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Arts et Culture (1244)

Une peinture de l'artiste marocain Saad Ben Cheffaj a été vendue vendredi à Paris chez Christies, au prix de 50.000 euros.

Cette performance est d'autant plus remarquable que c'est l'une des très rares fois qu'un artiste marocain est placé dans une vente internationale chez Christies, en dehors de toute thématique ou géographie qui en détermine l'appartenance à une région ou à une culture.

Cette vente, qui salue l'universalité de l'art de Ben Cheffaj, ne manquera pas de contribuer au rayonnement de la peinture marocaine à l'étranger.

Né le 16 janvier 1939 à Tétouan, Ben Cheffaj fait partie des premiers Marocains qui ont reçu une formation académique en peinture.

Après des études en 1957 à l'Ecole des Beaux Arts de Séville, il a suivi des cours d'histoire de l'art à l'Ecole du Louvre à Paris. Il est ensuite revenu en Espagne pour décrocher, en 1962, le diplôme de professeur à l'Ecole supérieure des Beaux Arts "Santa Isabel de Hungria" de Séville.

En 1965, Ben Cheffaj est rentré au Maroc pour enseigner l'histoire de l'art, le dessin et la peinture à l'Ecole des Beaux Arts de Tétouan.

Il existe une vertu énigmatique chez les personnages peints par Ben Cheffaj. Ils communiquent une impression de vie. Ben Cheffaj n'aurait pu réussir à doter de vie ses tableaux sans une familiarité de plus de cinquante ans avec la peinture.

Sa première exposition remonte à 1956, et depuis il n'a jamais cessé de peindre des tableaux. Il a connu plusieurs périodes (figuration, expressionnisme, néoréalisme, abstraction), avant d'aboutir à cette peinture terreuse, à l'éclat sombre, qui caractérise ses derniers travaux.

Source: APAnews

La beauté de la lutte sénégalaise et toutes ses facettes sont magnifiées à travers l’exposition « Forces invisibles » du photographe Mamadou Diop dit Diop le maire à l’hôtel Terrou-Bi dans le cadre de la 10e Biennale de l’art africain contemporain (Dak’art).

 

Le photographe a procédé ce vendredi au vernissage de cette exposition qu’il propose dans le cadre de la Biennale Off avec l’appui de la Galerie Kemboury, jusqu’au au 22 juin. La manifestation était co-présidée par Youssou Ndour, ministre de la Culture et du Tourisme et par El Hadj Malick Gackou, ministre des Sports.

 

Dès l’entrée de la salle d’exposition, le visiteur ne restera pas indifférent aux photos de trois grands ténors de la lutte sénégalaise, Balla Gaye 2, Yékini et Tyson, qui étalent toute leur puissance physique.

 

Plus loin encore, Diop le maire dévoile les secrets visuels qui gravitent autour de la lutte. Ici l’objectif s’est fixé sur des noix de colas, éparpillés à même le sol avec du liquide gluant et des feuilles d’arbre. Les lutteurs font leur entrée en scène dans l’arène.

 

Ainsi, l’artiste photographe s’introduit petit à petit dans la réalité mystique de la lutte. Un voyage captivant dont le seul but est de « voir ce que l’on n’avait pas l’habitude de voir », explique Mamadou Diop.

 

L’univers mystique de la lutte prend forme encore avec les cornes utilisées par les lutteurs, les talismans et autres gris-gris, les comportements saugrenus immortalisés par le photographe en plein lui aussi dans ces préparatifs d’avant combat.

 

« Ce qui fait tout le charme de notre lutte c’est cette force invisible du mystique, sans cela la lutte sénégalaise n’aurait pas son sens et c’est ce que j’ai voulu démontrer à travers mes photos », souligne Diop le maire, très connu dans le milieu de la presse.

D’autres photos mettent en exergue toutes les postures dans un combat de lutte : le tact, la technique, les accrochages des lutteurs, la force physique et la rage de vaincre.

La crème de la lutte sénégalaise était bien-sûr au rendez-vous de cette séance de vernissage. L’ancien lutteur, Manga 2, ou encore le promoteur de combats Gaston Mbengue ont répondu à l’appel du photographe timide et effacé, que l’on aperçoit à peine dans la foule de visiteurs, venus nombreux.

 

« Je suis un homme de l’ombre je n’aime pas la caméra », soutient Diop le maire comme pour dire qu’il est plus à l’aise avec cet appareil photo qui lui a fait parcourir le monde.

 

Le ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour, qui a acheté deux tableaux « pour encourager les acteurs autour de la Biennale », s’est dit aussi impressionné par le travail du photographe. « Je suis impressionné, mais en même temps ce travail ne m’étonne pas de Diop le maire, car il sait ce qu’il veut. Il a su capter ce que les lutteurs voient et que nous ne voyons pas », a dit le musicien devenu ministre dans le gouvernement du Sénégal.

 

Pour sa part, le critique d’art Massamba Mbaye a qualifié Mamdou Diop de « trésor caché ».

« C’est un redoutable traqueur d’images. Mais on connaît moins son travail artistique, ce raffinement dans la narration iconographique. Sous ce chapitre, l’artiste est un trésor caché », selon Mbaye.

« Son appareil photographique est vissé sur le temps du monde. Des spectacles les plus huppés aux coins les plus sordides, des postures préparées aux clichés les plus improbables, la rencontre du photographe avec son sujet devient un joint entre le fugitif, le furtif et une sensibilité singulière », soutient Massamba Mbaye.

Le photographe « investit ainsi beaucoup de sujets qui dépassent l’anecdotique. Son travail sur la lutte sénégalaise fige le mouvement et se dynamise ainsi », explique t-il.

 

« Le spectacle vu est dépassé par celui invisible. En vérité, l’épreuve de force est la mise à épreuve d’autres forces. Les forces invisibles ! », selon le critique d’art.

 

Diop le maire prévoit très prochainement de sortir un ouvrage dédié à la lutte.

Source: APS

Le ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour, a invité les jeunes photographes à aller vers plus de professionnalisme, soulignant que la photographie est un métier à part entière.

 

« La photographie est un métier à part entière, car il faut savoir mesurer la lumière lorsqu’on prend des photos. C’est ce que je veux faire comprendre aux jeunes, surtout ceux qui pratiquent la photographie dans les cérémonies (familles, religieuses, etc) », a dit Y. Ndour lors de la séance de vernissage de l’exposition « Forces invisibles » du photographe Mamadou Diop dit Diop le maire.

 

 « Nous n’avons rien contre eux, mais, il faut se professionnaliser et suivre l’exemple de Diop le maire », a lancé le leader vocal du groupe musical Super étoile et leader du mouvement « Fekké ma ci boolé » devenu ministre dans le gouvernement du Premier ministre Abdoul Mbaye.

 

 Pour Youssou Ndour, « le photographe professionnel peut vendre et exporter ses photos dans le monde entier, les photographes ne sont pas des gens pauvres, mais des gens qu’on doit respecter. On doit valoriser leur travail ».

 

Le ministre de la Culture a par ailleurs déclaré que son département travaille pour rendre davantage visible la lutte sénégalaise dans le monde.

« Tout le monde s’active à vendre la lutte sur le plan international, mais il y a encore des choses incomprises à l’étranger », a dit Youssou Ndour.

« Nous allons aider par nos déplacements et par nos relations à faire en sorte que cette exposition (celle de Diop le maire) soit organisée ailleurs dans le monde, car c’est grâce à ces photos que le monde va s’intéresser petit à petit à la lutte sénégalaise », promet le ministre.

Source: APS

Anta Germaine Gaye (Sénégal), Agnès Theureau (France) et la Marocaine Soukeina Khalil ont ébloui le public de la Biennale de l’art africain contemporain par des œuvres portant sur la diversité culturelle, lors d’une exposition organisée dans le cadre de la partie "off" du Dak’art ((11 mai-10 juin).

 

 « J’ai voulu réunir trois femmes de cultures différentes pour exprimer la féminité mais également la diversité culturelle dans le milieu artistique », a soutenu Amal Fawaz, à l’initiative de cette exposition dont le vernissage a eu lieu vendredi à l’hôtel Oceanic.

 

 L’exposition a permis à Soukeina Khalil notamment de prolonger son concept artistique intitulé "Arpège" dont les œuvres ont d’abord été exposées à Saint-Louis.

 

 « "Arpège" a une connotation musicale et signifie en musique aller de l’aigu vers le grave et vice versa. C’est comme une cascade », a expliqué la présidente de l’Association des Marocains vivant à Saint-Louis.

 

Cela se manifeste concrètement à travers la collection de l’artiste dont les œuvres sont faites de vagues de couleurs suivant un va-et vient des lignes et de symboles.

 

 « Cet atelier était un moyen de réunir des écrivains, des poètes, des danseurs, pour les initier à la peinture et leur donner de nouvelles sensations », a commenté Soukeina Khalil, qui avait initié un atelier (11-22 mai) à Saint-Louis, où elle réside, sous le thème "transversale".

 

Des propos justement partagés par la poétesse Mame Ngoné Faye qui a déclaré avoir vécu une grande expérience, car a-t-elle dit, « entre la plume et le pinceau, il n’y a qu’un pas ».

 

 Non loin des œuvres de Soukeina, les visiteurs découvrent celles d’Anta Germaine Gaye alliant sous-verre et récupération. Un tableau complété par les œuvres de la plasticienne d’origine française Agnès Theureau, qui a vécu sept ans au Sénégal. « Je travaille beaucoup sur le thème de la danse car il permet de traduire le corps en mouvement », a ainsi souligné l’artiste.

 

L’exposition se poursuit jusqu’au 5 juin prochain.

Source: APS

L’Union européenne (UE) a apporté sa contribution financière à l’organisation de la partie Off de Saint-Louis intitulée "le Fleuve en couleurs", en partenariat avec la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art).

« Cet appui financier à l’organisation de la Dak’art Off à Saint Louis complète l’appui de l’Union européenne à la Biennale IN de Dakar : prise en charge de la scénographie, de la communication presse et des campagnes d’affiches sont financés sur le 10e Fonds Européen de Développement. Pour un montant total de près de 20 millions de FCFA (30.000 euros) », selon le communiqué de la délégation de l’UE à Dakar.

 

Le texte indique également que l’Association cinéma numérique ambulant (CNA), financée par le fonds culturel européen pour projets "Tous ACP", a « gracieusement » disposé un studio photo et assuré des projections de films sur l’art africain dans différents quartiers de Dakar et au sein du Village de la Biennale (sis à la gare ferroviaire).

 

A Saint-Louis, Dominique Dellicour, chef de Délégation de l’UE au Sénégal devait visiter jeudi différents sites d’expositions avant d’assister aux Comptoirs du fleuve, à l’inauguration de la statue offerte par l’artiste Mel Edwards pour les 350 ans de la Ville.

Source: APS

L’Organisation des Nations-Unies pour la science et la culture (Unesco) rendra un hommage à l’historien et homme politique burkinabé Joseph Ki Zerbo, le 24 mai à son siège parisien.

Cet hommage organisé en partenariat avec la Fondation Ki-Zerbo et le groupe africain à l’Unesco, entre dans le cadre de la Semaine africaine.

Une conférence sur le thème "Joseph KI-Zerbo : humaniste, intellectuel engagé et historien" reviendra sur la vie et l’engagement du Professeur Joseph Ki-Zerbo, humaniste, historien, intellectuel engagé et homme politique burkinabé.

« Elle a pour objectif de contribuer à la diffusion de la pensée, des idéaux et de l’œuvre du Professeur Joseph Ki-Zerbo (1922-2006), qui constitue des points de repère pour la jeunesse et la diaspora africaines dans leur engagement en faveur du développement du continent et dans leur quête de valeurs partagées », explique l’Unesco.

Il s’agira aussi de revisiter la pensée du professeur burkinabè, en particulier ses réflexions sur la culture, l’éducation, le développement endogène, le panafricanisme et la jeunesse, et d’en souligner l’actualité.

Un extrait du film du cinéaste burkinabé Dani Kouyate, « Joseph Ki-Zerbo : Identités, identité pour l’Afrique » sera projeté durant la conférence.

Né en 1922 et décédé en 2006 à Ouagadougou, à l’âge de 84 ans, Joseph Ki-Zerbo a été toute sa vie un humaniste, en menant un combat sans relâche pour le respect des valeurs humaines et universelles. Intellectuel engagé, il a fait durant toute sa vie la promotion du panafricanisme, du développement endogène, de l’écologie, de la justice sociale et de la paix en Afrique.

Le Professeur consacra aussi son existence à l’éducation en occupant les postes de Directeur général de l’Education nationale et de Secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Joseph Ki-Zerbo, qui a siégé au Conseil exécutif de l'UNESCO, a contribué à la rédaction de « L’Histoire Générale de l’Afrique ».

Des témoignages sont aussi attendus comme ceux de Mme Jacqueline Ki-Zerbo, épouse du Professeur Ki-Zerbo et administratrice générale de la Fondation Ki-Zerbo, de Christiane Yandé Diop, Secrétaire générale de la Communauté africaine de culture et Directrice de la maison d’édition « Présence Africaine » et l’écrivain et ancien ministre sénégalais, Cheikh Amidou Kane.

Source: APAnews

 

Le Caucus des femmes leaders pour la parité a effectué samedi une visite des sites d’exposition de la 10ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain (Dak’art, 11 mai-10 juin), dans le but d’inciter les femmes à davantage s’impliquer dans les activités culturelles.

« Cette visite a pour objectif de créer un nouveau type de femme dans la Biennale. Nous souhaitons qu’il y ait un public plus féminin dans le domaine culturel, car nous avons remarqué que les femmes ne sont pas un public potentiel et pourtant elles ont leur mot à dire », a déclaré Khady Gadiaga, membre du Caucus et coordinatrice des activités de la Biennale.

« La société sénégalaise ne laisse pas trop de place à la femme dans les sphères culturelles. Les activités culturelles sont toujours perçues de travers par cette société. Les activités artistiques sont toujours classifiées dans les activités de caste et c’est cette mentalité qu’il faut changer », a-t-elle dit.

La coordinatrice du programme du Caucus, Fatou Sarr Sow, a également déclaré qu’il faut « donner les moyens aux femmes de s’exprimer car en réalité toutes les femmes sont des artistes ». La visite qui a débuté par la Place du Souvenir s’est poursuivie jusqu’au centre culturel Douta Seck, un site dédiée par cette Biennale à la cause de la femme. Sur place, les femmes leaders ont pu apprécier des photographies de femmes "Mère kangourou" prises à l’hôpital Roi Baudoin.

La délégation du Caucus a été également marquée, sur le même site, par une exposition magnifiant le travail des femmes architectes d’ici et d’ailleurs, à travers des photographies de leurs maquettes et conceptions.

Les femmes leaders ont ensuite visité le Musée Théodore Monod, où elles ont été accueillies par Ousseynou Wade, secrétaire général de la Biennale de l’art africain contemporain, qui s’est dit « heureux et réconforté de voir que des femmes acceptent de prendre de leur temps pour venir apprécier les propositions faites » par le Dak’art.

« Cette visite prouve que les choses sont en train de bouger, puisque cela veut dire qu’elles (les femmes) sont sensibles à l’art et que cela pourrait attirer d’autres présences comme celles de communautés associatives par exemple, permettant ainsi de participer au rayonnement de l’art » a ajouté M. Wade.

Les femmes du Caucus ont aussi tenu à rendre hommage à leur manière à Pape Ibra Tall et Joe Ouakam en visitant les expositions consacrées à leurs œuvres.

En présence de Kalidou Kassé, Fatou Sarr Sow a tenu à remercier Pape Ibra Tall, ancien directeur de la Galerie nationale d’art, pour le rôle que tient la femme dans ses œuvres.

L’artiste pluridisciplinaire Joe Ouakam, qui a longtemps œuvré pour le statut de la femme, s’est lui aussi dit « très heureux » d’accueillir la délégation du Caucus chez lui, estimant que « le devoir d’un homme c’est juste d’honorer les femmes ». Il a ensuite encouragé les femmes leaders à persévérer davantage dans leur combat en faveur de la cause féminine.

« Les femmes ne sont pas habituées à prendre plaisir à tout ce qui est art et culture, car on est sur plusieurs fronts à la fois. Mais, c’est avec beaucoup d’émotion que nous découvrons toutes ces œuvres exposées », a ainsi déclaré Rama Hélène Niang, membre du Caucus, qui visitait les sites de la Biennale pour la première fois.

Le Caucus des femmes pour la parité a été créé il y a deux ans, après le vote de la loi sur la parité par l’Assemblée nationale. Son comité directeur est composé de personnalités féminines dont Aminata Mbengue Ndiaye, Mata Sy Diallo, Fatou Sarr Sow.

Les membres du Caucus sont des représentantes de partis de tous les bords, mais également des leaders de centrales syndicales et des organisations de la Société civile.

Source: APS

Les pensionnaires de l’Empire des enfants, un centre d’accueil d’enfants en difficulté à Dakar, prennent part à la 10ème édition de la Biennale de l’art contemporain (Dak’Art), à travers une exposition intitulée "Grain de beauté", en souvenir d’un de leurs parrains, Mamadou Salla dit "Grain", décédé récemment.

Les pensionnaires de l’Empire des enfants - situé à la Médina - sont initiés à une gamme de métiers comprenant un volet artistique, en vue de leur réinsertion sociale.

Ils étalent leur talent d’artiste, à travers une exposition off déroulée à la 10ème Dak’Art, qui se tient du 11 au 10 juin. Parmi les encadreurs des enfants se trouvent le sous-verriste Mathurin et Bamba Ndiaye, un artisan doublé de peintre, qui ont eux aussi exposé des oeuvres.

« L’art permet aux enfants de retourner à une vie normale et de s’épanouir. Les enfants offriront certains tableaux et dessins aux parrains » de l’Empire des enfants, en guise de cadeau, a indiqué Anta Mbow, la directrice de l’Empire des enfants.

« L’art est un moyen par lequel nous découvrons les secrets les plus profonds que les enfants n’arrivent pas à exprimer par d’autres moyens. C’est aussi un moyen pour eux de trouver un métier », a expliqué Mme Mbow.

« Mon plus grand rêve aujourd’hui, c’est devenir un artiste de renommée mondiale », a confié Abdoulaye Sarr, 19 ans, un pensionnaire du centre d’accueil depuis sa création en 2003. Il expose ses œuvres à la 10ème Dak’Art.

 

L’Empire des enfants déroule aussi une exposition dans ses locaux, pendant toute la durée de la 10ème Biennale. Les ressources tirées de la vente des œuvres permettront de financer les activités artistiques des enfants, selon Anta Mbow.

 

Les pensionnaires du centre participent à la Dak’Art pour la troisième fois. Selon Mme Mbow, ils rendent aussi hommage, à travers leur exposition, à Mamadou Salla dit "Grain", décédé il y a quatre mois. Cette approche explique l’intitulé de l’exposition : "Grain de beauté".

« "Grain" […] nous a beaucoup aidé à nous rapprocher de l’Institut français Léopold Sédar Senghor, l’un de nos partenaires », a expliqué Anta Mbow.

Source: APS

 

L’association Africart a organisé jeudi à Dakar une cérémonie de remise de diplômes à 35 jeunes pensionnaires, qui constituent ses promotions baptisées Myriam Makeba et Mamadou Konté.

Les récipiendaires ont reçu un diplôme de management culturel. La cérémonie s’est déroulée en présence de Pape Massène Sène, conseiller culturel du Premier ministre Abdoul Mbaye.

Ils ont été formés dans le cadre du projet d’Africart dénommé : Promotion de l’expression de la diversité culturelle (PEDC).

« La formation s’est étalée sur quatre mois de théorie et de pratique en table d’expression. Cela veut dire que les étudiants eux-mêmes, de manière autonome, réalisent des événements culturels comme des défilés, des soirées de poésie ou de cinéma, qui se déroulent ici à Keur Meïssa », a expliqué le coordonnateur du projet, Meïssa Mbaye.

Le PEDC a été financé par l’Union européenne (UE) et le gouvernement du Sénégal, l’objectif des partenaires et d’Africart étant de « renforcer la capacité des acteurs à travers des formations dans plusieurs modules, dont la comptabilité appliquée au spectacle ou encore l’art de la parole ».

 

Les bénéficiaires de cette formation sont des bacheliers ayant chacun un projet culturel.

« Nous cherchons des partenaires ou des jumelages, pour que le coût de la formation soit accessible au plus grand nombre », a dit Meïssa Mbaye.

Source: APS

 

L’artiste plasticien sénégalais Mamadou Ndiaye dit Thia a rendu hommage à la lutte sénégalaise et à la presse, mardi, à travers sa collection d’œuvres "Clameur des arènes" exposée dans le hall du théâtre Sorano, à l’occasion du Festival miroir international (Fesmir).

Ce natif de Dakar-Plateau, de parents sérères, a été vice-champion de lutte pour la catégorie des moins de 15 ans dans sa localité. Une passion qu’il allie avec dextérité à une autre passion : la sculpture et la peinture.

« J’ai toujours aimé la lutte et aujourd’hui je rends hommage à tous les lutteurs du Sénégal sans exception, à travers mes sculptures », a expliqué l’artiste dont l’exposition entre aussi dans le cadre de la 10ème Biennale de l’art africain contemporain (Dak’art) ouverte depuis vendredi.

Tout le long du hall de Sorano, recouvert d’une couche de sable, les visiteurs trouvent des formes de petits lutteurs, hauts de vingt centimètres, avec des membres supérieurs et inférieurs en cornes de moutons. Un choix de matériaux qui n’est certainement pas fortuit, compte tenu de la place qu’occupent les cornes dans l’arsenal mystique de l’arène.

 

A côté, plusieurs affiches du quotidien sénégalais sportif "Sunu lamb" meublent le décor. Une façon pour l’artiste de « rendre hommage, à travers ce quotidien, à toute la presse qui magnifie la lutte sénégalaise ».

« La presse a joué un rôle important dans la lutte et j’ai tenu à les remercier et à leur rendre un grand hommage à travers le journal Sunu Lamb », a dit Mamadou Ndiaye.

Le Fesmir, qui devait se tenir en mars, a été repoussé à cause de l’élection présidentielle. Selon l’artiste, la biennale est, pour lui, « une occasion pour organiser la "Renc-art" (Rencontre artistique) ».

Thia a invité les membres de l’Association des artistes plasticiens de Dakar Plateau, dont il est le président, à venir exposer leurs œuvres, mais également des artistes internationaux comme Cheikh Diagne basé en Allemagne ou encore Salimatou Seck.

Etaient présents à la cérémonie de vernissage, le coordinateur de la grappe Ticca (Tourisme des industries culturelles et artisanat d’art), le secrétaire général de la Biennale mais également la styliste Collé Ardo Sow. L’exposition du Fesmir, qui se déroule au théâtre Sorano, prend fin le 31 mai.

Source: APS

La Fédération nationale des métiers de la culture (Femec), regroupant toutes les disciplines culturelles, a été récemment mise sur pied à Kaolack pour assurer aux acteurs culturels une couverture sociale adéquate, a annoncé l’acteur culturel et assureur Birame Ndeck Ndiaye, choisi pour manager cette nouvelle structure.

« Nous avons mis sur pied, en mai dernier, une fédération initiée après constat de la précarité dans laquelle baigne l’acteur culturel accidenté, malade ou retiré de la scène pour diverses raisons », a-t-il dit, dans un entretien accordé dimanche au correspondant de l’Aps dans la capitale du Saloum.

« La fédération qui regroupe plasticiens, écrivains, cinéastes, stylistes, comédiens, musiciens, etc., avec comme secrétaire générale Sadya Guèye, est la concrétisation d’une réflexion entamée depuis 1992 avec les blessés enregistrés lors d’un concert commun de Youssou Ndour et d’Oumar Pène, et l’accident d’un musicien de Ismaël Lô », a souligné M. Ndiaye. « C’est alors que les managers des différentes formations musicales ont initié des rencontres périodiques pour créer un cadre d’échanges qui a été soutenu par des compagnies d’assurances qui ont aidé à porter plus loin l’idée de fédérer, de mutualiser les efforts », a expliqué le parolier Birame Ndeck Ndiaye. « Entre temps, l’association des métiers de la musique est passée par là. La participation des acteurs culturels aux Assises nationales et la signature d’une convention avec l’Etat et un pool de compagnies d’assurances sont venues confirmer la volonté des acteurs culturels de mieux se prendre en charge », a rappelé M. Ndiaye.

Les acteurs qui attendent toujours le versement de la subvention de l’Etat estimée entre 50 et 100 millions de francs Cfa, ont fini de définir les contours des différents volets d’assurances qui vont de l’assurance-santé à celle relative à la retraite, en passant par la prévoyance décès et invalidité…

« Cela est d’autant plus important que la sécurité sociale ne concerne au Sénégal que 20% des populations », a relevé M. Ndiaye, qui a soutenu que ses amis ont ouvert un bureau au centre culturel Douta Seck pour recueillir les adhésions et cotisations des acteurs culturels fédérés qui auront alors leur mot à dire sur la politique culturelle nationale.

(APS)

A une semaine de la tenue de  la 10ème Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’art 2012 du 11 mai au 10 juin), le ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour, a visité, hier, le Village de la Biennale logé cette année à l’ancienne Gare ferroviaire. Il a assuré que ce grand événement culturel aura bien lieu.

« Le Biennale aura bien lieu ». L’assurance a été donnée, dimanche, par le ministre de la Culture et Tourisme. Youssou Ndour, qui visitait le site du Village du Dak’art 2012 prévu dans l’enceinte de la Gare ferroviaire, a voulu dissiper les incertitudes sur la tenue de ce grand événement culturel.  Il y voit un espace de solidarité artistique notamment pour les pays de la sous-région ouest africaine. 

La Gare a été restaurée pour  les besoins de la 10ème Biennale de l’art africain contemporain (Dak’art 2012), prévue du 11 mai au 10 juin. De la peinture fraîche, branchements d’eau et d’électricité refaits, des briques d’époque, la vieille bâtisse a subi un petit coup de lifting tout en restant dans l’authentique. Devant le ministre de la Culture et Tourisme, Youssou Ndour, venu visiter le site du Village du Dak’art, le directeur général du Groupe Eiffage (qui a restauré la Gare), Gérard Sénac, a plaidé pour la sauvegarde ce bâtiment comme patrimoine. Sur ce point, le Pr Hamady Bocoum, directeur du patrimoine, a présenté le projet devant faire de la Gare le futur musée  d’art africain contemporain à Dakar. Le bâtiment couvrira une superficie de 2.000 m2 comprenant un espace d’exposition temporaire complètement éclairé en lumière du jour.

A côté de la partie affectée pour des expositions permanentes, les quais de la gare seront dédiés aux défilés de mode. Visiblement séduit, le ministre de la Culture lance : « La situation est maîtrisée ». De quoi encourager le secrétaire général du Dak’art. Ousseynou Wade qui a brièvement exposé les différentes activités prévues sur ce site. Elles tournent essentiellement autour de conférences, de la culture urbaine, défilés de mode, design. Les commodités ne sont pas en reste : un espace média et un coin restaurant du genre gargote.

E. M. FAYE

Les promoteurs du Festival international de folklore et de percussion (Fesfop) de Louga se réjouissent de l’intérêt que les collectivités locales portent à l’événement. La dernière édition qui  a connu un succès, a procuré de réelles retombées aux populations des communautés rurales.

C’est le sentiment exprimé par les élus locaux  présents à la réunion d’évaluation de la onzième édition, qui s’est tenue du 28 décembre 2011 au 2 janvier 2012. L’événement qui a vu la participation de troupes d’Afrique, d’Europe et des régions du pays, est marqué d’un saut de maturité, selon les organisateurs. Mais de l’avis des  présidents des communautés rurales de Léona et Niomré, dans le département de Louga, le festival de Louga, au delà de l’événementiel, est devenu un véritable projet culturel facteur de développement. « Nous avons découvert à travers le Fesfop de Louga, que la culture est un véritable facteur de développement », a soutenu Diamyodi Bâ. Le président du conseil rural de Léona, localité qui abrite, chaque année, la journée décentralisée,  d’évoquer les nombreux projets réalisés par les partenaires au développement, grâce au partenariat avec le Fesfop. « La construction d’écoles, de salles de classes à Potou par la mairie d’Hastière, la réalisation d’adduction d’eau et de projet hydro-agricoles sont à l’actif du partenariat tripartite entre le Fesfop, la communauté rurale et les partenaires belges », a énuméré M. Bâ.  Pour sa part, le président de la communauté rurale de Niomré a beaucoup insisté sur la dimension culturelle du Fesfop qui, selon lui, a beaucoup contribué à faire revivre la culture et les traditions locales. « Le Fesfop nous a offert l’occasion de revisiter notre passé et surtout de réveiller les talents de nos artistes qui ont été formés, encadrés et accompagnés avec des équipements », souligne Talla Lô. Non sans relever que maintenant beaucoup de collectivités locales veulent découvrir les bienfaits du festival qui n’est pas seulement les danses, le théâtre et les spectacles.

« Les possibilités vont au-delà des aspects culturels, parce que le Fesfop qui est certes une entreprise culturelle régionale, se veut aussi un cadre de contact et de partenariat pour le développement, entre collectivités locales du nord et celles du sud », défend son président Babacar Sarr.  C’est ainsi que les promoteurs, qui tirent un bilan particulièrement satisfaisant de la onzième édition, sur le plan de l’organisation matérielle et financière, et sur le plan de la participation, souhaitent une implication des autres collectivités locales, mais aussi davantage de soutien de l’Etat. Ils espèrent vivement recevoir les fonds attendus du 3e Fesman dernier, qui avait signé sa première convention de labellisation avec le Fesfop de Louga.

Ousmane MBENGUE

Près de soixante structures associées, ainsi que des artistes et des acteurs culturels indépendants, ont décidé de s’unir pour porter loin les projets culturels. Ils ont mis sur pied la « Plateforme art et culture », une nouvelle structure pour la communauté artistique.

Le milieu artistique s’est enrichi d’une nouvelle structure faitière dénommée « Plateforme art et culture ». Le but de cette initiative, qui a été présentée mercredi devant la presse, est de rassembler les acteurs culturels pour pouvoir porter loin leurs projets. « Une plateforme de plus, oui », a relevé Oumar Sall, porte-parole.

Selon lui, il s’agit de s’inscrire dans une dynamique structurante, dans une continuité avec de la planification stratégique. « L’idée est de voir comment organiser, structurer le secteur de la culture aux fins d’amener l’Etat à légiférer sur la question des lois, a expliqué le vice-président de l’Adafest (Association des diffuseurs artistiques et festivals du Sénégal). Nous n’existons pas en tant qu’acteurs économiques. » D’où le besoin de se mettre dans une position de revendication avec des propositions notamment sur le barème de rémunération des acteurs culturels. Dans son approche, la « Plateforme art et  culture » est administrée par un collège de structures : organisations et individualités à vocation artistique. Avec comme slogan « Restons connectés », la plateforme se veut un espace de solidarité dans un contexte économique difficile.  Il s’agit de mutualiser les efforts des uns et des autres avec le concept « Time bank ».

La nouvelle entité est née à la suite du séminaire sur « Culture et emploi », organisé en novembre 2011 par l’Association des diffuseurs artistiques et festivals du Sénégal (Adafest), le Peccs/Fomec (Projet d’entreprises culturelles et créatives au Sénégal), avec le soutien de l’Agence espagnole pour la coopération internationale et le développement (Aecid) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). Elle est riche d’une expérience d’organisations professionnelles avec près de soixante structures associées ainsi que des artistes et des acteurs culturels indépendants. En perspective de l’atelier de restitution prévu en juin, il a été présenté les grandes orientations : adaptation du cadre juridique, fiscal et organisationnel  afin de favoriser l’entreprenariat culturel. A cela s’ajoute une législation spécifique aux travailleurs du secteur de la culture. Le souci pour les initiateurs de projet est de parvenir à une plus grande visibilité de l’activité culturelle en optant pour sa formalisation. 

Cette démarche remporte l’adhésion de l’Association des métiers de la musique (Ams). Pour son vice-président Daniel Gomez, l’intérêt est de travailler à être une force de proposition et éviter plusieurs caisses de résonnance sur des questions transversales comme la protection sociale des artistes. Le représentant du Peccs, Luc Mayitoukou a salué, de son côté, un espace pour coaliser les mêmes idées. « Il s’agit de parler d’une même voix devant le pouvoir et les partenaires », a-t-il lancé.

E. Massiga FAYE

Le 30ème anniversaire de la Journée internationale de la danse sera célébré ce dimanche 29 avril. L’événement, dont le thème est « Danse et thérapie », sera marqué par diverses manifestations à Dakar et dans les régions. Le ministre de la Culture préside la cérémonie de lancement officiel, ce matin, à la Maison de la Culture Douta Seck.

La Journée internationale de la danse sera lancée ce dimanche 29 avril, à 10 h, à la Maison de la Culture Douta Seck, sous la présidence effective du ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour. Ce lancement officiel sera marqué par la prestation de groupes issus de plusieurs compagnies de danse et du  ballet La Linguère du Théâtre national Daniel Sorano. Des spectacles de danse au Cedeps de Guédiawaye et au complexe Léoplod Sédar Senghor de Pikine, ainsi que des conférences et tables-rondes à Dakar  et dans les centres culturels régionaux, sont inscrits au programme de la célébration de cette 30ème  édition.

La Journée internationale de la danse a été instaurée en 1982 à l’initiative du Comité de la danse de l’Institut international du théâtre. Les objectifs de la Journée internationale de la danse et du message lancé, chaque année, par une personnalité artistique, sont de réunir le monde de la danse, de rendre hommage à la danse, de célébrer son universalité et, au-delà de toutes les barrières politiques, culturelles et ethniques, de rassembler l’humanité toute entière dans l’amitié et la paix autour de la danse, langage universel.

Une leçon d’histoire moderne
Pour cette 30ème édition, le message international a été rédigé par Sidi Larbi Cherkaoui, chorégraphe belgo-marocain. Dans son adresse intitulée « Célébrer l’infinie chorégraphie de la vie » et traduite dans plus de 20 langues, Sidi Larbi Cherkaoui remarque qu’à travers le temps, à travers les âges, c’est surtout l’art qui perdure.

« L’art semble être tout ce que l’humanité laisse à ses héritiers, - que ce soit au travers des bâtiments, des livres, des peintures ou de la musique. Ou du mouvement ou de la danse. En ce sens, je considère la danse comme la leçon d’histoire la plus actuelle et la plus moderne, en relation constante avec son passé le plus récent, tout en ne pouvant se dérouler qu’au présent », dit le chorégraphe belgo-marocain.

Il croit que la danse est l’une des formes d’expression les plus honnêtes que nous devons chérir « car, lorsque les gens dansent, que ce soit dans un ballet, une battle hip hop, un spectacle expérimental de danse contemporaine ou simplement dans une discothèque, ils se lâchent, et rarement alors les mensonges peuvent se déployer, les masques se porter ».

Un rituel
Sidi Larbi Cherkaoui imagine une performance de danse comme une célébration de la coexistence ; une manière de donner et de faire de l’espace et du temps pour l’autre. Selon l’artiste chorégraphe, nous avons tendance à oublier cela. Mais, continue-t-il, l’implicite beauté d’une performance réside avant tout dans la convergence d’une foule, de personnes assises les unes à côté des autres, partageant le même moment. « Il n’y a rien de privé dans cela. Une performance est une expérience extrêmement sociale. Chacun d’entre nous rassemblés pour ce rituel, qui est notre lien avec la performance, notre lien avec ce même présent », affirme l’auteur du message de la 30ème Journée internationale.

Le chorégraphe belgo-marocain dit, cette année, souhaiter à tout le monde beaucoup de danse : « Non pas pour oublier les problèmes de 2011, mais au contraire, pour les combattre de manière créative, pour danser autour d’eux, pour trouver un moyen d’engager chacun d’entre nous et le monde, de nous engager avec la vie comme une part de cette chorégraphie infinie. Danser pour trouver l’honnêteté, la transmettre, la refléter et la célébrer. »

Omar Diouf Gacirah Diagne de l’association Kaay Fecc : « La danse nous apprend la sociabilité »

Depuis 10 ans, l’Association Kaay Feec spécialisée dans la promotion de  toutes les catégories de danse fait son bout de chemin. Pour marquer la Journée internationale qui célèbre la danse, Gacirah Diagne, directrice de cette structure, évoque l’état de « cet art » du Sénégal et donne son avis sur le thème de cette année.

La question a semblé assez saugrenue, mais il fallait comprendre, 10 ans après la création de l’Association Kaay Fecc, où en est la danse au Sénégal. La réponse de la spécialiste fut  claire. Et à Gacirah Diagne de lister toutes les prouesses de l’Association qui tournent autour  de l’organisation du Battle national qui regroupe tous les meilleurs Crew (groupes) du pays ; de l’Urbanation Bboy, une compétition à laquelle prennent part les équipes de danse de la sous-région et du festival Kaay Fecc en tant que spectacle de toutes les catégories de danse. A cela s’ajoute les sessions de formations organisées par la structure et dans toutes les catégories de danse  afin de faire la promotion de cet art. Le tableau est reluisant. Avec cette dynamique enclenchée, soutient Gacirah Diagne, on danse dans les régions avec des compétitions intra-localité avant la tenue de toutes les joutes nationales. L’objectif reste clair pour les responsables de cette structure, changer les mentalités des populations concernant la danse et montrer qu’elle peut exister car « c’est un art », défend Gacirah Diagne.

Dans ce beau tableau assez reluisant concernant la volonté et les actes posés par l’Association Kaay Fecc, il y a un hic, il manque des choses comme « les moyens, avec la reconnaissance de la part des autorités publiques ou encore des spectateurs capables de payer pour suivre les prestations », se désole Gacirah Diagne.  La professionnalisation reste faisable même si, poursuit-elle, « la danse bat de l’aile dans notre pays car on l’assimile, à tort, à une distraction ». Et pourtant,  explique Gacirah Diagne, la danse n’est pas divertissement. Au contraire,  argumente-t-elle, « c’est un art avec le corps, réceptacle d’émotions, de stress avec un langage défini ».

La danse, une activité éducatrice
Le travail est colossal pour amener les populations à respecter les danseurs même si cet art a énormément d’aspects positifs. C’est pourquoi Gacirah Diagne, au-delà de rappeler le « Ndeup » (danse traditionnelle) avec ses vertus thérapeutiques où les gens sont en transe, a rappelé les qualités  de la danse avec l’aspect éducatif. Souvent en mettant ensemble des enfants pour des cours lors des ateliers, explique-t-elle, « vous pouvez leur apprendre la sociabilité avec le fait de vivre en groupe, comprendre ce qui ont des problèmes de motricité (travailler à y trouver une solution) et également développer certaines capacités ».

Pour davantage coller à la thématique qui a trait à l’aspect thérapeutique de la danse, Gacirah Diagne a rappelé que de ce point de vue, « l’art en soi est thérapie et la danse  par ricochet soigne aussi ». 

A. M. NDAW

Le Ndeup, cette thérapie pour âmes possédées…
Le « Ndeup » est chez les Lébous une thérapie traditionnelle des âmes possédées. Même si le doute persiste chez d’aucuns quant à son efficacité, les historiens, issus de cette communauté, restent persuadés des capacités de guérison de cette pratique.

C’est une scène assez inédite qui laisse incrédule plus d’uns. Une femme, se crêpant les chignons, rampant, criant à tue-tête sous les rythmes effrénés des tambours accompagnés par des chants traditionnels. Mais, pour les initiés et les habitués, un tel spectacle n’a rien d’extraordinaire. Bien au contraire, il est devenu un fait banal, que tout habitant d’un village ou d’un quartier Lébou vit quotidiennement. Ces transes ne sont pas fortuites ; elles sont une « thérapie traditionnelle des âmes » de l’éthnie Lébou au Sénégal.

Ce sont des traditions qui perdurent chez les Lébous malgré l’avènement de l’Islam. En effet, à en croire Momath Mbengue, un historien habitant le Dialaw (zones de Toubab Dialaw, Yenne, Niangal, etc), il est dit que dans  la religion traditionnelle, les « tuur » et les « rab » sont des génies sacrés qui occupent une place très importante chez les Lébous ». Ce sont, dit-il,  « soit les âmes des ancêtres  appelées par les Lébous (tuur) soit des « forces occultes qui sont généralement propriétaires d'un lieu le plus souvent, un coin de la maison, mais dont personne ne connaît l'histoire (rab). C’est pourquoi, dès que le « rab » s’en prend à un ou une membre de la famille, l’on s’empresse d’organiser une cérémonie de « Ndeup », une thérapie traditionnelle pour « débarrasser de l’âme le « rab » malveillant qui l’habite et la perturbe », renseigne l’historien.

Le « rab » détermine les rythmes à effectuer durant la cérémonie ainsi que les types d’offrandes. Il peut s’agir d’un poulet, d’une chèvre, d’un bœuf. Des fois, note l’historien, « le « rab » (génie) peut même aller jusqu’à donner le nom du prêtre ou de la prêtresse qui doit officier la cérémonie ». C’est pourquoi, la prêtresse la plus habituelle pour le « Ndeup », Mame Fatou Seck de Mbao, était demandée partout au Sénégal où une « âme d’un ou d’une Lébou était possédé ». Si le doute persiste sur les réels pouvoirs de guérison du « Ndeup », les Lébous ne disent pas le contraire. L’historien est d’avis que  « celui qui est guéri du « Ndeup » est le bon avocat pour plaider les bonnes pratiques de cette thérapie traditionnelle des âmes possédées ».

Yathé N. NDOYE

L’Ecole des Sables / Association Jant-Bi, sous la direction artistique de Germaine Acogny, a présenté, mercredi, le premier spectacle de la tournée d’Afro-Dites / Kaddu Jigeen. La compagnie Jant-Bi Jigeen, exclusivement composée de femmes, a livré une interprétation à cheval entre sensualité et expressivité pour dire le quotidien des Sénégalaises.

On hurle, on rigole, on danse… Les neuf membres, toutes des femmes, de la Compagnie « Jant-bi Jigeen » ont su, à travers une vision et une esthétique, parler de la réalité des femmes sénégalaises. Sous la direction de Germaine et de Patrick Acogny, le spectacle qui a été donné, mercredi à l’Institut français, a servi de tribune pour promouvoir la danse féminine.
Le processus chorégraphique valse entre expressivité et sensualité. Danses locales, patrimoniales, urbaines… tout y passe. Le langage corporel se veut artistique. L’idée est de porter un regard sur la société avec un code bien particulier. Sur scène, les interprètes, comme pour se donner plus de souffle, se lancent dans des lamentations. Les joutes oratoires. S’enchaînent ensuite les mouvements qui libèrent le corps avec une gestuelle très élaborée même si par endroit la synchronisation pèche. Les femmes prennent la parole publiquement pour dire leur quotidien. Le tableau donne à voir des dames qui s’activent autour de la lessive ou font le ménage avec engagement et dévouement.

Après le travail, le réconfort. Des mimiques reproduisent le rituel de la gente féminine qui prend soin de son physique. Le but est d’être bien dans sa tête et dans son corps. Crescendo, les mouvements fusionnent, se désintègrent pour emprunter une trajectoire très amusante. Par endroit, ça frise la comédie musicale. Cette recherche poétique cristallise l’attention de l’assistance. On suit avec beaucoup d’intérêt l’interprétation dont la trame repose sur le binôme sensualité et expressivité. Le souci étant de sortir quelque chose de ressenti, qui est en soi et l’exprimer avec beaucoup de générosité. Les tableaux se suivent mais ne se ressemble pas. Sur un registre plus sensuel, les neuf interprètes de la compagnie revisitent les linges de corps. L’arsenal de séduction est composé de ceintures de perles, petits pagnes et autres accessoires. Le charme de ce spectacle, très coloré, demeure dans le répertoire local avec des danses éphémères comme le « youza », « thiakhagoun » qui a été revisitée. La performance est saluée par le public avec une longue ovation.

E. M. FAYE

L’Ambassadeur du Japon au Sénégal, Hiroshi Fukada, a décoré, hier, le tambour major sénégalais, Doudou Ndiaye Rose, à l’Ordre du Soleil Levant, Rayons d’Or avec Rosette.
Cette distinction est conférée par sa Majesté impériale, l’Empereur du Japon, sur avis et avec le consentement du Premier ministre nippon. La décoration est constituée d’une médaille et d’un brevet signé par le chef du gouvernement japonais. Le percussionniste sénégalais devient le premier artiste parmi les cinq compatriotes qui ont été décorés par le Japon, « pour les services rendus ». La cérémonie s’est déroulée dans la Résidence de Son Excellence Hiroshi Fukada, sous la présence du ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour, et de personnalités du monde des arts et de la culture.

E. M. FAYE

Des artistes venus de tous les secteurs culturels ont échangé, hier au centre Blaise Senghor, sur les questions liées à leur corporation. Un aspect est revenu souvent lors des échanges, celui de la couverture sociale des artistes. 
On pouvait retrouver tous les corps de métier dans la salle pour la rencontre organisée par la Fédération des métiers de la culture (Femec). Neuf catégories d’artistes composent cette fédération.

A l’instar de Biram Ndeck Ndiaye, coordonnateur du comité de pilotage qui devait réfléchir sur la vie de cette entité, les différents intervenants se sont apitoyés sur la situation que connaissent les artistes à leur fin de carrière. Le coordonnateur, en faisant l’exposé des motifs, a rappelé la rencontre constitutive en août 2007. Depuis lors, beaucoup de choses ont été faites, dont la signature en juin 2010, d’une convention avec l’Etat du Sénégal, a indiqué M. Ndiaye.

Manque de communication entre membres
Il a été fait mention de la difficile condition de vie, ainsi que de l’incapacité pour les artistes de se soigner en cas de maladie. C’est pourquoi, a soutenu Biram Ndeck Ndiaye, « Nous devons travailler à mettre sur place une mutuelle et d’autres assurances pour aider les artistes à se prendre en charge ». Dans leur propos, les organisateurs sont revenus sur les efforts des différents ministres qui se sont succédé à la Culture.  Selon Alioune Badara Béye,  l’avènement de Youssou Ndour comme ministre en charge de la Culture, permet d’avoir «  un préjugé favorable car il connaît les problèmes auxquels le milieu de la culture est confronté, surtout dans le domaine de la couverture sociale ».

L’artiste Germaine Anta Gaye a salué cette union qui, pense-t-elle, pourra faire bouger les choses. Dans le protocole qui lie les artistes à l’Etat, M. Ndiaye a soutenu que l’Etat était prêt à mettre entre 50 voire 100 millions.

Du côté des contributions, les artistes doivent côtiser 50.000 FCfa par an, dont les 25.000 F soit 50% vont provenir de l’Etat. Avec cette participation, ils pourront se faire prendre en charge jusqu'à concurrence de 5 millions de francs, en cas de maladie. Concernant l’assurance décès, une côtisation de 6.000 F par an est demandée, avec une assistance d’un million de francs versé à la famille du défunt.

Le soliste Cheick Tidiane Tall, le rappeur Daddy Bibson et d’autres artistes ont cependant demandé que des dispositions soient prises pour repousser cette assemblée constitutive. L’idée de Bibson a été bien accueillie, qui veut que tout le monde soit au même niveau d’informations, avant la convocation d’une nouvelle rencontre de partage qui pourra déboucher sur la mise en place d’un bureau.

A. M. NDAW

 

Le ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour, a fait part jeudi à Dakar de l’importance qu’il accorde à la formation, en recevant trois agents de son département qui doivent partir en Chine, vendredi, pour un stage de formation.

 

« J’ai tenu à vous recevoir, pour vous encourager mais aussi pour vous faire savoir l’importance toute particulière que j’accorde à la formation », a notamment dit le ministre de la Culture et du Tourisme. « Des jeunes viennent me demander du travail, mais sans formation (…) Vous symbolisez ce slogan de la formation et de l’importance que je lui accorde », a ajouté l’ancien patron de l’orchestre Super étoile.

 

Youssou Ndour entend mettre l’accent sur les infrastructures et la formation des acteurs de la culture.

 

« Les infrastructures sont certes importantes, mais la culture est une passion et former les acteurs qui s’y activent de façon à leur permette de bien vivre de leur passion est encore plus important. Senghor a accordé une importance très particulière à la formation et l’a toujours encouragée », a-t-il dit.

 

Il a souligné que l’un de ses « principaux objectifs » est « l’industrialisation du secteur de la culture », saluant à ce sujet le stage dont vont bénéficier les trois des agents du ministère grâce à la coopération avec Pékin. « La Chine a démontré, de ce point de vue, avec des réalisations comme le Grand théâtre qu’elle est un acteur sur lequel on peut compter », a dit Youssou Ndour.

 

« C’est une belle coïncidence, vu l’importance que vous accordez à la formation, que notre stage coïncide avec les jours qui suivent votre prise de fonction », a déclaré Amadou Ndiaye, animateur culturel, conservateur des bibliothèques, un des trois bénéficiaires de la formation. « Nous allons en Chine pour apprendre (…), afin que, de retour au Sénégal, on puisse en faire bénéficier nos services, au-delà à tous les acteurs culturels », a t-il poursuivi.

 

Les deux autres bénéficiaires sont Mohamed El Mounir Barro, animateur culturel à la Direction des arts et Ngakkane Gning, directrice du centre culturel de Kaffrine.

Source: APS

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