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Arts et Culture (1746)

Le festival international « Handicap micro », tenu du 13 au 14 août à Dakar, a mis en évidence des talents et des savoir-faire et éveillé des émotions par le magique symbole qui lui est rattaché. Coordonné par l’artiste-chanteur et compositeur, Mangoné Sakho, par ailleurs président de l’Association culturelle des personnes en situation de handicap, « Saxal groupe », il a été l’occasion d’une parfaite communion entre différents publics qui ont très tôt investi la Maison de la culture Douta Seck.

La signification que revêt le concert du soir qui a tenu en haleine bien des âmes est beaucoup plus puissante qu’une simple jouissance collective où elles s’abandonnent aux douces sonorités distillées par le lead vocal du « Saxal groupe », Mangoné Sakho. Il a montré, en plus de son talent, que le handicap n’entrave point l’initiative pour qui sait laisser s’exprimer son génie. Des êtres que le sort aveugle n’a pas épargnés s’échinent à l’adoucir en escomptant davantage l’émerveillement des individus que leur compassion. Avant que le soleil ne décline, des artistes et artisans ont donné à voir leur savoir-faire grâce à une exposition de bonne facture. Sa particularité ne se trouve nulle part ailleurs que dans le simple fait qu’elle a été l’œuvre de sourds-muets, d’albinos, de malvoyants, d’impotents… et les espoirs qu’elle entretient pour une humanité de plus en plus impassible. 

C’est là, toute la pertinence de ce festival qui « œuvre pour une meilleure visibilité des artistes et artisans en situation de handicap en promouvant des échanges entre eux d’une part et avec le public d’autre part », confie Mangoné Sakho, coordonnateur du festival international « Handicap micro ».

Le soir, quand le public a fini de se délecter du talent des exposants, la scène a prolongé le plaisir par des prestations qui ont été bien applaudies. Le ballet « Handi rythme » a exploré toutes les possibilités du corps qui est au service des inspirations divines. La chorégraphie montre ici les formes de solidarité dont l’humanité pourrait s’inspirer. Chaque mouvement n’est que le prolongement des limites de l’autre. Plus qu’une danse, c’est une leçon de vie qu’ils ont partagée avec l’assistance. Elle est à l’image de celle « récitée » par l’artiste-chanteur Mangoné Sakho et le « Saxal groupe ».

Agréable moment de communion. Quelques personnes à mobilité réduite n’ont pu s’empêcher de montrer leur joie avec une douce étreinte, un billet de banque ou une exultation bien affectueuse à l’endroit de celui qui s’emploie à mettre en lumière leur génie et à présenter leurs doléances. La prestation en live de Mangoné Sakho a enflammé les corps, enterré les chagrins et atteint les cœurs par la puissance de sa voix et la magie de son verbe exaltant.

Alassane Aliou MBAYE

L’Institut français de Dakar propose un programme d’activités de formation pour la période des grandes vacances. Des ateliers de danses, contes illustrés et cirques sont offerts aux jeunes abonnés et autres. Ce programme est lancé depuis l’été dernier, particulièrement au mois d’août, période où les enfants sont libres et à la recherche d’activités.

A l’Institut français, il faut contourner l’immense fromager au centre pour rejoindre l’espace de la danse. Des va-et-vient habituels, mais peu de gens à cette heure de la matinée. Le cours de danse se tient juste à quelques mètres de l’entrée, à l’aile droite. Une dizaine d’élèves, majoritairement filles et d’âges différents, y sont regroupés en compagnie de l’équipe technique. Ils partagent tous une passion commune : la danse hip-hop. Multiples sont les moyens d’expressions, cependant celle artistique, particulièrement la danse urbaine, est à l’honneur.

Pierre Chevalier, chargé de mission culturelle à l’Institut français, revient sur ce choix. « Le travail qu’on fait à l’Institut et sur le terrain aussi montre que les cultures urbaines sont très développées ici au Sénégal : la danse, le rap, le graffiti. Beaucoup de choses se passent et intéressent les jeunes parce que c’est vraiment un moyen d’expression pour eux à travers le rap ou la danse. C’est pourquoi nous promouvons ces cultures urbaines dans les spectacles que nous produisons et nos ateliers au Sénégal », a indiqué M. Chevalier.

En effet, mettre à profit le temps des mômes pendant les vacances est judicieux. Leur donner la possibilité de laisser libre cours à leur imagination et expression. A pareil âge, l’enfant se cherche, tâte sa créativité, découvre son corps et ses talents. Il faut canaliser toutes ses énergies pour qu’elles soient productives. Et tout ceci requiert de l’organisation. Les mardis, c’est l’apprentissage de la danse hip-hop avec la compagnie de danse dakaroise « la Mer noir » et des ateliers de contes illustrés avec une conteuse du nom de Cathlyne Bachrach ; les mercredis et les jeudis sont réservés aux arts du cirque avec la compagnie « Sn cirque ». L’âge dépend plus ou moins des ateliers, entre 5 et 15 ans, mais ce cours de danse ne reçoit qu’à partir de 8 ans. La vocation de ces ateliers est qu’elle s’adresse à la jeunesse, au jeune public, particulièrement les débutants, renseigne le chargé de mission culturelle.

Et pour une bonne base, l’Institut français fait recours à des professionnels. La structure connaît bien ces compagnies qui proposent des activités car ce sont aussi des partenaires de l’Institut qui produisent des spectacles au cours de l’année.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR
(stagiaire)

L'écrivain français d'origine russe Andreï Makine, élu à l'Académie française en mars dernier, sera reçu sous la célèbre Coupole le 15 décembre prochain. « Je serai reçu à l'Académie française le 15 décembre », a confié le romancier au cours d'un entretien avec l'Afp. Il sera accueilli par le romancier Dominique Fernandez qui, comme Andreï Makine, a été récompensé par le prix Goncourt. Né en 1957 à Krasnoïarsk, en Sibérie, Andreï Makine est arrivé en France, sans papiers, à l'âge de 30 ans.  

Bien que francophone et francophile, sa première demande pour obtenir la nationalité française, en 1991, lui est refusée. Il l'obtiendra finalement en 1996, un an après "Le testament français", un roman d'amour à la langue et à la littérature française, qui exceptionnellement obtiendra à la fois le prix Goncourt, le Goncourt des lycéens et le prix Médicis. Le romancier vient de publier au Seuil, « L'archipel d'une autre vie », à la fois récit d'aventures au cœur de la taïga sibérienne et formidable hymne à la liberté. (AFP)

A partir de la semaine prochaine, le musicien Obree Daman va représenter le Sénégal au concours « The Voice Afrique » qui se tiendra en Afrique du Sud. Pour l’heure, l’artiste a dit sa joie de participer à ce concours international, qui peut lui ouvrir beaucoup d’opportunités.

Depuis quelques années, la chaine généraliste française Tf1 fait passer en prime time, une émission dans laquelle divers jeunes talents performent, avant de se faire choisir par des coaches de renom. La déclinaison africaine de cette émission, qui fait courir beaucoup d’artistes en herbe, va avoir lieu en Afrique du Sud, et le Sénégal aura un artiste en compétition avec le talentueux Obree Daman qui a réussi avec brio au casting international. 

Seydina Oumar Guèye Samb dit Obree Daman sur scène a fait ses premières vocalises dès l'âge de quatre ans en compagnie de sa mère qui aimait reprendre des chansons sérères. De fil en aiguille, l’amour pour la musique va germer chez ce jeune, qui excelle dans les styles comme le Rnb. Néanmoins, Obree Daman s'essaie au jazz acoustique, au reggae, avec l’objectif d’élargir son répertoire et son horizon artistique.

Déjà, cette année, l’artiste a gagné dans la catégorie Chant, le concours intitulé Le nouveau son (Lns) qui s’est tenu entre mai et juin, et a été diffusé sur la 2Stv avec comme co-initiateur Vibe Radio. Une victoire qui, outre le million de FCfa empoché, lui a permis de bénéficier de la production d'un maxi (mini album) de 4 titres et une production visuelle. 

Pour l’artiste, « ce concours a été une bonne fenêtre qui m’a permis de participer au casting international du concours The Voice Afrique ».
A Dakar, Obree Daman continue de proposer ses belles notes dans les clubs, avec l’appui de ses parents et son staff, qui constituent les premières sources d’inspiration. Au-delà, avec la compétition The Voice Afrique, « je vais essayer de représenter dignement mon pays et par la même occasion, je lance un appel aux autorités pour qu’ils me soutiennent », a souligné l’enfant de l’Île de Gorée et des Parcelles assainies.

A. M. NDAW

Les organisateurs de la cinquième édition du concours littéraire Cultura Dakar ont annoncé, hier, la prolongation des inscriptions jusqu’au 30 septembre prochain. Initié par l’ambassade d’Espagne au Sénégal, en partenariat avec le Musée de la femme Henriette Bathily, ce concours a pour objectif de stimuler la créativité littéraire et les liens entre les deux peuples.

Les inscriptions à la cinquième édition du concours littéraire Cultura Dakar sont prolongées jusqu’au 20 septembre prochain. C’est, du moins, l’annonce faite hier, face à la presse, par Angel Carrascal, premier secrétaire de l’ambassade d’Espagne au Sénégal. Selon lui, l’objectif de l’édition de cette année, initiée en partenariat avec le Musée de la femme Henriette Bathily, est de susciter l’intérêt pour Cervantes et son œuvre, dans le cadre de la célébration du quatrième centenaire de son décès.

Miguel de Cervantes Saavedra fait partie des plus grandes figures des lettres décédées à Madrid, sans être conscient du futur grand succès et pérennité de son œuvre « L’Ingénieux Hidalgo Don Quijote de la Manche », paru en 1605. C’est l’un des plus grands auteurs de la littérature universelle et celle espagnole en particulier. « Il s’agit d’une date clé dans la politique culturelle espagnole. C’est pourquoi on est en train de développer des initiatives partout dans le monde à travers nos ambassades, le ministère de la Culture et le gouvernement d’Espagne », a expliqué M. Carrascal.

Défense des idéaux universels
Cultura Dakar cherche également à stimuler les liens entre les deux peuples par le biais de la créativité. D’après Angel Carrascal, le concours de cette année portant sur l’œuvre littéraire Don Quijote permettra aux élèves de tirer des leçons linguistiques et culturelles de ce chef-d’œuvre pour mieux comprendre l’évolution de la langue espagnole. En outre, c’est une façon de mieux saisir les leçons et valeurs universelles enseignées par l’auteur. Il s’agit de valeurs autour de la liberté, de la justice, de la défense des couches sociales défavorisées, lesquelles restent toujours d’actualité. Le concours est ouvert aux étudiants universitaires et lycéens, qui peuvent présenter leurs textes en français ou en espagnol.

Il propose aux étudiants universitaires et lycéens de faire des compositions littéraires ou essais sur des femmes africaines qui représentent les valeurs présentes dans le roman « Le Quijote » dans le contexte africain. Il s’agit de s’inscrire dans la ligne narrative du Quijote autour de la lutte pour la défense des idéaux universels tels que la justice, la liberté, la défense des plus démunis, tout en se conduisant selon le code de conduite chevalier de courtoisie, courage, humilité, fidélité.

De l’avis de Leïla Bâ, conseillère au Musée de la femme Henriette Bathily, ledit musée a ouvert sa bibliothèque aux élèves et aux étudiants pour leur permettre de faire tout un travail de documentation autour de l’évolution de la condition féminine au Sénégal.
Les participants à ce concours devront faire un exercice de réflexion et créativité en identifiant des femmes reconnues ou anonymes qui incarnent leurs valeurs pour faire des compositions en français ou en espagnol. Des prix pour deux catégories (universitaires et lycéens) et pour chaque langue (espagnole et française) seront décernés aux lauréats.

Le Prix composition en espagnol pour lycées est composé de livre électronique, dictionnaire d’espagnol, lot de livres, matériel didactique d’une valeur de 100.000 FCfa, le Prix composition en français pour lycées est constitué d’un lot de livres et de matériel didactiques d’une valeur de 50.000 FCfa. Enfin, le Prix en espagnol pour universités est doté de livre électronique, dictionnaire espagnol, lot de livres, matériel didactique d’une valeur de 100.000 FCfa et le Prix en français pour universités se compose de lot livres, matériel didactiques d’une valeur de 50.000 FCfa.

Ibrahima BA

Le Centre de recherche ouest africain (Warc) a abrité, hier, la cérémonie de présentation et de dédicace de deux ouvrages. Le premier, « Noires déchirures », un roman historique, est l’œuvre du journaliste Amadou Fall, une des figures marquantes de la presse sénégalaise. Il a occupé d’importantes fonctions au quotidien national Le Soleil et a partagé bien des itinéraires avec l’auteur du second roman, « Le 313ème moine », Fara Mokhtar Sambe, également ancien journaliste au Soleil. Cette cérémonie, présidée par le Professeur Iba Der Thiam, s’est tenue en présence d’El Hadj Hamidou Kassé, ministre conseiller en charge de la Communication de la Présidence de la République et du directeur général du Soleil, Cheikh Thiam.

« Quelle belle fête ! » Ainsi a parlé le Professeur Iba Der Thiam pour clôturer cette cérémonie de présentation et de dédicace de ces deux livres qui l’a « réconcilié avec la presse, celle-là débarrassée de ses scories ». Il ne s’est pas seulement agi de présenter ces œuvres de bonne facture. Cette rencontre a permis à l’assistance de prendre part à un banquet de l’esprit et des amitiés renouvelées. Les saillies joyeuses du professeur Ousmane Sène, camarade de promotion des deux auteurs à l’Ecole normale William Ponty et à l’Ecole normale supérieure , devant celui qui en était le directeur, Iba Der Thiam, témoignent de leur touchante complicité. Il a été d’ailleurs beaucoup question de réminiscences car beaucoup ici ont tissé leur destin ensemble.

D’Amadou Fall, Cheikh Thiam, directeur général du Soleil, dit ceci : « Il m’a accueilli et m’a éclairé de ses conseils en tant que jeune journaliste au quotidien national Le Soleil. Il m’en prodigue toujours en tant que directeur de cette entreprise. Par sa noblesse d’âme et d’esprit, il a toujours fait l’unanimité. Ce livre n’est qu’une petite partie de ces infinies possibilités intellectuelles qu’il peut employer pour investir d’autres univers comme celui-là économique dans lequel il excelle ».

M. Thiam n’a pas non plus tari d’éloges à l’égard d’un autre « aîné », Fara Mokhtar Sambe, dont la «méticulosité» est un des traits caractéristiques. L’un et l’autre, vieux amis encore réunis par l’écriture, une de leurs sphères de prouesses, donnent à voir l’étendue de leur humanité et de leur culture.

« Deux âmes, complices littéraires »
Dedicace A FallEl Hadj Hamidou Kassé, ministre conseiller en charge de la Communication de la Présidence de la République, dit une chose qui en atteste : « Ils ont cimenté une amitié de vieille date. Avec leurs romans, ces deux âmes généreuses deviennent des complices littéraires qui pourraient être les personnages d’une œuvre à venir ». Leur écriture, selon lui, est dépouillée de fioritures. Peut-il en être autrement quand c’est le Professeur Iba Der Thiam lui-même qui loue les qualités intellectuelles des auteurs.

« Amadou Fall est un homme de culture à la plume rabotée. Il fut un sérieux et brillant étudiant que j’ai eu le plaisir d’encadrer. Tout ce qu’il touche devient de l’or. Fara Mokhtar Sambe mérite autant les hommages. Il était étudiant à l’Ecole normale supérieure au moment où j’en étais le directeur », confie-t-il, heureux de les voir, des années plus tard, produire des œuvres de cette qualité. Les présentations qui en ont été faites témoignent de cela.

Le journaliste Habib Demba Fall souligne, dans une présentation qui a tenu en haleine l’assistance, que le roman « Noires déchirures » d’Amadou Fall est un acte de mémoire qui fait revisiter certaines vertus. L’auteur réussit, selon lui, à mettre en perspective la fiction et s’adonne quelquefois à une savoureuse et instructive dérision contre des idées reçues.
Par ailleurs, « cette production littéraire révèle la culture de l’auteur et sa maîtrise du récit avec un art exquis de la réminiscence », se réjouit-il.

Ces fragments de vie, selon Amadou Fall, « historien de l’instant », comme il s’est défini, constituent la source de son inspiration qui lui ont permis d’entonner cet « hymne à l’amitié, à l’amour et au respect des droits humains ». Fara Mokhtar Sambe ne dit pas autre chose, quand, parlant de son roman, « Le 313ème moine », il indique que « l’auteur doit enlever les œillères pour puiser son inspiration dans les choses rencontrées ». Et ajoute : « A travers cette inspiration, je montre des différences dans mes romans. Le sort de l’humanité dépendra de sa capacité à les accepter ». Lui, le « feu », et Amadou Fall, « l’eau », comme ils ont été présentés par ceux-là avec qui ils ont cheminé, en sont les plus belles illustrations.

Alassane Aliou MBAYE

La salle de spectacle du Centre culturel Blaise Senghor a été, samedi, le lieu d’un atelier de danse qui a réuni presque toutes les générations. Sous la houlette du formateur franco-camerounais, Bruce Ykanji Soné, danseurs amateurs, semi-professionnels et professionnels se sont initiés aux techniques de la danse urbaine. Il fallait juste postuler sur Internet en vue d’être retenu pour cette formation de la Maison des cultures urbaines.

Le danseur de hip-hop, Bruce Ykanji Soné, a spécialement fait le déplacement de Paris à Dakar pour faire bénéficier à de jeunes sénégalais de ses cours très sollicités. L’homme traîne, en effet, une réputation internationale. Il fait figure des plus sollicités dans son domaine. Entre la danse et Bruce, c’est une très longue histoire. « Il m’arrive de taquiner ma femme en lui disant qu’elle a une rivale, à savoir la danse. Je pense qu’elle s’y est faite », taquine-t-il. Né en 1976 à Paris, Bruce découvre la danse à l’âge de 8 ans. En 1997, il décide d’en faire la principale activité de sa vie. Sa réputation l’ayant précédé avant sa venue. Les jeunes danseurs ne se sont guère fait prier pour venir prendre part à ses cours. Depuis, Bruce Ykanji a parcouru le monde entier grâce au talent qu’il développe encore aujourd’hui au fil des entraînements.

C’est massivement les danseurs débutants qui se sont donc déplacés, pour gratuitement bénéficier de ses cours durant son passage au Centre culturel Blaise Senghor. Ils dansent ensemble, sourient et souffrent parfois. De jeunes filles et de jeunes garçons, tous unis par l’amour de la danse, laissent libre cours aux vibrations de leur corps. Certains s’y prennent avec ardeur et détermination, d’autres se cantonnent juste dans une gestuelle expressive. Chacun y va cependant avec son style. Le tout se passe dans une harmonie gestuelle, à couper le souffle. Le style, la vibration du corps et la démarche, voilà justement, ce qui confère l’originalité à chacun d’entre eux. « J’ai vu ici d’énormes talents qui, s’ils sont soutenus, peuvent aller très loin. Par contre, il y en a qui traînent encore des lacunes. C’est très normal. Mais, dans l’ensemble, le niveau est bon », assure-t-il.

Danse Bruce YkanjiA l’image de toutes les sciences, la danse renferme également ses règles. Gare à ceux qui seraient tentés de les violer. Le professeur veille au grain comme du beurre sur le feu. Il ne cesse, si le besoin se fait sentir, de remettre les pendules à l’heure, en recadrant ceux qui seraient tentés de violer les lois. La gestuelle, la démarche, le regard, l’expression corporelle, rien n’est négligé. Tee-shirt, baskets blancs, short noir, le professeur y va de toute son énergie. Pour cause, Bruce est le premier à s’ériger en exemple, pour montrer à ses élèves le geste à faire. Sa démarche dicte celle des autres. Les compétences varient, certains font davantage montre d’application. « Il faut que la gestuelle ait l’air musical et professionnel à la fois », leur lance-t-il de temps à autre.

Un talent reconnu
En 1997, commence la carrière du danseur « aux pieds magiques » comme il est surnommé dans le milieu. Bruce a une facilité déconcertante dès lors qu’il s’agit de glisser ses pieds sur le sol. Sa marque de fabrique : un « moonwalk » qu’il réalise avec son propre style. La même année, il se produit dans la tournée du rappeur Mc Solaar. Talentueux et rigoureux dans son travail, Bruce enchaîne les contrats de danseur et chorégraphe. Il danse dans les clips d’artistes divers et variés et devient chorégraphe dans la comédie musicale « Les Dix Commandements ». Il tournera même dans le film français « Dans tes rêves ».

Après des années d’expériences diverses dans le monde de la danse, Bruce Ykanji Soné décide, en 2002, de fonder l’événement qui le propulsera encore plus loin : « Juste debout ». Selon lui, « cet événement a permis de réunir des danseurs de hip-hop venus du monde entier ».

« Lors de la 13e édition, organisée en 2014, 16 pays ont envoyé des représentants. 2.000 danseurs avaient pris part aux sélections françaises, organisées à l’Hôtel de Ville de Paris. La finale organisée à Bercy avait rassemblé 140 danseurs et 16.000 spectateurs », se souvient-il. Une compétition qui l’aura propulsé au sommet. Aujourd’hui, le jeune Franco-Camerounais s’est transformé en un homme d’affaires. D’ailleurs, le « Juste Debout » reste à ce jour l’événement hip hop le plus médiatisé en France, au vu de l’engouement qu’il suscite dans le pays jusqu’à l’étranger. Une fierté pour Bruce Ykanji, fervent militant pour la reconnaissance des danses urbaines, souligne-t-il.

Oumar BA

Danse Bruce Ykanji 2

 Danse Bruce Ykanji 3

Danse Bruce Ykanji 4

Danse Bruce Ykanji 5

La Commission de protection des données personnelles du Sénégal (Cdp) a rendu public, hier, son 2ème avis trimestriel. Selon le communiqué reçu, au total 36 dossiers ont été traités dont 28 déclarations et 8 demandes d’autorisation. A l’examen des dossiers reçus à la Cdp, il a été constaté des manquements dans le traitement des données personnelles de la part de plusieurs structures.

Au cours de ce deuxième trimestre de l’année 2016, la Commission  de protection des données personnelles (Cdp) a lancé plusieurs appels à la déclaration aux responsables de traitements des secteurs public et privé, examiné plusieurs dossiers de demande d’autorisation, reçu des plaintes et rendu visite à des acteurs clés dans le mécanisme de protection des informations nominatives au Sénégal. Dans un avis  rendu public, la Cdp informe avoir reçu 19 structures qui sont venues s’imprégner de la législation sur les données personnelles et connaître leurs obligations déclaratives. Aussi, souligne le document, la Commission a traité 36 dossiers dont 28 déclarations et 8 demandes d’autorisation.

« A l’issue des  5 sessions plénières tenues à la Cdp, 33 récépissés de déclaration et 23 autorisations ont été émis. La Commission a, en effet, envoyé des demandes d’explication au nombre de 4, à recevoir des demandes d’avis (7) et à émettre des appels à déclaration au nombre de 125 », renseigne l’avis.

A l’examen des dossiers reçus à la Cdp, il a été constaté des manquements dans le traitement des données personnelles de la part de plusieurs structures.
Concernant ces manquements, il ya, entre autres, l’installation de caméras dans des bureaux, l’absence d’engagement de confidentialité signé par un sous-traitant chargé de la maintenance d’un système de vidéosurveillance,  l’absence d’affiches pour informer les personnes sur la présence d’un système de vidéosurveillance.

Recommandations
Quant aux manquements signalés au niveau de la Cdp,  ils s’articulent autour de la collecte de la Cni dans le cadre d’un transfert d’argent sur le réseau Wizall pour les services d’Orange Money, sans informer préalablement les personnes concernées sur la finalité de ladite collecte et la publication d’une vidéo sur Internet sans le consentement de la personne concernée.
Suite à ces signalements, des demandes d’explication ont été envoyées aux sociétés et organe concernés. Pour ce qui est des demandes d’avis reçues par la Cdp, figure celle  du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) sur une plainte relative à l’utilisation et à la diffusion de l’image d’une personne, par un organe audiovisuel, à des fins artistiques.

Mais aussi la demande d’avis de la Sonatel sur le traitement des données personnelles envisagé par l’Artp dans le cadre de son dispositif de supervision et de contrôle des flux des communications sur les réseaux des opérateurs de télécommunication. Et enfin, la demande d’avis d’un particulier sur les obligations à respecter lors de la collecte et du traitement de données personnelles, par le canal des réseaux sociaux à l’occasion de l’organisation d’événements.

Au regard des constats à l’examen des dossiers instruits, la Cdp a formulé au profit  de toutes les parties prenantes, les responsables de traitement du secteur public, du  secteur privé, des organismes de la société civile et autres acteurs, des recommandations. Il s’agit principalement de recourir à un professionnel ou un prestataire pour le remplissage des points techniques des formulaires de demande d’autorisation et de déclaration normale ; d’indiquer, de manière claire et exhaustive, dans les conditions générales de souscription, les pays où se situent les centres de données du prestataire Cloud computing.

La Cdp demande également de chiffrer par des procédés fiables (ssh, Ssl, Ipsec, etc.) tous les flux d’administration, de communication et d’exploitation qui garantissent la confidentialité et l’intégrité des données, de protéger  les plateformes contre les attaques classiques (en déni de service, en Ip options, en injection de code, aux attaques par dictionnaire, etc. La Cdp demande aussi de sensibiliser et informer tous les acteurs intervenants dans le traitement sur les mesures de sécurité mises en place.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le programme de la Maison des cultures urbaines de la Ville de Dakar regroupe plusieurs formations en rap, graffiti, slam, danse, entres autres. Un tour à un atelier de danse animé par le formateur Bruce « Ykanji » Soné au Centre culturel Blaise Senghor est instructif en illustrations et émotions. Gacirah Diagne, administratrice, revient ici sur la quintessence de ce programme.

Quelles sont les motivations de cette formation ?
C’est une formation qui fait partie du programme de la Maison des cultures urbaines, initiée par la Ville de Dakar. C’est toute une série de formations en cours qui s’inscrit dans le programme notamment la dance, le graff, le rap, le dj, la photo, la vidéo, l’entreprenariat, entre autres. Il y a aussi un projet d’incubateur.

Quels sont les critères de sélection ?
La formation est ouverte à tous les intéressés. De ce fait, un appel à candidatures ouvert à tous les danseurs de la Ville de Dakar, de toutes les dix-neuf communes de Dakar (professionnels, semi-professionnels et amateurs), a été lancé via les réseaux sociaux, Facebook, etc.

Quel est l’issue de ces sessions de formation ?
L’objectif de ces formations, c’est vraiment d’outiller ces jeunes, de leur permettre de s’ouvrir à différents styles et de rencontrer des professionnels du métier, le tout dans la perspective de professionnalisation. C’est dans la régularité qu’on arrive à faire les choses, donc cette session se tiendra les années suivantes. Ces jeunes sont impliqués dans la danse depuis quelques années et nous essayons de leur donner des outils pour renforcer leurs capacités. Ils sont là pour se perfectionner et ensuite utiliser ce qu’ils ont appris pour développer leur propre identité.

Quel genre de danse est concerné par la formation ?
C’est la danse debout, le hip hop, en opposition au break dance qui a des figures qui se passent au sol. Comme vous avez pu le constater, les gens sont debout et dansent. Il y a différents pas, de styles. Et ce professeur qui est là en ce moment est vraiment un danseur d’une grande envergure. Il organise aussi des compétitions de danse debout.  

Pourquoi le mélange de professionnels et d’amateurs dans la formation ?
Cette formation regroupe des professionnels, des semi-professionnels et des amateurs mais l’important est de faire passer l’information. Que ces jeunes aspirent en à faire une profession ou juste une activité de vacances, l’essentiel est de les inclure dans une activité saine, qui fait réfléchir. Qui engage l’esprit et le corps, qui les fait grandir d’une certaine manière. Derrière cela, c’est aussi la professionnalisation. Nous leur montrons qu’ils peuvent en faire un métier. Et pour cela, il faut être sérieux, avoir de la discipline, être assidu. Il faut être créatif, poser un contenu artistique qui intéresse quand on espère attirer un public, gagner sa vie.

Votre art, la danse, est-elle plus engagée qu’artistique ? Notre métier, à un certain niveau, n’est plus que divertissement. Nous l’élevons à un niveau spirituel, engagé. Nous ne sommes pas là pour amuser la galerie, c’est éducatif à plusieurs niveaux. La proposition artistique doit faire réfléchir les gens, ressentir des émotions, passer des messages de par des créations chorégraphiques à l’instar du cinéaste ou de l’écrivain et aussi communiquer avec notre public. C’est du sérieux, ce que nous sommes en train de faire.

Comptez-vous pérenniser cette formation ?
Cette pérennisation est importante parce que, justement, une seule semaine, c’est court. Cependant, il faut aussi avoir les moyens de nos ambitions. Nous avons la chance d’avoir l’appui du maire de Dakar qui nous a confié un budget, une infrastructure. Cette activité se déroule au Centre culturel de Blaise Senghor parce que nous n’avons pas encore une salle de danse adéquate, mais cela fait partie des projets. Nous avons également un partenariat avec le Centre culturel, de par le ministère de la Culture, qui nous permet d’utiliser sa salle de spectacle ; ce qui est important. C’est un programme qu’on espère pérenne, qui va aller au-delà de 2016, 2017, 2018… Et qui nous permettra, vraiment, de créer cette Maison des cultures urbaines diversifiée où il y aura toutes les activités relatives aux cultures urbaines, que ce soit le roller, le rap, la danse, le graffiti, le slam, la vidéo, la photo, pour ne citer que ceux-là.

Propos recueillis par Yaye Awa Ly Ngoné SARR (Stagiaire)

Le hard-rockeur Alice Cooper, chanteur excentrique américain de 68 ans a annoncé lundi 22 août qu'il se lançait officiellement dans la course à la Maison Blanche pour l'élection du 8 novembre, avec le slogan « Un homme perturbé pour une époque perturbée ». Mais le site internet consacré à sa campagne montre qu'il est assez conscient du peu de chances que son projet se concrétise. Ainsi, il plaide pour l'ajout au célèbre Mont Rushmore --où la falaise a été sculptée des visages de quatre anciens présidents sur 18 mètres de hauteur-- du visage de Lemmy Kilmister, l'ancien leader du groupe britannique Mötörhead décédé d'un cancer fin 2015.

(AFP)

Rio de Janeiro : Enseignant de Génie électrique à la Cefet (Université technique de Rio de Janeiro) après avoir obtenu ses diplômes (graduation et doctorat au Brésil), Mamour Sop Ndiaye est, par ailleurs, un observateur averti de la société brésilienne et un fervent avocat des échanges entre son pays de résidence et son pays d’origine. Et plus généralement l’Afrique.

D’après Mamour Sop Ndiaye, les 5 millions d’esclaves déportés au Brésil parmi les 30 partis d’Afrique lors de la « traite des Nègres », ont aujourd’hui donné 120 millions de descendants à ce pays « devenu le deuxième au monde, après le Nigeria, en termes d’habitants noirs ».

Autant de « fils d’Afrique » qui constituent la majorité de la population brésilienne, mais qui sont sous-représentés dans les instances de décision ; au point qu’il n’y a aujourd’hui aucun ministre noir. Mais, les choses devraient bientôt changer, d’après ce natif de Taïba Ndiaye, dans la région de Thiès.

En effet, renseigne-t-il, « les politiques sociales initiées par l’ancien président Lula sont en train de porter leurs fruits. Car, de plus en plus de Noirs vont à l’école et beaucoup de Brésiliens commencent à réclamer leur africanité ». 

Et d’après Mamour Ndiaye, c’est là une opportunité à saisir par l’Afrique et le Sénégal en particulier, afin de promouvoir ne serait-ce que le tourisme culturel. En effet, selon lui, les Brésiliens s’intéressent particulièrement au Monument de la Renaissance de Dakar et au Musée des civilisations noires, par exemple.

« C’est à nous d’exploiter ces opportunités ; d’autant que, ajoute-t-il, l’histoire de l’Afrique est aujourd’hui enseignée dans presque toutes les universités brésiliennes, mais par des gens qui souvent n’ont jamais posé pied en Afrique ».

Pour le Pr Ndiaye donc, « il y a là un dialogue à organiser par l’Afrique » à qui il reproche de « n’avoir pas couru derrière ses fils ». Et comme les Brésiliens commencent à « s’éveiller à la question raciale », il est temps de communiquer avec eux.

B. K. NDIAYE (envoyé spécial)

« Aider les Sénégalais d’ici à être en règle »
Depuis que l’Europe est plongée dans la crise, l’Amérique du Sud est devenue une des destinations privilégiée pour les émigrants sénégalais. Surtout l’Argentine et le Brésil où l’on estime à « environ entre 70.000 et 100.000 Sénégalais, en l’absence de statistiques fiables. Et pour cause, selon Mamour Sop Ndiaye, professeur de Génie électrique à la Cefet (Université technique de Rio de Janeiro), « beaucoup sont dans la clandestinité ». Mieux ou pire, l’afflux de Sénégalais entre 2014 et 2015 a crû de … 903%. Ce qui fait qu’aujourd’hui, le Sénégal a le deuxième plus important contingent d’irréguliers au Brésil après Haïti.

« Les gens arrivent en masse et souvent dans des conditions déplorables. Et sur place, ils trouvent une situation très compliquée. Car les boulots qu’ils avaient l’habitude de faire en Europe ne leur sont même pas accessibles ici. Puisque dans ce pays-continent, ce sont les Brésiliens eux-mêmes qui les exercent », révèle M. Ndiaye. Par ailleurs, beaucoup d’entre eux se déclarent comme des réfugiés, alors que les autorités brésiliennes savent qu’il n’y a ni guerre ni conflit au Sénégal. Pour l’essentiel, ils sont concentrés dans les Etats du sud (Santa Caterina et Rio Grande do Sul) et du sud-est (Rio de Janeiro et Sao Paulo).

Leurs conditions de séjour sont d’autant plus dures que, pour l’essentiel, ils n’ont pas de « papiers d’origine ». Or, il en faut (passeport ou carte consulaire) ne serait-ce que pour se faire prendre en charge par l’assurance-santé. Et les fois où le gouvernement décide de régulariser certains étrangers, beaucoup de Sénégalais ne peuvent être concernés puisque ne disposant pas de documents administratifs. En plus, la difficulté réside dans le fait qu’il faut, pour tout le monde, aller jusqu’à la capitale fédérale, Brasilia, pour se faire établir des papiers. Cependant, les distances sont énormes et les moyens ne sont pas souvent à disposition pour les Sénégalais qui s’activent essentiellement dans le commerce (80%) ou qui travaillent dans le bâtiment ou les abattoirs qui font dans la viande Halal.

Et aujourd’hui que « le Brésil vit la plus grande crise politique et économique de son histoire », selon le scientifique sénégalais, les problèmes ne manquent pas avec les autorités locales. C’est pourquoi Mamou Sop Ndiaye qui s’organise avec un compatriote travaillant dans une agence locale des Nations unies à recenser les Sénégalais du Brésil afin de disposer de données fiables, propose que les autorités centrales leur facilitent la tâche en envoyant une mission pour aider à régulariser tous ces Sénégalais. « Car, nous avons le droit de voter comme tout le monde et de participer à la prise de décisions qui influeront sur notre vie et sur celle de nos concitoyens restés au pays », tranche-t-il.

B. K. N.

En partenariat avec l’Ecole nationale des arts (Ena), les compagnons de route de l’artiste plasticien Sidy Diallo, disparu en 2015, ont tenu, hier, à lui rendre hommage à l’occasion du premier anniversaire de son décès. Lauréat du prix de la Francophonie lors de la 11ème édition de la Biennale de Dakar de 2014, Sidy Diallo était connu pour son immense talent.

Nul besoin de vivre longtemps pour donner du sens et de la valeur à son existence. L’artiste plasticien Sidy Diallo, décédé en août 2015, à l’âge de 28 ans, a su, malgré son existence éphémère, marqué l’univers plastique sénégalais grâce à son immense talent. C’est pour célébrer ce talentueux artiste que le Réseau des amis de Sidy (Ras/Solid’art), en partenariat avec l’Ecole nationale des arts, a organisé, hier, une matinée d’hommage en la mémoire d’un homme qui s’est forgé « une personnalité propre avec un génie qui s’érige, désormais, en légende ».

Né en 1985 à Tambacounda, le jeune plasticien était d’une imagination fertile. Son décès prématuré a emporté à l’art plastique sénégalais et africain l’un de ses plus grands espoirs. Animant une communication sur l’œuvre de Sidy Diallo, le journaliste Aboubacar Demba Cissokho a indiqué que le plasticien « a développé, dès l’adolescence, cette chose qui fait l’artiste ». Ainsi, malgré son jeune âge, Sidy a très tôt choisi son angle avec des concepts autour de la renaissance, du panafricanisme et de l’émigration. « Le monde des arts voyait en lui quelqu’un pour prendre la relève », laisse-t-il entendre.

Alassane Cissé, journaliste culturel, reste séduit par les interpellations développées par l’artiste dans un contexte marqué par des mutations et de grands bouleversements dus à la mondialisation. L’artiste avait une critique propre sur l’uniformisation ainsi qu’une vision prospective de la mondialisation. Ses thèmes de prédilection étaient centrés surtout autour des effets liés à la mondialisation à l’heure des grands bouleversements, les conséquences de la course effrénée vers le développement.

Lauréat du Prix de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) lors de la 11ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain et major de sa promotion, à l’Ecole nationale des arts (Ena), en 2013, Sidy Diallo s’était inscrit dans la lignée des grands artistes.

Prenant part à cette cérémonie d’hommage, le directeur de la Galerie nationale d’art, Omar Danfakha, a annoncé son intention d’organiser une exposition en hommage à Sidy Diallo. Il s’agit d’une occasion de partager les œuvres et les idées de celui qui a contribué « à donner un rayonnement à l’art africain contemporain au Sénégal et dans son fief à Tambacounda d’où il est originaire ».

Le premier anniversaire du décès de Sidy Diallo a été aussi une occasion pour lancer un single dédié à l’ex-pensionnaire de l’Ecole nationale des arts. Intitulé « Remember time », ce single porte la signature de l’artiste Hop et de Fa Diez.

Ibrahima BA

L’artiste-percussionniste Maciré Dramé, batteur au Ballet national la Linguère, est décédé, vendredi 19 août, en Gambie à la suite d’une courte maladie.

« Maciré était vraiment un travailleur au sens noble car il était régulier aux répétitions, se donnait sérieusement au cours des prestations de Sorano. Maciré a été un exemple de discipline, généreux aussi car à chaque mois de Ramadan, il donnait des dattes à ses collègues », a témoigné Sahite Sarr Samb, directeur général de la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano, dans un communiqué de presse.

Né le 10 octobre 1956 à Gandé (Bakel), Maciré Dramé s’est illustré dans quelques groupes artistiques à Bakel avant d’intégrer, en 1993, le Ballet national la Linguère. Le percussionniste a été inhumé dimanche 21 août dans son village natal.

Montrer des femmes qui se sont battues pour se frayer un chemin dans le monde professionnel est une œuvre contribuant à offrir cette possibilité à d’autres. Les célébrer par la photographie participe également à les rendre immortelles dans les consciences collectives. C’est ce à quoi s’est employé « Modesty group », en collaboration avec le photographe Abdoulaye Ndao dit Layepro, samedi dernier, à la Place du souvenir. Ces femmes leaders dans divers domaines ont narré leurs propres histoires et véhiculé des messages d’humanité pour traduire par le discours ce que le thème de l’exposition laisse entendre : « Entre femmes ».

La dame Bambi Dieng, cultivatrice dans la forêt classée de Mbao, a arrêté ses études très tôt alors qu’elle s’y épanouissait. Elle était plutôt brillante. Hélas, le conformisme social en a fait une adulte précoce. Elle se marie à l’âge de 13 ans et abandonne les bancs de l’école. Mais son mérite a été de ne pas s’attarder sur cette « infortune ». Elle a pris un autre chemin pour se fabriquer un destin malgré les contraintes conjugales. Sa trajectoire est une leçon de vie. C’est là toute la symbolique de cette exposition organisée par « Modesty group » qui a célébré, au-delà des femmes, des valeurs sans lesquelles toute entreprise est vouée à l’échec. Bambi Dieng en représente une page. 

Le ministre Awa Marie Coll Seck, le député Aissata Tall Sall, les chanteuses Maréma et Soda Mama Fall, le Professeur Amsatou Sow Sidibé, la religieuse Madeleine Sène, la pilote de rallye Sandra Bocandé, l’illustre banquière Fatimatou Zahra Diop, la journaliste présentatrice Khady Ndiaye « Bijou », toutes, dans leurs univers de prouesses, portent le flambeau qui éclaire les allées menant au succès de toutes les composantes de la société. Car, il ne s’est pas agi, lors de cette rencontre, de se livrer à une puérile comparaison des sexes. Il n’y est fait référence que pour exalter des parcours, des vies afin que des âmes jeunes s’en inspirent.

Cela revient à se donner des objectifs et de s’employer à les réaliser.
En cela, l’itinéraire du Professeur Amsatou Sow Sidibé est assez stimulant. « J’enseigne depuis 35 ans à l’Université. J’étais sur plusieurs fronts. Il fallait m’occuper de mon mari, des chicaneries de mes enfants et me frayer un chemin dans la vie professionnelle. J’ai galéré pour y arriver », confie-t-elle, non sans se féliciter de l’initiative des organisatrices qui, par l’art et leur génie, promeuvent le leadership féminin et des vertus. La conciliation des interventions dans les sphères privée et publique constitue une chance pour le monde « qu’il convient d’imaginer ensemble. Nous concourons tous, hommes et femmes, à donner un meilleur sort à notre société qui ne saurait être unijambiste », souligne Aïssata Tall Sall.

Alchimie de l’être et du paraître
Ce sentiment trouve écho dans la mission que s’est toujours assignée le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Coll Seck, représentée par la coordonnatrice de la Cellule genre, Ndeye Mingué Ndiaté Ndiaye. Elle s’emploie quotidiennement, selon cette dernière, à être utile à sa Nation comme quand, dans sa jeunesse, elle titillait le ballon orange.

Les portraits réalisés par Layepro et « Modesty group », en plus de traduire en image tous ces discours, dessinent une alchimie de l’être et du paraître voguant dans des profondeurs où la générosité est reine des existences. Les couleurs y définissent les univers d’exploits. Les sourires, loin d’y traduire une exultation précoce et exubérante, donnent à voir des âmes en paix avec elles-mêmes car convaincues d’avoir été utiles à leur pays et refusé le statu quo qui les confinait dans la sphère privée.

Il y a cette image forte qui met en lumière une différence vécue et acceptée avec joie. La sœur Madeleine Sène est entourée de deux femmes dont l’une d’elles est voilée. Le petit foulard crée un contraste vestimentaire qui se noie dans une harmonie collective. « Nous voulions explorer plusieurs univers mettant en exergue des expériences, des couleurs et des différences qui peuvent donner un résultat. Les femmes ont été représentées différemment avec des couleurs et des tissus adaptés », indique Fatymatou Dia de « Modesty group ». Ceci est en parfaite cohérence avec l’esprit de leur entreprise. La projection de l’aguiche a donné une autre lecture aussi prestigieuse qu’éloquente du parcours de ces êtres engagés à rendre l’aventure collective moins périlleuse.

Alassane Aliou MBAYE

« Un lion en cage » est le premier et tout nouveau roman de la jeune écrivaine Ndèye Marie Aïda Ndiéguène. Parue aux Editions l’Harmattan Sénégal, cette œuvre porte un regard critique sur les sociétés humaines faisant rimer le bonheur à un idéal de succès et de fortune.

Sous la plume de Ndèye Marie Aïda Ndiéguène, chaque bout de paragraphe laisse charrier une certaine dose d’émotion. Son premier roman, « Un lion en cage », écrit dans un français fluide et accessible, se lit d’un trait. Dans cette œuvre, qui vient de paraître aux Editions l’Harmattan Sénégal, il s’agit d’une histoire comme il en existe des millions. Adama, le personnage principal du roman, a quitté son village d’origine avec une tête débordante de rêves. Ce fils « de la pauvreté » est venu en ville à la recherche d’un lendemain meilleur fait de succès et de fortune.
Mais à Adhara, sa ville d’accueil, tout ne passe pas comme prévu. Les soucis se succèdent. Le jeune homme est confronté à d’innombrables obstacles dans son existence quotidienne. Travaillant dans un chantier de construction d’immeubles, il est victime d’un accident au même titre que son ami Djibril et est transporté aux services de santé de l’hôpital d’Adhara.

Il s’en sort vivant contrairement à son ami qui est décédé sur le coup. A sa sortie d’hôpital, Adama va poursuivre son parton en justice et sortira vainqueur de ce procès. A l’aide des dommages et intérêts qui lui seront payés, il se rend à l’Eldorado pour tenter de construire une nouvelle vie et d’entamer un nouveau départ. Mais dans cet Eldorado qui n’était que chimère, Adama a amassé beaucoup d’argent. Toutefois, malgré cette fortune, il n’est pas heureux parce qu’ayant perdu âme, foi et humanité. Ainsi, après des années d’absence, il revient au pays natal « malade, affaibli et honteux ». Plongé dans la déchéance et le remords, il va décéder quelque temps après.

Ce florilège de Ndèye Marie Aïda Ndiéguène est accompagné d’un message fort. Il montre comment dans les sociétés humaines, la quête d’un idéal de succès et de fortune peut mener à la déchéance. L’homme est un lion et la cage cette société qui nous impose ses normes et ses conduites qu’on ne peut guère outrepasser.

Et comme veut le montrer la jeune romancière, la vie n’est pas idéale et sa finalité non plus n’est pas forcement belle. Pour Ndèye Marie Aïda Ndiéguène, l’homme est désir, et le désir mène à l’envie et l’envie est le chemin des mirages, l’oubli de la grâce, elle est même orgueil, car c’est l’acte de rendre petit ce que Dieu a décrété grand. « Le salut de l’équilibre, c’est de marcher loin de cette chute où l’ambition et l’échec se perdent dans les flots de la jalousie et de la rancœur », écrit-elle.

Message fort
« Un lion en cage » n’est pas un conte de fées. Le personnage principal du roman, Adama, se bat contre la société mais également son destin. Toutefois, ce combat semble perdu d’avance car Adama va mourir, presque dans l’anonymat, à la fin du roman. Dans cette fable, l’auteur porte un regard critique sur les sociétés humaines.

« Tous les hommes, en dehors de leurs origines et environnement, sont confrontés aux mêmes réalités. On nous fait miroiter le bonheur, le succès. Au fond, on se met en tête qu’on doit forcément arriver à ce but dans la vie. Ce faisant, l’on peut emprunter parfois des chemins qui ne sont pas en adéquation avec la société rien que pour atteindre un but dicté par cette même société », avance Ndèye Marie, pour qui toutes les destinées humaines ne sont pas forcément idylliques.

Quand, dans ce live, cette romancière de 21 ans fait une alternance entre poésie et séquences romanesques, c’est pour elle une manière de traduire un côté double de sa personnalité mêlant à la fois sensibilité et rigueur de la vie. L’auteur veut inviter les lecteurs à s’abreuver à la sensibilité de ces poèmes et en même temps saisir la dureté de la société.

Ndèye Marie Aïda Ndiéguène est née dans un environnement familial favorable à l’éclosion littéraire. D’un père journaliste et d’une mère professeur de français, cette jeune romancière a commencé très tôt à se familiariser avec les livres. Etudiante en Mathématiques, la lauréate 2016 du Prix « La Parole aux étudiants » projette déjà d’écrire un autre roman.

Ibrahima BA

« Une vie et des mots ». C’est l’intitulé du recueil de poèmes publié par Abdoul Aziz Diouf, expert, consultant en Décentralisation et Gouvernance locale. Composé de 36 poèmes, ce recueil rend hommage à Léopold Sédar Senghor et à Abdoul Aziz Dabakh et évoque plusieurs sujets liés à la vie en société.

Léopold Sédar Senghor et Abdoul Aziz Dabakh sont des références. L’expert en Décentralisation, Abdou Aziz Diouf, a puisé dans les belles lettres pour mettre en exergue les dimensions intellectuelle et spirituelle de ces deux figures emblématiques. « Abdou Aziz est le khalife de toutes les religions. Senghor aura écrit pour la postérité. Il fera vibrer les Sénégalais à jamais en termes de lettres », souligne Abdoul Aziz Diouf. L’auteur résume cet hommage en deux titres dans un recueil de textes de 36 poèmes : « Une plume s’est brisée » et « Hommage à Dabakh ». 

Publié aux Editions Diapora Académie, ce recueil de poèmes est défini comme un hymne à la vie par l’auteur. « Il parle du choix du prénom à la naissance. Nous parlons de la mort et de la vie qui sont un monde de sentiments », explique M. Diouf, lors de la cérémonie de dédicace de cette publication qui a eu lieu en présence des acteurs du monde des lettres, des universitaires, mais aussi du ministre de la Gouvernance locale, Abdoulaye Diouf Sarr, collaborateur de l’auteur. 

Hormis l’hommage rendu à « Senghor » et « Mame Dabakh », Abdou Aziz Diouf a abordé plusieurs sujets de la vie en société à travers les titres « Adieu professeur », « Le verbe, gage du khalifat », « L’arme dans l’âme », etc. « Tous les trente-six poèmes qui le composent distillent, tour à tour, en les superposant par endroits, la compassion, l’amour de la vie, l’attachement à la nature, le bonheur sans oublier la métaphysique présente à travers la conscience et la religion », souligne le Pr Mamadou Kandji qui a préfacé le document. 

Abdoulaye Diouf Sarr qui a présidé la cérémonie a loué les compétences et l’engagement patriotique de l’auteur du recueil de poèmes. Il a aussi salué le choix des thèmes abordés par M. Diouf. 

Expert consultant en Décentralisation et Gouvernance locale, Abdou Aziz Diouf est un conseiller technique du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Il a été chargé de programme à l’Institut africain pour la démocratie.

Babacar DIONE

Sabaru Jinne est une sorte d’autobiographie d’un journaliste iconoclaste. C’est à la fois une remontée du temps à l’image de « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust que raniment les palimpsestes du royaume d’enfance d’un homme en perpétuelle quête de son identité et de sa vocation.

Cette saga romanesque qui tangue entre fiction et réalité, philosophie et littérature, prose et poésie, narration et lecture, leurres et lueurs, enchantement et déception, danses et musiques, modernité et tradition, mythologie et fantasmagories, est une sorte d’ouverture qui couvre le magma de notre société, siphonne les influences extérieures comme de petits pains, se transmute au gré des circonstances et des crises, mais néanmoins conserve encore des valeurs sûrs de ‘’kersa ‘’, de ‘’sutura’’, de ‘’ngor’’, de ‘’fiit’’ et d’authenticité qui lui garde tout son charme et fonde l’identité de l’homo senegalensis.

Sabaru Jinne, c’est aussi une belle valse dans la littérature classique, la philosophie, le jazz, le reggae, les danses traditionnelles, la musique d’épopée et les lieux symbole. C’est une méditation transcendantale qui interpelle nos consciences sur les travers de notre société tels que le primat du paraître sur l’être, du vice sur la vertu, de l’empressement sur la patience, de la vacuité sur la profondeur, des compromissions sur la vérité.

Sabaru Jinne, c’est enfin un appel à une profonde introspection pour que le pays et ses hommes ne perdent pas leur âme et préservent ce qui fait le substrat de notre être et de notre civilisation.
J’ai l’intime conviction que de manière subreptice, PSK a produit une œuvre majeure qui rejoindra bientôt le rayon des grands classiques de la littérature africaine voire mondiale.
Puisque l’Afrique est l’avenir du monde après avoir été le berceau de l’humanité et l’incubateur de civilisations majeures.

Sabaru Jinne est une sorte d’autobiographie romancée d’un homme tombé dans le journalisme par accident alors qu’il se rêvait romancier, écrivain et poète. Ce rêve primordial n’a cessé cependant de le hanter au point de le rattraper, des années après, par le prisme de la réhabilitation de ses élucubrations juvéniles.

Couchées dans des cahiers d’écolier et arrachées à l’autodafé par un singulier hasard qu’explosera à la face du monde un délire puissant sorti des tripes de l’auteur, pour ausculter rageusement les méandres du subconscient d’un enfant adulé par ses proches, devenu adolescent turbulent, curieux de tout et buvant grandement la vie avant d’être rattrapé par les dures réalités d’une cité en pleine transmutation.

Malgré ses vicissitudes et ses doutes, il a su scruter avec un œil de sphinx les réalités sociales d’un pays en perpétuelle mutation où la transcendance cède le pas à la pierre brute.

Cheikh Tidiane LAM
Magistrat

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) est sur le point de boucler la construction de près de 200 kilomètres de fibre optique dans la zone sud du pays en vue de contribuer au « désenclavement numérique » de la Casamance, a révélé samedi son directeur général, Cheikh Bakhoum.

« C’est dans le cadre du projet Large Bande lancé par chef de l’Etat et dont l’objectif est de parvenir à un désenclavement numérique du Sénégal. Dans la zone sud, plusieurs axes, dont Ziguinchor-Oussouye, Oussouye-Cabrousse, Ziguinchor-Goudomp et Goudomp-Tanaf, sont en cours de réalisation », a expliqué Cheikh Bakhoum en visite à Ziguinchor.
 Cette visite entre dans la cadre d’une tournée nationale qui a conduit sa délégation dans les régions de Thiès, Diourbel, Kaolack et Ziguinchor, en compagnie de techniciens, d’ingénieurs, des partenaires techniques de Huawei et des représentants de Protec, l’entreprise chargée de réaliser les chantiers numériques. 

Pour le Dg de l’Aide, l’étape de Ziguinchor est une phase importante de cette tournée pour constater de visu l’état d’avancement des travaux du projet de « Large bande ». 
 « Nous avons entamé, entre Ziguinchor et Oussouye, 45 kilomètres de fibre optique. Entre Oussouye et Cabrousse, nous avons entamé la construction d’une ligne de 29 Kilomètres qui est presque à l’étape de finalisation. Ziguinchor-Tanaf en passant par Goudomp (117 km) est en cours de réalisation », a détaillé M. Bakhoum devant des journalistes. 

Pour l’ensemble des axes précités, la longueur totale est de 191 kilomètres de fibre optique. Les chantiers, qui ont débuté en janvier dernier, « seront livrés au plus tard dans trois mois », a assuré le directeur général de l’Adie.

 « Tous les services de l’administration qui sont autour de ce parcours vont être connectés à l’Intranet administratif. Ensuite, nous allons mettre cette infrastructure numérique à la disposition de tous les opérateurs qui en auraient besoin pour un meilleur service au bénéfice des populations », a-t-il poursuivi.

(APS)

Ziguinchor déjà connectée à Dakar par vidéoconférence
L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) a déjà mis en place un système de vidéoconférence pour connecter les services administratifs et des structures sanitaires et universitaires de Ziguinchor à Dakar pour éviter les déplacements systématiques sur la capitale, a déclaré samedi son directeur général, Cheikh Bakhoum.

 « Nous avons déjà installé une vidéoconférence au niveau de la gouvernance. Non seulement le gouverneur peut l’utiliser à tout moment, mais aussi elle est mise à la disposition de tous les services administratifs. Ziguinchor est bien connectée à Dakar par ce système », a notamment dit M. Bakhoum.

 « Ce système de vidéoconférence va permettre d’éviter de faire les déplacements systématiques sur Dakar et de faire une réduction de dépenses au niveau du fonctionnement de l’administration », a ajouté Cheikh Bakhoum, annonçant de gros investissements pour « désenclaver la Casamance » sur le plan numérique.

 « Nous avons beaucoup d’investissements dans ce sens. Et la région de Ziguinchor va en bénéficier au maximum, parce que nous avons reçu des instructions fermes dans ce sens. Nous sommes à pied d’œuvre pour réaliser cet ambitieux projet dans des délais très courts », a-t-il poursuivi.

 Il a assuré que sur le plan sanitaire et universitaire, l’hôpital de la Paix et l’université Assane Seck de Ziguinchor « sont déjà incorporés dans l’Intranet gouvernemental », pour permettre aux acteurs concernés de bénéficier de toutes les ressources technologiques mises à leurs dispositions. 

(APS)

Le Centre de recherche ouest africain (Warc) a abrité, hier, la projection du documentaire « Un talibé, un métier ».  Réalisé par le journaliste  Cheikh Adramé Diop, ce film de 35 minutes revient sur la généreuse et originale idée  du peintre Kalidou Kassé d’intégrer plus d’une centaine de talibés errant dans les rues dans les métiers de l’art.

L’engagement du peintre Kalidou Kassé ne se limite pas seulement à rehausser l’esthétique sénégalaise, voire africaine. Le «Pinceau du Sahel» ne fait pas l’art pour l’art, mais il a opté pour l’art au service du progrès. Le documentaire « Un talibé, un métier » du réalisateur Cheikh Adramé Diop plonge  l’engagement social de cet artiste, qui a choisi de mettre son art au service du peuple. Irrité par la situation alarmante des enfants talibés, Kalidou a nourri, en 2012, dans le cadre du projet « Thiès en couleurs », l’ingénieuse idée d’apporter une solution aux enfants mendiants empruntant chaque jour les rues en quête pitance. C’est ainsi qu’il a choisi de travailler pour l’insertion et la formation professionnelle de ces enfants déboussolés dont l’avenir reste incertain.  Après avoir fait le tour des « daaras » pour convaincre les maîtres coraniques, le peintre va réussir à faire bénéficier à 150  enfants d’une formation de trois mois dans les métiers du design, de la calligraphie islamique, de la teinture, de la cordonnerie, de la peinture, du batik…

Ce documentaire de 35 minutes retrace les différentes étapes de cette formation en donnant la parole à l’initiateur, aux talibés et aux acteurs. L’objectif, a expliqué le Cheikh Adramé Diop, le réalisateur, est de vulgariser les différentes initiatives et actions visant à lutter contre la mendicité, « la circulation » des enfants de la rue. Cela, pour leur offrir un métier décent afin qu’ils puissent satisfaire leurs besoins et aider leurs parents sans que cela n’ait un impact négatif sur leur apprentissage du Coran.

Un centre d’art à Thiès
Entre les scènes quotidiennes des enfants errant dans les rues, l’immersion dans l’école de formation initiée par Kalidou Kassé, l’intervention des moniteurs…, le documentaire donne les débuts de solution d’un fléau qui gangrène la société sénégalaise.  Il ouvre la voie pour montrer une manière de faire recouvrer la dignité à cette couche sociale exploitée au nom d’une idéologie archaïque et dépassée. Réalisé en 2014, « Un talibé, un métier » est modèle à reproduire sur l’étendue du territoire national. Ce documentaire est aussi une sorte de plaidoyer pour la prise en charge du problème des « daaras ».

Lors de la projection de ce film, Kalidou Kassé a annoncé son intention de créer un centre d’art international à Thiès, non seulement pour prendre en compte la problématique artistique, mais également voir comment insérer le volet formation pour les enfants talibés. Ce centre, dont le financement sera prélevé à partir de la vente d’une partie de son exposition prévue dans les prochains jours à Genève, sera baptisé « Centre international d’art Baaba Maal ».

Ibrahima BA

L’artiste musicienne et danseuse Diama Ndiaye a présenté, jeudi, son premier album titré « Dafareer » (il s’est perdu, en wolof). Cet opus de 10 titres est dédié aux enfants de la rue.

L’artiste chanteuse Diama Ndiaye a  présenté, jeudi dernier, son album solo « Dafareer » où  parmi d’autres influences, le Mbalax sénégalais engage un flirt avec la rumba congolaise. D’après l’artiste, cet opus de 10 titres relate, dans la majeure partie, son vécu. L’intitulé de l’album, « Dafareer », dédié aux enfants de la rue, a été composé parce que Diama a eu à côtoyer ces enfants laissés pour compte aussi bien au Sénégal qu’en République démocratique du Congo.

Dans ce morceau riche en sonorités, Diama Ndiaye interpelle les parents pour qu’ils prennent en charge leurs enfants. Elle les invite à prendre leurs responsabilités et à ne pas les jeter dans la rue. Un plaidoyer a aussi été fait à l’endroit des autorités sénégalaises pour qu’elles mettent en exécution des mesures idoines pour résoudre cette situation des enfants talibés. Tout comme « Dafareer », certains morceaux tels que  « Touki », « Hommage à Bira », « Rdc-Sénégal », « Chérie na ngai », relatent le vécu de l’artiste. Diama Ndiaye  s’est produite à maintes reprises au Théâtre national Daniel Sorano à travers la troupe « Ballets Rythmes du Sénégal ». Avant de rejoindre en tant que chanteuse et choriste les Orchestres de Bira Guèye et d’Ouza Diallo. Tentée par l’aventure, elle quitta en 1994 le Sénégal. Et depuis lors, Diama Ndiaye mène une carrière  internationale de chanteuse et danseuse dans plusieurs pays, notamment au Portugal où elle s’est établie pendant huit ans, dans la célèbre troupe du Casino d’Estoril. Ses pas la mèneront également en France, où elle collaborera notamment avec le musicien Jean-Pierre Limborg pour l’album collectif « African Perfumes ».

Poursuivant son périple, la chanteuse s’établira ensuite en République démocratique du Congo, puis à Djibouti. Devenue auteur-compositeur-interprète, elle y donne de nombreux concerts, notamment dans les Instituts français de ces deux pays.

Maguette Guèye DIEDHIOU

19 août 2015. Il y a un an, disparaissait le célèbre percussionniste sénégalais Doudou Ndiaye Rose, à l’âge de 85 ans. Hier, ses fils, petits-fils, filles et petites-filles lui ont rendu un hommage digne de l’envergure du tambour-major.


Hier, dès le matin, la journée d’hommage à Doudou Ndiaye a démarré dans une ferveur, par la lecture du Saint Coran, clôturée par une séance de « wazifa ». Selon un de ses fils, Tapha Ndiaye Coumba Rose, c’est de droit qu’ils organisent cet événement. « Je me battrais pour que cette journée soit inscrite dans l’agenda culturel du pays », promet Tapha Ndiaye qui a pu mobiliser 100 batteurs, composés de « Roses » et de « Rosettes », tous pour se rappeler du bon souvenir du grand tambour-major qu’était leur mentor. 

Pour ce premier anniversaire, la famille du tambour-major, ses proches et ses disciples ont revisité son œuvre, afin de la perpétuer et maintenir haut le flambeau qu’il leur a transmis. Sous la houlette de Tapha Ndiaye Rose, une grande procession de 100 percussionnistes, tous formés par le défunt, a été organisée partant des rues de la Médina de Dakar, devant la mairie de la localité, en passant par la Place Vieux Sing Faye (son ami de toujours décédé un jour avant, Ndlr) pour se terminer à la place baptisée Doudou Ndiaye Coumba Rose, devant le siège de la Télévision nationale Rts.

Plusieurs formations artistiques qu’il a créées ou avec lesquelles le grand tambour-major a collaboré, durant de longues années, ont pris part à cet événement. Et comme invités, il y avait les majorettes du lycée John Fitzgerald Kennedy de Dakar, la chorale Julien Jouga, la troupe lébou de danse Mame Ndiaré de Yoff et la troupe Keur Gui Simb avec des danseurs faux-lions.

Serigne Mansour Sy CISSE

Au cours d’une audience accordée hier, aux membres du nouveau bureau de l’Association des écrivains du Sénégal (Aes), le ministre de la Culture et de la Communication s’est fortement réjoui « du dynamisme noté dans la production d’œuvres littéraires dans le pays ».

Mbagnick Ndiaye a réitéré l’engagement du département de la Culture, à « accompagner et à soutenir les écrivains pour le rayonnement du livre et de l’édition au Sénégal ». L’audience accordée à l’Aes conduite par son président, le dramaturge Alioune Badara Bèye, s’est déroulée en présence du directeur du Livre et de la Lecture, Ibrahima Lô. Selon un communiqué de presse, plus d’une vingtaine d’écrivains ont pris la parole pour faire le tour d’horizon du secteur de l’édition et du livre au Sénégal.

Se réjouissant d’emblée de la « disponibilité et du soutien constant » du ministre, le président des écrivains du Sénégal a plaidé pour l’augmentation du budget du ministère en charge de la Culture pour « mieux accompagner les dynamiques culturelles ». Selon le communiqué de presse, le nouveau bureau de l’Aes a fait part à la tutelle d’un certain nombre d’initiatives et de préoccupations dont la mise en place d’une coopérative d’habitat : la cité des écrivains « Kër Xalima », la prise en compte du volet création littéraire dans le Fonds d’aide à l’édition, le lancement du prix Omar Sankaré, entre autres.

S. M. S. CISSE

Mbagnick Ndiaye rend visite au comédien Baye Peulh
Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a rendu visite, samedi 13 août dernier, à El Hadj Omar Bâ, plus connu sous le nom d'artiste de Baye Peulh. Selon un communiqué de presse, le ministre, accompagné d’une délégation dont le directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul, était venu effectué une visite de courtoisie à l’artiste et s'enquérir, par la même occasion, de son état de santé.

Mbagnick Ndiaye a félicité le comédien Baye Peulh pour son talent et ses créations de qualité avec le regretté Makhouradia Guèye, son complice de scène. « L'artiste, ému par cette visite, a remercié l’Etat du Sénégal pour son soutien. Il a, en outre, formulé des prières à l’endroit de son Excellence Monsieur le président de la République », souligne le texte parvenu à notre rédaction."

S. M. S. CISSE

Le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat a poursuivi, hier, à Kaolack, une tournée nationale de visite des chantiers du projet national Large bande Sénégal, entamée par le sud du pays. Cheikh Bakhoum, accompagné par les partenaires chinois de Huawei, a indiqué que la région de Kaolack était largement concernée avec l’installation de la fibre optique sur les axes Kaolack-Keur Ayib et Kaolack-Foundiougne.

Le projet national Large bande Sénégal qui vise un déploiement de 2.500 km de fibre optique pour mailler tout le territoire national en vue d’une couverture en très haut débit se poursuit dans la région de Kaolack. Le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), maître d’œuvre du projet, est venu superviser les chantiers, hier. Cheikh Bakhoum qui avait à ses côtés son partenaire stratégique chinois Huawei, s’est dit rassuré par le niveau d’exécution des travaux dans la région de Kaolack. Deuxième étape de la tournée démarrée par Thiès.

Dans le secteur de la région de Kaolack, il existe deux axes, à savoir Kaolack-Keur Ayib et Kaolack-Foundiougne avec le déploiement de la fibre optique pour le très haut-débit et la couverture de la télévision numérique terrestre. Au total, le projet Large bande va dérouler au total 3.000 km de fibre optique, assurer la connectivité de 300 bâtiments administratifs pour l’intranet gouvernemental ainsi que la construction d’un Datacenter sur le site de Diamniadio.

D’un coût global de 85 millions de dollars Us, cet important programme va assurer, selon M. Bakhoum, le désenclavement numérique du Sénégal. Interpellé sur l’appel de l’Association des maires du pôle Sine-Saloum sur la mise en place d’un Pudc numérique, le directeur général de l’Adie a souligné que ce chantier anticipait largement sur cette demande.

« Aujourd’hui, la volonté du chef de l’Etat est une couverture numérique totale de tout le territoire national. D’immenses efforts ont été faits dans ce sens avec l’Intranet gouvernemental qui permet aujourd’hui une communication par vidéo conférence entre les gouverneurs et les ministres. Avec le projet Large bande, il y aura un large maillage du territoire en termes de connectivité, notamment des zones rurales qui étaient en retrait dans le domaine de la connectivité… », a indiqué le directeur général de l’Adie.

Elimane FALL

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a rendu visite, samedi 13 août dernier, à El Hadj Omar Bâ, plus connu sous le nom d'artiste de Baye Peulh. Selon un communiqué de presse, le ministre, accompagné d’une délégation dont le directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul, était venu effectué une visite de courtoisie à l’artiste et s'enquérir, par la même occasion, de son état de santé.

Mbagnick Ndiaye a félicité le comédien Baye Peulh pour son talent et ses créations de qualité avec le regretté Makhouradia Guèye, son complice de scène. « L'artiste, ému par cette visite, a remercié l’Etat du Sénégal pour son soutien. Il a, en outre, formulé des prières à l’endroit de son Excellence Monsieur le président de la République », souligne le texte parvenu à notre rédaction.

S. M. S. CISSE

La Maison de la culture Douta Seck a abrité, hier, une audition de jeunes artistes organisée par le label « Lions of Africa » d’Abdoulaye Dieng dit Laye Ananas. M. Dieng a annoncé la création d’une école pour permettre à la jeunesse d’avoir un cadre culturel d’expression à même de faire éclore leur talent et de pouvoir en vivre.

Une dame de la vieille garde, dans un état de surexcitation, n’a pas pu résister à la frénésie du tam-tam et la kyrielle de corps ruisselant de sueur qui lui rappelait certainement les années où le sien enchantait les publics. Elle s’en alla, comme une bête blessée en furie, sur le podium pour déverser son trop plein de nostalgie. Les jeunes gens émus exultent. Cela a eu le mérite de la faire revenir à elle. Sous le diktat du tam-tam, les plastiques reprennent leur modelage, les sauterelles sautent, les « acrobates » rivalisent d’agilité, le vieux maître, Abdoulaye Dieng dit Laye Ananas, dans son costume d’apparat, garde sa sérénité. Il en a certainement vu qui atteignent les cieux.

Coumba Ndiaye, jeune fille aux mouvements giratoires délicieux, montre toute la docilité de sa petite carcasse en mêlant danses d’ici et d’ailleurs. Elle est d’une souplesse que seuls son mouchoir de tête et ses mèches aux couleurs du Sénégal sont en mesure de concurrencer. Elle ravit les cœurs. Les passages successifs des corps filiformes sont à la fois amusants et admirables. Donnant l’impression d’être plus à l’aise sur un parquet de basket que sur une piste de danse, ils ont donné une leçon d’habileté aux yeux qui les dévoraient de curiosité. Il en a été ainsi avec le solo électrisé d’un svelte bonhomme aux longs dreadlocks toisant le ciel et levant les mains en signe de triomphe avant l’heure devant un public qui ne s’est point lassé du « Bara Mbaye » et du « musical », danses bien enflammées. Celles-ci demandent davantage d’agilité que des muscles saillants comme ceux de « Socé danseur ».

L’adhésion du public à sa cadence de maître en devenir résulte moins de son corps d’athlète que de sa capacité à en jouir à sa guise comme ce « faux lion » aux allures d’éléphant et à la vivacité d’un lièvre. Il a fallu parfois le tempérer avec son accoutrement coloré qui lui confère la majesté des fauves. Il n’y a que les voix et les splendides mouvements féminins pour le faire fléchir de ravissement.

Les percussionnistes ont également été à la fête. Issa Ndour, plus connu sous le nom de « Issa flûte », un pensionnaire du Théâtre national Sorano, n’a pas fait que montrer ses talents de percussionniste. Il a enchanté le public par ce petit instrument à vent au son harmonieux, la flute. Malgré son apparente désinvolture, il distille des sonorités qui offrent à voir sa large palette. D’autres génies du rythme ont prouvé à Laye Ananas la pertinence de cette initiative de cœur destinée à accompagner des jeunes qui n’ont que leurs passions et leurs talents pour aiguiller et aiguillonner leurs existences.

« Je veux susciter l’espoir de la jeunesse de mon pays et m’ériger en bouclier contre les fléaux de notre temps. Il ne faut pas que le terrorisme atteigne nos petits frères parce que vivant dans le désœuvrement et le renoncement ». C’est pourquoi, après dix ans à l’extérieur à aider des troupes à conquérir d’autres cieux, il a décidé de créer une école de danse et de percussion au Sénégal et de revitaliser son groupe, « Les lions du Sénégal ». Une partie, selon lui, sera embauchée pour permettre aux touristes de découvrir, en venant au Sénégal, plusieurs facettes de la culture sénégalaise. L’autre entité se chargera de la vendre au-delà de nos cieux.

Le comédien Assane Fall, plus connu sous le nom de « Azou le beau », en partenariat avec le label « Lions of Africa » comme d’autres artistes du théâtre, s’est dit heureux de cette initiative d’autant que le rôle de travesti qui a fait son succès lui bouchait l’horizon à cause des pesanteurs sociales. Des troupes casamançaises et gambiennes, des instrumentistes et bien d’autres créateurs figurent également dans le programme de cette audition étalée sur deux jours et qui entretient bien des espoirs.

Alassane Aliou MBAYE

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