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Arts et Culture (1344)

Penc lebou 2016Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a procédé, hier, au lancement officiel des activités de la cinquième édition du Festival mémoire des « Penc » et villages de Dakar, « Ndakaru Demb » (Fespenc). Cette grande manifestation se déroule du 4 février au 28 avril prochain.

C’est parti pour la cinquième édition du Festival mémoire des « penc » et villages de Dakar, « Ndakaru Demb » (Fespenc). Le lancement officiel des activités de ce festival, qui porte cette année sur le thème : « Communauté Lébou et autorités religieuses du Sénégal », a été présidé, hier, par ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr. Ainsi, du 4 février au 28 avril prochain, plusieurs manifestations dédiées aux grands guides religieux de notre pays seront à l’honneur. Cela, dans l’objectif de revisiter la richesse de leur héritage ainsi que les étapes de l’installation des religions révélées au Sénégal. Il s’agit également d’une occasion de revenir sur les relations que  le peuple lébou entretenait avec les différentes   confréries religieuses.

Dialogue islamo-chrétien  
De l’avis d’Abdou Kadre Gaye, coordonnateur du Fespenc, l’objectif du festival est la renaissance de la culture lébou pour l’enrichissement du patrimoine culturel national et le développement économique du Sénégal.  « Il se veut un moment fort de communion et de souvenance du peuple lébou et, au-delà, de tous les habitants de Dakar, du Sénégal et l’Afrique », a-t-il fait comprendre.  Pour le ministre de la Gouvernance locale, le programme prévu sur une période de trois mois, dans le cadre de ce festival, « montre combien la collectivité lébou tient au dialogue islamo-chrétien cher au président de la République, Macky Sall ». Selon lui, évoquer les relations entre la communauté lébou et les familles religieuses, c’est une incitation à la « pratique saine et vraie de la religion ». Mais aussi au retour aux valeurs de tolérance, de partage qui font la fierté de tout Sénégalais. A en croire Abdoulaye Diouf Sarr, ces genres de rencontre participent « définitivement » de la consolidation des liens entre les communautés pour une nation forte et débout au service d’une humanité triomphante. « Sans des communautés ou collectivités fortes et unies autour de leurs symboles, patrimoine et ressources, il serait difficile, pour ne pas dire vain, de prétendre à un Etat fort à même de prendre convenablement le destin de son peuple », a-t-il indiqué, saluant l’exceptionnelle diversité de la culture lébou.

Revenant sur le thème, le ministre de Gouvernance a souligné que les événements vécus à travers le monde montrent sa pertinence et son caractère actuel. « La collectivité lébou est très attachée au vivre ensemble. Tout au long de son histoire, elle l’a montré en faisant preuve d’une grande ouverture envers les autres. Avec les familles religieuses, elle a su nouer de solides relations fondées sur la foi avec toutes les valeurs que celle-ci embrasse », a-t-il rappelé.  A l’initiative de l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad), le   Fespenc, qui s’achèvera le 28 avril prochain, sera aussi un cadre de proposition de pistes de réflexion contribuant à « l’endiguement des dérives multiples de notre époque ».

Ibrahima BA


Angele EtoundiL'artiste photographe Angèle Etoundi Essamba présentera, du 18 février au 30 mars prochain, une exposition sur le thème : « Force & Fierté : 30 ans de photographie de la femme africaine ». Au total, cette exposition regroupera 200 photographies entièrement dédiées à la femme.

Le Musée Théodore Monod de Dakar accueille, du 18 février au 30 mars prochain, l'exposition des œuvres de l'artiste photographe Angèle Etoundi Essamba. Cette exposition rétrospective porte sur le thème « Force & Fierté : 30 ans de photographie de la femme africaine ». Il s'agira de la présentation « inédite » de 200 photographies, prises au cours d'années de travail ininterrompu « passionné et cohérent ».

L'exposition est aussi « inédite », informe un communiqué, en ce sens que c'est pour la première fois en Afrique qu’une femme artiste est mise à l’honneur et présente l’intégralité de son œuvre dans un cadre muséale. Aussi, cette exposition est entièrement dédiée à la représentation de la femme noire. « Ce sera une opportunité, pour l’artiste, d’aller à la rencontre de cette femme africaine si présente dans l’ensemble de son œuvre et aussi l’occasion de rencontrer de jeunes Sénégalais à travers un projet pédagogique destiné à les familiariser avec l’art de la photographie », explique le document. Il ajoute que la scénographie de l’exposition conçue et réalisée par Fodé Camara, en collaboration avec le commissaire Landry-Wilfrid Miampika, propose un parcours photographique au fil de la carrière artistique d’Angèle Etoundi Essamba, faisant ainsi découvrir la richesse et la diversité de son œuvre.

Réflexion sur l'identité de la femme
Angèle Etoundi Essamba est née au Cameroun.  Etudiante en France puis aux Pays-Bas, elle est diplômée de l’Académie de photographie d’Amsterdam. Ainsi, depuis sa première exposition en 1985 à la Maison Descartes d’Amsterdam, son travail est fréquemment exposé dans des musées, institutions, biennales, foires et galeries en Europe, en Afrique, aux Etats-Unis, en Amérique Latine et en Asie. Aussi, apprend-on, ses photographies font partie de plusieurs collections privées et publiques. Pour la critique d'art Joëlle Busca, Angèle Etoundi Essamba est une artiste engagée dans une réflexion sur l'identité de la femme africaine. Ce faisant, depuis près de 30 ans, elle a observé le monde à travers les femmes qu'elle photographie. « Ses images sont empreintes de la volonté absolue de connaître et de comprendre. Sa vision est à la fois esthétique, idéaliste, réaliste et sociétale. Elle rejoint l’esprit de la photographie humaniste avec un fort attachement aux valeurs de communion.

La femme noire constitue l’élément central de son expression artistique. Elle capte avec esthétisme une vision de la femme et de la culture africaine en donnant une nouvelle interprétation de l’Afrique contemporaine », soutient-elle. Selon Mme Busca, le travail d'Angèle rompt avec les représentations stéréotypées des femmes en choisissant de donner à ses sujets sens et grandeur. C'est dans ce sens, avance-t-elle, trois mots clés définissent l’œuvre d’Angèle Etoundi Essamba. Il s'agit de la fierté, de la force et de la conscience de soi.

Ibrahima BA


« Le Sénégal sur la liste du patrimoine mondial (convention 1972) : situation, tendances, enjeux ». C’est la thématique qui a été introduite, hier, par le Pr Hamady Bocoum dans le cadre d’un séminaire de recherche. Pour le directeur de l’Ifan/Cheikh Anta Diop, il nous faut une « vision holistique » pour sauvegarder et gérer notre patrimoine.

Le patrimoine naturel, culturel ou mixte doit être l’affaire de tout le monde. C’est l’avis du directeur de l’Ifan/Cheikh Anta Diop, Pr Hamady Bocoum, qui a introduit, hier, un cours sur « Le Sénégal sur la liste du patrimoine mondial (Convention 1972) : situation, tendances, enjeux », dans le cadre d’un séminaire de recherche. L’ancien directeur du Patrimoine national a d’abord précisé que le Sénégal a initié très tôt une politique patrimoniale ancrée dans nos traditions. Il s’agit de la loi 71-12 du 25 janvier 1971 fixant le régime des monuments historiques, antérieure à la Convention 1972.
« Beaucoup de pays africains n’ont eu des lois sur le patrimoine que ces dernières années et se sont inspirés de notre loi », a-t-il dit. Pour le Pr Bocoum, l’idée de la création d’un mouvement pour la protection des sites est née après la Première guerre mondiale. Sur les 89 sites africains inscrits au patrimoine mondial, le Sénégal en dispose 7, précise le chercheur. Il s’agit de Gorée (1978), de Niokolo Koba (1981), Djoudj (1981), Saint-Louis (2000), Mégalithes de Sénégambie (2006), Delta du Saloum (2011) et Pays Bassari (2012). En Afrique, l’Algérie occupe la première place. Alors que le Sénégal est la tête de pont en Afrique de l’Ouest.
Toutefois, relève-t-il, il faut verser dans « l’auto-flagellation ». « Nous avons besoin des synergies fortes qui exigent beaucoup de modestie et de générosité. Des partenaires de tous ordres pour construire des modèles de patrimoines », a ajouté M. Bocoum, précisant que « l’Afrique constitue le futur de la faune. Il y a des impératifs à régler ». Selon lui, l’inscription des sites au patrimoine mondial de l’Unesco ne doit pas être perçue comme un « prestige » ou un « obstacle au développement » mais plutôt comme un atout.

Mariage tourisme et culture
Pour cela, dit-il, « il faudrait des compromis intelligents pour procéder à des aménagements du territoire ». Par ailleurs, a regretté le directeur de l’Ifan, jusqu’à présent, « nous ne parvenons pas à inscrire le patrimoine au service du développement ».  Dans d’autres endroits à travers le monde, constate-t-il, le développement du tourisme suit celui du patrimoine. « Au Sénégal, nous n’avons pas encore réussi le mariage entre le tourisme et la culture », déplore le Pr Bocoum.
Pendant ce temps, on retrouve sur la liste indicative du Sénégal, élaborée en 2005, des sites comme l’Aéropostale, l’Architecture rurale de Basse Casamance, le parc national des îles de la Madeleine, les escales du fleuve Sénégal, les tumulus de Cekeen, le Vieux Rufisque et le Lac Rose. Pour ces sites, explique-t-il, le Sénégal peut bâtir un dossier et le présenter au Centre du patrimoine mondial de l’Unesco pour leur inscription au patrimoine mondial. La conviction du conférencier est que pour préserver et classer encore des sites au patrimoine mondial, il faut que l’Afrique et particulièrement le Sénégal change d’approche de Vue (valeur universelle exceptionnelle), notamment l’administration du bien, le budget etc.

Trouver le bon équilibre
Pour ce faire, explique-t-il, il faut procéder à des inventaires des ressources pour de nouvelles nominations, des inventaires rétrospectifs des ressources naturelles et culturelles pour les anciennes nominations, à l’élaboration de plans d’aménagement respectueux de la Vue, au dépôt par l’Etat partie, d’un engagement à informer et à associer le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco (Cpm) à toutes les initiatives allant dans le sens de l’exploitation des sources inventoriées, la mise en place d’un fonds de préservation de la Vue, trouver le bon équilibre entre le besoin d’aménagement et celui des terroirs etc. « Ensemble faisons échec au syndrome des « 3 D », c’est-à-dire au déséquilibre, au discrédit et à la disqualification. Notre contribution au patrimoine universel de l’humanité est la somme de nos actions présentes », relève le directeur de l’Ifan.
Dr Moustapha Sall, enseignant à l’Ucad, a déploré l’absence d’articulation entre la recherche et le développement. Alors que le Pr Ibrahima Thiaw de la direction de l’Archéologie de l’Ifan est d’avis que pour certains pays, le classement au patrimoine mondial est une « affaire de prestige. C’est inquiétant ». Il a ainsi plaidé pour un impact de l’aménagement des sites sur la vie des populations. Annie Jouga, adjointe au maire de Gorée, pense, quant à elle, qu’il faut intégrer l’enseignement du patrimoine à l’école eu égard aux enjeux de l’heure. Le conseiller technique au ministère de la Culture et de la Communication, Moustapha Tambadou, a, de son côté, insisté sur l’urgence de l’exploitation du potentiel économique et touristique des sites. Le Pr Bocoum reste convaincu, compte tenu que le patrimoine relève d’une question de souveraineté, que « les pays doivent avoir les moyens de leurs ambitions. Il faut avoir une vision holistique pour régler les difficultés du patrimoine ». L’heure est venue au Sénégal, soutient-il, « d’arrêter de réinventer la roue ».

NIOKOLO KOBA : Un patrimoine mondial en péril
Le directeur de l’Ifan, Pr Hamady Bocoum, a déploré, hier, le fait que la réserve écologique de Niokolo Koba soit inscrite sur la liste du patrimoine mondial en péril depuis 2007. Il s’exprimait, hier, au cours d’un séminaire scientifique, organisé à l’Ifan sur « Le Sénégal sur la liste du patrimoine mondial (Convention 1972) : situation, tendances, enjeux ».
Les facteurs liés à ce déclassement du site sont liés, selon l’ancien du directeur du Patrimoine national, à un certain nombre de dysfonctionnements. Au rang desquels on peut citer la divagation des animaux, la baisse drastique d’une grande faune, les zones amodiées, le braconnage etc. « C’est un problème complexe auquel les responsables du service des parcs du pays sont confrontés », a-t-il déploré. A l’en croire, la Direction des parcs nationaux a consenti beaucoup d’efforts en aménageant des plans d’eau et en arrêtant la dégradation. Il estime que si on continue sur cette dynamique, le Sénégal va réinscrire Niokolo Koba au patrimoine mondial d’ici quelques années.
Tandis que le Lac Rose et le Parc national des îles de la Madeleine, selon l’ancien directeur du Patrimoine national, figurent sur la liste du patrimoine national en péril à cause des effets de l’urbanisation galopante. « La partie continentale du Parc national des îles de la Madeleine, regrette-t-il, a été détruite et remplacée par un hôtel ». C’est le même constat pour le Lac Rose du fait des lotissements et de « l’exploitation sauvage ». En l’état, a estimé le Pr Bocoum, « aucun expert ne peut inscrire ces deux sites au patrimoine mondial ». S’agissant du Delta du Saloum, il souligne qu’il faut reprendre tout le processus, alors que le dossier était en phase d’aboutissement.

Souleymane Diam SY

La Maison de la Culture Douta Seck abritera, ce vendredi et samedi, la deuxième édition du Festival Dakar-Gorée Jazz. Cet événement culturel se veut une réponse au besoin de positionnement de la destination Dakar.

Après une « belle » réussite en 2015, la deuxième édition du Festival Dakar-Gorée Jazz revient cette année avec une programmation à couper le souffle. Face à la presse mardi dernier, le président du festival, Amadou Koly Niang, a indiqué que l’innovation, pour cette édition, sera surtout la qualité du spectacle qui sera proposé. Près d’une trentaine d’artistes d’ici et d’ailleurs prendront part à cet événement culturel qui veut, cette année, rendre un vibrant hommage à l’historien Cheikh Anta Diop. L’objectif de ce festival est de contribuer à la valorisation du patrimoine culturel et historique, lequel offre d’intéressantes possibilités de connaissance et une bonne promotion du tourisme.
Selon les initiateurs de la manifestation, la « légitimité et la pertinence du Dakar-Gorée Jazz Festival se fondent, ainsi, dans la convergence des créations artistiques et des initiatives de promotion touristique pour renforcer et garder le rang de la capitale sénégalaise comme principale destination en Afrique de l’ouest ». Mais aussi une ville de rencontres internationales de tout ordre.  
« Dakar a toujours ambitionné d’être une ville à vocation touristique et pourtant, il n’y a guère de manifestations culturelles majeures purement touristiques, en dépit des nombreuses possibilités et opportunités qui lui sont offertes », lit-on dans un document remis à la presse.
Pour le président du festival, « Dakar-Gorée Jazz Festival » est un événement majeur inscrit dans le calendrier culturel du Sénégal. C’est également une réponse au besoin de positionnement de la destination Dakar.
Durant ce festival, a expliqué René Guèye, membre du comité d’organisation, une large part sera accordée aux artistes locaux. C’est dans cette optique que des artistes comme Cheikh Tidiane Tall, Idrissa Diop ainsi que des groupes comme l’Orchestre national du Sénégal, le Groupe Doudou Ndiaye Rose et Sing Sing…vont se relayer sur scène. Par rapport aux artistes étrangers invités, les spectateurs peuvent s’attendre à la prestation du bassiste Essiet Okon Essiet, du saxophoniste, flûtiste, clarinettiste, Jay Rodriguez, du pianiste Benito Gonzales ou du batteur Craig Holiday Haynes. Toujours dans le cadre de ces manifestations, une conférence sur l’évolution de la musique jazz et le « Black history month » est prévue aujourd’hui.  
Les activités de cette deuxième édition de « Dakar-Gorée Jazz Festival » seront clôturées par un pèlerinage au village natal de Cheikh Anta Diop, Thieytou, dans la région de Diourbel.

Ibrahima BA


Dix ans après  avoir adopté la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, le Sénégal vient de procéder à l’installation  officielle du comité chargé de la rédaction du rapport  de ladite convention.

En marge de la cérémonie de restitution de l’inventaire des musiques traditionnelles du Sénégal, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a procédé à l’installation officielle du comité national de rédaction du Rapport périodique quadriennal de la Convention 2005 de l’Unesco.  Ce comité dont  la présidence est assurée par   Rémy Sagna,  directeur de Cabinet du ministre de la Culture, est composé de plus d’une vingtaine de membres issus des différents départements du ministère et d’acteurs des autres secteurs.
Adoptée en 2005 par le Sénégal, la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a pour  « objectif  principal  de sauvegarder  les pratiques, représentations, expressions, savoirs et savoir-faire que les communautés, les groupes et, dans certains cas, les individus reconnaissent  comme faisant partie  de leur patrimoine ».  La  Convention  a été adoptée en 2003 par la Conférence générale  de l’Unesco et « reconnait la nécessité de soutenir un type de manifestations et d’expressions culturelles qui n’avait jusque-là pas bénéficié d’un cadre légal et programmatique ».
D’après Moustapha Tambédou, expert culturel et point de contact de la Convention 2005, par ailleurs Rédacteur général  au sein du comité national,  le Sénégal n’avait pas encore rédigé son rapport quadriennal alors qu’il  a  adopté la convention de l’Unesco depuis déjà 10 ans. Le délai fixé par cet organisme international pour la rédaction du rapport est arrêté au 30 avril 2016. Toutefois, a expliqué M.Tambédou, « le comité va essayer de se réunir pour répartir le travail  et  ainsi élaborer son calendrier de manière que tout soit terminé avant  cette  date ».
Pour rappel,  le Sénégal a joué un rôle déterminant dans la mise en place de la Convention  sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Pour le directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul, l’absence de rapports quadriennaux, avait mis notre pays, dix ans après l’adoption, dans une situation inconfortable… Par ailleurs, a-t-il tenu à préciser, en dépit de l’absence d’une référence explicite, notre pays a souvent veillé  à articulé sa politique culturelle à la Convention.  « La rédaction et la transmission  du rapport  quadriennal national pourraient nous conduire à un bilan opérationnel de notre action en matière de protection et de promotion de la diversité  des expressions culturelles », déclaré M. Koundoul.
De son côté, le ministre de la Culture et de la Communication a indiqué qu’avec  cette  convention l’économie  est d’abord au service de l’artiste lui-même.  
D’après l’Unesco, le patrimoine culturel donne un sentiment d’identité et d’appartenance, liant «notre » passé  à notre avenir  par l’intermédiaire du présent.  Ainsi sa compréhension des communautés différentes contribue au dialogue interculturel et encourage le respect mutuel.

I. BA


Sahite S Samb DG SoranoL’audition d’artistes pour le renforcement du personnel artistique du Théâtre national Daniel Sorano a été une occasion pour interpeller le directeur général du Théâtre sur les perspectives de son institution pour l’année 2016. Dans cette interview, Sahite Sarr Samb dresse le bilan des activités qui ont marqué le Cinquantenaire de Sorano. Non sans évoquer de riches programmes prévus au courant de l’année 2016.

Quel bilan tirez-vous du Cinquantenaire du Théâtre national Daniel Sorano célébré récemment ?
Avant de faire le bilan, permettez-moi de revenir sur l’esprit de départ du Cinquantenaire. Ce théâtre a été inauguré le 17 juillet 1965 par le président-poète Léopold Sédar Senghor, dans une optique bien précise. Il fallait préparer le Festival des arts nègres, de 1966, mais aussi le théâtre devait être le creuset de la culture sénégalaise par rapport au projet culturel du président Senghor adossé sur l’enracinement et l’ouverture. C’est après une trajectoire de 50 ans de vie artistique que nous avons jugé nécessaire, en 2015, nous arrêter pour regarder en arrière, analyser là où nous en sommes et essayer de nous projeter vers l’avenir. Autant il y a eu du succès, autant, présentement, le théâtre traverse des difficultés d’ordre conjoncturel et structurel.  Donc, c’était le lieu de pouvoir mettre le focus sur le théâtre et montrer ces difficultés auxquelles il est confronté. Dans l’esprit, nous n’avons pas voulu être dans une date fixe de l’année 2015, mais dans toute l’année durant avec plusieurs activités qui se sont déroulées. Le lancement a eu lieu avec la Journée mondiale de la femme car nous voulions rester dans la symbolique des différentes journées nationales qui existent.  Ainsi, les autres activités se sont déroulées lors de la Journée mondiale du théâtre, celle de la danse et celle sur la diversité culturelle. Nous avons même pu réaliser le carnaval sur la diversité culturelle au Sénégal. Car Sorano est la vitrine de la diversité culturelle au Sénégal. Hormis le colloque prévu en novembre que nous n’avions pas pu tenir, tous les autres événements retenus dans le cadre du programme du Cinquantenaire ont pu être réalisés. Des formations dans le domaine des arts scéniques et dans le domaine technique en relation avec des professionnelles du Sénégal et celles de l’extérieur ont également marqué le cinquantenaire du théâtre.

Quels sont les programmes phares prévus pour l’année 2016 à Sorano ?
Il est prévu, toujours dans cet esprit du cinquantenaire, une exposition sur la trajectoire artistique de Sorano. Nous avons tous les éléments de l’exposition, il ne reste plus qu’à trouver une date pour monter cette exposition. Vu qu’en 2016 il y aura la Biennale des arts, nous envisageons de faire cette exposition lors des manifestations « Off » de la biennale. Ainsi, nous aurons une opportunité, une plateforme de démonstration de cette histoire de Sorano, et surtout de pouvoir profiter de la présence de plusieurs hommes de culture et d’artistes qui seront à Dakar durant les mois de mai et juin 2016. Dans le programme habituel de Sorano, il y a trois productions qui sont en préparation.

Dans la reprise des éléments de notre répertoire, il y a la pièce de théâtre intitulé « Pot de vin », qui est une stigmatisation de la corruption très actuelle dans notre pays que nous comptons présenter. En reprenant la pièce, nous voulons lutter contre la corruption en sensibilisant les populations. Le lancement symbolique est prévu dans les activités marquant la célébration de la Journée de la femme.

Ceci pour deux raisons. Dans cette pièce, le rôle principal est joué par une femme. De même, le metteur en scène qui est de Sorano est également une femme. Aussi, avons-nous prévu pour la Fête de l’indépendance du 4 avril un spectacle de fusion qui va intégrer toutes les entités du Théâtre national Daniel Sorano. Il s’agit notamment du ballet national « La Linguère », la Troupe nationale dramatique et l’Ensemble lyrique traditionnel. Ils vont se produire dans le style « Xawaré » qui représente les traditions de Sorano dans une production intitulée « Indépendance Tey ». Pour une première partie, nous y montrerons la trajectoire vers l’indépendance et la deuxième partie traitera du combat vers l’indépendance avec les syndicalistes, les intellectuels et les étudiants entre autres.

Nous souhaiterions également organiser de grandes productions, mais les difficultés financières auxquelles nous sommes confrontées nous empêchent de les faire. C’est d’ailleurs l’occasion pour moi de lancer un appel aux autorités pour augmenter la subvention afin de pouvoir réaliser ces grandes productions qui pourront être présentées aussi bien au Sénégal qu’à l’échelle internationale.

Qu’est-ce qui a motivé l’organisation, cette année, de l’audition d’artistes ?
Depuis mon accession à ce poste de directeur général, j’ai pensé qu’il fallait revenir sur l’orthodoxie de fonctionnement du théâtre. Pour un théâtre, il y a toujours une commission artistique, c’est même dans le décret de Sorano qui est le seul organe qui est habilité à juger de l’opportunité d’intégrer un artiste dans Sorano.  Mais j’ai trouvé que cette commission artistique est restée longtemps sans fonctionner dans les règles de l’art.  A cela s’ajoute beaucoup de départ, car il y a la mobilité des artistes, particulièrement dans le ballet. Nous avons perdu un certain nombre d’artistes très talentueux. Donc, il fallait, l’un dans l’autre, créer cet espace, moment pour pouvoir déceler des jeunes qui pourront venir et apporter du sang neuf au théâtre. Il faut reconnaître que nous avons veillé, pour l’audition du ballet et de l’Ensemble lyrique traditionnelle, à associer   tous les jeunes Sénégalais. Pour ce faire, nous avons ratissé large pour que personne n’en ignore puisse participer. Avec ces deux auditions, on arrivera à relever les défis car seuls les jeunes peuvent relever les défis, surtout que la carrière artistique d’un danseur n’est pas élastique. Elle est limitée dans le temps, il faut être jeune pour danser. D’où l’intérêt de renouveler. L’audition a aussi porté sur le chant et la musique traditionnelle. Au niveau de la Troupe nationale dramatique, nous n’avons pas fait d’audition pour cette simple raison que nous avons un noyau de 10 éléments qui peuvent nous permettre de monter des spectacles avec une distribution acceptable.

Propos recueillis par
Maguette Guèye DIEDHIOU


La linguere BalletSeuls 25 artistes danseurs, âgés tous entre 18 et 30 ans sur 40 postulants, ont été retenus pour passer l’audition, jeudi dernier, pour le renforcement du personnel artistique du ballet national « La Linguère » du Théâtre national Daniel Sorano. Le jury composé de la directrice du ballet, Ndèye Bana Mbaye, du directeur général du Théâtre Sorano, Sahite Samb, des anciens Soraniens et metteurs en scène, Seyba Lamine Traoré, Jean Pierre Leurs, entre autres, devra choisir seulement 4 nouveaux artistes danseurs.

Ce jeudi 28 janvier, ils étaient nombreux les artistes danseurs à se présenter à l’audition organisée par le Théâtre national Daniel Sorano pour renforcer le personnel artistique du ballet « La Linguère ». Hommes et femmes, tous âges confondus, sont venus de presque toutes les régions du Sénégal (Dakar, Louga, Ziguinchor, Saint-Louis, Tambacounda et Kaolack) pour rivaliser d’ardeur par leur talent de danseur professionnel. L’objectif est d’être admis, in fine, dans le ballet national « La Linguère ».

Au départ, ils étaient une quarantaine de danseurs. Mais avec l’âge avancé de certains candidats, seuls 25 ont été finalement retenus pour passer l’audition. Regroupés, dans un premier temps, dans une petite salle, les danseurs étaient soumis à un petit exercice préparatoire avant de joindre un à un la grande salle de spectacle du Théâtre national Daniel Sorano pour, cette fois-ci, passer directement à l’audition. Dans cette petite pièce qui sert également de coulisses, des banquettes y sont installées et les danseurs attendent avec impatience leur passage à l’audition. Ce cadre d’attente a servi d’espace pour des danseurs de s’y mouvoir. Ils y esquissaient des pas de danse en guise de préparation à l’audition.

C’est le cas du danseur Amadou Lamine Sow, plus connu sous le sobriquet de Pie. Surpris exécutant ses pas de danse endiablés et d’acrobatie, Amadou Lamine Sow semble tout à fait prêt pour cette audition. « Je suis danseur dans la compagnie « Africanum » où nous essayons de développer un style de danse qui s’appelle « afro pop », un mélange de danse traditionnelle, moderne et hip hop. C’est un style de danse du genre de la capoera », informe-t-il.

Après plusieurs prestations dans des festivals de danse comme Kay Fecc, le ballet Maurice Béjart etc., cet originaire de Kaolack confie vouloir se professionnaliser davantage à la danse, sa passion. « J’ai voulu participer à ce casting pour que je puisse intégrer le ballet national afin de me professionnaliser et ainsi proposer le style de danse de notre compagnie qui est l’afro pop », dit-il. Si pour Amadou Lamine Sow, l’heure est à la répétition, pour Ndeye Lissa Mané et Astou Diop, toutes deux pensionnaires du ballet « Diaman » de Grand-Yoff, il faut échanger, discuter, faire passer le stress et surtout s’interroger sur ce qui les attend réellement pour cette audition. Assises côte à côte, elles papotent et cherchent à s’encourager mutuellement pour faire passer le temps et le stress.


Se professionnaliser à Sorano
« J’assiste à cette audition pour tenter, à nouveau, ma chance pour ce métier de danse que j’aime et exerce depuis 2003 », indique Ndèye Lissa Mané. A l’en croire, à chaque fois qu’il y a un casting pour la danse, elle n’hésite pas à poser sa candidature. Pour Astou Diop, elle a toujours rêvé d’évoluer dans le ballet national « La Linguère ».  «Le théâtre national Daniel Sorano est une école où des danseurs comme nous peuvent davantage se professionnaliser. En plus, le théâtre Sorano nous permet de connaître notre culture dans sa diversité et nous apprend le comportement à adopter en tant qu’artiste », soutient cette habitante de  Usine Niarry Tally. Astou Diop dit avoir fait ses premiers pas de danse à l’âge de 10 ans.

Devant un jury expérimenté composé pour l’essentiel de 12 membres, les jeunes danseurs âgés tous entre 18 et 30 ans ont rivalisé de leur talent de danseurs à travers des prestations de pas danse de divers ethnies du Sénégal. De la danse wolof « sabar back », « thiéboudiène » ou « fass », en passant par les danses diola, mandingue, sérère et le diembé (lamba et domeba). Sans oublier la culture générale et l’improvisation sur mouvement en danse moderne.

Rien n’a été laissé au hasard par les membres du jury pour tester la capacité et le savoir-faire de ces danseurs dont le seul objectif est d’être  bien  noté pour être admis  au  ballet « La Linguère » du Théâtre national Daniel Sorano. Selon la directrice du ballet national, Ndèye Bana Mbaye, ils ont jugé nécessaire de faire cette audition pour repeupler et apporter du sang neuf à ce ballet.

Ouverture aux régions
A l’en croire, la dernière édition date de 2013 et n’avait pas connu cette ouverture au niveau des régions. « C’est le nouveau directeur général du Théâtre national Daniel Sorano, Sahite Samb qui nous a instruit à organiser cette audition avec cette particularité de l’ouvrir à tous les artistes danseurs qui évoluent dans les autres régions du Sénégal et ainsi éviter le favoritisme », dit-elle.

D’après la directrice du ballet, une quarantaine de candidats se sont présentés mais 25 ont été retenus en raison de la limite d’âge qui était de 30 ans. « En danse, plus nous avançons en âge, nous accumulons certes de l’expérience, mais moins la force y est », argue-t-elle. Précisant que sur les 25 danseurs qui ont eu à passer l’audition, seuls 4 femmes et 4 hommes seront sélectionnés pour intégrer le ballet. « Comme autres artistes retenus pour cette saison, il y aura aussi un batteur et un choriste. Leur audition est prévue pour le mardi prochain », informe Mme Mbaye. Et d’ajouter : « Lors de cette audition, nous avons testé la capacité et le savoir-faire de la danse des candidats à travers la culture générale, le chant et des pas de danse de différentes ethnies pour ainsi répondre à l’exigence de cette diversité culturelle et ethnique du Sénégal. Certes, ils ont tous rivalisé de talent, mais force reste aux membres du jury qui vont trancher ».

Toutefois, Ndèye Bana Mbaye déplore les lacunes notées chez ces jeunes dans la pratique de leur danse. Pour elle, c’est un problème d’encadrement qui se pose. « J’avoue que les anciennes que nous sommes ont eu plus de chance que les jeunes par rapport aux formateurs que nous avons eus et à l’authenticité incontestée de nos danses. Aujourd’hui, dans la pratique de leur danse traditionnelle, les jeunes ne sont plus authentiques. En réalité, la danse perd de plus en plus de son authenticité pour ne laisser la place qu’à des phases, des clés », déplore-t-elle. Prenant exemple sur « Ya ngab », Mme Mbaye souligne que cette danse, pratiquée à l’époque par les Lougatois et les Saint-Louisiens, est aujourd’hui méconnue de la jeune génération. « La preuve, aucun candidat à l’audition n’a pu esquisser les pas de cette danse », regrette-t-elle.

Par Maguette Guèye DIEDHIOU


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Sunu Natal PhotoOuverte depuis le 7 décembre dernier, la première édition du « Nataal challenge » se plongera jusqu’au 28 février prochain. L’objectif de ce concours est de faire la promotion de la photographie artistique et celle de la destination du Sénégal.

« Taaru Senegal » (Beauté du Sénégal) est le thème de cette première édition du « Nataal challenge ». Ce concours national de photographie, ouvert depuis le 7 décembre et ce jusqu’au 28 février prochain, a pour objectif principal de faire la promotion de la photographie artistique. Mais également la destination de notre pays via la découverte de notre patrimoine culturel par le biais des images. Il est ouvert gratuitement à toute personne de nationalité sénégalaise et ayant résidé dans ce pays au moins un an. Selon un communiqué, les candidats devront faire parvenir une à trois photos maximum, au format numérique sans signature.

Les photos devront comporter un titre, le lieu et la date de prise de vue. Les images envoyées par les participants seront collectées et traitées par un jury de 8 membres composé de photographes expérimentés ainsi que de d’autres personnalités issues du milieu artistique. « La primeur sera attribuée à la photographie la plus originale représentant le mieux la beauté et la culture du Sénégal et les récompenses seront attribuées lors d’une grande cérémonie de remise de lots accompagnée d’une exposition de l’ensemble des œuvres sélectionnées. » Toujours d’après cette même source, à l’issue de la délibération, le jury déterminera les 25 photos nominées qui participeront à l’exposition collective ainsi que les 15 gagnants du concours qui seront récompensés par des lots.

Le concours national sur la photographie est à l’initiative du club de photo « Sunu Nataal ». Il s’agit d’un collectif de photographes créé en 2010 et qui rassemble des professionnels et des amateurs unis par une passion commune : celle des images. Depuis sa mise en place, « Sunu Nataal » a eu à mener beaucoup d’activités. C’est ainsi qu’il a organisé en avril 2015, à la Galerie nationale, une exposition photographique intitulée « Dakar en image ».

L’Association tient également des randonnées photo tous les premiers samedi du mois à la « chasse de l’image ». A cela, s’ajoute des ateliers de partage et d’échanges, des séminaires de formation, des expositions.

Ibrahima BA


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Patrimoine goreeUn centre de documentation sur l'esclavage verra bientôt le jour à Gorée. C'est du moins ce qui ressort de l'audience entre le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, et une délégation de la Coalition internationale des sites de conscience mandatée par la fondation Ford. Laquelle a déjà débloqué 1 million de dollars pour les travaux de réhabilitation. L'Etat du Sénégal paiera la contrepartie estimée à 800.00 dollars.

Le Centre de documentation, informe un communiqué, va abriter des expositions, des conférences et des vidéo conférences. La Fondation Ford a confié le projet à la Coalition internationale des sites de conscience dont est membre la Maison des esclaves de Gorée. Selon toujours cette même source, le ministre de la Culture et de la Communication a exprimé toute la satisfaction du gouvernement et engagé ses services techniques notamment la Direction du patrimoineculturel à veiller à la bonne mise en œuvre de cet important projet qui participe à une meilleure connaissance du public sur la traite transatlantique. «Ce projet bénéficiant du soutien de l’Unesco est d’une importance capitale d’autant que l’île de Gorée est classée Patrimoine mondial de l’humanité». D'après le document, la Fondation Ford a déjà procédé à la réhabilitation et à l’équipement informatique de la Maison des Esclaves en 2010 pour un montant de 60.000 dollars.

L'audience avec Mbagnick Ndiaye a eu lieu mardi dernier, en présence du directeur de cabinet du ministre, du directeur du patrimoine culturel et du Conservateur de la Maison des esclaves. La délégation était composée de Doudou Diène, président du Conseil d’administration, de la directrice et de la responsable des programmes de la Coalition.

Le Centre de documentation sur l'esclavage de Gorée sera installé dans le bâtiment Victoria Albis (Ex-Musée Henriette Bathily).

I. BA


Troupe LiaoningDans le cadre de la célébration de la fête du printemps chinois, l’ambassade de la République populaire de Chine à Dakar a présenté, lundi dernier, au Grand Théâtre national, un spectacle de la troupe artistique de la province de Liaoning. Une prestation riche en couleurs, qui a permis au public de se plonger dans la richesse culturelle chinoise.

C’est un spectacle à couper le souffle qu’a présenté, lundi dernier, la troupe artistique de Liaoning, une province du nord-est de la République populaire de Chine. Dans une ambiance d’effervescence, elle a assuré, durant plus de deux tours d’horloge, une prestation de haute facture. Entre acrobatie, chants, danse et spectacles marionnette, le public hybride du Grand Théâtre national a vécu, le temps d’une soirée, au rythme de la diversité culturelle chinoise.

Les différentes formes de danse présentées ont fait parler le talent de cette troupe créée depuis 1960. Elle a, dans une atmosphère riche en couleurs, revisité beaucoup de chants populaires de l’Empire du Milieu. Par exemple, dans l’interprétation de la danse de la vie, du paysage, la troupe a su, dans ses secrets, plonger le public dans un univers exquis où l’on a l’impression de sentir le parfum des fleurs, les chants et mouvements de la nature. D’ailleurs, ce spectacle imite avec précision les merveilles de la nature, l’éclosion de bourgeons, le mouvement du feuillage, la marche des oiseaux. C’est une sorte dialogue, une communion qui s’installe entre l’homme et la jungle dans une complexité déconcertante.

L’art de dompter le corps
Dans le spectacle, toute les formes de danse présentées, aussi riches et que variées, ont reçu l’enchantement du nombreux public venu répondre présent à l’appel du peuple chinois. Mais le spectacle, ce n’était pas seulement les danses et les chants, l’acrobatie y a aussi occupé une place de choix. Elle a su montré tout l’attachement que les habitants de la Chine accordent à cette discipline alliant dextérité et sagesse dans l’art de dompter le corps.

A l’initiative de l’ambassade de la République populaire de Chine à Dakar, ce spectacle s’inscrit dans le cadre de la célébration de la fête du printemps mais aussi du nouvel An chinois qui démarrera dans deux semaines.  Pour l’ambassadeur, Zhang Xun, l’année 2016 porte, dans le calendrier chinois, le signe du singe qui symbolise la sagesse, la loi et l’innovation.

Il a rappelé la solidité des relations existant entre les deux pays, se développant à la lumière des accords importants paraphés à l’image du Grand Théâtre national, du Musée des civilisations noires, l’Autoroute « Ila Touba »… Se félicitant de la coopération culturelle avec le Sénégal, M. Xun a indiqué que son pays va continuer à renforcer les valeurs amicales et d’intégration. Par ailleurs, il a réaffirmé l’appui de la Chine pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) dans l’objectif de réaliser le développement commun.

De son côté, le directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Communication a indiqué que le spectacle présenté contribue au renforcement de la coopération et l’échange culturels entre les deux peuples. Selon Rémy Sagna, le gouvernement accorde une grande importance aux échanges culturels avec la Chine, et les relations culturelles doivent être hissées à la hauteur des liens de coopération économique entre Dakar et Pékin. Toujours dans cette même dynamique, M. Sagna a souligné que l’ouverture prochaine du Musée des civilisations noires et la création du Centre culturel chinois constituent des éléments qui vont contribuer à l’ancrage des liens de coopération entre les deux pays.

« Les Sénégalais n’ont pas la prétention d’avoir une histoire aussi ancienne que les Chinois, mais ils savent qu’ils partagent avec eux une certaine propension à l’universalité. Nos deux peuples sont pétris de culture et d’histoires », a avancé le directeur de cabinet du ministre de la Culture, invitant à veiller à la pérennité des relations.

Ibrahima BA


Musee C N cles 2Le Musée des civilisations noires, construit à Dakar grâce à la coopération de la Chine, sera inauguré en novembre prochain. Le ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye, l'a révélé hier, lors de la réception des clés de cette importante infrastructure des mains du vice-ministre chinois du Commerce, en séjour à Dakar.

Le Musée des civilisations noires, construit près du centre-ville de Dakar, grâce à la coopération avec la Chine, sera inauguré en novembre prochain. D'une superficie totale de 13.785 m2 sur 4 niveaux, ce nouveau musée, comprenant des salles d’expositions, une salle de conférence, un auditorium de 150 places, des locaux administratifs, un atelier de conception des expositions, un espace polyvalent, des réserves, est appelé à devenir, sous peu, le foyer de résurrection et d’épanouissement des civilisations noires de l’Afrique.

« Ce musée est l'aboutissement d'un rêve vieux maintenant de plus de 50 ans. En effet, c'est au sortir du premier Festival mondial des arts nègres de 1966 que l'idée de sa création s'est imposée à tous. Le Président Senghor en fit alors un objectif prioritaire dès 1974 », a rappelé Mbagnick Ndiaye.

Mais, souligne le ministre de la Culture, malgré les premières esquisses avec l’appui de l’Unesco et des plus grands spécialistes de musées de l'époque, le projet fut malheureusement abandonné faute de financements. C'est seulement en 2009, rappelle M. Ndiaye, que l'espoir est revenu grâce à la coopération chinoise.

« Ce bel édifice d'une superficie fonctionnelle de plus de 14.000 m2 est incontestablement le plus important en Afrique de l’Ouest. Quant à son objet, il est unique car visant explicitement la célébration des civilisations du monde noir dans une perspective de dialogue des civilisations », a indiqué le ministre de la Culture.

Musee C N cles 1Pour relever le défi du fonctionnement et la maintenance de la nouvelle infrastructure, Mbagnick Ndiaye a rassuré que l’équipement est en place. En effet, remarque M. Ndiaye, comme le Grand Théâtre, fruit de la coopération avec la Chine,  le Sénégal compte sur l’accompagnement chinois pour la mise à disposition de missions techniques pour encadrer les techniciens nationaux et faciliter le transfert technologique.

A cet effet, le vice-ministre chinois du Commerce a évoqué la tenue prochaine d’un atelier pour soutenir le Sénégal dans la gestion de l’infrastructure du musée. A l’occasion, Qian Keming a souligné le dynamisme des relations entre la Chine et l’Afrique, dans les domaines des infrastructures, des investissements, de la santé publique, des relations humaines, commerciales etc.

En remarquant la place et le rôle du Sénégal en Afrique, M. Keming a affirmé que ce musée permettra désormais d’exposer à Dakar les richesses des civilisations noires. La coopération entre la Chine et le Sénégal, a dit le vice-ministre chinois du Commerce, a permis, ces dernières années, la construction d’ouvrages comme le Grand Théâtre de Dakar, l’Hôpital des Enfants à Diamniadio, des écoles, des stades, etc. Son pays, a-t-il ajouté, est également disposé à coopérer avec le Sénégal pour son atteinte à l’émergence et à son développement socio-économique. Avant de dévoiler la plaque devant le hall du Musée des civilisations noires, en présence de son Excellence Zhang Xun, ambassadeur de la Chine à Dakar, le ministre de la Culture Mbagnick Ndiaye a exprimé la « profonde gratitude du gouvernement et du peuple sénégalais au gouvernement et au peuple frère de la Chine ».

Omar DIOUF


voeux min cult 2016Le ministère  de la Culture  et  de la Communication a sacrifié hier, à la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux de Nouvel An. Cette occasion a été également saisie  pour honorer des agents et personnels pour leur travail dévoué et la contribution apportée dans le secteur de la culture et de la communication au cours des  quatre dernières années (2010-2014).

Le Monument de la Renaissance a servi de cadre hier pour la présentation des vœux de Nouvel An au ministère de  la Culture  et de la Communication. La cérémonie, présidée par le ministre Mbagnick Ndiaye, a été également une occasion pour remettre des distinctions dans différents ordres nationaux (Ordre national du Lion et Ordre du Mérite) aux agents du ministère de la Culture et de la Communication qui se sont fortement distingués à mi-parcours ou tout au long de leur carrière dans le secteur. Ainsi, 9 agents ont été élevés au grade d’officiers de l’Ordre national du Lion. Parmi ces derniers figurent des cadres du département de la Culture, Papa Massène Sène et Abdoulaye Racine Senghor, Thierno Birahim Fall, directeur général de l’Agence de presse sénégalaises, entre autres.

Aux grades de Chevaliers de l’Ordre national du Lion, ils sont au nombre de 32 agents à recevoir cette distinction dont Massamba Guèye, conseiller à la Présidence de la République, et Abdoulaye Koundoul. Quant à l’Ordre du mérite,  17 agents ont reçu, l’officier de l’Ordre national du mérite, 71, les grades de Chevaliers de l’Ordre du mérite et 4 autres ont été honorés  Commandeurs du mérite. Un vibrant hommage a été également rendu aux agents retraités pour avoir marqué à jamais leur empreinte dans le ministère.

Négociation du Code de la presse
Lors de cette cérémonie de présentation de vœux pour l’année 2016, le secrétaire général du ministère de la culture et de la communication, Birane Niang a  dressé un bilan en  citant quelques importants chantiers engagés et réalisés par le département. A l’en croire, le statut des acteurs culturels mais aussi celui des agents est en train d’être amélioré à travers  la mise en place de la Mutuelle nationale de santé des acteurs culturels dans le cadre de la couverture maladie universelle.

De même, souligne-t-il, que  le ministère a  aussi participé au processus  de négociation du Code de la presse. « Cet instrument est indispensable pour  permettre au Sénégal de  disposer d’un document consensuel qui contribuera à l’amélioration de l’environnement du secteur de la communication », dit Birane Niang.

« En 2016, conformément  aux projets et actions arrêtés, le département s’emploiera, sous votre autorité, à consolider les actions déjà entreprises et à assurer notamment le succès de la biennale de l’art africain contemporain et du prochain Fesnac », promet  M. Niang.

Le ministre de la Culture et  de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a félicité et remercié tous les agents qui ont reçu des décorations. S’exprimant sur certaines réalisations de son département, Mbagnick Ndiaye a affirmé que c’est « armés de leur foi et  par le soutien du président de la République, protecteur des Arts », qu’ils ont  essayé de transformer en réalité le vœu des agents et des acteurs culturels pour une mutuelle de santé. Aussi informe M. Ndiaye que le Musée des civilisations noires sera inauguré cette année  et le décret y afférant est en voie  de finalisation, tout comme celui sur la Maison de la presse. Quant au Code de la presse, il souligne que c’est juste en bonne voie.

Etaient présents à la cérémonie familiale de présentation de vœux, le secrétaire d’Etat à la Communication, Yakham Mbaye,  le directeur  de  la Communication, Alioune Dramé, le directeur général du quotidien national le Soleil, Cheikh Thiam, le directeur général de l’Aps et d’autres personnalités.

Maguette Guèye DIEDHIOU


Biennale Conf press65 artistes originaires de 24 pays ont été retenus pour l’exposition internationale de la 12é édition de la Biennale de l’Art africain contemporain de Dakar (3 mai au 3 juin) dont le thème est « Ré-enchantement ».

65 artistes ont été sélectionnés pour participer à l’exposition internationale de la 12é édition de la Biennale de l’Art africain contemporain de Dakar, prévue du 3 mai au 3 juin, sur le thème « Ré-enchantement ». Ces artistes sont originaires de 24 pays de l’Afrique, de la France, de Bahamas, des Etats-Unis, du Portugal et de l’Italie. Le Nigéria et le Qatar seront les deux pays invités d’honneur.

Parmi les artistes sélectionnés figurent Henri Sagna, Mohamadou Ndoye, Arébénor Omar Y. Bassène et Mbaye Babacar Diouf du Sénégal. Le Comité international de sélection avait reçu dans les délais fixés 327 dossiers de candidature.

En conférence de presse hier, le secrétaire général du Dak’Art, Mahamadou Rassoul Seydi, a rappelé « la chance, pour le Sénégal, d’organiser une si belle manifestation ». Ainsi, le directeur artistique de cette 12e édition de la Biennale de Dakar, l’écrivain et commissaire d’exposition indépendant Simon Njami et toute l’équipe du Dak’Art entendent en faire « la meilleure des éditions ».

Malgré l’urgence de restructurer le Dak’Art et professionnaliser l’événement au risque de la voir « mourir », M. Njami n’en demeure pas moins optimiste de faire de cette 12e édition une référence pour jeter les bases de la prochaine Biennale de l’Art africain contemporain de Dakar. Pour cela, le directeur artistique a invité 6 commissaires d’exposition issus de l’Inde, du Brésil, du Cameroun, de la Corée, de l’Italie et de l’Espagne. Simon Njami annonce également l’impression de trois catalogues consacrés à l’exposition internationale, aux concours portant sur cette présente biennale et sur les nouvelles stratégies.

Créer l’engouement chez les populations
Par le thème « Ré-enchantement » de l’exposition internationale, au cœur de la manifestation, le directeur artistique souligne que la Biennale de Dakar entend « montrer une Afrique et des Africains dont l’objectif est de ré-enchanter le monde ». D’après Simon Njami, lors du Dak’Art 2016, d’autres manifestations, à côté de l’exposition officielle, seront organisées, à savoir une exposition consacrée aux anciens lauréats du Grand Prix de la Biennale depuis ses débuts, un hommage aux « Trésors vivants », comme l’artiste dakarois Joe Ouakam, un colloque avec des têtes pensantes etc.

Pendant l’événement, le directeur artistique de la 12e édition de la Biennale compte également créer l’engouement chez les populations de la capitale sénégalaise, les élèves, les étudiants, les chauffeurs de taxi, avec des médiateurs bien formés (hôtesses). Ainsi, un concours d’affiches dans les écoles, un journal quotidien de critique sur l’art fait par des juniors, entre autres activités, sont prévus. A côté, les expositions « Off » du Dak’Art, coordonnées cette fois encore par l’artiste Mauro Petroni, demeurent également des manifestations à succès pendant les différentes éditions de la Biennale de Dakar.

Omar DIOUF


Sorano 1La direction du Théâtre national Daniel Sorano organise ce jeudi 28 janvier, à partir de 09h, des auditions pour recruter des artistes dans les disciplines de la danse moderne et traditionnelle, en chant et en musique traditionnelle.

Les conditions de participation pour la danse et le chant : avoir entre 18 et 30 ans ; et pour la musique traditionnelle : avoir moins de 50 ans.


Musee C noires maquetteLe ministre sénégalais de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, et le vice-ministre chinois du Commerce, Qian Keming, vont présider la cérémonie officielle de remise des clefs du Musée des civilisations noires, mardi, à 9h, à Dakar.

La cérémonie se tiendra sur le site du musée « offert au Sénégal par la République populaire de Chine », selon un communiqué reçu de la partie sénégalaise.
« Cette remise de clefs marque la fin des travaux du musée », précise le texte.
Il annonce que l’inauguration de l’infrastructure est prévue en novembre prochain.

Source : APS


Birane Niang CultureLe secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang, a présidé, hier, la restitution de l’étude sur les emplois de la Culture, les produits et dépenses en produits culturels des ménages. Il en ressort qu’au Sénégal, la culture occupe 10,3% des métiers avec une concentration maximale dans les zones urbaines.

La restitution de l’étude commanditée par le ministère de la Culture et de la Communication, dans le cadre du Programme d’appui au renforcement des politiques et industries culturelles (Parpics) de l’Oif, a permis de constater que le secteur culturel occupe 10,3% des emplois au Sénégal. Cette étude faite entre avril et août 2015, portant sur les emplois de la culture, les produits et dépenses en produits culturels des ménages, montre qu’il y a une plus grande concentration de personnes travaillant dans le secteur au niveau de la région de Dakar avec 18,6%. Elle est suivie par les régions de Diourbel, 13%, Ziguinchor 10,9% et Thiès 10,8 %.

Toutefois, des régions comme Kédougou, Kaffrine et Sédhiou ne sont pas développées sur le plan des activités culturelles. Leurs statistiques tournent respectivement autour de 2,2%, 2,5% et 3,5%. De l’avis de Harouna Touré, ingénieur statisticien, qui a présenté le rapport, d’une manière générale, les métiers culturels sont beaucoup plus fréquents en milieu urbain que rural.

L’étude a révélé que ces professions sont plus exercées par les hommes que les femmes avec 12,1% contre 8%. Les jeunes sont aussi beaucoup plus nombreux dans les métiers de la culture. Une situation qui, selon l’expert, s’explique par le transfert de main d’œuvre faisant que, de plus en plus, l’économie s’urbanise. « Les jeunes ont tendance à migrer vers le milieu urbain où ils occupent des métiers différents de ceux traditionnels », a-t-il laissé entendre.

272 milliards de FCfa pour l’achat de produits culturels
L'autre aspect sur lequel se penche ce rapport, qui s’est basé sur des données de 2011 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), concerne la répartition des emplois suivant les métiers de la culture. Sur ce point, les arts visuels et l’artisanat occupent la plus grande place. Ils sont suivis par le tourisme qui est un domaine périphérique et le patrimoine considéré comme un secteur transversal. Enfin, les secteurs du livre et de la presse, du sports et des loisirs ainsi que de l’audiovisuel ferment la liste.

Par ailleurs, même si certaines données de l’étude ne sont pas récentes, le rapport a permis de montrer qu’au cours de la période allant de juin 2001 à mai 2002, les ménages ont dépensé globalement à peu près 2.000 milliards 97 mille FCfa. A partir de ces données, a expliqué M. Touré, les dépenses en produits culturels font environ 272 milliards de FCfa. Ce qui constitue 13% des dépenses effectuées par les ménages au cours de la même période.

Le domaine artisanal est celui dans lequel il y a eu le plus de dépenses. Il est suivi du design et du service créatif mais aussi du patrimoine culturel.  Par contre, les dépenses les plus faibles sont enregistrées dans le domaine libraire, du sport et des loisirs.

Prenant part à la cérémonie de restitution, le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication a souligné que cette étude sur les emplois de la culture, les produits et dépenses culturels des ménages traduit la volonté du département d’ancrer une culture d’étude dans ses démarches et de briser l’idée que l’on se fait assez souvent d’une relation antagonique entre culture et esprit scientifique.

« Ce que nous cherchons, c’est de pouvoir adosser nos décisions à des avis scientifiques. Ce qui suppose de disposer de plus en plus d’études, de plus en plus de données statistiques et d’indicateurs », a déclaré Birane Niang. Selon lui, les changements de paradigmes introduits par la notion d’efficacité de la dépense et les directives de l’Uemoa sur le cadre harmonisé des dépenses publiques placent la satisfaction des besoins des populations comme finalité des politiques publiques de développement. Ainsi, a-t-il ajouté, pour y avoir été intégrée, la culture doit se soumettre aux exigences de mieux planifier et de mesurer l’impact de chacune de ses activités.

« Ces nouvelles exigences nous imposent de mieux définir notre champ d’évolution, de maîtriser davantage sa valeur contributive à l’atteinte des indicateurs de développement portés par le Plan Sénégal émergent. La valorisation de notre secteur est à ce prix. L’accroissement de ses moyens aussi », a dit M. Niang. Non sans rappeler que l’étude permettra d’avoir un aperçu sur le poids de la culture à partir des éléments d’enquêtes faites par l’Ansd.

Ibrahima BA


La 3ème édition de la soirée culturelle, « Hiiro Fuladu » se tiendra le 30 janvier prochain, au Théâtre national Daniel Sorano. Organisé par l’association « Jenku Fuladu », ce gala a pour objectif de faire connaître dans la diversité les cultures du Fouladou et ainsi promouvoir les artistes de cette région de la Casamance.
La communauté Fouladou du Sénégal et celle de la diaspora va vivre à nouveau son grand rendez-vous culturel annuel. La 3ème édition du « Hiiro Fuladu » se tiendra cette année, le 30 janvier au Théâtre national Daniel Sorano. En prélude à cet événement, le président de l’association « Jenku Fuladu », Younoussa Mballo, a donné un point de presse pour présenter les différentes activités prévues en cette grande soirée.
Selon M. Mballo, cet événement culturel entre dans le cadre des activités de l’association « Jenku Fuladu » qui est une association qui a pour objectifs de promouvoir les cultures du Fuladu.
Dénommée « Hiiro Fuladu », la nuit culturelle a pour but de faire connaître les cultures du Fouladou, de marquer la présence de l’association « Jenku » et celle des ressortissants du Fouladou à Dakar. Et surtout de lever des ressources permettant la réalisation des actions sociales de « Jenku Fuladu », indique M. Mballo. Précisant que l’édition de cette année a pour particularité la diversité dans le genre musical.
« La région de Kolda est un carrefour où se trouve un brassage ethnique extrêmement important dont des Halpulaar, des Mandingues, Balantes, Diolas, etc. Pour ce faire, nous allons, pour cette édition, mettre en exerce cette diversité en faisant produire des artistes de chacune de ces ethnies », explique-t-il.
Aussi, dit-il qu’il compte, cette année, « battre le record » de participation et de mobilisation de tous les Sénégalais. Car, soutient-il « la culture du Fouladou ne concerne pas que les ressortissants du Fouladou, mais tous ceux qui aiment et apprécie cette culture ».
Le producteur de l’événement et fils du terroir, Alpha Sadou Gano, souligne que pour cet événement culturel, il y aura une variété de toutes les facettes de la culture du Fouladou. Sont attendus à la soirée du 30 janvier des artistes de renom du Fouladou comme King Daby, King Habib et Codé Oumar, Ziko et d’autres jeunes talents. Sans compter les humoristes et des poètes Halpulaar qui vont aussi se produire sur scène.
« Le thème retenu cette année pour la soirée, « Unité et diversité pour un développement culturel, social et économique », montre notre ambition d’investir dans le social », a dit M. Gano. A l’en croire, ce n’est qu’à travers la culture qu’ils peuvent contribuer au développement de cette région qui regorge d’énormes potentialités.

Maguette Guèye DIEDHIOU


Il faut changer de paradigme en s’orientant vers les industries culturelles et créatives pour que la culture soit un secteur de création de richesses et porteur de développent. C’est ce qu’a préconisé, jeudi à l’Ifan, l’universitaire Saliou Ndour, lors d’une communication sur les politiques culturelles au Sénégal.
Pour sortir du « ghetto identitaire » dans lequel le Sénégal est enserré, et même toute l’Afrique, il faut un changement de paradigme en s’orientant désormais dans un contexte de mondialisation, vers les industries culturelles et créatives. C’est la conviction du Dr Saliou Ndour, enseignant-chercheur à l’Ufr Crac (Civilisations, religions, arts et communication) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Il faisait un exposé, hier à l’Ifan, sur le thème : « Repenser les politiques culturelles au Sénégal : faut-il changer de paradigme ? ». Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une série de séminaires de recherche sur les politiques culturelles au Sénégal.
Selon l’universitaire, le Plan Sénégal émergent (Pse) a parfaitement intégré le nouveau paradigme. Il apparaît clairement dans ce plan que pour la culture, il s’agit de valoriser les potentialités et de distiller la créativité et le talent des artistes pour accroître le volume et la qualité de la production culturelle. Et à cet égard, a-t-il poursuivi en citant le Pse, pour promouvoir les industries créatives performantes et mieux diffuser les produits culturels au plan national et international, des infrastructures et des plateformes culturelles vont  être réalisées pour accompagner le développement du secteur.  « Toutefois, a-t-il ajouté, il serait très judicieux, à notre avis, d’adjoindre à la culture le tourisme et l’artisanat, l’informatique et les biotechnologies pour en faire un seul hub. Car ces secteurs font partie intégrante des industries créatives. Redynamiser ces sous-secteurs serait un atout important pour le développement économique de notre pays », a estimé le Dr Ndour. De son point de vue, dans le Pse, des données chiffrées auraient permis de mieux cerner le dynamisme économique et culturel de ses sous-secteurs. Poursuivant, l’enseignant a souligné qu’il reste au président de la République de prendre des mesures pour exploiter les potentialités qui existent dans ces secteurs à forte valeur ajoutée et de création d’emploi.
« Pour le moment, nous n’avons pas encore vu de mesures adéquates prises par le gouvernement dans le domaine de la culture. On peut dire qu’il y a de l’idéologie, mais il n’y pas encore de programmes bien ficelés », a déclaré le Dr Saliou Ndour.

Compétitivité des entreprises culturelles
Par ailleurs, M. Ndour a préconisé la mise sur pied d’une Société de développement des industries culturelles et créatives à l’instar de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec. C’est pour pouvoir, a-t-il dit, tirer un meilleur profit économique de ces industries et, du coup, contribuer au rayonnement du Sénégal et de ses cultures à travers le monde. Il faut aussi, selon lui, établir un partenariat à l’exportation afin de soutenir la compétitivité des entreprises culturelles à l’extérieur, favoriser la circulation des biens des acteurs culturels en Afrique et dans le monde etc.
« L’ère n’est plus à la défense des identités. La politique culturelle portée à bras le corps par une logique économique est capable de faire de la culture un véritable vecteur de développement. L’air des industries culturelles commencent avec cette rencontre de la culture, de l’économie et de la technologie. Pour autant, l’idéologie n’a pas déserté la politique culturelle », a-t-il insisté. Il s’agit pour l’enseignant, avec l’invention des industries créatives, d’une redéfinition du domaine d’intervention des politiques culturelles pour faire profiter à l’économie, dans son entièreté, de la forte valeur ajoutée du secteur de la culture.
Cette journée d’études scientifiques à caractère collaborative, selon Elhadji Malick Ndiaye, chercheur-historien de l'art à l’Ifan au département des musées, encourage l’éducation et la formation des acteurs culturels. Elle s’inscrit dans une série de conférences qui commence au mois de janvier et se poursuit jusqu’au mois de mai. Le but, a-t-il relevé, est double. Elle entend d’abord réduire l’écart qui existe entre la diversité sans cesse croissante d’acteurs et d’instruments pour la planification de la culture et l’absence d’analyse scientifique sur leur évolution et leurs potentiels. Ensuite, elle dresse un bilan des mécanismes de l’action culturelle entre la rationalité des politiques publiques et la contrainte des mutations sociales.

Ndiol Maka SECK


Niché sur le bas-côté droit de la route de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, le Village des arts de Dakar qui jouxte le lycée moderne et le stade Senghor souffre toujours de son enclavement. A peine visible, le fronton du portail ne désigne aucunement l’importance de ce site qui, pourtant, loge une cinquantaine d’ateliers d’activités plasticiennes et une galerie d’exposition de 300 mètres carrés.
En ce mercredi 13 janvier, un calme plat règne dans la cour du Village des arts de Dakar. Cette quiétude d’après-midi traduit mal le décor intérieur qui s’offre aux visiteurs. Espace de création, de production, de promotion et d’échanges ouvert aux hommes de culture, ce lieu « sacré » pour les artistes est parsemé d’arbres et de fleurs qui bordent les salles d’exposition. Des bâtiments, des baraquements en rotin y sont également construits et servent d’ateliers d’activités plasticiennes aux artistes. Sur les murs et à même le sol, sont superposés ou étalés divers tableaux et productions artistiques. Des œuvres d’art en métal ou en bois campent également le décor de ce site mis à la disposition de la communauté artistique en 1998.
Selon le secrétaire général du Village des arts, Guibril André Diop, par ailleurs sculpteur sur métal, ce village a été mis en place suite à la démolition du premier Village des arts sis, à l’époque, à l’avenue André Peytavin, au centre-ville de Dakar. A l’en croire, cet espace était occupé par les Chinois qui construisaient le stade Léopold Sédar Senghor.
« Ce n’est qu’après que le président Abdou Diouf a décidé solennellement d’octroyer ce village aux artistes. Ainsi, nous avons déposé nos dossiers et l’Etat nous a attribué ce site qui a été inauguré le 25 avril 1998 par le Premier ministre Habib Thiam », souligne M. Diop. Restauré par l’Etat, le Village des arts est devenu une vitrine culturelle, un cadre agréable comme son nom l’indique et où des artistes s’attèlent à leurs tâches afin de mieux développer leur savoir-faire. D’après le secrétaire général du Village des arts, cet espace loge une cinquantaine d’ateliers avec des disciplines d’arts visuels aussi divers, à savoir la peinture, la sculpture, la céramique, la photographie, etc. Quant à la galerie, M. Diop la qualifie comme étant le nombril du Village des arts. En réalité, c’est autour de cette grande salle de 300 mètres carrés que tout se joue pour le village.

TRAVAIL DE QUALITE A LA GALERIE
« Nous fonctionnons grâce à la galerie. Tous les artistes du village y exposent et la galerie retient 20% de la vente des œuvres des artistes exposés », fait savoir le sculpteur sur métal. Précisant que le Village est géré conjointement par le ministère de la Culture et le comité des artistes résidents. Pour ce qui est de la galerie, M. Diop indique qu’on n’y retrouve que du travail de qualité. Car, soutient-il, la plupart des artistes qui y exposent sont presque dans toutes les plateformes du monde.
En plus de servir d’espace de création et de production artistique, le Village des arts a aussi formé de jeunes artistes. « Contrairement au premier village, le Village des arts a fait de jeunes artistes et des artistes. Ceux qui étaient au premier village sont venus ici avec leur « grade » d’artistes. Car, c’était une compétition et on les a choisis par rapport à leurs pairs. Mais les jeunes que vous voyez ont été formés ici. Ils ont côtoyé les confirmés et on les a accompagnés pour qu’ils soient aujourd’hui sur la sélecte artistique », confie Guibril André Diop, un des précurseurs de la sculpture sur métal au Sénégal.

PLATEFORME INCUBATEUR
Se réclamant être un cadre de recherche, d’animation et d’échanges, le comité des artistes résidents a également jugé nécessaire de faire venir, au Village des arts, des gens de pointe pour une confrontation. D’après le secrétaire général du Village des arts, l’année 2015 a été riche en rencontres. A l’en croire, il y a eu une plateforme d’échanges pour une éventuelle confrontation non pas dans le but de comparer le travail qui se fait à l’étranger, mais plutôt créer une stimulation auprès des artistes.
 « Tout comme l’année 2015, nous espérons, cette année, recevoir d’éminentes personnes artistiques venant de toutes les contrées du monde pour échanger et partager des expériences », argue-t-il.
Résident du Village des arts, l’artiste plasticien Daouda Ndiaye, par ailleurs professeur d’éducation artistique, a reçu les clés de son atelier depuis 1999. Dans ce site qu’il fréquente depuis ses débuts, M. Ndiaye dit s’y plaire parfaitement. « Depuis 2008, j’occupe de façon permanente mon atelier  qui me permet de mener mes expériences, de créer et de rencontrer du monde dans le domaine de l’art », nous confie-t-il.  Pour M. Ndiaye, ce site est une belle plateforme qui sert d’incubateur et permet aux artistes qui le fréquentent, qu’ils soient des résidents ou des étrangers, de mener des expériences, de discuter de leur création et de faire des rencontres dans le milieu professionnel.
 « Nous recevons des galeristes, des curateurs, des collectionneurs et des amateurs d’art qui font la beauté de ce Village des arts », fait savoir l’artiste plasticien qui reconnaît toutefois qu’il faut aller dans le sens d’une amélioration du site, en prenant des formes qui pourront être définies par les artistes résidents, la Direction des arts et les différents acteurs des arts visuels.
Certes, dit-il que « l’artiste a cette capacité, quel que soit l’environnement dans lequel il se trouve, de s’y mouvoir et de créer en tenant compte de cette existence ».  A son avis, pour l’artiste, ce n’est pas un blocage en soit d’être dans un endroit pauvre ou pas. « Mais je crois qu’il y a lieu de se projeter dans l’avenir vers l’amélioration du site en construisant des bâtiments en dur car les baraquements, occupés à l’époque par les Chinois venus construire le stade de l’amitié actuel L.S.S, finiront par pourrir et s’effriter », conseille-t-il. Aussi, Daouda Ndiaye préconise d’aller dans le sens de la mise en place ou de la prise de décisions ou de mesures pour redynamiser ce village.
« Je trouve que c’est un espace qui gagnerait à être booster, redynamiser. Il faudra surtout le restructurer, le repeupler en y ajoutant du sang neuf. Car, il y a beaucoup d’ateliers qui restent fermer. A ce niveau, il faut que la tutelle prenne position et puisse intervenir pour récupérer ces ateliers et que cet espace soit un espace dynamique », soutient Daouda Ndiaye.

Maguette Guèye DIEDHIOU


IfanL’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) de Dakar a entamé, mercredi, une série de séminaires qui aborderont jusqu’en mai prochain des thématiques portant sur les politiques culturelles du Sénégal.

Il s’agit « d’écrire l’histoire des pratiques et des politiques culturelles du Sénégal à travers la réalisation d’un compendium et de réduire l’écart entre la diversité -sans cesse croissante- d’acteurs et d’instruments pour la planification de la culture et l’absence d’analyse scientifique sur leur évolution et leur potentiel », écrit l’IFAN dans une note de présentation du projet.

Selon les organisateurs, ce programme « dresse un bilan des mécanismes de l’action culturelle entre la rationalité des politiques publiques et la contrainte des mutations sociales (et) consiste à donner sens au pedigree des pratiques et politiques de la culture du point de vue des transferts culturels, des représentations sociales et de l’histoire intellectuelle ».

Les séances de ce programme vont se dérouler les « premiers et troisièmes Mercredi du mois, jusqu’au 18 mai ».

Plusieurs personnalités du monde culturel dont les écrivains Abdoulaye Elimane Kane et Aminata Sow Fall animeront des échanges au cours de ce programme.

Le Docteur El Hadji Malick Ndiaye, chercheur-historien de l’art à Université Cheikh Anta Diop (UCAD) et de l’IFAN qui coordonne ces séances, a expliqué que « la réalisation d’un compendium (à travers ce projet) donne un visage aux dynamiques d’invention et d’innovation dans le secteur culturel ».

« Ce projet établit une continuité entre recherche fondamentale et recherche appliquée par le biais de la recherche partenariale. Il favorise une connaissance interprofessionnelle à travers une jonction entre les mondes de la recherche, les institutions publiques et privées, les acteurs et les professionnels », a expliqué Dr Ndiaye.

Selon le chercheur, « c’est dans ce sens qu’il est un projet collaboratif qui préconise une posture expérimentale et interactive et ces contacts entre professionnels qui font de la pratique et chercheurs qui pensent que les faits culturels et sociaux permettent aux institutions de maîtriser leur histoire et de situer leur propre rationalité par rapport à l’action culturelle ».

Dr Saliou Ndour, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a animé, mercredi, la première séance sur le thème : "Repenser les politiques culturelles au Sénégal : faut-il changer de paradigme ?".

La prochaine séance est prévue le 3 février et va être animée par le directeur de l’IFAN, le Pr Hamady Bocoum sur le thème : "Le Sénégal sur la liste du patrimoine mondial, situation, tendances, enjeux".

Source : APS


Masa logoLa star camerounaise de renommée internationale, Manu Dibango arrive, jeudi, à Abidjan où il participera au "concert prélude" de la 9ème édition du Marché des arts et du spectacle africain (MASA).

Selon un communiqué du Comité d'organisation transmis mercredi, l'artiste arrive, jeudi soir, à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan où il animera une conférence de presse. Son programme prévoit, vendredi, une rencontre avec le Gouverneur du District autonome d'Abidjan, Robert Beugré Mambé, par ailleurs Vice-président du Conseil d'Administration du MASA.

En fin de matinée, Manu Dibango qui a été le premier Directeur de l'Orchestre de la RTI (Radio télévision ivoirienne) nommé en 1976 par le Président Félix Houphouët Boigny, sera distingué par la Grande Chancelière, Henriette Dagri Diabaté avant d'animer dans l'après-midi une table ronde placée sous le signe du souvenir à la Rotonde des Arts, au Plateau.

Le lancement du MASA est prévu samedi soir au Palais de la culture d'Abidjan, situé dans la commune de Treichville (Sud d'Abidjan), avec la participation de Manu Dibango (Cameroun-France), Bassekou Kouyaté (Mali) et Josey (Côte d'Ivoire). La 9è édition du MASA est prévue du 05 au 12 mars 2016 à Abidjan, sous le thème, "Réinventer les arts de la scène".

Source : APAnews


Les participants à une table-ronde, dont le thème portait sur « L’agenda 2063 de l’Union africaine », ont plaidé à renforcer les échanges entre l’Afrique du Sud et le Sénégal sur les axes de la culture, l’héritage, l’identité et le destin commun aux deux pays.

La musique, le cinéma, la danse, les arts visuels, les médias, la mise en valeur du patrimoine historique, sont autant d’aspects que le Sénégal et l’Afrique du Sud peuvent renforcer dans le cadre de la coopération entre les deux pays. Hier, lors d’une table-ronde qui a réuni des acteurs culturels sénégalais, des autorités de la culture, et l’ambassadeur de l’Afrique du Sud à Dakar, plusieurs de ces volets de coopération ont été passés en revue par les participants à la rencontre.

Un débat qui, selon l’ambassadeur sud-africain, Abel Mxolisi Shilubane, participe à jeter les bases de discussions vers la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Une stratégie globale d’ici cinquante années, préconisée par les chefs d’Etats de l’Ua, « pour optimiser l’utilisation des ressources de l’Afrique au profit de tous les Africains ».

Ainsi, hier, autour du thème « Aspiration 5 de l’Agenda 2063 : Une Afrique dotée d’une identité, d’un patrimoine commun, de valeurs partagées et d’une étique culturelle forte », les acteurs culturels sénégalais et les autorités de l’ambassade d’Afrique du Sud à Dakar ont rappelé les similitudes entre les rythmes et danses des pays, mais surtout la participation des artistes et intellectuels sénégalais dans la longue lutte contre le système d’apartheid longtemps en vigueur dans le pays de Nelson Mandela.

Les participants à cette table-ronde ont également plaidé à « favoriser les échanges et une plus étroite collaboration entre l’Afrique du Sud et le Sénégal sur les axes de convergences qui unissent les deux nations. La culture, l’héritage, l’identité et le destin communs ». Mme Marième Diop, conseillère technique au ministère sénégalais de la Culture, tout en louant l’originalité du partenariat culturel entre les deux pays, a appelé à booster la diplomatie culturelle, la circulation des œuvres de nos créateurs. Mme Diop a souligné que le savoir-faire des artistes sénégalais et sud-africains doit être mis à profit pour imaginer le futur des deux pays, et du continent africain en général.

Déjà, comme l’a rappelé son Excellence Abel Mxolisi Shilubane, entre l’Afrique du Sud et le Sénégal, il existe une douzaine d’accords de coopération notamment dans les domaines de l’agriculture, l’art et la culture. Lors des échanges d’hier, l’ambassadeur sud-africain a loué les talents d’artistes sénégalais comme les joueurs de tambours et danseurs casamançais qui lui rappellent, à bien des égards, la culture de son pays. Son Excellence Abel Mxolisi Shilubane a également encouragé nos cinéastes, historiens, à produire des œuvres, des films qui racontent l’histoire des héros africains…

Omar DIOUF


Le groupe coréen de danse « Max » de l’Université féminine de Sookmyung a gratifié, mardi soir, le public du Théâtre national Daniel Sorano d’un spectacle de haute facture.

A l’initiative de l’ambassade de la République de Corée au Sénégal, ce spectacle traduit le désir de développer les échanges culturels entre les deux pays. Il fallait peut-être beaucoup plus temps pour pouvoir complètement satisfaire le désir des nombreux amateurs de danse qui ont fait, mardi soir, le déplacement au Théâtre national Daniel Sorano.

En effet, la qualité du spectacle proposé par le groupe coréen de danse « Max » a très vite fait passer le temps. Séduit par la chorégraphie et les mélodies tantôt coréennes, tantôt dosées au style américain, le public voudrait encore que ce spectacle dure. Galvanisés par les ovations de l’assistance, les étudiantes danseuses ont revisité, durant deux heures, différents styles du « K-pop ». Lequel est caractérisé par un style de danse et de musique à la fois moderne et populaire, qui a fini de faire sensation à travers le monde.

Très populaire en Corée du Sud, le « K-Pop » ou « Korean pop » est « à la fois une musique de synthèse accompagnée de chorégraphies calibrées au millimètre et un produit culturel très standardisé ». Entre différents mouvements, roulades et acrobaties, le spectacle offert par les danseuses plonge, par moment, dans des performances souvent sensuelles. Mais les mélodies et les paroles proposées permettent un instant de détachement. La plupart des morceaux dansés sont chantés en anglais avec des influences hip-hop, R&B, électro et parfois rock. Une façon sans doute de faciliter l’adhésion du public de Sorano complètement envoûté.

Le groupe « Max » est très populaire en Corée. Il est le lauréat du Premier Prix du concours de danse en Corée. Venu prendre part à la cérémonie, Chong-weon Shin, ambassadeur de la République de Corée au Sénégal, a indiqué que ce spectacle illustre parfaitement son désir de développer les échanges culturels entre « nos » deux pays. A l’en croire, la musique et la danse sont une langue universelle, permettant à des peuples différents de partager des émotions communes dans une parfaite unité.

« Je souhaite que ce type de rencontre se perpétue, afin que nos deux pays continuent de partager leur grande richesse culturelle », a-t-il avancé. M. Shing est revenu sur la place qu’occupent la musique et la danse au Sénégal et en Corée. Selon lui, il s’agit des arts très bien appréciés. « Depuis mon arrivée au Sénégal, j’ai pu constater que nos deux peuples partageaient le même goût pour la musique et la danse... Le Sénégal est un pays d’une grande diversité culturelle. Les artistes sénégalais sont internationalement reconnus et exportent les rythmes traditionnels du pays dans le monde entier », a-t-il fait comprendre. Après Dakar, la ville de Saint-Louis sera la prochaine étape du groupe « Max ».

Ibrahima BA


La symphonie des sonorités puisées dans le patrimoine halpulaar, des chansons déclamées avec des variances des timbres tantôt suaves, tantôt graves ont émerveillé plus d’un parmi le public. Ce mélange a éveillé les souvenirs et plongé ce beau monde venu de tous les coins de la commune et des villages environnants pour prendre part à la première édition des « 72 heures » de la commune de Hamady Ounaré.

Le maire de la commune, Amadou Samba Kane, a vu juste en organisant la première édition des « Journées culturelles de Hamady Ounaré ». Cette fête a permis de revisiter le patrimoine et de léguer des repères culturels aux jeunes. Placée sous le signe de la modernité avec la pose de la première pierre du Centre de santé de ladite commune, la fête a été riche en sonorités et en couleurs.
Les habitants, dans un élan d’union et de communion, sont sortis en masse pour célébrer leur culture. Des femmes, des jeunes enveloppés dans leurs tenues traditionnelles, dansent en harmonie sur fond d’une diversité de sonorités à dominance halpulaar.
Le défilé des différentes ethnies que compte la commune renseigne sur la bonne cohabitation entre les populations. Les tisserands (Mabos) à travers « le Diléré » ont jeté la lumière sur la façon de coudre les pagnes. Idem pour les Soninkés (Sarakholés) qui constituent l’une des ethnies majoritaires et qui ont aussi présenté la culture « Sakho ». Le passage des «Thioubalos » avec une grande pirogue contenant de gros poissons et qui a été  portée par des pêcheurs a attiré plus de regards.
« Cela démontre que la pêche fluviale occupe une place de choix dans cette localité », a déclaré un pêcheur du nom de Souleymane. A côté du défilé des ethnies, celui des moutons a émerveillé l’assistance. En ordre, ces petits ruminants ont fait le tour du terrain en faisant des gestes qui ont poussé certains à se poser d’énormes questions. « C’est cela le charme de la culture du Fouta. Nulle part au Sénégal vous ne verrez cela.  Ces bêtes communiquent bien avec les bergers », dit Harouna Kane, fier.  

Jeune commune
Créée en 2009, cette jeune commune d’environ 14.000 habitants est un melting-pot de cinq quartiers dont quatre habités par des Pulaar et l’autre par des Soninkés. En plus des autochtones, il existe d’autres communautés. C’est le cas des Wolofs, des Sérères venus de Fatick, de Thiès, de Touba, de Dakar, entre autres. « Ces communautés s’activent, pour la plupart, dans le commerce et la restauration », renseigne Malick Mbaye, technicien en téléphonie.
Aujourd’hui, le maire Amadou Samba Kane est en train d’abattre un travail de fond pour moderniser  cette  commune qui est promise à un bel avenir comme l’ont clamé plusieurs intervenants, lors de la pose de la première pierre pour la construction d’un Centre de santé d’une valeur de 350 millions de FCfa. 

De nos envoyés spéciaux Tata SANE (texte) et Assane SOW (photo)


L’esthétique et l’économique seront au centre du Salon international du design « Ambiente ». A l’initiative de la structure Messe Frankfurt for Westafrica, l’événement est prévu du 12 au 16 février 2016 à Frankfurt (Allemagne).

La ville de Frankfurt (Allemagne) accueille, du 12 au 16 février prochain, le Salon international du design, « Ambiente 2016 », avec comme pays partenaire l’Italie. Cette plateforme offre un cadre d’expression et de rencontre pour des exposants venus d’horizons divers. Selon un document de présentation, le but est de permettre au public professionnel d’accéder aux innovations liées au design.
Les domaines visés par cette grande exposition sont, entre autres, les arts de la table, depuis le verre et la porcelaine jusqu’aux précieux articles en métal ; bijoux et montres, accessoires de mode et beauté. L’événement est placé sous la tutelle de la designer Paola Navone. L’idée est de renouer avec l’esprit du design dont la pratique artistique combine l’économique et l’esthétique. Sur ce registre, cette phrase d’Alexandra Amidal, historienne et théoricienne du design, est bien à propos : « Il s’agit de réconcilier l’art et la vie ».  
Le Salon « Ambiente », c’est également « une mode qui allie esthéthique et développement durable avec des créations issues d’une production responsable et durable qui satisfont aux impératifs éthiques », détaille le document.
Le stylisme d’avenir sera aussi primé lors des remises de prix de renommée internationale telles que « Design plus » et « German design award ».

E. M. FAYE


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