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Arts et Culture (1935)

La productrice de musique Ngoné Ndour a été élue présidente du Conseil d’administration de la Société du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav), à l’issue d’un vote qui s’est déroulé, hier, a appris l’Aps de bonne source. Sur un total de 28 votants, elle a obtenu 11 voix, devançant l’écrivain et éditeur Seydi Sow (7 voix), le musicien et producteur Mansour Jacques Sagna alias « Aladjiman », l’écrivain et éditeur Elie Charles Moreau, le producteur de cinéma Joseph Sagna qui ont, chacun, obtenu trois voix. Il y a eu un bulletin blanc, a précisé la même source.Ngoné Ndour remplace à ce poste la cinéaste Angèle Diabang, qui a démissionné au début du mois de septembre dernier après un an et demi de présidence. Son élection intervient deux semaines après l’installation de Bouna Manel Fall dans ses fonctions de directeur général de la Sodav. La Sodav remplace le Bureau sénégalais du droit d’auteur (Bsda), gérant depuis 1972 de la propriété artistique et littéraire au Sénégal. L’agrément permettant à la Sodav de se substituer au Bsda, suite à l’adoption, en 2008, d’une loi sur le droit d’auteur et les droits voisins, a été signé, le 4 février dernier.

(APS)

Mme Hyo-Eun Kim, ambassadeur de la Corée du Sud au Sénégal, a présidé, mardi, à l’auditorium de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, les Journées culturelles coréennes. C’était en présence du Pr Mbissane Ngom, vice-recteur de l’Ugb.

Ces journées culturelles coréennes à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ont été marquées par une projection de films, de belles prestations musicales, théâtrales et artistiques, d’une séance de dégustation de somptueux plats coréens et autres victuailles de ce pays.

Le public nombreux, qui s’est retrouvé à l’auditorium, a pu découvrir, à travers le film « Ode à mon père », toute la richesse de la culture et de l’histoire de la Corée du Sud. Ce long métrage au succès énorme est une fresque historique retraçant l’histoire d’une famille coréenne depuis le début de la guerre de Corée, en 1950, à nos jours. C’est une belle histoire d’un chef de famille qui met tout en œuvre pour protéger les siens. Sa vie est le symbole des générations de nos parents et grands-parents. Lesquels, grâce à leur sacrifice, ont contribué à la croissance économique rapide de la Corée du Sud.

Selon l’ambassadeur Hyo-Eun Kim, le cinéma sud-coréen connaît un véritable engouement dans le monde. L’industrie cinématographique de ce pays produit de plus en plus de films de renommée internationale qui suscitent un intérêt croissant pour la culture coréenne.

Le cinéma, a-t-elle précisé, est un « voyage » qui permet d’aller à la rencontre d’autres pays, de découvrir d’autres cultures, civilisations, traditions, coutumes, d’autres peuples, langues et dialectes. Mais c’est aussi un formidable moyen de rapprochement entre les peuples, de communication universelle, permettant ainsi le partage des émotions, des valeurs et passions communes. Pour Mme Kim, « mieux se connaître signifie, en effet, mieux s’accepter et se respecter, pour mieux vivre ensemble ».

Le vice-recteur Mbissane Ngom s’est réjoui du choix porté sur l’Ugb pour abriter encore ces journées culturelles coréennes. Il a magnifié la coopération entre le Sénégal et la Corée du Sud, mettant en exergue quelques réalisations des partenaires coréens dans notre pays. Ainsi, il a rappelé que le « Saemaul Undong » est un concept de la Corée du Sud ayant permis au pays de devenir, en un quart de siècle, un Etat émergent. Le Sénégal compte tirer profit de cette expérience à travers la coopération entre les deux pays ayant débouché sur l’érection d’un institut Saemaul au sein de l’Ugb.

Il a souligné que de jeunes agriculteurs issus de villages pilotes seront formés, dans cet institut, à des techniques culturales et à l’utilisation de machines légères. Ils démultiplieront leurs connaissances au sein de leur communauté.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Agence française de développement (Afd) et Bpifrance s’associent pour lancer le « Startup challenge digital Africa », un concours d’innovation numérique ouvert aux startups africaines et françaises qui agissent pour le développement en Afrique. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 novembre prochain.

Pour accompagner le dynamisme des écosystèmes numériques se traduisant par la multiplication des hubs technologiques, coworking, lab, des incubateurs dont le nombre dépasse actuellement 300 sur le continent, l’Agence française de développement (Afd) et Bpifrance lancent, pour la première fois, un concours d’innovation numérique. Le « Startup challenge digital Africa » s’adresse aux startups africaines et françaises. Il est ouvert jusqu’au 15 novembre prochain sur la plateforme : http://digitalafrica.afd.fr

Pour cette première édition, quatre secteurs ont été sélectionnés pour leur dynamisme et leur potentiel d’impact pour le développement de l’Afrique.

Il s’agit, selon un communiqué, de la fintech, santé, environnement/énergie et agriculture. L’objectif du « Startup challenge digital Africa » est d’encourager et soutenir de nouveaux acteurs de l’économie numérique, accélérer la diffusion de savoir-faire et faciliter l’émergence de nouvelles solutions pour le développement. « L’Afrique est de plus en plus connectée, grâce notamment à l’adoption rapide du mobile, et est devenue une terre d’innovation numérique. Le développement du paiement mobile et l’adoption grandissante des smartphones et du haut débit sont autant de facteurs qui permettent aux entrepreneurs du numérique de proposer de nouveaux produits et services dans l’ensemble des secteurs économiques », informe ce document.

Rencontre des partenaires
Il ajoute qu’un jury désignera deux startups lauréates, une africaine et une française, dans chacun des 4 secteurs (soit 8 startups). Aussi, deux startups supplémentaires, une africaine et une française, seront sélectionnées via un vote en ligne. A l’arrivée, ce seront 10 startups qui se verront récompensées. Ces startups seront également invitées à venir présenter leur initiative et rencontrer des partenaires lors du 27ème Sommet Afrique-France qui se tiendra à Bamako les 13 et 14 janvier 2017.

Pour l’édition 2016 du « Startup challenge digital Africa », un jury composé de personnalités qualifiées, africaines et françaises, et de représentants de l’Afd et de Bpifrance sera mis en place. Le concours est parrainé par deux entrepreneurs influents du monde des technologies et de l’innovation, en l’occurrence Karim Sy, fondateur du réseau Jokkolabs (1er espace de travail collaboratif africain), et Gilles Babinet, fondateur de Africa4Tech, premier président du Conseil national du numérique, représentant de la France auprès de la Commission européenne sur les sujets numériques (« Digital champion »).

« Le numérique peut être un formidable accélérateur de développement durable en Afrique, à la condition que chacun puisse bénéficier du tremplin de l’innovation. L’Agence française de développement veut accompagner cette transition porteuse de nouvelles trajectoires de croissance, soutenir des entrepreneurs du Sud dont les projets sont prometteurs pour leur continent et favoriser les interactions entre entrepreneurs du Nord et du Sud », déclare Rémy Rioux, directeur général de l’Afd, dans le communiqué.

De son côté, Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, indique que les sauts technologiques qui s’opèrent actuellement en Afrique et l’émergence d’une classe moyenne jeune créent des opportunités exceptionnelles de développement pour les entreprises africaines et françaises.

Ibrahima BA

La commune de Dalifort Forail va accueillir, samedi, le premier salon de la « Journée de l’émergence du talent » où artistes-plasticiens, coiffeurs, couturiers et menuisiers rivaliseront d’imagination et de créativité. L’esprit de cette initiative, selon les organisateurs, est d’arriver à mobiliser les artistes, en particulier les jeunes, dans ce périmètre communal, en vue d’éclore leurs talents. Ce programme dénommé « Journée de l’émergence du talent » (Jet), cadre d’expressions artistiques de jeunes talents, est également une occasion de repositionner l’art local et de le sortir de sa discrétion. A cet effet, la peinture, la menuiserie, la danse, la couture et la coiffure seront aux menues des manifestations de 09H30 à 18H au terrain de Basket de Dalifort.

Plateforme d’expressions et d’échanges de jeunes talents, notamment de la commune de Dalifort Forail, cette journée leur permettra d’exposer leurs produits au grand public, mais également de définir des stratégies de communication et des conditions d’organisation d’une journée nationale dédiée aux jeunes talents.

Marame Coumba SECK

La 10ème édition du Festival de Thilogne, prévue du 16 au 18 décembre 2016, sera axée sur la thématique  « Formation professionnelle : emploi des jeunes et développement local ». Le nouveau bureau de Thilogne association développement (Tad), organisateur de l’événement, l’a révélé, la semaine dernière, lors d’une audience accordée par le ministre de la Culture et de la Communication. La délégation, dirigée par son président, Mamadou Kane, était venue évoquer, avec Mbagnick Ndiaye, l’état des préparatifs de cette 10ème édition du festival de Thilogne. « Les organisateurs du festival ont fait part au ministre de leurs préoccupations relatives, entre autres, à la mise à disposition de matériels de son et de lumière, d’un encadrement technique et institutionnel du département. Le président et le coordonnateur du festival ont salué le partenariat dynamique noué entre le Tad et le ministère », lit-on dans un communiqué de presse.

Selon le document, le ministre de la Culture et de la Communication a renouvelé son soutien à la nouvelle équipe de Thilogne association développement et invité ses dirigeants à relever le défi de l’organisation de cette importante manifestation culturelle. Mbagnick Ndiaye a saisi cette occasion pour réaffirmer la disponibilité de son ministère à accompagner les organisateurs pour la réussite du festival.

Plusieurs activités dont une exposition d’art, sur les produits locaux, la plantation d’arbres, la prestation des troupes artistiques venues du Sénégal et des pays limitrophes sont au programme du festival de Thilogne.

S. M. S. CISSE

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, préside, demain à 16 heures, à Sorano, la cérémonie de lancement officiel du programme artistique 2016-2017 de la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano.

Selon un communiqué, il est prévu au programme des extraits des créations de la Troupe nationale dramatique, de l’Ensemble lyrique traditionnel et du ballet national « La Linguère ».

« Les activités prévues et qui se dérouleront à Dakar et dans les régions sont représentées par de nouvelles créations et d’anciens succès artistiques demandés par le public », annonce le document. Le texte rappelle que « grâce au soutien de l’Etat du Sénégal, le Théâtre national Daniel Sorano a constamment réussi, par ses grandes productions artistiques, à montrer au peuple sénégalais les richesses séculaires dont il est le dépositaire ». Sur la même ligne, le communiqué ajoute : « Les artistes du ballet national ‘‘La Linguère’’, de la Troupe nationale dramatique et de l’Ensemble lyrique traditionnel ont permis, grâce à leur talent et leur abnégation, l’inscription de nos œuvres musicales, chorégraphiques et théâtrales au répertoire universel ».

Inauguré le 17 Juillet 1965, le Théâtre national Daniel Sorano est présenté comme la vitrine de la créativité artistique et de la diversité culturelle de la nation sénégalaise.

E. M. F.

L’atelier régional de formation sur l’utilisation des médias africains dans la promotion du dialogue et de l’échange culturel s’est achevé hier à Dakar. Au terme de deux jours de travaux, les participants ont préconisé la démultiplication de la formation au profit de tous les journalistes africains, pour une connaissance de l’Islam et de la civilisation musulmane.

Organisé par l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) et l’Union des radiodiffusions islamiques (Ibu), en  partenariat avec le Bureau de coordination du Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles (Comiac) et la Commission nationale sénégalaise pour l’Unesco et l’Isesco, l’atelier régional de formation sur l’utilisation des médias africains dans la promotion et l’échange culturel s’est achevé hier à Dakar. Cette rencontre dont l’objectif principal est de sensibiliser les journalistes africains sur l’importance de la diffusion de la culture islamique, à travers l’adoption du juste-milieu et de la modération dans la transmission du message de l’Islam, a été un fort moment de partage et d’échanges. Lequel a permis d’aboutir à une série de recommandations. Les participants, venus, entre autres, de la Guinée-Bissau, Guinée Conakry, Togo, Bénin, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Sénégal, ont suggéré de démultiplier la formation au profit de tous les journalistes africains pour une meilleure connaissance de l’Islam et de la civilisation musulmane.

L’objectif final est d’arriver à une parfaite utilisation des messages médiatiques dans la correction des « idées erronées » sur l’Islam et les musulmans en Afrique et la promotion du dialogue et de l’échange culturel. La consolidation de la coopération et des échanges entre les médias africains et ceux de leurs homologues européens a été aussi préconisée, en vue de renforcer le dialogue des cultures et la tolérance entre les peuples. Mais également de promouvoir la création de réseaux de communication entre les associations professionnelles des journalistes en Afrique afin de renforcer l’entente et faire connaitre l’image authentique de l’Islam et de sa civilisation.

Toujours au chapitre des recommandations, les participants ont plaidé pour la production de programmes harmonisés de sensibilisation et d’explication du message de l’Islam à diffuser dans les différents médias des Etats africains ainsi que de créer, dans chaque pays, un réseau de journalistes spécialisés sur les questions arabo-islamiques et initier une dynamique concentrique.

En outre, ils ont invité à soutenir la coopération et la coordination entre les institutions médiatiques et les organisations de la société civile au sein du monde islamique, en vue de renforcer leurs capacités en matière de droits de l’Homme, de citoyenneté et de développement durable.

Ibrahima BA

Après quelques années d’interruption, l'Association de la presse étrangère au Sénégal (Apes) organise l’édition 2016 du Prix de journalisme. Une compétition ouverte aux jeunes journalistes exerçant au Sénégal depuis au moins cinq ans.
Le Prix de l’Apes, informe un communiqué, concerne uniquement la presse écrite et récompense le meilleur reportage traitant, actualité oblige, du thème « Environnement et écologie ». Les candidats désirant participer au concours devront adresser, avant le 15 décembre 2016, leur reportage ainsi que la copie ou le lien vers le support de parution par mail à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Le lauréat du prix recevra, au cours d’une cérémonie qui sera organisée en janvier 2017, en commémoration du cinquantenaire de l’Apes, une récompense de 200.000 FCfa, en plus d’autres cadeaux surprises. Conformément aux règles du concours, les articles devront être accompagnés d’un curriculum vitae (avec nom, organe et numéro de téléphone du journaliste). Le reportage ne doit pas dépasser les 850 mots, soit 6.000 signes (espaces compris) et doit être publiés durant l’année en cours (2016) par un support médiatique (agence, journal, site…)

I. BA

Moins de six mois après son lancement, la télévision Africanews a été distinguée. Le week-end dernier, elle a été sacrée « Meilleur lancement de chaîne ». La cérémonie de remise des prix des Content innovation awards est organisée pendant le Marché international des contenus audiovisuels à Cannes (Mipcom) par les magazines Digital Tv Europe et Tbi.

De deux pour la télévision Africanews. Ses 50 jeunes professionnels, tous Africains de 15 nationalités différentes, ont été à nouveau récompensés avec le prix du « Meilleur lancement de chaîne » lors des Content innovation awards. La cérémonie est organisée pendant le Marché international des contenus audiovisuels à Cannes (Mipcom) par les magazines londoniens Digital Tv Europe, source d'information leader pour l'industrie de la télévision payante et celle de la distribution de contenus sur toutes les plateformes, en partenariat avec Tbi (Television business international). Les Content innovation awards, selon un communiqué, célèbrent l'innovation des fournisseurs de contenu, des distributeurs et des entreprises technologiques qui aident à transformer l'industrie de la télévision d'aujourd'hui.

« En primant Africanews, les juges des Content innovation awards récompensent le concept pertinent du premier média d'information multilingue et panafricain et soulignent le succès de son lancement, en avril 2016, depuis Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville », explique le document.

Le média d'information panafricain, disponible sur toute l'Afrique subsaharienne, détaille le document, se distingue comme « le tout premier multilingue produit simultanément en français et anglais ».

Dans son offre éditoriale, Africanews propose une couverture de l'information internationale et africaine à partir d'une perspective subsaharienne. Filiale à 100 % d'Euronews Sa, Africanews adhère à la même charte éditoriale que sa sœur européenne Euronews.

E. M. FAYE 

Le secrétariat général du Groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique organise, à Kigali, au Rwanda, du 19 au 22 octobre 2016, le premier congrès constitutif de la Fédération des Clubs de la presse de l'espace Acp.

Selon un communiqué de presse, Abdou Gningue, président du Club de la presse du Sénégal, prendra part à cette importante rencontre.« L'objectif visé par ce congrès est de permettre une interaction des Clubs de la presse des États Acp, à travers une charte fondatrice, pour une mise en œuvre des activités communes destinées à promouvoir la coopération intra Acp », souligne le document.

Les groupements régionaux qui composent les Acp sont l’Afrique de l'Ouest (16 pays), l’Afrique de l'Est (14 pays), l’Afrique centrale (8 pays), l’Afrique australe (9 pays), Pacifique (15 pays (et Caraïbes (16 pays).

Au cours de ce troisième trimestre de l’année 2016 et conformément à son programme d’activités annuel, la Commission de protection des données personnelles (Cdp) a lancé plusieurs appels à la déclaration aux responsables de traitements des secteurs public et privé, examiné plusieurs dossiers de demande d’autorisation, reçu des plaintes et rendu visite à des acteurs clés dans le mécanisme de protection des informations nominatives au Sénégal. La Cdp a également démarré ses missions de contrôle sur sites. L’adhésion du Sénégal à la Convention 108 du Conseil de l’Europe et la création du Réseau africain des autorités de protection des données personnelles constituent des avancées significatives.

La Commission de protection des données personnelles (Cdp) a reçu, au cours de ce troisième trimestre, 30 structures venues s’imprégner de la législation sur les données à caractère personnel et connaître leurs obligations déclaratives. La Commission a traité, selon un communiqué, 34 dossiers, dont 22 déclarations et 12 demandes d’autorisation. A l’issue des quatre sessions plénières tenues à la Cdp, 18 récépissés de déclaration et 07 autorisations ont été émis. La Commission a, en effet, envoyé des demandes d’explication, reçu celles-là d’avis et émis des appels à déclaration.

A l’examen des dossiers reçus à la Cdp, il a été constaté des manquements dans le traitement des données personnelles de la part de plusieurs structures. Il a été fait cas, entre autres irrégularités, de l’absence d’informations sur l’identité et les coordonnées du représentant au Sénégal d’un responsable de traitement situé à l’étranger et des caméras de vidéo-surveillance installées chez un particulier filmant la voie publique. Sur ce, la Cdp recommande aux responsables de traitement de données personnelles établis à l’étranger de désigner un représentant au Sénégal pour procéder aux déclarations des utilisations mises en œuvre sur le territoire national. Il est tout aussi essentiel de faire signer un engagement de confidentialité aux prestataires qui interviennent dans l’installation et la maintenance d’un système de vidéo-surveillance et de ne pas orienter sur la voie publique les caméras installées devant les domiciles. Des demandes d’avis allant dans ce sens et dans divers autres domaines ont été également reçues par la Cdp.

Missions de contrôle sur sites
La Commission informe, en outre, les responsables de traitement des systèmes de vidéo-surveillance qu’un formulaire dédié est téléchargeable sur son site www.cdp.sn, pour alléger les formalités déclaratives et pour apporter plus de précisions quant aux mesures d’installation des caméras. Ce formulaire permettra à la session plénière de prendre les décisions idoines en toute connaissance de cause.

Aussi, la session plénière a rendu plusieurs décisions. Sept autorisations ont été accordées. L’une d’elles, délivrée à une structure financière, a trait à l’identification de la clientèle, à l’analyse (collecte, conservation, contrôle, etc.) et au suivi des opérations afin de respecter les procédures de lutte anti blanchiment d’argent et contre le financement du terrorisme. 18 récépissés ont été également octroyés à des institutions financières, à des sites internet, à des chercheurs…concourant tous à l’amélioration de la sécurité publique et à une meilleure efficience des services. Par ailleurs, certaines demandes ont essuyé des refus d’autorisation de traitement pour diverses raisons témoignant de la ferme volonté de la Cdp de mener à bien sa mission.

La Commission a démarré ses missions de contrôle sur sites auprès de trois responsables de traitement. Ce, pour s’assurer que les déclarations ou demandes d’autorisation reçues sont conformes aux dispositions de la loi portant sur la protection des données à caractère personnel. Ces missions de contrôle portaient sur les systèmes de vidéo-surveillance, les systèmes de pointage biométrique et les applications web. Pour ces traitements, la Cdp a constaté plusieurs manquements.
Dans les domaines de la coopération et du partenariat, la Cdp a pris part, les 20 et 21 septembre 2016, à la deuxième édition du Forum africain sur la protection des données personnelles à Ouagadougou, organisée par la Commission de l’informatique et des libertés du Burkina Faso. Cette rencontre a permis la création du Réseau africain des autorités de protection des données personnelles.

Alassane Aliou MBAYE

 

Dakar abrite, depuis hier, un atelier régional sur l’utilisation des médias africains dans la promotion du dialogue et de l’échange culturel. Cette rencontre de deux jours, regroupant dix pays de la sous-région, vise à utiliser les messages médiatiques dans la correction des « idées erronées »  sur l’Islam et les musulmans en Afrique et à sensibiliser les professionnels des médias sur l’importance de la diffusion de la culture islamique.

Dans un contexte de terrorisme et d’intégrisme islamiste se cachant sous les oripeaux de la religion du prophète Mouhamed, l’Islam se retrouve, la plupart du temps, victime d’injustices dans les médias. Dans beaucoup de cas, elle est accusée d’extrémisme et d’intégrisme. Pourtant, la religion musulmane, dans ses fondamentaux, bannit la violence et interdit tout acte visant à attenter à la vie d’autrui. C’est pour répondre donc aux défis en matière de correction de l’image de l’Islam dans les médias africains qu’un atelier régional de deux jours s’est ouvert hier à Dakar. Cette rencontre sur l’utilisation des médias africains dans la promotion du dialogue et de l’échange culturel est organisée par l’Organisation islamique pour l’Education, les sciences et la culture (Isesco) et l’Union des radiodiffusions islamiques (Ibu), en  coordination avec le Bureau de coordination du Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles (Comiac) et la Commission nationale sénégalaise pour l’Unesco et l’Isesco.

L’objectif est de sensibiliser les journalistes africains venus, entre autres, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Niger, de la Mauritanie, du Bénin, du Sénégal, de la Guinée, etc., sur l’importance de la diffusion de la culture islamique à travers l’adoption du juste-milieu et de la modération dans la transmission du message de l’Islam, mais également la promotion du dialogue et de l’échange culturel. De même, à immuniser les jeunes musulmans en Afrique contre les campagnes des groupes terroristes visant à semer le doute sur l’Islam et ses valeurs de tolérance. Le but ultime, a expliqué le directeur général de l’Ibu, est de mettre définitivement fin à l’extrémisme et au barbarisme observés dans « nos » pays. L’enjeu, a souligné Dr Mahjoud Ben Said, représentant du directeur général de l’Isesco, c’est aussi de faire connaître le véritable visage de l’Islam, sa civilisation et ses valeurs. Présidant la cérémonie d’ouverture de l’atelier, Daouda Dioussé, représentant du directeur du Comiac, a rappelé que cette institution s’est accordée avec les services de l’Isesco, en vue d’approfondir le plan du traitement de l’information islamique des journalistes des pays du Sahel et ainsi promouvoir la culture de la paix, du dialogue et de la tolérance.

Ibrahima BA

Le Cesti va abriter un centre régional de l’Isesco

CestiL’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) et le ou Centre d’études des sciences et techniques de l’information de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) viennent de parapher une convention de partenariat relatif à la mise en place d’un centre régional pour la formation des journalistes de la région africaine. Cet accord, a annoncé, hier, Dr Mahjoud Ben Said, représentant du directeur général de l’Isesco, en marge de l’atelier régional sur l’utilisation des médias africains dans la promotion du dialogue et de l’échange culturel, prévoit la formation de spécialistes de l’information dans les Etats membres des régions africaines dans les domaines de la presse écrite et électronique, la radio, la télévision, les relations publiques, les médias, la gestion des entreprises médiatiques et d’autres secteurs ayant trait à l’information et à la communication.

I. BA

L’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) et le ou Centre d’études des sciences et techniques de l’information de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) viennent de parapher une convention de partenariat relatif à la mise en place d’un centre régional pour la formation des journalistes de la région africaine. Cet accord, a annoncé, hier, Dr Mahjoud Ben Said, représentant du directeur général de l’Isesco, en marge de l’atelier régional sur l’utilisation des médias africains dans la promotion du dialogue et de l’échange culturel, prévoit la formation de spécialistes de l’information dans les Etats membres des régions africaines dans les domaines de la presse écrite et électronique, la radio, la télévision, les relations publiques, les médias, la gestion des entreprises médiatiques et d’autres secteurs ayant trait à l’information et à la communication.

I. BA

L’initiation à l’écriture du scénario, au reportage, la mise en scène… La finale de l’émission « Summer Pencc », un concours télévisé de court métrage, a été un grand moment de l’audiovisuel, ce week-end au Monument de la Renaissance. Suite à une série de huit émissions diffusées sur la Rts1 en prime time d’août en septembre, les équipes « Ousmane Sembene » et « Samba Félix Ndiaye » ont été sacrées.

L’équipe « Ousmane Sembene » est le vainqueur de l’émission « Summer Pencc » 2016. Celle de « Samba Félix Ndiaye », vient elle, en deuxième position. Toutes deux ont traité respectivement des thèmes sur la mortalité des enfants et la situation des enfants à mobilités réduites en milieu scolaire. « Donner aux enfants des opportunités de s’exprimer avec des outils à porter de main, tels que le numérique (téléphone, Mp, tablettes…), utilisés dans le domaine social mais aussi culturel et artistique est l’idée. Avec au programme l’initiation à l’écriture du scénario, au reportage, à la mise en scène, aux techniques de prise de vue, du montage à la réalisation, bref, tous ce qui est relatif à l’audiovisuel », a expliqué Adams Sie, l’initiateur de l’émission Summer Pencc.

M. Sie, réalisateur, évolue dans le domaine de l’audiovisuel avec Scie sky pictures entertainement, une structure orientée vers les questions de développement, à savoir la protection des jeunes filles et de la femme, de l’enfance. « L’idée est née en 2011 suite à un constat que toutes les émissions pour enfants tournaient autour de la danse et consorts, même si ce n’est pas quelque chose de mauvais. Cependant, j’ai voulu un concept qui allie à la fois divertissement et instruction. Que les enfants soient responsabilisés, que leurs capacités intellectuelles et socioculturelles soient mises en avant, c’est en ce sens que j’ai initié Summer Pencc pour que toutes les tranches d’âges puissent s’y retrouver », ajoute Adams Sie.

Selon lui, le concept « Summer Pencc » est réalisé grâce aux collaborateurs dont Aïssatou Ly, Bijou, Tahéri Bâ, la direction de la Cinématographie, Matador, la Rts1, etc. Summer Pencc est un concours télévisé de court métrage réalisé par des enfants de 12 à 17 ans dans les arts numériques et dans tous les volets.

Réalisés avec des téléphones, tablettes, caméras, ordinateurs, appareils photos et autres par des élèves afin de faire prévaloir des thématiques qui les tiennent à cœur, avec comme objectif  développer et encourager la créativité, la saine curiosité, l’ouverture, l’esprit civique et l’engagement citoyen, la solidarité, afin que les outils numériques soient des vecteurs d’instruction, d’éducation et d’épanouissement des jeunes, les films ont été instructifs. En ce sens, le concept a eu son effet. Yaye Fatou Dieng, finaliste et membre de l’équipe « Samba Felix Ndiaye », explique : « Notre volet est la cinématographie, principalement le documentaire axé sur les conditions des personnes à mobilités réduites en milieu scolaire pour la finale ». La jeune fille de 12 ans rapporte : « C’est une chose qui nous touche, je l’ai particulièrement vécu. Car j’ai eu des camarades de classe handicapés moteurs et qui avaient des problèmes pour gagner la salle. On les soulevait à chaque fois avec leurs chaises. C’est à partir de là que nous avons voulu véhiculer ce message via le numérique surtout que nos images peuvent aller partout jusqu’à tomber sur un bienfaiteur mais aussi sensibiliser l’opinion publique ».

Engagement citoyen et solidarité
Séduit par le programme, Hubert Laba Ndao, cinéaste, trouve que « c’est une belle initiative qui permet aux enfants de se familiariser aux techniques de cinéma et de l’audiovisuel de manière générale ». Il pense que c’est une façon de les encourager à prendre en charge, eux-mêmes, leurs initiatives et les réaliser. En effet, ce sont les enfants qui font, entre autres, les sons et les tournages. « Sans compter que cela apporte aussi un regain à l’intérêt que les gens doivent accorder au cinéma, d’autant plus que depuis un certain temps les salles de cinéma ont disparu, en plus de l’avènement de l’Internet. Voir ces jeunes faire seuls tout cela, je pouvais l’intituler le cinéma à l’école », note M. Ndao.

Des projections sur des thèmes comme la vulnérabilité des personnes à mobilité réduite en milieu scolaire, la mortalité infantile et les maladies sexuellement transmissibles étaient soumises par les différentes équipes d’enfants participant à l’émission Summer Pencc 2016. Le programme veut booster la créativité chez la jeunesse et façonner le choix de leur métier à l’avenir. Les organisateurs accompagnent les enfants qui ont du potentiel, même durant l’année académique. Et ce sont les participants de cette édition qui vont encadrer ceux de la prochaine édition. « N’ayant jamais eu la chance d’être accompagné par nos ainés, nous avons, aujourd’hui, l’obligation d’assister nos frères et sœurs afin de ne pas répéter l’erreur des autres dans le passé.

Je donne, avec fierté, un coup de pousse à cette initiative, car la jeunesse, c’est l’avenir de demain », dit le rappeur Matador. D’où l’interpellation des organisateurs aux autorités surtout les ministères de la Santé et de la Jeunesse d’accompagner cette initiative.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR
(stagiaire)

Nit Doff a fait une prestation satisfaisante pour son public vendredi dernier au Grand théâtre de Dakar. L’artiste, de son vrai nom Mor Talla Guèye, a réussi son pari de tenir deux concerts à guichet fermé, vendredi au Grand théâtre et samedi, au stade Iba Mar Diop.

Vendredi dernier, au Grand théâtre de Dakar, il y avait vraiment foule. A l’extérieur du temple culturel, des véhicules, venus de partout, ont envahi le parking. Que des fans du rappeur «Nit Doff». Ils ne voulaient en aucun cas rater ce rendez-vous dénommé « Show of the year » par l’artiste originaire de Louga, de son vrai Mor Talla Guèye. A 00h 21mn, avec Sister Zeïna aux manettes, l’homme sort des loges pour donner le top d’un spectacle face à un public venu répondre massivement. Sur scène, il y avait un décor avec un terrain de basket qui trônait au milieu. Pas moins de six gardes du corps accompagnaient la star de la soirée. De gros bras qui n’hésitaient pas aussi à faire descendre du podium certains fans qui, coûte que coûte, voulaient toucher «Nit Doff».

L’artiste maitrise son évènement. Il sert un concert remarquable ! Plus de 40 morceaux à son actif, l’auteur ignore même le nombre de chansons qu’il a déjà entonné : « Killah freestyle », « Rddr old school », « Show of the year », « Ghetto swagg », « Viviane wuyuma », « Sen Baye », « Teup teup », « Tec ci brick », « Ngaaka », « Sénégal », entre autres tubes. Pour «Nit Doff», le rap a de beaux jours devant lui. Et il sert ce refrain : « Le rap ne mourra jamais ; je le crois grâce à mon public ».

Des rappeurs invités de marque…
A chacun des opus chantés, le public entonne les refrains. « Nous faisons la fête aujourd’hui », crie à tue-tête un fan excité et qui se fait remonter les bretelles par un agent de la sécurité. Comme il est de tradition, Nit Doff a convié des artistes qui se sont produits, soit en lever de rideau, où qu’il avait appelé : Djilli, Dragon, Fa-J, Niger Jah, des ténors comme Matador, Mao Sidibé, Alien Zik, Ahlou Brick, Ndongo D, Algui T, Adnow, Thoum-C, Simon, etc.

Mais, c’est la présence du rappeur Canabasse, vendredi, sur la scène du Grand théâtre, qui a surtout marqué les esprits. Quel fan de rap ne se souvient pas d’un concert annulé, en février 2014, lorsque «Nit Doff» et Canabasse se donnaient en spectacle à l’Ugb de Saint-Louis, alors que la Commission sociale de ladite université lançait le démarrage de ses activités ? Il fut interrompu par des jets de pierres et un étudiant a été fauché par le véhicule de Canabasse. Mais ce vendredi 14 octobre, ils ont partagé la scène pendant un moment, pour le bonheur des mélomanes.

Dans la même veine, il sonnait 1h 30 minutes quand un autre rappeur, Ngaaka Blindé, rejoignit le podium, gratifiant le public d'un show monumental. Après sa prestation, il s’est dit satisfait de la réconciliation entre «Nit Doff» et Canabasse. D’ailleurs, Ngaaka a exhorté ses autres frères rappeurs à en faire de même. « Je suis heureux et je fais la même chose entre Dip et moi », a-t-il souligné.

L’humoriste Samba Sine alias Kouthia, dans son accoutrement, avec des extensions de cheveux couvrant le chef, a joué aussi sa partition digne de ses « after work » de la semaine diffusés à la télévision. De quoi détendre l’atmosphère dans la salle…

Serigne Mansour Sy CISSE

Annonçant l'arrivée de son nouvel album, « Strength of a woman », Mary J. Blige se met à nu sur un titre R&B et soul percutant : « Thick of It ». Il y a deux ans, la chanteuse américaine prenait d'assaut l'actualité musicale en publiant deux albums. D'abord, la bande originale du film « Think like a man too », sur lequel elle invitait The-Dream ou Pharrell Williams, avant de revenir avec « The London sessions ».

« I gave you too much, enough is enough »
Un disque acclamé par la critique grâce aux morceaux « Therapy », écrit par Sam Smith, « Right Now » avec Disclosure ou « Whole Damn Year », co-signé par Emeli Sandé et produit par Naughty Boy. Alors qu'elle présentera sa nouvelle tournée commune avec Maxwell, baptisée « King and Queen of Hearts world tour », le 16 octobre prochain, au Zénith de Paris, Mary J. Blige vient d'annoncer l'arrivée de son 13ème album, sur lequel elle sera accompagnée de Kanye West.

Avant la fin de l'année, l'interprète culte de « Family affair » espère bien revenir avec l'album « Strength of a Woman », déjà défendu par le single « Thick of It ».

« Cette chanson est si personnelle que c'est presque douloureux de la laisser s'échapper. (...) La musique me sauve tout simplement, peu importe ce qui arrive », vient-elle de déclarer dans un communiqué. Sur ce morceau R&B à l'ancienne, co-écrit par Jazmine Sullivan, Mary J. Blige reprend le pouvoir en évoquant le divorce qui a terrassé sa vie ces dernières semaines. « I gave you too much / Enough is enough / Now we're in the thick of it / So tell me / Who's gonna love / You like I do », chante la diva, la soul dans les veines, prête à mettre fin à une relation qui s'épuise.

Sources Purecharts.fr

Fulgence Faye est de ces musiciens dont on parle peu, mais qui, sans se morfondre dans une confidentialité affligeante, se promènent le long d’une allée où guettent les oreilles attentives aux belles mélodies. L’artiste thiéssois, dynamique défenseur de la culture sérère none, explore les sonorités pour enchanter les mélomanes et transmettre un message d’harmonie à une humanité qui souffre de ses petites appartenances.

Quand les hommes et les femmes s’échinaient à vaincre les mauvaises herbes dans les champs, le longiligne garçon Fulgence Faye, lui, se nourrissait de ses rêves prémonitoires. Cela lui a valu bien des baffes ! Ses pieds étaient moins brûlés par la chaleur étouffante du Cayor que par une envie viscérale de taper dans le ballon de football. Le « Nawetane » était devenu un exutoire de son exubérance et le football une malédiction pour ceux qui voulaient le voir « bûcher ». Il était doué, aimé des foules qu’il soulevait au gré de ses « entrechats ». Mais, dans son patelin et chez les Nones, ethnie sérère de Thiès, la terre entretient les espérances. Celles-là grandes qu’avait suscitées sa sélection parmi les jeunes talents devant représenter la région de Thiès au niveau national n’y ont rien fait. Il faut, comme il l’a chanté un jour, « cultiver pour se nourrir ». De cet épisode, il a gardé un sobriquet, « Logada », en référence à la ligne de ses jambes.

Et si la ruse et les caprices ne le libèrent pas de ce labeur trop pénible pour un esprit un tantinet dispersé, il s’enferme dans la mélodie apaisante. L’adolescent, presque filiforme jusqu’à paraître désinvolte, se découvre une passion : la musique. Pouvait-il d’ailleurs en être indifférent ?  Lui, le fils d’un guitariste et ancien membre de l’orchestre Royal band de Thiès qui l’a fait voyager à travers diverses sonorités du monde. Les études deviennent très vite encombrantes. Il s’en lasse. « Au collège, en classe de 5e, j’ai tout arrêté sans me retourner », confie-t-il de sa voix rocailleuse, au grand dam de son père. Celui-ci, qu’il a accompagné pendant un moment dans son entreprise de construction, l’avait confié, au décès de sa génitrice, à sa grand-mère maternelle.

« Pêcheur de mélodies »
Son enfance n’est pas des plus paisibles. Mais, Fulgence puise sa force dans son amour pour la musique. Il se donne les moyens d’assouvir sa passion en collectionnant les petits boulots. Son passage à la Radiodiffusion télévision sénégalaise en tant que vigile lui permet de se procurer une guitare grâce à l’argent d’une petite tontine. Fulgence touche le jackpot ! Dakar n’était point une terre de jouissance. « Il me fallait trimer et acheter cet instrument », raille-t-il presque, les yeux cramoisis, le visage émacié par des nuits d’ébauche.  A Thiès, en 2000, le destin le met en relation avec le prêtre Albert Sène, un musicologue. Ce dernier, convaincu de son talent, l’initie à la chorale. Fulgence y découvre les arcanes de la musique ; celle-là qui éveille des émotions. « Il m’a mis en confiance. J’ai alors commencé à jouer dans les cabarets et à me faire un nom ».
La scène, certainement plus attrayante que les champs, devient le lieu d’expression de ses convictions profondes et de ses aspirations légitimes qu’il consigne dans son premier album, « Fas bu ñuul », en 2008.  Il y développe une musique afro-soul-blues, issue des sonorités sérères comme le « Mbilim », le « Path » et le « Ndiouck », avec des instruments d’ici et d’ailleurs qui créent une divine alchimie.

Le lead vocal de « Niljaa » (Racine) entremêle, avec bonheur, par sa musique folk-acoustique, sa voix puissante et son verbe qui galvanise, la culture de tous les hommes et de celle-là des sérères nones dont il est un défenseur acharné. « Nous sommes une minorité presque menacée de disparition. A travers mon art, je m’efforce de nous donner une place dans le paysage culturel sénégalais avec d’autres artistes ». Le combat pour la survie de la tradition, de la langue et de la culture « saafi-none » n’est point un banal choix d’un artiste en quête d’identité. C’est un sacerdoce. Des musiciens de renommée comme Lamine Faye, Max Thiam, Abou Thiam « Ngary Law », Ma Sané… l’ont accompagné dans cette aventure harmonieuse. Il est également l’initiateur de l’événement annuel de musique « Caabi aljana » à Thiès. Fulgence Faye s’inspire beaucoup de l’univers spirituel qui transcende les petites appartenances. Lui, le fils d’un musulman et d’une catholique. Son single « Fa Yalla », sorti en 2015, pour promouvoir l’harmonie inter-religieuse, en est une touchante illustration. Son dernier album, « Caabi aldiana », fait écho à sa « trajectoire religieuse » et emprunte les mélodies qui exaltent le Seigneur et, par leurs profondeurs, les valeurs universelles.  « Ma prochaine production dont la sortie est prévue en 2017 explorera toutes les sonorités et parlera aux hommes dans toutes leurs particularités », promet celui qui est par ailleurs le vice-président de l’Association des métiers de la musique de Thiès. Ce ne serait alors qu’un renouvellement d’un pacte de stabilité rythmique avec « le pêcheur de mélodies ».

•  Par  Alassane Aliou MBAYE

Le budget de participation de la région de Saint-Louis au prochain Festival national des arts et de la culture, prévu en décembre, à Kolda, est évalué à 5 millions de FCfa. L’estimation a été faite par le directeur du Centre culturel régional au cours d’une réunion du Comité régional de développement (Crd) tenue à la préfecture de la vieille ville.

L’année dernière, une forte délégation de 36 artistes de la région de Saint-Louis  avait décroché le deuxième prix en danse et le troisième prix en musique au Festival national des arts et de la culture tenu à Kaolack. En 1999, Saint-Louis avait remporté le Grand prix Douta Seck du Fesnac.
Pour la prochaine édition, qui aura lieu du 17 au 23 décembre 2016, à Kolda, le directeur du Centre culturel régional de Saint-Louis a demandé aux autorités administratives d’inviter les responsables des collectivités locales, des institutions publiques et privées, les mécènes et autres personnes ressources originaires de la région d’apporter leur contribution financière à la participation au Fesnac.

Selon Moustapha Ndiaye, le budget, déjà arrêté par le Comité régional d’organisation des préparatifs, nécessite d’autres moyens financiers, logistiques et matériels.
Le ministère de la Culture et de la Communication, a-t-il précisé, va appuyer à hauteur de un million de FCfa chaque délégation régionale constituée de 36 festivaliers pour la préparation artistique. L’hébergement et la restauration des délégations régionales seront pris en charge par le Comité national d’organisation. Toutefois, un système de « Ndiatiguiya » sera mis à contribution pour rendre agréable le séjour des différentes délégations régionales dans les quartiers hôtes de la capitale du Fouladou.

Expression artistique
Concernant les compétitions artistiques, eu égard au  nouveau  contexte  de l’Acte  3 de la décentralisation marqué par  la territorialisation des politiques publiques au Sénégal,  Moustapha Ndiaye a soumis à l’approbation des membres du Crd la proposition consistant à attribuer à  chaque département une discipline artistique, en vue d’encourager l’expression des spécificités culturelles et artistiques de chacun. Ce, afin de permettre une participation artistique reflétant l’identité culturelle de la région. M. Ndiaye a rappelé que le Fesnac offre néanmoins une formidable occasion de susciter un esprit d’émulation et de saine compétition entre les délégations régionales en décernant, à la fin, des prix aux meilleures prestations artistiques dans les domaines de la musique, du théâtre et de la danse et axées sur le thème : « Patrimoine culturel, tourisme et développement durable » . Cette thématique sera le socle de la réflexion au cours du  colloque scientifique et des compétitions artistiques (musique, théâtre et  danse).  La culture, de l’avis de M. Ndiaye, est un puissant facteur de rapprochement entre les peuples et, en conséquence, un puissant outil pour la consolidation de l’unité nationale. C’est ainsi que, dans notre pays, a-t-il poursuivi, la conscience nationale trouve son fondement le plus solide dans les brassages culturels qui se sont opérés entre les différentes ethnies au cours de l’histoire et anime en nous « le commun vouloir de vie commune » comme le disait le président Senghor.
Le débat qui a suivi cet exposé a permis aux acteurs culturels de remettre sur le tapis l’épineux problème de la sélection des artistes qui doivent représenter la région de Saint-Louis au Fesnac et de proposer d’autres stratégies visant à améliorer ce budget de participation de la région, mais aussi à s’inspirer des erreurs du passé pour rafler la mise cette année à Kolda.

Amadou M. NDAW

El Hadj Diallo alias Elzo Jamdong est un phénomène du mouvement hip hop sénégalais. Sa plume, son flow et son style le peignent comme un musicien de grande influence, d’artiste complet à l’image d’un Faada Freddy. Un exemple de réussite musicale qu’il voudrait bien imiter. Rencontre avec ce rappeur natif du Plateau de Dakar, « un petit bonhomme » qui veut aller loin...

Qui est Elzo Jamdong ?
Un Sénégalais né El Hadj Diallo, Elzo Jamdong est mon nom artistique. Natif de Dakar en 1987, précisément au centre-ville,  j’ai fréquenté le collège Cathédrale de Dakar  jusqu’à l’obtention de mon baccalauréat. C’est à la suite que je suis parti à l’étranger, notamment en  France où j’ai eu ma Licence en Langues étrangères, ensuite  mon Master en Commerce international. Je suis à l’aise tant  avec la langue de Kocc Barma que celle de Molière et autant avec  l’anglais et l’espagnol. La fin du cursus universitaire est  (rires) mon visa de la musique. Bref, c’est cela Elzo, un petit bonhomme.

Depuis quand faites-vous de la musique ?
Je ne pourrai pas le dire, car j’ai toujours fait de la musique, je me suis toujours amusé à écrire des textes. Mais, je dirai que c’est en 2009 que j’ai fait quelque chose de sérieux avec mon groupe, Jamdong. La passion, le fait d’avoir baigné dans le hip hop depuis tout petit, par le biais des grands de mon quartier ainsi que les chaines musicales, m’ont inculqué la culture urbaine. Donc, j’avais un groupe de rap comme tout jeune passionné, monté avec des amis du quartier. Ce, avant d’aller en France pour étudier et de former le Jamdong dans lequel on m’a connu. Le concept de Jamdong est la paix, la paix seulement, parce que le premier pilier du hip hop, c’est la paix, « peace, love… ». Jamdong est un patois jamaïcain qui veut dire Jamaïque. Nous étions tous passionnés de reggae...  Nous avons calqué au  contexte sénégalais pour que cela ait une consonance locale, voire wolof, d’où « Jam dong » (la paix seulement).
 
Comment vos parents et votre entourage ont-ils réagi à vos débuts ?
Réticents comme tous les parents, car les études passaient avant tout ; c’était  prioritaire. C’est quand j’ai terminé mes études, en 2014, que j’ai sorti mon premier projet solo, et le petit succès que cela a eu a été mon visa (rires). Quand j’ai décidé d’y aller à fond, tout le monde a vu la forte passion en moi. Dès lors, personne ne pouvait plus m’empêcher d’y aller.

Vous avez préféré la scène au travail dans un bureau ?
Déjà à titre personnel, assumer que j’étais dans le monde de l’art, du show  business, et que c’est de cela que je compte vivre, n’était pas très facile. Par exemple, quand je tournais le clip de « Mélominds », en 2013, j’étais en stage de fin d’études.  Quand je partais au bureau habillé en costume, j’avais dans mon sac mes chaussures « Air Jordan », un pantalon patchwork (ndiakhass en wolof) avec une casquette aux couleurs nationales où était écrit « Black Rebel » et un T-shirt. Et je suis allé bosser dans une entreprise Pvc en tant qu’acheteur… Dans l’entreprise, même les gens qui me côtoient ne pouvaient s’imaginer que je rappe. A la fin de la journée à 18h, quand je devais rencontrer mon vidéo-maker pour le tournage, il fallait que je trouve un endroit dans la rue pour me changer : passer de ma tenue classique à celle de rappeur. J’ai trouvé un bar où j’ai dû payer un café que je n’ai même pas bu, juste pour avoir accès aux toilettes pour me changer. La transition faite, il m’a fallu monter sur scène, voir des gens répéter mes paroles par cœur, pour que je me dise Elzo t’es dedans. Tu es un chanteur, tu es dans la musique, tu draines des foules. C’est là que j’ai assumé mon lancement.

Vous avez chanté « Plateau, capitale de la capitale », un hommage à votre fief ?
J’ai fait « Taupla », un son pour rendre hommage à mon quartier dont je suis fier d’appartenir. Je suis le premier rappeur venu du Plateau qui a eu cette petite exposition. Cela fait aussi partie du hip hop de représenter son fief ; chacun proclame sa base comme étant le meilleur coin, les gens sont les meilleurs, bref, c’est en eux que tu crois, parce que c’est ton environnement immédiat et influant. Et je dis dans la chanson que « Dakar est la capitale du Sénégal, mais Plateau, c’est la capitale de Dakar ». Et même si je n’étais pas rappeur, j’allais proclamer Plateau comme capitale de la capitale, car chacun apprécie chez soi plus que tout. Ce qui est valable pour un habitant de Pikine, Guédiawaye, etc. Plateau, c’est vraiment le cœur de Dakar. J’y décris ma jeunesse, mes influences et vécus du hip hop.

Le « Fils de Plateau » connait-il  réellement les maux de la société, les inondations, délestages… ?
Nous vivons tous au Sénégal, sous le même ciel, dans le même territoire. Nous vivons les mêmes problèmes ; les délestages et autres n’épargnent personne. Les gens ont une vision du centre-ville à cause des grands immeubles, mais ne peuvent pas savoir les réalités. En ce sens, il faudrait que quelqu’un comme moi, qui chante dans un wolof de wolof, pour faire savoir qu’on ne l’a pas écrit pour moi. Je ne le force pas. J’ai un vécu à ma manière et il ne peut pas être comparable à celui d’un résident de Tambacounda ou Kaolack. Cependant, ces derniers peuvent s’identifier à ce que je fais jusqu’à ce qu’ils consomment ma musique. La preuve est que j’ai un public élargi jusque-là bas. Quand c’est vrai en toi, la crédibilité s’acquière sans problème, d’autant plus ce qui sort du cœur retourne au cœur. La crédibilité, c’est que l’on sache que ce que tu racontes est ton véritable vécu. Le problème que beaucoup de rappeurs ont, c’est de s’inventer une vie de gangster, de thugs, etc.

Vous avez chanté aussi « Roy ci mom », quelles sont vos références ?
Tout d’abord, c’était un hommage à ma mère, mais le champ est plus élastique. J’y évoque nos valeurs en tant qu’Africains, en tant que Sénégalais. Des valeurs familiales, la force de la famille qui est la base de tout. Nous avons une société paternaliste où les oncles, les grand-mères, en somme toute la famille, ont des droits sur toi ; allant même jusqu’aux personnes externe à la famille. Le fait de me retrouver seul à l’étranger, d’avoir la nostalgie de ma famille… m’a permis d’apprécier nos richesses culturelles à leur juste valeur. Et ceci a impacté aussi la conception de ce titre. C’est un son très personnel où je rends hommage à mère, mon défunt père, toute la famille ; ces gens qui nous permettent de ne pas perdre nos repères sur tous les plans.

Comment Elzo Jamdong définit-il son style musical ?
Le rap, c’est ma base, mais j’aimerais pouvoir être considéré comme un artiste à part entière. Je donne l’exemple de quelqu’un comme Faada Freddy qui a commencé avec du rap et fait, aujourd’hui, du gospel. C’est quelqu’un que j’aime citer, car cette évolution est à saluer et c’est un bel exemple. Il a montré qu’être rappeur un jour ne veut pas dire l’être à jamais. Un artiste doit évoluer, faire ce qu’il ressent… Le meilleur, c’est que son public de base évolue toujours avec lui, malgré le changement de style. Son art a grandi avec lui, et c’est  ce que j’aimerai faire si le destin me le permet.

Quelles sont vos influences musicales et thématiques ?
La musique reggae, le rap de manière général, qu’il soit ancien, contemporain…  je me sers aussi beaucoup de mes souvenirs, mon enfance... Mes sujets de prédilections majeures : les faits sociaux, la vie urbaine de Dakar, les soirées hip hop de Dj Makhtar où j’allais et à qui je rends souvent hommage. Dans le dernier album aussi, je me suis axé sur les « ennemis proches », comme quoi  l’homme noir est l’ennemi de l’homme noir. Comme je disais, avant de chercher la critique loin, le premier ennemi est son frère d’à côté. Je ne dirai pas que la colonisation et autres n’ont pas eu d’effets néfastes, mais on en a assez parlé,  c’est dépassé. Est à l’ordre du jour les Noirs qui bloquent ceux qui essayent de se frayer leur chemin. Ce sont des Noirs qui ont tué Malcom X, Patrice Lumumba…  Au lieu d’amener un malade à l’hôpital, ils attendent sa mort pour facturer ses dépenses funéraires.  Parlons des gens qui vont marabouter d’autres, de l’excision, de la polygamie. J’ai même un son inspiré d’« Une si longue lettre » parce que Mariama Bâ parle des maux de la société.

Quels sont vos rapports avec les rappeurs, l’ancienne et la nouvelle génération ?
Je n’ai que de bonnes relations avec tout le monde. A mon dernier concert, j’avais invité Akhlou Brick Paradise, Dip Dound Guiss, Nix et Matador, pour ne citer que ceux-là. J’ai de bonnes relations avec la crème, de l’ancienne génération comme la nouvelle. J’ai fait écouter mon album à Ndongo D, Xuman et Keyti avant tout le monde, en guise d’hommage aux ainés. Et aujourd’hui, quand on partage des scènes, des réflexions… avec des gens que j’écoutais seul dans ma chambre et qu’aujourd’hui on se parle comme collègues simplement, cela témoigne d’une évolution et aussi que tout est possible. Leur humilité m’encourage également.

Le public peut-il s’attendre à des tournées nationales ?
J’ai fait Ziguinchor, Saint-Louis et Thiès l’année dernière. Cette année, j’ai plus fait des concerts à l’étranger, mais c’est au programme de faire des régions du Sénégal où je ne suis pas encore parti et aussi de faire les pays voisins comme le Mali et la Mauritanie d’ici à 2017.

Quels sont vos projets ?
L’objectif, c’est faire partie des artistes influents aux grandes réalisations. Le dernier album que j’ai sorti sous forme de bracelet Usb répond à ce dynamisme d’innovation. Quand les autres ont leurs albums dans les bacs, le mien est sur les poignets. Que tout le monde fasse la même chose ne fait pas évoluer les choses, que chacun apporte sa pierre à l’édifice. J’ai ma propre vision, mon propre style, mon flow, pourquoi ne pas avoir mon propre type d’albums par rapport à l’évolution des digitales.  Au Sénégal, les gens sauront que je suis l’initiateur de ce concept. Mais demain, un de plus célèbre qu’Elzo peut l’adopter et tout le monde va le lui associer. Alors qu’auparavant je l’ai adopté en 2016. Heureusement qu’un petit public l’archivera dans leurs anales. Il faut que nous soyons fiers davantage, que les gens saches que l’on a tout et que nous croyons en nous. En outre, je suis le parrain de « l’Alliance pour l’enfance » qui compte des pouponnières à Keur Massar et Médina. L’année dernière aussi, j’ai participé à un événement de l’Empire des enfants à Sorano. Aussi, je suis dans d’autres projets en ce moment. A l’occasion des tournées locales prévues, j’aimerai m’entretenir avec les populations sur les questions de l’excision, la scolarisation des filles, les grossesses et mariages précoces. Mais également faire la de sensibilisation sur les infections sexuellement transmissibles… le tout dans le Jamdong (la paix seulement).

•  Propos recueillis par Yaye Awa Ly Ngoné SARR  (Stagiaire)

Viber, l'application leader de messagerie mobile aux 800 millions d'utilisateurs, a annoncé un partenariat avec « The voice Afrique francophone », la première saison très attendue de l'émission musicale internationale qui va révéler les talents de 17 pays d'Afrique.

L'émission phare produite par Voxafrica, la chaîne panafricaine de référence, a ouvert son tchat public sur Viber afin de permettre à son audience de vivre une expérience digitale unique en découvrant les dessous des coulisses ainsi que des contenus exclusifs. Selon communiqué reçu d’African media agency (Ama), à travers cette chaîne sociale, les fans de « The voice Afrique francophone » pourront suivre les coulisses de l'émission en retrouvant, après chaque épisode, Claudy Siar, le présentateur, avec les quatre coachs de cette première saison, Asalfo, Charlotte Dipanda, Singuila et Lokua Kanza.  La team de « The voice Afrique francophone » continuera donc son show digital en partageant des moments intimes « en backstage » sur le tchat Viber.

« L'objectif d'avoir un tchat public en tant que show télévisé est d'offrir une vitrine digitale en continu à nos téléspectateurs qui sont aussi des utilisateurs avides des réseaux sociaux et des messageries instantanées. Ceci nous permet de garder un lien privilégié avec notre audience et d'entretenir le suspense du show », explique Rolande Kammogne, vice-présidente exécutive de Voxafrica.

Tchat riche en conversations musicales
Des influenceurs du monde musical seront invités à rejoindre le tchat de l'émission pour enrichir les conversations et partager leurs coups de cœur. Les talents finalistes seront aussi invités à rejoindre le tchat une fois que les premières nominations auront commencées.
Choisir la plus belle voix d'Afrique, c'est simple et facile au bout d'un clic sur Viber.

L’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) et l’Islamic broadcasting union (Ibu) tiennent, du 17 au 18 octobre, à Dakar, un atelier régional sur l’utilisation des médias africains dans la promotion du dialogue et de l’échange culturel.  

Selon un communiqué de presse, cet atelier vise à sensibiliser les journalistes africains sur « l’importance de la diffusion de la culture islamique à travers l’adoption du juste-milieu », la modération dans la transmission du message de l’Islam et la promotion du dialogue et de l’échange culturel, mais également sur comment « immuniser les jeunes musulmans en Afrique contre les campagnes des groupes terroristes visant à semer le doute sur l’Islam et ses valeurs de tolérance ».

Le programme de l’atelier comprend trois axes principaux, à savoir « Le rôle des médias africains dans la diffusion de la culture islamique et la correction des idées erronées sur l’Islam en Afrique » ; « Les moyens de développer les programmes médiatiques relatifs à la promotion de l’Islam en Afrique et la promotion du dialogue et de l’échange culturel » ainsi que « Les techniques de traitement des stéréotypes sur l’Islam dans les médias internationaux et africains ». L’atelier, organisé en coordination avec le bureau de coordination du Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles (Comiac) et la Commission nationale sénégalaise pour l’Unesco et l’Isesco, verra la participation des spécialistes en médias au Sénégal, Guinée-Bissau, Guinée Conakry, Togo, Bénin, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Mauritanie. Et notamment du directeur général de l’Ibu, le chef du Centre d’information et de la communication à l’Isesco, Dr Bensaid el Mahjoub, et l’expert marocain en formation des journalistes Dr Abdelouahhab Errami. Ce dernier va encadrer les travaux de l’atelier.

O. DIOUF

L’Ecole supérieure multinationale des télécommunications (Esmt) de Dakar et le premier opérateur satellitaire mondial, « Ses », viennent de lancer un programme de formation pour l’installation d’antennes satellites au Sénégal. Cette formation gratuite destinée aux étudiants de l’Esmt permettra d’apporter des compétences avancées en matière d’installation de paraboles dans notre pays.

En partenariat avec l’Ecole supérieure multinationale des télécommunications (Esmt), le leader mondial des satellites, « Ses », a procédé, hier, au lancement d’un programme de formation sur l’installation d’antennes satellites au Sénégal. Cette formation d’installateurs de satellite « Ses Elevate » fait partie de l’un des domaines clefs de collaboration dans le protocole d’entente signé, cette semaine, entre les deux institutions. Cela, en vue d’apporter des compétences avancées en matière d’installation de paraboles dans notre pays. « Elevate » est un programme de formation en assurance qualité et accréditation « Ses » pour les installateurs sur tout le continent.

Depuis près de quatre ans, il a permis l’accès à la formation de plus de 8.000 étudiants à travers 15 pays d’Afrique. Il a évolué pour passer des conseils techniques d’installation à une approche incluant des compétences précieuses de développement des affaires. Ainsi, en plus d’acquérir toute la formation technique nécessaire, les bénéficiaires reçoivent aussi des outils commerciaux et de marketing. Lesquels leur permet de développer leurs affaires.

Au Sénégal, a expliqué le directeur Marketing de « Ses », Andry Anderson, 250 étudiants seront formés. « L’Afrique est un grand continent et on espère y former beaucoup plus de gens. Nous envisageons de renforcer cette formation en 2017 en y intégrant 10 nouveaux pays », a-t-il ajouté. En même temps qu’il permet à davantage d’utilisateurs d’assurer la migration vers la télévision satellitaire et numérique, le programme « Elevate », a déclaré M. Anderson, fournit aussi de la capacité satellitaire et des services de « bout-en-bout ».

Création d’emplois
L’objectif est de donner un bon service aux populations par le biais de « très  bonnes » installations. Le projet favorise également la création de l’auto-emploi. « On n’aide pas simplement les gens à faire une formation, mais à monter une entreprise qui va utiliser d’autres employés. Ce partenariat est donc une plateforme de création d’emplois, et c’est ce qui est le plus important », a-t-il souligné.

Pour le directeur de la Formation et de la Recherche de l’Esmt, Tahirou Ouattara, « actuellement, les Etats ne recrutent plus ». Ce faisant, il faut faire en sorte que les jeunes qui sortent des écoles soient armés pour être, eux-mêmes, des créateurs d’emplois. « Aujourd’hui, avec l’avènement de la télévision numérique terrestre, il y a un besoin de maîtriser cette technologie par satellite », a-t-il indiqué, ajoutant que ce partenariat avec « Ses » consiste à offrir une formation aux étudiants en fin de cycle.

Ainsi, a renchéri M. Ouattara, en plus de leur diplôme, ils sortent avec un certificat attestant qu’ils savent désormais installer ces antennes. Mieux, à la fin de la formation, un petit guide est mis à leur disposition pour leur permettre d’être autonome. Le certificat « Elevate » offre l’opportunité de générer plus de revenus, d’apprendre les techniques de pointe et d’améliorer la qualité globale des installations.
Dans le cadre de son partenariat avec l’Esmt, l’opérateur « Ses » a également créé un Hub internet pour cette institution d’enseignement supérieur et lui a fourni un an de connexion Internet gratuite grâce à son satellite Astra 2G.

Ibrahima BA   

 

Ericsson annonce le lancement de la version Afrique subsaharienne de son concours annuel d’innovation « Ericsson innovations awards » sur le thème : «L'alimentation du futur». Une occasion pour les start-ups et les développeurs d'applications (étudiants ou Pme) de présenter des solutions qui soutiendront la transformation de l'agriculture et la production alimentaire à travers l'Afrique subsaharienne.

Le concours « Ericsson innovation awards » Afrique subsaharienne est ouvert jusqu’au 31 octobre 2016 aux étudiants et aux petites entreprises de la région avec une limite de quatre personnes par équipe participante. Tous les participants au concours régional qui répondent aux critères mondiaux sont automatiquement inscrits dans la compétition mondiale Eia. Dix demi-finalistes seront sélectionnés par le jury d'Ericsson à partir des inscriptions en ligne. Un gagnant sera alors choisi par Ericsson et les membres du jury externe.

Le vainqueur recevra la somme de 10.000 dollars Us (près de 6 millions de FCfa),  le 15 novembre 2016, au Cap, en Afrique du Sud, et sera intégré au concours « Ericsson innovation awards mondial ». L’équipe gagnante présentera également à cette occasion sa solution innovante à un parterre d'experts du secteur.
Cette compétition fait partie des activités d'Ericsson au Ericsson Ahub à l’AfricaCom qui consistent à identifier et renforcer les innovateurs en herbe dans la région.

www.innovationawardssubsahara.com
www.facebook.com/Ericsson.Application.Awards

Le chanteur américain Bob Dylan dont les textes poétiques ont influencé de nombreux musiciens depuis plus d'un demi-siècle a été sacré, hier, prix Nobel de littérature, premier musicien à recevoir la prestigieuse récompense.

« Bob Dylan écrit une poésie pour l'oreille, qui doit être déclamée. Si l'on pense aux Grecs anciens, à Sappho, Homère, ils écrivaient aussi de la poésie à dire, de préférence avec des instruments », a déclaré la secrétaire générale de l'Académie, Sara Danius, en assurant qu'une « grande unanimité » avait présidé au choix des académiciens suédois. « Il s'inscrit dans une longue tradition qui remonte à William Blake », le célèbre poète anglais mort en 1827, a affirmé la secrétaire-générale, citant « Visions of Johanna » et « Chimes of freedom ».

 (AFP)

Une grande foule, composée de parents, de collaborateurs et d’anonymes, mais aussi d’autorités religieuses et politiques, a accompagné Déguène Chimère Diallo à sa dernière demeure. Le Groupe futurs médias (Gfm), fortement représenté, a laissé son président, Youssou Ndour, porter témoignage sur « une dame de cœur, une pionnière dans l’animation des médias au Sénégal ».  

Me Abdoulaye Babou, l’époux de la défunte, a ému toute l’assistance en égrenant les qualités de celle qui, pendant des années, a partagé sa vie. Selon lui, Déguène Chimère Diallo s’est toujours acquittée de ses devoirs d’épouse, mais aussi de ses responsabilités vis-à-vis de sa belle-famille. Il n’a pas manqué de souligner « la foi en Dieu et la belle pratique de la religion musulmane » dont faisait montre celle qu’il a appelée « mon amie et ma confidente ».
La rédaction du quotidien national « Le Soleil » présente ses condoléances attristées au Groupe futurs médias.

Mamadou DIEYE

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