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Arts et Culture (1361)

La 9e édition du Festival itinérant des arts et du récit (Festi’Paroles) de Thiès a connu un succès malgré les difficultés notées dans la mise en œuvre du programme entamé depuis le début du mois d’avril pour s’achever le week-end dernier.

La 9e édition du Festival itinérant des arts et du récit, débutée par la ville de Tivaouane, a été marquée par la présence de grands conteurs comme Abdoulaye Ndiaye « Thiossane », Mactar Fall de la troupe « Daraay Kocc », entre autres. L’un des promoteurs de Festi’Paroles, l’écrivain Xalima Sarr, n’a pas manqué d’évoquer l’importance du conte, mais qui, selon lui, « est en voie de disparition à cause surtout la de télévision et des nouvelles techniques de l’information qui ont pris sa place alors qu’il jouait un rôle capital dans l’éducation de la personne ». Ce n’est pas pour rien, souligne M. Sarr, que le président Léopold Sédar Senghor et Birago Diop ont écrit respectivement : « Leuk le lièvre » et « Les contes d’Amadou Coumba ». Le musée de la ville de Thiès a abrité la cérémonie de clôture de cet événement culturel de l’association « Puits à paroles », initié par des conteurs thiessois en partenariat avec leurs homologues de la ville de Toulouse en France, par l’entremise de Boubacar Ndiaye, un citoyen sénégalais vivant en France. Un retour à ces pratiques ancestrales a été recommandé pour les générations actuelles et futures.

Xalima Sarr, président des écrivains en langue nationale de Thiès, a regretté que toutes leurs sollicitations auprès des autorités soient restées vaines. « Mais, par la grâce de Dieu, nous avons pu surmonter ces difficultés inhérentes à toute organisation de cette nature ».

M. SAGNE

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a reçu, hier, dans ses locaux, les leaders de la Coordination des associations de presse (Cap). Cette rencontre a porté sur la situation des médias au Sénégal. A l’occasion, le ministre Mbagnick Ndiaye a exprimé la disponibilité de l’Etat de dialoguer avec la Cap pour trouver des solutions aux obstacles.

Les leaders de la Coordination des associations de presse (Cap), constituée du Synpics, Cored, Cdeps, Appel, Urac, Cjrs, Unpjs, Ctpas ont échangé, hier, avec le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, le secrétaire d’État à la Communication, Yakham Mbaye et leur staff. Une prise de contact a permis aux deux parties de faire un tour de table sur les points que sont le Projet du Code de la presse, la Loi sur la publicité, l’environnement des médias, l’attribution des fréquences, la Maison de la Presse, le passif social des entreprises de médias et le Fonds d’aide à la presse.

A l’occasion, le ministre de la Communication a salué les échanges fructueux et la convergence de vues sur plusieurs points. L’État, selon Mbagnick Ndiaye, est disposé au dialogue et il a souligné qu’un agenda de travail sera mis en place pour trouver des solutions aux obstacles. Ainsi, le ministre a annoncé la distribution de l’Aide à la presse la semaine prochaine. Quant au Code de la presse, Mbagnick Ndiaye affirme que le projet du texte, fidèle à l’esprit des conclusions du séminaire de Saly, est sur la table du gouvernement.

A propos de la Convention collective, le ministre de la Communication a regretté l’absence des patrons de presse aux réunions convoquées antérieurement sur le sujet. Ainsi, il annonce une prochaine rencontre avec son homologue du Travail et des Organisations professionnelles et les patrons de presse… Évoquant la gestion de la Maison de presse, le secrétaire d’ État Yakham Mbaye a souligné que les problèmes ont été cernés et des solutions internes seront mises en œuvre.

« Cette entrevue a permis aux deux parties de comprendre l’impérieuse nécessité d’agir pour sauver la presse et de s’accorder sur un plan de travail afin d’étudier les modalités de mise en place d’un Plan national pour la presse », souligne un communiqué de la Cap. Ses leaders, après une visite de sensibilisation effectuée chez le Khalife général des Mourides, à Touba, vendredi dernier, seront reçus demain, samedi à 15h, par le Khalife général des Tidianes, à Tivaouane. En mars dernier, la Coordination des associations de presse tirait la sonnette d’alarme pour attirer l’attention sur la situation des médias au Sénégal. Une campagne de sensibilisation a été annoncée en avril et une marche nationale des travailleurs des médias le 3 mai, à l’occasion de la Journée internationale de la presse, pour réclamer à l’État des négociations sérieuses sur plusieurs revendications. Selon les membres de la Cap, le Premier ministre devrait les recevoir aujourd’hui à 10h.

Omar DIOUF

Jusqu’au 13 mai, la Galerie Arte, immeuble Lahad Mbacké, avenue Abdoulaye Fadiga, Dakar (Centre-ville, prolongation de l’avenue Hassan II, après le siège de la Bceao), accueille l’exposition de l’artiste Piniang. Dans « Dkr 7/7 », le plasticien peint le désordre urbain dans la capitale sénégalaise.

C’est une exposition aux allures de mini rétrospective que l’artiste Piniang présente à la Galerie Arte de Dakar. Sur le thème « Dkr 7/7 », le plasticien peint le désordre urbain au travers de 21 toiles à voir jusqu’au 13 mai.
Dans son processus de création, Piniang porte un regard sur sa ville, 7 jours sur 7. Aux yeux de l’artiste, la capitale sénégalaise est éternellement en travaux. Des immeubles se construisent au détriment des normes, des fils électriques s’emmêlent dans tous les sens. « Depuis quelques années, je m’intéresse à la ville de Dakar et sa banlieue, explique l’artiste. Cette exposition regroupe des œuvres réalisées sur la thématique du décor urbain ».

Pour Piniang, c’est le même questionnement, la même préoccupation autour de l’environnement urbain. Il remet au goût du jour la question de l’accès à l’énergie électrique dans le tableau « Délestage en banlieue ». La perspective se décline sur une teinte en clair-obscur avec un collage de papier journal par endroit.

Abstraction faite de toute visée esthétisante, le propos de l’exposition est de faire changer les comportements qui vont à l’encontre du développement : occupations, constructions anarchiques, la récurrence des inondations dans la banlieue, entre autres. Au regard du plasticien, l’émergence ne se résume pas en biens matériels, abondance d’infrastructures. Sur ce registre, l’artiste doit être acteur en suscitant la réflexion pour un changement de comportement. « Cela passe par un investissement dans le capital humain pour plus de civisme et de citoyenneté », a estimé le plasticien. Il a relevé ce paradoxe entre le développement des infrastructures et le manque de citoyenneté des populations comme en témoignent les séries « Pouvoirs et banlieue », « Quartier flottant ». Il peint une ville aux contrastes multiples : un immeuble qui pointe à l’horizon côtoie une maison en taudis. Dans ce chaos urbain, la lutte pour la survie passe par la débrouille. Avec un vocabulaire pictural refusant la fatalité, un camaïeu de vert sur une toile permet de lire l’espérance.

L’exposition « Dkr 7/7 » est à voir jusqu’au 13 mai à la Galerie Arte de Dakar - Immeuble Lahad Mbacké, avenue Abdoulaye Fadiga, (Centre-ville, prolongation de l’avenue Hassan II, 50 m après le siège de la Bceao,  à côté de la station d’essence).

E. M. FAYE

Le projet « Warefess », coordonné par Enda Lead Afrique a été lancé, hier. Il a pour objectif principal de contribuer à la mise en place d’une gouvernance démocratique transparente au Sénégal. Financé par Ford Fondation, il est exécuté par différents acteurs dont le Cesti, la Fédération Dimbaya, Hip Hop Guédiawaye, « Y’En-à-Marre», le Jt rappé.

Pour améliorer le rôle de la Société civile et consolider celui des médias dans la promotion de la gouvernance démocratique et transparente, Enda Lead Afrique Francophone, en partenariat financier avec Fondation Ford, propose à travers le projet « Warefess » (mes devoirs en langue sérère) de favoriser l’intégration des différentes parties prenantes dans les politiques et programmes de développement. A travers ce financement de projet, Enda Lead Afrique vise à créer un espace sécurisé pour les différents acteurs du changement au Sénégal, renforcer la capacité des membres des communautés et consolider le rôle des médias dans la promotion de la bonne gouvernance démocratique en utilisant la musique et la culture urbaine comme outils pour exprimer les problèmes liés à la gouvernance et trouver des solutions appropriées.

Selon le directeur exécutif d’Enda Lead, Moussa Mbaye Guèye, ce projet est le premier en Afrique francophone. « Nous nous réjouissons de la confiance faite à Enda Lead francophone d’accompagner ce consortium et de faire en sorte que tout ce qui est implémentation du projet se fasse convenablement pour qu’on puisse dire que les pays francophones sont potentiellement des destinations pour les financements Ford », dit-il. A l’en croire, ce projet a pour ambition, avec les partenaires que sont le Cesti, la Fédération Dimbaya, Hip Hop Guédiawaye, « Y’En-à-Marre », le Jt rappé, d’avoir une coalition d’organisation qui travaille et fait en sorte que la jeunesse s’intéresse à ce qui se passe dans la gouvernance de ce pays et s’implique d’autant dans la gouvernance de ce pays en ayant une responsabilité citoyenne.

Accès à l’information
En réalité, affirme M. Guèye, ce consortium a pour rôle de véhiculer la communication comme un moyen d’atteindre le plus possible les cibles qui sont dans le projet, à savoir les jeunes et les femmes et surtout les enfants dans le cadre du projet Dimbaya qui parle d’un Conseil municipal pour enfant. Aussi, souligne-t-il qu’ils comptent, dans le cadre du projet « Warefess », développer plus le leadership sur lequel chacun d’entre nous doit travailler, se mettre en exergue et en situation. Le projet concerne les régions de Dakar, Kaolack, Louga, Saint-Louis, Kaffrine, Thiès et Ziguinchor. Ce projet a aussi permis au Cesti d’offrir aux reporters des radios communautaires de la Casamance une formation en production radiophonique et, à ses étudiants, un séjour pédagogique à Ziguinchor, axé sur la thématique « médias et conflits ».

D’après Mamadou Ndiaye du Cesti, avec ce projet, les étudiants du Cesti ont la possibilité d’aller deux fois sur le terrain pour les confronter à la réalité du terrain. L’autre aspect avec ce projet est la formation. Cette activité pédagogique qui les a conduits à Ziguinchor leur a permis, par la même occasion, de former 22 journalistes des radios communautaires. « Ceci pour leur permettre d’avoir une meilleure capacité de traiter ces questions en termes journalistiques. Nous allons continuer la formation dans le cadre de la deuxième phase du projet pour leur permettre d’acquérir toutes les compétences en matière d’écriture radiophonique », indique M. Ndiaye.

Saluant l’initiative du lancement d’un tel projet le représentant du directeur de la Promotion de la bonne gouvernance, Abdoul Diaw, l’a qualifié comme étant un projet ambitieux car allant dans le sens de la transparence et de la bonne gouvernance. Aussi, souligne-t-il que le projet « Warefess » est en phase avec les activités du ministère de la Bonne gouvernance, à savoir le projet de loi sur l’accès à l’information.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le séminaire de recherche sur les politiques culturelles au Sénégal, organisé par l’Institut fondamental d’Afrique noire et la Direction des arts, s’est intéressé, hier, aux nouvelles techniques de diffusion et d’exploitation de la culture et à l’expression du partage à travers le graffiti. Le rappeur Keyti, un des conférenciers, a souligné la nécessité, pour les créateurs, de saisir les opportunités qu’offre l’outil technologique pour la rentabilité du produit culturel.

Les technologies de l’information et de la communication offrent l’opportunité d’interroger le modèle commercial du produit culturel, les formes de transmission et de consignation du patrimoine. Elles redéfinissent le rapport à la culture, modifient les modes de consommation, et par ricochet, contraignent les créateurs à s’adapter aux nouvelles réalités pour la rentabilité du produit. Les lieux de sa diffusion et les modalités de son exploitation ont connu des bouleversements significatifs qui ont une incidence considérable sur sa durée de vie et sur le marché ; celui-ci est élargi par les nouvelles possibilités car l’équation de la distance physique est résolue. Il convient, aux yeux du rappeur Keyti, de s’engouffrer dans cette brèche pour combler le gap qui existe entre le Sénégal et les autres pays qui ont su s’adapter aux évolutions technologiques.

Les prouesses réalisées par le Nigeria et l’Afrique du Sud dans la distribution du produit culturel sont, dans ce sens, des témoignages assez éloquents de la palette de possibilités et de la nécessité de faire bouger les lignes.

Espace de diffusion
« Pour que les artistes aient des revenus issus de leurs créations, il leur faut prendre en compte l’importance, par exemple, d’un outil comme le streaming et de tous les services qui y concourent. Les avancées technologiques nous poussent à adopter de nouveaux comportements mais nous ne les interrogeons pas assez pour en tirer parti », se désole l’un des animateurs du « Journal rappé ». Il est regrettable, selon lui, que les artistes sénégalais n’en profitent pas à la mesure des enjeux qu’elles comportent. Par ailleurs, la faiblesse de la pénétration d’internet doit inciter les artistes, pour ce qui est de la vente, à explorer, de manière plus agressive, les opportunités qu’offre le mobile, outil plus adapté aux réalités sénégalaises. Comprendre les enjeux, c’est se donner la chance de relever les défis de l’heure pour les artistes africains et sénégalais en particulier.

Les applications et les plateformes des géants technologiques créent une industrie mondiale indifférente aux frontières et donnent une nouvelle acception au produit culturel en remettant en cause certaines normes pour une meilleure rentabilité. S’y conformer, c’est s’offrir un nouvel espace de diffusion et d’exploitation commerciale de la création.

L’artiste-graffeur, Docta, quant à lui, a saisi le prétexte du festival international de Graffiti (Festigraff) qui est à sa huitième édition pour faire un développement sur l’expression du partage entre les artistes à travers la diversité des créations. En cela, ce rendez-vous de la créativité promeut l’échange. Il a également saisi cette occasion pour décliner le côté social et éducatif du graffiti qui est le produit d’une réalité propre. Exerce-t-il ainsi une autocensure pour se donner des limites et être en conformité avec certaines convenances. Cet art de la rue fait perdurer les événements, fixe les idées et ravive les souvenirs.
« Nous nous inscrivons dans une démarche de sensibilisation par nos propres actions en dehors de l’œuvre elle-même qui prend en compte les grandes questions qui engagent le devenir collectif. Nous immortalisons les luttes des peuples et des personnalités marquantes de notre humanité », indique l’initiateur du Festigraff.

Alassane Aliou MBAYE

Un budget de 270 millions de FCfa est prévu pour l’organisation de la 25ème édition du Festival international de Jazz de Saint-Louis, qui se déroulera du 24 avril au 1er mai. Un chiffre donné par le président de l’Association Saint-Louis Jazz, Me Ibrahima Diop,  lors d’un point de presse hier.

Un budget de 270 millions de Cfa est prévu pour l’organisation de la 25ème édition du Festival international de Jazz de Saint-Louis. Un chiffre donné par le président de l’Association Saint-Louis Jazz, Me Ibrahima Diop,  lors d’un point de presse.

Pour l’organisation de la 25ème édition du Festival international de Jazz de Saint-Louis, qui se déroulera du 24 avril au 1er mai, Me Ibrahima Diop a précisé que 48% des ressources financières attendues, sont déjà disponibles. Le président de l’Association Saint-Louis Jazz a laissé entendre que les partenaires de ce festival, sont résolument engagés à apporter, comme les années précédentes, leurs contributions financières à l’organisation de cette 25ème édition.

Me Diop a surtout réitéré l’engagement indéfectible de cette association à collaborer étroitement avec les autorités administratives, en vue de contribuer efficacement à l’effort de sécurité. Ibrahima Diop a invité ainsi les pouvoirs publics à soutenir davantage ce festival, qui fait partie des événements les plus importants de l’agenda culturel de notre pays.

Après avoir remercié vivement certains partenaires tels qu’Amadou Diaw des comptoirs du fleuve, qui plaide régulièrement pour la sauvegarde du patrimoine culturel de Saint-Louis, Ibrahima Touré dit Ito, etc., Me Diop a rappelé que Saint-Louis Jazz a totalisé plus de 100 concerts qui ont été suivis par 56.000 spectateurs du début du Festival jusquen 2006.

En 2012, le festival a connu un record de fréquentation avec 27.000 spectateurs. Le festival a fêté sa 20e édition cette année-là, invitant des artistes qui sont déjà venus jouer mais également des inédits. Cet anniversaire s’est terminé avec la « promesse de tenir la dragée haute ».

Variété des concerts
Ainsi, a-t-il poursuivi, ce festival est devenu une référence dans l’agenda musical international. De la volonté d’accroître la diffusion de musiques jazz et de favoriser l’ancrage de l’événement dans une ville tricentenaire, patrimoine elle aussi, comme la musique dont elle veut préserver, découle un certain nombre d’actions mises en place depuis plusieurs années. Généreux et universel, le jazz s’adresse à tous.

Selon le président de l’association Saint-Louis Jazz, 15 musiciens et 13 orchestres d’anthologie nous ferons revivre la grande tradition  du jazz : des improvisations, des « bœufs », des apéritifs et des parades musicales surprises.

Pour le responsable de la Communication, Alex Tendeng, le secret réside dans la variété des concerts proposés, mais il s’agit plutôt d’un défi artistique avec un programme renouvelé et enrichi. Le plateau artistique sera exceptionnel avec Marcus Miller, bien sûr, mais aussi Jaliba Kouyateh, Lokua Kanza, Kyle Eastwood, Monty Alexander, Lisa Simone & Hervé Samb, Diknu Schneeberger, Nakodjé, Nancy Murillo, Jacky Terrasson, Stanley Clark band, Alioune Wade  et Lucky Peterson, Cheikh Lô, Baaba Maal et Wasis Diop.

Cette année,  la programmation proposée fait une large place à des artistes confirmés de la  scène du jazz international. Beaucoup d’entre eux sont largement reconnus par le public bien au-delà de nos frontières. De nombreuses formations émergentes sont également programmées en fonction de leur originalité, leur créativité.

Choisis selon différentes options et selon l’esthétique de chaque édition, les artistes invités sont les premiers défenseurs du festival à l’extérieur. Musiciens, artistes photographes, mais aussi journalistes ou écrivains, fidèles ou occasionnels, ils apportent leur propre vision du jazz avec l’envie forte de partage.

Selon le responsable de la programmation artistique, Mame Biram Seck, Le jazz doit demeurer une musique vivante et la création originale doit rester possible. Pour y contribuer, Saint-Louis Jazz retient, chaque année, une formation remarquée pour son inspiration et son inventivité et lui propose une résidence, c’est-à-dire des outils, du temps et des moyens permettant de développer leur projet artistique.

Bientôt une Fondation
De l’avis de Biram Seck, il ne faut pas perdre de vue son projet initial et il est nécessaire de construire une programmation cohérente qui ne soit pas tributaire des tourneurs et de leurs « têtes d’affiche », de privilégier les rencontres entre musiciens, permettre la découverte de jeunes musiciens de talent peu médiatisés ainsi que les jeunes formations régionales, renforcer l’ancrage du festival dans la vie locale, en prolongeant le festival dans la ville (diversité des lieux de programmation, balade musicale, concerts dans les cafés...) et dans sa durée, en proposant des concerts gratuits. Il s’est agi, tout au long de cette trajectoire ,« d’afficher un projet culturel innovant à forte personnalité, de s’inscrire dans la durée et de gagner en popularité. »

Ainsi, le président de l’association, Me Ibrahima Diop affirme que, dans la continuité de l’action menée par Saint-Louis Jazz depuis 25 ans, une Fondation est en train d’être érigée pour poursuivre ainsi l’engagement en faveur de la promotion du jazz, de l’émergence de nouveaux talents et de la création de projets inédits, et continue de s’impliquer en faveur de la recherche de nouveaux publics partout sur le territoire et de renforcer son implication en matière de coopération, d’échanges et de constructions de dynamiques.

Pour cette année, l’association s’est assurée du soutien du « Cercle des amis de Saint-Louis Jazz » pour mettre les petits plats dans les grands.  

Mb.K. DIAGNE et A. M. NDAW

Avec le décès de Jean Miot, c’est un monument de la presse francophone qui s’est écroulé. Vice-président de l’Union internationale de la Presse Francophone (Upf), Jean Miot a été aussi président de l’Upf France.  Il a eu à jouer un grand rôle sur la tenue des assises de la relance de l’Upf à Dakar en novembre 2014. Il s’est éteint à l’âge de 77 ans.

Jean Miot était d’abord un journaliste convaincu de l’importance du métier d’informer, pour reprendre les propos du communiqué de l’Upf qui a annoncé la nouvelle. Il fut patron du Figaro et de l’Agence France Presse (Afp) et président de la Fédération Nationale de la Presse Française. Grand ami du Sénégal qui l’a décoré dans l’Ordre national du Lion, il a côtoyé d’anciens professionnels de la presse comme Bara Diouf, et surtout Serigne Aly Cissé, un de ses compagnons lors des rencontres de l’Upf.

Homme de réseaux et de convictions, il a œuvré tout au long de sa vie pour le développement des médias francophones, témoigne le secrétariat de l’Upf à Paris, lit-on dans une note transmise aux sections. Président de la section française de l’Upf, il travailla à sa dynamisation et à sa rénovation, permettant ainsi d’en faire une association dynamique organisée dans plus de 50 pays. Vice-président international, il a développé et entretenu des relations professionnelles multiples. « Il était pourvu d’un sens aigüe de la diplomatie et alliait une grande culture à un sens de l’humour qui ne l’a jamais quitté », indique le communiqué de l’Upf.

C’est au journal « Eclair du Berry » qu’il avait débuté sa carrière. Il était Chevalier de la Légion d’Honneur et Officier de l’Ordre national du Lion du Sénégal.
Avec son décès, l’Upf perd un de ses plus ardents militants. La section sénégalaise adresse ses vives condoléances à sa famille et à toute la presse.

El. H. A. THIAM

En visite à Touba, vendredi dernier, les responsables de la Coordination des associations de presse (Cap) ont  remis un mémorandum au khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, qui, par la voix de son porte-parole permanent, a promis de s’en ouvrir aux autorités. Les responsables des huit structures, que sont Synpics, Appel, Cdeps, Cjrs, Cored, Ctpas, Unpjs, Urac, lui ont exposé, au cours d’une audience, les raisons de leur campagne de sensibilisation sur la situation des médias.

Talla Dieng, président de l’Urac et porte-parole du jour de la Coordination des associations de presse, est longuement revenu, à leur sortie d’audience chez le khalife général des Mourides, sur les griefs de la Cap à l’endroit de l’État.

Un plan d’action est d’ailleurs annoncé et une marche nationale des travailleurs des médias est prévue, le 03 mai, à Dakar, pour une ouverture des négociations sérieuses sur les points de revendication des médias. A savoir l’environnement économique, la situation sociale des travailleurs, la gestion de la Maison de la presse et le Code de la presse. La situation économique précaire du secteur, selon M. Dieng, fait qu’aujourd’hui ce sont de puissants lobbys qui contrôlent de plus en plus les médias,  d’où les craintes émises pour la démocratie au Sénégal.

Évoquant la situation sociale des travailleurs des médias (retards de salaires, cotisations à l’Ipres, couverture maladie inexistante, « clochardisation » des hommes et des femmes de médias), il l’assimile à un drame social. Une situation, dit-t-il, qui expose ces derniers a la corruption, d’où l’existence d’une presse partisane. Selon lui, « l’aide à la presse est une nébuleuse, non seulement la somme de 700 millions de FCfa est  insignifiante, mais sa répartition laisse à désirer. En lieu et place de cette aide, il vaut mieux élaborer un plan de sauvetage des médias (financement, fiscalité) ».

Dans le mémorandum, remis au khalife général des Mourides, la Cap demande à l’État de faire le point sur l’attribution des fréquences, demande au Cnra d’être plus vigilant à l’endroit de toutes les radios dont certains sont attribués à des hommes politique surtout dans le Fouta.

La Cap souhaite aussi que l’État respecte l’esprit de l’atelier tenu à la Somone pour parler de la Maison de la presse. Elle demande aussi au gouvernement où il en est avec le Code de la presse. A l’approche des élections législatives, ce n’est pas, selon la Cap, les députés de cette législature qui vont voter le Code. « Cette situation qui nous a conduits à tirer la sonnette d’alarme, interpelle tous les citoyens et les autorités étatiques », avance le porte-parole du jour.

…Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké appelle les journalistes à plus de responsabilité
Le khalife général des Mourides, par la voix de son porte-parole permanent, Serigne Cheikh Thioro, a promis de faire suivre le message aux autorités étatiques. Toutefois, le chef religieux a invité les journalistes à comprendre davantage le poids des responsabilités qui pèsent sur leurs épaules : « Soyez conscients que Dieu vous observe. Aujourd’hui, vous détenez la puissance d’élever ou de rabaisser, de faire et de défaire. Sachez en faire un bon usage ; veillez publier des informations constructives, car quiconque fait le contraire, récoltera les pots cassés ». Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, après avoir entendu les doléances des journalistes et reçu le mémorandum, a prié pour la délégation, parmi laquelle figuraient, entre autres, Babacar Domingo Mané, Mamadou Ibra Kane, Lahad Niang, Ibrahima Lissa Faye, Lahad Ndiaye, Mamadou Thior et Babacar Diouf.            

M. DIEYE

La première  édition  du « Fashion Show »  est prévue le 20 mai prochain. En prélude à ce grand défilé de mode, quelques tenues conçues intégralement avec les  tissus  Vlisco, Woodin, Uniwax, etc, ont été présentées vendredi dernier.

La structure Lat-Dior Fashion Design a décidé d’organiser, le 20 mai prochain, à Dakar, son premier « Fashion Show » à Dakar. A cet événement de la mode sénégalaise, participeront des stylistes et modélistes de renoms. Il s’agit notamment  de Thiané Diagne Jour j,  Amadou Diop Da Fashion, Bamba création, Maguette Tima Dieng, Yayi Design et le créateur  ivoirien Sessou Eloi. Ils vont tous travailler sur des modèles et tenues conçues uniquement avec du pagne wax hollandais. Selon la directrice de Lat-Dior Fashion Design, Nguénar Diop, le défilé du 20 mai s’articulera  autour  du thème : « la Mode sénégalaise à l’heure du wax Vlisco ».

« Il s’agira  de présenter  les différents tissus de la marque  Vlisco  et leur motifs à travers les créations des stylistes qui vont participer à l’événement », informe-t-elle, ajoutant que ce sera l’occasion  de  faire connaître  davantage  les tissus  Vlisco, Woodin, Uni wax, Super wax, block wax et  Java, tous des produits de textile hollandais.

A l’en croire, le  Sénégal reste le seul pays d’Afrique de l’Ouest  à ne pas valoriser le  wax hollandais et autres produits Vlisco. Pourtant, existant depuis 170 ans, ces marques ont déjà  fait leurs lettres  de noblesse  en  Afrique de l’Ouest, dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, et  en Afrique centrale, précisément au Congo où elle a grandi, et dans de nouveaux marchés, tels que l’Afrique du  Sud et le Kenya.
Mme Diop appelle à adopter comme ces pays la Vlisco mania, une manière de s’habiller qui allie  l’élégance sénégalaise à l’exotisme et à la chaleur des tissus Vlisco tout en classe et dans différents styles.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La 8eme édition du Festival international de graffiti se tient à Dakar du 14 au 23 avril sur le thème : « L’unité dans la diversité ».
Le Festigraff accueille, chaque année, plusieurs artistes de différents horizons et de différents styles pour un échange interculturel très riche.
Graffeurs, stylistes, modélistes, créateurs de stree wear, customisateurs, sont réunis à ce « rendez-vous du donner et du recevoir ».
Outre un village spécial Festigraff installé à la Maison de la Culture Douta Seck, un grand concert est prévu, samedi 22 avril, à l’Institut français de Dakar, ainsi que des activités de conférence-débats, ateliers, randonnées, caravanes de graff…

Le Centre de hautes études de défense et de sécurité  (Cheds) de Dakar, organise, à l’intention des médias, une formation en défense, sécurité et paix du 06 au 27 mai 2017. Selon le communiqué, cette session de formation  dénommée « 20H des médias » 2017 est ouverte   aux candidats potentiels ayant  une expérience minimale d’un an en couverture et terrain sur les questions de défense et de sécurité et cinq  ans d’expérience dans les médias. Le   nombre maximum d’auditeurs est fixé à vingt et la date limite d’envoi des candidatures au 21 avril 2017.

Comme éléments constitutifs  des cours offerts par le Cheds,  figurent, en Premier Bloc, les fondamentaux de la défense et de la sécurité  dans lequel seront abordés  la géostratégie mondiale ; les conflits en Afrique, les fondamentaux de la sécurité et de la défense ;  le droit international humanitaire.  Et pour le bloc  II, « Médias, défense, sécurité et paix », il s’agira de dispenser comme sur histoire et fonctions en Afrique ; l’Éthique et déontologie des médias ; internet de la haine : Tic et terrorisme, genre, médias et sécurité ; le concept de journalisme de paix et  sécurité, communication et information / information sensible.

Créé en 2013, le Centre des hautes études de défense et de sécurité, structure de formation, de réflexion, d’échange et de dialogue, entend contribuer à l’instauration d’une culture de défense et de sécurité au sein des élites nationales. Le Cheds veut également répondre au besoin de doter le Sénégal d’un cadre d’analyse et de renforcement de capacités des cadres de l’administration, du secteur privé, de la société civile et des forces de défense et de sécurité.

Maguette G. DIEDHIOU

Il faisait partie des films les plus attendus de l’année, le huitième volet de « Fast & Furious » n’a pas déçu en Amérique du Nord, s’emparant de la pôle-position au box-office dès son premier week-end d’exploitation, selon les chiffres provisoires publiés dimanche par Exhibitor Relations.

« Fast & Furious 8 », avec notamment Vin Diesel, Dwayne Johnson et Michelle Rodriguez, a récolté un peu plus de 100 millions de dollars depuis sa sortie vendredi. Réalisé par Felix Gary Gray, ce nouveau volet de la franchise aux 3,9 milliards de dollars de recettes mondiales entraîne la bande de braqueurs autour du globe dans une sombre histoire de vengeance.

En présentant le film fin mars, Vin Diesel avait rendu hommage à l’ancienne star de la saga Paul Walker, tragiquement disparu en 2013 dans un accident de la route. Il relègue en deuxième position le film d’animation « Baby Boss », du studio Dreamworks, dont les recettes en ce week-end de Pâques ont atteint 15,5 millions de dollars. En trois semaines, il a engrangé 116,3 millions.
(AFP)

Le jeune chanteur Momo Dieng a sorti en mars son premier album composé de huit titres, nommé « Lang Gui ». Un disque qui n’a pas mis du temps pour prendre ses marques et lui dessiner une voie dans la musique sénégalaise. Issu d’une famille d’artistes, Momo fils de feu Ndiouga Dieng du Baobab Orchestra, n’en est pas moins déterminé à se frayer sa propre trajectoire.

Au sein de sa famille, la musique est une affaire de générations. Sa grand-mère Ndèye Ngom Bambilor était une célèbre cantatrice, le talent de son père, El hadji Ndiouga Dieng de l’Orchestra Baobab de Dakar, reconnu partout, et son grand-frère Alpha Dieng s’est affirmé sur la scène musicale sénégalaise.

Momo Dieng n’a fait alors que suivre la voie tracée par ses glorieux prédécesseurs qui se trouvent également être ses proches parents. Dans un milieu où la musique avait véritablement droit de cité, il lui était très difficile, voire impossible d’échapper au virus, lequel l’aurait piqué « depuis sa plus tendre enfance », se rappelle-t-il. En effet, il n’a que treize ans, lorsqu’il se met à assurer des chœurs pour son grand frère Alpha Dieng. « Le déclic est intervenu un jour particulier. Alpha qui devait animer une soirée, est venu très en retard. J’ai pris les devants en attendant son arrivée », raconte-t-il. Le jeunot gratifiera le public venu nombreux ce soir- là, d’un show digne de ce nom. Il sortira fier de sa prestation. Le feedback des mélomanes aidant, il prend dès lors la décision d’embrasser une carrière musicale. Nous sommes en 2008.

Né en 1993 à Bargny, Momo Dieng se définit comme artiste, auteur et compositeur. C’est à l’École des Arts qu’il apprend à jouer des instruments comme la guitare. D’ailleurs, c’est durant sa formation qu’il rencontre la plupart des membres de son groupe actuel. Une bande d’amis donc, qui s’est réuni pour faire carrière. Les différents membres de son orchestre évoluent ensemble depuis lors. Ce qui leur permet de confectionner pas mal de morceaux à travers les multiples prestations gratifiées à leurs différents publics. Depuis la sortie de son premier album « Lang Gui », le mois dernier, l’artiste se dit très solliciter.

Momo le dit clairement, s’il a embrassé une carrière musicale, c’est parce qu’il veut se tracer son propre chemin. Il n’est pas forcément dans les schémas de porter le legs de son père, lequel, dit-il, a fait ses preuves. C’est d’ailleurs ce qui l’a amené à aller se former dans une école de musique.

« La musique constitue une passion pour nous, relève-t-il ». Depuis la sortie de son album, il bénéficie déjà de plus d’un million de vues sur le Net. Dans cette production, plusieurs thèmes sont abordés. Son public, dit-il, est essentiellement composé de femmes. Derrière ce jeune garçon longiligne se cache, en réalité, une véritable bête de scène. L’artiste a, deux années durant, assuré la première partie du Grand Bal de Youssou Ndour au Cices. « L’objectif dans ce premier album est d’abord d’asseoir une bonne assise au Sénégal. Il sera naturellement ensuite question de s’ouvrir au monde », dit-il.

A 23 ans, Momo Dieng veut s’imposer comme un artiste au succès le plus retentissant de la nouvelle scène musicale sénégalaise. Par ces temps, plus un seul Dj ne se prive du tube du jeune artiste. Sa voix suave et cristalline, ses rythmiques épurées panachant Mbalax et autres sonorités font danser les foules. Son style de dandy, aussi élégant dans un jean slim que dans un costume de marque ou un boubou traditionnel, fait craquer les jeunes femmes et lui vaut les éloges. L’enfant de Bargny veut se hisser avec grâce au rang d’icône d’une jeunesse sénégalaise urbaine et décomplexée par rapport à un ailleurs qui ne le fait plus rêver.

O. BA

Mao Sidibé est auteur, compositeur, arrangeur et interprète. Originaire de la Médina de Dakar, il met en avant une habileté musicale qui fait appel à diverses mélodies. Après ses débuts avec le groupe Bbc Sound Système dans le registre du ragga-hip-hop, Mao évolue maintenant en solo, proposant un véritable cocktail avec des sonorités diverses. Dans cette interview, il revient sur ses influences, tout en donnant son point de vue sur l’évolution du marché musical sénégalais.

On constate une certaine démarcation dans votre style musical par rapport aux autres. Pourquoi ce choix ?
Je ne pense pas que ce soit une démarcation à proprement dire. C’est juste qu’avec l’expérience et les épreuves que j’ai traversées, toutes les personnes, les artistes et les événements qui m’ont marqués, le voyage que j’ai fait en France, j’ai beaucoup évolué là-bas, musicalement parlant. Ce sont toutes ces influences qui se mélangent dans mon style. Il faut également dire que mon père m’a beaucoup marqué dès mon jeune âge, je l’entendais toujours écouter de la musique mandingue. Du coup, j’ai reçu des influences musicales diverses, où tous les registres se côtoient. En plus, il y a mon frère qui écoutait tout ce qui est rock, pop. Il y avait déjà ces influences-là. Également, j’ai eu à évoluer dans un groupe de rock. J’ai côtoyé des groupes de reggae, d’autres qui évoluent dans l’électronique. Ce sont toutes ces influences mélangées qui font qu’aujourd’hui, j’essaie de diversifier mon style musical. Je fais tout ce qui me parle et tout ce que je sens.

Vos clips sont d’une originalité frappante. Pourquoi cette démarche ?
Merci pour l’appréciation, je ne sais pas si mes clips sont véritablement originaux, il demeure toutefois vrai que j’accorde beaucoup d’importance à l’image. Dès que je commence à écrire un morceau, je pense en même temps à la mise en scène. C’est ma façon d’écrire et de faire mes compositions. C’est moi-même qui suis le réalisateur de mes différents clips. Peut-être, c’est dû au fait qu’en écrivant les paroles, je commence déjà à réfléchir sur le scenario. En le faisant, je ne suis pas forcément animé par le désir de mettre en avant l’originalité. C’est juste que je trouve qu’avec l’évolution, technologique, il est plus facile de proposer des images de haute facture. Vu que c’est à la portée de notre génération, pourquoi ne pas en profiter. Maintenant, la démarcation s’apprécie par rapport à l’histoire que l’on veut raconter, le choix des images et surtout comment on s’y prend. Du coup, on va forcément essayer de chercher quelque chose de particulier qui puisse représenter le morceau. Également, je n’ai pas l’habitude de trop regarder la télé, ce qui fait que quand je réalise un clip, je me base essentiellement sur mes idées. Cela contribue peut-être à assurer cette originalité dont vous parlez.

Quels sont vos ambitions sur le marché international ?
En ce qui concerne ma carrière internationale, j’ai fait quelques dates à Paris pour le premier album. Fort heureusement, nous avons eu beaucoup de bons retours. C’est même au-delà de nos espérances et de nos attentes. Ce qui fait que le deuxième album va prendre beaucoup plus de temps. Nous avons prévu de le sortir fin 2017 début 2018. J’ai vraiment envie de prendre mon temps et de faire de la recherche dans un style particulier que j’ai envie de développer. Dans cet album, je vais travailler avec le guitariste sénégalais reconnu à l’international Hervé Samb. Il a une touche qui m’intéresse beaucoup. Ma musique lui est très sensible aussi. Ce qui fait que nous allons travailler ensemble sur le prochain album. Il sera là en tant que réalisateur. Après la sortie du deuxième album, nous envisageons de faire une tournée internationale.

Comment appréhendez-vous votre prochain album ?
Pour continuer sur un deuxième album, c’est toujours compliqué car dans le premier, on a envie de mettre toutes les idées emmagasinées depuis des années. Le travail d’un deuxième pus est toujours beaucoup plus compliqué car il s’agit d’une continuité. Cette situation pousse l’artiste à vouloir davantage donner de sa personne. Il faut souligner qu’après une première production, l’attente du public devient de plus en plus grande. Il nous revient dès lors l’obligation de confirmer tout le talent qu’on nous prête. Et évidemment, pour le deuxième album, on essaie de placer la barre beaucoup plus haut, ce qui, de fait, amène à davantage travailler. L’idée est de se perfectionner le plus possible. En plus, on n’a pas envie de faire la même chose. On veut aller plus loin, on a envie que ce soit encore mieux que le premier. L’ambition va grandissante, ce qui, par conséquent, pousse l’artiste à vouloir davantage se donner.

Parlez-nous un peu de vos influences musicales…
En ce qui concerne mes influences musicales, je me focalise beaucoup sur le côté mandingue et le côté rock. C’est vrai que j’ai aussi eu des influences du hip hop. Au plan national, Pbs, Daara J et autres. Sur le plan international, nous avons beaucoup écouté des groupes comme « Public Enemy », Méthode Man. Du côté reggae, il y a forcément eu Bob Marley. Également, j’écoute beaucoup le groupe Orchestra Baobab et cela depuis ma plus tendre enfance. J’aime également Cheikh Lô et Souleymane Faye, Touré Kounda. C’est toute cette palette qui fait de moi ce que je suis devenu musicalement.

Comment appréciez-vous la musique sénégalaise ?
Je trouve que la musique sénégalaise se porte bien. Il y a beaucoup de nouvelles choses qui sont proposées au public. Une nouvelle génération est en train de voir le jour avec beaucoup de nouveaux styles, les uns plus originaux que les autres. Cette situation est à saluer, cela montre qu’il s’effectue une sorte d’ouverture. Mais, je constate également que sur le plan international, nous n’avons pas su porter le flambeau beaucoup plus haut que nos prédécesseurs. Je peux, dans ce cadre, citer le Super Diamono, Xalam II, Youssou Ndour, Baobab Orchestra, entre autres, qui sont des groupes que j’apprécie beaucoup. Je trouve juste que par rapport au legs de ceux que je viens de citer, nous n’avons pas beaucoup avancé. Nous n’avons pas su embellir ce qu’ils nous ont laissé. Cela est assez dommage. C’est vrai que la vitrine musicale sénégalaise était beaucoup plus consommée à l’international avant par rapport à aujourd’hui. Sur ce plan, j’ai l’impression que nous avons fait une régression au niveau de la qualité musicale. Mais avec la nouvelle génération, beaucoup sont dans une dynamique de recherche, d’innovation et d’originalité.

Propos recueillis par Oumar BA

Les jardins du musée Théodore Monod d’art africain de l’Ifan, accueillent jusqu’au 13 mai, l’exposition itinérante intitulée « Patrimoine mondial au Sénégal : sept sites exceptionnels ». 35 photographies mettent en lumière les 7 sites inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

« Touche pas à mon patrimoine ». Ce propos résonne comme un slogan. Il traduit un nouvel état d’esprit, une prise de conscience pour mieux préserver et valoriser le patrimoine culturel sénégalais. C’est dans cette perspective que se situe l’exposition itinérante « Patrimoine mondial au Sénégal : sept sites exceptionnels », riche de 35 photographies tirées sur des bâches. Inaugurée au Grand théâtre en janvier 2016, l’exposition, fruit d’un travail entamé en 2013 par l’Unesco et la Direction du patrimoine culturel du Sénégal, s’est par la suite déplacée à Ziguinchor, Saint-Louis et dans d’autres régions du Sénégal pour terminer sa tournée au Fesnac en décembre 2016 à Kolda.

Elle est actuellement visible dans les jardins du musée Théodore Monod d’art africain, à Dakar, jusqu’au 13 mai. Sur les grilles de l’Ucad sur la corniche, une réplique essaie de toucher le plus grand nombre. C’est en 1978 que le premier site sénégalais intègre la liste du Patrimoine mondial. Il s’agit du site de mémoire de l’île de Gorée. Puis en 1981, c’est au tour du Parc national des oiseaux du Djoudj et celui du Niokolo-Koba. Suivront de 2000 à 2012, quatre autres sites : l’île de Saint-Louis (2000), les Cercles mégalithiques de la Sénégambie (2006), le Delta du Saloum (2006) et en 2012, le Pays Bassari (paysages culturels bassari, peulh et bédik).

Pour les organisateurs de l’exposition, le choix de cette nouvelle installation, à proximité de l’Assemblée nationale, est une occasion de porter « un message fort de promotion et de préservation du patrimoine sénégalais » vers une nouvelle audience, celle des responsables politiques. Le but est de les sensibiliser à la question et de les inviter à initier - au besoin - « des actions vigoureuses » pour protéger, conserver et améliorer la gestion des sites du Patrimoine mondial et en assurer ainsi la transmission aux nouvelles générations.

Jeudi, à la cérémonie de vernissage de l’exposition, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a représenté le Premier ministre Mahamad Abdallah Dionne. Il a loué l’« excellente » collaboration que son département entretient avec l’Ucad à travers le musée Théodore Monod. Au regard de Mbagnick Ndiaye, les 7 sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco présentent le Sénégal dans la vitrine culturelle mondiale.

L’application « Vue d’Afrique » lancée
Pour donner plus de visibilité à ce patrimoine, l’Unesco a conçu avec la Direction du patrimoine, une application mobile « Vue d’Afrique » téléchargeable sur Google Playstore. « Les technologies numériques ont révolutionné l’accès à la culture et offrent des possibilités d’enrichissement de la diversité des expressions culturelles », a soutenu le ministre de la Culture et de la Communication. Pour lui, l’initiative permettra de mettre en place des outils pour la préservation, la promotion et la mise en valeur des biens de notre patrimoine culturel et immatériel. Il a invité à le préserver et le transmettre aux générations futures.

Sur la même ligne, Gwang-Chol Chang, Directeur par intérim du Bureau régional de l’Unesco à Dakar, a tiré la sonnette d’alarme. « A l’heure où un peu partout dans le monde, le Patrimoine mondial se trouve menacé par des guerres et des conflits armés, par les effets du changement climatique ou encore par un développement urbain incontrôlé, il devient encore plus important de le protéger car le patrimoine incarne l’âme et les identités des peuples ainsi que la dignité et le levier des nations », a-t-il déclaré.

G.C Chang a relevé « cette nécessité de valoriser le patrimoine qui a été soulignée par la communauté internationale qui, pour la première fois, reconnaît explicitement le rôle de la culture comme vecteur de développement dans ses Objectifs de développement durable : plus particulièrement à travers la cible 11.4 de l’Odd 11 qui appelle les États à « renforcer les efforts de protection et de préservation du patrimoine culturel et naturel ». Cette préoccupation est partagée par le directeur de l’Ifan, Pr Abdoulaye Touré : « Le patrimoine doit être la vitrine de tous, le miroir de chacun. Il faut le préserver et le valoriser ». L’exposition « Patrimoine mondial au Sénégal : sept sites exceptionnels » est à voir jusqu’au 13 mai au Musée Théodore Monod.

Elh. Massiga FAYE

Journaliste et animateur de l’émission « Faram facce » à la Tfm, Pape Ngagne Ndiaye a dédicacé son livre retraçant son parcours. Un ouvrage de 358 pages qui résume la trajectoire de l’auteur qui a connu la galère avant de voir la lumière.

Respect, talent, professionnalisme, persévérance… Ces mots sont revenus à plusieurs reprises lors de la cérémonie de lancement et de dédicace du livre « Par-Cours d’un journaliste autodidacte » de Pape Ngagne Ndiaye, hier à L’Harmattan Sénégal. Écrit par le journaliste Pape Ngagne Ndiaye, cet ouvrage de 358 pages résume la trajectoire de l’auteur qui a vécu dans la galère avant de connaître la lumière. Cet ouvrage retrace le parcours professionnel de l’auteur tout en mettant un accent particulier sur ladite émission qu’il anime depuis des années sur la télévision privée Tfm.

Plusieurs personnalités politiques, religieuses, étaient présentes à cette cérémonie de dédicace. Prenant la parole, le médiateur, Alioune Badara Cissé, a loué les mérites de Pape Ngagne Ndiaye. « Ton âme exclut la déraison, ta mise est parfaite, tu n’aimes pas les babioles », a lancé poétiquement l’ancien ministre des Affaires étrangères. Pour autant, l’ancien député Doudou Wade s’est dit subjugué par le talent du fils de Boucounta Ndiaye. « Quand je te vois à la télévision, j’ai le corps qui frissonne ; ce n’est pas seulement dans le chant qu’on peut voir des talents, il est partout. Tu es une valeur sûre », a, de son côté, souligné le chanteur Youssou Ndour, Pdg du Groupe Futurs Médias.

Ecole de la vie
Selon le ministre Mbagnick Ndiaye, présent à la cérémonie, l’auteur a osé ; audace qui, sans elle, dissimulerait un parcours, assimilable à un programme. « Je dirai même un curriculum, tant il est riche des enseignements nombreux qui sont autant de cours, c’est-à-dire de leçons pour le journaliste qui a fait école… sur le tas », a dit le ministre de la Culture et de la Communication.

D’après Mbagnick Ndiaye, le journaliste de la Tfm a puisé à bonne source ; une source pure d’où sort justement les valeurs essentielles qui sont le soubassement des vérités éternelles. « Ne regrette rien ; il faudra toujours continuer à apprendre et à te perfectionner, et ce n’est pas à l’école que tu pourras le faire. L’école donne des diplômes, mais c’est dans la vie qu’on se forme », a cité, sous forme d’adage, le ministre de la Culture et de la Communication. Il pense que cet exergue est à la fois une apologie de l’école et de l’expérience, du savoir, du savoir-faire et du savoir-être.

Mbagnick Ndiaye n’a pas hésité à comparer cet ouvrage avec celui de Mamoudou Ibra Kane, « Chronique d’une Alternance de braises », paru il y a quelques mois. « En fait, de comparaison, je retiens juste que, pour l’un comme pour l’autre, le livre constitue comme un relai de la radio ou de la télé, un peu à la manière dont une tapisserie élargit, sans doute en le sublimant, le champ de mire et l’espérance de vie d’un tableau », a commenté M. Ndiaye. Le ministre de Culture et de la Communication a aussi suggéré à l’animateur de l’émission « Faram facce » d’inviter sur son plateau les intellectuels, les artistes et les hommes de Culture qui nous permettront de mieux agir.

Serigne Mansour Sy CISSE

Quand la musique se met au service de la protection de l’environnement. La mer Morte, lac salé entre la Jordanie, Israël et les territoires palestiniens est menacée de disparition, son niveau baisse d’un mètre par an.

C’est à une croisière au point le plus bas de la planète que culculccukl invite. Un voyage conçu comme spatial bien que sous le niveau de la mer, dans un site qui est l’une des plus belles merveilles du monde selon le musicien. Une merveille cependant menacée. « Nous devons éveiller les consciences sur ce désastre écologique. La mer Morte disparaît rapidement », a notamment lancé à la foule le musicien. Malgré les années qui passent, l’artiste français continue d’attirer les foules. Après plus de 40 ans de carrière, il reste une figure incontournable de la musique électronique.

Fatou Mandiang Diatta est une artiste et activiste sénégalaise basée en Allemagne. Ambassadrice de bonne volonté de l’Ong World Vision/Sénégal, elle utilise l’art et la musique pour dénoncer les violences faites aux enfants. Un engagement pour la défense des droits des enfants qui lui vaut, aujourd’hui, une reconnaissance internationale

Sa récente nomination comme ambassadrice de l’Ong World Vision/Sénégal est perçue par ses proches comme la consécration de son long combat pour la défense des plus petits. De Thionk-Essyl à Tobor, dans le département de Bignona, en passant par la région de Matam à celle de Kolda, le combat de l’artiste chanteuse Fatou Mandiang Diatta alias Sister Fa reste le même : dénoncer l’excision, les mariages et grossesses précoces et la mendicité des enfants talibés dans les rues de nos grandes villes tout en faisant la promotion de la déclaration des enfants à la naissance. « L’excision est un sujet tellement tabou et sensible que certaines personnes refusent même d’en parler. Mais, si vous mettez le sujet dans une musique, vous le chantez et que les enfants dansent, ça vous permet d’atteindre vos cibles. Évidemment, les vielles mamans font semblant de ne pas comprendre, mais, le message y est déjà. La musique est tellement forte que quelqu’un a dit qu’elle commence là où le langage s’arrête. J’ai eu la chance de signer avec un label qui s’appelle «Primer World musique», donc j’ai une bande professionnelle », déclare-t-elle. Elle utilise la musique et l’art pour faire passer son message.

Voyage dans 36 pays
Née à Thionk Essyl, dans le département de Bignona, Sister Fa se bat, depuis sa tendre enfance, pour la protection des enfants. Elle remporte à l’âge de 18 ans, le Hip up ower en tant qu’artiste révélateur avec son premier album, intitulé « Hip up Yawla Fal ». Elle récidive quelques années plus tard avec son second titre appelé « Boudjoungal », qui sera bientôt suivi par son 3ème album. Son engagement pour la défense des droits des enfants lui vaut, aujourd’hui, une reconnaissance internationale. Elle est invitée, tous les 6 février, par le Parlement britannique à Londres, pour parler des progrès réalisés au Sénégal en matière de protection des enfants en partenariat avec l’Ong World Vision. Elle s’est rendue dans plus de 36 pays à travers le monde dans le cadre de la promotion d’un film documentaire intitulé « Saraba » réalisé par les Nations unies sur son engagement en faveur des enfants au niveau communautaire.  Elle a également été conviée à Addis-Abeba, en Ethiopie, par l’Union africaine en partenariat avec World Vision, qui s’engagent à éradiquer la problématique des mariages précoces et forcés sur le continent.

C’est en 2004 que Sister Fa quitta le Sénégal pour s’installer en Allemagne avec son époux. Elle finira malheureusement par divorcer pour pouvoir se consacrer à la musique et à la protection des enfants. « Parce qu’à un moment donné, mon mari ne pouvait plus comprendre cette absence de longue durée, ce temps que je consacre aux communautés, aux autres personnes par rapport à ma propre famille. Je comprends, c’est un peu égoïste, mais quand même, c’est un choix. J’ai l’habitude de dire que si je dois choisir entre savourer ma vie et sauver des vies, je préférerais sauver des vies », confie-t-elle.

Mamadou Aliou DIALLO

Le jeune belge Lionel Croes est à la recherche de 16 millions de FCfa pour compléter la moitié du budget de son projet de film « Sama rak » (mon jeune frère) qui sensibilise sur la problématique des enfants mendiants au Sénégal.

De la sociologie à la réalisation, le jeune belge Lionel Croes a fait le pas. Passionné et vivant au Sénégal, le lauréat du Trophée des « Belges du bout monde » dans la catégorie Culture, en décembre 2016, projette un film sur la problématique des enfants mendiants au Sénégal. Le long-métrage, « Sama rak » (mon petit frère en wolof), devrait coûter 50.000 euros soit 31.750.000 FCfa. Toujours-est-il que le jeune réalisateur, qui a commencé à écrire son projet depuis 2011, cherche à boucler la moitié du budget du film avec un gap de 16 millions de FCfa à compléter avant d’entamer le tournage en juillet. D’où cet appel à contribution pour ce projet soutenu par la Délégation Wallonie Bruxelles (Sénégal), la province de Namur, la Fédération Wallonie Bruxelles, Solidaris (Belgique).

Lors d’une récente rencontre avec la presse, Lionel Croes a expliqué la philosophie et les objectifs : « Ce film veut dénoncer sur les conditions dans lesquelles les enfants mendient ». Pour cela, L. Croes sort des sentiers battus en mettant une touche comique dans le film. « Un trait d’humour permet de mieux sensibiliser sur cette problématique », a-t-il défendu expliquant : « Notre approche de la réalisation se base sur une collaboration entre jeunes européens et sénégalais, afin de travailler sur un pied d’égalité et en étroite complicité les uns avec les autres ». L’équipe est composée de quatre Belges, quatre Sénégalais et un Français. Parmi les Sénégalais figurent Dudu Ndiaye, co-réalisateur-acteur, il fait parler de lui avec ses vidéos fortes de centaines de milliers de vue sur les réseaux sociaux, Pa Oumar Diop et Bamba Tall.

Mettant à profit la rencontre avec les journalistes, Abbas Diao, conseiller à la Délégation, est revenu sur la coopération entre le Sénégal et la Wallonie Bruxelles dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel. S’exprimant au nom du délégué de la Wallonie-Bruxelles au Sénégal, Philippe Cantraine, A. Diao a relevé que « Le Sénégal peut assurer le défi de la production mais beaucoup de lacunes sont à combler, et pour cause on dénombre peu de producteurs dans le pays ».
S’y ajoute la question de la visibilité des films produits au Sénégal. Abbas Diao a également rappelé la coopération dans le volet Formation avec la Direction de la cinématographie et l’université Gaston Berger de Saint-Louis.

E. M. FAYE

La 70é édition du Festival de Cannes 2017 se déroulera du 17 au 28 mai. 49 longs métrages de 29 pays ont été retenus dans la sélection officielle sur les 1.930 proposés au plus grand festival mondial de cinéma, en comptant les oeuvres présentées hors compétition, en « séances de minuit » ou en « séances spéciales ». Le nombre de films inscrits était de 1.869 en 2016. Sur ce total, 18 longs métrages figurent en compétition et 16 dans la section plus pointue « Un certain regard ». Parmi les réalisateurs en course pour la Palme d’or, seul l’Autrichien Michael Haneke a déjà la récompense suprême, et ce à deux reprises, pour « Le Ruban blanc » en 2009 et « Amour » en 2012.

Sur les 18 films en compétition pour la Palme d’or, quatre sont signés de réalisateurs français, quatre d’Américains, deux de Coréens, un d’un Hongrois, un d’une Britannique, un d’un Autrichien, un d’un Russe, un d’un Ukrainien, un d’un Grec, un d’un Allemand et un d’une Japonaise.
Trois réalisatrices sont en lice pour la Palme d’or, le même nombre que l’année dernière: l’Américaine Sofia Coppola, la Japonaise Naomi Kawase et la Britannique Lynne Ramsay.
La sélection compte 9 premiers films contre 7 l’année dernière et 8 il y a deux ans.

(AFP)

La proclamation des résultats de la sélection des projets de films soutenus par le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) dans la gestion 2016 a été une occasion pour le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, de revenir sur l’importance de ce fonds pour le cinéma sénégalais. Dans un entretien, M. Diaz a annoncé la réouverture de salles de cinéma en mai prochain.     

Quel est l’apport du Fopica pour le cinéma sénégalais ?
Depuis que le Fopica a été mis en place, il y a une émulation déjà pour les acteurs de ce secteur qui ont retrouvé un engouement à faire des films ou à s’investir dans les autres filières de l’industrie cinématographique. Le Fopica règle également le lancinant problème du financement parce qu’à un certain moment l’État s’était désengagé et on a vu le flop qu’il y a eu tout le long, à savoir la fermeture des salles, l’absence de production de qualité, une mainmise de la production par les étrangers et qui influait sur les contenus de nos films. Mais aujourd’hui, le Fopica donne de la confiance, du respect, de la dignité juridique à nos cinéastes qui, aujourd’hui, lorsqu’ils vont négocier des financements supplémentaires, sont respectés parce qu’ils viennent avec un soutien de leur État.

Comment s’est déroulée la gestion 2016 du Fopica ?
Pour la gestion 2016, nous avons accusé un grand retard dans la publication. Cela est dû au fait que la sélection des dossiers de projets a été ouverte à d’autres filières autres que celle de la production, à savoir la distribution, l’exploitation et la formation. Nous avons voulu aussi donner du temps aux porteurs de projets pour bien les ficeler. Et nous avons eu à repousser, à plusieurs reprises, les délais de dépôt pour nous permettre de faire une tournée sur l’étendue du Sénégal qui nous a permis de sensibiliser les régions à déposer elles aussi des projets. Car nous avions constaté que pour le premier appel, la présence des régions était quasi inexistante. Nous avons donc résorbé cela par cette tournée dans les régions.

Par la suite, il y a eu un succès car contrairement à la première année, il y a eu 137 projets reçus et 38 projets vont être appuyés par le Fopica 2016 par rapport à la première année où il y avait 32 projets. Il faut aussi reconnaître que d’autres filières se sont rajoutées, à savoir la distribution, l’exploitation et la formation. Il était important d’ajouter ces filières. Vous savez, lorsqu’on produit un film, il va se poser un problème de débouchés. Par exemple, si l’on n’a pas un bon système de distribution, les films vont rester dans les tiroirs. De même, si on ne commence pas à rénover ou à créer de nouvelles salles de cinéma, les Sénégalais, les étrangers, n’auront pas d’espace pour regarder les films. C’est pour ces raisons qu’après évaluation, nous avons inscrit ces secteurs en bonne et due forme. Nous nous sommes également intéressés à la formation. Car il y a aujourd’hui une faiblesse des dossiers de production de films et une faiblesse du niveau de présentation des projets pour les autres filières. La formation est donc la clé de voûte pour résorber ces insuffisances dans l’écriture de scenarii, dans la présentation des projets, dans les dossiers de production etc.

Quelle est la part des régions de l’intérieur dans le Fopica ?
Pour les régions, rien que pour les projets de formation, elles vont se tailler la part du lion. En effet, les formations ne se feront pas qu’à Dakar, c’est presque toutes les régions du Sénégal qui seront concernées. Une des régions, celle du sud, va bénéficier d’un projet de salle de cinéma. « Le Vox » de Ziguinchor sera repris, recassé et innové avec de nouvelles structures. Ce sera désormais une salle moderne. De plus, les régions vont bénéficier des tournages de films qui vont contribuer à une animation et en meilleur intérêt pour les régions de s’approprier des activités cinématographiques. A cet effet, nous appelons les collectivités locales, les conseils départementaux, les mairies qui jouissent de la compétence culture à faire comme la région de Dakar pour permettre de fixer les créateurs, les producteurs car les régions sont un véritable vivier de culture, de richesse de la culture, du patrimoine. Je pense que si ces artistes qui viennent s’installer à Dakar pour faire des films étaient chez eux, ils auraient plus de latitude dans la création de bonne production originale.

Où en est la Direction de la cinématographie par rapport à l’exploitation et à la distribution des films ?
Nous nous frottons aujourd’hui les mains parce qu’avec tous les succès engrangés par les films sénégalais financés, et rien que par l’expérience  du Fopica, il y a des investisseurs étrangers qui viennent pour proposer des projets assez importants au Sénégal, comme l’ouverture de salles de cinéma et surtout d’infrastructures cinématographiques. L’autre aspect, c’est qu’aujourd’hui, nous bénéficions d’une volonté et d’un engagement politiques au plus haut niveau. La volonté politique est à nos côtés pour restructurer, financer, apporter des reformes pour de véritables industries culturelles, cinématographiques et audiovisuelles qui vont impacter sur l’économie culturelle, sur le Pib et l’émergence  de notre pays.

Que fait l’État par rapport à l’exploitation et à la construction des salles de cinéma ?
Les salles reviennent et dès ce mois d’avril et mai, vous aurez les premières salles. Nous allons bientôt visiter ces mécènes de la culture, le groupe « Bolloré » à travers le concept Canal Olympia qui est en train de développer des salles de cinéma à travers l’Afrique. Le Sénégal qui est un pays de culture et de cinéma va expérimenter, dès le mois de mai, cette salle de cinéma que nous aurons par l’entremise de ces mécènes qui vont nous mettre deux salles. Nous leur avons demandé de penser aux régions ou à la banlieue dakaroise. Que tout ne se fasse pas dans le Plateau de la capitale et les quartiers chics du cinéma. Il faut qu’on donne accès au cinéma à tous les citoyens de ce pays. C’est un combat que nous lançons aux mécènes et investisseurs sénégalais et étrangers pour qu’ils mettent la main à la pâte afin de développer des initiatives dans le secteur du cinéma, parce qu’il s’agit de l’image du Sénégal auquel il faut donner tout le soin nécessaire.

Quel est votre challenge aujourd’hui au niveau de la Direction de la cinématographie ?
Notre bataille aujourd’hui est une bataille infrastructurelle et structurelle. En Afrique, tous les pays qui développent leur cinéma vont vers des Centres nationaux de la cinématographie. Aujourd’hui, en dépit de nos efforts énormes que le personnel de la cinématographie est en train de consentir, le problème est que je suis tellement amer qu’il ne soit pas trop motivé parce que nous sommes des agents de la culture qui font de grandes choses mais sans grande motivation et même sans moyens.
Ce sont des batailles énormes où nous avons le soutien de bonnes volontés.

Mais faudrait-il que le statut de la Direction évolue avec une autonomie beaucoup plus marquée administrativement, avec des moyens accrus.


Propos recueillis par Maguette Gueye DIEDHIOU

Mardi dernier, en marge de la proclamation des résultats de la sélection des projets de films soutenus du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) pour la gestion 2016, le cinéaste Ben Diogoye Beye a reçu des mains du ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye, un grand spécimen de la Carte des professionnels des métiers du cinéma et de l’audiovisuel. Cela en hommage posthume aux cinéastes, comédiens sénégalais disparus, pour leur combat sans faille et leur souhait de voir leur secteur s’assainir. Sur cette carte, on pouvait apercevoir les photos de ces illustres précurseurs et combattants du 7ème art disparus.
Il s’agit de Ousmane Sembène, Djibril Diop Mambety,  Momar Thiam, Cheikh Tidiane Diop, Yves Badara Diagne, Samba Sarr, Thierno Ndiaye Doss, Tidiane Aw, Khady Sylla, Samba Félix Ndiaye, Mayacine Diop, Adama Diagne, Paulin Soumanou Vieyra, Makhouré dia Guéye, Mame Sèye Diop, Alhamdou Sy, entre autres.

Maguette G. DIEDHIOU

Le Département du Musée Théodore Monod d’art africain de l’Ifan-Ucad a organisé hier une journée d’étude sur le thème « Quels musées au Sénégal pour le XXIe siècle ? ». La rencontre a servi de tribune pour notamment revenir sur les difficultés auxquelles ce secteur est confronté. Les conférenciers ont également évoqué des points de solutions.

Les musées jouent un rôle important dans le développement éducatif. Ils constituent des témoins inébranlables du passé. A travers eux, les générations peuvent se remémorer, tout en ouvrant de nouvelles perspectives. Partant de cette approche, le département du Musée Théodore Monod d’art africain de l’Ifan-Ucad a organisé hier une journée d’étude essentiellement tournée vers les difficultés auxquelles font face les musées du Sénégal.

L’objectif des organisateurs est d’amener les professionnels des musées, les décideurs, le ministère de la Culture, les artistes, les promoteurs et les universitaires à se réunir autour d’une même thématique qui soulève des solutions. Il a, dès lors, été question d’échange de points de vue dans le but de trouver tous les moyens et les outils nécessaires. Il a notamment été rappelé que le rôle d’un musée n’est pas seulement de promouvoir la présentation des collections mais de veiller à l’utilisation la plus rationnelle de ses richesses publiques et humaines.

Selon El Hadji Malick Ndiaye, chercheur-historien de l’art à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, directeur du Musée Théodore Monod d’art africain, « les musées ont beaucoup évolué au Sénégal. Ils sont certes le fruit de la colonisation. Toutefois, de nos jours, le rapport que nous avons avec la culture a changé. Au regard de toutes les évolutions, nous avons pensé qu’il était nécessaire d’organiser une grande rencontre qui réunit tous les acteurs qui gravitent autour des musées ».  
M. Ndiaye est d’avis que le musée doit servir au public le plus vaste, aux chercheurs, aux amateurs, à ceux qui étudient, mais peut-être davantage aux enfants qui seront les savants et les artistes de demain. L’approche et l’apprentissage de l’art doivent se faire dès le plus jeune âge, a-t-il suggéré.

Adapter les musées
Cette situation permettra d’adapter les musées du Sénégal dans un nouveau monde. L’objectif est de repenser la stratégie et les modes de fonctionnement, de présentations, le rôle et les missions que les musées du 21ème siècle peuvent jouer. « Les artistes, les enseignants, les élèves, les étudiants, le public en général voire même les touristes ont besoin de choses concrètes au niveau des infrastructures culturelles. Nous n’avons pas besoin d’une galerie d’art virtuelle et encore moins imaginaire. Nos jeunes ont besoin de loisirs qui stimulent l’intellect au risque d’avoir un bagage culturel pauvre », a dit El Hadji Malick Ndiaye.

Partant, les musées doivent veiller à ce que les informations qu’ils présentent dans leurs expositions soient fondées, exactes et prennent en considération les croyances et groupes représentés. « Le musée est un endroit où on reçoit un héritage de nos ancêtres. Nous avons dès lors la mission et la tâche de sauvegarder et de valoriser cet héritage pour le transmettre aux générations futures. Il y a dans ce cadre beaucoup de paramètres qui entrent en compte. Nous pouvons citer la médiation culturelle », a dit, dans sa communication, Aziz Guissé, directeur du Patrimoine culturel.

Selon Ousmane Sow Huchard, président du Conseil d’administration du Musée des Civilisations noires et ancien conservateur du Musée Dynamique de Dakar, les quelques 24 institutions qui existent au Sénégal considérées comme musées depuis 1936 n’ont que très rarement profité de la dynamique des principaux paramètres de la muséologie, faute de l’absence muséologique à travers le monde. L’Afrique en général et le Sénégal en particulier attendent toujours des actions urgentes pour leur recensement, leur protection, leur sauvegarde et leur mise en valeur, a-t-il dit.  

Lieu de mémoire
Les informations publiées par les musées, par quelque moyen que ce soit, doivent être exactes, objectives et prendre en compte les disciplines scientifiques, les sociétés ou les croyances présentées. Les publications du musée ne doivent en rien porter atteinte aux normes de l’institution. Il souligne toutefois que les musées rencontrent plusieurs difficultés. La première difficulté a trait à leur autonomie. En effet, pour qu’un musée puisse fonctionner, il est nécessaire que l’institution dispose des moyens de sa politique. Il est également nécessaire que le musée soit dans un environnement favorable à son développement  pour drainer le public le plus large possible.

« Les objets que nous exposons nous les avons certes hérités des colonisateurs, mais nous les avons également façonnés à notre manière. Ils portent une mémoire. Cette mémoire, il faut l’interroger de sorte qu’elle donne le meilleur d’elle-même. Nous avons commencé depuis le mois de janvier à collaborer avec des institutions scolaires et universitaires », informe El hadji Malick Ndiaye.
Pour Ousmane Sow Huchard, les musées que nous souhaitons au Sénégal pour porter cette nouvelle politique au 21ème siècle devront tourner résolument le dos à toutes les formes de léthargie pour les engager dans une nouvelle dynamique de transformation sociale, de gestion de patrimoine global et du cadre de vie. L’objectif est également de pousser la jeunesse à davantage s’intéresser à ce patrimoine.

Oumar BA

Les locaux de la Fondation Konrad Adenauer à Dakar ont accueilli, hier, le lancement du 34ème numéro de la bande dessinée « Afrique Citoyenne » intitulée « Ma voix compte ». Un numéro qui sensibilise les citoyens sur l’intérêt de s’inscrire sur les listes électorales et le droit de vote.

En parcourant les seize pages du 34ème numéro de la bande dessinée « Afrique Citoyenne » intitulée « Ma voix compte », on y constate une dimension citoyenne et éducative omniprésente. En partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer et le ministère de l’Intérieur, l’Association sénégalaise de la coopération décentralisée s’est inscrite dans la lignée de ses précédentes parutions, celle d’informer, de sensibiliser les jeunes sénégalais sur leurs devoirs citoyens, d’une part, et d’inculquer en eux des valeurs citoyennes d’autre part.

Le président de l’Asecod, Sidy Dieng, a rappelé son attachement à l’éveil des consciences ainsi qu’à la responsabilité citoyenne. Il espère que ce nouveau numéro d’»Afrique Citoyenne» en fasse autant dans les espaces scolaires et universitaires. Le numéro de la Bd « Ma voix compte » est un voyage qui emprunte le circuit de notre vie quotidienne. Ses messages sont sans artifices, avec certes des mots d’enfants, mais empreints de la sagesse des aînés. En sus de sensibiliser les citoyens sur la refonte partielle en cours, ce numéro donne des informations appropriées sur la révision exceptionnelle qui est le moyen par excellence de permettre aux jeunes devant avoir 18 ans de s’inscrire sur les listes électorales. Le numéro d’»Afrique Citoyenne» lance, au-delà, un message fort en vue du retrait de celles-ci et une participation massive aux prochaines joutes électorales.

Thomas Volk, représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer, estime que cette bande dessinée « est sortie à temps pour sensibiliser les jeunes, et par ricochet leurs familles, sur leur droit et leur devoir ». M. Volk, renseigne, en outre, que « l’ouvrage devient un petit ouvrage bien compréhensible et bien illustré sur des éléments clés de la démocratie : le vote en général et l’importance de l’Assemblée nationale ». Représentant le ministre de l’Intérieur, Bernard Casemire Cissé voit en  l’Asecod un acteur dans l’échiquier citoyen, offrant l’opportunité d’assurer la sensibilisation des masses, l’éducation civique et, au-delà, celle à la citoyenneté responsable et active.

Mouhamadou Lamine DIOP
 (stagiaire)

Guedel Mbodj, promoteur culturel, a été choisi pour succéder au défunt « Bour Saloum », Mbaye Badiane, par les dignitaires de cette chefferie traditionnelle recoupant la province éponyme au centre du Sénégal. Le titre lui a été décerné samedi dernier à Kaolack. Il sera intronisé le 13 mai prochain.

Le roi est mort, vive le roi ! Ce mode de dévolution automatique du pouvoir propre aux anciennes monarchies pourrait s’appliquer à la chefferie traditionnelle du Saloum, au centre du Sénégal. Plus de trois mois après la disparition du dernier « Bour  Saloum », Mbaye Badiane, son successeur a été désigné, samedi dernier, en la personne de Guedel Mbodj. Promoteur bien connu dans le monde des arts et de la culture, il est l’initiateur du Festival du Tthéâtre et du rire de Kaolack, dont l’édition 2017 est prévue le13 au 15 avril prochain.

Selon le « Jaraaf » Fodé Hyacinthe Ndour qui fait office de Premier ministre à la Cour royale, le nouveau chef traditionnel « est l’homonyme et descendant du 42ème roi du Saloum (1861-1895) dont les proches avaient procédé à l’inauguration de son mausolée situé au village de Corki Bambara, à environ 3 km au nord-est de la commune de Birkilane dans la région de Kaffrine ». Un héritage lourd à porter si l’on sait l’œuvre immense réalisée par le 42éme roi qui avait construit sur ses propres deniers la première école élémentaire à Kaolack qui porte depuis son nom. On lui doit aussi la délimitation des frontières de son royaume avec des techniciens de la puissance coloniale avec laquelle il avait négocié un protectorat.

Guedel Mbodj, en plus de ses activités culturelles, s’est investi dans la politique en conduisant une liste lors des dernières locales et a rejoint la mouvance présidentielle. M. Mbodj a été nommé ambassadeur itinérant par le chef de l’État. Dans un contexte de valorisation de la chefferie traditionnelle initiée par le ministre de la Culture Mbagnick Ndiaye avec l’acte fondateur du forum de Gandiaye en janvier dernier, il sera attendu pour donner à cette vieille famille royale son lustre d’antan.
Les origines du Saloum sont datées de 1493 avec la légende de Mbengane Ndour. Le commencement d’un long règne  poursuivi dans les premières années de l’indépendance avec le roi Fodé Diouf qui s’éteint en 1969 avant l’avènement de la réforme territoriale de 1972 mettant fin à cette forme de pouvoir.

Elimane FALL

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