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Arts et Culture (1517)

« C’est avec une profonde consternation que la famille culturelle, toute entière, a appris le décès, à Lyon (France), ce jeudi 8 juin 2017, de notre compatriote, le sculpteur Ndary Lô.

Aussitôt annoncé, cette nouvelle a provoqué une onde de choc dans le milieu des arts visuels, tant était immense le talent universellement révéré de cet artiste à l’inspiration féconde et au style original.

Homme d’une piété légendaire, Ndary Lô luttait, avec une sérénité impressionnante et émouvante, contre les attaques d’une maladie qui a finalement eu raison de lui.
En cette douloureuse circonstance, le ministre de la Culture et de la Communication exprime, au nom de Monsieur le président de la République et en celui de toute la communauté artistique, ses vives condoléances et ses sincères sentiments de compassion à la famille éplorée ».

Mbagnick NDIAYE
Ministre de la Culture
et de la Communication

 

La célébration de la Journée internationale des archives a été marquée, hier, à Saint-Louis, par une visite guidée des dépôts d’archives, d’une exposition à la Gouvernance de région, à la Bibliothèque universitaire de l’Ugb et des présentations de la « Déclaration universelle des archives »...

Au cours d’une cérémonie officielle dans les locaux du Centre de documentation de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), l’adjoint au gouverneur de la région de Saint-Louis, chargé des Affaires administratives, Amadou Diop, a souligné que « fêter les archives, c’est repenser la problématique de la circulation verticale et horizontale de l’information dans toute administration viable ». Par le rôle joué par le Sénégal dans le passé comme dépositaire du legs colonial, l’ancienneté et la richesse de nos fonds documentaires ne souffrent d’aucun doute, a relevé M. Diop. Mais cette ancienneté pose la problématique de la conservation puisque aucune matière n’échappe à l’usure du temps. Le métier d’archiviste est un métier évolutif puisqu’assujetti aux technologies de l’information.

Selon l’adjoint au gouverneur, l’archivage moderne exige certes des outils, mais aussi une solidarité inter professionnelle, notamment dans le domaine de la formation. Après Dakar, Saint-Louis est la seule région qui compte autant de professionnels de Sid mais aussi une université qui forme des professionnels des métiers du Patrimoine, notamment l’Ufr/Crac. Ce sont là autant d’avantages. M. Diop a surtout déploré avec véhémence le comportement de certaines populations qui n’ont pas hésité à brûler ou saccager des archives et des édifices publics à Kédougou, Bakel et à l’école Cheikh Touré de Guet-Ndar.

De l’avis du secrétaire général de l’Omvs, Madine Bâ, si cette organisation, à travers son Centre de documentation et des archives, a tenu à célébrer cette journée, c’est d’abord pour sensibiliser sur les archives et l’importance de leur préservation ; ensuite pour partager l’expérience dans ce domaine et pour accroître la vulgarisation de ses ressources accessibles grâce à son portail documentaire.

A en croire M. Bâ, le Cda de l’Omvs est là pour partager son expérience dans le domaine de la documentation car, porteur d’une histoire pratiquement rare en Afrique de l’Ouest. En témoigne, les plateformes électroniques d’information et qui sont les moyens utilisés pour donner à voir l’expérience de l’Omvs, son héritage, sa mémoire juridique, institutionnelle et sociale, c’est-à-dire tous les actes qui ont imprimé leur marque dans le cheminement de l’Omvs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Nommée ambassadrice de bonne volonté par l’Organisation non gouvernementale World Vision, le 1 juin dernier, la chanteuse Coumba Gawlo Seck s’est engagée à continuer d’œuvrer, par sa voix et son énergie, pour la promotion et l’accès d’une éducation de qualité pour les enfants.

Comment accueillez-vous le choix porté sur votre personne comme ambassadrice de bonne volonté de World Vision ?
Je suis honorée d’avoir été choisie par World Vision en tant qu’ambassadrice de bonne volonté. J’ai accepté cette nomination après une année de réflexion. J’ai pris beaucoup de temps à réfléchir. C’est dire que la nomination me tient énormément à cœur. D’abord, parce que cela me renforce dans les valeurs auxquelles je crois : le respect scrupuleux des droits humains, notamment ceux des enfants et des femmes. Dans le domaine de l’éducation, j’aurai naturellement un grand travail à faire. Pour toutes ces raisons, j’ai accepté cette nomination. Pour toutes ces raisons aussi, je voudrais vous assurer de ma disponibilité. Les causes pour lesquelles j’ai été choisie me tiennent à cœur. Pour moi, l’éducation des enfants est un droit inaliénable. Chaque enfant y a droit. Naturellement, c’est avec fierté que j’endosse ce nouvel habit d’ambassadeur. Ensemble, nous continuerons à sillonner le Sénégal des profondeurs pour sensibiliser les parents sur l’importance d’amener les filles à l’école. Il est essentiel de les inscrire, de les y laisser afin qu’elles puissent prétendre à un bel avenir. Ceci va leur permettre de se retrouver demain dans les grandes instances de décision. Elles connaîtront non seulement leurs devoirs mais également et surtout leurs droits. C’est avec plaisir que j’accepte ce nouveau challenge. Ensemble, nous pourrons sensibiliser davantage les personnes, à savoir les pouvoirs politiques, les populations, la société civile, sur l’importance de développer l’entreprenariat et le leadership féminin.

En tant qu’ambassadrice, quels seront vos principaux défis ?
Nous ferons ensemble la promotion de l’éducation, de la protection des enfants, de la lutte contre les violences faites aux enfants particulièrement aux filles. Aujourd’hui, avec tout ce qui se passe dans la société, de plus en plus d’enfants sont mal traités. J’en prendrais quelques exemples à savoir le drame qui s’est passé à Thiès. Je déplore le fait que jusqu’à présent, nos pouvoirs publics ne parviennent pas à trouver des solutions idoines pour sanctionner les fautifs. Il y a beaucoup de viols de nos jours, mais aller jusqu’à violenter une petite fille d’un an, c’est pour moi comme violenter un bébé qui est encore dans le ventre de sa mère. C’est cette image que j’ai de ce drame quand j’y pense. C’est une manière de dire que notre société, aujourd’hui, rencontre de plus en plus de problèmes. C’est ce qui m’amène à me poser la question de savoir si réellement dans notre société, nous sommes entourés de personnes normales. Est-ce que nous ne sommes pas tous les jours en danger, sans savoir avec qui nous risquons de subir ce danger-là ? Certes, nous ne pourrons pas résoudre tous les problèmes du jour au lendemain. Mais, à force de parler, de sensibiliser, de discuter et surtout de faire des descentes sur le terrain à travers ma voix d’artiste, je reste convaincue que nous atteindrons les résultats recherchés. L’objectif est de lutter contre la pauvreté, pour cela il faut promouvoir l’éducation. Il est important de se retrouver avec une société éduquée à tous les niveaux, pas seulement du point de vue intellectuel.

Quels mécanismes comptez-vous favoriser pour atteindre votre cible ?
Il est important, pour se retrouver avec une société développée, d’instaurer le respect scrupuleux des droits des enfants. Il est nécessaire de les habiller convenablement, de les amener à l’école, de les soigner et surtout les encadrer jusqu’à ce qu’ils puissent, demain, être des adultes responsables qui pourront d’eux-mêmes se retrouver dans les grandes instances de décision. Ceci leur donne des chances à prétendre, demain, faire partie des personnes qui vont diriger ce pays. Je veux assurer de mon engagement à accompagner toutes les actions de développement, particulièrement celles liées à l’éducation, à l’enfance, à la violence faite aux enfants, particulièrement aux filles. Je suis prête à accompagner, dans ces combats, que ce soit au Sénégal ou ailleurs, pour que nous puissions atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés pour un développement durable.

Ce ne sera pas facile, nous en sommes conscients. Toutefois, nous ne sommes pas dans un terrain inconnu. Nous l’avons déjà pratiqué pendant plusieurs années. Nous connaissons bien le terrain de l’éducation, des institutions. Je mènerai ce combat en continuant à rester debout et aussi engagée et dévouée à la cause pour arriver à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Nous ne voulons plus voir de filles qui ne savent ni lire, ni écrire. Nous allons aussi nous engager pour que cessent les mariages précoces. Ce genre de pratiques doit être totalement banni de notre société. Je reste engagée et disponible, aujourd’hui plus que jamais, aux côtés de World Vision pour qu’ensemble, nous puissions le faire. D’ailleurs, nous avons eu déjà à mener des actions conjointement. La belle aventure va juste continuer.

Quelle sera la principale orientation de votre mission ?
Je prends très à cœur cette mission. Elle s’insère dans la continuité des actions que j’ai eu à mener auparavant toujours dans le domaine de l’éducation, de la santé et du respect scrupuleux des droits humains et l’entreprenariat féminin. Ceux sont là, pour moi, d’excellents vecteurs à travers lesquels il faut passer pour communiquer, sensibiliser. Il faut promouvoir l’éducation, c’est ce qui permet aux citoyens de savoir comment vivre dans la société. Il faut promouvoir la santé pour que les personnes puissent convenablement se soigner en cas de maladies. Il faut promouvoir la paix et la cohésion sociale pour que le pays puisse vivre dans l’harmonie et dans la symbiose. Ce sont ces combats-là qui sont mes challenges, mes visions et mes projets pour un Sénégal et une Afrique émergente. Je reste concentrée à cette mission.

Vous évoquiez le cas de violence subie par une enfant à Thiès. Que pouvez-vous spécifiquement faire pour ces cas ?
Nous n’avons pas les pouvoirs de l’Etat pour nous permettre de nous projeter sur certaines intentions. J’ai cependant ma voix. Nous allons, à chaque fois que l’occasion se présente, vigoureusement dénoncer cela et surtout attiré l’attention des autorités sur la nécessité de prendre les devants. Je l’ai plusieurs fois dénoncé dans la presse, quand l’événement s’est produit. Je continuerai à dénoncer jusqu’à ce que l’opinion soit davantage alertée et les pouvoirs publics agissent en sanctionnant sévèrement les fautifs. Il ne faut surtout pas laisser tout cela aux oubliettes. Si j’avais le pouvoir de dissuasion, j’allais l’utiliser avec vigueur et fermeté. Pour l’heure, ce que je peux faire, c’est de le dénoncer avec fermeté et détermination jusqu’à ce que justice soit faite. Justice doit être faite.

Au-delà des dénonciations à travers votre voix, quels seront vos messages en tant qu’ambassadrice de bonne volonté ?
Je suis moi-même issue d’une famille modeste. J’ai dû me battre pour m’en sortir. Seulement, l’avantage est que malgré nos maigres moyens, mon père avait voulu que j’aille à l’école. Il me rappelait très souvent l’importance de réussir mes études. C’est vrai que je n’avais pas les mêmes chances que les élèves qui venaient accompagner de leur chauffeur. Mais, grâce aux conseils de mon père, à son engagement, à sa volonté de me voir réussir mes études, j’en suis arrivée à là où j’en suis. Je n’en veux pas aux autres qui semblaient avoir plus de chances que moi. Au contraire, seulement au finish, il me semble que j’ai eu plus de résultats qu’eux qui avaient pourtant plus d’opportunités que moi. Comme quoi, on peut dire que la pauvreté est seulement négative. Cela peut aider à davantage travailler et à se fixer un but ultime de réussite. Tout dépend de l’entourage au sein duquel on évolue. Cela dépend des parents que l’on a. Cela dépend enfin de la volonté personnelle qui anime le principal concerné. Ce sont toutes ces expériences que j’ai vécues par le passé dans mon cursus, dans mon enfance, dans mon parcours qui sont déjà pour moi de bons exemples, des sources de motivation, d’échanges avec toutes les autres personnes et particulièrement les enfants que je rencontre. Il faut leur faire comprendre que dans la vie, rien n’est facile. C’est à vous de changer votre destin, de vous battre d’avoir la volonté de vous en sortir. A travers ma voix, le message peut arriver là où celle de World Vision n’a pas forcement accès. Les messages n’ont toujours pas les mêmes impacts. J’ai eu, tout au long de mon parcours, la chance de rencontrer les populations les plus démunies et surtout de parler avec elles de la nécessité de se battre pour changer la situation. En tant qu’artiste engagée, mon message a la chance d’aller beaucoup plus loin. Notre objectif, de manière concrète, est aussi de participer à la construction d’établissements scolaires convenables pour les enfants grâce à l’aide de partenariats.

Propos recueillis par Oumar BA

La première édition du festival des femmes et des jeunes de Pambal, tenue dans le village de Mbaciane, a permis à ses organisateurs de revisiter les différentes facettes de la culture sérère du Lehár. Une occasion également d’attirer l’attention des autorités sur la situation d’enclavement de la zone.

A l’initiative, Madeleine Ngoné Ndione, présidente du groupement féminin « Pagnife » et coordonnatrice des 22 groupements villageois qui a bien voulu revisiter les différentes facettes de la culture sérère du Lehár. Mais aussi et surtout comment « faire sortir de l’ornière, à travers la culture, notre localité de Pambal qui souffre de son enclavement, de son manque d’infrastructures et aucun moyen de subsistance pour les populations, surtout les femmes et les jeunes laissés à eux-mêmes ».

Ainsi, le temps d’un week-end, Madeleine Ngoné Ndione a réussi le pari de réunir du beau monde originaire du terroir léharien. Ils ont rivalisé de talents et d’expressions artistiques, chantant et dansant au rythme du « Mbilim », propre également à certains groupes de la langue sérère parlée dans la région de Thiès. Autour du « Nguel » (Grand place), les différentes richesses culturelles sérères du Lehár ont été étalées avec enthousiasme pour ainsi marquer cette première édition du festival culturel.

Une belle occasion saisie également par les organisateurs pour porter la voie « des populations laissées à elles-mêmes » dans une commune qui est, selon Madeleine Ngoné Ndione, l’un des premiers chefs-lieux d’arrondissement avant d’être érigé récemment en commune. Le constat, selon elle, « est que la zone manque du tout ». Elle est victime, fait-elle noter, de son enclavement faute d’une bonne piste d’accès. La piste existante est quasi impraticable à moins d’une dizaine de kilomètres seulement de la ville de Tivaouane. Son bitumage est souhaité tout comme l’accès à l’électricité qui reste encore un luxe.

Occupation des femmes
« Les femmes manquent de moyens de subsistance et de formation tout comme les jeunes pour lesquels aucune structure de formation n’existe à Pambal », souligne Madeleine Ngoné Ndione. La conséquence immédiate est que les femmes, surtout les jeunes filles, s’adonnent au travail de maison où de lingère dans les grandes villes comme Tivaouane ou Thiès; les jeunes aussi sont gagnés par le manque d’emploi faute de formation aux métiers.

A Pambal, seule l’agriculture, l’élevage et le commerce occupent les activités des femmes, laisse entendre Madeleine Ngoné Ndione, la coordonnatrice du Groupement « Pagnife ». Elle invite les autorités à accorder une attention particulière à la zone du Lehár riche de sa culture pour la sortir de son enclavement.

Mohamadou SAGNE

L’Institut fondamental d’Afrique noire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a renoué, hier, avec son cycle de séminaires de recherche sur les politiques culturelles au Sénégal. Pour les panélistes, la territorialisation des politiques culturelles s’impose comme alternative pour assurer le développement des industries créatives locales.

La décentralisation des politiques culturelles au niveau de la base peut jouer un rôle crucial dans le développement de la créativité locale. En même temps, elle peut permettre à l’industrie culturelle d’assurer pleinement son rôle dans le développement économique et social des collectivités. Au Sénégal, a rappelé, hier, le directeur du Musée des civilisations noires, jusqu’à présent, dans les politiques culturelles, les décisions viennent du sommet. Hamady Bocoum animait un débat dans le cadre des séminaires de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan), sur le thème : « Territorialisation de la politique nationale et de développement de la culture ».

D’après lui, la territorialisation est une opportunité pour les collectivités de développer des actions culturelles et de les faire remonter au sommet.  L’archéologue a insisté sur la nécessité d’impulser l’action culturelle à partir de la base. Cette démarche, a-t-il ajouté, peut aider à faire des inventaires de « nos » patrimoines matériels et immatériels. « Je pense qu’avec cette démarche, on a plus de possibilités d’avoir des produits fidèles parce que élaborés à partir de la base. Mais, pour cela, il faut aider les collectivités à avoir les instruments qu’il leur faut pour réaliser ce travail », a déclaré M. Bocoum.

Si l’industrie culturelle constitue un facteur de développement local, en contribuant à l’économie des terroirs en tant que moyen de lutte contre la pauvreté et de création d’emplois, elle se heurte actuellement, a expliqué, Babacar Ndiaye, conseiller aux Affaires culturelles et consultant en Gestion de projets, au manque de compétences techniques à la base.  

Aux yeux de l’expert, il n’y a pas suffisamment de formation pour prendre en charge le processus au niveau de toutes étapes. A cela s’ajoute l’absence d’une véritable politique volontariste de promotion, des infrastructures adaptées et un environnement favorable à la valorisation et la circulation des produits culturels.  Les biens et services culturels à l’image de la musique, du cinéma et de l’audiovisuel ne sont pas suffisamment valorisés.

Aujourd’hui, même si ce problème est inhérent à l’ensemble des industries des autres secteurs, elle constitue le principal goulot d’étranglement de la politique culturelle au niveau des terroirs. « L’industrie culturelle constitue un gisement important d’emplois. Elle peut créer une valeur ajoutée extrêmement intéressante. Je pense qu’on doit mettre en place des dispositifs d’accompagnement de formation, de gestion et d’accès au crédit pour impacter l’économie locale dans nos quartiers où trois quart des emplois sont issus des industriels culturels », a-t-il indiqué.

Ibrahima BA

La Matinée du numérique initiée tous les mois par l’Organisation des professionnels des Tic (Opic) et le Réseau des journalistes en Tic (Rejotic) a porté, hier, sur « Cybersécurité, enjeux et défis pour un pays émergent ». Le thème visait à sensibiliser les pouvoirs publics et l’opinion publique sur la problématique de la cybersécurité.

L’Organisation des  professionnels des technologies de l’information  et de la communication (Optic) et le Réseau des journalistes en Tic (Rejotic) ont débattu et échangé hier, lors d’une Matinée du Numérique, sur la problématique de la « Cybersécurité, enjeux et défis pour un pays émergent ».

Selon Tidiane Sarr de l’Optic, cette thématique trouve toute sa pertinence vu l’importance de la cyberattaque qui a fait l’actualité dans le monde. Cette activité consiste également à porter la contribution de notre organisation dans ce vaste débat qui constitue l’approche à avoir par rapport à la cybersécurité.

A l’en croire, la cybersécurité qui concerne chaque pays présente, aujourd’hui, des enjeux économiques stratégiques politiques qui vont bien au-delà de la notion du système de sécurité d’information. « Il s’agit, en réalité, d’instaurer  la confiance. Elle doit être appréhendée dans sa globalité pour prendre en compte les aspects économiques sociaux, éducatifs, juridiques, techniques et être partie prenante du projet technologique. Mais, malheureusement, elle n’est toujours pas au cœur de la stratégie nationale », dit-il.

Toutefois reconnaît M. Sarr que l’Etat du Sénégal a exprimé sa volonté d’améliorer l’environnement du secteur des Tic et a pris, dans ce cadre plusieurs initiatives et adopté plusieurs lois. Mais l’enjeu aujourd’hui, c’est que nous devons sortir avec une stratégie nationale de cybersécurité avec une vision moyenne, long terme des politiques publiques qui sont dans cette possibilité.

En ce sens, Tidiane Sarr appelle toutes les parties prenantes à s’engager pour faire jouer pleinement au numérique son rôle de catalyseur pour l’économie nationale. Non sans se réjouir de la décision, en Conseil des ministres, du chef de l’Etat qui demande la mise en place du Conseil national du numérique tout en espérant qu’il se concrétisera très prochainement. Présidant cette rencontre, le directeur des Technologies de l’information et de la communication au ministère des Postes et des Télécommunications, Chérif  Diallo, indique que la cybersécurité est devenue un phénomène inquiétant et qu’il urge de combattre par tous les moyens.

Stratégie nationale de cybersécurité
A l’en croire, il est important d’avoir des solutions, des réponses pour améliorer la confiance numérique et la compétitivité de nos entreprises et les aider à être plus performantes.  « L’Etat est conscient de l’enjeu de la problématique de la cybersécurité et les réponses, au niveau national, consistent, pour l’Etat, de mettre en place des directives et des orientations en suivant des stratégies étudiées et identifiées.

On peut noter la première phase de diagnostic qui a été faite par le gouvernement du Sénégal pour évaluer l’état de la sécurité, l’élaboration de la Stratégie numérique 2025 dans laquelle la cybersécurité occupe une place importante, entre autres », souligne-t-il. Aussi, informe Chérif Diallo, bientôt sera lancée l’élaboration d’une stratégie nationale de cybersécurité piloté par le ministère des Postes et des Télécommunications dans laquelle il y a déjà un certain nombre de dispositifs qui répondent à cette problématique de la cybersécurité. Sans compter la décision du chef de l’Etat d’inscrire l’économie numérique dans le Pse, la réalisation du processus d’actualisation du Code des postes et des télécommunications, l’actualisation du cadre juridique et la mise en place du Conseil national du numérique.

Toutefois, reconnaît le directeur des Tic, avec la cybersécurité, il est difficile  de trouver un cadre de dialogue car les réalités entre les différents acteurs ne sont pas les mêmes.
Chérif Diallo appelle les entreprises à aller vers la création de cercles privé et national, afin que le gouvernement puisse venir fédérer l’ensemble des cercles nationaux et être le point focal vis-à-vis de ces derniers.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’émergence du streaming sur abonnement montre que le « grand public est prêt à payer pour consommer de la musique », souligne le patron d’Universal Music, Olivier Nusse, qui rappelle que l’industrie musicale, réunie au Midem de Cannes depuis mardi, vit une « mutation radicale ».

Après quinze ans de crise, liée à internet et au piratage, les producteurs ont renoué avec la croissance. Un rebond « encourageant » mais surtout « durable », estime dans un entretien à l’Afp Olivier Nusse. Il a succédé l’an dernier à l’emblématique Pascal Nègre à la tête d’Universal Music France, leader du marché français avec environ 40% des ventes grâce à des locomotives comme Louane, Kendji Girac ou Stromae.

Le nouveau Graal du secteur, c’est le streaming (écoute en ligne sans téléchargement), qui permet de générer des revenus grâce aux abonnements (plus de 4 millions d’abonnés en France). Ceux inclus dans le forfait téléphonique ou ceux souscrits auprès des plateformes comme Spotify, Apple Music, Tidal ou Deezer.

Bonne nouvelle pour les maisons de disque, c’est ce second type d’abonnement, plus rémunérateur pour elles, qui « est en train de prendre le dessus », selon Olivier Nusse. « Ça montre à quel point, alors que ce n’était peut-être pas le sentiment il y a quelques années, le grand public est prêt à payer pour consommer de la musique », observe-t-il. « Les nouvelles générations s’habituent à consommer la musique de cette manière, c’est très important pour le développement de ce marché d’avenir », poursuit le patron d’Universal Music, qui table sur « 10 à 12 millions d’abonnés » d’ici quelques années.

Pour s’adapter, la filiale de Vivendi a été réorganisée, explique le patron de 49 ans, présent dans la maison depuis 20 ans et qui dirigeait jusqu’à l’an dernier Mercury, l’un des labels phares d’Universal aux côtés de Barclay, Polydor ou Capitol.

Il a fallu d’une part dénicher les artistes à même de « nourrir ce marché du streaming », notamment les projets de musiques urbaine et électronique. Mais aussi développer des équipes expertes en « stratégies digitales », c’est-à-dire capables, par exemple, d’installer les chansons maison dans les incontournables « playlists » diffusées par les plateformes de streaming, des médias ou des internautes influents.


AFP

Le collectif «Céytu», en partenariat avec le Centre d’orientation des études africaines (Cosa), les autorités académiques, la mairie et la bibliothèque municipale, lance un concours de dictée et de lecture en langue nationale wolof à Koungheul (région de Kaffrine).

La phase éliminatoire d’un concours de dictée et de lecture en langue nationale wolof à Koungheul (région de Kaffrine) est prévue ce jeudi 8 juin à partir de 10 heures. Selon un communiqué, une soixantaine de candidats se sont inscrits pour participer à cette compétition. Les épreuves seront extraites des trois premiers titres de la collection «Céytu», « Bataaxal bu gudde nii » (Une si longue lettre), de Mariama Bâ (par Mame Younousse Dieng et Arame Fal), Baay sama, doomu Afrig (L’Africain), de J.M.G Le Clézio (par Daouda Ndiaye), Nawetu deret (Une saison au Congo), d’Aimé Césaire (par Boubacar Boris Diop). A l’issue de la phase éliminatoire, informe le document écrit, dix des candidats seront sélectionnés. Et trois de ces finalistes seront primés au mois de juillet prochain.

Il est aussi prévu la remise d’un lot à l’Inspection d’académie de Dakar au profit des classes d’alphabétisation pour personnes handicapées des prisons. La bibliothèque municipale de Koungheul avait reçu un lot des trois titres de la collection lors des Journées culturelles de la ville, organisées le 24, 25 et 26 février dernier. Différentes localités du Sénégal ont reçu des lots de ces ouvrages.
Le directeur de l’Institut supérieur de management de Dakar (Ism), Amadou Diaw, a pour sa part acheté 300 exemplaires - 100 de chacun des trois titres de «Céytu» - pour ses étudiants. Le concours de dictée et de lecture y est même prévu ultérieurement.

D’après le communiqué, le collectif «Céytu» tire son nom de la collection littéraire en wolof du même nom, créée par les éditions Zulma (France) et Mémoire d’encrier (Québec). Ce projet tripartite France, Québec et Sénégal a pour objectif de publier « des incontournables de la littérature francophone en wolof ». Elle compte proposer dans la langue wolof des traductions de chefs-d’œuvre de la littérature universelle, y compris des livres de jeunesse.

Dirigée par l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop, cette collection a été lancée le 3 mars 2016 par la parution de ses trois premiers titres, contribution au trentième anniversaire de la disparition de l’historien et homme politique sénégalais Cheikh Anta Diop (1923-1986). Le nom choisi pour cette collection parlera d’entrée de jeu à nos lecteurs, Céytu étant le village du Baol où est né et où est inhumé Cheikh Anta Diop, savant, historien et homme politique sénégalais qui reste, à ce jour, l’une des figures africaines les plus influentes et respectées de tous les temps.

Maguette Guèye  DIEDHIOU

Le Festival international de musiques religieuses, Salam, ouvert avant-hier à Dakar, célèbre la cohabitation entre les familles soufies. La troisième édition enregistre la participation de plusieurs nationalités et se tient du 5 au 17 juin, à Dakar et à Thiès. Son initiateur, le chanteur Youssou Ndour, entend l’inscrire en bonne place dans l’agenda culturel national.

Quand le griot du Prophète (Psl) Moustapha Mbaye martyrise sa voix, les paroles qui en sortent font crier ses fans, car suaves. Il y a de la mystique ! En ce lundi 5 juin 2017, l’occasion était toute trouvée par ce chanteur religieux, qui, à l’ouverture officielle du Festival Salam, a fait trémousser plus d’uns en louant le Dernier des Messagers.

Au Grand Théâtre de Dakar, les travées étaient remplies du fait des fidèles venus un peu partout de Dakar. Peu avant minuit, l’initiateur du festival, Youssou Ndour, arrive, d’un pas alerte, dans le hall. « Il faut que je rentre dans la salle pour que le festival puisse démarrer », lance-t-il aux journalistes, en compagnie de l’ambassadeur du Royaume du Maroc, juste après un entretien.

Sur scène, Imam Malick Sow des Hlm renoue avec ses talents de Zikr ; il revisite le répertoire du sage de Tivaouane, Seydi Hadji Malick Sy, les écrits d’autres érudits qui lui confortent que seul Le Maître de l’univers reste Eternel (Il n’y a de Dieu que Lui). S’en suit Kader de Serigne Modou Kara. Sa voix fait bouger les spectateurs et son orchestre rappelle celui des industries musicales orientales. Sa percussion vibre jusqu’à rendre la salle invivable avec la mimique du public.

Erudits sénégalais
Venu de Thiès, le « kourel » du marabout Serigne Khadim Gaydel Lô Bagdad interprète le poème de Cheikhoul Khadim « Fuzti bi zarfil hassanat », un panégyrique qui rend hommage à la Sainte Marie, la mère du Prophète Insa (Le Christ), avant d’enchaîner avec « Midadi wa aqlami », une Khassida très connue.

Disciple d’El hadji Ibrahima Niasse, la diva Aïda Faye est retournée à la source de Médina Baye, poussant tous les spectateurs à se tenir debout et à crier de toutes leurs forces ! Ndiogou Afia, Cheikh Bouh Diop de Ndiassane sont revenus sur le legs de nos vaillants érudits.

Coordonnateur du festival, El hadji Abdoul Aziz Mbaye a indiqué que cette manifestation a un caractère international avec des invités venus même de la Turquie. « Il vise à faire la promotion de nos artistes religieux. La deuxième chose, c’est un moment fort de communion. Nous voulons qu’il soit un grand festival à l’image de celui du Fez (Maroc). Les invités viendront découvrir le Sénégal. C’est cela le cachet touristique de ce festival qui, cette année, va drainer 88 groupes qui vont défiler sur le plateau pour un budget prévisionnel compris entre 55 et 60 millions FCfa », a-t-il précisé. 

 A l’en croire, l’impact socio-religieux de cette rencontre réside dans le moment choisi : le mois béni de Ramadan où il y a une forte effervescence de la foi. « Nous travaillons pour que ce festival soit inscrit dans l’agenda culturel national », a souligné Abdoul Aziz Mbaye.  D’ailleurs, la partie académique du Festival Salam a nécessité la tenue d’un colloque international à l’Ucad dans la matinée du 5 juin, avec la participation de l’Université de la Caroline du Nord ; il y a eu des sous-thèmes sur le soufisme traités. En ce sens, le Pr Ibrahima Thioub a évoqué l’écrit de Serigne Touba dénommé « Djazaou chakour », sans omettre l’intervention de Mme Penda Mbow. « Cela va faire pousser les professeurs à faire des recherches dans ces domaines-là », a poursuivi le coordonnateur.

De son côté, l’initiateur Youssou Ndour dit constater une maturité du festival, qui s’est internationalisé. Remerciant les président Macky Sall et Mouhamed VI du Maroc, l’artiste chanteur note que ce mois est connu pour ses bienfaits. « C’est notre grande contribution, parce que l’Islam est décrié par des ignorants, qui ne comprennent pas que la salutation en Islam signifie Paix pour tout le monde. Ce festival ne m’appartient pas, mais il est à tout le monde », a souligné Youssou Ndour.

La troisième édition du Festival Salam se tient jusqu’au 17 juin, sur des plateaux itinérants tels que Guédiawaye, le Théâtre Sorano, Yoff, Thiès, la Grande mosquée de Dakar et le Boulevard Général De Gaulle à Dakar.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le 10ème anniversaire du décès du cinéaste Sembene Ousmane sera marqué par une série de 12 projections exclusives de ses films au Sénégal du 9 au 11 juin.

10 livres, 9 films long-métrage. Peu d’auteurs et réalisateurs sénégalais peuvent se prévaloir d’un tel œuvre. Décédé en 2007, le cinéaste sénégalais Ousmane Sembene sera célébré du 9 au 11 juin au Sénégal et en Afrique. La structure Galle Ceddo Projects, en collaboration avec une douzaine d’institutions africaines, a présenté, hier, le projet « Sembene à travers l’Afrique ». Selon le professeur Samba Gadjigo, initiateur, le programme sera décliné durant trois jours au travers de 12 projections exclusives suivies de débats au Sénégal de films de Sembene Ousmane à Dakar et dans les régions du pays (Thiès, Kédougou, Centre Femmes Plus de Sokone, Kidira village, Toubacouta, Institut français de Saint-Louis, Ziguinchor). Les œuvres qui seront projetées sont entre autres : « Sembene ! », « La Noire de », « Guelwaar »,  « Le Mandat », « Xala ». Une liste complète des projections est mise à jour sur www.sembenefilms.com.

Au regard de S. Gadjigo, « avec une filmographie, une bibliographie assez impressionnante, il s’agit d’interroger le message de l’œuvre de Sembene pour inspirer de nouveaux talents (écrivains, cinéastes) dans un monde globalisé ». Pour le professeur de Littérature africaine aux Etats-Unis, cet anniversaire est une occasion pour « célébrer, saluer un homme qui a passé 50 ans pour nous montrer une autre image de l’Afrique ». L’universitaire résume l’œuvre de Sembene en trois points : liberté pour l’Afrique, justice sociale et panafricanisme. Sur cet élan, le documentaire « Sembene ! », réalisé par S. Gadjigo sera projeté en simultanée dans 37 pays africains durant les 72h de commémoration. Toujours est-il que le réalisateur a déploré « l’érosion de la culture sénégalaise, africaine, sous l’influence de l’extérieur ».

Prenant la parole, le directeur du Centre ouest-africain de recherche (Warc), Ousmane Sène a témoigné sur le défunt réalisateur qu’il a connu comme un homme à cheval sur ses principes, critique envers la société mais profondément humain et généreux. « Sembene savait parler de l’Afrique à travers ses écrits ses images, aux Africains avec des yeux d’Africains », a relevé O. Sène. Pour sa part, le réalisateur Ben Diogoye Bèye, doyen des cinéastes en activité, s’est souvenu, jeune cinéaste qu’il était, d’un Sembene qui leur enseignait de « faire  du cinéma en restant dans la réalité sociologique ». Mansour Sora Wade s’est rappelé du combat de Sembene pour la jeunesse notamment avec le film « Taw » (aîné en français) qui montre des jeunes qui se battent chaque jour pour s’en sortir.

De son côté, la réalisatrice Fatou Kandé Senghor a salué Sembene Ousmane comme cinéaste qui rassemble toutes les générations. « Il représentait la plus grande université. Il était très critique car il ne voulait pas voir le continent africain sur les genoux », a souligné F.K. Senghor. Elle a suggéré d’inscrire la filmographie de Sembene dans l’enseignement national.

E. M. FAYE

 

La structure « La Factory », dans le  cadre du programme «Art Nataangue» managé par Synapse, organise un atelier de renforcement de capacités au profit de techniciens de la musique et du son pour l’audiovisuel. Pour ce faire, elle a lancé un appel à candidatures pour sélectionner les bénéficiaires.

Selon un communiqué du directeur de Banlieue Rythme Factory, Ousmane Faye, par ailleurs président de l’Association des diffuseurs et festivals du Sénégal (Adafest), l’appel est ouvert à l’intention de jeunes âgés de 18 à 29 ans déjà sensibilisés à la musique et aux méthodes de l’audiovisuel désireux d’approfondir leurs compétences professionnelles dans le domaine de la création musicale pour l’audiovisuel. Une attention particulière sera donnée aux candidatures féminines et à celles émanant de personnes vivant avec un handicap.

Aussi, précise le document, que le programme a reçu l’appui et l’accompagnement du gouvernement du Sénégal par le Fopica de la Direction de la cinématographie du Sénégal (du ministère de la Culture et de la Communication) et du gouvernent de Finlande par son ministère des Affaires étrangères.

M. G. DIEDHIOU

Le Midem, grand rendez-vous annuel de l’industrie musicale, démarre ce mardi à Cannes. Pendant quatre jours, des labels du monde entier vont courtiser ceux dont dépendent désormais leurs revenus et ceux des artistes, notamment les sites d’écoute en ligne, nombreux pour cette 51e édition. Historiquement le Midem était un marché où l’on vendait des droits de catalogues mais l’explosion du numérique depuis vingt ans a bouleversé la filière, contrainte à une ré-adaptation constante. Novateur hier, le téléchargement (achat en ligne d’une chanson) est déjà obsolète face au streaming (écoute payante de la musique en ligne), devenu en 2016 la première source de recettes numériques.

On parle de 250 millions d’utilisateurs supplémentaires sous trois ans, pour atteindre 935 millions dans le monde. Les professionnels se prennent à rêver d’un « nouvel âge d’or » avec 7,5 milliards de dollars (environ 6,7 milliards d’euros) de recettes attendus en 2020.  

AFP

Pour aider les enfants à devenir leur propre porte-voix dans la lutte contre la mendicité, l’Unicef en a formé une vingtaine dans la banlieue dans le domaine de la photographie. Ces enfants ont reçu leur attestation de fin de formation vendredi, à l’Espace-Jeunes sis à Wakhinane Nimzatt dans le département de Guédiawaye. Ils seront amenés à porter un plaidoyer autour de la mendicité par une visualisation de leurs droits.

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), en collaboration avec l’Ong Enda Jeunesse Action, a organisé, vendredi dernier, un atelier de formation sur la photographie à l’intention d’une vingtaine d’enfants venus des départements de Pikine et Guédiawaye. Il s’agit d’une formation de cinq jours à laquelle ont participé ces enfants dont la moitié est composée de talibés sélectionnés dans les deux départements. L’objectif visé à travers cette formation est d’initier les enfants à la photographie et de faire d’eux des porte-voix dans la lutte contre la mendicité. L’atelier a été animé par le photographe et vidéographe italien, Giacomo Pirozzi, présenté comme l’un des meilleurs photographes du monde et ayant collaboré avec l’Unicef pendant 27 ans au cours desquels il a visité 140 pays.

C’est à travers ces voyages qu’il a travaillé avec des enfants de plusieurs nationalités. C’est le cas avec des enfants de la Palestine, mais aussi d’autres ayant survécu à des tsunamis, ainsi que des enfants vulnérables, en vue de les aider à exprimer leur vision de la vie. Représentante de l’Unicef à Dakar, Leylee Moshiri a estimé que cette formation a été riche et impressionnante car ayant permis à ces chérubins de raconter eux-mêmes leurs propres histoires ou des histoires dont ils ont été témoins. Elle pense également que cet atelier leur a ouvert les yeux sur la situation que vivent des enfants d’autres pays.

Leylee Moshiri a souligné que le travail entamé va se poursuivre par des sessions de renforcement de capacités et en étendant également la formation à d’autres enfants afin que les petits puissent communiquer par le biais de la photographie. En tant que participante à cette formation, Mbène Seck s’est réjouie des techniques de photographie qu’elle a apprises dans cet atelier. Elle s’est dite d’autant plus satisfaite que ce qu’elle a appris lui a permis de comprendre que la photographie n’est pas aussi facile qu’elle l’imaginait. D’ailleurs, elle n’exclut pas, à l’avenir, d’embrasser le métier de photographe.

Abdou DIOP

Un condensé intégral du « Doyen transmetteur »

Passer à la loupe l’ouvrage de l’enseignant-chercheur et historien, le Pr Abderahmane Ngaïdé, intitulé « Doyen Amady Aly Dieng, le transmetteur intégral (1932-2015) » publié par « L’Harmattan-Sénégal » relève d’une gageure ; tellement l’homme est immense, multiple, total. Pourtant, le Pr Ngaïdé a su s’organiser pour présenter une compilation unie, progressive dans sa linéarité respectant les connecteurs logiques, temporels et spatiaux. Et le rendu est un texte cohérent et lisible à volonté, un discours narratif, descriptif, explicatif et argumentatif de cette œuvre littéraire et intellectuelle que l’auteur définit comme une « économie ou sémio-histoire) de l’immense intellectuel « dangereux, soucieux et imbu de vérité ».

Pour l’auteur, « à défaut d’une thèse sur l’immense Aly, il s’agit d’un condensé de fragments d’un entretien télévisuelle, d’un livre-entretiens, pour lui rendre hommage et analyser son apport personnel à la vulgarisation des connaissances et de la visibilité intelligible de cet homme du passé-présent pour qu’il demeure parmi ses contemporains et que sa pensée défie le temps ». Selon l’éditeur, « Doyen » est signe de respect de l’élève à son maître qui avait « le culte du livre, le livre qui donne le savoir ». Et c’est une vie remplie de ce transmetteur intégral, cet homme total que l’enseignant-chercheur a condensé sur les 221 pages scindées en quatre parties subdivisées en dix parenthèses, quatorze textes du doyen et représentant autant de fragments de pensées de ce « pédagogue de la provocation » et seize gestes pour des regards sans cesse renouvelés par une prospective du présent et par un réveil du « sentiment historique », pour avancer, au-delà de l’horizon des « paradigmes à durée de vie limitée ».

Témoignages sincères
En effet, comme l’a si bien relevé le préfacier, le sociologue Boubacar Ly, les 14 textes choisis par le Pr Ngaïdé sont assez « représentatifs et significatifs de la personnalité, du style caustique et des préoccupations encyclopédiques » du Pr Amady Aly Dieng connu pour « son esprit critique, son humour et son goût pour les bons mots » En outre, le tonus de l’ouvrage est relevé par les témoignages sincères de disciples, collègues, contemporains et intellectuels émérites à travers les « traits libres » de ces éminences grises de grande renommée. Lesquels témoignages renseignent de leur parfaite convergence de vues avec le Pr Dieng sur bien des sujets et thèmes spécifiques, scientifiques surtout mais aussi des questions et préoccupations actuelles de tout un chacun. Et une lecture attentionnée, réfléchie voire religieuse de leurs contributions est une sorte d’éloge à la dissidence radicale et méthodique, la marque de fabrique qui les caractérise tant qu’ils sont.

Aussi, cette prière de l’auteur pour « une veille critique permanente sur le legs » incommensurable d’Aly Dieng, cet « intellectuel magnifique, esprit puissant et éclairé », ce « porteur de livres » doublé de « rangeur de tablettes » qui a honoré toute sa vie durant la pensée et forgé ses disciples à l’« apprentissage de la méthode » et au courage de la vérité » rejoint l’appel solennel du Pr Ibrahima Thioub pour jeter « un regard rétrospectif sur nous-mêmes » en faisant nôtre les enseignements de cet universitaire de métier.

Pour avoir légué aux générations présentes et à la postérité sa bibliothèque très fournie riche d’une dizaine de millier d’ouvrages à l’Université Cheikh Anta Diop, le Pr Amady A. Dieng avait bien compris et assimilé la devise « Lux mea lex » du temple du savoir. La mémoire de cette « sentinelle » et « guetteur d’avenir » qui avait « le sens de la transmission » restera à jamais gravée dans les annales de l’Ucad.

Mamadou Lamine DIEYE

L’artiste musicienne Coumba Gawlo Seck a été nommée, jeudi à Dakar, ambassadrice de bonne volonté par l’Organisation non gouvernementale (Ong) World Vision. A travers cette nomination, la chanteuse s’engage à continuer d’œuvrer pour la promotion et l’accès d’une éducation de qualité pour tous les enfants du Sénégal.

L’Ong World Vision a nommé, jeudi, la chanteuse Coumba Gawlo Seck, ambassadrice de bonne volonté.
L’artiste qui avait déjà depuis des années durant mis sur pied une organisation d’entraide dénommée « Lumière pour l’enfance » s’engage parallèlement aux côtés de World Vision pour l’atteinte d’un objectif stratégique consistant à améliorer la vie de plus de 8 millions d’enfants d’ici à 2021. World Vision est une organisation qui intervient dans le domaine du secours humanitaire, du développement et du plaidoyer.

Elle est présente au Sénégal depuis 30 ans au niveau des communautés les plus démunies du pays, souligne Dr Andrew Catford, directeur national de World Vision Sénégal. Il salue la collaboration avec l’artiste Coumba Gawlo Seck, qui constituera « un relais efficace d’alerte, de sensibilisation de toutes les communautés sur la nécessité de prise en charge des couches les plus vulnérables », a-t-il dit. Tous les enfants doivent avoir accès à une éducation de qualité, a-t-il rappelé. M. Catford relève la détermination de sa structure à efficacement œuvrer dans ce sens. « Nous espérons que Coumba Gawlo Seck participera activement à la campagne de promotion d’une éducation de qualité ».

L’artiste Coumba Gawlo Seck s’est dite particulièrement honorée par le choix porté sur sa personne dans le but de conduire et de favoriser des actions allant dans le sens de prendre en charge la couche des enfants. Cette marque d’estime est d’autant plus significative qu’elle rappelle avoir déjà des années durant œuvré pour une meilleure prise en charge des enfants.

Elle a réitéré son attachement au respect scrupuleux des droits des enfants, des femmes et au bien- être des populations de manière plus générale. Elle réaffirme son engagement à accompagner la structure dans tous les combats pour l’atteinte de ses objectifs.

Oumar BA

Un Néerlandais a dormi dans la pièce où est exposé le célèbre tableau de Rembrandt « La Ronde de nuit », une expérience inédite que le Rijksmuseum d’Amsterdam avait offerte jeudi à ce 10 millionième visiteur depuis la réouverture du musée en 2013.

« J’ai dormi dans un lit installé à deux mètres de ‘La Ronde de nuit’ de Rembrandt, c’est magique, je n’en reviens toujours pas », a réagi Stefan Kasper, professeur de dessin et artiste, quelques heures après son réveil dans le musée. Se réveiller au pied de l’oeuvre majestueuse de l’illustre peintre néerlandais, cela n’avait été donné à personne jusqu’à présent. Reçu en grande pompe, telle une star, ce passionné d’art va avoir du mal à se remettre de ce « rêve inoubliable ».

« Le 10 millionième visiteur du Rijksmuseum a gagné l’unique chance de passer la nuit pour la première fois de l’histoire au milieu des trésors néerlandais », s’est réjoui le directeur du musée, Taco Dibbits. L’heureux élu avait décroché le « ticket en or » alors qu’il encadrait une sortie avec ses élèves du collège Montessori d’Aerdenhout, près d’Amsterdam.

Encore sur un nuage, Stefan Kasper a assuré avoir été entièrement seul dans la pièce : « il n’y avait pas de gardiens, ou alors ils étaient très bien cachés! »
Sachant cela, il s’est mis à son aise. Il a fait des selfies et s’est « baladé en caleçon et en chaussettes dans des pièces complètement vides » avant de déguster un gaspacho et une joue de boeuf servis par le chef étoilé Joris Bijdendijk. « Incapable de trouver le sommeil », ce passionné d’art mais pas spécialement amateur de l’oeuvre de Rembrandt, a eu tout le temps pour « voir le tableau d’un autre œil ».

« J’ai découvert des personnages que je n’avais jamais vu avant, ils prenaient vie devant moi. C’est une expérience gravée à jamais dans ma mémoire », a-t-il répété.

AFP

Le tournage de la 2ème saison de la série « C’est la vie », qui sera diffusée en septembre sur A+ Tv5 et d’autres chaînes de télévisions africaines, se poursuit à Dakar-Yoff. Écrit par l’Ivoirienne Marguerite Abouet, le scénario traite de sujets diverses tels que la grossesse, la sexualité, les violences, la relation parents-enfants dans le quartier dénommé Ratanga. L’équipe de tournage a reçu, jeudi, la visite de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot.

C’est dans une villa nichée dans un quartier résidentiel de Yoff que la sixième séquence du 59ème épisode de la série « C’est la vie » a été tournée, jeudi, à Dakar. Cette séquence a plutôt été exceptionnelle d’autant plus que le plateau de tournage a reçu la visite de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot qui a pu découvrir le professionnalisme et la rigueur dans lesquels travaillaient en symbiose scénaristes, réalisateur, preneur de son, metteur en scène, acteurs, entre autres. Dans cette villa, les acteurs ont laissé dérouler sous les projecteurs et caméras la scène du « méchant » Sankaré, un trafiquant de faux médicaments qui vient de choisir Touly, de son vrai nom Cheikh Babou Gaye, comme bras droit pour qu’il lui assure ces mauvais agissements. L’ambassadeur Bigot a également eu l’occasion de visiter un 2ème plateau de tournage, celui du centre de santé du fameux quartier « Ratanga » dans la série. Situé à côté du stade de football de Yoff, c’est autour de ce quartier et du centre de santé créé de toute pièce pour servir de site de tournage, que l’essentiel de la série se joue, dont la première saison a été diffusée sur Canal+ Afrique (A+) en 2015 et sur Tv5 Afrique en 2016.

Selon le réalisateur camerounais, Leonel Méta, il est chargé dans cette série, « C’est la vie », de réaliser les trois derniers épisodes de la deuxième saison. A l’en croire, il tourne actuellement la 6ème séquence de l’épisode 59 sur un total de 62 épisodes de 24 minutes. « Ce n’est pas une petite saison. « Nous devons être 6 réalisateurs de différents pays africains et nous travaillons les uns à la suite des autres. Et chacun apporte sa singularité. Il s’agit de faire en sorte d’être le chef d’orchestre des épisodes que nous réalisons, donner des indications aux comédiens et aux techniciens afin de raconter tous la même histoire », indique-t-il. D’après, Alexandre Rideau, producteur exécutif du Réseau africain pour l’éducation et la santé (Raes), ils ont co-produit avec la société de production Keewu cette série télévisée. Lancée en 2014, la série « C’est la vie » met en scène dans un centre de santé, le quotidien d’un quartier, Ratanga, aux prises avec les questions de société : sexualité, maternité, éducation, droit à l’émancipation.

« Ce quartier ordinaire qui dispose en son sein d’un poste de police, d’un restaurant dénommé Le Maquis, d’une boutique d’alimentation générale, d’un salon de coiffure, de quelques bureaux, d’une bibliothèque et, enfin, d’un centre de santé qui parle du personnel de santé qui y travaille à savoir les docteurs, les infirmiers, les sage-femmes. Tout tourne autour de ce centre de santé. Mais puisque les personnages voyagent comme tout le monde, nous allons également tourner quelques épisodes du côté de Joal au mois de juillet », fait savoir M. Rideau. Précisant que la majeure partie des acteurs sont Sénégalais, une cinquantaine, mais qu’il y avait aussi dans la série des Ivoiriens et des Burkinabés.

Pour les actrices principales sénégalaises, il y a Awa Djiga Kane, Korsa dans la série. Elle symbolise la sage-femme méchante qui traite ces patients de façon discourtoise et ne manque pas de jeter des piques. Il y a aussi Assitan, Fatou Jupiter Touré de son vrai nom. Elle personnifie la sage-femme modèle et accueille avec professionnalisme les patients en les réconfortant. Et Emadé (Ndiaye Ciré Bâ) qui incarne une jeune fille tranquille qui fréquentait l’école primaire de son village avant de voir sa vie basculer. Elle a été mariée alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. Le domicile conjugal où elle évolue est le lieu où règne une belle-mère tyrannique qui maintient une terrible emprise sur son fils. Selon Alexandre Rideau, La 2ème saison sera une suite à la première saison qui va bientôt passer au Sénégal.

D’après le producteur exécutif du Raes, ce projet de production auquel participent 132 personnes est financé à hauteur de 75% par le Fonds français Muskoka qui vise la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile à travers la participation de quatre agences dont l’Unicef, l’Omvs, l’Unfpa et Onu-Femmes. Les 25 % restant ont été financés par des chaines de télévision et la Francophonie.

Santé et citoyenneté
A l’en croire, cette série est faite dans un premier temps pour divertir un très grand public et faire passer, en même temps, des messages, informer parce qu’il y a un grave problème d’accès à l’information sur l’ensemble du continent sur la santé maternelle et infantile, la citoyenneté entre autres. « L’autre idée dans ce projet, c’était aussi de donner la chance aux jeunes techniciens, scénaristes, metteurs en scène sénégalais et africains dans cette série et aux gens qui ne sont pas encore dans l’audiovisuel et le cinéma, parce qu’il y a, chez les jeunes sénégalais, un potentiel énorme au niveau de la culture », argue-t-il.

Venu visiter le plateau de tournage, l’ambassadeur Christophe Bigot s’est dit impressionné par le grand professionnalisme de ce staff de production (scénariste, producteur, preneurs de son, acteurs). « C’est une belle production de feuilleton. J’ai vu une petite et moyenne entreprise avec, à l’œuvre, beaucoup de monde animé d’un grand professionnalisme, aussi bien chez les acteurs, le metteur en scène, scénariste, preneur de son, maquilleur... », confie-t-il. M. Bigot reconnaît que ce feuilleton a pour objectif d’éduquer en matière de santé. Tous les sujets relatifs à la maternité, à la sexualité sont évoqués avec subtilité dans cette série.

Par Maguette Guèye DIEDHIOU

« Afrotopia », la dernière publication de l’écrivain et universitaire Felwine Sarr a été présentée, jeudi dernier, dans le cadre des animations mensuelles de la Fondation Léopold Sédar Senghor. Cette cérémonie a été l’occasion pour l’auteur de donner sa vision de l’Afrique, des concepts importés qui l’accablent et d’exhorter les fils d’Afrique à les interroger.

Felwine Sarr ne sensibilise pas seulement les Africains -tous les peuples du monde devrait-on dire- de la réalité de leur époque tourmentée ni n’en donne une illusion pour les rattacher à un tableau idyllique célébrant le jour d’avant. Il porte le viatique à des communautés dont l’estime, la fierté est abattue par la représentation mentale qu’elles ont d’elles-mêmes. Il est un viatique parce qu’il est sacré en cela qu’il fait naître des sentiments à la fois exaltés, apaisants et indéfinissables. L’Afrique triomphera de tous les pièges quand, comme s’y est employé cet enseignant à l’Université Gaston Berger, elle fera une archéologie des concepts « importés » et en opérera une critique. Ceci est clairement décliné dans le livre : « Des siècles d’aliénation et d’asservissement ont laissé des traces dans la personnalité et la psyché de l’être africain. Ce dernier doit se guérir des blessures narcissiques et psychologiques qui lui ont été infligées et qui, aujourd’hui, s’expriment sous la forme d’une perte de l’estime de soi, d’un complexe intériorisé d’infériorité pour certains et, pour d’autres, d’un manque abyssal de confiance en soi ».

Il convient alors, pour les Africains, de faire confiance à leur génie civilisationnel pour apporter des réponses appropriées aux défis de l’heure et du futur, de se définir et de nommer leur présent, de décliner leurs projets, leur « utopie » afin d’agir différemment.

Limites mentales
La conscience utopique, estime-t-il devant une assistance constituée d’éminents universitaires, d’étudiants et d’autorités de la République, est « une conscience anticipatoire. La Révolution française est la réalisation d’une utopie. C’est une conscience qui apporte un changement au réel. Il faut que nous élaborions nous-mêmes les métaphores de notre futur ». Les questions soulevées par l’auteur de « Dahij » invitent à répondre, selon le philosophe et ancien ministre de la Culture, Abdoulaye Elimane Kane, à celles-ci : « Qui sommes-nous » ? « Que voulons-nous devenir » ? Sa prouesse est d’avoir mis en chantier plusieurs disciplines dans son travail de déconstruction qui promeut la souveraineté intellectuelle de l’Afrique.

Il est un besoin impérieux pour les fils de l’Afrique de se représenter l’avenir qui est « ce lieu qui n’existe pas encore, mais que l’on configure dans un espace mental. Pour les sociétés, il doit faire l’objet d’une pensée prospective… ». Et de « l’Afrotopos », celui qui est par ailleurs musicien dit ceci : C’est « cet espace du possible qui n’est pas encore réalisé, mais dont rien d’insurmontable n’empêche l’advenue. Il y a une continuité entre le réel et le possible. Il suffit de trouver où se cache ce dernier ; penser et travailler aux conditions de sa réalisation en levant ce qui l’entrave. Les limites sont toujours mentales. La première percée est d’envisager que le monde recèle des possibles plus vastes que ne le laisse entrevoir le réel sous lequel nous nous agitons ». Le sort de l’Afrique dépend alors dans la capacité des Africains de configurer l’avenir dans un espace mental.

Après « Méditations africaines », cet économiste, une des grandes figures sénégalaises du décloisonnement des connaissances, continue, avec sa dernière publication « Afrotopia », de désherber les allées donnant à voir des horizons moins embrumés pour l’Afrique. Cette phrase inscrite sur la quatrième de couverture résume en elle seule cette noblesse sacerdotale : « Ce livre est un acte de foi en cette utopie active : une Afrique qui porte l’humanité à un autre palier ».

Alassane Aliou MBAYE

Produit de l’Ecole des Beaux-Arts de Dakar, l’artiste peintre Mbaye Babacar Diouf fait partie de ces jeunes talents incarnant l’avenir de l’art plastique sénégalais. Sa technique singulière basée sur l’exploration de l’univers des écritures arabes rappelle ses souvenirs d’enfance de l’école coranique. Le jeune plasticien, également champion en karaté, participe actuellement à l’exposition « Trésors de l’Islam en Afrique », à l’Institut du monde arabe de Paris.

L’air timide, un chapelet enroulé autour du bras droit, l’artiste peintre Mbaye Babacar Diouf dégage une impassibilité enviable. Le natif de Rufisque peine parfois à regarder son interlocuteur droit dans les yeux. L’on a impression qu’il cherche à éviter la confrontation oculaire. Pourtant, cette attitude n’enlève en rien l’aisance avec laquelle il s’exprime, la précision dans les mots employés ainsi que la maîtrise du sujet abordé. Et quand il parle de la peinture, son métier, l’on ressent se déclencher au bout de ses lèvres une certaine dose d’émotion. Mais rien d’étonnant chez celui dont les œuvres illuminent actuellement les cimaises de l’Institut du Monde arabe à Paris, à travers l’exposition « Trésors de l’Islam en Afrique », qui se déploie du 14 avril au 30 juillet prochain. Mbaye Babacar Diouf y expose deux de ses toiles aux côtés des près de 300 œuvres expliquant « les processus de transmission et d’appropriation de l’Islam par les peuples africains ».

Ses œuvres « Trois maîtres » et « Inoubliable » sont empreintes du mysticisme des signes et des traces de personnages. « Inoubliable » fixe dans le temps de l’éternité les moments douloureux ou heureux que chacun d’entre nous rencontre souvent dans la vie mais qu’il n’arrive jamais à oublier. Cela, du fait de l’ampleur de l’onde de choc ou de l’intensité de la joie. Quant à la toile « Trois maîtres », elle rend un vibrant hommage aux soufis qui, à travers leurs connaissances mystiques, ont réussi à inculquer une éducation de qualité et de valeurs à leurs disciples.

Technique de spontanéité
Né en 1983 dans la vieille ville de Rufisque, Mbaye Babacar Diouf s’est intéressé depuis tout petit au dessein. Le potache reprenait les dessins de ses livres d’écolier. C’est ainsi qu’au fil des années que l’art va occuper une bonne partie de son temps. Ce qui ne l’empêchait pas pour autant de suivre correctement ses études. « La création est venue naturellement en moi par rapport aux connaissances que j’avais déjà, mais également cette envie de recherche plastique pour trouver une certaine démarche », note-t-il. Le Bac en poche, Mbaye Babacar Diop intègre l’Ecole des Beaux-Arts de Dakar malgré son orientation au Département de Philosophie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).

Après ses années de formation, il tient sa première exposition en 2010, dans le cadre de la programmation « Off » de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art). Invité dans l’exposition « Off » de cette biennale en 2014 et dans le « In » en 2016, le peintre voit alors son talent atteindre une certaine dimension, au-delà même du Sénégal. Son exposition à la dernière édition du « Dak’Art » va susciter un intérêt particulier du côté du public et des amoureux des arts plastiques. Elle lui voudra une participation à l’exposition « Trésors de l’Islam en Afrique » de l’Institut du monde arabe à Paris.

Au début de sa carrière, son travail était particulièrement basé sur la spontanéité avec une dose couleurs, de dégradé et un jeu de contraste. « C’est au fil du temps que les signes ont intégré mon travail. J’ai constaté que je ne peignais plus comme j’avais l’habitude de le faire. J’écrivais des signes avec des points et des traits », soutient-il.

Mutation artistique
Aujourd’hui, le jeune peintre a évolué dans son style. Conscient de son talent, il a emprunté une nouvelle transition artistique qui, au fond, n’est rien d’autre qu’un retour à l’enfance. Le premier contact qu’il a eu avec les signes, c’était à l’école coranique. Cependant, il explique cette mutation aussi par d’autres facteurs liés à ses activités.

« Par rapport à mes mouvements, je n’avais plus le temps de rester trois heures devant une toile. J’étais entre l’enseignement artistique plastique, mes recherches à l’Ucad et mon sport karaté (Il est membre de l’équipe nationale). Une fois à la maison, à chaque fois que je travaillais à la va-vite, les coups de pinceaux qui, jadis, étaient des dégradés et des nuances se sont transformés en traits et des points », renseigne-t-il. Mbaye Babacar Diouf nourrissait aussi l’envie de retourner sur des choses beaucoup plus simple, en privilégiant seulement le contact entre l’outil et le support. « Quand que je travaillais avec les carnets et les marqueurs, les gens me demandais si je faisais des incantations ou des écritures mystiques (« Khatim ») », explique-t-il.

En décidant d’explorer l’univers de ce contraste visuel qui, est une sorte de recherche d’harmonie et d’équilibre, Mbaye Babacar Diouf assume son attachement aux signes qui, de son point de vue, sont un élément « extrêmement important ». Son travail est un hommage à cette calligraphie qui a permis à l’humanité d’écrire son histoire et de léguer un message à la postérité. Car, pour le peintre, dans plusieurs sociétés humaines, l’histoire a été révélée à travers l’écriture, l’utilisation des signes.

Les œuvres Mbaye Babacar Diouf s’articulent autour de l’éducation spirituelle, la purification du cœur et de l’âme, dans une perspective de tendre vers la pureté, l’équilibre et l’harmonie dans le respect des modèles du soufisme. Il s’inspire de l’art plastique africain, du concept du rythme, pour créer des œuvres contemporaines inédites. « Les signes constituent ce rapport extraordinaire entre l’élément graphique et l’élément métaphysique ou mystique. A chaque fois qu’il s’agit de relation entre force visible et invisible, le signe est toujours présent. Il est présent souvent en tant porte d’accès mais également source de valeur et de savoir », avance ce professeur d’éducation artistique. Son travail est le reflet de signes qui se succèdent dans un mouvement linéaire, horizontal. Dans sa démarche, l’artiste colle plusieurs feuilles qu’il maroufle sur toile.

Pratique du karaté
Très ancré dans ses valeurs soufies, Mbaye Babacar Diouf voit en l’Islam une source d’inspiration intarissable. Une religion de paix, de tolérance et d’harmonie, qui a cette force insoupçonnée d’inspirer les artistes à pouvoir présenter des œuvres contemporaines particulièrement remarquables. Dans sa fonction, il veut faire parler l’art pour faire taire les préjugés faits à l’endroit de la religion musulmane dans le monde.

Toutefois, dans cette élégante conquête d’harmonie et d’esthétisme, le peintre a rencontré l’amour des arts martiaux qu’il pratique déjà depuis 1997.
« Même si c’est deux domaines qui semblent être différents, au fond la pratique des arts martiaux renforce mon travail artistique. C’est un avantage pour moi de travailler mon corps et d’avoir un certain équilibre. Nous sommes toujours à la recherche de l’harmonie qui fait partie d’un idéal humain en tant qu’être imparfait. Dans l’équilibre de la vie, il y a nos passions, nos rêves, nos regrets, nos larmes et nos sourires », estime-t-il. Dans ce sport, ce membre de l’équipe nationale de karaté comptabilise une vingtaine médailles. Il est champion du Sénégal en 2016 en kata, et plusieurs fois champion et vice-champion en équipe. En termes de perspective, Mbaye Babacar Diouf compte aller représenter le Sénégal aux prochains Jeux de la Francophonie du 17 au 31 juillet prochain, à Abidjan. L’artiste espère décrocher, dans cette catégorie, une première médaille pour son pays.

Par Ibrahima BA

Le secrétaire général du Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) s’est félicité de l’adoption, par le gouvernement, en Conseil des ministres, du projet de loi portant Code de la presse. Ibrahima Khaliloulah Ndiaye demande toutefois aux autorités d’achever le travail avant la fin de cette législature.

Le Conseil des ministres a adopté, mercredi, le projet de loi portant Code de la presse. Le secrétaire général du Synpics, Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, s’est félicité de ce « premier pas ». « Il faut s’en féliciter, s’en réjouir et reconnaître que les autorités ont tenu parole sur ce plan. C’est vrai que le code n’est pas encore adopté, mais étant un projet du gouvernement, il fallait d’abord qu’il soit adopté en Conseil des ministres avant qu’il ne soit déposé à l’Assemblée nationale », a ainsi réagi le secrétaire général du Synpics. Ibrahima Khaliloulah Ndiaye a incité, par ailleurs, le gouvernement à presser le pas pour le reste.  

« Nous arrivons presque à la fin de cette législature. En juillet, nous serons en campagne pour les législatives. Si le gouvernement veut vraiment faire adopter le projet de Code de la presse, c’est le moment parce que Dieu seul sait de quelle majorité sera faite l’Assemblée nationale à l’issue des élections du 30 juillet », a estimé le patron Synpics.  

Ibrahima Khaliloulah Ndiaye garde toutefois espoir qu’une session d’urgence sera convoquée à l’Assemblée nationale pour que le travail puisse être terminé. « Nous restons vigilants parce qu’il s’agit d’un combat de longue haleine qui demande l’engagement et la mobilisation tous. Aujourd’hui, tout le monde est sensibilisé et convaincu de la nécessité d’adapter ce code qui ne va pas résoudre tous nos problèmes mais qui apportera certainement des avancées sur la profession », a déclaré le secrétaire général du Synpics qui se dit optimiste pour la suite. Selon lui, une fois voté, il faut que le code puisse être promulgué rapidement par le président de la République et publié au journal officiel.

Ndiol Maka SECK

Le public africain francophone est « en attente de grandes séries d’Afrique francophone », analyse Damiano Malchiodi, directeur de la chaîne A+, filiale du groupe français Canal Plus, qui ambitionne de faire émerger une industrie locale avec les investissements de son groupe.

Le « public est très en demande d’avoir de grandes séries d’Afrique francophone, sachant qu’il consomme déjà de l’Afrique anglophone » ou lusophone et même des séries latino-américaines, souligne M. Malchiodi en marge du 2e Discop d’Abidjan (Marché de développement de l’industrie, de la création et vente de contenus télévisuels). «  Les Africains ont des histoires fortes et ils savent raconter des histoires mais après il faut les mettre en musique avec une image et un son qualité et répondre aux attentes du public (...). Apporter des histoires africaines dans les foyers africains », estime-t-il.

« C’est une vocation d’A+ d’investir, de développer des séries dans toute l’Afrique francophone qui peuvent répondre à une attente du public en liaison avec leur quotidien », promet-il.
Le groupe Canal Plus, qui refuse de communiquer sur les investissements en Afrique, compte en partie sur le continent pour compenser des comptes au rouge en France. Le groupe qui a enregistré plus 650 millions d’euros de pertes et une hémorragie d’abonnés ces deux dernières années en France, est sur une dynamique inverse en Afrique où il compte désormais 2,8 millions d’abonnés. La chaine A+ - la moins chère de son offre -, qui diffuse essentiellement des séries et des programmes de divertissements compte 3 millions d’abonnés si on comptabilise ses clients hors Afrique.

Le marché est donc là mais il reste « beaucoup de choses à mettre en place dans les métiers et les expertises (...), à structurer le marché, professionnaliser toute la filière », explique Damiano Machiodi.

Il espère que les investissements du groupe vont permettre de faire émerger « un écosystème pour arriver à une industrie autour du cinéma et de la fiction en Afrique francophone ».        

AFP

Le directeur par intérim de l’Ecole nationale des arts, Bernard Bangoura, est revenu, dans cet entretien, sur le sens de la célébration de la Semaine internationale de l’éducation artistique (Siea). Il tire le bilan de la première édition et évoque des perspectives.

Monsieur le directeur, quel bilan tirez-vous de la célébration de la Semaine internationale de l’éducation artistique ?
L’objectif de la Semaine internationale de l’éducation artistique (Siea), tel que résolu par la Conférence générale de l’Unesco en sa 36e session, est de sensibiliser à l’importance de l’éducation artistique via l’organisation d’activités pertinentes. Pour cette première édition portée par l’Ecole nationale des arts, les initiatives menées ont été envisagées sous le double angle de l’ouverture publique et de la couverture transversale et systémique de notre mission de formation dans les expressions artistiques et dans la médiation culturelle. En choisissant l’éveil comme thème, nous avons recherché une analogie dépassant son concept d’étape première en éducation artistique pour faire découvrir les attributs souverains et régaliens de l’Ena qui détient une tradition pédagogique dans la formation aux arts et à la médiation culturelle remontant à 1948. Hormis la programmation d’exposition du jeudi 25 mai (jour férié) qui n’a pas connu foule, nous tirons globalement un bilan positif pour cette édition et félicitons les chefs de Département pour l’organisation des journées dédiées à leurs unités.

Pour cette première édition, vous avez sensibilisé sur l’importance de l’éducation artistique. Quelles sont les activités que vous avez eu à mener dans ce sens ?
Les activités ont principalement été menées au sein des trois départements constituant l’école, à travers des journées portes ouvertes successives et portant des contenus contextualisés à l’aune des situations actuelles et prospectives propres à chacune de ces entités. C’est ainsi que les élèves du Département des arts plastiques ont entrepris une performance artistique diagnostiquant leur unité de formation, en y associant d’anciens pensionnaires. Ils ont également eu à rencontrer dans un cadre d’échanges dénommé « Regards croisés » l’artiste peintre Abdoulaye Diallo, qui a été d’une générosité intellectuelle remarquable.

Pour le Département de formation de formateurs d’animation culturelle et de recherche (Dffacr), la question de la place de l’éducation artistique au regard des mutations du monde contemporain a fait l’objet d’un exposé mené par M. Daouda Diarra, ancien directeur de l’Ena et professeur spécialisé en la matière pour avoir représenté le Sénégal aux Conférences sur l’éducation artistique de Lisbonne (2006) et de Séoul (2011). L’objectif principal de cette activité du Dffacr était de renseigner professionnellement et institutionnellement les élèves professeurs et les futurs animateurs culturels afin de les permettre d’envisager convenablement leurs futurs rôles de médiateurs dans les lycées, les collèges et les centres culturels. Le Département des arts scéniques (Dasc) a proposé une session de formation en management artistique dans le but de sensibiliser ses élèves musiciens et comédiens en démarche entrepreneuriale et en marketing au sortir de leur formation. Un récital classique présenté par Marco Procacci, jeune prodige de 14 ans, a clôturé la journée porte ouverte du Dasc. Mais cette première édition de la Siea a également été l’occasion de faire connaître des programmes de formation artistique respectivement destinés aux scolaires externes à partir de 6 ans et à un groupe de jeunes vivants avec une déficience intellectuelle (Jvdi). Ce programme que nous menons avec l’accompagnement du ministère de la Culture et de la Communication et celui de la Formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’artisanat, est une première au Sénégal.

Qu’en est-il de l’implication des étudiants ?
Les journées portes ouvertes ont été associées au programme classique des Départements en s’harmonisant, à dessein, à leurs emplois de temps parce que les activités d’une Siea doivent garder les attributs d’une institution académique comme la nôtre. Cette démarche a permis une implication des élèves qui ont tiré profit des programmations par département. A titre d’illustration, je peux citer l’exemple d’un élève professeur en Education musicale qui nous vient du Togo et qui dit avoir poussé sa curiosité avec un esprit créatif, suite aux enseignements reçus en instrumentation. Il a pu ainsi concevoir une guitare basse en forme de « J » (comme son prénom Jacob) et la présenter en première, avec ses professeurs, à l’occasion d’une journée porte ouverte de son département.

Quelles sont les perspectives pour la prochaine édition de cette Semaine ?
Le bilan globalement positif de cette 1ère édition nous incite à inscrire la Semaine internationale de l’éducation artistique dans le calendrier académique avec l’implication de l’Amicale des élèves via une organisation conjointe à leurs journées culturelles. Nous poursuivrons aussi la présentation de nos bonnes pratiques en éducation artistique en proposant un cadre de formation complémentaire aux acteurs culturels. L’Ecole nationale des arts a une identité nationale et profitera de la Siea pour s’ouvrir à tous, conformément à la résolution de l’Unesco à cet effet ».

Propos recueillis par Mouhamadou Lamine DIOP (stagiaire)

Katy Perry, Coldplay, Justin Bieber, Pharrell Williams... entourée d’une pléiade de stars, la chanteuse américaine Ariana Grande revient dimanche à Manchester pour un concert de charité exceptionnel en hommage aux victimes de l’attentat qui a fait 22 morts. A l’affiche de ce concert baptisé « One love Manchester » figurent également Miley Cyrus, Take That et Niall Horan, ont annoncé mardi les organisateurs.

Ariana Grande se produira dans la ville presque deux semaines après l’attentat perpétré le lundi 22 mai à la fin de son concert à la Manchester Arena.

AFP

L’archevêque de Dakar a magnifié le travail des journalistes et communicateurs catholiques qui, à travers leurs émissions et écrits, participent à la mission d’Evangélisation. Cependant, Mgr Benjamin Ndiaye a mis en garde contre les réseaux sociaux.

Les journalistes et communicateurs chrétiens de l’archidiocèse de Dakar ont célébré, samedi et dimanche derniers, autour de Mgr Benjamin Ndiaye, la Journée mondiale de la communication sociale chrétienne. Elle a eu lieu chaque 24 janvier. Cette année, le thème proposé par le Pape François a porté sur « Ne crains pas, car je suis avec toi (Is 43,5) ». Ce thème a été décortiqué par deux éminents journalistes, Essouly Diédhiou de radio Espérance Fm (radio d’obédience catholique) et François Xavier Thiaw de la Rts (Radio Sénégal). Ces deux conférences ont permis d’expliquer en profondeur le message du Pape sur la communication sociale.

Les deux panélistes sont unanimes, le Saint Père est un bon communicant. La conférence a cédé la place au débat dans lequel l’archevêque de Dakar a contribué en revenant sur la responsabilité du journaliste d’informer juste et vrai en utilisant de bonnes sources. Le lendemain, Mgr Ndiaye et certains journalistes et animateurs des émissions se sont rendus à Niakhar, dans la région de Fatick, doyenné du Sine. Sur place, une messe a été dite à  la paroisse Saint Jean Baptiste par l’archevêque de Dakar entouré du curé de la paroisse, abbé Philipe Dibocor Ngom, de l’abbé Alphonse Diomaye Niane chargé de la Formation, abbé Michel Sène, responsable de l’Office diocésain de la communication, de plusieurs prêtres du doyenné du Sine et de nombreux fidèles de la localité.

Mgr Benjamin Ndiaye a profité de l’occasion pour rendre un hommage aux journalistes et animateurs des émissions catholiques. Il a déclaré à ces derniers « Vous êtes membres de la mission de l’Eglise. Vous participez à cette mission à travers vos émissions qui sont dites dans plusieurs langues nationales et qui permettent à travers la télévision, la radio et l’internet de toucher le maximum de personnes pour semer la graine de l’Evangile qui est aux antipodes du monde dont parle Saint Jean. Alors merci chers communicateurs et journalistes pour vos efforts », a dit Mgr Benjamin Ndiaye. Cependant, l’autorité diocésaine n’a pas manqué de rappeler aux journalistes leur mission.

Selon le père évêque, « le journaliste doit dire ce qu’il a vu et attendu. On ne peut pas se contenter de racontars et de ragots ».  Le prélat a constaté que la meilleure place publique de racontars et ragots sont des réseaux sociaux. « Si vous n’expérimentez pas la sagesse pour distinguer la bonne information alors vous proposerez n’importe quoi aux lecteurs, aux auditeurs et téléspectateurs. Nous demandons au Seigneur la grâce de la sagesse et du discernement pour que quel que soit l’acte que l’on pose ou la parole que l’on dise, que cela soit toujours pour construire et non détruire », a prié Mgr Ndiaye.

A la fin de la messe, l’archevêque de Dakar a honoré des journalistes et animateurs des émissions catholiques qui, pendant des années, ont rendu service à l’Eglise en prêchant la parole de Dieu dans les radios et télévisions. Parmi ces distingués, Jean Baptiste Sané de Radio Sénégal qui, pendant plusieurs années, a animé l’émission catholique diola à radio Sénégal. M. Sané, au nom de ses collègues, a remercié l’Eglise, en particulier Mgr Benjamin Ndiaye, pour cette reconnaissance. L’archevêque de Dakar a aussi remis des lettres de mandat à certains animateurs de l’émission catholique leur autorisant à animer des émissions dans les radios et télévisions.

Eugène KALY

L’ambassadeur d’Italie au Sénégal, a effectué, hier, une visite de courtoisie au quotidien national « Le Soleil ».  Francesco Paolo Venier, qui a été reçu par le directeur général, Cheikh Thiam, a saisi l’occasion pour revenir sur le programme de l’anniversaire de son pays prévu ce vendredi 2 juin. Il a également annoncé la réouverture du Centre culturel italien à Dakar, après 23 ans de fermeture.

Le Sénégal entretient d’excellentes relations avec l’Italie, pays où 107.000 Sénégalais en situation régulière sont établis. Pour œuvrer à la consolidation de ces relations, l’ambassadeur d’Italie au Sénégal, Francesco Paolo Venier, a annoncé, hier, en visite de courtoisie au quotidien national « Le Soleil », la réouverture prochaine du Centre culturel italien à Dakar, fermé depuis 1994.

Cette décision politique va permettre, à coup sûr, de renforcer la coopération entre Dakar et Rome et ainsi donner un nouvel élan aux relations culturelles entre les deux pays. « La culture est un excellent véhicule de proximité entre les pays et surtout des deux sociétés qui se connaissent. Le Sénégal considère l’Italie comme un pays voisin, un pays important », a dit l’ambassadeur. Déjà, sur le plan économique et diplomatique, les relations  entre le Sénégal et l’Italie sont au beau fixe. C’est, du moins, ce qui explique, comme l’a rappelé le directeur général du « Soleil », Cheikh Thiam, la visite de huit hauts représentants du gouvernement italien ces trois dernières années à Dakar. Il s’agit, entre autres, du président du Conseil des ministres, Matteo Renzi et du ministre des Affaires étrangères, Emma Bonino.

Fête nationale
Par ailleurs, Francesco Paolo Venier a profité de sa visite pour revenir sur le programme d’anniversaire de la fête nationale de son pays prévu ce 2 juin à Dakar. Cette année, la célébration se fera autour d’un parcours gastronomique, jeudi 2 et dimanche 5 juin. Ce parcours gastronomique va être une occasion de mettre en exergue  le Pizza, le café et la glace à l’italien. Une exposition photographique sur l’alimentation en Afrique sera  également de la partie. Enfin, l’exposition d’une voiture permettra de faire un peu un clin d’œil au design italien qui, d’après le directeur général du « Soleil », Cheikh Thiam, fait partie des meilleurs au monde. D’ailleurs, l’exposition « 50+ ! », dans le cadre de la Journée  du design italien dans le monde, le jeudi 2 mars 2017, au musée Léopold Sédar Senghor, avait permis au public sénégalais de jauger la créativité italienne.

Ibrahima BA

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