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Arts et Culture (1071)

Le Sénégal fait partie des pays choisis par Simon Fuller, célèbre producteur et fondateur des Spice girls et de Pop Idol, pour son initiative « Now united ». Ce programme vise à recruter 11 jeunes, à travers le monde, qui vont travailler sur un projet d’album et ainsi former un groupe musical mondial.

Après l’Inde, le Japon, la Corée, le Mexique, le Brésil, le Sénégal a été choisi dans la zone Afrique pour représenter le continent dans le projet « Now united ». A l’initiative du célèbre producteur Simon Fuller, ce projet consiste au recrutement de 11 jeunes artistes de différentes nationalités qui vont travailler autour d’un projet d’album. Il vise des jeunes âgés entre 16 et 19 ans qui formeront un groupe musical mondial.

Dans notre pays, le fondateur des Spice girls et de Pop Idol s’est particulièrement intéressé aux disciplines de la danse et de la musique pour le recrutement. Une première étape de présélection a déjà mobilisé une cinquantaine de candidats. Le casting final est prévu dans une semaine en présence de l’initiateur du projet. Ce dernier, une fois à Dakar, va procéder au choix de celui ou celle qu’il pensera être le meilleur parmi de jeunes candidats ayant des talents de chorégraphe et/ou de chanteur. « Le Sénégal est le seul pays africain bénéficiant de ce projet. Dans chaque pays, on va choisir un ou deux jeunes. Au Sénégal, on peut même choisir jusqu’à trois candidats qui vont essayer, une fois à Los Angeles, d’être dans le groupe final, qui va travailler sur le projet d’album », a déclaré Balla Sy, coordonnateur du projet au Sénégal. Selon lui, le programme « Now united » s’intéresse à la diversité et au brassage culturel. Ce faisant, il compte servir au monde une richesse culturelle tout à fait singulière.

Dans ce projet, les candidats vont bénéficier d’un encadrement de qualité pour davantage bonifier leur talent. Lieu de rencontre entre des artistes et leurs fans, « Now united » se veut une plateforme pour jeunes créateurs de contenus. Il s’agit d’un groupe pop mondial qui cherchera à concilier, dans la diversité, les mélomanes du monde.

Ibrahima BA

L’Association Kaay Fecc, en partenariat avec les associations Africulturban et I AM Afro, a organisé, le 10 décembre 2016, la 6ème édition d’Urbanation Bboy, à l’Institut français de Cotonou, au Bénin. Selon un communiqué, la 6ème édition d’Urbanation Bboy a été remportée par le Togo, tandis que le Sénégal a été classé premier pour le volet chorégraphie de cette compétition.

La  6ème édition d’Urbanation Bboy a eu lieu, le 10 décembre dernier, à Cotonou (Bénin). Organisée par l’Association Kaay Fecc, en partenariat avec les associations Africulturban et I AM Afro, l’événement avait pour objectif  la promotion, la diffusion et le développement de la danse hip hop (bboying) en Afrique à travers la création d’un festival annuel, dédié à l’art urbain.

Selon un communiqué, le groupe Crazy Elements Crew du Sénégal a été classé meilleure chorégraphie. Suivront « No Limit » du Togo placé en 2ème position et Saint 9 du Niger classé 3ème. Le Bénin, pays organisateur, s’est retrouvé à la 4ème place avec son groupe C229. Pour le volet Battle, c’est au Togo que revient la première place après l’avoir disputée en  demi-finale au Niger et battu en finale le Sénégal. Ainsi, il remporte la 6ème édition, informe le document écrit.

Outil d’intégration, de transmission, de création et de diffusion, Urbanation Bboy a également pour objectif d’impulser la danse hip hop au Sénégal et en Afrique, de favoriser les échanges artistiques interafricains et internationaux, et de professionnaliser les métiers spécifiques à ce style de danse en mettant en place des programmes de formation divers.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le défilé du Festival international de la mode de Dakar a eu lieu samedi dernier où stylistes émergents et ceux dits confirmés ont rivalisé d’originalité devant l’œil branché du public.

Au musée Théodore Monod de l’Institut fondamentale d’Afrique noire, samedi 7 janvier, le Festival international de la mode de Dakar (Fimodak) a mobilisé 18 stylistes : Parfait Ikouba, Marième Seck, Sidy Counda, Coura Kane, Tima Création, Owens, l’Ivoirien Barros Coulibaly, Thiané Diagne Jour-J, Mame Faguèye Bâ et l’initiateur Abdou Lahad Guèye, entre autres. Du côté des mannequins, il y en avait 28 filles et 20 garçons qui, pendant deux jours, ont rivalisé d’ardeur et d’élégance. Lahad Guèye, le promoteur de l’évènement, a présenté la collection « Oumou Ator », faite en tissu brocart. « Je suis impressionné par les tenues. C’est magnifique ! Cela ressemble à de l’or », trouve-t-il. Ce jour-là, aucun morceau d’étoffe n’était anodin, car il rajoutait de la grâce, de l’élégance et de la prestance à la soirée. Les coupes étaient bien travaillées. La griffe portait le talent de chaque touche artistique. C’était de la pure expression esthétique.

Si Thiané Guèye s’imposait par la soie, avec de la dentelle, Mame Faguèye Bâ, elle, jouait avec les mailles en fer, le cuivre, le coton, la soie lourde, le bogolan du Mali, la mousseline perlée et le denim lourd au motif tigré. Sans oublier les fentes à la coupe occidentale.

Pourquoi cette gamme textile ? La costumière explique : « La mode, c’est du visuel. Nous sommes partie sur de nouvelles coupes, qui relèvent de la haute couture. Nous ne voulons pas que les spectateurs s’habillent mieux que nos mannequins ». Autant elle fabrique des tenues qui sortent de l’ordinaire, autant Mame Faguèye coupe des modèles qui intéressent des branchés sénégalais. Barros Coulibaly, lui, s’est illustré avec sa collection « Portugais », cousue de tissus scintillant.

« Notre objectif, c’était d’harmoniser toutes les compétences afférentes à la mode, qui est une plateforme d’échanges entre les créateurs émergents et ceux dits confirmés », souligne Abdou Lahad Guèye, qui révèle qu’au début, le comité d’organisation avait tablé sur un budget de 24 millions de FCfa. Mais, il a revu ses ambitions à la baisse (nombre de jours diminués), sans entrer dans les détails. 2017 est, pour lui, l’édition zéro du Fimodak grâce au soutien satisfaisant de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif). Mais l’année prochaine, il tiendra la première édition. Ce qu’il garde à travers la gorge, c’est, dit l’initiateur du Fimodak, le manque de considération des autorités qui n’ont même pas daigné répondre aux correspondances.

Serigne Mansour Sy CISSE

La 13ème édition de la Grande nuit des oscars du Chant choral se tiendra, ce samedi 14 janvier, au Théâtre national Daniel Sorano, à Dakar. A l’occasion, un hommage mérité sera rendu au père Dominique Catta du monastère de Keur Moussa (Thiès).

Le Théâtre national Daniel Sorano abritera, ce samedi 14 janvier, les Oscars du chant choral. Sont attendus à cette 13ème édition,  l’artiste français invité d’honneur, Jean Claude Gianadda, frère des écoles chrétiennes, le chantre  Prunelle de la Côte d’Ivoire, ainsi que l’organiste des grandes orgues de la paroisse St Félix à Nantes, Maurice Ngom, Fulgence Faye et Fulgence Gackou,  entre autres.

Outre ces invités de marque, participeront également à cette Nuit des oscars, la chorale Sainte Marthe de Mbour, celle de Saint Martin de Porres, la paroisse universitaire Saint Dominique et le  monastère de Keur Moussa.

Comme à l’accoutumée, la Grande nuit des oscars du chant choral prévoit aussi de récompenser et primer certaines personnes  qui se dévouent  pour la promotion du chant choral et leur engagement au sein de l’église. Hommage sera aussi rendu  au père Dominique Catta du monastère de Keur Mousseu, « immense promoteur » de  la musique liturgique africaine. En réalité, grâce au père Catta, le monastère de Keur Mousseu est devenu, aujourd'hui, un centre important de la musique liturgique africaine, fabrique et vend à travers le monde ses propres koras.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Les députés ont adopté, hier, à l’unanimité, le projet de loi 39/2016 modifiant la loi 2011-01 du 24 février 2011 portant Code des télécommunications. Dans cette loi, qui permettra un accès plus démocratique aux Technologies de l’information et de la communication (Tic), l’activité des fournisseurs d’accès à l’Internet (Fai) sera désormais soumise au régime d’autorisation.

Le Sénégal vient de franchir un grand pas dans ses ambitions de faire du secteur du numérique un levier dans la création de richesses et de croissance. L’Assemblée nationale vient d’adopter le projet de loi 39/2016 modifiant la loi 2011-01 du 24 février 2011 portant Code des télécommunications. Le présent code va apporter des innovations dans le secteur, à travers notamment l’assouplissement des conditions de fourniture d’accès à Internet (Fai). Ainsi, l’activité des Fai va passer du régime de la licence avec la lourdeur qui s’attache à la procédure d’attribution à un régime d’autorisation générale. Cette facilitation, a expliqué le ministre de Postes et des Télécommunications, Yaya Abdoul Kane, permettra l’accroissement du niveau de concurrence et d’investissement du privé sur le marché du haut débit ainsi que la démocratisation de l’usage de l’Internet. C’est aussi une manière de promouvoir l’essor d’une économie numérique compétitive et inclusive en conformité avec les ambitions fixées dans le Plan Sénégal émergent (Pse).

Après la lecture du rapport de la Commission de la Culture et de la Communication, les députés ont interpellé le ministre sur des questions portant, entre autres, sur l’accès au téléphone et à l’Internet, la problématique du maillage du territoire national, la sécurité et la confidentialité des données personnelles.

Le député Aïda Mbodj a invité le ministre à accompagner les collectivités locales pour leur permettre de recouvrer le manque à gagner par rapport aux impôts et aux autres taxes qui doivent leur revenir dans le cadre de l’occupation de leurs espaces par les opérateurs. Son homologue Cheikh Tidiane Ndiaye a abordé la problématique des antennes que certains opérateurs installent sur les toitures des maisons et qui sont capables de poser des problèmes de santé à la population.

Toujours dans le même ordre d’idées, le député Cheikh Omar Sy a dénoncé l’absence de qualité dans le service, du problème du service d’assistance ainsi que l’impossibilité d’utiliser le service « promotion », « surtout au niveau de l’opérateur Orange, pour accéder à l’Internet ». Son collègue Ibrahima Sène a demandé même une règlementation de la « promotion ».

6.000 kilomètres de fibre optique
Dans ses réponses, Yaya Abdoul Kane a indiqué que la mise en œuvre de la stratégie sur la cybercriminalité permettra d’améliorer de façon efficiente « notre » système de sécurité. En effet, a-t-il rappelé, le Sénégal a procédé au lancement, en partenariat avec les Pays-Bas, de cette stratégie, avec la mise en place d’une cellule de veille pour la protection des infrastructures critiques et des citoyens.

Par rapport aux collectivités locales, Yaya Abdoul Kane a informé qu’une commission présidée par le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territorial, a été mise en place et ses travaux permettront de trouver une solution durable et définitive aux taxes et impôts que doivent ces opérateurs aux collectivités.

Sur la couverture du territoire national, il a informé que d’importants efforts ont été faits, mais il reste encore beaucoup à faire pour l’accès au réseau de téléphonie. « Avec la nouvelle convention de concession de Sonatel et la révision des conventions avec les autres opérateurs, il a été introduit une obligation de couverture de tous les villages dont le nombre d’habitats est supérieur ou égal à 200 dans cinq ans », a-t-il fait comprendre.

Le ministre a relevé pertinence de valoriser les infrastructures de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) pour les mettre à la disposition des opérateurs et des entreprises. En effet, a-t-il annoncé, le réseau de l’Adie passera, dans sa deuxième phase, à 6.000 kilomètres de fibre optique. « Des études sont en cours pour voir comment mettre sur le marché cette surcapacité de l’Adie et avec des options allant peut-être jusqu’à la confier à un autre opérateur dans le cadre du partenariat public-privé », a-t-il laissé entendre. Selon lui, cela permettra d’ouvrir davantage le secteur pour casser le monopole, réduire les coûts et renforcer l’accessibilité.

Ibrahima BA

 

ACCES A LA COMMUNICATION MOBILE : L’APPEL D’OFFRES DES OPÉRATEURS MOBILES VIRTUELS LANCÉ DANS LES SEMAINES À VENIR
Pour faciliter aux populations l’accès à la communication mobile, le ministre des Postes et des Télécommunications a annoncé, hier, le lancement, dans les semaines à venir, d’un appel d’offres pour mettre sur le marché les opérateurs mobiles virtuels (Mvno). Lesquels permettront d’offrir aux Sénégalais des services de téléphonie. « Il s’agit d’améliorer l’accès et de renforcer la concurrence entre les différents opérateurs », a déclaré Yaya Abdoul Kane. Les Mvno sont des opérateurs qui ne possèdent pas de spectre de fréquence ni d’infrastructures.

Ils utilisent le réseau des opérateurs et achètent des minutes d’appels à ces opérateurs qu’ils revendent à leurs clients. La présence de ces opérateurs, permettra, à coup sûr, de revoir à la baisse les prix liés à la téléphonie mobile.

I. BA

La Maison de la Presse accueille dans ses locaux, depuis hier, la formation d’une quarantaine de cadres de l’Administration et des services régionaux du ministère de la Culture et de la Communication. Cet  atelier de cinq jours porte sur la gestion  axée sur les résultats, le suivi et évaluation des projets.

Le  ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye a indiqué, c’est suite à la loi organique de juillet 2011, relative à la loi des finances qui a introduit de nouvelles réformes pour la gestion efficace et efficiente des ressources publiques, son département a jugé nécessaire d’organiser avec le Bureau organisation et méthode (Bom), ce séminaire sur la gestion axée sur les résultats (Gar). A l’en croire, l’objectif de l’atelier de formation à l’endroit des cadres du ministère de la Culture est de consolider leurs connaissances sur cette nouvelle approche de gestion.

« La gestion axée sur les résultats s’impose aujourd’hui à nous comme un impératif visant une utilisation plus rationnelle et judicieuse des ressources dans la mise en œuvre d’une politique de développement pour l’atteinte des objectifs fixés », informe  le ministre. Qualifiant la méthode Gar d’outil de transparence et d’efficacité, Mbagnick Ndiaye souligne qu’elle est un processus  interactif et progressif qui met l’accent sur l’apprentissage et la responsabilité. En ce sens, il invite d’ailleurs les participants à investir dans la maîtrise de cet outil de travail qui fera progresser l’objectif principal poursuivi, celui  d’établir un lien  plus direct entre l’utilisation des ressources et les résultats en termes de services publics.

« Les outils que vous allez acquérir au cours de ce séminaire vous aideront à vous approprier, de manière efficace,  la lettre de politique sectorielle dont s’est dotée le ministère, les documents de programmation pluriannuelle des dépenses et les plans de travail annuel », argue-t-il.

Le conseiller en organisation au Bureau organisation et méthode (Bom), Sidy Diop, indique que la gestion axée sur les résultats est devenue un principe qui gouverne les relations à travers les notions d’aide publique. Selon M. Diop, il  s’agit pour le Bom de faire en sorte que toutes les structures des ministères, les agences, se mettent sous cette forme de Gar, en termes de disponibilité de tout stratégique et en termes de disponibilité d’outils opérationnels tels que les Documents de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd).

« La formation permettra de creuser les concepts de la Gar, d’essayer de maîtriser les outils et faire en sorte que dans le ministère, les questions de résultats, de performance, soient des questions importantes qui nous permettent d’atteindre avec le maximum d’efficacité les missions assignées », souligne M. Diop. Pour le directeur général du Centre culturel Blaise Senghor, Balla Ndiaye, cette formation vient à son heure. A l’en croire, le séminaire permettra de les outiller pour pouvoir utiliser judicieusement les ressources mises à leur disposition pour la gestion de leur structure. « Au niveau de notre  structure, un  budget nous a été alloué et par rapport à nos résultats, il nous faudra gérer ces ressources et présenter, à la fin de chaque exercice budgétaire, un rapport annuel de performance pour pouvoir nous justifier par rapport aux moyens mis à notre disposition », a dit M. Ndiaye.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La mode ne peut s’épanouir sans des industries textiles de pointe et une formation de qualité, selon des acteurs du secteur qui ont pris part, le week-end dernier, à un panel dans le cadre du Festival international de la mode de Dakar.

« Au Sénégal, tout le monde veut s’improviser styliste ; cela porte un sacré coup à la profession. Il y a des tailleurs qui coupent mieux que des soi-disant stylistes », a déploré la styliste Mame Faguèye Bâ. Cette spécialiste des costumes de scène s’exprimait lors d’un symposium sur « L’industrialisation de la mode en Afrique », tenu dans le cadre du Festival international de la mode de Dakar, samedi dernier.

Mame Faguèye Bâ a dénoncé le cumul de fonctions qui existe dans leur métier. Ce qui nécessite une bonne formation. D’après elle, l’on ne peut pas être « designer » (créer des motifs), modéliste, commercial (évènementiel) et assurer correctement le rôle de styliste. Pour la costumière, il faut se concentrer sur une de ces spécialités, si l’on veut faire correctement son travail. Toutefois, Mame Faguèye reconnaît que dans la corporation, certains stylistes sont de vrais professionnels avant de regretter les relations de cousinage qui tuent le corps de métier. Elle est d’avis qu’avant de parler d’industrie de la mode, il faut avoir de la matière première de base (coton, textile). La styliste donne l’exemple du Burkina Faso où l’industrie textile est en marche ; ce qui favorise les belles créations diversifiées. Aussi, a-t-elle regretté le manque de journalistes spécialistes en mode, qui, avant chaque modèle, apprécie et critique la création. Car, la création, au-delà du talent, nécessite beaucoup de choses. « Essayons de donner de la valeur à ce métier et cassons les réseaux d’amis qui pensent que seuls eux doivent être des stylistes », a-t-elle exhorté.

Griffe à la main
La styliste Thiané Diagne Jour-J, pour sa part, a fait comprendre qu’il est difficile de sortir d’une école de formation et intégrer directement une maison de couture. La spécialiste de la soie a exhorté les jeunes à la patience, à capitaliser le maximum d’expériences, avant de vouloir voler de leurs propres ailes. « Peut-être, 5% de jeunes peuvent ouvrir une maison de couture juste après leur formation. Je suis passée par plusieurs maisons de couture avant d’ouvrir mon entreprise », a avancé la styliste de renom.

Bara Ndour, professeur de l’histoire de l’habillement à l’Institut de coupe couture et de mode (Iccm) de Dakar, a reconnu, qu’avant de créer, il faut de la compétence, et que cela passe d’abord par la formation. Poursuivant, il affirme qu’il n’y a pas d’école dédiée spécifiquement à la mode. M. Ndour plaide pour que les métiers de la mode aient une nomenclature.

Le Pr Ndour se désole du démantèlement de nos fleurons textiles (les usines Sotiba Simpafric, Icotaf), qui constitue un handicap pour les acteurs. Alors qu’avec ces entreprises susmentionnées, la chaîne de valeusr était assurée. La formatrice Asta Tounkara a porté un vibrant plaidoyer pour un accompagnement de l’Etat à l’endroit des stylistes. « Au Sénégal, on peut s’habiller même si on ne mange pas… », confie la formatrice, qui constate que le métier de styliste ne nourrit pas son homme, parce que plusieurs personnes le revendiquent. Mme Tounkara a relevé la difficulté à lier, à la fois, stylisme et assumer les autres métiers de la mode. « Ce que tu ne sais pas faire trouve une compétence ailleurs », a-t-elle conseillé, non sans inviter à ce que les aînés tendent la perche aux jeunes.

Professeur en communication, Alassane Wade, dans un style habile, a précisé qu’on ne forme pas un styliste comme on le fait pour un mécanicien. Il note que ce qui intéresse le client, c’est le produit de qualité. Dès lors, il se dit convaincu que des professionnels du secteur doivent faire des séminaires dans les écoles de formation, afin de mieux préparer les jeunes stylistes.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les rideaux sont tombés sur le Festival national des arts et des cultures tenu en fin décembre à Kolda. Et comme l’année dernière à Kaolack, le premier Prix de musique est gagné par la région de Sédhiou. Une idée agitée depuis l’année dernière est remise au goût du jour : faire de cette formation musicale, aux deux succès consécutifs, un orchestre régional.

Les musiciens de Sédhiou qui viennent de remporter le premier Prix de musique, pour la seconde fois en deux éditions du Fesnac, sont originaires des trois départements de la région. Ils ont répété ensemble pour les besoins de la compétition musicale au Fesnac. Après, ils retournent dans leur localité respective, mais s’ils deviennent membres de l’orchestre régional, il faudra leur trouver un statut. Le directeur du centre culturel régional de Sédhiou n’y voit pas d’inconvénients mais précise que dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation, il faut voir la faisabilité.

Les autorités de la région ne diraient pas moins. Il y a les questions de rémunérations qu’il faut étudier, fait-on comprendre du côté du Conseil départemental de Sédhiou qui est prêt à mettre la main à la poche. Mais en sera-t-il de même pour les deux autres Conseils départementaux de Goudomp et Bounkiling ? s’interroge-t-on. Il faut d’abord mûrir la réflexion ; étudier toutes les questions qui pourraient se poser avant de prendre une quelconque décision. La question pourrait revenir lors de la réception que le centre culturel régional va organiser pour la délégation ayant participé au Fesnac de Kolda et qui a aussi, dans sa besace,  le Prix de la meilleure mise en scène pour le théâtre. Ce sera une occasion pour que les autorités administratives, elles aussi, donnent leur point de vue à côté de celui des populations qui est, encore une fois, de faire de cette formation musicale un orchestre régional.

Malamine KAMARA

Le ministre de la Culture et de la Communication a été reçu, jeudi dernier, à Keur Nganda, localité située à 20 km de Mbacké Kajoor, par le khalife général, Cheikh Sidy Moctar Mbacké. Mbagnick Ndiaye et sa délégation étaient venus présenter au khalife un projet d’exposition sur l’esthétique mouride, lequel a été béni par le guide spirituel.

Conduisant une délégation composée de directeurs et chefs de service de son département et des principaux responsables du « Kurël Julli Géej gi » de Diamalaye, le ministre de la Culture et de la Communication a été reçu le jeudi 5 janvier, par le khalife général des Mourides, Cheikh Sidy Moctar Mbacké, à Keur Nganda, situé à 20 km de Mbacké Kajoor. Mbagnick Ndiaye et sa délégation, informe un communiqué, ont présenté un projet d’exposition sur le thème de l’esthétique mouride.

Prévu en avril 2017 à Dakar, cet évènement sera axé sur cinq thématiques. Il s’agit de l’habillement, les accessoires, les « barkélou », l’habitat, l’architecture et la littérature, notamment à travers Cheikh Moussa Kâ et Serigne Mbaye Diakhaté. « On pouvait particulièrement remarquer la présence de Serigne Mountakha Mbacké, khalife de Darou Minane qui a accompagné la délégation auprès du khalife général, Cheikh Sidy Moctar Mbacké », souligne le document, ajoutant que le guide spirituel a approuvé l’initiative à laquelle il a donné son « Ndigël » avant d’inviter à élargir et à pérenniser le projet. « La délégation s’est enfin rendue à Mbacké Kajoor, berceau du Mouridisme. Elle a été accueillie par Serigne Babacar Mbow de Ndeem, accompagné de Serigne Gabou Guèye, du maire  de la commune et par la communauté Baay Faal de la localité. Le maire, tout comme les responsables Baay Faal et le chef du village, se sont tous engagés à accompagner le projet à la suite du « Ndigël » du khalife général, par une participation active à toutes les manifestations », lit-on dans ce communiqué. Toutefois, poursuivit-il, auparavant, Cheikh Mactar Diouf, au nom du ministre, a, dans une communication introductive, explicité les objectifs, enjeux et défis du projet aux habitants de Mbacké Kajoor.

Enfin, Mbagnick Ndiaye et sa délégation se sont recueillis sur le site historique symbolisant le pacte d’allégeance de Cheikh Ibra Faal à Cheikh Ahmadou Bamba, avant de rejoindre Dakar.

Ibrahima BA

Le chanteur non voyant Ablaye Mbaye est décédé, hier des suites d’un malaise en plein studio, à Dakar, a appris l’Aps de source informée.

L’auteur compositeur rend ainsi l’âme moins de deux mois après la disparition de son père El hadji Dame Mbaye, rappelé à Dieu en novembre dernier à l’hôpital Abass Ndao.

 Né en 1981 dans le quartier dakarois de la Médina, Ablaye Mbaye s’est familiarisé avec l’écriture braille à l’Union nationale des aveugles de Thiès avant de se lancer très tôt dans la chanson aux côtés de feu Demba Dia dit Rock-mbalax.

Très proche de Youssou Ndour qui a produit son premier album « Nila Démé », en 1995, Ablaye Mbaye assure le chœur de « Birima », une production de la star planétaire.

Le chanteur non voyant enregistre ensuite « Yaye Balma » où il est accompagné dans le titre « Am Saxul » par Youssou Ndour, Salif Keïta, Thione Seck, etc. Le défunt musicien détenteur d’un disque d’or avec le Mafia K’Fry pour un duo avec Kery James a une riche production artistique dont entre autres albums « Agnès » (2001), « Xaléti » (1998), « Maag na » (2005).

(Aps)

Les difficultés rencontrées dans l’édition des manuscrits ne seront bientôt qu’un mauvais souvenir pour les écrivains de Kolda. Lors du dernier Fesnac tenu dans le Fouladou, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a demandé au directeur du Livre et de la Lecture, de faciliter l’édition de leurs manuscrits.

Une initiative vivement saluée par le président du Cercle des écrivains de Kolda, Abdourahmane Diallo, poète-écrivain, professeur de Français et principal du Cem de Médina Chérif, un établissement scolaire situé dans la commune du même nom, dans le département de Kolda. Mbagnick Ndiaye s’est montré, selon lui, particulièrement sensible à la situation des écrivains dans les régions. « Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a demandé au directeur du Livre et de la Lecture de prendre nos manuscrits et de faciliter leur édition parce que nous avons beaucoup de manuscrits qui ne sont pas édités. Je profite de l’occasion pour le remercier en tant que ministre de la République mais aussi, parce qu’il a beaucoup fait, aux côtés de son homologue de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, maire de Kolda, pour la réussite de la 9ème édition du Fesnac », déclare-t-il. M. Diallo remercie le ministre de la Culture et de la Communication d’avoir rencontré les écrivains de Kolda lors de la visite des stands où ils exposaient leurs livres, organisé à l’occasion de ce Fesnac. Il estime que son geste va largement contribuer à la promotion du livre et de la lecture dans la région de Kolda et faciliter l’éclosion des jeunes talents qui s’expriment en français ou en langue pulaar. Il faut dire que malgré le foisonnement des manuscrits notamment en poésie et en œuvres romanesques écrites par les écrivains de Kolda, la littérature régionale peine encore à sortir de l’anonymat. De nombreux écrivains sont obligés de ranger leurs manuscrits dans les tiroirs, faute de moyens pour les faire éditer et d’en assurer la promotion et la diffusion.

« Nous sommes très contents et cela nous donne suffisamment de courage pour continuer à écrire et à faire la promotion des jeunes talents parce que la région de Kolda regorge de jeunes talents. Je pense que c’est comme cela que nous pourrons avoir, demain, de grands écrivains dans la région et contribuer ainsi au rayonnement de la littérature sénégalaise », précise M. Diallo.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le livre restera. Le visage du journaliste s’estompera. L’écrivain et le livre qui ont habité ici un temps incandescent du Sénégal, constitueront désormais une mémoire de notre vie politique que nous aurons plaisir à aller visiter pendant très longtemps, dans les lointains temps à venir. Nous tenons ici entre nos mains et pour le bonheur de l’analyse critique, des chroniques fortes, profondes, engagées et scrutant avant les acteurs arrivés au sommet de l’Etat, l’horizon d’un pays que les intrigues, les trames, les faits, les coalitions, les trahisons, les machiavélismes politiques, ont, sous nos yeux, coloré pour nous.

Mamoudou Ibra Kane a eu de l’avance sur les hommes politiques. C’est ce que l’on demande à la création. Il voyait venir. Il dessinait le chemin sous le brouillard. Sa vision est étonnante. Elle reflète un solide homme de métier, journaliste d’éthique, libre, presque rebelle, inspiré et puissamment exigeant.
Ouvrez donc ce livre sans tarder. Tout y est leçon politique et leçon de vie en République. Une plume agréable et sûre. Une maîtrise du raccourci. Un ton qui en dit long sur la distanciation avec le jeu de cache-cache de nos hommes politiques. En résumé, un livre qui n’est pas aphone ! »

Macky Sall sur l’autel du sacrifice libéral : C’est ton tour mon « frère » !
« (…) On sait ce dont les uns et les autres sont capables dans des circonstances de dualité. Il faut que, en toute circonstance, l’autorité du chef de l’Etat soit restaurée. Donc, s’il y a un malaise, on le vide. » 

Pour Macky Sall, ces mots, terribles comme la sentence qui frappe un condamné à mort, pouvaient sortir de toutes les bouches sauf certainement de celle d’Abdou Fall. Oh que si ! C’est juste un conseil de « frère ». Et puis, c’est mal connaître Abdou Fall. Il est, depuis qu’il a fondu sa Cds dans le Pds, l’un des exécuteurs les plus froids de Wade. De la Wadésie.
Mais dans son conseil de « frère », il aurait pu ajouter à l’endroit de celui qui n’en a plus pour longtemps au poste de Secrétaire général national adjoint du Pds et au perchoir de l’Assemblée nationale ceci : « Parce que c’est ton tour mon frère ! »

L’accusation prononcée par Procureur Fall contre le président de l’Assemblée nationale est on ne peut plus précise : « dualité », et son sort déjà scellé : « s’il y a un malaise, on le vide. » En fait, le message est clair mais ç’aurait été encore plus simple de dire : « Macky, s’il y a malaise, on... te vire. » 

Dualité. Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ça ? Mais, pourquoi pensez-vous à Idrissa Seck ? Vous l’avez compris : Macky-Idy, même chef d’accusation, même sentence. Argument massue de celui qui porte la parole du Maître : « Dans des circonstances de dualité, il faut que l’autorité du chef de l’Etat soit restaurée.» 

Hier, avec le « jardinier des rêves » du père comme aujourd’hui, avec « le meilleur Premier minister » du même père, l’argument de la « dualité au sommet » de l’Etat ou du Parti (le Pds) ou de l’Etat-Parti, n’a jamais été convaincant. Hélas ! Il en a toujours été ainsi dans cette famille appelée Pds. Pas besoin de convaincre, il faut juste vaincre. Ici, on a été à bonne école de l’apprentissage « à vaincre sans avoir raison ». “L’Aventure” n'est jamais “ambiguë” chez les libéraux !
(…)
En tous les cas, l’opposition regroupée au sein du Front Siggil Sénégal, si tant est qu’elle ambitionne sérieusement de mettre fin au régime de Wade, aurait tort de croire qu’elle n’a pas à se mêler de « querelles familiales liberals ». Ce qui était jusqu’ici une affaire interne au Pds, association privée comme toute autre, est en train de dériver dangereusement vers une crise institutionnelle. Et malheureusement, ce n’est pas avec cette opposition qui ne veut pas « casser des bus » -mais qui lui a demandé de les caillasser d’ailleurs ?- qui arrêtera la dérive.

Le dérèglement institutionnel qui a vu adopter en Conseil des ministres un projet de loi portant dissolution du Conseil de la République pour les Affaires économiques et sociales (Craes) et synonyme, une fois voté par l’Assemblée nationale, de destitution du président de cette institution, en l’occurrence Me Mbaye Jacques Diop, c’est ce même dérèglement institutionnel qui va avoir raison du président de l’Assemblée nationale. « Démissionnez, Monsieur le Président! » Tel est l’ordre qui avait été donné à Me Mbaye Jacques Diop par le président de la République dans une lettre dont l’existence n’a jamais été démentie. C’est le même ordre, pour peu qu’on sache lire entre les lignes, qui est donné ainsi à Macky Sall par le chef de l’Etat par la voix détournée d’Abdou Fall. Le président de la République ne pouvant pas, au terme de la Constitution, dissoudre une Assemblée nationale qui n’a pas encore deux ans d’existence, sauf si, au sens de la Loi fondamentale, la même Assemblée votait une motion de censure contre le gouvernement -ce que ne ferait jamais Macky Sall à moins qu’il soit frappé de cécité politique et veuille se faire hara kiri. Il fallait s’attendre, pour le moins, à ce que l’argument de la « dualité au sommet » soit encore brandi. D’où la sortie tout sauf innocente et improvisée d’Abdou Fall. Et si cela ne suffisait pas pour contraindre Macky Sall à la démission, on usera de l’arme imparable de tentative, sinon de « coup d’Etat », du moins de blocage « de façon, vous connaissez la chanson, à entraver le fonctionnement normal des institutions ». Dans telle situation, et c’est toujours Abdou Fall, en éclaireur s’exprimant sur les ondes de Sud Fm, qui livre les éléments du futur probable acte d’accusation : « Au plan constitutionnel, le Président (de la République) est la clef de voûte des institutions. A chaque fois qu’entre un responsable qui est à la tête d’une institution et le chef de l’Etat il y a un couac de quelque nature que ce soit, celui-ci peut entraver la bonne marche des institutions. » Le message est clair. Il renseigne à suffisance sur la gravité de la situation qui se déroule sous nos yeux. On pourra toujours épiloguer sur « L’esprit des Lois » de Montesquieu et sa chère théorie de « la séparation des pouvoirs », mais il faudra, la mort dans l’âme, se rendre à l’évidence. Toutes les institutions de ce pays, qui se veut pourtant démocratique, doivent se mettre au garde-à-vous et, au besoin, s’effacer à défaut de s’agenouiller devant une et une seule institution qui exige, manifestement de chacun de nous, pris pour de vrais obligés de Sa Majestéle roi Wade 1er, toutes les pirouettes, girouettes et courbettes. Cette institution s’appelle Le Président de la République.

Parce qu’on n’a pas pu, quelles que puissent être ses « erreurs » ou ses « fautes », défendre Idrissa Seck, au nom de la liberté pour chaque homme politique ou homme tout court d’avoir de l’ambition de conquérir le pouvoir (et pourquoi serait-il interdit d’en avoir ?), on ne pourra pas défendre Macky Sall dont le seul tort (ce n’est pas parce qu’il ne l’a pas déclaré urbi et orbi comme l’autre, qu’il est dépourvu d’ambition présidentielle) est d’être, malheureusement pour lui, sur la route, pour ne pas dire la Corniche qui mène… au Sommet. 

Entre Idrissa Seck, le maire de Thiès, et Macky Sall, le maire de Fatick -il y a tellement de dénominateurs communs entre les deux ! L’un et l’autre ont été Premier ministre avec des fortunes diverses. L’un et l’autre ont été Directeurs de campagne victorieux tous les deux, de Wade. Le premier nommé a été numéro deux du Pds et le second l’est encore (jusqu’à quand ?) Autant de similitudes entre les deux hommes qu’on est tenté de croire qu’ils ont le même destin. Un destin de sacrifiés, sauf volonté divine contraire mettant un terme au cours actuel des choses pour le président de l’Assemblée nationale. 

A-t-on encore besoin de se demander : demain à qui le tour ? La réponse coule pourtant de source. Demain, ce sera le tour de tous ceux et celles qui se trouveront au mauvais endroit au mauvais moment, -on n’a plus besoin surtout de le déclarer- si on est tant soit peu soupçonné, seulement soupçonné disons-nous, de barrer la fameuse route dont on dit, à tort ou à raison, qu’elle est en train d’être méthodiquement tracée pour le fils du Président. (…)

18 mars 2008 : Karim Wade « en route vers le sommet » maintenant, « l’agenda caché »
Que les sceptiques soient moins naïfs. La “route du Sommet” ne s’arrêtera pas au 11ème sommet de l’Oci qui vient de baisser ses rideaux à Dakar. La route de Karim se poursuivra. Telle semble être la résolution des Wade, le fils et son père de président. 

« Maintenant, confie un proche et homme de confiance du fils du Président de la République, nous allons dérouler l’agenda cache ». Et cet agenda caché n’est rien d’autre que la marche du leader de la Génération du Concret vers… un autre Sommet : le Sommet du pouvoir. Y arrivera-t-il ? Y arriveront-ils, les Wade et leurs amis ?
La réponse à cette question fondamentale, à notre avis, n’est plus dans les moyens colossaux qui seront utilisés par Karim Wade et ses partisans. La fin, détrompez-vous, justifiera tous les moyens possibles, imaginables et non imaginables. La réponse est plutôt dans la capacité des forces d’en face à résister. Face à la stratégie des « Concrétistes » (de la « génération du concret ») de prendre le pouvoir par tous les moyens, nous espérons de ces moyens qu’ils soient légaux, conventionnels et démocratiques ; il faudra une contre-stratégie, une offensive même, si tant est que l’ambition des adversaires potentiels du fils du chef de l’Etat soit de succéder à celui-ci. Cette contre-stratégie, malheureusement, n’ayons pas peur de le dire, tarde à se dessiner. Du moins on n’en voit pas encore l’esquisse.
(…) 
En attendant, au moment où il s’apprêtera à prendre la redoutable décision de demander le suffrage des Sénégalais, Karim Wade devra méditer cette leçon d’un autre fils de Président. Interrogé en octobre 2007 sur ses ambitions politiques, Michel Gbagbo, fils du chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, déclara ceci : «(…) Je n’aime pas le terme dynastie parce qu’il ne faut pas que la République soit un instrument au service d’une famille (…) Je suis intéressé par la politique, mais je connais mes limites et je dis, un président par famille et par siècle, je pense que c’est suffisant. La Côte d’Ivoire regorge d’intelligences pour pouvoir se donner d’autres présidents. Mais plaise à Dieu que je puisse mettre mon expérience et ma modeste contribution au service de ceux qui sont là. Je ne veux pas être président (…) » 

Et le même Gbagbo fils d’ajouter : « Mes ambitions sont au nombre de quatre, je voulais d’abord être docteur en psychologie, écrire des livres, ensuite être sénateur de la Jeune Chambre Internationale et enfin être député. »

  Point de « Président de la République » dans les ambitions politiques de l’Ivoirien Michel Gbagbo ! Loin de nous l’idée de dire que le « cousin sénégalais », Karim (Wade) devrait nécessairement s’inspirer de l’exemple du « cousin ivoirien », Michel (Gbagbo). Mais, c’est le cas de le dire : le fils du Président Gbagbo ne manque pas de lucidité politique. (…) 
PS : après la défaite de son père Abdoulaye Wade battu par un de ses fils « d’emprunt » Macky Sall, Karim WADE purge une peine de six ans de prison ferme, dans le cadre de la traque des “biens mal acquis”.

16 janvier 2009 « Il est midi », Idy !
  Il n’y a pas pire pour un homme politique ambitieux que d’être privé d’espace vital. Un journaliste l’a déjà dit avec beaucoup de pertinence : à force de silence et d’absence, Idrissa Seck a laissé son espace vital occupé par aussi ambitieux que lui. Tant du côté de l’opposition, avec l’arrivée de Macky Sall, que dans le camp du pouvoir avec l’ambition désormais clairement affichée par Karim Wade d’hériter du fauteuil présidentiel, force est de constater que le terrain d’expression s’est considérablement réduit pour l’ancien « jardinier des rêves » de Wade. Alors, il fallait bien un passage en force digne d’un « boukhanté » ; bousculade en wolof. Le forcing d’Idy, pour les intimes, pour retourner auprès du père va-t-il réussir ? Là est toute l’équation à résoudre. Une équation à plusieurs inconnues. Reconnaissons-le. On a beau jouer au sorcier on peine pour le moment à démêler l’écheveau depuis l’audience-de-midi du lundi 12 janvier. Cependant, plusieurs hypothèses peuvent être avancées.

  La première. Considérons que Seck soit tombé dans le piège tendu par Wade avec comme objectif pour le chef de l’Etat, de discréditer définitivement son ancien directeur de cabinet. De nombreux arguments militent en faveur d’une telle hypothèse. L’étonnant silence cette fois-ci du Président, à l’issue du face à face de lundi, est en fait un changement de stratégie pas du tout innocent. En laissant Idy aller devant les caméras, donc à Canossa pour annoncer lui-même les retrouvailles, Wade pourra toujours dire en cas d’échec : « Je n'ai jamais parlé de retrouvailles ». Une façon bien adroite de s’arroger le beau rôle. Autre argument renforçant cette hypothèse, les réactions anti-Idy enregistrées au lendemain de l’annonce en grande pompe du remariage. Des réactions venant particulièrement de responsables de la « Génération du concret » et qui laissent penser à un téléguidage portant la signature de Karim Wade, même si le fils du Président, à l’image de son père, se garde bien de parler pour le moment préférant la posture confortable du tireur de ficelles. Mais de tous ces arguments, l’échec des négociations sur l’alliance électorale en vue des locales du 22 mars paraît le plus solide.

  La deuxième hypothèse tiendrait aux limites même de la première. Le risque, voire la peur de perdre prématurément le pouvoir, c’est-à-dire bien avant les « 50 ans » promis, cette peur bleue comme la couleur préférée de « Wade family », peut, au nom de la realpolitik, pousser le père à chercher à recoller les morceaux d’une famille éclatée en mille. L’histoire de « Diouf family » en 2000 est là pour attester du risque encouru, surtout au regard de la dynamique unitaire d’une opposition revigorée et faisant dans la devise des trois mousquetaire : « Un pour tous » et  « Tous pour un ». Et si seulement Maître Wade, fin calculateur, s’était rendu compte que le poids supposé ou réel de la « Génération du concret » que conduit son fils, n’était pas en mesure de compenser ni les dégâts immanquablement causés par le départ de Macky Sall ni la mise à la touche d’Idrissa Seck, en dépit de son jeu de yo-yo qui a fini par agacer une bonne partie de l’opinion.

La troisième et dernière hypothèse consisterait en l’existence d’un deal qui pourrait dépasser les locales du 22 mars pour couvrir une perspective plus étendue. Un investissement à long terme qui pourrait avoir comme soubassement une réforme institutionnelle permettant à la famille libérale de conserver le pouvoir. 
Piège, realpolitik, deal. Toutes ces hypothèses sont déterminées par une chose qui s’appelle en politique : le rapport de forces.

Vendredi dernier, un nombreux public s’est rendu à la salle du Centre culturel  régional de Thiès pour regarder  la pièce intitulée « Eldorado » de Laurent Claude, travaillée et présentée par des comédiens sénégalais et suisses, à l’issue d’un stage de renforcement de capacités de cinq semaines.

Le public a applaudi à tout rompre à la fin du spectacle. Ceci, pour exprimer toute la joie ressentie tout au long de la prestation de la pièce qui met le doigt sur le mirage européen et, particulièrement, sur les conditions inhumaines dans lesquelles les voyageurs clandestins vivent le long du chemin menant vers l’Europe. Que de privations, de morts, de désolation, d’abrutissement des préposés à l’immigration clandestine, proies des pirates modernes qui les transportent, les livrent à des passeurs sans scrupules. Ravalés au rang de marchandises, donc de choses, ils sont exploités à fond sur tous les plans.

Des moments émouvants qui ont capté toute l’attention d’un public pris en haleine par 33 acteurs, musiciens sénégalais, maliens, suisses, ayant bien maîtrisé leur sujet et surtout leur art : le théâtre.

Selon  Patrick Morh, metteur en scène du Théâtre Spirale de Genève, malgré le temps assez court de cinq semaines, le nombre important de comédiens avec des niveaux de langue différents, il y a de quoi être fier du résultat obtenu ce soir. « Tout cela montre que ces comédiens, davantage formés, sont capables de faire des productions à même d’être diffusées partout dans le monde », a-t-il noté.

En tant que professionnel, il dit avoir constaté un manque de circuit de diffusion des productions du théâtre au Sénégal voire dans l’espace sous-régional. « En outre, la fermeture de la Section Théâtre du Conservatoire national n’offre pas aux comédiens les possibilités de bien se former. Je pense que le renouveau du théâtre au Sénégal, un pays précurseur en la matière et de surcroît terre du poète-président Léopold Sédar Senghor, père de la Nation, passerait par la correction de cet impair par les autorités du pays de la Téranga ou de l’hospitalité », a souligné Patrick Morh.

Car, de son point de vue, les artistes sont, par excellence, des créateurs de bien-être au sein de la société ; par conséquent, ils méritent d’être appuyés  dans leur travail. « Donc, un fonds de diffusion de leurs productions mis en place par les autorités sénégalaises serait d’un grand soutien », a-t-il suggéré.

Selon ce professionnel du théâtre qui a eu à bourlinguer à travers le Burkina Faso, il a participé, à l’avènement du président Thomas Sankara, à la sensibilisation, par le théâtre, des populations jusque dans les villages, sur les nouveaux choix des autorités. « Mais, c’est surtout le Mali où j’ai eu à travailler sur l’épopée mandingue de  Soundiata Keïta, roi du Mandé, qui m’a le plus, jusqu’ici, marqué dans ma carrière », a-t-il confié.

Dans son propos, Aboubacar Dramé, président de la cellule de Thiès de l’association des Artistes comédiens du théâtre au Sénégal (Arcots), a remercié le Théâtre Spirale de Genève qui a eu à travailler avec eux sur le projet  dénommé « Le Pont » et reliant nos deux structures, nos cultures respectives par le théâtre. « Dans ce projet, nous essayons de combler le manque de formation chez beaucoup d’artistes comédiens du théâtre, faute d’un cadre d’accueil, avec le niveau d’équipement nécessaire pour bien gérer une scène où une prestation théâtrale », a-t-il expliqué.

Sur ces deux tableaux, Aboubacar Dramé  s’est dit très satisfait et a exprimé toute sa reconnaissance aux autorités suisses à Genève qui ont financé intégralement le projet. « Mercredi prochain, les artistes vont rejouer la pièce au Centre culturel  Blaise Senghor à Dakar. Tout le public est convié », a-t-il lancé.

Mbaye BA

Hip hop, slam, Dj, graphisme, break dance, free-style roders, reggae, cross rider..., toute une panoplie de domaines d’activités culturelles pratiquées principalement dans les villes. En banlieue, ils sont des milliers de jeunes à s’orienter vers ces cultures urbaines qui continuent de faire leur bonhomme de chemin. Avec des avancées et des obstacles que les acteurs s’emploient tant bien que mal à surmonter.

Au début, c’était juste les Bmg 44, Tigui Ring B, Pinnal Gain, Gnamou Mbaam à occuper le secteur qui, par la suite, est squatté de manière progressive par les jeunes qui, à l’heure actuelle, dépassent le nombre de deux mille acteurs. Ces pionniers du hip hop avaient la responsabilité d’aller à la conquête du public local, mais aussi d’appâter d’autres jeunes pour le rayonnement de ce mouvement. Depuis 2006, on parle de moins en moins du hip hop au profit des cultures urbaines vu la gamme de spécialités culturelles qui gravitent tout autour. En banlieue voire au Sénégal, le mouvement des cultures urbaines est actif et très dynamique vu le nombre très important d’acteurs qui évoluent dans le secteur. Ils sont des milliers de jeunes qui, aujourd’hui,  ont embrassé une carrière dans le monde des cultures urbaines en y voyant un avenir prometteur. Aujourd’hui,  malgré les difficultés qui jalonnent leur carrière, les hip hoppers, slameurs et autres grapheurs continuent de garder l’espoir d’une amélioration dans leur vécu professionnel. Matador de Bmg 44, président de Africulturban, revendique l’étiquette de précurseur des cultures urbaines au Sénégal. Il se dit fier de constater le succès qui couronne le combat qu’il a porté avec les autres membres du groupe Bmg 44 pour un développement des cultures urbaines avec l’éclosion de beaucoup de jeunes talents dans le secteur au point d’attirer l’attention des autorités centrales. Cependant, il considère que le Fonds pour le développement des cultures urbaines (Fdc) doit être revu à la hausse, mentionnant que chaque année, Africulturban dispose d’un budget de 100 millions de FCfa pour dérouler ses activités. De la même manière, il se désole des lenteurs notées dans les travaux de réhabilitation du Complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine où sont logés les locaux de Africulturban qui, depuis presqu’un an, sont provisoirement délocalisés au centre Jacques Chirac.

« Beaucoup de jeunes sont au chômage à cause du retard noté dans l’exécution des travaux de réhabilitation », a-t-il regretté. Le manque d’infrastructures et de financement, l’absence de formation, entre autres obstacles, sont pointés du doigt par les acteurs des cultures urbaines.

Appuis des pouvoirs publics
Ce qui rend impossible, pour l’heure, la mise en place d’un modèle économique qui correspondrait à la réalité du terrain. Néanmoins, la société civile (Africulturban à Pikine, G Hip hop à Guédiawaye, Yakaar à Rufisque) tente tant bien que mal de faire bouger les choses. Cependant, force est de constater qu’au regard de l’immense défi de l’heure, il n’est point évident que c’est demain qu’ils arriveraient à renverser la vapeur. La nouveauté est que les pouvoirs publics sont en train de mettre en place des outils pour accompagner le secteur. Avec la mise en place du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu), l’Etat montre sa volonté de promouvoir le secteur qui bat de l’aile du fait de l’absence d’une structuration, conséquence d’un déficit de formation de ces acteurs.

En outre, l’initiative de la ville de Dakar qui a mis en place la Maison des cultures urbaines de Dakar (Mcu) dont le siège se trouve à Ouakam pour permettre aux jeunes d’avoir les moyens d’accroître la création, la production et la diffusion, est saluée par les acteurs du secteur. L’Union européenne avait également mis en place un fonds d’appui à la promotion des cultures urbaines d’un montant de 100.000 euros dans le cadre d’une phase test. Malheureusement, le fonds n’a pas été renouvelé. C’est la raison pour laquelle Amadou Fall Bâ pense qu’il faudra que les acteurs de ce secteur se livrent à une réflexion pour identifier et lever les obstacles à un meilleur développement des cultures urbaines. Il n’en pense pas moins qu’il faut impérativement mettre l’accent sur la formation.

« Le problème se trouve dans la rareté des ressources humaines dans la mesure où, malgré l’engouement que suscitent les cultures urbaines auprès des jeunes, rares sont les structures comme Africulturban qui disposent d’un comptable, un chargé de projet, un webmaster, tous qualifiés, ou quelqu’un qui s’y connaît en management et/ou en communication. « Tout le monde est artiste qui crée et produit », a souligné Amadou Fall Bâ qui précise que même lors des concerts, la moitié du public est composée d’artistes.

Déficit de logistique
« Il faudra que les acteurs soient formés. Aujourd’hui, ce qui semble intéresser le plus les acteurs, c’est de toujours faire le buzz. Du buzz à tout moment et partout. C’est bien de faire du buzz, mais, pour y arriver, il faut travailler de manière à devenir un professionnel compétent qui n’est rien d’autre que de savoir-faire son mériter en respectant les délais », a indiqué Amadou Fall Bâ. Abondant dans le même sens, Sall Ngaari, un artiste slameur, considère lui aussi qu’il faut former les artistes. Il révèle que c’est à cet effet que le Hip hop Academy a été mis sur pied pour permettre à des  jeunes de pouvoir se professionnaliser. Ou bien « Youma », destiné aux ex-détenus qui peuvent bénéficier de formation en vidéo, photos ou graphisme. Sall Ngaari considère que  l’Etat doit renforcer l’appui qu’il consent aux cultures urbaines. « Ce que nous faisons contribue à combattre le chômage, un rôle du pouvoir central qui, par conséquent, doit nous aider davantage pour nous permettre d’aller de l’avant », a estimé Sall Ngaari.

L’artiste Bassirou Sané considère que les jeunes artistes évoluant dans le milieu des cultures urbaines conçoivent de belles choses, peaufinent des projets qui, au finish, sont rangés dans les placards faute de financement pour les mettre en œuvre. Artiste, slameur, grapheuse, Dieynaba Sidibé alias Zéniks est d’avis que le niveau de créativité est valablement comparable à ce qui se fait à l’échelle internationale. Cependant, elle pointe du doigt un hic : l’insuffisance des moyens logistiques qui ne milite pas en faveur d’un rayonnement des cultures urbaines au niveau de la banlieue. « Nous avons organisé la onzième édition de Festa2H et avons invité de grands artistes comme Youssoupha, Onix, Dagger Fex, Médine ainsi que d’autres artistes internationaux qui sont venus. Pour vous dire que le talent, l’expérience et le savoir-faire sont là et que seul le manque de moyens semble nous handicaper quelque peu », a ajouté Zéniks.

Par conséquent, elle croit savoir qu’il faut travailler à obtenir le matos qui va avec le talent des acteurs du secteur de même que les ressources humaines adéquates pouvant mettre en valeur la créativité des artistes.

Au début, c’était juste les Bmg 44, Tigui Ring B, Pinnal Gain, Gnamou Mbaam à occuper le secteur qui, par la suite, est squatté de manière progressive par les jeunes qui, à l’heure actuelle, dépassent le nombre de deux mille acteurs. Ces pionniers du hip hop avaient la responsabilité d’aller à la conquête du public local, mais aussi d’appâter d’autres jeunes pour le rayonnement de ce mouvement. Depuis 2006, on parle de moins en moins du hip hop au profit des cultures urbaines vu la gamme de spécialités culturelles qui gravitent tout autour. En banlieue voire au Sénégal, le mouvement des cultures urbaines est actif et très dynamique vu le nombre très important d’acteurs qui évoluent dans le secteur. Ils sont des milliers de jeunes qui, aujourd’hui,  ont embrassé une carrière dans le monde des cultures urbaines en y voyant un avenir prometteur. Aujourd’hui,  malgré les difficultés qui jalonnent leur carrière, les hip hoppers, slameurs et autres grapheurs continuent de garder l’espoir d’une amélioration dans leur vécu professionnel. Matador de Bmg 44, président de Africulturban, revendique l’étiquette de précurseur des cultures urbaines au Sénégal. Il se dit fier de constater le succès qui couronne le combat qu’il a porté avec les autres membres du groupe Bmg 44 pour un développement des cultures urbaines avec l’éclosion de beaucoup de jeunes talents dans le secteur au point d’attirer l’attention des autorités centrales. Cependant, il considère que le Fonds pour le développement des cultures urbaines (Fdc) doit être revu à la hausse, mentionnant que chaque année, Africulturban dispose d’un budget de 100 millions de FCfa pour dérouler ses activités. De la même manière, il se désole des lenteurs notées dans les travaux de réhabilitation du Complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine où sont logés les locaux de Africulturban qui, depuis presqu’un an, sont provisoirement délocalisés au centre Jacques Chirac.

« Beaucoup de jeunes sont au chômage à cause du retard noté dans l’exécution des travaux de réhabilitation », a-t-il regretté. Le manque d’infrastructures et de financement, l’absence de formation, entre autres obstacles, sont pointés du doigt par les acteurs des cultures urbaines.

Par Abdou DIOP

Le collectionneur d’art, Henry Barbier, a fait donation de 60 œuvres d’artistes sénégalais à la Fondation Eiffage Sénégal. La cérémonie s’est déroulée, jeudi, au siège de l’entreprise en Btp.

Présente au Sénégal depuis 90 ans dans les Btp, la société Eiffage ne pense pas seulement au gain. Elle participe aussi à la conservation du patrimoine culturel. C’est ainsi que la collection Eiffage s’est enrichie d’une donation de 60 œuvres d’artistes plasticiens sénégalais de la part du collectionneur Henry Barbier. Dans une ambiance familiale, le Pdg d’Eiffage Sénégal, Gérard Sénac, a offert une soirée à l’occasion de cette donation. C’était sous la présidence du directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Communication, Rémi Sagna, devant des artistes plasticiens, de galeristes, des amis de la culture. Occasion de rendre un hommage fort à H. Barbier. Il a passé plusieurs décennies à Dakar et a connu plusieurs artistes.

« Ma fierté et la fierté des collaborateurs d’Eiffage est que la Fondation Eiffage s’est enrichie de toiles qui ont été remises gracieusement par Henry Barbier », s’est réjoui G. Sénac soulignant que Barbier a été séduit par l’engagement d’Eiffage depuis une vingtaine d’années à se passionner de la culture, l’art contemporain. « L’entreprise est fière parce qu’elle accueille de grands noms de la peinture sénégalaise comme Ibrahima Kébé, Amadou Seck, Seyni Mbaye, a déclaré le Pdg d’Eiffage Sénégal. Avec Barbier, nous préparons le futur et que s’il venait à disparaître, Eiffage pourrait s’enrichir d’une collection se trouvant à Bordeaux ». Selon Sénac, il est important de souligner qu’une société privée qui vient de fêter ses 90 ans au Sénégal n’a pas pensé qu’à gagner de l’argent pour ses actionnaires européens. Elle a pensé à conserver le patrimoine.

« Un acte noble »
Prenant la parole au nom du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, le directeur de cabinet, Rémi Sagna, a estimé que la cérémonie de donation relève d’ « une double dimension à la fois symbolique et artistique ». Au regard de R. Sagna, « en réalisant cet acte noble, Henry Barbier consacre non seulement son attachement au Sénégal après 60 ans de vie mais surtout son engagement dans la production artistique en devenant l’un des premiers plus grands collectionneurs de la peinture sénégalaise ». Avec une discrétion légendaire, a rappelé le directeur de cabinet du ministre de la Culture et la Communication, dans les années 1980, M. Barbier parcourait la totalité des galeries et expositions. « Cela lui a permis de déceler dans les œuvres de nos plasticiens, cette maîtrise des canaux de la beauté dans ses aspects formels », a souligné R. Sagna.

Aux yeux du critique d’art Sylvain Sankalé, « quand bien même Henry Barbier n’aurait été qu’un acheteur, c’était déjà très important, car les artistes, dont certains étaient dans un état proche de la misère, savaient trouver auprès de lui une oreille attentive, pour écouter leurs doléances, partager leurs doutes et leur apporter un secours financier qui n’était pas nécessairement lié à l’acquisition immédiate d’une toile ».

R. Sagna s’est également appesanti sur la valeur artistique des œuvres cédées au Groupe Eiffage avec de grands noms : Seyni Mbaye, Ibrahima Kébé, Mbaye Diop, Iba Ndiaye, Kré Mbaye, Amadou Seck, Amadou Ba, Ibrahima Koné, entre autres. « Ces artistes, avec qui le Sénégal s’enorgueillit, aujourd’hui, ont avec finesse et dextérité démontré tout leur talent et leur savoir-faire pour laisser à la postérité des chefs-d’œuvres d’une valeur inestimable », a relevé Rémi Sagna. Il a exprimé toute la reconnaissance de la communauté artistique envers Eiffage pour la conservation du patrimoine sénégalais. « Au-delà de l’enrichissement du patrimoine artistique de l’institution, c’est une mémoire de notre vécu artistique, culturel qu’il restitue à la veille de l’ouverture du Musée des civilisations noires », s’est félicité le directeur de cabinet voyant en Eiffage une entreprise citoyenne participant à l’émergence du Sénégal.

E. Massiga FAYE

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a reçu hier, vendredi, le staff du Musée des civilisations noires conduit par son directeur général, le Pr Hamady Boucoum, et composé du président du Conseil d’administration, Ousmane Sow Huchard, du secrétaire général, Mor Seck, et de l’agent comptable, Louis Ndiaye.

Selon un communiqué, M. Bocoum s’est « réjoui de la confiance placée en eux par l’autorité pour la matérialisation du projet de mise en œuvre du Musée des civilisations noires ». Avec son équipe, le directeur général « s’attèlera à la mise en place de l’administration dans les meilleurs délais pour « donner corps à la volonté de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Macky Sall ». « Il s’agit d’un très grand challenge et d’un immense travail » qui attend l’équipe dirigeante du Musée, selon le président du conseil d’administration qui s’est engagé, par ailleurs, à mettre à la disposition du Musée, son expérience, son carnet d’adresses et son expertise au service de cette nouvelle institution culturelle.

Le ministre de la Culture et de la Communication a salué la passion qui anime l’équipe dirigeante du Musée de « mettre en œuvre le vœu du chef de l’Etat d’un musée moderne, ancré dans les valeurs et traditions africaines et ouvert au reste du monde ».

La première édition du Festival international de la mode de Dakar (Fimodak) se tient aujourd’hui au Musée Théodore Monod de l’Ifan, près de l’Assemblée nationale.

Le prêt-à-porter africain tarde à s’affirmer sur le plan international, par manque d’une politique de consommation locale rigoureuse et du professionnalisme des acteurs. A l’heure de la mondialisation, il est important de pouvoir se produire à la hauteur des volumes et standards internationaux. C’est dans ce contexte qu’il faut placer le lancement du Festival international de la mode de Dakar (Fimodak), qui a démarré depuis hier, dans la capitale sénégalaise et se termine aujourd’hui.

Selon un communiqué, l’organisateur de cet événement, Abdou Lahad Guèye, le Fimodak se veut « une vision réaliste qui trouve son essence dans l’impulsion d’une révolution de la mode en Afrique et plus particulièrement au Sénégal ». Celle-ci s’appuie sur quatre points majeurs que sont la mode et le professionnalisme, la révolution du prêt-à-porter africain, la création de cadres d’échanges entre créateurs, investisseurs et la mise en place d’un bureau de style. Après une expérience riche en exhibition sur les plateaux nationaux et internationaux, Abdou Lahad Guèye initie ce projet qui découle d’une vision claire dans ce domaine.

D’ailleurs, pour la réussite de l’organisation, une équipe d’environ dix professionnels venus de domaines variés de la mode est mobilisée. Aujourd’hui, en début de matinée, un symposium sera organisé autour de la réflexion sur « L’industrialisation de la mode au Sénégal ». Parmi les conférenciers, le communiqué informe de la présence de Gora Athie, Sadiya Guèye, Collé Ardo Sow, Binta Salsao, sous la modération de Bara Ndour.

La note précise que l’après-midi d’hier a été rythmé par des essayages  des mannequins, un défilé « off » des jeunes créateurs et la sélection sur dossier. Le défilé final se tiendra dans la soirée de ce samedi, où l’on attend la participation de créateurs burkinabè, gambiens, français, sénégalais, entre autres.

Serigne Mansour Sy CISSE

Un grand maître. C’est ainsi que l’artiste plasticien, Kalidou Kassé, a rendu hommage à un doyen de la peinture sénégalaise, Amadou Seck surnommé comme le « Picasso africain ». 

C’était dans le sillage de la cérémonie de donation du collectionneur Henry Barbier à la collection d’Eiffage. Amadou Seck a appris ses premiers rudiments du métier auprès de Pierre Lods et Pape Ibra Tall. Il a exposé un peu partout dans le monde. A. Seck a été vice-président de l’Association internationale des arts plastiques, président de la section sénégalaise de la même association que dirige actuellement Kalidou Kassé.

« Amadou Seck a fait ressurgir le masque africain dans ses dimensions mythique, cosmogonique, géométrique, métaphysique », a témoigné K. Kassé pour qui Seck a réalisé des œuvres majeures. Artiste visionnaire, a évoqué Kassé, il a su traiter des questions d’actualité en 1990 dans son œuvre intitulée « Les migrants ». Issu de la première génération de l’Ecole de Dakar, il a contribué à l’amélioration de la condition des artistes et fut coordonnateur de la mise en place de l’actuelle Galerie nationale d’art. Pour Kalidou Kassé, « Un artiste, c’est la générosité du cœur et de l’esprit. Amadou Seck l’incarne et le vit ». Au nom de la communauté des artistes, K. Kassé a exprimé toute une gratitude envers Gérard Sénac, Pdg d’Eiffage Sénégal, considéré comme un véritable mécène qui accompagne les créateurs dans leur travail. « Il a su mettre en situation des artistes ayant des sensibilités différentes », s’est réjoui l’artiste-peintre.

E. M. FAYE

Serena Williams va bientôt épouser Alexis Ohanian, l'un des fondateurs du site Reddit. C'est sur la plate-forme de son petit ami que la championne de tennis avait d'ailleurs annoncé la bonne nouvelle la semaine dernière. On pouvait alors voir un dessin représentant les deux amoureux, et Alexis Ohanian qui tendait une très grosse bague à Serena Williams. Si on pouvait penser que la bague avait été exagérée pour le dessin, il n'en est rien. Sur Reddit, Serena Williams a publié une photo où elle pose aux côtés de son chéri. Folle amoureuse, la sportive appuie sa main sur le torse de son compagnon, qui est pour l'occasion habillé d'un smoking. Du coup, on ne voit que l'énorme bague de fiançailles et c'était peut-être bien la raison de cette publication. 

 Car en dehors de sa bague, la joueuse de 35 ans n'a pas vraiment fait d'effort niveau vestimentaire. En basket et avec un top blanc, on pourrait presque croire que Serena Williams sort d'un entraînement. Reste à voir si elle pourra toujours aussi bien manier la raquette, avec une pierre si lourde à son doigt...

Janet Jackson va enfin connaître les joies des jeunes mamans. À 50 ans, la chanteuse a donné naissance à son premier enfant, un garçon, qu'elle a eu par fécondation in vitro avec son compagnon, Wissam Al Mana. Le porte-parole de la star a expliqué à « People » que l'accouchement s'était déroulé mardi 3 janvier 2017 : « Janet Jackson et son mari, Wissam Al Mana, sont ravis d'accueillir leur fils, Eissa Al Mana. » Selon cette source, l'accouchement de la chanteuse s'est passé sans encombre et Janet Jackson se « repose confortablement ». Avec l'annonce de cette grossesse surprise, la sœur de Michael Jackson avait pris tout le monde de court. En décembre 2015, l'artiste avait d'abord « inquiété ses fans en reportant sa tournée » pour des raisons de santé. Il avait fallu attendre plusieurs semaines pour connaître la vraie raison de ce report. 

La star souhaitait simplement « fonder une famille » avec son compagnon, avec qui elle est mariée depuis 2012. Sa grossesse, Janet Jackson l'a ensuite passée au calme. En neuf mois, elle a simplement affiché une fois son baby bump et a posté un tweet pour rassurer ses fans sur son état de santé.

Pendant trois  jours, la deuxième édition du festival « Pençum Niani », organisée la semaine dernière à Koumpentoum, a permis de revaloriser le riche patrimoine matériel et immatériel de ce terroir. Au programme du festival, une exposition des richesses de l’artisanat de la région de Tambacounda, un colloque scientifique sur la vie et l'œuvre du parrain El hadji Bouna Sémou Niang, chef de canton, un défilé de mode…
La deuxième édition du festival « Pençum Niani », organisée la semaine dernière à Koumpentoum, a réuni un plateau artistique riche avec les troupes locales et ténors invités. Aussi, les échanges entre ethnies ont-ils été imaginatifs. Mandingues, Maures, Peulhs, Bambaras, Cognagui, Toucouleurs, Sérères, Laobés, Wolofs, ont revisité leurs us, coutumes et cultures sous l’œil attentif des festivaliers et des autorités, dont le gouverneur de la région de Tambacounda et le président du Conseil départemental de Koupentoum, initiateur du festival « Palabres du Niani ».
En l’absence du ministre Mbagnick Ndiaye retenu par le Fesnac à Kolda, Mamadou Diouf, son chef de cabinet, a magnifié cet important retour aux sources. M. Diouf a aussi salué « l’unité des cœurs et des esprits » traduite par une entente cordiale pour célébrer la culture dans le terroir du Niani. Pour lui, point de développement sans la paix.

Selon Khaly Niang, sociologue et fils du parrain de cette édition, le festival « Pençum Niani » constitue un cadre pour valoriser notre patrimoine culturel et échanger sur les valeurs et les vertus qui doivent fonder l’existence de tout individu, voire de la société. Toutefois, il doit aussi servir d’espace pour promouvoir les relations de bon voisinage et adresser les problématiques de développement local. « Nous avons un grand département qui regorge de potentialités économiques. Il nous faut mobiliser les bonnes volontés autour d’un plan de développement économique et social qui nous permettra d’atteindre nos objectifs d’émergence, de création de richesse et d’emploi pour les jeunes », a souligné Khaly Niang.

Pour Omar Sy le président du Conseil départemental, ce festival qui est la matérialisation de la politique culturelle au sein du Conseil, est, de nos jours, un des rendez-vous annuel de tout le département. Il s’agit d’un cadre de partage, de proposition et de promotion des potentialités économiques culturelles que regorge le département de Koumpentoum.

Centre culturel polyvalent
Selon M. Sy, le Conseil départemental, en organisant ce festival, cherche à mettre en commun toutes les collectivités locales autour de l’essentiel, le travail, et à donner à la politique son vrai sens qui est « la gestion de la cité ». Pour l’initiateur du festival « Pençum Niani », la culture est souvent prise comme levier pour asseoir un vrai développement. « C’est pour cela, nous appelons tous les partenaires à faire de cette zone, au centre du Sénégal, un centre industriel et économique national et sous-régional, autour de la Route nationale N°1. Au ministre de la Culture, nous demandons la construction d’un centre culturel polyvalent pour la promotion de toutes les expressions culturelles de la zone », a plaidé Omar Sy. Le même appel est lancé à l’endroit de tous les partenaires pour que Koumpentoum soit un département digne de ce nom.

Pape Demba SIDIBE

« La voie d’intercession du prophète dans la poésie d’El Hadji Malick Sy » est le titre du livre présenté, mercredi dernier, à la librairie L’Harmattan. L’auteur, Seydi Diamil Niane, s’est employé, dans cet ouvrage, à montrer comment le prophète de l’Islam, Mouhamed (Psl), se manifeste dans la poésie de ce guide religieux sénégalais.

L’appropriation par les Sénégalais des œuvres de personnalités marquantes du cheminement collectif passe inéluctablement par une « plongée » dans leurs parcours et leurs réalisations. La communauté scientifique, les détenteurs de savoirs multiples et ceux-là considérés comme leurs héritiers légitimes ont cette responsabilité exaltante de veiller à leur perpétuation dans les mémoires. L’intérêt du livre de Seydi Diamil Niane, l’auteur, réside dans le fait, justement, qu’il évoque une production littéraire d’une figure religieuse, Elhadj Malick Sy, en même qu’il interpelle sur ce qui devrait en être fait. En cela, il est « audacieux », pour ainsi reprendre Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amîn de la famille Sy de la ville religieuse de Tivaouane. Selon lui, l’auteur de cet ouvrage de 138 pages transcende les frontières des savoirs. Ce qui lui a permis d’aborder un sujet rarement étudié sous un angle scientifique.

Il participe, à l’en croire, à la valorisation du patrimoine intellectuel islamique du Sénégal. Car, pense-t-il, les œuvres des figures religieuses sénégalaises sont davantage psalmodiées qu’analysées. Il convient dès lors, pour y apporter remède, de les inscrire dans les programmes scolaires pour que la jeunesse se les approprie. D’autant que « la poésie d’El Hadji Malick Sy est universelle. Elle explore tous les genres et renvoie à une philosophie d’action », a souligné, quant à lui, Bakary Sambe, enseignant chercheur au Centre d’études des religions de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Le dénouement dans cette œuvre poétique, selon lui, est la redécouverte du prophète comme lumière, comme terminus d’un parcours initiatique. Pouvait-il en être autrement quand un « fin lettré » célèbre la « source claire », pour ainsi faire référence au prophète Mouhamed (Psl) ?

Abdou Aziz Mbacké Majalis a, lui, mis en exergue trois points essentiels qui témoignent de la qualité du livre. Il s’est d’abord félicité du choix du thème qui traduit une prise de conscience de l’auteur sur la nécessité de mettre en lumière ce patrimoine intellectuel pour sortir de l’acculturation orientale et occidentale. Ensuite, il s’est arrêté sur le profil de Seydi Diamil Niane qui est ancré dans l’étude religieuse et ouvert à d’autres sciences. Cela lui confère une double légitimité pour aborder un tel sujet. Enfin, M. Mbacké a évoqué le contexte dans lequel a été produite cette œuvre. Le monde, de plus en plus ouvert, pose la question des équilibres entre le spécifique et le général. Mais, il est essentiel de pouvoir, selon lui, dégager notre propre perspective pour éviter de continuellement alimenter le débat sur l’appropriation de nos valeurs et de nos symboles.

Crise de modèles
Cette exhortation de Abdou Aziz Mbacké Majalis est en parfaite cohérence avec le contenu de la quatrième de couverture du livre : « Dans ce contexte où la crise de modèles ne cesse de détruire les hommes, donner la parole à un intellectuel, océan de connaissances ésotériques et exotériques, comme El Hadji Malick Sy, devient une urgence. Si le Messager d’Allah a été envoyé comme source de miséricorde, il nous appartient, pour notre salut, de le connaître, de l’aimer, de le glorifier, de suivre son modèle et d’aller à la quête de son intercession. Voilà ce à quoi appelle la poésie d’El Hadji Malick Sy ». Pour l’auteur, l’objectif, à travers ce livre, est aussi de montrer que le Sénégal a ses sources de lumière comme celles-là qui jaillissent de la poésie d’El Hadji Malick Sy. Elle permet, de l’avis de Seydi Diamil Niane, de connaître le cheminement de l’Islam au Sénégal et de mettre en relief l’apport des personnalités de sa dimension dans cette religion.

Par ailleurs, il s’est offusqué du « paternalisme oriental » qu’il convient de déconstruire dans les consciences. Il suggère la création d’une académie sénégalaise de la pensée islamique pour montrer que nos figures religieuses nous ont enseigné un Islam enraciné dans la Sunna. Cela donnerait également l’occasion d’exploiter ce patrimoine et de le rendre accessible.
Seydi Diamil Niane est diplômé de l’Université de Strasbourg où il prépare une thèse de doctorat. Il est l’auteur du livre « Moi, musulman, je refuse qu’on tue au nom de ma religion ».

Ecriture générale de l’histoire du Sénégal : La cérémonie de lancement prévue le 26 janvier à Tambacounda
La ville de Tambacounda abritera, le 26 janvier prochain, la cérémonie de lancement de l’Ecriture générale de l’histoire du Sénégal, initiative présidée par le Professeur Iba Der Thiam. L’information a été donnée par le gouverneur de la région de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar. C’était lors de la cérémonie de lancement du festival « Pençum Niani » de Koumpentoum. M. Bouya a invité les organisateurs de ce festival à montrer, à cette occasion, le riche patrimoine du Niani.

Alassane Aliou MBAYE

Les journalistes de la région de Kolda viennent de bénéficier d’une formation en techniques de production et de montage radio et vidéo.

L’atelier de formation de trois jours est initié par l’Association régionale des journalistes et reporters de Kolda (Arjrk) dans le cadre du renforcement des capacités de ses membres. La formation qui est organisée avec l’appui de Sanoussi Diakité, directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), est assurée par Alpha Gano de la Direction de la cinématographie au ministère de la Culture et de la Communication. « Vous savez que dans les régions, les journalistes sont généralement polyvalents. On voit des confrères qui font la télévision, la radio et la presse écrite en même temps, souvent, pour un même organe et quelque fois, pour des organes différents, en signant sous des pseudonymes. C’est pourquoi, nous nous sommes dit qu’il faut les aider à renforcer leurs aptitudes, que ce soit au niveau de l’audiovisuel, du montage numérique et du montage vidéo pour leur permettre d’exercer leur métier », déclare Aba Sané, président de l’Arjrk et rédacteur en chef à Kolda Fm.

Pour les participants, cette formation vient à point nommé. Ils remercient Sanoussi Diakité pour son soutien constant à la formation professionnelle des hommes des médias. Ils saluent également la disponibilité du formateur qui, en dépit de ses nombreuses sollicitations professionnelles, a bien voulu partager ses expériences professionnelles avec les journalistes. « Beaucoup de confrères ont opté pour ce métier, mais il se trouve que parfois, la formation de base n’y est pas. Nous avons donc jugé nécessaire de les réunir afin de renforcer leurs capacités pour leur permettre d’exercer leur profession. Le renforcement des capacités des journalistes est un souci permanent de notre association qui a pris à bras le corps cette question et a fait appel à un fils du terroir, en l’occurrence Alpha Gano, qui est un technicien en audiovisuel pour nous aider à renforcer nos capacités », déclare Ismaïl Mansaly, journaliste à Koldanews.com.

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que Sanoussi Diakité intervienne pour le renforcement des capacités des journalistes de Kolda. Il y a deux ans, un atelier de formation avait été organisé par l’Onfp à l’issue duquel des attestations avaient été délivrées aux correspondants régionaux. La formation était assurée par d’éminents journalistes et formateurs au Cesti dont Mamadou Koumé en presse écrite et Lamine Touré pour la radio.

Mamadou Aliou DIALLO

Le gouverneur de la région de Tambacounda, El hadji Bouya Amar, a lancé officiellement la radio Alkuma Fm, sur la 107.0. Après avoir félicité le promoteur, Maké Dangnokho qui après le journal et le site du même nom, met en place une radio. Le gouverneur a mis l’accent sur la notion d’« informer juste et vrai ».

Après le journal et le site du même nom, le paysage médiatique de la région de Tambacounda se renforce par la nouvelle radio «Alkuma Fm». Pour la cérémonie de lancement, son promoteur Maké Dangnokho a convié des personnalités, comme le président du Conseil départemental de Tambacounda, le représentant du maire de Tambacounda, le secrétaire exécutif de l’Ong « La lumière », le Gouverneur de région…

La nouvelle radio qui émet sur la fréquence 107.0 Fm, concrétise les ambitions de Maké Dangnokho, président du groupe de presse Alkuma, qui dit se battre et refuse la facilité. Et ce, malgré un milieu presque défavorable à l’entrepreneuriat. « Rien que pour cela, Maké mérite d’être félicité », reconnaît le gouverneur de la région de Tambacounda à l’entame de son propos ; avant de témoigner au personnel de la radio l’engagement de l’Etat de les accompagner pour une bonne diffusion et un droit à l’information.

El Hadji Bouya Amar a déclaré à ce propos que « toute information que l’on doit diffuser doit obéir à ce principe : informer juste et vrai avec responsabilité. Il peut y avoir même une information qui est vraie mais dont la diffusion peut porter atteinte à la sûreté de l’Etat. Il y a aussi ce qu’on appelle l’information patriotique. Si quelqu’un diffuse une information qui va créer sûrement des problèmes dans ce pays, ce n’est pas faire œuvre de patriotisme ».

« Le combat de la radio sera de lutter contre la fracture numérique et l’isolement au niveau de cette région très enclavée. Nous voudrions qu’il travaille si bien que cette radio soit la voix du Sénégal oriental dans son entière globalité », selon M. Amar. « Ce n’était pas évident, beaucoup de personnes n’y croyaient pas. La radio est un investissement assez lourd. On y a investi presque 6 millions de FCfa pour la mettre en place », informe le promoteur. A l’appel du gouverneur de la région, Maké Dagnokho répond que « les valeurs fondamentales du groupe Alkuma sont la responsabilité dans le traitement de l’information, l’éthique et aussi le sérieux. Nous veillerons davantage à la sécurité, à la stabilité, à la paix dans nos terroirs ».

Selon lui, « la radio vient enrichir l’espace médiatique au Sénégal oriental. L’ambition consiste à contribuer davantage au désenclavement de nos terroirs. L’information est un élément fondamental dans le processus de l’émergence au Sénégal. Nous mettrons l’accent sur les questions de développement comme nous l’avons toujours fait ». 

Pour y arriver, le jeune promoteur compte sur ce nouvel outil médiatique avec un émetteur de 500 W et une force de pénétration d’environ 100 km, qui couvre pratiquement tout le département de Tambacounda.

Quant à la grille des programmes, il confie qu’elle est très inclusive avec toutes les langues locales (le bambara, le peulh, le mandingue, le sérère, le diola, le bassari, le soninké, …) et des thématiques liées à la sécurité de proximité, aux mines, au consommer local, à l’enfance, aux droits de l’Homme, à l’éducation, à l’environnement, à la santé.

P. D. SIDIBE

La commune de Gandiaye, dans la région de Kaolack, vient de se doter d’un centre multimédia permettant un accès plus large au numérique aux populations de la localité. La salle équipée avec les outils informatiques de dernière génération est l’œuvre du directeur de la Promotion de l’économie numérique et des partenariats au ministère des Postes et Télécommunications, Seth Sall.

La commune de Gandiaye ambitionne de devenir une grande ville numérique. Un challenge qui passe par un accès plus large de ses populations aux technologies de l’information et de la communication. C’est, en tout cas, la volonté affirmée par son maire, lors de la clôture de la quinzaine numérique initiée par les étudiants de l’ancienne capitale du canton de Diokhoul-Gandiaye. L’infrastructure dotée d’une plateforme numérique avec accès haut débit à l’Internet a été inaugurée, ce vendredi, par l’édile de la cité en compagnie de Seth Sall, le parrain de ces journées qui a offert le centre mulitmédia aux jeunes de la localité. 

« En tant que fils de Gandiaye, né et qui a grandi dans cette localité, et au titre de directeur de la Promotion de l’économie numérique, je me dois de contribuer à la diffusion du numérique dans tout le Sénégal, a fortiori dans ce terroir qui m’a forgé. Donc c’est tout naturel qu’avec la collaboration du maire Pape Songdé Diop qui a lancé un appel à tous les cadres ressortissants de Gandiaye à l’entame de son magistère, qu’on vienne apporter notre pierre à l’édifice », a justifié M. Sall.

Ce dernier qui a parrainé la manifestation a exhorté les autorités municipales à s’investir dans l’économie numérique pour assurer le développent de leur commune. « Aujourd’hui, l’économie numérique s’impose comme une niche de croissance et un secteur à haute valeur ajoutée, et ce n’est pas pour rien qu’elle figure parmi les objectifs millénaires pour le développement, adoptés par les Nations unies en septembre 2015 à New –York  », a analysé M. Sall. Pour sa part, le maire Pape Songdé Diop a évoqué les usages multiples du numérique dans la gestion des collectivités locales. « L’exploitation du numérique dans la modernisation et la sécurisation de l’état-civil, la gestion du foncier pour lutter contre l’évasion fiscale sont des applications concrètes des opportunités qu’offre la diffusion du numérique », a-t-il souligné.

La quinzaine du numérique initiée par l’Amicale des élèves et étudiants de Gandiaye (Amerga) avec comme thème « Impact du numérique dans le développement local  », outre l’acquisition d’un centre multimédia, a permis la formation en informatique de 65 auditeurs issus de toutes les catégories socioprofessionnelles de la commune.

Elimane FALL

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