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Arts et Culture (1164)

Le pays vainqueur de l’édition 2017 du Prix Lamissa Bengaly de la huitième édition du festival « Triangle du balafon » sera connu cette après-midi, lors de la cérémonie de clôture de ce grand rendez-vous culturel du Kénédougou. Cette année, la récompense est âprement discutée du fait du niveau relevé des candidats au trophée.

(Sikasso-Mali) : Au Centre de formation Charles Lwanga de Sikasso, qui accueille les délégations des groupes d’artistes venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Sénégal, le temps semble s’arrêter pour laisser place à de rigoureuses séances de répétition. Par groupe de huit, des artistes frappent les balafons à un rythme effréné au milieu de la cour piquée de quelques arbres. Difficile de trouver l’accord devant ce jeu d’instruments au son étrange. Mais pour l’heure, ce n’est pas du tout l’essentiel pour les groupes de ces pays excepté le Sénégal (pays invité). Ici, chacun cherche à trouver dans les détails ce « petit diable » qui lui permettra de séduire le jury et, du même coup, remporter le grand Prix Lamissa Bengaly, du nom de ce virtuose du balafon qui a marqué son époque dans le Kénédougou. Cette année, si l’on en croit Ismaïla Soumaré, professeur de musique et membre du comité d’organisation, le niveau des participants est particulièrement élevé. « Ils ont tous assuré lors de leur premier passage. Il y a du haut niveau dans ce festival. Le jury a vraiment du pain sur la planche », soutient-il. Même si l’on se taquine entre cousins, Burkinabé, Maliens, Ivoiriens et Guinéens se vouent un respect mutuel et une admiration qui ne porte nullement préjudice à l’aspect professionnel de la compétition. « C’est le balafon qui va gagner. Nous sommes tous les meilleurs », souligne Keita Seydou, manager du groupe « Kébaphone » de la Côte d’Ivoire.

Question de prestige
Au-delà du cachet, c’est aussi une question de prestige qui est en jeu. Chacun veut donner le meilleur de lui pour davantage accroître ses chances. Victor Sano du Mali a décroché avec son groupe Bwasan, le deuxième Prix Lamissa Bengaly lors de la dernière édition du festival « Triangle du balafon », en 2012. Cette année, il est revenu avec l’ambition d’offrir à son pays le premier Prix. L’artiste croit fortement à ses chances. « Avec tout le travail que nous avons abattu depuis 2012, nous espérons, cette année, faire le meilleur résultat, en remportant le premier Prix », affirme-t-il. Dans ce festival, son groupe Bwasan a de réelles chances de s’imposer. Ses membres, issus d’une même famille, travaillent ensemble depuis une dizaine d’années. Victor Sano et ses camarades ont su, avec le temps, faire le jumelage entre les rythmes traditionnels et ceux modernes. C’est d’ailleurs l’atout principal sur lequel le groupe va mettre l’accent pour séduire le jury.

De leur côté, le groupe Guinéen amené par l’expérimenté Moussa Celestin Camara, directeur du Ballet national Djoliba, ne compte pas non plus jouer les seconds rôles. Même s’il participe, pour la première fois, à cette compétition, ils ont le mérite d’avoir fait une « très bonne » préparation. « Il faut souligner que cette année, le niveau est très élevé, mais cela ne nous empêche pas de faire confiance à notre expérience, à notre rigueur et à l’instrument avec lequel nous jouons », renseigne M. Camara. Berceau de la musique mandingue, la Guinée, contrairement à ses concurrents, joue avec un type de balafon tout à fait différent des autres. La dimension du balafon guinéen est nettement supérieure. Un point fort sur lequel les Guinéens entendent s’appuyer pour faire la différence. « Notre balafon a déjà fait ses preuves. Il est plus facile de l’intégrer dans la musique universelle que les balafons des autres pays », s’enorgueillit El Hadji Famaro Kouyaté, directeur de l’ensemble koral national de la Guinée.

Pour l’heure, les prestations des différents groupes ne permettent pas de faire une projection fiable et objective sur le nom du futur lauréat de l’édition 2017 du festival « Triangle du balafon ». Un dernier passage sur scène est prévu ce vendredi 10 février pour définitivement partager les candidats.

MADOGOYE SADIO DU GROUPE NIAMA NJABA « L’apport du Sénégal dans ce festival est important »
C’est la troisième fois que la troupe « Niama Njaba » du Sénégal prend part au festival « Triangle du balafon » de Sikasso. Bien qu’elle ne participe pas à la compétition officielle, elle est programmée cette année dans les différentes animations. Un choix qui, sans nul doute, traduit le talent du groupe du Balantacounda.

Pour le manager, Madogoye Sadio, ce festival est, à chaque fois, un grand moment permettant de découvrir d’autres sonorités différentes « des nôtres ». Selon lui, l’apport du Sénégal dans ce festival est important avec la présentation du balafon balante. « Ce festival nous permet de gagner beaucoup d’expériences grâce aux différents échanges. C’est un élément extrêmement important », laisse-t-il entendre. Madogoye Sadio prévoit d’utiliser cette expérience pour l’organisation d’un festival prochainement à Balantacounda. L’objectif est de trouver un cadre d’expression pour tous les « balafonistes » de la localité et de la sous-région.

PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL : Le festival « Triangle du balafon » veut assumer son rôle
En même temps qu’il participe à la promotion de la diversité des expressions culturelles, le festival « Triangle du balafon » participe à la sauvegarde du patrimoine immatériel. Il permet le renforcement des conditions d’apprentissage et de connaissances du balafon considéré comme un instrument mythique ayant traversé les siècles.

Pour les experts, qui ont passé au peigne fin le thème : « Le festival « Triangle du balafon » est au service du patrimoine immatériel ». Cette manifestation culturelle est une occasion d’enseigner la fabrication du balafon ainsi que la transcription des musiques et chants de cet instrument légendaire. L’événement est d’autant plus important qu’il s’inscrit, d’après Mamadou Diallo du ministère de la Culture malienne, dans un contexte d’échange culturel inégal où les pays africains souffrent d’un déséquilibre béant.

Ce faisant, poursuit-il, les traditions liées aux expressions culturelles méritent d’être dynamisées en vue d’éviter qu’elles soient exposées à la disparition. Par ailleurs, face à l’enjeu suscité par la mondialisation, l’expert propose aux Africains d’innover et de faire preuve de plus de créativité, en s’inscrivant dans une dynamique d’anticipation et de perspective.

Lassana Cissé, directeur national du Patrimoine culturel du Mali, salue le rôle joué par le festival « Triangle du balafon » dans le renforcement de l’identité culturelle liée à cet instrument. Il suggère sa protection et valorisation dans tous les pays de la sous-région.

De notre envoyé spécial au Mali,
Ibrahima BA

Thaïs Diarra, auteure-interprète établie en Suisse, est au Sénégal pour présenter son deuxième album, « Danaya » (confiance en bambara), sorti en 2015. Cette production de l’ancienne du Pbs Radikal, au début des années 2000, donne à voir une palette de sonorités.

La musique de Thaïs Diarra se confond avec son itinéraire fait de rencontres, de croisements de cultures. Née à Bienne (Suisse), de père malien et de mère suissesse, elle a très tôt ménagé une ouverture dans l’expression de son art. Le balafon, la kora, le djembé, instruments traditionnels rythmant sa musique, ne l’enferment pas dans un traditionalisme obstruant. Elle vogue indifféremment dans les sonorités de ses univers immédiats et lointains. Son album « Danaya » (confiance en bambara) sorti en 2015, et qu’elle est venue présenter au Sénégal, est le résultat de cette diversité, de cette soif de découverte. Cette deuxième production, sous la houlette de son producteur et arrangeur, Fred Hirschy, emprunte des sonorités reggae même si l’afrosoul y prédomine. L’utilisation de cuivres et de claviers est aussi une des nouveautés par rapport au premier opus. Elle y aborde les thèmes de l’espoir et de la confiance. Sa voix exalte le courage des femmes et décline leurs ambitions dans une société qui ne vante guère leur mérite. « Mes voyages dans le monde m’ont convaincue des efforts entrepris par les femmes pour se fabriquer des destins et les nombreux écueils qui se dressent sur leur chemin. L’espoir réside dans leur volonté de s’affranchir des pesanteurs sociales. Ma musique vise à briser les frontières entre les humains, les peuples et à construire des ponts », confie-t-elle. Ce message est en parfaite cohérence avec les initiatives que l’artiste entreprend. Elle est l’une des figures de proue du réseau de femmes artistes « Mama Mwana » qui vise à mettre en lumière leurs projets.

L’album « Danaya », composé de 12 titres, explore des univers de rythmes et de sens. Il est aussi marqué par de belles collaborations artistiques qui en rajoutent à ses couleurs avec Blitz the Ambassador et Goundo Cissoko dans respectivement les morceaux « Dream » et « Tribal ». « Muso » est un hommage à la femme de toutes les cultures, de toutes les sphères géographiques. Dans le cadre de la promotion de cet album au Sénégal, il est prévu trois prestations au cours de ce mois de février. Thaïs Diarra renoue ainsi avec une scène qu’elle a enchantée par sa musique. En effet, en 2002, elle a entrepris un retour aux sources africaines. Sa rencontre, au Sénégal, avec le rappeur Didier Awadi et son intégration au sein du Pbs Radikal, en 2004, se sont avérées décisives dans son cheminement musical. La suissesse découvre la scène sénégalaise et oust-africaine et enchaînent les tournées et plusieurs collaborations qui affinent son style musical.

En 2005, Thaïs rencontre le musicien-arrangeur suisse Fred Hirschy, avec qui elle entame une collaboration. Cette complicité musicale aboutit à un premier album solo, « Métisse » aux influences afrosoul. Des artistes comme Awadi, Fredy Massamba, Gunman Xuman et le koriste Noumoucounda y jouent leur partition.  Avec cet opus bien accueilli par la critique,  elle entame « l'Afrosoul tour » entre la Suisse, les Pays-Bas, le Sénégal, le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie. Elle se produit également au célèbre festival Sauti za Busara à Zanzibar en 2015. En 2017, elle poursuit son périple enchanteur avec une tournée en Suisse, France et Allemagne d’avril à Juillet.

Alassane Aliou MBAYE

Le collège du Conseil national de régulation de l’audiovisuel a rendu public, hier, son avis trimestriel couvrant la période du 1er octobre au 31 décembre 2016. Il y est fait cas de la diffusion d’images obscènes et violentes, de publicité commerciale sauvage, de dérives verbales. Il appelle les médias audiovisuels à un meilleur traitement des questions sensibles.

Le collège des conseillers du Cnra s’indigne de la programmation de films comportant des séquences obscènes et violentes à des heures de grande écoute. Il est noté une persistance de la programmation par la majeure partie des acteurs audiovisuels de séries/fictions télévisées, caractérisées par l’expression de plusieurs formes de violence (physique, morale). 

La diffusion de séries télévisées mettant en scène des victimes ensanglantées est aussi déplorée. De telles images qui banalisent la violence, diffusées aux heures où les familles sont en général devant la télévision, portent atteinte à la sensibilité du jeune public. Parmi les dysfonctionnements notés par le Cnra figure également la diffusion, par certaines télévisions, de publicité autour de thématiques dédiées aux praticiens de la médecine traditionnelle sans tenir compte de la législation en la matière et du cahier des charges applicables aux radios privées commerciales et télévisions. Il en est de même du placement systématique de produits ou publicité commerciale sauvage pendant des émissions télévisées. 

En outre, il est fait cas de la persistance des dérives verbales, de la diffusion de propos grossiers et choquants lors d’émissions radiophoniques. Ces dérives sont notées principalement dans les émissions traitant de faits divers et qui sont diffusées quotidiennement le matin.

 Face à de tels dysfonctionnements et manquements, qui constituent une violation des dispositions des textes législatifs, réglementaires et des cahiers des charges en vigueur au Sénégal dans le domaine de l’audiovisuel, le Cnra a formulé quelques recommandations.

 L’arrêt de la diffusion de scènes obscènes ou de violence et de propos grossiers et choquants aux heures de grande écoute est préconisé. A cet effet, le Cnra réitère sa recommandation de mise en place, au sein des télévisions, conformément au cahier des charges, de commissions de visionnage pour une classification des programmes.

Par ailleurs, le Cnra indique avoir adressé une observation à la 2sTv, suite à la diffusion, le 20 janvier 2017, de l’émission « Le Grand rendez-vous » consacrée, ce jour-là, à l’esclavage en Mauritanie. C’est pour ainsi appeler les médias audiovisuels à une préparation particulière et à une attention soutenue, lorsque des questions sensibles sont abordées ; ce, afin d’éviter des dérapages, confusions, prises de positions inappropriées, de nature à entraîner des conséquences préjudiciables.

Alassane Aliou MBAYE

« Culture, tourisme et technologie » est le thème du lancement de « Street view » au Sénégal par Google. Cette application vise à promouvoir le tourisme sénégalais et à faciliter les recherches Maps.

« Street view » est une fonctionnalité́ de Google Maps disponible dans plus de 40 pays. Le Sénégal est le premier pays de l’Afrique de l’Ouest à disposer de « Street view ». Cette application permet aux utilisateurs de découvrir virtuellement un quartier en parcourant des images panoramiques des rues environnantes. Cet outil est également disponible sur Google Earth et Google Maps pour mobile.

Selon Seydina Diop, responsable des relations institutionnelles Afrique francophone, Google déploie tous les efforts nécessaires pour protéger la vie privée des individus, tout en permettant à l’ensemble des utilisateurs de profiter de cette fonctionnalité. Les visages et plaques d’immatriculation sur ces photos seront donc floutés avant leur publication, comme pour les autres images « Street view ». Une fois que ces prises de vue seront disponibles en ligne, les internautes pourront demander la suppression d’une photo en cliquant sur le lien « Signaler un problème » situé en bas à droite de celle-ci. Ils seront alors invités à remplir un court formulaire où ils préciseront l’image concernée.

Avec cet outil, « vous pouvez visiter Kaolack, Thiès, Saint-Louis entres autres. L’utilisateur peut aussi organiser son prochain voyage, définir des points de rencontre ou encore obtenir une aide précieuse pour des devoirs de géographie et même d’histoire », a soutenu Seydina Diop. A en croire M. Diop, le projet « Street view » (une première en Afrique francophone) aura aussi un impact positif sur le tourisme sénégalais car les images peuvent être sources d’attraction pour ce qui cherchent la destination Sénégal et les touristes auront au préalable une idée sur l’endroit où ils se rendront.

Le ministre de la Culture et de la Communication a été représenté par son directeur de cabinet. Rémi Sagna a magnifié ce « travail immense et de qualité qui contribue à valoriser nos sites touristiques ».

Au regard du représentant du ministre Mbagnick Ndiaye, « les nouvelles technologies constituent un enjeu incontournable qui exige de notre part de repenser de notre stratégie de préservation et de valorisation de nos biens culturels ». « Le numérique permet ainsi à nos biens culturels d’être bien visibles et plus accessibles et donne l’envie de venir découvrir le Sénégal », a soutenu Rémi Sagna.

Seynabou BOP (stagiaire)

Ibm et Ericsson viennent d’annoncer une avancée décisive en matière de recherche qui pourrait accélérer le lancement des réseaux de communication 5G et offrir de nouvelles expériences mobiles aux entreprises et utilisateurs grâce à des débits de données très élevés. En effet, les deux sociétés ont créé un circuit intégré compact à base de silicium fonctionnant à 28 GHz (ondes millimétriques « mmWave ») qui a été testé dans un module d'antenne conçu pour être utilisé dans les futures stations de base 5G.  Une nouvelle conception permettra à une puce plus petite qu’une carte de crédit de gérer une centaine d’antennes et de radios. Ces technologies faciliteront, notamment, les connexions dans les bâtiments et les centres-villes denses, et apporteront davantage de services aux utilisateurs de l’Internet mobile. 

2017 est considérée comme une année importante pour la 5G car de plus en plus de pays et de gouvernements ouvrent de nouvelles portions de fréquence du spectre électromagnétique, notamment des portions connues sous le nom de bandes d'ondes millimétriques, qui sont 10 fois plus élevées que les fréquences actuellement utilisées pour les appareils mobiles d’aujourd’hui, offrant une nouvelle source de bande passante pour les réseaux cellulaires 5G.

 

Madonna est aux anges : dans une décision rendue, les autorités du Malawi l’ont autorisée à adopter deux fillettes âgées de 4 ans, qui viendront donc compléter la fratrie formée par Lourdes, Rocco, Mercy et David. Mais les démarches de la chanteuse sont vues d’un très mauvais œil par plusieurs organisations caritatives locales, rapporte l’Afp. « Madonna donne l’impression que le Malawi a un marché d’enfants pauvres prêts à être adoptés », a déploré Ken Mhango, directeur national du réseau africain pour la protection et la prévention des abus sur les enfants. Maxwell Matewere, qui dirige l’organisation caritative Des Yeux pour les enfants, abonde dans le même sens : « [Madonna] devrait avoir une approche différente en aidant les familles démunies ave des enfants plutôt que d’adopter. La plupart des familles aimeraient élever leurs propres enfants chez eux s’ils avaient un soutien financier. »

L’Etat n’est pas encore saisi de la vente de  la licence convenue entre l’opérateur de téléphonie Tigo et la plateforme Wari. C’est la réponse fournie par le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Abdou Karim Sall, aux journalistes lors de l’ouverture du 3e forum d’échanges avec les médias, hier à Saly. 

« L'Etat, par le biais de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes, attend d’être saisi sur la vente de la licence de l’opérateur Tigo… ». C’est en substance la réponse du directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall, aux journalistes invités à un forum de partage ouvert, hier, à Saly. Interrogé en marge de cette rencontre, M. Sall a également précisé, à propos de la 4G, que l’opérateur historique Sonatel a pu élargir sa gamme de services et réseaux avec cette licence, lors de la renégociation de sa concession l’année dernière. L’appel d’offres concernant la  mise en place d’infrastructures de la 4G, lancée en janvier 2015 par l’Artp, n’avait pas abouti, selon Abdou Karim Sall. En présidant l’ouverture de ce forum, M. Sall a souligné que l’objectif visé est d’amener les professionnels des médias à s’imprégner davantage des missions de l’Artp en s’appropriant les thèmes fondamentaux développés dans les Télécommunications/Tic et Postes et ainsi mieux diffuser et relayer les informations auprès des publics. 

Avec plus de 15 millions de lignes de téléphonie mobile et 8 millions de lignes d’Internet en 2016, le Sénégal conforte davantage sa position stratégique auprès des régulateurs, des opérateurs, des équipementiers et consommateurs… C’est face à cette dynamique dans le secteur des Télécommunications et des Tic que l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a initié ce forum d’information et de partage avec les médias. Une activité qui avait facilité la mise en place, il y a trois ans, d’un Réseau de journalistes spécialisés dans le secteur des Télécommunications et des Postes (Rejotic). Ce présent forum de partage coïncide avec les 15 ans de l’Artp au service de la régulation.  

« Vous conviendrez avec moi que les secteurs régulés par l’Artp sont en pleine mutation grâce aux besoins changeants des consommateurs. C’est d’ailleurs sous ce rapport que 2016 a été une année exceptionnelle dans le lancement de certains projets impactant et structurants », a souligné Abdou Karim Sall. Il a cité le cas du dégroupage de la boucle locale, du processus d’attribution de licences Mvno, de la sélection d’un opérateur d’infrastructures, entre autres. 

Présent à ce forum, le directeur des Télécommunications et des Postes, Modou Mamoune Ngom, a rappelé la dynamique des réformes enclenchée par le Sénégal, pour faciliter davantage l’accès à l’offre, la baisse des coûts des télécommunications. De même,  l’actualisation du cadre juridique du secteur des Telecom et Tic devrait aboutir d’ici à juin prochain. Une Lettre de politique sectorielle des Postes, Télécommunications et des Tic est également en cours d’élaboration, a révélé M. Ngom, représentant le ministre Abdoul Yaya Kane. 

Omar DIOUF

Le ministre de la Culture du Mali considère cette huitième édition du festival « Triangle du balafon » comme le retour d’une festivité sous-régionale, exemple d’intégration réussie et catalyseur d’une synergie nourrie par le désir de mettre en avant « ce qui nous unit ». Selon N'Diaye Ramatoulaye Diallo, ce festival a pour but de consolider l’intégration et de renforcer les liens de solidarité et de fraternité qui sont garants de la paix et de la cohésion.

Aussi, a-t-elle ajouté, cet évènement majeur favorise les échanges autour de la diversité culturelle africaine et la mise en œuvre des politiques stratégiques de développement du secteur de la Culture. « La Culture doit se partager, elle doit être vécue. Alors les sons du balafon, à travers cet évènement, résonneront encore plus dans la vie socioculturelle de nos sociétés traditionnelles. En cette période de mondialisation où notre Culture est soumise à de fortes agressions culturelles étrangères, la valorisation de nos instruments traditionnels est plus que nécessaire pour que demain, nous puissions montrer aux générations futures une identité culturelle », a-t-elle expliqué.

I. BA

Le Collectif des parents et amis des enfants  de Ker Xaleyi (Copek) organise, ce soir, au Théâtre national Daniel Sorano, un concert de solidarité à la faveur d’enfants atteints d’autisme.  Les fonds collectés seront exclusivement dédiés à la construction d’un local destinés aux enfants  atteints de cette maladie. Les membres de cette organisation en appellent  à la solidarité agissante des autorités et particuliers, pour un bien-être de cette couche de la population,  souvent victime d’exclusion.

Le Collectif des parents et amis des enfants de Kër Xaleyi (Copek) a pour ambition de réaliser la construction de la « Maison du bonheur », un centre moderne qui s’occupera exclusivement des enfants autistes. Ce sera un centre spécialisé dans l’accueil, la prise en charge et l’accompagnement des enfants et adolescents atteints de ce trouble envahissant du développement.

Dans cette perspective, le Copek organise, ce soir, au Théâtre national Daniel Sorano, un concert de solidarité à la faveur d’enfants atteints d’autisme.  Le concert verra la participation d’artistes comme Cheikh Lô, Pape Diouf, Aïda Samb, Bidew Bou Bess, Pape Birahim, Ombre Zion, Group Jamm, entre autres.

Selon  Aminata Kane Ndiaye, membre du Collectif des parents et amis des enfants  de Kër Xaleyi (Copek),  depuis sa mise en place, le collectif a réalisé de nombreuses actions grâce au soutien de partenaires et personnes ressources de bonne volonté. On peut citer le parrainage d’enfants, l’animation de groupes de paroles, des ateliers de cuisine, des excursions, la mise en place d’un micro-jardin, la construction d’une salle polyvalente.

L’objectif de la structure est d’accompagner les parents pour une meilleure prise en charge des besoins spécifiques de leurs enfants. Les membres de cette structure veulent également apporter un appui institutionnel au centre de pédopsychiatrie de Kër Xaleyi  qui est aujourd’hui l’une des principales structures fonctionnelles offrant des soins de santé à ces enfants. L’association a besoin d’un local ou terrain, d’un personnel d’encadrement qualifié et en nombre suffisant, de moyens logistiques.
Oumar BA

Le festival « Tiranga », organisé par l’ambassade de la République de l’Inde au Sénégal depuis le 27 janvier dernier, se poursuit au Théâtre national Daniel Sorano. Cette semaine, la musique de Bollywood est à l’honneur.

L’amour était à l’honneur sur la scène mythique du Théâtre national Daniel Sorano, lundi dernier, dans le cadre du sestival « Tiranga » au Sénégal. Des chansons connues à travers les films  Bollywood ont été reprises par Deepak Mehta et son groupe. Le talentueux artiste a enchanté le public qui s’est déplacé en masse. Par un mélange de divers instruments musicaux, des chanteurs se sont succédé sur la scène pour interpréter des chansons de films telles que : « Je suis ivre de toi », « La femme aux yeux rose », entre autres.

Très aimée au Sénégal, la musique hindoue est une partie essentielle des films de Bollywood. La preuve, la communion était totale. Des groupes de danseurs se sont formés dans le public, volant la vedette aux chanteurs par moment. Des jeunes filles sénégalaises drapées de saris se sont illustrées par des chorégraphies. Elles maîtrisent les chants entonnés. Les applaudissements et cris de joie ont inondés la salle de Sorano. L’ambassadeur de l’Inde à Dakar, Rajeev Kumar, smartphone en main, à tenu a immortalisé ces moments de symbiose.

Au programme du festival « Tiranga », la musique Bollywood se poursuit à Sorano. D’autres musiciens de l’Inde sont attendus les 16, 17 et 18 février. Mais avant, la danse folklorique, qui combine danse et humour, sera proposée au public dakarois les 11, 12 et 13 février.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

L’album posthume du chanteur Ablaye Mbaye, titré « Intérêt  général », a été présenté hier au public. La sortie de ce disque de neuf titres est une façon pour son co-producteur, Baba Hamdy, et son manager Moustapha Ndiaye de magnifier l’œuvre et surtout réaliser le dernier souhait de l’artiste. Ablaye Mbaye avait fait un travail de longue haleine pour la production de cet album dont la sortie était programmée le 4 février dernier.

Il avait prévu de sortir son album le 4 février 2017, mais Dieu en a décidé autrement. Le talentueux chanteur Ablaye Mbaye s’en est allé le 8 janvier dernier, laissant à la postérité une production de neuf titres, intitulée « Intérêt général ». Un mois après la disparition de l’artiste, son co-producteur, Baba Hamdy, et son manager, Moustapha Ndiaye, ont décidé de magnifier l’œuvre posthume.

Ils l’ont présentée hier, devant les membres de sa famille et un parterre d’autorités et d’artistes  parmi lesquels le directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul, le maire de  Fass-Gueule-Tapée, Ousmane Ndoye, l'ex-président de l'Olympique de Marseille, Pape  Diouf, le directeur général de l’Agence des aéroports du Sénégal, Pape Mael Diop,  les musiciens Pape & Cheikh, Jules Guèye, Habib Faye, Mbaye Dieye Faye, entre autres.

Ils ont tous fait le déplacement pour rendre un vibrant hommage à l’artiste et surtout découvrir cet album aux titres et textes très engagés qui en disent long sur talent et l’engagement d’Ablaye Mbaye dans sa carrière musicale. A travers le titre « Adouna » (la vie), l’on se dit que l’artiste faisait ses adieux.  Dans ce morceau, Ablaye Mbaye donne une définition de ce qu’est réellement la vie et ne manque pas aussi de formuler des conseils pour se ressaisir face aux difficultés et tumultes de ce monde. Le coordonnateur du comité pour la sortie de cet album posthume, Guissé Pène, a salué et magnifié l’œuvre de l’artiste à la dimension nationale et internationale. A l’en croire, en sortant cet album, ils ont voulu pérenniser la vie d’Ablaye Mbaye, reconnaissant que cela n’a pas été chose facile. Lui rendant  hommage, Guissé pène a également fait part au public de la sociabilité et de la grande gentillesse de l’artiste qui dégageait toujours une joie de vivre.

Le manager d’Ablaye Mbaye,  Moustapha Ndiaye, indique qu’il tenait beaucoup à cet album. « J’avoue qu’il a voulu l’album et a travaillé d’arrache-pied, pendant quatre ans,  pour  pouvoir offrir à ces fans et mélomanes un bon album riche en sonorités et enseignements. Mais, puisque que Dieu en a décidé ainsi, notre devoir était donc d’achever cette tâche entamée par l’artiste et voir son dernier souhait se réaliser », dit-il.

Le musicien et co-producteur de l’album, Baba Hamdy, informe que la distribution et la promotion se fera à travers les médias. Aussi, souligne-t-il que l’intégralité des recettes issues des ventes de l’album sera reversée à la famille d’Ablaye Mbaye. En ce sens, le directeur de l’Agence des aéroports du Sénégal, Pape Mael Diop, a promis d’acheter 2.000 exemplaires du disque. Aussi, M. Diop a décidé d’offrir un terrain  de 225 mètres carrés à la famille du défunt chanteur.

Maguette Guèye DIEDHIOU

« Emma style show » a fait le plein vendredi dernier, au cours d’une soirée de gala tenue dans le hall du Grand Théâtre de Dakar. Le défilé organisé par Emmanuelle Adjovi a été une rencontre pour montrer le talent créateur des stylistes africains, mais également collecter des fonds pour des actions de solidarité.

Couleur, esthétique, création, ingéniosité, audace, il y avait tout une panoplie de créations pour laisser parler la mode sénégalaise et africaine dans sa plus grande splendeur. Emmanuelle Jordan Adjovi a joint l’utile à l’agréable, avec un spectacle animé par des artistes comme Armel  Gabana.

Le plateau était relevé, eu égard aux stylistes invités ; il y avait 20 créateurs, parmi eux Alpha Doumbia de la Côte d’Ivoire, Enzo Itzaki, Attie Wassila du Liban, Nabou Diagne Créations, Thiané Diagne Jour-J, entre autres.
L’initiatrice de l’événement, Emma, avait conçu une exposition-vente. Cette 7ème édition était aussi le moment de vendre la destination touristique Sénégal dont le savoir-faire des créateurs est connu au-delà des frontières.

Les différents passages des mannequins a illustré le talent des designers. Louise Turpin du Sénégal a fait dans des chemises aux motifs calqués sur des car-rapides, bien tissés. Une collection très relaxe. La créatrice Collé Sow Ardo, même absente du territoire, a fait convoyer ses modèles. Reine du pagne lourd, joliment tissé, sa collection traverse les époques, parce que le style est recherché et répond convenablement à la pudeur.

Il fallait rivaliser de muse à travers des motifs où se disputent des mélanges de tissus traditionnels, wax, soie, brillant, short, bas toile d’araignée femme, bogolan, brodé, etc. La Togolaise Grace Wallace a utilisé du grain de diamant sur un tissu haut de gamme assorti de wax. Habib Sangaré de la Côte d’Ivoire a, lui, présenté la collection « Belle et rebelle ». Il allie les couleurs gaies (jaune) et d’autres plus sombres.

Nabou Diagne de Dakar, avec sa création sublime « Douceur et amour », a exprimé tout le talent recherché chevillé à son corps de bonheur. Elle anticipe déjà sur la fête des amoureux, la Saint Valentin, avec les couleurs rouge et noir. L’Ivoirien Gilles Touré est pour une féminité de la beauté avec du rose clair sur une robe décorée de fleur. La traine qu’elle en constitue rappelle les soirées mondaines ou de mariage de rêve.

Devant ce public de près de 600 personnes réunies autour d’un dîner de gala, rien n’était de trop pour exhiber sa création portée par de belles demoiselles à la démarche séduisante et mannequins hommes athlétiques. L’innovation de cette édition de « Emma Style Show », c’était aussi, le lendemain, samedi 4 février, le défilé des jeunes créateurs comme Abeni Osseni du Bénin, Abdou Lahad Guèye de Dakar, Madeleine Dieng...

Serigne Mansour Sy CISSE

Tambacounda a abrité, pendant deux jours, le premier séminaire décentralisé sur la Réécriture de l’Histoire générale du Sénégal. Un travail colossal qui doit compléter, avec les traditions orales et contributions d’une équipe de 127 personnes, la base déjà fournie pour 27 publications. A l’échelle nationale, quelque 600 personnes et 9 commissions travaillent sur le projet visant à rédiger une « Histoire inclusive du Sénégal ».

Le choix de Tambacounda pour abriter une rencontre décentralisée organisée par la Commission nationale de Réécriture de l’Histoire générale du Sénégal vise à réparer « l’oubli » dont souffrent les régions périphériques depuis l’époque coloniale, a affirmé le Pr Iba Der Thiam son coordonnateur, en vidéoconférence avec un auditoire de traditionalistes et experts, d’universitaires, de communicateurs traditionnels, de chefs religieux et coutumiers, d’élus locaux et de membres de l’Administration territoriale. Pour le Pr Thiam, le projet de Réécriture de l’Histoire générale du Sénégal s’inscrit dans une option de « rupture » par rapport à une histoire écrite « sur la base exclusive de la bibliothèque coloniale ».

Il s’agit, a-t-il expliqué, d’écrire une histoire du pays dans laquelle, chaque ethnie, chaque culture, chaque terroir et chaque communauté sera pris en compte. Ainsi, la Commission nationale a entamé par Tambacounda sa tournée, à l’intérieur du pays. Une première étape lors de laquelle plus d’une centaine de personnes ont été regroupées pour des consultations qui ont duré deux jours.

Pour la région de Tambacounda, a noté le Pr Iba Der Thiam, il s’agira de compléter avec les traditions orales et contributions d’une équipe de 127 personnes, la base déjà fournie par 27 publications de divers auteurs sur les royaumes du Guidimakha, du Boundou, du Niani, du Wouli et du Gadiaga, sans compter les productions de l’Administration territoriale de 1960 à nos jours.

A l’échelle nationale, quelque 600 personnes et 9 commissions travaillent sur le projet visant à rédiger une « Histoire inclusive du Sénégal », à faire en sorte qu’elle ne soit « pas le fait exclusif » de certaines familles, de certaines ethnies et certains terroirs, a indiqué Mamadou Fall, rapporteur général de la Commission nationale. « L’histoire de Sénégal a été écrite par des administrateurs coloniaux, des historiens français et américains, et nous avons suivi ce sillage », a relevé M. Fall, par ailleurs président la commission qui s’occupe de la période allant du 10ème au 20ème siècle.

350.000 ans d’histoire
Il est envisagé d’introduire dans le programme scolaire les ouvrages qui seront issus de ces recherches. En somme, la Commission nationale se fixe comme objectif de « produire 22 volumes qui couvrent tous les terroirs du Sénégal », en mobilisant pour ce faire, des sources orales, archéologiques, iconographiques, a dit M. Fall. Elle se propose également de compiler tous les écrits de Sénégalais sur l’histoire du pays, dans les différentes langues, ainsi que tous les documents audiovisuels. « Sur 350.000 ans d’histoire, les Sénégalais en général n’en connaissent que les 50 ans, comme si l’Histoire du Sénégal commençait depuis l’indépendance », a regretté Mamadou Fall. Saluant l’engagement du Gouvernement, des historiens et l’enthousiasme des collectivités, il considère que c’est « une formidable opportunité » d’écrire l’histoire du pays sans recourir aux seuls documents coloniaux.

« C’est un travail colossal qui demande des moyens colossaux », a-t-il souligné, estimant qu’au moins « 3 milliards de FCfa devraient pouvoir financer ce projet ». Lors de cette rencontre au Conseil départemental de Tambacounda, il est question de présenter l’histoire des différents terroirs de la zone et de recueillir d’autres données auprès des participants. Des comités locaux seront mis sur pied pour continuer à travailler sur le projet.

Pape Demba SIDIBE

La 2ème édition du concours national d’images artistiques, « Nataal Challenge 2017 », ouverte  le 07 janvier dernier sous le thème  « Patrimoine et Culture », se poursuit jusqu’au 28 février à minuit. « Nataal Challenge 2017 », plate-forme d’échanges, d’expression et de partage pour les passionnés de l’image, primera une quinzaine de photographies.

Le club de photographie « Sunu Nataal » organise la 2ème édition du concours national de photographie « Nataal Challenge 2017 » sur le thème « Patrimoine et culture ». Ouvert le 7 janvier dernier, ce concours annuel est ouvert à tous les artistes photographes amateurs comme professionnels sénégalais ou aux résidents sénégalais d’au moins  un an.  Selon un communiqué, le concours se poursuit jusqu’au 28 février. Il a pour objet de valoriser et de faire découvrir le patrimoine sénégalais à travers le territoire national par le biais de la photographie.

Durant trois mois, les images envoyées par les participants seront collectées et traitées par un jury de cinq  membres  composé de photographes expérimentés ainsi que d’autres personnalités issues du milieu artistique parmi lesquels figurent Djibril Sy, Angel Diabang, Tidiane Seck, Cheikh Thiam, Ousmane Ndiaye Dago.
D’après le document de presse, cette inscription est nominative et limitée à une inscription par personne. Celle-ci ne peut pas s’inscrire dans plusieurs catégories différentes. Ce bulletin d'inscription, disponible sur le site  www.sununataal.sn/nataalchallenge2017, devra être dûment rempli par le participant.

« La primeur sera attribuée à la photographie la plus originale représentant le mieux le patrimoine, la culture ou bien les deux en même temps.Toutes photos soumises doit être liées au thème », lit-on dans le document. La délibération du  jury,  prévue le 18 mars prochain, va statuer sur cinq catégories. Il s’agit notamment de la catégorie 1, réservée aux professionnelles de la photographie, la catégorie 2 réservée à tous les photographes et amateurs de la photographie. Quant aux 3 et 4 catégories, elles sont réservées aussi bien aux professionnels qu’aux amateurs. Mais pour la catégorie 3, les candidats devront faire parvenir une à trois photos maximum en noir et blanc, au format numérique alors que pour la catégorie 4, Smartphone, les photos doivent être prises au format numérique par un téléphone portable.

La catégorie 5, quant à elle, est réservée à tous les photographes dont l’âge est inférieur à 18 ans. Pour cette catégorie, les candidats devront faire parvenir une à trois photos maximum au format numérique. Toutes ces photos devront comporter un titre, le lieu et la date de prise de vue. Au total, 15 gagnants seront récompensés à raison de 3 prix par catégories.
 Les récompenses seront attribuées, le 8 avril 2017, lors d’une grande cérémonie de remise de lots, accompagnée d’une exposition de l’ensemble des œuvres sélectionnées.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le ministère de la Culture et de la Communication informe dans un communiqué que la date butoir de dépôt des candidatures pour le Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu), initialement prévue pour le 31 janvier 2017, est repoussée au 15 février 2017.

Dans le but d’accompagner le secteur des cultures urbaines, le président de la République, Macky Sall, avait pris la décision, l’année dernière, de mettre à la disposition  des Cultures urbaines un fond de près de 300 millions de FCfa qui vise à soutenir ces acteurs dans les volets formation, production, structuration, entre autres.

Ce fonds de développement destiné aux acteurs des 14 régions leur sera bientôt alloué. Mais exige auparavant un  dépôt des candidatures. Selon un communiqué, la date de clôture du  dépôt de ces dossiers de candidature pour l’octroi du fonds, prévue initialement le 31 janvier, vient d’être repoussée au 15 février 2017. « Une disposition qui permettra aux organisations professionnelles des Cultures urbaines, notamment celles des régions, de saisir cette opportunité pour transmettre à temps leurs projets », informe le document écrit du ministère de la  Culture.

Maguette Gueye DIEDHIOU

« C’est avec une grande peine que j’ai appris le rappel à Dieu de l’artiste sculpteur Djibril Ndiaye arraché à notre affection ce dimanche 5 février 2017.

Pédagogue émérite, humaniste, sculpteur hors pair doublé de peintre, le lauréat du Grand Prix du Président de la République pour les Arts en 1991 a marqué son époque par son talent et son riche parcours professionnel couronné de succès tant au plan national qu’international. Le Gouvernement salue l’engagement de ce compatriote de valeur et lui rend un vibrant hommage. Le Président de la République, le Premier Ministre, ainsi que l'ensemble du Gouvernement présentent leurs très sincères condoléances à sa famille, aux pensionnaires du Village des Arts et à toute la communauté artistique.

Que le Tout-Puissant, dans son immense miséricorde, l’accueille en son paradis éternel. »

Le Ministre de la Culture et de la Communication

Le ministère des Postes et des Télécommunications a procédé, hier, au lancement de la mission d’actualisation du cadre juridique du secteur des Télécommunications et des Technologies de l’information et de la communication (Tic) au Sénégal.  L’objectif est, entre autres, d’arriver  à la réalisation d’un audit stratégique du cadre juridique institutionnel ainsi que l’analyse du niveau des transpositions des textes communautaires Uemoa/Cedeao.

Pour prendre en compte les orientations stratégiques retenues dans le Plan Sénégal émergent (Pse) et la  « Stratégie Sénégal numérique 2025 », le ministère des Postes et des Télécommunications vient de lancer officiellement la mission d’actualisation du cadre juridique du secteur des Télécommunications et des Technologies de l’information et de la communication (Tic) au Sénégal. Cette mission  travaillera à l’élaboration de textes législatifs et réglementaires avec comme objectif la réalisation d’un audit stratégique du cadre juridique institutionnel, l’analyse du niveau de transpositions des textes communautaires Uemoa/Cedeao. Mais également l’élaboration de textes juridiques législatif et réglementaire modificatifs ou nouveaux, nécessaires à l’encadrement du secteur des Télécommunications et des Tic « qui n’entrent pas en contradiction avec le droit communautaire et s’inspirant des bonnes pratiques au niveau international ».

Aussi, la mission va couvrir l’analyse et la révision, « le cas échéant du régime des activités de Télécommunications aux fins de supprimer les barrières excessives à l’entrée sur le marché de nouveaux acteurs ».  Pour le directeur de cabinet du ministre des Postes et des Télécommunications,  la mise à niveau du cadre juridique permet de libérer les énergies et d’amorcer un développement optimal de toutes les composantes du secteur. D’après Malick Ndiaye, ce nouveau cadre devrait être propice à la sécurité des investissements et à l’encadrement des activités du numériques pour offrir aux acteurs un marché ouvert et transparent.

« Le Sénégal, à l’instar des autres Etats membres de l’Uemoa et de la Cedeao, a transposé ces dispositions dans sa législation nationale à travers la loi n° 2011-01 du 24 février portant code des télécommunications. Ce code met en exergue des aspects de la régulation tels que la concurrence, l’interconnexion, l’accès et le service universel, les ressources rares et la tarification », a-t-il informé.  Il faut aussi souligner que de nouveaux domaines de régulation ont été pris en compte.

Il s’agit, selon Malick Ndiaye, de la neutralité technologique ainsi que le choix d’une typologie plus cohérente des régimes juridiques applicables aux activités de télécommunications. Il traite également, a-t-il ajouté,  de la notion de marchés pertinents et d’opérateurs puissants, du principe de dégroupage de la boucle locale, de la sélection du transporteur et la portabilité des numéros, de la gestion des ressources d’adressage et du domaine « .Sn ».  La mise à jour du cadre juridique global s’impose donc avec les  mutations rapides qui caractérisent le secteur des Télécommunications et des Tic. A cela, s’ajoute, a expliqué M. Ndiaye, l’exigence des usagers pour des services diversifiés, de haute qualité et à des coûts raisonnables.

Démocratisation des services
Avec l’actualisation du cadre juridique du secteur des Télécommunications et Tic au Sénégal, ce sont les contraintes pour atteindre les objectifs fixés dans la  « Stratégie Sénégal numérique 2025 » qui vont être levées. Cette actualisation est assurée par le groupement de cabinets Jones Day, Microéconomix et Iamg. Aux yeux Makhtar Fall, président de Iamg, il est important d’avoir un cadre législatif et règlementaire « solide » et « attractif » pour accompagner la démocratisation des services de télécommunications.  Il a annoncé la disponibilité, d’ici quatre mois, de l’ensemble des textes figurant dans les termes de référence.

Quant à Me Remy Fekete du cabinet Jones Day, il a estimé que les Télécommunications constituent un secteur transversal dont il est important de lever les contraintes pour débloquer un des critères importants du développement du pays. Il a promis de travailler pour la mise en place d’un cadre juridique qui puisse inspirer confiance dans les dix ans à venir.
Avec ces différentes réformes, l’objectif est de « favoriser la baisse des coûts des services des télécommunications pour les utilisateurs finaux, en  réduisant, d’une part, les coûts de déploiement des infrastructures par la mutualisation, en permettant  à de nouveaux opérateurs de proposer des offres de gros au Sénégal… ».

Ibrahima BA

La réhabilitation de la Grande mosquée de Karantaba (région de Sédhiou) sera terminée avant le Gamou de la localité, le 11 mai prochain. L’annonce a été faite par le ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye, en visite sur le chantier, vendredi dernier.

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a effectué, vendredi dernier, la prière à la Grande mosquée de la cité réligieuse de Karantaba (dans la région de Sédhiou). C’est l’une des plus vieilles mosquées du pays puisqu’elle a 677 ans. Elle serait  créée en 1 340, selon les Oulémas mandingues rencontrés chez l’Imam Ratib de la Mosquée. Depuis quelques temps, elle est en réhabilitation dans le programme de Rénovation des cités religieuses.

Pour les travaux, les populations de Karantaba ont préféré garder le style particulier qui fait l’originalité de cet édifice, un patrimoine historique classé. Si aucune objection n’a été faite quant à la conservation de la vieille architecture, l’ancienne de cette mosquée a été agrandie avec un style plus moderne. L’ancienne toiture a été démolie, et elle est en reconstruction. Même si  le ministre de la Culture est très satisfait de l’état d’avancement des travaux, il n’a pas manqué de demander à l’entrepreneur de les accélérer. «  Il faut que la mosquée soit complètement terminée avant le 11 mai, date du grand Gamou de Karantaba », a-t-il souligné.

C’est dans le programme de la réhabilitation et de la construction des édifices religieux que la vieille mosquée de Karantaba a été choisie pour bénéficier d’un financement conséquent. Une fois terminé, elle sera  la synthèse de deux styles, l’un moderne l’autre traditionnel.

Les populations, pour exprimer leur satisfaction, à l’endroit du chef de l’Etat, ont prié pour la prospérité du pays, en présence du ministre de la Culture. Toujours concernant la mosquée, les Oulémas du Pakao ont demandé que la hauteur du minaret soit augmentée, qu’il y ait une morgue, et un lieu de prière pour les femmes.

La faisabilité de toutes ces doléances sera étudiée par les services techniques. Ce sera, affirme le ministre, selon ce que le budget alloué peut supporter. « Ce qui ne peut pas  être réalisé, sera adressé à la présidence et  le chef de l’Etat qui attache du prix aux travaux de réhabilitation de la Grande mosquée de Karantaba, trouvera une solution », estime Mbagnick Ndiaye. Le problème de l’enclavement de la zone a été également exposé au ministre de la Culture qui a fourni les mêmes réponses données par le gouverneur de la région de Sédhiou, lors de la rencontre avec les Oulémas.

L’Agétip, dit-il, est en train de faire les études surtout pour la piste Baghère-Karantaba, deux cités religieuses qui doivent être reliées au moins par une piste et le pont de Diopcounda.

Il a aussi rappelé que Sédhiou aura un Centre culturel régional. D’ailleurs, les journées culturelles de Sédhiou vont bientôt reprendre. Une réunion s’est déjà tenue avec son promoteur, le Pr Balla Moussa Daffé. Cette manifestation faisait partie de l’agenda culturel du pays, a rappelé  le ministre de la Culture qui, auparavant, a visité la cité religieuse de Baghère.

Malamine KAMARA

Un regard postmoderne sur la question de l’hétérogénéité culturelle

L’écrivain  et poète Amadou Elimane Kane vient de faire paraitre « Moi, Rokhaya Diop ou la négresse fondamentale qui déplie le temps », second volume d’une trilogie romanesque dont le premier tome est « Moi, Ali Yoro Diop ou la pleine lune initiatique ». Cette œuvre, parue aux Editions Lettes de Renaissances, est un hymne au rétablissement de la justice cognitive, une réparation culturelle qui intègre les destinées plurielles.

On  le connaissait  poète mais, Amadou Elimane Kane taquine, depuis quelque temps, avec dextérité,  l’univers romanesque. La finesse de sa plume, qui  a déjà fait ses preuves dans la poésie, prédit  un succès éclatant.   Après « Moi, Ali Yoro Diop ou la pleine lune initiatique », cet écrivain et poète  sénégalais vient de nous gratifier le second volume de sa trilogie romanesque.  « Moi, Rokhaya Diop ou la négresse fondamentale qui déplie le temps », titre de cet œuvre, qui vient de paraître aux Editions Lettres de Renaissance, n’est rien d’autre qu’un  hymne au rétablissement de la justice cognitive, une réparation culturelle qui intègre les destinées plurielles.

Ce livre,  en rupture avec la conception de la société contemporaine qui exclut la différence et qui renforce les appartenances étriquées et génocidaires, propose un regard postmoderne sur la question de l’hétérogénéité culturelle, à travers une fiction réaliste et imaginaire qui puise son esthétisme dans une forme littéraire entre prose et poésie. Mais  qui amène  également le lecteur à s’interroger sur les injustices sociales et raciales qui peuvent produire les pires tragédies.

Selon  l’auteur, il  est avant tout un message d’espoir, qui rappelle qu’il n’existe pas de fatalité et que la mutation profonde que nous vivons doit s’accompagner d’un accomplissement humain qui rassemble toutes les cultures, toutes les idées, toutes les pensées, des itinéraires nuancés qui s’enrichissent mutuellement au lieu de se détruire.

Univocité de la pensée occidentale
Comme l’écrit le préfacier, Dr Ndongo Samba Sylla, écrivain, chercheur et économiste, Responsable de recherches au Bureau Afrique de l’Ouest de la Fondation Rosa Luxemburg à Dakar, le personnage principal, « Rokhaya Diop, comme la plupart des personnages de ce récit, est une figure de l’altérité. Elle est l’exemple parfait de la victime programmée qui a su s’élever au dessus des déterminations sociales qui voulaient la cantonner à la simple identité de femme noire, sans plus ». Ainsi, ajoute-t-il, « sa figure représente l’antithèse de Lamine, [son] ami d’enfance qui n’a justement pas été capable de se libérer de la prison du ressentiment, laquelle conduit souvent à la marginalité et à l’autodestruction».

De son côté, Anne-Marie Marcelli, philosophe, écrivaine poétesse voit en Rokhaya Diop l’incarnation de l’obsolescence de l’univocité de la pensée occidentale. « Elle n’est pas le phare tombé de la main d’un dieu orgueilleux pour éclairer le genre humain. Elle est un pont, un centre de passage, de transmission. La rose des vents. Il semble que le vent emporte les graines d’ici et de là, au loin où elles s’unissent aux efflorescences locales, sans frontières. Ce que ses parents ont perdu sur leur route vers un avenir qu’ils espéraient meilleur, dans un retour au pays « prénatal », Rokhaya le conquiert par son initiation auprès de la poétesse Khady Diop », écrit-elle dans  la postface.

L’auteur Amadou Elimane Kane  est un enseignant chercheur  à Paris, en France où il réside depuis plusieurs années. Il est un militant panafricain. Ses convictions et ses recherches dans le domaine du patrimoine historique et culturel africain l’ont conduit à créer l’Institut culturel panafricain (Icp) de Yène afin d’y promouvoir toutes les formes d’expression artistique et culturelle dans une perspective de connaissance et d’ouverture.

Elimane Kane est auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels figurent : « Les Soleils de nos libertés », « Enseigner la poésie et l’oralité », « L’Ami dont l’aventure n’est pas ambiguë », « Les Fondements historiques du panafricanisme expliqués à la jeunesse ».  Il a  reçu, il y a quelques mois, la mention spéciale du jury du Prix littéraire Maryse Condé  dans la catégorie Poésie pour le caractère pédagogique de l'action poétique de l’ensemble de son œuvre aux Editions lettres de renaissance.

Ibrahima BA

A La romancière franco-marocaine Leïla Slimani, lauréate du prix Goncourt pour « Chanson douce », est l'auteure francophone la plus lue de l'année selon le palmarès annuel L'Express-Rtl révélé mardi.

« Chanson douce » (Gallimard), bientôt adapté au cinéma, précède deux premiers romans : « Petit pays » (Grasset) de Gaël Faye (2e du classement) et « En attendant Bojangles » (Finitude) d'Olivier Bourdeault (5e).

Les auteurs habituels de best-sellers sont naturellement présents. « La fille de Brooklyn » (Xo) de Guillaume Musso a été le 3e livre francophone le plus lu de l'année. Michel Bussi se classe à la 11e place avec « Le temps est assassin » (Presses de la Cité) et Marc Levy est 16e avec « L'horizon à l'envers » (Robert Laffont/Versilio). Dans la catégorie Essais et documents, c'est « Trois amis en quête de sagess »" (L'Iconoclaste/Allary) de Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard qui a eu le plus de lecteurs l'an passé (4e du classement général).

Derrière le livre du moine, du philosophe et du psychiatre figure dans la catégorie essais "Vivez mieux et plus longtemps" (Stock) du médecin télévisuel Michel Cymes (7e du classement général) et "Un président ne devrait pas dire ça..." (Stock) du duo de journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme (8e livre le plus lu de l'année).
La liste qui comprend 32 titres compte quelques habitués de ce classement comme la Belge Amélie Nothomb (à la 32e place) pour "Riquet à la houppe" (Albin Michel) ou l'Académicien Jean d'Ormesson qui réussit l'exploit de voir apparaître son nom à deux reprises (12e et 15e auteur le plus lu) pour respectivement le "Guide des égarés" (Gallimard/Héloïse d'Ormesson) et "Je dirai malgré tout que cette vie fut belle" (Gallimard).

On trouve aussi plusieurs personnalités politiques comme Nicolas Sarkozy (20e) avec « La France pour la vie » (Plon), Christiane Taubira (9e) pour « Murmures à la jeunesse » (Philippe Rey) et Jean-Luc Mélenchon (25e), seul candidat à la Présidentielle présent dans le classement, pour « L'avenir en commun » (Seuil).

(AFP)

La poésie de Mamadou Gaye présente des ambivalences qui témoignent de l’intensité de son « intérieur » envahi par la joie et la peine. Elle plonge dans une ambiguïté propre à l’être humain et établit une dualité qui dessine l’univers des créatures, de la création. Pour lui, qui exerce dans le bâtiment où la froideur des relations laisse peu de champ à l’expression de notre humanité, la poésie sert de refuge. Elle lui permet de dire l’inhumanité avec douceur et fermeté et de chanter l’amour dans toutes ses formes.

L’expert en ressources humaines, Abdoul Alpha Dia, pour qui la lecture de ses poèmes a été un tour du monde des sentiments, estime que Mamadou Gaye, à travers ses écrits, crée un moment de symbiose entre la création et la restitution, entre l’idéologie et l’instinct, entre la thérapie et la folie, entre la mélancolie et l’euphorie, quelquefois la révolte. L’auteur ne fait, en définitive, que représenter la vie avec son rythme, celui avec lequel il sait enchanter, l’art poétique.

Le choix du titre, « Entre ombres et lumières », imprime une cadence aux balancements des existences que l’auteur donne à lire dans sa poésie. Il marque le contraste entre « les épreuves et les réussites, le jour et la nuit, le doute et la certitude, l’image double de l’être humain… », confie Mamadou Gaye non sans saluer la mémoire du professeur Ibrahima Wone qui l’a mis en devoir de partager ses poèmes, de délivrer ses messages qui dormaient dans ses tiroirs. Le défunt universitaire a été bon prophète. L’opinion exprimée par le poète et romancier, le professeur Hamidou Dia, par ailleurs Conseiller spécial du président de la République, en dit long sur la valeur de cette première production.

« Mamadou Gaye somme la poésie de dire sa souffrance comme une catharsis… Et pour ce faire, il utilise une belle langue avec des mots justes, des mots parures, un sens certain de l’image métaphorique, de l’ellipse, de la métonymie. C’est que sa poésie est redevable de la poésie du 19ème siècle qui l’innerve, l’inspire parfois, sans que le poète- qui a sa voix propre- ne soit un épigone. Le texte mérite indubitablement l’existence littéraire et une grande postérité ».

Cela tient, de son éminent avis, du fait que l’auteur considère la poésie dans son sens le plus ancien ; celui qui fait référence à l’enthousiasme comme inspiration divine. Et cette illumination est si profonde qu’un membre de l’assistance, gagné par l’émotion, a laissé couler des larmes à la déclamation d’un poème qui célèbre la mère. Sur la quatrième de couverture, le poète Amadou Lamine Sall dit ceci de cet écrit : « votre chant est si beau, votre écriture si sûre. Après vous avoir lu avec une insoutenable émotion, je multiplierai par mille les soins à porter à ma mère ».

Du lycée El Hadj Malick Sy de Thiès, où il a décroché son baccalauréat en série C (actuelle S1) avec la mention Très bien, Mamadou Gaye a poursuivi ses études en France en classes préparatoires aux Grandes écoles. Il obtient, ensuite, son diplôme d’ingénieur de l’Ecole nationale des travaux publics de l’Etat à Vaulx-en-Velin. Il occupe actuellement le poste de directeur technique Bâtiment et Génie civil à la Compagnie sahélienne d’entreprises. Son cursus scientifique et cette première production littéraire montrent une fois de plus qu’il n’y a point de confinement entre les deux sphères de production.

Alassane Aliou MBAYE

Plus connu dans le milieu de la danse, « Wapyrat » de Dieuppeul est un groupe composé de quatre amis d’enfance, Medoune, Nguess, Abou et Mor. Lancés par l’émission « Oscar des vacances »  dans les années 1990, ils vont vite se faire un nom à travers des chorégraphies dans plusieurs clips de chanteurs sénégalais et étrangers. Converti à la musique depuis 2000, « Wapyrat » revient après quatre années d’absence avec un album enregistré au Mali. Dans cette interview, les membres du groupe reviennent sur son long silence et évoquent leurs projets.

Qu’est-ce qui explique ce silence  de quatre ans ?
Cette absence de quatre années  s’explique par le fait que nous faisions des recherches pour nous ouvrir sur le plan international. Ce qui nous a valu de beaucoup voyager à travers la sous-région et quelque temps en Europe pour le côté technique. Ces recherches nous ont pris quatre longues années. Mais cette absence n’est pas vaine car nous revenons  de ce voyage avec un album de 13 titres, « Notes d’Espoir », qui compile toutes ces recherches et échanges d’idées dans le domaine de la musique.

Pourquoi avoir enregistré votre nouvel album « Notes d’Espoir » au Mali et en Côte d’Ivoire ?
Vous savez, l’Espoir fait vivre et les notes font voyager. Nous avons voulu participer à conscientiser les Africains, pour leur signifier qu’il est temps de se lever. Nous sommes au 21ème siècle et qu’il n’est pas normal de se laisser toujours éblouir par les autres. A travers cet album, nous voulons aussi rehausser et vendre l’image du Sénégal à l’extérieur en chantant, dans un morceau, la paix qui prévaut dans notre pays. Une paix que nous souhaitons voir se propager partout en Afrique et dans le monde. Aussi,   avons-nous décidé de sortir du pays, de tendre vers d’autres horizons, d’autres cultures, pour élargir ce que nous faisons. Et  le constat est que nous avons trouvé que dans beaucoup de pays d’Afrique, nous  avons, en matière de musique, les mêmes sonorités, seuls les rythmes diffèrent. Nous constituons donc une même famille culturelle.

Cet album signifie-t-il pour « Wapyrat » une entrée définitive dans une carrière musicale et la fin de vos chorégraphies sur les clips vidéo ?
Après avoir dansé pour beaucoup d’artistes tels que Youssou Ndour, Omar Pène, Assane Ndiaye et hors de nos frontières, nous avons jugé nécessaire, vers les années 1998-1999, de nous retirer des clips comme danseurs car nous pensions avoir cumulé une certaine expérience. Et l’idée d’explorer la musique nous est venue à l’esprit. C’est ainsi que  dès 2000, nous avions sorti  des singles et un album de  six titres dont « Sama djiguène » qui  a fait  bonne note auprès de nos nombreux fans et mélomanes. C’est pour de nouveau faire plaisir à nos fans que nous avons produit l’album « Notes d’espoir ». Mais, nous reconnaissons que nous sommes toujours des danseurs. Elle fait partie de nous. Mais désormais, nous l’utiliseront au service de notre musique, dans nos clips, nos prestations. Ce retrait définitif des clips  permettra aussi de laisser le terrain libre aux autres jeunes qui font aujourd’hui la danse.

Justement, quels conseils donneriez-vous à cette nouvelle génération de danseurs sénégalais ?
La danse dans les clips vidéo sénégalais se porte mal. Par exemple, le « Ndawrabine » n’est plus dansé et voilà un style de danse  riche et joli. Nous n’avons que des danses à la portée de tout le monde allant du « Moulay Thieuguine » au « Tiakhagoune » et c’est éphémère. Nous avons perdu nos identités culturelles en danse. Il faut donc se ressaisir et que les jeunes apprennent la danse et la pratique convenablement, et en fassent une passion voire une carrière. Certes, nous avons commencé à faire de la danse comme des amateurs, mais très vite, nous avons compris que pour représenter le Sénégal partout dans le monde à travers ce que nous faisons, il fallait qu’on apprenne à bien pratiquer la danse. C’est ainsi que nous avons eu à faire beaucoup de stages  dans ce domaine. Les jeunes doivent impérativement se former pour bien faire  carrière dans la danse et éviter souvent  de tomber dans l’euphorie d’être célèbre. Nous suggérons aussi aux danseurs tout comme aux musiciens d’avoir un métier en parallèle pour ne pas vivre une situation précaire  comme beaucoup d’acteurs culturels après leur retraite.

Qu’est-ce qui fait la force de votre groupe ?
Nous sommes une famille et nous partageons la même passion qui est la danse et la musique. Je vous assure que nous nous complétons l’un l’autre. Nous formons un ensemble et nous ne cherchons pas à mettre les bâtons dans les roues à personne. Notre seul objectif, c’est de travailler dur pour réussir et nous hisser au sommet de ce métier que nous aimons tant.

Quel sont les projets  de « Wapyrat » ?
Après le lancement de cet l’album, nous allons nous atteler à sortir un clip bientôt.  Aussi, à noter que nous avons un projet du groupe « Wapyrat » que nous allons mettre sur pied et qui s’étalera sur deux ans. Il s’agira principalement de spectacles et des thèmes seront également développés par le groupe  pour la jeunesse sénégalaise et africaine. Nous communiquerons plus largement sur ces projets le moment venu.

Propos recueillis par Maguette Guèye DIEDHIOU

Auteur, compositeur interprète de reggae musique, l’artiste belge Vall L est en séjour à Dakar dans le cadre de la promotion de son album dénommé « Positive ». En conférence de presse hier à Pikine, elle s'est prononcée sur ses liens avec le Sénégal où elle dispose déjà de projets à réaliser dans le temps. 

Depuis sa tendre enfance, Vally L rêvait déjà d'embrasser une carrière d'artiste chanteur. Elle s'y initie vite et réussit dès l'adolescence à réaliser deux singles sortis en 1979. Requinquée par le succès consécutif à ces titres, elle voit grand en prenant des cours de solfège et de chant à l'académie de Ciney et Verviers. Mais aussi, des cours de déclamation, d'art dramatique, de théâtre sans oublier les cours particuliers de guitare d'accompagnement.

Après avoir engrangé de solides bagages dans tous ces domaines, elle commence à assurer les premières parties de grands artistes y compris des musiciens de renom. Dans le même ordre, elle s'initie au septième art en figurant dans plusieurs courts et longs métrages notamment avec Diamant 13, avec Gérard Depardieu, les « Non-dits » avec Emmanuelle Devos, Complots d'animateurs avec Jean François Stevenin.

Vally L a déjà plusieurs albums et singles à son actif. Son nouvel opus intitulé « Positive » est riche de neuf titres à travers lesquels elle aborde des thèmes divers dont la tolérance abordée dans le titre « Métissage en héritage » où elle met en exergue l'importance de tolérer l'autre à l'image du brassage culturel incarné certainement par le pont que constitue son mariage avec son époux sénégalais.

Le titre éponyme de l'album « Positive » est une invite à avoir l'esprit positif pour que la paix puisse continuer à régner dans le monde. Autrement dit, penser, agir et réagir de façon positive. D'ailleurs, elle n'en croit pas moins que quel que soit le contexte, il y a toujours des créatures humaines à agir positivement. Elle aborde également l'amour notamment dans le titre « Couleur café » où elle semble entonner un hymne à ce sentiment universel. On retrouve aussi dans l'album le morceau « Seven Seconds » de Youssou Ndour repris par Vally L qui l'explique par un coup de cœur qu'elle a eu avec ce beau titre du roi du Mbalax pour qui elle avoue nourrir beaucoup de respect. C'est en fait, l'explication qu'elle a donnée de la présence de « Seven Seconds » dans cet opus. L’album principalement est réalisé en musique reggae et dans la langue française.

Dans un pays comme le Sénégal où il y la prédominance des langues nationales, Vally L est d’avis qu’elle doit songer à chanter en langue locale, notamment en wolof. Un projet qui est bien inscrit dans son agenda. Cependant, elle n’en croit pas moins que la musique, c’est des sensations, des valeurs à véhiculer. Sous ce rapport, elle espère que son nouvel opus peut être facilement consommable ici. Dans le cadre de la promotion de cet album déjà sorti en Belgique, au Canada et aux Etats-Unis, il est prévu des concerts ainsi que d'autres activités au Sénégal.

Abdou DIOP

« A l’école du Coran » est la compilation des Paroles de Dieu, dans un ouvrage signé Dr Khadim Mbacké, pour qui, ce Livre, plein de sagesse, est révélé au dernier des Messagers (Mouhamad - Psl), aux hommes, djinns, entre autres.

La Grande mosquée du quartier Point E a abrité récemment, la cérémonie de dédicace du livre « A l’école du Coran » du professeur Khadim Mbacké. Cet ouvrage de 497 pages est le fruit d’une vaste réflexion qui a commencé en 2008. « J’ai eu l’idée de consacrer une heure, de la matinée de vendredi, meilleur jour de la semaine musulmane, à la méditation du Coran. Je choisissais dans chaque sourate, un, deux ou trois versets, pour réfléchir sur le contenu (…) Ensuite, le texte était envoyé à mes amis à travers le monde », souligne d’entrée, Khadim Mbacké, dans son avant-propos. En 2014, lorsque les réflexions ont pris fin, l’auteur a compris l’importance de l’initiative pour en faire un ouvrage, qui passe au peigne fin les 60 chapitres du Livre Saint.

Le Coran compte 114 sourates et d’après les exégètes, il totalise 6.236 versets, même si d’autres avancent 6666. Dans « Al Fatiha » (L’ouverture), le chercheur avance que Dieu nous exhorte à l’Adorer. « En Islam, la notion d’adoration englobe tous les actes cultuels qui sont ordonnés par Allah et que Lui seul le mérite ; (…) si la pratique cultuelle s’avère relativement aisée pour le croyant averti, il n’en est pas toujours ainsi de sa sincérité et de sa conformité à la Sunna, qui conditionnent son agrément », écrit-il. L’ancien chef du département des Langues, civilisations et littératures négro-africaines de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) procède à une explication détaillée de la foi, de ses attributs à travers « La Vache ».
Dans une approche très contextuelle, Dr Khadim Mbacké évoque le « Riba » (l’illicite, l’usure) qui court tout droit vers un crime socio-économique. La sourate « Al Imran » souligne que la mort du martyr a la particularité d’être différente de la mort naturelle des autres individus. « Les femmes » que Dieu a honorées n’échappent pas aux réflexions du Docteur en Islamologie. « Le versement de la dot est une des conditions de validité du mariage ; la polygamie est certes autorisée, mais elle n’est ni obligatoire, ni recommandée », prêche l’Imam de la Grande mosquée de Point E.

« La table servie » informe que la consommation de repas offert par des Chrétiens ou des Juifs est permise, à condition qu’ils ne contiennent pas des aliments spécifiquement interdits par l’Islam tels que le porc, les boissons alcoolisés et autres produits alimentaires dérivés. « Lorsque l’on doute de la licéité de la consommation d’un aliment, il faut s’en abstenir, à moins que l’on se trouve dans une situation de contrainte majeure ; c’est le cas des produits faits à base d’ingrédients licites, mais contenant des dérivées suspectes (…) », insiste Dr Khadim Mbacké, qui cite le 2ème verset de la sourate du « Butin » : « les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand ces versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur.»

Liberté de conscience
La liberté de conscience est consacrée par le Coran. Le verset 99 de la sourate du prophète « Yunus » en apporte la preuve. « Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? », rappelle le spécialiste des questions islamiques, qui a soulevé la magie, la sorcellerie et les pratiques assimilées dans le récit documenté.

L’auteur a aussi évoqué l’appel à la méditation dans la sourate « La Lune ». Toutefois, « Yâ-Sîn » révèle que tous les actes, bons ou mauvais, sont consignés dans un « Registre » et qu’ils feront l’objet d’une appréciation, suivie d’une rétribution dans l’autre monde. Par ailleurs, Le Livre Sacré rassure que la valeur d’une bonne œuvre sera multipliée par dix, à titre de récompense. A contrario, l’auteur d’une mauvaise œuvre, s’il ne se repent pas avant sa propagation dans le temps, sera considéré comme responsable, à chaque fois qu’un individu l’imite. Les trois sourates (112, 113 et 114) non moins importantes renvoient respectivement au « Monothéisme pur », à « L’Aube naissante » et « Les Hommes ». En somme, cet ouvrage est présenté comme une visite guidée du Livre Sacré de l’Islam, qui permet d’en explorer les méandres et d’en saisir des aspects surprenants qui ne font que servir la Oumah musulmane. Selon une célèbre règle de la discipline qui étudie les sens du noble Coran, la portée générale du sens qu’on peut déduire du texte l’emporte sur ce qu’inspire le contexte particulier de sa révélation, coïncidant avec un moment d’obscurantisme sans raison. Multiplié en 540 exemplaires, « A l’école du Coran » est paru aux Editions Plume. Le professeur Khadim Mbacké est l’auteur de plusieurs ouvrages. Il a fait ses études à l’Université de Médine (Arabie Saoudite) et à la Sorbonne (Paris IV)-France.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Gsma a demandé, le 1er février, à Londres, aux gouvernements et régulateurs du monde de s’engager à répondre aux besoins de la 5G en vue de la Conférence mondiale des radiocommunications prévue en 2019.

La 5G est, selon le communiqué, en mesure de créer une société « hyper connectée », répondant aux besoins variés d’un ensemble très diversifié de connexions. « Bien que le secteur de la téléphonie mobile, les institutions universitaires et les organismes définissant les normes internationales développent les technologies essentielles à la 5G, la réussite dépendra fortement d’un accès abordable à la quantité de spectre requise », a déclaré John Giusti, chef de la réglementation à la Gsma. Il est primordial, à ses yeux, que suffisamment de spectre soit mis à disposition de la téléphonie mobile. Les opérateurs devront être autorisés à réaffecter le spectre existant pour la 5G lorsque cela sera nécessaire. Les gouvernements jouent un rôle central dans le processus de la Cmr-19 pour identifier le spectre harmonisé pour la 5G et encourager l’investissement nécessaire dans les réseaux. Les services 5G ultra rapides nécessiteront, à en croire le communiqué, des quantités de spectre si importantes que les gouvernements et les régulateurs recherchent déjà des fréquences nettement supérieures à celles utilisées traditionnellement pour les services mobiles. Alors que ce travail est essentiel, la Gsma a souligné que le spectre mobile doit être rapidement identifié dans trois plages de fréquences clés – dont les bandes de basses fréquences traditionnelles – pour permettre une large couverture et soutenir tous les cas d’utilisation.

Dans un nouveau document de positionnement sur le spectre pour la 5G, la Gsma a formulé plusieurs recommandations qui permettront au secteur de la téléphonie mobile d’obtenir le spectre nécessaire pour la 5G. Ainsi, un spectre harmonisé pour les hautes fréquences de la téléphonie mobile est requis pour garantir que les services 5G répondent aux attentes futures. Aussi, l’adoption de mesures politiques nationales pour encourager d’importants investissements sur le long terme dans les réseaux 5G est préconisée. 

Alassane Aliou MBAYE

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