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Arts et Culture (1517)

La bibliothèque du Centre culturel régional de Sédhiou vient de bénéficier d’une donation de quelque 830 livres de la part du mécène Moustapha Tamba, Professeur de sociologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

La cérémonie de réception du don de quelque 830 livres qui touchent tous les domaines d’activités s’est tenue au Centre culturel régional de Sédhiou en présence du donateur et de nombreuses personnalités académiques, administratives et des parents d’élèves. Pour justifier son geste, le donateur, Moustapha Tamba, Professeur de sociologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a souligné que « c’est au cours d’un voyage d’études effectué à Sédhiou qu’on m’a orienté vers la bibliothèque du Centre culturel régional et le constat que j’ai fait, c’est qu’elle est peu fournie en livres, il fallait donc faire quelque chose ».

Le premier geste du Pr Tamba, c’était d’offrir quelques exemplaires des livres dont il est l’auteur. De retour à Dakar, la communauté universitaire, des éditeurs, des mécènes sollicités, ont retiré des rayons de leurs bibliothèques quelques livres pour les offrir au Pr Moustapha Tamba. Le mécène mettra au total quelque 1.000 livres à la disposition de la bibliothèque du Centre culturel régional de Sédhiou. Son directeur, Aliou Kéba Badiane, n’a pas manqué d’exprimer toute sa satisfaction avant de souhaiter que cet exemple soit imité par d’autres, pour le grand bonheur des nombreux lecteurs du Clac de Sédhiou.  Le nombreux public venu assister à la cérémonie a pu consulter sur place plusieurs livres et selon des amis de la bibliothèque, on vient d’étancher la soif de nombreux « rats » de de la bibliothèque qui, à travers ce premier contact avec les nouveaux livres, les ont trouvés de qualité. Une doléance de ceux qui fréquentent cette bibliothèque, son agrandissement puisqu’elle tient dans une petite salle. Cette demande sera examinée par la Direction du Centre culturel régional qui la trouve légitime.

Malamine KAMARA

Guédel Mbodj a été choisi par les dignitaires de la chefferie traditionnelle, comme nouveau Bour Saloum, pour succéder à feu Mbaye Badiane. Il sera intronisé lors d’une cérémonie, ce samedi, à Kahone (Kaolack).
Dans un communiqué signé des dignitaires de la Chefferie traditionnelle du Saloum, dont le Grand Diaraff, Fodé Hyacinthe Ndour et le Grand Farba, El Hadj Abdou Sarr, les populations du Saloum sont invitées, ce samedi, à la cérémonie d’intronisation du nouveau Bour Saloum, Guédel Mbodj, à Kahone (Kaolack).

Guédel Mbodj succède ainsi à Mbaye Badiane, Bour Saloum décédé il y a un peu plus de trois mois. Le nouveau Bour Saloum a été choisi par tous les dignitaires de la Chefferie traditionnelle regroupant cette province au centre du Sénégal pour donner à cette vieille famille royale son lustre d’antan. Les origines du Saloum sont datées de 1493 avec la légende de Mbengane Ndour, avec le début d’un long règne poursuivi jusque dans les premières années de l’indépendance avec le roi Fodé Diouf. Une réforme territoriale de 1972 a ensuite mis fin à cette forme de pouvoir traditionnel.
Le nouveau Bour Saloum Guédel Mbodj, ambassadeur itinérant auprès du président de la République, est aussi l’initiateur du Festival du théâtre et du rire à Kaolack.

Mohammadou Lamine DIOP
(stagiaire)

Revisiter l’œuvre du « doyen » Amady Aly Dieng, c’est célébrer des valeurs, ouvrir des pages de la trajectoire collective et porter un regard critique sur des « évidences » et sur la société. Les échanges autour du livre « Doyen Amady Aly Dieng, le transmetteur intégral » de l’enseignant au Département d’histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Abdarahmane Ngaïdé, à la librairie L’Harmattan, samedi dernier, témoignent de la dimension de cet esprit encyclopédique.

« Amady, qui écrivait beaucoup, s’était mis à l’ordinateur, mais comme tous ceux de notre génération, il était loin de le maîtriser. Je le revois encore appeler sans arrêt Ngaïdé à la rescousse, qui arrivait et lui disait « Papa toi aussi il faut faire ceci ou cela », avant de le dépanner. Cela était dit sur un certain ton respectueux et ironique à la fois, car il existait entre les deux une sorte de complicité que je suis tenté de qualifier de parenté à plaisanterie ». Ce témoignage du Professeur Boubacar Ly dans la préface de l’ouvrage confère encore, au-delà de la dimension intellectuelle, à Abdarahmane Ngaïdé, la légitimité de produire un travail sur Amady Aly Dieng.

Ce livre est l’expression d’une entière humanité et le résultat d’un cheminement avec l’illustre disparu. L’historien s’acquitte ainsi d’un devoir de mémoire qui incombe à toute la communauté intellectuelle et aux autorités politiques. L’auteur, dans ce livre qui « donne le tournis au lecteur » pour ainsi reprendre le Professeur Bouba Diop, compile des écrits ou interventions pour en faire une anthologie de 14 textes reflétant globalement la pensée du « transmetteur intégral », ses préoccupations et son style. La prouesse de Ngaïdé est d’avoir, à travers Amady Aly Dieng, de l’avis de Bouba Diop, ouvert une brèche sur l’impérieuse nécessité de porter la réflexion sur le destin d’universitaires catalogués « rebelles » et, de manière générale, sur celui des travailleurs culturels, sur la vie du livre, préoccupation majeure de celui qui avait offert sa vivante bibliothèque à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le défunt professeur déroutait par son esprit critique et l’acception qu’il donnait à l’intellectuel qui « ne pouvait ni être courtier de la pensée ni être amoureux du lucre et des festivités fluorescentes », rapporte Abdarahmane Ngaïdé dans son ouvrage. Et le dépeint en ces termes en empruntant le jargon fleuri de la musique : « Amady Aly Dieng était un virtuose chef d’orchestre hors des champs de la simple orchestration. Il jouait une note qui lui était particulière, mais ô combien stimulante ».

Ses observations sur les thèses de Cheikh Anta Diop ont souvent créé la polémique dans les milieux intellectuels. De l’avis des principaux intervenants, cela découle d’une méprise sur la nature des relations entre les deux hommes et du message qu’a voulu délivrer l’ancien assistant d’Abdoulaye Wade à l’Université de Dakar. Il voulait montrer par-là, à en croire le professeur Ibrahima Wane, que Cheikh Anta Diop n’est pas à aduler. Son œuvre est à étudier.

Contre les unanimismes bêlants
L’éloge que lui décerne, dans la postface, le recteur de l’Ucad, Ibrahima Thioub, confère aux propos de Wane toute leur pertinence. « Amady n’a jamais caressé ses compatriotes dans le sens du poil. Au contraire, il avait la critique acerbe, sans concessions, délivrée avec un courage frisant l’impertinence, voire l’outrecuidance, parfois avec une agressivité verbale désarmante. Il exécrait particulièrement le genre hagiographique. Pour lui, la glorification du passé de l’Afrique non soumise à une critique radicale pour en révéler les côtés obscurs est le péché originel que peu d’intellectuels du continent n’avaient pu transcender, si ce n’est par une suprême trahison née de la couardise d’affronter la pensée unique occidentale, qui a souvent plombé les expressions de l’intelligentsia africaine. La glorification du passé est une trahison de la mission qui est la nôtre. Il est assurément l’homme du contre-courant, c’est-à-dire contre tous les unanimismes bêlants ».

Alassane Aliou MBAYE

Faisant suite aux rumeurs qui circulent et qui font état de l’interdiction de vente, par la Direction de la surveillance du territoire (Dst), du livre de Monsieur Ousmane Sonko, la Police nationale tient à apporter des précisions. D’abord, elle informe que la Dst n’a reçu aucun livre dont l’auteur serait Monsieur Ousmane Sonko et qui serait édité au Sénégal. Ensuite, elle voudrait rappeler que pour qu’un livre édité à l’étranger, puisse être admis au Sénégal, les services des douanes situés aux frontières demandent à l’auteur de se procurer un quitus auprès de la Dst qui, au préalable, examine le contenu afin de voir s’il ne contient aucun élément subversif ou susceptible de créer des troubles à l’ordre public. Or, la Dst n’a pas été saisie pour une telle procédure. Par ailleurs, la Police nationale invite la presse à procéder à des vérifications avant la diffusion de toute information l’impliquant, ceci dans l’intérêt de tous les Sénégalais. Le Bureau des Relations publiques de la Police nationale

Guedel Mbodj est devenu, samedi dernier, le 52ème Bour Saloum, succédant sur le trône de ce royaume situé au centre du Sénégal à son illustre prédécesseur Mbaye Badiane, disparu trois mois plutôt. La cérémonie d’intronisation s’est déroulée sous la houlette du Grand Diaraf, l’équivalent du Premier ministre, Fodé Hyacinthe Ndour. C’est vers les coups de 11 heures que la cour royale, avec à sa tête le nouvel héritier du trône entouré des autres chefs de provinces de Gandiaye, Ndoucoumane, Kaymor, Djilor, entre autres, est arrivée sur la place centrale de Kahone, l’ancienne capitale, sous les rythmes des Djoung-Djoung, les tambours royaux.

Emmitouflés de longs manteaux rouges avec une coiffe assortie, les membres de la Cour avec à la mène le Grand Diaraf ont démarré le rituel de l’intronisation du nouveau monarque. Ce dernier, dans ses habits d’apparat a tournoyé 6 fois autour du trône symbolique avant de se mettre à genou pour recevoir la couronne royale des mains du régent en la personne du Premier ministre. Sur interpellation de ce dernier, le dignitaire du Saloum a fait sa profession de foi, promettant paix sociale et prospérité à son peuple durant son magistère.
Direction ensuite le sanctuaire royal de Gouye Ndiouly pour un parcours initiatique où le prince nouvellement intronisé grimpe sur le baobab sacré pour des bains de purification, loin des yeux indiscrets. Retour à la place centrale de Kahone pour une série d’allocutions entrecoupées d’animation folklorique, dernier acte d’une cérémonie menée à pas de charge.

Prenant la parole au nom des autres chefs de provinces, le Mbeuleup Ndoucoumane, Souleymane Ndao, benjamin de la cour royale, a invité à préserver les valeurs traditionnelles qui étaient, selon lui, le fondement des sociétés africaines. S’adressant au chef du Saloum, il lui a rappelé les qualités de compétences de visionnaire et de générosité faisant la marque des grands hommes. Pour sa part, le Grand Diaraf a fait la genèse de la désignation du 52ème Bour Saloum.

« Il est de coutume, au Saloum, qu’à la disparition du roi que le Grand Diaraf assure la régence pendant trois mois avant de convoquer le collège chargé de choisir son successeur en sa résidence. Ce qui a été fait. A la suite d’un appel à candidatures auprès des princes remplissant les critères de rang, 4 dont Guedel Mbodj ont postulé. Le choix du collège s’est porté ce dernier au détriment des trois autres. Aujourd’hui, la Linguère Marièma Ndiaye Wack, la doyenne chez les femmes royales, a confirmé la légitimité du Bour Saloum. « Par ailleurs, mon titre dans le royaume me confère uniquement la prérogative d’introniser le chef du Saloum », s’est défendu Fodé Hyacinthe Ndour, faisant allusion à la volonté d’une partie des dignitaires d’installer un autre prince héritier sur le trône de la province historique.

Elimane FALL

A l’occasion de l’ouverture de la nouvelle salle CanalOlympia à Dakar, le groupe Canal+ et la chaîne A+ ont organisé une soirée spéciale Sénégal pour une diffusion exclusive de séries sénégalaises coproduites par A+. Elle a été précédée d’un point de presse au cours duquel un programme alléchant a été annoncé aux abonnés par la direction.

La promotion de la production audiovisuelle africaine est une des importantes missions du groupe Canal+ ; ce, pour mettre en lumière des talents tout en veillant à la qualité du produit. Il s’agit aussi, selon le directeur général de Canal+ Sénégal, Sébastien Punturello, d’accompagner les acteurs de la chaîne de production. L’écriture et la réalisation en sont des éléments essentiels sur lesquels il faut s’appuyer pour les choix qui seront opérés. La chaîne A+, présente dans 25 pays, qui s’illustre depuis trois ans dans ce sens, s’attache à donner plus de visibilité aux créations africaines.

Ainsi, la soirée organisée à cet effet en a donné un large aperçu. Les abonnés ont pu découvrir des séries comme la saga royale « Garmi » d’un jeune réalisateur sénégalais Moustapha Diongue, « Restaurant de Kheur Penda Mbaye » de Birame Diallo. Les saisons 2 et 3 de « C’est la vie », en tournée, seront à l’antenne au mois d’octobre prochain.

La série sénégalaise « Pod et Marichou » sera également diffusée sur cette chaîne de Canal+ au mois d’août. La nouveauté avec cette dernière production est que le doublage est fait par des Sénégalais. Par ailleurs, l’occasion a été saisie par la direction pour célébrer ceux qui se sont illustrés au dernier Fespaco et Minina, la gagnante de la saison 2 de « Koiffure kitoko ».

En outre, Sébastien Punturello, a annoncé, au cours du point de presse, que le groupe Canal+ a acquis les droits de retransmission de la ligue africaine des champions et de la coupe des confédérations de la Caf Total. En ce qui a trait à la salle de cinéma, il confie qu’elle permettra d’accueillir, avec toutes les commodités, 18 séances par semaine afin de créer une synergie autour de la production audiovisuelle.

Alassane Aliou MBAYE

Le Centre culturel Blaise Senghor a organisé, mercredi dernier, en présence du directeur du Livre et de la Lecture, un débat littéraire autour du thème « Quelle thématique pour la littérature contemporaine d’expression française au Sénégal ».

S’inscrivant dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur célébrée le 23 avril dernier, cette rencontre a été une occasion pour passer à la loupe le manque de lecture et de voir les possibilités de réponses.

La cherté des livres dans un pays à forte majorité de pauvres et l’inadaptation des contenus face au lectorat creusent l’écart entre les écrivains contemporains et les citoyens. Selon Marouba Fall, écrivain, le contenu des livres doit être adapté à l’attente du lectorat. Au-delà de son affirmation et de son appartenance, a défendu le romancier, l’écrivain apporte un témoignage sur son temps.

De son avis, chaque génération d’écrivains a un message particulier à transmettre à ses contemporains. « A un certain moment, on a eu l’impression que le temps de la littérature africaine s’est arrêté aux précurseurs, notamment aux Senghor, Césaire, Damas, entre autres écrivains de la période de reniement. Il faut s’ouvrir à la nouvelle génération d’écrivains, témoins de leur époque, et susceptibles de porter un témoignage qui intéresserait ses contemporains », a défendu l’homme de lettres. En effet, cet écrivain à la fois romancier, poète et essayiste et dramaturge, considère que continuer de parler de Négritude aux jeunes revient à les fourvoyer car ils n’ont pas un problème identitaire et ne souffrent d’aucun racisme.

Dans cet ordre d’idées, Marouba Fall a convoqué quelques de ses œuvres à l’exemple de « La Collégienne », son premier roman et de son dernier livre intitulé « la Méprise ». Des œuvres qui, selon lui, s’inscrivent dans leurs temps et parlent des questions de l’heure.

Dans son ouvrage « La Collégienne », l’auteur dit s’adresser à son lectorat par le biais d’un prétexte qui attire, l’amour, en particulier, la liaison entre un professeur et une élève pour aborder le problème de l’éducation lié aux contenus, à la manière de les dispenser, à leur adéquation à notre société ainsi que la manière d’évaluation. Faisant partie des écrivains contemporains qui se sont substitués à ceux de la période des indépendances avec des littératures nationales faisant sortir les spécificités des milieux à l’instar de Cheikh Aliou Ndao, d’Aminata Sow Fall…, Marouba Fall conçoit que la crise de la lecture concerne plus les belles lettres et la littérature classique.

Pour inciter les apprenants à lire, a suggéré l’ancien conseiller au ministère de l’Education nationale, il faut intégrer les livres d’auteurs locaux au programme d’enseignement du fait que les plus consommateurs de livres dans les pays sous-développés, c’est l’école et les Universités. « La foison des journaux au quotidien et de magazines montre que les gens lisent. En effet, les auteurs contemporains devraient s’intéresser à ces supports pour leur production », a-t-il indiqué.

A l’instar de Marouba Fall, un autre auteur contemporain a présenté ses ouvrages au cours de cette rencontre qui est également une activité de renforcement pour mieux préparer les lycéens et collégiens invités aux éventuelles épreuves françaises. Il s’agit de Jules Ndotty, un professeur d’anglais qui a vécu à l’étranger. Il est l’auteur du deuil « Festins du deuil », d’ « Un temps pour parler »; sous sa plume les questions de la vie en communion au village mais aussi les discriminations, le racisme et la mixité entre les cultures africaines et occidentales.

Marame Coumba SECK

Après Dakar, l’Institut français de Saint-Louis aura l’insigne honneur de recevoir, ce samedi, l’Ensemble Constantinople, qui sera accompagné du koriste Ablaye Cissoko pour un voyage exceptionnel, une rencontre poétique entre cordes et voix.

Présent sur de nombreuses scènes internationales, l’Ensemble Constantinople (Iran-Canada) a choisi, pour sa première au Sénégal, de jouer à Dakar et Saint-Louis. Ce groupe fondé en 1998, à Montréal, par Kiya et Ziya Tabassian et qui fait se rencontrer les musiques de l’Orient et de l’Occident partagera la scène avec un compère : Ablaye Cissoko. Leur collaboration a accouché de l’album « Jardins migrateurs » sorti en 2015. Et aujourd’hui encore, le quatuor de musiciens poursuit sa belle aventure couronnée par plusieurs prestations sur les scènes les plus prestigieuses. Avec Kiya Tabassian au setar et chant, Ziya Tabassian aux percussions, Pierre-Yves Martel à la viole de gambe et Ablaye Cissoko à la Kora, le public saint-louisien découvrira une musique d’un autre souffle. Ces talentueux musiciens cueilleront et puiseront dans leur œuvre commune et, avec la magie de leurs mélodies, feront migrer le public dans leurs jardins respectifs. Et avec la puissance de la kora, du setar et de la viole de Gambe, un dialogue à la source des traditions mandingues et persanes bercera à n’en point douter la vieille cité.

Pour cette rencontre poétique entre cordes et voix, Ablaye Cissoko et le trio de l’Ensemble Constantinople proposeront des ballades légères, des mélodies raffinées, des compositions originales comme « Poisson au fond de l’océan », « Soutouro », « Ahouye Vahshi », « Before the rain », « Traversées », entre autres.

S. O. FALL

Le vernissage de l’atelier sous-verre des élèves de la classe de 3ème verte, des Cours Sainte Marie de Hann a eu lieu jeudi, à la salle Théodore Adrien Sarr de l’école. Au total, une quinzaine d’œuvres sous-verre sur les identités culturelles des élèves y sont exposées pour une durée d’une semaine.

Les pinceaux juniors de la classe de 3ème Verte des Cours Sainte Marie de Hann ont rivalisé de talents lors de la réalisation de leurs œuvres. Le vernissage de leur exposition de jeudi laisse découvrir le talent qui se cache en chacun d’eux. Venus d’horizons divers, une trentaine d’élèves de cette classe ont réussi à réaliser en trois semaines, sous la houlette de leur professeur d’art plastique, Assane Thiam, une quinzaine de mini tableaux sous-verre. Selon la Sénégalo-congolaise, Jessica Cecilia Sène, élève en classe de 3ème Verte, dans leur classe, il y a plusieurs nationalités. Ce qui fait qu’ils y ont une certaine diversité et richesse culturelle.

« Avec cette diversité, nous avons pu réaliser nos peintures sous-verre en représentant un élément de notre pays. Pour ma part, j’ai représenté une femme de l’ethnie « Yakoma » de l’Afrique centrale à laquelle appartient ma mère », indique-t-elle. A l’en croire, la peinture sous-verre consiste à dessiner en premier les formes avec une plume et de l’encre de Chine. « Ce n’est pas comme la peinture classique, il faut d’abord faire les détails ensuite le fond puis faire sécher avant de les mettre sous-verre et obtenir ces résultats », explique-t-elle. Assise à côté d’elle, sa camarade de classe, Karita Aminata Dia rétorque, « dans l’œuvre que j’ai réalisée, je me suis représentée moi-même dans mon enfance. Ce fut une bonne expérience et nous avons travaillé en groupe de trois pour chaque tableau dans une ambiance agréable en compagnie de notre professeur d’art plastique ».

Outre ces représentations, figuraient également dans l’exposition les tirailleurs sénégalais, une femme bambara, une femme chinoise dans une tenue traditionnelle, des masques africains, entre autres. Professeur d’art plastique au Cours Sainte Marie de Hann, Assane Thiam, par ailleurs artiste plasticien, a conduit ces élèves, artistes en herbe, à la réalisation de leurs œuvres. « Ça été un grand plaisir pour moi de travailler avec la classe de 3ème Verte dans ce projet d’exposition. C’est la richesse des nationalités au nombre de 14 qui m’a encouragé à réaliser ce travail de sous-verre avec ces élèves », dit-il. A l’en croire, cela a été une source d’inspiration majeure pour les faire travailler et chacun dans son pays a essayé de montrer l’identité culturelle. Toutefois, précise M. Thiam que le travail de sous-verre est un travail un peu long parce qu’il y a tout un processus à faire, nettoyer le verre, travailler l’encre de Chine et ce n’était pas évident d’autant plus que c’était la première fois que ces élèves s’essayaient à la peinture sous-verre. « Mais nous avons voulu donné beaucoup d’assurance aux élèves parce qu’il est important qu’un apprenant se sente à l’aise et qu’il ait confiance en lui-même. Finalement, ils ont tous pris goût dans le travail. C’était vraiment convivial et ils étaient tous enthousiastes car c’était différent de ce qu’ils avaient l’habitude de faire en classe », informe Assane Thiam.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La 25ème édition du Festival international de jazz de Saint-Louis a enregistré un succès éclatant, a déclaré hier le président de l’Association Saint-Louis Jazz, Me Ibrahima Diop, au cours d’un point de presse. Il a, cependant, laissé entendre qu’ils ont besoin de près de 90 millions de FCfa pour payer les dettes contractées cette année dans le cadre de l’organisation de cette édition.

Le président de l’Association Saint-Louis Jazz, Me Ibrahima Diop, a rendu un vibrant hommage au chef de l’Etat, qui a contribué à hauteur de 20 millions de FCfa à l’organisation de la 25ème édition du Festival international de jazz de la ville. Mais également au gouverneur de la région, Alioune Aïdara Niang, qui a pris au moment opportun toutes les dispositions sécuritaires, en vue d’une bonne organisation des manifestations ; à la Bicis et à la Fondation Bnp/Paribas, à Diagna Ndiaye, à Amadou Diaw des Comptoirs du Fleuve, qui a permis à ses amis et partenaires de contribuer à hauteur de 60 millions de FCfa.

Le ministère de la Culture et de la Communication a mis en place un matériel de sonorisation et octroyé aux organisateurs une enveloppe de 2 millions de FCfa, à la municipalité de Saint-Louis qui elle, a contribué à hauteur de 6 millions FCfa, etc. En présence des membres du staff de l’Association Saint-Louis Jazz, Me Ibrahima Diop a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité pour les organisateurs d’honorer leurs engagements vis-à-vis de certains partenaires, prestataires de services, musiciens et autres artistes qui réclament leur dû. Au moment de tirer bilan, M. Diop affirme néanmoins que si rien n’est fait pour aider Saint-Louis/Jazz à payer ses nombreuses dettes, l’organisation de la 26ème édition sera compromise. Et dans ce cas, a-t-il précisé, le festival de 2018, s’il aura lieu, ne se déroulera même pas sur trois jours. A en croire Me Diop, les populations de Saint-Louis ont largement tiré profit de ce festival. Il s’agit notamment des hôteliers et autres gérants de campements touristiques et de réceptifs, des restaurateurs, des transporteurs, des vendeurs d’objets d’art, des vendeuses de poisson, sandwichs, beignets et autres friandises, qui ont réalisé de très bons chiffres d’affaires pendant huit jours de festival. Tous les défis de la programmation artistique ont été relevés avec brio.

Les têtes d’affiches telles que les bassistes Stanley Clark, Marcus Miller, Alune Wade, le chanteur et koriste sénégambien Djaliba Kouyaté, le roi du Yéla, Baaba Maal, le guitariste Hervé Samb, d’autres musiciens de renommée internationale qui ont joué sur la scène du «Off», comme le koriste Ablaye Cissokho, le bassiste Habib Faye, le chanteur Wasis Diop, etc., ont fait de très belles prestations, tenant en haleine durant une dizaine de jours, des centaines de spectateurs venus des quatre coins du pays et même de l’étranger.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’association des Malagasy du Sénégal organise, aujourd’hui aux Cours Sainte Marie de Hann, une fête à l’occasion de ses 20 ans d’existence. Elle est placée sous le haut patronage d’Auguste Paraina, ambassadeur de Madagascar au Sénégal et d’André Sonko, ancien ministre et actuel directeur général des Cours Sainte Marie de Hann.

Selon un communiqué de presse, les festivités offriront un spectacle éducatif et culturel, aujourd’hui, aux Cours Sainte Marie de Hann. Au programme, il y aura, des chants et danses malagasy, une vidéo projection sur La Grande Ile, un sketch suivi d’une animation clown, de l’artisanat et de la cuisine Malagasy. Une aire de jeux sera aménagée pour les enfants. L’animation sera assurée par Gothlieb, artiste de renommée Malagasy et le groupe Bidew Bu Bess. Le spectacle promeut le « Fihavanana » au Sénégal.

M. Lamine Diop (stagiaire)

Le chanteur saint-louisien Abdou Guité Seck a présenté, à Dakar, son nouvel album « Ndioukeul » composé de 8 titres. Un opus qui lui a pris trois années de studio et de dur labeur. En attendant d’entamer une tournée nationale et internationale de promotion de l’album, le lead-vocal de l’orchestre « Evolution » évoque sa carrière, son investissement dans l’agriculture… Il plaide également la réorganisation de l’industrie musicale sénégalaise, afin de permettre aux artistes de mieux vivre de leur art. 

Album « Ndioukeul »
« Danse ma musique et écoute ma parole ». C’est l’hymne du chanteur Abdou Guité Seck, qui présentait son album « Ndioukeul » composé de 8 titres paru ce mois de mai, après trois années de travail en studio. Ses références aujourd’hui disparus, la cantatrice Diabou Seck et le chansonnier Ndiaga Mbaye sont présents dans l’explication de son œuvre. Dans le premier tube (Thioukelel - enfant en Hal pular), Abdou Guité soutient qu’il symbolise l’espoir. « Donnons-lui ses droits pour qu’il puisse remplir ses devoirs. La place de l’enfant n’est pas dans la rue et son destin n’est pas de tendre la main. Les parents ne doivent pas démissionner de leur éducation », chante-t-il, avant d’encourager les organismes qui luttent pour le rayonnement de leur vie.

Le titre (« Ya Woni », langue maure khassania) est une chanson d’amour destinée à ses fans de la Mauritanie. Sous ce rapport, l’artiste saint-louisien illustre le mari reconnaissant envers sa femme et lui rend hommage grâce à son comportement exemplaire. A travers « Ndioukeul » (remerciements), Abdou Seck salue le dévouement de ses fans, réunis dans les « Guité club » etc.

« Africa », lui, est un cri de cœur, mais aussi, un message de motivation pour appeler les Africains au travail pour le développement de notre continent, qui regorge de richesses. « Nous ne voulons plus que l’image de notre continent soit collée à la guerre, la pauvreté, la mauvaise gestion des ressources », plaide le chanteur. Le morceau « Seen doom » fait les éloges de quelques Saint-Louisiens comme Awa Ndiaye Lomé, Golbert Diagne et Ndoumbé Sow, à ses amis Modou Khoulé dit Talibé Mame Babacar, Mounzir Niasse. Le titre « Coono aduna », hymne du talentueux musicien, en version remix évoque les épreuves de la vie. Cet opus est repris à la demande de ses inconditionnels admirateurs formés en « Guité club ».

« Hypocrisie » est celui dont les conduites n’expriment pas les pensées du cœur. Ce morceau s’adresse aux briseurs de ménages et aux vendeurs de rêves qui ne respectent pas leurs promesses. « L’hypocrisie, nous le voyons tous les jours au sein de notre société. Certainement, j’ai eu des coups d’hypocrite ; j’ai peut-être été hypocrite dans un instant de ma vie, mais je déplore cette attitude qui n’est pas un comportement vertueux. Je sensibilise ma personne et les autres », commente Abdou Guité Seck.

La chanson « Mbalit mi » (les ordures) montre l’engagement citoyen de l’artiste. Cet opus invite à la propreté dans notre vie quotidienne. « L’arrivée d’un hôte ne doit pas être la seule motivation pour nettoyer. Les ordures sont une richesse. Dans les pays qui l’ont compris, rien ne se perd, tout se récupère », entonne-t-il encore.

Musique et cause des enfants
Pour le bonheur des fans, le lead vocal révèle avoir dépensé plus de 15 millions de FCfa sans prendre en compte les autres moyens de communication. « Cela est dû à des péripéties qui pouvaient être évitées. Je ne pouvais pas avoir accès à ce studio. Je n’ai pas pu récupérer les données et j’ai enregistré de nouveau l’album dans son intégralité ; ce qui fait que les dépenses étaient doubles. Je préfère ne pas rentrer dans les détails. Après avoir réalisé ma musique, je la partage avec mon public ; ce qui va suivre après, Seul Dieu sait. Je ne suis pas très calculateur de ce qui va arriver après ; l’essentiel, c’est de communier avec mes fans », explique-t-il. « On a besoin de réorganiser l’industrie musicale pour que les gens qui y travaillent puisse vivre de leur art », plaide Abdou Guité. « Je ne sais pas ce qui va changer dans ma carrière. Je vis le temps, je ne le subis pas. Je pense que demain sera meilleur qu’aujourd’hui ; j’espère qu’il sera plus rayonnant », fait-t-il savoir. Ce travail musical, mis dans une clé Usb permettra aux mélomanes de l’écouter comme il le souhaite, sans crainte de piratage.

Style de vie
Abdou, c’est le virtuose du verbe, la cohérence des Guité dans le discours, aux mots simples et justes, le port vestimentaire à la fois correcte et calqué sur la mode Seck. Idées structurées, réponses instantanées, Ags est un Sénégalais qui respire pour Ndar, l’autre nom de Saint-Louis, ex-capitale de l’Aof. « Je suis proche de mes concitoyens ; et pour cela, je développe des thèmes qui les concernent », relève le chef de « Evolution », un orchestre riche de près de 35 artistes.

Investissement dans l’agriculture
Il faut reconnaître que les mélomanes avaient fini de lancer un avis de recherche au chanteur saint-louisien, à la voix de rossignol. Dès qu’il a été retrouvé, l’on comprend aisément qu’Abdou avait changé de scène pour aller investir dans l’agriculture. Là-bas, il alliait chansons et culture de la terre. « J’avais changé carrément de secteur. Ce n’était pas mon choix ; je me sentais un peu frileux. J’avais besoin du sang neuf. Je chantais haut et fort ; je suis parti chercher des sensibilités, des touches et émotions que je suis venu présenter dans cet album », explique celui qui était dans la zone de l’Anambé, derrière Vélingara, grâce à un prêt de la Sodagri.

« J’avais pris juste 50 ha pour cultiver du riz et d’autres variétés. On ne peut pas être riche d’une première expérience. En tout cas, c’est très rare. Le secteur agricole a ses hauts et ses bas. Dieu merci ; je n’y ai pas laissé des plumes et je compte y retourner. Si l’occasion se présente, j’y intégrerais des jeunes, parce qu’il y a de l’avenir dans ce secteur », constate le chanteur.

En effet, dans la musique où il baigne, l’on ne se fait pas de cadeau ; les jeunes talents poussent, mais manquent de soutien. « Mon regard sur la musique sénégalaise est que ces jeunes sont à encourager, aider, former et encadrer parce que sortir 3 albums pour toute une carrière ne fera pas développer notre culture musicale », déclare l’ex-lead-vocal du groupe franco-sénégalais Wock. Son souhait, c’est de voir un Sénégal performant dans tous les domaines. « Je suis jeune et j’ai besoin de soutiens pour arriver au sommet ; il faut que cela provienne de nos Etats. Cela est important. Cet appui ne signifie pas donner de l’argent directement », lance-t-il comme appel.

Perspectives et promotion de l’album
Pour la promotion de l’album, l’artiste compte aller aux côtés des mécènes. Ce sera autour des soirées et autres concerts. La politique ne lui effleure pas l’esprit à moins qu’elle soit utile pour sa société. « Je ne veux pas être politique pour chercher un quelconque poste », anticipe-t-il.

Interpellé sur son goût de la couleur noire, le chanteur reconnaît tout simplement qu’elle est belle. « Nous voulons ressurgir des ténèbres pour aller vers la lumière », déclare le musicien, qui affirme s’être concentré avec son orchestre durant la préparation de « Ndioukeul » pour donner le meilleur d’eux-mêmes. « Et nous espérons avoir trouvé ce que l’on cherchait à travers cet album fait de xalam, calebasse, guitare-basse et de percussion. Je ne pense pas dans le paysage musical sénégalais actuel voir une chanson plus douce. Nous étions très calmes au niveau rythmique. Les rythmes diffèrent selon les morceaux : « Africa » est une autre couleur qui n’est pas du mbalax, présentant plusieurs facettes. Nous avons nos cibles jeunes, qui ont besoin du chaud et nous leur avons donné du chaud, mais tout en laissant l’empreinte qu’on nous connaît. Nous devons nous unir pour présenter notre musique dans toutes les valeurs et ne pas la démolir. »

Juste après la fête de Korité, le musicien compte se rendre en Allemagne suite à une invitation. « C’est de là-bas où l’on va commencer notre ouverture internationale. Il faut que l’album fasse vibrer. Le planning se décline et la carrière continue », joue-t-il solo.

La sortie de « Ndioukeul » dont l’approche a privilégié la diversité artistique est le moment privilégié pour Abdou Guité de soutenir que le social est costaud au Sénégal. La mystique, cette réalité africaine l’invite à prier : « Que Dieu nous préserve de ne pas avoir cette certitude, car nous tous, nous retrouverons un jour devant Lui. »

Propos recueillis par Serigne Mansour Sy CISSE

C’est le réveil des énergies dans le Fogny (Bignona) grâce à l’accalmie qu’on observe dans le conflit armé en Casamance. Les responsables et autres élus locaux des communes de Suelle et de Djibidione sont en train de tout mettre en œuvre pour saisir la balle au bond. L’occasion leur paraît trop belle pour ne pas être mise à profit, au grand bonheur des populations éprises de paix et de lendemains meilleurs. Et ils comptent sur l’Etat pour venir à bout des obstacles qui sont nombreux mais pas insurmontables.

Dans tout le Fogny, les populations ont repris vie à la faveur de l’accalmie qui présage la fin imminente du conflit armé en Casamance. Nous nous en sommes aperçus à partir du village de Koutenghor. Une localité qui est située à moins de 2 km à l’Ouest de la ville de Bignona. On y accède par la RN5 (Bignona-Diouloulou-Séléty) en bifurquant vers la droite sur la route menant vers Soutou. Partout sur notre parcours à bord d’un minibus voyageur vieillot, les populations vaquent tranquillement à leurs occupations habituelles.

Contrairement à un passé récent où, la plupart du temps, ils se terraient dans leurs maisons et autres endroits sûrs à cause de l’insécurité. Et le visiteur peut le constater de visu, notamment de Koutenghor à Djibidione (chef-lieu de la commune éponyme), en passant par Soutou, Kaoudioul, Diaboudior, Suelle, Niankitte, Diakoye-Banga et Batong. D’un côté, les femmes s’activent dans les travaux  comme le maraîchage, le traitement et le conditionnement de produits agricoles destinés à l’alimentation. De l’autre, les hommes s’attèlent à la reconstruction des maisons et à la remise en état de leurs moyens de substance (champs, vergers et autres domaines d’activités de production). Tous travaillent dans un état de sérénité et de confiance. Sans la moindre menace d’une détonation, synonyme d’insécurité. On ne se croirait pas dans cette partie nord-est du département de Bignona dénommée « zone rouge ». Et pour cause, le conflit armé qui sévissait dans la région méridionale du Sénégal en avait fait, le plus souvent, le théâtre d’affrontements sanglants entre l’armée et des combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc).

Ces derniers s’entre-tuaient aussi. Autrefois même, certains endroits du secteur n’étaient pas accessibles à tout le monde. « Ce n’est plus le cas », rassure le cultivateur Lamine Diédhiou que nous avons rencontré dans son village Diakoye-Banga. « Aujourd’hui, affirme-t-il, le commun des mortels peut parcourir sans problème tout le Fogny, notamment le Nord-Sindian qui était considéré dangereux à cause de l’intensité de l’insécurité qui y a prévalait ».  Nous en avons fait l’expérience lors du voyage qui nous a conduits à Djibidione (chef-lieu de la commune éponyme) pour les besoins de la couverture d’un forum des villageois.

Dynamique de relance des activités économiques
La réunion a été organisée par le président du Mouvement national pour le développement humain durable (« Les 4K »), Bakary Dingding Djiba, en étroite collaboration avec les communes de Suelle et de Djibidone. Elle s’inscrit dans cette dynamique de relance des activités économiques qui est enclenchée dans tout le Fogny (arrondissements de Sindian, Kataba1 et une partie de celui de Tenghory).
Son but est de promouvoir le développement endogène dans les communes citées plus haut. « Parce que toutes les populations d’ici aspirent toutes à la paix et veulent enfin vivre correctement, après toutes ces longues années de guerre en Casamance », a renchéri le maire de Djibidione, Ansoumana Sagna. Il a raconté que du fait du conflit armé, beaucoup de villages du Fogny ont enregistré des déplacements massifs de populations vers la Gambie voisine. Il n’a pas occulté les nombreuses écoles fermées, la multitude de localités abandonnées et les activités économiques délaissées. Cette situation, d’après l’édile de Djibidione, a entraîné la déchéance de l’économie locale dont le système avait fini par être déstructuré. Elle a aussi perturbé la bonne dynamique de développement du Fogny. « Nous avons vécu cette situation douloureuse pendant 8 ans au moins », a indiqué Ansoumana Sagna. Actuellement il est content que de l’arrêt des hostilités : « Grâce à Dieu, nous notons une accalmie depuis 2012. La quiétude s’installe progressivement au sein des populations; celles qui avaient fui sont en train de rentrer petit à petit et les villages abandonnés commencent à se repeupler ».
A ce sujet, les leaders de Djibidione et de Suelle n’ont pas manqué de saluer le concours de l’Etat, celui de ses partenaires, du Mfdc et des populations locales. Le maire Ansoumana Sagna a assuré ceci : « Les gens du Fogny sont plus que jamais engagés à soutenir toute initiative allant dans le sens du retour rapide d’une paix définitive et durable en Casamance ».


Un reportage d’El Hadj Moussa SADIO

Le Fogny, qui a tout perdu dans le conflit armé en Casamance, souffre de beaucoup de maux : manque d’eau potable, inexistence de routes praticables, défaut d’électrification, etc. Autant de manquements que le Ppdc est en train de corriger.

Leurs productions pourrissent également sur place faute de pouvoir être acheminées vers les marchés de Bignona, Ziguinchor et autres ou de moyens de conservation. Elles en appellent à la bienveillance du président de la République pour les sortir de l’ornière, estimant qu’elles sont « très fatiguées » après avoir subi de plein fouet les affres du conflit armé en Casamance. Mais, un début de solution est en train d’être apporté à leurs préoccupations, notamment pour ce qui est des routes. En effet, l’Etat, par le biais du Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc), a débuté les travaux de construction d’un certain nombre de pistes comme Sindian-Suelle-Djibidione, Mampalago-Balandine-Dibidione et Baïla-Suelle.

La réalisation de la route Djibidione-Balandine est déjà terminée. Pour leur part, les nombreuses femmes maraîchères du Fogny ont appelé les autorités compétentes à les aider à trouver des marchés où elles pourraient écouler leurs légumes. Leurs sœurs qui s’activent dans l’agroalimentaire ont également fait la même demande à l’Etat pour avoir des revenus qui puisent leur permettre de subvenir aux besoins de leurs familles. Les femmes du Fogny, notamment celles des communes de Suelle et de Djibidione, souhaitent aussi bénéficier de matériels d’allégement de leurs travaux (moulins à mil, décortiqueuses à riz, etc.)  de qualité et en nombre suffisant.      

Régler le problème d’eau potable pour faciliter le retour des déplacés

Le liquide précieux fait grandement défaut dans les communes rurales de Djibidione et de Suelle (Bignona) au point de constituer un facteur bloquant au retour en cours des populations déplacées dans leurs villages d’origine.

Les villageois ont expliqué que le retour des populations déplacées est bloqué en ce moment par le manque d’eau. « Cette eau, rappellent-ils, est nécessaire à la fabrication des briques pour la construction des maisons ». C’est ainsi qu’à Djibidione, les habitants de la commune ont déploré le nombre « très limité » de puits améliorés et de forages fonctionnels, les exposant à des problèmes d’eau potable. « La situation est aggravée par le défaut d’extension du réseau hydraulique dans les villages ne bénéficiant pas encore de forage », a déploré Nfansou Badj, un agriculteur du village de Batong. Quant à Fanta Goudiaby qui se réclame « femme du Fogny », elle a indiqué que cela contraint les femmes à des corvées d’eau.

Dans la commune de Djibidione, l’édile interpelle l’Etat, à travers le ministère de l’Hydraulique, pour qu’une solution rapide et définitive puisse être trouvée à cette lancinante question de l’eau potable dans les villages des communes rurales de Sindian et de Djibidione. « Ce qui encouragera un retour massif des populations déplacées et contribuera à satisfaire les besoins des villageois en eau potable », a anticipé le maire de Djibidione. Toutefois, il a félicité et encouragé le Cicr et des Ong comme Copi.

Les artistes sénégalais Soly Cissé, Seydou Diédhiou, Aladji Koné, Saadio et Khadidiatou Sow ont présenté, du 8 au 29 avril dernier, leurs créations au public bamakois et partager leurs expériences et leur vision de l’art. C’était à travers une exposition d’œuvres d’art des artistes sénégalais et maliens, sur le thème « Voyage à Dakar ».

Ce voyage itinérant d’artistes entre Bamako et Dakar est un projet du Groupe Eiffage, mécène et partenaire stratégique de la culture et des arts. Celui-ci l’expérimente en collaboration avec le Secrétariat général de la Biennale de l’art africain. Selon un communiqué du ministère de la Culture et de la communication, ce projet original consiste à faire venir à l’occasion de la 12ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art 2016), 11 onze artistes maliens au Sénégal dont Noumouke Camara, Cheikh Diallo, Abdoulaye Konaté, Ibrahima Konaté, Abdou Ouologuem, Amadou Sanogo, Souleymane Ouologuem, Sinaly Tangara, Elie Thera.

« L’objectif était d’inviter ces artistes du Mali à partager avec les artistes sénégalais et les amateurs de l’art leur travail : toiles et sculptures, dans le cadre des manifestations « Off » de Dak’Art au siège du Groupe », renseigne le document écrit.

Selon Mauro Pétroni, Coordonnateur du projet, « l’enjeu, c’était d’amener à Dakar plus de monde et d’œuvres, de transporter non pas quelques individus mais un collectif de plusieurs créateurs qui venaient de différents espaces d’art de Bamako. A Dakar, les créateurs maliens se sont promenés à travers les lieux d’art de la ville ».

Le séjour des artistes maliens a été bien apprécié par les organisateurs du Dak’Art qui ont vu en cette initiative une belle occasion de renforcer les échanges artistiques entre Dakar et Bamako et entre les artistes de l’espace Uemoa, ainsi que de promouvoir la libre circulation des artistes et de leurs œuvres sur le continent.

Audience au Palais Koulouba
Après l’expérience de la dernière édition de la biennale de Dakar, retour à Bamako. L’occasion a été donnée par la réception du grand chantier de réfection du Palais présidentiel par la société Eiffage, avec deux vernissages et la présentation d’un livre sur le palais de Koulouba.

Le livre a été écrit par un architecte franco-malien, Sébastien Philipe, et édité avec l’appui d’Eiffage. Cette fois-ci, ce sont les artistes sénégalais qui ont fait, eux aussi, le tour des sites culturels de Bamako avec leurs œuvres, en compagnie de leurs collègues du Mali. Ainsi, les artistes Soly Cissé, Seydou Diédhiou, Aladji Kone, Saadio et Khadidiatou Sow ont pu présenter leurs créations au public bamakois. Le clou de ce formidable travail d’échange, de découverte et d’intégration artistique et culturelle sous-régionale a eu lieu à Bamako, à travers une exposition d’œuvres d’art des artistes sénégalais et maliens, sur le thème « Voyage à Dakar ».

Le vernissage de l’exposition, qui coïncidait avec la réouverture de la Galerie Médina de Bamako, rénovée par le Groupe Eiffage, a eu lieu le 8 avril 2017, en présence d’un public venu très nombreux. Parmi les personnalités présentes, on notait, avec le secrétaire général du ministère malien de la Culture, M. Gérard Senac, Pdg du Groupe Eiffage, M. Rémi Sagna, directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Communication au Sénégal, ainsi que l’ambassadeur de France au Mali.

La clôture de l’exposition a eu lieu le samedi 29 avril dernier. Ce fut une expérience à la fois inédite et enrichissante pour les artistes sénégalais et maliens qui ont séjourné réciproquement à Dakar et à Bamako. Moment de découverte, d’échange d’expériences, de brassage culturel et d’intégration entre artistes des deux pays voisins.

Maguette Guèye  DIEDHIOU

Ancien mannequin, Racky Diack refuse le fatalisme. Victime d’une négligence médicale en 2004 lors d’une intervention bénigne au dos, elle s’est fait amputer finalement la jambe gauche. Ce lourd incident de la vie ne l’a pas fait abandonner. Au contraire, elle s’est fortifiée devant une telle décision divine. Racky était récemment de passage à Dakar pour la dédicace de son ouvrage autobiographique, « À cloche-pied », paru aux Éditions Michalon en novembre 2015.

« Tout s’est vite passé. En fait, j’avais un abcès dans le bas du dos lors de mon séjour à Montréal. Malheureusement, les médecins n’ont pas pu le soigner, il s’est vite infecté et ce qui a provoqué la maladie mangeuse de chair, par la suite on a dû m’amputer la jambe gauche pour me sauver la vie », explique-t-elle. Devant une telle épreuve, Racky Diack, en bon croyante, n’a pas lâché du lest. La tête bien fixée sur les épaules, elle décide de reprendre ses études, telle convenue avant l’apparition de cet abcès « maléfique » dans son dos.

« Après l’imputation de ma jambe, je me suis résignée à mon destin et j’ai repris mes études en 2005 pour ne les terminer qu’en 2007 sanctionnées d’un Bachelor en communication. J’ai même pu trouver du travail non pas dans mon domaine mais comme service à la clientèle. Par la suite, j’ai pu décrocher le poste de conseiller en communication dans une école de mode de Montréal. J’y suis restée pendant cinq ans », confie-t-elle. C’est toute cette trajectoire de sa vie parsemée d’embûches que Racky Diack a voulu marquer à jamais dans son ouvrage « À cloche pied », publié en novembre 2015 et co-écrite avec le journaliste et écrivain Mbépongo Dédy Bilamba.

Cet ouvrage de 167 pages scindés en 10 chapitres, facile à lire d’après l’auteur, n’est rien d’autre que le récit de son histoire vécue, en d’autres termes un témoignage autobiographique. A l’en croire, elle a tenu à écrire ce livre parce que qu’il était important pour elle qu’il y ait une trace de son histoire pour pouvoir le raconter ultérieurement à ses enfants. « Je voulais vraiment raconter mon histoire et puisque j’avais commencé à oublier des petits détails, je me suis mise à écrire. Il arrivait aussi que mes amis me rappellent certaines étapes de cet incident. Au début, ce n’était vraiment pas facile pour moi de repasser à travers mon histoire. Mais le co-auteur, Dédy Bilamba, m’a poussé à écrire davantage. Il écrivait aussi ce que je lui racontais », révèle-t-elle. Non sans préciser que « l’ouvrage a été en même temps une thérapie pour elle. Avec ce manuel, c’est comme si j’avais réussi à tourner cette page de ma vie. Ça a été très libérateur ». Racky se dit aussi surprise de l’écho qu’a eu son livre auprès des lecteurs. « J’ai reçu des coups de fil et des centaines d’e-mails pour apprécier à juste titre mon courage, mon abnégation et ma détermination d’aller de l’avant. Nombreux étaient aussi parmi ceux-là, des personnes qui ont vécu la même histoire que moi et qui s’en sont bien sorties aussi mais difficilement et qui me disent que le livre « À cloche pied » les encourage davantage à aller de l’avant », confie-t-elle.

Née à Paris, de parents sénégalais, Racky Diack souhaite, au-delà de la publication de son livre, rencontrer des femmes et des hommes et de partager avec ces derniers son histoire et leur histoire afin de s’inspirer mutuellement et de pouvoir parler aux jeunes et leur faire comprendre que le handicap n’est pas une fatalité. La preuve après son histoire, Racky Diack vit aujourd’hui à Montréal et y pratique sa passion, la photographie de mode. Elle travaille également comme coach d’élite de basketball et conseiller en communication. Grâce à sa famille et ses amis, Racky a retrouvé sa vie d’avant et a réussi à avancer à « cloche pied » pour devenir la femme qu’elle est aujourd’hui.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Pour célébrer le 55ème anniversaire des relations de coopération et d’amitié entre le Sénégal et la Corée, l’Ambassade de la République de Corée a organisé, mercredi dernier, un spectacle de danse et de musique coréenne. Animé par le groupe de danse Scholars et le groupe de musique Ahn Eun-Kyung Purity, le spectacle était présidé par l’ambassadeur de Corée au Sénégal Hyo-eun Kim et le ministre de la Culture Mbagnick Ndiaye.

La culture coréenne d’hier à aujourd’hui a été présentée, mercredi, à un public qui s’est déplacé en masse au Théâtre national Daniel Sorano, pour célébrer la coopération sénégalo-coréenne. Ainsi, deux groupes s’y sont produits, Ahn Eun-Kyung Purity, un groupe de musique du monde transversale et un groupe de danse, le Scholars.

Composé d’une joueuse de flûte, de deux guitaristes et d’un joueur de tambour, Ahn Eun-Kyung Purity dirigé par Ahn Eun-Kyung, une chanteuse et joueuse de flûte, a revisité la musique traditionnelle coréenne tout en y  incluant une touche de modernité. La belle mélodie traditionnelle coréenne intitulée « Gu’il devienne le vent » a été interprétée par le groupe.

Nombreux étaient les Coréens présents dans la salle qui s’y sont retrouvés en mimant les mélodies, emportés par le rythme. Comme pour coller à la pureté, nom du premier groupe, les membres du second, tous de blanc vêtu, arbore une chorégraphie millimétrée aux sons et percussions véhiculés par des mains savantes.

Scholars, ce groupe de danse composé de cinq membres, considérés comme des experts de la danse, trouve toujours de nouvelles façons de se perfectionner et tente d’intégrer le style de chaque membre dans une seule performance. A travers sa danse, le groupe cherche à toucher le cœur d’un public varié. Par conséquent, éclectique fut leur prestation.  Après avoir accompagné le groupe Purity sur une musique traditionnelle, ils ont fait le tour du monde des sonorités. Du rock à l’afrobeat en passant par le RnB et le soul.

Composé de quatre filles et d’un garçon, ils ont séduit le public composé d’Asiatiques, d’Européens  et d’Africains, acquis à leur cause. Pour preuve, le standing ovation à la fin du spectacle. Ces performances seront rééditées selon l’ambassadrice de la Corée au Sénégal Hyo-eun Kim. Ces deux groupes de musique iront à la rencontre des Sénégalais dans les régions. Ils se produiront à Saint-Louis et Banaba cette semaine, afin de partager leur art avec les populations du Sénégal », affirme-t-elle.

Par ailleurs, l’ambassadrice coréenne souhaite un échange culturel réel entre les deux Etats : « Je forme le vœu que ce type de rencontre se perpétue, afin que nos deux pays continuent de partager leur grande richesse culturelle ». Le ministre de la Culture et de Communication Mbagnick Ndiaye a magnifié les relations entre les deux pays.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

L’Ecole supérieure de journalisme, des métiers de l’Internet et de la communication (E-jicom) de Dakar, en partenariat avec European journalism center (Ejc) a lancé, hier, le programme « Ethique et Excellence dans le journalisme ». Par cette initiative, les professionnels des médias espèrent renforcer les capacités des jeunes reporters tout en améliorant la qualité des contenus journalistiques.

L’Ecole supérieure de journalisme, des métiers de l’Internet et de la communication (E-jicom), en partenariat avec European journalism center (Ejc), a lancé le programme « Ethique et Excellence dans le journalisme ». Il vise à améliorer les pratiques journalistiques et la qualité de l’information servie au public. L’idée est de proposer des réponses concrètes aux critiques faites, à tort ou à raison, aux journalistes et aux médias sur leurs pratiques et la qualité de leurs contenus médiatiques. L’objectif, pour les organisateurs, est de promouvoir l’éthique professionnelle, la déontologie et l’excellence dans les médias sénégalais. Durant toute la journée d’hier, éditeurs, responsables de publication, syndicats ou associations professionnelles se sont penchés sur la question afin d’apporter leur contribution et redonner ainsi à la profession son lustre d’antan.

Pour le directeur de l’E-jicom, l’idée est de « voir par quelle manière nous pouvons réintroduire l’éthique et la qualité dans la pratique du journalisme au quotidien ». Parlant de l’éthique, Hamadou Tidiane Sy déclare qu’il faut « une meilleure compréhension de ce que c’est et comment le mettre en œuvre » car, dit-il, l’éthique n’est pas un vain mot mais elle représente « la colonne vertébrale de la profession ». M. Sy a, par ailleurs, renseigné sur le concept du mentorat à travers lequel les participants du programme qui le souhaitent seront confiés à des mentors choisis parmi les plus expérimentés et les plus respectés afin d’aider leurs cadets à améliorer leur plume, à aimer et à respecter la profession.

Le secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication sociale (Synpics), Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, a, lui, pointé du doigt l’absence d’engagement de l’Etat. « Si l’Etat, qui a la force régalienne, ne fait pas le nécessaire pour amener les gens à respecter la loi, d’arrêter de développer des accointances avec certains patrons de presse, on ne s’en sortira pas. Il nous faut, avec l’appui des autorités étatiques, aller vers de grandes structures pour une meilleure pratique du journalisme », analyse-t-il.
Malgré le bilan peu reluisant dressé par les uns, Mamadou Ibra Kane, président des éditeurs et patrons de presse (Cdeps) voit un avenir meilleur pour la profession.

Mouhamadou Lamine DIOP (stagiaire)

Le président sénégalais a inauguré hier, à Dakar, la nouvelle salle de cinéma CanalOlympia construite par le groupe français Vivendi. Cette salle moderne de 300 places, érigée pas loin du Grand Théâtre national, participera, selon Macky Sall, à réconcilier les Dakarois avec le cinéma.

Le chef de l’Etat, en remerciant Vincent Bolloré, le Président du conseil de surveillance  de Vivendi, a loué cette « œuvre magnifique qui participera au renouveau du cinéma sénégalais ». S’estimant heureux de se retrouver parmi les créateurs, acteurs du cinéma, comédiens, réalisateurs, présents hier à l’inauguration de la salle CanalOlympia Téranga, Macky Sall a rendu hommage aux pionniers du cinéma sénégalais, Ousmane Sembène, Djibril Diop Mambéty… Il a demandé aux jeunes talents du cinéma de marcher sur les pas de ces anciens, et « d’offrir à l’Afrique des œuvres grandioses ».

Auparavant, Mamadou Racine Sy, Pca de Bolloré Transports et Logistics Sénégal, Corinne Bach, présidente de CanalOlympia et Jean-Christophe Thiery, ont exprimé chacun, la volonté d’appuyer les créateurs sénégalais, le cinéma, la musique…

O. DIOUF

L’artiste-chanteur-compositeur, Abdou Guité Seck, a procédé, hier, au lancement de son nouvel album « Ndioukeul » sorti le 3 mai dernier.

L’album est composé de huit titres dont « Thioukelel », « Ya Woni », « Ndioukeul », « Africa », « Seen Doom », « Thiono Aduna » (Remix), « Hypocrisie », « Mbalit mi ». Abdou Guité Seck justifie son absence de trois ans : « J’étais parti me ressourcer pour offrir de la qualité à mes fans ». Cet album, dans son approche, a privilégié la diversité. La sortie fut aussi une occasion pour inviter les autorités à soutenir l’industrie musicale du Sénégal, et à aider les jeunes talents en vue d’un meilleur encadrement.

Le chanteur saint-louisien qui a rendu hommage à son concitoyen, le journaliste Golbert Diagne, dans « Seen Doom », compte faire des répétitions durant le mois de Ramadan avant d’entamer une tournée internationale pour la promotion de son album. « Nous allons casser la baraque après ce mois béni », promet le chanteur à la voix de velours.

S. M. S. CISSE

La Compagnie Artara, en relation avec la direction artistique du Grand Théâtre national de Dakar, présente, samedi et dimanche, un spectacle de théâtre dénommé « Black Clouds ». Sous forme de festival, l’événement offre également des modules de formation en informatique à l’endroit des élèves et étudiants.

« Black Clouds » est un festival pas comme les autres. Celui-ci vient traiter de la fracture numérique qui existe entre le Nord et le Sud. Il offre également des séances de formations aux citoyens désirant éveiller leurs sensibilités au numérique, d’apprendre à coder ou développer des applications des séances. Après une première phase entamée en Belgique et en France, les organisateurs ont voulu décentraliser l’événement, d’aller à la rencontre du public et d’échanger avec les populations locales sur des thématiques qui nous concernent tous.

L’un des aspects primordiaux du présent projet est de renforcer l’éducation tout en stimulant la créativité, aborder les portraits du digital entre le Nord et le Sud. Un combat tout court pour la libéralisation de l’Internet. Ce festival témoigne ainsi de la vitalité des échanges entre le Nord et le Sud. Il suscitera, à coup sûr, un intérêt particulier dans notre société du fait de la pertinence des thèmes qui y seront abordés. La pièce théâtrale est écrite avec un style africano-européen avec deux Sénégalais et deux Belges. Fabrice Murgia, le metteur en scène, a tenu à voyager à travers les cultures africano-européennes pour aborder les enjeux du numérique. L’idée, selon lui, est que « les personnes puissent être connectées, non pas pour profiter à des puissances économiques mais plutôt pour partager des savoirs, permettre l’épanouissement de la connaissance. La fracture numérique en soi existe parce qu’il y a des volontés qu’elle existe. Notre combat est donc pour la libéralisation de l’information au détriment de ceux qui la détiennent ».

« Black Clouds » raconte quatre histoires croisées dans une dramaturgie globale et transdisciplinaire où chacun de ses éléments (sons, lumière, scénographie, vidéo) raconte une histoire. Il traite de la vie, de la mort, de l’amour ou du tourisme sexuel. Une représentation scénique qui n’a pas de leçons à donner, de l’avis du metteur en scène, mais bien des questions auxquelles Fabrice Murgia espère des réponses. « Black Clouds », c’est également la formation à travers le projet « Jerry ». « Jerry » est, en effet, une communauté de personnes ayant en commun l’envie de démocratiser l’informatique en passant par des activités ludiques et collectives. Le procédé consiste à organiser des ateliers pour les jeunes sous forme de formation active où les participants sont invités dans des activités de déconstruction pédagogique.

Mouhamadou Lamine DIOP
(stagiaire)

Il y a 36 ans déjà que disparaissait le prophète du reggae, Bob Marley. Cet intervalle de temps qui nous sépare de la date fatidique de 1981 constitue pourtant le nombre d’années vécues par Bob Marley. Trente-six ans. Un jeune âge. Un bel âge. Babylon nous dira qu’Emmanuel Macron est élu à la présidence française à 39 ans. Nous rétorquerons que Bob avait déjà tout réalisé avant cet âge. 36 donc ? A cet âge où toutes les promesses devaient déjà commencer à se tenir où à présager d’un bel avenir, le musicien et parolier de reggae jamaïcain avait déjà fini de remplir une intense vie terrestre. Une vie faite d'« inspirations positives », mais surtout de « vibrations positives » comme l’indique un de ses titres.

Salué à l’unanimité comme l’apôtre du reggae, Bob Marley a été incontestablement celui qui a su imposer ce genre musical calibré et dimensionné sur le battement cardiaque comme pour mettre en exergue l’âme de la musique qui doit, au-delà des… vibrations et des ondes libératrices, être un vecteur de transmission de message. La musique de Bob Marley, le reggae donc, dans son essence est l’écho de ces complaintes et gémissements libérés des affres de l’esclavage ou en quête de liberté, de ce chant qui promet un avenir radieux, qui invite à se battre pour ses droits, cette ode à l’amour. Encore une invite à la dignité et un déni à la domination et à l’exploitation. Le combattant de la liberté était aussi un ardent défenseur de la cause africaine; de « Mama Africa », vu comme la « terre promise » ou « pays des rêves » (Dreamland), et pour qui Bob n’a jamais été avare en thèmes ou engagements dans ses différents et prodigieux titres. D’ailleurs, l’une des plus belles compilations de Bob Marley et des Wailers, son groupe, porte le nom d’« Africa Unite » avec une pochette qui récapitule tous les drapeaux des différents pays africains de l’époque. Et qui ne se rappelle pas encore de cette trépignante invite au combat et à la libération qu’est le titre « Zimbabwe », l’ancienne Rhodésie chantée par Bob encore sous le joug colonial. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que Bob Marley ait été choisi, à l’indépendance, pour animer les festivités. Et les « Freedom Fighters » ne se sont pas fait prier pour danser, une fois les rythmes endiablés des Wailers débutés à Harare en 1980.

Une Afrique riche, mais…
L’Afrique reste omniprésente dans la production des artistes du reggae. Bob n’est pas le plus prolixe sur le sujet, mais son combat était toujours pour l’unité du continent, de ses fils et donc le refus des pièges de la division de Babylon qui n’était mu que par le pillage de ses ressources… Et à ce titre, le talentueux et rebelle Peter Tosh, un ami de Bob et membre fondateur des Wailers, disait qu’« Africa is the richest place, but it have the poorest race » (L’Afrique est la place plus riche, mais elle abrite la race la plus pauvre). Le titre de « roi du reggae » n’est nullement usurpé pour Bob Marley. Ce sont d’ailleurs ses pairs et amis musiciens, parmi les plus respectés qui en témoignent. Le défunt Joseph Hill du légendaire groupe Culture a marqué par sa musique des témoignages plus éloquents. Avant sa mort, en 2006, Jo Hill dans sa voix chaude et inimitable nous a légué un « Tribute to brother Bob Marley qui est mort pour le reggae ». Mais c’est surtout dans son « Psalm of Bob Marley ». « Je vous chante ici, un psaume pour Bob Marley ! Je vous chante ici, chacun veut chanter », débute un Joseph Hill qui énumère dans le morceau de nombreux célèbres titres de Bob Marley comme pour marquer son respect et son admiration pour l’artiste et son immense œuvre.

Le même procédé sera utilisé par I Jah Man, un autre monstre à la voix plus qu’envoûtante du reggae, dans Mr C. B, en référence à Chris Blackwell, le producteur de Bob. Evoquant d’éventuels successeurs de Bob, I Jah Man tout en reconnaissant la mention de son nom par le célèbre producteur, reconnaissait à Bob la qualité de « roi du reggae ». Dans un autre hommage encore, « Bob and friends over there », I Jah Man se rappelait des « bons moments » passés avec Bob et d’autres comme Tosh, Jacob Miller… tous aujourd’hui disparus. Mais leurs messages, eux, survivent toujours…

Le musicien Pape Diouf songe à créer une fondation sociale qui va aider les personnes. Il nous l’a confié, peu avant de monter sur scène, samedi dernier, au Gala annuel de la Convention des jeunes reporters du Sénégal.

Quel est votre état d’esprit en ce moment ?
Je rends grâce à Dieu. Je suis à la fois cool, occupé. Une occupation qui dénote d’un calendrier très chargé avec beaucoup de contrats. On tourne par-ci par-là. Nous faisons 3 à 4 prestations par semaine à travers les dîners de gala, concerts, tournées, etc. Mon secret, c’est le travail, tout simplement et mon inspiration vient naturellement. Nous sommes des griots et avons hérité cette tradition de nos ancêtres. Je demande aux jeunes talents de travailler avec beaucoup d’efficacité.

Certains de vos fans soutiennent que vous devez voler de vos propres ailes…
Dieu est grand. Chaque chose a son temps. Je suis à l’aube de ma carrière. Je n’ai encore rien fait. Parce que j’ai énormément de défis à relever comme la création d’une Fondation de solidarité pour aider les personnes. Depuis 2010, dans toutes les salles où je suis passé, j’ai chanté à guichets fermés. Je rends grâce à Dieu, à mes fans, au public sénégalais, qui ne cessent de m’encourager pour atteindre mon objectif. Un bon musicien doit être simple, humble, dur à la tâche et affable.

Recueillis par S. M. S. CISSE

Cheikh Bamba Dièye, dans son ouvrage « Sénégal : Thérapie pour un pays blessé », liste les maux de notre société, faisant un diagnostic sans complaisance et auquel il apporte, entre autres propositions, le sens de la responsabilité par une thérapie collective.

Tous ceux qui sont venus prendre part à l’évènement ont magnifié en l’homme, l’élégance et la cohérence tant dans le verbe que dans l’écriture. Et le livre de Cheikh Bamba Dièye, au-delà des tares sociales, jette un regard critique sur les pratiques politiques. Même si l’auteur est un opposant politique qui décline sa vision, comme l’a soutenu Abdoulaye Diallo, le directeur de L’Harmattan Sénégal, la maison éditrice, l’ouvrage est d’« une cohérence, d’une élégance de langage et d’une qualité de l’écriture ». Des qualités louées par les témoins venus répondre à un ami, un compagnon, parent…, est aussi celui d’un homme que Me Boucounta Diallo qualifie d’audacieux.

« Il a touché les problèmes de notre pays et fait un diagnostic sans complaisance. Cheikh Bamba Dièye dessine les contours d’une nouvelle société culturelle. A défaut de pouvoir sauver le Sénégal, le leader politique essaie de sauver les âmes et l’auteur vient de remplir un contrat avec la société », a-t-il clamé. Le sociologue Djibril Diakhaté y voit l’expression d’une réflexion politique forte. Et il a exprimé, eu égard à l’invite de l’auteur de procéder à la « thérapie collective », que le vrai changement est le changement engagé par la société.

Pour ce faire, à l’auteur Cheikh Bamba Dièye, de défendre en ces mots : « La responsabilité citoyenne est pour de la thérapie que je propose. Et dans ce livre, je propose les prémices d’une thérapie collective ». Il appelle ainsi à une interrogation que chacun doit privilégier. Et s’il y a quelque chose de plus grand à retenir, « c’est la notion de responsabilité », a-t-il insisté. Non sans déplorer entre autres, ce qu’il a qualifié, quant aux pratiques politiques, de « stratégies électoralistes », invitant dans ce sens à « rompre avec les politiques économiques électoralistes ». Et pour le tout, « Sénégal : Thérapie pour un pays blessé » est un message d’espoir, de remise en cause de tout un chacun. « Je veux que l’on prenne le temps de reconstruire notre société et susciter en nous, cette concentration autour de ce que nous sommes », a déduit Cheikh Bamba Dièye.

Amadou DIOP

Ancien rédacteur en chef du quotidien national « Le Soleil », Aly Kheury Ndaw évoque dans son 2ème livre « Histoire de la création de la Médina de Dakar » (L’Harmattan Sénégal, 2017), les péripéties qui ont rythmé l’évolution d’un quartier centenaire.

Un livre mémoire. Au travers de son 2ème ouvrage intitulé « Histoire de la création de la Médina de Dakar » (L’Harmattan Sénégal, 250 pages, 2017), l’ancien rédacteur en chef du quotidien national « Le Soleil », Aly Kheury Ndaw, retrace les faits marquants qui ont rythmé ce quartier centenaire de la capitale sénégalaise.

Dans sa démarche littéraire, l’auteur a découpé le livre en deux parties subdivisées en deux fois sept chapitres. Dès les premières lignes de la première partie (chapitre 1 « Le Plateau pour les Blancs : La Médina pour les Noirs, p. 13), le natif de la Médina remonte son récit au début du peuplement du quartier qui date de 1914. « Notre Médina, qui avait commencé de recevoir ses premiers hôtes en août 1914, en comptait déjà plus d’une dizaine de milliers, au moment de nous accueillir au début des années 1930, mes amis et moi à notre venue au monde », raconte l’écrivain. Il poursuit : « Le rythme d’installation de ses habitants s’étant ralenti durant la période de la 1ère Guerre mondiale (1914-1918) était reparti de plus belle avant l’éclatement de la Seconde (1939-1945). Durant l’entre-deux-guerres, la résistance d’une bonne partie des lébous (premiers habitants de Dakar) à l’autorité coloniale, refusant de quitter leurs traditionnelles et ancestrales maisons de leur ville de Ndakarou (Dakar) pour un transfèrement à la Médina, avait laissé un grand vide dans le peuplement du village ».  

Avec un sens du détail très pointu, A.K. Ndaw évoque leurs velléités de désobéissance face aux injonctions de déguerpissement favorisées par la disparition, de facto, des raisons exhibées par l’administration coloniale pour les obliger à déménager de Dakar-Plateau pour la Médina. Selon l’auteur, il n’y avait, en effet, plus d’épidémie de peste (prétexte majeur mis en avant) depuis la dernière datant de mai 1974 ; et ceux d’entre eux encore demeurés en ville n’édifiant plus d’habitat en bois ou en paille évitant, ainsi, de transgresser une règle principale dite de salubrité et d’hygiène imposée par l’autorité coloniale.

Cependant, relève Aly K. Ndaw, le Village de Médina, fonctionnel et disposant de nombreuses parcelles inoccupées dans cette transition, ne manqua pas d’être perçu par d’autres Sénégalais immigrés de l’intérieur comme une occasion de s’offrir un coin de rêve. Également parmi les « étrangers », remarque l’auteur, des Africains, en nombre imposant, originaires de territoires limitrophes du Sénégal pour la plupart, venus dans la capitale de l’Aof à la recherche d’un mieux-être. (…) « Le temps s’écoulant, le Village fut de plus en plus envahi par des éléments exogènes auxquels a priori il n’était pas destiné comme s’il les charmait par un certain magnétisme » (…), explique l’ancien journaliste, un brin poétique dans la trame littéraire. Il poursuit la description dans la deuxième partie du livre. Au chapitre I, l’écrivain chante la Médina comme « Un havre de paix poreux au brassage des populations » (p. 139). (…) Attractive et attrayante, elle attirait, par centaines, des familles venant de tous les horizons, de tous les coins de la Colonie Sénégal, mais aussi de territoires plus ou moins voisins ou proches comme les deux Guinées (française et portugaise), le Dahomey (actuel Bénin), le Togo, la Haute Volta (Burkina Faso), etc. (…).

Habitat, urbanisme
C’est dans cet environnement que l’auteur a évolué au sein d’une communauté d’amis, de voisins, soudés les uns les autres, partageant joie et peine, difficultés et réussite. « (…) Nous formions tous un bloc uni face aux incertitudes de l’avenir (…), témoigne l’écrivain-journaliste. Il poursuit son récit dans le chapitre 7 titré « Après un demi-siècle, transition vers la modernité » (p 220). D’après A.K. Ndaw, diverses péripéties devaient accompagner le projet de rénovation de la Médina lentement mûri dans différentes sphères de l’administration sénégalaise, devenant réalité, d’abord sur le papier avant sa mise en œuvre définitive. A l’époque, pour le président Léopold S. Senghor, après accord, il s’agissait de transformer, en un secteur moderne d’une grande capitale africaine, un confortable quartier créé durant la période coloniale comme zone de recasement sommaire pour indigènes.

Aux yeux du premier président sénégalais, rapporte l’auteur du livre, il y avait une double opération : l’une d’habitat, l’autre d’urbanisme. Le premier avait pour objet d’offrir un logement salubre et confortable à tous les habitants de la Médina et, éventuellement, à de nouveaux venus. (…) « Pour y parvenir, il fallait faire disparaître les baraques et constructions en mauvais état, notamment celles qui ne possèdent ni douche ni sanitaire, écrit Aly Kheury Ndaw. Le projet de Senghor devait répondre à quatre fonctions principales d’une ville : habiter, circuler, travailler et se cultiver le corps et l’esprit, définies par la Charte d’Athènes (… ».

Toujours est-il que sur le plan économique, la dégradation des termes de l’échange avait affecté le projet de rénovation datant de 1959. Les objectifs étaient plus modestes : le périmètre à rénover a été réduit à peine 20% de la superficie totale. S’étant affranchi d’une grande partie de ses baraques et cases des débuts de sa création en 1914 (mais gardant encore de nos jours quelques reliques), le fameux Village de ségrégation de la Médina est devenu, aujourd’hui, une ville dans la ville.

Partout, dans son périmètre, se sont élevés des bâtiments de plusieurs étages, disputant allure et beauté à ceux des lieux nouveaux et dits huppés de la capitale, décrit l’ancien journaliste au « Soleil ». Le lieu s’est transformé en chantier permanent de construction et de rénovation.

Le 1/5 d’habitants (5.000) qu’elle abritait à sa naissance sur la population de la capitale (25.000) s’est multiplié par plus de 100 à l’orée de son centenaire en juillet 2014. La Médina faisait 1/6 (500.000), du total d’habitants (3.000.000), du plus Grand Dakar naguère imaginé (en 1945) par les services administratifs locaux, 15 ans avant l’indépendance du territoire colonial du Sénégal. De nouveaux défis se dessinent, ainsi, en perspective pour le quartier centenaire.

E. Massiga FAYE

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