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Arts et Culture (1655)

Le ministre de la Culture et de la Communication a rendu visite, hier, aux artistes devant représenter le Sénégal dans les épreuves culturelles et de création, à la 8ème édition des Jeux de la Francophonie prévus du 21 au 30 juillet prochain, à Abidjan. Mbagnick Ndiaye, qui a exprimé sa satisfaction, espère voir le Sénégal remporter, cette année, sa première médaille dans cette catégorie.

A seulement un mois de l’ouverture officielle de la huitième édition des Jeux de la Francophonie prévus à Abidjan, du 21 au 30 juillet prochain, l’heure est désormais aux préparatifs et autres séances d’audition pour ceux ont été sélectionnés pour représenter le Sénégal. Au Théâtre national Daniel Sorano, les candidats dans les épreuves culturelles et création sont en plein répétition. Notre pays sera représenté dans 11 des 12 disciplines artistiques programmées durant ces jeux. L’artiste-chanteuse Awa Moonaya Yanni alias Moona sélectionnée dans la catégorie chanson, Mame Fara Ndiaye dans celle du conte, le groupe Pasytef dans la discipline danse de création et les « Crazy Elements » en hip hop danse font montre de beaucoup de talent dans leur prestation.  

De quoi susciter un grand espoir pour le Sénégal qui n’a toujours pas gagné de prix dans les disciplines culturelles. C’est aussi l’attente du ministre de la Culture et de la Communication, qui a rendu, hier, une visite à ces jeunes artistes. « Nous avons espoir qu’on reviendra avec des prix. Je pense qu’on a de quoi montrer à la communauté francophone en matière de culture », a souligné Mbagnick Ndiaye. Il a tenu également à encourager  ces jeunes artistes qui, « de jour comme de nuit, sont en train de se parfaire » pour pouvoir représenter dignement le Sénégal. « La sélection a été rigoureuse car le jury était composé de membres venant de différents pays de la Francophonie. Je pense que le fait que ces jeunes soient sélectionnés, c’est déjà un motif de satisfaction », a-t-il indiqué.

L’objectif, cette année, a rappelé Maguèye Touré, directeur de la Francophonie au ministère de la Culture, ce sera au minimum décrocher une médaille. Toutefois, a-t-il précisé, cela n’empêche pas au Sénégal d’avoir l’ambition de gagner plusieurs médailles dans cette discipline.  

A côté des épreuves sportives, les disciplines culturelles et de création constituent également un enjeu de taille aux Jeux de la Francophonie où le « sport  s’allie à la culture pour témoigner de la solidarité francophone ».

Ibrahima BA

Le Projet d’appui à l’enseignement supérieur sur la valorisation de la culture et l’éducation à la citoyenneté au Sénégal a été lancé hier, à l’Ucad II. Financé par l’Agence italienne de coopération internationale pour le développement, ce projet d’appui universitaire contribuera au renforcement des capacités de formation des universités du Sénégal.

Pour renforcer sa contribution dans la promotion du secteur éducatif au Sénégal, l’Agence italienne de coopération italienne en partenariat avec l’Unesco, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Sénégal, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a lancé, hier, le Projet d’appui universitaire sur la valorisation de la culture et l’éducation à la citoyenneté au Sénégal. Selon le directeur du  Bureau régional de l’Unesco à Dakar, Gwang Chol Chang, ce projet d’appui universitaire est important pour les différentes institutions. A l’en croire, il s’inscrit dans l’atteinte des objectifs de développement durable, en l’occurrence, l’Odd4: « assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et promouvoir  des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous ».

Aussi, souligne Gwang Chol Chang, le projet contribuera au renforcement des universités du Sénégal dans la formation aux métiers du patrimoine, le renforcement pédagogique des enseignants, la sensibilisation de la communauté universitaire sur les questions de citoyenneté, de droit, de liberté et de démocraties sur le campus et la formation fonctionnelle en langue italienne.

Au-delà de contribuer au renforcement des capacités à l’Ucad et à l’Ugb suivant ses différents axes programmatiques, le projet favorisera également au renforcement de la coopération interuniversitaire entre les universités d’Italie et  du Sénégal dans le domaine des métiers du patrimoine culturel.

La représentante de l’ambassadeur d’Italie au Sénégal, Livia Satullo, chargée culturelle de l’Ambassade d’Italie, informe que ce projet dérive de l’intérêt exprimé par le précédent Premier ministre italien, Mattéo Renzi, lors de sa visite à Dakar, où il avait évoqué que la Culture et la connaissance sont le meilleur antidote face à la barbarie de la violence et du terrorisme. Elle se félicite de voir  seulement un an après sa visite, la naissance de ce projet. A l’en croire, le Sénégal possède de nombreux sites et biens patrimoniaux dont 7 inscrits sur la liste de patrimoine mondial.

En plus des programmes de licence en gestion du patrimoine existant déjà à l’Ucad et à Gaston Berger de Saint-Louis, dans la révision de leurs modules de formation de cette licence, le Bureau régional de l’Unesco de Dakar accompagne l’Ucad et l’Ugb à travers des stages. « Dorénavant, la coopération entre les universités sénégalaises et les instituts italiens spécialisés dans la formation en métiers du patrimoine constitueront une importante valeur ajoutée dans ce domaine », argue la chargée culturelle de l’Ambassade d’Italie.

Valorisation du patrimoine
Présidant la cérémonie de lancement de ce projet d’appui universitaire, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, Ramatoulaye Diagne Mbengue a remercié la Coopération italienne et l’Unesco pour le financement et la mise en œuvre de ce programme. Il traduit, selon elle, l’engagement de l’Unesco et de l’Italie aux côtés du Sénégal pour se doter de ressources humaines de qualité capables de relever les défis du développement durable. Aussi, s’est-t-elle félicitée du choix des domaines du projet, à savoir celui de la conservation et de la valorisation du patrimoine culturelle et celui de la citoyenneté d’autre part.

« Ces deux thèmes nous conduisent à nous interroger sur notre propre identité », dit Mme Mbengue. Et d’ajouter: « nous voulons aujourd’hui que notre patrimoine culturel se dise en termes de développement et de valorisation et qu’elle ne soit pas simplement une approche purement théologique et qui ne constitue pas un levier de développement pour les populations. En effet, l’importance de la conservation et de la valorisation du patrimoine matériel comme immatériel pour le développement économique d’un pays n’est plus à démontrer ».

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’œuvre du défunt fondateur du label Africa Fête, Mamadou Konté, a été revisitée et des hommages lui ont été rendus par les autorités de la République et par les acteurs culturels. Le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang, a dit de lui qu’il était avant tout un découvreur et un protecteur de talents. C’est l’homme qui a orchestré, selon lui, le rayonnement international de l’artiste Youssou Ndour, à travers l’album « Immigré », et propulsé sous les feux de la gloire le groupe « Touré Kunda, Manu Dibango, Salif Keita… grâce à son label Africa Fête, référence mondiale en matière de production, de formation et de circulation des artistes.      

A. A. MBAYE

La  construction de 50 espaces numériques est prévue pour l’horizon 2022, a rappelé le ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, qui présidait une conférence des «Mardis du numérique» autour du thème « La formation revisitée à l’ère du numérique ».

Le cycle de conférences des «Mardis du numérique» s’est poursuivi cette semaine, autour du thème « La formation à l’ère du numérique ». Le débat était animé par des panélistes  dont Olivier Sagna, Professeur titulaire des Universités en Sciences de l’information et de la communication. Pr Sagna a souligné que la révolution du numérique impacte l’ensemble des activités de l’homme contrairement aux autres révolutions connues dans le passé. « Avec l’avènement de l’Internet, le numérique est au cœur des problématiques qui touchent le secteur de l’éducation et de la formation », dit-il. A l’en croire, le numérique est en train de révolutionner notamment le secteur de l’éducation et de la formation. Il y a introduit des changements au niveau  des modèles éducatifs et du système éducatif.

« Par exemple, le modèle pédagogique transmissif est en train de voler en éclats pour laisser la place à un modèle socioconstructiviste par les spécialistes qui favorisent une pédagogie active centrée sur l’apprenant et qui s’appuie sur les relations que l’enseignant ou le formateur va avoir avec les apprenants », dit M. Sagna. Aussi, fait-il savoir qu’au-delà du modèle pédagogique, le  numérique a également bouleversé complètement le système éducatif et concerne l’ensemble des acteurs vers la gestion administrative.

« Nous sommes en train de passer d’un modèle d’école qui est était centré sur l’acquisition, le savoir, la connaissance à un modèle d’école centré sur l’acquisition, l’attitude, la compétence et la valeur. Ce n’est plus le même modèle.. », laisse-t-il entendre.

Présidant cette conférence-débat sur la formation et la transformation digitale, le ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, indique qu’aucun espace n’est à l’abri des technologies de l’information et de la communication et l’éducation est sans nul doute irréversible.

Pr Niane fait savoir que le numérique a permis de favoriser l’enseignement à distance. Il est reconnu comme pouvant apporter de la valeur ajoutée à la formation classique. C’est fort de cette conviction que l’enseignement renforce la qualité de l’acquisition de connaissances et à accroître l’accès à l’Enseignement supérieur que le gouvernement a pris l’engagement de mettre en place en septembre 2013, une université publique totalement dédiée à l’enseignement en ligne, l’Université virtuelle du Sénégal.

  « Cette université, en dehors d’impacter les apprenants dans leur accès au savoir, va également impacter toute les communautés à travers le réseau des espaces numériques », informe-t-il. Précisant qu’ils veulent construire 50 espaces numériques pour l’horizon 2022.

« Aujourd’hui, nous en sommes à 19 en construction. Lorsque les 50 îlots seront construits, nous aurons 21.000 places en vidéoconférence, un potentiel extraordinaire de formation.. », argue-t-il.

Maguette Guèye DIEDHIOU

« C’est un long processus qui a abouti au vote de cette loi. Il faut en féliciter le président de la République pour la volonté politique affichée. C’est une avancée significative pour les médias, les entreprises de presse, les journalistes. Ce Code de la presse comporte quelques points forts. Le statut de journaliste connaît un changement positif Toutefois, nous avons beaucoup de réserves en ce qui concerne la liberté de la presse. C’est un recul même par rapport à la loi 96/04 longtemps fustigée. Dans le cadre du projet de code consensuel, le journaliste n’avait pas de barrière dans la collecte et la diffusion de l’information. Ce code comporte des notions fourre-tout comme le secret-défense. Et c’est regrettable ».

« Il s’agit d’une entière satisfaction parce que c’est une chose sur laquelle les gens ont travaillé depuis 2010. C’est un ouf de soulagement. Maintenant, la vraie bataille commence, celle des décrets d’application. Une chose est de voter un texte, une autre est de l’appliquer. Je pense que c’est à ce niveau que le combat se fera. Pour cela, nous avons besoin de la mobilisation des confrères pour avoir ce rapport de force qui permettra de faire reculer l’Etat sur un certain nombre de choses. Le Sénégal a un code consensuel même s’il y a eu certaines choses sur lesquelles il faut encore travailler davantage ».

La Convergence des cadres républicains (Ccr) de l’Alliance pour la République (Apr) salue et magnifie le vote, à l’unanimité, par l’Assemblée nationale du Code de la presse, ce mardi 20 juin 2017. Dans un communiqué, la Ccr exprime ses « vives félicitations » au président de la République, Macky Sall et « son gouvernement pour leur engagement dans la consolidation de la bonne gouvernance et de nos acquis démocratiques ». Selon la Ccr, « cet acte historique témoigne de la volonté du Président de renforcer la liberté de la presse au Sénégal ». En effet, après 57 ans d’indépendance, notre pays, selon la Ccr, vient de se doter d’un « Code consensuel de la presse », à l’issue d’un long processus qui a duré 17 ans. La Ccr félicite également les honorables députés pour leur « patriotisme » et leur « sens élevé de l’intérêt supérieur de la Nation ».      

D. MANE

Entamé depuis 2005 par les professionnels et des autorités étatiques, le processus de doter du Sénégal d’un nouveau Code de la Presse a connu, hier, son terme avec l’adoption par les députés, à l’unanimité, de ce projet de loi. Ce nouveau cadre juridique, dont la mise en œuvre est prévue dans les jours à venir, permettra de faire face davantage aux maux qui gangrènent la presse sénégalaise.

Il n’a fallu que cinq tours d’horloge, hier, pour faire adopter le projet portant  Code de la Presse dont le processus aura duré plus d’une décennie. L’adoption, à l’unanimité, par les députés de ce projet de loi, boucle les étapes d’un processus dont la réflexion a été entamée par les acteurs et les autorités étatiques depuis 2000. Il s’agit donc, comme l’a rappelé le rapporteur de la Commission de la Culture et de la Communication, le député Cheikh Oumar Sy, d’une démarche intervenant dans un contexte de bouleversement du secteur, qui se manifeste par une pluralité des vecteurs de l’information et de la communication. Aussi, a-t-il rappelé, il s’y ajoute le passage de l’analogie au numérique et « une multiplication des dérives dans le secteur de la presse, notamment des atteintes aux droits de certains citoyens et des abus dans des émissions d’animation ».

Ayant été l’un des artisans majeurs qui ont permis d’arriver à l’adoption de ce Code, le ministre de la Culture et de la Communication s’est félicité de l’aboutissement de ce processus inclusif. Lequel, selon lui, a mobilisé tous les anciens ministres, les patrons de presse, les syndicats ainsi que les associations de presse. Ainsi, avec l’adoption de ce cadre juridique, Mbagnick Ndiaye invite la presse à plus de responsabilité mais également à revoir le fonctionnement de l’entreprise de presse. Répondant aux interpellations de certains députés sur les sanctions et pénalités prévues dans le présent Code, le ministre a indiqué que des dispositions ont été prises dans cette loi pour encadrer le travail des journalistes. « Les fournisseurs d’accès ont désormais des responsabilités dans le cadre de ces sanctions. Ce code est applicable juste après la promulgation de certaines dispositions », a-t-il informé.

Statut du journaliste
Le rôle pédagogique de la presse, les publicités mensongères des tradipraticiens, les dérives notées dans les émissions interactives, l’absence de contenu à mesure de permettre à la jeunesse d’être culturellement armé à recevoir les informations avec esprit critique, les sanctions pénales, la formation des journalistes ont été, entre autres, au centre des débats. Le député Mamadou Diop Decroix, président de la Commission Communication et Culture, a insisté sur la nécessité de mettre l’accent sur la formation. Contrairement aux 5% destinés à la formation, dans le Fonds d’appui et de développement de la presse, il a suggéré de revoir à la hausse cette dotation, en passant entre 10 et 15%. « Il faut mettre l’accent sur la formation, sinon tous les maux continueront à être acceptés », a dit M. Diop. La précarité des professionnels de l’information et de la communication constitue une préoccupation de certains élus du peuple qui ont invité l’Etat à jouer son rôle régalien.

Dans son intervention, le Secrétaire d’Etat à la Communication a tenu à préciser qu’aucun changement n’a été observé dans le Code d’une manière qui va dans le sens de restreindre les libertés de la presse. « Il n’y a pas eu de rupture dans le consensus », a souligné Yakham Mbaye, répondant à l’interpellation du député Hélène Tine. Sur la précarité notée dans le milieu des médias, il a souligné que la situation morose des entreprises de presse est, aujourd’hui, à l’origine de toutes les dérives dans le secteur. M. Mbaye a regretté le retard de plus d’un quart de siècle observé sur la Convention collective des journalistes. Même si des initiatives ont été entamées par les autorités, actuellement, a-t-il noté, elles se heurtent à un blocage au niveau des patrons de presse. Le Secrétaire d’Etat à la Communication a promis des efforts pour avoir une Convention collective « digne ».

Avec ce nouveau Code qui vient d’être adopté, la  première porte d’entrée dans ce métier sera pour le journaliste d’être issu d’une école de journalisme reconnue par l’Etat ou d’être titulaire d’un diplôme de licence ou équivalent suivi d’une pratique professionnelle de deux ans dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information au sein d’un organe de presse sanctionnée par une commission de validation des acquis de l’expérience. L’autre innovation majeure, c’est la transformation du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) en une autorité dotée de plus de prérogatives, en l’occurrence l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Ara).

Par Ibrahima BA, Alassane Aliou MBAYE (textes) et Assane SOW (photos)

Le projet de loi autorisant la création de la Société de Télédiffusion du Sénégal a été adopté, hier, par les députés. Cela répond aux mutations technologiques qui ont bouleversé le secteur audiovisuel. Cette loi a pour objet la création de cette entité technique chargée des fonctions de multiplexage et de transport, mais également d’exploitation commerciale de la diffusion des chaînes de télévision. Elle intervient dans le contexte de la Télévision numérique terrestre (Tnt). Cette société bénéficie du transfert de l’ensemble des équipements et des infrastructures Tnt construites par Excaf Telecom, conformément au cahier des charges relatif à la concession qui lui est accordée, portant sur la construction et l’exploitation d’une infrastructure de Tnt. Selon le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, cette société permettra de gérer non seulement ces réalisations, mais aussi les contenus à diffuser afin de démocratiser le secteur.

C’est une offre de plus que la Sonatel vient de proposer aux entreprises et administrations publiques comme privées, avec l’inauguration de son Data Center de niveau Tiers 3+, logé à Rufisque-Ouest. Pour le directeur général de Sonatel, Alioune Ndiaye, cette infrastructure va permettre de conserver les données aux normes de sécurité internationale sur le territoire sénégalais.

La Sonatel vient de poser un nouveau jalon dans le cadre de ses offres de service. Cette fois-ci, c’est une innovation de taille faite par le groupe avec l’inauguration, hier, du plus grand Data Center en Afrique subsaharienne. Cette infrastructure ultramoderne est construite sur une surface de 3,5 hectares à Rufisque Ouest. Pour le directeur général de Sonatel, Alioune Ndiaye, c’est un pas important franchi par sa société dans le stockage et la sécurisation des données.

« Ce Data Center est une innovation majeure qui marquera certainement une avancée significative dans le stockage et la sécurisation des données des entreprises aussi bien publiques que privées et constituera un atout important dans la réussite », a dit Alioune Ndiaye.

Pour lui, avec une telle technologie, Sonatel se projette déjà sur l’avenir en anticipant la forte croissance de ces types de besoins. Il est ainsi capable, selon Ousmane Dia, le directeur des Entreprises du groupe, d’héberger des millions d’informations dans des serveurs informatiques et répondre aux besoins des clients ainsi qu’à ses propres besoins.

Outil de dernière génération, avec ses 13.000 machines, le Data Center de la Sonatel bénéficie d’une multi redondance à tous les niveaux. « Les équipements sont doublés afin d’offrir une sécurité et une disponibilité permanentes », a dit Ousmane Dia, précisant qu’il est de la technologie Tiers 3+ sur une échelle mondiale de 4. Dans sa construction, ce Centre de recherche des données allie un accès fortement contrôlé, avec plus de 80 caméras et par une biométrie combinée au badge magnétique pour la sécurité des salles.

« Il évolue dans un univers hautement sécurisé en termes de configuration électrique, d’infrastructures techniques et de surveillance », rappelle-t-on dans le document remis à la presse.

L’ère du Big Data
Pour le représentant du ministre des Postes et Télécommunications, Seth Sall, avec un tel joyau, Sonatel confirme, une fois de plus, son statut de pionnier et de fleuron dans le peloton des entreprises sénégalaises. « Le lancement du Data Center constitue un évènement majeur et un acquis de taille pour préparer notre pays à entrer avec succès dans l’Ère du Big Data et des objets connectés », a indiqué M. Sall, par ailleurs directeur de l’Economique numérique.

Seth Sall d’ajouter qu’une telle initiative va contribuer au renforcement de la cybersécurité, de la confiance et de la souveraineté numérique au Sénégal. En effet, avec ce Data Center, beaucoup d’entreprises et administrations pourront externaliser leurs serveurs tout en garantissant leurs données aux normes de sécurité internationales sur le territoire sénégalais.

« Sonatel va faciliter l’installation de grands groupes dans la sous-région, parce qu’on leur offrira des solutions simples et rapides de prise en charge de leur système d’information », a rappelé le directeur général de Sonatel, Alioune Ndiaye.

Maguette NDONG

Le Projet d’appui à l’enseignement supérieur sur la valorisation de la culture et l’éducation à la citoyenneté au Sénégal sera lancé ce jeudi 22 juin, à l’amphithéâtre Confucius de l’Ucad 2.

Financé par l’Agence italienne de coopération internationale pour le développement, le Projet d’appui à l’enseignement supérieur sur la valorisation de la culture et l’éducation à la citoyenneté au Sénégal sera mis en œuvre par l’Unesco, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Sénégal, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Selon un document du Bureau de l’Unesco à Dakar, ce projet vient  en appui aux Universités pour le renforcement de leurs capacités dans la formation des étudiants aux métiers du patrimoine, la formation des enseignants-chercheurs à la pédagogie, l’enseignement de la langue italienne et l’amplification des activités de formation et sensibilisation de la communauté universitaire sur les questions de citoyenneté, de paix, de genre et diversité culturelle.

Le Projet d’appui à l’enseignement supérieur sur la valorisation de la culture et l’éducation à la citoyenneté au Sénégal contribuera également au renforcement de la coopération interuniversitaire entre les universités du Sénégal et leurs consœurs italiennes. Le suivi de la mise en œuvre de ce projet est assuré par un Comité de pilotage interinstitutionnel réunissant tous les partenaires du projet.  Le projet a également pour but de renforcer les capacités pédagogiques des enseignants-chercheurs des universités, de renforcer les capacités de formation en métier du patrimoine dans les universités, mais aussi les programmes de formation et de sensibilisation en genre, paix, citoyenneté et démocratie à l’Ucad et renforcer l’enseignement et l’apprentissage de la langue italienne à l’Ucad.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Il est resté assis, mais a fait se lever Bercy: le chanteur et musicien britannique Phil Collins, ex-gloire des années 1980 au corps meurtri par les blessures et les excès, a fait un retour inespéré dimanche soir pour le premier de ses cinq concerts parisiens.

Son entrée en scène, le pas lent, à l’aide d’une canne, trahit l’état de santé fragile de l’artiste de 66 ans. Certes, mais comme l’indique son premier titre du soir « Against All Odds », « contre toute attente » Phil Collins est bien là devant ce public qui l’a attendu depuis 13 ans et avait fini par ne plus croire ces retrouvailles possibles.

L’ex-membre du groupe Genesis pensait lui-même être perdu pour la musique. Au point d’avoir annoncé sa retraite en 2010, car physiquement dans l’impossibilité de continuer à faire de la musique, surtout jouer de la batterie, son instrument fétiche dont il est devenu un des maîtres praticiens.

Au début des années 2000, Phil Collins a accumulé énormément de problèmes de santé: interventions chirurgicales au dos, paralysie de la jambe droite, déficit de l’ouïe à l’oreille gauche, dislocation d’une vertèbre cervicale dont l’opération a provoqué une perte de sensibilité au niveau des doigts... Si on ajoute à cela l’alcoolisme et une longue dépression nerveuse, revoir Phil Collins sur scène relevait donc du miracle. « J’avais dit finis les tournées, les concerts, mais vous m’avez tellement manqué. J’ai mal au dos, ma jambe est foutue, mais je suis heureux d’être là», dit-il, avant d’enchaîner, assis sur une chaise, avec les hits « Another Day in Paradise » et « One More Night ». Dans un Bercy chaleureux et moite, c’est son fils Nicholas, embauché pour la tournée qui est assis à la batterie. Et sur « In the Air Tonight », sommet électrisant de la soirée, comme sur les 19 autres chansons au programme, ce gamin de 16 ans à peine fait preuve d’une finesse de frappe déconcertante. Talentueux, le jeune homme n’allait cependant pas voler la vedette au père, qui achevait de ravir Bercy avec les imparables « You Can’t Hurry Love », « Invisible Touch », « Easy Lover », « Sussudio » et « Take me Home » en rappel. En un peu plus de deux heures, Phil Collins a montré de sa voix intacte l’énergie d’un battant. Son « Not Dead Yet » tour (« toujours pas mort ») se poursuit à Paris lundi, mardi, jeudi et vendredi.
(AFP)

L’ouvrage « Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh Malick : source de lumière », édité par Abis éditions, a été présenté, samedi dernier, au Centre recherche ouest-africain. L’auteur, Moussa Mbow, à travers cette hagiographie, entreprend de revisiter l’œuvre immense de cette importante figure de la confrérie Tidiane au Sénégal qui, parce qu’il délivrait un message d’humanité, demeure un viatique pour tous les peuples du monde.

Les témoignages d’admiration sur l’auteur et sur l’homme de Dieu, Abdoul Aziz Sy, montrent bien que nous sommes à un « banquet » des valeurs fondamentales. La prouesse de l’auteur, Moussa Mbow, est d’être disciple et en même temps d’avoir produit un travail de recherche et de collecte de bonne facture. C’est ce qui a particulièrement marqué l’historienne Penda Mbow pour qui cet ouvrage plonge le lecteur dans l’œuvre immense de celui qu’on appelait affectueusement « Dabakh », une lumière qui guide vers l’adoration de Dieu. 

Cette publication donne à voir, selon elle, l’héritage d’Abdoul Aziz Sy, son cheminement intellectuel, son khalifat, l’unificateur, le poète, le gardien des valeurs essentielles… L’ingénieur prend prétexte du troisième khalife de Tivaouane pour porter un regard sur la société sénégalaise car le défunt régulateur social s’est employé toute sa vie à promouvoir la fraternité, la justice, l’unité… « Mame Abdoul Aziz Sy a traversé le vingtième siècle avec toutes ses vicissitudes, tous ses problèmes. Il est un communicateur qui touchait les cœurs dans ces moments pendant lesquels les gens ont besoin de s’adosser à un discours d’une autorité de sa dimension », souligne Penda Mbow.

Cet ouvrage, c’est aussi une tentative d’analyse de l’évolution de la pensée du fils d’El Hadj Malick Sy. Ce qui requiert, aux yeux de Mabousso Thiam, modérateur de cette rencontre, une érudition et une ouverture. Il est un devoir de perpétuer cette œuvre, de préserver cet héritage ; devoir dont s’est acquitté Moussa Mbow après de longues années de collecte, de recherche et de rencontres avec des témoins. « C’est un livre facile à lire qui nous replonge dans la vie de ce grand homme qui, durant toute son existence terrestre, a joint l’acte à la parole. A travers quelques anecdotes, nous redécouvrons toutes ses qualités », confie-t-il.

Le patriote
L’éditeur, à la quatrième de couverture, offre un condensé assez révélateur de l’importance de cet ouvrage qui est « une partie de l’œuvre immense de l’érudit que l’auteur nous livre à travers une recherche méticuleuse et méthodique. Un travail scientifique qui réemploie l’expression sonore dans une analyse contextuelle. Les approches pour la bonne pratique de la religion transmises aux générations sont explicitées dans un style rare et facile d’accès. Moussa Mbow nous montre Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh, dans toute sa dimension spirituelle et sa proximité avec les populations sur les questions de développement religieux et social. Une démarche très réussie ».

L’auteur met ainsi en exergue, au-delà de l’homme de Dieu, le patriote, le citoyen conscient de son rôle dans la destinée de son peuple. Le professeur Ousmane Sow a donné une anecdote qui est une illustration achevée de sa conscience citoyenne : « Un investisseur étranger avait sollicité Mame Abdoul Aziz Sy pour qu’il intercède en sa faveur auprès des autorités politiques sénégalaises afin qu’il soit exonéré d’une taxe à hauteur d’un milliard. Ceci fut sa réponse : Comment est-ce que je peux, moi, par mon action, priver le peuple sénégalais de ce qui lui revient de droit ? Et il se mit à invoquer le nom de Dieu ». Sa grandeur d’âme est une sublime leçon de vie. Il a également été un promoteur du dialogue islamo-chrétien et s’est attaché à mettre en échec toutes les formes d’instrumentalisation des confréries. En cela, il est un visionnaire.

Moussa Mbow, diplômé de l’Institut universitaire de Technologie de Dakar, poursuit ses études à l’Université de Bordeaux et à l’Ecole supérieure de Radio dans les spécialités électronique et automatisme. De retour au Sénégal, il intègre les services chargés des télécommunications de la Compagnie Air Afrique puis au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Après de nombreuses années passées dans cette institution, il collabore avec la direction générale de Sagam international.

Alassane Aliou MBAYE

En octobre 2017, une équipe de la chaine de télévision chinoise, Cctv, va tourner sa série « Rêve sans frontière » au Sénégal. Cette série déjà tournée dans des pays comme le Canada, la Suisse et la Côte d’Ivoire, mettra en avant les réalités du pays sous le prisme de la coopération bilatérale.

« Rêve sans frontière ». C’est le nom de la série documentaire qui sera tournée au Sénégal au mois d’octobre prochain par la Télévision centrale de la Chine (Cctv). L’information a été donnée, hier, à Beijing, par sa productrice, la journaliste à la chaîne d’information en continu du groupe (Cgtn) : Jiang Yuan. A l’en croire, Le Sénégal et la Tunisie vont abriter les tournages de la série « Rêve sans frontière » cette année. Avant eux, des pays comme le Canada, la Suisse, la Côte d’Ivoire ou encore l’Île Maurice ont servi de scènes à la série documentaire.

En fonction des pays, les thématiques des épisodes peuvent changer. Elles portent, entre autres, sur la présence chinoise dans le pays, la culture, le tourisme, l’éducation, le commerce, le changement climatique, etc. Elles peuvent aussi porter sur des histoires personnelles. La finalité, c’est de mettre en valeur la coopération entre la Chine et le pays tiers. Au Sénégal, souligne la productrice Jiang Yuan, la saison Sénégal de la série « Rêve sans frontière » sera constituée de cinq épisodes de trois minutes chacune. Cctv dispose d’une vingtaine de chaines de télévision dont Cgtn Afrique qui a ses bureaux à Nairobi. Les chaines sont spécialisées en fonction des langues, des régions géographiques mondiales ou encore des réalités socio-économiques de la Chine. Environ 10.000 personnes travaillent pour Cctv dont 120 sont dans la capitale kényane. Les 80 employés de Cgtn Afrique sont des Africains et les 40 autres des Chinois.

Il existe aussi un Bureau Arabe au Caire, en Egypte et des correspondants un peu partout en Afrique. Selon le directeur général de Cgtn Anglais, Li Bin, il y a aussi des projets de coopération avec les médias africains. D’après Li Bin, « Cgtn Afrique est le porte-parole de l’Afrique. La chaine vise à couvrir la vraie Afrique, celle-là dépourvue de clichés ». Outre les bulletins d’informations qui se portent sur le continent, Cgtn Afrique présente régulièrement des émissions phares comme « Les visages de l’Afrique » mais aussi les débats où interviennent des Africains ou des spécialistes de l’Afrique.

De notre correspondant à Beijing, Aly DIOUF

Dakar abritera, du 28 au 29 juin, un séminaire de formation sur le digital et la cybersécurité. Ce séminaire organisé par Wiss Africa regroupera des experts du digital, avec des conférences et des panels autour de thèmes relatifs au digital et à l’innovation. Des outils digitaux innovants y seront également présentés.

Le Wiss Digital Event 2017 se tiendra du 28 au 29 juin à Dakar, autour du thème « La transformation digitale au service de l’innovation et de la performance des organisations. La Cybersécurité une exigence vitale ». En prélude à ce rendez-vous du digital, le fondateur et le directeur général de Wiss Africa, Samba Sène, a échangé, jeudi dernier, avec la presse sur l’importance du digital pour les organisations, ses enjeux, ses défis et les principales activités qui vont ponctuées le séminaire du 28 juin. Il indique que cette rencontre fait suite au constat, qu’on parle beaucoup du digital dans les cercles avertis, mais ce n’est pas pour autant que les entreprises ont entrepris leur transformation digitale. Il y en a très peu qui ont entrepris leur transformation digitale.

« Ce séminaire qui portera sur la transformation digitale au service de l’innovation et de la performance des organisations avec comme sous thème la cybersecurité, une exigence vitale, verra la participation de plusieurs intervenants du monde entier qui vont traiter du sujet du digital sur toutes ses coutures pour vraiment sensibiliser, informer sur les enjeux, les défis, les opportunités du digital et aussi informer sur le lien entre digital et innovation et sur l’exigence de cybersécurité », informe-t-il.

Aussi, fait-il savoir que des start-ups seront également invités et des entreprises partenaires de Wiss Africa et qui vont démontrer et présenter des solutions digitales. Et comme troisième activité de ce séminaire sera sur la cybersécurité et un partenaire qui vient de Singapour, pays bien protégé, montrera ses solutions dans le domaine de la cybersécurité.

Stratégie de cybersécurité
Selon M. Sène, le digital n’est pas une panacée mais un véritable accélérateur d’innovation. Il est extrêmement important pour les pays africains qui veulent se développer. Pour lui, « il n’y a pas d’abri antidigital car c’est un formidable accélérateur d’innovation. Si l’on veut se développer en Afrique et si l’on veut que nos entreprises performent, il faut innover. La véritable clé pour le développement de l’Afrique c’est l’innovation dans tous les domaines ». Toutefois, reconnaît-il quand on construit, il faut avoir des fondations solides et parmi les fondations de la transformation digitale, figure la politique de sécurité qui doit accompagner le processus de bout en bout. D’où l’intérêt de se préparer aux attaques pour pouvoir facilement les endiguer, les circonscrire pour qu’elles ne soient pas dévastatrices.

D’après Samba Sène, ceci nécessite de la formation, de l’expertise. Bref une équipe bien entraînée. En ce sens, informe-t-il qu’il y a même des sociétés qui sont spécialisées en cybersécurité qui mettent à disposition des dispositifs pour se préparer aux attaques. « Au Sénégal, les organisations ne semblent pas bien protégées pour faire face à des attaques massives et pire nous ne sommes pas assez sensibilisés dans les entreprises et en dehors pour faire face aux risques liés à la sécurité », se désole-t-il. Et de poursuivre, « fort heureusement qu’il y a un travail qui est en train d’être fait pour une stratégie nationale de cybersécurité. Mais leur mise en œuvre fait souvent défaut. On parle à des gens qui sont dans l’institutionnel. Mais au Sénégal et dans beaucoup de pays africains, le digital se passe au niveau de gens qui ne sont pas visibles qui ont de l’expertise, du savoir-faire et des compétences.

Pour la mise en place de stratégies sur le digital, M. Sène préconise des concertations beaucoup plus larges à tous les niveaux du secteur. Concernant la mise sur pied d’un Conseil national du numérique, M. Sène a salué cette décision mais suggère d’avoir une large concertation avec les acteurs pour donner un contenu beaucoup plus pertinent.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La superstar américaine de la pop Katy Perry a battu un record en devenant la première personnalité à être suivie par 100 millions d’abonnés sur Twitter, a annoncé le réseau social.

« Aujourd’hui nous sommes témoins d’un moment historique », a déclaré dans un tweet le réseau social, faisant référence au titre du cinquième et dernier album de la chanteuse américaine, Witness (témoin en anglais). « Félicitations @katyperry, la première à atteindre 100 millions d’abonnés! LoveKaty. » La chanteuse de 32 ans a récemment filmé en direct sa vie pendant 96 heures, invitant ses fans à la regarder dormir, cuisiner, faire du yoga, caresser son chien Nugget et bavarder avec une série de célébrités venues frapper à sa porte. Mettant temporairement sa vie sous les projecteurs avec 41 caméras, Katy Perry née Katheryn Hudson d’une famille de chrétiens conservateurs en Californie a expliqué qu’elle s’était battue pour attirer l’attention. Le chanteur Justin Bieber se positionne juste derrière elle sur Twitter, avec un peu moins de 97 millions d’abonnés. Taylor Swift, rivale de la chanteuse, en a 85 millions.

AFP

Situé dans le 16ème arrondissement de Paris, le musée d’art africain Dapper fondé par Michel Leveau, ferme définitivement ses portes ce 18 juin. Les coûts trop lourds de l’exploitation, conjugués à la baisse de la fréquentation et au manque de subvention publique en sont les raisons.

« Promouvoir les arts traditionnels de l’Afrique subsaharienne » était la mission définie par Michel Leveau, disparu en 2012, lorsqu’il créa la Fondation Dapper en 1983. C’est ce qui a prévalu également au musée Dapper de Paris à sa création en 2000. C’est une mission que Christiane Falgayrettes-Leveau, épouse du fondateur et héritière à la présidence de la fondation Dapper va s’évertuer de poursuivre mais autrement. « Les Mutants » de l’artiste sénégalais Soly Cissé et les « Les chefs-d’œuvre d’Afrique » sont les dernières expositions du musée dont la fermeture est prévue ce dimanche 18 juin. La création du musée Dapper avait prévalu à un constat. Michel Leveau avait décidé de quitter « le premier établissement muséal ouvert en 1986 pour (créer), en 2000, un outil plus adapté (aux) ambitions et évolutions : l’espace de la rue Paul Valery » dans le 16ème arrondissement de Paris. Son ouverture à l’art contemporain et à d’autres formes d’expressions artistiques a permis au musée Dapper de devenir un lieu d’échanges pour des cultures qui avaient très peu de visibilité en France et en Occident.

« A Paris, la fréquentation du musée ne s’est pas suffisamment diversifiée et stagne malgré quelques remontées liées aux sujets abordées. Après plus de trente ans, l’environnement et l’offre culturelle se sont transformés et nous devons nous adapter », annonce la direction du musée. En clair, l’ouverture notamment du musée du Quai Branly-Jacques Chirac en 2006 a fait chuter progressivement la fréquentation du musée Dapper. A cela s’ajoutent les frais d’exploitation devenus trop lourds avec notamment la location du bâtiment situé dans le très cher 16ème arrondissement de Paris. « Nous n’avons aucune subvention publique, nous ne pouvions plus trainer ce boulet », fait savoir la direction.

Direction le Sénégal
Le musée Dapper ferme mais les actions de la Fondation Dapper vont continuer. D’autant plus qu’elles sont désormais empreintes d’une « dimension internationale avec les premières expositions organisées en 2012 au Sénégal, à Gorée, suivies de manifestations d’envergure qui ont pris place toujours à Gorée en 2014 et 2017 ». Donc la Fondation Dapper projette d’amplifier ses activités au Sénégal et en initier d’autres, ailleurs, en Afrique et dans les Caraïbes. Pour rappel, le musée Dapper tire son nom d’un Hollandais, Olfert Dapper, auteur d’une « Description de l’Afrique », en 1688, alors qu’il n’avait jamais visité ce continent.

Soly Cissé pour la Der du Dapper
Le cadre est somptueux. Les lumières sont bien pensées. Tout est fait pour une mise en valeur optimale des objets et des collections qui défilent et se présentent sur les murs et les espaces du musée Dapper.

C’est l’exposition « Les Mutants » du Sénégalais Soly Cissé qui accueille le visiteur. Elle réunit une vingtaine d’œuvres, dessins, peintures et sculptures. La mythologie animale y joue un rôle central. Faits de métal, deux sculptures de deux Hyènes se dressent face aux visiteurs. « C’est un rappel du rôle des animaux dans l’environnement naturel et dans la religion musulmane », évoque la communication officielle de l’exposition. « Les Mutants » revisite l’art de la transgression et l’ambivalence de Soly Cissé avec la pop’art, l’action painting et le néo-expressionisme. La couleur noire est mise en valeur sur les peintures. L’artiste sénégalais accorde une grande importance à cette couleur et en fait un usage particulièrement intéressant qui fait partie de sa particularité. La suite de la visite en met plein les mirettes aux visiteurs avec notamment l’exposition intitulée « Les chefs-d’œuvre d’Afrique ». C’est un hommage à Michel Leveau, le fondateur du musée Dapper, disparu en 2012.

La présentation officielle évoque une collection d’exception dont « des œuvres majeures exclusivement du fonds Dapper et qui, pour certaines, n’ont pas d’équivalent dans le monde, sont réunis pour la première fois ». Parmi les nombreux objets présentés sur deux étages, on peut retenir trois œuvres. Il y a d’abord « Kota/Ndassa », une figure de reliquaire Janus originaire du Congo qui a été « rapportée (en France) en 1917 ». Elle est composée de deux têtes différentes, l’une étant le creux de l’autre et regardant chacune dans une direction différente. C’est un objet qui met une pierre dans le jardin des idéologues qui voulaient faire de Janus, la divinité de la mythologie romaine, l’apanage de la dualité, donc une valeur occidentale. A l’étage, une statue-autel dénommée « Soninké » est l’une des véritables attractions. Elle provient de la région de l’actuel Mali dont le carbone 14 a permis de la dater au 10ème siècle de notre ère. Et enfin, que dire du très mystérieux et magnifique « Insigne de dignité » fait d’ivoire, ayant appartenu au « trésor du roi Béhanzin ».

Lancé du 1er décembre 2016 au 15 avril 2017 par le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) et l’Ong Oxfam, les résultats du concours national en journalisme d’investigation viennent d’être publiés.

Les noms de lauréats du concours national en journalisme d’investigation initié par le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), en partenariat avec l’Ong Oxfam, viennent d’être officiellement dévoilés. Ce concours, informe un communiqué, a été a lancé du 1er décembre 2016 au 15 avril 2017. Doté de deux prix en Télévision, en Radio, en Presse écrite et en Journalisme numérique, il « vise à encourager des journalistes ayant réalisé des enquêtes sur la gestion des finances publiques et les ressources naturelles (pétrole et gaz) au Sénégal ». Selon toujours cette même source, le concours national en journalisme d’investigation était ouvert à tous les journalistes de la presse écrite, en ligne et audiovisuelle, travaillant en free-lance ou employés par une entreprise de presse au Sénégal.

Dans la catégorie Télévision, le 1er Prix a été décroché par Ibrahima Dione et Jean-Paul Alain Ndour (Dakar Tv International) sur leur grand reportage « Gaz offshore de Saint-Louis : impact environnemental et social ». Le 2ème prix est revenu à Richard Thierry Mbouet Kidjina (Correspondant Actucameroun) pour son « Guet Ndar : aux dernières heures de la pêche ». En presse écrite, El Hadji Abdoulaye Niass du journal « Le Témoin Quotidien » a remporté le 1er Prix avec son dossier « La quête d’un modèle face au péril pétrolier ».

« Activités extractives dans la Langue de Barbarie : Tensions dans le pré-positionnement » d’Ousmane Laye Diop du quotidien « Enquête » a été récompensé du 2ème Prix. Yayelle Adja Affoue Kassé du West Africa Democracy Radio et Adramé Ismaël Coly de la Radio Futurs médias ont remporté le 1er Prix Radio ex æquo pour leur sujet respectivement « Gaz à Saint-Louis : quels impacts pour les populations » et grand reportage intitulé « Découverte de gaz offshore à Saint-Louis : les pêcheurs sénégalais en eaux troubles »

Enfin, dans la section Presse en ligne, le 1er prix a été décerné à Elimane Ndao (free-lance) pour la production d’un article de datajournalisme « Pétrole et Gaz au Sénégal : d’énormes enjeux financiers ». Birame Faye de « Africa check » a obtenu le 2ème Prix pour son article web « Financement de l’élevage : les petits pas du Sénégal ».

D’après le communiqué, les prix de ce concours, le magazine n° 4 consacré au pétrole et au gaz ainsi que toutes les autres productions seront remis et présentés au cours d’un séminaire de clôture qui sera organisé le samedi 1er juillet 2017 au Cesti.

Ibrahima BA

Lead-vocal du groupe « La Génération consciente », Pape Diouf trace à sa guise son chemin dans le monde musical. « Mon choix, c’est de travailler beaucoup et de parler peu », se plaît-il à rappeler. Ce jeudi 15 juin, après une séance de « Ndogou » (rupture du jeûne), l’ancien membre du groupe « Lemzo Diamono » revient avec nous sur les débuts de sa carrière, annonce son prochain album et évoque ses actes posés sur le champ de la solidarité.

Depuis 2014, vous n’avez pas sorti un nouvel album. A quand votre prochain disque ?
Mon prochain album, c’est d’ici la fin de l’année en cours. J’y suis à fond. Mais, je préfère garder la surprise. Depuis l’album « Rakajù », je n’ai sorti que deux singles : « Malaw » et « Badadut », chantant Modou Lô et Gris Bordeaux.

Comment appréciez-vous votre carrière musicale effectuée jusque-là ?
Alhamdoulilahi (Je rends grâce à Dieu). Je me vois bien à travers ce que je fais. Chaque année, professionnellement, je me propulse sur le plan national et international. Sur le plan social aussi, on me confie des tâches (causes) nobles pour que je représente le Sénégal dignement. Cela se voit que le travail porte vraiment ses fruits.

Si c’était à refaire, emprunteriez-vous le même chemin ?
Sur la musique ? C’est mon destin. J’ai chanté même ce morceau. La chanson et moi, on s’est rencontré. C’est le bon Dieu qui l’a voulu le jour où je suis né. Je n’ai rien à regretter ; au contraire. Cela me plaît. C’est une grande fierté pour moi de chanter. Mon père ne voulait pas que je chante ; je l’ai convaincu.

Quels sont vos relations avec vos fans et les autres musiciens ?
Pour qui me connaît sait que je suis quelqu’un qui cultive des relations naturelles et sincères. Avec eux, nous avons cultivé des liens familiaux. Cela est valable pour ceux avec qui je travaille (ndlr : les membres de son orchestre). `

Si vous rêvez de faire un duo, ce sera avec quel artiste national ou international ?
Les artistes avec qui je peux faire un duo sont nombreux. Le « featuring » relève d’un problème de temps, de sensibilité et de planning. Là où je suis, j’ai trois à 4 morceaux qui sont des « featuring », mais c’est un manque de temps qui constitue la source de blocage. Je suis trop absorbé par mes voyages, contrats de prestation, etc. Ce n’est pas la peine que je cite leurs noms. Si cela se réalisera, les Sénégalais seront édifiés, car c’est déjà en machine. Je précise que ceux avec qui j’ai fait un duo m’ont sollicité. La musique, c’est le plaisir, la sensation, le feeling, etc.

Que signifie le groupe « Lemzo Diamono » dans votre vie artistique ?
Le groupe traduit mon background. Il m’a propulsé au-devant de la scène musicale sénégalaise. On jouait à l’époque de la « Marimbalax ». Aujourd’hui, tous les musiciens sénégalais font ce genre de musique-là. Ce groupe m’a permis d’avoir un métier et de confirmer le meilleur qu’on attend de moi. Chaque année, je dis que Pape Diouf est là. Je le confirme !

Quels sont vos relations avec les anciens du groupe « Lemzo » ?
Nous avons des relations toujours nickel (Il se répète). Vraiment, nous avons de bonnes relations. Déjà, Amath Samb joue avec moi, Ibra Thiam était dans le staff, il travaillait avec moi. Laye Diouf, un ami de Lamine Faye était toujours ici. Les autres musiciens, nous avons de très bons rapports et on s’entend au téléphone de temps en temps même avec ceux de l’étranger ; je passe les voir une fois hors du pays. Lamine Faye qui était le chef du groupe était avec moi. Il était en France pour rendre visite à sa famille et se reposer. Mais, je pense qu’il va revenir.

En intégrant le groupe « Lemzo Diamono », vous aviez quel âge ?
J’avais 15 ans. C’est le morceau « Cocorico » (Baye Guinar) qui m’a lancé. Mais avant, je faisais partie des choristes du morceau « Casa Di mansa ». Il y avait Mamadou Lamine Maïga dans l’album « Simb » (jeu de faux lions). Nous l’avions tourné sur les ravins vers l’autoroute.

Depuis plus de 20 ans, vous êtes présent sur la scène musicale sénégalaise. Dites-nous les péripéties…
Chaque travail connaît des hauts et des bas. Ce qui est important, c’est de monter ; mais, le plus difficile, c’est d’y rester. A part les prières de nos parents, seul le travail peut nous faire avancer. C’est cela mon slogan. Je ne laisserai rien à personne.

Comment faire face aux pièges du show-biz pour continuer tranquillement votre chemin ?
La formation est bien pour toute personne. Rien ne peut m’ébranler dans le show-biz ; je peux dire que je l’ai maîtrisé. Parce que j’ai vu toute sorte de cloche-pied, de guéguerre dans la musique. Donc, cela m’a permis d’être endurant. Je vous dis : un prisonnier condamné à perpétuité reste de marbre face à certaines menaces. Rien ne peut me détourner de mon chemin, s’il plaît à Dieu. Si je suis arrivé à ce stade, c’est grâce à mon public qui se délecte de ma musique. Il croit en celle-ci, au concept « La génération conscience », créée en 2003. Mes fans savent que je ne l’ai drible pas. Quand je sors un album, je mets le paquet en produisant de la qualité. J’ai un public énorme qui me soutient. Grâce à cela, je peux repousser toute sorte de blocage.

Votre inspiration vient d’où ? De l’environnement familial, du quotidien ?
Toute m’inspire. La musique n’a pas de frontière, comme je l’ai chanté.

En fin mai, vous avez été nommé ambassadeur honoraire de la lutte anti-tabac du Sénégal. Quels ont été les critères de choix ?
En termes de visibilité, il fallait d’abord prendre une personne dont le comportement est irréprochable pour défendre la consommation anti-tabac. L’on a dit que Pape Diouf a un orchestre qui s’appelle « Génération consciente », réunissant de jeunes saints d’esprit. Ce sont eux qui sont appelés à prendre la relève. Il faut qu’ils se retroussent les manches. Je félicite les autorités du ministère de la Santé au passage, le Pr Eva Marie Coll Seck et le Dr Oumar Ba ; elles m’ont choisi pour que je fasse des sensibilisations. Le choix ne signifie pas que je suis le meilleur dans ce domaine. En toute humilité, je me dis que c’est une volonté divine. J’invite tout le monde à se joindre à nous, car seul, on ne peut rien faire. Je parle de la presse, des populations ; soyons unis pour combattre la cigarette. Il y va de l’intérêt de tout le monde. C’est dans l’intérêt de tout le monde. L’on est tous informé que la cigarette n’est pas bonne. C’est la seule chose qu’on voit dans le monde où son utilisation est abus dangereux pour la santé. Alors qu’on veut y tirer profit. Elle grève notre économie. Elle donne l’impuissance sexuelle de l’homme ; elle cause le cancer et des complications de grossesse à la femme. Beaucoup de jeunes meurent à cause de la cigarette. Je pense que c’est Dieu qui tue, mais ils pouvaient rester plus longtemps s’ils avaient une bonne hygiène de vie.

Comment gagner ce pari de la sensibilisation dans un milieu du show-biz où il y a pire que la cigarette ?
Le monde a avancé. Maintenant, tout est internationalisé avec les réseaux sociaux. Je pense que si tu es choisi tu dois remplir la mission. Toutes les nominations et distinctions (personnes vivant avec handicap, lutte contre le tabac) qu’on m’a accordées n’ont aucune retombée financière ; c’est du bénévolat. Je n’y attends rien. Si le besoin se fait sentir, j’y mets mon argent. Je pense que le meilleur rapport, c’est de poser des actes forts.

Vous faites beaucoup dans le social, mais il n’y a pas une bonne visibilité ?
C’est un choix (il se répète). A chacun son éducation de base. Je ne vois pas un artiste qui fait plus que moi dans le social au Sénégal. Je te rejoins : le vulgariser est important. Trop de communication tue la communication. Mais, avant que je ne sois musicien, artiste, j’ai toujours vécu dans le social, parce que quand tu traverses des moments difficiles, cela te fait comprendre la vie. Tu compatis aux douleurs et maux des autres. Ça t’invite au partage et à la solidarité. Je ne rejette pas les nécessiteux. Même si je n’ai pas les moyens, j’y vais les chercher. Je n’ai jamais voulu les vulgariser. La promotion de mes activés, je les réserves à ma musique. Mais tout ce qui est social, je le fais naturellement.

Quel est le message à lancer à la jeune génération ?
Je demande à la jeune génération de beaucoup travailler, de faire plus et de parler peu. Parce que c’est à ce niveau que nous sommes. Ça ne sert à rien de de trop bavarder.

Propos recueillis par Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de la Culture et de la Communication a prononcé, hier, peu avant l’oraison funèbre, son discours d’hommage au nom du président de la République, du Premier ministre, du gouvernement et de toute la communauté culturelle. Pur produit du Conservatoire des Arts de Dakar, informe Mbagnick Ndiaye, Ndary Lô a su, tout au long d’une « riche » carrière, trouver progressivement sa voie, son style, sa marque. Son œuvre, poursuit-il, porte les valeurs de foi et d’humanisme qui appelle à l’action conciliatrice et évolutive. « De la récupération d’objets divers polluants auxquels il a su redonner l’éclat de la beauté pour un environnement sain et humain, il est passé au fer à béton dont il est devenu le maître incontesté », a dit le ministre, ajoutant que l’artiste était un musulman pieux et un croyant qui aimait sa terre natale, le Sénégal, et l’Afrique.  

Selon lui, il s’agit d’une perte « énorme ». « Ndary Lô a plusieurs fois été célébré par son pays, à travers les Prix les plus prestigieux, notamment le Prix Léopold Sédar Senghor de la Biennale des arts contemporains de Dakar en 2002 et 2008… », a souligné Mbagnick Ndiaye. Parlant de sa démarche artistique, il a indiqué que « la marche et l’adaptation constituent un viatique, fondé simplement sur la raison, mais que l’émotion artistique a réussi, chez Ndary Lô, à sublimer en énergie esthétique ».

I. BA

Selon le dernier rapport d’Ericsson sur la mobilité présenté hier, le nombre d’abonnés au haut débit mobile devrait augmenter de 2,6 milliards d’ici 2022 dans le monde, soit un peu plus d’un million par jour en moyenne. En 2022, les prévisions font état de 950 millions d’abonnements mobiles en Afrique subsaharienne contre 650 millions aujourd’hui.

Ericsson prévoit une croissance rapide de la connectivité mobile avec un trafic mondial des données mobiles huit fois supérieur au trafic actuel d’ici 2022. Cette organisation de technologies et services de communications, regroupant plus de 111.000 experts qui fournissent à des clients présents dans 180 pays des solutions et des services depuis 1876, indique que sur les six prochaines années, les réseaux haut débit mobiles vont compter près de 2,6 milliards de nouveaux abonnés.

Le rapport fait état de la plus importante progression, d’une année à l’autre, du trafic de données mobiles depuis 2013 ; une progression alimentée par la croissance massive enregistrée en Inde, et met donc en lumière un besoin sous-jacent en matière de données mobiles. L’Afrique a enregistré 9 millions de nouveaux abonnements mobiles au 1er trimestre avec un total de 985 millions. Le Nigeria fait partie des cinq premiers pays à avoir enregistré plus de trois millions nets de nouveaux abonnements mobiles au premier trimestre 2017. En Afrique subsaharienne, il est prévu, en 2022, 950 millions d’abonnements mobiles et 770 millions d’abonnements via les smartphones.

L’usage des smartphones et la facilité d’accès à des services d’Internet mobile comptent pour une part majeure de ce trafic. Pour illustrer plus précisément cette tendance, Ericsson analyse d’ailleurs, au sein du « trafic de données mobiles », la part imputable aux smartphones. Concernant les tendances des différents secteurs de l’industrie, le rapport sur la mobilité contient des données sur l’Internet pour tous, le déploiement massif de l’Internet des objets dans les villes et la conduite à distance de véhicules grâce à la 5G. En 2018, la Lte (également connue sous le nom de 4G) sera prédominante et constitue la technologie d’accès dont l’essor est le plus rapide de toute l’histoire. Elle supplantera le Gsm ; devenant ainsi la technologie d’accès réseau qui comptera le plus d’abonnés. La vitesse à laquelle cette technologie s’est déployée et a été adoptée est sans précédent.

En seulement cinq années, la Lte a permis de couvrir 2,5 milliards de personnes, contre huit ans pour la 3G. Sur le seul premier trimestre de cette année, il a été enregistré 250 millions de nouveaux abonnements à la 4G.

Le déploiement de la 5G sera également stimulé par le besoin d’un haut débit mobile aux capacités améliorées et de solutions génératrices d’efficacité et d’automatisation. Plus d’un demi-milliard d’abonnements 5G sont attendus d’ici 2022. La 5G devrait couvrir près de 15 % de la population mondiale.

Alassane Aliou MBAYE

Pour clôturer les activités marquant le 10ème anniversaire du décès de Sembène Ousmane, la Théâtre national Daniel Sorano de Dakar a accueilli, hier, la projection du film documentaire « Sembène ! » de Jason Silverman et Samba Gadjigo. Ce film, au-delà de la vie et l’œuvre du père du cinéma africain, pose la problématique de la conservation de l’héritage du défunt cinéaste.

En décidant de prendre la caméra pour parler de Sembène Ousmane, Samba Gadjigo et Jason Silverman n’ont pas seulement décidé d’immortaliser la mémoire du père du cinéma africain. Ils ont voulu également, sans doute, attirer l’attention de l’opinion sur l’héritage du grand homme dont une partie était en train de pourrir à « Galle Ceddo », la maison du cinéaste jouxtant l’Océan Atlantique. En effet, ce lieu de rencontre, d’enseignement et de pèlerinage où Sembène avait l’habitude de recevoir ses hôtes, se trouve actuellement dans une situation de délabrement.

Fort heureusement, l’Etat, conscient de la situation dans laquelle est plongé cet espace de mémoire, a annoncé récemment, à travers son ministre de la Culture et de la Communication, sa disposition à transformer l’endroit en musée. Le film « Sembène ! » projeté, hier, dans le cadre des activités marquant le 10ème anniversaire du décès de Sembène Ousmane n’épargne pas ce cas de ruine que le réalisateur fait exprès de montrer dès les premières minutes du long métrage. Fruit d’un travail qui aura duré sept ans, l’idée de faire ce documentaire, soutient le professeur Samba Gadjigo, était de s’assurer que le legs de Sembène soit passé à la génération future mais aussi la nécessité de sauver ce qui reste de son héritage. Ce documentaire fait le focus sur les plus belles œuvres du cinéaste sénégalais : « La Noire de... », « Ceddo », « Camp de Thiaroye », « Borom Sarret »… Toutes des productions de hautes factures destinées à un public africain et avec comme message principal l’indépendance du continent, la promotion de la justice sociale, le panafricanisme. Ces thématiques si chères à Sembène Ousmane fait qu’il avait une conception singulière de l’identité africaine. C’était, en quelque sorte, cette foi inébranlable et cette force qui lui ont permis de piocher pendant 50 ans pour l’indépendance de l’Afrique. Sembène aborde des problématiques toujours actuelles, selon Alioune Tine, directeur régional d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « Sembène n’a jamais été aussi actuel au moment où les idéologies meurent », a-t-il relevé.

Cette projection offerte par la Primature de la République du Sénégal et le ministère de la Culture et de la Communication s’inscrit dans le cadre du projet « Sembène à travers l’Afrique », œuvrant à célébrer le 10ème anniversaire de la disparition du cinéaste, son « travail et à sa participation à l’émancipation du peuple, à travers l’art et la culture ». « Sembène ! » sorti en 2015 jouit déjà d’une très bonne réputation. Dans le cadre de ce projet, il a été projeté dans 37 pays africains en seulement 72 heures.

Ibrahima BA

Ibrahima Laye Sow est un jeune artiste musicien, originaire de la commune de Gossas. Agé de 18 ans, il a déjà un petit répertoire personnel. C’est pour se perfectionner qu’il a alors intégré l’Ecole nationale des arts à Dakar. Le bonhomme nourrit l’ambition de se faire bientôt un nom dans le milieu du showbiz.

La passion et l’ambition déterminent l’activité artistique du jeune artiste musicien originaire de Gossas, Ibrahima Laye Sow. Teint noir, le sourire toujours aux lèvres, démarche aux pas mesurés, ce jeune homme hal pulaar a la musique dans le sang. Très tôt piqué par le virus de l’art, il commence déjà à l’école primaire à fredonner quelques notes de musique. Petit-à-petit, il prend goût au micro et commence à animer des manifestations au niveau des foyers scolaires et culturels des collèges de sa commune de Gossas (dans la région de Fatick

C’est dans ce milieu scolaire que la graine artistique prend forme et le jeune artiste se met à imiter de grands musiciens, dont Akon qu’il considère comme idole. L’essentiel de ses productions sont faites avec un rythme rap ou afro.

Deux styles musicaux que l’enfant de Gossas a choisi de développer pour monnayer son talent. Une fois qu’Ibrahima intègre l’Ecole nationale des arts à Dakar, il jette son dévolu sur le piano, un instrument qu’il aime tant.

A 18 ans, avec un niveau de scolarité de la classe de Première, « Yves From Gossas » de son nom d’artiste, ne manque pas d’ambition et de perspectives. Sa première production remonte en 2006, avec un single titré : « Bul naagu ». Une chanson qui a bien marché, selon son auteur compositeur.

L’appétit venant en mangeant, « Yves » compte mettre, sous peu de temps, sur le marché, son deuxième single. Le titre : « Ives dafay dém ». C’est-à dire Yves ira loin. En attendant la finition de ce morceau, le pensionnaire de l’Ecole nationale des arts continue à côtoyer de grands chanteurs de la musique sénégalaise, histoire de se bonifier et gagner en expérience.
Sur la situation du showbiz, le natif de Gossas estime que le pays regorge de potentialités énormes, très respectées à l’étranger. Toutefois, il n’imiterait pas les comportements et attitudes de certains artistes. Il souhaite également que les rappeurs offrent des produits au public. Le rêve de Ibrahima Laye Sow: faire mieux qu’Akon et Bouba, deux de ses références sur le plan musical.

Pape Coly NGOME

Le rappeur américain Diddy arrive en tête du nouveau classement Forbes des 100 célébrités les plus riches, devant Beyoncé et la créatrice de Harry Potter, J.K Rowling.

Diddy, 47 ans, de son vrai nom Sean Combs et connu en début de carrière sous le nom de Puff Daddy, a récolté quelque 130 millions de dollars de revenus entre juin 2016 et juin 2017, grâce à sa dernière tournée Bad Boy Family Reunion, un partenariat avec une vodka et la vente d’un tiers de sa marque de vêtements, selon le classement publié lundi par le magazine.

Il arrive devant la chanteuse Beyoncé, deuxième au classement avec 105 millions de dollars, essentiellement grâce à sa tournée achevée fin 2016, qui lui a rapporté quelque 250 millions de dollars brut. Si on ajoute les revenus engrangés par son mari Jay Z, qui figure en 55e position de ce classement avec 42 millions de dollars, le couple, qui attend désormais des jumeaux, domine le classement.

En troisième figure l’écrivaine britannique J.K. Rowling, avec 95 millions de dollars, grâce au succès de sa nouvelle production Harry Potter et l’Enfant maudit et au film Fantastic Beasts. Ce classement est, comme chaque année, dominé par les célébrités américaines et très éclectique: des sportifs, comme la star du Real Madrid Cristiano Ronaldo (5e avec 93 millions) ou la super-vedette de la NBA LeBron James (10e, 86 millions) à des acteurs comme Tom Cruise en passant par Kim Kardashian, 47e avec 45,5 millions. A 19 ans, Kylie Jenner, soeur de Kim Kardashian, est la benjamine de la liste où elle occupe la 59e place. Le doyen de la liste est Paul McCartney, 32e avec 54 millions, toujours très actif à 74 ans.

AFP

La Galerie Arte - sise à l’immeuble Lahad Mbacké, avenue Abdoulaye Fadiga, accueille, jusqu’au 9 juillet, l’exposition Wax-art. Elle regroupe les créations du photographe Malick Welli et du designer - textile Amadou Mbodj.

Le textile est tendance. Le wax se décline sous toutes les coutures. Cet imprimé très prisé par les Africains a fini d’investir les vitrines des grands magasins mais aussi les podiums de grands créateurs. Sur cet élan, la Galerie Arte de Dakar, sise à l’immeuble Lahad Mbacké sur l’avenue Abdoulaye Fadiga, accueille jusqu’au 9 juillet l’exposition Wax-art. Elle regroupe les créations du photographe Malick Welli et du designer textile Amadou Mbodj. Les deux artistes ont décliné leurs œuvres autour d’un tissu qui a traversé des époques.

Dans son approche, Welli a présenté deux séries de photographies : « Cogito » et « Happy nappy ». Dans le tableau « Obone et Noémie », le photographe a immortalisé une Afrique qui berce l’humanité, qui couvre le monde de son « sourire doux et généreux », avec la promesse de veiller sur sa descendance. Peu importe la couleur de la peau. Cet humanisme s’illumine avec délicatesse dans l’expression du visage de cette jeune femme noire qui porte sur son dos un nourrisson blanc.

Sur la même ligne, Malick Welli chante dans « Amy et Raphaëlle », une « Afrique forte et sensible ». Sous l’objectif du photographe, le continent soutient la vie à bout de bras et défie les douleurs de l’accouchement, l’affliction née de l’exclusion et de la discrimination. De quoi inspirer la consultante ivoirienne, Guilene Assamoi, dans la série « Cogito » : « Sensible mais déterminée, méconnue, mais battante, meurtrie mais inébranlable, l’Afrique engendre, materne et nourrit le peuple du monde depuis la nuit des temps ». Ainsi, analyse Assamoi, « De richesses naissent des modèles, des talents, des entrepreneurs qui participent au développement de ce monde, dont elle est le garant ». Pour l’occasion, des Africaines intellectuelles, d’horizons différents, porteuses de vie posent avec beaucoup de générosité.

« Je prends le wax comme un support de communication pour véhiculer des messages autour de l’enfance, la mère, la famille », explique pour sa part M. Welli. Il se définit comme un photographe humaniste avec un œil socio-anthropologue qui montre une Afrique positive loin des clichés. Sur ce registre, le designer-textile Amadou Mbodj a un talent à revendre. Il dessine depuis plus de 50 ans des maquettes de tissus wax. Il a été formé à l’ancien Institut privé artistique Bieth et Perret de Dakar dans les années 60…. Cette époque coïncide avec la foisonnante période artistique de l’Ecole de Dakar. Aujourd’hui, la Galerie Arte, sous la direction de Joëlle le Bussy, lui rend hommage.

Pour cette exposition, M. Mbodj a imprimé son savoir-faire. Un brin nostalgique, il a redessiné, pièce par pièce, à l’encre de chine et à la gouache comme à la belle époque. Avec un sens de la précision, le graphique est d’une rare pureté sur fond de couleurs vives et chatoyantes.

L’ancien chef d’atelier a été à la base de la chaine de production de wax des deux grandes sociétés sénégalaises de production textile, Sotiba Simpafric et Cosetex, fermées depuis plus d’une quinzaine d’années.

L’exposition Wax-art est à voir jusqu’au 9 juillet à la Galerie Arte-sise à l’immeuble Lahad Mbacké, avenue Abdoulaye Fadiga.

E. M. FAYE

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