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Arts et Culture (2375)

La 3ème édition du Festival «Films femmes Afrique» (Ffa) a été clôturée, vendredi, avec l’attribution du Prix du court métrage de fiction à «A place for myself» (Une place pour moi) de la Rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo, a appris l’Aps.

Le film «Une place pour moi» de la Rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo évoque le combat mené par une mère et sa fille albinos pour se faire accepter par le milieu scolaire. Cette réalisation a retenu l’attention du jury composé de cinq jeunes lycéens de différents établissements de Dakar. Le jury a salué «le côté très touchant» du film qui «répond» au thème du Festival : «Femmes et éducation». Car l’actrice Elikia, une fillette albinos de cinq ans, fréquente une école primaire élémentaire. Mais, sa «différence » de peau est plus un problème qu’un simple trait physique inhabituel. Dans le quartier, elle est traitée comme «un stéréotype», mais sa mère, une coiffeuse, l’encourage.

Une bataille commence alors pour faire entendre leurs voix auprès des parents d’élèves et se faire une place. Une récompense offerte par Canal+ a été attribuée à la réalisatrice rwandaise, très contente de recevoir ce prix.

«Ce prix est un encouragement, car toute la semaine, on a eu des séances avec les lycéens qui ont eu des questions intelligentes sur le film. Cela montre que le film a été compris», a dit la jeune réalisatrice lors de la cérémonie de clôture du Festival «Film femmes Afrique» à la salle «Canal Olympia téranga».

Pour Marie-Clémentine Dusabejambo, le film va au-delà du rejet des albinos. «Le problème de marginalisation existe partout et les effets que cela fait sont ressentis de la même manière par tous ceux qui en sont victimes. La violence psychologique est plus marquante que la violence physique. C’est un thème dans lequel beaucoup se retrouvent, à savoir les femmes, les handicapés, etc.», souligne-t-elle.

(APS)

Le groupe Woor holding  a procédé, mercredi, au lancement de la première édition de la Foire internationale d’artisanat sénégalais  au  Mali (Fias) sous le thème : « La coopération pour l’émergence de l’artisanat ». Une centaine d’artisans prendront part à l’événement qui se déroulera du 30 mars au 6 avril  2018 à Bamako.

Le groupe Woor holding veut promouvoir l’artisanat d’art sénégalais. Dans cette dynamique, il  vient d’initier une foire internationale de l’artisanat. La première  édition de cette rencontre  se déroulera, à Bamako (Mali), du 30  mars  au 6 avril 2018, sous le thème : « La coopération pour l’émergence de l’artisanat ».  Au lancement officiel de cet événement, à l’ambassade du Mali au Sénégal, le  manager général du groupe Woor holding,   Youssou Sama, a annoncé qu’une centaine  d’exposants  du secteur de l’artisanat sénégalais sont attendus au   Mali. A leurs côtés, plusieurs acteurs culturels participeront à cette manifestation.  Selon lui, en plus de l’exposition des produits artisanaux sénégalais et maliens, il   est  également prévu un défilé de mode et une grande soirée sénégalaise.

Le directeur de la formation à l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda), Mamadou Diop, a estimé que  c’est important d’organiser ces genres d’activités. « La foire de l’artisanat est  une opportunité pour montrer au grand public, qui sont les consommateurs et clients, les producteurs et de faire connaitre les produits qu’ils fabriquent », a-t-il dit. Selon lui, c’est une occasion  pour les producteurs de présenter au Mali leurs créations et  de s’inspirer  de ce qui s’y passe. Pour la bonne réussite de l’événement, M.  Diop  a promis d’accorder un appui au promoteur  et de faciliter la participation des artisans à la foire.

 Prenant part à la cérémonie de lancement, le 1er conseiller à l’ambassade du Mali, Mouhamed Pathé Diarra, a salué l’initiative du groupe Woor holding d’organiser cette foire. « C’est un événement fédérateur qui va renforcer la coopération sénégalo-malienne et va donner en même temps un nouvel élan aux artisanats des deux pays qui vont se découvrir », a-t-il magnifié. M. Diarra a suggéré de pérenniser l’événement en l’ouvrant à d’autres pays de la sous-région.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La Maison des cultures urbaines (Mcu) est présentée comme le premier centre installé dans la ville de Dakar et dédié aux cultures urbaines (entrepreneuriat culturel, vidéo, photographie, graphisme, sérigraphie, musique assistée par ordinateur, musiques urbaines, danses urbaines, Dj, Graffiti, beatbox, mode, streetwear, cirque, jonglerie et sports de glisse). L’infrastructure, logée au Centre socioculturel de Ouakam, sera inaugurée jeudi après-midi.

« Véritable pôle d’animation de  formation et de documentation pour les jeunes des cultures urbaines, la Mcu va leur offrir des formations de qualité afin de leur permettre de se perfectionner et de se documenter », rapporte un document de présentation. Le texte explique que l’enjeu est de s'adapter aux nouvelles mutations socioculturelles avec l'introduction des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans le quotidien des jeunes.

 Initiée par la Ville de Dakar, la Mcu  se veut d’être un cadre d’expression des différentes disciplines des cultures urbaines. Et en la créant, la Ville de Dakar s'est inscrite dans une démarche participative et inclusive en collaborant avec Ucc (Urban culture consulting). Dans sa démarche, la Mcu se fixe comme  objectif principal de soutenir la création, d'accroitre la production, de diversifier les lieux de  diffusion et de développer  toutes les disciplines des  cultures urbaines.

E. M. FAYE

Le projet Jokkokids, impulsé par le programme Jokkolabs, un espace de travail collaboratif dans l’innovation ouverte, a accompagné près de 800 enfants. Le but, stimuler leur créativité avec le numérique.

Le développement du numérique s’est amorcé et annonce de nouveaux défis. Au Sénégal, 21,7 % de la population ont accès à Internet. Ce sont des enjeux importants pour la diffusion du numérique autour de la problématique : comment prétendre à l’égalité des usages et la maîtrise des outils ?

Pour l’espace de travail collaboratif dans l’innovation ouverte, Jokkolabs, les nouvelles technologies ouvrent de nouvelles voies et les enseignants constituent ainsi la pierre angulaire d’une éducation renouvelée et adaptée. Jokkokids propose d’y associer la qualité des animations périscolaires en fédérant des animateurs, clés de voûte du continuum à opérer entre l’école et « dehors », et entre les outils numériques et les apprentissages, pour accompagner les enfants d’aujourd’hui à devenir des adultes accomplis.

Après deux années de fonctionnement, le projet Jokkokids, sous l’impulsion du programme Jokkolabs, a accompagné près de 800 enfants. Initié en 2016, avec le soutien de la Fondation Osiwa, Jokkokids est un projet pluridisciplinaire open-source et un réseau d’innovateurs, animateurs et organisations qui développent des opportunités éducatives afin de stimuler la créativité des enfants par l’usage des technologies, en lien avec l’expression de soi, au sein d’une démarche inclusive. Après cette phase expérimentale, l’idée de ce programme, a expliqué Fatoumata Niang Niox, directrice exécutive de Jokkolabs Sénégal, c’est de préparer les compétences des enfants pour le futur. Pour cela, elle a fait savoir, au cours d’une conférence de presse, samedi : « Nous sommes allés sur trois champs d’action : le numérique qui est une valeur sûre de nos jours, le développement de l’expression de soi et les potentiels en termes de fabrication ». Ces trois champs, par leur transversalité, ont été mis ensemble pour faire Jokkokids. Une fois le programme en marche, « nous avons mis en place des Kidslabs qui sont des espaces pour accueillir des enfants de 6 à 12 ans pour les préparer aux métiers du numérique », a détaillé M. Niox, relevant que beaucoup de séances de programmation simple pour les enfants ont été faites. S’y ajoutent des sessions sur la fabrication avec du matériel recyclé à utiliser pour en faire un micro, une voiture ou un petit hélicoptère. Autre volet du projet, le développement de l’expression de soi qui passe par la danse, l’écriture. « On s’est beaucoup focalisé sur l’écriture parce que les ateliers créatifs sont importants, car stimulant toute la créativité de l’enfant », a souligné Fatou Niang Niox. En règle générale, ces Kidslabs reçoivent les enfants pendant les week-ends ou les vacances scolaires. Un aspect du projet sur lequel la directrice exécutive a insisté, c’est celui du volet social qu’elle a jugé « très important avec l’implication des enfants vulnérables ».

Au-delà du Kidslabs, le projet a développé beaucoup d’activités nomades, notamment au Samu social, à l’Institut français de Dakar où des enfants de la rue ont été invités grâce au partenariat avec l’association « Help the street children ».

Le projet Jokkokids, c’est aussi des interventions dans les régions comme Kaolack et Ziguinchor.

Après deux années d’expérimentation, Jokkolabs Sénégal entend pérenniser Jokkokids en l’intégrant dans le système éducatif national.

E. Massiga FAYE

La compétition « mYouth 2.0 » Sénégal vient d’être lancée. La structure Mobile4Senegal encourage ainsi les développeurs et entrepreneurs évoluant dans le mobile au Sénégal à soumettre leurs projets à la compétition internatinale mYouth 2.0.

Le projet « mYouth 2.0 – mobile, young, opportunity, unity, technology, help » est un projet qui entre dans le cadre du renforcement des capacités des jeunes dans le domaine du mobile », renseigne un communiqué. Le projet est cofinancé par le programme Erasmus de la Communauté européenne et conduit par mladiInfo international. Il implique des organisations et des jeunes de douze pays : Autriche, Ghana, Hong Kong, Kenya, Macédoine, Philippines, Pologne, Sénégal, Roumanie, Singapour, Tanzanie et Vietnam. Avec mYouth 2.0, informe le document, les participants vont utiliser leurs compétences en développement mobile et en acquérir de nouvelles dans un contexte international. Des informations complémentaires sur mYouth 2.0 sont disponibles sur : http://myouth.eu.

Dans sa démarche, mYouth 2.0 fournit un espace privilégié où les participants vont prendre part à des compétitions mobiles locales et représenter leur pays au niveau international. Les partenaires de chaque pays vont mettre en place ces compétitions. La compétition mYouth 2.0 du Sénégal est organisée par Mobile4Senegal (http://mobilesenegal.org, https://facebook.com/mobilesenegal).

Les meilleures équipes seront sélectionnées pour représenter le Sénégal, d’abord au Ghana pour un hackathon, puis en Macédoine pour une formation en business development et, enfin, en Autriche lors des European Youth Awards http://www.eu-youthaward.org (Catégorie mYouth 2.0). Ils bénéficieront d’un encadrement par des experts en technologie et en business development.

Selon le document de présentation, la compétition est ouverte jusqu’au 4 mars 2018 et les soumissions se font en ligne : http://bit.ly/myouth2sen. Des informations complémentaires sur la compétition sont disponibles sur : http://bit.ly/mythou2sensite.

Les applications mobiles seront évaluées selon les critères suivants : admissibilité, motivation de l'équipe, qualité de l'application mobile, innovation, impact social, potentiel commercial et durabilité.

E. Massiga FAYE

L’expert-comptable Mamadou Barry vient de publier un guide pratique dédié aux administrateurs dans la société anonyme en général et, de manière spécifique, dans les entreprises du secteur parapublic. « Le Conseil d’administration face à la gestion de l’entreprise » consacre de larges développements au contrôle permanent de la gestion, à l’appréciation du système d’information financière et comptable mis en place au niveau de l’entreprise…

De la formation des administrateurs à la lecture de l’architecture et du contenu des états financiers annuels de synthèse, en passant par les modalités pratiques d’exercice par les Conseils d’administration, le nouvel ouvrage de l’expert-comptable Mamadou Barry est une réflexion simple et détaillée sur tous les aspects de la gestion de l’entreprise qui interpellent les administrateurs dans la société anonyme en général, en particulier dans les entreprises du secteur parapublic. Comme l’indique le titre de l’ouvrage : « Le Conseil d’administration face à la gestion de l’entreprise », il s’agit d’un guide pratique destiné aux directeurs généraux et dont l’accent est mis sur la manière de gérer leur encadrement et leurs relations avec les administrateurs. Il présente un certain nombre de dispositions à l’endroit des administrateurs. Concernant la société anonyme en général, ce sont des « textes de l’Acte uniforme Ohada révisé relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (Auscgie)regroupés pour chacun des aspects de la vie de la société à contrôler par les administrateurs, les commentaires et observations pour expliciter ces textes et les modalités de mise en œuvre du contrôle de gestion par les administrateurs ».

Quant aux sociétés parapubliques, il est question des «  dispositions de l’Auscgie applicables aux entreprises de ce secteur, les textes légaux et réglementaires spécifiques à chaque type d’entreprise du secteur parapublic et regroupés pour chacun des aspects de la vie de la société à contrôler par l’administrateur du secteur parapublic ». Mais également « les commentaires et observations pour expliciter ces textes légaux et réglementaires ainsi que les modalités de mise en œuvre du contrôle de gestion de l’entreprise du secteur parapublic ».

Système d’information
Dans son ouvrage, Mamadou Barry consacre de larges développements au contrôle permanent de la gestion, à l’appréciation du système d’information financière et comptable mis en place dans l’entreprise, à l’approbation du projet de budget annuel proposé par la Direction générale et du suivi de l’exécution de ce budget en cours d’année. C’est aussi le cas de l’approbation des conventions réglementées entre la société et un membre de l’actionnariat, de l’organe d’administration et de l’organe de direction  et au déclenchement de la procédure d’alerte en cas de survenance de faits de nature à compromettre la continuité de l’exploitation. « Des paragraphes ont été consacrés à la présentation des états financiers de synthèse, dans un style simple, pour permettre aux administrateurs d’en avoir une lecture et une compréhension claires. Et ainsi, de pouvoir arrêter en toute connaissance de cause ces états financiers », explique-t-il. Il en est de même pour ce qui est des relations fonctionnelles du Conseil d’administration avec le commissaire aux comptes. Ce livre, étalé sur 276 pages, donne également des éléments détaillés sur la préparation des assemblées générales d’actionnaires.

L’auteur, Mamadou Barry, est un expert-comptable membre de l’Ordre national des experts-comptables et des comptables agréés du Sénégal (Onecca). Commissaire aux comptes et auditeur financier, il a écrit d’autres ouvrages dont « Mécanismes de fraudes et des détournements en entreprise », « La gestion financière de la commune : le budget/le compte administratif », « Audit et contrôle interne dans les entreprises/manuel des procédures administratives, financières et comptables ».

Ibrahima BA

La Berlinale a surpris samedi soir en décernant son Ours d'or à « Touch me not » de la réalisatrice roumaine Adina Pintilie, une exploration à mi-chemin entre fiction et documentaire sur l'intimité et la sexualité, après une édition marquée par les débats sur la place des femmes dans le 7e art. Le jury a également récompensé une autre femme, la Polonaise Malgorzata Szumowska, qui a reçu le Grand prix du jury pour son film « Twarz » (« Mug ») sur un jeune homme défiguré après un grave accident. « Je suis si heureuse d'être une femme réalisatrice », a-t-elle déclaré en recevant son prix.

Les femmes ont également été à l'honneur à l'écran, comme dans « Las Herederas » de Marcelo Martinessi, un premier film du Paraguay faisant le tableau d'une femme s'émancipant sur le tard (Ana Brun sacré meilleure actrice) et d'où les hommes sont quasiment absents.

L'actrice a dédié son film aux « femmes » dans son pays qui sont "des combattantes". Le réalisateur a quant à lui reçu le prix Alfred Bauer, à la mémoire du fondateur du festival.

Le cinéma latino a encore été à l'honneur avec « Museo » du Mexicain Alonso Ruizpalacios (meilleur scénario), avec Gael Garcia Bernal, sur le vol d'oeuvres au musée anthropologique de Mexico en 1985 par un duo de pieds nickelés. Avec son film d'animation « L'île aux chiens », Wes Anderson s'est vu décerner l'Ours du meilleur réalisateur. C'est l'acteur Bill Murray, une des voix du film, qui est allé chercher le prix.

« Je n'aurais jamais cru qu'en jouant un chien, je repartirais avec un ours », a-t-il plaisanté, face à un public acquis. Présenté en ouverture de la Berlinale, "L'île aux chiens" était un des favoris, avec « U-22 juillet », une reconstitution controversée de la tuerie d'Utoya en 2011 en Norvège, finalement repartie bredouille.

Enfin, le jeune Anthony Bajon a été sacré meilleur acteur pour « La prière » du Français Cédric Kahn, sur d'anciens toxicomanes en quête de rédemption.

AFP

Le Musée de la femme Henriette Bathily a  servi de cadre,  jeudi, pour parler  de  la santé des femmes avec la journaliste Codou Bop et la sexologue Dr  Jeanne Diaw.  C’était autour du livre  « Notre corps, notre santé : santé et sexualité des femmes en Afrique subsaharienne » édité par L'Harmattan Paris en 2004.

Dans le cadre de la série de conférences du Musée de la femme Henriette Bathily, l’ouvrage titré « Notre corps, notre santé : santé et sexualité des femmes en Afrique subsaharienne » a été présenté, jeudi, au public par  la journaliste Codou Bop. Cette dernière a analysé son contenu, suscitant des échanges fructueux avec l’assistance qui s’est d’ailleurs plaint de la méconnaissance, au Sénégal, de ce chef-d’œuvre sur la santé des femmes. Composé  de 28 titres portant sur le cycle de vie de la femme, l’enfance de la femme, la ménopause, la grossesse, l’accouchement, des questions de sexualité, etc., cet ouvrage de 350 pages est le fruit  d’efforts d’une équipe pluridisciplinaire  qui a regroupé des médecins, des biologistes et d’autres agents de la santé, des sociologues, des juristes, des journalistes regroupés  en réseau de recherche en santé de reproduction  en Afrique.

Selon  Codou Bop, leur vision était de d’élaborer un livre, d’apporter aux femmes les informations dont elles ont besoin pour connaitre le corps, aimer leur corps mais aussi en prendre soin  et veiller sur leur santé. « Le livre s’est aussi fixé des objectifs  politiques, car il voulait apporter  aux femmes des informations qui leur permettent de transformer leur vie, leur  santé, qu’elles prennent leur santé en charge grâce aux connaissances données », a expliqué la conférencière.

Cycle de la vie
Pour fournir des informations complètes et fiables aux lecteurs de ce livre,  elle a expliqué qu’il fallait avoir pour origine des documents écrits par des médecins experts, des spécialistes du secteur de la santé dont le Pr Awa Marie Coll Seck. Sous ce registre, elles ont décidé de faire intervenir ces spécialistes dans l’élaboration de cet ouvrage. Codou Bop a reconnu qu’elles ont même tenu à  réécrire ces informations collectées dans un langage extrêmement simple pour les mettre à la portée de tous lecteurs.  « Pour rendre la lecture facile et intéressante, nous avons également intégré des bandes dessinées réalisées par le dessinateur Odia », a-t-elle informé.

Selon Codou Bop, « le livre parle de l’anatomie des femmes mais aussi des hommes, de la femme adulte. Par ailleurs, il donne des informations sur  la sexualité des femmes,   la grossesse, l’accouchement, le cancer féminin et traite même des questions d’ordre environnementale », a détaillé la journaliste.

Pour répondre à cette préoccupation de l’assistance qui déplore la méconnaisse de ce livre,  Codou Bop a annoncé qu’elles ont pour projet de  numériser l’ouvrage qui n’a pas été réédité. « Nous pensons le numériser pour le mettre à la disposition d’un public à travers le net. Nous avons pensé aussi le diviser en sous-chapitres. Par exemple, la partie  contenant des informations sur la vie et la sexualité des adolescents pourrait être retirée du livre et mis à la disposition de ce public dans les écoles. Quant  au chapitre sur la grossesse, l’accouchement, les suites de couche et les maladies sexuellement transmissibles  traités dans le livre, il pourrait être aussi distribué au  niveau du corps médical, des centres de santé, etc. ».

Maguette Guèye DIEDHIOU

Assane Diédhiou a déjà plus de 20 ans de carrière derrière lui avec un répertoire de plus de 50 titres. Cet artiste qui surfe sur plusieurs genres musicaux pense qu’il ne doit pas y avoir de barrières entre les styles. D’où cette aisance entre le rap, le reggae et la salsa qu’il exprimée le 17 février à la Cité Elisabeth Diouf, sise aux Maristes.

Patient, Assane Diédhiou alias As J l’est. Il est toujours serein et reste convaincu qu’après un travail acharné tout fini par arriver. Le jeune homme, de taille moyenne, le teint clair, dreadlocks finement lookés, a l’allure très posée. As J est pourtant très fier de revenir sur le début de sa carrière musicale et sur ses premiers pas dans le quartier de Thiaroye-sur-Mer.

C’est là où il a commencé à s’essayer au rap comme beaucoup de jeunes artistes de la banlieue. Après, il passe à la danse. Avec cette expérience, il s’engage et commence à faire du rap. « J’ai sorti mon premier single en 1998 et j’ai créé un groupe de rap avec un ami du nom de Ben-Bi. On a réussi un grand coup avec « Succeful braind ». Cela faisait de nous les plus jeunes artistes rappeurs à sortir un album de 8 titres en mai 2004 », se rappelle-t-il.

Chemin faisant, Assane Diédhiou s’est rendu sur la Petite côte, entre Mbour et Saly, où il a créé un orchestre du nom de « Wafa ». « Depuis, je poursuis une carrière solo, car avec l’expérience accumulée étant jeune, chacun est allé de son côté mettre en pratique ses idées », confie l’artiste.

Convaincu qu’un bon artiste ne doit pas se contenter d’une belle voix seulement, As J a commencé à apprendre comment manier les instruments musicaux, notamment la guitare. Après quelques cours, il maitrise cet instrument qui l’accompagne partout où il se produit en spectacle. Il se justifie : «Quand tu chantes sans maitriser l’instrumental, les compositeurs prennent leur temps en faisant ta composition comme ils l’entendent alors que je veux que ça aille vite. C’est pourquoi j’ai éprouvé le besoin de maitriser les instruments comme la guitare ».

As J fonctionne au feeling avec une inspiration qui peut survenir au réveil. Très souriant, ce chanteur aborde plusieurs thèmes dans ses textes. Il insiste souvent sur l’amour, la solidarité, le travail, la bonté et l’amitié qui sont très importants à ses yeux et que la société doit développer pour une vie en harmonie.

Dans sa démarche artistique, As J s’affranchit de tout ce qui peut constituer une frontière entre les univers musicaux. C’est pourquoi il est à l’aise avec le rap, le reggae, l’acoustique, la salsa, etc. « Je ne veux pas me cantonner dans un genre musical. Mon ambition est de toucher le plus grand nombre de mélomanes », affirme-t-il.

Oumar KANDE

L’élégance et la prestance sont au rendez-vous du Fiso. La beauté également à travers la Miss soninké France 2017. Malgré ses 19 ans, Sira Diallo est débordante d’ambition et ne cache pas son engouement pour la cause sociale. L’ambassadrice de la beauté soninké s’investit dans l’humanitaire pour aider les enfants à retrouver le sourire.

Sira Diallo ne pouvait manquer ce grand moment du donner et du recevoir de sa communauté. Comme beaucoup de ses concitoyens, l’ambassadrice de la beauté soninké, venue de la France, a participé à ce grand moment de communion. Elle en a aussi profité pour se ressourcer. Sira n’a pas caché sa fierté de revenir au Sénégal, son pays d’origine. « Je suis née et j’ai grandi en France, mais je suis toujours fière de revenir au Sénégal. Le festival est pour moi une occasion de m’enrichir sur les connaissances de ma communauté, d’en savoir plus sur ma langue maternelle », a-t-elle assuré. Le fait de vivre loin de la terre de ses aïeux ne l’a point coupé de sa culture. Loin de là. « Mon élection comme Miss soninké France 2017 m’a permis de représenter avec fierté la communauté soninké présente dans de nombreux pays d’Afrique mais aussi d’aider à la promotion de notre culture, de nos coutumes et à la préservation de nos valeurs », a soutenu Sira Diallo. Pour elle, passer ce concours était une évidence, car voulant à la fois représenter avec fierté l'ethnie soninké mais aussi le Sénégal. Cette élection a complètement changé sa vie, dans le bon sens. « Ça m’a permis de participer à de nombreux défilés, des soirées caritatives et de faire beaucoup de rencontres très intéressantes », a indiqué cette adolescente qui dit avoir aussi beaucoup gagné en assurance.

Son jeune âge ne l’empêche pas d’avoir de grandes ambitions. Etudiante en première année Bts Communication, elle veut devenir chef de projet. Sira Diallo ne cache également pas son engouement pour la cause sociale. Son combat, c’est aider les enfants « talibés » (apprenants du Coran). « Cette élection m’a confortée dans ma  décision de  m'engager dans l'humanitaire. Mon rêve, c’est de créer au Sénégal un centre pour accueillir les enfants talibés et les aider à s’instruire, car le droit à l’éducation est un droit fondamental », a-t-elle indiqué.

Servir les autres constitue à ses yeux une réelle satisfaction. D’ailleurs, l’ambassadrice de la beauté soninké va profiter de son séjour au Sénégal pour lancer, en collaboration avec l’association « Les racines de l’espoir », son projet humanitaire en faveur des enfants malades et des « talibés ».

Par Samba Oumar FALL (Textes) & Assane SOW (Photo)

La 5e édition du Festival international soninké (Fiso) se déroule jusqu’au 25 février à Dakar. Occasion pour cette communauté de remettre au goût du jour toutes les facettes –chants, danses, rythmes, qui font la grandeur de la culture soninké.

Après Kayes, au Mali, et Nouakchott, en Mauritanie, c’est au tour de Dakar d’abriter la 5e édition du Festival international soninké (Fiso). La capitale sénégalaise est devenue le point de convergence de la communauté soninké d’ici et d’ailleurs. Le temps d’un après-midi, le stade Iba Mar Diop s’est transformé en salle de spectacle. Des milliers de festivaliers, issus de douze délégations, ont pris part à ce spectacle riche en couleurs, rythmes, sons et lumière. Placée sous la présidence du chef de l’Etat, Macky Sall, cette cérémonie qui s’est déroulée dans une ambiance festive a été une occasion pour la communauté soninké de faire étalage de toute sa diversité et de faire découvrir sa culture à travers chants, rythmes et danses. Les différentes délégations se sont prêtées au traditionnel défilé, arborant des tenues traditionnelles qui collent bien à leur identité. Demba Tandia, ambassadeur de la musique soninké, Djiby Dramé et Daha Seck ont donné libre cours à leurs voix et livré, au bonheur des nombreux festivaliers, une belle brochette de chansons. A travers cette parade, l’assistance a eu l’occasion de découvrir la multi culturalité qui demeure la force de cette communauté.

Ballet équestre
L’ouverture du Fiso, ce n’était pas seulement la parade des délégations. L’assistance a eu droit à un véritable ballet équestre d’une extraordinaire plasticité et d’une remarquable beauté gratifié par deux cavaliers et leurs magnifiques montures bien parées pour l’occasion. Les équidés à l’oreille musicale insolite ont exécuté des chorégraphies dans une précision rythmique qui a emballé l’assistance. Ce défilé équestre n’était qu’une mise en bouche comparée à la démonstration équestre de la Gendarmerie nationale qui a proposé un spectacle en plusieurs tableaux. Ce ballet de chevaux et de cavaliers s’est déroulé sur un air de musique militaire.

Avec un savoir-faire insoupçonné, les gendarmes ont établi un dialogue avec les chevaux qui, pendant plus d’une demi-heure, ont mêlé leurs pas et leur cadence à celle de la musique. Chaque mouvement est mesuré, contrôlé. Cette belle prestation leur a valu des applaudissements nourris du public qui a pu apprécier tout le savoir-faire de ces cavaliers et admirer l’élégance de leurs chevaux qui n’ont pas flanché. Une mise en scène qui valait bien le détour !

Pour Djadji Soumaré, le Fiso, en tant qu’évènement culturel, social et économique, permet de rappeler et de faire vivre ce qui était les valeurs fondatrices de cette communauté, à savoir la solidarité. Le président du Fiso a avancé que ce festival doit être un temps de travail, de mémoire, de questionnement, d’innovation et d’invention de leur avenir commun. « Le Fiso est le lieu unique de notre unité multiséculaire, de notre regroupement et la possibilité de notre contribution historique en tant que peuple culturel dans ce monde en pleine mutation », a-t-il dit. « Le Fiso est notre bien commun parce qu’il nous regroupe comme autrefois dans la même communauté. La préservation de cet héritage commun dépend de chacun de nous », a-t-il indiqué tout en sollicitant l’engagement et la participation active de l’ensemble de la communauté soninké pour que cet évènement puisse vivre, servir de levier, de pont entre leur passé, leur présent et leur avenir. Pour D. Soumaré, le festival, c’est aussi un moyen de promouvoir et de valoriser la culture soninké dans toute sa diversité, sa richesse et sa transmission. « Il doit contribuer au développement économique de nos différents pays, notamment dans le domaine de la culture, du tourisme, de l’artisanat et du transport. Il doit constituer un creuset pour l’intégration des peuples africains », a-t-il défendu.

Le challenge, selon Idrissa Diabira, président de Wagadu Jiida, association de la communauté soninké, a été relevé il y a quatre ans à Nouakchott. « Le défi, c’était celui de l'organisation d'un festival qui est né en 2011. Il s’est tenu à Kayes à deux reprises, puis à Nouakchott avant Dakar.  Ce défi, c'était aussi d'organiser la communauté soninké, les jeunes, les femmes, les sages et les chefs de village qui ont été les porteurs de ce festival ; les organiser pour faire en sorte qu'une association qui œuvre pour la langue, la culture et le patrimoine puisse accueillir les Soninkés du monde entier et faire valoir l'empire millénaire dont on a perdu le nom : le Wagadou », a-t-il expliqué.

Préserver la langue soninké
La cérémonie d’ouverture du Fiso a coïncidé avec la Journée mondiale des langues maternelles célébrée, chaque année, le 21 février dans le monde. Selon Djadji Soumaré, la communauté soninké partage cette vision commune avec « l’Unesco qui met la culture au commencement et à la fin de la destinée humaine et de la société, seule rempart contre la violence ».

Le président du Fiso a profité de cette occasion pour souligner l’importance de la diversité des langues ou l’identité des groupes et des individus au fondement de toute société sociale, économique et culturelle. A son avis, le multilinguisme est une chance pour le monde. « Le nombre de langues parlées dans le monde a diminué de moitié. Pour 6.000 langues vivantes existantes encore, presque 3.000 sont en voie de disparition. Pour éviter à notre langue, à notre culture un tel sort, il est important que nous nous penchons sur cette problématique de la globalisation, mondialisation culturelle », a laissé entendre M. Soumaré. Il a invité les Etats, notamment celui du Sénégal, d’aller plus loin dans la promotion et la valorisation de toutes les langues pour assurer leur protection.

Le programme de ce festival a été très riche et varié. Spectacle « Sons et lumières », soirées artistiques traditionnelles, conférences sur le Wagadou, premier empire ouest africain, sur les migrations, l’Islam et autres ateliers, et des danses soninkés ont été au menu au cours des cinq jours de festivités. Ce grand rendez-vous du monde soninké sera clôturé ce dimanche au stade Amadou Barry de Guédiawaye.

Par Samba Oumar FALL (Textes) & Assane SOW (Photos)

SIRA DIALLO, MISS SONINKÉ FRANCE 2017 : UNE BELLE PLASTIQUE POUR LA CAUSE SOCIALE
Miss Soninke frL’élégance et la prestance sont au rendez-vous du Fiso. La beauté également à travers la Miss soninké France 2017. Malgré ses 19 ans, Sira Diallo est débordante d’ambition et ne cache pas son engouement pour la cause sociale. L’ambassadrice de la beauté soninké s’investit dans l’humanitaire pour aider les enfants à retrouver le sourire.

Sira Diallo ne pouvait manquer ce grand moment du donner et du recevoir de sa communauté. Comme beaucoup de ses concitoyens, l’ambassadrice de la beauté soninké, venue de la France, a participé à ce grand moment de communion. Elle en a aussi profité pour se ressourcer. Sira n’a pas caché sa fierté de revenir au Sénégal, son pays d’origine. « Je suis née et j’ai grandi en France, mais je suis toujours fière de revenir au Sénégal. Le festival est pour moi une occasion de m’enrichir sur les connaissances de ma communauté, d’en savoir plus sur ma langue maternelle », a-t-elle assuré. Le fait de vivre loin de la terre de ses aïeux ne l’a point coupé de sa culture. Loin de là. « Mon élection comme Miss soninké France 2017 m’a permis de représenter avec fierté la communauté soninké présente dans de nombreux pays d’Afrique mais aussi d’aider à la promotion de notre culture, de nos coutumes et à la préservation de nos valeurs », a soutenu Sira Diallo. Pour elle, passer ce concours était une évidence, car voulant à la fois représenter avec fierté l'ethnie soninké mais aussi le Sénégal. Cette élection a complètement changé sa vie, dans le bon sens. « Ça m’a permis de participer à de nombreux défilés, des soirées caritatives et de faire beaucoup de rencontres très intéressantes », a indiqué cette adolescente qui dit avoir aussi beaucoup gagné en assurance.

Son jeune âge ne l’empêche pas d’avoir de grandes ambitions. Etudiante en première année Bts Communication, elle veut devenir chef de projet. Sira Diallo ne cache également pas son engouement pour la cause sociale. Son combat, c’est aider les enfants « talibés » (apprenants du Coran). « Cette élection m’a confortée dans ma  décision de  m'engager dans l'humanitaire. Mon rêve, c’est de créer au Sénégal un centre pour accueillir les enfants talibés et les aider à s’instruire, car le droit à l’éducation est un droit fondamental », a-t-elle indiqué.

Servir les autres constitue à ses yeux une réelle satisfaction. D’ailleurs, l’ambassadrice de la beauté soninké va profiter de son séjour au Sénégal pour lancer, en collaboration avec l’association « Les racines de l’espoir », son projet humanitaire en faveur des enfants malades et des « talibés ».

Par Samba Oumar FALL (Textes) & Assane SOW (Photos)

Les départements de Kédougou et d’Isère (France) ont signé, mercredi, une convention de coopération culturelle d’un montant de plus de 600 millions de FCfa.  Ainsi, Kédougou adopte un des premiers schémas de développement culturel d’un département sénégalais.

La Maison des élus à Dakar a servi de cadre pour la signature de convention de coopération culturelle entre les départements de Kédougou et d’Isère (France). C’était, mercredi, en présence des représentants des ministères de la Culture et de la Gouvernance territoriale, de l’ambassadeur de France au Sénégal et d’autres acteurs des services techniques de l’Etat et élus locaux venus de Kédougou.  Et ce sont plus de 600 millions de FCfa qui seront engagés sur la première programmation 2017-2019 pour une convention valable jusqu’en 2022.

Le président du Conseil départemental de Kédougou, Lesseyni Sy, s’est réjoui de cette signature et des réalisations concrètes déjà menées au bénéfice des populations comme dans le domaine de la santé. «Kédougou a de très beaux atouts : une jeunesse très importante, un patrimoine naturel et culturel reconnu internationalement, un sens de l’accueil. Faire fructifier ces atouts nous oblige à être efficaces et à travailler ensemble. Nous devons nous rapprocher des autres, nous devons échanger », a-t-il lancé tout en magnifiant une vieille coopération redynamisée.

Le vice-président du Conseil départemental de l’Isère, Patrick Curtaud, qui a effectué le déplacement sur Dakar, a souligné le sens de cette convention. « Nous avons trouvé des partenaires mobilisés et c’est le plus important. La coopération décentralisée, c’est un état d’esprit, une ouverture vers l’autre ; c’est une manière d’agir avec l’autre », a-t-il déclaré.

Politique culturelle départementale
Aux yeux de M. Curtaud, la culture est un outil d’émancipation, un levier pour faire reculer l’obscurantisme. « Kédougou est un département, un territoire en mutation. Il y a une politique culturelle au niveau de ce département.L’objectif, c’est aussi de mettre en valeur le patrimoine, l’histoire de Kédougou », a appuyé le vice-président du Conseil départemental d’Isère. 

Avec ce partenariat, il s’agira de mettre l’accent sur des axes, tels que la gouvernance locale, la promotion de la diversité et la cohésion sociale, l’aménagement du territoire, favoriser l’accès à la culture, l’émergence d’une économie créative et, enfin, contribuer à l’attractivité et à la compétitivité du territoire par la culture.  

Dans ce registre, le directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a magnifié ce partenariat. « Ces axes de coopération pourraient contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable. Ils participent aussi à la réalisation des indicateurs du Plan Sénégal émergent, la réussite de l’Acte 3 de la décentralisation », a-t-il développé.

Pour Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, il y a, dans ce département, un potentiel considérable et qui n’est pas toujours bien connu. « Je pense qu’il y a un effort pour mieux faire connaitre votre culture, votre patrimoine, votre département », a-t-il dit.

De son côté, le représentant du ministre de la Culture a estimé que cet instrument de planification épouse la vision de territorialisation des politiques publiques de développement.

Amadou DIOP

La plateforme de petites annonces Expat-Dakar.com vient d’ouvrir la première galerie d’art en ligne dédiée aux artistes sénégalais. Le but, référencer le travail des créateurs et rendre l’art accessible au plus grand nombre.

Le pari est double. Au travers de la galerie d’art en ligne, dédiée aux créateurs sénégalais, la plateforme digitale de petites annonces Expat-Dakar.com veut mettre en avant les artistes et leurs œuvres mais également rendre l’art accessible à tout le monde. « Le concept consiste à créer une galerie virtuelle dans la plateforme Expat-Dakar.com après le constat du peu de visibilité des artistes sénégalais sur le web », a expliqué Mapenda Diop, directeur général de la structure Ringier Sénégal qui exploite le site Expat-Dakar.com. L’objectif est de faire de la toile un vecteur de promotion des créateurs. A côté de l’espace virtuelle, Expat-Dakar a aménagé une galerie physique à son siège à Sacré-Cœur III, sur la Vdn.

L’exposition «Dialogue virtuel», produite en partenariat avec Idrissa Diallo, commissaire d’exposition, se déroule du 22 février au 22 avril. Les œuvres exposées mettent en lumière le travail de 10 artistes qui présentent chacun trois œuvres, dans un dialogue des couleurs au niveau de la peinture et de la photographie avec des démarches et des sujets variés. Parmi les plasticiens exposés figurent, entre autres, Awa Ndiaye, Séa Diallo, Ousmane Ndiaye Dago, Ibrahima Kébé, Mamadou Sadji, Daouda Ndiaye et Lamine Barro.

Pour M. Diop, l’intérêt de ce sous-site consacré aux arts visuels, c’est de donner plus de visibilité en termes de recherche et de référencement de certains artistes. « L’objectif de la plateforme est d’avoir un répertoire précis des créateurs qui seront dans le dispositif », a détaillé le directeur général de Ringier Sénégal. A l’heure de la digitalisation, des galeries virtuelles poussent un peu partout dans le monde. « L’intérêt est de toucher le grand public qui ne connaît pas l’art en s’appuyant sur le million de visiteurs par mois sur Expat-Dakar.com », a relevé Mapenda Diop.

Dans le même sens, le commissaire de l’exposition a remarqué que peu de plasticiens sénégalais sont référencés sur Internet ; ce qui occasionne un manque de visibilité.

Selon Idrissa Diallo, autant l’artiste a besoin de solitude pour créer, autant il a besoin de partager le résultat de son travail qui passe par une médiatisation. « Aujourd’hui, tout passe par le digital.

Un artiste qui n’est pas sur Internet est presque anonyme », a-t-il remarqué, annonçant qu’après cette exposition de lancement, d’autres suivront pendant et après la Biennale de Dakar (du 3 mai au 2 juin).

De l’avis de François de Chalendar, administrateur délégué, Expat-Dakar.com va participer à la digitalisation de l’art. « Cela permet d’avoir un accès immédiat aux productions artistiques et une démocratisation de l’éducation à l’art », a-t-il relevé.

L’exposition «Dialogue virtuel» est à voir jusqu’au 22 avril.

E. Massiga FAYE

La République a rendu, hier, un dernier hommage à Amadou Mbaye Loum qui repose désormais à Yoff. Les hommages sont aussi d’une profession, d’une entreprise de presse, la Rts, des confrères, des Forces armées .

Hier, à la levée du corps d’Amadou Mbaye Loum, la cérémonie avait une allure martiale. Les Forces armées sénégalaises (Fas) étaient bien représentées pour rendre hommage au défunt journaliste spécialiste des questions militaires. En atteste la présence des généraux Meïssa Niang, haut-commandant de la Gendarmerie nationale, Bara Cissokho, sous-chef d’état-major général des Armées, Birane Diop, chef d’état-major particulier du président de la République, François Ndiaye, inspecteur général des Forces armée, Victor Tine, commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, entre autres. A ces hommes étoilés, l’on pouvait ajouter tous ces militaires qui ont salué la dépouille du plus militaire des civils. Mais aussi ces généraux aujourd’hui dans la deuxième section avec qui le désormais défunt a partagé tant de peines, des moments de joie, mais surtout les rigueurs d’une opération militaire. Il s’agit de Pathé Seck, Ousmane Ibrahima Sall, les deux Abdoulaye Fall (de l’Armée et de la Gendarmerie), Alioune Samba, Abou Thiam.

Rien de surprenant que la dépouille soit surmontée des bérets commando et para pour celui qui aimait déclamer son appartenance à l’une ou l’autre arme.

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a rappelé « combien il avait marqué son époque ». Venu représenter le président de la République, il a souligné qu’il a « toujours porté à la connaissance du public tout ce qui devait l’être, seulement ce qui devait l’être ».

Bien que précurseur dans la spécialisation sur les questions militaires, Amadou Mbaye Loum appartenait à une corporation qui lui a rendu hommage à travers le secrétaire du Synpics. Mais également par son ancien directeur et mentor, Pathé Fall Dièye. Ce dernier a salué le fait qu’il ait réussi à faire « alliance de la parole, de l’image et du son avec les Fas ».

De nombreux journalistes ont assisté à cette levée du corps. La présence du Malien Hamdoun Touré a revêtu un cachet particulier puisqu’il est, avec le défunt, de la 4ème promotion du Cesti.

Des célébrités du monde des médias, mais aussi des anonymes sont venus très nombreux à la cérémonie pour un hommage empreint d’émotion devant son fils unique. Le défunt a indubitablement « posé des actes qui lui survivent », a témoigné son confrère Ahmed Bachir Kounta. « Douloureuse est, aujourd’hui, mon émotion devant cette planche funéraire. Nous avons vu Amadou Mbaye Loum à la conquête de ce métier. Il a gravi tous les échelons de la responsabilité éditoriale. Avec éloquence, élégance et maitrise, il a été serviteur de son pays », a rappelé Bachir Kounta.

Le directeur général de la Rts, Racine Talla, a salué l’intense activité que Mbaye Loum avait maintenue malgré son départ à la retraite administrative.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

La première édition du week-end culturel sérère-diola dénommée « Okhet Kayanior » s’ouvre demain dans le village de Faoye (commune de Fimela, département de Fatick).

A l’initiative, l’Association des ressortissants casamançais dans la commune de Fimela (département de Fatick), la Génération solidaire, terres et cultures solidaires et Alter Ego (France) ont uni leurs forces pour la promotion des activités culturelles sérère et diola. D’intenses moments de vulgarisation et de communication que les organisateurs comptent mettre à profit pour faire bénéficier aux populations, surtout les femmes de Faoye, Dioffior et Fimela, des séances gratuites de dépistage du cancer du col de l’utérus, d’éco-mamelle et de sensibilisation sur le planning familial. L’événement culturel sera animé par la troupe artistique Essamaye de Coubalan de Casamance. « L’idée de ce week-end culturel, c’est de raffermir les liens séculaires basés sur le cousinage à plaisanterie entre Sérères et Diolas et en faire un véritable vecteur de développement », a indiqué M. Faye, président départemental des chefs de villages de Fatick originaire de Faoye et membre du comité d’organisation.

Il s’agira, selon lui, de consolider également la collaboration entre le district sanitaire  et l’Ong Médical solidarity pour des sessions de dépistage et de consultations gratuites, de créer un partenariat socio-économique entre le Gie des femmes de Coubalan, les Gpf de Faoye et Dioffior et l’Association des ressortissants casamançais de l’arrondissement de Fimela et d’inscrire cette activité dans l’agenda culturel de l’arrondissement pour sa pérennisation.

Ce week-end sera rythmé par des animations culturelles avec les différentes troupes, des séances de danse de masques et la lutte traditionnelle.

Mohamadou SAGNE

Le président de la République a présidé, hier, au stade Iba Mar Diop, la cérémonie d’ouverture de la 5e édition du Festival international soninké (Fiso). Macky Sall a souligné que toutes les cultures et toutes les civilisations sont d’égale dignité.

L’édition 2018 du Fiso a eu, hier, un hôte de marque en la personne du président de la République. Macky Sall a rehaussé de sa présence la cérémonie d’ouverture de cet évènement majeur dans l’agenda des Soninkés. Les délégations étaient venues de l’intérieur du pays, de la Mauritanie, du Mali, de la Gambie, du Congo, de la Guinée Conakry, de la Guinée-Bissau, de l’Angola, de la France, des États-Unis... Tout ce beau monde a communié et étalé la riche diversité culturelle de cette communauté. Le chef de l’État qui a salué la tenue de cette grande manifestation, après la Mauritanie et le Mali, a aussi félicité le comité d’organisation de l’avoir associé à cet évènement culturel majeur. Pour lui, la culture constitue l’âme du peuple mais également ce marqueur qui « nous définit et nous identifie en tant qu’individu et communauté ». Toutefois, a-t-il précisé, « nous ne devons pas, à l’heure où la déferlante de la mondialisation a fini d’envahir nos pays, nos communautés, en nous imposant à la marche forcée et la diffusion de modèles stéréotypés, oublier d’où nous venons et ce que nous sommes ». Macky Sall a insisté sur la nécessité de persévérer sur les valeurs de culture et de civilisation qui font la force de notre identité culturelle, pour ne pas être noyés dans la standardisation des modèles de pensée, d’action et de comportement. Le président de la République s’est voulu très clair. Il ne s’agit point d’un rejet de l’autre ou de la modernité, ni d’un repli identitaire encore moins d’un communautarisme mal placé. « Il s’agit d’afficher et d’affirmer ce que nous sommes et il faut le faire sans complexe parce qu’il y va de la sauvegarde de nos valeurs de culture et de civilisation », a-t-il fait savoir. A son avis, toutes les cultures et toutes les civilisations au sein et entre les nations se valent. « Il n’y a pas de culture ni de civilisation supérieure aux autres », a affirmé le président Sall, précisant que rien n’est plus dommageable à la coexistence pacifique des peuples que le mépris culturel. Car, a-t-il laissé entendre, « c’est le mépris culturel qui a engendré toutes les tragédies culturelles de l’histoire, en particulier l’esclavage, la colonisation et la mission civilisatrice ».

Communion et retrouvailles
SoninkeDe l’avis du chef de l’Etat, ce festival n’est pas juste une manifestation festive puisqu’au-delà de la communion et des retrouvailles entre membres d’une même communauté, il contribue à la mise en œuvre de l’agenda universel de l’Unesco, à commencer par la préservation des langues maternelle. Pour Macky Sall, le choix du 21 février, correspondant avec la Journée internationale de la langue maternelle, ne pourrait être meilleur moment pour lancer ce festival. « En fêtant, ce 21 février, le soninké, langue nationale parlée et codifiée ici, au Sénégal, nous célébrons en même temps toutes nos langues maternelles », a-t-il souligné. Le président a aussi indiqué qu’il n’y a rien de plus naturel que de parler sa langue maternelle et de porter à travers elle ses traditions et son vécu quotidien. « Une langue vit parce qu’elle est parlée ; autrement, elle meurt et avec elle, disparaissent ses imaginaires et ses contenus socioculturels, ses mythes et enseignements, toutes les valeurs et traditions qui lui sont attachées », a-t-il défendu, invitant, dès lors, la communauté soninké à être fière de ce festival et lui rester fidèle.

Le chef de l’État a rappelé que les Soninkés ont toujours cohabité avec les communautés bambara, maure, peule, mandingue et wolof. Ce creuset de diversité socioculturelle, a-t-il noté, renferme une tradition d’ouverture. Selon Macky Sall, « nous trouvons dans cette histoire partagée les fondements du vivre ensemble que nous dédie notre destin commun ». Sur ce, il a magnifié les valeurs attachées au « soninkara » par les Soninkés qui ont fini de démontrer qu’ils étaient de grands voyageurs. « La communauté est fièrement ancrée dans ses valeurs ancestrales, dans l’estime de soi, le courage, le sens de l’honneur, la fidélité à l’amitié, l’abnégation au travail et la solidarité en toute circonstance », a relevé le président de la République. Des valeurs qu’il a magnifiées tout comme la contribution de cette communauté à la solidarité nationale et à l’effort de développement économique et social de leurs pays à travers leur attachement à leurs terroirs, leur apport financier substantiel et leur esprit d’entreprise. « Ce sont toutes ces valeurs, tout ce bel héritage que je suis venu célébrer avec vous, sachant que ce festival constitue un legs que vous laisserez en viatique aux générations futures », a fait savoir Macky Sall qui s’est félicité du thème du festival : « L’empire du Wagadou hier, aujourd’hui et demain ». Lequel rappelle, selon lui, une vieille et riche histoire.

Les organisateurs ont remercié le chef de l’Etat pour sa présence et lui ont exprimé toute leur reconnaissance.

Samba Oumar FALL

La Galerie nationale d’art présente, jusqu’au 6 mars prochain, l’exposition « Condoléances : les larmes de la peinture » de l’artiste plasticien Cheikh Niass. Avec plus d’une quarantaine de toiles, ce travail est un hommage à la mémoire des artistes sénégalais et acteurs culturels décédés.

L’impuissance de l’homme devant la mort est une réalité même si sa soumission n’enlève en rien la douleur éprouvée à la suite de la perte d’un ou d’êtres chers. Avec son exposition «Condoléances : les larmes de la peinture », l’artiste sénégalais Cheikh Niass panse ses plaies et extériose le poids d’un deuil hantant ses nuits et ses journées. Rongé par la disparition d’un bon nombre de ses pairs, amis, compagnons et confidents, le peintre a, dans sa solitude, composé plus d’une quarantaine de toiles à la mémoire de ces illustres disparus. Des artistes de renom qui ont pour noms : Ibou Diouf, Amadou Sow, Ndary Lô, Issa Samb dit Joe Ouakam… « Les larmes de la peinture » est un cri d’hommage et de détresse à travers trois séries peignant des souvenirs et des émotions. C’est aussi ce sentiment de nostalgie émanant de l’envie d’un retour au pays natal dans une ambiance particulière. Cheikh Niass pleure ses amis ; ses œuvres ont le parfum des funérailles. Que ce soit le titre « Aux âmes nobles nobles » ou celui de « Bawnaan » ou encore « Les larmes de la peinture », l’exposition est un dialogue permanant avec les disparus. Des disparus pourtant toujours présents. Dans son travail, l’artiste donne raison à Birago Diop : « Les morts ne sont pas morts ». Ses coulées de peinture laissent voir des hommes en mouvement contrastés par des champs d’ombre, des empreintes et des taches au bout d’une bonne partie des toiles. Le plasticien utilise ce procédé symbolique pour parler de la présence de ces disparus à travers l’effet de souvenir et des pensées.

Cheikh Niass use de la technique de « coulure » avec des dépôts de matières offrant « des reflets intenses de couleurs ». « Je me suis concentré sur l’effet de coulure après une série de réflexions naturelles et simples. Tout ce qui coule est une partie d’un tout et agit de la croissance à la décroissance », soutient-t-il.

L’exposition « Condoléance : les larmes de la peinture », c’est aussi une quête de liberté. Cheikh Niass, au-delà de l’amertume, s’insurge contre ces murs qui sont en train de se barricader un peu dans le monde. Il reste confronté à ce duel intérieur et extérieur mais aussi cette envie d’éclater les frontières. La série arc-en-ciel « Bawnaan » traduit cette notion d’universalité. Cheikh est de ces artistes cherchant à apporter l’art dans les ghettos, dans les coins les plus reculés, pour le mettre à la portée de tous.

Né en 1966 à Pikine, Cheikh Niass est un produit de l’Ecole des arts de Dakar (1986-1991) et de l’Académie Bildenden Künste de Vienne (2005-2010). Vivant depuis des années en Autriche, il est connu pour ses installations. L’artiste est inspiré le plus souvent par « le contexte d’un monde de plus en plus mobile et globale ». Son exposition est à découvrir jusqu’au 6 mars prochain à la Galerie nationale d’art.

Ibrahima BA

La danse indienne était encore à l’honneur, dimanche dernier, au Théâtre national Daniel Sorano, dans le cadre de la deuxième édition du Festival de l’Inde au Sénégal. Les artistes de l’Etat du Maharashtra ont fait de belles chorégraphies.

La deuxième édition du Festival de l’Inde appelée « Tiranga 2.0 » se poursuit. Dimanche dernier, l’Inde était à l’honneur au Théâtre national Daniel Sorano. La plupart des danseurs sont de l’Etat du Maharashtra. Ils ont montré toutes les facettes de la danse indienne. Contrairement aux premiers jours du festival, la salle de spectacle de Sorano était pleine. Des Indiens, des Sénégalais ou d’autres personnes de différentes nationalités ont rempli cette grande salle. Ils ont en commun l’amour de la danse indienne. Une danse rythmique, spectaculaire mais aussi pleine d’enseignements. A travers la danse, les Indiens reflètent leur culture. C’est le cas de la première prestation de la soirée à travers laquelle les danseuses expliquent le rituel du mariage des Bendia en Inde. Les cérémonies de mariage sont très animées dans ce pays. Les gens chantent, dansent, allument des feux d’artifice. Les femmes qui assurent la chorégraphie revisitent ce cérémonial plein de sacralité. Les danseuses forment un cercle. Deux d’entre elles portent sur leurs têtes une sorte de vase. Avec beaucoup de dextérité, elles dansent, tournent et retournent sans que le récipient ne tombe.

La deuxième prestation de la soirée est assurée par un groupe de danse composée d’Indiens du Maharashtra. La troupe est formée à Dakar. Ils sont tous venus à Dakar pour travailler. Malgré les obligations professionnelles, ils ont trouvé le temps de produire des spectacles de danse. Le Maharashtra est un Etat riche en culture. Le groupe est composé d’hommes et de femmes. Les hommes portent des turbans de couleur rouge qu’ils ont enroulés sur leurs têtes, les femmes, elles, ont des perles dans leurs cheveux.

Danse des « coli »
La troisième prestation de la soirée est la plus spectaculaire. Elle met en exergue la danse du « vassoulev » dans l’Etat du Maharashtra. Dans cette chorégraphie, la culture est plus mise en exergue. La danse est assurée par un artiste public. Sur la scène, de petites cases sont montées. Devant ces abris, deux femmes pilent dans un mortier. Une autre, devant sa case, trie des graines. Le danseur lui demande de l’aumône. Il part de concession en concession en chantant. Tout de blanc-vêtu, avec un chapeau rouge vissé sur la tête, le « mendiant » s’approche des femmes. Ces dernières lui offrent des graines qu’il met dans sa gibecière.

A travers cette danse, l’artiste veut montrer la solidarité légendaire du peuple indien. Dans ce pays, l’entraide est une vertu. La danse des « colis », une communauté de pêcheurs toujours dans l’Etat du Maharashtra, a été aussi mise en scène, dimanche dernier, au Théâtre national Daniel Sorano. Les Colis, selon le présentateur, sont des pêcheurs. Ces populations, dit-il, sont comme les Lébous au Sénégal. La principale activité des Colis est la pêche. Et de retour de la mer, les Colis se détendent sur la plage avec une danse animée.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le projet de recherche-création en cour cours sur Dakar d’Erika Nimis a été présenté vendredi dernier au Raw material company, un centre pour l’art, le savoir et la société. Cette photographe et historienne franco-canadienne promène son appareil dans des lieux remplis d’histoires et de sens, très souvent en décrépitude, pour en révéler l’essence et fixer des traces de l’espace dakarois.

Erika Nimis est dans une « errance poétique » qui lui permet de faire de belles rencontres dans Dakar et un saut dans le temps ; des « bribes » de vie que son appareil photo consigne avec de pittoresques détails qui se révèlent à elle. Celle qui est également historienne photographie des lieux du passé et en décèle des traces, des signes que la routine du furtif regard dissimule. La promenade n’est pas que poétique en réalité. Elle est porteuse de sens. L’idée est de tirer quelque chose de cette mémoire qui, en tant qu’instrument, se ride, s’efface. Elle n’est pas figée, mais révèle ce rapport alambiqué avec « ce qui évoque ». C’est, pense-t-elle, « un exercice du regard sur les choses très souvent invisibles et porteuses de messages. Ces petites choses anodines comme les inscriptions sur les murs sont des formes d’archives » mises en relief avec un équipement léger aiguillé par une fine sensibilité.

Les traces du passé se nichent donc dans le présent de Dakar avec ses anciens bâtiments comme les cinémas El Mansour et Liberté, marqueurs de l’activité culturelle, des modes et instants de vie, l’Université des mutants de Gorée, œuvre de conviction d’un homme de pensées, fermée depuis 2005, les baobabs dont la grâce naturelle est aussi touchante que l’indifférence du passant face à son sort et le « spectacle » cultuel qu’il donne à voir. Erika Nimis s’attarde sur ces traces, sur ces objets, ces existences qui « décodent le présent et bâtissent le futur » pour ainsi la reprendre. Elle a l’œil de l’artiste et le recul de l’historienne en quête de significations. Cela lui permet de faire renaître l’essence de ces espaces de culture, d’art et de savoirs de Dakar comme le cimetière de Soumbédioune qui révèle, en filigrane, la relation que le temps crée entre le mort et le vivant.  Le rapport de l’humain à la trace, à la mémoire et à l’histoire est tout simplement fascinant.

« Erika Nimis a été très sensible aux traces du passé en latence et en désuétude qui l’interpellent d’une certaine manière. Ce travail en chantier est d’une rare cohérence. Car ces traces du passé nous interpellent de diverses manières sur le plan de leur puissance d’évocation. Il y a un certain nombre de points de repère qui sont finalement autant de points d’interrogation qui n’ont pas trouvé leur cohérence finale, car elle n’a pas encore terminé ce travail. Celui-ci est une interrogation fondamentale sur notre rapport à la mémoire et sur ce qu’on doit en faire », souligne Massamba Mbaye, critique d’art pour qui les lieux photographiés ne sont pas neutres.

Erika Nimis vit et travaille à Montréal. Elle est Professeur associée en Histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal (Uqam).

Sa pratique artistique consiste à photographier en couleurs les lieux délaissés en s’attardant sur les détails qui ne sont pas toujours visibles. Elle est aussi réputée pour ses travaux sur l’histoire de la photographie en Afrique de l’Ouest et ses recherches sur les relectures de celle-là africaine faites par les artistes visuels contemporains à travers l’usage des archives photographiques.

Alassane Aliou MBAYE

L’artiste-plasticienne Caroline Guèye inaugure, jeudi à 18h30, sa deuxième grande exposition individuelle au Sénégal à l’Espace Vema (embarcadère de Gorée, immeuble violet). Elle a travaillé sur le thème « Sos Podpa » ou Sos pillage organisé des poissons africains.

L’artiste plasticienne Caroline Guèye n’a pas seulement la tête dans les étoiles. Elle l’a sur terre mais aussi sur mer. L’ingénieure en Physique atmosphérique se préoccupe de la raréfaction des ressources halieutiques. D’où l’exposition au titre « Sos Podpa » ou Sos pillage organisé des poissons africains. Après celles intitulées « Les étoiles sur terre » à la Galerie Kemboury, l’artiste franco-togolo-sénégalaise Caroline Guèye nous revient, cette année, avec un thème beaucoup plus engagé. Si l’astrophysique est présente dans ses œuvres, l’actualité n’en demeure pas moins une source d’inspiration. C’est la deuxième grande exposition individuelle qu’elle présente au Sénégal. Caroline Guèye a pris le temps de préparer celle qui s’ouvre jeudi à l’Espace Vema (embarcadère de Gorée, immeuble violet).

Dans son articulation, l’exposition comporte 34 œuvres, principalement des tableaux au pastel en clin d’œil au grand-père artiste Paul Ahyi, à l’acrylique, quelques sculptures murales et deux installations. Hier, lors d’une présentation à la presse, elle a expliqué le choix du thème au vu de l’actualité, avec notamment ce bateau étranger qui péchait illégalement dans les eaux sénégalaises et qui avait été arrêté par les autorités. « Cela m’a interpellé parce qu’il y a des espèces de poisson qui ont disparu, d’autres sont en voie de disparition. Nos eaux sont pillées pas des bateaux industriels étrangers », a averti l’artiste-plasticienne. Caroline Guèye a ainsi relevé une répercussion sur la flore qui ne se renouvelle pas avec un contrecoup sur la population sénégalaise.

E. Massiga FAYE

 

Le Groupe Canal+ va tourner, cette semaine, à Dakar,  une  émission spéciale pour son magazine « Réussite ». Intitulé « Le Sénégal du 21ème siècle », l’émission va mettre en lumière les grands chantiers du pays, à travers un reportage à Diamniadio,  sur certaines réalisations infrastructurelles dont le nouvel  aéroport Blaise Diagne, un focus sur l’agrobusiness, les startups…

Le Sénégal est en chantier. L’avenir sort du béton. Les voyants liés aux perspectives économiques sont au vert avec la découverte des gisements de pétrole et de gaz. Le magazine « Réussite » du groupe Canal+ a décidé de mettre un focus, cette semaine, sur le dynamisme de l’économie sénégalaise. Sous la houlette du journaliste et animateur Robert Brazza, une émission spéciale sera consacrée à l’énergie déployée par notre pays, ces dernières années, pour tracer les sillons d’un futur flamboyant. « Le Sénégal du 21ème siècle », l’intitulé de l’émission, compte donner la parole, à travers des reportages exclusifs et des interviews, à ceux qui font bouger les choses et qui tiennent le flambeau du progrès. Ainsi, conformément au concept du magazine « Réussite », cherchant à montrer une vision d’une Afrique ambitieuse, un reportage est prévu à Diamniadio où « une ville nouvelle est en train de sortir de terre, dans le sillage du nouvel aéroport international Blaise Diagne, devenu le symbole du renouveau ». C’est aussi l’occasion de parler de « ses trains, son autoroute, son Centre de congrès… Le point de commun de ces infrastructures : le Partenariat public-privé ».  Selon Robert Brazza, il s’agit d’un numéro « exceptionnel » intégralement consacré au Sénégal.

« L’occasion a été donnée avec l’ouverture du nouvel aéroport Blaise Diagne et la nouvelle ville de Diamniadio pour faire un focus sur cette transformation de l’économie sénégalaise », a-t-il indiqué. Selon lui, autour de ce concept de la nouvelle ville, il y a tout ce qui accompagne cet élan tant sur le plan de l’agriculture et de l’agrobusiness, que de l’énergie, du pétrole... Mais également  « tout ce qui fait du Sénégal cette industrie qui va de l’avant derrière le Nigéria et qui permet à un pays de se transformer avec les startupers et les grandes entités qui vont venir et qui vont s’installer ». Les téléspectateurs retrouveront dans « ce spécial Sénégal » le portrait de la femme d’affaires Anta Babacar Ngom Bathily de Sedima.

Cette émission dont la date de diffusion est prévue le 3 mars prochain à 20h 30, sur Canal+, s’intéresse aussi au « nouveau visage que va recouvrir Dakar ». Aux yeux du journaliste et animateur, cela peut servir d’exemple à d’autres pays africains.  Robert Brazza, qui a remplacé la Franco-nigériane Elé Azu dans cette émission, parlera aussi de la diaspora sénégalaise. Laquelle s’offre, aujourd’hui, comme un modèle développement à travers ses investissements dans plusieurs domaines et la manne financière de près 1.000 milliards de FCfa qu’elle apporte, chaque année, à l’économie sénégalaise.

Dans le souci d’offrir à ses téléspectateurs africains une programmation riche et diversifiée, Canal+ a investi dans plusieurs émissions dont « Enquête d’Afrique », un magazine de grands reportages et d’investigation dédié à l’actualité du continent, « Bonjour santé », qui est une actualité de la santé en Afrique, ou encore  l’émission « Afrodizik » du rappeur sénégalais Didier Awadi faisant le tour des capitales africaines à la rencontre des artistes et des musiciens.  

Ibrahima BA

 

Après le décès  du réalisateur  et producteur  Idrissa Ouédraogo, survenu, dimanche dernier, à l’âge de 64 ans, le monde de la culture multiplie les hommages pour saluer la mémoire d’un cinéaste exceptionnel.  

Suite au décès du réalisateur et producteur burkinabé Idrissa Ouédraogo, les hommages se multiplient pour saluer la mémoire d’un cinéaste exceptionnel. Au Sénégal, au nom du chef de l'Etat et de l'ensemble du gouvernement, le ministre de la Culture a présenté « les fraternelles condoléances du peuple  sénégalais au gouvernement et au peuple burkinabé ». Dans un communiqué, Abdoul Latif Coulibaly a témoigné : « Idrissa Ouédraogo n’était pas seulement l’auteur, l’inspirateur et la source d’une filmographie impressionnante par sa thématique et sa qualité esthétique. Il fut aussi un formateur  remarquable auréolé de prestigieuses récompenses comme l’Etalon de Yennenga du Fespaco ou le Grand prix du jury du Festival de Cannes ».

Sur la même ligne, la Fédération africaine de la critique cinématographique (Facc) et l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) ont rendu hommage au cinéaste. Elles ont  aussi salué la mémoire du défunt et présenté leurs condoléances à toute sa famille, qu’elle soit biologique ou professionnelle, ainsi qu’au peuple burkinabé.

« Le 7ème art est en deuil. Le regard libre et singulier sur l’Afrique et le monde d’Idrissa Ouédraogo,  réalisateur et producteur burkinabé au talent immense, nous manquera. Ses œuvres ont été récompensées dans les plus grands festivals. Hier soir, c’est en particulier tout le cinéma francophone qui a mesuré l’ampleur de la perte », a déclaré, dans un communiqué, la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean. 
Selon elle, ce réalisateur de très grand talent a marqué l’histoire du cinéma africain avec des chefs d’œuvres comme « Yaaba », « Tilaï », « Kini » et «Adams », salués à la fois par la critique et le public. Il est l’un des rares cinéastes à avoir su conjuguer succès populaire sur le continent africain et reconnaissance internationale.

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

Le célèbre violoniste de jazz Didier Lockwood est décédé brutalement dimanche. « Son épouse, ses trois filles, sa famille, son agent, ses collaborateurs et sa maison de disque ont la douleur de faire part de la disparition brutale de Didier Lockwood dans sa 63e année », indique le communiqué transmis à l'Afp. Il avait participé à un concert samedi soir au bal Blomet, une salle de jazz parisienne. Didier Lockwood était marié à la soprano Patricia Petibon. Depuis ses débuts, à 17 ans, au sein de Magma, alors groupe phare du rock progressif en France, Didier Lockwood a sans cesse occupé le paysage à travers de nombreux rencontres et projets, dans divers styles : jazz-fusion électrique, jazz acoustique, jazz manouche, jazz et musique classique avec le spectacle « Le Jazz et la diva » en compagnie de la cantatrice Caroline Casadesus.

Didier Lockwood était aussi très impliqué dans l'éducation à la musique. Auteur d'une méthode d'apprentissage du violon jazz, il avait créé, en 2001, le Centre des musiques Didier Lockwood à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), une école d'enseignement de l'improvisation. Le jazzman avait également remis, en 2016, un rapport au gouvernement sur l'apprentissage de la musique. Il s'y inquiétait d'une enfance « formatée » par la technologie moderne et en « panne de sens » et prônait un apprentissage de la musique par plus d'oralité et moins de solfège. Il devait rendre hommage à Django Reinhardt lors d'un concert prévu en mars. Le jeune violoniste Scott Tixier a salué, sur Twitter, la mémoire d'un « grand maître du violon jazz qui a influencé toute une génération de violonistes ».
rfi.fr

 

Le Festival films femmes Afrique, qui se déroule jusqu’au 23 février à Dakar, a rendu hommage, samedi, au réalisateur sénégalais Djibril Diop Mambéty, décédé en juillet 1998. Son long-métrage “Hyènes” (1992), restauré par le producteur Pierre-Alain Meier, a été projeté samedi au nouveau Complexe cinématographique Sembène Ousmane.

C’est un film qui retrouve une deuxième vie. “Hyènes”, le long-métrage en version restaurée par Pierre-Alain Meier, producteur du Sénégalais Djibril Diop Mambéty, a été projeté dans la salle qui porte son nom, samedi, à Dakar, au nouveau Complexe cinématographique Sembène Ousmane. Le Festival films femmes Afrique a ainsi rendu hommage au comédien, scénariste et réalisateur décédé en juillet 1998. Linguère Ramatou, incarnée par Ami Diakhaté, revient à Colobane par la grande porte après en être chassée suite à de faux témoignages orchestrés par son amant de l’époque, Mansour Diouf, dans le rôle de Dramane Drameh. Ramatou revient riche. Elle est milliardaire alors que la mairie est en faillite. Dramane est proposé pour remplacer le maire, interprété par Makhouradia Guèye, aux fins de s’attirer les bonnes grâces de Linguère Ramatou. Il s'engage à aider Colobane. Au travers de plongées contre plongées, le réalisateur déploie son écriture cinématographique. Ramatou arrive sous les honneurs.

Le regard malicieux, un flot de souvenirs la submerge. Elle est l'objet de toutes les attentions, de toutes les curiosités. Elle est la seule survivante d'un accident d'avion. Coiffures et costumes d'époque, sous la direction d’Oumou Sy, confèrent un cachet esthétique particulier au film. L'ancien président du Tribunal, Gana, devenu valet, porte la parole de la Linguère. Elle propose 100 milliards de FCfa pour laver son honneur, pour avoir la tête de Dramane qui l'avait enceintée. Le maire oppose un refus catégorique. Le maître mot : la solidarité. Jadis peu fréquentée, la boutique de Dramane est prise d'assaut par les populations. Elles s’endettent à tour de bras. “Le règne des hyènes” a commencé, ironise Ramatou. Inquiet, Dramane commence à perdre raison. Il est habité par un accès de paranoïa. Il veut s'exhiler à Saraba qui, dans l'imaginaire des Sénégalais, symbolise le lointain, l'ailleurs, cette localité perdue. Depuis l'arrivée de Ramatou, Colobane a renoué avec la joie de vivre avec les apparitions de comédiens comme Thierno Ndiaye Doss, Issa Samb alias Joe Ouakam, Oumar Bâ dit Baye peul, Malick Ndiaye « fara tial tial… » Dans le déroulé du film, la musique est très présente avec des partitions de la cantatrice Yandé Codou Sène, et du musicien-chanteur Wasis Diop, auteur de la musique du film.

Ramatou devient l'espoir pour faire revivre la prosperité à Colobane. Elle a la rancune tenace. Elle promet de leur faire payer ce qu’elle a enduré avant son exil. Dramane arrive au bout d'une existence vaine avec le jugement de ses concitoyens. Il promet de se soumettre au verdict. La donation de Ramatou est acceptée après un vote à mainlevée des jurés. Destin tragique, Dramane est exécuté.

E. Massiga FAYE

Le réalisateur burkinabè, Idrissa Ouédraogo, décédé à l’âge de 64 ans, hier, à Ouagadougou, des suites d’une courte maladie, a été honoré par le monde de la culture et du cinéma, en particulier à travers divers témoignages sur les médias et les réseaux sociaux.

Sur Twitter ou Facebook, par mail ou dans les médias, tous ont reconnu ‘‘le talent de ce grand cinéaste africain’’. Pour beaucoup, comme le Marocain Rachid Naim, critique et enseignant en cinéma, la mort du réalisateur représente ‘‘une grande perte pour l’Afrique’’.

Sur un Twitter, le président burkinabé, Rock Marc Christian Kaboré, a exprimé sa profonde tristesse. ‘‘Le Burkina Faso vient de perdre un réalisateur à l’immense talent, profondément attaché à son pays’’, a-t-il réagi.  L’apport au cinéma africain de ce ‘‘grand réalisateur’’ qui a une filmographie très riche de tous genres (long-métrage, court-métrage, série télévisée, etc.) est souvent revenu dans les témoignages.
 Pour le critique sénégalais Baba Diop, ‘‘Idrissa Ouédraogo avait su diversifier aussi bien sa source d’inspiration en ne se limitant pas seulement à tourner au Burkina Faso, mais un peu partout en Afrique, en France ; ainsi que les genres cinématographiques et les thèmes abordés dans ses films’’.

‘‘Il s’était retiré un moment pour aider les salles de cinéma dans son pays et pour laisser plus de place aux jeunes. Car, disait-il dans une interview : + J’ai l’impression d’avoir beaucoup fait en peu de temps+’’, raconte Baba Diop. Le critique sénégalais se souvient : ‘‘Il disait, ces derniers temps, qu’il voulait revenir avec deux projets de films de longs métrages’’.
 Idrissa Ouédraogo a reçu l’Etalon d’or de Yennenga du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) en 1991 avec son film ‘‘Tilaï’’ (La loi), réalisé en 1990, et aussi le Prix du jury à Cannes l’année de la sortie du film.

APS

 


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