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Arts et Culture (1157)

Le collectionneur d’art, Henry Barbier, a fait donation de 60 œuvres d’artistes sénégalais à la Fondation Eiffage Sénégal. La cérémonie s’est déroulée, jeudi, au siège de l’entreprise en Btp.

Présente au Sénégal depuis 90 ans dans les Btp, la société Eiffage ne pense pas seulement au gain. Elle participe aussi à la conservation du patrimoine culturel. C’est ainsi que la collection Eiffage s’est enrichie d’une donation de 60 œuvres d’artistes plasticiens sénégalais de la part du collectionneur Henry Barbier. Dans une ambiance familiale, le Pdg d’Eiffage Sénégal, Gérard Sénac, a offert une soirée à l’occasion de cette donation. C’était sous la présidence du directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Communication, Rémi Sagna, devant des artistes plasticiens, de galeristes, des amis de la culture. Occasion de rendre un hommage fort à H. Barbier. Il a passé plusieurs décennies à Dakar et a connu plusieurs artistes.

« Ma fierté et la fierté des collaborateurs d’Eiffage est que la Fondation Eiffage s’est enrichie de toiles qui ont été remises gracieusement par Henry Barbier », s’est réjoui G. Sénac soulignant que Barbier a été séduit par l’engagement d’Eiffage depuis une vingtaine d’années à se passionner de la culture, l’art contemporain. « L’entreprise est fière parce qu’elle accueille de grands noms de la peinture sénégalaise comme Ibrahima Kébé, Amadou Seck, Seyni Mbaye, a déclaré le Pdg d’Eiffage Sénégal. Avec Barbier, nous préparons le futur et que s’il venait à disparaître, Eiffage pourrait s’enrichir d’une collection se trouvant à Bordeaux ». Selon Sénac, il est important de souligner qu’une société privée qui vient de fêter ses 90 ans au Sénégal n’a pas pensé qu’à gagner de l’argent pour ses actionnaires européens. Elle a pensé à conserver le patrimoine.

« Un acte noble »
Prenant la parole au nom du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, le directeur de cabinet, Rémi Sagna, a estimé que la cérémonie de donation relève d’ « une double dimension à la fois symbolique et artistique ». Au regard de R. Sagna, « en réalisant cet acte noble, Henry Barbier consacre non seulement son attachement au Sénégal après 60 ans de vie mais surtout son engagement dans la production artistique en devenant l’un des premiers plus grands collectionneurs de la peinture sénégalaise ». Avec une discrétion légendaire, a rappelé le directeur de cabinet du ministre de la Culture et la Communication, dans les années 1980, M. Barbier parcourait la totalité des galeries et expositions. « Cela lui a permis de déceler dans les œuvres de nos plasticiens, cette maîtrise des canaux de la beauté dans ses aspects formels », a souligné R. Sagna.

Aux yeux du critique d’art Sylvain Sankalé, « quand bien même Henry Barbier n’aurait été qu’un acheteur, c’était déjà très important, car les artistes, dont certains étaient dans un état proche de la misère, savaient trouver auprès de lui une oreille attentive, pour écouter leurs doléances, partager leurs doutes et leur apporter un secours financier qui n’était pas nécessairement lié à l’acquisition immédiate d’une toile ».

R. Sagna s’est également appesanti sur la valeur artistique des œuvres cédées au Groupe Eiffage avec de grands noms : Seyni Mbaye, Ibrahima Kébé, Mbaye Diop, Iba Ndiaye, Kré Mbaye, Amadou Seck, Amadou Ba, Ibrahima Koné, entre autres. « Ces artistes, avec qui le Sénégal s’enorgueillit, aujourd’hui, ont avec finesse et dextérité démontré tout leur talent et leur savoir-faire pour laisser à la postérité des chefs-d’œuvres d’une valeur inestimable », a relevé Rémi Sagna. Il a exprimé toute la reconnaissance de la communauté artistique envers Eiffage pour la conservation du patrimoine sénégalais. « Au-delà de l’enrichissement du patrimoine artistique de l’institution, c’est une mémoire de notre vécu artistique, culturel qu’il restitue à la veille de l’ouverture du Musée des civilisations noires », s’est félicité le directeur de cabinet voyant en Eiffage une entreprise citoyenne participant à l’émergence du Sénégal.

E. Massiga FAYE

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a reçu hier, vendredi, le staff du Musée des civilisations noires conduit par son directeur général, le Pr Hamady Boucoum, et composé du président du Conseil d’administration, Ousmane Sow Huchard, du secrétaire général, Mor Seck, et de l’agent comptable, Louis Ndiaye.

Selon un communiqué, M. Bocoum s’est « réjoui de la confiance placée en eux par l’autorité pour la matérialisation du projet de mise en œuvre du Musée des civilisations noires ». Avec son équipe, le directeur général « s’attèlera à la mise en place de l’administration dans les meilleurs délais pour « donner corps à la volonté de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Macky Sall ». « Il s’agit d’un très grand challenge et d’un immense travail » qui attend l’équipe dirigeante du Musée, selon le président du conseil d’administration qui s’est engagé, par ailleurs, à mettre à la disposition du Musée, son expérience, son carnet d’adresses et son expertise au service de cette nouvelle institution culturelle.

Le ministre de la Culture et de la Communication a salué la passion qui anime l’équipe dirigeante du Musée de « mettre en œuvre le vœu du chef de l’Etat d’un musée moderne, ancré dans les valeurs et traditions africaines et ouvert au reste du monde ».

La première édition du Festival international de la mode de Dakar (Fimodak) se tient aujourd’hui au Musée Théodore Monod de l’Ifan, près de l’Assemblée nationale.

Le prêt-à-porter africain tarde à s’affirmer sur le plan international, par manque d’une politique de consommation locale rigoureuse et du professionnalisme des acteurs. A l’heure de la mondialisation, il est important de pouvoir se produire à la hauteur des volumes et standards internationaux. C’est dans ce contexte qu’il faut placer le lancement du Festival international de la mode de Dakar (Fimodak), qui a démarré depuis hier, dans la capitale sénégalaise et se termine aujourd’hui.

Selon un communiqué, l’organisateur de cet événement, Abdou Lahad Guèye, le Fimodak se veut « une vision réaliste qui trouve son essence dans l’impulsion d’une révolution de la mode en Afrique et plus particulièrement au Sénégal ». Celle-ci s’appuie sur quatre points majeurs que sont la mode et le professionnalisme, la révolution du prêt-à-porter africain, la création de cadres d’échanges entre créateurs, investisseurs et la mise en place d’un bureau de style. Après une expérience riche en exhibition sur les plateaux nationaux et internationaux, Abdou Lahad Guèye initie ce projet qui découle d’une vision claire dans ce domaine.

D’ailleurs, pour la réussite de l’organisation, une équipe d’environ dix professionnels venus de domaines variés de la mode est mobilisée. Aujourd’hui, en début de matinée, un symposium sera organisé autour de la réflexion sur « L’industrialisation de la mode au Sénégal ». Parmi les conférenciers, le communiqué informe de la présence de Gora Athie, Sadiya Guèye, Collé Ardo Sow, Binta Salsao, sous la modération de Bara Ndour.

La note précise que l’après-midi d’hier a été rythmé par des essayages  des mannequins, un défilé « off » des jeunes créateurs et la sélection sur dossier. Le défilé final se tiendra dans la soirée de ce samedi, où l’on attend la participation de créateurs burkinabè, gambiens, français, sénégalais, entre autres.

Serigne Mansour Sy CISSE

Un grand maître. C’est ainsi que l’artiste plasticien, Kalidou Kassé, a rendu hommage à un doyen de la peinture sénégalaise, Amadou Seck surnommé comme le « Picasso africain ». 

C’était dans le sillage de la cérémonie de donation du collectionneur Henry Barbier à la collection d’Eiffage. Amadou Seck a appris ses premiers rudiments du métier auprès de Pierre Lods et Pape Ibra Tall. Il a exposé un peu partout dans le monde. A. Seck a été vice-président de l’Association internationale des arts plastiques, président de la section sénégalaise de la même association que dirige actuellement Kalidou Kassé.

« Amadou Seck a fait ressurgir le masque africain dans ses dimensions mythique, cosmogonique, géométrique, métaphysique », a témoigné K. Kassé pour qui Seck a réalisé des œuvres majeures. Artiste visionnaire, a évoqué Kassé, il a su traiter des questions d’actualité en 1990 dans son œuvre intitulée « Les migrants ». Issu de la première génération de l’Ecole de Dakar, il a contribué à l’amélioration de la condition des artistes et fut coordonnateur de la mise en place de l’actuelle Galerie nationale d’art. Pour Kalidou Kassé, « Un artiste, c’est la générosité du cœur et de l’esprit. Amadou Seck l’incarne et le vit ». Au nom de la communauté des artistes, K. Kassé a exprimé toute une gratitude envers Gérard Sénac, Pdg d’Eiffage Sénégal, considéré comme un véritable mécène qui accompagne les créateurs dans leur travail. « Il a su mettre en situation des artistes ayant des sensibilités différentes », s’est réjoui l’artiste-peintre.

E. M. FAYE

Serena Williams va bientôt épouser Alexis Ohanian, l'un des fondateurs du site Reddit. C'est sur la plate-forme de son petit ami que la championne de tennis avait d'ailleurs annoncé la bonne nouvelle la semaine dernière. On pouvait alors voir un dessin représentant les deux amoureux, et Alexis Ohanian qui tendait une très grosse bague à Serena Williams. Si on pouvait penser que la bague avait été exagérée pour le dessin, il n'en est rien. Sur Reddit, Serena Williams a publié une photo où elle pose aux côtés de son chéri. Folle amoureuse, la sportive appuie sa main sur le torse de son compagnon, qui est pour l'occasion habillé d'un smoking. Du coup, on ne voit que l'énorme bague de fiançailles et c'était peut-être bien la raison de cette publication. 

 Car en dehors de sa bague, la joueuse de 35 ans n'a pas vraiment fait d'effort niveau vestimentaire. En basket et avec un top blanc, on pourrait presque croire que Serena Williams sort d'un entraînement. Reste à voir si elle pourra toujours aussi bien manier la raquette, avec une pierre si lourde à son doigt...

Janet Jackson va enfin connaître les joies des jeunes mamans. À 50 ans, la chanteuse a donné naissance à son premier enfant, un garçon, qu'elle a eu par fécondation in vitro avec son compagnon, Wissam Al Mana. Le porte-parole de la star a expliqué à « People » que l'accouchement s'était déroulé mardi 3 janvier 2017 : « Janet Jackson et son mari, Wissam Al Mana, sont ravis d'accueillir leur fils, Eissa Al Mana. » Selon cette source, l'accouchement de la chanteuse s'est passé sans encombre et Janet Jackson se « repose confortablement ». Avec l'annonce de cette grossesse surprise, la sœur de Michael Jackson avait pris tout le monde de court. En décembre 2015, l'artiste avait d'abord « inquiété ses fans en reportant sa tournée » pour des raisons de santé. Il avait fallu attendre plusieurs semaines pour connaître la vraie raison de ce report. 

La star souhaitait simplement « fonder une famille » avec son compagnon, avec qui elle est mariée depuis 2012. Sa grossesse, Janet Jackson l'a ensuite passée au calme. En neuf mois, elle a simplement affiché une fois son baby bump et a posté un tweet pour rassurer ses fans sur son état de santé.

Pendant trois  jours, la deuxième édition du festival « Pençum Niani », organisée la semaine dernière à Koumpentoum, a permis de revaloriser le riche patrimoine matériel et immatériel de ce terroir. Au programme du festival, une exposition des richesses de l’artisanat de la région de Tambacounda, un colloque scientifique sur la vie et l'œuvre du parrain El hadji Bouna Sémou Niang, chef de canton, un défilé de mode…
La deuxième édition du festival « Pençum Niani », organisée la semaine dernière à Koumpentoum, a réuni un plateau artistique riche avec les troupes locales et ténors invités. Aussi, les échanges entre ethnies ont-ils été imaginatifs. Mandingues, Maures, Peulhs, Bambaras, Cognagui, Toucouleurs, Sérères, Laobés, Wolofs, ont revisité leurs us, coutumes et cultures sous l’œil attentif des festivaliers et des autorités, dont le gouverneur de la région de Tambacounda et le président du Conseil départemental de Koupentoum, initiateur du festival « Palabres du Niani ».
En l’absence du ministre Mbagnick Ndiaye retenu par le Fesnac à Kolda, Mamadou Diouf, son chef de cabinet, a magnifié cet important retour aux sources. M. Diouf a aussi salué « l’unité des cœurs et des esprits » traduite par une entente cordiale pour célébrer la culture dans le terroir du Niani. Pour lui, point de développement sans la paix.

Selon Khaly Niang, sociologue et fils du parrain de cette édition, le festival « Pençum Niani » constitue un cadre pour valoriser notre patrimoine culturel et échanger sur les valeurs et les vertus qui doivent fonder l’existence de tout individu, voire de la société. Toutefois, il doit aussi servir d’espace pour promouvoir les relations de bon voisinage et adresser les problématiques de développement local. « Nous avons un grand département qui regorge de potentialités économiques. Il nous faut mobiliser les bonnes volontés autour d’un plan de développement économique et social qui nous permettra d’atteindre nos objectifs d’émergence, de création de richesse et d’emploi pour les jeunes », a souligné Khaly Niang.

Pour Omar Sy le président du Conseil départemental, ce festival qui est la matérialisation de la politique culturelle au sein du Conseil, est, de nos jours, un des rendez-vous annuel de tout le département. Il s’agit d’un cadre de partage, de proposition et de promotion des potentialités économiques culturelles que regorge le département de Koumpentoum.

Centre culturel polyvalent
Selon M. Sy, le Conseil départemental, en organisant ce festival, cherche à mettre en commun toutes les collectivités locales autour de l’essentiel, le travail, et à donner à la politique son vrai sens qui est « la gestion de la cité ». Pour l’initiateur du festival « Pençum Niani », la culture est souvent prise comme levier pour asseoir un vrai développement. « C’est pour cela, nous appelons tous les partenaires à faire de cette zone, au centre du Sénégal, un centre industriel et économique national et sous-régional, autour de la Route nationale N°1. Au ministre de la Culture, nous demandons la construction d’un centre culturel polyvalent pour la promotion de toutes les expressions culturelles de la zone », a plaidé Omar Sy. Le même appel est lancé à l’endroit de tous les partenaires pour que Koumpentoum soit un département digne de ce nom.

Pape Demba SIDIBE

« La voie d’intercession du prophète dans la poésie d’El Hadji Malick Sy » est le titre du livre présenté, mercredi dernier, à la librairie L’Harmattan. L’auteur, Seydi Diamil Niane, s’est employé, dans cet ouvrage, à montrer comment le prophète de l’Islam, Mouhamed (Psl), se manifeste dans la poésie de ce guide religieux sénégalais.

L’appropriation par les Sénégalais des œuvres de personnalités marquantes du cheminement collectif passe inéluctablement par une « plongée » dans leurs parcours et leurs réalisations. La communauté scientifique, les détenteurs de savoirs multiples et ceux-là considérés comme leurs héritiers légitimes ont cette responsabilité exaltante de veiller à leur perpétuation dans les mémoires. L’intérêt du livre de Seydi Diamil Niane, l’auteur, réside dans le fait, justement, qu’il évoque une production littéraire d’une figure religieuse, Elhadj Malick Sy, en même qu’il interpelle sur ce qui devrait en être fait. En cela, il est « audacieux », pour ainsi reprendre Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amîn de la famille Sy de la ville religieuse de Tivaouane. Selon lui, l’auteur de cet ouvrage de 138 pages transcende les frontières des savoirs. Ce qui lui a permis d’aborder un sujet rarement étudié sous un angle scientifique.

Il participe, à l’en croire, à la valorisation du patrimoine intellectuel islamique du Sénégal. Car, pense-t-il, les œuvres des figures religieuses sénégalaises sont davantage psalmodiées qu’analysées. Il convient dès lors, pour y apporter remède, de les inscrire dans les programmes scolaires pour que la jeunesse se les approprie. D’autant que « la poésie d’El Hadji Malick Sy est universelle. Elle explore tous les genres et renvoie à une philosophie d’action », a souligné, quant à lui, Bakary Sambe, enseignant chercheur au Centre d’études des religions de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Le dénouement dans cette œuvre poétique, selon lui, est la redécouverte du prophète comme lumière, comme terminus d’un parcours initiatique. Pouvait-il en être autrement quand un « fin lettré » célèbre la « source claire », pour ainsi faire référence au prophète Mouhamed (Psl) ?

Abdou Aziz Mbacké Majalis a, lui, mis en exergue trois points essentiels qui témoignent de la qualité du livre. Il s’est d’abord félicité du choix du thème qui traduit une prise de conscience de l’auteur sur la nécessité de mettre en lumière ce patrimoine intellectuel pour sortir de l’acculturation orientale et occidentale. Ensuite, il s’est arrêté sur le profil de Seydi Diamil Niane qui est ancré dans l’étude religieuse et ouvert à d’autres sciences. Cela lui confère une double légitimité pour aborder un tel sujet. Enfin, M. Mbacké a évoqué le contexte dans lequel a été produite cette œuvre. Le monde, de plus en plus ouvert, pose la question des équilibres entre le spécifique et le général. Mais, il est essentiel de pouvoir, selon lui, dégager notre propre perspective pour éviter de continuellement alimenter le débat sur l’appropriation de nos valeurs et de nos symboles.

Crise de modèles
Cette exhortation de Abdou Aziz Mbacké Majalis est en parfaite cohérence avec le contenu de la quatrième de couverture du livre : « Dans ce contexte où la crise de modèles ne cesse de détruire les hommes, donner la parole à un intellectuel, océan de connaissances ésotériques et exotériques, comme El Hadji Malick Sy, devient une urgence. Si le Messager d’Allah a été envoyé comme source de miséricorde, il nous appartient, pour notre salut, de le connaître, de l’aimer, de le glorifier, de suivre son modèle et d’aller à la quête de son intercession. Voilà ce à quoi appelle la poésie d’El Hadji Malick Sy ». Pour l’auteur, l’objectif, à travers ce livre, est aussi de montrer que le Sénégal a ses sources de lumière comme celles-là qui jaillissent de la poésie d’El Hadji Malick Sy. Elle permet, de l’avis de Seydi Diamil Niane, de connaître le cheminement de l’Islam au Sénégal et de mettre en relief l’apport des personnalités de sa dimension dans cette religion.

Par ailleurs, il s’est offusqué du « paternalisme oriental » qu’il convient de déconstruire dans les consciences. Il suggère la création d’une académie sénégalaise de la pensée islamique pour montrer que nos figures religieuses nous ont enseigné un Islam enraciné dans la Sunna. Cela donnerait également l’occasion d’exploiter ce patrimoine et de le rendre accessible.
Seydi Diamil Niane est diplômé de l’Université de Strasbourg où il prépare une thèse de doctorat. Il est l’auteur du livre « Moi, musulman, je refuse qu’on tue au nom de ma religion ».

Ecriture générale de l’histoire du Sénégal : La cérémonie de lancement prévue le 26 janvier à Tambacounda
La ville de Tambacounda abritera, le 26 janvier prochain, la cérémonie de lancement de l’Ecriture générale de l’histoire du Sénégal, initiative présidée par le Professeur Iba Der Thiam. L’information a été donnée par le gouverneur de la région de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar. C’était lors de la cérémonie de lancement du festival « Pençum Niani » de Koumpentoum. M. Bouya a invité les organisateurs de ce festival à montrer, à cette occasion, le riche patrimoine du Niani.

Alassane Aliou MBAYE

Les journalistes de la région de Kolda viennent de bénéficier d’une formation en techniques de production et de montage radio et vidéo.

L’atelier de formation de trois jours est initié par l’Association régionale des journalistes et reporters de Kolda (Arjrk) dans le cadre du renforcement des capacités de ses membres. La formation qui est organisée avec l’appui de Sanoussi Diakité, directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), est assurée par Alpha Gano de la Direction de la cinématographie au ministère de la Culture et de la Communication. « Vous savez que dans les régions, les journalistes sont généralement polyvalents. On voit des confrères qui font la télévision, la radio et la presse écrite en même temps, souvent, pour un même organe et quelque fois, pour des organes différents, en signant sous des pseudonymes. C’est pourquoi, nous nous sommes dit qu’il faut les aider à renforcer leurs aptitudes, que ce soit au niveau de l’audiovisuel, du montage numérique et du montage vidéo pour leur permettre d’exercer leur métier », déclare Aba Sané, président de l’Arjrk et rédacteur en chef à Kolda Fm.

Pour les participants, cette formation vient à point nommé. Ils remercient Sanoussi Diakité pour son soutien constant à la formation professionnelle des hommes des médias. Ils saluent également la disponibilité du formateur qui, en dépit de ses nombreuses sollicitations professionnelles, a bien voulu partager ses expériences professionnelles avec les journalistes. « Beaucoup de confrères ont opté pour ce métier, mais il se trouve que parfois, la formation de base n’y est pas. Nous avons donc jugé nécessaire de les réunir afin de renforcer leurs capacités pour leur permettre d’exercer leur profession. Le renforcement des capacités des journalistes est un souci permanent de notre association qui a pris à bras le corps cette question et a fait appel à un fils du terroir, en l’occurrence Alpha Gano, qui est un technicien en audiovisuel pour nous aider à renforcer nos capacités », déclare Ismaïl Mansaly, journaliste à Koldanews.com.

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que Sanoussi Diakité intervienne pour le renforcement des capacités des journalistes de Kolda. Il y a deux ans, un atelier de formation avait été organisé par l’Onfp à l’issue duquel des attestations avaient été délivrées aux correspondants régionaux. La formation était assurée par d’éminents journalistes et formateurs au Cesti dont Mamadou Koumé en presse écrite et Lamine Touré pour la radio.

Mamadou Aliou DIALLO

Le gouverneur de la région de Tambacounda, El hadji Bouya Amar, a lancé officiellement la radio Alkuma Fm, sur la 107.0. Après avoir félicité le promoteur, Maké Dangnokho qui après le journal et le site du même nom, met en place une radio. Le gouverneur a mis l’accent sur la notion d’« informer juste et vrai ».

Après le journal et le site du même nom, le paysage médiatique de la région de Tambacounda se renforce par la nouvelle radio «Alkuma Fm». Pour la cérémonie de lancement, son promoteur Maké Dangnokho a convié des personnalités, comme le président du Conseil départemental de Tambacounda, le représentant du maire de Tambacounda, le secrétaire exécutif de l’Ong « La lumière », le Gouverneur de région…

La nouvelle radio qui émet sur la fréquence 107.0 Fm, concrétise les ambitions de Maké Dangnokho, président du groupe de presse Alkuma, qui dit se battre et refuse la facilité. Et ce, malgré un milieu presque défavorable à l’entrepreneuriat. « Rien que pour cela, Maké mérite d’être félicité », reconnaît le gouverneur de la région de Tambacounda à l’entame de son propos ; avant de témoigner au personnel de la radio l’engagement de l’Etat de les accompagner pour une bonne diffusion et un droit à l’information.

El Hadji Bouya Amar a déclaré à ce propos que « toute information que l’on doit diffuser doit obéir à ce principe : informer juste et vrai avec responsabilité. Il peut y avoir même une information qui est vraie mais dont la diffusion peut porter atteinte à la sûreté de l’Etat. Il y a aussi ce qu’on appelle l’information patriotique. Si quelqu’un diffuse une information qui va créer sûrement des problèmes dans ce pays, ce n’est pas faire œuvre de patriotisme ».

« Le combat de la radio sera de lutter contre la fracture numérique et l’isolement au niveau de cette région très enclavée. Nous voudrions qu’il travaille si bien que cette radio soit la voix du Sénégal oriental dans son entière globalité », selon M. Amar. « Ce n’était pas évident, beaucoup de personnes n’y croyaient pas. La radio est un investissement assez lourd. On y a investi presque 6 millions de FCfa pour la mettre en place », informe le promoteur. A l’appel du gouverneur de la région, Maké Dagnokho répond que « les valeurs fondamentales du groupe Alkuma sont la responsabilité dans le traitement de l’information, l’éthique et aussi le sérieux. Nous veillerons davantage à la sécurité, à la stabilité, à la paix dans nos terroirs ».

Selon lui, « la radio vient enrichir l’espace médiatique au Sénégal oriental. L’ambition consiste à contribuer davantage au désenclavement de nos terroirs. L’information est un élément fondamental dans le processus de l’émergence au Sénégal. Nous mettrons l’accent sur les questions de développement comme nous l’avons toujours fait ». 

Pour y arriver, le jeune promoteur compte sur ce nouvel outil médiatique avec un émetteur de 500 W et une force de pénétration d’environ 100 km, qui couvre pratiquement tout le département de Tambacounda.

Quant à la grille des programmes, il confie qu’elle est très inclusive avec toutes les langues locales (le bambara, le peulh, le mandingue, le sérère, le diola, le bassari, le soninké, …) et des thématiques liées à la sécurité de proximité, aux mines, au consommer local, à l’enfance, aux droits de l’Homme, à l’éducation, à l’environnement, à la santé.

P. D. SIDIBE

La commune de Gandiaye, dans la région de Kaolack, vient de se doter d’un centre multimédia permettant un accès plus large au numérique aux populations de la localité. La salle équipée avec les outils informatiques de dernière génération est l’œuvre du directeur de la Promotion de l’économie numérique et des partenariats au ministère des Postes et Télécommunications, Seth Sall.

La commune de Gandiaye ambitionne de devenir une grande ville numérique. Un challenge qui passe par un accès plus large de ses populations aux technologies de l’information et de la communication. C’est, en tout cas, la volonté affirmée par son maire, lors de la clôture de la quinzaine numérique initiée par les étudiants de l’ancienne capitale du canton de Diokhoul-Gandiaye. L’infrastructure dotée d’une plateforme numérique avec accès haut débit à l’Internet a été inaugurée, ce vendredi, par l’édile de la cité en compagnie de Seth Sall, le parrain de ces journées qui a offert le centre mulitmédia aux jeunes de la localité. 

« En tant que fils de Gandiaye, né et qui a grandi dans cette localité, et au titre de directeur de la Promotion de l’économie numérique, je me dois de contribuer à la diffusion du numérique dans tout le Sénégal, a fortiori dans ce terroir qui m’a forgé. Donc c’est tout naturel qu’avec la collaboration du maire Pape Songdé Diop qui a lancé un appel à tous les cadres ressortissants de Gandiaye à l’entame de son magistère, qu’on vienne apporter notre pierre à l’édifice », a justifié M. Sall.

Ce dernier qui a parrainé la manifestation a exhorté les autorités municipales à s’investir dans l’économie numérique pour assurer le développent de leur commune. « Aujourd’hui, l’économie numérique s’impose comme une niche de croissance et un secteur à haute valeur ajoutée, et ce n’est pas pour rien qu’elle figure parmi les objectifs millénaires pour le développement, adoptés par les Nations unies en septembre 2015 à New –York  », a analysé M. Sall. Pour sa part, le maire Pape Songdé Diop a évoqué les usages multiples du numérique dans la gestion des collectivités locales. « L’exploitation du numérique dans la modernisation et la sécurisation de l’état-civil, la gestion du foncier pour lutter contre l’évasion fiscale sont des applications concrètes des opportunités qu’offre la diffusion du numérique », a-t-il souligné.

La quinzaine du numérique initiée par l’Amicale des élèves et étudiants de Gandiaye (Amerga) avec comme thème « Impact du numérique dans le développement local  », outre l’acquisition d’un centre multimédia, a permis la formation en informatique de 65 auditeurs issus de toutes les catégories socioprofessionnelles de la commune.

Elimane FALL

A l’occasion de la fête de la Saint Sylvestre, les populations de la ville de Saint-Louis ont encore eu droit à un événement culturel typiquement local qui se déroule, chaque année, sur la place Faidherbe durant la dernière semaine de décembre. Il s’agit du Fanal de Saint-Louis dont le thème, cette année, était « L’émergence ». Tous les artistes qui se sont produits ont plaidé, à travers leurs belles prestations, pour la sauvegarde de l’architecture de la ville de Saint-Louis qui risque d’être inscrite par l’Unesco sur la liste du patrimoine en péril si rien n’est fait pour la réhabiliter.

Les populations de la vieille cité et leurs illustres hôtes et autres invités de marque ont admiré, samedi dernier, la belle parade des différents fanaux de l’île de Ndar, du faubourg de Sor et de la Langue de Barbarie. Un nombreux public en délire a fait corps avec ces véritables œuvres d’art qui ont pu retracer les sémantiques de l’émergence. Des moissonneuses-batteuses, des pirogues et autres symboles vivants de l’économie de la région Nord et des réalisations du président Macky Sall enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre du Pse, du Pnar, du Pracas, du Pudc, etc., ont été mis en exergue à travers ce beau défilé du Fanal.

Un défilé nocturne qui a encore impressionné les touristes, vacanciers et autres visiteurs qui ont pu découvrir, en même temps, notre culture. C’était en présence du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, par ailleurs maire de Saint-Louis, de l’adjoint au gouverneur chargé des Affaires administratives, Babacar Bâ, de Mme Oumou Sy, styliste et costumière de film, etc. Cette année encore, grâce à Mme Marie Madeleine Diallo, fondatrice de « Jalloré productions », qui a pu relever avec brio les défis de l’organisation de la 18ème édition du Fanal de Saint-Louis, le nombreux public massé aux alentours de la Gouvernance et des immeubles Rogniat, a pu admirer ces images sublimes, le trousseau vestimentaire exceptionnel des Signares. Pour les besoins de la fête, Mme Oumou Sy a mis à la disposition des organisateurs plus de 200 costumes Le maire Mansour Faye a apporté une contribution financière importante qui a été bien appréciée par les responsables de « Jalloré productions ».

Malgré un froid de canard, les Saint-Louisiens nostalgiques ont communié avec leurs hôtes dans la joie et l’allégresse. Des instants magiques, un spectacle sons et lumières, des déguisements atypiques… Les vocables ne manquent pas pour illustrer ce que nous avons vécu sur cette mythique et mystique place Faidherbe. Point de convergence culturelle qui disqualifie les appartenances religieuses, politiques et ethniques au profit d’un besoin commun. C’est une lapalissade de dire que le fanal est à Saint-Louis ce qu’est le carnaval à Rio. Pour Mansour Faye, le fanal est une identité culturelle de la ville et fait partie du patrimoine, au même titre que d’autres événements comme les régates et le festival de jazz, « il faut tout mettre en œuvre pour associer à l’organisation annuelle de ce fanal tous les partenaires de Saint-Louis », a-t-il soutenu. Dans le même sens, d’autres intervenants ont rendu un vibrant hommage à Marie Madeleine Diallo qui, malgré les difficultés auxquelles elle est confrontée chaque année pour organiser ce fanal, arrive à maintenir le programme.

Communion
A 23 heures, l’animation était au beau fixe. Les populations ont eu droit à de beaux moments de communion avec les vacanciers et autres invités. Les retrouvailles entre parents, amis, voisins et sympathisants ont été fort délirantes. On n’avait pas où mettre les pieds. Car, tout le monde tenait vaille que vaille à admirer ces véritables ouvrages charpentés, représentant des bâtisses de la ville de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux) et pouvant atteindre 5 mètres de haut. Des ouvrages recouverts de papier peint aux couleurs vives. Une acuité de couleurs qui illumine cette place symbolique, cet endroit idyllique et paradisiaque, témoin des hauts faits de l’histoire de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française.

Illuminés de l’intérieur par des chandelles, ces fanaux sont accompagnés de jeunes Signares, fières, qui éprouvent le plaisir à déambuler sur cette place exiguë avec une démarche de pintade. Un défilé accompagné de chants traditionnels, du rythme endiablé des percussions.

« Takussanu-Ndar »
Elégamment revêtues de tenues de Signares, qui font revivre le passé de l’ancienne cité coloniale, ces jeunes filles en extravagante rivalisent d’ardeur, de talent et d’ingéniosité. Elles déploient devant les autorités administratives, municipales, coutumières, religieuses, les notables, les sommités du monde culturel et artistique, toute leur exubérance, leur charme.

Cortège de lumières, le fanal est l’une des fêtes les plus spectaculaires du Sénégal, née au sud de l’île de Ndar communément appelé Sindoné et longtemps considéré comme un patrimoine universel à l’époque où les Signares, se rendant à la messe de minuit, étaient précédées par des appareils et autres porteurs de lampions, chefs-d’œuvre éphémères confectionnés pour l’occasion. Le Fanal de cette année a démarré ses activités par un « Takussanu-Ndar » qui a permis de sillonner les rues, ruelles et artères de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française. Cette année, l’événement a été marqué par un grand défilé de mode et de coiffure avec la grande styliste Oumou Sy et ses élèves.

Pour cette édition, la sortie du fanal a été accompagnée d’un spectacle de sons et lumières, basé sur le thème « L’émergence » et qui a permis aux populations de revivre la belle histoire des Signares de Saint-Louis et de se projeter sur l’avenir, les ambitions et les potentialités de leur ville natale.

Mb. K. DIAGNE et A. M. NDAW

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) se déroulera du 25 février au 4 mars 2017 avec comme pays invité d’honneur, la Côte d’Ivoire. La 25ème édition a pour thème « Formation et enjeux de la professionnalisation ». A l’affiche, plus de 150 films pour la compétition, plus de 100.000 spectateurs attendus en salles. 

La biennale du 7ème art africain se déroulera du 25 février au 4 mars 2017 au Burkina Faso. La Côte d’Ivoire est le pays invité d’honneur. La 25ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) a pour thème « Formation et enjeux de la professionnalisation », annonce un document de présentation. Au programme : 9 salles de projections, 950 films inscrits pour la sélection, plus de 150 films sélectionnés pour la compétition, plus de 100.000 spectateurs attendus en salles, plus de 450 séances de projections prévues. En ligne de mire, l’Étalon de Yennenga, grand prix du festival.

Le programme professionnel, détaille le document, se décline en compétition de films, panorama du cinéma africain et de la diaspora, grande première des films de fiction long métrage en compétition, débats et forum des films en compétition. Le programme Industrie s’articulera autour du 18ème Marché international du cinéma et de la télévision africains (Mica) avec des expositions (films, stands entreprises cinéma /audiovisuel, stands pays, institutions…), conférences thématiques, espaces rencontres (colloque, B2B, ateliers), master-class, espace visionnage.

Ainsi, à travers le thème « Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel », le Fespaco 2017 invite les professionnels et experts du secteur à la réflexion. Il s’agit, selon le texte, de faire un état des lieux pertinent des formations, des filières enseignées, des performances obtenues, des défis existants ainsi que des orientations nouvelles à amorcer pour atteindre le « professionnalisme » et l’ « excellence ».

Formation et hommages
Le document rappelle que, de par le thème de 2005 intitulé « Formation et enjeux de la professionnalisation », le Festival pointait déjà « le curseur sur la nécessité de se former dans le milieu du cinéma et de l’audiovisuel en pleine révolution numérique ». La 25e édition du Fespaco a trois jurys officiels pour la compétition : le jury Long métrage, le jury Court métrage / Série télévisuelle ainsi que le jury Documentaires et Films d’écoles africaines de cinéma. La biennale de 2017 aura donc trois présidents de jurys : Nour-Eddine Saïl / Maroc Jury Long métrage, Issa Serge Coélo / Tchad Jury Court métrage / Série télévisuelle et Yaba Badoe / Ghana Jury Documentaire et Films d’écoles. Le festival rendra, de nouveau, hommage à tous ces réalisateurs, monteurs, ingénieurs de son, scénaristes, techniciens, comédiens et chorégraphes qui sont décédés.

Présenté comme évènement cinématographique « le plus grand et le plus populaire » du continent africain, depuis son institution en 1972, le Fespaco est, aujourd’hui, un festival de dimension mondiale pour sa programmation filmographique et pour la diversité de ses activités de visibilité, de communication et d’échanges culturels. Le but est de promouvoir le développement de l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel en Afrique.

E. Massiga FAYE

Birima Fall dit Baye Manga, metteur en scène de la troupe Renaissance, lauréate du premier prix en danse de la neuvième édition du Festival national des arts et de la culture (Fesnac), lance un appel pour un accompagnement des artistes primés lors de cette manifestation culturelle tenue en fin décembre à Kolda. « Nous espérons qu’avec ce titre, nous aurons un accompagnement et des opportunités pour nous ouvrir au monde extérieur », a dit Baye Manga dans un entretien avec l’Aps. Il a évoqué notamment la possibilité d’avoir des contacts pour des tournées artistiques à l’étranger comme en avait bénéficié en 2005 la troupe communale de Louga, vainqueur de ce même prix.

« Au-delà de la récompense (un million par catégorie : danse ; musique et théâtre et 1,5 million pour le Grand Prix), le Fesnac doit être un tremplin pour les artistes appuyés par les autorités », a estimé l’artiste qui souhaite « une ouverture pour enrichir l’expérience de ses protégés ».

Baye Manga attire l’attention des Lougatois sur la nécessité d’assurer la relève en favorisant la formation des jeunes qui doivent selon lui ‘’maintenir le statut de ville culturelle de la capitale du Ndiambour’’.

Cette victoire a été bâtie selon lui sur la bonne maîtrise du thème de cette année- « Patrimoine culturel- tourisme et développement durable »- sur lequel un bon travail a été réalisé par l’encadrement des artistes de la région.

Baye Manga se félicite ainsi du beau spectacle basé sur la danse traditionnelle offerte par ses protégés qui ont ébloui le public de Kolda par leur maîtrise de la chorégraphie, le bon décor l’accompagnant et la rythmique présentée. Parlant de l’organisation du Fesnac, il a évoqué un évènement sans aucun couac et salué le bon accueil réservé aux festivaliers par les organisateurs.

APS

Mbaye Badiane, le 49ème Bour Saloum s’est éteint, hier, à l’âge de 85 ans à Dakar à la suite d’une longue maladie. Il a été inhumé le même jour dans la commune de Guinguinéo. Cet ancien chef traditionnel aura régné pendant plus de 2 décennies dans ce royaume historique du centre du Sénégal. Il cumulera cette fonction traditionnelle avec celle de maire de la commune de Gossas en 2009 dans un conseil municipal contrôlé par la coalition Sopi de l’ancienne majorité libérale. Le défunt fut, de son vivant, un compagnon fidèle du président Abdoulaye Wade. La direction du Soleil présente à sa famille et à ses parents ses condoléances attristées.

Elimane FALL

Le groupe « Bideew Bu Bess » a fêté 22 ans de présence sur la scène musicale, vendredi 30 décembre dernier, au Cices de Dakar. C’était en présence de parents, mélomanes, fans et sympathisants du groupe.

« Bideew Bu Bess » ou l’étoile montante. Ce nom renvoie au parcours d’un groupe musical, qui a démarré en 1994 avec le style hip-hop. Pour célébrer cette riche expérience éclectique, les artistes du groupe ont invité parents, mélomanes, fans et sympathisants au Cices, dans la grande salle de l’Unité africaine. Ce vendredi 30 décembre, à minuit passé de quelques minutes, Makhtar, Baïdy et Ibrahima font leur apparition sous les vivats du public. Mais, il fallait attendre plus d’une heure pour les voir sur le podium. Parce que des artistes (Tiger, Safari Akhlou brick, etc.) invités assuraient le spectacle.

Cris stridents, sifflets et émotions ont accueilli le trio du « Bideew Bu Bess ». Baïdy a du mal à chanter, pris qu'il était par l’émotion, le tube « Yaye » entonné en présence de sa mère, qui le rejoignit sur le podium. Il fallait compter sur Carlou-D pour prendre la relève. Sommairement. « Il y avait un choc d’émotions. Nos 22 ans avaient un cachet spécial ; nous rendons grâce à Dieu. Nous nous sommes remis de cette émotion avant de continuer », souligne Baïdy qui a versé, cette nuit, de chaudes larmes.

D’après lui, l’on ne pouvait s’empêcher de penser aux débuts difficiles, marqués par des réticences de tous bords, surtout des parents. « Nous sommes nés et élevés dans une famille conservatrice et orthodoxe », déclare-t-il. Ce jour d’anniversaire, « Bideew Bu bess » a revisité sa « playlist » dont « Nda Ndioungo », « Yaay », « Sama khel dafa touki », « Minuit Pa Elimane », « Original » (a capella), « Allah Baye », « Ndoumbelane », « Ila Touba », « New Song », « My feeling », « Belle », « Baye Bou bess », etc.

Cette prestation sanctionnant les 22 ans de carrière musicale relève de la satisfaction selon l’artiste Baïdy. « Nous n’avons aucun regret d’avoir choisi la musique. Cela nous donne l’envie de continuer, même si dans la vie, il existe des périodes de vaches maigres et de vaches grasses », avance-t-il, soutenant que le groupe a apporté sa valeur ajoutée dans l’art musical sénégalais.

Parlant des années 1990, il a souligné que le rap était une occasion pour véhiculer leur message. « Nous avons fait une évolution dans notre musique qui nous ressemble », affirme-t-il. Pendant plus de deux décennies de présence scénique, « Bideew Bu bess » a sorti quatre albums : « Ndeketéo », « Original » (Cd et cassette), « Ndoumbelan ». Loin de vouloir d’entonner le morceau de la fin, en avril 2017, le groupe compte mettre sur le marché, leur 5ème album intitulé « Unité nationale ». Pour autant, Baïdy exhorte les jeunes musiciens à faire plus de recherche, au lieu de sombrer dans la médiocrité. Chaque réussite, selon lui, nécessite patience et endurance, face aux épreuves.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall, et son homologue togolais, Abayeb Boyodi, ont procédé hier, à Dakar, à la signature du protocole d’accord sur le projet « Free roaming » en Afrique de l’Ouest. En scellant ce partenariat, le Togo rejoint ainsi les 6 autres Etats signataires dudit protocole. La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres  des Postes et Télécommunications  des deux pays.

Après le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali, la République de Guinée et la Sierra Léonne, c’était au tour du Togo de signer le protocole d’accord du projet « Free roaming » en  Afrique de l’Ouest.

Selon le directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall, le « Free roaming » permettra aux pays membres de la Cedeao de pouvoir baisser, de  manière significative, les coûts de communication pour ceux-là qui se déplacent dans l’espace.

« Le Free roaming permettra à ceux qui sont en déplacement de recevoir des appels téléphoniques sans pour autant payer  la surtaxe ou payer le coût de la réception ». De même, souligne-t-il, les clients qui sont en roaming dans les pays signataires vont désormais  émettre des appels comme s’ils étaient dans leur propre pays.

« Ce projet est un avantage considérable pour nos concitoyens. Il traduit aussi les directives des chefs d’Etat qui ont retenu de faire de l’Afrique un seul réseau de télécommunication », indique M. Sall. Aussi, annonce-t-il que la mise en œuvre du « Free roaming » dans l’espace africain va  démarrer le 31 mars prochain et que tous les pays  signataires de ce protocole d’accord vont appliquer les tarifs qui sont  contenus dans le protocole.
La signature de ce protocole avec le Togo a été également une occasion pour les directeurs généraux des Agences de régulations de Télécoms des deux pays de signer un autre accord-cadre entre régulateur sénégalais et togolais pour pouvoir   élargir leur base  de coopération pour des échanges d’expériences  dans les chantiers qu’ils ont engagés  de part et d’autre.

Baisse des coûts du téléphone
Le ministre togolais en charge du secteur des Télécommunications, Cina Lawson, accompagné du directeur général de l’Arpt du Togo, Abayeb Boyodi, s’est dit heureuse de venir signer au Sénégal ces deux accords. « C’est important parce que les Togolais en voyage dans les pays concernés pourront passer des coups de fil sans surtaxe. Avec ce projet de « free roaming », nous faisons un pas dans la direction de la baisse des coûts et aussi un pas d’une meilleure intégration africaine », argue-t-elle. Aussi, Mme Lawson a salué le leadership d’un certain nombre de pays pour avoir commencé à mettre en œuvre ce « free roaming » tout en attendant que d’autres pays viennent y adhérer.

Le ministre sénégalais des Postes et Télécommunications, Yaya Abdoul Kane, s’est aussi félicité de cette signature de convention qui marque l’adhésion du Togo au projet de mise en place du « free roaming » au niveau de la Cedeao. A l’en croire, sa mise en œuvre va permettre la mobilité inter-Etats, de baisser les coûts de téléphone et contribuer au renforcement de la coopération au niveau de la sous-région. « C’est une initiative des chefs d’Etat africains qui vient à son heure et renforce la coopération entre les  Etats signataires de ce protocole d’accord du « free roaming » et de la mise en œuvre de nos politiques au niveau de la Cedeao », indique Yaya Abdoul Kane.

Maguette Guèye  DIEDHIOU

Le ministre de la Culture et de la Communication tire un bilan « très » positif de la 9ème édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac) tenue à Kolda. Mbagnick Ndiaye, qui croit fortement à la place de la culture dans le développement durable et la promotion du tourisme, se félicite de la mobilisation des populations du Fouladou durant toute la durée du Festival. Dans cet entretien, le ministre est largement revenu sur les grands axes de sa politique culturelle en 2017, l’appui aux médias publics, le projet du Code de la presse... Il s’est aussi prononcé sur le Fonds d’aide à la presse qui, à l’en croire, n’a jamais été suspendu. Selon lui, seules les entreprises de presse qui vont remplir les conditions d’éligibilité bénéficieront de ce fonds.

Quel bilan peut-on tirer de cette 9ème édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac) qui vient de s’achever à Kolda ?
Je pense que le bilan est très positif, car c’est toute la population de Kolda qui est sortie pour accueillir cette édition 2016. Après la relance à Kaolack en 2015 du Festival national des arts et cultures, Kolda et Louga s’étaient manifestés pour l’organisation de ce Fesnac. En venant ouvrir le Festi-Kolda, l’année dernière, les populations du Fouladou, y compris le maire et le gouverneur, se sont mobilisées pour solliciter de l’Etat d’accueillir la 9ème édition. Cette année, le Fesnac s’est bien déroulé avec une forte participation de la population à la tête de laquelle le maire et les autorités locales. Ce fut une participation populaire et extrêmement riche. Le colloque sur le thème « Patrimoine culturel, tourisme et développement durable » a été une occasion pour les panelistes de revenir largement sur l’apport de la culture dans le développement local, la protection de l’environnement mais également la promotion du tourisme. Ce riche débat a permis aux uns et autres de s’exprimer et au ministre de l’Environnement, qui est le maire de Kolda, de faire une exposition sur les sites qui sont classés au Patrimoine mondial de l’Unesco, notamment le Parc national de Niokolo Koba, le Delta du Saloum ou le parc de Djoudj. Je pense véritablement qu’avec une certaine stratégie, nous pouvons développer le tourisme environnemental. Nous avons aussi procédé à la restitution du recensement de 375 éléments du patrimoine national immatériel. Lesquels peuvent constituer un élément du tourisme culturel. Nous sommes en train d’affiner ces éléments du patrimoine afin que nous arrivions à stabiliser une liste du patrimoine qui sera codifié. Enfin, un arrêté sera pris pour faire en sorte que ce patrimoine puisse être préservé.

Les compétitions artistiques de cette édition ont été extrêmement serrées. Elles nous ont tout de même permis d’avoir les expressions culturelles des terroirs. Par exemple, la région de Diourbel est venue avec l’expression mouride. Louga a montré sa traditionnelle prestation. Bref, ce sont des moments extrêmement forts que nous avons vécus… Plus de 800 festivaliers sont venus des différentes régions.

Cette édition vous donne-t-elle raison après la volonté d’organiser tous les ans le Fesnac ?
A mon avis, ce fut vraiment une réussite. Kolda a relevé le défi. Nous avions raison de dire qu’il faut annualiser le Festival. En tant qu’acteur culturel, je pense que l’annualisation de cet événement permettra de relancer un peu la place du Sénégal dans le cadre de ces grandes manifestations. Nous organiserons mieux lors de la prochaine édition. Les régions limitrophes seront invitées. Cette année, on a voulu inviter la Gambie et la Guinée-Bissau mais compte tenu des problèmes de sécurité, les délégations de ces pays n’ont pas pu faire le déplacement.

Pendant le colloque du Festival, il a beaucoup été question de la place de la culture dans le développement du tourisme…
Le chef de l’Etat le dit : Ce n’est plus le tourisme balnéaire qui intéresse les gens. Il nous faut une autre mentalité, une autre vision du tourisme. A Paris, c’est par exemple le patrimoine qui intéresse les touristes avec le château de Versailles, la Tour Eiffel. Au Sénégal, nous avons des parcs naturels, des sites du patrimoine culturel et religieux avec Touba, Tivaoune, Ndiassane… qui peuvent intéresser les touristes. A travers la culture, on peut développer le tourisme. Je pense que c’est vers cette orientation qu’il faut tendre. Je suis sûr que le Fesnac sera connu d’ici deux ou trois ans par les touristes. Il en est de même pour le Festival des minorités de Badafassi, le Fespop de Louga. Le Festival des ondes de Bakel mobilise tous les Soninké de la Diaspora qui, en revenant au Sénégal, viennent avec leurs amis français. Les activités culturelles doivent être des éléments pour booster le tourisme. D’ailleurs, c’est pourquoi dans l’agenda culturel et touristique, on a ciblé de très grandes manifestations qu’on va essayer de « vendre » au niveau des ambassades et des tour-operators.

Le budget de votre département a été récemment adopté par les parlementaires. Quels seront les grands axes sur lesquels vous allez travailler cette année ?
Cette année, nous allons mettre l’accent sur le patrimoine. Notre budget est passé de 12 à 27 milliards de FCfa, soit une augmentation de plus de 83%. Dans ce budget, l’édition est passée du simple au double. Le chef de l’Etat accorde une importance capitale aux livres et à la lecture. Il a donné des instructions afin que la rubrique consacrée à l’édition puisse être augmentée. Il s’agit également d’une requête des éditeurs et des écrivains comme le doyen Alioune Badara Bèye à qui nous rendons un hommage particulier. Le nouveau Fonds dédié aux cultures urbaines a été inscrit dans le budget de cette année. A cela, s’ajoute le projet du Mémorial du bateau « Le Joola », dont le naufrage constitue l’une des plus grandes catastrophes maritimes au monde. Le processus a été entamé et nous avons discuté avec les associations et parents des victimes du bateau « Le Joola », l’autorité locale, en l’occurrence le gouverneur. Un terrain a été trouvé pour la construction de ce mémorial dont le coût s’élève à 1,2 milliard de FCfa. Dans le budget de 2017, 700 millions de FCfa ont été déjà dégagés.

L’autre grand projet concerne le Mémorial de Gorée. Il s’agit d’un vieux projet qui date de l’époque du président Senghor. Cette année, le président de la République a décidé de mettre dans ce projet, au moins, 5 milliards de FCfa.

La réhabilitation des sites du patrimoine culturel et religieux constitue aussi un des axes sur lesquels nous allons travailler. Sur le patrimoine religieux, un certain nombre de sites ont été identifiés. Nous allons construire le Musée de la Tarikha tidiane et celui du Mouridisme. C’est une manière pour nous de s’intéresser sur tout ce qui tourne autour de la culture religieuse. Le patrimoine matériel disséminé un peu partout à travers le pays ne sera pas aussi en reste. En dehors de cela, nous avons les rubriques traditionnelles budgétaires que nous essayerons d’améliorer, notamment le fonctionnement des services régionaux et centraux.

Où en êtes-vous avec l’adoption du Code de la presse ?
Nous avons envoyé le projet au gouvernement. Pour rappel, ce Code a été d’abord envoyé à l’Assemblée nationale qui a fait des observations. Ensuite, il y a eu des discussions avec les Associations de la presse, les parlementaires. Un séminaire auquel ont pris part les parties prenantes, les anciens ministres en charge de la Communication, des présidents de groupes parlementaires, des experts, des juristes, et qui a eu lieu en septembre 2016, à Saly. Une petite commission a été mise en place, par la suite, pour remettre tout cela en ordre. Ce document sera envoyé au gouvernement avant son adoption. Au niveau technique, tout a été fait. Maintenant, il reste le niveau politique et l’adoption du Code.

Le président de la République a récemment fait part de sa sensibilité par rapport à l’appui aux médias publics de l’information…
Le chef de l’Etat s’intéresse au fonctionnement des médias publics parce que ce sont des médias qui ont été mis en place par des structures étatiques. Que ce soit l’Aps, la Rts ou « le Soleil », il est normal que nous prêtions une attention particulièrement aux fonctionnements et aux conditions de travail et d’équipements de ces structures. Le président de la République est en train de prendre des dispositions nécessaires afin que la situation que vivent ces structures puisse changer.

Un fait d’actualité qui a suscité beaucoup de polémiques, c’est la suspension du Fonds d’aide à la presse. Pourquoi une telle décision ?
Les gens interprètent mal, très mal mes propos. Et je pense que c’est fait à dessein. Personnellement, j’ai dit tant que je n’avais pas des orientations de la Cour des comptes, je ne pouvais pas distribuer l’aide à la presse comme cela se faisait. Mais dans la mesure où j’ai des directives et des orientations de la Cour des comptes, je vais les appliquer. Ces orientations indiquent clairement un certain nombre de critères à respecter pour pouvoir bénéficier de ce fonds. Tous les organes de presse qui vont respecter ces critères seront éligibles. Maintenant, tous ceux qui ne respecteront pas cela, je ne prendrai pas la responsabilité de leur donner quoi que ce soit parce que c’est moi qui vais être inquiété après s’il y a inspection.

Cela veut dire que l’aide à la presse est bien maintenue ?
L’aide à la presse n’a jamais été supprimée. C’est 700 millions de FCfa. Quand on va lancer cette aide, les gens vont postuler. Ceux qui remplissent toutes les conditions vont en bénéficier.

A quand l’inauguration du Musée des civilisations noires ?
Les travaux sont terminés. C’est l’une des plus belles infrastructures du Sénégal. Le chef de l’Etat nous a instruit de faire en sorte qu’il soit opérationnel. Nous avons discuté avec des Musées en Egypte qui vont nous prêter des objets. Nous avons été au Quai Branly récemment où nous avons signé un protocole de partenariat et d’assistance. Une conférence de préfiguration a eu lieu, il y a quelques mois, pour faire le point sur l’orientation qu’on va donner au Musée. L’inauguration aura lieu vers le mois de mai 2017.

Monument de la Renaissance africaine, Musée des civilisations, Maison de la presse… Où en êtes-vous par rapport au statut de ces établissements construits par l’Etat du Sénégal ?
Les statuts sont en phase de finalisation. Pour le Musée des civilisations, le statut est apparu. Nous avons déjà nommé le directeur général, en l’occurrence Hamady Bocoum ainsi que le président du conseil d’administration, Ousmane Huchard Sow, un secrétaire général, Mor Seck. Le ministre de l’Economique et des Finances a nommé aussi un agent comptable. Donc les structures se mettent vraiment en place. Par rapport à la Maison de la presse, le dossier est en phase de finalisation. Il sera adopté dans les premiers conseils des ministres de 2017. Toutefois, le statut du Théâtre national Daniel Sorano sera révisé parce que c’était un établissement à caractère industriel et administratif. Nous allons en faire un établissement public à caractère industriel et commercial. Maintenant, pour la Place du souvenir, le Monument de la renaissance, je pense qu’ils peuvent être encore des services rattachés. Il ne faut pas démultiplier les établissements publics qui ne peuvent se prendre en charge.

Votre ministère a fait preuve d’une grande sensibilité par rapport à la situation sociale des artistes, en les aidant à mettre en place une mutuelle de santé. Quel a été la suite ?
Notre rôle au niveau du ministère, c’était d’inciter les artistes à avoir une mutuelle de santé. Nous les avons aidés et appuyés à travers la mise en place des structures qui ont sillonné le pays pour sensibiliser les acteurs. Les structures ont été mises en place, il y a un conseil d’administration, des commissions. D’ailleurs, nous avons débloqué 35 millions de FCfa pour les accompagner. Maintenant, c’est à eux de faire fonctionner la structure. Cette mutuelle est encadrée par l’agence de la Couverture maladie universelle. Les acteurs culturels finissent souvent difficilement leur vie. Ils ont des problèmes pour payer leurs ordonnances. Pourtant ce sont de grandes vedettes qui drainent beaucoup de monde lors de leur prestation. Je pense qu’avec la mutuelle, on pourra enfin trouver une solution.

Propos recueillis à Kolda par Ibrahima BA (texte)
et Ndèye Seyni SAMB (photo)

La compagnie du Théâtre national Daniel Sorano a présenté, samedi dernier, son traditionnel spectacle de fin d’année. Intitulé « Tuxusu-Beun » ou « Ribidion », il offre un bouquet de rires, de joie en véhiculant des messages avec des thèmes précis, en particulier la prostitution, l’usage de la drogue par les jeunes mais également le gaspillage dans les cérémonies. Retour sur cette prestation qui était à l’affiche le soir du 31 décembre.

Dans une mise en scène de Jean Pierre Leurs, expert en art du spectacle, la compagnie du Théâtre national Dianel Sorano offre sur ses planches un spectacle d’une fresque de la société sénégalaise dans toutes ses formes, ses dynamiques, ses contraintes, ses qualités mais aussi et surtout ses tares. Dans une trame de comédie et de drame, les trois entités, notamment la Troupe nationale dramatique, le Ballet national « La Linguère » et l’Ensemble lyrique traditionnel de fusion se sont, en effet, relayés sur la scène avec l’appoint d’artistes externes. Un spectacle de danse, de musique traditionnelle et d’expression dramatique, de théâtre...

Une chorégraphie bien représentée où tous ces arts vivants se mêlent au jeu des comédiens. Un genre tout à fait nouveau qui offre un bouquet de rires, en véhiculant des messages précis qui ont trait à certaines tares de la société.

Le décor est sobre. Une table autour de laquelle des jeunes filles et garçons occupent les chaises avec une bouteille d’alcool et des verres au moment où une fille se refait le visage pour mieux exercer son « travail de nuit ». La scène du Théâtre Daniel Sorano arbore l’ambiance des boîtes de nuit et du trottoir pour mettre le doigt sur la prostitution des filles des quartiers pauvres, pour entretenir leurs familles ; ainsi que l’usage de la drogue et de l’alcool par les jeunes garçons pour évacuer leur stress ou mal existentiel comme ceux des quartiers résidentiels qui en font un jeu de plaisir.

De nouveaux défis pour Sorano
Un autre tableau peint le gaspillage dans les cérémonies dans un contexte de crise financière qui s’est mondialisée accentuant la pauvreté et le faible pouvoir d’achat des individus. « Dans le souci d’améliorer la qualité des prestations, cette année, nous avons choisi de traiter des thèmes précis qui ont trait à notre quotidien. Une manière de toucher certains problèmes du doigt sans pour autant verser dans l’excès », en déduit Jean-Pierre Leurs, le metteur en scène observant le brouhaha des artistes qui, dans les coulisses, font les dernières mises au point. « En ce qui concerne les prestations de ces dernières années, le niveau du spectacle était tombé trop bas. Nous nous attelons à le relever en améliorant la qualité des prestations. Avec la retraite des anciens artistes, il fallait assurer correctement le relais. Ce qui n’a pas été le cas », souligne M. Leurs. Un disfonctionnement qui, selon lui, s’est fait ressentir dans la production.

« En plus, si l’Etat ne soutient pas ou n’est pas permanent dans son soutien, cela n’encourage pas la créativité. Je pense que le nouveau président est en train de prendre conscience de cela en mettant sur la table le Grand Prix du chef de l’Etat pour les arts. Nous avons donc espoir que le théâtre reprenne sa place », argumente le metteur en scène. « Avec ce spectacle de fusion sociale, nous avons voulu divertir le public mais aussi les accompagner dans leur questionnement sur les défauts de notre société », explique le directeur général du Théâtre national Daniel Sorano, Sahite Sarr Samb.

2016 s’en va avec sa grille de programmes mais selon M. Samb, des projets sont en phase de formulation, notamment la décentralisation de leurs activités pour amener le théâtre hors de Sorano. Aussi, le jeune public sera particulièrement ciblé afin de l’inciter à prendre goût au théâtre. Un programme de partenariat, informe ce dernier, sera mis en place entre la compagnie nationale et les écoles.

Marame Coumba SECK

A l’initiative du maire Amadou Mansour Faye, la Commune de Saint-Louis a organisé, samedi dernier, après le traditionnel fanal, un événement culturel de grande envergure, intégrant le folklore et les cultures urbaines, sur la Place Faidherbe. La 1ère édition de la Nuit folklorique a célébré le brassage culturel entre Saint-Louis et la Casamance.

Un spectacle son et lumière, rythmé par les différents tambours majors de Saint-Louis, présentant des sonorités et danses sérère, diola, haalpular, bambara, mandingue, maure et wolof, a marqué la première édition de cette grande nuit folklorique. Les invités du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, notamment ses partenaires des collectivités locales casamançaises, ont assisté au grand concert de rap animé par Bogostyle, le groupe «Nuul Kukk», le Général Kheuch, Secteur « S », Layranks, Sufianké, Big Talla et Niagass. Mbaye Ndiaye Tilala, Khadim Tall et autres artistes et musiciens de gros calibre, de la vieille cité, ont aussi chauffé l’ambiance. Deux orchestres de la Casamance, dont «Batiyaye» et «Ekoumpaye», ont également tenu en haleine le public, à travers une prestation de qualité. 

La grande diva, Mama Sadio, l’animateur des enfants, Ada Coly, l’orchestre «Guneyi», Younouss Cissokho, les jeunes chanteuses et génies en herbe, Maïna et Mado, ont également agrémenté cette nuit folklorique.

Le maire Mansour Faye a tenu à féliciter vivement la forte délégation casamançaise de la commune de Koubalang, composée d’une soixantaine de membres et conduite par le premier adjoint de cette collectivité locale, Abdoulaye Badji, qui n’a pas hésité à répondre à son invitation.L’édile de Saint-Louis s’est réjoui aussi de la présence d’une autre délégation de la Casamance, composée de 42 membres issus du village de Kandouar 1 d’où est originaire le ministre Benoît Sambou.

Les artistes de la Casamance ont émerveillé ce beau monde, à travers des prestations dignes d’un grand carnaval. Les populations du nord et du sud de notre pays ont communié dans la joie et l’allégresse, grâce au maire Mansour Faye, qui a tout mis en œuvre pour organiser cette veillée culturelle, en vue de renforcer le brassage culturel entre les différentes ethnies du Sénégal.
Nos concitoyens de la Casamance n’ont pas raté la moindre occasion pour réitérer leur engagement indéfectible à poursuivre cette étroite collaboration avec les autorités municipales de Saint-Louis, qui permet de rappeler à tout moment que le Sénégal est un et indivisible. 

Ainsi, les artistes de la Casamance ont présenté au public du Nord une chorégraphie majestueuse, en se déguisant en « Ourang outan », « phacochères » et autres animaux qu’on retrouve dans la vaste forêt du sud de notre pays. Un trousseau vestimentaire artistique, original et atypique, recouvert d’herbes et de paille, a impressionné de fort belle manière ce public nombreux venu de Mpal, Rao, Gandon, Fass-Ngom, Ndiébène Gandiole, Ndiawdoun, Diama, Yélaar, Ross-Béthio, etc, pour honorer le premier magistrat de la ville tricentenaire.    

A. M. NDAW

Dans un communiqué reçu hier, le Cnra appelle à plus de vigilance les chaines qui ouvrent leurs programmes aux rappeurs qui ne se limitent pas à exprimer leur art mais profèrent des injures d'une rare violence contre leurs rivaux. 

Le Conseil de régulation de l’audiovisuel constate « une prolifération de comportements inacceptables ». Selon le texte, au cours de l’émission « Tall rek show » diffusée en direct sur la chaine Vibe Radio le jeudi 10 novembre 2016, l’un des invités, un rappeur, a proféré de graves insultes et tenu des propos aussi violents qu’inconvenants à l’endroit de deux autres rappeurs invités également sur le même plateau. Cette forme de joute entre rappeurs, qui serait dénommée « clash » par les tenants de ce style musical, déplore le Cnra, est devenue si habituelle qu’elle ne semble plus ni scandaliser ni même émouvoir leur auditoire composée majoritairement de jeunes.

A en croire les régulateurs, cet incident qui a eu pour cadre Vibe Radio, n’est que le point culminant de cette avanie entre rappeurs que l’on peut observer sur d’autres radios et télévisions. Le Cnra invite instamment les radios et télévisions, par ailleurs responsables des propos tenus sur leurs ondes et sur leurs plateaux, à prendre toutes les dispositions visant à prévenir ces dérives et à exiger de leurs invités le respect du public et celui des valeurs qui fondent notre société.

Nd. M. SECK

Son album « Urban Gawlo », sorti la semaine dernière, est une empreinte « génétique » et une marque de son ouverture musicale. Pouvait-il en être autrement pour Dioba Guèye, musicienne sénégalo-mauritanienne, qui a puisé à la source « gawlo » (griot) où les rythmes font sens et dans les tonalités arabo-berbères se confondant merveilleusement avec des sonorités d’autres cieux. Le porte-drapeau de l’Organisation internationale de la Francophonie revient, dans cet entretien, sur ses débuts, ses rencontres décisives avec des personnalités qui l’ont marquée, sa dernière production…

Des débuts aux trois « Phénomènes »
« Très jeune, j’ai aimé la musique. Déjà, à l’âge de dix ans, j’étais convaincue que c’était ma voie. Le fait que je sois issue d’une famille « gawlo » (griotte) y est pour quelque chose. Ma grand-mère était une cantatrice « gawlo ». Dans ma famille maternelle aussi, presque tout le monde faisait de la musique. A 15 ans, j’ai commencé à en faire en explorant l’univers du rap et de la soul en Mauritanie et au Sénégal. Il arrivait souvent que j’accompagne des cousins rappeurs établis au Sénégal. Ma famille était réticente au début mais, convaincue de ma passion, elle a fini par accepter. A l’époque, je me procurai de la musique instrumentale pour y poser ma voix. A près de 18 ans, je me suis retrouvée lead vocal d’un groupe qui s’appelait « Mbeguel Africa » en Mauritanie. Le départ de notre principal soutien en France a un peu freiné les activités de cette formation. J’ai alors créé, avec deux autres copines, « Les phénomènes » pour faire du folk acoustique. »

Avec Malouma pour découvrir des univers
« J’ai rencontré Maalouma Mint Meidah (populaire chanteuse mauritanienne) au Centre culturel français de Nouakchott. J’ai alors été surprise de l’entendre dire qu’elle avait besoin de moi parce qu’ayant eu écho de mes prestations. Elle me propose d’assurer les chœurs pour elle. J’étais un peu réticente à cause de la barrière de la langue. Dans ses chansons, elle utilisait un Hassanya classique si profond que je me voyais mal dans un registre même si je le parlais. C’était une belle expérience. Quand je l’entendais chanter, j’avais la chair de poule. En plus de l’opportunité de travailler avec une chanteuse que j’appréciais particulièrement, cela m’a permis de diversifier ma palette, de profiter des rencontres pour bonifier ma musique, de découvrir d’autres univers, d’autres pays. Ce passage a un impact décisif dans cette carrière que je suis en train de mener. J’ai accompagné Maalouma de 2003 à 2008 tout en restant avec mon groupe « Les phénomènes ». J’ai également travaillé avec Ousmane Gangué, Djaliba Kouyaté de la Gambie, Fallou Dieng, Jimmy Mbaye qui est aussi mon oncle. »
 
Madou Diabaté, ce mentor arrachéà son affection
L’album « Vagabond tribe », mon premier, est le fruit d’une rencontre avec un américain qui l’a produit sans, malheureusement, qu’il n’y ait derrière la promotion qu’il était nécessaire de faire. Il était même prévu une tournée américaine mais à cause de certains aléas, cela n’a pas pu se faire. Ma rencontre avec Madou Diabaté m’a fait oublier ces débuts timides. Il m’a couvée, motivée, appris beaucoup de choses qui m’ont permis de faire des choix décisifs dans ma carrière solo naissante. Sa mort m’a profondément affectée. C’est lui qui m’a mise en rapport avec mon producteur Moussa Diop qui me montre la voie avec beaucoup de bienveillance. Il comble ce manque par sa présence et son professionnalisme malgré les difficultés que connaît l’industrie musicale. »
 
« Urban Gawlo », un album riche en couleurs
« Cet album comporte dix titres. J’essaie un peu d’élargir ma palette déjà riche de mes identités sénégalaise et mauritanienne parce que la créativité suppose un enracinement dans ce qui nous distingue et une ouverture vers l’autre pour faire une musique consommable au-delà de nos cieux. Ma musique, si tentée qu’elle existe, est au carrefour de plusieurs influences avec des tonalités qui se croisent ; du Blues, en passant par l'Afro, au Folk acoustique chantés en Maure, en Wolof et en Pulaar. Mes origines « gawlo », au lieu de me confiner dans un rythme, m’offre plusieurs possibilités. Certains en ont fait une musique « nomade » parce que le fleuve (elle est originaire du Fouta Toro) est un croisement de rythmes, de sonorités, de chants qui évoquent des réalités différentes. J’essaie de tirer parti de ma double culture, de cette richesse, de cette diversité sans laquelle on s’installe dans un confort de « rythme » non évolutif. Le morceau « Jaat », par exemple, rappelle, sous plusieurs traits, la musique arabo-berbère et ses accents plaintifs. « Urban Gawlo » est un dosage entre le rythme hérité de mes ascendants griots et ce que mon ouverture musicale me permet d'explorer. Le « Yéla » s’y mêle indifféremment au Blues. Ma conviction est que la diversité de nos rythmes et la richesse de nos cultures associées aux propositions des autres univers peuvent nous donner une plus grande visibilité dans le marché mondial de la musique. Le mélange qu’on retrouve dans l’album, c’est aussi une histoire de rencontres, de trajectoire personnelle. Les valeurs partagées sont au centre de mon message. La turpitude dans nos sociétés, la condition de la femme en rapport avec nos croyances traditionnelles et religieuses, y sont également en bonne position. »
 
Les difficultés dans la réalisation de l’album
« Les difficultés dans la réalisation de cet album sont surtout liées à l’absence de moyens. Aucun sponsor n’a accompagné « Sango production », la maison productrice, de la conception à la finalisation. Sous nos cieux, quand le contenu n’est pas laudatif, le soutien n’est pas toujours là. Nous avons tenu, du fait de mes origines sénégalaise et mauritanienne, à sortir l’album simultanément dans les deux pays. Il y a deux mois, nous avons été au festival « Culture métisse » à Nouakchott, invités à une résidence pendant une semaine en duo avec un groupe français. Nous avons aussi participé au festival « Sahel ouvert » à Mboumba.
 
L’histoire de la guitare
« Sans être une virtuose de la guitare, j’en joue depuis quelques années. Mon intérêt pour la guitare découle d’une frustration. Il m’arrivait de solliciter des guitaristes pour mes prestations. Mais, ils en demandaient toujours un peu trop. Parfois même plus que le cachet qui m’est proposé. Je me suis réveillée un beau matin et j’en ai acheté pour mettre fin à ce « chantage ». Tout le monde s’est moqué de moi au début. J’observais les guitaristes pour apprendre. Un bon ami m’a un peu guidée en me familiarisant avec les notes. Je dois d’ailleurs suivre quelques cours de guitare pour me perfectionner. »
 
Se marier avec moi et ma musique
« Moi, je ne repousse personne. J’ai envie, comme la majeure partie des femmes, de me marier. Il y a quelques prétendants. Ont-ils peut-être des appréhensions à se marier avec une musicienne. Pensent-ils que je n’aurai pas de temps à leur accorder (rire). La musique a ses contraintes comme tout travail. C’est un travail. J’arriverai peut-être à trouver quelqu’un qui prendra en compte mon boulot ! »

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

Le comité régional d’organisation de la 9ème édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac), prévue du 27 au 31 décembre, se dit déjà fin prêt pour accueillir ses hôtes. Cela, même si la cérémonie officielle d’ouverture a été décalée de 24 h.

La cérémonie d’ouverture officielle de la 9ème édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac) qui était initialement prévue le 27 décembre prochain aura finalement lieu le lendemain. Cette légère modification s’explique par le calendrier chargé du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, et de son collègue de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, par ailleurs maire de Kolda. Ils doivent assister au Conseil des ministres hebdomadaire du mercredi avant de rallier Kolda le lendemain. Mais, le calendrier des compétitions n’a pas pour autant changé. Elles se dérouleront du 17 au 31 décembre prochains.

« Les compétitions se tiendront au Cdeps pour le théâtre, au Centre culturel régional pour la danse et au terrain Réveil de Sikilo pour la musique. La cérémonie d’ouverture officielle de cette 9ème édition du Fesnac est prévue au stade régional le 28 décembre prochain à partir de 17 heures », déclare Abdoulaye Lamine Baldé, directeur du Centre culturel régional de Kolda. Quarante-deux troupes de danse, de musique et du théâtre venues des quatorze régions du pays prendront part à cette grande manifestation culturelle et artistique. Dix-sept sites d’hébergement ont été recensés pour loger les festivaliers. Le comité régional d’organisation a pris toutes les mesures nécessaires pour rendre agréable le séjour de ses hôtes à Kolda. Il a mis en place des équipes dans les différents quartiers pour les accompagner durant les compétitions en concertation avec les délégués de quartier et les Asc. Des dispositions sont également prises pour faciliter le déplacement des délégations entre les sites d’hébergement et les lieux de compétition. Les organisateurs vont mettre un car à la disposition des délégations qui n’ont pas de véhicule. Pour ce qui concerne la restauration, toutes les délégations seront prises en charge par le comité régional d’organisation pour le premier jour.

De son côté, le gouverneur de la région a pris un arrêté fixant le montant des contributions des collectivités locales. Les trois grandes communes, en l’occurrence Kolda, Vélingara et Médina Yoro Foulah vont débourser 300.000 FCfa chacune contre 500.000 FCfa pour les trois Conseils départementaux. Les autres communes devront également mettre la main à la poche pour une modique somme de 100.000 FCfa chacune. A noter que le Conseil départemental de Kolda a versé 2 millions de FCfa alors que la mairie de Kolda promet de dégager 5 millions de FCfa.

Mamadou Aliou DIALLO

Le Festival international des arts et traditions du Saloum (Fint’Arts) initié par l’ancien Conseil régional de Kaolack sera de nouveau organisé du 24 au 25 décembre 2016. Les organisateurs entendent donner un nouveau souffle à cet événement culturel lancé en 2002.

La Festival international des arts et traditions du Saloum (Fint’Arts) se tiendra à Kaolack du 24 au 25 décembre 2016, sous la houlette du président du Conseil départemental de Kaolack, Baba Ndiaye. Les organisateurs ont organisé un point de presse, à l’hôtel départemental, pour annoncer la reprise de cet événement culturel majeur après deux ans d’arrêt. « Il n’a jamais été question d’abandonner le Fint’Arts, mais plutôt d’observer une période d’évaluation de ce legs inestimable de l’ancienne présidente du Conseil régional, Mata Sy Diallo, et poursuivi avec brio par son successeur Sambou Oumani Touré », a souligné Amadou Diallo, le secrétaire général du Conseil départemental. Il est revenu sur le thème de cette édition : « Réchauffement climatique et préservation de l’environnement  », précisant les interactions qui existent entre le milieu naturel et les expressions culturelle et artistique développés par les hommes dans une relation dialectique. Il a rappelé la participation récente de l’institution à travers son président, Baba Ndiaye, à la Cop 22 de Marrakech. A ce propos, il a noté la diversité culturelle et les potentialités artistiques du Saloum qu’une telle manifestation va permettre de dévoiler. « Le Fint’Arts vise principalement à permettre aux participants de revisiter la culture « saloum-saloum » à travers ses différentes facettes  ». Selon lui, « il est nécessaire d’inviter les artistes à se produire, à s’exprimer et réfléchir sur un thème qui touche à leur rapport avec la nature qui les entoure et dont le processus de dégradation les concerne au premier chef  », a argumenté M. Diallo.

Le programme de cette édition du Fint’Arts, qui va s’étaler sur deux journées, va débuter par un carnaval qui s’ébranlera à travers les principales artères de la capitale régionale. Cette procession artistique va précéder la cérémonie d’ouverture présidée par le ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye.

Le président du Conseil départemental de Kaolack a pris l’initiative d’honorer, en marge du festival, des fils du Saloum qui, à travers leurs productions, leur écrits, ont contribué au rayonnement de la culture nationale et locale.

Elimane FALL

Le styliste-designer Mike Sylla a été distingué avec « La Calebasse de l'Excellence-Styliste de la Diaspora ». C’était lors de la 6ème édition des Calebasses de l'Excellence de la diaspora sénégalaise.

Mike Sylla, styliste-designer, a reçu « La Calebasse de l'Excellence-Styliste de la Diaspora » lors de la 6ème édition des Calebasses de l’Excellence de la diaspora sénégalaise au Pavillon Gabriel à Paris, le 17 décembre 2016, annonce un communiqué. L’évènement est initié par Events Sénégal, Culture Sans Frontières et Djoko’Arts, rendant hommage à des personnes considérées comme des modèles de la société. « Mike Sylla a représenté le Sénégal et la France et a inscrit son nom à cet événement annuel, une distinction que le styliste designer dédicace à la jeunesse africaine, aux talents et de sa diaspora pour la promotion, la paix et le développement de l’Afrique », rapporte le document.

Vingt-quatre ans de mode à son actif et de nombreux défilés à travers le monde, rappelle le communiqué, Mike Sylla a une parfaite alchimie entre le Sénégal et l’Occident, ses créations séduisent le monde entier et signe ses créations par un travail appliqué et réalisé en atelier.

« Son génie dans l’art de façonner le cuir et le daim, le charme de son travail repose surtout sur sa capacité à conjuguer son approche au passé de la belle époque de la femme des années 1960-70 et à l’accorder aux exigences de la mode moderne », souligne le document. A cela, s’ajoute un élan de générosité et de galanterie artistique qui justifie le succès du manteau Baïfall Dream, l’un des chefs d’œuvre de la maison et les robes Mike Sylla Couture. Son style afro-pop est innovant et prometteur, créatif avec différentes tendances et influences universelles, de véritables œuvres d’art mobiles : une atmosphère street-art en mouvement, un véritable travail d’art confidentiel et personnalisé.

E. M. F.

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