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Arts et Culture (1509)

Abdourahmane Bâ, de son nom d’artiste Akeba, occupe les fonctions de directeur Qualité, Sécurité et Environnement de la Sde. Ses œuvres sont à voir jusqu’au 11 mai au musée Théodore Monod d’art africain sous le thème « Ponctuations ». Dans sa démarche plastique, Akeba met en perspective la peinture rupestre par rapport à la création contemporaine.

L’art pariétal et la création contemporaine sont à l’honneur au musée Théodore Monod de l’Ifan. Sous le thème « Ponctuations », Abdourahmane Ba, de son nom d’artiste Akeba, met en jonction ces deux expressions artistiques. Ces œuvres sont à voir jusqu’au 11 mai. « En remontant les origines, on sait que nos ancêtres ont peint dans les cavernes à travers le monde. Ils taguaient dans les parois des cavernes. On y retrouvait des traits de ponctuations », évoque l’artiste. Il rappelle que ces précurseurs ont peint des animaux, leurs scènes quotidiennes. Ce sont des œuvres qui tiennent jusqu’à présent. Aujourd’hui, les contemporains éprouvent le besoin de peindre, d’écrire, de taguer les murs avec des graffitis. Aux yeux d’Akeba, nos aïeuls étaient des graffeurs. L’idée est de mettre en situation ces graffeurs préhistoriques et ceux des temps modernes. D’où l’intérêt de mettre en jonction ces deux approches. Cela lui a pris beaucoup de temps. Les invités venus en nombre, mercredi, lors du vernissage de l’exposition, en ont pris pour se délecter d’un régal pour les yeux et les esprits. Parmi eux, le ministre de la Culture et la Communication, Mbagnick Ndiaye, accompagné de membres de son cabinet.

Akeba est parti de la peinture rupestre dans les années 1999. Ensuite, il a peint les villes du Maroc, Dakar, avant de repeindre autrement la capitale sénégalaise avec ses cars rapides, ses écritures urbaines qui agressent etc. L’artiste plasticien s’interroge par rapport à son environnement. L’idée est venue de sa zone de travail à Hann avec beaucoup de temps perdu dans les bouchons. Évoluant dans un milieu qui n’a rien à voir avec la culture, Akeba est sans prétention artistique. Derrière sa voiture, il regarde le spectacle. Pour tuer le temps, « on écoute la radio, égrène le chapelet ou on grignote des cacahuètes », explique l’artiste. De là, il observe son environnement. Le décor est fait de salons de coiffures, de vendeurs à la sauvette, etc.

Dans cette posture, il a appris à lire les cars rapides en décodant la charte graphique entre les mots qui sont plaqués, tagués, dessinés. Akeba a mis en relation ces différents termes « sope » (adorer), « sante » (rendre grâce), « daaw ndank » (rouler doucement) dans cette jungle urbaine où les automobiles slaloment, comme bon leur semble, les gens qui se disputent.

Problématique organisationnelle
Pour lui, la contradiction est manifeste entre le champ lexical sur les cars et l’incivisme des uns et des autres. « Soit ils n’ont pas compris ce qu’ils ont écrit, soit ils se fient au pouvoir de protection des mots », estime Akeba relevant une problématique organisationnelle dans la société sénégalaise. Ce cri se manifeste à travers les mots, les tags. Interrogation, doute, interjection ponctuent ainsi le processus de création de Akeba. Avec un travail sur le volume, une palette d’une rare finesse, le résultat donne une fournée de mots : « Alla Bonni, Cheteuteut!!! », « Euh! », « Khalass! », « Mahalla! », « Mille tonnerres!!! », « Mo waye! », « Nom d’une pipe », « Parbleu », « Saperlipopette », « Tiey Li », « Zut Alors… » Analysant le travail d’Akeba, Dr El Hadji Malick Ndiaye, assistant de recherche, conservateur par intérim du musée Théodore Monod d’art africain, constate que « la ponctuation pose le problème de notre rapport au langage ». Il avance : « A supposer que l’histoire des hommes est aussi l’histoire de quelques mots, il y a deux questions que l’exposition cite à comparaître : la rature audible de l’onomatopée et l’énigme phonique de l’image ». Selon l’universitaire, les titres d’Akeba refusent de fonctionner comme de simples relais de l’image. « La peinture devient l’expression d’une plénitude de l’homme, représentant les symboliques de l’absurdité d’un monde dont les dérives indicibles nous figent de stupeur et ne peuvent être évoquées que par des exclamations », souligne Dr El Hadji Malick Ndiaye. Il remarque qu’au fond, la peinture d’Akeba vacille entre le cri et le silence, l’épouvante et l’exubérance.

E. Massiga FAYE

Le lauréat du concours « Opération Goût de France », organisé le 21 mars dernier, a présenté sa recette mercredi à la Résidence de l’ambassadeur de France à Dakar. Mohamed Daff a reçu à cette occasion son visa travailleur « Jeunes professionnels ».

L’opération « Goût de France », évènement gastronomique qui a rassemblé plus de 2.000 restaurants dans 150 pays pour célébrer la gastronomie française à travers le monde, le 21 mars dernier, avait permis la participation de 6 restaurants au Sénégal. Primé à cette occasion, Mohamed Daff a présenté sa recette, mercredi dernier à la résidence de l’ambassadeur de France à Dakar. Christophe Bigot affirme que l’« Opération Goût de France » a été un évènement en l’honneur de la cuisine française et sénégalaise avec des mariages tout à fait intéressants.

« Je suis très heureux que cette année, nous ayons beaucoup de restaurants qui ont participé à cet évènement, à Dakar, Saly, à Saint-Louis. J’espère que l’année prochaine, il y aura plus de restaurants et qu’en plus, on pourra aussi monter des évènements peut-être un peu plus populaires qui puissent toucher un public plus large », a-t-il indiqué. Pour M. Bigot, on peut aller plus loin pour mieux associer professionnels sénégalais et français de l’hôtellerie et de la restauration, et professionnels sénégalais et français des écoles d’hôtellerie et de restauration. Une perspective intéressante, estime le diplomate français. « Mais d’ici là, nous avons aussi monté un bel évènement qui est le concours de la gastronomie gagné par notre ami Mohamed Daff, ce jeune Sénégalais. C’est intéressant parce qu’au-delà de la recette, c’est intéressant aussi de célébrer un parcours. On s’est dit finalement qu’on pouvait combiner à la fois le goût, la gastronomie mais aussi valoriser ces parcours de Sénégalais qui vont se former en France. Ce soir, on parle de cuisinier, on pourrait aussi parler d’informaticiens, d’ingénieurs, il y a d’autres exemples aussi », a souligné l’ambassadeur Christophe Bigot. Avant de préciser que chaque année, c’est une centaine de jeunes qui vont en France dans le cadre de l’Office français de l’immigration et de l’intégration qui permet d’accompagner ces expériences.

Mohamed Daff, qui revient d’un stage de sept mois en France où il retournera pour travailler, s’est dit satisfait de l’accompagnement reçu avant d’exhorter les jeunes de son âge à se former pour épouser un métier avant de prétendre à l’immigration.

Amadou DIOP

L’auditorium du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) a accueilli, samedi dernier, la rencontre marquant la huitième édition de la Journée culturelle du Japon au Sénégal, autour du thème fédérateur « Unissons nos cultures en dansant ». L’occasion pour Africains et Japonais de raffermir davantage leurs liens culturels et fraternels.

Les festivités marquant la huitième édition de la Journée culturelle du Japon à Dakar ont allié l’utile à l’agréable. Dans l’auditorium archicomble du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag), l’assistance a eu droit à un spectacle digne d’une parfaite mise en scène. Ces festivités en question rentrent dans le cadre de la promotion des échanges culturels entre les peuples japonais et africains. Elles raffermissent leurs liens de fraternité tout en mettant en exergue leurs aspects culturels et commerciaux.

Un défilé de mode dans des tenues japonaises a ouvert le programme. Une présentation des danses et chants japonais ainsi que celle des dessins animés ont également été au menu. Au chapitre de la danse, « le Bon-Odori » est présenté. Il s’agit d’un festival encré dans les arts et traditions populaires japonais où, pendant sa période au mois d’août, les défunts visitent leurs familles. Ici, on danse pour créer une harmonie avec les âmes disparues. Ce festival offre également à la population des moments de rencontre et de communion.

Le « Soran Bushi » a aussi reçu l’attention de l’assistance. Cette danse folklorique très populaire au Japon est généralement exécutée par les pêcheurs. Elle permet à ces derniers de se réchauffer en pratiquant des mouvements effectués lors de la pêche. Cette danse a, d’ailleurs, fait l’objet d’une démonstration de la part des étudiants inscrits au club japonais sous la houlette de leur professeur Mlle Sano. Le premier adjoint au représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) n’en est pas moins fier. Kosuke Odawara pour qui la danse tient une place importante dans les cultures africaines et japonaises témoigne: « Depuis la première affectation d’un professeur de japonais au Cesag, les étudiants se familiarisent, au-delà de la langue, à la cuisine, au mode de vie, aux coutumes et traditions du Japon de même que les volontaires qui, une fois rentrés, témoignent de l’état d’esprit, des valeurs de partage, de solidarité et de diversité culturelle qui existe en Afrique. Cette compréhension mutuelle constitue d’une certaine manière la base d’une coopération dynamique entre l’Afrique et le Japon ». Dans ce cadre, Kosuke Odawara renseigne que le gouvernement japonais souhaite relancer le programme « Initiative Abe, African business éducation» qui offre la possibilité aux étudiants de poursuivre leurs études dans des universités japonaises et d’avoir la possibilité d’effectuer des stages dans des entreprises japonaises.

Une présentation des sports et des plats culinaires japonais au jardin dudit institut est venue clore les festivités dans une ambiance festive. En tout état de cause, la découverte et l’émerveillement ont été les maîtres-mots de ce riche après-midi coloré.

Mamadou Lamine DIOP (stagiaire)

Aminata Sy, directrice générale des Nouvelles éditions africaines du Sénégal, a été portée hier, à la tête de l’Association sénégalaise des éditeurs (Ase). C’était au terme d’un processus électoral lors de leur assemblée générale tenue à la Maison de la Culture Douta Seck, informe un communiqué. Elle remplace à ce poste Mme Antoinette Corréa (Bld Edition). Et elle sera assistée par la nouvelle secrétaire générale, Mme Fatou Sy de Nara Edition.

« Les autres membres du bureau sont composés de Mamadou Lamine Bâ dit Pap Bâ (EditArt), trésorier général et le journaliste Alassane Cissé de Baobab Edition élu comme secrétaire chargé de la communication », indique le communiqué. Portée sur les fonts baptismaux en 1999, l’Association sénégalaise des éditeurs œuvre pour la promotion du livre et de la lecture au Sénégal, à l’édification d’une édition nationale forte qui contribue au développement national. L’Ase établit également des relations de solidarité et de partenariat entre les éditeurs de livre au plan national comme international. Entre autres objectifs, l’Ase travaille à la professionnalisation des éditeurs, défend leurs intérêts dans le cadre des lois et règlements au Sénégal, contribue au renforcement de la souveraineté éditoriale et s’engage pour une bonne circulation des livres. Les éditeurs sénégalais œuvrent aussi pour l’accès au marché des manuels scolaires.

M. G. DIEDHIOU

S’appuyer sur la danse pour véhiculer des messages, c’est le but recherché par l’association «Danse Fé» à travers le festival qu’elle organise du 3 au 7 Mai au Centre culturel Blaise Senghor de Dakar. Cette activité s’inscrit dans le cadre des activités que l’association mène ces dernières années dans la sous-région, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Cameroun notamment. Cette association exclusivement féminine offre des plateformes d’expression aux jeunes filles afin de discuter, de partager différents sujets qui touchent les femmes en général. Elle se donne comme objectif de contribuer au développement de la culture urbaine, de développer le leadership féminin et l’entreprenariat culturel.

Pour cette édition, elle a choisi le thème « Femmes et Apatridie » pour participer à l’effort de sensibilisation sur ce phénomène mondial. Le problème de l’apatridie demeure, en effet, une anomalie flagrante ayant des impacts dévastateurs sur la vie d’au moins 10 millions de personnes dans le monde qui vivent sans nationalités. D’après le rapport du Haut conseil des Nations unies pour les réfugiés (Unhcr), la plupart de ces cas s’accompagnent d’une discrimination fondée sur l’origine ethnique, la religion ou le genre. Elles n’appartiennent à aucun pays et sont privées d’accès à l’éducation, aux soins de santé ou à un emploi légal.

« A travers la danse, nous sensibilisons, nous conscientisons et nous voulons absolument que ces danseurs, leurs familles et le public en connaissent un peu mieux sur le thème. Nous voulons également montrer que la danse n’est pas que du divertissement. Elle est aussi un moyen de communication où les jeunes arrivent à se connecter avec d’autres, un moyen plus rapide pour apprendre », dit la présidente de l’association, Aïda Camara.

Plusieurs activités seront au programme, notamment deux jours d’atelier de danse avec des invités venus de la Côte d’Ivoire et du Gabon. L’innovation pour cette édition reste le village du festival qui se déroulera du 6 au 7 mai. Au menu, des sketchs, de la danse orientale, la Samba, la Rumba et une prestation de l’artiste Nicolas Diop. Il est également prévu une aire de jeu pour les enfants. Le « Fé’nomène Battle » viendra clore l’événement par une compétition où les jeunes filles vont s’affronter.

M. L. DIOP (stagiaire)

Sur appel de la Coordination des associations de presse (Cap), les journalistes ont massivement répondu, hier, à la marche nationale, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. A l’occasion, plusieurs professionnels des médias ont fait le déplacement pour demander l’amélioration de leurs conditions de travail.

Tel un clin d’œil du ciel, il faisait beau temps hier sur Dakar. Un temps propice à la marche. Il est quatorze heures lorsque les journalistes commencent à arriver à la place de la Nation (ex-Obélisque) à Colobane. La plupart de ces professionnels des méedias sont habillés en rouge, signe de protestations. D’autres arborent des brassards de la même couleur. Il y a aussi les porteurs de pancartes. Des inscriptions qui laissent entrevoir plusieurs messages : « Non à la précarité », « Respect de la convention », « Amélioration des conditions de travail ».

Les journalistes ont massivement mobilisé en vue de faire passer leurs revendications. Ils étaient également soutenus par une bonne frange de la population. Des citoyens qui sont volontairement venus. Des hommes politiques et acteurs de la société civile ont également marqué leur présence. Tous se sont déplacés pour la « bonne cause ». Sous bonne escorte policière, ils ont marché ensemble jusqu’au rond-point de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (Rts).

Les travailleurs des médias plaident pour une amélioration de leurs conditions de travail. Comme un seul homme, les professionnels des médias ont parlé d’une seule voix. C’est essentiellement pour attirer l’attention sur les conditions de précarité de plusieurs d’entre eux. « Une situation d’autant plus anormale que les journalistes abattent un important travail d’information, de veille et d’alerte pour la consolidation des acquis de la démocratie », déplore Ndèye Fatou, jeune reporter dans un journal de la place. En plus de la précarité de son salaire, Ndèye Fatou se plaint également « d’une charge de travail qui n’est pas conforme avec les heures recommandées. En plus, il n’y a aucune rétribution pour les heures supplémentaires », dénonce-t-elle. A l’instar des centaines de ses confrères, elle est venue pour faire entendre sa voix, mais également pour que « ce métier tellement noble soit à même de convenablement rétribuer ceux qui l’ont choisi », dit-elle.

A l’issue de la marche, la Coordination des associations de presse a remis un mémorendum au secrétaire d’État à l’Information, pour le gouvernement.

Oumar BA

« Le secteur de la musique dans les politiques publiques », c’est le thème animé, hier, par l’enseignant-chercheur Ibrahima Wane, à l’occasion du séminaire de l’Ifan sur les politiques culturelles au Sénégal. Il est revenu sur les stratégies d’intervention de l’État, de l’indépendance à aujourd’hui, qui ne sauraient être analysées en dehors du contexte politique et économique.

Les formes d’intervention de l’État dans le secteur de la musique, de l’indépendance à aujourd’hui, ont été toujours liées aux enjeux du moment. Au lendemain de l’indépendance, temps de la « construction nationale », la question de la recherche d’une identité musicale était assez prégnante. On s’employait à décoloniser le domaine de la culture surtout la musique qui était faite avec des instruments dits occidentaux. La prise en charge de cette question a débouché sur plusieurs initiatives : l’organisation des semaines de la jeunesse, la création des archives culturelles, une « mine » dans laquelle devaient, selon Ibrahima Wane, puiser les créateurs. La création du droit d’auteur, en 1972, était également une façon de stimuler la création, de la réglementer, de donner aux créateurs les moyens de vivre décemment du produit de leur travail. « La mise en place du fonds d’aide aux artistes et au développement de la culture, à la fin des années 1970, était également une façon d’appuyer ceux qui créaient des œuvres originales et portaient des projets innovants », indique-t-il.

Les ajustements structurels ont redessiné la forme d’intervention de l’État dans le secteur de la culture en général dont les moyens ont été considérablement affectés. Cela a coïncidé avec un encouragement de l’initiative privée et entraîné l’implication des professionnels de la musique dans la prise en charge de leur secteur. « Il y a eu des mesures d’accompagnement d’une dynamique qui devait être portée en grande partie par les acteurs eux-mêmes. L’État a cherché à autonomiser les acteurs en les incitant à créer les conditions de vivre financièrement de leurs productions », souligne celui qui est par ailleurs vice-président du Réseau euro-africain de recherches sur les épopées et les traditions narratives.

Autonomisation
Cette option d’autonomisation s’est poursuivie dans les années 2000 avec un accent plus prononcé en ce qui a trait à la conception. La culture est, ici, considérée comme un moteur de croissance. Cette période a également été marquée par la politique d’infrastructures, l’explosion du budget avec des fonds conséquents alloués à la culture même si cela n’a pas produit les effets escomptés. En outre, l’environnement juridique a été considérablement amélioré avec, entre autres, la nouvelle loi sur le droit d’auteur, la création de la brigade de lutte contre la piraterie, la loi datant de 1973 qu’il fallait conformer aux conventions internationales et aux évolutions technologiques et à l’ampleur prise par la piraterie.

De l’avis d’Ibrahima Wane, depuis 2012, ce sont les cultures urbaines qui sont en pôle position du fait du contexte politique, du rôle joué par les acteurs du secteur. La création du Bureau des cultures urbaines même s’il n’est pas fonctionnel, d’un fonds d’aide qui leur est destiné illustre cette dynamique. Il faut, au-delà des questions institutionnelles, réfléchir sur la disparition du « grand producteur » d’hier, sur l’implication du numérique qui modifie les modalités de la diffusion, sur la pertinence du mode de fonctionnement de certaines institutions culturelles... Aussi, regrette-t-il, l’absence de l’État dans cette réflexion. L’initiative est laissée aux acteurs.

Par ailleurs, l’enseignant à la Faculté des Lettres et Sciences humaines, a invité à interroger le système de promotion des « Trésors humains vivants » pour en faire des pôles de transmission du patrimoine culturel.

Alassane Aliou MBAYE

« Nous sommes des partenaires de la presse. Nous avons toujours entretenu de très bons rapports avec les acteurs des médias. Nous saluons à sa juste valeur l’important travail que la presse est en train d’abattre. Notre présence traduit notre soutien à cette corporation. Je crois à une presse libre. Cette liberté exige que la presse soit mise dans de bonnes conditions de travail. La question du Code de la presse a déjà été réglée. Il reste à se pencher sur celle de la Convention collective. Des négociations vont réunir le gouvernement, les syndicats et les acteurs de la presse. Nous sommes disposés à accompagner le Sénégal à se doter d’un meilleur environnement pour l’épanouissement effectif des professionnels de médias ». 

Babacar Domingo Mané, Cored : « Des confrères n’ont pas de cotisations sociales »
« La presse est sortie car elle sent sa liberté menacée. Il n’y a pas pire prison que la précarité. Il n’y a pas pire prison que celle qui ôte à l’individu sa dignité. Des entreprises de presse se meuvent dans un environnement inapproprié qui a conduit la presse à une précarité indescriptible. La plupart des entreprises de presse ne sont pas en mesure d’assurer les salaires à la fin du mois. C’est vrai, il y a pas mal d’entreprises de presse qui essayent de respecter les recommandations de la convention. La plupart des journalistes n’ont pas de cotisation à l’Ipres. Nous invitions le gouvernement à prendre ses responsabilités en organisant le secteur. Nous appelons à un meilleur dispatching des publicités. Nous appelons à l’application du Code de la presse. La gestion de la Maison la presse doit revenir aux acteurs de la presse».

Recueillis par O. BA

« Nous avons soumis un mémorandum qui porte sur sept points. Ces points reviennent largement sur l’environnement des médias dans sa globalité. L’environnement doit encourager à mettre sur pied des conditions viables pour les différents acteurs des médias. 

La précarité ne doit plus sévir dans le monde des médias. Nous avons également évoqué le Code de la presse. Un code qui sera certainement voté sous peu. Il restera ensuite de veiller à l’instauration de décrets d’application. Il y a également la question de la Maison de la presse qui est encore en suspens. Nous demandons l’instauration d’un Plan national pour la presse. La précarité sévit également dans le monde de la presse. La plupart des acteurs n’ont pas de contrats en bonne et due forme. Les rares qui en disposent sont confrontés à des retards de salaires. Plusieurs d’entre eux courent derrière des arriérés de salaires. Les cotisations sociales ne sont pas forcement versées alors qu’elles sont prélevées à la source. J’invite l’État à assumer son rôle régalien en veillant à l’application des textes. En ce qui concerne le patronat, nous l’appelons à négocier, pour une nouvelle Convention collective ».

Recueillis par O. BA

Le festival de musique et danse « Diakarlo Ak Thiossane » se tiendra du mardi 9 au samedi 13 mai. En prélude à cet événement culturel, le président de l’association, Fabio Gatti, par ailleurs directeur du festival, a échangé sur les activités phares qui vont marquer ce festival. A l’en croire, il est prévu au siège de Inca au quartier Point E, à Dakar, une série de tables rondes autour des thèmes de « Migration et droits » et de la « Migration de retour » avec comme intervenants le Dr Pape Demba Fall de l’Ucad/Ifan et directeur exécutif de REmigraf, Dr Riccardo Cappelleti, docteur en Sociologie du Droit à l’Université de Milan et membre du comité scientifique de l’Institut des droits de l’Homme et de la paix à l’Ucad, Mambaye Diop, président de l’association « Doxandem » et Francesca Grassi.

« Pour le premier panel, les intervenants auront l’opportunité de discuter sur les textes relevant du droit de la migration au niveau international et national pour une meilleure compréhension et connaissance du droit international de la migration par les décideurs gouvernementaux et les autres parties prenantes qui œuvrent dans le domaine de la migration », informe-t-il. Pour la seconde table ronde, les panélistes débattront sur les problèmes auxquels sont confrontés les migrants dans les pays d’accueil jusqu’à leur retour au pays d’origine et leur insertion sociale et prise en charge. Aussi, fait savoir Fabio Gatti qu’un de film documentaire « Redemption song », réalisé par l’Italienne Cristina Mantis, sera projeté le 10 mai à la Place du Souvenir. « Ce documentaire qui met l’accent sur le progrès et le retour des migrants sera une occasion de débattre avec les invités sur la crise migratoire au Sénégal », dit-il.

Outre ces activités, il est prévu, pour la clôture, le samedi13 mai, au Centre culturel Blaise Senghor, des spectacles musicaux et de danse avec des invités surprises. Un concours de musique et de danse traditionnelle sera également lancé.

M. G. DIEDHIOU

La célébration de la Journée mondiale de la presse a été marquée, hier à Thiès, par une marche pacifique suivie, dans l’après-midi, d’une conférence organisée par les journalistes de la presse locale de Thiès, réunis au sein d’une association.

A l’occasion, le gouverneur adjoint chargé des Affaires administratives, Mbassa Sène, a reçu le mémorandum des journalistes de Thiès. Il a tenu aussi à évoquer toutes les actions de l’État allant dans le sens de doter la presse d’un cadre qui puisse améliorer leurs conditions de travail. M. Sène a rappelé la directive présidentielle prise en Conseil de ministres la semaine dernière, de soumettre le projet du Code de la presse à une relecture avant qu’il ne soit soumis aux députés pour son examen et adoption. L’adjoint au gouverneur a aussi rappelé le décret organisant le fonctionnement de la Maison de la presse.

Mme le député Hélène Tine a également saisi l’occasion pour saluer toute la presse sénégalaise notamment celle de la région de Thiès pour « le travail important que vous êtes en train de faire et qui consolide la démocratie dans notre pays en ce jour dédié à la liberté de la presse à travers le monde ». Mme Tine a évoqué les contours du Code de la presse et « pense que c’est légitime, c’est même une question de souveraineté que le Sénégal puisse être doté d’un cadre juridique afin que la presse puisse mener correctement son travail et qu’elle puisse jouer réellement son rôle ».

Elle a indiqué avoir, en tant que député, déposé une question écrite l’année dernière, pour interpeller le gouvernement du Sénégal sur l’inexistence d’un cadre juridique pour la presse au Sénégal. Le député de Thiès a rappelé, dans cette dynamique, l’atelier organisé par le ministre de la Culture et de la Communication et les concertations en cours et pense qu’il est temps que l’Assemblée nationale puisse examiner ce projet et le voter. « Donc nous sommes en phase sur cette question cruciale que vous portez aujourd’hui et nous vous disions que nous allons nous continuer le plaidoyer. Cela doit être une préoccupation de tous les Sénégalais pour que la presse puisse avoir un cadre juridique », a souligné Hélène Tine.

La marche pacifique des journalistes et correspondants de Thiès a été suivie, dans l’après-midi, d’une conférence animée par le professeur Moustapha Samb de l’Ucad sur les dispositions du Code de la presse.

Mohamadou SAGNE

...Kolda pour le vote du Code de la presse...
Les journalistes et les agents des radios communautaires de Kolda ont organisé hier, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, une marche pacifique, pour réclamer le vote du nouveau Code de la presse et des meilleures conditions de travail. Ils ont marché de l’hôtel de Ville jusqu’à la gouvernance pour remettre un mémorandum à l’autorité administrative.

Tout au long du trajet, ils scandaient des slogans contre la précarité dans laquelle vivent des journalistes. Ils portaient également des pancartes sur lesquels on pouvait lire : « Oui, pour le retour de l’aide aux correspondants régionaux », ou encore « presse précaire, démocratie en danger ». Ils ont été reçus par l’adjoint au gouverneur chargé des Affaires administratives, Cyprien Antoine Balo qui promet de transmettre le mémorandum à qui de droit. « La Coordination des associations de presse au niveau national a décidé d’organiser aujourd’hui, des manifestations au niveau national dans le cadre de la Journée internationale de la liberté de la presse. Et Kolda ne peut pas être en reste. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’organiser cette marche pour venir vous remettre le mémorandum », déclare Aba Sané, président de l’Association régionale des journalistes de Kolda. Les organisations de la société civile dont le Forum civil et la plate-forme des Acteurs non étatiques (Ane) du Congad ont également pris part à cette marche. « Nous sommes-là pour soutenir les journalistes qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles. Pour couvrir les évènements, les organisateurs sont souvent obligés d’assurer le déplacement des correspondants de presse. Et cela pose un problème », déclare Baïdy Ndiaye, membre de la plate-forme Acteurs non étatiques. Il demande plus d’équité dans la gestion de l’aide à la presse qui doit, selon lui, bénéficier aussi aux correspondants régionaux.

Le chargé des programmes du Forum civil à Kolda, Aboubacar Camara, estime pour sa part que les correspondants régionaux méritent d’être soutenus en termes de formation, d’équipements…

Mamadou Aliou DIALLO

...Sit-in à Saint-Louis...
La célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse a été marquée à Saint-Louis par un sit-in des journalistes devant la Gouvernance. A cette occasion, le doyen El Hadj Alioune Badara Diagne Golbert, directeur général de Téranga/Fm, a reçu, des mains de Mohammed Naby Sylla de la Rfm, un mémorandum qu’il est chargé de remettre au gouverneur Alioune Aïdara Niang.

En présence d’une trentaine de journalistes et correspondants régionaux de la presse nationale, le doyen Golbert Diagne s’est réjoui des relations excellentes longtemps entretenues par les journalistes de Saint-Louis dans le cadre de l’exercice de leur profession.

Grâce à ces relations d’amitié, a-t-il précisé, les journalistes de Saint-Louis sont parvenus, malgré leurs divergences, à constituer une grande famille dans la région Nord. Ces derniers, a-t-il poursuivi, ont fait en sorte qu’une solidarité agissante puisse permettre de résoudre régulièrement et dans un bel élan de mobilisation, tous les problèmes économiques, sociaux, professionnels, politiques et culturels, auxquels les communicateurs de Saint-Louis sont quotidiennement confrontés.

Auparavant, Naby Sylla de la Rfm, Babacar Niang de Zik/Fm, Moussa Ousmane Diagne Colombo et Abdou Boye de la 2STv, Ousseynou Diop et Abib Seck de la Tfm, Suzane Dièye et Na Sadio de la radio municipale, Yves Tendeng de Sud/Fm, Baye Diagne de Téranga/Fm, Aïda Coumba Diop de l’Observateur et plusieurs autres correspondants régionaux, se sont succédé au micro pour rappeler que la profession de journalisme est menacée, en raison de la situation économique et sociale plus qu’inquiétante des entreprises de presse.

Mbagnick Kh. DIAGNE

...A Mbour, les acteurs listent leurs difficultés...
La Journée internationale de la liberté de la presse célébrée hier a été une occasion pour le Collectif des journalistes de Mbour (Cjm) de hausser le ton pour dénoncer les conditions de vie et de travail déplorables des correspondants régionaux.

Le président du Collectif des journalistes de Mbour, Pape Ndiawar Dièye, a fustigé avec la dernière énergie la précarité institutionnalisée par certains patrons de presse. Selon M. Dièye, tous les organes de presse sont représentés à Mbour qui compte seize communes que le correspondant est appelé à couvrir à ses frais. « Parfois, il se pose un problème de logistique et le journaliste se voit obligé de voyager en taxi-brousse parce que vivant dans une précarité qui ne dit pas son nom », fait savoir le journaliste. A Mbour, souligne-t-il, certains correspondants éprouvent même toutes les difficultés du monde pour faire leurs envois parce qu’obligés de faire recours aux cybercafés aujourd’hui en voie de disparition.

« Nombreux sont les correspondants qui n’ont pas de machines ou d’enregistreurs pour faire correctement leur travail. Dans cette situation, il est difficile de réunir les conditions pour avoir le matériel nécessaire », explique-t-il. Le phénomène de la pauvreté et la misère sociale a aussi été dénoncé par le Cjm. Beaucoup d’entre eux exercent sans contrats de travail digne de ce nom ni couverture sociale.

Pour le Collectif des journalistes de Mbour, l’heure est venue de revoir les conditions socioprofessionnelles des correspondants régionaux qui abattent le plus gros du travail.

S. O. FALL

...A Diourbel, Les acteurs des médias contre la précarité
A l’instar de la presse nationale, les journalistes de la région de Diourbel ont marché, hier, pour demander l’amélioration de leurs conditions de travail. Tous les correspondants des organes de presse représentés dans la région ont pris part à la marche. Après le départ à la station de la Rts, la procession a arpenté les grands axes, puis la route nationale, avant de prendre le boulevard Alpha Thiongane, jusqu’à la Gouvernance ou attendait le chef de l’exécutif local, Mouhamadou Moustapha Ndao.

Le correspondant du journaliste l’Observateur, Souleymane Ndiaye, a, au nom des confrères, lu le mémorandum. Il a d’abord mis l’accent sur les difficultés que rencontrent les correspondants au niveau local, évoqué ensuite la disparition totale de l’aide à la presse destinée au bon fonctionnement des cyberpresses locales, au grand dam des correspondants. Dans sa réponse, le gouverneur de région a dit qu’il transmettra tous les points qui ne relèvent pas de ses compétences. Pour les autres points, il est dans les dispositions à accorder une audience aux journalistes de Diourbel et à en débattre pour trouver des solutions.

M. DIEYE

La onzième édition du festival « Gorée Regards sur cours », ouverte vendredi au centre socioculturel Joseph Ndiaye en présence des autorités municipales de l’île, des artistes et des partenaires, s’est articulée autour du thème « L’eau et l’ailleurs ». Durant tout le week-end, diverses expositions et activités ont apporté des regards croisés sur l’immigration ; une vision d’espoir et d’attentes mais aussi un regard d’hommage et de deuil.

Le festival « Gorée Regards sur cours », qui figure parmi les évènements artistiques majeurs au Sénégal,  s’est déroulé du 29 au 1er mai. S’articulant autour du thème « L’eau et l’ailleurs », pour sa onzième édition, il s’est enrichi d’évènements, à l’instar de la présence de la Fondation Dapper dont la vocation est de contribuer à mieux faire connaître les arts de l’Afrique subsaharienne, des Caraïbes et de leurs diasporas, de l’exposition par Créative intelligence d’œuvres originales produites pour être intégrées dans le cadre du Relais de l’Espadon.

Un hommage a ainsi été rendu au sculpteur sénégalais Ousmane Sow, avec une exposition d’une série de photos portant sur son œuvre ainsi qu’une projection de films en boucle, toutes réalisées par Béatrice Soulé.

Restant fidèle à sa tradition, cette manifestation à vocation artistique a présenté, dans une cinquantaine de maisons ouvertes au public, les œuvres de quatre vingt artistes sur l’île, venus des autres pays africains, d’Europe et du Brésil. Parmi les têtes d’affiche de cet évènement de renommée internationale, Siaka Sappo Traoré, photographe autodidacte, et Bruce Clarke, artiste-plasticien anglais. Deux artistes, deux regards sur la migration en exposition qui se croisent au Relais de l’Espadon.

« L’eau et l’ailleurs »
Le jeune Siaka Traoré, artiste-photographe, apporte, à travers son exposition intitulée « Blue », un regard rempli d’espoir et teinté d’attentes qui exprime le début d’une aventure. « De l’autre côté, nous avons Bruce Clarke qui a peint la migration par le biais de ses représentations, les fantômes de la mer. Un hommage rendu aux victimes du trafic transméditerranéen et qui apporte ainsi un regard d’hommage et de deuil », spécifie Salimatou Diop, commissaire de ces deux expositions. Parallèlement à ses travaux qui répondent au thème de cette année, un autre artiste sénégalais est en œuvre dans le hall de la commune de Gorée. Il s’agit de Kéraba Traoré, artiste-plasticien. Usant de coupures de presse, de pastelles, de fusains de crayons de couleurs, des matériaux d’expression des enfants comme texture graphique, il a décidé de mettre son art au service de l’enfance avec comme titres de ces tableaux, des slogans sur les droits des enfants traduits en wolof.

Le comité d’organisation de « Gorée Regards sur cours » a choisi, pour la première fois, le thème de « L’eau et l’ailleurs ». Un choix qui, selon Marina Rickou, présidente de l’association « Gorée Regards sur cours », n’est pas fortuit du fait que l’île de Gorée est en elle-même un ailleurs hors du temps. « L’eau qui permet aussi d’aller ailleurs, fut longtemps la seule voie possible pour se rendre d’un continent à un autre », a-t-elle indiqué. Cependant, elle peut-être l’alliée mais aussi la triste complice de l’ailleurs à l’image de migrants qui, fuyant leurs pays pour un avenir meilleur sur d’improbables embarcations, s’échouent en mer. En effet, « L’eau et ailleurs » peut s’agir d’un rêve ou d’un cauchemar.

Marame Coumba SECK

Le Grand Théâtre national a été le point de convergence, dimanche dernier, des couturiers, tailleurs, créateurs venus des quatre coins du Sénégal à l’occasion de leur premier grand rassemblement. Ces acteurs de la mode au Sénégal ont, à l’occasion, mis en place une coopérative d’habitat et demandé des financements et formations.

C’est une démonstration de force que les acteurs de la mode ont réussi, dimanche, au Grand Théâtre national. En témoigne ces nombreux groupes de personnes obligés de s’entasser dans les travées pour assister au premier grand rassemblement des acteurs de la mode au Sénégal. Toutes les quatorze régions étaient représentées à cette journée. Cette mobilisation exceptionnelle a eu le don de rendre fiers les organisateurs qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour une réussite totale de l’évènement.

Placée sous le signe du travail et de l’excellence, cette première s’est déroulée dans un programme riche et varié. Il est question pour les couturiers du Sénégal de capitaliser cette belle dynamique pour lancer la coopérative d’habitat qui permettra aux artisans de disposer d’un toit à l’instar des autres corps de métier.

La présence du représentant du chef de l’Etat, le ministre Mbaye Ndiaye, aidant, les différents orateurs qui se sont succédé au présidium ont chacun égrené un chapelet de doléances. Dans cet exercice, la styliste Sadiya Guèye, en sa qualité de présidente des acteurs de la mode, est restée imperturbable. Listant les contraintes auxquels ils font face, elle déclare, « les tailleurs sont laissés à eux-mêmes. Ils ne bénéficient pas de financements ni de formations sachant que le métier est en perpétuelle mutation. Nous voulons également une baisse substantielle des taxes sur les machines achetées à l’étranger car ils coûtent excessivement chères ».

Mme Guèye n’a pas aussi manqué d’adresser ses vœux de voir leurs membres représentés au niveau du Conseil économique, social et environnemental. Des revendications qui ne tomberont pas dans l’oreille d’un sourd car le représentant du chef de l’Etat a promis de rendre compte à qui de droit.

Visiblement satisfait de la mobilisation, le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye lance, « vous êtes le profil du Sénégalais émergent, vous qui investissez et travaillez pour le développement de votre pays. Je suis convaincu que le président va satisfaire toutes vos revendications parce qu’il a inscrit son action de tous les jours au service exclusif de la population ».

En marge de la cérémonie, Sadiya Guèye a procédé, avec un promoteur, à la signature du protocole d’accord de l’acte fondateur du projet immobilier cher à ses membres. Une nouvelle qui a ravi le public. Des cris de joie fusaient à chaque coin de la salle. Un moment de fête et de joie partagé entre acteurs de la mode dans une ambiance carnavalesque. Le hall du Grand Théâtre national a été d’ailleurs submergé par l’élégance. A l’occasion, une exposition a montré le talent des couturiers, tailleurs dont le savoir-faire est reconnu au-delà de nos frontières.

Mouhamadou Lamine DIOP
(stagiaire)

« Les journalistes se rendent dans les endroits les plus dangereux pour prêter leur voix à ceux qui n’en ont pas. Les professionnels des médias sont confrontés à la diffamation, aux agressions sexuelles, aux emprisonnements, aux coups et blessures et même à la mort. Nous avons besoin de personnalités fortes pour défendre la liberté des médias. C’est là une exigence primordiale pour faire barrage à la désinformation ambiante. Et chacun d’entre nous doit se battre pour défendre le droit à la vérité. En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, je lance un appel pour que cessent toutes les formes de répression à l’encontre des journalistes - parce qu’une presse libre fait progresser la paix et la justice pour tous. Protégeons les journalistes, car leurs mots et leurs images peuvent changer le monde ».

Message du Secrétaire général des Nations unies

Marche nationale des associations de médias à 15h
A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de presse, aujourd’hui, la Coordination des associations de presse (Cap) organise, à partir de 15h, à la Place de la Nation (Obélisque à Colobane), une marche nationale des travailleurs des médias pour réclamer à l’Etat des négociations sérieuses sur divers points de revendication.
Parmi eux, la gestion de la Maison de la presse, l’adoption du Code de la presse, l’attribution des fréquences radios, la renégociation de la Convention collective…

Lors d’un point de presse, tenu en collaboration avec leur partenaire, la Bicis, les organisateurs du Festival international de jazz de Saint-Louis ont tiré un bilan positif de cette 25ème édition.

Le président de l’Association Saint-Louis Jazz, Me Diop, a rappelé les défections de l’an dernier de Bob Magrib et Marcus Miller, « ce qui avait donné une mauvaise image du festival. Mais cette année, pour les 25 ans, avec la semaine de concert et les grands noms qui se sont déplacés, il y a de quoi tirer un bilan satisfaisant ».

Me Diop a rappelé aussi le budget qui avoisine les 300 millions FCfa et exécuté aux 3/4. Me Diop rappelle le cachet de Marcus Miller qui a triplé et a coûté, en tout, entre 40 et 50 millions FCfa. Cette rencontre avec la presse était aussi le moment de remercier les partenaires que sont la Bicis et Bnp Paribas qui ont mobilisé respectivement 7 millions FCfa et 20 millions FCfa. 
Cette année, comme d’ailleurs les précédentes éditions du festival, des activités se sont greffées aux spectacles comme le colloque sur la modification de la Langue de Barbarie, des manifestations pour la préservation du patrimoine, entre autres.

Pour  M. Patrick Pitton, directeur général de la Bicis, un énorme pas a été fait avec ce festival. C’est pourquoi, de son avis, il n’est pas question pour Bnp Paribas de diminuer ses efforts, pour la réussite de cette rencontre culturelle majeure. Dans l’entendement de M. Pitton, il faut de nouveaux acteurs pour amplifier la portée du Festival international de jazz de Saint-Louis, qui a des impacts manifestes sur toute la région.

A.  M.  NDAW

La Journée internationale de la danse a été célébrée au Sénégal samedi dernier. La cérémonie officielle, qui s’est tenue à la Maison de la culture Douta Seck, a été l’occasion pour les acteurs et les autorités politiques en charge de la culture de mettre en évidence les initiatives entreprises et l’effort de créativité à consentir pour créer une dynamique nouvelle. L’institution d’un fonds d’appui au développement de la danse est l’une des décisions majeures issues des concertations.

« La danse nous distingue et nous rassemble. C’est notre corps qui exprime l’authenticité de notre voix propre, de notre individualité ». Cette fonction de la danse déclinée dans le message de la Journée internationale de la danse de cette année par le chorégraphe canadien, Roger Sinha, traduit l’importance de cette pratique artistique mais surtout sa contribution dans l’affirmation des identités, l’expression des diversités. Les acteurs de cet art et les autorités politiques sénégalaises en sont conscients et ont entrepris des initiatives pour lui donner toute la place qu’elle est en mesure d’occuper dans le paysage artistique. En effet, depuis quelques mois, révèle Rémi Sagna, directeur de cabinet, représentant le ministre de la Culture et de la Communication, la tutelle mène avec les acteurs de la danse une concertation qui a abouti à un diagnostic et un plan d’actions consensuels. Les synthèses des analyses et des propositions ont été produites à Toubab Dialaw, à l’Ecole des Sables. Elles sont en cours de pré-validation par le comité de travail qui avait été constitué. Cela traduit une volonté réelle des pouvoirs publics d’accompagner ce secteur.

Préservation et créativité
« Cette concertation a identifié, en amont et en aval de la lancinante problématique de la diffusion, d’importantes propositions de solutions. Celles-ci concernent la formation, le développement des ressources humaines et la structuration des entreprises et initiatives de la danse », confie-t-il. En outre, afin de permettre la durabilité du plan d’actions qui sera adopté, les réflexions ont intégré une stratégie efficace de financement consistant en l’institution d’un fonds d’appui au développement de la danse. Tout cela participe, à ses yeux, au renforcement des capacités d’une des sources les plus solides de vitalité pour l’économie créative. Les efforts déployés par l’État doivent constituer une source de motivation supplémentaire pour les acteurs de la danse invités à s’engager dans la voie de la créativité. Patrick Acogny, chorégraphe, après s’être félicité de cette « manifestation d’un vrai désir politique » de faire bouger les lignes, a insisté sur la nécessité pour les artistes de saisir cette opportunité en travaillant d’arrache-pied et en faisant des propositions concrètes. La formation des danseurs et des formateurs est, de son point de vue, la voie indiquée pour y arriver ; et la créativité, leur contribution pour dessiner un paysage chorégraphique sénégalais.

En outre, la revendication et la revalorisation des danses patrimoniales passent, selon lui, par un effet de créativité. « La préservation est une chose, la créativité en est une autre. Celle-ci régénère les danses traditionnelles, offre un regard nouveau. Pour cela, il faut aller au-delà des petites appartenances car notre identité n’est pas figée. Nous faisons face à un nouveau contexte qui nous oblige à décliner notre vision du monde », soutient le directeur artistique de l’Ecole des sables. Gacirah Diagne, chorégraphe et administratrice de la Maison des cultures urbaines, abonde dans le même sens. Elle invite les acteurs à renouveler les performances car la danse est un produit de qualité qu’il convient de rendre économiquement viable en dépit des contraintes objectives mises en exergue par Malal Ndiaye, président de la Fédération nationale des ballets et danses fondamentales du Sénégal.
Alassane Aliou MBAYE


« Ce qui nous lie » à Sorano, une œuvre de fusion
Par le rythme et une chorégraphie pittoresque, l’Ensemble national de ballet « La Linguère » a fait de la singularité de chaque communauté humaine un ensemble représentatif de la Nation sénégalaise. C’était, samedi dernier, à l’occasion de la célébration de la Journée  de la danse à travers l’œuvre rassurante, « Ce qui nous lie », spectacle d’expression de toutes les identités.

La voix de Yandé Codou Sène retentit. Puis, c’est l’accent distingué de celui qu’elle a célébré toute sa vie, Léopold Sédar Senghor, qui berce l’assistance pour lui rappeler « ce qui nous lie ». Et ce qui nous lie, ici, c’est cette « communauté culturelle ». C’est aussi le rythme et cette fusion des esprits et des cœurs qui se produit ; cette émotion qui émeut, s’empare des âmes sensibles à leurs identités diverses, saisit et agite les corps les plus malhabiles et impassibles. Le muezzin appelant les fidèles à la prière, le coassement des grenouilles, le chant du coq, le gazouillis des oiseaux et la routine matinale des femmes dessinent un univers de cadence sous une lumière indécise. Il est comme le « réveil matinal » au pays Lébou. La pêche n’est pas, ici, une activité de survie. Elle est l’expression d’une solidarité dans une ferveur égayante. Elle est davantage chorégraphie que labeur.

Il ne s’est pas agi de laisser le corps de ballet se mouvoir dans la foi de son génie harmonique. La scène était à partager pour mettre en évidence le dialogue des intelligences corporelles et rythmiques. La clameur des jeunes un peu trop agités, l’ardeur des pas les plus lestes et les signes d’acquiescement des « carcasses stoïques » traduisent une communion à laquelle fait référence le thème du spectacle, « Ce qui nous lie ». La créativité de cette cohorte de jeunes habiles explorant les possibilités du corps, le « Sénégal profond », est fascinante. Il n’a été question que de cela en réalité. Le premier tableau, « Le réveil matinal », dessine un univers sonore et routinier du terroir où l’hospitalière nature n’essuie pas des dédains. Ici, on pile le mil pour se nourrir en espérant que le gibier sera gros. Que le bois le cuira et luira si la lune se dérobe.

La joie à la fois délirante et mystique des ballets manjack et diolas met ensuite en lumière les prouesses du corps que la tyrannie du tam-tam, l’intimidant « Kankourang » et le gracieux « Koumpo » n’inhibent point même s’il lui témoigne révérence. C’est le langage des hommes et des esprits, un rituel d’ici et d’outre-tombe. Sous ces cieux cléments, le rythme est patrimoine. La joie et le chagrin l’enrichissent de nouvelles cadences. Sublimes mouvements ! Tout autant que la voix nomade de la prodigieuse Elisabeth Mendy qui emplit la scène et conquiert la salle. 

Univers de rythmes
Les sautillements distraient les perles, assorties aux pagnes tissés, dans leur silence et leur ordre. Dans ce monde, les pirouettes ne sont pas de vulgaires acrobaties sans signification. Elles répondent à un besoin ; celui-là d’être en fusion avec l’espace, avec soi et avec l’autre. Les bras et les jambes se toisent avant de signer un pacte de non-agression. Le peulh, « en ballade », dans le nord aux festivités empreintes de symboles, ne s’y aventure guère parce qu’il est maître de la cadence gracieuse. Le majestueux mouvement giratoire qu’il offre à voir entre dans une fureur lyrique quand la scène fiévreuse adresse des supplications aux pas. Ils la déchirent.  

Cette chorégraphie que Ndèye Bana Mbaye, directrice de « La Linguère », portée en triomphe en ce soir rassurant, s’est employée à rendre sublime et représentative, s’adresse à l’humain dans sa faculté de fusionner avec l’autre, avec la nature.                          

A. A. MBAYE

A Genève, le ministre Mbagnick Ndiaye, venu convaincre le monde de la pertinence du « Droit de suite », projet porté avec le Congo, a rappelé l’éminent rôle joué par l’Immortel Ousmane Sow qui incarne, à ses yeux, « ce que l’Art africain a de plus grand, de plus noble et de plus beau ». Il nous laisse une part de lui-même, dit-il avant d’évoquer l’excellent artiste Joe Ouakam.

A Genève, le ministre Mbagnick Ndiaye, venu convaincre le monde de la pertinence du « Droit de suite », projet porté avec le Congo, a rappelé l’éminent rôle joué par l’Immortel Ousmane Sow qui incarne, à ses yeux, « ce que l’Art africain a de plus grand, de plus noble et de plus beau ». Il nous laisse une part de lui-même, dira-t-il avant d’évoquer l’excellent artiste Joe Ouakam.

Le combat d’Ousmane Sow pour le droit de suite «n’est pas vain». En effet, depuis lors, le Sénégal et le Congo, soutenus en cela par un nombre de plus en plus grand de pays, sont à la base d’une initiative pour l’inscription du droit de suite à l’ordre du jour des travaux du Comité permanent du droit d’auteur et des droits connexes de l’Ompi en vue de sa reconnaissance universelle. Mbagnick Ndiaye, venu en pertinent avocat du monde artistique a été largement applaudi par les officiels et les artistes invités à la cérémonie de lancement des travaux sur le droit de suite, un projet qui permet de donner plus de moyens aux créateurs et à leurs descendances et de respecter leur dignité.

Ousmane Sow s’était engagé dans le plaidoyer international pour la reconnaissance universelle du droit de suite. «On se souvient de sa vibrante contribution, le 9 octobre 2015 devant les représentants des États membres, ici au siège de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) pour que les auteurs des arts visuels soient partout associés au succès commercial de leur œuvre», a martelé, avec émotion le ministre Mbagnick Ndiaye.  «Permettrez-moi d’insister ici sur un des aspects peu connus de la personnalité d’Ousmane Sow : son engagement militant pour le respect des artistes. Cet engagement l’avait, dans les dernières années, mené au Conseil d’administration de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs, Cisac, dont il était membre auprès d’Angélique Kidjo et de Jean Michel Jarre entre, autres ».

Entouré de ses plus proches collaborateurs, Mbagnick Ndiaye dont le travail a été salué par le directeur général de l’Ompi a remercié l’Australien Francis Gurry et son équipe pour leur engagement et l’accueil chaleureux tout en rendant un hommage mérité à l’Ompi pour le précieux soutien technique qu’elle ne cesse d’apporter à nos pays.

Les retombées économiques et sociales du Festival international de jazz sont difficilement quantifiables. Cette année encore, des centaines d’opérateurs économiques de la ville de Saint-Louis et autres hommes d’affaires venus des quatre coins du pays et même de l’étranger sont en train de créer des emplois et de réaliser de très bons chiffres d’affaires.

Depuis une semaine, on aperçoit dans toutes les rues, ruelles et artères de Saint-Louis, des visiteurs, touristes et autres étrangers qui débarquent dans la ville avec leurs familles. On assiste impuissant aux rudes empoignades entre certains commerçants ambulants véreux et acheteurs. A Lodo (Nord), Sindoné (Sud) et dans la Langue de Barbarie, les hôteliers rencontrés font savoir qu’ils ont envie de prolonger ce festival d’une semaine.

Ceci, pour la bonne et simple raison que les hôtels et les auberges affichent le plein.
C’est l’occasion, ont-ils précisé, «de travailler sans répit pour résoudre tous nos problèmes financiers. Il nous arrive même de collaborer étroitement avec certaines familles démunies pour les aider à héberger des festivaliers, moyennant quelques espèces sonnantes et trébuchantes ».

Selon nos interlocuteurs, c’est une manière citoyenne et très intéressante de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté. D’autant plus que certains touristes, qui ne veulent pas se prélasser dans les hôtels, préfèrent de plus en plus loger dans de grandes concessions où ils ont la possibilité de découvrir les conditions de vie des familles vulnérables, de communier avec elles tout en les aidant à résoudre certains problèmes sociaux.

Un opérateur économique établi à quelques encablures du stade Me Babacar Sèye, propriétaire de trois restaurants, a laissé entendre qu’il met, chaque année, à profit ce festival de jazz pour faire de bonnes affaires.

« Nos clients sont, en général, des touristes qui préfèrent venir manger chez nous et découvrir l’art culinaire sénégalais. Chaque année, ils apprécient le menu riche et varié que nous leur proposons », a-t-il souligné.

Les chauffeurs de taxis urbains et autres véhicules de transport en commun se remplissent également les poches avant 13 heures et sont obligés de faire travailler tous les jours, de 14 heures à l’aube, deux autres collègues chauffeurs en chômage, en vue de les aider à joindre lesdeux bouts.

Mbagnick Karachi DIAGNE

Le musée de la Femme Henriette Bathily accueille, depuis jeudi, l’exposition sur les majorettes du lycée J. F. Kennedy de Dakar. Celle-ci met en évidence l’évolution des majorettes de ce lycée de la capitale, à travers des photos et tenues marquant les années de leur existence.

Pour faire connaître davantage les majorettes du lycée John Kennedy de Dakar et l’historique de sa création, l’équipe du musée de la Femme Henriette Bathily a procédé, jeudi, au vernissage de l’exposition titré « Les majorettes de Kennedy, toute une histoire ». À travers des tenues de chaque époque, des photos illustratives et quelques textes et articles de presse, le public était ébloui par la découverte et la beauté de création des tenues portées par ces gracieuses jeunes filles et qui ont évolué à chaque époque.

Sur les lieux de l’exposition, on peut en effet voir des tenues portées par ces élèves danseuses, des années 2002 à 2016. Sans compter de nombreuses photos illustratives des prestations de défilé de ces jeunes filles qui n’ont rien à envier à bien de professionnelles de la danse.   L’expo sur les majorettes de Kennedy a aussi été un prétexte pour rendre hommage à ses fondateurs, à savoir la chorégraphe Germaine Acogny et le Tambour Major feu Doudou Ndiaye Coumba Rose. Ce qui explique, d’après le commissaire de l’exposition, Haby Diallo, le  texte rédigé par Seyba Traoré sur eux, en plus des témoignages du premier proviseur du lycée Kennedy, Marguerite Senghor Ba et ceux d’anciennes majorettes, des articles de presse affichés à l’occasion. A l’en croire, à travers cette exposition, sur les majorettes, c’est tout une histoire qui est racontée pour mieux connaître l’historique de ce groupe créé en 1975.

La représentante de Marie Pierre Mbaye Myrick indique que l’organisation de cette exposition s’inscrit dans le cadre des événements à thème qu’elles organisent pour la promotion de la femme. « Nous avons pensé travailler sur les majorettes de Kennedy  car ça été un premier acte de libération d’expression de la femme en public et ce fut un début fantastique qui a perduré. D’où l’intérêt de rendre hommage aux fondateurs et à ces jeunes filles qui ont perpétué  cette œuvre », souligne-t-elle.

Chorégraphe et responsable des majorettes du lycée Kennedy depuis 1985, Yama Diémé Diédhiou se dit joyeuse de l’organisation de cette exposition par le musée de la Femme. « C’est une bonne chose que le public puisse partager, découvrir les belles tenues et leur évolution durant toutes ces années. D’habitude, les majorettes de Kennedy ne sont vues que par le public lors du défilé du 4 avril à travers les médias ou lorsqu’elles sont invitées dans une cérémonie pour une prestation. Mais cette exposition va permettre de les découvrir de près, de connaître l’historique, la source de création des majorettes et l’équipe, comment ça fonctionne », argue-t-elle. A l’en croire, c’est même une nécessité car les majorettes sont devenues une institution. « Elles sont devenues incontournables pour le défilé du 4 avril et ont beaucoup contribué à la réputation du lycée », confie-t-elle.

Réadaptation sénégalaise
Présente au vernissage, Germaine Acogny, fondatrice de cette troupe, se dit agréablement surprise et touchée par ce qu’est devenue l’histoire des majorettes au fil des années. « Je ne m’attendais pas à ce que cette histoire perdure aussi longtemps. Cela me fait plaisir parce que ce sont les majorettes du Sénégal, du lycée Kennedy de Dakar qui m’ont rendue populaire. Grâce aux majorettes de Kennedy, la danse contemporaine, moderne est devenue populaire et je souhaite que ça ne s’arrête pas seulement aux majorettes. Il faut mettre ces danses le plus souvent à la télévision pour que les gens s’habituent et qu’ils voient qu’il y a une belle évolution de la danse », suggère-t-elle.

D’après la fondatrice de l’école des Sables de Toubab Dialaw, tout a commencé avec les majorettes de la ville de Saint-Maur-des-Fossés jumelée à Ziguinchor qu’elle a vu défilé un jour de 4 avril alors qu’elle y occupait le poste de professeur d’éducation physique au lycée Djignabo.« Aussitôt, j’ai pensé à une réadaptation sénégalaise. L’idée m’est venue d’en parler à Doudou Ndiaye Coumba Rose et avec l’aval de Marguerite Senghor Bâ, premier proviseur du lycée, nous avons rassemblé 50 jeunes filles du lycée Kennedy et on a commencé les répétitions. A l’époque, j’étais professeur d’éducation physique et je donnais aussi souvent des cours de danse rythmique en tapant les mains et en faisant ce fameux mouvement de reins. Ça m’a beaucoup amusé de former ces jeunes filles en compagnie de Doudou Ndiaye  Rose qui s’était collé à la musique et voilà qu’aujourd’hui ça perdure  et j’en suis fière », raconte-t-elle, nostalgique, avec un brin de fierté.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Elton John, la popstar britannique a annulé plusieurs concerts prévus aux Etats-Unis dans les prochaines semaines après avoir contracté une dangereuse infection bactérienne. L’icône de la pop britannique a dû être transporté d’urgence à l’hôpital le week-end dernier. C’est Fran Curtis, son attachée de presse, qui a révélé les graves ennuis de santé du chanteur, suscitant l’inquiétude de ses nombreux admirateurs. Le musicien britannique, qui a fêté ses 70 ans le mois dernier, serait tombé « gravement malade » le 10 avril dernier lors d’un vol Santiago-Londres, après s’être produit en Amérique du Sud à l’occasion de sa dernière tournée pour l’album « Wonderful Crazy Night », sorti en février 2016.

Ils cartonnent au « Parlement du Rire », une émission d’humour à l’africaine diffusée sur Canal+. Le trio Mamane, Digbeu Cravate et Michel Gohou étaient sur la scène du Théâtre de verdure de l’Institut français de Dakar, jeudi. Face à la presse, les humouristes reviennent ici sur leur fusion. Ils évoquent également le film «Bienvenue au Gondwna » sorti le 12 avril dernier, qui sera présenté à Dakar le 11 mai, à l’occasion de l’inauguration de la salle de cinéma Canal Olympia.

« Bienvenue au Gondwana »
Mamane : « Bienvenue au Gondwana est une comédie axée sur la lutte pour la démocratie en Afrique. Elle est notamment essentiellement orientée sur les élections. Ce sont des sujets qui s’adressent à toute l’Afrique. Pour une fois, ce sont des Africains qui donnent leur point de vue sur les élections, qui sont la plupart du temps une sorte de jeu d’hypocrisie, entre l’Occident et nos dictateurs. On sait bien que quelqu’un est dictateur, mais on lui demande quand même d’organiser des élections, qu’il vole. Par la suite, l’Occident vient dire qu’il ne fait des affaires qu’avec des démocrates. Pendant ce temps, on voit des jeunes qui se noient dans la méditerranée pour fuir, ces soi-disant démocrates. C’est pour cela que divers sujets sont évoqués : accès aux soins sanitaires, à une bonne éducation, la jeunesse qui voit son avenir hypothéquée. C’est une comédie qui est certes faite pour rire, tout en abordant des sujets sérieux. Il y est question de la mal gouvernance, de l’État et de la démocratie ».

Budget et casting du film
Mamane : « Le budget du film est estimé à peu près à 2 milliards de FCfa. Le casting, nous l’avons fait à travers nos réseaux. Les connaissances dont nous disposons dans chaque pays nous ont été très utiles. C’est l’un des problèmes en Afrique, rien n’est structuré. En Europe par exemple, c’est un directeur de casting qui lance l’appel et toutes les personnes intéressées se rapprochent à travers leur agence. Là-bas, tout est bien structuré. Maintenant, vu le nombre d’années que Gohou et Digbeu ont fait dans le métier, ils connaissent un peu des artistes comédiens dans chaque pays. Par exemple, pour le cas de Lamine Ndiaye, c’est Demba Dièye qui m’a parlé de lui. Il m’a montré des vidéos. C’est à partir de là que nous avons fait appel à lui. Il joue le rôle du ministre ».

Digbeu Cravate : « Le film sera tout d’abord commercialisé. Les producteurs vont essayer de rentrer dans les fonds qu’ils ont investis. Ensuite, nous le ferons passer à la télévision. Il va suivre un processus bien déterminé. Il est temps qu’en Afrique, nous comprenions que la culture constitue une économie à part entière. La culture de la gratuité doit être bannie sous toutes ses formes. Il nous faut une véritable économie qui soit viable. Il faut sans cesse se renouveler tout en s’adaptant à la demande et aux exigences commerciales de l’heure ».

« Le parlement du rire »
Mamane : « Ici, on raconte le quotidien d’une population en nous basant sur des lois montées par le parlement. Le Parlement du rire est un programme fait pour donner une plage d’expression aux humoristes africains. C’est véritablement un programme panafricain. On y voit des humoristes du Gabon, du Congo, du Tchad du Mali. On attend toujours un humoriste du Sénégal. Nous avons à cet effet ouvert un casting à travers Facebook, mais seulement, les humoristes sénégalais s’expriment tout le temps en wolof. Hors, c’est une langue qui n’est pas comprise au-delà du Sénégal. Notre objectif, c’est de faire recours à une langue qui sera accessible au public africain, en l’occurrence le français. Les humoristes qui viennent dans le Parlement du rire sont la plupart du temps des vedettes dans leurs différents pays. Grâce au parlement du rire, ils sont désormais connus dans toute l’Afrique. Nous essayons de construire un secteur, un métier d’humoristes. C’est parti pour rester. En tout cas, nous l’espérons. Le public, à travers le retour, montre combien il est attaché, donc cela constitue un bon signe ».

Gohou Michel : Nous l’avons monté ensemble. C’est une œuvre véritablement collective. Nous sommes tous issus du one man show. Nous avons trouvé opportun de nous mettre ensemble pour créer « l’Union des humoristes africains ». Nous avons d’ailleurs beaucoup de projets à concrétiser. Nous profitons de cette occasion pour lancer un appel aux humoristes sénégalais de faire des sketches en français, pour pouvoir toucher tout un public français. C’est entre 250 et 300 millions de personnes qui sont ciblées. C’est un énorme marché, un énorme bassin de spectateurs.

Mamane : « L’idée est venue du fait déjà que nous évoluions dans ce métier depuis des années. Chacun avait un registre bien particulier. Nous avons convenu de réunir nos forces pour ensemble proposer quelque chose d’originale. C’est comme cela que nous avons, avec une production française, monté le film. Il est destiné au public français et africain. Nous l’avons tourné en Côte d’Ivoire avec des techniciens africains et français. Nous sommes très engagés dans ce que nous faisons. Un artiste qui n’est pas engagé fait montre de non assistance à peuple en danger. On ne peut pas monter sur scène en Afrique et dire que tout va très bien. Ce serait de l’hypocrisie. Nous sommes là pour parler des choses qui ne marchent pas. Nous ne sommes pas des ministres du Tourisme pour dire aux gens venez, tout va très bien. Notre rôle, c’est d’appuyer là où ça fait mal ».

Digbeu Cravate : « Ce qui nous intéresse, c’est juste le public, c’est à lui que nous nous adressons. Nous jouons un peu rôle de conscientisation vis-à-vis du public. A travers l’humour, nous évoquons toutes les questions. Nous ne sommes pas des lanceurs d’alerte comme le mouvement «Y’en à marre» au Sénégal ou encore le « Balai Citoyen » au Burkina Faso, le mouvement « Tournons la page » au Tchad. Mais nous nous adressons à un public africain conscientisé ».

Siège du « Parlement » à Abidjan
Gohou Michel : « Quand on parle d’humour en Afrique, on pense automatiquement à la Côte d’ivoire. La capitale culturelle de l’Afrique a pendant longtemps été Abidjan. Mais, au-delà de la Côte d’ivoire, c’est, bien entendu, tous les pays de la sous-région qui sont concernés. Par exemple, le public sénégalais est pareil à celui de la Côte d’ivoire, du Congo, du Cameroun et d’autres pays, j’en passe. C’est souvent un public très réceptif. Ce sont des publics ouverts et très accueillants.

L’art nourrit-il son homme en Afrique ?
Gohou Michel : « L’art nourrit son homme en Côte d’Ivoire. C’est juste qu’au tout début, nous ne mesurions pas toutes les opportunités qui étaient à notre portée. Maintenant, il s’est naturellement opéré une prise de conscience. Nous n’en sommes plus à l’époque où nous comptions exclusivement sur le gouvernement, pour aspirer à avancer. Maintenant, les artistes comédiens prennent eux-mêmes leur destin en mains pour pouvoir ouvrir certaines portes et avancer. Nous avons depuis compris plein de rouages. Il faut se donner les moyens pour avancer. Auparavant, l’art était assimilé à un chemin de perdition.

Mamane : « L’art nourrit donc globalement son homme. Mais, il est important de préciser que nous sommes une petite minorité à pouvoir vivre de cela. Certains humoristes vivent de leur art, notamment ceux qui sont très connus. Mais, pour ce qui concerne l’autre frange qui n’est pas encore forcement sortie de l’ombre, ce n’est pas du tout évident. Beaucoup d’artistes tirent le diable par la queue. Cette situation est également due à un manque d’organisation ».

« Au début, Ma famille… »
Gohou Michel : C’est vrai « Ma famille » nous a permis de toucher un public beaucoup plus large. Toutefois, il convient de préciser que nous étions déjà sur ce métier bien avant l’arrivée de ce téléfilm. « Ma famille », ça été pour certains artistes comédiens une opportunité de se faire découvrir à travers le contient africain. L’objectif est de donner la chance à tout le monde afin qu’il puisse convenablement s’exprimer à travers son art.

Recueillis par Omar DIOUF
et Oumar BA

« C’est avec une très grande tristesse que j’ai appris le décès de l’artiste sénégalais Issa Samb dit Joe Ouakam, du nom de son quartier d’origine à Dakar… C’était un immense artiste, tour à tour sculpteur, peintre, critique, poète, acteur, philosophe ou encore dramaturge », a réagi l’ambassadeur de France au Sénégal, à la suite de la disparition de l’artiste Joe Ouakam.

Dans un communiqué, Christophe Bigot rappelle que Joe Ouakam, ces derniers mois, avait souhaité préparer, en collaboration avec l’Institut français, l’exposition « Alem, l’A-venir » dont le vernissage aura lieu à la Galerie Le Manège le mardi 23 mai prochain. « Ce projet lui tenait à cœur et nous lui rendrons un vibrant hommage à cette occasion », rassure l’ambassadeur.

Selon le diplomate français, le dernier combat du défunt a été de défendre sa cour, « Agit Art » menacée d’être détruite. « Véritable laboratoire, lieu de création, d’agitation, de gestation mythique, quasi mystique, cette cour située à deux coins de rue de l’Institut français de Dakar, a attiré depuis plusieurs décennies des artistes, des amis, des intellectuels et des penseurs du monde entier », remarque le diplomate français dans le communiqué.

Joe Ouakam, estime M. Bigot, « était un ami de la France et contribuait activement à l’Institut français de Dakar. Il y venait chaque midi pour déjeuner. De sa table, sa pipe à la bouche, il taquinait tour à tour les clients et le personnel de l’Institut ou du restaurant ». Ainsi, Christophe Bigot « exprime à sa famille mais également à sa famille des Lébous, à sa famille artistique, culturelle sénégalaise, aux autorités sénégalaises ainsi qu’à tous ses proches, mes plus profondes condoléances et toute ma sympathie dans ce moment douloureux ».

 L’Institut français via sa Cinémathèque Afrique rend hommage, avec un cycle de trois films, aujourd’ hui, au sculpteur sénégalais Ousmane Sow, décédé le 1erdécembre 2016. Selon un communiqué, les 28 et 30 avril, des projections sont prévues dans le monde entier à l’initiative de l’Institut français de Dakar avec comme point d’orgue une soirée hommage au Théâtre de Verdure de l’Institut français de Dakar en présence de la réalisatrice Béatrice Soulé, Youssou Ndour, Bernard Lavilliers et Souleymane Diamanka.

Une cinquantaine de partenaires participeront à cet hommage, de New York à Paris, au musée Dapper, à en passant par Genève, en ouverture de la conférence mondiale de l’Ompi, et Washington où le Musée national d’art africain de la Smithsonian Institution diffusera en boucle le film « Le soleil en face » pendant les trois jours. Tv5Monde s’associe à cet hommage en diffusant «Ousmane Sow», «Le soleil en face» dans la semaine qui suit l’événement, sur tous les territoires couvert par la chaine, et traduira le film en vingt-trois langues.

À cette occasion, Béatrice Soulé présentera une installation photo-vidéo dans le cadre de Gorée Regards sur cours, sous l’égide de l’Institut français de Dakar. Le cycle de films,» Ousmane Sow (26 mn, 1996)», « Le soleil en face (55’, 2000.)» de la réalisatrice Béatrice Soulé seront projetés simultanément à Dakar et dans d’autres pays du monde.

« Autour de minuit », concept initié par Ablaye Cissoko durant le festval de jazz, a repris ses quartiers hier jeudi, à l’Institut français de Saint-Louis. Cette édition réserve ses plus belles notes à des valeurs affirmées et nouveaux talents qui vont se relayer sur la scène, avec en guest-star le bassiste Habib Faye et le batteur percussionniste Mokhtar Samba.

« Autour de minuit » consacrera, cette année, la rencontre de trois musiciens de renom : Ablaye Cissoko, Habib Faye et Mokhtar Samba. C’est la fusion de trois instruments : la kora, la guitare et les percussions pour un alliage des genres que seuls ces artistes confirmés peuvent se permettre.

Avec la réussite de la dernière édition, Ablaye Cissoko a jugé opportun d’offrir un casting très attractif avec Habib Faye, l’un des bassistes sénégalais les plus talentueux de sa génération, qui était là l’année dernière, mais aussi le percussionniste Mokhtar Samba qui a marqué son époque et accompagné de grands musiciens comme Salif Keita, Youssou Ndour, Joe Zawinul, Alpha Blondy, Manu Dibango, Carlinhos Brown, Carlos Santana et tant d’autres.
Pendant quatre jours, ces artistes partagent la scène sur le parvis de l’Institut français de Saint-Louis et vont dévoiler tout le génie de leur art et donner la pleine mesure de leur talent pour faire vivre au public en quête d’apaisement, d’extase et même d’abandon, d’inoubliables moments de magie qui conjuguent avec brio puissance harmonique, rythmique et mélodique.

Moments de retrouvailles, d’échanges avec le public et de célébrations avec les artistes de renom et les artistes locaux, « Autour de minuit » se veut une scène de création libre ouverte à divers univers restera fidèle à son esprit, selon Ablaye Cissoko. Et la particularité de cette année est que la scène accueillera aussi des artistes locaux au talent prometteur. Ablaye Cissoko a jugé nécessaire d’inviter Mama Sadio, Maïna, Sahad Sarr et Khadim Tall. Ces derniers joueront également leur partition pour des moments de pur bonheur, de passion, de plaisir et de découverte « Autour de minuit ».
Le programme de ce grand événement, organisé dans le cadre du Festival international de jazz de Saint-Louis, se déroulera du jeudi 27 au dimanche 30 avril.

A. M. NDAW

 

Foires artisanale et commerçante

En dehors des concerts et des manifestations culturelles et sportives, l’Association Saint-Louis/Jazz a organisé, cette année encore, une foire artisanale sur la place Faidherbe et une foire commerciale sur le quai Masseck Ndiaye.

L’organisateur principal, Amadou Diop de l’Association Saint-Louis/Jazz indique que ces foires permettent aux festivaliers et autres visiteurs de bénéficier de la richesse des créateurs locaux et d’ailleurs. Si certains admirent la beauté des produits artisanaux exposés sur la place Faidherbe, notamment les belles chaussures, les pièces de tissu, les objets d’art et autres merveilles réalisées par les artisans de la région Nord, d’autres mettent à profit cette période de la 25ème édition du festival de jazz de Saint-Louis pour acheter des vêtements, des fournitures scolaires et autres articles cédés aux clients à des prix défiant toute concurrence.

L’objectif de l’organisation de ces foires, a précisé Amadou Diop, consiste à permettre à l’Association Saint-Louis/Jazz de contribuer efficacement à la valorisation et à la promotion des produits artisanaux du delta et de la vallée du fleuve Sénégal. Ces foires, a-t-il poursuivi, enregistrent aussi la participation d’artisans venus des quatre coins du Sénégal et d’autres pays de la sous-région, tels que le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, le Bénin, la Gambie, la Guinée, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, etc.
Chaque année, a-t-il souligné, la demande formulée par les participants pour disposer d’un stand est exponentielle, causant de lourds préjudices et autres désagréments aux responsables de Saint-Louis/Jazz.

Non seulement, a-t-il ajouté, il est impossible de satisfaire toutes les demandes de participation, mais les organisateurs, à la dernière minute, sont confrontés à d’énormes difficultés pour trouver et aménager l’espace dont ces participants ont besoin pour exposer leurs produits. Un autre problème consiste à assurer à ces participants la sécurité. D’autant plus que c’est l’occasion rêvée pour les pickpockets, les malfrats, de se frotter les mains pour réaliser de très bons « chiffres d’affaires ». Néanmoins, les organisateurs de ces deux foires, toujours très vigilants, n’hésitent pas à collaborer étroitement avec les forces de l’ordre pour canaliser la foule et neutraliser certaines personnes mal intentionnées.

Mb. Kh. DIAGNE

L’initiative des « Clubs de la Francophonie » dans les collèges du Moyen secondaire au Sénégal a été lancée mercredi dernier, au Collège d’enseignement moyen John Fitzgerald Kennedy de Dakar. La Direction de la Francophonie et la Direction de l’enseignement secondaire général du ministère de l’Éducation nationale comptent ainsi favoriser la création de ces clubs. Lesquels pourraient aboutir  à un réseau légitime pour être l’interlocuteur des institutions en charge de la Francophonie.

Initié conjointement par la Direction de la Francophonie et la Direction de l’enseignement  secondaire général, les « Clubs de la Francophonie »dans les collèges du Moyen secondaire est un projet allant dans le sens de mieux vulgariser la langue française. Consciente que cet objectif ne peut être atteint qu’avec la participation de toutes les franges de la population francophone, le cycle moyen secondaire est une cible privilégiée. Chaque collège d’enseignement moyen devra créer en son sein un club. Au niveau national aussi, ces clubs formeront le Réseau national de la Francophonie, l’interlocuteur des décideurs. L’objectif est de créer une relation directe entre les institutions de la Francophonie et les collégiens amoureux de la langue française.

En marge de cette cérémonie de lancement, le projet « l’Ami littéraire » a été propulsé par les auteures Mame Coumba Ndiaye fille de Mariama Bâ et Sokhna Benga. Ce concept consiste à recevoir des écrivains dans un établissement scolaire pour effectuer une lecture de ses œuvres, permettant ainsi la naissance d’échanges entre l’auteur et les élèves.

Sokhna Benga qui a été donnée en exemple aux filles du Cem John Fitzgerald Kennedy de Dakar a vu son œuvre « Le dard du secret » décortiqué par le professeur de Lettres modernes Mamadou Lamine Diawara. La biographie de Mariama dressée par sa fille Mame Coumba Ndiaye a aussi été présentée aux « Kennediennes ». Ces dernières ne se sont pas contentées d’écouter les auteures, elles ont aussi partagé leur compréhension des deux œuvres.

Sokhna Anta NDIAYE
(stagiaire)

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