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Arts et Culture (1079)

Au travers des peintures et sculptures, l’artiste-plasticien iranien Chahab met en relation l’Orient et l’Afrique dans son exposition intitulée « Quand l’Orient chante l’Afrique ». L’exposition est à voir jusqu’au 18 mars à la Galerie Arte, Immeuble Lahad Mbacké, Avenue Abdoulaye Fadiga, près siège Bceao, Dakar centre-ville.

Un doux parfum d’Orient flotte à la Galerie Arte. Entre imaginaires et imageries, l’artiste plasticien iranien Chahab expose pour la première fois sur le continent sous le thème « Quand l’Orient chante l’Afrique ». Les créations résultent d’une résidence artistique à Saint-Louis. Ouverte depuis hier, l’exposition est à voir jusqu’au 18 mars à l’Immeuble Lahad Mbacké, Avenue Abdoulaye Fadiga, près siège Bceao, Dakar centre-ville.

En franchissant la porte de la galerie, une sculpture en bois aux allures de totem ne manque pas de surprendre agréablement une visiteuse. Elle en est bouche bée. Le processus de création est simple et ingénieux. Chahab a récupéré des fragments de pirogue qu’il a un peu retravaillés. A l’arrivée, c’est un résultat inattendu qui fait la fierté de l’artiste. Sur les côtés de la sculpture émergent une silhouette de femme qui porte un enfant, un baobab, un masque. Imaginaires et imageries apparaissent.

Réminiscences
« Ce sont des éléments qui renvoient à la société sénégalaise », a expliqué Chahab qui a ajouté quelques mots fétiches en persan sur sa création. Par endroit, un éclat de lumière vient dynamiser la sculpture teintée d’un bleu azur sur un cordage rafistolé et des tissus torsadés. « L’Orient et l’Afrique se retrouvent », se réjouit Chahab saluant l’apport, combien important, du continent noir à la création contemporaine.
En promenant son regard sur les tableaux, le visiteur tombe sous le charme de la finesse des peintures de l’artiste iranien.

Il est à la fois peintre, graveur, céramiste, sculpteur. Poussières, minéraux, acrylique, pigments d’Orient et d’Afrique s’invitent dans une belle alchimie sur la toile de Chahab. « Il réalise enfin un rêve, celui de la rencontre de ces continents à travers son œuvre. Inspiré par la vue qu’il a de son atelier éphémère donnant vue sur le fleuve Sénégal, il extériorise ses émotions, bercé par les quatrains du poète Omar Khayyâm, et se rappelle son enfance », se félicite Joëlle le Bussy, directrice de la Galerie Arte.

Pour elle, « cette exposition est un voyage au Sénégal vu à travers l’univers de Chahab où se conjuguent les réminiscences de sa culture persane avec sa découverte du continent africain ». Sur ce registre, l’Iranien qui s’est beaucoup illustré au travers de l’art rupestre et abstrait a confié : « En tant qu’Oriental, je peux mieux sentir l’esprit africain avec deux thématiques portant sur la croyance et la vie quotidienne. J’ai suivi en captant la profondeur des choses. Je me redécouvre avec de nouvelles expériences ». D’où cette envie de revenir au Sénégal dans le cadre de la prochaine biennale de Dakar.

Au regard de la curatrice Salimata Diop, « pour Chahab, le cours d’une vie n’est pas à enfermer dans une chronologie linéaire. Son propre détour africain est, en réalité, la réalisation d’un rêve et certainement la reconnaissance de quelque chose qui a toujours été là, en lui ». Elle pousse son analyse : « Sa palette en est la preuve. Dans ses pigments bleu intense, ne reconnaît-on pas le fleuve, la mer, le ciel de Saint-Louis ? Sa palette, c’est aussi la poussière et le sable ; en déclinant les jaunes opulents, les oranges, les pourpres et les marrons chauds, l’artiste célèbre la terre. »

Toute éblouie devant autant d’esthétisme, la curatrice soutient : « Des tableaux de Chahab émergent également des formes magiques : poèmes calligraphiés, dessins chargés de sens. Leurs couleurs argentées reflètent la lumière, qui se reflète à son tour dans nos yeux ».
Ainsi, a estimé S. Diop, voyager dans l’univers de l’artiste, c’est découvrir et redécouvrir, au sein d’une même œuvre, les traces de son Orient natal, les couleurs de son parcours, la terre rouge et le sable jaune du Sénégal, sous un bleu luminescent.
L’exposition « Quand l’Orient chante l’Afrique » est à voir jusqu’au 18 mars à la Galerie Arte de Dakar.

E. Massiga FAYE

Le séminaire de recherche sur les politiques culturelles, organisé par l’Institut fondamental d’Afrique noire et la Direction des arts, s’est tenu, hier, au Musée Théodore Monod d’art africain. Les conférenciers ont échangé sur le théâtre et le conte qui ont connu, au Sénégal, une évolution discontinue au gré des options politiques et du bouillonnement culturel.

Le théâtre perpétue une idéologie. Il est important, dès lors, pour les pouvoirs publics, de décider des modalités de conduite de cet art. Au Sénégal, même si son existence précède la colonisation, il a été d’abord encadré par l’autorité coloniale. Et l’Etat postcolonial l’a ensuite institutionnalisé pour, sans le décliner comme objectif, en faire un théâtre d’élite. Il a presque toujours dépendu, à en croire le Professeur Ousmane Diakhaté, de la bonne volonté des décideurs publics chargés de créer un cadre d’expression, un environnement propice à la création. C’est qu’il y a un jeu ternaire entre les créateurs, le destinataire et l’Etat. Le théâtre ne saurait ainsi être indemne de l’action de l’Etat.

L’autorité coloniale a implanté, au Sénégal, les modèles de théâtre occidental. Et l’école a servi de porte d’entrée à ces formes de représentation théâtrale avec des directives de l’administration de l’époque. Il en a été ainsi de l’école normale William Ponty, institution fédérale de l’Afrique occidentale française. Le haut-commissaire de la République en Aof, Bernard Cornut-Gentille a, selon l’ancien directeur du Théâtre national Daniel Sorano, joué un rôle important dans le développement de l’activité théâtrale. Il en avait fait un outil essentiel de la politique française. La création de centres culturels dans beaucoup de capitales sous domination française et la promotion de la revue de liaison « Trait d’union », couvrant huit pays de l’Aof, en témoignent.

Il en est de même de la création du Théâtre du Palais, première institution dramatique du Sénégal, confié à Maurice Sonar Senghor. Le départ de Bernard Cornut-Gentille a cassé cette dynamique que l’Etat postcolonial s’est employé à réorienter. Toutefois, « l’erreur des dirigeants de la jeune République a été de créer un théâtre d’élite et de négliger les autres formes d’expression théâtrale. Ils ont même été éclatés dans deux ministères différents ; le théâtre populaire étant sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports », regrette M. Diakhaté sans cependant occulter les efforts considérables qui ont été entrepris.

De l’aide à la subvention
Mais, il convient de les inscrire dans une politique bien définie qui installe les acteurs dans un cadre réglementaire. C’est l’avis émis par Massamba Guèye qui a produit la même réflexion sur le conte. Celui-ci et le théâtre sont, selon le conseiller technique à la Présidence de la République, en lambeaux. Cet état de fait est, en grande partie, le résultat d’une approche basée sur l’aide alors que la subvention lui semble mieux indiquée pour soumettre les bénéficiaires à une obligation de résultat. « Ce sont souvent des actes ponctuels, spontanés qui ne produisent pas d’effets notables », déplore-t-il. Celui qui est par ailleurs le secrétaire général de l’Association des conteurs du Sénégal impute cela à une absence de projection sur le théâtre et le conte en tant qu’activités de spectacle et par le fait que les actions sont davantage centrées sur les coups d’éclat médiatique que sur leur efficience. Il pose le principe d’un changement de paradigme comme orientation déterminante pour faire renaître le goût du public à aller voir des spectacles car « c’est un acte social, un droit culturel ».

Le directeur du Théâtre national Daniel Sorano a, quant à lui, axé son propos sur l’expérience des compagnies théâtrales privées professionnelles au Sénégal au cours des années 1990 et 2000. Les succès qu’elles ont engrangés et les obstacles rencontrés donnent une large vue sur le contexte socioculturel, les tentatives de structuration, les efforts et les limites de l’action de l’Etat.

Alassane Aliou MBAYE

Le président de l’Association de métiers de la musique du Sénégal (Ams), Daniel  Gomez, a  fait face à la presse hier, pour partager et  informer les ayants droit sur les causes réelles de la révocation de Bouna Manel Fall au poste de directeur général de la Société du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav).

Reproché de « gestion calamiteuse et fautes lourdes », le directeur général de la Société  du droit d’auteur et des droits voisins, Bouna Manel Fall, a été révoqué par les membres du Conseil d’administration de la Sodav. Le bureau de l’Association des métiers de la musique du Sénégal (Ams) s’est réuni hier, pour informer les ayants droit des causes réelles de cette révocation. Selon le président de l’Ams, Daniel Gomez, après examen de tous les griefs reprochés au directeur général, « nous tenons à préciser que la révocation de Bouna Manel Fall est justifiée ». A l’en croire, contrairement aux rumeurs qui parlent de malversations et autres, il s’agit plutôt d’une gestion faite sur plus de160 millions de FCfa, dépensés en trois mois.

« Il ne s’agit pas de détournements, mais il se trouve que le Conseil d’administration n’a pas donné son aval sur des dépenses effectuées à hauteur de 102 millions de FCfa par Bouna Manel Fall et qui porte sur des réfections de bâtiments, recrutements d’experts, de stagiaires, entre autres », a signifié Daniel Gomez. « Etant les représentants d’ayants  droit membres de la Sodav, il était de notre devoir de s’enquérir des vraies raisons de la révocation, en adéquation avec les textes qui régissent la Sodav, afin que leurs revenus soient respectés et gérés dans la transparence », argue M. Gomez. Aussi, informe-t-il que selon la hiérarchie, c’est le secrétaire général de la Sodav, en l’occurrence Aly Bathily, qui prend la relève jusqu’à ce qu’un nouveau directeur général soit nommé.

Lors de ce face-à-face avec la presse, le président de l’Ams a décliné quelques perspectives de sa structure, comme l’organisation, en mars, d’un atelier de formation et de renforcement de capacités organisationnelles et professionnelles de dirigeants et autres responsables du secteur de la diffusion sur les techniques de négociations collectives.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Evénement qui met en exergue les arts visuels, la gastronomie, les arts du spectacle, la danse, le cinéma, la photographie, la musique et la littérature, le patrimoine culturel, la création et l'innovation, « le Grand Tour 2017 » sera un voyage de cent étapes à travers l’espace francophone.

Le « Grand Tour » est un voyage culturel francophone sur les cinq continents qui se déroulera tout au long de l’année 2017 en cent étapes, dont une vingtaine en France. Il rassemble une centaine de grands événements culturels qui illustrent la vitalité et la modernité de la Francophonie culturelle. Selon un communiqué de l’Oif, ces « 100 rendez-vous incontournables » vont, entre autres, des arts visuels à la gastronomie en passant par les arts du spectacle, la danse, le cinéma, la photographie, la musique et la littérature, en mettant en relief le patrimoine culturel, la création et l'innovation.

Ce palmarès, selon le document de l’Oif, prend la forme d'un remarquable agenda présenté comme un passeport pour un voyage à travers une Francophonie interculturelle, envoûtante, pleine de vitalité et résolument tournée vers l’avenir. L’événement a été officiellement lancé à Paris, hier, mercredi 15 février, par la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean,  et le secrétaire d’État français chargé du Développement et de la Francophonie, Jean-Marie Le Guen, au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie, dans une ambiance festive, aux côtés de l’administrateur de l’Oif, Adama Ouane, et en présence de l’artiste Olivia Ruiz, membre du Comité de parrainage.

La cérémonie, lit-on dans le communiqué, a été ponctuée de performances artistiques, célébrant l’apport de la culture, la force de la créativité et la riche diversité des expressions et des manifestations culturelles dans tout l'espace francophone et au-delà.

« La Francophonie se réjouit de l'apport vivifiant de la diversité des expressions culturelles. Nous aimons promouvoir ces forces créatives qui participent de la vigueur du tissu social et de l’économie dans nos pays. La Francophonie peut en parler en toute connaissance de cause parce que la promotion de ces expressions plurielles est une réalité quotidienne, un défi de tous les instants, en même temps qu'une conviction profonde qui irrigue l'ensemble de nos actions », a déclaré la secrétaire générale de l’Oif.

Omar DIOUF

Le groupe Sonatel annonce la baisse de ses tarifs internet à compter d’aujourd’hui, 15 février. Une cérémonie officielle a marqué, hier, à son siège sur la Vdn de Dakar, la pose de son « Acte 1 » vers le Projet « Sénégal Numérique 2025 ».

A partir d’aujourd’hui, le groupe Sonatel baisse ses tarifs internet. Désormais, l’Internet fixe résidentiel haut débit connaîtra une baisse de tarif entre 15 et 20% sur les redevances mensuelles et les frais de mise en service des offres Adsl. L’opérateur introduit également l’offre « Keurgui box » qui permettra aux clients d’avoir accès à l’Internet fixe partout  avec une innovation qu’est  l’option « satisfait ou remboursé ».

Pour l’Internet mobile très haut débit, Sonatel augmente jusqu’à 40% les volumes des Pass Internet pour le même prix. L’opérateur historique va également proposer prochainement à ses clients détenteurs de téléphones non accessibles à Internet la possibilité d’échanger leur téléphone 2G avec un smartphone 3G pour une meilleure expérience internet mobile.  En direction des professionnels, à l'heure des services de messagerie, échanges de fichiers, de vidéoconférence…, l’opérateur historique au Sénégal entend offrir dorénavant un débit plus confortable en baissant les redevances mensuelles d’offres prépayées ainsi que les Pass internet à partir d’un Go.

Hier, au cours d’une cérémonie officielle, en présence des représentants du ministre des Télécommunications et Postes et du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdou Karim Mbengue, le directeur de la Communication institutionnelle et des Relations extérieures de Sonatel a réitéré la volonté du Groupe d’accompagner l’Etat du Sénégal dans ses efforts pour « démocratiser l’accès à l’Internet ». Mais également dans la Stratégie « Sénégal Numérique 2025 ». Par cette baisse de ses tarifs internet, l’opérateur pose son « Acte 1 » vers le projet « Sénégal Numérique 2025 ».

« Sonatel répond à la politique du gouvernement du Sénégal à travers sa nouvelle stratégie « Sénégal Numérique 2025 », qui, par une accélération du développement du secteur, vise l’accès du plus grand nombre à un Internet plus abordable et de meilleure qualité », a souligné Abdou Karim Mbengue. L’ambition de la stratégie « Sénégal Numérique 2025 » étant de hisser le Sénégal parmi les 5 premiers pays africains les mieux connectés du continent.

M. Mbengue a rappelé les parts détenues par l’Etat du Sénégal dans le capital du Groupe Sonatel et la « présence efficace et leur compétence avérée » de ses administrateurs au sein du Conseil. Evoquant le niveau d’intervention du Groupe dans la construction d’un meilleur réseau numérique au Sénégal, Abdou Karim Mbengue a affirmé que 140 milliards de FCfa ont été investis par la Sonatel, entre 2015 et 2016, et 80 autres milliards de FCfa le seront en 2017 pour son amélioration. Et la 4G lancée en juillet dernier à Dakar, Touba et Saly, sera déployée bientôt dans d’autres villes de l’intérieur du pays, comme Thiès, Ziguinchor…

La représentante du ministre des Télécommunications et des Postes, citant le slogan du ministère « Le Numérique partout, pour tous et pour tous les usages », a encouragé la Sonatel à persévérer dans cette politique d’abondance.

Omar DIOUF

Notre confrère Idrissa Sané du quotidien « Le Soleil » figure parmi les lauréats des Prix Zimeo Excellence in Media Awards de cette année. La nouvelle est tombée, hier, à travers un communiqué de African media initiative (Ami), structure initiatrice de ce prix.

« Permettez-moi de vous féliciter pour votre performance remarquable dans le cadre des Prix Zimeo Excellence in Media Awards. Votre contribution au concours a été marquée par près de 1.000 entrées qui nous ont été soumises cette année. Nous vous invitons à le maintenir en place et à vous sentir enthousiasmé à l'idée de participer à nos compétitions Zimeo », lit-on dans un communiqué signé par Wangethi Mwangi, responsable d’African media initiative.

Grand reporter au quotidien national « Le Soleil », Idrissa Sané est classé 2ème dans ce concours dans la catégorie « Science et Technologie », venant derrière le Sud-africain Jay Caboz. Le travail de notre confrère a porté sur des charbons actifs à base de tiges de mil, de coques de noix d’acajou et de balles de riz. Ces charbons éliminent l’arsenic contenu dans l’eau et dangereux pour la santé humaine.

Ces travaux du chimiste Moumahed Diémé de l’Université de Ziguinchor ont permis de démontrer que les coques de noix de cajou et les tiges de mil, des résidus agricoles, sont des sources potentielles de production d’énergie. Cet article a été jugé pertinent et utile par le jury. Basé à Nairobi (Kenya), African media initiative récompense l’excellence dans le journalisme qui aborde des sujets traitant de structures qui proposent des « solutions innovantes », malgré le manque de moyen ou de financement.

Spécialiste des questions de l’eau, Idrissa Sané travaille également sur plusieurs thématiques liées aux sciences et à la technologie. D’ailleurs, il anime la chronique hebdomadaire « Inventeurs de chez nous » dans les pages du « Soleil ». Une rubrique qui vise à rendre visibles les découvertes des scientifiques sénégalais.

M. NDONG

L’Institut Confucius de Dakar a célébré, samedi dernier, le Nouvel An chinois dans ses locaux sis à l’Ucad. A cette occasion, la culture de la Chine a été mise en lumière et les valeurs de son peuple exaltées en communion avec celui-là sénégalais. Plusieurs activités y ont été déroulées et les réalisations et défis de l’institut passés en revue.

La fête du Nouvel An chinois n’est pas qu’une commémoration d’un commencement. Elle stimule un imaginaire collectif, bâtit de grandes espérances et exprime le dynamisme d’un peuple souverain dans sa volonté d’accomplir son destin. Les réjouissances ne sont ainsi qu’une exaltation de valeurs qui ont guidé l’itinéraire commun. Elles dessinent l’avenir. Car, le ravissement, ici, n’est point une fatalité. Cette fête, inscrite dans le patrimoine immatériel de la Chine, par ailleurs la plus importante de l’année, évoque le bonheur de mener une merveilleuse aventure pourvoyeuse de sens et de prospérité.

« A la célébration de cette fête, nous mettons des lanternes, mangeons des boulettes de riz glutineux farcies. La forme et la couleur de la nourriture représentent notre famille harmonieuse et notre vie pleine de bonheur », confie le directeur pédagogique de l’Institut Confucius de Dakar, Zhen Sun.

Le bonheur, ici, n’invoque pas une prédestination inhibitrice. Il intervient après le labeur et les épreuves du temps. « Après la difficile période de l’hiver, le temps s’adoucit, la semence germe, la verdure apparaît et se déploie majestueusement », ajoute-t-il, convaincu que cette graine est semblable à celle enfouie par l’Institut Confucius dans le sol sénégalais. Dr Zhen Sun en veut pour preuve les efforts considérables déployés pour participer à l’épanouissement de beaucoup de jeunes. A l’en croire, près de 2.000 étudiants, dont certains étaient présents aux réjouissances, y ont suivi des cours de Chinois. Il y en a, parmi eux, qui sont allés poursuivre leurs études en Chine.

« L’apprentissage de la langue chinoise a permis aux étudiants de comprendre la culture chinoise, de connaître le vrai visage de la Chine, d’avoir des connaissances approfondies, de prendre leur destin en main », souligne-t-il. Le champ de la coopération sino-sénégalaise n’en est que plus élargi et intense.

L’enseignement de cette langue est également une manière de répondre aux attentes des entreprises chinoises au Sénégal. Il en est de même du programme de formation professionnelle qui vise à doter les entreprises de compétences. La formation a d’ailleurs bénéficié du soutien du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique. « A travers la formation professionnelle, l’Institut Confucius va devenir la plateforme et le pont de recrutement du personnel sénégalais par les entreprises chinoises », promet M. Sun.

Cette fête a aussi été l’occasion de mettre en lumière la beauté de la culture chinoise à travers une dégustation de thé et de plats chinois. Une démonstration d’arts martiaux a mis en évidence l’habileté des corps et leurs larges possibilités avec maître Guo Xiaofeng et ses élèves.
D’autres expressions artistiques ont donné lieu à une belle communion entre les communautés chinoise et sénégalaise. Quinze invités, tirés au sort, ont reçu chacun le traditionnel « Hong Bao », une enveloppe rouge contenant de l’argent. Les fleurs du printemps auront été, pour eux, bien embaumées.

Alassane Aliou MBAYE

La deuxième édition du festival « Talibé Taliberté » s’ouvre ce mercredi, à Saly, et se prolongera jusqu’au dimanche 19 février. Cet évènement à caractère humanitaire et solidaire vise, selon les organisateurs,  à aider les enfants de la rue à travers la mise en valeur d’expressions artistiques, mais aussi l’organisation d’activités et de manifestations pour les soutenir.

Après une première édition qui a été une grande réussite, le festival humanitaire « Talibé Taliberté » est de retour. Organisée par l’association Couleur'Musique en partenariat avec l’agence Sen Tour booking agency et Mbe Consulting Inc, la deuxième édition prévoit un programme riche et varié. Les activités démarrent par un atelier de peinture du 15 au 17 février avec les écoles élémentaires de Saly et Excellence de l’Ism. Selon Ibrahima Diankha, coordonnateur du festival, un lot d’ordinateurs sera remis à l’école élémentaire de Saly et en retour, les enfants talibés auront droit à des cours d’informatique et d’alphabétisation.

« Le directeur de l’établissement a donné son accord », a-t-il indiqué. Le samedi 18, il est prévu, dans la matinée, un match de football avec les enfants talibés, à l’Institut Diambars. Dans l’après-midi, le vernissage de l’exposition de l’artiste musicien Baye Gallo aura lieu à la Médina. Les activités se poursuivent dans la soirée avec un dîner de gala et un concert animé par Baye Gallo, Fatou Coly, Elijah kora, Lamine Sagnane, Sangue Bi. Le dimanche 19, des dons seront remis aux enfants talibés. Le festival sera clôturé par un grand concert de rap dans les locaux de la radio Saphir Fm.

S. O. FALL

« La Coordination des associations de presse (Cap) qui regroupe le Synpics, le Cdeps, le Cored, l’Appel, la Cjrs, l’Urac et la presse étrangère a décidé de boycotter la cérémonie de remise symbolique des clés aux associations de presse attributaires d’un siège à la Maison de la presse », lit-on dans un communiqué.

Selon ce document signé par les présidents d’Organisations membres de la Cap, « cette décision est une position de principe validée par toutes les organisations professionnelles de la presse qui dénonce l’ostracisme dans la gestion de cet établissement dédié à toute la presse ». Ces différentes entités qui soulignent « avoir beaucoup œuvré depuis des années pour la mise en place de cet édifice ne peuvent pas comprendre ni accepter de n’être associées à rien alors que la maison nous a été attribuée ».

Toujours selon le communiqué de la Cap, « après les travaux, au début du mandat du président Macky Sall, des concertations inclusives avaient été engagées pour déterminer le modèle de gestion. Finalement, les conclusions de ces travaux ont été rangées dans les placards. Pire, depuis la nomination de l’administrateur, il n’y a eu aucune initiative pour un dialogue avec les organisations faîtières ».

Les membres de la Cap « assimilent cette attitude à du mépris à leur égard ». Ainsi, ils « dénoncent avec véhémence le fait que la Maison de la presse soit aujourd’hui un refuge de clientèle politique ».

Les membres de la Cap refusent également « qu’une seule et unique pièce soit attribuée à chacune de ces organisations professionnelles qui ont toutes une envergure nationale ».

O. DIOUF

Le ministre de la Culture et de la Communication a présidé hier, à la Maison de la presse, la cérémonie de remise de clés aux responsables d'une dizaine d'associations des professionnels des médias. Selon un communiqué du ministère de la Communication, au total, 14 associations vont bénéficier de locaux à la Maison de la presse.

« L'Etat a pris la décision de mettre à votre disposition des locaux pour vous mettre dans des conditions optimales de travail », a indiqué Mbagnick Ndiaye dans le communiqué parvenu à notre rédaction. Il y souligne que la Maison de la presse est maintenant devenue un espace fonctionnel qui offre de nombreux services. Il a cité l’existence de 30 chambres entièrement équipées et climatisées, des salles de réunions et de conférence, un cyber presse, etc. Le ministre de la Communication a ainsi invité l'administration centrale à se tourner de plus en plus vers la Maison de la presse pour l'organisation de séminaires et autres rencontres au regard des opportunités et de la qualité des services offerts.

…La Cap boycotte la cérémonie
« La Coordination des associations de presse (Cap) qui regroupe le Synpics, le Cdeps, le Cored, l’Appel, la Cjrs, l’Urac et la presse étrangère a décidé de boycotter la cérémonie de remise symbolique des clés aux associations de presse attributaires d’un siège à la Maison de la presse », lit-on dans un communiqué.

Selon ce document signé par les présidents d’Organisations membres de la Cap, « cette décision est une position de principe validée par toutes les organisations professionnelles de la presse qui dénonce l’ostracisme dans la gestion de cet établissement dédié à toute la presse ». Ces différentes entités qui soulignent « avoir beaucoup œuvré depuis des années pour la mise en place de cet édifice ne peuvent pas comprendre ni accepter de n’être associées à rien alors que la maison nous a été attribuée ».

Toujours selon le communiqué de la Cap, « après les travaux, au début du mandat du président Macky Sall, des concertations inclusives avaient été engagées pour déterminer le modèle de gestion. Finalement, les conclusions de ces travaux ont été rangées dans les placards. Pire, depuis la nomination de l’administrateur, il n’y a eu aucune initiative pour un dialogue avec les organisations faîtières ».

Les membres de la Cap « assimilent cette attitude à du mépris à leur égard ». Ainsi, ils « dénoncent avec véhémence le fait que la Maison de la presse soit aujourd’hui un refuge de clientèle politique ».

Les membres de la Cap refusent également « qu’une seule et unique pièce soit attribuée à chacune de ces organisations professionnelles qui ont toutes une envergure nationale ».

O. DIOUF

La prochaine édition du Salon international des technologies de l’information et de la communication dédié à l’Afrique se déroulera du 18 au 20 Avril 2017 au Parc des expositions du Kram, à Tunis (Tunisie).

Le Salon international des technologies de l’information et de la communication dédié à l’Afrique est prévu du 18 au 20 avril prochain à Tunis. Il est organisé chaque année par Tunisie Afrique Export en étroite collaboration avec la société des Foires internationales de Tunis et en coopération avec la Fédération des Tic au sein de l’Utica. Selon un communiqué des organisateurs, Sitic Africa comportera, cette année, trois volets importants. Le premier volet, « le noyau dur du salon », sera la présentation d’une offre complète des Tic en Tunisie : System d’information, Télécoms, Digital Marketing, innovations avec un nouveau département Banking.

Tandis que le deuxième volet consistera en l’organisation de rencontres B2b ciblées et préétablies pour les Tunisiens et les étrangers en essayant de favoriser la coopération triangulaire : Europe-Tunisie-Afrique. Et enfin, le troisième volet, l’organisation de workshops sur des sujets d’actualité relatifs au Business Tic en Afrique, partenariat et starts-up en donnant un éclairage particulier sur les starts-up et le Banking. Selon le communiqué, le Salon se veut une plateforme pour promouvoir le partenariat triangulaire franco-tuniso-africain dans le secteur des Tic et également un carrefour d’affaires international puisqu’il accueillera 30% d’exposants étrangers (France, Belgique, Suisse, Allemagne, Canada…)

L’année dernière, le Sitic Africa, événement qui vise à mieux faire connaître l’offre tunisienne des Tic aux Pme et Pmi tunisiennes tout en étant une plateforme pour le partenariat tuniso-africain dans les Tic dans la mesure, avait accueilli, sur trois jours, près de 3.000 décideurs Tic tunisiens, africains et internationaux.

Omar DIOUF

Des directeurs ou responsables des systèmes d’information (Dsi) d’organisations se sont retrouvés, samedi dernier, dans le cadre des assises 2017 du Club des Dsi du Sénégal. La rencontre avait pour thème « Le système d’information au cœur de la stratégie des organisations ».

La question du numérique était au centre des assises, samedi dernier, du club des directeurs ou responsables des systèmes d’information (Dsi). A l’entame de la rencontre, le président du club, Jean-Jacques Ntab, a exposé les enjeux qui interpellent ce secteur. Selon lui, le métier de directeur ou responsable des systèmes d’information (Dsi) a connu, ces dernières années, de profondes mutations et continue de s’adapter aux mouvements permanents de l’innovation technologique. « Ces mutations ne constituent pas une menace, mais il faut y voir une formidable opportunité pour le Dsi de se réinventer en anticipant les évolutions de l'environnement numérique », a lancé J.J-Ntab. Ajoutant : « De simple missionnaire technique, le Dsi est désormais amené à jouer un rôle décisif de manager de l’information au sein des organisations, en tant que partenaire-métier, mais également au plus près des directions générales dans le système de pilotage de l’entreprise ». D’où cette option du Club des Dsi du Sénégal d’être un espace de partage d’expériences et des bonnes pratiques sur les problématiques de la gouvernance des Tic au sein des organisations ; un cadre de réflexion, de veille technologique et de conseil.

Présidant la cérémonie d’ouverture des assises, le directeur de cabinet du ministre des Postes et de Télécommunications a souligné l’intérêt d’une telle manifestation. « C’est une occasion pour tous les acteurs du secteur d’échanger sur les problématiques des systèmes d’information dans l’entreprise sénégalaise », a estimé Malick Ndiaye, soulignant que l’information et la communication occupent une place stratégique au sein des organisations actuelles.

« Une intelligence connective et collective »
Au regard du représentant du ministre Yaya Abdoul Kane, « le numérique apporte des changements profonds dans nos sociétés, nos organisations. Ces mutations prennent forme rapidement et impactent tous les modèles économiques ». Malick  Ndiaye a rappelé que le Sénégal dispose d’un taux relativement élevé d’utilisateurs des Tic notamment dans les entreprises sénégalaises. « Qu’en est-il de la transformation qui est attendue derrière ? s’est interrogé le directeur de cabinet. Quel est le niveau des services professionnels qui impacte sur le processus de travail ? » Sur la même ligne, M. Ndiaye a suggéré un partage de pratiques sur la question de la cyber-sécurité et une mise en commun des bases de données sur les incidents.

A la suite du directeur de cabinet du ministre des Postes et Télécommunications, le Pr Abdoullah Cissé, agrégé et spécialiste du cyber-droit, a animé une conférence sur le thème « Le système d’information au cœur de la stratégie des organisations ». D’emblée, il a mis l’accent sur les enjeux et défis avec la nécessité d’avoir une vision. « On ne devient que ce que l’on voit, a souligné le Pr. Cissé. On est dans un monde où tout est géré à travers un système d’information ». Sur ce registre, le conférencier a relevé que « le système d’information est au cœur de la stratégie, le siège de l’activité principale ».  Avec l’avènement du numérique, « le monde a changé. On doit changer avec », a défendu le professeur agrégé de droit. Pour appuyer son propos, il a cité Victor Hugo qui disait : « Le progrès, c’est la révolution à l’amiable ».

Aux yeux du Pr Abdoullah Cissé, « il y a une nouvelle forme d’intelligence qui est à la fois connective et collective. L’intelligence connective dope celle humaine. Il faut faire en sorte que la société évolue avec l’arrivée de la civilisation du numérique ». Il a conseillé de « changer avec de nouvelles capacités de travailler, s’organiser pour avoir de la compétence en vue de créer de la valeur ajoutée. Pr Cissé est convaincu que « le numérique est au cœur de tout. Il transforme tout sur son passage ».

Le conférencier a déploré le fait que « la stratégie des systèmes d’information n’est pas suffisamment intégrée dans celle des sociétés ». Le propos est clair : « Sans système d’information, impossible de créer de la valeur. Les pays qui progressent se développent avec des systèmes performants. On peut tout faire à condition d’accéder à l’information pertinente ».
Créé depuis 2009, le Club Dsi Sénégal a pour vocation de réunir la communauté des directeurs et responsables informatiques des entreprises et institutions sénégalaises afin d’encourager les échanges et promouvoir le développement des Technologies de l’information et de la communication (Tic) au sein des organisations.

E. Massiga FAYE

Bien qu’elle ne fasse pas partie des groupes en compétition à la huitième édition du festival « Triangle du balafon », la troupe « Niama Njaba » de Balantacounda a impressionné, samedi, lors de la soirée dédiée aux lauréats du festival.

Elle a été la grande surprise de la nuit des lauréats. Invitée pour la troisième fois au festival « Triangle du balafon », la troupe « Niama Njaba » du Sénégal devait prouver tout le bien qu’on pense d’elle. Chose réussie avec brio. Les  « balafoniste » de Balantacounda, localité située dans le sud-est du Sénégal, ont fait bonne impression  devant le public affamé de mélodies, qui avait fini de patienter pendant  plus de deux tours d’horloge avant de voir les premiers artistes se produire sur scène.

Dans une salle de spectacle Lamissa Bengaly bien remplie, les artistes sénégalais ont ouvert la soirée avec la fameuse  danse de fécondité des Balantes. « Naara » du nom de ce premier morceau est singularisé par une synchronisation de mouvement du corps accompagné d’une calebasse  décorée de perles. Chez l’éthnie Balante, cette danse aide la femme, qui a déjà réalisé un certain nombre de rites, à procréer.

Dans une belle séquence d’harmonie au rythme du balafon, « Niama Njaba » a enchainé avec le « Njogta », une vieille danse  expressive qui servait à  accompagner les guerriers dans les combats ou après leur sortie victorieuse. Coupe-coupe en main, deux danseurs, revigorés par un public enthousiaste, se font face-face, en sautillant à une cadence infernale. Enfin, la troupe a clôturé sa prestation par la danse « Ffadun ». Ici, l’agilité prime sur le physique. Les danseurs se font remarquer par leur capacité à poser un seul pied et à utiliser l’autre comme support dans le même temps. Les applaudissements nourris du public qui ont accompagnés la fin de la prestation en disent long sur la qualité de ce  spectacle « made in » Balantacounda.

I. BA

C’est un bilan globalement positif que la directrice de l’Action culturelle  du Mali tire de la huitième édition du festival « Triangle du Balafon ». Haidara Aminata Sy, qui prédit déjà l’élargissement  de l’événement au sein de toute la Cedeao et de l’Uemoa, est convaincue que la culture peut constituer un antidote contre la violence.

Le festival international  « Triangle du balafon » a vécu. Quel bilan peut-on tirer de cette édition de reprise ?
« Le bilan est globalement positif tant qu’en matière de mobilisation  que d’engagement des artistes. Tous ceux qui se sont produits sur scène ont montré quelque chose de remarquable. Le jury a eu la lourde tâche de les départager. Il y a eu une émulation saine entre les différents pays ayant pris part à cette compétition. Finalement, je pense que c’est le balafon qui a gagné. Ce qui nous importe, c’est l’intégration à travers cet élément magique de notre culture.

Toutefois, ce qui me réjouit davantage, c’est l’encrage de l’événement dans la ville. Sikasso s’est approprié le festival « Triangle du balafon » tant qu’au niveau de la mobilisation des personnes que des ressources. Il y a de plus en plus d’intérêt autour de cet événement sous-régional ».

Pour des raisons de sécurité, le festival n’a pas eu lieu depuis cinq ans. Dans quelle condition avez-vous organisé cette édition ?
Le Mali a connu une crise politico-sécuritaire en 2012. D’ailleurs, la dernière édition du festival « Triangle du balafon » a eu lieu  à la veille même de la crise sécuritaire en février 2012. Il a été décidé en 2016 de consacrer l’année sous la renaissance culturelle. Ce faisant, les autorités politiques ont pris la décision de faire revivre certains événements dont le festival « Triangle du balafon ». Aujourd’hui, la manifestation a pris de l’ampleur car, au début, ce n’était que le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire qui étaient concernés par l’événement. L’ouverture de la compétition à la Guinée et la participation du Sénégal comme pays invité renforce la popularité de ce rendez-vous culturel. Je pense que c’est un festival qui va bientôt s’élargir, si Dieu le veut, au niveau de l’espace de la Cedeao et de l’Uemoa.

 La paix et l’intégration sous-régionale ont rythmé les festivités de cette huitième édition. Dans un contexte d’extrémisme violent, comment aujourd’hui le « Triangle du balafon » peut aider à construire une paix durable ?
La culture est le ciment de la paix.  Cette année, nous avons invité la caravane culturelle de la paix. Laquelle est essentiellement composée d’artistes du Nord, ceux déplacés, des réfugiés ainsi que des artistes nationaux. Je pense qu’il s’agit d’une forme d’intégration. Ils étaient tous présents à la veille de  l’ouverture du festival. Le Mali est un pays de diversité culturelle. Il n’y a pas d’ethnie supérieure dans notre pays. Les gens se marient entre eux. Avec la culture, nous pensons arriver à la paix et à la cohésion sociale.

Propos recueillis par I. BA

Al Jarreau, légendaire chanteur américain de jazz récompensé sept fois par les Grammy Awards, est décédé dimanche à l'âge de 76 ans, a annoncé son manager.

Le chanteur noir au répertoire éclectique, du jazz à la pop en passant par la soul et le funk, est mort dans un hôpital de Los Angeles quelques jours après avoir annoncé sa retraite pour cause d'épuisement, et à quelques heures de la cérémonie des Grammy. « Sa deuxième priorité dans la vie était la musique », a déclaré son manager Joe Gordon dans un communiqué publié sur le site du chanteur. « Il n'avait pas de troisième priorité. Sa première priorité, bien au-delà des autres, était de guérir et de consoler ceux qui souffrent ».

Né le 12 mars 1940 à Milwaukee, Alwyn Lopez Jarreau était le fils d'un pasteur et d'une pianiste d'église. Très jeune, il chante dans les bars de sa ville natale où sa voix ne passe pas inaperçue. Puis il étudie la psychologie, sans abandonner le chant. Il commence à se faire un nom à Los Angeles, New York et à la télévision. Au début des années 70, il se met à écrire ses propres chansons qui ne quitteront plus son répertoire comme « Lock all the gates » et « Sweet potato pie ».

(AFP)

Le pays vainqueur de l’édition 2017 du Prix Lamissa Bengaly de la huitième édition du festival « Triangle du balafon » sera connu cette après-midi, lors de la cérémonie de clôture de ce grand rendez-vous culturel du Kénédougou. Cette année, la récompense est âprement discutée du fait du niveau relevé des candidats au trophée.

(Sikasso-Mali) : Au Centre de formation Charles Lwanga de Sikasso, qui accueille les délégations des groupes d’artistes venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Sénégal, le temps semble s’arrêter pour laisser place à de rigoureuses séances de répétition. Par groupe de huit, des artistes frappent les balafons à un rythme effréné au milieu de la cour piquée de quelques arbres. Difficile de trouver l’accord devant ce jeu d’instruments au son étrange. Mais pour l’heure, ce n’est pas du tout l’essentiel pour les groupes de ces pays excepté le Sénégal (pays invité). Ici, chacun cherche à trouver dans les détails ce « petit diable » qui lui permettra de séduire le jury et, du même coup, remporter le grand Prix Lamissa Bengaly, du nom de ce virtuose du balafon qui a marqué son époque dans le Kénédougou. Cette année, si l’on en croit Ismaïla Soumaré, professeur de musique et membre du comité d’organisation, le niveau des participants est particulièrement élevé. « Ils ont tous assuré lors de leur premier passage. Il y a du haut niveau dans ce festival. Le jury a vraiment du pain sur la planche », soutient-il. Même si l’on se taquine entre cousins, Burkinabé, Maliens, Ivoiriens et Guinéens se vouent un respect mutuel et une admiration qui ne porte nullement préjudice à l’aspect professionnel de la compétition. « C’est le balafon qui va gagner. Nous sommes tous les meilleurs », souligne Keita Seydou, manager du groupe « Kébaphone » de la Côte d’Ivoire.

Question de prestige
Au-delà du cachet, c’est aussi une question de prestige qui est en jeu. Chacun veut donner le meilleur de lui pour davantage accroître ses chances. Victor Sano du Mali a décroché avec son groupe Bwasan, le deuxième Prix Lamissa Bengaly lors de la dernière édition du festival « Triangle du balafon », en 2012. Cette année, il est revenu avec l’ambition d’offrir à son pays le premier Prix. L’artiste croit fortement à ses chances. « Avec tout le travail que nous avons abattu depuis 2012, nous espérons, cette année, faire le meilleur résultat, en remportant le premier Prix », affirme-t-il. Dans ce festival, son groupe Bwasan a de réelles chances de s’imposer. Ses membres, issus d’une même famille, travaillent ensemble depuis une dizaine d’années. Victor Sano et ses camarades ont su, avec le temps, faire le jumelage entre les rythmes traditionnels et ceux modernes. C’est d’ailleurs l’atout principal sur lequel le groupe va mettre l’accent pour séduire le jury.

De leur côté, le groupe Guinéen amené par l’expérimenté Moussa Celestin Camara, directeur du Ballet national Djoliba, ne compte pas non plus jouer les seconds rôles. Même s’il participe, pour la première fois, à cette compétition, ils ont le mérite d’avoir fait une « très bonne » préparation. « Il faut souligner que cette année, le niveau est très élevé, mais cela ne nous empêche pas de faire confiance à notre expérience, à notre rigueur et à l’instrument avec lequel nous jouons », renseigne M. Camara. Berceau de la musique mandingue, la Guinée, contrairement à ses concurrents, joue avec un type de balafon tout à fait différent des autres. La dimension du balafon guinéen est nettement supérieure. Un point fort sur lequel les Guinéens entendent s’appuyer pour faire la différence. « Notre balafon a déjà fait ses preuves. Il est plus facile de l’intégrer dans la musique universelle que les balafons des autres pays », s’enorgueillit El Hadji Famaro Kouyaté, directeur de l’ensemble koral national de la Guinée.

Pour l’heure, les prestations des différents groupes ne permettent pas de faire une projection fiable et objective sur le nom du futur lauréat de l’édition 2017 du festival « Triangle du balafon ». Un dernier passage sur scène est prévu ce vendredi 10 février pour définitivement partager les candidats.

MADOGOYE SADIO DU GROUPE NIAMA NJABA « L’apport du Sénégal dans ce festival est important »
C’est la troisième fois que la troupe « Niama Njaba » du Sénégal prend part au festival « Triangle du balafon » de Sikasso. Bien qu’elle ne participe pas à la compétition officielle, elle est programmée cette année dans les différentes animations. Un choix qui, sans nul doute, traduit le talent du groupe du Balantacounda.

Pour le manager, Madogoye Sadio, ce festival est, à chaque fois, un grand moment permettant de découvrir d’autres sonorités différentes « des nôtres ». Selon lui, l’apport du Sénégal dans ce festival est important avec la présentation du balafon balante. « Ce festival nous permet de gagner beaucoup d’expériences grâce aux différents échanges. C’est un élément extrêmement important », laisse-t-il entendre. Madogoye Sadio prévoit d’utiliser cette expérience pour l’organisation d’un festival prochainement à Balantacounda. L’objectif est de trouver un cadre d’expression pour tous les « balafonistes » de la localité et de la sous-région.

PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL : Le festival « Triangle du balafon » veut assumer son rôle
En même temps qu’il participe à la promotion de la diversité des expressions culturelles, le festival « Triangle du balafon » participe à la sauvegarde du patrimoine immatériel. Il permet le renforcement des conditions d’apprentissage et de connaissances du balafon considéré comme un instrument mythique ayant traversé les siècles.

Pour les experts, qui ont passé au peigne fin le thème : « Le festival « Triangle du balafon » est au service du patrimoine immatériel ». Cette manifestation culturelle est une occasion d’enseigner la fabrication du balafon ainsi que la transcription des musiques et chants de cet instrument légendaire. L’événement est d’autant plus important qu’il s’inscrit, d’après Mamadou Diallo du ministère de la Culture malienne, dans un contexte d’échange culturel inégal où les pays africains souffrent d’un déséquilibre béant.

Ce faisant, poursuit-il, les traditions liées aux expressions culturelles méritent d’être dynamisées en vue d’éviter qu’elles soient exposées à la disparition. Par ailleurs, face à l’enjeu suscité par la mondialisation, l’expert propose aux Africains d’innover et de faire preuve de plus de créativité, en s’inscrivant dans une dynamique d’anticipation et de perspective.

Lassana Cissé, directeur national du Patrimoine culturel du Mali, salue le rôle joué par le festival « Triangle du balafon » dans le renforcement de l’identité culturelle liée à cet instrument. Il suggère sa protection et valorisation dans tous les pays de la sous-région.

De notre envoyé spécial au Mali,
Ibrahima BA

Thaïs Diarra, auteure-interprète établie en Suisse, est au Sénégal pour présenter son deuxième album, « Danaya » (confiance en bambara), sorti en 2015. Cette production de l’ancienne du Pbs Radikal, au début des années 2000, donne à voir une palette de sonorités.

La musique de Thaïs Diarra se confond avec son itinéraire fait de rencontres, de croisements de cultures. Née à Bienne (Suisse), de père malien et de mère suissesse, elle a très tôt ménagé une ouverture dans l’expression de son art. Le balafon, la kora, le djembé, instruments traditionnels rythmant sa musique, ne l’enferment pas dans un traditionalisme obstruant. Elle vogue indifféremment dans les sonorités de ses univers immédiats et lointains. Son album « Danaya » (confiance en bambara) sorti en 2015, et qu’elle est venue présenter au Sénégal, est le résultat de cette diversité, de cette soif de découverte. Cette deuxième production, sous la houlette de son producteur et arrangeur, Fred Hirschy, emprunte des sonorités reggae même si l’afrosoul y prédomine. L’utilisation de cuivres et de claviers est aussi une des nouveautés par rapport au premier opus. Elle y aborde les thèmes de l’espoir et de la confiance. Sa voix exalte le courage des femmes et décline leurs ambitions dans une société qui ne vante guère leur mérite. « Mes voyages dans le monde m’ont convaincue des efforts entrepris par les femmes pour se fabriquer des destins et les nombreux écueils qui se dressent sur leur chemin. L’espoir réside dans leur volonté de s’affranchir des pesanteurs sociales. Ma musique vise à briser les frontières entre les humains, les peuples et à construire des ponts », confie-t-elle. Ce message est en parfaite cohérence avec les initiatives que l’artiste entreprend. Elle est l’une des figures de proue du réseau de femmes artistes « Mama Mwana » qui vise à mettre en lumière leurs projets.

L’album « Danaya », composé de 12 titres, explore des univers de rythmes et de sens. Il est aussi marqué par de belles collaborations artistiques qui en rajoutent à ses couleurs avec Blitz the Ambassador et Goundo Cissoko dans respectivement les morceaux « Dream » et « Tribal ». « Muso » est un hommage à la femme de toutes les cultures, de toutes les sphères géographiques. Dans le cadre de la promotion de cet album au Sénégal, il est prévu trois prestations au cours de ce mois de février. Thaïs Diarra renoue ainsi avec une scène qu’elle a enchantée par sa musique. En effet, en 2002, elle a entrepris un retour aux sources africaines. Sa rencontre, au Sénégal, avec le rappeur Didier Awadi et son intégration au sein du Pbs Radikal, en 2004, se sont avérées décisives dans son cheminement musical. La suissesse découvre la scène sénégalaise et oust-africaine et enchaînent les tournées et plusieurs collaborations qui affinent son style musical.

En 2005, Thaïs rencontre le musicien-arrangeur suisse Fred Hirschy, avec qui elle entame une collaboration. Cette complicité musicale aboutit à un premier album solo, « Métisse » aux influences afrosoul. Des artistes comme Awadi, Fredy Massamba, Gunman Xuman et le koriste Noumoucounda y jouent leur partition.  Avec cet opus bien accueilli par la critique,  elle entame « l'Afrosoul tour » entre la Suisse, les Pays-Bas, le Sénégal, le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie. Elle se produit également au célèbre festival Sauti za Busara à Zanzibar en 2015. En 2017, elle poursuit son périple enchanteur avec une tournée en Suisse, France et Allemagne d’avril à Juillet.

Alassane Aliou MBAYE

Le collège du Conseil national de régulation de l’audiovisuel a rendu public, hier, son avis trimestriel couvrant la période du 1er octobre au 31 décembre 2016. Il y est fait cas de la diffusion d’images obscènes et violentes, de publicité commerciale sauvage, de dérives verbales. Il appelle les médias audiovisuels à un meilleur traitement des questions sensibles.

Le collège des conseillers du Cnra s’indigne de la programmation de films comportant des séquences obscènes et violentes à des heures de grande écoute. Il est noté une persistance de la programmation par la majeure partie des acteurs audiovisuels de séries/fictions télévisées, caractérisées par l’expression de plusieurs formes de violence (physique, morale). 

La diffusion de séries télévisées mettant en scène des victimes ensanglantées est aussi déplorée. De telles images qui banalisent la violence, diffusées aux heures où les familles sont en général devant la télévision, portent atteinte à la sensibilité du jeune public. Parmi les dysfonctionnements notés par le Cnra figure également la diffusion, par certaines télévisions, de publicité autour de thématiques dédiées aux praticiens de la médecine traditionnelle sans tenir compte de la législation en la matière et du cahier des charges applicables aux radios privées commerciales et télévisions. Il en est de même du placement systématique de produits ou publicité commerciale sauvage pendant des émissions télévisées. 

En outre, il est fait cas de la persistance des dérives verbales, de la diffusion de propos grossiers et choquants lors d’émissions radiophoniques. Ces dérives sont notées principalement dans les émissions traitant de faits divers et qui sont diffusées quotidiennement le matin.

 Face à de tels dysfonctionnements et manquements, qui constituent une violation des dispositions des textes législatifs, réglementaires et des cahiers des charges en vigueur au Sénégal dans le domaine de l’audiovisuel, le Cnra a formulé quelques recommandations.

 L’arrêt de la diffusion de scènes obscènes ou de violence et de propos grossiers et choquants aux heures de grande écoute est préconisé. A cet effet, le Cnra réitère sa recommandation de mise en place, au sein des télévisions, conformément au cahier des charges, de commissions de visionnage pour une classification des programmes.

Par ailleurs, le Cnra indique avoir adressé une observation à la 2sTv, suite à la diffusion, le 20 janvier 2017, de l’émission « Le Grand rendez-vous » consacrée, ce jour-là, à l’esclavage en Mauritanie. C’est pour ainsi appeler les médias audiovisuels à une préparation particulière et à une attention soutenue, lorsque des questions sensibles sont abordées ; ce, afin d’éviter des dérapages, confusions, prises de positions inappropriées, de nature à entraîner des conséquences préjudiciables.

Alassane Aliou MBAYE

« Culture, tourisme et technologie » est le thème du lancement de « Street view » au Sénégal par Google. Cette application vise à promouvoir le tourisme sénégalais et à faciliter les recherches Maps.

« Street view » est une fonctionnalité́ de Google Maps disponible dans plus de 40 pays. Le Sénégal est le premier pays de l’Afrique de l’Ouest à disposer de « Street view ». Cette application permet aux utilisateurs de découvrir virtuellement un quartier en parcourant des images panoramiques des rues environnantes. Cet outil est également disponible sur Google Earth et Google Maps pour mobile.

Selon Seydina Diop, responsable des relations institutionnelles Afrique francophone, Google déploie tous les efforts nécessaires pour protéger la vie privée des individus, tout en permettant à l’ensemble des utilisateurs de profiter de cette fonctionnalité. Les visages et plaques d’immatriculation sur ces photos seront donc floutés avant leur publication, comme pour les autres images « Street view ». Une fois que ces prises de vue seront disponibles en ligne, les internautes pourront demander la suppression d’une photo en cliquant sur le lien « Signaler un problème » situé en bas à droite de celle-ci. Ils seront alors invités à remplir un court formulaire où ils préciseront l’image concernée.

Avec cet outil, « vous pouvez visiter Kaolack, Thiès, Saint-Louis entres autres. L’utilisateur peut aussi organiser son prochain voyage, définir des points de rencontre ou encore obtenir une aide précieuse pour des devoirs de géographie et même d’histoire », a soutenu Seydina Diop. A en croire M. Diop, le projet « Street view » (une première en Afrique francophone) aura aussi un impact positif sur le tourisme sénégalais car les images peuvent être sources d’attraction pour ce qui cherchent la destination Sénégal et les touristes auront au préalable une idée sur l’endroit où ils se rendront.

Le ministre de la Culture et de la Communication a été représenté par son directeur de cabinet. Rémi Sagna a magnifié ce « travail immense et de qualité qui contribue à valoriser nos sites touristiques ».

Au regard du représentant du ministre Mbagnick Ndiaye, « les nouvelles technologies constituent un enjeu incontournable qui exige de notre part de repenser de notre stratégie de préservation et de valorisation de nos biens culturels ». « Le numérique permet ainsi à nos biens culturels d’être bien visibles et plus accessibles et donne l’envie de venir découvrir le Sénégal », a soutenu Rémi Sagna.

Seynabou BOP (stagiaire)

Ibm et Ericsson viennent d’annoncer une avancée décisive en matière de recherche qui pourrait accélérer le lancement des réseaux de communication 5G et offrir de nouvelles expériences mobiles aux entreprises et utilisateurs grâce à des débits de données très élevés. En effet, les deux sociétés ont créé un circuit intégré compact à base de silicium fonctionnant à 28 GHz (ondes millimétriques « mmWave ») qui a été testé dans un module d'antenne conçu pour être utilisé dans les futures stations de base 5G.  Une nouvelle conception permettra à une puce plus petite qu’une carte de crédit de gérer une centaine d’antennes et de radios. Ces technologies faciliteront, notamment, les connexions dans les bâtiments et les centres-villes denses, et apporteront davantage de services aux utilisateurs de l’Internet mobile. 

2017 est considérée comme une année importante pour la 5G car de plus en plus de pays et de gouvernements ouvrent de nouvelles portions de fréquence du spectre électromagnétique, notamment des portions connues sous le nom de bandes d'ondes millimétriques, qui sont 10 fois plus élevées que les fréquences actuellement utilisées pour les appareils mobiles d’aujourd’hui, offrant une nouvelle source de bande passante pour les réseaux cellulaires 5G.

 

Madonna est aux anges : dans une décision rendue, les autorités du Malawi l’ont autorisée à adopter deux fillettes âgées de 4 ans, qui viendront donc compléter la fratrie formée par Lourdes, Rocco, Mercy et David. Mais les démarches de la chanteuse sont vues d’un très mauvais œil par plusieurs organisations caritatives locales, rapporte l’Afp. « Madonna donne l’impression que le Malawi a un marché d’enfants pauvres prêts à être adoptés », a déploré Ken Mhango, directeur national du réseau africain pour la protection et la prévention des abus sur les enfants. Maxwell Matewere, qui dirige l’organisation caritative Des Yeux pour les enfants, abonde dans le même sens : « [Madonna] devrait avoir une approche différente en aidant les familles démunies ave des enfants plutôt que d’adopter. La plupart des familles aimeraient élever leurs propres enfants chez eux s’ils avaient un soutien financier. »

L’Etat n’est pas encore saisi de la vente de  la licence convenue entre l’opérateur de téléphonie Tigo et la plateforme Wari. C’est la réponse fournie par le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Abdou Karim Sall, aux journalistes lors de l’ouverture du 3e forum d’échanges avec les médias, hier à Saly. 

« L'Etat, par le biais de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes, attend d’être saisi sur la vente de la licence de l’opérateur Tigo… ». C’est en substance la réponse du directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall, aux journalistes invités à un forum de partage ouvert, hier, à Saly. Interrogé en marge de cette rencontre, M. Sall a également précisé, à propos de la 4G, que l’opérateur historique Sonatel a pu élargir sa gamme de services et réseaux avec cette licence, lors de la renégociation de sa concession l’année dernière. L’appel d’offres concernant la  mise en place d’infrastructures de la 4G, lancée en janvier 2015 par l’Artp, n’avait pas abouti, selon Abdou Karim Sall. En présidant l’ouverture de ce forum, M. Sall a souligné que l’objectif visé est d’amener les professionnels des médias à s’imprégner davantage des missions de l’Artp en s’appropriant les thèmes fondamentaux développés dans les Télécommunications/Tic et Postes et ainsi mieux diffuser et relayer les informations auprès des publics. 

Avec plus de 15 millions de lignes de téléphonie mobile et 8 millions de lignes d’Internet en 2016, le Sénégal conforte davantage sa position stratégique auprès des régulateurs, des opérateurs, des équipementiers et consommateurs… C’est face à cette dynamique dans le secteur des Télécommunications et des Tic que l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a initié ce forum d’information et de partage avec les médias. Une activité qui avait facilité la mise en place, il y a trois ans, d’un Réseau de journalistes spécialisés dans le secteur des Télécommunications et des Postes (Rejotic). Ce présent forum de partage coïncide avec les 15 ans de l’Artp au service de la régulation.  

« Vous conviendrez avec moi que les secteurs régulés par l’Artp sont en pleine mutation grâce aux besoins changeants des consommateurs. C’est d’ailleurs sous ce rapport que 2016 a été une année exceptionnelle dans le lancement de certains projets impactant et structurants », a souligné Abdou Karim Sall. Il a cité le cas du dégroupage de la boucle locale, du processus d’attribution de licences Mvno, de la sélection d’un opérateur d’infrastructures, entre autres. 

Présent à ce forum, le directeur des Télécommunications et des Postes, Modou Mamoune Ngom, a rappelé la dynamique des réformes enclenchée par le Sénégal, pour faciliter davantage l’accès à l’offre, la baisse des coûts des télécommunications. De même,  l’actualisation du cadre juridique du secteur des Telecom et Tic devrait aboutir d’ici à juin prochain. Une Lettre de politique sectorielle des Postes, Télécommunications et des Tic est également en cours d’élaboration, a révélé M. Ngom, représentant le ministre Abdoul Yaya Kane. 

Omar DIOUF

Le ministre de la Culture du Mali considère cette huitième édition du festival « Triangle du balafon » comme le retour d’une festivité sous-régionale, exemple d’intégration réussie et catalyseur d’une synergie nourrie par le désir de mettre en avant « ce qui nous unit ». Selon N'Diaye Ramatoulaye Diallo, ce festival a pour but de consolider l’intégration et de renforcer les liens de solidarité et de fraternité qui sont garants de la paix et de la cohésion.

Aussi, a-t-elle ajouté, cet évènement majeur favorise les échanges autour de la diversité culturelle africaine et la mise en œuvre des politiques stratégiques de développement du secteur de la Culture. « La Culture doit se partager, elle doit être vécue. Alors les sons du balafon, à travers cet évènement, résonneront encore plus dans la vie socioculturelle de nos sociétés traditionnelles. En cette période de mondialisation où notre Culture est soumise à de fortes agressions culturelles étrangères, la valorisation de nos instruments traditionnels est plus que nécessaire pour que demain, nous puissions montrer aux générations futures une identité culturelle », a-t-elle expliqué.

I. BA

Le Collectif des parents et amis des enfants  de Ker Xaleyi (Copek) organise, ce soir, au Théâtre national Daniel Sorano, un concert de solidarité à la faveur d’enfants atteints d’autisme.  Les fonds collectés seront exclusivement dédiés à la construction d’un local destinés aux enfants  atteints de cette maladie. Les membres de cette organisation en appellent  à la solidarité agissante des autorités et particuliers, pour un bien-être de cette couche de la population,  souvent victime d’exclusion.

Le Collectif des parents et amis des enfants de Kër Xaleyi (Copek) a pour ambition de réaliser la construction de la « Maison du bonheur », un centre moderne qui s’occupera exclusivement des enfants autistes. Ce sera un centre spécialisé dans l’accueil, la prise en charge et l’accompagnement des enfants et adolescents atteints de ce trouble envahissant du développement.

Dans cette perspective, le Copek organise, ce soir, au Théâtre national Daniel Sorano, un concert de solidarité à la faveur d’enfants atteints d’autisme.  Le concert verra la participation d’artistes comme Cheikh Lô, Pape Diouf, Aïda Samb, Bidew Bou Bess, Pape Birahim, Ombre Zion, Group Jamm, entre autres.

Selon  Aminata Kane Ndiaye, membre du Collectif des parents et amis des enfants  de Kër Xaleyi (Copek),  depuis sa mise en place, le collectif a réalisé de nombreuses actions grâce au soutien de partenaires et personnes ressources de bonne volonté. On peut citer le parrainage d’enfants, l’animation de groupes de paroles, des ateliers de cuisine, des excursions, la mise en place d’un micro-jardin, la construction d’une salle polyvalente.

L’objectif de la structure est d’accompagner les parents pour une meilleure prise en charge des besoins spécifiques de leurs enfants. Les membres de cette structure veulent également apporter un appui institutionnel au centre de pédopsychiatrie de Kër Xaleyi  qui est aujourd’hui l’une des principales structures fonctionnelles offrant des soins de santé à ces enfants. L’association a besoin d’un local ou terrain, d’un personnel d’encadrement qualifié et en nombre suffisant, de moyens logistiques.
Oumar BA

Le festival « Tiranga », organisé par l’ambassade de la République de l’Inde au Sénégal depuis le 27 janvier dernier, se poursuit au Théâtre national Daniel Sorano. Cette semaine, la musique de Bollywood est à l’honneur.

L’amour était à l’honneur sur la scène mythique du Théâtre national Daniel Sorano, lundi dernier, dans le cadre du sestival « Tiranga » au Sénégal. Des chansons connues à travers les films  Bollywood ont été reprises par Deepak Mehta et son groupe. Le talentueux artiste a enchanté le public qui s’est déplacé en masse. Par un mélange de divers instruments musicaux, des chanteurs se sont succédé sur la scène pour interpréter des chansons de films telles que : « Je suis ivre de toi », « La femme aux yeux rose », entre autres.

Très aimée au Sénégal, la musique hindoue est une partie essentielle des films de Bollywood. La preuve, la communion était totale. Des groupes de danseurs se sont formés dans le public, volant la vedette aux chanteurs par moment. Des jeunes filles sénégalaises drapées de saris se sont illustrées par des chorégraphies. Elles maîtrisent les chants entonnés. Les applaudissements et cris de joie ont inondés la salle de Sorano. L’ambassadeur de l’Inde à Dakar, Rajeev Kumar, smartphone en main, à tenu a immortalisé ces moments de symbiose.

Au programme du festival « Tiranga », la musique Bollywood se poursuit à Sorano. D’autres musiciens de l’Inde sont attendus les 16, 17 et 18 février. Mais avant, la danse folklorique, qui combine danse et humour, sera proposée au public dakarois les 11, 12 et 13 février.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

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