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Arts et Culture (1574)

Johnny Hallyday a annoncé dimanche qu’il ferait l’an prochain une tournée « rock et blues », alors qu’il lutte depuis plusieurs mois contre un cancer. « Bientôt 2018 tournée rock and blues », a indiqué la légende du rock français sur son compte Twitter, quelques semaines seulement après la fin des concerts des « Vieilles canailles » aux côtés d’Eddy Mitchell et Jacques Dutronc, agrémentant son court message d’une photo prise lors d’un de ses concerts.« Nous serons là », lui ont déjà répondu de nombreux fans, réjouis par cette nouvelle. En mars, le chanteur de 74 ans, qui vit à Los Angeles, avait annoncé qu’il se soignait pour un cancer dépisté plusieurs mois plus tôt, tout en précisant alors qu’il ne mettait pas ses jours en danger.

Durant trois jours consacrés à la création dans l’enceinte du Musée Théodore Monod, plusieurs artistes ont réalisé chacun, au moins une œuvre. Les résultats ont fait l’objet d’une présentation au public, dimanche. Cette initiative dénommée « Jonction » a également constitué un moment d’échange d’expériences.

La rencontre « Jonction », organisée dans un esprit de partage entre artistes issus de différentes générations, a été des moments de retrouvailles  pour permettre à une communauté de faire entendre son plaidoyer. « Jonction » est présentée sous la forme d’un workshop ouvert à tout artiste visuel qui en accepte l’esprit. Chaque artiste est ainsi invité à consacrer trois jours de création au musée Théodore Monod d’art africain de l’Ifan.  L’événement se révèle comme un pont entre différentes générations d’artistes, un lien entre patrimoine et création, entre culture et économie, une relation dynamique entre artistes établis au Sénégal et ceux de la diaspora.

Selon El Hadji Malick Ndiaye, conservateur du Musée Théodore Monod d’art africain de l’Ifan/Cheikh Anta Diop, « c’est également une occasion pour les artistes d’échanger avec leur public. Aussi, est-il question de réunir la communauté artistique en vue de se retrouver, d’échanger et de créer sans oublier de valoriser les acquis. Un comité de pilotage a, à cet effet, été mis sur pied », informe t-il. L’initiative se présente comme une union de prières pour ceux qui sont partis en nous laissant un héritage inestimable que chacun doit avoir la responsabilité de sauvegarder, de valoriser et de transmettre. « Depuis ces dernières années, nous avons constaté que beaucoup d’artistes tendent à se faire rares. Il s’agit de grands de l’art plastique et de la création. Nous avons peu d’occasions de rencontres. Cette initiative constituera un véritable terrain de retrouvailles », ajoute Hadji Malick Ndiaye.

Ousseynou Wade, ancien secrétaire général de la Biennale des Arts de Dakar et ancien directeur des Arts, relève que « le concept part du constat que les artistes sénégalais n’ont que peu d’occasions pour se retrouver. Il s’agit, dès lors, de se rencontrer pour échanger et développer plus d’opportunités », relève-t-il. Le secteur de l’art est très dynamique mais les individualités sont souvent dispersées. « Plusieurs artistes se sont retrouvés à cette rencontre.  Ils sont volontairement venus avec beaucoup de détermination », se félicite  M. Wade.

Oumar BA

Atoumane Ndiaye, docteur-pharmacien diplômé de la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, raconte, dans un roman, les vicissitudes de l’existence d’une âme qui, à la fois, sème des graines dans les sillons d’espoirs et se désarme par insouciance. Cette œuvre littéraire, intitulée « Kalidou, les tribulations d’un jeune Foutanké », déroule une vie remplie de succès qui prend une tournure dramatique à cause du Sida. La sagesse y croit également. La cérémonie de dédicaces et de présentation a eu lieu, samedi dernier, à la librairie L’Harmattan.

Voici la trame d’une histoire à la fois merveilleuse, du point de vue de la « réalisation » sociale, et lugubre en ce qu’elle finit en drame : « On paie toujours pour les fautes que l’on a commises. On ne récolte que ce que l’on a semé. Qu’ils avaient raison les médecins du côté de Luanda : on ne guérit pas du Sida ! En définitive, je ne dois en vouloir qu’à moi-même ».

Ainsi, pensait Kalidou à partir de son lit d’hôpital de la Clinique des Maladies infectieuses du Centre hospitalier universitaire (Chu) de Fann. Son médecin venait de lui communiquer les résultats des examens biologiques qu’il avait demandés. Sa séropositivité était confirmée… Il se savait condamner. Il avait perdu beaucoup de poids. Il avait fondu, pour être plus exact. Il ne parvenait plus que difficilement à s’alimenter. Il passait ainsi tout son temps à ressasser le film de sa vie. Ses souvenirs, depuis sa tendre enfance, dans son Fouta natal, étaient restés vivaces dans son esprit. Son histoire, il se l’était passée mille et une fois dans sa tête. Elle revenait encore et toujours telle une ritournelle ».

Les jouissances de la vie génèrent de l’euphorie et ouvrent des brèches difficiles, quelquefois impossibles, à colmater. Kalidou, personnage principal du roman, en a fait l’affligeante expérience. Il quitte son Fouta natal et sa vie « normale » de villageois pour poursuivre ses rêves dans l’inconnu, le fourre-tout, Dakar. Il se plaît à la vie citadine et se meut dans le tumulte des nuits de la capitale sénégalaise et « mène une vie intime assez débridée marquée par des rencontres de fortune, des relations plus ou moins durables, des mariages… ». Il s’en est suivi des séjours en Côte d’Ivoire, au Cameroun et en Angola. Dans ce dernier pays, l’« ex-broussard » trouve fortune dans le diamant. Son retour au bercail est un déploiement de faste. Il en profite pour prendre une seconde épouse.

Ivresse et morosité
Retourné à Luanda, en Angola, le viveur itinérant voit ses affaires prospérer davantage mais il ne se doute pas encore qu’un funeste sort l’anéantirait, lui dessinerait un nouvel univers de « raison » et l’inviterait à une profonde introspection. Sa concubine de l’autre côté de l’Afrique australe, comme il a dû en avoir beaucoup dans sa longue marche vers le succès et l’infortune à la fin, est atteinte du Sida ; il en devient également porteur. Les souvenirs l’assaillent. De son lit d’hôpital, arrivé au bout de ses tribulations, le jeune « Foutanké » grandit en sagesse.

Ce récit d’Atoumane Ndiaye déploie des humanités dans des sphères d’ivresse et de morosité, d’espoirs et de remords, d’insouciance et de regard intérieur. C’est que l’auteur, lui-même, de l’avis de l’assistance, est profondément ancré dans des valeurs d’humanité. Il est une âme généreuse. A travers ces tribulations habilement contées, il crie son impuissance face à un drame de nos temps qui décime le monde, les siens.

Son ancien professeur de Français au Lycée Seydina Limamoulaye, Makébé Sarr, qu’il a eu le plaisir de retrouver il y a trois ans, dit du style d’écriture qu’il est dépouillé et renseigne discrètement, de par la description de la maladie, sur la profession de pharmacien de l’auteur. L’inspecteur de l’Enseignement et écrivain, Mody Niang, porte également un témoignage éloquent sur ce roman « bien écrit et logeant des idées pertinentes ».

Alassane Aliou MBAYE

Un album avec 20 titres. C’est ce que propose le groupe Reenfly originaire de Keur Massar, avec la sortie nationale et internationale de son nouvel album « Respekt ». En conférence de presse, le samedi 5 août 2017, au centre culturel Blaise Senghor, les rappeurs Bril-g et Ethiou Brown sont revenus sur les différents thèmes qui sont développés dans chaque titre. Ils ont surtout mis l’accent sur le social et l’enfance.

Le groupe Reenfly revient sur scène avec un nouvel album. Après son dernier « New Blood » en 2013, le groupe revient sur le marché avec de nouveaux titres. Il a rendu public, le 5 août 2017, son nouvel opus international « Respekt ». Ce groupe de rap issu de Keur Massar, dans la banlieue de Dakar, propose aux mélomanes 20 titres. Pour sortir ces 20 titres, il a fallu à Ethiou Brown, Bril-G et Billy Aw des années de travail, des nuits blanches pour proposer un produit de qualité. L’album est désormais disponible sur le marché national comme international.

Lors d’une conférence de presse tenue samedi dernier, au centre culturel Blaise Senghor, Ethiou Brown, Bril-G accompagnés de leur manager Stan ont procédé, d’abord, à une mini-séance d’écoute de l’album pour revenir sur l’ensemble des thèmes développés dans cet album dont la production a été assurée par Rukku records music en collaboration avec Dub Sack Records, un label basé aux Etats.

Dans cet album, Ethiou brown et Bril-G parlent de leur parcours (Survivor), de l’amitié et de l’amour (Kharit), des enfants de la rue (Xalé). Avec le titre « Mandou », Reenfly invite les Sénégalais au travail. Le constat fait par Ethiou Brown est que les gens passent leur temps à parler. Ce conseil, dit-il, concerne les rappeurs, les politiciens, les ouvriers et toutes les couches de la société si on veut faire du Sénégal un pays développé.

Dans ce nouvel opus, les rappeurs touchent à plusieurs genres musicaux. Parfois, c’est du rap, parfois ils se lancent dans le reggae. Mais Bril-G souligne que cela peut se comprendre parce que Reenfly est polyvalent et peut partager son savoir-faire à travers plusieurs genres musicaux.

Avec cet album de 20 titres, Reenfly vient enrichir son répertoire musical déjà riche de plusieurs titres. D’après leur manager Stan, Reenfly a innové en 2013 en mettant sur le marché une vidéo (Lou May Weur)  et un tube du même nom qui sont extraits de l’album « New Blood ». A côté, ajoute-t-il, le groupe fait des « street-vidéos » pour une bonne promotion de ses albums. Pour les projets du groupe, le manager informe que Reenfly a initié un projet dénommé « Collabo ». Ce dernier, dit-il, consiste à faire, chaque mois, des «featurings» avec des artistes connus sur la scène musicale sénégalaise.

Si Reenfly veut développer un tel projet, c’est pour apporter une innovation majeure dans le paysage de rap sénégalais marqué par des « claches souvent inutiles » entre les rappeurs. Déjà, Reenfly a, à son actif, 5 collaborations avec des groupes tels que Seven Shots dans le tube « Og Rap », avec Hightons dans « Rap Ngay Guiss » ou avec A2Z dans « In the air ».

Aliou Ngamby NDIAYE

En partenariat avec le Grand Théâtre national, la Maison de la culture Douta Seck organise, du 15 au 26 août prochain, l’édition 2017 de son centre aéré. Cette année, plus de 500 enfants sont attendus à cette activité de vacances dont l’objectif est de répondre aux attentes des petits en termes de culture et de loisirs.

Initié depuis 2001, le Centre aéré de la Maison de culture Douta Seck se tient, cette année, en partenariat avec le Grand Théâtre national.

Plus de 500 enfants âgés entre 5 et 17 ans  participeront à cette activité de vacances dont l’objectif est de faire en sorte de répondre aux attentes des potaches en matière de culture et des loisirs. En s’affirmant au fil des éditions comme un espace d’expression artistique, d’échanges et de rencontres, le Centre aéré est devenu un « rendez-vous incontournable ».

Pour la directrice de la Maison de la culture Douta Seck, Mame Fanta Kane Gassama, « cette année, on veut aller vers la relance du Centre aéré grand format ».  D’ailleurs, c’est pourquoi la « grande innovation de cette 17ème année réside dans le fait que le Centre aéré se décline sous la forme d’une coproduction entre la Maison de la culture Douta Seck et le Grand Théâtre national ».

Ce partenariat permettra d’assurer une réussite à l’événement en mutualisant leur effort. Des ateliers d’expressions en peinture, poterie, bricolage, bandes dessinées, théâtre, percussions, culture urbaine, contes, écritures…seront au menu.

A cela s’ajoutent les sorties pédagogiques et des soirées du patrimoine. « Il s’agira de replonger les enfants dans certains éléments de notre patrimoine culturel à l’image du «Kassak» pour leur permettre de découvrir ce mode traditionnel véhiculant nos valeurs »,  souligne Mme Gassama.

L’édition 2017 du Centre aéré est placée sous le haut parrainage du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye. Elle porte sur le thème : « 2017, année de la Culture : contribution des enfants ». A travers cette thématique, les enfants chercheront à reprendre les temps forts de cette célébration lors de leurs travaux d’atelier. Cela, par exemple, en articulant leurs performances « autour d’une célébration des lauréats du cinéma et de l’audiovisuel ou d’un hommage à rendre aux artistes disparus tels que Issa Samb dit Joe Ouakam, Ndiouga Dieng ainsi que tout événement culturel d’envergure survenu cette année. »

Pour rendre hommage au parrain, en l’occurrence le ministre de la Culture, les enfants envisagent de passer une journée à Ngayokhème, village de Mbagnick Ndiaye. Une excursion est prévue également à la présidence de la République pour éventuellement rencontrer le chef de l’Etat.

Ibrahima BA

Pour mieux vulgariser la culture sérère saafi, l’association « Safen Be » a organisé, samedi, un panel et un défilé de mode aux couleurs de leur marque « Puloh Kur Saafi » (venant du pays saafi). Lors du panel, le chercheur anthropologue, Aliou Dionne, est revenu sur les particularités des Saafis.

Pour la conservation de leur culture et de leur langue, les membres de l’association « Safen Be » ont exposé, samedi dernier, à la Maison Douta Seck de Dakar, la richesse du patrimoine saafi. Un défilé de mode mettant en valeur la culture de ce sous-groupe sérère a permis aux membres de l’association de faire connaître leur ligne de vêtement, « Puloh Keur Sa » ou « fabriqué en pays saafi ». Selon le responsable de l’association, Ibrahima Dramé Diouf, « le mot «Safen Be» illustre leur détermination à faire connaître la langue saafi ».

Dans ce sens, la ligne de vêtement « Puloh Kur Saafi », dont les tee-shirts sont les premiers articles disponibles, a pour ambition de montrer leur origine, leur appartenance et aussi de vulgariser les cultures de partage et de solidarité avec les autres ethnies du pays.

Auparavant, le chercheur en anthropologie Aliou Dionne, lors du panel, est revenu sur les origines du Saafi. Le chercheur à l’Ifan indique que les Saafis, comme l’ensemble des Sérères, sont venus d’Egypte, de l’Ethiopie, du Soudan et dans leur migration, ils sont arrivés au nord du fleuve Sénégal avant d’arriver au sud, dans la zone de Diass. Dans son exposé, il rappelle que « Saafi désigne le peuple, le terroir est appelé Safene, la langue est Safi-Safi ».  

Codification unique des sous-groupes
« Si on fait l’analyse de la langue saafi et de la langue des Sérères du Sine, il y a une très grande différence ; on trouvera quelques mots que nous partageons, mais l’essentiel est différent. Les activités culturelles se ressemblent aussi souvent. Par exemple, il y a ce que l’on appelle le rituel du Mbayiid qui est une fête de résistance animée par le rythme des mortiers, parce que les Saafis ignorent les castes et animaient leurs activités culturelles avec le battement des mortiers et non les tambours », laisse entendre le spécialiste.

Revenant sur les liens entre les Saafis et les autres groupes sérères de la zone, il indique que Saafi englobe les 5 sous-groupes appelés « Janguines » que Léopold Sédar Senghor avait instauré pour essayer « de nous établir l’alphabet pour nous donner cette qualification au niveau international pour pouvoir distinguer les 5 sous-groupes de Thiès constitués des Saafis, des Nones, des Likhar, des Siliis et des Ndouts ». Compte tenu des ressemblances linguistiques, M. Dionne tranche qu’il n’y a que trois composantes de l’ethnie sérère, notamment le Sérère Sine, le Sérère du Baol et du Diégueme qui se comprennent ; le Saafi, le None et le Likhar qui se comprennent et enfin le groupe du Ndout et du Sili qui se comprennent aussi.

Le chercheur en anthropologie culturelle, Aliou Dionne, pense ainsi que ces différentes composantes sérères ont été divisées par les colons qui ont voulu mieux régner en les qualifiant en fonction des zones géographiques. Il salue, cependant, les codifications des différentes langues même s’il pense qu’il fallait faire une codification unique des sous-groupes qui se comprennent.

« On travaille sur l’alphabétisation et la codification. Le président Wade nous a permis de codifier la langue saafi en 2004, le Sérère None est également codifié, de même que le Ndout, le Palor et le Likhar. Il fallait avoir la même codification pour le None, le Likhar et le Saafi qui ont le même alphabet, de même que le Ndout et le Sili, mais on a commis l’erreur de codifier ces langues séparément », explique l’anthropologue.

En outre, Aliou Dionne pense que c’est un grand combat qu’il faut mener pour la revalorisation de la culture saafi qui est menacée par la culture arabo-islamique et la modernité.

Oumar KANDE

L’enseignant-chercheur Ibrahima Wane, maître de conférences de Littérature africaine orale à l’Ucad, fait partie des rares universitaires sénégalais qui se sont intéressés, de manière approfondie et continue, au secteur de la musique et à son évolution dans plusieurs de ses aspects. Il nous entretient, ici, de l’état de la musique sénégalaise, de « l’industrie » musicale, de sa prise en charge dans les politiques culturelles, de ses possibilités dans le marché international et de ses formes dites sacrées.  

Comment se porte le secteur de la musique au Sénégal ?
L’état de la musique varie d’un compartiment à un autre. Au niveau de la consommation, l’on pourrait, en exagérant un peu, dire que la musique vient juste après les « denrées de première nécessité ». Elle garde intacte sa place dans la vie sociale où elle joue de multiples fonctions.

Concernant la création, on est dans une période de transition. La génération qui a incarné l’élite musicale sénégalaise pendant trente ans (Oumar Pène, Ismaël Lô, Thione Seck, Baaba Maal, Youssou Ndour…), bien qu’étant encore active, est en train de céder le devant de la scène à une autre. Ce passage de témoin est aussi en cours dans le mouvement hip hop.
Le sous-secteur de la diffusion et de la distribution est sous le coup d’une crise aiguë depuis plusieurs années. Il est gangrené, depuis l’avènement de la cassette dans nos pays à la fin des années 1970, par la piraterie qui s’est amplifiée avec le passage au Cd (encore plus facile à copier à l’échelle industrielle) et s’aggrave avec l’évolution constante du numérique. Ecouler quelques centaines de copies est un record aujourd’hui, même pour les artistes les plus populaires. Cette situation a tué le secteur de la production classique. La publication d’album est une entreprise coûteuse et vaine au plan commercial. La parade qu’ont trouvée depuis lors les chanteurs est de lancer des singles qui leur permettent d’exister au plan médiatique et de se positionner sur le marché du spectacle… La distribution en ligne est devenue la seule voie pour qui veut vendre. Et celle-ci a des exigences en termes de qualité et d’identification du produit. Il y a des normes ; il faut se conformer à certains standards pour prétendre à une monétisation et à une rémunération conséquente du produit. Le sillon ouvert par la plateforme de téléchargement « Musik Bi » est, de mon point de vue, à suivre.

Peut-on parler, au Sénégal, d’industrie musicale ?
S’il existe une industrie musicale au Sénégal, le moins qu’on puisse dire est qu’elle est mal en point. Les entreprises phares qui étaient la locomotive de cette industrie ont périclité une à une : Xippi, Jololi et Origines Sa. Les structures de production et de distribution nées à Sandaga, qu’on avait qualifiées dans les années 1990 de poumon de l’industrie musicale, ont baissé leurs rideaux depuis très longtemps. Il y a quelques années, même les jeunes artistes, qui commençaient à se stabiliser financièrement, investissaient automatiquement dans une société de production, ouvraient un studio, etc. Aujourd’hui, faire ce type d’opération est presque impensable.

Le cœur de l’industrie musicale est maintenant la télévision. Ce qui était un maillon complémentaire de la chaîne de diffusion est désormais devenu le pôle principal autour duquel tourne finalement le reste de la chaîne. Ce n’est pas un hasard si Youssou Ndour apparaît, aujourd’hui, plus comme un patron de presse que comme un entrepreneur culturel. El Hadji Ndiaye, fondateur de l’historique Studio 2000, est maintenant identifié à la 2STv. Les studios et les plateaux de télévision ont pris la place des studios d’enregistrement. Baaba Maal vient de monter sa radio et a un projet plus ambitieux. On peut ajouter à la liste Aladjiman, Wally Seck, entre autres, qui se positionnent tous dans ce secteur des médias…

La principale alternative qui s’offre à l’économie de la musique, c’est la distribution numérique. Mais, c’est une erreur de croire qu’il suffit d’un clic pour que l’argent tombe. Là aussi, c’est tout un chantier qu’il faut ouvrir, un écosystème à concevoir : développer les métiers connexes à la création artistique (pour la mise en ligne par exemple), assurer une réglementation, une répartition juste des revenus entre les différents acteurs (créateurs, diffuseurs, opérateurs, droits d’auteurs, etc.) ...

Les problèmes de la musique sont-ils pris en charge dans les politiques culturelles élaborées par l’Etat sénégalais ?
Le Sénégal a des acquis dus au rôle de pionnier qu’il a joué au lendemain des indépendances dans le domaine des politiques culturelles. A cela, il faut ajouter les initiatives personnelles des chefs d’Etat qui se sont succédé. Force est de reconnaître cependant qu’il y a, aujourd’hui, d’importants défis qui restent à relever pour faire jouer au secteur de la culture en général et à celui de la musique en particulier le rôle qui correspond à ses potentialités et à sa portée.

Une prise en charge efficiente du secteur musical passe d’abord par la maîtrise des ressources. Or, aucune donnée ne permet d’avoir une vision claire du nombre de personnes, de structures, d’infrastructures, de projets, etc. qui fonctionnent dans le secteur. Les recensements généraux ne font jamais ressortir cela, et il n’y a pas non plus d’études sectorielles consacrées aux professionnels de la culture. Comment bâtir de véritables politiques dans ce cadre ? Il est difficile de mener des politiques dans cette situation. Planifier, dégager des priorités, fixer un échéancier, se doter de méthodes d’évaluation, est quand même une nécessité à ce niveau.

Il manque aussi des interactions entre la culture et des secteurs connexes comme le tourisme et l’éducation, par exemple.
D’ailleurs, sur le chapitre de l’éducation et de la formation, on ne peut pas ne pas s’arrêter sur l’Ecole nationale des Arts qui a besoin d’une réforme en profondeur. J’ai l’impression que cette institution est laissée à elle-même depuis plusieurs années et végète dans l’indifférence alors qu’elle devrait être au cœur de la politique culturelle.

Tout aussi préoccupante est la situation des régions. La politique de décentralisation impulsée en 1996 ne s’est pas du tout fait sentir dans le domaine culturel. Les acteurs culturels des régions, ou ce qui reste, se meuvent dans le dénuement. Le ministère de la Culture devrait trouver avec les collectivités locales des formules permettant de mettre en place des infrastructures, des appuis aux projets, des cycles de formation...

Dans cette perspective, le Fonds d’aide aux artistes et au développement culturel, par exemple, créé depuis 1978, sous le président Léopold Sédar Senghor, mérite d’être repensé, mieux doté et dédié à des projets structurants. Autrement, il va fonctionner tout simplement comme une caisse noire des ministres qui se succèdent.

Les artistes sénégalais parviennent-ils à tirer leur épingle du jeu dans le marché mondial de la musique ?
Au plan discographique, on ne peut pas dire que le Sénégal compte beaucoup sur le marché international. Nos têtes d’affiches, bien qu’ayant été presque toutes chez des « major compagnies » dans les années 1990-2000, n’ont pas forcément touché le sommet. Après le disque d’or et le Grammy Award de Youssou Ndour, obtenus avec la musique pop d’une part (Seven seconds) et la musique arabe d’autre part (Egypt), beaucoup s’étaient mis à espérer qu’un chemin soit ainsi frayé pour la musique sénégalaise. Mais le constat est que les albums qui ont suivi n’ont pas eu le retentissement espéré : « Rokku mi rokka », « Dakar-Kingston », « Africa Rekk » ... Ismaël Lô, qui a été assez présent sur les charts pendant plusieurs années, n’a pas sorti de disque depuis onze ans. Baaba Maal fait beaucoup de concession au rock et autres, pour avoir plus d’ouverture sur le marché américain, comme en témoignent ses deux dernières productions, « Television » et « The Traveller ». On attend encore les fruits de ce compromis.

Les artistes sénégalais restent quand même assez visibles sur les grandes scènes. En plus des têtes d’affiches que nous venons d’évoquer, deux groupes se sont particulièrement distingués depuis le début des années 2000 sur la scène internationale : le Baobab Orchestra et Cheikh Ndiguël Lô. On peut y ajouter aujourd’hui Fadda Freddy qui est à l’affiche de plusieurs grandes scènes depuis la sortie de son album « Gospel journey ».

L’intérêt grandissant pour la musique dite sacrée est-il le signe d’un sentiment religieux ou traduit-il le besoin d’un souffle nouveau pour la musique sénégalaise ?
Il y a eu tout un processus. A partir des années 1970, la musique populaire sénégalaise, à la recherche de sonorités et de sens, a investi le patrimoine culturel local, y compris son pan religieux à travers les chants glorifiant les saints qui sont ainsi célébrés à côté des héros fondateurs d’empires, résistants à la pénétration coloniale… Il y avait jusqu’à cette période une sorte de cloison entre les deux sphères ; celle-ci saute. Le thème de la religion se retrouve donc au cœur de la musique profane. On peut tous constater que le marabout est la figure dominante dans la thématique des artistes depuis.

A partir de la fin des années 1990, une autre dynamique s’enclenche. Les producteurs de chants religieux se mettent à utiliser les méthodes de production et de diffusion de la musique populaire : cassette, Cd, vidéo-clip... La frontière s’est davantage érodée, d’autant qu’une bonne partie du public est entre les deux chaises.
Vous pouvez d’ailleurs remarquer qu’à partir de ce moment, la tranche de diffusion de ces œuvres estampillées « sacré » sur le petit écran débordait les soirées du jeudi et les matinées du vendredi pour s’étendre presque à toute la semaine comme la musique profane.

Aujourd’hui, donc, à l’inverse du mouvement qui s’est enclenché dans les années 1970, ce sont les tenants du « sacré » qui imitent ceux du « profane » : dans les airs, les rythmes, la mise en scène...

La partie la plus visible aujourd’hui de cette musique dite sacrée allie un mode de production et de réception emprunté aux « jàng » (chants religieux), d’une part, et au concert, d’autre part.
Donc il y a une interaction, un amalgame qui reflète très bien l’état de la société.

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

Pendant 10 semaines, jusqu’aux délibérations du jury, « Le Soleil » présente un extrait des 10 romans finalistes du 16e Prix des cinq continents de la Francophonie. Parmi les finalistes, figure Yamen Manai avec son roman « L’Amas ardent » (Editions Elyzad, Tunisie). Le Prix sera remis le 11 octobre sur le Pavillon d’honneur « Francfort en français » dans le cadre de la Foire internationale du livre de Francfort (Allemagne).

Yamen Manai figure par les 10 finalistes du Prix des cinq continents de la Francophonie. « L’Amas ardent » est son 3ème roman publié chez Elyzad (Tunisie). Ingénieur, Manai travaille sur les nouvelles technologies de l’information.

Son premier roman, «La Marche de l’incertitude» (Elyzad poche, 2010) a reçu en Tunisie le prix Comar d’Or, en France le prix des Lycéens Coup de Cœur de Coup de Soleil.
«La Sérénade d’Ibrahim Santos» (Elyzad, 2011) a été finaliste du prix des Cinq continents de la Francophonie. Il a obtenu le prix Biblioblog, le prix de la Bastide du Salon du Livre de Villeneuve-sur-Lot et le prix Alain-Fournier. Il a été traduit en Allemagne (Austernbank verlag).
Extrait :

« (…) Au bout d’une semaine de travail, le Don se trouva à cours d’allumettes. Il détacha Staka et prit la direction de Nawa. Les allumettes étaient une des rares fournitures qui abondaient dans le petit commerce de Douja. Le village était situé au pied de la colline, et pour y parvenir, il ne lui fallait qu’une demi-heure à peine. Un aller-retour rapide, pensa-t-il en serrant son barnous, même s’il savait que Douja était une sacrée pipelette et qu’il lui faudrait ruser pour échapper à ses conversations interminables. Il était loin d’imaginer qu’il allait l’inciter à parler, lui prêtant en échange une oreille attentive. A l’entrée du village, il attacha son âne et marcha jusqu’à l’épicerie. A la vue des Nawis, il se frotta les yeux, incrédule. « Mais où suis-je au juste ? » se demanda-t-il. Les femmes étaient de noir nippées de la tête aux pieds, et les hommes, qui avaient lâché leur barbe, étaient flanqués de longues tuniques et de coiffes serrées. Tous le saluaient en récitant moult et moult prières sur des prophètes qu’il connaissait et d’autres qu’il ne connaissait pas. Plus rien ne lui était familier. L’inquiétude grandit en lui en un éclair… Il courut se réfugier dans l’épicerie.Mais ce n’était pas l’apparence de l’épicerie qui allait le rassurer.La bonne femme avait troqué son légendaire foulard rouge aux motifs berbères pour un voile noir satiné qui lui donnait des allures de veuve.

— Quel plaisir de te voir ! Ou étais-tu terré ? On ne t’a pas vu depuis des semaines !
— C’est toi, Douja ? articula-t-il avec scepticisme.
— Qui veux-tu que ce soit ! Tu ne me reconnais plus ? s’indigna-t-elle.
— Bien sûr que si. File-moi une cartouche d’allumettes.
Douja monta sur son escabeau en râlant :
— Bien sûr que si ! Tu parles, bien sûr que non ! Tu devrais descendre davantage ! Tu vas finir par ne plus reconnaître personne ! Si on était des abeilles, tu viendrais plus souvent nous voir !
— Tu as deux fois raison. Vous n’êtes pas des abeilles, et je vais finir par ne plus reconnaître personne ! Mais enfin, d’où vient cette....? Et il pointa du doigt les composantes de sa tenue.
— Quoi ? Ces nouveaux habits ? Mais oui, c’est vrai ! Tu as raté la grande distribution!
— La grande distribution ?
Douja n’en demandait pas tant et se lança avec plaisir dans une restitution digne d’un Grand-reporter.  (…) ».

La chaîne de télévision américaine Nbc travaille avec la star de films d’action Vin Diesel sur un remake de la série policière culte « Deux flics à Miami », ont indiqué des sources informées du projet à l’Afp mercredi.

Le réseau télévisuel n’a pas annoncé officiellement le projet mais ces sources précisent que la société de production de l’acteur de 50 ans, One Race Television, fait équipe avec Universal Television et Chris Morgan, qui a écrit six des épisodes de la saga d’action à succès « Fast and Furious », dont Vin Diesel est la star. Il n’est pas encore certain que le comédien joue dans cette nouvelle adaptation, ont précisé ces sources. Un remake de « Miami Vice » réalisé par Michael Mann, avec Jamie Foxx et Colin Farrell, avait brièvement dominé le box-office nord-américain pendant l’été 2006. Ce sera la dernière version modernisée en date de séries ou films mythiques datant des années 80, à l’instar de « MacGyver » sur Cbs ou « L’arme fatale ». Criminalité omniprésente, guerre de clans entre trafiquants de drogue, milliers de réfugiés haïtiens et cubains, émeutes raciales : Miami était une ville en plein tumulte lorsque la série a démarré le 28 septembre 1984.

AFP

L’Association des femmes sénégalaises des Tic (Festic) a organisé, hier, son premier Afterwork. Placée sous le sceau du numérique, cette tribune a été une occasion pour ces femmes de partager leurs expériences dans ce domaine, mais également vulgariser la vision et les ambitions du Festic.

La question du numérique était au cœur de la rencontre organisée, hier, par l’Association des femmes sénégalaises des Tic (Festic). Réunies sous forme d’Afterwork, elles ont échangé pour la première fois sur la vision de leur structure. Selon la présidente du Festic, Bitilokho Ndiaye, cette rencontre est une occasion pour elles de partager la vision du Festic. Celle de mettre le numérique au service du développement social, économique et culturel des femmes sénégalaises. « Nous avons aussi voulu partager nos axes stratégiques qui tournent autour de la transformation numérique et le Networking », dit-elle.

A l’en croire, pour la transformation numérique, elles comptent développer des formations pour accroître les compétences des femmes dans le numérique et faire en sorte que le numérique soit au cœur de leur vie personnelle et professionnelle. En ce qui concerne le Networking, l’association veut aider les femmes à collaborer entre elles et avec certaines entreprises pour pouvoir évoluer très rapidement sur le plan professionnel.
Aussi, souligne Bitilokho Ndiaye, elles veulent voir les femmes accéder aux postes de responsabilité. « Nous comptons, à travers le Festic, faire des plaidoyers pour que les décideurs puissent nommer les femmes aux postes de responsabilité et qu’elles participent aux instances de décision pour influencer le développement des stratégies dans le domaine du numérique », confie-t-elle.  

Invitée de marque de cet Afterwork, la directrice Marketing Grand public de la Sonatel, Aminata Ndiaye Niang, s’est réjouie de cette belle initiative du Festic qui réunit des femmes actives dans le domaine du numérique. « Les échanges étaient très interactifs. Et j’ai eu à échanger et à partager avec l’assistance sur mon petit parcours et mon expérience dans ce secteur; ce qui peut être utile à des femmes actives dans le domaine du numérique. Elles concilient les enjeux d’une activité professionnelle mais aussi d’un équilibre avec une vie privée et familiale », argue-t-elle.

Et dans cette interaction, Mme Niang a fait comprendre à l’assistance qu’il faut d’abord y croire pour faire avancer les choses et contribuer à cet important secteur de notre pays. « Il faut se dire qu’on peut avancer avec cette pleine conviction et qu’on peut réussir avec un certain équilibre entre cette réussite professionnelle et une vie familiale », dit-elle.
L’autre invitée surprise de cette rencontre de l’Association Festic était la chanteuse Coumba Gawlo Seck. Elle a aussi tenu à partager son parcours de combattante avec l’assistance et son expérience de femme entrepreneur.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La chanteuse Amy Collé Dieng a été interpellée hier, par la Division des investigations criminelles (Dic), à la suite d’un enregistrement audio qu’elle a diffusé sur les réseaux sociaux et dans lequel elle a prononcé des propos irrespectueux envers le chef de l’Etat.

 La diffusion de l’enregistrement en cause dans le groupe des réseaux sociaux de cette artiste avait soulevé une polémique dans le Net où les internautes s’en étaient pris à la chanteuse qui, vraisemblablement, n’avait pas mesuré la gravité des propos qu’elle venait de proférer à l’endroit du président de la République. C’est le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, qui s’est auto-saisi avant de mettre la Dic aux trousses de cette artiste établie à Yeumbeul. Les hommes de loi ont ainsi effectué une descente chez la chanteuse où les limiers ont constaté l’absence d’Amy Collé Dieng. Cependant, les policiers ont finalement mis la main sur son mari et son frère aîné. Informée de ce qui vient d’arriver, la chanteuse a filé vers une autorité qui, contre toute attente, a préféré mettre la puce à l’oreille de la Dic qui rapplique dare-dare et procède à son arrestation. Au moment où nous écrivons ces lignes, la chanteuse était entre les mains des éléments de la Dic. Selon une source judiciaire, la musicienne risque de se voir imputer le délit d’offense au chef de l’Etat. Au cas où cette hypothèse se confirmerait, les choses risquent de se compliquer pour Amy Collé Dieng. A moins qu’elle ne fasse l’objet de clémence de la part de la plus haute autorité du pays.

Abdou DIOP

Le magazine en ligne Pitchfork rapporte que le terrain de basket Christopher « Biggie » Wallace Courts à Brooklyn est désormais ouvert. La mémoire du rappeur Notorious B.I.G, assassiné en mars 1997, a été honorée via un terrain de basket renommé en son honneur. La ville de New York avait promis à la mère de l’artiste d’honorer l’héritage de son fils. Figure du rap américain, Notorious B.I.G était au coeur de la rivalité entre rappeurs de la côte Est dont il était le leader, face à celui de la côte Est Tupac Shakur, tué six mois avant lui. Au début de l’année, Pitchfork.com avait annoncé qu’un documentaire, réalisé avec la collaboration avec la mère de Biggie, Violetta Wallace était en projet.
2017 marque les 20 ans de la mort du rappeur.  

 

Le géant des médias Vivendi pourrait vendre entre 10% et 20% de sa filiale de musique Universal music groupe (Umg), lors d’une introduction en Bourse qui pourrait intervenir en 2018, rapporte Bloomberg hier.

Selon l’agence de presse, qui cite des sources proches du dossier, Vivendi rencontre divers conseillers afin de peser ses différentes options mais aucune décision n’a pour l’heure été prise. Interrogé par l’Afp, le groupe Vivendi s’est refusé à tout commentaire. Ce n’est pas la première fois que les rumeurs d’introduction en Bourse à venir pour Umg circulent. Vivendi n’a d’ailleurs jamais caché envisager cette option. Lors d’une interview accordée au Wall Street Journal fin mai, le président du directoire du groupe, Arnaud de Puyfontaine, avait ainsi indiqué qu’une part minoritaire du capital de la maison de disques pourrait faire l’objet d’une mise sur le marché. A l’occasion de l’assemblée générale du groupe Bolloré, début juin, Vincent Bolloré avait également confirmé qu’une telle option était à l’examen.

« La tentation existe, on l’étudie, pour montrer la valeur d’Universal et des actifs de Vivendi. On verra bien le moment venu, on choisira le moment le plus opportun », a-t-il déclaré. Vivendi considère que sa capitalisation est sous-évaluée par rapport à la valeur de ses actifs et voit en cette opération une façon de redresser la valorisation du groupe dans son ensemble, tout en dégageant des liquidités. En 2016, le chiffre d’affaires de la filiale musicale s’est établi à 1,28 milliard d’euros, en hausse de 14,8%.
Les ventes mondiales de musique ont quant à elles connu une croissance record en 2016 (+6%), atteignant 15,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires, selon la Fédération internationale de l’industrie phonographique (Ifpi).

(AFP)

En prélude à sa soirée musicale de demain, vendredi, au Grand Théâtre, Momo Dieng était, hier, face aux journalistes. L’héritier du regretté Ndiouga Dieng confie qu’il ne lésinera pas sur les moyens pour satisfaire ses fans et les mélomanes

« La soirée Lang-Gui, c’est la fête de la jeunesse. La musique, c’est pour faire plaisir aux mélomanes », a précisé Momo Dieng, en conférence de presse hier. A l’assaut de la salle du Grand Théâtre demain, Momo explique : « Ce n’est pas prématuré de vouloir faire un spectacle dans ce temple culturel. Nous nous sommes préparés sur tous les plans. Vousserez surpris. Nous avons invité tous les musiciens (ténors) sénégalais tels que Pape Diouf, Waly Seck, Aïda Samb, Daba Sèye, Pape Birahim Ndiaye, Gorgui Ndiaye, Mame Gor Mboup, etc. » Selon lui, son véritable défi, c’est de faire le maximum pour satisfaire les fans. « Il y aura une grande mobilisation. Le choix des nombreux parrains s’explique par le fait que je veux rendre hommage à mes proches et autres connaissances. Je suis un fils de tous les Sénégalais », soutient-t-il.

« Je me bats pour aller loin ; il y aura une surprise dans cette soirée. Je suis un fils du Cap-Vert », dit l’enfant du regretté chanteur El Hadji Ndiouga Dieng. Mouhamed dit Momo Dieng, né en 1993 à Rufisque, est griot de père et de mère. Le chanteur a donc hérité du talent exceptionnel de sa grand-mère paternelle, Ndèye Ngom Bambilor. En effet, Momo a très tôt suivi les traces de son papa, El hadji Ndiouga Dieng, l’un des précurseurs de la musique sénégalaise et fondateur de l’orchestre mythique Baobab de Dakar.

A 13 ans, Momo partage son temps entre ses études et sa passion pour la musique, coaché par son mentor et frère aîné Alpha Dieng. De l’école élémentaire à l’orchestre de son grand-frère Alpha en passant par l’Ecole nationale des arts de Dakar, Momo attire l’attention, de par sa voix mélodieuse et conquérante.
En 2009, il fait la rencontre d’un jeune guitariste et avec quelques amis, ils mettent sur pied un groupe musical avec lequel il produit en août 2013 deux chansons intitulées « Mbeuguel » et « Thiat » qui marqueront les mélomanes.
En 2014, sous les conseils de son frère, il rejoint le label de la famille des Ndour « Prince Arts », avec lequel il sort son premier single « Li nguama diaral ».

Serigne Mansour Sy CISSE

La Direction de la cinématographie annonce la sortie nationale de neuf courts métrages sénégalais, le mercredi 9 août, au cours d’une soirée de projection prévue au Grand Théâtre, à Dakar.  

Elle compte ainsi mettre en exergue de jeunes réalisateurs sénégalais dont les films ont été financés par le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuel (Fopica), explique un communiqué reçu de ses services.  « La promesse » de Fatou Touré, « Une place dans l’avion » de Khardidiatou Sow, « Xalé Bu réer » (Abdou Khadre Ndiaye) et « La boxeuse » de Imane Djionne font partie des films programmés lors de cette soirée de projection.

 Il y a aussi « J’existe » de El Hadji Demba Dia, « Dem Dem ! » de Pape Bounama Lopy, « Samedi cinéma » de Mamadou Dia, « Djibril » de Mamadou Lamine Seck et « Ramatou » de Mor Talla Ndione.

APS

Le célèbre guitariste américano-mexicain Carlos Santana a de grandes ambitions pour son album de reprises avec le groupe à succès The Isley Brothers, qui doit contribuer à « faire tomber » le plus de « murs » possibles dans le monde.

« Nous avons senti que nous devions nous unir comme des super-héros et voler au secours de l’époque, sur cette planète qui a tellement besoin de soins pour se remettre », a expliqué le jeune septuagénaire (70 ans depuis le 20 juillet) en présentant son nouvel opus mardi à New York.
Cette « musique médicale », comme la décrit le guitariste, consiste en un album de reprises, intitulé « Power of Peace » (pouvoir de la paix).
Santana y revisitera notamment « Higher Ground » de Stevie Wonder ou l’hymne écologiste de Marvin Gaye « Mercy Mercy Me (The Ecology) ».

Au chant, Ron Isley, 76 ans, seul rescapé du trio vocal qui fit les plus belles heures du groupe, a conservé son timbre voluptueux et en fait notamment la démonstration sur le titre de Billie Holiday « God Bless the Child ». « J’encourage les gens à le passer dans les parkings, les centres commerciaux, sur Cnn, partout », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse, « pour corriger un esprit déviant et malhonnête, qui veut faire du mal aux autres. »
Confirmant qu’il parlait bien de Donald Trump, il a glissé: « un dingue essaye de créer plus de murs ».

Né et ayant grandi au Mexique, mais devenu américain depuis longtemps, Carlos Santana a un pied de chaque côté du mur que veut construire le président des Etats-Unis.
« Power of Peace » a été enregistré en un peu moins de quatre jours à Las Vegas en présence de Ron Isley, mais également de son plus jeune frère Ernie, un guitariste.
« Ca a été une expérience inexplicable pour moi après 60 années à faire de la musique », a expliqué Ron Isley, lors de la conférence de presse mardi.

L’épouse de Carlos Santana, Cindy Blackman Santana, qui est batteuse et a également participé au projet, se souvient que les deux géants se sont rejoints en un même « flow », sans « rupture d’énergie ou même dans le son ».
Le guitariste passé à la postérité avec sa prestation lors du festival de Woodstock, en août 1969, dit vouloir prolonger cette collaboration et envisage même une tournée. « Nous voulons faire le tour du monde », dit-il, « pour faire tomber plus de murs dans les têtes. »

(AFP)

Les destinations mondiales ont accueilli 369 millions de touristes internationaux (exprimé en nuitées) sur la période allant de janvier à avril 2017, soit 21 millions de plus qu’en 2016 sur la même période (soit +6 %). Source Omt.

Ces données statistiques appellent, en nous Africains et sénégalais en particulier, la nécessité d’une meilleure appréciation de l’importance économique du tourisme dans nos régions. L’activité touristique étant liée à de nombreuses contraintes juridiques, aux enjeux économiques complexes, elle met en relation nombre d’acteurs aux compétences diverses et variées, qui sont appelés à une synergie en observant des règles et en utilisant des outils de gestions appropriés.

Selon l’Omt. Les très bons chiffres de 2016 se maintiennent et les destinations qui connaissaient des difficultés, les années passées, continuent de se redresser en ce début d’année. Moyen-Orient (+10 %),  Afrique (+8 %)  et l’Europe (+6 %). La zone Asie-Pacifique (+6 %) et le continent américain (+4 %).

Et l’Afrique justement ! Mais quelle partie de l’Afrique bénéficie de ce bond ? Il existe une vraie difficulté et un réel besoin d’un cadre institutionnel harmonisé, d’une révision de l’ensemble des textes et l’essentiel de la législation en matière de tourisme actualisé. Ces textes ont vocation d’aide à la décision, à accompagner les acteurs dans leurs différents domaines d’activités. Ces textes et règlements aident à la définition et à la construction de projets touristiques, en mettant en avant l’exercice et le plein emploi de la chaine de valeur des activités et des infrastructures. Mais également, à comprendre le rôle de l’état et des collectivités locales dans l’encadrement des activités touristiques, de la politique de promotion de la destination, de la valorisation du patrimoine et de la protection des ressources touristiques par l’aménagement du territoire.

Cette compréhension de la transversalité du tourisme, est un système impliquant, dans un partenariat harmonieux, secteur privé et public, institutions internationales du tourisme, (Omt, Cnuced, Onu, Oit, Ocde, Uemoa, Ua, Cedeao), les organismes patronales et les syndicats professionnels, ce qui m’a souvent poussé à écrire des articles pour une contribution publique, et de soumettre aux autorités des réflexions portant sur une maîtrise indispensable d’outils, de concepts basées sur une vision et portées par une volonté politique de développer le tourisme.
Ainsi, il serait nécessaire de créer la haute autorité du tourisme, ou le conseil national du tourisme, organisme qui devra veiller aux dysfonctionnements, à la planification des tâches et à la production de données fiables pour établir le baromètre de notre tourisme à travers l’observatoire du tourisme.

Je reprends ma plume sur interpellation de plusieurs de mes collègues inquiets de la situation, pour informer et alerter nos autorités, car l’enjeu de la transformation digitale est de taille, et il détermine l’avenir de l’activité du tourisme en Afrique et dans le monde. L’analyse de données est incontournable, on se situe dans le Big Data et dans une certaine mesure la redéfinition de la relation client et du produit. Mais aussi des outils marketing et de promotion.

C’est parce que nous sommes dans le secteur des services, que nous devons adapter notre évolution au concept de la mondialisation, et à la compréhension de la transformation digitale du secteur des services, comme ceux du tourisme. Être un acteur du secteur du tourisme sénégalais, c’est subir la transformation digitale puisque bon nombre de prestations sont étroitement liées aux traitements des données et  particulièrement aux informations clients, qui sont devenues une source variée d’appréciation, de planification, de gestion et de stratégies commerciales pour bien vendre et créer de nouvelles offres afin d’exister plus longtemps.

Au Sénégal, nous avons besoin de concevoir un business model tourism, pensé selon nos réalités économiques, en prenant en compte, dans les schémas, les profils et les attentes des consom’acteurs, une réalité incontournable de la satisfaction client, qui, aujourd’hui, est au cœur de nos préoccupations. La relation client à évolué, au point de transformer la vision et la politique de l’entreprise touristique. C’est un concept novateur dans son approche social et qui engage la responsabilité des Drh et des Dmm. Le gouvernement du Sénégal doit clairement afficher son ambition et son projet de transformation digitale, afin de guider et d’orienter les entreprises touristique à s’adapter à l’environnement digital des affaires. Voilà une des préoccupations majeures du secteur du tourisme sénégalais et Africains, qu’il faut gérer avec des outils pédagogiques, des séminaires et des conférences, à l’endroit des pouvoirs publics et du secteur privé, afin qu’ils soient tous sensibilisés sur le bien fondé d’un changement de paradigme, pour avoir une meilleure visibilité des enjeux du développent de nos territoires et des offres touristiques à concevoir et à proposer en ligne.

Cela nécessite une alliance, un partenariat avec les spécialistes et teams manager des professionnels du digital, pour mettre sur le marché une plateforme bien réfléchie conçue et fabriquée par nous mêmes, pour les besoins de nos marchés intérieurs et puis extérieur. La plate-forme va remorquer tous les acteurs et fera la promotion de nos produits touristiques dans toute sa dimension sociale avec les réalités culturelles de notre civilisation, à travers nos valeurs. A chaque acteur connecté, de produire ses propres services qui transformeront son environnement de travail et la manière de production de l’entreprise, qui conduiront incontestablement à la transformation digitale, a même d’offrir des services de qualités, à prix compétitifs, avec des compétences locales, supérieures ou égales à celle de l’Europe. En prenant l’exemple des services de nos experts locaux, à l’image de Wari, Tigo et Sonatel, ou les prestations de services seront totalement maîtrisées et sécurisées pour l’hôtellerie, la restauration, le transfert, le transport aérien, les excursions, l’événementiel, les réservations, les paiements électroniques etc.. C’est bien clair qu’en ce moment là, nos entreprises seront plus compétitives, plus performantes, plus visibles et plus riches, puisqu’elles seront au rendez-vous du donner et du recevoir, de l’apprentissage et du partage. Il faut certes reconnaître au secteur du tourisme son rôle pionnier dans la transformation digitale, dans le webmarketing et le web design, à travers  l’e-tourisme qui est le tronc de la transformation digitale du secteur. Cette appellation e-tourisme ouvre toutes les thématiques de l’économie numérique liées au tourisme, mais enfin, nous sommes toujours le dernier de la classe au Sénégal. Car pour moi, le tourisme est d’abord national puis mondial. Et je pense que l’on choisit le tourisme par vocation et par amour, si l’on veut faire de bons résultats, y réussir et perdurer. Pour y arriver, il faut y croire, faire du développement du tourisme une passion, un challenge, un grand défi, ou l’on réfléchit, on analyse, on crée, on partage, on s’interroge en même temps, que l’on s’intéresse aux nouvelles méthodes du digitale qui sont en train de redéfinir et de redistribuer les rôles et les fonctions pour chacun d’entre nous.

Merci et congratulation au staff de HighChloeCloud qui m’a honoré, élevé au rang de VIP Speaker.

Par Mouhamed Faouzou DEME
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Stevie Wonder et Green Day seront les têtes d’affiche d’un concert new-yorkais de soutien à la lutte contre la pauvreté dans le monde, quand le président américain Donald Trump veut sabrer l’aide internationale américaine. Pharrell Williams, le duo de Dj The Chainsmokers ainsi que The Killers seront eux aussi mobilisés le 23 septembre pour le Global Citizen Festival, en plein coeur de New York à Central Park, ont indiqué lundi les organisateurs. Depuis 2012, le festival attire les artistes parmi les plus célèbres, et coïncide avec la tenue de l’Assemblée générale des Nations unies.

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Amnesty International appelle à l’annulation de la condamnation d’un chroniqueur malien Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath. L’organisation réclame l’ouverture d’enquêtes sur les agressions et menaces contre des activistes.

Un tribunal de Bamako, la capitale malienne, a condamné, le 26 juillet, Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath à un an de prison ferme et à 152 euros d’amende, pour incitation à la désobéissance des troupes après une chronique diffusée en août 2016 sur une radio locale, Maliba Fm.  « Cette condamnation doit être annulée car ce chroniqueur n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression, garanti par la Constitution malienne,» a déclaré Amnesty International. Au cours d’une émission, diffusée à la suite de l’attaque, le 3 août 2015, d’un poste de garde au nord du pays, suivie par la mort de 11 militaires, Ras Bath avait critiqué le dysfonctionnement au sein du ministère de la Défense et évoqué une affaire de détournement de la prime alimentaire des militaires tout en appelant à la démission du ministre de tutelle. Il a été arrêté pour avoir tenu de tels propos, libéré deux jours plus tard, et placé sous contrôle judiciaire. Une ordonnance lui interdisant de prendre publiquement la parole a toutefois été annulée le 24 avril 2017. Alors qu’il se trouve en Europe, Ras Bath a été condamné mercredi 26 juillet à un an de prison ferme. Le promoteur de Maliba Fm a, pour sa part, été condamné à six mois de prison avec sursis pour complicité et à payer une amende d’environ 80 euros. L’avocat de Ras Bath a interjeté appel.

Selon les informations recueillies par Amnesty International, le 13 juillet dernier, des menaces ont été proférées par le porte-parole d’une communauté religieuse contre des voix dissidentes qui utiliseraient les réseaux sociaux pour s’en prendre à leurs dirigeants. Ces propos n’ont pas été condamnés par les autorités et leurs auteurs n’ont pas été inquiétés.
Le 19 juillet, Malick Konaté, un membre du mouvement « Trop c’est trop » qui mène campagne contre la révision constitutionnelle, a été agressé devant les locaux de la télévision publique par des personnes supposées favorables aux autorités. Le 25 juillet, Madou Kanté, influent blogueur et chroniqueur d’un journal en ligne, a été blessé par balles par des inconnus alors qu’il était dans sa voiture, à 1h du matin. Salif Diarrah, journaliste au site d’informations «Mali Actu», a rapporté avoir reçu plusieurs appels anonymes avec des menaces de mort, rapporte Amnesty International.

Oumar BA

L’Espace culturel Aliana (sis à la Place de l’Omvs) accueille jusqu’au 28 août, l’exposition du jeune artiste plasticien Idrissa Mbengue. Il a travaillé sous le thème « Green cityzens art » pour sensibiliser sur la préservation de l’environnement.

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. » La trajectoire du jeune artiste plasticien Idrissa Mbengue se situe dans la justesse de ce propos de Corneille. Les œuvres de l’ancien pensionnaire de l’école d’arts visuels Taggat (2ème promotion), présentées sous le thème « Green cityzens art », sont à voir à l’Espace culturel Aliana (sis à la Place de l’Omvs), jusqu’au 28 août. Le but, sensibiliser sur la préservation de l’environnement. Comme en témoigne le tableau « déforestation ». Pour M. Mbengue, « Les forêts sont menacées à cause de la mauvaise gestion de l’environnement.

La situation appelle à des mesures urgentes et cohérentes pour conserver et entretenir les ressources forestières ». Sur la toile, des squelettes de troncs d’arbres sur des teintes ambrées donnent à voir un horizon peu reluisant. Pour mieux faire passer son message, Idrissa Mbengue a utilisé la peinture au couteau comme outil pictural. Avec une rare délicatesse, les œuvres sont réalisées par empâtements avec un effet de relief. Autre préoccupation du jeune artiste, c’est « Le stress hydrique » qui se caractérise par une raréfaction, pénurie d’eau quand la demande dépasse les ressources disponibles. Sur la même lancée, M. Mbengue s’inquiète avec « le smog urbain » marqué par la brume provenant d’un mélange de polluant atmosphérique qui limite la visibilité dans l’atmosphère. Le smog est associé à plusieurs effets nocifs pour la santé et l’environnement. Avec des traits minimalistes, le décor urbain sombre dans la grisaille.

« La gestion des déchets » est également source d’inquiétude pour l’artiste. « La maîtrise effective de la production, du stockage, du traitement, de la récupération et de l’élimination des déchets dangereux est très importante pour la santé de l’homme ».

Le chaos urbain est également dans la ligne de mire du plasticien qui dénonce « L’urbanisme anarchique ». Il est caractérisé par des habitats spontanés occasionnant l’apparition de quartiers populaires. Cela entraîne une dégradation de l’environnement.

A la cérémonie de vernissage de l’exposition, le directeur artistique de l’Espace culturel Aliana a salué la persévérance du jeune plasticien. « Depuis sa sortie de l’école, Idrissa Mbengue n’a cessé de travailler. C’est un artiste professionnel qui tend vers l’universel », s’est réjoui Kalidou Kassé. Il a ajouté: « Je ne suis pas surpris par le résultat de son travail. Il s’est forgé. Il a trouvé sa voix. Il a interpellé notre conscience collective sur notre manière de vivre ».

Prenant la parole, le parrain de l’exposition, l’architecte et collectionneur Habib Diène a estimé qu’il est important de penser à la relève en promouvant les jeunes artistes.                       

E. M. FAYE

Le Café des arts « The Hub Dakar » a célébré, le week-end dernier, la créativité féminine au travers d’une exposition.

Le temps d’un week-end culturel, le Café des arts « The Hub » Dakar (Point E, 93, rue de Ziguinchor) a offert une tribune pour libérer la créativité féminine sur le thème « Avec grâce ». Sur ce registre, la créatrice Ndèye Astou Bèye qui peint sous le nom de Bey A. a remis au goût du jour sa sensibilité pour la famille. Dans le tableau « Djobott Bi », avec une technique mixte, elle a recomposé la famille sénégalaise avec des personnages comme le père, la mère, le fils, parés de tenues traditionnelles. « Ah, c’est magnifique ! » s’extasie une visiteuse sous le charme des œuvres comme « Le couple » réalisée avec de l’acrylique, du collage. L’écriture picturale de Bey A. séduit également de par la pureté des traits, du jeu de couleurs qui se déclinent en bleu de nuit, des nuances de rouge.

Dans sa démarche artistique, Bey A. explique peindre au feeling en s’affranchissant de certains codes. Cela, même si par endroit elle donne l’impression d’une créatrice qui se cherche. Et elle a bien trouvé le ton dans le tableau « Khadija » en clin d’œil à sa grande sœur. Elle pose sur un fond rouge prononcé, le regard perçant, énigmatique. « Dans le regard, on peut tout lire », a commenté Mme Mbaye. Moins mystérieuse, la toile « Timiss » (crépuscule) donne à voir un brin poétique de Bey A. Son pinceau se balade sur une orientation abstraite avec une gamme chromatique teintée de jaune, blanc, rouge.

Le rendu plastique à double face donne à voir un crépuscule avec ses angoisses, ses incertitudes mais aussi cette lueur d’espoir qui se dessine à l’horizon.

Cette orientation méditative se poursuit dans « Pensée profonde » avec une tête qui trône au milieu d’un tableau. Le regard est absorbé par une réflexion intense.

Aux côtés des œuvres de Bey A., quelques peintures sous-verre, « Les aristos peuls », de l’artiste Serigne Ndiaye sont exposées.

Autre créatrice, autre expression, Aïcha Awa Bâ a séduit avec du design textile. Sur ces modèles, la culture africaine cosmopolite est célébrée avec des tissus artisanaux comme le pagne tissé. Sous le label Sira & Bandeerabe, la designer a mis beaucoup de temps, beaucoup d’amour à perpétuer l’héritage de sa grand-mère.

E. M. FAYE

Avec sa beauté sensuelle teintée de lassitude et sa voix incomparable, Jeanne Moreau, décédée à Paris à 89 ans, laisse l’empreinte d’une actrice éclectique et d’une femme libre. Elle a tourné dans plus de 130 films, avec les plus grands noms du cinéma, tels Orson Welles, Wim Wenders, Rainer Werner Fassbinder, François Truffaut ou Elia Kazan.

lle a été toute jeune pensionnaire de la Comédie-Française, a enregistré plusieurs albums de chansons, dont « Le tourbillon » - chanson culte du film de François Truffaut « Jules et Jim » qu’elle avait chantée aux côtés de Vanessa Paradis à Cannes en 1995 -, réalisé deux longs métrages et tourné pour la télévision.

A la veille de ses 80 ans, elle reconnaissait avoir vécu dans son métier des moments de passion qu’elle n’avait pas vécus dans sa vie.

« On dit toujours qu’en vieillissant les gens deviennent plus renfermés sur eux-mêmes, plus durs. Moi, plus le temps passe, plus ma peau devient fine, fine... Je ressens tout, je vois tout », notait-elle avec son phrasé inimitable.
L’actrice qui a fasciné Welles (« Une histoire immortelle »), Bunuel (« Journal d’une femme de chambre »), Antonioni (« La notte ») ou Losey (« Eva »), raconte avoir « été responsable très tôt » : « quand on n’est pas encouragé par ses proches, il y a une détermination, une énergie ».

Elle est née le 23 janvier 1928 à Paris d’un pére restaurateur et d’une mère danseuse anglaise. Un antagonisme profond la sépare de son père, « un homme élevé par des parents du 19e siècle » qui supportait mal que sa femme lui échappe. « Ca m’a rendue enragée de voir comment une femme pouvait se laisser malmener », confiait-elle.

Le goût des livres
Son goût pour la lecture lui vient de son oncle, « un homme extraverti » qui lui donnait des livres, - « ce qui était interdit, j’ai toujours lu en cachette » -, et lui payait des cours de danse. « J’ai découvert la sexualité sur le tard, à travers les livres et parce qu’on a vécu dans un hôtel de passe à Montmartre » à Paris, s’amusait cette grande séductrice.
A 19 ans, après le Conservatoire, elle fait ses débuts à la Comédie-Française qui représente pour elle « la discipline, l’exactitude ».
Sa rencontre avec Louis Malle pour « Ascenseur pour l’échafaud » en 1957 est déterminante. Un an plus tard, « Les Amants » (Lion d’Or à Venise) a été « un cadeau de rupture ». « Je suis toujours partie la première, je n’aime pas être abandonnée », disait-elle.

En plein chagrin d’amour, elle fait la connaissance de Marguerite Duras, Margaux comme elle l’appelle. « Comme j’étais devenue une star, que je pouvais imposer le sujet, le metteur en scène, l’acteur, je me suis dit : je vais rencontrer cette femme. Je lui ai écrit, elle m’a reçue ». Duras la dirigera dans « Nathalie Granger »(1973).

Au fil des ans, elle travaille avec les plus grands réalisateurs et collectionne les films phare de la Nouvelle Vague. Pour elle, « tourner c’est entrer dans leur univers, c’est la meilleure façon pour pouvoir incarner leurs fantasmes et grâce à eux, j’ai une famille incroyable de femmes qui sont en moi et m’accompagnent ».

Ambassadrice du cinéma français
En 1962, « Jules et Jim » inaugure sa collaboration avec François Truffaut. « On m’a prêté beaucoup d’aventures amoureuses avec des metteurs en scène. Je n’en ai pas eu 36. Avec François, ça n’a jamais abouti, justement à cause de son amour des femmes, je ne voulais pas être une parmi tant d’autres », racontait cette femme mariée deux fois, et mère d’un fils, Jérôme.

Pour « La vieille qui marchait dans la mer », elle a reçu en 1992 le César de la meilleure actrice et « Jeanne la française », comme on l’appelle à l’étranger, est devenue les années suivantes une sorte d’ambassadrice du cinéma français.

Elle a reçu en 1998, des mains de Sharon Stone, un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, et, dix ans plus, un Super César d’honneur, lors des César 2008, les récompenses du cinéma français.

Lauréate du prix d’interprétation féminine 1960 à Cannes (pour « Moderato Cantabile »), elle fut la seule comédienne à avoir présidé deux fois le jury de ce Festival (en 1975 et 1995). Elle en a aussi été plusieurs fois maîtresse de cérémonie.

Jeanne Moreau se disait « mystique et frivole », capable de s’angoisser pour le drame du Darfour mais aussi d’aimer l’élégance et les belles choses. Elle aimait comparer la vie à un jardin, « un jardin en friche qu’on nous donne à la naissance » et qu’il faut « laisser beau au moment de quitter la terre ».

(AFP)

Le Sénégal, grâce à la chanteuse Moona, a remporté la médaille d’argent pour la catégorie Chanson, vendredi, à la veille de la clôture des 8èmes Jeux de la Francophonie.

Jamais deux sans trois, a-t-on l’habitude de dire. Ce dicton s’est confirmé vendredi dernier, avec la médaille d’argent remportée par l’artiste Moona dans la catégorie Chanson, après celles de bronze en Littérature et d’argent en Peinture. Pour le concours de Chanson à ces 8èmes Jeux de la Francophonie, ils étaient 19 candidats au départ mais à l’arrivée, seuls cinq candidats venant de la fédération Wallonie Bruxelles, du Congo Brazza, des îles Seychelles, de la Suisse et du Sénégal se sont retrouvés en finale.

En décrochant la deuxième place, la chanteuse Moona a exprimé toute sa satisfaction et sa joie et mesuré le lourd fardeau de représenter sa Nation à ce grand événement. Elle a souligné les bonnes conditions de préparation au Sénégal et l’effort fourni par son équipe et son encadrement de présenter un spectacle de qualité. La lauréate a, par la même occasion, remercié les autorités du ministère de la Culture, en particulier la Direction nationale de la Francophonie, qui ont pris toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer une bonne participation des artistes aux jeux d’Abidjan.  

Le concours Chanson a finalement été remporté par la Congolaise Fannie Faya avec une belle prestation, riche en couleurs au rythme de la rumba. Le tout devant une salle pleine à craquer du Palais de la culture, d’une capacité de 4.000 places. Derrière la Congolaise et la Sénégalaise, c’est la Belge de la Wallonie Bruxelles, Celena Sophia qui s’est adjugée de la médaille de bronze.

Au terme des compétitions culturelles qui ont vu le Sénégal décroché trois médailles parmi onze disciplines, une première, Maguèye Touré, directeur national de la Francophonie, en tire un bilan satisfaisant. « Le bilan est satisfaisant parce que les artistes ont pu tirer leur épingle du jeu en montrant leur talent, leur savoir-faire au cours de ces jeux et c’est la première fois que le Sénégal a autant de médailles pour la culture ». Il a, dans la même veine, insisté sur les moyens dégagés cette année par le ministère de la Culture pour permettre aux artistes de bien préparer la compétition.

Correspondance particulière de Assane DIA

ABIDJAN : Deux médailles d’argent en Peinture et Chanson, et une de bronze en Littérature ; c’est une première pour la délégation culturelle sénégalaise aux Jeux de la Francophonie. Depuis que le Sénégal a commencé à participer à ces Jeux, la culture n’était jamais parvenue à décrocher une médaille. Ces performances ont été réalisées à Abidjan par le plasticien Mbaye Babacar Diouf, l’artiste chanteuse Moona et l’écrivain Mohamed Mbougar Sarr. Le directeur national de la Francophonie, Magaye Touré, s’en réjouit dans cet entretien.

Quel bilan faites-vous de la participation sénégalaise à ces 8èmes Jeux de la Francophonie?
Je pense qu’on peut considérer la participation sénégalaise comme satisfaisante au regard de ce qu’il y avait dans le passé. Parce qu’il faut quand même souligner que c’est la première fois que le Sénégal obtient des médailles en Culture aux Jeux de la Francophonie. Ces distinctions ont surpris beaucoup de gens car par le passé, on a juste eu une mention spéciale à Niamey 2005 avec l’écrivain Nafissatou Dia Diouf. Donc par rapport au passé, on peut dire que c’est satisfaisant. Maintenant, on pouvait obtenir davantage, mais on ne fera pas la fine bouche, c’est déjà bien et je crois qu’il faut féliciter ces artistes sénégalais qui ont été distingués et ceux qui ne l’ont pas été car les autres aussi se sont donnés à fond et ont fait une participation très honorable. Nous devons remercier aussi le ministre de la Culture qui a mis à notre disposition les moyens pour organiser tout cela ainsi que tous les collègues qui ont été présents pour encourager nos artistes. En somme, tous nous ont aidés, de la Présidence à la Primature en passant le ministère des Sports, l’ambassade du Sénégal à Abidjan. Tous ont concouru aux titres que nous avons obtenus. Vous savez, quand l’artiste se produit et sent la solidarité autour de lui, la communion, cela l’encourage et le pousse à aller au-delà de ses limites.

Vous êtes donc satisfait de la participation sénégalaise à ces Jeux ?
Dans l’ensemble, je crois qu’elle est satisfaisante. Je ne peux pas dire qu’on est satisfait dans l’absolu parce qu’on espère toujours faire mieux. Mais il faut toujours prendre en référence ce qui s’est passé avant pour progresser. Pour une fois qu’on rentre avec trois médailles, c’est quelque chose qu’il faut saluer. Car chacun doit en tirer quelque chose car la simple participation aux Jeux est déjà très bien. Quand vous venez aux Jeux, vous faites des rencontres avec d’autres artistes, vous échangez, vous nouez des relations parfois à long terme ; vous rencontrez aussi des experts qui peuvent vous ouvrir des portes, des producteurs qui peuvent apprécier votre travail et vous inviter à des festivals. Donc la médaille n’est pas tout. C’est ce que je m’évertue à dire aux gens ; l’artiste doit penser à toutes les opportunités qui peuvent s’offrir à lui. L’essentiel, c’est de continuer à travailler parce quand ils viennent aux Jeux, ils remarquent tout de suite que le niveau est relevé, ils découvrent de nouvelles choses, ils rencontrent des artistes de tous les pays pour savoir que la créativité est en marche partout. Tout cela sert d’expérience sur laquelle il faut s’appuyer pour pouvoir avancer.  

Sur quoi se sont appuyés les artistes sénégalais pour décrocher ces médailles ?
C’est un ensemble de choses comme je le disais. Il y a d’abord une préparation avant qu’on ne vienne à Abidjan car il y a tout un processus qui conduit aux Jeux. Et cela prend deux ans de préparation. On a établi avec le ministère un programme de répétition pour les artistes pendant des mois. Il y a aussi le talent des artistes qui a joué, car ils étaient assez connus comme Mbaye Babacar Diouf, Mohamed Mbougar Sarr, des jeunes sur lesquels on fonde beaucoup d’espoir. Tout cela réuni a pu donner les résultats qu’on a eus.

Francophonie 2021 ce sera au Canada. Vous vous êtes déjà projetés vers cette échéance ?
Vous savez, les Jeux de la Francophonie sont destinés aux jeunes âgés entre 18 et 35 ans. Donc cela veut dire que certains qui ont participé à cette édition 2017 ne seront pas là en 2021. Il faudra donc préparer la relève avec une nouvelle génération d’artistes pour représenter honorablement le Sénégal au Canada. La preuve d’ailleurs, ceux qui sont à Abidjan n’étaient pas à Nice 2013, c’est dire que la relève se fait chaque quatre ans.

Entretien réalisé à Abidjan par notre envoyé spécial C. F. KEITA

Le directeur de la Francophonie, Maguèye Touré dit être "satisfait" de la participation culturelle sénégalaise aux 8èmes Jeux de la Francophonie d’Abidjan dont la clôture est prévue dimanche.

"On peut tirer un bilan satisfaisant dans la mesure où le Sénégal n’avait jamais gagné de médaille aux Jeux de la Francophonie en culture. Pour cette année on en a eu trois avec deux médailles en argent et une en bronze", a indiqué M. Touré vendredi soir après la médaille remportée par la chanteuse Moona.

Pour lui, "on ne doit pas faire la fine bouche, on aurait espéré plus, mais les jeunes artistes se sont donnés à fond".

M. Touré soutient que c’est "le résultat du travail des artistes, de la préparation intense menée et de leur talent".

Selon lui, les moyens octroyés par le ministère de la Culture et de la Communication, du travail de l’encadrement artistique et de toute la délégation ont permis d’atteindre ces résultats.

"Il y a eu une communion d’ensemble avec la délégation, le représentant du chef de l’Etat, celui du Premier ministre et de l’ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire, cette communion des cœurs a mené à ces trois médailles", souligne-t-il.

Maguèye Touré estime que "le dispositif inclusif a payé".

"Une évaluation sera faite à tête reposée, le coût financier n’est pas encore établi", dit M. Touré qui a rappelé que le processus de participation du Sénégal a débuté en février 2015.

Source : APS

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