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Arts et Culture (1438)

Lancé du 1er décembre 2016 au 15 avril 2017 par le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) et l’Ong Oxfam, les résultats du concours national en journalisme d’investigation viennent d’être publiés.

Les noms de lauréats du concours national en journalisme d’investigation initié par le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), en partenariat avec l’Ong Oxfam, viennent d’être officiellement dévoilés. Ce concours, informe un communiqué, a été a lancé du 1er décembre 2016 au 15 avril 2017. Doté de deux prix en Télévision, en Radio, en Presse écrite et en Journalisme numérique, il « vise à encourager des journalistes ayant réalisé des enquêtes sur la gestion des finances publiques et les ressources naturelles (pétrole et gaz) au Sénégal ». Selon toujours cette même source, le concours national en journalisme d’investigation était ouvert à tous les journalistes de la presse écrite, en ligne et audiovisuelle, travaillant en free-lance ou employés par une entreprise de presse au Sénégal.

Dans la catégorie Télévision, le 1er Prix a été décroché par Ibrahima Dione et Jean-Paul Alain Ndour (Dakar Tv International) sur leur grand reportage « Gaz offshore de Saint-Louis : impact environnemental et social ». Le 2ème prix est revenu à Richard Thierry Mbouet Kidjina (Correspondant Actucameroun) pour son « Guet Ndar : aux dernières heures de la pêche ». En presse écrite, El Hadji Abdoulaye Niass du journal « Le Témoin Quotidien » a remporté le 1er Prix avec son dossier « La quête d’un modèle face au péril pétrolier ».

« Activités extractives dans la Langue de Barbarie : Tensions dans le pré-positionnement » d’Ousmane Laye Diop du quotidien « Enquête » a été récompensé du 2ème Prix. Yayelle Adja Affoue Kassé du West Africa Democracy Radio et Adramé Ismaël Coly de la Radio Futurs médias ont remporté le 1er Prix Radio ex æquo pour leur sujet respectivement « Gaz à Saint-Louis : quels impacts pour les populations » et grand reportage intitulé « Découverte de gaz offshore à Saint-Louis : les pêcheurs sénégalais en eaux troubles »

Enfin, dans la section Presse en ligne, le 1er prix a été décerné à Elimane Ndao (free-lance) pour la production d’un article de datajournalisme « Pétrole et Gaz au Sénégal : d’énormes enjeux financiers ». Birame Faye de « Africa check » a obtenu le 2ème Prix pour son article web « Financement de l’élevage : les petits pas du Sénégal ».

D’après le communiqué, les prix de ce concours, le magazine n° 4 consacré au pétrole et au gaz ainsi que toutes les autres productions seront remis et présentés au cours d’un séminaire de clôture qui sera organisé le samedi 1er juillet 2017 au Cesti.

Ibrahima BA

Lead-vocal du groupe « La Génération consciente », Pape Diouf trace à sa guise son chemin dans le monde musical. « Mon choix, c’est de travailler beaucoup et de parler peu », se plaît-il à rappeler. Ce jeudi 15 juin, après une séance de « Ndogou » (rupture du jeûne), l’ancien membre du groupe « Lemzo Diamono » revient avec nous sur les débuts de sa carrière, annonce son prochain album et évoque ses actes posés sur le champ de la solidarité.

Depuis 2014, vous n’avez pas sorti un nouvel album. A quand votre prochain disque ?
Mon prochain album, c’est d’ici la fin de l’année en cours. J’y suis à fond. Mais, je préfère garder la surprise. Depuis l’album « Rakajù », je n’ai sorti que deux singles : « Malaw » et « Badadut », chantant Modou Lô et Gris Bordeaux.

Comment appréciez-vous votre carrière musicale effectuée jusque-là ?
Alhamdoulilahi (Je rends grâce à Dieu). Je me vois bien à travers ce que je fais. Chaque année, professionnellement, je me propulse sur le plan national et international. Sur le plan social aussi, on me confie des tâches (causes) nobles pour que je représente le Sénégal dignement. Cela se voit que le travail porte vraiment ses fruits.

Si c’était à refaire, emprunteriez-vous le même chemin ?
Sur la musique ? C’est mon destin. J’ai chanté même ce morceau. La chanson et moi, on s’est rencontré. C’est le bon Dieu qui l’a voulu le jour où je suis né. Je n’ai rien à regretter ; au contraire. Cela me plaît. C’est une grande fierté pour moi de chanter. Mon père ne voulait pas que je chante ; je l’ai convaincu.

Quels sont vos relations avec vos fans et les autres musiciens ?
Pour qui me connaît sait que je suis quelqu’un qui cultive des relations naturelles et sincères. Avec eux, nous avons cultivé des liens familiaux. Cela est valable pour ceux avec qui je travaille (ndlr : les membres de son orchestre). `

Si vous rêvez de faire un duo, ce sera avec quel artiste national ou international ?
Les artistes avec qui je peux faire un duo sont nombreux. Le « featuring » relève d’un problème de temps, de sensibilité et de planning. Là où je suis, j’ai trois à 4 morceaux qui sont des « featuring », mais c’est un manque de temps qui constitue la source de blocage. Je suis trop absorbé par mes voyages, contrats de prestation, etc. Ce n’est pas la peine que je cite leurs noms. Si cela se réalisera, les Sénégalais seront édifiés, car c’est déjà en machine. Je précise que ceux avec qui j’ai fait un duo m’ont sollicité. La musique, c’est le plaisir, la sensation, le feeling, etc.

Que signifie le groupe « Lemzo Diamono » dans votre vie artistique ?
Le groupe traduit mon background. Il m’a propulsé au-devant de la scène musicale sénégalaise. On jouait à l’époque de la « Marimbalax ». Aujourd’hui, tous les musiciens sénégalais font ce genre de musique-là. Ce groupe m’a permis d’avoir un métier et de confirmer le meilleur qu’on attend de moi. Chaque année, je dis que Pape Diouf est là. Je le confirme !

Quels sont vos relations avec les anciens du groupe « Lemzo » ?
Nous avons des relations toujours nickel (Il se répète). Vraiment, nous avons de bonnes relations. Déjà, Amath Samb joue avec moi, Ibra Thiam était dans le staff, il travaillait avec moi. Laye Diouf, un ami de Lamine Faye était toujours ici. Les autres musiciens, nous avons de très bons rapports et on s’entend au téléphone de temps en temps même avec ceux de l’étranger ; je passe les voir une fois hors du pays. Lamine Faye qui était le chef du groupe était avec moi. Il était en France pour rendre visite à sa famille et se reposer. Mais, je pense qu’il va revenir.

En intégrant le groupe « Lemzo Diamono », vous aviez quel âge ?
J’avais 15 ans. C’est le morceau « Cocorico » (Baye Guinar) qui m’a lancé. Mais avant, je faisais partie des choristes du morceau « Casa Di mansa ». Il y avait Mamadou Lamine Maïga dans l’album « Simb » (jeu de faux lions). Nous l’avions tourné sur les ravins vers l’autoroute.

Depuis plus de 20 ans, vous êtes présent sur la scène musicale sénégalaise. Dites-nous les péripéties…
Chaque travail connaît des hauts et des bas. Ce qui est important, c’est de monter ; mais, le plus difficile, c’est d’y rester. A part les prières de nos parents, seul le travail peut nous faire avancer. C’est cela mon slogan. Je ne laisserai rien à personne.

Comment faire face aux pièges du show-biz pour continuer tranquillement votre chemin ?
La formation est bien pour toute personne. Rien ne peut m’ébranler dans le show-biz ; je peux dire que je l’ai maîtrisé. Parce que j’ai vu toute sorte de cloche-pied, de guéguerre dans la musique. Donc, cela m’a permis d’être endurant. Je vous dis : un prisonnier condamné à perpétuité reste de marbre face à certaines menaces. Rien ne peut me détourner de mon chemin, s’il plaît à Dieu. Si je suis arrivé à ce stade, c’est grâce à mon public qui se délecte de ma musique. Il croit en celle-ci, au concept « La génération conscience », créée en 2003. Mes fans savent que je ne l’ai drible pas. Quand je sors un album, je mets le paquet en produisant de la qualité. J’ai un public énorme qui me soutient. Grâce à cela, je peux repousser toute sorte de blocage.

Votre inspiration vient d’où ? De l’environnement familial, du quotidien ?
Toute m’inspire. La musique n’a pas de frontière, comme je l’ai chanté.

En fin mai, vous avez été nommé ambassadeur honoraire de la lutte anti-tabac du Sénégal. Quels ont été les critères de choix ?
En termes de visibilité, il fallait d’abord prendre une personne dont le comportement est irréprochable pour défendre la consommation anti-tabac. L’on a dit que Pape Diouf a un orchestre qui s’appelle « Génération consciente », réunissant de jeunes saints d’esprit. Ce sont eux qui sont appelés à prendre la relève. Il faut qu’ils se retroussent les manches. Je félicite les autorités du ministère de la Santé au passage, le Pr Eva Marie Coll Seck et le Dr Oumar Ba ; elles m’ont choisi pour que je fasse des sensibilisations. Le choix ne signifie pas que je suis le meilleur dans ce domaine. En toute humilité, je me dis que c’est une volonté divine. J’invite tout le monde à se joindre à nous, car seul, on ne peut rien faire. Je parle de la presse, des populations ; soyons unis pour combattre la cigarette. Il y va de l’intérêt de tout le monde. C’est dans l’intérêt de tout le monde. L’on est tous informé que la cigarette n’est pas bonne. C’est la seule chose qu’on voit dans le monde où son utilisation est abus dangereux pour la santé. Alors qu’on veut y tirer profit. Elle grève notre économie. Elle donne l’impuissance sexuelle de l’homme ; elle cause le cancer et des complications de grossesse à la femme. Beaucoup de jeunes meurent à cause de la cigarette. Je pense que c’est Dieu qui tue, mais ils pouvaient rester plus longtemps s’ils avaient une bonne hygiène de vie.

Comment gagner ce pari de la sensibilisation dans un milieu du show-biz où il y a pire que la cigarette ?
Le monde a avancé. Maintenant, tout est internationalisé avec les réseaux sociaux. Je pense que si tu es choisi tu dois remplir la mission. Toutes les nominations et distinctions (personnes vivant avec handicap, lutte contre le tabac) qu’on m’a accordées n’ont aucune retombée financière ; c’est du bénévolat. Je n’y attends rien. Si le besoin se fait sentir, j’y mets mon argent. Je pense que le meilleur rapport, c’est de poser des actes forts.

Vous faites beaucoup dans le social, mais il n’y a pas une bonne visibilité ?
C’est un choix (il se répète). A chacun son éducation de base. Je ne vois pas un artiste qui fait plus que moi dans le social au Sénégal. Je te rejoins : le vulgariser est important. Trop de communication tue la communication. Mais, avant que je ne sois musicien, artiste, j’ai toujours vécu dans le social, parce que quand tu traverses des moments difficiles, cela te fait comprendre la vie. Tu compatis aux douleurs et maux des autres. Ça t’invite au partage et à la solidarité. Je ne rejette pas les nécessiteux. Même si je n’ai pas les moyens, j’y vais les chercher. Je n’ai jamais voulu les vulgariser. La promotion de mes activés, je les réserves à ma musique. Mais tout ce qui est social, je le fais naturellement.

Quel est le message à lancer à la jeune génération ?
Je demande à la jeune génération de beaucoup travailler, de faire plus et de parler peu. Parce que c’est à ce niveau que nous sommes. Ça ne sert à rien de de trop bavarder.

Propos recueillis par Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de la Culture et de la Communication a prononcé, hier, peu avant l’oraison funèbre, son discours d’hommage au nom du président de la République, du Premier ministre, du gouvernement et de toute la communauté culturelle. Pur produit du Conservatoire des Arts de Dakar, informe Mbagnick Ndiaye, Ndary Lô a su, tout au long d’une « riche » carrière, trouver progressivement sa voie, son style, sa marque. Son œuvre, poursuit-il, porte les valeurs de foi et d’humanisme qui appelle à l’action conciliatrice et évolutive. « De la récupération d’objets divers polluants auxquels il a su redonner l’éclat de la beauté pour un environnement sain et humain, il est passé au fer à béton dont il est devenu le maître incontesté », a dit le ministre, ajoutant que l’artiste était un musulman pieux et un croyant qui aimait sa terre natale, le Sénégal, et l’Afrique.  

Selon lui, il s’agit d’une perte « énorme ». « Ndary Lô a plusieurs fois été célébré par son pays, à travers les Prix les plus prestigieux, notamment le Prix Léopold Sédar Senghor de la Biennale des arts contemporains de Dakar en 2002 et 2008… », a souligné Mbagnick Ndiaye. Parlant de sa démarche artistique, il a indiqué que « la marche et l’adaptation constituent un viatique, fondé simplement sur la raison, mais que l’émotion artistique a réussi, chez Ndary Lô, à sublimer en énergie esthétique ».

I. BA

Selon le dernier rapport d’Ericsson sur la mobilité présenté hier, le nombre d’abonnés au haut débit mobile devrait augmenter de 2,6 milliards d’ici 2022 dans le monde, soit un peu plus d’un million par jour en moyenne. En 2022, les prévisions font état de 950 millions d’abonnements mobiles en Afrique subsaharienne contre 650 millions aujourd’hui.

Ericsson prévoit une croissance rapide de la connectivité mobile avec un trafic mondial des données mobiles huit fois supérieur au trafic actuel d’ici 2022. Cette organisation de technologies et services de communications, regroupant plus de 111.000 experts qui fournissent à des clients présents dans 180 pays des solutions et des services depuis 1876, indique que sur les six prochaines années, les réseaux haut débit mobiles vont compter près de 2,6 milliards de nouveaux abonnés.

Le rapport fait état de la plus importante progression, d’une année à l’autre, du trafic de données mobiles depuis 2013 ; une progression alimentée par la croissance massive enregistrée en Inde, et met donc en lumière un besoin sous-jacent en matière de données mobiles. L’Afrique a enregistré 9 millions de nouveaux abonnements mobiles au 1er trimestre avec un total de 985 millions. Le Nigeria fait partie des cinq premiers pays à avoir enregistré plus de trois millions nets de nouveaux abonnements mobiles au premier trimestre 2017. En Afrique subsaharienne, il est prévu, en 2022, 950 millions d’abonnements mobiles et 770 millions d’abonnements via les smartphones.

L’usage des smartphones et la facilité d’accès à des services d’Internet mobile comptent pour une part majeure de ce trafic. Pour illustrer plus précisément cette tendance, Ericsson analyse d’ailleurs, au sein du « trafic de données mobiles », la part imputable aux smartphones. Concernant les tendances des différents secteurs de l’industrie, le rapport sur la mobilité contient des données sur l’Internet pour tous, le déploiement massif de l’Internet des objets dans les villes et la conduite à distance de véhicules grâce à la 5G. En 2018, la Lte (également connue sous le nom de 4G) sera prédominante et constitue la technologie d’accès dont l’essor est le plus rapide de toute l’histoire. Elle supplantera le Gsm ; devenant ainsi la technologie d’accès réseau qui comptera le plus d’abonnés. La vitesse à laquelle cette technologie s’est déployée et a été adoptée est sans précédent.

En seulement cinq années, la Lte a permis de couvrir 2,5 milliards de personnes, contre huit ans pour la 3G. Sur le seul premier trimestre de cette année, il a été enregistré 250 millions de nouveaux abonnements à la 4G.

Le déploiement de la 5G sera également stimulé par le besoin d’un haut débit mobile aux capacités améliorées et de solutions génératrices d’efficacité et d’automatisation. Plus d’un demi-milliard d’abonnements 5G sont attendus d’ici 2022. La 5G devrait couvrir près de 15 % de la population mondiale.

Alassane Aliou MBAYE

Pour clôturer les activités marquant le 10ème anniversaire du décès de Sembène Ousmane, la Théâtre national Daniel Sorano de Dakar a accueilli, hier, la projection du film documentaire « Sembène ! » de Jason Silverman et Samba Gadjigo. Ce film, au-delà de la vie et l’œuvre du père du cinéma africain, pose la problématique de la conservation de l’héritage du défunt cinéaste.

En décidant de prendre la caméra pour parler de Sembène Ousmane, Samba Gadjigo et Jason Silverman n’ont pas seulement décidé d’immortaliser la mémoire du père du cinéma africain. Ils ont voulu également, sans doute, attirer l’attention de l’opinion sur l’héritage du grand homme dont une partie était en train de pourrir à « Galle Ceddo », la maison du cinéaste jouxtant l’Océan Atlantique. En effet, ce lieu de rencontre, d’enseignement et de pèlerinage où Sembène avait l’habitude de recevoir ses hôtes, se trouve actuellement dans une situation de délabrement.

Fort heureusement, l’Etat, conscient de la situation dans laquelle est plongé cet espace de mémoire, a annoncé récemment, à travers son ministre de la Culture et de la Communication, sa disposition à transformer l’endroit en musée. Le film « Sembène ! » projeté, hier, dans le cadre des activités marquant le 10ème anniversaire du décès de Sembène Ousmane n’épargne pas ce cas de ruine que le réalisateur fait exprès de montrer dès les premières minutes du long métrage. Fruit d’un travail qui aura duré sept ans, l’idée de faire ce documentaire, soutient le professeur Samba Gadjigo, était de s’assurer que le legs de Sembène soit passé à la génération future mais aussi la nécessité de sauver ce qui reste de son héritage. Ce documentaire fait le focus sur les plus belles œuvres du cinéaste sénégalais : « La Noire de... », « Ceddo », « Camp de Thiaroye », « Borom Sarret »… Toutes des productions de hautes factures destinées à un public africain et avec comme message principal l’indépendance du continent, la promotion de la justice sociale, le panafricanisme. Ces thématiques si chères à Sembène Ousmane fait qu’il avait une conception singulière de l’identité africaine. C’était, en quelque sorte, cette foi inébranlable et cette force qui lui ont permis de piocher pendant 50 ans pour l’indépendance de l’Afrique. Sembène aborde des problématiques toujours actuelles, selon Alioune Tine, directeur régional d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « Sembène n’a jamais été aussi actuel au moment où les idéologies meurent », a-t-il relevé.

Cette projection offerte par la Primature de la République du Sénégal et le ministère de la Culture et de la Communication s’inscrit dans le cadre du projet « Sembène à travers l’Afrique », œuvrant à célébrer le 10ème anniversaire de la disparition du cinéaste, son « travail et à sa participation à l’émancipation du peuple, à travers l’art et la culture ». « Sembène ! » sorti en 2015 jouit déjà d’une très bonne réputation. Dans le cadre de ce projet, il a été projeté dans 37 pays africains en seulement 72 heures.

Ibrahima BA

Ibrahima Laye Sow est un jeune artiste musicien, originaire de la commune de Gossas. Agé de 18 ans, il a déjà un petit répertoire personnel. C’est pour se perfectionner qu’il a alors intégré l’Ecole nationale des arts à Dakar. Le bonhomme nourrit l’ambition de se faire bientôt un nom dans le milieu du showbiz.

La passion et l’ambition déterminent l’activité artistique du jeune artiste musicien originaire de Gossas, Ibrahima Laye Sow. Teint noir, le sourire toujours aux lèvres, démarche aux pas mesurés, ce jeune homme hal pulaar a la musique dans le sang. Très tôt piqué par le virus de l’art, il commence déjà à l’école primaire à fredonner quelques notes de musique. Petit-à-petit, il prend goût au micro et commence à animer des manifestations au niveau des foyers scolaires et culturels des collèges de sa commune de Gossas (dans la région de Fatick

C’est dans ce milieu scolaire que la graine artistique prend forme et le jeune artiste se met à imiter de grands musiciens, dont Akon qu’il considère comme idole. L’essentiel de ses productions sont faites avec un rythme rap ou afro.

Deux styles musicaux que l’enfant de Gossas a choisi de développer pour monnayer son talent. Une fois qu’Ibrahima intègre l’Ecole nationale des arts à Dakar, il jette son dévolu sur le piano, un instrument qu’il aime tant.

A 18 ans, avec un niveau de scolarité de la classe de Première, « Yves From Gossas » de son nom d’artiste, ne manque pas d’ambition et de perspectives. Sa première production remonte en 2006, avec un single titré : « Bul naagu ». Une chanson qui a bien marché, selon son auteur compositeur.

L’appétit venant en mangeant, « Yves » compte mettre, sous peu de temps, sur le marché, son deuxième single. Le titre : « Ives dafay dém ». C’est-à dire Yves ira loin. En attendant la finition de ce morceau, le pensionnaire de l’Ecole nationale des arts continue à côtoyer de grands chanteurs de la musique sénégalaise, histoire de se bonifier et gagner en expérience.
Sur la situation du showbiz, le natif de Gossas estime que le pays regorge de potentialités énormes, très respectées à l’étranger. Toutefois, il n’imiterait pas les comportements et attitudes de certains artistes. Il souhaite également que les rappeurs offrent des produits au public. Le rêve de Ibrahima Laye Sow: faire mieux qu’Akon et Bouba, deux de ses références sur le plan musical.

Pape Coly NGOME

Le rappeur américain Diddy arrive en tête du nouveau classement Forbes des 100 célébrités les plus riches, devant Beyoncé et la créatrice de Harry Potter, J.K Rowling.

Diddy, 47 ans, de son vrai nom Sean Combs et connu en début de carrière sous le nom de Puff Daddy, a récolté quelque 130 millions de dollars de revenus entre juin 2016 et juin 2017, grâce à sa dernière tournée Bad Boy Family Reunion, un partenariat avec une vodka et la vente d’un tiers de sa marque de vêtements, selon le classement publié lundi par le magazine.

Il arrive devant la chanteuse Beyoncé, deuxième au classement avec 105 millions de dollars, essentiellement grâce à sa tournée achevée fin 2016, qui lui a rapporté quelque 250 millions de dollars brut. Si on ajoute les revenus engrangés par son mari Jay Z, qui figure en 55e position de ce classement avec 42 millions de dollars, le couple, qui attend désormais des jumeaux, domine le classement.

En troisième figure l’écrivaine britannique J.K. Rowling, avec 95 millions de dollars, grâce au succès de sa nouvelle production Harry Potter et l’Enfant maudit et au film Fantastic Beasts. Ce classement est, comme chaque année, dominé par les célébrités américaines et très éclectique: des sportifs, comme la star du Real Madrid Cristiano Ronaldo (5e avec 93 millions) ou la super-vedette de la NBA LeBron James (10e, 86 millions) à des acteurs comme Tom Cruise en passant par Kim Kardashian, 47e avec 45,5 millions. A 19 ans, Kylie Jenner, soeur de Kim Kardashian, est la benjamine de la liste où elle occupe la 59e place. Le doyen de la liste est Paul McCartney, 32e avec 54 millions, toujours très actif à 74 ans.

AFP

La Galerie Arte - sise à l’immeuble Lahad Mbacké, avenue Abdoulaye Fadiga, accueille, jusqu’au 9 juillet, l’exposition Wax-art. Elle regroupe les créations du photographe Malick Welli et du designer - textile Amadou Mbodj.

Le textile est tendance. Le wax se décline sous toutes les coutures. Cet imprimé très prisé par les Africains a fini d’investir les vitrines des grands magasins mais aussi les podiums de grands créateurs. Sur cet élan, la Galerie Arte de Dakar, sise à l’immeuble Lahad Mbacké sur l’avenue Abdoulaye Fadiga, accueille jusqu’au 9 juillet l’exposition Wax-art. Elle regroupe les créations du photographe Malick Welli et du designer textile Amadou Mbodj. Les deux artistes ont décliné leurs œuvres autour d’un tissu qui a traversé des époques.

Dans son approche, Welli a présenté deux séries de photographies : « Cogito » et « Happy nappy ». Dans le tableau « Obone et Noémie », le photographe a immortalisé une Afrique qui berce l’humanité, qui couvre le monde de son « sourire doux et généreux », avec la promesse de veiller sur sa descendance. Peu importe la couleur de la peau. Cet humanisme s’illumine avec délicatesse dans l’expression du visage de cette jeune femme noire qui porte sur son dos un nourrisson blanc.

Sur la même ligne, Malick Welli chante dans « Amy et Raphaëlle », une « Afrique forte et sensible ». Sous l’objectif du photographe, le continent soutient la vie à bout de bras et défie les douleurs de l’accouchement, l’affliction née de l’exclusion et de la discrimination. De quoi inspirer la consultante ivoirienne, Guilene Assamoi, dans la série « Cogito » : « Sensible mais déterminée, méconnue, mais battante, meurtrie mais inébranlable, l’Afrique engendre, materne et nourrit le peuple du monde depuis la nuit des temps ». Ainsi, analyse Assamoi, « De richesses naissent des modèles, des talents, des entrepreneurs qui participent au développement de ce monde, dont elle est le garant ». Pour l’occasion, des Africaines intellectuelles, d’horizons différents, porteuses de vie posent avec beaucoup de générosité.

« Je prends le wax comme un support de communication pour véhiculer des messages autour de l’enfance, la mère, la famille », explique pour sa part M. Welli. Il se définit comme un photographe humaniste avec un œil socio-anthropologue qui montre une Afrique positive loin des clichés. Sur ce registre, le designer-textile Amadou Mbodj a un talent à revendre. Il dessine depuis plus de 50 ans des maquettes de tissus wax. Il a été formé à l’ancien Institut privé artistique Bieth et Perret de Dakar dans les années 60…. Cette époque coïncide avec la foisonnante période artistique de l’Ecole de Dakar. Aujourd’hui, la Galerie Arte, sous la direction de Joëlle le Bussy, lui rend hommage.

Pour cette exposition, M. Mbodj a imprimé son savoir-faire. Un brin nostalgique, il a redessiné, pièce par pièce, à l’encre de chine et à la gouache comme à la belle époque. Avec un sens de la précision, le graphique est d’une rare pureté sur fond de couleurs vives et chatoyantes.

L’ancien chef d’atelier a été à la base de la chaine de production de wax des deux grandes sociétés sénégalaises de production textile, Sotiba Simpafric et Cosetex, fermées depuis plus d’une quinzaine d’années.

L’exposition Wax-art est à voir jusqu’au 9 juillet à la Galerie Arte-sise à l’immeuble Lahad Mbacké, avenue Abdoulaye Fadiga.

E. M. FAYE

Kolda abrite, du 12 au 14 juin, une session de renforcement des capacités des animateurs des radios communautaires des régions de Kolda, Sédhiou et Kaolack, sur la communication sensible au genre, aux droits humains et à la lutte contre les violences basées sur le genre.

Au Sénégal, une femme sur trois a subi, dans sa vie, des violences physique, psychosociale ou économique. C’est du moins, ce que déclare François Daour Guèye du Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (Pasneg) qui cite une étude faite par le laboratoire genre de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Il s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des animateurs des radios communautaires des régions de Kolda, Sédhiou et Kaolack qui se tient du 12 au 14 juin à Kolda. La formation porte sur la communication sensible au genre, aux droits humains et à la lutte contre les violences basées sur le genre.

« Le Pasneg a établi un partenariat opérationnel avec l’Union des radios communautaires (Urac) du Sénégal à partir de son réseau international des femmes pour dérouler une campagne de communication sur des problèmes majeurs qui constituent ses thématiques d’intervention. Il s’agit d’une communication sur le genre, les droits humains et la violence basée sur le genre. Le Pasneg est un projet qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre, mais il est aussi, en droite ligne de la mise en œuvre du Plan d’action national de lutte contre la violence basée sur le genre et la promotion des droits humains », déclare M. Gueye.

Equité et égalité
Le Pasneg cherche, selon lui, à susciter un changement des comportements, des attitudes et des pratiques qui favorisent l’existence de ces fléaux au niveau communautaire, de faire bouger les croyances qui légitiment ces violences quand elles se produisent et qui légitiment ainsi les différentes formes de discrimination à l’égard des femmes. La présidente du Réseau international des femmes de la section sénégalaise de l’Association mondiale des radios diffusions communautaires, Mme Bedi Mbow Konté, se félicite de la tenue de cette rencontre. « On se réunit aujourd’hui, ici, à Kolda, dans le cadre d’une formation concernant le genre en partenariat avec le Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre. Nous allons partager, pendant ces trois jours, les différents objectifs du projet qui est initié par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance. Le Pasneg a compris que les radios communautaires sont des médias de proximité qui sont installées au cœur des communautés et qui utilisent les langues locales dans lesquelles s’expriment ces communautés », déclare-t-elle.

Mamadou Aliou DIALLO

Les quatre suites du blockbuster de James Cameron arriveront dans les salles obscures françaises à partir du 16 décembre 2020, soit onze ans après la découverte du film original, a annoncé 20th Century Fox.
Après les Américains en avril dernier, c’est au tour du public français de découvrir les dates de sortie des quatre prochains opus de la saga « Avatar ». Le deuxième volet sera à découvrir le 16 décembre 2020, avec deux jours d’avance sur les États-Unis. Il en sera de même pour les épisodes 3, 4 et 5, prévus respectivement les 15 décembre 2021, 18 décembre 2024 et 17 décembre 2025. James Cameron reste donc fidèle à la période de la fin de l’année, qui avait porté chance au premier volet en 2009. Avec 2,7 milliards de dollars de recettes à travers le monde, « Avatar » reste à ce jour en tête du box-office historique, devant « Titanic », également réalisé par James Cameron.               (AFP)

Le chroniqueur Tamsir Jupiter Ndiaye, par ailleurs professeur de français au lycée, est décédé hier, des suites d’un malaise.

Tamsir Jupiter Ndiaye était un homme « généreux dans l’effort, avec une bonne assise intellectuelle », témoigne le rédacteur en chef du quotidien « Rewmi », Mouhamadou Bâ. Né en 1972, Tamsir est un ancien étudiant de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. Professeur de français et de philosophie, il a servi au lycée Maurice Delafosse de Dakar.

Sa vaste culture générale, ses analyses fouillées et son vocabulaire très recherché faisaient de lui un averti aux idées fécondes.  Son ami Abdoulaye Wilane, maire de Kaffrine, a fait ce témoignage sur lui : « Je suis abattu par cette triste nouvelle. J’ai de la peine pour l’ami et le frère qu’il a été pour moi. Mes pensées vont à son épouse, à son fils Mansour, à sa maman et à son père qui sont d’un âge avancé. » Tamsir Birane Ndiaye de son vrai nom a été, notamment, chroniqueur au défunt journal « Kocc » et au magazine hebdomadaire « Nouvel Horizon ». Il signait aussi « Le piroguier » et « Clin d’œil » au journal «Rewmi».

Serigne Mansour Sy CISSE

Les autorités sanitaires de Mérina Dakhar ont souhaité, dimanche dernier, l’érection d’un centre de santé dans la ville. C’était à l’occasion du lancement des travaux de la maternité.

«Le poste de santé enregistre tous les jours des consultations de près de 70 patients en plus des cas d’accouchement qui peuvent atteindre un nombre de cinq », a indiqué avant-hier l’Infirmier chef de poste, Mamadou Ngom. Ce qui, souligne-t-il, « est de loin supérieur aux normes de l’Oms pour une structure sanitaire de ce niveau ». Aussi, a-t-il plaidé pour le relèvement du plateau technique du poste en l’érigeant en centre de santé. Une doléance que le maire de la ville, Aymérou Gningue, qui présidait la cérémonie, a promis de transmettre aux hautes autorités sanitaires qui sauront apprécier une telle éventualité. « Mais avant cela, nous allons, avec le concours de nos partenaires, comme la société d’énergie solaire, Tene Mérina, et une association italienne, nous évertuer à mettre en œuvre un programme d’infrastructures et d’équipements du poste de santé pour améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge des patients », a dit le maire.

Selon Aymérou Gningue, « les travaux de la maternité rentrent dans ce processus pour un financement de 30 millions de FCfa de la société d’énergie solaire avec un équipement de dernière génération. Il y a également un matériel échographique acquis grâce à nos partenaires italiens pour lequel il va falloir former un spécialiste pour le faire fonctionner et permettre à la structure sanitaire de générer les ressources propres pour supporter ses charges de fonctionnement ». A terme, la maternité va permettre de relever le taux de fréquentation des consultations prénatales jugées « trop faibles » par Mme Coumba Sarr, l’une des sages-femmes du poste de santé. Ce qui, souligne-t-elle, « constitue pour nous une préoccupation majeure car la Pcn est très importante pour le suivi de la grossesse d’une femme. Mais, ici à Mérina Dakhar, on a constaté que les femmes attendent toujours entre le 5e et le 6e mois pour fréquenter le poste alors que l’idéal aurait été de l’entamer dès les premiers signes ».

Mme Sarr a aussi évoqué les actions entreprises dans le cadre de la santé de la reproduction et la vaccination des enfants qui favorise un flux important de patients au poste de santé trop étroit pour contenir tout ce monde et dans des locaux qui nécessitent une réhabilitation. Le poste de santé de Mérina Dakhar polarise près d’une vingtaine de cases de santé pour une population de plus de 23.000 habitants de 65 villages et hameaux.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

A l’ouverture du séminaire, le Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu et chef du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas) a indiqué que de par leur rôle traditionnel et leur capacité d’influence, les médias et les journalistes peuvent et doivent apporter une contribution vitale à la prévention de l’extrémisme violent.

 Selon Mohamed Ibn Chambas, cette session de renforcement des capacités se veut « une initiative ambitieuse avec des objectifs concrets et pratiques, qui permettront aux médias et aux journalistes d’envisager un rôle plus actifs dans la sensibilisation de l’opinion contre les diverses expressions de violence, et plus particulièrement, dans la prévention de l’extrémisme violent ».

D’après lui, les travaux de la première rencontre de Dakar, il y a un an, ont abouti à des mesures phares parmi lesquelles la nécessité de mettre en œuvre des programmes dans lesquels les médias et les journalistes auront un rôle prépondérant dans la sensibilisation et la prévention de l’extrémisme violent.

I. BA

Le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas), en partenariat avec l’Unesco et le Département fédéral des affaires étrangères (Dfae) de la Suisse, tient, depuis hier, à Dakar, un séminaire sur : « Le rôle des journalistes et des médias dans la prévention de la violence et de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest et au Sahel ». L’objectif est d’aider à améliorer la capacité des professionnels des médias pour mieux contribuer à la prévention de la violence, y compris de l’extrémisme violent.


Dans un contexte marqué par une recrudescence de la montée de l’extrémisme violent, le rôle des professionnels des médias semble crucial pour prévenir les conflits et la terreur. Mais ce  rôle de rempart suppose une bonne formation « au journalisme contribuant à des pratiques professionnelles et éthiques et favorisant la démocratie et le développement ». C’est fort de constat que le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas), en partenariat avec l’Unesco et le Département fédéral des affaires étrangères (Dfae) de la Suisse, organise depuis, hier, un séminaire sur : « Le rôle des journalistes et des médias dans la prévention de la violence, et de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest et au Sahel ». Cette rencontre de trois jours regroupant une  trentaine de journalistes et experts des pays de la région se veut d’aider les journalistes à parfaire leur capacité professionnelle. En effet, d’après l’Onu, l’éducation aux médias et à l’information constituent un outil de  renforcement des droits humains, de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent.

Pour le directeur de la Communication, qui a présidé la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de la Culture et de la Communication, la violence et l’extrémisme violent se sont « imposés à nous avec beaucoup de désolation, en faisant s’écrouler des économies et en semant la terreur ».

Meilleure autorégulation des médias
Face à cette situation faisant de l’Afrique l’un des continents les plus exposés, Alioune Dramé pense que l’information et les médias, qui ont toujours été un élément clé dans la vie des hommes en conditionnant les comportements, peuvent être des  outils privilégiés pour permettre à  « nos » populations  de s’approprier des valeurs positives et de relever les plus grandes défis qui « nous » interpellent. Toutefois, a-t-il relevé, pour jouer pleinement cette mission les médias ont besoin de moyens et de ressources humaines de qualité.

Le ministre gambien de l’Information et des Infrastructures de communication a insisté sur la formation des professionnels des médias. Selon Ali Demba Jawo, les journalistes doivent éviter d’être les prometteurs des idées des extrémistes. A son avis, le travail d’amplification des idéaux extrémistes ne contribue pas à prévenir la violence. Pour enrayer l’extrémisme violent, « la position de l’Unesco est de s’adresser à ses causes, ses racines.  Il ne suffit pas de lutter contre l’extrémisme violent, il faut le prévenir », a indiqué Gwang-Chol Chang, directeur par intérim du Bureau régional de l’Unesco. Le processus de radicalisation, a-t-il poursuivi, doit être désamorcé par l’éducation aux droits de l’Homme, par le dialogue, l’autonomisation des jeunes et surtout par une action commençant dès les bancs de l’école.  

« Le fait de favoriser l’autonomisation par l’initiation aux médias et à l’information, une meilleure autorégulation des médias, un journalisme sensible aux conflits et le dialogue interconfessionnel se trouve au cœur de l’action menée par l’Unesco pour prévenir les incitations à l’extrémisme violent et à la radicalisation menant à la violence », a dit indiqué Gwang-Chol Chang.  De son côté, l’ambassadeur de Suisse au Sénégal, Dagmar Schmidt Tartagli, a insisté sur la nécessité, face à la violence qui affecte la région, d’accorder une attention particulière aux efforts émanant de cette même région. Dans le cadre de la prévention, a-t-elle poursuivi, il faut accepter les sociétés plurielles et la diversité des identités, la reconnaissance de la valeur de la  tolérance, de l’échange de point de vue  et du dialogue.

Ibrahima BA

Le Festival Africa Fête, qui se déroule chaque année à Marseille (France), aura lieu cette année, du 30 juin au 08 juillet, dans plusieurs lieux de la ville. Pour sa 13e édition, prévue du 30 juin au 08 juillet, le Festival Africa Fête sera marqué par l’hommage consacré à son fondateur, Mamadou Konté, disparu il y a 10 ans. Un moment pour revisiter l’épopée des musiques africaines dans le monde avec des artistes tels que Manu Dibango, Ray Lema, Cheick Tidiane Seck, Touré Kunda, Sékouba Bambino, Ali Farka Touré Band, Le Bal de l’Afrique Enchantée... Mais aussi une occasion pour découvrir des artistes locaux.

Selon un communiqué des organisateurs, il est prévu un programme périphérique avec du cinéma, des conférences, de la danse, et des ateliers de pratiques artistiques seront proposés durant toute la semaine, à travers la ville de Marseille.

Tambacounda découvre les « Sept merveilles du Sénégal »

Le gouverneur de Tambacounda a  procédé, mercredi dernier, au Complexe sportif Ndar Faye, à l’ouverture de l’exposition itinérante « Patrimoine mondial au Sénégal : sept sites exceptionnels ». C’était en présence du directeur général de la Sodefitex et de centaines d’élèves de la ville.

Au premier jour, des centaines d’élèves de collèges et lycéens de Tambacounda ont visité l’exposition itinérante « Patrimoine mondial au Sénégal : sept sites exceptionnels ». Un bus a été mis leur disposition afin de leur faciliter l’accès à l’exposition, riche de 35 photographies mettant en valeur « sept sites exceptionnels du Sénégal ». L’exposition est le fruit d’un travail entamé en 2013 par l’Unesco et la Direction du patrimoine culturel du Sénégal. Elle s’est ensuite déplacée dans les régions de l’intérieur, comme Ziguinchor, Saint-Louis, Kolda…
Elle met en lumière les sites sénégalais inscrits sur la liste du patrimoine mondial, à savoir l’île de Gorée, les Parcs nationaux des oiseaux du Djoudj et de Niokolo-Koba, l’île de Saint-Louis, les Cercles mégalithiques de la Sénégambie, le Delta du Saloum et le Pays Bassari.

A la tête d’une importante délégation, le gouverneur El Hadji Bouya Amar a indiqué que les actions prévues par l’Etat permettront très rapidement au Parc national de Niokolo Koba, actuellement inscrit sur la liste de Patrimoine en péril, de retrouver sa place pleine et entière sur la liste du Patrimoine mondial de l’Humanité. M. Amar a également magnifié la place de la Sodefitex dans l’économie régionale et salué son fort engagement sociétal.
Son directeur général, Ahmed Bachir Diop a, pour sa part, expliquer l’engagement de la Sodefitex par le biais de sa Rse, d’où l’idée d’offrir aux populations de Tambacounda, Vélingara et Kédougou cette magnifique exposition itinérante de l’Unesco sur les 7 sites sénégalais inscrits sur la liste du patrimoine mondial.

« La Sodefitex désire contribuer à donner à notre jeunesse la fierté d’appartenir à une Nation qui compte autant de richesses naturelles et culturelles mondialement réputées », a notamment dit M. Diop. Le conservateur du Parc national du Niokolo Koba, Mallé Guèye, qui a montré la place du Parc dans le Patrimoine national. Il a également expliqué les raisons pour lesquelles le Niokolo Koba a été placé sur la liste du Patrimoine en péril, avant de lancer un plaidoyer pour sa défense. Le clou de cette exposition itinérante a été l’organisation, samedi, dans la salle « Jacques Medou » de la Sodefitex, d’une conférence animée par le conservateur du Parc national du Niokolo Koba, Mallé Guèye qui a expliqué les différentes facettes de ce sanctuaire de la faune et de la flore, ainsi que des bios systèmes soudaniens et les enjeux liés à sa protection.

Pape Demba SIDIBE

Le rappeur Disiz (Serigne Mbaye Gueye de son vrai nom), publie vendredi un 11e album, « Pacifique », un disque éclectique où il navigue entre des titres sombres et des plages électroniques taillées comme des tubes, dont deux compositions de la star belge Stromae.

Disiz s’est donné une règle d’écriture pour cet album de 20 titres: aller à l’essentiel. « Avant, je ne m’autorisais pas à faire des phrases simples, j’étais prisonnier d’un cahier des charges, de ce qu’on attendait de moi comme rappeur », explique Disiz dans un entretien à l’Afp.

Résultat : cet album a été « le plus dur à réaliser et le plus difficile à présenter », 17 ans après son tube « J’pète les plombs » qu’il chantait sous le nom de « Disiz la peste ». Le rappeur, désormais père de cinq enfants, se sent « vidé » mais l’album est « comme il le voulait ».Dans « Splash », une des compositions de Stromae, Disiz scande sur un fond de synthétiseur lancinant : « Faut que je plonge dans la vie, dans l’amour, dans une fille, ou je sombre, ou je plonge, pour toujours dans l’abîme ». Dans « Qu’ils ont de la chance », le rappeur aborde le thème du deuil avec des mots doux : « Ma douce pleure pas tes morts, tu leur ferais du tort s’ils étaient vivants ». Se voulant auteur de « chansons populaires », Disiz montre son admiration pour Alain Souchon et son « raffinement » en reprenant un de ses titres, « Quand j’serai KO ». « Quand je serai plus qu’un rappeur vilain de salle de bain/ est-ce que tu m’aimeras encore/ dans cette petite mort? », chante Disiz, la voix légèrement bousculée par l’électronique.

Le rappeur décrit son album comme la vision d’ « un homme plein de candeur dans un monde désenchanté », comme dans son deuxième roman publié en 2012, « René ».
Disiz, Serigne Mbaye Gueye de son vrai nom, regrette que les jeunes deviennent « adultes trop tôt », ce qu’il chante dans « Autre espèce », un titre composé comme une comptine, et l’un des plus personnels de l’album.
S’inspirant de la chanson « Strange fruit » de Billie Holliday, Disiz consacre aussi un titre (« Poisson étrange ») à Aylan, l’enfant syrien décédé sur une plage turque et dont la photo a fait le tour du monde. Le rappeur, qui a déjà fait une dizaine de concerts cette année, se lance cet été dans une nouvelle tournée pour présenter « Pacifique ».

(AFP)

Dans le cadre des manifestations marquant le 10ème anniversaire du décès du père du cinéma sénégalais, Sembene Ousmane, son film « La Noire de… » a été projeté, hier, au Centre de recherche ouest africain (Warc). Cette production cinématographique, en plus de rappeler un génie, témoigne de l’engagement du réalisateur en faveur d’une société plus juste par la reconnaissance de l’humanité et de l’identité de tous les peuples du monde.

« J’ai du travail chez les Blancs » ! Diouana le dit avec un ton presque jubilatoire dans les rues de Dakar qui forment un contraste saisissant. Il est à l’image de celui que le rêve et la désillusion que la petite Noire a connus en France, terre de tous ses fantasmes. Sembène Ousmane confronte des humanités, des identités et les déploie dans des univers de confort et d’hostilité niant quelquefois la civilisation de l’autre. « La Noire de… », film réalisé en 1966, est l’emblème de la dignité dont il a revêtu l’homme, tout court, dans sa filmographie. Diouana est engagée par un couple français établi à Dakar après qu’elle a sillonné les rues de la capitale sénégalaise et s’est posée quelque part ; là où la « haute société » vient dégotter une bonne miséreuse à tout faire.

Elle est chargée de s’occuper de leurs enfants avant que la maîtresse de maison ne lui propose de venir avec elle en France pour faire le même travail et découvrir la lumière « enchanteresse » de son pays. C’est à peine si celle de la maison, qu’elle ne quitte jamais, irise son quotidien. Elle croupit dans la routine du travail domestique et vit mal son isolement. La jouissance devient, pour elle, une utopie existentielle. Les rues de la vieille métropole, une imagination de son esprit désenchanté. Où pourrait-elle bien aller d’ailleurs ? Elle ne connaît de la France que l’épicier du coin !

La cuisine, la salle de bain et le salon, là où on radote sur son humanité, deviennent ses espaces de supplication ; les toilettes, son refuge. « Je ne suis pas femme de ménage. Pourquoi madame me crie-t-elle tout le temps ? », vocifère-elle tout en réinterrogeant son identité. Elle devient objet de curiosité. « Je n’ai jamais embrassé une négresse » ! Et puis l’invité au festin de ses maîtres la gratifie d’une embrassade pour à la fois assouvir sa curiosité et la féliciter pour son « bon riz au mafé ». Heureusement, Diouana n’a rien cassé. Ici, qui casse paie. Et elle ne pourra pas se défendre car « parlant le Français comme un animal » !

Rencontre de cultures
Sembene Ousmane réussit à montrer des stéréotypes de l’époque en mettant davantage en lumière l’ignorance que l’inhumanité de l’un ou de l’autre. Diouana, aveuglée par la lumière du clinquant, se fait une représentation idéalisée de l’autre côté de la barrière. Ses « bourreaux », à la culture douteuse, conçoivent son bonheur dans le seul plaisir qu’elle éprouverait à les servir, à s’extirper de sa misérable Afrique. Diouana, elle, préfère l’humanité qui s’y déploie aux lambris dorés et à la redistribution avec lesquels ils espèrent pouvoir la combler. Sa France, à elle, n’est qu’un « trou noir », le cimetière de son ivresse joyeuse. « C’est la rencontre de deux cultures », se limite à dire l’ancien chef d’Etat-major général des armées sénégalaises, Mansour Seck. Sembene livre une leçon de vie. La résistance est la seule réponse à la torture psychologique, à l’isolement et à la négation par l’autre de son humanité.

Au-delà de ce film, première production africaine primée à un festival, le professeur Ousmane Sène estime que Sembene s’est échiné toute sa vie à conscientiser les masses par l’image et à décliner sa vision du monde et de nos valeurs. Sa vie est, selon lui, tout aussi inspiratrice car il est parti de rien. « Sembene était en avance sur son époque. Il a toujours gardé une distance par rapport aux idéologies qui se propageaient grâce à son nationalisme. Il est un homme enraciné dans les valeurs fondamentales », souligne, quant à lui, Alassane Wade, un ingénieur qui l’a connu à Moscou quand il titillait la caméra. « La Noire de… » faisait également découvrir le talent de l’actrice principale, Thérèse Mbissine Diop, devenue une figure de la femme libre dans un univers de résignation et de résilience. Le film a remporté de nombreuses distinctions dont le prix Jean Vigo, celui du meilleur réalisateur au Festival des arts nègres, le Tanit d’or au Festival international de Carthage…

A. A. MBAYE

La librairie L’Harmattan a abrité, samedi dernier, la cérémonie de présentation et de dédicace du livre intitulé : « Cinéma sénégalais ? Sembène Ousmane, le précurseur et son legs ». L’auteur, Mag Maguette Diop, porte la réflexion sur le cinéma sénégalais en partant de l’œuvre de l’illustre pionnier, Sembène Ousmane.

« Ce livre fixe des moments de l’histoire ». Abdoulaye Diallo, directeur de L’Harmattan Sénégal, fait bien de le dire. Le pionnier, Sembène Ousmane, a servi de prétexte pour parler du cinéma sénégalais dont il est le père. Maguette Diop ouvre une page d’histoire pour décliner sa vision et en donner un monceau d’informations. De cette production scientifique, le réalisateur Cheikh Ngaïdo Ba en dit ceci : « L’ouvrage de Maguette Diop dont le prétexte est de revisiter l’histoire du cinéma sénégalais et le legs de l’aîné des anciens, Sembène Ousmane, est très utile pour le futur. La jeune génération de cinéastes et celle de l’avenir doivent connaître leur histoire, l’histoire du cinéma sénégalais, en garder une mémoire vivante. Qu’un cinéaste-réalisateur de la troisième génération, benjamin des aînés, et doyen au 21ème siècle, réalise un ouvrage à la fois de témoignage et d’hommage, est simplement sublime ».

Il assume, selon lui, à travers ce travail d’analyse, de réflexion et de préservation, sa part du legs historique d’un grand précurseur du cinéma africain. L’auteur, qui est également l’actuel secrétaire général des cinéastes sénégalais associés, est dépeint par le professeur Maguèye Kassé sous les traits d’un esprit libre comme celui sur qui porte sa réflexion, l’auteur de « Les bouts de bois de Dieu ». Comme lui, il a très vite investi le monde du travail et a appris son métier de « capteur » d’images à Marseille, terre d’accueil du « docker ». Il aborde Sembene dans un style didactique et fait des rappels utiles pour fixer les événements. C’est, pour ainsi parler comme le critique d’art, une compilation et un archivage de notre mémoire éparse.

Le directeur de la Cinématographie, Hughes Diaz, pour qui Maguette Diop, « l’homme des archives », respire le souffle du cinéma, a exhorté les Sénégalais à s’approprier le legs de Sembene et à le partager. « La dignité qu’il a su donner à notre continent grâce à son engagement fait qu’il mérite tous les hommages », indique-t-il en saluant l’esprit de perfection de l’auteur dans tout ce qu’il entreprend.

Maguette Diop, très ému, et devant une assistance composée de religieux, d’autorités publiques et de diverses autres personnalités, est revenu sur cet ouvrage dont les informations ont toutes été vérifiées pour que les universitaires aient un outil de réflexion authentique. « Je lutte contre l’oubli, pour la sauvegarde de notre patrimoine. Les écrits restent. J’ai écrit ce livre comme si je faisais un film », confie-t-il non sans appeler les cinéastes, dont l’effectif a triplé entre 2000 et 2017, à faire des films qui intéressent les Sénégalais et l’Etat à ne pas s’arrêter à la dotation de fonds. C’est la meilleure manière de célébrer la mémoire du précurseur, Sembène Ousmane.

Alassane Aliou MBAYE

A la tête d’une forte délégation composée, entre autres du Grand Serigne de Dakar, du Bour Gandiaye et des membres de son département, le ministre de la Culture et de la Communication a rencontré, jeudi, à la Gouvernance locale, les chefs coutumiers de la région de Tambacounda.

Mbagnick Ndiaye a loué la dimension historique et culturelle de la région de Tambacounda, une « terre chargée d’histoire, foyer de brassage de cultures transfrontalières séculières ». Cette rencontre, selon le ministre de la Culture, avec les chefs traditionnels, participe à la volonté de son ministère de réhabiliter et revaloriser les us et coutumes ainsi que les règles du système de gouvernance traditionnelle, fondements de notre patrimoine culturel immatériel ».

D’après Mbagnick Ndiaye, dans nos sociétés traditionnelles, le mode d’organisation social avait toujours obéi aux règles d’un système qui plaçait l’aristocratie au centre des décisions, mais sous le contrôle du pouvoir gérontocratique détenu par les anciens. Des anciens que M. Ndiaye a nommés les « gardiens du temple, sentinelles de la sauvegarde de nos traditions multiculturelles, régulateurs et médiateurs de la société ». Des dépositaires et garants des règles de gestion de la vie économique et sociale, qui ont la lourde tâche de continuer à incarner, à la fois, ce pouvoir traditionnel temporel et spirituel.

Le ministre de la Culture a loué le legs des honorables chefs traditionnels, dignes descendants de l’Almamy Malick Sy du Boundou, du Mansa Kimintang Kamara du Niani, de Mamadou Lamine Dramé, roi soninké. Pour Mbagnick Ndiaye, Tambacounda constitue la troisième étape de ce processus historique initié par son département qui va contribuer, sans doute, à la restauration des valeurs cardinales de notre société, que le pouvoir traditionnel avait su incarner et préserver pour les générations actuelles et futures.

Bounama Kanté, l’adjoint au maire de la commune de Tambacounda, a souligné que cette initiative du ministre de la Culture et de la Communication, visant à revaloriser les chefferies traditionnelles, est une réparation d’une injustice.

« En les élevant au grade de dignitaires, vous réparez, Monsieur le Ministre, une injustice. Reconnaissant le nombre assez important des chefs traditionnels dans la région, il a tout de même soutenu qu’ils étaient oubliés et n’étaient conviés à rien du tout. Cependant, il est dit sans équivoque que le développement des localités ne se fera point sans ces derniers, témoins de l’histoire et détenteurs de réelles valeurs ancestrales ».

Depuis les indépendances, a relevé l’adjoint au maire, jamais les chefs traditionnels et descendants d’Almamy n’ont été autant valorisés devant la postérité. Pour M. Kanté, c’est aussi dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques que l’Etat a mis en place ce réseau de dignitaires pour, de concert avec l’administration, rendre les pôles de développement compétitifs et viables. C’est aussi l’avis de Sina Cissokho, le président du Conseil départemental, qui a salué la réhabilitation des sites historiques et vestiges du passé. Présent à Tambacounda, le Bour Gandiaye, Boubacar Mbodj, a magnifié la place du chef traditionnel dans la société et pour la bonne marche du pays. C’est aussi un signe de bonne gouvernance, d’avoir, aux côtés des autorités administratives, des auxiliaires de cette dimension pour participer à l’exécution des politiques publiques, a ajouté Abdoulaye Mactar Diop, le Grand Serigne de Dakar. Il a annoncé être investi comme candidat « députable » et va dans ce cadre être le digne défenseur de ses collègues chefs traditionnels pour qu’ils soient restaurés dans leur dignité de gardien des us et coutumes plusieurs fois séculaires.

Et surtout, dira M. Diop, il s’agira de défendre, dans l’hémicycle, la politique culturelle du président Macky Sall. Et le Grand Serigne de Dakar d’ajouter que cela vise à « mettre en harmonie les traditions et le monde moderne à l’image de ce qui se fait en Espagne, en Angleterre, en Belgique avec leur royaume, etc. ». Cette rencontre fait suite à celles de Gandiaye au Saloum et d’Oussouye en Casamance.

Pape Demba SIDIBE

La Journée internationale des archives a été célébrée, hier. Placée cette année sous le signe des élections, à travers l’organisation d’une conférence sur le thème, « L’histoire des élections au Sénégal à travers les archives », la journée a été une occasion de porter, auprès des autorités étatiques, le plaidoyer pour la prise en charge efficiente des archives publiques au Sénégal par leur numérisation, la concrétisation du projet «Maison des archives» du Sénégal et le recrutement massif d’archivistes.

A l’instar de la communauté internationale, la Direction des archives du Sénégal a célébré, hier, la Journée internationale des archives. Pour marquer l’événement, une conférence sur le thème « l’histoire des élections au Sénégal à travers les archives » a été animée par le Pr Ismaïla Madior Fall. Selon la directrice générale des Archives du Sénégal, Fatoumata Cissé Diarra, ce thème choisi est d’actualité, en rapport avec les élections législatives qui seront bientôt organisées sur l’ensemble du territoire. A l’en croire, le Sénégal a un passé électoral très ancien du temps de la colonisation française et toutes ces informations sont conservées aux Archives nationales du Sénégal.

« Nous avons donc jugé nécessaire, pour parler d’élections en 2017, de faire recours au passé pour permettre à la jeune génération d’avoir un regard rétrospectif sur l’histoire électorale et l’histoire politique en général. Cette conférence apportera, en effet, à la jeune génération des éclairages sur beaucoup d’aspect de l’histoire électoral du pays », fait savoir Mme Diarra. Précisant qu’en plus de cette conférence, des archivistes ont présenté au public une exposition de pièces d’archives retraçant les faits saillants de ce passé riche de l’histoire politique et celle des élections à travers les institutions coloniales jusqu’à l’indépendance et jusqu’en 2012 au moment de la seconde alternance.

Maison des archives
Se prononçant sur le projet de numérisation des Archives nationales, la directrice générale des Archives nationales a salué la volonté et l’engagement du gouvernement à moderniser les archives nationales, matérialisés récemment par le financement de deux études de faisabilité pour la projet de numérisation des Archives nationales et pour le projet «Maison des archives» du Sénégal. Mais aussi par la mise en place, par arrêté du Premier ministre, du comité de pilotage du projet de numérisation, l’élaboration de la maquette de la future Maison des archives et la mise en relation avec des partenaires étrangers chargés du financement des projets sus mentionnés.

Néanmoins, elle compte toujours porter le plaidoyer pour la prise en charge efficiente de la problématique des archives publiques au Sénégal dans la concrétisation du projet «Maison des archives» du Sénégal, la construction de services régionaux d’archives sur l’étendue du territoire et le recrutement massif d’archivistes.

La célébration de la Journée internationale des archives a été également une occasion pour distinguer deux doyens en reconnaissance de leur grande passion pour les archives, de leurs actions en faveur de la préservation de la mémoire nationale. Il s’agit en l’occurrence d’Ibrahima Sall et de Louis Ndionne ; la Direction des archives leur a décerné le diplôme d’honneur des Archives du Sénégal.

Présidant la cérémonie de célébration de cette journée, le secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, indique que les archives jouent un rôle important dans la vie économique, politique et culturelle de la Nation. Revenant sur le thème des archives et des élections consacré à cette édition, M. Coulibaly souligne que le gouvernement accorde à ce thème un grand intérêt. Car, soutient-il qu’il est normal de marquer des temps d’arrêt pour célébrer un certain nombre d’événements et de mécanismes politiques qui ont permis, aujourd’hui, d’avoir le modèle de démocratie que nous avons.

« Si on peut apprécier ce qui a été l’histoire du Sénégal, c’est parce que nous disposons d’un trésor important que sont les Archives nationales », dit-il. Aussi, a-t-il félicité la directrice générale des Archives pour avoir sauvegardé et sécurisé avec son équipe toutes les archives du Sénégal, d’autant plus que le Sénégal est dépositaire des archives coloniales pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.

Maguette Guèye DIEDHIOU

« C’est avec une profonde consternation que la famille culturelle, toute entière, a appris le décès, à Lyon (France), ce jeudi 8 juin 2017, de notre compatriote, le sculpteur Ndary Lô.

Aussitôt annoncé, cette nouvelle a provoqué une onde de choc dans le milieu des arts visuels, tant était immense le talent universellement révéré de cet artiste à l’inspiration féconde et au style original.

Homme d’une piété légendaire, Ndary Lô luttait, avec une sérénité impressionnante et émouvante, contre les attaques d’une maladie qui a finalement eu raison de lui.
En cette douloureuse circonstance, le ministre de la Culture et de la Communication exprime, au nom de Monsieur le président de la République et en celui de toute la communauté artistique, ses vives condoléances et ses sincères sentiments de compassion à la famille éplorée ».

Mbagnick NDIAYE
Ministre de la Culture
et de la Communication

 

La célébration de la Journée internationale des archives a été marquée, hier, à Saint-Louis, par une visite guidée des dépôts d’archives, d’une exposition à la Gouvernance de région, à la Bibliothèque universitaire de l’Ugb et des présentations de la « Déclaration universelle des archives »...

Au cours d’une cérémonie officielle dans les locaux du Centre de documentation de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), l’adjoint au gouverneur de la région de Saint-Louis, chargé des Affaires administratives, Amadou Diop, a souligné que « fêter les archives, c’est repenser la problématique de la circulation verticale et horizontale de l’information dans toute administration viable ». Par le rôle joué par le Sénégal dans le passé comme dépositaire du legs colonial, l’ancienneté et la richesse de nos fonds documentaires ne souffrent d’aucun doute, a relevé M. Diop. Mais cette ancienneté pose la problématique de la conservation puisque aucune matière n’échappe à l’usure du temps. Le métier d’archiviste est un métier évolutif puisqu’assujetti aux technologies de l’information.

Selon l’adjoint au gouverneur, l’archivage moderne exige certes des outils, mais aussi une solidarité inter professionnelle, notamment dans le domaine de la formation. Après Dakar, Saint-Louis est la seule région qui compte autant de professionnels de Sid mais aussi une université qui forme des professionnels des métiers du Patrimoine, notamment l’Ufr/Crac. Ce sont là autant d’avantages. M. Diop a surtout déploré avec véhémence le comportement de certaines populations qui n’ont pas hésité à brûler ou saccager des archives et des édifices publics à Kédougou, Bakel et à l’école Cheikh Touré de Guet-Ndar.

De l’avis du secrétaire général de l’Omvs, Madine Bâ, si cette organisation, à travers son Centre de documentation et des archives, a tenu à célébrer cette journée, c’est d’abord pour sensibiliser sur les archives et l’importance de leur préservation ; ensuite pour partager l’expérience dans ce domaine et pour accroître la vulgarisation de ses ressources accessibles grâce à son portail documentaire.

A en croire M. Bâ, le Cda de l’Omvs est là pour partager son expérience dans le domaine de la documentation car, porteur d’une histoire pratiquement rare en Afrique de l’Ouest. En témoigne, les plateformes électroniques d’information et qui sont les moyens utilisés pour donner à voir l’expérience de l’Omvs, son héritage, sa mémoire juridique, institutionnelle et sociale, c’est-à-dire tous les actes qui ont imprimé leur marque dans le cheminement de l’Omvs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Nommée ambassadrice de bonne volonté par l’Organisation non gouvernementale World Vision, le 1 juin dernier, la chanteuse Coumba Gawlo Seck s’est engagée à continuer d’œuvrer, par sa voix et son énergie, pour la promotion et l’accès d’une éducation de qualité pour les enfants.

Comment accueillez-vous le choix porté sur votre personne comme ambassadrice de bonne volonté de World Vision ?
Je suis honorée d’avoir été choisie par World Vision en tant qu’ambassadrice de bonne volonté. J’ai accepté cette nomination après une année de réflexion. J’ai pris beaucoup de temps à réfléchir. C’est dire que la nomination me tient énormément à cœur. D’abord, parce que cela me renforce dans les valeurs auxquelles je crois : le respect scrupuleux des droits humains, notamment ceux des enfants et des femmes. Dans le domaine de l’éducation, j’aurai naturellement un grand travail à faire. Pour toutes ces raisons, j’ai accepté cette nomination. Pour toutes ces raisons aussi, je voudrais vous assurer de ma disponibilité. Les causes pour lesquelles j’ai été choisie me tiennent à cœur. Pour moi, l’éducation des enfants est un droit inaliénable. Chaque enfant y a droit. Naturellement, c’est avec fierté que j’endosse ce nouvel habit d’ambassadeur. Ensemble, nous continuerons à sillonner le Sénégal des profondeurs pour sensibiliser les parents sur l’importance d’amener les filles à l’école. Il est essentiel de les inscrire, de les y laisser afin qu’elles puissent prétendre à un bel avenir. Ceci va leur permettre de se retrouver demain dans les grandes instances de décision. Elles connaîtront non seulement leurs devoirs mais également et surtout leurs droits. C’est avec plaisir que j’accepte ce nouveau challenge. Ensemble, nous pourrons sensibiliser davantage les personnes, à savoir les pouvoirs politiques, les populations, la société civile, sur l’importance de développer l’entreprenariat et le leadership féminin.

En tant qu’ambassadrice, quels seront vos principaux défis ?
Nous ferons ensemble la promotion de l’éducation, de la protection des enfants, de la lutte contre les violences faites aux enfants particulièrement aux filles. Aujourd’hui, avec tout ce qui se passe dans la société, de plus en plus d’enfants sont mal traités. J’en prendrais quelques exemples à savoir le drame qui s’est passé à Thiès. Je déplore le fait que jusqu’à présent, nos pouvoirs publics ne parviennent pas à trouver des solutions idoines pour sanctionner les fautifs. Il y a beaucoup de viols de nos jours, mais aller jusqu’à violenter une petite fille d’un an, c’est pour moi comme violenter un bébé qui est encore dans le ventre de sa mère. C’est cette image que j’ai de ce drame quand j’y pense. C’est une manière de dire que notre société, aujourd’hui, rencontre de plus en plus de problèmes. C’est ce qui m’amène à me poser la question de savoir si réellement dans notre société, nous sommes entourés de personnes normales. Est-ce que nous ne sommes pas tous les jours en danger, sans savoir avec qui nous risquons de subir ce danger-là ? Certes, nous ne pourrons pas résoudre tous les problèmes du jour au lendemain. Mais, à force de parler, de sensibiliser, de discuter et surtout de faire des descentes sur le terrain à travers ma voix d’artiste, je reste convaincue que nous atteindrons les résultats recherchés. L’objectif est de lutter contre la pauvreté, pour cela il faut promouvoir l’éducation. Il est important de se retrouver avec une société éduquée à tous les niveaux, pas seulement du point de vue intellectuel.

Quels mécanismes comptez-vous favoriser pour atteindre votre cible ?
Il est important, pour se retrouver avec une société développée, d’instaurer le respect scrupuleux des droits des enfants. Il est nécessaire de les habiller convenablement, de les amener à l’école, de les soigner et surtout les encadrer jusqu’à ce qu’ils puissent, demain, être des adultes responsables qui pourront d’eux-mêmes se retrouver dans les grandes instances de décision. Ceci leur donne des chances à prétendre, demain, faire partie des personnes qui vont diriger ce pays. Je veux assurer de mon engagement à accompagner toutes les actions de développement, particulièrement celles liées à l’éducation, à l’enfance, à la violence faite aux enfants, particulièrement aux filles. Je suis prête à accompagner, dans ces combats, que ce soit au Sénégal ou ailleurs, pour que nous puissions atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés pour un développement durable.

Ce ne sera pas facile, nous en sommes conscients. Toutefois, nous ne sommes pas dans un terrain inconnu. Nous l’avons déjà pratiqué pendant plusieurs années. Nous connaissons bien le terrain de l’éducation, des institutions. Je mènerai ce combat en continuant à rester debout et aussi engagée et dévouée à la cause pour arriver à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Nous ne voulons plus voir de filles qui ne savent ni lire, ni écrire. Nous allons aussi nous engager pour que cessent les mariages précoces. Ce genre de pratiques doit être totalement banni de notre société. Je reste engagée et disponible, aujourd’hui plus que jamais, aux côtés de World Vision pour qu’ensemble, nous puissions le faire. D’ailleurs, nous avons eu déjà à mener des actions conjointement. La belle aventure va juste continuer.

Quelle sera la principale orientation de votre mission ?
Je prends très à cœur cette mission. Elle s’insère dans la continuité des actions que j’ai eu à mener auparavant toujours dans le domaine de l’éducation, de la santé et du respect scrupuleux des droits humains et l’entreprenariat féminin. Ceux sont là, pour moi, d’excellents vecteurs à travers lesquels il faut passer pour communiquer, sensibiliser. Il faut promouvoir l’éducation, c’est ce qui permet aux citoyens de savoir comment vivre dans la société. Il faut promouvoir la santé pour que les personnes puissent convenablement se soigner en cas de maladies. Il faut promouvoir la paix et la cohésion sociale pour que le pays puisse vivre dans l’harmonie et dans la symbiose. Ce sont ces combats-là qui sont mes challenges, mes visions et mes projets pour un Sénégal et une Afrique émergente. Je reste concentrée à cette mission.

Vous évoquiez le cas de violence subie par une enfant à Thiès. Que pouvez-vous spécifiquement faire pour ces cas ?
Nous n’avons pas les pouvoirs de l’Etat pour nous permettre de nous projeter sur certaines intentions. J’ai cependant ma voix. Nous allons, à chaque fois que l’occasion se présente, vigoureusement dénoncer cela et surtout attiré l’attention des autorités sur la nécessité de prendre les devants. Je l’ai plusieurs fois dénoncé dans la presse, quand l’événement s’est produit. Je continuerai à dénoncer jusqu’à ce que l’opinion soit davantage alertée et les pouvoirs publics agissent en sanctionnant sévèrement les fautifs. Il ne faut surtout pas laisser tout cela aux oubliettes. Si j’avais le pouvoir de dissuasion, j’allais l’utiliser avec vigueur et fermeté. Pour l’heure, ce que je peux faire, c’est de le dénoncer avec fermeté et détermination jusqu’à ce que justice soit faite. Justice doit être faite.

Au-delà des dénonciations à travers votre voix, quels seront vos messages en tant qu’ambassadrice de bonne volonté ?
Je suis moi-même issue d’une famille modeste. J’ai dû me battre pour m’en sortir. Seulement, l’avantage est que malgré nos maigres moyens, mon père avait voulu que j’aille à l’école. Il me rappelait très souvent l’importance de réussir mes études. C’est vrai que je n’avais pas les mêmes chances que les élèves qui venaient accompagner de leur chauffeur. Mais, grâce aux conseils de mon père, à son engagement, à sa volonté de me voir réussir mes études, j’en suis arrivée à là où j’en suis. Je n’en veux pas aux autres qui semblaient avoir plus de chances que moi. Au contraire, seulement au finish, il me semble que j’ai eu plus de résultats qu’eux qui avaient pourtant plus d’opportunités que moi. Comme quoi, on peut dire que la pauvreté est seulement négative. Cela peut aider à davantage travailler et à se fixer un but ultime de réussite. Tout dépend de l’entourage au sein duquel on évolue. Cela dépend des parents que l’on a. Cela dépend enfin de la volonté personnelle qui anime le principal concerné. Ce sont toutes ces expériences que j’ai vécues par le passé dans mon cursus, dans mon enfance, dans mon parcours qui sont déjà pour moi de bons exemples, des sources de motivation, d’échanges avec toutes les autres personnes et particulièrement les enfants que je rencontre. Il faut leur faire comprendre que dans la vie, rien n’est facile. C’est à vous de changer votre destin, de vous battre d’avoir la volonté de vous en sortir. A travers ma voix, le message peut arriver là où celle de World Vision n’a pas forcement accès. Les messages n’ont toujours pas les mêmes impacts. J’ai eu, tout au long de mon parcours, la chance de rencontrer les populations les plus démunies et surtout de parler avec elles de la nécessité de se battre pour changer la situation. En tant qu’artiste engagée, mon message a la chance d’aller beaucoup plus loin. Notre objectif, de manière concrète, est aussi de participer à la construction d’établissements scolaires convenables pour les enfants grâce à l’aide de partenariats.

Propos recueillis par Oumar BA

La première édition du festival des femmes et des jeunes de Pambal, tenue dans le village de Mbaciane, a permis à ses organisateurs de revisiter les différentes facettes de la culture sérère du Lehár. Une occasion également d’attirer l’attention des autorités sur la situation d’enclavement de la zone.

A l’initiative, Madeleine Ngoné Ndione, présidente du groupement féminin « Pagnife » et coordonnatrice des 22 groupements villageois qui a bien voulu revisiter les différentes facettes de la culture sérère du Lehár. Mais aussi et surtout comment « faire sortir de l’ornière, à travers la culture, notre localité de Pambal qui souffre de son enclavement, de son manque d’infrastructures et aucun moyen de subsistance pour les populations, surtout les femmes et les jeunes laissés à eux-mêmes ».

Ainsi, le temps d’un week-end, Madeleine Ngoné Ndione a réussi le pari de réunir du beau monde originaire du terroir léharien. Ils ont rivalisé de talents et d’expressions artistiques, chantant et dansant au rythme du « Mbilim », propre également à certains groupes de la langue sérère parlée dans la région de Thiès. Autour du « Nguel » (Grand place), les différentes richesses culturelles sérères du Lehár ont été étalées avec enthousiasme pour ainsi marquer cette première édition du festival culturel.

Une belle occasion saisie également par les organisateurs pour porter la voie « des populations laissées à elles-mêmes » dans une commune qui est, selon Madeleine Ngoné Ndione, l’un des premiers chefs-lieux d’arrondissement avant d’être érigé récemment en commune. Le constat, selon elle, « est que la zone manque du tout ». Elle est victime, fait-elle noter, de son enclavement faute d’une bonne piste d’accès. La piste existante est quasi impraticable à moins d’une dizaine de kilomètres seulement de la ville de Tivaouane. Son bitumage est souhaité tout comme l’accès à l’électricité qui reste encore un luxe.

Occupation des femmes
« Les femmes manquent de moyens de subsistance et de formation tout comme les jeunes pour lesquels aucune structure de formation n’existe à Pambal », souligne Madeleine Ngoné Ndione. La conséquence immédiate est que les femmes, surtout les jeunes filles, s’adonnent au travail de maison où de lingère dans les grandes villes comme Tivaouane ou Thiès; les jeunes aussi sont gagnés par le manque d’emploi faute de formation aux métiers.

A Pambal, seule l’agriculture, l’élevage et le commerce occupent les activités des femmes, laisse entendre Madeleine Ngoné Ndione, la coordonnatrice du Groupement « Pagnife ». Elle invite les autorités à accorder une attention particulière à la zone du Lehár riche de sa culture pour la sortir de son enclavement.

Mohamadou SAGNE

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