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Arts et Culture (607)

La première édition du Marché de l’art africain de Dakar (Madak), tenue en marge du Dak’art 2016, a été couronnée de succès, selon les initiateurs. Lors d’une récente rencontre avec des galeristes de Dakar, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a salué l’initiative. Les organisateurs comptent en faire un événement itinérant pour aller à l’assaut des autres pays.

*Organisée en marge de la 12ème Biennale de l’art africain contemporain, la première édition du Marché de l’art de Dakar (Madak) a connu un succès « retentissant », selon son initiateur, Kalidou Kassé.

L’objectif de commercialiser, de manière professionnelle, des œuvres d’art de créateurs africains ainsi que de mettre en effervescence la capitale sénégalaise a été très bien atteint. « C’est un bilan très positif que nous tirons de la première édition du Madak. Nous nous sommes rendu compte que c’est le maillon qui manquait à la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar. Le Dak’art est un espace de réflexion, de rencontres et d’échanges ; ce qui est une très bonne chose. Mais il faut que des initiatives, qui soient totalement privées, puissent accompagner la biennale », avance Kalidou Kassé. Selon lui, il fallait un marché africain de l’art contemporain. Une problématique à laquelle le Madak a fini de répondre. Le Marché de l’art de Dakar a proposé une magnifique exposition-vente de collection d’œuvres d’art, de masques, de statues tribales du 3 au 15 mai dernier, dans le hall du Grand théâtre national. Pour Kalidou Kassé, cet événement, vitrine de la créativité africaine, a été un moment fort, d’échanges culturels et commerciaux. « Des spécialistes sont venus de Paris, d’Allemagne, de Londres, des Etats-Unis…, pour me proposer un partenariat afin de voir comment travailler ensemble pour les prochaines éditions du Madak », soutient-il.

Galvanisés par le succès de ce Madak, les initiateurs ne comptent pas attendre le prochain Dak’art pour se pencher sur la deuxième édition du Marché de l’art de Dakar.

« Nous voulons que le Madak soit itinérant pour faire le tour d’autres pays. Mais aussi positionner l’événement, afin qu’il puisse davantage valoriser les œuvres si elles sont vendues, donner des certificats d’authenticité et faire un suivi », souligne l’artiste.

Aussi, à partir de son cette initiative, M. Kassé pense même à aller vers l’ouverture d’un artothèque pour pouvoir valoriser davantage les œuvres d’art et permettre à l’artiste de faire des prêts à la banque.

Ibrahima BA

Avec quelque 70 films au compteur, Jean-Paul Belmondo, 83 ans, récompensé jeudi à Venise par un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière, a parcouru, en 50 ans de carrière, tous les genres du cinéma, de la Nouvelle vague aux blockbusters.

Après des débuts sur les planches, Jean-Paul Belmondo a 27 ans quand Jean-Luc Godard, alors critique de cinéma, lui confie son premier grand rôle, au côté de Jean Seberg, dans "A bout de souffle", qui deviendra le film emblématique de la Nouvelle vague.
Après ce premier triomphe public et critique, Belmondo enchaîne plus de trente films au cours des années 60.
Avec Godard, il tourne encore « Une femme est une femme » (1961) et « Pierrot le fou » (1965). Sous la direction de grands réalisateurs, il révèle très vite ses multiples facettes: « Moderato cantabile » (Peter Brook, 1960) d'après le roman de Marguerite Duras, « Léon Morin, prêtre » (Jean-Pierre Melville, 1961), "Un singe en hiver" (Henri Verneuil, 1962) avec Jean Gabin, qui le voit comme un autre lui-même, à 20 ans.

- Les films d'aventures -
En 1969, il tourne "La sirène du Mississipi" avec une autre grande figure de la Nouvelle vague, François Truffaut.
Acteur très physique, adorant tourner sans doublure, Jean-Paul Belmondo joue dans de nombreux films d'aventures qui vont connaître des succès retentissants auprès du public. C'est d'abord « Cartouche » (Philippe de Broca, 1961) qui triomphe avec 3 millions d'entrées, puis, avec le même metteur en scène, « L'Homme de Rio » (1963) avec Françoise Dorléac, qui atteindra les 5 millions d'entrées.
Fort de ces succès, il enchaîne avec « Les tribulations d'un chinois en Chine » (Philippe de Broca, 1965), tournage au cours duquel il tombe amoureux de sa partenaire Ursula Andress.  

- Les polars -
« Les polars vont constituer un autre volet des grands succès de « Bébel ». Il s'attaque au genre avec « L'aîné des Ferchaux » (Jean-Pierre Melville, 1963) puis, avec le même réalisateur, « Le Doulos » (1963).
Il enchaîne avec « Le Cerveau » (Gérard Oury, 1969), grand succès commercial, « Borsalino » (Jacques Deray, 1970) avec Alain Delon, « Le Corps de mon ennemi » (Henri Verneuil, 1976), « Peur sur la ville » (Henri Verneuil, 1975) où il exécute quelques cascades risquées.
Mais si le succès public est toujours là, les critiques commencent à être moins convaincus. « Pour l'intelligentsia parisienne, j'étais devenu un cascadeur », dira « Bébel » plus tard.
Il poursuit néanmoins avec « Flic ou voyou » (Georges Lautner, 1979), « Le Marginal » (Jacques Deray, 1983) ou encore « Les Morfalous » (Henri Verneuil, 1984).

- Retour au théâtre -
Adoré par le public, Belmondo est moins présent au cinéma à partir du milieu des années 80, malgré quelques films populaires réalisés par Claude Lelouch (« Itinéraire d'un enfant gâté", 1988, « Les misérables », 1995).
Près de trente ans après avoir quitté les planches, il remonte sur scène en 1987 dans « Kean » mis en scène par Robert Hossein puis « Cyrano de Bergerac » (1989).

AFP

La salle de la librairie Harmattan Sénégal accueille, cet après-midi à 16h, la cérémonie de présentation et de dédicace du livre « Performances des projets de développement international » de El Hadj Malick Soumaré. Lors de la rencontre, Musa Sylla, directeur du bureau régional de la Bib à Dakar, Dr Amadou Amdy Fall, Maître de conférences à l’Esp, et l’architecte Naby Kane, directeur de l’Ecole d’architecture de Dakar, interviendront sur la thématique de l’ouvrage.

Exposition « Inflation cosmique » : Caroline Guèye dresse un pont entre les sciences et l’art
« Inflation cosmique » est le propos de l’exposition que l’artiste-peintre, Caroline Guèye, a récemment présenté. Dans le prolongement de la Biennale de Dakar, elle a exposé des œuvres à l’acrylique avec en toile de fond l’astrophysique.

L’artiste Caroline Guèye a récemment présenté ses dernières créations au tour de l’exposition « Inflation cosmique ». Dans le prolongement de la 12ème Biennale de Dakar, elle s’est inspiré de théories astrophysiques, la théorie des cordes et ses 10 dimensions et la gravité quantique à boucle et ses 4 dimensions pour représenter des mondes parallèles dans l’espace, à 3 dimensions. Elle explique sa démarche : « La théorie des cordes prétend unifier, dans un seul cadre, toute la physique fondamentale, la gravité quantique à boucle stipule que notre univers serait le résultat du rebond d’un univers précédent d’où les mondes parallèles apparaissant dans mes œuvres, ainsi que les dimensions et l’espace-temps mis en évidence par des épaisseurs de traits différents ».

La tonalité des nouvelles créations de Caroline Guèye est axée sur les sciences physiques. Elle intègre ainsi son parcours plus des sujets auxquels elle porte énormément d’intérêt, dans ses œuvres. « Je crée un lien au lieu d’une rupture entre mon passé et mon présent, entre les sciences et l’art », explique l’artiste. Elle travaille, de plus en plus, des grands formats, un mètre quarante au carré et plus. Le travail sur de grandes surfaces s’adapte bien aux sujets que Caroline aborde. Ils vont de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Le monochrome donne une dimension à l’espace et nous plonge dans l’interstellaire. « La structure, la géométrie, les dimensions, les différents référentiels, s’inspirent de la relativité générale et questionnent la théorie du tout », estime la plasticienne. 

Son travail se situe dans le sillage de l'exposition « Les étoiles sur terre » qu’elle a présentée à la Galerie Kemboury. « Cette exposition dans le cas du Dak’Art est la continuité de ce qui avait été présenté à la galerie Kemboury où il y avait déjà là, des œuvres à l’acrylique inspirées par l’astrophysique », a souligné Caroline Guèye. Elle a développé son travail et approfondie ses concepts, par de nouvelles lectures, et une réflexion plus approfondie sur une représentation artistique de théories scientifiques. Cela, a-t-elle estimé, découle davantage de détails et un affinement des structures, dans ces nouvelles créations. 

Sur ce point, le critique d'art, Massamba Mbaye, disait de l’artiste: « Elle n'a pas les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Sûrement a-t-elle les pieds dans les étoiles… ». 

E. M. FAYE

Amadou Ferguson Mahoney alias Fla The Ripper, né au Sénégal de parents sénégalais et gambien, a mis en avant ce brassage culturel pour chanter la Renaissance africaine. Partant des valeurs de l’Afrique, l'artiste lance un appel à l’unité et au travail. Par sa voix et sa plume, Fla dit apporter ainsi sa pierre à l’édifice. Après des études en anglais, communication et marketing, il s'est lancé corps et âme dans l'aventure musicale. 

 « Il a une approche différente, un concept différent, très mûr dans sa thématique. Il est respecté, original et aborde des sujets intéressants dont son dernier Kanka Mussa… C’est vraiment un artiste complet », dixit Gunman Xuman en évoquant Fla The Ripper. Mohamed Mahoney s’est donné comme nom d’artiste Fla (Forever love Africa), pour témoigner son attachement à son continent. « Je suis fier d’être Africain, et que les autres jeunes soient fiers de leur appartenance… », dit-il. Pour le musicien, l’amour et la passion sont la quintessence du hip hop. Selon lui, « sans amour ou passion, on ne peut pas réussir dans nos entreprises ». En plus d’y allier « organisation, gestion et qualité de production pour s’imposer sur le marché national, sous-régional et international ».

Bercé dans une famille mélomane, le hip hop est son amour d’enfance. Fla s’est aventuré  par la suite dans le champ  d’autres genres  de cultures urbaines.  Cependant, la plume finit par prendre le dessus. Certes, le contenu lyric de Nas l’a séduit, mais c’est par la musique de Snoop Dogg qu’il a découvert le rap. A treize ans déjà, Fla se produisait sur scène, en avant-première du groupe dakarois Missal, et s’ensuivent bien d’autres podiums. En 2003, il occupe la deuxième place devant environ 200 participants à un concours de rap, à savoir « Make in happen ». Ce concours recevait des jeunes de tous le Sénégal, et Fla a tiré son épingle du jeu. Ce fut son retour suite à une pause musicale après la séparation de son ancien groupe. A partir de cette année, le registre du hip hop galsen enregistre Fla The Ripper.  Observateur de son environnement, l’artiste a voulu refaire le monde à sa manière. En d’autres termes, ne pas se contenter de subir. Il passe de témoin à acteur.  Porteur de voix, il est collectionneurs de casquettes : engagement, dénonciation, enracinement avant ouverture, entre autres.

Thématiques et projets
Le rap, qui a un style contestataire, engagé, était son support adéquat afin de libérer son cœur.  « Vu que j’avais beaucoup de choses à dire, c’était la musique qui pouvait vraiment contenir et soutenir mes pensées…  C’est venu naturellement », souligne Mahoney. « Taaru », « Waref », « Have a dream », « Door dorat », « la Renaissance », « Kankan Mussa » font sa bibliographie. Des thèmes aussi variés que les styles, Fla est venu comme une bouffée d’air dans le paysage musical. L’album « Renaissance » de 24 titres témoigne de la profondeur de son inspiration, de sa culture, de son instruction. De la renaissance à la reconstruction du puzzle historique, Fla  est allé puiser jusqu’au Mali et dans divers horizons. 

C’est  le  début d’une réflexion sur le modèle du leader africain au travers des âges. Cet album sera l’occasion pour la jeunesse et l’opinion, en général, de connaître ce grand roi de notre sous-région, Kanka Mussa, surnommé le Lion de l’Ouest.  Ce dernier fut un empereur au Mali (de 1312 à 1337). Fla porte son choix sur Kanka Mussa, car c’est un initiateur de la tradition scientifique en Afrique, les caractères généreux, riche, croyant et médiateur pacifique définissent ce roi.  

« Sensibiliser l’opinion sur la falsification des événements historiques majeurs de l'Afrique ; présenter en modèle à la jeunesse africaine un exemple accessible ;  contribuer au débat sur le modèle du leader africain : ses valeurs, aspirations, missions, entres autres », caractérisent le projet artistique de Fla The Ripper dans l’immédiat.  Des débats avec des élèves et étudiants dans plusieurs capitales africaines, des productions audiovisuelles (des clips vidéo, une bande dessinée) vont accompagner la promotion de son album. 

L’artiste prône l’innovation, la rigueur et la spontanéité… Juste ce qu'il faut pour perfectionner son travail. Toujours être à la recherche de quelque chose de meilleure. L’artiste chante aussi bien en wolof qu’en anglais, dans des style variés, une assurance d’ouverture au marché international, d’où la réflexion du magazine International hip hop  en parlant de Fla, comme un « Mc le plus prometteur »…

Yaye Awa Ly Ngoné SARR
(stagiaire)

Le chanteur R&B Usher s'est vu remettre, mercredi, une étoile sur le Hollywood Walk of Fame, la 2.588e, demandant avec humour à ses fans de venir régulièrement pour la faire briller.
Etaient présents Stevie Wonder, William des Black Eyed Peas et le producteur américain Harvey Weinstein. « C'est grâce à vous tous que je suis ici aujourd'hui. C'est grâce à vous que cette étoile brillera ici et je vous laisse - c'est votre responsabilité - descendre ici à chaque fois que l'occasion se présente pour venir faire briller mon étoile », a-t-il plaisanté. « C'est la moindre des choses que je puisse vous demander étant donné que je vais me faire marcher dessus ! » Le chanteur âgé de 37 ans a gagné 8 Grammy Awards et vendu plus de 65 millions d'albums. Parmi ses hits, on dénombre « Can U Get Wit It, » « U Remind Me, » ou encore « U Don't Have To Call ». La première étoile de cette célèbre avenue d'Hollywood a été remise à l'actrice américaine Joanne Woodward, le 15 août 1958.

(AFP)

Kouka est un artiste métisse Franco-congolais. Il a eu l’honneur d’être invité à la Biennale de Dakar pour la première fois grâce à la Fondation Montresso. Sur l’île de Gorée, il a présenté une installation « Les Guerriers de la République » dédiée aux Bantous.

Artiste-peintre, performeur, Kouka intervient fréquemment dans l’espace public par le biais d’œuvres contextuelles toujours en rapport avec le contexte géographique mais aussi temporel. Pour ce Franco-congolais, c’est de l’ordre de la performance. Il intervient, puis laisse une trace liée au contexte qui va être régi par le temps et l’espace, pour donner des performances picturales. Dans le cadre du 12ème Dak’art, sur l’île de Gorée, Kouka a présenté une installation dédiée aux guerriers bantous.

Quid de l’installation, de la sculpture ou de la peinture pour évoquer sa démarche ? En l’occurrence, Kouka explique qu’il ne présente pas une œuvre d’art plastique. « C’est une œuvre d’art humaine », a-t-il souligné. Pour l’histoire, c’est une fenêtre qui fait partie d’un ensemble de 77 fenêtres peintes en 2011. Sur la façade d’un immeuble, l’artiste a peint un guerrier bantu sur chacune de ces fenêtres. La Façade atypique de cet immeuble s’y prête à merveille ! Le symbole est fort, Le Château d’Albatard, comme il est nommé, est à deux pas de la Place de la République : un espace de liberté et de réflexion est créé.

Plus tard, l’immeuble est racheté et sera transformé en hôtel 5 étoiles ; le sort des guerriers est joué. Une première série de 10 fenêtres est vendue au profit de «l’Amref Flying Doctors » et d’autres associations caritatives par Pierre Cornette de St Cyr. Les autres, avec le soutien de la fondation Montresso, sont démontées et destinées à une nouvelle vie… Témoignage d’une œuvre éphémère et monumentale, l’installation du guerrier bantou durant la Biennale de Dakar sur l’île de Gorée symbolise le retour en terre africaine de cette communauté, touchant ainsi au sujet si actuel de la migration des peuples, mais aussi à celui de la fraternité.

Retour en terre africaine
Par cet acte, Kouka réaffirme son enracinement à la terre africaine et apporte sa contribution à la vision de la civilisation de l’universel du « Prince des poètes ». Les guerriers bantous sont les témoins éveillés d’une histoire commune et les gardiens de l’Humanité. Fiers, les guerriers de Kouka ne sont pas éternellement enfermés dans le passé, mais forts de leur héritage, ils se tournent résolument vers l’avenir.

Kouka est présenté comme un artiste qui aime brouiller les frontières que les hommes instituent, les subvertit. Ni noir, ni blanc, il est « l’enfant Blam », enfant de la terre, d’une identité commune. En se réappropriant les imageries coloniales, l’artiste propose une nouvelle lecture du tiraillement entre les traditions et la modernité. Dépouillés de tous complexes, les guerriers bantous exhibent leur dignité et offrent une autre manière d’être et de voir le monde. Cette réflexion l’a conduit à la création d’un véritable puzzle dont les pièces ne s’emboîtent pas toujours facilement, mais fédèrent les traditions par-delà les différences. Les « Guerriers de la République » insufflent l’obligation d’inscrire les actes de chaque individu à l’intérieur du cadre exigeant de la fraternité et de l’égalité. Pas de race, ni d’unité culturelle, physique ou sociale… simplement Bantus*. Cette fenêtre ouverte est un symbole de liberté sur un monde meilleur.

Homme originel
Pour Kouka, les Bantous symbolisent l’homme originel puisque c’est un peuple, un ensemble d’ethnies nées en Afrique centrale, équatoriale et, qui par l’histoire, sont dues aux flux migratoire mais aussi à la déportation des Africains. Finalement, les descendants des Bantous ont peuplé les Amériques (Amérique du nord et du sud) et toute l’Europe. Aux yeux du Franco-congolais, « c’est un peu un pied de nez à l’histoire, de faire en sorte que les Bantous retournent en terre africaine ».

Né à Paris de deux parents artistes, un père congolais, et une mère française, elle-même fille de l’artiste peintre Francis Gruber et petite fille du maitre verrier Jacques Gruber, Kouka est partagé entre un Paris parnassien mythique et un Congo lointain fantasmé. Il a longtemps été identifié comme le seul Noir de l’école.

« D’abord, j’ai voulu pointer du doigt les mises à l’écart issues de la différence. J’ai pris le « blase » « l’Enfant Blam » comme une référence à l’enfant « blâmé » que j’étais pour être différent, et je sortais la nuit pour tagguer les murs de Toulouse, de Marseille et d’Avignon… », explique-t-il. Puis, poursuit-il : « j’ai créé mon premier groupe de rap « l’Unité » avec lequel j’ai commencé à déclamer des messages de rassemblement et de paix ». Les écritures sur ses tableaux, scandées à la bombe, sont le témoignage de ces textes personnels, porteurs de réconciliation.

E. Massiga FAYE

La présidente du conseil d’administration de la Sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav) vient de rendre son tablier. Angèle Diabang a annoncé, hier, sa démission de la Sodav qui doit prendre le relais du Bureau sénégalais des droits d’auteur (Bsda) d’ici la fin de l’année 2016.

La  scénariste, réalisatrice et productrice de cinéma Angèle Diabang n’est plus la présidente du conseil d’administration (Pca) de la Sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav). Après avoir passé plus de deux ans à la Sodav, elle a  rendu, hier, son tablier. Dans un communiqué, Mme Diabang a déclaré avoir démissionné de ce poste après avoir mûrement réfléchi.  
« J’ai, en effet, accompli les missions pour lesquelles j’ai été élue et il est temps, pour moi, de passer le relais. Après avoir œuvré tous ces mois pour le collectif, je souhaite me retirer pour me consacrer entièrement à ma création », a-t-elle soutenu. La réalisatrice a dit avoir des défis importants à relever dans le cadre de ses projets cinématographiques, notamment avec son projet d’adaptation du roman de Mariama Bâ, « Une si longue lettre ».Pour Angèle Diabang, il est essentiel de montrer la force et l’engagement d’un secteur culturel sénégalais avec une société d’auteur efficace et transparente. Mais, il est aussi fondamental et vital de le faire avec une création artistique de qualité.   

« Cela a été un plaisir de collaborer avec  tous  les membres du conseil d’administration. Je remercie également Monsieur Mbagnick Ndiaye, ministre de la Culture et de la Communication, et tous ses collaborateurs pour leur sollicitude sans cesse renouvelée. Leur engagement nous a permis d’accomplir ces actes majeurs », a-t-elle ajouté.
Plus loin dans ce document, la réalisatrice n’a pas manqué de souligner les problèmes auxquels la Sodav a été confronté durant tout le processus de sa mise en place.  « De manière générale, toutes les étapes nécessaires à la mise en place de la Sodav ont été menées avec succès, sans moyens de fonctionnement, ni locaux de travail », a-t-elle noté.
Angèle Diabang a été élue par ses pairs, en mars 2014, comme présidente du conseil d’administration de la Sodav. Laquelle, suite à la signature du décret d’application et de l’agrément par le président de la République, doit prendre le relais du Bureau sénégalais des droits d’auteur (Bsda).  
Déjà les acteurs sont « dans la préparation de la passation de service entre le Bsda et la Sodav ».

D’après Angèle Diabang, le conseil d’administration du Bsda et la direction dudit bureau des droits d’auteur ont entamé une série de réunions depuis plusieurs semaines afin de finaliser le processus de passation avant la fin de l’année.
Suite au départ de Mme Diabang, Seydi Sow, écrivain et coordonnateur du comité directeur de la Sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins,  se chargera  d’assurer l'intérim jusqu'à la prochaine élection du nouveau Pca.

Ibrahima BA 

Artiste polyvalent, Alibeta présente son spectacle vivant « Au pays de Bwakamambé », vendredi prochain, 16 septembre, au Just 4 U. Cette œuvre est une adaptation d’un livre d’Henry Lopez : « Le Pleurer-rire ».

Le spectacle « Au pays de Bwakamambé », alliant musique, conte, danse et théâtre,  est une adaptation du « Pleurer-rire » d’Henry Lopez. Il sera représenté vendredi 16 septembre au Just 4 U. Une occasion pour l’artiste polyvalent Alibeta de montrer au public et aux professionnels son travail en cours, permettant ainsi de recueillir les avis sur cette fresque humoristique et politique dont l’écriture finale fera l’objet d’une mise en scène ambitieuse, rapporte un communiqué.

Dans un contexte africain ou la question du pouvoir est d’une actualité douloureuse, ce spectacle nous interpelle tous et ouvre la réflexion urgente à un meilleur vivre ensemble. Classique de la littérature africaine, « Le Pleurer-rire » est dominé par tonton Hannibal-Ideloy Bwakamambé Na Sakkadé. Ancien baroudeur devenu président de la République à la faveur d'un coup d’État, il exerce un pouvoir illimité. À travers cette histoire, c'est le problème du pouvoir et du contre-pouvoir qui est posé dans toute son ampleur. 
Enseignant et formateur, Alibeta pratique notamment le théâtre, le cinéma et la musique. Il s’active aussi à la production et à la diffusion de spectacles vivants au Sénégal. De même, il participe activement à la transmission et au partage de ses passions créatrices. Son premier spectacle vivant « Bani Dama », l’album-coffret « Bani Adama », le documentaire « Life Saaraba Illégal »,  entre autres, sont à son actif.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR (stagiaire)

Le Goethe-Institut abrite, depuis jeudi dernier, et ce, jusqu’au 27 septembre, l’exposition photos « African modernism - l’architecture de l’indépendance -réalisée par Manuel Herz, Ingrid Schröder, Hans Focketyn et Julia Jamrozik. Elle met en évidence une architecture qui s’offre une douce rupture « tropicalisée » permettant à des Etats de l’Afrique subsaharienne de s’engager dans les allées du modernisme caractéristique de leur cheminement socio-culturel et de leurs liens avec « l’ancienne » métropole. Plus de 50 bâtiments de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Kenya, du Sénégal et de Zambie y sont présentés sous plusieurs traits.

« Les structures et l’articulation inventives des bâtiments sont d’excellents exemples d’une nouvelle expression de la capacité à intégrer et sublimer les propres objectifs symboliques de Senghor, la compréhension de techniques locales et l’abstraction formelle du modernisme récent ». Cet extrait du message littéral sur la photo représentant la Foire internationale de Dakar est assez récapitulatif de l’idée ingénieuse de cette exposition. Elle donne à voir, au-delà du cheminement historique des pays concernés, les tentatives de réappropriation du cadre de vie sans une véritable rupture dans la quête de l’esthétique. L’on a juste parlé de « modernisme tropical en Afrique de l’Ouest » pour laisser entrevoir un entremêlement de choses d’ici et d’ailleurs, un léger glissement ; signe d’une douce évolution dans les rapports entre la métropole et la colonie. Cela crée un « langage architectural complexe », avec une multiplication des détails. C’est qu’il y a « une philosophie derrière l’architecture qui est un travail social à apprécier dans un contexte global », souligne Jean Charles Tall, architecte et professeur au Collège universitaire d’architecture de Dakar.

L’architecture ne répond donc pas seulement à des besoins pratiques. Elle pose les jalons d’une affirmation des identités et porte l’idéologie des « bâtisseurs » de ces jeunes Etats indépendants. Ainsi, l’immeuble résidentiel Brière de l’Isle à Dakar est « un bel exemple de façade-écran qui illustrait parfaitement les principes du modernisme tropical en Afrique de l’Ouest juste avant et durant le début de la période de l’indépendance. Le décalage des balcons et celui, plus petit, des carrés des balustrades offrent à la rue une façade ornée. Cette épaisseur dans la façade ainsi que l’impact du couvert forestier jettent sur le revêtement intérieur du bâtiment une ombre percée par les tâches de lumière et estompent les rebords de cet imposant bâtiment », peut-on lire à propos de cet édifice adjacent à l’Assemblée nationale. Cette exposition est un voyage dans un temps récent qui ne s’oppose guère aux expériences antérieures et au présent, bien que ne s’adossant pas sur le même référentiel. L’exploration des possibilités esthétiques leur est commune. La finalité est tout autre. La valeur symbolique aussi.

Possibilités esthétiques
En filigrane, cette exposition met en relief les priorités des dirigeants de l’indépendance et, peut-être même, de la colonisation, avec les efforts déployés dans la création ou la réhabilitation d’infrastructures universitaires au Ghana, au Kenya, en Zambie, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.
En cela, elle pose une véritable réflexion sur la gestion de la postindépendance et les initiatives qui ont été déclenchées un peu partout. Elle offre également à voir la place de la religiosité « importée » dans les consciences africaines après l’indépendance qui n’a pas été une libération à tout point de vue.

La cathédrale de la Sainte famille au Kenya, « frappée par la puissance de sa matérialité, le caractère brut de son béton et l’arc-en-ciel de couleurs époustouflantes passant à travers les vitraux », ou encore celle-là anglicane de la Sainte croix de Lusaka dessinent la trajectoire spirituelle des peuples africains adeptes indifférents du syncrétisme religieux.
Les exposants ont réussi, par l’expression artiste, à produire des sources documentaires de haute valeur scientifique. En sus de l’iconographie, cette exposition donne un monceau d’informations sur les œuvres architecturales en termes techniques et sur les dates de réalisation.
La table ronde, prévue prochainement dans le cadre de cette exposition et annoncée par Binta Johanna Ndiaye, coordonnatrice de programme du Goethe-Institut Sénégal, constituera certainement une belle occasion d’échanger sur les œuvres en présence, cette fois-ci, des artistes.

Alassane Aliou MBAYE

La Galerie Le Manège de Dakar abrite, jusqu’au 25 septembre, la résidence artistique du plasticien russo-brésilien Alexis Peskine. A l’origine de l’acupeinture, il explore la thématique de l’émigration à partir de l’œuvre « Raft of Medusa » du sculpteur, dessinateur et lithographe français Théodore Géricault.

L’œuvre qu’il avait présentée lors de la dernière édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’art 2016) autour de la thématique de l’émigration avait suscité un grand engouement chez les férus d’art. Quelques mois après, Alexis Peskine, cet artiste russo-brésilien, revient encore au Sénégal pour une résidence artistique qui prendra fin ce 25 septembre. L’artiste va enchainer par une exposition du 6 octobre au 26 novembre prochains à la Galerie Le Manège.

Le plasticien est à l’origine de l’acupeinture, un « style artistique caractérisé par un jeu d’agencement de clous des profils d’hommes et de femmes noirs d’ébènes ». Son exposition prévue à partir du 6 octobre sera sa quatrième exposition individuelle à Dakar, après le Fesman de 2010 et deux autres participations au Dak’art.
Né à Paris de mère brésilienne et de père franco-russe, Alexis Peskine a fait ses études aux Etats-Unis où il a décroché un Bachelor « of fine arts » à l’Université Howard de Washington Dc ainsi qu’un Master en art digital au Maryland institute college of art de Baltimore.

L’œuvre d’Alexis Peskine explore l’expérience des peuples noirs dans un sens global, en mettant en nue les problèmes liés à la colonisation, au racisme, mais aussi à l’identité. Dans la thématique de « Raft of Medusa », qui est une partie de l’œuvre de Théodore Géricault dont il a présenté lors de la douzième édition de la biennale de Dakar, il y évoque la problématique de l’émigration sous toutes ses formes.

Le travail du plasticien renseigne sur l’aventure et le courage des clandestins traversant déserts, terres hostiles, mers et océans à la quête des lendemains qui chantent. Dans sa démarche, Alexis, en même temps qu’il salue l’attitude téméraire des clandestins qui ont décidé de prendre leur destin en main à l’aide de l’énergie de l’espoir, fait aussi un clin d’œil sur le colonialisme et l’injustice dont a été victime la race noire.

« Il y a beaucoup d’injustice dans le rapport d’émigration. Le déplacement des Européens vers l’Afrique se fait naturellement alors qu’au même moment, les Africains éprouvent énormément de difficultés pour aller en Europe », dénonce-t-il. Pour l’artiste, tout être humain doit avoir le droit et la liberté de voyager un peu partout à travers le monde. Car cela aide à construire un homme humble, très ouvert à la civilisation universelle.

Quête d’identité
Tout le travail d’Alexis Peskine reste influencé par le tableau du sculpteur, dessinateur et lithographe français Théodore Géricault, qui traite dans son œuvre « Radeau de la Méduse » de la scène de naufrage d’un navire aux côtes de la Mauritanie et rapatrié à Saint-Louis du Sénégal en juillet 1816. « Durant deux semaines, les gens qui se sont retrouvés sur ce radeau n’avaient que des caisses de vin pour boire. Il y a même eu des cas de cannibalisme, tellement ce fut difficile. Sur 150 personnes, seules 15 ont survécu », raconte Peskine. Dans son projet, l’artiste a voulu faire le lien entre cet évènement historique, qui aura cette année 200 ans, et les scènes de migrants qui meurent au large de l’Europe ou dans la mer Méditerranée.

L’univers artistique du plasticien est façonné par le métissage, la famille, les voyages, mais aussi tout un acharnement autour de la quête de l’identité culturelle. Peskine dont l’inspiration est nourrie par ses déplacements entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques, ainsi que son environnement immédiat, est un artiste complet. Il excelle également dans la photographie et la fabrication de costumes faites à base de récupération. Ses œuvres figuratives faites sur du bois sont traversées par des clous fixés sur les silhouettes noires. Chez l’artiste, l’usage du clou est symbolique. Il traduit un certain degré de sacrifice, de crucifixion, de l’esclavage. Mais également l’image d’un rêve de jeunesse débridée.

L’exposition monographique qu’il présentera à la Galerie Le Manège va dévoiler d’autres facettes de cette émigration risquée qu’il aime tant évoquer dans son travail. Les scènes des charrettes qui suggèrent le voyage, le mouvement, la précarité, les images de naufrage…, vont composer l’essentiel de cette exposition.
Alexis Peskine prévoit d’exposer dans le courant de l’année au « 1 : 54 Contempory African » et à la foire d’art contemporain de Miami, avant de terminer par une exposition solo à l’Alliance française du Brésil.

Ibrahima BA

Le single « Ramata », symbole du pont musical entre la Chine et le Sénégal, est officiellement sur le marché. Daara J Family et He Yujia, alias UJ, sont les pionniers de ce mariage culturel. Le wolof, l’anglais et le chinois sont les langues de prédilection de la chanson. Au-delà de l’aspect culturel, il y a possibilité d’une autre ouverture entre les deux groupes…

Le single « Ramata », produit par l’artiste chinois He Yujia, alias UJ, coécrit et interprété par Ndongo D et Faada Freddy du groupe sénégalais Daara J Family, sera disponible sur le marché musical à partir d’aujourd’hui. « Ramata » est une ode à l’amour et aux rythmes africains et chinois. Pour ce premier single, UJ a voulu travailler avec le groupe sénégalais Daara J Family. C’est une rencontre qui est à l’origine du projet… 

« On partage un amour commun pour la musique et on voulait, des deux côtés, les mêmes choses. C’est pour cela qu’on est allé en studio très vite après notre première rencontre. On a enregistré ainsi notre première collaboration musicale », explique UJ. Le titre est un mélange de hip-hop et de R&B entêtant qui passe du wolof au chinois et à l’anglais. 

Selon lui, pour ce projet, « le vrai défi a été de n’avoir aucune référence étant donné que c’est un projet unique en son genre. La source des deux univers musicaux est l’émotion et non pas la structure ». L’artiste explique que la musique chinoise est basée sur la mélodie et la musique africaine plutôt sur le rythme. Par ailleurs, le producteur « veut changer l’image des Africains en Chine mais aussi celle des Chinois en Afrique ». He Yujia renchérit : « Quand les médias nous parlent de l’Afrique, ils ne nous montrent pas la beauté de ce continent ». L’artiste chinois est « convaincu qu’il est possible de créer une plateforme d’échanges culturels entre l’Afrique et la Chine. C’est une porte ouverte sur l’art, de même que sur le commerce, avec un potentiel de développement énorme ». 

Après ce single, UJ annonce qu’un album conceptuel est également en préparation. Il aura pour objectif de produire des titres avec différents artistes venus de tout le continent africain.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR
(stagiaire)

 

De nombreuses personnalités du monde politique et des médias, actuellement en deuil, étaient présentes ce jeudi à la levée du corps de Bara Diouf, ancien directeur du groupe Le Soleil, décédé hier à l’âge de 89 ans.

La morgue de l’hôpital Principal de Dakar a paru petite pour contenir l’immense foule qui a tenu à venir rendre un dernier hommage à Bara Diouf, ancien président directeur général et Pcadu groupe Le Soleil, décédé hier. Au premier rang, Moustapha Niasse, le président de l’Assemblée nationale. A ses côtés, Mbagnick Ndiaye, ministre de la Culture te de la Communication, DjiboKâ, Me Ousmane Ngom, devant d’autres leaders politiques.

De nombreux dignitaires et proches du défunt, notamment les anciens journalistes du groupe avaient également pris place sous la tente où se déroulait la cérémonie. Visiblement ému, Mbagnick Ndiaye, qui multiplie les interventions dans la presse depuis hier pour témoigner sur le défunt, a tenu à lui rendre un dernier hommage. « Formateur avisé, Bara savait accompagner et encadrer la jeunesse sénégalaise. Il a participé, au-delà des médias publics, à l’essor de la presse privée sénégalaise, en permettant à toute une jeune génération de jeunes journalistes promoteurs, de s’aguerrir dans lescolonnes du Soleil, avant de jeter les bases des grandes publications de la presse privée au Sénégal », rappelle le ministre de la Culture te de la Communication. « Homme d’exigence, jusque dans la pratique de l’écriture journalistique, Bara Diouf est assurément une figure imposante de notre pays et de l’Afrique francophone. Sa disparition est donc une immense perte », ajoute-t-il.

A sa suite, le Président de l’Assemblée nationale a salué la mémoire d’un « homme immensément bien. Un homme au grand cœur est parti ». Pour Moustapha Niasse, qui a rencontré le défunt alors qu’il était encore étudiant à Paris, « tous ceux qui sont là aujourd’hui sont en mesure de dire que Bara était son ami. Parce qu’effectivement il était l’ami de tous parce que je ne l’ai jamais vu fâché ».

A côté de la famille éplorée, Cheikh Thiam, directeur général du groupe Le Soleil, a pris la parole, prononçant un discours chaleureux et empreint d’amitié et de remerciements à l’endroit du Chef de l’Etat et de son gouvernement pour l’assistance apportée à la famille Diouf. « Je suis très ému et vous pouvez le comprendre. J’étais comme un fils pour Bara. Je prends la parole pour vous adresser nos sincères remerciements au Président de la République et aux autorités, au nom de la famille », a-t-il déclaré à l’endroit du président de l’Assemblée nationale. Il en a profité pour rendre un hommage à la grande famille du Soleil dont le fondateur vient de s’en aller. « Nous n’avons plus que nos pensées et nos prières pour lui. Qu’il repose en paix ».

@lesoleilonline

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Le Village des arts de Dakar accueille jusqu’au 27 septembre prochain le travail de l’artiste plasticien Denis Gomis. Intitulée « Nature verte », cette exposition composée d’une quarantaine d’œuvres invite à découvrir les merveilleuses scènes de la nature en Casamance.

Entre Denis Gomis et la nature, c’est une histoire d’amour que le temps ne saurait éroder. Natif de Boffa, à Ziguinchor, l’artiste plasticien a très tôt choisi la nature comme thématique de prédilection. Les œuvres qu’il présente jusqu’au 27 septembre prochain au Village des arts de Dakar renseigne sur le rapport sacro-saint que cet artiste autodidacte entretient avec la nature.
« Nature verte », titre de cette exposition, plonge le visiteur dans des décors d’une beauté exotique et à la fois rebelle. Entre les scènes villageoises et le spectacle des bosquets, Denis Gomis évoque les souvenirs lointains d’un paradis perdu, mais qu’il a toutefois réussi à immortaliser grâce à la magie de la peinture. Le plasticien met en valeur le monde rural à travers une commodité pittoresque et un style trempé dans sa tradition locale. « Quand on est né en Casamance, on ne peut pas être insensible à la nature », soutient l’artiste, expliquant tout son attachement à l’environnement.

Fragments d’existence
La peinture de Denis révèle un monde qu’il connait à la lettre. Que ce soient « Pâturages de la savane », « Spectacle de couché de soleil », « Baobab sacré » ou « Palmareia (ou Palmerai ?) de rivière », ses œuvres cèdent parfois à un certain langage poétique. Ici, chaque tableau semble restituer les fragments d’une existence peints avec une précision d’horloger. « L’éléphant en pas de géant » et « Pâturage au bord de la rivière » évoquent également le rapport qui lie l’artiste aux animaux.

Passeur d’alerte, Denis Gomis cherche à attirer l’attention sur la disparition de certaines espèces du monde animal. Mais ce n’est pas tout. Il transpire d’angoisse également devant la destruction de la faune et de la flore. D’où son idée de travailler, depuis plusieurs années, sur la thématique de l’environnement. Ainsi, à côté du spectacle gai et agréable à voir, le plasticien décrit un monde en détresse. Par exemple, la toile « Sécheresse  de détresse » montre des arbres ôtés de leur feuillage, des branches découpées, des souches... Cette image apocalyptique est complétée par un paysage sahélien et blême. C’est tout le contraire de « Orée de forêt » où la beauté de la nature, dans un décor aux couleurs locales, étale tout son empire. Pour Idrissa Diallo, responsable de la Galerie Léopold Sédar Senghor, Denis Gomis se singularise par un bon traitement de sa thématique, mais également par une prédominance de couleurs de terre et vert, ainsi qu’une dose de naïveté et de subtilité.

Le principal message dans la peinture de Denis est une invite à la protection de la nature, un plaidoyer contre la destruction de l’environnement. Selon l’artiste, « nous devons sauver ce que nous avons en commun ».
Né en 1956, Denis Gomis est titulaire d’une Maitrise en Sciences juridiques. Il est à l’origine de plusieurs expositions collectives et individuelles. Sa dernière exposition personnelle remonte à octobre 2006 à la Galerie nationale d’art.

Ibrahima BA

Le journaliste Michel Diouf est le nouveau directeur de Radio Sénégal. Il remplace à ce poste Pape Khalil Touré, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. La passation de service a eu lieu, mardi dernier, entre le nouveau patron de Rsi et Omar Bâ qui, jusque-là, assurait l’intérim.

Né le 11 décembre 1968 à Elinkine, dans la région de Ziguinchor, Michel Diouf a décroché, en 1993, son diplôme en journalisme au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti). A Radio Sénégal, il a gravi tous les échelons. Il a été respectivement ancien chef du desk national, ancien chef de la Station régionale Rts de Thiès, ancien rédacteur en chef en charge des magazines, débats et grands événements et chef du Département programmes et production de Radio Sénégal jusqu’à sa nomination. Aujourd’hui formateur au Cesti, Michel Diouf a fait ses premiers pas à Sud Fm où il a été coordonnateur adjoint du Journal parlé entre 1994 et 1996.

Correspondant à Dakar (Radio) du Système francophone d’information agricole (Syfia), correspondant à Dakar (Radio) du Centre technique de coopération agricole et rurale (Cta), mais aussi directeur de la radio Première Fm.

Nd. M. SECK

Les Jeux paralympiques d’été 2016 de Brésil ont démarré à Rio et Manu Dibango, nommé « Grand témoin » de l’événement par la Francophonie, apporte sa participation en y déroulant, depuis mardi, une série d’activités culturelles et artistiques.

« C’est avec une immense fierté mais surtout une très grande admiration pour les athlètes que j’ai l’honneur d’assister à ces Jeux paralympiques d’été 2016.  En portant haut les couleurs de la Francophonie, je porte aussi les valeurs de partage, de solidarité, de liberté et de diversité si emblématiques à ce grand rendez-vous sportif.  Les Jeux paralympiques incarnent le dépassement de soi-même, l’effort et la combativité », a déclaré Manu Dibango. Le musicien camerounais, nommé « Grand témoin » de la Francophonie pour les Jeux de Rio 2016 par la secrétaire générale de ladite organisation, Mme Michaëlle Jean, est au Brésil depuis hier et compte y rester jusqu’au 9 septembre. Et ce, pour assister au lancement des Jeux paralympiques d’été.

Selon un communiqué de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), M. Dibango se rendra, entre autres endroits, au Village paralympique ainsi que sur les sites de différentes compétitions pour y rencontrer et encourager les athlètes. Le « Grand témoin » de la Francophonie accompagne le Comité d’organisation des jeux afin d’assurer les services linguistiques offerts aux athlètes, aux officiels, aux journalistes et au grand public. 

A cet effet, le saxophoniste de renommée mondiale profitera également de son passage à Rio pour présenter un concert avec un autre musicien camerounais, Sallè John, à la soirée d’inauguration du Club France.  Manu Dibango se joindra également au Swissando tazz trio pour un concert à la Maison nationale suisse. Enfin, il rencontrera des élèves du lycée bilingue franco-brésilien de Niteroi à qui il remettra des coffrets éducatifs sur le Brésil offerts par l’Oif. « Le Grand témoin » participera aussi au lancement officiel de la version française d’une brochure sur l’héritage africain de Rio.
Manu Dibango est la septième personnalité à occuper cette fonction ainsi que le premier Africain et musicien à se voir confier ce rôle.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR
(stagiaire)

« Ma Famille », série télévisée ivoirienne « culte », revient plus de dix ans après, avec des histoires encore plus croustillantes. Ses acteurs de cette série qui avait conquis toute l'Afrique francophone se sont retrouvés sur un plateau, à Abidjan, pour tourner de nouveaux épisodes.  

Lancée en 2002 et diffusée tous les dimanches soir par la télévision publique, la première saison de « Ma famille » avait pulvérisé les records en Côte d'Ivoire, jusqu'à sa disparition des écrans, en 2007. Les spectateurs se passionnaient alors pour la belle-mère acariâtre, le mari volage, les employés de maisons qui participaient aux imbroglios et défendaient leur maîtresse de maison... la belle « Delta ». 

A travers 300 nouveaux épisodes de 26 minutes, la nouvelle série rebaptisée Ma grande famille « nous replonge avec délectation dans les déboires de la vie conjugale du duo mythique Delta-Bohiri (mari et femme dans la série) et des nombreuses maîtresses qui gravitent autour de Monsieur », explique la comédienne et réalisatrice ivoirienne Delphine Akissi Loukou, que tout le monde appelle « Akissi Delta ».
« Cette deuxième saison est une continuité, c'est la suite logique de la première », juge la réalisatrice, en rappelant que la série embrasse des sujets de société africains, tels que l'éducation, la santé, les traditions et la sexualité.

« Ma grande famille va mettre en évidence l'activité quotidienne de l'Afrique d'en bas qui se déroule dans les cours communes en Côte d'Ivoire (des locataires issus de différentes familles vivent souvent dans une même maison ou concession), avec des rumeurs invraisemblables, des ragots, des mensonges... », note le réalisateur, Tano Kouadio.

Les producteurs, A+, la chaîne africaine du groupe Canal+, et la Rti (télévision ivoirienne), n'ont pas lésiné sur les moyens : 12 mois de tournage en Côte d'Ivoire, mais aussi au Sénégal, au Mali, au Burkina, au Togo, au Bénin et au Niger, avec des comédiens venus des pays francophones d'Afrique centrale et de l'Ouest. Le budget avoisine le milliard de FCfa (1,5 million d'euros).

« Les acteurs touchent un bon cachet, à la différence de la première saison où l'aventure avait misé sur le volontariat", explique Ken Adamo, artiste-musicien auteur du générique. M. Adamo, également impresario, souligne que la concurrence sur le marché africain du cinéma est très rude avec l'Afrique du Sud, le Nigeria et l'Angola qui sortent régulièrement des séries très prisées. 

 (AFP)

 

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a rencontré, hier, des responsables de galeries privées du Sénégal. L’initiative entre dans le cadre des rencontres périodiques avec les acteurs culturels. La tutelle mise sur le développement d’un véritable marché de l’art.

Une première. Le ministre de la Culture et de la Communication a rencontré, hier, des responsables de galeries privées du Sénégal. Au centre de cette rencontre-échange, qui avait pour cadre le Musée des civilisations noires, des questions comme le marché de l’art, le statut de l’artiste et celui de la galerie. Soulignant l’importance des artistes et des galeries dans le sous-secteur des arts visuels, Mbagnick Ndiaye souhaite voir Dakar comme une plateforme du marché de l’art.

S’exprimant au nom du Collectif « Partcours » (regroupant des responsables de diffusion et de distribution), Thérèse Turpin Diatta salue la démarche de  la tutelle avec cette volonté d’ouverture, de concertation avec des espaces privés, pour un rayonnement des arts visuels. La directrice de la galerie Kemboury espère voir se créer une habitude de rencontres et d’échanges dans l’espace culturel.

Marché moderne
Pour la promotion de l’art, le ministre rêve de voir se développer le concept « Une galerie, un mois » avec des espaces de diffusion comme la Galerie nationale d’art ou le Musée des civilisations noires. Dans son propos, M. Ndiaye souligne l’importance des galeries dans le dispositif de protection et de promotion de la création dans le sous-secteur des arts visuels. Selon lui, les galeries mettent en lumière le génie de nos artistes. A cet effet, il magnifie l’apport de promoteurs d’espaces privés comme Thérèse Turpin Diatta (Galerie Kemboury), Kalidou Kassé (Ateliers du Sahel), Amadou Yacine Thiam (Galerie Yacine). Pour la tutelle, « il est temps que les galeries, publique comme privée, se retrouvent dans un cadre commun afin de consolider progressivement le marché national des arts, en  articulation avec la scène internationale ».

Il s’agira, d’après Mbagnick Ndiaye, de voir comment « harmoniser l’action des différentes plateformes de valorisation des artistes et de leurs œuvres dans tout le pays ». Mais également d’« assurer l’avènement d’un marché moderne de l’art éloigné de toute approche fantaisiste dans l’évolution esthétique et la cotation des œuvres ». A ce niveau, relève le ministre, « la tentative de l’artiste-peintre Kalidou Kassé (organisateur de la 1ère édition du Marché de l’art à Dakar) est à saluer ». Pour que Dakar soit une véritable plateforme du marché de l’art, « l’Etat doit soutenir le sous-secteur, l’accompagner sur le plan juridique et institutionnel, mais aussi financier », assure-t-il.

Toujours dans son propos, M. Ndiaye rappelle l’un des objectifs de cette rencontre qui est de passer en revue l’ensemble des difficultés auxquelles les galeristes sont confrontés et trouver des solutions réalistes et durables. Au cours des échanges, des points comme le droit d’auteur, le droit de suite, le statut de l’artiste, du galeriste, la formation…, sont revenus en filigrane. Pour l’artiste-plasticien Kalidou Kassé, à l’heure où l’on parle de l’emploi des jeunes, l’accent doit être mis sur la formation et l’organisation.

Organisation et professionnalisme
De son côté, Amadou Yacine Thiam revient sur la 1ère édition du Marché de l’art de Dakar (Madak). Le directeur de la Galerie Yacine insiste sur la nécessité d’avoir une expertise dans le domaine des arts visuels avec beaucoup de professionnalisme. Il suggère ainsi la mise en place d’un comité de sélection des œuvres pour pérenniser l’initiative de son confrère Kalidou Kassé. « On ne peut pas mélanger tout dans un cadre aussi important que le Madak », lance-t-il. Sur la même ligne, Delphine Calmette  du collectif  « Partcours » s’interroge sur le statut de l’artiste, de la galerie qui, à ses yeux, est une notion en mutation.

« Il faut que cela soit professionnel », soutint la responsable de la Galerie Le Manège de l’Institut français. Dans le même ordre d’idées, le consultant Moustapha Tambédou plaide pour que « les galeristes aient un cadre de coordination et d’organisation, en se conformant à la loi en toute transparence.
Reprenant la parole, Mbagnick Ndiaye promet que son département va accompagner  les galeristes dans leur volonté d’organisation et de structuration. En attendant de recevoir les conclusions de la rencontre, le ministre de la Culture rassure : « Nous sommes ouverts à toutes les suggestions ».

E. Massiga FAYE

 

Un comité régional de développement conduit par le gouverneur de la région de Thiès, Amadou Sy, a réuni, hier, le directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs (Msad), Aloyse Ndam Diouf, ses collaborateurs, une délégation du ministère de la Culture et l’ensemble des acteurs culturels intéressés par la commémoration des 50 ans de l’établissement.

Dans son exposé, le directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs a fait un bref rappel historique de la vision culturelle du président-poète Léopold Sédar Senghor. Lors de l’inauguration des manufactures nationales de tapisserie de l’époque, a avancé Aloyse Ndam Diouf, Senghor avait déjà tracé la trajectoire culturelle de la nation sénégalaise pour le rayonnement de la civilisation d’appartenance nord soudanais. « Cela a contribué à favoriser les conditions propices à l’émergence d’un environnement artistique moderne, symbole d’un enracinement dans les valeurs nègres des territoires et d’une ouverture aux apports féconds des autres cultures » a-t-il expliqué.

Cinquante ans après la création d’un « Art nouveau, pour une Nation nouvelle », par la combinaison des connaissances techniques importées et  de la culture traditionnelle sortie du dedans, le directeur général des Msad, le conseil d’administration et les acteurs culturels se sont engagés à commémorer, à partir du 4 décembre prochain, ce demi-siècle d’efforts au service du rayonnement culturel du Sénégal dans le monde.

En revisitant cette vision culturelle de Senghor, il s’agit de repositionner, pour les décennies à venir, les Msad en tant que pôle de développement des industries culturelles. « L’objectif majeur est de rendre visible les innovations aux Msad  axées sur la diversification des produits, le renforcement de la formation, entre autres, »,  a ajouté M. Diouf.

Ce sera aussi un moment fort pour rendre hommage au premier directeur de l’établissement, Papa Ibra Tall, un monument professionnel ravi à l’affection de la grande famille artistique. « A l’occasion, le centre de formation professionnelle des métiers des arts va porter son nom », a annoncé l’actuel directeur.

Exposition permanente
Dans cette quête de visibilité pour les Msad, un certain nombre d’activités sont à l’état de projet. Il s’agit d’une exposition itinérante des tapisseries à Dakar, Saint-Louis, Thiès, Ziguinchor, Cap Skirring et Saly Portudal, d’une journée porte-ouverte, d’une exposition permanente de photos, des œuvres diversifiées durant les 50 ans et d’un panel sur la place des Msad dans le développement des industries culturelles et créatrices en Afrique et dans le monde. Pour mieux coller aux préparatifs de l’évènement, cinq commissions ont été choisies, en vue d’une organisation impeccable. Il a été retenu une commission des finances, une commission rencontre intellectuelle, une commission communication, une commission organisation, une commission manifestations culturelles.

Toutes ces commissions sont chapeautées par un comité de suivi. Cette instance dans laquelle siègent le ministère de la Culture, le gouverneur de Thiès, entre autres autorités, est pilotée par le président du conseil d’administration des Msad, Moumar Guèye. Rendez-vous a été pris pour octobre prochain, pour un autre Comité régional de développement sur les préparatifs du cinquantenaire des Msad.

Mbaye BA

A l’instar de certains pays d’Afrique et du monde, le Sénégal va vers un nouveau cadrage et « toilettage » du secteur des télécommunications et technologies de l’information et de la communication (Tic). Ce nouveau cadre juridique sera disponible dans les prochains mois.

Le ministère des Postes et des Télécommunications vient de procéder au lancement du processus d’actualisation du cadre juridique du secteur des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (Tic). En effet, informe un communiqué, depuis des mois, Dr Yaya Abdoul Kane, ministre des Postes et des Télécommunications, et son équipe s’activent pour aller vers un nouveau cadrage et « toilettage » du secteur des télécommunications du Sénégal, à l’instar de quelques pays en Afrique et dans le monde. Le début des travaux est prévu dans la deuxième quinzaine de ce mois de septembre.  Quant au nouveau cadre juridique, il sera disponible dans les prochains moins.

C’est le groupement de cabinets « Jones Day/Iamg/Microeconomix » qui a été choisi pour accompagner le gouvernement du Sénégal dans la réalisation de l’audit stratégique du cadre juridique du secteur des télécommunications et des Tic. Mais également pour l’élaboration des avant projets de textes législatifs et réglementaires (code des télécommunications et décrets d’application).  « A l’issue du processus de sélection, entamé depuis le mois d’avril 2016 et mené par le ministère des Postes et des Télécommunications, la mission a été confiée au groupement constitué de cabinets basés au Sénégal (Icts advisor market, Policy & regulation group - Iamg) et en France (Jones Day, Microeconomix) », soutient ce document. Il ajoute que ce projet, financé par le Budget consolidé d’investissement de 2016, devrait, à terme, permettre de disposer d’un nouveau cadre juridique du secteur du numérique, prenant en compte  les orientations stratégiques retenues dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) et de la Stratégie « Sénégal numérique », les bonnes pratiques au niveau international ainsi que les directives de l’Uemoa et les actes additionnels de la Cedeao. 

Pour la croissance du secteur, le Sénégal a la volonté de développer les talents pour satisfaire les besoins de l’industrie du numérique mais également les compétences pour l’usage du numérique par la population et l’exportation des services. Notre pays compte se maintenir en tête de la sous-région et se positionner comme hub de services numériques en Afrique.

Ce faisant, il est prévu de favoriser l’investissement public-privé et la mise en œuvre de projets et programmes pour atteindre l’objectif de croissance recherché par l’amélioration de l’environnement des affaires, l’attractivité des investissements et l’exportation des services. De même, un tissu industriel national de produits et services numériques sera créé et la mise en œuvre des projets dans le cadre du Partenariat public-privé (Ppp) assurée.

Ibrahima BA

 

Dans le cadre des rencontres périodiques avec les acteurs culturels, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, rencontre, aujourd’hui, les responsables des galeries privées du Sénégal. Cette réunion d’échanges et de concertation est prévue à 9h au Musée des civilisations noires.

Le jeune slameur Ben Slam, de son  vrai nom Ousmane  Coly,  a lancé son premier single titré « Mon slam », le 3 septembre dernier. Etudiant diplômé en Transit et Logistique, l’artiste  est aussi membre de la structure socioculturelle « Brouss’art ».

Originaire de Bignona, le jeune Ousmane Coly, de son nom d’artiste Ben Slam, cherche à se frayer un chemin dans le milieu artistique à travers  son premier single, « Mon slam », sorti le 3 septembre. L’artiste y véhicule des messages qui prônent la paix en Casamance, l’amour, la jeunesse, le reboisement  dans cette zone sud qui est en train de perdre une bonne partie de sa verdure.

« Dans le single, je n’ai pas manqué de slamer sur des thèmes que d’autres slameurs ont l’habitude de développer. C’est une façon, pour moi, de leur rendre hommage. C’est aussi une façon de montrer que mon slam a une touche de tous ces slameurs », confie Ben Slam.  Dans le single, l’artiste cite le slameur français de renommée internationale Grand Corps Malade,  les slameurs sénégalais Souleymane Diamanka, Ceptique, Arif, entre autres.

D’après Ben, « Mon slam » n’est que l’introduction de sa carrière, et il envisage, dans moins de deux mois, de sortir un autre single au grand bonheur de ses fans.
Etudiant diplômé en Transit et Logistique, Ousmane Coly  est aussi membre actif de la structure « Brouss’art » dont le lancement est prévu le 26 décembre prochain. A l’en croire, cette structure a été mise sur pied dans le but de participer au développement de la région sud du pays et de valoriser sa culture à travers la musique, la confection d’habits, de produits artisanaux divers, etc.

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

Le chanteur américain de R&B Chris Brown a diffusé, jeudi, un nouveau titre, deux jours après son arrestation pour avoir menacé une femme avec une arme à feu, avec des paroles qui évoquent l'incident.

La nouvelle chanson de Brown, libéré après versement d'une caution de 250.000 dollars dans la nuit de mardi à mercredi, s'intitule « What would you do ? » Allusion à ce qu'avait déclaré son accusatrice, Baylee Curran, sur le réseau social Instagram.

Brown, dans les paroles de ce titre au rythme entêtant, s'adresse à une personne, sans la nommer : « J'ai des questions à te poser, j'ai besoin de réponses ».
« Qu'est-ce que tu fais à te battre pour rester en vie, quand tu n'as personne à tes côtés ? » chante-t-il.
« Qu'est-ce que tu fais quand tu es là tout seul ? » ajoute-t-il.

Mardi, la police de Los Angeles était intervenue au domicile princier de Brown après l'appel d'urgence d'une reine de beauté californienne du nom de Baylee Curran, vers 03H00 du matin. Elle affirme que la vedette l'a menacée en pointant un pistolet sur sa tête.
Brown, 27 ans, a fait attendre les policiers pendant des heures devant chez lui, exigeant un mandat de perquisition et dénonçant la brutalité de la police dans une série de vidéos furieuses postées sur Instagram.

Son accusatrice, Baylee Curran, a déclaré, dans les médias, qu'elle avait fait la fête avec Brown et qu'il s'était énervé après qu'elle eut admiré un bijou.
Elle s'est également tournée vers Instagram pour donner sa version des faits : « Si quelqu'un vous avait mis un pistolet sur la tête, qu'auriez-vous fait ? Vous auriez appelé la police ».
Plus tard jeudi, Brown a posté sur le réseau social Twitter une autre chanson parmi ses sorties récentes, « Grass ain't greener » (« L'herbe n'est pas plus verte »), dont les paroles semblent aussi faire référence aux faits.

La chanson parle d'une femme qui « boit de l'alcool quand nous faisons la fête », tout en « évaluant mes finances ». Brown a plus fait parler de lui ces dernières années pour ses accès de violences et démêlés avec la justice que pour sa musique.

Il a notamment plaidé coupable, en 2009, pour avoir frappé la pop-star Rihanna, qui était alors sa petite amie, avant la cérémonie des Grammy awards.

(AFP)

Après l'immense succès de l'exposition David Bowie, en 2013, le Victoria and Albert museum de Londres espère refaire le coup avec Pink Floyd à l'occasion d'une rétrospective exhaustive l'année prochaine.

Un cochon gonflable rose, clin d'œil à la pochette de l'album « Animals » sorti en 1977, flottait, mercredi, au-dessus du musée londonien pour présenter l'exposition « Pink Floyd, Their mortal remains », prévue du 13 mai au 1er octobre 2017.

Cinquante ans après la sortie du premier single du légendaire groupe de rock britannique, le V&A promet « un voyage immersif, multi-sensoriel et théâtral dans l'univers des Pink Floyd » à travers plus de 350 objets exposés, un show laser et des extraits de concerts inédits.

Le groupe, formé en 1965 par quatre étudiants de Cambridge, a vendu plus de 200 millions d'albums dans le monde, dont « The Wall », sorti en 1979, qui est souvent classé parmi les meilleurs de tous les temps.

Le V&A espère que l'exposition Pink Floyd connaîtra le même succès que « David Bowie Is », qui avait été vue par plus de 300.000 visiteurs à Londres avant d'être présentée dans d'autres villes du monde.

(AFP)

La Place du Souvenir garde inscrite dans ses archives la soirée de la finale de l’élection régionale Miss Dakar 2016. Cet événement a réuni une quinzaine de filles, âgées de 18 à 25 ans, qui étaient toutes à la quête du titre de la plus belle demoiselle de la capitale sénégalaise. Au finish, c’est Ndèye Astou Sall de Yeumbeul qui a été choisi pour représenter Dakar au concours national Miss Sénégal 2016. Des artistes ont assurés la partie musicale. 

Elles étaient au nombre de 15 demoiselles à convoiter le titre de Miss Dakar 2016, samedi dernier, à la Place du Souvenir, à l’occasion de la finale régionale. Aïssatou Lamarana Diallo, Fatima Guèye, Mame Fama, Ndèye Sokhna Ciss, Stella Thiané Diatta, Mame Coumba Mbaye, Ndatté Sow, Sira Barry, Diabou Diop, Mame Diarra Touré, Mariama Dieng, Joséphine Tine, Assy Touré, Fabienne Noella Mallo et Ndèye Astou Sall. Elles viennent des communes de Dakar. Parmi le public, des candidates à la finale nationale de Miss Sénégal venues de la Casamance, de Kaolack, de Tambacounda... Mais également des représentants des ministères de la Femme, de la Culture et de la Communication, en plus  de ceux du corps diplomatique de la Thaïlande, du Pakistan, de l’Indonésie et des Pays-Bas. Ils ont été nombreux à prendre part à la soirée.  

Les candidates au titre de Miss Dakar sont toutes radieuses, mais l’instruction et la culture générale devaient trancher à partir  de thèmes de société. Fini l’époque de la Miss emblématique de beauté uniquement,  pour parler comme l’adage le tableau du « sois belle et tais-toi ». Amina  Badiane, la présidente du Comité Miss Sénégal, a retracé un des moments de l’avant prestation. « Elles sont vraiment toutes belles et éduquées. Toutes instruites, avec une facilité d’expression ; ce qui fait partie de nos critères d’ailleurs. Etre Miss ne se limite pas seulement à être belle, il faut aussi avoir une bonne tête. Elle doit aussi savoir tenir son public en haleine avec une solide argumentation pour pouvoir être une digne ambassadrice de son pays ici et ailleurs » a-t-elle précisé.

De ce fait, ses jeunes filles ont débattu sur des thèmes qui les tenaient à cœur. Ainsi, l’excision, le mariage précoce, la violence faite aux femmes, la violence conjugale, l’orphelinat, le leadership féminin, l’émigration clandestine et la mendicité des enfants ont fait objet de défense pour ces canons de beauté de la capitale. Entre discours, gestuelle et mimique, elles ont mis à profit des anecdotes, conseils et perceptives pour mieux traduire des maux par des mots.  

Culture générale et plaidoyer
Apparues sous toutes les coutures, dans trois tableaux, entre tenues traditionnelle, de ville et de soirée, les candidates ont rivalisé de beauté. Un multiport ethnologique s’offrait à nos yeux. L’habillement pulaar, sérère, soninké et diola du premier passage rappelait l’enracinement. Chaque fille reflétait une ethnie. Le Sénégal en miniature était représenté sur scène. Une pause musicale avec le groupe Bideew Bou Bess a plongé le public dans une ambiance festive. L’encrage à l’identité culturelle se poursuit jusqu’au deuxième passage avec le tissu wax comme matière de base.

Sur scène, les candidates au titre de Miss Dakar empruntent une démarche coquine, bercées par le «Nobel » d’Idrissa Diop qu’elles entourent ; un tableau qui a plongé l’assistance dans un rêve.  La combinaison musique et mode restant d’actualité, une note musicale acoustique d’un artiste de Thiès  couronne le tout. La dernière apparition étant celle de l’ouverture après enracinement, nos fleurs pétillent sous l’or. Des robes de soirée toutes brillantes et dorées éblouissent l’assistance sous les feux des projecteurs. Entre acclamations et joie du public, les filles ont fait feu et flamme, mais une seule devait être couronnée.

Un des membres du jury a délibéré sous la houlette de la présidente Thiané Diagne, couturière et styliste de grande envergure. Mme Diagne a fait état des quatre dauphines et le verdict final tomba en faveur de Ndèye Astou Sall. La vingtaine, étudiante en Commerce international, la plus belle fille de la région de Dakar réside à Yeumbeul.

La mendicité des enfants a fait l’objet de son discours. Avocate des enfants en situation défavorable, Miss Dakar s’est engagée volontairement pour ces derniers. Elle ne conçoit pas avoir ses cadets à l’abri, sous un toit, et d’autres dans les rues. « Que ces enfants retrouvent  un foyer, un établissement coranique ou l’école est mon combat », a-t-elle plaidé.

L’humanité se joint ainsi à la beauté et l’éloquence, le tournant ultime s’annonce bouillant. La finale nationale de ce concours de beauté se tiendra le 5 novembre. Elle regroupera 19 finalistes pour le titre de Miss Sénégal 2016. Chacune des régions du pays y sera représentée, en plus des cinq élues de la diaspora. Elle aura lieu sous la houlette des comités d’organisation de Miss Sénégal et France et d’autres professionnelles du métier.  
   
Perspectives et impact de l’évènement
Pour Pape Faye, coordonnateur national chargé de la communication de ce concours national de beauté, « Le Sénégal a besoin de ce genre d’évènements pour pouvoir vendre la destination du pays ». « Et nous sommes sûrs que, dans le  cadre de la Cedeao et des instances internationales, le Sénégal peut encore revaloriser son image à travers les beautés présentées ce soir », a-t-il renchéri. Donc, selon M. Faye, « il est impératif d’accompagner des jeunes comme Amina Badiane, qui a eu l’audace de prendre la relève après Moïse Ambroise Gomis ; ce qui n’était pas évident. Malheureusement, certaines autorités n’ont pas encore compris ». A son avis, l’aspect culturel et touristique que représente cet événement n’a pas encore son impact sur les gens.

Amina Badiane, la présidente du Comité d’organisation de Miss Sénégal, de souligner : « Je me débrouille principalement avec mes ressources. Néanmoins, le ministère de la Culture a fait un geste. Pour l’instant, nous avons plus de promesses que d’actions du ministère de la Femme, de la  mairie de Dakar, etc. Nous attendons de voir la suite d’ici la finale ». Selon elle, « Miss Sénégal devrait être l’affaire de tous, car représentant une nation. Donc, c’est une ambassadrice. Je lance un appel à toutes les autorités sénégalaises, en particulier la Première dame Marème Faye Sall, qui est marraine de la finale régionale, avec la présidente du Comité Miss Sénégal France.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR
(stagiaire)

L’absence de salles de cinéma au Sénégal porte un coup à l’activité cinématographique. Sa relance passe, au-delà des politiques gouvernementales, par un effort d’imagination des acteurs. Gorée Island cinéma, à travers « Le réseau cinéma » qui sera lancé avant la fin de l’année, s’y est inscrit. Cette initiative consiste à lancer un programme d’exploitation et de distribution d’œuvres cinématographiques sur le territoire national et à proposer une démarche adaptée aux réalités nouvelles. La première étape de ce programme est prévue en Casamance avec la réhabilitation de la salle « Vox » de Ziguinchor et la mise en branle d’un cinéma itinérant destiné aux publics de Kolda, Oussouye, Sédhiou et Bignona.

A l’heure où de grandes industries culturelles intensifient la reconquête des publics africains, il est devenu de plus en plus nécessaire de travailler à mettre debout le cinéma du continent. Il est un renoncement coupable que d’accuser la fatalité au moment où, sous d’autres cieux, on s’échine à accorder au cinéma une importance capitale dans la reconquête des identités et dans la réalisation des objectifs économiques. En cela, la proposition de Gorée Island cinéma est une initiative louable, parce qu’elle ne s’attarde pas sur les limites objectives à la relance de l’activité cinématographique. Elle explore des possibilités. Celles qu’offre la Casamance, terre de vies et de souffrances, attestent de la pertinence de cette démarche. Elle consiste, selon le cinéaste Joseph Gaï Ramaka, qui en est l’initiateur, « à lancer un programme d’exploitation et de distribution d’œuvres cinématographiques sur le territoire national et de proposer une démarche qui, sans remplacer la nécessité de reconstituer, sur le plan national, un réseau de salles de cinéma, peut constituer une solution immédiate, en combinant la réhabilitation d’espaces à un programme de cinémas mobiles ».

Ce projet se donne comme mission première d’offrir aux populations l’accès à des œuvres cinématographiques sénégalaises, africaines et internationales majeures. Il est ainsi prévu, en intelligence avec les acteurs, de démarrer par la diffusion d’œuvres sénégalaises produites dans le cadre du financement du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle. Cela participe à une pérennisation endogène du réseau production-distribution-exploitation au Sénégal.

La Casamance accueillera, en fin d’année, la première phase de ce vaste programme. L’objectif est de réhabiliter une salle aujourd’hui abandonnée, le « Vox » de Ziguinchor, afin de bénéficier d’une localisation d’ores et déjà gravée dans les mémoires collectives. Afin de déployer ce « réseau », le cinéma itinérant « le Djambadong » déroulera un programme hebdomadaire successivement à Oussouye, Kolda, Sédhiou et Bignona. Ici, les stades et autres espaces publics pallieront l’absence de salles de cinéma pour la projection. « Nous sommes convaincus que le cinéma peut être un facteur de paix, de renforcement de la cohésion sociale et contribuer au recueil et à la transmission des savoirs dans notre pays », souligne Joseph Gaï Ramaka porté par la seule ambition de redonner à son art une place de choix dans les activités culturelles.

Par ailleurs, la mise en œuvre de cette démarche vise la diffusion des films dans les nouvelles normes numériques et l’encodage de ces productions africaines dans ces mêmes standards, afin qu’elles puissent être présentées dans les circuits de distribution. Ainsi, sur le plan technique, « Le réseau cinéma » exploitera les normes Dcp 2K|Stéréo. Le déploiement de cette initiative dans d’autres régions dépendra certainement de sa réussite en Casamance, sevrée, depuis des lustres, de cette communion de jouissance qu’offre le septième art.

Alassane Aliou MBAYE


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