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Arts et Culture (1935)

Le festival « Métissons » a débuté hier, par une série de concerts dans les boites, bars et hôtels de Saint-Louis. Cette manifestation a pour but de faire la promotion de la ville et, en même temps, accompagner les réceptifs dans les animations.

Les enfants sont à l’honneur de la 8ème édition du festival « Métissons » de Saint-Louis, avec trois spectacles présentés par le centre d’hébergement « La Liane », les collégiens de l’école Saint Exupéry et la chorale du « Petit Prince ». La diaspora africaine sera également de la partie avec Dawda Jobarthé, un artiste gambien vivant au Danemark. Issu de la tradition mandingue, Jobarthé a créé dans ce pays scandinave une musique contemporaine, largement inspirée de ses racines africaines.

Le groupe Afrotysonia, trio finlandais avec l’ex-percussionniste de Takeïfa (Macoumba), est également de la partie. Dans leur musique, le Sénégalais Macoumba donne le tempo avec le kantela, « instrument traditionnel de la Finlande très proche de la kora), avant que la voix soul de Sonja ne vienne habiller ces notes. Aussi, cette huitième édition du festival « Métissons » va enregistrer la présence de l’artiste dakarois Sahad et son groupe Naatal, avant la belle découverte d’une autre chanteuse, Njaaya, originaire de la Médina de Dakar et qui a débuté sa carrière avec le Pbs. La chanteuse Mama Sadio, une artiste locale, est également au programme du festival.

Lancé en 2010, le festival «Métissons» a ses entrées gratuites. Pour Jean Michel, organiseur de ces activités culturelles, « nous allons, malgré les problèmes de budget, proposer sur trois jours, une palette d’artistes aux Saint-Louisiens ».

La programmation du festival « Métissons », partagée entre artistes nationaux, africains et européens, permet ainsi de faciliter les échanges. Pour cette édition, 13 concerts ont lieu dans 9 endroits différents. Dans le cadre de la délocalisation, trois manifestations « Métissons » sont aussi organisées au Fort de Dagana, à l’hôtel les Flamboyants de Saly et à l’Institut français de Dakar.

A. M. NDAW

Le Théâtre national Daniel Sorano a été illuminé, mercredi dernier, par l’ensemble autrichien, « Accio Piano Trio » lors de son concert de musique classique. La visite de ces trois musiciens de l’Académie musicale « Mozarteum » de Salzbourg a été possible grâce à la collaboration entre l’ambassade d’Autriche au Sénégal et le ministère sénégalais de la Culture à travers l’Ecole nationale des arts où se déroulent les « Journées de la musique classique ».

Des mélodies qui gouvernent le temps, emplissent l’espace et répriment l’ennui pour créer des instants dédiés aux divinités des rythmes. Des sentiments en naissent. Sous une lumière complice de la scène mythique du Théâtre national Daniel Sorano, on entremêle la douceur et la fureur des instruments devant un public cosmopolite valsé entre les partitions du piano et les cordes dociles du violon et du violoncelle. Et les âmes silencieuses s’en enchantent ; sauf celle-là trop bruyante qui n’a pu se retenir de briser la cadence par son émerveillement trop véhément devant le génie de l’ensemble musical autrichien « Accio Piano Trio ». Sénégalais, Autrichiens et diverses autres nationalités ont applaudi ensemble ce concert d’une heure sans entracte. Il n’y a eu que des croisements d’harmonies, des saveurs « exotiques » de la terre des belles notes de la musique classique, l’Autriche. Christina Scheicher, pianiste de talent, le violoniste Clemens Böck et le violoncelliste Leo Morello ont assuré une prestation digne des meilleurs éloges. Ils ont revisité de grands classiques de la musique autrichienne sortie de l’imagination enchanteresse des compositeurs Franz Schubert et Gerald Resch et du Russe Dimitri Chostakovitch.

Pouvait-on attendre moins de ces fils de cette Nation d’Europe centrale dont « la musique classique est un des éléments identitaires de sa culture. Elle y est fortement ancrée et prisée », confie Caroline Gudenus, ambassadeur de la République d’Autriche au Sénégal, toute heureuse de cette communion entre les deux pays autour du rythme évocateur. Cette rencontre des identités a été également utile aux élèves de l’Ecole nationale des arts car elle offre des opportunités d’échanges sur des pratiques culturelles, sur le patrimoine traditionnel. « Lorsqu’il y a eu cet échange entre les élèves et les musiciens, certains professeurs sont intervenus pour leur faire comprendre qu’il y a bien une possibilité de faire valoir le patrimoine traditionnel local, nos instruments, à travers une formulation classique. Il y a de plus en plus des ensembles de fusion qui se font avec des instruments traditionnels avec leurs sonorités propres et avec ceux-là européens classiques arrimés à leurs spécificités », indique Bernard Bangoura, directeur par intérim de l’Ecole nationale des arts. Il a manifesté la volonté de cet établissement historique de poursuivre ce partenariat qui s’inscrit dans une dynamique de relance des instruments de musique classique mais aussi de la composition et de l’interprétation des œuvres.

Génies en itinérance
Le trio autrichien « Accio Piano Trio » a été créé en 2013 par la pianiste Christina Scheicher et le violoniste Clemens Böck. Ils ont ensuite été rejoints par le violoncelliste italien Leo Morello. Ces trois jeunes musiciens de talent font leurs études à l’académie musicale « Mozarteum » dans la ville autrichienne de Salzbourg. Depuis 2014, ils enchantent le monde avec les nombreux concerts qu’ils ont illuminés de leur génie et avec les concours auxquels ils ont participé.
 
Christina Scheicher, née en 1992 à Vienne, en est la pianiste. Elle a à plusieurs reprises gagné le premier prix dans le concours « Prima la Musica » en Autriche. Elle a joué comme soliste avec des orchestres et accompagné la chanteuse Angelika Kirchshlager dans le théâtre « Felsenreitschule » à Salzbourg. Le talent de Leo Morello a également été précoce. Né en 1994 en Italie, il s’intéresse particulièrement à la musique contemporaine. Il est le cofondateur du « New Art and Music Ensemble Salzbourg ». L’Italien du groupe, qui a aussi un attrait pour la musique de chambre, a participé à plusieurs festivals dans le monde avec de grands orchestres. Le dernier de cet ensemble est multiple lauréat du concours « Prima la Musica ». Avec l’ensemble Ceit-Quartett, Clemens Böck, né en 1991, a gagné le premier prix et un prix spécial dans un concours à Klagenfurt en Autriche. En 2012, il se produit comme soliste dans plusieurs pays. Outre l’Accio Piano Trio, il est aussi membre de l’ensemble Caprea Quartett. Des génies en itinérance.
 
Alassane Aliou MBAYE

Cinq ans après la sortie de son premier opus, « Saaraba », la chanteuse Aïda Samb a sorti, jeudi 7 décembre, un nouvel album, « Woyalma », chez le label Prince Arts. Lors d’une séance d’écoute organisée à l’occasion, l’artiste a abordé les thématiques de ce nouveau produit riche en sonorités, les pratiques mystiques, l’amour, ses amis d’enfance, entre autres. Elle a aussi précisé que son statut de choriste au sein du groupe « Super Etoile de Dakar » n’entrave en rien sa carrière solo.

ALBUM « WOYALMA » ET CHAUDES LARMES
Mercredi 6 décembre, dans un dancing de la place, la chanteuse Aïda Samb a offert l’exclusivité des titres de son nouvel album « Woyalma » à la presse. Ils ont pour noms : « Lan La », « Love », « Bul Ko Sank », « Mame Dabakh Da Bakh », « Déguena », « Dalé », « Djolof-Djolof », « Yaw Rekk’ ». De ces huit titres, y sortent des thématiques renvoyant à l’amour, les relations heurtées en vie conjugale ou amicale. « Déguena est une ode dédiée à mes amis d’enfance à qui je rends hommage », explique la chanteuse.

En donnant les explications des titres de ses chansons, Aïda Samb a montré qu’elle est touchée par certains phénomènes de société. Des moments d’émotion donc. L’artiste n’a pu retenir ses larmes en réécoutant la chanson « Bul ko sank ». La chanteuse affirme s’être inspirée d’une histoire vraie dont elle a été témoin.

« Dans cette chanson, je raconte l’histoire d’un jeune homme de 20 ans qui a été victime de pratiques mystiques et il est devenu fou. Il avait un bon travail, mais a tout perdu à cause de la jalousie », dit-t-elle, après avoir versé de chaudes larmes. « «Boul ko sank» est l’un des morceaux qui m’a le plus marqué dans cet album. Nous sommes dans un monde poinçonné par la mystique. Cela incite certains à détruire d’autres, pourtant innocents », déplore Aïda, le cœur meurtri par cette narration.

« L’homme dont je parle voyageait au niveau international. Un moment, il s’est fait adopté par un couple européen. En quelques mois, il a été détruit à cause de pratiques mystiques. Il est devenu fou. Sa mère fut désemparée. Je l’ai vécu. Le mysticisme est un phénomène que beaucoup de familles sénégalaises connaissent. Aujourd’hui, nombreux sont les personnes qui sont perdues à cause du maraboutage. Certaines sont devenues folles, mortes ou désertent leur famille pour ne jamais revenir », relate Aïda Samb, la gorge nouée par le récit.

TRAVAIL DE STUDIO ET DUO AVEC WIZKID
« Je suis très touchée par l’accueil que les Sénégalais ont réservé à mon nouveau single « Yaw rek » où je suis en featuring avec le chanteur Nigérian Wizkid. A peine deux jours après sa sortie, ils l’ont tous adopté. Sur Youtube, le nombre de vues ne cesse d’augmenter », constate Aïda Samb.

Dans le tube, elle chante que sa vie est tributaire de l’amour. « Je pense que c’est tout à fait normal, c’est une suite logique. Lorsqu’on fait de la musique, il faut toujours privilégier l’ouverture. Je suis jeune et j’essaie au maximum d’explorer d’autres styles. C’est très important », indique l’artiste.

« La chanson est une histoire d’amour. Pour être plus précise, c’est une personne qui vante les mérites de celui qu’elle a choisi. Il y a, bien entendu, des critères qui te poussent à choisir quelqu’un, comme l’amour de ta vie », détaille la chanteuse.
 
Revenant sur le morceau « Dalé », l’artiste affirme qu’elle le dédie à sa grande sœur Khady Sall qui s’investit corps et âme pour elle. « Nous sommes inséparables. Les matériels de ce bas-monde ne peuvent pas avoir raison sur notre complicité. Elle me considère comme sa petite-sœur. C’est pourquoi, je lui ai rendu hommage », déclare la musicienne. Elle précise que le choix de mes thèmes est le fruit de la contribution de tout le monde.

« Cela ne relève pas du travail exclusif de Aïda Samb, je pense que tout le monde m’a aidé dans la préparation de cet album. Je remercie mes parents et proches, parce que l’on ne peut atteindre ses objectifs sans eux. Ils m’ont soutenue », affirme celle qui a un goût prononcé pour l’instrument musical « Xalam ».

Aïda Samb dit avoir souffert pour pouvoir mettre sur le marché « Woyalma ». « Il est temps que les Sénégalais sachent ce que les chanteurs endurent pour sortir un produit. Depuis « Saaraba », je n’ai pas sorti certes un album, mais pour celui-ci, j’ai pleuré, crié, demandé de l’aide... afin d’arriver à sa finition. Ceux ou celles qui vont écouter l’album sauront que Aïda Samb a grandi en maturité. Je remercie Ibrahima Ndour, qui a permis la réalisation de «Woyalma». Parfois, nous étions à couteaux tirés, mais nous avons vite trouvé un terrain d’entente. Il y a beaucoup de variétés dans cet album. C’est juste pour montrer aux Sénégalais que Aïda Samb ne fait pas seulement de la musique traditionnelle, même si c’est ma base musicale », confie la choriste du groupe «Super Etoile de Dakar». Elle ajoute que « nous y avons ajouté d’autres sonorités pour avoir un album de couleurs ».

Poursuivant, elle révèle : « J’appelais à n’importe quelle heure Ngoné Ndour. Je pleurais à cause de mes fans qui me mettaient la pression. Mais, à chaque fois, c’est elle qui me ramenait à la raison ».
 
CHORISTE AU «SUPER ETOILE» ET GRAND THEATRE
« Ma relation avec le groupe «Super Etoile» se porte à merveille. Je suis dans cet orchestre pour apprendre davantage. Cette collaboration n’entrave en rien ma carrière personnelle. C’est une école et une famille pour moi. Cela ne m’empêche pas d’honorer mes contrats et continuer mon travail en solo », explique la chanteuse.

Interpellée sur l’organisation d’une soirée au Grand Théâtre, Aïda Samb renvoie la balle à ses fans. « Cela dépend d’eux, je suis prête dès qu’ils le sont », feint-t-elle. Pour répondre à une question sur son célibat, Aïda dit vouloir régler un préalable avant une quelconque union. « Je vous demande d’abord de me trouver un homme vertueux et je pourrais savoir après, la date du mariage. Dans la vie, tout est amour. C’est pourquoi, nous l’avons encore chanté dans «Yaw rekk» ».

Propos recueillis par Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le cadre de la sixième édition du « Partcours » (l’art dans la cité), le Musée Théodore Monod d’art africain de Dakar propose, du 3 au 16 décembre, l’exposition « De l’autre côté…» du jeune artiste Sandiry Niang. Témoin des scènes quotidiennes en banlieue dakaroise, le pensionnaire du Village des arts de Dakar dépeint la concentration humaine, la fragilité ainsi la précarité dans ces quartiers de la capitale sénégalaise.

Jeune peintre, originaire de Kaolack, Sandiry Niang fait partie de cette nouvelle génération d’artistes sur laquelle l’art plastique sénégalais peut compter pour s’assurer d’un futur flamboyant. La peinture, il l’a appris d’abord sur le tas avant d’intégrer des ateliers de formation. Depuis 2013, il est pensionnaire du Village des arts de Dakar. Les œuvres qu’il expose au Musée Théodore Monod d’art africain, dans le cadre de la sixième édition du « Partcours », reflète l’identité de sa palette trempée à l’encre de l’humaine condition. Comme le montre son travail, Sandiry est un humaniste tout court. Un passeur d’amour et d’émotion, d’harmonie et de plénitude.

L’artiste dépeint la vie en société avec un optimisme contagieux, même s’il arrive qu’il parle de sujets anéantissant la dignité humaine comme le chômage et la promiscuité. Il nous sert des réalités crues, fruit d’une banalité quotidienne devenue presque anodine. Le peintre mène depuis des années un travail exceptionnel sur la concentration humaine, caractéristique de la cohabitation en banlieue dakaroise. Entre précarité et fragilité faisant l’identité de la vie dans ces espaces réduits, Sandiry Niang décrit avec justesse cette cohabitation à travers une mise en scène de portraits anonymes, de visages tronqués et mystérieux.

A ce spectacle d’une certaine curiosité, s’ajoute un défilé d’animaux baignés dans un jeu de lumières et d’un assemblage de couleurs. En lieu et place de dénoncer ce problème social, ce côté bizarre de la vie dans ces chaumières, il cherche plutôt à montrer le côté affectif qui y dégage ; cette ramification des liens familiaux assurant la beauté de ces cohabitations. Curieusement, le peintre redore le blason à ces endroits au cadre de vie débridé où l’incivisme s’impose parfois. « Des personnes translucides aux visages énigmatiques trônent dans tous les tableaux. Souvent au nombre de trois, ils fonctionnent comme des marqueurs visuels. Les individus qu’ils surplombent sont rarement isolés. Main dans la main, procession infinie, face tournée vers l’incertain, ils affrontent des cités encombrés, des espaces vides et chaotiques », soutient El Hadji Malick Ndiaye, commissaire d’exposition.

Questionnement sur la vie
« De l’autre côté… », thème cette exposition, est aussi une façon de faire un clin d’œil à des thématiques d’actualité à l’image de la problématique de l’émigration clandestine. « Périple des jeunes », « La traversée des frontières » ou encore « Les déplacés » est un hommage à tous ceux qui ont quitté leur terroir à la quête d’un mieux-être. « Je n’aime pas le mot émigration. Le problème des déplacements ne concerne pas uniquement les Africains. Il s’agit d’un phénomène qui touche l’ensemble des êtres à travers le monde, les animaux y compris », souligne Sandiry Niang. Son approche provoque donc « une réflexion sur une aspiration à un ailleurs situé toujours de l’autre côté des murs de la maison, du quartier, du pays ou de la mer. Le désir de partir est assumé par une jeunesse sous le poids du désespoir ».

L’œuvre de Sandiry, c’est aussi et surtout ce questionnement sur la vie et sur l’homme d’une manière générale. Les titres des toiles : « Qui sommes-nous ? », « Origine », « Kii Kana ? »… interrogent l’existence humaine sous un angle philosophique. Les réponses à ces questionnements hantent la destinée humaine. Mais ce n’est pas tout, l’artiste parle également du « Dialogue identitaire », lequel est une invite à l’endroit des populations africaines qui doivent lever les barrières linguistiques, commerciales et frontalière afin de fédérer leurs forces pour la construction d’une Afrique unie et forte. Composée, au total, de 77 toiles, l’exposition « De l’autre côté… » est à découvrir jusqu’au 16 décembre prochain au Musée Théodore Monod d’art africain de l’Ifan.

Ibrahima BA

Les journées culturelles de Montrolland (Thiès) s’ouvrent aujourd’hui, vendredi 8 décembre. Une occasion saisie par les organisateurs pour faire vibrer les festivaliers au rythme des traditions sérères du « Ndút » des profondeurs.

Depuis 1976, les Sérères du «Ndút» de la commune de Montrolland et ses environs organisent des journées culturelles pour célébrer leurs valeurs traditionnelles. « Parce que nous avons compris très tôt que la culture est au début et à la fin du développement », a souligné Thomas Gana Diouf, le président du comité scientifique des journées culturelles de Montrolland (Thiès).

Selon ce dernier, cet événement se déroule, cette année, dans un contexte de découverte et de réécriture de l’histoire du Sénégal. Depuis l’édition de 2015, qui avait été présidée par le ministre de la Culture d’alors, Mbagnick Ndiaye, il avait été décidé, souligne M. Diouf, que ces journées culturelles soient organisées tous les deux ans et intégrées dans le calendrier culturel national.

Cette biennale prévue du 08 au 10 décembre et dont le thème est « S’enraciner pour mieux développer son terroir », est placée sur le socle du cousinage, de la promotion de certaines valeurs participant à la consolidation de l’unité nationale, au développement. L’édition 2017 qui est réservée à l’ethnie dominante composée de 23 villages répartis dans 3 communes du terroir de Montrolland, sera marquée par d’importantes manifestations, dont une exposition-vente des artistes plasticiens. Mais également, un panel avec des sous thèmes, un forum des jeunes sur la santé, des visites de sites, des prestations folkloriques, la grande soirée culturelle et une séance de lutte traditionnelle pour mettre un terme au programme, dimanche.

Mohamadou SAGNE

Louga accueille, du 20 au 23 décembre, la 10ème édition du Festival national des Arts et Cultures (Fesnac) sur le thème : « Culture et émergence des territoires ». La cérémonie d’ouverture officielle est prévue le jeudi 21 décembre, à 17 heures au stade Alboury Ndiaye, sous la présidence effective du ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, et de Moustapha Diop, ministre de l’Industrie et de l’Emploi et maire de Louga.

L’édition 2017 du Festival national des Arts et Cultures, prévue du 20 au 23 décembre, à Louga, constitue la 10ème d’une série de festivals organisés par l’Etat du Sénégal, depuis la tenue à Kaolack, en 1994, du colloque portant sur « Les convergences culturelles au sein de la Nation sénégalaise ». Depuis cette date, la tenue du Fesnac, service rattaché au cabinet du ministère de la Culture, a permis d’organiser, tous les deux ans en année impaire et depuis l’année dernière annuellement, le festival, dans une région du pays.

Le Festival national des Arts et Culture a pour but d’encourager l’expression des spécificités culturelles de la Nation, tout en mettant en exergue leurs éléments de convergence pour la sauvegarde de l’unité nationale.

L’objectif visé à travers le choix du thème « Culture et émergence des territoires » est de faire du secteur culturel un des leviers majeurs de la croissance économique et de la promotion sociale. Il s’agira, en fouillant dans les gisements culturels que concentrent les terroirs, en interrogeant les politiques publiques et en explorant les opportunités de financement local, national et international, d’aller vers l’élaboration de stratégies permettant de répondre à la question de l’emploi des jeunes et du mieux-être des communautés. Toute cette problématique sera abordée par des spécialistes pendant le colloque scientifique.


En dehors du colloque, les activités vont tourner autour des compétitions en danse, musique et théâtre entre les différentes troupes venues des 14 régions du pays. Le programme prévoit aussi des expositions, des visites de sites du patrimoine culturel, des séances de contes, de graffiti et de workshop avec les enfants en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif).

Des troupes de la sous-région notamment du Mali et de la Guinée prendront part au Fesnac et des experts venus du Togo vont participer au colloque.

(Infos Ministère de la Culture)

Il est évident que le développement du continent ne peut se réaliser sans une conscientisation des masses à travers la culture comme facteur. Cette réflexion a été partagée par Mohamed El Chaferi, au cours d’un échange avec des professionnels des médias dans le cadre de la 50e session de formation des journalistes, organisée par l’Union des journalistes africains en partenariat avec le ministère égyptien de l’Information et de la Communication.

L’Afrique regorge des potentialités culturelles énormes. Après près de 60 ans d’indépendance, le développement du continent reste encore timide, alors que la culture constitue un facteur de développement économique de l’Afrique et un moteur de croissance durable. Elle est capable de régler le problème des économistes et des hommes politiques. C’est la conviction de l’Egyptien Mohamed El Chaferi qui s’exprimait au cours d’une rencontre d’échanges avec des journalistes africains, dont le thème portait sur « La culture, source de développement économique de l’Afrique ».
Le constat est que malgré le fait que le continent renferme des hommes d’affaires très riches, la pauvreté reste une réalité. La valorisation et la promotion de l’héritage africain constitue dès lors une source de richesse et de prospérité, dit-il. A ce propos, a souligné M. El Ghaferi, le cinéma, encore moins les autres facteurs culturels, ne doivent pas être perçus comme des arts de divertissement. Dans le passé, ajoute-t-il, le cinéma occupait la deuxième source de production après le coton.

Pour lui, la culture au sens large du terme doit être perçue comme une source économique. « Si la politique et l’économie ne peuvent pas nous rassembler, la culture constitue un moyen de cohésion sociale car étant strictement liée à l’éducation, à la sensibilisation et la conscientisation des masses », explique-t-il. M. El Chaferi estime que tout cela doit se réaliser « dans l’union et sans complexe ».

Les journalistes ne doivent pas, à son avis, jouer les seconds rôles. Leur mission va consister à davantage sensibiliser les populations, les politiques et les hommes d’affaires sur l’intérêt de promouvoir et de soutenir la culture en tant que facteur de développement économique du continent. « Ils doivent être critiques et exercer une sorte de pression sur eux afin qu’ils fassent de la culture une opportunité de développement », soutient Mohamed El Ghaferi. De l’avis de ce dernier, « les journalistes ne doivent pas être des professionnels des relations publiques ».
Les grands leaders africains ont influencé le reste du monde par leur histoire car ils étaient très cultivés et avaient une vision prospective et patriotique. « La culture est un produit magnifique qui participe à la prospérité des Nations et reste un facteur d’humanisation », estime-t-il. C’est dans ce cadre que s’inscrit le geste du fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, consistant à céder une partie de sa fortune aux pauvres. « S’il n’était pas cultivé et humain, il n’allait pas le faire », apprécie le conférencier.

En Afrique, de part et d’autre, il existe des tentatives visant à saisir les opportunités qu’offre la culture. Aucune communauté ne peut se développer en vase clos. Seulement, il faut s’enraciner avant de s’ouvrir comme l’a dit le président-poète Léopold Sédar Senghor. Quelque part, c’est l’articulation entre les deux qui fait défaut.

Dans certains pays au sud du Sahara, on imite mal. Ce qui fait que les cultures étrangères sont en train de prendre le dessus sur celles locales. Pour y faire face, il faut que l’intégration africaine tant chantée soit une réalité.

Souleymane Diam SY, Envoyé spécial au Caire

Ancien Directeur Général de Ibm au Sénégal, avant d’entamer sa carrière internationale au sein d’Ibm, Baba Zoumanigui, est aujourd’hui en charge de la Direction générale de la zone Afrique francophone, de la compagnie informatique américaine. Ce sénégalais, diplômé de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et de l’Université du Québec (Canada), revient dans cette interview sur son rôle et les grands projets d’Ibm pour l’Afrique.

Vous êtes le directeur général de Ibm en Afrique francophone. En quoi consiste exactement votre rôle ?
Mon rôle est de trois niveaux. Le premier niveau, c’est que nous essayons d’accompagner à la fois les clients et les administrations dans leur développement en utilisant la technologie comme étant un levier de croissance. La deuxième partie de mon rôle est  de faire émerger une nouvelle génération de compétences et de leaders africains pour supporter cette croissance. Ce n’est un secret pour personne que l’Afrique a un grand déficit de compétences et donc nous essayons aider à faire développer ces compétences à la fois directement par les personnes que nous embauchons et indirectement avec notre soutien que nous apportons au monde de l’éducation. La troisième partie de mon rôle, c’est que nous avons la conviction que l’entreprise doit être citoyenne, c’est-à-dire doit contribuer au développement du pays par un certain nombre d’initiatives. Nous avons un grand rôle à jouer, c’est pourquoi nous sommes un peu présents dans la région. Lorsque l’on parle d’Ibm, la plupart des gens pensent spontanément aux ordinateurs, serveurs  et autres matériels informatiques. Mais Ibm a amorcé, depuis plusieurs années déjà, un virage stratégique mettant en place la transformation d’une compagnie centrée sur la vente de matériel informatique vers une multinationale qui a pour cœur de métier les  logiciels et les services, pour devenir, aujourd’hui, un leader du cloud, du cognitif, de l’intelligence artificielle.

Votre compagnie est en train de développer des projets en Afrique comme « Ibm Digital Nation Africa ». Pourquoi ce projet et en quoi peut-il avoir un impact sur la culture du numérique en Afrique ?
D’abord, il faut définir c’est quoi le cloud. C’est d’abord de l’énergie informatique. De la même manière quand quelqu’un a besoin d’électricité, il ne fabrique pas une petite centrale pour lui tout seul. Aujourd’hui, les gens font de l’informatique localement  avec ce qu’il faut. Imaginons, demain, pour avoir à la fois du stockage, de la puissance de calcul, de l’impression, vous avez juste à planter une prise et à bénéficier de ses ressources-là qui sont installées quelque part dans le continent ou en dehors. C’est  cela le cloud. Dans un monde où il y a un déficit d’infrastructure, le fait de pouvoir concentrer une certaine ressource et puissance de calcul dans un endroit et donner aux gens l’utilisation, et à la demande, c’est formidable. C’est un accès à des données,  à une puissance de calcul, etc. Les projets de type « Ibm Digital Nation Africa » n’ont pas d’autre vocation que de dire que nous prenons cette puissance de calcul, cette ressource, pour la mettre au service de maximum d’Africains pour que chacun puisse se  connecter et faire quelque chose, c’est-à-dire apprendre un métier, apprendre à programmer. Nous en sommes à une phase d’investissement, de design. C’est un projet de longue haleine. Ce n’est pas demain que tout va être disponible, mais nous y travaillons  sérieusement avec des partenaires, des pays, de manière à offrir, dans les années à venir, à tous les Africains, quel que soit le lieu géographique, la capacité d’utiliser cette ressources. « Ibm Digital Nation Africa » a été lancé en début d’année. Il s’agit  d’un investissement de 70 millions de dollars pour le développement des compétences technologiques en Afrique autour du numérique, du cloud et du cognitif. Ce programme offre une plateforme d’apprentissage gratuite basée sur le cloud Ibm Bluemix, qui hébergera  des programmes éducatifs destinés à 25 millions de jeunes africains durant les cinq prochaines années. Cette initiative va permettre aux citoyens, aux entrepreneurs ainsi qu’aux différentes communautés africaines de disposer des outils et technologies pour  développer et lancer leurs propres solutions digitales.

Concrètement, comment des pays comme le Sénégal pourrait gagner dans ce projet de « Ibm Digital Nation Africa » ?
Je lisais dernièrement que la construction d’une classe dans une école coûtait 7 millions de FCfa. Si c’est pour un collège, ce sera vers une quarantaine de millions.

Compte tenu de la raréfaction des ressources, est-ce qu’on ne peut pas avoir une approche du développement qui ne consiste qu’à construire des classes et y mettre des tables-bancs et des professeurs sans compter les coûts ?
Aucun pays ne peut se permettre cela avec la raréfaction des ressources. A partir du moment où nous pouvons mettre des moyens  centralisés, efficaces, à la demande, en fonction des profils des gens, on offre à chaque individu, en fonction de son métier et du portefeuille de métiers qui existe, la possibilité d’apprendre à son domicile ou bien dans des pôles informatiques. Le coût  moyen du transfert de l’éducation par individu s’en trouve nécessairement amoindri. C’est ce débat qu’il faut poser sur la table.
 
L’informatique doit aller dans ce sens-là ; quand nous constatons aujourd’hui que le coût ne cesse de baisser et les capacités  de stockage phénoménales. Je lisais dans le projet du Plan Sénégal émergent quelques volets du «Sénégal Numérique» qui sont très forts avec un premier point qui est l’accès au réseau. C’est un premier point très important ; la création de valeur là où l’informatique  peut faire de la différence, notamment dans les domaines du commerce, de la médecine, etc. L’autre aspect qui est la diffusion d’outils de programmation de développement, d’éducation à travers des réseaux, sont des axes forts du Plan Sénégal émergeant qui  ne peuvent être soutenus que par le numérique.

Propos recueillis par Oumar NDIAYE

Ses fans pleurent « une bête de scène », ses enfants expriment leur « douleur immense » et le président, au diapason de la classe politique, salue « un héros français » : la France est en deuil après le décès de sa star nationale, le chanteur Johnny Hallyday.

« L’idole des jeunes », aux dizaines de tubes, est mort à 74 ans des suites d’un cancer des poumons dans la nuit de mardi à mercredi dans sa maison de Marnes-la-Coquette, près de Paris, a annoncé son épouse Laeticia à l’Afp par un communiqué transmis à 02h34 du matin.

(AFP)

Yakham Mbaye, Journaliste, est nommé, hier, lors du Conseil des ministres, Directeur général de la Société SSPP « Le Soleil ». Il remplace ainsi l’ancien Dg, Cheikh Thiam, qui est à la tête du quotidien national depuis septembre 2009. M. Mbaye a été secrétaire d’Etat à la Communication de juillet 2014 à septembre 2017.

Yakham Mbaye a, auparavant été directeur général du groupe de presse privée Com7 de 2002 à 2010, dont il a démissionné en mars 2010 avant de créer le quotidien « Libération » en octobre 2011. Interrogé par une radio de la place, le nouveau directeur général a promis de « renforcer la confiance au sein du Soleil » où il connaît de nombreux confrères depuis plus de 20 ans.

Toutefois, il ne peut pas se prononcer sur certaines questions tant qu’il n’aura pas pris les rênes du journal. Il a exprimé son engagement et sa loyauté à l’égard du chef de l’Etat, Macky Sall.

La sixième édition du cycle de conférences « Les Mardis du Numérique » a été une occasion, hier, pour les experts, de s’interroger sur la place du digital dans la création d’emplois. Si le secteur des Technologies de l’information et de la communication (Tic) a contribué à la création de nouveaux postes, il demeure néanmoins un moyen de réduction d’emplois au sein des entreprises s’inscrivant dans un impératif de transformation numérique, surtout dans les pays en voie de développement.

L’impact des nouvelles Technologies de l’information et de la communication (Tic) sur le marché du travail est réel. Une étude, parue en 2017, fait état de moins de 10% des emplois menacés en France par « la robotique, l’intelligence artificielle et les technologies liées à l’Internet ». Dans les pays en voie de développement comme le Sénégal, certains emplois ne sont pas épargnés par cette logique de transformation imposée par l’urgence de la compétitivité en milieu d’entreprise. Laquelle a été activée par les bouleversements que le numérique a fini d’engendrer.

Pour Ibrahima Nour Eddine Diagne, président de « African performance institut » (Api), une certaine catégorie d’emplois est, aujourd’hui, transposable, à travers les nouvelles technologies. Toutefois, a-t-il noté, s’il y a de nouvelles opportunités créées autour de petites entreprises qui finissent par avoir une croissance exponentielle par rapport aux nouveaux besoins de service dans certains pays, au Sénégal, l’enjeu est différent.

« Ici, nous n’avons pas beaucoup d’entreprises qui sont de très grosses employeuses. Elles sont soumises à l’impératif de transformation digitale, laquelle se traduit soit par une réduction des recrutements, soit par une diminution des effectifs », a souligné M. Diagne, précisant que parallèlement, il y a derrière une économie faite autour de leur écosystème qui va émerger. En décidant de s’inscrire dans cette sphère d’automatisme, les entreprises font appel, de moins en moins, à la force humaine. Une situation qui peut susciter une certaine appréhension chez les milliers de jeunes devant intégrer le marché de l’emploi, chaque année.

Anticiper la transformation digitale
« Le danger est, aujourd’hui, autour des jeunes qui recherchent de l’emploi parce qu’ils doivent être dans une logique pour avoir des compétences afin de se maintenir dans les évolutions numériques », a avancé Ibrahima Nour Eddine Diagne.

Par ailleurs, il a tenu à rassurer sur le fait que certains emplois ne sont pas actuellement immédiatement menacés. En effet, les professions touchant « les besoins vitaux seront transformées plus lentement ». Par contre, « dans l’industrie des services, il y aura forcément des bouleversements dans la manière de produire, de transformer et de consommer », a-t-il expliqué. C’est pourquoi, selon lui, ces secteurs doivent impérativement anticiper leur transformation digitale ou disparaitre. « Aujourd’hui, le défi est de maintenir les entreprises en vie et de garantir leur croissance afin de pouvoir garder l’emploi. L’entreprise va se robotiser parce qu’elle doit être compétitive pour survivre et optimiser son coût. C’est un mouvement qu’on ne peut pas retenir. L’enjeu, aujourd’hui, est de voir les nouvelles opportunités d’emplois qui doivent exister », a-t-il relevé, ajoutant que le rôle d’un Etat est de soutenir l’émergence de ces entreprises.

Gorgui Ndiaye, secrétaire général du ministère de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main d’œuvre a indiqué que les Tic constituent un point d’ancrage pour la création d’emplois et de richesse dans notre pays. « Le numérique est une niche de création d’emplois. Il s’agit d’un secteur déterminant dans le développement économique et social », a-t-il informé. A l’en croire, au Sénégal, les perspectives d’emplois dans le secteur du numérique sont favorables. Et dans la Stratégie Sénégal numérique 2025, il est prévu la création de 3. 000 emplois qualifiés et 35.000 emplois directs et 100.000 indirects, à travers la mise en place du Parc des technologies numériques de Diamniadio.

Ibrahima BA

L’Amérique de Trump, le drame des réfugiés, la mort: U2 et son leader Bono reviennent avec « Songs of Experience », un 14e opus engagé qui réserve de bonne surprises, mais dont la sortie, vendredi dernier, ne s’est pourtant accompagnée d’aucune promotion. Trois ans séparent « Songs of Experience » de son prédécesseur « Songs of Innocence ». Ils forment un diptyque dont le titre est emprunté au recueil « Songs of Innocence and Experience », du poète et peintre britannique William Blake.

Dans le premier volume, Bono abordait avec nostalgie, mais sans grande inspiration, la genèse de son groupe, ses rêves de jeunesse. Dans le second, composé de 13 chansons, il évoque avec la même approche confessionnelle ses préoccupations actuelles, s’adressant à ses proches, ses fans et encore une fois l’Amérique.

(AFP)

La chaîne internationale francophone Tv5Monde poursuit sa stratégie dans la présentation de la réalité et la promotion des initiatives positives sur le continent africain. Dans cette dynamique, la nouvelle offre numérique de Tv5Monde Afrique a été lancée, hier, à Dakar.

100% Afrique, 100% mobile et gratuite. La nouvelle offre numérique de la chaîne Tv5Monde Afrique a été présentée, hier, à Dakar, dans le cadre du 25ème anniversaire de la chaîne internationale francophone. Dans sa conception, « cette offre généraliste et enrichie chaque jour en programmes nouveaux propose une expérience de consommation adaptée à tous les publics ». Selon David Guèye, directeur adjoint du numérique de Tv5Monde, qui a présenté l’application, cette nouvelle offre est destinée à l’Afrique, sa diaspora et ceux qui aiment l’Afrique avec des contenus axés sur l’actualité et le divertissement avec une fonctionnalité utile pour le continent. Ainsi, avec un catalogue très fourni, les problématiques du continent sont mises en avant au travers des documentaires, des séries africaines. Il s’agira de « les enrichir avec des contenus exclusifs pour se positionner de manière forte sur le continent », a soutenu M. Guèye.

Prenant la parole, le directeur général de Tv5Monde, Yves Bigot, a estimé qu’avec « le développement du numérique, plus personne n’est isolé. Cela change la culture du monde entier avec une meilleure circulation des œuvres ».

362 millions d’internautes
Sur la même ligne, il a déclaré que la culture sera davantage sur la chaîne avec une offre plus soutenue avec plus de cinéma, séries télévisées, d’émissions. Cette approche s’articule autour de la production, coproduction et la diffusion.

Yves Bigot s’est dit convaincu que le développement du numérique change la perception des peuples les uns sur les autres, notamment au niveau des équilibres entre les êtres.

D’autant plus que l’Afrique est réputée être un continent très connecté avec 362 millions d’internautes dont 170 millions d’utilisateurs des réseaux sociaux (14%).

Au regard de la directrice du Numérique de la chaîne francophone, Hélène Zemmour, « la transformation numérique est au cœur du plan stratégique de Tv5Monde depuis 2017 et elle sera notre priorité ces trois prochaines années. Le continent africain, parce qu’il est l’avenir de la Francophonie, apparaît comme une cible prioritaire, jeune et connecté ». Cela se traduit par une présence de Tv5Monde Afrique sur le numérique avec un site internet consultable à l’adresse afrique.tv5monde.com, développé pour être consulté sur tous les écrans : ordinateur, tablette, smartphone… C’est aussi une application téléchargeable sur tous les terminaux mobiles connectés Ios et Androïd. Evoquant les spécificités de cette offre numérique, Mme Zemmour détaille : « Journal Afrique, articles, chaîne de Tv en direct, séries, magazines, musique, sports, fictions et documentaires sont proposés sur Tv5Monde Afrique. Le site et l’application associée proposent une expérience de consommation adaptée à toutes les conditions d’accessibilité ».

Ainsi, l’ensemble des programmes est disponible en Hd et il est possible sur l’application de consulter des articles et des vidéos grâce à un mode de lecture hors ligne.

E. M. FAYE

« Néthio : Douceurs et merveilles du mbalax », ouvrage de 389 pages de l’écrivain Seydi Sow, a été présenté, l’autre semaine, à la Fildak, au Cices. Ce livre sur les artistes musiciens et chanteurs sénégalais comporte quatre tomes: I Les Prémices, II L’Envol, III La consécration et IV La continuité assurée par la nouvelle génération.

L’auteur a rendu hommage à des musiciens sénégalais et acteurs de la musique comme Daniel Gomez, Guissé Pène, Aziz Dieng, Youssou Ndour, Ismaëla Lô, Baaba Maal, Abdoulaye Prospère Niang, Omar Pène, Ouza Diallo, Idrissa Diop...

« En fait, ce sont eux la genèse de cet ouvrage. Ayant écouté « Diaaga » (Ndlr : morceau chanté par Thione Seck) depuis les Etats-Unis, j’ai aussitôt eu le désir d’écrire sur le leader du Raam Daan, qui est et restera mon chanteur préféré. Même si, j’ai le plaisir à écouter les autres, comme le maestro Youssou Ndour. Hélas, il n’a pas été facile pour l’inconnu que j’étais d’approcher la grande vedette qu’est Thione », explique Seydi Sow. Et l’auteur de poursuivre : « Je suis parti le voir avec ma fille Salla Sow. Nous nous sommes mis sur nos grands boubous. Je dois l’avouer, l’accueil n’était pas des meilleurs. »

Coriace, l’auteur déclare : « Cela ne m’a pas empêché d’écrire un livre sur lui. Malheureusement, cela était très difficile pour moi de continuer à approcher Thione. Pour l’avoir au téléphone, c’était la croix et la bannière et quand j’ai eu à le rencontrer pour la 3ème fois, il n’était plus possible, pour moi, d’avoir son contact. J’ai tout fait, même laisser un message ». Malgré tout, l’auteur ne s’est pas éloigné de son sujet.

« Le premier chapitre (Les Prémices), c’est presque le résumé de la carrière de Thione Seck. Tout ce que j’ai raconté à l’intérieur me vient de lui. Ses difficultés à chanter avec le groupe « Baobab ». Il me l’a révélé en me disant : « Lorsque je venais dans cet orchestre, on ne me laissait pas la possibilité de chanter ». Il restait des semaines sans chanter. Parce que dans ce groupe, tout le monde était chanteur. Je n’ai rien inventé. Tout ce que j’ai dit, c’est la réalité, mais aussi de la fiction », relate Seydi Sow.

L’auteur avance que le reste du livre condense quasiment la trajectoire de Youssou Ndour. « Là aussi, j’ai voulu l’approcher. J’ai entrepris tous les détours. Je suis même parti à la Tfm pour le rencontrer. Mais cela n’a pas été possible. Je souhaitais qu’il regarde ce livre-là, porte un témoignage avant qu’il ne soit publié. Toutefois, les grands musiciens sont parfois dans leur Olympe et nous les admirons comme tels », regrette Seydi Sow.

Diverses expériences
Pour le professeur Emmanuel Magou Faye, « ce roman d’initiation utilise le personnage « Nethio » qui s’est construit, en partant de rien, pour arriver au sommet. C’est un exemple à donner aux jeunes. Cela montre qu’avec le travail, on peut réaliser tous ses rêves ». « Ce roman est une compilation d’une infinité de lecture pour constituer sa trame historique ; cela est fondamental. Ce livre, on en reparlera très longtemps », présage Pr Faye. « Le travail de l’auteur fait du livre un roman, un reportage, une chronique, etc. Il ne rentre pas dans la catégorie du roman classique.

C’est une sorte de mélange des différentes expériences », a confié le professeur Magou Faye. A l’en croire, la simplicité, ce n’est pas la facilité, mais la subtilité.

De son côté, le critique littéraire et enseignant, Ibrahima Wone, a mentionné que ce livre, abordant la vie de nos artistes-musiciens des années 1960 à nos jours, porte le respect aux musiciens du Sénégal et du monde, pour le talent et tout le plaisir qu’ils ne cessent de nous donner. « Nethio est comme un livre d’histoire ; le personnage, tel un mythe, partant de rien va connaitre plus tard une réussite, en portant son nom sur le toit du monde. Ce grand rêve est à la base des grands destins », a constaté Ibrahima Wone.

Quant au professeur de Français Baytir Kâ, il a souligné le travail de musicologue et d’archéologue fait par l’écrivain Seydi Sow, allant de la fouille à la restitution dans les détails.

Prenant part à la cérémonie de présentation de l’ouvrage, le député Cheikh Bamba Dièye a indiqué que beaucoup de choses nous échappent, dans la vie, faute d’écrire. D’où l’intérêt de les consigner dans un livre.

Seydi Sow a été lauréat du Grand Prix du président de la République, pour la promotion de l’édition au Sénégal. Il est aussi Chevalier des Arts et Lettres.

Serigne Mansour Sy CISSE

La capitale sénégalaise, Dakar, et sa banlieue feront l’objet d’un bouillonnement artistique, du 6 au 16 décembre, avec l’ouverture de la sixième édition du « Partcours » (l’art dans la cité). Cette année, l’événement proposera une vingtaine de vernissage d’exposition ainsi qu’une série d’activités autour de la création artistique.

Evénement original de par son concept, le « Partcours » (l’art dans la cité), dont la sixième édition s’ouvre du 6 au 16 décembre, est devenu, depuis quelques années, une activité phare du calendrier culturel national. Les initiateurs peuvent se vanter d’avoir, en seulement quelques éditions, contribué à la promotion des créations contemporaines, en croisant les publics et en les incitant à découvrir l’offre exceptionnelle proposée par les espaces de créations de la capitale sénégalaise. Pour cette édition, une vingtaine d’expositions sont prévues durant dix jours.

La particularité du « Partcours », c’est surtout cette liberté des galeristes de pouvoir proposer leur propre programmation. Comme en 2016, cette année, la manifestation va montrer non seulement la vitalité de l’art contemporain à Dakar, mais également dans sa banlieue. A Dakar, le Musée Théodore Monod d’art africain accueille l’exposition « De l’autre côté… » du jeune artiste Sandiry Niang, le laboratoire Agit’Art propose « La chaine libyque : Dakar ville anarchitecturale ». Dans le même temps, l’Institut français Léopold Sédar Senghor, à travers la galerie Le Manège, invite à découvrir l’exposition et les performances « Ailleurs ».

A côté, la Galerie Kemboury propose au public dakarois « Au seuil du lendemain » de Pedro Pablo Viñuales. Une exposition qui plonge dans un voyage inédit au bord des alentours du fleuve Niger et à la baie de Soumbédioune, au seuil de la nuit et du jour. Dans la banlieue, le Centre culturel Maurice Guèye de Rufisque abritera un hommage à Babacar Mbodj Niang, en mettant en lumière ses œuvres et celles de Balla Niang, Ibrahima Cissé, Abdoulaye Ndoye et Moussa Niang. L’espace culturel de Keur Massar s’ouvrira à l’exposition « Cité-Solidarité-Partage » avec le collectif des artistes de Keur Massar.

Appui du ministère de la Culture
Créé en 2012 à l’initiative de Raw material company et de Céramiques Almadies, le « Partcours », dont l’ambition est de fédérer la scène locale, est une sorte de fora, « un mapping des lieux d’exposition et de création de culture à Dakar. » L’évènement se veut donc un tremplin servant à la création d’un espace de partage où les galeristes, les artistes et le public peuvent échanger. « Le grand intérêt pour nous, c’est de pouvoir travailler ensemble. Il n’y a pas une manifestation équivalente dans le continent », s’est réjouie Delphine Calmettes, commissaire d’expo, responsable des arts visuels de l’Institut français de Dakar.

Après six éditions, la manifestation, a expliqué Mauro Petroni, l’un des initiateurs, a réuni plus de 260 artistes, 10.000 visiteurs et 106 évènements. Aussi, 100 vernissages ont été organisés depuis 6 ans, dans 34 lieux différents. Selon M. Petroni, cette sixième édition est dédiée à deux artistes décédés qui avaient pris part à la précédente édition. Il s’agit de Cheikh Diouf et d’Abdoulaye Bob. « Reflet de tout ce qui se fait à Dakar en matière d’art », le « Partcours » bénéficie pour cette édition du concours du ministère de la Culture.

« Cette année, le ministère de la Culture a décidé de nous accompagner à travers une subvention financière », a informé Thérèse Turpin Diatta, responsable de la galerie Kemboury. Ce ne sont pas seulement les expositions qui vont rythmer cette manifestation. Moment de promotion de la créativité, le « Partcours » sera aussi marqué par des débats et conférences autour des thématiques de l’art contemporain.

Ibrahima BA

Exercer le métier journalisme requiert une grande responsabilité. Le doyen de la Faculté des affaires internationales et des politiques publiques de l’Université américaine du Caire, Nabil Zaki, estime dès lors que les principes d’intégrité et d’honnêteté doivent guider tout professionnel de médias. Il s’exprimait à l’issue d’une formation dédiée à un groupe de journalistes sur la gestion et le management des entreprises de presse, organisée au sein de son établissement.

Le doyen de la Faculté des affaires internationales et des politiques publiques (School of global affairs and public politicy) de l’Université américaine du Caire, Nabil Zaki, ancien ambassadeur de l’Egypte à Washington, a rappelé que le socle de l’action du journaliste se résume aux valeurs d’intégrité et d’honnêteté. « La responsabilité de donner des informations fiables et équilibrées est l’un des principes qui fondent le journalisme », a-t-il déclaré. Il présidait, la semaine dernière, la cérémonie de clôture de la session de formation dédiée à un groupe de journalistes sur la gestion et le management des entreprises de presse.

Cette session s’est déroulée au Centre Kamal Adham pour la télévision alors que celle sur le journalisme digital a été tenue au Département du journalisme et de la communication de masse. Le directeur du centre, Dr Hussein Amin, Dr Rasha Allam du bureau de presse de la Présidence égyptienne, par ailleurs enseignante dans cet établissement, Dr Hesham Denana, etc. ont rappelé, dans leurs interventions, les fondements et les orientations d’une bonne gestion des entreprises de presse.

Responsabilités
Tout en magnifiant les transformations notées dans la profession, Nabil Zaki est d’avis que les journalistes doivent savoir mesurer l’impact de leurs actes car étant, selon lui, en relation permanente avec les populations, les services publics, etc.

« Nous étions ambassadeur de l’Egypte aux Etats-Unis, il y a quelques années. Nous procédons à la même manière que les journalistes concernant les informations diplomatiques », a-t-il fait savoir. Il ne s’agissait pas de s’en limiter seulement à rapporter les évènements tels qu’ils se sont passés, dit-il. « Il fallait les analyser en rapport avec le contexte, à l’image des journalistes, avant de faire des recommandations », ajoute le doyen de la Faculté des affaires internationales et des politiques publiques. Nabil Zaki est d’avis que la neutralité du journaliste devant les faits ne signifie nullement qu’il ne doit pas donner son point de vue.

Seulement, a-t-il insisté, « il faut exercer le métier en toute responsabilité ». Il reste convaincu que tout pouvoir politique, qu’il soit démocratique ou autre, a toujours besoin des médias et mesure très bien leur influence, « leur autorité ». « Il faut donc avoir le courage d’analyser les informations que vous présentez, la sagesse de les analyser et de donner son opinion », poursuit Nabil Zaki. Pour ce faire, a-t-il précisé, « vous devez vous armer d’une réflexion critique pour être à l’abri de la manipulation ».

Le doyen de la Faculté des affaires internationales et des politiques publiques s’est, par ailleurs, félicité du fait que le Département du journalisme et de la communication de masse ait accueilli cette session de formation des journalistes africains.

« En tant qu’Egyptien, assure-t-il, nous sommes fiers de notre héritage africain. Nous ne ménagerons aucun effort à saisir les opportunités pour servir le continent africain », tout en indiquant que sa faculté sera toujours honorée d’offrir son expertise et son expérience en matière d’éducation au reste de l’Afrique.

L’objectif, à son avis, c’est d’augmenter le nombre de bénéficiaires, notamment de stagiaires africains qui viennent au Caire, d’autant que son institution entretient des relations avec beaucoup de pays à travers le monde.

Souleymane Diam SY, Envoyé spécial

Sur sa Vespa, l’Italien Ilario Lavarra sillonne le monde à la découverte d’autres cultures comme celle sénégalaise. Le projet intitulé « Le Grand Tour » a été lancé le 16 septembre à Milan.
Il a deux passions : le voyage et la Vespa. Pour les assouvir, l’Italien Ilario Lavarra a fait le pari de sillonner le monde en Vespa. Soit 150.000 km à parcourir, depuis le 16 septembre, à partir de Milan. Le but, découvrir d’autres cultures et célébrer les 50 ans de ce moyen de locomotion symbole de la culture italienne.

Après avoir traversé toute l’Europe, I. Lavarra a fait cap sur l’Afrique en passant par le Maroc, la Mauritanie avant d’arriver au Sénégal le 25 novembre. « Dans la culture sénégalaise, j’ai été particulièrement marqué par l’hospitalité, l’accueil chaleureux des populations. J’ai vécu cette générosité en plein désert », a expliqué l’hôte de l’ambassade d’Italie à Dakar. Pour lui, la Vespa est un moyen d’être en contact avec des gens, des lieux exceptionnels. Ilario Lavarra est convaincu que « le monde est plus beau que ce que l’on voit à la télévision. C’est une expérience intense pour connaître le monde ».

Sur la même ligne, il reconnaît que le début n’était pas facile. Surtout lorsqu’il faut s’habituer à une autre nourriture, d’autres cultures.

Recevant Ilario Lavarra, l’ambassadeur d’Italie au Sénégal, Francesco Paolo Venie, a magnifié l’initiative de son compatriote qu’il considère comme un messager de la paix, de l’humanisme.

Signifiant la « guêpe » en italien, la Vespa a été inventée en 1946 par Piaggio. Ce deux roues est, par la suite, devenu symbole de la créativité italienne et un succès commercial qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui.

La magie de la Vespa réside également dans son esprit de liberté, de mobilité et convivialité. De quoi fouetter l’enthousiasme du jeune Ilario Lavarra qui poursuit son bonhomme de chemin. A la clé, une aventure documentée en photos et vidéos.

E. M. FAYE

Le président français Emmanuel Macron a créé la surprise lors de sa tournée en Afrique de l’Ouest en déclarant vouloir « un retour du patrimoine africain à l’Afrique ». Une phrase qui redonne de l’espoir au Bénin, après des mois de tractations.

« Le patrimoine africain (...) doit être mis en valeur à Paris, mais aussi à Dakar, Lagos, Cotonou », a déclaré le président français. « Ce sera l’une de mes priorités. D’ici cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour un retour du patrimoine africain à l’Afrique », a-t-il lancé. Dans son discours à l’université de Ouagadougou, cette phrase a surtout résonné au Bénin, dont le président Patrice Talon a fait une demande officielle d’une restitution d’une partie du patrimoine béninois en juillet 2016. Pour le président Talon, qui a notamment fait campagne contre l’influence de la France dans son ancienne colonie, le rapatriement de ces oeuvres permettra de « mieux faire connaître à nos populations la valeur de nos biens culturels et historiques »et « faire du tourisme un pilier majeur de l’économie béninoise ».

(AFP)

Depuis l’adoption du nouveau code de la presse par la 12ème législature, les décrets d’application pour l’entrée en vigueur du texte n’ont pas été élaborés. Samedi, les députés Aïda Mbodj et Adji Diarra Mbergane ont interpellé le ministre de la Communication, Abdoulaye Baldé, sur ces retards. D’après Aïda Mbodj, sans ces décrets, le code de la presse ne peut pas être mis en œuvre.

Répondant à ces interpellations, Abdoulaye Baldé a informé que le département qu’il dirige travaille sur l’élaboration des décrets d’application. « Tous les acteurs sont saisis pour la mise en place du comité de rédaction des projets de décrets et arrêtés. Les travaux seront entamés prochainement. On attend simplement sa finalisation dans quelques mois avec les décrets d’application », a-t-il déclaré.

A. NG. NDIAYE

Le Club des écrivains de Tambacounda (Cet), sous la houlette de son président Saloum Diakhité, écrivain-éditeur, a récemment rendu hommage à l’écrivain-cinéaste Ousmane Sembène.

Une journée d’hommage à Ousmane Sembène a réuni, dans la salle du Conseil départemental de Tambacounda, des amoureux des arts et lettres, des élus locaux, des enseignants, des acteurs non étatiques, autour d’un panel sur la vie et l’œuvre de l’écrivain-cinéaste sénégalais disparu en 2007. Des échanges interactifs avec les élèves ont ainsi porté sur son ouvrage « Les Bouts de bois de Dieu ». Le secrétaire général du Club des écrivains de Tambacounda, Alassane Guissé, a qualifié cette journée de grands moments pour transmettre aux élèves le goût de la lecture et de l’écriture. Lors de cette rencontrée présidée par l’Inspecteur d’académie de Tambacounda, Alassane Niane, plusieurs communications ont porté sur la vie, l’œuvre et l’héritage de l’écrivain-cinéaste. Mais également, une déclamation de poèmes par le club de poésie du collège Thierno Souleymane Agne de Tambacounda.

M. Niane, après avoir salué le « dynamisme et la générosité » du Cet qui a offert à cette occasion des cartons de livres destinés aux structures scolaires, notamment aux lycées de la commune, a invité les différents acteurs à contribuer au « bouillonnement culturel » auquel s’attèle le Club des écrivains de Tambacounda. Le président du Cet, Saloum Diakité, par ailleurs vice-président de la Fédération des écrivains du Sénégal, a indiqué que la librairie Payot de Genève leur a offert 57 cartons de livres, dont il n’a pu transporter, pour le moment, qu’une partie. Avec la collaboration de l’Inspection d’académie de Tambacounda, ces ouvrages seront codifiés et mis à la disposition des usagers, a assuré Saloum Diakité, non sans promettre d’« arroser la région en livres ».

Le président du Club des écrivains de Tambacounda a également plaidé, auprès de la mairie, pour l’octroi d’un terrain devant abriter une bibliothèque régionale que l’Organisation internationale de la Francophonie a promis de construire. M. Diakité a également sollicité une subvention au profit de la structure Cet. Il a annoncé la publication prochaine d’une anthologie des écrivains de Tambacounda, en même temps que son recueil de poèmes dédiés surtout à sa ville natale.

Pape Demba SIDIBE

Le « Journalisme jaune » gagne de plus en plus du terrain à travers le monde. Et parfois, avec des conséquences néfastes. Cette problématique a été revisitée lors de la 50e session de formation des journalistes africains, initiée par l’Union des journalistes africains (Uja), en collaboration avec le ministère de l’Information de la République arabe d’Egypte.

La presse jaune ? A quand remonte son apparition ? Ses impacts sur la paix et la stabilité politique et sociale ? Ces interrogations étaient au centre des échanges entre le Dr Emad Omar, chef de service adjoint à la section arabe de l’agence de presse Thomson Reuters, et des journalistes africains. Une rencontre qui entre dans le cadre de la 50e session de formation des journalistes africains, initiée par l’Union des journalistes africains (Uja), en collaboration avec le ministère de l’Information de la République arabe d’Egypte. Dr Omar est intervenu sur « les dommages de la presse jaune sur le journalisme et la société ». Ce concept, à son avis, est apparu à New York, il y a de cela 120 ans, du fait d’une rude concurrence entre divers tabloïds dans ce pays sur le nombre de tirage, d’exemplaires. Pour ce faire, elle attire l’attention des lecteurs et des annonceurs avec de grandes manchettes, des images choquantes, parfois même avec des fausses interviews réalisées avec des personnages imaginaires, etc. Parmi les caractéristiques de cette forme de journalisme figurent, selon lui, l’émotion exagérée visant à soutenir la victime et à terrifier les lecteurs.

« La presse jaune est aux antipodes des principes du journalisme, de l’éthique et de la déontologie. A la limite, c’est à l’image de ce qui se passe dans les réseaux sociaux consistant à donner des informations sans être en mesure de les vérifier », regrette-t-il. Malheureusement, constate-t-il avec amertume, certains professionnels des médias tombent dans le piège en piquant des informations dans les réseaux et les considèrent comme avérées.

A ce propos, Dr Omar souligne que de grandes chaînes de télévision à travers le monde comme Cbs sont tombées dans le piège. Cette chaîne de télévision américaine avait diffusé l’information faisant étant qu’en Afrique, une femme subit des actes de viol toutes les 26 minutes. Soit 1,2 million de femmes africaines exposées à cette pratique par an, explique le journaliste. Après vérification, ajoute-t-il, cette information était loin d’être la réalité. Sur une autre vidéo, on aperçoit un aigle tentant d’enlever un enfant. Une image diffusée en boucle sur beaucoup de chaînes à travers le monde. Alors que celle-ci a été montée par trois étudiants d’une université américaine qui passaient leur examen. « Les médias avaient la possibilité de vérifier l’information avant de la balancer », rappelle Dr Emad Omar pour qui le doute rationnel doit toujours habiter le professionnel des médias.

Le chef de service adjoint à la section arabe de l’Agence de presse Thomson Reuters souligne que les conséquences du « journalisme jaune » sont parfois fâcheuses parce que nourrissant la haine, la violence, etc. A ce titre, il n’a pas manqué de rappeler le génocide rwandais du fait de la propagande nourrie par la radio « Mille collines ».

Au Kenya, lors des élections présidentielles, des médias ont publié, dit-il, une image choquante, notamment un soldat malmenant un civil dans une scène insoutenable. Après vérification, dit-il, il a été trouvé que l’image en question a été prise dans un autre pays africain en proie à une crise profonde et qui perdure. Le but visé par la presse (jaune) qui a publié cette photo était d’alimenter la violence, d’attiser la haine. Il en est de même au Soudan du Sud où la tribu Dinka était accusée de « nettoyage ethnique ».

La presse jaune expose également, poursuit-il, les journalistes à la diffamation, à la perte de crédibilité, etc. Pour lutter contre le journalisme jaune, le conférencier exhorte les professionnels à s’armer des règles d’éthique et de déontologie et éviter la précipitation, la course au scoop et à la manipulation. D’autant qu’elle est source de conflits dans beaucoup de pays à travers le monde.

Souleymane Diam SY

Le directeur de la Télévision Nile Cinéma, par ailleurs directeur du Festival de Louxor, a fait un diagnostic sans complaisance du cinéma africain. Même s’il existe par endroit une lueur, dans beaucoup de pays africains, de l’avis du Dr Sayed Fouad, la production cinématographique reste timide pour plusieurs raisons.

Le cinéma africain souffre de nombreux maux. C’est connu, dira-t-on. Alors que le cinéma est un vecteur de développement et de cohésion sociale. En Afrique, c’est l’Egypte qui fut le premier pays à pratiquer le 7e art, deux mois après la France. Il y a 113 ans. Ce n’est que 20 ou 30 ans plus tard, le nord Sahara a commencé à explorer le cinéma. Alors qu’au sud du Sahara, il remonte après les indépendances. Le Sénégalais Sembène Ousmane fut le pionnier dans cette partie de l’Afrique.

C’est par ces remarques que le directeur de la Télévision Nile Cinéma, par ailleurs directeur du Festival de Louxor, Dr Sayed Fouad, a posé le diagnostic du cinéma, tout en louant le courage du « père du cinéma africain », Sembène Ousmane qui s’est farouchement battu contre les colonisateurs qui tentaient de faire échouer toutes les tentatives cinématographiques dans cette partie de l’Afrique à l’époque. Dr Fouad s’exprimait, au cours d’une présentation, sur le rôle du cinéma africain, notamment sur les problèmes de production et de distribution, en marge du 50e anniversaire de l’Union des journalistes africains (Uja). Il a également rendu hommage à d’autres pionniers comme les cinéastes Souleymane Cissé du Mali, Abderrahmane Sissakho de la Mauritanie, Moussa Touré du Sénégal, etc.

Pour M. Fouad, un pays ne peut pas aspirer au développement économique et politique en laissant en rade la culture, le cinéma. « Quand nous sommes culturellement conscients, nous pourrons aspirer au développement. Le cinéma est un facteur de développent économique. Il est riche en images, en langages, etc. », explique-t-il.

En Afrique, le cinéma égyptien et celui nigérian sont parvenus à se faire une place de choix dans l’industrie cinématographique mondiale en produisant et distribuant leurs films hors de leurs frontières. Au moins, de l’avis du conférencier, on retrouve la production cinématographique égyptienne dans 33 pays africains et dans les pays du Golfe. C’est là l’une des caractéristiques d’une industrie cinématographique forte. Son pays a réussi à atteindre ce niveau dans la production du cinéma grâce, selon lui, au soutien constant de l’Etat. En Afrique, le cinéma nigérian constitue également une fierté, un exemple à suivre car la production cinématographique de ce pays est exportée en dehors des frontières africaines.

Le cinéma égyptien et celui nigérian restent une éclaircie dans la grisaille. Car la plupart des pays africains sont à la traîne. Les acteurs du 7e art ne disposent pas de moyens pour faire la production, pour vivre de leur art. Le directeur du Festival de Louxor explique cette crise de production cinématographique par l’absence de volonté politique, de moyens.

L’industrie cinématographique requiert des moyens, dit-il. Très souvent, souligne-t-il, les fonds consacrés à ce secteur sont insuffisants, se désole-t-il. La quasi-inexistence de salles de cinéma freine gravement la promotion de cet art en Afrique au sud du Sahara, note le cinéaste selon qui 35 pays africains n’en disposent pas. « Même s’ils en ont, ce sont des films américains et indiens qui y sont projetés », regrette-t-il. La parade trouvée par certains réalisateurs c’est de projeter leurs films dans les instituts étrangers, en dehors des festivals. Aussi des chaînes de télévisions locales n’ont pas également de moyens pour faire de la production ou pour acheter des productions cinématographiques, constate le directeur de la Télévision Nile cinéma. Cette situation, estime Dr Fouad, fait que beaucoup d’œuvres cinématographiques restent méconnues par le grand public. Celles-ci n’ont de chance d’être projetées qu’au cours des festivals africains ou ailleurs comme le Fespaco qui est un modèle de cinéma africain qui date depuis plus de 50 ans. Il en est de même pour le festival du Carthage, etc.

Dans cette perspective, le directeur du Festival du Louxor appelle les gouvernements africains à davantage soutenir les acteurs et la production cinématographique car « le cinéma joue un rôle crucial dans la conscientisation des masses, la promotion touristique, le développement économique et social ». Un pays, rappelle-t-il, s’identifie par sa culture. Le cinéma est un facteur d’identification et d’identité culturelle. Grâce au 7e art, on peut retracer, protéger et conserver un patrimoine culturel », explique le conférencier.

Souleymane Diam SY, envoyé spécial au Caire

... Il est parti en me laissant le fardeau de notre secret, il est parti en me laissant seule face à l’hostilité de cette société, il n’est plus là pour me protéger. Je suis seule désormais pour faire face. Je compose le numéro de mon père, il décroche à la première sonnerie. J’ai éclaté en sanglot. Je ne sais par quel miracle nous avons pu communiquer, je ne me souviens que d’une chose lui avoir dit « Demba est mort, papa. Demba est mort et enterré. Je vais mourir aussi. » Malgré, son ressentiment, malgré sa colère, il m’a retrouvée devant l’école des enfants, toujours en pleurs, et m’a ramenée chez moi. Qui appeler ? Ou aller ? Que faire ? Je vais devoir affronter la réalité à un moment ou à un autre. Me réfugier dans ma chambre ne règlera pas la situation. Mon père a appelé ma mère, qui, à son tour, a appelé mes frères et sœurs. Tous ceux qui vivent ici sont en ce moment réuni dans mon salon, prenant à ma place des décisions qui impacteront mon avenir et celui de mes enfants. Je décide de les rejoindre malgré ma douleur. Je vais devoir être forte pour la plus grande épreuve de ma vie, affronter sa mort et le regard de la société. Ma mère attaque direct « ton père va appeler son oncle pour l’avertir que nous serons à la maison mortuaire cet après-midi. Diabaram nga si farata yalla ak sunnass Mouhamed (Devant Dieu tu es son épouse légitime), quoiqu’ils en pensent », je l’écoute sans l’entendre, mon grand-frère n’est pas d’accord, un débat s’installe, devrai-je y aller ou pas ?

Se rendent-ils compte que je suis la principale concernée ? Que jusqu’à ce matin, ils s’étaient tous désengagés de mon mariage. Je n’ai pas la force de leur répondre, je décide de quitter la pièce. Ils ne se sont pas rendus compte de mon départ, trop occupés à se battre pour une réhabilitation, aux yeux de la société, que je n’ai pas demandé. Se rendent-ils seulement compte que je n’en ai rien à faire d’y aller ou pas. Qu’être reconnue par sa famille ne le fera pas revenir, que m’asseoir au milieu de leur demeure familiale comme épouse légitime ne me fera plus me blottir dans ses bras. Que recevoir les condoléances de ses proches ne me fera plus jamais voir les enfants lui sauter dessus dès qu’il franchissait la porte. Que recevoir une part de l’héritage pour les enfants ne les rendra jamais assez nobles à leurs yeux. Et pourtant ce sont les seuls qu’il laisse derrière lui. Je décide de prier 2 rakkas et retourne les trouver au salon. Ils ne s’étaient même pas rendus compte que j’étais sortie, ils sont tirés de leurs discussions quand ils entendent ma voix m’adressant à mon père : « Papa, peux-tu m’emmener au cimetière s’il te plait, je dois ensuite aller chercher les enfants à l’école ». « J’irai les chercher » rétorque ma sœur. Je réponds fermement que non, je ne laisserai à personne le soin de leur dire.

Ils l’entendront de ma bouche ou ne l’entendront pas. Je ne leur laisse pas le temps de réfléchir, je précède mon père vers la sortie et prend mes clés de voiture. Nous restons silencieux tout le long du trajet, je ne pleure plus, je n’en ai pas la force. Je fixe la route droit devant moi et reste accrochée à mon chapelet. Cimetière de Yoff… Tout ce qui reste de lui est enterré ici, enroulé dans 7 mètres de percale blanc. Son visage et son corps, ses succès et ses échecs, ses joies et ses peines, son rang social et son appartenance ethnique. Tous enroulés dans 7 mètres de percale blanc et enfouis 6 pieds sous terre. En ce lieu, il n’y a ni homme ni femme, ni caste, ni classe, ni riche, ni pauvre, tous logés à la même enseigne… 6 pieds sous terre. Le gardien du cimetière nous indique sa tombe, et nous nous y rendons. La terre retournée n’est pas encore sèche. Le monticule formé résiste encore au caprice du vent. Je me laisse tomber, à même le sol. Je veux être le plus proche de lui à cet instant… Physiquement… C’est un cauchemar, un horrible cauchemar… Je sens mon père me tirer par le bras au bout d’un moment, « on y va, c’est bientôt l’heure de sortie des enfants ». Comment dire à des enfants de 4 ans et 2 ans que leur père est mort ? Je suis désemparée en face d’eux, de leur bonne humeur et de leur joie de vivre sur le chemin du retour à la maison. Je n’ai pas la force de leur dire. Que leur dirai-je d’ailleurs ? Ils n’ont aucune idée de ce qu’est la mort. J’essaie d’expliquer, une fois tous arrivés, de manière maladroite que désormais nous serons seuls tous les 3, que papa est parti pour un long voyage et qu’il ne reviendra pas que je suis triste mais que je serai toujours là pour eux, que papa de là où il est nous aime toujours. Ce n’est certainement pas sorti dans cet ordre ni aussi bien, je ne suis pas sûre qu’ils ont compris. Je les ai serré dans mes bras très fort, de peur qu’ils m’échappent, je ne maitrisais plus rien. Si Demba avait pu me laisser seule, tout le monde s’en irait à un moment ou à un autre… Ma mère avait pris contact avec l’oncle de Demba, celui qui avait assisté au mariage, durant ma visite au cimetière. Ils avaient convenu tous les deux que je me rendrai dès le lendemain à la maison mortuaire avec ma famille. Qu’il avait parlé à son cousin, le père de Demba… Que nous étions musulmans… Que j’étais sa femme… Que je me devais d’y être… Que Demba laissait deux enfants… Que le père de Demba ne voulait rien savoir… Que sa mère a dû intervenir… Que la famille de son officielle a menacé de se retirer si je venais… Qu’il s’était endormi devant la télé, il ne s’était jamais réveillé pour le déjeuner, le médecin urgentiste arrivé avec l’ambulance n’a pas réussi à le ranimer, et qu’il avait été déclaré mort à son arrivée à l’hôpital…

Au Théâtre de verdure de l’Institut français de Dakar, le live show « Guis guiss bou bess » (nouvelle vision en wolof) a donné à voir une performance très fusionnelle entre le percussionniste, chanteur Mara Seck, Stéphane Costantini (beatmaker français) et Tiziana Manfredi (créatrice italienne de vidéos). Autour de ce projet soutenu par l’ambassade d’Italie au Sénégal, ils cherchent à établir de nouveaux ponts entre musiques électroniques et percussions traditionnelles du Sénégal : le Sabar.

C’était chaud, show. Samedi dernier, l’ambiance était au rendez-vous au Théâtre de verdure de l’Institut français de Dakar. Le live show « Guiss guiss bou bess » (nouvelle vision en wolof) a donné à voir une performance très fusionnelle entre le percussionniste, chanteur sénégalais Mara Seck et Stéphane Costantini (beatmaker français). Le projet, soutenu par l’ambassade d’Italie au Sénégal, est piloté par les structures Kaani, Scènégal Ethic & Electrafrique. Il se veut d’être alternatif, urbain. Dans un bel métissage, la musique électro a rencontré le Sabar traditionnel sénégalais, le Vjing (vidéo performance). Avant l’ouverture du concert, un petit tour de chauffe dans les jardins de l’Institut français avec Dj Tamsir Tchoub Tchoub. En guise de mise en forme, il a passé quelques mix en version house, dream dance, électro pop.

Du côté du Théâtre de verdure, le démarrage s’est fait en douceur sur des notes de percu sous la direction d’un Mara Seck impérial sur scène. Cresendo, la cadence s’accélère avec un hommage à son défunt père Ala Seck (danseur, parolier au sein du Groupe Super Etoile de Dakar de Youssou Ndour) décédé il y a 30 ans. L’orchestration devient plus vigoureuse avec le titre « Djigueen Africa », un clin d’œil à la gente féminine. Sur la même lancée, Stéphane Costantini (beatmaker français), très en verve distille les mix.

Par moment, Mara pose ses baguettes pour se lancer dans une danse avant d’introduire celle du faux lion communément appelée « Simb » au Sénégal. Le mélange des sonorités confère un cachet particulier à la performance après que le lion s’est fait amadoué au travers de la chanson. Sur une note plus coquine, Mara enchaîne avec le titre « Bombass », une danse très suggestive. De quoi mettre debout l’assistance admirative de la prestation. Très complice avec Stéphane, il poursuit avec le morceau en référence aux majorettes du lycée Kennedy de Dakar. L’orchestration est rondement menée pour rendre hommage au défunt tambour-major Doudou Ndiaye Rose. A la suite de l’interprétation de « Lamp » dédiée au guide Cheikh Ibra Fall, place à la chanson « Africa dieum si kanam ». Un hymne à la paix, à l’unité sur le continent. L’orientation est très enjouée. De quoi conclure en toute beauté la soirée avec une note savoureuse, allusive au riz au poisson (plat national sénégalais). Pour ne pas rater une miette du clou du spectacle, le public s’est massé devant la scène du Théâtre de verdure dans un élan très fusionnel.

E. M. FAYE

Après la deuxième édition de « Miss Sénégal Nouvelle vision », Amina Badiane, présidente du Comité d’organisation de l’événement, s’est déplacée dans nos locaux pour tirer un bilan. Elle juge l’organisation de cette deuxième édition satisfaisante tout en se projetant sur le prochain concours de beauté à venir, en 2018. Parmi les perspectives, le comité national vise la participation de Miss Sénégal aux prochains concours internationaux, comme «Miss Univers» et «Miss Monde».

CONCEPT « NOUVELLE VISION »
Le 18 novembre dernier, la deuxième édition de « Miss Sénégal Nouvelle édition » a connu son aboutissement avec l’élection de la candidate de la région de Thiès, Yacine Dieng Thiam. Amina Badiane, présidente du Comité d’organisation de «Miss Sénégal Nouvelle vision», qui s’est déplacée dans les locaux du «Soleil», juge le bilan satisfaisant.

« Le concept, c’est la «Nouvelle vision» et, dans l’organisation, nous avons bien montré cette nouvelle vision. Cette année, nous avons eu beaucoup d’invités venant d’Indonésie, d’Italie, du Ghana, de la France avec la collaboration du corps diplomatique et du Comité de Miss France ; il y avait François Durpaire, vice-président du Comité «Miss France» et homme de médias. Il était là comme président de notre jury », rappelle Amina Badiane ; non sans remercier les autorités sénégalaises qui ont soutenu le projet. Notamment le ministère du Tourisme avec l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt), les ministères de la Culture, de la Femme, etc.

« Ils ont compris le concept de «Miss Sénégal Nouvelle vision». Nous travaillons avec des partenaires à l’international pour faire la promotion de la destination Sénégal. Nous avons reçu des invités qui n’ont jamais mis les pieds au Sénégal. Avec cet événement, ils ont découvert notre pays. Après, ils sont allés à Saly pour continuer leur séjour. Nous cherchions à montrer aux touristes les sites de notre pays et leur faire découvrir nos valeurs », estime la présidente du Comité d’organisation de Miss Sénégal, qui a aussi remercié les partenaires indonésiens. Ceux-ci ont déplacé 4 stylistes pour habiller les miss. Amina Badiane souligne qu’il y a eu ensuite des rencontres « B to B » entre des stylistes sénégalais et indonésiens pour de fructueux échanges culturels et un partage d’expériences.

« L’événement, c’est pour contribuer au développement de ce pays. Ce n’est pas un événement commercial. J’ai même donné des invitations pour permettre aux Sénégalais d’accéder au défilé de leurs miss », confie la responsable du Comité «Miss Sénégal».

MISS, BEAUTE ET MANNEQUINAT…
Pour le processus de sélection des miss, Amina Badiane confie : « Des fois, pour trouver la belle fille, cela peut causer des problèmes. En général, ce sont des mannequins qui se présentent et non des miss. Quand on parle de miss, c’est la beauté. On a organisé des présélections dans les régions. Dans chacune d’elles, le comité d’organisation a choisi sa miss. J’ai maintenu le même comité de Moise Ambroise Gomis que je n’ai pas voulu changer dès le début ». Par rapport aux critères de sélection, Amina Badiane de rappeler que les miss doivent avoir une taille d’au moins 1,72 m, être âgée entre 18 et 25 ans, avec un niveau d’études correct. « La miss doit être belle et avoir la tête sur ses épaules. Pour la majeure partie des candidates, les critères ont été remplis. Nous avons eu un cas particulier cette année avec une fille est très belle mais qui n’avait pas la taille requise. Finalement, elle a été classée 2ème ou 3ème dauphine à l’arrivée », informe-t-elle.

LE SENEGAL A MISS UNIVERS 30 ANS APRES ?
Après la consécration de Yacine Dieng Thiam comme Miss Sénégal 2017, les projets ne vont pas manquer pour le Comité d’organisation. « La Miss est une ambassadrice et doit représenter le Sénégal à l’échelle internationale. On a prévu des voyages, par exemple en Bretagne, aller à la rencontre des gens qui nous ont soutenus. Notre objectif est de faire travailler la Miss au niveau international. Il s’agit de voir si nous aurons la possibilité de la faire défiler pour de grandes marques internationales. La Miss doit pouvoir s’exprimer, représenter dignement notre pays et vendre la destination Sénégal. Elle a une bourse d’études et nous visons la formation et la professionnalisation des miss », indique la présidente du Comité d’organisation de « Miss Sénégal Nouvelle vision ». Parmi les perspectives, il y a aussi la participation de Miss Sénégal à «Miss Univers» et «Miss Monde».

« Nous sommes en train de négocier pour renouveler la licence afin de pouvoir participer à «Miss Univers». Depuis 30 ans, le Sénégal ne participe plus à «Miss Univers», ce qui n’est pas normal. Des pays comme le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Togo y participent. Compte tenu du fait que les Sénégalaises sont des ambassadrices de la beauté africaine, notre miss doit participer à «Miss Univers» », souligne Amina Badiane.

Revenant sur la dernière édition, elle affirme qu’il y a eu beaucoup d’avancées, de nouveautés et même par rapport au comportement des candidates. « L’année dernière, nous avons eu beaucoup de problèmes avec la Miss qui n’a même pas voulu ramener la couronne. Heureusement que nous avions prévu une couronne pour se prémunir contre certaines incertitudes. Elle a décidé de gérer elle-même ses affaires alors qu’une miss doit être gérée par le comité partout dans le monde. Notre rôle est de faire travailler la Miss, de la mettre dans de bonnes conditions d’épanouissement afin qu’elle représente dignement le Sénégal. Mais, puisqu’elle avait refusé de signer le contrat, nous ne pouvions prendre des risques. Si les miss ne se comportent pas bien, elles vont perdre des opportunités », martèle-t-elle.

EDITION 2018
Pour la prochaine édition de «Miss Sénégal», elle indique que le travail va démarrer dès le début de l’année prochaine. Le calendrier sera calé avec la convocation de tous les membres du Comité au cours d’une assemblée générale pour améliorer l’organisation. Pour une meilleure participation des acteurs locaux, notamment celle des stylistes sénégalais, Amina Badiane avait, dans un premier temps, sollicité ces derniers. Mais elle n’a pas obtenu de réponse de leur part ; ce qui justifie le fait qu’elle ait travaillé avec des partenaires stylistes étrangers, tout en laissant la porte ouverte aux créateurs de mode nationaux pour les prochaines éditions de «Miss Sénégal».

• Propos recueillis par O. DIOUF et Oumar KANDE

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