banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Arts et Culture (1344)

Cheikh Bamba Dièye, dans son ouvrage « Sénégal : Thérapie pour un pays blessé », liste les maux de notre société, faisant un diagnostic sans complaisance et auquel il apporte, entre autres propositions, le sens de la responsabilité par une thérapie collective.

Tous ceux qui sont venus prendre part à l’évènement ont magnifié en l’homme, l’élégance et la cohérence tant dans le verbe que dans l’écriture. Et le livre de Cheikh Bamba Dièye, au-delà des tares sociales, jette un regard critique sur les pratiques politiques. Même si l’auteur est un opposant politique qui décline sa vision, comme l’a soutenu Abdoulaye Diallo, le directeur de L’Harmattan Sénégal, la maison éditrice, l’ouvrage est d’« une cohérence, d’une élégance de langage et d’une qualité de l’écriture ». Des qualités louées par les témoins venus répondre à un ami, un compagnon, parent…, est aussi celui d’un homme que Me Boucounta Diallo qualifie d’audacieux.

« Il a touché les problèmes de notre pays et fait un diagnostic sans complaisance. Cheikh Bamba Dièye dessine les contours d’une nouvelle société culturelle. A défaut de pouvoir sauver le Sénégal, le leader politique essaie de sauver les âmes et l’auteur vient de remplir un contrat avec la société », a-t-il clamé. Le sociologue Djibril Diakhaté y voit l’expression d’une réflexion politique forte. Et il a exprimé, eu égard à l’invite de l’auteur de procéder à la « thérapie collective », que le vrai changement est le changement engagé par la société.

Pour ce faire, à l’auteur Cheikh Bamba Dièye, de défendre en ces mots : « La responsabilité citoyenne est pour de la thérapie que je propose. Et dans ce livre, je propose les prémices d’une thérapie collective ». Il appelle ainsi à une interrogation que chacun doit privilégier. Et s’il y a quelque chose de plus grand à retenir, « c’est la notion de responsabilité », a-t-il insisté. Non sans déplorer entre autres, ce qu’il a qualifié, quant aux pratiques politiques, de « stratégies électoralistes », invitant dans ce sens à « rompre avec les politiques économiques électoralistes ». Et pour le tout, « Sénégal : Thérapie pour un pays blessé » est un message d’espoir, de remise en cause de tout un chacun. « Je veux que l’on prenne le temps de reconstruire notre société et susciter en nous, cette concentration autour de ce que nous sommes », a déduit Cheikh Bamba Dièye.

Amadou DIOP

Ancien rédacteur en chef du quotidien national « Le Soleil », Aly Kheury Ndaw évoque dans son 2ème livre « Histoire de la création de la Médina de Dakar » (L’Harmattan Sénégal, 2017), les péripéties qui ont rythmé l’évolution d’un quartier centenaire.

Un livre mémoire. Au travers de son 2ème ouvrage intitulé « Histoire de la création de la Médina de Dakar » (L’Harmattan Sénégal, 250 pages, 2017), l’ancien rédacteur en chef du quotidien national « Le Soleil », Aly Kheury Ndaw, retrace les faits marquants qui ont rythmé ce quartier centenaire de la capitale sénégalaise.

Dans sa démarche littéraire, l’auteur a découpé le livre en deux parties subdivisées en deux fois sept chapitres. Dès les premières lignes de la première partie (chapitre 1 « Le Plateau pour les Blancs : La Médina pour les Noirs, p. 13), le natif de la Médina remonte son récit au début du peuplement du quartier qui date de 1914. « Notre Médina, qui avait commencé de recevoir ses premiers hôtes en août 1914, en comptait déjà plus d’une dizaine de milliers, au moment de nous accueillir au début des années 1930, mes amis et moi à notre venue au monde », raconte l’écrivain. Il poursuit : « Le rythme d’installation de ses habitants s’étant ralenti durant la période de la 1ère Guerre mondiale (1914-1918) était reparti de plus belle avant l’éclatement de la Seconde (1939-1945). Durant l’entre-deux-guerres, la résistance d’une bonne partie des lébous (premiers habitants de Dakar) à l’autorité coloniale, refusant de quitter leurs traditionnelles et ancestrales maisons de leur ville de Ndakarou (Dakar) pour un transfèrement à la Médina, avait laissé un grand vide dans le peuplement du village ».  

Avec un sens du détail très pointu, A.K. Ndaw évoque leurs velléités de désobéissance face aux injonctions de déguerpissement favorisées par la disparition, de facto, des raisons exhibées par l’administration coloniale pour les obliger à déménager de Dakar-Plateau pour la Médina. Selon l’auteur, il n’y avait, en effet, plus d’épidémie de peste (prétexte majeur mis en avant) depuis la dernière datant de mai 1974 ; et ceux d’entre eux encore demeurés en ville n’édifiant plus d’habitat en bois ou en paille évitant, ainsi, de transgresser une règle principale dite de salubrité et d’hygiène imposée par l’autorité coloniale.

Cependant, relève Aly K. Ndaw, le Village de Médina, fonctionnel et disposant de nombreuses parcelles inoccupées dans cette transition, ne manqua pas d’être perçu par d’autres Sénégalais immigrés de l’intérieur comme une occasion de s’offrir un coin de rêve. Également parmi les « étrangers », remarque l’auteur, des Africains, en nombre imposant, originaires de territoires limitrophes du Sénégal pour la plupart, venus dans la capitale de l’Aof à la recherche d’un mieux-être. (…) « Le temps s’écoulant, le Village fut de plus en plus envahi par des éléments exogènes auxquels a priori il n’était pas destiné comme s’il les charmait par un certain magnétisme » (…), explique l’ancien journaliste, un brin poétique dans la trame littéraire. Il poursuit la description dans la deuxième partie du livre. Au chapitre I, l’écrivain chante la Médina comme « Un havre de paix poreux au brassage des populations » (p. 139). (…) Attractive et attrayante, elle attirait, par centaines, des familles venant de tous les horizons, de tous les coins de la Colonie Sénégal, mais aussi de territoires plus ou moins voisins ou proches comme les deux Guinées (française et portugaise), le Dahomey (actuel Bénin), le Togo, la Haute Volta (Burkina Faso), etc. (…).

Habitat, urbanisme
C’est dans cet environnement que l’auteur a évolué au sein d’une communauté d’amis, de voisins, soudés les uns les autres, partageant joie et peine, difficultés et réussite. « (…) Nous formions tous un bloc uni face aux incertitudes de l’avenir (…), témoigne l’écrivain-journaliste. Il poursuit son récit dans le chapitre 7 titré « Après un demi-siècle, transition vers la modernité » (p 220). D’après A.K. Ndaw, diverses péripéties devaient accompagner le projet de rénovation de la Médina lentement mûri dans différentes sphères de l’administration sénégalaise, devenant réalité, d’abord sur le papier avant sa mise en œuvre définitive. A l’époque, pour le président Léopold S. Senghor, après accord, il s’agissait de transformer, en un secteur moderne d’une grande capitale africaine, un confortable quartier créé durant la période coloniale comme zone de recasement sommaire pour indigènes.

Aux yeux du premier président sénégalais, rapporte l’auteur du livre, il y avait une double opération : l’une d’habitat, l’autre d’urbanisme. Le premier avait pour objet d’offrir un logement salubre et confortable à tous les habitants de la Médina et, éventuellement, à de nouveaux venus. (…) « Pour y parvenir, il fallait faire disparaître les baraques et constructions en mauvais état, notamment celles qui ne possèdent ni douche ni sanitaire, écrit Aly Kheury Ndaw. Le projet de Senghor devait répondre à quatre fonctions principales d’une ville : habiter, circuler, travailler et se cultiver le corps et l’esprit, définies par la Charte d’Athènes (… ».

Toujours est-il que sur le plan économique, la dégradation des termes de l’échange avait affecté le projet de rénovation datant de 1959. Les objectifs étaient plus modestes : le périmètre à rénover a été réduit à peine 20% de la superficie totale. S’étant affranchi d’une grande partie de ses baraques et cases des débuts de sa création en 1914 (mais gardant encore de nos jours quelques reliques), le fameux Village de ségrégation de la Médina est devenu, aujourd’hui, une ville dans la ville.

Partout, dans son périmètre, se sont élevés des bâtiments de plusieurs étages, disputant allure et beauté à ceux des lieux nouveaux et dits huppés de la capitale, décrit l’ancien journaliste au « Soleil ». Le lieu s’est transformé en chantier permanent de construction et de rénovation.

Le 1/5 d’habitants (5.000) qu’elle abritait à sa naissance sur la population de la capitale (25.000) s’est multiplié par plus de 100 à l’orée de son centenaire en juillet 2014. La Médina faisait 1/6 (500.000), du total d’habitants (3.000.000), du plus Grand Dakar naguère imaginé (en 1945) par les services administratifs locaux, 15 ans avant l’indépendance du territoire colonial du Sénégal. De nouveaux défis se dessinent, ainsi, en perspective pour le quartier centenaire.

E. Massiga FAYE

Dans l’optique d’illustrer « l’eau et l’ailleurs », le thème retenu pour le Festival « Gorée regards sur cours », édition 2017, des artistes à l’instar de Bruce Clarke, artiste-peintre anglais, et Siaka Traoré, photographe autodidacte, ont porté deux regards sur la migration. Deux visions qui se croisent à travers leurs projets artistiques intitulés successivement « Les fantômes de la mer » et « Blue ».

Dans une ambiance de galeries d’exposition, des visiteurs, invités ou autochtones, ont découvert l’intimité des différentes cours de maisons fleuries de bougainvilliers ouvertes au public et d’édifices coloniaux pour explorer les tableaux d’une soixantaine d’exposants nationaux et étrangers. Ces derniers sont composés de peintres, de sculpteurs, de vidéastes, d’infographistes, de designers… Une diversité dans les différentes formes d’expressions pour enrichir cette onzième édition s’articulant autour du thème « L’eau et l’ailleurs ».

Au Palais de l’Espadon, exposent deux artistes, Siaka Traoré, photographe autodidacte, et Bruce Clarke, artiste-plasticien anglais. Deux artistes, deux regards qui se croisent pour illustrer la relation entre « l’eau et l’ailleurs ». Sur les pans des murs qui entourent à moitié cette bande de terre s’ouvrant sur la mer, sont affichés les tableaux classiques du plasticien anglais. Hauts de 80 centimètres, ils représentent des personnages à travers un écran d’eau photographique avec des mouvements pour casser les lignes des images. Somme d’une individualité fantôme derrière un rideau d’eau, ce projet intitulé « Les fantômes de la mer » est un mélange de peintures et de photos avec un tirage numérique à la base. Ce que l’auteur appelle en ironie « une cuisine artistique ». Rendant hommage aux réfugiés politiques et économiques victimes du trafic humain transméditerranéen, l’auteur a tenté de donner une présence visuelle aux victimes en les peignant derrière un rideau d’eau métaphorique. « Ce rideau d’eau fragile, beau et extrêmement dangereux, peut être aussi un linceul sauveteur ou une sépulture », a interprété, de manière imagée, Bruce Clarke. Des représentations symboliques également de migrants devenus pour l’auteur des fantômes de la mer. Selon lui, cette exposition est le résultat d’un projet artistique de douze tableaux dont seuls les dix ont été exposés à cette onzième édition du Festival Gorée Regards sur cours. Au sein de cette même bâtisse coloniale, un autre artiste fait étalage de son talent de photographe autodidacte. Il s’agit de Siaka Traoré, un artiste résident avec son projet intitulé « Blue ». « Le jeune Siaka Traoré, artiste-photographe, apporte un regard rempli d’espoir et teinté d’attentes qui exprime le début d’une aventure. De l’autre côté, nous avons Bruce Clarke qui a peint la migration en rendant hommage aux victimes du trafic transméditerranéen apportant ainsi un regard d’hommage et de deuil », spécifie Salimatou Diop, commissaire de ces deux expositions

« Blue » comme bleue, couleur de la mer en référence avec le thème du Festival fait paraître, en effet, des mouvements improvisés photographiés de deux personnages de sexes opposés dans un champ symbolique de « L’eau et l’ailleurs » avec trois plans qui reviennent régulièrement, la mer, l’horizon et le ciel. Des éléments constitutifs de la terre qui mène vers un ailleurs lointain. « Dans mon projet, j’ai mis le point focal sur des mouvements. Dans ces derniers, on peut lire l’immigration avec des maris qui partent pour longtemps et des femmes qui attendent », explique le photographe qui, à travers une image des deux personnages, le regard pointé à l’horizon, nourrit un regard d’espoir et d’attente...

Marame Coumba SECK

Les spectacles « Autour de minuit » ont été clôturés en apothéose, le week-end dernier, à l’Institut français de Saint-Louis. Durant le festival international de jazz de la ville, le koriste Ablaye Cissoko et ses amis musiciens ont assuré quatre belles soirées « Off », devant un nombreux public.

Le Festival international jazz de Saint-Louis a baissé ses rideaux. A côté du « In » , beaucoup de spectacles ont été organisés pour faire vivre pleinement la vieille cité de musique. « Autour de minuit », concept initié par le musicien Ablaye Cissoko, a enivré de mélodies et de rythmes les nombreux mélomanes qui ont fait le déplacement pour voir à l’œuvre le koriste, le bassiste Habib Faye, le batteur Mokhtar Samba et compagnie.

Pendant quatre soirées de très haute facture, ces génies qui ont su faire parler leurs instruments respectifs, ont conquis le public qui n’a pas regretté d’avoir fait le déplacement. De Mali Sadio à Sidi Yella en passant par Haïti, Africa, Nanfoulé, Ninki, Ablaye Cissoko et ses amis ont gratifié les festivaliers de morceaux inédits, proposant par la même occasion l’Afrique dans toutes ses sonorités et sa diversité culturelle. Pendant quatre jours durant lesquels leur complicité n’a jamais fait défaut, ils ont démontré au passage que la musique était un langage universel en improvisant avec des saxophones, trompettistes, pianistes, flûtistes, entre autres.

Initié par Ablaye Cissoko, ce concept, selon Habib Faye, commence à prendre une dimension intéressante. « Au fur et à mesure, nous avons des musiciens de talents comme Mokhtar Samba, sans compter ceux qui ont joué sur la scène « In » pour jouer avec nous. On s’est rendu compte du mélange qu’il y a eu entre la musique traditionnelle avec la musique moderne », a indiqué le bassiste. « L’édition précédente, c’était génial, mais cette année, on est monté en puissance. Les choses ont beaucoup évolué sur le concept. On a eu un peu plus de temps sur la conception des morceaux. On a assez répété et on a eu plus de temps à travailler sur le répertoire », a fait savoir Habib Faye, en promettant plein de bonnes surprises pour l’année prochaine.

Le directeur de l’Institut français a qualifié d’exceptionnel le plateau de « Autour de minuit ». Selon Thierry Dessolas, c’est une chance incroyable que d’avoir de tels artistes présents à ce niveau. « Écouter deux heures de live à ce niveau de virtuosité, c’est tout à fait exceptionnel. C’est une formule magique qui permet au public de partager des moments rares, privilégiés avec des musiciens d’une grande générosité », a-t-il indiqué. Et, à son avis, ce serait une faute professionnelle que de ne pas accepter ce type de proposition, surtout quand elle est proposée par des gens aussi prestigieux et talentueux que Ablaye Cissoko et Habib Faye. La formule, a-t-il laissé entendre, est maintenant bien rodée. « Ce qu’il faut comprendre dans ce dispositif, c’est qu’il y a un orchestre qui pilote en quelque sorte le vaisseau spatial qui peut prendre des passagers en route et embarquer le public. Il faut donc se projeter dans une séquence musicale non-stop qui peut durer deux voire trois heures sans changement de plateau. C’est ça qui est remarquable. Il n’y a pas de temps mort, la musique est tout le temps en cours et c’est vraiment vivant, c’est l’esprit de la jam session, l’esprit du jazz, l’originalité de cette scène. Ce n’est pas la seule scène. Il y a d’autres endroits où ce type de musique peut se produire, mais pas sous la même forme, le même concept et pas avec le même niveau de talent », a-t-il expliqué.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Né en 1959, à Londres, de parents sud-africains, après des études aux Beaux-arts à Leeds University en Grande-Bretagne, Bruce Clarke s’installe en France. Artiste-plasticien, son travail traite de l’histoire contemporaine, de l’écriture et de la transmission de cette histoire. En effet, sa peinture stimule une réflexion sur le monde contemporain et la représentation qu’on en fait. En œuvre depuis 1989, il expose pour la première fois au Festival Gorée Regards sur cours sous l’invitation de Creative intelligence. « Cette exposition est une première au Festival Gorée Regards sur cours. Toutefois, j’ai eu à faire d’autres dans manifestations locales », renseigne M. Clarke. Exposant depuis plusieurs années au Sénégal, il a été à la récente Biennale de Dakar avec ce même projet intitulé « Les fantômes de la mer » et à la Francophonie.

Marame C. SECK

Ingénieur en génie civil de formation, Siaka Traoré, artiste résident d’origine camerounaise, s’est détourné vers la photographie après avoir découvert la danse hip-hop et la capoeira à Dakar. Dans cette atmosphère artistique des arts martiaux et de la danse, ce photographe autodidacte s’est forgé un style, notamment la prise des mouvements improvisés qu’ils émanent du corps humain, des animaux ou des objets. « Dans la vie, tout est dans le mouvement. En effet, ma photographie est plus orientée vers ces derniers », soutient cet artiste qui, à l’absence d’académisme, dégage un style libre. 

Auteur de « Sunu street », un projet photographique sur la danse urbaine qu’il a essayé de faire connaître et de faire accepter à travers son objectif, il a longtemps photographié les danseurs en action. Au-delà de l’effet visuel, ses photos dégagent une esthétique de cette mode d’expression.

A ce Festival Gorée regards sur cours, l’artiste est encore dans ses œuvres. A travers son nouveau projet « Blue » s’articulant autour de «L’eau et l’ailleurs», thème de cette onzième édition, il fait un arrêt sur un couple se mouvant à travers la danse. La tête dans les nuages et les pieds dans l’eau, ils rêvent et dansent au rythme des vagues.

Marame C. SECK

Dans le cadre des ciné-débat de la Fondation Konrad Adenauer, le film « Imbabazi, le pardon » de Joël Karekezi a été projeté l’autre jeudi. Il retrace en partie le génocide rwandais, une histoire sombre du pays.

Le long métrage fiction de Joël Karekezi produit en 2012 est une projection poignante qui évoque la réconciliation après le génocide de 1994 au Rwanda, causant environ 800.000 victimes. Quand Manzi, qui a participé au génocide au Rwanda, est libéré après une peine de prison de 15 ans; son ancien meilleur ami Karemera est révolté. Il veut la justice pour les crimes que Manzi a commis contre sa famille. Cette guerre civile rwandaise entre les ethnies hutus et tutsis a atteint un point culminant en 1994 et s’est construite dans un processus historique complexe entre la réalité de la population du Rwanda et la façon dont les colonisateurs d’une part et les divers Rwandais d’autre part l’ont perçue et expliquée.

Dans cette histoire du Rwanda, se sont surajoutés de façon déterminante les avantages politiques successifs que ces divers acteurs ont cru pouvoir tirer de cette discrimination de 1894 (date des premiers contacts entre des Européens et le roi issu des tutsis du Rwanda) à 1962 (date de l’indépendance du Rwanda).

Ce film montre systématiquement la trahison, la haine, la cruauté, des séries de viol. La présentation de ce film de 73 mn a été suivie de débats avec la communauté rwandaise à Dakar.
Lors des débats qui ont suivi la projection du film, le colonel Mamadou Athie a souligné que des belligérants se rassemblaient pour une formation à la tuerie. A l’en croire, on ne peut pas parler de réconciliation sans une justice équitable et un leadership incarné. « S’il n’y avait pas l’attaque meurtrière des présidents rwandais et burundais (Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira), il aurait ce génocide planifié et préparé, parce que la mission des Nations Unies prenait fin le 6 avril 1994 », a-t-il avancé, non sans dire que tous les éléments étaient réunis pour vivre cette catastrophe. Ce qui rassure le Colonel Athie, c’est qu’après cette parenthèse Rwandaise, ce pays a profondément changé.

De son côté, Yvette Nyombayire Rugasaguhunga, deuxième conseillère à l’ambassade du Rwanda au Sénégal, est revenu sur la genèse et la période post-génocide. Elle annonce que pour célébrer le 23ème anniversaire, il est prévu à Dakar une rencontre au mois de juillet.

Serigne Mansour Sy CISSE

Reconquérir les valeurs en perdition en redonnant au livre et à la lecture toute leur importance. C’est l’appel lancé par Dr Lamane Mbaye, professeur de Lettres modernes, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du livre à Rufisque. « A travers des genres littéraires tels que le conte, l’épopée, il y a la possibilité de réinventer des solutions par rapport à la situation que nous vivons aujourd’hui », a soutenu ce professeur de Lettres modernes à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar qui animait une conférence sur le thème : « Le livre comme support de valeurs ». Poursuivant, le professeur Mbaye a insisté sur le « rôle important » du livre dans la transmission des valeurs et dans « l’accomplissement » de l’individu. Il regrette que le livre n’occupe pas la place qui devait être la sienne dans les écoles sénégalaises.

Sur invitation de la Fondation Sococim, plusieurs élèves ont assisté à ce brillant exposé du professeur Lamane Mbaye.

M. NDONG

La 8ème édition du Festival Le Fleuve en couleurs met en lumière 30 lieux d’expositions pour 70 artistes inscrits. A Saint-Louis, la créativité coule de source avec des propositions artistiques à voir jusqu’au 14 mai.

Un flot d’initiatives artistiques coule dans la ville de Saint-Louis. A l’initiative de l’association pour la promotion des arts visuels d’Afrique (Pava), la 8ème édition du festival Le Fleuve en couleurs met en lumière 30 lieux d’expositions pour 70 artistes inscrits. Jusqu’au 14 mai, la population de Saint-Louis se mobilise en mettant à disposition des espaces : Crds, des galeries d’art et lieux culturels (Galerie Ethiopiques, Mame Thiouth, Galerie Tesss, Mermoz, Keur Fall,), des lieux culturels mécènes (Les Comptoirs du Fleuve, l’ex-Palais de la Mauritanie), des bâtiments administratifs classés (le Rognat).

Au 252 quai Henry Jay île sud, la Galerie Arte donne à voir une belle brochette de créations. Un régal visuel que les visiteurs viennent admirer au détour d’une ballade. Sur un coup de tête, la designer Joëlle le Bussy, plus connue dans les meubles, s’est mise à immortaliser les pirogues de Guet Ndar. A la pointe sud de l’île, l’univers est pittoresque et célèbre la mémoire d’un quartier de pêcheurs. L’écriture photographique surprend et séduit. Les créations du Congolais le sont tout autant. Au travers de la peinture à l’huile, Mayemba, présenté comme l’un des plus grands artistes de la Rdc, évoque la « Vie kinoise » avec une rare délicatesse. Un poil flamboyant, le pinceau se promène dans le style impressionniste. La toile « Le sapeur du Bistro » met en évidence la société des « ambianceurs » et des personnes élégantes. Tout comme celle qui rend hommage aux « Stars de la rumba congolaise » avec un Papa Wemba arborant son légendaire sourire. Cette flamboyance contraste avec la pauvreté comme en témoigne les tableaux « Poids de la misère », « Kinshasa sous eaux » (inondations).

Autre lieu, autre artiste. Aux « Comptoirs du fleuve » (Quai Henry Jay), Soly Cissé ressasse « Les Epoques » avec une bonne dose de mystère. « Cette exposition est une invitation à voir quelques pièces de Soly, à considérer sa peinture dans le temps, explique Mauro Petroni, commissaire d’exposition. Les années se mélangent comme les souvenirs, les surprises nous étonnent et elles nous laissent dans une drôle d’incertitude, comme si nous ne regardions pas le travail d’un seul peintre mais de plusieurs ». Dans sa démarche artistique, Cissé représente les choses de manière instinctive. Il n’est guidé que par son subconscient, ses envies. Il emprunte à diverses cultures en observant la rue chez lui et profite des images de ses voyages. « Je ne représente pas la réalité que je vois, mais celle que je sens. J’additionne, je soustrais », explique l’artiste plasticien. Il se plait dans ce libertinage artistique de trouver des voies nouvelles, des équilibres, des ruptures. Le résultat donne un travail spontané, vif. En témoigne ce bestiaire qui met en scène des fauves sous un pinceau nerveux par endroit avec des nuances de gris.

Dans son mot de bienvenue à la 8ème édition, la présidente de la Pava, Joëlle le Bussy, se réjouit de voir le Festival Le Fleuve en couleurs comme « un événement local ouvert sur le monde. Il s’est rapidement imposé sur la carte des célébrations artistiques nationales ». D’où cette invite à faire des arts « une espace-temps d’évasion imaginaire, réflexif et humain ».

A LA GALERIE-LIBRAIRIE AGNEAU CARNIVORE...Le photographe Djibril Sy dans une poésie tout en images
Djibril Sy photographeA la Galerie-Librairie Agneau Carnivore, sur la Rue Blaise Diagne, le photographe Djibril Sy sublime la femme sous le thème « L’esprit et le masque ». Dans le sillage du Festival Le Fleuve en couleurs, 25 tableaux sont à découvrir.

Le rêve et l’émotion sont au cœur des photographies de Djibril Sy. L’artiste a travaillé sur le corps de la femme sous le thème « L’esprit et le masque ». 25 tableaux sont à voir à la Galerie-Librairie Agneau Carnivore, sur la Rue Blaise Diagne au quartier Nord de Saint-Louis. Présenté pur et dur dans un pays musulman, cela peut être choquant surtout lorsque cela frise l’érotisme. Ce n’est pas tout le monde qui peut tolérer cela. En guise de parade, les gens se réfugient derrière un masque. Le photographe a voulu enlever ce voile en douceur, avec beaucoup de subtilité. Ce n’est pas le corps nu mais voilé derrière quelque chose pour que cela soit un élément consommable. « Sans se voiler la face, nous avons tous envie d’admirer le corps. Cela fait partie de nous et reste dans l’intimité », avance D. Sy. C’est pourquoi il a traité les images de cette manière pour que les gens puissent se regarder sans être pervers. Cela fait partie de l’éducation d’une société.

Ayant beaucoup vécu avec des artistes plasticiens (peinture, sculpture, céramique, etc.), Djibril Sy a su transposer dans son écriture photographique une ouverture esthétisante. Peintures et photographies ont été développées dans une belle alchimie. Chez D. Sy, tout est visuel et agréable à regarder. « Jouant sur les subtils accords entre l’ombre et la lumière, il nous fait partager ses émotions et ses interrogations à travers ses tableaux dont la simplicité n’occulte en rien la profondeur », commente l’écrivain Louis Camara. Au regard du lauréat du Prix du président de la République de pour les Lettres, l’œil sensible et le regard aigu de Djibril Sy savent parfaitement tirer parti de toutes les nuances qu’offrent ces deux couleurs matricielles que sont le noir et le blanc avec une petite touche de couleur parfois.

« Dans les photographies de Sy se retrouvent les arts visuels, l’expression corporelle et même la sculpture. Leur lecture ne peut que se faire dans cette perspective polysémique car, au-delà de leur aspect purement formel, elles recèlent aussi une richesse visible dans les objets rituels que sont cauris, masques et talismans », analyse Louis Camara. Comme en témoigne les œuvres « Domou petaw », « Jeune fille sérère », « La fille du sahel ». Sur ce registre, la quête de l’émotion devient une obsession pour l’artiste photographe. « Je veux faire vibrer, faire rêver les gens lorsqu’ils regardent mes photos », lance D. Sy qui s’empresse de préciser qu’il n’est pas dans la documentation. Il en a beaucoup fait dans sa vie étant photojournaliste.

…AU COMPLEXE SINDONE : Abdoulaye Ndoye marque son temps et imprime sa trace
Abdoulaye Ndoye artisteLe temps et la trace constituent la matrice du travail de l’artiste Abdoulaye Ndoye. Ses créations sont à voir au Complexe Sindoné, Quai Henry Jay x Macodou Sall à Saint-Louis, jusqu’au 15 mai.

Abdoulaye Ndoye est un artiste conceptuel. Il travaille depuis 1999 sous le thème du temps et de la trace avec ses évolutions. Des parchemins, des manuscrits ornent le Complexe Sindoné, Quai Henry Jay x Macodou Sall, dans le quartier Sud de l’île. Même s’il ne fait pas dans la restauration, A. Ndoye est un artiste qui fait dans la projection. C’est ce qui l’a conduit récemment au Mali. La question qu’il se pose est : « Après les événements, quels types de manuscrits pouvons-nous, nous contemporains, laisser à nos enfants ? ». Ainsi, l’artiste s’inspire du passé pour se projeter vers le futur. Quand il parle de temps et trace, pour Ndoye l’écriture, c’est de la trace, du dessin. La preuve, cela n’a pas de signification. D’aucuns l’interprètent comme de l’écriture arabique, hébraïque, tandis que pour d’autres ce sont des idéogrammes, des hiéroglyphes. A chacun son interprétation.

« Dans mon approche artistique, le public s’approprie le travail », observe Abdoulaye Ndoye. Il le fait de telle sorte qu’il n’appartient pas à une seule personne. Ndoye se définit comme un artiste visuel, dans son parcours à l’Ecole des Beaux-arts pendant 30 ans dont 5 ans comme directeur de l’Institut de coupe-couture et mode. D’où l’orientation de sa trace vers le textile. Il s’inspire du tissage traditionnel avec des bandelettes une fois assemblées donne le pagne traditionnel qui fait partie de notre vie. Ces traces constituent une forme d’identité avec une projection contemporaine. Cela est perceptible dans la broderie, la bijouterie que Ndoye a décliné au travers des séries « Frok », « Kaftan », « Débris », « Takaay ». L’artiste s’identifie avec l’écriture. Pour faire sa toile, il a mis en carrés des bandes de pagnes tissés. Les techniques endogènes deviennent, ainsi, la trame du travail d’Abdoulaye Ndoye. Pour se rapprocher de ses sources, il peint avec du henné qui donne cette texture marron aux œuvres. « Il faut de la recherche pour faire une projection avec une maîtrise des matériaux », juge Ndoye. Ses créations sont à voir jusqu’au 15 mai au Complexe Sindoné, Quai Henry Jay x Macodou Sall.

De notre envoyé spécial, E. Massiga FAYE

Le Centre d’étude des sciences et techniques de l’information et de la communication (Cesti) en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer a procédé, hier, au lancement du nouveau numéro des « Cahiers de l’alternance ». S’articulant autour du thème « Médias au Sénégal : entre mutations et contraintes », ce numéro double offre un regard étendu sur le paysage médiatique.

Fruit d’un partenariat entre le Cesti et la Fondation Konrad Adenauer, ce présent ouvrage en double de presque trois cents pages, actualise une étude menée par le Cesti en 2005. En effet, au-delà de la pédagogie active de cette école de journalisme, les étudiants se sont intéressés à la thématique des médias en retraçant l’itinéraire de ces derniers aux mutations rapides et fulgurantes ainsi qu’à leurs contraintes.

Depuis 2005, le paysage médiatique a connu une série de transformations avec la naissance et le développement de la presse en ligne, la libération du fil cathodique avec l’arrivée de nouvelles chaînes de télévision, la naissance d’organes de régulation et d’autorégulation à l’instar du Comité d’observation des règles d’éthique et de déontologie devenu le conseil pour le respect de l’éthique et la déontologie (Cored), du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra)… « Cet annuaire décrit le paysage médiatique actuel et retrace ses évolutions à la fois rapide et éblouissante avec l’arrivée des médias sociaux, la numérisation qui résultent des progrès technologiques », a indiqué le représentant résidant de la Fka, Thomas Volk.

Selon Bernadette Sonko, représentante du directeur du Cesti, la libéralisation des médias a entraîné un remodelage du paysage médiatique en mettant fin au monologue des médias d’État et en favorisant une floraison de journaux écrits, de chaînes de télévision et de radios. Des outils incontournables, de son avis, dans la promotion d’une culture démocratique qui suppose l’existence et l’intensité d’un débat publique de qualité régnant au sein d’une collectivité.

Pourvoyeurs d’informations indépendantes et d’opinions, les médias permettent de contrôler l’action parlementaire, gouvernementale et citoyenne. « L’information joue un rôle important dans l’exercice de la démocratie car le pouvoir réside dans le savoir et que l’information véhicule le savoir dans la collectivité. Toute entrave à l’information traduit un recul de la démocratie », a souligné Mme Sonko. En réponse avec l’objectif de la Fondation Konrad Adenauer de consolider la démocratie et de faire la promotion de la participation citoyenne, ces deux numéros jumelés, produit des étudiants de la 43ème et 44ème promotions du Cesti, offre un regard étendu sur le paysage médiatique sénégalais élargi, ouvert et diversifié. Une libéralisation qui s’accompagne consécutivement de dérives liées à l’envahissement du métier par des gens qui y sont par « effraction », la multiplication des écoles à l’absence de formation de qualité. Sans oublier le défaut d’outils de fabrication face à la prolifération de titres concernant la presse écrite. Outil pédagogique pour les étudiants, la parution de cet ouvrage a coïncidé aussi avec le cinquantenaire du Cesti, qui depuis sa création, a formé 1.149 journalistes de plusieurs nationalités.

Marame Coumba SECK

Abdourahmane Bâ, de son nom d’artiste Akeba, occupe les fonctions de directeur Qualité, Sécurité et Environnement de la Sde. Ses œuvres sont à voir jusqu’au 11 mai au musée Théodore Monod d’art africain sous le thème « Ponctuations ». Dans sa démarche plastique, Akeba met en perspective la peinture rupestre par rapport à la création contemporaine.

L’art pariétal et la création contemporaine sont à l’honneur au musée Théodore Monod de l’Ifan. Sous le thème « Ponctuations », Abdourahmane Ba, de son nom d’artiste Akeba, met en jonction ces deux expressions artistiques. Ces œuvres sont à voir jusqu’au 11 mai. « En remontant les origines, on sait que nos ancêtres ont peint dans les cavernes à travers le monde. Ils taguaient dans les parois des cavernes. On y retrouvait des traits de ponctuations », évoque l’artiste. Il rappelle que ces précurseurs ont peint des animaux, leurs scènes quotidiennes. Ce sont des œuvres qui tiennent jusqu’à présent. Aujourd’hui, les contemporains éprouvent le besoin de peindre, d’écrire, de taguer les murs avec des graffitis. Aux yeux d’Akeba, nos aïeuls étaient des graffeurs. L’idée est de mettre en situation ces graffeurs préhistoriques et ceux des temps modernes. D’où l’intérêt de mettre en jonction ces deux approches. Cela lui a pris beaucoup de temps. Les invités venus en nombre, mercredi, lors du vernissage de l’exposition, en ont pris pour se délecter d’un régal pour les yeux et les esprits. Parmi eux, le ministre de la Culture et la Communication, Mbagnick Ndiaye, accompagné de membres de son cabinet.

Akeba est parti de la peinture rupestre dans les années 1999. Ensuite, il a peint les villes du Maroc, Dakar, avant de repeindre autrement la capitale sénégalaise avec ses cars rapides, ses écritures urbaines qui agressent etc. L’artiste plasticien s’interroge par rapport à son environnement. L’idée est venue de sa zone de travail à Hann avec beaucoup de temps perdu dans les bouchons. Évoluant dans un milieu qui n’a rien à voir avec la culture, Akeba est sans prétention artistique. Derrière sa voiture, il regarde le spectacle. Pour tuer le temps, « on écoute la radio, égrène le chapelet ou on grignote des cacahuètes », explique l’artiste. De là, il observe son environnement. Le décor est fait de salons de coiffures, de vendeurs à la sauvette, etc.

Dans cette posture, il a appris à lire les cars rapides en décodant la charte graphique entre les mots qui sont plaqués, tagués, dessinés. Akeba a mis en relation ces différents termes « sope » (adorer), « sante » (rendre grâce), « daaw ndank » (rouler doucement) dans cette jungle urbaine où les automobiles slaloment, comme bon leur semble, les gens qui se disputent.

Problématique organisationnelle
Pour lui, la contradiction est manifeste entre le champ lexical sur les cars et l’incivisme des uns et des autres. « Soit ils n’ont pas compris ce qu’ils ont écrit, soit ils se fient au pouvoir de protection des mots », estime Akeba relevant une problématique organisationnelle dans la société sénégalaise. Ce cri se manifeste à travers les mots, les tags. Interrogation, doute, interjection ponctuent ainsi le processus de création de Akeba. Avec un travail sur le volume, une palette d’une rare finesse, le résultat donne une fournée de mots : « Alla Bonni, Cheteuteut!!! », « Euh! », « Khalass! », « Mahalla! », « Mille tonnerres!!! », « Mo waye! », « Nom d’une pipe », « Parbleu », « Saperlipopette », « Tiey Li », « Zut Alors… » Analysant le travail d’Akeba, Dr El Hadji Malick Ndiaye, assistant de recherche, conservateur par intérim du musée Théodore Monod d’art africain, constate que « la ponctuation pose le problème de notre rapport au langage ». Il avance : « A supposer que l’histoire des hommes est aussi l’histoire de quelques mots, il y a deux questions que l’exposition cite à comparaître : la rature audible de l’onomatopée et l’énigme phonique de l’image ». Selon l’universitaire, les titres d’Akeba refusent de fonctionner comme de simples relais de l’image. « La peinture devient l’expression d’une plénitude de l’homme, représentant les symboliques de l’absurdité d’un monde dont les dérives indicibles nous figent de stupeur et ne peuvent être évoquées que par des exclamations », souligne Dr El Hadji Malick Ndiaye. Il remarque qu’au fond, la peinture d’Akeba vacille entre le cri et le silence, l’épouvante et l’exubérance.

E. Massiga FAYE

Le lauréat du concours « Opération Goût de France », organisé le 21 mars dernier, a présenté sa recette mercredi à la Résidence de l’ambassadeur de France à Dakar. Mohamed Daff a reçu à cette occasion son visa travailleur « Jeunes professionnels ».

L’opération « Goût de France », évènement gastronomique qui a rassemblé plus de 2.000 restaurants dans 150 pays pour célébrer la gastronomie française à travers le monde, le 21 mars dernier, avait permis la participation de 6 restaurants au Sénégal. Primé à cette occasion, Mohamed Daff a présenté sa recette, mercredi dernier à la résidence de l’ambassadeur de France à Dakar. Christophe Bigot affirme que l’« Opération Goût de France » a été un évènement en l’honneur de la cuisine française et sénégalaise avec des mariages tout à fait intéressants.

« Je suis très heureux que cette année, nous ayons beaucoup de restaurants qui ont participé à cet évènement, à Dakar, Saly, à Saint-Louis. J’espère que l’année prochaine, il y aura plus de restaurants et qu’en plus, on pourra aussi monter des évènements peut-être un peu plus populaires qui puissent toucher un public plus large », a-t-il indiqué. Pour M. Bigot, on peut aller plus loin pour mieux associer professionnels sénégalais et français de l’hôtellerie et de la restauration, et professionnels sénégalais et français des écoles d’hôtellerie et de restauration. Une perspective intéressante, estime le diplomate français. « Mais d’ici là, nous avons aussi monté un bel évènement qui est le concours de la gastronomie gagné par notre ami Mohamed Daff, ce jeune Sénégalais. C’est intéressant parce qu’au-delà de la recette, c’est intéressant aussi de célébrer un parcours. On s’est dit finalement qu’on pouvait combiner à la fois le goût, la gastronomie mais aussi valoriser ces parcours de Sénégalais qui vont se former en France. Ce soir, on parle de cuisinier, on pourrait aussi parler d’informaticiens, d’ingénieurs, il y a d’autres exemples aussi », a souligné l’ambassadeur Christophe Bigot. Avant de préciser que chaque année, c’est une centaine de jeunes qui vont en France dans le cadre de l’Office français de l’immigration et de l’intégration qui permet d’accompagner ces expériences.

Mohamed Daff, qui revient d’un stage de sept mois en France où il retournera pour travailler, s’est dit satisfait de l’accompagnement reçu avant d’exhorter les jeunes de son âge à se former pour épouser un métier avant de prétendre à l’immigration.

Amadou DIOP

L’auditorium du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) a accueilli, samedi dernier, la rencontre marquant la huitième édition de la Journée culturelle du Japon au Sénégal, autour du thème fédérateur « Unissons nos cultures en dansant ». L’occasion pour Africains et Japonais de raffermir davantage leurs liens culturels et fraternels.

Les festivités marquant la huitième édition de la Journée culturelle du Japon à Dakar ont allié l’utile à l’agréable. Dans l’auditorium archicomble du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag), l’assistance a eu droit à un spectacle digne d’une parfaite mise en scène. Ces festivités en question rentrent dans le cadre de la promotion des échanges culturels entre les peuples japonais et africains. Elles raffermissent leurs liens de fraternité tout en mettant en exergue leurs aspects culturels et commerciaux.

Un défilé de mode dans des tenues japonaises a ouvert le programme. Une présentation des danses et chants japonais ainsi que celle des dessins animés ont également été au menu. Au chapitre de la danse, « le Bon-Odori » est présenté. Il s’agit d’un festival encré dans les arts et traditions populaires japonais où, pendant sa période au mois d’août, les défunts visitent leurs familles. Ici, on danse pour créer une harmonie avec les âmes disparues. Ce festival offre également à la population des moments de rencontre et de communion.

Le « Soran Bushi » a aussi reçu l’attention de l’assistance. Cette danse folklorique très populaire au Japon est généralement exécutée par les pêcheurs. Elle permet à ces derniers de se réchauffer en pratiquant des mouvements effectués lors de la pêche. Cette danse a, d’ailleurs, fait l’objet d’une démonstration de la part des étudiants inscrits au club japonais sous la houlette de leur professeur Mlle Sano. Le premier adjoint au représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) n’en est pas moins fier. Kosuke Odawara pour qui la danse tient une place importante dans les cultures africaines et japonaises témoigne: « Depuis la première affectation d’un professeur de japonais au Cesag, les étudiants se familiarisent, au-delà de la langue, à la cuisine, au mode de vie, aux coutumes et traditions du Japon de même que les volontaires qui, une fois rentrés, témoignent de l’état d’esprit, des valeurs de partage, de solidarité et de diversité culturelle qui existe en Afrique. Cette compréhension mutuelle constitue d’une certaine manière la base d’une coopération dynamique entre l’Afrique et le Japon ». Dans ce cadre, Kosuke Odawara renseigne que le gouvernement japonais souhaite relancer le programme « Initiative Abe, African business éducation» qui offre la possibilité aux étudiants de poursuivre leurs études dans des universités japonaises et d’avoir la possibilité d’effectuer des stages dans des entreprises japonaises.

Une présentation des sports et des plats culinaires japonais au jardin dudit institut est venue clore les festivités dans une ambiance festive. En tout état de cause, la découverte et l’émerveillement ont été les maîtres-mots de ce riche après-midi coloré.

Mamadou Lamine DIOP (stagiaire)

Aminata Sy, directrice générale des Nouvelles éditions africaines du Sénégal, a été portée hier, à la tête de l’Association sénégalaise des éditeurs (Ase). C’était au terme d’un processus électoral lors de leur assemblée générale tenue à la Maison de la Culture Douta Seck, informe un communiqué. Elle remplace à ce poste Mme Antoinette Corréa (Bld Edition). Et elle sera assistée par la nouvelle secrétaire générale, Mme Fatou Sy de Nara Edition.

« Les autres membres du bureau sont composés de Mamadou Lamine Bâ dit Pap Bâ (EditArt), trésorier général et le journaliste Alassane Cissé de Baobab Edition élu comme secrétaire chargé de la communication », indique le communiqué. Portée sur les fonts baptismaux en 1999, l’Association sénégalaise des éditeurs œuvre pour la promotion du livre et de la lecture au Sénégal, à l’édification d’une édition nationale forte qui contribue au développement national. L’Ase établit également des relations de solidarité et de partenariat entre les éditeurs de livre au plan national comme international. Entre autres objectifs, l’Ase travaille à la professionnalisation des éditeurs, défend leurs intérêts dans le cadre des lois et règlements au Sénégal, contribue au renforcement de la souveraineté éditoriale et s’engage pour une bonne circulation des livres. Les éditeurs sénégalais œuvrent aussi pour l’accès au marché des manuels scolaires.

M. G. DIEDHIOU

S’appuyer sur la danse pour véhiculer des messages, c’est le but recherché par l’association «Danse Fé» à travers le festival qu’elle organise du 3 au 7 Mai au Centre culturel Blaise Senghor de Dakar. Cette activité s’inscrit dans le cadre des activités que l’association mène ces dernières années dans la sous-région, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Cameroun notamment. Cette association exclusivement féminine offre des plateformes d’expression aux jeunes filles afin de discuter, de partager différents sujets qui touchent les femmes en général. Elle se donne comme objectif de contribuer au développement de la culture urbaine, de développer le leadership féminin et l’entreprenariat culturel.

Pour cette édition, elle a choisi le thème « Femmes et Apatridie » pour participer à l’effort de sensibilisation sur ce phénomène mondial. Le problème de l’apatridie demeure, en effet, une anomalie flagrante ayant des impacts dévastateurs sur la vie d’au moins 10 millions de personnes dans le monde qui vivent sans nationalités. D’après le rapport du Haut conseil des Nations unies pour les réfugiés (Unhcr), la plupart de ces cas s’accompagnent d’une discrimination fondée sur l’origine ethnique, la religion ou le genre. Elles n’appartiennent à aucun pays et sont privées d’accès à l’éducation, aux soins de santé ou à un emploi légal.

« A travers la danse, nous sensibilisons, nous conscientisons et nous voulons absolument que ces danseurs, leurs familles et le public en connaissent un peu mieux sur le thème. Nous voulons également montrer que la danse n’est pas que du divertissement. Elle est aussi un moyen de communication où les jeunes arrivent à se connecter avec d’autres, un moyen plus rapide pour apprendre », dit la présidente de l’association, Aïda Camara.

Plusieurs activités seront au programme, notamment deux jours d’atelier de danse avec des invités venus de la Côte d’Ivoire et du Gabon. L’innovation pour cette édition reste le village du festival qui se déroulera du 6 au 7 mai. Au menu, des sketchs, de la danse orientale, la Samba, la Rumba et une prestation de l’artiste Nicolas Diop. Il est également prévu une aire de jeu pour les enfants. Le « Fé’nomène Battle » viendra clore l’événement par une compétition où les jeunes filles vont s’affronter.

M. L. DIOP (stagiaire)

Sur appel de la Coordination des associations de presse (Cap), les journalistes ont massivement répondu, hier, à la marche nationale, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. A l’occasion, plusieurs professionnels des médias ont fait le déplacement pour demander l’amélioration de leurs conditions de travail.

Tel un clin d’œil du ciel, il faisait beau temps hier sur Dakar. Un temps propice à la marche. Il est quatorze heures lorsque les journalistes commencent à arriver à la place de la Nation (ex-Obélisque) à Colobane. La plupart de ces professionnels des méedias sont habillés en rouge, signe de protestations. D’autres arborent des brassards de la même couleur. Il y a aussi les porteurs de pancartes. Des inscriptions qui laissent entrevoir plusieurs messages : « Non à la précarité », « Respect de la convention », « Amélioration des conditions de travail ».

Les journalistes ont massivement mobilisé en vue de faire passer leurs revendications. Ils étaient également soutenus par une bonne frange de la population. Des citoyens qui sont volontairement venus. Des hommes politiques et acteurs de la société civile ont également marqué leur présence. Tous se sont déplacés pour la « bonne cause ». Sous bonne escorte policière, ils ont marché ensemble jusqu’au rond-point de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (Rts).

Les travailleurs des médias plaident pour une amélioration de leurs conditions de travail. Comme un seul homme, les professionnels des médias ont parlé d’une seule voix. C’est essentiellement pour attirer l’attention sur les conditions de précarité de plusieurs d’entre eux. « Une situation d’autant plus anormale que les journalistes abattent un important travail d’information, de veille et d’alerte pour la consolidation des acquis de la démocratie », déplore Ndèye Fatou, jeune reporter dans un journal de la place. En plus de la précarité de son salaire, Ndèye Fatou se plaint également « d’une charge de travail qui n’est pas conforme avec les heures recommandées. En plus, il n’y a aucune rétribution pour les heures supplémentaires », dénonce-t-elle. A l’instar des centaines de ses confrères, elle est venue pour faire entendre sa voix, mais également pour que « ce métier tellement noble soit à même de convenablement rétribuer ceux qui l’ont choisi », dit-elle.

A l’issue de la marche, la Coordination des associations de presse a remis un mémorendum au secrétaire d’État à l’Information, pour le gouvernement.

Oumar BA

« Le secteur de la musique dans les politiques publiques », c’est le thème animé, hier, par l’enseignant-chercheur Ibrahima Wane, à l’occasion du séminaire de l’Ifan sur les politiques culturelles au Sénégal. Il est revenu sur les stratégies d’intervention de l’État, de l’indépendance à aujourd’hui, qui ne sauraient être analysées en dehors du contexte politique et économique.

Les formes d’intervention de l’État dans le secteur de la musique, de l’indépendance à aujourd’hui, ont été toujours liées aux enjeux du moment. Au lendemain de l’indépendance, temps de la « construction nationale », la question de la recherche d’une identité musicale était assez prégnante. On s’employait à décoloniser le domaine de la culture surtout la musique qui était faite avec des instruments dits occidentaux. La prise en charge de cette question a débouché sur plusieurs initiatives : l’organisation des semaines de la jeunesse, la création des archives culturelles, une « mine » dans laquelle devaient, selon Ibrahima Wane, puiser les créateurs. La création du droit d’auteur, en 1972, était également une façon de stimuler la création, de la réglementer, de donner aux créateurs les moyens de vivre décemment du produit de leur travail. « La mise en place du fonds d’aide aux artistes et au développement de la culture, à la fin des années 1970, était également une façon d’appuyer ceux qui créaient des œuvres originales et portaient des projets innovants », indique-t-il.

Les ajustements structurels ont redessiné la forme d’intervention de l’État dans le secteur de la culture en général dont les moyens ont été considérablement affectés. Cela a coïncidé avec un encouragement de l’initiative privée et entraîné l’implication des professionnels de la musique dans la prise en charge de leur secteur. « Il y a eu des mesures d’accompagnement d’une dynamique qui devait être portée en grande partie par les acteurs eux-mêmes. L’État a cherché à autonomiser les acteurs en les incitant à créer les conditions de vivre financièrement de leurs productions », souligne celui qui est par ailleurs vice-président du Réseau euro-africain de recherches sur les épopées et les traditions narratives.

Autonomisation
Cette option d’autonomisation s’est poursuivie dans les années 2000 avec un accent plus prononcé en ce qui a trait à la conception. La culture est, ici, considérée comme un moteur de croissance. Cette période a également été marquée par la politique d’infrastructures, l’explosion du budget avec des fonds conséquents alloués à la culture même si cela n’a pas produit les effets escomptés. En outre, l’environnement juridique a été considérablement amélioré avec, entre autres, la nouvelle loi sur le droit d’auteur, la création de la brigade de lutte contre la piraterie, la loi datant de 1973 qu’il fallait conformer aux conventions internationales et aux évolutions technologiques et à l’ampleur prise par la piraterie.

De l’avis d’Ibrahima Wane, depuis 2012, ce sont les cultures urbaines qui sont en pôle position du fait du contexte politique, du rôle joué par les acteurs du secteur. La création du Bureau des cultures urbaines même s’il n’est pas fonctionnel, d’un fonds d’aide qui leur est destiné illustre cette dynamique. Il faut, au-delà des questions institutionnelles, réfléchir sur la disparition du « grand producteur » d’hier, sur l’implication du numérique qui modifie les modalités de la diffusion, sur la pertinence du mode de fonctionnement de certaines institutions culturelles... Aussi, regrette-t-il, l’absence de l’État dans cette réflexion. L’initiative est laissée aux acteurs.

Par ailleurs, l’enseignant à la Faculté des Lettres et Sciences humaines, a invité à interroger le système de promotion des « Trésors humains vivants » pour en faire des pôles de transmission du patrimoine culturel.

Alassane Aliou MBAYE

« Nous sommes des partenaires de la presse. Nous avons toujours entretenu de très bons rapports avec les acteurs des médias. Nous saluons à sa juste valeur l’important travail que la presse est en train d’abattre. Notre présence traduit notre soutien à cette corporation. Je crois à une presse libre. Cette liberté exige que la presse soit mise dans de bonnes conditions de travail. La question du Code de la presse a déjà été réglée. Il reste à se pencher sur celle de la Convention collective. Des négociations vont réunir le gouvernement, les syndicats et les acteurs de la presse. Nous sommes disposés à accompagner le Sénégal à se doter d’un meilleur environnement pour l’épanouissement effectif des professionnels de médias ». 

Babacar Domingo Mané, Cored : « Des confrères n’ont pas de cotisations sociales »
« La presse est sortie car elle sent sa liberté menacée. Il n’y a pas pire prison que la précarité. Il n’y a pas pire prison que celle qui ôte à l’individu sa dignité. Des entreprises de presse se meuvent dans un environnement inapproprié qui a conduit la presse à une précarité indescriptible. La plupart des entreprises de presse ne sont pas en mesure d’assurer les salaires à la fin du mois. C’est vrai, il y a pas mal d’entreprises de presse qui essayent de respecter les recommandations de la convention. La plupart des journalistes n’ont pas de cotisation à l’Ipres. Nous invitions le gouvernement à prendre ses responsabilités en organisant le secteur. Nous appelons à un meilleur dispatching des publicités. Nous appelons à l’application du Code de la presse. La gestion de la Maison la presse doit revenir aux acteurs de la presse».

Recueillis par O. BA

« Nous avons soumis un mémorandum qui porte sur sept points. Ces points reviennent largement sur l’environnement des médias dans sa globalité. L’environnement doit encourager à mettre sur pied des conditions viables pour les différents acteurs des médias. 

La précarité ne doit plus sévir dans le monde des médias. Nous avons également évoqué le Code de la presse. Un code qui sera certainement voté sous peu. Il restera ensuite de veiller à l’instauration de décrets d’application. Il y a également la question de la Maison de la presse qui est encore en suspens. Nous demandons l’instauration d’un Plan national pour la presse. La précarité sévit également dans le monde de la presse. La plupart des acteurs n’ont pas de contrats en bonne et due forme. Les rares qui en disposent sont confrontés à des retards de salaires. Plusieurs d’entre eux courent derrière des arriérés de salaires. Les cotisations sociales ne sont pas forcement versées alors qu’elles sont prélevées à la source. J’invite l’État à assumer son rôle régalien en veillant à l’application des textes. En ce qui concerne le patronat, nous l’appelons à négocier, pour une nouvelle Convention collective ».

Recueillis par O. BA

Le festival de musique et danse « Diakarlo Ak Thiossane » se tiendra du mardi 9 au samedi 13 mai. En prélude à cet événement culturel, le président de l’association, Fabio Gatti, par ailleurs directeur du festival, a échangé sur les activités phares qui vont marquer ce festival. A l’en croire, il est prévu au siège de Inca au quartier Point E, à Dakar, une série de tables rondes autour des thèmes de « Migration et droits » et de la « Migration de retour » avec comme intervenants le Dr Pape Demba Fall de l’Ucad/Ifan et directeur exécutif de REmigraf, Dr Riccardo Cappelleti, docteur en Sociologie du Droit à l’Université de Milan et membre du comité scientifique de l’Institut des droits de l’Homme et de la paix à l’Ucad, Mambaye Diop, président de l’association « Doxandem » et Francesca Grassi.

« Pour le premier panel, les intervenants auront l’opportunité de discuter sur les textes relevant du droit de la migration au niveau international et national pour une meilleure compréhension et connaissance du droit international de la migration par les décideurs gouvernementaux et les autres parties prenantes qui œuvrent dans le domaine de la migration », informe-t-il. Pour la seconde table ronde, les panélistes débattront sur les problèmes auxquels sont confrontés les migrants dans les pays d’accueil jusqu’à leur retour au pays d’origine et leur insertion sociale et prise en charge. Aussi, fait savoir Fabio Gatti qu’un de film documentaire « Redemption song », réalisé par l’Italienne Cristina Mantis, sera projeté le 10 mai à la Place du Souvenir. « Ce documentaire qui met l’accent sur le progrès et le retour des migrants sera une occasion de débattre avec les invités sur la crise migratoire au Sénégal », dit-il.

Outre ces activités, il est prévu, pour la clôture, le samedi13 mai, au Centre culturel Blaise Senghor, des spectacles musicaux et de danse avec des invités surprises. Un concours de musique et de danse traditionnelle sera également lancé.

M. G. DIEDHIOU

La célébration de la Journée mondiale de la presse a été marquée, hier à Thiès, par une marche pacifique suivie, dans l’après-midi, d’une conférence organisée par les journalistes de la presse locale de Thiès, réunis au sein d’une association.

A l’occasion, le gouverneur adjoint chargé des Affaires administratives, Mbassa Sène, a reçu le mémorandum des journalistes de Thiès. Il a tenu aussi à évoquer toutes les actions de l’État allant dans le sens de doter la presse d’un cadre qui puisse améliorer leurs conditions de travail. M. Sène a rappelé la directive présidentielle prise en Conseil de ministres la semaine dernière, de soumettre le projet du Code de la presse à une relecture avant qu’il ne soit soumis aux députés pour son examen et adoption. L’adjoint au gouverneur a aussi rappelé le décret organisant le fonctionnement de la Maison de la presse.

Mme le député Hélène Tine a également saisi l’occasion pour saluer toute la presse sénégalaise notamment celle de la région de Thiès pour « le travail important que vous êtes en train de faire et qui consolide la démocratie dans notre pays en ce jour dédié à la liberté de la presse à travers le monde ». Mme Tine a évoqué les contours du Code de la presse et « pense que c’est légitime, c’est même une question de souveraineté que le Sénégal puisse être doté d’un cadre juridique afin que la presse puisse mener correctement son travail et qu’elle puisse jouer réellement son rôle ».

Elle a indiqué avoir, en tant que député, déposé une question écrite l’année dernière, pour interpeller le gouvernement du Sénégal sur l’inexistence d’un cadre juridique pour la presse au Sénégal. Le député de Thiès a rappelé, dans cette dynamique, l’atelier organisé par le ministre de la Culture et de la Communication et les concertations en cours et pense qu’il est temps que l’Assemblée nationale puisse examiner ce projet et le voter. « Donc nous sommes en phase sur cette question cruciale que vous portez aujourd’hui et nous vous disions que nous allons nous continuer le plaidoyer. Cela doit être une préoccupation de tous les Sénégalais pour que la presse puisse avoir un cadre juridique », a souligné Hélène Tine.

La marche pacifique des journalistes et correspondants de Thiès a été suivie, dans l’après-midi, d’une conférence animée par le professeur Moustapha Samb de l’Ucad sur les dispositions du Code de la presse.

Mohamadou SAGNE

...Kolda pour le vote du Code de la presse...
Les journalistes et les agents des radios communautaires de Kolda ont organisé hier, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, une marche pacifique, pour réclamer le vote du nouveau Code de la presse et des meilleures conditions de travail. Ils ont marché de l’hôtel de Ville jusqu’à la gouvernance pour remettre un mémorandum à l’autorité administrative.

Tout au long du trajet, ils scandaient des slogans contre la précarité dans laquelle vivent des journalistes. Ils portaient également des pancartes sur lesquels on pouvait lire : « Oui, pour le retour de l’aide aux correspondants régionaux », ou encore « presse précaire, démocratie en danger ». Ils ont été reçus par l’adjoint au gouverneur chargé des Affaires administratives, Cyprien Antoine Balo qui promet de transmettre le mémorandum à qui de droit. « La Coordination des associations de presse au niveau national a décidé d’organiser aujourd’hui, des manifestations au niveau national dans le cadre de la Journée internationale de la liberté de la presse. Et Kolda ne peut pas être en reste. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’organiser cette marche pour venir vous remettre le mémorandum », déclare Aba Sané, président de l’Association régionale des journalistes de Kolda. Les organisations de la société civile dont le Forum civil et la plate-forme des Acteurs non étatiques (Ane) du Congad ont également pris part à cette marche. « Nous sommes-là pour soutenir les journalistes qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles. Pour couvrir les évènements, les organisateurs sont souvent obligés d’assurer le déplacement des correspondants de presse. Et cela pose un problème », déclare Baïdy Ndiaye, membre de la plate-forme Acteurs non étatiques. Il demande plus d’équité dans la gestion de l’aide à la presse qui doit, selon lui, bénéficier aussi aux correspondants régionaux.

Le chargé des programmes du Forum civil à Kolda, Aboubacar Camara, estime pour sa part que les correspondants régionaux méritent d’être soutenus en termes de formation, d’équipements…

Mamadou Aliou DIALLO

...Sit-in à Saint-Louis...
La célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse a été marquée à Saint-Louis par un sit-in des journalistes devant la Gouvernance. A cette occasion, le doyen El Hadj Alioune Badara Diagne Golbert, directeur général de Téranga/Fm, a reçu, des mains de Mohammed Naby Sylla de la Rfm, un mémorandum qu’il est chargé de remettre au gouverneur Alioune Aïdara Niang.

En présence d’une trentaine de journalistes et correspondants régionaux de la presse nationale, le doyen Golbert Diagne s’est réjoui des relations excellentes longtemps entretenues par les journalistes de Saint-Louis dans le cadre de l’exercice de leur profession.

Grâce à ces relations d’amitié, a-t-il précisé, les journalistes de Saint-Louis sont parvenus, malgré leurs divergences, à constituer une grande famille dans la région Nord. Ces derniers, a-t-il poursuivi, ont fait en sorte qu’une solidarité agissante puisse permettre de résoudre régulièrement et dans un bel élan de mobilisation, tous les problèmes économiques, sociaux, professionnels, politiques et culturels, auxquels les communicateurs de Saint-Louis sont quotidiennement confrontés.

Auparavant, Naby Sylla de la Rfm, Babacar Niang de Zik/Fm, Moussa Ousmane Diagne Colombo et Abdou Boye de la 2STv, Ousseynou Diop et Abib Seck de la Tfm, Suzane Dièye et Na Sadio de la radio municipale, Yves Tendeng de Sud/Fm, Baye Diagne de Téranga/Fm, Aïda Coumba Diop de l’Observateur et plusieurs autres correspondants régionaux, se sont succédé au micro pour rappeler que la profession de journalisme est menacée, en raison de la situation économique et sociale plus qu’inquiétante des entreprises de presse.

Mbagnick Kh. DIAGNE

...A Mbour, les acteurs listent leurs difficultés...
La Journée internationale de la liberté de la presse célébrée hier a été une occasion pour le Collectif des journalistes de Mbour (Cjm) de hausser le ton pour dénoncer les conditions de vie et de travail déplorables des correspondants régionaux.

Le président du Collectif des journalistes de Mbour, Pape Ndiawar Dièye, a fustigé avec la dernière énergie la précarité institutionnalisée par certains patrons de presse. Selon M. Dièye, tous les organes de presse sont représentés à Mbour qui compte seize communes que le correspondant est appelé à couvrir à ses frais. « Parfois, il se pose un problème de logistique et le journaliste se voit obligé de voyager en taxi-brousse parce que vivant dans une précarité qui ne dit pas son nom », fait savoir le journaliste. A Mbour, souligne-t-il, certains correspondants éprouvent même toutes les difficultés du monde pour faire leurs envois parce qu’obligés de faire recours aux cybercafés aujourd’hui en voie de disparition.

« Nombreux sont les correspondants qui n’ont pas de machines ou d’enregistreurs pour faire correctement leur travail. Dans cette situation, il est difficile de réunir les conditions pour avoir le matériel nécessaire », explique-t-il. Le phénomène de la pauvreté et la misère sociale a aussi été dénoncé par le Cjm. Beaucoup d’entre eux exercent sans contrats de travail digne de ce nom ni couverture sociale.

Pour le Collectif des journalistes de Mbour, l’heure est venue de revoir les conditions socioprofessionnelles des correspondants régionaux qui abattent le plus gros du travail.

S. O. FALL

...A Diourbel, Les acteurs des médias contre la précarité
A l’instar de la presse nationale, les journalistes de la région de Diourbel ont marché, hier, pour demander l’amélioration de leurs conditions de travail. Tous les correspondants des organes de presse représentés dans la région ont pris part à la marche. Après le départ à la station de la Rts, la procession a arpenté les grands axes, puis la route nationale, avant de prendre le boulevard Alpha Thiongane, jusqu’à la Gouvernance ou attendait le chef de l’exécutif local, Mouhamadou Moustapha Ndao.

Le correspondant du journaliste l’Observateur, Souleymane Ndiaye, a, au nom des confrères, lu le mémorandum. Il a d’abord mis l’accent sur les difficultés que rencontrent les correspondants au niveau local, évoqué ensuite la disparition totale de l’aide à la presse destinée au bon fonctionnement des cyberpresses locales, au grand dam des correspondants. Dans sa réponse, le gouverneur de région a dit qu’il transmettra tous les points qui ne relèvent pas de ses compétences. Pour les autres points, il est dans les dispositions à accorder une audience aux journalistes de Diourbel et à en débattre pour trouver des solutions.

M. DIEYE

La onzième édition du festival « Gorée Regards sur cours », ouverte vendredi au centre socioculturel Joseph Ndiaye en présence des autorités municipales de l’île, des artistes et des partenaires, s’est articulée autour du thème « L’eau et l’ailleurs ». Durant tout le week-end, diverses expositions et activités ont apporté des regards croisés sur l’immigration ; une vision d’espoir et d’attentes mais aussi un regard d’hommage et de deuil.

Le festival « Gorée Regards sur cours », qui figure parmi les évènements artistiques majeurs au Sénégal,  s’est déroulé du 29 au 1er mai. S’articulant autour du thème « L’eau et l’ailleurs », pour sa onzième édition, il s’est enrichi d’évènements, à l’instar de la présence de la Fondation Dapper dont la vocation est de contribuer à mieux faire connaître les arts de l’Afrique subsaharienne, des Caraïbes et de leurs diasporas, de l’exposition par Créative intelligence d’œuvres originales produites pour être intégrées dans le cadre du Relais de l’Espadon.

Un hommage a ainsi été rendu au sculpteur sénégalais Ousmane Sow, avec une exposition d’une série de photos portant sur son œuvre ainsi qu’une projection de films en boucle, toutes réalisées par Béatrice Soulé.

Restant fidèle à sa tradition, cette manifestation à vocation artistique a présenté, dans une cinquantaine de maisons ouvertes au public, les œuvres de quatre vingt artistes sur l’île, venus des autres pays africains, d’Europe et du Brésil. Parmi les têtes d’affiche de cet évènement de renommée internationale, Siaka Sappo Traoré, photographe autodidacte, et Bruce Clarke, artiste-plasticien anglais. Deux artistes, deux regards sur la migration en exposition qui se croisent au Relais de l’Espadon.

« L’eau et l’ailleurs »
Le jeune Siaka Traoré, artiste-photographe, apporte, à travers son exposition intitulée « Blue », un regard rempli d’espoir et teinté d’attentes qui exprime le début d’une aventure. « De l’autre côté, nous avons Bruce Clarke qui a peint la migration par le biais de ses représentations, les fantômes de la mer. Un hommage rendu aux victimes du trafic transméditerranéen et qui apporte ainsi un regard d’hommage et de deuil », spécifie Salimatou Diop, commissaire de ces deux expositions. Parallèlement à ses travaux qui répondent au thème de cette année, un autre artiste sénégalais est en œuvre dans le hall de la commune de Gorée. Il s’agit de Kéraba Traoré, artiste-plasticien. Usant de coupures de presse, de pastelles, de fusains de crayons de couleurs, des matériaux d’expression des enfants comme texture graphique, il a décidé de mettre son art au service de l’enfance avec comme titres de ces tableaux, des slogans sur les droits des enfants traduits en wolof.

Le comité d’organisation de « Gorée Regards sur cours » a choisi, pour la première fois, le thème de « L’eau et l’ailleurs ». Un choix qui, selon Marina Rickou, présidente de l’association « Gorée Regards sur cours », n’est pas fortuit du fait que l’île de Gorée est en elle-même un ailleurs hors du temps. « L’eau qui permet aussi d’aller ailleurs, fut longtemps la seule voie possible pour se rendre d’un continent à un autre », a-t-elle indiqué. Cependant, elle peut-être l’alliée mais aussi la triste complice de l’ailleurs à l’image de migrants qui, fuyant leurs pays pour un avenir meilleur sur d’improbables embarcations, s’échouent en mer. En effet, « L’eau et ailleurs » peut s’agir d’un rêve ou d’un cauchemar.

Marame Coumba SECK

Le Grand Théâtre national a été le point de convergence, dimanche dernier, des couturiers, tailleurs, créateurs venus des quatre coins du Sénégal à l’occasion de leur premier grand rassemblement. Ces acteurs de la mode au Sénégal ont, à l’occasion, mis en place une coopérative d’habitat et demandé des financements et formations.

C’est une démonstration de force que les acteurs de la mode ont réussi, dimanche, au Grand Théâtre national. En témoigne ces nombreux groupes de personnes obligés de s’entasser dans les travées pour assister au premier grand rassemblement des acteurs de la mode au Sénégal. Toutes les quatorze régions étaient représentées à cette journée. Cette mobilisation exceptionnelle a eu le don de rendre fiers les organisateurs qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour une réussite totale de l’évènement.

Placée sous le signe du travail et de l’excellence, cette première s’est déroulée dans un programme riche et varié. Il est question pour les couturiers du Sénégal de capitaliser cette belle dynamique pour lancer la coopérative d’habitat qui permettra aux artisans de disposer d’un toit à l’instar des autres corps de métier.

La présence du représentant du chef de l’Etat, le ministre Mbaye Ndiaye, aidant, les différents orateurs qui se sont succédé au présidium ont chacun égrené un chapelet de doléances. Dans cet exercice, la styliste Sadiya Guèye, en sa qualité de présidente des acteurs de la mode, est restée imperturbable. Listant les contraintes auxquels ils font face, elle déclare, « les tailleurs sont laissés à eux-mêmes. Ils ne bénéficient pas de financements ni de formations sachant que le métier est en perpétuelle mutation. Nous voulons également une baisse substantielle des taxes sur les machines achetées à l’étranger car ils coûtent excessivement chères ».

Mme Guèye n’a pas aussi manqué d’adresser ses vœux de voir leurs membres représentés au niveau du Conseil économique, social et environnemental. Des revendications qui ne tomberont pas dans l’oreille d’un sourd car le représentant du chef de l’Etat a promis de rendre compte à qui de droit.

Visiblement satisfait de la mobilisation, le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye lance, « vous êtes le profil du Sénégalais émergent, vous qui investissez et travaillez pour le développement de votre pays. Je suis convaincu que le président va satisfaire toutes vos revendications parce qu’il a inscrit son action de tous les jours au service exclusif de la population ».

En marge de la cérémonie, Sadiya Guèye a procédé, avec un promoteur, à la signature du protocole d’accord de l’acte fondateur du projet immobilier cher à ses membres. Une nouvelle qui a ravi le public. Des cris de joie fusaient à chaque coin de la salle. Un moment de fête et de joie partagé entre acteurs de la mode dans une ambiance carnavalesque. Le hall du Grand Théâtre national a été d’ailleurs submergé par l’élégance. A l’occasion, une exposition a montré le talent des couturiers, tailleurs dont le savoir-faire est reconnu au-delà de nos frontières.

Mouhamadou Lamine DIOP
(stagiaire)

« Les journalistes se rendent dans les endroits les plus dangereux pour prêter leur voix à ceux qui n’en ont pas. Les professionnels des médias sont confrontés à la diffamation, aux agressions sexuelles, aux emprisonnements, aux coups et blessures et même à la mort. Nous avons besoin de personnalités fortes pour défendre la liberté des médias. C’est là une exigence primordiale pour faire barrage à la désinformation ambiante. Et chacun d’entre nous doit se battre pour défendre le droit à la vérité. En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, je lance un appel pour que cessent toutes les formes de répression à l’encontre des journalistes - parce qu’une presse libre fait progresser la paix et la justice pour tous. Protégeons les journalistes, car leurs mots et leurs images peuvent changer le monde ».

Message du Secrétaire général des Nations unies

Marche nationale des associations de médias à 15h
A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de presse, aujourd’hui, la Coordination des associations de presse (Cap) organise, à partir de 15h, à la Place de la Nation (Obélisque à Colobane), une marche nationale des travailleurs des médias pour réclamer à l’Etat des négociations sérieuses sur divers points de revendication.
Parmi eux, la gestion de la Maison de la presse, l’adoption du Code de la presse, l’attribution des fréquences radios, la renégociation de la Convention collective…

Lors d’un point de presse, tenu en collaboration avec leur partenaire, la Bicis, les organisateurs du Festival international de jazz de Saint-Louis ont tiré un bilan positif de cette 25ème édition.

Le président de l’Association Saint-Louis Jazz, Me Diop, a rappelé les défections de l’an dernier de Bob Magrib et Marcus Miller, « ce qui avait donné une mauvaise image du festival. Mais cette année, pour les 25 ans, avec la semaine de concert et les grands noms qui se sont déplacés, il y a de quoi tirer un bilan satisfaisant ».

Me Diop a rappelé aussi le budget qui avoisine les 300 millions FCfa et exécuté aux 3/4. Me Diop rappelle le cachet de Marcus Miller qui a triplé et a coûté, en tout, entre 40 et 50 millions FCfa. Cette rencontre avec la presse était aussi le moment de remercier les partenaires que sont la Bicis et Bnp Paribas qui ont mobilisé respectivement 7 millions FCfa et 20 millions FCfa. 
Cette année, comme d’ailleurs les précédentes éditions du festival, des activités se sont greffées aux spectacles comme le colloque sur la modification de la Langue de Barbarie, des manifestations pour la préservation du patrimoine, entre autres.

Pour  M. Patrick Pitton, directeur général de la Bicis, un énorme pas a été fait avec ce festival. C’est pourquoi, de son avis, il n’est pas question pour Bnp Paribas de diminuer ses efforts, pour la réussite de cette rencontre culturelle majeure. Dans l’entendement de M. Pitton, il faut de nouveaux acteurs pour amplifier la portée du Festival international de jazz de Saint-Louis, qui a des impacts manifestes sur toute la région.

A.  M.  NDAW

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.