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Arts et Culture (1244)

L’Association Guédiawaye hip hop a procédé, samedi, à la présentation de son projet intitulé « Jotaayu gokh yi » (l’assemblée des quartiers). Son objectif est d’informer la population sur la gestion publique en réduisant les inégalités en termes d’accès à l’information municipale.

La cérémonie de lancement de ce projet a été marquée par la présence d’autorités de tous bords qui ont toutes magnifié l’initiative de l’Association Guédiawaye hip hop. Son président, Malal Almamy Talla alias Fou Malade, a expliqué au public venu nombreux que le projet vise de manière globale à créer un cadre en milieu défavorisé entre les jeunes et les populations pour discuter de questions essentielles qui concernent la vie de chaque localité et améliorer ainsi les conditions de vie des habitants.

Tout va commencer par une rencontre avec les autorités coutumières, religieuses et politiques pour les informer de la raison d’être du projet. Il y aura ensuite des séances de projection de film et des caravanes de sensibilisation. Puis, des assemblées dans les communes de Ndiarème Limamou Laye et Wakhinane Nimzatt visées par le projet avant d’aller vers la tenue d’une assemblée départementale, au cours de laquelle le maire fera face à la population qui va lui poser des questions portant sur la gestion de la commune et les différentes actions menées dans les différents domaines de compétences transférées. « Jotaayu gox yi » est un projet à vocation citoyenne soutenu par la fondation Ford. « Il est là pour informer les populations sur la gestion publique au niveau local en les sensibilisant au rôle qu’elles doivent jouer dans le développement local », a soutenu Malal Talla. L’artiste-rappeur de Guédiawaye a évoqué un certain nombre de préoccupations locales autour desquelles il a estimé que des explications doivent être données à la population. Il cite l’aménagement du littoral, l’insécurité...   

Abdou DIOP

L’Institut fondamental d’Afrique noire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, en collaboration avec la Direction des arts, ont  organisé hier leur séminaire axé sur la recherche et les politiques culturelles au Sénégal. A l’occasion, les conférencières, Joëlle le Bussy et Sadiya Guèye, se sont penchées sur l’état des lieux du design et de la mode au Sénégal.

Le design s’invite de plus en plus dans le quotidien des individus. Il impose sa présence dans les accoutrements, les ornements et  davantage dans la décoration. Une présence de plus en accrue qui ne cesse de croître à tous les niveaux. Partant de ce constat, les acteurs de l’art ont crû nécessaire de revenir sur les fondements du design. C’était hier, à l’occasion d’une conférence initiée par l’Institut fondamental d’Afrique noire. Aujourd’hui, le design ne se réduit plus à la production industrielle. Les créateurs s’aventurent de plus en plus vers les alternatives aux objets standardisés. Alors, le design est-il de l’art ?  Selon Joëlle le Bussy, qui a essayé de répondre à cette question, le design est né en Grande Bretagne en 1851 avec la Révolution industrielle.

« Grâce à l’industrialisation, on a pu commencer à concevoir et fabriquer des objets en séries, moins chers, plus économiques et ergonomiques. La recherche industrielle a pu également introduire de nouveaux matériaux dans le processus de fabrication. Ces objets sont devenus accessibles à une classe ouvrière émergente et on peut dire que cela correspond avec le début de la société de consommation », a-t-elle dit.  

Savoir-faire des artisans
Joëlle le Bussy souligne qu’aujourd’hui, le design n’est plus simplement appliqué aux objets en série sortis de l’industrie occidentale et destinés à une classe de population ouvrière ou moyenne. « Il ne faut donc plus confiner ce mot à ce qu’il était originellement et on peut dire que c’est  devenu une démarche créative méthodique qui peut être généralisée à tous les problèmes de conception, quel que soit le lieu », a-t-elle informé. Elle invite l’État a bien saisir l’enjeu réel du développement du secteur du design car, selon elle, le design est un secteur qui jouxte l’art, l’artisanat, l’architecture et un mode de pensée créative et conceptuelle où la recherche d’un nouveau langage est essentielle.

Certains designers se considèrent eux-mêmes comme des artistes, mais peu d’artistes se considèrent comme designers. Alors, quelle est exactement la différence entre l’art et le design ? Joëlle le Bussy plaide tout d’abord pour la construction des fondements. « La base commence par la valorisation de l’artisanat, des beaux-arts et des arts appliqués, la sensibilisation et la formation des jeunes à l’esthétique. Sans se préoccuper davantage du savoir-faire de nos artisans au Sénégal, de leur formation, de leur organisation en ateliers et d’une vision internationale, il n’y aura pas de développement du design », a-t-elle tranché.

La démarche de l’artiste designer est différente. Celui-ci crée d’abord pour lui-même. Il mène une quête personnelle et cherche à s’exprimer et s’épanouir par le biais des ses créations. En général, il réalise des œuvres uniques qui ne sont pas destinées à être reproduites.

Selon Sadiya Gueye, styliste, « dans la plupart des cas, il est à la fois le concepteur et le producteur de ses œuvres. Il a un style, une source d’inspiration qui se retrouvent dans chacune de ses créations et portent sa griffe. Beaucoup de designers sont issus d’écoles de Beaux-Arts ou d’arts décoratifs. Et ils possèdent nécessairement une sensibilité et des talents artistiques », a t-elle dit.
Au regard de tous ces enjeux, l’artiste est persuadé qu’il est « urgent que le savoir-faire de nos artisans soit enfin réellement pris en compte par l’État ainsi que la redéfinition d’un nouveau langage esthétique ». Elle plaide essentiellement pour la protection du droit d’auteur.

Oumar BA

La Galerie nationale d’art abrite, jusqu’au 18 avril, une exposition du collectif D’Clik, un groupe de quatre artistes aux talents confirmés. Ils ont travaillé sur le thème « Indépendance » pour marquer l’actualité mais également apporter leur contribution à la bonne marche de la société.

Le mot original déclic signifie un point de départ provoqué par une prise de conscience subite. Mais D’Clik n’est ni un courant artistique ni un mouvement mais une dynamique de groupe, un lieu de confrontation pour comprendre le présent et se projeter dans le futur. Ces jeunes ont voulu marquer l’actualité à travers le thème de l’exposition, « Indépendance », à voir à la Galerie nationale jusqu’au 18 avril. Le but, marquer avec une touche artistique le 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal. L’usage de ce mot chez les membres du collectif prend un tout autre sens. En voyant des jeunes sans espoir bravant l’Atlantique à leurs risques et périls à la recherche d’une vie meilleure, ces créateurs ont essayé de penser et de faire penser autrement la vie. C’est ce qui fait la pertinence du travail accompli par ces jeunes artistes : Mouhamadou Moustapha Diop, Serigne Ibrahima Dièye, Aliou Diack et El Hadji Alioune Gueye sortis de la promotion 2013-2014 de l’Ecole nationale des Beaux-Arts. Leur style énigmatique est tout aussi déroutant que créatif. Ils utilisent un langage commun afin de provoquer une prise de conscience.

Les thématiques qui y sont abordés constituent les grands problèmes de nos sociétés : l’environnement, les questions urbaines, les inondations, la question du recyclage des déchets plastiques, entre autres. « Dans mon travail, il y a des accumulations, la densification, la notion de transparence, la diversité colorée. S’y ajoute la présence des oiseaux qu’on voyait dans des milieux isolés où on retrouvait beaucoup de déchets plastiques qui pullulent dans la ville », a expliqué El Hadji Alioune Gueye. Son travail suscite des questionnements pour éveiller, donner l’alerte chez le citoyen lambda, aux gouvernants mais aussi préparer la génération future notamment les plus jeunes pour mieux gérer leur cadre de vie.

Le directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Communication n’en est pas moins impressionné par le travail de ces jeunes artistes qui, à ses yeux, ont un potentiel et une marge d’évolution très importants. Selon Rémi Sagna, « il y a une force qui se dégage et qu’on ressent dès qu’on entre dans la galerie avec des thématiques auxquelles nous sommes sensibles et qui nous interpellent tous. R. Sagna reste convaincu que « nos prochains rendez-vous artistiques seront d’une grande dimension ».
La créativité, une disposition de l’esprit, est d’abord dépassement avant d’être étonnement et surprise. Comme l’est le vernissage de l’exposition « Indépendance » du collectif D’Clik à voir à la Galerie nationale d’art jusqu’au 18 avril.

Mouhamadou Lamine DIOP
 (stagiaire)

La Journée internationale de la commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves a été célébrée hier, à travers un panel sur le thème « Contribution des Afro-descendants aux musiques dans leur mode d’expression contemporaine en Afrique ». Organisée par le Centre d’information des Nations unies (Cinu) en partenariat avec le Projet du Mémorial de Gorée, la rencontre a permis aux panélistes d’aborder la reconnaissance de l’héritage des victimes et les contributions des personnes d’ascendance africaine par la musique.

Pour se souvenir de l’esclavage, l’Organisation des Nations unies  commémore chaque année, cette grande tragédie de l’histoire de l’humanité. C’est dans ce sillage que le Centre d’information des Nations unies (Cinu), en partenariat avec le Mémorial de Gorée, a organisé un panel, hier, sous le thème: « Contribution des Afro-descendants aux musiques dans leur mode d’expression contemporaine en Afrique ». Cela, pour revigorer l’histoire en  débattant sur l’héritage légué et les contributions des personnes d’ascendance africaine.
Selon la chargée du bureau Cinu à Dakar, Minielle Baro, le thème  abordé est sous-tendu par le souvenir des victimes de l’esclavage et la reconnaissance de leur héritage et des contributions des personnes d’ascendance africaine qui ont contribué à façonner les sociétés  du monde, dans tous les domaines, à savoir celui de la musique. A l’en croire, les esclaves ont subi des formes ignobles de mépris, de racisme et de préjugés.
« Malgré la persistance de ces stigmates, les personnes d’ascendance africaine ont, au fil des années, contribué de manière significative au développement des sociétés et des cultures à travers le monde. Beaucoup d’entre elles ont ouvert la vie aux droits civils, aux droits de l’homme, à la reconnaissance et à la justice pour les personnes d’ascendance africaine en Afrique et dans la Diaspora », informe-t-elle. Aussi, fait savoir Minielle Baro, qu’en 2015, un mémorial permanent a été inauguré au siège de l’Organisation des Nations unies en mémoire  aux victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves. Il s’agit de l’Arche du Retour de l’architecte d’origine haïtienne Rodney Léon.

Mémorial de Gorée
Ce même esprit de souvenir aux millions d’hommes, femmes et enfants victimes de la dramatique traite transatlantique des esclaves a animé le gouvernement sénégalais qui a aussi pris l’initiative d’ériger un Mémorial, à quelques encablures de l’île historique de Gorée. Selon le secrétaire général à la réalisation du Mémorial de Gorée, Amadou Lamine Sall, ce projet a été concrétisé par le président Macky Sall et va bientôt être réalisé.
« Pour l’actuel budget de sa réalisation, le président de la République Macky Sall a mis un montant très important qui nous permettra, dans les prochains mois, de démarrer les chantiers du Mémorial qui d’ici à  deux ans ou moins, va sortir de terre et changer complètement le visage de Dakar », indique M. Sall.
Débattant du thème du panel, le Pr Ndiouga Benga, enseignant-chercheur au département d’Histoire de l’Ucad, indique que la musique est circulatoire de manière globale, dans le sens où elle est faite d’influences locales et extérieures. « Ce que l’on peut dire de la musique africaine, c’est que les esclaves ont été transplantés du continent vers l’Océan indien, vers l’Atlantique. Ces derniers sont partis avec leur patrimoine », confie-t-il. Précisant que c’est toute cette culture matérielle et immatérielle des esclaves transplantées du continent vers un nouveau monde qui a fait que ces cultures africaines se sont retrouvées en Amérique et assimilées par ces esclaves devenus hommes libres se sont battus pour avoir des droits civiques à l’image de Martin L. King. Aussi, souligne-t-il que toutes ces influences culturelles se retrouvent quelque part en Afrique à travers des genres musicaux tels que le jazz, la salsa et les cultures urbaines.

Maguette Guèye DIEDHIOU


 

La journée de la Renaissance africaine a été célébrée lundi, sous le thème « Renaissance africaine : bâtir avec tous, un legs pour la postérité en Afrique ». Occasion saisie par le secrétaire général du ministère de la Culture, Birane Niang, pour inviter les enfants à bien travailler à l’école  car ils incarnent l’avenir et sans eux aucune « renaissance » ne pourrait se faire.

Instituée sur résolution du 15ème sommet de l’Union africaine en 2010, la journée de la Renaissance africaine a été commémorée à Dakar, lundi. A cet événement, organisé au Monument de la Renaissance africaine, ont pris part des autorités de certains corps diplomatiques au Sénégal, du Niger, d’Égypte, d’Inde, du Rwanda, du Cap Vert. Honneur était également fait aux étudiants et  élèves de 14 écoles de Dakar, toutes nationalités confondues.

Ces derniers ont séduit le public par leurs prestations théâtrales et poétiques. Sans compter la parade, dénommée « Parade des Nations », faite sur l’esplanade du Monument de la Renaissance par ces enfants dynamiques et enthousiastes. C’était une belle chorégraphie à travers les marches des escaliers, toutes colorées, sur lesquels plusieurs pays africains étaient représentés à travers leurs tenues traditionnelles.

A cette belle fête de la Renaissance africaine se sont également invités des artistes musiciens et acteurs de théâtre avec des prestations à couper le souffle. L’administrateur général du Monument de la Renaissance, Abdoulaye Racine Senghor, a salué la bonne collaboration des pays précités à travers la participation des élèves et enfants qui ont représenté tous ces pays pour le bon déroulement de cette fête. A l’en croire, la statue du monument représente une famille, père, mère et enfant. « Mais cette petite famille représente toutes les familles africaines. Et dans ce monument, le plus important, c’est l’enfant que l’on porte qui désigne de son doigt la direction que l’on prend qui est la direction de l’avenir et de la renaissance. Son âge et son doigt pointé sont les symboles de la renaissance », argue M. Senghor. Non sans préciser que la Renaissance est de montrer que les Africains peuvent, comme tout le monde, participer à construire un monde de paix, de grandeur qui passe inéluctablement par les enfants. « C’est pour cela nous nous intéressons beaucoup aux enfants. Ils sont souvent mis en vedette dans ce monument afin qu’ils puissent prendre le message de  renaissance africaine et comprendre que l’Afrique compte beaucoup sur eux », souligne-t-il.

Le secrétaire général du ministère de la Culture, Birane Niang, indique aux enfants qu’une Renaissance ne peut pas se faire sans eux. Ainsi, il les exhorte à bien travailler et apprendre à être de grands messieurs et dames pour pouvoir porter, demain, la Renaissance de l’Afrique qui est immanquablement en marge et immuable.

« Vous incarnez l’avenir. Il est donc extrêmement important que vous soyez conscient de cela, que vous vous battiez et que vous vous appropriez cela. Sachez toujours qu’aucune Renaissance ne pourrait se faire sans vous », leur a-t-il lancé.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Les trois Prix francophones de l’innovation dans les médias ont été décernés, lundi 3 avril dernier, lors d’une cérémonie au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), rapporte un communiqué. Le document précise que c’était en présence de Mme Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie, Mme Marie-Christine Saragosse, présidente-directrice générale de France Médias Monde et M. Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (Rsf).

Le 1er prix, de 10.000 euros, détaille le communiqué, a été décerné à « Agribusiness Tv » (Burkina Faso), une web-télé qui utilise la vidéo comme outil de promotion et de (re)valorisation du secteur agricole aux yeux des jeunes en montrant les parcours réussis de jeunes entrepreneurs agricoles et leurs innovations en Afrique.

Le 2e prix de 6.500 euros a été décerné à « Africa Check » (Sénégal), un site de « vérification des faits » qui examine la véracité des propos des figures publiques et des informations de la presse. Ce site vise à promouvoir l’honnêteté et l’exactitude dans le débat public et dans les médias en Afrique afin de contribuer à améliorer la qualité de l’information mise à la disposition du public sur le continent. Le 3e prix de 3.500 euros a été décerné à « Médor » (Belgique), un trimestriel d’enquêtes et de récits qui propose un processus coopératif pour construire l’information et offrir un journalisme de terrain, « en profondeur », indépendant, exigeant et amusant.

Le Prix francophone de l’innovation dans les médias, rappelle le communiqué, est le fruit d’un partenariat entre l’Oif, Rfi et Rsf. Il s’adresse à tous les médias (radio, télévision, presse écrite et médias numériques) des 58 États et gouvernements membres de la Francophonie ayant développé des offres innovantes prenant en compte les nouveaux modes de consommation et d’accès à l’information. Il récompense les innovations dans les contenus, dans les usages et dans les modèles économiques et d’organisation qui contribuent à renforcer la liberté de la presse et le droit à l’information des populations, valeurs défendues par les trois partenaires.

E. M. FAYE

La 12ème édition du Battle national Danse hip hop s’est déroulée à Tambacounda du 31 mars au 2 avril. Des activités phares ont été présentée au public de cette région avec, en amont, des formations en danses traditionnelles et en techniques de danse hip hop. Des formations destinées aux danseurs hip hop de Tambacounda.

Dans la catégorie Break dance 6 contre 6, le groupe « Power Crew » de Dakar a été le vainqueur. La catégorie Danse debout 2 contre 2 a aussi été remportée par la région de Dakar à travers le groupe « Bayou & Chris ». La fête a été clôturée par le « Battle of the year » Sénégal. C’est-à-dire, la qualification pour la participation au championnat du monde de Bboying, pour un positionnement effectif du Sénégal sur l’échiquier mondial. Le « Battle of the year » a été remportée par le groupe « Power Crew » de Dakar qui représentera le pays aux prochaines compétitions mondiales de Bboying.

Cette année, une formation en Dj’ing a été offerte aux acteurs des cultures urbaines par Dj Leuz. Au total, 88 bboys issus de 12 régions (Saint-Louis, Louga, Matam, Thiès, Kaolack, Diourbel, Dakar, Kolda, Tambacounda, Sédhiou, Ziguinchor et Kédougou ont consolidé leurs liens d’amitié dans un esprit de compétition fairplay.

Le slogan de cette douzième édition était « Innovons ! Fit rek ». Les organisateurs ont voulu inviter les danseurs à avoir un esprit d’initiative, d’audace et de prise de risques pour une approche nouvelle de la prise en charge des enjeux de développement du Sénégal.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Dans le cadre du mois de la femme, la Galerie Kemboury (Rue du Canal IV X Rue des écrivains Point E) a exposé durant le mois de mars 6 artistes de sensibilité féminine : Fatim Mbengue, Nathalie Guironnet, Félicité Kodjo, Yanne Senghor, Betty Kandé et Djeynaba S. Baldé, sous le thème « Harmonie ».

Pari réussi pour la Galerie Kemboury. Durant le mois de mars, dédié aux femmes, la directrice, Thérèse Turpin Diatta, a exposé 6 artistes de sensibilité féminine avec des approches différentes : Fatim Mbengue, Nathalie Guironnet, Félicité Kodjo, Yanne Senghor, Betty Kandé et Djeynaba S. Baldé, sous le thème « Harmonie ». A l’heure du finissage de l’expo, Mme Diatta s’est dite satisfaite de mettre en lumières le talent de ces créatrices : « Je suis une ancienne banquière et je n’aime pas parler de retombées parce que les gens pensent automatiquement à l’aspect financier. En termes de gain artistique, c’est merveilleux. J’ai eu 6 artistes qui ont cheminé avec moi pendant un mois ». Elles sont contentes et elle l’est autant. « J’ai réussi mon challenge parce que je voulais montrer le travail de ces braves dames qui ont beaucoup de talent. Elles ne sont pas aussi médiatisées que les hommes. On se doit de faire ce travail de fond pour les faire sortir de leur fourneau, de leur cuisine. Beaucoup de collectionneurs et d’amateurs sont passés particulièrement ce 30 mars. « Rien qu’à les faire connaître aux collectionneurs est une réussite. Des achats sont faits, des contacts sont noués, des choses sont promises », s’est réjoui Mme Diatta pour qui au-delà de la manne financière, cela les encourage de savoir que leur travail est reconnu. La valeur artistique est réelle. Même si, au départ, ce n’était pas évident d’exposer dans un même endroit 6 artistes féminines aux horizons divers. « Je me suis dite, il faut qu’on essaie et qu’on réussisse. Elles ont des approches artistiques différentes mais quelque chose les a réunies », s’est félicitée Mme Diatta annonçant que les 6 artistes ont décidé de créer un collectif pour s’entre aider et aller de l’avant.

Pour sa part, la créatrice Félicité Kodjo a retenu de l’expo « une bonne ambiance, une amorce de vente avec le public qui est venu et qui a beaucoup apprécié ». Elle trouve très enrichissant de côtoyer d’autres artistes sur un même site d’exposition. « L’art a besoin de tentacules pour être plus fort, plus grand. C’est une grande chance de partager le même espace avec d’autres créatrices de toutes les tendances », a commenté Félicité Kodjo. Elle entrevoit un avenir qui se dessine dans le travail pour gagner en assurance mais également une perspective qui se tisse au travers d’un réseau social pour promouvoir l’art. Sur la même ligne, Yanne Senghor a exprimé beaucoup de fierté et d’assurance : « Cette exposition collective nous booste et nous donne encore plus d’énergie pour continuer dans une saine émulation ». Même tonalité du côté de Djeynaba S. Baldé. « Je suis très positive. Lorsque je vois le travail des autres créatrices, je me dis que cela en valait la peine de se battre pour aboutir à ce travail de qualité ».
Fatime Mbengue a salué l’initiative de Thérèse T. Diatta qui entre dans le cadre de la promotion de la femme artiste.

E. Massiga FAYE

Après des mois d'incertitude et de controverse, Bob Dylan a finalement reçu samedi 1er avril à Stockholm son prix Nobel de littérature. La médaille en or et le diplôme attribués au chanteur en octobre lui ont été remis lors d'une « cérémonie privée à Stockholm », sans médias ni public à sa demande, à laquelle ont assisté 12 membres de l'Académie suédoise. Cette remise de prix a eu lieu dans un lieu tenu secret avant le concert qu'a ensuite donné Bod Dylan dans la soirée à Stockholm.

Rares sont les concerts de prix Nobel de littérature. Samedi soir, après avoir reçu sa récompense, Bob Dylan était très attendu pour sa première représentation à Stockholm. Dans le public, des membres de l'académie suédoise étaient présents comme Sara Danius, la secrétaire générale, qui a répété être là juste pour le concert, sans vouloir mentionner la cérémonie de remise organisée dans le plus grand secret.
Bob Dylan, lui, s'en est tenu à ses chansons et reprises, sans un seul mot pour son public, qui ne semble pas lui en tenir rigueur. « Bien sûr, il pouvait dire quelque chose, mais c'est comme il veut. Ses chansons sont importantes pour nous, j'adore Bob Dylan alors ça va », témoigne Ann-Charlotte.
Il n'empêche, les Nobel n'étaient pas loin, à l'image de la salle de concert qui fait face à l'hôtel de ville où se déroule la traditionnelle cérémonie chaque année. Bob Dylan a donné dans la capitale suédoise un deuxième concert ce dimanche. Le coup d'envoi d'une tournée européenne à l'occasion de la sortie de son nouvel opus, un triple album de reprises de Frank Sinatra.

rfi.fr

La Maison des écrivains « Keur Birago » a accueilli, hier, la cérémonie de dédicace du livre posthume du Professeur Oumar Sankharé. « Le jour et la nuit » a été réédité par les Editions Maguilène en hommage au Pr Sankharé de l’Ucad, décédé en octobre 2015 à Dakar. Cette cérémonie a été rehaussée par la présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane.

En décidant de rééditer son livre « Le jour et la nuit », c’est un bel hommage posthume que les Editions Maguilène viennent de rendre au Professeur Oumar Sankharé de l’Ucad, deux ans après son décès. L’éditeur Alioune Badara Bèye a parlé d’un hommage à l’un des plus grands intellectuels de l’Afrique, qui a lutté jusqu’à la fin de sa vie pour le sauvegarde de la pensée et de la science. Revenant sur les qualités du Pr Sankharé, il a indiqué que celui-ci était un patriote, un homme souple et gai. Il était fait d’une extrême sensibilité. Djibril Diallo Falémé, qui a assuré la préface du livre, voit en l’auteur un homme rigoureux qui tenait à l’ordre et à la discipline.

 « Il a mis toute sa vie au service de l’enseignement du français. Très serviable, humble et discret, Pr Sankharé était un homme affable qui aimait rire aux éclats », a-t-il expliqué. Parlant de l’œuvre, il a soutenu que « Le jour et la nuit » est un devoir moral d’un retour à la terre natale. Un hymne à la morale en vigueur dans notre société. Cela, au regard de la description des us et costumes de « notre » pays qui y sont faites. « Le jour et la nuit », comme l’a rappelé le Pr Emmanuel Magou Faye, est un roman d’initiation, riche d’aventures. Le sort s’acharne sur le personnage principal Doudou qui finit par être emprisonné. « Cette œuvre nous donne une leçon de vie, une viatique pour la jeunesse. Les vertus développées par le personnage principal sont pleines de sagesse », a-t-il fait remarquer.

 En parcourant certaines parties du livre, Pr Magou Faye pense être en face d’une autobiographie tellement certains traits du personnage ressemble à l’auteur. Il a salué le style simple à travers lequel Pr Sankharé a écrit ce livre en dépit du fait qu’il soit doublement agrégé de grammaire.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui a présidé la cérémonie de dédicace,  a salué la mémoire du Professeur Oumar Sankharé. Selon Mary Teuw Niane, cette rencontre est  aussi un rendez-vous à un homme, une sorte d’espèce en voie de disparition. « Il était toujours présent, jamais pris à défaut dans ses obligations professionnelles… », a-t-il dit, saluant la simplicité, la rigueur et la cohérence du professeur. D’après lui, l’auteur de « Le jour et la nuit » était un  « homme de bien qui a toujours fait le bien avec une constance qui indique incontestablement qu’il  n’a jamais pensé que le bien ».  

Agrégé de Lettres classiques et de Grammaire, Oumar Sankharé est né en 1950 à Thiès. L’homme a enseigné à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.  Il est auteur de « Le Coran et la culture grecque », « Vallée de larmes », « État d’urgence ».

Ibrahima BA

Tambacounda accueille, cette année, la 12ème édition du Battle national – Danse hip hop sous le thème « Innovons ! Fit rek ! ». Evénement bboying et danse debout 100 % Galsen, la 12ème édition du Battle national – Danse hip hop se tient du 31 mars au 2 avril.

La 12ème édition du Battle national-Danse hip hop se tient, du 31 mars au 2 avril, à Tambacounda. Co-organisé par le Réseau des cultures urbaines de Tambacounda en partenariat avec le Centre culturel de Tambacounda, les autorités locales et divers partenaires, le festival offrira des activités phares aux publics de cette région. Selon un communiqué de presse, il y aura, en amont, des formations en danses traditionnelles et en techniques de danse hip hop destinées aux danseurs de Tambacounda. Au programme de ce rendez-vous culturel à Tambacounda, une présélection break-dance, au Centre culturel régional de Tambacounda et une soirée culturelle au terrain de la gare.

Quant à la finale, elle se tient, ce samedi, 1er avril à 19h, au Terrain de la Gare. Et pour la clôture, il est prévu, demain 2 avril, à 18h, au terrain de la gare, la 4ème édition du Battle of the year Sénégal, la qualification pour le championnat du monde. Placé sous le parrainage de M. Abdourahmane Diallo, de Diwaan-J et de Whagadou Galsen, l’événement sera aussi une occasion unique de regrouper annuellement les bboys et bgirls du Sénégal.

L’année dernière, le Battle national-Danse hip hop avait réuni, à Kolda, 90 bboys issus de 12 régions, consolidant chaque année les liens d’amitié inter-régionaux dans un esprit de compétition fairplay.

Avec le slogan « Innovons ! Fit rek ! », l’édition 2017 se veut une invite à l’esprit d’initiative teinté d’audace et de prise de risques pour une approche nouvelle de la prise en charge des enjeux de développement du Sénégal par la jeunesse sénégalaise, revisitant les valeurs intangibles du « Jom-Fula-Fit ak Fayda ».

Maguette Guèye DIEDHIOU

Connue sur la scène musicale comme choriste de Baba Maal, Mamy Kanouté, griotte mandingue, a été cooptée par le manager Ousmane Faye pour le projet musical dénommé « Women Groove Project ». Un soutien de la création féminine au Sénégal. Mamy Kanouté y est accompagnée de la rappeuse - slameuse Gnima Sarr, pour la production d’un album éponyme de 11 titres, composés dans diverses sonorités et influences soul, rumba, blues ou funk. Le tout chanté en français, anglais, mandingue et sérère.

C’est habillée d’une robe traditionnelle très relaxe de couleur orange que la chanteuse et griotte Mamy Kanouté nous a chaleureusement accueillis, chez elle aux Parcelles assainies de Dakar. Après les salutations, elle nous invite à nous asseoir confortablement au salon. Ainsi, s’ouvre les échanges sur sa carrière musicale ponctuée de riches expériences et rencontres avec de grands artistes et son adhésion au « Women Groove Project » qui, dit-elle, lui tient beaucoup à cœur. Pour Mamy Kanouté, la participation à ce projet du manager Ousmane Faye ne fait que concrétiser le travail professionnel et sans relâche de plusieurs années dans la scène musicale sénégalaise et étrangère.

« Si Ousmane a fait son choix sur ma modeste personne, c’est parce que, quelque part, il m’a connu pour mon talent, mon abnégation et mon respect dans le travail », informe-t-elle. A l’en croire, elle a connu Ousmane Faye par l’entremise de son oncle koriste Baboulaye Cissokho, en 2001. M. Faye pilotait, à l’époque, le Festival banlieue rythme. « J’ai participé à ce projet pendant 3 ans et j’ai partagé le plateau avec plusieurs artistes sénégalais et étrangers d’horizons divers. C’est d’ailleurs pour cette raison que dès qu’Ousmane m’a parlé de « Women Groove Project », je n’ai pas hésité, après l’aval de mon mari, à y adhérer », dit-elle.

Toutefois reconnaît Mamy Kanouté, l’aventure dans ce projet n’a pas été chose facile. Elle confie avoir même pleuré au studio lors de l’enregistrement des sons. « Dans cet album «Women Groove Project», ils ont introduit des nouveaux genres musicaux qui, jusque-là, m’étaient étrangers. Et ils m’imposaient de chanter dans ces genres. J’avoue que c’était très difficile et compliqué. Mais j’ai pu finalement, avec Gnima Sarr, faire des mélanges inédits entre ces sonorités, m’approprier les titres, bien les chanter pour servir au mieux le projet. Je peux m’estimer heureuse car je n’ai pas déçu par ma production », s’est réjouie la chanteuse.

Tournées de promotion
En effet, l’album « Women Groove Project » porté aujourd’hui par la combinaison des voix de Mamy Kanouté et Gnima Sarr, deux artistes sénégalaises venus d’horizons divers, rayonne et fait l’objet de plusieurs tournées internationales et nationales pour sa promotion. D’après Mamy Kanouté, après la sortie de l’album en mars 2016, elles ont été invitées par France Inter et la Radio Nova. Des spectacles et prestations ont été également organisés à Paris pour sa promotion.

« Pour ce projet, j’ai fait de nombreux spectacles en Europe sans compter celui que nous avons joué le 4 mars dernier à l’Institut français de Dakar. Pour l’année 2017, d’autres tournées sont également prévues à Genève et dans d’autres pays étrangers », fait savoir Mamy Kanouté. Non sans préciser qu’avec le « Women Groove Project », elle commence à avoir plus de visibilité et de rencontres au plan international.

« J’espère que ce succès et cette visibilité vont davantage se poursuivre avec le maximum de tournées. L’autre intérêt de cet album, ce sont les thèmes et messages qui y sont véhiculés et que l’on espère transmettre au large public », souligne Mamy. Elle dit avoir rendu hommage aux femmes à travers les morceaux « Bimbaliya », « Kiraï ». Aussi, chante-t-elle dans l’album, tout comme la Sérère Gnima Sarr, ses aïeuls, les guerriers et griots mandingues et leurs origines traditionnelles.

Pour tous ces atouts qu’elle a eus à engranger avec ce projet, Mamy Kanouté dit devoir une fière chandelle à Ousmane Faye. « Il a respecté tous ses engagements avec nous dans ce projet et nous a facilité son bon déroulement. J’invite d’autres Sénégalais à faire comme lui pour soutenir la création d’artistes musiciens talentueux », suggère-t-elle. Se prononçant sur sa carrière et trajectoire musicale, Mamy Kanouté indique avec un brin de fierté qu’elle a hérité la musique de ses grands-parents maternels, tantes et oncles qui l’on vu naître et avec qui elle a grandi aux Hlm Patte d’Oie. « Je suis une petite-fille d’un griot, Bana Cissokho de l’Ensemble lyrique traditionnel du Théâtre national Danniel Sorano dont le nom continue de faire référence. Ce dernier était le père à ma maman », confie-t-elle. A en croire Mamy, dans sa maison, nombreux étaient les chanteurs griots venus du Mali, ses origines ancestrales et d’autres grands artistes à y séjourner et à la fréquenter.

Carrière musicale
« J’ai grandi dans cette sphère de griots et griottes mandingues. Ce qui d’ailleurs m’a poussée à quitter les bancs de l’école très tôt en classe de Cm2 pour m’adonner à cette belle musique traditionnelle mandingue, sous la houlette de mon grand-père qui était très catégorique dans ce qu’il nous transmettait comme connaissances dans la musique et sa pratique. Nous avions même un ballet de danse et un ensemble lyrique traditionnel mandingue, dénommé « Banaya » dont je faisais partie », se rappelle-t-elle avec fierté.

Ses premiers pas dans la musique ont commencé dans cette maison familiale. Et à l’âge de 10 ans déjà, « elle participait à l’émission «Télé Variété» de Maguette Wade à la Rts, avec comme invités ces deux autres grands-parents, Boly et Koura Mbissane », nous informe-t-elle.

Par la suite, à 14 ans, elle sera découverte par le patron du «Daandé Lénol», Baaba Maal, par l’entremise de son oncle paternel qui jouait de la kora pour ce dernier. Convaincu par son talent, Baaba Maal l’embauchera définitivement dans son groupe en 2000 pour qu’elle y assure les chœurs.

« J’ai intégré le groupe Daandé Lénol en tant que choriste et jusqu’à présent, j’y suis et je resterai dans ce groupe », laisse-t-elle entendre. Selon Mamy Kanouté, c’est dans le groupe de Baaba Maal qu’elle s’est davantage professionnaliser dans ce métier de la musique. « Dans ce groupe, j’ai été davantage connue dans ma carrière musicale, aussi bien aux niveaux national et international. J’y ai beaucoup appris grâce à Baaba. Il m’a emmenée partout à travers le monde. Il a été une grande référence pour moi. A lui aussi, je lui dois beaucoup de reconnaissance », témoigne-t-elle. Non sans préciser que malgré les sorties de son album en 2003 et celui de « Moussolou » en 2015, qui ont connu des succès, elle est toujours retournée à la maison-mère, celle du «Daandé Lénol». Car elle se considère comme membre intégrante de ce groupe. « Aucun projet ne me fera quitter ce groupe. Je vais continuer à y assurer les chœurs. Car j’en fais partie », dit-elle.

Par Maguette Guèye DIEDHIOU

La cérémonie d’ouverture de la quatrième édition du festival « Abri des enfants » s’est tenue sur le terrain de basket contigu aux locaux de la mairie de Ndiarème Limamou Laye (Guédiawaye). Les enfants ont ainsi réalisé de belles prestations sous les yeux d’un public émerveillé.

Défilés, musique et anecdotes ont rythmé la cérémonie d’ouverture de la quatrième édition du festival « Abri des enfants » de Ndiarème Limamou Laye, à Guediawaye. Les organisateurs de ce festival ont estimé qu’en prenant une telle initiative, ils pourront susciter chez les enfants un concept porteur de valeurs fondées sur l’honneur, la dignité, la maîtrise de soi, la solidarité, le civisme en adoptant des comportements responsables débarrassés de toute forme de violence sociale, de stigmatisation tout en épousant les vertus telles que la tolérance, l’acceptation de la différence, le respect d’autrui, la protection de l’environnement et des biens communs.

Il s’agit, en clair, d’amener les enfants à s’approprier des valeurs civiques, de paix, de tolérance, de respect, du rejet de la violence sous toutes ses formes et de leur protection. Mais aussi, à développer chez les chérubins des réflexes de droiture, le respect des normes de notre société et une bonne moralité en s’abreuvant aux sources de nos valeurs culturelles. A travers le festival, les enfants connaîtront toutes les formes de conflit tout en prenant conscience de leurs conséquences. Directeur du festival « Abri des enfants », Yoro Niang a indiqué qu’un paquet d’activités sera déroulé le long de la durée du festival qui prendra fin le premier avril prochain. Entre autres activités, il a cité des projections de film avec la Direction de la cinématographie, un panel sur la protection des enfants de la rue, des formations pour quelque peu encadrer les enfants sur des sujets utiles.

La cérémonie d’ouverture a été mise à profit par les enfants pour porter un plaidoyer en direction de toute la communauté pour une meilleure prise en compte de leurs préoccupations. Yoro Niang considère que du point de vue organisationnel, il y a un motif de satisfaction. « Tous les acteurs ont fait ce qu’ils devaient faire et la fête est belle », a-t-il affirmé. Cependant, il a déploré l’absence de réactions des autorités locales et centrales dont l’appui continue à faire défaut à l’organisation de ce festival. « Nous en sommes à la quatrième édition alors que les autorités ne nous accompagnent toujours pas », a regretté le directeur de ce festival.

Abdou DIOP

Bâti sur 70.000 m2, le Musée national de la Chine qui a célébré en 2012 son centenaire, compte plus de 1,4 million d’objets exposés. Parmi les 47 départements qu’il compte, il y a celui des cadeaux présidentiels qui accueille une tapisserie de la Manufacture sénégalaise des arts décoratifs de Thiès.

Le Musée national de Chine (Mnc) est fondé en 1912. Après sa reconstruction, il est rouvert en 2011. Sa reconstruction s’est faite entre 2007 et 2010. Il se situe à la place Tienanmen, face au Parlement et non loin de la Cité interdite et du mausolée de Mao Zedong. Avant, il y avait le musée de la culture chinoise et le musée national de la Révolution chinoise. Il est construit sur une surface de 70.000 m2 par l’État chinois pour un budget de plus 2,5 milliards de yuan, soit environ 250 milliards de FCfa. Plus de 1,4 million d’objets y sont exposés. Il est bâti sur 7 niveaux et compte 47 galeries avec des superficies variant entre 800 et 2.000 m2. Le musée compte aussi 40 guides et près de 2.000 gardes volontaires y travaillent.

Quotidiennement c’est, en moyenne, plus de 22.000 visiteurs qui le fréquentent. Institut public, il est naturellement soutenu par l’État et l’entrée est gratuite sauf lorsqu’elle organise une exposition. Pendant ces manifestations qui sont au nombre de dix par année, un prix symbolique est fixé pour l’entrée, informe Bao Yuntai, directeur adjoint du musée. Sinon le musée organise, « trois ou quatre » fois l’année, annuellement, des expositions en Occident. Le Mnc collabore aussi avec des musées occidentaux comme le Louvre ou le Musée britannique.

Toutefois, Bao Yuntai regrette le peu de collaboration avec l’Afrique. Il existe un département Afrique au sein du musée. Les 340.000 œuvres exposées dans celui-ci viennent principalement d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Elles sont divisées en sept collections. Les œuvres viennent de « 300 à 400 tribus » et se rapportent à la religion, à la culture et aux croyances. Outre ce département, il y a sans aucun doute le plus couru, à savoir celui accueillant les cadeaux donnés aux « cinq générations de présidents » de la République populaire de Chine. Selon Bao Yuntai, ces cadeaux viennent de 171 pays dont le nôtre. Le cadeau du Sénégal est une tapisserie des Arts décoratifs de Thiès. Il est « offert au camarade Zhou Enlai » par le président de la République du Sénégal Léopold Sédar Senghor en mai 1974.

Outre le Mnc, il existe en Chine 3.800 musées publiques et plus de 4.000 musées privés recensés en 2016. Le Mnc est le plus grand du pays et le plus complet de tous. Toutefois, face à la concurrence mais aussi à la digitalisation, les autorités sont obligées d’innover pour toujours être leader. Ainsi, l’année dernière par exemple, le Mnc a dispensé 18.000 heures de cours sur la civilisation chinoise, vieille du reste de 5.000 ans, à des élèves du primaire, du collège et du lycée. En plus des cours, le musée organise aussi des conférences et des visites guidées. C’est ainsi qu’en 2016, l’équipe a effectué plus de 300.000 visites guidées au profit notamment du public et des Vip. La structure a aussi son propre site Internet, fait du microblogging pour sa promotion via les réseaux sociaux. Il a 40 millions de followers sur weechat.

Aly DIOUF, Correspondant à Beijing

A l’occasion de son 30ème anniversaire, le Dakar women’s group présente la 15ème édition de son « Art Show ».
Elle se tient du 31 Mars au 3 Avril 2017 dans la Galerie de la Place du souvenir africain, de 10H à 19H chaque jour. L’exposition présentera plus de 60 artistes sous un seul et même toit. Elle est dédiée aux amoureux de l’art et à ceux qui veulent donner en achetant une œuvre d’art.  L’exposition est ouverte à tout public et l’entrée est gratuite.

Le groupe de télévision américain hispanophone Univision prépare, pour fin avril, une série sur le trafiquant de drogue mexicain Joaquin Guzman alias « El Chapo », qui sera diffusée, dans un second temps, sur la plateforme Netflix. « El Chapo » (59 ans) a été extradé du Mexique vers les Etats-Unis en janvier dernier et est actuellement détenu dans le district de Brooklyn, dans l’attente de son procès. Il est accusé d’avoir dirigé le cartel de Sinaloa, le plus puissant du Mexique, qui a acheminé aux Etats-Unis plusieurs milliers de tonnes de drogue colombienne, sur une période de près de 25 ans. Les enquêteurs américains estiment à 14 milliards de dollars les revenus dégagés par ces activités. La série d’Univision, intitulée « El Chapo », suit le parcours du trafiquant depuis ses modestes débuts au sein du cartel de Guadalajara, en 1985, jusqu’à sa chute. La première saison comptera neuf épisodes, dont les deux premiers seront diffusés le 23 avril, et la production envisage déjà trois saisons, a indiqué à l’AFP une porte-parole d’Univision.
Pour incarner « El Chapo », la production a choisi l’acteur mexicain de télévision Marco de la O. Le projet est co-produit par le nouveau studio de production d’Univision, Story House Entertainment, et Netflix, qui proposera la série sur sa plateforme après diffusion des épisodes sur Univision.

Le rappeur de Compton a dévoilé le clip de « Humble » extrait de son nouvel album, au titre encore inconnu, attendu en avril. Dans le clip réalisé par Dave Meyers et The Little Homies, Kendrick Lamar n’hésite pas à prendre feu. Le rappeur critique ouvertement l’usage frénétique et la banalisation des retouches photo et adresse un message d’humilité. « To Pimp a Butterfly », son dernier album, était sorti en mars 2015. Il a été suivi par « Untitled unmastered », une compilation, publiée un an plus tard. Le nouvel opus de Kendrick Lamar est attendu le 7 avril prochain.

Des morceaux rares de trois stars récemment décédées, Prince, David Bowie et Leonard Cohen, vont sortir le mois prochain à l’occasion du 10e anniversaire de la journée des disquaires, qui célèbre la renaissance du disque vinyle. Lancé en 2007 par l’industrie du disque en difficulté pour réveiller l’intérêt des fans de musique, ce «Record Store Day» a rapidement grandi, aux Etats-Unis et ailleurs, pour le plus grand bonheur des amateurs et collectionneurs de vinyles. Environ 350 éditions limitées mises en vente le mois prochain dans le cadre de cette journée le 22 avril, ont annoncé les organisateurs mardi. Parmi ceux-ci, un album d’hommage original à Leonard Cohen, «Like a Drunk in a Midnight Choir», permettra de lever des fonds pour la recherche contre le cancer. Prince aura, quant à lui, droit notamment à une réédition de six chansons sur des 33 tours, dont «Pop Life» ou «Sign o’ The Times». Le chanteur était lui-même un avide collectionneur de disques et fréquentait régulièrement le magasin spécialisé Electric Fetus à Minneapolis. Deux albums de David Bowie seront aussi mis en vente, dont un live de 1974 appelé «Cracked Actor».

La Coordination des associations de presse (Cap) regroupant les grands ensembles des organisations de médias au Sénégal dénonce certaines pratiques remettant en cause la liberté de la presse et déstabilisant l’environnement économique. Au cours de la conférence de presse organisée hier, elle a fait part de ses inquiétudes sur entre autres objets, la question du Code de la presse et annoncé un plan d’actions pour sensibiliser l’opinion nationale et internationale.

La Coordination des associations de presse a formulé plusieurs griefs qui dénotent de la situation des médias au Sénégal. Elle estime que depuis près d’une décennie, aucun acte structurant n’a été posé pour organiser, encadrer le secteur de la communication, notamment des médias. La presse vit ainsi une crise multiforme avec des incidences néfastes sur son avenir et celui de la stabilité politique et sociale du Sénégal. Les entreprises de presse connaissent, selon ses membres, une crise se caractérisant par une situation de quasi faillite.

Elle est dramatique et expose les journalistes à la précarité et à la corruption. Beaucoup d’entreprises de presse ne cotisent pas à l’Ipres pour la retraite des travailleurs des médias ou à la Caisse de sécurité sociale.

Ce qui devait soulager les entreprises de presse, l’aide octroyée par l’État (700 millions FCfa) est non seulement jugée insignifiant mais sa répartition constitue, selon la Cap, « une vraie nébuleuse parce que la loi est bafouée par le ministère de la Communication supposée la faire appliquer ». Elle préconise un véritable plan de sauvetage des médias au Sénégal qui prendrait en compte le financement, la fiscalité, l’apurement des passifs sociaux, l’environnement juridique, la publicité, la rémunération de la mission de service public des médias privés. Dans ce sens, il convient de revoir de redéfinir les modalités d’attribution de la publicité, première source financière des entreprises de presse. La Cap demande au gouvernement de fournir des explications sur la question du projet de code. Les organisations des médias avaient formulé des amendements pour garantir la liberté de la presse. Le sujet, estime la Cap, ne semble pas préoccuper les autorités étatiques. Le président de la République a pris plusieurs fois des engagements qui n’ont jamais été respectés. « La culture semble avoir la primeur sur la communication », dénonce-t-elle non sans indiquer n’avoir aucune information sur l’avant-projet de texte.

Maison de la presse
Il a également été abordé la gestion de la Maison de la presse qui « révèle encore une fois de plus un manque de considération de l’État vis-à-vis des professionnels des médias ». La Cap rappelle que cette infrastructure est une revendication des acteurs de la presse satisfaite sous l’ancien président de la République.

Une concertation initiée par le ministère de la Communication d’alors avait élaboré les principes de la gestion de la Maison de la presse, son organigramme, la désignation de son administrateur. Les organisations membres de la Cap dénoncent l’ostracisme dans la gestion de cette institution dédiée à toute la presse. La Cap souhaite que l’État du Sénégal, qui avait lui-même initié l’atelier de Somone, respecte l’esprit de ces conclusions afin que l’on puisse parler véritablement de Maison de la presse.

Marche nationale le 3 mai
Pour la Journée internationale de la presse du 3 mai, la Cap va organiser une marche nationale des travailleurs des médias pour réclamer à l’État des négociations sérieuses sur ces points de revendication. Au préalable, la Cap déclenchera durant tout ce mois d’avril une vaste campagne au niveau national et international sur les menaces pesant sur la liberté de presse au Sénégal. La Cap regroupe l’Association des professionnels de la presse en ligne (Ape), le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps), la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs), le Comité d’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (Cored), le Collectif des techniciens de la presse audiovisuelle du Sénégal (Ctpas), le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (Synpics), l’Union nationale des photojournalistes du Sénégal (Unpjs) et l’Union des radios associatives et communautaires du Sénégal (Urac).

Alassane Aliou MBAYE

L’Administrateur de la Maison de la presse, Bara Ndiaye, a réagi suite à la une conférence de presse tenue, hier, par la Coalition des associations de presse (Cap). Celle-ci a dénoncé « une menace sur la liberté de presse au Sénégal », « une gestion nébuleuse de l’aide à la presse », mais aussi « la gestion politique de la Maison de la presse ».

C’est une réponse du tic au tac que l’Administrateur de la Maison de la presse, Bara Ndiaye, a servi à la Coalition des associations de presse (Cap). Celle-ci, en conférence de presse hier, a dénoncé « une menace sur la liberté de presse au Sénégal », « une gestion nébuleuse de l’aide à la presse », « des critères d’attributions des fréquences opaques » mais aussi « la gestion politique de la Maison de la presse ».

« Sur toutes ces questions, j’avoue être profondément déçu par un activisme fondé sur une tendancieuse subjectivité », s’est indigné B. Ndiaye dans un communiqué soulignant que « la presse, sous l’ère du président Macky Sall a connu un bond en avant sans commune mesure ».

Sur la liberté de la presse, argue l’Administrateur, « Depuis 2012, il n’y a aucun acte ou fait venant du pouvoir et qui dénote d’une menace sur celle-ci. Mieux, aucun journaliste n’est en détention au Sénégal pour un délit de presse ».

Autre point de friction, l’aide à la presse. Selon Bara Ndiaye, « aucun organe de la presse privée n’est en conformité avec les obligations requises pour en bénéficier ». Pour l’essentiel, a estimé B. Ndiaye, « Les patrons de presse qui parlent, ratent toujours l’occasion de se conformer aux textes avant toute récrimination. Des charges sociales à celles fiscales, rares sont les entreprises qui sont en règle au grand dam des employés qui du reste sont royalement oubliés ». Chiffres à l’appui, il a remis sur le tapis le passif social: 14.415.477.539 FCfa de dette de redevance à l’Artp ; 1.823.722.328 FCfa d’arriérés de cotisations à l’Ipres ; 952.192.976 FCfa d’arriérés de cotisations à la Caisse de sécurité sociale ; 36.941.700 à la Sodav.

Concernant la gestion de la Maison de la presse, l’Administrateur a rappelé qu’à sa nomination, la levée de bouclier s’était opérée autour de son inexpérience. « Près de trois ans après, cette critique semble avoir cédé la place à la politisation de l’institution, a-t- il relevé. Aujourd’hui, la Maison de la presse a mis à la disposition de tous les acteurs des sièges fonctionnels, une médiathèque, un cyber presse et autant de salles de réunion et de séminaire, en plus d’avoir entièrement équipé le complexe hôtelier ».

En lieu et place des « calomnies et autres manœuvres », a défendu B. Ndiaye, « le véritable débat se trouve dans la précarité des journalistes et reporters pendant que leurs patrons se sucrent ».

E. M. FAYE

« L’Afrique est mon continent et ma maison. Nous avons choisi de retrouver la famille », disait le roi Mohammed VI à l’occasion du 28ème sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba (Éthiopie). Après la politique et l’économie, le Maroc a choisi de retrouver l’Afrique par la culture à travers une manifestation intitulée « L’Afrique en Capitale ».

« Il s’agit de 36 manifestations sur 18 lieux, des centaines d’artistes africains invités, quatre conférences dont l’une porte sur Léopold Sédar Senghor, cinq concerts, des débats d’idées, des projections de cinéma, des expositions matrimoine et d’art moderne », liste Brahim El Mazned, le commissaire général de l’événement lors du lancement du mois de « l’Afrique en Capitale » à Rabat (du 28 mars au 28 avril). Au musée d’art contemporain de Rabat où a eu lieu la cérémonie de lancement mardi dernier, les œuvres africaines se déclinent sur les trois niveaux : à l’étage, en terrasse et en sous-sol. Sans aucun doute, la partie intitulée « Regard contemporain sur l’art africain » est la plus dynamique et la plus diversifiée pour ne pas dire la plus intéressante.

On y retrouve le magnifique travail de l’Ivoirien Aboudia qui renvoie aux œuvres de Basquiat revisitées avec en larme de fond le conflit en Côte d’Ivoire, l’Italo-Sénégalaise Maïmouna Guerresi avec une spiritualité palpable, les couleurs abstraites et chatoyantes du Congolais Chéri-Chenin ou les tresses africaines de Diseye Tantua du Nigeria. Il est à noter la forte présence d’œuvres d’artistes venus du Nigeria et du Ghana.

Dans l’antre de la terre
C’est une sélection qui montre l’art africain résolument ancré dans ses racines. Selon les organisateurs, l’exposition convoque une « mémoire traditionnelle, tribale ou populaire, et conjointement une création qui fait appel à une histoire de l’art transculturelle à la fois locale et globale, montrant ainsi les signes d’hybridation opérés sous l’impact de la modernisation artistique et économique ». Mais une telle richesse n’est pas une nouveauté. Ainsi, comment expliquer l’ouverture soudaine du Maroc vers l’art africain ? « Cela ne s’est jamais interrompu, réfute Brahim El Mazned. Les Sénégalais, notamment les Tidianes, viennent à Fès avant même d’aller à la Mecque. Il y a toujours eu des artistes africains au Maroc.

« L’Afrique en Capitale » présente la particularité d’être multidisciplinaire et c’est devenu un projecteur sur l’art contemporain africain. Cela confirme l’attachement des Marocains à leur africanité. Il y a une véritable volonté politique de faire de Rabat une capitale culturelle africaine. Un tel événement est important pour donner écho à la création africaine contemporaine dans la continuité du débat autour de la politique marocaine en Afrique ».

Des propos auquels Mederik Turay souscrit entièrement. Installé au Maroc depuis 4 ans, l’artiste plasticien ivoirien a deux grandes fresques intallées au Musée Mohammed V de Rabat pendant tout le mois de « l’Afrique en Capitale ». Après le Musée Mohammed V, la Villa des arts, la magnifique galerie Bab Rouah aux accents médiévaux, la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc à Rabat où s’étalent des manuscrits de Tombouctou, « L’Afrique en Capitale » s’est poursuivie sur la scène du Théâtre national Mohammed V avec un concert où l’idée d’union africaine a été matérialisée par le groupe panafricain Jokko.

De notre envoyé spécial au Maroc, Moussa DIOP

Grande voix de Rfi, Laurent Sadoux est décédé hier à l’âge de 51 ans. Présentateur historique d’Afrique Midi notamment, après avoir été aux manettes des éditions de la matinale, Laurent Sadoux racontait l’information comme nul autre.

Laurent Sadoux c’était une voix. Cette voix chaude, cette voix grave, cette voix complice qui savait comme nulle autre introduire de la proximité et de l’intimité avec les millions d’auditeurs disséminés de par le monde. Laurent Sadoux le disait lui-même, il « invitait » les auditeurs dans Afrique Midi, une édition qu’il a présentée durant quinze ans. Et il traitait donc ces auditeurs comme on traite des invités, c’est-à-dire avec respect. En leur donnant le meilleur de lui-même. Et ce meilleur, c’était son style, un style à la fois précis et imagé. Un style forgé par sa pratique de la lecture et son amour du théâtre. Et l’on peut d’ailleurs voir dans la façon dont il présentait les journaux, une forme de mise en scène de l’information. Avec un soin particulier apporté à ce qu’on appelle l’enrobage radiophonique, les virgules musicales. Avec aussi sa recherche de formules stylistiques. Il dormait peu, se levait très tôt le matin pour écouter toutes les radios concurrentes avant d’arriver à Rfi. Il collectionnait les jingles et cherchait constamment des nouveaux concepts. Car Laurent était un littéraire et les livres occupaient une grande partie de sa vie. Il en possédait plus de trois mille dans son appartement. Cet homme de grande culture, amateur d’histoire de France, était un pur autodidacte.

(Sources Rfi.fr)

Le « Free Roaming » sera désormais applicable à partir d’aujourd’hui, dans cinq pays de l’espace ouest-africain signataires d’un protocole d’accord, à savoir le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, le Sénégal et le Togo.

Le secteur des télécommunications dans l’espace ouest-africain amorcera désormais un nouveau départ avec l’effectivité, aujourd’hui, du projet « Free roaming » dans cinq pays de la sous-région, à savoir le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, le Sénégal et le Togo. Tous ces pays signataires de ce protocole d’accord vont appliquer les tarifs qui sont contenus dans le protocole. Selon le directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall, avec ce « Free roaming », les pays signataires du protocole d’accord pourraient communiquer ou recevoir des appels sans être facturés, en roaming de manière gratuit. A l’en croire, dans le périmètre du « Free roaming », la réception des appels est gratuite pour une durée de 300 minutes dans un délai de 30 jours calendaires. Quant aux appels et les Sms émis, ils seront facturés aux tarifs appliqués par les opérateurs du pays visité.

« Avant le «Free Roaming», les usagers sénégalais en visite au Mali par exemple devaient payer pour la réception d’appels 200 FCfa par minute et pour l’appel vers un opérateur local 400 FCfa/mn et l’appel vers le pays d’origine et l’international, 1.100 FCfa/mn », informe-t-il. Non sans préciser qu’au aujourd’hui, 31 mars, les tarifs appliqués aux Sénégalais en visite au Mali seront gratuits pour 300 minutes. « Quant à l’appel vers un opérateur local, le tarif sera de 150 FCfa/mn (Tarif plafond). Concernant l’appel vers le pays d’origine et l’international, il sera désormais à 300 FCfa/mn. Et le tarif pour l’envoi des Sms toutes destinations est fixé à 100 FCfa », fait savoir M. Sall. Aussi a-t-il tenu à rappeler que la gratuité de ces appels est limitée dans le temps, un mois, et ne concerne que les clients en déplacement mais pas des clients permanents.

« Au Sénégal, nous avons travaillé avec les trois opérateurs Tigo, Sonatel et Expresso. Ils ont fait le point avec nous et sont prêts et ont déjà implanté les nouveaux tarifs du «roaming» », indique-t-il. Aussi, souligne le directeur général de l’Artp, qu’au départ, ils étaient 7 pays mais le projet ne va démarrer qu’avec le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, le Sénégal et le Togo. « La Côte d’Ivoire et la Sierra Leone vont nous rejoindre plus tard », informe toutefois Abdou Karim Sall. La discussion va continuer avec les régulateurs d’autres pays tels que la Gambie, la Mauritanie pour pouvoir faire la même chose et ainsi étendre le réseau.

Présidant le lancement officiel de ce « Free roaming » dans l’espace africain, le ministre des Postes et Télécommunications, Yaya Abdou Kane, a félicité et remercié l’ensemble des acteurs qui ont su matérialiser et rendre effective l’initiative « Free roaming » (réseau africain unique).

A l’en croire, le lancement du réseau unique africain contribuera sans nul doute à une meilleure intégration sous-régionale entre nos États à travers les Télécommunications/Tic.*

Maguette Guèye DIEDHIOU

Pour une deuxième édition, la soirée culturelle « Hannde ko yelaa », au Grand Théâtre de Dakar, a permis à ses organisateurs de faire un retour aux sources du «Yéla». Une animation musicale fort diversifiée avec plusieurs prestations d’artistes.  

Le groupe « Lydel » a organisé, samedi dernier, au Grand théâtre national, la soirée culturelle « Hannde ko yela ». La cérémonie avait pour objectif de participer à la préservation et la vulgarisation du patrimoine culturel immatériel pulaar, mais aussi de rendre hommage à Lama Binta Seck, cantatrice du Boundou, décédée en mai à Dakar, à l’âge de 77 ans. Elle était connue pour son amour de la culture, son talent et son attachement sans faille à son terroir.

Les initiateurs de « Hannde ko yela » se sont également rappelés de Mamadou Diop, ancien metteur en scène, chorégraphe et professeur d’art dramatique à l’Ecole des arts, décédé en juillet 2016. Dans un film, amis, collègues et anciens étudiants considèrent Mamadou Diop comme « un génie artistique ». Le metteur en scène Seyba Traoré y a salué sa passion pour l’art ; et ses rapports avec les acteurs.

Cette soirée culturelle a mobilisé un orchestre de 21 artistes venus distiller des sonorités du «Yéla». Elle a été le moment de montrer la richesse de cette culture aux danses pudiques, qui ne laissent apparaître aucune partie intime du corps. La particularité est à rechercher dans le port vestimentaire traditionnel des artistes et chanteurs. Une animation musicale fort diversifiée avec plusieurs prestations, des ténors comme les Frères Guissé, Mansour Seck, le groupe « Bidew Bu Bess » qui a fait bouger le public. Mais également Maïmouna Gawlo, Oumy Seck, Madina Sambou, Tara, Waranka Diop, avec la participation active des griots du Boundou.

Serigne Mansour Sy CISSE

A l’instar de leurs camarades des autres régions, les artistes et comédiens de Rufisque ont célébré la Journée mondiale du théâtre. Le Centre culturel Maurice Guèye de la Fondation Sococim a servi de cadre aux différentes troupes théâtrales de la « vieille ville » pour des prestations sur des thèmes divers allant de l’importance de l’art et des cultures à la violence dont sont victimes les femmes au sein des couples.

L’»Atelier du théâtre expérimental» (Ate), «Kocc Barma», «F’Ame», «Xum Té Dagane», «Vitamine C», «Rio Théâtre», «Ndeye Ji rew», «Etoile», «Arc en ciel», «Aristo», «Bokk jom» se sont produit sur la scène devant les spectateurs qui ont répondu à l’invitation de la Fondation Sococim.

Au cours de leurs prestations, les comédiens de la troupe «Vitamine C» ont mis un focus sur les « violences basées sur le genre », avec un accent particulier sur l’« autoritarisme et le caractère misogyne de certains hommes », qui se donnent « trop de pouvoirs » au sein des foyers sénégalais. Sous la direction de Mame Birame Diouf, les artistes de l’»Ate» se sont, eux aussi, produits sur des thèmes sociétaux dont la « cherté du loyer » et les « problèmes de la sécurité routière ».

« La Fondation Sococim accompagne les formations que nous initions. Ainsi, nous avons par exemple bénéficié de l’accompagnement de la fondation dans toutes les formations que nous avons initiées l’année dernière », a indiqué le président du Collectif des associations culturelles de Rufisque (Cacr), Sidy Fall. Pour la Fondation Sococim, cet appui aux artistes rufisquois constitue l’une de ses principales actions.

M. NDONG

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