banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Arts et Culture (1059)

La Gsm association (Gsma) a lancé, hier, à Londres, un nouveau rapport intitulé « Processus de transition vers le numérique au Kenya ». Selon un communiqué, ce document met en lumière les précieuses leçons qui peuvent être tirées de l’expérience de ce pays dans son passage au numérique au cours des dix dernières années.

Pour réussir une bonne transition vers le numérique, la Gsma demande de s’inspirer de l’expérience du Kenya, en le citant comme exemple de réussite dans un nouveau rapport qu’elle a publié hier et intitulé « Processus de transition vers le numérique au Kenya ». Selon un communiqué, ce rapport fournit des informations utiles ainsi que des conseils aux organismes de régulation et aux décideurs politiques des autres pays où les processus de transitions similaires sont soit prévus, soit en cours.
« Pour les pays qui veulent connecter un plus grand nombre de leurs citoyens aux nombreuses opportunités qu’offre la technologie mobile, la mise à disposition de ce que l’on appelle le spectre du dividende numérique (bande 700/800 MHz) est essentielle pour étendre la couverture », a déclaré John Giusti, chef de la  Régulation de la Gsma dans le communiqué.  A l’en croire, le dividende numérique est important.

Le spectre du dividende numérique est l’idéal pour atteindre plus de gens avec le haut débit mobile, étant donné que ces bandes de basse fréquence peuvent couvrir des zones plus étendues avec moins de stations de base que des fréquences plus élevées. « Cela réduit les coûts de déploiement et permet aux opérateurs d’offrir une couverture plus large, plus abordable, en particulier dans les zones rurales où la connectivité peut être un défi. Mais il ne s’agit pas seulement des zones rurales ; le spectre du dividende numérique offre également des avantages dans les zones urbaines, fournissant une meilleure couverture intérieure, étant donné que ces fréquences peuvent pénétrer plus facilement les bâtiments », lit-on dans le communiqué.

Il y est précisé également que pour assurer une transition réussie vers le numérique au Kenya, comme dans d’autres pays, le processus de transition numérique exigeait de considérer et de mettre en œuvre un large éventail de questions, dont la politique, l’état du marché de la radiodiffusion, les fonds pour la migration, la sensibilisation du public, la disponibilité des équipements pour les consommateurs et l’inclusion des parties prenantes dans le processus de planification.

D’après les leçons tirées de l’expérience de la transition du Kenya, tout commence avec une feuille de route bien élaborée. Les gouvernements peuvent faciliter un processus de migration numérique en douceur et avec succès en établissant une feuille de route pour la transition bien planifiée et en faisant appel à des intervenants de qualité. Suivront la transparence qui renforce la crédibilité, les avis du secteur sont également nécessaires pour réussir une bonne transition du numérique. Il faut aussi choisir des normes techniques avec des soutiens internationaux et s’assurer de mettre en place des campagnes bien gérées pour sensibiliser les consommateurs.

La Gsma représente les intérêts des opérateurs de téléphonie mobile dans le monde entier. Elle réunit près de 800 opérateurs et 300 sociétés appartenant à l'écosystème mobile, dont des fabricants de téléphones et dispositifs, des éditeurs de logiciels, des fournisseurs d’équipements, des fournisseurs de services Internet et des entreprises de secteurs connexes. La Gsma organise également les plus grands événements du marché tels le Mobile world congress, le Mobile world congress Shanghai, le Mobile world congress America et les conférences Mobile 360 Series.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La 7ème édition du défilé « Emma Style Show » se tient demain et après-demain, au Grand Théâtre, sous le thème « Sénégal, pays des opportunités ». A ce grand spectacle de la mode à but caritatif sont attendus une vingtaine de créateurs sénégalais et  africains et trois artistes musiciens, Meiwey, Armel Gabana et Paulette.

Pour  donner une autre dimension au « Emma Style Show », Emmanuelle Adjovi, créatrice de la marque "Emma Style", a décidé,  cette année, d’organiser la 7ème édition sur deux jours. Un dîner  spectacle à but caritatif est prévu demain et un défilé de jeunes stylistes après-demain, au Grand Théâtre.
Des créateurs de mode sénégalais et africains de renommée internationale parmi lesquels figurent Gilles Touré, Reda Fawaz,  Enzo Itzaki, Collé Ardo Sow, Thiané Diagne Jour J, Nabou Création, entre autres, participeront à ce grand rendez-vous de la mode.

Pour l’événement, il y aura également de jeunes créateurs émergents, une dizaine qui auront l’opportunité de participer, ce samedi, au défilé de l’après-midi glamour. Selon Emmanuelle Jodan Adjovi, ils ont  créé ce 2ème défilé, intitulé « Défilé de l’après-midi glamour », pour répondre à la demande de nombreux jeunes qui voulaient participer à l’événement. A cette nouveauté de la 7ème  édition du « Emma Style Show » vient également s’ajouter l’exposition-vente qui, d’après Emmanuelle,  permettra d’approcher et  d’acheter les tenues, les beaux modèles de ces créateurs qui ont eu à participer au défilé.

Revenant sur  le volet caritatif du dîner de gala, Mme Adjovi indique que c’est via la tombola que des fonds sont reversés intégralement à des associations choisies après un examen minutieux de leurs dossiers. « Cette année, nous avons choisi l’association « Solidarité ak yow » qui est la principale bénéficiaire de l’intégralité des fonds issus de la tombola et une partie des fonds du dîner gala », informe-t-elle. En croire à sa présidente, Marthe, l’association s’active dans l’assistance, l’aide et le prise en charge des enfants malades, l’orientation et le soutien des nécessiteux, etc.
Outre la mode, la musique s’invitera aussi à la soirée avec comme invités l’artiste ivoirien Frédéric Meiwey, le Camerounais Armel Gabana et la  Sénégalaise Paulette.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’étudiant Mamadou Moustapha Guèye a procédé, samedi dernier, au Centre culturel Maurice Guèye de Rufisque, à la présentation et dédicace de son recueil de poèmes intitulé « Viatique ». Paru aux éditions L’Harmattan Sénégal, le recueil est composé de 24 poèmes.

Etudiant en Licence 2 de géographie à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), Mamadou Moustapha Guèye, âgé de 22 ans, est un amoureux de la littérature, et surtout de la poésie. Pour ce recueil, il dit être inspiré par des « Témoins de Jéhovah » rencontrés dans les rues de Rufisque. « Ces personnes distribuaient des papiers et j’en avais reçu un. C’est là que m’est venue l’inspiration d’écrire des poèmes en faisant des recherches sur le mot « ponction ». « Je suis tombé sur ce mot en lisant une feuille qu’une jeune fille  des « Témoins de Jéhovah » m’avait remise », a-t-il expliqué.

Parmi ses sources d’inspiration, figurent aussi Victor Hugo, Lamartine, Léopold Sédar Senghor et tant d’autres. « Viatique » est un hommage à la femme. Dans ce recueil de 76 pages, trois poèmes intitulés « A la femme aimée », « A la femme adorée » et « Oh femme » sont dédiés à gente féminine. Il met en évidence la valeur de la femme en faisant ses éloges.

Selon Bachir Coly, responsable d’édition  à L’Harmattan Sénégal, ce « recueil a été très intéressant. Notre comité de lecture a ainsi donné un avis favorable pour son édition ». Quant à la présentatrice du livre, elle a salué la composition et l’originalité. Selon Sokhna Ndim Simal, «Viatique » qui est un mot de la langue française signifie trois choses de très importantes. D’abord, une provision d’argent ou de nourriture qu’on donne à quelqu’un pour un voyage. Ensuite, un sacrement de catholique de l’eucharistie administré aux malades en péril de mort. Et enfin, une assurance ou une garantie. « Vu ces trois points, nous considérons que ce titre convient parfaitement à ce contenu », a déclaré Mme Simal, ancien professeur de français de l’auteur.

Ce livre, ajoute-t-elle, est un document de conseils, un vibrant hommage à la femme. C’est aussi un document de prière car il y glorifie la gloire de Dieu dans le dernier poème intitulait « Oh seigneur ». « Ce recueil est une garantie de bon fonctionnement de tout un chacun de sa vie », a estimé Mme Simal.
La cérémonie de présentation du recueil était placée sous le parrainage de feu Mbaye Jacques Diop, ancien maire de Rufisque, « un homme de valeur, et de culture ». « Il a 1.500 ouvrages qu’il a personnellement lus. Me Mbaye Jacques Diop a consacré sa vie à la lecture », a témoigné le ministre conseiller Seydou Diouf.

Selon l’auteur, Moustapha Mamadou Guèye, la littérature et la lecture ont  toujours été pour lui des moyens très efficaces de distraction surtout pendant les vacances. « En tant que féru des lettres, et cela depuis le bas âge, j’ai opté pour l’écriture, pour la poésie en particulier », a-t-il dit. Il a tenu à rendre un vibrant hommage à ses maîtres et ses parents qui ont largement contribué à sa réussite.

Seynabou BOP (stagiaire)

Le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, a animé, hier, la conférence inaugurale de la deuxième édition du cycle de séminaires de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) autour du thème : « La politique de développement de l'industrie cinématographique au Sénégal : état des lieux et perspectives ». Dans sa communication, il a insisté sur la nécessité de travailler autour de la formation des acteurs du 7ème art sénégalais.

Le cinéma sénégalais s’est forgé sur la scène internationale dès les premières décennies de l’indépendance. Sembène Ousmane, Djibril Diop Mambéty ont été, sans doute, les précurseurs d’un cinéma pionnier en Afrique subsaharienne. Toutefois, aux yeux de Hugues Diaz, directeur de la Cinématographie, le 7ème art sénégalais a connu un déclin sans précédent, consécutif certes aux politiques draconiennes d’ajustement structurel mais aussi à un manque d'anticipation et de prospective des professionnels du secteur et de l’Etat. Néanmoins, depuis quelques années, le  secteur  représente de manière honorable le Sénégal dans les compétitions internationales.

En 2014, au Festival   panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, notre pays avait raflé la plus grosse mise avec notamment la consécration de « Tey » d’Alain Gomis.

Prenant la pleine mesure du rôle du cinéma dans la transformation des consciences populaires et du développement économique et social, l’Etat s’est engagé à accompagner le secteur depuis quelques années via le Fonds de promotion de l'industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica).

Mais également à travers l’élaboration d’un plan stratégique quinquennal de développement intégré du cinéma et de l’audiovisuel au Sénégal. Pourtant, malgré ces efforts, le cinéma sénégalais continue de faire l’objet de plusieurs de maux.

Il s’agit, selon Hugues Diaz, des difficultés d'ordres conjoncturel, organisationnel, structurel et infrastructurel. Ce faisant, il propose de revoir les lois pour avoir un environnement favorable à l’épanouissement des acteurs. Sur le plan des moyens, le Fopica, doté d’un montant d’un milliard de FCfa, ne suffit pas pour prendre en compte toutes les préoccupations financières des acteurs. Par exemple, a fait remarquer le directeur de la Cinématographie, le long métrage « Félicité » du réalisateur sénégalais Alain Gomis, sélectionné en compétition officielle à la Berlinale 2017 et au Fespaco, coûte à lui seul 800 millions de FCfa.

Défi de la formation
Par rapport aux défis, un travail sur une plus grande visibilité du secteur s’impose. Pour ce faire, il urge d’ouvrir des salles de cinéma, d’avoir des plateformes internet et des télévisions pour une large diffusion de la production nationale audiovisuelle. Dans sa communication portant sur « La politique de développement de l'industrie cinématographique au Sénégal : état des lieux et perspectives », Hugues Diaz a insisté sur la formation pour une plus grande professionnalisation des acteurs du 7ème art sénégalais. « Il pose véritablement un problème lié au défi de la formation. Le Sénégal n’a pas encore une Ecole nationale de cinéma », a-t-il souligné.

Comme stratégie, il a proposé de sécuriser la création. Une chose qui, à l’en croire, est possible, aujourd’hui, grâce à la mise en place de la Sénégalaise des droits d’auteur et droits voisins (Sodav). D’après Hugues Diaz, le monde du cinéma sénégalais a  été lésé à cause de la piraterie. Beaucoup de cinéastes n’ont jamais perçu leurs droits. La deuxième édition du cycle des séminaires de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan)  sur les politiques culturelles est organisée, cette année, en partenariat avec le ministère de la Culture, à travers la Direction des arts.

Pour Abdoulaye Diallo, qui a représenté le directeur des Arts, à cette conférence inaugurale, il s’agit d’une initiative qui a apporté la preuve qu’elle s’insérait parfaitement dans la cartographie des orientations stratégiques et du plan d’action que le ministre de la Culture s’efforce d’imprimer au secteur, en application des directives pertinentes du président de la République.

Selon M. Diallo, ce programme de l’Ifan aide à mieux informer le public sur les perspectives depuis lesquelles le gouvernement balisera, pour les développer, les sous-secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, ainsi que toutes les filières constituant les sous-secteurs des arts vivants et des arts visuels.

Ibrahima BA

En marge de la rencontre avec les acteurs culturels, le ministre Mbagnick Ndiaye est revenu sur le traitement de l’information liée à la culture par les médias au Sénégal. Il a profité de l’occasion pour se féliciter du travail accompli par le quotidien national « Le Soleil ».  « J’aimerais que la presse s’intéresse davantage à la culture. Le journal  « Le Soleil » et la Rts, que je félicite, font des efforts considérables dans ce sens. Il faut que la presse nous accompagne dans nos activités contribuant à mettre en lumière notre culture, la diversité culturelle », a dit Mbagnick Ndiaye.

Kalidou Kassé, artiste peintre : « Présenter des projets structurants… »
« La décision du chef de l’Etat de déclarer 2017 année de la culture est extrêmement positive. C’est véritablement une excellente initiative et un clin d’œil à la communauté culturelle.  Je pense qu’il s’agit maintenant pour nous de prendre la balle au rebond pour présenter des projets structurants, des projets qui permettront de montrer que nous comptons sur le plan économique et culturel dans ce pays. Il faut rappeler que les acteurs culturels ont toujours eu des projets. Maintenant, au-delà de ces projets culturels, il y a les préoccupations sociales (santé, logement). C’est le moment de régler tous ces problèmes.  Le président de la République avait fait un effort, en achetant beaucoup d’œuvres lors de l’érection du Centre de conférences Abdou Diouf de Diamniadio. Actuellement, il y a beaucoup de chantiers qui sortent de terre. Je pense qu’il devait prendre en compte la situation des artistes pour voir comment est-il possible de les accompagner. C’est l’exemple de l’Aéroport international  Blaise Senghor ainsi que d’autres structures à Diamniadio. »
 
Moussa Touré, realisateur : « Il faut en faire une continuité »
« Je pense qu’on devait parler de l’année culturelle bien avant qu’elle n’arrive. Je considère qu’il fallait en parler avant pour que les choses se préparent. Cette année culturelle est importante, mais il faut en faire une continuité. Avec la mise en place du Fonds dédié au cinéma à notre retour de Ouagadougou en 2014, je me dis qu’il y a, cinématographiquement, quelque chose qui est en train de se passer. Toutefois, j’estime qu’il y a beaucoup de directions. Sur le plan cinématographique, j’attends à ce qu’on ait une industrie cinématographique. Que le peuple puisse aller voir les artistes et non le contraire. »
 
Metzo Diatta, vice-président de l’Ams : « Augmenter le budget et les projets culturels »
« Nous nous félicitions de la décision du président de la République de déclarer 2017 année de la culture. Nous espérons que tous les projets proposés vont être financés par l’Etat du Sénégal afin de pouvoir contribuer à l’épanouissement de la culture et des artistes sénégalais.  Il faut reconnaître que l’Etat, à travers le ministère de la Culture, consent des efforts en faveur de la culture. Néanmoins, nous les jugeons insuffisants. Il faut davantage mettre le secteur en avant, en augmentant le budget et les projets qui vont dans le sens culturel. Ce faisant, nous souhaitons que l’Etat soutienne les artistes qui sont des citoyens assez dynamiques. Un Etat ne peut survivre sans la culture. La culture est un secteur clé et l’Etat doit davantage augmenter le budget qui lui est alloué. Les acteurs culturels doivent davantage  être pris en considération car il y a énormément de chantiers culturels qui ont été suspendus. »

Birame Ndeck Ndiaye, Féderation métiers de la culture : « Aboutir à des résultats très appréciables »
« Le président de la République est en train d’instaurer au plan social, la Couverture maladie universelle pour toucher tout le monde. Avec ce programme, nous allons vers la protection sociale globale. Nous sommes partis de loin. Sur le plan de la formation, il a des idées précises pour la formation des acteurs culturels. Il faut des infrastructures culturelles de qualité. Par rapport à l’environnement juridique, la Sénégalaise des droits d’auteur et droits voisins (Sodav) a été consacrée. Nous souhaitons que le programme culturel puisse déboucher sur une évolution nette de l’acteur culturel dans sa situation à travers la mise en place d’une protection sociale globale. Les acteurs culturels doivent, de leur côté, faire en sorte que les choses évoluent de manière positive. La politique culturelle telle que définie peut nous conduire à des résultats très appréciables. Il faut que tout le monde s’approprie cette politique culturelle. »

Par Maguette Guèye DIEDHIOU et Ibrahima BA

Suite à la décision du président de la République, Macky Sall, de consacrer 2017 « Année culturelle », les acteurs de  ce secteur, autour du ministre de la Culture, étaient en conclave hier, au Grand Théâtre pour échanger sur les voies et moyens pour donner un contenu à cette célébration.

La communauté culturelle et artistique s’est fortement mobilisée hier, lors de la rencontre d’échanges sur « L’Année culturelle 2017 » décrétée par le président de la République.  A l’occasion, les acteurs culturels ont exprimé, en présence du ministre de la Culture et de la Communication, leurs préoccupations et veulent une prise en charge de ces dernières. Par exemple, le problème  de la formation a été évoqué par la majorité des acteurs aussi bien dans les domaines des arts plastiques, de la danse, du théâtre. Comme souligné par le président de l’Arcots, Pape Faye, qui dit avoir même initié un programme de formation national pour début mai 2017.

Il était également question pour  beaucoup d’acteurs de prendre davantage en compte leurs problèmes de santé. Ngoné Ndour, présidente du Conseil d’administration de la Sodav, s’est également plainte du taux de fiscalité de 12% demandé aux organisateurs de spectacle. Aussi, le président de  l’Association des métiers de la musique (Ams), Daniel Gomes, a déploré la tardiveté et la répartition inéquitable des droits d’auteur. Les acteurs se sont également prononcés sur  la nécessité d’ériger une Ecole nationale des arts et cultures, une bibliothèque nationale...

A ces préoccupations majeures, le secrétaire général du ministère de la Culture  et de la Communication, Birane Niang, n’a pas manqué d’apporter des éléments de réponse. Sur les problèmes d’infrastructures évoqués par les acteurs culturels relatifs à la construction de l’Ecole nationale des arts et cultures, de la Bibliothèque nationale et des Archives nationales, le secrétaire général du ministère a informé que des études de faisabilité sont terminées et que la Haute autorité a décidé d’ériger l’Ecole nationale des arts, la Bibliothèque et les Archives nationales  sur le site de Diamniadio.

Concernant la question de la santé, l’accès au logement, entre autres, Birane Niang a fait savoir que la Mutuelle de santé des acteurs culturels constitue une réponse à ces préoccupations. Toutefois, reconnaît-il, la mutuelle a tardé à démarrer ses activités du fait de sa spécificité.

Fiscalité, mutuelle, mécénat…
« C’est la seule mutuelle nationale qui couvre l’ensemble du territoire national et que, par conséquent, cela a impacté sur le démarrage de ces activités et qui devront commencer dès le mois d’avril prochain », rassure-t-il. Revenant sur le problème du mécénat précisément sur la défiscalisation, Birane Niang, indique qu’ils ont travaillé sur un Projet de loi sur le mécénat qui est d’ailleurs terminé et  qu’ils sont  entrain de voir avec le ministère de l’Economie et du Plan comment intégrer cette loi dans le dispositif fiscal afin de trouver une solution.

La rencontre d’hier a été également une occasion pour les acteurs culturels de décliner des manifestations et programmes culturelles qu’ils veulent organiser au courant de l’année 2017. Il s’agit, par exemple, pour Pape Faye,  président de l’Arcots qui a pris l’initiative cette année, de faire revenir le « Fest’rire » de Kaolack suspendu depuis 2012 alors  que ce festival était la plateforme qui fédérait tous les artistes comédiens. Saluant cette initiative du président de la République de faire de 2017, une « Année culturelle », le président de l’Association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Bèye, n’a pas manqué d’énumérer des programme en vue. Ainsi, l’Aes veut organiser une tournée de sensibilisation sur « la place de la culture dans le Plan Sénégal émergent » et d’éditer un dictionnaire des arts et des lettres qui retrace la marche des créateurs à travers les arts.

Par rapport aux programmes énumérés par les acteurs, le secrétaire général du ministère de la Culture les a invités à  envoyer rapidement leur contribution pour qu’on stabilise le document en vue de l’audience que le président de la République organisera bientôt pour rencontrer la communauté culturelle et artistique. Aussi, reconnaît-il qu’il y a des problèmes de moyens pour prendre en charge tout cela. « Mais nous avons réitéré notre disponibilité à toujours accompagner la communauté artistique et culturelle. Nous continuerons à le faire  cette année et même si les moyens sont plus ou moins limités, nous allons voir comment mutualiser les différents moyens pour accompagner tout le monde », argue Birane Niang.

Présidant cette rencontre avec  la communauté culturelle et artistique, le ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye, indique qu’elle fait suite à la décision majeure prise par le chef de l’Etat de faire  de 2017, une « Année culturelle ». « L’année 2017 étant dédiée à la culture, il était nécessaire pour le ministère de réunir tous les acteurs culturels, tous domaines confondus, pour partager avec vous et ainsi donner un contenu à l’année de la culture », dit-il. A l’en croire, il s’agira pour chaque secteur, de décliner, de concevoir un programme et d’exprimer leurs préoccupations pour qu’à la fin, amasser un certain nombre d’idées, de programmes à monter et à dérouler durant l’année.

Par Maguette Guèye DIEDHIOU et Ibrahima BA

 

La clôture de l’exposition dédiée au président-poète, Léopold Sédar Senghor, dimanche dernier, organisée dans le cadre de la coopération décentralisée entre Dioffior et Panazol, au foyer des jeunes de la ville, a été une occasion pour l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, de magnifier la vie et l’œuvre de Senghor. Mais aussi, l’exemplarité des relations entre le Sénégal et la France ; entre la municipalité de Panazol, la Nouvelle Aquitaine et la ville de Dioffior.

La clôture de l’exposition dédiée au président-poéte Léopold Sédar Senghor à Dioffior a été rehaussée par la présence l’ambassadeur de France à Dakar, du président de l’Association des maires du Sénégal, Aliou Sall, et d’une forte délégation composée notamment des autorités de Panazol et des Cités-Unies, des autorités administratives, des maires et des populations du terroir. Cette exposition, organisée dans le cadre de la coopération décentralisée entre les villes de Dioffior et Panazol en France, a été abritée par le Foyer des jeunes. Déjà,  Panazol a été la première à abriter cette exposition dédiée à Senghor en 2016.

C’était une occasion pour les autorités et les populations de revisiter la vie et l’œuvre de Senghor, à travers des photos depuis son enfance. Selon le maire de la commune de Dioffior, Youssou Diom, Senghor qui fut le premier président du Sénégal avait  un charisme multidimensionnel.  Dans ses poèmes, a-t-il rappelé, il a beaucoup chanté le « Royaume d’enfance » composé des localités de Djilor, Séssène, Fawoye, Dioffior, Fimela, Joal, Palmarin...

Le maire de la commune a déclaré que c’est tout ce Royaume d’enfance qu’ils sont en train de fêter pour son 110ème anniversaire. Le maire de la ville de Dioffior a tenu à remercier l’ambassadeur de France au Sénégal. Selon lui, le déplacement du président de l’Ams, Aliou Sall, les encourage à s’unir comme un bloc et à mutualiser toutes leurs forces pour l’atteinte de leurs objectifs.

Coopération
Le président de l’Association des maires du Sénégal a exprimé tout son plaisir de participer à la clôture de cette exposition. Selon Aliou Sall qui connaît Dioffior où il passait souvent ses vacances, c’est le « cœur du Sine » et également la porte d’entrée du royaume de l’enfance de Senghor. Aussi, a-t-il rappelé que Dioffior se distingue par son dynamisme culturel. A cette occasion, il a félicité le maire de la commune, Youssou Diom, pour ses nombreuses initiatives pour l’épanouissement des populations. Mais également, la ville de Panazol pour l’exemplarité de la coopération entre les deux municipalités.

Le président de l’Ams a loué cette coopération caractérisée par un nombre important de réalisations, mais aussi par un esprit de suivi et par une rigueur dans l’évaluation des projets. Aliou Sall a indiqué que la coopération décentralisée est une des priorités de l’Association des maires du Sénégal. Il a également souligné l’importance de l’accompagnement de l’ambassade de  France au Sénégal dans le cadre de la réforme des finances publiques et notamment de la fiscalité locale. De plus, a-t-il encouragé la dynamique solidaire des maires de la zone qui, certainement, vont participer activement à l’émergence du pôle territoire de la région du Sine-Saloum.

L’ambassadeur de la France au Sénégal a, lui, magnifié la coopération entre la France et le Sénégal et celle entre la commune de Panazol, la Nouvelle Aquitaine et Diofior. Chritophe Bigot s’est réjoui des domaines variés de cette coopération qui concerne les handicapés, les femmes, l’assainissement, le jardin, l’économie… Aussi, a-t-il rappelé que cette  très belle coopération  est financée par le ministère du Développement local du Sénégal et le ministère des Affaires étrangères français à travers le Fonds conjoint.
Aussi, Christophe Bigot a rappelé qu’il y a 103 accords de partenariat entre des villes françaises et villes du Sénégal et ils sont actifs. Selon lui, c’est le chiffre le plus élevé et c’est un record que le Sénégal détient. Sur l’exposition, l’ambassadeur Christophe Bigot a déclaré que Léopold Sédar Senghor est  « un président qui est très cher à nos cœurs par son destin historique, par son goût pour la langue française, la Francophonie ».

Le président du Conseil départemental de Fatick, Omar Sène, a salué l’exemplarité des relations entre Panazol et Dioffior. Clôturant cette exposition, le préfet du département de Fatick, Mouhamadou Watt, en magnifiant la vie et l’œuvre du président-poète, a également salué les excellentes relations entre Dioffior et Panazol.

Oumar  Ngatty BA

Le ministre de la Culture et de la Communication a salué un homme exceptionnel dont le rayonnement s’étend sur l’ensemble de la planète.  Selon Mbagnick Ndiaye, cette exposition ouverte dans le cadre du Festival de l’Inde au Sénégal, offre l’honneur insigne de rendre un hommage solennel à cette figure particulièrement remarquable de l’histoire. « Gandhi est réputé pour être un être multidimensionnel. Le penseur fécond et apôtre de la non-violence cohabitait en lui avec l’homme politique, porteur de valeurs les plus élevées de sa société », a-t-il relevé. Nationaliste jusque dans l’âme, poursuit-il, il a fait face, avec une vaillance inouïe, à l’Empire britannique.  
Aux yeux du ministre, Gandhi portait l’empreinte d’une générosité totale ponctuée par le don de sa propre vie. D’ailleurs, à l’en croire, c’est ce qui explique la place que l’Inde et le monde accordent au Mahatma dont la philosophie est l’amour, qui, de façon naturelle et cohérente, s’exprime à travers la culture permanente de la non-violence et de la paix. « Le président de la République, Macky Sall, est particulièrement attaché, à l’instar du peuple sénégalais, à cette philosophie qui prône la compréhension entre les peuples, le respect des identités et la quête du progrès de l’humanité dans la concorde », a fait savoir Mbagnick Ndiaye, ajoutant que c’est le sens de la « Téranga » qui est un art de vivre sénégalais, mais aussi celui de « Tiranga », inspiré des plus hautes valeurs de l’Inde.

I. BA

Dans le cadre de la célébration du Festival de l’Inde au Sénégal, le Monument de la renaissance africaine a accueilli, hier, le vernissage d’une exposition consacrée à l’œuvre et à la vie  de  Mahatma  Gandhi, père de la nation indienne. A découvrir jusqu’au 2 octobre 2017, cette exposition dont le vernissage a été présidé par le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye et l’ambassadeur de l’Inde à Dakar, Rajeev Kumar, se compose principalement du buste de Gandhi ainsi que des photographies retraçant les grandes étapes de la vie de cet homme multidimensionnel.

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que Mahatma Gandhi a été en avance sur son temps jusqu’à la fin de sa vie. Résigné très tôt à faire de la paix, de la vérité, de la justice son crédo, l’homme s’inscrivit dans la lignée de ces éternelles serviteurs au parcours tant élogieux qu’exceptionnel. L’exposition ouverte jusqu’au 2 octobre 2017 dans la somptueuse galerie du Monument de la Renaissance africaine en dit long sur l’œuvre et la vie de ce guide multidimensionnel dont l’inspiration et les enseignements façonnent encore  notre temps et continuera à coup sûr d’impacter sur les prochains siècles.  
Montée dans le cadre du Festival de l’Inde au Sénégal, cette exposition présentant le buste du grand homme ainsi  que des photographies retraçant les grandes étapes de la vie de Mahatma.  Ainsi, en même temps qu’elle permet de saisir, à travers des illustrations chronologiques d’images et de  textes, la personnalité de Gandhi, l’expo est également une opportunité d’apprendre et de tirer des leçons sur les enseignements du père de la nation indienne. C’est aussi une occasion d’en savoir un peu plus du côté insondable qui a forgé la légende de ce « soldat de la paix ».

Né le 02 octobre 1869 à Porbandar, dans l’Etat de Kathiawar, Mohandas Karamchand Gandhi de son vrai nom a joué un rôle déterminant dans la libération de son peuple. Après avoir étudié le droit à Londres, il rejoint l’Afrique du Sud en 1893 à l’âge de 24 ans. « Il a passé  l’étape la plus significative de sa vie en Afrique du Sud. C’est à partir de ce pays qu’il a fait l’expérimentation de ce qu’il a produit comme idées, comme programme de développement économique », rappelle le commissaire d’exposition, Germain Coly. Dans une époque très sombre de l’histoire de la Nation arc-en-ciel, il est victime, comme les Noirs, de la discrimination raciale.   Gandhi va vivre les inégalités et tous les problèmes de l’apartheid dans ce pays. Il a été même descendu du train parce que n’étant pas européen. Ayant pris conscience de cette situation que vit ses homologues indiens se trouvant dans cette partie de l’Afrique, il décide de mener ses combats politiques contre les injustices sociales. Toutefois, il s’agissait de combats qui étaient exclusivement basés sur la non-violence. Gandhi va s’insurger contre le projet de loi  interdisant le droit de vote aux Indiens. « De retour en Inde, il a mis en application ses idées. Gandhi a appelé ses concitoyens à produire ce qu’ils consomment », souligne M. Coly. Par la même occasion, ce météore de la révolution indienne va renoncer à l’habillement occidental.

Combat contre l’injustice
D’ailleurs, c’est ce que cherche à dévoiler cette exposition, en mettant le zoom sur  les différentes étapes de l’évolution de sa vie. Grâce à son « Satyagraha », l’Inde sort peu à peu du joug colonial britannique.  Une révolution économique, culturelle et technique est en marche. « Sur le plan  social, Ghandi prônait l’égalité, la justice comme une religion. Son principe de vie, c’était de prendre en compte le pauvre et le faible dans toutes les actions politiques, économiques, sociales, culturelles… », soutient Germain Coly. L’exposition fait aussi découvrir certaines facettes de la philosophie de Mohandas Karamchand Gandhi. Ce dernier enseignait à « ne rien voir, ne rien attendre et ne rien dire de mauvais ». Au-delà de ses combats contre l’injustice sociale, il se distinguait de par sa vision économique. Parlant de l’initiateur du « Satyagraha », l’administrateur du Monument de la Renaissance africaine, Abdoulaye Racine Senghor, a indiqué que le nom à lui seul suffit pour identifier le personnage. « Gandhi est un personnage connu à travers le monde. Une personnalité de haute facture dont l’esprit, la philosophie et la direction de pensée constituent les chemins qu’empruntent la plupart des hommes épris de paix, de justice et d’indépendance », a-t-il laissé entendre.

A en croire l’ambassadeur de l’Inde à Dakar, Rajeev Kumar, Gandhi a insisté sur le fait que la « transformation de soi est une condition préalable à la réforme de la société ». Il a enseigné et observé le « Satyagraha » qui est une résistance passive ferme et non violente à l’oppression et au colonialisme. Selon lui, le père de la Nation indienne voulait un Etat non violent qui serait un Etat décentralisé où le village serait l’unité-clé.  « Je suis heureux de savoir que le Sénégal suit le chemin Gandhien. Vous avez des éco-villages. Je peux comprendre qu’une centaine de villages ont été déjà équipés de techniques d’éco-village, dans le but de transformer chaque deuxième village du pays en éco-village », a-t-il déclaré.  D’après Rajeev Kumar, Mahatma Gandhi n’appartient pas seulement à l’Inde, mais au monde entier et en particulier à l’Afrique.
Le 30 janvier 1948, Gandhi est assassiné alors qu’il se rendait à une réunion de prières. Toutefois, 69 ans après ce drame,  sa philosophie, ses enseignements semblent  s’inscrire dans le temps de l’éternité.

Ibrahima BA

L’Alliance des forums pour une autre Afrique (Alfa) a organisé, en partenariat avec la Commission nationale du Sénégal pour l’Unesco, un colloque international, sur le thème « Produire et préserver les biens culturels à l’ère du numérique », du 28 au 30 janvier. Cette rencontre, qui s’est tenue à l’occasion du 10ème anniversaire de la Convention universelle sur la protection de la diversité des expressions culturelles, se veut un cadre de réflexion sur les enjeux du numérique sur la production et la préservation des biens culturels. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de Mbagnick Ndiaye, ministre de la Culture et de la Communication.

« Comment faire de l’Afrique un acteur du numérique et non pas un simple consommateur, un spectateur passif ? En matière culturelle, comment tirer parti des technologies du numérique pour en faire un horizon de développement du patrimoine culturel africain largement immatériel ? Et comment renouveler la dimension première de la culture comme facteur de cohésion sociale et de construction de nos spécificités culturelles dans un rapport au monde en perpétuelle transformation » ? Ces questions énoncées par le président de l’Alliance des forums pour une autre Afrique (Alfa), Ousmane Blondin Diop, témoignent de la pertinence de cette conférence, mais surtout de l’importance considérable des défis à relever pour l’Afrique.

Cette Ong se propose de marquer une nouvelle étape dans la réflexion sur les enjeux de la diversité culturelle dans le contexte de mondialisation. Elle est d’autant plus opportune qu’elle intervient après la célébration du 10ème anniversaire de la Convention universelle sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, adoptée par l’Unesco en octobre 2005. Dix ans après, elle garde, selon Ousmane Blondin Diop, toute sa pertinence en raison du numérique.

Il convient dès lors de réfléchir sur son impact dans le champ culturel africain. « Le regard devra nous conduire à nous préparer à tirer bénéfice de cette innovation dans des contextes multiples et, par conséquent, à développer des capacités d’appropriation de ce numérique. Face à de tels enjeux, une lecture africaine de la convention de 2005 nous paraît nécessaire si l’on veut confirmer et renforcer le rôle de la culture dans le développement économique et social d’un pays ou d’une région », a-t-il déclaré.

L’avenir de la diversité des expressions culturelles face au défi numérique n’est pas, ici, d’ordre technique, ni une posture par défaut. C’est une question politique au sens le plus élevé du terme et qui veut que l’Afrique se positionne par rapport à des acteurs du numérique qui façonnent l’imaginaire des générations présentes et futures. Le président d’Alfa préconise une mise en valeur des contenus thématiques des légendes et contes africains sous des formats numériques ; ce qui contribuerait à préserver voire consolider le sentiment d’appartenance à une même culture. Car les nouvelles technologies peuvent, à l’en croire, procurer aux jeunes Africains des outils de connaissance et de compréhension de leur environnement social et culturel.

Dématérialisation de la culture
Ainsi, à l’issue de ce colloque, les participants espèrent aider à mieux définir leurs priorités en matière de création numérique à partir des bonnes pratiques et expériences recommandées. Il est tout aussi nécessaire de jeter les bases d’une coopération sous-régionale en vue de mettre en place un cadre institutionnel de formation au numérique et d’acquisition de nouvelles compétences pour les artistes, créateurs et les entrepreneurs culturels, en privilégiant les jeunes et les femmes. L’objectif est également de favoriser une coopération internationale en vue de disposer d’une assistance technique appropriée en faveur de la région Afrique et d’encourager les partenariats publics-privés dans le développement des industries culturelles.

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a invité les Africains à construire de nouveaux paradigmes qui intègrent le numérique, dont « il ne faut pas avoir peur », dans la production et la préservation des biens culturels. Car, estime-t-il, la dématérialisation de la culture, pour un accès plus large, doit être une priorité afin de créer des espaces de communication et d’échanges ; approche plus fructueuse que de se complaire dans le passéisme.

Alassane Aliou MBAYE

La présidente du Conseil d’administration de la Société de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav), Ngoné Ndour, dresse ici l’état des lieux après avoir constaté plusieurs difficultés liées à la bonne marche de l’ancien Bsda.

Quel est l’état des lieux depuis que vous êtes à la tête du Conseil d’administration de la Sodav ?
L’état des lieux est que l’ancien directeur du Bsda nous a laissé 42.216.262 FCfa en compte et une société pas du tout performante. Et dans les 42 millions de FCfa, il fallait payer les salaires, les frais de fonctionnement et autres charges. Donc, nous pouvons dire que nous avons hérité d’une société sans sous, avec beaucoup de problèmes de procédures ; il n’y avait pas de manuels de procédures, ni de commissaire aux comptes. Il n’y avait rien. Nous sommes en train de continuer l’état des lieux.

Quel est le montant du fonds social de la Sodav ?
La Société vire sur le fonds social 1,2 million de FCfa par mois. Ce qui fait un total de 12 millions FCfa dans l’année. Ce montant est insuffisant pour aider la communauté artistique dont les sollicitations, il faut le dire, dépassent nos moyens prévus. Nous sommes en train de nous battre pour l’augmenter afin de pouvoir accompagner nos pairs, parce qu’il y a beaucoup de problèmes qui se posent dans notre corporation. Nous n’avons pas encore dégagé un montant, mais nous espérons relever ce montant qui est très insuffisant.

Combien devait le Bureau sénégalais du droit d'auteur (Bsda) aux institutions sociales telles que l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres), la Caisse de sécurité sociale (Css), aux impôts etc. ?
Je vous donne des chiffres qui viennent des services financiers de la Sodav. Pour les impôts, nous leur devons 106.183.952 FCfa, à l’Ipres 41.136.650 FCfa. Nous avons entamé des pourparlers avec les responsables de ces entreprises et proposé des échéanciers pour payer la dette.

Comment la Sodav compte faire pour recouvrer ses créances ?
En fait, il existe un service de recouvrement, mais le problème réside dans la difficulté à amener les usagers qui doivent de l’argent à payer. Nous mettons la pression sur la direction gérante afin que la Sodav rentre dans ses fonds et les redistribue aux ayants droit.

Quelle est la fréquence de diffusion d’une œuvre artistique pour permettre à l’artiste de tirer le maximum de redevances ?
Il suffit d’avoir un répertoire dynamique. Si on vous met une fois, cela signifie que vous n’allez rien percevoir. Maintenant, si on vous met 10 fois par jour (diffusion en boucle), cela, forcément, fera gagner à l’artiste des droits conséquents.

Mais quel est le ratio par artiste ?
Pour le moment, je ne sais pas. Par contre, nous pouvons demander au service qui s’en occupe de nous faire cette étude-là. Je suis sûr que les artistes dont le répertoire est fréquemment utilisé perçoivent davantage.

Il est constaté que deux télévisions privées jouent davantage le répertoire de deux artistes au moment où d’autres voient difficilement leur produits diffusés...
Il y a quelque chose que j’ai le devoir de dire : dans n’importe quelle corporation, il ne faudrait pas qu’il y ait de la concurrence déloyale. Le constat qu’on favorise tel ou tel au détriment d’autres n’est pas suffisant pour accuser qui que ce soit. Je pense que pour cette question, il serait bien de la poser aux diffuseurs.

Recueillis par Serigne Mansour Sy CISSE

L’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, a lancé le festival « Tiranga » vendredi dernier, au Théâtre national Daniel Sorano, en présence du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnik Ndiaye. Ce festival qui vise à promouvoir la danse et la musique indienne au Sénégal se poursuivra jusqu’au 18 février.

Comme pour les Jeux olympiques, la flamme a marqué le début de la fête. Après les discours d’usages, le festival « Tiranga », qui signifie trois couleurs en langue hindi, démarre officiellement sur la scène mythique du Théâtre national Daniel Sorano. Au menu du jour, la danse « Kathak », une danse classique du nord de l’Inde. La première chorégraphie proposée s’intitule « Quand le Divin m’a fait danser », en hommage au soufisme. La croyance ancrée veut qu’on peut atteindre Dieu par la danse et la musique.

Les danseuses gratifient le public de mouvements souples accompagnés d’une musique douce, les pas sont coordonnés et mis en valeurs par des tenues amples qui suivent les mouvements des artistes. Le public est connaisseur et complètement conquis, comme en atteste les cris et applaudissements sporadiques. La communauté indenne au Sénégal était fortement représentée, en famille pour la plupart. Les Sénégalais amoureux de la culture indoue n’ont pas manqué non plus à l’appel. Ainsi, les tenues traditionnelles des deux pays ont voisiné le temps d’un spectacle dans ce temple culturel.

La deuxième danse, « Quand l’amour m’a fait danser comme un fou », est un peu plus rythmé que la première. Les mouvements sont endiablés mais harmonisés. Les gestes des bras et des mouvements fluides du corps sont tantôt cordonnés, tantôt simultanés. L’expression faciale des couples qui la mettent en œuvre est joviale. Les danseurs sont drapés des couleurs de l’Inde, le vert, le blanc et la couleur or, comme pour coller au thème « Tiranga ».

Auparavant, l’ambassadeur, Rajeev Kumar, a salué l’excellence des relations entre le Sénégal et l’Inde. Il a, par ailleurs, prié pour la réussite de cette première édition du festival, condition de sa perpétuation. Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnik Ndiaye, a promis de travailler à la réalisation d’un festival sénégalais en Inde qui s’intitulera « Teranga ».

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Arame Camara, chanteuse et pensionnaire de l’Ensemble lyrique traditionnel, célèbre aujourd’hui, samedi, ses 22 ans de présence dans la compagnie du Théâtre national Daniel Sorano. Au-delà de son beau parcours qu’elle compte mettre en lumière en revisitant son répertoire, des hommages seront rendus et des œuvres utiles réalisées à l’endroit de certaines personnes vulnérables.

A 13 ans, la petite Arame savait déjà ce qu’elle voulait faire. L’art de la scène lui causait des envies irrépressibles. Elle se libère alors du carcan académique au Cours moyen 2e année pour les vivats en l’honneur d’un ballet à Malicounda Bambara (département de Mbour) qu’elle illuminait de sa grâce. « J’étais tellement éprise de la musique que je ne pouvais me limiter à ce ballet ».  Arame Camara poursuit le rêve qui la hante mais ne s’abandonne pas à la rêverie. La Mbouroise s’autorise une petite audace, celle dont sont capables ceux qui sont convaincus d’accomplir leur destinée ; une lettre à Pathé Guèye alors directeur général du Théâtre national Daniel Sorano. Elle est ensuite auditionnée et reçue au sein de l’Ensemble lyrique traditionnel. C’est ce parcours qu’Arame Camara veut célébrer avec sa « famille » de la Compagnie nationale Daniel Sorano et tous ceux qui sont épris de sa musique. « Après autant d’années à exercer un métier qui m’a tant donné, il me semble important de regarder dans le rétroviseur, de partager nos moments de joie, de revisiter les parcours et de continuer le chemin avec la même foi en la culture de notre pays que je m’emploierai à magnifier sur scène ». Cette scène qu’elle a éblouie de sa voix et de sa grâce.

Ces collègues des différentes troupes se sont mobilisés pour l’accompagner dans cette fête qui, au-delà de sa propre personne, montre tout le savoir-faire du Théâtre national Daniel Sorano, temple d’expression de toutes les diversités culturelles du Sénégal. La cantatrice mandingue espère en faire celle de toutes les rencontres artistiques. C’est l’occasion pour elle de revisiter son répertoire riche de plusieurs sonorités comme en atteste sa première production, « Chaque chose en son temps ». L’assistance aura la primeur de découvrir certains morceaux de son prochain album « Dacan » où le courage, le travail, la générosité…sont exaltés.
Par ailleurs, la pensionnaire de l’Ensemble lyrique traditionnel compte œuvrer, à travers cette célébration, dans le but de venir en aide à certaines couches sociales. « Il est de notre devoir, même si les moyens sont limités, de rendre grâce au Ciel, et de donner aux plus vulnérables d’entre nous des moments de joie, de sourire », déclare-t-elle, entouré de ses musiciens qui sont en pleine répétition. Aussi, un hommage posthume sera rendu à Fatou Kiné Fofana, une amie de l’artiste récemment disparue.

Alassane Aliou MBAYE

Yakhya Ba est de ceux qui se surprennent, à chaque fois, à emprunter de nouvelles pistes les menant sans cesse à leurs premières amours. L’artiste plasticien, excellant dans la sculpture, s’est fabriqué un destin dans l’art par la force de son talent certes, mais aussi par sa persévérance et cette conviction profonde qu’il ne s’épanouirait que dans cet univers. Son génie, que le Sénégal découvre, l’y autorise.

Un quidam, au flair prémonitoire, flashe sur une « toile » d’écolier que les élèves fabriquaient lors des cours d’initiation au dessin. Le jeune potache la lui cède au prix de 1.000 FCfa et fait vite de s’éclipser avant que l’homme ne se désiste. Le petit garçon, Yakhya Ba, n’imaginait guère que ses « gribouillages » pouvaient rapporter autant ! Le temps a convaincu de l’intuition de l’acquéreur. Le génie sublime du natif de Rufisque s’est très tôt librement exprimé dans des allées très souvent tortueuses. Yakhya est de ceux qui se choisissent un destin sans trop gamberger.  A chaque fou sa marotte ! L’art était la sienne. Quitte à se faire réprimander quelquefois. Comme ce jour où il a préféré une guitare acquise au marché du Port aux fringues neufs que sa prévenante mère lui avait demandés d’aller acheter à Colobane pour les préparatifs de l’année scolaire. Cette année, en classe de 3ème, il se contente de ses « frusques ». L’essentiel est ailleurs. Il est dans l’exploration de son monde de sens.

Poursuivant ses études au Lycée Limamoulaye, le bonhomme s’accroche à ses rêves enfuis et muselle, dans un « quelque part » en lui, sa passion pour se morfondre dans le conformisme. Sans être un mauvais élève, il se libère du carcan académique à quelques mois des examens du baccalauréat au grand dam d’un père pour qui les études sont prioritaires. Papa s’en offusque. L’artiste en herbe s’obstine et s’inscrit, en 1993, au conservatoire national Douta Seck en cours du jour. Il fait ensuite le concours pour être admis en cours du jour.
« C’était moins une visée belliqueuse qu’une force qui me propulsait vers ce qui hantait mon esprit, mon vieux démon que le temps et l’école n’ont pas pu conjurer », se souvient-il. Au Conservatoire, il montre des prédispositions à épater dans la musique et à l’enseigner. Mais, le jeune homme n’y fait que quatre ans au lieu des sept nécessaires pour prétendre au grade de professeur de guitare et  solfège. L’artiste est d’une imprévisibilité presque déconcertante. Le baroudeur de son « intérieur » suit la destinée qu’il se réserve.

Son instinct « migratoire » le mène ensuite, avec son jeune frère, à l’Ecole nationale des Beaux-Arts au département des Arts plastiques après avoir été admis au concours d’entrée. Ils y retrouvent leur frère aîné, Cheikhou Ba, artiste plasticien confirmé établi en Suisse, qui les avait précédés d’une année. Yakhya Ba investit un monde où se déploie un talent artistique qui épate ses formateurs. Il est adopté, presque chouchouté, non pas pour son caractère marqué mais pour la promesse de ce qu’il donnait à voir ; ses sculptures qui, à elles seules, dessinaient des univers nourrissant à la fois des réalités profondes et des rêves. Mais, c’est à croire que le bonhomme se plaît à écourter les siens. « En 2ème année, à cause d’une injustice commise par notre professeur de graphisme à l’époque, je décide de quitter l’Ecole nationale des Beaux-Arts. Et pourtant, je me suis donné corps et âme pour me fabriquer le destin que je croyais devoir y accomplir. Sans regretter cet épisode de ma vie, je me suis, pendant des années, interrogé sur ce que je crois être un acharnement. C’est peut-être bien cela qui m’a permis d’emprunter d’autres pistes qui ne m’enchantent pas moins », indique-t-il sans rougir.

Errances fertiles
Yakhya Ba passe alors à autre chose. Il fait, pour devenir « normal », quelques infidélités aux choses auxquelles il insufflait une vie avec fureur et caresse au gré de l’intensité émotionnelle. Il explore des domaines qui lui font bien gagner sa vie. Mais, sans ses sculptures, l’horizon est embrumé. Car l’épanouissement n’est pas, chez lui, dans la banalité du quotidien. Sauf s’il nous la raconte avec la poésie de ses mains habiles. En sourdine, il se la représente loin des regards qui s’émouvraient de le voir rabibocher à nouveau avec ses démons d’un passé tumultueux. Le passé, c’était d’ailleurs dans l’illusion de ceux qui n’avaient pas connu la flamme intérieure qui assiégeait son être. Qui l’assiège encore. « J’étais dans une intense et perpétuelle création même quand tout semblait m’en détourner. Pour m’exprimer, je n’avais aucun autre moyen que celui-là qui restait fidèle à mon sentiment de l’instant. Les autres métiers que j’ai exercés ne sont, en définitive, qu’au service de ma quête ». En 2016, quand l’opportunité de sortir de sa confidentialité s’est offerte à lui, Yakhya Ba a surpris son monde. Où pouvait bien se cacher ce quadragénaire aux œuvres en Pvc si singulières ? Se demandaient certainement les âmes férues de créations. A la Galerie Arte, il épate. A la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, à l’occasion de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar en 2016, il tient sa promesse comme quand il a fallu faire admirer son génie au Musée de la femme Henriette Bathily. La particularité de Yakhya Ba est de « divaguer » avec bonheur aussi bien dans le monumental que dans les petites sculptures. « Même si j’ai de plus en plus du mal à réaliser ces dernières parce que je suis attaché aux grandes sculptures », relativise-t-il.

Alassane Aliou MBAYE

La cinéaste Angèle Diabang, par le biais de l’Institut français de Dakar, a projeté, avant-hier, le film « Sénégalaises et Islam » où des femmes donnent leur opinion sur le voile.   

La vie quotidienne au Sénégal est fortement marquée par l’Islam dans toutes les activités, sociales, culturelles et politiques. C’est dans cette optique que s’inscrit le documentaire d’Angèle Diabang intitulé  « Sénégalaises et Islam ».  « Ce film m’est venu suite à une discussion avec l’ancienne directrice du centre culturel Goethe Institut de Dakar, Andréa Jacob Sow, qui avait entendu parler de la Charia au Nigeria. Elle se demandait si les femmes sénégalaises étaient oppressées ou pas », souligne-t-elle.

Sorti en 2007, le film continue de capter l’attention du public. « En venant, je ne m’imaginais pas qu’il aurait autant de monde. A l’époque, les journaux en avaient déjà parlé. La salle était pleine après deux séances de diffusion. Il y avec un public international que je ne connaissais pas », constate-t-elle.
D’après Angèle Diabang, les premières 5 filles qui devaient jouer le film ont fait défection, car pour leurs parents, une chrétienne ne pouvait pas parler de l’Islam. « Quand je montre le film en Europe et partout ailleurs, cela surprend ; il y avait très peu de moyens pour sa sortie », commente la productrice, qui se donne la légitimité de parler sur l’Islam, parce qu’au sein de son environnement familial, il existe des musulmans. « Autant je peux méditer avec une chanson chorale, autant je peux le faire avec une chanson musulmane. Dans ce pays, il y a un Islam de paix et de tolérance », poursuit la réalisatrice.  La trame de ce récit cinématographique, d’une durée de 40mn, est constituée de femmes voilées : deux habillées en burqa et d’autres dites émancipées sont de port vestimentaire occidentalisé. « Moi Aïssatou, je me voilerais dès que je verrai un verset coranique qui parle du voile. Je le mettrais quand je serai beaucoup plus âgée », explique l’une d’elles. Maïmouna, elle, trouve que certains hommes ne veulent entendre que ce qu’ils veulent ; et pourtant, la femme, de par ses artifices, est fatale pour le mâle. « C’est de notre devoir de montrer une belle image de l’Islam », soutient Mme Ndoye.

Mame Marème Kara, disciple mouride, clame son statut de « talibé », de Serigne Modou Kara Mbacké. Dans le documentaire, avec son orchestre, elle entonne des sonorités de Zikr qui rappellent les Baye Fall. « On ne doit pas copier les Occidentaux dans leur modernité et que celle-ci ne veut pas dire libertinage », lance-t-elle.
Pour la défunte réalisatrice Khady Sylla,  il faut se départir de la position marginale de la femme, qui reste un mystère. Elle affirme que ces dernières ont un espace un peu réduit dans l’Islam. Si la religion est progressiste, la défunte réalisatrice pense qu’elle doit continuer ainsi. Thiané, elle, ne fait pas de concession dans les pratiques religieuses. Elle appelle à une application de la Charia avec la loi du Talion, pour venir à bout des meurtres, de l’adultère, du vol.

Ce film est pour la cinéaste Diabang, un documentaire de libre expression et non de comparaison. « J’ai filmé les actrices suivant la place souhaitée », affirme-t-elle. Dans la même foulée, l’une des femmes actrices, Maïmouna, présente à la projection, soutient que la tolérance doit prévaloir. « Je suis émue que dix ans après, je reste une femme libérée, voilée et je l’assume. J’avais refusé de serrer la main à un directeur de marketing d’une école privée, qui s’est abstenu, à son tour, de m’accorder une demande de sponsoring. Bien que je reconnais que ce métier est une profession de contact », tranche-t-elle dans conviction.

La productrice, loin de dormir sur ses lauriers, souhaite que le film continue d’attirer la curiosité des personnes. Dans le calepin d’Angèle Diabang, figure l’adoption, en film, du livre de Mariama Bâ, « Une si longue lettre ». « Il est en fin d’écriture ; s’il y a de l’argent, on espère le tourner en fin d’année », souhaite-t-elle.

Serigne Mansour Sy CISSE 

La Convention des jeunes reporters du Sénégal a organisé, hier, une rencontre pour les préparatifs de son gala annuel de la presse. A l’occasion, le Cjrs a révélé que 167 bourses de formation seront offertes cette année, et la création d’un Prix spécial « Droit de l’enfant » dans son concours de meilleurs reportages.

Pour cette année, la Convention des jeunes reporters du Sénégal innove avec un Prix spécial « Droit de l’enfant » dans le but de promouvoir la protection de l’enfant dans les médias. « Les journalistes doivent être plus sensibles au droit de l’enfant car ils doivent prendre davantage de précautions dans leurs écrits, leurs reportages, pour ne pas violés les droits de l’enfant », a soutenu, Ramatoulaye Ndao Diouf, présidente de la Cellule d’appui à la protection de l’enfance (Cape).

Pour postuler à ce prix, le candidat doit déposer trois exemplaires de sa production en radio, télévision, presse en ligne ou presse écrite. Le sujet de reportage ou d’enquête doit impérativement être axé sur les droits de l’enfant. L’autre innovation de la Cjrs est que la presse en ligne et les stagiaires seront inclus, cette année, dans ce concours. Les prix seront décernés à l’occasion du Gala national de la presse qui aura lieu le samedi 18 mars 2017.

La Convention des jeunes reporters du Sénégal a mis à la disposition de ses membres des bourses de formation en journalisme et en communication. Elle déclare disponibles 167 bourses de formation dont 97 bourses entières et 70 demi-bourses. Selon Pape Ndiaye, président de la Cjrs, les bénéficiaires sont généralement des journalistes sénégalais affiliés à des rédactions et âgés de moins de 35 ans. Pour cette année, il précise que les journalistes correspondants et des radios communautaires sont les prioritaires.

« Un quota de 18 bourses a été mis à la disposition des correspondants régionaux de Louga, Linguère, Tambacounda, Kaolack, Kédougou, Kaolack, Kaffrine, Ziguinchor, Richard-Toll et Mbour », a-t-il laissé entendre.

Seynabou BOP (stagiaire)

Le groupe Wapyrat fait son come-back dans la sphère musicale sénégalaise. Médoune, Nguess et Mor Kharma ont présenté, hier, à la mairie de Dieuppeul-Derklé, leur nouvel album titré « Notes d’Espoir ». Composé de 13 titres, ce disque a été enregistré au Mali et en Côte d’Ivoire sur de variantes sonorités.

Après quatre années d’absence, le groupe Wapyrat de Dieuppeul revient au-devant de la scène musicale sénégalaise sous un autre registre, en produisant un album, « Notes d’espoir », de 13 titres enregistré cette fois-ci dans des pays voisins, le Mali et la Côte d’Ivoire. Une façon pour le groupe de montrer « leur africanité ». Selon Mor Kharma, l’homme au dreadlocks, « à travers ce titre de l’album, nous faisons appel au peuple africain pour qu’il prenne conscience de sa beauté, de ses valeurs, de sa richesse et ne jamais se laisser éblouir par l’Occident ».

« L’espoir fait vivre et les notes musicales vont voyager. Il est donc temps de briser tout obstacle et de se lever pour prendre notre destin en main car nous constituons une même famille culturelle », indique Mor. Cette unité et cette africanité tant souhaitée par ce groupe les a amenés à travailler et à faire des recherches sur le domaine musical et enregistrer au Studio de Salif Keïta au Mali puis en Côte d’ivoire, ces 13 titres de sonorités différentes.

De l’avis de Mor Kharma, « au Sénégal comme partout ailleurs dans d’autres pays africains, les mêmes sonorités se retrouvent. Il y a juste les rythmes qui diffèrent ».

Aussi, souligne-t-il, plusieurs thèmes sont développés dans cet album. Il s’agit de l’immigration à travers le morceau « Agent de recouvrement », dans lequel le groupe sensibilise les jeunes qui partent en Occident par la mer, de ne pas se laisser éblouir. Mais également de l’environnement, à travers le morceau « Agonie climatique ». Comme autres titres de l’album riche en enseignements, il y a les titres « Jamm » où ils chantent la paix au Sénégal et qui doit se propager inéluctablement dans toute l’Afrique et « Noir d’espoir » dans laquelle la fierté africaine est chantée.

Présent à la cérémonie de présentation de l’album, le maire de Dieuppeul-Derklé, Cheikh Guèye, a félicité le groupe Wapyrat pour leur nouvelle production. Les qualifiant de « jeunes engagés et talentueux », M. Guèye indique qu’ils font la fierté du Sénégal et de l’Afrique dans la mesure où ils se sont mobilisés pendant quatre années pour aller à la pointe du continent, à la recherche d’idées et à leur éclosion qui consacre aujourd’hui ce disque d’une « qualité extraordinaire ».

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’association caritative « Dakar Women’s Group » organise une grande collecte de fonds dans un hôtel de la place grâce au Festival of Taste (la Fête du Goût). La gastronomie de plus de 100 pays sera représentée et sera offerte par de nombreuses ambassades, de grands restaurants de Dakar ainsi que par les membres du Dwg.

Selon un communiqué de presse, ce dîner de Gala sera accompagné d'une soirée dansante animée par un célèbre Dj sénégalais. La vente des billets à cette soirée et les tickets de la tombola qui s'y tiendra seront intégralement reversés à des associations sénégalaises.

« 2017 célèbre le 30ème anniversaire du Dakar Women's Group (Dwg) : 30 ans pendant lesquels énergie et fonds de cette association de près de 300 femmes ont été mis au profit d'œuvres caritatives du Sénégal », souligne le communiqué. A ce jour, « le Dwg a versé plus de 100 millions de FCfa » récoltés à travers ses événements pour des associations œuvrant au quotidien auprès  d'enfants, de femmes et de personnes handicapées.

L’année 2017 est décrétée par le président de la République, Macky Sall, « année de la culture ». C’est pourquoi l’Association des diffuseurs artistiques et festivals du Sénégal (Adafest), invite, dans une déclaration, au renforcement de la démarche inclusive de la société civile culturelle à la définition, la mise en œuvre et l'évaluation de toutes les politiques publiques touchant le secteur de la culture.

La situation de la culture dans le monde, particulièrement en Afrique, donne matière à réflexion mais surtout invite à entreprendre des initiatives en raison de son importance dans l’aventure collective. L’Association des diffuseurs artistiques et festivals du Sénégal (Adafest), consciente des enjeux et de la volonté de l’Etat du Sénégal d’impulser une dynamique porteuse d’espoirs à travers ses engagements à la Convention Unesco 2005 pour la promotion de la diversité des expressions culturelles, exhorte à adopter une approche adaptée aux réalités de l’heure. Ainsi, elle encourage les entreprises, associations et mouvements du secteur à engager de véritables réformes structurelles et une formalisation effective de toute activité avec les auteurs et interprètes. La reprise effective des discussions sur le projet de loi sur le statut des professionnels des arts et de la culture devrait, selon le communiqué, se faire de façon imminente. Aussi, la mise en place effective de la Mutuelle nationale de santé des acteurs culturels invite à une adhésion massive à ce système d’assurance.

Par ailleurs, l’Adafest fait de la relance de la Coalition nationale pour la diversité culturelle une urgente nécessité et exhorte l’Etat à ouvrir des lignes de crédits spécifiques pour garantir le financement des toutes petites entreprises culturelles. Il lui semble également opportun de rendre effective une politique de relance du tourisme grâce à la culture afin d'atteindre les objectifs définis par l'Etat.

En outre, l’Adafest se montre disponible à intervenir comme médiateur entre l’Etat et les acteurs culturels pour une paix sociale au bénéfice de tous.

Alassane Aliou MBAYE

La 2ème édition de la Journée culturelle chinoise  du  Management School Bem-Dakar a été célébrée hier. L’objectif de cette manifestation est de mettre en exergue les relations entre le Groupe Bem et les universités chinoises. Ces festivités célèbrent, par la même occasion, le Nouvel An et le Printemps chinois.

Défilés de tenues chinoises, démonstrations de tambours, du Taï chi chuan et dégustation de mets et thé chinois étaient au programme de la 2ème édition de la Journée culturelle chinoise de l’école de management Bem-Dakar. Cet événement culturel a vu, hier, la participation de nombreux étudiants et autorités étatiques et diplomatiques. Selon le  président directeur général de Bem-Dakar, Pape Madické Diop, cette journée culturelle a été organisée pour célébrer, à l’occasion du Nouvel An chinois, placé sous le signe du coq et du feu, les fortes relations que   le Sénégal et plus particulièrement son établissement tissent avec la Chine. « Cette cérémonie témoigne de la vitalité des relations entre les deux pays. Mais aussi de la proximité et de la richesse des liens qui les lient », indique M. Diop.

A l’en croire, de 2014 à maintenant, 74 étudiants du Bem Management School sont partis en mobilité académique en Chine et 9 d’entre eux sont aussi boursiers de la coopération chinoise et poursuivent leurs études à Liaoning. Sans compter les deux professeurs de langue chinoise mis gracieusement à disposition de l’établissement dakarois pour dispenser des cours de langue dès la 1ère année.

Valeurs et vertus
« Ces étudiants partis en Chine nous sont revenus grandis et imbus des valeurs et de la culture chinoise. Chacun de ses étudiants sait ce qu’est la Chine, ce qu’elle représente aujourd’hui et devine aisément ce qu’elle sera demain ; c'est-à-dire la locomotive d’un monde de paix, de justice et de progrès », s’est-il réjoui.
Aussi, souhaite-t-il que ce Nouvel An chinois placé sous le signe du coq et ce qu’il renferme comme valeurs et vertus inspire les étudiants et les accompagne sur le chemin du travail, de l’exemplarité et de la droiture.

L’ambassadeur de la Chine au Sénégal, Zhang Xun, s’est réjoui de l’organisation de ces journées culturelles qui accueille en même temps la fête du Printemps de la Chine. Pour, l’ambassadeur chinois, cette journée culturelle offre  une occasion précieuse de plonger dans la culture chinoise ainsi que l’ambiance festive du Nouvel An à travers les présentations des séjours en Chine, le défilé des tenues traditionnelles chinoises et la démonstration de l’art du thé et des arts martiaux.

Présidant la cérémonie d’ouverture de cette journée culturelle, le directeur des Etudes et de la Coopération au ministère  de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Olivier Sagna, a félicité le Pdg du Bem-Dakar pour avoir pris l’initiative  d’organiser cette manifestation afin de mettre en exergue les relations entretenues par cet établissement dakarois avec les universités chinoises dans le  cadre de  la mobilité des étudiants à l’international.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La 12e édition du festival international « Rapandar » se tient, cette année, du 11 au 13 mai, sur le thème « Citoyen du monde : pour un échange culturel dynamique pour la solidarité ». Cet événement inscrit dans l’agenda culturel de Saint-Louis sera l’occasion d’échanges entre artistes locaux, nationaux et internationaux et d’ateliers pour les jeunes créateurs.

La 12ème édition du festival international « Rapandar » permettra de mettre en compétition plusieurs artistes de diverses expressions artistiques : rap music, dance hip-hop, graffiti et écriture. Il est également prévu une formation pour les jeunes artistes dans ce sens. En marge du festival, un atelier de musique sera lancé afin de permettre un échange de cultures et d’expériences entre artistes de divers horizons. Plusieurs d’entre eux, selon les organisateurs, ont donné leur accord et promis d’appuyer l’événement.

Un concours de rap axé sur la conviction que la « jeunesse est l’avocat de la société » sera organisé au bénéfice des groupes locaux. Chacun des participants devra produire un texte sur le thème de cette 12ème édition, « Citoyen du monde : pour un échange culturel dynamique pour la solidarité ».   En donnant à ces jeunes Saint-louisiens l’occasion de se produire devant leurs aînés, il permettra, aux yeux des organisateurs, de construire une confiance en l’avenir. En cela, le festival « Rapandar », en plus de participer au rayonnement de l’ancienne capitale du Sénégal, se veut un événement populaire et accessible se chargeant de mettre en exergue toute la force de la culture dans l’accomplissement des objectifs communs.

L’engouement autour de l’événement témoigne de l’adhésion du public (35.000 festivaliers par jour en 2016 selon les organisateurs). L’objectif est de le pérenniser pour, grâce aux retombées économiques et divers autres dividendes, envisager la création d’une structure professionnelle de répétition et d’enregistrement. Car, la promotion des jeunes talents dans la production musicale est une des options majeures de l’association organisatrice.                         

A. A. MBAYE

« Dans la tête de Donald Trump » édité par « Stock » est le dernier livre-essai de la journaliste franco-américaine Anne Toulouse qui vit depuis 20 ans aux États-Unis. L’ancienne correspondante de Rfi aux Etats-Unis en est une des meilleures et des plus fines observatrices.

Pour résumer cet opus, Anne Toulouse est partie du constat que « depuis des décennies, les politiciens des deux grands partis américains, les Démocrates et les Républicains, « ont essayé de réduire au plus petit dénominateur commun un pays dont le mot favori est « big » (grand) ».

 C’est dans ce contexte qu’ « arrive le Donald comme un bison dans la prairie, comme un taureau dans un rodéo, comme le sheriff dans un western ». Ainsi, « une partie de l'Amérique, celle qui a le sentiment d'avoir fait ce pays, a retrouvé ses marques ! ». Et pour l’auteure, « on peut avoir un jugement personnel et subjectif sur cette Amérique, mais voici les chiffres et les faits qui expliquent pourquoi, contre les attentes de tous les experts, le Donald est devenu le pivot de la campagne 2016 ».

En effet, parce que les médias occidentaux n'ont rien vu venir et ne comprennent pas l'irrésistible et spectaculaire ascension de Donald Trump, chaque jour plus proche du pouvoir suprême, Anne Toulouse a choisi de nous raconter, dans cet essai, avec une pointe d'humour et très simplement, les ressorts de la popularité du magnat de l’immobilier. Chemin faisant, elle démonte une série d'idées reçues sur les États-Unis et sur Donald Trump, et montre, chiffres et citations savoureuses à l'appui, comment il s'est trouvé en adéquation avec des constantes du caractère américain exacerbées par un vent de mécontentement, et raconte qui sont les électeurs de ce « Monsieur tout le monde milliardaire », ses idées, ce qu'il veut, peut ou ne peut pas faire. Enfin un livre sérieux, argumenté, au-delà des clichés ! Pour ne pas passer à côté du phénomène. Avec ce livre, on réalise que l'élection d'un Donald Trump n’est pas un événement si extraordinaire que ça finalement. En le lisant, l’on comprend mieux le pourquoi de son ascension au pouvoir. En effet, les Américains, qui en ont marre de l'Establishment politico-économico-financier, ont tout simplement vu en Trump « qui change de veste quand le vent tourne » malgré ses milliards, l’exemple achevé de l’entrepreneuriat et la réussite par le travail.

En plus, « Dans la tête de Donald Trump » nous apprend également plein de chose sur le fonctionnement de la politique américaine, sur le système de vote, la complexité des structures démographiques du pays, les problèmes de la classe moyenne, des fondements de la culture américaine ; bref l’Histoire américaine.

Aussi, plus qu'une auscultation des méandres du cerveau du futur président américain, le livre offre « une mise en perspective, sondages et données macro-économiques  à l'appui, des grandes problématiques économiques, politiques et sociologiques auxquelles les Etats-Unis de 2016 sont confrontés, et la réponse pragmatique, décomplexée et tonitruante apportée par le 45e président des Etats-Unis ».

M. L. DIEYE

Repris après une interruption depuis 2012, le Grand Prix du président de la République pour les Arts est ouvert, cette année, à toutes les disciplines artistiques, selon le directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul. Dans cet entretien, il informe que la date butoir des dépôts de dossiers, initialement prévue pour le 15 janvier, a été repoussée d’un mois pour permettre  une plus grande participation des acteurs.

Monsieur le directeur des Arts où en êtes-vous par rapport au concours du Grand Prix du président de la République pour les Arts ?
Tout d’abord,  il faut rappeler qu’il y a eu une instruction du président de la République pour reprendre cette bonne  pratique qui, malheureusement, a été interrompue depuis 2012. La communication sur ce prix a été belle et bien lancée. Nous sommes à quelques  jours de la date butoir. Toutefois, en faisant une petite évaluation, nous avons remarqué que le nombre de candidatures attendues n’était pas au rendez-vous. C’est pour cette raison que nous avons décidé de repousser cette date butoir jusqu’au 15 février. C’est une  date de rigueur à laquelle il faudra qu’on arrête pour passer à une autre phase, celle qui consiste à transmettre les dossiers de candidatures aux différents jurys qui ont été constitués.

Quelle a été l’innovation de cette année par rapport aux autres éditions du Grand Prix du président de la République pour les Arts ?
Il y a des innovations. La première, c’est que nous avons décidé de mettre deux Grands Prix pour les Arts. Le fait que la compétition soit ouverte à toutes les disciplines est l’autre innovation qui explique la création de ces deux prix.  Sept disciplines ont été répertoriées. Il s’agit du cinéma, de la musique, de la danse, de la mode, des cultures urbaines, des arts visuels et du théâtre.  Traditionnellement, le jury ne choisissait qu’un seul secteur pour primer le lauréat du Grand Prix. Cette année, nous mettons tous les secteurs en compétition, en leur demandant, à travers 7 jurys sectoriels, de faire un travail primaire pour nominer deux artistes dans chaque discipline. Il y aura donc l’un pour le Grand Prix et l’autre  pour le Prix d’encouragement. Les 14 candidats nominés seront mis à la disposition du grand jury qui se chargera de faire la sélection définitive pour désigner les deux Grands Prix du président de la République pour les Arts.

À votre avis, qu’est-ce qui explique le manque d’engouement noté dans les inscriptions à ce concours ?
Nous ne voulons exclure absolument rien du tout. Dans une démarche qui se veut objective et honnête, il ne faut rien exclure. Il est possible que le niveau de communication n’ait pas été satisfaisant. Mais, on peut faire aussi le lien avec le fait qu’une reprise est toujours difficile. Le Grand Prix n’a pas été organisé depuis 2012. Quand il faut reprendre, il y a  énormément de choses à revoir.  D’ailleurs, l’une des innovations est partie de là. Nous avons eu à évaluer un tout petit peu ce qui a été fait. Ce faisant, nous nous sommes rendu compte qu’il ne faudrait pas exclure  des segments de ce secteur.

Quels sont les véritables objectifs du Grand  Prix du président de la République pour les Arts ?
« C’est une façon pour créer de l’émulation. Nous avons parfois besoin de compétition pour donner le meilleur de nous-mêmes. Le Grand Prix est quand même une récompense importante dans la vie d’un artiste. Les Grands Prix ne courent pas les rues. C’est aussi pour nous un moyen d’incarner la créativité sénégalaise pour qu’on puisse la  montrer  à l’international.  Un lauréat de Grand Prix, qui se déplace pour aller dans un autre pays, reste l’ambassadeur de la créativité du Sénégal à l’image de Miss Sénégal qui est l’ambassadrice de la beauté et de l’élégance sénégalaise.

Comment va se tenir la cérémonie de remise de ce Prix ?
Le Grand Prix est remis par le président de la République. D’ailleurs, c’est tout le sens de ce prix. Cela veut dire qu’il faudrait qu’on se cale sur l’agenda du chef de l’Etat. A notre niveau, nous allons faire le travail qui sied. Une fois que ce sera fait, nous allons l’envoyer au protocole de la Présidence qui, à son tour, verra, en fonction de l’agenda du président de la République, à quelle période nous devons organiser la cérémonie de remise des prix.
 
Le Grand Prix du président de la République rime forcément avec la créativité. En tant que directeur des Arts, pouvez-vous nous dire comment se porte la créativité actuellement dans notre pays ?
Je reviens d’une conférence de l’Unesco à Paris, dans le cadre de la Convention 2005 qui s’intéresse à la promotion et à la protection de la diversité des expressions culturelles. Cette année, il était question  de la relation qu’il y a entre cette convention et le numérique. J’ai eu une très grande surprise, en rencontrant de jeunes artistes sénégalais qui ont eu à nous gratifier d’une très belle exposition. A mon avis, cette exposition traduit le niveau de créativité du Sénégal, qui est porté par des jeunes. Dans le domaine de la créativité, le Sénégal n’a rien à envier aux autres. Nous nous portons très bien dans ce domaine.

Propos recueillis par Ibrahima BA

Microsoft, leader mondial en matière de logiciels, de services et de solutions informatiques et Ecobank Transnational Incorporated, groupe bancaire panafricain Ecobank, ont signé, le 23 janvier dernier, à Lomé au Togo, un protocole d'accord. Celui-ci vise à accompagner les efforts des gouvernements pour moderniser et élever les normes des grandes villes africaines grâce à des solutions numériques de pointe.

Le protocole d’accord porte sur la modernisation des secteurs qui auront l'impact le plus immédiat et le plus important pour les pays africains. Ces secteurs comprendront les décaissements de bourses et les frais de scolarité dans le secteur de l'éducation. Il est aussi question de la collecte par les municipalités auprès des vendeurs du marché et des petites boutiques ainsi que des règlements des licences pour les véhicules et des permis de conduire. Les e-visas et les e-passeports sont aussi des aspects importants de ce protocole. L'accord soutient également la mise en œuvre d'un programme complet des e-compétences et d’alphabétisation numérique. D'autres domaines clés tels que l'enregistrement des terrains et le recouvrement des droits dans les services municipaux et hospitaliers devraient faire l'objet d'une modernisation considérable. Cette collaboration résulte de la pression croissante sur les villes africaines due à l'urbanisation et de la nécessité de fournir des services qui assureront un environnement plus sain et plus sûr, de manière juste, ouverte et durable. Ce protocole épouse l’objectif de Microsoft qui est « d'aider les sociétés à se transformer numériquement, du consommateur à l'ensemble des services gouvernementaux. Toute nation correctement soutenue par la technologie peut se transformer en un écosystème intelligent, capable de s'engager avec ses citoyens, d'autonomiser les employés et d'optimiser les opérations pour améliorer considérablement leurs vies », a soutenu Amr Kamel, directeur général de Microsoft pour l’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Centre. 

Afin de garantir une modernisation efficace des secteurs clés des gouvernements, Microsoft et Ecobank collaboreront à la mise en commun des meilleures pratiques et des conseils techniques à l'intention des fonctionnaires ou des citoyens qui utiliseront régulièrement les applications. Le directeur général du groupe Ecobank, Ade Ayeyemi, s’est, quant à lui, félicité de cette association avec Microsoft, marque mondialement reconnue pour « aller plus vite sur la stratégie de transformation numérique dont le principal objectif est d’accroître l’inclusion financière en Afrique ».

Alassane Aliou MBAYE

Le 24 février, la 42e édition des César se passera donc de Roman Polanski comme président. Le réalisateur a préféré renoncer à cette fonction après plusieurs jours de polémique au cours desquels l'affaire de viol qui le poursuit depuis 1977 est – inévitablement – revenue sur le tapis... A 83 ans, le réalisateur d'origine polonaise, lauréat de huit César, ne présidera donc pas la cérémonie de l'Académie des arts et techniques du cinéma. L'avocat de Roman Polanski a informé l'Afp de sa décision de renoncer. Il a rapporté que le réalisateur jugeait la polémique « injustifiée » mais qu'il avait décidé "de ne pas donner suite à l'invitation ».

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.