banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Arts et Culture (1243)

L’ex-Beatle a confié sur Bbc Radio s’être associé avec le producteur Greg Kurstin pour son prochain opus. L’année 2017 serait donc une année chargée pour le musicien, qui a sorti le 24 mars dernier une nouvelle édition de son album solo « Flowers in the Dirt » sorti en 1989. L’ancien leader du groupe britannique y a ajouté quelques morceaux exclusifs.
McCartney sera en tournée avec plusieurs dates au Japon tout au long du mois d’avril. Le prochain album n’a pas encore de date de sortie.             

(AFP)

La Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano, dans le cadre de la Journée mondiale du Théâtre, a abrité une grande exposition qui retrace 52 ans d’une riche vie artistique. Des documents et photos qui racontent la naissance du théâtre orginel et moderne en Afrique....

Le Théâtre africain procède de deux traditions, d’une part la tradition africaine du Théâtre où alternent et se confondent musique, chant, danse, conte, mimes et d’autre part, la tradition occidentale du théâtre, principalement du théâtre classique français. C’est au début des années 1930, à l’École normale William Ponty, qu’ont eu lieu les premières tentatives de synthèse de ces traditions qui ont permis la naissance du théâtre originel et moderne en Afrique.

En août 1937 déjà, les élèves de l’École normale William Ponty donnaient au « Théâtre des Champs Elysées » plusieurs représentations de deux spectacles.

Au Sénégal, Ponty a inspiré les élèves des cours moyens des écoles élémentaires qui, pendant les vacances, animaient de petites troupes théâtrales. Dès 1950, les « Siccos » de Maurice Sonar Senghor qui comptaient dans ses rangs des artistes de talent renouaient avec la tradition sénégalaise du « goumbé ».

Une étape décisive fut franchie avec la création, en 1953, des centres culturels africains. Au Sénégal, le Théâtre de Ponty en est à son déclin. Mais la relève est assurée. Quelques mois plus tard, la direction du Théâtre du Palais est confiée à Maurice Sonar Senghor. Les moyens mis à sa disposition sont très limités tout de même des spectacles y sont montés avec des comédiens bénévoles qui renferment en eux des potentialités énormes. L’effet produit sur le public est extrêmement encourageant. De cette époque, on retient « La fille des dieux » de l’auteur Abdou Anta Ka et Sarzan adapté par Lamine Diakhaté, d’après le texte de Birago Diop.

Il n’aura pas fallu moins de cinq années d’efforts opiniâtres, de luttes acharnées contre les fonctionnaires de l’administration coloniale pour fonder, avec l’année des indépendances, la première troupe nationale sénégalaise et réussir le lancement d’un vaste mouvement théâtral conçu au Théâtre du Palais en 1956. Ce théâtre sera démoli en 1964. Ce mouvement connaîtra plus tard une évolution fulgurante et facilitera la création du Théâtre national Daniel Sorano.

Alassane Aliou MBAYE

Les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs (Msad) et la Chambre de commerce de Thiès ont reçu, cette semaine, la visite Martine Pinville, secrétaire d’État français auprès du ministère de l’Économie et des Finances, chargée du Commerce, de l’Artisanat, de l’Économie sociale et solidaire.

Le secrétaire d’État français auprès du ministère de l’Économie et des Finances, Martine Pinville, a effectué une visite guidée par le directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs, dans les différents ateliers de production des tapisseries des Msad, produites à haute valeur ajoutée, une spécialité des Msad depuis sa création en 1966. Une longue marche bien matérialisée dans la salle d’exposition où toute l’histoire de ce temple dans lequel, de l’imagination du cartonnier à la dextérité du licier, des hommes et des femmes ont écrit l’une des plus pages des tapisseries dans le monde.

A l’issue de la visite, Martine Pinville a indiqué que ce passage à la Msad reste un moment fort de son séjour au Sénégal. « C’est beau », s’est-elle exclamée au sortir de la salle d’exposition. Ensuite, elle s’est félicitée de la continuité dans la formation ponctuée surtout par le legs du savoir-faire des doyens aux plus jeunes. « Ceci est un point fort à sauvegarder mais surtout travailler davantage sur la labellisation parce qu’ici, il y a des produits de grande qualité », a-t-elle confié.

Une invite bien comprise par le directeur général, Aloyse Diouf, qui a témoigné de la longue coopération entre les Msad et la France où les premiers Sénégalais liciers ont été formés sur la tapisserie. « Depuis, nous avons marqué notre présence partout dans le monde grâce à la clairvoyance du précurseur, le président Léopold Sédar Senghor, mais aujourd’hui avec le soutien du président Macky Sall, la diversification des produits que nous mettons dans le marché est devenue une réalité », s’est réjoui le directeur des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs.

Après avoir quitté la section de la tapisserie, le secrétaire d’État s’est rendu à la Chambre des métiers de Thiès. Là, le directeur de l’Artisanat, Makhtar Diakhaté, et le président de la Chambre des métiers, Amadou Moctar Sèye, et les artisans l’ont accueillie dans une bonne ambiance.

La place de l’artisanat en termes d’offres d’emplois aux jeunes et son impact dans l’économie du pays lui ont été expliqués. Dans ce cadre, la formation occupe une place centrale. C’est pourquoi ils lui ont fait visiter un atelier où un maître-formateur travaille et encadre en même temps de jeunes apprentis dans un format pédagogique bien ficelé car débouchant sur l’obtention d’un parchemin à l’issue d’un examen professionnel organisé par l’État du Sénégal. « Ce choix nous permet non seulement d’aider ces jeunes à pouvoir devenir des chefs d’entreprises, mais aussi de pouvoir être compétitifs dans les offres d’emplois lancées par des entreprises », a souligné le directeur de l’Artisanat.

Devant autant d’initiatives, Martine Pinville a salué le renforcement des capacités au niveau technique, mais a surtout bien apprécié l’accompagnement des formés dans la gestion administrative et financière d’une entreprise. « Je viens d’entendre que chaque année, 100.000 jeunes arrivent sur le marché de l’emploi. Donc, l’idée de créer les conditions d’avoir plus d’entreprises qui, une fois solides, vont créer des emplois, me semble plus judicieux », a partagé le secrétaire d’État français chargée du Commerce, de l’Artisanat, de l’Économie sociale et solidaire.

Mbaye BA

Couronné aux festivals du film de Berlin et de Ouagadougou, le cinéaste franco-sénégalais Alain Gomis entre dans la cour des grands avec « Félicité », en salles mercredi, le portrait d’une femme fière et indépendante qui, face aux aléas de la vie, va s’ouvrir aux autres. Après le remarqué « Tey » (Aujourd’hui) en 2012 avec le poète hip hop Saul Williams, le quatrième film du réalisateur a reçu le Grand prix du jury à Berlin en février puis l’Étalon d’or, la récompense suprême, au festival du film panafricain de Ouagadougou (Fespaco) début mars.

Financé en partie par la France et le Sénégal, « Félicité » a été difficile à réaliser. « Ça a été une année difficile en Rdc », a souligné le réalisateur, en recevant son prix à Berlin. Il faisait référence à la crise politique dans le pays. « Il est important que ce film soit un lien avec ceux qui viennent. J’ai l’impression que le moment est important » pour le cinéma africain, avait-il ajouté, évoquant l’arrivée d’« une génération de réalisateurs qui n’a jamais été au cinéma car il n’y a plus de cinémas » sur le continent africain. Les salles obscures ont en effet fermé les unes après les autres, cédant la place à des commerces ou des lieux de culte. Les films sont la plupart du temps vus à la télévision, sur internet ou sur des Dvd piratés.

Au Fespaco début mars, Alain Gomis a lancé un nouveau cri d’alarme pour le cinéma africain « en danger ».                                                          

AFP

La ville de Kaolack va renouer avec son Festival du théâtre et du rire, du 14 au 17 avril 2017. Sa reprise a été annoncée hier à Thiès, où était présent son promoteur, Guédel Mbodj. Kaolack va revivre la ferveur des nuits théâtrales, a annoncé Pape Faye, le président de l’Arcots.

La participation de tout ce que le Sénégal compte de talents et de « folies créatrices » est annoncée dans la capitale du Saloum. L’association Arcots veut aussi rendre un hommage mérité à l’initiateur du Festival du rire de Kaolack qui, comme l’a indiqué Pape Faye, « a su prendre sur lui, il y a 13 ans, le défi de recoller les morceaux d’un théâtre en lambeaux, abandonné à son propre sort, dans un contexte économique difficile ».

M. SAGNE

La prochaine édition du Festival des arts et de la culture (Fesnac) aura lieu à Louga. Le ministre de la Culture et de la Communication l’a annoncé, hier, à Thiès, en marge de la cérémonie d’ouverture de la journée mondiale du Théâtre. Selon Mbagnick Ndiaye, trois régions avaient présenté leurs candidatures pour abriter cette grande rencontre culturelle et artistique. Mais finalement, le choix s’est porté sur Louga, la capitale du Ndiambour, connue pour son passé culturel riche avec ses différentes facettes.

M. SAGNE

Tous les pionniers du théâtre sénégalais se sont retrouvés, hier, à Thiès, pour célébrer la journée mondiale du Théâtre. Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye qui a présidé la cérémonie a salué cette grande mobilisation des artistes de tous âges venus partager des moments de réflexion et de partage sur le quatrième art.

« Cette rencontre permet d’opérer un diagnostic régulier et sans complaisance de la situation du quatrième art et qui ne laisse dans l’ombre aucune des questions qui soient liées à la créativité, puisque la pièce de théâtre est, d’abord, une création littéraire, le produit d’un genre aux confins de la poésie, du récit et de l’épopée », a souligné, hier, le ministre de la Culture et de la Communication. A l’occasion de la célébration de la journée mondiale du Théâtre, à Thiès, Mbagnick Ndiaye a affirmé que c’était le moment de faire un diagnostic des difficultés et besoins des professionnels de tous corps de métiers concourant à la réalisation du spectacle dramaturgique et, enfin, un diagnostic de la diffusion des productions, souvent tributaire de l’état des infrastructures d’accès.

Selon le ministre de la Culture, « le théâtre, croisée de formes d’expression artistique, est un lieu et un miroir qui reflète les ambitions, échecs et perspectives restituant aux peuples leurs trajectoires historiques et mettant en exergue leurs aspirations ». Ainsi, pour Mbagnick Ndiaye, « agir pour le théâtre, c’est baliser les exigences de ces significations imbriquées afin de définir et de mettre en œuvre des politiques publiques efficaces d’appui à cette filière essentielle de l’industrie créative ». Et pour se livrer à un tel exercice, la ville de Thiès, souligne le ministre de la Culture, ne pouvait qu’être l’endroit idéal pour abriter cette journée.

Ce, dit-il, parce qu’elle a déjà conquis ce « statut indiscutable de lieu phare, le foyer ayant engendré ou étant à la pointe du dynamisme des différentes formes de notre dramaturgie, depuis le théâtre dit historique jusqu’aux dramatiques télévisés ». Thiès est une ville-symbole où se retrouvent les valeurs cardinales ayant forgé la Nation sénégalaise au cours de l’histoire, a dit Mbagnick Ndiaye.

Moments de retrouvailles
D’après le ministre de la Culture et de la Communication, « la veine du théâtre historique avec des dramaturges comme le regretté Thierno Bâ, auteur de «Lat-Dior ou le chemin de l’honneur», participe de la résurrection de ces figures mythiques qui galvanisent et poussent le peuple en avant, comme le dit Cheikh Aliou Ndaw lui-même, auteur de l’exil d’Alboury ».

Auparavant, le président de l’Association nationale des artistes comédiens du Sénégal, Pape Faye, a rendu hommage aux pionniers qui ont redoré et revigoré avec brio le théâtre sénégalais et dont une bonne partie a débuté à Thiès. Le président de l’Arcots a relevé l’oreille attentive que le ministre Mbagnick Ndiaye accorde au fonctionnement de leur association qui a atteint une vitesse de croisière et compte actuellement 4.800 membres contre 3.500 en 2014. Il s’y ajoute la mutuelle de santé des acteurs culturels dont il avait facilité la création à travers ses services.

La journée du Théâtre est un bel exemple de solidarité du monde des hommes et des femmes de la scène théâtrale. La présence à Thiès des Ndèye Seck Signature, Seune Sène, Baye Ely, Tapha Diop, Lamine Ndiaye, Awa Mbaye, Abdoulaye Ndiaye Thiossane, des troupes « Soleil levant », « Jankeen », entre autres, témoigne cette solidarité agissante qui permet, aujourd’hui, à l’Aassociation nationale des artistes comédiens du Sénégal de briller de mille feux.
A l’occasion, plusieurs artistes et comédiens ont reçu des distinctions de la part de l’association et le public a eu droit également à des prestations de troupes comme « Jankeen », « Soleil levant », la jeune troupe d’enfants de Tivaouane et de l’artiste Dame Sène.
Mohamadou SAGNE

Le Fesnac prévu à Louga...

La prochaine édition du Festival des arts et de la culture (Fesnac) aura lieu à Louga. Le ministre de la Culture et de la Communication l’a annoncé, hier, à Thiès, en marge de la cérémonie d’ouverture de la journée mondiale du Théâtre. Selon Mbagnick Ndiaye, trois régions avaient présenté leurs candidatures pour abriter cette grande rencontre culturelle et artistique. Mais finalement, le choix s’est porté sur Louga, la capitale du Ndiambour, connue pour son passé culturel riche avec ses différentes facettes.

...Le Fest’rire à Kaoack

La ville de Kaolack va renouer avec son Festival du théâtre et du rire, du 14 au 17 avril 2017. Sa reprise a été annoncée hier à Thiès, où était présent son promoteur, Guédel Mbodj. Kaolack va revivre la ferveur des nuits théâtrales, a annoncé Pape Faye, le président de l’Arcots.
La participation de tout ce que le Sénégal compte de talents et de « folies créatrices » est annoncée dans la capitale du Saloum. L’association Arcots veut aussi rendre un hommage mérité à l’initiateur du Festival du rire de Kaolack qui, comme l’a indiqué Pape Faye, « a su prendre sur lui, il y a 13 ans, le défi de recoller les morceaux d’un théâtre en lambeaux, abandonné à son propre sort, dans un contexte économique difficile ».

M. SAGNE

Pikine au rythme du théâtre

Pikine n’a pas été en reste dans la célébration de la journée internationale du Théâtre. La fête a été mise à profit par l’Association des artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots) de Pikine pour regrouper l’ensemble des structures intervenant dans le théâtre dans la banlieue et environs et se mettre dans le tempo de la célébration.

Pour les besoins de cette commémoration, quatre troupes sont montées sur scène. Il s’agit des troupes de Rufisque, de Guédiawaye, «Nourou Samsou» récemment distinguée deuxième au Fesnac pour la région de Dakar et «Kaaddu Yarakh». Elles se sont produites sur des thèmes éducatifs qui, comme la fidélité, constituent le socle de nos valeurs traditionnelles.  Président de l’Arcots de Pikine, Leyti Fall a estimé que la fidélité fait partie de nos valeurs traditionnelles que nous devons continuer à promouvoir pour aider la jeunesse aussi bien masculine que féminine.

« Aujourd’hui, on constate que la jeunesse a tendance à déraper sur le plan sexuel et c’est de notre devoir de rappeler aux jeunes qu’ils doivent s’abstenir jusqu’au mariage comme le faisaient nos anciens », a rappelé Leyti Fall qui a expliqué que ce que doivent être les relations conjugales. Il a expliqué que l’Arcots est en train de faire des efforts considérables pour aider les jeunes artistes à se  former. « 140 artistes issus des régions de Dakar, Thiès, Saint-Louis et Louga ont été formés par l’Arcots », poursuit-il.

Abdou DIOP

La Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano a célébré, hier, la journée mondiale du Théâtre avec une grande exposition qui a retracé 52 ans d’une riche vie artistique. A travers une documentation fournie, des photographies saisissantes, des costumes altiers …l’exposition a montré un pan de la mémoire collective et évoqué la créativité d’un peuple uni dans la diversité.

« La tragédie du roi Christophe » d’Aimé Césaire, en hommage à l’œuvre de Jean Serreau interprété, entre autres par Douta Seck en 1976. L’image est saisissante. Elle est d’autant plus captivante qu’une autre montre Ibrahima Mbaye, directeur de la troupe dramatique du Théâtre national Daniel Sorano, réaliser la prouesse artistique de son illustre prédécesseur sur les planches. Cette exposition retrace un cheminement collectif, le talent à travers les époques, la créativité de l’homme. Elle va même au-delà : elle est un impératif « du devoir de mémoire, de préservation de l’identité culturelle sénégalaise et exprime ce besoin de protection de l’altérité », estime Sahite Sarr Samb, directeur général du Théâtre national Daniel Sorano.

La magnificence de cette exposition se trouve dans le fait de faire référence à des singularités pour dessiner la beauté de la diversité des créativités et des couleurs tendant toutes vers une harmonie sociale et culturelle indépendamment des époques et des hommes. Elle évoque le passé, s’intéresse au présent sans cette passion menant au gouffre béant et envisage le futur dans la perspective d’un bonheur serein et commun.

On y retrouve la belle époque de l’Ensemble national de ballet « La Linguère » enchantant le monde avec ses corps habiles, l’Ensemble lyrique berçant les âmes de leurs mélodies divines, et la troupe dramatique célébrant les hommes et les valeurs pour consigner l’histoire collective. Mais Sorano, c’est aussi une âme qui s’échine à retrouver son lustre d’antan pour remplir sa mission originale : raffermir les liens, apaiser les esprits par la culture, point de jonction de nos êtres créatifs. Des hommes et des femmes s’y sont merveilleusement employés.

L’exposition nous redessine ses visages et des souvenirs : Douta Seck, Raymond Hermantier, Ismaela Cissé, Jacqueline Scott, Emmanuel Gomez, Daoura Mané, Serigne Ndiaye Gonzales, Maurice Sonar Senghor, Abdou Anta Kâ, Omar Seck, Ibrahima Mbaye, Josephine Zambo, Mohamed Willier, Mamadou Seyba Traoré, Isseu Niang… L’immensité des œuvres a parlé pour les âmes parties. Les présents en ont tiré une légitime fierté.

4 milliards de FCfa pour la réhabilitation et l’équipement de Sorano

L’État du Sénégal déploie d’énormes efforts pour rendre plus dynamique le secteur de la culture. Et le Théâtre national Daniel Sorano qui en est un des fleurons est en bonne place dans cette politique de redynamisation. En 3 ans, le budget du Théâtre national est passé de 376 millions FCfa à 450 millions FCfa. En sus, l’État prévoit, dans le cadre de la réhabilitation et de l’équipement de cette infrastructure culturelle, un fonds de 4 milliards de FCfa étalé sur 3 ans afin d’accompagner la direction qui fait d’énormes sacrifices pour préserver ce patrimoine.

Alassane Aliou MBAYE

Le ministre de la Culture et de la Communication, à l’issue d’une visite aux Chefferies traditionnelles à Oussouye, a annoncé de prochaines mesures salutaires pour mieux prendre en compte les préoccupations de la chefferie, notamment un soutien et une attention plus accrus de l’État.

Dans le cadre de ses visites auprès des chefs traditionnels et coutumiers du Sénégal, le ministre de la Culture et de la Communication, après le Saloum, était le week-end dernier à Oussouye pour rencontrer la Chefferie traditionnelle de la région naturelle de Casamance. Mbagnick Ndiaye veut ainsi « faire jouer à la chefferie coutumière son véritable rôle de régulateur et de promotion de la paix sociale. Mais aussi, susciter leur accompagnement pour la préservation du patrimoine historique et culturel ».
Selon un communiqué de presse, vendredi dernier, le ministre de la Culture et de la Communication, accompagné du gouverneur de région Guedj Diouf et du préfet de Oussouye, avait convié toute la chefferie traditionnelle, rois, reines, chefs traditionnels et coutumiers  de Casamance à une importante rencontre à Oussouye. « L’État veut vous donner votre véritable place dans la société, votre mission de régulation sociale », leur a affirmé Mbagnick Ndiaye. Les chefs coutumiers qui ont massivement répondu à l’appel du ministre de la Culture ont exprimé un ensemble de préoccupations qui tournent autour d’un soutien permanent de l’État, l’obtention d’une carte professionnelle, la construction de pistes pour l’accès aux zones de production, le financement des activités génératrices de revenus des groupements féminins, la mise à disposition de matériels pour l’allègement des travaux de femmes, etc.

Cette visite du ministre, note-t-on, qui veut replacer la chefferie traditionnelle au cœur du système de régulation de la société, a été saluée par le secrétaire d’Etat, Moustapha Lô Diatta, le maire de Oussouye, les députés et le président du Conseil départemental de la localité. Après la cérémonie officielle, le ministre de la Culture a présidé un panel sur la place et le rôle des chefs coutumiers.
L’autre temps fort de cette visite, souligne le document, a été l’audience accordée par Mbagnick Ndiaye aux rois, reines et chefs coutumiers au siège du Conseil départemental.

« Au terme d’intenses et fructueux échanges, des mesures concrètes ont été retenues : l’instauration d’une rencontre annuelle avec la chefferie traditionnelle, le recensement et l’identification de tous les chefs coutumiers par l’administration territoriale, la clôture des bois sacrés, l’appui des manifestations traditionnelles, la mise en place d’un cadre fédérateur pour les différents rois et chefs coutumiers », lit-on dans le communiqué.

O. DIOUF

En collaboration avec la Fondation Sonatel, l’Association des écrivains du Sénégal (Aes) et les Nouvelles éditions africaines du Sénégal (Neas) organisent la cérémonie de présentation et de dédicace de l’ouvrage « La tragédie du Damel Macodou » de l’écrivain-dramaturge Alioune Badara Bèye. La manifestation se tient à l’occasion de la Journée internationale du théâtre et aura pour cadre le siège de la Fondation Sonatel.

« Cette pièce fait partie de notre patrimoine. Le théâtre est à la fois un genre littéraire et une expression artistique », a expliqué le dramaturge, lors d’une rencontre avec la presse. Auparavant, « La Tragédie du Damel Macodou » a été présentée sur les planches de Sorano, le 26 novembre 2016, à l’ouverture officielle de la saison artistique 2016/2017, par la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano. Écrite par le dramaturge Alioune Badara Bèye et mise en scène par Jean Pierre Leurs, la pièce « La Tragédie du Damel Macodou » est interprétée par les comédiens de la troupe nationale dramatique de Sorano et de l’Association des comédiens du théâtre sénégalais (Arcots).

Cette œuvre met en scène le conflit entre le Damel Macodou Fall et son fils Samba Laobé Fall, pour régner sur le royaume du Saloum. Le Damel Macodou veut reprendre le trône après l’avoir délibérément cédé à son fils Samba Laobé Fall.

E. M. FAYE

Samedi dernier, les populations de Mékhé et leur maire Magatte Wade, le directeur général de Grande Côte Opérations (Gco), Daniel Marini, ont participé au vernissage d’une exposition d’arts plastiques qui va durer un mois dans les locaux de la gare ferroviaire de Mékhé, un monument historique construit en 1885.

La gare ferroviaire de Mékhé, fraîchement restaurée par la Grande Côte Opérations, a abrité samedi dernier, le vernissage d’une exposition de l’artiste El Hadj Sy. Des tableaux d’arts où les formes, la discrétion des couleurs et la diversité des supports utilisés par l’exposant de renommée internationale étreignent les visiteurs.
Daniel Marini, directeur général de la Grande Côte Opérations, établie dans la localité pour l’exploitation du zircon dans la zone de Diogo, a soutenu qu’à travers la Responsabilité sociétale de l’entreprise, au-delà des actions matérielles, la dimension historique de la gare de Mékhé les a poussés à s’engager sur le champ de la supplémentation de l’âme. Car, selon lui, « l’art est à l’homme ce que la nature est à Dieu », comme disait Victor Hugo. Ce qui fait dire à Daniel Marini que la convergence artistique transcende les cultures, les langues, les horizons. Alors « Bou gnou boloo di disso, l’art nous élève », a philosophé le directeur général de Gco. Le maire de la ville de Mékhé, Magatte Wade, a souligné que El Sy a fini de poser un important jalon allant dans le sens de l’éclosion de futurs talents locaux en termes de créativité artistique mais aussi artisanale. « De cette rencontre entre l’art et l’artisanat, Mékhé se doit de développer son tissu économique, touristique et se positionner comme un centre écologique de rang mondial », a-t-il soutenu.

Et « Dissoo », nom donné à une émission éducative rurale à Radio Sénégal par Boubacar Sock, un fils de Mékhé, est définit par ce dernier comme une fidélité aux vertus du dialogue et de la palabre des sociétés africaines.

En langue wolof, «disso» signifie se rencontrer autour d’un sujet d’intérêt commun, d’une situation conflictuelle ou d’un malentendu quelconque dans un climat d’égalité, de fraternité et de tolérance mutuelle pour arriver à un accord durable, apte à consolider les sentiments de considération ou d’amitié des deux parties »; explications extraites de la revue « Direct », n°10 de novembre 1974.
C’est à cet exercice que va s’atteler El Sy, un artiste riche d’une expérience de 30 ans, chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République avec les jeunes qui vont participer aux ateliers de transfert de savoir-faire manipulatoire (dessin, gravure, sérigraphie….).  Des compétences qui, une fois acquise, vont aider les jeunes artisans de Mékhé à améliorer leur créativité artistiques dans la vannerie et les métiers du cuir.

Mbaye BA

En conférence de presse, hier à Dakar, Sahad and the Nataal patchwork a informé de la sortie de son premier album « Jiw » (graine, semence).

« Jiw » est un album qui s’enracine dans le terroir avant de s’ouvrir sur le monde. Pendant huit ans, l’artiste Abdou Karim Sahad Sarr l’a préparé pour sortir cet album de 13 titres parmi lesquels « Salaamaleg jiw », « Irafama » feat Souleymane Diamanka, « Njaay Gayndé », « Indépendance », « Ker Keraan », « Faatu Mayga », « Rog told me », « I don’t know » etc. Pour l’artiste Sahad Sarr, qui était en conférence de presse au Goethe Institut, « on est dans un environnement socio-musical qui n’est pas facile, car on est appelé à s’auto-produire. Il y a des gens qui chantent super bien, mais l’environnement ne leur donne pas tous les moyens quand ils veulent sortir un album. »

D’ailleurs, il révèle que depuis deux ans, « Jiw » devait être disponible sur le marché, mais la qualité demande la patience. « Cet album enregistré au Sénégal est d’un haut niveau de production réalisé par des labels qui produisent Salif Keïta, Manu Dibango. On a pris une semaine pour faire un enregistrement en live même si les albums ne se vendent plus dans notre pays. On a pris ce risque », affirme-t-il. Sahad est issu d’une famille où l’on écoutait plusieurs sonorités musicales qui ont influencé sa touche personnelle. « Aujourd’hui, un morceau de Mickaël Jackson est écouté jusqu’au village ; on peut ne pas comprendre le message, mais on saisit le sens. Pourquoi ne pas faire pareil ? Si on ne fait pas attention, on risque de renoncer à nos identités culturelles. Le Nigeria est en train de s’imposer sur la scène internationale avec la world music, qui est définie par un système. Moi, je fais de l’afro-fusion musicale : une musique cosmopolite, mixée au solo, au jazz », confie-t-il. Pierre Chevalier, chargé de mission à l’Institut français, apprécie beaucoup l’influence afro beat de Sahad & le Nataal. « Cela nourrit sa musique et à la fois, on crée sur la tradition », déclare-t-il, après avoir écouté quelques morceaux.

L’album dupliqué à 1.000 exemplaires et qui s’échange à 5.000 FCfa marque l’aboutissement d’un engagement spirituel, énergétique, artistique de la nouvelle génération. Car les thèmes abordés sont le panafricanisme, la liberté, la vie... Le groupe musical a choisi l’Institut français de Dakar, pour lancer l’album « Jiw » aujourd’hui, à partir 20h30.

S. M. S. CISSE

Elage Diouf se décrit lui-même comme un « Québégalais ». Il a passé vingt ans au Sénégal et vingt autres de sa vie au Québec, sa terre d’adoption. En ce sens, il représente parfaitement les liens qui unissent ces deux cultures au sein du grand ensemble que représente la Francophonie. Sa musique exemplifie la force de la diversité canadienne. L’artiste qui aura bientôt 42 ans, a bien voulu répondre à nos questions.

Quel est le sentiment qui vous anime après ce concert à Dakar ?
Ce moment est vraiment important pour moi, parce que ce jour célèbre le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Si on qualifie un artiste de Sénégalo-canadien, c’est une fierté. Cela signifie que le pays que j’ai choisi pour immigrer m’a rendu honneur. Cela fait 20 ans que je vis au Canada, ma terre d’adoption, mais l’autre moitié de ma vie, je l’ai passée au Sénégal.

Cela explique-t-il que votre répertoire musical assez varié ?
Je ne vais pas me priver des autres sonorités de la musique. Je fais de la salsa, du yéla, du diambadong, du bougarabou, du blues, du jazz, du reggae et toutes autres styles.

Malgré cette diversité musicale, vous n’êtes pas encore assez connu des mélomanes sénégalais…
Pour moi, cela est normal, car je suis un musicien qui vient juste de naître. Mais, si je marche dans la rue, je vois une fierté. Ma particularité, c’est d’apporter quelque chose ; j’essaie de ne pas suivre les autres avec une musique classique. Cela est ma vision. C’est pourquoi je travaille sur un répertoire assez varié. A la longue, le public va apprécier. Je pense que je suis en train de gagner du terrain. Car, depuis 2010, les gens qui m’ont découvert connaissent qui est Elage Diouf.

Chez vous, la musique relève-t-elle d’un héritage, de l’apprentissage ou des deux pour vous ?
La musique, c’est toujours de l’apprentissage, parce qu’on ne fait pas des choses déjà faites. J’ai fait plusieurs concerts différents. Je suis plus pour la création avec une écoute intelligente musicalement. C’est la manière dont je vois la musique qui détermine ma façon de faire la musique. Quand je chante et que le public reprend mes chansons, à part quelques personnes qui ne parlent pas le wolof, cela est une confirmation que les gens adorent ce que je fais. Je dirai que c’est une mission accomplie pour moi. Je suis satisfait et rassuré de ce que je vois. Je profite de l’occasion pour dire que ce n’est pas la première fois que je me produis à l’Institut français de Dakar, même si cela fait très longtemps. C’était dans le cadre d’autres projets. Je peux citer celui de Mbaye Dièye Faye du vieux Sing Sing Faye.

Où est-ce que vous tirez votre inspiration ?
Je la tire de mon ouverture, de la vie et de la musique tout court. J’adore fusionner les cultures, ce qui est vécu. J’ai la curiosité d’aller découvrir ce que l’autre fait. Cela est un gain pour moi.

D’où est venu le déclic qui vous a incité à faire la musique ?
Mon environnement familial a été un déclic pour moi. Je suis né dans une famille de dix personnes, Machallah. Mes frères et sœurs ont commencé à écouter la musique mandingue et autres sonorités ; je pense que le déclic est venu de là-bas. C’est depuis l’âge de 10 ans. Et maintenant, j’existe dans l’actualité de la musique sénégalaise.

Que vous inspirent les jeunes pousses du métier ?
J’adore Kane Diallo, fils du défunt Oumar Mbassou Niang ; je suis Momo Dieng et les autres, également d’autres rappeurs.

Si on vous demandait de nous décrire un musicien idéal à quoi aurait-il ressemblé ?
Nous sommes tous différents ; l’émotion nous différencie, le talent, notre manière de faire la musique (arrangements, sonorités). Une chanson peut être très bien composée et mal arrangée. Si on réussit des albums, c’est parce qu’il y a des gens qui nous ont bien orienté, des réalisateurs qui nous poussent à réaliser nos rêves. Il ne s’agit pas de dire qu’on fait plusieurs prestations dans la semaine pour se considérer comme un artiste idéal.

Quels sont vos projets et perspectives à l’horizon ?
J’aimerais avoir plus de pieds au Sénégal parce que cela me permettrait de faire des évènements. J’envisage de faire des duos avec des artistes que j’aime tels que Youssou Ndour, Fata, Kane Diallo, Pape Ndiaye « Thiopet », Abou Thioubalo, Dip Doundou Guiss, Fou Malade et les chanteurs traditionnels qui font du Yéla, du « tassu ».

 

Recueillis par Serigne Mansour Sy CISSE

En prélude à la célébration de la Journée internationale du théâtre, prévue ce lundi 27 mars, le Centre culturel Blaise Senghor a abrité, hier, une table ronde sur le thème : « Des planches aux séries télévisées : parcours atypique du théâtre sénégalais ». Ce moment de réflexion a été une occasion pour les acteurs d’attirer l’attention sur la déliquescence du spectacle sur scène au profit des séries télévisées.

Fini le temps où le Théâtre national Daniel Sorano faisait courir les amoureux du quatrième art. La montée en puissance de séries télévisées, ces dernières années, a voué aux gémonies le spectacle sur scène au grand dam des artistes comédiens. Un vent nouveau a fini d’emporter une partie du pouvoir des planches. L’avènement des séries télévisées dans notre pays a ainsi sonné le glas à un art « total » tant du point de vue des rudiments que sur le plan des dispositions techniques.

Pour l’artiste comédien Ibrahima Mbaye Sopé, qui prenait part à la table ronde sur le thème : « Des planches aux séries télévisées : parcours atypique du théâtre Sénégalais », organisée en prélude à la célébration de la Journée international du théâtre, la télévision a « déjà tué » le théâtre tel que conçu par les Sénégalais. Les artistes des planches perdent leur popularité au profit d’un nouveau type de comédien fabriqué à l’aide de la magie du petit écran. Pour montrer l’ampleur du pouvoir des séries télévisées au Sénégal depuis ces trois dernières années, il a cité un travail qu’il a réalisé, il y a deux ans, et qui a porté sur 18 sketches « Ndogou » produits tous pendant la période du Ramadan.

Nouveau type de comédien
« Les gens pensent que le théâtre sur scène est un produit de luxe. Pour le faire, il faut aller à Sorano et payer un ticket. En plus, ils croient que ce qu’ils cherchent à Sorano, ils l’ont déjà chez eux. A mon avis, c’est ce qui a contribué à tuer le théâtre », a-t-il laissé entendre. Selon lui, la production de séries télévisées est devenue actuellement un business.

« Auparavant, les séries du mardi ne duraient qu’une heure, avec pratiquement un seul sponsor. Mais, aujourd’hui, elles ont gagné en maturité, en sponsoring et en mode de marketing. Le monde a changé, les gens n’ont plus le temps de rester des heures et des heures à consommer un produit », a soutenu M. Mbaye. La déliquescence du théâtre sénégalais est liée également à une sous-représentation des productions scéniques, contrairement à certains pays où un spectacle peut être joué plusieurs fois dans le même endroit. C’est d’ailleurs, cette situation qui pousse les artistes comédiens à se ruer vers les télévisions pour des raisons économiques. « Au Sénégal, on fait une création avec 6 mois de répétition qui n’est montré qu’une fois et c’est fini. Par contre, en Europe, une création peut être présentée sur 30 ou 50 dates dans une seule salle de théâtre. Chaque spectacle est comptabilisé et c’est ce qui fait vivre les comédiens », a souligné Ibrahima Mbaye Sopé.

Dans le même ordre d’idées, le comédien Leyti Fall a parlé de l’éclosion d’un nouveau type de comédien au sein de ces séries télévisées, non sans insister sur la nécessité d’apprendre certains rudiments du métier. De son côté, le producteur Oumar Sall est revenu sur le lien entre le cinéma et le théâtre. A son avis, le quatrième art est l’épine dorsale du cinéma. Pour preuve, a-t-il ajouté, le théâtre avec ses comédiens a joué un rôle déterminant dans le succès du film « Félicité » d’Alain Gomis qu’il a lui-même produit. Ce faisant, M. Sall a invité les acteurs à mener le combat de la structuration du secteur pour arriver à créer un modèle économique durable.

Ibrahima BA

Le Musée de l’Ifan de Dakar abrite, depuis jeudi et ce, jusqu’au 23 avril, une exposition sur l’art rupestre. Un évènement organisé par l’institut Frobenius de Francfort en Allemagne, en partenariat avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. L’exposition regroupe les créations de trois artistes sénégalais qui se sont inspirés des travaux de l’ethnologue allemand Léo Frobenius, réalisés lors de ses voyages en Afrique du Nord et du Sud du Sahara.

Le Musée Théodore Monod de l’Ifan sera un point de convergence des passionnés d’art, surtout de l’art rupestre. En effet, c’est le lieu choisi par le comité d’organisation de l’exposition d’art africain pour exhiber de belles collections de l’une des plus anciennes formes d’arts, l’art rupestre.

Organisé sous le thème « Art rupestre africain. De la contribution africaine à la découverte d’un patrimoine universel », l’exposition vise à attirer l’attention sur un aspect méconnu de l’histoire de la production des copies rupestres voulues par Léo Frobenius. Ainsi, elle met en lumière par le filtre de photographies historiques le rôle important mais souvent ignoré des intermédiaires, guides, traducteurs et accompagnateurs africains sans lesquels l’accès aux sources serait presque impossible. La rencontre peut être aussi un cadre où historiens, ethnologues, philosophes et artistes rendent un hommage mérité à l’ethnologue allemand Léo Frobenius. Durant son séjour en Afrique, il était toujours accompagné d’artistes peintres qui établissaient des copies de fresques d’art rupestre qui renseignaient, à bien des égards, sur l’âme de la culture africaine, sur la richesse de l’histoire africaine. Ce capital d’informations et de découvertes amassé lors de ses voyages en Afrique a permis d’établir une des plus riches collections au monde, avec plus de 5.000 tableaux d’art rupestre. Ils sont tous restés fidèles aux originaux de la préhistoire, en couleur, en taille et en formes.

Pour mieux vulgariser cet art et montrer toute son importance d’hier et d’aujourd’hui, Richard Kuba, Hélène Ivanoff de l’Institut Frobenius et le Professeur Maguéye Kassé de l’Ucad ont conçu cette exposition au Sénégal.

Cette manifestation est financée dans le cadre du projet de recherches Antropos, par la Deutsche Forschungsgemeinschaft et l’Agence nationale pour la recherche. Pendant un mois, les murs du Musée Théodore Monod de l’Ifan seront occupés par une trentaine de copies d’art rupestre, une vingtaine de photocopies des expositions de Léo Frobenius. A leurs côtés ont accrochés les neuf tableaux des trois artistes sénégalais sélectionnés pour produire des œuvres d’art rupestre, en s’inspirant du catalogue réalisé à partir des travaux de Léo Frobenius.

En ouvrant les travaux, le commissaire sénégalais de l’exposition, le Professeur Maguéye Kassé a remercié les autorités du Musée Théodore Monod, le ministère de la Culture à travers le directeur de la Cinématographie pour leur soutien, sans oublier la communauté universitaire de Dakar et l’Institut Frobenius de Francfort pour leur contribution.

Pape Coly NGOME

Faire éclore l’art contemporain à Ngaye Mékhé. C’est le pari de l’artiste El Hadji Moussa Babacar Sy, « El Sy », qui procédera au vernissage de son exposition « Dissoo » destinée surtout à renforcer les liens entre une riche tradition artisanale de ce terroir et la création artistique.

La mairie de Mékhé et la société Grande Côte Opérations SA se sont associées pour soutenir la tenue de l’exposition « Dissoo » de l’artiste El hadji Sy. Ainsi, l’emblématique gare ferroviaire rénovée par Gco et le nouvel Hôtel de ville de Mékhé accueille l’exposition ce samedi de 70 œuvres de l’artiste El Sy. Le public aura à découvrir en plus des ateliers qui seront animés pendant toute la durée de l’exposition par l’artiste, en compagnie de Fodé Camara.

Ils porteront sur le transfert de savoir-faire manipulatoire réservé aux jeunes artisans pour ainsi booster la créativité et favoriser des retombées structurelles durables. L’expo dont le thème « Dissoo » renvoie à la notion de rencontre des cultures et de l’art, devrait donner l’occasion aux organisateurs de célébrer l’universalité au cœur des baobabs millénaires du Cayor. El Sy se dit « très heureux d’avoir eu l’opportunité d’instaurer le dialogue artistique et social en plein cœur du Sénégal ». Le public est donc convié à cette grande exposition d’art jamais organisée dans l’arrière-pays au Sénégal et qui devrait contribuer largement à revitaliser l’art en milieu rural. D’ailleurs, le maire de la commune, Magatte Wade, soutient que « ce rendez-vous sera celui de l’art et de l’artisanat dont la symbiose posera les jalons de la création de l’École de Mékhé ».

Mohamadou SAGNE

Les fans attendaient cela depuis 38 ans : quatre jours après sa disparition, une chanson inédite du pionnier du rock’n roll Chuck Berry a été dévoilée, mercredi 22 mars, par sa maison de disques Dualtone Records.

Savant mélange de guitare électrique, de blues et de country, « Big Boys » est le premier single d’un album complet du guitariste de génie qui sortira le 16 juin 2017. Sobrement intitulé Chuck, il s’agira du premier album studio du natif de Saint-Louis depuis Rock It en 1979. « Big Boys » rappelle Johnny B. Goode, l’un des plus grands succès de l’artiste. Accompagnée d’un piano très rock, la chanson présente une mélodie classique des années rock’n roll avant un solo final joué par un autre grand guitariste,Tom Morello, du groupe américain Rage against the machine.

La mise à jour permanente des données constitue un défi majeur pour l’Agence de l’informatique de l’État (Adie) qui a initié un séminaire pour la pré-validation des démarches identifiées et leur mise à jour après huit mois de collecte sur le portail Service public.

L’objectif visé à travers ce séminaire est de mettre à jour les démarches administratives du portail servicepublic.gouv.sn après cinq mois de collecte. Depuis mai 2006, l’Agence de l’informatique de l’État (Adie) a lancé ce site web exclusivement dédié à la réalisation de démarches administratives par les citoyens et les entreprises. Aujourd’hui, il compte près de 700 démarches administratives en ligne pour les particuliers comme pour les professionnels. Pendant ces trois jours, les participants à cette session auront à traiter des fiches issues de la collecte avec les structures transversales afin d’avoir une version pré-validée des démarches qui feront l’objet d’une validation officielle des autorités compétentes. Les démarches ciblées concernent celles facilitant l’environnement des affaires et les procédures administratives des ministères de l’Économie et des Finances, de la Santé et de l’Action sociale, de la Justice et de la Gouvernance locale.

Pour le secrétaire général de l’Adie, la tenue de cette rencontre est la preuve de la volonté du Gouvernement du Sénégal d’atteindre une plus grande efficacité de l’Administration au service du citoyen et de l’entreprise. A travers la vision « Sénégal Numérique 2025 », a rappelé M. Alyoune Badara Diop, l’usager est placé au cœur du dispositif de l’État en vue de lui offrir un service public de qualité et même d’en faire un client. « C’est dans ce cadre que le portail servicepublic.gouv.sn a été mis en place pour rendre l’information administrative simple, fiable et accessible », a-t-il indiqué.

« Le site web des démarches administratives lancé depuis 2006 a évolué pour devenir, en 2012, le portail du service public en intégrant les télé-procédures administratives et un espace e-citoyen. Aujourd’hui, il convient de signaler qu’une bonne partie des démarches en ligne sont obsolètes du fait des changements institutionnels intervenus et des réformes en cours », a-t-il soutenu. Dès lors, a-t-il noté, il s’avère judicieux, de concert avec le réseau des correspondants établis au niveau des ministères, de procéder à une opération de mises à jour. En outre, a fait savoir le secrétaire général de l’Adie, le portail service public participe à l’assainissement de l’environnement des affaires par la mise à disposition, de façon transparente, des procédures en vigueur et des étapes à suivre pour les investisseurs. « C’est une vitrine qui permet aussi de vulgariser les réformes dans le cadre du Doing business et accompagner les initiatives et efforts de l’État dans l’amélioration du climat des affaires », a relevé M. Diop.

En outre, a laissé entendre le secrétaire général de l’Adie, ce site compte aujourd’hui près de 700 démarches administratives en ligne pour les particuliers comme pour les professionnels et un taux de fréquentation d’environ 2.500 visiteurs par jour. « Sur un bon nombre des procédures identifiées et mises en ligne, la prochaine étape consistera à leur dématérialisation », a-t-il noté.

« A l’instar du concours de l’École nationale d’administration (Ena), du permis de construire et plus récemment du certificat de conformité et du certificat d’urbanisme, la plateforme TeleDAc (TéléDemande d’Actes administratifs) de l’Adie a pour mission spécifique de dématérialiser au moins 20 procédures administratives issues du portail du service public par an », a assuré Alyoune Badara Diop.

Avec cet outil, a-t-il soutenu, les usagers pourront accéder sans entrave à une information administrative et connaître mieux leurs droits et obligations. De même, a-t-il noté, les agents des services centraux, des services déconcentrés et décentralisés peuvent aussi y trouver les informations administratives, les textes de référence ou les formulaires dont ils ont besoin.

S. O. FALL

Le Théâtre national Daniel Sorano abrite, demain, un hommage au guitariste André Fara Biram Lô, décédé il y a vingt-trois ans. Avec Ousmane Sow Huchard dit Soleya Mama, le défunt artiste-musicien a co-fondé l’orchestre Waatoo Sita (signifiant il est temps, en langue mandingue).

Sur initiative de son ami et collègue Ousmane Sow Huchard dit Soleya Mama, co-fondateur de l’orchestre Waatoo Sita (signifiant il est temps, en langue mandingue), le Théâtre national Daniel Sorano accueille, demain, un hommage au défunt journaliste, artiste-musicien André Fara Biram Lô co-fondateur du même orchestre. Cette formation musicale est présentée comme le premier groupe de recherche de rupture et de fusion du Sénégal.

« Le répertoire de Waatoo Sita illustrait la diversité culturelle, le dialogue des cultures à travers les instruments de musiques traditionnelles africaines et européens modernes », explique un communiqué. Cette symbiose artistique, souligne le document, ouvrait ainsi la voie à une nouvelle musique et des danses sénégalaises. « Cet hommage, je le dois à André. Il fallait le faire, car il est décédé en 1994 à Mexico. Les jeunes musiciens ne le connaissent pas, a expliqué Soleya Mama. C’est pourquoi j’ai tout fait pour avoir le film « Le Bracelet de Bronze » du réalisateur Tidiane Aw dont nous avons fait la musique du film. On y voit André Lô en train de jouer avec le Waatoo Sita dans le film et Issa Niang danser au club Jinder, ancien Kilimanjaro ».
Au programme de cet hommage, il est prévu des prestations d’artistes : Ismaïla Lô, Baaba Maal, Souleymane Faye, entre autres. Il y aura des témoignages et la projection du film « Le Bracelet de Bronze ».

Après le départ de Soleya Mama pour le Canada pour sa formation en anthropologie et en muséologie dans le cadre du Musée des civilisations noires, André Lô est allé à Mexico sur invitation du président mexicain Luis Echivéria Alvarez comme suite à la tournée qu’ils avaient effectuée à Mexico en compagnie de l’équipe africaine d’athlétisme. Il y est resté pour faire de la musique avec son groupe Eku Kale.

Un regard dans le rétroviseur, Michaël Soumah, qui fut pensionnaire du Waatoo Sita 2, a estimé que le groupe de Soleya Mama et André Lô ont changé l’orientation de la musique en l’épousant avec des instruments traditionnels. Son frère François Lô entonne le même refrain. « André a participé à impulser une nouvelle dynamique à la musique sénégalaise. Soleya Mama et André Lô ont inspiré beaucoup de musiciens comme Ouza Diallo, Ismaïla Lô, Bassirou Lô (un cousin).

Virtuose de la guitare
« En bon ambassadeur, Watoo Sita a bien représenté le Sénégal partout dans le monde avec une rare originalité », a souligné M. Soumah qui officie à la radio Dakar Fm. L’animateur retient du défunt artiste-musicien : « Il était un excellent guitariste qui a fait des émules. D’où l’intérêt de le faire connaître à la jeune génération. Il était comparé à Jimmy Hendrix ».

Dans son parcours, avait écrit Joe Raman Jelissa Samb, critique, conseiller et culturel, « Waatoo Sita a beaucoup voyagé : participations au 1er festival panafricain de Tunis ; au festival international de la Jeunesse de Berlin en août 1973 ; tournée au Canada pendant la Superfrancofête en août 1974 à Québec ».

La trajectoire du groupe, c’est également une grande comédie musicale montée au Théâtre national Daniel Sorano intitulée « Sur les chemins de l’unité africaine ». En sortant leurs premiers disques, fruit de trois années de recherches, les membres du groupe espéraient réveiller les consciences africaines sur les richesses que constitue la musique traditionnelle des peuples d’Afrique.

E. M. FAYE

Le séminaire de recherche sur les politiques culturelles du Musée Théodore Monod d’art africain a porté, hier, sur le thème « Plan Sénégal émergent : quelles solutions pour la danse ». Cette rencontre a permis à Jean Tamba et Gacirah Diagne, danseurs et chorégraphes, de s’exprimer et de débattre sur l’amélioration de l’environnement professionnel dans le secteur de la danse à travers l’examen des diverses problématiques, à savoir la formation, l’infrastructure, la production et le financement.

La danse a connu ses lettres de noblesse avec la création de Mudra Afrique qui a sorti les premières promotions de chorégraphes et de danseurs professionnels sénégalais, mais aussi avec le ballet la Linguère du Théâtre national Daniel Sorano dont les danseurs ont été pendant de longues années des ambassadeurs culturels et ont largement contribué à faire connaître le Sénégal dans le monde. Aujourd’hui, face à la mondialisation de l’art en général, les acteurs du secteur de la danse s’interrogent sur quelques maux qui gangrènent le secteur et préconisent, par la même occasion, des solutions  afin que les danseurs puissent être des acteurs productifs qui apportent une plus-value non seulement culturel mais aussi économique dans la société.

Lors du séminaire de recherche de l’Ifan, hier, sur les politiques culturelles, la danseuse et chorégraphe Gacirah Diagne a porté sa réflexion sur le thème : « Le secteur de la danse face aux défis du développement : l’approche des danses urbaines ». Elle révèle qu’il y a  au moins 400 danseurs dans le genre Danses urbaines du Sénégal.  D’où cette nécessité de leur accorder une attention particulière par la formation technique professionnelle que Gacirah Diagne juge quasi inexistante dans le domaine.

« A Dakar, c’est à partir de 2005 que quelques initiatives offrent des ateliers de formation de manière sporadique, souvent rattachés à des événements de danse. Cette carence est, pour l’instant, contournée par des offres de formation techniques courtes se déroulant sous forme de stages et d’ateliers, mises en place par des initiatives privées de la place telles l’association Kaay Fecc, l’Ecole des Sables de Germaine Acogny, le festival Arts Hip Hop à Kaolack, le festival Chemins croisés de Louga, le Festival Duo solo de Saint-Louis, entre autres », informe-t-elle.
Aussi, souligne Mme Diagne, trop peu d’acteurs sont impliqués dans les métiers connexes de la danse, dont l’offre de formation officielle existe depuis près de cinq ans sous la forme du programme de Master multidisciplinaire incluant des enseignements théoriques et pratiques dans le domaine des arts et de la culture.

Gacirah Diagne ne manquera pas d’évoquer l’insuffisance de financement. Toutefois, reconnaît-elle, la donne est en train de changer avec la mise en place de fonds spécifiques, tels que le Fonds d’appui aux cultures urbaines et le Fonds de développement des cultures urbaines, dont  la mise en place devrait être effective en fin d’année 2017.
A l’en croire, ces fonds ne s’adressent qu’aux acteurs reconnus juridiquement, poussant ainsi à la formalisation. « Ils vont permettre aux acteurs de la danse hip hop de développer des projets structurants. Ils représentent un apport qui vient compléter les fonds récoltés via d’autres partenariats », dit-elle.
 
Fonds et infrastructures
Concernant les infrastructures, la présidente de l’Association Kaay Fecc indique qu’aucune infrastructure spécifique n’existe pour la danse hip hop. « A ce jour, les danseurs utilisent les espaces culturels existant (Centre culturel Blaise Senghor, Grand Théâtre national, Place du Souvenir, Centres socio-culturels, Ecole des Sables, Asc Sacré-Cœur, Studios de danse) ce qui provoque une surcharge et souvent des conflits de calendrier avec la programmation de ces lieux.

« La salle de danse en cours de construction à la Maison des cultures urbaines (Mcu) permettra de répondre à une partie des attentes. Elle compte offrir des espaces de formation, de répétitions et de résidences de création. Mais une Maison pour la danse serait bienvenue. Constituée d’espaces conçus pour la danse, elle permettrait de regrouper tous les genres de danse et de mener des activités structurantes pour le secteur », argue-t-elle. Sans saluer la reconnaissance, par les autorités étatiques, du potentiel de contribution au développement économique du Sénégal des acteurs des danses urbaines.

Pour sa part, le danseur  et chorégraphe Jean Tamba a échangé autour du thème « Plan Sénégal émergent : quelles solutions pour la danse ». Selon lui, au moment où on parle de plus en plus du Plan Sénégal émergent, il serait judicieux de pouvoir traduire toute l’énergie des jeunes qu’on voit dans les rues, à la télévision, dans les cours des écoles, dans les lieux de répétition en une opportunité qui matérialiserait la vision des autorités de l’apport de la culture au Pse.

« En effet, ces jeunes qui dansent par simple passion peuvent être convertis en danseurs professionnels évoluant dans des compagnies de danse structurées et reconnues. Ainsi, ce qui, à l’origine, n’était qu’une simple passion, pourra se traduire en un métier à vie », dit-il.
Jean Tamba ne manquera pas aussi d’évoquer le manque de formation des acteurs et des formateurs du secteur de la danse et le chômage galopant des danseurs et chorégraphes sortis de l’École nationale des arts.
Aussi, exige-t-il des acteurs du secteur de la danse une bonne production.

« Quand il n’y a pas une bonne production, on ne peut pas faire circuler l’œuvre car elle n’est pas de bonne qualité. D’où l’importance, pour les danseurs, de bien se former », affirme-t-il. Non sans déplorer l’absence de fonds pour soutenir la circulation des œuvres.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le Cnra, s’exprimant sur les violations des dispositions du cahier des charges récemment constatées, dans un communiqué qui nous est parvenu, attire l’attention des titulaires d’autorisation de diffusion de programmes audiovisuels sur leur responsabilité relative aux contenus des émissions proposées au public. Il a adressé des observations-mises en garde à Walf TV et à la Sen TV.

« La conception de la programmation de telles émissions doit se faire dans le respect de la règlementation qui assujettit à un profond sens de la responsabilité et une préparation particulière de la part des intervenants à l’antenne, particulièrement lorsqu’il s’agit de sujets sensibles ou d’affaires objet de procédures judiciaires en cours », a d’emblée rappelé le Cnra. Toutefois, ces exigences, a constaté l’organe de régulation, « ne sont pas toujours respectées dans les médias audiovisuels ». C’est pourquoi, il a adressé des observations-mises en garde à Walf TV et à la Sen TV, respectivement, le 14 mars et le 15 mars 2017.

Il est reproché à Walf TV d’avoir proposé au public, le samedi 11 mars dernier, de 16h à 19h18mn, en synchronisation avec Walf FM, et en direct, une émission mettant en vedette son Président directeur général (Pdg). Selon le Cnra, le format de l’émission et le discours tenu par le Pdg dudit Groupe « appellent plusieurs observations » au regard du cadre juridique applicable aux médias audiovisuels.
L’organe de régulation fait remarquer que sur le format, « la conception de la programmation audiovisuelle ne saurait, en aucun cas, inclure la réservation de plages horaires importantes dédiées aux propriétaires ou dirigeants de chaînes de télévision ou de radio pour servir de tribune à la propagation de leurs idées, convictions ou prises de position à caractère personnel » comme le stipule l’article 16 du Cahier des charges : « le titulaire veille à ce que les émissions d’information politique et générale qu’il diffuse soient réalisées dans des conditions qui garantissent l’indépendance de l’information, notamment à l’égard des intérêts économiques de ses actionnaires ».

Attaques outrancières
Le Cnra poursuit que le contenu de l’émission a débouché sur des « attaques outrancières » à l’encontre de personnalités qui incarnent des Institutions de la République, particulièrement le président de la République et le président de l’Assemblée nationale. Or, « l’article 9 de la loi 2006-04 du 04 janvier 2006 oblige les titulaires d’autorisation de diffusion de programmes audiovisuels, à respecter dans la programmation des différents médias audiovisuels, autant les règles d’éthique et de déontologie, que les Institutions de la République », dit le Cnra.
Quant à Sen TV, il lui est reproché d’avoir introduit de la politique dans la retransmission en direct d’une manifestation sportive consacrée à la lutte. « Les animateurs-commentateurs ont fait valoir des propos personnels, leurs sentiments sur des sujets à caractère politico-judiciaire concernant Khalifa Sall et Bamba Fall, respectivement maires de la ville de Dakar et de la Commune de la Médina.

De telles pratiques, fait remarquer le Cnra, « constituent une violation de la règlementation et des principes régissant les acteurs des médias, notamment l’article 18 du Cahier des charges précité et l’article 17 du même texte », qui stipule que « les journalistes, présentateurs, animateurs ou collaborateurs d’antenne veillent à respecter une présentation honnête, impartiale et objective des questions et sujets traités et assurer l’expression des différents points de vue ».

D. MANE

L’ombre du chanteur Ablaye Mbaye a plané, dimanche dernier, au club Just4 U, à Dakar. L’artiste très tôt disparu a reçu un hommage mérité lors d’un concert de solidarité initié par la plateforme « MusikBi ».

Pour fêter sa première année d’existence, « MusikBi », la plateforme de téléchargement de musique, a organisé dimanche dernier, un concert au Just 4 U. Une occasion pour rendre hommage au regretté chanteur Ablaye Mbaye, décédé récemment. Un moment pour le public d’écouter ses titres comme « Aduna », « Intérêt général », « Sopeyi », « Parfum », « Moytoul », « Boudone deug », « Khamaneté naniou », entre autres. Selon Moustapha Ndiaye, son manager, le défunt chanteur était connu pour son bon vivre, d’où le respect que lui vouaient ses confrères artistes mais aussi le climat cordial qui existait au sein de son groupe « Jamm ». A l’en croire, une tournée est envisagée pour faire la promotion de l’album posthume, à Saint-Louis et dans d’autres localités du pays. « Les recettes de cette soirée seront versées aux membres de sa famille », indique M. Ndiaye.

A l’appel de la plateforme « MusikBi », étaient présents le rappeur Dip Doundou Guiss, Fallou Dieng, Habib Faye, le groupe Jamm, Abdou Khadre Mbengue dit « Zipkha ». Ce dernier, chanteur vivant avec un handicap visuel, a d’ailleurs fait un duo avec le défunt Ablaye Mbaye à travers le morceau « Guissatouma ». Dans le tube, en refrain, le rappeur chante qu’on ne peut échapper à son destin.
Ablaye Mbaye est décédé le lundi 9 janvier dernier, à la suite d’un malaise. Il est tombé en pleine répétition en studio. Plusieurs témoignages l’ont décrit comme étant « un être chaleureux et lumineux ». Sa voix touchée par la grâce ne laissait personne indifférente.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le séminaire de recherche sur les politiques culturelles du Musée Théodore Monod d’art africain a porté, hier, sur le thème « Plan Sénégal émergent : quelles solutions pour la danse ». Cette rencontre a permis à Jean Tamba et Gacirah Diagne, danseurs et chorégraphes, de s’exprimer et de débattre sur l’amélioration de l’environnement professionnel dans le secteur de la danse à travers l’examen des diverses problématiques, à savoir la formation, l’infrastructure, la production et le financement.

La danse a connu ses lettres de noblesse avec la création de Mudra Afrique qui a sorti les premières promotions de chorégraphes et de danseurs professionnels sénégalais, mais aussi avec le ballet la Linguère du Théâtre national Daniel Sorano dont les danseurs ont été pendant de longues années des ambassadeurs culturels et ont largement contribué à faire connaître le Sénégal dans le monde. Aujourd’hui, face à la mondialisation de l’art en général, les acteurs du secteur de la danse s’interrogent sur quelques maux qui gangrènent le secteur et préconisent, par la même occasion, des solutions  afin que les danseurs puissent être des acteurs productifs qui apportent une plus-value non seulement culturel mais aussi économique dans la société.

Lors du séminaire de recherche de l’Ifan, hier, sur les politiques culturelles, la danseuse et chorégraphe Gacirah Diagne a porté sa réflexion sur le thème : « Le secteur de la danse face aux défis du développement : l’approche des danses urbaines ». Elle révèle qu’il y a  au moins 400 danseurs dans le genre Danses urbaines du Sénégal.  D’où cette nécessité de leur accorder une attention particulière par la formation technique professionnelle que Gacirah Diagne juge quasi inexistante dans le domaine.

« A Dakar, c’est à partir de 2005 que quelques initiatives offrent des ateliers de formation de manière sporadique, souvent rattachés à des événements de danse. Cette carence est, pour l’instant, contournée par des offres de formation techniques courtes se déroulant sous forme de stages et d’ateliers, mises en place par des initiatives privées de la place telles l’association Kaay Fecc, l’Ecole des Sables de Germaine Acogny, le festival Arts Hip Hop à Kaolack, le festival Chemins croisés de Louga, le Festival Duo solo de Saint-Louis, entre autres », informe-t-elle.
Aussi, souligne Mme Diagne, trop peu d’acteurs sont impliqués dans les métiers connexes de la danse, dont l’offre de formation officielle existe depuis près de cinq ans sous la forme du programme de Master multidisciplinaire incluant des enseignements théoriques et pratiques dans le domaine des arts et de la culture.

Gacirah Diagne ne manquera pas d’évoquer l’insuffisance de financement. Toutefois, reconnaît-elle, la donne est en train de changer avec la mise en place de fonds spécifiques, tels que le Fonds d’appui aux cultures urbaines et le Fonds de développement des cultures urbaines, dont  la mise en place devrait être effective en fin d’année 2017.
A l’en croire, ces fonds ne s’adressent qu’aux acteurs reconnus juridiquement, poussant ainsi à la formalisation. « Ils vont permettre aux acteurs de la danse hip hop de développer des projets structurants. Ils représentent un apport qui vient compléter les fonds récoltés via d’autres partenariats », dit-elle.
 
Fonds et infrastructures
Concernant les infrastructures, la présidente de l’Association Kaay Fecc indique qu’aucune infrastructure spécifique n’existe pour la danse hip hop. « A ce jour, les danseurs utilisent les espaces culturels existant (Centre culturel Blaise Senghor, Grand Théâtre national, Place du Souvenir, Centres socio-culturels, Ecole des Sables, Asc Sacré-Cœur, Studios de danse) ce qui provoque une surcharge et souvent des conflits de calendrier avec la programmation de ces lieux.

« La salle de danse en cours de construction à la Maison des cultures urbaines (Mcu) permettra de répondre à une partie des attentes. Elle compte offrir des espaces de formation, de répétitions et de résidences de création. Mais une Maison pour la danse serait bienvenue. Constituée d’espaces conçus pour la danse, elle permettrait de regrouper tous les genres de danse et de mener des activités structurantes pour le secteur », argue-t-elle. Sans saluer la reconnaissance, par les autorités étatiques, du potentiel de contribution au développement économique du Sénégal des acteurs des danses urbaines.

Pour sa part, le danseur  et chorégraphe Jean Tamba a échangé autour du thème « Plan Sénégal émergent : quelles solutions pour la danse ». Selon lui, au moment où on parle de plus en plus du Plan Sénégal émergent, il serait judicieux de pouvoir traduire toute l’énergie des jeunes qu’on voit dans les rues, à la télévision, dans les cours des écoles, dans les lieux de répétition en une opportunité qui matérialiserait la vision des autorités de l’apport de la culture au Pse.

« En effet, ces jeunes qui dansent par simple passion peuvent être convertis en danseurs professionnels évoluant dans des compagnies de danse structurées et reconnues. Ainsi, ce qui, à l’origine, n’était qu’une simple passion, pourra se traduire en un métier à vie », dit-il.
Jean Tamba ne manquera pas aussi d’évoquer le manque de formation des acteurs et des formateurs du secteur de la danse et le chômage galopant des danseurs et chorégraphes sortis de l’École nationale des arts.
Aussi, exige-t-il des acteurs du secteur de la danse une bonne production.

« Quand il n’y a pas une bonne production, on ne peut pas faire circuler l’œuvre car elle n’est pas de bonne qualité. D’où l’importance, pour les danseurs, de bien se former », affirme-t-il. Non sans déplorer l’absence de fonds pour soutenir la circulation des œuvres.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Ancien membre de l’armée de l’air sénégalaise, Xavier Diatta a décidé de témoigner sur la crise casamançaise qui date de 35 ans. Il a publié un ouvrage, sous forme d’enquête, « Fiju Di Terra » (le fils du terroir en créole), édité chez Injé Ajamaat/Kmanjen Productions pour raconter le conflit casamançais à ses enfants.

« Cela suffit. Les lobbies ont suffisamment profité de la crise casamançaise. Du côté des rebelles comme du côté de l’État sénégalais ». Xavier Diatta a décidé de témoigner sur la crise casamançaise qui date de 35 ans. L’ancien membre de l’armée de l’air sénégalaise a publié un récit, sous forme d’enquête, « Fiju Di Terra » (le fils du terroir en créole), chez Injé Ajamaat/Kmanjen Productions pour raconter le conflit casamançais à ses enfants. « Le propos n’est pas d’en faire un brulot mais de poser le débat sur une crise qui dure depuis 35 ans », a précisé M. Diatta.

Il a détaillé la signification du titre de l’ouvrage expliquant le fait que les Diolas ne sont pas les premiers occupants de la ville de Ziguinchor. Avec la présence portugaise, le créole était la langue usuelle. Selon l’auteur de « Fiju Di Terra », l’intitulé du livre peut être ressenti de différentes manières. « Les natifs de Ziguinchor sont fiers d’être les dépositaires de la culture de cette ville tandis que ceux qui vivent en milieu rural les considèrent comme des acculturés », a estimé Xavier Diatta.

Cet antagonisme l’a inspiré comme auteur. « Il est temps qu’un fils pur souche de la Casamance puisse parler de la crise comme témoin », a avancé l’ancien militaire. Celui-ci témoigne sur ce conflit car ayant assisté aux prémices dans les années 1970 jusqu’en  1982, période d’éclatement du conflit. Ironie du sort, ce fils de la Casamance sera au cœur sous sa casquette de mécanicien d’avion de chasse de l’armée sénégalaise. En 2001, il quitte la grande muette à sa demande pour se reconvertir dans l’aéronautique civile.

Dans sa démarche, Xavier Diatta replace la crise dans son contexte avec force détails. Sur ce registre, le professeur El Hadji Songdé Diouf  soutient dans la préface : « (…) Fiju Di Terra » n’est pas une de ces rengaines faussement savantes sur la crise casamançaise mais un diagnostic rigoureux, documenté, averti, fondant son propos à la fois sur les ressources de la psychologie, de la socio-anthropologie mais aussi sur le vécu personnel de l’auteur (…) ».

D’où cette interpellation de Xavier Diatta : « Les populations subissent, écoutent. Il est temps que les protagonistes de cette crise les écoutent pour vider les rancœurs qui demeurent quantifiables et perceptibles ». Sans parti pris, l’ancien militaire relate les faits avec une analyse politique très documentée.

Pour exorciser le mal, Diatta évoque l’expérience d’une Commission vérité, réconciliation et pardon. « (…) Tout risque de germination d’éventuelles futures dissensions de notre Sénégal devrait être écarté aujourd’hui et maintenant », a souligné l’auteur, ajoutant que le Sénégal, plus particulièrement la Casamance, a besoin de cette « thérapie de nation ».

E. M. FAYE

Au regard de sa croissance, de son intelligentsia dynamique et de son actualité, l’Afrique d’aujourd’hui, portée par plus d’un milliard d’habitants, mérite une plateforme numérique riche et interactive à rayonnement panafricain et qui porte ses ambitions.

Le lancement de la plateforme numérique d’informations continentales, « Vonews », lundi dernier à Dakar, est un pas nouveau allant dans ce sens.

Elle vient répondre, selon ses promoteurs, à cette ambition partagée de faire de l’Afrique le continent en émergence et en mouvement et se met en première ligne pour servir de plateforme à cet élan optimiste. C’est une tribune, à en croire le rédacteur en chef, Mamadou Kassé, interactive de dialogue entre l’Afrique et le monde. « C’est une maquette moderne, élégante et interactive.

Vonews.net veille prioritairement à livrer l’actualité continentale et internationale du moment et s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire et confirmée de professionnels, de journalistes, de correspondants, relatant une information contrôlée sur les thématiques diverses et actuelles », ajoute-t-il.
Elle s’est engagée, à l’instar des autres continents développés, dans la maîtrise des Nouvelles technologies de l’information et de la communication dont l’outil principal est devenu le numérique qui relate l’actualité en temps réel. Fabienne Diouf Guillabert, en est la directrice générale.

Alassane Aliou MBAYE

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.