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Arts et Culture (956)

L’artiste  chanteuse  Maréma  continue de promouvoir son dernier album intitulé « Initié » avec la sortie, dès aujourd’hui,  de son nouveau clip « Deugeuleu ». A travers cette production,  la chanteuse fait l’éloge du Sénégal en y  valorisant des facettes de la culture sénégalaise et en décrivant la paix (diam en wolof), l’amour et le bonheur qui y règne.

Pour la fin de cette année, l’artiste Maréma réserve une belle surprise à ces fans et mélomanes. Après le succès des clips « Femmes d’affaires » et « My Friends », la chanteuse vient de sortir un nouveau clip, « Deugeuleu » (c’est vrai), une autre chanson tirée de l’album « Initié » (merci en mandingue). Avec ce clip riche en couleurs et sonorités, l’artiste replonge à nouveau ses fans dans ses plus beaux rythmes et sonorités de « World music ». Dans la vidéo, elle chante les louanges de son  pays, le Sénégal. Elle y décrit également avec une voix imposante, la paix, l’amour et le bonheur qui y règne. Aussi, joint-elle à ces belles paroles de la couleur. En effet, dans le clip tourné à Gorée et au tumultueux quartier de la Médina, Maréma y valorise également quelques facettes de la culture sénégalaise, en revisitant des tenues traditionnelles comme celles portées par les Signares de Gorée et de certaines ethnies du Sénégal. Selon la lauréate du « Prix Découvertes Rfi » 2014, ce clip, comme cadeau de Noël pour ses fans, est en même temps une réponse à l’insécurité notée dernièrement dans le pays. « J’ai voulu, à travers ce clip, rassurer les gens avec certitude, « Deugeuleu » en wolof, que le Sénégal est et restera un pays où règne la paix et l’amour et qu’il n’y pas d’inquiétudes à faire sur ce point du fait surtout des enseignements et prières légués par les religieux et autres sages », indique-t-elle. Aussi, appelle-t-elle dans la vidéo au dialogue, pour une entente et que cette paix tant chantée puisse régner à jamais. Outre ce clip, Maréma envisage, en 2017, la sortie d’autres singles et des tournées au Cap-Vert, en Allemagne où elle participera à un festival.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La région de Kolda va accueillir, du 27 au 31 décembre prochain, la 9ème édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac). L’édition de cette année est célébrée sous le thème : « Patrimoine culturel, tourisme et développement durable ».

Le Fouladou sera la capitale culturelle et artistique du Sénégal, du 27 au 31 décembre prochains. Au total, près de 800 festivaliers venus de toutes les régions du pays  sont attendus à Kolda. L’édition de cette année se tiendra sous le thème : « Patrimoine culturel, tourisme et développement durable ». Selon un communiqué, à travers des expressions artistiques axées sur la danse, le théâtre et la musique, les troupes vont rivaliser de création et de créativité pour montrer le riche potentiel culturel des différents terroirs, pendant 5 jours.

L’édition de Kolda marque la première année d’annualisation du Fesnac dont l’objectif est, entres autres, la restitution du patrimoine culturel dans sa richesse mais aussi dans son dynamisme et son évolution : enracinement et ouverture (apprendre à se connaître pour mieux s’ouvrir aux autres cultures).  D’après ce document, il s’agit aussi de permettre aux Sénégalais de mieux se connaître, de découvrir tout ce qui les rapproche et de contribuer ainsi à la consolidation de l’unité nationale, de réunir tous les Sénégalais autour des richesses culturelles. Cela, afin de susciter le sursaut national, d’encourager la création artistique, de promouvoir le tourisme intérieur et de développer les initiatives culturelles locales : création, production, diffusion et promotion.

Le Fesnac est une manifestation née sur initiative de l’Etat du Sénégal à la suite du colloque sur « Les convergences culturelles au sein de la Nation sénégalaise », tenu à Kaolack du 8 au 13 juin 1994. En effet, depuis lors, huit éditions ont eu lieu à travers le pays : Thiès en 1997, Dakar en 1999, Ziguinchor en 2001 et 2003, Tambacounda en 2005, Saint-Louis en 2007 et 2012, Kaolack en 2015.

C'est la région de Diourbel qui a succédé à Dakar, en 2015, en remportant le Grand Prix Douta Seck de la meilleure participation.
Ce prix qui récompense la meilleure prestation dans la discipline théâtrale est doté d'un montant de 1,5 million de FCfa. D’autres régions comme Ziguinchor, Louga, Saint-Louis, Dakar, Sédhiou,  Kédégou… ont eu également à s’illustrer dans les autres disciplines en compétition.

 

 

Ibrahima BA

Face aux évolutions rapides du numérique, les médias dits traditionnels doivent s’adapter au nouveau contexte pour ne pas disparaître. C’est la conviction des experts qui intervenaient, hier, au cours d’un atelier, organisé par le Synpics, en partenariat avec l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Dakar, sur l’adaptation de la presse dite traditionnelle face au numérique.

« Comment la presse dite traditionnelle peut s’adapter aux évolutions numériques » ? C’est autour de cette thématique que le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) et l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Dakar ont convié, hier, les professionnels de l’information et de la communication. La rencontre a eu pour cadre le Cesti, et a été animée par le journaliste sénégalais Hamadou Tidiane Sy et sa consœur américaine Marie Doezma. Venu présider la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de la Culture et de la Communication, Alioune Dramé, directeur de la Communication, a salué cette « heureuse initiative » qui permettra aux professionnels de l’information « de bien confronter et partager des expériences qui pourront les amener à plus de clarté pour le bien de la presse nationale très dynamique ». Selon lui, les professionnels des médias ne peuvent, dans le contexte actuel, « s’arrêter à la maîtrise des techniques rédactionnelles ou s’astreindre simplement au respect de l’éthique et de la déontologie ». « Les technologies de l’information bouleversent les habitudes journalistiques qu’il est devenu impératif pour eux de s’adapter à la nouvelle donne.

Au-delà même de la presse en ligne ou des multiples offres électroniques pour les usagers, la presse traditionnelle joue sa survie », a-t-il ajouté, rappelant que sa mort, tous supports confondus, a souvent été prédite.

Pour le directeur de la Communication, cette presse peut, si elle sait utiliser avec intelligence l’outil des technologies, « avoir de très beaux jours devant elle ». « Il est donc nécessaire pour elle de s’adapter d’abord pour ensuite convertir les technologies en atouts qui feront qu’elles puissent la rapporter aussi bien dans la collecte que dans la diffusion de l’information », a-t-il dit.

Sa conviction est que la presse dite traditionnelle peut et doit se réinventer à l’heure des technologies de l’information, mais tout en restant dans la dynamique du journaliste qui se voit bousculé par le « journaliste citoyen », en allant plus loin que la possession d’un site qui se résume en la version électronique de l’édition papier d’un journal pour la presse écrite ou de voir l’édition d’un journal parlé ou télévisé pour une radio ou une télévision ».

Absence de statistiques
Pour sa part, le secrétaire général du Synpics, Ibrahima Khaliloulahi Ndiaye, a rappelé que sa structure très attachée à la formation de ses membres, mais surtout à la nécessité d’anticiper sur les problématiques de l’heure, « ne pouvait pas manquer de saisir cette opportunité offerte par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique ». « Vu l’actualité du thème et sa pertinence, a-t-il dit, nous avons saisi l’occasion pour former nos membres à certaines dynamiques et surtout sur les relations entre presse classique et le numérique ».

Le conseiller aux Affaires publiques de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar, Robert Post, a, de son côté, rappelé qu’« avec l’avènement de l’Internet, les gens veulent des nouvelles maintenant, de l’audio, de la vidéo, une variété de perspectives, et gratuitement ». Le directeur général de la Sspp « Le Soleil », Cheikh Thiam, par ailleurs membre du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps) a, de son côté, indiqué qu’au-delà du Synpics et de l’ambassade des Etats-Unis, c’est le patronat qui devrait prendre en charge cette réflexion. Sa conviction est qu’il faut « réinventer, revisiter un nouveau modèle économique de la presse face aux nombreuses mutations dans le domaine du numérique. « Si nous réussissons cet exercice, nous dépasserons cette question de l’aide à la presse et de financement », a estimé Cheikh Thiam, regrettant l’absence de statistiques sur la presse. Le défi, à son avis, c’est d’aller vers la transparence. « Pour cela, a-t-il dit, il faut des chiffres pour comprendre les mutations de notre secteur ». Au nom du directeur, le chef du service technique, Eric Gnimadi, a soutenu que le Cesti a innové en intégrant des modules pour la formation des journalistes en ligne.

Souleymane Diam SY

A la suite du Cdeps, la question de l’aide à la presse s’est encore invitée, hier, aux débats à l’occasion de l’ouverture de l’atelier sur l’adaptation de la presse dite traditionnelle au numérique. Le secrétaire général du Synpics, Ibrahima Khaliloulahi Ndiaye, a rappelé que l’esprit de cet appui c’était de subventionner les intrants, de mettre en place une centrale d’achats. « Sous le régime du président Abdoulaye Wade, a-t-il déclaré, et sous la tutelle du ministre de la Communication d’alors, Bacar Dia, une partie de l’aide à la presse était destinée à appuyer les instances régionales notamment les associations des correspondants régionaux en les dotant de matériel informatique. Pour lui, l’autorité n’a pas tort de se pencher sur cette question car il y a des « journaux qui naissent pour simplement pouvoir bénéficier de cette aide ».

M. Ndiaye est d’avis qu’il existe des entreprises qui méritent cette aide. C’est tout le contraire pour celles qui licencient leurs agents et qui ne respectent pas la loi, la législation sociale de ce pays. « Quand on viole systématiquement la loi ou qu’on maintienne les employés dans une certaine précarité, quand on prélève des cotisations sociales sans pour autant les reverser, cela pose problème », a regretté le syndicaliste, tout en invitant la tutelle à faire respecter les critères définis par la loi pour la répartition de cette aide à la presse. « C’est l’argent du contribuable qui est soumis à une certaine vérification, à une traçabilité. Nous demandons le respect de la loi », a-t-il dit. Pour ce faire, ajoute le secrétaire général du Synpics, la Commission doit siéger pour donner l’occasion aux entreprises d’apporter les preuves qu’elles méritent l’aide à la presse.                                 

S.D.Y

La manager culturelle de l’ambassade d’Espagne au Sénégal, Alexandra Gil, a annoncé mercredi à Dakar que vingt photographes sénégalais ont été sélectionnés pour le Prix Descubrimientos 2017 de l’entreprise photoEspaña.

« Un concours a été organisé au mois d’août, nous avons reçu plusieurs photographes, amateurs ou professionnels du Sénégal. Et parmi tous ces photographes, on a sélectionné 20 d’entre eux, et ce sont ces 20 photographes qui seront là aujourd’hui et demain pour présenter leur travail à des experts internationaux », a-t-elle dit, à l’ouverture de l’atelier Portfolio, au centre culturel espagnol de Dakar (Aula Cervantès).
Alexandra Gil a ensuite annoncé que la sélection a été faite à Madrid par un comité d’experts de l’entreprise photoEspaña.
Selon elle, « cet atelier de deux jours permettra à ces photographes d’avoir plus d’outils et de connaissance ». Elle a souligné que ces derniers « seront conseillés et encadrés par cinq professionnels ». « Et à la fin de l’atelier, dit-elle, le gagnant bénéficiera d’une exposition à Madrid et recevra le prix. »
Elle a par ailleurs souligné que c’est la première fois que « ce concours de photographie (PhotoEspaña), reconnu dans tous les pays [et] l’un des plus importants » est organisé au Sénégal. Pour sa part, le directeur du centre culturel d’Espagne à Dakar, Ignacio Villapadierna, s’est réjoui de l’initiative, avant d’ajouter que « le but est de mettre en contact les photographes sénégalais, avec des spécialistes internationaux, ce qui peut leur ouvrir les portes professionnelles ».                            
 Aps

Le lauréat est une grande surprise, car Stéphane Brizé ne faisait pas du tout partie des sept films en lice sur la liste finale. Le Prix Louis Delluc, surnommé le « Goncourt du cinéma », a récompensé « Une vie » comme le meilleur film français sorti pendant l’année.

Stéphane Brizé c’est un vétéran du cinéma français. « Une vie », son septième film, est une adaptation du roman très noir de Guy de Maupassant qui raconte - sur près de 30 ans - la vie brisée d’une jeune aristocrate, jouée par Judith Chemla. « Une vie » était en compétition au festival de Venise et c’est un film presque expérimental, très différent de tout ce que Stéphane Brizé a fait auparavant. Son registre habituel est plutôt le réalisme social et on se souvient avec plaisir « La Loi du marché » sorti en 2015 et couronné par un million d’entrées et un prix d’interprétation pour Vincent Lindon.

Stéphane Brizé, lui, n’a reçu très peu de récompenses, que ce soit dans les grands festivals ni aux Césars. On peut imaginer que c’est ce « manque » que les jurés Delluc, présidés par Gilles Jacob, ont voulu compenser.             

rfi.fr

Sadiya Guèye, autrefois célèbre top model, aujourd’hui créatrice respectée et courue, séduit de par sa beauté plastique qui défie les temps et de par ses valeurs élevées que la gloire du passé n’a pas éprouvées ; elle qui, très jeune, a conquis des univers improbables au beau milieu d’un Occident ébloui par tant de grâce. L’ex-égérie d’Yves Saint Laurent occupe son temps à gérer le complexe Sadiya et, dans un élan d’altruisme, à organiser le milieu qui l’a fait connaître au monde. Sa charge de présidente des couturiers et créateurs associés du Sénégal l’y autorise. Elle décline, ici, ses ambitions, expose les difficultés et revient sur son honorable parcours.

Vous avez, la semaine dernière, organisé une rencontre avec des gens du milieu de la mode. Quelle en était la raison ?
C’était une rencontre d’échanges avec des tailleurs, des créateurs, des stylistes, des brodeurs… de la zone de Dakar parce qu’on avait fait une tournée pour évoquer la question de la mutuelle de santé des acteurs culturels entrant dans le cadre de la Couverture maladie universelle. Dans notre milieu artistique, il faut qu’on arrête de quémander à chaque fois qu’un d’entre nous est malade. Quand le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, nous a convoqués en 2015 pour nous en toucher un mot, je me suis déplacée en tant que présidente des couturiers et créateurs associés du Sénégal. L’Etat a fait des efforts pour appuyer les artistes dans ce domaine en injectant des fonds dans la mutuelle. Il était convenu que chaque adhérent cotise 3.500 FCfa par an. Malheureusement, les Sénégalais même pour les mener au paradis, il y en a toujours qui traînent les pieds. Il faut aussi que les gens fassent leur propre introspection pour atteindre les objectifs ensemble. Et notre rôle est de les sensibiliser.

Au-delà de cette mutuelle, quelles sont vos attentes par rapport à l’Etat ?
Aujourd’hui, il est évident que nous avons besoin d’être appuyés dans la formation. Il y a des initiatives individuelles mais nous ne pouvons pas absorber toute la demande et satisfaire en même temps toutes les exigences de qualité. Nos moyens sont limités. La mode requiert aussi bien du talent que des aptitudes intellectuelles. Il faut qu’on arrête de penser qu’elle est un réceptacle pour les jeunes qui n’ont pas réussi dans les études ou ceux-là qui n’ont rien trouvé à faire. Ce sont des techniques particulières à connaître. Et pour une bonne formation, il faut du matériel. C’est souvent du matériel de mauvaise qualité qu’on nous amène ici. On ne peut pas être compétitif sans au préalable investir dans la formation. C’est pourquoi d’ailleurs, je ne suis pas surprise d’entendre souvent les gens se perdre dans la terminologie. On confond allègrement styliste, modéliste, créateur et couturier. Dans l’imaginaire collectif, et quelque fois même dans le milieu, on relègue le couturier au dernier rang alors qu’il occupe la position la plus enviable.

Nous sommes dans un secteur transversal : artisanat, commerce, culture… Dans le Plan Sénégal émergent (Pse), beaucoup de nos préoccupations sont prises en compte. Il convient, toutefois, de réfléchir à l’applicabilité de ces choses énoncées par une réelle volonté politique et une ferme détermination des artistes à suivre la mouvance. Il est nécessaire de faire bouger les lignes. Imaginez, même pour acheter le fil, il faut que j’aille à Fez au Maroc. Nous n’avons pas de véritable usine de filature. Nous préférons entretenir nos tendres illusions au lieu de poser les débats de fond. Nous passons tout notre temps à dire, par exemple, que le wax est africain. Et même si nous nous en gargarisons, l’argent du wax retourne chez les bailleurs occidentaux. Il est nécessaire d’engager la réflexion car il y va de l’essor de nos « industries » culturelles. Nous sommes dans le privé et cela me met mal à l’aise d’interpeller l’Etat qui a beaucoup de priorités. Mais, dans nos pays pauvres, il y a tellement d’entraves qu’on a besoin de son encadrement. Il est de son devoir aussi d’aider les gens à s’approprier les stratégies de développement mises en branle. Le Pse ouvre des brèches. Les mécanismes de financement aussi. Mais, il y a un déficit d’information. Il faut aider les potentiels bénéficiaires à comprendre. Il s’agira ensuite pour ces derniers de savoir ce qu’ils veulent et de s’échiner à organiser leur milieu pour des perspectives plus alléchantes. Cette situation difficile ne doit pas non plus être une porte ouverte pour promouvoir la médiocrité.

Comment se porte l’Association des couturiers et créateurs associés que vous dirigez ?
L’association a été créée en 1998. Diouma Dieng en était la présidente jusqu’en 2012. Ses activités politiques ne lui permettaient pas d’allier les deux. C’était une association assez restreinte. Et puisque je râlais souvent, on m’en a confié la présidence ! C’était comme une mise à l’épreuve. Et depuis 2012, je m’emploie à impliquer toutes les régions du Sénégal avec la collaboration des autorités locales. Nous convoquons régulièrement des réunions pour impulser une dynamique unitaire. L’Etat a besoin d’interlocuteurs forts et de la visibilité pour prendre en compte les préoccupations de toutes les entités. Le président de la République nous avait d’ailleurs reçus dans le cadre du Pse. Mon intérêt pour les régions découle d’un constat : il y a trop de contrastes entre Dakar et le reste du territoire national. Et chacun, dans son domaine, doit s’évertuer à adoucir cette disparité. Nous avons fait des tournées dans les régions. Il ne nous reste que celles de Kédougou, Diourbel et Matam. Ce dévouement pour notre milieu est totalement désintéressé. Les dépenses afférentes aux rencontres que nous organisons et les tournées que nous effectuons, c’est moi qui les prends en charge. On ne peut pas tout attendre de l’Etat.

Les « cadors » de la mode s’impliquent-ils dans la marche de l’association ?
Malheureusement, dans ce métier, chacun est dans sa bulle. La concurrence n’est pas une mauvaise chose quand elle permet aux protagonistes de se bonifier. Nous sommes plus dans les petits tiraillements que dans la réflexion et l’action qui devraient permettre à notre secteur de sortir de sa léthargie. 99% des gens de notre milieu sont dans l’informel. Ceci est suffisant pour nous inciter à développer une certaine solidarité de corps. Il faut chercher à inverser cette tendance. Organiser des défilés, c’est bien, mais c’est souvent du saupoudrage.

Il y a aussi le fait que les Sénégalais ne sont pas assez imprégnés de cette culture de la mode…
J’ai une autre lecture. Les gens passent des heures à réfléchir sur leur style et pour choisir ce qu’ils vont mettre tous les jours. Les Sénégalais aiment le paraître. C’est un des leviers de la mode. Quand j’entends certains dire que la mode ne les intéresse pas, je me demande s’ils ne prennent pas au moins quelques secondes pour décider de ce qu’ils vont mettre. On conforme nos habitudes vestimentaires avec les lieux et les temps. Le code vestimentaire n’est pas l’apanage d’une entité. Chacun cultive le sien.

Les créateurs ont aussi besoin que leurs productions soient mises en lumière. Est-ce que les télévisions sénégalaises y participent ?
Au Sénégal, le rapport entre les chaînes de télévision et les créateurs relève d’un paradoxe. On se rue vers la télé pour montrer ses créations. Normalement, ce sont elles qui devaient payer pour montrer nos créations parce qu’elles boostent leur audimat. Mais, ici, c’est l’inverse. A un moment, les gens ont voulu tellement être auréolés de lumière qu’ils ont consenti à payer de l’argent aux chaînes de télévision. Et pourtant, pour retransmettre les événements sportifs, ce sont elles qui déboursent des fortunes. Au nom de quoi nous, nous devons payer pour que nos créations soient mises en évidence. C’est comme demander aux musiciens de payer pour que leurs clips passent à la télé. Il y a des gens que nos créations intéressent. Il m’est arrivé de payer parce que ce n’est pas non plus juste de priver les Sénégalais de ces moments. Un défilé doit être accompagné de toute une logistique, de bailleurs. Et sans les supports médiatiques, c’est compliqué. Nous devons, c’est ma conviction, travailler ensemble sans que cela ne soit préjudiciable à aucune des parties prenantes.

Pour ce qui est des mannequins, pensez-vous que ce sont les jugements des Sénégalais qui sont erronés ou leurs attitudes qui sont à déplorer ?
Dans la vie, il y a des étapes à franchir, des obstacles à gravir. C’est un métier respectable. C’est la personne qui l’exerce qui en fait une souillure ou qui lui confère de la noblesse. Et sans les valeurs fondamentales, au-delà même du mannequinat, on est exposé. Il faut savoir entendre et décrypter le chant des sirènes qui alertent et balisent des chemins du bonheur serein. Moi, je m’étais dit que je ne ferai pas plus de dix ans dans ce métier. Les gens étaient surpris de me voir quitter la France pour venir m’installer et investir dans mon pays. La beauté d’une femme est éphémère et il a des obligations vis-à-vis de sa descendance mais aussi de sa conscience. Il faut que les mannequins prennent cela en considération et en fassent un viatique. On peut faire n’importe quel métier et se faire respecter. Malheureusement, on copie toujours ce qui est mauvais de l’autre côté de la barrière. Il ne faut pas se laisser emporter par l’émerveillement et l’illusion du gain facile. La Sénégalaise est belle et élégante mais cela ne suffit pas si la tête n’est pas bien faite. On ne se lève pas un beau matin pour devenir mannequin.

Comment se porte le Complexe Sadiya ?
Le complexe entre dans sa vingtième année. J’y ai investi beaucoup d’argent. J’ai pensé que les défilés dans les boîtes de nuits, avec l’image que les gens se faisaient du milieu de la mode, ne collaient pas trop avec ce que je voulais transmettre comme message. C’est très difficile. Il arrive qu’on se demande pourquoi on est revenu d’Europe. Mais nous tirons fierté de voir que des jeunes que nous avons formés jouissent d’une certaine respectabilité. Il y en avait même des « cas sociaux » parce qu’on ne peut pas avoir un étudiant qui a du talent et le laisser à lui-même. Ma conscience ne me le permet pas. Il y a d’autres qui se battent pour s’en sortir. Nous sommes des entités pourvoyeuses d’emplois et nous formons des formateurs. Je pense que l’Etat doit nous appuyer dans ce sens. Mais pour cela, il faut que nous-mêmes nous organisions notre profession.

Vous avez été égérie d’Yves Saint Laurent dans votre jeunesse à une époque où l’homme noir n’avait pas encore fini d’être une curiosité sous d’autres cieux. Qu’est-ce qui vous a le plus marquée dans cette glorieuse période ?
Le niveau de professionnalisme dans ces pays m’a particulièrement impressionnée. La mode, c’est un milieu où on travaille beaucoup. Il ne faut pas se laisser bercer par l’illusion. Mon premier cachet, quand je l’ai converti, j’ai failli tomber des nues. Cependant, cela a des exigences. Pour une Africaine, il est essentiel de s’initier aux arcanes de la mode tout en préservant son identité, ses valeurs.

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

Nouvel immortel, il avait été élu le 11 avril 2012 à l’Académie des arts de l’Institut de France, dans la section membre associé étranger. Nous avions pris rendez-vous pour une interview, mon équipe de reportage du quotidien « Le soleil » et moi, à Yoff, dans la grande villa du célèbre artiste. Nous étions séduits par la simplicité de l’homme, affable, grand par la taille, mais également grand par le cœur et l’esprit. Après notre entretien, il nous a fait faire le tour de la propriété. D’un coin à l’autre de la cour, quelques sculptures défiaient le temps et les intempéries. 

La communauté internationale a porté Ousmane Sow au pinacle depuis son exposition très médiatisée au printemps 1999 à Paris sur le Pont des arts. Ce grand artiste sculpteur s’en est allé sur la pointe des pieds, il a quitté ce bas-monde le jeudi 1er décembre 2016, dans sa 81e année. Il avait été admis, avec le faste habituel, dans le cercle prestigieux des Immortels de l’Académie des arts, sous la coupole avec ceux-là mêmes dont les œuvres ne seront jamais oubliées.

Immortel, Ousmane Sow le reste aussi bien dans la mémoire des Sénégalais que des citoyens du monde. Sa carrière artistique fulgurante est révélée en 1987 au centre culturel français de Dakar où il présente sa première et célèbre série de sculptures, les « lutteurs Noubas ». Ousmane Sow a marqué l’histoire de la sculpture contemporaine par sa créativité, le choix des matériaux et la texture originale de ses sculptures figées dans un réalisme si vivant. On parlait de lui en évoquant un « Rodin africain », et lui sagement répétait, « c’est flatteur, mais moi je suis Ousmane Sow et je me sens bien ainsi… ». 

L’artiste est parti en silence dans le ciel étoilé, comme un météore qui passe … Repose en paix Ousmane Sow, nous continuerons à admirer, sans nous lasser, tes œuvres colossales inspirées de l’histoire des peuples de la terre.

Jean PIRES, critique d’art

Le directeur associé de la structure Advise, Karim Gadjigo, a conçu la première application ludo-éducative « Mia Moké » qui parle de l’Afrique. Ce programme se veut une ouverture d’esprit vers le monde et éveille les enfants à la diversité en tant que richesse culturelle et matérielle.

« Construire, pour les enfants africains, des héros plus proche de leur culture et de leur identité ! ». C’est l’idée maîtresse de la première application ludo-éducative, « Mia Moké », que Karim Gadjigo a conçu pour les jeunes africains de moins de 10 ans. « En voyant nos petits têtes crépues partir à l’école avec des cartables « Dora, l’exploratrice » « Hello Kitty » ou « Barbie » ... on est en droit de se poser la question sur la place qu’occupent les personnages africains dans l’univers imaginaire de nos enfants. La réponse est vite trouvée : aucune ! », s’exclame le directeur associé de la structure Advise. Pour lui, la raison en est simple, l’Afrique produit peu (ou pas) de contenus ludiques pour ses générations futures et laisse se poursuivre une forme de domination des modèles extérieurs, créant un vide dans ces « petits esprits » qui ont besoin, à cet âge-là, de se construire des références qui forgeront leur identité et leur donneront confiance en leur propre culture.

Au-delà même de l’enjeu culturel, explique le directeur de création, il s’agit de « leur donner foi » en leur origine et leur identité. « Ce n’est donc pas là une démarche anodine mais un projet central dans le domaine de la construction personnelle et du développement des générations futures du continent africain », estime le concepteur du programme « Mia Moké ». Il a pour objet de « proposer une jeune héroïne africaine, fière de son identité (cheveux crépus, morphotype africain), courageuse et intrépide, consciente de son époque et attachée à des valeurs nobles et fortes, essentielles à la compréhension du monde moderne par les enfants ». Son histoire, détaille K. Gadjigo, est construite sur « une base à la fois moderne et imaginaire » (le monde des Djinns) et « des thématiques abordant des problèmes cruciaux du continent (pollution, environnement, civisme, etc.) ».

Au regard du directeur de création, « ce positionnement permet de faire de ce projet un univers unique dédié à l’amusement (histoires, jeux, coloriages, chansons, etc.) mais aussi à l’éducation (pages didactiques, connaissance de l’environnement, apprentissage de la langue, etc.) ». Gadjigo analyse la force de ce projet en l’idée qu’ « une nouvelle petite héroïne africaine a toute ces chances de séduire les enfants du continent mais aussi les autres enfants du monde ».

« Mia Moké » étant un personnage moderne, elle participe également à donner à tous les enfants du monde une vision moderne des africains et plus globalement de l’Afrique et de ses problématiques, même si tout ceci est abordé de manière simple et ludique.

Les aventures de « Mia Moké », disponible sur App Store et Google play, se déroulent essentiellement dans un contexte rural : villages, brousses, mangroves, entre autres. « C’est notre volonté de défendre une vision positive de la ruralité, pourvoyeuse de richesses, d’humanité et de diversité », souligne Karim Gadjigo. Il résume ce programme en « une ouverture d’esprit vers le monde et éveille nos enfants » à la diversité comme richesse culturelle et matérielle.

E. Massiga FAYE

Initié par l’association  « Tapis vert »  en 2011, le festival  « Les vieilles pirogues » à  Saly se veut d’être un moment festif et de détente. L’événement vise également à faire de Saly une vitrine culturelle pour le Sénégal.

Au programme de ce rendez-vous culturel, il est prévu, pour l’ouverture, samedi 17décembre, l’inauguration du village des artisans avant le début des concerts en live qui seront assurés par le groupe Takeifa, l’artiste Cheikh Lô et le Ndjougoup pour un sound system reggae avec Dread  Maxim. Ce sera à la Base Héliport. Suivront le dimanche, d’autres animations telles que Tremplin jeunes talents, un concours de pétanque, un gala de lutte mais aussi des ateliers master class pour la professionnalisation du métier d’artisan.

Selon le président de l’association « Tapis vert », Iboulaz, ce festival a été créé par un groupe d’amis résidents à la station balnéaire de Saly dans le but de donner un contenu  culturel à la Petite Côte qui était en baisse de vitesse au niveau du tourisme. « A travers ce festival,  nous voulons offrir un contenu de qualité à la fois aux touristes et aux résidents de Saly, de Mbour et aux Dakarois », dit-il. Aussi, le festival « Les vieilles pirogues » s’inspirant du festival « Les vieilles charrues » en France, sera également une occasion d’« offrir une vitrine aux artistes de la Petite Côte qui sont loin de Dakar et loin des réseaux » à travers l’activité « Tremplin jeunes talents » qui se déroulera le dimanche 18 décembre

Au  total, 15 jeunes artistes en herbe ont été choisis pour montrer leurs talents d’artistes.  Le festival sera également un enjeu pour les acteurs économique et culturel de la station pour relancer leurs activités.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Notre pays sera bien représenté aux VIIIe jeux de la Francophonie, prévus à Abidjan en Côte d’Ivoire, du 21 au 30 juillet 2017.
Le ministère de la Culture et de la Communication informe de la publication par le Comité international des jeux de la Francophonie (Cijf) des résultats des sélections dans les disciplines culturelles et de création des 8e Jeux de la Francophonie d’Abidjan.

A l’issue de ces sélections, le Sénégal sera représenté aux Jeux d’Abidjan par les artistes et créateurs suivants :
Crazy elements (hip hop danse) ;

Moctar Ndiaye Dicko (jonglerie avec ballon - free style ball) ; Mbaye Babacar Diouf (peinture) ; Balla Ndao (sculpture) ; Moona (chanson) ; Mame Fara Ndiaye (conte et conteurs) ; Compagnie Pasytef (danse de création) ; Mohamed Mbougar Sarr (littérature – nouvelle) ; Ndèye Fatou Thiam (photographie) ; Ong Concept (création pour le développement durable).

La 16ème  édition  du festival Africa Fête se tient, du 16 au 21 décembre, dans les villes de Dakar et Saint-Louis, avec comme invité l’artiste malien Habib Koité qui partagera la scène avec deux jeunes artistes sénégalais, Mama Sadio et Ndary Diouf.

Depuis 16 ans, Africa Fête clôture l’année en musique avec son rendez-vous désormais ancré dans le calendrier culturel sénégalais. Pour cette 16èmeédition qui débute vendredi, annonce un communiqué, ce sont les villes de Dakar et de Saint-Louis qui sont à l’honneur. Participera à ce festival l’artiste malien Habib Koité, bien connu du festival pour y avoir participé en 2002. « Descendant de griots et excellent guitariste, Habib  a  visité toutes les plus grandes scènes d’Afrique, d’Europe et d’Amérique avec son groupe Bamada », a rappelé le document. Il appelle sa musique le « danssa-doso », style unique qui rassemble à la fois tout l’univers de la musique malienne avec une grande ouverture sur le monde.

Pour cette 16ème édition du festival Africa fête, renseigne le communiqué, « cet originaire de la région de Kayes tout comme Mamadou Konté, fondateur du festival, partagera la scène avec deux jeunes artistes sénégalais ». Il s’agit notamment  de Mama Sadio et sa voix envoûtante qu’on avait eu l’occasion de découvrir sur la scène saint-louisienne en première partie d’Oumou Sangaré en 2015  et Ndary Diouf alliant les répertoires de la musique mbalax et folk. Ces derniers assureront les premières parties. Ainsi, par leur présence, Africa Fête soutient la nouvelle génération de chanteurs et la circulation des artistes des régions du Sénégal vers la capitale.

Le festival contribuera également au déploiement du marché musical local et défend la pérennisation des festivals, thème de cette année 2016. En outre, Africa Fête porte un regard bienveillant sur la place des femmes dans l’industrie musicale, dont il sera question lors de la conférence organisée en partenariat avec l’Unesco, le  mercredi 21 décembre. Plus qu’un festival, Africa Fête est un état d’esprit de partage et de découverte où se retrouvent les artistes, les acteurs culturels et le public. Il encourage également une dynamique de développement du marché musical à échelle locale et nationale.

La 16ème  édition de ce festival sera également une occasion de fêter les 10 ans de la disparition de son fondateur, Mamadou Konté. Cet anniversaire sera célébré tout au long de l’année 2017, au Sénégal, en France, au Mali et ailleurs.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La Fédération internationale des professeurs de français (Fipf) organise, depuis lundi, des sessions de formation à la l’endroit des cadres associatifs du réseau  de la  structure. Soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), cette formation a  pour but de professionnaliser les activités des participants en leur proposant des outils méthodologiques et auto-formatifs dans différents domaines.

Une session de formation destinée aux cadres des associations du réseau de la Fédération internationale des professeurs de français (Fipf) s’est ouverte lundi à Dakar. Au total, une  vingtaine de responsables et cadres d’association de professeurs de français  d’Afrique  et de l’Océan indien prennent part, depuis lundi, à une session de formation. Le thème porte sur : « Quelles compétences doit avoir un responsable d’association pour bien faire fonctionner son association ».

Selon le président de la Fédération internationale des professeurs de français (Fipf), Jean Marc Defays, par ailleurs professeur à l’Université de Liège en Belgique, c’est  dans le cadre du renforcement de son réseau associatif que la Fipf offre ces stages de formation. Selon lui,  à travers cette activité, ils veulent faire de  ce réseau de  186 associations, un réseau dynamique, solide et crédible avec des personnes capables de pouvoir animer et gérer dans leur pays leur association.

« Ces formations ont pour but d’aider les responsables à mieux gérer leur association dans des conditions qui sont parfois assez difficiles », dit-il, précisant que ce sont « des associations de professeurs de français qui veulent promouvoir la langue française dans leur pays et également aider les professeurs à l’enseigner le mieux possible à un plus grand nombre d’étudiants ».
 D’après M. Defays, l’organisation de cette  formation à l’endroit des cadres d’associations n’est pas une première. Ils ont pris  la décision de la décentraliser. « Il n’y a qu’une session sur trois qui a lieu à Paris. C’est important pour nous que les professeurs entrent en contact avec le bureau de la Fipf et qu’ils aient des contacts   entre  eux », argue M. Defays.

Le secrétaire générale  de la Fipf,  Stéphane  Grivelet, explique que plusieurs ateliers  relatifs  à  la gestion administrative et financière d’une association, la gestion des relations interpersonnelles et la gouvernance, l'organisation de congrès nationaux et régionaux, la gestion de projets innovants et la recherche de partenariats, l’encadrement stratégique et pédagogique des enseignants, sont au programme de cette formation. 

Pour Grivelet, les résultats attendus sont : transformer la façon dont fonctionne les associations locales, qu’elles soient professionnelles et capables de se positionner comme opérateurs par rapport à des partenaires internationaux.

Selon le président, Jean Marc Defays, outre ces formations, la Fipf organise des congrès nationaux, régionaux et tous les 4 ans, elle organise également le congrès mondial dont le dernier a eu lieu à Liège. Le prochain congrès est prévu en Tunisie en 2020.

M. G. DIEDHIOU

La journaliste Fatou Kiné Sène du quotidien WalFadjri a été désignée nouvelle présidente de l’Association sénégalaise de la critique cinématographique. C’était lors d’un renouvellement du bureau.

L’Association sénégalaise de la critique cinématographique (Ascc) a procédé, récemment, au renouvellement de son bureau. Fatou Kiné Sène du quotidien WalFadjri a été désignée comme nouvelle présidente de l’Ascc. Le nouveau bureau est composé de cinq autres personnes parmi lesquelles un secrétaire général (Bassirou Niang, journaliste aux magazines Dynamique et Notre Afrique), une chargée de la formation et des relations publiques (Bigué Bop, du quotidien L’Enquête), un trésorier (Abdou Rahmane Mbengue, de la Rts 2). Selon un communiqué, le nouveau bureau, tout en renouvelant ses félicitations à celui sortant, notamment à Baba Diop et à Fatou Kiné Sène ainsi qu’aux différents membres pour leur engagement conséquent, s’engage sous peu à travailler à élaborer un programme d’activités avec en ligne de mire le festival « Image et Vie » qui démarre ce jeudi 15 décembre 2016, le Fespaco (février-mars), le Mois du cinéma féminin (tous les samedis du mois de mars), la Semaine de la critique. « L’Ascc compte, en perspective, nouer des partenariats fructueux avec des institutions dans le but de rendre visibles et rayonnant à la fois ses activités, le cinéma africain en général et celui sénégalais en particulier », informe ce document.

Faisant le point sur le bilan de ces trois dernières années, le bureau sortant de l’Ascc a jugé son bilan globalement positif avec la participation à l’avant-première mondiale du film « Président Dia » de Ousmane William Mbaye, le 6 novembre 2012 instaurant ainsi la Journée du documentaire dédiée au cinéaste Samba Félix Ndiaye, l’hommage rendu à Khady Sylla, réalisatrice décédée le 8 octobre 2013. Mais également l’Institution du Mois du cinéma au féminin qui met en exergue les réalisatrices et techniciens du cinéma durant tout le mois de mars, l’atelier de la critique cinématographique organisé avec l’Ambassade d’Espagne à Dakar, la Semaine de la critique francophone organisée durant le 15e Sommet de la Francophonie à Dakar en novembre 2014… A cela, s’ajoute les nombreuses missions des membres de l’Ascc au Sénégal et à l’étranger, notamment au festival Clap Ivoire d’Abidjan, à Khourigba au Maroc, au Fespaco, à Marrakech au Maroc, aux Jcc en Tunisie.

Ibrahima BA

Le collectif des  Sérères Noon de Thiès a organisé, le week-end dernier, la première édition du festival dédié à cette communauté. Occasion de mettre en exergue un patrimoine culturel d’une rare richesse.

Le Noon est une variante de la langue sérère considéré comme le premier habitant de Thiès. Il partage, aujourd’hui, ses valeurs et son patrimoine avec une mosaïque d’autres ethnies. Ce compagnonnage historique a  fait que malgré les énormes efforts  consentis dans la sauvegarde de son patrimoine culturel, ses habitudes et sa façon de vivre, le Noon a aussi subi d’autres influences culturelles. Ainsi, au fil du temps, le défi existentiel du Noon en tant qu’élément social est en train de se poser avec acuité. C’est un point important du diagnostic fait par le collectif des Noon de Thiès qui a organisé, le week-end dernier, la première édition du festival dédié à cette communauté.

Face aux défis d’existence du Noon telles que la spoliation des terres, la perte des valeurs, us et coutumes émanant d’un déficit linguistique par quasi l’abandon de de sa langue autochtone au profit du wolof et du français, la première édition du festival culturel Noon veut une radio communautaire et un écomusée. Selon François Baly Ndione, le président du collectif, les objets exposés dans les stands du festival et qui renseignent les  générations actuelles sur leur culture doivent pouvoir être rassemblés et valorisés dans un lieu indiqué, comme un écomusée. « Nous invitons les autorités du pays à nous accompagner pour sa réalisation », a-t-il lancé. A ses  parents Noon, il leur  a demandé de faire en sorte que leurs progénitures puissent parler correctement le Noon afin de mieux s’ouvrir aux autres langues. Pour étayer son propos, François Baly Ndione a brandi une valeur cardinale du Noon comme le respect de la hiérarchie. « Chez nous, le titre de chef du Xal ou village est toujours dévolu à l’aîné du groupe et tout le monde s’y conforme », a-t-il souligné.

Pour inciter les jeunes Noon à être fiers de leur appartenance, des personnalités Noon comme le journaliste Martin Faye, le député Elène Tine, la diva Marie Ngoné Ndione, l’inspecteur de l’Education Pierre Clavaire Pouye et le ministre des Forces armées, Dr Augustin Ndione, ont été élevées au rang d’ambassadeur de la culture Noon.

Considéré par les siens comme un militant de la culture Noon dans le cadre de ses productions radiophoniques, Martin Faye a suggéré que  la mise en place d’une radio communautaire serait un précieux outil pour promouvoir la langue et la culture Noon.

Au nom du président de la République Macky Sall, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye a, aux côtés du parrain du festival Dr Augustin Tine, exprimé toute sa joie de venir présider l’ouverture d’un tel évènement qui rentre dans le volet du développement humain bien spécifié dans le Plan Sénégal émergent. «  Le socle culturel  étant la rampe de lancement de tout développement, le Noon a toute sa place dans la gotha sérère du Sénégal », a-t-il noté.

Concernant  le souhait d’avoir un radio communautaire Noon, le ministre de la Communication dit attendre que Martin Faye lui remette l’étude pour qu’il puisse saisir le chef de l’Etat pour l’attribution de la fréquence. « Maintenant, pour ce qui est de l’écomusée, mes services sont prêts pour vous accompagner », a déclaré Mbagnick Ndiaye. Très heureux, Dr Augustin Tine, ministre des Forces armées, maire de la commune de Fandène, parrain de cette première édition du festival culturel Noon, s’est dit soulagé de voir le cœur de toute sa communauté battre à l’unisson. « Je tire un grand chapeau au collectif des Noon de Thiès qui a eu l’idée et surtout pu se donner les moyens de la concrétiser », a-t-il confié. Il a ensuite remercié le président de la République pour son soutien diligent qui a contribué à la bonne tenue de cette première édition du festival des Noon de Thiès qui a l’ambition de se tenir tous les deux ans.

Mbaye BA  

Une exposition célèbre la culture Noon
Au travers d’une exposition, la première édition du festival des Noon de Thiès a permis de découvrir une large palette de la culture de cette communauté. Parmi les curiosités, figure le rônier, un arbre d’une vingtaine de mètre de hauteur disposant de larges feuilles. Ses fruits en forme de régime sont comestibles. Avec les feuilles du rônier, on tisse des paniers sous toutes les formes en fonction de l’usage visé. Le tronc du rônier ayant pris de l’âge est coupé à la base puis fendu et utilisé dans la construction des encadrements de la charpente des cases qui sont ensuite recouverts par les feuilles de telle sorte que pendant l’hivernage l’eau ne peut pénétrer dans les cases. En saison sèche, durant la période de chaleur, un microclimat plus clément règne à l’intérieur. Au niveau de l’exposition, toute la place du rônier dans la vie du Noon est partagée par un public nombreux qui a eu à effectuer le déplacement.

A l’instar des autres ethnies du Sénégal, le pagne en coton tissé teint en couleurs et frises différentes lui donne une vocation particulière en fonction des évènements à célébrer chez le Noon. Tout cela accompagné par des chants, danses, les rythmes d’instruments comme les percussions, les vents, entre autres, exclusivement fabriqués à partir de matériaux locaux.                                                           

M. BA

L’Association des éditeurs francophones au Sud du Sahara, Afrilivres, a décerné, samedi dernier à Dakar, son Prix de l’Edition 2016 à la Maison Edilis de Côte d’Ivoire avec le roman « Saramania ou la femme qui voulait coute que coute enfanter » de Célestin Lella-Kouassi.

La Maison d’édition Edilis de Côte d’Ivoire a été désignée, samedi dernier, lauréate du Prix Afrilivres d’Edition 2016. Edilis a été distinguée avec le roman « Saramania ou la femme qui voulait coute que coute enfanter » de Célestin Lella-Kouassi. Edilis recevra un chèque de 10.000 euros (6.500.000 FCfa). Le jury était présidé par Baytir Kâ (Sénégal), formateur, président de l’Association des professeurs de français d’Afrique et de l’Océan indien (Apfa-Oi).

Il avait à ses côtés Anges-Félix Ndakpri (Côte d’Ivoire), éditeur, président de l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire et Ousmane Konaté (Mali), enseignant, directeur éditorial des Editions Le Figuier. Le président Baytir Kâ est revenu sur les principaux caractéristiques qui ont valu le choix de la Maison d’édition Eilis.

Parmi la trentaine de critères figurent en bonne place le format du livre, le grammage du papier, les caractères, la couverture, la disposition des paragraphes, l’interlignage, conformité des illustrations avec le texte, entre autres. « Si j’entre dans une librairie, une bibliothèque, ce qui m’impressionne, c’est la beauté du texte, du format sans être un connaître », a expliqué B. Kâ ajoutant que le jury a travaillé en toute impartialité sur des livres venus d’aires géographiques différentes (Mali, Cameroun, Côte d’Ivoire, etc.)

Selon les mots du président d’Afrilivres, Abdoulaye Fodé Ndione, l’une des préoccupations de l’Oif, qui a parrainé ce concours, c’est de promouvoir l’édition en Afrique qui peine à décoller d’où le choix d’accompagner le Prix Afrilivres de l’édition mais aussi le Salon de l’écrit en langues africaines (Saela).

E.M. FAYE

La Fédération atlantique des agences de presse africaines (Faapa), réunie pour sa deuxième assemblée générale qui a pris fin vendredi à Casablanca (Maroc), a annoncé avoir décidé de la création d’un Grand prix de la presse, a appris l’Aps, lundi à Dakar. Ce prix récompensera « le meilleur article, la meilleure photo, le meilleur reportage vidéo et le meilleur reportage audio des journalistes appartenant aux agences membres de la Faapa », a-t-on précisé.

Les candidatures doivent être envoyées avant le 30 septembre de chaque année. Les travaux de la deuxième assemblée générale de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (Faapa) ont pris fin vendredi à Casablanca, après l’adoption à l’unanimité des rapports moral et financier de cette association. La Faapa a été créée en octobre 2014, à Casablanca, lors du premier Forum des agences de presse de l’Afrique atlantique et de l’Ouest, organisé par la Map, l’agence de presse officielle du Maroc.

Elle a pour objectifs d’asseoir « un partenariat stratégique et de développer des relations professionnelles entre les agences de presse des pays de l’Afrique atlantique, de promouvoir l’échange d’informations et des produits multimédia entre ses membres, de consolider la libre circulation de l’information dans la région et de collecter, traiter et diffuser largement toute information concernant ces pays ».

Aps

L’Association d’action cinématographique et de développement durable présente, du 15 au 17 décembre prochain, la 16ème édition du Festival « Image et Vie ». Organisée sous le thème « Découvertes », l’édition de cette année présentera une programmation alléchante axée sur des cinémas d’Afrique ainsi que la production de jeunes réalisateurs sénégalais peu connus du public.
Le septième art sénégalais, africain d’une manière générale, est à l’honneur. La 16ème édition du Festival de cinéma « Image et Vie » va s’ouvrir, du 15 au 17 décembre prochain, à Dakar. A l’initiative de l’Association d’action cinématographique et de développement durable créée en 1999, ce festival s’inscrit dans le cadre de la philosophie de ce groupe œuvrant pour le développement des communautés de base par le cinéma et l’audiovisuel. En effet, a expliqué Mansour Kébé, président du Comité d’organisation, depuis 15 ans, le Festival de cinéma « Image et Vie » propose, chaque année, au public sénégalais, l’expression des cinématographies africaines et du monde. « Cet évènement a permis de mettre en exergue les opportunités qu’offre le cinéma, industrie et loisir, pour un développement socioéconomique de notre pays. Il a pu fédérer un grand nombre de partenaires nationaux et internationaux autour des actions menées pour la vulgarisation des films africains et la formation des publics », a-t-il relevé.

Cette 16ème édition porte sur le thème « Découvertes ». Il s’agit, pour les organisateurs, à travers ce thème, de faire découvrir, entre autres, le cinéma sur grand écran pour les jeunes, d’aller à la rencontre de réalisateurs sénégalais et africains et de leur cinéma, découvrir des métiers du cinéma. Mais également découvrir le quartier populaire de la Médina qui accueille le festival. Sur la vingtaine de films qui seront proposés cette année, a soutenu Khalifa Ndiaye, président de « Image et Vie », un accent particulier sera mis sur la production nationale. L’objectif, montrer les jeunes réalisateurs peu connus « ou dont les œuvres n’ont pas suffisamment été montrées ». L’édition 2016 se propose également de mettre le focus sur des cinémas « d’Afrique ou sur l’Afrique que le public n’a pas eu l’occasion de voir ».

Relais pour la diffusion locale
Dans le cadre des activités du Festival de cinéma « Image et Vie », un forum, des rencontres, échanges et discussions avec les professionnels sont prévus à la Maison de la Culture Douta Seck. Ces débats portent sur le thème « Cinéma sénégalais en marche ? Quelle ambition ? Quel engagement ? Quelle responsabilité ? »

Partenaire majeur du Festival, la Direction de la cinématographie va, selon son directeur, Hugues Diaz, apporter l’appui institutionnel de l’Etat du Sénégal afin que cette manifestation « qui tient encore puisse grandir en termes de notoriété au niveau national et international ». Selon M.Diaz, notre pays n’a pas encore une manifestation à l’image du Fespaco et du Festival de Cannes. « Ce festival constitue un relais pour assurer la diffusion du contenu local. Nous espérons, avec le temps, qu’il va donner entière satisfaction aux populations », a-t-il indiqué, rappelant le devoir de l’Etat et des collectivités locales d’appuyer ce genre d’initiative. Aux yeux de Hugues Diaz, l’aide au Festival devrait être accrue pour faire en sorte que les organisateurs aient les moyens de faire de grandes choses.

Les films « Samedi cinéma » de Mamadou Dia, «  Phone Connection » de Sophie Robert, « New Eyes » de Hiwot Admasu Getaneh, « Mamans » de Maïmouna Doucouré, « La promesse » de Fatou Touré, « La Boxeuse » de Iman Djionne, « Blaise Diagne » de Mansour Kébé, Jean Luc Robert et Jean Michel ainsi que la « Perte des valeurs » de Sokhna Sèye Seck seront projetés en lever de rideau, jeudi 15 décembre.

Par ailleurs, « L’Orchestre des aveugles » du réalisateur marocain Mohamed Mouftakir, va clôturer cette série de projections. Lauréat du Tanit d’or des Journées cinématographiques de Carthage (Jcc) 2016, ce long métrage met en scène Mimou dont le grand-père, admirateur du Roi Hassan II, dirige un ensemble de musique populaire baptisé l’Orchestre des aveugles, avec lequel il anime les mariages et les fêtes de circoncision. C’est ainsi que les musiciens mâles de l’orchestre se font passer pour aveugles pour être autorisés à jouer devant des femmes. 

Ibrahima BA

Le groupe Canal+ réserve, en cette fin d’année, des surprises exceptionnelles sur ses bouquets. En conférence hier, le directeur de Canal+ Sénégal, Sébastien Punturello, a annoncé à la presse des nouveautés à travers un carré d’as et des as de luxe pour le Grand show des bouquets  Canal +.

Les  abonnés de Canal+ seront de nouveau  ravis en cette fin d’année 2016. Des nouveautés et surprises sont prévues pour le Grand show des bouquets Canal+. Selon le directeur de Canal+ Sénégal, Sébastien Punturello,  la chaîne propose à ses abonnés un carré d’as et des as de luxe pour le Grand show des bouquets  Canal +.  A l’en croire,  le premier as concerne la télévision A+ avec ses deux productions, notamment « L’Afrique a un incroyable talent ». La finale est prévue le 16 décembre après 10 semaines de compétition. Il y a aussi le nouveau grand jeu Tv sur A+ dénommé « Family music show » qui fait gagner chaque  soir  1 million de FCfa et ce jusqu’au 31 décembre 2016.

Dans ce jeu, deux familles, venues de  toute l’Afrique,  vont tester  leurs connaissances autour de trois épreuves : musique, chant, danse devant un public. « L’ambiance musicale qui dure 40 minutes est rythmée en live par  l’orchestre féminin Bella mondo », a expliqué  S. Punturello.

Le deuxième as portera sur le cinéma avec la diffusion intégrale de la série James Bond sur les chaînes Canal+ et Canal+ Cinéma. Par la même occasion, les abonnés au bouquet Canal+ vont découvrir en première exclusivité le dernier opus  007 spectre, le 25 décembre.

Sur la même lancée, le directeur annonce que le groupe vient de signer deux accords avec The Walt disney company. Avec ce partenariat, toute la production des studios Walt Disney sera proposée aux abonnés à travers les 4 chaînes emblématiques : Disney channel, Disney  xd, Disney junior et Disney  cinema.

Quant au 3ème as proposé, il concerne les matches de Nba.  Ainsi, les abonnés pourront suivre le meilleur de la Nba avec 3 matches par semaine sur Canal+ sport 3 jusqu’au 12 avril 2017. Ils ne seront plus diffusés la nuit mais en direct les mercredis et vendredis à 12h Utc et le dimanche à 20h Utc. Les finales sont prévues au mois de juin », a confié le directeur de Canal+ Sénégal.  

Offre exceptionnelle
Les chaînes feront également leur grand show. En révélant le  4ème as,  Sébastien Punturello annonce de nombreux avantages offerts aux abonnés et aux nouveaux clients. Selon lui,  pour cette fin d’année Canal+ réserve gratuitement à ses abonnés 14 jours de plus avec les chaines de la formule supérieure. « A ses futurs abonnées, il est également prévu une offre exceptionnelle qui prend effet « aujourd’hui » : ndlr jusqu’au 24 décembre avec une réduction sur le prix du décodeur.

Selon  le Dg  du groupe Canal+, en plus de ce carré d’as, il y a également  des as de luxe. Il s’agit principalement de l’offre exceptionnelle du « Boxing day ». Puisque le football anglais ne fait pas de trêve, Canal+ proposera à ses abonnés le meilleur des spectacles entre le 24 décembre et le 1er janvier 2017. Il a informé de la signature, avec la Confédération africaine de football (Caf), d’un accord exceptionnel qui permettra de diffuser des compétitions majeures  du football africain au cours des 7 prochaines années à compter de janvier 2017 avec la Coupe d’Afrique des nations.

« Le 1er rendez-vous incontournable sera la coupe d’Afrique des nations Total Gabon 2017. A la suite de cet événement sportif seront également diffusés sur les 4 chaînes  Canal+sport le championnat d’Afrique des nations Total, la ligue des champions de la Caf, la coupe de la confédération de la Caf, la super coupe de la Caf, la coupe de la confédération de la Caf, les matchs de qualifications pour  la prochaine coupe du monde Fifa 2018, les phase finale de la Can féminine, la Can U17, la Can U20, entre autres », a indiqué S.  Punturello.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La Galerie nationale d’art abrite, du 14 au 24 décembre, une exposition des œuvres de l’artiste plasticien Ibou Diouf. Le vernissage est prévu mercredi 14 décembre à 17 h30 mn, selon un communiqué.

Le document rappelle que l’exposition de l’artiste Ibou Diouf, qui a remporté en 1966, le 1er Prix du concours d’affiche du 1er Festival mondial des arts nègres et le Grand Prix des Tapisseries, est organisée en partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication.

Artiste décorateur, illustrateur, dessinateur, Ibou Diouf est reconnu comme « un des meilleurs peintres de sa génération », souligne le communiqué ajoutant qu’il est l’ « auteur de plusieurs décors et costumes de pièces de théâtre et de films ».

Il a participé à plusieurs expositions à l’étranger : Sao Paolo (1969), Montréal (1967), Paris (1967 et 1974), Alger (1969), Mexico (1968), etc. En 1991, avec la collaboration d’artistes sénégalais, Ibou Diouf réalise une œuvre monumentale de 400 mètres carrés au Palais Chaillot.

E. M. FAYE

L’œuvre de l’artiste peintre Soly Cissé, « La reconquête », est exposée, du 1er décembre au 4 janvier, à la Galerie Arte, dans le cadre de la cinquième édition du « Partcours ». Le plasticien y entreprend la « reconquête » des cultures qui entonnent le chant des convergences où s’épanouissent des singularités. Et quelquefois l’hybridité.

Le langage plastique de Soly Cissé visite l’intérieur de par les émotions à la fois tendres et intenses et remodèle l’extérieur de par les formes des créatures inachevées. Leur hybridité laisse entrevoir des humanités marquées par les instants et les lieux sans incidence sur les improbables communions et alliances. La tête de l’éléphant porte le corps de l’homme…et la réflexion ! mystérieuse provocation ! Que dire de « l’homme bec » résistant à l’ébullition des couleurs d’une nature fiévreuse ? Et des hommes enturbannés dont les regards mystérieux évoquent à la fois un confort psychologique et une instabilité émotionnelle ? On crée un monde interprétatif submergé de mystères.

Soly Cissé explore l’univers des expressions triviales et spirituelles pour mettre en scelle l’inédit et des appréhensions confuses. Les esprits et la matérialité des âmes terrestres offrent à voir des signes de doute, des soupçons de tendresse et de gravité par la confrontation des couleurs de polarité, d’intensité contrastante. Ainsi, émergent des « choses » -car les êtres s’allient au service de créatures innommables-, s’associent des couleurs pour opérer une alchimie pittoresque. On peut s’émouvoir ou rire de ce monde inédit. De ce voyage, devrait-on dire ! Mais, à travers les errances de Soly Cissé, dans la sphère des bêtes et des hommes, s’organisent des vies insaisissables pour ceux qui « raidissent » contre la découverte de l’autre.
De temps en temps, l’artiste reconstitue des images évoquant l’ailleurs et la terre des prémices de ses prouesses artistiques sans en faire une fixation.

Métissage
Il l’a dit, un jour, en ces termes : « Mes personnages n’appartiennent pas à une culture bien définie. J’essaie de créer un monde de métissage où les cultures se frottent et se valorisent entre elles. Je montre l’homme d’aujourd’hui, ouvert, qui consomme d’autres réalités. Ma peinture n’est pas identitaire, je n’essaie pas de représenter l’Afrique. Il y a des reflets de ma culture mais j’essaie d’éviter de séduire ou de traiter de sujets faciles ». Ainsi, le « Simb » (faux lion) n’est pas un être hybride. Il aspire à l’hybridité avec sa « toilette » mystérieuse et mythique qui lui confère, un temps, la légitimité de porter une mémoire jouissive et commémorative des communautés. Sur une autre toile, se superposent des émotions et des prérogatives que s’arrogent des âmes indiennes. On est dans un monde hiérarchisé où les êtres, pourtant, flottent dans l’indécision.

Le conformisme social n’est ni un obstacle à l’expression des particularités ni à l’effusion des sujets infortunés. Les arbres, leurs feuillages et les choses y ont droit à la parole ; celle qui rappelle les aïeux et l’avenir. Car, ici, le devenir est une chose connue d’avance. Il est un vécu qui remonte à la surface avec la complicité du temps et des esprits.

L’esprit des âmes dévotes, lui, est un espace de ferveur qui « dégauchit » pour donner une autre acception aux valeurs, à l’humanité partagée. C’est une sphère d’actions, de sens et de promesses. Dans la solennité des pratiques ferventes, dans ce qui les lie et les différencie, des voies se dégagent pour chacun dans la force de ses convictions et la foi en des jours de béatitude. La planète est assez vaste pour faire son bout de chemin. La graphie du mot « confession » inscrite sur une des toiles de Soly Cissé, aussi labyrinthique que les chemins de la foi, suscite des idées. Elle trace des allées où sont acceptés les épanchements des cœurs davantage emplis de dévotion que de passion. L’artiste majeur « narre » des histoires complexes qui transcendent les contingences. Car, elles se déroulent dans les dédales de l’imagination. Ne parle-t-il pas lui-même de reconquête ? L’inspiration, donc l’imagination, en est le plus impétueux cheval.

Alassane Aliou MBAYE

Ouverte, mardi dernier, la 6ème édition du Festival « Les Doff » du rire donne à voir le burlesque et la drôlerie à foison. Cette année, ce plateau d’humoristes francophones met en lumière des talents confirmés comme Oualas, Cjm’s, Candie, Ali Bougheraba.

Une aventure humaine et artistique. C’est au tour de cet esprit que la 6ème édition du Festival humoristique « Les Doff » du rire a démarré, mardi, à Dakar. Le propos est drôle et taquin. Au programme, des vannes à la pelle sous la direction de Yasser Hachem plus connu sous le nom de Yass. Le plateau d’humoristes francophones met en lumière cette année, des talents confirmés comme Oualas, Cjm’s, Candie, Ali Bougheraba. Après les performances, mardi et mercreid, à l’Institut français la bande à Yass en remet une couche aujourd’hui et demain au Théâtre national Daniel Sorano. « Yass et Les Doff du rire est un festival regroupant des artistes francophones qui viennent raconter leur univers avec des talents différents », a expliqué le directeur du festival, Yass.

Les humoristes se sont donné comme maître-mot de faire voyager le public dakarois avec des personnages drôles et émouvants. Présenté comme le plus africain des humoristes, Oualas revient pour la 2ème fois au festival « plus mûr, plus confirmé », a estimé Yass. « J’étale sur scène ma vie avec mon côté métissé ». Sur la même lancée, Yass a présenté Candie comme « un vrai fruit du stand-up, une mitrailleuse de vannes à l’humour incisif ». Pour sa part, Ali Bougheraba apporte sa touche poétique avec « un élan simple et burlesque », a-t-il promis.
La touche fantaisie de cette 6ème est la participation du beatmaker vocal, Cjm’s. Sa particularité, il joue avec des sonorités, des accents.

E. M. FAYE 

Le groupe de rap « Yappi Diapp » de Bignona sort son premier maxi, le 26 décembre prochain. Titré « Sintituel vze-ma fih », expression balante signifiant « c’est la vérité », le maxi est composé de 10 titres traitant, pour l’essentiel, des différentes facettes de la culture  de cette région Sud du pays. 

Les membres du groupe de rap « Yappi Diapp » de Bignona vont désormais confirmer leur nouveau statut de jeunes talents. Composé de trois artistes rappeurs, Real Fat, Syga et Butz, tous universitaires, arrivent sur le marché avec un maxi de 10 titres titré « Sintituel vze-ma fih » (c’est la vérité en langue balante).
Les morceaux qui composent cette production traitent de plusieurs thèmes dont la paix à travers « Jamm Casamance ». Le trio de rappeurs a tenu à faire connaître la  richesse de leur culture dans le morceau « Xam niou ». Hommage a été également rendu à la femme dans le morceau titré  « Mousoukendo » de par leur bravoure, leur dévouement au foyer et dans leurs activités champêtres.

Selon le manager du groupe Momar Ndiaye, le choix du titre « Sintituel vze-ma fih », porté sur cette expression, est une façon pour le groupe de rendre hommage à la riche culture de cette ethnie qui reste pourtant méconnue. Aussi, il rappelle que les artistes de « Yappi Diapp » nourrissent cette passion du rap avec beaucoup d’engagement. Ce qui leur a valu d’être sélectionnés deux fois au Flow up, une compétition organisée par Africulturban en 2014  et 2015.

Maguette Guèye DIEDHOU

Les travailleurs du groupe Com 7, éditeur du journal  « Le Populaire », regroupés au sein  d’un collectif, ont lancé, hier, un cri de détresse face à leur situation précaire.

Réunis au siège  du Synpics, aux côtés de son secrétaire général, Ibrahima Khaliloullah  Ndiaye, ils ont exprimé leur amertume et décrié le calvaire dans lequel ils vivent  depuis 3 ans sans  salaire.Les confrères du quotidien « Le populaire » vivent un véritable calvaire. Restés plus de  3 ans sans salaire, une trentaine d’entre eux viennent également d’être licenciés  avec la décision de Bara Tall de procéder à une liquidation, vendredi, du journal qui est désormais remplacé par « Vox populi ». Cette liquidation du journal « populaire » a été la  goutte d’eau de trop qui  a fait déborder le vase et n’a pas laissé indifférent les travailleurs du groupe Com 7.

En point de presse hier, au siège du Synpics, ils ont décrié, avec la dernière énergie, le comportement de Bara Tall qui est resté tout ce temps sans honorer ses engagements à leur endroit.

Membre du collectif des travailleurs de Com 7, par ailleurs journaliste, Amédine Sy indique que Bara Tall est resté 36 mois sans payer leurs salaires. Pis, une bonne partie (une trentaine) s’est vue licenciée avec la liquidation du journal. Une situation qu’il déplore et qualifie l’acte d’ « inhumain », d’autant plus que quatre employés sont décédés entre temps par chagrin. « L’injustice que vient de nous infliger Bara Tall nous fait, aujourd’hui, regretter l’aide et le soutien qu’on lui avait apporté pour recouvrir sa dignité et ses sous dans l’affaire des chantiers de Thiès. Il ne le méritait pas », martèle Amédine Sy.

Le secrétaire général du Synpics, Ibrahima Khaliloullah  Ndiaye, souligne qu’en procédant à cette « parodie » de liquidation, Bara Tall viole les lois de ce pays. « Ainsi, nous interpellons les autorités, le monde judiciaire sur cette forfaiture. Le collectif des employés du groupe Com 7, encadré et soutenu par le Synpics, va porter plainte pour manquements et violations de la loi », fait-il savoir. Aussi,  interpelle-t-il l’Etat du Sénégal d’aller plus loin que la désignation d’un liquidateur des entreprises en difficulté.

« Pour  le cas du groupe Com 7, il faut d’ailleurs repréciser qu’il n’y a pas encore de liquidation, mais plutôt d’une volonté d’échapper au paiement de créances, de salaires. Mais nous sommes déterminés à le poursuivre en justice  pour qu’il réponde de ses actes et lançons un appel à toutes les forces vives pour la préservation de l’outil de travail », argue le Sg du Synpics.

Maguette Guèye DIEDHIOU 

Le sculpteur Ousmane Sow, décédé jeudi dernier à Dakar à l’âge de 81 ans, restera « définitivement le monument debout dans le panthéon des grands créateurs du 20e et du 21e siècle », a déclaré le président Macky Sall. « Kinésithérapeute de formation, artiste de renommée mondiale, académicien et humaniste résolu, il restera définitivement le monument debout dans le panthéon des grands créateurs du 20e et du 21e siècle », a-t-il dit. Le chef de l’Etat s’exprimait, hier, lors de la cérémonie de levée de corps de l’artiste à l’hôpital Principal de Dakar, en présence de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, ainsi que de la famille et des amis du défunt.

« Mes chères compatriotes, que d’émotions ! L’homme que nous accompagnons aujourd’hui en sa demeure ultime fut un grand Sénégalais », a-t-il témoigné.
Selon le président Sall, « ses œuvres sont de véritables hymnes à l’effort, à l’endurance, au courage, à la solidarité, au refus des oppressions et à la dignité ».
Macky Sall a souligné que le sculpteur Ousmane Sow a réalisé « une œuvre particulière » pour le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), suite à une demande qu’il lui a personnellement faite. Il a, par ailleurs, évoqué les qualités humaines du défunt qui « malgré son succès, dit-il, a su rester humble, ouvert et disponible ».

« Il était un grand ami de la France. Il représentait le lien unique entre le Sénégal et la France, de par son parcours et ses allers et retours entre les deux pays », a confié pour sa part l’ambassadeur de France au Sénégal.
Selon Christophe Bigot, « Ousmane Sow a été honoré à plus d’un titre par la France avec son entrée à l’Académie des beaux-arts et ses titres de commandant des arts et des lettres et commandant de la légion d’honneur ».

A en croire sa veuve Béatrice, le maire de Besançon (France) envisage de baptiser une rue de sa commune au nom du sculpteur sénégalais Ousmane Sow.
APS

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