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Arts et Culture (1584)

Koungheul : Il y a juste un an que l’imam ratib de Koungheul, Serigne Bamba Sall, recevait l’accord de la directrice générale de la construction pour prendre en charge les travaux de sa mosquée. Ce samedi Mme Dione a remis les clés à l’imam qui a invité tous ses homologues du département et les populations de la capitale du Bambouck pour procéder à l’inauguration de ce joyau qui permet désormais à ses pensionnaires de faire leurs cinq prières.

Socé Diop Dione, accompagnée de tous les responsables de «Benno Bokk Yaakaar», a participé à la prière. Elle a reçu la bénédiction du marabout qui a prié pour des élections paisibles. Elle a, en un temps record, terminé les travaux relatifs à l’élévation, la pose de la dalle, l’étanchéité, le carrelage, la construction du mur de clôture et la peinture. Après la prière du «tisbar» dirigée par El Hadji Aly Willane de Keur Ngaye, le fils de Serigne Bamba Sall, Abib Sall a, au nom de son père, remercié et prié pour Socé Diop, avant que l’imam de la grande mosquée, Serigne Moustapha Diop, ne fasse une communication pour révéler que les trois premières mosquées au monde sont respectivement celle de la Mecque, de Jérusalem et de Médinatoul Mounawara.

Ensuite des millions de mosquées se sont disséminées à travers le monde. Pour une augmentation drastique de ce qui est appelé « la chambre de Dieu ». El Hadji Doudou Loum, Mama Samba Seck et tant d’autres ont été remerciés pour leur apport, avant qu’une invite ne soit lancée à tous les fils de Koungheul pour aider à terminer d’autres mosquées en souffrance.

Amath Sigui NDIAYE

Du 22 au 23 juillet, la capitale économique ivoirienne a abrité la 4ème Conférence ministérielle de la Francophonie sur la Culture, sur le thème : « Une ambition francophone pour la culture ». La rencontre organisée en marge des 8èmes Jeux de la Francophonie  a été ouverte sous la présidence de Mme Kandia Camara, ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement technique de Côte d’Ivoire, au nom du Premier ministre et de la secrétaire générale de l’Oif, Michaëlle Jean. Le Sénégal était représenté par Birane Niang, secrétaire général, au nom de Mbagnick Ndiaye, ministre de la Culture et de la Communication.

En veilleuse depuis voici maintenant 16 années, la 4ème Conférence ministérielle de la Francophonie sur la Culture s’est tenue les 22 et 23 juillet sur les bords de la lagune Ebrié, à Abidjan, où les ministres de la Culture des pays de l’espace francophone se sont retrouvés pour échanger sur les nouveaux enjeux qui interpellent le monde culturel. En effet, la dernière rencontre de ce genre remonte, en 2001, à Cotonou au Bénin.

Le temps des 8èmes Jeux de la Francophonie, en Côte d’Ivoire, l’Organisation internationale de la Francophonie avec comme maître d’œuvre la directrice de la Langue française et de la Diversité culturelle, Mme Youma Fall, a initié cette rencontre avec comme principales préoccupations les thématiques suivantes : régulation mondiale des enjeux et défis culturels, culture et développement humain durable, économie de la culture et coopération et solidarité internationale.

Le ministre ivoirien de la Culture et de la Fancophonie, Maurice Kouakou Bandaman, a réitéré la nécessité pour les Etats africains de mettre la culture au cœur de leur stratégie de développement économique et social. La secrétaire générale de l’Oif, Michaëlle Jean, a  abondé dans le même sens en prônant l’intensification des échanges culturels et une meilleure circulation des créateurs et des biens culturels. Elle a rappelé la politique de son organisation qui consiste à stimuler l’économie créative au sein de l’espace francophone ainsi que la consolidation d’industries créatives viables et compétitives à travers le monde.

Parlant au nom du gouvernement, la ministre de l’Education nationale a laissé entendre que son pays a mis en œuvre d’importants moyens pour développer ses industries culturelles et que les thèmes proposés pour cette réunion ouvrent des perspectives heureuses pour que la culture continue de rythmer les différentes stratégies de développement des Etats.

Créativité et diffusion
Au terme de deux jours d’échanges et de discussions, les participants ont adopté une déclaration et élaborer un plan d’actions pour les années à venir. Selon Mme Youma Fall, directrice de la Langue française et de la Diversité culturelle à l’Oif, la déclaration prend en compte les nouveaux enjeux du secteur de la culture liés notamment à la créativité, à la diffusion, à la diversité culturelle et la radicalisation.

Le plan d’actions qui sera mis en œuvre aura principalement comme axes, la coopération internationale, l’économie de la culture, les droits d’auteurs, le numérique, la formation et le financement du secteur de la culture. Il s’agit pour l’Oif et ses partenaires de mettre en œuvre ensemble les actions de manière commune et concertée.
Sur la périodicité de la conférence ministérielle de la Francophonie sur la Culture, les participants ont convenu de la faire coïncider avec de grands événements culturels.

 

Correspondance particulière de Assane DIA

 

Le Cercle des amis des écrivains noirs engagés (Cene) a décerné à Aminata Sow Fall le Prix de l’Engagement littéraire, samedi dernier. Au cours d’une cérémonie organisée à Keur Birago, siège de l’Association des écrivains du Sénégal, l’auteure de la « Grève des bàttu » a reçu tous les honneurs dignes de son parcours.

Que d’honneurs ! Moins d’une semaine après avoir été désignée marraine du Concours général sénégalais, c’est le Cercle des amis des écrivains noirs engagés (Cene) qui a distingué Aminata Sow Fall, samedi dernier, à Dakar. Aussi prestigieux que puissent être ces honneurs, ils ne récompensent pas assez la carrière de cette femme de lettres au parcours singulier. « C’est elle qui nous fait honneur en acceptant ce prix », révèle Mme Flore Nda Zoa, présidente du Cene.

Cette Suissesse d’origine camerounaise a créé ladite association en 2015 pour promouvoir les auteurs africains et afro-descendants engagés.

Aminata Sow Fall est une femme de verbe, et c’est par le verbe que le monde de la culture lui a rendu hommage. D’abord par des témoignages, ensuite par des poèmes, enfin par la chanson. « Elle nous fait tellement honneur que si l’Occident reconnaît vraiment les valeurs universelles de la littérature, un de ces jours, elle gagnera le prix Nobel de la littérature » affirme Alioune Badara Bèye, président de l’Association des écrivains du Sénégal. Dans la même veine, le colonel Moumar Guèye, président du Pen Sénégal déclare : « Je ne vois pas dans le monde littéraire qui m’entoure une personne qui mérite mieux les honneurs que Aminata Sow Fall ». Les poètes Ara Mbaye et Fatou Yelly ont déclamé des poèmes inspirés de sa trajectoire de cette grande dame de lettres avant qu’El hadji Faye et sa fille ne la chante de la manière que seuls les griots savent faire.

Le directeur du Livre, Ibrahima Lô, venu représenter l’Etat du Sénégal, a magnifié l’engagement de la lauréate. Pour lui, Aminata Sow Fall s’intéresse aux grandes questions qui interpellent le monde. Sa dernière publication, « L’empire du Mensonge », confirme le caractère avant-gardiste de l’auteur si l’on voit les fraudes notées au Bac. C’est cet engagement qui lui vaut ce prix, car de « La Grève des bàttu » à « L’empire du mensonge » en passant par « Le revenant », celle qui a été intronisée « impératrice de la littérature africaine » par le président Macky Sall a eu un regard critique sur son pays et le monde.

Avec une voix empreinte d’émotion, Aminata Sow Fall a tenu à remercier l’association Cene basée en Suisse. « Je ne peux pas dire tout ce qui m’étreint en honneur et en reconnaissance. Vous m’avez honoré devant les miens ; si vous l’aviez fait à Genève, je n’aurais pas eu cette même résonance que je ressens dans mon cœur », a-t-elle confiée à l’assistance.

Sokhna Anta NDIAYE

A 26 ans, Fulgence Gackou, auteur de deux albums, est encore jeune. Mais, son étonnante précocité d’esprit transparaissant dans son verbe et dans son exquis texte poétique en a fait un chantre qui a conquis le cœur de toute une communauté chrétienne. Et même au-delà car il est porteur d’un message d’humanité. Cet enfant de Guédiawaye originaire du Sine, qui a fait des études en Informatique de Gestion et en Banque-Finances, se meut dans un univers de ferveur pour rendre grâce à Dieu au moyen de sa voix enchanteresse dont il l’a gratifié. Les âmes férues de belles mélodies qu’il a si souvent distillées auront encore le plaisir de s’en délecter le 16 septembre prochain au Grand Théâtre ; scène de ses prouesses depuis quelques temps.

Environnement acoustique
« La musique peuplait mon environnement familial et scolaire. Ma famille a toujours aimé le chant. Mon grand-père, par exemple, chantait souvent lors de certaines manifestations organisées au village. Ma mère et mes sœurs étaient également des choristes. Moi, j’ai poussé un peu plus aussi bien dans le chant que dans le maniement de certains instruments de musique comme ceux de percussion ou encore le piano. Les établissements scolaires que j’ai fréquentés ont entretenu cette passion. J’ai adhéré à plusieurs chorales notamment celle de Saint Kizito où j’ai fait mes premiers pas en musique. Il en a été ainsi quand j’ai été à l’Ucao Saint Michel.

Par ailleurs, dans ma tendre jeunesse, j’ai beaucoup écouté et aimé le slow français. Cela a eu une grande influence sur mes compositions en général même s’il a fallu, à un moment donné, que je m’en départisse pour affirmer mon identité, « assigner une origine » à ma musique. En cela, la culture sérère, que j’avoue connaître moins bien que mes parents, m’y a aidé. Et je ne voulais pas, comme cela se fait souvent dans le milieu du gospel sénégalais, piocher sur ce qui se fait dans la sous-région ; ce, pour mettre en lumière une musique qui parlerait de moi, de ma culture. Le morceau « Diambaar » en est une parfaite illustration ».

Sonorités éclectiques
« Cette référence au « local » à mes débuts n’est toutefois pas synonyme de « calfeutrage musical » passé de mode dans cette humanité de rencontres et d’échanges. L’exploration et l’intégration dans ma musique des rythmes sud-africains témoignent de cette ouverture, de toute évidence, inéluctable de nos jours. Aussi, sur mon chemin, j’ai souvent côtoyé des amis congolais qui m’ont permis de m’imprégner d’autres cultures. Toutes ces rencontres, ces découvertes à travers les voyages dans les univers de rythmes d’ici et d’ailleurs transparaissent dans l’identité musicale que je m’emploie à forger, à décliner par la grâce de Dieu ».

Amour de la scène
« En 2012, j’ai été pris d’une envie viscérale d’être sur scène après avoir représenté mon école et remporté un concours de gospel. J’avoue que je n’ai rien vu venir. C’était carrément différent des concerts que je faisais à la chorale où je chantais en solo. J’étais devant et tout un orchestre derrière. La communication et la communion avec le public ont suscité quelque chose en moi. L’envie était presque irrépressible. C’est plus qu’un déclic. Je découvrais une sensation à la fois agréable et intense. Petit à petit, j’ai commencé à faire quelques petites prestations jusqu’au jour où, en 2013, je me suis dit qu’il faut que je me lance dans la carrière avec la sortie de mon premier album ».

La touche de maman
« En 2013, j’ai sorti mon premier album, « L’heure a sonné ». Ce titre résulte de l’interpellation de plusieurs personnes impatientes, à l’époque, de me voir sortir ma première production. L’heure n’avait pas sonné pour Fulgence Gackou. L’heure était venue plutôt de rendre grâce, de dire merci au Seigneur. C’est le sens que j’en donne. Cet album était composé de 10 morceaux dont le plus connu est « Diambaar ». C’est ma mère qui m’a aidé sur les lyrics. Je suis Sérère mais j’avoue que je ne parle pas couramment la langue. Ce titre n’était pas prévu dans l’album. On en était à neuf. C’est le producteur qui m’a suggéré d’en faire un qui ressortirait ma culture. Je n’ai jamais cru qu’un jour, je chanterai en sérère ou en un style pareil. Il a fallu qu’on le compose, que je m’adapte. Même étant Sérère, c’était nouveau pour moi. Ma mère s’implique beaucoup dans mes productions musicales. Je ne compose pas une chanson sans la lui faire écouter et me dire ce qu’elle en pense. C’est le « supplice » auquel je soumets toute ma famille d’ailleurs ! »

Passionné des percussions « Khadr »
« Deux ans plus tard, l’album « African praise » est sorti. Là, il fallait piocher, voyager à travers les styles africains. Le morceau « Bayete », très bien apprécié par le public, s’inscrit dans cette volonté d’ouverture, de propositions nouvelles pour étendre des couleurs sur la palette comme on dit. « Au commencement », un chant très biblique, a aussi eu beaucoup de succès. Il parle d’un prologue de Saint Jean. « Linguère » magnifiait le dialogue islamo-chrétien. J’ai toujours eu un faible pour les percussions de la confrérie «Khadr» depuis ma tendre jeunesse. Quand ils organisaient leurs manifestations, je me plaisais à venir y assister. J’aime bien voir tout cet amour, cette passion qu’ils y mettent. Nous avons voulu faire ce morceau dédié à la vierge Marie et nous sommes allés chercher des gens en mesure de jouer ce rythme. Le prochain album sera celui de la maturité même si nous voulons, pour l’instant, laisser les gens savourer les deux premières productions. Avec plus de maturité, aujourd’hui, je recadre un peu ma musique. Je cherche, au travers de ma musique, à rendre grâce à Dieu sans que cela ne soit perçu comme une injonction ou une exhortation par le public. Il est possible d’éprouver ce sentiment concomitamment sans interférence ni influence. Le Seigneur impose sa présence ».

Par la grâce du Seigneur… !
« C’est par pure grâce si j’en suis là, à intéresser des gens sur ce que je fais, à être adopté par ma communauté et au-delà. Je n’ai rien fait pour mériter de sortir un album et qu’il connaisse autant de succès dans un pays de surcroît à forte minorité chrétienne. Je parviens, par la grâce de Dieu, à jouer au Grand Théâtre à guichets fermés alors que des musiciens de bonne réputation et plus expérimentés et médiatisés que moi s’y produisent sans faire salle comble. Je suis très jeune en matière musicale par rapport à certains. Dans cette évolution positive des choses, il y a la main de Dieu. Il faut ajouter à cela la grâce de la vie. Mon existence, au sens large, est une grâce. L’action de grâce nous remplit d’humilité quels que soient les succès engrangés dans notre cheminement ».

Message adressé à l’humain
Dans cette vie, tout est une question de choix, de perception et d’objectif que l’on s’assigne. Il y a un musicien qui se lève et cherche le profit, la célébrité. Et d’autres qui s’épanouissent dans ce qui donne sens à leur existence. Ce sont les gens qui réalisent la portée de ma carrière, qui me prennent pour une star mais je suis loin de ça. L’essentiel, pour moi, est que le message de paix et d’amour passe et atteigne les cœurs et les esprits. Et ce message s’adresse avant tout à l’humain. Je suis catholique et c’est normal qu’il y ait une influence catholique dans ma musique. D’une autre religion, j’aurais aussi chanté Dieu. Mes chansons vont au-delà des appartenances. Elles ont une portée universelle en ce qu’elles déclinent des aspirations communes. Je prie au travers du chant. Au Grand Théâtre, l’année dernière, il y avait une forte communauté musulmane pour prier avec moi ».

Des visées au-delà de l’Atlantique
« Depuis 2015, je suis invité à Paris pour chanter avec la chorale sénégalaise Popenguine de France (Cspf) qui y organise un concert annuel. Cette année, je n’ai pas pu y aller. J’ai eu également à faire quelques tournées à Nantes, à Poitiers, à Toulouse en 2016. Nous sommes également en train de préparer des concerts à Montréal et aux Etats-Unis où plusieurs Etats en sont demandeurs. Ce sera certainement après le rendez-vous du 16 septembre prochain au Grand Théâtre qui marque la cinquième année de mon ministère, pour ne pas dire carrière. Cet événement verra la participation de la gabonaise Nushca, chantre de grande réputation vivant au Sénégal, d’Antoine Sarr, de Trésor Mbani, chantre camerounais, du groupe I-motion. Nous avons également prévu de faire appel à des batteurs de « Thiant » pour jouer quelques morceaux avec nous, une « armée » de percussionnistes sérères et une symphonie de violonistes. L’année dernière, nous étions en contact très avancé avec le rappeur Dip Doundou Guiss. Malheureusement, il a eu un contretemps. Nous verrons dans quelle mesure cela sera possible en septembre prochain. Nous avons voulu élargir, innover pour permettre au public d’assister à un spectacle éclectique ».

La « prière » au Grand Théâtre
« L’idée d’organiser un concert qui ait une certaine ampleur a germé après la sortie de mon premier album en 2013. Nous avions alors beaucoup hésité pour la salle qui devrait accueillir le spectacle. Le Théâtre national Daniel Sorano, à l’époque pour moi, c’était énorme a fortiori le Grand Théâtre ! A cette période, ce n’est pas tout le monde qui osait s’y aventurer. Et la salle Daniel Brottier nous paraissait trop petite pour nos ambitions naissantes. Nous nous sommes alors résolus à l’organiser au Théâtre national Daniel Sorano après que les échos favorables sur les réseaux sociaux nous ont donné confiance. Nous avons fait le concert en octobre 2013, trois mois après la sortie de mon premier album, à guichets fermés à notre grande surprise. A quelques jours du concert, j’aurais signé pour 600 billets vendus. La grâce est encore apparue. Nous avons réitéré l’événement en 2014 toujours avec une salle comble. Nous nous sommes aperçus que cela devenait un rendez-vous attendu. En 2015, avec la sortie de mon deuxième album « African praise », pour ne pas croupir dans la routine, nous avons voulu innover en faisant de ce concert une occasion de lancer la nouvelle production. L’album devait sortir ce jour-là même. Afin de passer à une autre étape, nous avons choisi, cette année-là, comme cadre le Grand Théâtre. C’était trop risqué, stressant même. Aucun chantre n’avait à l’époque fait cette salle. L’événement a été une réussite et la salle totalement remplie…par la grâce de Dieu ».

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

Le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie unissent leurs expériences et moyens, avec l’accompagnement de l’Unesco, pour lutter contre le trafic des biens culturels. Une réunion sous-régionale de trois jours a été clôturée hier à Dakar.

Le Bureau de l’Unesco à Dakar a abrité, du 18 au 20 juillet, un groupe de travail pour arrimer une stratégie et chercher des moyens pour lutter contre le trafic illicite des biens culturels qui a pris une dimension particulière ces cinq dernières années au Sahel. Le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie, pays ciblés par ces « trafiquants » et « pilleurs » comptent se mobiliser davantage en se dotant de capacités juridiques et opérationnelles nécessaires tant au plan national que sous-régional. « Nous vivons dans un monde de plus en plus interconnecté et interdépendant. La mondialisation offre de nombreuses opportunités pour le développement, mais aussi de multiples risques d’inégalités, de conflits et de détérioration du patrimoine culturel », a declaré Gwang-Chol Chang, directeur par intérim du Bureau régional de l’Unesco à Dakar.

Selon lui, l’Internet a révolutionné le commerce et permet d’accélérer la vitesse des échanges. Et par ce biais, certains objets revendus sur le marché noir, en particulier les pièces archéologiques et religieuses, atteignent des sommes importantes. « A l’heure où des institutions culturelles et des sites d’importance mondiale sont de plus en plus mis en péril, il convient de se réunir ensemble et de prendre le temps de réfléchir aux moyens d’actions les plus pertinents pour lutter contre ce fléau », a soutenu M. Gwang-Chol Chang.

Pour Mme Olonso Guiamar Cano, il a été question, au cours de cette réunion, d’informer les participants de la situation du trafic illicite des biens culturels par pays et valider la note d’analyse stratégique intitulée « Renforcement de la coopération sous-régionale pour la lutte contre le trafic illicite des biens culturels » ; de dresser une cartographie sous-régionale du trafic, incluant l’identification des acteurs, des espaces et itinéraires du trafic ainsi que l’identification des domaines d’intervention prioritaires pour la sous-région et les acteurs clés ; d’élaborer une note conceptuelle pour la mise en œuvre d’actions prioritaires de lutte contre le trafic illicite des biens culturels dans la région du Sahel pour présentation à des potentiels partenaires.

Ndiol Maka SECK

La cérémonie de dédicace du roman « Excusez ! Je suis wolof » de Saër Ndiaye s’est tenue, mercredi, à « Kër Birago Bu Bees », siège de l’Association des écrivains du Sénégal. Une cérémonie à laquelle ont participé des hommes de création qui ont apporté des critiques objectives à l’œuvre.

« A l’origine «Excusez ! Je suis wolof» était juste une contribution », renseigne l’auteur Saër Ndiaye. L’idée d’en faire un roman est venue d’Elie Charles Moreaux, un autre homme de Lettres. Par le titre, M. Ndiaye anticipe sur d’éventuelles exclusions du fait de son appartenance à deux peuples : le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Tout au long de l’œuvre, des anecdotes sont rapportées, ce qui lui donne un air d’autobiographie. Mais l’auteur avertit : « l’autobiographie n’y est qu’apparence, car les anecdotes sont au seul service des idées, des analyses sur la question identitaire, par ricochet sur les idées reçues qui créent un malaise chez son personnage qu’il soit à l’étranger ou dans son pays natal ».

Un roman de 239 pages dont la maturation a duré un peu plus de quatre ans. « Il a failli ne jamais le publier », renseigne Elie Charles Moreaux. La cause: l’auteur est un idéaliste dans l’âme. « Excusez ! Je suis wolof » porte un regard précis sur notre environnement, les tares de la société y sont listées. Des vérités crues, imbibées d’humour grâce, entre autres, au cousinage à plaisanterie, y sont dites. Un engagement salué par le président de l’Association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Bèye pour qui, « le malheur d’un peuple commence par le silence de ses écrivains ». Il a par ailleurs proposé un mémorandum de la paix et de l’amitié suite aux nombreux événements tragiques qui ont frappé le Sénégal.

Ahmadou Bamba Thiobane, professeur de Français et ami de l’auteur, chargé de présenté le livre, précisera que « Ce n’est pas de ces livres qu’on peut recommander à une personne en lui souhaitant douloureuse lecture, certains passages sont délicieux ».
Ibrahima Lô, directeur du Livre, venu représenter le ministre de la Culture et de la Communication a réitéré l’importance de la lecture. « Ça fait plaisir d’évoquer Senghor, Cheikh Anta Diop, mais il faut savoir qu’ailleurs, les gens avancent », souligne-t-il. C’est pourquoi, selon lui, le président de la République, premier protecteur des Arts et des Lettres, travaille pour porter la dotation allouée au livre à un milliard de FCfa.
La cérémonie de dédicace de l’œuvre, moment symbolique de la cérémonie, y mit un terme. Les lecteurs pourront ainsi jauger et juger cette quatrième publication de Saër Ndiaye.

Sokhna Anta NDIAYE

Le Festival des politiques culturelles a refermé, hier, le séminaire sur Les politiques culturelles organisé par la Direction des arts du ministère de la Culture et le Musée Théodore Monod d’art africain en collaboration l’Ifan- Cheikh Anta Diop

.Un bel après-midi de fusion autour de la musique, la peinture, la danse, le slam a clôturé, hier, le Festival des politiques culturelles. Occasion de refermer le séminaire sur Les politiques culturelles organisé par la Direction des arts du ministère de la Culture et le Musée Théodore Monod d’art africain en collaboration l’Ifan - Cheikh Anta Diop. Présentant le pré-rapport du séminaire sur Les politiques culturelles au Sénégal, Dr El Hadji Malick Ndiaye, conservateur du Musée Théodore Monod, a rappelé que « le paysage culturel sénégalais a vu l’émergence de nouveaux acteurs dont les pratiques posent une limite à la capacité de l’Etat à incarner à lui seul une communauté de sens ».

Ainsi, a expliqué le conservateur du musée, « ces nouveaux acteurs, assez indépendants, sous la tutelle ou à la périphérie de l’autorité investie de pouvoir, agissent en réseaux et influent à leur tour sur l’agenda des politiques culturelles ». Dans ce contexte, a estimé l’universitaire, « la culture est le levier d’une construction de sens entre les énoncés des politiques publiques, les représentations sociales du monde de l’art et le marché des idées de la classe intellectuelle ».

Selon Dr Ndiaye, ces trois dynamiques se sont souvent développées parallèlement et sans une réelle interaction. « Cette dissociation a été une des raisons ayant nécessité l’organisation du séminaire sur Les politiques culturelles initié en 2016 par l’Ifan/CAD. Ce séminaire encourage le dialogue entre les institutions, la société, la communauté artistique et le monde universitaire », a estimé le conservateur du Musée Théodore Monod. Evoquant la décision, en 2017, de la Direction des arts de soutenir la recherche scientifique sur les logiques du secteur, Dr Ndiaye a avancé que ce séminaire peut être considéré, aujourd’hui, comme un « observatoire des politiques culturelles au Sénégal ».

La deuxième séance du séminaire sur les politiques culturelles s’est tenue de février à juillet 2017. Huit conférences sur les filières artistiques ont été organisées : cinéma et audiovisuel, théâtre et conte, arts visuels, danse, mode et design, cultures urbaines, musique, artisanat d’art. Quatre conférences transversales ont porté sur : Territorialisation des politiques culturelles, Financement de la culture, Réglementation du secteur de la culture et Formation aux métiers de la culture qui s’est tenue mercredi, doublé d’une carte blanche aux écoles d’art. Dans la foulée, le présentateur du pré-rapport a listé quelques points portant sur : la stratégie et la recherche, la formation et le financement, le numérique et la diffusion, la décentralisation et le développement, la réglementation du secteur.

« Un vivier »
Prenant la parole au nom du ministre de la Culture et de la Communication, le directeur du Patrimoine culturel a magnifié ces rencontres marquées par un esprit de rigueur scientifique et qui ont vu enseignants, chercheurs, experts artistes, écrivains et autres acteurs culturels « interroger et s’interroger sur la trajectoire et le devenir des politiques nationales de développement culturel ».

Selon Abdoul Aziz Guissé, l’intérêt unanime a convaincu le ministre Mbagnick Ndiaye d’apporter son appui à la poursuite de l’expérience en 2017.
D’autant plus que, a remarqué M. Guissé, les produits de cette évaluation critique impulsée par l’Université peuvent devenir « un vivier d’une grande richesse pour les entreprises à venir dans le cadre de la mise en œuvre de la Lettre de politique sectorielle de développement de la Culture ».

Représentant le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop, le directeur de l’Ifan, Abdoul Touré, s’est engagé à accompagner l’initiative. Car, a souligné M. Touré, l’Université doit être un outil de sa communauté, de son temps d’où sortent des réflexions plurielles et constructives. « La Culture et l’Université sont condamnées à cheminer ensemble », a lancé Abdoul Touré.

E. M. FAYE

La formation aux métiers de la culture était, hier, au centre de la dernière séance de l’édition 2017 du séminaire «Les Politiques culturelles au Sénégal». Occasion pour l’Ifan/ CAD et le ministère de la Culture de donner « carte blanche » aux écoles d’art et aux établissements de formation aux métiers de la culture.

« La place de l’art est très limitée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Que ce soit dans l’enseignement du cinéma, de la photographie ou du théâtre ». Ce propos du Dr Babacar Mbaye Diop, enseignant-chercheur au département de Philosophie, illustre à suffisance le besoin de mettre en place le meilleur et le plus pertinent des projets pédagogiques pour les artistes et les acteurs culturels. Le directeur de l’Institut supérieur des arts et de la culture (Isac) intervenait, hier, lors de la dernière séance de l’édition 2017 du séminaire «Les Politiques culturelles au Sénégal». Occasion pour l’Ifan/ CAD et le ministère de la Culture de donner « carte blanche » aux écoles d’art et aux établissements de formation aux métiers de la culture.

Dans sa communication, qui portait sur l’enseignement des arts à l’Isac, Dr Diop a souligné l’intérêt de bien outiller l’étudiant pour l’entrepreneuriat culturel afin qu’il puisse devenir agent d’art, directeur artistique, galeriste, entre autres métiers. L’universitaire a plaidé pour une école supérieure des arts. Pour un enseignement de qualité, il a suggéré d’y affecter en permanence des enseignants en établissant des orientations pédagogiques. Le but, mettre en perspective les métiers de la création.

« L’Isac ne délivre pas de diplômes »
Dr Babacar Mbaye Diop a présenté l’Isac comme une structure de formation artistique et culturelle de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. « Créé en 2008, il offre un programme pluridisciplinaire d’enseignements théoriques et pratiques dans le domaine des arts et de la culture. Il joue un rôle de jonction effective entre l’École nationale d’art, les professionnels à vocation artistique et culturelle et l’université », a expliqué le directeur de l’institut dont l’objectif est de former un nouveau type d’étudiant apte à prendre des décisions pour intégrer le marché de l’emploi et le milieu de l’entrepreneuriat. L’Ucad envisage, avance l’universitaire, dans les années qui viennent, d’intégrer l’Isac au sein d’une Faculté des arts. Mais, s’est interrogé le directeur de l’Isac : « Comment développer un système d’enseignement artistique de haut niveau à l’Université ? Comment  penser la continuité entre le lycée, l’École nationale des arts et l’Université ? Quel est l’avenir de l’enseignement des arts à l’Ucad ? » Autant de préoccupations qui ont fait dire au Dr Diop que le salut viendra au travers des projets innovants rythmés par des échanges mais également en faisant de l’Isac un pôle attractif.  

L’enseignant-chercheur est convaincu que l’Isac peut jouer un rôle dans la création, la diffusion culturelle. Pour cela, il s’agira d’insister sur la qualité, l’efficacité dans les apprentissages avec beaucoup de pratique. « La demande est réelle. Elle est en progression », a estimé le directeur de l’Isac. Il a tenu à préciser que l’Institut ne délivre pas de diplômes mais plutôt des attestations. « C’est le recteur de l’Université qui délivre des diplômes », a clarifié Dr Babacar Mbaye Diop. Il tient à ce que les arts soient connectés à l’enseignement supérieur.

Lors de son intervention, l’enseignant et critique d’art, Alioune Badiane, a axé sa communication sur « L’enseignement des arts visuels au Sénégal : histoire et perspectives ». Au regard de l’ancien directeur des Arts, étudier l’enseignement des arts visuels requiert une double problématique : « l’éducation à l’art et l’éducation pour l’art ». L’idée est de sensibiliser de jeunes talents, ensuite offrir des connaissances théoriques et des aptitudes de pratiques professionnelles. Sur ce registre, A. Badiane est revenu sur des initiatives africaine et sénégalaise pour la promotion des jeunes talents avec des projets d’écoles. Cela, en partant de la création, après l’indépendance du Sénégal, de l’Ecole des arts jusqu’à l’avènement- en 1995- de l’Ecole nationale des arts.

Aux yeux de l’enseignant, «l’école de formation artistique baigne dans un environnement artistique professionnel national appelant sans cesse l’orientation de ses filières vers le monde du travail». Dans cette perspective, le critique d’art espère que la directive présidentielle relative à la construction de l’Ecole nationale des arts et métiers (Enam) sur le pôle urbain de Diamniadio sera conduite jusqu’au bout de sa logique.

E. M. FAYE

Pour célébrer hier, la journée internationale Nelson Mandela, le Centre d’information des Nations unies (Cinu Dakar) a organisé, hier, en partenariat avec le Mouvement des jeunes Madibaristes, un ciné-débat autour du thème : « Bonne gouvernance en Afrique, l’héritage de Mandela ».

Le thème « Bonne gouvernance en Afrique, l’héritage de Mandela » a été introduit, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale Nelson Mandela, par le Dr Ousmane Sène, directeur du West africa reseach center (Warc), et Songde Diouf, professeur de philosophie au Lycée Limamoulaye de Pikine, après la projection du film titré « Invictus » ou « Invaincu » qui décrit une partie de la vie de Madiba après son élection à la présidence d’Afrique du sud en 1994, à l’issue de 27 ans de captivité. Interprété dans le film par l’acteur Morgan Freeman, le président Mandela a réussi un pari quasi impossible lors de son accession à la souveraineté, c’est celui d’unifier un peuple longtemps divisé. Dans le film, ce pari de créer l’unité a été rendu possible grâce à l’équipe nationale de rugby, les Springboks d’Afrique du sud, sacrée chez elle championne du monde en 1995 à la surprise générale. Ce film de Clint Eastwood reflète également chez le président sud-africain un certain nombre de valeurs telles que la générosité, le pardon. Bref, un leader qui sait bien gouverner son pays. Ce qui justifie d’ailleurs le choix du Cinu de Dakar et du Mouvement des jeunes Madibaristes du thème « Bonne gouvernance en Afrique, l’héritage de Mandela ».
Abordant ce thème, le professeur de philosophie, Songde Diouf, indique que le film projeté sur Mandela donne à voir plus qu’une définition de la bonne gouvernance.

A son avis, en termes de bonne gouvernance, Nelson Mandela a montré que le dirigeant africain devrait d’abord avoir le sens de l’histoire. « Ce qui manque d’ailleurs à beaucoup de nos dirigeants africains », dit-il. Aussi, fait savoir Pr Diouf que Nelson Mandela fait partie de cette race de dirigeants ayant compris qu’ils ne vont pas s’éterniser au pouvoir et qu’il ne faut jamais entrer dans une perspective de vengeance. Parlant de bonne gouvernance, Pr Diouf se référant toujours au film, évoque le fait que Nelson Mandela avait aussi renoncé à son salaire pour vivre presque dans la précarité. « C’était une façon volontaire de dire qu’on vient jamais au pouvoir pour s’enrichir mais plutôt pour être au service du peuple », argue-t-il.
Le directeur du Warc, Ousmane Sène, indique qu’en plus de parler de bonne gouvernance, il faut dire que le président Mandela a également fait preuve d’humilité et d’humanité. « Ce qui permet de mettre tout le monde à l’aise. Nulle part dans le film, nous le  voyons désemparé, déboussolé », informe Dr Sène. A l’en croire, Madiba a cette capacité de vous mettre en confiance, à l’aise et de transformer son ennemi ou adversaire en ami.

Le coordonnateur du Mouvement des jeunes Madibaristes, Cheikh Ibra Faye, explique le choix de ce thème par le fait que la majorité des pays africains ont un problème de bonne gouvernance. « En échangeant autour de ce thème et en projetant ce film édifiant, nous voulons revisiter l’héritage de Mandela et exhorter, par la même occasion, nos dirigeants à suivre son exemple de bonne gouvernance lorsqu’il était au pouvoir », dit-il.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’association « Kaddu Yarakh » a organisé, samedi, la treizième édition de son Festival théâtre-forum. A cette occasion, les différentes associations et compagnies ont rendu un vibrant hommage à Dr Massamba Guèye, enseignant, artiste conteur et conseiller technique du président de la République. A l’occasion, les artistes ont invité également le gouvernement à consacrer plus de moyens aux acteurs du théâtre de sensibilisation.

Les jardins du Parc de Hann ont abrité, samedi, la treizième édition du Festival théâtre-forum sur initiative de l’association « Kaddu Yarakh ». La rencontre a enregistré la participation de plusieurs troupes théâtrales.  Une manifestation haute en sons et en diversité des expressions culturelles. Mamadou Diol, président et de l’association « Kaddu Yarakh », souligne qu’à travers cette treizième édition, l’objectif est de travailler à la promotion du théâtre d’intervention de façon générale mais plus particulièrement du théâtre de forum.

C’est une forme de théâtre de sensibilisation à caractère populaire. Ce genre tient sa particularité du fait qu’il convie les spectateurs à intervenir et donc à changer le scenario d’un moment à l’autre. La rencontre réunit des pratiquants venus du Sénégal entier. Tous les mois de juillet de chaque année, les acteurs du théâtre-forum se retrouvent pour échanger. La spécificité de cette édition ressort du fait qu’elle coïncide avec l’ouverture de la campagne électorale.  « Nous en avons dès lors profité pour discuter du vécu et des conditions de l’artiste. Nous avons échangé sur plusieurs projets qui vont dans le sens de consolider les acquis et surtout d’aller vers de nouvelles conquêtes. Nous appelons à plus de considérations vis-à-vis des acteurs culturels. Ceci colle bien avec le thème de cette édition qui est «Les artistes au pouvoir» », affirme Mamadou Diol. Les acteurs du théâtre ne doivent plus se limiter à faire de l’animation. Il est essentiel qu’ils s’impliquent davantage pour intégrer les instances de décision, a-t-il ajouté.

Se prononçant sur le parrain de cette année à savoir Dr Massamba Guèye, M. Diol souligne qu’il s’agit d’un éminent homme de culture. Il figure parmi les plus en vue.  Il joue un rôle important dans le dispositif de la promotion du théâtre sénégalais. A l’origine, c’est un artiste conteur mais qui est militant de tout ce qui a trait avec l’amélioration des conditions culturelles. C’est quelqu’un qui se montre toujours disponible dès qu’il s’agit de causes culturelles, a-t-il salué. Il le fait de surcroît avec désintéressement. Cet acteur reconnu est l’acteur d’honneur de cette édition, relève-t-il.
Sur un tout autre registre, les organisateurs appellent  les gouvernants à contribuer à davantage appuyer les acteurs du théâtre.
Ce plaidoyer est d’autant plus justifié à leurs yeux que d’autres secteurs de la culture ont bénéficié de l’appui gouvernemental. Il faut réparer cette injustice, car le théâtre dispose de plus d’acteurs que les autres domaines de la culture, ont-ils dit.

Oumar BA

Sonatel poursuit sa stratégie d’amélioration de « l’Expérience clients », en lançant hier sa nouvelle gamme d’offres prépayées mobile « Jamono ». Ainsi, trois nouvelles formules, « Jamono Allo », « Jamono Max » et « Jamono new s’cool » viennent s’adapter au style de vie des clients du mobile d’Orange.

Le Groupe Sonatel pose un nouveau jalon dans sa volonté de proposer à ses clients les meilleures offres sur le marché de la téléphonie mobile. L’entreprise de Télécoms a procédé, hier, au lancement d’une nouvelle gamme d’offres prépayées mobile « Jamono ». Une présentation devant la presse, en présence d’Aminata Ndiaye, directrice Marketing Grand Public, d’Abdou Karim Mbengue, directeur de la Communication institutionnelle et de Mamadou Ibrahima Traoré, directeur des Ventes, a permis de découvrir « une évolution très structurante » du portefeuille d’offres prépayées mobile d’Orange.

Avec l’introduction des trois nouvelles formules « Jamono », Sonatel veut permettre à chaque client d’être sur l’offre qui lui correspond le mieux. Ainsi, « Jamono Allo » est dédié à ceux qui ont des usages du téléphone orientés vers les appels ; tandis que « Jamono Max » pour ceux qui veulent tout à la fois : l’Internet et la vie 2.0 dans leur quotidien associés à un besoin fréquent d’appeler et « Jamono New S’cool », pour les jeunes « chez qui l’Internet est comme un must pour se connecter à leur génération et partager avec leurs amis, découvrir et apprendre ». Désormais, avec ces nouvelles formules présentées sur une plateforme en ligne (tannsajamono.sn), les forfaits « illimix jour » sont ouverts 24/24 sur « Jamono Allo ». Et sur « Jamono Max », il est possible de reporter des minutes non utilisées sur les « illimix jour », si l’achat est reconduit dans les 24h.

Tandis que sur « Jamono New S’cool », les minutes d’appels sont valables désormais vers tous les clients Orange et il y a davantage d’Internet dans tous les illimix de la formule.
Enfin, Sonatel annonce une innovation dédiée aux usages de la famille ; l’offre « Family », une offre dédiée aux familles pour permettre aux parents et à leurs enfants de pouvoir communiquer plus facilement avec les tarifs d’appels et sms vers le parent à 0,5F/s et 5F/sms. Mais également des services et avantages particuliers comme le Seddo Pass Internet à 0F permettant aux parents de transférer des pass internet à leurs enfants gratuitement, ainsi que le Seddo crédit et Transfert bonus permettant aussi aux parents de partager leur crédit et leur bonus avec leurs enfants.
Une campagne de communication autour de la thématique « Ensemble » accompagnera le lancement de cette nouvelle gamme d’offres Jamono.

O. DIOUF

Dans le cadre du programme de l’exposition « L’esthétique mouride : un modèle de savoir être, de savoir-faire et de savoir devenir », le comité d’organisation a organisé, samedi, un colloque sur la littérature « wolofal » en exemple aux œuvres de Cheikh Moussa Kâ et Serigne Mbaye Diakhaté. La cérémonie s’est tenue au Grand Théâtre national de Dakar.

Lors de la conférence inaugurale sur le thème « Introduction à la littérature wolofal mouride », préparée par Dr Samba Buri Mboup, enseignant-chercheur, l’occasion a été saisie par les organisateurs pour revenir, en partie, sur l’œuvre gigantesque du fondateur du Mouridisme. Dr Mboup se dit séduit par ce travail impérissable de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Pour mieux introduire son sujet, l’enseignant-chercheur, auteur d’une Thèse de Doctorat en 1978 à la Sorbonne, a soutenu que l’écriture « wolofal » est une démocratisation de l’accès à la connaissance. Mieux, ce système est assimilable à une dialectique du besoin telle que définie par Aimé Césaire.

« Nous avons constaté une spécialisation des poèmes panégyriques de Serigne Touba obéissant à une préoccupation pure », note-t-il. A l’en croire, les civilisations ne peuvent vivre en vase clos ; d’où la nécessité de s’ouvrir aux autres cultures du monde.

Dr Samba Buri Mboup, par ailleurs ancien ambassadeur du Sénégal en Afrique du Sud, a indiqué que le « wolofal » est une méthode graphique, un outil puissant qui prend en compte l’esthétique, mais aussi la propagation de l’Islam noir.

Le panéliste compare Serigne Mbaye Diakhaté, Cheikh Moussa Kâ, Cheikh Samba Diarra Mbaye… à la Pléiade française. « Chacun d’eux est une école ayant formé des disciples. Serigne Touba les a protégés contre certains qui jugeaient impertinents les textes «wolofal» », déclare M. Mboup. Il a aussi abordé le rôle de Cheikh Ibrahima Fall, connu pour son engagement à l’égard de Serigne Touba ; ce qui a donné une popularité à son œuvre devenue l’identité mouride. L’enseignant-chercheur reconnaît l’intellectualisation de la communauté mouride qui leur imprime une manière de parler, de s’habiller et d’être. « Cheikh Ahmadou Bamba a prêché par l’exemple à des fins de transformation de soi », a-t-il dit, non sans louer l’éthique et l’esthétique mouride.

Prenant la parole, Pr Mamoussé Diagne a affirmé la manière dont Serigne Touba fonda le Mouridisme. Pour lui, l’œuvre littéraire « Jazâ’u shakûr » est l’épine dorsale du Mouridisme. « Quand Ablaye Niang déclame « Moukhadimatoul Amdah », les fidèles tombent en transe ; c’est parce qu’il y a une chose mystique dans ces écrits. Cela dépasse le savoir (et l’entendement) », a dit l’agrégé en Philosophie.

De son côté, Dr Diao Faye, maître de conférences, a traité le sous-thème « Jasaawu Sàkooru Géej gi et Jasaawu Sàkooru Jéeriji » de Cheikh Moussa Kâ. Il a d’abord loué les vertus de l’exil. Ce voyage forcé est, pour lui, une source d’inspiration ; « il permet de s’exprimer, de raconter les malheurs subis. Adam et Eve ont été exilés. Cela est valable pour les prophètes Moussa, Jacob (As); Mouhamed (Psl) s’est fait exilé à Médine », a-t-il laissé entendre.

M. Faye, rappelant une trajectoire de l’histoire des érudits de l’Afrique noire, a indiqué que Demba Alarba, le guerrier Samory Touré et Cheikh Amala de Mauritanie ont été exilés et morts à leur lieu d’exil. Alors que Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, même isolé dans la forêt dense de la Guinée équatoriale, du Gabon, a eu la chance de retourner sain et sauf.

Le président du Comité scientifique de l’Appel des Layène, Djibril Diop Laye, note que Borom Touba a fait une révolution culturelle. « Comme l’a écrit Serigne Touba, les premiers hommes ne sont pas toujours agrées par Dieu au détriment des derniers », a-t-il rappelé. Le colloque sur le thème « Introduction à la littérature «wolofal» mouride », animé par d’éminents spécialistes de la question, a vu la participation d’universitaires et d’hommes de culture.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’artiste international Youssou Ndour, venu samedi 15 juillet clôturer la dernière soirée de la 51ème édition du Montreux Jazz, était ému sur scène, devant une salle comble, en interprétant « New Africa » qui célèbre une Afrique nouvelle émergente et loin des clichés. Il a dédié cette chanson à la Fondation Ibrahima Diop basée à Thiès, au Sénégal.  

Malgré ses lunettes et le public endiablé qui suivait dans une extrême joie la prestation magistrale de Youssou Ndour et du Super Etoile de Dakar à l’auditorium Stravinski, l’émotion de la star mondiale ne pouvait échapper à la vigilance de certains mélomanes lors de l’exécution de « New Africa », une belle chanson dense, riche en promesses et libératrice d’énergies créatrices.  Chez le « Roi du Mbalax », le combat pour une Afrique debout et la dignité de l’Homme noir est constant. Après avoir proposé certains de ses meilleurs sons avec sa voix éternellement belle, l’artiste sénégalais a tenu un discours très applaudi dans lequel il interpelle les consciences sur les images inappropriées que véhiculent certains médias occidentaux pour parler de l’Afrique.

«  Ce continent, n’est pas une terre du sida, des maladies, l’Afrique est debout, riche et multiple », dit-il, avant de psalmodier comme une prière sa chanson. Pour donner l’exemple des migrants qui œuvrent aussi pour une nouvelle Afrique, You a dédié ce morceau à Alioune Diop dit Badou, initiateur de la Fondation Ibrahima Diop située à Thiès et qui vient en aide à plus de 100 femmes en facilitant leur autonomie financière. Constituée le 28 janvier 2015, à Montreux, la Fondation Ibrahima Diop compte parmi ses réalisations l’achat d’une parcelle à Dakhar Mbaye, près de Thiès, par Alioune Diop dit Badou, l’initiateur du projet.

Le Suisse Thierry Waelli, président de la Fondation souligne l’existence d’un réseau d’eau sur toute la parcelle avec 50 robinets d’accès et distribution goutte-à-goutte dans les cultures depuis 2016, d’un poulailler couvert avec un local de stockage pour la nourriture de 2.000 pondeuses depuis cette année. Toumani Diabaté et son fils Sidiki, parrains de la Fondation, avec Mathieu Chedid pour la soirée africaine du Montreux, ont tenu à exprimer leur soutien à Alioune Diop et voudraient en faire un modèle pour la diaspora africaine.

Correspondance particulière
d’El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Les 10 finalistes du Prix des cinq continents de la Francophonie ont été sélectionnés. La 16ème édition a vu la participation de 122 œuvres de fiction d’expression française. Réunis le 11 juillet, rapporte un communiqué, les représentants des cinq Comités de Lecture (l’Association Passa Porta de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’Association des écrivains du Sénégal, l’Association du Prix du jeune écrivain de langue française de France, le Collectif des écrivains de Lanaudière de Québec et l’Association Culture elongo du Congo) ont retenu 10 ouvrages finalistes représentant 8 pays : L’Amas Ardent de Yamen Manai (Tunisie); Apatride de Shumona Sinha (Inde); Avant que les ombres s’effacent de Louis Philippe Dalembert (Haïti); Bled de Tierno Monénembo (Guinée); Palace café d’Anne Defraiteur Nicoleau (Belgique); Rapatriés de Nehemy Pierre-Dahomey (Haïti); La Sonate à Bridgetower d’Emmanuel Dongala (Congo); Les Temps de la cruauté de Gary Victor (Haïti); Le Testament de nos corps de Catherine Lune Grayson (Canada-Québec); Le Venin du Papillon d’Anna Moï (France-Vietnam).

Créé en 2001 par l’Organisation internationale de la Francophonie, rappelle le document, le Prix des cinq continents récompense chaque année un texte de fiction narratif d’expression française. Le prix sera remis par la Secrétaire générale de la Francophonie, le 11 octobre 2017 à l’occasion de « Francfort en français » dans le cadre de la Foire internationale du livre de Francfort (Allemagne). Doté d’un montant de 10.000 euros, le Prix des cinq continents de la Francophonie met en lumière des talents littéraires reflétant l’expression de la diversité culturelle et éditoriale en langue française sur les cinq continents et de les promouvoir sur la scène internationale.

Le Prix des cinq continents 2016 a été attribué à Fawzia Zouari pour son roman « Le Corps de ma mère » (Joëlle Losfeld).

E. M. FAYE

S’il est un secteur qui connaît la crise, c’est bien celui des éditeurs. Ces derniers sont confrontés à divers problèmes, dont la contrefaçon, qui les empêchent de rentabiliser leurs entreprises. L’Association sénégalaise des éditeurs a affiché toute sa détermination à mener un combat sans merci contre la contrefaçon des ouvrages qui a pris de l’ampleur ces dernières années au Sénégal.

#Confrontés à cette chute vertigineuse de leur rentabilité, les éditeurs veulent croire à un possible redressement de la situation. Cela suppose que l’équation de la contrefaçon soit d’abord résolue. Au cours d’un atelier de renforcement de capacité axé sur le thème : « Droit d’auteur et la négociation d’un contrat d’auteur de manuels scolaires/-Isbn : sens et portée, procédure, gestion », ce fléau a été déploré par Aminata Sy, présidente de l’Association sénégalaise des éditeurs. Cette rencontre de trois jours s’inscrit dans le programme de renforcement de capacités des éditeurs qui est le fruit du partenariat entre le Canada, le ministère de l’Éducation nationale et l’Association sénégalaise des éditeurs.

Pour la présidente de l’Ase, la contrefaçon porte un grand préjudice aux éditeurs sénégalais dont les œuvres sont régulièrement piratées. « Avec la contrefaçon, on rencontre d’énormes difficultés qui portent un grand préjudice aux éditeurs qui publient et commercialisent des ouvrages. Le contenu de l’œuvre appartient à l’auteur, mais c’est l’éditeur qui investit son argent pour fabriquer l’ouvrage et en fin d’exercice, il paie à l’auteur les droits d’auteur. Mais depuis quelque temps, le secteur de l’édition est paralysé par un piratage chronique », a expliqué Mme Sy.

Long combat
En effet, il suffit de faire un tour dans les marchés de Dakar et de l’intérieur du pays pour constater l’ampleur du phénomène qui constitue un véritable gouffre pour les éditeurs. « Toutes nos œuvres sont étalées au marché Sandaga alors que l’éditeur a investi son argent. Nous sommes une entreprise commerciale et si nous vendons, c’est pour avoir une marge bénéficiaire et faire marcher nos entreprises. Malheureusement, des gens reproduisent nos livres et les vendent en toute impunité », a-t-elle déploré. Avant l’avènement de la Société sénégalaise des droits d’auteur et des droits voisins (Sodav), a noté Mme Sy, le Bureau sénégalais des droits d’auteur (Bsda) accompagnait les éditeurs, mais les résultats escomptés n’avaient pas suivi. Pour autant, les éditeurs ne baissent pas les bras dans ce combat.

Pour Youssou Soumaré, secrétaire général par intérim de la Sodav, la contrefaçon est une question d’envergure internationale qui va au-delà de nos frontières. « Cette question est une réalité chez nous, parce que les livres, les manuels scolaires font l’objet de contrefaçon à outrance au Sénégal. Il faut, au-delà des simples questions d’usage, de rappel sur les questions de droit dégager, mettre en œuvre des stratégies pour contrecarrer cette contrefaçon », a indiqué M. Soumaré qui a plaidé pour la mise en place d’une cellule de lutte contre la contrefaçon. « Au Sénégal, il n’y a pas encore une structure chargée de suppléer. Il y a la brigade qui lutte contre la contrefaçon, mais pas encore une association où il y aura des acteurs civils qui vont prendre à bras le corps cette question. Il va falloir donc aider les éditeurs à mettre en place cette cellule, mais aussi dégager des moyens pour son fonctionnement et mettre aussi toutes les stratégies pour son opérationnalité pour éradiquer ce fléau au Sénégal et juguler ses effets néfastes », a relevé M. Soumaré.

L’accès des éditeurs nationaux aux marchés publics et la préférence nationale font également partie des préoccupations. L’Ase, selon sa présidente, est en train de faire le plaidoyer pour avoir accès au marché scolaire qui représente des milliards. Mais le hic, selon Aminata Sy, est que ce marché est ouvert aux multinationales et aux nationaux. « Ce sont les multinationaux qui ont les conditions les plus faciles pour gagner les marchés et qui distribuent les ouvrages au détriment des éditeurs nationaux. Mais l’Ase est là pour lutter contre ça », a assuré Mme Sy.

S. O. FALL

La Galerie nationale d’art (19, Avenue Hassan II) abrite jusqu’au 20 juillet une exposition sur « L’esthétique mouride, un modèle de savoir être, de savoir-être, de savoir devenir ». L’exposition s’articule autour de l’architecture et l’habitat, les accessoires symboliques et historiques de Serigne Touba, la vêture et les accessoires mourides. Des œuvres réalisées par l’artiste Ousmane Sèye.

La cérémonie officielle d’ouverture du 13ème Festival sénégalais de théâtre-forum se tient aujourd’hui, samedi, à 16 heures au Parc de Hann. L’association « Kaddu Yarakh » organise la 13ème édition du Festival de théâtre-forum à vocation internationale jusqu’au 18 juillet dans divers plateaux à Yarakh. Le thème « Les artistes au pouvoir » réunit des troupes de théâtre et acteurs culturels venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique qui participent au rendez-vous du théâtre-forum.

Le groupe togolais Toofan sera en concert, aujourd’hui, samedi à 20h, sur l’esplanade du Grand Théâtre de Dakar. En première partie de ce spectacle monté par un promoteur sénégalais installé en France, sont annoncés les rappeurs Dip Doundou Guiss, Nitdoff, Ngaka Blindé, ainsi que les chanteurs Kéba Seck et Jessica Lorraine, jeune musicienne installée à Dakar.

Composé actuellement d’un duo, Masta Just et Barabas, Toofan truste avec les titres à succès depuis 2005, date de la création du groupe. En conférence de presse, jeudi, à Dakar, les deux artistes togolais ont dit toute leur joie de retrouver le public sénégalais qui maîtrise par chœur leur répertoire de tubes influencés par le folk du Togo, le rap, entre autres. Leur genre musical suscite d’ailleurs un grand engouement dans les boites de nuit de la place, avec des mélomanes qui connaissent tous les pas de danse de Toofan exécutés dans leurs différents clips vidéo.

Dans le cadre du programme de l’exposition : « L’esthétique mouride : un modèle de savoir être, de savoir-faire et de savoir devenir », le Comité d’organisation organise un important colloque sur la littérature mouride avec un focus sur les œuvres de Serigne Moussa Kâ et Serigne Mbaye Diakhaté. La cérémonie d’ouverture est prévue aujourd’hui, samedi, à 9 heures au Grand Théâtre national de Dakar. Le colloque qui sera animé par d’éminents spécialistes de la question, verra la participation d’universitaires et d’hommes de culture.

La 9e édition du Festival des arts et savoir-faire traditionnels africains a débuté fort jeudi, à la Maison de la Culture Douta Seck. Différentes communautés invitées s’y sont retrouvées pour célébrer la Journée du Patrimoine africain, en partenariat avec la Direction du patrimoine culturel (Dpc) du ministère de la Culture et de la Communication et sous l’égide de l’Unesco. Ces trois jours de fête sont dédiés aux instruments à cordes, à la communauté mandingue et à la Gambie, l’invitée d’honneur.

« Nous avons tendance à perdre notre richesse culturelle », regrette Moussa Fall, le manager financier du festival. Nouvelles technologies, multiplication des contacts avec l’Europe… les danses, chants et rites populaires et traditionnels courent le risque d’être abandonnés, oubliés. Une menace contre laquelle se bat l’Alliance culturelle africaine en organisant, depuis neuf ans, le Festival des arts et savoir-faire traditionnels africains.
Ce festival international doit permettre de contribuer à la préservation des patrimoines traditionnels matériels mais aussi oraux.

Il rassemble tous les porteurs de ceux-ci, artistes, artisans, afin de présenter les différentes ethnies du Sénégal et plus largement de l’Afrique de l’Ouest. Cette année, les trois jours de fête, du 13 au 15 juillet, sont consacrés à la « convergence culturelle des communautés ».

Jeudi, les différentes communautés invitées ont paradé dans la Médina, depuis le « Penc » de la Collectivité Lébou jusqu’à la Maison de la Culture Douta Seck. Chacune y a démontré la beauté et la profondeur de ses chants, la dextérité de ses musiciens et l’agilité de ses danseurs. Un rassemblement vécu sous le signe de l’affirmation de son identité culturelle propre, mais aussi du renforcement de la cohésion nationale. Bien souvent en effet, différentes ethnies se sont retrouvées ensemble pour échanger quelques pas de danses.

De multiples animations sont prévues tout au long de ces journées culturelles. Chaque jour, une exposition met en valeur les savoir-faire africains, avec une clinique de médecine traditionnelle et des produits locaux comme la calebasse. Hier, une excursion a permis de découvrir Dakar, Ngor, Yoff, Keur Moussa et Ouakam. En fin d’après-midi, la baie de Ouakam a été le théâtre de régates avec les équipages de Ouakam, Ngor et Yoff. Les rites de mise à l’eau des pirogues, les chants et les danses d’artistes lébous ont rythmé la soirée.

La journée de demain, samedi, est dédiée à la Gambie. Des discussions et débats sont prévus autour des arbres à palabres, point central de l’oralité et cadre privilégié pour que participants et visiteurs puissent échanger.

Marie LECHAPELAYS (stagiaire)

Thies - Les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs (Msad) à Thiès ont rendu, hier, un vibrant hommage à l’artiste Ibou Diouf récemment arraché à l’affection des employés de l’établissement et du monde de la culture. Une cérémonie de tombée de métier de sa tapisserie « Confidence » a été organisée pour la circonstance en présence de sa fille, Sokhna Khadidjatou Diouf, des membres de sa famille et de plusieurs invités.

Le défunt artiste Ibou Diouf, brillant émule de l’Ecole de Dakar, né en 1941 à Tivaouane, fut un ancien élève d’un autre seigneur de la toile, Papa Ibra Tall. Comme l’a souligné le directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs, Aloyse Ndame Diouf, le doyen Ibou a suivi une formation de cartonnier et de décorateur de théâtre et a su créer son propre atelier d’art dans les années 1970 d’où sont sorties des centaines d’œuvres et plusieurs générations d’artistes formés. D’où, de l’avis de Aloyse Ndame Diouf, il est quasi impossible au Sénégal de parler d’art contemporain et d’affirmation identitaire en ignorant cet artiste qui considérait que l’art est total et l’artiste global ».
Selon le directeur des Msad, le président Senghor l’avait nommé premier directeur adjoint de la Manufacture nationale de tapisserie dont le poste était réservé à un artiste. Mais, un poste que le défunt Ibou Diouf n’a jamais occupé du fait que l’ancien président a préféré, par la suite, l’orienter vers le Théâtre national Daniel Sorano en qualité de décorateur.

Ainsi, Ibou Diouf était devenu auteur de décors de théâtre et de cinéma, décorateur en chef au Théâtre national Sorano dans les années 1970. Il est l’auteur du décor et des costumes de «L’Exil d’Alboury», «Amazoulou», et a réalisé le décor de films célèbres notamment «Hyènes» de Djibril Diop Mambety, «Mossane» de Safi Faye », entre autres œuvres de peinture qui avaient, par la suite, fini par le lier aux Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès.
Aloyse Ndame Diouf d’ajouter par ailleurs « qu’Ibou Diouf fait partie des artistes dont les maquettes ont été sélectionnées à la suite d’un appel à candidature pour la réalisation en tapisseries. Il est l’auteur de huit maquettes qui ont été réalisées en tapisseries dans les ateliers des Msad. A ce titre, il fait partie des vingt artistes les plus tissés avec trente-deux réalisations en tapisseries dont les quatre maquettes ont épuisé leurs huit éditions. Parmi ses tapisseries, les plus célèbres sont notamment : « Les Nuits de Thierno Almamy » dont la tapisserie orne la salle des banquets du Palais de la République, « Rencontre royale » de la collection Senghor, « Les Signares », « Le jour et la nuit », « Confidence », « Légende bleue »…

Le porte-parole de la famille du défunt, le journaliste Ahmet Fall Sène, affirme qu’Ibou Diouf a été un artiste de grande notoriété qui a participé, depuis 1967, à de nombreuses expositions au Sénégal et à l’étranger comme l’Académie des arts de Sao Polo au Brésil. Des œuvres d’Ibou Diouf ont été présentées au premier Festival mondial des arts nègres en 1966. Il fut distingué du Grand prix de carton de tapisserie et du Grand prix de l’affiche du premier Festival mondial des arts nègres. Il a fait partie de toutes les expositions « Art sénégalais d’aujourd’hui et Art contemporain du Sénégal » à l’étranger. Il faisait partie aussi des cinq sénégalais auteurs de la fresque monumentale de 400m² réalisée au Palais de Chaillot en France, en marge du sommet de la Francophonie en 1991.
En rendant hommage à Ibou Diouf, les Msad ont également eu des pensées à l’endroit de l’artiste Maodo Niang, auteur des œuvres « Ndajé » et « Verdure » tissées aux Msad ; mais aussi de Mme Yaye Sarr Diagne, ancienne Acp des Msad disparue, il y a de cela neuf mois.

Mohamadou SAGNE

Dans le sillage des festivités de commémoration du 30ème anniversaire de la « Conférence de Dakar », la Place du souvenir africain a abrité, hier, un colloque sur le thème : « La force du Dialogue : Hier, aujourd’hui et demain », sous l’impulsion de l’Agence Brand South Africa.

Dialogue, discussions. C’est dans cet esprit qu’une délégation de l’Institut pour une alternative démocratique en Afrique du Sud (Idasa) conduite par Frederik van Zyl Slabbert et une délégation du Congrès national africain (Anc) dirigée par Thabo Mbeki se sont rencontrées à Dakar, du 9 au 12 juillet 1987, pour discuter de l’avenir de l’Afrique du Sud. Dans le sillage des festivités de commémoration du 30ème anniversaire de la « Conférence de Dakar », la Place du souvenir africain a abrité, hier, un colloque sur le thème : « La force du Dialogue : Hier, aujourd’hui et demain ». Placée sous la présidence effective du ministre de la Culture et de la Communication du Sénégal, Mbagnick Ndiaye, et du vice-ministre sud-africain des Arts et de la Culture, Makhoto Magdeline Sotyu, la rencontre a vu la participation d’hommes de culture, d’universitaires, de personnalités témoins de cet événement historique.
Dans son discours à la cérémonie d’ouverture du colloque, le ministre sénégalais de la Culture a rappelé que la rencontre de Dakar a été une étape décisive dans l’avènement de la nation arc-en-ciel. « Pour vaincre la peur et forcer le destin, il fallait des femmes et des hommes de conviction, ce qui était bien le cas », a estimé Mbagnick Ndiaye. Il a rendu hommage au président sénégalais Abdou Diouf et à Danièle Mitterrand, présidente de la Fondation France-Liberté, qui ont porté ce projet en étroite collaboration avec les acteurs sud-africains. M. Ndiaye a relevé et magnifié le leadership de M. Diouf, alors président en exercice de l’Oua, en citant le journal « Le Soleil » sous la plume d’El Bachir Sow qui écrivait : « Abdou Diouf a fait franchir à la lutte anti-apartheid des étapes décisives.
Avec le mandat du président Diouf, Botha est sorti de son bel isolement ou plutôt de sa tête avec le reste de l’Afrique australe. Unie, mieux organisée, l’Afrique demande maintenant à l’Occident, défenseur des libertés, d’être plus fidèle au discours qu’elle professe. Afin que nul n’ignore que l’Apartheid est un crime contre l’humanité ». Concluant les travaux, le Pr Iba Der Thiam de dire : La première victoire de la rencontre est celle remportée, indubitablement, sur la peur : peur de l’autre, peur de la réprobation officielle, peur des représailles des ultras, des fanatiques et des dogmatiques, peur enfin de l’utopie, tant les données du drame sud-africains incitent l’optimisme ». Au regard du ministre sénégalais de la Culture, « dans cette Afrique où la démocratie a encore du mal à s’exprimer dans toute sa plénitude dans certains pays, « les leçons de Dakar » doivent inspirer ».

Rôle de médiation
Le vice-ministre sud-africain des Arts et de la Culture a salué le leadership du président Diouf, rappelant la stratégie du dialogue dans la construction nationale mais également l’économie d’une Afrique du Sud libérée. « Le dialogue politique doit renforcer la démocratie, prévenir les conflit mais aussi jouer un rôle de médiation », a souligné Makhoto Magdeline Sotyu.
Pour sa part, Dr Judith Smith-Höhn, de l’Agence Brand South Africa, a retenu des leçons à prendre, à rappeler. Elle s’est souvenue de cette époque où elle avait 10 ans, vivant avec un sentiment d’urgence, d’incertitude. Aux yeux de l’historien, le Pr Iba Der Thiam, ce qui s’est passé à Dakar confirme la force du dialogue. « Il n’y a pas de problème, de différend, de divergence qui ne puisse pas être réglé par le dialogue avec des acteurs éclairés et loyaux. Le dialogue est un état d’esprit, un comportement, qui exige un esprit de paix et de compréhension ».              
 E. M. FAYE

Le rappeur américain Jay-Z a annoncé lundi la préparation d’une tournée en Amérique du Nord, quelques jours après avoir sorti son premier album en quatre ans. La tournée débutera le 27 octobre par Anaheim, en Californie, ont annoncé les promoteurs, pour un total de 31 dates aux États-Unis et au Canada, jusqu’en décembre.

Avant le lancement de la tournée, le rappeur qui s’était concentré ces dernières années sur ses activités d’homme d’affaires sera l’une des têtes d’affiche de deux festivals américains en septembre: Made in America, à Philadelphie et The Meadows, à New York. L’annonce de la tournée intervient dix jours après la sortie de son 13e album studio, « 4:44 ».                                     

AFP

L’Alliance culturelle africaine organise la 9ème édition du Festival des arts et de savoir-faire traditionnels africains, du 13 au 15 juillet 2017, au Penc de la Collectivité léboue à la Médina et à la Maison de la culture Douta Seck. Dénommée « Convergence culturelle, des communautés », cette édition est dédiée aux instruments à cordes, à la communauté mandingue avec comme pays invité  d’honneur la République de Gambie.

Pour célébrer la 9ème édition du Festival des arts et de savoir-faire traditionnels africains, l’Alliance culturelle africaine a choisi la Gambie comme pays invité d’honneur. Selon un communiqué, ce festival traditionnel international dénommé « Convergence culturelle, des communautés », a pour but de contribuer à la préservation et à la sauvegarde des patrimoines matériels, immatériels et oraux à travers les arts et savoir-faire traditionnels sénégalais. Il réunira durant quatre jours (du 13 au 15 juillet) au Penc de la Collectivité léboue à la Médina, puis à la Maison de la culture Douta Seck, des groupes de détenteurs de patrimoines culturels traditionnels et de savoir-faire divers ainsi que des artistes traditionnels.

Ceux-ci vont présenter les facettes des différentes ethnies du Sénégal et de la sous-région ouest-africaine (Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Nigeria, entre autres). Pour cette 9ème édition, la communauté mandingue est aussi attendue avec comme ville invitée Sédhiou.

Selon un communiqué de l’Alliance culturelle africaine, sont aussi prévues dans ce festival, des chants, danses, rites populaires, une exposition pour la sauvegarde des arts et savoir-faire  traditionnels (artisanat, médecine traditionnelle, produits traditionnels ou locaux), arbres à palabres, lutte traditionnelle.
Lors de ce festival, seront également organisées des séances de projections de films à la Médina et à Ouakam en hommage à Sembene Ousmane et à El Hadji Samba Diabaré Samb qui est concerné par le thème du festival de cette année. En cérémonie d’ouverture de ce festival, un colloque sur le thème «Instruments de musique à cordes : Signes, symboles messages et richesses » se tiendra le 13 juillet à la Maison de la culture Douta Seck. Sans compter la parade des communautés ethniques et les démonstrations de régates.

Pour la clôture, ce samedi, il est prévu un dîner de gala à la Maison Douta Seck, dédié à la République de Gambie et à la communauté mandingue.  

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Le « Kureel Fataliku Juli Geej Gi » de Yoff, en partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication, tient, du 13 au 20 juillet, à la Galerie nationale d’art, une grande exposition sur le thème : « L’esthétique mouride : Un modèle de savoir-être, de savoir-faire et de savoir-devenir ».  Une occasion de revisiter, à travers l’habillement, l’architecture, les accessoires, la littérature, les valeurs fondamentales constituant cette culture séculaire.

Dans le cadre de cette exposition, un colloque sur l’esthétique mouride est prévu ce samedi 15 juillet, à partir de 9h, au King Fahd Palace de Dakar. Un moment de revisiter les œuvres de Cheikh Moussa Kâ et Serigne Mbaye Diakhaté.

Le Village des arts de Dakar va également montrer la création artistique qui a été inspirée par la culture mouride.

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