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Arts et Culture (1344)

Au détour d’un voyage à Toubacouta, dans le Niombato, une escale à Kaolack sur le chemin du retour nous a donné l’occasion de revivre les chaudes soirées musicales de la ville, animées par l’orchestre local, le Prim Jazz de Kaolack. Un groupe né des cendres des mythiques orchestres de la région naturelle du Sine-Saloum.

Notre randonnée nocturne dans la ville nous mène alors dans un restaurant où se produisait l’orchestre Prim Jazz. Un groupe qui est en train de faire revivre la musique locale, à travers des productions les week-ends et veilles de fête dans les différents milieux de Kaolack. Le groupe est aujourd’hui  composé de Pape Ndiaye « 45 », (Lead-vocal), Moustapha Pène dit « Boy Pène », (chant), Idrissa Sarr, (Tumba), Moustapha Ndiaye, (guitare solo), Mara Lome, (claviste), Bassirou Béye (chef d’orchestre et bassiste) et Abdoulaye Dia (batterie). Mais, selon le chef d’orchestre, leurs productions tournent essentiellement sur la Salsa Mbalax ou l’afro cubain.

Ils ont repris tous les anciens tubes du Canari dont certains de ses musiciens les ont rejoints ainsi que ceux de leur propre répertoire qu’ils offrent aux soirées salsas et bars américains animés, mais aussi lors des cérémonies de gala. Un programme alléchant pour faire plaisir au grand public souvent composé de personnes du 3e âge, nostalgiques des années 60 et 70, avec le Saloum Band, Pigalle Jazz, le Canari, le Pinthie Orchestra, à partir de l’année 1980.

Ces différents groupes musicaux ont vu défiler, à l’époque, de grands musiciens kaolackois. On peut citer des noms comme Gorel Niang, saxophoniste, Arona Djigo, Timbale, qui jouaient au Pigalle Jazz de Kaolack et Thiam Tergal au Canari, aujourd’hui disparus. Il s’y ajoute également le contrebassiste, Assane Ngom dit « Kathiao » dont le passage à Kaolack lui a permis d’intégrer le Saloum Orchestra et le Canari. Lui également rappelé à Dieu, ce Saint-Louisien s’était adapté très vite dans le Saloum, après un passage en Côte-d’ivoire où il se produisait aux côtés du musicien Dexter Johnson.

Par ailleurs, parmi ces anciens musiciens, figurent Hilaire Chaby Harris, l’actuel claviste de Baaba Maal, notre confrère journaliste et doyen Mamadou Cissé (guitariste) aujourd’hui à la retraite. Autant de musiciens donc qui ont réussi à faire les beaux jours de la musique kaolackoise et dont certains encore en activité comme Moustapha Pène dit « Boy Pène » (chanteur), Moustapha Ndiaye (guitariste soliste), Idrissa Sarr (Tumbiste), tous anciens du Canari et Pape Ndiaye 45 de l’ex-Saloum Band (chanteur), ont choisi de se refaire une seconde jeunesse en intégrant le Prim Jazz né des cendres de l’orchestre régional qui s’est disloqué en 1997. Depuis cette date, Bassirou Bèye s’est attelé, avec son groupe le Prim Jazz, à redorer le blason de la musique kaolackoise.

« 33 ans sans jouer de la musique »
A ses côtés, un ancien de la trempe de Pape Ndiaye 45. Il est l’un des chanteurs de l’orchestre. « En intégrant le Prim Jazz, j’ai repris goût à l’activité musicale. Car, je suis resté pendant 33 ans sans jouer dans un orchestre si ce n’est chantonner de la musique chez moi », nous révèle cet ancien musicien du Saloum Orchestra de Kaolack et du Djoung Djoung de Fatick.

« C’est pour moi une seconde jeunesse que je suis en train de vivre au sein du Prim Jazz qui m’offre l’occasion de refaire plaisir aux anciennes générations de mélomanes ». Une façon de décliner son ambition qui selon le chanteur, « est de figurer, pourquoi pas, parmi les grands salséros de ce pays. Je l’ai toujours rêvé mais le recul que j’avais pris semble avoir freiné cet élan. Mais certainement avec le Prim Jazz, j’y parviendrais Inchallah avec le soutien des collègues mais aussi de mes enfants qui me suivent partout où l’orchestre se produit ».

Pour autant, le Prim Jazz qui a comme base un restaurant de la ville, où il se produit les soirées, tente, comme le souligne le chef d’orchestre, « de porter haut le flambeau de la  musique de Kaolack dans l’espoir de trouver un bon manager qui pourrait nous vendre notre produit qui est d’ailleurs très rare et même en voie de disparition à l’heure actuelle ». Il faut dire que le Prim Jazz a bénéficié du soutien du Programme de soutien aux initiatives culturelles (Psic) pour relancer la musique dans la cité de Mbossé Coumba Djiguène. Ce qui avait permis de lancer la cassette musicale intitulée « Tukki », compilation de sept morceaux d’un genre musical dit « afro Prim classique ». Selon le chef d'orchestre Bassirou Bèye, c’est du rythme typiquement Saloum-Saloum qui n'a rien à envier aux autres genres musicaux africains.

MOHAMADOU SAGNE

La Fondation Léopold Sédar Senghor, créée en 1974, porte la généreuse ambition de son parrain de mettre en lumière les cultures africaines et de donner à ses dépositaires de moyens scientifiques pour les défendre. Malgré une situation financière difficile, Raphaël Ndiaye, qui en est le directeur général, et son équipe s’échinent aujourd’hui à porter le flambeau pour que les sacrifices du poète-président continuent d’inspirer les peuples d’Afrique et du monde. En 2013, ethnolinguistique, poète et musicien à ses heures perdues, a été appelé pour la relance des activités de la Fonda tion. Il s’y emploie, depuis, avec passion et lucidité.

Quels ont été les objectifs assignés à la Fondation Léopold Sédar Senghor à sa création ?
La fondation a été créée en octobre 1974. Et c’est en 1975 qu’elle a été mise en place en même temps que Senghor créait la revue « Ethiopiques ». La fondation avait comme objectifs de sauvegarder et d’enrichir le patrimoine culturel africain, de favoriser en Afrique le développement de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la culture ; celle-ci s’étendant aux domaines de la littérature, de l’art et des sciences humaines. Il s’agissait pour elle aussi d’aider à la formation de professionnels de la recherche comme de l’enseignement supérieur par l’octroi de bourses d’études, d’opérer avec les institutions et fondations similaires dans le cadre de certaines opérations de caractère exemplaire et dans de divers domaines de la recherche en matière d’art, de littérature et des sciences humaines. La fondation voulait aussi favoriser la coopération culturelle afro-arabe par le biais de la recherche et des échanges culturels et enfin contribuer à l’instauration d’un climat de compréhension et de coopération internationale. Nous nous inscrivons toujours dans ces objectifs. Les activités sont centrées autour de cela.

Beaucoup de chercheurs sénégalais et africains et des personnes du monde de la culture ont bénéficié de bourses ou d’aides de la fondation. L’année dernière, nous avons fait un bilan qui a montré qu’entre 1981 et 2014 la fondation a octroyé des aides et bourses à hauteur d’un milliard trois cent seize millions de FCfa.

D’où est-ce qu’elle tire ces ressources financières ?
Le président Senghor, en quittant le pouvoir, a reçu en audience un envoyé de l’ambassadeur d’Arabie Saoudite le 4 janvier 1981. Il lui a remis un chèque du roi d’Arabie Saoudite, Khaled Ben Abdel Aziz Ben Saoud, d’un montant d’un million de dollars (5OO millions de FCfa) pour passer une retraite à l’abri du besoin. Le président Senghor a demandé immédiatement à Moustapha Niasse qui était avec lui de lui prêter son stylo. Il endosse le chèque pour le compte de la Fondation. Cet argent, placé en bourse, a porté des intérêts grâce auxquels la fondation a fonctionné de 1981 jusqu’en 2015. Le chèque est arrivé à son terme. Nous nous sommes retrouvés au mois d’octobre 2015 pratiquement en cessation de paiement.

Nous étions à deux doigts d’arrêter de fonctionner si nous n’avions pas bénéficié d’une aide exceptionnelle de 50 millions FCfa du président de la République, Macky Sall, grâce à laquelle nous avons pu dérouler nos activités jusqu’ici. Mais le budget de la fondation va bien au-delà de ce montant. Nous espérons retrouver une meilleure situation pour une relance véritable des activités de la fondation qui est, tout en jouissant de son autonomie, auxiliaire des pouvoirs publics en matière de culture. La fondation accompagne les efforts de l’Etat dans les domaines de la culture et de l’enseignement, et porte le nom du Sénégal ailleurs dans le monde. L’œuvre de la fondation est d’utilité publique. C’est en ce sens que nous escomptons un appui régulier de l’Etat.

Et de ceux-là qui sont considérés comme les fils spirituels de Senghor et de sa famille…
Certains parmi ceux-là qu’on appelle fils spirituels de Senghor qui se reconnaissent dans son œuvre politique et intellectuelle ont apporté leur concours à la Fondation. Mais on pouvait espérer d’eux une plus grande implication en raison de ce qui les liait à Senghor. Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, lui, nous a toujours soutenus par ses moyens financiers et ses conseils. Il faut dire aussi qu’il y en a parmi eux qui n’ont pas forcément les moyens financiers. Ils nous assistent par leurs idées que nous accueillons avec joie. Il y a aussi la famille qui s’est organisée sous la forme d’une association des descendants de Diogoye Basile Senghor. Cette association fonctionne en marge de la Fondation mais elle assure un suivi de ce qui se fait. Certains d’entre eux ont pu aider la fondation dans un sens ou dans un autre.

Comment fonctionne la Fondation ?
La Fondation fonctionne avec un conseil d’administration composé normalement de 24 membres. On a eu des départs qui l’ont réduit à 11 membres. Le conseil est en train de se renouveler. Il est présidé par un président de conseil en la personne de Basile Senghor et conduit au quotidien par un directeur général qu’il a nommé avec l’approbation des membres du conseil. Nous disposons d’un personnel assez réduit. La fondation est aussi accompagnée par un comité de rédaction de la revue « Ethiopiques ». Ce comité est composé d’une quinzaine de personnes, des universitaires principalement, mais également de correspondants de la revue dans différents pays.

Comment se porte la revue « Ethiopiques » ?
Elle se porte bien. Nous avons fêté cette année son 40e anniversaire même si le premier numéro est paru en 1975. Nous avons eu 95 numéros réguliers de 1975 à 2015. En même temps, des numéros spéciaux dédiés à des personnalités comme Aimé Césaire, Cheikh Anta Diop… ont été sortis. La qualité de la revue lui a valu l’attribution du prix Cassiopée 2014 du Cénacle européen francophone, catégorie Poésie, Art et Lettres. Elle était en compétition avec des revues luxembourgeoises, belges, françaises et d’autres pays avec des membres du jury venus d’horizons divers. L’ouverture de la revue et l’esprit dans lequel elle est écrite lui ont valu cette reconnaissance. Elle offre un panorama assez large et permet aux chercheurs de s’exprimer puisque son caractère international est reconnu par le Cames. Elle est entièrement numérisée et disponible sur le site qui lui est dédié. C’est une source importante d’informations. Elle était définie comme une revue négro-africaine et socialiste. Ensuite, elle est devenue une revue négro-africaine de littérature, de philosophie, d’anthropologie, de sociologie et d’art. Le numéro à thème de cette année, actuellement sous presse, a porté sur « raison et imaginaire ». Nous avons reçu différents articles venant de divers pays de la sous-région et également du Québec. Certains articles sont même très critiques vis-à-vis de Senghor.

Justement, n’assistons-nous pas à un « détournement d’objectif » qui ferait que l’action de la Fondation soit aujourd’hui plus axée sur la défense de l’œuvre intellectuelle de Senghor que sur sa mission originelle ?
La Fondation, dans ses objectifs, a inclus naturellement Senghor et ses écrits sans en faire référence. En créant la revue « Ethiopiques », à l’initiative même de Senghor, la Fondation a offert aux cadres africains, aux chercheurs un espace de dialogue entre intellectuels. Dans la revue, nous recevons des articles venant de toutes les origines dont certains très critiques vis-à-vis de Senghor et de ses positions. Ce qui nous importe, c’est le débat intellectuel.

Mais lorsque Senghor est attaqué de façon injuste et non objective, il est de notre devoir et des intellectuels de rétablir certaines choses. Senghor a écrit de 1936 à 1996 pour ce que je sais de son œuvre que l’on peut se permettre naturellement de critiquer. Mais, il faut avoir lu au préalable ses 60 années de production intellectuelle. Nombre de ceux qui le critiquent ne l’ont pas lu. Senghor a élaboré et examiné des problématiques. Sa production intellectuelle se rapporte à des faits, à un contexte qu’il faut saisir et prendre en compte.

La transformation de la Maison de Senghor à Dakar, en musée, ne rend-elle pas la fondation moins attractive ?
Il n’y a pas d’opposition entre les deux structures. Cette maison que l’Etat a acquise pour en faire un musée permet aux visiteurs de percer l’intimité de l’homme Senghor, de ses goûts...

C’est une situation nouvelle qui attire. Mais la Fondation reste l’élément permanent pour avoir une idée de la production intellectuelle de Senghor. Ici, nous avons une exposition sur la vie et l’œuvre de Senghor en commençant par son père Diogoye Basile Senghor, son enfance. Le centre de documentation que des chercheurs et journalistes étrangers viennent visiter, est ouvert tous les jours.

Vous avez été directeur des Archives culturelles du Sénégal. La mission que l’Etat lui avait assignée est-elle toujours conduite après sa fermeture ?
Les Archives culturelles du Sénégal ont fonctionné de 1967 à 1981. Leurs fonds ont été fermés dans le cadre de la Politique d’ajustement structurel et versés à la Direction du patrimoine culturel et entièrement numérisés. On considérait que la culture n’était pas rentable. La mission des Archives culturelles qui consistait à aller dans toutes les régions du pays et à recueillir l’ensemble des formes d’expressions culturelles de tous les groupes ethniques du Sénégal n’est plus conduite.

Nous sommes tous des producteurs de culture, des dépositaires d’éléments de nos cultures. Si nous voulons être fidèles à la continuité de cette production, nous devons avoir les moyens de la rechercher et de la fixer de façon régulière. Les archives culturelles du Sénégal étaient comme la bibliothèque nationale de l’oralité. Dans le projet de bibliothèque nationale, il est prévu un département de la tradition orale qui devrait envoyer des missions à travers le pays.

En tant qu’auteur, compositeur et interprète, quel regard portez-vous sur la musique sénégalaise ?
La musique a plutôt été pour moi un élément d’accompagnement de la recherche. Ayant fait des études de philosophie et m’étant trouvé avec une guitare, je me suis rendu compte que le fait de jouer me permettait d’occuper mes mains et de reconstituer mon agilité, ma vigilance intellectuelle.

Pour ce qui est de la musique sénégalaise, au départ, on est parti d’une idée géniale en utilisant des rythmiques traditionnelles avec quelques notes de guitare pour créer une musique qui allait remplacer celle d’importation cubaine. Quand on écoute les différents rythmes des groupes ethniques, on se rend compte que l’on n’a exploité pratiquement qu’un seul, le Mbalax, qui a son équivalent sérère le « Ndioup ». Il y a tellement de modèles mélodiques, rythmiques qui ne sont pas exploités.

Le mbalax n’offre pas beaucoup de possibilités d’accords. Notre musique est beaucoup plus élaborée que cela. La tyrannie du Mbalax nous empêche de faire un travail dans ce sens. Tout musicien doit se tourner vers sa musique d’origine, celle qui lui est le plus accessible et d’en identifier les formes et les différentes rythmiques et les conditions dans lesquelles elles sont réalisées. Cela permettrait d’avoir des thématiques différentes qui s’adressent à l’intériorité de chacun.

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

L’Association « Kaddu Yaraax » organise la 12ème édition de son festival de théâtre populaire, qui se tient du 20 au 25 juillet. Ouvert officiellement, jeudi dernier, au Centre Ort de Yarakh, l’édition de cette année a pour thème « Beneen yoon » (une autre loi, une autre voie, une autre fois).

« Nous appelons à une trouvaille d’alternative, sur toutes les questions qui ont créé des difficultés, des malentendus dans l’Ecole sénégalaise, qui est malade. Il faudrait commencer à inventer des alternatives pour l’éducation »,  soutient le directeur artistique de « Kaddu Yaarax ». Comme le théâtre bénéficie d’un « privilège » de traitement dans les scénarii, Mamadou Diol pense également à un autre système sanitaire capable de soigner nos hôpitaux qui sont aussi malades.

« Nous devons refuser de faire simplement du comique depuis 60 ans. Pour réfléchir autour de cela, nous avons invité 200 personnes qui font le théâtre différemment », explique-t-il. 

Kaddu yarax 2

D’après lui, « Beneen yoon », c’est aussi une méthode de dire « ça suffit » à une justice à deux vitesses. « Les groupes de théâtre, encore une fois, devraient jouer sur des thématiques qui interpellent nos vies : je pense aux aspects éducatifs », exhorte Mamadou Diol. Pour ce faire, 17 pays d’Afrique et d’Amérique du Sud, entre autres, ont répondu à l’appel du festival Théâtre-Forum de Yarakh… « Nous voulons montrer les talents, sortir des pépites d’or. Nous souhaitons aller vers l’inventivité, la créativité, la liberté. Toutes nos activités « in » commencent à 9 heures et s’arrêtent à 20 heures. Pour les manifestations « off », elles démarrent à 21 heures pour prendre fin à 23 heures », informe M. Diol, qui a jugé nécessaire d’aligner les enfants dans leur agenda culturel. « Ils ont aussi travaillé sur des thématiques qui interpellent la vie, les rapports sociaux (milieu familial). 45 d’entre eux y travaillent », révèle-t-il.

Panels, échanges, ateliers
Si cet événement théâtral a été créé pour regrouper ceux qui s’activent dans les quartiers et la périphérie de Dakar, ce sera l’occasion, durant ces 6 jours, de faire des panels, échanges de terrain, ateliers de partage, qui tourneront autour de thèmes éclectiques comme « Caada », traduisez tradition, sur « l’histoire du front culturel au Sénégal », animés par des anciens de l’association. Mamadou Diol, nostalgique de l’édition précédente, affirme que l’année dernière, les organisateurs avaient travaillé sur le thème « Niouni neena », pour se souvenir d’une expression chère à El hadji Bassirou Diagne Marème Diop. Un souvenir pour ce patriarche, qui, à chaque fois qu’il y avait un conflit ou un  malentendu, appelait tout le monde autour de cette thématique. Le festival Théâtre-Forum, qui draine des foules, pour autant, nécessite un budget de 10 millions de FCfa, une enveloppe qui prend en charge l’hébergement, la restauration des invités, etc. « Nous faisons tout pour maîtriser ce festival. Nous ne payons pas les billets d’avion. Nous validons les invitations. En Europe, il y a des possibilités de donner des bourses aux acteurs culturels ; mais en Afrique, nous n’avons pas cette option-là », constate-t-il.

Convaincu de leurs possibilités, Mamadou Diol jure : « Nous n’avons attendu personne pour créer ce festival. Nous avons pris cette initiative. J’en donne les orientations et les planifications. Je ne suis pas du genre à protester contre une absence de soutien... ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Au terme d’une année de production de contenus au Sénégal, Radio Chine internationale (Rci) va fêter le premier anniversaire de son équipe locale. Prévue le 27 juillet à l’Institut Confucius de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, cette célébration sera marquée par un concours de discours sur le thème : « La Chine et moi ».

Après la concrétisation de son ambitieux projet d’installer des studios à Dakar et de pouvoir émettre sur quatre régions du Sénégal (Dakar, Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor), Radio Chine internationale (Rci) fête le premier anniversaire de son équipe locale, le 27 juillet prochain à l’Institut Confucius de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. En effet, depuis un an, une équipe de journalistes sénégalais et de professionnels de la communication produisent au quotidien des contenus locaux adaptés aux besoins des auditeurs du pays de la Téranga. La Rci cherche à cultiver une connaissance de la culture sénégalaise et celle chinoise. Cela, dans l’objectif de faire développer l’amitié, la compréhension et le rapprochement entre les deux peuples. C’est dans ce sens, a expliqué la directrice générale de Radio Chine internationale - Dakar, Mariama Sylla Faye, que 10 heures de programmes, qui intéressent les Sénégalais, ont été conçus. Des émissions comme « Samba Tally » ou « La Santé de A à Z » s’intéressent particulièrement aux vécus des populations. « C’est ce qui nous différencie des autres. L’idée, c’est de parler aux Sénégalais, de faire en sorte que les auditeurs se retrouvent dans nos émissions », a-t-elle souligné. Selon la directrice des programmes, Tai Xuequing, la Rci produit 90% de contenus sénégalais contre seulement 10% de contenus chinois. « Les émissions sur la Chine portent sur l’exchange de coopération entre les deux pays », a-t-elle tenu à préciser.

La célébration du premier anniversaire de l’équipe locale la Radio Chine internationale, a expliqué Mme Faye, sera ponctuée par un concours de discours en chinois et en français sur le thème : « La Chine et moi ». D’autres activités autour de l’animation artistique sont aussi prévues. Cette fête sera également l’occasion d’interagir avec le public pour voir ce qu’il y a lieu d’améliorer dans les programmes de la 102.9 Fm. Avec près de 500.000 visiteurs sur son site internet, la Rci-Dakar compte rester dans cette dynamique de production de contenus de qualité. Lesquels seront disponibles, dans un futur proche, au niveau des stations des trois autres régions du Sénégal.

Ibrahima BA

L’artiste Slameur gabonais, Kemit a présenté hier, au Goethe Institut de Dakar son premier album. « Bilime » qui signifie « les années », en langue Punu, est un message engagé dans lequel l’artiste mêle  des sonorités africaines, modernes et traditionnelles.

Après son single « J’imagine » mis en ligne en juin dernier, le slameur gabonais Mboumba Franck alias Kemit, vient de mettre sur le marché son premier album intitulé « Bilime ». Une œuvre musicale de cinq titres, composée par  des musiciens dont trois guitaristes, le saxophoniste camerounais  du « Super Etoile », Alain Rodrigue Oyono, un percussionniste  et deux voix féminines (Fakéba et Daba). Selon l’artiste, l’album « Bilime » est son premier album solo, qui signifie les années en Punu, sa langue natale. « Dans ce disque je parle plus des valeurs, des expériences acquises au fil des années, d’où l’intitulé», informe-t-il.

Arrivé au Sénégal en septembre 2012, comme étudiant à la Faculté de Droit de l’Université Cheikh Anta Diop,  Kemit s’est vite frayé un chemin dans la musique, notamment le slam. Il  a eu à parcourir différentes scènes du Sénégal, de Dakar à Saint-louis en passant  par   Joal, Mbour et Saly. Devenu juriste, Kemit dit être, dans chacune de ses  prestations, en guerre contre l’ignorance, la haine, la mauvaise foi à travers  sa voix, sa plume et la profondeur de ses écrits. Outre cette activité de musique, Kemit   est également dans le milieu de la mode. D’une grande sensibilité, le slameur gabonais dit œuvrer dans le social au Sénégal par des œuvres d’action de grâce. Aussi, a-t-il de nombreux  collaborations et des projets dont le dessein  est d’exporter le slam africain vers de meilleurs sentiers.

En atteste  les dires de la Directrice du centre d’information  et de la bibliothèque du Goethe Institut, Bouya Bâ, qui souligne avoir collaboré avec Kemit par  rapport à leurs activités mensuelles  au Club de la littérature au sein duquel l’artiste propose des textes slam en rapport avec  le thème du livre.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La Sonatel vient de dégager une enveloppe de 100 millions de FCfa pour appuyer le centre incubateur Ctic Dakar. Pour l’opérateur historique du Sénégal, il s’agit, à travers ce geste, de contribuer au développement de l’économie numérique dans notre pays.

Dans l’objectif d’appuyer l’Etat dans son ambitieux projet de bâtir une véritable économie numérique au Sénégal, la Sonatel vient de mettre à la disposition du Ctic Dakar une enveloppe de 100 millions de FCfa. La signature de cette nouvelle convention de partenariat, qui s’est déroulée, hier, dans les locaux de la Sonatel, est le fruit d’un accompagnement depuis 5 ans. En effet, l’opérateur historique du Sénégal a injecté depuis la création du Ctic Dakar, en 2011, quelque 250 millions de FCfa.

En outre, il y a eu d’autres appuis, a expliqué Abdou Karim Mbengue, directeur de la Communication institutionnelle et des Relations extérieures, dans d’autres domaines notamment le partage d’expertise, la mise en relation avec le réseau national et international de la Sonatel, les formations et conseils. Le premier opérateur de téléphonie mobile au Sénégal se veut ainsi être « un des acteurs majeurs de l’émergence d’un écosystème numérique créatif et prospère » dans notre pays. Mais également soutenir les jeunes entrepreneurs, en favorisant le développement des startups et d’esprit d’entreprise.

C’est pourquoi il a accompagné le Ctic Dakar, « premier incubateur Tic au Sénégal et en Afrique francophone, dans sa mission de faire émerger au Sénégal des Pme Tic d’envergure internationale et de contribuer à la construction du meilleur écosystème numérique d’Afrique de l’Ouest ».

75 Pme et startups Tic accueillis
Pour M. Mbengue, cette convention paraphée avec le Ctic Dakar « contribuera à la réalisation de nos objectifs communs de créations d’emplois et de richesse, d’inclusion sociale. » Selon lui, avec 200 emplois créés, cet incubateur a contribué de « manière significative » à la création d’emplois et au développement de l’économie numérique au Sénégal. « Nous pourrons relever ensemble d’importants défis et adresser d’importants problèmes de développement durable relatifs notamment à l’emploi des jeunes, une des priorités du président de la République », a-t-il indiqué.

D’après la directrice de Ctic Dakar, Régina Mbodj, cet appui de la Sonatel permettra la réhabilitation et l’équipement de leurs nouveaux locaux. « Cette convention va couvrir les besoins que nous avons de pouvoir nous équilibrer financièrement. En appuyant le Ctic Dakar, la Sonatel soutient le secteur », a-t-elle souligné, saluant le partenariat fructueux avec l’opérateur historique de téléphonie mobile.

En cinq ans d’existence, Ctic Dakar a accueilli 75 Pme et startups Tic dont 20 en incubation, 41 en accélération et 14 accompagnés à travers des programmes tels que Open Societic, Fdsut.
La hausse de l’aide de la Sonatel va permettre à cet incubateur d’accueillir beaucoup plus d’incubés et d’augmenter ses revenus. Aujourd’hui, l’objectif de Ctic Dakar est de procéder à une extension physique mais également d’explorer d’autres secteurs industriels.

Ibrahima BA

Le Comité du patrimoine mondial réuni à Istanbul a inscrit vendredi quatre nouveaux sites en Chine, Inde, Iran et Micronésie sur la liste du patrimoine mondial, a annoncé l'Unesco.

Les nouveaux sites inscrits sont le paysage culturel de l'art rupestre de Zuojiang Huashan (Chine), le site archéologique Nalanda Mahavihara à Nalanda, Bihar (Inde), le qanat perse (Iran) et Nan Madol, le centre cérémoniel de la Micronésie orientale (Etats fédérés de Micronésie). Ce dernier site a été inscrit simultanément sur la liste du patrimoine mondial et sur la liste du patrimoine en péril en raison des menaces qui pèsent sur le site, notamment l'envasement des voies navigables qui favorise la croissance incontrôlée de la mangrove et fragilise les constructions, a précisé l'agence onusienne sur son site internet.

L'Unesco avait inscrit mercredi sur la liste du patrimoine mondial en péril les sites des villes anciennes de Djenné, au Mali, et de Chakhrisabz, en Ouzbékistan, mais en avait retiré celui de Mtskheta (Géorgie). Le lendemain, ce sont cinq sites libyens du patrimoine mondial qui ont été inscrits sur la liste des sites en péril au vu des dégâts déjà subis et des dommages encore redoutés en raison du conflit dans ce pays d'Afrique du Nord. La liste du patrimoine en péril doit permettre de mobiliser le soutien de la communauté internationale en faveur de la protection de ces sites déjà inscrits sur la liste du patrimoine mondial. La 40e session du Comité du patrimoine mondial doit s’est achevée le 20 juillet à Istanbul.

(AFP)

Dans le cadre du projet Cesti-Uemoa, 10 photographes exerçant dans des rédactions ont reçu, hier, leurs attestations après trois semaines de formation en photojournalisme. Ce programme déroulé grâce au financement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine a permis au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de renforcer les capacités de ces professionnels de l’information.

Cette formation est la deuxième organisée par le Cesti grâce à l’appui de l’Uemoa. La précédente était destinée à des photographes ouest-africains. Chaque pays, dont le Sénégal, en avait envoyé deux pour une formation de deux mois. Cette année, elle était exclusivement réservée à des Sénégalais et dispensée par le photojournaliste français Jean Claude Coutausse, pour une durée de trois semaines. Cette initiative, saluée par les professionnels, découle d’une réflexion menée par la direction du Cesti depuis 2012, pour permettre à tous les professionnels de l’information, aussi bien les journalistes que les techniciens, de bénéficier d’opportunités de formation en vue d’engranger des acquis. 

Cela est d’autant plus important que « les photographes, les infographistes, les secrétaires de rédaction… participent à la mise en scène de l’information. La valeur d’un journal est aussi tributaire de la qualité de ses techniciens au-delà du talent de ses journalistes. Un journal est vu avant d’être lu », souligne Ibrahima Sarr, directeur du Cesti, non sans se réjouir du comportement des photographes.

Pour le coordonnateur de cette formation, Mamadou Ndiaye, ce programme est en parfaite cohérence avec la nouvelle politique du Cesti qui veut donner les outils nécessaires aux professionnels de la presse qui sont d’égale dignité. 

L’assistant du formateur français, Moussé Mbaye Faye, a mis en relief les progrès accomplis par les photographes au bout de trois semaines de formation notamment dans la technique de prise de vue, dans l’archivage… Selon Moussa Sow, photographe à « Nouvel Horizon », ces séances, en sus de renforcer des acquis, permettent d’avoir une idée de ce qui se fait ailleurs en matière de technique de prise de vue, d’utilisation de logiciels… « Il nous a été donné l’occasion aussi d’avoir une autre lecture de notre environnement », se félicite-t-il.

Alassane Aliou MBAYE

Projet de Licence en Production audiovisuelle
Projet de Licence en Production audiovisuelleDans le cadre d’une nouvelle politique visant à renforcer le leadership du Cesti dans la formation du journaliste, la direction de l’Institut envisage de mettre sur pied une Licence professionnelle en Production audiovisuelle. Des cameramen, des preneurs de son, des photographes, des infographes… auront la possibilité d’intégrer le Cesti et de recevoir à la fin de leur formation un diplôme universitaire. Cela participe, selon le directeur du Cesti, Ibrahima Sarr, d’une volonté de renforcer l’offre de formation. « Sur le domaine de la formation au journalisme, les mêmes standards avec des effectifs réduits seront maintenus. Mais, nous allons nous ouvrir aux étudiants, aux professionnels en créant d’autres filières », informe-t-il.

Ce projet est une réponse aux besoins exprimés par les médias et aux exigences nouvelles imposées par l’évolution et la pratique du journalisme. En plus de contribuer à la diversification des filières, cette formation, à en croire Dominique Mendy chargé de mettre en place une maquette, offrira des possibilités aux professionnels qui n’ont pas eu une formation de type universitaire. Il a pris les avis de spécialistes et effectué un voyage d’étude à l’Institut national de l’audiovisuel en France pour s’entourer de toutes les précautions.

La réalisation de cette maquette est tributaire de la livraison du bâtiment en construction et sa validation par l’Assemblée de l’université. Par ailleurs, le Cesti et la Faculté des sciences économiques et de gestion ont ficelé un projet de master en Journalisme économique. La réflexion est également engagée pour la création d’un master en Journalisme scientifique.

A A. MBAYE

Dans le cadre de la promotion des expressions artistiques nationales, le site internet Sunuxel.com vient de voir le jour. Il permettra aux artistes qui sont dans les zones enclavées du pays d’avoir plus de visibilité par rapport à leurs créations.

Mise en ligne depuis le 19 mars dernier, le site internet Sunuxel.com entend œuvrer pour la promotion des expressions artistiques nationales. Que ce soient la peinture, la musique, la danse, le théâtre, ou le graffiti, c’est toutes les formes d’art qui sont à l’honneur. A l’initiative de Georges Francis Mendy, ingénieur en Réseau télécoms et responsable du label « Family Black Children », ce site permettra aux artistes des zones enclavées du pays d’avoir plus de visibilité par rapport à leurs créations. Cela, grâce à une technologie de pointe permettant de faire des interviews en direct. Sunuxel.com cible aussi des artistes à l’étranger pour créer un métissage culturel digne de ce nom. Actuellement, il reçoit plusieurs visiteurs d’origine diverse.

La particularité du site réside surtout, a expliqué Georges Francis Mendy, dans l’interaction entre les artistes et le public en ligne. Mais également dans le fait que chacun des acteurs a la possibilité de créer ses propres événements via la toile. « Le site privilégie ceux qui ne sont pas encore connus du grand public. Notre vision est de promouvoir la culture, quel que soit le genre (rap, reggae, r&b, zouk, mbalax, ragga, etc.) et de toujours chercher une meilleure façon de se faire connaître à travers une promotion de qualité », a soutenu le prometteur.

Selon Georges F. Mendy, il s’agit également d’une façon d’assurer la majeure partie de la phase médiatique des groupes ou d’artistes pour leur permettre de bien faire leur promotion, dans un contexte d’industrialisation de la musique et de valorisation de l’art national. « Cet espace est pour nous un lieu de rendez-vous qui nous permet d'être en parfaite connexion avec la jeunesse active afin de mieux se connaître », a-t-il ajouté.

Cependant, Sunuxel.com accorde un intérêt particulier à l’actualité musicale au Sénégal et à l’étranger. C’est aussi une plateforme qui permet aux internautes d’écouter et de découvrir en exclusivité les nouvelles productions musicales au Sénégal.

Ibrahima BA

Dans le cadre d’une nouvelle politique visant à renforcer le leadership du Cesti dans la formation du journaliste, la direction de l’Institut envisage de mettre sur pied une Licence professionnelle en Production audiovisuelle. Des cameramen, des preneurs de son, des photographes, des infographes… auront la possibilité d’intégrer le Cesti et de recevoir à la fin de leur formation un diplôme universitaire. Cela participe, selon le directeur du Cesti, Ibrahima Sarr, d’une volonté de renforcer l’offre de formation. « Sur le domaine de la formation au journalisme, les mêmes standards avec des effectifs réduits seront maintenus. Mais, nous allons nous ouvrir aux étudiants, aux professionnels en créant d’autres filières », informe-t-il.

Ce projet est une réponse aux besoins exprimés par les médias et aux exigences nouvelles imposées par l’évolution et la pratique du journalisme. En plus de contribuer à la diversification des filières, cette formation, à en croire Dominique Mendy chargé de mettre en place une maquette, offrira des possibilités aux professionnels qui n’ont pas eu une formation de type universitaire. Il a pris les avis de spécialistes et effectué un voyage d’étude à l’Institut national de l’audiovisuel en France pour s’entourer de toutes les précautions.

La réalisation de cette maquette est tributaire de la livraison du bâtiment en construction et sa validation par l’Assemblée de l’université. Par ailleurs, le Cesti et la Faculté des sciences économiques et de gestion ont ficelé un projet de master en Journalisme économique. La réflexion est également engagée pour la création d’un master en Journalisme scientifique.

A A. MBAYE

L’association Kaddu Yaraax organise la 12ème édition du Festival sénégalais de théâtre-forum, du 20 au 25 juillet, à Yarakh (Dakar), autour du thème « Beneen yoon » (une autre loi, une autre voie, une autre fois). Des groupes de théâtre et acteurs du Sénégal, des pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique vont s’exprimer sur les scènes et au cours des ateliers de partage à Yarakh.

La cérémonie d’ouverture aura lieu aujourd’hui, jeudi, à 16h au Centre Ort, siège de Kaddu Yarakh, en présence des artistes comédiens, des troupes invitées, des personnalités culturelles, des autorités locales et publiques. A cet effet, le spectacle d’ouverture portera sur la situation sociale des artistes au Sénégal, le sort des enfants dans la rue. Au programme de cette édition du festival, des rencontres et échanges, spectacles de théâtre-forum, ateliers de pratiques théâtrales et projets culturels, projections de films.

S.M.S.CISSE

Dans le cadre de la coopération culturelle entre le Sénégal et le Portugal, l’artiste-peintre portugais, Alexandro Farto dit Vhils, a réalisé une œuvre murale sur la façade sud-ouest du bâtiment de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan). Il lui redonne vie en y représentant le Professeur Cheikh Anta Diop. Le ministre de la Culture et de la Communication et l’ambassadeur du Portugal au Sénégal, Paulo Jorge Nacimento, ont montré leur satisfaction et réaffirmé leur volonté de poursuivre cette collaboration.

Le fils de Cheikh Anta Diop, Massamba, parlant au nom de sa famille dit sa satisfaction pour deux raisons fort émouvantes : « cette œuvre est d’abord fidèle sur le plan de la représentation. Ensuite, elle emplit nos cœurs d’émotion parce que c’est ce chemin où trône cette belle œuvre que Cheikh Anta Diop empruntait tous les jours pour se rendre au laboratoire ». C’est donc dans ce lieu rempli d’histoire et de symboles que l’artiste-peintre portugais, Alexandro Farto, plus connu sous le nom de Vhils, célèbre le « pharaon noir ».

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, y voit une belle manière de lutter, par la créativité à laquelle il nous invitait, contre l’oubli d’une œuvre et d’un homme. Cela est d’autant plus estimable, selon lui, que c’est un « prodige portugais », fils d’une Europe jadis opposée à sa pensée qui immortalise Cheikh Anta Diop, ennemi déclaré d’une certaine pensée occidentale.

Mbagnick Ndiaye a salué les efforts personnels de l’ambassadeur du Portugal à Dakar, Paulo Jorge Nacimento, dans l’aboutissement d’un projet culturel qui donne plus de dynamisme aux relations entre les deux pays.

Dynamisme des relations culturelles
Il a invité la direction de l’Ifan à donner plus d’éclat aux lieux qui accueillent cette œuvre magistrale. Celui qui en est le directeur, Hamady Bocoum, s’est, dans ce sens, réjoui des actions importantes du ministre de la Culture. Souhaite-t-il juste que des actions soient entreprises pour enlever les obstacles visuels afin de mettre davantage en lumière « la précision de l’artiste et cette façade qui porte le visage serein d’un grand homme ».

L’ambassadeur du Portugal à Dakar, Paulo Jorge Nacimento, s’est dit heureux de voir une collaboration entre deux pays qui aboutit à la venue au Sénégal d’un artiste de cette dimension et de célébrer une personnalité sénégalaise de premier plan. « La culture rapproche les peuples. La dynamique des rapports culturels aujourd’hui de ses agents est beaucoup plus intense que ce que l’on imagine. La globalisation se fait aussi dans la culture », souligne-t-il, non sans indiquer les nombreux échanges entre le Portugal et le Sénégal. Il a notamment cité les collaborations dans les domaines du cinéma et de l’éducation avec plus de 46.000 apprenants de la langue portugaise au Sénégal.

La venue de Vhils au Sénégal est également une occasion pour les artistes sénégalais de nouer des partenariats et d’échanger sur des techniques. Sous ce rapport, l’artiste portugais est attendu au Sénégal au mois d’avril de l’année 2017 dans le cadre du « Festigraff », selon le graffeur sénégalais Docta. Celui-ci veut, avec lui, explorer d’autres pistes pour inviter des artistes de divers horizons guidés par une créativité poétique au service de la quête de sens et de référence pour une humanité moins fiévreuse.

Alassane Aliou MBAYE

10 sites de Dakar seront embellis par des artistes
10 sitesLe ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a annoncé, en marge de cette cérémonie, l’embellissement d’au moins dix sites de la capitale sénégalaise sous l’instruction du président de la République, Macky Sall. Cette mission a été confiée aux artistes Docta et Kalidou Kassé pour leur expérience dans ce domaine. Les sites ont été identifiés. « Nous allons impliquer d’autres artistes pour leur toucher un mot de notre vision et bénéficier de leur expertise. Une séance de travail est prévue dans les prochains jours », souligne Kalidou Kassé tout en rappelant que ces réalisations urbaines et artistiques seront en cohérence avec les réalités socioculturelles.

A. A. MBAYE

Plus vaste organisation de journalistes au monde avec 600.000 membres, la Fédération internationale des journalistes (Fij) œuvre pour la promotion des actions internationales visant à défendre la liberté de la presse et la justice sociale. La Fij, explique son secrétaire général, Anthony Bellanger, met en place, à travers ses bureaux régionaux, des activités pour soutenir les journalistes locaux. Il invite les Etats à mettre en place des systèmes afin de protéger les journalistes.

Quel est l’objectif de votre séjour au Sénégal ?
J’essaie de venir une fois par an au Sénégal pour travailler avec l’équipe du Bureau régional de la Fédération internationale des journalistes (Fij) basé à Dakar. A notre niveau, nous essayons de mettre en place, via nos bureaux régionaux, des activités qui vont aider les journalistes locaux à travailler. Il peut s’agir d’activités à travers les Technologies de l’information et de la communication, l’égalité des sexes ou sur la sécurité. Il faut savoir que la question de la sécurité est au cœur du quotidien du journaliste. Il y a aussi les négociations sur les conventions collectives et avec les patrons de presse pour voir comment augmenter les salaires des journalistes et professionnels de l’Information. C’est tout un tas de savoir-faire que la Fij conçoit depuis 90 ans.

La Fij a renouvelé ses instances en juin dernier. Quelles sont les nouvelles orientations de cette équipe ?
Au niveau de l’Afrique, nous essayons de renforcer les structures nationales, à travers la Fédération des journalistes africains. Mon travail consiste à renforcer cette structure qui pilote, depuis notre Bureau de Dakar, les organisations nationales. Nous avons beaucoup d’organisations nationales qui sont en difficulté pour des problèmes économiques et de sécurité. En Afrique, il y en a pas mal avec la Somalie, le Soudan, le Burundi, le Rwanda, le Mali. C’est le cas également de la Côte d’Ivoire, du Nigeria avec toute la mouvance de Boko Haram. Les journalistes ont besoin d’être coordonnés et organisés par le biais de l’organisation nationale.

Mais ça marche beaucoup mieux quand tous les pays du même continent parlent la même langue. Il est évident que les journalistes ont besoin d’être formés pour pouvoir assurer leur propre sécurité et celle de leurs sources. Et ce sont les grands défis.

L’autre défi est d’arrêter les tueries. L’année dernière, 135 journalistes ont été dans le monde parmi lesquels entre 25 et 30 se trouvent en Afrique.

Le gros du travail est de voir comment faire pour fixer et appliquer les lois et les résolutions de l’Onu qui existent là-dessus. Il y a notamment une qui existe depuis 2006 sur la protection et la sécurité des journalistes. Nous avons tous les textes, l’arsenal, mais personne ne les applique. Depuis 1990, il y a eu 2.300 morts. En Afrique, il y a eu 424 journalistes tués en 25 ans. Il faut que l’Etat mette en place des systèmes qui protègent les journalistes.

Quel est l’état de la liberté de la presse dans le monde ?
Dans le monde, l’état de la liberté de la presse est vraiment catastrophique. Avant, on ne tuait pas au rythme actuel. Aujourd’hui, les journalistes sont tués en toute impunité. D’après les statistiques, cela augmente tous les ans. Le pays le plus dangereux du monde reste l’Irak. En Afrique, les années 1990 ont été particulièrement sanglantes. L’Algérie a payé un lourd tribut. Quand on dépasse 100 morts en quelques années, c’est énorme. Ce sont des rédactions entières qui ont été décimées. C’est pareil également pour ce qui est du massacre du Rwanda dans les années 1994-95. Depuis les années 2000, une situation à peu près similaire est constatée en Libye, à la Somalie, au Soudan. Il s’agit des pays qui ont des structures d’Etat très faibles, avec des systèmes juridiques quasi inexistants ne permettant pas la sécurité du citoyen.

Un rapport de la Fij datant de mars 2016 fait part des violences et discriminations orchestrées à l’égard des femmes journalistes….
Il s’agit d’un vrai problème. Dans les formations que nous mettons en place au niveau de la Fij, c’est une dimension que l’on rappelle. Un journaliste, qu’il soit au féminin ou au masculin, est un journaliste. Il fait le même boulot et doit être traité de la même façon. Il n’y a pas une raison pour qu’il y ait moins de femmes que d’hommes dans les équipes dirigeantes des journaux ou dans les rédactions. Il se trouve qu’il y a des lois… Je plaide pour que toutes les femmes cessent d’être violentées et qu’elles aient les mêmes droits que les hommes.

La Fij attribue des cartes de presse. Quel est l’importance de ces cartes et quelles sont les modalités pour les professionnels des médias de s’en procurer ?
La Carte de presse internationale est accessible depuis nos bureaux à tous les adhérents de nos affiliés. C'est-à-dire potentiellement les 600.000 journalistes dans le monde peuvent l’avoir. Cette carte est reconnue dans quasiment tous les pays du monde. Elle est valable pour deux ans, selon l’endroit où l’on se trouve. En Afrique, elle coûte 15 euros pour deux ans et 50 euros en Europe. Le coût dépend du niveau de vie des gens.

Dans certains pays, les journalistes sont dans des conditions de précarité. Qu’est-ce que fait la Fij pour aider ces professionnels à sortir de cette situation ?
D’abord, nous avons un co-développement de projets partout dans le monde via nos bureaux, avec une négociation sur les salaires et les conventions collectives. Au niveau international, nous négocions également avec l’Organisation internationale du travail.

Nous mettons en place des accords internationaux qui sont obligatoires et qui doivent être appliqués dans les pays qui sont signataires de la charte de l’Onu. Nous négocions également sur les questions de santé mais aussi sur comment développer le service public pluraliste et de qualité.

Propos recueillis par Ibrahima BA

La grande soirée avant-première du film documentaire du réalisateur français Alain Ducournau, « Au-delà des mots, des hommes », se tiendra ce vendredi 22 juillet, au Théâtre national Sorano. Images, musique et élégance seront au menu de ce riche programme culturel.

Pour la sortie de son dernier film documentaire, « Au-delà des mots, des hommes », le réalisateur et producteur français Alain Ducournau compte allier l’image à la musique et la mode. En partenariat avec le ministère de la Culture et la Direction  de la cinématographie, le réalisateur organisera un grand spectacle gratuit autour de l’image, de la musique et de la mode. Une grande soirée avant-première est prévue ce vendredi  22 juillet, au Théâtre national Daniel Sorano. 


Face à la presse, hier, Alain Ducournau a décliné les principales activités qui se dérouleront le long de la soirée. A l’en croire, il est  prévu en première partie de cet événement culturel une comédie musicale mettant en scène   des images, de la musique, la mode et la voix off du président Senghor sur l’adaptation de son poème « Femme noire, Femme africaine ».

« En première partie de ce spectacle, j’ai souhaité rendre un grand hommage au président-poète Léopold Sédar Senghor qui a porté haut l’histoire et la culture sénégalaise. Cette soirée lui est dédiée », indique-t-il. Et  de poursuivre, « pour ce faire, nous avons décidé de nous appuyer sur ses œuvres et sa voix, tout au long de la soirée pour bâtir une sorte de caléidoscope culturelle intitulée « Femme noire, Femme africaine ».

Toujours dans cette première partie, vont s’inviter le groupe de musique Takeifa et les stylistes de mode, Sadiya Guèye, Ramsen Fashion et Enzo Itzaky qui vont chacune présenter leurs collections inédites et hautes gammes. Suivront après les images avec, en deuxième partie de cette soirée, la projection du film documentaire de 35 mn d’Alain Ducournau, « Au-delà des mots, des hommes ». Sans oublier la grande exposition photographique de 53 œuvres intitulée « Plumes d’Anges », rythmée par le regard des enfants du pays de la Téranga.

D’après le réalisateur et producteur français, c’est le XVème sommet de la Francophonie tenu à Dakar en 2014 qui lui a permis de bâtir ce film documentaire. « Au-delà des mots des hommes » est un travelling de l’histoire récente du Sénégal liée à la France et à la Francophonie. « Je me suis appuyé sur le XVème sommet de la Francophonie en utilisant tous les mots forts et grands moments des hommes politiques qui se sont succédé au Sénégal. Cela m’a permis de déterminer des flashs retraçant toute l’histoire récente du Sénégal, celle de la France et de la présence française au Sénégal », explique-t-il. La conseillère chargée de la Planification et du Suivi à la Direction de la cinématographie, Marie Thérèse Dionne, s’est félicitée du projet d’Alain  Ducournau puisqu’il englobe plusieurs facettes de la culture. Aussi, informe-t-elle de la signature prochaine d’un contrat de cession des droits non commerciaux de ce film qui promeut la culture sénégalaise dans son apport fécondant à la Francophonie.

Maguette Guèye  DIEDHIOU

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a annoncé, en marge de cette cérémonie, l’embellissement d’au moins dix sites de la capitale sénégalaise sous l’instruction du président de la République, Macky Sall. Cette mission a été confiée aux artistes Docta et Kalidou Kassé pour leur expérience dans ce domaine. Les sites ont été identifiés. « Nous allons impliquer d’autres artistes pour leur toucher un mot de notre vision et bénéficier de leur expertise. Une séance de travail est prévue dans les prochains jours », souligne Kalidou Kassé tout en rappelant que ces réalisations urbaines et artistiques seront en cohérence avec les réalités socioculturelles.

A. A. MBAYE

Le prix spécial du festival La Mar de Músicas a été remis au musicien Cheikh Lô, le 18 juillet à  l'auditorium El Batel de Carthagena (Murcia en Espagne) à l'occasion d'une cérémonie officielle. Selon un communiqué de presse, pendant près d'un mois, le festival La Mar de Músicas est un événement ouvert à  tous les arts, et réunit une cinquantaine de groupes et de solistes qui se produisent sur différentes scènes installées pour l'occasion.

« Promouvoir la paix et prévenir le radicalisme et l'extrémisme » est le thème du panel organisé, samedi dernier, à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar dans le cadre de la célébration de la Journée internationale Nelson Mandela. Les intervenants, dont l’ambassadeur de l’Afrique du Sud au Sénégal, ont mis l’accent sur la nécessité de prendre en charge les préoccupations de la jeunesse pour combattre ces fléaux et être en cohérence avec le message de Madiba.

S’inspirer de Nelson Mandela, c’est avant tout épouser son message de paix et le véhiculer ; lui qui n’a pas exhumé les vieilles rancunes après que ses ennemis lui ont infligé d’atroces supplices et nié la dignité de son peuple. Le monde actuel livré à la haine religieuse, raciale… remet au goût du jour tout ce pourquoi le monde le célèbre : son courage enveloppé dans un manteau de sagesse, de lucidité. Quand ce sont des jeunes n’ayant point vécu les affres de l’apartheid qui louent son combat pour sortir l’humanité de l’ornière, l’espoir est permis. Cheikh Ibra Faye et le Mouvement des jeunes madibaristes (Mjm) dont il est le président donnent un exemple de lutte contre le radicalisme en saisissant l’essentiel du message de Mandela.

Mais, il faut, selon lui, s’appuyer sur la qualité de la formation et mettre la jeunesse dans des conditions de performance. C’est la voie indiquée pour ne pas produire des frustrations, sources de tensions favorables aux formes de radicalisme que connaît le monde. Le désœuvrement en est une des causes profondes.

El H. Malick Soumaré, chargé d’investissement, s’inspirant du cycle de vie de l’homme, a axé son intervention sur la nécessité de mettre davantage en évidence l’éducation à la paix que sa promotion pour la cultiver en interne. « Le refus de l’inégalité sociale est une forme de radicalisme », estime-t-il, pour mettre en exergue les difficultés des jeunes dans des sociétés où la formation, la démocratie et la bonne gouvernance sont à promouvoir. La question de l’emploi est essentiel, à son avis, pour entretenir l’espoir et donner aux jeunes un rôle important à jouer dans l’aventure collective.

Le professeur Oumar Ndongo, modérateur de ce panel, s’est réjoui de l’implication de la jeunesse dans les problèmes du monde en s’inspirant de ses propres références comme Nelson Mandela. « Il faut découvrir les forces qui nous permettent d’aller vers le changement ; celui qui nous aide à épouser les bonnes pratiques. Il est aussi important de tendre, face à un monde heurté, vers des solutions qui nous rendent notre dignité en interrogeant nos pratiques au quotidien ». Il invite les gens à aller vers la paix positive qui fait disparaître les inégalités, l’accaparement des biens par les élites afin de la bâtir dans les esprits. L’humanité doit moins avoir peur du conflit que de son incapacité à le transcender, à le transformer. C’est beaucoup de facteurs, selon lui, qui créent une situation d’interruption du système.

L’ambassadeur de l’Afrique du Sud au Sénégal, Abel Shilubane, a exprimé sa satisfaction de voir Nelson Mandela célébré dans une université qui forme des leaders de demain très tôt conscients des enjeux du monde menacé par le radicalisme et l’extrémisme. « La culture de la paix, c’est d’ouvrir son cœur aux autres, partager des sourires, des rêves et des peines ». 

Son Excellence Shilubane exhorte les jeunes à faire preuve d’imagination et à entreprendre car « un esprit très sollicité n’est pas facile à corrompre ». L’accompagnement de l’Etat en mettant des écoles de formation qui permettraient aux jeunes de s’épanouir et de développer leurs potentiels est une réponse pertinente face aux esprits radicaux et extrémistes.
Ce panel a été précédé d’une projection d’un documentaire sur Nelson Mandela.

Alassane Aliou MBAYE

« Mémoires d’un haut fonctionnaire prince du Bosséa », c’est le titre biographique du livre de Moustapha Kane riche de 160 pages publié aux éditions L’Harmattan Sénégal. L’ouvrage revient sur les pans de la vie de l’auteur. La cérémonie de dédicace a réuni, samedi dernier au Warc, parents, fils, amis et sympathisants.

Moustapha Kane porte le nom de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, fils du fondateur du mouridisme Serigne Touba. Né  en 1925 à Dabia (dans la province du Bosséa, Sénégal), l’homme a eu une enfance tumultueuse et  difficile. Son père qui était chef de canton de Kaédi avait quitté la fonction, parce qu’étant aveugle. Il partait dès lors à la recherche de soins  pour recouvrer la vue. Sa mère décède alors que le bébé Moustapha n’avait qu’un an et demi. Une vie d’orphelin débutait alors pour lui ; car, sa grande sœur Djiba Kane, qui jouait le rôle de sa vraie « sa mère », allait se marier pour aller vivre à Saint-Louis, aux côtés de son époux.  « Alors que je n’avais que 5 ans, je me suis senti vraiment orphelin », se souvient le patriarche âgé aujourd’hui de 91 ans.

Il dit avoir cédé à la demande (pressante) de sa fille, pour écrire ce livre,  retraçant les grands moments de sa vie. Comme la plupart des enfants de son époque, Moustapha est inscrit à l’école de Thilogne à l’âge de 7 ans. Véritable rescapé des maladies infantiles, Moustapha a contracté, dans sa jeunesse, à Kaédi, la pleurésie, la rougeole, qui a failli le rendre non voyant ; de même la gale, la dysenterie. Avant qu’un jour, en chemin pour la cueillette de figues, il se fera mordre par un chien enragé.

Son enfance, c’est aussi son départ pour Bogué et Saint-Louis ; sans omettre sa scolarité à l’école primaire Brière de Lyse. Il eut comme maître Mamadou Dia, qui sera président du Conseil du Sénégal. M. Kane fit son entrée à la prestigieuse école William Ponty de Sébikhotane en novembre 1943. Pourtant, l’auteur raconte qu’il était admis en médecine. Mais, ne voulant pas être médecin, il permuta avec un nommé Kader Mbaye, qui accepta. A William Ponty, il y avait des Guinéens comme Alpha Oumar Baldé, qui fut ministre du Développement rural et Diallo Telly, ancien Secrétaire général de l’Oua, Kéba Mbaye, ancien président de la Cour suprême, mais surtout Abdoulaye Wade, qui deviendra chef de l’Etat du Sénégal. Moustapha Kane a, comme nous le relate le livre, été nommé gouverneur du Sénégal oriental (Tambacounda), de la Casamance et du Sine Saloum.

Pour services rendus à la Nation, l’homme fut élevé, entre autres, au grade de Grand-officier de l’Ordre national par Abdoulaye Wade en 2011.  
Bachir Coly, au nom des éditions L’Harmattan Sénégal, s’est engagé à remettre à la Commission de la rédaction de l’histoire générale du Sénégal un exemplaire du livre du doyen Moustapha Kane.

Serigne Mansour Sy CISSE  

Le célèbre artiste portugais Alexandro Farto, plus connu sous le nom de Vhils, vient de réaliser sa  première œuvre murale au Sénégal à travers la représentation du portrait du Pr Cheikh Anta Diop, sur la façade sud-ouest du  mur de l’Ifan. La réalisation de cette œuvre artistique s’inscrit dans le cadre  de la coopération culturelle entre le Sénégal et le Portugal.

Pour lui rendre hommage, en cette année de la célébration des 30 ans de la disparition du parrain de l’université de Dakar, l’artiste peintre portugais Vhils, est en train de reproduire, sur proposition du ministère de la Culture, le portrait en image du Professeur Cheikh Anta Diop. Cette production artistique située sur la façade sud-ouest de l’Institut fondamentale d’Afrique noire (Ifan) n’a pas manqué d’attirer, hier, un certain nombre de curieux. Etudiants,  conducteurs de véhicules et autres promeneurs ont été émerveillés par le travail impressionnant et l’œuvre gigantesque de l’artiste.

La tâche de l’artiste Vhils a débuté ce samedi 16 juillet, tard dans la soirée, par une projection de l’image du Pr Cheikh Anta Diop en graffiti sur la façade sud-ouest du mur de l’Ifan avant qu’il n’entame, hier, sa technique de pioche  et de perce pour faire ressortir le personnage du célèbre chercheur et égyptologue. A travers cette technique, Vhils, tel un archéologue contemporain, sculpte de manière superficielle des façades de murs pour y faire émerger des visages monumentaux. 

« Je travaille avec plusieurs techniques possibles. En premier, je travaille  l’image soit par graffiti soit par dessin à la main pour faire sortir tous les détails de l’image, puis je projette l’image sur le mur avant de le percer par un marteau-piqueur ou une pioche. C’est une façon pour moi de donner au mur des textures et de faire ressortir le personnage à représenter », explique l’artiste portugais Vhils.

La réalisation de cette œuvre artistique s’inscrit dans le cadre  de la coopération culturelle entre le Sénégal et le  Portugal. D’après l’ambassadeur du Portugal au Sénégal, Paulo Jorge Nascimento, ce  projet a pour but de rapprocher le Sénégal et le Portugal sur le plan culturel. « Nous avons suggéré aux autorités sénégalaises de faire venir un artiste portugais contemporain et de renommée internationale, Vhils, connu pour ses portraits sur mur. C’est ainsi qu’elles ont décidé de le faire à l’Ifan Cheikh Anta Diop, à travers le portrait de ce dernier, pour lui rendre hommage », confie M. Nascimento.

Œuvre pour la postérité
Venus découvrir le travail remarquable d’Alexandro Farto dit Vhils, l’artiste plasticien Kalidou Kassé et le graffeur sénégalais Docta ont félicité l’artiste pour son travail talentueux et sa démarche novatrice entreprise. 
Selon Kalilou Kassé, l’artiste a inscrit l’œuvre dans le temps et l’espace. « Il est en train de travailler dans la postérité. Ce n’est pas un portrait classique, on peut dire qu’il est contemporain. J’apprécie cette démarche novatrice dans la mesure où elle s’inscrit à l’Université Cheikh Anta Diop qui est le temple du savoir », laisse-t-il entendre.
Le ministre de la Culture, Mbagnik Ndiaye, a  également apprécié à sa juste valeur la beauté de l’œuvre de l’artiste Vhils. Aussi, a-t-il remercié l’ambassadeur du Portugal au Sénégal pour leur avoir proposé gratuitement cette magnifique réalisation.

 Maguette Guèye DIEDHIOU

Le photographe allemand de renommée internationale, Tom Neumeier-Leather, a exposé, ce week-end, pour la première fois en Afrique, au Sénégal. Intitulé « Exchange Red Artists X », son travail regroupe plus d’une vingtaine de photographies dénichant dans un cadre parfois intime toute la beauté des mannequins sénégalais.

Charmé par la beauté des femmes sénégalaises, le photographe allemand Tom Neumeier-Leather n’a pas su résister à ces corps à la perfection divine. Avec l’objectif de son appareil, il a scruté d’abord puis ciselé ces corps mielleux faisant tout enchanter et chavirer à leur passage. De Dakar à Douala, en passant, entre autres, par Abidjan, Lagos, Bamako ou Accra, la grâce féminine africaine pullule partout sur le continent. Dans son projet, Tom Neumeier Leather, loin de s’abreuver au festin de la subjectivité, veut montrer ce que personne ne semble connaître : les plus belles femmes du monde sont cachées en Afrique. L’exposition interculturelle et pluridisciplinaire qu’il présente pour la première fois sur le continent déniche le charme foudroyant des tops modèles sénégalais.

C’est ainsi que les mannequins Khady Bâ, Yama Seck et Sarah Sow ou encore Adja Giselle Diop se sont prêtées au jeu artistique de Tom. Intitulée « Exchange Red Artists X », l’exposition regroupant, au total, 26 photographies relève d’une approche artistique originale. Le photographe allemand travaille à partir d’un voile rouge. Lequel s’étale comme du sang répandu dans l’eau. Les mannequins, enveloppés dans ce turban rouge, nageant et défilant à travers diverses positions, subissent les mitraillettes des flashes. Ici, le voile rouge qu’utilise l’artiste est évocateur. Ce n’est point un choix hasardeux, mais il a été savamment orchestré pour passer un message qui est plus que d’actualité : l’inter-culturalité.

Un concept qui annulent les frontières et réduit à néant certaines considérations archaïques. Dans ce travail, à côté de l’esthétisme, tout est question de symbolisme. Les séries de photographies laissent voir des femmes en scène, dans l’eau, un élément rare dans le quotidien de beaucoup d’Africains. C’est aussi cette eau qui relie les continent, « de même la couleur rouge du sang n’est possible que grâce à l’eau contenue dans le corps humain. »

Dans son travail, Tom convoque un monde unique et son approche transforme ces africaines en icônes contemporaines. Pour l’artiste, « les photos traduisent le regard porté sur l’autre dans l’intimité, dans un langage symbolique avec pour interface la photographie, l’art, la mode et la pensée ». Il s’agit aussi d’un « art qui met plus en avant ce qui relie les êtres humains et les cultures plutôt que ce qui les désunie ».

Faire découvrir la beauté africaine
Au-delà d’un simple travail artistique sublimant la femme africaine, Tom Neumeier Leather cherche aussi à réparer une injustice, en offrant une tribune à des gens bien connus dans leur pays mais impopulaires en Europe en dépit de l’immensité de leur talent. « Pour leurs homologues européens, c’est très facile de voyager un peu partout à travers le monde. Malheureusement, l’inverse n’est pas possible. Il leur est très difficile de se rendre en Europe du fait de leur nationalité ou de leur appartenance à l’Afrique », explique-t-il.

Le photographe compte, à travers son travail, faire découvrir et élever toute la beauté de la femme africaine. La collection « Exchange Red Artists X » sera exportée en Europe. Tom entend exposer une soixantaine de photographies dès son retour.

Né en 1976 à Ratisbonne en Bavière, Tom Neumeier-Leather est artiste et photographe de mode et à la fois cadreur à la télévision allemande bavaroise (Br). Considéré comme le meilleur élève du célèbre artiste allemand Ottmar Hörl, il a étudié à l’académie des arts plastiques de Nuremberg. Tom est connu à travers ces photographies au plan national et international et des projets artistiques. Ses œuvres sont disponibles dans des collections privées et publiques.
L’exposition « Exchange Red Artists X » est à découvrir au Manoir Quicksilver, Ront Point Ngor, Almadies.

Ibrahima BA

Deux récits épiques rappelent l’esthétique et l’éthique peule
La librairie L’harmattan a abrité, samedi dernier, la cérémonie de présentation et de dédicace du livre « Guélâdio Ham Bodêdio : héros de la « pulâgu » à travers deux récits épiques peuls ». L’auteure, Aminata Wane, actuellement conseillère en matière sociale, a été professeur de français au Lycée Maurice Delafosse et a travaillé dans diverses institutions étatiques. Le président de l’Assemblée nationale, le ministre de la Culture et de la Communication et plusieurs autres personnalités ont loué la qualité de l’ouvrage et comblé de témoignages gratifiants l’auteure.

Pour une cérémonie de dédicace, elle a été bien animée et émouvante. Il ne s’est pas seulement agi de présenter l’ouvrage d’Aminata Wane dont la qualité a été louée par des universitaires. Cette rencontre a été l’occasion de magnifier les valeurs humaines de l’auteure. Elle a été honorée de compter parmi ses hôtes le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, « un ami de la famille » et le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, ce « fidèle camarade de promotion ». Le président de l’Alliance des forces du progrès a montré, par son action, ce que Aminata Wane s’est appliquée à écrire dans un livre en interrogeant les pratiques d’un Fouta d’une certaine époque.

Moustapha Niasse, c’est celui-là qui, étudiant, avait ouvert un compte dans une banque où travaillait l’oncle de l’auteure pour y garder ses « maigres économies ». « Je suis venu ici célébrer une petite sœur dont je suis fier et une œuvre qui nous plonge dans le Fouta et ses valeurs que nous partageons », souligne-t-il devant une assistance émue par tant d’humanité.
La simplicité du propos et du geste du ministre Mbagnick Ndiaye a ensuite gagné les cœurs déjà emplis d’émotions par un récital de Coran et les envolées des griottes.

Son discours émaillé d’anecdotes a ravi les esprits et renseigné sur l’amitié sincère qui liait ces deux camarades de promotion au Lycée Blaise Diagne. « Aminata nous raconte des choses de notre passé en partant de nos langues nationales qu’elle met ainsi en valeur. J’en suis un défenseur acharné. L’histoire nous a liés et son ouvrage me conforte dans ma conviction », indique-t-il non sans rappeler les pleurs de son amie lorsque tous les deux ont décroché leur baccalauréat et le bracelet en argent dont elle l’avait gratifié.

Récits épiques peuls
L’évocation, par le ministre, de la « tignasse » de leur ancien professeur, Abdoulaye Elimane Kane, présent dans la salle, a provoqué l’hilarité. Finalement, tout a été joie et exaltation des valeurs profondes. Le président Moustapha Niasse le dit fort justement : « Le pays a besoin de ces rencontres ».

Cet ouvrage, paru grâce à une subvention du Fonds d’aide à l’édition de la Direction du livre et de la lecture, est constitué de deux récits peuls du Macina. Dans le premier, Sâ, un chef bambara, se plaît à terroriser les laitières peules. Chaque jour, avant de vendre leur lait, elles doivent au préalable laisser sa chienne y plonger son museau et s’en abreuver.

Fatima Bâba Lobo réussit à vendre son lait au village du dédaigneux souverain sans que la chienne ne le touche de sa souillure. Elle est torturée sous la demande du roi et envoyée quérir un Peul « capable de lui essuyer ses larmes ». Le défi est relevé par Guélâdio Ham Bodêdio.

Le second récit met en lumière ce dernier, Silâmaka et deux hommes de statut social inférieur, le Sakké Lobbel et le Mâbo Mabâl. Celui-ci, griot attitré de Silâmaka, décide de quitter son maître pour aller se mesurer aux griots préférés de Guélâdio qui l’éconduit. Le prétexte est trouvé pour un affrontement entre les deux maîtres, évité au nom de l’égalité sociale. En cela, cette production est importante car « revalorisant nos imaginaires, notre patrimoine immatériel », s’est félicité Ibrahima Lô, directeur du Livre et de la Lecture.

Le professeur Amadou Ly a loué de « beaux textes révélateurs de la poétique des peuls, de leur esthétique et de leur éthique ». C’est d’autant plus estimable que l’auteure ne s’est rendue au Fouta, terre de ses parents, que 20 ans après la soutenance, en 1980, de son mémoire de maîtrise qui alimente aujourd’hui ce livre. Il faut peut-être trouver le secret à cette sensibilité dans le fait que les grandes valeurs de la « pulâgu » font aussi référence à celles-là universelles comme le Professeur Abdoulaye Elimane Kane a essayé de le démontrer.

Alassane Aliou MBAYE

Suite à la sanction infligée à la Sonatel, le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) appelle tous les acteurs et parties prenantes dans le secteur des télécommunications à plus de rigueur et d’alerte dans le respect des règles qui régissent leurs activités dans un contexte de contrôle actif par les autorités de régulation et de réglementation. « Il y a un contexte de transparence et de bonne gouvernance auxquels le secteur doit s’adapter sous peine de se voir infliger des sanctions et pénalités.

Il est important que les cahiers des charges et la réglementation soient scrupuleusement respectés par tous les acteurs », informe le bureau exécutif du Restic. Il a, par ailleurs, invité l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (Artp) à toujours maintenir les mécanismes de dialogue inclusif et d’alerte avec les opérateurs pour éviter des situations telles les amendes et sanctions pécuniaires. De son côté, le président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), l’autorité de régulation vient d’exprimer, à travers cette sanction, toute sa rigueur et son engagement. « On ne peut pas être opérateur dans un pays et refuser d’appliquer la réglementation. Ce qui a été fait nous conforte dans le fait que l’Artp est en train de prendre en charge les préoccupations des usagers », a déclaré Momar Ndao. 

I. BA

Dans l’optique de  diversifier  son contenu, la chaine de Bbc Afrique vient de passer une entente avec une chaine privée sénégalaise Dunyaa Tv. L’objectif étant pour les deux parties de varier leurs programmes  tout en captant le plus de téléspectateurs.

« A  partir du  18 juillet, Bbc Infos sera diffusée sur la chaine de télévision privée sénégalaise Dunyaa Tv (Dtv) dans une édition spéciale.  Outre l’opération de lancement co-présentée, il y aura au programme des sujets concernant l’actualité sénégalaise. Partie magazine, des reportages  qui traitent du sport, de la  lutte sénégalaise et une application  pour téléphone portable conçue par un Dakarois pour aider à se déplacer dans la capitale figurent dans la collaboration », a informé  Léone Ouedraogo, productrice et présentatrice sur la chaîne Bbc Afrique.

Hier, c’est dans un cadre huppé de Dakar que Mamadou Moussa Bâ, journaliste-multimédia, a tenu, hier, un point de presse pour évoquer cette nouvelle collaboration. L’audience de Bbc Afrique, une chaine diffusée dans 23 pays francophones,  est estimée à 14,8 millions  de personnes par semaine. Trois nouveaux journaux Tv vont être diffusés au Sénégal dans un avenir proche. Bbc Infos sera, dans cet ordre,  l’émission phare ; un journal Tv de 15mn sera consacré aux principaux dossiers de l’actualité de la semaine. « Le programme Bbc Infos a été lancé depuis deux ans et il est diffusé dans plusieurs pays africains.  La diffusion  va commencer au Sénégal à travers ce partenariat avec Dtv. Il s’agit de passer un journal télévisé de 15 mn chaque soir sur Dtv. Il y aura une coordination entre les deux rédactions. Les sujets qui seront traités auront une connotation panafricaine, qui va au-delà du Sénégal », précise Leone Ouedraogo.Le samedi, Bbc Eco revient sur les principales nouvelles économiques  africaines et internationales,  et le dimanche, dans Bbc Hebdo, les téléspectateurs pourront suivre un résumé de l’actualité de la semaine. L’idée, c’est de faire dans l’originalité en faisant en sorte  que  des sujets ouverts et multidimensionnels soient traités. « Nous n’allons pas simplement nous focaliser à la politique. Tous les sujets seront effectivement pris en compte. Nous traiterons de l’actualité économique, de la culture, de l’environnement, de la santé et du sport », assure Mamadou Moussa Bâ, journaliste-multimédia à Bbc Afrique.      

Oumar BA

Les présélections aux concours culturels et de création des 8e Jeux de la Francophonie, prévus du 21 au 30 juillet 2017, en Côte d’Ivoire, à Abidjan, sont ouvertes. La date limite de dépôt des dossiers de candidatures est fixée au 31 juillet 2016. Les candidats doivent être âgés entre 18 et 35 au maximum au 21 juillet 2017. Les différentes disciplines concernées par ce concours sont les arts de la rue et de la scène (hip hop danse – marionnettes géantes – jonglerie avec ballon freestyle – chanson – contes et conteurs – danse de création), les arts visuels (peinture – sculpture installation – photographie), la littérature (nouvelle), la création pour le développement durable et de création numérique.  Les dossiers de candidatures peuvent être déposés à Dakar au Centre culturel Blaise Senghor et à la Maison de la culture Douta Seck et, dans les régions, au niveau des centres culturels régionaux. Les dossiers pour les arts visuels sont à déposer à la Galerie nationale des arts, à Dakar.

INFORMATIONS
DIRECTION DE LA FRANCOPHONIE : TEL : 338891724 –
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www.jeux.francophonie.org.
Fiche de participation, information et règlement à télécharger sur www.culture.gouv.sn

L’artiste chanteur  Boubacar Sané alias Buzz Daddy a annoncé, mardi dernier, la sortie prochaine de son premier album. Cet opus de 10 titres dont  2 remix  fera suite à deux singles intitulés « Dieu a ses mystères » et « Waly Kanone » (qu’est-ce que je vous ai fait en langue diola) déjà écoutés dans les stations radio.
« Je compte faire sortir mon premier album d’ici la fin de l’année », informe l’artiste basé aux Parcelles assainies de Dakar. A l’en croire, l’album traite de plusieurs thèmes relatifs à la vie sociale, aux guerres dans le monde, etc.  Pour le titre de l’album, Buzz Daddy dit être actuellement en discussion avec son manager.
Agent dans une société minière de la place, Buzz Daddy  s’est très tôt lancé dans la musique en pratiquant le dance-hall. « J’ai commencé à chanter depuis 1996 », fait-il savoir. Cette passion pour la musique, Buzz Daddy l’a héritée de son père militaire qui est lui-même moniteur à la Musique principale des Forces armées sénégalaises (Armée de terre).

Maguette Guèye DIEDHIOU

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