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Arts et Culture (1569)

Abstraction faite de l’esthétique, le propos de l’exposition « Sur les traces de l’or bleu, mémoires de l’indigo au Sénégal » est de préserver une mémoire, une technique qui se perd. Les créations sont à découvrir au musée de la Femme Henriette Bathily jusqu’au 31 janvier prochain.

Un doux parfum de nostalgie flotte actuellement au musée de la Femme Henriette Bathily (Place du souvenir africain, Corniche ouest). Le site accueille, jusqu’au 31 janvier prochain, l’exposition « Sur les traces de l’or bleu, mémoires de l’indigo au Sénégal ». Sous la direction des commissaires Delphine Calmette et Maï Diop, le parcours de l’exposition se veut narratif et didactique. « L’idée est de préserver une mémoire, une technique qui se perd », a expliqué Mme Calmette lors du vernissage. L’exposition est également conçue pour un public scolaire, un plus grand nombre qui ignore les techniques de base de l’indigo. Elle se décline en parcours initiatique pour certains, un chemin de souvenirs pour d’autres.

« Il est impératif de revivifier la technique de l’indigo qui se perd au Sénégal et en Afrique », a lancé Delphine Calmette devant un parterre de personnalités. Pour la commissaire, « l’exposition espère redorer ces tissus extraordinaires, ces bouts précieux » en « palmane », « lépi », etc. Car, a détaillé Mme Calmette, les fils entremêlés « souvent magiques » renferment des secrets bien gardés par des femmes et des hommes qui les confectionnent. « Ils racontent des vies, des sociétés, des styles et des époques où l’élégance avait son importance », a relevé la responsable de la galerie Manège qui signe sa première exposition hors des murs de l’Institut.

Elégance
Delphine Calmette a rappelé que « cette élégance reflétait un rang, une fierté et donnait de la force pour affronter les grands rituels initiatiques de la vie ». Ces rites concernaient, entre autres, les naissances, baptêmes, mariages, deuils. Ici, ces textiles sont des témoins, passeurs qui se rappellent à notre bon souvenir, pour ne pas tomber dans l’oubli. « Ce sont des textiles nobles qui méritent leur place dans les plus grands musées, et détiennent des techniques ancestrales qu’il nous faut transmettre aux jeunes générations », a défendu Delphine Calmette.

Sur la même ligne, la commissaire-associée Maï Diop -au grand œuvre de textile qu’elle dispose et expose à Saint-Louis, au Conservatoire des arts et métiers de l’élégance (Camée) et qu’elle réinterprète dans ses ateliers « Tëss… »- a témoigné de l’importance de faire connaître le patrimoine textile porteur des visions d’un monde à préserver.
Pour les besoins de cette exposition, la commissaire-associée a documenté chaque pièce. Grâce à l’indigo, Maï Diop a pénétré dans l’univers des femmes teinturières du Sénégal surtout au nord : Dagana, Podor, Richard-Toll, Matam et Bakel. Le résultat donne à voir des œuvres d’une rare finesse.

Les créations sont en taille basse, châle de prestige, pagne tissé teint, boubou, robe, etc. Le tout relevé par des motifs : arrêtes de poisson, grains de riz, feuilles, damiers.
L’exposition « Sur les traces de l’or bleu, mémoires de l’indigo au Sénégal » est à voir jusqu’au 31 janvier prochain au musée de la Femme Henriette Bathily.

E. Massiga FAYE

Dans le cadre des échanges culturels sino-sénégalais, la troupe artistique composée des professeurs et étudiants de l'Université Normale de Gannan de Chine présentera un spectacle qui mélange chants, danses, instruments musicaux et bien d'autres éléments culturels chinois, aujourd’hui, à 16h00, au Grand Théâtre National, à Dakar.

Pendant leur séjour au Sénégal, les membres de la troupe artistique de l'Université normale de Gannan participeront également à la célébration de la Journée internationale 2016 des Instituts Confucius avec les professeurs et étudiants de l'Institut Confucius de l'Ucad, demain, à 15h00, dans le campus de la Faseg.

Selon un communiqué de l’ambassade de la Chine à Dakar, cette troupe artistique est envoyée au Sénégal par le siège de l'Institut Confucius « pour montrer la culture chinoise et avoir des rencontres amicales avec les Sénégalais surtout avec le jeune public ».

 

La diva de la musique sénégalaise, Coumba Gawlo, a été nommée, lundi dernier, au cours d’une cérémonie officielle à la résidence de l’ambassade du Japon au Sénégal, membre du conseil international de l’Association japonaise « Ashinaga » dont la principale mission est d’offrir des bourses d’études aux jeunes élèves orphelins ou ceux dont les parents ou les tuteurs souffrent d’un grand handicap.

Le combat acharné que mène l’artiste Coumba Gawlo, depuis plusieurs années, pour le bien-être des enfants et des femmes vient encore d’être récompensé à travers sa nomination comme membre éminent du conseil international de l’Association japonaise « Ashinaga ». Laquelle représente la troisième organisation non gouvernementale au Japon après la Croix-Rouge et l’Unicef œuvrant dans le domaine humanitaire.

La diva de la musique sénégalaise devient ainsi le huitième membre en Afrique de cette association dont la principale mission est d’offrir des bourses d’études aux jeunes élèves orphelins ou ceux dont les parents ou tuteurs souffrent d’un grand handicap. « Ashinaga », qui a ouvert, depuis deux ans, un bureau à Dakar, veut, a expliqué la vice-présidente, Noriko Tominaga Charpentier, contribuer, via un programme d’excellence, à la formation des futurs leaders africains. En cinquante ans, elle a fait bénéficier des aides à 100.000 personnes à travers le monde. Le rôle de Coumba Gawlo Seck consistera, à l’aide de son aura artistique, à soutenir les actions de « Ashinaga » dans le cadre de la promotion de l’éducation et de la formation chez les couches les plus démunies.

Takashi Kitahara, ambassadeur du Japon au Sénégal, s’est félicité de la profonde implication de Coumba Gawlo dans les actions humanitaires visant à sortir les populations africaines de la pauvreté et à garantir une éducation pour tous. Pour rappel, l’artiste, auréolée de disques d’or et de platine, a été désignée, il y a quelques mois, ambassadeur de bonne volonté contre la traite des personnes et le trafic illicite des migrants au Sénégal par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc). Après sa nomination en qualité de membre du Conseil international de « Ashinaga »,  Coumba Gawlo a fait part de son « émotion » d’avoir été honorée par un pays mythique et exemplaire en matière de respect des valeurs qu’est le Japon.

Selon elle, la mission de cette Ong japonaise entre en parfaite phase avec les choses auxquelles elle a toujours cru et que sont l’éducation, l’entreprenariat féminin…
« C’est une fierté pour moi de représenter cette institution. Je pense que c’est le Sénégal en entier qui est choisi, d’autant plus que je représente mon pays dans toutes les réunions de prise de décision concernant l’éducation, la santé, la promotion des enfants orphelins », a-t-elle indiqué. Coumba Gawlo a réaffirmé son engagement auprès de l’Ong « Ashinaga » pour la promotion de l’éducation des enfants et particulièrement ceux orphelins.

Ibrahima BA

 

Encore des nouveautés viennent s’ajouter aux programmes de Canal+. L’information a été révélée lors de la conférence de presse à Dakar. Ce renforcement des programmes répond davantage aux demandes d’ordre sportif, culturel, informatif et autre du bouquet Canal+.

« Sept merveilles pour la rentrée des programmes, des nouveautés à travers plus de services sur les bouquets Canal+. De la nouveauté avec des surprises, avec une place de choix réservée au sport, en plus de la culture, de la production cinématographique… ». Tel est le bref mot introductif de Sébastien Punturello, directeur général de Canal+ Sénégal. Selon lui, des productions de choix, les décors des lieux (photos et tableaux) témoignent de la diversité et de la longue présence de Canal plus dans le paysage médiatique sénégalais.

La thèse selon laquelle l’Afrique serait une réserve mondiale est-elle d’actualité ? Les chiffres en productions audiovisuelles sont indicatrices, « 90% de la production de Canal+ est de la production africaine francophone soit en production et/ou coproduction soit de l’achat de programme dont 10 et 15% de programme sénégalais : « un Café avec », « Tundu Wundu », « Dinama nekh » en version française».

Les responsables de la chaîne cryptée se sont donnés comme orientation de « mettre l’accent sur la production africaine et la production africaine francophone, le talent et la recherche de talent d’où l’émission « L’Afrique a ses talents ».

Egalement, un total de 400 films neufs parus sur les écrans aux Etats-Unis, en Europe, etc., combinés à l’intégrale des classiques Rocky, Harry Potter, «une programmation cinéma super riche et variée, avec du frais (nouveautés) et du revisité, des belles marques (classique), notifie le Directeur général de Canal+ Sénégal.

Par ailleurs, il faut noter le renforcement de My Canal qui passe de 20 à 40 chaines. Aussi, la chaine D8 devient C8, avec l’arrivée également d’Oklm et Nba, deux chaines respectivement musicale et sportive.

Suite au renouvellement des droits sur l’English Première Ligue, un renforcement de l’expertise avec des magazines est effectué chaque grande compétition phares de Ligue Européenne…

Des magazines qui détaillent avec plus de commentaires notamment 011ze d’Europe, une émission dédiée à l’actualité des championnats de Premier League et de Liga. . « Talents d’Afrique » sera animé par Robert Brazza.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR
(stagiaire)

Le directeur de cabinet du ministre des Postes et des Télécommunications, Malick Ndiaye, a annoncé, hier, l’ambition du Sénégal d’atteindre le ratio 5 ménages sur 10 disposant d’un accès à Internet à domicile d’ici à 10 ans. Cela, en misant sur l’ouverture du marché et l’entrée des Fournisseurs d’accès Internet indépendant (Fai) « La question de l’accès aux réseaux numériques, qui est aujourd’hui un défi, ne devrait plus constituer une contrainte majeure d’ici quelques années, car les services haut débit mobile avec la 4G devraient, en effet, couvrir 70 % du territoire dans les cinq prochaines années et 90 % à l’horizon 2025 », a-t-il informé. M. Ndiaye a également annoncé le lancement prochain d’un programme « Start-up Sénégal » afin de faire de « notre » pays une destination privilégiée des porteurs de projet numérique innovant à travers le monde pour mieux bénéficier du transfert de compétence et développer la créativité et les capacités au niveau local ».

I. BA

La série adaptée de l'oeuvre de l'auteur Stephen King voit Idris Elba faire son entrée dans son casting, rapporte le Nme. La série doit faire ses débuts sur le petit écran en 2018.

Le Nme rapporte que  Matthew McConaughey et Idris Elba avaient déjà été confirmé pour une adaptation pour grand écran de « The Dark Tower ». Elba devrait incarner le rôle de Roland Deschain, connu sous le surnom de Gunslinger (« porteur d'armes »). Le film devrait sortir en février 2017.

(AFP)

En partenariat avec « Reach for change » et Facebook, Tigo Sénégal vient de lancer la troisième édition du Prix de l’innovation numérique. Ce concours, qui est un programme de soutien à l’entreprenariat social mettant le numérique au cœur de l’innovation et du développement, est ouvert jusqu’au 27 octobre prochain.

Mettre l’innovation au cœur du progrès social, telle est la principale ambition du Prix de l’innovation numérique dont la troisième édition vient d’être officiellement lancée par Tigo Sénégal en partenariat avec l’Ong « Reach for change » et Facebook. Les candidats désirant participer à ce concours peuvent s’inscrire jusqu’au 27 octobre prochain sur le site : www.tigo.sn/innovationnumérique. Cette année, deux lauréats se verront récompensés par les trois structures. C’est ainsi que Tigo Sénégal va remettre un chèque de 10  millions de FCfa (20.000 dollars) à chaque lauréat et apportera du soutien en monitoring, ainsi qu’un appui technologique. Ces lauréats auront l’opportunité d’entrer, pendant un an, dans le programme d’accompagnement de l’incubateur de l’Ong « Reach for change ».

De son côté, Facebook offrira gratuitement de la formation et des outils pour le développement et l’optimisation des plateformes web et des applications, ainsi que l’hébergement des applications et sites sur sa plateforme « free basics ». Les projets proposés pour l’édition 2016 portent sur les thèmes de l’inclusion numérique et de l’entrepreneuriat d’affaire. L’autre innovation de cette année, a expliqué Joyce Sagoe Gotta, directrice Marketing de Tigo Sénégal, est la participation du public au vote pour la désignation des lauréats. Ce vote du grand public va représenter 25 %. Dans ce concours, il sera procédé à un premier tri pour la sélection de 15 candidats parmi lesquels 5 seront retenus pour le décompte final. Les vainqueurs seront connus à partir du 15 décembre prochain.

Pour la directrice commerciale de Tigo Sénégal, Mitwa Kaemba Ngambi, ce concours qui fait la promotion du numérique veut mettre le digital au service des communautés. La vision du deuxième opérateur de téléphonie mobile au Sénégal et de ses partenaires est de participer activement à l’essor de l’économie numérique, lequel est un facteur clé de développement socio-économique des communautés.

De l’avis de Papa Mayacine Diop, responsable du programme « Reach for change » du Sénégal, l’innovation est devenu le socle de l’émergence et les richesses d’un pays se mesurent désormais à l’aune de ses capacités d’innovation. A l’en croire, la qualité de vie des populations dépend de l’innovation.

Accélérer la diffusion du numérique
Le directeur de cabinet du ministre des Postes et des Télécommunications s’est félicité de ce prix visant à apporter un soutien constant à des entrepreneurs sociaux porteurs d’innovations qui œuvrent à améliorer les conditions de vie des enfants et des femmes.

Selon Malick Ndiaye, Tigo Sénégal s’est inscrit « dans une démarche d’entreprise citoyenne », en mettant le numérique au service des communautés et du développement économique du pays. Par ailleurs, a-t-il poursuivi, le Sénégal a franchi une étape « importante » avec la validation du document de stratégie « Sénégal numérique 2025 », il y a quelques jours. « L’une des options retenues dans la stratégie « Sénégal numérique 2025 » est d’accélérer la diffusion du numérique dans les secteurs prioritaires identifiés dans le Plan Sénégal émergent pour, d’une part, favoriser l’accès aux services sociaux de base et, d’autre part, accroitre sensiblement la productivité en se focalisant sur l’usage accrue du numérique dans l’agriculture, l’élevage, la pêche et le commerce (…).

L’innovation sera, pour les acteurs, le véritable levier de création de valeur et de richesse », a-t-il indiqué, ajoutant qu’une grande importance est accordée à l’automatisation des femmes par le renforcement de l’entreprenariat féminin numérique et la prise en charge de l’inclusion sociale. M. Ndiaye a annoncé des « ruptures numériques » qui vont secouer le monde au cours des décennies à venir. En ce qui concerne le Sénégal, a-t-il soutenu, le gouvernement compte accompagner cette dynamique en mettant en place un mécanisme d’appui à la veille et l’innovation dans le domaine du numérique.

Initié depuis 2014, le Prix de l’innovation numérique a permis aux deux lauréats de bénéficier, l’année dernière, de l’appui de Tigo et de l’Ong « Reach for change ».

Ibrahima BA

Accès à l’internet : Le Sénégal veut atteindre le ratio 5 ménages sur 10
Internete directeur de cabinet du ministre des Postes et des Télécommunications, Malick Ndiaye, a annoncé, hier, l’ambition du Sénégal d’atteindre le ratio 5 ménages sur 10 disposant d’un accès à Internet à domicile d’ici à 10 ans. Cela, en misant sur l’ouverture du marché et l’entrée des Fournisseurs d’accès Internet indépendant (Fai) « La question de l’accès aux réseaux numériques, qui est aujourd’hui un défi, ne devrait plus constituer une contrainte majeure d’ici quelques années, car les services haut débit mobile avec la 4G devraient, en effet, couvrir 70 % du territoire dans les cinq prochaines années et 90 % à l’horizon 2025 », a-t-il informé. M. Ndiaye a également annoncé le lancement prochain d’un programme « Start-up Sénégal » afin de faire de « notre » pays une destination privilégiée des porteurs de projet numérique innovant à travers le monde pour mieux bénéficier du transfert de compétence et développer la créativité et les capacités au niveau local ».

I. BA

 

Des moments intenses de communion où l’humain a été défendu, ses droits et sa dignité exaltés ont été vécus lors de la clôture de la 3e édition du festival « Ciné droit libre », samedi dernier, à la Maison de la culture Douta Seck. Les artistes, dans la diversité de leurs expressions, ont porté un message universel. L’humoriste ivoirien Adama Dahico, avec ses délires instructifs, a égayé le public. Cheikh Lô, Awadi et Adé Bantu, artiste nigérian, accompagnés de jeunes musiciens et la communauté gabonaise en ont rajouté à son plaisir. La projection du film documentaire « Le réveil de l’éléphant » de Souleymane Drabo recouvre toute la symbolique de ce festival qui s’emploie à promouvoir et à défendre les droits humains et la liberté d’expression.

L’humoriste ivoirien Adama Dahico a ceci de fascinant qu’il narre le drame de l’Afrique avec une agilité exquise. Il tourne en dérision le chantre de la démocratie tropicalisée, « le dictateur bien aimé » de ses suppliciés, en apportant une certaine brillance dans le débat hermétique proposé par les élites. Sa partition, à travers d’abord sa présence scénique et ensuite la projection de quatre discours du « souverain » africain, a été bien appréciée par le public, heureux de le voir jouer au maître de cérémonie. « Le réveil de l’éléphant » du réalisateur burkinabé Souleymane Drabo s’exprime dans le même registre de la réflexion sur les conduites qui entravent l’évolution du continent avec moins de saillies divertissantes.

Ce film documentaire est à la fois un cri de réprobation et d’espoir auquel a été sensible une âme consciente et généreuse, Issiaka Diaby. Ce dernier, fondateur de l’Association des victimes de Côte d’Ivoire, meurtries et dépouillées par une décennie de guerre, apporte du réconfort à ses concitoyens. Il s’emploie, depuis des années, à accompagner les 15.000 membres de cette structure pour leur prise en charge et leur indemnisation, tout en veillant à ce que la rancune ne porte atteinte à l’unité nationale. Son message n’est pas celui de la haine. Il s’inscrit dans un avenir que les Ivoiriens devront envisager ensemble dans le respect de la douleur des infortunés et dans la foi à un futur en communion.

Spectacle de fusion
Issiaka Diaby l’a dit lui-même à la fin de la projection du film : « Nous devons lutter contre les maux de notre continent et porter les combats justes ensemble, tout en ayant une pensée pour nos victimes ». Le réalisateur a abondé dans le même sens pour s’offusquer de « la cupidité de certains dirigeants africains » porteuse de périls.

C’est comme si les esprits s’étaient concertés avant de monter sur scène. Le mal a été diagnostiqué et la flamme ravivée. Les peuples d’Afrique construiront eux-mêmes leur destin. « Les frères du Sud », groupe casamançais qui excelle dans l’afrobeat, ont été les premiers à le dire par des notes enchanteresses. Ils chantent leur terre maculée de sang comme pour faire écho au « Réveil de l’éléphant ». La communauté gabonaise, bien représentée à la fête, a également offert un spectacle de fusion assez révélateur de la situation post-électorale de leur pays. Ils ont exploré diverses expressions artistiques pour montrer leur désappointement. Le jeune et talentueux musicien Boubacar Diallo a adouci les cœurs en interprétant « Africa » d’Ismaël Lô, sous les ovations.

Adé Bantu, chanteur nigérian, et le rappeur sénégalais Didier Awadi ont procuré au public d’agréables moments où la fureur des instruments et la puissance des voix ont martyrisé les corps. Le musicien Cheikh Lô les a tempérés avant de les faire échouer au rivage du rythme fluide où le message est panafricain…, humain.

Alassane Aliou MBAYE

 

Après « Les Fondements historiques du panafricanisme expliqués à la jeunesse » et « Un océan perlé d’espoir », tous publiés en 2016, l’écrivain Amadou Elimane Kane vient de faire paraitre aux éditions Lettres de renaissance « Moi, Ali Yoro Diop ou la pleine lune initiatique ». Ce roman est le premier tome d’une trilogie qui pense l'Afrique autrement dans le cadre de l'écriture du récit continental.

« Moi, Ali Yoro Diop ou la pleine lune initiatique » est le nouveau roman de l’écrivain Amadou Elimane Kane. Parue aux éditions Lettres de renaissance, cette œuvre traite de la résistance face aux envahisseurs européens. Le personnage principal de l’ouvrage, Ali Yoro Diop, est né en 1884 sur les rives du Fanaye, au nord du Sénégal. « Vivant une enfance heureuse avec sa famille, il apprend les valeurs de l’éducation africaine. Mais l’arrivée des colonisateurs va bouleverser son destin. C’est alors la succession de traumatismes qui éveillent sa conscience ». Ali Yoro Diop, en dénonçant les injustices organisées par la domination européenne, choisit la résistance.

« En exil au Mali, il apprend les fondements de la culture ancestrale et l’histoire négro-africaine. Il en fait un sacerdoce pour lutter contre l’envahissement occidental et porter la justice cognitive tout au long de sa trajectoire. Au péril de sa vie, il conduit la révolte avec ses partisans pour défendre l’équité humaine et réhabiliter la vérité de l’héritage africain ». Pour l’auteur, l’histoire d’Ali Yoro Diop est basée sur des faits historiques réels et a été écrite à partir de sources orales et écrites du début du XXème siècle. D’après Amadou Elimane Kane, cette histoire négro-africaine est une ode héroïque à la liberté et aux choix d’un peuple pour sa dignité. C’est également  la révélation d’une entreprise littéraire qui s’inscrit dans le patrimoine africain, porteur de valeurs humanistes universelles.

Renaissance des peuples africains
« Naviguant entre la prose et la poésie, le récit s’inspire de la tradition narrative africaine, au carrefour des cultures, de la parole sacrée et de la réalité historique », note-t-il. Ainsi, à travers ce roman, l’auteur « affirme la légitimité de la conscience, de la connaissance de soi, de la transmission culturelle, pour éloigner la barbarie et contribuer à la renaissance des peuples africains ».

Enfin, ce livre est le premier tome d'une trilogie qui pense l'Afrique autrement dans le cadre de l'écriture du récit continental. 
L’auteur est un écrivain poète et enseignant chercheur à Paris, en France, où il réside depuis plusieurs années. C’est aussi un militant panafricain. Ses convictions et ses recherches dans le domaine du patrimoine historique et culturel africain l’ont conduit à créer l’Institut culturel panafricain (Icp) de Yène afin d’y promouvoir toutes les formes d’expression artistique et culturelle, dans une perspective de connaissance et d’ouverture.

Amadou Elimane Kane est l’auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels « Les Soleils de nos libertés », « Enseigner la poésie et l’oralité », « L’Ami dont l’aventure n’est pas ambiguë », « Les Fondements historiques du panafricanisme expliqués à la jeunesse »...

Ibrahima BA

Sur scène, vendredi dernier à l’Institut culturel allemand de Dakar, le chanteur Bouba Kirikou a opéré sa magie devant un public mixte. Il ne serait pas exagéré de qualifier sa production de ripaille musicale: sonorités variées, danses, un véritable moment de communion et d’émotions.

En partenariat avec l’Institut Goethe de Dakar, Bouba Kirikou s’est produit, vendredi dernier, devant un public métissé. Le concept world musical (musique du monde) a trouvé là son sens. Avec un orchestre tradi-moderne composé des classiques (guitares, basse, un ensemble de percussions...), Bouba revisite son répertoire devant son public resté debout et en bouillonnement tout au long de la soirée. 

Dans la diversification de styles, Bouba est un alchimiste. Une prestation en afro-beat, avec « Salamalekoum » qui symbolise la paix. Le public s’enthousiasme avec l’artiste qui combine chants et chorégraphies. Entre deux titres, Bouba change carrément de ton, tantôt du rock avec « Adouna », un morceau qui traite des inégalités : des nantis opposés à ceux qui tirent le diable par la queue. Tous les contrastes de la vie. La confusion entre citoyen et politicien est mise à nue, ainsi que le manque de communication et de communion des gens… Un beat très électrique pour « Souniou rewmi », un appel à l’unisson, au travail, à l’auto-productivité ; que chacun se joigne à l’action. Le tout dans une ambiance bon enfant.

L’artiste gratifie le public de ses œuvres et tient les spectateurs en haleine jusqu’à la fin. Loraine, une mélomane, acclame Bouba Kirikou comme « le meilleur au Sénégal ; un artiste complet capable de chanter dans plusieurs langues, dans des styles variés. Selon la jeune dame, « chacun peut s’y plaire, et il n’a pas dérogé à la règle. Une fois de plus, il y avait du spectacle et une synchronisation totale d’avec tout le public ».

En collaboration avec l’Institut culturel, Bouba Kirikou espère la pérennisation du projet et prépare une tournée africaine avec Goethe-Institut.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR
(stagiaire)

Les 10 finalistes de la 15ème édition du Prix des Cinq continents de la Francophonie sont sélectionnés. Cette année, rapporte un communiqué, ce concours qui récompense, tous les ans, un texte de fiction narratif d’expression française a vu la participation de 122 œuvres.

Réunis vendredi dernier, les représentants des cinq Comités de lecture (l’Association Passa Porta de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’Association des écrivains du Sénégal, l’Association du Prix du jeune écrivain de langue française de France, le Collectif des écrivains de Lanaudière de Québec et l’Association Culture elongo du Congo) ont sélectionné 10 ouvrages finalistes représentant 10 pays. Parmi les œuvres retenues figurent « Anguille sous roche » d’Ali Zamir (Comores), éditions Le Tripode (France), « Confidences » de Max Lobe (Cameroun-Suisse), éditions Zoé (Suisse), « Le Corps de ma mère » de Faouzia Zouari (Tunisie-France), éditions Joelle Losfeld (France).

De l’avis des comités, rapporte le document, « les œuvres retenues reflètent les nuances et la beauté de la langue française. Elles ont en commun la quête de l’identité souvent plurielle. À travers déracinement, exil, rencontre de l’autre, les personnages cheminent vers une meilleure compréhension de soi et de leur héritage ».
 Le communiqué informe que le jury international, présidé par Jean-Marie Gustave Le Clézio (Maurice), désignera le lauréat au début du mois de décembre 2016 à Paris, où il se réunira avant la remise du Prix. En plus d’un montant de 10.000 euros, l’Organisation internationale de la Francophonie assurera la promotion du lauréat sur la scène littéraire internationale durant une année entière. En 2015, c’est l’écrivain In Koli Jean Bofane qui a été distingué pour son roman « Congo Inc : le testament de Bismarck » (éditions Actes Sud).

E.M. FAYE

Depuis samedi 24 septembre, Africanews, première chaîne d'information panafricaine multilingue et média a lancé sa première campagne « Africanews, Your voice » (« une nouvelle voix »). Selon un communiqué, le but est de présenter « le nouveau visage » de l'information d'un continent en mouvement. Africanews, lancée, cette année, par sa société sœur Euronews, a créé un réseau panafricain à part entière dont « les choix éditoriaux sont faits en Afrique et pour un public africain ».

Pour souligner ce positionnement éditorial, la campagne présente les journalistes d'Africanews qui incarnent l'équipe de 90 professionnels des médias originaires de toute l'Afrique subsaharienne. « Depuis Pointe-Noire (Congo-Brazzaville), ils produisent ensemble une couverture unique de l'actualité africaine et internationale d'une perspective purement panafricaine », explique le document. Michael Peters, le président, y soutient : « (…) Nous ciblons tous les Africains qui veulent un nouveau regard sur leur continent et sur les infos mondiales, ainsi qu'une couverture qui reconnaît que la croissance africaine est une source inestimable d'information et que le continent est un formidable gisement de talents ». Le communiqué détaille que la première campagne d'affichage de la marque sera déployée dans des lieux stratégiques et fréquentés des capitales de sept pays : Cameroun, Côte d'Ivoire, Kenya, Nigeria, République démocratique du Congo, République du Congo, Sénégal. E.M.F.

« On est très confiant. On a franchi un cap important en arrivant à un consensus sur les principes. Maintenant sous réserve de réglages à faire au niveau du comité qu’on a décidé, de commun accord, à mettre en place. Le plus difficile est derrière nous. On est en droit d’attendre que l’Assemblée nationale puisse voter, dans les mois qui viennent, le premier Code de la presse du Sénégal. Le but, c’est de créer un cadre qui protège tout le monde, qui donne aux différents acteurs les moyens d’accomplir leurs missions dans les meilleures conditions possibles et, de ce point de vue, comme on est dans un régime de liberté, il est évident que c’est la responsabilité qui sera de mise pour que les équilibres puissent être réalisés ».

Propos recueillis par S. O. FALL
et I. BA

« La Presse en ligne a été au centre des débats. Il y a eu des retouches des dispositions de 2010 et les propositions que nous avions faites n’ont pas été prises en charge. Mais aujourd’hui, il y a eu un consensus au tour du fait que les deux rapports vont être versés au comité scientifique. On va prendre part au comité pour travailler et améliorer le texte parce qu’il y a des dispositions très précises qui donnent la possibilité à une autorité administrative à aller fermer un site ou de demander le retrait de parties ou de contenus attentatoires. Nous pensons que cela doit passer par une décision de justice.

Pour cela aussi, il y a eu un consensus parce qu’à travers le comité qui sera mis en place, nous allons rediscuter de ces choses-là et voir comment mettre en place une procédure transparente et purement légale permettant la fermeture d’un site. Ça, on ne le souhaite pas, doit être une exception. Si cela doit se faire, il faudra que ce soit une procédure légale.

Le plus important, c’est qu’on arrive à avoir une presse libre, démocratique, saine, professionnelle et responsable. Je crois que les fondamentaux ont été mis sur la table et on attend beaucoup de ce comité qui, une semaine après ces travaux, va commencer à défricher ces parties litigieuses ».

Par Samba Oumar FALL
et Ibrahima BA

« Nous tirons un bilan de satisfaction. Cela fait six ans que le projet de Code qui introduisait trois révolutions au Sénégal était bloqué. Il s’agit de l’accès à la profession qui est normé, du  statut de l’entreprise de presse qui connaît une crise profonde, crise due à l’absence d’un environnement économique juridique fiscal. Ce nouveau projet introduit ce qui n’existait pas au Sénégal, à savoir le concept d’entreprise de presse qui est une réalité juridique. La dépénalisation des délits de presse n’a pas été retenue.

De manière consensuelle, les parlementaires, le gouvernement, les différentes institutions, tout le monde est d’accord pour mener ces deux réformes parce que c’est dans l’intérêt des médias et de la société sénégalaise. Parce que la presse au Sénégal a su rester une presse républicaine et a joué son rôle de stabilisateur social et politique dans ce pays.

Les patrons de presse se retrouvent dans ce projet de Code. Parce que nous aurons désormais des gens mieux formés qui ne vont pas nous amener au tribunal chaque jour.
Quand on donne des avantages fiscaux aux entreprises de presse, c’est dans l’intérêt de l’économie de la presse. C’est pourquoi nous nous retrouvons parfaitement dans ce projet de Code. Et nous espérons que le gouvernement va aller plus loin en créant un environnement plus favorable pour le développement de la presse sénégalaise »

Par Samba Oumar FALL
et Ibrahima BA

« C’est un ouf de soulagement pour tout le Sénégal parce que ce Code a été bloqué du fait de la disposition de la dépénalisation. Il faut dire à l’endroit de l’opinion que c’est le gouvernement qui a pris la responsabilité d’enlever cette partie du texte et que nous, médias, avons pris acte de cette décision. Mais il y a deux choses sur lesquelles la presse s’est réjouie.

C’est d’abord le statut de journaliste qui est définitivement réglé, mais aussi l’entreprise de presse qui a été renforcée par un dispositif mis en place. Le séminaire a été très positif, car nous avons abouti à un large consensus. Le travail continue. Un comité restreint sera mis en place pour un toilettage du texte. Il s’en suivra alors un séminaire pour la validation définitive du texte. La dépénalisation étant retirée, nous ne voyons aucune raison pour laquelle les députés ne voteront pas ce texte ».

Propos recueillis par S. O. FALL
et I. BA

« Il faut saluer l’esprit qui a animé ce séminaire : que les gens puissent faire prévaloir le consensus dégagé. D’autant plus que les discussions vont se poursuivre pour avoir un texte beaucoup plus consensuel. Certains se sont réjouis en se disant que le texte va passer vu que la question des peines privatives de liberté a été réintroduite ; les gens pensent qu’il y a plus de chance que les textes puissent aboutir d’autant plus que les parlementaires qui étaient sur place s’en sont fait l’écho. Maintenant, il reste à poursuivre le travail et à être dans la même dynamique tout en disant que la question de la dépénalisation, c’est une tendance mondiale et pas une obsession nationale. Mais cette question-là, s’il le faut, on va la poursuivre.

L’essentiel étant de faire passer les bonnes dispositions qui se trouvent dans le projet de texte, notamment de l’entreprise de presse, l’accès à la profession, le financement du service public, la manne publicitaire, de sa réglementation et autres disposition. Il faut donc saluer l’esprit d’initiative et de faire poursuivre le dialogue et la discussion pour avoir des consensus forts. Après le travail de polissage qui sera poursuivi et d’intégration d’autres éléments, il faudra que les autorités puissent jouer le jeu et qu’on puisse effectuer le travail nécessaire, pour que le Code puisse enfin être adopté avant la fin de l’année ».

Par Samba Oumar FALL
et Ibrahima BA

La collectivité mandingue de la commune de Mbour a reçu, hier, en soutien à leurs activités culturelles, un soutien à hauteur de cinq millions de FCfa de la part du président Macky Sall. Le ministre de la Culture a annoncé, à l’occasion, la création d’un espace de promotion du « Kankourang » (masque d’initiation) à Mbour.

Comme lors des années précédentes, le chef de l’État a encore apporté son soutien à la collectivité mandingue de la commune de Mbour dans le cadre de l’organisation du « Mois du ‘‘Kankourang’’ ». Une enveloppe de 5 millions FCfa leur a ainsi été remise au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, accompagné du directeur de cabinet du chef de l’État, Me El Hadji Oumar Youm. « Le président de la République nous a instruit de faire la promotion des valeurs culturelles, et le « Kankourang », qui en fait partie intégrante, a été élevé au rang de patrimoine immatériel et oral par l’Unesco.

C’est pourquoi d’ailleurs, dans le Plan Sénégal émergent (Pse), la culture occupe une place de choix », a-t-il indiqué. M. Ndiaye a invité la collectivité mandingue de s’unir afin de mieux préserver et sauvegarder le « Kankourang ». Il a profité de cette tribune pour annoncer la création d’un espace « Kankourang » à Mbour pour l’année prochaine. Selon lui, le prochain budget national prendra en compte ce projet qui va contribuer à la promotion du « Kankourang ». Cette action du président Macky Sall a été vivement saluée et magnifiée. Pour le premier vice-président de la collectivité mandingue de Mbour, El Hadji Amadou Seydi, ce geste du président de la République ne constitue pas une première. Les membres l'ont vivement remercié et ont formulé des prières en son endroit.

S. O. FALL

 

Le séminaire  de concertation sur le projet du Code de la presse  s’est achevé, samedi, à Saly (Mbour), par l’adoption consensuelle d’un document final. Lequel devra être peaufiné par un comité scientifique restreint désigné par le ministre de la Culture et de la Communication. Le projet sera ensuite transmis au Conseil des ministres, avant d’être envoyé à l’Assemblée nationale.

L’adoption consensuelle du rapport général du séminaire de concertation, qui a pris fin samedi, à Saly, constitue un moment fort dans le processus de la mise en place définitive d’un Code de la presse au Sénégal. Elle  traduit aussi la volonté de tous les acteurs de la presse de voir  les parlementaires valider ce texte en chantier depuis 2010. Pour le ministre de la Culture et de la Communication, qui a présidé la cérémonie de clôture de cette rencontre, il s’agit d’un « pas géant » réussi par les participants, en trouvant un consensus sur le document final. 

« Au terme de trois jours de discussions, nous avons réussi à avoir une mouture consensuelle. Le président de la République  attache une attention particulière à ce Code (...) Au niveau de notre département, nous ferons en sorte que le document puisse être transmis très rapidement  au chef de l’Etat et au gouvernement, pour une adoption en Conseil des ministres. Après cela, il sera envoyé à l’Assemblée nationale », a déclaré Mbagnick Ndiaye, rappelant que depuis 2000, des efforts sont faits pour que ce Code soit adopté. Mais, a-t-il ajouté, il a été  rejeté par l’ensemble des parlementaires à cause des dispositifs pratiques qui n’étaient pas adaptées.

Comité scientifique restreint
Le ministre de la Culture et de la Communication, qui a invité les acteurs des médias à faire de ce texte le leur, espère  voir ce Code adopté avant la fin de l’année 2016. Un comité scientifique restreint sera mis en place par le ministère pour se pencher sur l’harmonisation des nouvelles propositions qui ont été émises lors de ce séminaire. Mbagnick Ndiaye a attiré l’attention sur l’autre challenge concernant la signature  des  décrets d’application après l’adoption dudit Code par l’Assemblée nationale. « Il ne faut pas qu’ils soient comme ceux de la charte du Sport qui date de 1984 mais qui, jusqu’à  présent, n’a aucun décret d’application », a-t-il fait comprendre.

D’après lui, une fois adopté, le Code de la presse va régler le problème du statut du journaliste et  contribuer à davantage organiser le secteur des médias. « Il y a les réaménagements d’un certain nombre de dispositions qui partent de l’entreprise de presse à la responsabilité des journalistes. Tout ce qui concernait la dépénalisation, l’emprisonnement, a été transféré au Code de procédure civile. C’est là le point fort. Les autres aspects, c’est le problème de formation et le statut de journaliste. Tout cela mérite que nous puissions réorganiser le secteur », a-t-il souligné, ajoutant que la délivrance de la carte de presse va permettre d’avoir une presse beaucoup plus responsable.

De son côté, l’ancien ministre de la Communication Abdou Fall  s’est félicité de l’engagement et de l’esprit d’ouverture des acteurs durant ce séminaire. Mais également leur volonté de progresser. « Il y a un réel désir d’unité qui nous permet d’aller vers un consensus », a-t-il laissé entendre. Saluant la démarche du ministre de la Culture et de la Communication,  M. Fall a affirmé que « la pratique de la concertation doit être érigée en mode de gouvernance » et devenir aussi une nouvelle modalité de gestion des secteurs à enjeu.

Par Samba Oumar FALL
et Ibrahima BA

Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, secrétaire général du Synpics : « Faire passer les bonnes dispositions dans le projet »
« Il faut saluer l’esprit qui a animé ce séminaire : que les gens puissent faire prévaloir le consensus dégagé. D’autant plus que les discussions vont se poursuivre pour avoir un texte beaucoup plus consensuel. Certains se sont réjouis en se disant que le texte va passer vu que la question des peines privatives de liberté a été réintroduite ; les gens pensent qu’il y a plus de chance que les textes puissent aboutir d’autant plus que les parlementaires qui étaient sur place s’en sont fait l’écho. Maintenant, il reste à poursuivre le travail et à être dans la même dynamique tout en disant que la question de la dépénalisation, c’est une tendance mondiale et pas une obsession nationale. Mais cette question-là, s’il le faut, on va la poursuivre.

L’essentiel étant de faire passer les bonnes dispositions qui se trouvent dans le projet de texte, notamment de l’entreprise de presse, l’accès à la profession, le financement du service public, la manne publicitaire, de sa réglementation et autres disposition. Il faut donc saluer l’esprit d’initiative et de faire poursuivre le dialogue et la discussion pour avoir des consensus forts. Après le travail de polissage qui sera poursuivi et d’intégration d’autres éléments, il faudra que les autorités puissent jouer le jeu et qu’on puisse effectuer le travail nécessaire, pour que le Code puisse enfin être adopté avant la fin de l’année ».

Par Samba Oumar FALL
et Ibrahima BA

Mamadou Cissé, président commission communication et culture de l’assemblée nationale : « Ce séminaire nous permettra de prendre une bonne décision »
« Il faut saluer le consensus qui a été trouvé à adopter un texte préliminaire. C’est un travail entre les acteurs du secteur et le ministère de la Communication à trouver un consensus avant que le document arrive à l’Assemblée nationale. Maintenant, il y a un autre travail que nous, députés, devons faire, c’est-à-dire examiner le texte plus en profondeur au niveau de nos commissions techniques. L’excellent travail qui a été fait pendant ce séminaire nous facilitera notre tâche pour pouvoir prendre une très bonne décision sur le Code ».

Par Samba Oumar FALL
et Ibrahima BA

 Cheikh Thiam, Dg de la Sspp « Le soleil » et rapporteur : « On est arrivé à une étape de consensus entre les différents acteurs »
Cheikh Thiam dg de la Sspp le soleil1« Il y a quelque temps, les positions étaient cristallisées, mais aujourd’hui, on est arrivé à une étape de consensus entre les différents acteurs, mais aussi les députés. C’est un travail de qualité qui a été fait. Avec la mise en place du comité restreint qui va poursuivre le travail, nous aurons bientôt un document définitif portant Code de la presse au Sénégal. Actuellement, la rémunération du secteur public de l’information est très faible. Les entreprises publiques d’information font face à des charges importantes. L’État apporte un appui qui n’est pas conséquent et n’arrive pas toujours à temps.

Les autorités sont donc conscientisées sur cette situation et, dans les jours à venir, des améliorations seront faites. Nous avons des charges très importantes du fait de l’exercice de la mission de service public. Pour accompagner les médias publics dans leur développement, dans l’exercice de leurs missions essentielles, les autorités sont en train de voir des solutions pour mieux les accompagner.

Je suis de ceux qui pensent que quand on reçoit des ressources de l’État, on doit les utiliser avec efficience. C’est là où se situe la pertinence de l’adoption d’un contrat de performance pour les médias publics adossé à des indicateurs de résultats, pour qu’on puisse dire que les ressources qu’on a reçues de l’État, on les a utilisées pour atteindre telle et telle performance. L’accompagnement financier doit être adossé à des obligations de résultats.

Nous devons faire des résultats dans notre travail quotidien. Il y a quelques années, nous avions entamé des échanges fructueux avec le ministère des Finances et le ministère de tutelle pour la signature d’un contrat de performance. Ce document reste à être signé. Nous allons sensibiliser les autorités parce que tout le monde y gagne. Nous aurons des résultats à atteindre, des indicateurs de performances qui permettront de juger les progrès établis dans la réalisation de notre mission ».

Par Samba Oumar FALL
et Ibrahima BA

Bacary Domingo Mané, président du Cored : « Aucune raison pour que les députés ne votent pas ce texte »
« C’est un ouf de soulagement pour tout le Sénégal parce que ce Code a été bloqué du fait de la disposition de la dépénalisation. Il faut dire à l’endroit de l’opinion que c’est le gouvernement qui a pris la responsabilité d’enlever cette partie du texte et que nous, médias, avons pris acte de cette décision. Mais il y a deux choses sur lesquelles la presse s’est réjouie.

C’est d’abord le statut de journaliste qui est définitivement réglé, mais aussi l’entreprise de presse qui a été renforcée par un dispositif mis en place. Le séminaire a été très positif, car nous avons abouti à un large consensus. Le travail continue. Un comité restreint sera mis en place pour un toilettage du texte. Il s’en suivra alors un séminaire pour la validation définitive du texte. La dépénalisation étant retirée, nous ne voyons aucune raison pour laquelle les députés ne voteront pas ce texte ».

Propos recueillis par S. O. FALL
et I. BA

 Mamadou Ibra Kane, président du Cdeps : « Les patrons de presse se retrouvent dans ce projet de Code »
« Nous tirons un bilan de satisfaction. Cela fait six ans que le projet de Code qui introduisait trois révolutions au Sénégal était bloqué. Il s’agit de l’accès à la profession qui est normé, du  statut de l’entreprise de presse qui connaît une crise profonde, crise due à l’absence d’un environnement économique juridique fiscal. Ce nouveau projet introduit ce qui n’existait pas au Sénégal, à savoir le concept d’entreprise de presse qui est une réalité juridique. La dépénalisation des délits de presse n’a pas été retenue.

De manière consensuelle, les parlementaires, le gouvernement, les différentes institutions, tout le monde est d’accord pour mener ces deux réformes parce que c’est dans l’intérêt des médias et de la société sénégalaise. Parce que la presse au Sénégal a su rester une presse républicaine et a joué son rôle de stabilisateur social et politique dans ce pays.

Les patrons de presse se retrouvent dans ce projet de Code. Parce que nous aurons désormais des gens mieux formés qui ne vont pas nous amener au tribunal chaque jour.

Quand on donne des avantages fiscaux aux entreprises de presse, c’est dans l’intérêt de l’économie de la presse. C’est pourquoi nous nous retrouvons parfaitement dans ce projet de Code. Et nous espérons que le gouvernement va aller plus loin en créant un environnement plus favorable pour le développement de la presse sénégalaise »

Par Samba Oumar FALL
et Ibrahima BA

Ibrahima Lissa Faye, président appel : « Le plus important, avoir une presse libre, professionnelle, responsable… »
« La Presse en ligne a été au centre des débats. Il y a eu des retouches des dispositions de 2010 et les propositions que nous avions faites n’ont pas été prises en charge. Mais aujourd’hui, il y a eu un consensus au tour du fait que les deux rapports vont être versés au comité scientifique.

On va prendre part au comité pour travailler et améliorer le texte parce qu’il y a des dispositions très précises qui donnent la possibilité à une autorité administrative à aller fermer un site ou de demander le retrait de parties ou de contenus attentatoires. Nous pensons que cela doit passer par une décision de justice. Pour cela aussi, il y a eu un consensus parce qu’à travers le comité qui sera mis en place, nous allons rediscuter de ces choses-là et voir comment mettre en place une procédure transparente et purement légale permettant la fermeture d’un site. Ça, on ne le souhaite pas, doit être une exception. Si cela doit se faire, il faudra que ce soit une procédure légale.

Le plus important, c’est qu’on arrive à avoir une presse libre, démocratique, saine, professionnelle et responsable. Je crois que les fondamentaux ont été mis sur la table et on attend beaucoup de ce comité qui, une semaine après ces travaux, va commencer à défricher ces parties litigieuses ».

Par Samba Oumar FALL
et Ibrahima BA

Abdou Fall, ancien ministre de la Communication : « Créer un cadre qui protège tout le monde »
« On est très confiant. On a franchi un cap important en arrivant à un consensus sur les principes. Maintenant sous réserve de réglages à faire au niveau du comité qu’on a décidé, de commun accord, à mettre en place. Le plus difficile est derrière nous. On est en droit d’attendre que l’Assemblée nationale puisse voter, dans les mois qui viennent, le premier Code de la presse du Sénégal. Le but, c’est de créer un cadre qui protège tout le monde, qui donne aux différents acteurs les moyens d’accomplir leurs missions dans les meilleures conditions possibles et, de ce point de vue, comme on est dans un régime de liberté, il est évident que c’est la responsabilité qui sera de mise pour que les équilibres puissent être réalisés ».

Propos recueillis par S. O. FALL
et I. BA

Le séminaire organisé par l’Union nationale  des  photojournalistes du  Sénégal, en partenariat avec l’ambassade des Etats-Unis, a pris fin hier. La cérémonie de clôture a eu lieu dans les locaux du Cesti. En marge de cette cérémonie, une préoccupation presque unanime a été soulevée, l’absence de structures de formation pour ce corps de métier.

Au nombre de 27 récipiendaires, ils ont reçu successivement leur attestation témoignant une semaine de formation et de renforcement de capacités pour exercer davantage ce métier avec plus de professionnalisme. Cet atelier, qui s’est tenu sous la présence du directeur du Centre d’études des sciences et techniques de l’information et de la communication (Cesti), Ibrahima Sarr, du conseiller aux affaires publiques à l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal, a été également une occasion pour les professionnels du métier d’exprimer les problèmes auxquels ils sont confrontés. Notamment, l’absence de structures de formation et de perfectionnement en photographie, en particulier au photojournalisme, malgré la diversité du paysage médiatique. Comptant plus de 40 photojournalistes, les membres de l’Unpjs sont formés, pour la plupart, sur le tard. Par la voix de leur président, Moussa Sow, ils ont invité leurs partenaires et les écoles de formation à l’ouverture de filières d’enseignement du métier de photojournaliste avec des spécialités dans tous les domaines. Pour son programme 2016-2017, les activités seront orientées vers la formation, la revalorisation et la diffusion des travaux et des œuvres photographiques à travers un site internet et la création d’un répertoire pour les professionnels du métier.

« Un journal, avant d’être lu, il est vu »
Selon le directeur du Cesti, au Sénégal, dans le cadre de la plupart des projets de formation, les photojournalistes ont été les oubliés. « Ils sont d’égale dignité que les journalistes. Ils doivent bénéficier du même respect, de la même considération et des mêmes privilèges que ces derniers », a soutenu Ibrahima Sarr. Une raison pour laquelle depuis 2012, dans le cadre de tous les projets de formation, le Cesti a affecté un quota aux photographes, aux cameramen, aux preneurs de son et aux monteurs. « Dans un journal, ce n’est pas simplement les informations qui sont diffusées par le reporter sur le terrain. Il y a aussi la maquette et la photo qui participent à la réalisation du journal. Donc, les techniciens doivent bénéficier des sessions de formation », a-t-il renchéri.
Dans le cadre de la politique de diversification de l’offre de formations, M. Sarr a renseigné qu’une Licence en production audiovisuelle a été prévue, notamment pour former des cameramen, des preneurs de son, bref, ceux qui s’occupent de la post-production. Dans le cadre de cette formation, il y aura une filière dédiée à la photographie. Un souci pour la validation de l’expérience professionnelle qui permettra à certains photographes de pouvoir intégrer le Cesti et d’en sortir avec un diplôme universitaire reconnu par la profession.
 Un terme qui est revenu tout un long de cet atelier pour montrer l’importance de l’image dans la mise en scène de l’information. « Un journal d’information ne peut se passer d’illustration, notamment la photographie. « Au-delà de l’illustration, la photographie de presse participe à l’authenticité et à la crédibilité de l’information. D’où l’importance de la formation des praticiens de cette profession », a laissé entendre le président de l’Unpjs qui, d’après M. Sarr, a pris quelques initiatives qui s’inscrivent dans la qualité.

Marame Coumba SECK

Les architectes Jean Charles Tall et Mbacké Niang ont animé, mercredi dernier, une table ronde sur le thème : « Jeune architecture -nouveau contexte, nouvelles pratiques ». Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’exposition « African Modernism - l'architecture de l'indépendance ». Les deux intervenants, devant une assistance concernée, ont interrogé les pratiques actuelles et situé leurs causes en se référant à celles-là d’un autre temps.

« Au Sénégal, on ne consulte l’architecte que quand un bâtiment s’effondre ». Cette boutade de Mbacké Niang est assez révélatrice des rapports que l’architecte entretient avec l’usager. La profession d’architecte nourrit encore des fantasmes, s’enferme dans un élitisme obstruant qui en fait la « chose importée », accessoire. Elle couvre le domaine de l’abstraction dans l’imaginaire collectif alors qu’elle est un vécu social. Il lui reste à conquérir des surfaces et à influer sur les mentalités dans le mouvement moderne arrimé à des pratiques traditionnelles. Son cheminement historique au Sénégal en fait presque une exigence. Car « l’architecture est une question civilisationnelle », pour ainsi reprendre l’architecte et chercheur Mbacké Niang. Elle participe à la construction d’une identité nationale. C’est pourquoi Senghor, selon l’ancien vice-président de l’Ordre des architectes du Sénégal, avait défini les principes de base pour que l’Afrique retrouve sa créativité. Il a dégagé, à travers une loi de 1978, les principes fondamentaux devant régir l’architecture sénégalaise. Le parallélisme asymétrique en est une résultante. Il s’était inscrit dans une approche civilisationnelle qui va au-delà des projets ponctuels.
Les défis, à l’en croire, sont les mêmes du point de vue de la construction identitaire qui est d’actualité. Toutefois, estime-t-il, lorsqu’il s’agit d’évoquer la question de l’architecte et non de l’architecture, le problème peut être posé autrement. L’architecte est avec le propriétaire et l’entrepreneur les trois principaux acteurs dans la mise en marche d’un projet.
En sus de la complexité du dialogue avec les acteurs du bâtiment, il est soumis à un contexte particulier au Sénégal où sa marge de manœuvre est restreinte. Ceux qui ont recours à ses services font moins de 7 %, selon l’Agence de l’informatique de l’Etat. « L’application de la loi sur l’assistance architecturale destinée à toute personne ayant fait la demande pour les constructions ou modifications à usage d’habitation aurait pu permettre d’aider les citoyens et de participer à l’édification d’un cadre de vie mieux pensé », souligne M. Niang tout en concluant sur une note d’espoir. Le nouveau contexte international marqué par la récurrence du débat sur le développement durable nous met sur la même ligne de départ. Il est possible d’envisager, avec le monde, une façon de bâtir.

Renouvellement
Jean Charles Tall, architecte et enseignant, abonde dans le même sens pour décrier l’absence de volonté politique. Il en veut pour preuve la fermeture de l’Ecole d’architecture de Dakar sous le régime socialiste sans, raconte-t-on, que le président Abdou Diouf ne soit mis au courant. La suppression des concours qui auraient pu permettre à la créativité et l’expérience de s’exprimer est un autre écueil. « On a enlevé aux jeunes cette opportunité de montrer leur savoir-faire ». M. Tall a, par ailleurs, souligné la nécessité de renouvellement de la profession, car une importante partie des architectes a dépassé la cinquantaine.
En ce qui a trait à l’opposition entre la tradition et la modernité, le co-fondateur du Collège universitaire d’architecture de Dakar estime qu’elle n’a pas lieu d’être. Parce que ce qui est supposé être moderne est parfois déjà pratiqué par des sociétés traditionnelles. La ventilation architecturale, de nouveau explorée par des Européens, chez des populations du sud du Sénégal en est une illustration achevée. L’architecture n’est pas un fait isolé. Il convient, selon lui, de l’inscrire dans une réflexion globale sur la société que nous voulons construire ensemble.
Son évolution et sa filiation n’étant pas linéaires, il est opportun de la décloisonner et de l’affranchir de cette dichotomie. Ou de « réinventer le traditionnel dans l’habitat », comme nous y invite l’architecte Carole Diop. Cela implique un travail sur les mentalités et une incitation de l’Etat à l’utilisation de certains matériaux. Mais, il semble avant tout nécessaire pour les architectes de prendre conscience des enjeux et de « sortir de leur trou », comme s’est amusé à le leur dire Momar Ndao de l’Association des consommateurs du Sénégal.

Alassane Aliou MBAYE

Le Musée national de l’histoire afro-américaine s’ouvre au public aujourd’hui à Washington. Il aura fallu 13 ans pour arriver à cet évènement qui marque la fin du mandat de Barack Obama, le premier président afro-américain, dans un contexte de renouveau de la lutte pour les droits civiques et contre les violences policières.

 « C’est un sentiment indescriptible ; de la tristesse, de la joie, de la jubilation, un sentiment de triomphe. Mais plus que tout, c’est de la gratitude envers Dieu qui nous a amenés ici. Nous sommes des survivants, et nous sommes là », s'émeut Dona Owens, journaliste pour des revues afro-américaines. Invitée avant l’ouverture du musée, elle ne s’attendait pas à être submergée par l’émotion. Et c’est vrai, le voyage proposé est touchant. Une collection chronologique qui commence au 3e sous-sol. Les heures sombres de la traite des esclaves n’ont pas besoin de lumière. Une lumière du jour que nous n’atteindrons, c’est tout un symbole, qu’en arrivant à l’étage de la lutte pour les droits civiques.
L’architecte tanzanien, David Adjaye, avait une idée précise en travaillant sur le projet. « Le travail des esclaves n’était pas seulement dans les fermes et les jardins. Les esclaves construisaient aussi des canaux, des routes. Ils étaient charpentiers, ingénieurs, ferronniers, en n’ayant que leur talent pour travailler. Nous voulons rendre hommage à ces talents, parler du fait que les esclaves n’ont pas seulement ramassé le coton. Ils ont aussi participé à la construction de ce pays », estime-t-il.

100.000 donateurs pour le musée
 Le musée n’avait pas de collection voilà 13 ans et pas de fonds propres pour la constituer. Mais les donateurs sont déjà 100.000. Des trésors historiques ont été découverts. Une estrade sur laquelle on vendait les esclaves aux enchères, des lettres, des documents officiels et des objets personnels comme le châle et le livre de psaumes de l’icône des droits civiques Harriet Tubman.
 « Les objets personnels sont importants, car ils humanisent l’histoire. Si vous regardez l’histoire de la traite des esclaves et pensez à une mère séparée de son enfant, au lieu de regarder cette histoire en voyant une mère noire séparée de son enfant noir, vous verrez une mère à qui l’on enlève son enfant. Tout le monde peut ressentir de l’empathie », explique l'historienne Marie Elliott.

rfi.fr

La Case Foyers du Cesti abrite, ce matin à 9h, la cérémonie de clôture et de remise des attestations de fin de formation à des membres de l’Union nationale des photojournalistes du Sénégal. Entamée depuis le 19 septembre, cette session en renforcement de capacités est organisée en partenariat avec l’ambassade des Etats-Unis à Dakar. Elle concerne des membres de l’Unps travaillant dans un journal, une agence de presse, un site d’information en ligne ou en free-lance et ayant au moins deux années d’expérience à la date de la formation.

La Galerie Arte (immeuble Lahad Mbacké, centre-ville, près siège Bceao, Dakar) accueille, à partir de ce 23 septembre, une exposition de deux collections de bijoux de deux créateurs. Le célèbre designer brésilien Carlos Sobral est présenté comme un créateur qui s'inspire des couleurs des tissus wax pour créer sa nouvelle collection Africa.

Tous ses bijoux adoptent des graphismes géométriques dûs au traitement aléatoire de la couleur dans la résine qui en font des pièces uniques et originales. Pour sa part, l'artiste ougandais Saana Gateja (« the bead King ») a inspiré un collectif d'artistes designer pour créer cette unique collection de bijoux « Kampala ».

Ces pièces uniques sont minutieusement façonnées à partir d'un mélange de papier recyclé, de pigments et de liants minéraux dont elles gardent le secret. Les formes sont pures, simples et contemporaines. 

« La question de la dépénalisation a été extirpée, mais nous demandons,  en tant que professionnels, qu’on puisse contrebalancer cette volonté du gouvernement de ne pas dépénaliser par un autre regard beaucoup plus critique sur les sanctions qui prévalaient dans l’ancien texte.

Cela, parce que certaines sanctions pécuniaires peuvent même remettre en cause l’existence d’entreprises de presse. Nous allons nous appesantir toujours sur l’accès à la profession, sur la dynamique et la performance des entreprises de presse. Toutefois, notre objectif est de parvenir à des consensus parce que personne n’a le monopole de la vérité.

Nous avons la liberté syndicale de réclamer, demain, la question de la dépénalisation. Les sanctions financières sont une conséquence logique de la dépénalisation.

Propos recueillis
Ibrahima BA

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