banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Arts et Culture (1742)

Les délégations qui doivent prendre part au XVIe Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) commencent à arriver à Antananarivo, la capitale malgache. Partout dans la ville, les drapeaux des membres flottent. Une forte présence des forces de l’ordre est visible sur les grandes artères et places publiques qui vont abriter les différentes manifestations. 

Le président de la République malgache en compagnie d’une forte délégation et la secrétaire générale de l’Oif, Michaëlle Jean, a inauguré le Village de la Francophonie. C’est une véritable foire où des stands sont réservés aux pays participants et aux différents opérateurs de l’institution francophone.

Quelques jours avant l’arrivée des chefs d’Etat et de gouvernement, la secrétaire générale a présidé, ce mardi 22 novembre à Antananarivo (Madagascar), la 99e session du Conseil permanent de la Francophonie (Cpf) qui rassemble les représentants personnels des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). Les représentants ont souligné leurs très fortes préoccupations face aux actes terroristes qui continuent de frapper et d’endeuiller l’espace et ont appelé à un approfondissement de la coopération internationale pour y mettre fin. Ils ont salué la forte mobilisation de la secrétaire générale à travers l’organisation de la conférence internationale sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation violente en juin 2016 à Paris et l’initiative "Libres Ensemble", ainsi que son plaidoyer devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

Force de proposition et d’action
« Ce XVIe Sommet de la Francophonie, mon premier en tant que secrétaire générale, sera l’occasion d’illustrer la force de proposition et la force d’action de notre organisation. Que ce soit en matière de développement économique équitable et durable, d’éducation, de coopération, de sécurité et de démocratie, ou encore du rôle et de la place des jeunes et des femmes, la Francophonie est un espace de toutes les possibilités et de toutes les solutions. C’est donc avec beaucoup d’espoir et d’enthousiasme que je me rends à Antananarivo pour partager avec tous les acteurs de l’espace francophone, et surtout avec le peuple malgache, la promesse de cette Francophonie du XXIe siècle », a déclaré la secrétaire générale visitant le Village de la Francophonie. Après la 99e session du Conseil permanent de la Francophonie (22 novembre), suivie de la 32ème Conférence ministérielle de la Francophonie (23-24 novembre), c’est au tour des chefs d’Etat de se réunir (26-27 novembre) pour le grand XVIe Sommet.

Sous le thème « Croissance partagée et développement responsable : les conditions de la stabilité du monde et de l’espace francophone », le Sommet de Madagascar réunira de nombreux chefs d’État et de gouvernement et près d’une soixantaine de délégations membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif).

Développement durable
Outre les questions d’actualité relatives à la situation politique, sécuritaire et économique au sein de l’espace francophone, les discussions entre chefs d’État et de gouvernement porteront également sur les questions touchant l’environnement, le développement durable et l’entreprenariat des jeunes et des femmes. Ce sera aussi l’occasion pour la secrétaire générale de présenter les actions entreprises par l’Oif depuis l’adoption de la feuille route du Sommet de Dakar, et plus particulièrement de la nouvelle Stratégie économique pour la Francophonie. Parmi les décisions attendues à Madagascar figurent l’adhésion de nouveaux membres ainsi que le lieu du prochain Sommet en 2018. Pour la première fois, une vingtaine de jeunes francophones âgés de 18 à 30 ans participeront et seront associés aux travaux du Sommet. La jeunesse sera tout particulièrement mise en valeur à l’occasion d’une journée entièrement consacrée aux jeunes, le 25 novembre, au Village de la Francophonie.

De notre envoyé spécial, Babacar Bachir SANE

Offrir aux artistes une meilleure condition de vie, plus de considération de la part du public, par la promotion du droit d’auteur et des droits voisins en s’appuyant sur une structure modernisée et plus égalitaire, tel est le credo de Ngoné Ndour, présidente du Conseil d’administration de la Société du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav). Elle a été invitée à Genève, par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi).

GENEVE- (Suisse) - La nouvelle société de gestion collective dont elle est la présidente veut relever les défis. C’est dans ce cadre que Mme Ngoné Ndour a fait un voyage, le 21 novembre, à Genève, pour rencontrer les autorités de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi). Cette dernière qui souhaite accompagner la présidente dans sa démarche s’est dite disposée à participer à la formation des administrateurs, de la direction et de certains employés de la Sodav.

De nombreuses perspectives sont annoncées entre l’Ompi et la Sodav. Ngoné Ndour qui mesure toute sa responsabilité s’empresse de voir ce que cela va donner dans l’avenir car, dit-elle : «  Je sais que je n’ai pas droit à l’erreur ». En effet, prenant part à la réunion entre les deux parties, une fonctionnaire de l’Ompi s’exclame : « Nous sommes très intéressée par l’expérience sénégalaise avec la Sodav, car c’est une première en Afrique de l’ouest et si cela réussit, cela pourrait faire tache d’huile au niveau de la sous-région. » De même, l’Ompi accompagne naturellement le Sénégal, un de ses Etats membres, pour une meilleure prise en charge, notamment des droits du monde culturel et artistique. L’Etat du Sénégal soutient également la Sodav. A la rencontre, à Genève, le gouvernement était représenté par le ministère de la Culture avec la présence du conseiller technique numéro 1, Aziz Dieng, et du chargé des questions liées à la propriété intellectuelle de la Mission du Sénégal à Genève.

Elue démocratiquement par ses pairs, en octobre dernier, à l’issue d’un vote qui s’est déroulé à la Direction du patrimoine culturel, la présidente de la Sodav se présente comme une femme de culture, qui gère une entreprise musicale et de production audiovisuelle et de grands évènements. Depuis des années, elle se bat, dit-elle, pour la modernisation de la structure devant accompagner les artistes dans le respect de leurs droits. Elle estime : « Les artistes, les ayants-droit de la société, s’attendent à avoir un meilleur avenir, à une gestion plus équitable de la société, etc. Avec notre vision de modernisation par un système de paiement et de répartition plus équitable, nous comptons mettre plus d’argent dans la poche des artistes et les aider à être des citoyens concernés et à mieux vivre.»

El Hadji Gorgui Wade NDOYE
(Correspondance particulière)

Tidiane Dioh est le responsable de programmes médias à l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). Présent à Madagascar pour les besoins des assises de la presse francophones, il évoque dans cet entretien l’actualité de l’économie des médias dans les pays en développement. Entre le thème des assisses de l’Union de la presse francophone, les brouillages de fréquences radios dans certains pays en Afrique, il a donné des perspectives d’action du programme médias de l’Oif.

Quel regard portez-vous sur l’environnement économique dans lequel les médias du sud évoluent ?
Je crois que pour réfléchir à l’état actuel de l’économie des médias dans les pays du sud en général et particulièrement en Afrique, il faut analyser le contexte dans lequel ces médias évoluaient. Pour analyser ce contexte dans lequel ces médias évoluent, vous devez posséder l’histoire. J’ai essayé, hier, d’expliquer, lors de la table ronde dans laquelle je suis intervenu, qu’en réalité, les médias dans les pays du sud, depuis 200 ans, n’ont pas été suffisamment préparés à être des médias avec une économie performante. Je m’explique. Ce sont des médias qui avant les indépendances étaient des médias anticoloniaux ou syndicalistes ou d’obédiences religieuses. Mais après les indépendances, c’étaient des médias qui, à juste titre, à tort ou à raison, ont été mobilisés pour la construction des Etats-nations, pour défendre, notamment lors de la période de guerre froide, des idéologies, et enfin, lorsqu’il s’est agi de jouer un rôle de pacification après les crises du Rwanda et ce qui s’est passé un peu partout en Afrique centrale, les médias ont été mobilisés pour faire œuvre de réconciliation. Donc voilà des médias qui, depuis plusieurs années, notamment depuis 200 ans, passent tout leur temps à faire tout, sauf, se préparer à gagner de l’argent. Peut-être que l’on a raison de leur assigner ces fonctions-là. Mais aujourd’hui, si l’on veut que les médias deviennent des médias performants sur le plan économique, il faudrait complètement changer de paradigme, repenser leur rôle dans la société et les mettre dans des conditions susceptibles de leur faire gagner de l’argent. Ces conditions, c’est une fiscalité précise et claire ; une culture managériale de ceux qui animent les médias ; une nouvelle génération qui serait différente de la génération des années 1990 dont j’ai dit, (c’est tout à leur honneur d’ailleurs), qu’ils avaient une vision presque messianique du journalisme, parce que de leur côté, gagner de l’argent n’était pas leur préoccupation première. Ils voulaient faire du journalisme, parce qu’ils voulaient donner une bonne information. Parce qu’ils pensaient que c’était une chose tout à fait normale. Je pense que c’était normal pour leur époque. Il me semble qu’une nouvelle génération doit émerger et être formée aux techniques pointues du management et qui gagnerait de l’argent. Et que dans cette perspective, qu’il convient de penser l’économie des médias dans nos pays.

Quel commentaire avez-vous à faire par rapport à cette manie que certains Etats ont à brouiller voire à fermer les organes de presse durant les périodes d’élections. L’exemple le plus proche est celui de la Rdc…
J’espère que ce n’est pas une tendance qui a vocation à se perpétuer. Je ne dirai que ce qu’a dit ma secrétaire générale devant la plus haute instance des Nations unies, à savoir le Conseil de sécurité des Nations unies, il y a quelques semaines, lorsqu’il a été constaté que le signal de deux radios, la Radio France International (Rfi) et la radio Okapi ont été brouillées sur le territoire de la République démocratique du Congo. Elle s’est élevée contre cette pratique, et si l’on doit aller si loin dans la partie technique même de la chose, je crois que, malheureusement, ce sont des choses qui ont tendance à être inutiles et inefficaces, pour la simple et bonne raison, qu’il y a tellement de possibilités, aujourd’hui, d’écouter les radios internationales, notamment Internet, ou éventuellement un autre moyen beaucoup plus évolué. L’autre chose est que, dans l’absolu, quelles que soient les raisons, la période, la méthode utilisée, à la fin des fins, cela ne fait que donner une très mauvaise image du pays ou du gouvernement qui pratique une telle forme de censure. Je crois qu’il y a d’autres manières de procéder. Il faut toujours privilégier la voie du dialogue plutôt que celle qui consiste à rompre le signal d’une radio.

Vous êtes le chargé de programmes médias à l’Oif. A quoi la presse francophone peut s’attendre de la part de votre institution ?
L’Oif va continuer de faire ce qu’elle fait depuis un certain nombre d’années. J’ai dit hier (Ndlr : lundi dernier) dans le discours de la secrétaire générale de la Francophonie que j’ai eu l’honneur de prononcer devant l’assistance lors de la cérémonie d’ouverture des assises. La secrétaire générale a dit que l’Oif était sensible à toutes les questions relatives aux médias francophones en général, mais particulièrement aux médias du sud, depuis 1998. Nous avons accumulé une expérience assez solide sur plusieurs années, presque 20 ans maintenant.

Nous avons un Fonds d’appui à la presse qui a aidé depuis 20 ans, depuis 1998, près de 170 publications à travers le monde. Nous avons développé au fil des ans des plans spéciaux.

D’abord pour les agences de presse francophone. Ensuite, aujourd’hui, nous avons réussi à procéder à une régionalisation des programmes médias, à savoir que les pays arabes sont maintenant exclusivement contenus et gérés par une ligne de crédit spéciale. Les pays d’Asie du Sud-est et d’Europe centrale, dont l’ancienne Europe communiste, de même. Et pour le reste, nous travaillons beaucoup en synergie pour des associations comme l’Union internationale de la presse francophone qui est un de nos partenaires privilégiés, mais aussi beaucoup d’autres associations qui concourent à l’amélioration des qualités de travail des journalistes.

Propos recueillis par Babacar Bachir SANE, envoyé spécial à Madagascar

Une salle en délire a accueilli, dimanche soir, le leader du « Super Etoile » qui, malgré une petite fatigue, a gardé sa voix de rossignol et démontré toute sa maîtrise de l’art du Mbalax dont il connaît toutes les cordes. Le Roi était à Genève, avant de continuer son chemin pour Zurich et Bruxelles.

Approché à la fin du concert, Youssou Ndour qui dit avoir déjà réservé une interview exclusive à un journal sénégalais pas membre de son groupe de presse, dira juste à votre serviteur : « Je ne suis pas en tournée. Les organisateurs des concerts de Genève, Zurich et Bruxelles ont juste saisi l’opportunité de ma prestation au Bataclan ». A Genève, un dimanche soir, Youssou Ndour a réussi à réunir près de « 950 personnes », révèle l’organisatrice.

Le concert a commencé un peu lentement avec une sorte de prière que rend Youssou Ndour de Mame Marie Sène à son Seigneur pour lui demander Pardon, de tout ce qu’il a pu faire et que Lui n’aurait pas aimé. Ce morceau « Jeegelnu » (forgiveness), le quatrième de l’album Africa Rekk, l’artiste, grand maître de la communication, l’aura rendu œcuménique en s’expliquant devant le public : « Chacun peut avoir fait du mal à son prochain sans s’en rendre compte, d’où l’importance de s’excuser auprès de son prochain ». Tu peux être dans ton hélicoptère qui propage de la poussière aux passants au décollage et ou l’atterrissage, tu as inconsciemment fait du mal à quelqu’un, alors c’est bon de s’excuser, justifie You.

Jouant de sa voix suave, Youssou fait appel à Serigne Bamba Mbacké Khadim Rassoul, ce grand mystique sénégalais exilé de force par le colon français au Gabon dans un climat hostile et pourtant, le Cheikh a pardonné à son malfaiteur. Quand il entonna « Bamba », la salle l’accompagna comme pour faire parvenir jusqu’à Touba la Sainte, les louanges au fils de Mame Diarra Bousso que de nombreux Sénégalais fêtaient la veille. S’en suivent plusieurs autres morceaux entraînants comme « Dem-Dem », « Set », « Emigré », avant que l’un des défenseurs d’une nouvelle Afrique, bien au cœur de l’Histoire et du monde en marche entonne « New Afrika », le poing fermé et levé au ciel. Une invite à respecter l’Afrique, le continent premier, berceau de l’Humanité.

Mbaye Dièye Faye, le fidèle ami et percussionniste du « Super Etoile » avait averti le public : « C’est le Roi du Mbalax que tu reçois ce soir Genève ». Assane Thiam acheva le public avec son « tama ». Ses aisselles portaient haut le doux parfum de cet instrument magnifique qui acheva le public.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE (correspondance particulière)

Le programme d'inventaire du patrimoine culturel immatériel sera engagé en 2017 à la suite des éléments identifiés dans le cadre du pré-inventaire entamé dans toutes les régions du Sénégal. L'annonce a été faite, mercredi, au centre culturel régional de Fatick, par le coordonnateur du pré-inventaire national du patrimoine culturel mmatériel au ministère de la Culture et de la Communication, Oumar Badiane. Il intervenait lors d'un atelier de validation de la liste de la région de Fatick. Les acteurs culturels de la région  ont assisté à la rencontre.

La région de Fatick a validé son programme de pré-inventaire de son patrimoine culturel immatériel. Oumar Badiane, coordonnateur national du pré-inventaire du patrimoine culturel immatériel au ministère de la Culture et de la Communication, a expliqué, lors d’un atelier, que le pré-inventaire est un exercice qui consiste à essayer, dans chaque localité, de jauger le potentiel. Selon lui, dans ce cadre, il s'agit de discuter avec les communautés, les acteurs culturels, pour s'entendre sur un certain nombre d'éléments qu'il faut retenir en vue de l'inventaire, parce qu'un inventaire est un exercice très sérieux.

Pour Oumar Badiane,  il faut confronter toutes les sources pour être sûr que les informations obtenues sont fiables. Pour le pré-inventaire, il a indiqué qu'il faut le faire en deux temps. Dans un premier temps, a-t-il soutenu,  il faut un repérage pour le pré-inventaire et les pré-inventaires sont coordonnés par les directeurs des centres culturels qui travaillent avec les groupes d'experts, les acteurs culturels qui connaissent les différents éléments à répertorier. Le coordonnateur du pré-inventaire a souligné que le procédé permet d'avoir  une vue sur la diversité culturelle du pays, la richesse du génie créateur de nos différentes collectivités. Pour Oumar Badiane, un inventaire révèle l'identité de chaque communauté. Selon lui, l'objectif premier de mise en valeur du patrimoine, c'est l'éducation et  l'autre élément c'est ce qu'on appelle la mise en tourisme. Aussi, a-t-il dit, chercheurs, universitaires  ont également des éléments qu'ils peuvent creuser pour participer à la constitution du savoir. De plus, il a fait savoir qu'il y a plusieurs autres dimensions comme la valorisation. M. Badiane a signalé que  tous les programmes de pré-inventaire seront clôturés à la date du 25 novembre sauf la région de Diourbel qui a bénéficié d'une prolongation à cause du Magal de Touba. Mais, a-t-il confié, cette région tiendra son atelier de restitution le 25 novembre. Après cela, a-t-il affirmé,  il y aura  un travail qui doit se  faire sur la base des activités menées dans les régions. « Cela va constituer une synthèse de ce patrimoine culturel immatériel pour constituer une exposition qu'on va présenter au Festival national des arts et de la culture qui va se dérouler en décembre à Kolda », a-t-il révélé.

Pour lui, il y aura déjà ce cadre de restitution qui sera fait en marge du festival. En 2017, a-t-il annoncé,  le programme d'inventaire sera engagé sur la base des éléments pré-identifiés.

Oumar  Ngatty BA

La commune de Gandiaye, ancienne capitale du canton de Diokoul-Gandiaye, va abriter, le 3 décembre, le forum des chefs de province du Saloum, sous la présidence effective du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye. Une occasion pour ces chefs traditionnels d’apporter leur contribution à l’œuvre de développement économique et social impulsé par le président Macky Sall.

L’ancien royaume du Saloum va se rappeler au bon souvenir de la jeune génération née après les indépendances. Ce sera le 3 décembre prochain à Gandiaye, à l’occasion d’un forum des chefs de province du Saloum. Une manifestation initiée par l’association regroupant des figures de la chefferie traditionnelle dans cette partie centrale du pays avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication. « C’est une vieille doléance que le ministre Mbagnick Ndiaye vient de satisfaire en nous aidant à organiser la première édition du forum des chefs de province du Saloum qui va se tenir à Gandiaye, sous la présidence d’honneur de son excellence le président de la République qui a personnellement encouragé le projet en rapport avec le ministre de la Culture. Le Premier ministre pourrait, si son calendrier le lui permet, venir présider cette manifestation », a indiqué Babacar Mbodj Bour Gandiaye, hôte de l’événement, en marge d’un atelier de pré-inventaire du patrimoine culturel immatériel à Kaolack.

La rencontre de la capitale du Saloum, à laquelle vont participer une quinzaine de chefs de province de cette région, dont ceux du Saloum, de Djilor, du Ndoucoumane, aura pour thème « Culture et développement ». « L’occasion nous sera donnée de transmettre à la jeune génération les vertus et valeurs qui ont permis à des chefs traditionnels, bien avant l’arrivée de la puissance coloniale, d’administrer de vastes provinces en s’appuyant sur de véritables gouvernements locaux avec le Bour, le Farba, le Saltigué et le Dialigué comme ce fut le cas ici à Gandiaye », a rappelé M. Mbodj. Une réunion préparatoire à ce forum s’est tenue en présence du chef de service régional de la culture de Kaolack. « Tout est fin prêt pour organiser cette grande première qui, nous l’espérons, va inspirer les chefs de province des autres régions, en vue de la mise en place d’une organisation nationale pour apporter notre expérience et notre vécu dans l’administration des hommes au président de la République, Macky Sall », a poursuivi Bour Gandiaye.

Ce forum sera organisé concomitamment avec les activités commémorant le vingtième anniversaire de l’érection de Gandiaye en commune, sous l’égide de l’édile de cette cité, Pape Songde Diop, qui, à cette occasion, va lancer les chantiers de modernisation de sa collectivité territoriale.

Elimane FALL

Il y a cent ans jour pour jour, le 22 novembre 1916, disparaissait l'un des écrivains américains les plus importants de notre temps : Jack London. C’est l’occasion d’une commémoration internationale avec la publication de nouveaux livres, la diffusion d'un film et surtout l'entrée dans la Pléiade de ses œuvres.

Cent ans après sa mort, Jack London suscite toujours autant d'enthousiasme et tant mieux. C'est l'occasion de redécouvrir non seulement l'ampleur de son œuvre composée de romans, récits et nouvelles, soit plus de 3. 000 pages publiées dans deux volumes de la prestigieuse collection littéraire La Pléiade, mais également l'incroyable existence qu'il a menée : une vie d'aventures étonnante, comme on le découvrira le 3 décembre sur la chaîne Arte avec le film « Jack London, une aventure américaine », signé par un amoureux fou de l'écrivain, Michel Viotte.

Ce documentariste et auteur a signé aussi un superbe livre, « Les vies de Jack London », car l’écrivain américain a vécu plusieurs existences en une seule. C’est sans doute l'homme qui tenait le moins en place et qui se lançait des défis sans cesse. Mais il a eu deux constantes dans sa vie : la littérature et les voyages sur tout le continent nord-américain, en Asie, en Europe et surtout dans le Pacifique. Ce qui l'inscrit dans la tradition des écrivains voyageurs dont il était très admiratif.

rfi.fr

Les représentants des cinq Comités de lecture ont sélectionné 10 ouvrages finalistes représentant 10 pays pour la 15ème édition du Prix des cinq continents de l’Organisation international de la Francophonie. Le roman « Vol à vif », Éditions Dodo vole, 2016, du Malgache Johary Ravaloson figure parmi les finalistes.

Johary Ravaloson est présenté comme un auteur qui apprécie les livres depuis l'enfance, grâce à une fréquentation assidue des bibliothèques de la ville. Après des études secondaires au Collège Saint-Michel, le natif d’Antananarivo part à Paris pour y faire son droit, puis séjourne à La Réunion avant de retrouver en 2008 sa ville natale. Parallèlement à ses activités de juriste, il écrit nouvelles et romans, et publie également des textes pour la jeunesse. « Vol à vif », Éditions Dodo vole, 2016, est son troisième roman. Ravaloson y peint l’arrière-pays malgache.

Extrait :
« (…) « Allons ! » dit Iaba en se levant avec l’aide de sa canne, et sans plus d’explication. Il détacha la tente de ses mâts, la donna à plier à son aide. Pour ce qu’il avait à faire, il avait besoin non pas de quelqu’un de plus sûr que Dzaovelo — il connaissait la ténacité de son jeune assistant, et sa sagesse l’étonnait déjà lorsque, adolescent, il lui avait été confié l’année de l’indépendance, il y avait de cela quatorze ans. Dzaovelo, fils du mage de la Porte, n’avait pas seulement cette sagacité des enfants habitués, à peine éloignés des seins maternels, à l’observation des choses et de leurs liens, il distinguait en outre clairement l’harmonie de l’ordre établi. Depuis longtemps déjà, Iabamino savait qu’il léguerait le bois bleu à Dzaovelo quand lui-même se retirerait. Ainsi, après des générations durant lesquelles le bois bleu avait été près du Roi des Baar et Maître des reliques, il s’en irait plus au nord. Ce qui ne devrait rien changer d’après Iabamino puisque le détenteur du bois bleu est au service de tout le monde. À la lecture des derniers événements cependant, il parut à Iabamino que ce legs et le déplacement du bois bleu prendraient un autre sens. Pour l’instant, il avait besoin de quelqu’un de moins investi, d’un médium pourvu à la fois d’un destin harmonieux et d’un coeur bien accroché. Il voulait plus de lumière. À part la toile de tente que Dzaovelo emporta, ils laissèrent tout sur place. Au centre de l’armature de bois, dans une clairière où les pierres s’amoncellent et où les cornes de zébus poussent, les figures de sikid restaient ainsi à découvert avec, devant, l’assiette d’eau lustrale, et gisant à côté, le coq mort.

« Ceci ne vient pas d’une culpabilité terrestre » commença Iabamino, quelques heures après qu’ils eurent quitté l’endroit des serments publics et que le saint homme eut envoyé en avant son jeune aide préparer le nécessaire pour une cérémonie de bilo. C’était encore le matin. Iaba, Péla-Soue et l’enfant sans nom se tenaient à une autre croisée, celle du chemin des dunes et de la route nationale, une piste plus large faite de la même terre battue rouge mais sur laquelle ils pourraient attraper un taxi-brousse. La mère, sur sa robe indienne toute simple, dont la couleur se fondait avec l’ocre de la butte où ils étaient assis, portait un lamba bariolé avec lequel elle couvrait aussi le bébé. Iaba profitait du temps de répit. À l’horizon, les nuages, auparavant longs fils duveteux, s’épaississaient et se divisaient en pelotons bien alignés prêts pour la revue solaire. Un peu partout, rompant la monotonie de la savane, des zébus sortis de leur parc paissaient tranquillement. Tout le plateau ne semblait être dédié qu’à ces boeufs à bosse. Vieille savane, pâture libre des zébus bleus, disait la chanson. Il n’y a pourtant jamais eu de ces animaux mythiques ici. Il y eut la forêt. Le feu. Plusieurs fois de suite. Sur les cendres du dernier brûlis, un carré de coton fut travaillé. La savane gagna sur le reste. Lorsque les champs de coton furent abandonnés (à cause de la concurrence de l’Asie du Sud-Est, ou du nylon ?), la mer verte envahit tout ; à part la route nationale qui y serpente sur une centaine de kilomètres, du nord au sud, rouge et poussiéreuse.

L’enfant, expliqua Iaba, était né effectivement, comme le prétendait Markrik, un très mauvais jour, à la bouche du Kosh. C’était le lendemain de la lune noire alors que l’astre se trouvait entre les pinces du scorpion. C’était inscrit dans le calendrier du ciel et ce n’était donc pas une nouvelle. Iaba d’ailleurs avait procédé à des balayages de destin pour deux autres enfants dans le courant de la semaine. Si l’on ne la conjurait pas, cette tare de naissance pouvait aller jusqu’à tuer père et mère du malheureux. Il fallait agir vite. Le destin se renforçait en effet et atteignait sa pleine maturité en quatorze jours. Et, s’il n’avait pas frappé jusque-là, commencerait à frapper. Dans le cas de l’enfant de Péla-Soue, la culpabilité aux cieux que révélait le sikid annonçait un destin plus ravageur encore. L’effacer exigerait peut-être la vie de l’enfant. À la rigueur, pouvait s’y substituer uniquement celle du père.

— La vie de Markrik est trop douce pour qu’il y renonce, dit Péla-Soue avec fatalisme. Il ne veut pas mourir, il nous tue.

— Il y a aussi d’autres raisons, ma fille, à cause desquelles je suis là. Il y en a au moins deux que j’ai pu lire dans le sikid. La douzième et la treizième des seize rubriques, celle du roi et celle des ancêtres, expriment des désordres qui risquent de s’étendre sur toute la région et même plus loin encore. L’enfant, dans la cinquième, semble être présenté à la fois comme la source du mal et la solution. Les autres rubriques, à part la huitième, sont toutes très chargées mais illisibles.

— La huitième, l’ennemi, c’est Markrik ? C’est clair, non ?

—… Oui, répondit Iaba en hésitant. Le sikid évoque un péril en la demeure mais en même temps, il dit que le monde est grand...

Mon art ne peut pas tout dire, reconnut-il en poursuivant. Tout ce que je sais, c’est qu’un mal plus terrible que la mort d’un de ses enfants menace la société toute entière. Et c’est mon rôle de le prévenir.

—C’est toi qui fais le jour, Iaba...

—Oh ! sourit Iaba. Dans notre métier on nous appelle en effet faiseurs de jours, c’est une expression un peu courte. En vérité, nous ne faisons que les lire.

Un nuage de poussière à l’horizon annonçait une voiture. Iaba se releva en s’appuyant sur sa canne de bois bleu. Il continuait à sourire en regardant Péla-Soue, puis le bébé qui n’arrêtait pas de téter malgré son funeste destin. (…) »

Une présentation d’E. Massiga FAYE

Les représentants des cinq Comités de lecture ont sélectionné 10 ouvrages finalistes représentant 10 pays pour la 15ème édition du Prix des cinq continents de l’Organisation international de la Francophonie. Le roman « Villa des femmes » (Seuil) figure parmi les romans en compétition. Son auteur, Charif Majdalani, y évoque l’âge d’or du Liban des années 1960.

Natif du Liban, l’écrivain Charif Majdalani enseigne les lettres françaises à l'université Saint-Joseph de Beyrouth. Il est l'auteur d' « Histoire de la grande maison » (Seuil, 2005),
« Caravansérail » (Seuil, 2007), « Nos si brèves années de gloire » (Seuil, 2011), « Le Dernier Seigneur de Marsad » (Seuil, 2013) ».

Dans la 4e de couverture de « Villa des femmes » (Seuil), l’éditeur explique : « Tout sourit à Skandar Hayek. À la tête d'un négoce de tissu, il règne sur son usine, sur ses terres et sur son clan, malgré les nuages qui s’amoncellent sur le Liban en ce milieu des années 1960, malgré aussi les disputes incessantes entre Mado, son acariâtre de sœur, Marie, son épouse, et Karine, sa fille chérie. Quant au successeur, il sera bien temps, le moment venu, de le choisir, entre Noula, ce fils aîné qui ne doute de rien et surtout pas de lui-même, et Hareth, le cadet, épris de livres et d'aventures ».

Extrait :
« (…) Je me revois assis là durant toutes ces années, je revois danser les ombres et la lumière sur les arabesques du perron où j’attendais le patron. Je savais ses heures et son programme, j’aimais la propriété, l’usine, les jardins et même cette insupportable Jamilé qui jamais ne voulut de moi autrement que comme collègue mais dont le corps de louve, les cheveux de jais et les seins durs et fermes me faisaient rêver. J’aimais le domaine malgré Skandar beyk et ses lubies, malgré sa sœur Mado et son pénible caractère. Cette maison et ses alentours étaient mon univers, j’y avais vécu mon enfance, j’y venais quand mon père était le chauffeur du vieux Noula, le père de Skandar, au temps des Delage et des Bugatti. Je jouais dans les vergers, on m’envoyait parfois faire une course à l’usine, dans l’air saturé d’odeur de linge bouilli, au milieu des encolleuses et des décatisseuses qui firent la réputation du textile des Hayek. En revanche, je n’avais pas le droit d’entrer dans la villa, cette villa dont je suis plus tard devenu le gardien, lorsque à la mort de mon père, j’ai pris sa place comme chauffeur de Skandar, surveillant toute la journée l’allée et le portail ouvert, espérant que Jamilé me rejoindrait ou qu’apparaîtrait la belle Karine, la fille des patrons, sur son cheval. J’entendais le pas d’une monture et je la voyais arriver, entre mes paupières mi- closes. Elle était pieds nus, la chemise à moitié ouverte sur sa poitrine, et chevauchait à cru. Cela a longtemps alimenté mes fantasmes et j’eus même des envies de meurtre à l’égard des petits Palestiniens du camp voisin qui venaient livrer les commandes passées chez l’épicier ou le boucher, et dont l’un, sortant un matin par les cuisines et faisant le tour de la maison, se retrouva face à Karine sur son cheval. Elle lui fit un petit signe, puis, le voyant stupéfait, lui proposa de monter derrière elle, ce qu’il accepta évidemment, et elle le mena ainsi jusqu’au portail. On peut imaginer ce qu’il raconta ensuite à ses copains, qu’il l’avait tenue par les hanches, qu’il l’avait renversée dans un fourré, qu’elle l’avait laissé lui ouvrir sa chemise et avait écarté les jambes pour le recevoir. J’eus fréquemment envie d’en parler à son père quand je le conduisais à bord de l’une de ses grandes américaines et que nous étions seuls, lui et moi, d’attirer son attention sur l’indécence de sa fille. Mais je ne lui dis jamais rien, parce que je savais qu’il me répondrait avec mauvaise humeur : « En quoi ça te regarde, ya Noula ? », (mon père avait eu l’idée saugrenue de m’appeler Noula, comme son propre patron, le père du mien) ou « Qui t’a demandé de faire le chaperon, Requin- à- l’arak ? ». Alors je ne disais rien, je savais qu’il avait une prédilection pour Karine, il ne supportait pas que l’on parle d’elle, que l’on fasse une remarque à son propos. Il l’emmenait souvent avec lui en ville quand elle était adolescente. Je les laissais dans les marchés où il achetait ses cigares, ses cravates, parfois des tapis ou des antiquités.

Elle l’accompagnait volontiers et, comme pour l’en remercier, il lui passait ses caprices. Elle revenait avec des robes, des sacs et des chapeaux, si bien que Marie disait à son époux : « Tu es en train de la gâter, elle va devenir insupportable en grandissant ». Mais il haussait les épaules. Ces deux- là, mes patrons, communiquaient peu, ils se parlaient même le moins possible, et cela a duré quarante ans. (…) ».

Une présentation d’E. Massiga FAYE

L’émergence, tant voulue par les autorités, ne pourrait se faire sans l’inclusion de la Culture « au début et à la fin de tout ». C’est le message qu’a voulu faire passer le ministre de la Culture et de la Communication qui est revenu, le vendredi dernier, sur les « Enjeux culturels pour un Sénégal émergent ».

Devant un parterre de diplomates et d’hommes de culture, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, invité par l’ambassade du Cap-Vert au Sénégal pour la célébration de la culture des communautés cap-verdiennes, s’est appesanti sur la « vision du chef de l’Etat qui poursuit l’objectif de faire de la Culture un secteur du développement du pays en s’appuyant sur des fondamentaux ».

Le premier jalon de cette volonté a été de concevoir une Lettre de politique sectorielle dont la « définition permet d’acter la culture comme intrant du développement durable ». Cette lettre véhicule ainsi une « programmation cohérente des interventions et exécution financière rationnelle avec la gestion axée sur les résultats». « La territorialisation des politiques publiques par un aménagement culturel équilibré du territoire veut qu’il y ait une construction de maisons des arts et de la culture, une création de musées régionaux, un aménagement des sites historiques et des lieux de mémoire tout comme l’inventaire du patrimoine matériel et immatériel, la promotion du tourisme culturel », a souligné le ministre. Il a aussi insisté sur la promotion de l’action culturelle qui inclut la mise en place de fonds : fonds d’aide à l’édition (Fae), fonds d’aide aux artistes et au développement de la culture (Faadc), fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica)…

Une autre dimension de cette « vision » est constituée par le volet « développement de la créativité et dialogue des cultures pour la paix ». Une dimension qui se veut créatrice d’infrastructures comme le Musée des civilisations noires, le Mémorial le Joola, l’Ecole nationale des arts et métiers de la culture. Les autorités veulent également l’érection d’une Cité du cinéma et du multimédia, d’un Centre national des archives audiovisuelles et cinématographiques du Sénégal et d’une Bibliothèque nationale du Sénégal.

Le vivre ensemble
Un pan important sera réservé, dans le volet Dialogue des cultures, au « partage d’une histoire culturelle commune avec les pays de la sous-région et au renforcement de la coopération Sud-Sud », a souligné le ministre de la Culture et de la Communication.

Mettant la culture en relation avec l’unité nationale, Mbagnick Ndiaye a rappelé une « cohérence historique marquée par l’effectivité du vivre ensemble au Sénégal, mais aussi l’attachement aux grandes figures de l’histoire nationale, les apports vivifiants des cultures du monde ». Il a évoqué une « cohérence politique avec les élites sénégalaises à l’avant-garde de tous les combats pour la Renaissance africaine, le Panafricanisme ou encore la Négritude ». Le Sénégal, un « havre de paix apte à féconder la créativité du monde noir et de sa diaspora », a organisé le 1er Festival mondial des arts nègres en 1966.Tout comme il a mis en avant, dès son indépendance, des « Chantiers majeurs de la Culture » au nombre desquels le Théâtre national Daniel Sorano, le Musée Dynamique, l’Ecole d’architecture, les Manufactures des arts décoratifs de Thiès, etc.

Son excellence l’ambassadeur du Cap-Vert au Sénégal, César Monteiro, s’est réjoui de l’exposé du ministre sur « les principales lignes de force,  ainsi que sur les perspectives sur lesquelles repose la politique du gouvernement sénégalais pour le secteur de la culture ». Ce qui constitue, pour lui, une « évidente démonstration de l’excellence des relations de travail entre l’Ambassade et le ministère.

Passant en revue les liens et accords culturels entre les deux pays, l’ambassadeur a appelé à un renforcement de cette « ligne stratégique de la coopération ». Deux nouveaux accords seront conclus à l’occasion de la visite officielle au Sénégal du ministre de la Culture et des Industries créatives au Cap-Vert, Abrãao Vicente, du 8 au 13 décembre prochain. « La liaison maritime entre le Sénégal et le Cap-Vert rapprochera les deux peuples liés par des liens forts d´amitié et de coopération, renforcera l´intégration économique dans l´espace de la sous-région ouest-africaine, mais aussi, renforcera et consolidera l'approche culturelle des politiques entre les deux pays clairement inscrites dans les accords déjà signés et ceux à parapher », a encore plaidé le diplomate.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

C’est parti pour la 8ème édition du festival Gorée-Diaspora. La cérémonie de lancement a eu lieu vendredi, au Centre culturel Joseph Ndiaye, en présence du maire de Gorée, Augustin Senghor et de l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Sénégal. Pour la circonstance, Gorée a brillé aux couleurs de la paix et de la réconciliation avec la voix mélodieuse de la chanteuse Maréma Fall.

Sous le vent frais et fort qui ne cesse de charrier le peu de sable dans les rues caillouteuses de cette île rocheuse, la mer qui ne semble pas vouloir lui faire la cour est plutôt très calme. On entend à peine déferler ses vagues. Dans le clair-obscur d’une île mémoire pas bien éclairée, les populations désertent la plage et les rues. Au Centre culturel Joseph Ndiaye où doit se tenir la cérémonie de lancement, il n’y a pas encore une grande affluence. La voix forte de la chanteuse Maréma résonne dans toute Gorée. Le comité d’organisation a choisi de proposer aux festivaliers un after-work animé par cette dernière pour donner le ton de la 8ème édition du Gorée diaspora festival. Au menu, un éventail de genres musicaux : zouk, jazz, salsa, mbalakh sur orchestration à résonnance world. Maréma a servi du « lourd » à une foule enthousiaste de Goréens et d’invités venus écouter sa forte voix mélodieuse. La prestation est pleine de rythmes avec une alchimie qui repose sur un équilibre entre la musique et les paroles profondes portées par une voix claire. S’inscrivant dans la logique du Festival qui charrie les valeurs africaines, notamment sénégalaises, elle emballe son public à travers son album « Initié » qui signifie merci en bambara. Elle chante aussi « Dimbeulenté » pour rappeler le sens de la solidarité. Lors de sa prestation, la lauréate du prix découverte Rfi 2014, a également fait l’éloge de son pays, le Sénégal qu’elle considère comme un havre de paix ou se confondent l’amour et le bonheur. Ce qui a donné le titre « Deugueuleu ». Pour conclure en toute beauté sa prestation, Maréma a interprété « Africa » et « Femmes d’affaires ».

Se souvenir
Retourner aux origines non pas pour s’installer en terre pleine mais pour se ressourcer afin de se souvenir d’un héritage esclavagiste de plus en plus remise au nom de « mauvaises querelles intellectuelles » comme l’a défini Eloi Coly, conservateur de la Maison des esclaves. En effet, Gorée sera entre la mémoire et la résilience car malgré son passé douloureux esclavagiste, elle résiste encore et devient un lieu de pèlerinage, de repentances et de loisir, un patrimoine de l’humanité. Selon le maire de Gorée et président du Gorée diaspora festival, Augustin Senghor, cet évènement culturel est un retour aux souvenirs et à la terre d’origine des fils déportés. « Seule la mémoire sert à réconcilier les peuples, à les rapprocher et surtout à faire taire les manifestations de violence et d’intolérance, les maux des temps modernes », a estimé M. Senghor.

Trois pays invités, notamment l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis, des pays invités d’honneur pour célébrer l’Afrique dans sa diversité artistique, musicale et culinaire. Une parfaite illustration d’une assertion propre à Saint Expéry: « Si tu te diffères de moi, loin de me léser, tu m’enrichies ».

Marame Coumba SECK

En présidant hier l’ouverture des Assises de la presse francophone à Antsirabé à Madagascar, le Chef de l’Etat, son Excellence Hery Rajaonarimampianina a confié aux 300 délégués de l’Union de la presse francophone (Upf) présentes dans la salle de conférence de l’hôtel des Thermes, pour faire face aux mutations de l’information sur les médias sociaux, deux mots inaltérables qui préserveront la noblesse du métier de journalisme. « L’éthique et la déontologie », pour le président malgache, doivent être assumées par les médias dans la mission d’informer vrai et juste les populations.

C’est dans la salle de conférence de l’hôtel des thermes que s’est déroulée la cérémonie d’ouverture des 45émes assises de l’Union de la presse francophone (Upf) qui a été rehaussée par la présence du président Héry Rajaonarimampianina qui, dans son adresse, s’est présenté en allié de la presse à travers le vote de la loi sur le code de la presse à Madagascar qui, selon lui, s’est fait de manière inclusive.

Evoquant le thème des 45èmes assises de l’Upf qui porte sur l’économie des médias dans les pays en développement, il s’est dit fortement impressionné par le thème et s’est dit déjà rassuré par la richesse des contributions et des échanges qui découleront des travaux des ateliers. « Je suis certain que ces assises porteront plus de clarté et de lumière sur ce que vous êtes et sur ce que vous voulez être », précise-t-il. Dans le préface du journal des 45èmes assisses qu’il a fait en évoquant les enjeux de la rencontre, le chef de l’Etat de Madagascar a recommandé aux journalistes francophones de porter le débat plus haut afin qu’il puisse fédérer les idées dans un contexte où, l’économie des médias est devenue un enjeu de société à l’échelle planétaire. Il en a appelé à une plus grande responsabilité des médias et des hommes qui ont choisi de travailler dans ce secteur. Soulignant un article de « France Infos », un média en ligne, qui a propagé de fausses informations sur la toile qui ont été reprises par d’autres médias en ligne lors de la récente campagne présidentielle des Etats-Unis, Héry Rajaonarimampianina a souligné avec force que l’on ne peut pas formater l’opinion publique à travers la presse et les sondages. « Les médiats ne doivent pas attiser la haine et le mensonge dans l’unique but de détruire la cohésion sociale et la stabilité du monde. La noblesse du métier de journaliste exige plus de responsabilité, autrement dit, d’éthique et de déontologie », note-t-il.

Parlant du prochain sommet de l’Oif, il a précisé que cette 16ème édition va être une rencontre de recherche des voies et moyens de garantir la stabilité du monde francophone.

De notre envoyé spécial à Madagascar, Babacar Bachir SANE

TABLE RONDE : SUCCÈS ET ÉCHECS DANS LA PRESSE
Après la cérémonie d’ouverture des Assises, la première table ronde a eu comme thème : les succés et les échecs dans la presse.

La conférence inaugurale introduite par Claude de l’Estrac, ancien secrétaire général de la commission de l’océan indien, ancien directeur général et président du conseil d’administration du groupe de presse « La sentinelle », a eu pour effet de mettre en selle les délégués des assises d’Antsirabé. Quand Claude parle de l’entreprise de presse, il illumine tous les contours de la gestion des maisons de presse. Et chacun, du côté qu’il puisse être, propose des voies de sorties tout comme interroge l’assistance sur la meilleure manière de gérer son affaire. Les conseils avisés de Claude de l’Estrac ont fini par susciter l’intérêt des délégués.

Prenant la parole, le directeur général du quotidien national « Le Soleil » (Sénégal), Cheikh Thiam, a donné l’exemple de la SSPP Le Soleil, une société anonyme gérée comme une entreprise privée, qui se trouvait en 2009 en situation de faillite. Les travailleurs avaient un passif de 3 mois de salaires. L’entreprise leur devait deux arriérés de 13ème mois de salaire. Le tout sans compter les dettes de l’entreprise qui s’élevaient à des centaines de millions de FCfa ; et l’imprimerie était en panne. Pour C. Thiam, le premier défi était de remettre au travail le personnel de la boite. Le choix de deux anciens journalistes a permis de faire des retouches à la rédaction comme à l’administration. Les réformes apportées ont permis de faire un relookage, de recruter des commerciaux et de travailler avec les annonciateurs. Cela a permis, explique-t-il, le financement avec les banques d’une nouvelle imprimerie et de lancer le digital. Aujourd’hui note-t-il, avec un nouveau management, une équipe pluridisciplinaire a été lancée dans le top management. A l’arrivée, un succès qui pousse Cheikh Thiam à recommander le regroupement par affinité des médias du sud ; la création de coopératives dans lesquelles les entreprises seraient des clients ; mais, insiste-t-il, les organisations comme l’Oif et l’Upf travaillent dans le management des entreprises du sud. Ce n’est pas tout. Il faudrait, selon ce dernier, un fonds conséquent d’appui pour le financement de la presse. Cherif Moumina Sy, président du forum des éditeurs africains, décrit pour sa part le même environnement des médias du sud dans leur ensemble et note comme solutions la mise en place d’un fonds d’appui à la presse au niveau national ; l’adoption d’une gestion libérale des entreprises de presse ; et la création d’un environnement permettant à une entreprise d’assurer son indépendance. Pour Tidiane Dioh, responsable des programmes médias à l’Oif, l’économie des médias est l’économie des pays.

B. B SANE

Frère Dominique Catta des Moines de Keur Moussa a été élevé, samedi dernier, au titre de Trésor Humain Vivant (Thv) au sein de l’Abbaye de ladite localité, par le ministère de la Culture et de la Communication. Cette décision, coïncidant avec la célébration de ses 90 ans, fait suite à une requête de l’Amicale des Joyeux koraïstes pour l’œuvre musicale des Moines de Keur Moussa. La Cérémonie s’est déroulée en présence du ministre Mbagnick Ndiaye et d’une assistance nombreuse.

« Il y a 53 ans, cette terre (abbaye de Keur Moussa) était quasiment déserte sans arbre. Durant l’hivernage, les grenouilles coassaient la nuit dans les mares d’eau tandis que les chacals accompagnaient notre dernière prière du soir par leurs cris étranges ». Ce discours émouvant du frère Dominique Catta témoigne de la modestie de l’homme qui ne s’est pas appesanti sur les importantes actions que lui et la communauté des moines ont entreprises pour « refleurir le désert » et lui redonner le rythme par les instruments autrefois exotiques afin de louer le Seigneur. Cette communauté a pu « enraciner la prière par la musique de ses chants, ses koras, ses balafons, ses tam-tams… », se réjouit-il non sans rappeler les premières heures de cette longue marche au cours de laquelle ils se sont faits « griots blancs » au milieu de populations à la fois dans le travail et dans la prière.

Le frère Catta est le seul survivant des neuf moines français de l’Abbaye de Solesmes, en France, qui sont arrivés au Sénégal en 1963 pour ensuite fonder le monastère de Keur Moussa.

La Kora est un instrument important dans cet univers de dévotion. Et l’homme de Dieu y est pour beaucoup. Il a, en effet, dans un élan de générosité, transmis son savoir-faire à des apprenants de l’Ecole nationale des arts après avoir apporté une contribution considérable à l’atelier de lutherie musicale du monastère de Keur Moussa. Son œuvre est reconnue au-delà des cieux qu’il a servis dans le travail, la foi…et le rythme. Elle a permis à cette communauté religieuse de recevoir le prix Albert Schweitzer.

Homme de valeurs
« Le frère Dominique Catta, s’est félicité le Père supérieur de l’Abbaye de Keur Moussa, abbé Ange-Marie Niouky, a sans cesse puisé, au cours de sa longue vie passée au Sénégal, dans les trésors musicaux traditionnels du continent africain, une inspiration qu’il a mise au service de l’Eglise pour honorer Dieu, le chanter joyeusement ». Cette distinction honore, en effet, toute une communauté, célèbre les valeurs de partage, de générosité et manifeste l’attachement d’une âme à sa terre d’accueil, à l’homme et à la nature en ce qu’ils ont de plus beau. Ne le dit-il pas lui-même : « Par cette initiative très amicale d’une distinction attachée au patrimoine de notre cher pays, le Sénégal, vous avez voulu honorer toute une communauté religieuse. J’ai beaucoup reçu de mes supérieurs, de mes frères moines en 53 ans de fraternité et de la légendaire téranga sénégalaise et des villageois ». Lui, il leur a témoigné, durant plus d’un demi-siècle, sa reconnaissance par le travail et la prière.

Déjà pratiqué au Japon depuis les années 1950, le système de Trésors humains vivants a été adopté par le Sénégal en 2006. En France, il est connu sous l’appellation « les Maîtres d’art ».

L’Unesco, à travers l’adoption de la convention 2003 relative à la protection du patrimoine culturel immatériel a reconnu les Thv considérés comme des personnes possédant, à un niveau élevé, les connaissances et les savoir-faire nécessaires pour interpréter ou recréer des éléments spécifiques du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Alassane Aliou Mbaye


MBAGNICK NDIAYE, MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION : « L’ŒUVRE DES MOINES DE KEUR MOUSSA EST MONUMENTALE »
« Nous venons célébrer la culture qui est également un facteur d’expression de la foi religieuse. Le frère Dominique Catta a mis en lumière la richesse de notre culture par son apport décisif dans la renommée de l’atelier de lutherie musicale du monastère. Sa découverte de la Kora mandingue s’est faite par l’écoute de génériques de Radio-Sénégal et par l’amitié avec des griots, maîtres de la Kora. Il a consacré une partie de son temps à Keur Moussa, à des exercices de conventions d’écriture, de transcriptions et de productions phonographiques et pédagogiques remarquables sur la Kora. C’est pour cette œuvre monumentale que nous décernons le titre deTrésor Humain Vivant au frère Dominique Catta, et à travers lui, les moines de Keur Moussa qui ont révolutionné la kora ».

A. A. MBAYE

« Nous venons célébrer la culture qui est également un facteur d’expression de la foi religieuse. Le frère Dominique Catta a mis en lumière la richesse de notre culture par son apport décisif dans la renommée de l’atelier de lutherie musicale du monastère. Sa découverte de la Kora mandingue s’est faite par l’écoute de génériques de Radio-Sénégal et par l’amitié avec des griots, maîtres de la Kora. Il a consacré une partie de son temps à Keur Moussa, à des exercices de conventions d’écriture, de transcriptions et de productions phonographiques et pédagogiques remarquables sur la Kora. C’est pour cette œuvre monumentale que nous décernons le titre deTrésor Humain Vivant au frère Dominique Catta, et à travers lui, les moines de Keur Moussa qui ont révolutionné la kora ».

A. A. MBAYE

Un atelier de pré-inventaire du patrimoine culturel immatériel s’est tenu, ce mardi 15 novembre, à Kaolack. A l’initiative du ministère de la Culture et de la Communication, cette rencontre qui réunit des détenteurs des traditions, des historiens et des chefs coutumiers, vise à recenser les différents éléments de ce patrimoine dans la région.

Comment identifier et inventorier le patrimoine culturel immatériel de la région Kaolack en vue d’en harmoniser les connaissances et les significations ? C’est l’exercice auquel se sont prêtés des chefs traditionnels, historiens ou artistes de la région dans un atelier initié par le ministère de la Culture et de la Communication dans la capitale du Saloum. « Le Sénégal, depuis l’indépendance, a beaucoup travaillé sur le patrimoine culturel bâti et très peu sur le patrimoine immatériel, c'est-à-dire les expressions culturelles de nos communautés, de nos terroirs et des populations. Sous l’égide de l’Unesco, avec la convention 2003, les Etats membres sont invités à travailler à ce rééquilibrage, c’est à quoi s’attèle le Programme national d’inventaire du Patrimoine immatériel à l’initiative de cet atelier de Kaolack  », a rappelé Oumar Badiane, chef de la Division du patrimoine culturel immatériel.

La rencontre dans la capitale du Saloum consistait à restituer la première étape du processus engagé avec les représentants des communautés, les chercheurs et artistes de la région. « Le patrimoine immatériel suscite beaucoup de controverses dans les interprétations d’un individu à l’autre, d’un lieu à un autre. C’est pourquoi, nous avons décidé de réunir tous ces gens pour essayer d’harmoniser des connaissances historiques du patrimoine immatériel. Cette étape était précédée d’une phase d’enquête pré-inventaire de l’ensemble de ce patrimoine », a justifié Ndéye Ngoor Niang Guèye, directrice du Centre culturel régional de Kaolack. Lors de cette restitution, quelques éléments de la richesse du patrimoine culturel du Saloum comme les modes de gouvernement de certaines provinces historiques, les rituels et rythmes de cette contrée ont été identifiés. « Dans cette phase pré-inventaire, il s’agit de jauger l’existant et dans celle qui va suivre, à savoir l’inventaire, de le matérialiser, de le documenter de façon scientifique », a précisé M. Badiane. L’atelier qui s’est tenu dans les installations de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (Cciak) a réuni, autour des techniciens du ministère de la Culture, certains chefs traditionnels comme « Bour » Gandiaye, des artistes de renom du Saloum et le responsable de la Commission culturelle de l’institution consulaire régionale.

Elimane FALL

La Commission de protection des données personnelles (Cdp) organise un Forum national sur la Protection des données personnelles à Dakar. Plus d’une centaine de participants dont des organisations patronales, syndicales, sont attendus à cet événement qui s’inscrit dans la sensibilisation sur la loi relatif à la protection des données à caractère personnel.

Dans le cadre du mois du documentaire, le film Kemtiyu du réalisateur Ousmane William Mbaye sera projeté à Dakar et Saint-Louis. Les séances débutent demain à 20h 30 à l’Institut français de Dakar pour ensuite se poursuivre le 30 novembre à 17h à l’Institut français de Saint-Louis. Le jeudi 1er décembre, ce sera autour de la salle Ucad II d’accueillir une projection du film.

L’avant-première a eu lieu le 7 mai au Théâtre national Daniel Sorano, en présence des ministres de la Culture du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, de Cheikh M’Backé Diop, du Dr Massamba Diop et diverses personnalités.

C’est ce matin que s’ouvrent les 45èmes assises de la presse francophone qui se tiennent du 20 au 24 novembre à Madagascar dans la ville d’Antsirabé située à près de 180 kilomètres de la capitale malgache Antanannarivo. Après Dakar en 2014, Lomé en 2015, C’est la Grande Ile communément appelée « île trésor » qui prend le relais de « la grande messe » de la presse francophone.

Antananarivo et la ville d’Antsirabe se sont parées de leurs plus beaux atours pour accueillir les différentes délégations du monde francophone qui vont prendre part aux assises annuelles de la presse et des chefs d’Etat. Déjà dans la capitale malgache, les panneaux d’affichage, la réhabilitation des ruelles, bâtiments, et les différents drapeaux des différents pays rappellent l’imminence de l’évènement.

Une partie des 300 délégués et invités de l’Union internationale de la presse francophone est arrivée vendredi dernier dans la journée et a regagné Antsirabé (180 kilomètres d’Antananarivo) dans la soirée sous une pluie fine.

Malgré les difficultés d’hébergement constatées, notamment avec la vétusté des réceptifs de la ville d’Antsirabé, les organisateurs ont dû installer les délégations dans plusieurs hôtels qui jouxtent l’hôtel des Thermes qui abrite les travaux des assises de l’Union internationale de la presse francophone. L’assemblée générale de l’Union de la presse francophone qui s’est tenue hier a validé la candidature de Madiambal Diagne. Il rempile ainsi à son poste de président international de l’Upf pour un nouveau mandat de deux ans.

La séance d’ouverture des travaux des 45ièmes assises de l’Union de la presse francophone sera placée sous la présidence de son Excellence, M. Hery Rajaonarimampianina, président de la République malgache et de Madame Michaelle Jean, secrétaire générale de la Francophonie, en présence de Monsieur Vonison Andrianjato Razafindambo, ministre de la Communication et des Relations avec les institutions. Le développement des médias qui est partout une question clé de développement démocratique et économique sera au centre des préoccupations, a renseigné Madiambal Diagne, président de l’Upf international. Le Sénégal est fortement représenté à ces assises de Madagascar, grâce au soutien de la Primature et certains ministères du gouvernement.

Au cours de cette première journée, outre la séance d’ouverture, la conférence inaugurale sera faite par M. Jean Claude de l’Estrac, ancien secrétaire de la commission de l’Océan indien, ancien directeur général et président du Ca du groupe de presse « La sentinelle » (Maurice). Une table ronde et plusieurs ateliers seront organisés au cours de la journée sur plusieurs thèmes notamment, les médias dans les pays en développement : les raisons des succès, les leçons des échecs ; Quelle autonomie pour les médias dans une situation de précarité économique ? ; Félaka, Gombo… : Quelles propositions pour y mettre fin ? ; Les mutations technologiques : un atout ou un handicap ?

De notre envoyé spécial à Antsirabé, Babacar Bachir SANE

Le président de République, Macky Sall, vient de satisfaire une vieille doléance sociale des travailleurs du Théâtre national Daniel Sorano. Le chef de l’Etat s’est engagé à payer près de 100 millions de FCfa représentant les arriérés de cotisations sociales à l'Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres), de 1986 à 2009, des agents contractuels.

Grand ouf de soulagement pour les agents contractuels du Théâtre national Daniel Sorano. Le président de la République, Macky Sall, vient de prendre une décision d’une grande portée sociale en faveur du personnel de cette institution.

L’Etat s’est engagé à payer 93.685.591 FCfa, soit près de 100 millions de FCfa, représentant les arriérés de cotisations sociales à l'Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres), de 1986 à 2009, des agents contractuels. Le premier protecteur des Arts vient ainsi de satisfaire une vieille doléance sociale des travailleurs de Sorano. Selon un communiqué, parallèlement à cette « importante mesure sociale », le Gouvernement manifeste, de manière permanente, sa ferme volonté de relancer les activités du Théâtre national Daniel Sorano pour lui permettre de retrouver son lustre d’antan. Cette volonté s’est traduite, entre autres, par « l’augmentation des ressources budgétaires allouées chaque année qui sont passées de 376.000.000 de FCfa en 2014 à 450.000.000 de FCfa au cours de l’année prochaine ». A cela, s’ajoute la préparation et la mise en œuvre d’un important projet de réhabilitation et de modernisation des locaux et des équipements dont l’étude, financée par l’Etat pour un montant de 22 millions de FCfa, vient d’être finalisée. « C’est pourquoi le ministère de la Culture et de la Communication, le Conseil d’administration, la Direction générale et l’ensemble du personnel remercient vivement Monsieur le président de la République pour son soutien constant et formulent à son endroit des vœux de réussite dans l’œuvre de construction nationale qui reste et demeure son idéal de gouvernement », ajoute le communiqué.

Ibrahima BA

Les représentants des cinq Comités de lecture ont sélectionné 10 ouvrages finalistes représentant 10 pays pour la 15ème édition du Prix des cinq continents de l’Organisation internationale de la Francophonie. « Corps de ma mère » de la Tunisienne Fawzia Zouari (éditions Joëlle Losfeld) figure parmi les romans en compétition. L’écrivaine raconte la condition des femmes en Tunisie en s’inspirant de sa mère.

Pudeur et authenticité. C’est au travers de ce binôme que les Editions Joëlle Losfeld présentent la trame littéraire du roman « Corps de ma mère » de la Tunisienne Fawzia Zouari. Elle évoque la condition des femmes en Tunisie en s’inspirant de sa mère. La finaliste du concours du Prix des cinq continents de la Francophonie est une écrivaine et journaliste tunisienne. Docteur en littérature française et comparée de la Sorbonne, elle vit à Paris depuis 1979. Elle a travaillé dix ans à l’Institut du monde arabe à différents postes dont celui de rédactrice du magazine « Qantara1 » avant de devenir journaliste à l’hebdomadaire Jeune Afrique en 1996.

Extrait p. 98-99 :
« Lorsque, quatre ans plus tard, les Chérif vinrent demander sa main, elle dit oui, comme sous l’ordre d’un Destin qui aurait pour visage Arem, sa future belle-mère qui lui confia, après son mariage, comment et pourquoi elle s’était juré d’en faire sa bru :

« Pour la huitième fois, j’accouchais d’un garçon et j’étais au bord du désespoir, raconta Arem. Il me tardait d’en finir avec les nausées, les évanouissements et la peur de perdre la vie à chaque grossesse. Et si je me prêtais encore au devoir du lit, ce n’était pas par plaisir, mais seulement dans l’espoir d’avoir une fille. Un être qui saurait reprendre mes gestes à l’identique et devinerait mes maux, qui sauverait ma vieillesse de la solitude et ferait de son cœur un abri pour mes secrets. Hélas ! À chaque accouchement, ma déception était à la mesure de ma douleur, lorsque je découvrais la maudite excroissance entre les jambes du nouveau-né. Personne ne me convaincra que les garçons servent à quelque chose, ni que les filles ont le déshonneur vissé au corps, encore moins qu’elles nourrissent en leur sein le scandale, comme le prétend l’imam dans ses prêches, nous accusant, nous les femmes, de manquer de raison et de foi, d’être enduites de la salive du Diable, menteuses et rusées, malveillantes et je ne sais quelles autres sornettes. J’appelle le courroux d’Allah sur Son imam !

« En vain ai-je consulté guérisseuses et voyantes, recouru aux médications, accroché des amulettes partout où pendait une branche ou s’élevait une poutre. Jusqu’au jour où l’une de mes cousines me suggéra de faire un vœu sur la tombe d’Askar, l’ancêtre de ton père réputé favoriser la naissance de bébés féminins. Tounès, ta maman, déjà mère de dix filles, en était la preuve.

« Un matin, j’ai poussé la porte du mausolée. C’est là que je t’ai vue pour la première fois, Yamna. Tu étais une gamine mais tu avais l’air sérieux des grandes personnes. Je me suis surprise à formuler ce vœu en ©Éditions Gallimard, 2016

t’observant : “Sidi Askar, si tu réalises mon espoir, je marierai la fille des Gadour à mon fils Farès !”

« C’est ainsi que ma petite Jalila est née. Un malheureux hasard a voulu qu’elle vînt au monde le jour où décédaient ta maman et son bébé. Mais je ne pouvais m’empêcher de fêter la naissance de ma poupée en allumant des cierges sous toutes les coupoles. Soixante-dix vaches et trente taureaux furent égorgés pour l’occasion au grand dam de cet idiot d’imam qui a failli s’étouffer en menaçant : “Cette Jalila, ce n’est tout de même pas la fi lle du Prophète !’’. »

Et Arem acheva son récit par un rire en cascade.

Yamna se souvint de ce que l’on disait à Ebba sur l’amour excessif de sa future belle-mère pour son nouveau-né et l’habitude qu’elle avait prise de convoquer ses huit garçons pour le leur faire admirer. Jalila gigotait dans une drôle de boîte taillée dans du bois laqué et incrusté de nacre, qu’on appelait « berceau ». Arem jurait qu’un régiment d’anges assurait la protection de sa fille et que, les rares fois où elle pleurait, ses larmes se transformaient dans l’obscurité en louis d’or ! Lorsque les dires de la « maison » de Chérif furent rapportés à l’imam, l’homme pleura et gémit : « A-t-on vu mahométan aduler un être de sexe féminin jusqu’à en faire une idole ! »

Une présentation d’E. Massiga FAYE

Le directeur général de l’Autorité de régulation des postes et des télécommunications (Artp) a annoncé, hier, que 12 à 13 millions d’abonnés seraient formellement identifiés au Sénégal. Abdoul Karim Sall prenait part au forum international de l’Union internationale des télécommunications ouvert ce lundi 14 novembre 2016 à Bangkok. Selon lui, avec le projet « Free Roaming » en Afrique de l’Ouest, un système d’identification communautaire est « primordial ». 

En marge de la 3ème journée de la conférence mondiale de l’Union internationale des télécommunications (ItuTelecom World 2016) à Bangkok, le directeur général de l’Autorité des postes et des télécommunications (Artp) est revenu, hier, au cours d’une conférence de presse, sur la problématique « Free Roaming » en Afrique de l’Ouest. Pour Abdou Karim Sall, un système d’identification communautaire est « primordial ». 

Pour lui, cette initiative permettra aux citoyens dans la zone communautaire de se déplacer avec leurs téléphones sans pour payer des frais supplémentaires de « Roaming ». A l’en croire, le « Free Roaming » ne peut être appliqué avec succès en Afrique de l'Ouest que si l'on dispose, au préalable, d'un système d'identification correcte des numéros de tous les abonnés aux services de téléphonie mobile. A ce jour, a déclaré M. Sall, « près de 12 à 13 millions d'abonnés seraient formellement identifiés au Sénégal ». A la fin de ce mois de novembre, a-t-il précisé, tous les numéros non identifiés seront suspendus avant d'être définitivement résiliés au bout de deux semaines, si le client ne s'exécute toujours pas.

Le « Free Roaming » est la possibilité pour les abonnés d’un opérateur de réseau mobile à utiliser les services de téléphonie mobile de différents réseaux au fur et à mesure de leurs déplacements. Selon lui,  il s’agit d’une initiative des chefs d’Etat membres de la structure « Smart Africa ».  Ce  projet, a indiqué le directeur  général de l’Artp dans un  document reçu à la rédaction, porté par le président Macky Sall, a pour finalité d'instaurer entre tous les États africains,  une itinérance internationale gratuite des téléphones mobiles. D’après cette source, la mise en œuvre du « Free Roaming » a débuté pour les pays de la sous-région par la mise en place d’un cadre de réflexion entre régulateurs ouest-africains.  « L’Artp s’est, par la suite, concertée avec l’ensemble des opérateurs du Sénégal pour permettre à toute la population de la sous-région d’évoluer dans un « One area network », c’est- à-dire le même réseau téléphonique partout ». 

Les pays d’Afrique de l’Ouest dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali et la République de Guinée vont se retrouver, le 28 novembre prochain à Abidjan, pour poursuivre la réflexion. L’objectif est de  « matérialiser cette initiative des chefs d'États africains ».

Pour des raisons de sécurité, les préalables requis sont, entre autres, l’identification de tous les propriétaires de numéros mobiles. En effet, cette identification « a permis d’avoir au Sénégal une base « mémoire » fiable avec des opérateurs aux services de téléphonie mobile qui, en un temps record, ont pu clairement authentifier leurs différentes bases de données ».

Ibrahima BA

Madagascar,  Nigeria,  Ghana, Kenya, Gabon, Rwanda, Cameroun et  Zimbabwe, ce sont, au total, huit pays africains qui se sont engagés aux côtés du Sénégal pour  réfléchir autour de la mise en place d’un cadre de concertation et de partage d’expérience en matière d’administration électronique en Afrique. C’est, du moins, ce qui ressort de la rencontre organisée par le Sénégal, sous la direction de Cheikh Bakhoum, directeur général de l’Adie, en marge du forum international de l’Uit de Bangkok.  L’objectif de ce premier contact, informe un communiqué, est d’échanger sur les motivations et l’opportunité de la mise en place d’une telle structure. Les acteurs ont proposé la tenue d’une première grande réunion de l’organisation africaine des agences gouvernementales en charge des Tic en mai 2017, en marge du sommet « Transform Africa » organisé à Kigali par l’Ong Smart Africa. Toujours dans la même lancée, le Sénégal, Madagascar et le Ghana ont été choisis pour prendre en charge les préparatifs de cette première rencontre. « Interconnecter les réseaux, rationaliser les dépenses, échanger et mutualiser les solutions déjà déployées dans le cadre de la dématérialisation et accélérer le processus de gouvernance électronique en Afrique, sont quelques pistes de réflexion sur la finalité de la future organisation panafricaine ». 

I. BA

Disciple puis épouse de Cheikh Béthio Thioune, guide des Thiantacônes, Sokhna Bator est l’auteure du livre « Serigne Béthio, le Serviteur éteint en son Seigneur ». L’ancienne étudiante à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, juriste de formation, s’emploie, dans cet ouvrage, à explorer les voies de la spiritualité par le truchement de relations qui transcendent les contingences. La librairie « L’Harmattan Sénégal » a abrité la cérémonie de présentation et de dédicace de l’ouvrage.

Pour comprendre le compagnonnage terrestre entre Cheikh Béthio Thioune et Serigne Saliou Mbacké, il faut trouver le point de convergence entre les allées labyrinthiques de la spiritualité et celles-là ferventes de la religiosité. C’est que les relations entre le fidèle « exaltant » et le défunt khalife sont à la charnière du début et de l’éternité, au confluent de l’ésotérisme et de « l’interprétable » par le commun des esprits. Ababacar Sadikh Nohine Diaw dit de ce livre, dans la préface, qu’il peut être « comme un fil d’Ariane permettant de cheminer dans le labyrinthe de la spiritualité pour tout aspirant véridique à la quête d’Allah. De par son analyse tant empirique que théorique, il est un précieux guide pour tout aspirant mû par la ferme volonté d’accéder à son Seigneur, abstraction faite de son appartenance religieuse, son origine sociale, sa localité géographique ou encore sa couleur de peau ».
Il intervient, selon lui, dans un contexte de clivage, d’incompréhension dans un monde où s’expriment des groupes figés sur des dogmes, croyant détenir la Vérité et niant la position de l’autre. Le salut de l’humanité dépendra dès lors de sa faculté d’accéder à la spiritualité en créant des passerelles d’écoute. Cette production scientifique replonge le lecteur dans ce qu’il appelle la « spiritualité pratique ». En cela, l’auteure « rend accessible cette connaissance aux aspirants », se réjouit Boubacar Konaté dans sa présentation du livre.

Extrait du livre
Pour Ibrahima Bocoum, disciple de Cheikh Béthio Thioune et ancien étudiant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis en même temps que Sokhna Bator Thioune, il ne saurait être autrement car l’auteure était une apprenante discrète et une femme de caractère diffusant des valeurs. C’est, à l’en croire, une étude approfondie qui traverse les âges. L’épouse du responsable moral des Thiantacônes n’en espère pas moyen pour ce « guide du voyage à l’Unique qui consigne par écrit un vécu face aux mémoires périssables d’humains ». Elle a toutefois souligné la difficulté à créer une ligne démarcative entre le statut d’épouse et le talibé. Celui qui « l’a faite » et à l’endroit de qui elle sera « toujours laudative », Cheikh Béthio Thioune, lui, a loué les qualités aussi bien de la « talibé » que de l’épouse « dévouée et aimante ». « Allier le statut d’épouse et de talibé, c’est là que réside une très grande difficulté. En effet, je faisais partie du commun des talibés voulant se faire distinguer par leur guide car le premier objectif du talibé qui a effectué son pacte d’allégeance est de se faire distinguer par son Guide à travers le dévouement qu’il lui montre…Lorsque Serigne Saliou me gratifia donc du statut d’épouse de Serigne Béthio, je fus des plus comblés mais aussi des plus inquiets à cause de la dimension de l’homme en Serigne Touba et la certitude que j’ai de mon indigence par rapport à lui. Mes craintes se dissipèrent au fur et à mesure de mon compagnonnage avec lui de par les largesses dont il fait montre, de l’éducation, des valeurs qu’il nous inculque. Serigne Béthio m’a façonnée à tel point que ma fierté en tant qu’épouse et talibé reste intacte. Mon compagnonnage avec lui m’a gratifiée d’une connaissance autre que doxographique et bénéfique à toute femme qui voudrait s’attirer les faveurs de son Seigneur à travers l’époux agréé par Allah ». Tendre effusion.
Alassane Aliou MBAYE

« Evenprod » est une structure évènementielle qui a procédé, vendredi dernier, à la présentation du premier téléfilm intitulé « Idoles » sur la presse écrite au Sénégal. Il revient sur nos réalités dans les rédactions.

Ce téléfilm raconte l’histoire d’un jeune journaliste, Malick (major de sa promotion) qui a été recruté dans un grand quotidien du pays dénommé « West infos » dont le directeur de publication est également son idole nommé Grand Laye (Mouhamed Touré à l’état civil), un frimeur et coureur de jupon. Entorse ! L’épouse de Grand Laye, vaniteuse, pense que son époux est riche. Dès lors, elle lui demande de changer le salon et veut aussi que sa fille ait un véhicule. Cette fille n’a d’yeux que pour Malick. Elle n’hésite pas à réveiller chez lui, l’arrose de croissants écrémés et lui tient des mots doux au petit matin. « Idoles » est l’univers dans lequel la presse sénégalaise se meut et l’être humain. Dans la trame du téléfilm, le réalisateur met l’alcool sur la plaie d’une profession élastique qui charrie toutes sortes de dérives: manque de formation, corruption, chantage, vente d’illusions, etc. « Idôles » a nécessité deux années de tournage pour la production de 52 épisodes. Ils seront diffusés tous les mardis et samedis après le journal télévisé de la 2Stv.

« Idôles » est un prétexte qui atteste de la véracité des propos d’Aminata Sophie Dièye, la regrettée chroniqueuse du journal « L’Observateur », qui écrivait dans le scénario ceci: « Il n’y a pas que des gens pourris d’un côté et de l’autre des méchants et corrompus, la nature humaine est beaucoup plus complexe…’’

Selon le promoteur de la 2Stv, El hadji Ndiaye, « Idoles » ne fait pas le procès de la presse, mais pose la réalité que vit les journalistes dans les rédactions. « Ils ne peuvent pas passer leur temps à critiquer les gens sans qu’ils ne soient critiqués », a-t-il souligné, non sans préciser le besoin d’associer les comédiens de qualité dans les rôles éducatifs. Pour le professeur Sellé Seck du Centre d'études des sciences et techniques de l'information (Cesti), une partie du téléfilm est en porte à faux avec l’éthique de notre profession. « Il y a un conflit d’intérêt, car Grand Laye, qui est censé incarné un comportement éthique, a reçu des mains d’un ministre 2 millions FCfa », regrette-t-il. Une somme qui, dans ce film, lui a permis de se payer des fauteuils pour faire plaisir à son épouse. Comble de l’ironie, Grand Laye a écrit un livre sur l’éthique.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le cadre du Fonds d’appui au développement des cultures urbaines, le groupe d’artistes en charge de la région du Sud a séjourné récemment à Sédhiou. La rencontre, qui s’est tenue au Centre culturel régional, a été l’occasion pour le rappeur Simon, directeur et producteur du label Djoloff Band, de passer en revue, pour les nombreux artistes présents, les contours de ce fonds. En effet, le gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de la Culture et de la Communication, a décidé d’allouer un montant de 300 millions de FCfa aux acteurs des cultures urbaines du Sénégal. Selon le groupe en charge de la région du Sud, « le fonds, issu de l’argent du contribuable, doit être géré dans la transparence et l’équité ». Sa création vise à lutter contre le chômage des jeunes en général et des artistes en particulier. C’est tous les domaines des cultures urbaines (rap, hip hop, danse, photographie, vidéo, infographie…) qui peuvent bénéficier d’un financement « si le projet du postulant est bien ficelé ».

Lors de cette rencontre, les artistes n’ont pas manqué de poser un certain nombre questions dont celle relative à l’élaboration de bons projets à mesure d’obtenir le financement du fonds dédié aux cultures urbaines. Ils ont émis le vœu de voir toutes les régions du Sénégal bénéficier de ce fonds.

Par ailleurs, jugeant ce montant moins conséquent par rapport au 1 milliard de FCfa attribué au cinéma, ces artistes ont souhaité voir l’enveloppe allouée aux cultures urbaines passer du simple au triple afin de toucher le maximum d’acteurs à travers le Sénégal.

Malamine KAMARA

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.