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Accès aux produits culturels : Les artistes invités à s’approprier les nouvelles technologies

20 Avr 2017
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Le séminaire de recherche sur les politiques culturelles au Sénégal, organisé par l’Institut fondamental d’Afrique noire et la Direction des arts, s’est intéressé, hier, aux nouvelles techniques de diffusion et d’exploitation de la culture et à l’expression du partage à travers le graffiti. Le rappeur Keyti, un des conférenciers, a souligné la nécessité, pour les créateurs, de saisir les opportunités qu’offre l’outil technologique pour la rentabilité du produit culturel.

Les technologies de l’information et de la communication offrent l’opportunité d’interroger le modèle commercial du produit culturel, les formes de transmission et de consignation du patrimoine. Elles redéfinissent le rapport à la culture, modifient les modes de consommation, et par ricochet, contraignent les créateurs à s’adapter aux nouvelles réalités pour la rentabilité du produit. Les lieux de sa diffusion et les modalités de son exploitation ont connu des bouleversements significatifs qui ont une incidence considérable sur sa durée de vie et sur le marché ; celui-ci est élargi par les nouvelles possibilités car l’équation de la distance physique est résolue. Il convient, aux yeux du rappeur Keyti, de s’engouffrer dans cette brèche pour combler le gap qui existe entre le Sénégal et les autres pays qui ont su s’adapter aux évolutions technologiques.

Les prouesses réalisées par le Nigeria et l’Afrique du Sud dans la distribution du produit culturel sont, dans ce sens, des témoignages assez éloquents de la palette de possibilités et de la nécessité de faire bouger les lignes.

Espace de diffusion
« Pour que les artistes aient des revenus issus de leurs créations, il leur faut prendre en compte l’importance, par exemple, d’un outil comme le streaming et de tous les services qui y concourent. Les avancées technologiques nous poussent à adopter de nouveaux comportements mais nous ne les interrogeons pas assez pour en tirer parti », se désole l’un des animateurs du « Journal rappé ». Il est regrettable, selon lui, que les artistes sénégalais n’en profitent pas à la mesure des enjeux qu’elles comportent. Par ailleurs, la faiblesse de la pénétration d’internet doit inciter les artistes, pour ce qui est de la vente, à explorer, de manière plus agressive, les opportunités qu’offre le mobile, outil plus adapté aux réalités sénégalaises. Comprendre les enjeux, c’est se donner la chance de relever les défis de l’heure pour les artistes africains et sénégalais en particulier.

Les applications et les plateformes des géants technologiques créent une industrie mondiale indifférente aux frontières et donnent une nouvelle acception au produit culturel en remettant en cause certaines normes pour une meilleure rentabilité. S’y conformer, c’est s’offrir un nouvel espace de diffusion et d’exploitation commerciale de la création.

L’artiste-graffeur, Docta, quant à lui, a saisi le prétexte du festival international de Graffiti (Festigraff) qui est à sa huitième édition pour faire un développement sur l’expression du partage entre les artistes à travers la diversité des créations. En cela, ce rendez-vous de la créativité promeut l’échange. Il a également saisi cette occasion pour décliner le côté social et éducatif du graffiti qui est le produit d’une réalité propre. Exerce-t-il ainsi une autocensure pour se donner des limites et être en conformité avec certaines convenances. Cet art de la rue fait perdurer les événements, fixe les idées et ravive les souvenirs.
« Nous nous inscrivons dans une démarche de sensibilisation par nos propres actions en dehors de l’œuvre elle-même qui prend en compte les grandes questions qui engagent le devenir collectif. Nous immortalisons les luttes des peuples et des personnalités marquantes de notre humanité », indique l’initiateur du Festigraff.

Alassane Aliou MBAYE

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