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Musée de la femme : Une exposition retrace l’histoire des majorettes du lycée Kennedy

29 Avr 2017
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Le musée de la Femme Henriette Bathily accueille, depuis jeudi, l’exposition sur les majorettes du lycée J. F. Kennedy de Dakar. Celle-ci met en évidence l’évolution des majorettes de ce lycée de la capitale, à travers des photos et tenues marquant les années de leur existence.

Pour faire connaître davantage les majorettes du lycée John Kennedy de Dakar et l’historique de sa création, l’équipe du musée de la Femme Henriette Bathily a procédé, jeudi, au vernissage de l’exposition titré « Les majorettes de Kennedy, toute une histoire ». À travers des tenues de chaque époque, des photos illustratives et quelques textes et articles de presse, le public était ébloui par la découverte et la beauté de création des tenues portées par ces gracieuses jeunes filles et qui ont évolué à chaque époque.

Sur les lieux de l’exposition, on peut en effet voir des tenues portées par ces élèves danseuses, des années 2002 à 2016. Sans compter de nombreuses photos illustratives des prestations de défilé de ces jeunes filles qui n’ont rien à envier à bien de professionnelles de la danse.   L’expo sur les majorettes de Kennedy a aussi été un prétexte pour rendre hommage à ses fondateurs, à savoir la chorégraphe Germaine Acogny et le Tambour Major feu Doudou Ndiaye Coumba Rose. Ce qui explique, d’après le commissaire de l’exposition, Haby Diallo, le  texte rédigé par Seyba Traoré sur eux, en plus des témoignages du premier proviseur du lycée Kennedy, Marguerite Senghor Ba et ceux d’anciennes majorettes, des articles de presse affichés à l’occasion. A l’en croire, à travers cette exposition, sur les majorettes, c’est tout une histoire qui est racontée pour mieux connaître l’historique de ce groupe créé en 1975.

La représentante de Marie Pierre Mbaye Myrick indique que l’organisation de cette exposition s’inscrit dans le cadre des événements à thème qu’elles organisent pour la promotion de la femme. « Nous avons pensé travailler sur les majorettes de Kennedy  car ça été un premier acte de libération d’expression de la femme en public et ce fut un début fantastique qui a perduré. D’où l’intérêt de rendre hommage aux fondateurs et à ces jeunes filles qui ont perpétué  cette œuvre », souligne-t-elle.

Chorégraphe et responsable des majorettes du lycée Kennedy depuis 1985, Yama Diémé Diédhiou se dit joyeuse de l’organisation de cette exposition par le musée de la Femme. « C’est une bonne chose que le public puisse partager, découvrir les belles tenues et leur évolution durant toutes ces années. D’habitude, les majorettes de Kennedy ne sont vues que par le public lors du défilé du 4 avril à travers les médias ou lorsqu’elles sont invitées dans une cérémonie pour une prestation. Mais cette exposition va permettre de les découvrir de près, de connaître l’historique, la source de création des majorettes et l’équipe, comment ça fonctionne », argue-t-elle. A l’en croire, c’est même une nécessité car les majorettes sont devenues une institution. « Elles sont devenues incontournables pour le défilé du 4 avril et ont beaucoup contribué à la réputation du lycée », confie-t-elle.

Réadaptation sénégalaise
Présente au vernissage, Germaine Acogny, fondatrice de cette troupe, se dit agréablement surprise et touchée par ce qu’est devenue l’histoire des majorettes au fil des années. « Je ne m’attendais pas à ce que cette histoire perdure aussi longtemps. Cela me fait plaisir parce que ce sont les majorettes du Sénégal, du lycée Kennedy de Dakar qui m’ont rendue populaire. Grâce aux majorettes de Kennedy, la danse contemporaine, moderne est devenue populaire et je souhaite que ça ne s’arrête pas seulement aux majorettes. Il faut mettre ces danses le plus souvent à la télévision pour que les gens s’habituent et qu’ils voient qu’il y a une belle évolution de la danse », suggère-t-elle.

D’après la fondatrice de l’école des Sables de Toubab Dialaw, tout a commencé avec les majorettes de la ville de Saint-Maur-des-Fossés jumelée à Ziguinchor qu’elle a vu défilé un jour de 4 avril alors qu’elle y occupait le poste de professeur d’éducation physique au lycée Djignabo.« Aussitôt, j’ai pensé à une réadaptation sénégalaise. L’idée m’est venue d’en parler à Doudou Ndiaye Coumba Rose et avec l’aval de Marguerite Senghor Bâ, premier proviseur du lycée, nous avons rassemblé 50 jeunes filles du lycée Kennedy et on a commencé les répétitions. A l’époque, j’étais professeur d’éducation physique et je donnais aussi souvent des cours de danse rythmique en tapant les mains et en faisant ce fameux mouvement de reins. Ça m’a beaucoup amusé de former ces jeunes filles en compagnie de Doudou Ndiaye  Rose qui s’était collé à la musique et voilà qu’aujourd’hui ça perdure  et j’en suis fière », raconte-t-elle, nostalgique, avec un brin de fierté.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Last modified on samedi, 29 avril 2017 14:40
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