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Séminaire de recherche de l’Ifan : Le rattachement de l’artisanat d’art au ministère de la Culture préconisé

18 Mai 2017
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L’artisanat d’art était inscrit, hier, à l’agenda du séminaire de recherche organisé au Musée Théodore Monod d’art africain, par l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) et la Direction des arts. Les conférenciers, Brahim Sakho et Laurence Maréchal, pour sortir ce sous-secteur de l’ornière, ont préconisé, entre autres mesures, son rattachement au ministère de la Culture.

L’étroitesse de la ligne démarcative, si tant qu’elle existe, entre l’artisanat, l’artisanat d’art et l’art tout simplement fait que les univers de sens s’entremêlent. Mais, les réalités de ces domaines de créativité, du point de vue des espaces d’expression, de leur prise en charge dans les politiques publiques, de la typologie des acteurs et de l’organisation, dessinent d’autres trajectoires. L’exposé de Brahim Sakho, conseiller spécial chargé de la stratégie du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), en donne une idée claire.

Il s’est d’abord attaché à situer l’artisanat d’art qui est la troisième composante du secteur de l’artisanat aux côtés de la production et le service. Il ne représente pas, selon lui, un sous-secteur au vrai sens du terme, ni une corporation de métiers à l’image du textile artisanal mais renvoie plutôt à l’image et l’usage du produit. Celui qui est, par ailleurs, coordonnateur de la grappe tourisme, industries culturelles, artisanat d’art à la Stratégie de croissance accélérée (Sca), s’est appuyé sur des statistiques pour offrir une vue globale sur la « filière ».

L’artisanat d’art compte 13.901 unités artisanales soit 11,30% de l’artisanat du Sénégal. Il est plus présent en zone urbaine avec 62,30% des entreprises installées au niveau des villages artisanaux soit 2,8% de celles de tout le secteur. La teinture, le tricotage, la bijouterie et la sculpture sur bois en sont les activités dominantes.

Villages artisanaux : « très mal entretenus ».
Toutefois, regrette-t-il, l’artisanat d’art est le parent pauvre des politiques culturelles à cause d’un déficit de lisibilité, de visibilité et d’organisation du sous-secteur ; des efforts dans ce sens le rendrait plus attrayant.  M. Sakho, expert consultant en Economie et en Finance, préconise une politique clairement définie, la création d’une direction en charge de l’Artisanat d’art au sein du ministère de la Culture. Ce qui suppose son rattachement à ce département au détriment de celui de l’Artisanat. Il lui semble important également de travailler à la mise en place d’un marché sous-régional des arts, d’un répertoire des producteurs et à la réalisation d’études sur les retombées sociales et économiques.

Il partage ses réflexions avec Laurence Maréchal, fondatrice des « Ateliers Nylanou », qui, au cours des échanges, est revenue sur des trajectoires individuelles témoignant du charme de l’artisanat d’art qui laisse la main entreprendre la traduction des effusions du cœur. Elle a néanmoins insisté sur le besoin impérieux d’encadrer les acteurs « pour stimuler la créativité et l’audace », de les identifier et de protéger les créations. La labellisation, la création de cellules de renforcement de capacité, de centrales d’achat et la sensibilisation sur les normes internationales lui semblent plus que nécessaires. C’est de cette manière que le Sénégal tirera parti de ce potentiel. Celle qui a entamé sa carrière artistique en 1977, en Ethiopie, a déploré, par ailleurs, l’état des villages artisanaux « très mal entretenus ». A l’image de Brahim Sakho, elle a prôné le rattachement de l’artisanat d’art au ministère de la Culture pour une meilleure articulation avec les autres formes d’expression culturelles.

Alassane Aliou MBAYE

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