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Film : « un président au maquis » : Une comédie émouvante pour rire et pleurer du drame des peuples

12 Aoû 2017
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Une comédie émouvante pour rire et pleurer du drame des peuples

Le film « Un président au maquis » du réalisateur Laurent Goussou-Deboise a été projeté en avant-première à CanalOlympia Téranga, mardi dernier. Cette œuvre cinématographique donne à voir, à partir d’une comédie divertissante et tendre, les rapports entre le peuple et ceux qui sont supposés répondre à ses aspirations, les gouvernants.  

Un président dans un « trou à rats » ! Et son sosie dans un étroit univers où on se doit de bien se tenir pour éviter un incident diplomatique ! Tout cela parce que son insouciante majesté veut regarder la coupe du monde de football, vautrée dans sa bergère, avec son aguichante première dame de « sa » République ! C’est mieux que d’aller s’ennuyer avec le « bienfaiteur » asiatique, le numéro un chinois ! Sa cour, constituée de larbins fieffés et galonnés, s’emploie, avec lui, à trouver la bonne formule afin de lui éviter d’être à la très solennelle cérémonie. Les roitelets sous les tropiques parviennent souvent à dégotter une solution pour entrer en jouissance de leurs écrasantes possibilités.

Un sosie est trouvé. Il devra se mettre dans la peau du président, prononcer un discours « pompeux », comme il est de coutume, enlever ses dreadlocks, et même se faire un grain de beauté. Mais, Madou, le sosie, a des impératifs. Il a laissé chez lui un enfant malade et une femme qui le réclame sans cesse, de manière impromptue sous peine de rupture. Comble d’infortune, elle le soupçonne d’être avec sa « pétasse » ! Et les incommodants clients, parce qu’il est cuisinier, perdent patience ! Les houspilleurs meurent d’envie de se délecter de son savoureux « foie sauté » !

Catastrophe ! Le téléphone du sosie sonne en plein discours du numéro un chinois. Et ça, ce n’était pas prévu par l’inconsidéré président surpris de voir Madou, à travers son écran de télévision, décrocher et communiquer avec son impérieuse dulcinée ! On frôle l’incident diplomatique. Il faut agir vite pour calmer le sosie harcelé de toute part et qui menace de rejoindre sa femme. Sa majesté devra se substituer à lui auprès de celle-ci et au maquis en attendant que la cérémonie se termine. Car, cette fois-ci, les « godillots » ne peuvent pas colmater les brèches. Il devra servir à la populace du foie sauté, enfourcher une bicyclette jusqu’au galetas, pouponner un nourrisson, oublier un peu son « gros français » ! Et pourquoi-pas, cajoler l’épouse de Madou de temps en temps !

Intrigues de cour
La conservation du pouvoir vaut tous les sacrifices ! Il ne faut pas que cette légèreté lui fasse perdre tous les privilèges auxquels il a droit. Les valets aux vicieuses intrigues de cour s’imaginent déjà dans la rue avec les sébiles de la déchéance. Le « vrai président » y arrive. Il commence même à se plaire dans cette « crasse », qui lui révèle son vrai « bilan social », et à s’éprendre de la femme de Madou. Ici, se déploient des humanités auxquelles il est sensible.

Face aux agissements du « président au maquis » jugés dégradants parce que s’étant entiché de « petites gens », l’opportuniste cour déroule une autre intrigue pour donner le pouvoir au sosie devenu « l’homme de la situation » après avoir fait bonne impression à la cérémonie. Toutefois, avertit le général d’armée, « l’apparence c’est toi, les décisions c’est nous ». Hélas, le nouveau pantin de chef d’Etat n’est guère plus heureux. Il est à l’étroit malgré les lambris dorés et les avances de la première dame. Et ça fait l’affaire ! Le président désire retrouver son fauteuil pour donner une « nouvelle orientation » à sa politique après avoir « vu » la souffrance de son peuple, des bûcheurs de l’aube et du crépuscule. Les deux sosies se retrouvent et échangent une fois de plus leurs rôles comme convenu sans que les manipulateurs du palais ne soient mis au courant. Ces derniers, repus de leur indignité, se fourvoient dans leur propre intrigue. Les masques tombent.

Cette comédie fait large place au grotesque tout en mettant à nu le drame des peuples d’Afrique suppliciés par une gouvernance peu soucieuse de leur devenir et coupée de la réalité. De la passion naissent l’euphorie et l’étourderie comme le « président au maquis » nous en donne la leçon. Les senteurs capiteuses, elles, assoupissent la noblesse de cour et neutralisent les odeurs fétides émanant de la « vermine ».

A. A. MBAYE

Last modified on samedi, 12 août 2017 14:12
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