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Hilaire Thiombiano, producteur burkinabé : « Il nous faut une industrie audiovisuelle ancrée dans nos réalités »

12 Aoû 2017
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Le jeune producteur du film « Un président au maquis », le Burkinabé Hilaire Thiombiano, revient, ici, sur les étapes de la réalisation de cette œuvre et décline sa vision du cinéma africain.

Pouvez-vous nous toucher un mot de la genèse du film ?
C’est un film qui a été tourné en 2016 en 24 jours seulement, avec mon partenaire, le Franco-burkinabé Laurent Goussou-Deboise qui en est le scénariste et le réalisateur. Il était l’un de mes professeurs à l’Institut supérieur de l’image et du son du Burkina Faso. Nous nous sommes rendus compte que nous avions les mêmes objectifs, la même vision du cinéma ; faire des films grand public de qualité qui parlent de nos réalités. Laurent était avancé dans le scénario et nous avons commencé à travailler ensemble sur la préproduction. Face aux moyens limités, la détermination et l’adhésion des uns et des autres ont permis d’arriver à ce résultat. Un film, c’est avant tout une aventure collective. Les ressources financières ne sont pas un gage de qualité.

Quel est le message que vous voulez délivrer à travers ce film ?
Ce film part d’une série d’événements qui pousse un président à aller vers son peuple. Moi, je me demande pourquoi un chef d’Etat s’isole de son peuple. S’il ne peut plus aller vers celui-ci, écouter ses préoccupations et essayer d’y répondre, il se coupe d’un pan entier de la réalité de son pays qu’il ne voit qu’à travers le regard de ses conseillers et de ses ministres. Ce film pose plus de questions qu’il ne donne de leçons.

Comment se porte le cinéma burkinabè ?
Plutôt bien grâce surtout à la formation. La création de l’Institut supérieur de l’image et du son (Isis) d’où je suis sorti y a fortement contribué. Les icônes, comme Idrissa Ouédraogo et Gaston Kaboré, continuent de nous accompagner. Au Burkina Faso, l’industrie du cinéma prend de plus en plus forme. A l’époque, on avait des financements d’organismes internationaux. Mais, aujourd’hui, ces appuis ont considérablement diminué. Ce qui pousse les gens à réfléchir sur d’autres méthodes de financement. La production de films à moindre coût, sans toutefois compromettre la qualité, et la rentabilisation en salle sont des options sérieuses. Le cinéma ne saurait attendre des financements pour exister. Il y a des films qui sont faits avec peu de moyens et de bonne qualité. Il nous faut construire une industrie audiovisuelle ouest-africaine ancrée dans les réalités locales.

Recueillis par A. A. MBAYE

Last modified on samedi, 12 août 2017 14:14
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