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Gastronomie africaine : Un patrimoine à valoriser

07 Sep 2017
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Un débat organisé par l’Ong MakeSense et l’Institut africain de management (Iam) a porté, mardi dernier, sur le thème : « Réactualisation et valorisation de notre patrimoine gastronomique pour un développement durable et une souveraineté alimentaire ».

« Sensecampus », un incubateur d’entreprenariat social conjointement mis en place par l’Ong MakeSense et l’Institut africain de management (Iam), a organisé avant-hier, un événement autour de la gastronomie comme moyen de développement du Sénégal. Selon Cheikh Thiam, membre de « Slow food », (mouvement international créé en 1989 en contestation au mouvement « Fast food », McDonald et l’uniformisation de la culture des goûts), la pertinence de cette rencontre se justifie dans le rassemblement des acteurs qui travaillent dans l’alimentation saine et juste et équilibré.

D’après lui, il y a de très bonnes initiatives au niveau local. M. Thiam est d’avis que s’il y a une synergie d’actions, « nous pouvons bien avancer dans le domaine alimentaire ». Il plaide pour une réactualisation de notre patrimoine gastronomique comme le fonio, le « dimb » ou poirier du Cayor, le « new » (pommier du Cayor), le couscous et les autres céréales dont la valeur nutritionnelle n’est plus à démontrer.
A l’en croire, il y va de notre souveraineté alimentaire pour un développement dudit secteur au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.
 « Dès qu’on parle de la gastronomie, on pense à l’Europe ou à une élite ; alors qu’elle est toute la science liée à l’alimentation », a expliqué Cheikh Thiam. Formel, il soutient que « L’Afrique a sa propre gastronomie ; mais maintenant, il s’agit d’aller la chercher, parce que nous l’avons perdu. Il faut se l’approprier ».

Ce spécialiste des goûts précise : « Le riz au poisson n’est pas une gastronomie sénégalaise, mais plutôt un plat colonial. Ce sont les colons, s’installant à Saint-Louis qui ont voulu reprendre la paëlla au Sénégal ; c’est comme ça que le riz au poisson est né. Il n’a pas plus de 70 ans au Sénégal ». Interpellé sur le fait que beaucoup de Sénégalais mangent mal, Cheikh Thiam ajoute que d’une part, on n’a pas le choix, faute de moyens. Mais d’autre part, cette mauvaise alimentation est liée à la forte dose de bouillons que nous mettons dans nos plats.
De son côté, Pape Bâ, chargé du développement de MakeSense a expliqué que cette initiative est à accompagner. « C’est atelier créatif permet de réfléchir sur les défis et de trouver des solutions au secteur alimentaire », a-t-il déclaré. 

Au programme, un mini marché de la Terre comptant des acteurs locaux et des produits « Good Clean & Fair » et une projection présentant le mouvement Slowfood » ont été au menu de cette rencontre tenu dans les locaux de l’Iam. Le musicien Sahat Sarr a animé un concert, profitant de l’occasion, pour présenter son album « Jiw » sorti il y a quelques mois.

Serigne Mansour Sy CISSE

Last modified on samedi, 09 septembre 2017 14:35
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