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Collectif « Vendredi Slam » : L’expression d’une passion artistique

11 Sep 2017
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Le Collectif Vendredi Slam, ou encore V Slam, regroupe de jeunes amoureux de la poésie dépouillée et décontractée. Il présente des plateaux un vendredi sur deux dans le mois, pour l’expression d’une passion artistique où se mélangent délicatement le caractère irrévérencieux du dada, le charme du romantique et l’engagement du réaliste.

Le pas raffiné et la mise stylée, de belles jeunes femmes sortent de voitures ou des ruelles, accompagnées ou pas. Elles distribuent çà et là de petites bises et de lascifs câlins. Les bonhommes qui n’ont pas l’heur d’en recevoir se contentent d’œillades et de petits commentaires coquins. L’ambiance sur le parvis de l’Institut africain de management augure déjà une soirée qui ne décevra pas de ses belles promesses. La chaleur du dehors se transfère dans la salle où il n’y a presque plus de place assise et où la climatisation est peu efficace.

Sur la petite estrade du devant et sous les rejets de petits néons, Minus et Samantha tiennent la dragée. Tenant le rôle de Mc, les deux slameurs distribuent le témoin et, à intervalles, montrent eux aussi leur maestria. A tour de rôle, au rappel de leurs noms auparavant inscrits sur une liste tournante, les aèdes se succèdent sur la scène. Ils étalent un brio rythmique et linguistique, souvent voilé de beaucoup d’humour, devant un public de plus en plus nombreux, conquis et composé de plusieurs nationalités. La pédagogie y était aussi par l’exploration de l’histoire, des fondamentaux du panafricanisme et de certains pans anecdotiques de la colonisation. A l’exercice, Geleem Saar se distingue particulièrement. Le « Toubab », enseignant de la langue wolof et militant panafricaniste à ses autres heures, lance des boutades très ironiques à l’encontre de l’entreprise coloniale. L’actualité occupe aussi une large place dans les vers. De la bêtise humaine qui prévaut en Birmanie aux débats sur le FCfa et ses corolaires, tout est scruté dans la mesure et la délicatesse. A côté des subtils punchlines, l’amour a plus ou moins été le thème central.

L’inspiration Pamela…
La fête prendra une joyeuse tournure quand les notes de la guitare viennent accompagner les envolées lyriques de Mike. L’artiste chante le charme et la beauté d’une Pamela. Par des paroles aguichantes et imagées, tout de même plus cocasses que pervers, Mike tient en haleine l’assemblée qui adhère par le rire, l’ovation et les chœurs. Pamela s’impose comme le mot-clef de la soirée. La mystérieuse éprend les mâles qui la désirent, et cape les filles qui veulent se substituer à son personnage. Une atmosphère qui est loin de trahir le prétexte de ce rendez-vous bimensuel.

Selon Minus Niang, un des coordinateurs du Collectif vendredi slam, la rencontre est ouverte à qui souhaite venir déclamer sa poésie et partager sa passion avec « des frères et des sœurs ». Cela est tellement vrai qu’on n’identifie pas directement de boss dans ce projet né en 2009 de l’idée de Diofel, un slameur congolais. Pour les tâches, chacun fait ce qu’il y a lieu de faire. « Nous représentons une famille, un corpus où chacun constitue un membre », note Minus. Ainsi, on y ressent les absences mais on ne les sent pas. Cependant, V Slam n’est pas que familial. Le slameur apprend qu’il a noué beaucoup de partenariats à partir de rencontres pendant l’événement et y a côtoyé son patron cinq ans durant.

Le Collectif vivifie donc la trouvaille de Marc Smith, en 1989, qui voulait rendre les lectures de poèmes moins élitistes et moins ennuyeuses avec la création du slam. Un art qui ne prévoit que les règles nécessaires (la rime, par exemple) et laisse un large choix au poète, libre de divaguer dans ses saines folies et ses propres styles. Comme ils disent pour clore : Slam !

Mamadou Oumar KAMARA
(stagiaire)

Last modified on lundi, 11 septembre 2017 12:16
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