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Hip Hop sénégalais : Le mouvement célèbre ses 30 ans

06 Jan 2018
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Il y a trente ans, naissait le Hip Hop Galsen (du Sénégal), l’un des mouvements artistiques les plus dynamiques et les plus prolifiques du continent. Pour célébrer le trentenaire de ce mouvement culturel, la structure Africulturban tient une série d’activités, dont des expositions, caravanes, conférences, concerts, durant tout le long de l’année 2018.

1988. Le Sénégal vit un contexte sociopolitique particulier. Le pouvoir en place, secoué par les programmes d’ajustement structurel sous l’injonction de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, doit aussi faire face à une crise dans le secteur de l’éducation qui va jusqu’à occasionner une année blanche. Dans la capitale sénégalaise, plus particulièrement en banlieue, les premiers enregistrements de rap donnent naissance au Hip Hop Galsen. Sous la houlette des pionniers comme Matador, Didier Awadi, Xuman, Duggy Tee, les premiers textes trempés dans l’encre de l’engagement et de l’activisme chevronné pose les jalons d’un militantisme politique et citoyen.

Créés au début des années 1990, des groupes comme «Positive Black Soul», «Pee Froiss», «Da Brains», «Daara J», «Bmg 44» vont confirmer la montée en puissance de cette nouvelle forme d’expression venue de la banlieue et qui, à côté de l’opposition classique, s’offre comme un véritable contrepouvoir. Aujourd’hui, trente ans après, les acteurs veulent célébrer ce mouvement culturel qui a fini d’impacter les consciences des masses, en agissant à travers, entre autres, la musique, la peinture, la danse, sur la transformation sociale. Cela, en replaçant les citoyens au cœur des enjeux politiques et de développement.

Piloté la structure Africulturban, « Les 30 ans de Hip Hop Galsen » se veulent « une plateforme d’actions qui permet de comprendre ce mouvement culturel qui est articulé autour des langages artistiques les plus variés : la musique (Rap), la peinture (Graffiti), la danse (Breakdance) et le Deejaying ». Pour les initiateurs, la manifestation est une occasion « exceptionnelle et unique » de rendre hommage aux pionniers du Hip Hop sénégalais eu égard à leur participation à la construction d’un Etat de droit, à la promotion de la démocratie par la conscientisation des jeunes et à celle de la liberté d’expression, et à la démocratisation de la parole et de l’accès à l’espace public. « Nous avons pensé célébrer cet événement avec les acteurs du mouvement Hip Hop ; les gens qui se sont donné corps et âme pour faire vivre cette culture au Sénégal. Il est nécessaire de marquer cette célébration pour les générations à venir », soutient Matador, l’un des pionniers du Hip Hop sénégalais.

Amadou Fall Bâ, coordonnateur du projet « Les 30 ans de Hip Hop Galsen », explique qu’il s’agissait, au départ, d’une initiative personnelle allant dans le sens de rendre hommage à Matador pour tout ce qu’il a fait pour la culture urbaine sénégalaise. Finalement, c’est Matador lui-même qui va lui suggérer l’idée de replacer cette célébration dans un cadre général, en le mettant au profit de l’ensemble du mouvement Hip Hop sénégalais. « Il s’agit finalement d’un projet inclusif, regroupant l’ensemble des acteurs », tient-il à préciser. Au-delà des festivités, l’évènement va être aussi un prétexte pour voir comment « doter ce secteur de moyens conséquents afin qu’il y ait une vraie dimension économique ».

Un projet inclusif
Déjà ouvert jusqu’au 31 décembre 2018, « Les 30 ans de Hip Hop Galsen » comptent se revêtir une dimension internationale en s’associant avec des artistes français et américains qui constituent les plus grands pôles Hip Hop au monde. Aussi, « l’Afrique ne sera pas en reste avec des collaborations avec la Mauritanie, la Gambie, La Guinée, le Mali, le Zimbabwé et le Maroc ». Il en est de même, a rappelé Amadou Fall Bâ, du Hip Hop européen via la participation de structures et d’artistes allemands, belges, espagnols, suisses, britanniques norvégiens et néerlandais. Pour Malal Talla alias « Fou malade », il est « nécessaire » de sortir le Hip Hop sénégalais à l’étranger pour parler de sa dimension politique.

Par Ibrahima BA

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