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Malal Talla, rappeur : « Faire du Hip Hop, c’est représenter son peuple »

06 Jan 2018
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Membre du Mouvement « Y’en a marre », Malal Talla alias « Fou malade » est aujourd’hui, l’un des ténors des cultures urbaines dans notre pays. Selon lui, le Hip Hop sénégalais, contrairement à beaucoup pays, n’a pas été encore travesti.

Quelle signification revêt la célébration des 30 ans du Hip Hop Galsen ?
Cette célébration des 30 ans du Hip Hop sénégalais est une manière de montrer ce qui a été réalisé en termes de présence artistique sur la scène. Au début, les gens disaient qu’il s’agissait d’un phénomène qui allait disparaitre très tôt comme c’est le cas dans certains pays. Heureusement, ça n’a pas été le cas. Nous célébrons les 30 ans du Hip Hop pour parler de son utilité sociale et pour montrer le rôle important qu’il a joué dans la transformation économique sociale, mais aussi la conscientisation et la mobilisation des jeunes.

Comment au Sénégal, les acteurs du Hip Hop ont fait pour maintenir le cap ?
Je pense qu’au Sénégal, le Hip Hop, dès sa création, s’est tout de suite intéressé aux questions sociales, aux problèmes sociaux. Il s’agissait, pour les acteurs, de voir comment représenter la banlieue et le Sénégalais qui vit au quotidien des difficultés. Mais aussi de voir comment être «la voix des sans voix». Beaucoup de personnes ont mené des combat pour faire disparaître le Hip Hop, mais les acteurs ont tenu. Ils ont bien travaillé, en transmettant des messages positifs et utiles à la société.

Comment le Hip Hop est devenu, au Sénégal, un instrument moderne de conscientisation des masses, notamment en banlieue ?
La plupart des acteurs ont milité pour un Hip Hop engagé, un Hip Hop au service des populations pour une meilleure transformation économique et sociale. C’est par exemple, ce qui s’est passé lors des élections de l’an 2000. Avant, il y a eu la compilation « Dekkil rap », des groupes comme le «Positive Black Soul», «Bmg 44», «Rapadio» qui ont beaucoup travaillé à demander aux jeunes d’aller voter. Cela a eu comme résultat le départ de Diouf et l’arrivée de Wade. En 2012, le mouvement « Y’en a marre », porté par la plupart des acteurs du Hip Hop, a occasionné le départ de Wade. Nous avons un Hip Hop qui a un texte politique important et qui cherche à influencer les décisions politiques. Il est important de célébrer cet aspect et de le préserver parce qu’il s’agit d’un acquis.

Propos recueillis par I. BA

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