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Journée internationale de la radio : Le transistor, un outil de promotion de la conscience citoyenne

14 Fév 2018
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Le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) a célébré, hier, la Journée internationale de la radio à travers une matinée de réflexion et d’échanges sur la portée et le rôle de ce médium dans la société. Cette célébration a été aussi une occasion pour les pionniers de cet outil de communication au Sénégal de passer au peigne fin la thématique de cette année : « Radio, sport et citoyenneté ».

« Le message, c’est le médium », écrivait Herbert Mashall Mc Luhan, intellectuel canadien et spécialiste de la communication. Près d’un siècle et demi après son invention, la radio continue toujours de jouer pleinement son rôle en dépit de l’influence des nouveaux médias. Sa mission de conscientisation citoyenne et d’éducation populaire demeure encore d’actualité. Cela, dans le sens où elle « accompagne les citoyens tout au long de la journée » et grâce « à sa capacité à atteindre des milliers d’auditeurs, son maillage territorial et sa facilité d’utilisation et de diffusion ».

D’après, la directrice du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), «dans nos pays, où l’alphabétisme domine encore, la radio est un moyen privilégié d’éducation à la citoyenneté». Elle a permis, a ajouté Cousson Traoré Sall, qui s’exprimait dans la cadre de la Journée internationale de la radio, de vaincre les barrières linguistiques, les catégories sociales et les frontières ; ce qui lui donne un caractère universel. Pour Gnagna Sidibé Diagne, ancienne directrice de la télévision sénégalaise invitée à partager son expérience avec les étudiants du Cesti, la radio constitue l’un des meilleurs outils de communication au service de la société. A ses yeux, la pratique quotidienne de ce médium doit exiger chez les professionnels « discrétion et sérénité ».

Au Sénégal, l’usage de la radio remonte avant les indépendances. Dans un souci de mettre en lumière les activités de l’administration coloniale et de s’inscrire dans une dynamique d’acculturation et de politique de propagande, la première station a émis en 1939 à Dakar. Et cela, pour le compte de toute l’Afrique occidentale française (Aof). A cette époque, a rappelé Magib Sène, ancien journaliste sportif radio, qui a abordé le thème : « Rôle de la radio dans la promotion du sport », la radio ne servait que la cause de l’occupant.

A la veille de l’indépendance, la Fédération du Mali qui regroupait, à l’époque, le Sénégal et le Soudan occidental a permis la mise en place de Radio Mali. Laquelle deviendra plus tard l’Office de la radiodiffusion sénégalaise (Orts) en 1973. Si, de nos jours, le Sénégal compte une centaine de radios, il n’en demeure pas moins qu’il se pose encore, de l’avis M. Sène, un problème de formation et de responsabilité. Sur ce, a-t-il souligné, l’Etat doit pousser ces radios à aller dans le sens de la bonne conduite. Selon lui, c’est grâce à cet outil de communication que le sport a pénétré les masses. Il a donné un élan à la pratique des disciplines sportives du fait de sa grande capacité de communication.

Ibrahima BA

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