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Hommage culturel à Palmarin : La cantatrice Khady Diouf retrouve la voix et la scène

07 Juil 2018
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Fatick : La commune de Palmarin a vécu, le week-end dernier (28, 29 et 30 juin), d’importantes manifestations culturelles et artistiques en hommage à l’une de ses illustres filles : la cantatrice Khady Diouf. Très émue par cette marque de distinction, la diva de Diakhanor a retrouvé de la voix et est remontée sur scène pour l’occasion.

Surnommée Khady Diouf Diakhanor, ce village d’où elle est originaire, la cantatrice de Palmarin est un monument de la culture sénégalaise en général et particulièrement du chant traditionnel sérère qu’elle a exporté un peu partout à travers le monde. C’était dans le cadre des tournées internationales de l’Ensemble lyrique traditionnel de la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano. Le week-end dernier, elle a exprimé toute son émotion et sa joie à travers l’hommage que lui a rendu toute la communauté de Palmarin et au-delà, celle du Sénégal en général. « Je suis comblée et fière encore d’être une Palmarinoise. Cette marque d’estime prouve que je suis la fille, la femme, la sœur, la maman des habitants de cette ville qui m’a vue naître », a confié la cantatrice de Diakhanor et ancienne pensionnaire de la Compagnie Sorano.

L’occasion a été trop belle pour la diva sérère de retrouver de la voix aux côtés de Soda Mama Fall et Mahawa Kouyaté, ses deux amies chanteuses. Khady est alors remontée sur la scène et avec l’Ensemble lyrique traditionnel. La chanteuse a alors galvanisé la nombreuse foule massée à l’intérieur du terrain municipal de Palmarin où se tenait la soirée folklorique. Un public qui a eu droit à réentendre cette belle voix de Khady qui n’a d’ailleurs pas changé à travers le titre « Ndèye Wassaname », tiré de sa langue maternelle sérère et qui lui a apporté tant de célébrité.

La cantatrice a été accompagnée et encadrée jusqu’à son arrivée dans l’enceinte du terrain municipal par les vieilles femmes portant des instruments de culture du riz et entonnant en chœur des chants. Un rituel qui avait lieu lors des cultures vivrières, particulièrement le riz, symbolisant ainsi la solidarité mais aussi servant à secourir toute personne en difficulté ou un hôte affamé.

Aussi, nous explique Ibrahima Sarr, ancien président de l’ex-Conseil rural de Palmarin et président du comité d’organisation de l’événement, l’autre particularité est que ce rituel est une façon de rendre un hommage à la bravoure de l’homme ou à son inspiration, mais aussi à l’artiste qui est là. « Ces femmes ont voulu donc montrer ce rituel à l’occasion de cet hommage rendu à la diva Khady Diouf et faire remarquer, en même temps, que la solidarité est un bien africain, sénégalais mais surtout sérère », a-t-il indiqué.

L’initiative d’honorer un artiste de son vivant est salutaire et mérite bien que l’on s’y penche pour évoquer toute sa portée. Le maire de la ville de Palmarin, Louis Seck, tout comme le président du comité d’organisation, Ibrahima Sarr, sont unanimes. La particularité d’un tel événement, selon eux, est que, bien que Khady Diouf se soit retirée de la scène internationale pour une retraite bien méritée, cet hommage devrait lui permettre, dans une certaine mesure, de revenir sous le feu des projecteurs. « C’est pour dire que cette marque de considération n’est en rien comparable à un hommage posthume qui, en général, ne profite qu’aux initiateurs qui en tirent les dividendes et non l’intéressé pour lequel est organisé un tel hommage. C’est cela qui a motivé l’organisation d’un tel événement à l’honneur de Khady Diouf Diakhanor », estiment-ils.

Un projet culturel et artistique dont le seul objectif, en cette année vouée à la culture, était de rendre hommage  à un digne enfant du terroir du Sénégal. Le maire de Palmarin, Louis Seck, annonce déjà l’organisation des journées culturelles qui seront mises à profit pour rendre hommage à de dignes fils et filles du terroir. «  Notre ambition est de pérenniser cette idée à travers des journées culturelles avec un thème central pour montrer les valeurs culturelles sérères ».

De telles initiatives sont à encourager, selon Jacques Senghor, conseiller technique au ministère de la Culture. Au nom du ministre, Abdou Latif Coulibaly, il a félicité et encouragé la commune de Palmarin pour l’hommage rendu à la diva Khady Diouf, avant d’inviter les autres collectivités à s’inspirer de cet exemple. Plusieurs groupes et ensembles artistiques se sont produits sur le plateau. La troupe Bakalama de Thionck-Essyl, les femmes des îles du Saloum avec leurs calebasses, la troupe de Sakou Thioro Sarr, les groupes de Palmarin, l’artiste Abdou Fatah Mbacké, entre autres, ont contribué, à leur manière, à la réussite de la manifestation marquée par une forte mobilisation de la communauté palmarinoise.

KHADY DIOUF, CHANTEUSE : « MON DESTIN A TOUJOURS ÉTÉ LIÉ AU CHANT »
L’ancienne pensionnaire de la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano, « étant toute jeune, Dieu avait déjà tracé mon destin pour être une chanteuse ».

« Dans ma tendre enfance, tout ce que je faisais comme travail ou autre, je l’accompagnais par des chants. J’aimais chanter et mes tantes me l’interdisaient à chaque fois. Mais comme on ne peut rien contre la volonté de Dieu, c’est comme un don qu’il m’avait inculqué », nous a confié Khady Diouf Diakhanor, en marge de la cérémonie d’hommage que lui a rendu la communauté de Palmarin. Et aujourd’hui, indique Mme Diouf, « ce chant m’a tout donné. J’ai sillonné beaucoup de pays avec l’Ensemble instrumental de Sorano, ce qui m’a comblé de joie, surtout pour avoir  porté très haut le flambeau de la culture sérère dans ces différents pays que nous avons visités ».

La diva Khady Diouf dont la notoriété a atteint les terroirs les plus reculés du pays a aussi enregistré un écho admiratif au-delà de nos frontières nationales. La langue sérère est devenue, du coup, le véhicule d’une autre humanité transculturelle. Mais, selon elle, « c’est le titre « Ndèye Wassaname » qui m’a propulsé au-devant de la scène tout en m’apportant également tant de célébrité ». Ce morceau , des générations s’en souviennent comme ayant été le premier tube de la cantatrice de Diakhanor. Un chant à travers lequel la chanteuse exprime sa foi à l’amitié qui dépasse parfois les relations sanguines. Elle évoque aussi dans le tube, l’orphelinat d’un enfant qui a perdu sa mère alors qu’il n’avait que quatre mois. Mais, pour Khady Diouf, « tout appartient à Dieu le Tout-Puissant et à qui tout le monde doit se soumettre.

M. SAGNE

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