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Le Festival international de Hip hop et des cultures urbaines (Fest2h) va s’ouvrir, du 20 au 23 juin, à la Maison de la culture Douta Seck. Cette 13ème édition s’inscrit dans le cadre de la célébration des « 30 ans du Hip hop Galsen ».

La Maison de la Culture Douta Seck accueille, du 20 au 23 juin, la 13ème édition du Festival international de Hip hop et des cultures urbaines (Festa2h). L’édition de cette année s’inscrit dans le cadre de la célébration des « 30 ans du Hip hop Galsen » qui est une occasion « exceptionnelle » de rendre hommage aux pionniers du Hip hop sénégalais eu égard à leur participation à la construction d’un Etat de droit et à la promotion de la démocratie par la conscientisation des jeunes et la promotion de la liberté d’expression ainsi que la démocratisation de la parole et l’accès à l’espace public. Ce faisant, ce treizième anniversaire se caractérise par une spéciale édition « 30 ans de Hip Hop Galsen » et va proposer des plateaux artistiques au public sénégalais avec quatre méga concerts selon les différentes écoles et générations du rap Galsen.

Selon un communiqué de la structure Africulturban, plus de 14 pays seront représentés. Il s’agit du Sénégal, des Usa, de la Belgique, du Maroc, Canada, Norvège, Zimbabwe, Gambie, Mauritanie, Guinée Conakry, Mali, Cameroun. Aussi, pour cette treizième édition, plus de 16.000 spectateurs et 100 groupes sont attendus pendant les 4 jours du festival. « Le Festa2H est une plateforme d’actions qui permet de comprendre un mouvement culturel qui est articulé autour des langages artistiques les plus variés : la musique (rap, reggae, ragga, Rnb), le cinéma, la peinture (Graffiti), la danse (Bboying), la mode (Street wear), le Spoken Word (Slam) et le Deejaying », note le communiqué. Le Festa2h fait partie des activités labélisées par les « 30 ans du Hip hop Galsen ». C’est tout le sens de l’organisation du « Flow Upa » qui est un projet intégré dans le Festival avec comme objectif : mettre en lumière le talent de la jeunesse  sénégalaise dans le mouvement Hip hop plus précisément le rap et particulièrement pour les underground. Les demi-finales auront lieu du 20 au 23 Juin à la Maison de la Culture Douta Seck.

Cette année, le Festah2H, est précédé, du 18  au 20 juin, de la deuxième édition du Hip Hop Summit. Salon dédié aux professionnels du Hip Hop et des cultures urbaines, le Hip Hop Summit regroupe le Sénégal, le Canada, la France,  la Belgique, le Togo, le Zimbabwe, la Mauritanie, la Norvège, la Gambie, le Maroc et la Guinée Conakry, autour de conférences, débats et show-cases à la maison des cultures urbaines à Ouakam.

Ibrahima BA

La radio communautaire de Bettenty a commencé à émettre sur 91.6 Fm en fin 2012. Avec sa mission de radio culturelle, éducative, de sensibilisation environnementale et économique, Bettenty a désormais un impact dans cette île près de Toubacouta, dans le département de Foundiougne, dans la région de Fatick.

La radio communautaire de Bettenty, île située dans le département de Foundiougne, région de Fatick, constitue aux yeux des populations insulaires un instrument indispensable pour le développement socio-économique de la zone. Son impact a fini de faire son ancrage dans le terroir, d'autant plus que les appels téléphoniques explosent au cours de ses émissions. « C'est une radio qui est en train d’assurer sa mission étant donné que notre premier objectif, avec l’installation de Bettenty Fm, a été de résoudre les problèmes de communication des populations insulaires éloignées du continent », souligne le directeur de la radio, Bakary Mané. En fait, dit-il, ces populations sont confrontées à des difficultés de communiquer avec les autres de la terre ferme accentuées par l’isolement. « C'est pour cette raison que nous avons eu cette initiative de combler ce gap. La radio est un besoin culturel qui leur permet, aujourd’hui, de pouvoir s'informer, se divertir », explique M. Mané. Surtout qu’il n’y a guère longtemps, ces populations étaient toujours branchées sur les radios gambiennes avec la proximité de ce pays voisin.

Maintenant, avec Bettenty Fm, les populations suivent les émissions locales, portant sur la culture, la religion, etc. Mais également des plages de divertissement, de communication et de sensibilisation sur tous les sujets liés au développement local, dans les tranches horaires entre 9h et 12h le matin et 17h et 23h le soir, ont été aménagées.

Le manque d’électricité en continue limitant les programmes, la réalisation d’une mini-centrale solaire en cours devrait permettre, selon le directeur de Bettenty Fm, de résoudre le problème de cette radio communautaire installée grâce au projet Millenium développement Gold Fondation de l’Unesco, à travers son bureau régional de Dakar (Breda) et dont la directrice de l’époque, Marie Anne Thérèse Ndong, a séjourné dans cette île à deux reprises. 

Mohamadou SAGNE

09 juin 2007 - 09 juin 2018. Onze ans déjà qu'à chaque fois la disparition d'Ousmane Sembène est commémorée et remémorée par le monde culturel sénégalais. C'est une de ses œuvres majeures, le film « Guelewar » qui a fait que je retiens de Sembène l'image d’un combattant qui a voulu, avec art, faire avancer les choses dans son pays. Avec sa manière. Tellement Sembène, avec son talent reconnu mondialement et son œil très large, a vu de haut toute la société sénégalaise. Toute son œuvre littéraire et surtout cinématographique était mue par ce désir de peindre les traits et caractères de « son beau peuple ».

De « Mandat » en passant par « Xala » jusqu’à « Guelewar » et d’autres de ses films, Sembène a su nous mettre devant un miroir pour que nous puissions nous regarder en face. De tous les hommes de culture sénégalais, c’est lui qui a le plus compris sa société et qui a le plus reproduit les facettes de cette société par les écrits et les images. « En tant qu’homme de culture, on est un peu comme une éponge qui s’imbibe de l’ambiance de l’endroit. C’est le goût de la société, de ces problèmes qui doivent sortir à travers nos plumes. On doit être imprégné de cela », disait l’écrivaine sénégalaise Fatou Diome. Sembène a rempli ce rôle durant toute sa carrière d’homme de culture. Toutes les images, séquences, personnages ou encore lieux de « Guelewar » nous renvoient à cette société sénégalaise pleine de mystères, de contradictions, de bizarreries ou encore de « sénégalaiseries » selon une formule bien connue.

Dans « Guelewar », ce n’est pas seulement la perte anodine d’un corps dans une morgue d’hôpital qui a failli engendrer un affrontement religieux. C’est du tout. De la politique, la polygamie, l’analphabétisme, l’ignorance, le respect de la parole donnée, la perte des valeurs, l’acculturation. Vraiment du tout. Autant de choses qui nous montrent que le blocage de notre société est loin d’être levée. Le personnage de Guelewar en lui est une synthèse même de la personnalité du sénégalais type. Un mélange de fierté, d’orgueil propre, de refus de la fatalité, de courage et aussi de …..vices. Comme tout bon « ceddo ». Un homme d’honneur. La politique, étant au centre de nos sociétés post-indépendance, n’a pas échappé à la caméra de l’aîné des anciens dans « Guelewar ». Les élites politiques africaines n’ont jamais été préoccupées par le sort des populations. N’ayant pas de vision futuriste capable de nous donner une autosuffisance alimentaire, les politiciens ne se donnent pas de limites pour célébrer à grandes pompes la distribution d’aide alimentaire à des paysans qui, s’ils étaient mis dans de bonnes conditions, pouvaient se nourrir eux-mêmes. Comble de ce paradoxe, l’aide alimentaire est détournée et ne « profite qu’à une infime minorité » comme le dit si bien Barthélémy, le fils de Guelewar. Pour son courage et son sens du refus, Guelewar était chargé de dénoncer ces magouilles. Mal lui en pris quand il fera l’objet de bastonnade de la part d’un homme de main du politicien du coin. Le pompeux député-maire. Tient, comme si Sembène vivait toujours avec nous. Combien de fois, un journaliste ou un autre homme qui dit la vérité n’a pas été attaqué physiquement par des énergumènes qui sont à la solde de politiciens véreux. Comme cela se passe actuellement, Guelewar va y laisser sa peau sans aucune forme de procès pour paraphraser la Fontaine dans « Le loup et l’agneau ». La loi du plus fort étant toujours la meilleure en Afrique. Ses compagnons qui lui avaient donné carte blanche pour dire tout haut ce que le monde rouspètent tout bas, vont s’en tirer comme si rien n’était. Jusqu’à même demander une bière bien fraîche pour bien digérer le repas copieux servi lors de la cérémonie funèbre. Ils n’ont eu aucune honte à se pavaner dans la maison mortuaire en faisant la fête alors que celui qu’ils vont enterrer a rejoint l’au-delà par leur faute. Là aussi, Sembène nous apprend beaucoup sur ce que sont capables les Sénégalais, qui peuvent te pousser quand vous êtes ensemble pour un but bien noble et se rétracter quand la situation chauffe. Un vrai Guelewar, selon la tradition bien africaine, assume ses actes et ne rechigne pas à aller devant sabre au clair quand l’intérêt général est en jeu. Que dire de Barthélemy, « l’étranger dans son propre pays ». Ici, la question de l’acculturation est très bien posée par Sembène. Un fait qui aujourd’hui, est l’une des plus grandes problématiques auxquelles est confrontée la jeunesse africaine. Si les élites politiques avaient pensé à gagner le combat de l’éducation et de l’analphabétisme, sans doute ces petites erreurs comme la confusion dans le prélèvement des corps n’auraient dû pas se faire. La personne qu’il faut à la place qu’il faut aussi, « the right man in the right place », pour que celui préposé à la morgue ne puisse faire ces petites erreurs aux grandes conséquences. Un affrontement entre musulmans et chrétiens dans un petit village perdu dans Thiès, comme cela a pu être évité de justesse, allait être lourde de conséquences.

Dans cet imbroglio socio-politico-religieux, Sembène nous plonge dans les différences d’approches entre le christianisme où l’autorité du prêtre est reconnue au-delà même des questions religieuses. Monsieur l’Abbé intervient même dans les petits et grands soucis familiaux. Alors que de l’autre côté, l’imam a été obligé d’utiliser la force, quitte même à transgresser, avec l’insulte d’Abou Camara, pour imposer son autorité. En filigrane, Sembène raconte le sort des femmes, des veuves, surtout des filles aussi, livrées à la débauche dakaroise par l'échec du développement rural, les revers de la polygamie. Quelques personnages dans le film, comme l’adjudant-chef major Gora, veulent changer la marche des choses, mais le défi est énorme pour être relevé seul.

La liste n’est vraiment pas exhaustive pour citer les différents thèmes que Sembène a voulu faire passer dans « Guelewar ». Guelewar, c’est le dernier résistant contre l'indignité de nos pays vivant la main tendue. Mais que vaut les valeurs ou encore les principes dans le dénuement et la misère ? Comme le dit si bien le personnage de Barthélemy : « Il ne peut y avoir de valeurs dans la misère et la pauvreté ». Mais Guelewar nous a donné une réponse à tous ces questionnements. C’est à nous, nous seuls, d’amorcer le processus qui va nous mener vers le développement et l’émergence, la main tendue étant toujours au-dessous de la main qui donne. Personne ne va nous aider à nous passer de l’aide. Ce ne sera ni les distributions, à grandes pompes, de l’aide l’alimentaire encore moins l’appui des bailleurs de fonds qui vont nous permettre de lever la tête. Le développement se fera par nous-mêmes et pour nous-mêmes. Avec Guelewar, on voit bien que l’aîné des anciens, comme on le surnomme, n’a jamais caché son admiration pour ceux qu’ils voient comme des hommes de refus comme lui. Sa vie a été de grands moments de refus, jusqu’à devenir celui qu’il est. Un autodidacte qui s’est imposé dans deux domaines de la culture, l’écriture et le cinéma qui, a priori, sont des milieux intellectuels. Merci doyen de nous avoir ouvert les yeux….

Par Oumar NDIAYE

«Islam, Science et Société» est le cinquième ouvrage de l'imam Ahmadou Makhtar Kanté. Cet expert en Environnement et en Economie solidaire met sa plume au service de toutes les sciences portées à sa connaissance, en particulier celle islamique. La Charia, le Coran et les Hadiths sont l'essence de ses illustrations.

L'ouvrage « Islam, Science et Société » est, d'un côté, le regroupement de vingt-six textes dans lequel l’auteur, Imam Ahmadou Makhtar Kanté, reste constant dans ses efforts de réflexions aux fins d'apporter sa propre compréhension des enjeux du monde contemporain à la lumière des enseignements de l'Islam. Les « écrits d'un imam africain », comme il définit son ouvrage, sont la compilation de de ses productions traitant de l'Islam, de la science et de la société. Des concepts qui reflètent les sujets développés dans le livre.

« Le temps ne peut pas dépasser l'Islam mais peut dépasser des oulémas paresseux », telle est une conviction de l'auteur. Un imam qui se veut être à l'ère de son temps. Afin d'être en phase avec sa société et le monde, il s'ouvre aux autres sciences avant de retourner sur la science islamique pas qu'avec « son islam », mais l'Islam. Cette religion, dit-il, qui n'est pas que « notre mais universelle ».

La reconnaissance est fondamentale en Islam, qu'elle soit divine, prophétique, celle de la Chahada ou simplement la reconnaissance envers son prochain. Ce dernier découle de la règle de réciprocité, notamment ne pas faire à son prochain ce qu’on n’apprécie pas pour soi. En plus de se conformer au Hadith qui dit : « Celui qui n'est pas reconnaissant envers les gens ne l'est pas envers Dieu ». Cette inter-connectivité de reconnaissances de l'individu à son prochain, de l'individu à son créateur, prouve le Hadith du prophète Muhamed (Psl) : « Quiconque n'est pas reconnaissant envers les hommes ne l'est pas envers Dieu », lit-on à la première page du livre. Celle-ci, selon l’auteur, passe par le savoir, donc « Ikra » (Apprenez), un mot essentiel en religion islamique. Nonobstant la clarté des références scriptaires, des controverses se posent au sein de la Oummah islamique et de l'incompréhension au regard des autres.

Abordant les malaises de fin du mois de Ramadan au Sénégal, l’imam Ahmadou Makhtar Kanté note que de science exacte, la Charia commande « à tous les musulmans de chercher à déterminer le mois lunaire et non d'attendre que certains pays le fassent pour les autres ». M. Kanté de souligner cette manie sénégalaise de se baser sur l'Arabie Saoudite qui est paradoxale aux textes. Il notifie dans son livre qu'il est utile de savoir qu'on fait « injustice à l'Arabie Saoudite. Pourquoi ? Parce que ce pays n'a jamais demandé officiellement à un autre pays de s'aligner sur ses décisions relatives à la détermination des mois lunaires ».

En perceptive, l'auteur décline la possibilité d'un consensus dans l'immédiat « si la volonté existe de la part des gouvernants et des oulémas de l'astronomie et de la Charia, et si les masses sont sensibilisées à cette fin, de disposer d'un calendrier musulman perpétuel aussi bien civil que religieux et d'en finir avec les malaises de lunes » pour une célébration de la fête de Korité dans la communion.

Par ailleurs, les écrits de l’imam Kanté interpellent sur des questions nationales et internationales. L'auteur évoque des thématiques liées à la politique, l'éducation, la santé l'environnement, les relations avec le reste du monde...

Le prêche religieux n'est pas que son champ de prédilection. Ahmadou Makhtar Kanté invite à la valorisation de la culture et des langues nationales, ainsi qu’à l'appui du secteur sportif et des salles et lieux convenables pour les arts. En outre, la citoyenneté est dans sa ligne de mire. En illustration, M. Kanté attend du votant, en période d’élections législatives, de l'éthique et du discernement. Ce type de citoyens qui promeut des députés qui défendent les valeurs culturelles, religieuses et traditionnelles. A travers son ouvrage, l’imam Kanté contribue aux problématiques de la bonne gouvernance sur des principes tels que la séparation des pouvoirs, le train de vie de l'Etat et des institutions publiques. En résumé, Ahmadou Makhtar Kanté a fait un tour des interrogations contemporaines et anciennes. Cet ouvrage est sa contribution écrite dans la bonne gestion de la société.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR (stagiaire)

L’association pour l’étude des créoles à base lexicale portugaise et espagnole vient de tenir son 18ème colloque international annuel, à Ziguinchor. L’Acblpe a saisi l’occasion pour demander à l’Etat de codifier le créole casamançais comme les autres langues nationales du Sénégal.

Ndiémé Sow, sociolinguiste, par ailleurs membre de l’Association pour l’étude des créoles à base lexicale portugaise et espagnole, a estimé que la codification du créole casamançais doit pouvoir se faire. Lors du 18e colloque international annuel de l’Acblpe, à Ziguinchor, elle a demandé à l’Etat de s’y employer et à reconnaître ce créole-là comme étant une langue nationale. Notre enseignante chercheuse a donné des explications pour démontrer que les critères de la codification du créole casamançais sont largement remplis. Le directeur du Centre national pour la recherche scientifique (Cnrs) de France, Nicolas Qvint, a renchéri qu’il y a maintenant un livre de grammaire de 450 pages qui explique ce qu’est le Créole casamançais. L’ouvrage, réalisé par deux sociolinguistes sénégalais qui travaillent sur le statut sociolinguistique du créole à Ziguinchor et dans les endroits créolophones du Sénégal, a été présenté publiquement lors du colloque.

La rencontre a regroupé une cinquantaine de chercheurs provenant de 20 pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie et du continent américain pendant quatre jours (du 11 au 14 juin 2018). On y notait aussi la présence des étudiants de l'université Assane Seck de Ziguinchor. L’objectif visé était de mieux faire connaître les créoles à base lexicale portugaise et espagnole pour avancer la connaissance sur ces langues. Egalement, le colloque devrait contribuer à la reconnaissance de l’identité du créole casamançais, et à susciter des vocations de chercheurs parmi la population estudiantine de l’université Assane Seck.

El Hadj Moussa SADIO

La ville de Kolda a abrité, la semaine dernière, un atelier de formation des journalistes des radios communautaires sur le traitement de l’information liée à la migration.

Entre les mois de janvier et avril derniers, seulement 977 migrants sénégalais ont été rapatriés de la Libye, du Maroc et d’autres pays, grâce à l’assistance de l’Organisation internationale des migrations (Oim). La révélation a été faite par El Hadj Seydou Nourou Dia, point focal communication du bureau Oim/Sénégal lors de l’atelier sur les approches communautaires du traitement de l’information liée à la migration qui s’est tenu les 5, 6 et 7 juin derniers, à Kolda. La rencontre vise à outiller les journalistes des radios communautaires des régions de Kolda, Ziguinchor, Sédhiou, Kédougou et Tamba sur les termes à utiliser dans le traitement de l’information sur la problématique de l’émigration pour éviter le sensationnel, les clichés et d’autres stéréotypes.

Le choix de Kolda pour abriter cette rencontre s’explique par le nombre élevé de migrants originaires de cette région considérée comme la principale pourvoyeuse d’émigrés clandestins au Sénégal.

« C’est une rencontre de renforcement des capacités pour des journalistes des radios communautaires dans le cadre d’un projet que nous appelons « Migrants as Messengers » qui veut dire migrants comme messagers. Il s’agit, pour nous, de contribuer à ce que les médias comprennent la problématique de la migration, mais aussi puissent avoir les bons termes quand ils parlent de la migration », déclare Seydou Nourou Dia. Il estime que les radios communautaires peuvent jouer un rôle essentiel dans la sensibilisation des communautés sur les dangers liés à l’émigration irrégulière et de conscientiser les familles des risques qu’elles font prendre à leurs enfants en les incitant à aller à l’aventure. Les émigrés subissent des maltraitances et d’autres traitements inhumains dans les pays traversés sans compter les risques encourus en traversant la mer Méditerranée à bord des embarcations de fortune ou de trouver la mort dans le désert du Sahara.


Le projet interpelle le migrant en lui donnant notamment la parole pour lui permettre de raconter son histoire et d’expliquer les difficultés auxquelles il a été confronté tout au long de son trajet pour l’amener à comprendre que l’émigration clandestine n’est pas la meilleure solution. Et qu’il peut bien rester et réussir chez-lui, ou à la limite, opter pour une migration régulière pour éviter de mettre inutilement sa vie en danger.

Mamadou Aliou DIALLO

Malgré les performances des grands quotidiens, la presse américaine a connu une année 2017 difficile avec une audience et des recettes publicitaires en baisse, selon une étude publiée mercredi par l'institut indépendant Pew Research Center.

Au total, les ventes moyennes de quotidiens, sous forme imprimée ou numérique, se sont repliées de 4% par rapport à 2016, selon l'étude, pour les éditions des jours de semaine. Si l'on exclut les têtes de gondole que sont le New York Times et le Wall Street Journal, le recul atteint 11%. Entre fin mars 2017 et fin mars 2018, le New York Times a gagné, en net, environ 500.000 abonnés en combinant les éditions numériques et imprimées. Sur 2017, le Wall Street Journal en a lui gagné 180.000 en net. Plus préoccupant, après avoir connu des taux de croissance à deux chiffres année après année, le nombre de visiteurs uniques mensuels des sites des 50 premiers quotidiens américains en ligne a légèrement baissé, de 1,7%. Selon Mike Barthel, qui a dirigé l'étude, ces mauvais chiffres pourraient s'expliquer par le fait que 2017 était une année post-électorale. Depuis trois ans, plusieurs titres de presse ont accéléré leur transition vers le numérique et privilégié l'accès payant au modèle gratuit, quitte à voir la fréquentation reculer légèrement en valeur absolue. Cette stratégie, ainsi que des relèvements tarifaires pour les éditions papier, expliquent que les recettes tirées des lecteurs ont augmenté de 2,7%, la sixième année de croissance consécutive. Côté publicité, le chiffre d'affaires a baissé de près de 10% (9,8%) d'une année sur l'autre. Depuis le pic atteint en 2005, il a été divisé par trois. Autre indicateur de la santé fragile de la presse américaine, les rédactions aux Etats-Unis ont perdu 3.240 employés en 2017, en net. Depuis le pic de 2006, les effectifs ont été quasiment divisés par deux (-47%) et 35.200 postes ont disparu.

(AFP)

Que retenir de la 26ème édition du Festival international de jazz de Saint-Louis (26 avril au 1er mai 2018) ? Simple belle fête musicale d’une semaine qui redonne à la ville une ambiance carnavalesque, synonyme de flux économiques et financiers importants. Au-delà, de quelques rendez-vous d’artistes ratés, elle aura été d’un bon cru musical cette édition 2018. De la fierté de cette école de kora d’Ablaye Cissoko, née des flancs du Festival, à l’idée d’une Fondation qui pourrait bien prendre en charge l’organisation de la manifestation, se dessine la nécessité d’arriver à un rendez-vous musical plus professionnel et attractif.

Hervé Samb, Paco Sery, Dhafer Youssef ! Ces trois Africains ont, avec leurs groupes, marqué la 26ème édition du Festival de Jazz (26 avril au 1er mai 2018). Du jazz-mbalax du premier à l’instrument vocal du dernier en passant par d’impressionnants coups de batterie du deuxième, ils ont marqué le festival par leurs originalités. Les spectacles de Hervé Samb semblent se répéter et se ressembler, mais ils captivent et transportent ceux qui les suivent dans une forte dimension musicale. Avec Pathé Diassy toujours rigoureux dans la conduite de ses lignes de basse, Hervé Samb s’appuie également sur son autre complice, Alioune Seck qui, de ses percussions, donne un souffle tout africain à son jazz. Très remuant et bouillant avec sa guitare, Hervé a toujours à cœur, sur scène, de faire vibrer son public. Mieux, communier avec l’assistance qui le lui rend si bien. Son génie est d’avoir su valoriser le patrimoine musical national qu’il a adapté à son jazz. Que ce soit du jazz-mbalax ou mbalax-jazz, c’est le spectateur qui s’en délectera toujours. Avec en plus-value des rythmes souvent endiablés, dansants.

L’ivoirien Paco Sery ne semble pas avoir usurpé le nom de son groupe, « Les Eléphants », emblème de son pays. Il a été un digne représentant de son pays à ce Festival. Avec des musiciens confirmés et comme engagés pour défendre la « bannière nationale », il a assuré. Donnant une autre perspective et une dimension très élevée de son jazz. Appuyé par un excellent saxo, Isaac Kémo, un excellent Aly Keïta au balafon, Paco Sery est un batteur qui manipule à merveille le clavier. Il est, sans aucun doute, une valeur sûre du jazz africain. Sa présence, sa prestance et l’énergie qu’il dégage sur scène en font un guide musical.

Dhafer Youssef restera l’une des surprises heureuses de cette édition. Il s’était pourtant produit sur cette scène il y a cinq ans. Il a marqué sa présence, au-delà d’une ballade musicale harmonieuse, mais surtout par sa voix qu’il sait manier en tant qu’instrument comme bon lui semble. Le spectateur est perdu par les entournures, échos, vibrations et solo qu’il fait prendre à cette voix qui a déchiré les ténèbres nocturnes saint-louisiennes.

Stanley Jordan, Nicolas Folmer, Awa Ly, le trio Stanley Jordan, Will Kalhoun, Kai Echard, Mbappé ont été les autres grandes affiches de l’édition.

L’édition de cette année restera aussi marquée par les différentes références et allusions aux allures d’hommages rendus à Habib Faye. Le défunt musicien qui se produisait habituellement, « Autour de Minuit », avec son acolyte Ablaye Cissoko. La disparition d’Habib Faye a aussi fait annuler le spectacle que devaient animer Assane Thiam avec ses 50 tamas.

Par Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

MASTER-CLASS JAZZ : UNE TRADITION AVEC LES ÉLÈVES DU PRYTANÉE MILITAIRE
Prytanee JazzQuand Mama Sadio monte sur la scène, elle n’est non seulement pas une inconnue ici, encore moins une artiste inattendue. Assis, les jeunes élèves du Prytanée militaire de Saint-Louis trépignent sur leurs chaises. Et quand elle entame son tube dédié à leur école, l’ordre militaire cède la place à un bon quart d’heure de décompression. Ils sont rejoints sur la pelouse du stade du camp Capitaine Momar Deh, par les soldats du 12ème Bataillon d’instruction, joliment habillés en survêtements. C’est un formidable concours de pas de danse qui aura fait oublier toute la solennité de l’assistance, la même qui suivait, il y a quelques instants, une belle prestation du groupe de Jazz sénégalais « Jamm », un des plus anciens de la place de Dakar.

Grâce à la Bicis, sponsor leader du festival, ce master-class est devenue un rendez-vous habituel où bon nombre de musiciens de talent, comme Simon Goubert, Ablaye Cissokho, Elizabeth Kontamanou et bien d’autres comme Lucky Peterson, se sont produits après avoir passé une journée d’atelier avec le jeune orchestre de l’école. « Un pur moment de joie qui clôture à chaque fois une fructueuse journée d’échanges… », note dans les gradins un témoin régulier de ce master-class.

I. K. N.

ECOLE DE KORA D’ABLAYE CISSOKO : PERPÉTUER LA TRADITION
L’histoire de la kora contée par son maître. Ainsi, pourrait s’intituler l’odyssée d’Ablaye Cissoko, maestro de l’instrument qui a su monter sa propre école.

Dans le populeux quartier de Ndiolofène, Ablaye Cissoko, appuyé depuis des années par la Fondation Bnp Paribas, est parvenu à faire d’une vision une réalité : un établissement-école où l’apprentissage du maniement de l’instrument musical séculaire est quotidien. Qu’ils soient jeunes ou adultes, il leur est enseigné de s’inspirer de la sagesse de Kéniaba : « A chaque fois que la kora sera entendue, il faudra qu’elle apaise ».

« Notre souhait a toujours été de préserver l’héritage des anciens. La kora est pour nous autres griots une très grande fierté, mais surtout une énorme responsabilité. Je n’aurais de cesse de remercier la Fondation Bnp Paribas qui nous a accompagnés dans cette quête permanente de préserver et de transmettre ce pan important de notre histoire, mais aussi de nous faire découvrir le monde par nombre d’opportunités qu’elle nous a offertes », a expliqué Ablaye Cissoko qui, le temps d’une matinée, s’est entretenu et a fait visiter à ses bienfaiteurs son école.

Ablaye CissokhoRetraçant avec brio l’histoire de Kéniaba, sous justement des notes de ses jeunes disciples, Ablaye Cissoko explique être toujours guidé par le même élan qui a habité celui-ci : « Que la kora apporte la paix dans le cœur des hommes ».

Aussi, révèle-t-il, si la kora remonte au 13ème siècle, elle trouve sa substance d’une calebasse, issue d’un fruit exotique, surmontée d’une branche de cola sacrée utilisée dans les funérailles, mariages, baptêmes. L’instrument est disposé en « clés dont un détachement quelconque pourrait l’amener à perdre toute son harmonie ». Il était joué, la plupart du temps, par des hommes et interdit, pour des raisons mystiques, aux femmes, précise l’artiste. La kora est pourtant souvent baptisée d’appellations féminines, fait remarquer Ablaye Cissoko. Avec des jeunes filles comme pensionnaires, il a émis le souhait, aujourd’hui, que l’instrument puisse être joué partout dans le monde. Son compère et ami de scène de cette année, le batteur Simon Goubert qui en est à sa 5ème participation au Festival de Jazz, trouve en l’école « une très belle découverte ». Rappelant la motivation première et le bonheur des artistes de tous horizons : « jouer et chanter ».

« La visite est très émouvante. Il s’agit pour nous, au-delà de notre engagement aux côtés d’Ablaye Cissoko et de l’art, d’œuvrer à la transmission de la culture par la kora qui n’a nullement perdu de sa superbe. C’est heureux d’ailleurs qu’il existe des personnes comme Abdoulaye qui perpétuent la tradition », a souligné le directeur général de la Bicis, Patrick Pitton. Même son de cloche chez Mathilde Favre de Bnp Paribas qui s’est réjouie des « moments de partage et de témoignages sur l’histoire ». Tout en saluant cette « chose merveilleuse qu’est cette volonté de partager cet enracinement ».

Ibrahima K. NDIAYE

SAINT-LOUIS JAZZ EN QUESTION : UNE FONDATION POUR GAGNER LE PARI DU PROFESSIONNALISME
L’Association Saint-Louis Jazz, le temps d’une rencontre avec la presse, se retrouve tous les ans en quelque sorte au banc des accusés pour répondre à des manquements, couacs notés à chaque édition. Celle de cette année n’a pas échappé à la règle. Les critiques et remarques des journalistes, aussi acerbes soient-elles, sont juste à inscrire dans la volonté de rendre le Festival plus performant. La conférence de presse, organisée par le sponsor leader du Festival qu’est la Bicis –avec à ses côtés la Fondation Bnp Paribas, se veut ce cadre d’expression permettant la critique, l’autocritique et la déclinaison d’ambitions et de projets.

Aussi, au nombre des impairs de cette année, il a été noté des disparitions d’artistes qui ont rejailli sur la programmation. Le groupe de Didier Lockwood, décédé le 18 février dernier, n’a pas pu se produire comme prévu. Toute comme celle d’Habib Faye qui a entraîné l’annulation de la prestation d’Assane Thiam et ses 50 tamas. Rhoda Scott n’a pu également se produire, malgré le paiement d’une consistante avance à l’artiste et des efforts notoires pour rendre ce spectacle possible. Fait d’un instrument introuvable sous nos cieux, l’artiste n’a pas été au rendez-vous de cette année à laquelle elle était fortement attendue.

L’incontournable question de la mutation de l’Association Saint-Louis Jazz en une Fondation est donc naturellement revenue pour minorer les couacs. Avec des avantages comparatifs certains, surtout financiers, l’idée de Fondation est envisagée et même acceptée même s’il faut la laisser prendre forme d’elle-même. Pour le président de l’Association Saint-Louis Jazz, Me Ibrahima Diop, « une Fondation, c’est extrêmement compliqué », avertit-il comme pour prévenir des différentes étapes par lesquelles son équipe aura à passer pour y parvenir. Penchant en faveur d’une telle mutation, Ibrahima Touré dit Ito, dont le cabinet fiduciaire accompagne le festival depuis quelques années, a mis le doigt sur certains avantages. « En terme fiscal et autres avantages financiers, la Fondation est plus intéressante. Les contributions pourront être obtenues plus facilement car les entreprises seront plus enclines à participer car elles vont en tirer des avantages non seulement en termes de visibilité, mais aussi de dégrèvement fiscal ».

Présentes depuis bientôt une dizaine d’années aux côtés de Saint-Louis Jazz, la Bicis et la Fondation Bnp Paribas se contentent, ces dernières années, de mettre à la disposition de l’association une forte contribution financière, la laissant développer à coudées franches sa programmation artistique. Tout naturellement, le sponsor leader voudrait voir, comme nombre de mélomanes, le Festival se professionnaliser davantage, mais laisse à l’association le soin d’apprécier la meilleure façon pour s’y prendre.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Dakar va accueillir, dans le courant du mois de novembre prochain, un forum international francophone. Selon le ministre sénégalais de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, cette rencontre innovante se veut une plateforme de réflexion et de propositions-perspectives sur les grands enjeux interpellant l’espace. Mbagnick Ndiaye rencontrait, mardi, les membres du Groupe des amis de la Francophonie (Gaf), autour d’un dîner de travail.

Le Sénégal dont le premier président (Léopold Sédar Senghor) fait partie des pères fondateurs de la Francophonie a joué et continue de jouer un rôle fondamental dans la dynamique francophone.

Ce rôle traditionnel et pionnier nourri par l’humanisme du poète-président a permis à notre pays de peser tout son poids, au fil des décennies, dans les grandes décisions et politiques de l’institution. Près d’un demi-siècle après la mise en place de cette institution, le Sénégal poursuit son ancrage dans cette organisation que Senghor définissait comme un « humanisme intégral qui se tisse autour de la terre. Cette symbiose des énergies dormantes de tous les continents, de toutes les races, qui se réveillent à la chaleur complémentaire ». C’est d’ailleurs, tout le sens de la tenue d’un forum francophone, à l’initiative du ministère de l’Intégration africaine, du Népad et de la Francophonie, dans le courant du mois de novembre prochain à Dakar. Cet événement, relevant de l’innovation, est une manière, d’après le ministre Mbagnick Ndiaye, de renforcer la vocation francophone du Sénégal. Ce forum, que les autorités comptent pérenniser, va réunir des décideurs institutionnels, des représentants du milieu économique, des associations et réseaux, des intellectuels et chercheurs. Il se veut une plateforme de réflexion et propositions-perspectives sur les grands enjeux interpellant l’espace francophone.

« Le forum est un projet inédit qui se pense et se construit, pas à pas, jour après jour ; toutes les bonnes idées et contributions sont les bienvenues », a dit Mbagnick Ndiaye. Parlant de la diversité, qui est l’une des richesses de la Francophonie, il a indiqué que « la diversité et la différence sont, en réalité, les vraies richesses de l’humanité, si on sait les appréhender et les consacrer comme des valeurs ».

Par ailleurs, le ministre qui s’exprimait lors d’un dîner de travail avec les membres du Groupe des amis de la Francophonie (Gaf), a rappelé l’organisation du 17e Sommet de la Francophonie à Erevan, en octobre 2018. Lequel, a-t-il poursuivi, « sera le cadre de décisions prises à un très haut niveau, et liées aux grands enjeux de notre espace comme le rôle et la place des femmes dans le développement économique et social, la prise en compte de la formation, de l’emploi et de l’épanouissement social des jeunes, les questions de paix et de sécurité ». Mais également, les nouvelles dynamiques induites par l’essor du numérique.

Ibrahima BA

La grande majorité des plus vieux baobabs d'Afrique se meurent depuis une dizaine d'années, alertent lundi des chercheurs qui évoquent le dérèglement climatique comme possible cause de cette disparition « d'une ampleur sans précédent ».

« Il est choquant et spectaculaire d'assister, au cours de notre vie, à la disparition de tant d'arbres d'âges millénaires », explique à l'Afp Adrian Patrut de l'université Babeș-Bolyai en Roumanie, coauteur de l'étude parue dans la revue Nature Plants. « Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les grands baobabs d'Afrique australe ont commencé à mourir, mais depuis 10/15 ans, leur disparition a rapidement augmenté à cause des températures très élevées et de la sécheresse », poursuit le chercheur. Agés de 1.100 à 2.500 ans et tutoyant le ciel, les baobabs et leur tronc massif couronné de branches aux allures de racines, sont une des silhouettes les plus emblématiques des savanes arides, repérables à des kilomètres à la ronde. Mais, au cours des 12 dernières années, neuf des treize plus vieux baobabs sont partiellement ou totalement morts, selon l'étude. Parmi les victimes, trois monstres symboliques : Panke, originaire du Zimbabwe, le plus vieux baobab avec 2.450 ans au compteur, l'arbre de Platland d'Afrique du Sud, l'un des plus gros du monde, avec un tronc de plus de 10 mètres de diamètre et le célèbre baobab Chapman du Botswana, sur lequel Livingstone grava ses initiales, classé monument national. Les chercheurs ont découvert cette situation « d'une ampleur sans précédent » presque par hasard : ils étudiaient ces arbres pour percer le secret de leurs incroyables mensurations. Pour cela, entre 2005 et 2017, Adrian Patrut et ses collègues ont étudié tous les plus grands (et donc généralement les plus vieux) baobabs d'Afrique, plus de 60 en tout. « Les baobabs produisent périodiquement de nouveaux troncs, comme d'autres espèces produisent des branches », selon l'étude. Ces tiges ou troncs, souvent d'âges différents, fusionnent ensuite ensemble.

Quand un trop grand nombre de tiges meurent, l'arbre s'écroule. « Avant de commencer nos recherches, nous avions été informés de l'effondrement du baobab Grootboom en Namibie mais nous pensions que c'était un événement isolé », explique à l'Afp Adrian Patrut. « Ces décès n'ont pas été causés par une épidémie », affirment les auteurs qui suggèrent que le changement climatique pourrait affecter la capacité du baobab à survivre dans son habitat même si « d'autres recherches seront nécessaires pour soutenir ou réfuter cette hypothèse ».

AFP


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