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Suite à une série de rencontres et d’échanges, les acteurs culturels viennent de mettre sur pied une structure de la société civile culturelle pour prendre en charge les préoccupations des travailleurs. Le lancement de ladite structure dénommée Syndicat national des travailleurs de la Culture (Sntc) a eu lieu, mercredi, au siège de la Csa, à Dakar.

Les acteurs culturels prennent en main leur destin. Le lancement, mercredi, du Syndicat national des travailleurs de la Culture (Sntc), va créer une nouvelle dynamique nationale qui puisse lutter pour une meilleure prise en charge de leurs préoccupations. Selon le secrétaire général dudit Syndicat, Papa Meïssa Gueye, les acteurs ou travailleurs de la culture souffrent d’un manque de considération notoire. Ils ne bénéficient d’aucune protection sociale encore moins de cadre d’expression pour le financement de leurs activités.

Pour M. Gueye, l’Etat a failli dans sa politique de prise en charge de cette couche de la société. Citant les nombreuses conventions internationales sur la culture qui ont été ratifiées par le Sénégal, le secrétaire général du Sntc regrette de constater que celles-ci ne sont pas encore mises en œuvre. « En 2010, un cadre juridique a été proposé concernant la convention sur la protection, les droits d’auteurs et droits voisins en novembre 2008. Il a été recommandé dans ces instruments, de mettre les acteurs culturels dans des comités de gestion des fonds qui leur sont destinés, mais jusqu’ici rien », regrette le syndicaliste en chef. Papa Meïssa Gueye de préciser que l’ensemble de ces conventions impose à ce que les acteurs culturels et les groupes artistiques soient mis à niveau pour pouvoir s’intégrer dans cette dynamique en se dotant d’outils capables de les rendre aptes à bénéficier pleinement de ces importantes mutations. Aussi, a-t-il déploré la diversité et la multiplicité des associations de corporation qui ne fait qu’effriter les forces et disperser les énergies, les guerres d’intérêt et les lobbies de proximité à vocation crypto-personnelle, l’absence de mécanismes d’accompagnement tels que le Fonds de garantie, le partenariat public-privé, etc., des initiatives privées, l’inexistence d’une nomenclature claire des métiers de la culture entre autres.

Intérêts des acteurs culturels
Pour sa part, le président d’Alliance culturelle africaine, Mactar Ndiaye, estime qu’il faut réglementer l’espace culturel sénégalais.
« Les cadres juridiques sont vagues à tel point que le législatif est étranger aux acteurs eux-mêmes. C’est pourquoi nous espérons que la mise sur pied de ce Syndicat nous permettra de nous conformer aux nouvelles réalités », a indiqué M. Ndiaye. Non sans magnifier leur affiliation à la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa). Présidant la rencontre, le secrétaire général de la Csa, Elimane Diouf, s’est réjoui du choix fait à sa centrale de porter le combat des acteurs culturels.

« La Csa est une centrale qui fait de la protection sociale de ses membres son crédo. C’est pourquoi elle s’engage à jouer pleinement son rôle pour aider le Syndicat national des travailleurs de la culture (Sntc) à disposer de statuts pouvant lui permettre de défendre les intérêts des acteurs culturels », a-t-il expliqué.

Tata SANE

En marge de la clôture, mardi, de la session de formation de scénaristes, le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, a annoncé l’ouverture de nouvelles salles de cinéma dans les régions. « Déjà le projet est avancé et verra l’ouverture prochaine de deux salles à Dakar et Ziguinchor, en attendant de réaliser d’autres à Thiès, Kaolack et Saint-Louis en collaboration avec les collectivités locales », a-t-il annoncé. Selon lui, le nouveau ministre, Abdou Latif Coulibaly, a donné des instructions fermes dans ce sens conformément aux directives du président de la République, Macky Sall.

M. SAGNE

Une vingtaine d’acteurs du cinéma viennent de suivre, à Thiès, une formation en scénaristes. Une initiation à l’écriture du scénario fiction et séries télévisuelles, rendue possible grâce au projet « Scénario pour tous ».

C’est dans le cadre du projet « Scénario pour tous » que les différents participants venus des trois départements de la région de Thiès ont suivi avec intérêt les modules présentés par l’équipe pédagogique du projet dont le promoteur, Assane Diagne, scénariste et producteur de films, et Amadou Thior, scénariste de séries télévisuelles.

Le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, s’est dit séduit par la qualité de haut niveau des participants. Juristes, professeurs et enseignants, réalisateurs, scénaristes débutants, écrivains, dramaturges et hommes de théâtre populaire ont tous manifesté leur sentiment de satisfaction des enseignements qu’ils ont reçus le temps de cette session de formation de huit jours.

« Ceci doit nous motiver davantage dans cette entreprise de construction et de structuration du secteur depuis la mise en place du Fonds de promotion et de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuelle (Fopica) », a indiqué Hugues Diaz. Il a ainsi évoqué le manque criant de formation, d’ateliers de partage sur le scénario surtout au niveau des régions dont les acteurs demandent à être formés pour pouvoir participer au Fopica.

L’un des formateurs, Assane Diagne, diplômé du Conservatoire Libre du Cinéma de Paris en 1985, de souligner que « le scénario est le maillon faible dans l’architecture du film africain. Les script-doctors viennent rarement en Afrique. C’est dans ce contexte que ce projet de formation est mis en chantier pour relever le niveau général des scénaristes au Sénégal ».

Ainsi, les participants disposent d’outils de base pour écrire leur propre projet de scénario en collaboration avec les consultants du projet d’atelier de scénarisation dont l’un des objectifs est d’amener les scénaristes du théâtre populaire à s’approprier des outils d’écriture de la dramaturgie classique dans l’écriture du scénario.

Festival de séries et téléfilms
Dans la dynamique de structuration du secteur du cinéma, le directeur de la Cinématographie a lancé l’idée de la création d’un festival des séries et téléfilms à Thiès. Ainsi, a-t-il invité les acteurs thiessois à porter ce projet pour mieux valoriser et promouvoir le secteur dans la production de films et ainsi attirer les télévisions nationales comme privées et même étrangères et aussi les investisseurs pour le financement ou la vente de leur projet.

Hugues Diaz est convaincu de la pertinence d’un tel festival à Thiès compte tenu du potentiel culturel et artistique que regorge cette région connue par le dynamisme de ses artistes dans la production de séries télévisées de téléfilms. D’où, pour le directeur de la Cinématographie, la valorisation de tout ce potentiel qui passe par les festivals. Il a aussi loué le dynamisme de la directrice du Centre culturel régional de Thiès, Mme Anne Marie Faye, qui a proposé l’ouverture d’un cinéclub dans ses locaux.

Mohamadou SAGNE

« Diokel » est une œuvre romanesque qui fait le récit d’une histoire d’amour poignant entre un prince sérère et hériter du trône du Sine enrôlé de force dans l’armée coloniale pendant la deuxième guerre mondiale et Makane, une princesse de Tataguine. Son auteur, l’adjudant-chef à la retraite, Jean Dib Ndiaye, a procédé, hier, à la cérémonie de présentation et de dédicace de ce roman publié aux Editions L’Harmattan Sénégal.

La première question qui taraude l’esprit, quand on découvre le roman de Jean Dib Ndiaye, c’est comment un adjudant-chef de la gendarmerie peut faire preuve d’un talent littéraire aussi remarquable ? « Diokel », qui vient de paraître aux Editions L’Harmattan Sénégal, est une œuvre écrite avec une rare finesse et dans un style singulier rappelant ainsi les grands chefs d’œuvre de la littérature à l’image de « Voyage au bout de la nuit » de Louis Ferdinand Céline ou encore « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust.

Pavé de plus 300 pages, ce roman raconte de manière émouvante une partie du passé colonial de l’Afrique plongée dans les périodes sombres de la Seconde guerre mondiale. Comme pour mesurer la dimension de ces tragédies qui ont complètement bouleversé les sociétés africaines en une époque, l’auteur évoque une triste histoire d’amour entre Diokel, jeune berger et hériter du trône du Sine, « arraché à l’affection des siens au jour même de ses justes noces avec Makane, une princesse de Tataguine ». Cette histoire d’amour impossible due à l’enrôlement forcé de Diokel dans l’armée coloniale pendant la guerre 1939-1945 est au cœur de cette œuvre aux relents historiques.

Ouvrage historique et sociologiquement bien documenté, « Diokel » est une plongée dans la société sérère d’une époque lointaine. Avec une description ingénieuse de ces royaumes, ces villages à l’univers sauvage « constitués de futaies, de savanes, de fleuves et de rivières ». Mais également de cette « flore peuplée d’une faune diversifiée faisant le charme de ce mode de vie que seule la campagne peut offrir ». Dans son roman, Jean Dib Ndiaye évoque, avec une attention chirurgicale, les coutumes et les traditions sérères. Ces peuples hospitaliers se cachant derrière des valeurs qui constituaient les fondements de la cohésion sociale bâtie autour des groupes sanguins universellement communs, les rangs sociaux.

Autrement dit, « un système sociologique immémorial qui avait instauré des lignes d’ascendances consanguines ou matrilinéaires ». Le livre est un viatique à la promotion de ces valeurs séculaires fondées autour de la tolérance, du pardon, de la patience, la responsabilité et la pudeur. Il traite aussi du conflit de génération à travers la dualité entre la tradition et le modernisme.

Seulement, aux yeux de l’auteur, fortement enraciné dans ses valeurs, « la tradition et le modernisme ne se bousculent que dans la tête des incultes ».

Plusieurs thématiques
L’adjudant-chef à la retraite regrette, aujourd’hui, la mauvaise interprétation de la modernité. Roman à la fois plaisant et complexe, « Diokel » est, selon Jean Dib Ndiaye, un livre destiné à toutes les générations. Selon lui, dans un contexte de perte de repères liée à l’influence intérieure, il serait important que notre jeunesse puisse profiter de cet ouvrage. Pr Madior Diouf, ancien ministre, qui a procédé à la présentation du livre, a parlé d’une œuvre marquée par une surabondance des thématiques, un roman de l’aventure européenne et de mœurs africaines. De son avis, l’auteur peint les mœurs d’une Afrique bouleversée par les violences de la colonisation ainsi que les exigences de l’effort de guerre.

« C’est un Sérère profondément enraciné et il le montre par l’univers qu’il a su recréer et la profondeur de son regard sur cette société », a-t-il souligné. Le directeur de Livre et de la Lecture a salué le travail de « documentation fouillée » de Jean Dib Ndiaye. Ibrahima Lô a relevé la pertinence de faire passer ce livre à l’écran.

De son côté, le commandant de la Gendarmerie territoriale, représentant Meïssa Niang, Haut commandant de la Gendarmerie, a estimé que ce roman replonge dans un passé colonial aux réalités douloureuses. Ainsi, entre réalité et fiction, a noté Mamadou Diouf, il met en exergue les valeurs sociales qui constituent le soubassement de la société sérère marquée, entre autres, par la fidélité, le courage et la solidarité.

Né en 1955 à Fadial, dans la commune de Nguéniène, l’adjudant-chef Jean Dib Ndiaye a intégré l’armée en 1974. L’homme, très tôt distingué par ses supérieurs et camarades, a soutenu le lieutenant Dieudonné Agbo, qui sera nommé à l’emploi de Première classe. Vouant une profonde estime à la Gendarmerie, il déclinera la faveur d’un engagement préférant déposer son dossier de candidature au concours d’entrée à la Gendarmerie. Après sa formation, il est affecté à l’escadron de protection, puis à la garde rouge. Dans sa carrière, Jean Dib Ndiaye a occupé plusieurs postes de responsabilité au niveau de la Gendarmerie. Son tout premier roman, « Diokel », marque son entrée dans l’univers littéraire.

Ibrahima BA

Un panel a été organisé à Dakar, lundi, en hommage au journaliste feu Mame Less Dia, fondateur des revues satiriques « le politicien » et le « Cafard libéré ». Les participants ont salué la mémoire d’un pionnier qui a ouvert un large boulevard de liberté dans la pratique du journalisme au Sénégal.

Pour atteindre le but critique qu’elle s’impose, la presse satirique procède à une transformation de la réalité « objective ». Elle construit une réalité parallèle, « satirique », à première vue loufoque et incohérente, mais comprise comme la projection de la première : suivant le principe du miroir déformant, elle prétend ainsi renvoyer une image capable de révéler, au-delà des apparences immédiates, quelque chose de la « vérité ». Au Sénégal, un des pères fondateurs de ce genre est le journaliste Mame Less Dia, concepteur de la revue satirique « le Politicien » et du « Cafard Libéré ». Lundi dernier, un panel a été spécialement organisé en hommage à « ce pionnier reconnu dans son domaine ». La cérémonie a été rehaussée par la présence d’éminentes personnalités. Parmi elles, El hadji Hamidou Kassé, ministre, Professeur Iba Der Thiam, ancien vice-président à l’Assemblée nationale, Abdoulaye Makhtar Diop, vice-président à l’Assemblée nationale.

Alioune Dramé, directeur de la Communication, a réitéré « la disponibilité de la tutelle à honorer par devoir la mémoire de Mame Less Dia ». Il rappelle avoir lui-même pu bénéficier de l’étendue de l’expérience de ce grand journaliste. « Il m’a personnellement accompagné à mes débuts. Nous étions alors au quotidien national «le Soleil». Dans cette boite, j’ai, un moment durant, été son adjoint au service de l’actualité internationale », relève-t-il. C’était un homme multidimensionnel, a-t-il ajouté.

Pluralisme médiatique
Pape Samba Kane, journaliste, a salué la mémoire « d’un pionnier qui ouvert un large boulevard de liberté dans la pratique du journalisme au Sénégal. De surcroît, à une période où toutes les conditions étaient difficilement mobilisables pour exercer, comme il fallait, le métier de journaliste », relève-t-il. Selon M. Kane, Mame Less Dia a donné à la presse sénégalaise ce qu’Abdoulaye Wade a conféré à la démocratie sénégalaise. Cela est d’autant plus salutaire qu’à l’époque, il était difficile de réunir des ressources au plan intellectuel et technique, a-t-il dit.

Le journaliste qui a personnellement eu à travailler avec Mame Less Dia, relève que la timidité de l’homme ne cachait guère sa détermination, son courage, sa bravoure et surtout son professionnalisme, a-t-il dit. « Il était mû par la seule détermination d’asseoir une totale liberté dans la pratique du métier de journaliste », conclut-il.

Prenant la parole, le Professeur Iba Der Thiam informe qu’au lendemain des indépendances, les régimes en place ont essayé de restreindre par toutes les manœuvres possibles, pour faire face au pluralisme médiatique qui existait dans notre pays depuis le 19ème siècle. « Mame Less Dia avait choisi le mode satirique, pour véhiculer des messages importants. Il connaissait parfaitement le contexte, il avait décidé d’y inscrire son action. Il savait que Senghor ne lui ferait pas de cadeau. Il exploiterait la pluralité médiatique pour se donner une image de démocrate à l’extérieur, mais ne pardonnerait aucune dérive qui viendrait à se manifester », souligne Professeur Thiam.

Evoquant l’homme, Professeur Iba Der Thiam de dire :« Mame Less Dia était un homme politique qui savait analyser les situations. Il connaissait les hommes ainsi que leurs forces et faiblesses ».

Oumar BA

L’écrivain et dramaturge Alioune Badara Bèye a procédé, hier, à la cérémonie de présentation et de dédicace de son nouveau recueil de poèmes. Coédité par les Editions Maguilen et Salamata, « Chants pour Chérif Ousseynou Lahi suivis de Fulgore » est un hommage à cet érudit de la communauté layène rappelé à Dieu en 2009.

Dans un nouveau recueil de poèmes, qui vient de paraître aux Editions Maguilen et Salamata, l’écrivain et dramaturge Alioune Badara Bèye se sert de la puissance de la poésie pour rendre un éminent hommage à Chérif Ousseynou Lahi. « Chants pour chérif Ousseynou Lahi suivis de Fulgore » est une œuvre à forte résonance lyrique où l’auteur, très attaché à ses racines religieuses, se sert de la plume pour célébrer un homme « multidimensionnel » dont l’action et les enseignements continuent encore à guider la jeunesse. Alioune Badara Bèye célèbre le mérite de celui que les fidèles layènes nommaient le « docteur de la jeunesse ». Il évoque dans sa poésie le message d’amour et d’espoir de l’érudit mais aussi l’engagement que ce dernier déployait pour une jeunesse éduquée et consciente de ses valeurs.

« C’est un privilège de rendre hommage au « docteur de la jeunesse ». Il incarnait les préoccupations de cette jeunesse turbulente et a pu rétablir à sa juste valeur leurs inquiétudes. Il a rendu aussi cette jeunesse beaucoup plus responsable », a indiqué l’auteur. Son recueil de poèmes rend aussi hommage à d’autres érudits de cette communauté religieuse à l’image de l’Imam Seydina Limamou Lahi Al Mahdi Mountazar et son fils Seydina Issa Rouhou Lahi. Ce qui s’inscrit « dans cette dynamique d’attachement à la famille du Mahdi et à son combat pour le rayonnement de l’homme noir ».

L’œuvre, c’est aussi, a soutenu l’écrivain, un hommage à ses êtres chères comme c’est le cas de son petit-fils très tôt arraché à son affection. Des poèmes comme « Noce de 70 ans » sont aussi un hommage et la réaffirmation du degré de l’amour que le poète voue à sa femme.

Le ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires, qui a pris part à cette cérémonie de dédicace, a salué les qualités « exceptionnelles » qui faisaient la marque de l’identité de Chérif Ousseynou Lahi. Pour Maïmouna Ndoye Seck, il « était un éducateur, un homme élégant à tout point de vue ». Selon elle, le souvenir de cet « homme multidimensionnel restera à jamais gravé dans la mémoire collective sénégalaise ».

Ibrahima BA

La première édition des Journées culturelles sénégalo-éthiopiennes s’est ouverte lundi, à Addis-Abeba. L’évènement a vu la présence d’autorités du gouvernement éthiopien, d’artistes sénégalais et éthiopiens, de diplomates et compatriotes sénégalais établis dans la capitale de la République démocratique fédérative d’Ethiopie.

Les journées culturelles initiées par l’ambassade du Sénégal à Addis-Abeba ont pour objectif principal de mettre l’art au service de l’amitié et de la créativité entre les deux pays. Il s’agit, selon Son Excellence l’Ambassadeur du Sénégal en Ethiopie, Baye Moctar Diop, d’une démarche qui vise à renforcer la coopération bilatérale en permettant aux créateurs et autres acteurs de la culture d’échanger et de dialoguer pour le rapprochement des peuples par l’art, source de paix, de concorde et de respect mutuel.

Au nom du ministre de la Culture absent, c’est le directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès qui a délivré son message. Aloyse Ndam Diouf a souligné toute l’importance que l’Etat du Sénégal accorde à la tenue de ces journées culturelles et qui traduisent le dynamisme de la coopération entre le Sénégal et la République sœur d’Ethiopie. M. Diouf a évoqué les jalons de cette coopération culturelle et artistique jetés par l’empereur Hailé Sélassié 1er et le président Léopold Sédar Senghor lors de la visite du souverain éthiopien au 1er Festival mondial des arts nègres de 1966 à Dakar.

Il a adressé ses vives félicitations à l’ambassadeur Baye Moctar Diop d’avoir eu cette ingénieuse idée d’organiser les Journées culturelles sénégalo-éthiopiennes. Il a invité toutes les parties prenantes à assurer un succès éclatant à l’événement et surtout de faire en sorte que la manifestation soit inscrite dans la durée et la pérennité.

Le ministre de la Culture et du Tourisme du pays hôte empêché à la dernière minute, le gouvernement éthiopien a été représenté par sa directrice de Cabinet à l’ouverture de cet événement culturel. Elle a laissé entendre que l’art est l’une des voies de choix de rapprochement des peuples. Mme Mamitu Yilma Gebru a salué la tenue de ces premières Journées culturelles qui constituent, à ses yeux, la preuve de la belle coopération culturelle entre son pays et le Sénégal. Elle a souhaité que cette initiative soit consolidée et renouvelée.

Assane DIA, Correspondance particulière

Un atelier régional sur l’examen des mécanismes d’activation de la stratégie médiatique de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) pour la lutte contre l’islamophobie et la promotion du juste milieu en l’Islam dans les Etats africains s’est déroulé lundi et mardi, à Dakar. Cette rencontre vise à qualifier les professionnels des médias et leurs institutions dans les Etats membres africains et de faire connaître le contenu de la Stratégie médiatique de l’Oci pour la lutte contre l’islamophobie et le traitement des stéréotypes sur l’Islam et les musulmans.

Préoccupées par la montée de l’intolérance à l’encontre de l’Islam et des musulmans, nourrie dans une large mesure par des clichés relayés par une certaine presse et par les médias audiovisuels en Occident, l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) et l’Organisation de coopération islamique (Oci), en partenariat avec la Commission nationale sénégalaise pour l’Unesco et l’Isesco et le Comité permanent de l’Oci pour l’information et les affaires culturelles (Comiac), ont initié à Dakar, un atelier sur l’examen des mécanismes d’activation de la Stratégie médiatique de l’Oci pour la lutte contre l’islamophobie dans les Etats africains.

Cette rencontre à l’endroit des instituts et écoles de formation des professionnels permettra d’examiner les mécanismes académiques de lutte contre l’islamophobie et le changement des stéréotypes sur l’Islam.

Selon le chef du Centre information et communication de l’Isesco, Dr Bensaïd El Mahjoub, certains médias occidentaux exploitent les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour propager, à une large échelle, des stéréotypes négatifs, faisant fi de la déontologie, des valeurs et des règles de profession. A l’en croire, c’est dans ce cadre que l’Isesco a orienté son action vers les instituts et les établissements de formation des journalistes et des professionnels des médias à l’intérieur et à l’extérieur du monde islamique, avec comme objectif de doter leurs extrants des compétences nécessaires pour lutter contre les images stéréotypées sur l’Islam et les musulmans.

A son avis, cette action comporte deux volets: un volet théorique portant sur l’explication des racines historiques de ce phénomène, des desseins de ses instigateurs et de son impact sur les relations entre l’Orient et l’Occident ; l’autre volet porte sur la mise en évidence des opportunités qu’offrent les Tic dans le traitement de ce phénomène.

Le directeur du Comiac, Cheikhou Oumar Seck, indique que cette rencontre a pour objectif de poursuivre leurs efforts pour rétablir l’image tronquée de l’Islam à travers les médias. « Cet atelier de Dakar nous offre toute l’opportunité d’inviter la presse africaine à mieux s’impliquer dans la vulgarisation des vraies valeurs de l’Islam, religion qui se caractérise par sa tolérance et son respect des valeurs humaines », dit-il.

A l’en croire, le Comiac dont la présidence est assurée par le Sénégal ne cesse d’œuvrer pour la mise en place d’un cadre approprié permettant aux medias de promouvoir les valeurs de l’Islam par le biais d’articles de presse, de production télévisuelle et des rencontres professionnelles.

Respect des valeurs humaines
Le directeur adjoint du département de l’Information à l’Oci, Dr Abdelhamid Salhi, souligne que leur objectif, à travers cet atelier, est de discuter des mécanismes de la stratégie médiatique de l’Organisation pour faire face au phénomène de l’islamophobie et de diffuser les valeurs islamiques de modération et tolérance en Afrique.

Aussi, espère-t-il bénéficier de l’expérience et de l’expertise des participants pour enrichir leur plan médiatique de lutte contre ce phénomène qui menace la stabilité des sociétés et des peuples.

Délivrant le message du secrétaire général de la Commission nationale pour l’Unesco/Isesco, Maki Diallo indique que tous les responsables d’institutions de formation de journalisme dans les Etats membres africains vont recevoir des connaissances et outils délivrés par l’expert marocain en formation des journalistes, Dr Abdellouhhab Errami pour l’examen et l’adoption de mécanisme d’activation de la Stratégie médiatique de lutte contre l’islamophobie, la promotion du juste milieu et la correction des stéréotypes dans la transmission du message de l’Islam dans les médias.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a annoncé, hier, au cours d’une conférence de presse, la volonté du gouvernement d’appuyer, de manière « décisive », le film du réalisateur sénégalais Alain Gomis qualifié aux Oscars du cinéma 2018. « Félicité » sera en compétition avec 91 autres films dans la catégorie « Meilleur film en langue étrangère ». Les lauréats seront connus le 4 mars 2018.

Sélectionné avec 91 autres films pour les Oscars du cinéma 2018, le film « Félicité » du réalisateur sénégalais Alain Gomis va représenter, pour la première dans l’histoire du septième art, notre pays à ce prestigieux rendez-vous organisé par « Academy of motion picture arts and sciences » des Usa Conscient de cette « belle » performance, le ministre de la Culture a annoncé, hier, au cours d’une conférence de presse, l’appui « total » et « entier » du gouvernement pour cette « belle » qualification.


Pour Abdou Latif Coulibaly, « ce qui se passe, aujourd’hui, est un phénomène remarquable et tout le peuple doit se mobiliser, notamment ceux qui ont une connaissance approfondie et une expertise avérée » dans le domaine. « Il faut qu’il y ait, dans ce combat, des voix autorisées capables de présenter ce que nous sommes et dire ce qu’est le film « Félicité ». Et pour cela, vous avez le soutien décisif du président de la République, du Premier ministre, du ministre de la Culture et de l’ensemble du gouvernement sénégalais », a-t-il rassuré. Cet appui de l’Etat du Sénégal a été réaffirmé par Pr Hamidou Dia, conseiller spécial du président de la République pour la Culture.

Selon le ministre, un plan de travail a été déjà arrêté, de concert avec le réalisateur et le producteur du film, Oumar Sall de la Société de production Cinekap. Il veut que les expertises les plus éclairées par rapport à cette question soient présentes afin de pouvoir bien tenir le flambeau sénégalais durant ce grand banquet dédié au monde cinématographique. « Nous avons le sentiment profond qu’on a déjà bien balisé le chemin. La qualité de ce film et les prix qu’il a gagné à l’étranger constituent une preuve éloquente de ce que nous pensons, que demain il fera jour à Los Angeles », a indiqué Abdoulaye Latif Coulibaly.

Dans le même sillage, il a annoncé la projection, prochainement, de « Félicité » devant les autorités parlementaires et du gouvernement afin de travailler davantage à cette entreprise de sensibilisation et mobilisation pour le succès du film. En dehors de « Félicité », 7 autres films africains sont qualifiés pour la 90ème édition des Oscars dans la catégorie « Meilleur film en langue étrangère ». La liste des films nominés pour les Oscars sera connue le 23 janvier 2018.

La cérémonie des Oscars est prévue le 4 mars au Dolby theatre à Hollywood et Highland center aux Etats-Unis.

Par ailleurs, le ministre de la Culture s’est félicité du travail « remarquable » qui est en train d’être fait par Alain Gomis et Omar Sall pour une « relance effective » du cinéma sénégalais. Si le Sénégal a connu, par le passé, de grands noms du cinéma à l’image de Sembène Ousmane, il a relevé la pertinence de mener « des actions décisives » afin que naissent d’autres champions.

C’est ce qui justifie sans doute la vision du président de la République, Macky Sall, qui a « apporté un soutien non pas seulement à la production mais également à la chaîne de valeurs global du cinéma à travers la formation et l’infrastructure ». En effet, a souligné M. Coulibaly, le gouvernement, à travers le Fopica, a mobilisé 275 millions de FCfa pour reprendre les salles de cinéma via un partenariat public-privé. L’objectif, à long terme, est d’arriver à une couverture de l’ensemble des régions du Sénégal.

Ibrahima BA

ALAIN GOMIS, REALISATEUR : « JE SUIS HONORÉ DE POUVOIR PRÉSENTER CE FILM AUX OSCARS »
Depuis le début de sa carrière cinématographique, Alain Gomis semble s’être bien habitué au goût du succès. Ces films ont toujours reçu des distinctions dans différents festivals à travers le monde. Sa qualification aux Oscars 2018 pour son dernier long métrage, « Félicité », nourrit encore davantage d’appétit chez le réalisateur sénégalais. Pour lui, il s’agit d’un honneur de pouvoir présenter ce film à cette prestigieuse vitrine du septième art mondial. Il s’est félicité du travail remarquable des techniciens sénégalais. « On va continuer à avancer pour ne pas se contenter des succès », a-t-il déclaré. D’après Alain Gomis, « nous avons, depuis le Sénégal, des choses à montrer et à enseigner au reste du monde ». Dans le cadre cette campagne de promotion et de sensibilisation vers le succès aux Oscars, il a annoncé la multiplication des séances de projection et la mobilisation autour du film.

I. BA

Depuis le début de sa carrière cinématographique, Alain Gomis semble s’être bien habitué au goût du succès. Ces films ont toujours reçu des distinctions dans différents festivals à travers le monde. Sa qualification aux Oscars 2018 pour son dernier long métrage, « Félicité », nourrit encore davantage d’appétit chez le réalisateur sénégalais. Pour lui, il s’agit d’un honneur de pouvoir présenter ce film à cette prestigieuse vitrine du septième art mondial. Il s’est félicité du travail remarquable des techniciens sénégalais. « On va continuer à avancer pour ne pas se contenter des succès », a-t-il déclaré. D’après Alain Gomis, « nous avons, depuis le Sénégal, des choses à montrer et à enseigner au reste du monde ». Dans le cadre cette campagne de promotion et de sensibilisation vers le succès aux Oscars, il a annoncé la multiplication des séances de projection et la mobilisation autour du film.

I. BA

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