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Les festivités marquant le lancement de « Conakry, capitale mondiale du livre », ont été clôturées par le Premier ministre de la République de Guinée. C’était en présence de Madame Anna Sémou Faye, ambassadeur du Sénégal, et du directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Communication, Rémi Sagna, informe un communiqué.

Après 72 heures marquées par un programme artistique et littéraire, les rideaux sont tombés sur les activités commémoratives de la Journée mondiale du livre à Conakry. En effet, pendant trois jours, la capitale de la Guinée a vécu d’intenses moments de ferveur autour du livre, de la lecture, de l’édition et de la musique. Pour marquer cette importante activité de lancement de Conakry, capitale mondiale du livre, les organisateurs ont voulu montrer leur ambition de faire de leur pays un carrefour incontournable de la littérature africaine et du monde entier.

Selon le commissaire de l’événement, ce fut trois jours de bonheur et d’espoir pour la Guinée. Ce sera l’occasion pour le gouvernement de mener une série d’activités dont l’équipement de la bibliothèque nationale, l’organisation de séances de dédicaces d’ouvrages, de colloques, de conférences et d’échanges sur la problématique du livre en Afrique.

« Parmi les événements phares retenus, on peut aussi noter la célébration des 70 ans de Présence Africaine à Conakry. A cette occasion, un hommage est rendu à Alioune Diop, David Diop et verra la présence d’écrivains et d’intellectuels dont Wole Soyinka », indique-t-il.

Dans son adresse, le Premier ministre, Mamadou Youla, a salué le travail de son gouvernement en matière de politique du livre, politique qui a valu à la Guinée d’être choisie par l’Unesco comme la capitale mondiale du livre. Il a remercié tous les pays amis qui se sont joints à la Guinée pour assurer la réussite à cet événement. Aussi, a-t-il exhorté les membres du comité d’organisation à garder le même enthousiasme, la même flamme pour assurer le succès aux autres étapes du programme de célébration. Avant de les assurer par ces mots, « le gouvernement sera à vos côtés pour les importantes activités à venir ».

Au cours de cérémonie de clôture, le prix du jeune écrivain a été décerné à David Kékéma Biabogui pour son texte intitulé « Sos jeunesse ». Le jury était présidé par Alassane Shérif de l’association des écrivains de Guinée.

La veille, le Centre culturel franco-guinéen qui a abrité un panel sur le thème « Les mutations des lettres sénégalaises », a été animé par le Professeur Diané de l’Ucad et la conservatrice du musée Léopold Sédar Senghor, Mariama Ndoye. C’était sous la présidence des ministres sénégalais et guinéens de la culture.

Dans la soirée, c’est la chanteuse Titi et son groupe qui ont fait sensation dans une salle archi-comble du Centre culturel franco-guinéen. Sans oublier la belle prestation des slameurs sénégalais. Le public guinéen composé en majorité de jeunes s’est laissé emporter par les belles sonorités mbalax.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’artiste Issa Samb plus connu sous le nom de « Joe Ouakam », décédé mardi, a été inhumé hier à sa dernière demeure au cimetière de Ouakam, à Dakar. A sa levée du corps, à l’hôpital Principal, le président de la République a salué la création artistique et l’humanisme du défunt.

« La mort est toujours une surprise, malgré qu’elle soit le destin inexorable de toute créature. C’est de Dieu que nous venons, c’est de Lui que nous retournons », a affirmé, dans une formule révélée par un verset du Coran, le président de la République, hier, à la levée du corps de l’artiste Issa Samb dit « Joe Ouakam ». « En cette circonstance particulière », Macky Sall avait dit, en préambule, que le Conseil des ministres a été déplacé, la première fois depuis qu’il est au pouvoir, pour apporter l’hommage du pays, à ce digne fils du Sénégal.

« Rendons grâce à Dieu en toute circonstance, malgré la douleur incommensurable qui nous saisit lorsqu’un être cher nous quitte, pour toujours. Issa Samb dit Joe Ouakam, couché là, devant nous, est une de ces figures dont la mort revêt une signification singulière. Il était un artiste de dimension nationale et internationale incontestable. Rarement, on a côtoyé, dans notre pays, un homme qui aura organisé sa vie comme une œuvre d’art ; je veux dire une vie jouée entièrement à la création, défiant la mort et le désespoir », a poursuivi le chef de l’État, approuvant le témoignage poignant de ces compagnons d’artistes et autres parents.

« Joe Ouakam nous quitte au moment où nous avons encore plus besoin de lui, de sa présence rebelle, de sa parole étonnante et toujours remplie de sens de douceur, de ses colères justes et des valeurs sublimes de générosité et de solidarité. Oui, l’homme que nous accompagnons, incarnait un humanisme total si précieux pour notre époque tourmentée. Ces œuvres étaient originales et empreintes à la fois d’inquiétude et d’espoir, à l’image de lui-même, comme artiste intégral, dans sa manière d’être, dans sa demeure, dans sa relation avec les autres, dans son regard sur son pays et le monde », a ajouté Macky Sall.

Proche des démunis
Revenant sur une rencontre à laquelle, il avait convié des intellectuels et hommes de culture au Palais, tenue il y a quelques années, pour une conversation franche sans tabou, le président de la République se rappelle, ce jour-là, avoir senti en cet homme debout, frêle et plutôt déterminé, la puissance de la conviction, une forte volonté de mouvement et de progrès, d’époque sûre, qui ne s’expliquent que par ces valeurs fondamentales qui font la singularité de l’homme. Il a loué la modernité de l’artiste qui avait imposé sa présence bénéfique dans le landerneau artistique et culturel dakarois et sénégalais.

« Que son œuvre et son exemple éclairent les nouvelles générations. Que Dieu l’accueille à son Paradis et lui réserve une place de choix », a-t-il prié, non sans constater que le défunt n’avait jamais oublié ses racines Lébou.

Au chapitre des témoignages, le Grand Serigne de Dakar, El hadji Abdoulaye Makhtar Diop, se souvient d’un camarade avec qui il partageait la chambre 174, au couloir H, du pavillon A de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Pour lui, des miracles dormaient en cet homme, originaire de Mboul. « Il aidait les démunis à partir des revenus tirés de la vente de ses tableaux d’art », a-t-il affirmé.

Son ami Alioune Badara Diagne n’a pas tari d’éloges à l’âme disparue. « Le Sénégal a subi une lourde perte. Patriote sincère, il était une figure qui incarnait la création artistique. Il était un homme de pensée et d’action, un homme de cœur et de bien », a laissé entendre M. Diagne.
Pour sa part, Abdoul Bâ est revenu sur la générosité du défunt, qui aidait orphelins et veuves. « Joe s’intéressait à l’homme. Joe me disait que le vivant est celui qui aide l’autre à vivre. Sinon, l’on n’est pas vivant », a affirmé M. Bâ, très ému.

Quant à Mbaye Diagne, il témoigne que l’argent n’avait pas pris le dessus sur la vie de Joe Ouakam : « Il a préparé sa mort ». « Joe Ouakam » a étudié à l’École nationale des arts et à l’Université de Dakar. Il était une figure emblématique et tutélaire de l’art au Sénégal. Peintre, sculpteur, acteur et dramaturge né à Dakar, il vivait depuis des décennies au milieu de ses œuvres, dans sa maison au Plateau, une sorte d’exposition permanente qui variait au fil du temps.

Hier, la cérémonie de levée du corps de l’artiste, décédé à l’âge de 72 ans, a enregistré la présence, entre autres, du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, des ministres conseillers El Hadji Kassé et Mme Penda Mbow.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le temps les a accueillis avec douceur et ils leur ont rendu la pareille, en procurant tant d’émotions, au cours de leur prestation au Festival de jazz de Saint-Louis. Entre les lamentations de Lokua Kanza et les émotions crues de Marcus Miller, le public a passé une belle soirée, mardi.

C’était la soirée à ne pas rater et elle était très belle avec des productions de haut vol. Il y a d’abord eu Lokua Kanza, l’homme qui « pleure » quand il chante avec comme seul objectif de transmettre des émotions. De sa voix modulable à souhait qui laisse parfois place à des trémolos et souvent renvoie à celui d’un stentor, le chanteur congolais a conquis son auditoire. Dans son répertoire plusieurs thématiques sont abordées et renvoient parfois au fait de ne jamais perdre son âme. Aussi, Lokua évoque le bonheur pouvant naître d’un sourire, un regard, une épaule, qui peut procurer tant de bonheur. Dans un brin de d’humeur, l’artiste souligne que « même une petite banane peut faire du bien ».

Les mélodies de Lokua sont envoûtantes. Tout est paisible chez ce chanteur, tout est douceur surtout quand il ferme les yeux et semble dialoguer avec le néant... Il murmure et chuchote, fait voyager à Kinshasa un samedi soir où tout est remuant. Toute cette belle frénésie est agrémentée par  les fins déhanchements de ses choristes. A l’heure de prendre congés, l’artiste initie un solo, tout entrainant. Seul sur scène, Lokua Kanza est si présent avec sa guitare et sa voix nue et possessive. Il est capable de faire de brèves et stridentes incursions, comme aussi il peut dans un style propre « endormir » le spectateur.

Rattraper le temps perdu…
Le « Goodbye » en guise de clap de fin annonce ainsi l’arrivée d’une autre icône, Marcus Miller. Que doit retenir le spectateur d’un concert de l’artiste américain. Tout ! Absolument tout. La belle prestation de ses deux Alex à la batterie et au saxo, le trompettiste Marcus qui à lui seul peut faire le concert, ajouté à cela, son talent de bassiste attendu l’an dernier, mais qui à la dernière minute a déprogrammé sa venue pour des raisons de sécurité. Mais le rattrapage en valait vraiment la peine.  Le compositeur et producteur de « Tutu » du grand Miles Davis a fait danser la Place Faidherbe. Miller a visité son album « Afrodeezia » qui est un voyage sur la route de l’esclavage avec des sonorités venues d’Afrique, du Brésil, des États-Unis, des Caraïbes en passant aussi par Paris la métisse et bien évidemment Saint-Louis du Sénégal, carrefour africain du jazz.

Le top de sa prestation, mardi, a été le morceau « Gorée ». Ainsi rappelle l’artiste natif de New York, « j’ai visité cette île mémoire il y a 7 ans et elle m’a parlé ». Ce pèlerinage a été décliné en notes mélancoliques et le public était sous le choc. A travers ce morceau, l’on sent la tristesse et aussi l’envie de dénoncer des choses horribles comme l’esclavage qui a séparé des frères de sang. Les complaintes des instruments sont accompagnées par les mots d’un slameur qui rappelle que l’humanité ne compte qu’un seul peuple avec plusieurs langues et plusieurs cultures. Dans «Gorée», Marcus Miller nous transporte dans cette période sombre de l’humanité.

Amadou M. NDAW

Ouvert lundi, le Festival international de jazz de Saint-Louis, événement de renommée internationale, accueille chaque année des milliers de festivaliers, devenant ainsi un rendez-vous musical incontournable pour les jazzophiles, africains, européens, américains, asiatiques et sénégalais.

« Aujourd’hui, le Festival international de jazz de Saint-Louis est devenu un levier de promotion économique important pour la ville, mais aussi l’un des plus importants festivals d’Afrique, en termes d’image, de notoriété et d’affluence », a affirmé le président de l’Association Saint-Louis/Jazz, Me Ibrahima Diop. Pour cette édition 2017, l’association organisatrice du festival compte sur son pouvoir de mobilisation de toute la population locale qui, du reste, s’est appropriée l’événement depuis plusieurs années.

Ce festival, souligne Me Diop, président de l’association, incite des milliers de touristes à affluer vers Saint-Louis. Il captive, par sa notoriété, l’attention des autorités sénégalaises, des représentations diplomatiques et des institutions internationales qui se retrouvent à Saint-Louis le temps du festival. C’est pourquoi l’association organise, en marge des festivités du programme officiel, d’autres manifestations axées sur des thèmes d’actualité. Des concerts de musique (jazz, blues, gospel, hip hop…), des manifestations culturelles et sportives, des foires et des expositions rythmeront cette 25ème édition. Face à un public de plus en plus exigeant, Saint-Louis Jazz donne une importance capitale à sa programmation artistique, développe des projets plus créatifs, sans ôter au festival son ambiance de fête si particulière et son identité originelle.

Des moments d’ambiance populaire
Le Festival international de jazz est, en effet, un temps fort que les populations de la ville de Saint-Louis, leurs illustres hôtes, des milliers de touristes et autres visiteurs, attendent avec impatience et qui mobilise, chaque année, des milliers de festivaliers et autres adeptes de la musique. C’est, à coup sûr, cette période durant laquelle les jazzmen de gros calibre, venus d’Afrique, d’Europe et des États-Unis, enflamment les soirées du « In » organisées encore sur la place Faidherbe. Ainsi, les amateurs de jazz ont droit à huit nuits d’orgie musicale.

Dans cette ville qui a connu le faste d’une capitale et la lumière d’une cité d’art et de culture, cette ville spirituelle, élégante, drapée de toute sa dignité, auréolée de son histoire, certains touristes peuvent assister aux concerts et découvrir les sites touristes et monuments historiques de cette cité tricentenaire.

Ancienne capitale de l’Afrique occidentale française, longtemps considérée comme un centre d’élégance, de Téranga, de la mode, de l’extravagance, de la courtoisie et de la douceur, la ville mythique de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux), commence à vibrer.

Jusqu’au 1er mai, les visiteurs ont l’occasion de musarder à travers les rues, ruelles et artères de la vieille cité, découvrir le beau palais de la gouvernance qui trône imperturbable au milieu des quartiers de Lodo et de Sindoné (quartiers du Nord et du Sud de l’île).

Pour traverser le célèbre pont Faidherbe, trait d’union entre l’île et le faubourg de Sor, considéré comme le poumon économique de la ville, pour visiter les vieilles chaumières de Guet-Ndar, Santhiaba, Gokhou-Mbathie, les endroits paradisiaques et idylliques de l’hydrobase, de la Langue de Barbarie, des îles de Bopp-Thior, Doune Baba Dièye, pour s’adonner à des randonnées pédestres entre les collines et les dunes du Gandiolais.

Les illustres hôtes de l’Association Saint-Louis/Jazz et autres invités de marque auront aussi l’opportunité de contempler ces guirlandes de restaurants et de gargotes, ces galeries d’art et d’artisanat très accueillantes, ces hôtels, auberges et autres réceptifs remis à neuf et qui invitent au dépaysement, les lustres éblouissants d’une ville chargée d’histoire, ses monuments historiques et ses sites touristiques qui permettent toujours de mieux vendre la destination Sénégal. Ils se retrouveront également dans les différentes manifestations culturelles d’assez bonne facture prévues cette année par l’équipe du festival international de Jazz de Saint-Louis.

Mbagnick Karachi DIAGNE

A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal célèbre la Journée internationale des filles. Pour l’occasion, une journée portes ouvertes aux écolières de Dakar a été organisée à la Direction du traitement autonome de l’information du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan.

L’informatique, c’est de l’intelligence embarquée dans tous les métiers du monde. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, accompagné de ses partenaires, ont compris cette maxime et ont pris la ferme intention de ne pas rester en reste dans la célébration de la Journée internationale des filles dans les Tic, consécutive au plan d’action national de la résolution 70 de l’Union international des télécommunications (Uit). Elle a pour objectif de contribuer au renforcement des connaissances et des capacités des filles en matière de Tic, de susciter auprès d’elles des vocations dans les e-métiers.

Elle offre également la possibilité aux organisateurs de primer les meilleurs projets numériques réalisés par ces dernières.

Pour Bitilokho Ndiaye, représentante du ministre des Télécommunications et des Postes, la volonté politique affichée par les autorités étatiques pour encourager les filles dans les Tic commence à porter ses fruits. Cet état de fait est confirmé par le cabinet international Deloitte, spécialisé dans des études technologiques. Ses résultats ont révélé que plus de 31% des femmes occuperont des postes dans les Tic alors que dans les pays développés, la moyenne tourne autour de 25%.

L’étude fait également cas de plus de 60% de femmes évoluant dans le secteur qui disent ne pas sentir de différences de traitement entre elles et les hommes sur des sujets techniques. D’après toujours le cabinet Deloitte, des obstacles restent, cependant, à franchir notamment une faible représentation des femmes dans les formations en Tic, des problèmes dans le processus de recrutement et de fidélisation des talents féminins ainsi que le plafond de verre perçu en matière de rémunération et d’évolution professionnelle. Koura Kane Wane de la Dtai saisit la balle au rebond pour informer du mécanisme mis en place par la direction pour encourager et fidéliser les jeunes filles dans les Nouvelles technologies de l’information et de la communication. « On effectue des séances d’évaluation avec les filles après les avoir pris en formation durant les vacances scolaires au niveau de la Direction du traitement autonome de l’information. Cette méthode nous permet de mieux les sensibiliser par rapport aux filières scientifiques qui sont très importantes et qui favorise l’équité et l’égalité des genres dans le secteur », fait savoir la directrice du Traitement autonome de l’information.

Le secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop, a lui, remercié les agents de la Dtai pour l’organisation de ces portes ouvertes et témoigné de l’engagement du ministère aux côtés de leur homologue des Télécommunications et des Postes pour un plein épanouissement du slogan « Jiggen Ci Tic » au service du Sénégal.

Les Tic, dit-il, jouent un rôle majeur dans la promotion du développement économique et social des pays grâce à leur caractère transversal. Cheikh T. Diop exhorte, en outre, les jeunes filles à s’inspirer de l’exemple et de l’expérience des femmes ingénieurs informaticiennes en choisissant les séries scientifiques afin d’envisager des études supérieures dans le domaine des Tic qui offrent, assurément, des perspectives certaines car utiles à tous les métiers.

Mouhamadou Lamine DIOP (stagiaire)

L’artiste musicien gambien, Jalibah Kouyaté, a posé un pont culturel entre les deux pays, lundi lors de l’ouverture de la 25ème édition du Festival international de jazz de Saint-Louis. Sa prestation tout en rythmes et mélodies suivait celle de l’orchestre des Forces armées sénégalaises.

Sous un temps frisquet, l’orchestre philharmonique des Forces armées, a lancé la semaine de concerts sur la mythique Place Faidherbe. La cinquantaine de musiciens menée par le chef d’orchestre, le lieutenant Adama Koundoul, a revisité certains classiques du patrimoine musical sénégalais. Avec des incursions dans le jazz et des sonorités tirées du folklore sénégalais.

Dans le souffle de ces soldats, on remarque mélancolie et joie. Il allie douceur et la rythmique soutenue. Un bon mix pour le cœur et l’ouïe avec le dicktat des instruments à vent. Une belle découverte avant la montée sur scène de Jalibah Kouyaté. Avec son groupe, le musicien gambien a mis les lieux sens dessus-dessous. Cet artiste au timbre imposant a dessiné le pont entre les deux nations en chantant la Sénégambie.

La doigtée de Jalibah Kouyaté est exquise, accompagnée en cela par une belle présence scénique. Il est si remuant l’homme à la kora, et son discours pour une Sénégambie forte est encore plus pénétrante. Il a rappelé, après avoir enchanté le public, qu’il voulait depuis longtemps se produire à Saint-Louis dans le cadre de ce festival mais « les relations entre les deux nations ne favorisaient pas une éventuelle venue ».

Une aube nouvelle se lève pour Jalibah, si à l’aise dans des sonorités qui rappellent sa deuxième « nation de cœur », le Sénégal. Il souligne que cette union devra être paraphée par les artistes des deux pays. De son avis, « la puissance de la culture est la seule chose qui puisse permettre de faire naître définitivement la Sénégambie des peuples ».

Homme de lettres reconverti dans la musique, Jalibah Kouyaté, auteur, compositeur, interprète, est issu d’une célèbre famille de griots. Avec son « Kumareh Band », il est un des artistes phares de la scène gambienne. A travers ses prestations, ce koriste et chanteur sénégambien donne envie aux mandingues, diolas et autres ethnies de la Gambie, de la Casamance et de la Guinée-Bissau de danser et de valoriser leurs cultures qui, au fil du temps, prennent le dessus sur toute autre considération. Des cultures qui ont beaucoup plus de ressemblances que de différences.

Amadou M. NDAW

L’atelier technique de formulation des normes de création et production de contenus audiovisuels s’est ouvert à Dakar. Organisé par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) à l’intention des réalisateurs, producteurs, responsables de programmes et acteurs, la rencontre de deux jours se veut un cadre d’échanges pour prendre en compte certaines dimensions (la sémiologie, le scénario, la réalisation technique) dans la création et la production des contenus.

Les problèmes et manquements constatés dans les créations et contenus audiovisuels tels que certains programmes télévisés et sketchs ont amené le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) à organiser une série de rencontres pour davantage professionnaliser le secteur. En ce sens, une 4ème rencontre sur la formulation des normes pour des contenus de qualité a été ouverte, hier à Dakar. Cet atelier à l’intention des réalisateurs et producteurs permettra non seulement de formuler des normes de création et de production de contenus, mais aussi de professionnaliser, d’encadrer les différents acteurs du secteur et de promouvoir la création de postes de directeurs artistiques dans les télévisions.

Ainsi, des thèmes sur les fondamentaux de la sémiologie dans l’image télévisuelle, du scénario et de la réalisation seront présentés. Le professeur Khar Fall va également plancher sur le renforcement de capacité en technique de prise de vue sans compter l’échange sur la place de la publicité par Mamadou Baal, expert en audiovisuel. Selon Jeanne Lopis Sylla, membre du conseil du Cnra, c’est suite à des interpellations sur les contenus de sketch, précisément ceux diffusés pendant le mois de Ramadan, et après leur analyse que le Cnra a décidé de rencontrer les professionnels du secteur pour parler et observer ensemble les failles dans toutes ces productions. « Le Cnra ne se pose pas en régulateur ou en gendarme. Nous voulons juste échanger, ces deux jours, sur la mise en place de toutes les normes telles que la sémiologie, le scénario, la réalisation technique, etc., voir comment les formuler, revoir la qualité des contenus et sensibiliser la création de directeur artistique car la plupart des télévisions n’en possèdent pas afin d’arriver à de meilleurs résultats », argue-t-elle.

A l’en croire, les médias ont un rôle éducatif même si la population aime ce qu’on leur propose comme produit; il faut les pousser un peu vers la qualité.

Mamadou Baal, expert en audiovisuel, constate que le Cnra est en train de mettre la main à la pâte pour aider à faire avancer ces contenus dans leur qualité mais aussi dans leur objectif. A son avis, un contenu audiovisuel n’est jamais neutre, il doit servir à quelque chose, à quelqu’un ou à la formation de quelqu’un des fois de façon insidieuse.

« Un programme qui n’est pas utile n’est pas un bon programme de télévision », dit-il. Et pour ce faire, soutient M. Baal « qu’il faut en premier aider les acteurs qui sont là pour produire qu’ils soient dans les chaines de télévisions ou dans les sociétés privés, les encadrer et les amener à faire de bons produits, utile commerciaux et exportables tant dans le contenu culturel que dans le langage et langue utilisée et l’approche quantitative et qualitative ».

Acteur comédien et producteur, Ibrahima Mbodj alias Lamarana, comédien, reconnaît qu’il y a des manquements sur le plan de la réalisation, du contenu, sur le plan artistique, sur le comportement de l’artiste comédien. « Ce qui mérite un recul et une réflexion de notre part, acteur et producteur. Avec ce séminaire, je compte beaucoup apprendre des expériences de nos formateurs et précurseurs dans le milieu », dit-il.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Un souffle nouveau accompagnera la 11ème édition du programme Gorée – Regards sur cours avec une diversité des formes d’expression artistique (peinture, sculpture, design, photo vidéo, installation, verrerie, céramique, gravure, collage, création de textiles et bijoux). Prévu du 29 avril au 1er mai, l’événement est placé pour la première fois sous un thème : « L’eau et l’ailleurs ».

L’île mémoire s’apprête à accueillir la 11ème édition du programme Gorée- Regards sur cours. Selon un document de présentation, l’événement s’enrichit, cette année, de trois événements majeurs : la présence de la Fondation Dapper, avec deux expositions, un hommage à Ousmane Sow relayé à l’international par les Instituts français et les Alliances françaises, et la présentation par Creative Intelligence d’œuvres originales produites spécifiquement pour être intégrées dans le cadre du Relais de l’Espadon. La manifestation, informe l’organisation, se déroulera sur trois jours : les 29, 30 avril et 1er mai 2017. « Tout en restant fidèle à sa tradition de présenter, dans une cinquantaine de maisons ouvertes au public, les œuvres d’artistes connus ou inconnus, Gorée-Regards sur cours est placée cette année, et pour la première fois, sous un thème : « L’eau et l’ailleurs » », rapporte le document.

Le texte détaille que les œuvres ont été sélectionnées par un comité composé de Marie-José Crespin, Laurence Gavron, Mauro Petroni, Moussa Sakho et Ousmane Mbaye. Elles se caractérisent tant dans la diversité des formes d’expression artistique (peinture, sculpture, design, photo vidéo, installation, verrerie, céramique, gravure, collage, création de textiles et bijoux) que dans la diversité internationale de leurs créateurs (Mali, Togo, Mauritanie, Burkina Faso, Belgique, Brésil, France, Italie, Angleterre) aux côtés d’une majorité d’artistes du Sénégal.

Ainsi, le programme se décline en trois jours dans « une atmosphère festive » sur l’île, avec des fanfares, acrobates et animations tandis que des milliers de visiteurs parcourent ses ruelles à la découverte des cours de maisons où sont exposées les œuvres des artistes sélectionnés. Gorée-Regards sur cours propose également une visite exceptionnelle de l’île, car, tout en découvrant des expositions d’art plastique, chacun a le privilège d’entrer dans l’intimité des maisons à l’architecture métissée de l’époque coloniale sur un site unique inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Parmi les créateurs sélectionnés, figurent : Marina Ricou, Cheikh Keita, Fally Sène Sow, Barkinado Bocoum (plasticiens, Sénégal) ; Faty Ly (céramiste, Sénégal), Joëlle le Bussy (designer, Sénégal), Anusch Bayens (designer, Belgique) ; Marie-José Crespin (bijoux).

Autant de curiosités artistiques à découvrir du 29 avril au 1er mai sur l’île de Gorée.

E. M. FAYE

La culture sénégalaise est en deuil. Artiste polyvalent, Issa Samb plus connu sous le nom de Joe Ouakam est décédé, hier à 74 ans. Il était une figure emblématique bien connue des Dakarois.

Joe Ouakam n’était pas seulement un artiste. Avec sa silhouette longiligne, l’éternelle coiffe sur la tête accessoirisée par la légendaire pipe tombant sur une barbe savamment négligée, il incarnait un personnage très singulier dans la vie culturelle sénégalaise. Aussi bien dans la vie que dans ses apparitions au cinéma (« Hyènes » de Djibril Diop Mambéty, « Impressions » de Jean Michel Bruyère, entre autres) ou au théâtre, il a marqué son époque.

Icône multifacettes, Joe Ouakam était poète (avec une diction si particulière), peintre, sculpteur, dramaturge, comédien, auteur d’installations et de spectacles vivants. Il est le cofondateur de la galerie Tenq, du Village des arts, ainsi que du Laboratoire Agit-Art de Dakar. Il est présenté comme un créateur qui n’a jamais cherché à participer à des expositions, préférant accrocher ses nombreuses œuvres dans sa cour, sise à la rue Jules Ferry. Joe Ouakam aimait s’échapper du conformisme et surprendre. Il vivait au milieu de ses œuvres, dans sa cour où se côtoient toutes sortes d’objets, une exposition permanente qui varie au fil du temps.

Natif de Dakar, fils d’un dignitaire Lébou, J. Ouakam a été élevé par son grand-père, gardien de traditions ancestrales. Il a grandi dans un environnement où se mêlent ombres et lumières avec un sens prononcé de l’observation des symboles. « Toute ma vie, je me suis battu avec l’idée, le temps. En tout temps, j’explore l’âme, ce puits profond », avait-il confié.

Artiste peintre, J. Ouakam a étudié à l’École nationale des arts et à l’université de Dakar en droit et philosophie. Il a beaucoup exposé au Sénégal et à l’étranger.

Lors de la 10ème édition (2012) la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’art), une exposition rendait un hommage à Joe Ouakam aux côtés d’une autre figure de la culture, Pape Ibra Tall.

En marge de la troisième édition du Festival mondial des arts nègres, il avait présenté sous forme de « Rétrospective » une centaine de ses œuvres à la Galerie nationale d’art, du 10 au 31 décembre 2010.

Avec le décès de Joe Ouakam, la ville de Dakar et la culture sénégalaise perdent une figure tutélaire.

E.M. FAYE

Ouvert lundi, le Festival international de jazz de Saint-Louis, événement de renommée internationale, accueille chaque année des milliers de festivaliers, devenant ainsi un rendez-vous musical incontournable pour les jazzophiles, africains, européens, américains, asiatiques et sénégalais.

« Aujourd’hui, le Festival international de jazz de Saint-Louis est devenu un levier de promotion économique important pour la ville, mais aussi l’un des plus importants festivals d’Afrique, en termes d’image, de notoriété et d’affluence », a affirmé le président de l’Association Saint-Louis/Jazz, Me Ibrahima Diop. Pour cette édition 2017, l’association organisatrice du festival compte sur son pouvoir de mobilisation de toute la population locale qui, du reste, s’est appropriée l’événement depuis plusieurs années.

Ce festival, souligne Me Diop, président de l’association, incite des milliers de touristes à affluer vers Saint-Louis. Il captive, par sa notoriété, l’attention des autorités sénégalaises, des représentations diplomatiques et des institutions internationales qui se retrouvent à Saint-Louis le temps du festival. C’est pourquoi l’association organise, en marge des festivités du programme officiel, d’autres manifestations axées sur des thèmes d’actualité. Des concerts de musique (jazz, blues, gospel, hip hop…), des manifestations culturelles et sportives, des foires et des expositions rythmeront cette 25ème édition. Face à un public de plus en plus exigeant, Saint-Louis Jazz donne une importance capitale à sa programmation artistique, développe des projets plus créatifs, sans ôter au festival son ambiance de fête si particulière et son identité originelle.

Des moments d’ambiance populaire
Le Festival international de jazz est, en effet, un temps fort que les populations de la ville de Saint-Louis, leurs illustres hôtes, des milliers de touristes et autres visiteurs, attendent avec impatience et qui mobilise, chaque année, des milliers de festivaliers et autres adeptes de la musique. C’est, à coup sûr, cette période durant laquelle les jazzmen de gros calibre, venus d’Afrique, d’Europe et des États-Unis, enflamment les soirées du « In » organisées encore sur la place Faidherbe. Ainsi, les amateurs de jazz ont droit à huit nuits d’orgie musicale.

Dans cette ville qui a connu le faste d’une capitale et la lumière d’une cité d’art et de culture, cette ville spirituelle, élégante, drapée de toute sa dignité, auréolée de son histoire, certains touristes peuvent assister aux concerts et découvrir les sites touristes et monuments historiques de cette cité tricentenaire.

Ancienne capitale de l’Afrique occidentale française, longtemps considérée comme un centre d’élégance, de Téranga, de la mode, de l’extravagance, de la courtoisie et de la douceur, la ville mythique de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux), commence à vibrer.
Jusqu’au 1er mai, les visiteurs ont l’occasion de musarder à travers les rues, ruelles et artères de la vieille cité, découvrir le beau palais de la gouvernance qui trône imperturbable au milieu des quartiers de Lodo et de Sindoné (quartiers du Nord et du Sud de l’île).

Pour traverser le célèbre pont Faidherbe, trait d’union entre l’île et le faubourg de Sor, considéré comme le poumon économique de la ville, pour visiter les vieilles chaumières de Guet-Ndar, Santhiaba, Gokhou-Mbathie, les endroits paradisiaques et idylliques de l’hydrobase, de la Langue de Barbarie, des îles de Bopp-Thior, Doune Baba Dièye, pour  s’adonner à des randonnées pédestres entre les collines et les dunes du Gandiolais.

Les illustres hôtes de l’Association Saint-Louis/Jazz et autres invités de marque auront aussi l’opportunité de contempler ces guirlandes de restaurants et de gargotes, ces galeries d’art et d’artisanat très accueillantes, ces hôtels, auberges et autres réceptifs remis à neuf et qui invitent au dépaysement, les lustres éblouissants d’une ville chargée d’histoire, ses monuments historiques et ses sites touristiques qui permettent toujours de mieux vendre la destination Sénégal. Ils se retrouveront également dans les différentes manifestations culturelles d’assez bonne facture prévues cette année par l’équipe du festival international de Jazz de Saint-Louis.

Mbagnick Karachi DIAGNE

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