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La section sénégalaise de l’Union internationale de la presse francophone (Upf) a tenu, samedi, une rencontre autour du thème « La presse papier peut-elle survivre à la presse électronique ? ». Lors de ce débat qui a regroupé des professionnels de l’information, les intervenants ont reconnu qu’Internet a changé les paradigmes dans l’exercice de la profession de journalisme, ce qui peut être une menace pour la presse papier. Cependant, compte tenu de l’importance de la presse écrite pour un peuple, l’adaptation est préconisée comme solution.

La section sénégalaise de l’Union internationale de la presse francophone (Upf) a réuni ses membres et acteurs des médias autour d’un débat actuel dans l’exercice de la profession, samedi dernier. Le thème, « La presse papier peut-elle survivre à la presse électronique ? », introduit par le journaliste Momar Seyni Ndiaye, a permis de revenir sur les relations de complémentarité ou de menace qui existent entre Internet et la presse classique. Le journaliste analyste politique, Momar Seyni Ndiaye, a expliqué que la presse écrite et la presse électronique, c’est une complémentarité qui pose surtout problème à la presse papier qui doit s’adapter.

« La presse a perdu beaucoup de choses, notamment dans le contenu mais aussi dans la gestion économique. Beaucoup d’organes sénégalais ne sont pas des entreprises de presse », laisse entendre d’emblée le conférencier. Il poursuit qu’Internet est venu changer, depuis son apparition, beaucoup de paradigmes, car, avec cet outil, « ce qui est important, ce n’est plus de savoir, mais de savoir comment et où chercher ce savoir parce qu’Internet n’est pas un média, mais un média de synthèse ».

A la lumière des explications de l’analyste, on retient qu’avec Internet, il y a une amplification des événements qui dépasse un peu la presse écrite qui est un rapport entre le journaliste et son lecteur, contrairement à l’interactivité que crée la presse en ligne. Internet et la dématérialisation de la pratique du journalisme font aussi qu’avec les réseaux sociaux et le e-journalisme, n’importe qui se réclame journaliste.

Des dérives en ligne
« Notre métier perd son professionnalisme avec Internet. Avec un simple téléphone, des non professionnels peuvent faire le travail du journaliste. Nous sommes en train d’être dépassés par les non professionnels et de fausses informations injurieuses sont publiées dans les sites et sont plus vues que les bonnes informations de la presse. Il y a de moins en moins de lecteurs de la presse écrite avec le digital. Il faut que la presse écrite s’adapte, améliore son contenu et réponde mieux à la demande des lecteurs et aille vers les journaux spécialisés. Il faut aussi réfléchir sur la meilleure périodicité des journaux et sur les formats adaptés », constate Momar Seyni Ndiaye.

Compte tenu de tout cela et pour protéger la presse écrite qui est la mémoire d’un peuple, M. Ndiaye indique qu’il faudrait savoir que l’avenir de la presse sénégalaise et même audiovisuelle, ce sont les langues nationales. L’analyste politique propose aussi de profiter d’Internet pour gagner en visibilité et avoir des sites en ligne actualisés à temps. La presse écrite étant importante pour la démocratie d’un peuple, Momar Seyni Ndiaye préconise un plan de sauvetage et que l’aide à la presse soit centralisée sur ce médium avec, notamment, une aide fiscale des entreprises de presse, mais aussi une publicité collective que les entreprises publiques doivent obligatoirement remettre aux journaux privés.

Abondant dans le même sens, Madiambal Diagne, éditeur de presse et président de l’Union internationale de la presse francophone (Upf), demande de réfléchir aussi sur l’offre proposée au public. « Il faut faire des papiers fouillés, des analyses car on est déjà battu dans le factuel par la presse en ligne et même par la radio. Il faut aussi une législation sur le marché de la publicité », considère Madiambal Diagne. En outre, ce M. Diagne salue le travail de la section sénégalaise de l’Upf qui est « la plus dynamique de l’association et qui prend beaucoup d’initiatives dans le cadre de l’animation la structure ». Pour le directeur de publication du « Quotidien », c’est toujours bien de faire la symbiose entre l’ancienne et la nouvelle génération qui a besoin d’encadrement et de conseils.
 Auparavant, Abdoulaye Thiam, président de la section sénégalaise de l’Upf, a soutenu que cette rencontre célèbre l’An 1 du bureau national de la structure. Il a salué la présence des acteurs du milieu pour évoquer le sujet qui est d’une « brûlante actualité ».                            

Oumar KANDE

Le 19 août 2015, disparaissait le percussionniste Doudou Ndiaye Rose après avoir enchanté le monde et montré le génie de son peuple pendant plus d’un demi-siècle. Des hommages lui ont été rendus à la Place du Souvenir africain, samedi dernier, pour commémorer l’anniversaire de son décès à travers le rythme qui n’avait pas de secret pour sa baguette.

Les stagiaires de l’Ecole des Sables, venus des quatre coins du monde, entonnent un chant exotique comme celui des bourdonnements émanant d’une ruche. Ils atteignent les cœurs et épatent l’assistance qui savoure un spectacle digne de celui qui est célébré à la Place du souvenir africain, le tambour-major Doudou Ndiaye Coumba Rose. Ils pointent leurs doigts vers le ciel comme pour rendre grâce au génie du rythme d’avoir si souvent excité les corps de sa baguette magique. L’instant est émouvant. Il est même sublime. Leur partition est à la hauteur de la grâce du percussionniste.

Et quand ces jeunes gens investissent leur univers de prédilection et de prouesse, la danse, en explorant les possibilités de leur « charpente », ils se mettent en harmonie avec l’espace qu’ils domptent de leur habileté. Un hommage ne pouvait être plus grand et plus admiratif que ce qui a été donné à voir sur la scène. Au travers de ce délice, ils font également honneur à la « divinité des sables », Germaine Acogny qui était en affinité artistique avec Doudou Ndiaye Rose. Les spectacles de bonne facture offerts chaque année par les majorettes du Lycée John F. Kennedy à l’occasion des fêtes d’indépendance portent leur empreinte. Patrick Acogny, le directeur artistique de l’Ecole des Sables, ne pouvait ainsi rater cette « belle occasion de rendre hommage à un monument de la culture » malgré les contraintes auxquelles il est soumis.

La « relève » Wadane
C’est même un « devoir de mémoire qu’il convient d’accomplir annuellement » pour ainsi reprendre Adja Sy, administratrice de la Place du Souvenir. Ce n’est pas une promesse. C’est un engagement. L’événement sera inscrit, à l’en croire, dans l’agenda culturel de cet espace qui se doit d’être de commémoration des figures marquantes du Sénégal, de la diaspora et de l’Afrique. Doudou Ndiaye Rose est, à ses yeux, un artiste multidimensionnel qui mérite tous les éloges parce qu’il a rehaussé la fierté des fils de l’Afrique par sa créativité, par la portée de son œuvre utile qu’il faut revisiter et consigner dans la conscience collective. Le communicateur traditionnel, Mamadou Mbaye Garmi, emmitouflé dans un somptueux grand boubou bleu, quant à lui, dit de l’homme qu’il était généreux, courtois avec l’opulent et le pauvre, distilleur de bonnes notes et de sens.

Quelques artistes des cultures urbaines et le chanteur Boy Marone ont opéré une jonction de diverses sonorités, sous les coups de génie des percussionnistes du groupe Wadane Ndiaye Rose, pour montrer à une assistance en communion avec la famille artistique et biologique de Doudou Ndiaye Rose combien celui-ci se mouvait dans les univers de rythmes. Un homme n’a pas seulement été célébré. C’est toute une œuvre qui a été magnifiée et, à travers elle, la créativité d’un peuple. Celle débordante de son fils, Wadane Ndiaye Rose, tambour-major du groupe du même nom, est à la fois captivante et émouvante. Il rappelle le défunt père par sa morphologie, le geste et l’énergie qu’il déploie dans son jeu de maître et de séduction. Wadane Ndiaye, qui se positionne comme la relève de son illustre père, est revenu poursuivre l’œuvre de ce dernier, après 16 années passées en Italie à enchanter le monde.

Alassane Aliou MBAYE

Traduit littéralement par celui qui a une cuillère ne se brûle pas, ce proverbe wolof, « Ku am kuddu du lakk » est, selon Dr Massamba Guèye, fondateur de la maison de l’oralité et du patrimoine Ker Leyti, un proverbe de protection. « Dans le vrai sens du terme, il se traduit par lorsqu’on est socialement bien entouré, on peut limiter ses erreurs. C’est en quelque sorte une garantie sociale qui renvoie à quiconque avec l’utilisation du mot « ku », indique Dr Guèye.

« Le terme kuddu "renvoie" à la cuillère et le terme "lakk", la brûlure, cela veut dire l’image qui n’est pas présente est l’image la plus importante. Se brûle les doigts, celui qui touche à quelque chose de chaud. La cuillère n’est pas ici à prendre au sens culinaire du terme, mais au sens imagé du terme », explique-t-il. A l’en croire, dans la société wolof et la société ouest-africaine en général, chaque individu doit avoir un maître, une référence sociale qui est sa protection sociale et empêche qu’il ne fasse certaines erreurs qui peuvent lui « brûler les doigts ». Mais, se désole Massamba Guèye, l’utilisation du terme, « Ku am kuddu du lakk » a dérivé de son sens étymologique et son utilisation est devenue négative notamment lors des négociations sociales. « Ce n’est plus une protection au bénéfice du groupe, mais une protection discriminatoire qui renvoie plus à de la corruption, du favoritisme etc. », regrette-t-il. « De nos jours, on entend par exemple dire « Ku am kuddu du lakk » lorsque qu’un candidat doit passer un examen et qu’il est sûr de tomber sur quelqu’un qu’il connaît ou un membre de sa famille et que ce dernier lui fera des faveurs. Aussi, « dans le cas où quelqu’un se voit retirer son permis de conduite et qu’il va au commissariat et qu’il bénéficie aussi de faveurs », argue Massamba Guèye. Il précise que, dans ces cas précités, l’utilisation de ce proverbe devient très négative. Avant, c’était débrouillez-vous pour être bien entouré car si vous l’êtes socialement, vous ne commettrez pas d’erreurs.

Par Maguette Guèye DIEDHIOU

La structure Jokkolabs a organisé, jeudi, un atelier de programmation pour les enfants à l’Institut français de Dakar. Intitulé « De l’heure du conte à l’heure du code », ce programme (Jokkokids) vise à élaborer des opportunités éducatives pour stimuler la créativité de cette catégorie d’âge à travers le développement personnel et les technologies.

Pieds nus, large sourire sur presque tous les visages, animateurs et enfants sont debout sur le parquet de l’espace-enfants de la médiathèque de l’Institut français de Dakar. Le groupe forme un cercle, chacun tenant le bout des doigts de son voisin. Ils tiennent une séance de « brise-glace ». Cela consiste à se retrouver en binômes dans le centre, et chacun dit le nom, l’activité et les motivations de son pair. Au bout de l’exercice, le champion sera celui qui se rappellera le nom de tous les participants. Le but est de développer l’expression de soi. Un point qui, avec le numérique et le « maker » (pratiques du faire), constituent les trois champs disciplinaires de « Jokkokids ».
Une séance de conte s’ensuit. Puis les enfants, déclament ces récits qu’ils ont eux-mêmes imaginés et écrits. Durant la lecture, Maodo, parmi les plus âgés des participants, a le regard hagard. Tantôt il se ronge les ongles, tantôt il se courbe et maugrée à l’endroit de son camarade du même gabarit à côté. L’activité ne semble pas captiver le jeune homme. Son attitude s’explique par le fait qu’il ne sait pas lire. Il ne comprend pas le français non plus. « Maodo est un enfant de la rue. Il est envoyé ici avec quelques-uns de ses camarades par l’association Help the Street Chlidren », renseigne Fatoumata Niang Niox, coordinatrice de « Jokkokids » et directrice exécutive de « Jokkolabs ». L’ambiance a l’air de l’ennuyer, mais le bonhomme ne dissimule pas sa joie. Il affirme qu’il est heureux de découvrir et d’apprendre en compagnie de camarades issus d’autres horizons et couches sociales. Il prend tout cela comme une motivation pour s’améliorer.

Sa timidité jure d’avec la hardiesse de son camarade Zale, qui lance quelquefois des boutades et amuse la galerie.
A la fin de la session de contes, le groupe rejoint la Salle informatique. Devant les seize ordinateurs, les enfants, toujours en tandems, vont transcrire les contes et les personnages qu’ils ont créés. Cette étape matérialise l’intérêt de cet atelier, le passage du conte au code. Par-là, « les enfants, avec le logiciel Scratch, adaptent les contes en dessin animé », apprend Fatoumata N. Niox.
L’animatrice Namaou Radji donne les instructions et les mômes appliquent avec enthousiasme. Ils s’y prennent avec une dextérité et une gaieté débordantes certes, mais leur intelligence et leur esprit créatif charment plus que tout.

Mamadou Oumar KAMARA
(stagiaire)

Loul Sessène, une commune située dans la région de Fatick, a revisité, durant 72h, son « riche » folklore culturel en montrant une facette de sa culture champêtre à l’occasion des manifestations socio-culturelles organisées par l’Asc « Soumkaré ».

Une scène à elle seule résume l’esprit de cette manifestation : un groupe de femmes, dans une chorégraphie harmonisée, mimant les gestes de la culture du riz, une tradition dans la commune.
Un tableau auquel il faut ajouter la prestation du guitariste Ibou Ndama et du rappeur Amadou Diop de Diofior, qui ont de leur côté grandement joué leur partition.
Mais peu avant, le ton avait été donné par les pas de danse esquissés par les jeunes de l’Asc devant le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, accompagné d’une forte délégation.
 Il y avait aussi le maire de la commune de Loul Sessène, Sidya Diouf, et la première adjointe au maire de Fimela, Seynabou Ndiom.
 Mbagnick Ndiaye, visiblement conquis, a exhorté les populations à « s’enraciner » davantage dans leur culture, suivant l’exemple de la commune de Loul Séssène qui depuis 16 éditions, revisite son patrimoine immatériel à l’occasion de cette manifestation tenue entre dimanche et lundi.
Cette manifestation culturelle initiée depuis 1978 doit être inscrite à l’agenda culturel du Sénégal, a dit Mbagnick Ndiaye, s’adressant au directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul, et à la directrice du centre culturel régional de Fatick, Ngakane Gningue.
 « Cette manifestation mérite d’être inscrite dans l’agenda culturel du Sénégal pour bénéficier au minimum d’une subvention de 500 mille voire 1 million de FCfa », a déclaré le ministre de la Culture.
 Les populations de Loul Sessène ont profité de la présence de l’autorité pour présenter leurs doléances liées à l’emploi des jeunes, au financement des projets des femmes, à l’acquisition de tracteurs et à l’extension du réseau électrique dans la commune.
Le ministre de la Culture et de la Communication a répondu à une partie des demandes en prenant en charge le salaire de trois mois (août-septembre- octobre) de 3 gardiens commis pour protéger les terres rizicoles des femmes à hauteur de 225.000 FCfa par mois.
 Il a aussi promis de les mettre en relation avec le ministre délégué chargé de la Micro-finance et de l’Economie solidaire, Moustapha Diop, pour le financement des projets des femmes pour l’acquisition de moulins et de batteuses, en vue de contribuer à alléger « le lourd travail des femmes de Loul Sessène ».
 Car Mbagnick Ndiaye se dit convaincu que Loul Sessène va contribuer au « développement de la riziculture au Sénégal voire à l’autosuffisance en riz ».

(APS)

 

 

 

L’Ong Childfund international au Sénégal et la Direction de la cinématographie ont procédé, hier, à la signature d’un protocole d’accord de partenariat au profit des enfants. Ce partenariat d’une durée de trois ans, portera sur des actions de formation aux techniques audiovisuelles et sur la production et la diffusion de films.

L’Ong Childfund International au Sénégal et la Direction de la cinématographie ont noué, hier, un partenariat. La signature de ce protocole d’accord par le directeur pays de l’Ong Childfund International au Sénégal, Amadou Bocoum, et le directeur général de la Cinématographie, Hugues Diaz, couvrira une durée de trois ans et va porter sur des actions de formation aux techniques audiovisuelles à l’endroit des enfants et la production de films par ces derniers. Selon le Directeur Pays de l’Ong Childfund international au Sénégal, Amadou Bocoum  au bénéfice des enfants, ce projet vise à améliorer la participation des enfants qui est un droit fondamental dans la convention des Nations unies pour le droit des enfants.

« L’Ong Childfund croit beaucoup à l’éducation au développement. Nous sponsorisons 25.000 enfants  dans le pays et avons mis en place des forum et clubs d’enfants et nous pensons que ces enfants doivent participer dans leur vie et être des citoyens assez modèles pour participer au développement du Sénégal », dit-il. A l’en croire, les actions de ce projet avec la Direction de la cinématographie vont porter sur l’apprentissage de ces enfants aux techniques audiovisuelles pour qu’ils puissent savoir exprimer leur point de vue, promouvoir leur droit et faire comprendre leur point de vue aussi bien à leurs parents qu’aux décideurs étatiques à travers la réalisation de films.
Le directeur général de la Cinématographie, Hugues Diaz, s’est félicité de ce protocole d’accord de collaboration et de partenariat entre Childfund et la Direction de la cinématographie. « Nous avons l’obligation d’apporter l’expertise, pour encadrer les enfants et les personnes impliquées par ce projet. C’est, à la fois, la formation aux techniques audiovisuelles, à l’utilisation des nouveaux médias pour que ces enfants soient leurs propres producteurs d’image », informe-t-il. Selon lui, il s’agira de donner le matériau, la caméra pour les images, le matériel audiovisuel après les avoir bien formés pour parler avec leurs pairs et aux adultes.
A son avis, c’est un défi qui pourrait être relevé et qui ne devrait pas s’arrêter à ce niveau. Car, soutient Hugues Diaz, pour que cette expérience ait un effet, il faudrait aussi développer le volet diffusion afin de mieux sensibiliser sur le sort des enfants en difficulté et que cette bonne pratique soit partagée, auprès des partenaires de Childfund, des autorités, de la population et pour le reste de l’Afrique et du monde. Aussi, souligne-t-il, ce projet pourra pousser les créateurs et cinéastes sénégalais à aborder des sujets d’une importance capitale comme ceux liés aux bonnes conditions des enfants au Sénégal.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’icône du gospel et de la soul Aretha Franklin, qui a annoncé début 2017 sa prochaine retraite, réfléchit sérieusement à ouvrir une boîte de nuit à Detroit où elle « chanterait de temps à autre », a-t-elle indiqué au journal local Detroit Free Press. La « reine de la soul », âgée de 75 ans, qui réside actuellement dans une banlieue lointaine de Detroit, avait annoncé en février qu’elle s’apprêtait à enregistrer un dernier album, produit en partie par Stevie Wonder, avant de mettre un terme à sa carrière en studio. Dans l’interview donnée mercredi au quotidien de Detroit, la chanteuse aux 18 Grammy Awards précise qu’elle réfléchit depuis quelques années déjà à la possibilité d’ouvrir un « petit club » dans la capitale américaine de l’automobile, où elle a grandi et entend se réinstaller prochainement. Le club « s’appellerait Aretha’s (chez Aretha) », tout simplement, a ajouté la chanteuse, née à Memphis, dans le Tennessee.                       

AFP

Pendant 10 semaines, jusqu’aux délibérations du jury, « Le Soleil » présente un extrait des 10 romans finalistes du 16e Prix des cinq continents de la Francophonie. Parmi les auteurs, figure la romancière Shumona Sinha avec son œuvre «Apatride» (Editions l’Olivier, France).

Native de Calcutta (Inde), la romancière Shumona Sinha vit à Paris depuis 2001. Elle figure parmi les 10 finalistes du Prix des Cinq continents de la Francophonie avec son œuvre «Apatride» (Editions l’Olivier, France). S. Sinha est également l’auteur du livre «Assommons les pauvres !» (l’Olivier, 2011) qui a reçu le Prix du roman populiste 2011 et le Prix Valéry-Larbaud 2012. «Calcutta» (l’Olivier, 2014) a reçu le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature française, décerné par l’Académie française, ainsi que le Grand Prix du Roman de la Société des gens de lettres. Traduits dans plusieurs langues, ces deux romans connaissent un grand succès, notamment en Allemagne, où Shumona Sinha a reçu le prestigieux Internationaler Literaturpreis.
Dans «Apatride», Shumona Sinha raconte l’histoire d’Esha qui a quitté Calcutta pour s’installer à Paris, la ville dont elle rêvait. Or, d’année en année, les déceptions s’accumulent, tout devient plus sombre et plus violent autour d’elle. Elle s’épuise dans d’innombrables batailles, et ne se sent plus en sécurité.
Issue d’une famille de paysans pauvres, Mina vit près de Calcutta. Par ignorance, ou par crédulité, elle est entraînée à la fois dans un mouvement d’insurrection paysanne qui la dépasse et dans une passion irraisonnée pour son cousin Sam, qui lui fait commettre l’irréparable.

Extrait :
 (…) « Pourtant ce n’était pas ainsi au début. Ce qui lui revenait sans cesse à l’esprit, c’étaient les après-midi, la Seine qui n’était pas grise mais verte, transparente de lumière et de soleil, les ponts, les parapets de pierre, le réchauffement lent de la pierre, les rambardes aux grilles couvertes de cadenas accrochés par les amoureux, que plus tard elle retrouverait comme motif sur le manteau d’une créatrice rêveuse. C’était tout de même curieux d’associer l’amour à l’emprisonnement, pensait-elle.
Esha eut envie d’en parler à l’homme qui lui avait donné rendez-vous pour étudier sa demande de naturalisation. La première fois il l’avait reçue dans une pièce au béton revêche dans le sous-sol du ministère, les murs aspiraient chacun de leurs mots, la moquette dégageait une odeur de chaussettes et de sueur, mais ce jour-là ils se rencontraient au Four Seasons. D’immenses bouquets de fleurs étaient posés aux quatre coins du hall, du sol marbré montait le cliquetis des talons aiguilles des femmes qui le traversaient, accompagnées d’hommes et de sacs de shopping, les fauteuils et les canapés pataugeaient dans la lumière tamisée du bar, les corps s’inclinaient avec l’heure et l’alcool, les mollets blancs des serveuses frôlaient l’obscurité croissante, disparaissaient derrière le rideau rouge, réapparaissaient.
Il lui offrit une vodka-litchi. Il était aussi pâle que le cocktail, avec son sourire blond. Transpirant dans sa veste noire et avec les mains posées sur sa serviette sombre, il ressemblait plus à un agent d’assurances qu’à un haut fonctionnaire. Il utilisait un faux nom, n’était jamais joignable sur son numéro de téléphone portable, Esha tombait invariablement dans un trou de silence. Mais il revenait toujours vers elle, la rappelait.
Au bar du Four Seasons il se donna un mal fou pour paraître courtois, lisse et discret. Les papiers, photos, photocopies, lettres et certificats ne l’intéressaient pas, il savait que l’essentiel n’était pas là, que les choses se passaient dans les alcôves, sous la table, entre les lignes.

« Monsieur Richard…
– Appelez-moi Christophe. » L’homme se faisait appeler
Christophe Richard, il lui avait même laissé une carte de visite à ce nom. Puis il ajouta : « Ça vous plaît, votre métier de prof ? Ce n’est pas trop dur ?
– J’aime enseigner. Je pense vraiment que c’est un métier noble », dit Esha énergiquement redoutant que le moindre signe de faiblesse ne joue contre elle, contre son dossier. Elle était persuadée qu’elle devait montrer une volonté de fer et d’acier, prouver qu’elle était heureuse, et déterminée à l’être, qu’elle disposait de moyens suffisants, et n’avait aucune hésitation dans ses intentions. Car si elle ne réussissait pas sa vie, on n’aurait pas besoin d’elle ici. Il lui fallait apparaître partout et à tout moment triomphante, comme si elle avait gagné un prix, une médaille, un trophée, elle ne devait pas dévoiler ses doutes ni ses angoisses, parce que au moindre signe de fragilité elle serait écrasée et rejetée. Esha n’osa pas confier son quotidien à cet homme. Le lycée et la banlieue semblaient si loin de ce décor feutré.
Elle but le cocktail qui rafraîchit sa bouche, puis brûla sa gorge. Elle regarda discrètement Christophe Richard, lui sourit, décida de lui conter ses premières années dans ce pays, ses mille et une nuits. Elle lui décrivit comment, sortant de son campus, elle rôdait, tournait en rond autour de la fontaine Saint-Michel, montait et descendait le boulevard, faisait le tour du jardin du Luxembourg en s’attardant devant les photos exposées sur les grilles, feuilletait les livres neufs et anciens, regardait les programmes des petites salles de cinéma où, dans l’obscurité, les fauteuils surgissaient comme des tulipes rouges, buvait du café, léchait la cuillère de crème fouettée et sympathisait avec les serveurs, vendeurs, guichetières, libraires, mendiants et étudiants étrangers.
Elle lui décrivit cette ville qu’elle aimait tant, ses passages aux pavés effondrés, ses galeries qui s’ouvrent sur une arrière-cour arborée, son sol ondulé, ses buttes et ses marches, ses interminables rues et ruelles qui forment régulièrement des petites places, comme les pirouettes d’une danseuse, et d’où monte parfois des odeurs de fromages et de légumes, de poissons et de fruits de mer, et la clameur du marché lui rappelait le bourdonnement des mouches de son pays, moite et poisseux ». (…)

 

La star américaine oscarisée Emma Stone est devenue l’actrice la mieux payée du monde, surpassant Jennifer Lawrence, d’après un classement annuel du magazine Forbes publié mercredi.
Emma Stone, 28 ans, sacrée Oscar de la meilleure actrice cette année pour la comédie musicale « La La Land », a remporté 26 millions de dollars avant impôts au cours des douze mois qui se sont terminés fin juin, d’après ce classement du magazine des affaires.
La star de la sit-com culte « Friends », Jennifer Aniston, 48 ans, a elle aussi réussi à dépasser Jennifer Lawrence: elle est seconde avec 25,5 millions de dollars, grâce à de nombreux contrats publicitaires ou promotionnels à travers le monde.

Les 24 millions de dollars engrangés sur les douze mois terminés en juin ont valu à Jennifer Lawrence la troisième place du podium, mais semblent bien chiches par rapport à ses gains de l’an dernier. La vedette de 27 ans, oscarisée pour « Happiness Therapy » (2012), avait dominé le classement 2016, pour la deuxième année de suite, avec 46 millions de dollars de revenus, dopés par sa performance dans la saga futuriste « Hunger Games ». Melissa McCarthy et Mila Kunis - avec 18 et 15,5 millions de dollars respectivement - ferment le quinté de tête.
(AFP)

 

(L’envie de goûter à une sauce ne me poussera pas à porter en chapeau une marmite chaude)

Dans la vision de la relation au monde matériel, la société wolof a toujours enseigné la retenue dans la quête du plaisir, renseigne le chercheur Dr Massamba Guèye. Ce proverbe « Bëggum ñeex du ma tax a dëppoo cin lu tàng » en est un exemple de cet appel à la retenue par rapport à certains plaisirs de ce bas monde. « Il convient de constater que la syntaxe de l’aphorisme renseigne par ses images. Les termes sont ainsi liés « Bëgum » : le désir de ; « ñeex » : la sauce ; « du ma tax a » : négation à la première personne ; « dëppoo » : porter en chapeau ; « cin » : une marmite, « lu tàng » : chaude. Ce qui fait que la parole, tout en évoquant le désir du bonheur, suggère la brûlure que pourrait causer une volonté à tout prix d’arriver à cet objet », explique le fondateur de la Maison de l’oralité et du patrimoine Ker Leyti.

A l’en croire, cette sentence dite à la première personne permet de dire une vérité à une personne prête à tout pour arriver à ses fins sans la heurter car le locuteur parle de lui. Mais, c’est un égotisme absolu. Avec ce genre de proverbe, relève Dr Massamba Guèye, la société attire l’attention de ses membres sur les limites du « tout pour tout ». C’est un appel à la retenue devant les folles envies de la vie.
C’est le cas, par exemple, des émigrés qui risquent leur vie en bravant la mer pour aller en Europe.

Par Maguette Guèye DIEDHIOU

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