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La salle des fêtes de la mairie de Ziguinchor a abrité, hier, un forum sur le cousinage à plaisanterie, en marge de la 10e édition du festival «Kom-Kom» qui se tient jusqu’au 17 décembre. La déconstruction des préjugés par l’impact de la parenté à plaisanterie a beaucoup retenu l’attention des participants qui ont planché sur le sujet.

L’occasion a été saisie par Mme Fadia Nassif de la Direction langue française, culture et diversité de l’Organisation internationale de la Francophonie, partenaire du Festival « Kom-Kom » de se féliciter de la tenue d’une telle rencontre dont l’importance du sujet devrait favoriser une meilleure perception de l’autre à travers la déconstruction des stéréotypes pour y instaurer une méthode.
Pour Mme Nassif, le forum vise également à faire « prendre conscience de la pluralité des identités de chacun et de chacune et des stratégies pour mettre en avant, selon les circonstances et les besoins, l’une ou l’autre de ces identités ». Une identité ethnique ou de classe face à une autre classe sociale, de jeune face à un adulte, d’homme ou de femme face à des enjeux de genre, entre population rurale et population urbaine, etc.

Ainsi, après l’ouverture du forum, trois ateliers ont été constitués regroupant les différentes composantes ethniques présentes, les Sérères, les Diolas et les Mandingues qui ont dressé la figure de l’autre pour chacune des composantes de la société casamançaise et de déterminer qui est « l’Autre du Qui ». Les participants ont également travaillé à croiser les visions et les regards des uns et des autres et relever les éléments qui divisent et ceux qui rassemblent.

Le tout axé, selon Mme Fadia Nassif, sur trois grandes catégories de différenciations à explorer. Notamment les différences ethnolinguistiques, les divisions fondées sur le fait qu’on parle telle ou telle langue, que l’on soit de telle ou telle ethnie, les différences générationnelles (conflit de génération) et les différentes basées sur le genre, sur les rôles que la société attribue aux femmes et aux hommes quel que soit le groupe d’appartenance.

Mouhamadou SAGNE, envoyé spécial

L’artiste-compositeur Youssou N’Dour a remis, hier, à Dakar, en guise de don, un chèque de 75 millions de FCfa à la mutuelle de santé des acteurs culturels du Sénégal.

Le leader de l’orchestre « Super Etoile », lauréat en septembre dernier du « Praemium Imperiale », un prix décerné par la famille impériale japonaise, avait promis de verser l’intégralité de la dotation de cette distinction, soit 75 millions de FCfa, à la mutuelle de santé des acteurs culturels du Sénégal. Il a honoré cette promesse en remettant un chèque d’une valeur de 75 millions de FCfa aux acteurs culturels sénégalais, lors d’une cérémonie organisée au Grand Théâtre de Dakar.

Selon Youssou N’Dour, également ministre-conseiller à la présidence de la république, le don permettra à chacun des bénéficiaires de verser seulement 3.500 FCfa à la mutuelle, soit la moitié du montant initialement prévu pour être membre de cette structure sociale. Par ailleurs, l’Etat a décidé d’octroyer une subvention de 100 millions de FCfa à la mutuelle de santé des acteurs culturels, a annoncé, en marge de la cérémonie, un conseiller culturel du président de la république, Ibrahima Ndoye. Le président du conseil d’administration de la mutuelle de santé des artistes, Babacar Diouf, estime que, grâce à cette structure sociale, « on assistera à un mécanisme de solidarité entre des personnes de différentes catégories sociales et professionnelles ». « La mutuelle de santé des acteurs culturels va enrôler 21.000 membres dès le premier trimestre de 2018 », a-t-il déclaré, rappelant que cette structure sociale était dédiée aux musiciens seulement, avant d’être élargie aux autres acteurs culturels.

APS

Pour sortir de l’anonymat culturel, les artistes de la commune de Dioffior regroupés au sein d’une association dénommée « Def Art Dioff » ont organisé, du 7 au 10 décembre, un festival grâce à l’appui du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu).

La subvention allouée à l’association « Def Art Dioff » a permis de dérouler un certain nombre d’activités qui ont été inscrites au menu de ce festival qui a été bouclé, samedi dernier, par un grand concert de rap joué par le groupe Fuk’N’kuk. La matinée, les jeunes artistes de « Def Art Dioff » ont fait face à la presse pour exprimer leur gratitude au Fonds de développement des cultures urbaines qui leur a permis de tenir le plus grand festival jamais organisé dans le périmètre communal. C’est, du moins, l’avis du président de « Def Art Dioff », Coly Bakhoum, pour qui le Fdcu constitue un puissant levier de promotion des cultures urbaines. « Le Fdcu nous a permis de croire davantage en nous en nous donnant l’idée de nous retrousser les manches pour aller vers un objectif plus ambitieux », a déclaré Coly Bakhoum.

Le maire de la commune de Dioffior, Youssou Diom, n’a pas tari d’éloge sur le Fdcu. « D’habitude, c’est vers le maire que la population allait pour un soutien capable de lui permettre de concrétiser une initiative similaire. Aujourd’hui, si le Fdcu nous supplante dans ce rôle d’assistance aux populations, nous ne pouvons que nous en réjouir », a-t-il souligné. Il considère que cette initiative est à saluer, précisant que le développement d’un pays ne provient pas uniquement de son économie. « La culture est à la base de tout développement », a laissé entendre l’édile de Dioffior. Youssou Diom a appelé la jeunesse artistique de Dioffior à se mobiliser pour sortir de l’anonymat le secteur culturel de la localité. Il pense que les guitaristes sérères et autres artistes de la localité doivent pouvoir se retrouver dans un environnement favorable à leur épanouissement voire leur rayonnement tant au niveau national qu’international. « Jusqu’ici, les Sérères peinent à trouver en eux un artiste de renommée capable de chanter en sérère et de réaliser des albums dans cette ethnie », se plaint le maire de Dioffior.

Le maire de Dioffior croit savoir que toute sorte de sonorités est dans la musique sérère. C’est la raison pour laquelle, il compte réunir tous les artistes de la commune en vue de les pousser à s’organiser pour la valorisation de la culture locale. Chargé de la communication de « Def Art Dioff », Abdou Ndong a indiqué que l’association s’est fixé comme objectif de promouvoir la culture urbaine dans la commune. A cet effet, il a été décidé de faire connaître le monde de la culture urbaine et d’œuvrer ensuite à valoriser ce secteur artistique. L’organisation de ce festival, tenu du 7 au 10 décembre, obéit à cette logique. Le festival a démarré par une cérémonie d’enrôlement à la mutuelle de santé de la commune. Cette activité est suivie d’une journée de graffiti le vendredi avec la décoration du mur de clôture du foyer des jeunes. Il était même prévu de décorer le mur de l’hôpital de Dioffior, mais des contraintes de temps ont rendu impossible ce graffiti.

Valoriser la culture urbaine
Dans la même nuit du vendredi, il y a eu une activité dénommée «Harmattan» avec au menu, une séance de danse, de Battle rap, un défilé de mode, un concours Funana orange, etc. Le samedi, jour de clôture des 72h de Dioffior, une conférence de presse a été organisée le matin et un grand concert a eu lieu le soir avec comme invité de marque le groupe dakarois Fuk’N’Kuk.
Comme perspectives, l’association « Def Art Dioff » rêve de disposer d’un label qui va inclure des ateliers avec une bonne structuration dans le cadre de laquelle tous les membres de l’association occuperont un emploi et seront rémunérés en grande partie grâce aux ressources que générera le label. « Nous voulons un studio d’enregistrement pour enregistrer nos morceaux alors qu’il faut aller jusqu’à Mbour pour pouvoir retrouver un studio d’enregistrement. En outre, l’association a besoin d’un local où ses membres pourront faire des répétitions », a-t-il souligné.

Appui du Fdcu
Coordonnateur du Fonds de développement des cultures urbaines, Oumar Sall a rappelé la genèse du fonds ainsi que toutes les péripéties qui ont émaillé sa mise en place. Il a soutenu que ce sont les acteurs de la culture urbaine eux-mêmes qui ont pris sur eux de s’organiser pour la création de ce fonds. Ils ont fait le plaidoyer auprès du ministère de la Culture, du ministre conseiller Youssou Ndour, avant d’être reçu par le chef de l’Etat qui, en réaction, a pris la décision de mettre, pour le moment, un montant de 300 millions de FCfa à la disposition du fonds en espérant accroître l’enveloppe de manière progressive.

« Nous voulons certainement atteindre un milliard de FCfa comme le cinéma, mais le chef de l’Etat a clairement affirmé que comme c’est un début, il va falloir attendre que les acteurs du hip hop donnent la preuve que le fonds a servi à réaliser des choses importantes avant de prétendre à une hausse du montant à allouer au fonds », a rappelé Oumar Sarr. Le coordonnateur du Fdcu a aussi expliqué les critères d’éligibilité à ce fonds ainsi que les différentes opportunités qu’il offre. « L’organisation de ce festival est certes un début pour vous, mais le fonds peut allouer des montants qui vont jusqu’à 15 millions de FCfa. Notamment, pour les projets qui tournent autour de la structuration », a-t-il mentionné.

Abdou DIOP

Acteur principal de la série télévisée « Pod et Marichou », Pape Oumar Diop dit Pod ne mâche pas ses mots. Rencontré sur le plateau de tournage, il est revenu sur la genèse de la série désormais à succès. Le jeune homme, 32 ans, titulaire d’un Master2 en Management des Ressources humaines, n’a jamais pensé être acteur de téléfilm. Rencontre avec Pod qui, malgré sa subite notoriété, annonce qu’il ne compte pas tenir un rôle dans leur prochain téléfilm, « Nafi ». 

Après quelques rendez-vous manqués aux Maristes où l’essentiel du tournage se fait, El Hadj Pape Oumar Diop Alias Pod, acteur principal de la série télévisée « Pod et Marichou », s’est investi personnellement pour que cette fois soit la bonne. Téléphone scotché à l’oreille, c’est l’acteur lui-même qui nous a indiqué le chemin jusqu’à l’une des maisons de tournage du téléfilm située au quartier des Mamelles à Dakar. Venu à notre rencontre, habillé d’un t-shirt bleu sur un pantalon jean de couloir noir, Pod en sandales et sans pression nous introduit dans une très coquette villa. A l’intérieur de la maison du tournage, qui n’est rien d’autre que la maison familiale, l’équipe technique de « Pod et Marichou » est en œuvre. Momo (son jeune frère dans la série), ainsi que le manager, entre autres, sont au rez-de-chaussée en train de préparer les prochaines séquences. « Je dois tourner une séquence tout de suite, mais j’attends un acteur », nous lance le jeune homme. Après quelques salamalecs, très disponible et en parfait réalisateur, Pod nous invite dans une pièce à l’étage pour des discussions plus sereines. D’El Hadj Oumar Diop, il est désormais plus connu sous le diminutif de Pod. Le trentenaire nous confesse qu’avant, il ne pensait pas faire la télévision un jour. « J’ai 32 ans, je suis un jeune Sénégalais. Après mon bac obtenu au lycée Jean De la Fontaine en 2006, je suis allé à l’université Amadou Hampâthé Bâ où j’ai eu ma Licence et mon Master 1 en Management des ressources humaines. J’ai fini mon Master 2 à Bem. Désormais, je maîtrise les ressources humaines. Après, j’ai fait un peu de comptabilité », affirme-t-il.

CARRIERE DANS L’AUDIOVISUEL
Cependant, loin de sa spécialité après les études, il s’est engagé dans les métiers de l’audiovisuel. « J’ai commencé en audiovisuel quand j’ai rencontré le directeur général de la structure Mbarodi. J’ai démarré dans cette structure en tant que community-manager parce que j’aimais gérer les pages réseaux sociaux. Je me disais au début que c’était juste un tremplin et que j’allais passer à autre chose comme travailler dans le management ou les ressources humaines. C’était en 2013 et j’ai vu que c’était intéressant et j’ai continué à Mbarodi où j’ai gravi les échelons de community-manager à responsable diffusion gérant la plateforme du site internet. Je suis parvenu à être directeur adjoint de Mbarodi, en même temps directeur artistique de la maison de production de la société. Je m’occupais de tout ce qui est conception de série. On faisait plus dans la diffusion des séries dans notre site, mais après, on s’est dit pourquoi ne pas concevoir notre série », raconte Pod.

AU DEBUT ETAIT « POD ET SES PODETTES »
C’est ainsi qu’ils ont commencé à concevoir des sketchs pour les entreprises. Après cela, il y a eu l’idée de la série « Pod et Marichou ». « J’ai commencé avec de petites séries appelées « Pod et ses Podettes » qu’on passait en ligne. En deuxième saison, notre producteur nous a demandé de faire de vraies séries de télévision et nous avons trouvé « Pod et Marichou », dit El hadji Oumar Diop presque aux anges en replongeant dans ses souvenirs. « Au début, on s’est dit qu’on pouvait faire quelque chose de très bien avec une bonne équipe, mais on ne pensait pas qu’on pouvait en arriver à ce niveau de notoriété. Après, on a trouvé un sponsor qui a permis de prendre plus au sérieux la production », se souvient l’acteur.

SUCCES FULGURANT ET NOUVELLE VIE…
Il confie, toujours, que c’est à la saison 2 que la série a explosé. « Je voyais les séries « Wiri-Wiri », « Un café avec » avaient 400. 000 vues dans le net. Je me demandais si nous pouvions même avoir 100.000 vues ? Franchement, je n’y croyais pas. Mais, aujourd’hui, nous avons des épisodes qui ont atteint 1.700.000 vues sur Internet ». Par rapport à la réussite de la série, El hadji Oumar Diop raconte une anecdote : « Au début, quand je marchais dans la rue, je regardais les gens dans les yeux pour voir s’ils allaient me reconnaître et vérifier ainsi si la série était bien suivie. Mais maintenant, dès que je sors, les gens me reconnaissent partout. C’est vrai que maintenant, c’est un succès et c’est une nouvelle vie qui commence pour nous. Nousavons plus de travail et moins de temps pour la famille et les amis ».

PLACE A LA SERIE « NAFI »
Même si, pour le moment, « Pod et Marichou » continue à crever l’écran, les producteurs vont bientôt passer à une autre série qu’il espère plus succulente pour les téléspectateurs sénégalais. « Nous allons bientôt terminer la saison 2 et il y aura la saison 3 ; mais en attendant, nous lancerons une nouvelle série qui s’appelle « Nafi ». Moi, personnellement, je ne serai pas acteur dans cette série, mais il y aura l’essentiel des acteurs de « Pod et Marichou » et je suis sûr que les Sénégalais vont adorer cette série », révèle El hadji Oumar Diop qui confie que malgré la réussite de « Pod et Marichou », il préfère rester dans l’ombre comme technicien.

« Personnellement, après «Pod et Marichou», je ne serai plus acteur. Peut-être dans les films longs métrages. Être acteur, c’est très difficile et c’est un grand travail. Dans mon cas, être acteur et directeur artistique, c’est très difficile ; parfois il m’arrive en plein tournage de me concentrer sur ce que dit mon interlocuteur, car c’est moi qui donne les dialogues, au lieu de me concentrer sur ce que je dois dire. Normalement, c’est deux choses qu’on ne doit pas mélanger. Être acteur demande des sacrifices », reconnaît Pod qui raffole des plats de riz au poisson et à la viande.
Insistant sur la difficulté de sa vie d’artiste, il révèle, par exemple, qu’au début de la saison 2, le réalisateur lui avait demandé de ne pas se raser, de faire du sport pour avoir plus de masse musculaire. Compte tenu de tout cela, il veut maintenant rester dans l’ombre car, dit-il, « je me sens mieux en tant que directeur artistique ».

ANECDOTES DE TOURNAGE
Quelques minutes de présence dans le lieu du tournage permettent de se faire une idée sur l’ambiance bon enfant qui règne dans l’équipe de « Pod et Marichou ». Les anecdotes ne manquent pas et El hadji Oumar Diop s’est lâché en nous faisant quelques confidences. « Ce qui est plus intéressant dans le tournage, c’est qu’il y a l’esprit de famille, la complicité. Par exemple, Marichou et moi, lors des tournages, c’est comme si nous étions un vrai couple ; même si dans la vie, nous ne sommes pas ensemble. Nous sommes tellement complices que dans nos différents couples, cela soulève des fois quelques petits problèmes de jalousie qui nous font rire », confesse le bonhomme.

Dans le même contexte, il narre : « Les acteurs Mor et Niang, quand tu es avec eux en tournage, c’est des fous-rires tout le temps. J’aime bien aussi les tournages que nous faisons à l’intérieur du pays comme à Saly, Saint-Louis, au Sine-Saloum, à Kédougou. Cela nous permet de découvrir le Sénégal et de faire aussi la promotion du tourisme », souligne-t-il, demandant un meilleur soutien des autorités, notamment pour la promotion touristique.

Par rapport au choix des filles qui sont pratiquement toutes des « novices » en téléfilm, El hadji Oumar Diop soutient que c’était intéressant d’avoir de belles filles car c’est ce qui attire les Sénégalais : « Les filles rêvent d’être belles et douces comme les actrices de « Pod et Marichou » et ça attire aussi les hommes même si ce sont de nouvelles têtes ».

LA VIE AU CALME, HORS CAMERA…
Concernant sa vie et ses histoires de cœur, que les jeunes filles fans de Pod se le tiennent pour dit. Même si c’est un célibataire « attirant », il confesse qu’il a trouvé l’âme sœur et projette même de se marier avec sa copine en début 2018. Toutefois, même si dans la série, il est homme polygame, bien entouré de la puissance (Eva) et de sa première dame (Marichou), l’acteur affirme qu’il aura une seule femme car voulant une vie tranquille que la polygamie ne favorise pas. Ce jeune homme qui vit avec ses parents, aime sortir avec ses amis à la plage, même s’il n’aime pas beaucoup les virées en boite de nuit pour éviter les tentations du showbiz. Il dit passer son temps à dormir les dimanches sans téléphone pour se reposer. El hadji Oumar Diop est considéré par ses proches comme une « personne vivable qui n’aime pas la tension ».

Propos recueillis Oumar KANDE

Le festival « Kom-Kom » initié par le Gie « Goorgoorlou » s’ouvre aujourd’hui, à Ziguinchor. La cérémonie officielle sera précédée par le forum sur le cousinage à plaisanterie et un atelier sur la grappe tourisme, industries culturelles, artisanat et environnement (Ticae).

Toutes les délégations sont déjà sur place dans la capitale du Sud. Elles sont venues des terroirs de la Casamance comme Mlomp, Oussouye, Niassya, Djimand, Diembering, Oulampane, Hathioune, entre autres. Mais également d’autres localités comme Toubacouta et Sokone (Fatick), Ngoundiane (Thiès) et Dakar avec quelques groupes d’artistes modernes à l’image des comédiens de « Rirou Tribunal » qui sont de la partie.

Une illustration parfaite de l’apogée du festival « Kom-Kom », comme nous l’a indiqué M. Mactar Ndiaye, président de l’Alliance culturelle africaine présent à Ziguinchor pour la circonstance. Selon lui, les organisateurs ont réussi l’appropriation de l’événement par les populations de ces terroirs représentés au festival. Ce, à travers une motivation par l’approche de développement à la base proposée par le Gie « Goorgoorlou » et qui s’appuie sur la grappe tourisme, industries culturelles, artisanat et environnement qui a permis de créer des micros-pôles de développement touristique dans ces diverses localités.  Pour dire, conclut M. Ndiaye, « le Gie Goorgoorlou place les populations au centre de l’action du développement local en faisant d’elles les premières bénéficiaires.

Par ailleurs, au plan de l’animation culturelle, les initiateurs ont opté pour la valorisation du patrimoine artistique local (chants, danses, les masques de Kankourang, Samaï, Sass, etc.), ainsi que des groupes modernes pour la promotion des jeunes talents des régions du Sénégal comme Sokone, Toubacouta, Dakar et Ngoundiane.
L’autre particularité est que le Gie « Goorgoorlou » met un accent particulier, à travers le vernissage de l’exposition de cet après-midi, sur la promotion de la calebasse avec ses vertus insoupçonnées au milieu des sociétés africaines mais également le cousinage à plaisanterie qui ne sera non plus en reste, car il est prévu un forum sur le sujet en plus du carnaval des cultures des terroirs. L’événement culturel, touristique et de dimension internationale bénéficie d’un appui financier de l’organisation internationale de la Francophonie dont la représentante est à Ziguinchor aux côtés des organisateurs depuis avant-hier.

Mohamadou SAGNE

 

Le Comité national d’organisation de la 10ème édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac) a  dévoilé, hier, face à la presse, le programme de cette grande manifestation culturelle. Cette année, plus de 42 spectacles rythmeront l’évènement à Louga, du 20 au 23 décembre.   

La région de Louga va abriter, à partir de la semaine prochaine, la 10ème édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac). Prévue du 20 au 23 décembre, l’édition de cette année propose plus de 42 spectacles avec des troupes issues des 14 régions du Sénégal via les différentes expressions artistiques (Musique, danse, théâtre) en compétition. Elles vont rivaliser de création et de créativité pour montrer le riche potentiel culturel des différents terroirs. A cela, a expliqué Fatou Sidibé Guèye, administratrice du Fesnac, s’ajoute la prestation des artistes des pays invités, en l’occurrence le Mali et la Guinée.

Choisi par le président de la République, Louga va devenir ainsi, le temps d’une semaine, la capitale de la diversité culturelle sénégalaise, en accueillant cet évènement majeur du calendrier culturel national. Déjà, la ville entend offrir une veillée culturelle dès le 19 décembre. Les délégations de l’ensemble des régions prendront part le même jour à la remise des Grands prix du président de la République pour les Arts et les Lettres à Dakar, au Grand Théâtre national, avant de rallier Louga.
L’une des innovations du festival de cette année, a soutenu l’administratrice du Fesnac, sera le magnifique spectacle sons et lumières composé par la capitale du Ndiambour, qui accueille la manifestation, pour faire parler la richesse des diverses facettes de la culture de notre pays.

Pour la première fois, l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) va décerner un prix dénommé « Diversité culturelle ». Aussi, toujours dans le cadre des innovations, Fatou Sidibé Guèye a indiqué que l’évènement sera aussi ouvert aux enfants. Ceci, à travers la tenue des ateliers d’initiation à l’art plastique ainsi que d’autres workshops destinés aux tout-petits. Une exposition des cahiers d’école des anciens élèves de l’Ecole William Ponty et la visite des sites historiques pour fouiller dans les gisements culturels que concentre la région rythmeront également la manifestation.

Le festival, en consolidant l’unité nationale pour avoir réussi à réunir les Sénégalais autour des richesses culturelles, cherche à susciter le sursaut national, à encourager la création artistique, à promouvoir le tourisme intérieur et à développer des initiatives culturelles locales. Comme à chaque édition, le Fesnac 2017 sera manqué  par un grand colloque sur le thème : « Culture et émergence des territoires ». D’après Abdoulaye Racine Senghor, coordonnateur du comité scientifique du festival, il s’agit d’une occasion de se pencher sur le patrimoine en tant que moyen de valorisation des territoires.

« Dans chaque collectivité, pays ou région, il y a un patrimoine important, qu’il soit matériel ou immatériel. Il s’agit donc de voir comment ce patrimoine pourrait valoriser les territoires », a-t-il souligné. La décentralisation et l’aménagement culturel du territoire, a-t-il ajouté, seront également discutés.  Initié par l’Etat du Sénégal à la suite du colloque sur « les Convergences culturelles au sein de la Nation sénégalaise », tenu à Kaolack du 8 au 13 juin 1994, le Festival national des arts et cultures est devenu, aujourd’hui, une manifestation phare du ministère de la Culture, en drainant plusieurs centaines de participants venus de tout le pays.

Ibrahima BA

 

La première édition du concours d’art numérique « Africa Artbox » a dévoilé ses résultats, mercredi, à Dakar. Parmi les 6 artistes finalistes, le Sud-africain Nathan Gates a été désigné lauréat pour son projet de performance interactive proposant d’explorer « la dimension physique des technologies, en reliant la façon dont les informations d’un site web sont présentées à l’état physique de l’appareil desservant ce site ».

Initiée par Trias Culture en juin 2017, avec le soutien de l’ambassade d’Espagne au Sénégal et en partenariat avec l’ambassade du Canada ainsi que d’autres partenaires, la première édition du concours d’art numérique « Africa Artbox » vient d’être clôturée avec la publication des résultats. Cette année, l’artiste sud-africain Nathan Gates est choisi comme lauréat. A travers une performance interactive, il explore la dimension « dimension physique des technologies, en reliant la façon dont les informations d’un site web sont présentées à l’état physique de l’appareil desservant ce site web ». L’artiste a été primé pour « son caractère innovateur, son contenu expérimental ». Mais aussi pour son approche cherchant à « rendre tangible et plus compréhensible l’expérience des usagers de l’Internet ». Le Sénégalais Bay Dam fait partie des cinq autres finalistes. Ce dernier a présenté une installation interactive « Senegal Chorection Alphabetika », qui résulte « d’une expérimentation entre la danse et la vidéo comme un accompagnement visuel pour faire voyager le spectateur à travers les images en abstraite harmonie et « Alphabetika », pièce ludique et participative, composée d’un clavier géant d’ordinateur avec des touches alphabétiques interactives ». Les quatre autres finalistes sont : Louis Kruger et François Knoetze de l’Afrique du Sud, Mélisa Allela du Kenya et  Aboubacar Bablé du Mali. Ce concours lancé il y a quelques mois, sous le signe de la découverte, de l’innovation et du partage, a expliqué Maria Louis Angulo, directrice de Trias Culture, est le résultat de huit ans de travail avec différents ateliers d’initiation et de recherches autour de l’art numérique et la formation à l’économie créative.                             

I. BA

Clap de fin pour la 4ème édition du Festival du film documentaire de création Saint-Louis. L’œuvre « Place à la révolution » du Burkinabé Galadio Parfait Kaboré a été primé meilleur long-métrage. 24 films étaient en compétition dont 8 dans chaque catégorie : longs-métrages, moyens-métrages et courts-métrages.

De nouveaux univers, de nouveaux imaginaires ont rythmé la 4ème édition du Festival du film documentaire de création de Saint-Louis (du 4 au 9 décembre). A l’arrivée, le prix du long-métrage a été remporté par le film « Place à la révolution » du Burkinabé Parfait Kaboré. Dans cette œuvre, il revient sur la « 2ème révolution » menée par le mouvement pacifiste Le Balai citoyen en 2014. Ce soulèvement populaire avait occasionné la démission du président Blaise Compaoré.

S’exprimant au nom du jury, Sellou Diallo, coordonnateur du Master 2 Réalisation documentaire de création de l’Ugb de Saint-Louis, a relevé une réalisation qui exerce une performance documentaire rigoureuse inscrite dans la durée avec une maîtrise remarquable de la technique malgré les aléas et les inattendus du réel. « Ce film est un témoignage de ce que l’art du cinéma tente d’apporter à la lecture de nos histoires contemporaines. Il illustre un art certain de comment intervenir dans l’espace public. C’est un film qui documente, qui performe et est d’une vibrante actualité sur le continent africain », a remarqué S. Diallo. Dans la même section, le jury a fait une mention spéciale au travail de la Camerounaise Rosine Mbakam dans « Les deux visages d’une femme Bamiliké ».

Du côté des moyens-métrages, les jurés ont porté leur choix sur le film « Le jour se lèvera » de la réalisatrice haïtienne Gessica Généus. Elle a expliqué : « A travers ce film, je cherche à comprendre cette forme de bipolarité culturelle exprimée principalement à travers notre spiritualité en m’appuyant sur mon cheminement personnel marqué par la maladie mentale de ma mère. Une maladie, selon elle, est une malédiction des esprits vaudous ». D’où cette interrogation : « Quelle est cette « maladie de l’âme » qui ronge le peuple haïtien ? Gessica a estimé qu’avec ce prix, une lumière est faite sur ce sujet. Le jury a primé l’œuvre d’une réalisatrice qui, dans la quête de retrouver sa mère tombée dans la folie, a osé affronter avec lucidité le poids des croyances dans son pays, Haïti. Dans la même section, une mention spéciale a été accordée au film « L’Eau sacrée » d’Olivier Jourdain pour la manière dont le sujet a été traité avec une liberté de ton ponctuée par beaucoup d’humour.

Dans la catégorie court-métrage, le jury a salué l’ensemble des réalisateurs pour leurs propositions artistiques et l’exigence dans leur travail.

« Kédougou », meilleur court-métrage
Néanmoins, un film a retenu l’attention des jurés et a suscité, à l’unanimité, leur approbation grâce à sa maîtrise des langages cinématographiques, sa richesse plastique et picturale, ses choix narratifs à travers un regard singulier -qui réhabilite une figure politique de l’histoire contemporaine du Sénégal en la personne de Mamadou Dia. Le jury a primé le court-métrage « Kédougou » du Sénégalais Mamadou Khouma Guèye. Recevant la distinction au nom du jeune réalisateur absent, Sellou Diallo a félicité un cinéaste militant qui a posé un regard militant sur l’histoire politique de son pays.

A la cérémonie de clôture, Moustapha Ndiaye, directeur du Centre culturel régional de Saint-Louis, représentant le directeur de la Cinématographie, a salué la tenue du Festival du film de documentaire, un outil de promotion touristique de la ville de Saint-Louis. Il a réaffirmé l’engagement du ministère de la Culture qui va bientôt lancer la convention avec les autorités académiques pour la reprise du Master 2 Documentaire à l’Université Gaston Berger. Prenant la parole, le président du Conseil régional de Kaolack, par ailleurs chef du groupe Culture de l’Association internationale des régions francophones (Airf), un des partenaires du festival, a souligné que cette manifestation occupe une place importante pour l’association au regard de son caractère multiculturel.

E. Massiga FAYE

Dans le cadre de l’exposition ethno-photographique et stylisme, une conférence publique sur le thème « Identités culturelles en Afrique : signes et symboles » a été tenue, lundi dernier, à la Galerie nationale. La réappropriation et la transmission des patrimoines, donc des signes et des symboles, tout en suscitant un re-questionnement lucide autour de cette problématique de souveraineté mentale en ont été les axes de réflexion.

Réinterroger les pratiques d’un autre temps de manière lucide, réenvisager l’avenir en partant d’une féconde méditation endogène et vivre le présent comme le prolongement d’une historicité et d’un récit collectif requièrent un profond examen de nos singularités et des possibilités de rencontres avec le monde. Il se pose alors la question du patrimoine, de sa préservation mais surtout de sa transmission dans une société où la mémoire de l’humain constitue encore le plus usité équipement de stockage des savoir-faire, des romans de vie, de la création artistique…

La valorisation de ce bien identitaire est une responsabilité commune ; sa disparition une faillite collective. Fatima Fall, directrice du Centre de recherches et de documentation du Sénégal, a revisité le patrimoine de Saint-Louis pour en convaincre une assistance concernée : le fanal, « Takusaanu Ndar », la coiffure, les modes de paraître… « Des initiatives sont entreprises pour sauvegarder cet héritage et assurer la transmission des pratiques et savoir-faire. L’espoir réside dans la réappropriation de certaines manières de faire par les populations », confie cette spécialiste en conservation du patrimoine.

Le recours aux contes, aux légendes et aux mythes participe à la production de discours qui dessinent un espace de communication en même temps qu’ils « formatent » des esprits se mouvant dans des univers de valeurs et de codes. C’est pourquoi, estime Fatima Fall, l’inscription du site de Saint-Louis au patrimoine mondial va au-delà de sa richesse architecturale. Il est un lieu de questionnements qui devraient susciter une représentation mentale plus souveraine de nous-mêmes et du monde comme le préconise le cinéaste sénégalais Moussa Sène Absa. L’image projetée sur soi, sur l’humanité, le regard de l’autre et la réalité subjective des choses sont porteurs d’enjeux et ne résultent point d’un révolutionnarisme puérile et rétrograde.

« Nous ne portons pas nos histoires. Il est un besoin impérieux, pour nous, de décoloniser les mentalités. Nous nous enfermons dans des sphères de valeurs que nous n’avons pas définies. Notre construction psychique nourrit des complexes. Des pans de notre récit collectif ne sont pas transmis à nos enfants », gémit le réalisateur.

Il revient alors aux créateurs, aux yeux du conseiller technique du ministre de la Culture, Aziz Dieng, d’interroger la responsabilité de l’Africain à travers leurs œuvres artistiques et littéraires. Il est tout aussi essentiel de porter un regard curieux sur les identités culturelles et sur ce qu’elles pourraient produire comme discours et significations.

Oumar Sall, opérateur culturel, a remonté le temps et vogué entre les mots pour atteindre un rivage où nos langues font sens, expriment des émotions et traduisent le beau avec des « indicateurs d’amabilité, de civilité. Notre société sait nommer le beau, situer l’émotion. Il y a eu ensuite un glissement des mots, des expressions qui s’urbanisent et se mondialisent », souligne-t-il. Son captivant exposé devrait éveiller notre curiosité face à nos singularités, nos signes et nos symboles et surtout leur interconnexion.

Alassane Aliou MBAYE

L’ambassade du Japon au Sénégal vient de lancer la 31ème édition du concours de Haïku. Le Haïku est une forme poétique japonaise brève et concise, le poème le plus court au monde.

Avec son rythme asymétrique en 5, 7 et 5, au total 17 syllabes en 3 vers, le Haïku décrit les nuances d’une pensée, d’une description ou d’un état d’âme, les phénomènes changeants du temps qui passe, saison après saison. Toutes les personnes de tous les âges et de toutes les nationalités peuvent participer au concours, en soumettant un seul poème. Le thème est libre et la langue de participation au concours est le français.

La date limite d’envoi ou de dépôt des poèmes des participants à la section culturelle de l’ambassade est fixée au 30 mars 2018, et les prix seront remis aux lauréats en mai 2018. Les lauréats seront connus et annoncés le 9 mai 2018.

Lors de la dernière édition, le concours a enregistré une participation de 428 personnes. Les participants étaient de 15 nationalités différentes. Le Haïku est un témoignage vivant des échanges culturels entre le Japon et le Sénégal.

Les poèmes des participants seront envoyés ou déposés à :
31ème Concours de Haïku s/c Ambassade du Japon au Sénégal
Bd Martin Luther King (ex Corniche Ouest)
B.P. 3140 – Dakar – Sénégal
Tél. 33 849 55 00 / 33 849 55 60 – Fax : 33 849 55 77.
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