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Culture (2000)

Produire des œuvres et se retrouver ensuite avec la marchandise invendue ! Une réalité que rencontrent les éditeurs sénégalais et qui nécessite réflexion. C’est ce qui a motivé la tenue, du 18 au 20 janvier, d’un atelier organisé par l’Association sénégalaise des éditeurs sur le thème : « Stratégie de promotion et de diffusion des œuvres ». Un conclave mis à profit pour discuter des voies et moyens pour pouvoir commercialiser les produits.

Comme beaucoup d’entrepreneurs, les éditeurs sénégalais éprouvent souvent des difficultés pour écouler leurs produits. Des œuvres bien pensées qui ont du mal à trouver acquéreur malgré la qualité, mais aussi, les efforts fournis pour les mettre sur le marché. Ce qui a amené l’Association sénégalaise des éditeurs (Ase) à poser le débat à travers un atelier dont le thème a porté sur « Stratégie de promotion et de diffusion des œuvres ». Pour sa présidente, Aminata Sy, ses collègues sont partis du constat qu’il y a une crise de la lecture au Sénégal ; ce qui a été perceptible lors de la Foire du livre organisée en décembre. Aussi, avec des facteurs comme l’avènement des Tic qui ne sont pas pour arranger les choses.

« En tant qu’éditeurs, nous produisons des livres et nous stockons beaucoup d’ouvrages qu’on arrive même plus à vendre », a-t-il souligné. Pour l’atelier qui s’est achevé samedi, il s’agissait pour l’Ase de discuter de stratégies pour parvenir à commercialiser les œuvres en maîtrisant « les différentes étapes quand le livre sort ». La production et l’écoulement des œuvres suivent un processus qui, une fois brisé, amène forcément des désagréments. Car, pour Ibrahima Touré, directeur de l’Agence de distribution de presse (Adp), il y a une confusion qui est faite régulièrement entre les notions de diffusion et de distribution. « Il faut en ressortir la différence. Ce sont deux métiers totalement différents mais compatibles. Parce que le diffuseur n’a pas pour vocation de vendre au consommateur directement, c’est le rôle du distributeur et le libraire est le premier distributeur. Le diffuseur est le grossiste et le distributeur, le détaillant », a-t-il souligné. Ajoutant pour le déplorer que l’éditeur a tendance à aller généralement directement voir le distributeur alors qu’il doit avoir un intermédiaire (diffuseur) qui est en contact avec plusieurs distributeurs. « C’est beaucoup plus efficace. Si on prend l’exemple de la presse, on n’édite pas pour voir les revendeurs un à un alors qu’on peut avoir un tampon qui distribue globalement au niveau d’un réseau de distributeurs ». M. Touré a fait une série de propositions qui, si elles sont appliquées, pourront régler, tout ou en partie, le problème de la disponibilité des ouvrages en dehors de Dakar. Parce que le problème, selon lui, est que les livres sortent rarement de la capitale. Il s’agit également, pour lui, de cultiver chez les plus jeunes, l’habitude de lecture. Amadou Lamine Bâ, coordonnateur des Editions « Feux de Brousse », plaide, pour sa part, pour une réflexion sur comment parvenir à numériser les livres pour se conformer à une certaine réalité et pouvoir toucher la jeune génération avide d’électronique.

Editer des livres à la demande
Face à un problème d’invendus qui se posent aux éditeurs, la solution pourrait provenir de la rationalisation de la production. Ainsi, au lieu de commander des milliers d’exemplaires au risque de se retrouver avec la marchandise en magasin faute d’acquéreurs, certains préconisent la production en fonction de la commande reçue.

Dr Abdoulaye Diallo, un des animateurs de l’atelier, a entretenu l’assistance de la solution qu’il préconise avec Ilp Distri (Imprimerie Livres Partout) Dakar qui est une structure dont l’objectif est de permettre à ce que les éditeurs aient la capacité de n’imprimer que les livres dont ils ont besoin. Il s’agit avec cette possibilité, « de ne plus imprimer de livres à stocker qui ne seraient plus vendus ou qui seraient stockés des années avec de l’argent qui dort et les risques de détérioration et d’invendus ». La solution de l’impression à la demande d’Ilp, c’est alors de n’imprimer que les besoins. Cette mesure concerne également la distribution. Elle permet, à ses yeux, d’utiliser les solutions numériques pour pouvoir rendre disponibles les livres qui sont imprimés à temps, à Dakar et dans toutes les capitales d’Afrique de l’Ouest où sa structure a six comptoirs pour le moment : Dakar, Ouagadougou, Bamako, Abidjan, Lomé et Conakry. « Auparavant, il fallait passer par Paris pour avoir un livre édité à Bamako ou Ouaga et vice-versa, souligne-t-il. Maintenant, Ilp Distri est venu pour faire en sorte que les livres imprimés à Dakar soient disponibles directement dans ces villes, de sorte que les délais de livraison qui pouvaient être de 12 à 18 semaines sont ramenés à, au maximum, une semaine : entre deux et six jours ouvrés ».Ainsi, les éditeurs confient leurs fichiers à l’éditeur qui imprime pour eux ce dont ils ont besoin ou si les libraires commandent des ouvrages. Cette trouvaille évite donc le risque pour les uns et les autres de se retrouver avec des invendus. Et il assure que le système est « totalement sécurisé parce qu’à ce jour, nous imprimons et distribuons même pour certains grands éditeurs au plan international ». Tout de même, il prévient que cette solution peut entraîner des coûts supplémentaires dans la production.

Ousseynou POUYE

Le bassiste camerounais Richard Bona va ouvrir le Nubia, un club restaurant à la Seine Musicale, sur l’île Seguin à Boulogne (Hauts-de-Seine), dont l’inauguration aura lieu le 15 mars avec un concert du batteur Manu Katché.

« La Seine Musicale inaugurée en avril 2017 est déjà un succès de fréquentation. Il ne manquait plus qu’un lieu de vie, de convivialité, de restauration de qualité et de musique jusqu’au bout de la nuit pour animer tout l’ouest parisien. Le 15 mars prochain, ce sera chose faite avec le Nubia, créé par le bassiste multi récompensé et compagnon de route de tout le gotha de la musique internationale, Richard Bona », indique la salle dans un communiqué. L’établissement, qui pourra accueillir 140 personnes, vient enrichir le complexe de la Seine Musicale, qui compte déjà la « grande seine », dont la jauge va de 2.500 à 6.000 places et où se sont déjà produits Bob Dylan, Herbie Hancock ou encore Michel Sardou, et l’auditorium, habituellement réservé aux musiques non amplifiées (1.150 places).

« J’ai investi, j’en serai le propriétaire », a dit à l’Afp Richard Bona qui espère rencontrer dans l’ouest parisien le même succès que le « Bonafide », le club qu’il a ouvert en 2016 sur la 52e rue à New York. Il a précisé qu’il reviendrait à Reno Di Matteo, manager d’Anteprima, société de production de spectacles spécialisée dans le jazz, « de gérer la programmation musicale du lieu ».

Outre la soirée d’ouverture du 15 mars, Manu Katché et son groupe joueront également le lendemain. Des concerts à dominante jazz se dérouleront les jeudi, vendredi et samedi soirs, et de la musique classique accompagnera les brunchs dominicaux.

Le bassiste Richard Bona va ouvrir un club à la Seine Musicale
Le bassiste camerounais Richard Bona va ouvrir le Nubia, un club restaurant à la Seine Musicale, sur l’île Seguin à Boulogne (Hauts-de-Seine), dont l’inauguration aura lieu le 15 mars avec un concert du batteur Manu Katché.
« La Seine Musicale inaugurée en avril 2017 est déjà un succès de fréquentation. Il ne manquait plus qu’un lieu de vie, de convivialité, de restauration de qualité et de musique jusqu’au bout de la nuit pour animer tout l’ouest parisien. Le 15 mars prochain, ce sera chose faite avec le Nubia, créé par le bassiste multi récompensé et compagnon de route de tout le gotha de la musique internationale, Richard Bona », indique la salle dans un communiqué. L’établissement, qui pourra accueillir 140 personnes, vient enrichir le complexe de la Seine Musicale, qui compte déjà la « grande seine », dont la jauge va de 2.500 à 6.000 places et où se sont déjà produits Bob Dylan, Herbie Hancock ou encore Michel Sardou, et l’auditorium, habituellement réservé aux musiques non amplifiées (1.150 places).
« J’ai investi, j’en serai le propriétaire », a dit à l’Afp Richard Bona qui espère rencontrer dans l’ouest parisien le même succès que le « Bonafide », le club qu’il a ouvert en 2016 sur la 52e rue à New York. Il a précisé qu’il reviendrait à Reno Di Matteo, manager d’Anteprima, société de production de spectacles spécialisée dans le jazz, « de gérer la programmation musicale du lieu ».
Outre la soirée d’ouverture du 15 mars, Manu Katché et son groupe joueront également le lendemain. Des concerts à dominante jazz se dérouleront les jeudi, vendredi et samedi soirs, et de la musique classique accompagnera les brunchs dominicaux.
(AFP)

« C'est une chasse au trésor pour adultes », estime Shoji Morimoto avec une joie toute enfantine. Son jeu favori ? Arpenter les villes japonaises les yeux rivés sur le trottoir, à la recherche des plaques d'égout du pays transformées en œuvres d'art.

Quelque 1.700 communes du Japon sont dotées de modèles personnalisés et colorés de ces plaques de fonte pour embellir leurs espaces publics, voire attirer des touristes.
Les motifs font généralement référence à l'histoire, à la géographie ou à des spécialités locales: un château fort pour Osaka (ouest), un pont emblématique enjambant la baie de Tokyo pour le port de Yokohama, ou le Mont Fuji pour la ville du même nom, située au pied du célèbre volcan. Tama City, ville de la banlieue ouest de Tokyo, a quant à elle choisi une icône plus récente: le chat Hello Kitty. Il orne dix plaques d'égout opportunément installées près d'un parc d'attractions pour enfants.

Shoji Morimoto, 48 ans, s'est pris au jeu pour la première fois lors d'un déplacement à Fukui (centre), quand des plaques d'égout décorées de deux phénix, cet oiseau légendaire renaissant de ses cendres, ont piqué sa curiosité. Il a appris par la suite que ce motif symbolisait la double résurrection de la ville, dévastée par des bombardements aériens en 1945 lors de la Seconde Guerre mondiale, puis par un séisme en 1948.

« Voyager loin »
« Je fais parfois des recherches sur pourquoi telle ville à tel motif. Je suis impressionné quand je découvre que cela représente son histoire et sa culture », explique à l'Afp cet employé commercial d'une firme dans les nouvelles technologies. Il affirme avoir déjà admiré toutes les plaques d'égout artistiques près de chez lui. « A présent je dois voyager loin » pour en découvrir de nouvelles, s'amuse-t-il.

Les passionnés comme M. Morimoto photographient les plaques notables qu'ils découvrent et les partagent abondamment sur les réseaux sociaux, les plus fans allant jusqu'à les frotter pour calquer leurs motifs. La vogue remonte à une quarantaine d'années au Japon, quand le secteur des égouts cherchait à améliorer son image auprès du grand public, selon M. Yamada.

AFP

Le Ctic Dakar, incubateur des Tic au Sénégal et en Afrique francophone, a procédé, jeudi dernier, au lancement du fonds d’amorçage Afric’innov et à l’installation du comité d’agrément Sénégal, en charge de l’attribution des financements. Mis en place par l’Agence française de développement (Afd) pour le financement des Pme et des startups sénégalaises dans le domaine du digital, ce fonds est doté d’un montant de près de 300 millions de FCfa.

Au Sénégal et en Afrique d’une manière générale, le boom des startups est devenu une réalité. Et depuis quelques années, ces startups jettent toute leur énergie à lever des fonds, à l’extérieur du continent, pour financer leur projet. En 2016, le montant du financement dont elles ont eu à bénéficier était estimé à 366,8 millions de dollars. Un chiffre qui pourrait être bien en hausse au regard du dynamisme noté chaque année. Toutefois, en dépit de ces quelques progrès, les startups et Pme africaines continuent de souffrir d’un déficit de financement.

Le fonds Afric’innov financé par l’Agence française de développement (Afd) s’inscrit dans une dynamique d’aider les startups et Pme sénégalaises dans le domaine du digital à accéder au financement. Doté d’un montant de 450 000 euros, soit près de 300 millions de FCfa, ce fonds est piloté par le Ctic Dakar, incubateur des Tic au Sénégal et en Afrique francophone. D’après Régina Mbodj, directrice de Ctic Dakar, l’accès au financement constitue la problématique des incubateurs et accompagnateur des startups. « On n’avait aucun moyen de financer ces Pme et startups. Ce fonds répond, aujourd’hui, à cette problématique sur plusieurs fronts », a-t-elle indiqué. Les startups et Pme ont la possibilité, avec ce fonds, d’avoir accès à un financement rapide, sans garanti, sans caution et sans intérêt. Le tout sur un délai de remboursement de 24 mois. Au départ, a informé Mme Mbodj, il était question d’accorder un prêt entre 10 et 30 000 euros. Toutefois, ce montant a été finalement revu à la hausse jusqu’à 50 000 euros. Pour une parfaite mise en œuvre du programme, 5 personnalités de l’écosystème digital au Sénégal ont été choisies pour composer le comité d’agrément.

Pour le directeur de la Bnde, ce fonds d’amorçage est un instrument « très important » dans le développement de l’économie. Selon lui, c’est un exemple qu’il faudra suivre au niveau des autres secteurs d’activité. « Au-delà des fonds d’investissement, des financements classiques bancaires, les entreprises ont aussi besoin d’être accompagnées autrement, notamment celles qui sont créées par des jeunes avec des activités innovantes », a souligné Thierno Seydou Nourou Sy. Il a ajouté que ce fonds va permettre à la Bnde d’identifier ces projets et de pouvoir créer éventuellement un levier pour aider ces jeunes ou de les suivre dans le cadre de l’accompagnement de la Ctic.

La décision de la Banque nationale de développement économique d’intégrer le comité d’agrément se traduit par sa volonté de pouvoir mieux apprécier les projets qui sont destinés à ce fonds d’amorçage. Pour son directeur général, le Sénégal et l’Afrique commencent à mettre en place un instrument qui manquait dans le maillon de financement des Pme.

De son côté, Claire Boisseau de l’Afd estime que le fonds Afric’Innov va contribuer à la professionnalisation des incubateurs à travers notamment des programmes de formations et de partage de ressources. D’où toute la pertinence d’œuvrer en faveur de sa pérennisation.

Ibrahima BA

Le 13 janvier 1978, le président Senghor, en est à la quatrième journée d’une tournée dans la région de Thiès. La veille, en compagnie de la Première dame, Mme Colette Senghor, en présence des barons du régime, responsables du Ps dans la région, les ministres Jean Collin et Adrien Senghor, il s’est adressé aux paysans à Niakhène, arrondissement du département de Tivaouane. Là, rapporte Mass Diack (l’un des envoyés spéciaux du « Soleil »), au cœur du pays wolof, le président de la République rappelle aux paysans les longues décennies de lutte pour « l’indépendance politique », mais estime que cette dernière ne saurait être « une fin en soi ». Pour le président Senghor, il importe de la consolider par « une indépendance économique que nous ne pouvons obtenir sans l’unité, sans la persévérance dans l’effort et le travail ». Dans ses réponses aux différentes allocutions, le futur académicien insiste sur « les changements intervenus dans la vie du paysan sénégalais depuis l’indépendance ». Entre autres, la loi sur le Domaine national, « qui a rendu la terre aux paysans » et la réforme administrative « qui leur a donné le pouvoir ». Celui qui garde encore jalousement un secret (sa décision de quitter le pouvoir dans 02 ans) s’écrie : « Le véritable pouvoir vous appartient maintenant. Que l’on ne vous y trompe pas… » En ce début d’année, le Ps -qui vient tout juste de changer de nom, exit l’Ups (Union progressiste sénégalaise)- sort d’un important congrès et les Législatives ont lieu dans un mois (le futur président Wade obtiendra le premier groupe parlementaire de l’opposition à cette occasion). Senghor sait qu’il doit parler de « politique ». A Mékhé, il aborde le thème de la démocratie. Extraits de son discours : « La véritable démocratie doit se faire d’abord à l’intérieur du parti ». Selon Senghor, « elle ne consiste pas, quand on a été démocratiquement battu, à quitter son parti pour un autre. Il s’agit là d’une des maladies infantiles de l’indépendance ». Toujours lors de cette étape de Mékhé, Abdallah Faye souligne dans un article que le poète-président prévient les paysans du danger d'écouter certains « démagogues », en citant son vieux rival, le président guinéen Sékou Touré, « qui promettait à ses compatriotes des lits en or » ; et son opposant, Abdoulaye Wade dont le parti, le Pds, vient d’avoir 4 ans, et « qui a déjà élu son Parlement et choisi ses ministres ». Dernière station de cette journée : la visite de l’usine de piles « Tropic » de l’homme d’affaires Ousmane Seydi et la Siscoma, spécialisée dans le matériel agricole.

Mais aussi…
Deux jours auparavant, Senghor était l’invité de « France-Inter » à propos du film « Racines » d’après le livre d’Alex Haley. Le quotidien souligne la position du président Senghor sur la question de l’esclavage, « le plus grand génocide de l’Histoire ». Dans cette « chasse à l’homme », pour un esclave, il y avait 10 morts. Donc, à ses yeux, « il y a eu 200 millions de morts » puisqu’on décompte jusqu’à 20 millions de déportés d’Afrique vers l’Amérique. « Malgré l’école de Paris qui a réhabilité, à travers l’art nègre, les valeurs nègres, il y a encore un mépris culturel dans les pays développés ». Il conclut en appelant à l’instauration d’un « nouvel ordre culturel mondial ».

« La maison d’en face » est le titre du roman de Djibril Gaye Mame Boly, plus connu sous le nom de Djibril Gaby Gaye. Il a été présenté, jeudi dernier, au siège de l’Association des écrivains du Sénégal. L’auteur, une figure marquante de l’animation audiovisuelle au Sénégal, y décrit, à travers ses personnages fictifs, une société sénégalaise où le mal persistant corrompt les êtres. Cet ouvrage est un gémissement de douleur et un questionnement, en filigrane, sur le devenir collectif.

Il y a, dans le récit de Djibril Gaye Mame Boly, une part proportionnelle d’humanité, d’angoisse et de lueur d’espoir émanant de sa foi en la capacité de l’homme à se donner un destin plu digne de son esprit, une destinée de vertus. Il a observé la société sénégalaise, l’a représentée et a établi un troublant diagnostic à travers le personnage d’Adja Marie Diop noyé dans le tumulte d’une aventure de toutes les promesses. Elle n’a pas fait que perdre sa fortune, sa maison de la Médina, sa voiture 504 que conduisait le fidèle Karamba emporté par un accident. Elle plonge dans un abîme insondable dans lequel les vertus s’anéantissent. Il n’y prospère que les vestiges de traditions étouffantes, comme les castes et les pratiques mystiques. Les âmes croupissent dans la routine des actions ignobles et dégradantes.

L’ancien présentateur de l’émission « Le bon vieux ton » sur la Rts narre ce qui le secoue, le turlupine et l’indispose : son drame interne. Car, sa société, jadis nid de vertus et de dignité, est en déliquescence. Il le souligne avec le tourment d’une âme affectée par le cheminement des siens avec l’horreur : « Dans cet ouvrage, je ne fais que décrier les maux qui nous accablent, qui peuplent notre quotidien. Le transport est un casse-tête, les histoires de castes nous étouffent et dévient certaines trajectoires de vie. Le marabout s’engouffre dans cette brèche. L’infidélité est un autre drame de nos temps ». La liste n’est pas exhaustive. « La maison d’en face » est le fruit d’une longue observation de la société sénégalaise où le mal persiste malgré les incessantes complaintes plus utiles, toutefois, que les soupirs de résignation.

Celui qui est communément appelé Djibril Gaby Gaye, dans sa représentation de ce corps social, pose en filigrane les questions de ce changement brusque et brutal et de la responsabilité des « aînés » chargés de formater les esprits. La solution viendra, à ses yeux, d’une volonté collective d’emprunter les allées de valeurs. « Notre société est en perdition. Il faut repenser, ensemble, les manières d’être, nous débarrasser de nos orgueils et avoir l’honnêteté de dessiner le visage hideux de notre communauté. La responsabilité est collective », soutient-il avec sa voix douce et son fidèle compagnon, son chapeau.

Le manuscrit brûlé
Ce texte est sa contribution. Il témoigne, en plus de nous renseigner sur la qualité d’écriture de cet homme de médias, de son humanité. Le questionnement sur le devenir de son peuple est un indice d’altruisme. L’auteur décrit, dans sa fiction, la réalité de l’heure pour partager, sans s’ériger en censeur, ses vives appréhensions. C’est qu’il « a d’immenses qualités humaines. Cet acteur culturel accompli est soucieux des dérives sociales qu’il faut combattre », dit, à son endroit, Abdoulaye Coundoul, directeur des Arts.

Djibril Gaye Mame Boly, comme il aime à se faire appeler, a surpris son monde en publiant ce roman ; lui, l’homme de la parole qui enchantait les auditeurs et les téléspectateurs par son verbe et le rythme de ceux qu’il mettait en lumière. Ses rapports avec l’écriture datent, en effet, de quelques décennies. « A Kolda, à l’âge de 20 ans déjà, confie-t-il, j’avais écrit un manuscrit. Et bizarrement, un soir, je suis allé le brûler dans la brousse en pleurs. J’ai voulu reprendre le livre mais je n’ai pas pu. J’ai toujours voulu être écrivain. J’aime la lecture depuis ma tendre jeunesse ; ce que mon père aimait me voir faire. Il m’incitait à observer la société ». « La maison d’en face » en est le fruit. Il y en aura d’autres. Il envisage, en effet, de publier un ouvrage, déjà prêt, sur le panafricanisme en Afrique noire.

Et à quand un livre sur la musique ? « C’est compliqué mais c’est un de mes projets », dit-il hésitant. Car l’exigence est autre. Il faut, selon lui, beaucoup voyager, faire des enquêtes, se documenter pour produire un travail scientifique de bonne facture. Ce qui ne semble pas être le cas pour beaucoup de publications. « J’ai lu des livres sur la musique mais je trouve qu’on gagnerait à être plus regardant sur les indications qui y sont fournies. Quand on se permet de dire que c’est Laba Sosseh qui a créé le Star Band de Dakar, c’est qu’il y a une insuffisance quelque part. Ibra Kassé en est le fondateur en 1957 », déplore l’ancien étudiant à Bucarest. Il ne faut pas le pousser trop sur ce champ de ses prouesses « mémorielles ».

Alassane Aliou MBAYE

En voilà un documentaire qui va faire du bruit... La chaîne Channel 5 diffuse actuellement sur son player When Beyonce Met Jay-Z, un reportage qui revient sur le célèbre couple d'artistes, et qui cherche à comprendre la communication, beaucoup plus verrouillée qu'on ne le pense, de Queen B. La star est connue pour avoir un grand contrôle sur la vie privée, ne donnant à ses fans que le strict minimum et surtout de quoi faire fonctionner leur imagination. Le documentaire décrit cette communication comme « calculée » et « orchestrée », rien que ça. Diane Youdale, psychiatre, a accepté de se confier sur Beyoncé dans ce documentaire et explique : « Elle aura toujours quelque chose de calculé et de chorégraphié sur scène. C'est elle : perfectionniste. » Une seule fois, la star n'est pas parvenue à gérer cela. L'affaire remonte en 2014 et avait fait le tour des médias : quand Jay-Z s'était pris une gifle dans l'ascenseur par Solange Knowles, la soeur de Beyoncé. L'annonce de ses grossesses, son positionnement en tant que féministe noire et même les infidélités de Jay-Z, Beyoncé a tout contrôlé du début à la fin. Son couple avec le rappeur, ses choix musicaux, ses enfants, toute la vie de Queen B est évoquée dans ce documentaire.

Le troisième album à succès du chanteur britannique Ed Sheeran a été nominé pour les Brit Awards, les récompenses britanniques de la musique pop, où il sera en compétition avec quatre jeunes talents, dont la chanteuse Dua Lipa. Les récompenses seront distribuées lors d'une cérémonie à Londres le 21 février. L'album « Divide » de l'auteur-compositeur-interprète de pop-folk Ed Sheeran, qui s'est écoulé comme des petits pains au Royaume-Uni, se disputera le prix de meilleur album britannique de l'année avec quatre premiers disques studio, ceux de Dua Lipa, Stormzy, Rag'n'Bone Man et J Hus.

Ed Sheeran a été nommé dans quatre catégories, dont celle très convoitée de meilleur artiste britannique de l'année aux côtés de Liam Gallagher (ex-Oasis), Stormzy, Loyle Carner et Rag'n'Bone Man. La chanteuse Dua Lipa, 22 ans, a décroché au total cinq nominations dont celle de meilleure artiste féminine britannique.

Installé à Los Angeles depuis près de six ans avec son épouse Hélène et leurs cinq enfants, Omar Sy aurait mis en vente sa propriété située à Hidden Hills, si l'on en croit les informations rapportées le 16 janvier 2018 par le magazine Variety. D'après nos confrères américains, l'acteur des excellents films Intouchables et Chocolat avait acquis cette jolie propriété d'un peu plus de 720 m² en 2016 pour la somme de 3,5 millions de dollars. Aujourd'hui, la demeure serait en vente pour 4,95 millions de dollars. Composée de cinq chambres et de six salles de bain, elle compte également dans ses aménagements une salle de cinéma, une piscine et un terrain de basket-ball.

Il connait un début d’une carrière musicale pavée de tubes et cumulant le million de vues sur Internet. Pourtant, Admow, très ambitieux, souligne que « c’est juste le début du commencement ». Nous sommes allés à la découverte de l’auteur de « My Love », de son vrai nom Adama Diop, né en Zambie il y a 29 ans, d’un père Sénégalais émigré et d’une maman Zambienne…

Dans les locaux de l’agence qui gère sa communication, Admow Flow affiche le sourire. Celui-ci est tout le temps figé dans son visage. L’homme de taille moyenne, corpulence svelte, teint un peu clair maté, est de nature plutôt joyeuse. Très présent et autant apprécié sur les réseaux sociaux, Admow est également consommé à la radio. Son dernier tube posté sur Youtube, « Yaw la tipo » a largement dépassé le million de vues en l’espace d’un mois. Le morceau raconte l’histoire d’un homme fou amoureux, décrivant tous les sacrifices qu’il serait prêt à faire, pour sa dulcinée. La critique salue la variété de ses « flows », son énergie, ses chorégraphies. Admow est devenu un artiste incontournable, une musique ouverte qui accouche de phrases simples et accrocheuses. La star montante est entrée dans une nouvelle sphère. Gare au faux pas.

La diversité est dans ses veines. Son papa est un émigré sénégalais (originaire de Sinthiou Garba dans le Fouta) parti faire fortune en Zambie où il rencontre son épouse, d’origine congolaise née en Zambie. Le jeune Adama a grandi au Sénégal. Timide avec les inconnus, il délire avec ses amis. Son carnet de rimes imprime toutes sortes de thèmes imaginables « amour, déception, amitié ». Il puise sa verve dans son vécu de tous les jours, se goinfre d’expressions issues de langues africaines (pulaar, wolof), mais également anglais et français.

Adama Diop choisit le pseudonyme d’Admow (Africain détenu par la musique qui s’ouvre dans le World). Né un jour de mars 1989 à Kitway, en Zambie, c’est à l’âge de trois ans et demi que le jeune Adama arrive au Sénégal, le pays de son papa. Nous sommes fin 1992. Il passe son enfance à Guédiawaye, en banlieue de Dakar, auprès de sa grand-mère. C’est là que le môme fréquente le Jardin d’enfants, puis l’école élémentaire à Pikine jusqu’à l’obtention de son baccalauréat, aux Parcelles assainies de Dakar. C’est à partir des réclamations constantes de sa grand-mère que le pater avait décidé d’envoyer son fils aîné au Sénégal, auprès de sa maman. Au début, le garçon échangeait souvent au téléphone avec sa mère restée en Zambie. Mais, au fil du temps, il perd ses repères et ne parle désormais plus ses langues maternelles.

« Avec maman, on ne parvenait plus à se comprendre du fait du barrage de la langue. Nous sommes dès lors restés huit ans sans échanger », se souvient-il. Naturellement, il se rappelle avoir ressenti la nostalgie d’être auprès de sa mère, bien que « je ne manquais de rien ; ma grand-mère prenait entièrement soin de moi, elle me choyait à la limite », se souvient-il. En un moment donné, la maman décide de rentrer auprès de son fils. C’est le retour de la famille complète, au Sénégal.

Enfant, Admow était très intelligent à l’école, mais distrait à la fois. Hormis, les cours, il était attiré par ce qui touche la danse, musique... « Heureusement, mes oncles ont su prendre les devants. Ils avaient tout le temps cette capacité de me recadrer. Contrairement à grand-mère qui ne cherchait que ce qui me faisait plaisir », se souvient-il. L’école était facultative pour lui. Il étudiait juste pour faire plaisir à sa mère qui tenait à ce qu’il fasse des études. Lui, se voyait plutôt footballeur ou homme d’affaires.

A Guédiawaye, le bonhomme se souvient avoir trop versé dans la danse et le rythme Mbalax de surcroît. Une fois aux Parcelles assainies, changement de fusil d’épaule. La danse continue, mais maintenant, en mode Rnb, rap et musiques urbaines. C’est là qu’il fait la connaissance d’un certain Alex, très connu dans le milieu de la danse.

L’influence d'Akon
Admow est charmant, passionné, apparemment gentil, sans doute honnête. Mais naïf, non. Il sait ce qu’il veut et s’inscrit dans la logique de venir au bout de ses rêves. Alors, au fil d’une discussion très agréablement menée, il précise « vouloir aller loin, très loin ». C’est quand il a vu le chanteur sénégalo-américain Akon à la télévision qu’il a voulu devenir chanteur. Il découvre, pour la première fois, une chanson d’Akon et décide de marcher sur ses pas. De 2004 à 2006, il passe son temps à reprendre les airs d’Akon. Ce qui lui vaudra le surnom de Lill Akon. C’est en 2007 qu’Admow décide de se faire sa propre identité et d’évoluer sous sa propre coupe.

Sa belle voix, c’est sa grand-mère et une de ses tantes qui sont les premières à la repérer. « Elles m’écoutaient attentivement chantonner et me disaient souvent, qu’avec une aussi belle voix, il est fort probable que tu deviennes chanteur », affirme-t-il. D’encouragements en encouragements, il décide de prendre les choses en main et se met à la recherche. Il s’investit, au passage, pour son premier enregistrement studio avec le groupe 2F Crew. Devant le micro, le jeune homme tremblote comme tout « bleu », mais finit quand même par assurer. Le voici tout fier d’avoir enregistré son premier son. Le hic, c’est que son papa, un Haalpulaar, authentique Torodo de surcroît, ne veut certainement pas voir son fils devenir chanteur. Le jeune Adama en a conscience et se résout dès lors à faire dans la discrétion.

C’est en 2009 qu’il décide de, véritablement, prendre les devants, en se professionnalisant, rompant ainsi d’avec les cachoteries. Un concert est alors organisé devant chez lui. Le public répond massivement présent. Son papa, au début sceptique, se retrouve finalement fier de compter dans sa progéniture un « rejeton capable de mobiliser autant de monde ». Le lendemain, il le convoque, à la surprise générale, lui donne sa bénédiction. « Puisque c’est la musique que tu aimes, vas-y. Mais, tache surtout de bien faire les choses », lui dit-il alors. Techniquement, le son « My love » n’est pas la première production d’Admow. Mais, sur le plan commercial, c’est le tube qui le fait découvrir. Dans cette sonorité, l’artiste dit qu’il se projetait plutôt dans le futur. « Je n’avais pas encore trouvé la femme de ma vie. C’était juste une manière pour moi de la décrire et de dire comment je voulais qu’elle soit », relève-t-il. Aujourd’hui, il l’a bien trouvé. Il s’est marié depuis le mois de mai dernier, avec « une Gambienne qui vit aux Etats-Unis ».

Le succès commence à se pointer. Mais, il préfère garder la tête sur les épaules. As des featurings, Admow aime partager. Il perçoit la musique comme un « univers diversifié ou les talents doivent se côtoyer ». Il se définit comme chanteur et non plus rappeur. Il se dit ouvert à toutes sortes de musique dès lors que les vibrations sont là.

Auteur et compositeur, Admow assure avoir personnellement écrit tous les textes de ses chansons. « Ce n’est pas que je ne sois pas en mesure de chanter les paroles d’autrui, mais c’est juste que j’ai, jusque là, pris le soin d’écrire, par moi-même ». Il compte à son actif trois mix-tapes qui, combinés, offrent plus d’une trentaine de sons.

Un album sous peu
Un album sur « Influence Afro » verra, sous peu, le jour. L’album s’appellera « Djowx » (Leader). Par là, il stipule figurer parmi les artistes « qui font des choses, en premier, pour être, par la suite, imités ». Cette capacité à anticiper lui proviendrait de ses origines multiples. Ce qui lui confère, dit-il, « une certaine ouverture d’esprit ». Des chanteurs comme Papa Wemba, Koffi Olomidé, Baaba Maal ont bercé son enfance.

Dans son album, plusieurs thèmes sont abordés: amour, joie, déception. Le tout chanté dans plusieurs langues, pulaar, wolof, français, anglais. Par ailleurs, Admow dit entretenir de « très bonnes relations avec la majeure partie des artistes. « Avec certains, on se fréquente même très souvent », souligne-t-il. Pour la suite de sa carrière, l’artiste chanteur promet le dynamisme. En même temps, il fait un peu partie de ceux qui, actuellement, innovent dans la musique au Sénégal.

• Par Oumar BA

La cérémonie de présentation de vœux et de remise de décorations aux agents du ministère de la Culture et aux acteurs culturels s’est tenue, hier, au Monument de la Renaissance africaine. Diverses personnalités de la Culture ont été distinguées. Le chef de ce département, Abdou Latif Coulibaly, a invité les agents à travailler, avec lui, pour rendre le secteur plus dynamique grâce à une approche innovante et transparente.

Des agents et acteurs culturels ont été célébrés hier. Ils ont été honorés par la Nation, élevés à des rangs de différents ordres nationaux. Ils sont artistes, comme Viyé Diba, agents du ministère de la Culture, comme Abdoul Aziz Guissé, journalistes, comme Aboubacar Demba Cissokho, entre autres. Leur dévouement pour la culture a été mis en exergue.

Celui des retraités a également été magnifié. Ils ont, par la voix de Souleymane Ngom, exprimé leur « infinie gratitude » au ministre de la Culture pour son « approche innovante » qui fait naître des espoirs. Le professeur Hamidou Dia, conseiller spécial du président de la République, n’en a pas moins dit. Il a souligné toute l’estime que le Chef de l’Etat, Macky Sall, a pour Abdou Latif Coulibaly. Elle devrait grandir si ce dernier réalise les quelques projets qu’il a exposés au cours de cette cérémonie.

M. Dia a d’abord tenu à partager son appréhension légitime quand le président de la République l’a choisi pour diriger ce département. Ses craintes, confie Abdou Latif Coulibaly, ont été dissipées quand il a rencontré les directeurs du ministère et les agents. « J’ai trouvé des personnes qui veulent relever les mêmes défis, accomplir cette mission exaltante, servir la culture et la Nation ». Elle consiste, dans une large mesure, à ses yeux, à identifier, à explorer, à consigner et à diffuser le patrimoine national. Au-delà de son aspect émotionnel, il convient de faire de la culture, pense-t-il, un vecteur de développement. Il est un besoin impérieux, dans ce sens, de requalifier le produit culturel dont il faut évaluer l’impact par la production de statistiques et d’apporter des changements en profondeur pour rendre rationnelle et visible l’action de l’Etat. « Il faut innover pour rendre le ministère plus dynamique », dit-il tout en invitant les acteurs à réfléchir sur l’animation culturelle dans les régions et à Dakar avec des espaces et temps d’expression de la créativité.

Exigence de transparence
En outre, il y a une exigence de transparence dans la pratique quotidienne, dans l’attribution des subventions et des fonds prévus pour les acteurs culturels.
Pour des procédures plus performantes, il a insisté pour que les demandes de subvention soient d’abord adressées aux directeurs de Centres culturels régionaux qui jugeront de leur pertinence. Le secrétaire du ministère de la Culture, Birane Niang, a, quant à lui, axé son propos sur quelques projets prévus en 2018. Il s’agit de la réalisation de la Cité du cinéma, des Maisons de la Culture et des Arts, en priorité dans les sept autres régions, du Mémorial de Gorée et de celui du bateau « Le Joola » dont le démarrage des travaux est imminent.
 
Par ailleurs, l’édification de la Bibliothèque nationale, avec une déclinaison en six bibliothèques régionales, l’amélioration de la gouvernance des fonds avec la mise en place de comités de gestion et le lancement d’appels à projets, l’inauguration, en fin d’année, du Musée des Civilisations noires, la finalisation du projet de statut de l’artiste qui devrait être soumis à l’Assemblée nationale cette année, figurent en bonne place des accomplissements à espérer en 2018.

Alassane Aliou MBAYE

Après la baisse de ses tarifs internet en février dernier, le groupe Sonatel compte déployer, au cours de cette année, la 4G dans toutes les capitales départementales du pays. L’annonce a été faite hier, lors du lancement de l’Acte 2 dans son accompagnement du projet « Sénégal Numérique 2025 ».

En 2018, toutes les capitales départementales du pays seront couvertes par la 4G. L’annonce est du groupe Sonatel, qui compte également installer 728 sites additionnels, portant à 1.194 le nombre de sites 4G sur le territoire national. En lançant, hier, l’Acte 2 de son engagement pour la stratégie « Sénégal Numérique 2025 », Sonatel veut ainsi faire une réalité le slogan « l’Internet partout pour tous ».

Au cours d’une cérémonie officielle, en présence d’Abdou Karim Mbengue, directeur de la Communication institutionnelle et des Relations extérieures, et Aminata Ndiaye, la directrice Marketing Grand public, l’équipe de la Sonatel a rappelé l’objectif qui est de contribuer à hisser le Sénégal parmi les cinq premiers pays africains les mieux connectés du continent. Ainsi, pour la qualité et l’extension du réseau, la couverture 4G va plus que doubler. Pour cela, Sonatel rappelle avoir investi « plus de 220 milliards de FCfa depuis 2015 pour améliorer constamment le réseau numérique au Sénégal ». Le très haut débit étant un enjeu des années à venir avec le développement de la fibre optique, la Sonatel souligne avoir permis, en 2017, l’extension de la 4G à 14 capitales départementales que sont Dakar, Pikine, Rufisque, Thiès, Mbour, Tivaouane, Saint Louis, Matam, Dagana, Kaolack, Kédougou, Kolda, Touba Mbacké et Ziguinchor. A la date de novembre 2017, le taux de couverture de la population en 4G était de 33,8%. En 2018, l’objectif selon l’entreprise est de couvrir 50 % de la population en 4G.

O. DIOUF

Pour service rendu à la Nation sénégalaise, 30 agents du ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, de la société nationale La Poste et de la Sonatel ont été honorés, hier, au grade de l’Ordre national du Lion et de l’Ordre national du Mérite.

C’est dans une ambiance conviviale teintée d’une émotion contagieuse que le ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique a célébré ses agents ainsi que ceux des sociétés sous tutelle, en l’occurrence la Poste et la Sonatel. Au total, ils sont 30 agents à avoir reçu une distinction, soit dans l’Ordre national du Mérite, soit dans l’Ordre national du Lion. Une récompense qui est la consécration d’un travail de qualité pendant de nombreuses années au service de la Nation sénégalaise. Pour la tutelle, l’événement revêt un caractère particulièrement symbolique, en ce sens qu’il permet d’honorer des agents qui ont toujours œuvré pour la bonne marche du secteur, en rendant de bons et loyaux services à notre pays. « Lorsque toute une Nation reconnaît le travail, il est alors ressenti une profonde satisfaction pour l’ouvrage fini. Tout travailleur souhaiterait partager ces moments de fierté, de gratitude et de bonheur avec les personnes qui lui sont chères », a soutenu Ndèye Fatou Coundoul Thiam, porte-parole des récipiendaires. A ses yeux, il s’agit d’un acte « hautement » symbolique et de portée pédagogique qui retient l’attention des récipiendaires. Et cela, d’autant qu’il « nous renseigne de belle manière sur les valeurs intrinsèques de l’individu, qui caractérisent sa personnalité afin qu’il puisse s’ériger en exemple pour ses collèges et révèle tout un ensemble d’attitudes citoyennes et de sacrifice consentis…».

Le ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique a magnifié le « travail, l’assiduité, l’abnégation et la dévotion » des récipiendaires à « cette noble tâche d’accompagnement, d’information et de formation des populations en général et des acteurs de l’écosystème en particulier ». Selon Abdoulaye Baldé, cette cérémonie sanctionne positivement tout un parcours. « En décernant ces médailles, c’est le Sénégal qui vous témoigne sa reconnaissance pour vos différentes contributions. Cependant, ayez à l’esprit que la tâche est loin d’être achevée, chaque jour avec son lot de défis à relever. Continuons à cultiver la qualité, la discipline et surtout, ayons le sens du sacrifice car n’oublions jamais que nous sommes au service des populations », a-t-il indiqué.

Cette cérémonie, qui a servi de prétexte au ministre pour présenter ses vœux de nouvel an à son personnel, a aussi été une occasion pour revenir sur les perspectives de cette année. Lesquelles tournent autour, entre autres, de l’élaboration de textes d’application du Code de la presse, la loi sur la publicité. Dans le secteur postal, Abdoulaye Baldé a annoncé des réformes liées à la banque postale et le projet d’adressage numérique. Dans le domaine des télécommunications, il sera question de la finalisation du cadre juridique et de l’accélération de la mise en œuvre de la Stratégie Sénégal numérique 2025 via la réalisation des projets et programmes de cette stratégie.

« Nous devons nous atteler à l’éveil des consciences, le changement de comportement et la gestion de la vie dans son intégralité par une communication intelligente pour les populations auxquelles les messages sont destinés. Dans notre secteur, le numérique, loin d’être une menace pour la presse, est une opportunité pour tous, surtout pour les jeunes qui redessinent petit-à petit le visage de ce pays », a-t-il avancé.

Ibrahima BA

« Ce concert d’Elage Diouf s’inscrit dans le cadre des 150 ans du Canada, mais aussi nous fêtons la Francophonie. En même temps, on veut faire connaître cet artiste, qui représente des valeurs communes de nos deux nations. Il personnifie la diversité, l’inclusion, la solidarité qui caractérisent le Canada. De plus en plus, il y a beaucoup d’artistes d’origine sénégalaise qui participent à rendre dynamique l’environnement culturel chez nous. Nous avons Boucar Diouf, humoriste de talent très coté au Québec, qui fait connaître le continent africain. Il y a aussi le chanteur Ilam et bien d’autres encore comme Karim Ouellet, Sarahmé Ouellet pour la culture urbaine, entre autres. C’est un cadeau que le Sénégal offre à notre pays, avec la présence de tous ces artistes de talent, qui demeurent une passerelle pour nos deux peuples. C’est aussi formidable que le Canada puisse faire partie de la scène culturelle saint-louisienne. Car, récemment, nous avons participé au Forum de Saint-Louis, au «Fleuve en couleurs» ou encore au Festival de jazz ».

A. M. NDAW

Une rencontre féconde d’échanges sur le numérique, considéré par certains comme la troisième révolution industrielle, s’est tenue à Thiès, mercredi dernier, sous l’égide de l’Espace numérique mobile de la Présidence de la République du Sénégal.

En présence d’un nombre important de jeunes élèves et étudiants de la région de Thiès, Ousmane Thiongane, conseiller spécial du Président Macky Sall, a fait une présentation détaillée de l’Espace numérique mobile de la Présidence de la République du Sénégal.

Dans son exposé, il le décrit comme un espace interactif qui accompagne le Président de la République, en permettant de suivre, à temps réel, l’actualité et partager avec les Sénégalais l’information sur ses réalisations.

Selon lui, dans cet espace, « Génération Sénégal » parle aux jeunes à travers les réseaux sociaux où on peut sensibiliser, informer de manière ludique et pédagogique les jeunes à travers des formations innovantes et dynamiques. « Ce choix d’être au diapason de l’évolution dans un monde numérique est d’autant plus pertinent que dans une étude effectuée au lycée Blaise Diagne de Dakar, 83% des élèves disent s’informer à partir des réseaux sociaux », a-t-il indiqué. Si à cela s’ajoute « qu’environ 4 millions de Sénégalais se connectent dans les réseaux sociaux », Ousmane Thiongane soutient que ce contexte justifie amplement l’approche de la stratégie « Sénégal Numérique 2025 ». « Les Sénégalais sont à mesure d’aller vers l’information à temps réel, poser leurs questions ou faire part de leurs préoccupations à la plus haute autorité du pays, le président de la République, et à son institution, la Présidence de la République », a-t-il ajouté. Maintenant, selon lui, l’enjeu est de faire en sorte que les jeunes prennent conscience de la nécessité de cultiver le respect de l’autre pour éviter les dérives.

Au nom du gouverneur de la région de Thiès, Mbassa Sène, l’adjoint en charge des Affaires administratives, salue l’initiative du déplacement de l’Espace numérique mobile de la Présidence de la République du Sénégal vers les jeunes de la région de Thiès. « En choisissant de donner la possibilité aux citoyens de pouvoir accéder à l’information à temps réel, la plus haute autorité du pays matérialise son engagement politique en termes de transparence dans la gestion du pays et son désir ardent de connexion directe avec sa jeunesse », a-t-il noté. La présence massive des jeunes, et surtout leurs interventions pertinentes, montrent à quel point le numérique est devenu incontournable.

Mbaye BA

Il avait jusqu’ici été épargné par le mouvement #Metoo. Mais à 82 ans, Woody Allen se retrouve dans la tempête des accusations de harcèlement sexuel, plusieurs célébrités refusant de travailler avec lui alors que sa fille adoptive a relancé ses accusations d’abus sexuels.

Le réalisateur new-yorkais, l’un des plus prolifiques de l’histoire du cinéma avec une cinquantaine de films réalisés en autant d’années de carrière, avait globalement échappé jusqu’ici aux foudres du mouvement anti-harcèlement qui a fait tomber de nombreux acteurs et réalisateurs depuis les révélations contre le producteur Harvey Weinstein : de Kevin Spacey à Brett Ratner, en passant par Dustin Hoffman.

Mais cette semaine, la tempête le menace à son tour.

Woody Allen n’a pas réagi à cette nouvelle polémique et son agent n’a pas immédiatement répondu à une sollicitation de l’Afp. (AFP)

Entre la balance à l’Institut français de Saint-Louis, pour son concert, et les civilités avec ses fans, Elage Diouf s’est posé, un instant, pour nous parler de sa vie, ses passions, sa philosophie…

Des moments d’échanges avec cette avenante personne, sourire généreux qu’il vous transmet facilement. Ce musicien sénégalo-québécois ne vit que pour une chose, faire passer des émotions positives à son prochain.

« Saint-Louis, c’est vraiment chaud ! » Le mot est lâché par l’artiste Elage Diouf, après sa performance à l’Institut français de la ville. Son concert a été tout simplement électrique. Deux heures trente d’échanges, avec un public aux aguets, toujours prêt à fredonner le moindre morceau. Et puis, sous la fraîcheur d’une ville baignée de part en part par l’Atlantique et le fleuve Sénégal, Saint-Louis a adopté cet enfant venu du grand froid (Canada), pour son concert. « Melokaane », « Badolo », « Problème Yi », « Mandela » et bien d’autres morceaux ont arraché cris de joie et pas de danse à ce public, si enthousiaste. D’habitude folk, cette fois, le concept de son dernier voyage musical, « Back du Djolof », donne à cette soirée un teneur particulière, avec la présence accrue des percussions, et de « Mister » Souleymane Faye, en un moment. Normal, Elage a d’abord titiller les tambours et autres avant de défier le micro. Toute une histoire, avec une vie faite de persévérance, de galère et de générosité.

Dans les rues de Dakar, le jeune Elage, armé de son djembé (tambour), faisait la navette entre le quartier des Hlm et le Centre culturel régional Blaise Senghor, pour s’instruire à la science des percussions. Sacrifice, don de soi, engagement. « Plus tard, je me faisais ma place, dans le landerneau des percussionnistes de ballet de la ville. Et c’est parti », confie Elage Diouf. Lui qui n’est pas issu d’une famille de musiciens, que rien ne prédestinait à cette carrière, a cependant été bercé de sonorités maliennes, zaïroises et autres musiques que l’on aimait écouter dans sa famille.

Durant ces moments privilégiés, le jeune Elage voyage, visite de lointaines contrées, « absorbe » de nombreuses voix et mélodies et en revient toujours avec un plus.

« Vous savez, toutes ses sonorités en plus de celles des ethnies diola, sérère, mandingue, entre autres, m’ont permis de me mouvoir dans ma musique », fait-il remarquer. Sa formation est complétée par un duo avec son frère Karim Diouf dans « Africa Diamono ballet ». Là encore, Elage s’essaie à la danse, aux instruments comme la kora, le balafon. Mieux, il parcourt, durant deux mois, l’Europe avec son frangin Karim pour honorer un contrat. En 1996, l’Outre Atlantique tend les bras aux frères Diouf. « On était au Canada pour un travail, et après, nous sommes restés pour exercer notre passion », note-t-il avec un brin de satisfécit.

Dédé Fortin, la bonne pioche québécoise
Le temps file, Karim et Elage, petit à petit, font leur niche au Québec. En 2003, ils sortent « Dounde » (Vivre), un album pour prendre le pool des mélomanes de la cité multiculturelle. Plus tard, le Festival des Francofolies de Montréal les accueille. Les expériences acquises dans les ballets, les compagnies et dans la capitale sénégalaise se chargent du reste. « Du fait de notre parcours, notre identité artistique était fournie », laisse-t-il entendre.

Bien avant, une collaboration leur a ouvert les portes du landerneau culturel québécois. Le défunt André Fortin alias Dédé Fortin, chanteur et figure majeure de l’histoire de la musique des années 1990, et qui reste une source d’influence notable pour les musiciens québécois des années 2000, propose aux deux frangins une collaboration.

Avec son groupe « Les Colocs », Elage et Karim posent sur l’album « Dehors novembre », où on les entend fredonner en wolof. Le top est donné, avec un tube qui est devenu la chanson de l’année. Plus tard, il va collaborer avec « Le Cirque du Soleil », l’un des plus grands au monde. « Là-bas, tout était millimétré, et il y avait des centaines d’artistes, chacun jouait à la mesure sa séquence », se souvient-il. Ces exigences professionnelles lui ont permis d’apprendre la mise en scène, l’importance du décor, le visuel… Cela explique bien son allant lors des concerts. Des prestations qui donnent souvent des chorégraphies où le public est partie prenante. En fait, l’artiste à la bonne humeur contagieuse fait corps avec l’auditoire. Le spectacle de Sorano, à Dakar le 30 décembre dernier, en était un bel exemple.

Johnny Reid et Elage : Un duo pour l’espoir
Montréal bouillonne culturellement. Elage en a conscience. Le gouvernement appuie les artistes et fait de la culture un socle de brassage. La ville se découvre une autre vocation, une nouvelle place culturelle. « C’est magique, cela se met en place et petit-à-petit, c’est un plaisir de voir que des artistes sénégalais comme Ilam, l’humoriste Boucar Diouf, Zale Seck, Oumar Ndiaye Xosluman, participeront à ce dynamisme », souligne Elage.

Le « Boy Hlm » creuse son sillon et rencontre Johny Reid, chanteur de Pop Country, lors des « Juno Awards », l’équivalent du Grammy au Canada. Tous deux distingués, la mayonnaise commence à prendre et donnera, plus tard, une collaboration. Le titre « Just One » fait ensemble, Elage le prend comme un hymne de l’espoir « au moment où dans le monde, règne l’incompréhension des religions ; nous avons cru bon de sensibiliser l’humanité ». Deux timbres différents, deux mélodies et deux chanteurs de confession distincte parlent aux populations ; le résultat est bluffant.

« Vous savez, j’ai appris le français à la télé, car je n’étais pas trop doué à l’école. Il fallait que je sois ouvert d’esprit », fait remarquer Elage Diouf. Il a fait sien la conception de l’homme politique français Jacques Toubon, qui pensait que « la télévision ne doit pas manger la vie, elle doit l’éclairer, l’embellir, l’enrichir. Une télévision de toutes les couleurs, pas un canon d’images ».
Elage va être scotché aux émissions nautiques du commandant Cousteau, l’homme qui fait découvrir les fonds des océans. Mieux, il boit « Des chiffres et des Lettres » pour, dit-il, se familiariser avec la langue de Molière. Mieux encore, comme chez les Sud-Africains, il adopte l’esprit « Ubuntu », cette philosophie de l’humanisme, comme théorisée par Mandela et Desmond Tutu. L’homme prend conscience qu’il appartient à quelque chose de plus grand que lui, et est donc contraint à avoir un esprit ouvert et positif. C’est, en quelque sorte, ce qui caractérise le bonhomme Elage Diouf.

Dans sa conception, il ne regarde que ce qui est beau et instructif chez l’autre. Même si, s’empresse-t-il de souligner, en référence à son dernier morceau « Sunugal », « dans notre pays, le vert-jaune-rouge, ce n’est pas seulement un drapeau. C’est une manière d’être, un comportement sain et une «positive attitude» ».

Cette ouverture d’esprit le caractérise même dans le milieu culturel, où il dit écouter toutes les mélodies. Sa conception de l’art est simple, tendre l’oreille, se faire influencer par toutes les mélodies et après, offrir aux spectateurs une belle production.

Elage rappelle que le prochain album est pour 2018. Mais, pour l’heure, « j’ai une tournée de 3 mois avec Johnny Reid et je vais profiter des pauses pour travailler sur l’album ». Donc, ce n’est qu’un au-revoir, avec toujours ce sourire très marqué. Sacré artiste.

MME LISE FILIATRAULT, AMBASSADEUR DU CANADA AU SENEGAL : « ELAGE DIOUF, ILAM ET BOUCAR DIOUF SONT DES PASSERELLES POUR NOS DEUX NATIONS »
Lise F Amb Canada« Ce concert d’Elage Diouf s’inscrit dans le cadre des 150 ans du Canada, mais aussi nous fêtons la Francophonie. En même temps, on veut faire connaître cet artiste, qui représente des valeurs communes de nos deux nations. Il personnifie la diversité, l’inclusion, la solidarité qui caractérisent le Canada. De plus en plus, il y a beaucoup d’artistes d’origine sénégalaise qui participent à rendre dynamique l’environnement culturel chez nous. Nous avons Boucar Diouf, humoriste de talent très coté au Québec, qui fait connaître le continent africain. Il y a aussi le chanteur Ilam et bien d’autres encore comme Karim Ouellet, Sarahmé Ouellet pour la culture urbaine, entre autres. C’est un cadeau que le Sénégal offre à notre pays, avec la présence de tous ces artistes de talent, qui demeurent une passerelle pour nos deux peuples. C’est aussi formidable que le Canada puisse faire partie de la scène culturelle saint-louisienne. Car, récemment, nous avons participé au Forum de Saint-Louis, au «Fleuve en couleurs» ou encore au Festival de jazz ».

A. M. NDAW

La presse sénégalaise est en deuil avec la disparition du doyen Iba Guèye, ancien journaliste de la Radiodiffusion sénégalaise. Longtemps malade, il s’est éteint hier, et sera inhumé aujourd’hui, à Yoff.

Originaire de la région de Saint-Louis, Iba Guèye avait débuté sa carrière comme instituteur puis surveillant à Saint-Louis et au lycée Van Vollenhoven, actuel Lamine Guèye de Dakar. Parallèlement, surveillant au petit quartier de Van-Vo dirigé par le proviseur Aliou Faty, Iba Guèye animait des émissions sur la chaine internationale de Radio Sénégal les samedis après-midi. Il était d’une forte personnalité et aimait échanger avec les élèves de notre génération.

Titulaire du baccalauréat série L, par la suite, il continua sa formation de journaliste à l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) de Bry-sur-Marne, à Paris de 1974 à 1977. Il reviendra au pays avec le diplôme de journaliste et un autre de sociologie, à Paris V Sorbonne. À son retour au Sénégal, il intègre l’ex-Orts actuelle Rts avec le titre de journaliste Grand-reporter. Chef du desk Nation du journal parlé pendant 12 ans, Iba Guèye a couvert tous les déplacements du Président Senghor jusqu’à son départ du pouvoir. De 1981 à 1989, il accompagna le Président Abdou Diouf dans tous ses voyages à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Pendant les événements de Gambie, il fut nommé conseiller en communication du Président Jawara. Correspondant de Radio France Internationale de 1978 à 1989, Iba Guèye fut un proche du Président Abdou Diouf et ami de son ancien Premier ministre feu Habib Thiam.

Pour avoir suivi plusieurs stages de journalisme et du service du protocole, à Paris, après un passage à notre ambassade à Bonn, en Allemagne, il servit de 1997 à 1999 à la Primature comme chef de cabinet, conseiller en communication et chef du protocole de plusieurs Premiers ministres. Entre janvier 2002 et septembre 2003, il reviendra à la Primature comme chef du protocole et conseiller en communication. Iba Guèye qui animait l’émission Inter nuit sur la chaîne inter, le dimanche après le journal parlé de 22 heures, faisait partie des plus belles voix de la Radio dans les années 80 et 90. Diplomates et journalistes témoignent de lui comme étant un professionnel rigoureux. Il sera inhumé ce matin au cimetière de Yoff non loin de son domicile à la cité Djily Mbaye.
A sa famille et à ses proches la rédaction du «Soleil» présente ses vives condoléances.

El Hadji Abdoulaye THIAM

La 10ème édition du Festival Ondes d’intégration s’est déroulée, du 12 au 14 janvier, à Dakar, avec comme parrain Me Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères. Dans cet entretien, le coordonnateur du festival, Bakary Diakité, revient sur cet évènement socioculturel placé sous le thème : « Dialogue des terroirs, facteur de cohésion nationale ».

Quels ont été les temps forts qui ont rythmé cette 10ème édition du Festival Ondes d’intégration ?
Nous avons décidé d’organiser l’événement, cette année, à Dakar, parce que 10 éditions, c’est quelque chose d’important dans la vie d’une manifestation comme celle du Festival Ondes d’intégration. Il a fini d’écrire son nom dans l’agenda culturel du Sénégal. L’objectif était de faire profiter aux gens de Dakar le festival. C’est aussi mettre la lumière sur une partie de la culture sénégalaise et d’Afrique de l’ouest. Cette année, l’évènement a dépassé nos espérances d’autant plus que les autorités politiques et administratives du pays ont répondu présent. Ce qui est remarquable, des ministres de pays voisins ont répondu à notre invitation. La Mauritanie a envoyé le Conseiller technique n°1 du ministre de la Culture, la Guinée s’est faite représenter par une délégation forte de 10 personnes accompagnée d’une troupe artistique. L’engouement populaire était présent au stade Iba Mar Diop avec beaucoup de festivaliers venus des départements de Bakel, Kanel, de la Mauritanie, et des populations soninké, pulaar, vivant à Dakar.

Cette année, le festival était placé sous le thème « Dialogue des terroirs, facteur de cohésion nationale. Quelle articulation peut-on en faire avec la culture ?
Le président-poète Léopold Sédar Senghor disait-il: faut d’abord s’enraciner avant de s’ouvrir aux autres. Tout tourne autour du dialogue. Les guerres les plus meurtrières se sont terminées autour d’une table. Là, on peut se dire pourquoi ne pas commencer autour de la table. En choisissant le thème du festival au mois de juin, nous ne savions pas que l’actualité récente en Ziguinchor allait nous donner raison. Nous estimons que tout se passe autour du dialogue. C’est un outil, un instrument qui aide à prévenir les tensions, les conflits. C’est pourquoi nous disons que le dialogue des terroirs est un facteur de cohésion nationale.

Au-delà de la cohésion sociale, le dialogue peut rapprocher des peuples au travers d’une intégration…
Oui. Si nous prenons l’exemple de la radio Jiida Fm, elle a comme ligne directrice, comme slogan, « les pays frontaliers sont comme des pays frères ». Nous retrouvons le même peuple, les mêmes ethnies dans la sous-région ouest africaine. La plupart des conflits éclatent à cause d’un manque de dialogue. Les échanges entre les peuples, les communautés, les ethnies, sont essentiels. On ne peut connaître l’autre qu’en dialoguant avec lui. Le dialogue est capital dans la vie de tous les jours.

Après toutes ces années d’organisation, quel bilan tirez-vous avec cette 10ème édition ?
Tout dépend de l’angle sous lequel nous le prenons. Sur le plan culturel, après 10 ans d’organisation, le Festival Ondes d’intégration a permis de mettre en exergue un pan de la culture sénégalaise. Que cela soit chez les Soninkés, les Pulaars, les Mandingues, entre autres. Lorsque des centaines de personnes se retrouvent dans un tel cadre, cela leur permet de passer des moments festifs ensemble, de créer des liens d’amitié, de fraternité. C’est un ferment qui consolide les relations entre les peuples. De ce point de vue, c’est très satisfaisant. Au-delà de la dimension festive, il y a aussi le volet social qui est également important. En marge de la conférence religieuse de cette 10ème édition, nous avons fait un don de sang au Centre national de transfusion sanguine. Des consultations médicales gratuites ont été organisées au niveau du stade Iba Mar Diop. Lors de la 9ème édition à Diawara (département de Bakel), l’Institut africain américain avait offert des médicaments d’une valeur de 30 millions de FCfa. En dehors de l’aspect culturel, le bilan est globalement satisfaisant.

Quelle est la touche particulière du Festival Ondes d’intégration, par rapport aux autres festivals ?
La particularité de ce festival, c’est une approche inclusive dans son esprit. Il ne cherche pas à s’assimiler à un quelconque groupe ethnique, une région. Chaque communauté peut s’y retrouver, s’y reconnaître avec une philosophie intégratrice. Notre conviction est que nous ne pouvons pas nous développer sans une bonne intégration. Pour intégrer les peuples, nous avons pensé créer des liens de fraternité, d’amitié, au travers de ce festival. Par ricochet, cela peut participer à dynamiser les relations entre les Etats. Chemin faisant, l’événement suit sa route en s’agrandissant avec des pays frères. Cette année, nous avons eu la participation remarquable de la République de Guinée.

Pour rester dans cette dimension intégratrice, pensez-vous un jour organiser cette manifestation en dehors du Sénégal ?
Nous le souhaitons vivement. Si nous recevons l’invitation d’un pays ami, nous l’organiserons là-bas. Cette option est envisageable. Toujours est-il qu’organiser un festival n’est pas une mince affaire. Cela demande beaucoup de moyens financiers, une bonne logistique, une équipe organisationnelle expérimentée. Notre rêve est de tenir un festival qui va parcourir toute l’Afrique.

Lors de la 9ème édition, vous aviez plaidé pour des industries culturelles créatrices de richesses. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Vous savez, c’est un travail de longue haleine. En termes de réalisation, beaucoup de choses restent à faire. Ne serait-ce qu’au travers de petites unités culturelles. Dans notre esprit, il faut toujours dialoguer. Sur ce registre, nous sommes toujours en contact avec les autorités du ministère de la Culture. Leur degré d’implication n’est plus à démontrer. Notre souhait est de voir un jour ces industries culturelles. Notre détermination demeure intacte.

Parlant de dialogue des terroirs, le maire de Diawara avait affiché l’ambition de faire de Tambacounda la capitale culturelle du Sénégal…
Ce n’est pas utopique. C’est très ambitieux au regard de la riche diversité culturelle que l’on retrouve à Tamba. Vu sous cet angle, la région peut prétendre être la capitale culturelle du Sénégal.

Après 10 ans de présence sur la scène culturelle, comment se dessinent les perspectives pour le Festival Ondes d’intégration ?
Les perspectives sont très bonnes. Parce qu’au début, en organisant la manifestation, nous nous disions que les autorités de Bakel ne s’y intéresseraient pas. Il est heureux de constater qu’au niveau local, l’adhésion est manifeste. Aujourd’hui, l’Etat nous accompagne au plus haut niveau en la personne du président de la République Macky Sall. Ses ministres sont impliqués, des pays limitrophes comme la Gambie, la Guinée, la Mauritanie, se font représenter par de hautes personnalités. Je pense que l’avenir est assez prometteur pour nous. Je suis convaincu qu’avec beaucoup d’abnégation, nous parviendrons à hisser très haut le drapeau du festival. C’est dur, c’est laborieux. Il faut se battre chaque jour car nous y croyons.

Entretien réalisé par El Hadji Massiga FAYE

Les 18 stagiaires de l’exercice 2015 du Fonds d’appui à la presse ont reçu leur attestation, ce samedi, au Cesti. Lors de cette cérémonie de remise des attestations, la directrice du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) a interpellé les autorités sur la baisse de la subvention allouée à l’établissement dans le cadre de la formation continue.

Après 9 mois de formation au Cesti dans le cadre du Fonds d’appui à la presse exercice 2015, les 18 stagiaires ont reçu, ce samedi, leur attestation. Il s’agit de 8 récipiendaires en radio et de 10 en presse écrite. Les bénéficiaires, constitués de journalistes qui étaient déjà dans les rédactions, ont tenu à se former à bonne école dans le cadre de la formation continue du Fonds d’appui à la presse. Le représentant des 18 auditeurs, Mamadou Diop, a soutenu que cette cérémonie annonce le meilleur dans l’exercice de leur fonction « après une formation dans cette prestigieuse école de formation en journalisme ».

« Nous sommes fiers d’avoir reçu une formation dans ce haut lieu de savoir, de savoir-faire et de savoir-être. La formation nous a permis d’acquérir des compétences nécessaires à l’exercice de notre fonction », indique le porte-parole des récipiendaires. Pour améliorer les conditions de travail des journalistes, ces derniers demandent à l’Etat de sortir les décrets d’application du nouveau Code de la presse et de valider la nouvelle Convention collective des journalistes et techniciens de la communication.

La directrice du Cesti, Cousson Traoré Sall, a félicité les récipiendaires pour leur persévérance et leur détermination, « qui n’ont d’égale que la lourde responsabilité du métier de journaliste ». Elle a rappelé que les 18 stagiaires ont accepté les rigueurs et contraintes nombreuses. « Les auditeurs ont subi une formation de qualité ; ils ont été envoyés sur le terrain à 270 kilomètres de Dakar, plus précisément à Kabacoto/Kaymor dans le département de Nioro, pour un séjour rural d’une semaine. Enfin, ils ont été mis en situation pratique pendant deux semaines sous forme de session intensive », explique la directrice du Cesti. Remerciant l’Etat pour son soutien, Cousson Traoré Sall rappelle qu’on ne saurait avoir des citoyens bien informés si les professionnels de l’information manquent de formation adaptée à même de renforcer leurs compétences.

Plus de subvention à la formation continue
Mme Sall a rappelé que le Cesti, depuis quelques années, a accompagné l’Etat dans la formation continue grâce à la mise à disposition d’un budget initial conséquent. « Cependant, regrette la directrice, il faut reconnaître que depuis trois ans, ledit budget a été revu à la baisse. Cette baisse de la subvention ne facilite pas une prise en charge efficace et efficiente de la formation alors que d’année en année, nous constatons que la demande augmente ». La directrice du Cesti a fait le plaidoyer, « espérant que l’Etat et le ministre de la Communication revoient substantiellement à la hausse la subvention allouée au Cesti pour la formation continue des journalistes et techniciens des médias ».

Sur ce, le chef de la Division Communication au ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, Abdoul Bâ, a reconnu la situation et annoncé que les responsables se pencheront sur la question. « C’est vrai que cela fait trois ans que cet appui a connu une baisse et c’est dû à un environnement difficile parce qu’il y a beaucoup de sollicitations avec de nouvelles entreprises de presse. Le Cesti en a pâti un peu, mais dès la semaine prochaine, nous essaierons de voir comment faire pour aider le Cesti, qui est un partenaire privilégié, à mieux organiser la formation continue qui est un volet important dans le domaine du journalisme », a assuré M. Bâ. Il a ajouté que le gouvernement du Sénégal est conscient de l’importance qu’il y a à accompagner les professionnels des médias dans le renforcement des capacités. Le doyen de la Faculté des Sciences économiques et de gestion (Faseg), Birahim Bouna Niang, représentant du recteur de l’Ucad, a salué le travail de qualité effectué par le Cesti qui a su rester attractif en dépit d’une conjoncture difficile. Il a rappelé que les produits du Cesti sont appréciés aussi bien au Sénégal qu’en Afrique, avant de reconnaitre l’importance de la formation continue pour la presse sénégalaise.

Oumar KANDE

FINANCEMENT DES MEDIAS : LE FADP VA SUPPLÉER L’AIDE À LA PRESSE
Pour rendre viable l’environnement économique des entreprises de presse sénégalaise, le gouvernement est en train de réfléchir sur le Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp) qui remplacera le Fonds d’appui à la presse dont le budget est de 700 millions de FCfa et qui ne servait qu’à l’aide à la presse.

« Le Fadp sera beaucoup plus élaboré et va permettre aux entreprises de presse de faire des prêts pour pouvoir dérouler leurs programmes ; ce ne sera plus des allocations comme cela se faisait avec l’Aide à la presse. Maintenant, l’entreprise peut avoir plus qu’elle ne recevait dans le cadre de l’Aide à la presse, mais dans ce cadre, il faudra élaborer un projet budgétisé, bancable et qui peut être soumis à un Conseil d’administration », révèle Abdoul Bâ, chef de la Division Communication au ministère de la Communication. Il soutient que son ministère est en train de travailler sur cela et bientôt, « on aura fini et on convoquera l’ensemble de la presse pour leur soumettre ce Fonds et ses objectifs ».

Le budget de ce Fonds d’appui et de développement sera supérieur au budget du Fonds d’aide à la presse, a-t-il dit.

O. KANDE

Pour rendre viable l’environnement économique des entreprises de presse sénégalaise, le gouvernement est en train de réfléchir sur le Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp) qui remplacera le Fonds d’appui à la presse dont le budget est de 700 millions de FCfa et qui ne servait qu’à l’aide à la presse.

« Le Fadp sera beaucoup plus élaboré et va permettre aux entreprises de presse de faire des prêts pour pouvoir dérouler leurs programmes ; ce ne sera plus des allocations comme cela se faisait avec l’Aide à la presse. Maintenant, l’entreprise peut avoir plus qu’elle ne recevait dans le cadre de l’Aide à la presse, mais dans ce cadre, il faudra élaborer un projet budgétisé, bancable et qui peut être soumis à un Conseil d’administration », révèle Abdoul Bâ, chef de la Division Communication au ministère de la Communication. Il soutient que son ministère est en train de travailler sur cela et bientôt, « on aura fini et on convoquera l’ensemble de la presse pour leur soumettre ce Fonds et ses objectifs ».

Le budget de ce Fonds d’appui et de développement sera supérieur au budget du Fonds d’aide à la presse, a-t-il dit.

O. KANDE

Lors de la célébration du neuvième anniversaire de Rewmi Quotidien samedi dernier, Lansana Gagny Sacko, directeur général de l’Onas (Office national de l’assainissement du Sénégal), a été primé « Homme de l’année 2017 ». A cette occasion, les témoignages sur un homme « généreux, travailleur et pétri de patriotisme » n’ont pas manqué.

Le lauréat de l’année 2017, Lansana Gagny Sacko, a été ainsi offert en exemple. Et « ce choix est manifestement une reconnaissance des efforts et des réalisations qui portent votre empreinte.

C’est une façon pour nous de vous offrir en exemple à la nouvelle génération qui manque de repères », a témoigné le directeur de publication de Rewmi Quotidien, Assane Samb qui souhaitait la bienvenue aux invités, collègues, parents et amis venus prendre part à la cérémonie, présidée par le ministre conseiller chargé de la Communication à la Présidence de la République, Hamidou Kassé. Homme de terrain, homme d’action, Lansana est aussi, aux yeux du ministre Hamidou Kassé, un homme courageux au sens de la générosité pour le bien collectif. « Vous méritez très amplement cette distinction », a-t-il éclairé de façon succincte. M. Kassé a rappelé à cette circonstance, à l’endroit de la presse, qu’il a d’ailleurs invitée à s’adapter face aux mutations actuelles. Les éloges ont été portés sur le directeur de l’Onas. A juste raison, c’est là le couronnement de « l’œuvre d’un homme pétri de patriotisme et de dynamisme. Un homme qui a mis son expérience au service du Sénégal, un bâtisseur pluridisciplinaire.

Lansana est un homme d’action et d’innovation, un ingénieur chevronné. Il a fait en sorte que l’eau potable soit à la portée de tous. Ainsi, en portant son choix sur vous, le groupe Rewmi fait de votre œuvre un modèle de compétence et de dévouement pour le bien de ce monde », a témoigné le président directeur général de Promo Consulting, Mbagnick Diop.

« Cette consécration, c’est un mérite et même plus qu’un mérite. C’est le résultat d’un travail acharné pour permettre à de milliers de populations lointaines d’avoir de l’eau à quantité suffisante, grâce à son engagement, à son dévouement. C’est un leader aguerri, naturel, sociable, averti. Un altruiste », complétera Fallou Baye Ndao, directeur général de la Société d’exploitation des forages ruraux. Le lauréat, Lassana Gagny Sakho, a dit à cette occasion, toute sa gratitude à tous et s’est dit très sensible à l’honneur qui lui a été fait. « Ce moment est une étape dans la vie pour continuer à toujours servir son pays. C’est également un sacerdoce puisque je n’ai plus le devoir de faire moins que ce que j’ai fait. Et la trame de fond de notre mission consiste à matérialiser la vision du président Macky Sall, à promouvoir l’accès à l’eau des populations », a confié Lansana Gagny Sacko. Mais, cette réussite, il dit le devoir surtout « à un travail d’équipe. Je pense que c’est une équipe qui a été récompensée. Et participer à la vie de la communauté est devenue pour nous un sacerdoce, une fierté » a-t-il confié, dédiant le trophée à son épouse et à ses enfants.

Amadou DIOP

CODE DE LA PRESSE : LES TEXTES RÈGLEMENTAIRES ET D’APPLICATION BIENTÔT DISPONIBLES
« Le ministre de la Communication a pris toutes les dispositions pour que le Code de la presse adopté en juin dernier puisse entrer en vigueur très rapidement. Les textes règlementaires et d’application seront bientôt disponibles. Le comité chargé de leur rédaction est mis en place et il entamera ses travaux dans les jours à venir », a informé le représentant du ministre de la Communication, Amadou Kanouté.

A l’occasion de la célébration de l’anniversaire de Rewmi quotidien, il a indiqué que le secteur de la publicité sera assaini, grâce au Code de de la presse, et mieux organisé pour que la presse privée puisse davantage en profiter.

A. DIOP

« Le ministre de la Communication a pris toutes les dispositions pour que le Code de la presse adopté en juin dernier puisse entrer en vigueur très rapidement. Les textes règlementaires et d’application seront bientôt disponibles. Le comité chargé de leur rédaction est mis en place et il entamera ses travaux dans les jours à venir », a informé le représentant du ministre de la Communication, Amadou Kanouté.

A l’occasion de la célébration de l’anniversaire de Rewmi quotidien, il a indiqué que le secteur de la publicité sera assaini, grâce au Code de de la presse, et mieux organisé pour que la presse privée puisse davantage en profiter.

A. DIOP

La section du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) a décidé mercredi d’observer un service minimum jusqu’à lundi, ’’pour dénoncer la situation préoccupante’’ de l’entreprise.

Selon un communiqué rendu public à l’issue d’une assemblée générale, la section syndicale Synpics-Aps a décidé de l’observation d’un service minimum, en lieu et place du sit-in initialement prévu ce mercredi et qui devait être suivi d’un point de presse.

"A partir de ce mercredi et jusqu’au lundi 15 janvier, sera observé un service minimum avec une couverture minimale qui ne se rapportera qu’aux actualités liées au décès du Khalife des mourides et à la situation qui prévaut suite au massacre de Boffa à Ziguinchor’’, lit-on dans ce communiqué.

Il signale qu’une "tentative préalable de conciliation en application de l’article L 272 du Code du travail sera entreprise au niveau de la Direction générale du travail et de la sécurité’’, de même qu’une "plateforme revendicative et un préavis de grève seront rédigés pour valoir ce que de droit’’.

"La Section Synpics qui a reçu le soutien agissant du bureau exécutif national du syndicat, appelle ses membres à un respect strict des décisions prises et les remercie pour leur forte mobilisation’’, ajoute le communiqué.

Source : APS

Enseignant en arabe qui a eu à occuper des fonctions diplomatiques, Ismaïla Dème est également ancien directeur du Bureau régional de la Ligue islamique mondiale à Dakar. Ismaïla Dème est, par ailleurs, khalife de Diawa Alwaly (localité située au Fouta dans le département de Podor). En intellectuel prudent et attaché à sa foi religieuse, l’auteur essaie dans son essai intitulé « L’Islam face aux préoccupations des musulmans », de nous propulser dans une synthèse intelligente entre discours religieux et exigence de la modernité. 

Dans son essai intitulé « L’Islam face aux préoccupations des musulmans », Ismaïla Dème précise donner « ses points de vue ». L’auteur propose de revisiter un pan de l’histoire de son Fouta natal, de manière générale, et plus particulièrement celui de son village d’origine, Diama Alwaly. Dans une approche très singulière, l’auteur revient sur l’histoire des fondateurs de ce village historique qui ont « fortement contribué à la propagation de l’Islam et à l’enseignement de la science arabo-musulmane » dans la sous-région. Parmi ces illustres hommes, il cite, par exemple, Ousmane Dan Fodio, l’homme de Sokoto dont l’arrière-grand-père, Moussa Djokolo Dème avait quitté Diama Alwaly pour se rendre au Nigeria.

Grace à sa mosquée et son cachet spirituel, Diama Alwaly a pu vaincre les vicissitudes du temps et poursuivre sa marche tout en sauvegardant son patrimoine qui est l’un des plus anciens lieux religieux du Fouta Toro et plus précisément de l’île à Morphil, suffisant pour que l’auteur consacre plusieurs pages à l’histoire de cette mosquée. Une mosquée bien que classée site historique, souffre actuellement de son état de délabrement. Il est dès lors impérieux pour les autorités de procéder à sa réfection, suggère l’auteur.

L’auteur s’est également permis de jeter un aperçu sur l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du Mouridisme. Il salue notamment l’abondance de la production scientifique et littéraire du fondateur du Mouridisme. Ceci est d’autant plus impressionnant que le Cheikh s’exprimait dans un contexte très mouvementé marqué « par les exactions multiformes des autorités coloniales et des difficultés de toutes natures auxquelles il fallait faire face », remarque-t-il. Malgré ce contexte relativement hostile, Cheikh Ahmadou Bamba a su laisser un riche patrimoine de savoir islamique et littéraire. C’est dire que le fondateur du Mouridisme, imbu d’une forte personnalité, a pu braver toutes les difficultés et créer ainsi un environnement favorable à la réflexion et à la production intellectuelle.

Ismaïla Déme loue au fil des pages « la force de caractère du Cheikh, son abnégation et sa foi inébranlable en Dieu ». L’auteur revient aussi sur l’importance du discours religieux. Dans cette perspective, il s’adresse également aux « prédicateurs », tout en insistant sur leurs « responsabilités », dans la société. Il recommande aux prêcheurs musulmans d’avoir à l’esprit le caractère sacré de leur mission et la responsabilité qui leur incombe. Il est inadmissible, à ses yeux, que le prédicateur n’applique point les recommandations qu’il suggère aux autres d’observer scrupuleusement.

Rôle du soufisme
A travers une explication détaillée, l’auteur revient sur la définition mais également et surtout le rôle du soufisme. C’est pour véritablement relever que le soufisme est incompatible avec l’ignorance. Dans cette perspective, l’auteur invite également au retour des sources spirituelles, morales, culturelles et sociales et aux valeurs humaines enseignées par le Messager d’Allah, le prophète Mouhamed (Psl). L’auteur aborde également d’autres thèmes tels que « le comportement du jeune musulman face à la modernité ». Un thème proposant une réflexion entre l’Islam et la politique est aussi abordé. Politique sociale, travail, francophonie, le phénomène de la mendicité sont, entre autres, des thèmes abordés par le professeur Ismaïla Dème. Si, depuis les attentats terroristes du 11 septembre perpétrés aux États-Unis, un amalgame peut s’effectuer entre l’Islam et le terrorisme – autrement dit, si les populations occidentales risquent de considérer l’Islam comme une religion violente, voire terroriste – c’est parce qu’un certain nombre de préjugés, d’a priori, de fausses évidences, existent encore aujourd’hui à l’endroit de la religion musulmane.

Ces préjugés s’avèrent le fruit d’une méconnaissance de la pensée et de la théologie islamiques. Pour déconstruire ces préjugés et souligner que l’amalgame entre Islam et terrorisme est non seulement choquant, mais n’a pas lieu d’être, l’auteur se focalise sur le sens des termes «Islam» et «Islamisme» d’une part, «violence» et «terrorisme» d’autre part. Ce travail d’objectivation nécessaire permettra d’aborder alors scientifiquement la question de la violence dans l’Islam, violence que nous replacerons dans un contexte historique, politique, économique et militaire. Autrement dit, il s’agit ici de montrer que l’Islam n’est pas une religion violente en soi et que la violence n’est pas inhérente à telle ou telle religion, mais à la domination ou à la position de dominé. L’auteur évoque ce qui semble, à ses yeux, constituer « la racine du mal ». Il préconise des solutions et appelle à un nouvel ordre de gouvernance universelle. L’auteur a enfin rendu un vibrant hommage aux deux illustres hommes que sont Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al-Maktoum et Cheikh Moustapha Cissé, défunt khalife de Pire. Il a notamment revisité certaines œuvres écrites par Cheikh Ahmad Tidiane Sy en insistant notamment sur leur signification et leur essence profonde.

Par Oumar BA


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