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Culture (1304)

Dans son premier Avis trimestriel de l’année 2017, le Collège des conseillers du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) appelle les radios et télévisions au respect des règles de l’éthique et de la déontologie, à la protection du jeune public, au pluralisme, à la diversité...

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a constaté au cours du premier trimestre de l’année 2017 des dysfonctionnements et manquements relatifs à la place de l’éthique et de la déontologie, de la protection du jeune public, du pluralisme et de la diversité et, enfin, de la publicité, dans les programmes des radios et télévisions. « Concernant l’éthique et la déontologie, plusieurs manquements ont été relevés, au cours de ce 1er trimestre de l’année 2017. Il s’agit notamment du non-respect de la vie privée, de l’honneur et de l’intégrité de la personne humaine… l’évocation de thèmes graves, difficiles et sensibles comme le viol et l’infanticide, sans précautions ni compassion, d’incitation à des pratiques ou comportements délinquants ou inciviques, de non-respect de la présomption d’innocence », lit-on dans l’Avis trimestriel du Cnra parvenu à notre rédaction.

Les manquements notés ont également trait à l’enfance et à l’adolescence, au pluralisme et à la diversité. Concernant les manquements constatés par rapport à la protection du jeune public, l’avis révèle la programmation à des heures indues de contenus à caractère violent et/ou inapproprié sans signalétique et l’évocation de la drogue, du suicide, de l’inceste, de la violence conjugale, de la violence envers les enfants, les infanticides, les meurtres et actes sexuels.

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Pour ce qui concerne le pluralisme et la diversité, il a été constaté, au cours du premier trimestre du Cnra, un non-respect de l’équilibre dans le traitement de l’information. Aussi, note l’Avis trimestriel, d’un non-respect du pluralisme de l’expression des courants de pensée et d’opinion, de l’accès pluraliste des formations politiques, des syndicats et des organisations de la société civile à l’antenne.

Des dysfonctionnement et manquements ont été aussi  relevés concernant la publicité. D’après l’avis, ces manquements sont relatifs à une non-conformité aux exigences de vérité, de décence, de respect de la personne humaine et de sauvegarde de la santé des populations. Il s’agit, par exemple, de la persistance de la publicité mensongère qui, au profit de soi-disant guérisseurs, de professionnels de la voyance, viole la loi n° 83-20 du 28 janvier 1983 relative à la publicité. Et de  la persistance de la publicité incitant à l’usage de produits destinés à la dépigmentation (Produits éclaircissants).

Face à de tels manquements, qui constituent une violation des dispositions des textes législatifs, réglementaires et des cahiers des charges en vigueur au Sénégal dans le domaine de l’audiovisuel, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel a fait des recommandations.

Ainsi, le Cnra demande aux radios et télévisions d’observer strictement les règles d’éthique et de  déontologie dans le traitement de l’information. Concernant les revues de presse, le Cnra insiste sur le respect strict des institutions de la République. Aussi, suggère-t-il de veiller à respecter une présentation honnête, impartiale et objective des questions et sujets traités et assurer l’expression des différents points de vue et d’arrêter surtout la diffusion de scènes de violence aux heures de grande écoute.

Le Cnra demande également à veiller à l’équilibre dans le traitement de l’information, dans le strict respect du pluralisme et de la diversité et à veiller au respect des dispositions des lois, règlements et cahiers des charges interdisant la publicité servant les intérêts de soi-disant  guérisseurs et, plus globalement, à la conformité des messages publicitaires aux exigences de vérité, de décence, de protection des consommateurs et des couches vulnérables, de même qu’au souci de la santé des populations en ce qui concerne la publicité des produits destinés à la dépigmentation (éclaircissants).

Maguette Guèye DIEDHIOU

La cérémonie de présentation dédicace du livre d’Abdoukhadre dit Papis Diallo, « Celle que j’attendais » aux éditions L’Harmattan, s’est déroulée samedi dernier sur le Parvis Charles Camara de l’Institut français de Saint-Louis, en présence de nombreux poètes, hommes de culture, universitaires et autres personnalités de la ville.

A cette occasion de cérémonie de dédicace, Thierry Dessolas, directeur de l’Institut français de Saint-Louis, s’est réjoui de cette œuvre littéraire pertinente d’Abdoukhadre Diallo, « qui nous propose, avec force douceur, d’inspirer l’air rare de « fastes instants d’éternité » et de fêter l’amour retrouvé, ici et maintenant, comme si demain était classé sans suite ». Selon M. Dessolas, « Celle que l’on attendait plus » pourrait désigner la vie que l’on a perdue, la privation de liberté, la félicité retrouvée : une flamme qui repart de plus belle dans la nuit de l’esprit. Il ajoute : « Il n’y a sur terre que deux choses précieuses, écrivait Gaston Berger dans son testament, la première, c’est l’amour, la seconde, bien loin derrière, c’est l’intelligence. Amour et intelligence ne se séparent d’ailleurs pas, à qui entend bien le sens. En dehors de cela, il n’y a rien ».

En effet, l’auteur Abdoukhadre Diallo, par ailleurs responsable de la communication du Cercle des écrivains et poètes de Saint-Louis (Ceps), nous guide à pas légers et à mots comptés jusqu’à cette vérité ardente qui n’est évidente pour personne. Il a été fortement ovationné et acclamé par un parterre d’intellectuels, qui ont tenu à assister à cette cérémonie de dédicaces de livre.

Papis Diallo, après avoir vivement remercié Thierry Dessolas, pour avoir contribué efficacement à cette cérémonie de dédicace et bien introduit « Celle que j’attendais » avec l’intelligence du cœur, a souhaité à ce dernier bon vent et bonne chance dans ses nouvelles fonctions, tout en louant sa générosité et son sens du partage.

Le professeur de Lettres modernes à l’Université Gaston Berger, Mouhamed Habib Kébé, a présenté avec brio ce livre avant de laisser le soin à Mme Annie Coly, proviseur du lycée Seydou Nourou Tall de Dakar, de modérer les débats. Plusieurs invités sont intervenus pour lire un poème ou faire un témoignage sur l’auteur et son épouse à qui le livre est dédié. Le poète Papis Diallo a également remercié Marie Madeleine Valfroy Diallo, pour lui avoir permis d’utiliser une œuvre de son défunt mari, l’éminent artiste plasticien Jacob Yacouba Diallo, intitulée « La marche nuptiale », pour illustrer la page de couverture du livre.

A la fin de cette belle cérémonie, Abdoukhadre Diallo a déclaré qu’il était important de revenir à l’essence de la poésie et qu’il restait attentif au sens du texte et sa musicalité. Ajoutant que son but ultime est d’émouvoir et pour cela, il laisse ses poèmes vibrer dans l’imagination du lecteur.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Pour la première fois de leur carrière, Jackie Chan et Sylvester Stallone se donneront la réplique. Les deux acteurs partageront prochainement la vedette d’« Ex-Baghdad », d’après Deadline. Scott Waugh (« Need for Speed », « XXX ») est actuellement en discussions avancées pour réaliser le film produit par Jackie Chan, Hans Canosa, Esmond Ren et Joe Tam.
Le long-métrage suivra deux soldats des forces spéciales, chargés d’escorter un groupe de civils qui doit quitter la trop dangereuse « Route de la mort » pour se rendre dans la Zone verte, secteur fortifié dans le centre de Bagdad. Le budget du projet est estimé à 80 millions de dollars, soit l’un des plus élevés pour une production chinoise.

(AFP)

Une belle parade des jeunes signares, à l’occasion d’un « Takussanu-Ndar », une randonnée pédestre, un vernissage-exposition d’œuvres littéraires et artistiques organisé au Centre de recherches et de documentation du Sénégal (Crds), en étroite collaboration avec Breda/Unesco, et des conférences ont marqué le démarrage, à Saint-Louis, de la sixième édition des journées nationales du patrimoine 2017.

Au cours de la cérémonie officielle, qui s’est déroulée au Centre de recherches et de documentation du Sénégal (Crds) en présence du directeur du Centre culturel régional, l’adjoint au gouverneur de la région de Saint-Louis chargé des Affaires administratives, Amadou Diop, a rappelé que le ministre de la Culture et de la Communication a porté son choix sur la région Nord pour célébrer ces journées qui ont pour thème « L’implication des communautés locales dans la gestion du patrimoine ».  M. Diop a précisé que ce choix est d’autant plus important que la région Nord regorge d’un riche patrimoine historique, culturel et naturel et demeure un creuset où se côtoient toutes les entités ethnolinguistiques du pays avec à la clé une ville tricentenaire classée au patrimoine mondial de l’humanité. Il s’est réjoui du fait que ces journées coïncident fort heureusement avec la Journée mondiale de la Diversité des expressions culturelles, célébrée le 21 mai dans le monde entier. L’adjoint au gouverneur, a souligné qu’à côté de toute cette richesse, le patrimoine architectural de l’île de Saint-Louis traverse des difficultés majeures au point d’être menacé aujourd’hui d’inscription sur la liste du patrimoine en péril.

Gestion du patrimoine culturel
Autant de raisons pour lesquelles l’adjoint au chef de l’exécutif régional a invité tous les acteurs à s’inspirer du thème pour inciter les Organisations communautaires de base (Ocb) à s’impliquer davantage dans les actions quotidiennes de sensibilisation, d’éducation et de communication.

Amadou Diop a laissé entendre que l’Etat, au-delà des mesures déjà entreprises, apportera toute son assistance pour la préservation et la sauvegarde du patrimoine culturel national et mondial.
Saliou Ndour, professeur à l’Ugb et coordonnateur du Master en Gestion des industries culturelles de l’Ufr Civilisations, religions, arts et communications (Crac), a saisi cette occasion pour introduire avec brio une communication sur le thème : « L’implication des communautés dans la gestion du patrimoine culturel ». Selon lui, la préservation du patrimoine contribue à l’expression de ce qu’on a de plus intime, de plus propre. « Ce qui fait que j’existe. Disons notre raison de vivre, c’est la raison de vivre de ma communauté ».

De l’avis du Pr Saliou Ndour, sans ce patrimoine, « il ne saurait y avoir d’existence ou d’identités », car il s’agit d’une sorte de miroir qui renvoie à l’image de l’être, « l’image de ce que je suis ou de ce que je pourrais devenir ».  Il a enfin rappelé que « les communautés locales sont au cœur de la gestion des sites du patrimoine mondial et sont essentielles pour les efforts durables de conservation qui contribuent à l’établissement de moyens de subsistance durables », avant d’insister longuement sur l’urgence et la nécessité pour les communautés locales, de jouer un rôle prépondérant dans la conservation et la gouvernance partagées des sites du patrimoine mondial et d’autres aires protégées.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Forum national sur la gouvernance de l’Internet s’est tenu, jeudi, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le thème de cette 5ème édition, « La contribution des acteurs de l’écosystème numérique dans la mise en œuvre de la stratégie nationale Sn 2025 », est en cohérence avec les objectifs des organisateurs : une prise de conscience sur les enjeux de la gouvernance de l’Internet par les populations et la prise en compte de leurs spécificités.

La question de la gouvernance de l’Internet va au-delà des considérations économiques. Elle enveloppe les aspirations spécifiques des communautés humaines. C’est aussi une interrogation sur des modèles à construire, sur la souveraineté à conquérir ou à consolider. C’est une occasion, pour ainsi reprendre El Hadj Niang, directeur de cabinet du ministre des Postes et Télécommunications, de mettre en relief l’ouverture et la sauvegarde de la diversité culturelle et l’utilisation de nos langues locales et d’autres caractères différents de ceux-là latins pour une internationalisation des échanges.

En ce qui a trait aux efforts déployés par le gouvernement dans le secteur, il a cité la Stratégie nationale 2025 et la mise en œuvre des réformes afin de doter le Sénégal d’un environnement juridique et réglementaire favorisant les investissements et la promotion des innovations de la part du secteur privé à la hauteur de la demande des populations. Le Chapitre sénégalais de l’Internet society, à travers cette 5ème édition du Forum national sur la gouvernance de l’Internet, offre, selon lui, l’opportunité de partager, avec le public et l’ensemble des acteurs, sur deux axes fondamentaux dans l’implémentation du document stratégique Sn2025 à savoir, d’une part, les infrastructures pour l’aménagement numérique du territoire dans ce contexte de décentralisation, et d’autre part, un environnement propice pour faire du Sénégal un hub technologique régional pour les startups.

El Hadj Niang a, en outre, souligné l’importance de l’innovation technologique dans le développement économique et social, d’où l’importance du thème de cette année. Il lui semble nécessaire de travailler à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques transversales qui traitent de la gouvernance de l’Internet. La disponibilité de l’accès au très haut débit pour les milliards d’individus encore non inclus dans la société de l’information est, dans ce sens, essentielle tout comme la sécurité des réseaux, des infrastructures et des personnes sur Internet surtout des enfants. Cette dynamique visant à impliquer l’ensemble des forces de la nation, spécialement les jeunes utilisateurs, en vue de mieux comprendre et tenir compte des problèmes spécifiques touchant le futur de l’Internet et son développement dans la région est à encourager.

La présidente de Isoc-Sn, Ndeye Maïmouna Diop, a insisté sur la nécessité de prendre en compte, dans la gouvernance de l’Internet, à la fois la dimension économique et celle-là sociale. Il urge, selon elle, de sensibiliser les jeunes pour donner le point de vue de l’Afrique d’où le besoin impérieux de développer une société de l’information innovante et inclusive.
Tidiane Seck, président du Comité scientifique, a, quant à lui, axé son propos sur la fibre optique qui, à ses yeux, apportera la réponse aux besoins des utilisateurs surtout en ce qui a trait au débit. L’attractivité du pays en dépend. Toutes les fibres optiques, estime-t-il, ne doivent pas converger à Dakar. Par ailleurs, il a exhorté les opérateurs de télécommunications et d’infrastructures à collaborer pour s’interconnecter, et a plaidé pour la généralisation de la 4G à tous les opérateurs. L’inadéquation entre les formations délivrées et les attentes du marché constitue également, pour lui, une source d’inquiétude.

Alassane Aliou MBAYE

Thiès a abrité, hier, un Comité régional de développement sur la vulgarisation et la sensibilisation sur la protection des données personnelles. Le Crd a été présidé par le gouverneur adjoint, Mbassa Sène, en présence de la présidente de la Commission de protection des données personnelles (Cdp), Awa Ndiaye, et ses principaux collaborateurs. L’après-midi, la Promenade des Thiessois a accueilli une caravane de sensibilisation des populations sur les enjeux de la protection des données personnelles.

Selon la présidente de la Commission de protection des données personnelles, tous les pays vivent dans un écosystème numérique. « Donc, nous devons être les garants de tout ce qui touche à notre identité, notre vie privée en restant vigilants dans l’utilisation d’Internet » a-t-elle invité. Revenant sur certains aspects de la loi, Mamadou Niane, directeur chargé des Affaires juridiques et de la Coopération, a épluché les missions de la Cdp dont les plus importantes visent la protection de données personnelles tant dans le secteur privé que public. En outre, il s’agit de veiller sur la protection des citoyens contre l’utilisation abusive de leurs données personnelles, le contrôle de conformité à la législation des traitements portant sur les données personnelles. « L’objectif est de tendre vers la création d’une Agence nationale de cyber-sécurité », a-t-il indiqué. Exposant sur les notions de sécurité et de confidentialité des données personnelles et les missions de contrôle, Saïkou Fall, directeur des Systèmes d’informations et de contrôle de la Cdp, s’est largement épanché sur les réflexes de sécurité à développer chez tout un chacun afin de protéger ses propres données numériques. Il a prodigué quelques conseils allant dans ce sens. « Par exemple, évitons de cliquer sur des liens reçus d’une source inconnue, des publicités tentantes sur des réseaux, de télécharger trop d’applications sur notre Smartphone, de divulguer trop de données personnelles dans le Net, entre autres », a-t-il partagé.

Dans l’après-midi, la Promenade des Thiessois a été le pôle d’attraction des élèves et des autres populations de la ville, à travers une exposition, une animation culturelle et d’une caravane de vulgarisation et de sensibilisation sur la protection des données personnelles.

Mbaye BA

Le Film documentaire « Grand Place » d’AnneJo Brigaud, projeté mercredi dernier au Théâtre Sorano, donne la parole à des Saint-Louisiens rencontrés autour de l’atelier d’un vieux soudeur, leur « arbre à palabre », où leurs causeries quotidiennes offrent un regard sur leur ville, d’hier et d’Aujourd’hui.

La porte de Badou, personnage principal du film, s’ouvre et se referme tout un long de la réalisation sur une rue singulière du Nord de l’île appelée la rue Lieutenant Pape Mar Diop. Sur cette voie de sable et de bitume, la réalisatrice, notamment AnneJo Brigaud, promène son public dans le quotidien de ce qu’elle appelle « les curieux de l’universel » à l’instar du vieux Badou Thiam, artisan-ferronnier en retraite et ses compagnons d’âge.

Son atelier de soudeur où il se rend à pieds après une traversée du pont Faidherbe, marque indélébile d’une ancienne ville coloniale, est devenu par excellence un lieu d’interactions, d’inférences et de séparations de vieux passeurs d’histoires sur un monde en pleines mutations technologiques, sociales et économiques. Ils parlent des avancées technologiques, à l’instar d’Internet, de la conjecture économique, de la crise touristique parmi tant d’autres sujets utiles et futiles.

C’est le « Grand Place » (l’arbre à palabre) tel que l’est l’intitulé du film. Leurs causeries, teintées d’humour, offrent un regard sur Saint-Louis d’hier et d’aujourd’hui. C’est le « waxtan », la causerie dans cette rue. Le « waxtan », une réalité profonde qui demeure et a toute sa place dans cette partie nord du pays.

En effet, à travers ce film documentaire, son premier long métrage, l’artiste de l’image nous livre également la mémoire d’une île métissée pleine d’histoire. Murissement d’un projet qui date de vingt ans, ce film documentaire a été sélectionné au 14ème Festival international panafricain de film de Cannes. Il est ainsi, le second film à bénéficier d’un appui financier de 15 millions du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica).

Marame Coumba SECK

Le mouvement « Y’en a marre » en partenariat avec Ford Fondation lance, au mois de juillet prochain, un concours dénommé « Citizen Mic ». A ce concours participeront une trentaine de jeunes rappeurs « under-grown » sur les thèmes de citoyenneté et de gouvernance locale.

Le concours « Citizen Mic », organisé en juillet prochain par le mouvement « Y’en a marre », est destiné à 30 jeunes rappeurs sénégalais autour des thèmes de la gouvernance locale et de la citoyenneté. En prélude à ce concours, ces trente artistes participants ont bénéficié, du 16 au 18 mai, d’une session de formation au Centre culturel Blaise Senghor. Selon l’artiste rappeur Simon Kouka, par ailleurs membre fondateur du mouvement « Y’en a marre », ils ont eu trois jours de sessions d’initiation et de formation sur l’écriture de textes engagés sur les questions de citoyenneté et de gouvernance locale. Le concours va commencer au mois de juillet, avec deux demi-finales entre les trente participants. Après la finale, le vainqueur gagnera un studio d’enregistrement d’une valeur de 2,5 millions de FCfa et 1 autre million de FCfa pour leur permettre d’installer ce studio et de se formaliser et entrer dans la vie professionnelle. Les 10 autres meilleurs aussi vont être choisis pour une compilation qui va être diffusée dans les radios et les réseaux sociaux. Simon rappelle que le studio est offert au gagnant par leur partenaire financier Ford Foundation qui a aussi pris en charge ces trois jours d’ateliers de formation.

Revenant sur la formation reçue par ces jeunes artistes rappeurs au Centre culturel Blaise Senghor, Simon Kouka souligne qu’ils « ont beaucoup échangé sur la gouvernance locale avec Moundiaye Cissé de l’Ong 3 D et sur la citoyenneté et les actions citoyennes avec le secrétaire général du Rnd, Diallo Diop ». Ces trois jours ont été aussi marqués par des interventions de rappeurs comme Matador, Thiat qui leur ont parlé de leur cursus, de leur vécu et de leur engagement dans le mouvement « Y’en a marre ». Quant à Djily Bagdad, il a axé sa communication sur l’écriture et les techniques d’écriture alors que Simon leur a parlé de tout ce qui est business et de son apport dans le hip hop.

D’après Simon Kouka, ils ont choisi les thèmes de la gouvernance locale et de citoyenneté parce qu’ils ne voulaient pas d’un concours ou chacun parlerait d’égo-triping, faire son éloge, « clasher ».

Participant à ce concours de « Citizen Mic », l’artiste rappeur Authentic Zeus de Rufisque indique qu’ils ont été heureux de participer à ce concours car la présélection a été rude. Ils étaient 527 postulants et seuls 30 ont été retenus et ont eu à « côtoyer des grands du hip hop sénégalais avec qui ils ont eu des échanges fructueux sur la gouvernance locale et la citoyenneté ».

Maguette Guèye DIEDHIOU

Artiste polyvalente, elle photographie, peint et filme. AnneJo Brigaud compte à son actif des productions cinématographiques réalisées dans le cadre du Festival international du film indépendant de Lille à Berck, à l’instar des films « Cinémondes », « Clap », « Deuxième » et « Empreintes ». Franco-sénégalaise d’origine martiniquaise, elle a réalisé, en 2016, son premier long métrage, « Grand Place », un film documentaire à travers lequel le scénariste promène sa caméra dans la rue Lieutenant Pape Mar Diop, pour parler de Saint-Louis d’hier et d’aujourd’hui par le biais de ses bibliothèques mobiles à l’image des vieux passeurs d’histoires. Produit d’une écoute, au fil des ans, d’une mémoire des anciens, à travers « Grand Place », on revoit l’image d’une Afrique qui sourit contrairement à celle montrée par les médias occidentaux. Chargée de la Communication audiovisuelle d’un Programme de recherche bio-médicale (Epls) au Sénégal, elle a réalisé deux films scientifiques sous l’égide de l’Inserm et de l’Institut Pasteur de Lille en plus de « Causerie sous le Mbar, en 2008 ». Photographe, dès les années 80, elle a traversé le temps avec une anthropologue-visuelle. Elle a participé aux expositions du Festival Gorée Regards sur cours, et sa peinture « Les Papas » signe l’affiche de son film documentaire « Grand Place ».

M. C. SECK

La 12e édition du Festivert, organisé ce weekend, au Parc de Hann, prévoit plusieurs activités dont des concerts sont annoncés. Aujourd’hui, après une kermesse, des séances de lutte, il y aura un concert live l’après-midi avec des artistes de renoms comme Souleymane Faye, Momo Dieng, Lingstar, Akhlou Bric, Paradise, Waly Seck sont attendus à partir de 18h30. Pour la journée du dimanche, au programme, une randonnée pédestre, un camping géant, et surtout un grand concert de clôture à partir de 18h30, avec des groupes comme Big Dee, Da Brains, les Frères Guissé, Canabass et Viviane.

Après « Diaspora » et « Get free » qui avaient révélé le talent de la fratrie Keita (quatre frères et une sœur), le groupe Takeifa sort, le 28 juin, un nouvel album, « Gass giss » (qui cherche trouve). Cette nouvelle production dessine un univers de rythmes enchanteurs et éclectiques et délivre un message d’humanité. Jac Keita, qui en est le leader, jette, dans cet entretien, un regard sur le rétroviseur, revient sur les contours de ce produit, décrit leurs styles musicaux et donne les raisons de leur absence relativement longue…

Un album éclectique
« La sortie de l’album était prévue pour le 15 mai dernier. Mais, nous l’avons repoussée jusqu’au 28 juin. Nous étions en pourparlers avec deux maisons de distribution basées en Allemagne et en France. Nous avons jugé nécessaire de repousser la sortie pour des questions de cohérence et de protection du produit. La date du 28 juin coïncide avec un show que nous organisons dans une grande salle à Paris, le « New morning ». Nous en profiterons pour lancer l’album international « Gass Giss » qui est composé de 10 titres. Cette production est le fruit de cinq années de dur labeur, de recherche de rythmes, de sonorités, de diversité. Nous y consignons la petite expérience musicale acquise à travers nos rencontres, nos voyages… Ce disque est un condensé de styles afro et rock. L’afro, parce qu’il est accessible car indifférent aux temps et aux espaces. Le choix du rock est lié non seulement à l’harmonie musicale qu’il offre à ressentir, mais aussi parce qu’il ne nécessite pas la contribution de beaucoup d’instruments. Ce sont des styles musicaux, comme le reggae, qui sont adaptés, par ailleurs, aux messages que nous véhiculons. Pour la promotion de l’album, nous comptons faire quelques tournées nationales après celles que nous effectuerons en Europe plus précisément en Allemagne, en France, en Belgique et en Suisse ».

Un message d’espoir
« Nous sommes de jeunes Sénégalais, des Africains sensibles à la réalité que vivent nos concitoyens et conscients de notre responsabilité, de la portée de notre voix. Nous avons, dans cet album, voulu adresser un message de paix, d’amour, décliner une vision optimiste de l’Afrique et partager nos appréhensions légitimes. Il y a le morceau « Hé Jo » où nous exhortons les hommes puissants d’ici et d’ailleurs à mesurer les attentes du peuple et à y répondre avec toute la volonté qui sied. Nous vivons dans un monde tourmenté. Les équilibres sont instables. Les gens sont turlupinés. La percée des opinions extrémistes, du Front national en France, l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis sont autant de signaux d’alarme attestant de notre propre déliquescence. Face à cette réalité angoissante, les hommes politiques doivent entretenir l’espoir des jeunes et des femmes qui ont parfois besoin d’être aiguillés, soutenus pour poursuivre leurs rêves, donner le point de vue de l’Afrique. Nous nous y employons à travers notre musique. Le titre « Macoumba » est, quant à lui, une exhortation au travail sans lequel tout effort des politiques serait vain. « Wét » et « Yéké Yéké » sont des chants d’amour parce que c’est ce qui ce qui doit fonder nos actions de tous les jours, nous galvaniser et nous pousser à élargir les horizons avec optimisme ; comme cet horizon immense et enchanteur qui se dévoile à l’Afrique ».

Cinq ans de recherche
« Ce silence, si on peut l’appeler ainsi, est voulu. Il découle de plusieurs observations frustrantes et de la réalité du marché musical. Quand l’album « Get free » est sorti, il a cartonné et nous a permis de faire plusieurs scènes. Malheureusement, les retombées financières n’étaient pas à la mesure de nos attentes et du succès qu’il a engrangé. Pis, nous ne touchions pas à nos droits d’auteur. C’est une réalité qui affecte toute la corporation. Il fallait réfléchir et y remédier. Il faut aussi dire que nous avons fait beaucoup de tournées dans le monde. Par ailleurs, pour le respect que nous devons à nos fans, l’amour que nous vouons à la musique et l’exigence professionnelle que nous nous imposons, il était utile de prendre le temps de peaufiner l’album ».

L’apport de Baaba Maal
« Nous avons fait un featuring avec Baaba Maal dans le morceau « Ndanane ». Si on note une certaine maturité dans cet album, il y est pour quelque chose. En plus de nous avoir prêté son studio pendant des mois, il nous a fait profiter de son immense expérience. C’est un artiste qui accompagne beaucoup ses pairs par sa grandeur d’âme, sa simplicité. Malgré son aura, il reste accessible et humble ; ce qui est très rare dans notre milieu où on a tendance à trop vite faire la grosse tête. Il nous a ouvert grandement ses portes, son monde, fait découvrir d’autres univers de rythmes, d’autres personnalités utiles à notre carrière. La musique, ce n’est pas seulement des prédispositions naturelles et une question de volonté. C’est aussi l’expérience. Nous avons été heureux qu’il ait partagé la sienne avec nous. Pendant six mois, nous avons régulièrement travaillé dans son studio. Il faut se rappeler aussi que nous l’avions invité, il y a trois ans, au Grand Théâtre. Nous avons aussi travaillé avec Jean Pierre Senghor et d’autres artistes pour tirer parti de leurs expériences diverses ».

Climat familial favorable
« Dans ce groupe, l’entente est parfaite et les tâches sont bien réparties. Nous sommes une famille en plus de partager la passion de la musique. Je suis le leader mais chacun a un rôle essentiel dans la marche du groupe. Il ne peut y manquer quelques malentendus mais les liens sont plus forts que cela. Mes compositions, par exemple, sont plus des propositions que des « consignes ». Il en est de même de celles de mes frères ou de ma sœur. Honnêtement, le climat de travail est favorable à l’éclosion de nos « sensations musicales ».

Au début, l’idole Jackson
« J’ai personnellement commencé en 1992. A l’époque, nous étions à Guédiawaye. Je dansais en imitant Michael Jackson. Mon père, qui est un mélomane, se plaisait à acheter des instruments de musique. C’est lui qui m’a incité à jouer de la guitare alors que je titillais le hip hop. J’ai commencé avec mon frère, Cheikh Tidiane Keita, guitariste et, en même temps, artiste peintre. Ibrahima nous a ensuite rejoints. Il nous arrivait de travailler avec des musiciens mais ils étaient souvent plus pressés que nous d’être sous les feux des projecteurs ! C’est par la suite que Maah Khoudia Keita est venue enrichir le groupe. Ce fut ensuite le tour de Fallou. Toutefois, ce que beaucoup ignorent, nous travaillons avec d’autres artistes qui ne sont pas de notre famille biologique. Takeifa n’est pas uniquement constitué de la fratrie Keita. Il y a un claviste qui s’appelle Jean Mendy, un saxophoniste basé en Allemagne qui nous accompagne quand nous nous y produisons et un percussionniste, Papis, qui est établi au Sénégal. Cela dépend des exigences de la scène et du public devant lequel nous jouons ».

Etre prophète chez soi…
« Certains ont fini par nous coller l’étiquette d’un groupe qui ne se préoccupe que de sa carrière internationale. Et pourtant, nous avons notre public ici. Notre musique est très consommée au Sénégal. Nos productions se vendent bien. Vous pouvez interroger les chiffres. Les gens nous suivent. Mais nous, nous devons d’explorer d’autres univers, d’autres pistes car nous nous enrichissons de nos rencontres qui nourrissent notre musique et diversifient notre palette. Le rêve de tout musicien, c’est une lapalissade, c’est de conquérir des espaces, d’intéresser d’autres publics. En sus, pour faire des tournées nationales, il faut des sponsors, des promoteurs pour accompagner l’artiste ; ce qui n’est pas toujours évident. C’est un vrai problème pour la musique sénégalaise en général. Nous nous attachons à trouver la bonne formule pour satisfaire le public sénégalais. Ce sera une belle manière de mieux faire connaître notre musique, de partager avec notre public nos orientations rythmiques même s’il faut aller dans les régions les plus éloignées du pays ».

Cheikh Tidiane Keïta : Entre le pinceau et la guitare
Aucune émotion ne s’empare de lui. Même devant la fureur des instruments et les agitations du public qu’il enchante par les accords de sa guitare. Cheikh Tidiane Keita, un des frères du groupe Takeifa, semble être ailleurs sur scène, occupé à peindre les yeux qui le dévorent. Les siens, plongés dans le néant, donnent l’air de vouloir vaincre vainement sa timidité.

« Je ne suis pas timide. J’aime être en retrait. La lumière aveuglante m’indispose », jure-t-il. Ce monde, qu’il dompte sur son chemin de succès, est plus un objet de réflexion qu’une source de jubilation. Sa sérénité est presque déconcertante.

Gamin, il adorait dessiner, faire des coquilles au tableau. Un ouvrier stimula son goût du beau. Le sablage devient l’exutoire de son imagination débordante. Le père, attentif aux petites jouissances du fils, le met en rapport avec un ami artiste qui élargit sa palette très tôt. Le frère aîné de Jac Keita fréquente le Village des arts, la Galerie de Casa, découvre d’autres expressions artistiques et tombe sous le charme de l’artiste Amadou Dédé Ly, une des figures de « l’Ecole de Dakar ». L’odyssée fut ensuite grande.

En même temps que sa carrière musicale, il se donne une « bouffée d’air » dans son monde où s’exprime davantage son être, la peinture, quoique la guitare ne l’ennuie point ; cet instrument qui a très tôt fait partie de son environnement immédiat. Papa était un mélomane qui se plaisait à en acheter. Maman aussi était dans le rythme. Les belles mélodies distillées par le groupe Takeifa puisent leur source dans cette ambiance familiale où s’épanouissaient les instruments.

La prouesse de Cheikh est d’être resté à la charnière de deux expressions artistiques et d’accomplir des performances. Il a été lauréat du prix « Union latine » pour la création et premier au concours de la Fondation Cuomo de Monaco. Celle-ci s’était donnée comme objectif de primer de jeunes artistes plasticiens. Il a récemment exposé ses œuvres à l’Alliance française d’Atlanta aux Etats-Unis où se « réfugient » certains de ses personnages sans visage et aux corps expressifs. « Car, je trouve que le visage capte toutes les émotions », confie celui qui aime également percer l’univers des « talibés » et explorer le quotidien. Le live painting qu’il envisage de développer avec ses frères serait une belle manière d’honorer son propre cheminement créatif. A. A. MBAYE

Par Alassane Aliou MBAYE

La région de Louga choisie pour abriter la 10e édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac), en décembre, promet un spectacle grandiose digne de son histoire et de son patrimoine culturel.

Kolda avait fait bonne impression lors de la 9e édition du Fesnac. Sur tous les plans : organisation, engouement populaire et qualité du contenu culturel. Ce que veut Louga, retenue pour abriter la 10e édition, c’est de « faire plus et mieux » que le Fouladou en misant sur son patrimoine culturel et le génie créateur de ses fils. Le Crd spécial consacré à l’événement et qui a été tenu, hier, à Louga, a eu le mérite de réaffirmer ce souhait. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Ndiambour est bien parti pour réussir son pari. Tous les artistes et acteurs culturels de la région étaient présents. Les élus aussi.

Sans oublier les opérateurs économiques, les membres de la société civile et les autorités administratives.Une mobilisation « encourageante », selon le gouverneur Alioune Badara Mbengue qui a présidé la rencontre en présence de Birane Niang, secrétaire général du ministère de la Culture. « Cette forte présence des acteurs culturels me rassure. Je suis certain que Louga va organiser un festival qui restera dans les annales », a souligné M. Mbengue à l’ouverture de ce Crd de lancement des activités préparatoires de la 10e édition du Fesnac prévue à Louga dans la deuxième quinzaine du mois de décembre. Le gouverneur a vivement salué l’engagement des élus locaux et des acteurs culturels qui ont tous promis de se donner « corps et âme » pour faire de ce 10e Fesnac « un grand succès ».
« Nous allons montrer au monde entier que Louga n’est pas appelée Capitale culturelle du Sénégal pour rien », s’est exclamé Youssou Mbargane, acteur culturel et membre fondateur du fameux Cercle de la jeunesse de Louga. « C’est un festival, nous ferons tout pour qu’il soit festif. Nous en avons les hommes pour cela et la ferme volonté de le réaliser », a soutenu M. Mbargane qui est aussi communicateur traditionnel.

Dans son propos, le secrétaire général du ministère de la Culture, Birane Niang, a dit sa fierté de venir à Louga, un grand creuset culturel. Les défis en termes d’hébergement, de transport, de santé et de nourriture sont énormes. Au moins 1.000 personnes sont attendues. Mais Birane Niang est lui aussi « sûr » que Louga « riche de son passé et de son patrimoine mettra tout en œuvre pour que l’événement soit animé, remarqué et remarquable ».

Potentiel artistique et culturel
Ce Cdr était aussi l’occasion pour la région de Louga d’exprimer sa gratitude à l’endroit du président de la République, Macky Sall qui a choisi la capitale du Ndiambour pour abriter cette 10e édition du Fesnac. Tous ceux qui ont pris la parole ont magnifié cette décision du chef de l’Etat. « Nous sommes d’autant plus fiers que 2017 a été décrétée année de la Culture par le président Sall », a dit Babacar Sarr, président du Fesfop (Festival international de folklore et de percussions de Louga). Les acteurs culturels sont unanimes. Ce choix, ont-ils dit, est un signal fort qui reconnaît le potentiel artistique et culturel d’une région rayonnante disposant d’un savoir-faire immense à partager et à mettre en valeur.

Abdoulaye DIALLO

Un vibrant hommage a été rendu, hier, à Khalifa El Hadji Mouhamed Niass lors de la cérémonie de dédicace de ses ouvrages composés d’un recueil de poèmes de plus de 10.000 vers en arabe et de deux livres en français intitulés « Répliques » et « Délivrance ». Le Premier ministre, Mahammad Abdallah Dionne, a magnifié l’œuvre du saint homme qu’il a offert en exemple à la jeunesse.  

Le Premier ministre a présidé, hier, la cérémonie de présentation et de dédicace d’ouvrages de Khalifa El Hadji Mouhamed Niass, père de Sidy Lamine Niass, édités par la Groupe Walfadjiri. Le lot est composé d’un recueil de poèmes de plus de 10.000 vers en arabe et de deux livres en français intitulés « Répliques » et « Délivrance ». La cérémonie avait comme parrain le Serviteur des deux saintes mosquées, le roi d’Arabie Saoudite, Sa Majesté Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud  et la Khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy  Mbacké.  « C’est une excellente journée pour notre pays qui s’honore d’exposer à la face du monde des œuvres d’un de ses plus dignes fils. C’est un moment d’autant plus important pour nous Sénégalais en ce qu’il nous rappelle que les Nations se distinguent par les savoirs et les compétences », a d’emblée souligné Mahammad Abdallah Dionne.

Pour le Premier ministre, les œuvres de ce saint homme remettent la place du savoir et des compétences au centre des préoccupations. Et cela entre en phase avec la vision du chef de l’Etat qui a inscrit le capital humain comme pilier centre du Plan Sénégal émergent (Pse). « En visitant la vie et l’œuvre de Khalifa El hadji Mouhamed Niass, on perçoit une belle leçon de vie pour nous, pour nos contemporains et pour les générations futures. Mame Khalifa nous invite à redevenir nous-mêmes et à nous affranchir des complexes générés par l’Occident ou par l’Orient », a soutenu le chef du Gouvernement. A l’en croire, ceux qui marchent sur le chemin d’une renaissance de leurs Nations sont les guides qui éclairent la voie en prenant en main leur destin et en refusant la résignation devant les obstacles, s’affranchissant des complexes d’infériorité et autres.

Reconnaissance au chef de l’Etat
 « Au delà des contenus des œuvres de votre illustre père qui nous sont restitués comme pour nous exhorter de prendre conscience de notre patrimoine soufi, il y a dans cette cérémonie un symbolisme plein de justification, je veux parler du parrainage. Vous mettez en phase le local et le global. C’est comme pour nous inviter à une conjugaison des efforts et un partage des contributions afin que les musulmans se retrouvent autour de la seule chose qui vaille, la maîtrise des savoirs au bénéfice de tous, l’action au service de l’humain dans le respect des différences », a adressé le Premier ministre à Sidy Lamine Niass.Selon M. Dionne, depuis son accession au pouvoir, le président Macky Sall a donné une place de choix aux lettrés en langue arabe. Il en veut pour preuve la promotion de l’enseignement arabo-islamique dans les universités, la modernisation des foyers religieux et l’implication des citoyens arabophones dans les sphères de l’Etat, l’encouragement à publier les œuvres des illustres guides, etc.

« Le patrimoine religieux est un facteur de distinction  de notre peuple. C’est pourquoi la présentation de cette œuvre est une belle leçon que vous offrez à titre de legs des ancêtres à la jeune génération », a estimé Mahammad Abdallah Dionne.

A l’occasion, le Pdg du Groupe Walfadjiri a marqué sa reconnaissance au chef de l’Etat qui, a-t-il dit, s’était engagé à prendre en charge cette cérémonie. « Vous avez ainsi compris que l’arabe comme l’Islam ne doit pas être en reste et qu’à l’appel de la démocratie, toutes les compétences doivent être les bienvenues », a dit Sidy Lamine Niass. Il s’est aussi réjoui de toutes les mesures prises par Macky Sall en faveur des lettrés en arabe depuis son arrivée au pouvoir comme la validation du baccalauréat arabe.

« Par cette mesure, vous avez offert à ces bacheliers les mêmes opportunités que leurs concitoyens formés en français, corrigeant ainsi une grave injustice. Sur cette même lancée, consistant à réparer les injustices, vous  avez ouvert une section arabe à l’Ecole nationale d’administration (Ena) pour la formation des diplomates  », a ajouté le patron de Walfadjiri qui a reconnu partager beaucoup de choses avec le président de la République, malgré leurs divergences du point de vue idéologique.

Ndiol Maka SECK

Le ministère de la Culture et de la Communication a procédé, hier, à la signature  des conventions avec les bénéficiaires du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu). Au total, 38 projets (allant de 2 à 10 millions de FCfa) couvrant toutes les régions du pays ont été retenus pour bénéficier de ce fonds, soit une enveloppe d’un montant global 200 millions de FCfa.

Pour accompagner le secteur des Cultures urbaines au Sénégal, le président de la République avait pris la décision de mettre à la disposition des acteurs de ce secteur, un Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu) d’un montant global de 300 millions de FCfa.  Cette décision qui avait été bien accueillie par les acteurs des Cultures urbaines, s’est concrétisée hier, à la Maison de la Culture Douta Seck, par la signature de conventions entre le ministère de la Culture et les bénéficiaires de ce Fonds.

Selon le secrétaire général du ministère, Birane Niang, pour l’octroi du Fdcu dans l’équité et la transparence, le département de la Culture et de la Communication a mis en place un Comité de lecture et de gestion du fonds. A l’en croire, ces organes chargés de la collecte, de la réception et de l’attribution des subventions ont reçu et  évalué 103 dossiers venant des 13 régions du Sénégal mais avec une forte participation de la région de Dakar.

D’après le représentant du président du Comité de lecture, Cheikh Diaw, par ailleurs responsable du Service des études de planification au ministère de la Culture, ils ont procédé à la lecture des 103 dossiers reçus. « Pour la lecture des dossiers, nous nous sommes organisés en binôme avant de se retrouver pour des croisements. Et nous avons fait tout cela à partir d’une grille de notation et sur la base de critères, à savoir la pertinence du projet, la qualité du contenu artistique, les résultats attendus et l’impact du projet au plan culturel, économique et social, la cible et la mise en perspective du projet », indique-t-il.

103 dossiers déposés
Il a également précisé que c’est en procédant en fonction de ces critères et grille de notation qu’ils ont retenu 38 projets sur les 103 dossiers déposés et jugés recevables après lecture. Parmi les bénéficiaires du Fdcu figurent l’Association «Kaay Fecc», Africulturban, Studio Sankara, «Da Brains», Guediawaye Hip hop, «Bideew Bu Bess», l’Association des jeunes rappeurs de Bignona, Rams Fest de Sédhiou, l’Association des rappeurs de Thiès, l’Association des artistes pour la culture urbaine de Kolda, Free Label de Tambacounda, Festival «Na nga def»  de Kaffrine, Sine production entre autres. Aussi, souligne Cheikh Diaw qu’ils ont fait quelques recommandations relatives à la formation en écriture de projets pour aider les bénéficiaires à améliorer leurs compétences dans ce domaine, au ciblage des régions non bénéficiaires pour éviter que tout soit concentré dans 2 ou trois régions car l’objectif est d’essaimer tout le territoire du Sénégal et surtout veiller à ne pas donner l’intégralité des sommes en début de projet.

Présidant la cérémonie de signature de cette convention pour les bénéficiaires, le secrétaire général du ministère de la Culture, Birane Niang, a félicité et remercié tous ceux qui ont œuvré à la réussite éclatante des différentes phases du projet. A l’en croire, les 38 projets retenus répondent aux critères techniques contenus dans le manuel de fonds,  soit une enveloppe de 200 millions de FCfa. « Le montant restant sera destiné de façon prioritaire à l’appui des événements du secteur, à la formation avec un volet formation des formateurs adressée aux directeurs de centres culturels et autres opérateurs culturels travaillant  dans les cultures urbaines, ainsi qu’une formation ciblée pour les acteurs eux-mêmes », indique-t-il.

Obtention de résultats concrets
Pour la mise à disposition des montants alloués, il a été opté pour la formule de libération en deux tranches. « En début de projet 80% de l’enveloppe sont remis. Les 20% restants sont disponibles dès la livraison du rapport d’exécution. Il s’agit ainsi de favoriser la réalisation effective du projet », fait savoir M. Niang. A ceux qui n’ont pas vu leurs projets retenus, Birane  Niang leur recommande de s’armer de patience et d’abnégation en profitant encore des prochaines sessions  de formation pour présenter au prochain appel des propositions de qualité.

Bénéficiaire de ce fonds, la présidente de l’Association «Kaay Fecc», Gacirah Diagne, a remercié le ministère de la Culture pour ce montant alloué et « cette marque de reconnaissance ». Sinon, elle souhaite que les bénéficiaires reçoivent les subventions quinze jours avant le début de leurs activités, que l’accès à la scène nationale soit démocratisée et qu’un fonds soit mis en place pour son fonctionnement afin que les acteurs puissent mener leurs activités culturelles à bien avec cette scène nationale et que le fonds soit augmenté au moins à 700 millions de FCfa. Aussi, appelle-t-elle les  acteurs du secteur à relever le défi des fonds alloués par l’obtention de résultats concrets.

Même son de cloche chez Didier Awadi du Studio Sankara qui apprécie aussi cet acte posé par les autorités pour les cultures urbaines. « Cela prouve que nous sommes reconnues comme faisant partie de la culture et que nous avons une importance dans la société. Cette reconnaissance nous l’apprécions à sa juste valeur. Maintenant, c’est à nous de savoir gérer ce fonds pour qu’on le double sinon on sera la risée de toute l’histoire », indique-t-il.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’artisanat d’art était inscrit, hier, à l’agenda du séminaire de recherche organisé au Musée Théodore Monod d’art africain, par l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) et la Direction des arts. Les conférenciers, Brahim Sakho et Laurence Maréchal, pour sortir ce sous-secteur de l’ornière, ont préconisé, entre autres mesures, son rattachement au ministère de la Culture.

L’étroitesse de la ligne démarcative, si tant qu’elle existe, entre l’artisanat, l’artisanat d’art et l’art tout simplement fait que les univers de sens s’entremêlent. Mais, les réalités de ces domaines de créativité, du point de vue des espaces d’expression, de leur prise en charge dans les politiques publiques, de la typologie des acteurs et de l’organisation, dessinent d’autres trajectoires. L’exposé de Brahim Sakho, conseiller spécial chargé de la stratégie du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), en donne une idée claire.

Il s’est d’abord attaché à situer l’artisanat d’art qui est la troisième composante du secteur de l’artisanat aux côtés de la production et le service. Il ne représente pas, selon lui, un sous-secteur au vrai sens du terme, ni une corporation de métiers à l’image du textile artisanal mais renvoie plutôt à l’image et l’usage du produit. Celui qui est, par ailleurs, coordonnateur de la grappe tourisme, industries culturelles, artisanat d’art à la Stratégie de croissance accélérée (Sca), s’est appuyé sur des statistiques pour offrir une vue globale sur la « filière ».

L’artisanat d’art compte 13.901 unités artisanales soit 11,30% de l’artisanat du Sénégal. Il est plus présent en zone urbaine avec 62,30% des entreprises installées au niveau des villages artisanaux soit 2,8% de celles de tout le secteur. La teinture, le tricotage, la bijouterie et la sculpture sur bois en sont les activités dominantes.

Villages artisanaux : « très mal entretenus ».
Toutefois, regrette-t-il, l’artisanat d’art est le parent pauvre des politiques culturelles à cause d’un déficit de lisibilité, de visibilité et d’organisation du sous-secteur ; des efforts dans ce sens le rendrait plus attrayant.  M. Sakho, expert consultant en Economie et en Finance, préconise une politique clairement définie, la création d’une direction en charge de l’Artisanat d’art au sein du ministère de la Culture. Ce qui suppose son rattachement à ce département au détriment de celui de l’Artisanat. Il lui semble important également de travailler à la mise en place d’un marché sous-régional des arts, d’un répertoire des producteurs et à la réalisation d’études sur les retombées sociales et économiques.

Il partage ses réflexions avec Laurence Maréchal, fondatrice des « Ateliers Nylanou », qui, au cours des échanges, est revenue sur des trajectoires individuelles témoignant du charme de l’artisanat d’art qui laisse la main entreprendre la traduction des effusions du cœur. Elle a néanmoins insisté sur le besoin impérieux d’encadrer les acteurs « pour stimuler la créativité et l’audace », de les identifier et de protéger les créations. La labellisation, la création de cellules de renforcement de capacité, de centrales d’achat et la sensibilisation sur les normes internationales lui semblent plus que nécessaires. C’est de cette manière que le Sénégal tirera parti de ce potentiel. Celle qui a entamé sa carrière artistique en 1977, en Ethiopie, a déploré, par ailleurs, l’état des villages artisanaux « très mal entretenus ». A l’image de Brahim Sakho, elle a prôné le rattachement de l’artisanat d’art au ministère de la Culture pour une meilleure articulation avec les autres formes d’expression culturelles.

Alassane Aliou MBAYE

Le Chapitre sénégalais de l’Internet society (Isoc-Sénégal) organise la 5ème édition du Forum national sur la gouvernance de l’Internet, ce matin, au Centre de conférences de l’Ucad 2. C’est en marge de la Journée mondiale des télécommunications et de la Société de l’information.

Le Forum national sur la gouvernance de l’Internet 2017 s’ouvre ce matin, à 9 heures à l’Ucad II. Il est placé sous la présidence des ministres des Postes et Télécommunications et celui de la Promotion des Investissements.

Le Forum offre l’opportunité de partager avec le public et l’ensemble des acteurs sénégalais sur la mise en œuvre de la « Stratégie Sénégal Numérique 2025 ». Selon un document parvenu à notre rédaction, il s’agira principalement de se pencher sur la « Contribution des acteurs de l’écosystème numérique dans la mise en œuvre de la stratégie nationale SN2025 » à travers deux panels.

Le premier portera sur « Infrastructures numériques publiques et privées : Quelle contribution à l’aménagement numérique du territoire ? » et le second sur « Quelle stratégie pour faire du Sénégal un hub technologique régional pour les startups ? ». Les organisateurs attendent de ce forum des propositions pertinentes sur la mise en œuvre du document énoncé plus haut, la contribution du Sénégal au Forum ouest-africain, africain et mondial sur la gouvernance Internet et une meilleure sensibilisation du public sur l’utilisation optimale des technologies de l’information.

L’occasion sera donnée aux acteurs et au public de partager sur les enjeux actuels de la gouvernance mondiale de l’Internet, de parler des questions émergentes (protection de la vie privée, blocage réseaux sociaux) et de leur impact sur la société toute entière.

O. DIOUF

Récompensée deux fois par le prix d’interprétation pour « Violette Nozière » (1978) et « La Pianiste » (2001), l’actrice française Isabelle Huppert présidera le 23 mai la soirée anniversaire du 70e Festival de Cannes en présence de lauréats de la Palme d’or, ont annoncé mardi les organisateurs.

En milieu de journée, plusieurs dizaines de « palmés », présidents du jury et prix d’interprétation féminines et masculines participeront à une photo de famille, avant une cérémonie en début de soirée dans le Grand Théâtre Lumière. Extraits de films, images d’archives, interventions d’artistes et intermèdes musicaux marqueront cet anniversaire, prélude à un dîner de gala qui s’annonce comme le plus couru avec la participation annoncée de nombreuses personnalités ayant marqué l’histoire du Festival. La liste est gardée secrète par les organisateurs. Président du Jury en 1994, Clint Eastwood donnera une « leçon de cinéma » le 21 mai, au lendemain de la présentation, en sa présence, de la copie restaurée de son film « Impitoyable » (« Unforgiven ») dont le Festival fêtera le 25e anniversaire, en association avec la major Warner.

A l’occasion du 70e anniversaire, le Festival inaugurera par ailleurs une web radio, « Radio Festival », disponible à partir du 17 mai depuis le site officiel (www.festival-cannes.com). Au programme: les grands événements en direct, des archives sonores et des forums de discussion sur le cinéma du futur.

Depuis 2002, TV Festival rend compte de la manifestation cannoise 24/24 sur les bouquets d’Orange et de Canal, YouTube et Dailymotion, ainsi que sur le site officiel, du 17 au 28 mai.

AFP

Une délégation de l’Association nationale des journalistes de Chine (Anjc), conduite par Zhang Mingxin, rédacteur en chef de l’Agence de presse China news service, était hier dans les locaux du quotidien national « Le Soleil ». Selon Zhang Mingxin, cette visite à la Sspp s’inscrit dans le cadre du renforcement des échanges culturels et humains entre les deux pays. Elle vise également à nouer des partenariats entre l’Association nationale des journalistes de Chine (Anjc) et les milieux de médias au Sénégal.  

Une  délégation de l’Association nationale des journalistes de Chine (Anjc), conduite par le rédacteur en chef de l’Agence de Presse China news service, Zhang Mingxin, était hier dans les locaux du «Soleil» pour échanger leurs expériences sur plusieurs sujets, dont les défis de la presse traditionnelle face à l’Internet et à l’irruption de nouveaux médias.

« Nous avons eu des échanges très approfondis avec le directeur général du «Soleil» qui ont porté sur plusieurs sujets, en particulier sur les défis de la presse traditionnels face à l’Internet et aux nouveaux médias », a déclaré M. Mingxin, notant que ces échanges ont également porté sur le développement des médias, la diversification des services des médias et sur les nouvelles stratégies à adopter face aux mutations en cours dans le secteur des médias.   « Nous avons aussi visité les archives du Soleil dans lesquels nous avons trouvé les dossiers relatifs à la coopération entre la Chine et le Sénégal depuis les années 1970. Ce qui nous a beaucoup impressionnés », a-t-il ajouté. « Nous avons proposé des possibilités de partenariat avec les organes des deux grandes villes en Chine et le Soleil, mais aussi parlé des possibilités d’échanges d’informations ou de reportages dans le domaine du tourisme », a noté le chef de la délégation chinoise.

Pour le directeur général du «Soleil», Cheikh Thiam, les discussions avec les confrères chinois ont surtout porté sur des stratégies que des médias chinois ont mises en place pour faire face à la crise de la presse qui n’épargne, selon lui, aucun journal dans le monde. En effet, les journalistes chinois ont dit que la crise des médias est apparue il y a presque 20 ans en Chine et que pour faire face à ce phénomène, beaucoup de groupes chinois ont anticipé en développant des modèles économiques et en se diversifiant dans des secteurs aussi divers que l’immobilier, le tourisme, les finances et l’industrie. Selon M. Thiam, le Soleil s’inscrit dans la même vision que celle des collègues chinois.  « Le Soleil a déjà un partenariat que nous saluons avec « Beijing revue » au Sénégal, à travers l’impression et la distribution de « Chine-Afrique », a rappelé le directeur général de la Sspp, ajoutant que le journal sénégalais a déjà signé un contrat qui est en train d’être exécuté et que les deux parties sont satisfaites du travail déjà réalisé.                                      

M. SY

Le ministère sénégalais de la Culture et de la Communication et l’Association nationale des journalistes de Chine ont procédé hier à la signature d’un accord de coopération portant sur des voyages internationaux, la formation de journalistes, les échanges d’informations et de reportages médiatiques.

Un accord de coopération signé, hier, à Dakar, entre le ministère sénégalais de la Culture et de la Communication et l’Association nationale des journalistes de Chine vise à « renforcer la compréhension mutuelle entre les secteurs des médias de Chine et du Sénégal, de promouvoir les échanges et la coopération amicale entre les deux parties et consolider l’amitié traditionnelle entre les deux peuples ». Selon le document de l’accord de coopération, sur la base du principe de réciprocité, le ministère sénégalais de la Culture et de la Communication et l’Association nationale des journalistes de Chine inviteront tous les deux ans, une délégation de 6 personnes de l’autre partie à faire une visite de sept jours. La partie visiteuse prendra en charge les frais de voyages internationaux, alors que la partie hôte s’occupera des charges de frais d’hébergement, entre autres.

Sur une durée de quatre ans renouvelable, l’Association nationale des journalistes de Chine et le ministère sénégalais de la Culture et de la Communication s’assisteront et échangeront des informations, des reportages et tous autres contenus médiatiques pouvant contribuer à la promotion et au renforcement des relations entre les peuples des deux pays.
Les deux parties coopéreront également dans la formation des journalistes et dans l’organisation de colloques sur des thèmes spécifiques et d’intérêt général.      

O. DIOUF

La première édition de « Miss United Nations Sénégal » aura lieu le 1er juillet 2017 au Théâtre Daniel Sorano de Dakar. Ce concours de beauté, initié par la créatrice de mode, Soukeyna Awa Kébé, veut permettre à de jeunes femmes de différentes nationalités de s’exprimer et de montrer leur capacité d’adaptation dans un pays ouvert au monde, en défendant individuellement un projet.

Pour sa première édition prévue le 1er juillet à Dakar, « Miss United Nations » Sénégal, concours de beauté initié par Soukeyna Awa Kébé, créatrice de mode, va mettre en exergue, au-delà des défilés de mode, « le droit de penser, d’argumenter et de vivre d’une autre manière dans un univers où les diversités individuelle et collective  seraient une source d’enrichissement pour tous ». Ainsi, la beauté sera célébrée sous tous ces aspects, intellectuel, moral et physique avec au programme des défilés de mode ainsi que des épreuves intellectuelles qui consisteront à évaluer le niveau de connaissances d’étudiantes ou des professionnelles.

« Ce projet ne se limite pas seulement au concours de beauté, mais nous voulons donner à de jeunes femmes de différentes nationalités l’opportunité de s’exprimer et de montrer leur capacité d’imagination et d’adaptation dans un pays en défendant individuellement un projet », a-indiqué cette styliste de profession.

Créatrice de bijoux et de vêtements, Soukeyna Awa Kébé, connue sous le pseudonyme de Princesse K, a commencé avec sa marque il y a trois ans, et de fil en aiguille, elle a su se créer une réputation dans le milieu de la mode. Elle crée ainsi sa propre marque au Sénégal. S’articulant par ailleurs autour de l’aide à la petite enfance et de la lutte contre le racisme, à travers ce concours, cette humaniste comme elle se définit, se dévoile et aspire au partage des goûts et couleurs à l’échange et à l’enrichissement visuel des matières. Partenaire avec des associations de handicapés, notamment celle des albinos, elle veut promouvoir, à travers ce projet, l’aide à la petite enfance.

Marame Coumba SECK

La  9ème édition du Festival international de toutes les danses, « Kaay Fecc », se tient du 19 au 21 mai au Centre culturel Blaise Senghor et à l’Institut français de Dakar. L’association rend hommage, cette année, à la chorégraphe Germaine Acogny à travers le thème de la « Résilience ».

L’Association «Kaay Fecc» organise la 9ème édition du Festival Kaay Fecc, du 19 au 21 mai, au Centre culturel Blaise Senghor et à l’Institut français de Dakar. Placée sous le parrainage de Felwine Sarr, cette édition rendra également hommage à la chorégraphe Germaine Acogny, par ailleurs fondatrice de l’Ecole des sables de Toubab Dialaw. Au programme de cette édition du Festival «Kaay Fecc», sa directrice, Gacirah Diagne, annonce des spectacles de danses, des formations de danse, des master class avec de jeunes femmes chorégraphes qui veulent s’ouvrir à la danse contemporaine, des ateliers à destination des enfants, une conférence-débat animée par Felwine Sarr, des  projections de films sur la danse, entre autres.

« Pour les spectacles de danse, sont attendus des artistes du Sénégal, du Burkina Faso, du Togo, de la Côte d’Ivoire, de France, d’Allemagne et de Lituanie, qui présenteront des créations de danses traditionnelle, contemporaine et hip hop », informe-t-elle. Outre ces activités, l’Association «Kaay Fecc» a voulu innover cette année en organisant également la première édition du Battle national Sabar, dimanche 21  mai. A propos du thème de cette édition, Gacirah Diagne explique qu’ils ne sont pas dans la revendication, mais dans « la résilience » et ils pensent que Germaine Acogny en est le symbole dans le domaine de la danse qui n’est pas facile au Sénégal. « Elle a su impulser, créer, encadrer,  encourager et perdurer dans ce domaine. Elle s’est également battue pour que la danse soit respectée, en créant tout une infrastructure à Toubab Dialaw où elle accueille tout un monde », informe Mme Diagne. Précisant que la chorégraphe leur offre ce grand honneur de danser à l’Institut français de Dakar lors de ce festival.

Très heureuse de l’hommage qui lui sera rendu en cette 9ème édition du «Kaay Fecc», Germaine Acogny dédie cet hommage à feus Doudou  Ndiaye Rose, Julien Jouga, Joe Ouakam, pour leur long compagnonnage. Aussi, a-t-elle tenu à remercier Gacirah Diagne pour son courage, son abnégation à faire perdurer ce festival. « C’est une vraie bagarreuse. Donc je demande à ce que le public vienne en masse participer à ce festival », lance Germaine Acogny.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs (Msad) de Thiès ont participé à la 13ème édition du Moussem de Tan-Tan en exposant quelques tapisseries : « La fleur de colombe » de Mamadou Gaye, « Accueil royal » de Khalifa Gueye, « Visages envoutants » d’Ibou Diouf, « Princesse solaire » de Saliou Diouf, « Djenne niche des lumières » de Mouhamed Ndir et « Tagou naa mbaar » d’Ousmane Sy.

« La participation des Msad de Thiès au Moussem de Tan-Tan nous ramène à ce que l’on appelait à l’époque les expositions du Sénégal à l’étranger avec un commissariat, s’est réjoui le directeur général Aloyse Ndam Diouf. Cela contribue d’abord à la visibilité des Manufactures mais aussi à mettre en exergue l’art sénégalais notamment la peinture, les tapisseries qui constituent des œuvres majeures. Elles contribuent au rayonnement artistique du Sénégal ».  Aux yeux d’A.N. Diouf, « cette belle initiative participe à mieux faire connaître la culture sénégalaise au travers des thématiques traitées dans les œuvres. Mais aussi pour que l’on puisse s’inscrire dans une perspective de relever le plateau artistique du Sénégal. Le directeur des Msad a évoqué la démarche du président Léopold S. Senghor qui, à chaque fois qu’il voyageait à l’étranger, offrait une tapisserie en guise de cadeau à son hôte. Cela a fait que les œuvres des manufactures rayonnent à travers le monde : institutions, palais royaux, etc. Pour Aloyse N. Diouf, c’est une manière de laisser l’image du Sénégal pour que le pays soit mieux connu. En offrant une tapisserie d’Ibou Diouf (« Visages envoûtants ») au président de la Fondation Almougaar, les Msad ont noué un partenariat avec le Moussem de Tan-Tan.  Des contacts ont été établis pour la commercialisation au Maroc de produits des Msad.              

E. M. F.

En procédant à l’ouverture officielle de la 13ème édition du Moussem de Tan-Tan, le président de la Fondation Almouggar, Mohammed Fadel Benyaich, a insisté sur le caractère pluriel du Maroc. Selon lui, le Moussem se veut d’être un espace d’échanges entre citoyens du monde.

Un espace d’échanges. « La 13ème édition du Moussem de Tan-Tan est un moment de nous retrouver en famille afin de célébrer la culture hassanie et travailler à la valorisation de son patrimoine autour de projets structurants. Nous nous inscrivons dans la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et de  son auguste père Feu Hassan II qui œuvrait avec son peuple à la libération du Sahara marocain il y a maintenant 40 ans », a rappelé Mohammed Fadel Benyaich, président de la Fondation Almouggar, par ailleurs ambassadeur du Maroc en Espagne.  Dans son propos, il a insisté sur le caractère pluriel du royaume chérifien à la fois un pays de mélange et de brassage phénicien, carthaginois, arabo-musulman, berbère, africain, hébreux, français, espagnol, contribuant à enrichir sa civilisation depuis cinq millénaires.

A l’endroit des Sénégalais, Français, Espagnols, Néo-calédoniens participants au festival, M. F. Benyaich a émis de voir à travers cet événement commémorer ensemble la fierté de leur culture et de leur patrimoine ancestral dans un esprit de paix et de tolérance. « Notre vœux le plus cher est que le Moussem puisse avoir un impact social sur les peuples du sud », a lancé le président de la Fondation Almougaar expliquant que c’est dans cet esprit qu’est organisée la Green Invest Conference. Au travers de la culture, le but est de montrer les opportunités d’affaire de la zone dans les domaines de l’agriculture, de la pêche, du tourisme durable, de l’habitat social. Sur la même ligne, M. F. Benyaich a estimé que le Moussem de Tan-Tan se veut d’être « un espace d’échanges entre citoyens du monde et être un modèle de coopération sud-sud ».  Le Moussem de Tan-Tan, sacré chef d’œuvre du patrimoine culturel oral de l’humanité en 2005 et inscrit sur la liste représentative de l’Unesco en 2008, est présenté comme l’un des plus prestigieux festivals de l’agenda culturel du royaume du Maroc.             

E. M. F.

Le Festival international (Moussem) de Tan-Tan (Maroc) a distingué le Sénégal comme pays invité d’honneur. La 13ème édition, qui s’est déroulée du 5 au 10 mai, a concrétisé les similitudes culturelle et patrimoniale qui lient les deux pays. La délégation officielle sénégalaise était conduite par le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang.

Un site sorti de nulle part. Au confluent de la mer et du désert, Tan-Tan (Royaume du Maroc), à 331 km au sud de la ville d’Agadir, offre un décor de rêve. Au coucher du soleil, des perles de vagues viennent lécher la terre ferme d’Oued Chbika. Le panorama en fait un lieu de réflexion, d’inspiration, d’amitié. Un territoire de patrimoine. Ce qui donne à la 13ème édition (du 5 au 10 mai) de ce Festival international, un cachet particulier sous le thème : « Le Moussem de Tan-Tan : Un patrimoine culturel en partage entre le Maroc et l’Afrique ». Sous l’impulsion de la Fondation Almouggar et sur instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Sénégal était le pays invité d’honneur.

La délégation officielle sénégalaise était conduite par le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang. Il avait à ses côtés le conseiller spécial du président de la République pour la Culture, Pr Hamidou Dia, le directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul, l’administrateur du Monument de la Renaissance africaine, Abdoulaye Racine Senghor, le directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès (Msad), Aloyse Ndam Diouf, et quelques chefs de service du ministère. Outre les officiels, la délégation comprenait également des artistes et exposants. Il s’agit de la célèbre troupe Yeela d’Ouleye Lama qui a fait sensation et les Msad de Thiès qui ont présenté quelques tapisseries.

Economie culturelle
L’évocation des artisans et artistes composant cette délégation a donné l’occasion à Birane Niang de louer les efforts faits par les autorités marocaines pour réussir « un mariage fécond entre une créativité artistique et artisanale millénaire et un génie industriel ». Une belle manière, selon le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, de promouvoir les industries créatives et culturelles, un sujet qui ne saurait laisser indifférent le parterre d’investisseurs ici présents.  Il s’exprimait à la cérémonie d’ouverture de la Green Invest Conference sur les opportunités d’investissement dans la région. « L’économie culturelle, en effet, est le fruit d’une synergie entre le monde de la culture et celui de l’entreprise. Au Sénégal, le modèle porté par les Manufactures des arts décoratifs, que nous avons lancé à la conquête du monde, servira à un ensemencement systématique du vaste champ de la création et de la créativité visuelle », a estimé Birane Niang relevant que « l’expérience et le génie marocains et de pays amis seront sollicités pour un partenariat exemplaire ».

Au regard du secrétaire général, « cette démarche féconde du Maroc, qui confère à ses biens et services un label esthétique et utilitaire, doit constituer une source d’inspiration pour tous ». Il a rappelé que le Sénégal a pris le parti d’établir une passerelle entre, d’une part, les artistes et, d’autre part, les artisans, agriculteurs et autres producteurs pour que tout ce qui est Sénégalais soit présenté partout dans le monde dans un contenant lui-même sénégalais. Ce mouvement général est porté par le Plan Sénégal émergent (Pse) qui constitue le cadre de référence, tous secteurs confondus, pour assurer à l’horizon 2035, un développement harmonieux. Birane Niang a saisi l’occasion pour inviter tous les investisseurs présents à Tan-Tan à venir au Sénégal qui présente de nombreux atouts : sa position géographique, sa stabilité politique, un environnement juridique favorable, d’importantes ressources naturelles et le nouveau pôle urbain de Diamniadio qui est une zone franche industrielle dotée d’une plateforme incitative.

Un carrefour qui célèbre la diversité culturelle
Le Moussem de Tan-Tan avait du charme à revendre. A la Place de la paix et de la tolérance, la cérémonie officielle d’ouverture de la 13ème édition a été rythmée par un spectacle riche en couleurs.

Dans un élan très poétique, des vers ont été déclamés. Le but, réveiller une mémoire collective et transporter la beauté du site. De quoi « célébrer le Sénégal comme un partenaire dynamique et vital », s’est réjoui le président de la Fondation Almougaar, Mohammed Fadel Benyaich.

A l’occasion, il a remis au goût du jour les racines africaines du Maroc, en témoigne le discours du Roi Mohammed VI à Dakar le 6 novembre 2016, lors de la célébration du 41ème anniversaire de la Marche verte en considération de la profondeur des liens fraternels, spirituels et humains qui unissent le Maroc et le Sénégal et le retour du royaume chérifien à l’Union africaine.

Cela confère au festival toute sa légitimité. Sur place, cela donne un spectacle savamment orchestré, mettant en lumière un Islam de paix et de tolérance. Sur d’autres tableaux, le mode de vie traditionnelle, marqué par le nomadisme, est mis en avant. Le bédouin avec son chameau est à la quête du pâturage dans un environnement désertique. Pendant ce temps, les enfants sont à l’école coranique. Du côté de la gente féminine, même étant au foyer, la femme joue un rôle essentiel dans cette société sahraouie.

L’hospitalité, la générosité font sens dans ce milieu. Elle s’est déclinée dans un brassage culturel illustré à merveille par la présence de la Nouvelle Calédonie représentée au travers d’une performance en chant, danse kanak, autour du rituel de l’igname, un sacré. La musique andalouse était également de la partie avec des artistes espagnols.

Autre temps fort du festival, c’est également la parade de Tan-Tan qui a vu défiler différentes instances participantes aux côtés des troupes traditionnelles régionales et des pays hôtes. Les soirs, sur le bivouac d’Oued Chbika, les festivités se sont prolongées autour d’un dîner avec en prime une animation artistique aux sonorités éclectiques. Marocains, Sénégalais et Espagnols se sont relayés sur scène avant d’offrir un bouquet final au doux parfum de la fraternité.

E. M. F.

La 7e édition du Festival du théâtre du rail a vécu le week-end dernier, à Thiès. La place Mamadou Dia (ex-Agora) qui a abrité l’événement, a encore refusé du monde. La cérémonie d’ouverture a été rehaussée par la présence d’éminentes personnalités qui ont accepté de soutenir les organisateurs.

Les artistes et comédiens du théâtre de Thiès réunis au sein de la section de l’association Arcots ont relevé le pari de l’organisation. Plusieurs spectateurs sont venus suivre les différentes prestations des acteurs, comédiens, metteurs en scène, scénaristes, entre autres mobilisés autour du Festival de théâtre du Rail (Fest’Rail) qui, selon le président de l’Arcots, Souleymane Dramé, vise à contribuer au développement du théâtre.

Le thème pour cette édition 2017 était « Quel type de théâtre pour promouvoir la paix sociale, vecteur de l’émergence ? ». Le but était de favoriser la rencontre des différentes sensibilités artistiques évoluant dans le domaine théâtral et de soutenir également la création et la diffusion. « C’est pour nous un évènement d’une dimension internationale à inscrire dans l’agenda culturel sénégalais et voire même africain pour mieux favoriser les échanges entre artistes et le public.

Aussi, il convient de travailler à contribuer à la décentralisation de l’action culturelle par des activités d’envergure internationale pour favoriser une saine émulation et permettre de doter la ville de nouvelles infrastructures », a souligné Souleymane Dramé.

La soirée du samedi a mobilisé un public très nombreux qui a manifesté un intérêt particulier au festival qui draine, à chaque édition, autant d’artistes et comédiens venant d’autres localités comme Dakar, Saint-Louis, Kaolack, Diourbel, Louga.   Une belle manière de proposer un cadre d’expression professionnel aux artistes du terroir et de favoriser l’intégration à travers la culture, de participer aux renforcements des capacités des professionnels du secteur culturel, mais aussi de contribuer à la promotion des structures touristiques, artisanales et des Pme de la localité.

Mouhamadou  SAGNE

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