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Culture (1404)

L’Ensemble lyrique national demeure une « pourvoyeuse » de délices. En une soirée de communion avec un public venu nombreux célébrer avec lui des vertus et les héros nationaux, il a, le jour de la fête de Korité, enchanté sur la scène de ses exploits, le Théâtre national Daniel Sorano. Plus qu’un spectacle, il s’est agi d’une fusion culturelle, d’un éloge à « l’éclectisme musical ».

Le chant est mémoire. En plus d’envahir les esprits, il est un témoignage d’admiration, de reconnaissance. De désapprobation aussi. Il est, sous les cieux où on transmet la valeur essentielle par l’oralité, un moyen de préservation du patrimoine culturel. L’Ensemble lyrique traditionnel a fait plus que cela sur la scène de ses prouesses. Il a montré toute la diversité des expressions culturelles des différentes communautés. Les artistes ont exalté des valeurs et offert un voyage de rythmes et de sens devant un public nombreux et chaleureux, quelquefois frénétique, qui a fait preuve de générosité. Quelques bonnes âmes les ont, en effet, gratifiés de billets de banque. Ce n’est point-là une munificence encombrante de leur part. C’est un trait de culture reproduit dans le « temple » chargé de le consigner. Le « louangeur » et le bienfaiteur sont dans une action de grâce, de reconnaissance. Même les balafons, les instruments de percussion, le xalam, la flûte…s’y plient allégrement. Ils fusionnent pour concourir à cette harmonie musicale donnant à admirer une merveille.

Quand la majestueuse Ndeye Fatou Ndiaye, qui a empli la scène de son élégance et que sa voix nette a résonné dans une salle bien remplie comme lors des grands soirs du Théâtre national Daniel Sorano, des applaudissements ont fusé. Le spectacle est un vrai enchantement pour les yeux et les oreilles.

Fureur poétique
La chanteuse revisite le destin peu commun et atroce de Diery Dior Ndella Fall pour célébrer les vertus qui grandissent les peuples et pour rappeler, sereine et sans rancœur, l’inhumanité de celui-là qui était censé apporter la civilisation. Plus que des notes, ce sont des émotions qui ont été distillées. Dans cet univers de significations, le verbe galvanise. La voix transporte le public pour atteindre des rivages où on savoure les délices et se recueille. Comme, au début de la fête, cette minute de silence à la mémoire des valeureux hommes de la culture récemment disparus.

Tout est, ici, une marque « mémorielle » servant de repère à l’aventure collective. Maty Thiam Dogo ne fait pas autre chose quand, dans une fureur à la fois poétique et lugubre car évoquant la témérité et l’anéantissement, chante les vaillantes femmes du Walo, figures du refus ; comme s’y est employée, ensuite, la cantatrice Fatou Badji pour louer une autre personnalité féminine digne d’éloges, héroïne de la résistance, la dame de Cabrousse, Aline Sitoé Diatta. Et le généreux public a de quoi exulter. On rehausse sa fierté dans une cadence parfois infernale. Les sièges contiennent mal les pas les plus lestes face à la furie du « sabar » et les « exhortations des autres agitateurs ». Ouzin Mbaye qui a gratifié l’assistance d’un « Ndawrabine » frénétique n’en est pas moins incitateur. Les corps agiles qui l’accompagnent offrent également un régal. A El Hadji Oumar Tall, héros ici et ailleurs, même les instruments ont rendu hommage. Une voix caverneuse et complice a fait l’éloge d’une œuvre utile qui lui survit et a exalté sa haute lignée. Et il y a de ces voix que le temps n’éraille point et n’altère jamais. Celle de la doyenne Athia Wélé continue d’enchanter. Elle est demeurée retentissante, plus captivante que le son de la flûte.

Yandé Gningue est venue rappeler son illustre devancière, Yandé Codou Sène. Et comme aimait à le faire la défunte cantatrice sérère, elle s’est répandue en éloges sur le poète-président, Léopold Sédar Senghor. Marie Ngoné Ndione, splendide dans sa tenue, quant à elle, a montré ce pourquoi elle est la directrice de l’Ensemble lyrique national. Sa prestation bien accueillie est un triomphe d’apothéose. « En êtes-vous satisfaits ? », a-t-elle demandé au public à la fin de ce spectacle remarquable. L’ovation en l’honneur des artistes est, en de pareilles circonstances, la réponse la plus éloquente. Et ils y ont eu droit.

Alassane Aliou MBAYE

La Galerie nationale d’art de Dakar (19, Avenue Hassan II) accueille à partir de demain, jusqu’au 12 juillet, l’exposition Reflets d’Expressions et d’Expériences de l’artiste sénégalais Ousmane Ndiaye Dago.

Le photographe, graphiste et designer sénégalais Ousmane Ndiaye Dago est à l’honneur à la Galerie nationale d’art de Dakar (19, Avenue Hassan II). Ses œuvres y sont exposées jusqu’au 12 juillet sous le thème Reflets d’Expressions et d’Expériences. Dans un document de présentation, le commissaire de l’exposition, Dr Babacar Mbaye Diop, présente Dago comme un graphiste qui réalise des commandes et se plie aux volontés des clients. « Il se situe au centre d’une recherche plastique qui lui a permis d’affirmer sa propre identité dans le milieu artistique », analyse le critique d’art ajoutant qu’il est « l’artiste photographe sénégalais le plus original et le plus profond de sa génération ».

Le commissaire de l’exposition poursuit sa réflexion : « Dago a su mélanger la peinture, la sculpture et la photographie. On lui doit des photos les plus remarquables et les plus profondément érotiques de l’art africain contemporain. Ses photographies expriment une puissance de formes et de couleurs. » Au regard de Dr Diop, Ousmane Ndiaye Dago a apporté beaucoup d’innovation à l’art africain contemporain et fait partie de ses dignes représentants dans la scène internationale. Le critique d’art rappelle qu’après ses études à l’Institut national des Beaux-arts de Dakar (Sénégal), puis à l’Académie royale des Beaux-arts d’Anvers, en Belgique, Dago rentre à Dakar pour mener une carrière de photographe comme artiste. Sa première exposition a lieu en 1996 à la Galerie nationale d’art de Dakar. Ses œuvres ont été exposées en France, en Italie et en Espagne. Il est le deuxième Sénégalais après Moustapha Dimé à participer à la Biennale de Venise en juin 2001.

E. M. FAYE

La sixième édition du concours littéraire de « Cultura Dakar » est ouverte jusqu’au 1er septembre prochain. L’édition de cette année, dont l’objectif est de stimuler la créativité et d’augmenter la prise de conscience sur l’importance de la protection de l’environnement, porte sur le thème : « La protection de l’environnement : une tâche commune ».

L’Ambassade d’Espagne au Sénégal, en partenariat avec Intelligences Citoyennes et l’Institut Cervantès, organise la sixième édition du concours littéraire de « Cultura Dakar ». Si la précédente édition était une occasion de revisiter l’œuvre littéraire de Miguel de Cervantes Saavedra, l’une des plus grandes figures des lettres espagnoles, cette année, le concours littéraire portera sur la thématique de la protection de l’environnement. Cela, avec comme objectif de stimuler la créativité littéraire et d’augmenter la prise de conscience sur l’importance de la protection de l’environnement. Ce faisant, informe un communiqué, « les étudiants, les lycéens et les professeurs d’espagnol désireux de participer » sont invités « à réfléchir sur l’importance de protéger notre environnement et à réaliser un exercice littéraire en espagnol sur les initiatives communes qui ont abouti, ou qui pourraient être réalisées, dans le but de protéger et de conserver le milieu qui nous entoure. » Aussi, les participants devront présenter « un exercice de réflexion et de créativité porté par les initiatives passées, présentes ou futures qui ont déjà eu un impact ou qui pourraient l’avoir (si elles sont fictives ou imaginées) sur la protection de l’environnement. »

Les candidats devront proposer un texte en prose ou en vers, d’une longueur de 1.000 mots maximum. « Concernant les professeurs d’espagnol au Sénégal, leur texte sera de la même longueur. Ils peuvent écrire sous forme d’essai, reportage ou article journalistique », précise le document. La date limite des candidatures est fixée au vendredi 1er septembre 2017. Les participants devront déposer leur sujet par mail à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour cette édition, les lauréats recevront un prix d’une valeur de plus de 100.000 FCfa et seront invités au spectacle de la Fête nationale de l’Espagne, qui se célébrera au Grand Théâtre national de Dakar le prochain 14 octobre.

Ibrahima BA

Le président du Réseau des acteurs socioculturels du Sénégal, Babacar Diouf, s’est penché, lors d’un séminaire sur les politiques culturelles organisé en marge de la fête de la musique, sur l’économie de la culture et le financement des projets culturels. Nous livrons quelques points de la communication de celui qui est, par ailleurs, le président du Conseil d’administration de la Mutuelle nationale de santé des acteurs culturels du Sénégal. 

« L’’industrie culturelle est une source de revenus importante dans l’économie sénégalaise. Toutefois, les préjugés sur le secteur culturel des circuits financiers traditionnels persistent. Le premier frein aux investissements privés relève de la difficulté des investisseurs à développer l’expertise nécessaire à l’évaluation des projets en raison de la complexité du secteur culturel.  Les projets culturels sont souvent considérés comme « non bancables ». Ils ne sont pas souvent éligibles dans les politiques de création d’emplois jeunes initiés par le gouvernement. A la suite de la crise économique et financière des années 2000 nous observons, de plus en plus, une diminution considérable du financement des projets et des politiques culturels. L’octroi de fonds importants se fait plus rare et plus mesuré ». 

Les freins aux investissements privés (bancaires) dans le secteur culturel 
« Le déficit de compétences entrepreneuriales des opérateurs culturels contribue à fragiliser les initiatives aux yeux des décideurs. Chez les investisseurs, la méconnaissance du potentiel économique de la culture persiste car les données statistiques sont existantes sur le sujet même si des efforts ont été consentis.

Parmi les freins aux investissements, nous pouvons aussi relever les risques spécifiques liés au secteur culturel, comme par exemple le caractère imprévisible de la création, le déficit d’infrastructures, les freins à la mobilité des biens et des artistes, le piratage et la contrefaçon des œuvres, la concentration du marché par les grands groupes, l’absence de statut adapté aux artistes, l’absence de protection sociale/médicale ou une certification du statut professionnel par un diplôme. Le risque commercial lié à la difficulté de prévoir le succès commercial d’une œuvre, le risque lié à la pérennité de l’entreprise : difficulté à juger la réceptivité des produits culturels auprès de la clientèle cible. Risque sur la capacité de l’entreprise à honorer ses engagements, en matière de fabrication et de livraison des biens et/ou services financés ». 

Modalités de l’intervention publique 
« Au Sénégal, ce sont les pouvoirs publics (État et collectivités locales) qui assurent principalement le financement de la culture. Le mécénat joue un rôle second et ne parvient pas encore à prendre forme. L’effort public pour la culture peut être segmenté en trois grandes catégories : les interventions de l’État en faveur de l’activité culturelle, l’intervention de l’État en faveur des professionnels de la culture et l’intervention des collectivités locales. Ce financement est pluriel : il concerne la création, le marché, la redistribution, sociale et même solidaire. Il est un vecteur de développement et façonne notre façon de penser, de vivre, d’être.

La dimension économique des activités culturelles s'impose comme une évidence mais force est de reconnaître qu’elle est difficile à appréhender. Le moment est venu d’envisager la culture comme un levier de croissance ou comme un facteur économique de premier plan, compte tenu de ses possibles effets du label made in Sénégal, mais également du développement du secteur de services récréatifs à forte valeur ajoutée, ou encore des externalités positives qu’elle génère, notamment en matière de retombées touristiques.

Pour mobiliser l’ensemble de la population pour que la culture serve à ce que le plus grand nombre ait la possibilité de contribuer équitablement, à la richesse et au développement de la culture et en tire les bénéfices attendus, les pouvoirs publics devraient appuyer le renforcement de capacités des acteurs pour la promotion de l’entrepreneuriat dans le secteur culturel. Certes, le patrimoine, la création et l’éducation culturelle ne doivent pas entrer dans des logiques de marché. Mais le secteur culturel, dans ses autres composantes, peut-il désormais s’inscrire en dehors des logiques de rentabilité ». 

L’entrepreneuriat dans le secteur culturel 
« L’entrepreneuriat culturel réunit création et économie, au profit de la diversification de la culture et des publics. Il est au service de la protection, de la promotion et de la diversité des expressions culturelles. L’exception culturelle ne doit pas ignorer l’économie de la culture.

Au Sénégal, un entrepreneur culturel est le fondateur d’une personne morale immatriculée au registre des associations ou au registre du commerce et des sociétés qui commercialisent un produit ou service culturel, dont il est ou non à l’initiative, en s’insérant dans des logiques entrepreneuriales. La dimension rentabilité, croissance, profit est déterminante et elle passe par le développement de ressources propres par le marketing, les politiques tarifaires, mécénat ou les partenariats. L’innovation que crée un entrepreneur culturel peut concerner le contenu, le produit ou service, l’usage, le mode d’organisation, le processus de création ou de distribution et même les schémas de pensée.

Aujourd’hui, il convient d’abord d’amener les acteurs culturels à connaître l’environnement institutionnel sénégalais du financement de la culture ; de comprendre l’articulation entre l’action des pouvoirs publics et le secteur privé et de disposer des connaissances de référence en matière de gestion administrative et financière de l’entreprise culturelle et ensuite de développer des partenariats avec les différents acteurs de la culture. » 

Les obstacles de l’entrepreneuriat dans le secteur culturel 
« L’étape de montage de projets souffre bien souvent d’un manque de formation latent et de professionnalisme des acteurs de l’industrie culturelle du Sénégal. Ce manque de formation se manifeste par des difficultés d’élaboration de projet, de production d’un cadre logique et d’analyse des risques, de définition des rôles et des responsabilités des acteurs impliqués, de mise en place d’un dispositif de suivi évaluations, et de construction d’un budget pour la mise en œuvre de son projet.

Au Sénégal, les promoteurs de l’industrie culturelle souffrent trop souvent d’un manque de professionnalisme qui nuit à la gestion pérenne d’un projet de développement et à la capacité de réaction face aux changements. Le manque de formation et d’information entrave durablement les activités des porteurs au point où il faut en faire une priorité. 
Dans le cadre de la recherche de financement pour les porteurs de projets au Sénégal, il est avéré que la recherche de financement constitue un maillon faible considérable du développement de projets culturels.  Nous observons souvent des conflits d’intérêts avec la présence de mêmes individus en amont et en aval du projet. Un esprit de compétition qui anime les porteurs de projets. Cet esprit de compétition plombe les partenariats possibles.

Plus généralement, nous notons, de plus en plus, une absence de participation à des appels à candidature ou un rejet massif de candidatures, dès la phase de présélection. Ces rejets s’expliquent bien souvent par un manque de compréhension et d’analyse de l’appel à la candidature, que ce soit au sujet des exigences, conditions d’exigibilité ou bien encore par un non-respect des dates de tombée.

Pour améliorer la recherche de financement et l’autonomisation des acteurs, le gouvernement sénégalais doit doter les promoteurs de l’industrie culturelle et autres acteurs de la société civile d’une formation adaptée, pour les amener à jouer pleinement leur rôle dans le processus d’un développement durable ». 

Consensus sur les priorités à mettre en œuvre 
« Il est primordial de trouver, aujourd’hui, un consensus sur les priorités à mettre en œuvre, de réfléchir sur la mise en place d’une plateforme interactive d’échange d’informations et d’un répertoire national des experts en matière de politique culturelle de planification et de recherche. Il faut aussi assurer une meilleure coordination entre les différents acteurs impliqués dans le financement de la culture, favoriser un meilleur partage des risques financiers et un financement du secteur privé. »

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

A l'occasion de la sortie du livre “Double Vague, le nouveau souffle du cinema français” de Claire Diao aux éditions Au Diable Vauvert, l'Institut français de Dakar convie les réalisatrices franco-sénégalaises Alice Diop (“Vers la tendresse”) et Maïmouna Doucouré (“Mamans”), lauréates ex-aequo du César 2017 du Meilleur court-métrage ainsi que l'auteure pour une rencontre exceptionnelle. Ce sera vendredi à 20h30 avec la projection des courts-métrages “Maman(s)” et “Vers la tendresse” suivie d'une rencontre avec Alice Diop, Maïmouna Doucouré et Claire Diao à l'Institut français de Dakar.

Le samedi 1er juillet à 20h30, il est prévu la projection du court-métrage “Maman(s)” et du long-métrage “La Permanence” suivie d'une rencontre avec Alice Diop, Maïmouna Doucouré et Claire Diao à Pikine nord.

Yves Montand et Simone Signoret sont restés le couple mythique du cinéma français. La mise aux enchères à l’Hôtel Drouot, à Paris, sera le reflet d’une grande partie de leur vie, des souvenirs inédits issus de leur résidence secondaire d’Autheuil, en Normandie : du tapuscrit d’ « Adieu Volodia », roman de Simone Signoret publié en 1985, jusqu’aux scénarios de films d’Yves Montand, comme « Le Salaire de la peur ou Vincent, François, Paul et les autres » jusqu’au télégramme de félicitation signé par le président américain John F. Kennedy.

« C’est vraiment l’essentiel de toute leur vie qui est présenté cet après-midi, affirme Marielle Digard, commissaire-priseur en charge de cette vente aux enchères. Tout ce qui se trouvait à l’intérieur de leur maison à Autheuil, qui était leur résidence secondaire. C’était leur pied-à-terre, ce qui fait que, après chaque tournage, ils revenaient en permanence dans cette maison où l’ensemble de producteurs, réalisateurs, acteurs de la même période se retrouvaient pour faire des grandes tablées. Ça comprend le piano de Montand, les bijoux de Simone Signoret, les correspondances de Simone Signoret et d’Yves Montand, même la correspondance inédite d’Édith Piaf avec Montand, avant même qu’il rencontre Simone Signoret… Mais aussi des bobines de film de collectionneurs, les scénarios de films qu’ils ont tournés, les photos de tournages… Une quantité incroyable d’objets qui les ont entourés durant leur vie. »

Rfi.fr

Elle a été choisie après un long casting, par le réalisateur Alain Gomis, pour incarner l’héroïne de son dernier film à succès, « Félicité ». La Congolaise, Véronique Tshanda Beya, n’avait jamais imaginé devenir actrice. « Félicité est une vie réelle de tous les jours des femmes qui se battent pour s’en sortir», se plait à expliquer la Kinoise, aujourd’hui sous les projecteurs. Nous sommes allés à sa rencontre lors de son dernier séjour à Dakar.

C’est un conte de fée : une jeune femme Congolaise, remarquée par un réalisateur franco-sénégalais devient subitement une véritable star, une vedette de cinéma. Avec, dans les deux cas, un torrent de louanges pour l’actrice, au point que beaucoup de critiques ont été subjugués de ce succès surprenant. Taille forte, démarche posée, teint clair, dire que Véronique est une comédienne qui séduit, relève d’une lapalissade. De Paris à Kinshasa où elle vit, l’héroïne du film « Félicité », Véronique Tshanda Beya, est devenue une vedette, grâce au premier rôle que lui a confié le réalisateur Alain Gomis.

Avant cette nouvelle vie, la jeune femme était dans le commerce informel et faisait la navette entre la Chine et Kinshasa pour vendre des habits. « J’ai eu mon baccalauréat en Sciences commerciales et administratives et un diplôme Graduat en Gestion financière/Option Marketing. Après ma formation, il n’y avait pas de travail. Je me suis lancée dans le secteur informel ensuite dans mes affaires privées », retrace-t-elle.

Aujourd’hui, Véro a construit une passerelle entre ce monde du business et le cinéma. Déjà, durant son enfance, elle regardait beaucoup de films. « Quand j’étais plus jeune, j’aimais beaucoup regarder les films d’action que je connaissais par cœur ; nous étions une bande de cinéphiles. Je voulais m’inscrire à une école de théâtre ; mais ma grande sœur qui m’a élevée après la mort prématurée de mes deux parents s’y était opposée. Elle voulait que je sois une grande dame : ministre, députée ou cadre quelque part. Il y avait une réticence », évoque la Kinoise.

Sa chance est venue d’une amie qui lui avait fait part d’un casting. Elle s’y rend devant un parterre de candidates, parmi elles, celles qui crevaient déjà le petit écran à Kinshasa. Après une sélection rigoureuse, Véronique fera finalement partie des deux dernières retenues pour incarner le personnage central du film de Gomis. Félicité, une chanteuse de bar à fort caractère à la recherche d’argent, d’un film dont elle ne connaissait pas encore le scénario. Suspense ! Sa concurrente étant une comédienne confirmée, elle n’imaginait pas être choisie, ce qui arriva pourtant.

Commence alors pour Véro Tshanda Beya un mois de formation accélérée au jeu et au chant avec un coach venue de France et l’interprète vedette du Kasaï All Stars dont la musique joue un rôle central dans le film. « Un calvaire », dit-elle sobrement, surtout « pour passer de la Véro naturelle à la Tshanda chanteuse », en apprenant des morceaux « qui duraient parfois dix bonnes minutes ».

Combat pour la dignité
Après avoir fait le premier casting au Congo Kinshasa, l’actrice vient à Dakar pour encore postuler. Lorsqu’elle le raconte à sa sœur, cette dernière fut surprise. Orpheline, ayant un enfant à nourrir, cette jeune femme avait l’abnégation en bandoulière. « On a fait 6 à 7 castings pour déterminer finalement les rôles. On a commencé le premier casting en février 2013 et les premiers tournages en août de la même année. Mes concurrents ont étudié l’art, moi je ne l’ai jamais étudié. Je me considérais comme novice. Des fois, je me décourageais ; mais une partie du public m’encourageait. Le réalisateur a détecté en moi, ce qu’il n’a pas trouvé chez les autres. Après trois castings, j’ai commencé à prendre goût. Un ami, dans le milieu, m’a convaincu que j’avais l’art dans le sang », explique-t-elle. Emue, pour le premier succès du film, elle affirme avoir perdu l’humour à la première question de presse.

« Je ne savais pas quoi répondre. Pour dire vrai, je ne m’attendais pas à un tel succès. Je ne savais pas quoi faire ; c’était trop grand pour moi. Mais j’ai appris à maîtriser mes sentiments », souligne-t-elle.

Avec le succès qui a suivi « Félicité », dans son village natal, Véro n’était « pas bien dans sa peau », car on la regardait autrement. « Avant, j’étais à l’aise, car je passais inaperçue. Je sortais faire la fête quand je voulais. Mais, ce succès a changé le mode de toute une vie », avance Véronique. D’ailleurs, du fait des réseaux sociaux et articles de presse, la comédienne fait beaucoup attention. « Je voudrais avoir une vie normale comme avant », confie-t-elle ; elle avoue même que ce succès lui a ouvert des portes, comme sa présence à l’audience accordée par le président Sall aux cinéastes sénégalais le 10 mai dernier.

« Des gens pensent qu’on a beaucoup d’argent. Les voyages donnent des idées aux autres. A défaut de partager, on finit par être diabolisé. C’est pourquoi nous préservons et soignons notre image », dit-t-elle. Dans la vie, la Kinoise porte sur le bout des doigts la parité et l’émancipation de la femme. « Mon combat, c’est la dignité de la femme. Je me bats pour les femmes fortes. Je parle de la vraie parité, mais au fond, il n’y en a pas », affirme la comédienne qui déplore que des femmes soient maltraitées après l’obtention d’un enfant hors mariage.

« Les hommes vous rejettent comme un malpropre. Nous connaissons ces humiliations. Mais, il ne faut pas se décourager. Il faut se battre pour que cet enfant-là réussisse, car il est un trésor », avance-t-elle.

Son regard sur le cinéma africain lui fait constater qu’il y a du talent avec une variété artistique. « C’est une richesse. Dans ce domaine, le Sénégal a atteint un niveau important. De notre côté, il faut que le gouvernement congolais nous aide en construisant des salles de cinéma de qualité. Le président sénégalais, qui a mis 1 milliard de FCfa dans le Fopica, compte l’augmenter à 2 milliards de FCfa. L’activité cinématographique rapporte beaucoup d’argent. Cela fait mal s’il n’y a pas de retombées au niveau des acteurs… », regrette Véronique Tshanda Beya.

Par Serigne Mansour Sy CISSE

Trias Culture, avec le soutien de l’Ambassade d’Espagne au Sénégal, a lancé, mardi 20 juin et ce jusqu’au 30 septembre 2017, le concours d’art numérique « Africa Artbox ».

Le concours d’art numérique « Africa Artbox », destiné à tout artiste numérique africain ou non africain vivant en Afrique, a été lancé mardi 20 juin dernier. Selon un communiqué de presse, cet appel à projet cherche à stimuler la créativité, la recherche et l’expérimentation des nouveaux langages esthétiques en Afrique, un continent qui accueille une grande partie de la jeunesse mondiale, et qui défie tous les obstacles pour s’intégrer aux nouvelles cultures immatérielles et mobiles issues des technologies numériques actuelles. Le concours qui se poursuit jusqu’au 30 septembre 2017, est ouvert à tout artiste africain et non africain vivant en Afrique et âgée de plus de 18 ans.

« L’artiste lauréat obtiendra une résidence de création au centre international « Plataforma Bogotá », un laboratoire interactif d’art, science et technologie basée à Bogotá -Colombie, lui offrant la possibilité de réaliser son projet de création dans un espace collaboratif et entouré d’une équipe expérimentée et pluridisciplinaire », informe le document écrit.

Créé en 2008 au Sénégal, Trias Culture vise à promouvoir l’utilisation des technologies numériques au service de la création artistique et le développement des entreprises créatives au Sénégal et en Afrique. À cet effet, il a mis en place diverses initiatives : des ateliers de création numérique en collaboration avec des artistes, des ateliers techniques en partenariat avec des professionnels venus de divers domaines (informaticiens, développeurs, etc.), des conférences au Sénégal et à l’international, entre autres.

Trias Culture s’est aussi affiné au cours des rencontres et des échanges à l’occasion de différents rendez-vous professionnels autour de la création numérique, tels que Créa Numérica, le Marché international d’Art numérique à Bruxelles.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Il n’a tourné qu’une petite vingtaine de films en 46 ans de carrière et pourtant l’acteur britannique qui a fêté cette année ses 60 ans est considéré comme l’un des meilleurs acteurs au monde. Récompensé par une centaine de prix, Daniel Day Lewis est l’unique comédien à avoir remporté trois Oscars. A l’occasion de son retrait du 7e art, voici cinq films qui ont compté dans sa carrière.

My Left Foot
En 1989, Daniel Day Lewis décroche son premier Oscar en rentrant dans la peau de l’artiste-peintre et poète irlandais infirme Christy Brown. L’acteur affirme son style en refusant de quitter son personnage, une méthode qui deviendra sa marque de fabrique. Il passe ainsi des mois en fauteuil roulant, même entre les prises, et se fait nourrir à la cuillère afin de comprendre au mieux son personnage.

Au nom du père
Quatre ans plus tard, il est à nouveau nommé aux Oscars grâce à une histoire vraie, celle de Gerry Conlan, accusé injustement d’être l’auteur d’attentats terroristes pour le compte de l’Ira dans les années 70. Là encore, le Britannique ne prend pas son rôle à la légère. Il perd plusieurs kilos et demande à subir des interrogatoires corsés comme son personnage dans le film.

Gangs of New York
Après cinq années d’absence, Daniel Day Lewis revient au cinéma et choisit Martin Scorsese qui l’avait déjà dirigé dans «Le Temps de l’innocence». Le personnage violent de Bill le Boucher, dans le New York du XIXe siècle pris entre les communautés immigrées et mafieuses, lui vaut une troisième nomination à la statue dorée et un beau succès au box-office.

There Will be Blood
19 ans après son premier Oscar, l’acteur en décroche un deuxième grâce à Paul Thomas Anderson et son interprétation hallucinante de Daniel Plainview, un homme violent et sombre qui fait fortune dans le pétrole dans l’Ouest américain au début du XXe siècle. L’interprétation profonde et habitée de l’Anglais est unanimement saluée par les critiques

Lincoln
Au cours de sa carrière, Daniel Day Lewis avait déjà dit non à Steven Spielberg pour «La Liste de Schindler», tout comme il avait refusé de jouer dans «Le Patient anglais», «Philadelphia», «Le Seigneur des anneaux» ou «Entretien avec un vampire». Pour ce biopic d’Abraham Lincoln, l’acteur a failli décliner l’offre. Convaincu par son ami Leonardo DiCaprio, il accepte finalement, mais demande à Spielberg un an de préparation qu’il a occupé à lire une centaine d’ouvrages sur le sujet et à adopter les postures, les gestes et le timbre de voix du président américain. Résultat, en 2012, l’acteur obtient son troisième Oscar et entre définitivement dans la légende.

AFP

Le romancier franco-congolais Alain Mabanckou propose ce week-end à la Fondation Louis Vuitton à Paris un programme autour de la poésie et de la littérature d’Afrique noire francophone, dans la lignée de ses cours au Collège de France sur la création littéraire africaine.

Intitulé « Penser, dire, raconter et jouer l’Afrique », ce programme devrait permettre de découvrir la diversité de cette littérature à travers des rencontres, des lectures, des contes, des slams... faisant intervenir des personnalités africaines ou liées à l’Afrique comme la romancière franco-camerounaise Kidi Bebey, le conteur congolais Gabriel Kinsa ou encore le rappeur Abd Al Malik. « Pendant longtemps, l’Afrique aura été perçue comme un espace des ténèbres portant le poids des préjugés les plus désobligeants tandis que le foisonnement de son imaginaire était sous-estimé », explique l’auteur de « Mémoires du porc-épic » (Prix Renaudot 2006). « Faut-il se contenter de clamer haut et fort que l’Afrique est le +berceau de l’humanité+, pour reprendre une formule convenue? », s’est interrogé l’écrivain avant de proposer de « le démontrer et l’illustrer ». La carte blanche d’Alain Mabanckou intervient dans le cadre de l’exposition « Art/Afrique, le nouvel atelier » qui a lieu jusqu’au début septembre à la Fondation Louis Vuitton à Paris. Le programme complet de « Penser, dire, raconter et jouer l’Afrique » est disponible sur le site de la Fondation Louis Vuitton.

AFP

Onze ans après son décès, notre confrère Mass Diack, célèbre chroniqueur du quotidien national «Le Soleil», est « ressuscité » par Me Serigne Amadou Mbengue, dans son roman « La persévérante », parue aux éditions L’Harmattan (157 pages) en mai dernier.

Admirateur de la plume alerte de Massouba Diack, de son nom complet à l’état civil, l’avocat écrivain, Me Serigne Amadou Mbengue, plonge le lecteur dans l’ambiance professionnelle où baignait de son vivant le chroniqueur judiciaire du journal «Le Soleil» : le palais de justice. Pendant une vingtaine d’années, Mass, produit de la première promotion du Cesti sortie en 1973, faisait partie des familiers des salles d’audience du palais de Thémis, du Cap Manuel au Bloc des Madeleines, muni simplement de son stylo et de quelques feuilles blanches, pour relater, tel un scénariste, non pas seulement un procès, mais l’ambiance, l’environnement et les faits qui ont valu à un prévenu ou à un accusé d’être attrait à la barre. Mass Diack ne se contentait pas de narrer sèchement les minutes d’une audience, il avait le génie de replonger le lecteur dans le feu de l’action punie par la loi.

C’est à cet homme que Me Serigne Amadou Mbengue, après un hommage dans les colonnes du «Soleil» à l’occasion de son décès, fait un clin d’œil à titre d’hommage dans « La persévérante », précisément aux pages 84 et 85, lorsque le personnage principal du roman, l’ambitieuse Mamy Diop, est jugé pour avoir blessé à coups de lame de rasoir sa voisine Khady Fall. Une histoire dramatique d’estime propre qui a mal tourné, que couvre la presse, « représentée principalement à cette audience par un journaliste, Mass », lit-on dans l’ouvrage. En fin connaisseur du journaliste, l’auteur continue : « On pourrait presque dire qu’il était « le pape des chroniqueurs judiciaires » pour parler comme l’avocat français Me Paul Lombard. En effet, ce virtuose de la plume avait le rare génie d’habiller les faits d’une espèce, de les présenter en les situant dans leur contexte réel, sous leur véritable jour et d’un procès faire un compte rendu si fidèle, si parfait, si saisissant qu’on avait l’impression de le revivre à nouveau. Oui ! Par ses écrits, Mass avait le don de ressusciter le procès le plus long, le plus complexe, le plus palpitant », lit-on dans le roman.

Malick CISS

Le personnage Mass dans votre roman « La persévérante », est-ce de la fiction tirée d’une réalité ?
Mass dans le roman, est un personnage de fiction, mais les lecteurs qui ont fréquenté le palais de justice peuvent penser qu’il s’agit de Mass Diack. Lors de la cérémonie de dédicace du livre, Me Pape Leyti Ndiaye a lui-même relevé qu’il s’agit de Mass Diack. Dans mon livre, je parle de Mass. Il a effectivement existé, il fut l’un des plus grands chroniqueurs judiciaires de notre pays. Je l’appelle dans le livre le « pape des chroniqueurs judiciaires ». Ce qui singularisait Mass Diack, c’est qu’il avait su côtoyer facilement les avocats.

Mass Diack rayonnait par sa présence dans les salles d’audience. Il était un bonheur de la plume, qui pouvait faire un compte-rendu tel que vous aviez l’impression d’être dans la salle d’audience. Il était familier avec les avocats. En plus de tenir la chronique judiciaire, Mass était en parfaite symbiose avec nous, il y avait une complicité agissante entre lui et nous. C’est cela qui nous fascinait chez lui. Ce qui m’a surtout marqué, c’est qu’avant même d’être avocat, on connaissait Mass Diack par ses écrits à l’époque, lorsque nous lisions les compte-rendus d’assises, avec sa signature en bas. Devenu avocat, cela a créé un regain d’intérêt en le côtoyant, en le lisant. Cela n’a fait qu’ajouter à l’estime oh combien grande que nous lui portions. Nous avons appris avec désolation la maladie qui l’a emporté. Mass était un homme de cœur, jovial, qui avait toujours le sourire aux lèvres, un homme affable. C’était un homme bien. Et pour cela, on lui devait ce témoignage.

Quel regard portez-vous sur ses écrits de journaliste qui n’est pourtant pas un juriste ?
C’est tout à son honneur. Parce qu’il a appris sur le tas. Il disait : « Ne jurez pas d’avec les règles de droit ». A force de côtoyer le palais de justice, Mass a appris sur le tas sans avoir fait la fac de droit. Cela ajoute au respect qu’on lui doit.

Propos recueillis par M. CISS

La célébration de la Fête de la musique, à Thiès, a été une occasion pour sensibiliser et vulgariser les lois sur le droit d’auteur et les droits voisins, le statut de l’artiste et professionnels de la Culture.

A l’occasion de la Fête de la musique, un panel sur le droit d’auteur et les droits voisins, le statut de l’artiste et professionnels de la Culture, a été organisé à Thiès. Il était animé par Ibrahima Mbaye, de l’Association des métiers de la musique du Sénégal (Ams), Aloyse Ndame Diouf, directeur général des Manufactures des arts décoratifs (Msad). La directrice du Centre culturel régional de Thiès, Anne Marie Faye, justifie l’organisation d’un panel par la coïncidence, cette année, de la Fête de la musique avec le mois du Ramadan.

Ainsi, un panel leur a permis de convier toutes les corporations du secteur de la Culture pour partager avec les acteurs sur la loi de 2008 sur le Droit d’auteur, les droits matériels et moraux. Car, souligne Mme Faye, « ceci a son importance puisque la mise en œuvre de cette loi a des effets induits pour les artistes en termes d’assurances sociales et sanitaires.

Car, souligne la directrice du Centre culturel régional, les acteurs de la Culture sont confrontés à beaucoup de problèmes sociaux qui freinent le plus souvent leur épanouissement.
Le panel a été suivi d’un « Ndogou » servi aux participants, pour respecter l’usage de cette période de jeûne.

Mohamadou SAGNE

A travers son programme «Africa Code Week», le concepteur de logiciel, Sap, entend former 500.000 jeunes sur 35 pays africains entre le 18 et le 25 octobre 2017, annonce un communiqué d’Africain Media Agency (Ama). L’objectif visé par cette formation est de permettre à la jeunesse africaine de saisir les opportunités offertes par la révolution numérique.

Le lancement officiel de l’édition 2017 d’Africa Code Week a eu lieu avant-hier à Flic-En-Flac (Ile Maurice). Dans sa troisième année, le but de ce programme développé par l’entreprise Sap est de former la jeunesse africaine au langage informatique, avec une attention particulière portée, cette année, sur la formation des filles. L’initiative compte initier pas moins de 200.000 enseignants et 5 millions de jeunes au cours des dix prochaines années.

En 2016, plus de 426.000 jeunes Africains de 30 pays ont ainsi pu apprendre les bases de la programmation informatique dans le cadre d’Africa Code Week, dépassant largement les objectifs initiaux qui étaient de 150.000 jeunes formés. Cette année, Sap s’est fixé pour objectif de former 500.000 jeunes sur 35 pays africains entre le 18 et le 25 octobre.

« En les accompagnant dans l’apprentissage de cette nouvelle langue vivante qu’est le code, Africa Code Week permet aux jeunes Africains de saisir les opportunités sans précédent que leur réserve la révolution numérique et de devenir acteurs de l‘économie mondiale du savoir », explique Claire Gillissen-Duval, directrice de la Responsabilité sociétale d’entreprise en Europe, Moyen-Orient et Afrique chez Sap et chef de la délégation Africa Code Week. Selon Brett Parker, président de Sap Afrique, en réunissant une richesse infinie de jeunes talents, une famille d’enseignants passionnés et un réseau de partenaires engagés, «Africa Code Week» est en train de changer la donne pour la jeunesse du continent.

Abdou DIAW

Le ministre de la Culture et de la Communication a rendu visite, hier, aux artistes devant représenter le Sénégal dans les épreuves culturelles et de création, à la 8ème édition des Jeux de la Francophonie prévus du 21 au 30 juillet prochain, à Abidjan. Mbagnick Ndiaye, qui a exprimé sa satisfaction, espère voir le Sénégal remporter, cette année, sa première médaille dans cette catégorie.

A seulement un mois de l’ouverture officielle de la huitième édition des Jeux de la Francophonie prévus à Abidjan, du 21 au 30 juillet prochain, l’heure est désormais aux préparatifs et autres séances d’audition pour ceux ont été sélectionnés pour représenter le Sénégal. Au Théâtre national Daniel Sorano, les candidats dans les épreuves culturelles et création sont en plein répétition. Notre pays sera représenté dans 11 des 12 disciplines artistiques programmées durant ces jeux. L’artiste-chanteuse Awa Moonaya Yanni alias Moona sélectionnée dans la catégorie chanson, Mame Fara Ndiaye dans celle du conte, le groupe Pasytef dans la discipline danse de création et les « Crazy Elements » en hip hop danse font montre de beaucoup de talent dans leur prestation.  

De quoi susciter un grand espoir pour le Sénégal qui n’a toujours pas gagné de prix dans les disciplines culturelles. C’est aussi l’attente du ministre de la Culture et de la Communication, qui a rendu, hier, une visite à ces jeunes artistes. « Nous avons espoir qu’on reviendra avec des prix. Je pense qu’on a de quoi montrer à la communauté francophone en matière de culture », a souligné Mbagnick Ndiaye. Il a tenu également à encourager  ces jeunes artistes qui, « de jour comme de nuit, sont en train de se parfaire » pour pouvoir représenter dignement le Sénégal. « La sélection a été rigoureuse car le jury était composé de membres venant de différents pays de la Francophonie. Je pense que le fait que ces jeunes soient sélectionnés, c’est déjà un motif de satisfaction », a-t-il indiqué.

L’objectif, cette année, a rappelé Maguèye Touré, directeur de la Francophonie au ministère de la Culture, ce sera au minimum décrocher une médaille. Toutefois, a-t-il précisé, cela n’empêche pas au Sénégal d’avoir l’ambition de gagner plusieurs médailles dans cette discipline.  

A côté des épreuves sportives, les disciplines culturelles et de création constituent également un enjeu de taille aux Jeux de la Francophonie où le « sport  s’allie à la culture pour témoigner de la solidarité francophone ».

Ibrahima BA

Le Projet d’appui à l’enseignement supérieur sur la valorisation de la culture et l’éducation à la citoyenneté au Sénégal a été lancé hier, à l’Ucad II. Financé par l’Agence italienne de coopération internationale pour le développement, ce projet d’appui universitaire contribuera au renforcement des capacités de formation des universités du Sénégal.

Pour renforcer sa contribution dans la promotion du secteur éducatif au Sénégal, l’Agence italienne de coopération italienne en partenariat avec l’Unesco, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Sénégal, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a lancé, hier, le Projet d’appui universitaire sur la valorisation de la culture et l’éducation à la citoyenneté au Sénégal. Selon le directeur du  Bureau régional de l’Unesco à Dakar, Gwang Chol Chang, ce projet d’appui universitaire est important pour les différentes institutions. A l’en croire, il s’inscrit dans l’atteinte des objectifs de développement durable, en l’occurrence, l’Odd4: « assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et promouvoir  des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous ».

Aussi, souligne Gwang Chol Chang, le projet contribuera au renforcement des universités du Sénégal dans la formation aux métiers du patrimoine, le renforcement pédagogique des enseignants, la sensibilisation de la communauté universitaire sur les questions de citoyenneté, de droit, de liberté et de démocraties sur le campus et la formation fonctionnelle en langue italienne.

Au-delà de contribuer au renforcement des capacités à l’Ucad et à l’Ugb suivant ses différents axes programmatiques, le projet favorisera également au renforcement de la coopération interuniversitaire entre les universités d’Italie et  du Sénégal dans le domaine des métiers du patrimoine culturel.

La représentante de l’ambassadeur d’Italie au Sénégal, Livia Satullo, chargée culturelle de l’Ambassade d’Italie, informe que ce projet dérive de l’intérêt exprimé par le précédent Premier ministre italien, Mattéo Renzi, lors de sa visite à Dakar, où il avait évoqué que la Culture et la connaissance sont le meilleur antidote face à la barbarie de la violence et du terrorisme. Elle se félicite de voir  seulement un an après sa visite, la naissance de ce projet. A l’en croire, le Sénégal possède de nombreux sites et biens patrimoniaux dont 7 inscrits sur la liste de patrimoine mondial.

En plus des programmes de licence en gestion du patrimoine existant déjà à l’Ucad et à Gaston Berger de Saint-Louis, dans la révision de leurs modules de formation de cette licence, le Bureau régional de l’Unesco de Dakar accompagne l’Ucad et l’Ugb à travers des stages. « Dorénavant, la coopération entre les universités sénégalaises et les instituts italiens spécialisés dans la formation en métiers du patrimoine constitueront une importante valeur ajoutée dans ce domaine », argue la chargée culturelle de l’Ambassade d’Italie.

Valorisation du patrimoine
Présidant la cérémonie de lancement de ce projet d’appui universitaire, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, Ramatoulaye Diagne Mbengue a remercié la Coopération italienne et l’Unesco pour le financement et la mise en œuvre de ce programme. Il traduit, selon elle, l’engagement de l’Unesco et de l’Italie aux côtés du Sénégal pour se doter de ressources humaines de qualité capables de relever les défis du développement durable. Aussi, s’est-t-elle félicitée du choix des domaines du projet, à savoir celui de la conservation et de la valorisation du patrimoine culturelle et celui de la citoyenneté d’autre part.

« Ces deux thèmes nous conduisent à nous interroger sur notre propre identité », dit Mme Mbengue. Et d’ajouter: « nous voulons aujourd’hui que notre patrimoine culturel se dise en termes de développement et de valorisation et qu’elle ne soit pas simplement une approche purement théologique et qui ne constitue pas un levier de développement pour les populations. En effet, l’importance de la conservation et de la valorisation du patrimoine matériel comme immatériel pour le développement économique d’un pays n’est plus à démontrer ».

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’œuvre du défunt fondateur du label Africa Fête, Mamadou Konté, a été revisitée et des hommages lui ont été rendus par les autorités de la République et par les acteurs culturels. Le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang, a dit de lui qu’il était avant tout un découvreur et un protecteur de talents. C’est l’homme qui a orchestré, selon lui, le rayonnement international de l’artiste Youssou Ndour, à travers l’album « Immigré », et propulsé sous les feux de la gloire le groupe « Touré Kunda, Manu Dibango, Salif Keita… grâce à son label Africa Fête, référence mondiale en matière de production, de formation et de circulation des artistes.      

A. A. MBAYE

La  construction de 50 espaces numériques est prévue pour l’horizon 2022, a rappelé le ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, qui présidait une conférence des «Mardis du numérique» autour du thème « La formation revisitée à l’ère du numérique ».

Le cycle de conférences des «Mardis du numérique» s’est poursuivi cette semaine, autour du thème « La formation à l’ère du numérique ». Le débat était animé par des panélistes  dont Olivier Sagna, Professeur titulaire des Universités en Sciences de l’information et de la communication. Pr Sagna a souligné que la révolution du numérique impacte l’ensemble des activités de l’homme contrairement aux autres révolutions connues dans le passé. « Avec l’avènement de l’Internet, le numérique est au cœur des problématiques qui touchent le secteur de l’éducation et de la formation », dit-il. A l’en croire, le numérique est en train de révolutionner notamment le secteur de l’éducation et de la formation. Il y a introduit des changements au niveau  des modèles éducatifs et du système éducatif.

« Par exemple, le modèle pédagogique transmissif est en train de voler en éclats pour laisser la place à un modèle socioconstructiviste par les spécialistes qui favorisent une pédagogie active centrée sur l’apprenant et qui s’appuie sur les relations que l’enseignant ou le formateur va avoir avec les apprenants », dit M. Sagna. Aussi, fait-il savoir qu’au-delà du modèle pédagogique, le  numérique a également bouleversé complètement le système éducatif et concerne l’ensemble des acteurs vers la gestion administrative.

« Nous sommes en train de passer d’un modèle d’école qui est était centré sur l’acquisition, le savoir, la connaissance à un modèle d’école centré sur l’acquisition, l’attitude, la compétence et la valeur. Ce n’est plus le même modèle.. », laisse-t-il entendre.

Présidant cette conférence-débat sur la formation et la transformation digitale, le ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, indique qu’aucun espace n’est à l’abri des technologies de l’information et de la communication et l’éducation est sans nul doute irréversible.

Pr Niane fait savoir que le numérique a permis de favoriser l’enseignement à distance. Il est reconnu comme pouvant apporter de la valeur ajoutée à la formation classique. C’est fort de cette conviction que l’enseignement renforce la qualité de l’acquisition de connaissances et à accroître l’accès à l’Enseignement supérieur que le gouvernement a pris l’engagement de mettre en place en septembre 2013, une université publique totalement dédiée à l’enseignement en ligne, l’Université virtuelle du Sénégal.

  « Cette université, en dehors d’impacter les apprenants dans leur accès au savoir, va également impacter toute les communautés à travers le réseau des espaces numériques », informe-t-il. Précisant qu’ils veulent construire 50 espaces numériques pour l’horizon 2022.

« Aujourd’hui, nous en sommes à 19 en construction. Lorsque les 50 îlots seront construits, nous aurons 21.000 places en vidéoconférence, un potentiel extraordinaire de formation.. », argue-t-il.

Maguette Guèye DIEDHIOU

« C’est un long processus qui a abouti au vote de cette loi. Il faut en féliciter le président de la République pour la volonté politique affichée. C’est une avancée significative pour les médias, les entreprises de presse, les journalistes. Ce Code de la presse comporte quelques points forts. Le statut de journaliste connaît un changement positif Toutefois, nous avons beaucoup de réserves en ce qui concerne la liberté de la presse. C’est un recul même par rapport à la loi 96/04 longtemps fustigée. Dans le cadre du projet de code consensuel, le journaliste n’avait pas de barrière dans la collecte et la diffusion de l’information. Ce code comporte des notions fourre-tout comme le secret-défense. Et c’est regrettable ».

« Il s’agit d’une entière satisfaction parce que c’est une chose sur laquelle les gens ont travaillé depuis 2010. C’est un ouf de soulagement. Maintenant, la vraie bataille commence, celle des décrets d’application. Une chose est de voter un texte, une autre est de l’appliquer. Je pense que c’est à ce niveau que le combat se fera. Pour cela, nous avons besoin de la mobilisation des confrères pour avoir ce rapport de force qui permettra de faire reculer l’Etat sur un certain nombre de choses. Le Sénégal a un code consensuel même s’il y a eu certaines choses sur lesquelles il faut encore travailler davantage ».

La Convergence des cadres républicains (Ccr) de l’Alliance pour la République (Apr) salue et magnifie le vote, à l’unanimité, par l’Assemblée nationale du Code de la presse, ce mardi 20 juin 2017. Dans un communiqué, la Ccr exprime ses « vives félicitations » au président de la République, Macky Sall et « son gouvernement pour leur engagement dans la consolidation de la bonne gouvernance et de nos acquis démocratiques ». Selon la Ccr, « cet acte historique témoigne de la volonté du Président de renforcer la liberté de la presse au Sénégal ». En effet, après 57 ans d’indépendance, notre pays, selon la Ccr, vient de se doter d’un « Code consensuel de la presse », à l’issue d’un long processus qui a duré 17 ans. La Ccr félicite également les honorables députés pour leur « patriotisme » et leur « sens élevé de l’intérêt supérieur de la Nation ».      

D. MANE

Entamé depuis 2005 par les professionnels et des autorités étatiques, le processus de doter du Sénégal d’un nouveau Code de la Presse a connu, hier, son terme avec l’adoption par les députés, à l’unanimité, de ce projet de loi. Ce nouveau cadre juridique, dont la mise en œuvre est prévue dans les jours à venir, permettra de faire face davantage aux maux qui gangrènent la presse sénégalaise.

Il n’a fallu que cinq tours d’horloge, hier, pour faire adopter le projet portant  Code de la Presse dont le processus aura duré plus d’une décennie. L’adoption, à l’unanimité, par les députés de ce projet de loi, boucle les étapes d’un processus dont la réflexion a été entamée par les acteurs et les autorités étatiques depuis 2000. Il s’agit donc, comme l’a rappelé le rapporteur de la Commission de la Culture et de la Communication, le député Cheikh Oumar Sy, d’une démarche intervenant dans un contexte de bouleversement du secteur, qui se manifeste par une pluralité des vecteurs de l’information et de la communication. Aussi, a-t-il rappelé, il s’y ajoute le passage de l’analogie au numérique et « une multiplication des dérives dans le secteur de la presse, notamment des atteintes aux droits de certains citoyens et des abus dans des émissions d’animation ».

Ayant été l’un des artisans majeurs qui ont permis d’arriver à l’adoption de ce Code, le ministre de la Culture et de la Communication s’est félicité de l’aboutissement de ce processus inclusif. Lequel, selon lui, a mobilisé tous les anciens ministres, les patrons de presse, les syndicats ainsi que les associations de presse. Ainsi, avec l’adoption de ce cadre juridique, Mbagnick Ndiaye invite la presse à plus de responsabilité mais également à revoir le fonctionnement de l’entreprise de presse. Répondant aux interpellations de certains députés sur les sanctions et pénalités prévues dans le présent Code, le ministre a indiqué que des dispositions ont été prises dans cette loi pour encadrer le travail des journalistes. « Les fournisseurs d’accès ont désormais des responsabilités dans le cadre de ces sanctions. Ce code est applicable juste après la promulgation de certaines dispositions », a-t-il informé.

Statut du journaliste
Le rôle pédagogique de la presse, les publicités mensongères des tradipraticiens, les dérives notées dans les émissions interactives, l’absence de contenu à mesure de permettre à la jeunesse d’être culturellement armé à recevoir les informations avec esprit critique, les sanctions pénales, la formation des journalistes ont été, entre autres, au centre des débats. Le député Mamadou Diop Decroix, président de la Commission Communication et Culture, a insisté sur la nécessité de mettre l’accent sur la formation. Contrairement aux 5% destinés à la formation, dans le Fonds d’appui et de développement de la presse, il a suggéré de revoir à la hausse cette dotation, en passant entre 10 et 15%. « Il faut mettre l’accent sur la formation, sinon tous les maux continueront à être acceptés », a dit M. Diop. La précarité des professionnels de l’information et de la communication constitue une préoccupation de certains élus du peuple qui ont invité l’Etat à jouer son rôle régalien.

Dans son intervention, le Secrétaire d’Etat à la Communication a tenu à préciser qu’aucun changement n’a été observé dans le Code d’une manière qui va dans le sens de restreindre les libertés de la presse. « Il n’y a pas eu de rupture dans le consensus », a souligné Yakham Mbaye, répondant à l’interpellation du député Hélène Tine. Sur la précarité notée dans le milieu des médias, il a souligné que la situation morose des entreprises de presse est, aujourd’hui, à l’origine de toutes les dérives dans le secteur. M. Mbaye a regretté le retard de plus d’un quart de siècle observé sur la Convention collective des journalistes. Même si des initiatives ont été entamées par les autorités, actuellement, a-t-il noté, elles se heurtent à un blocage au niveau des patrons de presse. Le Secrétaire d’Etat à la Communication a promis des efforts pour avoir une Convention collective « digne ».

Avec ce nouveau Code qui vient d’être adopté, la  première porte d’entrée dans ce métier sera pour le journaliste d’être issu d’une école de journalisme reconnue par l’Etat ou d’être titulaire d’un diplôme de licence ou équivalent suivi d’une pratique professionnelle de deux ans dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information au sein d’un organe de presse sanctionnée par une commission de validation des acquis de l’expérience. L’autre innovation majeure, c’est la transformation du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) en une autorité dotée de plus de prérogatives, en l’occurrence l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Ara).

Par Ibrahima BA, Alassane Aliou MBAYE (textes) et Assane SOW (photos)

Le projet de loi autorisant la création de la Société de Télédiffusion du Sénégal a été adopté, hier, par les députés. Cela répond aux mutations technologiques qui ont bouleversé le secteur audiovisuel. Cette loi a pour objet la création de cette entité technique chargée des fonctions de multiplexage et de transport, mais également d’exploitation commerciale de la diffusion des chaînes de télévision. Elle intervient dans le contexte de la Télévision numérique terrestre (Tnt). Cette société bénéficie du transfert de l’ensemble des équipements et des infrastructures Tnt construites par Excaf Telecom, conformément au cahier des charges relatif à la concession qui lui est accordée, portant sur la construction et l’exploitation d’une infrastructure de Tnt. Selon le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, cette société permettra de gérer non seulement ces réalisations, mais aussi les contenus à diffuser afin de démocratiser le secteur.

C’est une offre de plus que la Sonatel vient de proposer aux entreprises et administrations publiques comme privées, avec l’inauguration de son Data Center de niveau Tiers 3+, logé à Rufisque-Ouest. Pour le directeur général de Sonatel, Alioune Ndiaye, cette infrastructure va permettre de conserver les données aux normes de sécurité internationale sur le territoire sénégalais.

La Sonatel vient de poser un nouveau jalon dans le cadre de ses offres de service. Cette fois-ci, c’est une innovation de taille faite par le groupe avec l’inauguration, hier, du plus grand Data Center en Afrique subsaharienne. Cette infrastructure ultramoderne est construite sur une surface de 3,5 hectares à Rufisque Ouest. Pour le directeur général de Sonatel, Alioune Ndiaye, c’est un pas important franchi par sa société dans le stockage et la sécurisation des données.

« Ce Data Center est une innovation majeure qui marquera certainement une avancée significative dans le stockage et la sécurisation des données des entreprises aussi bien publiques que privées et constituera un atout important dans la réussite », a dit Alioune Ndiaye.

Pour lui, avec une telle technologie, Sonatel se projette déjà sur l’avenir en anticipant la forte croissance de ces types de besoins. Il est ainsi capable, selon Ousmane Dia, le directeur des Entreprises du groupe, d’héberger des millions d’informations dans des serveurs informatiques et répondre aux besoins des clients ainsi qu’à ses propres besoins.

Outil de dernière génération, avec ses 13.000 machines, le Data Center de la Sonatel bénéficie d’une multi redondance à tous les niveaux. « Les équipements sont doublés afin d’offrir une sécurité et une disponibilité permanentes », a dit Ousmane Dia, précisant qu’il est de la technologie Tiers 3+ sur une échelle mondiale de 4. Dans sa construction, ce Centre de recherche des données allie un accès fortement contrôlé, avec plus de 80 caméras et par une biométrie combinée au badge magnétique pour la sécurité des salles.

« Il évolue dans un univers hautement sécurisé en termes de configuration électrique, d’infrastructures techniques et de surveillance », rappelle-t-on dans le document remis à la presse.

L’ère du Big Data
Pour le représentant du ministre des Postes et Télécommunications, Seth Sall, avec un tel joyau, Sonatel confirme, une fois de plus, son statut de pionnier et de fleuron dans le peloton des entreprises sénégalaises. « Le lancement du Data Center constitue un évènement majeur et un acquis de taille pour préparer notre pays à entrer avec succès dans l’Ère du Big Data et des objets connectés », a indiqué M. Sall, par ailleurs directeur de l’Economique numérique.

Seth Sall d’ajouter qu’une telle initiative va contribuer au renforcement de la cybersécurité, de la confiance et de la souveraineté numérique au Sénégal. En effet, avec ce Data Center, beaucoup d’entreprises et administrations pourront externaliser leurs serveurs tout en garantissant leurs données aux normes de sécurité internationales sur le territoire sénégalais.

« Sonatel va faciliter l’installation de grands groupes dans la sous-région, parce qu’on leur offrira des solutions simples et rapides de prise en charge de leur système d’information », a rappelé le directeur général de Sonatel, Alioune Ndiaye.

Maguette NDONG

Le Projet d’appui à l’enseignement supérieur sur la valorisation de la culture et l’éducation à la citoyenneté au Sénégal sera lancé ce jeudi 22 juin, à l’amphithéâtre Confucius de l’Ucad 2.

Financé par l’Agence italienne de coopération internationale pour le développement, le Projet d’appui à l’enseignement supérieur sur la valorisation de la culture et l’éducation à la citoyenneté au Sénégal sera mis en œuvre par l’Unesco, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Sénégal, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Selon un document du Bureau de l’Unesco à Dakar, ce projet vient  en appui aux Universités pour le renforcement de leurs capacités dans la formation des étudiants aux métiers du patrimoine, la formation des enseignants-chercheurs à la pédagogie, l’enseignement de la langue italienne et l’amplification des activités de formation et sensibilisation de la communauté universitaire sur les questions de citoyenneté, de paix, de genre et diversité culturelle.

Le Projet d’appui à l’enseignement supérieur sur la valorisation de la culture et l’éducation à la citoyenneté au Sénégal contribuera également au renforcement de la coopération interuniversitaire entre les universités du Sénégal et leurs consœurs italiennes. Le suivi de la mise en œuvre de ce projet est assuré par un Comité de pilotage interinstitutionnel réunissant tous les partenaires du projet.  Le projet a également pour but de renforcer les capacités pédagogiques des enseignants-chercheurs des universités, de renforcer les capacités de formation en métier du patrimoine dans les universités, mais aussi les programmes de formation et de sensibilisation en genre, paix, citoyenneté et démocratie à l’Ucad et renforcer l’enseignement et l’apprentissage de la langue italienne à l’Ucad.

Maguette Guèye DIEDHIOU

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