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Le siège des écrivains du Sénégal, Keur Birago, accueille ce vendredi, la cérémonie dédicace du roman « La maison d’en face » de Djibril Gaye Mame Boly. Cet ancien producteur et animateur de la Rts présentera son ouvrage dans lequel il s’indigne du manque de solidarité de notre société d’aujourd’hui, entre autre thème abordé.

Djibril Gaye Mame Boly présente son nouveau roman « La Maison d’en face », ce vendredi 12 janvier, à Keur Birago, siège des écrivains, à Dakar. Ancien producteur-animateur à la Radio télédiffusion sénégalaise (Rts), Djibril Gaye, s’indigne, dans cet ouvrage de 174 pages publié aux Editions Maguilen, de l’indifférence de la société face aux conditions de vie des petites gens. « A la suite d’une longue observation de notre société, je suis franchement meurtri par ce que je vois autour de moi. Personne ne respecte plus rien du tout ; la solidarité est devenue un vain mot. Et on ne dit rien. Donc ce livre est une manière de s’engager, de son prononcer… », explique Djibril Gaye.

Le héros de son roman est une personne vivant avec un handicap, amputé des deux bras, que l’auteur, habitant du quartier de la Médina, rencontre sur le chemin de la grande mosquée de Dakar, les jours de prière du vendredi. Au-delà de ce personnage principal, mendiant dans ces conditions d’infirmité, Djibril Gaby Gaye aborde également, dans son roman, ce manque de solidarité, le gaspillage dans les cérémonies familiales comme le mariage, la cruauté de l’humain à l’égard de son semblable, entre autres thèmes qui touchent « son peuple ».

Retraité de la Rts depuis 1996, il présentait l’émission musicale « Le Bon vieux ton ». Djibril Gaye Mame Boly anime depuis un an deux émissions à la radio Convergence Fm. Il y partage avec ses auditeurs, le mardi entre 13h-14h et le dimanche de 19h à 21h, sa passion pour le panafricanisme, la musique et la culture en général. D’ailleurs, il compte publier bientôt un autre ouvrage sur le thème du panafricanisme, chez L’Harmattan Sénégal.

La cérémonie de présentation et de dédicace du roman « La Maison d’en face » sera présidée par Abdoulaye Racine Senghor, ce vendredi à 16h, au siège des écrivains, au Point E, Dakar.

Omar DIOUF

Le Professeur titulaire des universités, Ousseynou Faye, vient de publier, aux éditions L’Harmattan, l’ouvrage intitulé : « Dakar et ses cultures. Un siècle de changements d’une ville coloniale ».

L’enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar se meut dans des univers peu explorés de la ville de Dakar pour retrouver ses habitants apparaissant peu en « gros plan » et éclairer notre regard sur les dynamismes et changements culturels qui s’y sont opérés.

Le Professeur Ousseynou Faye fait la sociologie d’un temps et tire des photographies d’espaces dont les arrière-plans et les sujets, au sens artistique du terme, excitent la curiosité. Cet ouvrage, « Dakar et ses cultures. Un siècle de changements d’une ville coloniale », porte l’empreinte d’un sceau de l’esprit à la fois observateur, critique et d’une fascinante subtilité de raisonnement qui s’affranchit d’une méthodologie, d’une approche « guidée » dans la manière d’aborder les sciences sociales et plus particulièrement sa discipline, l’histoire. Il interroge et requestionne ce que bien des intelligences, par ignorance de leur portée scientifique et symbolique, seraient tentées de considérer comme des « poncifs », des insignifiances de la quotidienneté.

L’auteur, de par sa démarche, les couvre d’une scientificité qui aiguille le chercheur et élargit la palette des sources utiles à une meilleure connaissance de cette histoire moins « clinquante » que celle-là institutionnelle et politique par exemple. Elle n’en est pas moins épuisante parce que formulant des exigences interdisciplinaires et nécessitant une distance.

De cet ouvrage retraçant l’histoire coloniale de Dakar (avec comme borne chronologique de départ l’année 1857 correspondant à la « fondation » officielle de la ville et comme borne chronologique d’arrivée l’année 1960), ce spécialiste d’histoire moderne et contemporaine, loué pour son exigence intellectuelle, en dit ceci : « Ce livre met en scène l’habitant de la ville de Dakar. Ce personnage n’apparaît en « gros plan » que dans les contextes portant sur son contrôle statistique, la spatialisation de sa présence, son statut de producteur de plus-value et son rapport à l’ordre social. Acteur négligé de l’aménagement changeant de la ville, souvent accusé d’œuvrer à son dés-aménagement continu, il y dessine des scènes de vie participant d’une quotidienneté qui s’écrit au pluriel, évolue et se décline en termes de totalité de faits, gestes et paroles axés surtout sur la satisfaction de multiples besoins ».

Déchiffrement historique
L’attention accordée à l’histoire du vécu en ville, souligne-t-il, n’a pas occulté la nécessité de convoquer, d’une façon ou d’une autre, la portée des philosophies d’ombre à l’œuvre de la quotidienneté. Il en est de même avec cette autre exigence constituée par la mise à contribution de l’archéologie du mode de vie rural. En d’autres termes, ce livre explore l’histoire culturelle de Dakar. Sous ce rapport, il aborde les cultures immatérielles et réserve une large place à la reconstitution des cultures matérielles, celles des villageois et dans la ville ou celles empruntées ou inventées par ses (néo)citadins. Il se veut un exercice d’exhumation et de questionnement de la conscience identificatoire de sujets d’histoire évoluant dans une des grandes vitrines urbaines du projet colonial français.

La première partie de ce livre accorde une large place aux aménageurs européens, résidents africains et sites de Dakar, au refoulement du village lébou, à la fondation et à l’extension de la ville. Un des chapitres a trait à l’empire de la culture du terroir. La deuxième partie porte la réflexion sur l’éclatement de la ville et les dynamismes culturels entre 1914 et 1946. Les chantiers urbains et les changements culturels de l’après-guerre (1946-1960) tracent son chemin de « randonnée dakaroise » qui lui a permis d’accomplir un « travail de déchiffrement historique de la culture urbaine ».

Ousseynou Faye explore donc des univers de sens, de rythmes - ceux-là qui entraînent, dévient et entrecroisent des trajectoires de vies - pour « charpenter » le récit d’une aventure collective dans laquelle la pègre, la lie et les existences débrouillardes ont bonne place dans la construction et la physionomie de l’espace urbain. Dakar est donc le produit d’un cheminement, d’une idée que les occupants aux légitimités et aux références diverses ont de la ville. L’auteur le dit de manière plus élaborée : « La production de la ville de Dakar est l’aboutissement d’une rencontre de deux savoir-aménager l’espace : celui du décideur européen, qui veut établir un rapport de vraisemblance entre la ville coloniale et la ville « métropolitaine », et celui de l’Africain qui emprunte les technologies du village et de la ville pour créer son chez soi ».

Le professeur Ousseynou Faye est un pionnier dans le domaine des études portant sur des sujets longtemps négligés par les historiens sénégalais notamment l’histoire de la marge. Il exerce des fonctions de (co)directeur de thèse de doctorants inscrits dans des universités africaines et françaises.

Alassane Aliou MBAYE

Publié à la maison d’édition Edilivre de France, « Exemple de développement » est le tout premier essai de l’infirmier Pierre Gnougane Diène. L’ouvrage propose des pistes de solutions pour l’émergence économique du Sénégal d’ici les cinq prochaines décennies.

Jeune diplômé dans le domaine de la santé, Pierre Gnoungane Diène a décidé de sortir des sentiers battus pour explorer l’univers complexe et tumultueux des théoriciens du développement. En publiant « Exemple de développement », il a voulu apporter sa pierre à la construction d’un Sénégal émergent à l’orée des 5 prochaines décennies. Cet essai édité par la maison d’édition française Edilivre offre des arguments, critiques et solutions dans l’objectif de bâtir un modèle de développement en conformité avec nos réalités sociales ainsi que nos atouts dans les différents domaines. « Le développement, c’est le fait qu’un pays puisse s’autogérer dans le domaine économique, social, politique et culturel. C’est aussi une façon, pour ce pays, de pouvoir satisfaire les besoins fondamentaux de sa population », soutient l’auteur.

D’emblée, Pierre Gnougane Diène invite à un changement de mentalité pour poser les véritables jalons de cet essor économique. Pour ce faire, il reste convaincu qu’il faut mettre l’accent sur l’éducation, prioriser la santé et la culture, tout en cultivant l’entre-aide entre les différentes couches de la société. L’écrivain exhorte également à contrôler les naissances pour harmoniser la situation économique des familles. Sur le plan agricole, la mise en place d’une plan quinquennal dénommé « Plan doundal sama rew », selon lui, permettra à notre pays d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. L’ouvrage donne aussi des solutions face à l’exode rural. En effet, pour lutter contre ce phénomène, Pierre Gnoungane Diène juge nécessaire de procéder à l’élargissement de la capitale, en créant d’autres métropoles « très » importantes sur le plan économique, social et culturel.

Ibrahima BA


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