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Actualités Internationales (2366)

La Turquie est finalement passée à l’offensive, ce week-end, pour prendre le contrôle d’Afrine, canton frontalier situé dans le nord-ouest de la Syrie. Cette opération militaire, lancée en territoire syrien sous le nom de « Rameau d’olivier », a pour objectif principal d’amoindrir l’influence kurde dans la région et d’empêcher à tout prix la constitution d’un espace aux mains des Kurdes aux frontières de la Turquie. Ce faisant, la Turquie a déclenché, par la même occasion, la première bataille de l’après-Daech.

Afrine est contrôlé par les milices kurdes des Unités de protection du peuple (Ypg), bras armé du Parti de l’union démocratique (Pyd), lui-même considéré comme la branche syrienne du Pkk, le Parti des travailleurs du Kurdistan. Or le Pkk, en guérilla contre les forces turques depuis 1984, est classé comme organisation terroriste par Ankara, mais aussi par une bonne partie de la communauté internationale, dont les Etats-Unis et l’Union européenne. Cependant, les Ypg coopèrent aussi avec la coalition arabo-occidentale au sein des Forces démocratiques syriennes (Fds), le fer de lance de la lutte contre les djihadistes de l’organisation Etat islamique (Daesh).

«Rameau d’olivier» relance donc le grand jeu des alliances dans la tragédie syrienne. Une opération qui semble avoir la bénédiction de la Russie mais place les Etats-Unis et l’Otan dans une situation délicate. Car les combattants kurdes, très engagés aux côtés de la coalition internationale anti-Daesh, sont en première ligne dans le nord-est de la Syrie et ont combattu pour reprendre Raqqa, la ville où ont été fomentés les attentats du 13 novembre en France. La France craint que l’offensive turque détourne les forces combattantes kurdes du combat primordial contre le terrorisme.

«Rameau d’olivier» expose également les profondes divergences entre la Turquie et Washington et adresse un message fort aux Etats-Unis. Ce sont, en effet, sur ces mêmes forces kurdes que les Etats-Unis, qui mènent la coalition mondiale anti-Daesh, s’appuient pour ne pas avoir à déployer des troupes américaines au sol. Le régime turc voit d’un très mauvais œil cette alliance entre les milices kurdes séparatistes et ce membre de l’Otan et n’a de cesse de la critiquer. La récente décision de Washington de livrer des armements modernes à leurs alliés kurdes en Syrie et de former une force frontalière dans le nord de la Syrie de 30.000 hommes, dont la moitié d’Ypg, pour maintenir la sécurité dans les zones nettoyées des djihadistes, a fait monter la tension d’un cran.

«Rameau d’olivier» illustre une nouvelle phase dans les relations entre la Russie, alliée de Damas, et la Turquie, déjà garants avec l’Iran du cessez-le-feu en vigueur en Syrie et de l’implantation de zones de désescalade depuis mai 2017. Les bombardements de l’aviation turque, ce week-end, n’ont été rendus possibles qu’avec l’accord de la Russie, qui contrôle l’espace aérien dans la région. Par ce geste, le Kremlin pourrait chercher à apaiser Ankara, mécontente ces dernières semaines de l’avancée des troupes de Bachar al-Assad, appuyées par les forces russes, en direction de la zone de désescalade syrienne d’Idleb (nord-ouest), où sont déployées des forces turques.

Alors que jusqu’à présent, Moscou entretenait de bons rapports avec les Kurdes de Syrie, cherchant notamment à inclure le Pyd à la table des discussions sur l’avenir de la Syrie, malgré les vives critiques d’Ankara, «Rameau d’olivier» pourrait rebattre les cartes. En autorisant cette opération, la Russie essaierait de faire comprendre aux Kurdes qu’elle n’appréciait pas leur rapprochement avec les Etats-Unis. Un rapprochement américano-kurde qui pourrait menacer, à terme, l’alliance entre le régime syrien et la Russie.

Des voix en Turquie s’interrogent cependant sur la capacité de l’armée turque à mener cette mission. Fragilisée par les vastes purges menées au lendemain du coup d’Etat manqué de juillet 2016, elle avait éprouvé des difficultés lors de l’opération Bouclier de l’Euphrate. A Afrine, les Ypg seraient entre 8.000 et 10.000 combattants, selon le Premier ministre turc. Sur ce terrain compliqué et dans une zone qui leur est familière, les combattants kurdes possèderaient des armes lourdes sophistiquées et la réaction de la population locale face à cette opération reste une inconnue.

Par Dié Maty FALL

L’ancien footballeur de légende George Weah a promis, hier, en tant que nouveau dirigeant du Liberia une gestion transparente, lors de la première passation de pouvoirs entre présidents élus dans ce pays depuis 1944, devant des milliers de partisans en liesse et plusieurs chefs d’Etat africains.

Dans le stade Samuel Kanyon Doe, une enceinte de 35.000 places bondée, la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, 79 ans, première femme élue chef d’Etat en Afrique en 2005 face, déjà, à George Weah, lui a officiellement cédé le pouvoir. Le nouveau président, 51 ans, vêtu d’une tunique blanche, a prêté serment devant le président de la Cour suprême, Francis Korkpor. «J’ai passé beaucoup d’années de ma vie dans des stades, mais le sentiment que j’éprouve aujourd’hui est incomparable», a déclaré, entre les rugissements de la foule enthousiaste, l’ancien attaquant de Monaco, du Paris SG et du Milan AC, 51 ans, seul Africain à avoir remporté le Ballon d’or, en 1995. «Unis, nous sommes certains de réussir en tant que nation. Divisés, nous sommes certains d’échouer», a ajouté George Weah, qui est seulement, après Samuel Doe (1980-1990), le deuxième président de la plus ancienne république d’Afrique à ne pas appartenir à l’élite «américano-libérienne» descendant d’esclaves affranchis qui y domine la vie politique depuis 170 ans.

AFP

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a réitéré, hier, à Londres, l’appel des Etats-Unis à la «retenue» de «toutes les parties» en Syrie après l’offensive turque dans une enclave kurde, tout en reconnaissant «le droit légitime de la Turquie» à se «protéger».

«Les Etats-Unis sont en Syrie pour vaincre l’Ei», le groupe jihadiste Etat islamique, «et nous l’avons fait avec une coalition de partenaires et les Forces démocratiques syriennes (Fds)», a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec son homologue britannique Boris Johnson.

AFP

Les Kurdes de Syrie ont appelé, hier, la coalition internationale anti-Ei emmenée par Washington à «prendre ses responsabilités» vis-à-vis de l’offensive turque contre l’enclave d’Afrine, une opération qui constitue selon eux un «soutien clair» au groupe Etat islamique (Ei).

Les Etats-Unis, qui ont mis sur pied une coalition internationale pour lutter contre les jihadistes de l’Ei, soutiennent en Syrie les combattants Kurdes. Mais Washington a reconnu avoir été mis au courant par Ankara de son offensive.

«La coalition internationale est appelée à prendre ses responsabilités vis-à-vis de nos forces et de notre peuple à Afrine», selon un communiqué des Forces démocratiques syriennes (Fds), alliance de combattants kurdes et arabes soutenus par Washington. «La coalition internationale, notre partenaire dans la lutte contre le terrorisme, avec qui nous avons mené ensemble des batailles honorables pour éliminer le terrorisme (...) sait très clairement que cette intervention turque est là pour vider de son sens la victoire finale» contre l’Ei, met en garde le communiqué. L’armée turque a lancé, samedi, une vaste opération dans la région d’Afrine, dans le nord de la Syrie, multipliant les frappes aériennes et les bombardements d’artillerie contre les positions des Unités de protection du peuple (Ypg), une milice kurde. La France a adopté un ton plus ferme en exhortant Ankara à mettre fin à son offensive et en réclamant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Onu, qui doit se tenir lundi à huis clos.

AFP

Le Sénat américain a trouvé, hier, un compromis budgétaire temporaire pour financer l’Etat et mettre fin à la fermeture partielle du gouvernement fédéral qui a cloué chez eux des centaines de milliers d’employés fédéraux.

A l’issue d’intenses tractations, les leaders démocrates et républicains du Sénat sont tombés d’accord sur un texte assurant le financement de l’Etat jusqu’au 8 février, avec l’objectif affiché de trouver un accord sur l’immigration et le sort de centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux Etats-Unis. Ce compromis doit maintenant être validé par la Chambre des représentants, puis signé par Donald Trump, pour entrer en vigueur.

AFP

Six personnes ont été tuées, hier, à Kinshasa, dans la dispersion de marches interdites à l'appel d'un collectif catholique contre le maintien au pouvoir du président Kabila, selon la Monusco.

La mission onusienne a aussi fait état de 57 blessés dans tout le pays parmi les civils et de 111 arrestations. La Monusco, la plus importante mission des Nations unies au monde, avait indiqué vendredi qu'elle enverrait dimanche des "observateurs" pour rapporter "d'éventuelles violations des droits de l'homme" lors de ces marches interdites lancée à l'appel d'un collectif catholique demandant le départ du président Kabila.

Des observateurs des Nations unies ont été "menacés et molestés par les forces de sécurité", hier, à Kinshasa, lors des marches interdites contre le président Joseph Kabila et de leur dispersion violente, a indiqué une porte-parole. La Monusco a par ailleurs estimé que l'usage de la force avait été disproportionnée: "On a noté que les forces de défense et de sécurité n'avaient pas appliqué les principes de nécessité, de proportionnalité, et de légalité, conformément aux normes internationale", selon la porte-parole. Le porte-parole de la police congolaise a de son côté uniquement mentionné deux morts, ainsi que neuf policiers blessés, dont deux grièvement. Une des victimes a été tuée à bout portant par un policier qui a été arrêté et déféré devant la justice, a indiqué à l'Afp Yvon Ramazani, chargé de mission en communication à la présidence de la République.

La dispersion de précédentes marches interdites le 31 décembre avait fait six morts dont cinq à Kinshasa, selon la Monusco et la nonciature apostolique, aucune d'après les autorités.

AFP

Le pape François a appelé, hier, les autorités de la République démocratique du Congo à éviter "toute forme de violence", à la fin d'un Angelus prononcé à Lima.

"Aujourd'hui, des nouvelles très inquiétantes me parviennent de la République démocratique du Congo.

Prions pour le Congo", a déclaré le souverain pontife face à la foule réunie sur la place principale de Lima.

"Je demande aux autorités, aux responsables et à tous dans ce pays bien-aimé qu'ils mettent en œuvre tous leurs efforts pour éviter toute forme de violence et chercher des solutions en faveur du bien commun", a-t-il ajouté.

AFP

La Cour pénale centrale de Bagdad a condamné à mort, hier, une ressortissante allemande d'origine marocaine pour avoir rejoint le groupe jihadiste Etat islamique (Ei) en Syrie et en Irak. C'est la première fois que la justice irakienne prononce la peine capitale à l'encontre d'une femme européenne. La cour, chargée notamment des affaires de terrorisme, a condamné cette femme, dont l'identité n'a pas été précisée, à l'exécution par pendaison pour "soutien logistique et aide à l'organisation terroriste pour commettre des crimes", a précisé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la cour.

L'Allemande a 30 jours pour faire appel et après cette période, elle pourra être exécutée, a expliqué à l'Afp Ezzedine al-Mohammadi, chercheur en matière juridique et pénale.

AFP

Un nouveau vote est programmé pour aujourd'hui au Sénat américain afin de tenter de trouver un accord entre républicains et démocrates sur le budget du gouvernement et de sortir du "shutdown", la fermeture partielle des services fédéraux. En fin de journée, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a annoncé qu'il convoquait un nouveau vote, après celui de vendredi soir dont l'échec avait entraîné le "shutdown".

Cependant, à Washington, New York ou Chicago, des centaines de milliers de manifestants célébraient, eux, l'anniversaire de la "Marche des femmes", immense rassemblement qui avait défié Donald Trump au lendemain de son investiture.

Le dernier "shutdown" remonte à 2013, sous l'administration du président démocrate Barack Obama. Il avait duré 16 jours.

AFP

Au moins 18 personnes, dont 14 étrangers, ont péri dans l'attaque dans la nuit de samedi à dimanche de l'hôtel Intercontinental à Kaboul, selon un nouveau bilan de cet attentat revendiqué par les talibans.

"Quatorze étrangers et quatre Afghans ont été tués", a déclaré un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Najib Danish, à la chaîne Tolo news, sans préciser les nationalités. L'attentat, qui a duré une douzaine d'heures, a été revendiqué par les talibans. Le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Pavlo Klimkine, a fait état sur Twitter de "six citoyens ukrainiens" tués dans l'attaque.

AFP


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