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Actualités Internationales (2225)

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron ont affirmé, hier, vouloir arriver à une position commune, en mars prochain, sur les réformes de la zone euro, à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles. «Nous voulons arriver, d’ici à mars, à rapprocher nos positions», a précisé Mme Merkel lors d’une conférence de presse commune avec le président français. «Nous allons trouver une solution commune, car c’est nécessaire pour l’Europe», a-t-elle ajouté. «Quand on veut, on peut», a insisté la chancelière.

M. Macron a fait part, de son côté, de la «volonté que nous avons l’un et l’autre de converger dès le mois de mars». Ce dernier a présenté, lors d’un discours à La Sorbonne, en septembre, sa vision d’une réforme de la zone euro, préconisant notamment un ministre des Finances et un budget pour la zone euro ; ce qui est loin de faire l’unanimité. En revanche, Mme Merkel, toujours à la peine pour former une nouvelle coalition gouvernementale après des législatives dont elle est sortie affaiblie, n’a pas détaillé sa vision.                    

(AFP)

Les 123 pays parties à la Cour pénale internationale (Cpi) sont parvenus, dans la nuit, à l’Onu, à un accord pour «activer» le «crime d’agression» qui va s’ajouter aux trois chefs d’inculpation déjà en vigueur, a appris l’Afp hier de sources diplomatiques.

«Nous avons activé par consensus le crime d’agression», ont indiqué deux diplomates. Créée en 1998 par un traité signé à Rome et entré en vigueur en 2002, la Cpi ne jugeait, jusqu’à présent, que les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre. Le «crime d’agression» d’un pays contre un autre pays était prévu dans les statuts de la Cpi, mais n’avait jamais été activé en raison de son caractère très politique.

L’accord a été trouvé au terme de l’assemblée générale annuelle des 123 parties à la Cour pénale internationale qui a duré une dizaine de jours et se tient alternativement à la Haye et à New York. Il fait suite à l’adoption d’amendements en 2010 pour mieux définir le «crime d’agression» et les conditions de saisie de la Cpi. Ce quatrième chef d’inculpation revient à reconnaître l’attaque de la souveraineté d’un pays par un autre et désigner des coupables présumés parmi ses dirigeants. «Le sujet est sensible», avait souligné un spécialiste du dossier sous le couvert de l’anonymat au début de l’assemblée.

Il trouve un écho dans de nombreux pays, en Russie (Géorgie, Crimée), en Libye (guerre franco-britannico-américaine contre Kadhafi), en République démocratique du Congo (interférences rwandaise, ougandaise) ou en Syrie où plusieurs acteurs internationaux sont en guerre depuis 2011. Plusieurs des Etats n’ayant pas ratifié les amendements de 2010 - France, Japon, Colombie, Canada, Norvège, Royaume-Uni - avaient indiqué qu’ils acceptaient une activation, mais sous condition que leurs ressortissants ne puissent pas être poursuivis. Les Etats ayant ratifié les amendements étaient réticents à cette condition. Lors de leur assemblée, les 123 Etats parties devaient aussi adopter le budget annuel de la Cpi - 149 millions d’euros - et procéder à l’élection de 6 juges parmi 12 candidats.

(AFP)

 

Quatre Palestiniens ont été tués, hier, dans des heurts avec les forces israéliennes, lors d’une nouvelle journée de mobilisation contre la reconnaissance, par Donald Trump, de Jérusalem comme capitale d’Israël, ont indiqué les secours palestiniens.

Ibrahim Abou Thouraya, âgé de 29 ans et amputé des deux jambes, et Yasser Sokar, 32 ans, ont été tués par les balles de soldats israéliens dans la bande de Gaza alors qu’ils participaient, avec des centaines de Gazaouis, à des manifestations violentes près de la barrière de béton et de métal qui ferme hermétiquement les frontières de l’enclave palestinienne avec Israël.

Mohammed Aqal, 29 ans, a poignardé un policier israélien à la sortie de Ramallah, en Cisjordanie occupée, et a été abattu, a indiqué la police israélienne. Le policier a été légèrement blessé. Selon des photos de l’Afp, Mohammed Aqal portait autour de la taille un dispositif ressemblant à une ceinture d’explosifs. La police israélienne a dit enquêter pour savoir si le Palestinien portait effectivement un tel dispositif et si ce dernier était authentique ou pas. Aucune confirmation indépendante de l’authenticité ou non de cette ceinture n’avait pu être obtenue dans la soirée. Bassel Ibrahim, 24 ans, a été tué par balles lors des heurts à Anata, une localité entre Jérusalem et la Cisjordanie occupée. Même si elle n’a pas déclenché la spirale de violence redoutée, la décision américaine et les violences qu’elle a suscitées ont causé la mort de huit Palestiniens depuis le 6 décembre.

(AFP)

 

En combattant avec leurs alliés la myriade de groupes jihadistes sévissant au Sahel, les cinq pays africains mobilisés luttent «pour le monde entier», soutient le président nigérien Mahamadou Issoufou qui réclame un financement pérenne et une plus grande implication de l’Onu.

«La menace terroriste est une menace internationale, le combat que nous faisons dans le Sahel, nous le faisons aussi pour l’Europe, pour le monde entier», souligne le président Mahamadou Issoufou dans un entretien accordé, jeudi soir, à l’Afp. Réunis mercredi, à Paris, les cinq pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie) ont reçu de nouveaux soutiens de leurs partenaires internationaux, notamment une aide financière de 130 millions d’euros de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis. Avec les sommes déjà annoncées par l’Union européenne, la France et les Etats-Unis, leur force armée de 5000 hommes se voit dotée de 250 millions d’euros. De quoi consolider le démarrage encore balbutiant des opérations, mais pas assez pour boucler un budget estimé à 450 millions d’euros.«J’espère qu’au fur et à mesure qu’on va avancer, d’autres pays vont se manifester afin de couvrir la totalité de la force sur le plan financier comme sur le plan des équipements», observe le président du Niger. Une réunion des bailleurs est prévue en début d’année à Bruxelles.

M. Issoufou a parallèlement regretté la faible portée de la résolution, adoptée vendredi dernier par l’Onu, qui autorise sa mission au Mali (Minusma) à apporter - sans coût pour elle - un soutien logistique et opérationnel à la force du G5 Sahel.

«C’est vraiment le service minimum», estime le président nigérien à propos de ce texte négocié pied à pied avec les Etats-Unis, soucieux de réduire le coût des opérations de paix. «Nous aurions voulu une relation beaucoup plus étroite entre la force conjointe et la Minusma», poursuit M. Issoufou qui «ne désespère pas de faire évoluer les esprits».

S’ils peuvent compter sur l’appui de la force française Barkhane (4000 hommes) et des quelque 800 militaires américains cantonnés sur une base à Agadez, au Niger, les pays du G5, parmi les plus pauvres au monde, se voient confrontés à de multiples défis.

Lien entre climat et terrorisme
Dans cette région semi-désertique vaste comme l’Europe, des dizaines de groupes jihadistes aux alliances mouvantes, financés par des trafics de toutes sortes, occupent les espaces laissés vacants par les Etats et multiplient les attaques.

Et l’éventualité d’un repli dans cette zone de certains combattants du groupe Etat islamique (Ei), défaits en Irak et en Syrie, constitue une source de préoccupation», concède M. Issoufou. «Il y a une forte crainte qu’il y ait un système de vases communicants du Moyen-Orient vers d’autres régions, notamment le Sahel».

Terrorisme, pauvreté et migrations sont aussi alimentés par l’impact du réchauffement climatique. «Cela renforce la pauvreté et pousse des gens dans les bras du terrorisme», dit-il en citant l’exemple du lac Tchad, aux confins du Niger, du Tchad, du Cameroun et du Nigeria.

«Le lac Tchad a perdu 90 % de sa superficie depuis les années 60», passant de 25 000 km2 à 2500 km2, et cela «a renforcé la paupérisation de toutes les populations qui vivent dans son bassin», rappelle-t-il.  Et de lancer un appel appuyé aux premiers responsables de ces dérèglements.

«Les pays développés ont pollué la planète pour leur développement ; nous en sommes victimes (en Afrique) aujourd’hui. C’est pour cela que nous voulons que les dommages et pertes que nous subissons puissent être compensés», plaide le président nigérien. A cet égard, le Sommet sur le climat, organisé en début de semaine, à Paris, n’a pas tenu toutes ses promesses, regrette-t-il. Les pays du Sud attendent toujours de voir réunis les 100 milliards annuels promis d’ici à 2020 par les pays développés pour les aider à s’adapter aux impacts des dérèglements climatiques. Le résultat de la conférence n’a pas été «à la hauteur de l’espoir des pays comme le Niger».  

(AFP)

 

Le vice-président libérien Joseph Boakai a demandé à la Cour suprême un nouveau report du second tour de l’élection présidentielle qui doit l’opposer, le 26 décembre, à George Weah, sénateur et légende du foot, a-t-on appris hier auprès de son parti.

M. Boakai avait pourtant annoncé, jeudi, «la reprise officielle» de sa campagne pour le second tour, initialement prévu le 7 novembre, et déjà retardé de sept semaines, à la suite de la décision de la Cour suprême enjoignant la Commission électorale nationale (Nec) de statuer d’abord sur le recours contre les résultats du premier tour, le 10 octobre.

Ce recours du candidat arrivé troisième avec 9,6 % des voix, Charles Brumskine, auquel s’était joint M. Boakai, a été définitivement rejeté, le 24 novembre, par la Nec, puis le 7 décembre par la Cour suprême qui a donné instruction à la Commission «d’entamer l’organisation du second tour», mais de réviser sérieusement les listes électorales, très critiquées. Dans son nouveau recours, déposé dans la nuit de jeudi à hier, consulté par l’Afp, le parti du vice-président sortant affirme que la Nec ne s’est pas encore conformée à cette exigence. Il lui conteste, en outre, le droit de fixer la date du second tour, proposant que celle-ci soit «déterminée par une résolution conjointe du Sénat et de la Chambre des représentants». Ce recours intervient alors que la direction du parti de M. Brumskine s’est officiellement ralliée, jeudi, à George Weah. Selon l’arrêt de la Cour suprême, prononcé le 7 décembre, les plaignants ne sont pas parvenus à prouver que les irrégularités constatées étaient d’une «ampleur» suffisante pour remettre en cause les résultats.

Les observateurs internationaux ont jugé le déroulement du vote largement crédible, malgré des problèmes d’organisation et de longs retards relevés dans ce scrutin pour désigner le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue à la tête d’un Etat africain.

(AFP)

 

Le nouveau président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a symboliquement refermé, hier, la page de l’ère Robert Mugabe en promettant aux cadres du parti au pouvoir, réunis en congrès, «un nouveau chemin» au service des «rêves» du pays.

Trois semaines après la démission du «camarade Bob», le nouvel homme fort du Zimbabwe a fustigé les ratés de l’ancien régime et prôné un retour aux sources de la Zanu-Pf qui dirige le pays depuis son indépendance, en 1980. «Ce congrès doit définir un nouveau chemin pour le parti (...), notre parti doit être l’instrument du rêve collectif de la nation et de son peuple», a-t-il lancé devant des centaines de délégués. «Nous devons tous revenir aux sources et réparer le parti», a-t-il déclaré, casquette aux couleurs de la Zanu-Pf sur la tête. «Les règles idéologiques du parti ont été bafouées quotidiennement, (...) sa mobilisation n’était plus que de la coercition, ce n’était plus le parti auquel vous et moi avions promis fidélité», a poursuivi le président.
Depuis son investiture, Emmerson Mnangagwa, 75 ans, surnommé le «Crocodile» pour son caractère impitoyable, a promis de redresser l’économie du pays, d’y créer des emplois et d’y faire revenir les investisseurs étrangers.

Jeudi, à la veille du congrès, il s’est déclaré déterminé à lutter contre la corruption et a appelé à la levée des «sanctions politiques et économiques» imposées par l’étranger. M. Mnangagwa s’est également engagé à organiser, «comme prévu», les élections présidentielle et législatives en 2018. Elles seront «libres et justes», a assuré celui qui a déjà été investi candidat du parti pour le scrutin présidentiel.

(AFP)

 

Les députés gabonais ont adopté, jeudi, à l’Assemblée nationale, un projet de loi controversé sur la révision constitutionnelle, décrié par l’opposition qui dénonce une «monarchisation» du pouvoir, a-t-on appris de sources concordantes. Le texte a été adopté à une très large majorité en séance plénière, ont indiqué deux députés présents lors du vote. L’Assemblée nationale gabonaise est composée en quasi totalité de membres du parti au pouvoir (Parti démocratique gabonais, Pdg). Cette adoption a été confirmée à l’Afp par une source officielle ayant requis l’anonymat. Les médias publics n’en faisaient aucune mentionhier matin.

Le texte doit désormais passer devant le Sénat. Il sera ensuite examiné par la Cour constitutionnelle. Le projet de révision de la Constitution fait débat depuis octobre au Gabon qui a connu une élection présidentielle mouvementée en août 2016 et se prépare à des législatives en 2018.

(AFP)

 

Les magistrats gabonais ont entamé, hier,  une «grève générale illimitée», exigeant la démission du ministre de la Justice, Francis Nkéa Ndzigue, qui a accusé publiquement des juges de «corruption». «Les magistrats sont indignés et la justice répugnée par le comportement désinvolte et puéril du ministre de la Justice», accuse, dans un communiqué, le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag), dans un nouvel épisode d’un bras de fer entre les juges et le Garde des sceaux qui défraie la chronique depuis une semaine à Libreville. Le 7 décembre, ce même syndicat avait dénoncé «les immixtions intempestives du pouvoir exécutif dans le pouvoir judiciaire», après la convocation, par le ministre, d’un juge d’instruction qui venait de décider de la remise en liberté provisoire d‘un inculpé dans une affaire sous sa responsabilité.

En réponse à ces accusations, le ministre avait demandé des sanctions disciplinaires ainsi que la suspension du magistrat concerné. Il avait surtout dénoncé «la corruption des magistrats, un fléau social auquel les Gabonais sont quotidiennement confrontés». «Il n’est pas rare de voir les Gabonais payer de fortes sommes à un juge pour obtenir des décisions de justice en leur faveur», avait affirmé M. Nkéa, ajoutant cependant que «cela ne veut pas dire que tous les juges sont des corrompus».                        

(AFP)

Le Premier ministre tanzanien Kassim Majaliwa a appelé, hier, à une enquête de l’Onu sur la mort de 14 Casques bleus tanzaniens, tués une semaine plus tôt dans une attaque attribuée à des rebelles ougandais dans l’est de la République démocratique du Congo (Rdc).

Cette attaque est la pire subie par une mission des Nations unies depuis la mort de 24 Casques bleus pakistanais dans la capitale somalienne, Mogadiscio, en juin 1993.
«Le gouvernement tanzanien demande aux Nations unies de mener une vraie enquête, fouillée, transparente», a déclaré M. Majaliwa lors d’une cérémonie, à Dar es Salaam, en l’honneur des soldats tués dont les corps avaient été rapatriés lundi.

«Nous espérons que les Nations unies feront cela rapidement», a ajouté le Premier ministre en présence du secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix.

Le chef des armées tanzaniennes, le général Venance Mabeyo, a, lui, indiqué qu’un soldat tanzanien était toujours porté disparu à la suite de l’attaque, en plus des 14 tués, et que les 44 soldats blessés recevaient des soins à Goma (est de la Rdc), à Kinshasa et à Kampala. L’attaque sur la base onusienne de Semuliki, dans la province du Nord-Kivu, a eu lieu le 7 décembre à la tombée de la nuit. L’Onu attribue cet assaut à des membres présumés des Adf (Allied defense force), des miliciens ougandais musulmans. Les Adf sont un groupe armé ougandais musulman actif dans le Nord-Kivu, un État de la Rdc frontalier de l’Ouganda. Ils ne revendiquent pas leurs attaques. Repliés dans la forêt, les Adf combattent le pouvoir du président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 31 ans.                                  

(AFP)

 

Le nouveau ministre de l’Agriculture du Zimbabwe a ordonné, hier, l’évacuation des occupants illégaux d’exploitations agricoles qui appartenaient à des fermiers blancs, près de deux décennies après leur confiscation manu militari par l’ex-président Robert Mugabe, a rapporté un média d’Etat.

«Tous ceux qui se sont ou ont été installés illégalement sur ces terres doivent quitter les lieux», a déclaré le nouveau ministre de l’Agriculture, Perence Shiri, au quotidien gouvernemental zimbabwéen The Herald.

«Seuls les personnes détenant un document officiel attestant de l’occupation des terres ou celles qui ont reçu légalement des terres pourront rester et se concentrer sur la production», a-t-il précisé.

Le maréchal Perence Shiri, qui dirigeait l’armée de l’air quand l’armée a contraint le  président Robert Mugabe à démissionner, a déclaré que la «raison» devait prévaloir pour relancer l’agriculture afin de permettre la reprise de l’économie en difficulté.
«Si nous voulons atteindre les objectifs fixés par le gouvernement et utiliser l’agriculture comme pilier de l’économie, nous devons garantir une bonne gestion des fermes», a-t-il ajouté.

«Les comportements et actions qui ne se conforment pas» à la Constitution «sont inadmissibles, quelles que soient les circonstances», a dit M. Phiri.
La réforme agraire reste une épine dans le pied du pays. Au début des années 2000, des milliers de fermiers blancs avaient été violemment expulsés de leurs terres, au profit de fermiers noirs, sur ordre de Robert Mugabe.

L’ancien président, désormais âgé de 93 ans, avait justifié cette réforme pour corriger les inégalités héritées de la colonisation britannique.                            

(AFP)

 

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) va consacrer un sommet extraordinaire, début 2018, à la confirmation de l’adhésion du Maroc, a indiqué, hier, un haut responsable gouvernemental à Rabat.

«Après concertation avec le Maroc et discussions avec les Etats membres ces derniers jours, on s’oriente vers un sommet extraordinaire, en début d’année prochaine, exclusivement consacré à la question», a indiqué à l’Afp ce responsable marocain qui a requis l’anonymat.

Il n’a pas été possible d’obtenir des informations à ce sujet à Abuja où les travaux préparatoires du sommet ont commencé cette semaine. Les dirigeants ouest-africains avaient donné, début juin, leur accord de principe à la demande du Maroc, et cette adhésion devait être finalisée sur le plan juridique samedi lors d’un sommet dans la capitale du Nigeria.

Ils ont cependant souhaité un délai supplémentaire pour examiner en détails l’étude d’impact qui vient de leur être remise, selon la source marocaine.
«La perspective stratégique est la même», a assuré le haut responsable marocain. Selon lui, «la formalisation juridique de l’adhésion ouvrira la voie à une discussion technique» sur le processus d’harmonisation des tarifs douaniers et la libre circulation des personnes, des biens, des services ou des capitaux. Ces dernières années, le royaume chérifien a mené une véritable offensive commerciale et diplomatique sur le continent africain. Le pays a réintégré l’Union africaine (Ua), début 2017, après 30 ans d’absence et s’est ensuite porté candidat à la Cedeao dont les 15 membres représentent environ 320 millions d’habitants, avec un Pib total supérieur à 700 milliards de dollars. Même si le volume des échanges reste modeste, l’Afrique de l’Ouest est le premier partenaire commercial du Maroc en Afrique subsaharienne : les exportations du royaume à destination de l’Afrique de l’Ouest ont triplé depuis 2008, passant de 3,2 à 10,2 milliards de dirhams (de 290 à 900 millions d’euros) en 2016, selon un rapport publié, cette année, par l’Office des changes du Maroc affilié au ministère de l’Economie.

Les investissements directs marocains dans cette région ont, par ailleurs, quasiment quintuplé entre 2011 et 2015, passant de 295 millions à 1,6 milliard de dirhams, selon la même source.

(AFP)

 

Le président français Emmanuel Macron a déclaré, hier, que la guerre contre les jihadistes battait «son plein» au Sahel et que l’objectif était de remporter des «victoires au premier semestre 2018». «Il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne. Or elle bat son plein. Il y a des attaques chaque jour, il y a des Etats qui sont aujourd’hui menacés (...)

Nous devons intensifier l’effort», a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion internationale à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris, destinée à accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel composée de soldats de cinq pays de la région.

La principale annonce de la réunion a été la décision de l’Arabie saoudite, représentée par son ministre des Affaires étrangères, Adel Al-Jubeir, de contribuer à hauteur de 100 millions de dollars à la force G5 Sahel. Les Emirats arabes unis apporteront, pour leur part, 30 millions de dollars à cette force dont les besoins ont été évalués à 250 millions d’euros pour sa mise en place. Ces contributions s’ajoutent à celles, déjà annoncées, des partenaires réunis au sein de la «Coalition Sahel», l’Ue et les Etats-Unis.

Les dirigeants présents, dont ceux des cinq pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie), se sont accordés sur «un soutien renforcé», selon M. Macron, à cette force militaire qui monte en puissance. Il y a «urgence à faire en sorte que les forces du G5 Sahel aboutissent rapidement à des résultats», a dit Ibrahim Boubakar Keïta, président du Mali et du G5 Sahel, devant la presse, à l’issue de la réunion.

«Nous poursuivons nos efforts pour que la paix soit effective au Mali». M. Macron a précisé que les pays du G5 Sahel allaient «renforcer leurs efforts en priorité sur la zone centre (Mali, Burkina et Niger), avec un effort accru tant quantitatif que qualitatif. Cet effort consistera en une augmentation des effectifs engagés, un renforcement des postes de commandement, une planification accélérée des opérations avec des objectifs au premier semestre 2018». Présente à la réunion, la chancelière allemande Angela Merkel a indiqué que «les pays du G5 Sahel» étaient «prêts à mener le combat».

«Nous ne pouvons pas attendre», a-t-elle dit. Lancée en début d’année, l’initiative vise à former une force de 5000 hommes, composée de soldats des cinq pays impliqués, d’ici à la mi-2018. Elle a déjà un quartier général à Sévaré, au Mali, et a récemment mené une première opération dans la zone des «trois frontières» entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

(AFP)

Le président bissau-guinéen José Mario Vaz a proposé l’ouverture d’un dialogue sur la crise qui secoue son pays à quelques jours d’un sommet régional qui évoquera la question, mais il s’est heurté à un rejet de ses opposants, a-t-on appris, hier, auprès des deux parties.

M. Vaz a invité les signataires de l’accord de Conakry, paraphé l’an dernier, afin de tenter de trouver une solution à une rencontre «pour analyser ensemble» son application, selon une note de la présidence datée du 11 décembre 2017. L’accord visait à sortir la Guinée Bissau des turbulences créées par la destitution, en août 2015, par le président Vaz, de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, leader du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc).

Les pourparlers, menés par le président guinéen Alpha Condé, avaient demandé de nommer un nouveau Premier ministre et de mettre en place un gouvernement comprenant des membres du Paigc. Un nouveau chef du gouvernement, Umaro Sissoco Embalo, a prêté serment en décembre, mais le Paigc l’a rejeté, accusant le président Vaz de violer l’accord demandant un choix consensuel. «Dans le processus de l’application de l’accord de Conakry, il me revient, en ma qualité de chef d’Etat, d’inviter deux membres de chaque parti signataire à une analyse à propos de l’application de l’accord», a dit le président Vaz dans la note. Sont notamment concernés le Paigc, d’autres partis politiques, les représentants de la société civile et de la communauté internationale.

Le Paigc et ses alliés, dont l’Union pour le changement (Um), le Parti de la convergence démocratique (Pcd) et le Parti de la nouvelle démocratie (Pnd), ont toutefois décliné l’invitation, demandant à la présidence de «fournir tous les détails concernant les points inscrits à l’ordre du jour de la rencontre», selon un communiqué du Paigc.

Selon plusieurs observateurs, trois points entravent l’application de l’accord de Conakry : le choix d’un Premier ministre de consensus, la formation d’un gouvernement d’union et le retour sans conditions de 15 dissidents du Paigc dans leur parti d’origine.

(AFP)

Des leaders musulmans ont appelé, hier, le monde à reconnaître Jérusalem-Est comme capitale d’un Etat palestinien, en réponse à la décision américaine de considérer la ville sainte comme capitale d’Israël, à l’issue d’un sommet à Istanbul lors duquel ils ont usé d’un langage ferme sans annoncer de mesure concrète.

«Nous proclamons Jérusalem-Est capitale de l’Etat de Palestine et appelons les autres pays à reconnaître l’Etat de Palestine et Jérusalem-Est comme sa capitale occupée», ont déclaré les leaders dans un communiqué publié à l’issue d’un sommet extraordinaire de l’Organisation de la Coopération islamique (Oci) à Istanbul. La plupart des pays arabo-musulmans reconnaissent déjà Jérusalem-Est comme la capitale de l’Etat que les Palestiniens appellent de leurs vœux.

«Nous rejetons et condamnons fermement la décision irresponsable, illégale et unilatérale du président des Etats-Unis reconnaissant Jérusalem comme la prétendue capitale d’Israël.

Nous considérons cette décision comme nulle et non avenue», ont-ils ajouté. Ils ont, en outre, estimé que la décision du président américain Donald Trump, annoncée le 6 décembre, nourrissait «l’extrémisme et le terrorisme». C’est «un sabotage délibéré de tous les efforts visant à parvenir à la paix, nourrit l’extrémisme et le terrorisme et menace la paix et la sécurité mondiales», selon le communiqué.
Ils ont aussi affirmé que Washington, en décidant cette mesure qui va à l’encontre des résolutions internationales, «signe son retrait de son rôle de médiateur dans la quête d’un règlement de paix».

L’administration américaine «encourage ainsi Israël, la force occupante, à poursuivre la colonisation, l’apartheid et le nettoyage ethnique dans les territoires palestiniens occupés en 1967», poursuit le communiqué.

Président en exercice de l’Oci, le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé M. Trump d’avoir une «mentalité sioniste» lors de son discours de clôture du sommet.

Le grand ménage engagé par le nouveau président angolais Joao Lourenço contre les intérêts de son prédécesseur, Jose Eduardo dos Santos, suscite des tensions au sommet en Angola où les deux hommes se sont livrés à une passe d’armes publique inédite. M. dos Santos a quitté la présidence à la suite des élections générales d’août dernier, après trente-huit ans d’un règne sans partage pendant lequel il a mis l’économie du pays en coupe réglée au profit d’une poignée de proches. Issu du même Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (Mpla), M. Lourenço lui a succédé et a congédié, ces dernières semaines, nombre de proches de l’ancien président de la tête des institutions et entreprises publiques. Jusque-là silencieux, M. dos Santos, qui est toujours le chef du Mpla, est sorti de sa réserve, mardi, pour adresser un conseil de modération au nouveau chef de l’Etat. « Les changements sont nécessaires, mais ne devraient pas être aussi radicaux », a-t-il déclaré benoîtement en ouvrant, devant la presse, une réunion du bureau politique du parti. M. Lourenço lui a répondu, mercredi, devant le même auditoire, en promettant de continuer à lutter contre la corruption.

« Le gouvernement fournira toutes les garanties aux entrepreneurs étrangers qui investissent dans le développement de l’Angola (...) afin qu’ils ne perdent pas cet argen t», a-t-il promis.

Pendant sa campagne électorale, M. Lourenço s’était engagé à relancer l’économie, en crise dans le pays, à la population parmi les plus pauvres de la planète malgré sa manne pétrolière, notamment en mobilisant les investisseurs étrangers.

(AFP)

Amnesty international a accusé, hier, les gouvernements européens de complicité dans la détention des migrants dans des conditions épouvantables en Libye, leur reprochant notamment leur aide aux garde-côtes libyens impliqués, selon l'organisation, dans le trafic d'êtres humains.

"Les gouvernements européens sont sciemment complices de la torture et des abus endurés par des dizaines de milliers de réfugiés et de migrants détenus par les autorités libyennes de l'immigration dans des conditions épouvantables en Libye", a indiqué l’organisation de défense des droits de l'Homme dans un rapport. Amnesty accuse les Européens de soutenir "un système sophistiqué d'abus et d'exploitation des réfugiés et des migrants" de la part des garde-côtes, des responsables des centres de détention et des trafiquants, avec pour seul souci d’empêcher les migrants de traverser la Méditerranée. "Des dizaines de milliers de personnes sont détenues indéfiniment dans des centres de détention surpeuplés où elles subissent des sévices systématiques", a déclaré John Dalhuisen, directeur d'Amnesty international pour l'Europe. "Les gouvernements européens ne sont pas seulement pleinement au courant de ces abus, mais (...) ils en sont complices", a ajouté M. Dalhuisen.

"Les gouvernements européens doivent repenser leur coopération avec la Libye en matière d'immigration et permettre aux personnes de se rendre en Europe par les voies légales, notamment en réinstallant des dizaines de milliers de réfugiés", a-t-il dit. Ils "doivent insister pour que les autorités libyennes mettent fin (...) aux arrestations arbitraires et à la détention de réfugiés et de migrants", a ajouté M. Dalhuisen, appelant à la libération "immédiate" de tous les ressortissants étrangers détenus dans les centres de détention en Libye.

"Depuis fin 2016, les États membres de l'Ue - notamment l'Italie - ont mis en œuvre une série de mesures visant à fermer la route migratoire via la Libye et la Méditerranée centrale, sans se soucier des conséquences pour les personnes bloquées" en Libye.

Selon Amnesty international, les gouvernements européens ont fourni particulièrement à la Libye leur assistance au Département de lutte contre l'immigration clandestine qui gère les centres de détention dans ce pays et ont formé et fourni des équipements aux garde-côtes libyens pour qu'ils interceptent les migrants en mer.

"Les réfugiés et les migrants interceptés par les garde-côtes libyens sont envoyés dans des centres de détention où ils subissent des traitements horribles"."Jusqu'à présent, 20.000 personnes restent confinées dans ces centres de détention surpeuplés et insalubres", selon Amnesty.

(AFP)

La coalition de l’opposition togolaise, qui manifeste depuis plus de trois mois contre le président Faure Gnassingbé, a boycotté, hier, les "consultations" entamées par le gouvernement en vue d'un dialogue, dénonçant une "manœuvre de diversion", a constaté l’Afp.

Aucune date n’a encore été fixée pour la tenue de ce dialogue réclamée par la communauté internationale pour sortir de la crise actuelle. La principale coalition d'opposition - dont seuls 5 partis sur 14 ont été conviés à la table du gouvernement - a décidé de boycotter ces discussions qui se déroulent à huis clos à la Primature. "C’est une manœuvre de diversion. Au sein de la coalition, nous sommes très vigilants, nous nous sommes concertés sur une réponse commune. Le gouvernement est disqualifié pour mener des consultations", a déclaré à l’Afp Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, coordonnatrice de la coalition de l’opposition.

"Ceux qui doivent nous appeler pour des consultations, ce sont les médiateurs. Le régime est l’un des protagonistes de la crise. Et pour la régler, les médiateurs ont offert de réunir autour d’une table les deux protagonistes que nous sommes", a ajouté Mme Adjamagbo-Johnson, en référence aux médiations menées, ces dernières semaines, par les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo, et guinéen, Alpha Condé.

"La crise actuelle est profonde. Il faut que le régime en prenne toute la mesure". Des délégations de l'Union des forces de changement (Ufc) de l’ex-opposant historique Gilchrist Olympio - qui participe au gouvernement depuis 2010 - et de l’Union pour la République (Unir, au pouvoir) ont déjà été reçues, hier, par le gouvernement.

D'autres partis d'opposition n'appartenant pas à la coalition seront également consultés ainsi que d’anciens Premiers ministres, selon une source proche de la Primature.Ces consultations visent à recueillir leurs "suggestions" sur le "format et les modalités" du prochain dialogue, avait indiqué, la semaine dernière, le ministre de la Fonction publique, Gilbert Bawara.

(AFP)

Emmanuel Macron, Angela Merkel et cinq chefs d’Etat des pays de l’Afrique sahélienne vont tenter, demain, à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris, de renforcer la mobilisation internationale au profit de la nouvelle force conjointe antijihadiste G5 Sahel pour accélérer son déploiement.

Il s’agit de faire le point, près de six mois après la décision de créer la force G5 Sahel prise, début juillet, sous l’impulsion du président français, par cinq pays de la région parmi les plus pauvres du monde : le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Tchad.

L’objectif est de mettre sur pied, d’ici à la mi-2018, une force de 5000 hommes pour reconquérir les zones frontalières où les groupes jihadistes ont souvent pris le pas sur les Etats et exercent leur emprise sur les populations, menaçant ainsi la stabilité de ces pays désertiques et fragiles. La réunion va rassembler une vingtaine de délégations : les cinq pays concernés, les organisations et pays impliqués opérationnellement comme l’Onu, l’Union africaine (Ua), l’Union européenne (Ue) ou la France, et les pays donateurs du G5 Sahel dont les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.

Sa logique est celle du «donnant-donnant» : «Plus d’engagement des acteurs du G5 contre plus de soutien international», explique l’Elysée. Car Emmanuel Macron a estimé, le 30 novembre, à Abidjan, que la mise en place du G5 Sahel n’avançait «pas assez vite» et que «les terroristes» avaient «enregistré des victoires militaires et symboliques, notamment au Niger», selon l’Elysée. Dans ce pays, les groupes armés multiplient, ces dernières semaines, les attaques meurtrières, comme celle ayant provoqué la mort de quatre soldats américains le 4 octobre ou de 12 gendarmes nigériens le 21.

Il s’agit donc d’agir à la fois sur les plans militaire (en accélérant le déploiement de la force), politique (en redonnant de la vigueur au processus de paix au Mali «qui progresse peu», selon l’Elysée) et financier (avec l’objectif de mobiliser au moins 250 millions d’euros dans un premier temps, puis «400 millions à plein exercice», selon Paris).

(AFP)

Un homme a déclenché une bombe artisanale dans un tunnel du métro de Times Square, lundi matin, faisant trois blessés. Un nouvel attentat à New York après une attaque au camion-bélier fin octobre.

L’explosion, à proximité d’une des places les plus fréquentées au monde, est survenue à l’heure de pointe, à 07H20 (12H20 Gmt), dans un tunnel reliant deux nœuds-clés des transports new-yorkais que sont Times Square et la gare routière de Port Authority, près de la 42e rue et de la 8e avenue.

«C’est une tentative d’attentat terroriste», a déclaré, lors d’un point presse sur les lieux, le maire de New York, Bill de Blasio. «Le métro est central dans notre vie. Et quand on entend parler d’une attaque dans le métro, c’est très perturbant«, a-t-il ajouté. «Dieu merci, l’auteur n’est pas parvenu à ses fins».

Le suspect, identifié par la police comme Akayed Ullah, 27 ans, du quartier de Brooklyn, portait, attaché au corps avec des bandes Velcro, «un engin explosif rudimentaire» qui aurait explosé prématurément, a précisé le chef de la police, James O’Neill.

Il a été arrêté et hospitalisé avec des «blessures et des brûlures au corps», a-t-il ajouté.

Trois personnes qui se trouvaient à proximité immédiate ont également été légèrement blessées, selon les autorités.

Plusieurs médias new-yorkais ont indiqué qu’Akayed Ullah était originaire du Bangladesh, d’où il aurait émigré aux Etats-Unis il y a sept ans.

Le quotidien New York Post, citant des sources policières, a précisé qu’il s’agissait d’un ancien chauffeur de taxi qui aurait déclaré aux policiers à l’hôpital avoir agi par vengeance en raison des «bombardements dans son pays», sans autre précision.

(AFP)

Près de 6000 Africains ayant combattu au Moyen-Orient avec l’organisation jihadiste Etat islamique (Ei) pourraient revenir en Afrique, a indiqué, à Oran (ouest), le commissaire de l’Union africaine pour la paix et la sécurité. Il a appelé les pays africains à se préparer «fermement» à la gestion ces retours. «Des rapports font état de la présence de 6000 combattants africains parmi les 30 000 éléments étrangers ayant rejoint ce groupe terroriste au Moyen-Orient», a déclaré M. Smail Chergui lors d’une rencontre sur la lutte contre le terrorisme. L’Ei a profité du conflit syrien, qui a éclaté en 2011 avec des manifestations contre le président Bachar al-Assad, pour s’implanter en Syrie et en Irak.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014, qui a vu l’organisation extrémiste s’emparer de vastes pans de territoire dans les deux pays, l’Ei a proclamé un « califat » la même année qui a attiré des milliers de combattants étrangers. Mais, le groupe a ensuite multiplié les revers et a perdu la totalité des territoires qu’il avait conquis en Irak et la plupart de ceux qu’il détenait en Syrie.

« Le retour de ces éléments en Afrique pose de sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité nationales et exige un traitement spécifique et une coopération intense entre les pays africains », a estimé M. Chergui, cité par l’agence de presse Aps.

Le commissaire de l’Ua pour la paix et la sécurité a appelé les pays concernés à notamment «échanger les renseignements sur les éléments armés regagnant leurs pays respectifs» après leurs défaites en Irak et en Syrie.

(AFP)

L’Union européenne a prévenu, hier, la République démocratique du Congo qu’elle ne l’aiderait à organiser et financer les élections prévues dans un an qu’à condition que cesse le «harcèlement» contre l’opposition et la société civile.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Ue estiment «qu’il est déterminant, notamment pour la légitimité des institutions chargées de la transition, de garantir que la date des élections, désormais fixée au 23 décembre 2018, soit respectée», dans des conclusions adoptées, lundi, lors d’une réunion à Bruxelles.

Ils condamnent «vivement les violations des droits de l’Homme ainsi que les actes de harcèlement à l’encontre d’acteurs politiques de l’opposition, de représentants des médias et de la société civile, ainsi qu’à l’encontre de défenseurs des droits de l’Homme» en Rdc.

L’Ue exhorte à la mise en œuvre des «mesures de décrispation politique prévues» dans un accord négocié l’an dernier en vue de sortir le pays de la crise née du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.Ces mesures, est-il précisé, sont «nécessaires pour réunir les conditions d’élections crédibles et inclusives, rétablir la confiance entre les acteurs concernés et apaiser les tensions politiques».

(AFP)

Les différents corps de l’armée irakienne ont défilé, hier, à Bagdad, pour fêter la victoire militaire contre le groupe jihadiste Etat islamique (Ei), annoncée par le Premier ministre Haider al-Abadi.

La parade militaire a eu lieu sur la place du monument au soldat inconnu, dans la Zone verte, secteur ultra-protégé de la capitale, où se trouvent les principaux ministères et les ambassades, selon des participants. Des hélicoptères et des avions de combat ont survolé le ciel.

Au début du défilé, le Premier ministre Abadi a salué les familles des «martyrs», ces membres des forces armées tombés au combat contre les jihadistes. Des femmes vêtues d’abayas noires étaient présentes avec leurs enfants et certaines arboraient les photos de leurs proches décédés.

Samedi, M. Abadi avait annoncé la victoire sur l’Ei qui avait menacé, en 2014, l’existence même de l’État irakien en s’emparant du tiers de son territoire.

Dans un communiqué, le général américain qui dirige la coalition internationale luttant contre l’Ei a félicité le gouvernement irakien, soulignant que «beaucoup de travail reste à faire».

«Nous continuerons à travailler avec nos partenaires irakiens pour assurer une défaite sur le long terme et empêcher (l’Ei) de pouvoir menacer la civilisation au niveau régional et global», a déclaré le général Paul Funk.

L’émissaire de l’Onu en Irak, Jan Kubiš, a appelé les Irakiens «à bâtir un meilleur avenir et une destinée commune dans un pays unifié avec le même patriotisme et la même détermination dont ils ont fait preuve dans leur guerre nationale contre le terrorisme». L’Arabie saoudite, une des puissances du Moyen-Orient, a félicité l’Irak. «La fin de la guerre (...) est une grande victoire contre le terrorisme», a déclaré le ministère des Affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle Spa.

Dans un discours solennel devant le ministère de la Défense, à Bagdad, le Premier ministre irakien a annoncé que la prochaine bataille serait la lutte contre la corruption, véritable cancer qui obère le développement du pays.

Dimanche (hier, Ndlr) a été déclaré jour férié pour «célébrer la victoire», selon un communiqué officiel.

(AFP)

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont appelé Washington à annuler sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, dans une résolution publiée hier matin après une réunion au Caire.

Dans la résolution dont l’Afp s’est procurée une copie, les ministres arabes affirment que les Etats-Unis se sont «retirés comme parrains et intermédiaires du processus de paix» au Proche-Orient.

Et ils demandent «que les Etats-Unis annulent leur décision sur Jérusalem».

Les ministres des pays membres s’étaient rassemblés, samedi soir, au siège de la Ligue arabe, au Caire, pour une réunion extraordinaire en vue de formuler une réponse à la décision américaine qui a provoqué une vague de mécontentement dans le monde arabe.

Ils ont également appelé la communauté internationale à reconnaître un Etat palestinien «avec Jérusalem-Est comme capitale», la partie orientale de la ville annexée depuis 1967 par Israël.

L’initiative du président Donald Trump est «dénoncée et condamnée», a dit le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, au cours de la réunion émaillée de longs discours passionnés des ministres arabes.

Lors d’une précédente réunion des délégués des Etats membres de la Ligue arabe, mardi, avant la décision américaine, l’institution panarabe avait déjà mis en garde Washington, en qualifiant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël d‘«assaut clair» contre la nation arabe.

(AFP)

L’opposition kényane a annoncé, hier, repousser sine die l’investiture comme président par «l’Assemblée du peuple» de son leader, Raila Odinga, prévue mardi, sans pour autant y renoncer.

«Après d’approfondies consultations internes et des discussions avec de nombreux interlocuteurs nationaux et internationaux», la coalition d’opposition Nasa a décidé de «reporter à une date ultérieure» l’investiture de M. Odinga, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Le jour de la cérémonie d’investiture du président sortant, Uhuru Kenyatta, le 28 novembre, M. Odinga avait promis à ses partisans qu’il serait lui-même investi président, le 12 décembre, par «l’Assemblée du peuple», une initiative aux contours assez flous lancée par l’opposition dans le cadre d’une campagne de «résistance».
Cette promesse suscitait l’inquiétude de nombreux observateurs, qui redoutaient qu’elle ne ravive les tensions, après quatre mois d’un processus électoral ayant profondément divisé le pays et alors que le calme est revenu depuis fin novembre.

M. Odinga avait subi, ces derniers jours, la pression d’ambassadeurs occidentaux, de leaders religieux et de certains responsables de Nasa pour ne rien faire qui puisse le pousser hors du cadre constitutionnel.

Jeudi, le procureur général du Kenya, Githu Muigai, l’avait averti qu’une telle investiture pourrait équivaloir à un crime de «haute trahison», théoriquement passible de la peine de mort, même si celle-ci n’est plus appliquée au Kenya depuis 1987.

(AFP)

Donald Trump a plaidé, samedi, contre le racisme et pour l’égalité des chances lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), événement qui avait été boycotté par plusieurs personnalités noires dont le maire.

«Nous voulons que notre pays soit un endroit où chaque enfant, quelles que soient ses origines, puisse grandir sans peur, sans connaître la haine et entouré d’amour, d’opportunités et d’espoir», a déclaré le président, après avoir visité le tout nouveau musée des droits civiques du Mississippi.

L’annonce de la venue de Donald Trump, à l’invitation du gouverneur Phil Bryant, avait suscité plusieurs réactions critiques, en premier lieu celle de John Lewis, élu de Géorgie à la chambre des représentants et ancien du mouvement pour les droits civiques.

Pour lui, la présence du président à Jackson «et sa politique nuisible (étaient) une insulte aux personnes qui sont présentées dans ce musée des droits civiques».«La présence de Trump est une distraction», avait déclaré le maire de Jackson, Chokwe Antar Lumumba. «Trump n’a pas fait la preuve d’un engagement suivi en faveur des idées portées par le mouvement des droits civiques.»

(AFP)

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