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Actualités Internationales (2743)

Avec près de 70% des suffrages exprimés, le chef de l'Etat sortant devance largement son adversaire Henri Falcón, qui n'en recueillerait que 21%. L'opposant annonce lui qu'il ne reconnaît pas les résultats du scrutin, marqué selon lui par des irrégularités, et demande un nouveau scrutin. Près de 20 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes de cette présidentielle anticipée, dans un pays en proie à un chaos économique et sécuritaire depuis de nombreux mois.

Le Burundi s’acheminait vers une large victoire du oui au référendum constitutionnel de jeudi, qui pourrait permettre au président Pierre Nkurunziza de rester en poste jusqu’en 2034, selon les premiers résultats partiels publiés hier. Ces résultats sont ceux qui ont été envoyés à la Commission électorale (Ceni) pour 14 des 18 provinces du pays, soit environ 70 % des quelque 4,8 millions d'électeurs inscrits.
Le oui obtient des scores oscillant entre 50 et 85 % dans ces 14 provinces, pour certaines des bastions de l'opposition. Ces résultats ont été publiés par un collectif de 15 radios publiques et privées œuvrant sous l'égide du ministère en charge des médias. Dans la capitale, Bujumbura (ouest), et les provinces de Bujumbura rural (ouest) et de Bururi (sud), où le Cndd-Fdd, le parti au pouvoir, avait perdu tous les scrutins jusqu'ici, le oui obtient respectivement 53,9  %, 75,7 % et 51,9 %.
Le oui est également largement en tête dans les provinces de Kirundo (83,1 %), Muramvya (78,5 %), Rumonge (68,9 %), Bubanza (81,6 %), Mwaro (61,6 %), Ruyigi (72 %), Karuzi (83,7 %), Gitega (71,4 %), Makamba (66,5 %), Rutana (62,1 %) et Ngozi (84,2 %). Dans ces 14 provinces, le taux de participation est supérieur à 90 %, selon la même source. La Ceni n’a pas encore indiqué quand seraient communiqués les ré

sultats officiels. Mais, un de ses cadres a confié à l'Afp que cela pourrait avoir lieu samedi. Les tenants du non ont condamné la pression mise par les partisans du pouvoir sur les électeurs pour qu'ils votent en faveur de la réforme.

| AFP |

La Commission européenne a lancé, hier, la procédure officielle visant à activer la "loi de blocage" afin de contrecarrer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines pour les entreprises européennes voulant investir en Iran, comme annoncé la veille par son président Jean-Claude Juncker.

Cette réglementation européenne avait été créée en 1996 pour contourner l'embargo sur Cuba, mais jamais utilisée, car la crise avait été résolue politiquement. Bruxelles espère pouvoir l'adapter d'ici le 6 août, lorsque les premières sanctions nouvellement décidées par les Etats-Unis prendront effet, explique la Commission dans un communiqué. "Nous devons maintenant agir", avait justifié M. Juncker, jeudi, à l'issue d'un sommet européen à Sofia où il a reçu le soutien "unanime" des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Ue. Après le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien (Jcpoa), les Européens se sont engagés pour le poursuivre.

"La levée des sanctions liées au nucléaire est une part essentielle du Jcpoa. L'Union européenne s'engage pour mitiger l'impact des sanctions américaines sur les entreprises européennes et prend des mesures pour maintenir la croissance du commerce et des relations économiques entre l'Ue et l'Iran qui ont débuté quand les sanctions ont été levées", souligne la Commission. Cette loi dite "de blocage" permet aux entreprises et tribunaux européens de ne pas se soumettre à des réglementations sur des sanctions prises par des pays tiers et stipule qu'aucun jugement décidé par des tribunaux étrangers sur la base de ces réglementations ne saurait s'appliquer dans l'Ue.

| AFP |

 

Les forces de l'ordre marocaines ont mené, jeudi et hier, des opérations de démantèlement de campements de migrants dans le nord du royaume, à proximité de l'enclave espagnole de Melilla, a-t-on appris de sources concordantes. Ces opérations sont menées de façon régulière, "presque quotidienne", dans le cadre de la prévention pour éviter tout assaut contre Melilla, selon les informations obtenues par l'Afp auprès des autorités. "Rien ne peut expliquer tout cet acharnement sauf le fait de servir aveuglement des politiques migratoires européennes contraires aux droits des migrants", s'est indigné, dans un communiqué, la section locale de l'Association marocaine des droits humains (Amdh) qui suit de près la situation des migrants clandestins. Ces migrants, pour la plupart d'origine subsaharienne, s'installent dans des campements de fortune en forêt dans les environs de la ville de Nador, en attendant une occasion de franchir la barrière surmontée de barbelés qui marque la frontière avec l'enclave espagnole. Leur espoir est de parvenir ensuite à franchir la Méditerranée pour arriver en Europe. Au Maroc, selon les Ong, les forces de l'ordre s'efforcent d'éloigner les migrants des frontières en les transférant vers différentes villes du pays, jusque dans le sud.

| AFP |

 

Le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu a adopté, hier, une résolution pour envoyer une équipe internationale spécialisée dans les crimes de guerre enquêter sur les événements à Gaza.
Seuls deux des membres du Conseil, les Etats-Unis et l'Australie, ont voté contre la résolution, adoptée par 29 des 47 membres, 14 s'abstenant, parmi lesquels la Suisse, l'Allemagne et le Royaume-Uni. La résolution adoptée appelle à "envoyer de toute urgence une commission internationale indépendante", le niveau le plus élevé d'enquête prévu par le Conseil. L'équipe doit "enquêter sur les violations et mauvais traitements présumés (...) dans le contexte des assauts militaires menés lors des grandes manifestations civiles qui ont commencé le 30 mars 2018", y compris ceux qui "pourraient relever de crimes de guerre".

Le ministère israélien des Affaires étrangères a réagi aussitôt, rejetant ce vote d'un "organe à majorité automatique anti-israélienne dominé par l'hypocrisie et l'absurdité". "Israël rejette complètement la décision du Conseil des droits de l'Homme qui prouve, une fois de plus, qu'il s'agit d'un organe à majorité automatique anti-israélienne dominé par l'hypocrisie et l'absurdité", a affirmé le ministère dans un communiqué. Dans un communiqué à New York, l'ambassadrice américaine à l'Onu, Nikki Haley, a aussi dénoncé l'ouverture d'une enquête "sur la légitime défense d'un pays démocratique à sa propre frontière contre des attaques terroristes". "C'est un nouveau jour de honte pour les droits de l'Homme", a ajouté la diplomate qui dénonce régulièrement l'approche biaisée, selon elle, du Conseil des droits de l'Homme de l'Onu à l'égard d'Israël. Quelques 60 Palestiniens sont morts, lundi, sous les balles israéliennes alors qu'ils manifestaient dans la bande de Gaza contre le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv, à Jérusalem. Il s'agit de la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis 2014.

Depuis le 30 mars, les Palestiniens manifestent le long de la frontière avec Israël pour le droit des réfugiés à revenir sur les terres de 1948, date de la création d'Israël. La mobilisation vise aussi le blocus israélien de la bande de Gaza. Elle a été amplifiée, lundi, par le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem qui ulcère les Palestiniens. Israël n'a cessé de proclamer que cette protestation massive était orchestrée par le Hamas, mouvement islamiste qui dirige la bande de Gaza et auquel il a livré trois guerres depuis 2008.

| AFP |

Les Burundais ont voté en nombre, hier, lors d'un référendum encadré de près par le régime, sur une vaste révision constitutionnelle destinée à renforcer le pouvoir du président Pierre Nkurunziza et à lui permettre de rester éventuellement en fonctions jusqu'en 2034.

Les Burundais ont afflué très tôt dans les 11 076 bureaux de vote, fortement incités en ce sens par les autorités. Un fort déploiement sécuritaire avait été prévu et aucun incident n'a été recensé. Quelque 4,8 millions d'électeurs étaient appelés à s'exprimer sur cette réforme qui consacre définitivement la dérive autocratique du pouvoir observée ces trois dernières années. Le comptage des bulletins a commencé dès la fermeture des bureaux à 16h00 (14h00 Gmt).
La Commission électorale (Ceni) a indiqué qu'elle publierait les résultats après avoir reçu tous les procès-verbaux, sans dire combien de temps cela pourrait prendre. De longues files ont été observées en différents endroits. Dans la province de Ngozi (nord), d'où est originaire M. Nkurunziza, plusieurs centaines de personnes sont arrivées avant l’aube au centre de vote d'une école primaire, a constaté un photographe de l’Afp.

Vêtu d'un survêtement bleu et coiffé d'un chapeau de cowboy orange, le président Nkurunziza a voté dès 06h45 sur sa colline natale de Buye, en compagnie de son épouse. Il a salué "l'engouement" de la population, venue participer "en masse" à ce référendum. Son responsable de la communication, Willy Nyamitwe, a lui aussi vanté, sur Twitter, l'entrain des Burundais, "impatients d'aller voter".
 Cet enthousiasme est cependant loin d'être spontané. Selon un cadre du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd, ses membres avaient reçu pour consigne de se présenter très tôt aux urnes.
La coalition d'indépendants Amizero y'Abarundi (Espoir des Burundais), opposée à la réforme, a également accusé des responsables des bureaux de vote membres du Cndd-Fdd d'être entrés dans les isoloirs et d'avoir forcé les électeurs à voter oui.

| AFP |

Un Casque bleu mauritanien a été tué et huit blessés, hier matin, en Centrafrique, lors d'une attaque d'un convoi de l'Onu par des milices "antibalaka", a annoncé l'armée mauritanienne, en affirmant que "40 assaillants" avaient été tués.
"Une patrouille du bataillon mauritanien de maintien de la paix, chargée d'escorter un convoi onusien, a été attaquée, ce matin 17 mai 2018, par les milices antibalaka", au sud de la ville d'Alindao, dans le sud-est de la Centrafrique, a indiqué Nouakchott dans un communiqué. "Quarante assaillants" ont perdu la vie durant les combats, a ajouté l'armée mauritanienne. Les "antibalaka" sont des milices autoproclamées d'"autodéfense" peu organisées et implantées localement. C'est le troisième Casque bleu de la Mission de l'Onu dans le pays (Minusca, 10 000 soldats) tué en Centrafrique depuis le début de l'année. "Cette violence aveugle est inadmissible. Pourquoi s’attaquer à des Casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n’a d’autres objectifs que d’aider le pays à sortir de l’engrenage de la violence et contribuer au retour d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine ?" s'est insurgé, hier soir, le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en Rca, Parfait Onanga-Anyanga, dans un communiqué.

Selon le texte de l'Onu, les Casques bleus mauritaniens escortaient un convoi logistique, entre les villes de Kongbo et Alindao, quand ils ont été attaqués hier matin.
Parmi les huit blessés, tous évacués par la Minusca, cinq sont dans un état grave, selon l'Onu. La mission onusienne, présente dans le pays depuis 2014, tente de rétablir la sécurité dans un pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national.

| AFP |

Les Européens ont annoncé, hier, leur première réplique concrète aux tentatives des Etats-Unis de Donald Trump d'isoler économiquement l'Iran, dans le sillage des pions avancés par les Russes et les Chinois pour maintenir leurs liens avec Téhéran.

Le retrait américain de l'accord sur le programme nucléaire iranien, accompagné du retour des sanctions américaines tant redoutées, fait brusquement planer des risques financiers considérables sur les entreprises voulant investir en Iran depuis la signature de ce document historique en 2015.

"Nous devons maintenant agir", a déclaré le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker, à l'issue d'un sommet des dirigeants européens avec leurs homologues des Balkans, à Sofia, éclipsé par le "front uni" que les Européens ont voulu afficher face à Washington.

"C'est la raison pour laquelle nous lançons le processus de la loi de blocage, le 'blocking status' de 1996, qui vise à neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines", a-t-il déclaré devant la presse. "Nous devons le faire et nous le ferons demain matin à 10H30", a-t-il ajouté.

L'outil évoqué est un règlement européen datant de 1996, créé à l'origine pour contourner l'embargo sur Cuba et qu'il s'agit désormais d'adapter.
Il permet aux entreprises et aux tribunaux européens de ne pas se soumettre à des sanctions prises par des pays tiers. "Les conséquences indirectes de la décision américaine vont favoriser les positions russes et chinoises dans la région et avantager leurs entreprises", a relevé le président français Emmanuel Macron à Sofia, illustrant les craintes des Européens.

Mais, "nous n'allons pas déclencher une guerre commerciale avec les Etats-Unis sur l'Iran ou contre-sanctionner des entreprises américaines", a-t-il, par ailleurs, assuré.

| AFP |

 

Les Burundais ont voté en nombre, hier, lors d'un référendum encadré de près par le régime, sur une vaste révision constitutionnelle destinée à renforcer le pouvoir du président Pierre Nkurunziza et à lui permettre de rester éventuellement en fonctions jusqu'en 2034.

Les Burundais ont afflué très tôt dans les 11 076 bureaux de vote, fortement incités en ce sens par les autorités. Un fort déploiement sécuritaire avait été prévu et aucun incident n'a été recensé. Quelque 4,8 millions d'électeurs étaient appelés à s'exprimer sur cette réforme qui consacre définitivement la dérive autocratique du pouvoir observée ces trois dernières années. Le comptage des bulletins a commencé dès la fermeture des bureaux à 16h00 (14h00 Gmt).

La Commission électorale (Ceni) a indiqué qu'elle publierait les résultats après avoir reçu tous les procès-verbaux, sans dire combien de temps cela pourrait prendre. De longues files ont été observées en différents endroits. Dans la province de Ngozi (nord), d'où est originaire M. Nkurunziza, plusieurs centaines de personnes sont arrivées avant l’aube au centre de vote d'une école primaire, a constaté un photographe de l’Afp.

Vêtu d'un survêtement bleu et coiffé d'un chapeau de cowboy orange, le président Nkurunziza a voté dès 06h45 sur sa colline natale de Buye, en compagnie de son épouse. Il a salué "l'engouement" de la population, venue participer "en masse" à ce référendum. Son responsable de la communication, Willy Nyamitwe, a lui aussi vanté, sur Twitter, l'entrain des Burundais, "impatients d'aller voter".

Cet enthousiasme est cependant loin d'être spontané. Selon un cadre du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd, ses membres avaient reçu pour consigne de se présenter très tôt aux urnes.
La coalition d'indépendants Amizero y'Abarundi (Espoir des Burundais), opposée à la réforme, a également accusé des responsables des bureaux de vote membres du Cndd-Fdd d'être entrés dans les isoloirs et d'avoir forcé les électeurs à voter oui.

| AFP |

L'Egypte, le Soudan et l'Ethiopie se sont mis d'accord pour créer un comité scientifique consacré au méga-barrage que construit l'Ethiopie sur le Nil Bleu, mettant ainsi un terme à des mois d'impasse dans leurs discussions, a annoncé, hier, un ministre éthiopien. Cette annonce intervient après une réunion des ministres des Affaires étrangères et de l'Irrigation ainsi que des responsables du renseignement des trois pays mardi à Addis-Abeba.

La réunion, qui s'est terminée mercredi à 03H00 du matin, s'est achevée sur une "note positive", a déclaré le ministre éthiopien de l'Energie, de l'Irrigation et de l'Electricité, Sileshi Bekele. "Nous avons réussi à trouver un certain nombre d'approches gagnant-gagnant", a-t-il déclaré à la presse à Addis-Abeba. De précédentes sessions de pourparlers s'étaient achevées sur un échec. L'Egypte craint que la construction du barrage de la Renaissance sur le Nil Bleu, entamée en 2012 et d'un coût de 4 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros), n'entraîne une réduction du débit du fleuve dont elle dépend à 90 % pour son approvisionnement en eau.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a salué, mercredi, une "avancée" dans les discussions, affirmant avoir reçu l'assurance que "la part de l'Egypte ne sera pas affectée". "Nous voulons simplement transformer ces discours en procédures (...) de manière à ce que nous parlions d'engagements précis que nous devons tous mettre en œuvre et faire fonctionner", a-t-il dit.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed avait assuré, le 3 mai, à Khartoum, après un entretien avec le président soudanais Omar el-Béchir, que son pays n'avait "aucune intention de nuire au Soudan ou à l'Egypte". Le Caire s'inquiète surtout de la vitesse à laquelle le réservoir du barrage serait rempli. Le comité scientifique sera composé d'experts indépendants provenant d'universités des trois pays et se concentrera sur le fonctionnement du barrage et la vitesse de remplissage du réservoir. Il doit achever ses travaux d'ici à trois mois.

| AFP |

 

Le Premier ministre guinéen Mamady Youla a présenté, hier, la démission de son gouvernement, deux mois après la promesse du président Alpha Condé de procéder à un "grand remaniement ministériel" après une série de grèves et de manifestations dont certaines meurtrières.

"Le Premier ministre Mamady Youla a présenté sa démission et celle de tout le gouvernement", a déclaré, devant la presse, le ministre d'Etat et porte-parole de la Présidence, Kiridi Bangoura.
Cette démission a été acceptée et le gouvernement sortant chargé "d’assumer la gestion des affaires courantes jusqu’à la mise en place d’un nouveau gouvernement". Le 8 mars, après des semaines de manifestations organisées par les syndicats d'enseignants pour réclamer des augmentations de salaires et par l'opposition pour contester le résultat des élections locales du 4 février, le chef de l'Etat avait été hué par des centaines de femmes pendant une cérémonie organisée à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

Alpha Condé avait promis de se mettre à l'écoute "de la majorité silencieuse" et de procéder ensuite à un "grand remaniement ministériel" afin de "mettre des ministres qui sont à l'écoute de la population et qui s'occupent de leurs programmes".

Le conflit dans l'enseignement a pris fin quelques jours plus tard, après un accord sur les salaires, mais l'opposition conteste toujours la victoire aux élections locales du 4 février du parti au pouvoir, le Rpg, face à l'Ufdg de l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, principal opposant au président Alpha Condé.

Début avril, l'opposition avait suspendu ses manifestations de rue afin d'entamer un dialogue avec le pouvoir. Dénonçant le manque de volonté politique de la mouvance présidentielle, elle a, lundi, organisé une nouvelle journée "ville morte" à Conakry.

Après l'intervention, mardi, des ambassadeurs, notamment des Etats-Unis et de l'Union européenne, qui ont proposé une médiation, selon M. Diallo, l'opposition a annoncé, mercredi, une nouvelle "suspension" de ses manifestations tout en confirmant son boycott du "dialogue interguinéen" sur le contentieux électoral. Les deux mois de manifestations de l'après-scrutin, entachées de violences, avaient fait au moins douze morts.

| AFP |

AFP - "Nous verrons" : Donald Trump a réagi, hier, avec une grande prudence aux menaces de la Corée du Nord d'annuler son sommet à venir avec Kim Jong-un.

Après des mois de rapprochement et de détente diplomatique, Pyongyang a opéré, hier, un spectaculaire retour à sa rhétorique traditionnelle, évoquant la possibilité de remettre en cause le face-à-face historique prévu mi-juin à Singapour. "Rien ne nous a été notifié, nous n'avons rien entendu (...)  Nous verrons ce qui va se passer", a lancé, depuis le Bureau ovale, M. Trump qui, fait notable, s'est abstenu de tweeter sur ce dossier sensible au cours des dernières 24 heures. "Nous verrons", a répété le président septuagénaire qui ne cache pas, depuis plusieurs semaines, son enthousiasme et son optimisme sur l'issue de cette rencontre inédite avec l'homme fort de Pyongyang.
Pyongyang, qui a annulé une rencontre de haut niveau avec la Corée du Sud pour protester contre des exercices militaires annuels en cours entre Séoul et Washington, a haussé le ton par la voix de son ministre adjoint des Affaires étrangères, Kim Kye Gwan.

"Si les Etats-Unis tentent de nous mettre au pied du mur pour nous forcer à un renoncement nucléaire unilatéral, nous ne serions plus intéressés par un tel dialogue", a-t-il lancé.
Washington exige "la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible" de la Corée du Nord. Mais, pour l'heure, celle-ci n'a pas rendu publiques les concessions qu'elle propose, hormis des engagements envers la dénucléarisation de la "péninsule coréenne", une formule sujette à interprétation. Par le passé, Pyongyang a exigé le retrait des troupes américaines déployées au Sud pour protéger Séoul de son voisin, de même que la fin du parapluie nucléaire américain sur son allié. La Chine, plus proche allié de la Corée du Nord, a appelé à la tenue du sommet comme prévu.

 

La mission de l'Onu en Centrafrique, la Minusca, a affirmé, hier, avoir repris "le contrôle" de Bambari (centre) après l'attaque de plusieurs institutions de la ville, lundi et mardi, qui a fait huit morts, selon un communiqué.

"Après des attaques, la Minusca a rapidement rétabli le contrôle de la ville", a indiqué, dans le texte, le porte-parole de la mission onusienne, Vladimir Monteiro. "Bambari n’est pas tombée et nous n’allons pas laisser cette ville symbole du retour de l'autorité de l’Etat entre les mains de groupes armés", a-t-il ajouté.

Selon le communiqué, des hommes armés, "présumés affiliés" au groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (Upc), ont attaqué, lundi soir et mardi matin, la gendarmerie de Bambari, le commissariat, ainsi que la base de la Minusca dans la ville. Huit personnes ont perdu la vie durant les combats, selon M. Monteiro. Des bases d'Ong et la paroisse catholique Saint-Jean ont aussi été attaqués, et un véhicule pick-up de l'Onu a été volé par les hommes armés qui ont ensuite paradé avec en ville, selon Ferdinand Delmas Nzapalainga, coordonnateur de la société civile de Bambari.

Mardi, l'Ong Médecins sans frontières (Msf) avait indiqué avoir pris en charge six personnes blessées. Bambari, à cheval entre plusieurs zones d’influences de groupes armés, jouissait jusqu'alors d'un calme relatif depuis l'intervention de la Minusca, début 2017, pour en déloger l'Upc qui en avait fait sa base.

Depuis, l'Onu avait fait de Bambari la vitrine de son intervention en Centrafrique, arguant que la ville était "sans arme ni groupe armé". Des initiatives intercommunautaires y ont vu le jour ces derniers mois.

AFP -

Plus de cinquante migrants originaires du Ghana et d'autres pays d'Afrique de l'Ouest ont été exécutés sommairement par une unité paramilitaire contrôlée par l'ex-président gambien Yahya Jammeh, ont affirmé, hier, Human rights watch (Hrw) et Trial international.

Les meurtres, qui remontent à juillet 2005, visaient des migrants clandestins - 44 Ghanéens et plusieurs Nigérians, Sénégalais et Togolais - arrêtés sur une plage de Gambie alors qu'ils tentaient de se rendre en Europe.

Ils étaient alors soupçonnés d'être des mercenaires venus renverser M. Jammeh, selon un communiqué de Hrw et Trial international qui s'appuient sur des entretiens menés, depuis deux ans, avec une trentaine d'anciens responsables de la sécurité gambienne. En l'espace d'une semaine, les "junglers", une unité officieuse de soldats choisis au sein de la garde nationale, notamment chargée de la protection du président, "ont exécuté sommairement huit migrant près de la capitale, Banjul, et les autres le long de la frontière sénégalaise", affirment les deux Ong.

Un rapport conjoint de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et de l'Onu, jamais rendu public, avait conclu, à l'époque, que le gouvernement n'était pas "impliqué directement ou indirectement" dans les assassinats et les disparitions perpétrés par des "éléments incontrôlés" au sein des services de sécurité gambiens "agissant pour leur propre compte".

"Ces migrants ouest-africains n'ont pas été assassinés par des éléments incontrôlés, mais par un escadron de la mort qui recevait ses ordres directement du président Jammeh", a affirmé Reed Brody, conseiller juridique à Hrw, cité dans le communiqué.

"Les subordonnés de Jammeh ont ensuite détruit des éléments de preuve essentiels afin d'empêcher les enquêteurs internationaux de découvrir la vérité", a-t-il ajouté.
Martin Kyere, l'unique survivant ghanéen connu, a également raconté aux Ong comment son groupe de migrants avait été emmené dans la forêt, "à l'arrière d'un pick-up", les jambes "entravées" par des fils métalliques.

"J'ai pensé : +Nous allons mourir+", a expliqué le rescapé qui a finalement réussi à se libérer et à sauter du véhicule en marche pour s'évader. Il a ensuite aidé les autorités ghanéennes à identifier une grande partie des victimes et à localiser leurs familles.

"Le moment est maintenant venu de rendre justice aux victimes et à leurs familles", a déclaré Bénédict De Moerloose, de Trial international.
L'ouverture d'une enquête, par les autorités ghanéennes, pourrait déboucher sur une demande d'extradition de Jammeh, selon les deux Ong.

AFP -

L'opposition en Guinée a repris, hier, ses manifestations pour réclamer une révision des résultats des élections locales du 4 février en organisant une journée "ville morte" à Conakry, après l'échec d'un dialogue avec le pouvoir.

L'opposition, qui avait manifesté en février et mars, avant d'accepter, début avril, de dialoguer avec le gouvernement du président Alpha Condé, remet la pression après avoir annoncé, le 10, la suspension des pourparlers face au refus du pouvoir, selon elle, de trouver une solution au contentieux électoral. Les deux mois de manifestations de l'après-scrutin, entachées de violences, avaient fait au moins une douzaine de morts.
Hier, la circulation a été perturbée dans les communes de Matoto et Ratoma, les plus grandes agglomérations de la capitale, où des barricades ont été érigées, selon des correspondants de l'Afp. Les marchés de Madina et de Bonfi, poumons économiques de la ville, tournaient au ralenti. Elle conteste la victoire aux élections locales du 4 février du parti au pouvoir, le Rpg, face à l'Ufdg de l'ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo, principal opposant au président Alpha Condé.

Selon l’opposition et les décomptes de la presse et des Ong de défense des droits l’Homme, 94 opposants ont été tués en Guinée, en majorité par balle, au cours de manifestations politiques depuis avril 2011.    

AFP

 

Des heurts violents ont éclaté entre manifestants palestiniens et soldats israéliens à la frontière de la bande de Gaza, faisant 16 morts et des centaines de blessés parmi les Palestiniens, peu avant l'inauguration de l'ambassade américaine en Israël.

Saluée comme "historique" par Israël, elle est largement perçue comme un acte de défi envers la communauté internationale, dans une période de grande inquiétude pour la stabilité régionale. A quelques dizaines de kilomètres de Jérusalem, des affrontements ont éclaté dans la bande de Gaza, aux abords de la frontière israélienne, entre manifestants palestiniens et soldats israéliens. Seize Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, dont un garçon de 14 ans, selon les autorités locales. Plus de 500 personnes ont été blessées et au moins cinq journalistes palestiniens ont été atteints par balles, ont-elles ajouté.

Outre l'opposition au transfert de l'ambassade, les Palestiniens protestent aussi contre le blocus de Gaza et l'occupation. L'armée israélienne a dénié le caractère pacifiste de la mobilisation, la qualifiant "d'opération terroriste" conduite par le Hamas qui gouverne l'enclave palestinienne et auquel il a livré trois guerres.

La décision américaine comble les Israéliens comme la reconnaissance d'une réalité de 3000 ans pour le peuple juif. Elle coïncide avec le 70e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, en pleine effusion nationale et ferveur pro-américaine. "Jérusalem restera la capitale d'Israël quel que soit l'accord de paix que vous imaginiez", a affirmé, dimanche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais, l'initiative unilatérale américaine ulcère les Palestiniens pour lesquels elle représente le summum du parti pris outrancièrement pro-israélien affiché par M. Trump. Ils y voient la négation de leurs revendications sur Jérusalem.

La décision de M. Trump ignore aussi les objections des capitales arabes. La Ligue arabe tiendra une réunion d'urgence, mercredi, au niveau de ses représentants permanents au sujet du déménagement, a indiqué un responsable de l'organisation panarabe.

Pour la communauté internationale, Jérusalem-Est reste territoire occupé et les ambassades ne doivent pas s'installer dans la ville tant que le statut n'en a pas été réglé par la négociation entre les deux parties. Le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a appelé, dimanche, au jihad contre les Etats-Unis.

AFP

 

L'opposition en Guinée a repris, hier, ses manifestations pour réclamer une révision des résultats des élections locales du 4 février en organisant une journée "ville morte" à Conakry, après l'échec d'un dialogue avec le pouvoir.

L'opposition, qui avait manifesté en février et mars, avant d'accepter, début avril, de dialoguer avec le gouvernement du président Alpha Condé, remet la pression après avoir annoncé, le 10, la suspension des pourparlers face au refus du pouvoir, selon elle, de trouver une solution au contentieux électoral. Les deux mois de manifestations de l'après-scrutin, entachées de violences, avaient fait au moins une douzaine de morts.
Hier, la circulation a été perturbée dans les communes de Matoto et Ratoma, les plus grandes agglomérations de la capitale, où des barricades ont été érigées, selon des correspondants de l'Afp. Les marchés de Madina et de Bonfi, poumons économiques de la ville, tournaient au ralenti. Elle conteste la victoire aux élections locales du 4 février du parti au pouvoir, le Rpg, face à l'Ufdg de l'ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo, principal opposant au président Alpha Condé.

Selon l’opposition et les décomptes de la presse et des Ong de défense des droits l’Homme, 94 opposants ont été tués en Guinée, en majorité par balle, au cours de manifestations politiques depuis avril 2011.    

AFP

 

Dans une interview accordée au Figaro et datée du 14 janvier 2017, le président de l’Autorité palestinienne s’inquiétait déjà des conséquences du transfert de l’ambassade  des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem. Selon Mahmoud Abbas, ce transfert « priverait non seulement les États-Unis de toute légitimité à jouer un rôle dans la résolution du conflit, mais elle réduirait aussi à néant la solution des deux États ». C’est devenu le cas depuis ce 14 mai 2018.
Le dernier coup de force de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d’y transférer son ambassade, le jour des 70 ans de la création de l'Etat hébreu, est certes un succès diplomatique pour le gouvernement israélien, mais il a poussé les Palestiniens au désespoir et à la violence. Et le lourd bilan de 52 morts et 2.200 blessés en une journée de manifestations revient à faire un cadeau aux extrémistes.

Pourtant, ce déménagement à Jérusalem est plus symbolique qu’effectif. En effet, c’est le bâtiment du consulat américain qui a été rebaptisé ambassade pour accueillir l’ambassadeur deux ou trois jours par semaine, en attendant la construction longue et coûteuse d’une vraie ambassade. Seuls quelques collaborateurs seront installés à plein temps dans la Ville sainte.

Cette cérémonie de transfert est surtout politique ; c’est ainsi reconnaître la seule souveraineté de l’État hébreu sur la ville et enterrer la possibilité pour les Palestiniens d’en faire leur capitale également comme ils le réclament. Ledit transfert est donc clairement un soutien de l’administration Trump à Israël et à son Premier ministre que le président américain connaît depuis les années 80. Le Premier ministre israélien exerce une réelle influence sur Trump qui a récemment déclaré que ce sont les arguments de Netanyahu qui l’ont convaincu de quitter l’accord sur le nucléaire iranien.

C’est aussi le signe de la constitution d’un axe Etats-Unis-Israël-Arabie saoudite. Autrefois opposés par des différences insurmontables liées à la question palestinienne notamment, les deux alliés traditionnels de Washington se sont rapprochés en vue d’affronter ensemble leur ennemi commun : l’Iran chiite. Cet Etat constitue, avec la Syrie d’Assad, le Hezbollah libanais, un axe iranien soutenu de fait par la Russie.

Enfin, ce transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem est aussi une décision de politique intérieure. Curieusement, elle n’est pas tellement motivée par la communauté juive des Etats-Unis, la plus forte à l’étranger, mais plutôt destinée à séduire l’électorat évangélique, des chrétiens très conservateurs qui considèrent Jérusalem comme une question primordiale. Ce transfert, voté par le Congrès américain dans les années 90, a été sans cesse repoussé pour éviter d’enflammer la rue musulmane et la rue arabe  et de déstabiliser la région. La "stratégie du pire" et du « coup de poker » de Trump qui a fonctionné avec les Corées pourra-t-elle être appliquée au Moyen-Orient ? Dans cette poudrière, la multiplicité des acteurs régionaux complique la donne alors que la stratégie de Trump est une politique d'alliance et non pas de consensus international.

Par Dié Maty FALL

 

Une femme d'affaires de 46 ans, Rohey Malick Lowe, a été élue, samedi, maire de la capitale gambienne, Banjul, devenant la première femme portée à la tête d'une municipalité dans l'histoire politique de la Gambie, a annoncé, hier, la Commission électorale nationale.

Lors de ce scrutin, le Parti démocratique unifié (Udp), dont est issu l'actuel président Adama Barrow et pour lequel Mme Malick Lowe était candidate, a renforcé son assise sur le pouvoir, un peu plus d'un an après le départ de l'ex-homme fort du pays, Yahya Jammeh. En comptant Banjul, l'Udp a remporté sept des huit municipalités que compte le pays, contre un pour le Congrès démocratique de Gambie (Gdc) de l'opposant Mama Kandeh.
L'Udp avait déjà remporté la majorité absolue des sièges lors des législatives d'avril 2017 et était sorti vainqueur dans une majorité des 120 circonscriptions lors de l’élection des conseillers municipaux le 12 avril. L'Alliance patriotique pour la réorientation et la reconstruction (Aprc), ancienne formation de Yahya Jammeh, qui espérait gagner six mairies, n'en a remporté aucune.

Fille de l'ancien maire de Banjul Alhagie Malick Lowe (1981-1983), Mme Malick Lowe a commencé sa carrière comme réceptionniste d'hôtel avant de se lancer dans les affaires, puis d'étudier les Relations internationales en Suède. "Après 22 ans de règne" de Yahya Jammeh, Banjul est "presque devenue une ville fantôme : désertée, laide, négligée et invivable", avait écrit Mme Rohey Malick Lowe dans son manifeste de campagne.
Citant son expérience "d'entrepreneur à succès", elle promettait de "contribuer à faire de cette autrefois si jolie petite ville une cité moderne dont tous les Gambiens pourront à nouveau être fiers".

AFP

"Nous sommes prêts à lancer les opérations dans la mesure où toutes les forces composantes du G5 Sahel sont sur place", a déclaré M. Moutari au sortir d'une audience avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré. Il a ajouté qu'elles débuteraient "bientôt", sans préciser de quelles opérations il s'agissait.

Les ministres de la Défense des cinq pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) sont réunis à Ouagadougou pour valider "la mise en place de la Force du G5 Sahel, la montée en puissance de cette force et un certain nombre de textes cadres". "Nous avons mis en place les documents juridiques qui encadrent l'action de cette force sur l'ensemble de nos territoires. Donc, ce n'est qu'une question de temps (pour le début des opérations) qui est réservée à la discrétion des responsables militaires", a indiqué Kalla Moutari.

Mise en place début 2017, la force conjointe du G5 Sahel doit combattre les groupes jihadistes qui sévissent dans la région sahélienne. Cette force, composée de soldats des cinq pays, a effectué une première opération "exploratoire" en novembre, mais doit monter en puissance pour atteindre au moins 5.000 hommes d'ici mi-2018.

La force a déjà un quartier général à Sévaré, au Mali, et a mené, en coordination avec la force française Barkhane, deux opérations dans la zone des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso.  Les groupes jihadistes, dispersés lors de l'intervention française au Mali, en 2013, ont retrouvé un nouveau souffle dans le nord de ce pays, malgré la présence de 12 000 Casques bleus (Minusma) et de Barkhane qui compte 4 000 hommes dans la région.
Multipliant les attaques meurtrières contre ces forces et l'armée malienne, les groupes jihadistes ont étendu, en 2017, leurs actions au centre et au sud du Mali, à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso qui sont aussi régulièrement touchés.

AFP

 

L'Udpci, troisième parti de Côte d'Ivoire représenté au Parlement, a décidé de rejoindre le "parti unifié" Rhdp, grande coalition souhaitée par le pouvoir, en vue de l'élection présidentielle de 2020, a-t-on appris hier auprès de cette formation

Réunie, samedi, en congrès extraordinaire à Yamoussoukro, l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (Udpci) qui compte six députés à l'Assemblée a "adopté les projets de textes du Parti unifié Rhdp", selon un communiqué transmis à l'Afp.

"Tendons (...) la main du rassemblement et de l’unité", a déclaré le président de l'Udpci, Toikeusse Mabri, ancien ministre des Affaires étrangères, lors du discours d'ouverture du congrès dont le texte a été transmis à l'Afp.
La transformation en un véritable parti unifié de l'actuelle coalition électorale au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), est un serpent de mer de la politique ivoirienne depuis une dizaine d'années. Ce parti unifié est souhaité par le parti du président Alassane Ouattara, le Rassemblement des républicains (Rdr), mais suscite des réticences chez ses alliés, notamment le principal d'entre eux, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) de l'ancien président Henri Konan Bédié.

Fin avril, l’Union pour la Côte d’Ivoire (Upci, 3 députés à l'Assemblée), pourtant membre de la coalition Rhdp, a refusé de rejoindre le parti unifié à l'issue d'un vote de ses militants. L'Upci a souhaité "garder son autonomie", a expliqué son président, Brahima Soro, à l'Afp.      

AFP

 

Les pays européens ont 60 jours pour donner des "garanties" afin d'assurer les intérêts de l'Iran dans le cadre de l'accord nucléaire après la sortie des Etats-Unis, a déclaré un responsable iranien, selon le site du Parlement.

"Les Européens ont entre 45 et 60 jours pour donner les garanties nécessaires pour assurer les intérêts de l'Iran et compenser les dommages causés par la sortie des Etats-Unis", a déclaré Abbas Araghchi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, lors d'une réunion de la commission des Affaires étrangères du Parlement, selon le porte-parole de cette commission, Seyyed Hossein Naghavi Hosseini. "Si les Européens ne donnent pas de garanties, il reviendra aux responsables du pays de prendre les décisions nécessaires", a-t-il ajouté dans ces propos rapportés sur le site du Parlement.
C'est la première fois qu'un tel délai est évoqué.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a entamé, hier, à Pékin, une tournée diplomatique marathon. Il espère décrocher "un cadre futur clair" pour l'accord nucléaire après le retrait fracassant des Etats-Unis, mais réclame aux Européens des "garanties" sur la préservation des intérêts de Téhéran.
M. Zarif se rendra ensuite à Moscou, puis à Bruxelles où il rencontrera ses homologues français, allemand et britannique. Il aura alors fait le tour des cinq puissances qui, outre les Etats-Unis, avaient signé, avec l'Iran, le texte de 2015.
Le ministre iranien a semblé afficher un optimisme prudent quant aux possibilités de sauver cet accord historique qui prévoyait une levée des sanctions visant son pays en contrepartie de l'engagement de la République islamique à ne pas se doter de l'arme nucléaire.

La tournée de M. Zarif a commencé alors que les responsables conservateurs ont critiqué la position du gouvernement, soulignant que l'Iran ne pouvait pas faire confiance aux Européens, comme l'avait affirmé, mercredi, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

AFP

 

Le chef de file de l'opposition au Mali, Soumaïla Cissé, s'est lancé, samedi, dans la course à l'élection présidentielle, prévue le 29 juillet, devant plusieurs dizaines de milliers de ses partisans réunis dans un stade de Bamako.

"Sachez que c'est le début du changement. Sachez que nous avons emprunté un chemin qui est irréversible. Sachez que la victoire est certaine", a lancé, sous les ovations, M. Cissé, 68 ans, un économiste de renom et l'un des vétérans de la politique au Mali.
L'ancien ministre des Finances et de l'Economie, vêtu pour l'officialisation de sa candidature d'un boubou blanc et coiffé d'un bonnet, devrait notamment retrouver face à lui l'actuel président, Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, qui n'a pas encore officiellement confirmé sa candidature, bien qu'il ait été investi candidat, le 7 mai, par une coalition de près de 70 partis.
"Soyons très vigilants ; pas de tricherie comme en 2013", a déclaré M. Cissé, président de l'Union pour la République et la démocratie (Urd), que M. Keïta avait, cette année-là, battu au second tour de la présidentielle avec un score écrasant de 77,6 % des voix.
Les chefs de l'opposition en Guinée, Cellou Dalein Diallo, et au Burkina Faso, Zéphirin Diabré, ont assisté au meeting dans le "Stade du 26 mars" où quelque 80 000 personnes, selon les organisateurs, avaient pris place.
Le 29 avril, une coalition d'une soixantaine de partis politiques et associations, dont font partie M. Cissé, l'opposant Tiébilé Dramé, ainsi que plusieurs autres candidats déclarés à la présidentielle se sont engagés à "mettre fin à l'immense gâchis qu'a été le quinquennat finissant", selon leur manifeste.

AFP

 

De retour de Pyongyang, où il a, de nouveau, rencontré Kim Jong-un, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a poursuivi, hier, les préparatifs pour le sommet historique du 12 juin entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen en recevant son homologue sud-coréenne, Kang Kyung-wha.

Cette rencontre, qui sera suivie d’une conférence de presse commune dans l’après-midi, à Washington, précède la visite du président sud-coréen Moon Jae-in le 22 mai à la Maison Blanche.
A un mois du sommet à Singapour, qui sera le premier entre un président des Etats-Unis en exercice et un dirigeant de Corée du Nord et suscite d’énormes attentes, son organisation donne lieu à une valse diplomatique incessante. Après avoir fixé la date et un lieu neutre pour la rencontre, dévoilés jeudi, et après avoir obtenu la libération de trois Américains détenus par les Nord-Coréens, ramenés, cette semaine, par Mike Pompeo, les diplomates américains s’attèlent à définir l’ordre du jour. Les Etats-Unis ont placé la barre très haut en exigeant «la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible» de la Corée du Nord, «sans délai».

Les responsables américains prennent soin d’éviter d’évoquer tout processus «par étapes», décidés à ne pas répéter «les erreurs du passé» et les accords sans lendemain avec Pyongyang. Ils assurent aussi qu’ils ne cèderont rien en contrepartie. De son côté, Kim Jong-un s’est dit prêt, contre toute attente, à parler d’une «dénucléarisation» «tant que les différentes parties abandonnent leur politique hostile et les menaces» à l’égard de son pays reclus.

AFP

Le général et opposant congolais Jean-Marie Michel Mokoko, 71 ans, a été condamné, hier, à 20 ans de «détention criminelle» pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat», à l’issue d’un procès qu’il a qualifié de «règlement de comptes politiques», a constaté un journaliste de l’Afp.

«La cour criminelle déclare Jean-Marie Michel Mokoko coupable» et le «condamne à une peine de 20 ans de détention criminelle», a déclaré le président de la cour criminelle, Christian Oba. L’ex-candidat à l’élection présidentielle a trois jours pour se pourvoir en cassation, a-t-il ajouté. La cour affirme avoir condamné par contumace à la même peine sept co-accusés, dont six Français et un Congolais, pour complicité «de l’infraction d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat».

Le général Mokoko, ex-chef d’état-major, était conseiller du président Denis Sassou Nguesso qu’il a finalement défié à l’élection présidentielle de 2016. Il a été arrêté, en juin 2016, après avoir refusé, avec d’autres candidats, de reconnaître la réélection du président Sassou Nguesso qui cumule près de 35 ans de pouvoir.

«La décision de la cour criminelle ne nous surprend pas parce que tout a débuté dans l’illégalité, en violation de l’immunité juridictionnelle de notre client», a déclaré l’avocat du général Mokoko, Me Eric Yvon Ibouanga.
Sa défense affirme qu’il tient son immunité de son titre de «dignitaire de la République», un argument réfuté par l’accusation.

AFP

 


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