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Actualités Internationales (819)

Les troupes fidèles au gouvernement d'union en Libye ont annoncé une offensive finale pour chasser les combattants de l’Etat Islamique des quelques poches qu’ils contrôlent dans leurs bastions à Syrte. Le porte-parole des forces gouvernementales, Rida Issa, a déclaré que les troupes terrestres ont commencé l'assaut hier matin dans les districts I et III où les militants de l’EI contrôlent des bases. « La bataille finale pour prendre le contrôle de Syrte a commencé », a déclaré Issa ajoutant que les combattants de l’EI sont sur leur dernière position dans cette ville côtière. Les troupes du gouvernement soutenu par la Communauté internationale ont lancé des offensives sporadiques contre les troupes de l’Etat Islamique au début du mois d’août avec le soutien des frappes aériennes américaines ciblant les positions des terroristes dans la ville.

L’EI a pris pied dans la ville natale de feu Mouammar Kadhafi depuis que ses combattants ont envahi la localité en février 2015 en profitant du chaos sécuritaire qui règne dans le pays depuis la chute du régime de Kadhafi.

APA 

Les deux principaux candidats à la présidentielle du Gabon, aujourd’hui, le président sortant, Ali Bongo Ondimba, et Jean Ping, ont tenu, hier, leurs derniers meetings alors que leurs camps s'accusent mutuellement d'organiser la fraude en rachetant des cartes d'électeur.

« Il y a un risque de voir revenir certaines personnes qui ont fait tant de mal à notre pays », a lancé le président-candidat devant quelques milliers de personnes à Libreville, visant son rival Jean Ping, 73 ans.

M. Ping, ex-patron de l'Union africaine et ex-ministre du précédent président, Omar Bongo Ondimba, a aussi réuni quelques milliers de partisans dans la capitale. « Nous voulons montrer à Ali Ben Bongo que nous voulons le faire partir. Nous sommes tous là pour soutenir Ping », a déclaré à l'Afp l'un d'entre eux, Anatole France, qui se présente comme un « citoyen gabonais qui lutte depuis 1990 pour le changement ». Les adversaires d'Ali Bongo ont demandé en vain l'invalidation de sa candidature, estimant qu'il est, en fait, un enfant du Nigeria adopté par son père, Omar Bongo, et qu'il ne peut diriger le Gabon selon la Constitution.

Les dernières heures de cette campagne souvent délétère ont été émaillées par une nouvelle polémique sur les cartes électorales biométriques que les quelque 628.000 électeurs pouvaient retirer jusqu'à midi (11h00 Gmt) pour le vote à un tour samedi. « A Oyem (nord) où je suis en ce moment, des équipes (pro-Ali Bongo) font du porte-à-porte pour racheter les cartes aux gens », a déclaré à l'Afp une figure de la société civile, l'opposant Marc Ona, avançant un prix entre 10.000 et 50.000 FCfa. Au Gabon, le salaire minimum s'élève à 80.000 FCfa par mois.  « Certaines équipes de Jean Ping dans le 4e arrondissement de Libreville achèteraient des cartes d'électeurs. Ils veulent organiser l'abstention dans des fiefs d'Ali Bongo. Ces gens-là (Ndlr : qui vendent leur carte) ne voteront pas », assure, de son côté, le porte-parole du gouvernement et du président-candidat, Alain-Claude Bilie-By-Nze.

« Nos observateurs sur le terrain suivent cela, mais ils ne font leur rapport que sur les preuves qu'ils récoltent eux-mêmes », a déclaré à l'Afp la porte-parole de la mission des observateurs de l'Union européenne (Ue), Sarah Crozier. La centaine d'observateurs de l'Ue doivent être présents dans les bureaux de vote et assister à la centralisation des procès-verbaux au niveau de la Commission électorale nationale (Cénap), a-t-elle assuré. « Le protocole d'accord stipule que nous avons pleinement accès aux décomptes des voix et à la consolidation des résultats à tous les niveaux ». La chef de la mission, Mariya Gabriel, accuse « les autorités gabonaises, à mots à peine voilés, de ne pas jouer le jeu de la transparence », a écrit, vendredi, le quotidien pro-gouvernemental l'Union dans un éditorial au vitriol contre l'eurodéputée bulgare.

AFP

Le leader du Congrès démocratique gambien (Gdc, opposition), Mamma Kandeh, a promis, s’il est élu lors de l’élection présidentielle, prévue le 1er décembre prochain, de s’atteler au retour de son pays au Commonwealth. S’adressant, jeudi dernier, à ses militants à l’occasion d’un meeting du Gdc à Sinchu Alhagie, dans la banlieue de Serrekunda, Kandeh a affirmé que la décision du président Yaya Jammeh de se retirer de l’organisation regroupant les pays anglophones a été une « grossière erreur ».

Selon lui, cette décision « mal avisée » a privé le pays et ses citoyens de nombreux avantages, notamment sur les questions liées aux visas de sortie et la participation aux Jeux du Commonwealth qui contribuent à redorer l’image du pays, etc. L’opposant gambien a, par ailleurs, promis de créer des emplois pour les jeunes afin de mettre un terme à l'immigration clandestine qui a fait payer un lourd tribut à la jeunesse de son pays. Certains caciques du parti d’opposition Udp et de l’Aprc (Alliance patriotique pour la réorientation et la construction au rassemblement, au pouvoir) ont rejoint les rangs du Gdc, en qualifiant ce mouvement comme la seule entité politique capable de mettre fin au régime de Jammeh.

En octobre 2013, le président Jammeh a décidé le retrait de la Gambie du Commonwealth, la qualifiant « d’organisation néocoloniale ».

L’opposition en Guinée a donné son accord de principe pour une prochaine rencontre entre Cellou Dalein Diallo et le président Alpha Condé, a annoncé à la presse, hier, son porte-parole, après un conclave entre les différents acteurs politiques. Reste à trouver une date pour cette rencontre qui va se dérouler sur invitation du président qui a adressé, mercredi dernier, une lettre au chef de file de l’opposition.

Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla, a déclaré qu’ils ne trouvaient pas à redire sur la rencontre prévue entre Cellou Dalein Diallo et le président Condé. Toutefois, il a émis l’espoir, au nom de ses pairs de l’opposition, que cette rencontre soit une occasion pour l’exécutif de prendre en compte leurs revendications. L’épouse de Cellou Dalein Diallo, Hadja Halimatou Diallo, elle, s’est montrée pessimiste à propos de cette rencontre, prévue dans le cadre des consultations périodiques entre le président et les acteurs politiques. Pour Hadja Halimatou Diallo, cela risque d’être une simple « parade ». Une façon pour le pouvoir de faire bonne impression aux yeux de l’opinion. Le président rencontrera tour à tour le chef de l’opposition et la coordinatrice de la majorité présidentielle, comme indiqué dans le communiqué de la présidence guinéenne y afférent. L’opposition a repris ses manifestations de rue dont la première s’est déroulée, le 16 août dernier, dans la capitale, Conakry. Cette marche pacifique s’est soldée par la mort par balle d’un jeune marchand.

L’opposition compte récidiver après le départ des pèlerins pour la Mecque.

APA

Plusieurs maires du sud-est de la France dont ceux de Nice et Fréjus ont annoncé, hier soir, maintenir leurs arrêtés anti-burkini, malgré une décision de justice suspendant une décision similaire dans une commune voisine.

La mairie de Nice « va continuer à verbaliser » les femmes portant cette tenue de bain couvrante, tant que son arrêté n'est pas invalidé, a-t-elle déclaré. Le maire d'extrême droite de Fréjus, mais également l'édile socialiste de Sisco, sur l'île de Corse, ont affiché la même détermination.

Une trentaine de municipalités françaises ont récemment décidé d'interdire l'accès aux plages publiques « à toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité et respectant les règles d'hygiène et de sécurité des baignades ». Une formulation qui vise, en fait, les burkini, ces tenues de bain couvrantes des cheveux aux chevilles, ou le fait de se baigner voilée et habillée comme le font certaines femmes musulmanes. Ces interdictions, qui ont conduit des policiers à verbaliser plusieurs femmes voilées ces derniers jours sur les plages du littoral méditerranéen, ont suscité un intense débat sur la place de l'Islam en France et une grande indignation à l'étranger. Saisi sur une interdiction similaire décrétée dans la station balnéaire de Villeneuve-Loubet (sud-est), le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative française, a tranché, hier, en décrétant que cette mesure constituait une « atteinte grave aux libertés », en l'absence de « risques avérés » pour l'ordre public. Cette décision de justice permet de contester les autres arrêtés mais ne les annule toutefois pas pour autant.

Le maire d'extrême droite de Fréjus, David Rachline, a donc jugé sa décision « toujours valable ». « Aucune procédure n'est en cours contre notre arrêté », a-t-il affirmé. Quant au maire socialiste de Sisco, Ange-Pierre Vivoni, il maintient aussi son arrêté « anti-burkini », pris au lendemain d'une violente rixe entre des Marocains et des villageois dans sa commune mi-août. Le burkini s'inscrit dans un débat récurrent en France sur la place de l'Islam. Le pays a été le premier en Europe à interdire, en 2010, le voile intégral dans tout l'espace public. Le foulard islamique avait auparavant, en 2004, été banni des écoles, collèges et lycées publics.

AFP

Le cacique républicain Paul Wolfowitz, ex-conseiller de George W. Bush, a qualifié Donald Trump d'inacceptable, dans un entretien publié en Allemagne hier, et envisage même de voter pour son adversaire démocrate, Hillary Clinton. « Il est important de se manifester et de dire à quel point il est inacceptable », a déclaré M. Wolfowitz, figure du parti républicain et ex-président de la Banque mondiale, à propos du candidat à la présidence. « J'aimerais qu'il y ait quelqu'un pour qui je puisse voter sans états d'âme », a-t-il déclaré à l'hebdomadaire Der Spiegel. « Je vais peut-être devoir voter pour Hillary Clinton, même si j'ai de grosses réserves à son encontre », a ajouté celui qui fut l'un des architectes de l'invasion de l'Irak de 2003. Pour M. Wolfowitz, M. Trump pose un risque sécuritaire, du fait de l'admiration qu'il voue à Vladimir Poutine et parce qu'il est "impressionné" par la Chine, selon des propos rapportés au style indirect.

De nombreux républicains se sont déjà distancés de M. Trump et de ses fréquents dérapages et propositions populistes. Mi-août a circulé une lettre signée par plusieurs dizaines de républicains influents et adressée au président du parti, Reince Priebus, afin que celui-ci cesse de financer la campagne de M. Trump.

Les Gabonais - toujours hantés par l'ombre tutélaire d'Omar Bongo qui a façonné leur pays pendant 41 ans – élisent, samedi, leur président dans un scrutin mettant aux prises son fils, le dirigeant sortant, Ali Bongo Ondimba, et Jean Ping, représentant la vieille garde des collaborateurs du défunt chef de l'Etat passés dans l'opposition.

Outre les deux favoris, neuf autres candidats sont en lice pour ce scrutin à un seul tour. Celui qui arrivera en tête sera élu pour un mandat de sept ans. Beaucoup, au Gabon, redoutent d'ores et déjà des troubles à l'annonce des résultats. 

Car en 2009, la victoire d'Ali Bongo avait été contestée par l'opposition, provoquant des violences : plusieurs morts, pillages, couvre-feu, incendie du consulat de France dans la capitale économique, Port-Gentil... Par précaution, des étrangers installés au Gabon - Libanais, Français, Ouest-Africains - ont d'ailleurs décalé leurs congés ou sont rentrés au pays pour la période électorale.

D'autant que le scrutin se déroule dans un climat social déjà tendu, du fait de l'effondrement des cours du pétrole, première source de revenus de ce pays d'1,8 million d'habitants. A contrario, l'opposition dénonce, avec virulence, une politique de prédation orchestrée, selon elle, par une "légion étrangère" de nouveaux collaborateurs entourant le chef de l'Etat. L'expression vise particulièrement le directeur de cabinet du président, Maixent Accrombessi, un Gabono-béninois.
Dans ce climat, les échanges verbaux ont été particulièrement virulents pendant la campagne. Une interminable polémique, ponctuée de poursuites judiciaires, sur la filiation du président sortant, a empoisonné les débats pendant des mois.

Dans l'autre camp, des partisans du président ne se sont pas privés d'attaquer M. Ping, un métis sino-gabonais de 73 ans, sur ses origines, sous-entendant lourdement qu'il servait pour son bénéfice personnel de cheval de Troie aux intérêts chinois. Pourtant, les deux hommes se connaissent bien. Ils ont travaillé ensemble durant des années sous la direction d'Omar Bongo, qui imposa M. Ping à la présidence de la Commission de l'Union africaine (Ua).

Un demi-siècle d'histoire
Leur rupture est récente. Comme toute une génération de caciques septuagénaires du régime Bongo père qui se sent mise sur la touche et livre son dernier combat, M. Ping conteste la gouvernance et les méthodes du président sortant. C'est aussi le cas de Félix Nzouba Ndama, 70 ans, qui fut président de l'Assemblée nationale pendant 19 ans avant de claquer la porte en mars et d'annoncer sa candidature contre Ali Bongo.

Il a finalement rallié celle de M. Ping à la dernière minute, lui apportant un soutien de poids, à l'instar de Casimir Oyé Mba, 74 ans, ancien Premier ministre d'Omar Bongo. Un cousin du président-sortant, Léon-Paul Ngoulakia, patron du Conseil national de sécurité de 2009 à 2013, a, lui aussi, rejoint M. Ping, qui promet d'en finir avec le "système Bongo" qui régit la vie publique gabonaise depuis bientôt un demi-siècle.

Jean Ping est pourtant lui-même intimement lié à la famille présidentielle. Il est le père de deux enfants de Pascaline Bongo Ondimba, sœur d'Ali et qui fut directrice de cabinet de son père. Très discrète dans le débat politique, elle est l'exécutrice testamentaire d'Omar Bongo, qui compte 56 héritiers directs - dont deux petits-enfants du président congolais, Denis Sassou Nguesso - et dont les familles maternelles de certains sont engagées dans des camps politiques rivaux.

AFP

 

Le Soleil en partenariat avec France Médias Monde

Le Soleil en partenariat avec France Médias Monde

Brasilia - Finie la trêve olympique, le Brésil renoue avec ses divisions pour vivre le dernier acte de la procédure de destitution controversée de la présidente de gauche Dilma Rousseff par un Sénat empêtré dans le scandale de corruption Petrobras.

Jeudi, le Sénat, transformé en un tribunal présidé pour l'occasion par le président du Tribunal suprême fédéral (Stf), donnera le coup d'envoi jeudi 25 août à 09H00 locales (12H00 Gmt) d'un procès dont le verdict devrait tomber autour du 31 août. Cette séance de plusieurs jours scellera le sort de la dirigeante de gauche, suspendue de ses fonctions depuis le 12 mai dernier, par un premier vote historique des sénateurs.

Si Dilma Rousseff, première femme à présider le Brésil, est reconnue coupable de maquillage des comptes publics et d'avoir signé des décrets engageant des dépenses imprévues sans l'accord du Parlement, elle perdra immédiatement son mandat.

Cette décision mettrait fin à 13 ans de gouvernements du Parti des travailleurs (Pt) à la tête de la première économie d'Amérique latine, marquées par le formidable boom socio-économique sous la présidence de Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010). Dans le cas où elle serait déclarée innocente, Mme Rousseff, 68 ans, réintègrerait immédiatement ses fonctions jusqu'à la fin de son second et dernier mandat, fin 2018. Mais ce scénario paraît hautement improbable. Selon les comptages effectués par les journaux brésiliens, 58 à 61 sénateurs seraient favorables à la destitution de la présidente, soit sensiblement plus que les deux tiers des votes requis (54).

Face à face
Lundi prochain, Mme Rousseff ira elle-même assurer sa défense durant 30 minutes face à un hémicycle hostile. "J'attends du Sénat de la justice. Au Sénat, je vais argumenter, non seulement en faveur de la démocratie, du respect du vote direct du peuple brésilien, mais aussi en faveur de la justice", a-t-elle souligné récemment lors d'une rencontre avec des correspondants étrangers.

Ancienne guérilléra marxiste torturée sous la dictature, Mme Rousseff plaide son "innocence".
Elle martèle avec force depuis des mois qu'elle est victime d'un "coup d'État" parlementaire ourdi par son ex vice-président de centre-droit devenu rival, le président en exercice Michel Temer, 75 ans, tout aussi impopulaire qu'elle. "Ce sera sa dernière chance pour se défendre. Nous serons respectueux mais cela dépendra aussi de son attitude; si elle est agressive et provocatrice, il y aura des réactions", a prévenu le sénateur du parti social-démocrate (Psdb) Cassio Cunha Lima, principal parti d'opposition au Pt, dans des déclarations à l'Afp. "Dans deux semaines nous aurons un nouveau président du Brésil", a-t-il assuré.

D'un point de vue strictement juridique, l'accusation paraît bien fragile pour justifier la destitution d'un chef d'Etat élu dans un système présidentiel.
D'autant qu'un procureur de Brasilia a estimé en mai que les tours de passe-passe budgétaires reprochés à Mme Rousseff ne constituaient pas un délit, "même s'il est indéniable qu'ils ont miné la crédibilité des statistiques brésiliennes et contribué à l'abaissement de sa note souveraine par les agences de notation internationales". Mais comme l'a rappelé récemment M. Temer, le verdict final dépendra dans aussi largement de "l'évaluation politique" des sénateurs. Depuis sa difficile réélection en 2014, Dilma Rousseff a été confrontée à l'hostilité d'un Parlement très conservateur, à la pire récession économique depuis des décennies et au méga-scandale de corruption Petrobras, le géant public pétrolier, qui ébranle la quasi-totalité de l'élite politique du pays.

Son mentor Lula a été rattrapé par la justice. Il est accusé d'entrave à l'enquête sur Petrobras dont l'argent détourné servait en partie à financer les campagnes électorales du Pt et des partis de son ancienne coalition, dont le Pmdb de M. Temer.

AFP

Les avocats de 13 militants anti-esclavagistes mauritaniens actuellement détenus à Nouakchott ont protesté hier contre un projet de transfèrement des prisonniers à Nouadhibou (nord), demandé par le parquet, l'assimilant à une tentative de « rendre difficile » leur défense durant leur procès en appel.

Ces militants de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), ONG non reconnue par l'Etat, ont été condamnés le 18 août à des peines de 3 à 15 ans de prison par la Cour criminelle de Nouakchott. 

La défense a déposé le 22 août un recours. Aucune date n'a été indiquée pour le procès en appel. La défense a pris connaissance de la demande du parquet par une lettre adressée à « la Cour suprême pour obtenir le transfert de nos 13 clients vers Nouadhibou, où ils devront être jugés en appel prochainement », a affirmé Gourmo Lô, un des avocats des anti-esclavagistes.

Un autre avocat de la défense, Me Brahim Ould Ebetty, a critiqué la demande, considérant « que c'est une façon d'éloigner les prévenus de leurs familles et de leurs avocats et rendre difficile, voire impossible, leur défense et continuer à les persécuter davantage ». Par la route, il faut faire près de 480 km pour relier Nouakchott à Nouadhibou.

AFP

Hillary Clinton recueillait, selon un nouveau sondage paru hier, 51 % des intentions de vote pour la présidentielle américaine, dans un match à deux contre Donald Trump, qui ne parvient pas à remonter après un été difficile.

Le candidat républicain à la Maison Blanche était crédité de 41 % des intentions de vote des Américains qui ont l'intention de se rendre aux urnes en novembre, selon l'institut de l'Université Quinnipiac. En présence de candidats tiers, la démocrate reste également en tête avec 45 % contre 38 % pour Donald Trump, suivis du libertarien Gary Johnson (10 %) et de la candidate du parti vert, Jill Stein (4 %). La marge d'erreur est de 2,5 points. En moyenne, Hillary Clinton est créditée de 47,7 % des voix contre 41,7 % pour Donald Trump, selon le site Real Clear Politics.

Trois sondages réalisés depuis début août ont également crédité la démocrate de 50 % des intentions de vote. Elle conserve également son avance dans toutes les études qui incluent les deux candidats tiers, Gary Johnson et Jill Stein. Hillary Clinton continue de bénéficier de l'appui des 60 % des électrices et de 77 % des électeurs issus des minorités (Noirs, Hispaniques...).

AFP

L'Italie s'interrogeait, hier, sur les raisons d'un bilan de 250 morts, au lendemain du séisme meurtrier qui a réduit à l'état de ruines plusieurs villages dans le centre du pays. La protection civile a communiqué, hier en fin d'après-midi, le dernier bilan de cette catastrophe : 250 morts et 365 blessés hospitalisés. Des centaines de rescapés étaient toujours, hier, dans l'attente de pouvoir rentrer chez eux dans les villages les plus touchés, ou, pour la majorité d'entre eux, d'une solution plus pérenne après une première nuit passé dehors, dans une tente de la protection civile, ou dans leur voiture. Des dizaines de répliques ont été ressenties dans la nuit et hier matin, dont une forte secousse vers 14H30 (12H30 Gmt), réveillant la peur pour les survivants et l'angoisse des secouristes, contraints de s'interrompre à Amatrice lorsqu'un pan de mur s'est écroulé à côté d'eux. Des milliers de bénévoles et professionnels ont continué, hier, à chercher sous les décombres une trace de vie, aussi minime soit-elle

Le Tribunal militaire de Maroua a prononcé des peines maximales contre 109 personnes reconnues coupables d’avoir participé aux actes de la secte terroriste nigériane Boko Haram, a-t-on appris, hier, de sources concordantes. Ces personnes, qui sont dans diverses geôles à travers le pays, devraient finir leurs jours en prison conformément à la décision de la justice militaire.

Une sentence qui a du mal à faire l’unanimité au sein de l’opinion, à l’instar du Réseau des avocats camerounais contre la peine de mort (Racopem). Ce regroupement professionnel, mis en place au cours d’une assemblée constitutive le week-end dernier à Limbe dans le sud-ouest, entend « défendre les droits de ces compatriotes, pour qu’il n’y ait pas de dérapages ».

Selon de fiables informations, plus de 1.000 personnes sont actuellement détenues dans les prisons camerounaises pour leur présumé participation aux actes terroristes de Boko Haram, dont le jugement définitif a été prononcé contre 109 personnes, condamnées à mort par la justice militaire. Sur le terrain, après une accalmie observée sur la ligne de front, les terroristes ont perpétré des attaques suicides ces derniers temps, dont la plus récente, qui a eu lieu dans la localité de Mora (Extrême-nord), le week-end dernier, a fait 4 morts.

APA

Affaires de mœurs, trafic de drogue... les « scandales » impliquant des responsables de la mouvance islamiste se multiplient au Maroc à l'approche des élections législatives d'octobre, suscitant pêle-mêle ironie, polémiques et théorie du complot, sur fond d'intenses luttes politiques.

Dimanche, le site privé en ligne « Al Ahdath » révélait, avec forces détails, comment deux responsables de l'aile religieuse du Pjd (Parti justice et développement, à la tête du gouvernement de coalition depuis fin 2011) ont été interpellés par la police, samedi, au sud de Rabat, « dans une posture sexuelle ». Omar Benhammad, 63 ans, et Fatima Nejjar, 62 ans, ont été arrêtés au petit matin à bord d'une voiture grosse cylindrée qui stationnait sur une plage. 

Fort bien renseigné, Al Ahdath n'a cependant pas révélé au lecteur la nature exacte de la « posture » en question. Pour leur défense, les deux mis en cause auraient expliqué être liés par un mariage religieux « coutumier », selon le journal.

Longue barbe grise de prêcheur, l'universitaire Omar Benhammad et Fatima Nejjar, voilée de pied en cap et connue pour ses diatribes « contre la tentation et le vice », sont des personnalités de premier plan au sein de la mouvance islamiste Pjd.

A un mois et demi des législatives du 7 octobre qui s'annoncent particulièrement discutées, l'affaire fait grand bruit au Maroc. Elle est évidemment une aubaine pour les rivaux politiques du Pjd, et plus particulièrement pour les libéraux du Parti authenticité et modernité (Pam). Après des années dans l'opposition, le Pjd avait remporté un succès historique aux élections de fin 2011, dans le sillage des Printemps arabes et des contestations de rue au Maroc. 

Au moins trois histoires de ce genre ont défrayé la chronique ces derniers mois : une femme qui a porté plainte, fin 2015, contre un candidat Pjd près de Marrakech pour harcèlement sexuel, l'arrestation, fin juillet, d'un responsable du parti en possession de trois tonnes de cannabis, et les accusations de délit d'influence contre le président d'une région, soupçonné d'avoir voulu mettre la main sur 200 hectares de terres agricoles.

AFP

La zone de l'épicentre, à quelque 150 km de Rome, abrite églises, palais et monuments construits au 13ème et 14ème siècle, dont une partie a été détériorée. Le séisme, qui a frappé mercredi le centre de l'Italie, a endommagé ou détruit 293 bâtiments historiques, a annoncé jeudi le ministre de la Culture Dario Franceschini. Des villages entiers détruits. Il ne reste ainsi presque rien du centre historique d'Amatrice, commune classée parmi les "plus beaux villages d'Italie" par le ministère de la Culture depuis 2015.

Amatrice, qui avait rejoint le royaume de Naples en 1265, était surnommé la "ville aux cent églises" aux divers styles, baroque ou renaissance. Son principal attrait architectural, la façade de la basilique San Francesco située à quelques mètres de l'hôtel de ville, s'est en partie écroulée. Sa rosace centrale a disparu et les peintures qui tapissaient la nef ont été endommagées. L'église San'Agostini construite en 1428, située à la périphérie d'Amatrice, a été entièrement détruite.

La basilique San Benedetto de la ville de Norcia, très proche de l'épicentre, a subi quelques dommages mais l'ensemble des constructions a bien résisté aux secousses. Selon la présidente de la région d'Ombrie, Catiuscia Marini, cela s'explique par la "bonne reconstruction" de la ville après les séismes de 1979 et 1997. Plus loin de l'épicentre ont été recensés plusieurs monuments de premier plan légèrement endommagés, comme le dôme d'Urbino qui s'est fissuré.

Le ministre italien de la culture Dario Franceschini a ouvert mercredi une cellule de crise et déployé les "casques bleus de la culture", une unité spéciale de carabiniers chargée de l'inventaire et la restauration des biens culturels altérés.

(AFP)

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, veut poursuivre jusqu'au bout l'enquête sur la mort mystérieuse de son prédécesseur, Dag Hammarskjöld, et estime que des documents sud-africains pourraient permettre de faire avancer l’enquête.

Dans un rapport publié hier, M. Ban explique que « certains documents » en provenance d'Afrique du Sud mentionnent une "Opération Celeste" dont l'objectif aurait été d'éliminer Hammarskjöld, dont l'avion, selon certains témoins, a été abattu en 1961. Mais il n'existe, pour l'instant, que « de mauvaises copies ». Si l'Afrique du Sud pouvait fournir les originaux, ils pourraient être expertisés et l'hypothèse du complot "confirmée ou rejetée".

Dans une lettre publiée en annexe, le gouvernement sud-africain promet simplement de faire des recherches. L'existence des documents avait été révélée à l'occasion d'auditions de la Commission vérité et réconciliation mise en place dans les années 1990 pour juger les exactions commises sous le régime d'apartheid.

L'Onu a aussi sollicité trois autres gouvernements en lien avec cette affaire (Belgique, Royaume-Uni, Etats-Unis) mais n'a obtenu que des réponses négatives, dilatoires ou incomplètes. M. Ban, qui s'est déjà plaint de ce manque de coopération, a, de nouveau, appelé les pays à « continuer de rechercher les documents pertinents » et à les déclassifier.

Il recommande aussi de nommer une « personne éminente » pour évaluer toute nouvelle information et d'archiver les documents disponibles en un seul lieu. Le Suédois Dag Hammarskjöld, deuxième secrétaire général de l'Onu, avait été tué le 18 septembre 1961 quand son DC-6 s'était écrasé près de Ndola, en Rhodésie du Nord, l'actuelle Zambie.

En juillet 2015, sur la base d'un rapport d'experts indépendants, l'Onu a retenu l'hypothèse d'une attaque aérienne contre le DC-6 et a estimé qu'il fallait poursuivre l'enquête. L'Onu a aussi cherché, sans succès, à avoir accès à des enregistrements de conversations dans le cockpit du DC-6 et de messages radio, que l'Agence nationale de sécurité américaine (Nsa) aurait réalisés en 1961.

Londres a refusé de rendre publics des documents concernant un agent du MI6 (services de renseignement britanniques) présent à l'aéroport où devait atterrir l'avion de Dag Hammarskjöld. La Rhodésie du Nord était alors un protectorat britannique. La Belgique était, pour sa part, interrogée par l'ONU sur « un pilote dénommé Beukels » dont Bruxelles affirme « n'avoir trouvé aucune trace ».

AFP

La Cour suprême israélienne a rejeté l'appel d'un détenu palestinien, en grève de la faim depuis plus de deux mois, qui avait demandé à ne plus être attaché à son lit d'hôpital, suscitant, hier, les critiques d'une Ong. Bilal Kayed poursuit une grève de la faim depuis la mi-juin pour protester contre son maintien en détention sans nouvelle inculpation alors qu'il a purgé l'intégralité de sa peine. Âgé de 34 ans, il n'ingère que de l'eau et des vitamines. Son état de santé s'est dégradé au point qu'il a été hospitalisé à l'hôpital Barzilai, à d'Ashkelon, dans le sud d'Israël, où l'une de ses jambes est attachée à son lit. Ses défenseurs avaient fait appel à la Cour suprême israélienne pour qu'il soit détaché.

La plus haute instance judiciaire a rejeté cette demande en expliquant qu'entraver partiellement un détenu était une pratique courante. Arrêté fin 2001, en pleine deuxième Intifada, M. Kayed a été condamné, en 2002, par la justice israélienne à 14 ans et demi de prison pour ses activités au sein du Front populaire de libération de la Palestine (Fplp, formation de gauche), considéré comme un groupe terroriste par l'Etat hébreu.

AFP

Pyongyang a tiré, hier, depuis un sous-marin, un missile (Slmb) qui a parcouru un demi-millier de kilomètres en direction du Japon ; ce qui constitue pour les experts une nette avancée dans les programmes balistiques nord-coréens. La distance couverte par le projectile, qui a été suivi par l'état-major interarmée sud-coréen, dépasse de beaucoup celle de précédents missiles Slmb, qui n'avaient pas dépassé 30 km, laissant penser que la Corée du Nord a réalisé d'importants progrès techniques.

Une véritable capacité Slmb ferait monter d'un cran la menace nucléaire nord-coréenne, en ce que Pyongyang pourrait porter sa dissuasion bien au-delà de la péninsule coréenne. Le missile a été tiré depuis un sous-marin croisant en mer du Japon.

Et ce qui n'était jamais arrivé pour un projectile de cette nature, le missile est « entré dans la zone d'identification de défense aérienne » (Adiz) du Japon, a déclaré le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, cité par la chaîne publique nippone Nhk. Cette zone est celle dans laquelle tous les avions doivent s'identifier auprès des autorités locales.

AFP

Les revenus miniers de l’Etat malien ont baissé d’environ 11 % en 2015 pour s’établir à 245 milliards de FCfa, soit 30 milliards de FCfa de moins par rapport aux prévisions. Cette baisse s’explique surtout par le recul du cours de l’or au niveau international, même si le volume exporté a connu une légère hausse pour atteindre 50,502 tonnes d’or produites en 2015 contre 49,865 tonnes en 2014. Ainsi, la contribution de l’or au produit intérieur brut (Pib) a baissé de 6,2 % en 2015, contre 6,5 % en 2014. Pour 2016, la direction nationale de la planification et des statistiques du ministère des Mines prévoit une baisse de la production du métal jaune qui sera de 47,37 tonnes contre 50,502 tonnes en 2015.

 

L'accusation a officiellement requis, hier, une peine allant de neuf à onze de prison à l'encontre du jihadiste malien jugé par la Cpi pour avoir détruit des mausolées à Tombouctou, lors du troisième jour de ce procès historique devant la Cour pénale internationale. « Aujourd'hui, après deux jours d'audience et presque à la fin de ce procès, l'accusation requiert que la chambre veuille bien prononcer une peine qui reste dans cette fourchette de neuf à onze ans d'emprisonnement », a déclaré Gilles Dutertre, représentant de la procureure.

Accusation et défense avaient annoncé, à l'ouverture du procès, lundi, qu'Ahmad Al Faqi Al Mahdi s'engageait à ne pas faire appel si la condamnation est équivalente à la peine requise. Cet accord ne lie pas les juges, qui peuvent décider d'une peine allant jusqu'à trente ans de détention.

Un rapport de l'Onu « dit clairement que le régime syrien et Daech (acronyme du groupe Etat islamique) ont mené des attaques chimiques en Syrie » en 2014 et 2015, a affirmé, hier, l'ambassadeur adjoint français Alexis Lamek.

Ce rapport, fruit d'un an d'enquête, a été transmis au Conseil de sécurité.
M. Lamek a appelé le Conseil « à prendre ses responsabilités », une allusion à des sanctions contre les responsables des attaques chimiques. Le régime syrien est mis en cause « dans plusieurs cas » d'attaques répertoriés par le rapport, a-t-il souligné. Le groupe de 24 enquêteurs mandatés par l'Onu, baptisé Joint investigative mechanism (Jim, mission d'enquête conjointe), a été mis en place en août 2015 après des attaques au chlore contre trois villages syriens qui avaient fait 13 morts.

Le Jim a été créé conjointement par l'Onu et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (Oiac). Au total, les enquêteurs se sont penchés sur neuf cas d'attaques chimiques, la plupart attribuées par les pays occidentaux aux forces gouvernementales syriennes.

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Un puissant séisme, tôt hier, dans le centre de l'Italie, a fait au moins 247 morts (selon le dernier bilan) et détruit presque entièrement plusieurs villages où les recherches d'éventuels survivants pris au piège des décombres continuaient dans la soirée de mercredi.

Ce séisme de magnitude 6.0, qui a partiellement détruit au moins trois villages dans une région montagneuse au nord-est de Rome, a également fait quelque 368 blessés, a précisé devant la presse, le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, peu après s'être rendu à Amatrice, l'un des villages les plus touchés, où il a rencontré les secouristes.

Des dizaines d'entre eux, volontaires, pompiers et membres de la protection civile, se préparaient à une longue nuit de fouilles, dans l'espoir de retrouver des survivants.

La protection civile italienne se refusait, dans la soirée, à avancer des chiffres concernant les disparus, mais beaucoup d'habitants et de touristes manquaient encore à l'appel, selon plusieurs témoignages.

La police italienne a également fait savoir qu'elle avait mis en place un dispositif pour éviter les "chacals", nom donné en Italie aux pilleurs de maisons vidées de leurs habitants après des catastrophes naturelles ou des évacuations forcées.

Des camps de tentes ont été installés à proximité de ces villages pour accueillir quelque 2.500 personnes, désormais sans toit. Les images parvenues des villages sinistrés ont révélé l'ampleur des destructions. Des immeubles ne sont plus que ruines, des gens hagards se regroupent dans les rues ou les places en ruines. Une photo publiée sur les réseaux sociaux montre des habitants fuyant leur maison, à moitié détruite, suspendus à des draps.

Seisme Italie 2

Dans l'une des communes les plus touchées, Arquata del Tronto, le quartier de Pescara semble rayé de la carte. Ce tremblement de terre de magnitude 6.2, selon l'Institut américain de géologie (Usgs), mais de 6.0 selon son équivalent italien, a secoué le centre de la péninsule mercredi à 03H36 (01H36 Gmt).

Il s'agit du plus important séisme en Italie depuis le 20 mai 2012 où un tremblement de terre de magnitude 6.0 avait fait 25 morts entre Modène et Ferrare (nord). Le pape François a repris, hier, ses mots pour exprimer combien il était « bouleversé », interrompant l'audience générale qu'il donne chaque mercredi au Vatican.

Parmi les victimes figure aussi une petite fille de neuf mois, retrouvée morte au milieu des décombres à Arquata del Tronto. Ses parents ont été extraits vivants et ont été hospitalisés. En revanche deux frères de quatre à sept ans ont été retrouvés vivants, grâce à leur grand-mère : ils s'étaient tous les trois réfugiés sous un lit.

Au moins 200 répliques, dont la plus forte d'une magnitude de 5,3, ont suivi ce séisme, ressenti jusqu'à Rome où nombre de palais ont tremblé. Le 6 avril 2009, un séisme de magnitude 6,3 avait fait plus de 300 morts, non loin du séisme d’hier. Son épicentre se situait près de L'Aquila, chef-lieu de la région du même nom.

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Le jihadiste malien jugé par la Cpi pour avoir détruit des mausolées à Tombouctou a choisi les monuments les plus fréquentés « pour qu'ils servent d'exemple », ont révélé, hier, les auditions de témoins de l'accusation lors du deuxième jour de ce procès historique devant la Cour pénale internationale.

Ahmad Al Faqi Al Mahdi, qui a plaidé coupable pour la destruction de neuf des mausolées et la porte de la mosquée Sidi Yahia, en juin et juillet 2012, « a choisi les cimetières où le plus de +transgressions+ avaient eu lieu », selon l'enquêteur qui a mené son interrogatoire en 2015 au Niger. Celui qui était alors à la tête de la Hisbah, la brigade islamique des mœurs, devait mettre fin aux rassemblements et aux prières en ces lieux, considérés comme « un vice visible », a souligné ce témoin de l'accusation en charge de l'enquête, présenté comme le témoin P-0182.

Selon la charia, la loi islamique, il est interdit de « vénérer quelqu'un d'autre que Dieu » et de construire des mausolées au-dessus des tombes, a-t-il précisé. Ces monuments sacrés sont « considérés par la communauté comme des lieux de dévotion et comme des remparts psychologiques, des éléments protecteurs », a expliqué un autre témoin, d'origine malienne, également sous couvert de l'anonymat. Susceptibles d'être sollicités pour des mariages ou pour implorer la pluie, selon des experts maliens de l'Islam, les personnages vénérés enterrés dans les mausolées valent à Tombouctou son surnom de "Cité des 333 saints".

Ces érudits « ont joué un rôle important dans le rayonnement de la culture islamique » dans toute la région ouest-africaine à travers leur enseignement dans les universités de Tombouctou, a souligné le témoin. Fondée au Ve siècle par des tribus touareg, la ville, située dans le nord-ouest du Mali, est devenue un grand centre intellectuel de l'Islam et a connu son apogée au XVe siècle.

D'après ce même témoin de l'accusation, la destruction des mausolées est « une activité de guerre » destinée à « chercher à toucher l'autre dans sa personnalité, dans sa sensibilité la plus profonde, en temps de guerre, et abattre l'ennemi dans son âme ».

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Un membre de l'opposition gambienne, arrêté en mai, est mort au cours du week-end, a-t-on appris de sources concordantes ; un deuxième décès d'opposant en détention cette année qui suscite l'inquiétude de la communauté internationale à quatre mois de l'élection présidentielle.

Après le département d'Etat américain lundi soir, la diplomatie française a réclamé, hier, une « enquête indépendante » sur la mort d'un cadre du Parti démocratique uni (Udp), Ebrima Solo Kurumah, ainsi que sur celle, en avril, d'un autre dirigeant du parti, Solo Sandeng. Paris demande aussi la « libération de l'ensemble des prisonniers politiques » en Gambie et juge « particulièrement inquiétantes les allégations de recours à la torture dans ce pays », a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal, dans un communiqué.

Le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a également « déploré » ce décès, soulignant que, selon ses informations, l'opposant « était mort après avoir été hospitalisé pour une opération chirurgicale. Il se serait vu refuser une assistance médicale à plusieurs reprises pendant sa détention ». Dans un communiqué, le département d'Etat américain s'est déclaré « profondément inquiet » par ce décès qui serait intervenu le 20 août. La diplomatie américaine dit « rester troublée par les informations faisant état de mauvais traitements continuels par le gouvernement gambien des personnalités de l'opposition détenues, comme en attestent les récents décès et allégations de tortures ». Washington appelle à « une enquête indépendante sur toutes les allégations crédibles de torture », à « un traitement humain pour tous les prisonniers » et à la « libération immédiate de tous les prisonniers politiques », y compris ceux condamnés en juillet ou arrêtés lors des manifestations d'avril-mai.

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« Nous sommes allés, cet après-midi (lundi), à la morgue de l'hôpital Edward Francis Small pour confirmer la mort d'Ebrima Solo Kurumah », « décédé pendant le week-end », a déclaré Dembo Bojang, un dirigeant de l'Udp qui veut « s'assurer qu'une autopsie sera réalisée avant que le corps ne soit rendu à la famille pour l'enterrement ». Dans un communiqué, le parti annonce la mort en détention de Solo Kurumah, arrêté le 9 mai 2016.

« Jusqu'à présent, ni le parti ni les membres de sa famille n'ont reçu de notification officielle de sa mort », selon l'Udp, qui dit avoir appris par des sources officieuses que le détenu avait été hospitalisé le 8 août avant d'être opéré le 19 et de décéder le 20 au matin. Selon les organisations de défense des droits de l'Homme, une trentaine de personnes ont été arrêtées, le 9 mai, près de la Haute cour de Banjul où elles protestaient contre la comparution d'une cinquantaine d'opposants, arrêtés, puis inculpés en lien avec des manifestations en avril.

Un dirigeant de l'Udp, Solo Sandeng, arrêté le 14 avril avec plusieurs autres personnes, après un rassemblement pour réclamer des réformes politiques, est décédé en détention. Une manifestation, le 16 avril, dénonçant sa mort a été réprimée et s'est soldée par de nouvelles arrestations, incluant le chef du parti, Ousainou Darboe. M. Darboe et une trentaine de co-accusés ont été condamnés, en juillet, à trois ans de prison ferme.

Parvenu au pouvoir par un coup d'Etat sans effusion de sang en 1994, élu en 1996, puis constamment réélu depuis, le président Yahya Jammeh dirige d'une main de fer la Gambie, petit Etat anglophone d'Afrique de l'Ouest qui, hormis sa façade atlantique, est enclavé dans le territoire du Sénégal. Son régime est accusé par des Ong et le département d'Etat américain de disparitions forcées et de harcèlement de la presse et des défenseurs des droits humains, accusations qu'il rejette régulièrement. Il est candidat à sa réélection en décembre.

L'Ukraine, qui fête aujourd’hui le 25ème anniversaire de son indépendance, poursuit ses efforts de « décommunisation », malgré des tensions récurrentes lorsque ses villes et rues à connotation soviétique sont renommées et des monuments déboulonnés. Pendant plus de 90 ans, la ville d'Artemivsk, dans l'est de l'Ukraine, a porté le nom d'un leader local de la révolution bolchévique. Mais fin 2015, il a été décidé que la ville reprendrait le nom qu'elle portait jusqu'en 1924 : Bakhmout. Une statue de ce révolutionnaire, Fiodor Sergueïev, dit Artiom, avait déjà été déboulonnée et retirée du centre-ville en juillet 2015, en accord avec les lois controversées sur la dé-soviétisation.

En 2015, le président ukrainien, Petro Porochenko, a promulgué de nouvelles lois interdisant toute propagande communiste dans le pays. Le but était de rompre définitivement avec le passé soviétique de l'Ukraine alors que les autorités combattent dans l'Est rebelle des séparatistes prorusses, pour la plupart nostalgiques de l'Urss, un conflit qui a fait près de 9.500 morts depuis avril 2014. Kiev a interdit les symboles soviétiques et nazis. Au terme de la loi, les monuments à la gloire de responsables communistes, dont les nombreuses statues de Lénine, doivent être démontés de même que doivent être rebaptisées les localités, rues ou entreprises faisant référence au communisme.


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