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Actualités Internationales (1756)

La majorité républicaine du Sénat américain a renoncé, hier, à voter, cette semaine, sur son projet de réforme du système de santé et d’abrogation partielle d’Obamacare, torpillé par des frondeurs du groupe.

«Nous allons continuer à discuter au sein du groupe pour résoudre nos différends. Par conséquent, nous n’examinerons pas la proposition de loi cette semaine», a annoncé le chef de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell. «Nous restons optimistes«, a-t-il toutefois ajouté. Selon le sénateur David Perdue, le vote, initialement prévu avant la fin de cette semaine, pourrait avoir lieu en juillet.

Le report du vote est un revers pour la majorité et pour le président Donald Trump, qui a bien du mal à concrétiser sa promesse électorale d’abrogation de la loi démocrate de 2010, dans le viseur des républicains depuis des années.

Sur les 52 sénateurs républicains, au moins cinq étaient prêts à voter contre le projet de réforme, alors que le groupe ne peut se permettre que deux défections. Les 48 membres du groupe démocrate sont unanimement opposés.

Le texte a été torpillé à la fois par des ultra-conservateurs, qui estiment qu’il ne va pas assez loin dans le détricotage d’Obamacare, et les modérés, qui s’inquiétaient de voir que la réforme allait priver d’assurance des dizaines de millions d‘Américains.

AFP

Après plus de 35 ans de militantisme, l’ancien Premier ministre français Manuel Valls a annoncé, hier, son départ du Parti socialiste, nouveau symptôme de la décomposition de cette formation politique longtemps incontournable qui se bat désormais pour sa survie.

«Une partie de ma vie politique s’achève. Je quitte le Parti socialiste ou le Parti socialiste me quitte», a déclaré sur la radio Rtl M. Valls qui vient d’être élu député sans étiquette.

Âgé de 54 ans, Manuel Valls a rejoint, dès 17 ans, les rangs du Ps qui avait alors le vent en poupe. Un an plus tard, en 1981, son candidat, François Mitterrand, remportait la présidentielle, ramenant la gauche au pouvoir en France pour la première fois depuis deux décennies. Cruel contraste avec la situation actuelle. Après avoir vu son candidat éliminé avec 6,3% des voix dès le premier tour de la présidentielle fin avril - son plus mauvais score depuis 1969 -, le Parti socialiste vient de subir une claque aux élections législatives, avec seulement 30 députés élus contre 280 dans l’Assemblée sortante.

Devant cette déroute historique, le premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé le soir même sa démission. «La gauche doit tout changer, la forme comme le fond, ses idées comme ses organisations», a-t-il estimé.

Le départ de Manuel Valls, qui a évoqué, hier, sa «tristesse» et son «amertume» de voir «ce qu’est devenu» le Ps, n’est pas une surprise.

L’ex-Premier ministre du président socialiste François Hollande de 2014 à 2016 était en rupture de ban depuis plusieurs mois avec sa formation politique, écartelée entre des tendances divergentes.

AFP


Le Tchad « sera dans l’obligation de se retirer » des opérations militaires en Afrique « si rien n’est fait » pour aider financièrement le pays qui traverse une sévère crise économique et sociale, a assuré, dimanche, le président tchadien Idriss Déby Itno.

« Nous n’avons pas du tout été soutenu sur le plan financier, économique. Si rien n’est fait, si ça continue, le Tchad sera dans l’obligation de se retirer » des opérations extérieures sur le continent, a expliqué le président dans un entretien à Rfi, TV5 Monde et le quotidien Le Monde.

Au Mali, le Tchad forme le troisième contingent le plus important de la Mission des Nations unies dans ce pays (Minusma), avec 1390 hommes. Par ailleurs, 2000 soldats tchadiens sont engagés dans la Force multinationale mixte, créée en 2015 conjointement par le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun, pour combattre le groupe islamiste nigérian Boko Haram. « Nous ne pouvons pas continuer à être partout, au Niger, au Cameroun, au Mali. Tout cela coûte excessivement cher », a-t-il continué.

Concernant la formation de la force conjointe du G5 Sahel, le président tchadien a exprimé sa réticence quant à une participation tchadienne, arguant ne pas pouvoir «avoir 1400 hommes au Mali (...) et dans le même temps avoir 2000 soldats dans le G5 Sahel».

«On ne peut pas faire les deux à la fois, être dans le G5 Sahel et en même temps dans une autre mission sur le même théâtre», a expliqué le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1990.

En février, à Bamako, les chefs d’Etat du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) avaient annoncé la création d’une force militaire conjointe visant à enrayer l’expansion des groupes jihadistes dans la région.

Une résolution saluant le déploiement de cette force a été adoptée mercredi au Conseil de Sécurité des Nations unies.

«Je suis absolument certain que les Tchadiens sont déçus. Ils estiment que le Tchad en a trop fait, [qu’il] doit se retirer. Nous sommes arrivés au bout de nos limites», a indiqué M. Déby. «L’année 2018 va être une année déterminante. Fin 2017, début 2018, si cette situation devait perdurer, le Tchad ne serait plus en mesure de garder autant de soldats à l’extérieur de son territoire», a-t-il assuré. Le Tchad est, depuis plusieurs années, en proie à une sévère crise économique et sociale, aggravée par la faiblesse des cours du pétrole.

AFP

Huit soldats tchadiens ont été tués, ce weekend, lors de violents combats contre des jihadistes de Boko Haram sur cinq îles nigérianes du lac Tchad, a annoncé, hier à l’Afp, à N’Djamena, le porte-parole de l’état-major tchadien.

«Nos forces ont attaqué les éléments de Boko Haram sur cinq îles du côté du Nigeria les 24 et 25 juin et les ont chassés», a expliqué le colonel Azem. «Nous déplorons 8 morts et 18 blessés du côté des forces de défense tchadiennes», a-t-il ajouté en faisant état de plus de 160 jihadistes nigérians tués dans l’opération.

Les soldats tués faisaient partie de la force régionale créée par les pays riverains du lac Tchad pour lutter contre le groupe jihadiste nigérian, selon l’officier.

«Au cours de ces opérations, 162 éléments de Boko Haram ont été tués, 6 véhicules détruits», a-t-il poursuivi, mentionnant également la destruction de nombreuses motos - fréquemment utilisées par les membres de Boko Haram pour leurs raids - et la saisie d’»armes de différents calibres». Frontalier du Nigeria, du Cameroun, du Tchad et du Niger, le lac Tchad est le théâtre, depuis plusieurs années, d’attaques du groupe Boko Haram, fondé en 2009 dans le nord-est du Nigeria mais qui mène également, ces dernières années, des attaques dans les pays voisins.

Depuis deux ans, les insurgés ont été chassés de la plupart des territoires dont ils s’étaient emparés en 2014 pour fonder un califat islamique. Mais, malgré cet affaiblissement, les attaques et attentats-suicides continuent.

AFP

Un collectif à la pointe de la contestation d’un référendum sur une révision de la Constitution du Mali a demandé, hier, au gouvernement le retrait «pur et simple» du projet et l’organisation d’une consultation seulement après la «libération totale du territoire national» en partie occupé par des djihadistes et d’ex-rebelles touareg.

«Le gouvernement a annoncé le report à une date ultérieure du référendum. Nous demandons son retrait pur et simple. Et pas de référendum, sans libération totale du territoire», a déclaré à l’Afp Mme Sy Kadiatou Sow, présidente du collectif «Touche pas à ma Constitution». Le gouvernement malien a officiellement reporté sine die, cette semaine, le référendum controversé, initialement prévu pour le 9 juillet.

Le projet de révision de la Constitution de 1992, la première depuis 25 ans, vise notamment à «mettre en œuvre certains engagements de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali» signé en mai-juin 2015 entre le gouvernement et l’ex-rébellion à dominante touareg du nord du pays.

Plusieurs manifestations avaient été organisées contre ce référendum et, dans son communiqué adressé dimanche à l’Afp, le collectif ajoute qu’»au cas où les autorités ne retireraient pas le projet de révision constitutionnelle et annonceraient une nouvelle date pour le référendum, une marche synchronisée sera organisée à Bamako, dans les régions et à l’étranger».

«Nous nous opposerons à ce référendum par tous les moyens légaux», a averti Mme Sy, ancienne gouverneur de Bamako et ancienne ministre.

Les détracteurs du projet trouvent que le texte donnait trop de pouvoirs au président de la République et estiment impossible d’organiser le référendum dans le nord en raison de l’insécurité qui y prévaut, liée aux attaques jihadistes, malgré la présence de l’armée et de forces internationales.

Le collectif anti-référendum pense qu’une large consultation des «forces vives de la nation» est nécessaire pour aboutir à un nouveau texte consensuel et qu’une consultation nationale ne serait possible que si les conditions de sécurité permettent à toutes les populations d’y participer.

AFP

La Cour suprême des Etats-Unis a offert, hier, une victoire politique à Donald Trump, en remettant partiellement en vigueur son décret anti-immigration très controversé.

La haute cour siégeant à Washington a, par ailleurs, accepté d’examiner, en octobre, ce dossier potentiellement explosif. «La décision, rendue à l’unanimité par la Cour suprême, est une victoire nette pour notre sécurité nationale», s’est félicité M. Trump dans un communiqué. Le jugement a toutefois été rendu «au nom de la Cour» ; ce qui est différent d’une décision unanime signée par les neuf sages. «En tant que président, je ne peux laisser entrer dans notre pays des gens qui nous veulent du mal», a ajouté le président.

Le décret interdisant temporairement l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de six pays musulmans - Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen - s’applique désormais vis-à-vis de quiconque «n’ayant pas établi de relation de bonne foi avec une personne ou une entité aux Etats-Unis». En clair, tout habitant de ces pays qui serait totalement inconnu des autorités américaines se verra refuser l’accès au territoire des Etats-Unis.

A l’opposé, un ressortissant de ces pays venant rendre visite à un membre de sa famille établi en Amérique pourra venir, tout comme le pourra un étudiant admis dans une université américaine.

La décision est tombée au dernier jour de la session annuelle de la Cour suprême, l’institution qui, aux Etats-Unis, a le dernier mot sur tous les sujets nécessitant une interprétation de la Constitution.

AFP

Plusieurs dizaines de maires de villes du monde entier, Paris, Washington, Madrid, Sydney, lancent un appel aux dirigeants du G20 pour les exhorter à «tenir (leurs) engagements» pour lutter contre le changement climatique, dans un texte publié hier dans les Echos et d’autres publications dans le monde. «Au nom des centaines de millions d’habitants» qu’ils représentent, ces maires du réseau de villes C40, présidé par la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, estiment qu’après le retrait américain de l’accord sur le climat «la détermination des 19 autres leaders à sauvegarder le futur de notre planète n’a jamais été aussi cruciale».

Sont également signataires les maires de villes comme Karachi, Montréal, Rio de Janeiro, Melbourne, Chicago, Varsovie, Tokyo, Buenos Aires, San Francisco, Le Cap, Vancouver ou Séoul.
Un sommet du G20 aura lieu à Hambourg (Allemagne) les 7 et 8 juillet. «Partout dans le monde, les autorités locales se mobilisent ensemble à vos côtés, redoublant d’actions courageuses visant à lutter contre le changement climatique, travaillant avec les entreprises et les citoyens à travers le monde», ajoutent-ils.

«Nous sommes inspirés par le courage de plus de 300 maires engagés pour le climat dans de nombreuses villes à travers les États-Unis», qui «se sont engagés, ces dernières semaines, à adopter, honorer et maintenir l’Accord de Paris» sur le climat, assurent encore ces élus.

«Atteindre les objectifs de l’Accord de Paris nécessite une action sans précédent», disent les maires, en demandant des réformes «urgentes» et des investissements dans l’énergie, les transports, l’alimentation ou les déchets.*

«Nous devons tous travailler ensemble afin de sauver notre planète», écrivent encore les maires, «prêts à assumer le leadership face au changement climatique» et proposant de «nouer une alliance pragmatique et positive au service de nos citoyens».

AFP

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a exhorté, hier, les Etats membres de l’Ue à honorer les engagements financiers pris envers l’Afrique pour lutter contre l’immigration illégale.

«Les engagements pris en conseil des ministres doivent être respectés», a lancé M. Juncker lors d’une conférence de presse concluant un sommet européen de deux jours à Bruxelles. «Les Etats membres ne tiennent pas leurs promesses à un degré suffisant en ce qui concerne les engagements envers le Fonds africain», a-t-il explicité. En novembre 2015, réunis à Malte, les 28 s’étaient engagés auprès de leurs partenaires africains à s’attaquer aux «causes profondes» des migrations, en donnant aux Africains des perspectives d’avenir chez eux, via le financement de projets concrets. La Commission avait alors mis sur la table un fond de 1,8 milliard d’euros, que les Etats membres étaient censés doubler ; ce qui est loin d’être le cas presque deux ans plus tard.

Selon M. Juncker, les promesses des Etats membres se montent à 200 millions d’euros, dont 89 millions ont été payés. L’exécutif européen a dû, en conséquence, augmenter sa propre participation à 2,6 milliards d’euros, a ajouté le patron de la Commission.

La Méditerranée centrale est redevenue la principale route vers les côtes européennes pour les migrants, la plupart originaires d’Afrique (principalement du Nigeria, d’Érythrée et de Guinée).

AFP

Des cérémonies de «purification» se dérouleront au Togo du 3 au 9 juillet pour «promouvoir l’esprit d’apaisement» et de «tolérance», après les violences politiques commises dans l’histoire récente du pays, notamment en 2005, a indiqué, hier, le gouvernement.

Ces cérémonies vont également «contribuer à la consolidation du climat de décrispation en prélude au programme de réparation (indemnisation, Ndlr) des victimes», précise un communiqué lu sur les médias d’Etat. Elles seront organisées dans l’ensemble du pays par les églises catholique et évangélique, l’union musulmane et les chefs traditionnels. Le Togo a été secoué par une série de violences politiques, notamment lors du scrutin présidentiel d’avril 2005.

Le gouvernement n’a jamais donné de bilan officiel des troubles qui ont entaché ce scrutin remporté par l’actuel chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. Les estimations varient de 105 morts, selon une association proche du pouvoir, à 811 tués, d’après l’opposition. L’Onu a, de son côté, estimé qu’il y avait eu «entre 400 et 500 morts». Une Commission vérité, justice et réconciliation (Cvjr), chargée de faire la lumière sur les violences politiques au Togo entre 1958 et 2005 et d’étudier les modalités d’apaisement des victimes, a mené, en 2011, une série d’audiences privées et à huis clos qui lui ont permis d’identifier 22.415 victimes à indemniser.

Environ 2.475 victimes seront indemnisées lors d’une première phase, conduite par le Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (Hcrrun). «La phase d’indemnisation des victimes interviendra après les cérémonies de purifications au cours desquelles sont prévues des prières, des libations et des offrandes pour apaiser les cœurs des victimes», a déclaré à l’Afp Awa Nana-Daboya, présidente du Hcrrun.
«Pour indemniser les 2475 victimes de cette première phase, l’Etat a alloué 2 milliards de FCfa (3,048 millions d’euros) au Hcrrun», a-t-elle précisé.

AFP -

 

L’ancien président du Botswana Ketumile Masire, deuxième chef d’Etat de ce pays d’Afrique australe après son indépendance et médiateur dans plusieurs conflits sur le continent, est mort à l’âge de 91 ans, a indiqué, hier, son entourage.

«Il est mort paisiblement à la clinique Bokamoso (nord-est de Gaborone), entouré de sa famille, à 22h10 jeudi. Nous remercions les amis d’ici et d’ailleurs pour leurs prières, leurs pensées et leurs messages de soutien dans ce moment difficile», a déclaré sa secrétaire personnelle, Fraser Tlhoiwe, dans un communiqué.  Ketumile Masire était hospitalisé depuis vendredi dernier pour une opération et avait été placé en soins intensifs. Il avait été élu à la tête du Botswana en 1980, après la mort du père de l’indépendance, Seretse Khama, et avait été réélu jusqu’en 1998 où il avait démissionné.

Ses années de présidence restent marquées par une période de croissance économique particulièrement forte et il est considéré comme un architecte de la stabilité du pays. Il a également joué un rôle de pacificateur dans la région en s’impliquant dans les négociations de paix entre les rebelles de la Renamo et l’armée qui ont pris fin en 1992 après seize ans de guerre civile.

Médiateur au Mozambique, Masire a également usé de son expérience pour aider à résoudre des crises politiques au Kenya et au Lesotho lorsqu’il n’était plus président. Il avait aussi présidé un panel «de personnalités éminentes», chargé d’enquêter sur les circonstances du génocide au Rwanda de 1994.

Le Botswana, l’une des démocraties les plus stables du continent, est gouverné depuis son indépendance, en 1966, par le parti démocratique du Botswana (Bdp), la formation de Ketumile Masire.

AFP

Les forces de sécurité saoudiennes ont déjoué, hier, une action «terroriste» contre la Grande Mosquée de La Mecque, premier lieu saint de l’Islam, où des dizaines de milliers de fidèles étaient rassemblés, a rapporté la télévision d’État El-Ikhbariya.

Onze personnes, dont cinq policiers, ont été blessées dans l’effondrement d’un bâtiment de trois étages où se barricadait un kamikaze qui s’est fait exploser, a précisé la télévision, citant le ministère de l’Intérieur.

La tentative d’attentat, déjouée au moment où les fidèles étaient massivement rassemblées à la Grande mosquée pour le dernier vendredi du ramadan, le mois de jeûne musulman, est la deuxième du genre à viser un lieu sacré des musulmans en Arabie saoudite.

En juillet 2016, un attentat perpétré à Médine, deuxième lieu saint de l’Islam, avait fait quatre morts parmi les gardiens de sécurité, près de la Mosquée du prophète Mouhamad.

AFP

Environ un millier de personnes ont manifesté, hier, à Cotonou, pour protester contre la «mauvaise gouvernance» du président Patrice Talon, à l’appel d’une coalition de partis d’opposition et de mouvements de la société civile, a constaté un correspondant de l’Afp.

Parallèlement, les syndicats du port de Cotonou, poumon économique du pays, ont entamé une grève de deux jours contre ce qu’ils appellent une «privatisation déguisée». Elu il y a un an, l’ancien homme d’affaires de 59 ans a promis de relancer l’économie béninoise, essentiellement basée sur l’agriculture et le commerce de transit vers les voisins comme le Niger et le Nigeria. Mais, ses réformes libérales suscitent de vives critiques et inquiétudes dans des secteurs clés de l’économie comme le port de Cotonou et la filière coton.

D’autres mesures, comme la décision de déloger les vendeurs installés sur les trottoirs pour embellir la capitale, ont également été mal vécus par beaucoup de Béninois. Les syndicats des entreprises publiques travaillant sur la plateforme portuaire ont entamé, hier, une grève de deux jours pour protester contre la décision des autorités de confier la gestion du port à un mandataire privé. Ils disent craindre pour leurs emplois et dénoncent une «privatisation déguisée», ce que réfutent les autorités.

Après une première «grève d’avertissement», la semaine dernière, suivie de discussions avec le ministre des Transports, les grévistes espèrent faire plier le gouvernement qui a lancé un appel public à recrutement le 29 mai.

AFP

 

Le président français Emmanuel Macron a plaidé, hier, en arrivant à Bruxelles, pour son premier Sommet européen, pour que l’Europe «apporte une réponse concrète au dérèglement de la mondialisation».

«Nous entrons dans le concret. Ce conseil (européen) va permettre de parler de l’avenir de notre Europe et porter le projet d’une Europe qui protège», a expliqué M. Macron, reprenant un discours qu’il martèle depuis son élection le 7 mai. Le président pro-Européen, précisant travailler «la main dans la main avec l’Allemagne», a répété qu’il souhaitait en particulier voir ce sommet, hier et aujourd’hui, consacrer la création d’un fonds européen de défense. Il a également expliqué qu’il fallait donner la priorité aux discussions sur l’avenir de l’Europe plutôt qu’aux tractations sur le Brexit.

«Ma priorité est de parler des projets de fonds, de nos ambitions et de ne pas parler, pendant des jours et des nuits, du démantèlement», a-t-il lancé, en référence aux discussions, prévues jeudi, sur le déménagement des deux agences européennes basés à Londres à la suite du Brexit. La chancelière allemande Angela Merkel a argué exactement dans le même sens. «Pour moi, façonner l’avenir à 27 membres est prioritaire par rapport à la question des négociations avec la Grande-Bretagne sur sa sortie (...) Nous voulons conduire ces négociations dans un bon esprit, mais nous devons nous concentrer avant tout sur l’avenir des 27», a souligné Mme Merkel à son arrivée à Bruxelles.
La chancelière a assuré qu’elle était «très contente de travailler» avec M. Macron.

«Je crois en particulier que la créativité et les nouveaux élans qui viennent de France - d’Allemagne et de France - peuvent être bons pour tous», a-t-elle conclu.

AFP

 

La présidente du Parlement sud-africain, Baleka Mbete, pourra décider d’organiser à bulletins secrets le prochain vote de défiance contre le chef de l’Etat, Jacob Zuma, embourbé dans des scandales politico-financiers, selon une décision rendue, hier, par la justice.

«Il est établi que la présidente du Parlement a les pouvoirs constitutionnels d’ordonner qu’un vote de défiance contre le président de la République d’Afrique du Sud soit mené à bulletins secrets», a déclaré le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng.

Plusieurs partis d’opposition avaient déposé une requête pour réclamer un tel vote après un remaniement ministériel controversé, fin mars, où Jacob Zuma avait nommé une dizaine de ses fidèles à des postes-clés.
Pour qu’elle soit entérinée, la défiance contre le chef de l’Etat doit être approuvée par 201 députés sur les 400 que compte le Parlement. Le Congrès national africain (Anc), au pouvoir, y possède une confortable majorité absolue de 249 sièges.

L’opposition est néanmoins persuadée de pouvoir «retourner» plusieurs députés de l’Anc contre le président Zuma s’ils n’ont pas la pression d’un vote à main levée. La décision reste, de toute façon, dans les mains de Baleka Mbete, jusque-là loyale au président Zuma, et qui peut toujours choisir d’organiser le vote à main levée.

«Le fait que le vote soit mené à bulletins secrets est une décision qui reste catégoriquement entre les mains de la présidente du Parlement», a précisé Mogoeng Mogoeng.
En avril, Mme Mbete avait refusé d’envisager ce vote à bulletins secrets, estimant que la Constitution ne l’autorisait pas. C’est ainsi que l’affaire avait atterri devant la Cour constitutionnelle.

AFP

Fatigués d’attendre une réponse militaire qui n’arrivait pas, des milliers de jeunes hommes du nord-est du Nigeria ont décidé de prendre les armes en 2013 pour défendre leur ville et leur famille contre Boko Haram, groupe jihadiste qui sème la terreur dans la région.

Mais, maintenant que l’armée s’est réorganisée, sous l’impulsion de la présidence de Muhammadu Buhari, et que le conflit a perdu en intensité, que vont devenir ces 20.000 jeunes, en grande majorité sans emploi, qui savent désormais manier les armes et maitrisent l’art de la guerre ?

A l’apogée du conflit, ces hommes armés de lances, de haches ou de vieux fusils étaient perçus comme des sauveurs dans la capitale de l’Etat du Borno. «Sans les Cjtf (Civilian joint task force), Maiduguri serait tombée entre les mains de Boko Haram depuis bien longtemps», raconte Saad Abubakar, chef coutumier de la région. Rapidement intégrés en appui de l’armée, puis sponsorisés par le gouvernement local, ces 20.000 miliciens ont été déployés sur les check-points et arrêtent -ou combattent- directement ceux qu’ils soupçonnent d’appartenir à Boko Haram avant de les remettre aux militaires. «Ce sont de jeunes gens déterminés et sans peur, qui connaissent les membres du groupe (islamiste) et le terrain comme personne», poursuit M. Abubakar.

Dans une région particulièrement difficile d’accès, où la guerre se mène à huit-clos, beaucoup ont déjà été impliqués dans des abus en matière de droit de l’Homme, sans pour autant avoir été inculpés. «Nous nous préoccupons de ce qu’il va arriver après la guerre», reconnaît le coordinateur des Cjtf, Abba Aji Kalli.  «Certains miliciens pourraient se tourner vers la criminalité. Les autorités doivent y réfléchir à deux fois avant qu’il ne soit trop tard», ajoute l’ancien comptable reconverti lui aussi en combattant.

Vendeur d’épices
Les faibles salaires versés aux miliciens arrivent souvent en retard, lorsqu’ils arrivent. Et dans certaines villes du Borno, ils ont déjà déserté leur poste ou dépendent de la générosité des habitants.

Le conflit, qui a pris le tournant d’une guerre civile plus que d’une guerre religieuse à la formation de ces milices, a détruit les sources de revenus de millions de pêcheurs, petits agriculteurs ou commerçants. Les Nations unies estiment que 2,6 millions de personnes ont du fuir leur foyer depuis le début de l’insurrection en 2009. Les hommes en capacité de combattre se sont donc tournés vers la guerre. Umar Usma, 32 ans, était vendeur d’épices avant d’être formé au maniement des armes. Il n’avait plus aucun moyen de subvenir aux besoins de sa famille. «Si ça continue comme ça, on va voir l’histoire des Bakassi Boys se répéter», souffle-t-il.

Les Bakassi Boys, une milice civile née vers la fin des années 1990 dans la région pétrolière du sud-est du Nigeria, s’était formée pour lutter contre les criminels et voleurs dans la région. Les hommes politiques locaux les ont sollicités pendant la campagne électorale de 2003, les payant pour assurer leur sécurité et parfois décourager leurs opposants. Mais, une fois la campagne terminée, les jeunes de Bakassi sont devenus incontrôlables, s’enrichissant grâce aux raffineries illégales de pétrole ou aux kidnappings.  

A Maiduguri aussi, on reproche à ces groupes d’avoir alimenté les rangs de Boko Haram. L’Ecomog (petite milice qui avait pris le nom d’une mission de la paix de la guerre civile au Liberia), intimidait les électeurs en période électorale et, déçus par leurs anciens «sponsors» politiques, beaucoup se sont tournés vers la secte islamiste rigoriste de Mohamed Yusuf. Les armes, le pouvoir et l’appât de l’argent sont des ingrédients particulièrement dangereux, surtout dans une région comme le nord-est du Nigeria,où l’Etat n’a pas exercé son autorité depuis des années.

Le monstre de demain
L’armée, souvent dénoncée pour l’usage excessif de la force, a tenté d’encadrer au mieux les 20.000 «volontaires» des Cjtf. Mais, le recrutement des candidats n’est pas fiable et, pour Modu Grema, l’un d’eux, il est très facile pour Boko Haram d’infiltrer leurs rangs. En février dernier d’ailleurs, Lawan Jaafar, leur commandant général, a été arrêté, accusé d’entretenir des liens avec les insurgés, aux côtés de deux autres politiciens locaux. Pour M. Kalli, le coordinateur des milices du Borno, des sanctions «appropriées» sont engagées. «Nous ne faisons pas la loi», assure-t-il. En janvier dernier, l’un de ses hommes a été condamné à mort pour avoir tué un civil.

Kashim Shettima, gouverneur de l’Etat, a toujours reconnu le danger pour la sécurité que peuvent représenter ces hommes tant qu’ils n’auront pas d’emploi.
Quelque 1.700 d’entre eux ont pu bénéficier de formations professionnelles, en échange d’une rétribution de 15.000 nairas mensuels (42 euros).
Les autorités envisagent également de recruter dans leurs rangs 1.000 pompiers et 500 employés pour régler la circulation. Environ 500 ont déjà rejoint l’armée et 30 les services de renseignement.

M. Umar, lui-même milicien, reste toutefois sceptique. «Sans le vouloir, le gouvernement est en train de faire naître le monstre qui viendra nous hanter une fois qu’on en aura fini avec Boko Haram.»

AFP

Le prince Mohammed ben Salmane est devenu, hier, à 31 ans, héritier du trône saoudien à l’issue d’une ascension fulgurante et dans un contexte de crise ouverte avec le Qatar voisin.
Le décret royal portant nomination du prince Mohammed est tombé à l’aube, provoquant la surprise générale. Alors qu’il n’était que vice-prince héritier, Mohammed ben Salmane détenait des pouvoirs exceptionnels pour un homme ayant la trentaine.

«Il est clairement brillant, très intelligent, maîtrise parfaitement ses dossiers» et a une forte influence sur son père, le roi Salmane, âgé de 81 ans, relève un diplomate occidental.
Depuis qu’il a été nommé vice-prince héritier, le 29 avril 2015, le jeune prince a été le principal artisan de l’intervention saoudienne au Yémen et l’inspirateur d’un vaste programme de réformes économiques de son pays, certes le premier exportateur du pétrole, mais trop dépendant de cette ressource. Il a transgressé un tabou en proposant de vendre en bourse moins de 5 % du géant pétrolier Aramco et de se doter aussi d’un fonds souverain de 2.000 milliards de dollars (1.777 milliards d’euros), le plus grand du monde. Né le 31 août 1985, le jeune homme à la barbe noire et à la calvitie naissante travaille 16 heures par jour et dit que sa mère l’a élevé strictement.

Ayant la réputation d’un réformateur pressé, Mohammed ben Salmane était second dans l’ordre de succession, position qu’il a décrochée avec une série de responsabilités économiques et militaires lorsque son père a accédé au trône en janvier 2015. Le nouveau prince héritier cumule les postes de vice-Premier ministre, ministre de la Défense, conseiller spécial du souverain et surtout, il préside le Conseil des affaires économiques et de développement, organe qui supervise Saudi Aramco, la première compagnie productrice de pétrole au monde.

Il a réussi à avoir «un pouvoir et une influence extraordinaires en très peu de temps», note Frederic Wehrey de l’institut Carnegie endowment for international peace à Washington.

AFP

Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a nommé, hier, le diplomate russe Vladimir Voronkov pour diriger le Bureau des Nations unies de lutte contre le terrorisme dont la mise en place doit permettre de coordonner des efforts jusqu’ici dispersés entre divers agences et départements de l’Onu.

«Nous avons un problème de coordination des 38 entités qui, au sein de l’Onu, s’occupent du contre-terrorisme. Il est donc logique d’avoir un bureau dédié avec une personne responsable», a déclaré, mardi, M. Guterres lors d’une conférence de presse, à la veille de cette nomination.

La nomination de Vladimir Voronkov, qui était ambassadeur auprès des organisations internationales à Vienne, renforce la position de la Russie au sein de l’Onu où le diplomate aura le rang de secrétaire général adjoint. La création de ce Bureau des Nations unies de lutte contre le terrorisme a été approuvée le 15 juin par l’Assemblée générale de l’Onu.

«Le secrétaire général considère le contre-terrorisme et la prévention de l’extrémisme violent comme l’une des plus grandes priorités de l’Onu pour faire face à une menace croissante pour la paix et la sécurité internationales», avait déclaré le porte-parole de l’Onu, Stéphane Dujarric, après l’approbation de l’assemblée.

AFP

 

Plus de 600 soldats du Congo travaillant pour l’Onu en Centrafrique et accusés d’agressions sexuelles vont être renvoyés chez eux, ont annoncé des responsables des Nations unies.

Cette décision survient après un rapport accablant d’un responsable de la mission de l’Onu en Centrafrique (Minusca), qui avait menacé de rapatrier ces soldats si rien n’était fait au sein du bataillon visé. Outre des agressions sexuelles, ces soldats sont accusés de trafiquer du carburant et de manquer de discipline. Le général sénégalais Balla Keïta avait indiqué avoir déjà envoyé six lettres de «blâmes» cette année au commandant du bataillon congolais. Les 629 Casques bleus déployés à Berberati, la troisième plus grande ville centrafricaine, sont la seule contribution de Brazzaville à la Minusca.

L’an dernier, 120 soldats de ce même contingent ont été renvoyés chez eux à la suite d’allégations d’agressions sexuelles sur au moins 7 victimes, dont six enfants.
Mais? il n’y a eu «aucun progrès dans le comportement du bataillon congolais», selon M. Keïta. «La situation s’est détériorée au point qu’on ne peut plus faire confiance à ce bataillon en raison de son mauvais commandement, de son manque de discipline et de ses déficiences opérationnelles». Les Nations unies comptent 10.000 soldats et 2.000 autres personnes servant la Minusca en Centrafrique, qui s’est enfoncée dans l’anarchie en 2013 après le renversement de l’ancien président François Bozizé par des groupes armés Séléka pro-musulmans, entraînant une contre-offensive des milices à majorité chrétienne anti-balakas.

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Israël a lancé un nombre de colonies en hausse importante dans les Territoires palestiniens au cours des trois derniers mois, en dépit d’une résolution des Nations unies qui en réclame l’arrêt, a rapporté, hier, l’émissaire de l’Onu chargé du Proche-Orient.

«Aucune mesure n’a été prise» pour se conformer à la résolution adoptée en décembre, qui demande de mettre fin aux colonies, a déploré Nickolay Mladenov devant le Conseil de sécurité, auquel il présentait son deuxième rapport sur la région depuis l’adoption de cette résolution. «Depuis le 24 mars, il y a eu une hausse importante des annonces de colonies par rapport à la période précédente», a-t-il ajouté. Israël a lancé des projets pour environ 4000 logements et fait 2000 offres de construction de colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, selon M. Mladenov.

Les Nations unies considèrent ces colonies comme illégales. Toute construction sur un territoire censé faire partie du futur Etat palestinien nuit à la solution à deux Etats, selon l’émissaire de l’Onu.
L’ambassadrice américaine à l’Onu, Nikki Haley, avait qualifié de «terrible erreur» la résolution adoptée par le Conseil de sécurité grâce à une absence de veto de la part de la précédente administration de Barack Obama.

Le texte avait été adopté par 14 voix pour et une abstention des Etats-Unis par le Conseil, qui compte 15 pays membres.

Ce rapport de l’Onu est rendu public le jour où Israël entame la construction d’une nouvelle colonie autorisée en Cisjordanie, une première en 25 ans.
Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, cité par M. Mladenov, «il n’y aura jamais de gouvernement plus pro-colonies que le nôtre».

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Une trentaine de personnes ont péri dans des violences entre les communautés peule et dogon dans le centre du Mali, en fin de semaine dernière, près de la frontière avec le Burkina Faso, a-t-on appris de sources concordantes.

Les violences se multiplient depuis plus d’un an dans le centre du Mali entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon pratiquant majoritairement l’agriculture. Elles sont attisées par l’apparition dans la région, en 2015, du groupe armé du prédicateur jihadiste peul Amadou Koufa, avec lequel les Peuls sont souvent soupçonnés de collusion. Les affrontements entre Dogons et Peuls, qui ont éclaté, samedi, dans le cercle de Koro, limitrophe du Burkina Faso, se sont poursuivis dimanche, mais le calme est revenu depuis, ont indiqué, lundi soir, l’armée malienne et des sources locales.

«Des cultivateurs dogons ont mené une expédition punitive contre deux villages peuls du secteur de Diankagou», a indiqué à l’Afp un habitant de Koro qui a dit avoir vu de nombreux blessés grièvement touchés au centre de santé de cette localité.

Un détachement des forces de sécurité s’est rendu sur place, dimanche, pour «s’interposer entre les deux communautés», a-t-il ajouté. L’armée a confirmé, dans un communiqué, avoir mené une «mission de bons offices» après ces violences, avec pour bilan «31 morts, dont 27 Peuls et 4 Dogons», ainsi que neuf blessés.

Les militaires «ont réuni toutes les parties (maires, chefs de village, imams...) pour leur parler et les faire revenir à la raison. Les protagonistes ont promis d’arrêter les affrontements», selon le texte.

Un fonctionnaire de Mopti, chef-lieu de région, a confirmé les faits sous le couvert de l’anonymat, déplorant «un événement déplorable sur fond de vengeance entre les deux ethnies qui vivent pourtant sur le même terroir».

Selon lui, «l’absence d’autorité dans cette partie du territoire à cause de la présence de jihadistes du prédicateur Amadou Koufa favorise le développement de tels comportements».
Ces violences seraient parties du meurtre d’un Dogon à la suite d’une dispute la semaine dernière, selon les médias locaux.

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La libération de sept de leurs huit camarades détenus à la suite de manifestations violentes la semaine dernière n’aura pas suffi à redonner de l’espoir aux étudiants du campus de Lomé, la capitale du Togo.

Ouverte en septembre 1970, l’Université de Lomé, la plus grande université publique du Togo, compte 16 établissements - dont 6 facultés et 5 écoles - avec plus de 40.000 étudiants. «Les amphis et autres salles de cours sont souvent archicombles. Certains étudiants sont contraints de s’asseoir à même le sol dans les allées des salles ou sur des morceaux de briques pour suivre les cours», raconte Elie, 27 ans, étudiant en Droit. «D’autres viennent dans les salles de cours avec leur propre chaise. Et même dans ces conditions, les gens nous empêchent de nous exprimer et de manifester notre ras-le-bol», ajoute cet étudiant en fin de formation.

Des affrontements violents ont opposé des étudiants à la police, mercredi et vendredi derniers, sur le campus, à la suite d’un rassemblement de la Ligue togolaise des droits des étudiants (Ltde). Selon les responsables de l’université, ces manifestations n’étaient pas autorisées et la Ltde n’est pas une association autorisée à mener des activités sur le campus de Lomé. Elles ont été dispersées au gaz lacrymogène.

Les étudiants exigent notamment la construction de nouvelles salles de cours et de salles de travaux dirigés, la reprogrammation de certaines matières fondamentales et l’augmentation des allocations mensuelles de 12.000 à 20.000 FCfa (environ 18 à 30 euros) et des bourses de 18.000 à 30.000 FCfa (27,44 à 45,73 euros). Le président de l’Université de Lomé, Dodzi Komla Kokoroko, a affirmé, lundi soir, dans un communiqué, son «entière disponibilité à dialoguer avec les regroupements d’étudiants afin de trouver des solutions appropriées à leurs problèmes».

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Un accord de paix prévoyant un cessez-le-feu «immédiat» a été signé, hier, à Rome, sous l’égide de la communauté catholique de Sant’Egidio, entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés de ce pays, a constaté l’Afp.

Les parties se sont engagées notamment à un cessez-le-feu immédiat sur tout le territoire centrafricain, «sous le contrôle de la communauté internationale», selon le texte de cet accord, rendu public au siège romain de cette communauté très impliquée dans des médiations de paix, notamment en Afrique. «Nous nous engageons sur le plan politique à la mise en place immédiate de la part des groupes politico-militaires d’un cessez-le-feu sur toute l’étendue du territoire national, sous le contrôle de la communauté internationale, comme étape fondamentale sur le chemin de la paix définitive», assurent les signataires de l’accord. «Le gouvernement se charge d’obtenir la représentativité des groupes militaires à tous les niveaux», poursuit l’accord, ainsi qu’à «la reconnaissance de ces groupes comme partie prenante de la reconstruction».

Sur le plan sécuritaire, les signataires s’engagent «à la réouverture du territoire national à la libre circulation des personnes et des biens avec la levée des barrières illégales comme conséquence immédiate du cessez-le-feu». Toujours sur le plan sécuritaire, les signataires s’engagent à «la restauration de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national par le biais du retour des autorités administratives et la mise en place d’un mécanisme conjoint de sécurité».

Dans ce contexte, des membres de ces groupes armés feront l’objet d’une «insertion (...) dans les forces de défense» du pays, suivant des «critères préétablis» et suite à une «mise à niveau». Sur le plan socioéconomique, les signataires s’engagent, entre autres, «à la libre circulation des Ong (...) au retour de tous les réfugiés et personnes déplacées» et à la mise en place de «programmes nationaux de reconstruction et de développement».

«Nous saluons un accord historique pour la République centrafricaine, un accord plein d’espoir», s’est félicité le président de Sant’Egidio, Marco Impagliazzo.

Le ministre des Affaires étrangères de la Centrafrique, Charles Armel Doubane, a lui aussi évoqué «une journée d’espoir» pour le pays à l’issue de ces négociations de cinq jours auxquelles avait également participé le représentant du secrétaire général de l’Onu et chef de la Minusca, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga. Plusieurs chefs de partis politiques centrafricains étaient également présents.

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Cuba a adressé, hier, une mise au point à Donald Trump en prévenant que l’île ne «négocierait jamais sous la pression» de Washington, qui vient d’annoncer le durcissement de sa politique vis-à-vis de l’île.

«Jamais nous ne négocierons sous la pression ou la menace (...) Cuba ne fera pas de concessions sur sa souveraineté et son indépendance, ne négociera pas sur ses principes et n’acceptera jamais (l’imposition) de conditions» par les Etats-Unis, a déclaré le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez.

«Ce n’est pas une directive présidentielle des Etats-Unis qui pourra faire plier la politique» de Cuba, a encore averti M. Rodriguez depuis Vienne, en Autriche, dénonçant le «spectacle grotesque» donné, le 16 juin, par Donald Trump face à de nombreux anti-castristes massés dans un théâtre de Miami, en Floride.

Sous les applaudissements nourris de ce parterre tout acquis, Donald Trump avait martelé sa volonté de recalibrer le rapprochement avec Cuba, lancé fin 2014 par son prédécesseur Barack Obama, après plus d’un demi-siècle de tensions. Le républicain avait aussi dénoncé le régime «brutal» de La Havane et était revenu sur une série d’assouplissements à l’embargo américain concédés par l’administration Obama.

Parmi les nouvelles dispositions annoncées par M. Trump figurent la limitation des transactions avec les entités contrôlées par l’armée cubaine, omniprésentes dans le secteur du tourisme, et une application plus stricte des restrictions sur les voyages d’Américains vers l’île communiste, en forte hausse depuis 2015.

De nombreux experts et partisans du rapprochement aux Etats-Unis ainsi que plusieurs dissidents modérés sur l’île estiment que ces mesures risquent de provoquer l’inverse des objectifs déclarés par Trump.
Selon eux, ce durcissement pénalisera un secteur privé cubain fortement dépendant du tourisme - alors que Trump affirme vouloir le soutenir - tout en donnant plus d’arguments aux partisans d’une ligne dure au sein du gouvernement communiste cubain.

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Un homme armé a percuté volontairement avec sa voiture, hier, un fourgon de gendarmerie, sur la célèbre avenue des Champs-Elysées à Paris, sans faire de victimes, à quelques centaines de mètres de l’endroit où un policier avait été tué par un jihadiste il y a deux mois.

L’homme qui conduisait le véhicule est mort, a annoncé sans autre précision le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, évoquant une «tentative d’attentat». «Une nouvelle fois, les forces de sécurité en France ont été visées», a-t-il déclaré. Il a également précisé que la voiture «contenait un certain nombre d’armes, d’explosifs permettant éventuellement de pouvoir faire sauter cette voiture».

Des bonbonnes de gaz, un fusil d’assaut kalachnikov et des armes de poing ont été retrouvées, a-t-on appris de source policière. Dans ce secteur, situé en plein cœur de la capitale française, un important dispositif sécuritaire a été déployé : circulation bloquée sur l’avenue, la station de métro la plus proche fermée, a constaté une journaliste de l’Afp.Au milieu de la chaussée se trouvait une voiture blanche, la porte conducteur ouverte, selon un journaliste de l’Afp.

Cette attaque «montre, une fois de plus, que le niveau de la menace en France est extrêmement élevé», a rappelé le ministre de l’Intérieur, alors que le pays est sous le régime de l’Etat d’urgence depuis les attentats de novembre 2015.

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L’opposant congolais en exil Moïse Katumbi peut rentrer au pays «quand il veut», mais doit se présenter devant un juge, a annoncé, hier, le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo (Rdc).

«Il peut rentrer au Congo quand il veut», mais «il devra se présenter devant un juge», a déclaré le ministre Alexis Thambwe Mwamba, lors d’une rencontre avec les médias à Genève. «Quand il rentre au Congo, il se retrouve dans la situation qui était la sienne au moment où il était parti».

Autorisé à se rendre à l’étranger pour subir des soins médicaux depuis mai 2016, l’opposant a été depuis condamné en Rdc à trois ans de prison pour une affaire immobilière et attend de comparaître devant la justice pour une affaire de recrutement présumé de mercenaires. Les autorités congolaises avaient promis de l’arrêter dès son retour. M. Katumbi a assuré, vendredi, à Paris, que son retour au pays était «imminent» après une intervention du comité des droits de l’Homme de l’Onu.

Ex-allié de poids du président congolais Joseph Kabila, M. Katumbi est passé à l’opposition en septembre 2015 après avoir démissionné de son poste de gouverneur de l’ex-province du Katanga et a quitté le parti présidentiel à la même occasion.

M. Katumbi «est allé en appel, a saisi la Cour suprême de justice» et donc, «pour que aussi bien le juge d’appel ou la Cour puisse statuer, il faut qu’il puisse se présenter» devant la justice, a assuré M. Thambwe Mwamba.

M. Katumbi a porté plainte, le 2 juin, auprès du Comité des droits de l’Homme de l’Onu à Genève contre le gouvernement du président Joseph Kabila qu’il soupçonne de vouloir l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle, théoriquement prévue avant la fin de l’année.

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