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Actualités Internationales (1170)

Le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a organisé une séance spéciale pour célébrer la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. À cette occasion, plusieurs intervenants ont demandé à la communauté internationale de prendre des mesures concrètes d’urgence pour mettre fin à l’occupation brutale des territoires palestiniens par Israël.

Il y a « un vide dangereux au sein de la communauté internationale », a reconnu le vice-secrétaire général de l’Onu, M. Jan Eliasson, alors que tant d’autres crises demandent l’attention du monde.  Mais, a-t-il plaidé, on ne peut pas se détourner du conflit israélo-palestinien: Gaza est une « bombe à retardement » et Jérusalem risque de devenir « une poudrière ». La communauté internationale doit dire clairement qu’elle demeure attachée à la réalisation de l’autodétermination pour des millions de Palestiniens.

Faisant le bilan des 10 dernières années, M. Eliasson s’est félicité de l’admission de la Palestine à l’Onu en tant qu’État observateur non membre en 2012, un « jalon historique ».  Malheureusement, a-t-il ajouté, il s’agit à bien des égards d’« une décennie perdue ». Gaza demeure une catastrophe humanitaire et pourrait devenir « un lieu invivable d’ici à 2020 ». En Cisjordanie, la politique de construction des colonies de peuplement perdure, érodant la viabilité de la solution des deux États, laquelle « risque de nous échapper », a averti le vice-secrétaire général.« C’est avec une grande tristesse que le Secrétaire général quittera son Bureau sans avoir vu la fin du conflit palestinien », a conclu M. Eliasson, en rappelant que M. Ban Ki-moon n’avait pas ménagé ses efforts dans la région, où il s’est rendu 11 fois.

Le président de la soixante et onzième session de l’Assemblée générale, M. Peter Thomson, a considéré que la première urgence était la levée du « blocus illégal de Gaza ».  Il a notamment estimé que la réalisation des objectifs de développement durable devait être un moyen pour le peuple palestinien d’exercer effectivement ses droits inaliénables.  Les Palestiniens ne seront pas les laissés-pour-compte du Programme de développement durable à l’horizon 2030, a-t-il insisté.

Dans un message lu par l’Observateur permanent de la Palestine, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a exhorté les membres du Conseil de sécurité à adopter une résolution pour que cessent les activités de peuplement d’Israël, ces activités étant « le principal obstacle à la réalisation de la paix au Proche-Orient ».  M. Abbas a aussi appelé à la tenue d’une conférence internationale de paix pour que soit mis en place un mécanisme destiné à accompagner et encadrer la fin de l’occupation israélienne.

L’Observateur permanent de l’Organisation de coopération islamique, Agshin Mehdiyev, a rappelé le danger que présente la poursuite des agressions israéliennes contre les sanctuaires musulmans et chrétiens, qu’il a qualifiées de « provocation sans précédent des sentiments des musulmans partout dans le monde » qui « risquent de conférer au conflit une dimension religieuse dont Israël seul assumera les conséquences ». Au nom de la Ligue arabe, Abdelaziz Enani a reproché à la communauté internationale de récompenser Israël en l’accueillant dans ses enceintes de négociations et de le conforter ainsi dans ses pratiques illégales. Si Israël est autorisé à siéger en tant que membre non permanent au Conseil de sécurité, la Ligue arabe condamnera fermement ce choix, a-t-il annoncé. Au nom du Mouvement des pays non alignés, le représentant du Venezuela a lu un texte du président Nicolas Maduro qui critiquait, à son tour, le Conseil de sécurité pour son inaction face aux souffrances du peuple palestinien. Il a lancé un appel pour que des mesures soient prises dans le respect du droit international pour remédier aux violations des droits du peuple palestinien et assurer sa protection. Dans le même ordre d’idées, l’Observateur permanent de l’Union africaine, António Téte, s’est dit convaincu que la paix ne peut pas être atteinte au Moyen-Orient sans la communauté internationale, en particulier sans le Conseil de sécurité.

Le président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre, Fodé Seck, a fait le point sur les activités entreprises par le Conseil en faveur d’un règlement juste et durable du conflit israélo-palestinien. Le Conseil est régulièrement alerté sur les obstacles grandissants à la paix au Proche-Orient, a-t-il expliqué, avant de noter que la Journée internationale coïncidait avec des développements sur le terrain qui suscitent des inquiétudes majeures. Le président du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’Homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés, Amrith Rohan Perera, a indiqué que les témoignages recueillis par le Comité spécial ne laissaient aucun doute quant au fait que les Palestiniens, hommes, femmes et enfants, souffrent quotidiennement de violences et d’humiliations en raison d’une occupation illégale qui affecte gravement tous les aspects de leur vie. Pourquoi prônons-nous le respect des droits de l’Homme et de l’Etat de droit dans toutes les autres situations de conflit mais laissons-nous cette occupation se perpétuer en toute impunité depuis près de 50 ans, s’est demandé, à l’ouverture de la séance, Dian Triansyah Djani, le vice-président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.  Pour M. Djani, il ne peut y avoir aucune justification ni excuse à la poursuite de l’inaction.

Le Comité a également entendu la directrice exécutive de Just Vision, Mme Suhad Babaa, qui a fait une déclaration au nom des organisations de la société civile actives sur la question de Palestine.

De notre envoyée spéciale à
New York Dié Maty FALL

L’ambassadeur Fodé Seck, Président du Conseil de sécurité pour le mois  de novembre, a fait le point sur les activités entreprises par le Conseil en faveur d’un règlement juste et durable du conflit israélo-palestinien.

Le Conseil de sécurité est régulièrement alerté sur les obstacles grandissants à la paix au Proche-Orient, a-t-il expliqué, avant d’estimer que la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien coïncidait avec des développements sur le terrain qui suscitent des inquiétudes majeures.

L’ambassadeur Seck a condamné la violence et le terrorisme quels qu’en soient les auteurs ou les motivations.  Évoquant « un contexte marqué par l’absence d’un horizon politique clair », il a exhorté les parties à mettre fin à la colonisation, à répondre aux besoins de sécurité d’Israël et aux aspirations légitimes des Palestiniens pour un État souverain. M. Seck a réitéré l’appel lancé aux deux parties par le Quatuor, afin qu’elles œuvrent à faire baisser la tension, empêcher la violence et protéger les civils et leurs biens.  Il a en outre émis l’espoir que les élections locales palestiniennes ouvriront la voie à une réconciliation entre les acteurs politiques. La situation humanitaire difficile à Gaza a également retenu l’attention du Conseil de sécurité, a poursuivi son actuel Président.  Les trois quarts des maisons restent encore à réhabiliter et les engagements souscrits lors de la Conférence des donateurs du Caire n’ont pas tous été honorés.  M. Seck a invité les États Membres à poursuivre leur soutien à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) et salué la contribution récente que lui a apportée le Canada.

Enfin, a conclu t-il conclu, le Conseil de sécurité a pris connaissance de l’initiative de paix française qui vise à donner un souffle nouveau au processus et les initiatives entreprises par l’Égypte et la Fédération de Russie.

D. M. F.

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a annoncé tôt lundi matin sa démission après le rejet massif de "sa" réforme constitutionnelle par des électeurs qui ont préféré renvoyer chez lui l'homme qui avait promis de changer l'Italie au pas de charge. "Mon expérience de chef de gouvernement s'arrête là", a sobrement résumé Matteo Renzi, 41 ans. "J'ai perdu, j'en prends toute la responsabilité", a-t-il ajouté en direct sur les chaînes de télévision italiennes.

Après un peu plus de 1.000 jours à la tête du pays, le plus jeune président du Conseil de l'histoire de la République remettra lundi sa démission au président italien Sergio Mattarella, à l'issue d'un conseil des ministres.

Chef de l'Etat discret et effacé, M. Mattarella est appelé à jouer un rôle crucial dans les jours qui viennent. Plusieurs partis, dont la Ligue du Nord, mouvement populiste et anti-euro, ont déjà réclamé des élections anticipées. Le mouvement Cinq Etoiles (M5S), populiste et anti-système, autre grand vainqueur de ce référendum, a lui aussi réclamé des élections au plus vite. Au pouvoir à Rome et à Turin, le M5S ambitionne ouvertement de prendre le pouvoir. Selon des sondages, publiés avant le référendum, il est aujourd'hui le second mouvement politique en Italie derrière le Parti démocrate (PD, centre-gauche) de Matteo Renzi. D'éventuelles élections anticipées ne pourront toutefois pas avoir lieu avant une réforme de la loi électorale en vigueur à la Chambre des députés. Dès cette semaine, un gouvernement technique, comme l'Italie en a déjà connus plusieurs, devrait être rapidement nommé. Une de ses premières missions sera de s'assurer de l'adoption définitive du budget de l'Etat.

AFP

L'extrême droite autrichienne a reconnu avoir perdu hier son pari de décrocher la présidence de la République sur fond de poussée populiste en Europe, son candidat Norbert Hofer essuyant, selon les projections, une nette défaite face à l'écologiste Alexander Van der Bellen. 

""Je suis infiniment triste que cela n'ait pas marché", s'est incliné M. Hofer dans un communiqué. "Je félicite Alexander Van der Bellen pour son succès et appelle tous les Autrichiens à rester solidaires et à travailler ensemble". M. Van der Bellen, 72 ans, ancien doyen de la faculté d'économie de Vienne et ancien dirigeant des Verts, est crédité de 53,3% des voix, selon les premières projections, contre 46,7% à M. Hofer, 45 ans, vice-président du parlement et cadre du Parti de la liberté (FPÖ) depuis 25 ans. Ce score marque une nette progression du candidat écologiste, qui n'avait obtenu que 50,3% des voix lors du scrutin initial le 22 mai. Ce résultat avait été annulé en raison d'irrégularités procédurales, à la suite d'un recours du FPÖ. Cette fois-ci, le parti d'extrême droite a fait savoir qu'il ne contesterait pas les résultats.

Ce résultat marque un revers pour un camp populiste galvanisé par le Brexit en juin et la victoire de Donald Trump à la présidence américaine, il y a un mois. "Nous sommes tous très soulagés et très reconnaissants", a déclaré le directeur de campagne de M. Van der Bellen, Lothar Lockl. L'annonce de cette victoire a provoqué une explosion de joie des partisans du candidat, rassemblés au palais de la Hofburg à Vienne, quand dans le camp adverse, des supportrices de M. Hofer ont éclaté en larmes.

Le patron du parti social-démocrate allemand, Sigmar Gabriel a salué "une victoire nette de la raison contre le populisme de droite". "Toute l'Europe se sent soulagée", a-t-il souligné.
"Le populisme n'est pas une fatalité pour l'Europe", a réagi le Premier ministre français, Manuel Valls, alors le chef de la diplomatie italienne Paolo Gentiloni jugeait que la victoire de M. Van der Bellen "est vraiment une bonne nouvelle pour l'Europe". En mai, les projections à l'issue du scrutin avaient donné les deux candidats au coude à coude. Il avait fallu attendre le décompte du vote par correspondance, le lundi, pour consacrer la victoire du candidat écologiste. Le résultat officiel ne sera proclamé que lundi.

(Légende) L’l'écologiste Alexander Van der Bellen. 

AFP

Raul Castro a été formel: il n'y aura ni monument ni statue dédié à son frère Fidel. Pourtant, depuis son décès à 90 ans, jamais la figure et la légende du père de la Révolution cubaine n'ont été autant exaltées.

Expliquant  que "le leader de la révolution rejetait toute manifestation du culte de la personnalité (...) jusque dans ses dernières heures", Raul Castro a annoncé samedi soir, à la veille des funérailles de son frère décédé le 25 novembre, que sa volonté serait respectée.  Ainsi, ni son nom ni sa figure ne seront utilisés pour baptiser des institutions, places, parcs, avenues, rues ou autres sites publics, et aucun monument, buste, statue ne sera érigé, a-t-il précisé.

Cette annonce était certes attendue par beaucoup, mais elle tranche résolument avec la ferveur s'étant emparée de l'île autour de l'image du "Comandante" après sa mort. Car depuis neuf jours, les médias nationaux -contrôlés par l'Etat- consacrent exclusivement leurs programmes à ce deuil, diffusant reportages, documentaires et débats à la gloire du "camarade Fidel", qui a incarné comme personne l'île caribéenne pendant plus d'un demi-siècle.  Fidel coupant la canne à sucre, Fidel sur le terrain pendant les ouragans, Fidel préparant des pizzas, Fidel au combat au moment de l'invasion ratée de la Baie des cochons par la Cia en 1961, Fidel jouant au baseball, au basket, au golf: aucun fait d'armes du personnage n'a été oublié. De même, les radios et la télévision relaient inlassablement l'hymne "Chevauchant avec Fidel, une "trova" aux accents romantiques composée par le chanteur populaire cubain Raul Torres, alors que dans la rue, ses portraits rivalisent avec des drapeaux cubains. Sur les façades, balcons, fenêtres, pas de porte, la figure de Fidel n'a jamais été aussi omniprésente que depuis son décès."Fidel est un modèle qui sera toujours vivant pour tous les Cubains", assure Celia Gomez, psychologue interrogée cette semaine à Sancti Spiritus (centre-est) face à une affiche avec trois photos du commandant : le jeune impétueux, le dirigeant serein puis l'homme âgé."

AFP

Le vainqueur déclaré de l'élection présidentielle gambienne a salué hier l'avènement d'« une nouvelle Gambie », après 22 ans de pouvoir de Yahya Jammeh qui a reconnu sa défaite et félicité son adversaire, lui souhaitant bon vent.

Selon les résultats du scrutin de jeudi publiés par la commission électorale, Yahya Jammeh s'est classé deuxième avec 36,6% des voix derrière Barrow, crédité de 45,5% des suffrages. Le troisième et dernier candidat en lice, Mama Kandeh, a eu 17,8% des voix. La participation avoisinait les 65 %.

"Je déclare Adama Barrow légalement élu pour servir comme président de la République de Gambie", a proclamé le président de la Commission électorale Alieu Momar Njie, devant la presse, appelant "à respecter la paix, la tolérance et la tranquillité".

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1994, Yahya Jammeh a été élu en 1996 puis largement réélu tous les cinq ans depuis.

Il s'était dit certain d'une nouvelle victoire à la présidentielle de jeudi, et ses détracteurs lui prêtaient l'intention de n'accepter aucune autre issue. A la surprise générale, il a reconnu sa défaite et félicité - par téléphone - Barrow dans une déclaration télévisée hier soir, sa première réaction depuis l'annonce des résultats, comme l'avait indiqué plusieurs heures auparavant Alieu Momar Njie, parlant d'un "fait "vraiment exceptionnel".

"Vous, Gambiens, avez décidé que je devais être en retrait, vous avez voté pour quelqu'un pour diriger le pays, c'est notre pays, et je vous souhaite le meilleur", a affirmé M. Jammeh apparaissant en boubou blanc, filmé devant un bureau. Devant la caméra, il a téléphoné à Barrow et lui a dit: "Vous êtes le président élu de Gambie et je vous souhaite le meilleur".
Quelques heures auparavant, Adama Barrow avait salué les derniers développements dans son pays dans un entretien avec un journaliste de l'Afp à Kololi (environ 30 km de Banjul), entouré de proches et partisans saluant bruyamment sa victoire.

"Le message pour les populations gambiennes: il est temps de se mettre au travail. C'est une nouvelle Gambie, une nouvelle attitude, pour le changement et le développement de notre pays", a poursuivi Barrow, un homme d'affaires.

L'annonce de la victoire de Barrow a suscité des manifestations de joie dans les rues de Banjul, où des forces de sécurité étaient déployées depuis tôt vendredi matin.
Certains parcouraient la ville entassés dans des voitures et klaxonnant à tout-va.

Des journalistes ont vu des grappes de jeunes brandissant des portraits de Barrow, d'autres déchirant ou piétinant des banderoles et affiches à l'effigie de Jammeh. Le réseau internet et les communications téléphoniques internationales, qui avaient été coupés depuis mercredi soir afin d'empêcher la diffusion de résultats non officiels, ont été rétablis vendredi, a-t-on constaté. Quelque 890.000 électeurs, sur près de 2 millions d'habitants de ce pays enclavé dans le territoire sénégalais, hormis sa façade atlantique, étaient appelés jeudi aux urnes pour départager Yahya Jammeh, Adama Barrow et Mama Kandeh, tous âgés de 51 ans, étant nés en 1965, année de l'indépendance.

Dans une déclaration commune, hier soir, la Commission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'Union africaine et l'Onu "félicitent le peuple gambien pour l'élection présidentielle pacifique, libre, juste et transparente" de jeudi. Elles saluent également "Yahya Jammeh pour avoir gracieusement reconnu sa défaite et Adama Barrow pour sa victoire", selon ce texte publié par la Cédéao.

Human Rights Watch (Hrw) a aussi complimenté "le déroulement du scrutin sans violence ni ingérence politique manifeste", représentant "une victoire pour la démocratie dans un pays qui en a longtemps été privé".

AFP

Après la proclamation officielle des résultats du scrutin présidentiel en Gambie, le président de la République, Macky Sall, a eu un entretien téléphonique, hier, avec le candidat élu, Adama Barrow qu’il a félicité, informe un communiqué de la Présidence de la République.

Le chef de l’Etat a adressé ses « chaleureuses félicitations » à M. Barrow pour sa « brillante victoire », ainsi qu’à l’ensemble du peuple gambien ami et frère pour « le calme et la sérénité » dont il a fait montre au cours du scrutin, traduisant par là, « son attachement à l’idéal de liberté et de démocratie apaisée ». Le Président Sall s’est également réjoui du « bon déroulement des opérations électorales et de la reconnaissance des résultats par le Président sortant ».

Il a enfin exprimé à M. Barrow, candidat élu, « sa ferme volonté de travailler avec lui au renforcement des relations multiséculaires d’amitié, de parenté et de bon voisinage entre les peuples gambien et sénégalais, unis par une histoire et un destin communs ».

Agé de 51 ans, Yahya Jammeh, à la tête de la Gambie depuis 1994, a régné en bâtisseur et dictateur. Venu au pouvoir par un coup d’Etat, il est devenu un civil. Malgré ses multiples d’efforts en termes de construction d’infrastructure, les accusations d’atteintes aux droits de l’homme, de meurtres d’opposants et de journalistes se sont multipliées en Gambie sous son règne qui s'est terminé hier.  

Deux dates ont marqué le pouvoir de Yaya Jammeh en Gambie. La première, le  22 juillet 1994 et la deuxième, ce 2 décembre 2016. La première date est le jour de sa prise de pouvoir en Gambie et la deuxième, quand il a reconnu sa défaite hier après 22 années de pouvoir. Une éventualité qui, jusque la veille des élections, était impensable pour les milieux diplomatiques et médiatiques internationaux.

Mais il fallait compter sur la détermination des Gambiens d’en faire une réalité et faire partir celui à qui l’on collait une étiquette de dictateur. A tort ou à raison !  Habitués à voir la longue silhouette, les lunettes et les costumes traditionnels de Dawda Jawara, les Gambiens s’étaient réveillés, le 22 juillet 1994,  en voyant des officiers en uniforme, au visage jeune, défiler à la télé. Les Gambiens avaient fini de se fondre dans l’image de Sir Dawda Jawara, qu’il voyaient se promener en ville, jouer au golf dans les circuits de Banjul, sur des affiches… et même sur les billets de banque.

Dawda Jawara n’avait pas vu venir le coup d’Etat  de juillet 1994. Suite à leur participation à une mission de paix, un groupe de soldats réclame sa prime au gouvernement. La manifestation débouche sur un putsch sans effusion de sang. Un groupe de jeunes officiers prend le pouvoir et dépose l’ancien président. Parmi eux, quelqu’un se signale. Béret renversé et grosses lunettes noires, il s’appelle Yahya Abdul-Aziz Jimmy Junking Jammeh.

Sa carrière militaire a  commencé d’abord par la police qu’il avait rejointe à titre privé en 1984. Il rejoindra ensuite l’armée où il a gravi les échelons. Sergent en 1984, il deviendra en 1986 instructeur de formation d'escorte de la Police nationale. En  1987, il est officier cadet de l'armée et étrenne le grade de  sous-lieutenant dans la même année. Il sera  chargé de l'escorte présidentielle à la Garde présidentielle en 1989. Il fera ainsi partie de ceux qui assurent la sécurité du président Jawara.

Jammeh  est choisi par ses compagnons d'armes pour diriger le comité « provisoire » militaire. Il annonce la couleur dès sa première apparition à la télé avec un discours anti occidental et dénonciateur de la corruption. On prédisait au comité provisoire militaire et son chef, un avenir éphémère à la tête de l’Etat.

Le comité n’aura pas un avenir, mais son chef Yahya Jammeh, lui, est resté à la tête du pays. Promu capitaine, puis colonel, il a pris sa retraite de l'armée en 1996, pour se présenter à l’élection  présidentielle qu'il remporte au premier tour (55,76 % des voix) sous la bannière de son parti, l'Alliance patriotique  pour la réorientation et la reconstruction (Aprc).
L’uniforme troqué contre un boubou amidonné de chef d’Etat et de parti, il prend ses aises à Banjul et y a régné en vrai chef menant une lutte acharnée contre la corruption qui, selon lui, gangrenait le pays du temps du régime précédent.

Il a mené à bien divers grands projets,  parmi lesquels, aéroport, université, hôpitaux, écoles, « grande arche » à Banjul, sans l'aide des bailleurs de fonds occidentaux mais avec celle de pays tels que la Libye, Cuba, l'Iran ou Taïwan.   

Fort d'un prestige certain, il a de plus en plus fait référence, dans ses discours, à l'Islam, au peuple et à la terre. Il aime à se présenter comme un paysan et passe parfois de longs moments dans son village natal pour offrir le travail de la terre en exemple. Son patriotisme et sa volonté de grandeur ont fini par installer un culte de sa personnalité avec ses portraits géants placardés aux quatre coins de Banjul, de Brikama, Bakau et de  Serrekunda, les grandes villes du pays. C’est surtout à Kanilaï, village non loin de la frontière avec le Sénégal, où il a vu le jour le 25 mai 1965, qui est son lieu de résidence où il a construit une immense demeure que son image est plus présente.

Beaucoup d’organisations de défense des droits de l’homme ont toujours dénoncé  des manquements aux droits de humains surtout dans la liberté d’expression. Le hic est atteint en décembre 2004 avec la mort, imputée aux agents de sécurité nationale, du journaliste Deyda Hydara, très critique à l’égard du régime. Ce qu’il a toujours nié.

Plusieurs de ses opposants font aussi l’objet de menaces. En mars 2006, Jammeh affirme qu’il a été victime d’un putsch manqué et accuse « des pays voisins », comme à chaque bruit de bottes à Banjul.  

Le Chef d'état-major de l’époque,  le colonel Dure Cham,  chef présumé du complot,  avait fui  vers Sénégal , tandis que d'autres conspirateurs présumés ont été arrêtés et traduits en justice. En décembre 2015 aussi, une autre tentative de coup d’Etat avait été signalée avec les mêmes accusations de « putschistes soutenu par des pays voisins ».
Agé de 51 ans,  Jammeh,  marié à une Marocaine, a régné en maître et laisse derrière lui une image de bâtisseur, mais aussi de dictateur. 

Par Oumar NDIAYE

Après 22 ans d’un pouvoir devenu de plus en plus autocratique au fil des ans, le président Yaya Jammeh a perdu le pouvoir avec sa défaite à l’élection présidentielle gambienne, confirmée hier par la commission électorale. Les résultats sont sans appel : 45,5% pour Adama Barrow et 36,7% pour Jammeh.

Il s’agit d’un véritable séisme politique qui a surpris beaucoup de monde car on s’attendait à une confiscation du pouvoir par le maître de Kanilaï, même s’il est déclaré vaincu. C’est pourquoi la reconnaissance de sa défaite peut être considérée comme un point lumineux sur sa sombre réputation.

Durant son long règne en Gambie, les relations entre Banjul et Dakar n’ont jamais étaient à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre de deux voisins que tout lie. Imprévisible, chaque fois que le Sénégal a cru trouver un terrain d’entente avec l’ombrageux Jammeh, celui-ci se faisait un malin plaisir de tout remettre en cause. Depuis le président Abdou Diouf, le désormais ex-leader gambien a toujours entretenu, avec ses homologues sénégalais, des relations assez orageuses traversées de quelques éclaircies volatiles. On se souvient de ses discours peu « diplomatiques » qu’il tenait à leur égard. Son successeur, Adama Barrow, puisqu’il a un diplôme en immobilier, saura certainement construire des relations stables avec le Sénégal et installer un climat de confiance pour une coopération mutuellement avantageuse. On pense notamment à l’aide qu’il pourrait apporter pour un règlement définitif du conflit en Casamance car son prédécesseur, malgré ses déclarations de bonne intention, était soupçonné de complaisance, pour dire le moins, à l’égard de certains éléments du Mfdc.

Les crises cycliques sur la traversée du bac de Farafenni dont la dernière (en avril et mai) avait abouti à un boycott par les transporteurs sénégalais, seront, on l’espère, un mauvais souvenir. Mieux, la construction du pont sur le fleuve qui avait fait l’objet d’un accord entre le Sénégal et la Gambie, mais bloquée par Jammeh, pourrait se concrétiser et permettre ainsi un passage du territoire gambien avec moins de tracasseries.

Voisinage oblige, le président Macky Sall sera, sans doute, présent à l’investiture du nouveau président gambien.

Ce sera l’occasion d’une première prise de contact entre les deux leaders. Et l’on va guetter, avec beaucoup d’attention, les premiers actes que va poser M. Barrow en politique extérieure pour décrypter les orientations qu’il compte donner à sa diplomatie. Réservera-t-il sa première visite officielle au Sénégal ou le président Sall sera-t-il le premier chef d’Etat à être reçu par Banjul ?

Quant à Yaya Jammeh, il lui reste à faire face à son destin. Même s’il a pu incarner une dignité certaine face au diktat que voulaient lui imposer des puissances impérialistes, il n’en demeure pas moins que les violations graves des droits de l’homme dont il était accusé avaient fini de l’isoler. Ayant récemment sorti son pays de la Cpi dont la procureure est sa compatriote Fatou Bensouda, cette dernière ne se fera certainement pas prier pour ouvrir une enquête sur lui.

Par Ibrahima MBODJ

A l’initiative de la France et du Royaume Uni, le Sénégal a réuni, en urgence, le Conseil de sécurité sur la situation à Alep, en Syrie. Et en visioconférence, Staffan de Mistura, envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu, depuis Genève, Stephen O’Brien, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, depuis Londres, et Geert Cappelaere, Directeur régional pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord de l’Unicef, depuis Amman ont dit leur préoccupation sur la situation humanitaire urgente dans la ville syrienne d'Alep.

S'exprimant au Conseil par vidéoconférence de Genève, Staffan de Mistura, Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Syrie, a déclaré que des dizaines de milliers de civils restaient dans des zones contrôlées par l'opposition et vivaient sous la menace constante, tandis que d'autres, tentant de fuir les combats, étaient empêchés de le faire par ces mêmes groupes. Des dizaines de milliers de civils ont également besoin d'aide, a-t-il déclaré, demandant instamment aux Nations Unies d'avoir accès à ces personnes, là où elles se trouvent, sans conditions préalables. Se référant à un plan politique global qu'il avait déjà proposé, Staffan de Mistura, envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu a exhorté les parties prenantes à ne pas perdre de vue cette initiative précieuse qui pourrait épargner d’innocentes vies civiles. En outre, bien que le Conseil de sécurité se soit concentré sur la réunion d'Alep, la guerre s'est poursuivie ailleurs, a-t-il souligné, soulignant que la situation était restée la même: le prix brutal payé par les civils.

Stephen O'Brien, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, a déclaré que les règles de guerre avaient été systématiquement ignorées en Syrie. Nulle part, la cruauté n'avait été plus sombre que dans Alep, qui était devenu le sommet d'un catalogue d'horreurs dans ce pays.

Assiégés depuis près de 150 jours, les habitants de l'est d'Alep n'ont pas les moyens de survivre plus longtemps, a-t-il dit. L'accès à l'eau potable est rare et, avec l’épuisement des stocks alimentaires humanitaires des Nations Unies, les gens ont eu recours au système D. «Pour le bien de l'humanité, nous invitons les parties et les personnes influentes à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les civils et permettre l'accès à la partie assiégée de l'est d'Alep avant qu'elle ne devienne un cimetière géant», a-t-il dit.

Geert Cappelaere, Directeur régional pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef), a déclaré qu'avec un système de santé en ruine, des survivants ont souvent été laissés à mort en raison de capacités limitées en matériel de soin. "Rien ne justifie le massacre aveugle de civils, en particulier d'enfants", a-t-il souligné, ajoutant son appel aux parties en conflit pour permettre un accès immédiat aux agences humanitaires fournissant une assistance vitale.

"Quand nous y avons accès, nous pouvons accomplir beaucoup de choses", a-t-il déclaré, rapportant qu'en octobre, l'Unicef et ses partenaires avaient atteint 2,9 millions de Syriens avec une assistance urgente, dont près de 350 000 dans les zones assiégées et difficiles d'accès. Néanmoins, depuis le début du conflit, les familles syriennes ont signalé des violations graves commises par toutes les parties contre les enfants, y compris les meurtres et les mutilations. "Nous avons échoué au cours des six dernières années, et nous continuons à échouer", a-t-il dit.

La réponse à la question de savoir pourquoi le Conseil n'a pas pu agir est simple a déclaré le représentant des États-Unis: la Fédération de Russie n'a pas voulu. Il s'agissait d'un «dossier brisé» pour dire qu'il n'y avait pas de solution militaire. La Fédération de Russie et la Syrie, cependant, croyaient en une telle solution. Le projet de résolution présenté par l'Égypte, l'Espagne et la Nouvelle-Zélande, qui, entre autres choses, a exigé l'arrêt de la violence pendant 10 jours à Alep, était un " à priori".

Toutefois, le représentant de la Fédération de Russie a déclaré que la situation humanitaire en Syrie ne pouvait pas être discutée séparément des autres défis, y compris la lutte contre le terrorisme. L'atténuation de la souffrance des civils ne se produirait pas en cessant la lutte contre le terrorisme. Il a également déclaré qu'il ne comprenait pas le souhait de la "troïka humanitaire" du Conseil de sécurité de forcer par une résolution non consensuelle, exhortant ces membres à ne pas être si hâtifs à voter.

Le projet de résolution a été conçu pour permettre l'accès humanitaire, a déclaré le représentant de l'Égypte, notant les efforts de sa délégation, avec l'Espagne et la Nouvelle-Zélande pour assurer cet objectif. Le texte a également affirmé le rôle central du Groupe de soutien international pour la Syrie et a appelé à l'ouverture des négociations des partenaires syriens sur une période de transition le plus tôt possible. Soulignant que son pays n'avait pas soutenu une partie ou l'autre et continuerait cette politique, il a exhorté les membres du Conseil, le Groupe d'appui et les autres parties influentes à mettre de côté les intérêts étroits et à œuvrer pour résoudre la crise.

Néanmoins, il est regrettable, a déclaré le représentant de la Syrie, que trois membres du Conseil de sécurité aient travaillé sur une résolution sans coordination avec sa délégation. Des groupes armés non-étatiques étaient toujours présents en Syrie et utilisaient des civils comme boucliers humains, a-t-il déclaré, saluant l'appui de la Fédération de Russie dans la lutte contre le terrorisme et l'aide humanitaire. Déclenchant les pratiques politiques "légères" poursuivies par les États membres et certains hauts fonctionnaires de l'Onu, il a dit que ces actions sont presque un message aux terroristes, encourageant leurs actes. "Il est grand temps de mettre fin à ce théâtre politique", a-t-il souligné.

Pourtant, indépendamment de multiples réunions, résolutions et négociations, des vies humaines sont annihilées en Syrie, a déclaré l’ambassadeur Fodé Seck représentant du Sénégal et président du Conseil de sécurité pour novembre. Rappelant l'initiative interrégionale lancée par le Canada à l'Assemblée générale, visant à résoudre la situation en Syrie, il a noté que cette initiative reflétait l'échec du Conseil de sécurité et l'absence d'accord sur le sujet.

Renouvelant l'appui de son pays au projet de résolution, il a averti que "le prix de la paix n'est jamais plus élevé que le coût de la guerre", citant le président Macky Sall qui avait fait cette déclaration le 22 septembre 2016 au Conseil de sécurité alors sous présidence néozélandaise. Des représentants du Royaume-Uni, de la France, de l'Espagne, de la Nouvelle-Zélande, de la Chine, de l'Ukraine, du Japon, de la Malaisie, du Venezuela, de l'Angola et de l'Uruguay ont également pris la parole.

De notre envoyée spéciale à New York, Dié Maty Fall

Le président José Eduardo dos Santos, l'un des plus anciens dirigeants africains, a décidé de mettre un terme à son règne sans partage de 37 ans à la tête de l'Angola en ne sollicitant pas de nouveau mandat pour  les élections générales de l'an prochain.

A l'issue d'une réunion hier à Luanda du comité central du parti au pouvoir, la radio nationale a annoncé, citant des sources internes au parti, que le chef de l'Etat ne se représenterait pas en 2017.

Arrivé au pouvoir en 1979, M. dos Santos était devancé d'un mois seulement, pour le titre de doyen des présidents africains, par l'actuel président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema. Il devrait être remplacé à la tête du Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (Mpla) par son ministre de la Défense et actuel vice-président du parti, Joao Lourenço, a précisé la radio nationale.

Ancien général, M. Lourenço est né en 1954 et détient le portefeuille des armées depuis deux ans. La Constitution angolaise ne prévoit pas de scrutin présidentiel, mais précise que le poste de chef de l'Etat revient au chef du parti qui remporte les législatives.

Le Mpla n'a pas mentionné la retraite de M. dos Santos dans son communiqué final hier. Mais un membre du comité central du parti, Joao Pinto, l'a confirmée à l'Afp.
"Le président José Eduardo dos Santos ne sera pas candidat, il a déjà un successeur", a déclaré M. Pinto, précisant que le nom de M. Lourenço serait officiellement dévoilé lors du 60e anniversaire du parti le 10 décembre.

M. dos Santos, 74 ans, a officiellement lancé vendredi la campagne de son parti pour les élections de 2017 dans un discours devant le comité central du Mpla, mais il s'est gardé de mentionner sa situation personnelle.

"Notre objectif est de gagner les élections avec la majorité absolue ou, au minimum, une majorité qualifiée", a-t-il lancé. "La clé de ce succès sera la discipline et l'union de tous."
Le chef de l'Etat avait semé le trouble en affirmant en mars qu'il quitterait le pouvoir en 2018, un an après les prochaines élections. Il avait toutefois été réélu à la tête du parti en août.

AFP 

Les résultats de la présidentielle en Gambie doivent être bientôt connus et la surprise devrait être au rendez-vous. Les électeurs ont voté ce jeudi et ce vendredi en fin de matinée et le président de la Commission électorale annonce que Yahya Jammeh, le président sortant, va reconnaître sa défaite.

C’est un véritable coup de tonnerre, un séisme politique, qui est cours à Banjul. Tout est encore au conditionnel, car rien n’est officiel, mais Adama Barrow, candidat de l'opposition, est en passe de devenir le nouveau président du pays. C’est le président de la Commission électorale qui l'a annoncé. Yahya Jammeh au pouvoir depuis vingt-deux ans doit s’exprimer visiblement en fin d’après-midi.

A la Commission électorale, en début d’après-midi, le président de cette Commission devait annoncer les résultats. Coup de téléphone, il répond. Alieu Momar Njie raccroche et explique à la presse que l’annonce est suspendue. Pourquoi ? Car le président Yahya Jammeh doit faire une annonce en direct. Le président doit reconnaître sa défaite, explique alors le président de la Commission électorale.

C’est la première fois en Gambie qu’une telle situation se produit et c’est tout à l’honneur du président de le faire. Adama Barrow pourrait devenir donc le nouveau président gambien. Il y a moins d’un mois, il était trésorier de l’UDP, le Parti démocratique unifié, le principal parti d’opposition. Adama Barrow a démissionné du parti pour devenir le principal candidat, le seul candidat de l’opposition.

Ce serait donc la fin de vingt-deux ans de règne de Yahya Jammeh sur la Gambie. Le pays est en train d’entrer dans une nouvelle ère. Adama Barrow a promis plus de liberté, plus de démocratie. A lui, s’il devient vraiment président, d’appliquer ses promesses de campagne et de voir si concrètement il sera officiellement désigné, nommé, élu président de la République de la Gambie d'ici la fin de la journée.

Rfi

Le Soleil en partenariat avec le Groupe France Médias Monde

Le président socialiste français, François Hollande, très impopulaire, a annoncé, hier, qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat en 2017, lors d'une allocution télévisée solennelle.
"Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche comme la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle. Aussi, j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle", a annoncé, la voix blanche, M. Hollande lors d'une allocution prononcée hier soir à l'Elysée.

Elu en 2012 face à Nicolas Sarkozy, François Hollande, 62 ans, devient le premier président français à renoncer à briguer, à sa succession, depuis 1958, exception faite de Georges Pompidou, décédé en fonctions en 1974.

Les sondages étaient très défavorables à François Hollande, tombé à moins de 10% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Et l'incertitude autour de sa décision de se représenter ou pas avait suscité plusieurs candidatures alternatives à gauche.

Le président socialiste avait rencontré, ces derniers mois, de fortes oppositions dans son propre camp, en particulier début 2016 autour d'un projet de réforme du code du travail, qui a jeté des milliers de manifestants dans les rues

Son mandat, marqué par plusieurs opérations militaires extérieures (Mali, Centrafrique, Irak, Syrie), fut aussi celui des pires attentats commis en France depuis la Libération (238 morts): Charlie Hebdo, 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, Nice le 14 juillet dernier.

AFP

A l’initiative de l’Espagne et du Sénégal, le Conseil de sécurité a tenu une réunion de type formule aria (réunion informelle) sur la cybersécurité et la paix lundi. Réunion ne pouvait être plus opportune en ce Cybermonday célébré aux Etats-Unis.

Les cyberdélits n’épargnent personne, les Etats comme le secteur privé : banque, assurances, système financier, médias, secteur énergétique, hôpitaux, les infrastructures critiques, les personnes et les biens. On se souvient de la cyberattaque contre la chaine de télévision française TV5 Monde et celle contre les installations électriques en Ukraine.

Le cybervol et les activités d’extorsion de fonds sont, à l’origine, le fait d’Etats et de ceux qu’on nomme à présent les « hackactivistes ».

L’imagination de ces « hackactivistes » est sans limites : attaques dirigées contre les infrastructures critiques, kidnapping du codage d’un ordinateur contre le paiement d’une rançon, divulgation d’informations confidentielles sur la santé des patients. Aujourd’hui, les Tic ayant remplacé la communication humaine, l’Internet est dans nos vies, dans les villes et dans les Etats, mais sa gestion demeure complexe.

Rien qu’au Sénégal, selon l’ambassadeur Fodé Seck, président du Conseil de sécurité en ce mois de novembre 2016, il a été identifié 10.000 menaces cybercriminelles en 2015. En réponse, le gouvernement sénégalais a conçu une stratégie nationale de cyberdéfense, en s’attachant les services du Gstc, leader en matière de cybersécurité. Et a créé un centre opérationnel et promu un cadre juridique en vue de se protéger. « Le Conseil de sécurité peut jouer un rôle important en la matière », a souligné l’ambassadeur Seck, qui a préconisé une collaboration et une mutualisation des efforts pour venir à bout du phénomène.

En comparaison, en France, « il y a eu 15 attaques majeures », selon l’ambassadeur Delattre. Le Général d’Armée Félix Sanz Roldan, Secrétaire d’Etat, directeur du Centre national d’intelligence, président du Conseil national de cybersécurité, citant le Rapport 2015 du groupe d’experts, rappelle qu’ « un Etat ne devrait pas établir délibérément des activités Tic inadéquates. Il faut que les Etats interviennent dans la cybersecurité et modifient les cadres juridiques devant leur permettre de se protéger des cyberattaques ».

La formule Aria a entendu des experts internationaux de la cybersécurité. D’abord, Alfredo Timmermans, ancien ministre espagnol de la Communication et actuel patron de la marque Telefonica International Usa (cotée en bourse, 300 millions de clients dans 21 pays et un chiffre d’affaires de 50,38 milliards d’euros), qui a préconisé « un partage de l’information avec tous les opérateurs » et un « renforcement de la coopération entre le public et le privé », en plus d’ « incitations fiscales ». Puis, Dr. Daniel Stauffacher, ancien ambassadeur de Suisse, et président-fondateur du ICT4Peace Foundation, qui utilise les Tic pour une diplomatie de la paix et un cyberespace pacifique. « Avec 3,5 milliards d’utilisateurs, Internet a une importance économique incommensurable », a-t-il affirmé. Il admet que la diplomatie est « en retard » sur les initiatives de militarisation du cyberespace. « Les Etats doivent prendre des mesures immédiates contre la cybercriminalité et parallèlement aux efforts diplomatiques. Il faut maximiser la coopération en cas de cyberattaque, avec tous les acteurs. La société civile, le monde universitaire et le secteur privé doivent faire partie du débat », a-t-il conclu.

Daniel Berh, diplomate américain et expert de l’Osce, a expliqué qu’en matière de cybersécurité, « le travail n’est jamais fini. Il faut rester à la hauteur des nouveaux défis et éduquer les gens à l’utilisation des technologies en renforçant leurs capacités ».

Dernière experte à s’exprimer et non des moindres, Laura Galante, directrice de FireEye Threat Intelligence, une équipe mondiale de chercheurs et d’analystes dédiée à la collecte et à l’analyse des cyberactivités, de la cybersécurité et des cybermenaces dans les questions politique, militaire et économique. Elle a regretté que « souvent, le secteur privé est négligé alors que nous gérons 14 milliards de terminaux de réseaux internet ».

Lors du débat, l’ambassadeur-représentant des Etats-Unis a admis « qu’il ne servait à rien aux Etats de s’attaquer les uns les autres ».

Les Etats-Unis, la Russie et la Chine s’accusent mutuellement assez régulièrement de cyberattaques et de contre-attaques de grande envergure. Elle a appelé la communauté internationale à forger « un consensus international sur le cyberespace ».

Car la cybersécurité est une priorité américaine. L’ambassadeur du Japon s’est préoccupé des conditions dans lesquelles le Conseil de sécurité pouvait intervenir en cas de cyberattaque. Habituellement, les formules aria ne dépassent pas deux heures, mais là, elle a duré près de trois heures en raison de l’attractivité de la problématique, nous a confié l’ambassadeur d’Espagne en charge de la cybersécurité Solas.

Le chef de l'Etat gambien Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, sera confronté pour la première fois à un véritable défi dans les urnes lors de l'élection présidentielle d’aujourd’hui, face à une opposition qui fait bloc autour de son candidat. Depuis plusieurs mois, les frustrations nées des difficultés économiques et de la répression des voix dissidentes s'expriment de plus en plus ouvertement. Les trois candidats en lice - Yahya Jammeh, Adama Barrow, désigné par une coalition de l'opposition, et Mama Kandeh, ancien député du parti au pouvoir qui se présente sous les couleurs d'une nouvelle formation, tous âgés de 51 ans - achevaient leur campagne électorale mardi. Environ 890.000 Gambiens - sur quelque 2 millions d'habitants - sont appelés à choisir leur nouveau président pour cinq ans au cours d'un scrutin à un tour.

Yahya Jammeh, porté au pouvoir par un coup d'Etat en 1994, élu pour la première fois en 1996 puis réélu à trois reprises, s'est dans le passé dit prêt à diriger la Gambie pendant un milliard d'années si Dieu le voulait. Et certains Gambiens n'ayant quasiment connu que son régime peinent à imaginer un autre président.

Mais pour les analystes et l'opposition, c'est la première fois que son pouvoir est sérieusement menacé par un scrutin. Car malgré les risques permanents d'arrestations, la parole se libère depuis des manifestations en avril pour réclamer des réformes politiques, puis contre la mort en détention de l'opposant Solo Sandeng. Le chef du principal parti d'opposition, Ousainou Darboe, adversaire de M. Jammeh aux précédents scrutins présidentiels, et une trentaine de co-accusés ont été condamnés en juillet à trois ans de prison ferme pour participation à un rassemblement illégal. Cette répression a favorisé un rare mouvement d'unité de l'opposition autour d'un candidat commun. "Avec le soutien exceptionnel que nous avons reçu, nous sommes sûrs à plus de 100% de gagner, et avec un large écart", a déclaré M. Darboe à l'AFP mardi. "Si j'avais un conseil à donner à Jammeh, ce serait d'accepter la volonté du peuple s'il perd", a ajouté Adama Barrow.

Selon des résidents, la campagne a été marquée par des rassemblements de l'opposition d'une ampleur inédite qui ont galvanisé des catégories sociales auparavant indifférentes ou atones, comme la jeunesse. "Il n'y a aucune raison de protester" car l'élection ne peut pas être truquée, a déclaré mardi lors de son dernier meeting électoral Yahya Jammeh. Il a d'ailleurs dit que toute manifestation sera interdite après la présidentielle. "Ils (l'opposition) ne gagneront pas", a lancé l'actuel président. A Banjul, beaucoup croient en l'étoile de M. Barrow, relativement neuf en politique et qui pourrait gouverner de manière collégiale, en rupture avec l'exercice solitaire du pouvoir reproché à M. Jammeh.

AFP

Dans un communiqué particulièrement virulent, le ministère des Affaires étrangères accuse la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma de "tenter de contrarier la décision du Maroc de regagner sa place naturelle et légitime au sein de sa famille institutionnelle panafricaine". Le roi Mohammed VI avait souhaité mi-juillet le retour au plus vite de son pays au sein de l'Ua, que Rabat avait quittée en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) du Front Polisario. Mme Dlamini-Zuma avait déjà "retardé, de manière injustifiée, la diffusion de la demande du Maroc aux membres de l'Ua" en septembre, explique le communiqué. Elle "poursuit son élan d'obstruction, en improvisant une nouvelle exigence procédurale, inédite et sans fondement (...) par laquelle elle rejetterait arbitrairement les lettres de soutien (au Maroc) des Etats membres de l'Ua", affirme le ministère des Affaires étrangères, qui ne précise cependant pas la procédure en question. En agissant ainsi, Mme Dlamini-Zuma "se met en contradiction avec son devoir de neutralité, les règles et les normes de l'Ua et la volonté de ses Etats membres", estime Rabat.Le retour dans l'Ua doit être validé par un vote des Etats membres à la majorité des deux tiers (soit 36 pays). Elle donne lieu à une sourde lutte d'influence avec l'Algérie dans les couloirs de l'organisation, qui doit se réunir en sommet début 2017 à Addis Abeba.

Le royaume mène depuis quelques mois une vaste offensive diplomatique pour obtenir les soutiens nécessaires à sa réintégration, avec en toile de fond la question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole contrôlée depuis 1975 par Rabat, et dont le Front Polisario, soutenu par Alger, réclame l'indépendance. "Le Maroc dispose à ce jour, documents à l'appui, du soutien et de la pleine adhésion d'une grande majorité d'Etats membres, largement supérieure à celle requise par l'Acte constitutif de l'Ua", souligne le communiqué.

Thanksgiving ouvre, aux Etats-Unis, la saison trépidante des fêtes, des soldes du Black friday, des promotions en tout genre et en toute matière, des produits électroniques à la mode en passant par les voitures. C’est tellement la folie collective, le moment que tout le monde attendait, que les grands magasins ouvrent dès minuit. Après avoir dégusté la dinde de Thanksgiving en famille, à minuit, c’est le signal de la grande ruée vers les stores, malls, shops, stores où on peut faire son shopping sans attendre le lendemain. Pour éviter certainement l’émeute, certaines grandes enseignes de la mondialisation, dont les articles bon marché que vous et moi achetons à Paris, New York, Londres ou Dubaï fabriqués en Asie du Sud-est par des ouvriers-esclaves, ont décidé de commencer le Black friday seulement par voie online.

Car les consommateurs, alléchés par les soldes de 50% minimum, se battent littéralement entre eux pour garder l’objet de leur rêve, peu soucieux de convenances ou de politesse. C’est au premier arrivé, premier servi. Et parfois, on se dispute beaucoup. Une véritable foire d’empoigne. Cette année, avec l’élection surprise du candidat Trump et la tristesse de ceux qui ont donné à Hillary plus de deux millions de voix d’avance, les soldes prennent une autre tonalité. Elles servent aussi de lot de consolation, de baume au cœur de ces millions d’électeurs dont le vote a été détourné par un système électoral indirect injuste et archaïque.

Le troisième jeudi du mois de novembre, on rentre chez soi assez tôt pour préparer la dinde (turkey en anglais) de ce repas de l’offrande de grâce, quand on le célèbre à New York. Mais lorsque la famille ne vit pas dans la Grosse Pomme (le surnom de New York est Big Apple pour les intimes), la fête de Thanksgiving est l’occasion de la plus grande migration de l’année aux Etats-Unis. Par train, par avion, par voiture, par bus, les Américains se déplacent en masse pour aller retrouver la famille dans sa région natale et passer le long week-end avec les parents, les frères et sœurs et tous les petits-enfants. En comparaison, imaginez un peu ce qu’il se passe à Dakar, sur les autoroutes et à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, lorsque les Sénégalais reviennent en masse au pays pour fêter Tabaski ou célébrer le Magal. Une migration d’envergure.

Le repas du Thanksgiving est présidé par la personne la plus âgée de la famille, généralement la grand-mère. Hé oui, les femmes vivent plus longtemps que les hommes ! Thanksgiving signifie rendre grâce à Dieu pour tous les bienfaits dont Il nous comble.

Vous vous demandez bien pourquoi le Président Obama sauve-t-il une dinde ?
Comme le veut la tradition, une dinde a officiellement échappé à l'assiette de Thanksgiving cette semaine, graciée par le président Obama pour la dernière fois de son mandat, dans la roseraie de la Maison Blanche. Mais pourquoi donc sauver une dinde à la veille de Thanksgiving ? Cette drôle de coutume remonte à la fin des années 80 aux Etats-Unis, où environ 45 millions de dinde sont consommées chaque 4e jeudi de novembre.

Le président Kennedy fut le premier à gracier l'une de ces volailles. Mais la tradition s'est modernisée : depuis deux ans, l'administration américaine propose aux citoyens de voter sur les réseaux sociaux pour leur dinde préférée entre deux concurrentes. Les deux dindes sont en réalité épargnées. Une cérémonie publique un peu loufoque lors de laquelle le président fait des blagues et communique. Brad Plumer précise toutefois dans le Washington post que deux présidents ont déjà mangé les dindes données par la National Turkey Federation à chaque Thanksgiving à la Maison Blanche : Harry Truman et Dwight D. Eisenhower.

La fête de Thanksgiving, qui est tombée le 24 novembre en 2016, est particulièrement chère aux Américains. Elle dépasserait même dans leurs cœurs la fête nationale, pour son côté rassembleur au-delà des domaines politiques et religieux. Thanksgiving est l'occasion, aux Etats-Unis comme dans d'autres pays du monde, de partager un bon repas en famille bien avant Noël ! "Thanksgiving" signifie "Merci pour les dons" dans la langue de Shakespeare. La tradition des Pilgrims du XVIIe siècle, ces pèlerins du vieux continent débarquant dans le Nouveau Monde à bord du Mayflower, marque leur sensation d'avoir été accompagnés par la bénédiction divine au moment de leur installation. Sous une forme aussi concrète que celle des récoltes qui ont nourri les Pères fondateurs de l'Amérique après un hiver particulièrement rude...

Thanksgiving vise à remercier Dieu et les récoltes. Mais si la journée d'action de grâce marquée par Thanksgiving célèbre l'aide divine et une terre fertile, elle honore aussi les bonheurs en tous genres reçus au cours de l'année. Ce jour de fête nationale s'ancre également dans l'histoire. En 1621, les premiers pèlerins européens ou colons du Mayflower instaurent ce rite pour remercier les Indiens. Ces derniers sont venus en aide aux dissidents religieux britanniques alias "Pilgrims" dans leur installation aux portes de Cape Cod (Massachusetts) : ils leur ont appris comment chasser et récolter le maïs.

Aujourd'hui, à travers Thanksgiving, les Américains continuent à remercier Dieu d'avoir favorisé l'installation de leur première colonie au XVIIe siècle. A la clé : un moment festif, familial et convivial autour d'un dîner traditionnel aux airs de fêtes de fin d'année. D'après le site frenchofamerica.com, les Indiens de la tribu locale des Wanpanoag - qui avaient appris aux Pilgrims à cultiver la terre - ont été invités aux festivités de l'actuelle Plymouth en 1621.  Il s'agissait du premier Thanksgiving. Il a duré 3 jours ! Notamment composé "de homard, de châtaignes, d'oignon, de poireaux, de fruits secs, de chou, de carottes, de poulet, de lapin, de miel et de sirop d'érable", le premier banquet d'Action de Grâce n'aurait contenu ni purée de pommes de terre, ni tarte à la citrouille, ni même d'épi de maïs, aujourd'hui incontournables. Il a fallu attendre 1863 pour qu'Abraham Lincoln décrète Thanksgiving comme un jour de fête nationale.

Merci pour les dons
Toujours d'après Frenchinfoamerica.com, c'est l'auteur américain de la comptine « Mary Had a Little Lamb », Sarah Josepha Hale, qui aurait soufflé cette idée au 16ème président des Etats-Unis… Pour autant, ce jour de grand rassemblement familial n'a été officiellement déclaré legal Holiday par le Congrès qu'en 1941. Environ 45 millions de dindes sont croquées chaque année pour célébrer Thanksgiving aux Etats-Unis. D'après le Journal du Net, les économistes considèrent même ce chiffre comme "un bon indicateur du moral des ménages américains" ! Les gallinacés doivent cet engouement pour leur chair au fait qu'ils figuraient, selon la légende, au menu du premier Thanksgiving... et, de nos jours, à un rapport qualité-prix quasi-imbattable. Saviez-vous que les dindes élevées pour être vendues et mangées à Thanksgiving ne peuvent pas voler (donc s'échapper) ? Mais chaque année, le président des Etats-Unis en gracie au moins une. La tradition remonte à Kennedy, qui en sauva une par compassion. Pour les heureuses élues, c'est la garantie de finir leurs jours tranquilles à la ferme.
Sur le webzine d'actu Jolpress.com, Joseph Smallhoover donne son sentiment sur le rituel du Thanksgiving. Expatrié depuis 28 ans en France, le directeur de l'American Club of Paris parle d'une "fête qui rassemble" : "Plus importante que le 4 juillet, la fête nationale des États-Unis ou même Noël, Thanksgiving est une fête familiale qui rassemble énormément de gens.

Elle n'est liée à aucun événement politique ou religieux, tout le monde peut donc y adhérer. C'est donc dans un contexte festif que juifs, musulmans, bouddhistes, athées célèbrent cet évènement." Si vous souhaitez respecter les singularités de la tradition, pensez à inviter vos convives à 17 heures au plus tard et à préparer une dinde au four de Thanksgiving. Pour cette dernière, il vaut mieux anticiper : elle nécessite plus de 4 heures de cuisson, et divers accompagnements (purée de potiron, châtaignes au lard...). Le Liberia célèbre Thanksgiving le premier jeudi de novembre. C'est donc la seconde nation à célébrer Thanksgiving. Cette tradition a été exportée dans ce pays d'Afrique de l'Ouest par des immigrants afro-américains libérés de l'esclavage (du coup, les rites observés correspondent à ceux des Américains le quatrième jeudi de novembre) au XIXe siècle, et qui ont fondé le pays.

A New York, Sokhna Oumy Sy Djamil a l’habitude de rassembler les enfants sénégalais, issus de la seconde et de la troisième génération, à la zawiya El Hadj Malick Sy autour d’une table bien garnie pour fêter Thanksgiving à la sénégalaise. Au cours du repas, une conférence religieuse leur est donnée sur des sujets qui permettront à ces jeunes Américains issus de l’immigration sénégalaise de devenir de bons citoyens, de bons musulmans et de connaître les coutumes du pays d’origine de leurs parents. Ainsi, le lundi, quand ils reviennent à l’école, à l’instar de leurs autres camarades américains, ils peuvent raconter un vécu personnel typique de cette fête.

De notre envoyée spéciale à New York, Dié Maty Fall

Le gouvernement a lancé hier un nouvel appel au dialogue politique au Gabon pour que les élections législatives se tiennent dans un climat "apaisé", suscitant un refus catégorique des partisans de l'opposant Jean Ping qui conteste la réélection du président Ali Bongo Ondimba.

«Même les guerres ouvertes se terminent autour d'une table», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, lors d'une conférence de presse, alors que les législatives doivent se tenir au plus tard fin janvier."Il nous est apparu de bon sens de commencer d'abord par réunir les conditions du dialogue pour une élection législative apaisée", a-t-il dit. "Il se trouve que certains estiment qu'ils ne peuvent pas dialoguer avec Ali Bongo Ondimba et qu'ils vont organiser leur propre dialogue"."On n'ira pas au dialogue", a déclaré à l'Afp Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Jean Ping, qui se proclame le "président élu"."Il faut dire au porte-parole (du gouvernement) que les législatives sont inscrites dans la Constitution, pas le dialogue", a-t-il développé.

Les élections législatives doivent avoir lieu au plus tard fin janvier, date à laquelle le Gabon va accueillir la coupe d'Afrique des Nations de football (14 janvier-5 février).En effet, selon la Constitution, l'Assemblée élue pour cinq ans se renouvelle "un mois au moins et deux mois au plus avant l'expiration de la législature en cours", le mandat des députés terminant cinq ans après "l'élection des membres du bureau". Cette élection du bureau a eu lieu fin février 2012, le 25 février, selon l'ancien président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, qui a rejoint l'opposition et Jean Ping.

Joint par l'Afp, M. Nzouba Ndama a jugé "prématuré" l'appel au dialogue après les morts qui ont eu lieu au cours des troubles post-électoraux de septembre, considérant lui aussi que Jean Ping "est le président élu".

AFP

La direction du Congrès national africain (Anc, au pouvoir) a débattu à huis clos de l'avenir du chef de l'Etat lors de "discussions honnêtes (...) et parfois difficiles", a reconnu le secrétaire général du parti, Gwede Mantashe.Au terme de cette réunion de trois jours, l'Anc a décidé de ne pas "soutenir l'appel à la démission du président", dont le mandat n'expire qu'en 2019, a-t-il ajouté devant la presse. Selon plusieurs médias, trois ministres ont demandé le départ de M. Zuma, inquiets de l'impact désastreux des scandales de corruption qui empoisonnent sa présidence. Ce climat délétère a déjà valu à l'Anc - au pouvoir depuis l'avènement de la démocratie en 1994 - une débâcle historique aux élections municipales en août. Lors de la réunion de la direction de l'Anc, tous les membres "ont eu l'occasion de soulever les problèmes qui, selon eux, portent atteinte au mouvement et au pays", a insisté M. Mantashe. Le parti "ne les "mettra pas sous le tapis", a-t-il assuré. Mais "le plus grand danger pour l'unité de l'Anc est d'engager un combat les uns contre les autres" en vue de la succession de M. Zuma à la tête du parti, a mis en garde le dirigeant. Le parti doit désigner en décembre 2017 son nouveau leader qui, en cas de victoire de l'Anc aux élections générales de 2019, succèdera à M. Zuma à la tête de l'Etat. Lors de la réunion de l'Anc, le président s'est défendu bec et ongles contre ses rivaux, selon les indiscrétions des médias. Il "nous a dit qu'il ne démissionnerait jamais, car ce serait capituler face à l'ennemi, et que de nombreuses personnes souhaitaient le voir en prison", a affirmé une source anonyme citée par le site d'information News 24.

L'Anc a le pouvoir de démettre le chef de l'Etat, comme il l'avait fait avec Thabo Mbeki en 2008.
Sa décision de "continuer à soutenir" M. Zuma n'est "pas une surprise", a déploré le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (Da), qui a présenté plusieurs motions de défiance contre le président au Parlement.

La France, aidée par les Etats-Unis, a mené récemment en Libye une frappe aérienne contre le jihadiste d'origine algérienne Mokhtar Belmokhtar, qui a probablement été tué, selon un responsable américain.

Le responsable américain confirmait des informations parues dans le Wall Street Journal.

L'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en visite à Washington hier, s'est refusé pour sa part à tout commentaire.Mokhtar Belmokhtar, un vétéran du jihadisme rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), surnommé "Le Borgne", a déjà été donné pour mort à plusieurs reprises, notamment en juin 2015 lors d'une frappe américaine en Libye, et en 2013.

Le bombardement français qui l'a visé a eu lieu au mois de novembre, avec le concours de renseignements américains.

Selon le Wall Street Journal, les responsables américains estiment que la frappe "a probablement été réussie", "étant donné le calibre du renseignement" disponible.

Chef du groupe Al-Mourabitoune, qui a mené de nombreuses attaques sanglantes dans la région du Sahel, il est l'un des chefs islamistes extrémistes les plus recherchés de la région.Il milite pour une grande coalition avec les jihadistes du Niger, du Tchad et de Libye. Selon le quotidien américain, la frappe illustre l'étendue de la coopération militaire et de renseignement entre les Etats-Unis et la France. Après les attentats de Paris en novembre 2015, le président Obama avait annoncé un renforcement des échanges d'informations entre les services de renseignement français et américains.Les Etats-Unis avaient mis la tête de Mokhtar Belmothtar à prix pour cinq millions de dollars. 

L'homme est un vétéran du jihadisme. Né en juin 1972 à Ghardaïa (Algérie), aux portes du Sahara, il a combattu très jeune en Afghanistan en 1991, où il a perdu un œil, d'où son surnom, "le Borgne".Il a fait partie du Groupe islamique armé (Gia, démantelé en 2005), puis du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc), une dissidence du Gia soutenue par Ben Laden, qui deviendra l'Aqmi, et avec lequel il entretiendra des rapports conflictuels.L'Aqmi le destituera en 2012, pour insubordination. En 2013, il fusionne son groupe armé avec Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), une des formations jihadistes du nord du Mali visées par l'opération française Serval, lancée en janvier 2013. Al Mourabitoune, le nouveau groupe dont il prend la direction, officialise son ralliement à Aqmi en décembre 2015.

Condamné à mort à deux reprises par la justice algérienne, Belmokhtar aurait commandité l'assassinat de quatre Français en Mauritanie en décembre 2007, et les enlèvements de deux Canadiens en 2008, et de trois Espagnols et deux Italiens en 2009.

AFP

Le président sud-africain Jacob Zuma faisait face hier à une fronde sans précédent au sein de son parti, où trois ministres ont réclamé sa démission en s'inquiétant des effets électoraux potentiellement désastreux des affaires de corruption qui le visent.

La direction du Congrès national africain (Anc, au pouvoir) débattait à huis clos dans un hôtel de Pretoria de l'avenir de son leader et chef de l'Etat, dont le mandat doit s'achever en 2019.
Cette réunion des instances dirigeantes du parti, entamée samedi, devait à l'origine se terminer dimanche. Mais, signe de l'intensité des débats, elle se prolongeait hier en début de soirée en présence du président lui-même.

Dès son ouverture, le ministre du Tourisme, Derek Hanekom, et ses collègues de la Santé, Aaron Motsoaledi, et des Travaux publics, Thulas Nxesi, ont mis le feu aux discussions en demandant le départ de leur chef, selon plusieurs médias.

Leur sortie a provoqué le retour en catastrophe à Pretoria de plusieurs dirigeants de l'Anc, qui participaient à un mariage dans le sud du pays, ont-ils rapporté.

"On assiste à une démonstration anti-Zuma sans précédent", a estimé l'analyste politique Daniel Silke. Le président, au pouvoir depuis 2009, "est sous une pression extrême (...) il n'a jamais été aussi faible", a-t-il dit à l'Afp.

Lors de débats particulièrement tendus, 34 membres de la direction se sont prononcés pour le départ de Jacob Zuma, selon la radio d'information 702, 30 pour son maintien et 14 devaient encore s'exprimer. L'Anc, qui n'avait fait hier aucun commentaire public sur la teneur des discussions en cours, a le pouvoir de démettre le chef de l'Etat, comme il l'avait fait avec Thabo Mbeki en 2008.

"Il ne fait aucun doute que Zuma a aujourd'hui engagé le combat pour sa survie politique", a commenté l'analyste Ranjeni Munusamy dans les colonnes du site d'information Daily Maverick.
"Il s'accroche, bien qu'il soit désormais établi que de larges portions de l'Anc et de sa coalition ne le veulent plus comme président (...) le compte à rebours de son départ est enclenché", a-t-elle jugé. Le parti Nelson Mandela traverse une crise provoquée par le revers historique du parti aux municipales d'août et les affaires qui visent M. Zuma, 74 ans.

Le président a notamment dû rembourser cette année près de 500.000 euros à l'Etat dans une affaire d'abus de biens sociaux liés à la rénovation de sa résidence privée de Nkandla (est).
Ces dernières semaines déjà, de nombreuses figures historiques de la lutte contre l'apartheid, le président du groupe parlementaire de l'Anc, Jackson Mthembu, et des chefs d'entreprises ont publiquement réclamé son départ. Les dissensions observées au sein de l'Anc "se propagent enfin" dans la direction du parti, le président "n'est plus en sécurité", selon Daniel Silke, qui pronostique un départ de M. Zuma "dans les mois ou l'année à venir". L'Anc doit encore lui trouver une porte de sortie honorable pour lui éviter des poursuites judiciaires, a-t-il expliqué.

AFP

Les derniers affrontements entre groupes armés ex-Séléka en Centrafrique ont fait 85 morts, selon le conseiller spécial des Nations unies pour la prévention du génocide, qui dénonce des "violences ciblées" à l'encontre des Peuls.

"Depuis le 21 novembre, quelque 85 civils ont été tués, 76 blessés et près de 11.000 personnes ont été déplacées de leur ville de Bria", à 400 km au nord-est de Bangui, a écrit Adama Dieng, dans un communiqué datant du 25 novembre transmis hier à l'Afp.

Le bilan définitif reste à établir et des estimations vont du simple au double, a indiqué à l'Afp la présidence centrafricaine.

Ces affrontements ont opposé deux factions armées de l'ex-Séléka qui prétend défendre la minorité musulmane, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (Fprc) de Nourredine Adam et l'Union pour la paix en Centrafrique (Upc) d'Ali Darass, réputé proche des bergers peuls nomades.

"Le Fprc aurait ciblé les Peuls à Bria, par des recherches maisons par maison, tuant, pillant et enlevant des habitants. Le Fprc a aussi occupé des bâtiments abritant des hôpitaux, empêchant des Peuls blessés de recevoir des traitements médicaux", a poursuivi M. Dieng, mentionnant l'intervention des Casques bleus et la visite sur place du chef de la Mission des Nations unies (Minusca), Parfait Onanga, le 24 novembre. "Etant donné l'histoire récente du pays, ce type de violence ciblée est extrêmement dangereuse et doit être arrêtée", a ajouté le conseiller spécial.

La Centrafrique (4,5 millions d'habitants) peine à se relever d'une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l'ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka demandant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans.Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes. Bilan: des milliers de morts, quelque 800.000 déplacés internes ou réfugiés au Tchad, au Cameroun et en Rdc, un Etat, une administration, des forces armées et une économie en ruine.

AFP

Le Gabon connaît un nouveau foyer de tensions avec les magistrats qui ont commencé hier une grève de quinze jours pour réclamer l'amélioration de leur condition de travail, a-t-on appris auprès de leur syndicat (Synamag). "L'arrêt collectif et généralisé de travail dans les cours et tribunaux du Gabon à compter du lundi 28 novembre 2016 (...) pour une durée de deux semaine" a été décidé en Assemblée générale jeudi dernier, lit-on sur la page Facebook du Synamag."Si nous sommes un pouvoir, pourquoi sommes-nous comme des mendiants alors que les autres pouvoirs sont à l'aise ?", a déclaré le président du Synamag Germain Nguema Ella dans des propos rapportés par le quotidien Matin Equatorial. Les magistrats ont rencontré leur ministre de tutelle avant leur mouvement.

Dans le détail, les magistrats demandent des bâtiments pour les tribunaux administratifs de Franceville et Port-Gentil, le paiement d'un arriéré de leur prime d'incitation à la performance (Pip), ainsi que des robes d'audience pour les jeunes magistrats. Leur grève vient s'ajouter au mouvement social des enseignants de la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (Conasysed), qui ont décidé samedi en assemblée générale de poursuivre leur grève illimitée.Le pays de moins de deux millions d'habitants connaît un ralentissement économique doublé d'une crise politique avec l'opposant Jean Ping, qui refuse de reconnaître la réélection du président Ali Bongo Ondimba lors du scrutin à un tour du 27 août dernier.

AFP

Jovenel Moïse a été déclaré vainqueur de la présidentielle haïtienne dès le premier tour, selon les résultats préliminaires annoncés ce mardi 29 novembre par le Conseil électoral provisoire (Cep). Le nouveau président a appelé les Haïtiens à s'unir pour relever le pays.

« Je fais un appel à la jeunesse du pays, à tous les Haïtiens qui habitent à l'étranger, à tous les professionnels du pays, de s'engager à mes côtés pour mettre le pays debout, car Haïti est à genoux », a déclaré le nouveau président d'Haïti, Jovenel Moïse, depuis un hôtel de luxe de Port-au-Prince, la capitale haïtienne, quelques minutes après l'annonce des résultats.

Le candidat choisi par l'ex-chef de l'Etat Michel Martelly pour représenter son parti Phtk (Parti haïtien Tet kale), a remporté l'élection présidentielle du 20 novembre 2016 au premier tour avec 55,67% des voix, selon l'annonce faite lundi par les membres du Conseil électoral provisoire (Cep).
55,67% des voix dès le premier tour
Jude Célestin, du parti Lapeh, arrive deuxième avec 19,52% des suffrages, tandis que Moïse-Jean Charles engrange 11,04% des votes et Maryse Narcisse, candidate de Fanmi Lavalas, 8,99%, selon Uder Antoine, un haut responsable du Conseil électoral provisoire (Cep).

A 48 ans, Jovenel Moïse signe avec cette élection le début de sa carrière politique. Entrepreneur agricole, il n'est apparu sur la scène politique haïtienne qu'au printemps 2015, quand Michel Martelly l'a choisi pour représenter son parti Phtk. Conscients des contestations à venir de ces concurrents, Jovenel Moïse a appelé les 26 autres candidats en lice dans cette élection à travailler avec lui.

Source : Rfi.fr

Un avion qui transportait l'équipe brésilienne de football Chapecoense s'est écrasé lundi soir près de la ville colombienne de Medellin, ont annoncé les autorités aéroportuaires qui n'ont pas précisé s'il y avait des victimes. L'appareil, qui arrivait de Bolivie, transportait 72 passagers et neuf membres d'équipage.

Source : Rfi.fr

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