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Actualités Internationales (1299)

Le Front Polisario a annoncé, hier, avoir pris acte de la ratification par le Maroc de l'acte constitutif de l'Union africaine, permettant à Rabat de réintégrer cette organisation.

"Nous avons pris acte de la ratification, par le régime marocain, de l'Acte constitutif de l'Union africaine y compris dans ses articles prévoyant la nécessité pour le royaume marocain de respecter les frontières internationales du Sahara occidental reconnues", a indiqué le chef du Polisario, Brahim Ghali, cité par l'agence algérienne Aps.

M. Ghali a fait cette déclaration à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal.

Le Maroc considère le Sahara occidental, qu’il contrôle, comme partie intégrante du royaume, alors que le Front Polisario, qui milite pour l’indépendance de cette ancienne colonie espagnole, réclame un référendum d’autodétermination. La loi, publiée vendredi, au Bulletin officiel marocain, ouvre la voie au retour officiel du royaume au sein de l'Ua, qui sera décidé par un vote des chefs d'Etat lors du sommet de l'Ua (30-31 janvier) à Addis-Abeba.

Le Maroc avait annoncé, en juillet, sa volonté de réintégrer l'Ua, qu'il avait quittée en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique.

AFP

Des mouvements sociaux se déroulaient, hier, dans plusieurs villes de Côte d'Ivoire, notamment à Abidjan où des gendarmes ont bloqué l'autoroute du nord, dans le sillage de la grève des fonctionnaires qui paralyse lycées et collèges.

A Abidjan, des gendarmes en colère ont érigé, dans la matinée, des barrages bloquant la circulation sur la principale autoroute à la sortie de la mégapole à hauteur du quartier populaire de Yopougon, selon des témoins. "Le calme est revenu, la circulation est rétablie", a affirmé à l'Afp une source sécuritaire. Dans l'est, dans le quartier de "la Riviera Sol Béni", des pompiers ont également bloqué la circulation sans que les raisons de leur manifestation soient clairement établies, selon plusieurs médias ivoiriens. La plupart des lycées et collèges publics de la capitale économique sont restés fermés.

"Nous rentrons à la maison, nos professeurs sont en grève",  ont dit à l'Afp des lycéens à Adjamé, quartier populaire d'Abidjan. D'autres élèves ont quitté leur établissement à Cocody, a constaté un journaliste de l'Afp.

La fronde sociale a également touché des villes de l'intérieur, notamment Bouaké, deuxième ville du pays et épicentre de la mutinerie militaire des dernières semaines, Daloa (centre-ouest) et Man (ouest), selon des médias ivoiriens.  A Bouaké (centre), des centaines d'élèves sont sortis dans la rue et ont paralysé la circulation. Les grévistes demandent des augmentations de salaires, le paiement de certains arriérés de primes et protestent contre une réforme des retraites intervenue en 2012 et dont les premiers effets se font sentir en 2016, avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi. Cette réforme fait passer l'âge de la retraite de 55 à 60 ans, voire 65 ans pour les grades les plus élevés. Les cotisations augmentent de 6 à 8,33 % du salaire, alors que les pensions ont été réduites de 30 à 50%.

De nombreux observateurs estiment que les concessions faites aux militaires ont renforcé les fonctionnaires dans leur conviction de pouvoir faire fléchir le gouvernement.

AFP

AFP - L'ancien Premier ministre Manuel Valls affrontera, au second tour de la primaire socialiste, l'outsider Benoît Hamon, représentant de l'aile gauche du parti, arrivé en tête du premier tour, hier, à moins de cent jours de la présidentielle française.

Le vainqueur de cette primaire, dimanche prochain, n'est pas assuré d'être au second tour de la présidentielle, tant la campagne est dominée par la droite et l'extrême droite. Ancien ministre de l'Education, Benoît Hamon, 49 ans, a recueilli 35 % des suffrages, devant Manuel Valls, 54 ans, tenant de l'aile droite du Parti socialiste, lancé dans la course après la renonciation de l'impopulaire président François Hollande. Porté par une dynamique dans les sondages, Benoît Hamon confiait, ces derniers jours, avoir le "sentiment que (son) heure était arrivée". Sa proposition-phare : un revenu universel de 750 euros pour chaque Français.Le chantre du "Made in France", Arnaud Montebourg, a été distancé avec seulement 18,7 % des suffrages, selon des résultats partiels portant sur plus d'un tiers des bureaux de vote. "Dimanche prochain, je voterai Benoît Hamon et je vous invite à faire de même", a-t-il dit en reconnaissant sa défaite. A l'issue d'une campagne rythmée par trois débats télévisés en huit jours, le scrutin a mobilisé entre 1,5 et 2 millions d'électeurs venus départager sept candidats. Plus de quatre millions de personnes s'étaient déplacés pour la primaire de la droite en novembre."Ça ne m'intéresse pas, il y a trop de déception", confiait un père de famille parisien désabusé qui n'est pas allé voter, contrairement à 2011 pour la première primaire socialiste. "Aujourd'hui, il y a urgence, on choisira le moins pire", confiait Philippe à Marseille (sud-est), tandis qu'à Paris, Dominique rappelait le véritable enjeu : "que la gauche soit au deuxième tour de la présidentielle". En effet, une fois désigné, le 29 janvier, le gagnant de la primaire ne sera pas au bout de ses peines.
Pour l'instant, le second tour de la présidentielle, le 7 mai, semble se diriger vers un duel entre le conservateur libéral François Fillon et le chef de file du parti d'extrême droite Front national, Marine Le Pen, sur fond de montée en puissance des courants populistes en Europe. Un troisième homme les talonne : Emmanuel Macron. A 39 ans, cet ancien ministre du gouvernement socialiste a décidé de se présenter sans passer par la case primaire et suscite l'affluence dans ses meetings avec son message "ni droite ni gauche", "progressiste" et pro-européen. Sa candidature en solo, ajoutée à celle du trublion de l'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, en quatrième position dans les sondages, fait de l'ombre à une gauche socialiste en plein désarroi.

AFP - Soixante-cinq personnes ont été arrêtées lors d'une manifestation en soutien au président américain Donald Trump organisée par un mouvement indépendantiste biafrais dans le sud du Nigeria, a annoncé la police dans un communiqué transmis hier à l'Afp. Le mouvement Peuple indigène du Biafra (Ipob) avait appelé la population à se rassembler vendredi, jour de l'investiture du nouveau président américain, dans la ville pétrolière du sud du Nigeria, Port Harcourt.   L'Ipob fait partie d'un mouvement sécessionniste qui milite pour la création d'un Etat indépendant au Biafra, région déshéritée du sud-est du Nigeria qui a vainement lutté pour l'indépendance lors d'une sanglante guerre civile entre 1967 et 1970.  Dès le début de la course à la présidence américaine, l'Ipob avait affiché son soutien pour Trump dans l'espoir qu'il reconnaîtrait son "droit à l'autodétermination", après avoir salué le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne.  Les pro-Biafra se sont d'ailleurs inspirés du "Brexit" avec leur propre version baptisée "Biafrexit". "Certains membres présumés du Peuple indigène du Biafra (...) ont organisé une manifestation illégale dans la métropole de Port Harcourt", indique, dans le communiqué, le commissaire adjoint de la police de l'Etat de Rivers, Ahmed Magaji. La police a employé une "force raisonnable comme des gaz lacrymogènes" pour disperser les activistes, coupables, selon lui, d'avoir "troublé la paix publique", "perturbé la circulation" et "empêché les citoyens honnêtes de vaquer à leurs occupations".

AFP - François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle française, plaide, dans un entretien au Monde et à la Frankfurter Allgemeine Zeitung, pour "une alliance européenne de défense", soulignant que "Trump ou pas, l'Europe doit se construire une défense propre".

"Je ne propose pas une défense européenne intégrée, mais une alliance européenne de défense", déclare M. Fillon dans cet entretien aux quotidiens français et allemand, alors qu'il se rend lundi à Berlin. "Il faut mettre en commun des moyens, bâtir une industrie européenne et créer un fonds qui mutualise et finance les dépenses d'intervention extérieure", explique-t-il."C'est la fin de l'après-guerre, le début d'une nouvelle ère extrêmement dangereuse", analyse-t-il. "Le besoin d'unité des pays européens est beaucoup plus grand qu'il y a 25 ans. Après l'attentat de Berlin, j’ai le sentiment que l'Allemagne prend conscience de ces nouveaux risques". Sur les déclarations du président américain Donald Trump, M. Fillon estime que "l'Europe est prévenue. Elle doit donc s'organiser face à une politique américaine qui ne nous fera pas de cadeaux". Quant à l'Otan, qualifiée d'"obsolète" par M. Trump, François Fillon répond que "l'existence d'une alliance de défense transatlantique n'est pas obsolète, elle est même nécessaire". "Mais, elle n'est en rien une protection contre le totalitarisme islamique qui tente de déstabiliser une zone immense qui va du Pakistan au Nigeria", relève-t-il, jugeant que, "dans beaucoup de cas, la politique américaine qui pilote l'Otan n'est pas la solution contre le totalitarisme islamique, elle est plutôt le problème"."Trump ou pas, l'Europe doit se construire une défense propre", martèle-t-il

AFP - Le président américain Donald Trump a entamé son mandat en lançant une virulente polémique sur la mesure de son soutien populaire, avant de passer à ses premières mesures politiques concrètes, attendues à partir d’aujourd’hui.

Au lendemain des manifestations massives d'opposants, à Washington mais aussi ailleurs aux Etats-Unis et dans le monde, le nouveau président s'est tourné, hier, vers Twitter pour railler les centaines de milliers de personnes, surtout des femmes, descendues dans la rue.
"Pourquoi ces gens ne sont-ils pas allés voter ?" s'est-il interrogé, jugeant que les célébrités avaient fait "beaucoup de mal à leur cause". Une heure plus tard, dans un deuxième tweet à la tonalité nettement plus conciliante, il affirmait : "Les manifestations pacifiques étaient une des marques de fabrique de notre démocratie". "Même si je ne suis pas toujours d'accord, je reconnais les droits des gens à exprimer leur point de vue", a-t-il ajouté.Plus de deux millions de personnes surtout des femmes ont participé, samedi, aux "Marches des femmes" organisées dans le monde pour la défense des droits civiques et contre Donald Trump. Face aux chiffres en comparaison peu flatteurs de la cérémonie de son investiture, vendredi, Donald Trump s'en est pris, samedi, avec véhémence, aux médias, les accusant d'avoir menti."Honnêtement, cela avait l'air d'un million et demi de personnes, cela allait jusqu'au Washington monument", l'obélisque du centre de la capitale américaine, a-t-il affirmé contre toute évidence, avant que son porte-parole, Sean Spicer, ne s'en prenne à son tour, avec agressivité, aux médias accusés de comportements "honteux". Les autorités de la capitale ont pour règle de ne pas communiquer d'estimations de foules afin d'éviter toute polémique. La seule façon de les estimer est de comparer les photos aériennes qui montrent que l'investiture du républicain a rassemblé indiscutablement moins de monde que Barack Obama en 2009.

La prestation de serment du 45e président américain, hier, à Washington, n’a certainement pas été vécue avec beaucoup de joie par l’establishment. Dans son discours, Donald Trump, fidèle à sa réputation, ne s’est pas encombré de précautions oratoires pour dénoncer, devant un public acquis à sa cause, tout ce qui à ses yeux empêchait au peuple de vivre décemment et aux Etats-Unis de retrouver une « nouvelle fierté nationale ». A l’image, on pouvait voir Barack Obama et Hillary Clinton qui s’efforçaient de garder leur calme, mais cela ne devait être qu’une apparence. Surtout lorsque le nouveau locataire de la Maison blanche a assené que la cérémonie n’était pas un transfert de pouvoirs entre une administration sortante et une autre entrante, mais bien un « transfert de pouvoirs de Washington vers le peuple ». Car, pour lui, jusqu’à présent, seul un cercle fermé profitait véritablement du Système. Tout cela appartient dorénavant au passé, a-t-il ajouté. Accusé pendant sa campagne électorale de diviser le pays par des propos racistes ou sexistes, le président Trump a semblé toutefois rétropédaler, hier, en appelant à l’unité. « Les Etats-Unis sont votre pays », a-t-il déclaré. Mais, la cérémonie d’investiture a été boycottée par plusieurs membres du Congrès, en solidarité à John Lewis, un élu noir démocrate, compagnon de Martin Luther King, qui avait été la cible des tweets foudroyants de Trump. Sur le plan économique, il a promis de créer des emplois à la pelle et d’engager les Etats-Unis dans un grand programme de construction d’infrastructures. « Désormais ce sera l’Amérique d’abord » ; tel est le résumé de sa politique économique  qui sera concrétisée par « acheter américain, embaucher américain ». Une telle logique fait cependant craindre un protectionnisme des Etats-Unis à l’égard de ses partenaires commerciaux comme la Chine. Et si des mesures de rétorsion du même ordre sont prises par ces derniers, la croissance mondiale peut alors prendre du plomb dans l’aile. On sent, à travers son discours, que Trump est un homme d’affaires qui n’appartient pas au sérail politique et qu’en tant que tel, ce qui l’intéresse, c’est ce qu’il peut gagner. Mais, on peut penser qu’au fur et à mesure qu’il découvrira la complexité des relations internationales, il mettra un peu d’eau dans son vin diplomatique. « Nous éradiquerons intégralement le terrorisme islamique radical », a indiqué le président Trump.


Cet engagement ferme peut être un point de coopération avec la Russie, engagée en Syrie contre les djihadistes. Cela fait donc entrevoir un espoir de règlement de la crise syrienne que l’administration Obama n’a pu obtenir à cause de sa politique ambivalente. Le nouveau président américain qui, lors de sa campagne électorale, ne voulait pas de l’Otan telle qu’elle fonctionne depuis 1949, n’a pas été très clair dans son discours lorsqu’il déclare qu’il va renforcer les alliances anciennes  et en créer de nouvelles. Même si, fondamentalement, il regrette que les Etats-Unis financent les armées des autres pays (celles de l’Otan), il va certainement exiger, comme il l’avait promis, que les pays de l’Alliance militaire mettent la main à la poche (2 % de leur Pib) pour prétendre bénéficier de la sécurité collective. Dans un contexte national fortement clivé (des manifestants anti-Trump ont essuyé, hier, des tirs de grenades lacrymogènes) et un niveau de popularité de 40 %, le nouveau président américain devra batailler ferme durant tout son mandat y compris contre propre camp (le Congrès) pour appliquer son programme.

Par Ibrahima MBODJ

AFP - Donald Trump est devenu, hier, le 45e président des Etats-Unis, promettant, dans un discours très offensif aux accents résolument populistes, d'articuler sa politique autour d'un seul axe : "l'Amérique d'abord".

Main gauche sur la Bible, main droite levée, le magnat de l'immobilier, porté au pouvoir sur une rhétorique anti-élite, à l'issue d'une campagne acerbe, a prêté serment comme l'ont fait avant lui George Washington, Franklin D. Roosevelt ou John F. Kennedy."Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des Etats-Unis et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis", a-t-il déclaré sur les marches du Capitole, cravate rouge et visage grave.
Dans un discours évoquant ceux de sa campagne, en rupture avec la tonalité généralement observée dans ce contexte, le 45e président des Etats-Unis a promis de "transférer" le pouvoir vers le peuple et appelé à "une nouvelle fierté nationale". "A compter d'aujourd'hui, ce sera l'Amérique d'abord et seulement l'Amérique !" a-t-il lancé, énonçant "deux règles simples" : acheter américain et embaucher américain."Ensemble, nous rendrons sa force à l'Amérique. Nous rendrons sa richesse à l'Amérique. Nous rendrons sa fierté à l'Amérique. Nous rendrons sa sécurité à l'Amérique. Et, oui, nous rendrons sa grandeur à l'Amérique", a-t-il conclu, brandissant le poing, une image surprenante lors de ce type de cérémonie.
A 70 ans, sans la moindre expérience politique, diplomatique ou militaire, l'homme d'affaires de New York succède à la tête de la première puissance mondiale au démocrate Barack Obama, 55 ans, sous le regard inquiet des alliés des Etats-Unis, échaudés par ses déclarations tonitruantes, parfois contradictoires. La cérémonie, suivie en direct par des millions de personnes à travers le monde, avait un goût de revanche pour celui dont l'annonce de candidature, en juin 2015, avait été accueillie par des ricanements chez les républicains comme chez les démocrates.
Dès avant l'aube, sous un ciel menaçant, des milliers d'Américains s'étaient rassemblés sur le National Mall. Mais, les vues aériennes des immenses pelouses montraient une mobilisation populaire limitée, dans un contraste saisissant avec l'investiture de Barack Obama, au même endroit, il y a huit ans. Chez les partisans de la première heure du républicain, l'espoir était sincère, avec la conviction d'assister au début "d'une nouvelle ère". "Je ne suis pas d'accord à 100 % avec la façon dont (Donald Trump) s'exprime, mais c'est un homme d'affaires qui a réussi et ce n'est pas un politicien", dit Miguel, 54 ans. "Je pense qu'il tiendra ses promesses". "Il a su faire simple pour les gens moyens, et il a réussi à rassembler les gens", ajoute Michael Hippolito, policier new-yorkais à la retraite. Des manifestations hostiles se sont déroulées jeudi soir à New York, et vendredi à Manille, à Berlin ou encore à Bruxelles et Miami.
A Washington, dans le centre-ville, des manifestants antiracistes, féministes ou autres faisaient face à la police et aux supporteurs du milliardaire, aux cris de "Non à Trump, non au Kkk, non aux Etats-Unis fascistes !"

AFP - Les syndicalistes de la fonction publiques ivoirienne qui négocient depuis deux jours avec le gouvernement ont affirmé hier vouloir consulter leur "base" pour déterminer si les propositions faites par le Premier ministre sont suffisantes pour cesser la grève entamée le 9 janvier. "La base nous a mandatés. On va leur offrir (les propositions) et c'est à elle de pouvoir nous dire" la marche à suivre, a affirmé Jean-Yves Abonga, président de la plateforme qui regroupe une cinquantaine de syndicats de fonctionnaires.   "Nous allons donner la primeur de nos acquis à nos camarades, ensuite les perspectives de lutte pourront nous être indiquées par nos camarades", a ajouté son collègue Théodore Gnana Zadi devant la presse, à leur sortie de leur rencontre avec le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. "Il y a des points sur lesquels nous sommes tombés d'accord et des points où les discussions continuent", a-t-il conclu, sans vouloir entrer dans les détails.  Les grévistes demandent des augmentations de salaires et le paiement de certains arriérés de primes, et protestent contre une réforme des retraites intervenue en 2012 mais dont les premiers effets se font véritablement sentir en 2016, avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi.


Intempéries au Mozambique : 40 morts et 76.000 sinistrés depuis octobre

AFP - Les intempéries au Mozambique ont fait 40 morts et 76.000 sinistrés depuis octobre et le début de la saison des pluies, ont annoncé hier les autorités qui se préparent à davantage de fortes précipitations dans les prochaines semaines.  Quelque "8.000 maisons ont été détruites dans le pays", a précisé à l'Afp Paulo Tomas, le porte-parole de l'Institut de gestion des catastrophes naturelles (INGC), donnant un bilan de 40 morts et 76.000 sinistrés.   Le gouvernement a placé cette semaine l'ensemble du territoire en "alerte orange", alors que de fortes pluies sont attendues jusqu'en mars.
Le sud du pays et la capitale sont les plus touchés. A Maputo, un centre d’hébergement d'urgence qui accueille 140 familles a été ouvert mi-janvier, à la suite de ces intempéries. En octobre, une forte tempête et des vents violents avaient fait 15 morts et 166 blessés dans la capitale mozambicaine, ainsi que des dégâts matériels évalués par l’INGC à 1,5 million d’ euros
Les autorités ont prévu un plan d’aide national de 800 millions de méticals (10,6 millions d’euros), dont 160 millions (2,1 millions d’euros) ont d’ores et déjà été mobilisés par le gouvernement, a annoncé M. Tomas.

AFP - Les discussions des présidents mauritanien et guinéen, hier, à Banjul, avec Yahya Jammeh pour le convaincre de partir et de céder le pouvoir se poursuivaient encore plus de six heures après l'expiration de l'ultimatum d'une force ouest-africaine, éloignant une reprise des opérations militaires.

Le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et le Guinéen Alpha Condé, sont arrivés dans l'après-midi, après l'horaire de l'ultimatum fixé à 12H00 par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 pays) à Yahya Jammeh pour céder le pouvoir au nouveau président Adama Barrow.Ils comptent proposer à M. Jammeh "des pistes de solution, notamment un exil dans un pays de son choix", a affirmé à l'Afp à Conakry le secrétaire général de la présidence guinéenne, Kiridi Bangoura. Les trois hommes ont eu deux séries d'entretiens, avant et après la grande prière du vendredi, selon une source diplomatique mauritanienne jointe à Banjul. C'est la deuxième fois, cette semaine, que le président mauritanien se rend à Banjul pour tenter de trouver une issue à la crise en Gambie.  Lors de cette visite, "le président Jammeh m'avait donné son accord pour renoncer au pouvoir pour l'intérêt de son pays et du peuple gambien. Les choses se sont précipitées par la suite", a déclaré, hier, à Nouakchott, M. Ould Abdel Aziz. L'envoyé spécial de l'Onu en Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, était également à Banjul pour appuyer les efforts de médiation, selon des sources diplomatiques.
Concernant l'offre d'exil, des sources politiques ont notamment évoqué une offre d'asile en Guinée ou au Maroc - la Première dame Zineb Jammeh est de mère marocaine et de père guinéen, et Rabat s'est aussi impliqué dans la recherche d'une solution. Ont aussi été cités comme probables pays d'accueil, la Mauritanie et le Qatar. Selon des journalistes sur place, la nuit a été calme à Banjul qui, après l'investiture d'Adama Barrow, a été le théâtre de manifestations de joie que les militaires déployés dans la ville n'ont pas tenté de disperser. Mais hier, la ville était déserte dans l'attente du dénouement de cette crise.
Le chef d'état-major de l'armée, le général Ousman Badjie, longtemps considéré comme un pilier du régime, qui a participé à cette liesse, a fait allégeance, hier, au président Barrow, de même que le chef de la police, Yankuba Sonko, et celui des douanes, Momat Cham, a indiqué une source gouvernementale à l'Afp.
Le général Badjie a également écarté les risques d'effusion de sang, déclarant que si les troupes africaines reprenaient leur avance, ses hommes les accueilleraient "avec une tasse de thé".

Les troupes sénégalaises et de quatre autres pays d'Afrique de l'Ouest sont intervenues, hier, en Gambie, pour installer le nouveau président Adama Barrow et forcer au départ le sortant Yahya Jammeh, qui refuse de reconnaître sa défaite électorale.

M. Barrow, tout de blanc vêtu, a prêté serment à l'ambassade de Gambie à Dakar, peu avant 17H00 Gmt, devant le président de l'Ordre des avocats gambien, Sheriff Tambadou, en présence de nombreux responsables d'organisations internationales et régionales ainsi que de ses deux épouses. Dans le même temps, les forces sénégalaises, mandatées par l'organisation régionale ouest-africaine Cedeao, qui presse depuis des semaines M. Jammeh, dont le mandat a expiré mercredi, de céder le pouvoir, entraient sur le territoire de leur petit voisin (1,8 million d'habitants). Les soldats sénégalais ont pénétré "de partout" en Gambie, pays totalement enclavé dans le Sénégal à l'exception d'une étroite bande côtière, a indiqué à l'Afp le colonel Abdoul Ndiaye, porte-parole de l'armée.

"L'ensemble des moyens, terre, air et mer" des forces de la Cedeao, mobilisées pour cette opération, a été engagé, a affirmé à l'Afp un autre responsable de l'armée sénégalaise, précisant que des militaires du Nigeria, du Ghana, du Togo et du Mali étaient également impliqués. L'annonce est intervenue quelques minutes après le vote unanime, par le Conseil de sécurité de l'Onu, d'une résolution soutenant les initiatives de la Cedeao pour pousser Yahya Jammeh à quitter le pouvoir, sans explicitement approuver un recours à la force. Des avions de combat nigérians avaient mené, dans la journée, des missions de reconnaissance au-dessus de la Gambie, notamment la capitale Banjul, transformée en ville fantôme, magasins clos et habitants terrés chez eux de craintes de violences. Les évacuations de touristes, notamment Britanniques, se poursuivaient également. La progression des troupes africaines n'était pas immédiatement connue, mais des tirs ont été entendus en Casamance, dans le sud du Sénégal, en provenance de plusieurs villages proches de la frontière gambienne, selon un correspondant de l'Afp.

D’après des témoins, des accrochages ont eu lieu entre soldats sénégalais et des rebelles présumés du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), qui se bat depuis 1982 pour l'indépendance de la Casamance, réputé proche du régime de Jammeh. Aucun bilan éventuel n'était disponible.

Dans son discours d'investiture, M. Barrow, élu à la surprise générale lors de la présidentielle du 1er décembre, a salué "un jour qu'aucun Gambien n'oubliera jamais", avant d'appeler les forces armées gambiennes à se rallier à lui, sous peine d'être traités comme des "rebelles". Des scènes de liesse ont éclaté peu après dans les rues de Banjul, sans être réprimées par les militaires présents. Le chef d'état-major de l'armée a même été vu célébrant avec les manifestants, semblant indiquer un lâchage de M. Jammeh.Le général Ousman Badjie avait, dès la veille, laissé entendre qu'il n'entendait pas résister et entraîner ses hommes dans un "combat stupide" autour d'une "dispute politique".

AFP

Dix-neuf membres de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (Rsp), l'ancienne garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré, qui avaient projeter de libérer des collègues emprisonnés après le putsch raté de septembre 2015, ont été condamnés, mercredi soir, à Ouagadougou, à des peines allant jusqu'à 15 ans ferme.

Le caporal Madi Ouédraogo, le cerveau présumé du projet, et son complice, le sergent Mahamadi Zallé, ont été condamnés à 15 ans de prison ferme.  Un civil, Cheick Alassane Ouédraogo dit "Ladji", un imam présenté comme le marabout du groupe, a également écopé de 15 ans de prison, portant à 20 le nombre de condamnations. 29 personnes étaient dans le box - 27 membres du Rsp et deux civils.  Quinze soldats ont été condamnés à dix ans de prison ferme alors que deux soldats de deuxième classe ont écopé de six mois de prison ferme pour les faits de "détention illégale d'armes et de munitions" et devaient sortir de prison hier après avoir purgé près d'un an de détention préventive.

Neuf personnes, dont un civil, ont été relaxées "au bénéfice du doute" ou pour "infraction non constituée".

AFP

L’assurance-santé pour tous : c'est la promesse du président Donald Trump. C'était aussi celle de Barack Obama dont la grande réforme de 2010 est pourtant sur le billot.

C'est tout le paradoxe du premier acte législatif attendu de l'ère Trump. L'abrogation de l'Affordable care act, "Obamacare", est depuis 2010 une priorité des républicains, qui contrôlent désormais totalement le Congrès et la Maison Blanche. Elle incarne à leurs yeux une dérive coûteuse et socialisante à l'européenne.

Mais, cette loi méprisée a permis entre temps de couvrir une vingtaine de millions d'Américains qui vivaient sans assurance auparavant, faisant chuter leur proportion de 16 à 8,9 % de 2010 à 2016. La quadrature du cercle consiste à la remplacer sans "désassurer" personne. Pour le milliardaire républicain, il est inconcevable que des Américains ne puissent pas souscrire à une couverture maladie pour des raisons financières. C'est une constante pour lui depuis qu'il est candidat. "S'assurer est trop cher pour certains. Et personne ne mourra dans la rue sous un président Trump", a-t-il dit, mardi, à Fox News. "Nous créerons une assurance pour tout le monde", avait-il affirmé le week-end dernier au Washington Post. Mais, dans un système de santé qui repose presque entièrement sur le privé, cet engagement est difficile à appliquer. Aux Etats-Unis, seul un tiers de la population est couvert par une assurance publique : Medicare pour les plus de 65 ans et Medicaid pour les plus modestes. La moitié des Américains sont assurés par l'intermédiaire de leurs employeurs, selon la Kaiser family foundation, et environ 7% par ce qu'on appelle le marché individuel, pour les indépendants ou les salariés sans assurance. La solution de Barack Obama consistait à obliger chacun à s'assurer et à donner des aides aux Américains pour qu'ils puissent s'acheter leur couverture. Trop coercitif et trop coûteux, estiment les républicains.
Au lieu d'une couverture universelle, les conservateurs proposent donc un "accès" universel. Pour eux, la santé n'est pas un droit.

"L'objectif est que chaque Américain ait accès à la meilleure santé et la meilleure couverture possible", a déclaré, mercredi, au Sénat, l'élu Tom Price, nommé ministre de la Santé par Donald Trump.

AFP

Les frappes américaines contre le groupe Etat islamique, mercredi soir, en Libye, ont tué "plus de 80 jihadistes", a indiqué, hier, le secrétaire à la Défense, Ashton Carter. Il y avait parmi les jihadistes tués "des gens qui étaient en train de planifier activement des opérations en Europe et ont pu être liés à des attaques qui ont eu lieu en Europe", a déclaré le secrétaire américain à la Défense dans une brève intervention devant la presse au Pentagone. "Environ une centaine de munitions" (bombes ou missiles) ont été utilisées dans cette attaque, a précisé le porte-parole du Pentagone, Peter Cook. Les frappes américaines ont été menées, mercredi soir, sur deux camps de jihadistes à environ 45 km au sud-ouest de Syrte, la ville dont l'Ei a été chassé, en décembre, par les forces loyales au gouvernement d'unité nationale (Gna) libyen. Les Etats-Unis "restent prêts à soutenir les efforts libyens pour contrer les menaces terroristes, et vaincre le groupe Etat islamique en Libye", a souligné le porte-parole du Pentagone.

AFP

La Cedeao est sur le point d’exercer un droit d’ingérence en Gambie pour le respect du choix souverain exprimé par la majorité des électeurs lors d’un scrutin libre et démocratique. La diplomatie sous-régionale et internationale a épuisé toutes ses capacités de négociation avec, entre autres mesures, le Parlement nigérian qui a voté une motion encourageant le gouvernement Buhari à offrir à Jammeh l’asile et le royaume du Maroc qui continue à lui proposer un exil royal, au moment où tout l’édifice institutionnel gambien s’effondre par pans entiers. Il a été abandonné successivement par le président de la Commission électorale, des ministres, des ambassadeurs, des juges et, le clou, le président de la Cour suprême qui se rétracte, refusant de bloquer l’investiture d’Adama Barrow  à la veille de la fin de mandat de Yahya Jammeh.

Rien n’est parvenu à dissuader le soldat, marabout-charlatan de Banjul.  Jammeh cherche plutôt à se poser en martyr. C’est, sans doute, ne pas trop avoir le sens des réalités, car il ne saurait y avoir d’ héroisme dans le jusqu’au-boutisme pour un chef d’Etat parmi tant d’autres à travers le monde trainant  un actif et un passif à assumer devant les hommes et surtout devant l’Histoire. Pour le cas Jammeh, beaucoup est à mettre à son actif dans ce petit pays qui ne dispose d’aucune ressource minière, énergétique ou agricole. Bilan obtenu avec un passif lourd en matière de respect des droits de l’Homme.  Avoir félicité, dans un premier temps, son vainqueur l’a grandi et aurait, sans doute, contribué à atténuer le jugement sur le non-respect des droits humains de son régime. Par ailleurs, il est resté dans la légalité constitutionnelle en déposant un recours pour un nouveau décompte du scrutin. Mais, ce qui a trahi ses intentions, c’est d’avoir empiété sur les prérogatives de la Cour suprême en demandant de nouvelles élections, puis  des négociations qui auraient comme effet immédiat de lui permettre de garder le pouvoir et lâcher un peu de lest, le temps de se réajuster pour consolider son pouvoir.

L’alibi de l’attente d’un complément d’effectif de la Cour suprême pour statuer sur son recours ne saurait prospérer, parce que tout aurait du être mis en œuvre pour qu’un maillon aussi essentiel dans la marche normal d’un pays soit au complet avant des élections aussi cruciales. La prolongation de son mandat, par l’Assemblée nationale, ne saurait tromper non plus, la question étant de savoir de quelle marge de manœuvre les députés disposent face au refus du chef de l’Etat, chef des Armées, de céder le pouvoir et le risque d’un enlisement institutionnel encore plus profond.

Le patriotisme de mauvais aloi dans lequel il se drape aurait dû lui dicter d’épargner à son pays et son peuple une épreuve de force dans laquelle il n’a rien à gagner.

John Dramani Mahama a perdu le pouvoir au Ghana il y a quelques semaines par une courte défaite. Il ne manque pas au Ghana de jeunes désœuvrés ou nihilistes qu’il aurait pu manipuler pour semer des troubles et obtenir des négociations au nom de l’impératif de maintenir la paix et la stabilité nécessaires au pays. Il est parti héroïquement et, ironie du sort, il fait encore partie du quatuor qui négocie une transition pacifique conforme à la volonté exprimée librement par la majorité des Gambiens.  C’est justement à partir du Ghana, l’un des porte-drapeaux de la démocratie en Afrique, que le président Barack Obama rappelait aux chefs d’Etat africains qu’en démocratie les institutions doivent transcender et les hommes et les partis politiques. Dans ce sillage, viennent à l’esprit les élections présidentielles américaines de 2000 entre le président sortant George Bush et Al Gore et le fameux litige sur le décompte des voix en Floride, Etat dirigé par Jeb Bush, le jeune frère, même père et même mère du président comme on dirait chez nous.

La reprise du comptage des voix a démontré qu’il y avait eu fraude, et chaque nouveau décompte permettait à Al Gore de réduire le faible écart qui le séparait de George Bush. Lorsque les constitutionnalistes ont attiré l’attention sur le fait que la poursuite des décomptes risque d’empiéter sur l’investiture du futur président prévu à la date immuable du 20 janvier, Al Gore a demandé, au nom du respect du calendrier républicain, un arrêt des opérations, mettant du coup un arrêt à sa course vers la Maison Blanche et à sa carrière politique. Il a fini par s’investir avec brio dans la lutte pour la préservation du climat. Une leçon qui aurait dû inspirer beaucoup de dirigeants africains, particulièrement Yahya Jammeh. Mais, c’est à croire qu’il veut partir comme un anti-héros.

Par Alassane DIAWARA

(AFP) - Les troupes de plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest se tenaient prêtes, hier soir, à intervenir en Gambie à partir du Sénégal en cas d'échec des efforts diplomatiques d'ici à minuit Gmt pour convaincre Yahya Jammeh de céder le pouvoir à Adama Barrow.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est arrivé, hier soir, pour une ultime médiation à Banjul où se sont rendues, depuis décembre, deux missions de dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 pays) pour amener M. Jammeh à céder son fauteuil, sans succès. La Mauritanie n'est pas membre de la Cedeao. "Notre proposition de solution est indépendante de toutes les autres, nous l'avons minutieusement préparée" depuis décembre, a déclaré à l'Afp, à Nouakchott, un haut responsable de la diplomatie mauritanienne.
Dans le même temps, des troupes ouest-africaines se tenaient prêtes à intervenir en cas d'échec de la négociation, la Cedeao ayant, à plusieurs reprises, averti qu'elle pourrait avoir recours à la force en dernier ressort.
Le climat dans ce pays s'est encore alourdi lorsque M. Jammeh a décrété, mardi, l'état d'urgence pour 90 jours, avec l'approbation de l'Assemblée nationale. Une vague de départs était enregistrée parmi les touristes, en majorité des Britanniques et des Néerlandais attirés par les plages de sable fin de ce pays, à la suite de consignes de leurs gouvernements respectifs. Hier à la mi-journée, les plages étaient désertées, abandonnées à des employés désœuvrés et à des chèvres.

 - 'Toutes les mesures nécessaires' -
En Mauritanie, on se disait néanmoins confiant dans le succès de la médiation prévoyant, selon le diplomate mauritanien, des discussions avec M. Jammeh, mais aussi M. Barrow. "Notre projet de sortie de crise (...) est complet et bien jouable pour tous", a-t-il assuré, refusant de fournir plus de détails.
A l'Onu, le Sénégal a présenté au Conseil de sécurité un projet de résolution pour soutenir les efforts de la Cedeao sur le dossier gambien, selon des diplomates. Dakar demande à l'Onu de soutenir "toutes les mesures nécessaires" pour assurer la passation de pouvoir, selon le texte consulté par l'Afp.
Dans l'attente de son investiture, prévue aujourd’hui et à la demande de la Cedeao, M. Barrow est accueilli depuis le 15 janvier à Dakar. Depuis son arrivée au Sénégal, M. Barrow n'est pas apparu en public, mais son entourage soutient invariablement qu'il prêtera serment, aujourd’hui, en Gambie comme prévu, sans expliquer dans quelles conditions.
"Il sera investi en Gambie", mais pas dans un stade comme prévu initialement, a précisé, hier, à Banjul, son porte-parole, Halifa Sallah, lors d'une conférence de presse. "Il se prépare pour son investiture par d'autres moyens", a-t-il ajouté, sans précision.
M. Sallah a cependant espéré que M. Jammeh "épargnera à la Gambie un bain de sang".
A Banjul, au fil des heures, les partisans de Yahya Jammeh, de longue date pour certains, continuaient de le lâcher : la vice-présidente Isatou Njie Saidy a démissionné hier, le ministre de la Santé, Omar Sey, la veille, selon leurs proches. Avant eux, plusieurs ministres avaient quitté leurs fonctions dont ceux des Affaires étrangères, des Finances et de l'Information.
La capitale gambienne avait, hier, des allures de ville en sommeil : circulation réduite, des boutiques étaient fermées et des denrées commençaient à manquer dans plusieurs quartiers, selon un journaliste de l'Afp et des témoins, citant le pain, le poisson notamment, en raison des départs des habituels vendeurs.

AFP - Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est prêt à se rendre aux Etats-Unis, où il fait face à de lourdes accusations, à condition que ses droits soient garantis, a annoncé, hier, le site internet. M. "Assange est prêt à venir aux Etats-Unis à condition que ses droits soient garantis", écrit WikiLeaks sur Twitter, à la suite de la décision de Barack Obama de commuer la peine de Chelsea Manning, condamnée, en 2013, à 35 ans de prison pour avoir transmis plus de 700.000 documents confidentiels à WikiLeaks. Le site internet précise que M. Assange pourrait s'exécuter même si "la Maison Blanche dit maintenant que (la commutation de peine de) Manning n'était pas quid quo pro (donnant-donnant, Ndlr)".

AFP - Les autorités ivoiriennes ont appelé au calme hier, promettant "d'améliorer les conditions de vie" de toutes les forces de l'ordre pour enrayer le mouvement de colère des militaires et gendarmes qui menace de dégénérer en révolte généralisée.

Selon un nouveau bilan annoncé par le gouvernement, les violences de mardi ont fait quatre tués à Yamoussoukro, deux soldats étant morts pendant la nuit.
Dans la matinée, gendarmes et soldats, mais aussi gardes pénitentiaires ont tiré en l'air dans plusieurs villes du pays, notamment dans le port d'Abidjan, l'un des poumons économiques du pays. Des gendarmes et douaniers ont chassé les employés du site, conduisant à l'arrêt des activités, selon un employé.Mais, la direction du port a assuré avoir pris, à 11h30 (locale et Gmt), des "dispositions" permettant "d'assurer le fonctionnement normal des activités portuaires" et "invité les opérateurs à reprendre leurs activités en toute sérénité", selon un communiqué. Parmi les plus grands d'Afrique de l'Ouest, le port constitue la porte d'entrée pour des marchandises allant jusqu'au Burkina Faso et au Niger. Le gouvernement a aussi promis une rencontre, aujourd’hui, aux syndicats de la fonction publique, en grève, assurant qu'ils devraient y trouver "satisfaction". Signe que le gouvernement a compris l'étendue de la menace et l'inquiétude des populations. Quatre ministres ont assisté au point de presse du porte-parole du gouvernement, Bruno Koné. "Rien ne peut se faire dans le chaos", a martelé le ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, qui a reconnu sans ambages qu'il y avait un "processus de contagion aux autres corps" et que "la situation peut être alarmante".
"Nous ne pouvons pas accepter qu'une partie de notre armée puisse bénéficier d'une prime de 12 millions de FCfa (18.000 euros) et que les autres n'en bénéficient pas. C'est pour cette raison que nous avons tiré en l'air", a affirmé à l'Afp, sous le couvert de l'anonymat, un gardien de prison à Bouaké.

AFP - Un attentat-suicide visant des combattants de groupes armés signataires de l'accord de paix au Mali a fait près de 50 morts, hier, à Gao, grande ville du nord, et porté un rude coup à l'application de cet accord.

Les combattants, appartenant à la Coordination des mouvements de l'Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg), ou à des groupes armés pro-gouvernementaux, se préparaient pour des patrouilles mixtes prévues par l'accord de paix signé en mai-juin 2015 entre Bamako et ces différents groupes armés.
Ces patrouilles, auxquelles doivent également se joindre des militaires maliens, sont censées préfigurer la refonte d'une armée malienne unitaire.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé un deuil national de trois jours à la suite de cet attentat, le plus meurtrier de l'histoire récente du pays, et son ministre de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga, devait se rendre à Gao.Le bilan provisoire est de "47 morts et plusieurs blessés", a annoncé, dans un nouveau bilan, en début d'après-midi, la télévision publique Ortm, citant des sources officielles.Selon une source militaire au sein de la Minusma, "le kamikaze est venu dans un véhicule et s'est fait exploser" vers 08H40 Gmt. Les combattants des différents groupes "devaient commencer bientôt une patrouille mixte", a souligné cette source.

Le véhicule qui a servi à l'attaque était "aux couleurs du Moc" (Mécanisme opérationnel de coordination), chargé d'organiser ces patrouilles, a déclaré à l'Afp le colonel Diarran Koné, de la Direction de l'information et des relations publiques des armées (Dirpa). L'assaillant "est rentré seul dans la ville, avant de s'équiper et d'équiper le véhicule pour commettre l'attentat-suicide", a indiqué à l'Afp une source de sécurité malienne.L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, mais les soupçons se tournaient vers les groupes jihadistes qui avaient déjà perpétré un attentat-suicide à la voiture piégée contre l'aéroport de Gao, à quelques centaines de mètres de là, le 29 novembre 2016

Un kamikaze a tué au moins 40 ex-rebelles et membres de groupes armés pro-gouvernementaux à Gao en se faisant exploser ce mercredi 18 janvier dans leur site de regroupement dans cette ville du nord du Mali, selon une source militaire à l'Onu.

L’explosion est survenue à 8h40 (Gmt) ce mercredi 18 janvier à Gao, la principale ville du nord du Mali. A moins de 500 mètres de l’aéroport, un kamikaze à bord d’un véhicule rentre dans le camp et se fait exploser. Les témoins font état d’un « grand bruit ». L'information a été confirmée par une source administrative de la ville malienne, sans plus de détails dans l'immédiat.

Au moins 40 morts ont péri dans cette explosion selon un bilan provisoire. Beaucoup de blessés ont afflué à l’hôpital de Gao gardé par des militaires.

« Un kamikaze a attaqué un camp »
Selon une source à la Minusma, « un kamikaze a attaqué un camp » de regroupement de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) et de la Plateforme (groupe pro-gouvernemental) à Gao ainsi que quelques soldats de l’Armée régulière qui étaient dans l’administration du camp. La Cma et la Plateforme « devaient commencer bientôt une patrouille mixte », a ajouté la même source.

Ces patrouilles mixtes doivent se tenir en application de l'accord de paix signé en mai-juin 2015 entre Bamako et ces différents groupes armés. Elles sont censées préfigurer la refonte d'une armée malienne unitaire.

Source : Rfi.fr

AFP - De plus en plus isolé et soumis à des pressions internationales croissantes, le président gambien sortant, Yahya Jammeh, a proclamé, hier, l'état d'urgence face à "l'ingérence étrangère", à deux jours de l'investiture prévue de son successeur élu, Adama Barrow.

Dans une déclaration télévisée, M. Jammeh a dénoncé "un niveau d'ingérence étrangère exceptionnel et sans précédent" dans le processus électoral et les affaires de la Gambie, ainsi que "l'atmosphère hostile injustifiée qui menace la souveraineté, la paix et la stabilité du pays". Le pays est plongé dans une grave crise depuis que M. Jammeh a annoncé, le 9 décembre, qu'il ne reconnaissait plus les résultats de la  présidentielle, une semaine après avoir pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.Yahya Jammeh affirme vouloir rester en place tant que la justice n'aura pas statué sur ses recours électoraux, malgré les pressions internationales pour qu'il cède le pouvoir demain, après l'expiration de son mandat.La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 pays dont la Gambie) a notamment prévenu à plusieurs reprises qu'elle pourrait avoir recours à la force en dernier ressort. Selon la Constitution, l'état d'urgence dure sept jours lorsqu'il est proclamé par le chef de l'Etat, mais peut être porté à 90 jours avec l'approbation de l'Assemblée nationale. L'annonce a été formulée en des termes très généraux, prévenant la population qu'il était "interdit de se livrer à des actes de désobéissance aux lois gambiennes, à l'incitation à la violence, ou troublant la paix et l'ordre public". Le chef de l'Etat sortant a également ordonné aux forces de sécurité de maintenir la paix et l'ordre.

Auparavant, quatre nouveaux ministres s'étaient joints à la liste de ceux qui ont déjà quitté le gouvernement. Les derniers en date à partir sont les titulaires des Affaires étrangères, Mme Neneh Macdouall-Gaye, des Finances, Abdou Colley, du Commerce, Abdou Jobe, et du Tourisme, Benjamin Roberts, qui ont tous démissionné, a indiqué une source proche du régime sous le couvert de l'anonymat. M. Roberts, officiellement nommé, lundi, aux Finances en remplacement de M. Colley, aura donc passé moins de 24 heures à ce poste. 

- Démissions de ministres -
Les ministres de l'Information et des Sports avaient été remplacés la semaine dernière  Des changements sont également intervenus dans l'armée : des officiers refusant de soutenir M. Jammeh contre M. Barrow, comme le leur demandaient des commandants de la Garde républicaine qui assure la protection du président sortant, ont été arrêtés dimanche soir, selon une source de sécurité.
 Le Maroc mène actuellement une "médiation discrète et de la dernière chance" par l'entremise de son ministre délégué aux Affaires étrangères, Nasser Bourita, et Yassine Mansouri, chef des services de renseignements extérieurs du royaume, pour obtenir le départ de Yahya Jammeh, a révélé, hier, un site d'information en ligne marocain.

AFP - Deux soldats mutins ont été tués, hier, dans la capitale ivoirienne, Yamoussoukro, lors de nouvelles manifestations de colère de militaires qui ont tiré en l'air dans six villes du pays, l'accord financier trouvé entre le gouvernement et d'anciens rebelles suscitant des convoitises chez les autres forces de sécurité.

Un premier "mutin a été tué par la Gr (Garde républicaine) devant le camp" à Yamoussoukro, a affirmé une source militaire à l'Afp sous le couvert de l'anonymat. Une source proche du ministère de la Défense a confirmé. Un deuxième mutin est décédé, dans l'après-midi, à l'infirmerie d'un camp militaire, des suites d'une blessure par arme à feu, selon des sources militaires concordantes.
La Garde républicaine est une troupe d'élite qui dépend directement de la présidence.

Ce sont les premiers morts depuis le début du mouvement de mutinerie initiée à Bouaké (centre) le 5 janvier.   Les militaires tués faisaient partie des soldats qui ont commencé à protester en tirant en l'air dans la matinée. Au total, six villes du centre, de l'ouest et du nord-est, Yamoussoukro, Bouaké, Daloa, Man, Bondoukou et Dimbokro, ont été touchées par ces manifestations de colère de soldats.

Ces tirs étaient majoritairement l'œuvre de soldats ou gendarmes qui ne sont pas concernés par l'accord trouvé, vendredi soir, entre le gouvernement et les soldats qui se sont mutinés. Selon cet accord, 8.500 anciens rebelles intégrés dans l'armée devraient toucher 12 millions de FCfa (18.000 euros) chacun d'ici la fin de l'année, dont 5 millions (7.500 euros) versés avant le 5 février.

"Ce matin, en sortant avec nos armes, nous avons voulu montrer notre mécontentement aux yeux du monde. Nous ne comprenons pas pourquoi on paye une prime de 5 millions à des soldats et on oublie tout un groupe qui représente les plus nombreux d'ailleurs", a affirmé à l'Afp un gendarme sous le couvert de l'anonymat.

- Tensions entre les 'corps habillés' -
"Nous déplorons cette injustice dans notre armée. Tous les corps habillés ont participé à la guerre (dix années d'instabilité). Donc, s'il doit y avoir une prime, elle doit être pour tout le monde" et pas seulement pour les rebelles intégrés dans l'armée après le conflit, a-t-il précisé.
L'armée ivoirienne, forte de 22.000 hommes, compte beaucoup de gradés, pour la plupart d'anciens rebelles.
Cette nouvelle journée de mutinerie survient alors que les fonctionnaires ont reconduit, hier, leur grève commencée le 9 janvier.  Ils revendiquent des augmentations salariales et refusent une réforme de la retraite. "Ils ont vu les militaires -anciens rebelles -  prendre 12 millions chacun alors qu'on leur parle de discipline budgétaire", souligne un observateur de la vie ivoirienne. "Ça leur donne probablement des envies même s'ils n'ont pas d'armes".

AFP - Au moins 50 personnes, dont six humanitaires de la Croix-Rouge locale, ont été tuées lorsqu'un avion de l'armée de l'air nigériane a bombardé, par erreur, un camp de déplacés dans le nord-est du Nigeria.
Les frappes aériennes ont eu lieu vers 09H00 locales (8H00 Gmt) à Rann, dans le nord de l'Etat du Borno, épicentre de l'insurrection des islamistes du groupe Boko Haram, alors que les humanitaires distribuaient de la nourriture aux déplacés forcés de fuir les violences. "Un avion militaire a bombardé, par erreur, Rann au lieu de Kala", une localité voisine, a affirmé, par téléphone à l'Afp, un habitant, Abba Abiso.

"Ces dernières semaines, Boko Haram a déplacé sa base de la forêt de Sambisa vers Kala, et un avion militaire a visiblement confondu Rann avec Kala", a-t-il ajouté."Au moins 25 personnes ont été tuées et beaucoup plus blessées", selon cet habitan

AFP - Jamais depuis 40 ans un président américain n'avait pris le pouvoir avec un niveau d'impopularité aussi élevé que Donald Trump. Mais, les Américains font confiance au milliardaire dans au moins un domaine : la création d’emplois.  Pour 61 % des Américains, selon un sondage Cnn paru hier, il est probable que le 45e président réussira à créer des emplois dans les régions sinistrées du pays.

La même proportion s'attend à ce qu'il fasse un excellent ou bon travail dans le domaine économique, selon une autre enquête pour la chaîne Abc et le Washington Post. Mais, cette confiance dissimule une défiance générale à l'égard du successeur de Barack Obama.

Avec 40 % d'opinions favorables, Donald Trump est deux fois moins populaire que Barack Obama en janvier 2009, et moins populaire que Jimmy Carter, Ronald Reagan, George H. W. Bush, Bill Clinton et George W. Bush à leurs prises de fonctions, selon le sondage Abc/Washington Post qui confirme la tendance d'autres enquêtes d'opinion publiées récemment.

Invoquant «un niveau d'ingérence étrangère sans précédent» dans le processus électoral du pays, le président sortant Yahyah Jammeh a décrété ce mardi l'état d'urgence lors d'une allocution télévisée. Cette annonce a été faite à deux jours de l'investiture prévue de son successeur élu Adama Barrow.

Source : Rfi.fr

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