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Actualités Internationales (1369)

Les deux principaux protagonistes de la crise en Libye, le chef du gouvernement d'union (Gna), Fayez al-Sarraj, et le maréchal Khalifa Haftar, se trouvaient, hier, au Caire pour tenter d'entamer des négociations directes, a-t-on appris auprès de sources proches des deux hommes.

"Une réunion est prévue normalement dans l'après-midi", a déclaré un responsable gouvernemental sous le couvert de l'anonymat. Il a précisé que les discussions étaient organisées par l'Egypte.
Ce responsable n'était pas en mesure de donner plus de détails sur la teneur des entretiens ou si les négociations pourraient aboutir à un accord entre les deux hommes. Plus tard, une source proche du maréchal Haftar a précisé que celui-ci refusait jusqu'ici de rencontrer le chef du Gna, exigeant d'abord des "garanties pour qu'un possible accord ne soit pas rejeté par l'Ouest". Il fait vraisemblablement allusion aux puissants groupes armés de Misrata.
Selon la même source, des négociations indirectes ont lieu pour l'instant "via un médiateur égyptien" au Caire. M. Sarraj avait confirmé, fin janvier, une "rencontre prochaine" avec M. Haftar dans la capitale égyptienne sans donner de date précise. Peu après sa nomination à la tête du Gna, il avait rencontré le maréchal Haftar une première fois dans son Qg à Al-Marj (Est) en janvier 2016. Homme fort de l'Est libyen et soutenu par l'Egypte, M. Haftar est appuyé par le Parlement élu, basé à Tobrouk, hostile comme lui à l'exécutif de M. Sarraj, issu d'un accord interlibyen signé, fin 2015, au Maroc, sous l'égide de l'Onu.
Cet accord ne prévoyait aucun rôle pour M. Haftar dont les forces contrôlent une grande partie de l'Est libyen. Mais, le maréchal controversé s'est imposé comme interlocuteur incontournable après s'être emparé des principaux terminaux pétroliers dans l'Est.

AFP -

 

Les nouvelles autorités gambiennes ont saisi l'Onu pour l'informer que leur pays va rester membre de la Cour pénale internationale (Cpi), après l'annonce, en novembre 2016, d'un retrait de cette juridiction internationale par le régime de l'ex-président Yahya Jammeh.

M. Jammeh avait annoncé son retrait de la Cpi en l'accusant de "persécution envers les Africains, en particulier leurs dirigeants".
Cette décision avait été prise après que la Gambie eut tenté en vain d'amener la Cpi à poursuivre les pays européens pour la mort de nombreux migrants africains en Méditerranée, avait indiqué le ministre gambien de l'Information d’alors, Sheriff Bojang.
La procureure de la Cour, Fatou Bensouda, est Gambienne et a été ministre de la Justice de M. Jammeh. "Le gouvernement gambien a informé [le secrétaire général de l'Onu], Antonio Guterres, en sa qualité de dépositaire du statut de Rome (instituant la Cpi), de sa décision d'interrompre le processus de retrait de cette organisation, initiée en novembre 2016", indique un communiqué du gouvernement gambien lu hier soir sur la télévision publique.

M. Guterres a, en outre, été "informé que la Gambie se considère comme un Etat-partie du traité de Rome et continuera à remplir les obligations dues à un nouveau gouvernement engagé dans la promotion des droits humains, la démocratie, la bonne gouvernance et le respect de l'Etat de droit", indique le communiqué.

Le nouveau ministre gambien des Affaires étrangères, Ousainou Darboe, a envoyé une lettre au secrétaire général de l'Onu pour l'informer de la décision prise par son pays, a précisé la télévision publique.
Le nouveau président gambien, Adama Barrow, avait promis, durant sa campagne pour l'élection présidentielle du 1er décembre, d'intégrer à nouveau la Cpi.

Yahya Jammeh avait annoncé son retrait de la Cpi dans le sillage du Burundi et de l'Afrique du Sud. Au pouvoir pendant 22 ans, il a dirigé d'une main de fer la Gambie et a été régulièrement accusé de violations des droits de l'Homme.

AFP

Cible d'attaques informatiques et de ce qu'ils qualifient la "propagande" de médias pro-Kremlin, le candidat centriste Emmanuel Macron et ses proches soupçonnent la Russie de vouloir influencer la présidentielle française ; ce que Moscou a fermement démenti.

L'entourage du jeune candidat de 39 ans a accusé, hier, le pouvoir dirigé par Vladimir Poutine de dénigrer l'ancien ministre de l'Economie et de soutenir ses principaux adversaires, le conservateur François Fillon et la patronne de l'extrême-droite, Marine Le Pen, tous deux partisans d'un rapprochement avec Moscou.

"Le Kremlin a choisi ses candidats, François Fillon et Marine Le Pen", et "ils font la promotion de ces deux candidatures sur des médias d'Etat", a affirmé, hier, Benjamin Griveaux, porte-parole du mouvement d'Emmanuel Macron "En Marche !" sur la chaîne iTELE.
Dans son viseur, l'agence de presse Sputnik et surtout la chaîne de télévision multilingue Russia Today (Rt), qui renforce actuellement son service en français - "deux sites financés à 100 % par le Kremlin et qui, objectivement - font une campagne de dénigrement de la candidature d'Emmanuel Macron", selon lui.

Très présents sur Internet, ces médias d'Etat russes, destinés aux opinions publiques étrangères, avaient déjà été accusés d'avoir pilonné la démocrate Hillary Clinton au profit de son rival républicain Donald Trump, lui aussi partisan d'un rapprochement avec Moscou.
Développés ces dernières années à l'international, avec pour objectif de faire entendre "le point de vue" de la Russie, ces médias font, selon leurs détracteurs, de la "propagande" au service des intérêts russes sur des dossiers internationaux comme la guerre en Syrie ou l'avenir de l'Union européenne.

Dans une tribune au journal Le Monde intitulée "Ne laissons pas la Russie déstabiliser la présidentielle en France ! " le secrétaire général d'En Marche ! Richard Ferrand, a réitéré ces accusations contre Moscou, Rt et Sputnik.
Ces deux derniers "s'acharnent à répandre sur Emmanuel Macron les rumeurs les plus diffamatoires. Un jour, il est financé par +le riche lobby gay+, un autre, il est un +agent américain au service du lobby bancaire+", a-t-il déploré en demandant au gouvernement de "garantir le déroulement démocratique normal de l'élection".

Comme Rt et Sputnik, le Kremlin a dénoncé, hier, ces accusations "absurdes" d'ingérence.

AFP

Une dizaine de personnes ont été tuées au cours du week-end et des habitations incendiées dans le centre du Mali lors de violences entre éleveurs peuls et agriculteurs bambara, a appris l'Afp, hier, auprès du ministère de la Sécurité et de responsables locaux.

"Les événements malheureux survenus entre civils, près de Macina", une localité de la région de Ségou, "ont entraîné la mort de 13 civils et des cases incendiées", a affirmé à l'Afp un responsable du ministère de la Sécurité.

Un responsable local d'un parti d'opposition, Djiguiba Keïta, a fait part à l'Afp d'un bilan de "dix morts" à la suite de ces violences entre des Bambaras, principale ethnie du pays, en majorité agriculteurs, et des Peuls, traditionnellement éleveurs. Un autre bilan, fourni à l'Afp par le maire de Macina, Bekaye Samaké, mentionnait auparavant "sept corps" déposés dans un centre de santé à la suite de ces violences intercommunautaires. Ces violences sont parties de "l'assassinat, samedi", d'un agriculteur bambara, Cheickna Traoré, près de Macina, suivi d'une "riposte" contre les Peuls accusés d'être responsable de cette mort, a affirmé à l'Afp M. Samaké.

"Cheickna Traoré a été tué par de présumés jihadistes", a, de son côté, affirmé M. Keïta, sans donner plus de détail.
Le calme était revenu hier et un détachement militaire arrivé le même jour dans la zone, a affirmé à l'Afp une source au gouvernorat de la région de Ségou.

Les tensions sont fréquentes dans le centre du Mali entre Bambaras et Peuls, souvent soupçonnés de collusion avec les jihadistes en raison de la présence dans la région, depuis 2015, d'un mouvement armé fondé par le prédicateur radical peul Amadou Koufa, allié au groupe jihadiste Ansar Dine du chef touareg Iyad Ag Ghaly.
Une opération de l'armée malienne, la semaine dernière, contre une "base arrière des fidèles d'Amadou Koufa" à Dialloubé (centre) s'est soldée par au moins un mort et une vingtaine d'arrestations, plusieurs civils étant portés manquants.

AFP -

Les enseignants guinéens ont entamé, hier, une grève pour obtenir des hausses de salaires et la titularisation de vacataires au sein de l'éducation publique, un mouvement bien suivi à Conakry et en province, selon des témoins et les syndicats.

Les écoles sont fermées depuis le 1er février par le gouvernement, à la suite de manifestations violentes des élèves soutenant l'intégration, dans la fonction publique, d'enseignants vacataires.

Mais, le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara, avait déclaré, dimanche soir, à la télévision publique, que les discussions avec les syndicats "avançaient plutôt bien", appelant enseignants et élèves à reprendre les cours hier. Les syndicats, qui ont appelé à une grève dans le primaire et le secondaire publics, réclament une augmentation des salaires, le recrutement, au sein de la fonction publique, des enseignants vacataires et de meilleures conditions de travail, selon leurs responsables.

Le mouvement des enseignants était bien suivi à Conakry où de nombreux établissements sont restés fermés, selon un journaliste de l'Afp. Des élèves ont installé des barricades et brûlé des pneus sur de nombreuses artères pour réclamer la reprise des cours.

En banlieue, les manifestants ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre qui ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes. "Nous voulons nos profs. Nous voulons aller à l'école !" ont notamment scandé les élèves.
Le mouvement était également largement suivi en province. Dans les villes de Siguiri (nord-est), Kindia (ouest), Labé (nord), Gaoual et Boké (nord-ouest), toutes les écoles étaient fermées hier, selon des enseignants et des témoins joints au téléphone par l'Afp de Conakry.

AFP -

Le syndicat de la presse privée de Côte d'Ivoire a "exigé", hier, "la libération immédiate et sans conditions" de six journalistes ivoiriens, arrêtés la veille pour "divulgations de fausses nouvelles", y voyant une "atteinte flagrante à la liberté d’expression".

Vamara Coulibaly, Yacouba Gbané et Franck Bamba Mamadou, respectivement directeurs des quotidiens ivoiriens l'Inter et Soir Info (indépendants), du Temps (opposition) et de Notre Voie (opposition), sont détenus depuis dimanche dans un camp de gendarmerie à Abidjan.
Ces patrons ont été arrêtés en même temps que leurs collaborateurs, Hamadou Ziao (rédacteur en chef de l'Inter), Jean Bédel Gnago (Soir info) et Ferdinand Bailly (Le temps).
Le Syndicat de la presse privée de Côte d'Ivoire (Synapp-Ci) a, dans un communiqué, "condamné fermement cette énième atteinte flagrante à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, deux droits fondamentaux de l’Homme, reconnus et protégés par la Constitution ivoirienne". Selon le procureur de la République, Richard Adou, l'arrestation de ces journalistes est liée "aux récents mouvements d'humeur des militaires" au cours desquels "certains organes de presse ont divulgué de fausses informations de nature à inciter les soldats à la révolte".
"Ces agissements tombent sous le coup de la loi qui réprime l'incitation des militaires à l'insoumission et à la rébellion, les atteintes à l'autorité de l'Etat et la publication d'informations fausses se rapportant au secret de la défense et de la sûreté de l'Etat", a-t-il rappelé dans un communiqué.
Pour le Synapp-Ci, "en période de crise, les attaques contre la presse ne sont jamais un bon signal et ne sont surtout pas un facteur de stabilité et de restauration de la confiance entre les populations".

AFP -

Le "général" Joseph Zoundéko, considéré comme un des chefs influents du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (Fprc), faction de l'ex-rébellion séléka, a été tué, samedi, lors d'une opération de la force de l'Onu (Minusca), a-t-on appris hier auprès d'un de ses proches. "Nous avons été informés, depuis Bambari, que le général Zoundéko a été effectivement tué lors de l'attaque aérienne de la Minusca non loin de la région d'Ippy", a indiqué à l'Afp, sous le couvert de l'anonymat, ce proche qui travaille pour une Ong implantée à Bambari (centre). "Des informations provenant de nos personnels à Bambari (...) attestent que celui-ci est mort dans l'attaque de samedi qui a fait plusieurs victimes", a ajouté ce responsable, sans pouvoir fournir de bilan.

Un hélicoptère de la Minusca est "intervenu", samedi, pour stopper des hommes armés d'une faction du Fprc qui avançaient vers la ville de Bambari (centre), selon la Minusca.  "Le Fprc a franchi la ligne rouge dans la région d'Ippy", près de Bambari, entraînant l'intervention d'un hélicoptère de la force de l'Onu face à "la menace accrue de confrontation violente dans la ville de Bambari", avait indiqué, ce week-end, la force de l'Onu. "La Minusca n'a pas eu d'autre choix que d'arrêter l'avancée de la menace d'éléments de la coalition Fprc afin d'éviter une confrontation dans Bambari qui aurait eu des conséquences dramatiques pour les populations civiles déjà traumatisées", selon la force de l'Onu qui n'a pas donné de bilan de l'opération.

AFP

Un hélicoptère de la force de l'Onu en Centrafrique (Minusca) est "intervenu", samedi, pour stopper des hommes armés d'une faction de l'ex-rébellion séléka qui avançaient vers la ville de Bambari (centre), a annoncé la Minusca dans un communiqué

"Le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (Fprc) a franchi la ligne rouge dans la région d'Ippy", près de Bambari, entraînant l'intervention d'un hélicoptère de la force de l'Onu face à "la menace accrue de confrontation violente dans la ville de Bambari", a indiqué, hier, le communiqué. "La Minusca n'a pas eu d'autre choix que d'arrêter l'avancée de la menace d'éléments de la coalition Fprc afin d'éviter une confrontation dans Bambari, qui aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles déjà traumatisées", a précisé le texte, sans donner de bilan de l'opération. Au moins 20 combattants ont été tués depuis une semaine dans des affrontements qui ont éclaté, samedi, dans une localité minière située à une quarantaine de km de Bambari entre deux factions rivales de l'ex-rébellion séléka, selon des témoins ayant fui les combats.

Ces affrontements opposent des éléments de l'Unité du peuple centrafricain (Upc) de Ali Ndarass et du Fprc de Noureddine Adam.
L'Upc et le Fprc sont deux des factions issues de l'éclatement de la coalition séléka. Selon les circonstances et leurs intérêts locaux (contrôle de mines, racket routier, vol de bétail...), ces factions peuvent s'allier, se combattre, voire nouer des alliances provisoires avec des groupes anti-balaka.

AFP

 

Un influent général sud-soudanais a démissionné en accusant le président Salva Kiir de mener un "nettoyage ethnique" dans ce pays en guerre, selon la lettre de démission dont l'Afp a obtenu copie hier.

Le lieutenant-général Thomas Cirillo Swaka, numéro deux de la division logistique au sein de l'état-major, affirme avoir "perdu patience vis-à-vis de la conduite du président et commandant en chef, du chef d'état-major et d'autres officiers supérieurs", issus de l'ethnie dinka, selon la lettre de démission. Le président et ces officiers de la Spla - l'armée gouvernementale - "ont systématiquement torpillé" un accord de paix signé en août 2015, a estimé le lieutenant-général, membre de l'ethnie bari, réputé influent et respecté par les partenaires étrangers du Soudan du Sud.

Ils ont également cherché "à mettre en œuvre l'agenda" d'un Conseil d'aînés de l'ethnie dinka - dont le président Salva Kiir fait partie - à savoir le "nettoyage ethnique", le "déplacement forcé de population" et la "domination ethnique", a assuré le lieutenant-général, évoquant des crimes contre l'humanité. Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé, en décembre 2013, dans une guerre civile ayant fait des dizaines de milliers de morts et plus de trois millions de déplacés, malgré le déploiement de quelque 12.000 Casques bleus. Cette guerre, dans laquelle des atrocités ont été attribuées aux diverses parties au conflit, oppose principalement les troupes du président Kiir aux hommes de l'ancien vice-président Riek Machar, issu de l'ethnie nuer.

Les provinces d'Equatoria, d'où est originaire M. Cirillo, avaient été globalement épargnées par ces combats, mais ces six derniers mois, elles ont été le théâtre de violences parmi les pires du pays.

L'armée gouvernementale, transformée peu à peu en armée "tribale" dinka par le président et son entourage, a participé à "des tueries systématiques, des viols de femmes et des incendies de villages, prétendant poursuivre des rebelles dans des villages pacifiques" à travers le pays, a affirmé M. Cirillo.

AFP

 

Un soldat gambien, ancien membre de la garde rapprochée de l'ex-président Yahya Jammeh obligé de s'exiler, a été trouvé en possession d'une armé à feu dans une mosquée de Banjul dans laquelle se trouvait le nouveau chef de l'Etat, Adama Barrow, selon la force ouest-africaine en Gambie (Ecomig).

"Lors de la prière du vendredi 10 février 2017, à la mosquée King Fahd de Banjul, à laquelle participait Son Excellence Monsieur Adama Barrow, président de la République de Gambie, la force Ecomig avait déployé un dispositif de sécurité conformément à son mandat", a précisé, hier, un communiqué de la force en Gambie de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao).
"Au cours de la fouille des fidèles, effectuée par les personnels du détachement de la Gendarmerie nationale sénégalaise, il a été découvert sur le nommé Babucarr Njie un pistolet automatique de marque 'Helwan' de calibre 9mm avec un chargeur garni de huit cartouches à balle réelle", a ajouté le texte.
Selon l'Ecomig, "l'individu interpellé, né le 1er janvier 1985 à Madina Daru, en Gambie, déclare être un militaire des forces armées gambiennes, anciennement détaché à la garde rapprochée de l’ex-président Yahya Jammeh".
L'Ecomig a remis le suspect arrêté aux autorités policières gambiennes avec le matériel saisi et ses autres effets personnels, pour la suite de l'enquête.
La mission militaire de l'Ecomig, déployée en Gambie pour renforcer la sécurité du régime du nouveau président Adama Barrow, vient d'être prolongée de trois mois, avait annoncé, mercredi, la présidence gambienne.
La Cedeao avait lancé, le 19 janvier, une opération militaire en Gambie, formée  de cinq pays membres de cette organisation régionale, pour forcer au départ le président sortant Yahya Jammeh qui refusait de céder le pouvoir à Adama Barrow après son élection à la présidentielle du 1er décembre 2016.
Jammeh qui était au pouvoir depuis 22 ans a finalement quitté le pays le 21 janvier pour un exil en Guinée équatoriale.

 

AFP -

Les signataires de l'accord de paix au Mali ont établi un nouveau calendrier prévoyant la mise en place, avant la fin février, de deux dispositions importantes de l'accord : les "patrouilles mixtes" et les autorités intérimaires dans le Nord, selon un document obtenu hier par l'Afp

Ce document émane du "Groupe de travail" qui s'est réuni, cette semaine, à Bamako, pour préparer la rencontre d’hier du Comité de suivi de l'accord signé en mai-juin 2015, en présence de la médiation internationale et de toutes les parties, a constaté un correspondant de l'Afp.

La réunion se tient un peu plus de trois semaines après l'attentat-suicide jihadiste du 18 janvier à Gao, principale ville du nord du Mali, visant un camp de regroupement des formations armées signataires de l'accord de paix, en vue de l'organisation des "patrouilles mixtes", qui a fait près de 80 morts. "Nous avons le devoir et la volonté de réussir ensemble", a déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, dont le pays conduit la médiation internationale qui a abouti à cet accord entre le gouvernement, les groupes qui le soutiennent et la Coordination des mouvements de l'Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg).

"Nous sommes tous attachés à cet accord, nous ne voyons pas d'autres alternatives", a-t-il ajouté au début de la réunion, en présence notamment du chef de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, et du responsable de la direction Afrique du ministère français des Affaires étrangères. Selon le document du Groupe de travail, l'installation, dans le Nord, des autorités intérimaires prévues par l'accord, constamment reportée, doit se dérouler "du 13 au 20 février".

Quant aux "patrouilles mixtes" entre militaires maliens, combattants des groupes pro-gouvernementaux et de la Cma, censées préfigurer la refonte d'une armée malienne unitaire, leur lancement doit s'échelonner à partir du 20 février. "Les patrouilles mixtes démarreront à Gao  le 20 février", selon le texte, puis "le 28 février à Kidal (nord-est), et à Tombouctou (nord-ouest), une semaine après".

A Kidal (nord-est), toujours contrôlée par les ex-rebelles, "le retour de la représentation de l'Etat et des services déconcentrés se fera concomitamment avec l'installation des autorités intérimaires et des patrouilles mixtes prévues pour le 28 février". En janvier, le Conseil de sécurité de l'Onu a estimé que "les retards continuels menacent la viabilité de l'accord", censé isoler définitivement les jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en 2012.

 

 

AFP

Dix femmes et enfants ont été tués au cours d'une violente dispute pour le pouvoir au sein d'une chefferie dans le nord du Ghana, a rapporté la police hier.
Des coups de feu ont été entendus, jeudi, dans la ville de Bimbilla, à la suite d'informations selon lesquelles un roi local s'apprêtait à nommer un chef contre l'avis d'une autre faction. Les chefs traditionnels, toujours présents sur le continent africain, détiennent du pouvoir et de l'influence même s'ils n’intègrent pas les formes modernes de la vie politique.

Les politiciens sollicitent leurs conseils et soutiens, notamment au sujet des problèmes locaux.
"Une dispute avec une autre chefferie a provoqué les incidents", a indiqué Ebenezer Peprah, un responsable de la police de la ville, située à quelque 450 km de la capitale, Accra. "Sur un total de dix cadavres, nous avons décompté sept femmes et trois enfants, deux filles et un garçon", a-t-il précisé à l'Afp. "Onze personnes sont actuellement hospitalisés après avoir été blessés par balle" a-t-il ajouté.

Selon le policier, les hommes se sont enfuis durant la dispute, abandonnant femmes et enfants à leur sort.
"Nous avons arrêté 21 suspects et nous les interrogeons dans le cadre de l'enquête", a ajouté Peprah. La "situation est calme mais reste imprévisible".
Le ministre de l'Intérieur a imposé un couvre-feu dans la ville, tandis que des patrouilles de police circulent dans la zone

AFP -

Au moins huit soldats ont été tués et deux blessés, hier, dans une embuscade du groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, selon des sources sécuritaires.

Ce bilan a été donné l'Afp en premier lieu par une source militaire. L'attaque, confirmée par un membre d'une milice d'autodéfense, a eu lieu vers 09h00 (08h00 Gmt) dans le village d'Ajirin, à environ 50 km à l'est de la capitale de l'Etat du Borno, Maiduguri. "C'était une attaque surprise et c'est ce qui explique le nombre de victimes", a précisé sur les lieux une source militaire à l'Afp. "Il y a eu des tirs nourris, au moins huit soldats ont été tués et deux blessés. Boko Haram a également subi des pertes".
Un garde de sécurité civil a confirmé ces chiffres tout en estimant qu'au moins 10 soldats pourraient avoir péri dans l'attaque.
Aucun responsable militaire du quartier général nigérian à Abuja n'a pu être joint par l'Afp.

L'armée nigériane et le gouvernement ont affirmé à plusieurs reprises, ces derniers mois, que Boko Haram était à bout de souffle.
Le président nigérian Muhammadu Buhari a affirmé, dès la fin 2015, que les islamistes étaient "techniquement vaincus". Douze mois plus tard, il annonçait triomphalement que l'armée les avait chassés de leur dernière enclave, dans la forêt de Sambisa, dans l'Etat de Borno.

Les attaques sporadiques de  ces derniers mois ont été attribuées à un groupe de Boko Haram affaibli et poussé dans ses derniers retranchements.
Toutefois, les attaques se sont multipliées récemment contre des militaires et des policiers à Borno et dans les Etats voisins de Yobe et Adamawa.

AFP

 

La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, a mis en garde, hier, l'administration de Donald Trump contre toute "interférence" dans la politique de l'Ue, à la suite notamment de propos laudateurs du président américain sur le Brexit.

"Nous n'interférons pas dans la politique des Etats-Unis (...) Et les Européens comptent sur le fait que l'Amérique n'interfère pas dans la politique européenne", a averti Mme Mogherini, qui bouclait sa première visite à Washington depuis l'arrivée de l'administration Trump, perçue comme isolationniste, nationaliste et beaucoup moins attachée aux liens transatlantiques.

Devant quelques journalistes, la diplomate européenne était notamment interrogée sur la volonté prêtée au site d'informations américain Breitbart, proche de l'extrême droite et anciennement dirigé par le conseiller du président Trump, Steve Bannon, d'influencer les élections, cette année, en France et en Allemagne.

"Je crois que l'unité de l'Union européenne est plus manifeste aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a quelques mois. Et cela doit être clairement compris ici", a-t-elle souligné après avoir vu, jeudi, le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, et les conseillers du nouveau président, Michael Flynn et Jared Kushner.

Mme Mogherini a encore exhorté la nouvelle administration américaine à "respecter l'Union européenne qui n'est pas seulement une institution, mais une Union de 28 Etats membres, toujours à 28 et à 28 pour encore plusieurs mois", en allusion à la sortie programmée du Royaume-Uni.

Fin janvier, le président Trump avait estimé, en recevant à la Maison Blanche la Première ministre britannique Theresa May, que le Brexit était "une chose merveilleuse". Il avait alors vanté la "relation spéciale" entre Washington et Londres, critiquant au passage l'Ue et l'Otan.

 

AFP

 

Aux cris de "Mort à l'Amérique", des millions d'Iraniens sont descendus, hier, dans les rues pour marquer le 38e anniversaire de la révolution islamique et montrer qu'ils ne craignent pas "les menaces" du président Donald Trump.

"Il faut parler au peuple iranien avec respect. Quiconque utilise le langage de la menace, le peuple iranien le lui fera regretter", a déclaré le président Hassan Rohani devant des centaines de milliers de personnes rassemblées place Azadi à Téhéran. D'immenses défilés rassemblant des millions de personnes ont également eu lieu dans la plupart des villes iraniennes, selon les images de la télévision publique Irib. "Les manifestations avec des millions d'Iraniens montrent la puissance de l'Iran islamique", a ajouté le président Rohani. Selon lui, il s'agit d'une "réponse aux propos mensongers des nouveaux dirigeants de la Maison Blanche".

"Ceux qui menacent notre gouvernement, nos forces armées, doivent savoir que notre peuple est uni et résistera jusqu'au bout face aux ennemis", a-t-il affirmé.
Les manifestants portaient des pancartes "Mort à l'Amérique" et piétinaient aussi de grands drapeaux américains en brandissant des photos de M. Trump, du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et de la Première ministre britannique, Theresa May.

Ils brandissaient aussi des photos de l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême, qui avait appelé, mardi, les Iraniens à "répondre" aux menaces du président Trump en défilant massivement pour célébrer la victoire de la révolution islamique qui a renversé, en 1979, le régime du Shah d'Iran, allié des Etats-Unis.

 

AFP

L'Union européenne (Ue) a annoncé, hier, une aide d'un montant de 225 millions d'euros à la Gambie, "quasiment en faillite", selon son nouveau président, Adama Barrow, qui a également obtenu une prolongation de trois mois du mandat des troupes ouest-africaines.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a mobilisé une force pour contraindre l'ex-président Yahya Jammeh à céder le pouvoir à M. Barrow dont il contestait la victoire à l'élection du 1er décembre.

Le mandat de cette force, "expirant le 20 février", a été prolongé de trois mois à compter du 21 février, avec "un effectif minimum de 500 hommes en provenance du Sénégal, du Nigeria et du Ghana", selon un communiqué signé par son chef, le général François Ndiaye.
La décision a été prise par les chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao, le 29 janvier, en marge du Sommet de l'Union africaine, selon le texte.

Les troupes ouest-africaines auront désormais pour mission d'assurer la sécurité du président et des membres du gouvernement, et de "faciliter l'établissement de la confiance entre les nouvelles autorités et les forces de défense et de sécurité gambiennes", a souligné le général Ndiaye. La présidence gambienne avait fait état de cette prolongation de trois mois dans un communiqué mercredi soir, sans autre indication.

Lors de la signature, hier, à Banjul, d'une série de contrats d'aide par le commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica, M. Barrow a affirmé que la Gambie ne disposait que de deux mois de réserves de changes, avec "une économie quasiment en faillite et en besoin de secours immédiat".
M. Mimica a salué le "changement pacifique et démocratique" représenté par l'accession au pouvoir d'Adama Barrow, assurant que l'Ue était "pleinement engagée à la coopération avec le président Barrow et son gouvernement".

L'Ue avait gelé son aide à la Gambie, en décembre 2014, en raison de la mauvaise situation des droits de l'Homme dans ce pays où le régime de Yahya Jammeh était accusé de meurtres extrajudiciaires, tortures et disparitions forcées.

Banjul va ainsi bénéficier d'une aide financière immédiate de 75 millions d'euros pour combattre l'insécurité alimentaire, le chômage et les difficiles conditions dues à l'état du réseau routier, selon un communiqué de l'Ue.

Un second programme d'aide de 150 millions d'euros est attendu à l'occasion d'une visite prochaine d'une délégation de l'Ue en Gambie, selon ce texte.
"La plupart des entreprises publiques sont criblées de dettes et fonctionnent en-dessous de leurs capacités y compris dans le secteur de l'énergie", a dit M. Barrow, soulignant que le chômage des jeunes avait explosé.

AFP

 

AFP -

Les soldats des forces spéciales ivoiriennes qui s'étaient mutinés, mardi, dans leur base d'Adiaké, à 90 km à l'est d'Abidjan, pour réclamer des primes, ont mis fin, hier, à leur mouvement, a indiqué à l'Afp un haut gradé de l'armée ayant requis l'anonymat.

"Nous nous sommes parlés entre soldats. Ils ont compris et regrettent de s’être laissé emporter. Ils ont présenté leurs excuses aux autorités (...) d’Adiaké et aux populations pour tous les désagréments causés", a affirmé cet officier supérieur. Interrogé sur les informations faisant état de la satisfaction des revendications des mutins, l'officier a répondu : "C’est faux !"

"Il n’y a pas eu besoin d’accord, encore moins secret. Il n’y a eu aucune négociation avec le gouvernement", a poursuivi ce gradé ayant pris part aux discussions entamées, mercredi, entre la hiérarchie militaire et les mutins.

De son côté, une source au ministère ivoirien de la Défense a affirmé que "tout a été géré entre les mutins et leurs premiers responsables, le colonel Lassina Doumbia (commandant des forces spéciales), ainsi que le chef d'état-major de l'armée, le général Sékou Touré".

Le calme était revenu, hier matin, dans la ville d'Adiaké où commerces et écoles ont rouvert. "On respire ce matin. Depuis hier, à 15H00 (locales et Gmt), les tirs ont cessé (...) Les élèves ont repris le chemin de l'école. Je crois que les activités vont reprendre. Nous sommes très contents. J'ai même fait un tour en ville ; les gens commencent à vaquer à leurs occupations", a raconté un habitant.

Les forces spéciales sont une unité d'élite de l'armée directement impliquée dans la sécurité proche du président ivoirien Alassane Ouattara. Début janvier, la Côte d'Ivoire a été secouée par une mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée et qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes.

En satisfaisant à leurs revendications, via le versement de primes à 8.500 de ces membres de l'ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes non concernés par cet accord financier, qui s'étaient à leur tour mutinés. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (centre).

Les autorités avaient ramené le calme en promettant "d'améliorer les conditions de vie" de toutes les forces de sécurité.

 

AFP -

La nouvelle présidence du Ghana cherche à localiser plus de 200 véhicules de son parc automobile, non restitués par leurs utilisateurs après la prise de fonction du nouveau président, Nana Akufo-Addo.

Une commission spéciale a été mise sur pied pour retrouver ces véhicules, attribués à de hauts responsables ou conseillers sous le mandat du précédent président, John Dramani Mahama, battu à la présidentielle du 7 décembre dernier par M. Akufo-Addo.

Le porte-parole de la présidence, Eugene Arhin, a détaillé, devant la presse, les résultats d'un audit du parc automobile de la présidence, faisant apparaître que n'avaient été recensés que 74 des 196 Toyota Land Cruiser, 20 des 73 Land Cruiser Prado, 11 des 24 Mercedes, deux des 28 Toyota Avalon et deux des six Bmw. Le chef de cabinet de la présidence, Akosua Frema Osei-Opare, a rappelé, dans un communiqué, que conserver des biens appartenant à l'Etat était illégal.

"Les personnes ayant illégalement des biens de l'Etat en leur possession doivent contacter la commission spéciale et prendre les dispositions pour restituer ceux-ci immédiatement", a-t-il averti.

Nana Akufo-Addo, entré en fonction début janvier, a fait de la lutte contre la corruption une de ses promesses de campagne.

 

AFP

 

Les recherches se poursuivaient, hier, au Mali et au Burkina Faso, pour retrouver une religieuse colombienne enlevée, mardi, dans le sud du Mali, par des jihadistes présumés, a appris l'Afp auprès du ministère malien de la Sécurité.

"Les recherches se poursuivent. Nous avons des hommes sur le terrain qui participent aux recherches" pour retrouver la religieuse colombienne Gloria Cecilia Narvaez Argoti, a affirmé à l'Afp un responsable du ministère. "Nous avons aussi alerté les autorités du Burkina Faso qui mènent, de leur côté, les recherches parce que le groupe (auteur du rapt) a pris la direction de la frontière" de ce pays voisin du Mali, a-t-il ajouté.

Après l'enlèvement, les ravisseurs et l'otage ont pris la direction du Burkina Faso, avaient affirmé, mercredi, à l'Afp, des sources de sécurité malienne et burkinabè.
Gloria Cecilia Narvaez Argoti, une sœur franciscaine quinquagénaire, a été enlevée, mardi soir, près de Koutiala, à 400 km à l'est de la capitale Bamako, par des hommes armés présumés jihadistes. Elle était en service dans la paroisse de Karangasso, près de Koutiala.

Sa communauté religieuse affirmait, hier, non rassurée. "D'après mon échange avec Mgr Jean-Baptiste Tiama, l'évêque de Sikasso (chef-lieu de la région malienne où le rapt a eu lieu) ce matin, nous sommes beaucoup inquiets", a affirmé à l'Afp l'abbé Edmond Dembélé, secrétaire générale de la Conférence épiscopale du Mali.
"Les zones frontalières (avec le Burkina) sont vastes et parfois inhabitées, et sont propices à des caches. C'est le cas de la direction prise par les ravisseurs", a expliqué l'abbé Dembélé.

 

 

AFP -

Le nouveau ministre gambien de la Justice a annoncé sa volonté d'entamer une révision de la Constitution en vigueur sous l'ex-président Yahya Jammeh pour en éliminer notamment les lois restrictives sur les médias.

"Nous entamerons un processus d'examen de la Constitution pour nous assurer de sa pertinence et qu'elle satisfait au but pour lequel les Gambiens l'ont adoptée", a déclaré, mardi soir, Abubacarr Tambadou, nommé ministre de la Justice par le nouveau président gambien Adama Barrow.
Certaines réformes sont des priorités, "particulièrement dans le secteur de la justice criminelle et des lois sur les médias", a ajouté M. Tambadou, ancien procureur adjoint au Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir), lors de sa prestation de serment mardi.

La Gambie sous l'ex-président Yahya Jammeh était critiquée pour ses atteintes répétées aux droits humains. Les journalistes étaient régulièrement harcelés et poursuivis pour notamment sédition, diffamation ou diffusion de fausses nouvelles, des motifs qualifiés de "fourre-tout" par Amnesty international. Plusieurs hommes de médias ont également été emprisonnés, contraints à l'exil ou ont disparu sous le régime de Jammeh, venu au pouvoir par coup d'Etat en 1994 et qui a dirigé la Gambie d'une main de fer pendant 22 ans.
M. Tambadou est le onzième ministre nommé par le président Barrow qui avait déjà désigné, le 1er février, dix des dix-huit membres de son gouvernement. Mme Fatoumata Jallow Tambajang a aussi été nommée vice-présidente. La Gambie sort d'une crise à rebondissements de six semaines provoquée par le revirement de M. Jammeh qui a annoncé, le 9 décembre, contester la victoire électorale de M. Barrow, une semaine après l'avoir reconnue.

 

AFP-

Le gouvernement ivoirien cherchait, hier, à désamorcer une mutinerie de militaires des forces spéciales, dernier épisode d'une série de soulèvements dans les forces armées qui font craindre un retour du pays dans l'instabilité qui l'a longtemps miné. Malgré l'ouverture de discussions avec les mutins, les autorités ivoiriennes ont condamné la mutinerie des forces spéciales basés à Adiaké (90 km à l'est d'Abidjan), où un calme très précaire était revenu. "Le gouvernement (...) condamne et déplore ces formes violentes de revendication", a déclaré le ministre de la Communication, Bruno Nabagné Koné, à l'issue du Conseil des ministres, évoquant "une attitude malheureusement récurrente ces derniers temps".Un convoi de mutins a quitté la ville d'Adiaké pour Abidjan où une rencontre avec le ministre ivoirien de la Défense, Alain Richard Donwahi, est prévue.

A Adiaké, la situation était incertaine en fin de journée, l'entrée de la petite ville côtière était toujours contrôlée par les mutins dont la plupart portait des cagoules. Ils ont refoulé des journalistes qui tentaient d’y accéder.
"On ne peut rien vous dire, a déclaré un mutin à un journaliste de la radio ivoirienne, les revendications sont déjà sur la table de notre hiérarchie. Les autorités savent ce qu'on veut".

Les forces spéciales ivoiriennes, une unité d'élite de l'armée, directement impliquées dans la sécurité proche du président ivoirien Alassane Ouattara, ont déclenché un soulèvement pour "réclamer des primes". Ce coup de colère des soldats des forces spéciales intervient près d'un mois après une mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée, qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes.

En satisfaisant à leurs revendications, via le versement de primes à 8.500 de ces membres de l'ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes non concernés par cet accord financier, qui s'étaient à leur tour mutinés. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (centre).

Les autorités avaient ramené le calme en promettant "d'améliorer les conditions de vie" de toutes les forces de sécurité.

 

AFP -

 

L'ancien Premier ministre somalien Mohamed Abdullahi Farmajo a été élu président, hier, à l'issue d'un vote des parlementaires placé sous haute sécurité, les autorités craignant une nouvelle attaque des islamistes radicaux shebab, a constaté un journaliste de l'Afp.

Après deux tours de vote ayant duré plus de six heures, Mohamed Abdullahi Farmajo, du clan des Darod, a obtenu, avec 184 voix, plus de la moitié des votes des 329 parlementaires.
Ce résultat ne lui permettait pas d'atteindre la majorité des deux tiers nécessaire pour être proclamé vainqueur dès le deuxième tour du scrutin, mais le candidat arrivé deuxième, l'actuel président Hassan Sheik Mohamud (clan Hawiye), a reconnu sa défaite avant l'organisation d'un troisième et dernier tour.

"C'est le début de l'unité pour la nation somalienne, le début de la lutte contre les shebab et la corruption", a déclaré Mohamed Abdullahi Farmajo depuis le hangar de l'aéroport de Mogadiscio, un des endroits les mieux protégés de la ville, et où l'élection était organisée. Des célébrations ont été entendues par des journalistes de l'Afp dans les rues de la capitale somalienne ainsi que dans le camp de réfugiés de Dadaab, le plus grand au monde, situé au Kenya et peuplé de Somaliens.

Le nouveau président dispose des nationalités somalienne et américaine. Il avait été nommé Premier ministre en 2010, mais des querelles et trahisons politiques avaient entraîné sa chute huit mois plus tard, avant qu'il n’ait eu l'opportunité de montrer sa valeur. Son élection marque la fin d'un processus électoral de plusieurs mois, maintes fois retardé et entaché de nombreuses accusations de corruption et manipulation. Malgré l'absence du suffrage universel, dont l'introduction a finalement été reportée à 2020, cette élection est vue comme une avancée dans ce pays privé de véritable état central depuis la chute de l'autocrate Siad Barre en 1991.

AFP

Une opération des forces de sécurité centrafricaines appuyées par la police de l'Onu contre un "chef de groupe d'auto-défense" a fait cinq morts, mardi, à Bangui, dans le quartier du PK-5, épicentre des violences intercommunautaires dans la capitale centrafricaine, a indiqué, hier, la force de l'Onu en Centrafrique. "Une opération a eu lieu, mardi après-midi, au PK-5, dans le 3e arrondissement. Au cours de cette opération, Youssouf Malinga alias +Big Man+ et ses hommes ont ouvert le feu sur les forces de sécurité intérieures, tuant deux passants : un homme et une femme, et causant des blessés", a déclaré, lors d'une conférence de presse, le porte-parole de la force de l'Onu (Minusca), Vladimir Monteiro. "La riposte des forces de sécurité intérieures a entrainé la mort de Youssouf Malinga et d'un de ses hommes. Au cours de cet incident, trois gendarmes centrafricains ont également été blessés", a-t-il ajouté.

Un pasteur d'une église apostolique basée au PK-5 a été poignardé mortellement par les hommes de Big Man dans les représailles qui ont suivi sa mort. "Il est regrettable, a déploré M. Monteiro, que des populations civiles aient été victimes des tirs indiscriminés des criminels". "Youssouf Malinga et ses hommes, a poursuivi le porte-parole, faisaient régner, depuis un certain temps, un climat de terreur et étaient responsables de la hausse des activités criminelles dans le 3e arrondissement". "La Minusca appelle les populations à garder le calme et à éviter tout acte susceptible d'exacerber les tensions intercommunautaires". Le 3 février, le président Faustin-Archange Touadéra avait averti qu'un plan "visant à réduire les malfaiteurs était en cours". Big Man avait pris la place d'un autre chef, tué l'an dernier dans une rixe entre groupes armés rivaux du PK-5.

AFP

Des militaires ivoiriens des forces spéciales, basés dans deux localités proches des frontières sud et nord du pays, sont descendus, hier, dans les rues en tirant en l'air, selon des habitants, pour des motifs, pour l'heure, inconnus.

Les forces spéciales ivoiriennes sont une unité d'élite de l'armée qui est intervenue en première ligne le 13 mars 2016, lors de l'attaque jihadiste de Grand Bassam, une station balnéaire à l'est d'Abidjan (19 morts). Elles sont directement impliquées dans la sécurité proche du président ivoirien Alassane Ouattara.

Hier, des membres de ces forces ont occupé, en tirant en l'air, les rues d'Adiaké, siège d'une base militaire à 90 km à l'est d'Abidjan et à une trentaine de km à vol d'oiseau de la frontière avec le Ghana. "On déplore trois blessés par balles, dont une femme", a expliqué à l'Afp Mme Coulibaly, responsable des femmes de cette ville.
"Cela continue, ils (les soldats) paradent en ville a bord de voitures pick-up, en tirant en l’air", raconte Gislain, un autre habitant d'Adiaké.

Selon un enseignant joint au téléphone, "les gens sont terrés chez eux, la ville est calme. On ne sait rien des revendications, on parle d'une affaire de primes".
Le chef d'état des armées, le général Sékou Touré, le chef d'état major particulier de la présidence, le général Vagondo Diomandé, de retour d'Adiaké, sont en réunion avec le ministre de la Défense, Alain Richard Donwahi, a indiqué une source au ministère de la Défense.
Les revendications de ces soldats n'étaient pas connues dans l'immédiat, mais la Côte d'Ivoire a été le théâtre, en janvier, d'une série de mutineries au sein des forces de sécurité.

Des éléments des forces spéciales prépositionnés pour lutter contre la menace jihadiste ont également manifesté, hier, en tirant en l'air à Tengréla, à environ 700 km au nord d'Abidjan et à une demi-douzaine de km de la frontière avec le Mali.
Le Mali, théâtre d'attaques jihadistes, partage une frontière d'environ 500 km avec la Côte d'Ivoire.

 

AFP

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a suspendu, pour deux mois, les voyages des responsables gouvernementaux, en raison de la dépréciation de la monnaie nationale, sauf exception relevant de sa seule décision, a indiqué, hier, le ministre de l'Information.

"Sauf cas d'urgence, aucun responsable ne sera autorisé à voyager à l'étranger. La mesure concerne tous les ministres, les chefs d'agences et de commissions (gouvernementales) ainsi que leurs adjoints et collaborateurs", a déclaré à l'Afp le ministre Eugene Nagbe. "Des dérogations ne pourront être accordées que par la présidente elle-même après un entretien en tête à tête avec le responsable souhaitant voyager, et s'il est établi que ce voyage est de la plus haute importance pour l'intérêt national", a précisé M. Nagbe. Selon un communiqué de la présidence, publié le week-end dernier, ce moratoire d'une durée de 60 jours, en vigueur à compter du mois de février, a été décidé au cours d'une réunion consacrée à la situation économique du pays.

Le texte mentionne "les efforts continus de la Banque centrale du Liberia (Cbl) et du ministère des Finances ces dernières semaines pour réduire et stabiliser les taux de change qui ont commencé à donner des résultats positifs".

"La Cbl a aussi été mandatée pour examiner la situation alarmante de fuite des capitaux et renforcer ses mesures de régulation pour juguler la sortie illégale de devises étrangères du pays", selon le communiqué.Plusieurs associations d'opérateurs économiques et de la société civile ont manifesté la semaine dernière pour demander au Parlement d'arrêter l'envolée du cours du dollar américain par rapport au dollar libérien, qui a induit une hausse généralisée des prix.

"Dès que le cours du dollar américain augmente, les prix suivent, parce que ceux qui achètent les produits à l'étranger ont besoin de dollars pour importer. Donc, tant que les cours du dollar américain restent élevés, toute baisse des prix est impossible", a expliqué à l'Afp l’économiste Prince Bagoon. Le dollar américain est une devise légalement utilisée dans les transactions, à côté du dollar libérien, depuis l'indépendance, en 1847, de cette république fondée avec le soutien des Etats-Unis pour y installer des  esclaves américains affranchis.

 

 AFP

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