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Actualités Internationales (1445)

Les autorités gambiennes ont exhumé le corps d’un opposant au régime de Yahya Jammeh dont la mort en détention, en avril 2016, a suscité une série de manifestations politiques dans le pays, a appris l’Afp hier auprès de la police.

Les autorités gambiennes ont exhumé le corps d’un opposant au régime de Yahya Jammeh dont la mort en détention, en avril 2016, a suscité une série de manifestations politiques dans le pays, a appris l’Afp hier auprès de la police.

Solo Sandeng, un responsable du Parti démocratique unifié (Udp, alors principale formation de l’opposition au président Jammeh), avait été arrêté, le 14 avril 2016, avec plusieurs autres personnes lors d’un rassemblement pour réclamer des réformes politiques.

Il est décédé peu après son arrestation par l’Agence nationale du renseignement (Nia), rebaptisée «Service de renseignements d’État» par le nouveau président, Adama Barrow, élu en décembre.

La Nia était considérée comme l’instrument de répression du régime de Yahya Jammeh, qui a dirigé la Gambie de 1994 à son départ en exil en janvier. Neuf ex-agents de la Nia, dont son ancien chef, Yankuba Badjie, et son ancien directeur des opérations, Saikou Omar Jeng dit «Sir Jeng», ont été arrêtés et inculpés, le 23 février, pour le meurtre de Solo Sandeng. Le corps de Solo Sandeng «a été exhumé», le 4 mars, pour les besoins d’une enquête sur son décès, a affirmé le porte-parole de la police, Foday Conta, sans plus de précisions.

L’information a été confirmée par une autre source policière sous le couvert de l’anonymat, selon laquelle l’exhumation s’est déroulée en présence de policiers, d’experts médicaux et de la famille de Solo Sandeng, tous conduits par Saikou Omar Jeng à une tombe dans un cimetière du village de Tanje, à 33 km de Banjul.

«La dépouille mortelle de Solo Sandeng se trouve actuellement à l’hôpital Edward Francis Small de Banjul», le plus grand du pays, a-t-elle précisé.
De même source, son autopsie doit permettre de «déterminer la cause réelle de sa mort». Le rapport médical sera transmis à la justice pour le procès des neuf ex-agents du renseignement devant la Haute cour de Banjul.

La mort en détention de Solo Sandeng a été suivie d’une série de manifestations marquées pour la plupart par des arrestations. Elle a été dénoncée par l’Onu et plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme. Les avocats de la famille Sandeng avaient officiellement saisi le gouvernement sur son sort, n’ayant pu le voir après son arrestation ni récupérer son corps. Dans une déclaration écrite dont l’Afp avait vu copie en juin 2016, Saikou Omar Jeng avait répondu que M. Sandeng avait «malheureusement perdu la vie durant le processus d’arrestation et de détention». Aucune indication n’avait été fournie sur l’heure, le lieu et la cause de son décès.

AFP

L’Assemblée nationale mauritanienne a adopté, hier, un projet de loi de révision constitutionnelle prévoyant notamment la suppression du Sénat et le changement du drapeau national, a constaté le correspondant de l’Afp.

Le projet, soumis par le gouvernement, «a été adopté par la majorité des 147 députés présents», «121 ont voté en faveur du texte, 19 contre», a affirmé Mohamed Ould Beilil, président de l’Assemblée nationale, dominée par le parti présidentiel.

L’opposition radicale, représentée par le Forum national pour l’unité et la démocratie (Fndu), formé d’une quinzaine de partis, a voté contre le projet de loi après avoir mené une campagne contre son adoption. Le texte, approuvé par les députés et qui modifie la Constitution en vigueur depuis 1991, prévoit notamment une suppression du Sénat, remplacé par des Conseils régionaux, et un changement du drapeau national.

Deux bandes rouges, symbolisant le sang versé par les «martyrs de la résistance», seront ajoutées au croissant et à l’étoile jaunes sur fond vert figurant déjà sur ce drapeau. Le texte prévoit aussi la suppression de la Haute cour de justice, du médiateur de la République et du Haut conseil islamique. Il doit ensuite être soumis au Sénat pour adoption, à une date qui n’a pas été indiquée. S’il est adopté par chacune des deux chambres du Parlement à la majorité des deux tiers, le texte doit être soumis à un congrès parlementaire. Le pouvoir est largement majoritaire dans les chambres.

Deux amendements au projet, déposés, hier, par une députée de l’opposition modérée, Malouma Mint Bilal, pour un maintien de l’actuel drapeau national et de la Haute cour de justice, ont été rejetés. Les députés de la majorité ont vivement acclamé l’adoption du texte, se donnant des accolades à l’issue du vote à bulletin secret.
L’opposition radicale a tenté, mardi, d’organiser un rassemblement devant l’Assemblée nationale, mais ses militants, qui portaient des pancartes dénonçant un «tripatouillage» de la Constitution, ont été dispersés par la police.

Le Fndu a dénoncé, dans un communiqué, «une répression aveugle» sur ses militants dont certains ont été, selon lui, blessés.

Le Parlement avait entamé, le 22 février, à Nouakchott, la session extraordinaire consacrée essentiellement à l’examen de modifications de la Constitution.
Ces amendements avaient été arrêtés lors d’un dialogue entre le pouvoir et l’opposition dite modérée en septembre-octobre 2016.

AFP

Le Mouvement du peuple pour le progrès (Mpp), le parti du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, se réunit en congrès, aujourd’hui, à Ouagadougou, dans une atmosphère tendue en raison de la guerre intestine que se livrent ses grands chefs.

La lutte au sommet décidera si le président Kaboré sort renforcé à la tête du pays ou si son gouvernement devra composer avec son principal rival.

Depuis l’élection de M. Kaboré à la tête du pays, l’intérim de la présidence du parti est assuré par Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale, connu pour son franc-parler et sa maîtrise des rouages politiques du pays (il a longtemps été le bras droit de l’ancien président Blaise Compaoré).

Le Mpp a été fondé en janvier 2014 par MM. Kaboré et Diallo, ainsi que l’actuel ministre de l’Intérieur, Simon Compaoré, trois anciens barons du régime de Blaise Compaoré. Ils avaient rejoint l’opposition avant la chute de Compaoré et s’étaient emparés du pouvoir lors de la présidentielle de 2016. Toutefois, le partage de rôles semble ne pas satisfaire les trois ténors, Salifou Diallo ne se gênant pas pour critiquer régulièrement le gouvernement et appeler à des mesures plus fortes. «Le Congrès va redistribuer les cartes et permettre de voir combien chacun pèse. On va voir si Kaboré a les moyens de museler Diallo ou si Diallo a les moyens de prendre encore plus de place. (Simon) Compaoré a une carte à jouer. Kaboré doit le ménager, mais Diallo aussi», souligne, sous le couvert de l’anonymat, un observateur avisé de la vie politique. Une guerre ouverte au sein du parti fragiliserait tous les acteurs, notamment le gouvernement qui fait face à une opposition grandissante. Dans un mémorandum intitulé «Une année de perdue pour le Burkina Faso», l’opposition a dénoncé un «tricéphalisme» au sommet de l’État, en référence au trio fondateur du Mpp. «C’est à un affrontement à peine feutré que les ténors du Mpp se livrent, le parti étant plus que jamais divisé en clans dont on voit l’animosité se manifester à tout bout de champ»’, accuse un membre influent de l’opposition, Alphonse Marie Ouédraogo.

Les difficultés politiques et économiques, associées aux attaques jihadistes dont le Burkina est victime depuis début 2015, ont conduit le président Kaboré à procéder à un «réajustement» de son gouvernement, qui devait initialement être annoncé après le congrès, selon certains analystes.

«Un parti peut vivre ces moments et on croit que c’est la bagarre, que c’est l’implosion. Non, ce n’est pas le cas», nuance Djéjouma Sanon, membre du bureau politique national.

AFP

L’éventualité d’un renversement du régime du nouveau président démocratiquement élu de la République de Gambie, Adama Barrow, par des éléments restés toujours fidèles à l’ex président déchu Yahya Jammeh, est « impossible », selon le président de la Commission de la Cedeao, Marcel Alain Da Souza, de passage à Paris pour les « Entretiens Eurafricains », dissipant ainsi toute crainte d’une remise en cause de l’ordre constitutionnel démocratique rétabli de haute lutte par le peuple gambien.

C’est avant-hier, sur les ondes de Rfi, que le patron de la Cedeao a fait cette déclaration. Selon Marcel Da Souza, la démocratie a finalement triomphé en Gambie et c’est un grand succès pour la Cedeao « qui n’a jamais eu l’intention de faire la guerre et a privilégié la technocratie, le dialogue jusqu’à l’ultime médiation ». Toutefois, « on était sûr que n’eût été la pression militaire, en quadrillant Banjul par les airs, la mer et la terre, on était certain que Jammeh n’allait jamais céder », a-t-il soutenu. C’est ainsi qu’après avoir terminé le travail, le 20 février, les troupes de la coalition sont reparties pour Dakar et 500 militaires, sous la direction de la Cedeao, ont été maintenus sur place, dont 50 du Ghana, 200 du Nigeria et 250 du Sénégal, « pour sécuriser les institutions, le chef de l’État, les ministres, le port, l’aéroport... », a t-il fait savoir. Saluant le « Pacte » liant les forces communautaires et l’armée gambienne qui les a très bien accueillies, les forces de la Cedeao vont rester trois mois et après, nous allons évaluer pour voir où est-ce que nous en sommes », dira-t-il. S’il faut continuer, « on pourra prolonger encore de trois mois mais c’est très cher », a-t-il poursuivi. En outre, la réforme de l’armée gambienne dont tous les soldats étaient exclusivement de l’ethnie de Jammeh est une nécessité comprise, car « jusqu’à présent, on continue de découvrir des caches d’armes, notamment à Kanilaï, l’ancien fief de Jammeh, et il va falloir sécuriser entièrement Banjul et voir où nous allons mettre la quantité d’armes qui a été découvert à State house, la présidence gambienne ». Quid d’une crainte de tentative de putsch des nostalgiques et autres affidés de Jammeh, à l’image de celle du Régiment de sécurité présidentielle du Burkina Faso, en 2014, après la chute de Blaise Compaoré ? Da Souza s’est voulu catégorique : « La tentative de putsch est impossible dans la mesure où nous avons ces 500 hommes sur place en Gambie ».

Mamadou Lamine DIEYE

La forte chute des cours mondiaux du cacao inquiète la filière française du commerce équitable français pour l’avenir des petits producteurs et des risques de grave tension sociale en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial.

«Les cours sont au plus bas, et ce brusque et inexpliqué retour du marché nous inquiète beaucoup, car il est très injuste pour les petits producteurs», a déclaré à l’Afp Christophe Eberhart, cofondateur de la société coopérative Ethiquable, spécialisée dans les produits de commerce équitable Nord-Sud pour la grande distribution. Selon Joëlle Stoll, déléguée générale de la plateforme de commerce équitable qui fédère les acteurs de la filière, la chute des cours, perceptible depuis fin 2016, est une «bombe sociale» en Côte d’Ivoire où «des centaines de containers,invendus, sont bloqués dans le port d’Abidjan».

Le cours du cacao est tombé, la semaine dernière, sur le marché londonien au plus bas depuis trois ans et demi, à 1.533 livres sterling la tonne, et à 1.869 dollars la tonne à New York, son point le plus bas en huit ans et demi. «Je ne comprends pas pourquoi les grandes multinationales du cacao, qui se sont réunies récemment, à Amsterdam, pour renforcer leurs engagements en matière de développement durable, ne se préoccupent pas d’abord de payer un prix équitable aux producteurs» a ajouté Mme Stoll.

La Caisse de compensation de l’État ivoirien a été sollicitée pour régler le différentiel aux producteurs, entre le prix de marché et le prix minimum que l’État leur a garanti depuis l’établissement de son nouveau système de régulation. Mais, elle «s’essouffle» et n’a plus les moyens, a constaté M. Eberhart. «Cela met en tension et en péril le système de régulation du premier producteur mondial ; on ne sait pas s’il va survivre». Sur le terrain, les prix du cacao sont «désormais en-dessous des coûts de production», conduisant «à un appauvrissement généralisé». Le récent rapport de l’Organisation internationale du cacao (Icco) a confirmé les risques de surplus de l’offre par rapport à la demande, avec un excédent prévu de 264.000 tonnes pour la saison 2016-2017 qui a débuté en octobre. On estimait, fin février, à 350.000 tonnes de cacao la hausse inattendue de la production en Côte d’Ivoire. Des tonnes de cacao restaient invendues dans le pays ou dans les deux ports du pays : San Pedro et Abidjan.

Le gouvernement a annoncé, hier, que la situation était en train de se résorber. «Cette semaine est la 4e consécutive de baisse des stocks en région (-17 %, -13 %, -23 %)», s’est félicité le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, qui a souligné «une baisse globale de 10 % des stocks» au niveau des ports.

Refusant d’évoquer des chiffres en valeur absolue (quantités réelles), M. Koné a indiqué que «la situation pourrait être complètement traitée pour la fin du mois». «La pression reste forte. Tout est mis en œuvre pour décanter cette situation. Le gouvernement en fait une vraie priorité : nous savons l’importance du cacao dans notre économie, le nombre de personnes touchées par cette spéculation en Côte d’Ivoire. Tout est fait pour réduire le plus possible les difficultés que pourraient connaître nos parents paysans», a-t-il déclaré, soulignant que le gouvernement et la Caisse de cacao garantissaient un prix de 1.100 FCfa (1,67 euros) par kg aux producteurs.

«Le gouvernement est déterminé à faire respecter le prix de 1.100. C’est la règle. Ceux qui n’appliqueraient pas ce prix seront sanctionnés. Il n’y aura pas de pitié», a martelé le ministre sur un ton ferme.

AFP

L’Afrique du Sud a formellement annulé sa décision controversée de claquer la porte de la Cour pénale internationale (Cpi), le temps de se conformer à la décision d’un tribunal sud-africain qui l’avait invalidée pour des raisons de procédure.

Pretoria a informé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, que «l’instrument de retrait (avait) été jugé inconstitutionnel et invalide», selon un document publié, mardi, par l’Onu sur son site internet. «L’approbation du Parlement sud-africain doit être obtenue avant que l’instrument de retrait du traité de Rome sur la Cour pénale internationale puisse être déposé à l’Onu», ajoute le texte.

Cette annulation ne modifie cependant pas les intentions de l’Afrique du Sud sur le sujet puisqu’un projet de loi de retrait doit être déposé prochainement devant les députés sud-africains.
Le tribunal installé à La Haye est menacé depuis des mois d’une vague de retraits de la part de plusieurs pays africains.

L’Afrique du Sud avait annoncé, en octobre, sa décision de quitter la Cpi après la polémique causée par son refus d’interpeller sur son sol, en 2015, le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide et crimes contre l’humanité. Les autorités s’étaient, à l’époque, défendues en expliquant que M. Béchir était couvert par son immunité présidentielle. Saisi par l’opposition sud-africaine, un juge de la Haute-Cour de Pretoria a annulé, le 22 février, la décision du gouvernement parce qu’elle n’avait pas été précédée d’un vote du Parlement.

Depuis son entrée en fonction, en 2003, la Cpi a ouvert dix enquêtes, dont neuf dans des pays africains.

Ces cibles lui ont valu de nombreuses critiques sur le continent, notamment de l’Union africaine qui a dénoncé une «sorte de chasse raciale». En octobre 2016, le ministre sud-africain de la Justice Michael Masutha avait accusé la Cour de «préférer de toute évidence viser des dirigeants d’Afrique».

AFP

L’ancien chef du système pénitentiaire gambien David Colley, interpellé, fin février, pour une enquête sur des disparitions forcées, a été inculpé d’abus de pouvoir et libéré sous caution, a appris l’Afp, hier, auprès de la police.

La semaine dernière, une source policière à Banjul avait rapporté à l’Afp que M. Colley avait été interpellé, le 27 février, dans le cadre d’une enquête sur la disparition, en 2006, d’un ex-chef du renseignement et de militaires accusés de complot contre le président Yahya Jammeh, qui est parti en exil, en janvier, après plus de 22 ans à la tête du pays. «David Colley a été libéré sous caution, jeudi (2 mars), et il lui a été demandé de se présenter tous les deux jours à la police. Il a été inculpé d’abus de pouvoir», a déclaré, hier à l’Afp, le porte-parole de la police, Foday Conta, sans se prononcer sur la date de son arrestation.

Il est dans l’attente d’une comparution au tribunal, a-t-il ajouté. Une source pénitentiaire, jointe par l’Afp, a confirmé que l’enquête visant M. Colley concernait les disparitions forcées de suspects de complot contre Yahya Jammeh en 2006, mais également la mort d’une cinquantaine de détenus de la prison de Mile Two, la plus grande du pays, à Banjul.

Ces détenus «sont morts après avoir été nourris» avec de la viande avariée «par les autorités pénitentiaires», a précisé cette source sous couvert d’anonymat. Elle n’a pas fourni de dates.
Le rapport du département d’État sur la situation des droits de l’Homme dans le monde pour 2010 évoquait un témoignage de M. Colley reconnaissant que plusieurs détenus étaient décédés, en 2006 et 2007, des suites d’intoxications alimentaires.

D’après des sources pénitentiaires, David Colley a dirigé plusieurs fois le système carcéral durant le régime du président Jammeh qui a gouverné la Gambie d’une main de fer depuis son arrivée au pouvoir, en 1994, et a été battu par Adama Barrow à l’élection du 1er décembre 2016.

M. Colley a ainsi été chef des services pénitentiaires de 1997 à 2007, puis de 2008 à 2012 et, enfin, d’avril 2013 jusqu’à son limogeage, le 24 février.

AFP

Manifestations indignées et mobilisations spontanées d’avocats avaient accueilli le premier décret anti-immigration de Donald Trump. Avec sa nouvelle version amendée, le président américain espère, cette fois, passer l’obstacle de la justice, mais ses opposants promettent de livrer bataille.

«Rendez-vous au tribunal»: la puissante association américaine de défense des droits civiques, Aclu, a rapidement marqué le ton après la publication, lundi, du nouveau décret sur la «protection de la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux États-Unis». Le nouveau texte, qui entrera en vigueur le 16 mars, est clarifié par rapport au décret qui avait provoqué une onde de choc et de confusion dans le monde à sa publication le 27 janvier.

Ce nouveau décret «est aussi discriminatoire» que le premier, a ainsi asséné le maire démocrate Bill de Blasio.

Derrière l’un des blocages les plus retentissants du premier texte, le ministre de la Justice de l’État de Washington, Bob Ferguson, a reconnu plusieurs grandes «capitulations» dans sa nouvelle mouture. Mais, il a dit être en plein examen du nouveau décret et de son impact potentiel sur son État du nord-ouest américain où de grands groupes employant beaucoup d’étrangers, comme Amazon, sont basés. C’est d’ailleurs aussi en brandissant l’argument des dégâts économiques potentiels, en plus des justifications humanitaires et anti-discrimination, que ses opposants avaient demandé à la justice de bloquer le premier décret. Or, les géants de la technologie ne semblent toujours pas séduits. «Interdire à des gens d’entrer dans notre pays à cause de leur origine était une erreur la première fois - c’est toujours une erreur...», a écrit sur Twitter le cofondateur d’Airbnb, Brian Chesky. Tandis que chez Uber, le «sentiment n’a pas changé : l’interdiction de voyager du président Trump est injuste et mauvaise».

AFP

Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a appelé, hier, la communauté internationale à se mobiliser massivement pour «éviter le pire» en Somalie, pays de la Corne de l’Afrique, sur lequel plane l’ombre d’une nouvelle famine.

Car une énième sécheresse ravage l’Est de l’Afrique et la Somalie est au bord d’une troisième famine en 25 ans. L’Organisation mondiale de la santé (Oms) estime que plus de 6,2 millions de Somaliens - soit la moitié de la population - ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont près de trois millions qui souffrent de la faim. Les nouvelles autorités de ce pays, rongé par deux décennies de guerre et de crises humanitaires à répétition, ont décrété, fin février, l’état de «catastrophe nationale» et les images de corps émaciés émergent dans les médias, faisant ressurgir le spectre de la famine de 2011 (260.000 morts). «Il est possible d’éviter le pire», a déclaré à la presse Antonio Guterres après s’être entretenu, à Mogadiscio, avec le nouveau président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed, élu le 8 février et plus connu sous son surnom de Farmajo. «Nous avons besoin d’un soutien massif de la part de la communauté internationale pour éviter une répétition des événements tragiques de 2011».

Le président de ce pays privé depuis 1991 de pouvoir central et dont le gouvernement est soutenu à bout de bras par la communauté internationale et la force de l’Union africaine (Amisom), a souligné que la Somalie fait «face à une sécheresse qui pourrait devenir une famine si nous n’avons pas de pluie dans les deux prochains mois».

AFP

Le conservateur François Fillon, menacé par la justice et en chute libre dans les sondages, a remporté son bras de fer avec son camp et réussi à imposer sa candidature à la présidentielle en France, après avoir surmonté plusieurs tentatives de le faire renoncer. «Il les a eus», titrait ainsi en Une, hier, Le Parisien/Aujourd’hui en France, résumant le sentiment général de la presse quotidienne française.

«François Fillon a gagné son bras de fer», selon Ouest-France, il a remporté «la bataille tactique», selon l’Alsace, deux des principaux quotidiens régionaux français. A l’issue d’une réunion de crise, lundi en fin d’après-midi, le comité politique du parti Les Républicains a ainsi réitéré «à l’unanimité son soutien» à M. Fillon, malgré le scandale des emplois présumés fictifs de son épouse, Penelope, et de deux de ses enfants, salariés en tant qu’assistants parlementaires pendant plusieurs années.

«Les Républicains sont rassemblés et déterminés autour de François Fillon», a déclaré le président du Sénat, Gérard Larcher, à l’issue de cette réunion destinée à «évaluer la situation» dans une campagne électorale totalement parasitée par ce feuilleton judiciaire qui risque de déboucher sur une inculpation du candidat.

M. Fillon, 63 ans, a, pour sa part, appelé «tous les hommes et femmes de bonne volonté à se rassembler» autour de lui. «Je prendrai des initiatives sur la constitution d’une équipe qui fasse appel à tous les talents», a-t-il promis. «Nous avons perdu trop de temps en discussions vaines, laissant le champ libre à l’extrême droite et aux candidats de la gauche qui se frottent les mains en contemplant notre désunion», a-t-il affirmé, selon le texte de sa déclaration communiqué à la presse. Les enquêtes d’opinion le donnent désormais éliminé dès le premier tour du 23 avril, avec un second tour entre la candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen, et le centriste Emmanuel Macron. Jusqu’à la dernière minute, les proches de l’ancien président Nicolas Sarkozy ont tout fait pour le convaincre de «prendre ses responsabilités et de se choisir lui-même un successeur».

En vain. Conforté par un grand rassemblement populaire, organisé dimanche, à Paris, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy a répété devant l’état-major de son parti que sa candidature était «la seule légitime». Dimanche, il avait déjà affirmé que «personne ne pouvait l’empêcher d’être candidat».

Pressé par une partie de son camp de se présenter pour sauver la campagne, Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire de la droite, organisée fin 2016, a renoncé à servir de recours, tout en étrillant au passage l»obstination» de son ancien rival.

«Quel gâchis ! François Fillon avait un boulevard devant lui», a-t-il lâché, lui aussi ancien Premier ministre, annonçant que faute de rassemblement derrière lui, il ne se porterait pas candidat.
«Le déclenchement des investigations de la justice à son encontre et son système de défense fondé sur la dénonciation d’un prétendu complot (...) l’ont conduit dans une impasse», a déploré M. Juppé.

AFP

La démission de l’émissaire de l’Onu pour le Sahara occidental, Christopher Ross, est «le résultat du blocage, par le Maroc», des négociations sur l’avenir de ce territoire, a déclaré, hier à l’Afp, un haut responsable du Front Polisario.

Les propos de Mhamed Kheddad interviennent au lendemain de l’annonce de la démission de M. Ross après huit ans passés à tenter de régler le conflit entre le Maroc et les indépendantistes sahraouis du Front Polisario.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental, immense étendue désertique, est en grande partie contrôlée par le Maroc depuis 1975. Un cessez-le-feu, supervisé par la Mission de l’Onu au Sahara occidental (Minurso), est intervenu en 1991. Le Polisario réclame un référendum d’autodétermination alors que Rabat propose une autonomie sous sa souveraineté.
La démission de M. Ross résulte «du blocage, par le Maroc, des négociations depuis 2012», a déclaré M. Kheddad.

Les relations entre Christopher Ross et Rabat ont souvent été houleuses. Ancien ambassadeur américain à Alger et Damas, il a été durement critiqué par le Maroc qui l’accusait d’être partial en faveur du Front Polisario, soutenu par l’Algérie.

Le Maroc n’a pas réagi officiellement à la démission de l’émissaire. M. Kheddad a également imputé la démission de M. Ross à «l’indifférence du Conseil de sécurité devant l’expulsion du personnel» de la Minurso, par le Maroc, en 2016, a-t-il ajouté.

L’ancien secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon avait provoqué la colère de Rabat en parlant «d’occupation» du Sahara occidental. En représailles, le Maroc avait expulsé la majeure partie des membres civils de la Minurso, avant d’accepter leur retour progressif.

AFP

L’installation d’autorités intérimaires à Tombouctou et Taoudénit, dans le nord du Mali, fixée à lundi après plusieurs reports, a, de nouveau, été renvoyée sine die en raison de tensions à Tombouctou, a affirmé à l’Afp un fonctionnaire de la région.

Boubacar Ould Hamadi, de l’ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali, devait être investi, le 3 mars, comme président du Conseil régional de Tombouctou (nord-ouest) et Hamoudi Sidi Ahmed Aggada, choisi par le gouvernement, comme chef des autorités intérimaires de Taoudénit (extrême nord). Leur collègue de Kidal (extrême nord-est) a pris ses fonctions le 28 février et ceux de Gao et Ménaka (nord-est) le 2 mars, conformément au calendrier officiel arrêté en février après plusieurs reports depuis près de deux ans. Ces autorités intérimaires sont prévues par l’accord pour la paix au Mali signé, en mai-juin 2015, par le gouvernement, la Plateforme - composée de groupes armés pro-gouvernementaux - et la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma, ex-rébellion).

Des membres d’un groupe de la Cma, en désaccord avec certains dirigeants provisoires désignés pour Tombouctou, avaient occupé, le 2 mars, le bâtiment où était prévue la cérémonie. Ils avaient ensuite quitté les lieux à la suite d’une médiation impliquant des responsables maliens et des notables. Le lendemain, des combattants de plusieurs groupes armés de la Cma et de la Plateforme protestant contre les autorités intérimaires avaient pris le contrôle des trois entrées de la ville, après échange de tirs de sommation avec les soldats de l’armée régulière, selon des habitants joints depuis Bamako. Aucun blessé n’avait été signalé. A la suite d’une nouvelle médiation, ces groupes ont commencé à se retirer de ces positions, lundi, ont assuré ces habitants, selon lesquels le calme régnait dans la ville.

En raison de ces développements, «l’installation des autorités intérimaires est reportée ultérieurement», a affirmé le fonctionnaire au gouvernorat de Tombouctou, sans pouvoir se prononcer sur une nouvelle date. Il a précisé que ce report concernait à la fois Tombouctou et Taoudénit.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu auprès d’autres sources officielles sollicitées par l’Afp.
En vertu de l’accord de paix de 2015, les autorités intérimaires devront gérer les cinq régions du Nord, en attendant l’élection, par la population, d’assemblées dotées de pouvoirs importants.

AFP

Donald Trump reprend l’offensive sur l’immigration et la sécurité, avec la signature d’un nouveau décret interdisant l’entrée aux États-Unis aux voyageurs de six des sept pays musulmans initialement ciblés, mais exemptant les détenteurs de visas et de «cartes vertes».

L’Irak ne fait plus partie des pays dont les ressortissants ne pourront plus mettre les pieds aux États-Unis, et son gouvernement s’en est déjà félicité. Le décret prendra effet le 16 mars, pour 90 jours, selon des documents publiés, hier, par le département de la Sécurité intérieure.

La suspension de l’accueil des réfugiés est également actée pour 120 jours. Mais, ceux dont le voyage aux États-Unis était déjà programmé auront le droit de venir. L’action présidentielle correspond aux promesses de campagne du républicain qui s’est engagé à mettre en place une politique de «vérification extrême» aux frontières afin d’empêcher des infiltrations jihadistes.
Son premier décret, signé une semaine après son arrivée au pouvoir, avait créé un tollé mondial, Donald Trump étant accusé de discrimination envers les musulmans, potentiellement anticonstitutionnelles.

La nouvelle version doit permettre de passer l’obstacle de la justice, qui avait suspendu l’application du texte initial le 3 février.

Les six États concernés sont les trois pays appartenant à la liste du département d’État des États «soutenant le terrorisme» (Iran, Syrie, Soudan) ainsi que d’autres identifiés sous l’administration précédente comme présentant un risque (Libye, Somalie, Yémen).

L’Irak est exempté, car son gouvernement aurait accepté de fournir des informations supplémentaires sur ses citoyens demandant des visas, selon Washington. Bagdad avait bruyamment protesté d’être mis au ban.

AFP

Le président guinéen et la ministre française de l’Environnement ont présidé, à Conakry, le 2e Conseil d’administration de l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (Arei), essentiellement consacré à la levée des fonds nécessaires aux projets.

«Nous allons demander à chaque partenaire de dire exactement le montant qu’il mettra. Et d’ici un à deux mois, on signera la procédure pour que ce soit définitif avant le conseil d’administration de juin», a affirmé, samedi soir, le président guinéen Alpha Condé lors de la cérémonie de clôture du conseil.

«L’Arei est une affaire de l’Afrique», a souligné M. Condé en rappelant qu’au moins 19 projets avaient été sélectionnés au sommet de Conakry.

Parmi ces projets, figurent notamment la réhabilitation du réseau électrique dans la division sud de la Zambie, le financement de 10 MW d’énergies renouvelables en Afrique australe, un projet de géothermie de 12 MW en Éthiopie, ou encore des interconnexions entre le Ghana et la Côte d’Ivoire.

«C’est nous qui allons décider des projets que nous souhaiterions que nos partenaires dont la Bad (Banque africaine de développement) financent», a souligné le président Condé, rappelant que l’Arei était une initiative lancée par le sommet de la Cop 21 à Paris fin 2015.

Pour la ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, «cette réunion de Conakry est très importante». «Je suis là pour vérifier que les bailleurs de fonds tiennent bien leurs engagements et pour aider au démarrage des projets. Je crois que les choses vont dans les bonnes directions», a-t-elle affirmé.

«Un certain nombre de projets pourront commencer, dès la semaine prochaine, avec des appels d’offres. Nous passons de l’engagement à l’action», s’est félicité Mme Royal.

L’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (Arei) vise à permettre l’installation d’une capacité énergétique renouvelable à grande échelle sur le continent, d’ici à 2020, avec un impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre en Afrique.

AFP 

Cent trente combattants nigériens du groupe islamiste Boko Haram ont déposé les armes et se sont rendus aux autorités nigériennes depuis décembre dans la région de Diffa (sud-est du Niger), a annoncé le président du Niger, Mahamadou Issoufou.

«130 éléments (nigériens) de Boko Boko Haram se sont déjà rendus» grâce à «notre politique de main tendue», a annoncé, samedi soir, le président nigérien lors d’une réunion avec les 15 ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’Onu en mission dans les quatre pays confronté au groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans le bassin du lac Tchad.

«Boko Haram est en train d’être affaibli», alors «nous nous sommes dit qu’au lieu d’avoir à le combattre, s’il y en a parmi eux qui veulent se rendre, nous sommes prêts à les accepter», a expliqué M. Issoufou.

Il a «souhaité» que le mouvement de «reddition», entamé fin décembre dernier, «s’amplifie» et que «plus de jeunes de Boko Haram déposent les armes et reviennent sur le droit chemin».
Fin décembre 2016, une trentaine de combattants nigériens de Boko Haram de la région de Diffa avaient déposé les armes et s’étaient rendus aux autorités. Le 5 janvier, une vingtaine d’autres combattants se sont également rendus aux autorités nigériennes.

«Nous sommes prêts à leur garantir la vie sauve et à créer les conditions de leur réinsertion socio-économique», a assuré le président du Niger.

«Nous voulons mettre la lumière sur la crise oubliée» et «encourager la communauté internationale à mieux y répondre», a déclaré, de son côté, le représentant permanent du Royaume-Uni aux Nations unies, Matthew Rycroft, à l’issue d’une rencontre avec M. Issoufou.

La crise dans la région du lac Tchad «n’avait pas eu l’attention qu’elle méritait» et «nous voulons réparer cette erreur qui était une injustice», a ajouté l’ambassadeur de France à l’Onu, François Delattre.

Les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’Onu ont entamé, vendredi, au Cameroun, une mission dans les quatre pays riverains du lac Tchad afin d’attirer l’attention sur la crise dans cette région où des centaines de milliers de réfugiés ont fui les jihadistes de Boko Haram.

AFP 

La commission du renseignement de la Chambre des représentants cherchera à déterminer, dans le cadre de son enquête sur les interférences de la Russie dans la campagne électorale américaine, si l’administration Obama a demandé la mise sous surveillance de Donald Trump, a indiqué son président.

«L’un des éléments sur lesquels se concentre l’enquête de la (commission) est la réaction du gouvernement américain face aux actions entreprises par des agents des services russes de renseignement pendant la campagne américaine», a indiqué Devin Nunes, représentant républicain de Californie, dans un communiqué. «Dès lors, la commission cherchera à savoir si le gouvernement a mené des activités de surveillance sur des responsables ou des représentants de l’équipe de campagne d’un quelconque parti politique, et nous continuerons à enquêter sur ce dossier si les éléments le requièrent», a-t-il assuré.

Le président Donald Trump a demandé, hier matin, au Congrès d’enquêter sur les éventuelles écoutes téléphoniques qu’il reproche à son prédécesseur d’avoir ordonnées contre lui avant l’élection du 8 novembre.

AFP

Le candidat de la droite à la présidentielle française, François Fillon, a admis, hier, sa «part de responsabilité» dans la paralysie de sa campagne par des soupçons d’emplois fictifs, sans plier aux appels de ceux qui le poussent à se retirer, devant plusieurs dizaines de milliers de partisans rassemblés à Paris.

«Ils pensent que je suis seul, ils veulent que je sois seul, merci pour votre présence, vous qui avez su braver les intempéries, les injonctions, les caricatures et parfois même les invectives», a lancé le candidat qui a été rejoint par son épouse, Penelope, au terme de son discours combatif.

«Je sais bien, croyez-le, quelle est ma part de responsabilité dans cette épreuve. Au-delà des trahisons, du calendrier judiciaire, de la campagne de dénigrement, c’est bien par ma faute que ce projet que je porte, auquel je crois, auquel vous croyez, rencontre de si formidables obstacles», a-t-il dit.

Ce «grand rassemblement populaire», organisé près de la Tour Eiffel, apparaît comme l’une de ses dernières cartouches pour riposter à ceux qui demandent son retrait à cause du scandale provoqué par les salaires perçus par sa femme, Penelope, et deux de ses enfants pour des emplois présumés fictifs d’assistants parlementaires.

Le champion de la droite «joue la rue pour sauver sa candidature», estime, à cet égard, le journal Le Monde. Pour la première fois depuis le début du scandale, fin janvier, le candidat conservateur n’a cependant pas répété qu’il irait jusqu’au bout de sa candidature.

Reconnaissant avoir commis des erreurs, François Fillon, qui a fêté, samedi, son 63e anniversaire, a réaffirmé qu’il était un homme «honnête qui a «passé sa vie au service de l’intérêt général», tout en modérant ses attaques contre la justice. «Je vous dois des excuses dont celle de devoir défendre mon honneur et celui de mon épouse alors que l’essentiel est pour vous comme pour moi de devoir défendre notre pays», a martelé celui qui affronte de multiples défections dans son propre camp à 49 jours du premier tour du scrutin.

71 % des Français ne souhaitent pas que François Fillon maintienne sa candidature à la présidentielle, selon un sondage Ifop publié dimanche.

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Un total de 98 prisonniers ont été libérés en Gambie à la faveur d’une grâce du président Adama Barrow, qui avait déjà gracié 174 autres détenus depuis sa prise de fonction, a appris l’Afp de source gouvernementale hier.

Les 98 détenus, concernés par cette décision, étaient incarcérés dans les trois prisons que compte officiellement le pays : Mile Two, la plus grande, Old Jeshwang et Janjanbureh, a affirmé cette source ayant requis l’anonymat.

Parmi les ex-détenus, certains purgeaient des peines pour viol, cambriolage, vols et infractions avec usage d’armes à feu.

Seize des ex-prisonniers sont Sénégalais, Guinéens et Sierra-Léonais, a indiqué cette source, sans plus de détails.

Le 18 février, 174 prisonniers avaient bénéficié d’une grâce présidentielle et avaient été relâchés. Avant eux, Adama Barrow avait fait libérer plusieurs personnes arrêtées sous le régime de Yahya Jammeh.

Le 13 février, le ministre de l’Intérieur, Mai Fatty, avait fait visiter Mile Two à des journalistes, leur faisant découvrir des cellules de béton plongées dans une obscurité quasi complète et où les détenus croupissent dans la crasse. Il avait présenté des excuses devant les caméras. Ces mesures rapprochées de libération de prisonniers se fondent sur les engagements des nouvelles autorités qui ont pris une claire conscience de la surpopulation carcérale en Gambie, a commenté, hier à l’Afp, un responsable de la prison de Mile Two. Selon les conclusions d’une mission du rapporteur spécial de l’Onu sur la torture, menée en novembre 2014 en Gambie, les trois prisons officielles du pays comptaient près de 1.200 détenus, près du double de leur capacité d’accueil (650 places). Mais, de nombreux témoignages évoquaient des lieux «non officiels» de détention.

Par ailleurs, selon une source policière jointe, hier, par l’Afp, l’ancien directeur général du système pénitentiaire gambien, David Colley, était, hier, en détention à la police.

AFP

Un directeur d’école et un villageois de la province du Soum, près de la frontière avec le Mali, ont été abattus, hier, par de présumés jihadistes, selon des sources concordantes.

«Le directeur de l’école de Kourfayel et un habitant du village ont été tués ce (vendredi) matin (hier, Ndlr) par deux hommes armés qui sont repartis vers le Mali sur une moto», a déclaré à l’Afp le haut commissaire de la province du Soum, Mohamed Dah. Kourfayel est situé à sept km de Djibo, chef-lieu de la province du Soum

Une source sécuritaire a indiqué à l’Afp que les auteurs de cette attaque sont, «sans doute, les jihadistes» qui sévissent dans la région du Sahel, frontalière du Mali et du Niger, depuis 2015.

Ces assassinats interviennent quatre jours après les attaques contre plusieurs édifices publics situés dans la province du Soum et revendiquées par le groupe jihadiste Ansaroul Islam du prédicateur burkinabè Malaam Dicko. Une femme, l’épouse d’un policier, avait été blessée pendant ce raid contre deux commissariats dans les localités de Baraboulé et de Tongomayel. C’est la première fois qu’un fonctionnaire ne faisant pas partie des forces de sécurité est directement visé au Burkina Faso depuis le début des attaques en 2015. Les enseignants ont fait l’objet de menaces des groupes jihadistes dans la province du Soum. Fin janvier notamment, des hommes armés ont fait irruption dans deux écoles près de Djibo et exigé sous peine de représailles que les instituteurs arrêtent d’enseigner le français pour lui préférer l’arabe et le Coran.

Dans le Soum, la collaboration avec les forces de sécurité n’est pas non plus sans conséquence. Au moins six personnes, dont plusieurs conseillers municipaux, soupçonnés d’être des «informateurs» des forces de sécurité ou de défense, ont été tuées ou blessées par des individus non identifiés.

AFP

Les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’Onu ont entamé, hier, au Cameroun, une mission dans les quatre pays riverains du lac Tchad afin d’attirer l’attention sur la crise dans cette région où des centaines de milliers de réfugiés ont fui les jihadistes de Boko Haram.

Les 15 ambassadeurs des pays membres du Conseil de sécurité ont rencontré le président Paul Biya à Yaoundé, a constaté un journaliste de l’Afp, et devaient se rendre, dans l’après-midi, à Maroua, dans le nord du Cameroun.

«Nous venons pour montrer qu’il ne s’agira plus jamais d’une crise négligée», a déclaré, dans un communiqué, le représentant permanent du Royaume-Uni aux Nations unies, Matthew Rycroft.

«La région du lac Tchad n’a pas eu l’attention qu’elle méritait de la communauté internationale et cette erreur, qui est aussi une injustice, est, aujourd’hui, réparée par la venue du Conseil de sécurité», a ajouté l’ambassadeur de France à l’Onu, François Delattre, sur la chaîne d’État Crtv, à l’issue de la rencontre avec M. Biya.
M. Biya et les ambassadeurs ont «envisagé un accompagnement plus soutenu» des quatre pays riverains du lac Tchad (Cameroun, Niger, Nigeria et Tchad), engagés dans la lutte contre le groupe jihadiste Boko Haram, a ajouté la Crtv.

Boko Haram, qui a pris les armes, en 2009, pour imposer sa propre version d’un salafisme radical dans le nord-est du Nigeria, mène, depuis huit ans, des raids meurtriers et attentats-suicides dans les quatre pays riverains du lac Tchad.

Le nouveau secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a, fin février, tiré le signal d’alarme sur la menace de famine dans le nord-est du Nigeria, épicentre du conflit avec Boko Haram.
Les Nations unies cherchent 1,5 milliard de dollars en 2017 pour la région du lac Tchad - dont près de la moitié pour le nord-est du Nigeria où 5,1 millions de personnes manquent de nourriture.

Des zones du nord du Cameroun sont également menacées d’insécurité alimentaire du fait des attaques de Boko Haram qui ont contraint des milliers d’agriculteurs et de bergers à abandonner leurs activités.

Quatorze pays ont promis 672 millions de dollars lors d’une conférence de donateurs à Oslo, fin février, des promesses considérées, par l’Onu, comme un bon départ.
Conduite par le Royaume-Uni, la France et le Sénégal, la délégation du Conseil de sécurité se rendra, après Maroua, à N’Djamena et Niamey, puis au Nigeria, dans les camps de déplacés de Maiduguri et à Abuja.

AFP

A 51 jours de la présidentielle française, Alain Juppé s’est dit prêt, hier, à remplacer le candidat de la droite, François Fillon, lâché par une partie de ses soutiens en raison du scandale d’emplois fictifs présumés mais toujours «combattant».

Alain Juppé, ancien Premier ministre écarté au deuxième tour de la primaire de la droite, «ne se défilera pas si les conditions sont remplies : il faut que François Fillon se retire de lui-même et que sa famille de la droite et du centre, Les Républicains, soit unanimement rassemblée derrière lui», a fait savoir son entourage. «Alain Juppé n’est pas un putschiste, il ne poussera jamais (François) Fillon dehors et il n’est à l’initiative d’aucun complot», a assuré la même source à l’Afp. M. Juppé, 71 ans, avait jusqu’ici démenti être prêt à revenir dans la course à la présidentielle d’avril-mai.

François Fillon, bientôt 63 ans, doit faire face à de nombreuses défections dans son équipe de campagne et à de nombreux appels au retrait lancés dans son camp depuis l’annonce, mercredi, de sa probable mise en examen dans l’affaire des salaires perçus par son épouse, Penelope, et ses deux enfants comme assistants parlementaires.
Son porte-parole, Thierry Solère, qui figurait parmi les soutiens les plus fidèles, a annoncé, hier matin, sa démission. Le «compte des lâcheurs» tenus par le quotidien Libération listait plus de 70 noms hier à la mi-journée.

AFP

Trois groupes jihadistes opérant dans le Sahel, dont ceux du Malien Iyad Ag Ghaly et de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, ont annoncé leur fusion dans une vidéo, a rapporté, hier, l’agence privée mauritanienne Ani.

Ce nouveau mouvement est baptisé «Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans», selon une traduction de l’arabe vers le français d’un journaliste de l’Afp.
Il est dirigé par le Touareg Iyad Ag Ghaly, a indiqué l’Ani (Agence Nouakchott information) qui a affirmé à l’Afp avoir reçu la vidéo mercredi soir, mais qu’elle ne comptait pas la mettre en ligne.

La nouvelle organisation jihadiste, liée à Al-Qaïda, a été formée par Ansar Dine d’Iyad Ag Ghaly, Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar et les «Katibas du Macina», un mouvement dirigé par le Peul Amadou Koufa, actif dans le centre du Mali. Le site de l’Ani a diffusé une photo extraite, selon elle, de la vidéo et montrant cinq chefs jihadistes assis côte à côte, arborant turbans et barbes fournies : Iyad Ag Ghali est reconnaissable au centre du dispositif, un ordinateur portable devant les yeux. Les quatre autres hommes, présentés comme des «émirs» du nouveau mouvement, ont été identifiés comme Amadou Koufa et trois dirigeants d’Al-Mourabitoune : Elhacen Al-Ansari, Yahya Abou El Hamame et Abou Abderrahmane Assanhaj. Le journaliste de l’Afp n’a pas été en mesure de visionner la vidéo, mais dans l’enregistrement sonore qu’il a pu écouter, il a entendu une voix identifiée comme celle d’Iyad Ag Ghaly qui annonce la fusion des trois groupes jihadistes.

Le Touareg affirme que le nouveau mouvement a prêté allégeance à des chefs jihadistes dont Ayman al-Zawahiri, actuel dirigeant d’Al-Qaïda, et il loue notamment Oussama Ben Laden, tué par un commando américain au Pakistan en mai 2011. Aucune indication n’a pu être obtenue sur la date d’enregistrement de la vidéo. «Notre source nous a affirmés qu’elle a été récemment tournée» par l’organe d’information du nouveau mouvement, a précisé à l’Afp le directeur de l’Ani, Mohamed Mahmoud Abou-Elmaali. Les groupes ayant fusionné étaient déjà clairement liés à Al-Qaïda et certains font partie des organisations jihadistes qui ont contrôlé le nord du Mali pendant près de dix mois, à la faveur d’une rébellion touareg, à partir de mars-avril 2012.
Les jihadistes ont ensuite été chassés de cette vaste région et, en grande partie, dispersés par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013 et toujours en cours. Mais, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement cibles d’attaques jihadistes.

AFP

Donald Trump faisait face, hier, à une nouvelle tempête liée aux contacts entre certains de ses proches et des responsables russes pendant la campagne présidentielle, l’opposition démocrate appelant à la démission de son ministre de la Justice.

Jeff Sessions, l’un des plus proches du président américain dont il a inspiré la politique anti-immigration, a reconnu avoir rencontré l’ambassadeur russe aux États-Unis à deux reprises, l’année dernière, en contradiction apparente avec des déclarations récentes. Il est le deuxième proche de Donald Trump à être accusé de n’avoir pas dit toute la vérité sur ses contacts avec des responsables russes, après Michael Flynn, qui a démissionné, le 13 février, de son poste de conseiller à la Sécurité nationale. Cette affaire à tiroirs empoisonne le début de mandat du successeur de Barack Obama qui a souvent déclaré vouloir améliorer la relation avec Moscou.

L’opposition démocrate au Congrès a demandé la démission de Jeff Sessions. Au sein de la majorité, le malaise enfle également. Plusieurs élus républicains se sont joints aux démocrates pour réclamer la nomination d’un procureur indépendant afin d’enquêter sur l’existence de liens entre l’entourage du candidat Donald Trump et des responsables russes.

Sous l’administration Obama, Washington a publiquement accusé Moscou d’avoir mené une campagne de piratage et d’ingérence pour tenter de discréditer Hillary Clinton avant le scrutin du 8 novembre. Donald Trump a nié toute collusion avec la Russie. Jeff Sessions a confirmé avoir rencontré l’ambassadeur Sergueï Kisliak lors d’un discours, en juillet, puis personnellement dans son bureau au Congrès, en septembre, comme l’a révélé, mercredi soir, le Washington Post.

Il a affirmé que les rendez-vous entraient dans le cadre de ses fonctions de sénateur, pas de conseiller de Donald Trump.

Le candidat centriste à la présidentielle, Emmanuel Macron, en plein essor dans les sondages, a promis, hier, de moraliser la vie publique française face aux démêlés judiciaires de ses principaux rivaux, le conservateur François Fillon et la patronne de l’extrême droite, Marine Le Pen.

Après l’annonce, mercredi, de la probable inculpation de M. Fillon dans une affaire d’emplois fictifs présumés, Marine Le Pen a vu, hier, son immunité levée par le Parlement européen, à la demande de la justice française qui lui reproche d’avoir diffusé sur son compte Twitter des images d’exactions sanglantes du groupe État islamique.

En écho à ce qu’il a qualifié de «lèpre dans la vie politique», M. Macron a promis une «grande loi» de moralisation de la vie publique. Il présentait, hier, les détails de son programme, pro-européen et d’inspiration social-libérale, pour asseoir sa nouvelle stature de prétendant sérieux en plein essor dans les sondages.

Le centriste de 39 ans propose notamment d’empêcher de présenter un candidat ayant un casier judiciaire, de limiter le cumul des mandats dans le temps, ou encore d’interdire aux parlementaires l’emploi de proches «pour mettre fin au népotisme». Une pierre dans le jardin de François Fillon, ancien favori de la présidentielle, rétrogradé en troisième position dans les sondages après le scandale suscité par les salaires d’assistants parlementaires touchés par son épouse, Penelope, et deux de ses enfants, pour des montants représentant des centaines de milliers d’euros d’argent public.

Le directeur général des Douanes gabonaises a été inculpé et incarcéré et quatre mandats d’arrêts internationaux émis dans le cadre de l’opération anticorruption «Mamba», lancée récemment au Gabon par les autorités, a indiqué, hier, le parquet à l’Afp.

Alain Ndjoubi Ossamy, directeur général des Douanes et des Droits indirects, a été inculpé de «détournement de deniers publics et faux en écriture» et placé, mercredi, sous mandat de dépôt par un juge d’instruction, selon le procureur de Libreville, Steeve Ndong, confirmant une information du quotidien L’Union. L’un de ses adjoints a été inculpé pour «complicité de détournement» et laissé en liberté provisoire, a ajouté M. Ndong. M. Ndjoubi Ossamy rejoint en prison plusieurs hauts-responsables déjà incarcérés dans le cadre de l’opération Mamba, dont deux anciens ministres, l’ex-ministre du Pétrole Etienne Dieudonné Ngoubou, démis de ses fonctions début janvier, et Magloire Ngambia, qui fut le tout-puissant ministre de l’Economie d’Ali Bongo Ondimba jusqu’en 2015. Des «mandats d’arrêt à diffusion internationale» ont également été émis par un juge d’instruction à l’encontre de quatre Gabonais établis à l’étranger, parmi lesquels Franck Ping, fils du rival malheureux du président sortant Ali Bongo Ondimba à la présidentielle d’août 2016, Jean Ping, selon un communiqué du procureur. Franck Ping est «poursuivi pour des faits de corruption active», a précisé le parquet dans ce communiqué, sans autre précision sur les faits en question. Un autre mandat d’arrêt vise l’ancien président directeur général de La Poste gabonaise, Alfred Mabicka Mouyama, «poursuivi pour des faits de détournement de fonds».

M. Mabicka, limogé en 2015, avait présenté, à Paris, le 16 février, un ouvrage intitulé «La Poste au Gabon : controverses et manipulations politiques». Il y accuse l’actuel Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, d’avoir contribué aux déboires financiers de la Poste et sa filiale, Poste Bank, par des détournements de subventions lorsqu’il était ministre du Budget en 2011-2012.

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