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Actualités Internationales (1645)

Le président américain Donald Trump était de nouveau dans la tourmente, accusé d’avoir divulgué des informations classifiées au chef de la diplomatie russe, et la Maison Blanche tentait d’éteindre l’incendie tout en restant évasive sur le fond.

Selon le Washington Post, M. Trump, lors d’une rencontre récente, dans le Bureau ovale, avec Sergueï Lavrov, a évoqué des renseignements concernant une opération du groupe État islamique en préparation. Ces informations avaient été communiquées par un partenaire des États-Unis qui n’avait pas donné l’autorisation à Washington de les partager avec Moscou. Si Donald Trump n’a pas a priori enfreint la loi (un président dispose d’une grande marge de manœuvre pour déclassifier les informations dont il dispose), son initiative pourrait mettre en danger le partage de renseignements avec des alliés proches.

La divulgation de ces informations sensibles pourrait donner des indications sur la façon dont elles ont été collectées et pourrait, par ailleurs, mettre en difficulté des sources. «L’histoire, telle qu’elle a été rédigée, est fausse», a déclaré, hier, le général H.R. McMaster qui dirige le Conseil de sécurité nationale et a assisté à la réunion.

Selon le général, MM. Trump et Lavrov ont passé en revue «les menaces posées par des organisations terroristes à nos deux pays, y compris les menaces pesant sur l’aviation civile». «A aucun moment, des méthodes de renseignement ou des sources n’ont été évoquées», a-t-il martelé, sans cependant explicitement contester que des informations classifiées aient été divulguées par le président américain. A l’issue de cette très brève déclaration à l’extérieur de la «West Wing», le patron du Nsc s’est ensuite éclipsé sans répondre aux questions des nombreux journalistes présents.

AFP

En nommant une personnalité de droite proche d’Alain Juppé, le nouveau président de la République a choisi la transgression et opéré un choix stratégique en direction des législatives de juin prochain. En effet, le profil d’Édouard Philippe, énarque de 46 ans, ouvre à Emmanuel Macron la perspective d’obtenir une majorité aux élections législatives. Pour la bataille des législatives, M. Philippe présente l’avantage de posséder de solides réseaux et une connaissance des rouages des partis politiques. Car en tant que directeur général de l’Ump, il a participé, entre 2002 et 2004, à la fondation du grand parti de droite. Mais, sa nomination va surtout déstabiliser le parti des Républicains, encore groggy après la défaite subie au premier tour de la présidentielle. Emmanuel Macron avait lui-même exposé sa stratégie pour capter l’électorat de droite : «Je cherche à les déstabiliser en leur ouvrant les bras pour que le coût de la rupture soit de leurs côtés.» Macron mise sur une explosion des Républicains comme du Parti socialiste afin d’obtenir, en juin, une majorité parlementaire. Une stratégie qui a déjà produit ses premiers effets, hier, avec l’appel de 24 (chiffre au moment où nous écrivions) élus de droite et du centre à «répondre à la main tendue par le président de la République», après la nomination d’Édouard Philippe au poste de Premier ministre.

Issus des Républicains et de l’Udi, des maires et des députés reconnus, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean Louis Borloo, Gérald Darmanin, Christian Estrosi, Thierry Solère, entre autres, ont appelé leur famille politique de droite et du centre à prendre la mesure de la transformation qui est en train de s’opérer en France. Celle d’un président de la République qui transgresse aussi allègrement le fameux clivage droite-gauche de la Vème République, en faisant appel à un Premier ministre de droite et qui privilégie l’intérêt général plutôt que partisan. Il est vrai qu’Emmanuel Macron a transgressé toutes les règles et les schémas classiques de la société : jamais été élu et sans parti, ne devant sa brève ascension politique qu’à son mouvement «En Marche !» créé il y a juste un an. Un président de la République transgressif et pragmatique, loin du parcours politique classique et revendiquant l’indépendance d’un homme neuf et inclusif.

Le choix d’un Premier ministre de droite relève de cette démarche neuve et atypique, qui choisit à la France ce qu’elle a de meilleur, hors des chapelles. Mais, c’est aussi un choix qui déstabilise la droite classique, les Républicains et l’Udi, dans la perspective des législatives de juin. Celle-ci est d’ailleurs déjà passablement ébranlée, car au moment où les 24 élus de droite demandent à leur famille de se montrer à la hauteur de la situation du pays et de l’attente des Français qui, comme Macron, privilégient l’intérêt général aux égoïsmes partisans, la droite balance entre satisfaction et méfiance, entre réalisme et menaces d’exclusion, manœuvres de politique politicienne et craintes. La transformation politique et le volontarisme entrepris par Emmanuel Macron exigent, en effet, de la part de la classe politique de se mettre, très vite, au diapason de la société française et de son profond désir de changement politique et sociétal. Un changement qui prend les partis traditionnels de court.

Cependant, fidèle à sa cohérence et à son indépendance d’esprit, Emmanuel Macron a respecté les critères qu’il avait fixés pendant la présidentielle pour le profil idéal de son Premier ministre. Renouvellement, compétence, loyauté, expérience parlementaire, Édouard Philippe correspond au profil défini. Les deux hommes se connaissent et s’apprécient, même s’ils ne viennent pas du même camp. Tout comme Macron, Philippe est un homme nuancé et modéré, qui a déjà montré sa capacité à dépasser le clivage gauche-droite, en ayant milité au Ps et soutenu Rocard quand il était étudiant. Et gage de future bonne collaboration, le nouveau Premier ministre connaît bien également le nouveau secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, tous les deux étaient au sein des jeunes rocardiens. La nomination de Philippe sonne le signal de la recomposition politique et de la fin du clivage gauche-droite. Ce n’est pas non plus un choix exempt de calcul, car il permet à Macron de contrebalancer son image d’ancien ministre d’un gouvernement socialiste et d’héritier d’Hollande.

 

«Un accord» annoncé par le gouvernement et aux modalités non divulguées a été trouvé avec les soldats mutins dont le mouvement avait pris de l’ampleur, hier, avec des troubles importants à Abidjan, Bouaké et plusieurs autres villes du pays.

«A l’issue des échanges (avec les mutins), un accord a été trouvé sur les modalités de sortie de crise. Nous appelons l’ensemble des soldats (...) à retourner dans les casernes (...) Tout est mis en œuvre pour un retour rapide à une situation apaisée», a déclaré le ministre de la Défense, Alain Richard Donnai. L’annonce, diffusée sur la chaine nationale, a duré moins de deux minutes.

Joint au téléphone à Bouaké, un mutin a indiqué que lui et ses camarades «attendaient de connaitre le contenu de l’accord» avant de décider de la suite de leur mouvement.

Quelques minutes après la déclaration, des tirs ont été entendus au Camp Gallieni au centre ville d’Abidjan et à Bouaké, sans qu’on sache s’il s’agit de manifestations de joie ou d’un refus.  Aucune autorité n’était disponible dans l’immédiat pour expliquer l’accord.  «C’est évident que le gouvernement a cédé sur le paiement. Il reste à savoir quel est le dosage : c’est-à-dire combien ils ont lâché. Vu la situation sécuritaire et les promesses faites en janvier, il ne semblait pas y avoir d’autre porte de sortie», a analysé un spécialiste de l’armée ivoirienne sous le couvert de l’anonymat.  
Hier, le mouvement qui trouble la Côte d’Ivoire depuis vendredi avait grandi pour prendre des «proportions inquiétantes», selon la même source.

«Ce n’est pas un coup d’Etat. Quand il (le président Alassane Ouattara) paiera, on rentrera chez nous», avait assuré, sous le couvert de l’anonymat, un porte-parole des mutins à Bouaké, épicentre de la mutinerie.

Les mutins sont des anciens rebelles qui ont soutenu M. Ouattara pendant la crise électorale de 2010-2011 et qui ont ensuite été intégrés dans l’armée.

AFP -

 

Emmanuel Macron, officiellement devenu, hier, le plus jeune président de l’histoire de France, a promis de refonder l’Europe et de rendre «confiance» aux Français, avant de prendre ses marques de chef des armées.

«L’Europe dont nous avons besoin sera refondée et relancée, car elle nous protège», a déclaré ce centriste pro-européen de 39 ans dans son premier discours officiel à l’Elysée. Dès lundi soir, Emmanuel Macron, tout comme son prédécesseur socialiste, François Hollande, en 2012, rendra visite à la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin pour son premier déplacement à l’étranger.  Signe de sa volonté de relancer l’axe franco-allemand dans une Europe en crise, le nouveau chef de l’Etat a choisi comme conseiller diplomatique l’actuel ambassadeur de France en Allemagne, Philippe Étienne, 61 ans, ancien représentant permanent de la France à Bruxelles.

Face aux «excès» du monde, «nous aurons besoin d’une Europe plus efficace, plus démocratique, plus politique, car elle est l’instrument de notre puissance et de notre souveraineté», a-t-il assuré devant les centaines d’invités réunis dans la salle des Fêtes de l’Elysée pour la cérémonie d’investiture.

- Quel Premier ministre ? -
Le nouveau président, qui doit encore obtenir une majorité aux législatives de juin pour mettre en œuvre son programme, a aussi promis de «rassembler» les Français, de plus en plus sceptiques vis-à-vis de la mondialisation et de l’Europe.
«Les Françaises et les Français qui se sentent oubliés par ce vaste mouvement du monde devront se voir mieux protégés», a dit celui qui a largement remporté la présidentielle malgré le score historique de la patronne de l’extrême droite, Marine Le Pen.

Le jeune centriste qui a conquis le pouvoir sur un programme «ni de droite, ni de gauche», sans aucune expérience électorale et sans parti politique structuré, a promis de réformer «profondément la vie politique» dans un pays très divisé, en proie à un chômage endémique (10 %) et toujours sous état d’urgence du fait des menaces terroristes. En fin d’après-midi, en visite à l’Hôtel de Ville, il est revenu sur le sujet en promettant de faire en sorte que la «mondialisation profite à chacun». Devant la maire Ps Anne Hidalgo, qui s’inquiétait du sort des «délaissés et les exclus», il a souhaité «faire l’unité du pays en permettant à chaque commune, chaque département, à chaque région de devenir un territoire de la réussite, d’être pleinement un territoire de la République».

Cet ancien banquier d’affaires et ancien ministre de l’Économie doit désormais réussir son pari de dynamiter la classe politique française pour trouver une majorité au centre aux législatives de juin. «Je ne céderai sur rien des engagements pris», a-t-il assuré, dimanche, alors que certains, notamment à droite, demandent des gages avant de rejoindre le camp présidentiel.

Le profil du chef du gouvernement, qui mènera la bataille des législatives pour le mouvement présidentiel La République en marche, constituera un test majeur de sa volonté de recomposition politique. Sa nomination est prévue aujourd’hui.

AFP -

La mutinerie de soldats en Côte d’Ivoire, déclenchée depuis vendredi pour obtenir des primes, a provoqué la mort d’un homme blessé par balle à Bouaké, grande ville du centre toujours contrôlée, hier, par les militaires en colère qui tiennent aussi Korhogo.

Un premier bilan fait aussi état d’une vingtaine de blessés, dont six par balle, depuis ce nouveau mouvement de grogne de 100 à 300 soldats, qui fait suite à une précédente mutinerie en janvier. L’homme, gravement blessé par balle, samedi, à Bouaké, est décédé hier au Centre hospitalier universitaire, a annoncé sa famille.

«Issouf Diawara (...) est finalement mort des suites de ses blessures par balle. Je suis un homme effondré. Sachez que je suis seul aujourd’hui après la mort de mon grand frère», a affirmé à l’Afp son jeune frère, Souleymane Diawara. La victime avait été atteinte d’une balle tirée par des soldats mutinés qui s’étaient rendus au siège d’anciens rebelles non intégrés dans l’armée, appelés les «démobilisés», qui avaient eux mêmes réclamé des primes lundi, selon des témoignages.

«Une opération militaire est en cours pour rétablir l’ordre» contre «certains militaires récalcitrants qui continuent de désobéir», a déclaré le chef d’état-major des armées ivoiriennes, le général Sékou Touré, dans une déclaration transmise à l’Afp.

Le patron de l’armée a déploré «l’usage d’armes à feu contre les populations civiles excédées par leurs [les mutins] agissements, des pillages et rackets systématiques...», soulignant des «actes d’une extrême gravité, contraires à la mission de protection assignée aux forces armées».

Les mutins, qui demandent le versement de reliquats de primes, tiraient en l’air, hier, à Bouaké, pour empêcher la population de sortir de chez elle. Ils patrouillaient dans les quartiers, passant parfois à tabac des habitants, selon des témoins. Hier soir, à Bouaké, les mutins contrôlaient toujours les corridors Nord et Sud situés sur le principal axe routier du pays qui relie la capitale économique, Abidjan, au nord et au Burkina Faso.

AFP

 

Le rival du président gabonais Ali Bongo Ondimba, Jean Ping, a profité, hier, de la prise de fonctions du nouveau président français pour tenter d’attirer son attention sur «la grave crise politique que traverse le Gabon», partenaire historique de la France en Afrique.

M. Ping, qui refuse de reconnaître la réélection de M. Bongo au scrutin présidentiel du 27 août, avait félicité, dès dimanche dernier, Emmanuel Macron pour son élection, se présentant comme à son habitude comme «le président élu» du Gabon. Hier, ses partisans de la Coalition de la nouvelle République (Cnr) ont souhaité, lors d’une réunion publique à Libreville, que la France soit «sensible aux attentes du peuple gabonais, qui veut que soit respecté son libre choix (...). Le peuple gabonais aspire à la fin du pouvoir par la force». Des femmes ont symboliquement déposé une bouteille remplie de sable devant l’ambassade de France à Libreville pour attirer l’attention de M. Macron «sur le risque d’implosion de la société gabonaise». Ce geste, issu de la coutume locale, place le récipiendaire de la bouteille de sable «devant ses responsabilités», a expliqué l’un des participants.

Le président Bongo a lancé, fin mars, un «dialogue» avec l’opposition pour tenter de surmonter la crise née de sa réélection contestée par son rival, et des violences qui l’ont accompagnée.
M. Ping et ses partisans refusent de participer à ce «dialogue», qui devrait proposer, dans une dizaine de jours, des réformes constitutionnelles.
En mars, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, avait souhaité «que le dialogue se tienne entre les principales forces politiques du pays et qu’il débouche sur des réformes structurelles et des échéances bien identifiées« en recevant le Premier ministre gabonais, Emmanuel Issoze Ngondet.

 

AFP -

Moon Jae-In, un ancien avocat spécialisé dans la défense des droits de l’Homme, a confortablement remporté l’élection présidentielle sud-coréenne hier, selon un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote, scellant l’élan de son pays vers le changement après un retentissant scandale de corruption.

Ce scrutin anticipé, organisé sur fond de fortes tensions avec la Corée du Nord, a été organisé pour remplacer l’ex-présidente Park Geun-Hye, au centre d’une énorme affaire de concussion qui a provoqué sa chute. De nombreux électeurs en ont profité pour dire leur colère face à la corruption d’une partie des élites, mais aussi à la vie chère, à l’augmentation du chômage et au ralentissement de la croissance.
Selon un sondage effectué à la sortie des bureaux de vote, M. Moon, le candidat du Parti démocratique de centre gauche favorable à une forme de dialogue avec Pyongyang, a obtenu 41,4 % des voix.  «Je serai le président de tous les Sud-Coréens», s’est-il peu après exclamé devant ses partisans sur la place Gwanghwamun, à Séoul, où des millions de Sud-Coréens s’étaient massés plusieurs mois durant pour exiger le départ de Park Geun-Hye.

Le conservateur Hong Joon-Pyo, issu du parti de la présidente déchue, est arrivé loin derrière avec 23,3 % des suffrages, suivi du centriste Ahn Cheol-Soo avec 21,8 %. M. Moon, 64 ans, a expliqué à son équipe de campagne, réunie au quartier général de son parti, que son triomphe était le résultat d’une volonté de «changement de régime» de la part de la population. La participation a tourné autour de 77,2 %, selon des chiffres préliminaires. La campagne s’est largement focalisée sur l’économie, la Corée du Nord étant passée à l’arrière plan. Mais, après 10 ans de règne conservateur, la victoire de M. Moon pourrait signifier un changement considérable de politique vis-à-vis de Pyongyang et de l’allié et protecteur américain.

M. Moon prône le dialogue avec la Corée du Nord afin de désamorcer les tensions et de l’inciter à négocier. Il veut aussi plus de distance avec Washington.

AFP -

 

La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a vécu sa journée la plus sombre depuis la fin de l’opération militaire française Sangaris, en octobre 2016, avec quatre Casques bleus tués dans une attaque attribuée à un groupe armé anti-Balaka.

«C’est malheureusement l’attaque la plus meurtrière contre des soldats de la paix de la Minusca», a indiqué, hier à l’Afp, son porte-parole, Hervé Verhoosel.

Un Casque bleu cambodgien a d’abord été tué dans l’échange de tirs provoqué par l’attaque du convoi mixte armée-police par un groupe armé entre les localités de Rafai et Bangassou, a indiqué la Minusca dans un premier communiqué hier matin. Quatre autres soldats de la paix - trois Cambodgiens et un Marocain - étaient portés disparus, «appréhendés» par les assaillants, a-t-on précisé à l’Afp. «La Minusca a le profond regret de confirmer que trois des quatre soldats de la paix portés disparus depuis l’attaque d’hier (lundi) ont été retrouvés morts. Le quatrième est toujours porté disparu», a précisé la force de l’On dans un nouveau communiqué mardi après-midi.
«Nous ne communiquons pas sur la nationalité des victimes avant que le gouvernement et les familles soient officiellement informés», a ajouté son porte-parole.

Durant l’échange de tirs, «huit éléments anti-Balaka ont été tués», selon la Minusca qui fait état de blessés des deux côtés.
En l’absence d’une armée centrafricaine, qu’une mission de l’Union européenne tente de restructurer, les quelque 12.500 hommes de la Minusca sont seuls en première ligne face aux groupes armés ex-Séléka ou anti-Balaka depuis la fin de l’opération française Sangaris dont les Centrafricains ont regretté le départ.

AFP -

Entre 7.000 et 8.000 migrants originaires de l’Afrique sub-saharienne pour la plupart sont actuellement détenus dans une vingtaine de centres de rétention en Libye, a indiqué, hier à l’Afp, un responsable de l’organe de lutte contre l’immigration clandestine.

Abdulrazaq al-Shniti s’exprimait à l’occasion de l’ouverture d’un nouveau centre de rétention à Tajoura, dans la banlieue-est de Tripoli, portant le nombre des centres dans le pays à 42, dont 23 fonctionnels, a-t-il dit. Le nouveau centre compte déjà 130 jeunes migrants africains arrêtés cette semaine dans un hangar à Tajoura, où ils ont été regroupés par des passeurs, en attendant de prendre la mer pour tenter la traversée de la Méditerranée, a précisé un responsable de l’établissement.
Selon M. Shniti, certains chefs de réseaux d’immigration clandestine ont été arrêtés «au cours de la dernière période» et seront, selon lui, présentés à la justice.

Les migrants sont rapatriés régulièrement vers leurs pays, en coordination avec l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) et des représentants de leurs ambassades, a ajouté le responsable.
C’est l’Oim aussi qui se «charge de fournir de l’aide aux migrants dans les centre de rétention», a-t-il expliqué.
Pour M. Shniti, le problème de l’immigration clandestine provient notamment de la région sud du pays où les frontières sont «totalement ouvertes» devant les migrants.

AFP -

 

Partir avec fracas au risque de faire s’écrouler l’édifice ou rester en recherchant des ajustements ? Le président américain Donald Trump a du mal à trancher sur l’Accord de Paris sur le climat et a repoussé sa décision très attendue.

Pendant sa campagne, l’homme d’affaires septuagénaire, qui martèle vouloir mettre fin à la «guerre contre le charbon», avait promis d’»annuler» cet accord conclu, fin 2015, dans la capitale française, par plus de 190 pays. Mais, depuis son installation à la Maison Blanche, il a envoyé des signaux contradictoires, reflets des courants contraires qui traversent son administration sur la question climatique mais aussi, au-delà, sur le rôle des Etats-Unis dans le monde et leur rapport au multilatéralisme.
Une réunion prévue, hier, à la Maison Blanche, pour discuter d’une éventuelle sortie des Etats-Unis de ce texte emblématique a été reportée à une date indéterminée.

Et son porte-parole, Sean Spicer, a précisé que M. Trump n’annoncerait pas sa décision avant son retour du sommet du G7 Italie (26 et 27 mai), contrairement à ce qui était initialement prévu. «Le président veut être certain d’avoir le temps de choisir la meilleure stratégie pour le pays», a-t-il déclaré, se refusant à donner toute indication sur la tonalité des discussions.

Or les délégations de plus de 190 pays, réunies à Bonn pour avancer sur l’application du pacte, ont les yeux braqués sur Washington. deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, les Etats-Unis sont au cœur du jeu. Leur retrait serait un camouflet pour la «diplomatie climat» qui, il y a moins de 18 mois, célébrait, à Paris, un accord historique, rendu possible par un pacte âprement négocié entre Washington et Pékin.

Une solution politiquement habile pourrait être de rester dans l’accord, qui vise à limiter la hausse de la température mondiale, mais de lancer un réexamen des objectifs américains.

Cela permettrait de garder un siège à la table des négociations tout en envoyant, en interne, le signal d’une forme de rupture avec l’administration démocrate de Barack Obama.

AFP -

 

Si sur beaucoup de points la France est en déclin comme avec la fin du quasi monopole de la coopération économique, de la collaboration militaire et diplomatique avec ses anciennes colonies en Afrique (concurrence de la Chine, par exemple), le pays de Marianne continue à s’autoglorifier sur ses attributs. A Paris, il n’est pas rare d’entendre dire que « la France est le plus beau pays au monde », qu’elle a « la meilleure gastronomie » ou que « l’avenue des Champs Elysées est la plus belle sur terre ». C’est un des syndromes du nombrilisme d’un pays qui aurait « inventé les droits de l’Homme ». L’élection d’Emmanuel Macron est désormais à caser dans ce rayon des réussites françaises à donner en exemple au monde.

C’est vrai qu’avec ses yeux bleus sur sa « babyface », sa démarche empruntée d’un mannequin à son premier de fashion week, un président trentenaire (39 ans) donne un coup de vieux à un paysage politique mondial souvent d’un autre âge. Il faut reconnaître que la France a appliqué ce qu’elle a appelé « le dégagisme » : entre fin novembre et début décembre 2016, on a assisté à la mort politique de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé (éliminés de la primaire de la droite et du centre) et du renoncement de François Hollande. Un ancien président, un ancien Premier ministre et un président en fin de mandat isolé de tout. Excusez du peu. Cette capacité de renouvellement place la France dans un mouvement général qui honnit les partis politiques traditionnels.

Pour une fois, la France n’invente pas un mouvement, mais s’inscrit dans un phénomène existant comme l’élection d’un président américain (Trump) sans parti, moins le populisme. A terme, en France, on s’achemine vers quatre tendances politiques : l’extrême gauche avec Mélenchon à la tête (comme Podemos, en Espagne) ; l’extrême droite du clan Le Pen qui va certainement changer le nom Front national, connoté négativement ; les conservateurs avec le parti Les Républicains ; et, enfin, une fédération des réformistes progressistes (Macron et des gens du Ps). L’élection de Macron s’inscrit également dans le fait qu’il y a un repère historique politique en France presque tous les 30 ans. Sous la Vème République, il y a eu 1958 avec De Gaulle, 1981 avec l’arrivée de Mitterrand et donc, 2017. Des repères, mais pas de rupture. Ces derniers accompagnent l’abandon des idéologies qui peuvent être le populisme, le progressisme, la socio démocratie. L’exception se situe dans la non survivance sur l’espace public du Marxisme. La France est dans la continuation d’une mutation générationnelle forte entamée dans certains pays.

De notre envoyé spécial à Paris, Moussa DIOP

En Afrique, certes certains peuples ont élu des présidents presque au même âge (Faure Gnassingbé du Togo) ou plus jeune (Joseph Kabila de la Rdc, élu à 35 ans) qu’Emmanuel Macron. Mais, est-ce qu’au delà de l’exemple de Talon au Bénin, une situation similaire peut survenir au Sénégal ou ailleurs dans le continent ? La réponse de l’historien Momar Mbaye.

M. Mbaye fait remarquer que « la dernière présidentielle au Bénin a été, pour ainsi dire, assez étrange. Car pour une première fois, les formations politiques n’ont eu qu’un rôle moindre. D’où un titre de l’hebdomadaire Jeune-Afrique : «Une présidentielle au dessus des partis». Cette situation, si elle établit une forme de disqualification des formations politiques traditionnelles, n’en constitue pas moins une illustration de la vigueur démocratique de l’ancien quartier latin.

Il tient à rappeler, à ce titre, que ce pays fut, en 1990, le premier à organiser une conférence nationale citoyenne qui ouvrit la nouvelle ère du multipartisme en Afrique, donc bien avant le discours de La Baule, considéré souvent et à tort comme l’élément déclencheur des processus démocratiques sur le continent. Aussi, ce fort ancrage de l’exercice démocratique qui s’est consacré par trois alternances, explique-t-il,  à permis à la population de porter son dévolu sur un homme venu de la société civile, Patrice Talon, jadis financier du président sortant.

Pour apporter une réponse à la question, Momar Mbaye pense ne pas établir une comparaison avec l’Afrique, eu égard à la grande disparité de niveau démocratique entre les différents pays. Cependant, précise-t-il, la mise en parallèle avec le Sénégal peut-être intéressante à établir en ce sens que ladite nation apparaît, à juste titre, comme un bon exemple de démocratie apaisée en Afrique noire.

Il ajoute que si l’on se concentre sur le scrutin béninois, l’on s’aperçoit rapidement qu’il s’est agit d’un combat entre hommes d’affaires, car Patrice Talon avait comme entre autres challengers, le banquier Insu et un autre grand opérateur économique, Sébastien Adjuvons. Selon l’historien, il faut, en outre, souligner le fait que les politiques « se soient camouflés, en tout cas pour les plus influents d’entre eux, derrière Lionel Insu ». Premier ministre du gouvernement sortant, il a su rallier des personnalités comme l’opposant historique Houndbedji et le maire de Cotonou, Léhady Soglo. Du coup, la victoire de Talon, ajoute-t-il, peut-elle se lire comme une sanction du poulain de Yayi Boni, étant entendu qu’il n’y avait pas de poids lourd politique pour incarner ce désir de tourner la page. Ce cas béninois peut-il fonctionner au Sénégal.

« Cela risque d’être très compliqué », selon l’historien Momar Mbaye qui pense que ce pays est très politisé et qu’il doute fort que ses hommes politiques puissent s’effacer et laisser une personnalité issue de la société civile occuper le devant de la scène. En tout état de cause, poursuit-il, les expériences de candidature jusque-là tentées par des personnalités hors du champ politique se sont révélées toujours infructueuses. Quand bien même, ladite autorité bénéficierait d’une bonne surface financière, il lui manquerait, à coup sûr, la structure pouvant lui permettre de battre réellement campagne. Sauf si elle bénéficie du concours d’organisations déjà bien implantées ».

M. DIOP

«L’argent ou la mort !» Mécontents après l’annonce télévisée faite par un groupe de militaires sur le «renoncement» à leurs revendications financières, les soldats qui avaient ébranlé la Côte d’Ivoire en janvier ont repris les mutineries, hier, en tirant en l’air et en paralysant plusieurs villes du pays.

Dans le quartier du Plateau à Abidjan, les mutins se sont positionnés autour du vaste camp militaire Gallieni où est situé l’état-major des armées. Kalachnikov à la main, bonnets ou bandeaux de camouflage sur la tête, ils tiraient sporadiquement en l’air, bloquant les routes autour du camp.
Un mutin exhibe fièrement un lance-roquette, un autre porte une mitrailleuse avec une impressionnante ceinture de balles sur l’épaule, rappelant le célèbre film «Rambo». «Notre réponse à l’annonce d’hier, c’est ça», explique un mutin sous le couvert de l’anonymat. La veille, une cérémonie, en présence du président Alassane Ouattara, d’un sergent mutin et plusieurs soldats avait acté la fin des contestations.

Organisé sans la présence de la presse et diffusé en différé après montage, l’évènement se voulait visiblement un point final à la protestation de l’ensemble des forces de sécurité, alors que le pays est durement touché par l’effondrement des cours du cacao, vital pour son économie et dont il est le premier producteur mondial.

- ‘le sergent Fofana-là’ -
«On devait payer +la suite+ maintenant et un groupuscule se lève et dit qu’il ne veut plus l’argent. Le sergent Fofana-là (le nom du sergent à la cérémonie), on le connait d’où ?» souligne un mutin.
Les mutins avaient réclamé 12 millions de FCfa de primes (18.000 euros) et obtenu le versement, dès janvier, de 5 millions (7.500 euros). On leur avait promis de payer les 7 millions restants par tranche à partir de ce mois de mai.
Les soldats mutins sont des anciens rebelles qui avaient aidé Ouattara à prendre le pouvoir après la crise post-électorale de 2010-2011 lorsque le président Laurent Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite électorale.  «On restera, 2 jours, 2 mois, 2 ans», assure un autre mutin, montrant une photo de sa maison inachevée achetée avec la prime des 5 millions. «Pour le reste, je vais où pour l’emprunt ?»

Les nombreux tirs effrayent les passants, faisant aussi s’envoler des milliers de chauves-souris habituées à dormir dans les arbres du Plateau. Des femmes passent en courant. Les mutins les calment : «Ne courez pas : on n’a pas de problème avec vous». «Les populations n’ont pas à payer. On ne leur veut pas de mal. On tire en l’air pour qu’elles partent et ne soient pas blessées», promet un mutin qui refuse les explications sur la pauvreté générale du pays : «Si Ouattara est au pouvoir, c’est pour l’argent. Lui, il en a. Il a promis, il paie». «Ce n’est pas bon pour le pays. On ne sait pas ce qui va se passer, on a très peur», raconte un professeur venu retirer un document à la Cité administrative, à côté du camp Gallieni.
«S’ils veulent tirer, ils n’ont qu’à aller tirer à la présidence, c’est là-bas que cela se passe», lance un badaud.

AFP -

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a jeté de l’huile sur le feu, hier, et adressé une menace à peine voilée à l’ex-directeur du Fbi James Comey, auquel il a publiquement intimé le silence sur les circonstances confuses de son limogeage.

Depuis qu’il a congédié brutalement le premier policier des Etats-Unis, mardi soir, le dirigeant républicain n’a rien fait pour rassurer ses critiques qui, sans encore parler de crise constitutionnelle, craignent une tentative d’intimidation ou de déstabilisation de la police fédérale et, plus généralement, de la Justice dont le Fbi dépend. «James Comey ferait bien d’espérer qu’il n’existe pas d’+enregistrements+ de nos conversations avant qu’il ne commence à faire des révélations à la presse !» a tweeté M. Trump hier matin, un jour après avoir déclaré à Nbc qu’il avait dîné avec James Comey et eu au moins deux coups de téléphone avec lui depuis son arrivée au pouvoir.

«Le président doit donner tout enregistrement immédiatement au Congrès ou reconnaître, une nouvelle fois, qu’il a délibérément fait une déclaration erronée, ou dans ce cas menaçante», a réagi l’élu démocrate Adam Schiff.

Dans la presse américaine, de très nombreuses sources anonymes au sein de la Maison Blanche et de l’administration ont décrit la confusion des derniers jours, la version officielle du limogeage ayant été contredite. Initialement, la raison donnée était le comportement de James Comey durant la fin de l’enquête sur les emails d’Hillary Clinton en 2016. Il lui était reproché d’avoir publiquement parlé de l’affaire au lieu du silence traditionnel.

La Maison Blanche assurait que le limogeage n’avait rien à voir avec l’enquête en cours du Fbi sur une éventuelle collusion entre des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.
Mais, le milliardaire a contredit ses collaborateurs en disant à Nbc, jeudi : «En fait, quand je me suis décidé, je me suis dit : +Ce truc avec la Russie, Trump et la Russie, c’est une histoire inventée+».
Depuis des mois, le président républicain est furieux que son nom soit cité dans cette enquête, martèle qu’il n’y a aucune preuve de collusion, et accuse les médias d’entretenir artificiellement l’affaire au lieu de couvrir ses décisions économiques ou autres.

AFP -

Amnesty International a annoncé le lancement, hier, d’une campagne «Justice maintenant !» contre l’impunité en Centrafrique où les autorités assurent que les magistrats de la future Cour pénale spéciale (Cps) doivent prêter serment d’ici fin mai.

«Les auteurs de crimes odieux, notamment de viols et d’homicides, sont depuis trop longtemps laissés en liberté», a estimé Olivia Tchamba, chargée de campagne sur l’Afrique centrale, citée dans le communiqué de l’Ong de défense des droits de l’Homme. La Centrafrique a sombré dans la violence en 2013 après le renversement de l’ancien président François Bozizé par des groupes armés Séléka pro-musulmans, entraînant la contre-offensive des anti-Balaka majoritairement chrétiens. Le conflit s’est soldé par des milliers de morts et plus de 900.000 déplacés ou réfugiés sur 4,5 millions d’habitants.

Une Cour pénale spéciale (Cps) doit instruire et juger les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003.
Un procureur spécial a été nommé, de même que quatre juges d’instruction (deux Centrafricains, une Française et un Burkinabè), un procureur spécial adjoint, un substitut du procureur et un juge à la chambre d’instruction. «Nous attendons la prestation de serments (des magistrats, Ndlr) d’ici la fin du mois», a déclaré à l’Afp le ministre de la Justice, Flavien Mbata, laissant entendre que les travaux débuteront ensuite.

Amnesty demande aux donateurs internationaux «de garantir le bon fonctionnement de la Cour pénale spéciale», en respectant les engagements de la conférence des donateurs de Bruxelles qui s’est tenue en novembre 2016. Plus de deux milliards de dollars avaient été promis pour la République centrafricaine (Rca), dont «105 millions de dollars (...) pour renforcer le système judiciaire», assure Amnesty. L’Ong demande également que les responsables présumés d’atteinte aux droits humains «soient jugés par le système judiciaire national, la Cour pénale spéciale ou la Cour pénale internationale, dans le cadre de procès équitables et sans recours à la peine de mort».

AFP -

Le mouvement politique d’Emmanuel Macron a présenté, hier, 428 candidats pour bâtir une «majorité de changement» pour les prochaines législatives, avec plus d’une moitié de débutants en politique, et sans le ténor socialiste Manuel Valls pour lequel une solution de compromis a été trouvée.

«Jamais un mouvement politique français doté de 13 mois d’existence n’a porté l’audace d’investir pour devenir députés 52 % de nos citoyens qui n’ont pas un Cv de professionnel de la politique», a déclaré le secrétaire général du mouvement «La République en marche», Richard Ferrand. «La promesse de renouvellement est ainsi tenue», a-t-il dit lors d’une conférence de presse, en rappelant la volonté du jeune centriste pro-européen, largement élu le 7 mai, de faire souffler un vent de renouveau en France. Seuls 5 % sont des députés sortants, tous de gauche.

La candidature de l’ex-Premier ministre socialiste Manuel Valls, qui a focalisé l’attention, ces derniers jours, sur fond de recomposition du paysage politique, a quant à elle débouché sur une solution de compromis. M. Valls ne répondait pas aux critères d’investiture, car «aucun candidat ne peut être investi s’il a déjà fait trois mandats parlementaires», a expliqué M. Ferrand. Il n’était pas question de «passe-droit», mais pas question non plus de «donner l’impression d’humilier» : le mouvement de M. Macron a donc décidé de ne pas lui opposer de candidat dans son fief de l’Essonne (au sud de Paris). En campagne dans le Nord, François Baroin, chef de file de la droite (Les Républicains) pour les législatives, a, pour sa part, qualifié les investitures du camp Macron d’»opération de recyclage du parti socialiste en déshérence».

Selon M. Ferrand, les 428 candidatures sélectionnées à partir de 19.000 dossiers reçus couvrent «l’ensemble du spectre politique». Elles témoignent aussi d’un engagement de parité avec 214 femmes et 214 hommes.

La liste, qui doit encore être complétée avec l’annonce, la semaine prochaine, des 148 derniers candidats, comprend des profils atypiques, tels le mathématicien Cédric Villani, médaille Fields, ou une ancienne vedette de la corrida à cheval, Marie Sara.
Pour l’instant, le mouvement ne présente pas de candidat contre plusieurs élus de droite, comme l’ancien ministre Bruno Le Maire ; ce qui laisse la porte ouverte à d’éventuels transferts.

AFP -

 

Lutte contre le changement climatique Trump prendra le temps de revoir sa politique AFP - Donald Trump prendra son temps pour revoir sa politique en matière de climat, a assuré, hier, son secrétaire d’Etat, Rex Tillerson. Ce, alors que le président des Etats-Unis a repoussé, à fin mai, sa décision sur une éventuelle sortie de l’Accord de Paris. «Aux Etats-Unis, nous réexaminons à l’heure actuelle nombre de politiques importantes, notamment l’approche de l’administration Trump sur le changement climatique», a déclaré M. Tillerson devant le Conseil de l’Arctique réuni en Alaska. «Nous sommes sensibles au fait que chacun d’entre vous à un point de vue important et vous devez savoir que nous prenons le temps de comprendre quelles sont vos inquiétudes», a déclaré le nouveau ministre américain des Affaires étrangères devant les sept autres pays membres du Conseil de l’Arctique (Canada, Russie, Norvège, Danemark, Islande, Suède et Finlande). «Nous n’allons pas nous précipiter pour prendre une décision. Nous allons travailler pour prendre la bonne décision pour les Etats-Unis», a assuré M. Tillerson. La présidence américaine du Conseil de l’Arctique avait débuté il y a deux ans sous le mandat du secrétaire d’Etat démocrate John Kerry, un défenseur passionné de la lutte contre le réchauffement climatique et cheville ouvrière de l’Accord de Paris conclu fin 2015 par 196 pays. Durant sa campagne, Donald Trump avait promis d’»annuler» cet accord historique multilatéral, mais il a depuis du mal à trancher et a reporté sa décision à la fin du mois de mai. Il a toutefois signé, fin avril, un décret ordonnant un réexamen des restrictions imposées par son prédécesseur, Barack Obama, à l’exploration et à l’exploitation offshore de pétrole et de gaz, notamment en Arctique.

Le président somalien a appelé, hier, la communauté internationale à aider son pays à lutter contre ses «ennemis» que sont «le terrorisme, la corruption et la pauvreté», lors d’une conférence internationale à Londres visant à aider à sa stabilisation.

Mohamed Abdullahi Mohamed s’est engagé à prendre des mesures pour «libérer l’immense potentiel de la population» somalienne afin de lui permettre de contribuer au développement de ce pays de la Corne de l’Afrique, l’un des plus pauvres et instables du monde. Concernant la lutte contre le terrorisme, il s’est dit «confiant» dans la capacité de la Somalie à vaincre l’insurrection islamiste shebab «dans les prochaines années». Il a aussi affirmé que la sécurisation du territoire sera permise par «l’établissement d’une administration territoriale».

La conférence londonienne doit permettre d’établir un nouveau partenariat entre la communauté internationale et la Somalie menacée par les shebab, affiliés à Al-Qaïda, et par une nouvelle sécheresse. Des discussions devaient aussi être engagées pour réduire sa dette, qui s’élève à 5,3 milliards de dollars (4,88 milliards d’euros), en échange d’une réforme de son économie.
L’événement réunissait une quarantaine de délégations et des institutions comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Ligue arabe, en présence du secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, du ministre américain de la Défense, James Mattis, et de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Dans son discours d’ouverture, la Première ministre britannique a affirmé que cette conférence visait à «construire un avenir plus prospère, stable et sûr pour la population somalienne». Theresa May a alerté sur les risques d’»instabilité pour l’ensemble du continent et du monde» que font peser le terrorisme et la famine dans ce pays, ainsi que la piraterie dans l’océan Indien.

 

AFP -

 

Un incident entre des gardes-côtes libyens et un navire humanitaire allemand, mercredi, au large de la Libye, illustre les tensions croissantes dans la zone, alors que l’Union européenne pousse pour limiter au maximum les départs.

Mercredi matin, les gardes-côtes libyens et l’Ong allemande Sea-Watch se sont disputé une grosse barque en bois avec plus de 450 migrants à bord, à 19 milles nautiques au large de Sabratha (ouest), affirmant chacun être arrivés les premiers.

L’Ong a diffusé des images où l’on voit la vedette des gardes-côtes couper la trajectoire de son bateau, évitant de très peu une collision, en dénonçant une manœuvre «extrêmement dangereuse». Sea-Watch, qui se charge de repérer et sécuriser les embarcations de fortune en attendant un plus gros navire de secours, n’avait pas les moyens de les prendre tous à bord, a fait valoir à l’Afp le général Ayoub Kacem, porte-parole de la marine libyenne.

Mais, depuis plusieurs années, ce sont les gardes-côtes italiens qui coordonnent les secours dans les eaux internationales, au-delà de 12 milles nautiques de la Libye... et leur transfert en Italie.
Pour les Ong de secours en mer mais aussi les défenseurs des droits de l’Homme, le Haut-commissariat de l’Onu aux réfugiés (Hcr) et même le gouvernement allemand, les migrants ne doivent pas être reconduits en Libye où ils subissent extorsions, violences, viols, tortures et meurtres.

Tout comme Sea-Watch, plusieurs Ong de secours en mer ont vivement réagi hier, dénonçant les pressions européennes qui ont récemment formé une centaine de gardes-côtes libyens et sont en train de leur fournir une dizaine de vedettes pour tenter de ralentir le flux des migrants.

Sos Méditerranée s’est dite «très inquiète» de l’incident d’hier, tandis qu’Oscar Camps, directeur de Proactiva Open Arms, s’est insurgé : «Les +gardes-côtes libyens+ sont formés aussi pour provoquer les Ong ? Que va-t-il arriver à ceux qui fuient ?»

Les Ong mènent une «véritable opération de chasse aux migrants, dans un contexte de compétition entre elles et avec les garde-côtes. Ce n’est pas vraiment de l’humanitaire. Ça devient du business», a-t-il insisté. Ces accusations font écho à celles qui secouent actuellement l’Italie où des magistrats et des politiques évoquent, tout en reconnaissant ne pas avoir de preuves, de possibles liens entre Ong et passeurs.

Auditionné à Rome par une commission parlementaire sur les soupçons contre les Ong, l’amiral Vincenzo Melone, responsable des gardes-côtes italiens, s’est emporté. «Nous sommes face à une tragédie aux dimensions invraisemblables», a-t-il rappelé en saluant l’aide apportée par les Ong et en demandant à l’agence européenne Frontex de «faire descendre» ses navires patrouillant actuellement à 70 milles de la Libye pour éviter tout effet incitatif.

AFP -

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé, hier, que la place «de l’ambassade des Etats-Unis est à Jérusalem», à quelques jours de la visite du président américain Donald Trump en Israël.

La question d’un transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem a été abordée durant la rencontre, en février, à Washington, entre MM. Netanyahu et Donald Trump, qui en avait fait une promesse de campagne avant de temporiser.
Israël occupe la partie orientale de Jérusalem depuis 1967 et considère l’ensemble de la ville comme sa capitale, alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Le statut de Jérusalem est l’une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien. «Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif et celle de l’Etat d’Israël», a déclaré M. Netanyahu devant les membres de son parti de droite, Likoud.

«Il serait bon que toutes les ambassades, et en premier celle des Etats-Unis, s’installent à Jérusalem, car c’est leur place naturelle», a-t-il ajouté. Israël a annexé Jérusalem-Est en 1980 et une loi fondamentale entérine le statut de Jérusalem comme capitale «éternelle et indivisible» d’Israël. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.
M. Trump a annoncé, la semaine dernière, qu’il se rendrait, fin mai, en Israël dans le cadre d’une tournée le conduisant aussi en Arabie saoudite, au Vatican, à Bruxelles et en Italie. Il doit probablement se rendre également en Cisjordanie occupée.

AFP -

Les partis politiques français, profondément secoués par la large victoire du jeune centriste Emmanuel Macron à la présidentielle, se cherchent un cap à un mois de délicates élections législatives.

Ralliement controversé de l’ex Premier ministre socialiste Manuel Valls à la majorité présidentielle de M. Macron, renoncement d’une étoile montante de l’extrême droite, rumeurs de nomination d’un Premier ministre issu de la droite : l’échiquier politique français est en pleine recomposition et les tactiques s’élaborent dans la douleur, en vue des législatives les 11 et 18 juin. Ce scrutin est crucial pour le président pro-européen de 39 ans qui doit convaincre les Français de lui donner une majorité parlementaire pour gouverner. Pour mener les réformes promises dans un pays très divisé, il lui faut rassembler derrière lui des personnalités issues de la droite et de la gauche modérées.

Pour l’instant, seule une courte majorité de Français (52 %) souhaite que le jeune centriste dispose d’une majorité de députés qui lui soient «favorables» à l’Assemblée nationale à l’issue des législatives, selon un sondage Elabe diffusé hier. Et la gauche comme la droite, éliminées l’une comme l’autre dès le premier tour de la présidentielle, rêvent toutes deux de se remettre en selle après leur défaite historique. A droite, l’objectif du parti Les Républicains (Lr) est clair : imposer à Emmanuel Macron la cohabitation avec un gouvernement issu de ses rangs. «Nous sommes en ordre de bataille pour préparer cette campagne des législatives», a prévenu l’un des chefs de file Lr, François Baroin. Malgré tout, les noms de certains de ses élus, comme celui du maire du Havre (nord-ouest), Édouard Philippe, circulent comme choix possible de M. Macron pour prendre la tête de son gouvernement.

Rêves de cohabitation
La situation est également confuse à gauche. L’annonce du ralliement de l’ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls au mouvement «En marche !» d’Emmanuel Macron a jeté le trouble dans son camp qui menace de l’exclure. Son offre a parallèlement été fraîchement reçue par le mouvement de M. Macron, autoproclamé «de droite et de gauche».

Le camp Macron a indiqué, hier, que la candidature de Manuel Valls ne répondait pas, à «ce jour», aux critères requis pour obtenir l’étiquette «majorité présidentielle». La liste des investitures doit être publiée aujourd’hui, avec une double promesse de renouvellement et de pluralisme politique.

Menacé d’implosion après son score de 6,4 % au premier tour de la présidentielle, le Parti socialiste, a de son côté, lancé, hier, sa campagne des législatives, sous la houlette du Premier ministre sortant, Bernard Cazeneuve, exaspéré par l’annonce de la mort imminente de sa famille politique.

Décidés à contredire les oiseaux de mauvais augure, deux mouvements pour «reconstruire la gauche» ont vu le jour mercredi : l’un mené par l’ex-candidat Benoît Hamon, qui lancera son mouvement «transpartisan» en juillet, et l’autre, «d’innovation», avec notamment la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, et l’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est devenue officiellement, hier, la première organisation régionale à adopter un plan d’élimination de l’apatridie, lors d’une conférence ministérielle à Banjul, la capitale gambienne.

Le Haut-commissariat de l’Onu pour les réfugiés (Hcr) a lancé, en novembre 2014, une campagne pour éradiquer, à l’horizon 2024, ce phénomène de privation de nationalité qui concerne des millions de personnes. En Afrique de l’Ouest, l’apatridie, due notamment à des législations restrictives en matière de transmission de la nationalité, concerne surtout la Côte d’Ivoire, où vivent de nombreux apatrides provenant du Burkina Faso.

C’est d’ailleurs dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan, que les 15 Etats membres de la Cedeao ont adopté, le 25 février 2015, une déclaration «qui reconnaît l’apatridie comme un fléau en Afrique de l’Ouest et se sont engagés à mettre fin à ce phénomène d’ici 2024», ont rappelé le Hcr et l’organisation régionale dans un communiqué conjoint.

«L’Afrique de l’Ouest se pose en leader de la lutte contre l’apatridie en Afrique et dans le monde», selon le texte, publié à l’issue de cette réunion des ministres de la Justice et de l’Intérieur de la Cedeao, qui compte 330 millions d’habitants. «Un million de personnes sont apatrides en Afrique de l’Ouest», selon le Haut-commissaire assistant pour les réfugiés, Volker Türk, cité dans le communiqué. «De plus, on estime à au moins 30 % de la population le nombre de celles et ceux qui, dans la région, n’ont pas de papier prouvant leur identité ou leur nationalité». Lors de la réunion, le représentant régional du secrétaire général de l’Onu, Mohamed Ibn Chambas, a souligné que «les femmes et les enfants souffrent tout particulièrement des situations d’apatridie lorsque les pratiques culturelles de la législation interdisent aux femmes de transmettre leur nationalité à leurs enfants, surtout ceux nés hors de leur pays».

«Certaines lois sur la nationalité contiennent encore des discriminations basées sur le genre ou l’appartenance ethnique et raciale», a déploré Liz Ahua, représentante du Hcr pour l’Afrique de l’Ouest, citée dans le communiqué.

Le plan d’action régional, adopté mardi, doit encore être entériné par les instances de la Cedeao pour devenir un document légalement contraignant pour les Etats membres.
Il «énonce des mesures concrètes visant à tarir les sources de l’apatridie, en palliant aux insuffisances des lois sur la nationalité et aux défaillances en matière de preuve de la nationalité», selon le texte.

AFP 

Le Niger, le Mali et le Tchad, confrontés aux attaques jihadistes et trafics de toutes sortes, ont signé, mardi, à Niamey, un accord «historique» de coopération judiciaire, a rapporté, hier, la radio publique nigérienne.

«Les frontières entre le Mali, le Tchad et le Niger n’existent plus en matière judiciaire», a commenté le ministre tchadien de la Justice, Mahamat Hassan, qui salue «un accord historique» dans «la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière». «La signature de l’accord intervient à un moment où nos Etats sont confrontés aux grands défis de l’heure, le terrorisme et le crime organisé, le trafic de drogues, la traite des personnes et le trafic des armes», a déclaré le ministre nigérien de la justice, Marou Amadou.

L’accord de coopération judiciaire, signé par les ministres de la Justice de ces trois pays de la bande sahélienne, prévoit la mise en place de commissions rogatoires internationales, l’échange entre les Etats des actes judiciaires, la comparution des témoins, experts et personnes poursuivies et une politique de coopération en cas d’extradition.

Il autorise également des enquêtes conjointes et le transfert des poursuites. «L’ingéniosité des terroristes et des trafiquants a pris le pas» sur les procédures judiciaires classiques «longues et complexes», a expliqué Marou Amadou.

Les trois pays sont en proie à de nombreuses attaques des groupes jihadistes sahéliens ou du groupe nigérian Boko Haram.
Le désert est aussi propice aux trafics de drogues et d’armes ainsi qu’à l’immigration clandestine.

AFP 

Les forces de l’ordre nigériennes ont dispersé à coups de grenades lacrymogènes, hier, à Niamey, une manifestation interdite qui avait été programmée par un collectif de la société civile contre «la mauvaise gouvernance» et les pénuries d’électricité, a constaté un journaliste de l’Afp.

Tôt dans la matinée, un détachement de policiers avait pris position sur une des grandes places de la capitale choisie comme lieu du rassemblement et des dizaines de personnes qui avaient commencé à se regrouper ont été dispersées.

«Ils nous ont lancé des grenades lacrymogènes alors que les gens n’étaient pas informés de l’interdiction et, nous-mêmes, ils nous l’ont notifiée tardivement», a expliqué à l’Afp Maikoul Zodi, un des organisateurs du mouvement.

Les autorités de Niamey ont interdit la manifestation pour «risques de troubles à l’ordre public», a déclaré M. Zodi, également membre de la campagne internationale Tournons la page pour l’alternance démocratique en Afrique. «Ce n’est pas vrai, l’arrêté d’interdiction a été notifié aux organisateurs dès le 8 mai et non tardivement comme ils prétendent», a vigoureusement réagi une source au ministère nigérien de l’Intérieur, qui a transmis à l’Afp une copie de l’interdiction de manifester.

«Donc, les organisateurs n’ont pas respecté les lois en vigueur. Pourquoi manifester les jours ouvrables alors qu’ils peuvent manifester tous les samedis et dimanches de chaque semaine sans aucun problème ?» a ajouté cette source.

La manifestation visait à «dénoncer la corruption, l’impunité et surtout le détournement de deniers publics», mais aussi «les pénuries d’électricité» et «la déperdition du système éducatif», a expliqué Moussa Tchangari, un autre organisateur.

AFP

Initialement prévue hier, la fin du «dialogue politique», censé sortir le Gabon de sa crise post-électorale, a été reportée de 15 jours, ont annoncé ses organisateurs dans un communiqué.

«Initialement prévue ce 10 mai, cette clôture pourrait intervenir le 25 mai», indique le communiqué qui justifie ce nouveau délai par «la recherche du consensus sur des questions essentielles comme la réforme des institutions et le redécoupage électoral». Le «dialogue politique, inclusif et sans tabou» a été lancé, le 28 mars, par le président Ali Bongo Ondimba pour tenter de surmonter la crise née de sa réélection contestée à l’issue du scrutin à un tour du 27 août. Le gouvernement s’est félicité qu’une cinquantaine de partis politiques y participent.

Ce forum est cependant boycotté par le principal rival de M. Bongo, Jean Ping, qui se proclame toujours «président élu», comme il l’a rappelé dans une lettre de félicitations adressée, dès dimanche ,au nouveau président français, Emmanuel Macron.

Des membres de l’Union nationale, une des forces de la Coalition pour la nouvelle République (Cnr) autour de M. Ping, ont rejoint à titre individuel le dialogue politique ces derniers jours.
Ouverte à la société civile, la première phase du «dialogue» avait notamment proposé de limiter le mandat présidentiel à un quinquennat renouvelable une fois, et un scrutin présidentiel à deux tours. Actuellement, le président est élu pour sept ans lors d’un scrutin à un tour.

«Une sorte de consensus sur le mandat de cinq ans semble quasiment acquis», selon le politologue Wilson-André Ndombet joint par l’Afp. Les discussions sont toujours en cours sur le nombre de mandats ainsi que sur la réforme de la Cour constitutionnelle, qui avait validé le résultat controversé des élections du 27 août.

«Le Gabon a déjà connu des accords qui n’ont jamais abouti», a rappelé M. Ndombet, enseignant à l’Université Omar-Bongo de Libreville. «Les accords de Paris (signés en novembre 1994) ont été de grandes déclarations de principe», a estimé M. Ndombet, admettant que la Conférence nationale de 1990 avait permis au Gabon de sortir du régime du parti unique.

AFP 

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