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Actualités Internationales (1448)

Donald Trump faisait face, hier, à une nouvelle tempête liée aux contacts entre certains de ses proches et des responsables russes pendant la campagne présidentielle, l’opposition démocrate appelant à la démission de son ministre de la Justice.

Jeff Sessions, l’un des plus proches du président américain dont il a inspiré la politique anti-immigration, a reconnu avoir rencontré l’ambassadeur russe aux États-Unis à deux reprises, l’année dernière, en contradiction apparente avec des déclarations récentes. Il est le deuxième proche de Donald Trump à être accusé de n’avoir pas dit toute la vérité sur ses contacts avec des responsables russes, après Michael Flynn, qui a démissionné, le 13 février, de son poste de conseiller à la Sécurité nationale. Cette affaire à tiroirs empoisonne le début de mandat du successeur de Barack Obama qui a souvent déclaré vouloir améliorer la relation avec Moscou.

L’opposition démocrate au Congrès a demandé la démission de Jeff Sessions. Au sein de la majorité, le malaise enfle également. Plusieurs élus républicains se sont joints aux démocrates pour réclamer la nomination d’un procureur indépendant afin d’enquêter sur l’existence de liens entre l’entourage du candidat Donald Trump et des responsables russes.

Sous l’administration Obama, Washington a publiquement accusé Moscou d’avoir mené une campagne de piratage et d’ingérence pour tenter de discréditer Hillary Clinton avant le scrutin du 8 novembre. Donald Trump a nié toute collusion avec la Russie. Jeff Sessions a confirmé avoir rencontré l’ambassadeur Sergueï Kisliak lors d’un discours, en juillet, puis personnellement dans son bureau au Congrès, en septembre, comme l’a révélé, mercredi soir, le Washington Post.

Il a affirmé que les rendez-vous entraient dans le cadre de ses fonctions de sénateur, pas de conseiller de Donald Trump.

Le candidat centriste à la présidentielle, Emmanuel Macron, en plein essor dans les sondages, a promis, hier, de moraliser la vie publique française face aux démêlés judiciaires de ses principaux rivaux, le conservateur François Fillon et la patronne de l’extrême droite, Marine Le Pen.

Après l’annonce, mercredi, de la probable inculpation de M. Fillon dans une affaire d’emplois fictifs présumés, Marine Le Pen a vu, hier, son immunité levée par le Parlement européen, à la demande de la justice française qui lui reproche d’avoir diffusé sur son compte Twitter des images d’exactions sanglantes du groupe État islamique.

En écho à ce qu’il a qualifié de «lèpre dans la vie politique», M. Macron a promis une «grande loi» de moralisation de la vie publique. Il présentait, hier, les détails de son programme, pro-européen et d’inspiration social-libérale, pour asseoir sa nouvelle stature de prétendant sérieux en plein essor dans les sondages.

Le centriste de 39 ans propose notamment d’empêcher de présenter un candidat ayant un casier judiciaire, de limiter le cumul des mandats dans le temps, ou encore d’interdire aux parlementaires l’emploi de proches «pour mettre fin au népotisme». Une pierre dans le jardin de François Fillon, ancien favori de la présidentielle, rétrogradé en troisième position dans les sondages après le scandale suscité par les salaires d’assistants parlementaires touchés par son épouse, Penelope, et deux de ses enfants, pour des montants représentant des centaines de milliers d’euros d’argent public.

Le directeur général des Douanes gabonaises a été inculpé et incarcéré et quatre mandats d’arrêts internationaux émis dans le cadre de l’opération anticorruption «Mamba», lancée récemment au Gabon par les autorités, a indiqué, hier, le parquet à l’Afp.

Alain Ndjoubi Ossamy, directeur général des Douanes et des Droits indirects, a été inculpé de «détournement de deniers publics et faux en écriture» et placé, mercredi, sous mandat de dépôt par un juge d’instruction, selon le procureur de Libreville, Steeve Ndong, confirmant une information du quotidien L’Union. L’un de ses adjoints a été inculpé pour «complicité de détournement» et laissé en liberté provisoire, a ajouté M. Ndong. M. Ndjoubi Ossamy rejoint en prison plusieurs hauts-responsables déjà incarcérés dans le cadre de l’opération Mamba, dont deux anciens ministres, l’ex-ministre du Pétrole Etienne Dieudonné Ngoubou, démis de ses fonctions début janvier, et Magloire Ngambia, qui fut le tout-puissant ministre de l’Economie d’Ali Bongo Ondimba jusqu’en 2015. Des «mandats d’arrêt à diffusion internationale» ont également été émis par un juge d’instruction à l’encontre de quatre Gabonais établis à l’étranger, parmi lesquels Franck Ping, fils du rival malheureux du président sortant Ali Bongo Ondimba à la présidentielle d’août 2016, Jean Ping, selon un communiqué du procureur. Franck Ping est «poursuivi pour des faits de corruption active», a précisé le parquet dans ce communiqué, sans autre précision sur les faits en question. Un autre mandat d’arrêt vise l’ancien président directeur général de La Poste gabonaise, Alfred Mabicka Mouyama, «poursuivi pour des faits de détournement de fonds».

M. Mabicka, limogé en 2015, avait présenté, à Paris, le 16 février, un ouvrage intitulé «La Poste au Gabon : controverses et manipulations politiques». Il y accuse l’actuel Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, d’avoir contribué aux déboires financiers de la Poste et sa filiale, Poste Bank, par des détournements de subventions lorsqu’il était ministre du Budget en 2011-2012.

Les gardes-côtes italiens ont annoncé, hier, avoir coordonné les opérations de secours d’environ 970 migrants au large de la Libye, confirmant que les flux restaient importants dans cette zone. Avant ces opérations, l’Italie avait déjà accueilli sur ses côtes plus de 13.400 migrants depuis début janvier, soit une hausse de 47 % par rapport à 2016 et de 70 % par rapport à 2015, même si toute comparaison sur quelques semaines reste délicate.

L’hiver rend pourtant la mer encore plus dangereuse. Selon l’Onu, plus de 440 personnes sont mortes ou disparues, en janvier et février, en tentant de rejoindre l’Europe depuis la Libye.
Les migrants, secourus hier, se trouvaient à bord de quatre canots pneumatiques, une petite barque en bois et une plus grande.

Recul des droits de l’Homme
Les déclarations du président américain Donald Trump et son «soutien aux régimes dictatoriaux» dans le monde arabe contribuent à faire reculer les droits de l’Homme dans la région, a accusé, hier, l’ancien président tunisien Moncef Marzouki. La situation des droits de l’Homme dans les pays arabes «n’a jamais été pire qu’aujourd’hui» depuis les printemps arabes en 2011, a déclaré M. Marzouki en marge du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu. M. Marzouki qui fut le premier président d’une Tunisie démocratique après la chute de Zine el-Abbidine Ben Ali, en 2011, a notamment cité le Yémen, la Syrie et l’Égypte.

Moubarak acquitté
L’ex-président égyptien Hosni Moubarak a été acquitté définitivement, hier, par la Cour de cassation, au Caire, dans un procès pour la mort de manifestants durant la révolte qui a provoqué sa chute en 2011.

M. Moubarak avait été condamné à la prison à vie, en juin 2012, mais un nouveau procès avait été ordonné par la justice. En novembre 2014, un autre tribunal qui le rejugeait avait finalement ordonné l’abandon de ces accusations, blanchissant ainsi M. Moubarak, mais le parquet avait introduit un recours en cassation.

Hier, la Cour de cassation a finalement confirmé l’abandon des charges. Il s’agissait de la dernière procédure judiciaire visant M. Moubarak. L’ex-Raïs qui a régné 30 ans d’une main de fer sur l’Egypte a été impliqué dans plusieurs affaires depuis son retrait du pouvoir en février 2011.

Accusations de corruption contre le président Temer
Le président du Brésil, Michel Temer, est accusé, par l’ancien Pdg du géant du Btp Odebrecht, d’avoir reçu des donations illégales pour financer sa campagne aux côtés de Dilma Rousseff dont il était le vice-président de 2014 à 2016. Selon plusieurs médias brésiliens, Marcelo Odebrecht, qui purge une condamnation de 19 ans de prison pour corruption, a avoué, mercredi, au Tribunal supérieur électoral (Tse), avoir versé 150 millions de reais (environ 48 millions de dollars au change actuel), notamment via une caisse noire, pour financer le ticket Rousseff-Temer. Si les faits sont avérés, le Tse peut décider d’invalider le mandat en cours et de convoquer de nouvelles élections.

Destituée, en août dernier, pour maquillage des comptes publics, Mme Rousseff nie toute irrégularité. «L’information selon laquelle Dilma Rousseff a demandé des fonds à Marcelo Odebrecht ou quelconque chef d’entreprise, pour les campagnes présidentielles de 2010 ou 2014, est mensongère», a expliqué le service de presse de l’ancienne présidente de gauche dans un communiqué transmis à l’Afp.

AFP

Une campagne de mobilisation citoyenne pour «interpeller les candidats et leur demander de présenter leur plan pour l’Afrique», à moins de deux mois du premier tour de la présidentielle en France, est lancée, hier, par l’Ong One.

«Dans les pays pauvres, y a des enfants, ils peuvent même pas aller à l’école. Quand ils sont malades, ils peuvent même pas aller chez un médecin et moi je trouve cela pas juste (...). Et toi, si tu veux devenir mon président, qu’est-ce que tu vas faire pour changer tout cela ? « Dans une vidéo, Romy, une petite fille blonde de 8 ans, prend à parti les candidats à la présidentielle.

Et elle leur demande s’ils sont «cap ou pas cap» de la rencontrer avec l’Ong pour présenter leurs propositions.

One, une Ong internationale cofondée par le chanteur Bono, lutte contre l’extrême pauvreté, essentiellement en Afrique.

Dans un communiqué, elle rappelle qu’une femme vivant au Mali a 73 fois plus de risques de mourir pendant sa grossesse ou d’un accouchement qu’une femme vivant en France, ou qu’un enfant du Nigeria a 41 fois plus de risques de mourir avant son cinquième anniversaire qu’un enfant né en Norvège.

«La position de la France et donc, celles des candidats à cette élection présidentielle sont déterminantes aujourd’hui plus que jamais pour lutter contre ces injustices et pour construire un partenariat durable et ouvert à tous avec le continent africain», affirme la directrice France de One, Friederike Röder, citée dans le communiqué.

L’Ong qui souhaite que «la politique de développement de la France devienne un élément central de sa politique internationale» rappelle que le pays n’a alloué que 0,37 % de son revenu national brut (Rnb) au développement en 2015, contre 0,50 % en 2010. «Sous le mandat de François Hollande, en 2015, la France a même perdu sa place de 4e donateur mondial au profit du Japon, une place qu’elle occupait depuis plus de 10 ans derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne», souligne One.

L’Ong propose notamment à la France d’augmenter à 0,7 % de son Rnb l’aide au développement, d’ici à 2022, en ciblant en priorité les pays les plus fragiles et les plus pauvres. Elle rappelle que 70 % des pays les moins avancés et plus de la moitié des États fragiles sont concentrés en Afrique, continent dont la population devrait doubler d’ici à 2050.

AFP

L’Onu est prête à appuyer la Gambie à lutter contre l’impunité et juger les crimes commis durant le régime de Yahya Jammeh si les nouvelles autorités de Banjul la sollicitent, a indiqué, hier, un de ses responsables.

L’Onu est prête à appuyer la Gambie à lutter contre l’impunité et juger les crimes commis durant le régime de Yahya Jammeh si les nouvelles autorités de Banjul la sollicitent, a indiqué, hier, un de ses responsables. «Nous avons discuté du besoin d’une réconciliation nationale, sans exclusive, et de la nécessité que des comptes et que la justice (...) soient rendus. L’Onu ne soutient l’impunité nulle part dans le monde», a déclaré à la presse le responsable des Affaires politiques des Nations unies, l’Américain Jeffrey Feltman. «Mais, notre rôle est fonction, dans une large mesure, de ce que le gouvernement va demander. Nous sommes encore en discussion avec (Banjul) sur ce qu’il pense être le rôle de l’Onu», a-t-il ajouté à l’issue d’une rencontre avec le président Adama Barrow, élu le 1er décembre, et son ministre des Affaires étrangères, Mai Fatty.

M. Feltman effectuait, à Banjul, une visite de travail d’un jour en compagnie du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Afrique de l’Ouest et au Sahel, Mohamed Ibn Chambas.
Selon M. Feltman, l’Onu est au côté de la Gambie pour l’aider face à ses nombreux défis liés aux droits humains, la réconciliation nationale, l’implication des jeunes et des femmes, après 22 ans de pouvoir sans partage du président Jammeh.

Si M. Jammeh a obtenu, lors de son départ du pouvoir, en janvier, des garanties de la part de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l’Onu et l’Union africaine sur ses «droits», notamment à revenir en Gambie, l’ex-président gambien n’a pas obtenu d’immunité.

Yahya Jammeh avait refusé de céder le pouvoir à Adama Barrow, une semaine après avoir reconnu les résultats de la présidentielle. Il a quitté la Gambie, le 21 janvier, pour un exil en Guinée équatoriale après d’intenses pressions diplomatiques et militaires.

AFP

L’exécutif européen a présenté, hier, cinq scénarios pour alimenter le débat sur la direction que doit prendre l’Union européenne après le départ du Royaume-Uni et cimenter son unité.

Pour la Commission de Jean-Claude Juncker, l’Union à 27 peut, d’ici à huit ans, réduire sa portée pour se contenter d’un simple marché commun ou, à l’autre bout du spectre, faire le choix d’un fédéralisme accru basé sur une zone euro renforcée.

Voici un tour d’horizon des pistes de son «Livre Blanc», censé nourrir les débats des dirigeants européens, à Rome, le 25 mars, au cours d’un sommet devant célébrer le 60e anniversaire du traité fondateur de l’Union. Ces options, parfois «complémentaires», sont considérées, par Bruxelles, comme une base de réflexion. Il incombera aux 27 Etats membres de décider quelle direction ils veulent prendre après le départ du Royaume-Uni, attendu au printemps 2019.

Continuer comme prévu
Comme aujourd’hui, la priorité de l’Ue reste de se concentrer sur certaines réformes, sur l’emploi et les investissements, même si des progrès sont réalisés en matière de coopération sur l’immigration ou en matière de défense. La zone euro reste au statu quo actuel.

Recentrage’ sur le marché unique
L’Ue à 27 est réduite et «recentrée» sur le marché unique et certains acquis sont supprimés ; ce qui compliquerait la circulation des citoyens européens en raison du retour des contrôles aux frontières, la recherche d’emploi en Europe ou le transfert des droits à la retraite d’un pays à un autre.

Europe à plusieurs vitesses
Les pays les plus volontaristes peuvent aller de l’avant en décidant de coopérer davantage sur des sujets comme la défense, la sécurité intérieure et le terrorisme, l’harmonisation fiscale ou les questions sociales, sans attendre que la totalité des 27 pays membres donne son accord. Cela permettrait, par exemple, d’échanger, en temps réel, des informations entre polices et magistrats d’une partie des pays européens, mais la prise de décision au sein de l’Ue risque de «devenir plus complexe».

Faire moins, mais mieux
Se concentrer sur des domaines très précis comme la diplomatie, les télécoms ou la gestion commune des frontières de l’Ue et ne pas légiférer à tout va, notamment sur les sujets de la vie quotidienne : cette nouvelle approche doit répondre aux critiques d’une Union trop bureaucratique et envahissante.

Davantage de fédéralisme
Les 27 «décident de mettre en commun davantage de pouvoir, de ressources et de prises de décisions dans tous les domaines» (zone euro, affaires étrangères et défense, immigration, énergie, environnement, etc.). Mais, met en garde la Commission, «des pans de la société qui estiment que l’Ue manque de légitimité ou a accaparé trop de pouvoirs au détriment des autorités nationales risquent d’être aliénées» encore davantage en cas d’intégration européenne plus poussée.

AFP

Les députés gambiens ont adopté, hier, une loi supprimant de la Constitution la limite d'âge à 65 ans pour les candidats à l'élection présidentielle. Cette limite d'âge, également valable pour les candidats au poste de vice-président, avait été fixée après révision de la Constitution entrée en vigueur en 1997. Sa suppression intervient après la contestation, fin janvier, de la nomination, par le président Adama Barrow, comme vice-présidente de Mme Fatoumata Jallow Tambajang, 68 ans, soit trois ans de plus que l'âge limite.

Mme Tambajang a été déchargée de ses fonctions de vice-présidente et nommée, le 21 février, ministre de la Femme, avec mandat de superviser la vice-présidence, selon un communiqué officiel publié la semaine dernière. La révision constitutionnelle, adoptée hier, par le Parlement - et qui doit être promulguée par le président pour entrer en vigueur - lui ouvre la voie pour une nouvelle nomination à la vice-présidence, selon des observateurs. Les députés ont également adopté un texte qui relève à 75 ans l'âge du départ à la retraite des magistrats, contre 70 ans auparavant.

Les projets de révision ont été défendus à l'Assemblée par le ministre de l'Intérieur, Mai Fatty. Ces deux textes vont "faciliter et encourager la désignation de personnes qualifiées, compétentes et expérimentées dans les juridictions ou à la fonction" concernée, a-t-il dit.

L'Assemblée nationale actuelle est largement dominée par l'Alliance patriotique pour la réorientation et la reconstruction (Apcr), la formation de l'ex-président Yahya Jammeh, en exil depuis le 21 janvier, après 22 ans de pouvoir absolu.

AFP

L'autorité intérimaire de la région de Kidal, fief de l'ex-rébellion à dominante touareg dans le nord du Mali, a été installée, hier, en présence de responsables maliens et de diplomates après plusieurs reports, selon des témoins joints depuis Bamako.Les dirigeants provisoires des quatre autres régions administratives du nord du pays seront installés cette semaine : ceux de Gao et Ménaka (nord-est) demain et ceux de Tombouctou (nord-ouest) et Taoudénit (extrême nord) après demain, selon un communiqué officiel.

Les différentes autorités intérimaires devaient initialement être installées à partir du 18 février, mais plusieurs mouvements avaient contesté certains choix, dénonçant l'absence de concertation. Et le gouvernement avait reporté les cérémonies prévues "par souci d'apaisement". Le nouveau calendrier a été arrêté, le 24 février, d'un commun accord par le gouvernement malien, les groupes armés qui lui sont favorables formant la Plateforme et l'ex-rébellion à dominante touareg du Nord formant la Coordination des mouvements de l'Azawad (Cma). Tous ont signé, en mai-juin 2015, un accord pour la paix au Mali qui prévoit l'installation de ces autorités intérimaires et a connu plusieurs reports.

A Kidal, le président du Conseil régional (autorité intérimaire), Hassan Ag Fagaga, a reçu les symboles de l'Etat lors d'une cérémonie présidée par le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, à la tête d'une délégation de responsables maliens, a rapporté un des témoins.

AFP 

La police a dispersé, hier, à coups de gaz lacrymogène des chauffeurs de taxis et motos-taxis qui bloquaient plusieurs carrefours de Lomé pour protester contre la hausse des prix du carburant, a constaté un journaliste de l’Afp.

Le gouvernement togolais a décidé, lundi soir, une hausse d'environ 10 % des prix à la pompe, le litre de super passant de 476 à 524 FCfa (de 0,72 à 0,8 euros), celui de gasoil de 478 à 526 FCFA et le pétrole lampant de 425 à 468 FCfa.  Aucune explication officielle n'a été donnée à cette augmentation, la deuxième en l'espace d’un mois. Hier matin, des chauffeurs de taxis et de "zémidjans" (motos-taxis) ont montré leur mécontentement en bloquant certains carrefours de la capitale togolaise avec leurs véhicules. Certains ont dressé des barricades de pneus et de pierres, perturbant ainsi la circulation. Un bus de transport en commun appartenant à l’Etat a été incendié à un grand carrefour de la capitale par des manifestants surexcités. "Le gouvernement doit annuler ces nouveaux prix, car trop c’est trop. Cette fois-ci, nous ne baisserons pas les bras", a assuré à l’Afp Kossigan Tolou, chauffeur de taxi.

Emmanuel Sogadji, président de la Ligue des consommateurs du Togo (Lct), a estimé "injuste" cette mesure gouvernementale. "Rien ne motive cette nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe en ce moment. Nous apportons notre soutien aux manifestants, car c’est une décision injuste", a-t-il affirmé.

AFP 

Dignitaires musulmans et chrétiens du Moyen-Orient se sont réunis, hier, au Caire, pour débattre de la coexistence entre les religions dans une région ravagée par des conflits confessionnels.
Cette conférence, organisée par Al-Azhar, prestigieuse institution de l'islam sunnite basée au Caire, se tient jusqu'à aujourd’hui, alors que des dizaines d'Egyptiens chrétiens ont fui le nord de la péninsule du Sinaï à la suite d'une série d'attaques meurtrières menées par les jihadistes du groupe Etat islamique (Ei). "Exonérer les religions du terrorisme ne suffit plus face à ces défis barbares", a lancé le cheikh d'Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb, évoquant les conflits régionaux à l'ouverture de la conférence. Il a appelé à balayer "le manque de confiance et les tensions persistantes entre les dirigeants religieux qui n'ont plus aucune justification aujourd'hui : si la paix ne se réalise pas d'abord entre ceux qui la prêchent, ils ne peuvent pas la transmettre aux individus".

Al-Azhar affiche une volonté de promouvoir un islam modéré et le dialogue avec les chrétiens, accusant des groupes comme l'Ei de "souiller l'image de l'Islam". De son côté, le pape copte orthodoxe Tawadros II a appelé à "lutter contre l'idéologie extrémiste avec une idéologie éclairée". "L'Egypte et la région ont souffert de l'idéologie extrémiste qui résulte d'une compréhension erronée de la religion qui a conduit au terrorisme", a-t-il souligné. Le patriarche libanais maronite Bechara Raï participe aussi à cette réunion. L'Ei, qui contrôle des territoires en Irak et en Syrie, considère les chrétiens comme des ennemis qui doivent être tués ou assujettis. En Egypte, la branche locale du groupe a appelé à prendre pour cible la minorité copte, après avoir revendiqué un attentat-suicide contre une église copte orthodoxe du Caire qui avait fait 29 morts en décembre.

AFP 

Le retrait du Maroc d'une zone contestée au Sahara occidental ressemble, en apparence, à un apaisement. Mais, c'est surtout un nouvel épisode d'un dangereux face-à-face diplomatico-militaire qui se joue depuis six mois entre le royaume et les indépendantistes du Front Polisario.

A la surprise générale, le Maroc a annoncé, dimanche, qu'il procéderait, à compter du jour-même, à "un retrait unilatéral de la zone" de Guerguerat, à la frontière avec la Mauritanie, dans le sud-ouest du Sahara occidental. Les autorités marocaines n'ont donné aucune précision sur les modalités de ce retrait, dans un no man's land de quelques kilomètres carrés au milieu des dunes près de la côte atlantique. Il est intervenu "sur instruction" du roi Mohammed VI, après une demande en ce sens du secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres.

Disant vouloir lutter "contre la contrebande", l'armée marocaine avait entamé, mi-août, au sud de la localité de Guerguerat, la construction d'une route goudronnée, au-delà de son mur de défense, barrière de sable qui marque la limite du Sahara occidental sous contrôle marocain.

Le Polisario a depuis multiplié les incursions dans cette zone, qu'il considère comme faisant partie de ses "territoires libérés", et où il a déployé patrouilles et nouvelle base.
Le Maroc contrôle l'essentiel du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole et immense étendue désertique, depuis 1975. Soutenu par l'Algérie, le Polisario réclame un référendum d'autodétermination alors que Rabat propose une autonomie sous sa souveraineté.

Les armes s'y sont tues depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en 1991. L'Onu y maintient une force de paix comptant environ 250 casques bleus chargés notamment de surveiller le cessez-le-feu. Peu après le début des travaux marocains autour de Guerguerat, l'Onu s'était alarmé des risques de dérapage dans cette zone tampon, tandis qu'un document confidentiel du Conseil de sécurité estimait que les belligérants avaient tous deux violé l'accord de cessez-le-feu de 1991. Le quotidien américain New York Times titrait même, en janvier, sur la "prochaine guerre en Afrique du nord".

Trafic routier menacé
Selon la presse marocaine, seule une portion de la route contestée --longue de 4 km-- a finalement été asphaltée par les autorités marocaines. Les travaux des pelleteuses ont été interrompus avec les incursions du Polisario, qui se sont multipliées à partir de décembre. Ces mêmes incursions ont débuté un mois avant le retour, fin janvier, du Maroc au sein de l'Union africaine (Ua) et visaient notamment "à torpiller ce processus", selon Rabat, engagé dans une vaste offensive diplomatique sur le continent. Dimanche soir, la France et l'Espagne ont salué le retrait marocain de la zone de Guerguerat, réclamant, au passage, que la guérilla séparatiste fasse de même.

Dans un communiqué, le Polisario a dénoncé ce retrait "de quelques centaines de mètres" comme "de la poudre aux yeux". Des sites pro-sahraouis ont diffusé une vidéo de véhicules 4x4 du Polisario paradant sur la route contestée avec des hommes en armes à bord.

La situation à Guerguerat doit s'inscrire dans le "processus de décolonisation dans son ensemble", assure le Front Polisario, selon lequel il n'y avait auparavant "ni route, ni trafic commercial" dans cette zone tampon. Or, ce trafic constitue, selon lui, "un changement du statu quo". C'est précisément autour de ce trafic routier que se cristallise désormais la tension, sur un axe vu comme essentiel à Rabat pour les échanges entre le Maroc et l'Afrique subsaharienne. Dans ses discussions avec le patron de l'Onu, Mohammed VI a insisté sur la nécessité de "garantir la fluidité du trafic" vers la Mauritanie.

Evoquant des actes de "gangstérisme", la presse marocaine s'est fait l'écho, ces derniers jours, du cas de plusieurs camions interceptés par les hommes du Polisario, de chauffeurs marocains insultés ou cibles de jets de pierres. "Si le Polisario refuse de se retirer et continue d'entraver la circulation, l'Onu devra intervenir, et si elle ne le fait pas, gageons que le Maroc le fera", prévenait notamment un site d'informations en ligne.

AFP 

Le chef d'état-major des armées de Gambie, le général Ousman Badjie, considéré comme un pilier du régime de Yahya Jammeh, a été limogé par le nouveau président, Adama Barrow, a annoncé, hier, une source militaire à l'Afp à Banjul.

"Le général Massaneh Kinteh est maintenant le nouveau chef des armées de Gambie. Il a remplacé le général Ousman Badjie" qui occupait ce poste depuis 2012, a ajouté cette source militaire sous le couvert de l'anonymat.

Le général Badjie sera muté dans une des représentations gambiennes à l'étranger, l'officier supérieur "attend encore de savoir où il sera affecté", selon la même source. Aucun commentaire n'a pu être obtenu de source officielle sur cette mesure.

Avant sa nomination, le général Kinteh était un conseiller militaire spécial du président Barrow, fonction qui lui avait été confiée en janvier. Le nouveau chef des armées de Gambie retrouve un poste qu'il a déjà occupé de 2009 à 2012. Il avait été remplacé à la tête de l'armée par le général Ousman Badjie, puis nommé ambassadeur à Cuba. Le 20 janvier, le général Badjie avait prêté allégeance au président Adama Barrow, après avoir réitéré publiquement plus d'une fois sa loyauté à Yahya Jammeh, qui a dirigé pendant 22 ans la Gambie d'une main de fer. Ousman Badjie était considéré comme un pilier de son régime, qui a régulièrement été accusé par des Ong et diplomates de violations systématiques des droits de l'Homme, accusations que M. Jammeh a toujours rejetées.

Reconnaissable notamment par ses talismans au cou et aux poignets, cet officier supérieur avait été vu à Banjul dansant en public, au milieu d'une foule de supporters de M. Barrow célébrant leur victoire à la présidentielle du 1er décembre 2016 perdue par Yahya Jammeh.

AFP

L'armée française va prêter main forte aux Nigériens dans une région frontalière du Mali théâtre d'attaques sanglantes de groupes jihadistes ces derniers mois, a annoncé, samedi soir, le ministre français de la Défense.

"A la demande du président (Mahamadou) Issoufou, un Dlao (détachement de liaison et d'assistance opérationnelle) est en train de se constituer à Tillabéri (ouest) au profit de nos camarades nigériens", a déclaré Jean-Yves Le Drian, devant les soldats de la force française Barkhane à Niamey, à l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat nigérien.

Entre 50 et 80 hommes, des forces spéciales notamment, seront à pied d'œuvre, "dans trois jours", sur cette position, à 100 km au nord de Niamey, a-t-on précisé de source militaire française. Ils seront dotés de capacités de guidage aérien pour appuyer les soldats nigériens au sol.

Les forces armées nigériennes ont été la cible de plusieurs attaques meurtrières ces derniers mois, attribuées à des groupes jihadistes maliens liés notamment au Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), une des formations jihadistes visées par l'opération française Serval en 2013 au Mali.

Quinze soldats nigériens ont été tués, mercredi, lors d'une attaque contre une patrouille de l'armée à Tilwa, dans la zone de Ouallam (ouest), à proximité de Tillabéri.

Début octobre, un peu plus au nord-est, dans la région voisine de Tahoua, 22 soldats nigériens avaient été tués dans l'attaque d'un camp de réfugiés à Tazalit. La force Barkhane - constituée de 4.000 soldats - mène des opérations antiterroristes, notamment transfrontalières, sur cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso). Au Niger, elle dispose de quatre avions de chasse Mirage 2000 et cinq drones Reaper, chargés de collecter du renseignement sur la zone. 

Des soldats français sont aussi postés à Madama, dans le nord du Niger, à la frontière avec la Libye, et à Diffa, dans l'extrême sud-est du pays, où le groupe islamiste nigérian Boko Horam mène régulièrement des incursions.

AFP

Le responsable du système pénitentiaire gambien, David Colley, a été remplacé, cette semaine, par le nouveau président, Adama Barrow, a appris l'Afp, hier, de sources gouvernementale et pénitentiaires.

"Le président Barrow a limogé David Colley, le directeur général du système pénitentiaire gambien. Colley a été remplacé par Ansumana Manneh", a déclaré la source gouvernementale, indiquant que la décision datait de vendredi.

La mesure a été confirmée par une source pénitentiaire, précisant que jusqu'à sa nomination, Ansumana Manneh était responsable de la prison d'Old Jeshwang, dans la périphérie ouest de Banjul, la capitale.

D'après des sources pénitentiaires, David Colley a dirigé plusieurs fois le système carcéral sous Yahya Jammeh. M. Colley a ainsi été chef des services pénitentiaires de 1997 à 2007, puis de 2008 à 2012 et, enfin, d'avril 2013 jusqu'à son limogeage. Aucune indication n'a pu être obtenue, hier, sur son sort.

Le régime de Yahya Jammeh a régulièrement été accusé de violations systématiques des droits de l'Homme, accusations que M. Jammeh a toujours rejetées.

Des Ong ont notamment dénoncé des détentions arbitraires, disparitions, arrestations et tortures, en particulier à la prison de Mile Two, la plus grande du pays, de sinistre réputation.
Le 13 février, le ministre de l'Intérieur du nouveau régime, Mai Fatty, avait fait visiter cette prison à des journalistes locaux, leur faisant découvrir des cellules de béton plongées dans une obscurité quasi complète, où les détenus croupissent dans la crasse. Il avait présenté des excuses devant les caméras.

Durant la présidence Jammeh, "un climat de peur a été entretenu en Gambie pendant des années par le biais d'arrestations et de détentions arbitraires régulières, ainsi que par le recours systématique à la torture. On ne savait jamais qui serait arrêté, quand, ni pour quelles raisons", avait déclaré Amnesty international dans un article publié le 9 décembre.

L'Ong y exhortait les nouveaux dirigeants à "autoriser des inspections des prisons qui étaient fermées au monde extérieur", "à s'attaquer à l'impunité dont bénéficient les forces de sécurité" et à "mettre fin aux arrestations arbitraires et à la torture".

AFP 

Des dizaines de jeunes dénonçant la vente d'alcool ont saccagé, samedi, des bars et débits de boissons à Tombouctou, haut lieu de l'Islam dans le nord du Mali, ont indiqué à l'Afp témoins, meneurs et sources policières.

"Les jeunes étaient très organisés. Ils avaient ciblé les endroits à détruire. De nombreuses bouteilles de bière ont été cassées et des sachets contenant de l'alcool détruits", a témoigné anonymement un habitant joint par téléphone dans cette ville historique située à plus de 900 km au nord de Bamako.

Certains récits font un lien entre ces saccages et la mort récente d'un jeune, présumé habitué des bars, après consommation de substances illicites, mais jusqu'à samedi soir, aucun détail n'avait pu être obtenu sur ce sujet.

Un des meneurs, Hamed Haïdara, a expliqué que les mouvements n'étaient pas liées "à la mort d'un seul jeune", une autre raison est que "beaucoup de jeunes qui boivent, surtout de l'alcool en sachets, sont +déréglés du cerveau+". "Nous ne voulons plus de vente d'alcool à Tombouctou", a ajouté M. Haïdara, se disant membre de l'Association des jeunes musulmans. Selon lui, il s'agissait d'"une campagne de salubrité publique" impliquant d'autres organisations de jeunes, pas uniquement de ceux qui se revendiquent musulmans. Une version confirmée par Ousmane Maïga, de l'Association de la jeunesse de Tombouctou. "Depuis un moment", à Tombouctou, "la consommation d'alcool dans les bars a augmenté", les jeunes ont "décidé d'interdire désormais l'installation de lieux de dépravation", a déclaré M. Maïga.

Au moins cinq bars et débits de boissons ainsi qu'une boîte de nuit ont été mis à sac par "plusieurs dizaines" de jeunes, a indiqué une source policière sur place, un autre témoin évoquant une trentaine de manifestants.

Selon la source policière, cela représente environ la moitié des lieux de ce genre à Tombouctou, surnommée "Cité des 333 saints" en référence à des mausolées d'érudits et de personnages vénérés musulmans qu'abrite cette ville qui fut un grand centre intellectuel de l'Islam. Les musulmans représentent plus de 94 % de la population du Mali, plus de 17 millions d'habitants, selon les estimations de juillet 2016.

AFP

Candidate de l'extrême droite à la présidentielle française d'avril-mai, Marine Le Pen a pilonné, hier, les médias, accusés de mener une "campagne hystérique" en faveur de son adversaire centriste, Emmanuel Macron, qui la talonne désormais dans les sondages.

"Je veux dire aux Français d'être extrêmement attentifs, à ne pas se faire voler ces élections", a lancé la présidente du Front national, lors d'un meeting à Nantes (ouest), devant 3.500 personnes, selon ses équipes.

"Dans cette élection, les médias ont choisi leur camp. Ils font campagne, de manière hystérique, pour leur poulain", l'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron, a accusé Marine Le Pen, avec des accents rappelant les attaques du président américain Donald Trump contre les journalistes. "Ils se parent de morale, prétendent en rester à l'analyse des faits (...) et puis, ils pleurnichent d'avoir perdu la confiance du peuple qui se tourne - et c'est légitime - vers Internet pour s'informer", a martelé Mme Le Pen.

Elle s'en est notamment prise à l'homme d'affaires Pierre Bergé, personnalité de gauche et l'un des propriétaires du journal Le Monde, qui met, selon elle, "son journal entièrement au service de M. Macron et en fait une arme de guerre contre la candidature du peuple que j'incarne". Dans un éditorial, samedi, Le Monde relevait que les partisans de Marine Le Pen voyaient un "vaste complot du 'système' politique, judiciaire et médiatique" contre leur candidate. "Elle-même ne se prive pas de jouer sur cette corde pour mieux se poser en victime", soulignait le journal. Sans épargner son adversaire de droite, François Fillon, empêtré dans des soupçons d'emplois fictifs, Marine Le Pen a réservé ses flèches les plus acérées à Emmanuel Macron, en nette progression dans les derniers sondages.

Selon deux études publiées hier, le candidat de 39 ans - qui a reçu, mercredi, le renfort du centriste François Bayrou - talonne désormais, avec 25 % des intentions de vote, la responsable d'extrême droite, toujours favorite du premier tour avec 27 %. M. Fillon arrive en troisième position avec 19 ou 20 % des intentions de vote, selon les études.

AFP 

Neuf cadres de la filiale gabonaise de l'une des plus grandes banques d'Afrique francophone, la BgfiBank, ont été incarcérés dans une enquête sur un vaste détournement de fonds, a indiqué, hier, une source judiciaire.

L'ex-directeur général de BgfiBank-Gabon, Edgard Théophile Anon - limogé par la banque dans le cadre de cette affaire - et huit autres cadres de la principale filiale du groupe BgfiBank ont été inculpés pour "association de malfaiteurs et complicité de vol aggravé", a-t-on appris auprès du Parquet de Libreville.

Le Parquet a confirmé une information du quotidien l'Union qui a indiqué que les neuf cadres avaient été incarcérés mercredi.L'enquête porte sur 1,9 milliard de FCfa (environ 2,9 millions d'euros) détournés via une fraude à la carte de crédit prépayée, une carte rechargeable qui permet notamment des retraits d'argent à l'étranger, plafonnés, sans qu'il soit nécessaire de détenir un compte à la banque émettrice de la carte. "Dans la nuit de vendredi 17 au samedi 18 février 2017, la banque a été victime d'une intrusion de son système informatique pour les guichets automatiques. Entre minuit et 03H00 du matin, les plafonds des cartes visa prépayées ont été augmentés simultanément", écrit le journal l'Union. Les cartes auraient alors été rechargées depuis ce réseau informatique interne. "Il y a eu des retraits de fonds simultanément en France, au Luxembourg, en Allemagne et en Suisse, qui se sont élevés à 1,9 milliard de FCfa", a indiqué une source judiciaire citée par le journal.

La justice gabonaise va demander l'extradition des huit auteurs présumés des retraits, tous originaires d'Afrique de l'Ouest, qui auraient acheté plus de 400 cartes visa prépayées, avance l'Union.

AFP

Des millions de déplacés au bord de la famine fuyant le groupe jihadiste Boko Haram : les donateurs ont promis, hier, 672 millions de dollars d'aide au Nigeria et aux autres pays riverains du lac Tchad, un montant encore loin des besoins.

Quatorze pays - en l'absence notable des États-Unis - se sont engagés à débloquer en urgence 672 millions de dollars (634 millions d'euros) sur trois ans, dont 457 millions en 2017, alors que les Nations unies estiment les besoins à 1,5 milliard de dollars pour cette année.

Le sous-secrétaire général de l'Onu, Stephen O'Brien, s'est toutefois déclaré confiant quant à la perspective d'atteindre l'objectif annuel. "En une matinée, nous avons levé un tiers de cela", a-t-il relevé. Boko Haram, qui a pris les armes en 2009 pour imposer sa propre version d'un salafisme radical dans le nord-est du Nigeria, mène depuis huit ans des raids meurtriers et attentats-suicides dans les quatre pays riverains du lac Tchad. Particulièrement concerné, le nord-est du Nigeria où au moins sept soldats ont encore été tués dans une embuscade menée par le groupe islamiste mercredi, selon une source sécuritaire.  Ce "conflit oublié", qui a fait au moins 20.000 morts et plus de 2,6 millions de déplacés, a aggravé une situation humanitaire déjà difficile dans une région parmi les plus pauvres du monde.

L'aide a du mal à parvenir, ou elle le fait dans des conditions extrêmement difficiles, à des populations qui n'ont souvent plus d'écoles, de système de santé, ni d'agriculture. "Le Nigeria et les pays voisins du lac Tchad connaissent, aujourd'hui, l'une des plus grandes et plus graves crises humanitaires du monde", a souligné le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama. "Il faut bien voir que les terres n'ont pu être cultivées, que les marchés ont cessé de fonctionner, que les prix des denrées alimentaires se sont envolés", a décrit le secrétaire d'État français au Développement, Jean-Marie Le Guen. "Face à ces besoins énormes, la réponse internationale est encore aujourd'hui insuffisante", selon lui. Les fonds levés sont destinés à une région où, selon les Nations unies, 10,7 millions de personnes ont, aujourd'hui, besoin d'une aide d'urgence.

Le directeur régional du Programme alimentaire mondial (Pam) en Afrique de l'Ouest a décrit le défi de faire parvenir l'aide aux "plus vulnérables des vulnérables". "Devant une famine, on est prêt à tout, y compris à larguer de la nourriture. Mais, c'est une zone où il faut faire très attention, et tout ce qu'on veut éviter, c'est qu'elle profite aux terroristes. Ce genre d'intervention coûte cher", a expliqué Abdou Dieng. Les 14 donateurs, venus avec un engagement ferme à Oslo, y compris l'Union européenne, sont presque exclusivement des pays d'Europe de l'Ouest, auxquels s'ajoutent le Japon et la Corée du Sud.

AFP

L'Iran respecte bien ses engagements dans le cadre de l'accord nucléaire conclu avec les grandes puissances en 2015 à Vienne, selon un rapport trimestriel de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea), dévoilé hier.

L'Agence internationale de l'énergie atomique atteste notamment que Téhéran n'a "pas enrichi d'uranium" à des degrés prohibés, ni constitué de stocks illégaux d'uranium faiblement enrichi ou d'eau lourde.

Ce satisfecit, attendu, permet la poursuite de la mise en œuvre de l'accord, entré en vigueur en janvier 2016 et ayant donné le coup d'envoi à une levée des sanctions internationales frappant cette puissance pétrolière et gazière, notamment dans le domaine énergétique.

Pour la première fois, l'Aiea a mentionné la quantité d'uranium faiblement enrichi détenue par Téhéran : ce stock s'élève à 101,7 kilos, soit environ un tiers du plafond autorisé de 300 kilos. En novembre, l'Aiea avait relevé un léger dépassement du stock d'eau lourde de Téhéran au-delà des 130 tonnes autorisées, mais la République islamique a depuis ramené ce stock à 124 tonnes.

L'accord, conclu en juillet 2015, vise à garantir la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions.

L'Iran a toujours nié chercher ou avoir cherché à se doter de l'arme atomique, tout en revendiquant son droit à exploiter une filière nucléaire complète. Dans le cadre de l'accord conclu en juillet 2015, il a accepté une réduction drastique de ses capacités nucléaires. Il se soumet, en outre, à des inspections approfondies de l'Aiea, l'organe des Nations unies chargé de superviser le volet technique du dossier. Pendant sa campagne, le nouveau président américain Donald Trump avait promis de "déchirer" l'accord, un des principaux succès diplomatiques de son prédécesseur, Barack Obama, suscitant l'inquiétude des autres puissances. Il n'a toutefois pas répété ces propos depuis son entrée en fonctions.

AFP

Donald Trump s'en est pris, hier, à la police fédérale américaine (Fbi), incapable, selon lui, de démasquer les agents qui renseignent la presse au sein même de l'institution, une initiative assez inhabituelle de la part d'un président.

"Le Fbi est totalement incapable d'arrêter les +fuiteurs+ sur la sécurité nationale qui se sont répandus dans notre gouvernement depuis longtemps. Ils ne peuvent même pas trouver les fuiteurs à l'intérieur-même du Fbi. Des informations classifiées sont données aux médias ; ce qui pourrait avoir un effet dévastateur sur les Etats-Unis. Trouvez maintenant", a-t-il écrit dans deux tweets matinaux dont il est coutumier. L'administration Trump est sur la défensive face à des accusations de liens inappropriés avec la Russie, plusieurs enquêtes étant en cours à ce sujet dont une au Fbi. Eclaboussé par cette affaire, le conseiller du président à la Sécurité nationale, Michael Flynn, a dû démissionner la semaine passée. La plupart des accusations contre le président républicain et son entourage sont venues des médias qui ont cité des sources anonymes au gouvernement. Les tweets de Donald Trump sont intervenus au moment même où la chaîne Cnn diffusait, hier matin, un reportage sur le refus, par le Fbi, de répondre à une demande de la Maison Blanche : celle-ci voulait que la police fédérale nie publiquement les informations d'articles de presse relatifs à des communications supposées entre le camp Trump et d'éventuels espions russes durant la campagne électorale de l'an passé. Le reportage de Cnn citait "plusieurs responsables anonymes au courant de ce dossier".

AFP

L'ex-chef de l'Agence nationale du renseignement (NIA) en Gambie, très redoutée durant le régime autoritaire de Yahya Jammeh, et huit de ses ex-collègues, ont été inculpés hier à Banjul du "meurtre" en avril d'un opposant peu après son arrestation.

Yankuba Badjie, ex-directeur général de la NIA et ses huit co-accusés ont été mis en examen pour "meurtre et complot en vue de commettre un meurtre", puis ont comparu devant un tribunal devant lequel ils ont plaidé non coupable, a constaté un journaliste de l'AFP.

La NIA - rebaptisée depuis "Service de renseignements d'Etat" par le nouveau président Adama Barrow - était considérée comme l'instrument de répression du régime de Yahya Jammeh, qui a dirigé la Gambie d'une main de fer durant plus de 22 ans. M. Badji a été arrêté lundi par la police en même temps que l'un de ses co-accusés, Saikou Omar Jeng dit "Sir Jeng", ancien directeur des opérations de la NIA.
Les sept autres accusés, interpellés mercredi sont l'ex-directeur adjoint de la NIA Louis Gomez et six anciens agents: Haruna Suso, Yusupha Jammeh, Lamin Lang Sanyang, Tamba Masireh, Lamin Darboe et Babucarr Sallah

Le tribunal leur a formellement notifié qu'ils étaient poursuivis en lien avec le décès, peu après son arrestation par la NIA, de Solo Sandeng, un responsable du Parti démocratique unifié (Udp, alors principale formation de l'opposition à Yahya Jammeh).
M. Sandeng avait été arrêté le 14 avril 2016 avec plusieurs autres personnes lors d'un rassemblement pour réclamer des réformes politiques au régime Jammeh. L'annonce de son décès en détention avait été suivie par une autre manifestation le 16 avril, marquée par de nouvelles arrestations.
En attendant leur procès, les neuf accusés ont été incarcérés à la sinistre prison de Mile Two, principal lieu de détention de la capitale, où croupirent de nombreux opposants, voix discordantes ou cadres, au régime tombés en disgrâce

AFP

La cérémonie de lancement s'est déroulée en périphérie de Gao, au siège du "Mécanisme opérationnel de coordination" (Moc) chargé d'organiser ces patrouilles. Elle concernait des soldats de l'armée régulière, des combattants des groupes pro-gouvernementaux formant la Plateforme et des hommes de l'ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali formant la Coordination des mouvements de l'Azawad (Cma).

Tous étaient vêtus de treillis, les soldats portant un béret, beaucoup de combattants des groupes armés arborant un turban. Mais, ils affichaient des brassards de couleurs distinctes : rouge pour les hommes du rang, vert pour les sous-officiers et jaune pour les officiers.

A terme, 600 hommes - 200 de chaque camp - devraient participer à ces patrouilles. Hier, ils étaient une centaine qui, après rassemblement sur le site du Moc, sont montés, armes au poing, dans des pick-up en direction de la ville de Gao. "Aujourd'hui, il n'y a pas de militaires maliens ou de rebelles, mais le drapeau national", a déclaré à l'Afp un soldat, approuvé par son voisin, membre de la Cma : "C'est ça. Les patrouilles mixtes vont aider pour le retour de la confiance".

Le lancement des patrouilles, après plusieurs reports, a été salué par les autorités maliennes, la force de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma) et l'opération française Barkhane dédiée à la lutte contre les groupes jihadistes au Sahel, toutes représentées à la cérémonie. Le représentant du gouvernement, Boubacar Bagayoko, directeur de cabinet du gouverneur de Gao, a parlé de "jour de grandeur et de fierté" pour les Maliens. C'est "une belle photo. Le début des patrouilles mixtes marque une étape importante dans le processus" de paix au Mali, a estimé le commandant par intérim de la force militaire de la Minusma, le général Amadou Kane. Par cette initiative, "les différentes forces sur le terrain montrent (...) leur volonté d'aller de l'avant", a dit le représentant du commandant de Barkhane à Gao, le colonel Jean-Bruno Despouys. Les patrouilles mixtes sont une des dispositions de l'accord de paix signé en mai-juin 2015 par Bamako, la Plateforme et la Cma.

"Dans un premier temps, les patrouilles mixtes se dérouleront à Gao. Ensuite, elles vont s'étendre dans tout le Nord", a précisé à l'Afp Ibrahim Ould Sidy, d'un des groupes armés.

A Gao, beaucoup exprimaient l'espoir de voir ces forces mixtes être véritablement présentes dans tout le Nord, en proie, depuis 2013, à de sanglantes attaques jihadistes contre populations et forces maliennes et étrangères.
"Nous voulons vraiment la paix. Il faut que tout le monde soit sincère. S'il n'y a pas de sincérité, ça ne va pas marcher", a affirmé un élu de la ville, Ali Maïga, résumant un sentiment général.

Quinze soldats nigériens ont été tués et 19  blessés dans une "attaque terroriste" menée mercredi contre une patrouille de l'armée à Tilwa dans la zone de Ouallam (ouest du Niger proche du Mali), a annoncé hier à la radio le ministère de la Défense.

"Dans l'après-midi du 22 février aux environs de 16 heures (15H GMT), une patrouille des Forces armées nigériennes (FAN) a été attaquée par des éléments terroristes (...) nous déplorons 15 morts, 19 blessés dans nos rangs", précise un communiqué lu à la radio publique par le porte-parole de l'armée, le colonel Touré Seydou Albdoula Aziz, "Des opérations de ratissage ont été engagées dans le secteur pour neutraliser les terroristes en fuite", assure ce porte-parole, qui ne précise ni les circonstances de l'attaque, ni le nombre des assaillants.

Sur son compte tweeter, le président du Niger, Mahamadou Issoufou a présenté "au nom du peuple nigérien meurtri", ses "sincères et vives condoléances aux familles des victimes de l’attaque de Tilwa". Début novembre 2016, cinq soldats nigériens ont été tués et quatre ont été portés disparus après une "attaque terroriste" contre Banibangou, une autre localité de Ouallam. Début octobre, un peu plus au nord-est dans la région voisine de Tahoua, 22 soldats nigériens avaient été tués pendant l'attaque d'un camp de réfugiés à Tazalit. La zone de Ouallam, proche du nord du Mali et située à une centaine de km seulement de la capitale nigérienne Niamey, est devenue très instable en raison de nombreuses attaques très meurtrières. Malgré des frontières considérées comme poreuses, le Niger constitue un îlot de stabilité dans une zone en proie aux troubles. Autour de ce pays, Mali, Libye et Nigeria sont tous confrontés à des groupes armés jihadistes.

| AFP |

La justice sud-africaine a infligé, hier, un camouflet au gouvernement de Pretoria en retoquant sur la forme sa décision controversée de claquer la porte de la Cour pénale internationale (Cpi), dont il dénonce un parti pris anti-africain.

Saisi par l'opposition, un juge a estimé, hier, que la lettre de retrait de la Cpi, envoyée en octobre dernier, à l'Onu, était "inconstitutionnelle et invalide" parce qu'elle n'avait pas été précédée "d'une approbation du Parlement". ,Le gouvernement et le président Jacob Zuma "doivent sur le champ révoquer la notice de retrait", a ordonné le juge Phineas Mojapelo, de la Haute-Cour de Pretoria.

Le tribunal installé à La Haye est menacé, depuis des mois, d'une vague de retraits de la part de plusieurs pays africains.

L'Afrique du Sud a franchi le pas après la vive polémique suscitée par son refus d'arrêter sur son sol le président soudanais Omar el-Béchir, malgré un mandat d'arrêt de la Cpi, au motif qu'il bénéficiait de l'immunité diplomatique. M. el-Béchir est poursuivi à La Haye pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre dans la province soudanaise du Darfour, en proie, depuis plus de dix ans, à la guerre civile. Saisie du dossier, la Cour suprême d'appel sud-africaine avait condamné la passivité du gouvernement à l'endroit du chef de l'Etat soudanais, la qualifiant de "conduite scandaleuse". Depuis son entrée en fonction, en 2003, la Cpi a ouvert dix enquêtes, dont neuf dans des pays africains. Ces cibles lui ont valu de nombreuses critiques sur le continent, notamment de l'Union africaine (Ua) qui a dénoncé une "sorte de chasse raciale". En octobre 2016, le ministre sud-africain de la Justice, Mike Masutha, avait accusé la Cpi de "préférer de toute évidence viser des dirigeants en Afrique". La Cour s'en est défendue en soulignant que nombre de plaintes dont elle était saisie (Centrafrique, Ouganda, Mali, République démocratique du Congo) émanaient de gouvernements africains.

AFP

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