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Actualités Internationales (1825)

Les forces de sécurité maliennes ont repoussé, dans la nuit de samedi à dimanche, une attaque «terroriste» visant des postes de gendarmerie et de douane près de la frontière burkinabè, menée par des jihadistes présumés, a-t-on appris, hier, auprès de l’armée.

Cette «attaque terroriste» a été menée par «des ennemis de la paix» et a eu lieu «en début de soirée samedi» à Benena, près de la frontière burkinabè, rapporte l’armée malienne sur son site d’informations officiel.  L’assaut a été mené contre «les postes de gendarmerie et de douane de Benena» par «une dizaine d’assaillants avec accoutrement en noir», ajoute l’armée, sans donner de bilan. «Nos forces armées et de sécurité ont repoussé une attaque terroriste dans la nuit de samedi à dimanche dans la localité malienne de Benena, située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Burkina Faso», a, de son côté, indiqué, dimanche à l’Afp, un responsable de l’armée malienne. Les officiels maliens désignent généralement les jihadistes par l’appellation «terroriste».

Outre les postes de gendarmerie et de douane à Benena, l’attaque a aussi visé celui de la police de la localité, a indiqué à l’Afp un responsable de la police dans la zone. «C’est une triple attaque. Les assaillants sont arrivés à motos. Ils ont ouvert le feu. Il y a eu une riposte énergique. Nous avons saisi des munitions et, sur place, nous avons retrouvé des traces de sang. Les assaillants sont repartis avec leurs victimes», a-t-il précisé.

AFP

D’anciens rebelles démobilisés ont bloqué, hier matin, l’entrée nord de Bouaké, la deuxième ville de Côte d’Ivoire, située dans le centre, avant d’être dispersés par la police à coup de grenades lacrymogènes, a constaté un journaliste de l’Afp.

Ils réclamaient des primes, à l’instar d’autres anciens rebelles devenus soldats dans l’armée qui s’étaient mutinés mi-mai et avaient obtenu de l’argent de l’Etat. «Il faut qu’on nous donne nos 18 millions (de FCfa).  C’est pour ça que nous avons bloqué le corridor nord (entrée nord de la ville) ce matin», a expliqué un représentant des ex-rebelles démobilisés, Aboudou Diakité, vice-président de la «cellule 39». «Nous allons continuer si on ne nous donne pas notre argent» a-t-il averti.

Toutefois, le porte-parole national de la «cellule 39», Amadou Ouattara, a désapprouvé l’action de ses camarades.  «L’acte que certains de nos camarades, dirigés par mon vice-président, ont posé ce matin est grave. Nous condamnons cette forme de revendication» a-t-il déclaré à l’Afp. «Ce n’est pas avec la violence que nous allons obtenir quelque chose de nos gouvernants», a-t-il poursuivi. Le mouvement de quelque 6000 «démobilisés», fin mai, qui réclamaient 18.000.000 de FCfa (27.000 euros) pour chacun, s’était soldé par la mort de quatre d’entre eux. La Côte d’Ivoire a connu une décennie de violente crise entre 2002 et 2011, le pays étant coupé en deux entre les rebelles des Forces nouvelles occupant le nord et l’armée régulière qui avait la maitrise du sud. Après la fin de la crise, certains rebelles avaient été intégrés dans l’armée, tandis que d’autres se sont retrouvés démobilisés.

AFP

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a appelé, hier, la Russie à «faire le premier pas en faveur de la désescalade» dans l’est de l’Ukraine, en proie, depuis plus de trois ans, à un conflit meurtrier. Il a ajouté que les sanctions visant la Russie resteraient en place «tant que Moscou ne changent pas» d’attitude. Avant lui, le président américain Donald Trump avait assuré que les sanctions ne seraient pas allégées tant que «les problèmes ukrainien et syrien» ne seraient pas résolus. «Il est nécessaire pour la Russie de faire le premier pas en faveur de la désescalade dans l’est de l’Ukraine, en particulier en ce qui concerne le cessez-le-feu et le retrait du matériel militaire», a déclaré M. Tillerson au cours de sa première visite officielle à Kiev. «Nous appelons la Russie à honorer ses engagements pris dans le cadre des accords (de paix) de Minsk et à user de son influence sur les séparatistes», a-t-il ajouté après une rencontre avec le président ukrainien Petro Porochenko.

Plus de 10.000 personnes, civiles et militaires des deux camps, ont trouvé la mort dans l’est de l’Ukraine depuis le déclenchement du conflit entre forces de Kiev et séparatistes prorusses en 2014. Kiev et les Occidentaux accusent Moscou de soutenir militairement et financièrement les rebelles, ce que la Russie a toujours démenti.

Des accords de paix, signés à Minsk, en février 2015, ont permis une réduction significative des violences dans l’Est, mais ses dispositions sont cependant régulièrement violées et son volet politique est resté lettre morte, les deux camps se rejetant la responsabilité de cet échec.

AFP

Les femmes de Sierra Leone peuvent désormais transmettre leur nationalité à leurs enfants. Ceci, suite à l’adoption d’une loi considérée, hier, comme un événement décisif par les groupes militant pour les droits des femmes.

Jusqu’à l’adoption, mercredi, de la nouvelle loi sur la nationalité, les femmes de Sierra Leone ne pouvaient transmettre leur nationalité à leurs enfants nés à l’étranger, provoquant des problèmes dans la communauté des expatriés, notamment pour les enfants apatrides. «La nouvelle loi montre que la Sierra Leone obtient graduellement la parité par genre comme d’autres pays dans le monde,» a déclaré Fatou Taqi, membre du groupe de femmes 50/50. «Plusieurs femmes de Sierra Leone vivant à l’étranger dans la diaspora, mariées ou célibataires avec enfants, avaient été désavantagées ces dernières années... Nous sommes très heureuses.»

Seuls 25 pays dans le monde dénient aux femmes le droit de transmettre leur nationalité. Beaucoup reste à faire pour les droits des femmes en Afrique de l’Ouest, selon Fatou Taqi. La Sierra Leone a le taux le plus fort de mortalité des mères à la naissance, selon l’Oms, ainsi que des taux très élevés de violences sexuelles et un taux très fort de mutilation sexuelle des femmes.

AFP

Le Niger, pays très pauvre, a décidé «d’assainir» le secteur des Ong et associations de développement locales pour s’assurer de leurs performances sur le terrain, a indiqué, hier, le ministre du Développement communautaire.

«Nous avons décidé d’engager un ensemble de mesures pour assainir et améliorer les performances» des Ong locales estimées «à plus de 2500» au Niger, a déclaré le ministre Amani Abdou devant une centaine de représentants d’Ong nigériennes.

La rencontre visait à «préciser» la nature de l’assainissement envisagé afin de dissiper «des inquiétudes» qu’elle a soulevées dans le milieu humanitaire depuis son annonce à l’issue d’un Conseil des ministres le 16 juin, a expliqué le ministre. Il s’agit également «d’avoir une vision claire des actions» des Ong et de «vérifier» si elles «répondent aux besoins réels des populations», a martelé M. Abdou. Très prochainement, un texte «juridique spécifique» aux Ong sera élaboré sur «les règles d’intervention» et pour définir «la collaboration» entre Ong nationales et «étrangères», a-t-il prévenu. D’ores et déjà, toute Ong sera «obligée» de «déposer un rapport d’activités» annuel.

Le nombre des Ong au Niger est passé de 60 en 1990 à plus de 2.500 actuellement. Leurs investissements ont grimpé de 7 à 80 milliards de FCfa (122 millions d’euros) sur la même période, a chiffré le ministre.  Au Niger, pays très sec et régulièrement frappé par les crises alimentaires et les inondations, des organisations caritatives sont parfois accusées de détourner des fonds destinés aux sinistrés.  «Bien souvent, les vrais destinataires ne voient même pas la couleur des fonds qui servent à acheter des grosses cylindrées et des maisons de luxe», a confié à l’Afp le représentant d’une institution financière internationale à Niamey.

AFP

Le gouvernement burkinabè va «demander le réexamen» d’un avis de l’Onu qualifiant d’»arbitraire» la détention de Djibril Bassolé, ancien chef de la diplomatie du pays, emprisonné depuis septembre 2015, a annoncé, hier, le ministre de la justice, René Bagoro.

Le haut-commissariat aux droits de l’Homme de l’Onu a qualifié, dans un avis, lundi, d’»arbitraire» la détention de M. Bassolé, proche de l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré, et demandé sa «libération immédiate». «Le Burkina Faso (…) va demander le réexamen de l’affaire par la procédure de révision», car certains «arguments» n’ont pas «été pris en compte», a déclaré le ministre au cours d’une conférence de presse, récusant toute «détention arbitraire». Le recours du gouvernement sera introduit d’ici à «fin juillet», a-t-il précisé.
Ancien chef de la diplomatie de Blaise Compaoré et général de gendarmerie, M. Bassolé avait été arrêté, le 29 septembre 2015, pour son rôle présumé dans le putsch manqué contre le régime de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, chassé, le 31 octobre 2014, par la rue après 27 ans au pouvoir.

Selon l’avis de l’Onu, juger M. Bassolé devant la justice militaire «viole son droit à un procès équitable» alors qu’il était mis en disponibilité et avait retrouvé son statut de civil au moment des faits. «Le fait pour le gouvernement d’avoir mis fin à sa disponibilité, le 5 novembre 2015, a été interprété par le groupe de travail (de l’Onu) comme le moyen trouvé (…) pour soumettre Djibrill Bassolé à la justice militaire en lui faisant recouvrer son statut de militaire. Or, il n’en est rien», a soutenu le ministre Bagoro.

Mettre fin à la disponibilité du général Bassolé «répondait à un souci de discipline militaire et ne visait nullement les intérêts de la procédure pénale», a-t-il affirmé, soulignant que «les militaires en disponibilité conservent leur statut de militaire au sens du Code de la justice militaire».
Par ailleurs, a-t-il poursuivi, l’affaire du putsch est une «atteinte à la sureté de l’Etat» et en vertu d’une disposition du Code de la justice militaire, «tous les civils impliqués dans le putsch se retrouvent être justiciables devant la justice militaire».

AFP

Le commandant de la force ouest-africaine déployée en Gambie, le colonel Magatte Ndiaye, a affirmé, hier, que des officiers favorables à l’ex-président Yahya Jammeh complotaient contre son successeur, Adama Barrow.

«Des officiers de haut rang de l’armée qui ont fui avec l’ancien président ont maintenu des contacts avec des éléments hostiles au sein des forces de sécurité gambiennes encore en service actif», a déclaré à l’Afp le colonel Ndiaye, commandant de la force de la Communauté économique des Etats de ll’Afrique de l’Ouest (Cedeao, 15 pays). «Si l’on ajoute l’influence de l’extérieur à l’opération de l’intérieur, on voit qu’il y a beaucoup de forces négatives qui conspirent à rendre ce pays ingouvernable», a-t-il ajouté.

Cette force, la Micega, majoritairement formée de militaires du Sénégal, a été mobilisée, en janvier, pour contraindre Yahya Jammeh à céder le pouvoir à Adama Barrow. Bien que M. Jammeh ait fini, le 21 janvier, par partir en exil en Guinée équatoriale, le mandat de la Micega a été prolongé par la Cedeao, à la demande de M. Barrow, de trois mois à compter du 21 février, avec «un effectif minimum de 500 hommes en provenance du Sénégal, du Nigeria et du Ghana». Il a été prorogé d’une année supplémentaire au Sommet de la Cedeao, à Monrovia, le 4 juin, en raison de «la fragilité de la situation en Gambie», selon le communiqué final qui appelle à une augmentation des effectifs de la force. Le colonel Ndiaye a, par ailleurs, affirmé que, malgré «l’instauration d’une relation de confiance avec le peuple gambien et ses forces de sécurité», des manifestations en préparation exigeaient la vigilance de la Micega.

Une manifestation, le 2 juin, à Kanilai, village natal de M. Jammeh, à une centaine de km à l’est de la capitale, Banjul, contre la Micega, qualifiée par les protestataires de «force d’occupation», s’était soldée par un tué et plusieurs blessés dans leurs rangs.

AFP

Des affrontements entres groupes armés signataires de l’accord de paix au Mali ont fait trois morts, hier, dans le nord-est du pays, a-t-on appris de source de sécurité étrangère dans la région de Kidal.

La Mission de l’Onu au Mali (Minusma) a condamné, dans un communiqué, des «violations continues et accrues du cessez-le-feu par les deux mouvements signataires de l’accord» de mai-juin 2015 : les groupes armés pro-gouvernementaux réunis au sein de la «Plateforme» et la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg).

La Minusma dénonce notamment «les affrontements armés en cours au sud d’Aguelhok», sans fournir de bilan. «Au moins trois personnes ont été tuées lors d’affrontements entre la Plateforme et la Coordination des mouvements de l’Azawad», a déclaré à l’Afp la source de sécurité étrangère sous le couvert de l’anonymat.Une source proche de la Cma a affirmé à l’Afp que c’est un groupe «dont la Plateforme s’est désolidarisée qui a attaqué une position de la Cma, et cette dernière a riposté, tuant plusieurs personnes parmi les assaillants».

Aucun responsable de la Plateforme n’a pu être joint dans l’immédiat pour donner la version des groupes pro-gouvernementaux. «Il s’agit de violations de l’accord de paix et des résolutions du Conseil de sécurité», a souligné le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cité dans le communiqué, agitant de nouveau la menace de sanctions de l’Onu contre leurs auteurs. En cas de persistance, ces actes risquent «de saper la confiance des Maliennes et Maliens et de la communauté internationale tout entière en la bonne foi des mouvements signataires en tant que partenaires sérieux et crédibles dans la quête du Mali pour une paix durable», a-t-il prévenu.

AFP

Les ministres des Affaires étrangères de pays européens et de pays africains d’origine et de transit, réunis hier, à Rome, ont évoqué des pistes pour bloquer le flux des migrants au sud de la Libye bien avant la Méditerranée.

«Pour faire baisser le nombre de ceux qui arrivent chez nous, il faut faire baisser le nombre de ceux qui arrivent en Libye. Ne pas agir seulement au nord ou en mer, mais aussi à la frontière sud», a expliqué à la presse le ministre des Affaires étrangères, Angelino Alfano, à l’issue de la réunion. «Si les contrôles des frontières dans les pays de transit sont efficaces, alors les +billets+ vendus par la plus grande agence de voyage criminelle de l’histoire perdront de leur valeur. Si les trafiquants n’arrivent plus à garantir l’arrivée effective en Europe, leur agence de voyage sera en faillite. Là est notre mission», a-t-il ajouté.

Cette réunion, prévue de longue date, en présence de hauts responsables de l’Onu et de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), se voulait le versant diplomatique de la réunion des ministres européens de l’Intérieur sur le même sujet à Tallinn, alors que l’Italie, qui a vu encore 85.000 migrants débarquer cette année, s’emporte contre un manque de solidarité européenne.
Les ministres africains — Libye, Niger, Tunisie, Égypte, Tchad, Éthiopie et Soudan — et européens — Allemagne, Autriche, Espagne, France, Pays-Bas, Malte et Estonie — ont signé une déclaration commune «pour marier solidarité et sécurité, comme l’Italie a déjà réussi à le faire», a expliqué M. Alfano.

La déclaration commune préconise des investissements en faveur des jeunes et des femmes dans les pays d’origine, un soutien aux contrôles dans les pays de transit ou encore une amélioration de la politique des retours, volontaires ou non. Les signataires se sont aussi engagés à aider le Hcr et l’Oim à augmenter leur présence tout au long du parcours et à développer les campagnes de communication dans les pays d’origine sur les dangers du voyage.

AFP

Le président zambien Edgar Lungu a justifié, hier, sa volonté d’instaurer l’état d’urgence en accusant l’opposition d’avoir délibérément fomenté des incidents violents dans le pays pour remettre en cause le verdict du scrutin de l’an dernier.

«Leur idée est de mettre la pression pour que nous renégocions le résultat des dernières élections», a affirmé M. Lungu au cours d’une conférence de presse.

Lors d’un discours télévisé, mercredi soir, le chef de l’Etat a annoncé sa volonté de faire approuver rapidement, par le Parlement, une loi instaurant l’état d’urgence, après une série d’incendies criminels qui ont visé des marchés ou bâtiments publics ces dernières semaines. Mardi, le principal marché de la capitale, Lusaka, a ainsi été entièrement ravagé par le feu. Cette décision intervient après plusieurs mois de fortes tensions entre le régime de M. Lungu et ses adversaires qui dénoncent sa dérive «dictatoriale». «L’opposition a un stratagème délibéré pour rediscuter le partage du pouvoir (...) leur idée est de créer la terreur et la panique», a asséné, hier, l’homme fort de Zambie. M. Lungu a été réélu, en août dernier, d’une courte tête face au chef de l’opposition Hakainde Hichilema.

Le dirigeant du Parti uni pour le développement national (Unpd) conteste depuis la victoire du chef de l’Etat en arguant de fraudes, même si elle a été validée par la Cour constitutionnelle. En avril dernier, M. Hichilima a été arrêté pour avoir tenter d’entraver le passage du convoi présidentiel. Poursuivi pour trahison, un crime passible de la peine de mort, il est détenu dans une prison de haute sécurité en attendant son procès.

Le climat politique s’est considérablement tendu en Zambie depuis cette arrestation. Le mois dernier, 48 députés de l’Unpd ont ainsi été provisoirement suspendus pour avoir, comme leur chef, refusé de reconnaître la légitimité de M. Lungu.

Le chef de l’Etat a, une nouvelle fois, nié, hier, toute dérive autoritaire et a assuré rester «dans le cadre de la loi». «La Zambie est la démocratie la plus accomplie de toute la région, si ce n’est de toute l’Afrique. Si c’est la dictature, alors il n’y a pas de démocratie en Afrique», a-t-il expliqué.

AFP

Le dernier dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev a appelé Vladimir Poutine et Donald Trump, qui vont se rencontrer pour la première fois en marge du G20, à Hambourg, à «tout mettre sur la table» pour «restaurer le climat de confiance» entre les deux puissances.

«Avant tout, il est bon que cette rencontre ait enfin lieu. Même s’il est dommage qu’elle n’ait lieu que maintenant», a déclaré M. Gorbatchev à l’agence Ria Novosti.

«Nous avons perdu beaucoup de temps, il faut rattraper le temps perdu. Et il faut restaurer le climat de confiance», a estimé l’ancien président soviétique de 86 ans. «Il faut une impulsion des dirigeants, comme à Reykjavik, en 1986», a souligné M. Gorbatchev, en référence à sa rencontre au sommet avec le président américain Ronald Reagan. «Il faut tout poser sur la table et mettre en place des mécanismes de coopération. Il faut le faire non seulement sur des points en particulier, même importants, mais sur l’ensemble des problèmes», a martelé l’ancien chef d’Etat.

Les relations entre la Russie et les Etats-Unis connaissent un froid inédit depuis la fin de la Guerre froide, lorsque Mikhaïl Gorbatchev initia un rapprochement avec les Occidentaux tout en permettant une politique d’ouverture, la perestroïka, en Union soviétique. En 1985 et en 1986, M. Gorbatchev et son homologue américain Ronald Reagan s’étaient rencontrés à Genève et à Reykjavik, permettant de paver la voie à la fin de la Guerre froide.

MM. Trump et Poutine doivent se rencontrer, aujourd’hui, en marge du G20 à Hambourg.
A la veille de cette rencontre, Donald Trump a ,depuis Varsovie le comportement, «déstabilisateur» de la Russie. La rencontre des deux présidents sera observée attentivement par leurs pairs, mais aussi aux Etats-Unis, sur fond d’enquête sur l’influence russe dans l’entourage de M. Trump.

AFP

L’armée nigérienne a tué, mercredi, par erreur, 14 paysans dans une région instable du sud-est du pays, les prenant pour des jihadistes de Boko Haram, ont rapporté, hier à l’Afp, un élu et un journaliste locaux.

«C’est une bavure militaire qui a coûté la vie à 14 personnes (...) des réfugiés et des déplacés qui étaient rentrés dans leur village près d’Abadam, qu’ils avaient abandonné à cause des exactions de Boko Haram, et qui étaient revenus pour préparer leurs champs», a déclaré à l’Afp un élu de la région de Diffa. «Ils n’avaient pas prévenu les autorités» alors que c’est une zone rouge interdite d’accès, près de la rivière Komadougou, qui sert de frontière naturelle entre le Niger et le Nigeria, a expliqué l’élu. Pour pouvoir lutter contre Boko Haram, les autorités ont évacué, en mai 2015, les civils de zones frontalières avec le Nigeria et l’accès y est interdit sans autorisation. Cette décision impopulaire chez nombre de déplacés oblige beaucoup d’entre eux à vivre dans des camps. Certains reviennent quand même dans leurs villages pour cultiver malgré l’interdiction.

La région de Diffa est le théâtre, depuis plusieurs années, de nombreuses attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram, aussi bien contre des soldats que contre des civils. «Les militaires les ont pris pour des combattants de Boko Haram. L’armée est sur ses gardes depuis les deux dernières attaques dans cette zone», a indiqué un journaliste local à l’Afp.               

AFP

L’Arabie saoudite et ses alliés, engagés dans un bras de fer avec le Qatar, ont déploré, à l’issu d’une réunion, hier, au Caire, la «réponse négative» de Doha à leurs conditions pour mettre fin à la crise et annoncé le maintien de leurs sanctions.

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ont rompu, le 5 juin, avec ce petit émirat riche en gaz qu’ils accusent de soutenir «le terrorisme» et d’entretenir des relations trop étroites avec l’Iran, grand rival de Ryad au Moyen-Orient. Ils ont également imposé à Doha des sanctions économiques, l’Arabie saoudite fermant sa seule frontière terrestre. Pour mettre fin à cette crise, les quatre pays ont adressé au Qatar une liste de 13 demandes, lui réclamant, entre autres, la fermeture d’une base militaire turque et de la télévision Al Jazeera, qu’ils jugent trop agressive, ainsi que la réduction des relations de Doha avec l’Iran.

Le Qatar, qui a rejeté les accusations de terrorisme, a répondu officiellement à ces exigences, lundi, dans un message au Koweït, qui joue le rôle de médiateur A l’issue de leur réunion, au Caire, les chefs de la diplomatie saoudienne, égyptienne, émiratie et bahreïnie ont exprimé, dans un communiqué, «leur regret face à la réponse négative du Qatar qui fait preuve de négligence et de manque de sérieux (...) en ce qui concerne la révision de ses politiques et de ses pratiques». Cela «reflète un manque de compréhension de la gravité de la situation» de la part de Doha, a martelé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, en conférence de presse.                                    

AFP

Au moins cinq soldats ont été tués, hier, lors d’une attaque probablement menée par des jihadistes dans la région de Tahoua, dans l’ouest du Niger, selon des sources locales.

«L’attaque a visé une compagnie militaire à Midal, près de la frontière du Mali. Des témoins ont aperçu cinq corps de soldats morts», a déclaré à l’Afp une source politique régionale.

Située à 500 kilomètres au nord-est de la capitale, Niamey, Midal se trouve dans la préfecture de Tassara. Vingt-deux soldats avaient été tués, en octobre 2016, dans cette région, à Tazalit, lors d’une attaque de jihadistes venus du Mali voisin.

Un autre élu local a confirmé l’attaque sur les réseaux sociaux, mais sans donner ni bilan ni précisions sur ses circonstances, évoquant cependant une intervention d’avions de chasse français.

D’après le journal en ligne Aïr-Info, «une attaque terroriste a eu lieu ce matin (mercredi) à l’ouest de Tassara» et la fusillade a duré de «05H00 (04H00 Gmt) à 08H00 (07H00 Gmt)». «Les assaillants, venus en grand nombre, ont fait face à une farouche riposte des éléments de l’armée nigérienne», selon le journal qui ne donne pas de bilan. «Des avions de chasse français sont intervenu» contre les assaillants qui «ont saccagé le réseau de communication» avant de battre en retraite, précise le journal.

AFP

Le président sud-africain Jacob Zuma a lancé, hier, un appel à l’unité du Congrès national africain (Anc, au pouvoir), agité par de graves divisions qui menacent de lui faire perdre, en 2019, le pouvoir qu’il détient depuis la fin de l’apartheid.

«Je pense qu’il nous faut mettre un terme aux dissensions», a lancé M. Zuma en concluant les cinq jours de réunion au sommet de son parti à Soweto, dans la banlieue de Johannesburg. «Nous sommes confrontés à une situation où deux organisations différentes coexistent en notre sein. On ne peut pas tolérer ça. Voulons-nous un Anc déstabilisé en permanence, en proie aux querelles internes ?» a-t-il lancé dans un discours.

A la tête du pays depuis la chute officielle de l’apartheid et les premières élections libres, en 1994, l’Anc est profondément affaibli depuis des mois par une litanie d’affaires politico-financières reprochées à son chef, Jacob Zuma. Ces scandales menacent la position du parti de Nelson Mandela lors des élections générales de 2019, sur fond de ralentissement de l’économie, de chômage de masse et de colère sociale. L’Anc doit élire, en décembre, un successeur de M. Zuma à sa tête, qui deviendrait président du pays en cas de victoire au scrutin de 2019. M. Zuma peut toutefois rester à la tête de l’Etat jusqu’à la fin de son second mandat dans deux ans. Les deux principaux prétendants sont l’actuel vice-président, Cyril Ramaphosa, réputé modéré et proche des milieux d’affaires, et l’ex-patronne de l’Union africaine (Ua), Nkosazana Dlamini-Zuma, qui a le soutien de son ancien époux, Jacob Zuma. Cette course nourrit de vives tensions au sein de l’Anc.

Le chef de l’Etat a suggéré, hier, d’élargir l’état-major du parti en nommant un deuxième vice-président pour mieux représenter l’ensemble de ses sensibilités. «Nous sommes d’accord sur le fait que notre parti ne peut plus se permettre de mettre sur la touche les dirigeants qui bénéficient du soutien d’un nombre significatif de ses membres», a-t-il dit.

AFP

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, s’est interrogé, hier, sur la politique des Etats-Unis à l’égard des opérations de paix en Afrique après que l’administration de Donald Trump eut bloqué un financement, par l’Onu, d’une force régionale anti-islamiste au Sahel.

«C’est un cas bien précis d’un certain nombre d’Etats africains qui prennent une initiative d’une force dédiée spécialement à la lutte contre le terrorisme. Donc, on ne comprend pas que les Etats-Unis puissent se réserver ou ne pas s’engager dans la lutte contre le terrorisme», a déclaré à l’Afp, à Addis-Abeba, l’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères.

Les dirigeants des pays du G5 Sahel, aiguillonnés par le président français Emmanuel Macron, ont acté, à Bamako, la constitution d’une force antijihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer le déploiement de 5000 hommes en septembre-octobre. Le Tchad est l’un des contributeurs à cette force constituée avec la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté, le mois dernier, une résolution saluant son déploiement, mais sans lui délivrer ni mandat ni fonds. Selon des diplomates, les Etats-Unis rechignent à affecter des fonds onusiens à l’opération. Principal contributeur aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, Washington souhaite resserrer les cordons de la bourse depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

M. Faki qui a fait de la paix et de la sécurité sa priorité depuis son élection à la tête de l’exécutif de l’Ua, en janvier dernier, a exhorté les Etats-Unis à ne pas abandonner leur soutien au continent africain.

«Nous espérons que la nouvelle administration américaine puisse être en phase avec les défis actuels du monde. En tout cas, il ne nous semble pas opportun à ce que les Etats-Unis se désengagent ; ce sont des questions fondamentales et qui déterminent la paix et la stabilité dans le monde», a-t-il dit à l’Afp.

AFP

Des «éléments» du groupe islamiste nigérian Boko Haram ont enlevé, dimanche, 37 femmes et tué 9 personnes dans un village du sud-est du Niger, près de la frontière avec le Nigeria, a annoncé, hier, le gouverneur de la région de Diffa (sud-est).

«Les éléments de Boko Haram (...) ont égorgé neuf personnes (...) Ils ont pris des femmes, 37 au total, et sont partis avec elles», a affirmé le gouverneur Laouali Mahamane Dan Dano à la télévision publique nigérienne. «Des poursuites sont déjà engagées par les Forces de défense et de sécurité (Fds) et nous espérons que, dans les prochaines jours, ces femmes seront retrouvées et libérées», a-t-il ajouté. Le gouverneur qui s’est rendu, lundi, à Ngalewa, le village attaqué, a expliqué que «les éléments de Boko Haram sont venus à pied» pour «mieux se faufiler» à travers le lac Tchad et le dispositif sécuritaire.

AFP

Le Premier ministre français Edouard Philippe a obtenu, hier soir, une large confiance des députés après avoir présenté son programme ambitieux de réformes économiques et sociales, mêlant mesures pro-business et promesses de réduction des dépenses.

Au total, 370 députés sur 577 ont exprimé leur soutien au programme politique présenté par le chef de gouvernement nommé par le président Emmanuel Macron, 67 ont voté contre et 129 se sont abstenus. Jamais depuis 1959, un discours de politique générale n’avait suscité aussi peu de votes contre. L’abstention constitue aussi un record. Et il s’agit de la plus forte majorité obtenue sur un tel vote depuis la période 1993-1997. «Je ne prends, en aucune façon, cette confiance comme un blanc-seing. Je remercie l’ensemble des députés qui l’ont votée, je respecte évidemment ceux qui ne l’ont pas fait», a déclaré M. Philippe après le vote. Cet homme de 46 ans, issu des rangs de la droite modérée, a multiplié les annonces en matière d’éducation, de santé et surtout de budget, déclinant dans le détail le «cap» fixé, la veille, par le chef de l’État devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles. Paquet de cigarettes porté «progressivement» à 10 euros, vaccins obligatoires pour les enfants, lunettes et soins dentaires mieux remboursés, réforme du baccalauréat, «rénovation» du système des retraites et de la protection sociale... le Premier ministre a égrainé, pendant une heure, des mesures concrètes, régulièrement applaudies par la majorité. Pour relancer l’économie, «les entreprises doivent retrouver l’envie de s’installer et de se développer sur notre sol», a-t-il dit, annonçant des mesures fiscales comme une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés de 33 à 25 % d’ici 2022.  Face au dérapage budgétaire, hérité du gouvernement socialiste sortant, la France est aussi particulièrement scrutée par ses partenaires européens, notamment l’Allemagne.

Edouard Philippe s’est engagé à trouver les quatre milliards d’euros nécessaires pour ne pas franchir la barre des 3 % de déficit en 2017, comme promis la semaine passée. «La France est dans les cordes et aucune esquive ne nous sauvera», a justifié cet amateur de boxe dans son discours. Il a ainsi souhaité «désintoxiquer» la France de son «addiction (...) à la dépense publique» en baissant cette dernière de 3 points de Pib sur cinq ans, et promis qu’»aucun ministère, aucun opérateur, aucune niche fiscale» ne seraient «sanctuarisés».

AFP

Le ministre qatari des Affaires étrangères a affirmé, hier, que la liste des demandes de l’Arabie saoudite et de ses alliés, adressée à son pays, qu’ils accusent de «soutenir le terrorisme», était «irréaliste». «La liste est irréaliste et irrecevable», a déclaré cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani lors d’une conférence de presse à Doha. «Elle ne porte pas sur le terrorisme, elle appelle à mettre fin à la liberté d’expression». Dans cette liste, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte exigent de l’émirat gazier particulièrement la fermeture de la chaîne Al-Jazeera et une base militaire turque et la réduction de ses relations avec l’Iran afin de mettre fin à la profonde crise diplomatique qui secoue le Golfe depuis la rupture, le 5 juin, par les quatre pays avec Doha.

Ces pays doivent évaluer, lors d’une réunion prévue aujourd’hui, au Caire, la réponse du Qatar à leurs demandes, remise au Koweït la veille.
Le ministre qatari a souligné que la crise devrait être réglée par «le dialogue (...) dans un cadre clair et selon les principes de non-ingérence et du respect de la souveraineté des États».

«Le Qatar refuse la tutelle d’un quelconque État», a souligné cheikh Mohammed lors de la conférence de presse qu’il a tenue conjointement avec son homologue allemand, Sigmar Gabriel, en visite au Qatar. M. Gabriel effectue une tournée régionale axée sur la crise du Golfe qui l’a conduit aussi en Arabie saoudite et aux Émirats.   

AFP

Le ministre marocain des Affaires étrangères s’est dit, hier, «très satisfait» des décisions relatives au Sahara occidental prises par l’Union africaine (Ua), réunie en sommet à Addis-Abeba, qui a, selon lui, reconnu le «leadership» de l’Onu sur cette question.

«Le Maroc est très satisfait du débat et des décisions qui ont été prises lors de cette session», a déclaré, lors d’une conférence de presse, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita. «Les manœuvres, les tergiversations ont été écartées. Aujourd’hui, on a des positions qui vont dans le bon sens», a ajouté le ministre dont le pays participait à son premier sommet depuis son retour au sein de l’Ua, en janvier, après 33 ans d’absence. Le royaume chérifien avait quitté l’organisation en 1984 pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) proclamée par le Front Polisario au Sahara occidental, un territoire que Rabat considère comme sien. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est en grande partie sous contrôle du Maroc depuis 1975, mais est revendiqué par les indépendantistes du Polisario qui réclament un référendum d’autodétermination alors que Rabat propose une autonomie sous souveraineté marocaine.

Le ministre marocain s’est d’abord félicité d’avoir réussi à influencer l’écriture d’un rapport de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples pour que soit supprimé le passage qualifiant le Sahara occidental de «territoire occupé». «Ce genre de texte était adopté de manière facile, quasi automatique par le passé, parce que des pays considéraient que cette organisation (l’Ua, Ndlr) était un instrument pour faire avancer des agendas», a estimé M. Bourita. «Aujourd’hui, les choses sont plus claires, car le texte adopté est complètement différent de celui-là, complètement différent de celui qui a été adopté au cours des huit dernières années», a-t-il jugé. M. Bourita s’est également réjoui que les chefs d’État de l’Ua aient adopté une résolution appelant à apporter le «soutien approprié» au secrétaire général de l’Onu pour résoudre le différend du Sahara occidental.

Cette résolution est «très importante et constitue une évolution», a estimé le ministre, parce qu’elle «reconnaît le leadership de l’Onu et que la gestion du dossier est à New York».  Cette résolution évoque une «solution consensuelle et définitive au conflit». «On est dans un langage onusien, enfin, dans un langage qui reprend la légalité internationale et les paramètres de la solution définis par le Conseil de sécurité depuis 2007», a apprécié le ministre. «Toute la terminologie d’avant référendum, les schémas qui étaient imaginés ici (à l’Ua, Ndlr) auparavant, ne sont plus mentionnés dans cette résolution», a-t-il encore observé avec satisfaction.

AFP

Le président de la Commission de l’Union africaine (Ua), Moussa Faki Mahamat, s’est dit «frustré» du manque de solidarité montré par le reste de l’Afrique envers ses Etats menacés par la famine, à l’ouverture, hier, du Sommet de l’Ua à Addis-Abeba.

«Comment vous cacher, en effet, ma profonde frustration face au silence et à l’inaction des Africains devant l’atroce drame de la famine dans ces régions», a déclaré M. Faki lors de son discours d’ouverture. «Que sont devenues les valeurs de solidarité et de fraternité africaine ? Où est passée notre société civile ? Où sont passés notre secteur privé et nos mécènes ?» s’est interrogé l’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères. «Le drame de nos frères en Somalie, au Soudan du Sud, dans le bassin du lac Tchad et dans le Sahel nous interpelle au plus profond de nos consciences et au plus profond de nos êtres», a-t-il poursuivi.

Élu en janvier, en remplacement de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, M. Faki a pris ses fonctions à la tête de l’exécutif de l’Ua en mars, quelques jours après que les Nations unies ont averti que la planète était confrontée à la «pire crise humanitaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale».

L’Onu a mis en garde contre un risque de malnutrition et de famine pour 20 millions de personnes au Yémen et dans trois pays d’Afrique : la Somalie, le Soudan du Sud et le Nigeria.
La famine n’a officiellement été déclarée qu’au Soudan du Sud, en février, avant d’être considérée comme terminée quatre mois plus tard. Mais, la situation y reste dramatique, comme dans les autres pays concernés.

«J’espère vivement que l’année 2018 sera l’année d’un relèvement de l’Union, de son autonomie financière et d’une nouvelle renaissance pour elle», a ajouté M. Faki.

M. Faki qui avait fait campagne sur le thème du «développement et (de la) sécurité» pour rompre avec le mandat très critiqué de Mme Dlamini-Zuma en ce domaine, a également axé son discours sur cet aspect.

«Nous restons fixés de toutes nos forces sur l’impératif de faire baisser les tensions et de privilégier les solutions politiques dans les régions où les tensions demeurent hélas encore vivaces. L’objectif de faire taire les armes d’ici 2020 est notre horizon», a-t-il affirmé.

AFP

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a fait don d’un chèque d’un million de dollars (879.000 euros) à l’Union africaine (Ua), tiré de la vente aux enchères de 300 têtes de bétail, lors du sommet de l’organisation lundi à Addis-Abeba.

M. Mugabe, âgé de 93 ans, a voulu montrer, par ce geste, que l’Ua, qui cherche à réduire sa dépendance financière à l’égard de ses donateurs étrangers, avait les moyens de s’autofinancer. «En tant qu’Africain et fermier, l’idée de donner du bétail m’est venue naturellement, étant donné que notre continent est riche en bétail et que le bétail est un réservoir de richesse», a déclaré M. Mugabe, au pouvoir au Zimbabwe depuis l’indépendance en 1980.

Les chefs d’Etat africains avaient adopté, en juillet 2016, le principe d’une taxe de 0,2 % sur les importations pour financer l’organisation et la rendre moins dépendante des donateurs étrangers qui contribuaient à hauteur de 73 % de son budget.Les fonds tirés de cette taxe sont censés couvrir 100 % des coûts d’opération de l’Ua, 75 % de ses programmes et 25 % de son budget de maintien de la paix. Jusqu’à présent, seuls quelques-uns des 55 Etats de l’Union ont commencé à mettre en œuvre cette taxe. «Tant que nous ne pourrons pas financer nous-mêmes nos propres programmes, l’Union africaine ne sera pas réellement nôtre», a ajouté le chef de l’Etat zimbabwéen. M. Mugabe a précisé que certains de ses soutiens zimbabwéens avaient eux aussi vendu aux enchères des têtes de bétail pour contribuer à ce don d’un million de dollars.

AFP

Le mandat de la Commission nationale de réconciliation en Côte d’Ivoire s’est achevé, hier, sur un bilan généralement jugé mitigé, a rapporté un journaliste de l’Afp.

Des responsables de la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes des crises en Côte d’Ivoire (Conariv) ont effectué une «passation de charges» en remettant les archives de la commission à leurs homologues du ministère de la Femme, de la Protection de l’enfant et de la Solidarité. La Conariv a recensé 316.954 victimes des crises survenues dans le pays entre 1990 et 2011, a déclaré Yabah Berthe Karbo, directrice de cabinet du président de la Commission.

La courte cérémonie s’est faite au siège de la Conariv à Abidjan en l’absence de son président et de la ministre de la Solidarité, Mariatou Koné.  Après une phase pilote, lancée début 2017, «l’indemnisation de toutes les victimes des crises» devrait «enfin» pouvoir débuter, a déclaré Yvonne Bosso, directrice de cabinet de la ministre.  Annoncé depuis 2015, le processus d’indemnisation a pris du retard. Aucun chiffre sur le montant total des indemnisations n’a été donné. Le président Ouattara avait annoncé, fin 2014, la création d’un fonds d’une quinzaine de millions d’euros pour l’indemnisation des victimes de la crise post-électorale de 2010-2011.

L’opposition pro-Gbagbo accuse le pouvoir d’avoir procédé à une «justice des vainqueurs» depuis six ans et estime que la réconciliation reste à faire. Le président de la Conariv, Mgr Siméon Ahouana, avait déclaré, l’an dernier, que «le malaise (restait) profond» dans le pays. La Conariv avait été créée en mars 2015, prenant le relais de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, mise en place en 2011.

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Le journaliste nigérien Ali Soumana, fondateur de l’hebdomadaire privé Le Courrier connu pour ses critiques contre le régime, a été écroué hier, accusé notamment de «soustraction frauduleuse d’une pièce» relative à une bataille judiciaire opposant le Niger et une société libanaise, a indiqué son entourage. «Ali Soumana a été placé sous mandat de dépôt, par un juge d’instruction, pour la publication d’un réquisitoire du procureur de la République à Niamey» relatif au contentieux judiciaire entre le Niger et la société libanaise Africard, a affirmé à l’Afp la rédaction du Courrier. La semaine dernière, l’hebdomadaire avait publié «un réquisitoire introductif» de mars 2017 dans cette affaire qui dure depuis six ans.

Le contentieux concerne la résiliation, en 2012, par le Niger, d’un marché de fabrication de passeports biométriques attribué, en 2011, à Africard par le ministère nigérien de l’Intérieur.

Africard a porté plainte auprès de juridictions internationales dont l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) et obtenu la condamnation du Niger à lui verser plus de 16 milliards de FCfa (24,4 millions d’euros).
Niamey accuse Africard de «ne lui avoir produit aucun passeport» et a introduit «des recours» contre cette décision, a confié à l’Afp une source proche du dossier. «Le feuilleton judiciaire se poursuit toujours en France et aux Etats-Unis», a précisé cette source.

AFP

Le régime syrien a mis en garde, hier, les Etats-Unis contre toute nouvelle attaque américaine contre ses positions, affirmant que Washington provoquerait une «riposte» de Damas et de ses alliés.

«Nous ne serons pas surpris si les Etats-Unis mènent de nouvelles agressions en Syrie», a affirmé, lors d’une conférence de presse, à Damas, Fayçal Moqdad, vice-ministre syrien des Affaires étrangères. «Mais, ils doivent tenir compte des possibilités de riposte et doivent savoir que la réponse de la Syrie et de ses alliés sera différente de celle après la première attaque», a-t-il indiqué.

Il y a une semaine, les Etats-Unis ont accusé Damas de préparer une nouvelle attaque chimique après celle, en avril dernier, à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie imputée par Washington au régime Assad.
Washington, qui dit se baser sur une activité suspecte sur la base aérienne syrienne d’où était partie la précédente attaque, a menacé Damas de représailles.

L’avertissement a été «pris au sérieux» par le régime d’Assad, selon le secrétaire à la Défense, Jim Mattis. L’attaque d’avril, démentie par Damas, avait poussé Washington à lancer 59 missiles de croisière contre une base militaire syrienne, soit la première attaque américaine contre le régime depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

Le régime et son allié russe avaient condamné l’attaque américaine, mais n’avaient pas riposté militairement.
L’administration de Donald Trump «veut montrer au monde qu’elle est forte et qu’elle peut frapper n’importe où», a ajouté M. Moqdad. «Bien sûr, les hommes fous peuvent frapper n’importe où», a-t-il ironisé. Il a réitéré que Damas s’est débarrassé de ses armes chimiques.

AFP

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