banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités Internationales (2225)

Soutenue sur le terrain par la France, la nouvelle force anti-jihadiste G5 Sahel a lancé, hier, ses opérations aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, une zone très instable devenue un foyer pour les groupes extrémistes.

Le président français Emmanuel Macron avait estimé, mardi, que le succès de cette force, composée de soldats du Mali, du Niger, de Mauritanie, du Burkina Faso et du Tchad, était une «obligation collective» dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, vaste région située au sud du Sahara.
«Le déploiement des Maliens, des Nigériens et des Burkinabé de la force G5 Sahel a débuté ce matin», a déclaré, hier à l’Afp, le lieutenant-colonel français Marc-Antoine, depuis une base avancée française dans la région aride d’In-Tillit, dans le centre du Mali.

Sous son commandement, une centaine d’hommes de la force militaire française anti-jihadiste au Sahel Barkhane (4.000 hommes au total) va soutenir les troupes africaines déployées au sol lors de cette première opération, a-t-il expliqué. Barkhane va apporter aux quelques centaines de troupes maliennes, burkinabé et nigériennes engagées «du conseil et de l’accompagnement» sur le plan aérien (chasseurs, hélicoptères, drones de renseignement), ainsi qu’un appui de l’artillerie, a-t-il détaillé.

Cette première opération, baptisée «Hawbi», est «une démonstration de force pour reprendre pied dans une zone délaissée par les Etats», aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, «en entravant la liberté de mouvement dont bénéficient plusieurs groupes armés depuis des mois», a souligné le lieutenant-colonel Marc-Antoine. «L’objectif in fine est de faire monter cette force G5 Sahel en puissance pour qu’elle puisse se réimplanter dans les zones transfrontalières de façon autonome», a-t-il ajouté.

La force conjointe doit atteindre, d’ici mars 2018, sa pleine capacité de 5.000 hommes, répartis en sept bataillons : deux pour le Mali et le Niger, et un pour le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie. Les soldats ne se mélangeront pas, à part pour quelques officiers de liaison.

Ce nouveau dispositif vise à combler les lacunes des dispositifs militaires nationaux et multinationaux dans la région du Sahel.

AFP

 

La Cour suprême du Liberia a convoqué, pour une audience fixée à aujourd’hui, la Commission électorale nationale (Nec), après avoir été saisie par trois partis politiques contestant les résultats du premier tour de la présidentielle du 10 octobre.

Cette audience, fixée au 2 novembre à 09H00 Gmt, menace de retarder la tenue du second tour, prévue le 7 novembre, entre l’ex-star du foot George Weah et le vice-président sortant, Joseph Boakai, arrivés aux deux premières places.

La Nec va devoir expliquer devant la haute juridiction pourquoi le recours introduit par le Parti de la liberté de Charles Brumskine, l’un des candidats battus, et soutenu par deux autres formations, dont celle de M. Boakai, n’est, à ses yeux, pas fondé, selon un document publié dans la nuit de mardi à hier.

La Cour suprême a également ordonné à la Commission électorale de «suspendre toutes les actions liées au second tour prévu le 7 novembre» jusqu’à ce qu’elle ait statué sur le cas.
Dans un communiqué conjoint, publié dimanche, les trois partis avaient estimé que le déroulement du premier tour de la présidentielle avait été entaché «d’irrégularités et de fraudes massives et systématiques».

La décision de la Cour suprême risque d’être fortement critiquée par le camp de l’ancien attaquant du Psg et du Milan Ac, qui a appelé, hier, les électeurs à ne pas se «laisser distraire» par ses adversaires et à se rendre aux urnes mardi prochain.

AFP

 

Donald Trump a annoncé, hier, vouloir mettre fin à la loterie d’attribution des cartes vertes qui donnent droit de s’installer aux Etats-Unis, l’auteur de l’attentat meurtrier à New York ayant bénéficié de ce système.

«Je lance, aujourd’hui, le processus d’interruption du Programme de loterie de visas de diversité», a déclaré, à la Maison Blanche, le président américain. Il s’est dit prêt à «œuvrer immédiatement avec le Congrès» dans cet objectif. Ce tirage au sort offre, chaque année, l’espoir du rêve américain à des millions d’étrangers qui y sont candidats, même si les heureux élus ne sont que 50.000.

Mardi, un homme d’origine ouzbèke, au volant d’une camionnette, a volontairement fauché une vingtaine de cyclistes et piétons à Manhattan, faisant huit morts. Avant même une confirmation des responsables de l’enquête, M. Trump a déploré sur Twitter que ce suspect radicalisé ait obtenu son permis de résident permanent en Amérique par cette voie aléatoire. «Nous militons avec force en faveur d’une immigration basée sur le mérite, [nous ne voulons] plus de systèmes démocrates à la loterie. Nous devons être BIEN PLUS fermes (et plus malins)», a écrit le président.

AFP

 

Un véhicule a percuté plusieurs personnes dont des cyclistes dans le sud de Manhattan mardi 31 octobre, faisant huit morts et au moins onze blessés le jour d'Halloween, dans le premier attentat meurtrier à New York depuis 2001. Le maire de la ville, Bill de Blasio, a évoqué « un acte de terorisme ». Le conducteur du véhicule a été appréhendé par la police en possession d'armes factices.

Un pick-up de location a renversé plusieurs cyclistes mardi après-midi le long d'une piste cyclable près de la rivière Hudson dans le bas de Manhattan à New York, faisant au moins huit morts et onze blessés, a confirmé le maire démocrate de New York, Bill de Blasio.

Le chauffeur de la camionnette a terminé sa course meurtrière contre un bus scolaire. Il est ensuite sorti avec à la main une arme factice et les policiers lui ont tiré dessus, a affirmé la police. L'homme a été touché à l'abdomen et a dû être hospitalisé, sans qu'on sache la gravité de son état. Selon des témoins, l'homme aurait crié « Allah akbar ». Mais aucun responsable n'a confirmé dans l'immédiat cette information.

Cinq Argentins figurent parmi les personnes tuées. Une ressortissante belge fait également partie des victimes, selon le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders.

L'Ouzbékistan prêt à coopérer
Le suspect, un homme âgé de 29 ans, a été blessé puis appréhendé par la police. Cette dernière n'a pas révélé son identité, mais, selon plusieurs médias américains, il s'agirait d'un Ouzbek, Sayfullo Saipov, arrivé aux Etats-Unis en 2010. Il a habité à Tampa, en Floride, et vivait à Paterson, dans le New Jersey, à une quarantaine de kilomètres de Manhattan.

Aux premières heures de mercredi, des policiers se sont déployés autour d'une maison de Paterson, ville industrielle connue pour l'importance de sa population immigrée, où vivent 25 000 à 30 000 musulmans.

L'Ouzbékistan a promis mercredi de coopérer « avec tous ses moyens » à l'enquête sur l'attentat à la camionnette qui a fait huit morts.

Source : Rfi

Le président sortant du Kenya, Uhuru Kenyatta, a remporté, avec 98,26 % des voix, l’élection présidentielle du 26 octobre, boycottée par son principal opposant, Raila Odinga, a annoncé, hier, la Commission électorale (Iebc).

M. Kenyatta, 56 ans, a réuni sur son nom 7,483 millions de voix, contre 73.228 à M. Odinga, 72 ans. La participation est de 38,8 % des électeurs inscrits, en forte baisse par rapport au scrutin du 8 août (79 %), annulé par la Cour suprême pour «irrégularités». Avant d’énoncer les résultats comté par comté, Wafula Chebukati, le président d’une Commission électorale très critiquée, a estimé que ce nouveau scrutin, organisé après l’invalidation de celui d’août, avait été «libre, équitable et crédible».

Huit jours avant le scrutin, il avait pourtant émis de forts doutes sur sa capacité à organiser une élection crédible, dénonçant des «interférences» politiques et des dissensions internes au sein de l’Iebc. La Commission a décidé de proclamer la victoire de M. Kenyatta, en dépit du fait que le scrutin n’a pas pu se tenir dans quatre comtés de l’ouest du pays acquis à l’opposition. Elle considère que le vote dans ces quatre comtés - sur les 47 que compte le pays -, même s’il devait avoir lieu, ne pourrait remettre en cause le résultat global. L’écrasante majorité des bureaux de vote des comtés d’Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya n’avaient pas ouvert leurs portes jeudi, en raison d’une situation chaotique et de graves troubles sécuritaires dans ces bastions de l’opposition.

Ainsi, le vote n’avait pu avoir lieu dans 25 circonscriptions (sur 291 au total - 290 à laquelle s’ajoute la circonscription de la diaspora), représentant quelque 9 % du corps électoral.
La Commission avait tenté d’organiser à nouveau le scrutin samedi dans ces circonscriptions, avant d’y renoncer in extremis, estimant que la sécurité de son personnel n’y était pas garantie.

AFP

Les rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire vont lancer une caravane de paix à travers tout le pays pour le préserver d’une crise post-électorale lors de la présidentielle de 2020.

«Notre rôle en tant que rois est de garantir l’unité nationale, la cohésion sociale et de s’affranchir des chapelles politiques», a déclaré le roi de Grand-Bassam (sud-est), Amon Tanoé, à la tête de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’ivoire (Cnrct). «Nous irons partout en Côte d’Ivoire à l’occasion d’une caravane de paix pour prôner le dialogue et le vivre ensemble», a poursuivi Amon Tanoé, sans donner de date.

Le pays «en a besoin au regard du passé tragique qu’il a connu. Il est bon de se parler quelles que soient les différences politiques et culturelles», a-t-il souligné.
Une grave crise post-électorale avait fait quelque 3.000 morts en 2010-11 en Côte d’Ivoire.
Une Ong panafricaine a publié, il y a une semaine, à Abidjan, un guide des «bonnes pratiques électorales» en Côte d’Ivoire.

Ce guide, financé par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), vise à «prévenir les conflits électoraux, à travers l’organisation d’un scrutin crédible et accepté de tous», a expliqué à l’Afp Salimata Porquet, présidente de la Plateforme d’éveil électoral des femmes et des jeunes, une Ong panafricaine à l’origine de ce document de 125 pages. «J’en appelle au bon sens et à l’esprit citoyen de nos leaders politiques. Mettez-vous au-dessus de vos intérêts partisans. Pensez au peuple (...). Adoptons les comportements qu’il faut pour épargner à notre pays des traumatismes, douleurs et meurtrissures liées aux élections», a souligné, de son côté, la ministre ivoirienne de la Femme, Mariatou Koné.

La chefferie traditionnelle joue un rôle important dans la société ivoirienne, où elle entend servir de lien entre tradition et modernité. Créée en 2014 et forte de ses 8.000 têtes couronnées, la Cnrct est dotée de deux organes : l’Assemblée des rois et le Directoire de la chambre.

AFP

 

Les Etats-Unis ont annoncé, hier, une aide financière aux pays du Sahel engagés dans la lutte contre les jihadistes, mais sans passer par les Nations unies comme l’espérait notamment la France.

L’enveloppe pour «soutenir» les «efforts antiterroristes de la Force conjointe du G5 Sahel», qui pourra aller jusqu’à 60 millions de dollars, a été dévoilée par le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson juste avant le début, au Conseil de sécurité de l’Onu, d’une réunion ministérielle pour consolider l’aide internationale à cette opération formée de soldats du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de Mauritanie.

Ces fonds vont «renforcer nos partenaires régionaux dans leur combat pour assurer la sécurité et la stabilité» face au groupe jihadiste Etat islamique et aux autres «réseaux terroristes», a dit le chef de la diplomatie américaine. «C’est un combat que nous devons gagner, et cet argent va jouer un rôle-clé pour y parvenir», a-t-il ajouté.

L’aide américaine prendra toutefois la forme d’une assistance bilatérale aux pays du G5, alors que Paris était engagé dans d’intenses tractations pour convaincre Washington d’offrir un soutien financier par le biais de l’Onu. «Les groupes terroristes au Sahel représentent, aujourd’hui, une menace globale, à la fois pour la stabilité de la région mais aussi pour la sécurité internationale (...). La Force conjointe du G5 Sahel, c’est la bonne réponse à ce défi», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, devant le Conseil de sécurité. «J’appelle nos partenaires à jouer pleinement leur rôle dans cet effort nécessaire, particulièrement en vue de la conférence de planification qui se tiendra à Bruxelles le 14 décembre», a-t-il ajouté.

Mais, il a aussi plaidé pour «une aide multilatérale» qui «offrirait un appui opérationnel et logistique pérenne à la Force conjointe» et constituerait «un signal important du soutien de la communauté internationale aux pays du G5 dans leur lutte contre les organisations terroristes».

Son homologue malien Abdoulaye Diop a appuyé cette demande d’un «soutien multilatéral, y compris à travers les Nations unies», seule option «à même de garantir la prévisibilité et la pérennité des ressources ainsi que le soutien opérationnel à la Force conjointe». «Nous pensons que la force du G5 doit être avant tout dans les mains des pays de la région», a dit l’ambassadrice américaine à l’Onu Nikki Haley lors de cette réunion dirigée par Jean-Yves Le Drian mais à laquelle Rex Tillerson ne s’est pas rendu. Elle a appelé ces pays à «s’approprier pleinement cette force d’ici trois à six ans, avec le soutien continu des Etats-Unis».

«Cette approche sera plus efficace, au bout du compte, pour libérer la région de la terreur», a insisté la diplomate, repoussant également l’idée de voir la mission onusienne de maintien de la paix au Mali (Minusma) apporter son aide à la force du G5.

Nikki Haley et Washington n’ont pas caché leur intention de faire des économies en retirant des financements à l’Onu, dans le cadre de la politique étrangère du président Donald Trump marquée par un net désengagement vis-à-vis du multilatéralisme.

AFP

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté, hier, au son de musiques militaires, dans le centre de Rangoun, pour témoigner leur soutien à l’armée birmane, fortement critiquée à l’étranger pour le drame des Rohingyas.

Après des attaques de la rébellion rohingya, une minorité musulmane, l’armée a lancé une campagne de répression qui a conduit, depuis fin août, à la fuite de plus 600.000 civils rohingyas au Bangladesh voisin. L’Onu a assimilé ces violences à une forme d’épuration ethnique. Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a appelé, jeudi, le chef de l’armée birmane à aider à mettre fin à ces violences et «permettre le retour chez eux en toute sécurité de ceux qui ont été déplacés pendant la crise, tout particulièrement le grand nombre de (membres de) l’ethnie rohingya».

Mais, en Birmanie, l’armée a vu dans cette crise sa popularité augmenter, dans un retournement de situation inattendu puisque cette institution a longtemps été redoutée et haïe pour avoir régné sur le pays d’une main de fer pendant un demi-siècle. Hier, les manifestants brandissaient de nombreuses banderoles pour soutenir le commandant en chef, le général Min Aung Hlaing, et dénoncer les efforts présumés de la communauté internationale pour faire pression sur la Tatmadaw (nom donné à l’armée birmane). «La Tatmadaw est essentielle pour le pays. Elle protège nos groupes ethniques, nos races et religion», a déclaré à l’Afp Nan Aye Aye Kyi, 54 ans, dans le cortège qui a serpenté dans Rangoun jusqu’à la Pagode Sule. Les Rohingyas ne font pas partie des groupes ethniques officiellement reconnus en Birmanie.                               

AFP

L’Arabie saoudite a accusé, hier, l’Iran d’empêcher toute solution politique au Yémen et d’attiser le conflit par l’envoi d’armes aux rebelles houthis qui contrôlent la capitale, Sanaa, et le nord du pays.

«Les rebelles (houthis) n’auraient pas pu poursuivre leurs exactions sans le soutien du plus grand parrain mondial du terrorisme qu’est le régime iranien», a déclaré le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al-Jubeir. «L’Iran envoie des armes de contrebande aux Houthis et à leurs alliés», les partisans de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, «et sabote tous les efforts pour une solution au Yémen ; ce qui a fait échouer les négociations politiques entre le gouvernement légitime et ces milices», a ajouté le ministre.

M. Jubeir s’exprimait à l’ouverture, à Ryad, d’une réunion des membres de la coalition militaire sous commandement saoudien qui intervient au Yémen contre les rebelles. De son côté, le ministre yéménite des Affaires étrangères Abdel Malek al-Mekhlafi a affirmé que les rebelles avaient «un projet confessionnel inspiré par l’Iran». Les rebelles «ne choisiront la paix que si on bloque la main qui les manipule», a-t-il ajouté.

Selon lui, le «dessein iranien consiste à renverser le gouvernement légitime et à le remplacer par un gouvernement qui tourne dans le giron de l’Iran, dans le cadre d’une stratégie, pour soumettre l’ensemble de la région à l’influence iranienne».

Les autorités iraniennes, sans cacher leur sympathie pour les rebelles yéménites, nient les soutenir avec des armes.

AFP

 

De violents heurts ont éclaté, hier, dans la capitale nigérienne, Niamey, entre la police et des manifestants qui protestaient contre la loi de finances 2018 qu’ils jugent «antisociale», a constaté un journaliste de l’Afp.

A l’appel d’un collectif de la société civile, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées à la place Toumo, près du centre-ville, où elle devait tenir un meeting de protestation contre la loi qui, selon ses détracteurs, crée «de nouvelles taxes et de nouveaux impôts».

Certains manifestants scandaient des slogans hostiles au gouvernement et d’autres brandissaient des pancartes «Non à la loi de finances 2018».
Entamée dans le calme, la manifestation a dégénéré lorsqu’un groupe de protestataires s’est dirigé, malgré les interdictions, vers la place de la Concertation, en face du Parlement, qui sert habituellement de point de chute aux manifestations.

Ce groupe s’est retrouvé face à la police qui a fait usage de grenades lacrymogènes pour les empêcher de progresser vers le Parlement, réuni en cession budgétaire depuis un mois. Les manifestants ont riposté par des jets de pierres et en montant des barricades de pierres, de briques et des pneus enflammés aux carrefours. Aucun bilan de ces heurts n’était disponible à la mi-journée.

A travers les médias locaux, des organisations de la société civile dénoncent, depuis des semaines, la loi de finances 2018 qui institue de «nouvelles mesures fiscales antisociales». «Le nouveau budget va davantage presser les pauvres», s’est insurgé Nouhou Arzika, grande figure de la société civile et un des meneurs de la contestation.

«Au lieu de créer de nouvelles taxes», M. Arzika propose notamment aux autorités de «commencer par réduire leur prestigieux train de vie», de «réduire la taille du gouvernement» ou «les nombreux voyages officiels».

Les mesures «ne touchent pas les pauvres», mais les «plus riches» et la pression fiscale sera comprise «entre 13 % et 16 %, soit son niveau de 2015», a assuré, cette semaine, devant les députés, le ministre nigérien des Finances Hassoumi Massoudou.

AFP

 

François Compaoré, frère du président déchu burkinabè Blaise Compaoré, a été arrêté, hier, à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, en vertu d’un mandat d’arrêt international délivré par le Burkina Faso dans l’enquête sur l’assassinat, en 1998, de Norbert Zongo, célèbre journaliste critique du pouvoir.

Ce frère cadet de l’ex-président, un des personnages les plus impopulaires des 27 ans du régime Compaoré, est réclamé par la justice burkinabè depuis mai 2017 dans le cadre d’une enquête sur l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo et de trois compagnons de voyage.

François Compaoré, 63 ans, est poursuivi pour «incitation à assassinats», selon un avocat de la famille Zongo. Joint par l’Afp, Me Bénéwendé Sankara s’est déclaré «très heureux», «très soulagé de le savoir aux arrêts».  Résidant désormais en Côte d’Ivoire, François Compaoré est arrivé à Paris hier matin depuis Abidjan et s’est vu notifier ce mandat d’arrêt à sa descente du vol, selon une source aéroportuaire et son avocat, confirmant une information de Jeune Afrique. Retenu par la police, il devait être présenté au parquet général de Paris «sous 48 heures» dans le cadre de la procédure d’extradition, a déclaré son conseil, Me Pierre-Olivier Sur. François Compaoré «a été entendu trois fois par la commission d’enquête internationale et trois autres fois par une juridiction d’instruction au Burkina, or chacune de ces deux procédures l’a disculpé» dans ce dossier, fait valoir son avocat en France.

«Le pouvoir en place, qui ne parvient pas à retenir de charges contre Blaise Compaoré, change, aujourd’hui, son fusil d’épaule et accuse son frère», estime Me Sur. «Comme dit la fable : «+si ce n’est toi, c’est donc ton frère+».

AFP

 

Le parti au pouvoir au Liberia a contesté pour fraudes le résultat du premier tour de la présidentielle du 10 octobre, avant un second tour devant opposer, le 7 novembre, son candidat, le vice-président Joseph Boakai, à l’ex- star du football George Weah.

Le Parti de l’unité (Up) a annoncé, dans un communiqué signé de deux autres partis, qu’il allait saisir la commission électorale, dénonçant «des fraudes systématiques et à grande échelle». Le communiqué accuse également la présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf, d’»ingérence» dans le processus électoral en raison d’une rencontre avec des responsables de la commission électorale qui s’était déroulée à son domicile avant le premier tour.

Cette rencontre «constituait clairement une ingérence dans le processus électoral et n’avait aucune base légale, ni aucune justification», affirment, dans leur texte, le Parti de l’unité, le Parti de tous les Libériens et le Parti de la liberté. George Weah, 51 ans, était arrivé largement en tête du premier tour du 10 octobre avec 39 % des voix, devant Joseph Boakai, 72 ans, qui avait obtenu 29,1 % des suffrages.

La présidente sortante, prix Nobel de la paix 2011, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats, a estimé, lors du premier tour, que le Liberia était «prêt pour la transition».
Elle avait appelé les Libériens à mesurer «le chemin parcouru» depuis la guerre civile qui a ravagé ce pays entre 1989 et 2003, faisant quelque 250.000 morts.

AFP

 

Des centaines de milliers de partisans de l’unité de l’Espagne ont déferlé dans les rues de Barcelone, hier, deux jours après la déclaration d’indépendance du Parlement catalan qui a marqué une rupture sans précédent en 40 ans de démocratie.

La grande manifestation s’est dispersée dans le calme après avoir défilé sur le Paseig de Gracia, inondé de drapeaux espagnols et catalans, et où résonnait régulièrement le slogan «Puigdemont, en prison !», en référence au président indépendantiste catalan destitué vendredi par Madrid. Selon la police municipale, ils étaient 300.000, tandis que la préfecture et les organisateurs évoquaient une participation allant d’un à 1,3 million de personnes.

La région vit les événements avec un grand sentiment d’incertitude, alors que Carles Puigdemont a appelé, samedi, ses partisans à s’opposer pacifiquement à l’Etat qui tente de reprendre le contrôle après la déclaration d’indépendance de vendredi. Oriol Junqueras, son numéro deux, a assuré, hier, dans une tribune, que M. Puigdemont «est et restera le président» de la Catalogne et affirmé que lui-même ne reconnaîtrait pas les décisions de Madrid qui a mis la région sous tutelle. «La Catalogne, c’est nous tous !», semblait lui répondre le slogan de la manifestation organisée à l’appel de l’association Société civile catalane, opposée à la sécession. Le socialiste catalan Josep Borrel, ancien président du Parlement européen, a prononcé un discours vibrant, fustigeant les séparatistes, responsables, selon lui, «d’une tragédie historique»: la «fuite» d’un tiers des entreprises de plus de 50 salariés qui ont transféré leur siège social hors de Catalogne, effrayées par l’instabilité.

La «déclaration unilatérale d’indépendance est illégale et illégitime», c’est «une folie qui nous a conduits au précipice», a aussi déploré un des organisateurs, Alex Ramos, rappelant que les indépendantistes n’avaient obtenu que 47 % des voix lors des élections régionales de 2015.

AFP

 

Le vice-président du sénat gabonais Jean-Christophe Owono Nguema est convoqué, aujourd’hui, à la gendarmerie à Libreville après un entretien télévisé dans lequel il a appelé à «contrer Ali (Bongo, le président) sur le terrain», a annoncé, hier, le  procureur de la République du Gabon à l’Afp.

«Il a été convoqué demain à 09H00 (aujourd’hui)», a déclaré le procureur de la République, Steeve Ndong Essame. «Ses propos pourraient constituer un délit flagrant (...), une incitation à la révolte», a-t-il ajouté en précisant que la convocation lui avait été remise samedi. M. Nguema, sénateur proche du parti Union nationale (Un, opposition), a dit qu’il ne se rendrait pas à la Direction régionale de recherches (Dgr, organe de renseignement de la gendarmerie nationale), arguant de son immunité parlementaire, selon une vidéo postée, samedi, par ses partisans sur les réseaux sociaux. La Dgr «pourra utiliser ses (propres) moyens» s’il ne se présente pas à sa convocation, a prévenu le procureur de la République, qui note que le «flagrant délit» permet une levée de l’immunité parlementaire.

AFP

 

Une plainte pour viol a été déposée, jeudi, à Paris, contre l’islamologue et théologien suisse Tariq Ramadan, trois jours après l’ouverture d’une enquête sur des accusations similaires portées contre lui, a-t-on appris, hier, auprès de l’avocat de la plaignante.

«J’ai adressé au parquet de Paris; hier soir (jeudi); une plainte accompagnée du récit détaillé de ma cliente», a déclaré à l’Afp son avocat, Eric Morain, confirmant une information du journal Le Parisien.

«Elle attend sereinement de répondre aux enquêteurs et ne parlera plus», a-t-il ajouté. Me Morain ajoute qu’il a reçu d’autres témoignages de femmes qui réfléchissent à porter plainte à leur tour contre l’intellectuel pour des faits de harcèlement ou d’agressions sexuelles.

Cette plainte s’ajoute à celle déposée, le 20 octobre, par une ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque. Ce jour-là, Henda Ayari, 40 ans, avait également rendu publique ses accusations sur sa page Facebook, en plein débat autour du harcèlement sexuel dans la société.

Mardi, celle-ci a été entendue pendant six heures par la police à Rouen (Normandie, nord-ouest), a dit son avocat, au lendemain de l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris pour «viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort». Selon Le Parisien, la nouvelle plaignante est une «femme de 42 ans, convertie à l’Islam et souffrant d’un handicap aux jambes» qui dénonce «des scènes de violence sexuelle d’une grande brutalité» dans un grand hôtel «en province, courant automne 2009».

Au lendemain de la première plainte, Tariq Ramadan a, via son avocat, Me Yassine Bouzrou, opposé «un démenti formel à ces allégations» et, à son tour, porté plainte, lundi, pour «dénonciation calomnieuse» contre Mme Ayari.

Contacté vendredi soir, il n’était pas disponible pour réagir.

AFP

La justice sud-africaine a lourdement condamné, hier, deux fermiers blancs pour avoir tenté d’enfermer un Noir dans un cercueil et l’avoir menacé de mort ; une affaire qui illustre la persistance des tensions raciales vingt-trois ans après la fin de l’apartheid.

Willem Oosthuizen a été condamné à 16 ans de réclusion, dont cinq avec sursis, et Theo Martins Jackson à 19 ans, dont cinq avec sursis, par la haute cour de Middelburg, à 165 km à l’est de Johannesburg. «Le comportement des accusés a été des plus déshumanisant et répugnant», a fustigé la juge Segopotje Mphahlele, pour qui leur attitude «attise les tensions raciales» dans le pays.
Oosthuizen et Jackson, qui avaient plaidé non coupable, ont accueilli nerveusement leur condamnation, tête baissée sur le banc des accusés, tandis que des membres de leur famille éclataient en sanglots dans le public.

Leur victime, Victor Mlotshwa, arborait, pour sa part, un large sourire après le prononcé de la peine, tandis que des militants du Congrès national africain (Anc) au pouvoir, qui lui avait apporté son soutien, manifestaient leur joie. Les faits remontent à l’an dernier, mais l’affaire n’avait éclaté au grand jour que plusieurs mois après, à la suite de la diffusion, sur Internet, d’une vidéo filmée au téléphone portable montrant le calvaire infligé à Victor Mlotshwa.

Sur ce clip de 20 secondes, le jeune Noir de 27 ans est allongé dans un cercueil flambant neuf, posé sur un sol rocailleux et poussiéreux. L’un des fermiers tente de fermer le cercueil, tandis que la victime gémit et essaie coûte que coûte de l’en empêcher.

Sur une deuxième vidéo tout aussi accablante révélée pendant le procès, le jeune homme supplie : «S’il vous plaît, ne me tuez pas». «Pourquoi pas, quand vous tuez nos fermes», lui rétorque un de ses agresseurs, lesquels avaient menacé de jeter dans le cercueil un serpent ou de l’essence pour le brûler vif. Les deux fermiers affirment avoir seulement voulu effrayer la victime qu’ils avaient, selon eux, attrapée en train de voler des câbles de cuivre.

Victor Mlotshwa assure, de son côté, qu’il se rendait simplement à Middelburg en coupant à travers champs pour aller faire des courses pour sa mère lorsqu’il a été agressé.

AFP

Le Burundi est devenu, hier, le premier pays à quitter la Cour pénale internationale (Cpi), créée il y a quinze ans à La Haye pour poursuivre les auteurs des pires atrocités dans le monde.
«Le retrait du Burundi (...) prendra effet le vendredi 27 octobre», a annoncé un porte-parole, exactement un an après que ce pays eut notifié formellement aux Nations unies sa décision de se retirer du seul tribunal permanent qui juge les crimes de guerre.

Camouflet à la justice internationale, ce retrait «intervient au moment où la machine (répressive) continue de tuer impunément au Burundi», a déclaré, hier, Lambert Nigarura, président de l’Ong Coalition du Burundi.

Toutefois, une enquête préliminaire se poursuivra, lancée en avril 2016 par le procureur général de la Cour, Fatou Bensouda, à la suite de rapports de «meurtres, emprisonnements, tortures, viols et autres formes de violence sexuelle, ainsi que des cas de disparitions forcées».

«Le retrait du Burundi n’affecte pas la compétence du tribunal en ce qui concerne les crimes qui auraient été commis pendant la période où il était un État partie, à savoir jusqu’au 27 octobre 2017», a expliqué le porte-parole de la Cpi.

Le mois dernier, les enquêteurs de l’Onu avaient exhorté la Cpi à aller de l’avant et à ouvrir une enquête complète sur ces crimes commis dans «une attaque systématique contre la population civile» de ce pays. Des experts de l’Onu avaient aussi mis en cause les forces de sécurité burundaises dans un rapport accablant.

Le responsable de la communication présidentielle burundaise, Willy Nyamitwe, s’est félicité d’une avancée «historique», car «la Cpi s’est révélée être un instrument politique et une arme utilisée par l’Occident pour asservir» les autres États.«C’est une grande victoire pour le Burundi parce qu’il vient de défendre sa souveraineté et la fierté nationale», a déclaré M. Nyamitwe, joint par téléphone.

Le pouvoir burundais a appelé la population à des manifestations de grande envergure à travers tout le pays, aujourd’hui, pour fêter la sortie de la Cpi.

AFP

Le Parlement catalan a proclamé, hier, l’»indépendance» de la Catalogne, une rupture sans précédent en Espagne à laquelle Madrid a riposté en mettant la région sous tutelle.

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a immédiatement réagi au vote du Parlement catalan en promettant de «restaurer la légalité» en Catalogne. Et, signe de l’inquiétude suscitée par cette crise en Europe, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a souligné que l’Ue n’avait «pas besoin d’autres fissures». Washington, Londres, Berlin et Paris ont aussi fait savoir qu’ils soutenaient l’unité de l’Espagne. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a aussi appelé Madrid à choisir «la force de l’argument plutôt que l’argument de la force», alors que beaucoup craignent que la Catalogne ne soit entraînée dans une spirale de troubles et de répression. Le président indépendantiste Carles Puigdemont a d’ailleurs appelé les Catalans à rester «pacifiques et civiques».

Loin des chancelleries, la liesse s’est emparée de dizaines de milliers de personnes en Catalogne ayant le sentiment de vivre un moment historique. Des hourras, des applaudissements et le cri «indépendance» en catalan se sont élevés de la foule aux abords du Parlement régional quand la résolution déclarant l’indépendance a été adoptée. Sablant le «cava» (mousseux) catalan et s’embrassant, des manifestants ont entonné l’hymne de la Catalogne, poing levé. Dans la soirée, des dizaines de milliers de personnes se sont encore rassemblées sur des places de grandes villes comme Barcelone, Gérone ou Tarragone pour fêter la «République».

La déclaration d’indépendance va cependant à l’encontre du souhait d’une bonne moitié des Catalans. Rappelant cette réalité, la maire de Barcelone, Ada Colau, était sévère hier soir, assurant que les indépendantistes au pouvoir avaient «avancé à une vitesse de kamikaze», imposée par des «intérêts partisans».

Lors des dernières régionales en 2015, les indépendantistes avaient obtenu 47,8 % des suffrages. Symbole de cette fracture, la résolution déclarant l’indépendance a été adoptée en l’absence de l’opposition - qui avait quitté l’hémicycle - par 70 voix pour, dix voix contre et deux abstentions.

AFP

Nouveau revirement au Kenya, ce vendredi 27 octobre dans l'après-midi. Après l'élection d'hier et les fortes perturbations, le scrutin, dans 4 comtés de l'ouest du pays, avaient été reportés à demain. Finalement la Commission électorale vient de reporter à nouveau ce vote, et promet de donner plus tard une nouvelle date. Cette décision intervient alors que la tension est toujours forte aujourd’hui dans cette région entre partisans de l’opposition, qui rejettent cette élection, et les forces de sécurité déployées sur place.

Source : Rfi

En l'absence de l'opposition, le Parlement de Catalogne a adopté ce vendredi une résolution déclarant que la région devient un «Etat indépendant prenant la forme d'une République», avant d'entonner l'hymne indépendantiste.

La résolution demande à l'exécutif catalan dans ses attendus qu'il négocie sa reconnaissance à l'étranger.

Suivre l'évolution en cliquant ici

Le gouvernement du Burundi a adopté un projet de révision de la Constitution qui pourrait permettre au président Pierre Nkurunziza de briguer, dès 2020, deux nouveaux mandats de sept an, et d’affermir ainsi encore plus son emprise sur le pays.

Le principe de cette révision a été adopté mardi au cours d’un Conseil des ministres extraordinaire, ont indiqué, hier à l’Afp, de hauts responsables burundais qui tous se sont exprimés sous le couvert de l’anonymat. Cette révision changerait en profondeur la Constitution du Burundi, issue de l’accord de paix signé en 2000, à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, lequel avait ouvert la voie à la fin de la guerre civile qui a fait plus de 300.000 morts entre 1993 et 2006. Ce texte «ne touche pas aux quotas de 60 % de Hutu (ethnie majoritaire, 85 % de la population), 40 % de Tutsi (14 %) et au moins 30 % de femmes au gouvernement et au Parlement, ainsi que les 50-50 dans l’armée et la police, mais il ne fait plus référence à l’Accord de paix d’Arusha», a déclaré l’un de ces responsables. Ce projet de révision de la Constitution prévoit que «le président de la République est élu pour un mandat de 7 ans renouvelable», mais ajoute qu’»aucun président ne peut diriger plus de deux mandats consécutifs».

L’accord d’Arusha dont l’actuelle Constitution est l’émanation dit clairement qu’aucun président ne peut diriger le Burundi plus de 10 ans. Il avait été le principal argument des opposants à la candidature du président Nkurunziza pour un troisième mandat en avril 2015 qui a précipité la crise actuelle.

M. Nkurunziza avait été élu une première fois par le Parlement, en 2005, dans le cadre du mécanisme de sortie de la guerre civile prévu par cet accord, puis une deuxième fois au suffrage universel en 2010.

Il considère donc que son premier mandat ne compte pas. Cette interprétation a été contestée par l’opposition, la société civile et une partie de son camp, mais il a tout de même été réélu en juillet 2015.

Selon un autre de ces hauts responsables, le Conseil des ministres a décidé que ce projet de révision constitutionnelle serait «soumis à un référendum populaire très rapidement, probablement en février au plus tard».

«Pierre Nkurunziza vient d’enterrer définitivement l’accord de paix d’Arusha», a réagi auprès de l’Afp Charles Nditije, le président du Cnared, une plateforme qui regroupe la quasi-totalité de l’opposition burundaise. «C’est la ligne rouge qu’il ne fallait pas franchir (...) Nous considérons qu’il s’agit d’une déclaration de guerre contre le peuple burundais qui n’a désormais plus d’autre choix que de se lever pour chasser ce dictateur», a-t-il martelé.

AFP

Des centaines de soldats en costumes traditionnels multicolores avançant au chant des moines devant une foule en pleurs : la Thaïlande a célébré, hier, avec faste, les funérailles de son monarque au statut de demi-dieu savamment entretenu par la junte militaire et l’élite conservatrice.

Le corps du roi Bhumibol Adulyadej, décédé le 13 octobre 2016 à 88 ans, était conservé au palais, entouré d’un constant cérémonial bouddhiste, régulièrement diffusé à la télévision. Mais, contrairement à ce qui était prévu, après une longue journée de cérémonies, le palais a soudain annoncé, dans la soirée, que la crémation ne serait pas publique, ni retransmise en direct. «Le défunt roi a été incinéré, mais aucune image n’a été diffusée», a expliqué à l’Afp un responsable du palais après 23h00. Peu auparavant, tous les médias avaient été invités à quitter les lieux. La journée avait commencé par une immense procession emmenée par le nouveau roi, Maha Vajiralongkorn, en costume militaire d’apparat rouge, pour acheminer l’urne royale jusqu’au gigantesque site de la crémation.

Après les premiers chants des moines bouddhistes, le roi a présidé aux rituels, ses sujets rampant devant lui comme le veut la tradition, avant de prendre place dans la procession. Transportée sur un palanquin doré, l’urne de bois précieux dans lequel les corps des rois sont traditionnellement conservés ouvrait le cortège. Le cercueil du roi, qui n’avait pas voulu se plier à la coutume de l’urne, a été discrètement déplacé dans la nuit dans la tour centrale du crématorium doré.

AFP

Un jeune blogueur mauritanien, condamné à mort pour apostasie pour un article sur Internet jugé blasphématoire pour le prophète Mahomet et en détention depuis près de quatre ans, sera rejugé en appel en novembre, a appris l’Afp hier de source judiciaire.

«Le jeune (blogueur), Cheikh Ould Mohamed Ould Meheitir, sera jugé au cours de la session de la Cour d’appel prévue en novembre 2017» à Nouadhibou (nord), a affirmé cette source judiciaire sous le couvert de l’anonymat.

Le condamné à mort, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir —également identifié comme Mohamed Cheikh Ould Mohamed— un musulman âgé d’une trentaine d’années, est détenu depuis le 2 janvier 2014 à Nouadhibou.

Il avait été en première instance reconnu coupable d’apostasie —le fait de renoncer à sa religion— et condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou.
Le 21 avril 2016, la Cour d’appel de Nouadhibou avait confirmé la peine de mort, mais en requalifiant les faits en «mécréance», une accusation moins lourde prenant en compte son repentir, puis renvoyé son dossier devant la Cour suprême. Ses avocats ont ensuite demandé à la Cour suprême de prendre en compte son repentir.

Réunie le 31 janvier dernier en audience, «la Cour suprême a décidé de casser» la condamnation à mort prononcée par la Cour d’appel de Nouadhibou contre le prévenu, selon un arrêt de la juridiction consulté par l’Afp.

La Cour suprême a également décidé «de renvoyer l’affaire» devant une «Cour d’appel autrement composée pour corriger les erreurs commises», ajoute le même arrêt, sans plus de détails sur ces erreurs alléguées.

Depuis sa condamnation, de nombreux rassemblements ont eu lieu en Mauritanie pour réclamer son exécution.

AFP

Le sénateur libérien et ancien chef de milice pendant la guerre civile Prince Johnson, battu au premier tour de la présidentielle, a annoncé, hier, son ralliement à la candidature de l’ex-star du foot Georges Weah pour le second tour du 7 novembre.

«J’appelle mes supporters à se joindre à moi et à soutenir George Weah pour la présidentielle», a déclaré, lors d’une conférence de presse, à Monrovia, le sénateur de 65 ans.
M. Johnson était resté tristement célèbre pour une vidéo le montrant en train de siroter une bière pendant que ses hommes torturaient à mort le président Samuel Doe en 1990. Il a depuis lors fait amende honorable et est devenu pasteur évangéliste ainsi qu’homme politique.

Le dirigeant du Mouvement pour la démocratie et la réconciliation (Mdr) avait remporté 8,2 % des voix lors du premier tour de la présidentielle, le 10 octobre, remporté par George Weah (38,4 %) et le vice-président sortant, Joseph Boakai (28,8 %).

Il a justifié son ralliement à l’ancienne star du Psg et du Milan Ac par la nécessité d’unir l’opposition face au parti au pouvoir. «J’ai toujours dit que le Liberia avait besoin d’une nouvelle vision. Nos routes sont dans un état déplorable. Je suis persuadé que le Liberia peut trouver des solutions à ce problème. Je pense que le Liberia a également besoin de sécurité. Cela comprend la sécurité alimentaire, la sécurité de l’emploi et la sécurité en matière de santé», a expliqué, devant la presse, M. Johnson.

«Je sais qu’aucun parti ne pourra résoudre seul ces problèmes. C’est pourquoi nous devons tous unir nos forces», a-t-il ajouté.
Le sénateur a également assuré qu’en soutenant Georges Weah, il restait fidèle à un engagement pris en septembre 2016 par les partis de l’opposition d’unir leurs forces pour l’emporter en 2017.

AFP

L’élection présidentielle au Kenya, hier, boycottée par l’opposition et boudée par les électeurs, a été endeuillée par la mort d’au moins trois personnes dans des heurts avec la police qui ont contraint au report du scrutin à samedi dans quatre comtés de l’ouest.

Convoquée après deux mois d’une crise qui a divisé la Nation, cette nouvelle élection a été marquée par des violences dans les bastions de l’opposition entre certains de ses partisans qui ont tenté de bloquer l’accès aux bureaux de vote et la police. Au moins trois hommes ont été tués par balle, dans le bidonville de Mathare, à Nairobi, et les villes de Kisumu et Homa Bay, dans l’ouest du pays, selon des sources policière et hospitalière.

Dans l’ouest, la plupart des bureaux de vote sont restés fermés, le matériel électoral n’ayant pu être acheminé et les agents électoraux craignant pour leur sécurité.
Cette situation a incité la Commission électorale (Iebc) à reporter le scrutin à demain dans quatre des 47 comtés du pays (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya), majoritairement peuplés par l’ethnie luo du leader de l’opposition, Raila Odinga. Les mêmes difficultés risquent toutefois de se répéter samedi. «Je déclare une semaine de deuil et nous ne participerons pas à une élection si nous sommes en deuil», a ainsi lancé le gouverneur du comté de Kisumu, Anyang’ Nyong’o.

Estimant que l’élection ne pouvait être transparente et juste, M. Odinga, 72 ans, avait appelé ses partisans à rester «chez eux» hier, laissant la voie libre à une réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, 56 ans, face à six candidats mineurs.

Quelque 19,6 millions d’inscrits étaient en théorie attendus dans les 40.883 bureaux de vote. Mais, les files d’attente sont restées bien maigres, dans un contraste saisissant avec l’effervescence qui avait marqué le scrutin présidentiel du 8 août, invalidé par la justice pour «irrégularités». Si le calme a régné ailleurs dans le pays, la participation semblait en très forte baisse par rapport au scrutin du 8 août, y compris dans les zones acquises au pouvoir, lequel avait pourtant tout fait pour s’opposer au report de l’élection souhaité par l’opposition.

Sauf énième rebondissement, Uhuru Kenyatta, fils de Jomo Kenyatta, le père de l’indépendance, devrait être réélu. Mais, le leader de l’ethnie kikuyu, la plus nombreuse et influente du pays, semble d’ores-et-déjà avoir perdu son pari.

AFP

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.