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Actualités Internationales (2043)

Un Tchadien a été tué par balle hier après-midi alors qu'il manifestait à N'Djamena à l'appel de l'opposition contre le régime du président Idriss Deby Itno, qui doit être investi aujourd’hui pour un cinquième mandat, a-t-on appris de source policière.

Selon un officier de police sous couvert d'anonymat, « un jeune homme qui avait déchiré le drapeau du Mps », le parti du président Deby, « a été tué par balles » hier après-midi lors d'une manifestation de l'opposition interdite. Le chef de file de l'opposition, Saleh Kebzabo, a de son côté fait état d'un mort après "des tirs à balles réelles des forces de l'ordre" pour disperser les manifestants.

Comme la veille, où un meeting avait été dispersé par la police anti-émeute, l'opposition avait décidé de maintenir sa « marche pacifique » pour contester la réélection du chef de l'Etat, malgré l'interdiction décrétée par le pouvoir.

Les manifestants devaient emprunter quatre itinéraires différents, pour converger vers le Palais du 15 janvier (ex-Assemblée nationale), a précisé à l'Afp le chef de file de l'opposition, Saleh Kebzabo. L'appel lancé par le Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement (Fonac), récemment constitué, n'a toutefois pas eu le succès escompté, a-t-il par ailleurs reconnu.

Un important dispositif de forces de l'ordre quadrillait la capitale, notamment les lieux de rendez-vous des contestataires, mais seul le Carrefour Dendé a finalement rassemblé une centaine de jeunes en début d'après-midi. Une dizaine de chefs d’Etat ont confirmé leur présence à l’investiture du président Déby.

AFP

Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (Gna) ont annoncé, hier, le début du "compte à rebours" pour donner l'assaut au bastion de l'organisation jihadiste Etat islamique (Ei) dans la ville de Syrte, avec un soutien aérien américain. Les forces du Gna, soutenu par les Nations unies, ont lancé, le 12 mai, une offensive pour reprendre la ville de Syrte, contrôlée par l'Ei depuis plus d'un an. Elles y sont entrées le 9 juin et ont réussi à cantonner les jihadistes au centre de la ville.
Les pro-Gna ont toutefois été ralentis par les snipers et les mines disséminées par les jihadistes, qui ripostent aussi par des attentats-suicides à la voiture piégée.

AFP

L'ancien Premier ministre portugais Antonio Guterres était toujours en tête, hier, dans la course pour devenir le prochain secrétaire général de l'Onu, selon des diplomates.

A l'issue d'un deuxième tour de scrutin au Conseil de sécurité, 11 des 15 pays membres l'ont "encouragé", mais deux l'ont "découragé", c'est-à-dire ont émis un vote défavorable, et deux étaient "sans opinion".
Ce score est un peu moins bon qu'au premier tour où M. Guterres était le seul candidat à n'avoir écopé d'aucune opinion défavorable et avait obtenu douze encouragements. Il devance désormais le Serbe Vuk Jeremic, ancien président de l'Assemblée générale de l'Onu qui a obtenu 8 votes en sa faveur, 4 contre et 3 sans opinion, et Susana Malcorra, ministre des Affaires étrangères argentine (8/6/1). L'ex-président slovène Danilo Turk, qui talonnait M. Guterres après le premier vote le 21 juillet, est relégué à la quatrième place (7/5/3) devant la patronne de l'Unesco, la Bulgare Irina Bokova (7/7/1). Suivent Srgjan Kerim (Macédoine, 6/7/2), l'ex-Première ministre néo-zélandaise Helen Clark (6/8/1) et la Costaricaine Christiana Figueres (5/8/2).
En queue de peloton, on trouve la Moldave Natalia Gherman, le Slovaque Miroslav Lajcak et Igor Luksic du Montenegro, qui ferme la marche. Lors de ce deuxième scrutin, les 15 pays membres du Conseil ont émis davantage de votes défavorables pour décourager les candidats moins bien placés. Certains  pourraient en tirer rapidement les conséquences et se retirer, selon des diplomates. C'est ce qu'a fait, jeudi, l'ancienne ministre des Affaires étrangères croate Vesna Pusic. Mais ces bouleversements des scores compliquent aussi la donne et risquent de ralentir une décision, car aucun candidat n'a la voie libre. Des diplomates s'attendent à ce que la sélection dure jusqu'en octobre.

(AFP)

Historiquement bas au niveau national, battu à Port Elizabeth et en ballottage dans la capitale Pretoria, l'Anc, au pouvoir en Afrique du Sud, a subi de lourds revers lors de ces élections municipales, l'obligeant à une remise en cause inédite.

Si le Congrès national africain (Anc) reste le premier parti d'Afrique du Sud au niveau national, il enregistre un fort recul dans les urnes avec 54,4 % des voix, en baisse de 7 points par rapport à 2011, sur la quasi-totalité des bulletins dépouillés, hier, après les élections municipales.
C'est la première fois, depuis la fin de la dictature raciste de l'apartheid, en 1994, et l'avènement de la démocratie en Afrique du Sud, que le parti de Nelson Mandela enregistre un score inférieur à 58 % sur l'ensemble du pays.

A Nelson Mandela Bay, la métropole qui englobe la ville industrielle de Port Elizabeth (sud-est), l'Anc est battue de plus de six points par l'Alliance démocratique (Da) (46,7 % contre 40 %), après le dépouillement de tous les bulletins. Cette défaite dans la sixième ville du pays, un bastion historique de la lutte anti-apartheid, est un sérieux camouflet pour l'Anc. Et elle pourrait être suivie par d'autres échecs tout aussi symboliques à Johannesburg et à Tshwane, la métropole qui englobe la capitale Pretoria.  Un cinquième des bulletins doivent encore être dépouillés dans ces villes, mais l'Anc, au coude à coude avec la Da dans les deux métropoles, devrait perdre sa majorité absolue dans ces deux municipalités.
"Clairement, nos électeurs nous ont envoyé des messages un peu partout et nous allons devoir les écouter avec attention", a reconnu, hier, le vice-président de l'Anc et de l'Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, assurant que le parti allait mener son "introspection".

(AFP)

L'opposition tchadienne a décidé, hier, de maintenir ses contre-rassemblements, prévus samedi et dimanche, avant la cérémonie d'investiture, lundi, du président Idriss Deby Itno, bien qu'ils aient été interdits par le pouvoir.

L'opposition a décidé de maintenir le meeting qu'elle a programmé, samedi, à N'Djamena, et "la marche pacifique" qu'elle prévoit dimanche, a indiqué un communiqué du Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement (Fonac). Récemment constitué pour regrouper les opposants, le Fonac maintient aussi la journée "Ville morte sur l'ensemble du territoire" pour lundi, jour de la cérémonie d'investiture de M. Deby en présence de plusieurs invités étrangers.
Le Fonac appelle tous ses militants "à ne répondre à aucune provocation". Ses dirigeants préviennent qu'ils tiendront "le gouvernement responsable de tous les dérapages qui adviendraient", se réservant le droit "de saisir les juridictions nationales, africaines et internationales". Le Fonac s'est réuni en plénière, hier, pour "un examen minutieux" de l'arrêté du ministère de l'Intérieur interdisant le meeting de samedi et la marche de dimanche.

"La marche est de nature à perturber l'ordre public, déstabiliser la population et intoxiquer l'opinion publique nationale et internationale, nous ne pouvons pas autoriser cela", a déclaré, jeudi, à l'AFP, le ministre de l'Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir. La cérémonie d'investiture de M. Deby doit se dérouler, lundi, à N'Djamena, en présence d'une dizaine de chefs d'Etat africains, d'après les services du protocole, et d'autres invités comme le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.
M. Deby, au pouvoir depuis 1990, a été réélu en avril, dès le premier tour, avec près de 60 % des voix, loin devant son premier poursuivant, le chef de l'opposition, Saleh Kebzabo (12,77 %).

(AFP)

Deux soldats ivoiriens ont été condamnés, jeudi, à dix ans de prison ferme chacun pour avoir côtoyé des jihadistes ayant participé à l'organisation de l'attaque de la station balnéaire de Grand Bassam (19 morts en mars). Les sergents Zanga Zoumana Coulibaly et Brice Touré (membre de la Garde républicaine ivoirienne) ont été reconnus coupables de "violation de consignes" et "association de malfaiteurs" par le tribunal militaire pour avoir rencontré Assane Barry, dit "Sam", l'un des suspects de l'attentat. Le tribunal a suivi la réquisition du commissaire du gouvernement, Ange Kessi, qui avait demandé "dix ans de prison ferme et 200.000 FCfa (305 euros) d'amende" pour chacun des accusés pour "s'être associé, par leur cupidité, aux activités délictueuses (...) qui ont provoqué un désastre, une catastrophe, une calamité, un massacre en Côte d'Ivoire".
La défense a "plaidé la relaxe pure et simple" de ses clients, estimant que l'enquête sur l'attaque de Grand Bassam en était "à ses balbutiements". L’un des avocats a promis de se pourvoir en cassation.

Dix-sept militants de l'Ufdg, le principal parti d'opposition en Guinée, qui avaient été arrêtés, en février, dans le cadre de l'enquête sur la mort d'un journaliste guinéen, ont été libérés, hier, pour "délit non constitué", a annoncé un de leurs avocats.
L'Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) est présidée par l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo. Les 17 détenus libérés font partie d'un groupe de 20 militants de ce parti qui avaient été interpellés, le 10 février, à la suite de heurts entre les partisans du président Diallo et ceux de son vice-président, Amadou Oury Bah. Le journaliste El Hadj Mohamed Diallo, blessé par balle dans les violences, a succombé à ses blessures.
Les 20 opposants, membres de la garde rapprochée de Cellou Dalein Diallo, avaient été inculpés d'"assassinat ou complicité d'assassinat, coups et blessures volontaires et non-assistance à personne à danger", d'après des avocats de l'Ufdg. Dix-sept d'entre eux ont été libérés, hier, pour "délit non constitué et ont rejoint leurs familles.

Le fils de l'ex-président centrafricain François Bozizé, Jean-Francis Bozizé, a été arrêté, hier, dans la capitale Bangui, a-t-on appris de sources sécuritaires, alors que la Centrafrique tente de se relever d'une guerre déclenchée à la suite du renversement de son père, en 2013.
Jean-Francis Bozizé, qui fut aussi ministre de la Défense de son père, "a été arrêté par la Section recherches et investigations (Sri) de la gendarmerie et des éléments de la police de la Mission des Nations unies (Minusca) à son hôtel", a appris l'Afp auprès de la gendarmerie.

(AFP)

Le petit archipel de Sao Tomé et Principe, modèle de démocratie en Afrique, traverse des turbulences politiques sans précédent en 25 ans de multipartisme, avec un second tour de l'élection présidentielle ce dimanche marqué par le boycott d'un des deux candidats, le président sortant, qui dénonce des fraudes.
Les 111.222 électeurs santoméens sont invités à choisir entre le candidat arrivé en tête du premier tour, Evaristo Carvalho (49,8 % des voix), et le président Manuel Pinto da Costa (24,83 %), d'après les résultats officiels proclamés par le Tribunal constitutionnel. Il y a trois semaines, des résultats provisoires de la Commission électorale nationale (Cen) avaient donné Evaristo Carvalho vainqueur dès le premier tour avec 50,1 %. La Cen s'était ensuite contredite, s'en remettant au Tribunal constitutionnel pour les scores définitifs.   

(AFP)

L’insaisissable leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, a refait surface, hier, pour affirmer qu'il était "toujours présent", au lendemain de l'annonce de son remplacement par l'organisation Etat islamique, révélant d'importantes divisions au sein du groupe jihadiste nigérian affilié à Daechdepuis 2015.

Dans un message vocal posté sur You Tube et dont « la source de diffusion est très fiable », selon Yan St-Pierre, consultant en contre-terrorisme pour Modern securityconsulting group (Mosecon), Abubakar Shekau affirme avoir été « trompé » et prend ses distances avec l'organisation mère.  Sa déclaration est une réponse à un entretien d'Abou Mosab Al Barnaoui, publié la veille dans l'hebdomadaire officiel de l'Ei, Al Nabaa, où Al Barnaoui était présenté comme "Wali (chef) de l'Afrique de l'Ouest", ne faisant aucune référence claire au sort de Shekau, chef reconnu du mouvement. Abubakar Shekau a pris la tête de Boko Haram après l'exécution de son leader historique, Mohammed Yusuf, par les forces de l'ordre nigérianes, en 2009, et a souvent été donné pour mort par l'armée. Dans sa dernière apparition vidéo, qui date de mars, Shekau paraissait affaibli, déclarant même : « Pour +moi+, la fin est venue ». 

Ce personnage « fantasque et un peu délirant », comme le décrit Romain Caillet, chercheur à l'Institut français du Proche-Orient et spécialiste des questions de jihad, avait prêté allégeance à l'Ei en mars 2015, rompant avec une doctrine du groupe traditionnellement plus proche d'Al-Qaïda. Mais selon des experts, la violence extrême perpétrée par Boko Haram ces deux dernières années contre des populations, en grande majorité musulmanes, les kidnappings de femmes et d'enfants, les attaques de mosquées, ont rapidement été désapprouvés par des membres de l'Ei, créant des tensions. 

L'insurrection menée par Boko Haram - et sa répression par les forces de l'ordre - ont fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de réfugiés dans le nord-est du Nigeria et les régions frontalières des pays voisins, autour du lac Tchad. « Shekau ne faisait pas l'unanimité », explique M. Caillet. « Mais régulièrement, l'Ei publiait des communiqués pour rappeler qu'il (Shekau) restait le Wali du groupe (nigérian), malgré les rumeurs » sur sa disparition.

Nouveau coup de théâtre, hier, avec ce message audio. Le message dont la voix a été identifiée par un journaliste de l'Afp habitué aux déclarations du groupe n'a pas encore été authentifié par les autorités. Dans cette déclaration, Shekau menace de ne plus « les (l'Ei, Ndlr) suivre aveuglément », et affirme ne plus accepter « aucun émissaire (de l'Ei), sauf ceux vraiment engagés dans la cause d'Allah ».

AFP

Le Mali a pour la première fois fait état hier à Bamako de soldats maliens portés disparus depuis l'attaque, le 19 juillet, d'un camp dans le centre du pays, sans cependant commenter une vidéo diffusée par le groupe jihadiste Ansar Dine montrant des militaires maliens otages.

Selon le dernier bilan fourni par le gouvernement, 17 militaires ont été tués et 35 blessés dans l'attaque du camp de Nampala, dans la région de Ségou (centre). L'assaut a été revendiqué par deux groupes armés: un mouvement peul de création récente et Ansar Dine.

« A la suite des événements tragiques de Nampala, une mission d'enquête a été dépêchée sur place. La conclusion de cette mission est qu'il y a eu 17 militaires maliens tués, 37 militaires blessés et six autres disparus », a déclaré devant la presse le colonel Abdoulaye Sidibé, porte-parole du ministère malien de la Défense. Aucune question des journalistes n'a été autorisée lors de ce point de presse, alors que depuis plusieurs heures circule une vidéo d'Ansar Dine montrant cinq hommes, en tenues militaires, se présentant comme des soldats capturés le 19 juillet lors de l'attaque du camp de Nampala. La vidéo de moins de trois minutes a été diffusée par l'agence privée mauritanienne Al-Akhbar. On y voit les cinq hommes assis devant une bannière avec des mots écrits en arabe sur fond noir tendue par deux ravisseurs dont on ne distingue pas les visages sur la vidéo. Les otages récitent ensuite tour à tour un texte manifestement imposé.

Une source au ministère de la Défense sous couvert d'anonymat a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait bien de militaires maliens. Devant la presse, le colonel Abdoulaye Sidibé a fait état d'effectifs militaires importants dépêchés à Nampala et de dispositions prises pour faire en sorte que ce camp - le deuxième plus important de la région après celui de la ville de Ségou - ne soit plus implanté à l'intérieur de la localité, afin que les habitants civils ne soient pas exposés. Ce site a en effet été attaqué plusieurs fois depuis 2015. « Nous avons désormais sur place 500 hommes et 100 véhicules militaires », a précisé le colonel.

AFP

Les résultats partiels des élections municipales sud-africaines montraient, hier, un recul du parti au pouvoir (l'Anc), tant au niveau national que dans plusieurs grandes métropoles où la principale formation d'opposition pourrait gouverner grâce au jeu des coalitions.

Au niveau national, hier soir, plus de 80% des bulletins avaient été dépouillés, plaçant le Congrès national africain en tête avec 53,6% des voix (contre 61,9% en 2011) devant les opposants de l'Alliance démocratique (Da) avec 27,4% (contre 24% en 2011). Si la suprématie de l'Anc n'est pas menacée dans la plupart des agglomérations, le parti au pouvoir est au coude à coude avec l'opposition dans trois grandes villes: la capitale Pretoria, la métropole la plus peuplée, Johannesburg, et la cité industrielle de Port Elizabeth sur l'océan Indien. 

La perte d'une ou plusieurs de ces villes constituerait un revers historique pour le parti créé par Nelson Mandela, au pouvoir depuis la fin du régime ségrégationniste de l'apartheid, en 1994. A Tshwane, la métropole qui englobe Pretoria, où un peu plus de la moitié des bulletins ont été comptabilisés, Da et Anc font jeu égal avec 43% des voix et plusieurs analystes estiment qu'aucun des deux partis ne remportera la majorité absolue. 

A Johannesburg, plus grande ville du pays, après le dépouillement de près de la moitié des bulletins, le scénario est identique avec les deux partis à égalité (42%). « C'est la première fois que (l'Anc) va batailler pour obtenir une majorité absolue.Ça devrait leur servir d'alerte », note Ralph Mathekga, analyste politique indépendant. 
Et l'Anc ne devrait pas réussir à conserver Nelson Mandela Bay, la métropole industrielle qui englobe Port Elizabeth (sud-est), où près de 90% des votes ont été comptabilisés et où, avec 49% des voix (contre 39% au parti de Zuma), la Da est bien partie pour gagner. La formation d'opposition va aussi conserver, avec une large majorité absolue, la ville du Cap qu'elle détient depuis 2006.

AFP

Un tribunal d'Istanbul a émis, hier, un mandat d'arrêt à l'encontre du prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'être le cerveau du coup d'Etat manqué ; ce que l'intéressé nie.

Le mandat d'arrêt accuse l'ex-imam, qui s'est exilé depuis 1999 en Pennsylvanie, « d'avoir ordonné la tentative de coup d'Etat du 15 juillet », qui a fait vaciller le pouvoir pendant quelques heures et tué 272 personnes, a annoncé l'agence progouvernementale Anadolu. Cette démarche ouvre la voie à une demande formelle d'extradition de la bête noire du président RecepTayyipErdogan auprès de Washington.  Ce dossier promet d'empoisonner durablement les relations turco-américaines. Les Etats-Unis ont demandé à Ankarades preuves de l'implication de l'ex-imam septuagénaire qui vit reclus en Pennsylvanie. Les plus hauts responsables de Turquie ont déjà réclamé de nombreuses fois aux Etats-Unis l'extradition du « terroriste » Gülen. 

La Turquie a annoncé avoir déjà fourni à deux reprises des "dossiers" sur le rôle de M. Gülen dans le coup d'Etat manqué. Le prédicateur avait condamné la tentative de renversement du pouvoir, depuis son exil américain. La Turquie avait déjà émis un mandat d'arrêt contre Fetullah Gülen en décembre 2014 ,notamment pour avoir "monté et dirigé une organisation terroriste armée », alors que les relations du président Erdogan avec son ancien allié s'étaient dégradées en raison d'un scandale de corruption impliquant des proches de M. Erdogan et des ministres, et derrière lequel Ankara avait vu la main de Gülen.

AFP

Les autorités tchadiennes ont interdit les rassemblements de l'opposition prévus samedi et dimanche avant l'investiture lundi du président Idriss Deby Itno pour un cinquième mandat, selon un décret du ministère de l'Intérieur rendu public hier soir.

« Le meeting et la marche de l'opposition prévus le (samedi) 6 et le (dimanche) 7 août sont interdits sur l'ensemble du territoire national », indique l'arrêté du ministère. L'opposition tchadienne conteste la réélection de M. Deby en avril, et avait prévu de manifester contre un « hold-up électoral ».

Les opposants, regroupés la semaine dernière dans un Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement (Fonac), ont également prévu une opération « ville morte sur l'ensemble du territoire national » lundi le jour de l'investiture de M. Deby. Cette cérémonie d'investiture doit se dérouler en présence de nombreux invités étrangers.

Le ministre de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir, estime que les actions prévues par le Fonac « sont de nature à troubler l’ordre public, la quiétude de la population et à intoxiquer l’opinion nationale et internationale », selon des propos cités par le site d'information TchadInfo. Le président Deby, 64 ans, au pouvoir depuis 1990, a été réélu en avril dès le premier tour pour un cinquième mandat avec 61,56% des voix contre 12,80% pour le chef de l'opposition Saleh Kebzabo, selon les résultats officiels.

AFP

Des organisations de défense des droits humains dont Amnesty international Sénégal, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) et la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) se sont regroupées hier pour exiger la libération des 13 militants anti-esclavagistes arrêtés en Mauritanie.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme se sont rassemblées à la place de l’obélisque pour protester contre l’arrestation, entre le 30 juin et le 9 juillet, de 13 militants anti-esclavagistes membres de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (Ira) en Mauritanie. Hier, alors que leur procès devait s’ouvrir, d’autres militants ont aussi été blessés et arrêtés au cours d’un rassemblement pacifique devant le tribunal de Nouakchott où ils devaient être jugés pour rébellion, usage de la violence, attaque contre les pouvoirs publics, attroupement armé et appartenance à une organisation non reconnue.

Cette arrestation, selon Kiné Fatim Diop, chargée de campagne en Afrique de l’Ouest francophone d’Amnesty International, est advenue après une manifestation organisée par les habitants d’un bidonville de Nouakchott menacés d’expulsion car la ville devait accueillir un sommet de la Ligue arabe. « Aucun des ces 13 militants n’a organisé ni participé à la manifestation, pourtant ils sont jugés pour flagrant délit. Depuis leur inculpation, il n’ont pu entrer en contact avec leurs avocats et leurs familles qu’une seule fois », a déploré Mme Diop. « Nous sommes pacifiquement réunis aujourd’hui pour demander que cesse la répression systématique des défenseurs des droits humains en Mauritanie, en particulier les militants anti-esclavagistes, et d’apporter tout notre soutien aux 13 militants de l’Ira. Ils ont refusé aujourd’hui de comparaître devant le tribunal de Nouakchott. Ce refus est motivé par le soutien à d’autres militants blessés et arrêtés hier matin devant le tribunal de Nouakchott alors qu’ils étaient en rassemblement pacifique », a expliqué Kiné Fatim Diop.

Le directeur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Alioune Tine, exige la « libération immédiate et sans condition » des militants anti-esclavagistes dont, dit-il, le seul tort est de travailler à l’éradication de l’esclavage reconnu en Mauritanie comme crime contre l’humanité. Pour lui, à travers ces actes, les autorités mauritaniennes veulent tout simplement démanteler cette organisation.

Ndiol Maka SECK

Boko Haram, groupe jihadiste nigérian qui a prêté allégeance à l'organisation Etat islamique, a un nouveau chef, selon Al Nabaa, hebdomadaire officiel de l'Ei, qui relance les spéculations sur la disparition d'AbubakarShekau à la tête du mouvement.

L'insaisissable chef de BokoHaram, plusieurs fois donné pour mort, avait pris la tête de la secte islamiste en 2009, après l'exécution de son fondateur, Mohammed Yusuf, par les forces de l'ordre. Homme réputé radical et très violent, coutumier de déclarations médiatiques fracassantes, Shekau a fait de BokoHaram une des rébellions les plus terribles de la planète. L'insurrection - et sa répression par les forces de l'ordre - ont fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de réfugiés dans le nord-est du Nigeria et les régions frontalières des pays voisins, autour du lac Tchad. 

"Dans son premier entretien avec le journal Al Nabaa, après sa désignation comme Wali (chef) sur l'Afrique de l’Ouest, cheikh Abou Mosab Al Barnaoui parle de l’histoire du jihad dans cette région", annonce le journal de l'Ei dans son numéro 41 daté de mardi.

Jusqu'à présent, même si le groupe jihadiste nigérian apparaît divisé, AbubakarShekau n'a jamais été officiellement démis de ses fonctions de leader.   Mais dans son entretien avec Al Nabaa, Al Barnaoui ne fait aucune référence claire au sort du chef reconnu du mouvement, qui se fait appeler Jama’atAhl al-SunnahLil Dawa Wal Jihad (la Province ouest africaine de l'Organisation de l'Etat islamique) depuis son allégeance à l'Ei en mars 2015. Barnaoui est apparu à plusieurs reprises dans des vidéos relatant les attaques du groupe ; ce qui lui valait d'être considéré comme le porte-parole de BokoHaram par les experts, ce qu'a toujours réfuté Shekau lui-même, affirmant "qu'il n'y a qu'un seul porte-parole", Abou Zinnira.

AFP

Tout juste chargé de la formation d’un gouvernement d'union en Tunisie, le ministre des Affaires locales Youssef Chahed a promis de lutter contre le terrorisme, la corruption et le chômage, dans un pays qui reste fragile plus de cinq ans après sa révolution. Si M. Chahed et son équipe obtiennent la confiance du Parlement, il deviendra, à 40 ans, le plus jeune chef de gouvernement depuis l'indépendance de la Tunisie en 1956.

AFP

Pyongyang a tiré hier un nouveau missile balistique qui s'est pour la première fois abattu dans les eaux japonaises, provoquant la colère de Tokyo et aggravant un climat déjà très tendu avec Séoul et Washington.

L'armée américaine a indiqué que le Nord avait en fait lancé simultanément deux missiles Rodong de portée intermédiaire, l'un ayant vraisemblablement explosé au lancement. Ces tirs interviennent quelques semaines après que Pyongyang eut menacé de lancer une « action physique » contre le bouclier anti-missiles américain qui doit être déployé en Corée du Sud, et quelques semaines avant de nouvelles manoeuvres conjointes entre Américains et Sud-Coréens. Le Japon a affirmé que l'un des missiles s'était abattu à 250 km au large de sa côte nord, à l'intérieur de sa Zone économique exclusive (ZEE). « C'est un acte scandaleux qui ne saurait être toléré », a déclaré à la presse le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui a parlé d'une « menace sérieuse à la sécurité du pays ». A la demande des Etats-Unis et du Japon, le Conseil de sécurité devait se réunir hier en urgence.

AFP

 

Les forces progouvernementales progressaient, hier, dans le centre de Syrte, principal fief du groupe Etat islamique (Ei) en Libye, resserrant davantage l'étau autour des jihadistes, cibles de frappes américaines pour la deuxième journée.

Lundi, les avions de combat américains ont mené leurs premiers raids contre des positions de l'Ei à Syrte à la demande du gouvernement d'union nationale (Gna) dont les forces peinent à reconquérir le bastion jihadiste situé à 450 km à l'est de la capitale Tripoli. Les Etats-Unis, qui frappent l'Ei en Irak et en Syrie depuis 2014, ont maintes fois affirmé leur volonté de « détruire » ce groupe responsable d'atrocités dans les zones sous son contrôle et d'attentats meurtriers, notamment en Occident.

Le président américain, Barack Obama, a jugé, hier, que les frappes américaines relevaient de la "sécurité nationale" de son pays et de ses alliés européens. Ces derniers mois, Washington avait mené des frappes ciblées contre l'Ei ailleurs en Libye, tuant notamment, en novembre 2015, à Derna (est), un jihadiste présenté comme « le plus haut responsable de l'Ei en Libye ».

Un responsable américain à la Défense s'exprimant sous le couvert de l'anonymat a déclaré que l'armée avait mené de nouvelles frappes, hier, à Syrte, portant à "environ sept" leur nombre depuis lundi. « Des raids des avions de chasse de l'appui international à l'opération (du Gna) ont détruit une plateforme de lance-roquettes de l'Ei et un bulldozer, hier, à Syrte », ont indiqué, de leur côté, les forces pro-Gnadans un communiqué, sans citer explicitement les Etats-Unis.
Lundi, « les forces pro-Gna ont pris le contrôle total du quartier al-Dollar, dans le centre de Syrte », avait indiqué plus tôt cette source, faisant état de cinq morts dans leurs rangs. Les combats se déroulaient, hier, dans un secteur situé entre le quartier al-Dollar et le centre de conférence de Ouagadougou, quartier général de l'Ei à Syrte, a-t-elle ajouté.

(AFP)

15 soldats tués dans un attentat à Benghazi
15 soldats tués dans un attentat à BenghaziQuinze membres des forces loyales aux autorités libyennes non reconnues par la communauté internationale ont été tués mardi soir dans un attentat suicide à Benghazi, dans l'est de la Libye, selon des sources militaires. « Il y a eu 15 martyrs et plus d'une trentaine de blessés dans un attentat suicide dans le secteur d'al-Gawarcha », dans l'ouest de Benghazi (1.000 km à l'est de Tripoli, a indiqué Mohamad al-Azoumi, porte-parole de la "Brigade 302" des forces sous le commandement du général Khalifa Haftar.
Selon une autre source militaire, « l'attentat a été perpétré par un kamikaze qui s'est fait exploser à bord d'un camion près d'un rassemblement de nos forces à al-Gawarcha ». Le "Conseil de la Choura des révolutionnaires", une coalition de milices islamistes dont fait partie Ansar Asharia, un groupe proche d'Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque sur son compte Twitter. Il a notamment indiqué que l'attentat avait « frappé un rassemblement des forces du +vendu+ Haftar ». Les forces sous le commandement du général Haftar, chef proclamé de l'armée libyenne (ANL) mais qui ne dépend pas du gouvernement d'union nationale (GNA, reconnu par la communauté internationale) avaient annoncé jeudi dernier avoir repris le quartier d'al-Gawarcha.

(AFP)

Le Cap-Vert a fait évacuer, hier, 300 personnes d'une localité de Brava, dans le Sud de cet archipel de l'océan Atlantique, après des secousses sismiques ; craignant une possible éruption volcanique, moins de deux ans après un phénomène similaire sur l'île voisine de Fogo.

Les secousses, de faible intensité, sont survenues, hier matin, sur des parties côtières de Brava (sud-ouest), la plus petite île du pays, sans faire de blessés ou de dégâts, selon le service de météorologie. Elles ont touché la localité de Cova de Joana où, par mesure de précaution, les autorités ont commencé, hier, une opération d'évacuation ciblant quelque 300 personnes, a annoncé, lors d'une conférence de presse, à Praia, le ministre de l'Intérieur, Paulo Rocha. « Les données de l'Institut national de météorologie et géophysique démontrent l'intensification de l'activité sismique sur l'île de Brava. Si cette activité continue, nous pouvons éventuellement avoir une éruption volcanique dans les prochaines heures », a déclaré M. Rocha.

Brava est l'une des neuf îles habitées du Cap-Vert, qui en compte une dixième non habitée. Brava est la moins peuplée, avec 7.000 habitants, selon des chiffres officiels. Elle est voisine de Fogo où est situé le volcan Pico do Fogo, qui était entré en éruption en novembre 2014, après 19 ans de sommeil. Ses coulées de lave, enregistrées pendant près de trois semaines, ont détruit des villages riverains et causé d'importants dégâts, mais sans faire de mort. Les autorités avaient fait évacuer un millier de personnes des environs de Pico do Fogo.

(AFP)

Le parti de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a exigé, hier, "l'annulation" de l'augmentation des tarifs de l'électricité contre laquelle des manifestations ont fait un mort et des dizaines de blessés à travers le pays fin juillet.  Le ministère de l'Energie ivoirien avait initialement annoncé une hausse de 6 à 10 % des tarifs de l'électricité pour le début d'année, mais une majorité d'abonnés ont vu leurs factures exploser bien au-delà à consommation égale. 

Hier, le Front populaire ivoirien (Fpi), parti fondé par M. Gbagbo, a exigé « l’annulation pure et simple de l'augmentation du prix de l’électricité », dénonçant une « mesure inique », selon un communiqué. Le Fpi a également décidé de « porter plainte contre le gouvernement Ouattara devant les juridictions nationales et internationales pour harcèlement économique de la population et abus de position », poursuit ce texte. Fin juillet, les manifestations sur ce dossier sensible des augmentations des tarifs de l'électricité avait dégénéré en violences dans plusieurs villes de l'intérieur du pays.  A Bouaké (centre), une personne avait été tuée et une dizaine d'autres blessées par balle. Une agence de la Compagnie ivoirienne d'électricité (Cie, privatisée en 1990 et propriété du groupe franco-africain Eranove) et plusieurs bâtiments administratifs avaient été pillés et saccagés. Des manifestations avaient aussi entraîné des violences et pillages à Yamoussoukro, la capitale administrative de la Côte d'Ivoire, et à Daloa, dans le centre.  « Le gouvernement est responsable de la poussée de tension sociale actuelle et des manifestations de Yamoussoukro », avait alors accusé Jean-Baptiste Koffi, président de l'Union fédérale des consommateurs de Côte d'Ivoire, qui regroupe 125 associations. Le gouvernement et la Cie doivent « renoncer au projet d'augmentation du prix de l'électricité actuel, qui ne fait qu'exacerber les difficultés déjà nombreuses vécues par les consommateurs », avait-il dit à l'Afp.

De son côté, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Koné, a indiqué, mercredi, à la presse que "l'Etat (continuait) de subventionner l'électricité en Côte d'Ivoire (...) à hauteur de 60 à 80 milliards de FCfa par an" (91,4 à 121,9 millions d'euros). « C'est une aide du gouvernement aux populations sans laquelle l'électricité coûterait plus chère », a-t-il ajouté.
L'Etat veut « limiter le plus possible l'effort qui est fait » afin d'affecter des ressources à d'autres secteurs, a-t-il expliqué. Au nom de l'orthodoxie budgétaire, les bailleurs internationaux ont récemment fait pression pour une augmentation des tarifs d'électricité subventionnés par l'Etat en Côte d'Ivoire.

(AFP)

Barack Obama a critiqué avec virulence mardi le candidat républicain à sa succession, affirmant que Donald Trump était « terriblement mal préparé » pour devenir président des Etats-Unis et dénonçant les dirigeants républicains qui le soutiennent.  « Le candidat républicain n'est pas qualifié pour être président », a déclaré Barack Obama lors d'une conférence de presse à Washington. « Je l'ai dit la semaine dernière. Il n'arrête pas de le démontrer », a martelé Barack Obama, rappelant les critiques publiques très controversées de Donald Trump à l'encontre des parents d'un capitaine musulman tué en Irak en 2004, invités de la convention d'investiture de Hillary Clinton la semaine dernière. 

Le fait que Donald Trump critique une famille « ayant fait des sacrifices extraordinaires pour ce pays, le fait qu'il ne semble pas avoir les connaissances de base autour de sujets essentiels en Europe, au Moyen-Orient, en Asie, signifient qu'il est terriblement mal préparé pour ce poste », a-t-il asséné devant la presse lors d'une conférence commune avec le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong.

Le président américain a également dénoncé les dirigeants du "Grand Old Party" qui continuent à soutenir Donald Trump. « Il y a un moment où on doit dire +assez+ », a-t-il lancé.  « Il est intéressant d'observer les critiques à répétition venant des dirigeants républicains, y compris du président de la Chambre (des représentants), du chef de la majorité au Sénat et de républicains de premier ordre comme John McCain », candidat à la présidentielle en 2008, a ajouté Barack Obama.

(AFP)

Les autorités mauritaniennes doivent abandonner toutes les charges retenues contre 13 militants anti-esclavagistes et les libérer immédiatement et sans condition, des organitions de la société civile.

Amnesty International et 16 organisations de la société civile ont dénoncé, le lundi, l’arrestation de ces militants anti-esclavagistes par les autorités mauritaniennes. « Ils ont été arrêtés arbitrairement en vue d'intimider et de réduire au silence les défenseurs des droits humains », ont déclaré ces associations pour la défense des droits humains. Ainsi, selon le communiqué, les 13 militants comparaîtront le 3 août devant un tribunal de la capitale Nouakchott pour rébellion, usage de la violence, attaque contre les pouvoirs publics, attroupement armé et appartenance à une organisation non reconnue. « S'ils sont déclarés coupables, ils encourent une amende et jusqu’à deux ans d’emprisonnement », avisent-elles.

« Ces militants sont des prisonniers d'opinion accusés à tort et incarcérés en vue d'entraver leur travail légitime. Régulièrement pris pour cibles en raison de leurs opinions, ils doivent être libérés immédiatement et sans condition », a déclaré Kiné Fatim Diop, chargée de campagne pour l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International. Elle déclare toutefois que « cette persécution de longue date n'a aucun fondement légal ». Même si, à l’en croire, « les autorités doivent mettre fin au règne de la peur et cesser de réprimer les militants anti-esclavagistes. »

Les 13 militants anti-esclavagistes sont membres de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA Mauritanie), Ong de défense des droits humains qui lutte contre l'esclavage en Mauritanie. Ils ont été arrêtés entre le 30 juin et le 9 juillet, après une manifestation organisée par les habitants d'un bidonville de Nouakchott qui étaient menacés d'être expulsés car la ville se préparait à accueillir un sommet de la Ligue arabe. Parmi ceux-là, aucun n'a organisé ni participé à la manifestation. Depuis leur inculpation, ils n'ont pu entrer en contact avec leurs avocats et leurs familles qu'une seule fois.

Deux autres militants anti-esclavagistes ont été arrêtés entre le 20 et le 21 juillet et détenus au secret jusqu'au 26 juillet, avant d'être libérés sans inculpation. Selon des informations reçues par Amnesty International, ils ont été arrêtés uniquement parce que les autorités craignaient qu'Ira ne cause des troubles lors du sommet de la Ligue arabe qui s'est déroulé le 25 juillet.

Amnesty International et les organisations signataires exhortent les autorités à mettre fin à la répression croissante contre les militants anti-esclavagistes et à veiller à ce que les défenseurs des droit humains puissent faire leur travail dans un climat favorable et sûr. La Mauritanie a récemment adopté une loi qui définit l'esclavage en tant que crime contre l'humanité. Les défenseurs des droits humains et les organisations de la société civile qui font campagne contre l'esclavage sont souvent en butte à des “restrictions injustifiées” quant à l'exercice de leurs droits.

Cheikh M. COLY

Plus de 1.800 migrants ont été secourus, hier, au large de la Libye, ont annoncé les garde-côtes italiens ; ce qui porte le nombre de personnes secourues dans cette zone à plus de 8.000 en cinq jours.

Au total, les garde-côtes ont coordonné les opérations pour secourir les passagers de 14 canots pneumatiques et deux petites barques de pêche. Ces opérations ont été menées par des navires des garde-côtes, de la marine italienne, de l'opération européenne anti-passeurs Sophia et d'organisations humanitaires.  Ces nouveaux sauvetages portent à plus de 8.300 le nombre de migrants secourus en Méditerranée en cinq jours. Le total des arrivées depuis le début de l'année, désormais aux alentours de 94.000 personnes, pour la plupart originaires d'Afrique subsaharienne, "est toujours le même que l'an dernier", a relevé sur Twitter Flavio di Giacomo, porte-parole en Italie de l'Organisation internationale pour les migrations (Oim).

La traversée a coûté la vie à plus de 3.000 migrants depuis le début de l'année, essentiellement au large de la Libye, soit 50 % de plus que sur la même période l'année dernière, selon les dernières estimations de l'Oim. Dimanche, les navires de secours sont encore arrivés trop tard pour cinq migrants retrouvés morts, à bord de leur canot ou après avoir sauté à l'eau sous l'effet de la panique.

(AFP)

Une commission publique d'enquête a confirmé, lundi, que l'armée nigériane a tué 347 membres d'une secte chiite lors d'une manifestation à Kaduna, en décembre. 

Ce massacre de masse, dénoncé par certains politiciens locaux et par Amnesty International qui avait demandé la mise en place d'une enquête indépendante, a toujours été nié par l'armée nigériane. 
Du 12 au 14 décembre, des affrontements ont éclaté à Zaria, fief du Mouvement islamique du Nigeria (Imn), groupe chiite partisan de l'instauration d'un régime à l'iranienne dans l'Etat de Kaduna (nord,) lors de la visite du général de l'armée Tukur Yusuf Buratai. "L'armée nigériane a utilisé une force excessive", peut-on lire dans le rapport publié par la commission mise en place par le gouvernement, ajoutant qu'un soldat a également été tué, déclenchant d'ailleurs ces deux jours de révolte. "Sur les 349 morts, 347 (exception faite du soldat tué et d'un membre de l'Imn mort en détention, Ndlr) ont été enterrés dans une fosse commune", poursuit le rapport envoyé à l'Afp.  La commission d'enquête encourage la justice à identifier, puis à poursuivre les responsables, faisant écho aux déclarations des organisations des droits de l'Homme qui se sont penchées sur ce massacre.  En avril, Amnesty International avait déjà accusé l'armée d'avoir tué plus de 350 musulmans chiites (minorité dans le pays), d'avoir enterré les cadavres dans une fosse commune et d'avoir détruit les preuves.  

L'armée nigériane, souvent accusée d'abus à l'encontre des civils, maintient que ses troupes ont réagi de manière appropriée contre ceux qu'ils décrivent comme "des ennemis criminels de l'Etat" et nie les accusations de massacre. 

(AFP)

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