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Actualités Internationales (1645)

Un chef des Casques bleus tchadiens au Mali a été tué hier à Kidal (nord-est) par un soldat tchadien lors de tensions dans leur contingent, a-t-on appris de sources de sécurité au sein de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma).

"Un Casque bleu mutin de nationalité tchadienne a abattu le commandant tchadien de son unité et blessé gravement un autre officier tchadien qui est entre la vie et la mort", a déclaré à l'Afp une source de sécurité à la Minusma. "Les faits interviennent au moment où quelques dizaines de Casques bleus tchadiens sont mécontents depuis quelques semaines de leurs conditions de vie et de travail dans le nord du Mali", a affirmé la même source.
"Le Casque bleu tchadien mutin n'a pas supporté les observations de son supérieur qui l'accusait de choses graves", a expliqué à l'Afp une deuxième source de sécurité à la Minusma, sans donner plus de détails. "Encouragé par ses camarades, le Casque bleu a mené une fronde, une petite mutinerie contre la hiérarchie depuis mercredi nuit, et ce jeudi, il a tué un commandant tchadien à Kidal", a ajouté la même source.
"Tout le monde sait que les (soldats) Tchadiens se plaignaient de leurs conditions de vie. Mais ce n'est pas une raison pour tirer sur son supérieur. C'est un cas d'indiscipline grave", a déclaré à l'Afp un élu de Kidal qui s'est exprimé sous le sceau de l'anonymat...

AFP


 

La naturalisation ivoirienne de l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré, en exil en Côte d'Ivoire depuis sa chute en 2014, constitue une "décision souveraine" du gouvernement n'appelant aucun commentaire, a affirmé sa porte-parole adjointe Affoussiata Bamba-Lamine.
Le président ivoirien Alassane Ouattara a signé un décret "naturalisant ivoirien M. Compaoré Blaise, né le 3 février 1951 à Ouagadougou" et son frère cadet François Compaoré, selon le journal officiel. "La naturalisation de Blaise Compaoré (...) est une décision souveraine qui a été prise. Elle ne va rien induire", a-t-elle affirmé à l'issue du conseil des ministres. "Il est ivoirien un point, un trait comme chacun d’entre nous (...) il n’y pas lieu de faire un commentaire outre que de constater qu’il est Ivoirien", a-t-elle insisté. M. Compaoré, inculpé d'attentat contre la sûreté de l'Etat, complicité d'assassinat et complicité de recel de cadavre, est visé depuis décembre 2015 par un mandat d'arrêt international pour son implication présumée dans la mort de l'ancien chef d'Etat Thomas Sankara, en 1987. La naturalisation de Blaise Compaoré devrait mettre un terme au problème de son éventuelle extradition vers le Burkina, la loi ivoirienne prévoyant que la Côte d'Ivoire n'extrade pas ses ressortissants. Même au Burkina, les autorités jugeaient peu probable une extradition de l'ancien président : "parmi les causes qui peuvent entraîner le refus d'extradition il y a par exemple la peine de mort" requise par le code pénal burkinabè pour la complicité d'assassinat, avait souligné le commissaire du gouvernement du Burkina, le lieutenant-colonel Norbert Koudougou...

 AFP


Le président nigérien sortant Mahamadou Issoufou, qui brigue un deuxième quinquennat, était hier proche d'une victoire au premier tour à l'élection présidentielle en obtenant près de 50% des suffrages, selon des résultats portant sur les deux tiers des suffrages. Selon les résultats publiés la Commission électorale nationale indépendante (Céni), portant sur 4,9 millions d'électeurs sur 7,5 millions d'inscrits (65%), M. Issoufou est en tête avec 49,44% des voix, devant deux anciens Premiers ministres, Hama Amadou (16,27%) et Seini Oumarou (10,65%). "Cela va être très serré, c'est dans un mouchoir de poche, il faut attendre pour savoir si nous passons dès le premier tour", a affirmé à l'AFP une source proche du pouvoir. Le camp du président Issoufou, qui s'était promis d'être réélu dès le premier tour, comptait notamment sur l'arrivée des résultats de son fief électoral de Tahoua (ouest) ainsi que de ceux d'Agadez (nord), pour réaliser cet objectif....

AFP


A deux semaines de l'élection présidentielle au Bénin, une Ong veut inciter les jeunes à voter de façon "responsable", une tâche ardue face à des électeurs qui ont perdu foi dans la classe politique.
Sur plus de quatre millions d'électeurs, 60% ont moins de 35 ans et leur vote pourrait changer la donne le 6 mars, où 33 candidats s'affronteront pour succéder au président Thomas Boni Yayi qui ne se représente pas après deux mandats. Des responsables syndicaux et associatifs ainsi que des représentants de partis politiques parcourent le pays, à l'initiative de la Fondation allemande Friedrich Ebert pour la bonne gouvernance, afin de sensibiliser la jeunesse sur les enjeux du vote.
"Si un candidat (...) dit qu’il va créer des emplois, il faut lui demander dans quel secteur, avec quel financement. En tant que jeune, on doit être exigeant", martèle Léonce Gamaï, coordinateur de la campagne "Les questions des jeunes aux présidentiables".
Il s'adresse à des étudiants et des jeunes travailleurs réunis dans un centre culturel de Dangbo, en périphérie de Porto-Novo.La salle est presque pleine, un défi alors qu'en période électorale, il faut généralement promettre un "dédommagement" en espèces pour mobiliser l'électorat, explique M. Gamaï à l'Afp.
"Plus personne ne se déplace sans contrepartie (financière) et nous, on ne donne rien", poursuit ce journaliste trentenaire.  "Notre objectif, c’est que les vrais enjeux soient au cœur du débat", ajoute-t-il, en distribuant un livre intitulé "2016 : quel meilleur profil pour le Bénin ?", avec une centaine de questions à poser aux candidats. L'heure n'est toutefois pas à la leçon de morale : "Prenez les 2000, les 5.000 francs Cfa (3 à 7,60 euros) que le candidat vous donne, conseille M. Gamaï. Mais faites un vote responsable, selon les réponses qu’on vous a données". "Vous allez être des relais", lance Franck Wollo, un des animateurs du débat, âgé de 29 ans. "On sait que la population est majoritairement analphabète et croit tout ce que disent les candidats. Vous allez les interpeller".

- Chômage et corruption –
Bénédicte et Albert, étudiants, Ignace, technicien, et Henri, chômeur, ont deux préoccupations majeures : l'emploi et la lutte contre la corruption. Les 15-34 ans représentent 60% de la population active. Le taux de chômage de cette tranche d'âge est de moins de 4% selon les données officielles, un chiffre déconnecté de la réalité dans ce pays où le secteur informel représente 85% de l'économie. Ignace Boton, 27 ans, est technicien en panneaux solaires. Parmi ses amis, nombreux sont ceux "qui veulent travailler la terre" et vendre leur production au Nigeria voisin. "Mais ils n’ont pas d’argent pour s'installer, dit-il. Donc ils font +zem+". 
Les "zemidjans" sont ces motos-taxis omniprésentes dans les villes du Bénin. Beaucoup de diplômés font ce petit boulot pour survivre.  "Mes parents ont fait beaucoup d’efforts pour m’envoyer à l’université. Mais si tu n’as pas de connaissances bien placées, tu n'as pas de travail. Le prochain président doit créer des emplois", s'inquiète Bénédicte Sodjinou, une étudiante en langues de 23 ans.  "Quand tu passes les concours de recrutement, si tu n'es pas du côté du pouvoir, tu n'as aucune chance", renchérit Albert Dossa, étudiant lui aussi, 22 ans, selon qui "les lois ne sont pas respectées, la corruption n'est jamais punie".
En 2006, le président Boni Yayi avait promis de mettre de l'ordre dans plusieurs filières clé, comme l'exploitation du port de Cotonou et le secteur du coton. Mais ses deux mandats ont été marqués par plusieurs scandales, dont le projet de la construction d'une nouvelle Assemblée nationale, à Porto Novo, qui a englouti des millions d'euros sans jamais être mené à son terme.  L'an dernier, les Pays-Bas avaient suspendu leur aide au Bénin après la disparition de quatre millions d'euros destinés à l'accès à l'eau potable.
A Dangbo, au terme du débat, peu semblent avoir repris confiance en leurs dirigeants.
"Les politiques nous montrent le raccourci : pour s’enrichir, le meilleur métier, c’est la politique", ironise Henri Totin, trentenaire au chômage et militant associatif.  Les candidats font "des promesses" mais finalement "ne pensent qu’à leurs intérêts", estime Bénédicte, alors qu'Ignace est plus optimiste : "Je ne crois pas dans nos politiciens mais dans la politique, elle peut changer les choses".

 AFP


Marchés déserts, boutiques fermées, circulation réduite : les Tchadiens ont largement suivi hier, à N'Djamena comme en province, le mot d'ordre "ville morte" de la plate-forme "Ça suffit" demandant le départ du président Idriss Deby Itno, qui veut se présenter pour un 5e mandat après 26 ans de pouvoir.
Dans la capitale tchadienne, comme lors d'un jour férié, les deux grands marchés sont restés déserts, a constaté l'Afp. Toutes les boutiques à travers la ville sont restées fermées, les élèves des lycées et collèges n'ont pas été en cours, la circulation des voitures et des motos-taxis était réduite. Seules les banques et certaines sociétés privées étaient ouvertes dans le quartier administratif. Dans les ministères, plusieurs départements ont fonctionné au ralenti. Ce mouvement anti-Deby, lancé du matin jusqu'à 13H30 locales (12H30 Gmt), a été aussi bien suivi en province.   A Moundou, la deuxième ville du pays, il a même été "totalement suivi", selon un habitant joint au téléphone par l'Afp. "Même les motos-taxis ne circulent pas. C'est vous dire que ici, à Moundou, nous avons très bien respecté la ville-morte", a-t-il affirmé.  A Mao, dans le nord- ouest du pays, le marché hebdomadaire du mercredi a été fortement perturbé, selon un habitant. Selon le porte-parole de la plate-forme "Ça suffit", Mahamat Nour Ibedou, le mot d'ordre a été également suivi dans les villes de Sarh (sud), Abéché (est) et Mongo (centre). "Le mot d'ordre a été globalement très bien suivi et cela démontre que la population a pris conscience qu'elle peut exercer ses droits démocratiques", a-t-il déclaré à l'Afp.  "Cela traduit un ras-le-bol général, c'est la preuve évidente que le peuple rejette la candidature de Deby", a-t-il ajouté. La plate-forme "Ça suffit " est composée d'une vingtaine d'associations de la société civile dont la Ligue tchadienne des droits de l'homme et l'Union des syndicats du Tchad.

 AFP


Alors que l'opposition a déjà annoncé qu'elle ne les reconnaitrait pas, les résultats de l'élection présidentielle de dimanche et lundi au Niger continuaient hier à tomber au compte-gouttes. Le président Mahamadou Issoufou, 63 ans, brigue un deuxième quinquennat et a promis une victoire au premier tour, face une opposition qui a dénoncé mardi des résultats "fantaisistes". Sur le site officiel de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), seules 72 des 308 communes ont été comptabilisées mais pour seulement un million d'électeurs sur les 7,5 millions d'inscrits, soit moins de 15% du corps électoral. C'est trop peu pour dégager des tendances fiables alors que certainesrégions comptabilisées sont des fiefs des uns ou des autres, souligne un observateur.  Sur cette partie comptabilisée, on peut toutefois noter que le président Issoufou est en tête devant ses trois principaux opposants, les deux anciens Premiers ministres Hama Amadou et Seïni Oumarou et Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu (1993-1996). Quinze candidats sont en lice pour présider ce pays de 18 millions d'habitants. Le scrutin était couplé à des législatives. Selon les autorités, les résultats globaux devaient être annoncés dans les cinq jours après la clôture du scrutin, qui s'est déroulé dimanche et lundi. La population nigérienne commençait à s'impatienter devant la lenteur de la comptabilisation des chiffres. Mardi, la coalition de l'opposition Copa 216 avait annoncé qu'elle ne reconnaitrait pas le scrutin parlant de résultats "fantaisistes", "surprenants" ou "fabriqués", et accusant le pouvoir d'avoir mis en place des "bureaux fictifs". Elle appelait ses partisans à se "mobiliser" et "résister".
La coalition soutenant le président Issoufou a répondu mercredi que "l'opposition vient une fois de se ridiculiser" avec sa "déclaration des plus mensongères".

AFP


A moins d'un an de son départ de la Maison Blanche, Barack Obama a dévoilé hier son plan pour fermer la prison de Guantanamo, qui a cependant peu de chances de passer l'obstacle du Congrès en pleine année électorale.
"Il s'agit de refermer un chapitre de notre histoire", a déclaré M. Obama depuis la Maison Blanche en évoquant ce centre de détention qui incarne, à travers le monde, les excès dans la lutte anti-terroriste des Etats-Unis après les attentats du 11-Septembre 2001.
"Depuis plusieurs années, il est devenu clair que (cette prison) ne permet de renforcer notre sécurité nationale, elle l'affaiblit", a-t-il ajouté évoquant un outil de recrutement pour les jihadistes.
L'exécutif a identifié 13 sites sur le sol américain susceptibles d'accueillir les prisonniers actuellement détenus sur l'île de Cuba mais n'en a cependant pas communiqué la liste exhaustive et n'en a pas recommandé un en particulier. Le coût total de ce transfert serait significatif, se situant dans une fourchette de 290 à 475 millions de dollars.
Il reste à ce jour 91 détenus dans cette prison qui en a un temps accueilli près de 800. Trente-cinq d'entre eux pourraient être transférés dans des pays tiers dans les mois à venir, selon l'exécutif américain.
"Si, en tant que pays, nous ne réglons pas ce problème aujourd'hui, quand le ferons-nous ? Allons-nous laisser traîner le dossier pendant 15, 20, 30 ans ?", s'est interrogé M. Obama, reconnaissant la complexité de ce dossier, promesse de campagne sur laquelle il a jusqu'ici échoué.
La détention sur le sol américain, plutôt qu'à Guantanamo, engendrerait des économies annuelles de l'ordre de 65 à 85 millions de dollars par an, ce qui permettrait donc d'amortir le coût transfert en "trois à cinq ans", selon l'exécutif.
Sans surprise, le projet a immédiatement suscité de vives réactions dans le camp républicain. "Fermer Guantanamo d'ici la fin de l'année est possible", estime le New York Times dans un éditorial, appelant les républicains à dépasser une opposition "systématique et irréfléchie". "Cela rendrait les Etats-Unis plus sûrs, contribuerait à restaurer le rang de l'Amérique comme défenseur des droits de l'homme et représenterait des millions de dollars d'économies pour le contribuable".

 AFP


Le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale n'a pas pu, faute de quorum, tenir un vote de confiance sur le gouvernement d'union nationale soutenu par l'Onu, la séance étant reportée à la semaine prochaine, ont indiqué hier des députés.
"Le quorum requis pour la réunion (89 députés, ndlr) n'a pas été obtenu, donc le président de la chambre a levé la séance", a indiqué à l'Afp le député Mohamed al-Abbani.
Selon le député Ali Al-Qaïdi, "le quorum requis n'a pas été assuré et la séance de vote a par conséquent été renvoyée à la semaine prochaine". D'après M. Qaidi, le programme du gouvernement unitaire est l'objet de divergences entre les députés. Selon un autre parlementaire, Khalifa al-Daghari, les désaccords portent sur l'ordre du jour même de la séance, certains députés plaidant en effet pour un vote sur l'inclusion de l'accord politique conclu en décembre à Skhirat dans la Constitution de 2011 avant le vote sur le gouvernement d'union.
Ce Parlement, exilé à Tobrouk dans l'est du pays, était réuni depuis samedi pour discuter de la composition et du programme de travail du gouvernement d'union, formé de 18 membres et dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj. Un premier gouvernement de 32 ministres proposé par M. Sarraj avait été rejeté le 25 janvier par ce même Parlement. Le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu pour la Libye, Martin Kobler, avait encouragé mardi sur Twitter les députés à "participer à la séance et à voter librement sans contrainte ni peur".
La Libye, divisée entre deux autorités rivales -installées à Tobrouk et Tripoli- et déchirée par les violences entre factions armées, est également confrontée à une montée en puissance du groupe jihadiste Etat islamique (Ei). Les Occidentaux, inquiets de l'implantation de l'Ei à quelques centaines de kilomètres seulement de l'Europe, se disent prêts à contribuer au rétablissement de la sécurité en Libye à condition qu'un gouvernement d'union nationale en fasse la demande.

 AFP


L'opposition nigérienne ne reconnaît pas les résultats partiels de l'élection présidentielle annoncés depuis la veille par la commission électorale (Céni), a affirmé hier le porte-parole de la coalition d'opposition en dénonçant des fraudes dans le scrutin.
"Tel que cela a été proclamé jusqu'à maintenant, on ne peut pas les reconnaître", a déclaré à Niamey Amadou Boubacar Cissé, dit "Abc" le porte-parole de la Coalition pour l'alternance 2016 (Copa 2016) en commentant l'annonce par la Céni des premiers résultats du scrutin de dimanche et lundi. "On demande aux militants de résister, de ne pas accepter ce qui se passe parce que c'est totalement contraire à ce qui été exprimé par les urnes", a-t-il ajouté refusant de commenter les modalités d'action: "Comment? Enfin, vous verrez bien comment. Je n'ai pas besoin de vous dire la stratégie que nous adoptons".
Abc, lui même candidat, qui s'exprimait aux côtés d'un des principaux favoris du scrutin, Seini Oumarou, au siège du parti de ce dernier, a déclaré que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) "diffuse des résultats pour le moins fantaisistes.  Des résultats sont en désaccord total avec les données réelles récoltées par les représentants des partis membres de la Copa 2016". 
"A Zinder (sud, 2e ville du pays) et dans d'autres régions, les résultats proviennent de bureaux de vote fictifs", a-t-il poursuivi.  Près de 7,5 millions d'électeurs devaient choisir entre 15 candidats lors du scrutin présidentiel couplé à des législatives.    Selon les autorités, les résultats globaux devraient être annoncés dans les cinq jours après la clôture du scrutin. "Nous confronterons en temps opportun nos données et celles dont ils disposent. Face à cette situation très grave, la Copa invite tous ses militants à se mobiliser comme un seul homme contre le coup de force en préparation et défendre la légitimité populaire qui s'est exprimée dans les urnes", a souligné M. Cissé.
"Dans nombre de zones où le PNDS (Parti du président Issoufou) a été largement battu, la Céni présente des résultats surprenants qui nous montrent clairement que le président Issoufou persiste dans son illusion d'+un coup Ko+ qu'il veut imposer par une trituration irresponsable des résultats du vote sanction des populations nigériennes", a-t-il accusé.
"En fait les représentants du Pnds à la Céni disposent déjà de la totalité des résultats fabriqués sur toute l'étendue du territoire qu'ils font valider et publier par la Céni qui agit par grave complicité", a ajouté Abc.

 AFP


La longévité des dirigeants au pouvoir dépend de "la volonté des peuples", a assuré le président congolais Denis Sassou Nguesso pour justifier sa candidature à un troisième mandat à la présidentielle du 20 mars.
"On ne peut pas parler de démocratie en dehors de la volonté des peuples", a déclaré le dirigeant congolais à la presse. Il répondait à la question d’un journaliste sur le reproche qui lui est fait, notamment à l'étranger, de rester longtemps au pouvoir, en marge de la visite d’un chantier de construction d’un hôpital à Kinkala à 75 km au sud de Brazzaville. Je ne sais pas si ceux qui parlent de l’Afrique connaissent bien l’Afrique", a noté Sassou Nguesso.
"Aujourd’hui on est en train de voir que les Allemands sont satisfaits de leur chancelière Angela Merkel. Elle en est à son troisième mandat. Peut-être prendra-t-elle un quatrième mandat.

AFP 


Le président burundais Pierre Nkurunziza, dont le pays est en crise depuis près de 10 mois, s'est engagé auprès du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon à ouvrir un "dialogue inclusif" avec l'opposition, qui a immédiatement dénoncé une "fausse ouverture". Cette annonce, qui comprend encore des zones d'ombre, s'inscrit dans une série de mesures prises ces derniers jours par le gouvernement burundais - levée de mandats d'arrêts internationaux, autorisation de réémettre pour deux radios - interprétées mardi par le secrétaire général de l'Onu comme des "gestes de bonne volonté".
Lundi soir, M. Ban a réuni à la même table les rares responsables de partis politiques d'opposition à ne pas être partis en exil et ceux du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd.

AFP


Déployée en force, la police tchadienne a empêché hier la tenue d'une manifestation anti-Deby organisée par l'opposition dans N'Djamena, interdite par les autorités, a constaté l'Afp.
Cette manifestation de l'opposition s'inscrit dans un contexte global de contestation du long pouvoir sans partage du président Idriss Deby Itno, en place depuis 26 ans, mais est distincte de celles des lycéens qui, dans plusieurs villes du pays, protestent contre le viol de la jeune Tchadienne Zouhoura par des fils de dignitaires.
Le lieu de rassemblement des manifestants de l'opposition dans la capitale, l'espace Fest Afrika, a été quadrillé par un important dispositif de gendarmes et de policiers.
 Les forces de l’ordre occupaient également les ronds-points sur le trajet de la marche pacifique prévue par les manifestants, opposés au président Idriss Deby Itno, qui va se présenter à la présidentielle du 10 avril pour un 5e mandat.
Quelques dizaines de manifestants ont réussi cependant à se réunir dans la matinée devant le domicile du chef de l'opposition politique, Saleh Kebzabo, avant de se disperser, a constaté l'Afp.

AFP


Les opérations de vote pour la présidentielle se sont poursuivies hier au Niger où le président sortant Mahamadou Issoufou espérait obtenir un second quinquennat dès le premier tour, face à une opposition divisée qui dénonçait déjà des fraudes.
Le vote a été prorogé dans de nombreuses villes qui n'avaient pas reçu le matériel électoral dimanche, comme "près de Tahoua (ouest, fief électoral du président Issoufou), Agadez (nord) et près de Zinder (sud)", a indiqué à l'Afp Ibrahim Boubé, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui a réitéré ses appels à ne pas publier de résultats partiels. En fin d'après-midi, vers 16H30 Gmt la Céni a commencé à annoncer des résultats partiels, notamment de la diaspora et de certaines communes du sud du pays.  La longue litanie de résultats, annoncée dans huit langues pratiquées, devait se prolonger toute la nuit sans qu'on sache quand des résultats plus généraux donnant des indications solides sur le scrutin seraient disponibles. Surnommé le "Lion", le président Issoufou a prédit une victoire par "un coup KO" dès le premier tour, face à une opposition divisée mais qui a promis de s'unir au second tour. L'opposition accuse le président de préparer un "hold-up" et la crainte de troubles post-électoraux gagne les esprits. Elu en 2011, M. Issoufou, 63 ans, affronte trois adversaires principaux : deux anciens Premiers ministres, Seïni Oumarou et Hama Amadou, ainsi que Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu du Niger (1993-1996). Certaines tendances se dessinaient comme à Niamey, fief traditionnel de l'opposant Hama Amadou, où celui-ci est largement en tête comme prévu, de sources concordantes. "Il y aura un second tour", affirme Moussa Harouna, le représentant M. Oumarou, citant les tendances recueillies par ses militants. "Que son coup KO échoue, c'est déjà une victoire pour nous et un échec pour lui parce qu'il en avait fait un point d'honneur", a-t-il assuré, promettant que l'opposition serait victorieuse au second tour. Chez l'autre principal opposant, Hama Amadou, incarcéré depuis novembre en raison d'une affaire controversée de trafic d'enfants, on refuse de commenter officiellement le vote. "Les résultats vont au-delà de nos espérances. Nous sommes très, très, très confiants" et "comme promis, (Hama Amadou) va aller de la prison à la présidence", souffle un représentant du candidat.  "Tout s'est bien passé au niveau sécuritaire", a précisé à la mi-journée à l'Afp le ministre de l'Intérieur Hassoumi Massaoudou. Il s'est aussi montré "très confiant", balayant les accusations de fraude...

 AFP


Le principal opposant en Ouganda, Kizza Besigye, a été arrêté hier matin pour la troisième fois depuis le scrutin présidentiel du 18 février, alors qu'il avait appelé ses partisans à une marche vers le siège de la Commission électorale, a constaté une journaliste de l'Afp.

Assigné à résidence depuis vendredi soir, M. Besigye a été escorté hors de sa maison de Kasangati, dans le nord de Kampala, et emmené dans un fourgon de police, selon cette source.
Un porte-parole de la police, Patrick Onyango, a confirmé à l'Afp qu'il était détenu au poste de police de Nagalama, à 40 km environ au nord de la capitale, à "titre préventif". "Nous l'empêchons d'aller causer des violences autour des locaux de la Commission électorale", a-t-il ajouté. Dans le même temps, le parti de M. Besigye, le Forum pour le changement démocratique (Fdc) a annoncé que huit de ses collaborateurs chargés de compiler les résultats de l'élection avaient été arrêtés par la police à son siège. M. Besigye, 59 ans, est arrivé deuxième de l'élection présidentielle avec 35,37% des voix, loin derrière le président sortant Yoweri Museveni (60,75%), 71 ans, au pouvoir depuis 30 ans et réélu pour un cinquième mandat de cinq ans, selon les résultats officiels. L'opposant historique, déjà battu au premier tour lors des trois dernières élections présidentielles (2001, 2006 et 2011), a dénoncé un scrutin "frauduleux", et demandé aux Ougandais et à la communauté internationale d'en rejeter les résultats. M. Besigye avait appelé dimanche soir ses partisans à l'accompagner hier dans une marche vers la Commission électorale, dont il condamne le manque d'indépendance et qu'il accuse d'avoir couvert les fraudes commises par le régime. Il comptait se faire remettre les résultats officiels du scrutin. "La loi nous donne dix jours après l'annonce des résultats pour les contester. Comme vous le savez, j'ai passé le premier de ces dix jours en résidence surveillée.
Il me reste maintenant neuf jours pour exercer ce droit", avait-il expliqué dimanche dans un message adressé à ses sympathisants. "Demain (lundi), j'irai donc à la Commission électorale pour recevoir ces résultats. Je rencontrerai ensuite mon équipe de campagne et nous ferons le tour du pays pour collecter toute l'information disponible afin de préparer une réponse argumentée...

AFP


Le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale a annoncé hier avoir finalisé ses discussions concernant le gouvernement d'union nationale et être prêt à se prononcer mardi au cours d'un vote de confiance. Deux autorités se disputent le pouvoir en Libye, celle reconnue par la communauté internationale installée à Tobrouk (est) et une autre basée à Tripoli, sous le contrôle d'une coalition de milices, en partie islamistes.
 "La session d'aujourd'hui (lundi) a clos les discussions au sujet des membres du Conseil présidentiel", a indiqué à l'Afp la députée Aïcha al-Aqouri, précisant que "le rendez-vous pour approuver le gouvernement d'union nationale est (fixé à) demain (mardi)". Le Conseil présidentiel, né d'un accord conclu en décembre sous l'égide de l'Onu entre des membres des deux Parlements libyens rivaux, avait annoncé il y a une semaine la formation d'un gouvernement d'union nationale comprenant 18 membres et dirigé par Fayez al-Sarraj...

AFP


L'adjudant-chef Moussa Nébié, alias Rambo, de l'ex-Régiment de la sécurité présidentielle (Rsp) du Burkina, présenté comme un des exécutants d'un putsch raté en septembre, a été arrêté vendredi à Abidjan et extradé le lendemain à Ouagadougou, a annoncé hier le gouvernement burkinabé.

"Samedi, l'adjudant-chef Moussa Nébié, dit Rambo, et deux ressortissants burkinabè, Abdoul Karim Sawadogo et Ali Koné, réfugiés en Côte d'Ivoire suite à la tentative de coup d'Etat du 16 septembre 2015, ont été remis au Burkina Faso par les autorités ivoiriennes", indique un communiqué officiel. Le ministre burkinabè des Affaires étrangères Alpha Barry a salué la "célérité" de l'opération et "témoigné la reconnaissance" du Burkina, lundi à Abidjan à l'issue d'une réunion avec le président ivoirien Alassane Ouattara.
L'extradition du putschiste burkinabè "fait suite aux démarches entreprises par les autorités burkinabè et ivoirienne afin de travailler en étroite collaboration pour la sécurisation des deux pays et de la sous-région", selon le texte des autorités du Burkina.  En marge du dernier sommet de l'Union africaine fin janvier à Addis Abeba, le président burkinabè Roch Marc Kaboré avait demandé à son homologue ivoirien que tous les militaires déserteurs du RPS, ex-garde prétorienne du président Blaise Compaoré, qui avaient trouvé refuge en Côte d'Ivoire soient arrêtés et remis à la justice militaire burkinabè. Mi-octobre, le Burkina Faso avait lancé un mandat d'arrêt contre Moussa Nébié et un autre sous-officier, le sergent-chef Roger Koussoubé, alias le Touareg, toujours en cavale, deux fidèles du général Gilbert Diendéré, auteur du coup d'Etat de septembre 2015.
Selon le rapport de la commission d'enquête sur ce putsch, Moussa Nébié avait conduit le commando durant la prise en otage du président de la transition Michel Kafando et des membres du gouvernement, marquant le début du putsch.  Fin janvier, sans accuser ouvertement les autorités ivoiriennes, l'armée burkinabè avait fortement soupçonné des éléments déserteurs, dont la plupart ont trouvé refuge de l'autre côté de la frontière après le putsch manqué, de "bénéficier de soutiens en Côte d'Ivoire".
"S'ils ne bénéficient pas de soutien, les Ivoiriens les laissent faire", avait indiqué à l'AFP un haut responsable militaire précisant que "six déserteurs" étaient jusque-là réfugiés en Côte d'Ivoire.

 AFP


Quarante-trois candidats aux législatives centrafricaines ont été élus dès le premier tour au Parlement qui compte 140 sièges, selon les résultats provisoires publiés par l'Autorité nationale des élections (Ane), dont l'Afp a obtenu communication hier.

Ce nouveau premier tour des législatives a eu lieu le 14 février, en même temps que le second tour de la présidentielle qui a vu la victoire de Faustin Archange Touadéra. Le premier tour du 30 décembre avait été annulé par la Cour constitutionnelle en raison de nombreuses irrégularités. Selon l'Ane, le taux de participation est de 52%. Le reste des sièges seront attribués lors du second tour des législatives, dont la date n'a pas encore été annoncée. Parmi les candidats déclarés élus figurent Martin Ziguélé, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc), arrivé cinquième à la présidentielle, dans la région de Bocaranga (nord), et Jean-Michel Mandaba, président du Parti de la gouvernance démocratique (Pgd), dans la région de Bamingui (nord). D'autres personnalités telles que Bertin Béa, secrétaire général du Kwa Na Kwa (Knk, parti du président déchu François Bozizé), Béatrice Emilie Epaye (ancienne ministre et député, présidente de la commission préparatoire du forum de Bangui), ont aussi été élues. Par ailleurs, un ex-élément des Forces armées centrafricaines (Faca), également ex-chef des milices anti-balaka, Alfred Yékatom Rombhot, a été élu dans la région de M'baïki (sud).
Candidat indépendant, il fait partie des personnes visées par des sanctions de l'Onu pour leur implication dans les violences intercommunautaires qui ont déchiré le pays ces trois dernières années. Les candidats déclarés élus appartiennent en majorité à des formations politiques comme l'Union pour le renouveau centrafricain (Urca) de Anicet-Georges Dologuélé, le Renouveau démocratique centrafricain (Rdc) de Désiré Kolingba Nzanga Bilal, le Mlpc de M. Ziguélé, et le Pgd de Jean-Michel Mandaba, tous quatre candidats malheureux à la présidentielle...

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Les électeurs nigériens ont voté hier pour élire leur président, le chef d'Etat sortant Mahamadou Issoufou briguant un deuxième quinquennat face à une opposition qui agite le spectre de la fraude après une campagne tendue.

"Il n'y aura qu'un seul vainqueur, ce sera le Niger", a déclaré M. Issoufou après avoir voté à l'Hôtel de ville de Niamey, le pouce gauche taché d'encre indélébile.
Quelque 7,5 millions de Nigériens sont appelés à choisir entre quinze candidats pour présider le pays de 18 millions d'habitants parmi les plus pauvres de la planète et vivant sous la menace des groupes jihadistes sahéliens et des islamistes nigérians de Boko Haram. Le scrutin est couplé à des législatives.  Les résultats doivent être annoncés dans les cinq jours suivant le scrutin, mais pourraient être proclamés "mardi ou mercredi", selon une source au ministère de l'Intérieur.  De nombreux bureaux de vote ont ouvert avec retard dans le pays où de longues files d'attente d'électeurs étaient visibles, ont constaté l'Afp à Niamey et des témoins en province.
"Nous avons beaucoup d'inquiétudes pour le vote à Niamey et dans beaucoup de localités", a commenté Seïni Oumarou, un des candidats favoris, à la radio Tenéré. Interrogé par l'Afp, le président de la commission électorale Ibrahim Boubé a reconnu des "retards" tout en assurant que "tous les électeurs" allaient pouvoir voter.  Certains bureaux ont ouvert avec plus de trois heures de retard. Il manquait des bulletins, de l'encre ou des présidents et assesseurs. Un bureau ne disposait pas de sa liste et faisait voter en notant les noms sur la base des cartes d'électeur.   Des forces de sécurité étaient présentes dans chaque bureau de Niamey pour parer à toute attaque jihadiste...

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Le président ougandais  a remercié hier les Ougandais de l'avoir réélu pour un cinquième mandat à l'issue d'un scrutin dénoncé comme "frauduleux" par l'opposition qu'il a qualifiée de "trouble-fêtes".

Dans un discours télévisé retransmis depuis son ranch familial dans l'ouest du pays, M. Museveni s'est dit "très content des Ougandais qui ont voté massivement", brocardant les dirigeants de l'opposition qui "ne sont pas des dirigeants mais des démagogues, des menteurs, qui parlent, parlent".
"Nous utiliserons la manière douce et la manière forte pour maintenir la paix en Ouganda, a-t-il lancé. Par manière douce je veux dire parler à la jeunesse, que ces hommes politiques criminels tentent d'utiliser. Mais on peut aussi utiliser la manière forte mais non-létale pour s'occuper des trouble-fêtes". M. Museveni a été déclaré vainqueur samedi de l'élection présidentielle avec 60,7% des voix au terme d'une semaine marquée par la répression qui s'est abattue sur l'opposition.  Son principal adversaire, l'opposant historique Kizza Besigye, qui a récolté 35,3% des suffrages, a été interpellé deux fois depuis la tenue du scrutin jeudi, ses partisans ont été dispersés violement avant le vote et sa maison a été encerclée par la police à l'annonce des résultats.
M. Besigye a dénoncé une "parodie" d'élection alors que l'autre candidat de l'opposition Amama Mbabazi, arrivé troisième avec 1,4% des voix, a estimé que "les résultats annoncés ne représentaient pas la volonté du peuple ougandais". Le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 1986, est né dans une famille d'éleveurs de vaches de l'ouest du pays et a affirmé qu'il retournerait s'occuper de ses troupeaux s'il perdait le pouvoir.
Dans son discours, il a balayé les critiques sur la Commission électorale, dont l'impartialité a été mise en cause par les observateurs de l'Union européenne et du Commonwealth, et sur des "irrégularités" dans le scrutin évoquées par les Etats-Unis.
Selon Washington, l'élection n'était "pas du tout en adéquation avec les standards internationaux et les attentes en matière de processus démocratique". "Je n'ai de leçon à recevoir de personne, a-t-il lancé. Ces Européens ne sont pas sérieux". Il a écarté les accusations de fraude en affirmant que si elles étaient vraies, il aurait été déclaré vainqueur à Kampala, alors que la capitale est réputée acquise à l'opposition...

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Le président élu centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a déclaré hier à Bangui "mesurer le poids de la charge" qui lui incombe pour "relever" un pays en ruine et profondément divisé par trois années de violences intercommunautaires.

S'exprimant pour la première fois depuis qu'il a été déclaré samedi élu président de Centrafrique par l'Autorité nationale des élections (Ane) à l'issue du second tour de la présidentielle, M. Touadéra a remercié ses "compatriotes" de lui avoir "fait confiance". "De manière souveraine, en toute liberté et en toute transparence, vous avez décidé de me confier la charge de la présidence de la République", a-t-il lancé à l'adresse des électeurs centrafricains : "je vous remercie de m'avoir fait ainsi confiance. Croyez bien que je mesure le poids de la charge que vous venez de me confier".
"Votre confiance m'encourage à engager urgemment des actions de relèvement de notre pays, pour qu'il devienne un Etat prospère, juste et fraternel", a-t-il ajouté. Il a également salué le "fair-play politique" de son adversaire au second tour, Anicet George Dologuélé, qui a reconnu dès samedi sa défaite. "Je salue son fair-play politique, qui montre sa grandeur et son engagement pour le retour de la paix durable en Rca. Je l'assure de mon amitié", a-t-il ajouté. Faustin-Archange Touadéra, candidat "indépendant", a été déclaré samedi par l'Ane élu président de Centrafrique avec 62,71% des suffrages contre 37,29% pour Anicet-Georges Dologuélé également ancien Premier ministre. Dernier chef du gouvernement de l'ex-président François Bozizé dont le renversement en 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka a précipité le pays dans un cycle de tueries intercommunautaires, M. Touadéra hérite à 58 ans d'un très lourd passif, économique, sécuritaire et social.

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L’Union européenne a décidé de ne pas envoyer d'observateurs à la présidentielle du 20 mars au Congo, estimant que la récente réforme de la loi électorale ne garantissait pas le caractère transparent et démocratique du scrutin, selon une déclaration reçue hier à l’Afp. "Le contexte actuel ne permet ( ) pas d’envisager la présence d’une mission d’observation électorale de l’Ue lors du scrutin du 20 mars", indique la déclaration d'un porte-parole de la Haute représentante aux Affaires étrangères, Federica Mogherini, du 19 février. L’Ue considère que "les réformes introduites par la loi électorale du 23 janvier (qui met en place une Commission nationale électorale indépendante, ndlr) apparaissent limitées" et insuffisantes au regard des recommandations faites par une mission européenne d'observation.. "Les modifications apportées, qui manquent de transparence, peuvent induire (...) une insécurité juridique et ne semblent donc pas de nature à rassurer le caractère démocratique, inclusif et transparent de l’élection présidentielle", critique l’Ue...


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Le dépouillement des bulletins a commencé hier aux Comores après un vote dans le calme pour le premier tour de la présidentielle où s'affrontent 25 candidats sur fond de suspicions malgré un dispositif anti-fraude renforcé.Aucun incident majeur n'avait été signalé en fin de journée dans ce petit archipel de l'océan Indien, secoué par des crises séparatistes entre 1997 et 2001 et une vingtaine de coups d'Etat ou tentatives, dont la dernière remonte à 2012. Le dépouillement a débuté à 18 heures (15H00 Gmt), à la lumière de bougies et de lampes de camping, dans les bureaux qui avaient ouvert à 07H00, a constaté un journaliste de l'Afp à Moroni. Le pays souffre de graves pénuries d'électricité qui paralysent son économie déjà aux abois...


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Des avions de combat américains ont mené hier un raid contre un camp d'entraînement du groupe Etat islamique (Ei) en Libye, qui a fait plus de 40 morts dont "probablement" un chef de l'organisation jihadiste.
C'est la deuxième fois en trois mois que les Etats-Unis mènent des frappes ciblées contre l'EI en Libye, pays plongé dans le chaos depuis 2011.
Le 13 novembre, un bombardement mené par des F-15 avait tué l'Irakien Abou Nabil, présenté alors par Washington comme "le plus haut responsable de l'EI en Libye".
Le raid aérien "très précis" a visé hier à l'aube un bâtiment de deux étages abritant des jihadistes à Sabrata, à 70 km à l'ouest de Tripoli, ont indiqué les responsables libyens.
41 personnes ont été tuées et six blessées, selon un communiqué du conseil municipal de Sabrata. La majorité d'entre elles sont des Tunisiens, nombreux à avoir rejoint les rangs de l'EI en Libye voisine.
A Washington, un responsable militaire américain a affirmé que le raid avait "probablement provoqué la mort du cadre opérationnel de l'EI Noureddine Chouchane".
Ce Tunisien de 36 ans est soupçonné d'être derrière les deux attentats ayant meurtri la Tunisie l'an dernier: contre le musée du Bardo à Tunis en mars (22 morts) et contre un hôtel près de Sousse en juin (38 morts). Il a été présenté comme un "élément terroriste dangereux" par Tunis.
Sa mort représenterait, avec la destruction du camp, un coup dur pour l'EI en Libye, a affirmé Peter Cook, porte-parole du Pentagone. "Nous estimons que cela aura un impact immédiat sur les capacités de l'EI à ancrer ses activités en Libye, pour recruter des combattants, établir des bases et potentiellement planifier des attentats à l'extérieur du pays contre des intérêts américains dans la région", a-t-il expliqué.
La maison visée "était louée par des étrangers dont des Tunisiens probablement membres de Daech (acronyme en arabe de l'EI). Des armes, dont des fusils et des roquettes RPG, ont été trouvées sous les décombres" de la maison qui a été entièrement détruite, a précisé la municipalité.
Selon le chef du conseil municipal, Hussein al-Dawadi, un jihadiste blessé a raconté "être venu (dans le camp) avec d'autres personnes pour s'entraîner au combat" et qu'elles avaient eu "les yeux bandés" en ayant été emmenés vers la maison.
Des photos diffusées par la municipalité montrent des décombres avec des matelas et des couvertures éparpillés, un morceau de métal avec l'inscription "Etat islamique" et des voitures endommagées.

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La grève illimitée déclenchée le 15 février en Guinée pour une série de revendications a été suspendue hier, ont annoncé les coalitions de syndicats à l'origine du mouvement, qui a perturbé les activités à Conakry, la capitale et plusieurs villes en province.
Par ailleurs, "tous les syndicalistes arrêtés à notre connaissance sont libérés", a affirmé à l'A fp Mamadou Mansaré, porte-parole des centrales syndicales ayant appelé à la grève, la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (Cntg) et l'Union syndicale des travailleurs de Guinée (Ustg), réclamant notamment la baisse des prix des carburants et la satisfaction de revendications salariales. Jeudi, un responsable de l'Ustg, Oumar Barry, avait indiqué à l'Afp qu'"au moins 16" syndicalistes avaient été arrêtés en lien avec des heurts dans des quartiers de Conakry.Lors d'une déclaration hier devant des militants rassemblés à la Bourse du travail, les responsables de la Cntg et de l'Ustg ont fait état d'engagements du gouvernement concernant la satisfaction de douze des treize points de leur plate-forme de revendications.Par conséquent, "la grève générale illimitée est suspendue jusqu'à nouvel ordre", a affirmé Amadou Diallo, de la Cntg , précisant que les discussions se poursuivaient avec le gouvernement et le patronat.Le point n'ayant pas fait l'objet d'un accord est celui sur la baisse des prix du carburant, a précisé Mamadou Mansaré, le porte-parole des syndicats.

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Le principal candidat de l'opposition à la présidentielle en Ouganda, Kizza Besigye, a été arrêté hier au siège de son parti au lendemain du premier tour, chaotique, de la présidentielle dont les résultats partiels donnent le chef de l'Etat sortant Yoweri Museveni largement en tête.
"Kizza Besigye a été arrêté à notre quartier général et emmené vers une destination inconnue", a tweeté son parti, le Forum pour le changement démocratique (Fdc). La police avait encerclé en fin de matinée le quartier général du Fdc, dans le quartier de Najjanankumbi, dans le sud de Kampala.  Pendant plus d'une heure, la tension a été forte, les policiers en tenue anti-émeute tirant des gaz lacrymogènes vers les locaux du parti d'opposition et procédant à l'arrestation de sympathisants du Fdc, avant d'emmener M. Besigye.
Dans les heures qui ont suivi, quelques affrontements sporadiques ont opposé des forces de l'ordre lourdement armées, qui ont utilisé grenades lacrymogènes et tirs, à des partisans de l'opposition dans plusieurs quartiers de Kampala. Le calme est revenu en milieu d'après-midi, selon une journaliste de l'Afp. Selon les médias ougandais, l'arrestation de M. Besigye pourrait être liée au fait que le Fdc s'apprêtait à publier ses propres résultats pour l'élection présidentielle, ce qui est illégal. "Des mesures raisonnables ont été prises pour maîtriser des militants du Fdc qui voulaient perturber l'ordre public et les élections", a déclaré à l'Afp un haut responsable de la police, Felix Andrew Kaweesi.M. Besigye "sait très bien que le pouvoir de déclarer les résultats électoraux revient à la commission électorale", a-t-il ajouté...

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