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Actualités Internationales (1825)

L'ancien président de la commission l'Union africaine et candidat à l'élection présidentielle de 2016 du Gabon, Jean Ping, a refusé de se présenter  à une convocation de la police judiciaire (PJ) à Libreville, a constaté une journaliste de l'Afp.


"Je suis convoqué sans motif, on me dit de me présenter à la PJ (...) la PJ est barricadée, personne ne peut entrer, qu'est-ce que vous voulez que je fasse?", a déclaré l'opposant, qui est resté à son domicile toute la matinée malgré sa convocation à 10H00, heure locale, aux Affaires criminelles de la police judiciaire. Un important dispositif policier avait été mis en place devant les locaux de la police, où quelques dizaines de sympathisants s'étaient rendus pour manifester leur soutien à Jean Ping.

"Qui me convoque exactement là-bas et pourquoi? Moi je ne sais pas (...) mais quand on convoque quelqu'un à la PJ le vendredi c'est pour l'amener directement en prison", au moins le temps du weekend, a-t-il affirmé. "Moi je ne crains personne, je ne crains rien" a ajouté M. Ping. "On dit que le pouvoir est votre meilleur directeur de campagne.  S'ils m'arrêtent, vous croyez que ma publicité va baisser ou va monter? Interrogé par l'Afp, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie By Nze, a pour sa part déclaré ne pas connaitre "l'objet de la convocation". "Ces soupçons, je ne sais pas sur quoi ils sont fondés, mais le pouvoir en place, le gouvernement, ne craint pas une candidature de M. Ping", a affirmé le ministre. Toutefois, a-t-il ajouté, "l'Etat de droit c'est l'Etat de droit, et donc s'il y a des éléments qui amènent la justice ou la police à vouloir l'entendre, il vaudrait mieux pour lui se présenter". Le ministre a par ailleurs confirmé que l'Etat allait porter plainte contre Jean Ping suite notamment à la diffusion d'une vidéo sur les réseaux sociaux, où il disait vouloir "se débarrasser des cafards" dans la perspective de l'élection présidentielle.

AFP

Le chef de l'Etat angolais, José Eduardo dos Santos, a nommé sa fille, Isabel, la femme la plus riche d'Afrique, à la tête de la compagnie pétrolière publique Sonangol, selon un communiqué présidentiel. Après le renvoi du conseil d'administration, le président a renouvelé l'ensemble de ses membres, selon ce document. "Les nouvelles personnes nommées sont (notamment) Isabel dos Santos au poste de présidente du conseil d'administration", selon le décret.

Dans un communiqué, Isabel dos Santos a expliqué que la nouvelle équipe allait "diminuer le coût de production et optimiser les ressources, en vue d'augmenter la compétitivité internationale du secteur pétrolier angolais". Elle compte aussi "veiller à la transparence" dans le management de l'entreprise, responsable de la gestion des réserves de pétrole et de gaz de l'Angola. Fille aînée du président angolais, Isabel dos Santos, surnommée "la Princesse", est la femme la plus riche d'Afrique et la huitième fortune du continent, selon le magazine américain Forbes.

Son patrimoine est estimé à 3,3 milliards de dollars, dont une importante partie serait placée au Portugal, l'ancienne puissance coloniale de l'Angola, selon Forbes.Cette femme d'affaires de 43 ans et mère de trois enfants possède notamment en Angola 25 % du capital de la principale compagnie de téléphonie mobile Unitel et d'importantes parts dans la banque Bic.

AFP

Les Nations unies demandent 2.500 soldats et policiers supplémentaires pour renforcer leur mission au Mali, devenue l'une des plus dangereuses.

La mission de l'Onu au Mali (Minusma) a aussi besoin de moyens aériens et de forces de réaction rapide après une série d'attaques meurtrières qui ont fait 12 morts au cours du seul mois de mai, a précisé, hier, le porte-parole de l'Onu, Stephane Dujarric. Le Conseil de sécurité doit étudier ce renforcement de la Minusma et un allongement de son mandat lors d'un vote prévu le 29 juin. "Il est évident que la sécurité, en plusieurs endroits du Mali, se détériore. Le personnel de l'Onu l'a payé de son sang", a déclaré M. Dujarric. "Nous parlons de forces de réaction rapide, de moyens aériens et de soldats supplémentaires spécialisés dans les convois hautement sécurisés", a-t-il détaillé. Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, propose d'ajouter 2.049 soldats et 480 policiers à la Minusma, qui compte déjà 12.000 personnes.

Il demande notamment une force de réaction rapide de 650 soldats, une unité aérienne de 85 personnes et le déploiement de forces spéciales à Tombouctou et à Kidal (nord) pour le renseignement et la surveillance. Une équipe spéciale de 30 policiers serait basée à Bamako pour soutenir cet effort.  Dans un rapport transmis, cette semaine, au Conseil de sécurité, M. Ban avait indiqué que la mission au Mali avait besoin d'une unité d'hélicoptères d'attaque, de véhicules blindés pour le transport de troupes et d'hélicoptères de transport. Le chef de l'Onu avait aussi souligné la nécessité de développer le partage de renseignements.

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma utilise déjà des drones pour protéger ses bases. Un Casque bleu chinois et trois civils travaillant pour l'Onu au Mali ont été tués dans une double attaque, mardi soir, à Gao, dans le nord du pays.

AFP

Les membres du gouvernement sortant de Carlos Correia, démis de ses fonctions, le 12 mai, par M. Vaz, continuaient, jeudi, d'occuper leurs bureaux dans le Palais du gouvernement pour protester contre leur éviction, a-t-on appris auprès de ces ministres. Alors que le gouvernement limogé comportait 33 membres, celui de M. Dja en compte 31 (19 ministres et 12 secrétaires d'Etat), mais pas de ministre des Affaires étrangères, une vacance qui n'a donné lieu à aucune explication officielle. Les nouveaux membres du gouvernement, dont quatre femmes, ont été investis lors d'une cérémonie au Palais présidentiel, dans la foulée de leur nomination. Le ministre de l'Intérieur désigné, Botché Candé, dont le retour à ce poste constituerait une surprise après son limogeage, en novembre 2014, par le président Vaz, n'était pas présent et n'a pas confirmé s'il acceptait cette nomination. Cette investiture s'est déroulée sous sécurité renforcée, avec la présence de la garde présidentielle, en plus d'éléments de la police militaire, un corps d'élite de l'armée, et de la garde nationale (gendarmerie), déployés tout autour du Palais présidentiel et dans les rues avoisinantes, a constaté le correspondant de l'Afp.M. Dja a été nommé, le 26 mai, Premier ministre pour la deuxième fois, après une précédente désignation, en août 2015, dont le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc, au pouvoir) avait obtenu l'annulation par la Cour suprême.

M. Vaz a expliqué, le 27 mai, sa décision de rappeler M. Dja, comme le proposait le Parti de la rénovation sociale (Prs, opposition, deuxième formation du pays), par sa volonté de s'appuyer sur une nouvelle majorité, constituée des 41 députés du Prs et de 15 députés frondeurs du Paigc, soit 56 sièges sur 102 au Parlement.


La gendarmerie et la police burkinabè ont arrêté "six personnes étrangères", suspectées d'être impliquées dans les attentats qui ont fait 30 morts, le 15 janvier, à Ouagadougou, a-t-on appris de source sécuritaire.

"Six individus de nationalités étrangères ont été interpellés, le lundi 30 mai, à Ouagadougou", affirme un communiqué de la gendarmerie nationale, transmis à l'Afp. "Nous avons opéré des arrestations, en liaison avec l'attaque du 15 janvier", a, de son côté, indiqué le ministre burkinabè de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, devant la presse. Selon les premiers éléments de l'enquête, "ces personnes auraient hébergé et facilité l'action des auteurs de l'attentat de Ouagadougou et seraient en liaison avec le cerveau des attentats (qui est) toujours recherché", poursuit le communiqué.

M. Compaoré a également indiqué que ces arrestations ont été opérées grâce à une coopération entre les forces de sécurité du Burkina Faso et leurs "collègues" de la sous-région."Ce sont ces informations qui ont permis de faire des recoupements et d'opérer à ces arrestations. Nous allons petit à petit remonter la piste", a-t-il souligné. Le 15 janvier, un commando de trois assaillants ont attaqué l'hôtel Splendid, le café-restaurant Cappuccino, l'hôtel Yibi et le bar Taxi-Brousse, situé sur l'avenue Kwamé N'Krumah, la plus fréquentée de la capitale Ouagadougou. Ils ont tué 30 personnes, majoritairement des étrangers, et fait 71 blessés. Ces attaques ont été revendiquées par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les services de sécurité burkinabè détiennent, depuis les attentats de Ouagadougou, un Burkinabè de 38 ans pour son implication présumée dans ces attaques.

AFP

 Au moins neuf civils ont été tués et treize autres blessés dans une attaque de Boko Haram dans un village de la région de Diffa, dans le sud-est du Niger, ont annoncé les médias et une source sécuritaire. "Le village de Yébi a été le théâtre d'une attaque, mardi soir, de la nébuleuse Boko Haram. Le bilan est lourd : neuf mort et treize blessés", a précisé la télévision privé Ténéré. "Neuf personnes ont été tuées et treize blessées, dont trois gravement, lors d'une attaque, mardi, contre Yébi", a, de son côté, affirmé la radio privée Anfani.

Un véhicule chargé de marchandises a été emporté par les assaillants, qui ont fui vers le Nigeria, a souligné la télévision Ténéré. Une source sécuritaire a "confirmé" à l'Afp l'attaque de Yébi, sans cependant donner de bilan. Yébi est situé à quatre kilomètres de la ville-garnison de Bosso, sur les rives de la Komadougou Yobé, un cours d'eau qui sert de frontière naturelle avec le Nigeria, selon ces sources. Le 19 mai, six civils avaient été tués à Yébi, dont deux tués par balles, quatre brûlés vifs, et sept autres personnes ont été blessées dans un raid des insurgés islamistes, selon l'armée du Niger. Des membres de Boko Haram avaient "incendié" des habitations, le marché local et le bétail.

AFP

Le vice-président nigérian, Yemi Osinbajo, a lancé, hier, la plus vaste opération de nettoyage jamais entreprise dans le Delta du Niger, région de production de pétrole et théâtre de violences, où le président Muhammadu Buhari a finalement renoncé à se rendre. Cet ambitieux programme de nettoyage, estimé à 1 milliard de dollars, répond à une alerte lancée par l'Onu dès 2011, invitant le premier producteur de pétrole du continent africain à "restaurer un environnement dégradé".  C'est aussi l'une des revendications d'un nouveau groupe rebelle qui multiplie les attaques sur les plateformes off-shore et les oléoducs depuis le début de l'année.  Aucune raison officielle n'a été apportée à l'annulation de la visite de M. Buhari, mais ce premier déplacement présidentiel dans ce bastion de l'opposition était considéré comme un premier pas vers un dialogue avec les Vengeurs du Delta du Niger (Nda), des "terroristes économiques", selon l'armée. Sur leur site internet, les Nda se décrivent comme des "hors-la-loi émérites". 

Le nettoyage de l'environnement, détruit après des décennies d'extraction pétrolière, fait partie de leurs revendications, mais ils affichent également des velléités clairement indépendantistes pour les peuples du Delta.

AFP

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, va proposer de renforcer la mission des Nations unies au Mali, visée par une série d'attaques qui ont tué 12 Casques bleus au cours du seul mois de mai, a indiqué son porte-parole, hier.

Un Casque bleu chinois et trois civils travaillant pour l'Onu au Mali ont été tués dans une double attaque, mardi soir, à Gao, dans le nord de ce pays théâtre, ces dernières semaines, d'une recrudescence d'opérations meurtrières contre les forces maliennes et étrangères.

M. Ban s'est dit "indigné par les attaques terroristes qui ont eu lieu, hier, contre les Nations unies dans la ville de Gao, au Mali", a déclaré Stephane Dujarric, porte-parole du chef de l'Onu. L'assaut a été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), selon Site, une organisation américaine qui surveille les sites internet islamistes.

Ban Ki-moon a l'intention de présenter, dans les prochains jours, au Conseil de sécurité des propositions "visant à renforcer les positions et les capacités de la mission". Ces séries d'attaques meurtrières ont fait de la Minusma l'une des missions de l'Onu les plus dangereuses.

Le Conseil de sécurité a condamné, dans "les termes les plus fermes" et à l'unanimité, ces attaques, rappelant que s'en prendre à des Casques bleus constitue un crime de guerre. Les soldats qui servent cette mission doivent disposer des "équipements adéquats pour opérer dans un environnement dangereux et imprévisible, tel que le Mali", a ajouté M. Dujarric.

Le Nord du Mali est le théâtre d'attaques répétées depuis qu'il est tombé sous le contrôle de rebelles touareg qui se sont alliés à des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda en 2012. Déployée en juillet 2013, la Minusma compte 12.000 personnes. Elle utilise déjà des drones et d'autres technologies pour protéger ses bases.

Le porte-parole de M. Ban a semblé en revanche écarter l'idée de faire venir une brigade d'intervention pour protéger la Minusma, comme en République démocratique du Congo."La menace des groupes terroristes à laquelle nous sommes confrontés au Mali est différente de ce que nous voyons en Rdc", a affirmé M. Dujarric.

AFP

Trois policiers ont été tués, mardi, dans l'attaque d'un commissariat par des assaillants non identifiés dans la province de l'Oudalan, dans le nord du Burkina, à quelques kilomètres de la frontière malienne, a-t-on appris de sources gouvernementale et locale. "Dans la nuit de mardi à mercredi, un poste de police frontière, situé à Intangom, à 4 km de la frontière malienne, dans la province de l'Oudalan (...), a été attaqué par des individus non encore identifiés. Au cours de cette attaque, trois policiers ont été tués et des dégâts matériels ont été enregistrés", indique le gouvernement dans un communiqué transmis à l'Afp. Le gouvernement "appelle la population au calme et à la sérénité et à dénoncer tout cas suspect" auprès des "forces de défense et de sécurité", ajoute ce communiqué signé par le ministre de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré. Un peu plus tôt, un haut responsable administratif de la province de l'Oudalan, joint par l'Afp depuis Ouagadougou, avait indiqué que "trois policiers (avaient) été tués, hier (mardi), vers 20H00".  "Les assaillants étaient entre trois et quatre. Ils sont repartis vers le Mali après leurs forfaits (...). Ça s'apparente à une attaque terroriste vu le mode opératoire", avait ajouté cette source qui se trouvait, mercredi, sur les lieux de l'attaque.Ce responsable a ajouté que les assaillants avaient emporté les armes des policiers.Le gouvernement a précisé, dans son communiqué, que des opérations de "ratissage" étaient en cours pour retrouver les "assaillants".

Il s'agit de la deuxième attaque du même genre en moins de deux semaines visant un commissariat près de la frontière malienne.

AFP

Le leader de l’opposition mozambicaine, Afonso Dhlakama, terré dans le maquis, a dénoncé, hier, auprès des médias locaux et internationaux, une nouvelle offensive de l'armée contre sa base militaire de Gorongosa (centre).

"Vendredi dernier, le Frelimo [le parti au pouvoir] a, une nouvelle fois, voulu nous attaquer", a déclaré par téléphone M. Dhlakama aux journalistes rassemblés, hier, au siège du parti à Maputo, la capitale, depuis Gorongosa, la région où se concentrent les tensions militaires qui opposent actuellement le gouvernement à la Renamo, principal parti d’opposition.

“Mais pourquoi veulent-ils me tuer ?” a-t-il enchaîné, rappelant les précédentes tentatives d'assassinats l’ayant visé en 2015, et qui ont conduit depuis l’ancien rebelle de la guerre civile (1976-1992) à reprendre le maquis. Selon M. Dhlakama, l’armée avait déployé 12 blindés d’infanterie militaire et des contingents comprenant des mercenaires chinois, zimbabwéens, angolais et tanzaniens.

Une équipe de journalistes de l’Afp s’était rendue, jeudi dernier, à Vunduzi, à proximité de la base de Satunjira, et a alors constaté la présence d’une dizaine de blindés et de militaires. “Ils ont commencé à tirer de loin, et on les a laissé s’approcher (…). Puis, lorsqu’ils se sont approchés de trop près, ils ont été massacrés”, a-t-il ajouté, sans préciser le nombre de morts et de blessés.

Contacté par l'Afp, le porte-parole des forces de sécurité, Inacio Dina, a rejeté l'initiative de l'attaque sur la Renamo, sans donner de précisions sur l'affrontement en lui-même.

Les forces de la Renamo "attaquent les civils, les institutions et même les positions des forces armées. Et à chaque attaque, les forces armées se doivent de répondre pour protéger les populations", a-t-il ajouté, assurant que l'armée n'avait pas de mercenaires
étrangers. D’après le porte-parole, la Renamo a mené 18 attaques ces quinze derniers jours, faisant 7 morts et 30 blessés parmi les civils, principalement sur les axes routiers du centre du pays.

AFP

Huit personnes ont péri et une vingtaine ont été blessées, hier, à Nouakchott, lors d'une bousculade survenue durant une distribution d'aumône aux pauvres, a indiqué à l'Afp une source hospitalière dans la capitale mauritanienne.

Les personnes décédées sont "toutes des femmes âgées", leurs corps ont été transportés à l'hôpital principal de Nouakchott, où ont également été évacués "deux dizaines" de blessés, a affirmé cette source ayant requis l'anonymat.

La bousculade est survenue au centre de Nouakchott, dans une cour clôturée appartenant à un particulier, où des centaines de personnes se pressaient pour recevoir la "zakat" - l'aumône légale en Islam - distribuée par un homme d'affaires, selon des témoins. L'identité du mécène n'était pas connue dans l'immédiat. D'après ces témoins qui ont fait état de plusieurs morts et blessés dans la bousculade, les candidats à l'aide - des enveloppes d'argent - étaient surtout des hommes et femmes nécessiteux venus des zones pauvres de Nouakchott. Des civils chargés de gérer la sécurité durant la distribution ont été surpris par un mouvement de foule, qu'ils n'ont pu contenir, a précisé un des gardes à l'Afp.

AFP


Grève illimitée des cheminots, mobilisation relancée dans d'autres transports et secteurs : la crise sociale en France vire à la guerre d'usure faute d'issue prévisible à quelques jours de l'ouverture de l'Euro-2016 de football, le 10 juin.

Le trafic ferroviaire était très perturbé hier, avec seulement trois à quatre trains régionaux sur dix et 60 % des Tgv (train à grande vitesse) en circulation, selon la Société nationale des chemins de fer (Sncf), qui a évalué à 17 % le taux de grévistes. En banlieue parisienne, le scénario était le même partout pour les voyageurs tentant de rejoindre leur travail : gros retards pour les rares trains annoncés, qui roulaient bondés.  Les liaisons internationales étaient relativement épargnées, avec un trafic normal des trains pour le Royaume-Uni (Eurostar) et l'Allemagne, et 75 % maintenus à destination de la Suisse (Lyria) ou du Benelux (Thalys).
En pointe depuis mars de la fronde contre une réforme du droit du travail, le syndicat contestataire, Cgt, a assuré qu'il n'était "pas question de bloquer l'Euro", mais a accusé l'exécutif de refuser le dialogue.

"Si le gouvernement, demain, dit +on discute+, il n'y a plus de grève", a-t-il assuré. Selon lui, "cette semaine va être la semaine la plus forte de mobilisation depuis trois mois". La grève à la Sncf est la huitième depuis mars mais la première à durée illimitée. Le conflit porte avant tout sur des revendications liées au temps de travail. Mais la Cgt, majoritaire chez les cheminots, y a adjoint celle du "retrait" de la loi travail.

Le gouvernement socialiste refuse de céder sur cette réforme du code du travail. "Reculer serait une faute politique", a estimé le Premier ministre Manuel Valls. Le président François Hollande a réaffirmé que le projet "ne sera pas retiré". A la tête de l'opposition de droite, son prédécesseur Nicolas Sarkozy a dénoncé "la pagaille", "la chienlit" régnant en France et "la faiblesse" de l'exécutif. Pour le pouvoir, plombé par une impopularité record, la réforme du droit du travail doit permettre de déverrouiller le marché de l'emploi et de mieux lutter contre un chômage proche des 10 %. 

Mais ses détracteurs estiment qu'elle va accroître la précarité des salariés. Exigeant son retrait, ils ont multiplié, depuis mars, les manifestations, émaillées de violences. Une nouvelle journée d'action est programmée le 14 juin. A neuf jours de l'Euro, qui va drainer vers la France des dizaines de milliers de supporters, d'autres grèves sont prévues. Un mouvement illimité doit débuter, aujourd’hui, dans les transports parisiens.

AFP

Un tribunal saoudien a condamné à mort, hier, 14 personnes originaires de l'est du royaume, où se concentre la minorité chiite, a rapporté le quotidien Al-Riyadh dans son édition en ligne.

Les condamnés à mort font partie d'un groupe de 24 personnes qui étaient jugées pour "meurtre d'agents de sécurité et vol de passants à Awamiya". Une personne a été acquittée et les autres condamnées à des peines de prison allant de 3 à 15 ans, a ajouté le journal sans fournir d'autres précisions. Awamiya, une ville d'environ 30.000 habitants, est le théâtre d'incidents à répétition depuis le début, en 2011, du mouvement de protestation des chiites d'Arabie saoudite qui s'estiment marginalisés dans un pays à dominante sunnite. Des centaines de personnes ont été arrêtées dans cette ville et d'autres localités de la province orientale, selon Amnesty International. Au début de l'année, Awamiya a connu des protestations violentes après l'exécution de Nimr al-Nimr, un dignitaire chiite dissident, condamné à mort pour "terrorisme". Ce religieux avait été le principal animateur du mouvement de protestation. Il faisait partie, avec trois autres chiites, d'un groupe de 47 condamnés à mort qui avaient été exécutés le 2 janvier. Ali Adubisi, directeur de l'European saudi orgnisation for human rights, basée à Berlin, a indiqué ne pas avoir reçu de confirmation de la condamnation à mort de 14 personnes. "Nous savons que 24 personnes sont en jugement", a-t-il dit à l'Afp, ajoutant qu'elles étaient toutes originaires de la région de Qatif, où se trouve Awamiya.

AFP

Les forces kurdes appuyées par la coalition internationale ont ouvert un nouveau front contre le groupe jihadiste Etat islamique (Ei) dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, pays ravagé par la guerre, a rapporté, hier, une Ong.
Les combattants arabes et kurdes des Forces démocratiques syriennes (Fds) ont lancé, mardi, l'assaut pour reprendre à l'Ei la ville de Manbij, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (Osdh). Cette Ong, qui s'appuie sur un réseau de sources dans le pays, a affirmé que 15 civils, dont trois enfants, avaient été tués à Manbij, dans les raids aériens de la coalition dirigée par les Etats-Unis. Mais il n'était pas possible de vérifier ces affirmations.   "Ces dernières 24 heures, les Fds ont repris neuf villages et plusieurs champs à l'ouest de l'Euphrate", et elles se trouvent désormais à 18 km de Manbij, capturée par l'Ei en 2014, a précisé l'Ong.  Après avoir lancé, le 24 mai, une offensive contre l'Ei dans la province de Raqa, les Fds semblent ainsi étendre à l'ouest, dans la région d'Alep, leur combat contre le groupe extrémiste qui occupe de vastes régions de Syrie. Dans la province septentrionale de Raqa, les Fds, également soutenues par l'aviation de la coalition internationale, avancent lentement face à l'Ei, mais sans avoir encore enregistré des gains stratégiques.    La province de Raqa est contrôlée en grande majorité par l'Ei alors que celle d'Alep est partagée par plusieurs protagonistes -rebelles, régime, Ei, Front Al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda), les Fds.

AFP

Le chef du Front Polisario qui lutte pour l'indépendance du Sahara occidental, Mohamed Abdelaziz, 69 ans, est décédé, hier, des "suites d'une longue maladie", a annoncé le mouvement indépendantiste cité par l'agence algérienne Aps.

Mohamed Abdelaziz, dirigeant historique du mouvement indépendantiste et militant intransigeant, était, depuis 1976, à la tête du Polisario qui avait été fondé trois ans auparavant pour défendre, avec le soutien de l'Algérie, l'indépendance de l'ancienne colonie espagnole, annexée par le Maroc en 1975.

En Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil de huit jours et ouvert la réunion d'un Conseil des ministres par une minute de silence, en hommage au dirigeant indépendantiste, a annoncé la télévision. Le Polisario n'a pas fourni immédiatement de précisions sur les circonstances du décès du président de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), proclamée par le mouvement indépendantiste en 1976. "C'est une grande perte pour le peuple sahraoui", a déclaré à l'Afp un responsable du Polisario, Mohamed Keddad. "Il a sacrifié sa vie pour la libération du Sahara occidental. Il incarnait la sagesse, la pondération, l’engagement sincère et ferme pour la libération du Sahara occidental", a-t-il ajouté. En février dernier, Mohamed Abdelaziz était apparu affaibli en recevant le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, dans un camp de réfugiés à Tindouf, en territoire algérien.

Un plan de l'Onu pour un référendum d'autodétermination de ce territoire est bloqué depuis 1992 par le Maroc qui milite en faveur d'une large autonomie sous sa propre souveraineté. Une Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) y supervise depuis un cessez-le-feu formellement proclamé par le Polisario en septembre 1991. Mohamed Abdelaziz est un Reguibi, une des trois grandes tribus sahraouies, de la fraction des Fokra. Il a fait ses études primaires et secondaires dans le sud marocain où ses parents se sont installés au milieu des années 1950. Son père était un ancien sous-officier de l'armée royale marocaine.

A la fin des années 1960, il est à Rabat et Casablanca où il rencontre les premiers militants nationalistes sahraouis qui fréquentaient alors les universités marocaines. Dans ces milieux très activistes, il fait ses premières armes dans la politique, avant de passer à la lutte clandestine, puis ouverte. Aux côtés de Mustapha Sayed el-Ouali, il participe à la création du Front Polisario en mai 1973, et en devient un des principaux chefs militaires. Avec Brahim Ghali, il organise les premiers raids contre les garnisons espagnoles.  Il participe lui-même aux opérations et continuera de le faire pendant quelques années lorsqu'il devient le "numéro un" sahraoui, en 1976.  A la tête du Polisario, M. Abdelaziz abandonne progressivement l'anonymat militaire pour acquérir progressivement la stature d'homme d'Etat.

AFP

Le chef du Front Polisario qui lutte pour l'indépendance du Sahara occidental, Mohamed Abdelaziz, 69 ans, est décédé, hier, des "suites d'une longue maladie", a annoncé le mouvement indépendantiste cité par l'agence algérienne Aps.

Mohamed Abdelaziz, dirigeant historique du mouvement indépendantiste et militant intransigeant, était, depuis 1976, à la tête du Polisario qui avait été fondé trois ans auparavant pour défendre, avec le soutien de l'Algérie, l'indépendance de l'ancienne colonie espagnole, annexée par le Maroc en 1975.

En Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil de huit jours et ouvert la réunion d'un Conseil des ministres par une minute de silence, en hommage au dirigeant indépendantiste, a annoncé la télévision. Le Polisario n'a pas fourni immédiatement de précisions sur les circonstances du décès du président de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), proclamée par le mouvement indépendantiste en 1976. "C'est une grande perte pour le peuple sahraoui", a déclaré à l'Afp un responsable du Polisario, Mohamed Keddad. "Il a sacrifié sa vie pour la libération du Sahara occidental. Il incarnait la sagesse, la pondération, l’engagement sincère et ferme pour la libération du Sahara occidental", a-t-il ajouté. En février dernier, Mohamed Abdelaziz était apparu affaibli en recevant le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, dans un camp de réfugiés à Tindouf, en territoire algérien.

Un plan de l'Onu pour un référendum d'autodétermination de ce territoire est bloqué depuis 1992 par le Maroc qui milite en faveur d'une large autonomie sous sa propre souveraineté. Une Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) y supervise depuis un cessez-le-feu formellement proclamé par le Polisario en septembre 1991. Mohamed Abdelaziz est un Reguibi, une des trois grandes tribus sahraouies, de la fraction des Fokra. Il a fait ses études primaires et secondaires dans le sud marocain où ses parents se sont installés au milieu des années 1950. Son père était un ancien sous-officier de l'armée royale marocaine.

A la fin des années 1960, il est à Rabat et Casablanca où il rencontre les premiers militants nationalistes sahraouis qui fréquentaient alors les universités marocaines. Dans ces milieux très activistes, il fait ses premières armes dans la politique, avant de passer à la lutte clandestine, puis ouverte. Aux côtés de Mustapha Sayed el-Ouali, il participe à la création du Front Polisario en mai 1973, et en devient un des principaux chefs militaires. Avec Brahim Ghali, il organise les premiers raids contre les garnisons espagnoles.  Il participe lui-même aux opérations et continuera de le faire pendant quelques années lorsqu'il devient le "numéro un" sahraoui, en 1976.  A la tête du Polisario, M. Abdelaziz abandonne progressivement l'anonymat militaire pour acquérir progressivement la stature d'homme d'Etat.

AFP

Au moins quatre personnes ont été tuées dans le centre du Nigeria lors de deux jours de violences, à la suite de propos blasphématoires présumés qu'aurait tenus un commerçant chrétien contre le prophète Mahomet sur les réseaux sociaux, ont indiqué, hier, des habitants à l'Afp.  Methodus Chimaije Emmanuel, un jeune homme de 24 ans, a été lynché à mort par la foule, dimanche, accusé d'avoir posté des commentaires blasphématoires sur sa page Facebook, a expliqué Abdullahi Sallau, un habitant de la ville de Pandogari, dans l'Etat du Niger (Nigeria). Son récit a été confirmé par un autre habitant et par l'armée. M. Emmanuel dont les parents sont originaires du sud du pays, majoritairement chrétien, est né et a grandi à Pandogari. Il était parti se cacher après la publication de ses commentaires, mais la foule l'a retrouvé. "Ils ont décidé de se faire justice eux-mêmes et l'ont lynché, même si ses parents avaient dit qu'ils étaient révulsés par ce que leur fils a posté sur Internet", a confié Misbahu Malami, un autre habitant. L'armée et la police ont procédé à des arrestations et un couvre-feu a été imposé pour tenter de restaurer le calme. La foule, en fureur, a mis des magasins à sac et brûlé une église pour demander la libération des suspects.  Des soldats ont ouvert le feu lundi, abattant 3 personnes et en blessant 3 autres, selon M. Abdullahi Sallau.  L'armée n'a pas confirmé le bilan de quatre morts, mais affirmé qu'un des tués était un membre des services de sécurité.  Les militaires "sont intervenus rapidement pour restaurer l'ordre, et ont imposé un couvre-feu dès la tombée de la nuit", mais lundi, une foule de gens ont décidé de se regrouper sur l'un des axes principaux de la ville, forçant l'armée à se déployer plus largement, a commenté le porte-parole de l'armée, le Major Nc Agwu. "Malheureusement, une église, une maison et un commerce ont été brûlés, tandis que 25 autres magasins ont été pillés", a-t-il ajouté.

AFP

A dix jours de l'ouverture de l'Euro 2016 de football, le gouvernement français tente d'éviter l'embrasement après trois mois de fronde contre un projet de réforme du code du travail à laquelle devait s'ajouter, hier soir, une grève dans les transports.Pour la huitième fois depuis début mars, les employés de la Société nationale des chemins de fer français (Sncf) sont appelés à cesser le travail, cette fois-ci pour une grève illimitée.

Selon la Sncf, les perturbations dans les transports qui se feront sentir aujourd’hui seront significatives mais pas paralysantes. 60 % des TGV et 30 à 40 % des trains régionaux circuleront. A l'international, la Sncf prévoit un trafic normal sur Eurostar (Royaume-Uni) et Alleo (Allemagne), 75 % des Lyria (Suisse) et Thalys, et seulement 40 % des Ellipsos (Espagne) et un tiers des trains SVI (Italie). Centré sur le temps de travail des cheminots, ce conflit n'est pas directement lié à la fronde animée par les syndicats contestataires contre la réforme du code du travail défendue par le gouvernement.

Soucieux d'apaiser ce foyer secondaire, l'exécutif a fait pression pour faire aboutir les négociations entre les cheminots et la direction de la Sncf.

De même, il a annoncé une revalorisation du salaire des enseignants qui, traditionnellement, votent à gauche. La veille, il avait sauvegardé des crédits pour la recherche.  "Noël est en mai", a ironisé le président du Sénat, Gérard Larcher (droite), tandis que le quotidien Le Monde titrait "le gouvernement cherche la paix sociale".

AFP

Des organisations ivoiriennes de défense des droits de l'Homme, parties civiles au procès de Simone Gbagbo, l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire, ont annoncé, lundi, leur refus d’y participer, dénonçant, à la veille de son ouverture, un jugement "organisé à la va-vite". Dans un communiqué conjoint, la Fédération internationale des droits de l'Homme (Fidh), la Ligue ivoirienne des droits de l'Homme (Lidho) et le Mouvement ivoirien des droits de l'Homme (Midh) qui disent représenter "près de 250 victimes", ont annoncé leur décision de "se tenir à l'écart de ce procès". "Nos avocats n'ont pas eu accès à toutes les étapes de la procédure. N'y ayant pas eu accès, sur quelle base vont-ils défendre leurs dossiers ?" s'interroge Pierre Kouamé Adjoumani, président de la Lidho, joint par l'Afp."Cela ne servira à rien d'aller faire de la simulation", a-t-il ajouté, évoquant un procès qui manque de "pertinence". Mme Gbagbo "est accusée de +crime contre l'humanité+, un acte qu'elle aurait commis en bande organisée, alors pourquoi est-elle jugée seule ? " se demande encore Pierre Kouamé Adjoumani. Déjà condamnée par la justice de son pays à 20 ans de prison pour "atteinte à la sureté de l'Etat", l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire comparaîtra, demain, à Abidjan, dans un nouveau procès court-circuitant la Cour pénale internationale (Cpi) qui la réclame, et qui juge actuellement son époux, Laurent Gbagbo.

AFP 

Tous les matins, en se rendant à l'Institut d'études islamiques, Wang Yue se voit rappeler qu'il peut aimer à la fois l'Etat chinois et Allah, même si le pays doit passer en premier. Gravé dans le marbre blanc en lettres d'or à l'entrée de l'institut, le slogan "Aimer le pays, aimer la religion" se retrouve dans tout le campus. 

Un slogan qui cache un paradoxe de taille dans un pays dirigé par le Parti communiste chinois (Pcc), parti unique et officiellement athée. Mais les étudiants de l'institut de Yinchuan (nord), l'un des plus importants de Chine, ne voient guère de contradictions entre les enseignements de Marx et ceux de Mahomet. "Aimer son pays, c'est aussi être un homme bon et un bon musulman", dit Wang, en quatrième et dernière année d'études islamiques. "Marxisme et religion ne sont pas contradictoires, et comprendre les religions et les théories des autres peut aider à mieux comprendre sa propre foi", assure-t-il.

La Constitution chinoise prévoit la liberté de culte tout en imposant de sévères limites à ce principe puisqu'elle ne reconnaît que cinq religions dont la pratique est, en outre, strictement encadrée.Le président Xi Jinping l'a rappelé, en avril, lors d'une conférence gouvernementale : les religions en Chine doivent suivre la direction du Parti communiste. 

"Nous devons guider et éduquer les milieux religieux et leurs fidèles avec les valeurs fondamentales du socialisme", a-t-il alors déclaré, selon l'agence officielle Chine nouvelle. "Il faut résolument combattre les infiltrations étrangères utilisant des moyens religieux et empêcher les déviations idéologiques par des extrémistes", a ajouté le président. L'islam chinois est pratiqué principalement par les Hui, des Chinois ethniquement classés à part mais bien intégrés et très proches de la majorité Han, et par les Ouïghours, la minorité turcophone du Xinjiang, culturellement voisins de l'Asie centrale. Sunnites comme les Hui, les Ouïghours sont dans le collimateur des autorités en raison des violences survenues, ces dernières années, au Xinjiang, attribuées, par Pékin, à l'"extrémisme religieux", au "séparatisme" et au "terrorisme" d'inspiration jihadiste.L'Islam existe en Chine depuis plus d'un millier d'années, arrivé avec les commerçants arabes par la mer et par la route de la Soie, et le pays compte, aujourd'hui, huit instituts d'études islamiques administrés par l'État.

- Marteau, faucille et croissant
Dans celui de Yinchuan, Wang Yue et ses camarades récitent en chœur, durant leur cours d'arabe, les "valeurs fondamentales du socialisme" et du "patriotisme" devant un tableau noir orné de la faucille et du marteau. Ces étudiants sont "conscients" du paradoxe, mais les Hui s'en accommodent facilement, après avoir été "soumis tellement longtemps à la propagande politique, particulièrement la génération des années 1960 et 70", explique Timothy Grose, professeur d'études chinoises de l'Institut de technologie de Terre Haute (Indiana, Usa).  "Traditionnellement, les musulmans Hui ont occupé une pléiade de positions militaires et gouvernementales", relève-t-il, et "les Hui ont pu bénéficier du développement national". "C'est plus facile d'aimer un gouvernement qui vous aide à devenir riche".La prospérité apparente de Yinchuan, capitale du Ningxia, en est la preuve, avec ses avenues flambant neuves, ses pancartes trilingues (chinois, arabe et anglais) et sa foire commerciale annuelle Chine/Moyen-Orient.Malgré les signes de réussite, l'éducation islamique à la mode chinoise ne fait pourtant pas l'unanimité dans la communauté musulmane.

- 'Pas besoin du gouvernement'
"L'enseignement des instituts islamiques, ce n'est pas l'Islam, ce n'est pas de la religion, c'est de la propagande officielle", explique un imam rencontré dans une mosquée de la ville, en refusant de donner son nom complet. "Les officiels savent qu'ils feront des imams qui enseignent ce qu'on leur a raconté", assure-t-il, avant d'ajouter : "On n'a pas besoin du gouvernement pour nous parler de religion". Les écoles religieuses dépendantes des mosquées donnent, de leur côté, des cours d'Islam sans référence au marxisme et au patriotisme. Mais leurs diplômés devront passer un test officiel avant d'être autorisés à prêcher.  A l'Institut, bâti dans les années 1980 et largement financé par la Banque du développement islamique d'Arabie saoudite, les étudiants se disent satisfaits de leur sort. Hai Jun, en troisième année, estime que la situation des musulmans de Chine s'est nettement améliorée depuis l'époque de son grand-père qui a vécu des temps "très difficiles". "Sa génération ne pouvait pas faire le hadj, nous, on le peut", résume-t-il en évoquant le pèlerinage à La Mecque, un des cinq piliers de l'Islam.

AFP 

La fronde sociale en France s'arrêtera-t-elle avant le début de l'Euro-2016 de football ? Après trois mois de manifestations et à douze jours du coup d'envoi de la compétition, l'annonce de nouvelles grèves dans les transports a renforcé, hier, les inquiétudes. 

La grogne porte sur une réforme du droit du travail que le gouvernement socialiste, englué dans une impopularité record, veut mener à bout malgré l'opposition d'une partie de son camp.
Des revendications sectorielles se sont greffées à ce mouvement social, avec des grèves prévues à partir d’aujourd’hui dans les chemins de fer, à partir de jeudi dans le métro parisien, et bientôt chez les pilotes de la compagnie Air France.

Dégradations en marge des manifestations, affrontements entre les forces de l'ordre et des militants, stations-service à sec..., le comité du tourisme de Paris s'est alarmé des conséquences de ces "événements sociaux" pour l'image du pays. "Les scènes de guérilla en plein Paris, relayées dans le monde entier, renforcent le sentiment de crainte et d'incompréhension des visiteurs dans un contexte déjà anxiogène", a souligné son président, Frédéric Valletoux. Pour lui, après un début d'année plombé par les attentats de novembre à Paris, "il est encore temps de sauver la saison touristique en mettant fin à ces blocages" avant l'Euro-2016 (10 juin-10 juillet). Après une série de manifestations dans toute la France, la contestation a gagné récemment le secteur pétrolier. Pour éviter la pénurie de carburant, le gouvernement a ordonné le déblocage des dépôts et puisé dans les réserves stratégiques.Malgré ces efforts, six des huit raffineries du pays étaient toujours à l'arrêt ou au ralenti hier, selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Et le secteur des matériaux de construction a indiqué souffrir de ruptures d'approvisionnement.

La fronde menaçait aussi de gagner le secteur des transports, stratégique pour les centaines de milliers de fans de foot attendus pendant la compétition.  Dans les chemins de fer, où des négociations sur le temps de travail entrent dans leur phase finale, une grève reconductible est prévue à partir de ce soir. De leur côté, les pilotes du syndicat majoritaire d'Air France ont voté, hier, le principe d'une grève d'au moins six jours pour contester la baisse prochaine de leur rémunération. Si aucune date n'a été fixée, il y aura "forcément des actions en juin", selon un porte-parole. "Nous sommes le seul pays à pratiquer ce phénomène franco-français qui consiste à mettre le bazar au moment où on a envie de faire venir les gens", a déploré le député d'opposition Luc Chatel (droite). Plus polémique, le chef de l'organisation patronale Medef, Pierre Gattaz, a accusé les leaders du syndicat contestataire Cgt de se comporter "un peu comme des voyous, comme des terroristes". 

AFP 

Le chef jihadiste français Omar "Omsen" Diaby, considéré comme un important recruteur de volontaires partis combattre en Syrie et qui avait fait circuler l'annonce de sa mort, est en fait bien vivant, selon la chaîne de télévision France 2. Pour l’émission "Complément d'enquête" qui sera diffusée jeudi, le journaliste Romain Boutilly est entré en contact avec lui, d'abord via des proches, puis les réseaux sociaux. Il a ensuite envoyé dans son camp en Syrie, dans la région de Lattaquié, un caméraman syrien pour parler avec ce commandant d'une katiba (cellule) d'une trentaine de jeunes Français, la plupart originaires comme lui de la région de Nice (sud). "L'émir Omar Omsen n'est pas mort. L'annonce de sa mort a été répandue pour une raison bien précise", explique Omar Omsen, 40 ans, dans un contact via Skype avec le journaliste. Il précise avoir mis en scène sa mort, qui avait été annoncée sur Twitter par des parents, "afin de pouvoir sortir de Syrie pour subir une importante opération chirurgicale dans un pays voisin", sans être repéré par les services de renseignement. Ces derniers le traquent en application d'un mandat d'arrêt international émis par Paris. 

AFP 

Un tribunal koweïtien a condamné, hier, trois membres de la famille régnante des Al-Sabah et quatre autres personnes à diverses peines de prison pour insulte à l'émir et à des juges sur Internet, selon une source judiciaire. Les trois membres de la famille Al-Sabah et deux autres personnes ont écopé de cinq ans de prison chacun, une sixième personne à un an de prison et une septième à dix ans de prison par contumace. Cheikh Adhbi ben Fahad Al-Sabah, ancien chef de la police politique et frère du puissant patron des instances sportives koweïtiennes, cheikh Ahmed al-Fahd Al-Sabah, figure parmi les condamnés. Cheikh Adhbi est le neveu de l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah. Les condamnés font partie d'un groupe de 13 personnes accusées d'avoir utilisé Twitter et la messagerie WhatsApp pour insulter l'émir et accuser des juges d'avoir accepté des pots-de-vin, selon l'énoncé du verdict. Si les comptes Twitter sont publics, la messagerie WhatsApp est en théorie privée.

AFP

Les forces irakiennes ont donné l'assaut, hier, à Fallouja, bastion du groupe Etat islamique (Ei) situé à seulement 50 km de Bagdad, marquant une nouvelle phase de combat urbain dans l'offensive lancée il y a une semaine pour reprendre la ville.

Plus au nord, les forces kurdes ont annoncé, hier, avoir "atteint les objectifs clés" d'une opération lancée la veille, en reprenant aux jihadistes neuf villages à l'est de Mossoul, "capitale" autoproclamée de l'Ei en Irak. Conduites par le service d'élite du contre-terrorisme (Cts), l'unité de combat irakienne la mieux entraînée, les forces gouvernementales sont entrées dans la ville de Fallouja par trois directions avant l'aube."Les forces irakiennes sont entrées dans Fallouja avec le soutien aérien de la coalition internationale (dirigée par les Etats-Unis) et de l'armée de l'air irakienne, ainsi que l'appui de l'artillerie et des chars", selon le général Abdelwahab al-Saadi, commandant de l'opération. Les forces irakiennes ont réussi à reprendre certaines zones dans la banlieue sud et des positions à la périphérie nord et est, selon des officiers. Des dizaines de milliers de membres des forces armées irakiennes et des unités paramilitaires des Hached al-Chaabi (Mobilisation populaire) --constituées principalement de milices chiites proches de l'Iran-- participent à l'offensive sur Fallouja depuis une semaine.Première cité à tomber aux mains de l'Ei dès janvier 2014, Fallouja représente avec Mossoul les objectifs principaux de la coalition internationale.

AFP

Le président Yahya Jammeh a voué aux enfers le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, et l'Ong Amnesty International qui réclament l'ouverture d'une enquête suite à la mort d'un opposant en détention, dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique.

"Ban Ki-moon et Amnesty International peuvent aller en enfer ! Qui sont-ils pour exiger cela ?" s'exclame M. Jammeh, interrogé sur l'opposant Solo Sandeng. Ce dernier est mort en détention, en avril dernier, selon le Parti démocratique uni (Udp, opposition).

"Où est le problème ? Des gens qui meurent en détention ou pendant un interrogatoire, c'est très commun. Là, une seule personne est morte, et ils veulent une enquête ? Personne ne me dira que faire dans mon pays", poursuit M. Jammeh, qui dirige la Gambie d'une main de fer depuis 1994 et est connu pour ses déclarations virulentes.

Se disant "fier" d'être qualifié de "dictateur" par les Occidentaux, "habitués à ce que les chefs d'Etat africains ne soient que des béni oui-oui", il se considère comme "un dictateur du développement".

"Lorsque j'ai pris le pouvoir, ce pays était un des plus pauvres au monde ; il ne l'est plus. Il y a une opposition, un Parlement, un système de santé fiable..." énumère-t-il.La Gambie reste classée comme un des pays les plus pauvres de la planète, mais "à quoi sert-il d'avoir un taux de croissance à deux chiffres quand la moitié des écoles sont vides parce que les enfants sont obligés de travailler ?" déclare-t-il. "J'ai un problème avec les institutions de Bretton Woods. Ma croissance, ma prospérité, c'est moi qui les définis", estime-t-il.

Yahya Jammeh est parvenu au pouvoir par un coup d'Etat sans effusion de sang en 1994, puis élu en 1996, réélu tous les cinq ans depuis et candidat au scrutin présidentiel prévu en décembre.

"Je serai président aussi longtemps que Dieu et mon peuple le voudront", martèle-t-il, en rejetant la limitation des mandats.Alors que l'opposition réclame des réformes électorales et manifeste régulièrement à Banjul, M. Jammeh fustige de "pseudo-opposants" et affirme qu'il ne se laissera pas chasser du pouvoir.

AFP

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