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Actualités Internationales (1369)

AFP - Le ministre de la Justice de l'Etat de Washington (nord-ouest) a déposé, hier, une plainte demandant l'arrêt immédiat de l'application du décret sur l'immigration de Donald Trump, qu'il considère contraire à la Constitution.
"Personne n'est au-dessus de la loi, pas même le président", a déclaré le ministre démocrate Bob Ferguson lors d'une conférence de presse. "Et au tribunal, ce n'est pas toujours celui qui parle le plus fort qui l'emporte. C'est la Constitution". La plainte de M. Ferguson, la première du genre, cible le nouveau président américain ainsi que de hauts responsables de l'administration, notamment au département de la Sécurité intérieure. Le décret, annoncé vendredi, prévoit des contrôles renforcés aux frontières, destinés à stopper l'entrée éventuelle de "terroristes islamiques radicaux", et interdit l'entrée aux Etats-Unis de ressortissants de sept pays à majorité musulmane.Cette interdiction, accueillie avec indignation aux Etats-Unis et dans le monde entier, sépare des familles "et sape l'intérêt souverain de Washington à rester un endroit accueillant pour les immigrés et les réfugiés", a pointé M. Ferguson.
Plusieurs grandes entreprises basées dans l'Etat de Washington, dont Amazon et Expedia, ont joint des déclarations à la plainte expliquant les conséquences du décret sur leurs opérations et leurs employés.
"Jusqu'à ce que le Congrès mette l'administration devant ses responsabilités pour les traumatismes moraux et juridiques évidents subis par des personnes innocentes et qui entrent dans notre pays en respectant la loi, il appartient aux Etats de protéger et de mettre en avant les droits des gens qui résident à l'intérieur de nos frontières", a aussi noté le gouverneur démocrate de l'Etat de Washington, Jay Inslee, lors de la même conférence de presse.

 

Six personnes ont été tuées et huit autres blessées dimanche 29 janvier, dans la soirée (heure locale) au cours d'une fusillade au Centre culturel islamique de la ville de Québec (CCIQ), province francophone à l'est du Canada. Un périmètre de sécurité a été établi, tandis que deux suspects ont été appréhendés. L'un des deux a appelé la police pour se rendre, a indiqué lundi Denis Turcotte, inspecteur de la police de Québec.

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Sources : Rfi

"Le Soleil Online" en partenariat avec France Médias Monde

AFP - Les fonctionnaires ivoiriens, en grève depuis le 9 janvier pour une revalorisation salariale, ont suspendu, "pour un mois", leur mouvement et appelé à la reprise du travail lundi prochain, a-t-on appris, hier, de sources syndicales.

Réunie en assemblée générale, la plateforme qui regroupe une cinquantaine de syndicats de fonctionnaires, à l’origine de la protestation, a "décidé de suspendre, pour un mois, son mot d'ordre de grève afin de donner une chance aux discussions à venir", a-t-elle annoncé dans un communiqué transmis à l'Afp. Les organisations syndicales "invitent par conséquent les fonctionnaires (...) à reprendre le travail dès lundi 30 janvier 2017", poursuit le texte.

Toutefois, les fonctionnaires ont marqué leur "insatisfaction concernant le paiement des stocks d'arriérés d'un montant global de 243 milliards de FCfa (environ 371 millions d'euros) pour près de 130.000 travailleurs, soit près 80 % de l'effectif de la fonction publique". Ils "invitent instamment le gouvernement à faire des propositions de paiement de ce stock pour éviter un autre mouvement de protestation". "Nous sommes tombés d'accord (...) nous avons obtenu satisfaction sur cinq des six points de revendications", avait auparavant déclaré à l'Afp Théodore Gnagna Zadi, président de la plateforme.

M. Zadi qui avait eu une rencontre, jeudi, avec le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, a fait état d'"avancées inespérées" dans les discussions, notamment sur la question des retraites. Les grévistes demandent des augmentations de salaires, le paiement de certains arriérés de primes et protestent contre une réforme des retraites intervenue en 2012 et dont les premiers effets se font sentir en 2016, avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi.

AFP - L'homme fort de la droite française François Fillon bataillait hier pour préserver ses chances à la présidentielle en cherchant à lever les soupçons d'emploi fictif visant son épouse, une retentissante affaire qui éclipse la primaire socialiste dans sa dernière ligne droite.

Depuis plusieurs jours, l'affaire baptisée "Penelopegate" enflamme les réseaux sociaux et la classe politique tandis que l'équipe de campagne du candidat fait bloc pour déminer la situation avant un meeting de leur champion à Paris demain.Alors que son mari a fait de l'intégrité en politique un thème phare de sa campagne, Penelope Fillon est soupçonnée d'avoir été rémunérée à hauteur de 500.000 euros sur près de dix ans pour un travail jamais effectué. Cette accusation mercredi de l'hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné - poil à gratter de la politique française - est "abjecte", s'est insurgé François Fillon, venu clamer jeudi soir à la télévision son "dégoût".

La justice française a néanmoins ouvert une enquête sur les salaires d'assistante parlementaire versés à Penelope Fillon par son mari - alors député - puis par le suppléant de ce dernier, entre 1998 et 2007. A trois mois du premier tour de la présidentielle, le scandale est hautement embarrassant pour le candidat de la droite, présenté jusqu'ici dans tous les sondages comme favori, au coude à coude avec la cheffe de file de l'extrême droite Marine Le Pen. Car Penelope Fillon, mère de cinq enfants, s'était jusqu'alors toujours présentée comme une femme au foyer, une "paysanne" aimant passer du temps dans son château de Beauce (ouest). "Ma femme travaille avec moi depuis toujours", s'est défendu François Fillon. Elle a "corrigé mes discours", elle "a reçu d'innombrables personnes qui voulaient me voir et que je ne pouvais pas voir", "m'a représenté dans des manifestations et des associations" et fait "la synthèse de la presse", a-t-il affirmé, ajoutant qu'il avait aussi confié des missions ponctuelles à deux de ses enfants. Cette explication, livrée "avec force et solidité" selon la députée de droite Nathalie Kosciusko-Morizet, semble peiner à convaincre de nombreux Français, échaudés par plusieurs scandales passés.

AFP - Quelque 1.500 Mauriciens ont manifesté à l'appel de l'opposition hier dans Port-Louis contre la nomination de Pravind Jugnauth au poste de Premier ministre suite à la démission de son père, dénonçant une succession de type monarchique et réclamant de nouvelles élections. Pravind Jugnauth a été nommé Premier ministre lundi à la suite de la démission de son père, Sir Anerood Jugnauth, 86 ans, avant la fin de son mandat prévue en 2019.
 Il a été désigné à ce poste par la présidente en tant que chef du Mouvement socialiste mauricien (MSM), le principal parti de la coalition au pouvoir.  Mais sa désignation suscite un fort rejet de l'opposition, qui dénonce une transmission du pouvoir par héritage familial, et a d'ailleurs boycotté sa prestation de serment. "La foule a envoyé un message clair au gouvernement: donnez-nous les élections partielles et les élections générales", a déclaré le leader de l'opposition, Xavier-Luc Duval, s'adressant aux manifestants qui ont défilé pacifiquement pendant une heure à proximité du siège du gouvernement.   Vêtus de noir pour symboliser le "deuil de la démocratie", ils scandaient des slogans tels que "Deal Papa-piti nou palé" (Nous ne voulons pas de l'accord père-fils) et brandissaient des pancartes noires avec, écrits en blanc, les messages: "Constitution pas payasson (sic)" ou "Non à la monarchie".

La tension est encore montée d'un cran, hier, entre le président mexicain et son homologue américain, Donald Trump, avec l'annulation de la visite Pena Nieto à Washington, en pleine discorde sur le mur à la frontière et le traité Alena.

"Ce matin, j'ai informé la Maison blanche que je n'assisterai pas à la réunion de travail programmé, mardi prochain, avec @Potus", a écrit Pena Nieto dans un message sur Twitter.

Une réponse au tweet cinglant du président Trump à cinq jours d'une rencontre prévue entre les deux dirigeants à la Maison blanche : "Si le Mexique n'est pas prêt à payer le mur, qui est vraiment nécessaire, ce serait mieux d'annuler la rencontre à venir". Donald Trump a signé, mercredi, un décret donnant le coup d'envoi, largement symbolique à ce stade, à ce projet de construction d'un mur le long de l'immense frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, sa promesse de campagne la plus emblématique.

Pena Nieto avait condamné, la veille, la décision des Etats-Unis de continuer la construction du mur qui, depuis des années, "au lieu de nous unir, nous divise". "Nous chercherons une autre date pour organiser quelque chose à l'avenir. Nous allons maintenir les lignes de communication ouvertes", a tempéré le porte-parole de la Maison blanche, Sean Spicer, après l'annonce de l'annulation.

"Le Mexique réitère sa volonté de travailler avec les Etats-Unis pour parvenir à des accords bénéfiques pour les deux nations", a, de son côté, écrit le président mexicain dans un autre message sur Twitter. Car les deux pays doivent également discuter du traité de libre-échange Aléna signé entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada. Un sujet également au cœur des tensions entre Washington et Mexico depuis que Trump a menacé, la semaine dernière, de quitter s'il n'obtenait pas un "accord équitable".

Concernant l'immigration que Donald Trump a promis de combattre, il a déjà signé un autre décret, mercredi, pour appliquer plus sévèrement la législation. Il prévoit aussi de réduire les financements fédéraux de Washington pour les quelque 200 "villes sanctuaires" aux Etats-Unis qui accueillent depuis des décennies des immigrés clandestins.

AFP

La Suisse a interpellé, hier, un ancien ministre de l'Intérieur de Gambie, Ousman Sonko, soupçonné de tortures et exécutions sous le régime de l'ex-président Yahya Jammeh.

"Il a été interpellé. Il sera entendu prochainement", a indiqué à l'Afp le porte-parole du procureur du canton de Berne, Amaël Gschwind. L'opération de police s'est déroulée dans la région de la capitale suisse (centre), où Ousman Sonko a déposé une demande d'asile en novembre dernier, soit près de deux mois après avoir été limogé de son poste de ministre qu'il occupait depuis 2006. En septembre dernier, M. Sonko avait également tenté d'obtenir l'asile en Suède, quelques jours après son limogeage.  Son interpellation en Suisse fait suite à une "dénonciation pénale" déposée par l'organisation non gouvernementale Trial International, basée à Genève et luttant contre l'impunité dans le monde. "En tant que responsable des lieux de détentions, M. Sonko ne pouvait ignorer les tortures qui s'y pratiquaient à grande échelle contre les dissidents politiques, journalistes et défenseurs des droits humains", a déclaré Bénédict de Moerloose, responsable du département Droit pénal et enquêtes de l'Ong. Selon Trial International, M. Sonko est entré sur le territoire suisse le 10 novembre 2016. Le Secrétariat d'Etat aux migrations a confirmé, hier à l'Afp, avoir reçu une demande d'asile. Avant de diriger le ministère de l'Intérieur, Ousman Sonko occupait le poste d'inspecteur général de la police gambienne. Et avant ça, il était commandant du premier bataillon d'infanterie de l'armée gambienne.

AFP

Les deux finalistes de la primaire socialiste de dimanche, Manuel Valls et Benoît Hamon, ont exposé posément, mercredi soir, lors d'un débat télévisé, leurs profondes divergences, autour du travail ou de la laïcité, à trois mois d'une présidentielle dominée par la droite et l'extrême droite. Le vainqueur, quel qu'il soit dimanche, à l'issue du second tour, arriverait en queue de peloton au premier tour de l'élection présidentielle, loin derrière la candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen, et le conservateur François Fillon, mais aussi derrière l'ex-ministre de gauche repositionné au centre, Emmanuel Macron, et le tribun de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, selon les sondages. Pour la primaire, l'ancien Premier ministre Manuel Valls, qui incarne l'aile droite du Ps, part avec un net désavantage face à son ancien ministre de l'Education : cet outsider issu de l'aile gauche du parti, très critique sur sa politique libérale, l'a devancé de cinq points (36 % contre 31 % des voix) au premier tour de la primaire dimanche dernier. Son avance est confortée par des ralliements.

Entre les deux prétendants, le débat a été courtois et technique, mercredi soir, alors que le ton n'avait cessé de monter ces derniers jours, aggravant la fracture au sein d'un parti qui sort affaibli du mandat de l'impopulaire François Hollande, avec un chômage endémique et un durcissement sécuritaire après une vague d'attentats sans précédent. Les deux hommes, qui se tutoyaient, se sont parlé avec respect, sans attaques personnelles. "Un débat pointu, pas un pugilat", a commenté l'éditorialiste Michaël Darmon. Révélation de la campagne de la primaire devenu favori, Benoît Hamon, 49 ans, a assuré qu'il souhaitait proposer aux Français un "futur désirable" et qu'il fallait que la gauche "tourne le dos à l'ordre ancien, à ces solutions qui ne marchaient pas hier et qui ne marcheront pas demain". Manuel Valls, 54 ans, qui avait déjà appelé les électeurs à choisir entre "la défaite assurée" s'ils désignent son concurrent et "la victoire possible" avec lui, a demandé à "ne pas créer d'illusion". "Il ne s'agit pas seulement de faire rêver, il faut être crédible", a-t-il martelé.

AFP

L'opposant et ex-Premier ministre soudanais Sadek al-Mahdi dont le gouvernement a été renversé par l'actuel président, Omar el-Béchir, est rentré, hier, à Khartoum, après près de 30 mois d'exil, a annoncé son parti, Oumma.

Sadek al-Mahdi, un opposant historique, est "arrivé à l'aéroport de Khartoum", a déclaré à la presse sa fille Meriam, vice-présidente de l'Oumma. Elle a déploré toutefois que les autorités aient empêché 25 de ses partisans d'entrer à l'aéroport pour l'accueillir. L'Oumma (Nation), la principale formation de l'opposition au Soudan, a indiqué que l'opposant s'adresserait plus tard à ses partisans à Omdourman, près de la capitale soudanaise. Aucune indication n'a été dans l'immédiat sur les raisons ou les conditions de son retour au pays.

M. Mahdi a été Premier ministre du Soudan à deux reprises -de juillet 1966 à mai 1967 puis de mai 1986 au 30 juin 1989-, avant d'être renversé par le général Béchir avec lequel les relations ont depuis été tendues. Il avait quitté le Soudan en août 2014 après avoir été emprisonné pour avoir accusé une unité paramilitaire d'exactions contre des civils au Darfour, une région de l'ouest du Soudan meurtrie par les violences. Son arrestation avait entraîné d'importantes manifestations appelant à la chute du gouvernement. Celles-ci avaient été violemment dispersées par les forces de l'ordre, suscitant l'inquiétude de plusieurs pays. M. Mahdi avait été libéré un mois plus tard sur instruction du chef de l'Etat.

AFP

Le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont décidé, à Niamey, de mettre sur pied une force pour lutter contre l'insécurité dans la zone du Liptako-Gourma à cheval sur leurs trois frontières, "en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes".

La création de la Force multinationale de sécurisation du Liptako-Gourma (Fms/Lg) a été décidée par les présidents du Niger, Mahamadou Issoufou, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et Modibo Keïta, le Premier ministre du Mali, à l'issue d'un sommet de l'Autorité du Liptako-Gourma (Alg), une institution créée en 1970 pour développer cette zone qui abrite 45 % de la population totale des trois Etats.

"Nous avons décidé (...) de la mutualisation de nos moyens de renseignements et de nos capacités (militaires) opérationnelles pour faire face à la situation sécuritaire dans cette zone" du Liptako-Gourma, vaste de 370.000 km2 et située à cheval sur les trois Etats, a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou. "La région du Liptako, jadis havre de paix, est en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels de tous genres", s'alarme le communiqué final du sommet. "Malgré les efforts déployés par les Etats membres, en relation avec la communauté internationale (...) la situation sécuritaire demeure volatile et préoccupante" dans la zone, insiste-t-on dans le document. La nouvelle force est à l'image de la Force multinationale mixte créée par le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun qui combat depuis 2015 le groupe islamiste armé Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad, a expliqué le président Issoufou.

"La Force multinationale mixte a beaucoup affaibli Boko Haram", et "il n'y a pas de raison qu'on ne s'en inspire pas au niveau des trois frontières qui concernent le Burkina Faso, le Mali et le Niger", a-t-il justifié.

L'Autorité du Liptako-Gourma a pour mission la mise en valeur des riches ressources minières, énergétiques, hydrauliques, agricoles et pastorales dont regorge la zone enclavée. Le président nigérien, dont les forces de sécurité ont été frappées à plusieurs reprises par des groupes jihadistes venus du Mali, a souvent demandé "un mandat plus offensif" pour la force onusienne dans ce pays voisin.

AFP

Le président américain Donald Trump s'apprête à signer, hier, des décrets limitant l'immigration et à prendre de premières mesures pour bâtir un mur entreles Etats-Unis et le Mexique, s'attaquant à l'un de ses grands thèmes de campagne.

Cinq jours seulement après sa prise de fonction, le président américain doit se rendre dans l'après-midi au ministère de la Sécurité intérieure, a indiqué la Maison Blanche, et mettre en œuvre une série de mesures de restriction de l'immigration.  "Grand jour prévu demain sur la sécurité nationale. Parmi beaucoup d'autres choses, nous allons construire le mur!", a twitté Donald Trump mardi soir sur cette question hautement polémique qui a été l'un de ses grands sujets de sa campagne électorale. Il s'était engagé à expulser les clandestins délinquants des Etats-Unis et à ériger un mur à la frontière de 3.200 km, poreuse, entre les Etats-Unis et le Mexique, menaçant de le faire financer en ponctionnant les 25 milliards de dollars que les migrants mexicains envoient chaque année à leur famille.

Des experts ont émis de sérieux doutes sur l'efficacité, le coût exorbitant et les risques d'avalanches de procédures légales d'une telle mesure, véritable cheval de bataille de la droite et l'extrême droite, socle électoral de Donald Trump.  Même le ministre de la Sécurité intérieure, l'ancien général John Kelly, a indiqué, lors de sa récente audition en vue de son investiture, que le mur frontalier "pourrait ne pas être construit de sitôt".

Le Mexique a pour sa part dessiné les lignes rouges à ne pas franchir lors de ses discussions avec l'administration Trump qui débutent ce mercredi à Washington et ne s'annoncent pas sous les meilleurs auspices. Mexico a en effet menacé de quitter la table des négociations et de rompre l'accord de libre-échange Aléna (USA, Canada et Mexique) que Donald Trump souhaite renégocier.

"Il y a des lignes rouges très claires qui doivent être dessinées dès le début", a averti mardi le ministre mexicain de l'Economie Ildefonso Guajardo, avant une rencontre avec les responsables américains, hier et aujourd’hui, au côté du ministre mexicain des Affaires Etrangères, Luis Videgaray.A la question de savoir si la délégation mexicaine quitterait les discussions si le sujet du mur et des envois de fonds des migrants mexicains étaient mis sur la table, M. Guadajardo a répondu sur la chaîne Televisa:  "Absolument."

Cette première réunion USA-Mexique vise à préparer la rencontre entre le nouveau président américain et son homologue mexicain Enrique Peña Nieto, le 31 janvier à Washington. Donald Trump veut aussi interdire l'entrée des musulmans aux Etats-Unis, et notamment de Syriens.

AFP

Le gouvernement ivoirien a appelé, hier, les fonctionnaires, en grève depuis le 9 janvier, à mettre fin à leur mouvement, menaçant de le déclarer "illégal" et de prendre des mesures appropriées.

Le porte-parole du gouvernement, par ailleurs ministre de la Communication, Bruno Nabagné Koné, a affirmé que "les absences au poste de travail, particulièrement dans les secteurs de l'éducation, seront illégales", alors que la grève est censée s'achever vendredi. "Le gouvernement demande à tout le monde de reprendre le travail (...) Si le travail n'est pas repris, le gouvernement prendra acte de la rupture des négociations et ramènera toutes les parties aux textes de loi", a menacé M. Koné.

Les négociations entre les syndicats et un comité de dialogue social de la fonction publique, qui se poursuivaient hier, sont celles de la "dernière chance", a-t-il rappelé, soulignant que l’Etat "est à la limite de ce qui peut être fait". Les grévistes demandent des augmentations de salaires, le paiement de certains arriérés de primes, et protestent contre une réforme des retraites intervenue en 2012 et dont les premiers effets se font sentir en 2016, avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi. Cette réforme fait passer l'âge de la retraite de 55 à 60 ans, voire 65 ans pour les grades les plus élevés. Les cotisations augmentent de 6 à 8,33 % du salaire, alors que les pensions ont été réduites de 30 à 50%.

Hier, les évêques catholiques ivoiriens se sont déclarés "inquiets" face aux remous sociaux dans le pays, dénonçant un "climat délétère qui risque de compromettre gravement tous les acquis enregistrés".

AFP

L'élection du président somalien par le Parlement, déjà maintes fois reportée, a été fixée au 8 février, a annoncé, hier, la Commission électorale de ce pays.

Le nouveau président somalien doit être choisi par les 275 députés et 72 sénateurs nouvellement élus au terme d'un processus électoral complexe construit autour du système clanique régissant la politique somalienne, et entaché de nombreuses accusations de corruption et de trucage.

Selon le calendrier publié par la Commission électorale et signé par son président, Abdirahman Duale Beyle, les prétendants au poste de chef de l’État ont jusqu'au 29 janvier pour officialiser leur candidature. Ils s'exprimeront du 2 au 5 février devant le Parlement, qui sera ensuite chargé d'élire le président le 8 février.

L'élection du président devait initialement avoir lieu en août, mais elle a ensuite été plusieurs fois repoussée. La date du 8 février est toutefois la première annoncée depuis la prestation de serment des nouveaux parlementaires fin décembre.

Le suffrage universel avait été promis aux Somaliens. Mais, cet engagement a été abandonné en 2015 en raison de luttes intestines et de tergiversations politiques combinées à une insécurité chronique due principalement aux islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui contrôlent de larges zones rurales et frappent régulièrement Mogadiscio. Quelque 14.000 électeurs délégués - sur les 12 millions de Somaliens - ont voté entre octobre et décembre 2016 pour élire les 275 députés, parmi des candidats généralement choisis à l'avance par consensus et représentant chaque clan ou sous-clan.  Il s'agit cependant d'une avancée démocratique par rapport aux élections de 2012 où seulement 135 "elders" (notables) avaient désigné l'ensemble des députés.

La dernière élection véritablement démocratique en Somalie remonte à presque 50 ans, en 1969. L'instauration du suffrage universel est désormais planifiée pour la prochaine élection en 2020.  La Somalie, privée de véritable Etat central depuis la chute de l'autocrate Siad Barre, en 1991, est depuis plongée dans le chaos et la violence entretenus par milices claniques, gangs criminels et groupes islamistes.

AFP

Quatre jeunes proches de l'opposition au Gabon ont été inculpés hier pour "trouble à l'ordre public" après avoir été interpellés il y a une semaine en marge d'une manifestation contestant l'accueil de la Coupe d'Afrique des Nations de football, a-t-on appris de source judiciaire.

Ils ont passé une semaine en détention provisoire après avoir été arrêtées mercredi dernier à Libreville lors d'une manifestation.

"Il leur est reproché d'avoir initié une campagne de boycott de la Can-2017 qui se joue actuellement au Gabon et dont le monde entier constate que la majorité des Gabonais n'en veut pas", écrit dans un communiqué le mouvement Rassemblement héritage et modernité, qui exigeait leur "libération sans délais". Une partie de la société civile a appelé au boycott de la CAN organisé au Gabon jusqu'au 5 février. Cette frange de la société civile est proche de l'opposant Jean Ping, le rival d'Ali Bongo qui conteste toujours sa réélection lors de l'élection du 27 août dernier, se proclamant lui-même le "président élu".

AFP

La France a jugé, hier, "très préoccupantes" les nouvelles constructions de logements annoncées par Israël en Cisjordanie occupée, en notant qu'elles équivalaient déjà presque au total de celles décidées en 2016

"Nous condamnons ces nouveaux développements qui sont contraires au droit international et constituent un signal très préoccupant", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal. Les autorités israéliennes ont approuvé, mardi, la construction de plus de 2.500 logements dans les colonies de Cisjordanie, après celle de 566 unités, dimanche, dans les quartiers de colonisation de Jérusalem-Est.

"Cela représente donc, en quelques jours, presque autant de logements dans les colonies que tous ceux qui ont fait l'objet d'annonces en 2016", a souligné Romain Nadal dans un communiqué.  Paris avait déjà protesté, lundi, contre la construction de centaines de logements à Jérusalem-Est, en soulignant que "la colonisation constitue une menace grave pour la solution à deux Etats" israélien et palestinien.  Israël a annoncé ces programmes de logements, les plus importants du genre depuis des années, avec en toile de fond un nouveau contexte politique à Washington avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, a priori plus favorable au gouvernement de Benjamin Netanyahu.  Les colonies, c'est-à-dire les implantations civiles israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés, sont illégales au regard du droit international.

Une grande partie de la communauté internationale les considère comme un obstacle majeur à la paix entre Israéliens et Palestiniens, toujours insaisissable après des décennies. Cette opposition a donné lieu, le 23 décembre, à l'adoption, par l'Onu, d'une résolution condamnant la colonisation, rendue possible par la décision exceptionnelle de l'administration Obama de ne pas opposer son veto.

AFP

L'ex-président Yahya Jammeh sera autorisé à garder en exil sa collection de 13 automobiles de luxe qui doit être transportée par avion cargo en Guinée équatoriale, a indiqué, hier, un porte-parole du nouveau président Adama Barrow.

Le porte-parole de Barrow a confirmé à l'Afp qu'un accord avait été passé pour faciliter son départ, samedi, après l'impasse dans laquelle la Gambie a été plongée, en raison de son refus de reconnaitre la victoire électorale de Barrow.

"Ce qui est très clair, c'est que des arrangements ont été passés et que le gouvernement était favorable au départ de l'ex-président Jammeh et, par conséquent, prêt à le laisser partir avec tous ses biens au lieu de vérifier le détail de ses possessions", a précisé le porte-parole Halifa Sallah à l'Afp.

Un responsable de l'aéroport, témoin des préparatifs, samedi soir, du départ de Jammeh de Gambie, a affirmé que "deux Rolls Royce et une (Mercedes) Benz" avaient été chargés sur un avion cargo tchadien, tandis que les autres véhicules étaient en attente de chargement. Le porte-parole a indiqué que la décision vise également à réduire la possibilité d'éventuelles visites en Gambie de Jammeh. "Il est parti avec tous ses biens de façon à ne pas avoir à aller et venir pour les récupérer", a ajouté Sallah.

Un autre porte-parole de Barrow avait fait allusion, dimanche, avec colère, à la collection de voitures de Jammeh, mais n'avait pas précisé que le nouveau président gambien avait accepté qu'il les emmène avec lui. Environ "dix voitures" étaient encore, hier, en attente de transport, dont une Bentley, des Land Rovers, une Mini Cooper rouge et une autre Mercedes, selon des diplomates.

"Aucune instruction, ni aucun ordre n'a été donné par le nouveau gouvernement pour arrêter le chargement de véhicules", a précisé une source à l'aéroport, racontant que l'entourage de Jammeh avait hésité au moment du départ, samedi, entre deux Bentleys ou trois voitures plus petites, pour choisir finalement la Mercedes et les Rolls Royce.

Les Gambiens, qui vivent avec moins de deux dollars par jour, ont, par ailleurs, appris que Jammeh a pratiquement vidé les coffres du pays, en emportant avec lui quelque 11 millions de dollars.

AFP 

Un Casque bleu de l'Onu au Mali a été tué et deux autres grièvement blessés, lundi, dans une attaque au mortier contre leur camp d'Aguelhok (nord-est), près de la frontière algérienne, a annoncé, hier, la Mission des Nations unies (Minusma).  "Hier (lundi), en fin d'après-midi, plusieurs tirs de mortier ont visé le camp de la Minusma à Aguelhok", a précisé la force de l'Onu dans un communiqué, ajoutant que l'attaque "a coûté la vie à un Casque bleu et en a grièvement blessé deux autres".  Le texte ne mentionne pas leur nationalité, mais la grande majorité des troupes de l'Onu à Aguelhok appartiennent au contingent tchadien.  "Les attaques perpétrées contre la Minusma n'affaibliront pas la détermination de la mission à appliquer pleinement son mandat de soutien aux efforts du gouvernement malien, des parties signataires de l'accord de paix et du peuple malien pour parvenir à une paix et une stabilité durables".

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission de maintien de la paix de l'Onu la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie, en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués en opération. Le Conseil de sécurité de l'Onu, réuni la semaine dernière pour discuter de la situation au Mali, a estimé que "les retards continuels menacent la viabilité de l'accord" de paix signé en mai-juin 2015. "En l'absence d'autorité étatique et des arrangements intérimaires, le phénomène terroriste prend des proportions de plus en plus inquiétantes au nord et au centre du Mali", a déploré, le 18 janvier, le chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, Hervé Ladsous.

"Si la situation sécuritaire continue à se détériorer ainsi, il n'y aura plus de paix à maintenir au Mali", a-t-il prévenu.

AFP 

La grève des fonctionnaires ivoiriens, déclenchée depuis le 9 janvier, s'est poursuivie hier, les protestataires souhaitant une rencontre avec le président Alassane Ouattara, en vue "de décanter la situation bloquée". "Nous attendons une rencontre avec le président (Alassane Ouattara) ou au moins son vice-président (Daniel Kablan Duncan) afin d'établir un dialogue direct qui pourrait décanter la situation", a déclaré à l'Afp Théodore Gnagna Zadi, président de la plateforme qui regroupe une cinquantaine de syndicats de fonctionnaires. Pour lui, "le président (Ouattara) ne s'est jamais prononcé sur la situation, et cela est perçu comme un mépris. Il faut qu'il dise quelque chose, vu l'état de la situation".

"Pour l'instant, tout est bloqué et le mouvement s'est renforcé sur le terrain", a-t-il ajouté. M. Zadi s'exprimait, hier en fin d'après-midi, avant l'ouverture de nouvelles négociations entre les syndicats et un comité de dialogue social de la fonction publique.

AFP 

L'Onu a dénoncé, hier, les récentes initiatives israéliennes pour accélérer la colonisation dans les Territoires palestiniens occupés, soulignant que ces "actions unilatérales" font obstacle à une solution à deux Etats. "Pour le secrétaire général (Antonio Guterres), il n'y a pas d'alternative à une solution à deux Etats", a déclaré le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric.

"A cet égard, a-t-il ajouté, toute décision unilatérale qui peut faire obstacle à l'objectif des deux Etats inquiète fortement le secrétaire général". M. Dujarric a réaffirmé que la position de l'Onu sur la construction de logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est "n'avait pas changé". "Nous incluons cela dans la catégorie des actions unilatérales", a-t-il indiqué.

AFP 

Dans toute la Gambie, les militaires africains venus forcer Yahya Jammeh à partir sont accueillis en sauveurs. Mais, dans son village natal de Kanilai, desservi successivement par une route au nom de son épouse, puis au sien, les habitants remâchent leur amertume.

Les portraits géants de Yahya Jammeh, en boubou et chéchia blancs, un chapelet à la main et le visage fendu d'un large sourire, accueillent toujours les visiteurs à l'entrée du village, tout proche de la région sénégalaise de Casamance (sud). "Dieu lui avait donné le pouvoir, Dieu le lui a repris", philosophe un jeune, parmi un petit groupe assis sous le préau d'un bâtiment et manifestement réticent à une discussion sur l'enfant du pays, parti en exil samedi soir.

Une femme, visiblement en colère, crache des imprécations dans une langue locale. L'atmosphère devient pesante, les visages visiblement hostiles à la présence de journalistes étrangers. Comprenant qu'elle n'est pas la bienvenue, l'équipe de l'Afp écourte sa visite.Dans ce village reculé entouré d'une dense végétation, d'arbres géants et de palmiers à huile, à une centaine de kilomètres à l'est de la capitale, Banjul, Yahya Jammeh a fait construire un imposant palais, plusieurs enceintes sportives, un hôtel et même un zoo.

La vaste demeure, au portail en fer, est surmontée d'un mirador. De l'extérieur, on aperçoit un édifice en forme d'arc de triomphe. Accès et prises de vues interdits, prévient courtoisement, mais fermement un responsable de la sécurité, qui conseille d'aller plutôt parler aux habitants

- 'On a tiré sur Kanilai' -
Le portail s'ouvre, puis se referme pour laisser passer deux camions chargés de moutons et de bœufs. Sur une portière, on peut lire : "en Yahya Jammeh nous croyons" ou encore "les fermes familiales de Kanilai", ses propriétés personnelles. "Ce sont des bêtes qui vont dans sa ferme", souffle doucement un garde selon lequel des membres de la famille de l'ancien président, qu'il n'a pas identifiés, se trouvent à l'intérieur.
Après 22 ans au pouvoir, Yahya Jammeh a quitté Banjul pour la Guinée équatoriale en compagnie de membres de sa famille et de son entourage, ainsi que de nombreuses possessions. Les biens qu'il n'a pu emporter, comme les troupeaux, ont été mis en lieu sûr.

Ce départ a marqué le dénouement de six semaines d'une crise provoquée par son refus d'accepter les résultats de l'élection présidentielle du 1er décembre, remportée par l'opposant Adama Barrow, qu'il avait pourtant félicité pour sa victoire le lendemain du vote, à la surprise générale.
Dans un appel téléphonique à M. Barrow, enregistré et télévisé, il évoquait alors en plaisantant une possible reconversion dans l'agriculture à Kanilai. C'est finalement sous la menace d'une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), déclenchée le 19 janvier à partir du Sénégal, et après une ultime médiation des présidents mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et guinéen Alpha Condé, qu'il s'est résolu à céder le pouvoir. Une obstination qui a valu à son village natal d'être l'une des premières cibles de l'opération, suspendue au bout de quelques heures pour permettre la médiation. "On a tiré sur Kanilai, je me demande pourquoi", confie un des rares habitants ouvertement critiques de Yahya Jammeh, estimant injuste de devoir payer pour ses actes.

"Ce sont des maisons de pauvres. Yahya Jammeh n'a rien fait ici", affirme-t-il, montrant les boutiques et les maisons en pisé au toit en zinc qui jalonnent la voie conduisant au palais."Nous sommes des soldats. Nous travaillons pour la nation et non pour Yahya Jammeh", assure un garde qui, lui, est reconnaissant de certains progrès, comme la construction de routes ou le passage de la télévision gambienne du noir et blanc à la couleur.

Plus au nord, dans la localité frontalière de Farafegny, où les militaires sénégalais de la force ouest-africaine ont été salués par des vivats, dans le poste de police, une agente fait place nette. Elle retourne à l'envers une photo de Yahya Jammeh déposée au fond d'une caisse et décroche du mur un calendrier à son effigie pour lui faire connaître le même sort.

Malick Rokhy BA (AFP)

Le Front Polisario a annoncé, hier, avoir pris acte de la ratification par le Maroc de l'acte constitutif de l'Union africaine, permettant à Rabat de réintégrer cette organisation.

"Nous avons pris acte de la ratification, par le régime marocain, de l'Acte constitutif de l'Union africaine y compris dans ses articles prévoyant la nécessité pour le royaume marocain de respecter les frontières internationales du Sahara occidental reconnues", a indiqué le chef du Polisario, Brahim Ghali, cité par l'agence algérienne Aps.

M. Ghali a fait cette déclaration à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal.

Le Maroc considère le Sahara occidental, qu’il contrôle, comme partie intégrante du royaume, alors que le Front Polisario, qui milite pour l’indépendance de cette ancienne colonie espagnole, réclame un référendum d’autodétermination. La loi, publiée vendredi, au Bulletin officiel marocain, ouvre la voie au retour officiel du royaume au sein de l'Ua, qui sera décidé par un vote des chefs d'Etat lors du sommet de l'Ua (30-31 janvier) à Addis-Abeba.

Le Maroc avait annoncé, en juillet, sa volonté de réintégrer l'Ua, qu'il avait quittée en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique.

AFP

Des mouvements sociaux se déroulaient, hier, dans plusieurs villes de Côte d'Ivoire, notamment à Abidjan où des gendarmes ont bloqué l'autoroute du nord, dans le sillage de la grève des fonctionnaires qui paralyse lycées et collèges.

A Abidjan, des gendarmes en colère ont érigé, dans la matinée, des barrages bloquant la circulation sur la principale autoroute à la sortie de la mégapole à hauteur du quartier populaire de Yopougon, selon des témoins. "Le calme est revenu, la circulation est rétablie", a affirmé à l'Afp une source sécuritaire. Dans l'est, dans le quartier de "la Riviera Sol Béni", des pompiers ont également bloqué la circulation sans que les raisons de leur manifestation soient clairement établies, selon plusieurs médias ivoiriens. La plupart des lycées et collèges publics de la capitale économique sont restés fermés.

"Nous rentrons à la maison, nos professeurs sont en grève",  ont dit à l'Afp des lycéens à Adjamé, quartier populaire d'Abidjan. D'autres élèves ont quitté leur établissement à Cocody, a constaté un journaliste de l'Afp.

La fronde sociale a également touché des villes de l'intérieur, notamment Bouaké, deuxième ville du pays et épicentre de la mutinerie militaire des dernières semaines, Daloa (centre-ouest) et Man (ouest), selon des médias ivoiriens.  A Bouaké (centre), des centaines d'élèves sont sortis dans la rue et ont paralysé la circulation. Les grévistes demandent des augmentations de salaires, le paiement de certains arriérés de primes et protestent contre une réforme des retraites intervenue en 2012 et dont les premiers effets se font sentir en 2016, avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi. Cette réforme fait passer l'âge de la retraite de 55 à 60 ans, voire 65 ans pour les grades les plus élevés. Les cotisations augmentent de 6 à 8,33 % du salaire, alors que les pensions ont été réduites de 30 à 50%.

De nombreux observateurs estiment que les concessions faites aux militaires ont renforcé les fonctionnaires dans leur conviction de pouvoir faire fléchir le gouvernement.

AFP

AFP - L'ancien Premier ministre Manuel Valls affrontera, au second tour de la primaire socialiste, l'outsider Benoît Hamon, représentant de l'aile gauche du parti, arrivé en tête du premier tour, hier, à moins de cent jours de la présidentielle française.

Le vainqueur de cette primaire, dimanche prochain, n'est pas assuré d'être au second tour de la présidentielle, tant la campagne est dominée par la droite et l'extrême droite. Ancien ministre de l'Education, Benoît Hamon, 49 ans, a recueilli 35 % des suffrages, devant Manuel Valls, 54 ans, tenant de l'aile droite du Parti socialiste, lancé dans la course après la renonciation de l'impopulaire président François Hollande. Porté par une dynamique dans les sondages, Benoît Hamon confiait, ces derniers jours, avoir le "sentiment que (son) heure était arrivée". Sa proposition-phare : un revenu universel de 750 euros pour chaque Français.Le chantre du "Made in France", Arnaud Montebourg, a été distancé avec seulement 18,7 % des suffrages, selon des résultats partiels portant sur plus d'un tiers des bureaux de vote. "Dimanche prochain, je voterai Benoît Hamon et je vous invite à faire de même", a-t-il dit en reconnaissant sa défaite. A l'issue d'une campagne rythmée par trois débats télévisés en huit jours, le scrutin a mobilisé entre 1,5 et 2 millions d'électeurs venus départager sept candidats. Plus de quatre millions de personnes s'étaient déplacés pour la primaire de la droite en novembre."Ça ne m'intéresse pas, il y a trop de déception", confiait un père de famille parisien désabusé qui n'est pas allé voter, contrairement à 2011 pour la première primaire socialiste. "Aujourd'hui, il y a urgence, on choisira le moins pire", confiait Philippe à Marseille (sud-est), tandis qu'à Paris, Dominique rappelait le véritable enjeu : "que la gauche soit au deuxième tour de la présidentielle". En effet, une fois désigné, le 29 janvier, le gagnant de la primaire ne sera pas au bout de ses peines.
Pour l'instant, le second tour de la présidentielle, le 7 mai, semble se diriger vers un duel entre le conservateur libéral François Fillon et le chef de file du parti d'extrême droite Front national, Marine Le Pen, sur fond de montée en puissance des courants populistes en Europe. Un troisième homme les talonne : Emmanuel Macron. A 39 ans, cet ancien ministre du gouvernement socialiste a décidé de se présenter sans passer par la case primaire et suscite l'affluence dans ses meetings avec son message "ni droite ni gauche", "progressiste" et pro-européen. Sa candidature en solo, ajoutée à celle du trublion de l'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, en quatrième position dans les sondages, fait de l'ombre à une gauche socialiste en plein désarroi.

AFP - Soixante-cinq personnes ont été arrêtées lors d'une manifestation en soutien au président américain Donald Trump organisée par un mouvement indépendantiste biafrais dans le sud du Nigeria, a annoncé la police dans un communiqué transmis hier à l'Afp. Le mouvement Peuple indigène du Biafra (Ipob) avait appelé la population à se rassembler vendredi, jour de l'investiture du nouveau président américain, dans la ville pétrolière du sud du Nigeria, Port Harcourt.   L'Ipob fait partie d'un mouvement sécessionniste qui milite pour la création d'un Etat indépendant au Biafra, région déshéritée du sud-est du Nigeria qui a vainement lutté pour l'indépendance lors d'une sanglante guerre civile entre 1967 et 1970.  Dès le début de la course à la présidence américaine, l'Ipob avait affiché son soutien pour Trump dans l'espoir qu'il reconnaîtrait son "droit à l'autodétermination", après avoir salué le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne.  Les pro-Biafra se sont d'ailleurs inspirés du "Brexit" avec leur propre version baptisée "Biafrexit". "Certains membres présumés du Peuple indigène du Biafra (...) ont organisé une manifestation illégale dans la métropole de Port Harcourt", indique, dans le communiqué, le commissaire adjoint de la police de l'Etat de Rivers, Ahmed Magaji. La police a employé une "force raisonnable comme des gaz lacrymogènes" pour disperser les activistes, coupables, selon lui, d'avoir "troublé la paix publique", "perturbé la circulation" et "empêché les citoyens honnêtes de vaquer à leurs occupations".

AFP - François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle française, plaide, dans un entretien au Monde et à la Frankfurter Allgemeine Zeitung, pour "une alliance européenne de défense", soulignant que "Trump ou pas, l'Europe doit se construire une défense propre".

"Je ne propose pas une défense européenne intégrée, mais une alliance européenne de défense", déclare M. Fillon dans cet entretien aux quotidiens français et allemand, alors qu'il se rend lundi à Berlin. "Il faut mettre en commun des moyens, bâtir une industrie européenne et créer un fonds qui mutualise et finance les dépenses d'intervention extérieure", explique-t-il."C'est la fin de l'après-guerre, le début d'une nouvelle ère extrêmement dangereuse", analyse-t-il. "Le besoin d'unité des pays européens est beaucoup plus grand qu'il y a 25 ans. Après l'attentat de Berlin, j’ai le sentiment que l'Allemagne prend conscience de ces nouveaux risques". Sur les déclarations du président américain Donald Trump, M. Fillon estime que "l'Europe est prévenue. Elle doit donc s'organiser face à une politique américaine qui ne nous fera pas de cadeaux". Quant à l'Otan, qualifiée d'"obsolète" par M. Trump, François Fillon répond que "l'existence d'une alliance de défense transatlantique n'est pas obsolète, elle est même nécessaire". "Mais, elle n'est en rien une protection contre le totalitarisme islamique qui tente de déstabiliser une zone immense qui va du Pakistan au Nigeria", relève-t-il, jugeant que, "dans beaucoup de cas, la politique américaine qui pilote l'Otan n'est pas la solution contre le totalitarisme islamique, elle est plutôt le problème"."Trump ou pas, l'Europe doit se construire une défense propre", martèle-t-il

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