banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités Internationales (1562)

Le chef de l’opposition zambienne, Hakainde Hichilema, qui refuse toujours de reconnaître sa défaite à la présidentielle d’août dernier a été arrêté par la police et accusé de trahison pour avoir perturbé, dimanche, le convoi du chef de l’État, Edgar Lungu. «Il est détenu, accusé d’avoir commis des actes de trahison sur la route de Limulunga», dans l’ouest du pays, a expliqué Jack Mwiimbu, son avocat. Une photo, relayée par plusieurs médias zambiens, montre la voiture de l’escorte de M. Hichilema se placer à la hauteur de celle du président Edgar Lungu, à l’occasion d’un déplacement dans l’ouest, dimanche. «Hichilema est accusé de ne pas avoir laissé passer le convoi, car il ne reconnaît pas la légitimité du  président», explique à l’Afp Neo Simutanyi, un analyste politique indépendant.
Battu pour la cinquième fois à l’élection présidentielle, en août, Hakainde Hichilema, surnommé «HH», refuse toujours de reconnaître son rival comme chef de l’État. Devancé de seulement 100.000 voix (2,5 %), il avait contesté les résultats pour fraude, mais la Cour constitutionnelle avait finalement validé la réélection de M. Lungu, au pouvoir depuis 2015.

AFP

L’ex-président burkinabè Blaise Compaoré, qui vit en exil en Côte d’Ivoire, et les ministres de son dernier gouvernement seront jugés, le 27 avril, pour leur implication présumée dans la répression de l’insurrection populaire d’octobre 2014 qui avait conduit à la chute du régime, a annoncé, hier, la Haute Cour de justice.

«La Haute Cour de justice va statuer sur le dossier de l’insurrection populaire, le jeudi 27 avril (…) dans la salle d’audience du Tribunal de grande instance de Ouagadougou», précise un communiqué du Parquet général transmis à l’Afp.
Les membres du dernier gouvernement du Premier ministre Beyon Luc Adolphe Tiao, y compris l’ancien président Blaise Compaoré, qui était aussi ministre de la Défense, sont poursuivis pour «complicité d’homicide volontaire» et «coups et blessures volontaires».
La justice reproche aux ministres «leur participation au Conseil extraordinaire des ministres du 29 octobre 2014 au cours duquel ils ont décidé de (faire appel à) l’armée pour réprimer les manifestants» contre la modification de la Constitution. «Au cours de ce Conseil des ministres, il a  été décidé de prendre une réquisition complémentaire spéciale faisant appel à l’armée pour maintenir l’ordre avec usage d’armes à feu», avait expliqué le parquet en février. Parmi les 34 membres du dernier gouvernement, deux anciens ministres  — Clothilde Ky (déléguée au Budget) et Yacouba Ouédraogo (Sport) —, qui n’avaient pas participé à ce Conseil des ministres, ont bénéficié de non-lieu.

Les autres ministres ont été inculpés, mais bénéficient de liberté provisoire avec interdiction de quitter le pays. Tous risquent la peine de mort.

Au total, 33 personnes ont été tuées lors de ces manifestations, selon des sources officielles. Toutefois, le gouvernement déchu de Compaoré est poursuivi pour complicité présumée d’assassinat de «sept manifestants» à Ouagadougou et pour «82» personnes blessées. Après 27 ans au pouvoir, Blaise Compaoré avait tenté de modifier la Constitution en 2013 pour briguer un cinquième mandat. Cette tentative avait marqué le début du soulèvement populaire, fatal à son régime.

AFP

Au moins 10 personnes ont péri lors du naufrage dans l’archipel des Bijagos, en Guinée-Bissau, d’une pirogue transportant 45 passagers qui a chaviré, dimanche, en raison du mauvais temps, a-t-on appris, hier, auprès de la police maritime.

Dix-huit personnes ont été secourues, tandis que les autres sont portées disparues et les recherches se poursuivent, ont rapporté des témoins joints au téléphone par l’Afp à Bubaque, la principale ville de cet archipel qui compte 88 îles. Les victimes dont une femme enceinte et son bébé sont toutes des habitants d’un même village de l’île de Manek qui se rendaient dans leurs champs situés sur une île voisine. Elle ont été surprises par un vent fort, a précisé un officier de la police maritime de Bubaque.  «La mer était très agitée et la pirogue surchargée, sans conditions particulières de sécurité», a affirmé cet officier sous le couvert de l’anonymat. «Nous avons tenté autant que faire se peut, avec l’aide des pêcheurs, de venir au secours des naufragés», a affirmé la même source.
La pirogue étant le moyen de déplacement des populations dans cette partie de la Guinée-Bissau, les accidents y sont fréquents en période de grand vent.

AFP

Une dizaine de militants de la société civile tchadienne appartenant au mouvement Iyina («on est fatigué» en arabe dialectal tchadien), ont été arrêtés, hier, à N’Djamena, en marge d’une manifestation contre le président Idriss Déby Itno, a-t-on appris de source policière.

«Une dizaine (de militants) ont été arrêtés dans l’enceinte de la bourse de travail par la police anti-émeutes», a indiqué à l’Afp le porte-parole de la police, Paul Manga, précisant qu’»ils étaient habillés en rouge, conformément à leur mot d’ordre pour manifester contre la gouvernance de Déby».  Le mouvement citoyen Iyina avait appelé à manifester contre le pouvoir en place à l’occasion de l’anniversaire du premier tour de l’élection présidentielle d’avril 2016, qui avait abouti à la réélection à plus de 60 % du président Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990.   «Ils ont été interdits de manifester. Malgré cela, ils ont décidé de perturber (...) et donc, ils ont été arrêtés», a expliqué le porte-parole de la police, ajoutant que les militants «sont en ce moment entendus par la police judiciaire». Le 6 avril, le porte-parole d’Iyina et coordinateur au Tchad de la campagne internationale «Tournons la page» pour la démocratie en Afrique, Nadjo Kaina, a été arrêté, à N’Djamena, par des agents de l’Agence nationale de la sécurité (Ans).

AFP

La Maison Blanche a prévenu, hier, le régime syrien qu’un nouveau recours à des armes chimiques pourrait entraîner des représailles de la part de l’armée américaine.

«Si vous gazez un bébé ou lâchez un baril d’explosifs sur une personne innocente, vous verrez une réaction de la part de ce président», a affirmé Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche, lors d’une conférence de presse, incluant, pour la première fois, l’usage de barils d’explosifs.
Mais, il n’a pas précisé s’il évoquait tous les types de barils d’explosifs ou simplement ceux contenant du chlore.
M. Spicer a également insisté sur le départ nécessaire de Bachar al-Assad : «On ne peut imaginer une Syrie stable et en paix avec Assad aux commandes».

L’ambassadrice américaine à l’Onu, Nikki Haley, avait déclaré, dimanche, qu’»il n’existe aucune option où une solution politique pourrait intervenir avec Assad à la tête du régime». Le président américain Donald Trump a ordonné à l’armée américaine de mener, la semaine dernière, des frappes contre la base aérienne d’Al-Chaayrate, dans la province centrale de Homs. Selon les services américains de renseignement, elle a servi de point de départ au bombardement syrien utilisant un gaz contenant des agents neurotoxiques sur Khan Cheikhoun (nord-ouest). L’attaque de cette localité rebelle a fait 87 morts le 4 avril.

Le gouvernement syrien a nié avoir mené cette attaque chimique, soulignant avoir ratifié, en 2013, la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Il est supposé avoir démantelé ses stocks d’armes chimiques dans le cadre de cet accord américano-russe, mais il a, depuis, été accusé à plusieurs reprises d’en avoir utilisé.

AFP

Un attentat à la bombe a fait au moins 15 morts, hier, dans une église de la ville de Tanta, à 120 km au nord du Caire, trois semaines avant la visite du pape en Égypte, selon l’Église copte d’Égypte.

L’explosion a également fait plus d’une quarantaine de blessés selon les médias d’État, au moment où la communauté chrétienne s’apprête à célébrer la semaine sainte qui commence, ce dimanche, avec la fête des Rameaux. Un responsable du service des urgences de l’hôpital universitaire de Tanta, où ont été transférées les victimes, a affirmé à l’Afp qu’il y avait plus de 13 morts. Le bilan a ensuite été porté à 15 morts par l’Église copte. L’explosion a eu lieu peu avant 10H00 dans l’église Mar Girgis de Tanta, dans le delta du Nil, selon la télévision d’État.

Parlant au téléphone à la télévision Nile news, le gouverneur de Gharbiya, le général Ahmad Deif, a affirmé que l’explosion avait eu lieu à l’intérieur de l’église». Il a dit que les services de sécurité avaient ratissé la zone de l’église pour s’assurer qu’il n’y avait pas d’autres engins explosifs à proximité.

Selon lui, il n’y a pas encore d’informations sur la nature de l’attentat. «Soit une bombe a été placée dedans, soit quelqu’un s’est fait exploser», a-t-il indiqué.

Cet attentat intervient avant une visite du pape François, prévue les 28 et 29 avril, en Égypte, alors que la branche locale du groupe jihadiste État islamique a appelé à viser des chrétiens. L’Ei avait revendiqué l’attentat-suicide qui, le 11 décembre, avait tué 29 personnes en pleine célébration dans l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, contigüe de la cathédrale copte Saint-Marc, au Caire.

Cet attentat avait été mené par un kamikaze qui a fait exploser une ceinture explosive. En le revendiquant, l’Ei avait affirmé sa détermination à continuer les attaques contre «tout infidèle ou apostat en Égypte et partout».
La communauté copte n’avait pas connu d’attentat aussi meurtrier depuis l’attaque-suicide ayant fait plus d’une vingtaine de morts le 1er janvier 2011, à la sortie d’une église à Alexandrie, dans le nord de l’Égypte.

AFP -

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a nommé chef du gouvernement son actuel ministre de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga, en remplacement de Modibo Keïta, en poste depuis janvier 2015, selon un décret du chef de l’État publié samedi soir.

«Le président de la République a nommé Abdoulaye Idrissa Maïga Premier ministre, après avoir reçu la démission de Modibo Keïta», a déclaré à la presse Soumeylou Boubeye Maïga, secrétaire général de la présidence. Âgé de 59 ans, le nouveau Premier ministre est vice-président du parti au pouvoir, le Rassemblement pour le Mali (Rpm), et originaire de Gao, principale ville du nord du pays. Ingénieur de formation, il fut directeur de campagne de M. Keïta lors de l’élection présidentielle de 2013.

Selon son entourage, il rencontrera plusieurs partis politiques, essentiellement ceux de la majorité, pour la formation d’un nouveau gouvernement. «Le président a voulu donner un nouveau souffle à son quinquennat. Il a aussi voulu tenir compte du fait majoritaire en nommant, pour la premières fois, à ce poste un responsable de son parti», a indiqué à l’Afp un conseiller du chef de l’État sous le couvert de l’anonymat. Le mandat du président malien s’achèvera en 2018. Ce changement de gouvernement intervient alors que le climat social est tendu, en particulier dans le secteur de la Santé où les hôpitaux publics sont en grève depuis un mois pour des revendications salariales et d’intégration de travailleurs contractuels dans la fonction publique. Abdoulaye Idrissa Maïga est le quatrième Premier ministre du président Keïta, après Oumar Tatam Ly (septembre 2013-mars 2014), Moussa Mara (avril 2014-janvier 2015) et Modibo Keïta.

AFP -

Passé d’isolationniste à interventionniste en quelques heures, Donald Trump a surpris le monde entier en lançant 59 missiles sur une base syrienne, après une attaque chimique présumée par l’armée de Bashar al-Assad qui a fait 86 victimes, dont 27 enfants. Un revirement brutal et imprévisible, à l’image du président américain. Contrairement à Trump, le président russe Vladimir Poutine est heureusement plus prévisible en matière de géopolitique. Allié indéfectible de la Syrie, la réaction de Poutine est attendue, même si on n’ose pas imaginer qu’elle sera militaire, en vue de répondre à l’affront et de rétablir l’équilibre diplomatique. La Russie, qui est le principal soutien du régime syrien avec l’Iran, juge l’intervention américaine d’ « agression contre un État souverain »  et a menacé les États-Unis de « conséquences négatives ». Ce qui est en jeu, en ce moment où les quinze pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies sont réunis d’urgence, à la demande de la Bolivie qui a estimé que le lancement d’une soixantaine de missiles américains contre une base aérienne en Syrie constituait une violation des lois internationales, c’est le risque d’escalade entre les États-Unis et la Russie, l’assurance de représailles réciproques et la crainte du déclenchement d’une troisième guerre mondiale.

En 2013, le magnat de l’immobilier, Donald Trump, était catégorique. Alors que le régime syrien est suspecté d’être l’auteur d’une attaque chimique dans la banlieue de Damas, il estime, sur son compte Twitter, qu’il faut  «rester en dehors de la Syrie» et demande au président Obama de ne pas attaquer ce pays, car « il n’y a aucun avantage » à le faire. A l’automne 2014, les premières frappes en Syrie de la coalition arabo-occidentale donnent l’occasion à Trump de réitérer ses critiques contre l’intervention américaine. Toujours sur Twitter, il s’interrogeait sur « ce qui ne va pas avec Washington ? Nous avons des millions de chômeurs dans notre pays et nous dépensons des millions de dollars pour armer des rebelles syriens ? » Puis, en 2015, il brandit la nécessité de construire « un grand et beau mur » contre les réfugiés, qu’il assimile à des terroristes de Daesh. Opposé à Hillary Clinton durant la campagne présidentielle, Trump s’était présenté comme le candidat non-interventionniste. Et lors du premier débat entre la démocrate et le républicain, Trump déclarait : «Je veux bien aider tous nos alliés, mais nous perdons des milliards et des milliards de dollars. Nous ne pouvons pas être les gendarmes du monde, nous ne pouvons pas protéger les pays partout dans le monde quand ils ne nous paient pas ce qu’il faut ». Plus tard au cours de la même campagne, Trump déclarait que la priorité devait être la lutte contre Daesh et non pas la Syrie. Parce qu’il estimait qu’une intervention dans ce pays provoquerait une troisième guerre mondiale avec la Russie.

Tout le monde était loin d’imaginer que quelques mois plus tard, le milliardaire ferait tout le contraire. Rien ne laissait donc présager qu’une fois élu Trump serait capable d’attaquer militairement la Syrie. Mais, le 4 avril dernier, une attaque chimique, imputée au régime du dictateur, la deuxième la plus meurtrière depuis le début du conflit, provoque un énorme impact sur Trump et son attitude change nettement. Le président américain fait alors part de son indignation lors d’une conférence de presse. Il affirme que «c’est un terrible affront pour l’humanité » et que « ces actes odieux ne peuvent pas être tolérés». Toutefois, il n’évoque pas directement une attaque contre la Syrie, expliquant que sur les questions militaires, il n’aime pas dire où il allait et ce qu’il faisait.

Quelques heures plus tard, le monde entier apprenait que 59 missiles américains avait été tirés par deux navires américains en Méditerranée sur la base aérienne d’Al Chaayrate, au centre du pays. La menace a rapidement été mise à exécution et l’option diplomatique et politique venaient de passer au second plan.  Comment comprendre la volte-face du président américain et le bombardement en Syrie ? Qui a intérêt à ce bombardement ?

L’isolationnisme du candidat Trump était-il seulement électoraliste, parce que 57 % des citoyens américains se déclaraient favorables à ce que les États-Unis s’occupent moins des affaires des autres pays et davantage de leurs propres problèmes ? La politique des Usa n’est pas décidée par le seul président. Les stratèges de la Maison Blanche sont divisés sur la marche à tenir et on sent un certain tâtonnement fait de revirements. Des forces supérieures, des multinationales dominantes cherchent la parade au déclin des États-Unis. Et à présent, l’establishment Us déclenche une pression énorme pour que Trump rentre dans le rang et rejoigne les va-t-en-guerre. Les marchands d’armes se réjouissent des bruits de botte et pressent les pays européens de doubler leurs dépenses militaires au détriment des budgets sociaux. La guerre, en effet, ça rapporte !

Le principal parti d’opposition au régime autoritaire de Yahya Jammeh a obtenu la majorité absolue aux élections législatives en Gambie, premier scrutin depuis le départ en exil de l’ex-président dont la formation contrôlait le Parlement depuis 20 ans. Le Parti démocratique unifié (Udp) a remporté 31 des 53 sièges à pourvoir lors du scrutin de jeudi, a annoncé, hier matin, le président de la Commission électorale (Iec), Alieu Momar Njie, proclamant les «résultats définitifs». Le parti de M. Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (Aprc), qui détenait une majorité écrasante dans l’Assemblée sortante et avait présenté des candidats dans 29 circonscriptions, ne conserve que 5 sièges. Cinq des 58 députés du Parlement monocaméral doivent encore être désignés par le chef de l’État Adama Barrow, vainqueur, sous les couleurs d’une large coalition, de l’élection présidentielle du 1er décembre face à Yahya Jammeh. La nette victoire de l’Udp - 31 élus sur ses 44 candidats - devrait donner une importante marge de manœuvre à M. Barrow pour appliquer son programme de réformes.

Adama Barrow appartenait à l’Udp avant d’en démissionner pour représenter la coalition contre Yahya Jammeh dont les partis membres se présentaient séparément aux législatives. «Avec le président Barrow, nous sommes sur la même longueur d’ondes»,  déclaré à l’Afp le chef de l’Udp, Ousainou Darboe, ministre des Affaires étrangères et opposant historique à Yahya Jammeh.                                  

(AFP)

Plusieurs personnes ont été tuées, hier, dans un attentat à Stockholm, lorsqu’un camion a fauché des passants en plein centre-ville, ont annoncé les services de sécurité suédois (Säpo).

L’Europe a été frappée, ces dernières années, par de nombreux attentats dont certains au camion bélier, la plupart revendiqués par des groupes jihadistes. Cette fois, le camion, qui avait été volé, selon l’entreprise propriétaire, a foncé, peu avant 13H00 Gmt, sur les piétons le long de la rue piétonne la plus fréquentée de la capitale, Drottninggatan. Il a fini sa course dans la façade d’un grand magasin, Åhléns City, près du croisement avec une artère à forte circulation, Klarabergsgatan.

Des blessés ont été traités sur place par les secours, selon des images sur des chaînes de télévisions. «Il y a des morts et beaucoup de blessés», a indiqué à l’Afp une porte-parole de Säpo, ajoutant, dans un communiqué, rechercher «celui ou ceux qui sont derrière cet attentat». «Nous ne pouvons pas, à l’heure actuelle, confirmer le nombre de blessés et de morts», a déclaré, lors d’une conférence de presse, un responsable de l’enquête, Dan Eliasson.

Les services de sécurité avaient brièvement mis en ligne un communiqué faisant état d’»au moins deux morts», avant de le retirer presque immédiatement. Les médias suédois évoquaient des bilans de deux ou trois morts et certains huit blessés. La police a indiqué ne pas avoir arrêté le chauffeur du camion. «Nous n’avons pas de contact avec celui ou ceux qui conduisaient le véhicule», a déclaré M. Eliasson.

Mais, elle a montré à la presse un homme relativement jeune portant une capuche noire, filmé par une caméra à proximité immédiate des lieux de l’attentat, et qu’elle recherche.

La Suède n’a été visée qu’une seule fois par un attentat ces dernières années, quand, en décembre 2010, un homme avait mené une attaque-suicide à la bombe, dans la même rue piétonne de Stockholm. Il n’avait que légèrement blessé des passants.
L’attentat d’hier rappelle les attaques revendiquées par le groupe État islamique et menées à Londres, Berlin et dans le sud de la France, à Nice, où des camions ont foncé dans la foule.

(AFP)

Les Etats-Unis ont averti qu’ils sont prêts à lancer de nouvelles frappes contre le régime syrien au lendemain du bombardement d’une base de l’armée syrienne qui a déclenché la colère de Damas et de ses alliés russe et iranien.

«Nous sommes prêts à en faire plus, mais nous espérons que cela ne sera pas nécessaire», a prévenu l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, devant le Conseil de sécurité, à New York. La diplomate américaine s’exprimait lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité consacrée à la première action militaire de Washington contre le régime de Bachar al-Assad en six ans de guerre. La frappe a eu lieu trois jours après une attaque chimique présumée contre une ville rebelle du nord-ouest du pays qui a choqué le monde, et pour laquelle le pouvoir syrien a été pointé du doigt. Le Pentagone soupçonne les Syriens d’avoir été aidés pour mener à bien l’opération, mais les militaires américains ne sont pas allé jusqu’à accuser la Russie. La salve de missiles de croisière américains a provoqué la colère de la Russie, l’allié indéfectible de Bachar al-Assad avec l’Iran. «Les États-Unis ont attaqué le territoire souverain de la Syrie. Nous qualifions cette attaque de violation flagrante de la loi internationale et d’acte d’agression», a déclaré le représentant de Moscou à l’Onu, Vladimir Safronkov, lors de cette réunion. La présidence syrienne, elle, a qualifié les frappes d’»acte idiot et irresponsable».

Le chef de l’Onu, la France et le Royaume-Uni ont plaidé, pour leur part, en faveur d’une solution «politique» en Syrie.
Peu avant la réunion, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avait appelé à la «retenue» et souligné qu’il n’y avait d’autre solution que «politique» à la guerre qui déchire la Syrie, appelant «toutes les parties à renouveler leur engagement à faire avancer les discussions (intersyriennes) de Genève», pour l’instant dans l’impasse.

Les frappes ont été ordonnées, jeudi soir, par le président américain Donald Trump qui s’était pourtant toujours prononcé contre toute intervention directe contre le régime syrien. Hier, vers 03H40 locales (00H40 Gmt), 59 missiles de croisière Tomahawk ont été tirés par deux navires américains en Méditerranée vers la base aérienne syrienne d’al-Chaayrate (centre).
Quelques heures plus tard, l’armée syrienne a fait état de «six morts, des blessés et d’importants dégâts matériels».
L’agence de presse officielle Sana a annoncé ensuite la mort de neuf civils, dont des enfants, dans des villages environnants.

(AFP)

Donald Trump, qui n’a pas ménagé la Chine avant son élection, devait se retrouver, hier, face-à-face avec son président, Xi Jinping, dans le cadre décontracté de Mar-a-Lago, la luxueuse résidence que possède le président-milliardaire américain en Floride.

Arrivé en début d’après-midi à l’aéroport de Palm Beach, où l’attendait le secrétaire d’État Rex Tillerson et une garde militaire d’honneur, le chef du pays le plus peuplé du monde s’est jusqu’à présent montré mesuré dans ses réactions aux provocations du magnat de l’immobilier, devenu président de la première puissance mondiale.
Le milliardaire américain, attendu dans l’après-midi en Floride, s’en est pris peu diplomatiquement à la Chine depuis son arrivée à la Maison Blanche, fin janvier, l’accusant tour à tour de concurrence commerciale déloyale ou de mollesse face à la menace nucléaire nord-coréenne.

L’homme fort du régime communiste arrive avec «du grain à tweeter» pour le président américain, selon des sources diplomatiques à Pékin, qui évoquent des concessions chinoises en matière de commerce et d’investissement, avec à la clé des créations d’emplois aux États-Unis. En échange, il attend de l’exubérant milliardaire des garanties par lesquelles Washington renoncerait à un contrat d’armement avec Taïwan... au moins temporairement. Peu d’éléments ont filtré sur le programme exact de cette rencontre, si ce n’est que les présidents des deux premières puissances économiques mondiales devaient dîner ensemble, hier, avec leurs épouses, Melania Trump et Peng Liyuan, avant une série d’entretiens vendredi.

Le président républicain de 70 ans dont le positionnement diplomatique vis-à-vis du géant asiatique reste flou aura l’occasion de fournir une première indication de l’orientation qu’il entend donner à la relation sino-américaine.
«Cela va être très intéressant, personne ne sait véritablement comment cela va se passer», a-t-il déclaré sur Fox News peu avant de quitter la Maison Blanche.

AFP

Les Gambiens élisaient, hier, leurs députés, premier scrutin depuis le départ de Yahya Jammeh, suscitant l’espoir d’un rééquilibrage des pouvoirs après 22 ans de toute-puissance de l’exécutif, mais la participation s’annonçait décevante.

Les Gambiens élisaient, hier, leurs députés, premier scrutin depuis le départ de Yahya Jammeh, suscitant l’espoir d’un rééquilibrage des pouvoirs après 22 ans de toute-puissance de l’exécutif, mais la participation s’annonçait décevante.
Un peu plus de 886.000 électeurs, sur quelque 2 millions d’habitants, doivent choisir leurs députés parmi 238 candidats, issus de neuf partis politiques ou de listes indépendantes, un record de candidatures, selon la Commission électorale (Iec). Les premiers résultats étaient attendus dès hier soir.

Aucun incident n’a été signalé à l’ouverture des bureaux de vote à 08H00 (locales et Gmt), mais l’affluence était faible à Jeshwang comme à Bakau, deux quartiers situés à la périphérie de Banjul, la capitale, ont constaté des journalistes de l’Afp.
Le ministre des Affaires étrangères, Ousainou Darboe, chef du Parti démocratique unifié (Udp), principale formation de l’opposition au régime Jammeh, s’est dit confiant dans les chances de l’Udp, en lice dans 44 circonscriptions. «Je ne veux pas prédire quoi que ce soit, mais nous avons présenté des candidats dans des circonscriptions où nous pensons pouvoir gagner», a-t-il indiqué après avoir voté. «Les Gambiens viennent pour parachever la mise en place d’un nouveau gouvernement», a estimé le dirigeant de l’Udp, le parti auquel appartenait Adama Barrow avant d’en démissionner pour représenter l’ensemble de la coalition contre Yahya Jammeh.

Mais, la Commission électorale ne cachait pas sa préoccupation hier en fin de matinée. «Nous espérons que la participation va augmenter» avant la fermeture des bureaux de vote à 17H00 (locales et Gmt), a reconnu son vice-président, Manneh Sallah. Un constat partagé par la mission d’observation électorale déployée par l’Union européenne. «Nous avons ouvert certains bureaux à 08H00 du matin, où il y avait une participation importante, et maintenant la participation est un peu plus faible», a précisé un membre de la mission, la députée belge au Parlement européen, Maria Arena.
L’Union africaine (Ua) et la Cedeao - dont les troupes sont toujours présentes en Gambie à la demande de M. Barrow - ont également envoyé des observateurs.

AFP

Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed a déclaré, hier, «l’état de guerre» dans ce pays gangréné par les attaques des islamistes radicaux shebab, qu’il souhaite «attaquer» afin de «libérer» les régions contrôlées par ce groupe affilié à Al-Qaïda.

«J’annonce l’état de guerre dans le pays et appelle le public à soutenir l’armée nationale pour l’aider à combattre les terroristes», a déclaré à la presse le président, élu le 8 février, plus connu sous son surnom «Farmajo» et dont un des principaux défis est d’améliorer la situation sécuritaire de cet État défaillant. M. Mohamed a annoncé, hier, à Mogadiscio, des changements à la tête de l’armée, de la police et des services de renseignements. Ce, au lendemain d’une énième attaque à la voiture piégée dans la capitale somalienne qui a fait au moins 7 morts. «Cette guerre est une guerre juste et nous nous engageons à travailler à la protection de la société somalienne», a ajouté le président, vêtu d’un treillis militaire. «Nous avons demandé aux membres de l’armée nationale d’être vigilants et de participer à l’effort de paix». «Nous n’attendrons pas que les éléments violents fassent exploser notre peuple, nous devons les attaquer et libérer les zones dans lesquelles ils sont stationnés», a-t-il affirmé.

M. Mohamed a également lancé un appel aux jeunes shebab. «Nous sommes désolés pour ces enfants qui ont été trompés et nous leur offrons un ultimatum de 60 jours pour se rendre, ou alors ils en subiront les conséquences», a promis le président.
«Nous appelons les jeunes parmi les shebab à venir à nous, nous vous offrirons un toit et une éducation (...) Nous prendrons bien soin de vous si vous nous rejoignez», a-t-il ajouté.                  

AFP

Le tribunal militaire de Ouagadougou a condamné, hier, quinze militaires burkinabè à des peines de 10 à 17 ans de prison ferme pour l’attaque d’un dépôt d’armes en janvier 2016.

Le sergent-chef Ali Sanou, qui a assumé la «paternité» de l’attaque du dépôt d’armes de Yimdi (20 km à l’ouest de Ouagadougou), et le sergent Ollo Stanislas Silvère Poda ont écopé chacun de 17 ans de prison ferme pour «complot militaire».
Treize autres soldats, également reconnus coupables de «complot militaire», ont été condamnés à 10 ans de prison ferme chacun.
Le Parquet militaire de Ouagadougou avait requis des peines de 10 à 20 ans de prison à l’encontre des accusés, parmi lesquels une dizaine de membres de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (Rsp), ancienne garde prétorienne du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue en octobre 2014.

Selon l’accusation, les accusés, arrêtés en mars 2016, comptaient utiliser les armes volées lors de l’attaque du dépôt pour libérer de prison les généraux Gilbert Diendéré, l’ex-chef du Rsp, et Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères (et général de gendarmerie), ainsi que les autres militaires du régiment incarcérés pour leur implication présumée dans le putsch manqué de septembre 2015.

Trois autres éléments de l’ex-Rsp, poursuivis pour «désertion à l’étranger en temps de paix», ont été condamnés à «3 mois de prison ferme chacun». Ils devraient sortir de prison dès aujourd’hui après avoir purgé près de six mois de détention préventive.
Le caporal Issaka Ouédraogo, accusé de «détention illégale d’armes et de munitions», a, lui, écopé de «6 mois de prison assortis de sursis».

Un civil, Sabkou Yago, un cultivateur poursuivi pour «recel de malfaiteurs», et le soldat Salfo Kosporé, accusé de «complicité de vol aggravé», ont été acquittés par le tribunal militaire pour «infractions non constituées».
Ce verdict «nous a surpris», a réagi Me Fako Bruno Ouattara, avocat du sergent-chef Sanou. «Le complot suppose que vous voulez prendre le commandement ou le pouvoir alors qu’il ne voulait pas cela, mais prendre des armes pour sauver la vie des gens», a-t-il expliqué, promettant de se pourvoir en cassation.

AFP

Le régime syrien et son allié russe ont rejeté en bloc, hier, les accusations des pays occidentaux sur l’attaque chimique présumée en Syrie, alors que se multiplient les efforts pour faire voter une résolution de condamnation à l’Onu.

A New York, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont exigé la tenue, ce jeudi, d’un vote du Conseil de sécurité de l’Onu sur un projet de résolution demandant une enquête sur cette attaque, après le report, mercredi, du vote de la résolution.

L’attitude de la Russie est encore incertaine après deux jours de négociations qui ont abouti à une version légèrement révisée du texte. Paris a d’ores et déjà mis en garde Moscou contre toute utilisation de son veto, qu’il a déjà utilisé à sept reprises pour bloquer toute action du Conseil de sécurité visant la Syrie, où la guerre a fait en six ans plus de 320.000 morts.  «Ce serait une responsabilité terrible face à l’histoire», a estimé l’ambassadeur français à l’Onu François Delattre. Mais, le président russe Vladimir Poutine a jugé «inacceptable» d’accuser sans preuve le régime de Bachar al-Assad d’être responsable de l’attaque qui a fait, mardi, au moins 86 morts.

Pour Moscou, Washington ne dispose pas d’une information «fiable» pour pointer du doigt, avec les Français et les Britanniques, le régime.
Depuis l’attaque, les États-Unis ont, en effet, nettement durci leur discours, notamment en menaçant la Syrie d’une action unilatérale.
Et un responsable américain a dit, hier, que la Maison Blanche examinait des options militaires fournies par le Pentagone pour réagir à l’attaque, dont des frappes permettant de clouer au sol l’aviation syrienne.

AFP

« Liñu Bokk » (ce que nous partageons) est le thème choisi pour la deuxième édition du « Festival Vert- Jaune- Rouge ». Prévu les 7 et 8 avril à la Place du Souvenir à Dakar, ce festival initié par le groupe musical « Bideew Bou Bess » veut promouvoir le civisme et la citoyenneté autour d’un symbole commun : le drapeau national.  

En conférence de presse hier, le trio Ibrahima, Moctar et Baïdy a annoncé avoir comme objectif de faire aimer davantage aux Sénégalais, leur pays et leurs emblèmes par la citoyenneté. Selon les trois artistes musiciens, c’est le Sénégal en miniature qui sera présent ce week-end à la Place du Souvenir, et ce à travers les sonorités de toutes les cultures qui composent le pays. Alliant l’utile à l’agréable, le groupe de rap sénégalais lauréat d’un disque d’or appelle les Sénégalais à « oser l’agro écologie » afin de préserver l’environnement.

Les frères Sall revendiquent une musique de plaidoyer. « La majeure partie des Sénégalais réside en milieu rural, c’est la raison pour laquelle nous pensons qu’il faut qu’on laisse la terre aux cultivateurs avec des méthodes responsables pour que l’agriculture soit multifonctionnelle et durable », a martelé Baïdy, en porte-parole du jour.

Si la première édition du festival n’avait duré qu’un jour, faute de moyens, celle de cette année s’étalera deux jours grâce à l’appui de bonnes volontés, de partenaires mais aussi de la presse.

« Ce festival est initié pour célébrer le Sénégal culturellement et socialement », fait savoir Baïdy qui, par ailleurs invite le public à venir nombreux d’autant plus que les spectacles seront gratuits.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

La Russie et les pays occidentaux s’opposaient de nouveau, hier, sur le dossier syrien à l’occasion d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Onu, consacrée à l’attaque chimique présumée ayant fait 72 morts en Syrie.

L’ambassadrice américaine à l’Onu, Nikki Haley, a fustigé Moscou pour n’avoir pas su tempérer son allié syrien. «Combien d’enfants devront encore mourir avant que la Russie ne s’en soucie ?» a lancé Mme Haley. Alors que Damas a été pointé du doigt, Moscou avait jugé plus tôt «inacceptable» en l’état le projet de résolution présenté par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni condamnant l’attaque de mardi.
Depuis le début du conflit syrien, il y a six ans, le dossier syrien divise les Occidentaux et la Russie, bloquant tout effort pour mettre fin à une guerre qui a fait plus de 320.000 morts.
Sur le terrain, des médecins tentent de sauver les blessés les plus graves parmi les plus de 160 personnes soignées après l’attaque. Cette dernière a déjà provoqué la mort de 72 civils, dont 20 enfants, selon un bilan établi par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (Osdh). Ce bilan «pourrait encore augmenter, car il y a des personnes disparues», a-t-il précisé.
Ces victimes ont été prises de convulsions lorsque le raid aérien a visé Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d’Idleb, dans le nord-ouest.
La nature des substances chimiques n’a pas été formellement identifiée, mais l’Organisation mondiale de la santé (Oms) a précisé que certaines victimes présentaient des symptômes évoquant une exposition à une catégorie de produits chimiques «comprenant des agents neurotoxiques».
Médecins sans frontières (Msf) évoque «un agent neurotoxique de type gaz sarin» sur la base des constatations faites par son équipe déployée dans un hôpital où sont soignés des blessés.
L’Ong parle de huit patients présentant des «symptômes caractéristiques»: pupilles rétractées, spasmes musculaires et défécation involontaire. Des vidéos de militants anti régime avaient déjà montré, mardi, des corps pris de spasmes et de crises de suffocation.
Selon l’OsdhH, il s’agit de la deuxième «attaque chimique» la plus meurtrière depuis le début du conflit après celle au gaz sarin qui avait fait plus de 1.400 morts près de Damas en 2013.
Celle-ci avait failli provoquer une escalade de la guerre, mais les États-Unis avaient finalement décidé de ne pas intervenir et avait conclu un accord avec la Russie, en vertu duquel la Syrie est censée avoir détruit son arsenal chimique.
L’armée russe a, en partie, disculpé le régime en affirmant, en matinée, que l’aviation syrienne avait frappé un «entrepôt» des rebelles contenant des «substances toxiques». En explosant, ces dernières se sont disséminées dans l’atmosphère.
Moscou a ensuite qualifié le projet de résolution de «catégoriquement inacceptable», car «son défaut est d’anticiper les résultats de l’enquête et de désigner des coupables».
Le texte appelle à une enquête complète et rapide de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (Oiac). Il demande au régime de fournir toute information sur des opérations militaires au moment de l’attaque.

AFP

Le Parlement béninois a créé la surprise, mardi soir, en refusant d’examiner le projet de révision de la Constitution, un projet phare du président Patrice Talon qui souhaite notamment la mise en place d’un mandat présidentiel unique.

Soixante députés ont voté en faveur de l’étude du texte, 22 contre et un s’est abstenu, alors que la majorité des trois-quarts était exigée.

La séance plénière, qui a duré toute la journée de mardi, a été l’objet de vifs débats entre les députés et a été interrompue à deux reprises.  

«C’est un échec pour le gouvernement, une gifle», a confié un député à l’Afp, sous le couvert de l’anonymat.
«Voilà un problème réglé», a soupiré, quant à lui, le président du Parlement à l’issue du vote tard dans la soirée.
Le président Patrice Talon, qui porte cette réforme, avait décidé de faire approuver le texte par l’Assemblée nationale, où il dispose d’un fort soutien, plutôt que d’organiser un référendum, comme il l’avait promis l’an dernier à son arrivée au pouvoir.

Les détails du nouveau projet de Constitution ne sont pas connus du grand public, mais il prévoit notamment une discrimination positive en faveur des femmes dans le monde politique, un financement public des partis ainsi que la mise en place d’un mandat présidentiel unique, une mesure historique sur le continent africain et qui fait débat.

Le fait de ne pas soumettre la réforme au vote populaire, l’opacité des textes et l’idée d’un mandat présidentiel unique ont également suscité de vives protestations dans le pays, considéré comme calme et démocratique.
«Il s’agit d’une victoire pour le peuple béninois», exulte Léonce Houngbadji, président du Plp (Parti pour la libération du peuple), un parti d’opposition qui a mené une campagne active contre le vote de cette loi.

Joint par l’Afp, il a assuré que «la veille (sur le texte) sera maintenue» et ses partisans garderont «la pression sur les députés».
La semaine dernière, le ministre de la Défense, Candide Armand-Marie Azannai, fort soutien du président jusque-là, a démissionné, justifiant sa décision par le contexte social et économique tendu.

Avant de parvenir à ce vote, les députés ont eu de chaudes empoignades après des déclarations de l’une d’entre eux, Rosine Vieyra Soglo, qui déclarait que «tous les députés ont reçu de l’argent pour voter» en faveur du projet.
Ses collègues ont regretté cette accusation, invitant la députée de l’opposition et ex-Première dame à présenter des «excuses publiques», qualifiant ses propos de «surprenants et outrageux».

AFP

Les corps de trois des instigateurs d’une tentative de coup d’État en 2014 contre l’ex-président gambien Yahya Jammeh ont été mis au jour grâce aux informations d’anciens membres de sa garde rapprochée, a indiqué, samedi à l’Afp, la police gambienne.

Le colonel Lamin Sanneh, qui faisait partie de la garde présidentielle, et les militaires Alagie Nyass et Njaga Jagne - qui avait combattu en Irak avec l’armée américaine - avaient été tués lors de la tentative de coup d’État de décembre 2014, mais les circonstances de leur décès n’avaient pas été clairement établies.

C’est grâce aux informations fournies par d’anciens membres d’un corps d’opérations spéciales, connus localement comme les «Junglers» et accusés par les Nations unies d’avoir pratiqué tortures et exécutions sommaires, que les autorités ont pu localiser les cadavres des trois comploteurs. «Les restes du colonel Lamin Sanneh, de Njaga Jagne et d’Alagie Nyass ont été exhumés, vendredi, dans un champ de tir militaire de Tintinto, près de Kanilaï, le village natal du président Jammeh», a affirmé à l’Afp un responsable de la police gambienne sous le couvert de l’anonymat. «Les enquêteurs ont été conduits sur les lieux par des membres des Junglers et les restes des victimes ont été exhumés en présence de la police, de l’armée et des membres des familles», a ajouté ce responsable.

L’ex-président Jammeh, en exil en Guinée équatoriale après avoir été battu à la présidentielle de décembre par Adama Barrow, avait toujours refusé de répondre aux demandes d’enquête de la communauté internationale sur les circonstances de la disparition des trois hommes.

Six autres militaires avaient été arrêtés et condamnés - dont trois à la peine capitale - par un tribunal militaire en avril 2015 pour cette tentative de coup d’État. Les six hommes ont été graciés en mars par le chef de l’État et réintégrés dans l’armée.              
 

AFP

L’opposition malienne a fait, samedi, un passage «symbolique» à la Conférence d’entente nationale organisée à Bamako, qu’elle avait jusque là boycottée, après que le gouvernement a décidé de la prolonger, a constaté un journaliste de l’Afp sur place.

«C’est une présence +symbolique+ pour délivrer un message, après demande de notre présence par une délégation des participants» à la conférence, a déclaré à l’Afp Nouhoum Togo, l’un des porte-paroles de l’opposition. Si l’opposition est finalement venue, c’est «parce que le gouvernement a reculé et a décidé finalement que la conférence n’allait plus s’arrêter le (dimanche) 2 avril, mais qu’il y aura une autre phase», a ajouté M. Togo. La première phase de la rencontre se termine dimanche, a confirmé à l’Afp une source proche de l’organisation.

Devant les participants à la rencontre, Soumaila Cissé, président de l’Union pour la République et la démocratie et chef de file de l’opposition malienne, a déclaré que toute sortie de la «crise» malienne passait par des «concertations inclusives«, évoquant notamment «la gouvernance actuelle». Mardi, les ex-rebelles maliens qui boycottaient la conférence, entamée lundi, avaient rejoint les participants aux travaux après avoir obtenu des assurances que les discussions se poursuivraient au-delà de dimanche, date à laquelle elle devait s’achever selon le programme initial.

La Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg du Nord) et l’opposition avaient, elles aussi, initialement annoncé qu’elles boycotteraient cette rencontre, jugeant sa durée programmée de sept jours trop courte et pas assez ambitieuse en termes d’objectifs.

AFP

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a assuré, samedi soir, à la télévision, qu’il ne modifierait pas la Constitution pour briguer un troisième mandat à l’issue de son deuxième et dernier quinquennat légal en 2021.

«Une de mes plus grandes ambitions, c’est d’organiser, en 2021, des élections libres et transparentes et de passer le témoin à un autre Nigérien que les Nigériens auront choisi», a affirmé le président Issoufou dans un entretien à la télévision d’État, à l’occasion du premier anniversaire de son investiture pour un second mandat le 2 avril 2016. La Constitution nigérienne limite le mandat présidentiel à deux quinquennats. M. Issoufou, âgé de 65 ans, a été réélu en mars 2016 pour cinq ans, à l’issue d’un premier mandat. «Moi, je suis un démocrate dans l’âme (...) je n’ai pas cette arrogance de penser que je suis un homme providentiel irremplaçable», a déclaré le chef de l’État.
Selon M. Issoufou, «le Niger a besoin d’institutions démocratiques fortes». Pour cela, «il faut qu’il y ait une respiration démocratique avec des alternances» au pouvoir. S’il y parvient, il sera le premier président démocratiquement élu du pays à assurer une alternance pacifique à la tête du pays. Son prédécesseur, Mamadou Tandja, avait été renversé, en 2010, par un putsch militaire pour avoir modifié la Constitution afin de se maintenir à l’issue de ses deux quinquennats légaux.
Le Niger, riche en uranium, n’a jamais connu de vraie alternance démocratique au pouvoir depuis son indépendance en 1960. Le processus démocratique, amorcé en 1993, a souvent été interrompu par des coups d’État militaires.

AFP

Les mouvements protestataires en Guyane ont réclamé, samedi, un nouveau statut pour ce territoire français d’Amérique du Sud qui connaît, depuis deux semaines, un vaste mouvement social.

Cette revendication d’un «statut particulier» pour la Guyane, qui est actuellement un département d’outre-mer (Dom), a été avancée lors de négociations sur les solutions possibles à la crise actuelle avec la ministre française des Outre-mer, Ericka Bareigts. Le collectif «Pou la Gwiyann dékolé», qui regroupe l’ensemble des mouvements protestataires, en appelle au président français, François Hollande, et au gouvernement, a déclaré l’un de ses membres, Davy Rimane, depuis le perron de la préfecture de Cayenne où se tenaient les discussions avec la ministre.

Il les presse «d’entamer les discussions avec la société guyanaise afin d’ouvrir un débat clair, transparent, visant à doter notre pays, trop éloigné des centres de décisions hexagonaux, d’un statut particulier pour la Guyane», a dit M. Rimane. Des centaines de personnes, massées en contrebas, ont réagi par des cris de joie.

Interrogé peu après par l’Afp, M. Rimane, par ailleurs militant du syndicat Utg-énergie, a justifié cette exigence par la volonté de se débarrasser d’un lien «trop centralisé et vertical avec Paris», qui empêche la Guyane «d’avancer». «Avec un autre système, on pourrait décider nous-mêmes de ce qui est bon pour nous», plutôt que de «demander des autorisations pour tout» en métropole, a estimé M. Rimane. En 2010, les électeurs de Guyane ont dit à une large majorité «non» à l’autonomie accrue de leur département qui leur était proposée lors d’un référendum organisé à la demande d’une majorité de leurs élus locaux. «Mais, cette crise est l’expression de l’échec de ce référendum», a estimé un autre membre du collectif, Gauthier Horth. «Car le cadre réglementaire n’est pas du tout en adéquation avec la réalité guyanaise», selon lui.

La question d’un statut particulier de la Guyane était incluse dans les quelque 428 revendications du collectif apportées, jeudi, aux ministres Matthias Fekl (Intérieur) et Ericka Bareigts (Outre-mer). «La réponse du gouvernement a été +non+ à cause de la consultation de 2010», a indiqué M. Rimane.

AFP

Deux hommes ayant tenté d’attaquer une gendarmerie dans la région de Mopti (centre du Mali) ont été abattus jeudi, a indiqué, hier à l’Afp, un responsable de l’armée malienne. Cette annonce intervient le jour de la prorogation, pour au moins dix jours, de l’état d’urgence en vigueur au Mali quasiment sans interruption depuis 16 mois.

Jeudi, deux hommes armés s’apprêtaient à «tirer sur le poste de la gendarmerie de Konna», localité à environ 70 km de Mopti ; «ils ont été abattus par les gendarmes et trois Pm (pistolets-mitrailleurs) ont été récupérés sur eux», a expliqué ce responsable joint à la Direction de l’information et des relations publiques des armées.

«Un détachement des Fama (Forces armées maliennes) s’est rendu sur les lieux», a-t-il ajouté, sans se prononcer sur l’identité des deux hommes abattus ou l’éventuel groupe auquel ils pourraient appartenir. D’après les premiers éléments de l’enquête, les deux hommes auraient voyagé jusqu’à Konna dans un car d’une société privée de transport.

L’état d’urgence a notamment permis de «renforcer davantage les dispositifs de prévention et de lutte contre le terrorisme», mais a été reconduit en raison de «la persistance de la menace terroriste» dans le pays et en Afrique de l’Ouest, a indiqué le gouvernement dans un communiqué diffusé jeudi soir.

(AFP)

La décision du président sud-africain Jacob Zuma de limoger son ministre des Finances et adversaire, Pravin Gordhan, a déclenché, hier, une guerre ouverte au sein du Congrès national africain (Anc) au pouvoir, qui apparaît plus divisé que jamais.


Quelques heures après l’annonce du vaste remaniement gouvernemental qui a coûté son poste au ministre, plusieurs poids lourds du parti de Nelson Mandela sont montés au créneau pour critiquer publiquement son départ forcé.
Candidat à la succession de M. Zuma à la tête de l’Anc, le vice-président Cyril Ramaphosa l’a jugé «inacceptable».
Dans la foulée du vice-président, d’autres voix de l’Anc se sont élevées contre ce qu’elles ont qualifié de coup de force.
Tout en ironie, l’ex-ministre a profité, vendredi, de sa conférence de presse d’adieu pour adresser plusieurs piques à son ex-patron. «J’espère que de plus en plus de Sud-Africains sont déterminés à dire que notre pays n’est pas à vendre», a-t-il lancé.
Le renvoi de Pravin Gordhan a, une nouvelle fois, illustré les profondes fractures politiques qui déchirent l’Anc, au pouvoir depuis l’élection de Nelson Mandela en 1994.

En nette perte de vitesse depuis son revers aux élections locales de l’an dernier, le parti est écartelé entre les soutiens de Jacob Zuma, partisan d’une «transformation radicale» de l’économie en faveur de la majorité noire, et une aile plus modérée incarnée par MM. Gordhan et Cyril Ramaphosa.

Ces divergences sont exacerbées par la course engagée pour la succession de M. Zuma, qui doit quitter la présidence de l’Anc en décembre dans la perspective des élections générales de 2019.
Le chef de l’État soutient son ex-épouse Nkosazana Dlamini-Zuma face à Cyril Ramaphosa.
«Nous voyons ce remaniement comme une stratégie calculée du président Jacob Zuma destinée à lui permettre de gagner la conférence de décembre», a estimé l’économiste Peter Attard Montalto, de la banque Nomura.
Mais, ce que la presse locale a baptisé sa «nuit des long couteaux» risque de lui coûter cher.

(AFP)

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.