banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités Internationales (2800)

Moscou a ordonné hier l’expulsion de plus de 50 diplomates d’une vingtaine d’Etats en représailles contre les pays ayant décidé la semaine dernière de chasser des diplomates russes dans le cadre de l’affaire Skripal, la plus importante vague d’expulsions croisées du genre de l’Histoire.Les ambassadeurs de 23 pays parmi lesquels la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, le Canada et la Pologne ont été convoqués au ministère russe des Affaires étrangères, où ils se sont vus notifier les mesures d’expulsion prises à l’encontre de leurs diplomates.

“Il leur a été remis une note disant qu’en protestation aux accusations déraisonnables et aux expulsions de diplomates russes (...), la Russie déclare personae non gratae le nombre correspondant d’employés diplomatiques”, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
Concrètement, Moscou répond à l’identique, en expulsant le même nombre de diplomates que chaque pays a expulsé de diplomates russes. Quatre diplomates de l’Allemagne, de la France, de la Pologne ou du Canada devront par exemple quitter la Russie.

Treize diplomates ukrainiens devront également quitter Moscou, un nombre identique au nombre de Russes qui avaient été contraints de quitter Kiev cette semaine.
Selon un décompte effectué par l’AFP, 56 diplomates de 22 pays vont être expulsés de Russie après les mesures annoncées hier. A ce chiffre devraient s’ajouter les représailles de Moscou contre l’Australie et la Macédoine, qui n’ont pas encore été rendues publiques. Canberra avait expulsé deux diplomates russes, et Skopje un.
Au total, avec l’annonce par Sergueï Lavrov jeudi soir de l’expulsion de 60 diplomates américains, au moins 119 diplomates en poste en Russie devront quitter le pays.

(AFP)

 

Sans surprise, Abdel Fattah al-Sissi va être reconduit à la tête de l’Egypte, avec plus de 90 % des voix, après une élection présidentielle marquée par une participation frileuse d’environ 40 %, selon les premières estimations publiées, hier, par la presse d’Etat.

Le seul autre candidat, Moussa Mostafa Moussa, a recueilli environ 3 % des voix, d’après ces estimations. Les résultats officiels seront proclamés lundi. Un peu plus d’un électeur sur trois seulement s’est rendu aux urnes, de lundi à mercredi, lors d’un scrutin à travers lequel le pouvoir a cherché à consolider l’autorité sans partage qu’exerce M. Sissi sur l’Egypte depuis son élection en 2014.

Selon le quotidien d’Etat Al-Ahram, M. Sissi a obtenu 92 % des voix, représentant quelque 23 millions d’électeurs. Le quotidien d’Etat Akhbar al-Youm et l’agence officielle Mena fournissent des chiffres similaires.

Au total, Al-Ahram estime que 25 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes, sur près de 60 millions de personnes inscrites sur les listes, soit un taux de participation de quelque 41,5 %. Les trois jours de scrutin se sont déroulés sans incident notable sous la protection ostensible des forces de sécurité après un attentat samedi, à Alexandrie (nord), dans lequel deux policiers ont été tués. L’unique adversaire du président, Moussa Mostafa Moussa, était un inconnu du grand public et un partisan affiché du chef de l’Etat. Cet homme d’affaires de 65 ans a remporté environ 3 % des voix selon les premières estimations d’Al-Ahram. M. Mostafa Moussa a estimé, dès mercredi soir, à la chaîne de télévision privée Sada el-Balad, qu’il avait perdu l’élection au vu des premiers résultats partiels publiés en soirée.

Chef du minuscule parti libéral Al Ghad, il s’était lancé dans la course in extremis après que d’autres candidats potentiels avaient été emprisonnés ou découragés. «J’espérais obtenir une moyenne de 10 % (du total des voix), mais je connais l’immense popularité du président Sissi», a-t-il dit, mercredi soir, à Ahmed Moussa, un présentateur pro-régime sur Sada el-Balad. Avant l’élection, M. Moussa Mostafa affirmait pourtant à la presse qu’il se présentait «pour gagner» et qu’il n’était pas «téléguidé» par le président.

Parmi les résultats locaux, encore partiels, publiés par Al-Ahram figurent ceux d’Al-Bahaira, la ville natale du fondateur des Frères musulmans, Hassan al-Banna, où M. Sissi a remporté 1,5 million de voix contre 44.000 pour M. Mostafa Moussa.
A Alexandrie, la deuxième ville du pays, selon Al-Ahram, le président sortant a remporté 1,2 millions de voix contre quelque 40.000 pour son adversaire, avec un taux de participation de 37 %.

AFP

 

Les Sierra-Léonais élisent, demain, leur président, avec quatre jours de retard sur le calendrier initial, lors d’un second tour très indécis entre l’héritier du président sortant et le candidat du principal parti d’opposition, arrivé de peu en tête au premier tour.

Quelque 3,1 millions d’électeurs sont appelés à choisir le successeur du président Ernest Bai Koroma, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats à la tête du pays.
Au premier tour, le 7 mars, marqué par une participation de plus de 84 %, le peu connu Samura Kamara, homme lige de M. Koroma et candidat de l’Apc, le parti au pouvoir, avait remporté 42,7 % des suffrages. Il avait été devancé par celui du principal parti d’opposition, le Slpp, l’ancien général Julius Maada Bio, avec 43,3 % des voix. Le second tour entre les deux partis qui se succèdent au pouvoir depuis l’indépendance, en 1961, était programmé pour le 27 mars. Mais, alors que la campagne vivait ses dernières heures, les préparatifs du vote ont été suspendus, le 24 mars, par la justice à la suite d’un recours d’un avocat de l’Apc. Malgré le rejet de ce recours, lundi, compte tenu du retard pris dans l’organisation du scrutin, la Commission électorale nationale (Nec) a réclamé et obtenu un délai de quatre jours pour tenir le second tour. M. Bio avait fait monter la pression en accusant le président Koroma de «pousser la Sierra Leone au bord du chaos» par des manœuvres dilatoires, mais lui et M. Kamara ont finalement accepté de bonne grâce le report du scrutin. Si l’administration sortante a réussi à attirer les investisseurs pour reconstruire le pays, dévasté par la guerre civile (1991-2002) qui a fait quelque 120.000 morts, l’économie reste fragile après les chocs de l’épidémie d’Ebola, en 2014-2016, et de la chute des cours mondiaux des matières premières. Le futur président et son gouvernement «devraient se focaliser davantage sur l’éducation et venir en aide aux jeunes», estime un enseignant de Freetown, Bawah Kahnu. «Il faudrait aussi améliorer les services de santé. Parce que ces choses-là nous touchent directement», souligne-t-il.

AFP

 

Moscou a annoncé, hier, l’expulsion de 60 diplomates américains et la fermeture du consulat des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg, en riposte aux mesures équivalentes prises par Washington après l’empoisonnement d’un ex-agent double russe en Grande-Bretagne.

Convoqué, hier soir, au ministère russe des Affaires étrangères, l’ambassadeur des Usa en Russie, Jon Huntsman, a été «informé du contenu de ces mesures de représailles envers les Etats-Unis», a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. Elles «incluent l’expulsion du même nombre de diplomates et le retrait de l’accréditation du consulat général des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg», dans le nord-ouest de la Russie, a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse. Ces mesures répondent à l’expulsion, par les Etats-Unis, de 60 «espions» russes et à la fermeture du consulat russe à Seattle, dans le cadre de mesures de rétorsion après l’empoisonnement, le 4 mars, de l’ex-agent russe Sergueï Skripal et de sa fille, Ioulia, sur le sol britannique. Sur les 60 diplomates américains expulsés par la Russie, 58 sont des employés de l’ambassade des Etats-Unis à Moscou et deux du consulat général des Etats-Unis à Ekaterinbourg (Oural), a précisé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Ces personnes «ont été déclarées +persona non grata+ pour leurs activités incompatibles avec leur statut diplomatique. Elles doivent quitter le territoire russe d’ici le 5 avril 2018», selon le communiqué. Le bâtiment du consulat général des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg doit être «libéré entièrement d’ici au 31 mars», a indiqué le ministère.

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls visés par ces mesures de représailles : «En ce qui concerne les autres pays, (la réponse de Moscou) sera aussi pour tous identique par rapport au nombre de personnes qui quitteront la Russie», a assuré M. Lavrov. Au total, plus de 140 diplomates russes en Europe, en Amérique du Nord, en Ukraine ou en Australie ont été expulsés en soutien à Londres, qui accuse Moscou d’avoir empoisonné l’ex-espion russe. «Les mesures de représailles seront identiques, et pas seulement», a promis M. Lavrov, sans donner plus de précisions.

AFP -

 

Dans le sillage des Printemps arabes de février 2011, les Egyptiens prirent d’assaut la rue et parvinrent, après 18 jours de manifestations intenses, à mettre fin au long règne de 29 ans de Hosni Moubarak, mais surtout de 29 ans d’Etat d’urgence suite à l’assassinat du président Anouar El Sadate et la menace islamiste qui planait sur ce pays au carrefour du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Europe. L’armée, la seule alternative organisée, s’empare du pouvoir pour établir la transition. En un mois, les citoyens adoptent, par référendum, une réforme constitutionnelle pour une transition rapide vers un pouvoir civil élu au suffrage universel.

Les élections libres et transparentes organisées suite à cette réforme amènent au pouvoir les islamistes qui remportent la majorité aux législatives. Dans la même dynamique, le président Mohamed Morsi est élu par une courte majorité à l’issue d’un second tour à la présidentielle. Des pouvoirs exécutif et législatif qui bénéficient de toute la légitimité populaire pour sceller la réconciliation et gouverner ce pays clé du monde arabe. Les espoirs étaient énormes qu’un succès de ce régime islamiste démocratiquement installé au pouvoir allait être une réussite à suivre dans le monde arabe.

Mais, au contact de la réalité du pouvoir, le gouvernement se rend compte que gouverner un pays est différent de faire du social dans les quartiers populaires. Les pays environnants et leurs alliés qui craignaient une contamination ou une déstabilisation de leurs régimes réduisent au minimum leur coopération financière et économique et le tourisme, une des mamelles de l’économie égyptienne, tombe en chute libre.
Face aux problèmes, le président Morsi choisit le même durcissement qui a coûté le pouvoir à Hosni Moubarak en s’arrogeant la possibilité de légiférer par décret et d’annuler les décisions de justice.

Les populations, sentant que le pouvoir veut les ramener à la case départ, reprennent la rue et, saisissant la balle au rebond, divers responsables de l’opposition lancent une pétition qui recueille plus de 20 millions de signatures pour le départ du président.

L’armée remonte au créneau et lance un ultimatum au pouvoir pour trouver une solution à la crise,  mais se heurte à l’intransigeance du président qui se réfère à sa légitimité électorale.
Partisans du pouvoir et de l’opposition à puissance quasiment égale campent dans la rue et tiennent le pays en otage.

Ministre de la Défense et commandant en chef de l’armée, Abdel Fattah al-Sissi prend le pouvoir pour faire face aux forces du chaos. Il accorde une surpriorité à la sécurité nationale, mettant en avant que certains ne lui donnent pas d’alternative autre que la répression.

Quoi que l’on puisse en dire, il a réussi à rétablir la sécurité et surtout à protéger la minorité chrétienne, à relancer l’économie par de douloureuses mesures sociales, notamment par la suppression des subventions étatiques sur les denrées de premières nécessité...

Une bonne frange de la population égyptienne, consciente qu’il est l’artisan de la stabilité, a adhéré à sa politique de relance économique. En témoigne la souscription massive à l’emprunt populaire pour le doublement du canal de Suez qui rapportera au pays près de 14 milliards de dollars par an.

C’était le premier jalon d’un vaste projet de création d’une véritable vallée technologique de renommée internationale à travers la construction de ports, d’entrepôts et d’entreprises autour du canal pour relancer la croissance et créer de nouveaux emplois.

Cette réélection du président Sissi ne répond pas aux critères « démocratiques » voulus par d’autres que le peuple égyptien. Le plus important est qu’une bonne partie de ce peuple souverain ait compris que pour l’Egypte, situé à la croisée du Liban à peine stabilisé, d’Israël vivant sous la menace palestinienne et de la Libye en lambeaux, Abdel Fattah al-Sissi reste encore, pour de longue années, l’homme de la situation face à une opposition qui a montré ses limites et un extrémisme religieux résiduel.

Par  Alassane DIAWARA

Trente diplomates russes vont être expulsés par 14 pays de l’Union européenne à la suite de l’empoisonnement, en Grande-Bretagne, de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, selon un comptage effectué par l’Afp sur la base des annonces faites, hier, par les différents gouvernements.

Les annonces ont été concertées et coordonnées entre les Etats membres et d’autres pays devraient annoncer leurs décisions dans les prochains jours, a expliqué le président du Conseil européen, Donald Tusk, de Varna, en Bulgarie, où il participe à une réunion entre les dirigeants de l’Ue et le président turc Recip Tayyip Erdogan.

«De manière concertée, 14 pays de l’Ue ont décidé d’expulser des diplomates russes», a déclaré M. Tusk, ajoutant que «des mesures supplémentaires, incluant de nouvelles expulsions, ne sont pas exclues dans les prochains jours et (les prochaines) semaines». D’autres pays de l’Ue vont se joindre aux 14 dans les prochains jours, a assuré à l’Afp une source européenne.

Le gouvernement belge doit notamment se réunir, aujourd’hui, pour prendre sa décision, a-t-on appris de source belge. Les diplomates russes expulsés ont «une semaine» pour quitter le territoire avec leurs familles, précisent les communiqués publiés par les gouvernements européens. La République Tchèque a ordonné leur départ «pour le 1er avril», la France leur a donné «une semaine» pour partir. La Grande-Bretagne a, pour sa part, expulsé 23 diplomates russes. La mesure avait été décidée par les chefs d’Etat ou de gouvernement réunis en sommet, jeudi dernier, à Bruxelles, après l’adoption d’une déclaration incriminant la Russie dans l’empoisonnement de l’ancien agent double russe et de sa fille Yulia le 4 mars à Salisbury.

L’Allemagne a annoncé quatre expulsions, la France quatre, la Pologne quatre, la République Tchèque et la Lituanie trois, l’Italie, le Danemark et les Pays-Bas deux, l’Estonie, la Lettonie, la Finlande, la Roumanie, la Suède et la Croatie une, soit un total de 30. Les Etats-Unis ont, pour leur part, expulsé 60 «espions» russes, tandis que l’Ukraine et le Canada ont respectivement procédé à 13 et quatre expulsions.

AFP

La police de Gambie a annoncé, hier, avoir arrêté un autre haut responsable des services de renseignement en liaison avec le meurtre, en avril 2016, d’un opposant, Solo Sandeng. La mort en détention de Solo Sandeng avait déclenché un mouvement politique qui a permis de faire tomber le président de l’époque, Yahya Jammeh, au pouvoir pendant 22 ans. Les tortures et le meurtre supposés de l’organisateur du United democratic party (Udp) avaient provoqué des manifestations peu communes et encouragé une opposition faible et divisée à s’unir contre le pouvoir autoritaire.

Une vingtaine de membres de la National intelligence agency (Nia) sont en cours de jugement ou doivent répondre devant la justice du meurtre de l’opposant qui avait été arrêté lors d’une manifestation. Le porte-parole de la police, David Kujabie, a précisé que James Mendy, chef de la sécurité de la Nia, avait été placé en détention par la police et qu’on enquêtait sur lui «en liaison avec le meurtre de Solo Sandeng». James Mendy a été «l’un des hauts responsables de l’agence impliqués dans le meurtre», a indiqué une source sécuritaire à l’Afp. Des procureurs de Gambie avaient inculpé, mercredi, huit anciens membres de la Nia d’association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre dans l’affaire Sandeng.

AFP

 

Les Egyptiens ont commencé à voter, hier matin, en Egypte, pour un scrutin présidentiel de trois jours dénué de suspense, l’homme fort du pays, Abdel Fattah al-Sissi, étant assuré de décrocher un deuxième mandat.

Le scrutin s’est ouvert à 09H00 (07H00 Gmt), ont constaté des journalistes de l’Afp, avec des dizaines de personnes faisant la queue devant certains bureaux.
Dans une école du quartier cairote d’Héliopolis, placée sous haute sécurité, le président Sissi a été parmi les premiers à voter selon les images de la télévision égyptienne. Il n’a fait aucune déclaration à la presse. Un peu plus tard dans la matinée, le Premier ministre Chérif Ismaïl a également voté à Héliopolis. «Rien ne fera peur au peuple égyptien, ni les attaques terroristes ni quoi que ce soit d’autre», a-t-il déclaré en sortant du bureau de vote.

«Grâce à Dieu, le taux de participation sera élevé», a-t-il dit. Devant plusieurs bureaux de vote, des supporteurs de M. Sissi dansaient en brandissant des drapeaux égyptiens.  Dans un pays confronté à des attaques jihadistes depuis 2013 et où le groupe Etat islamique (Ei) a promis de s’en prendre à des lieux liés aux élections, les opérations de vote sont placées sous haute surveillance. Détecteurs de métaux et soldats en armes à l’entrée, véhicules blindés stationnés dans plusieurs points de la capitale : les mesures de sécurité prises par les autorités étaient ostensibles.

Quelque 60 millions d’électeurs, sur près de 100 millions d’habitants du pays le plus peuplé du monde arabe, sont appelés à voter sur trois jours. Les résultats officiels seront proclamés le 2 avril. Dans ce scrutin, les Egyptiens ont le choix entre M. Sissi, 63 ans, archi-favori, et Moussa Mostafa Moussa, 65 ans, unique rival mais aussi partisan déclaré du président. Après que tous les autres candidats potentiels ont été écartés, emprisonnés ou découragés, M. Mostafa Moussa s’est lancé dans la course pour éviter au président de se retrouver seul candidat, tout en se défendant d’être une «marionnette» au service de M. Sissi.

AFP

 

La lutte pour le contrôle de la vente et de la circulation des armes à feu a connu un tournant décisif aux États-Unis avec la forte mobilisation de samedi. Un mois après la fusillade de Floride, les lycéens, une fois remis de leurs émotions, ont pris le flambeau de la lutte et sont en passe de réussir ce que le président Barack Obama, deux mandats durant, et d’autres avant lui n’ont pu réussir. Devant les tergiversations politiques, des Républicains notamment, otages des puissances de l’armement, la jeunesse a pris le problème à bras-le-corps et mobilisé au-delà des attentes.

Car, selon les estimations d’observateurs avertis, plus de 1,5 million de personnes ont défilé dans plusieurs villes, faisant de « March for Our Lives » l’une des plus grandes manifestations de rue de l’histoire des États-Unis.

De quoi faire réfléchir une classe politique en quête perpétuelle d’être en phase avec les électeurs de demain qui ont su dire, comme dans toute démocratie digne de ce nom, ce qu’ils attendent des détenteurs de leurs suffrage.

Le président Trump a beau joué au golf dans sa résidence en Floride, ce samedi, il a du porter une oreille attentive à la colère qui gronde à travers les rues des grandes villes américaines. La forte mobilisation contre la libre circulation des armes risque de déboucher sur un désastre politique dans les deux chambres pour les Républicains qui refusent tout compromis. Signe que les écoliers tiennent le bon bout, pour une des rares fois, le président Trump, si prompt à balancer un tweet matinal pour donner une portée mondiale à l’événement politique ou diplomatique le plus banal, a passé sous silence cet événement majeur.

Les jeunes meneurs du mouvement ont compris la portée de leur protestation et ont repris leur bâton de pèlerin, dès hier matin, pour que leur action ne reste lettre morte, comme l’avait été celle des mères en colère de 2000. Les événements leur donnent raison, car la Floride a voté une loi imposant plusieurs restrictions sur les armes de tir en rafale ou le relèvement de trois ans de l’âge légal pour acheter une arme.

En écho à cette mobilisation, le pape François a exhorté les jeunes « à ne jamais cesser d’être des instruments de paix et de joie ». La lutte pour le contrôle des armes dépasse le cadre des jeunes américains pour être un problème universel. Ainsi, plusieurs manifestations ont eu lieu dans plusieurs grandes villes à travers le monde.

Au delà des États-Unis, le risque est grand que cette propension à mettre une arme à portée de tous franchise les frontières, pour peu que l’on distille la peur pour déclencher le réflexe de se protéger. Le monde a suffisamment à faire avec les foyers de tension entretenus et alimentés par des marchands d’armes prêts souvent à préfinancer la guerre et négocier aussi le marché de déblaiement et de reconstruction des zones détruites.

Par Alassane DIAWARA

Plus d’un million de personnes, dont de nombreux jeunes, sont descendues, samedi, dans la rue de plusieurs villes des Etats-Unis, pour une manifestation historique contre les armes à feu après la tuerie dans un lycée de Floride qui a fait 17 morts.

D’origine spontanée, cette initiative est devenue la plus grande manifestation contre les armes de l’histoire des Etats-Unis.

«Vous, les élus, représentez la population ou partez !» a lancé Cameron Kasky, un lycéen de 17 ans ayant survécu au massacre, à la marée humaine de quelque 800.000 personnes rassemblée dans les avenues entre la Maison Blanche et le Capitole à Washington, selon les organisateurs cités par Nbc. A New York, ils étaient 175.000 dans les rues, selon le maire Bill de Blasio. Et plus de 800 marches se sont déroulées dans d’autres villes des Etats-Unis et dans le monde avec, partout, les jeunes comme force d’impulsion.

«Plus jamais ça !» était le mot d’ordre fédérant ces adultes et adolescents, révoltés par la répétition des fusillades dans les écoles. Ils ont crié leur frustration, alimentée par l’inaction des législateurs et des pouvoirs publics, réticents à agir contre la National Rifle Association (Nra), le puissant lobby des armes. «Faisons primer les Usa sur la Nra», a lancé, à Washington, David Hogg, un lycéen devenu l’un des porte-voix du mouvement, en appelant à se mobiliser dans les urnes.

«Ces enfants ont raison. Ils disent en substance que la Nra paient ces Républicains», le parti du président Donald Trump qui contrôle actuellement le Congrès, accuse Jeff Turchin, un retraité de 68 ans venu de New York manifester à Washington. L’événement national, baptisé «March for Our Lives» («Marchons pour nos vies»), est une réaction au massacre, le 14 février, de 17 personnes dans un lycée de Floride. Nikolas Cruz, un jeune de 19 ans, avait déchargé son fusil semi-automatique AR-15 sur des lycéens et des adultes du lycée Marjory Stoneman Douglas de la ville de Parkland, au nord de Miami, dont il avait été exclu pour «raisons disciplinaires». Cristallisant l’émotion, la petite fille de Martin Luther King, âgée de seulement 9 ans, a lancé un appel vibrant, suscitant l’admiration des manifestants. S’inspirant du célèbre discours de son grand-père, Yolanda Renee King a lancé : «Je fais un rêve dans lequel trop c’est trop. Il ne devrait pas y avoir d’armes dans ce monde». A New York, Atlanta, Chicago, Dallas, Houston, St. Paul Nashville, Seattle ou Los Angeles mais aussi à Londres, Montréal, Ottawa ou Edimbourg, les habitants sont sortis en nombre.

AFP

La coalition au pouvoir, Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (Rhdp), a logiquement remporté, en l’absence de l’opposition qui boycottait le scrutin, une écrasante victoire aux premières élections sénatoriales de Côte d’Ivoire, remportant 50 des 66 sièges en jeu.

Ce pointage a été réalisé par l’Afp à partir de l’annonce des résultats, circonscription par circonscription, par la Commission électorale indépendante (Cei). L’issue générale ne faisait pas de doute avec des listes du Rhdp face à des indépendants. Une grosse surprise est toutefois venue de Bouaké, fief traditionnel du pouvoir et ancienne capitale de la rébellion qui soutenait le président Alassane Ouattara. Le Rhdp y a été battu par la liste des indépendants qui récolte 157 voix contre 105 pour la coalition présidentielle. Le pouvoir paie certainement là son incapacité à régler le problème des fréquentes mutineries récurrentes dans l’armée qui ont secoué le pays en 2017 et dont Bouaké était l’épicentre. Une claque pour le Rhdp qui n’a donc pas convaincu ses propres élus de voter pour sa liste. Le Rhdp a aussi été battu dans une autre circonscription hautement symbolique, celle de Yamoussoukro, la capitale administrative, patrie de l’ancien président Felix Houphouët-Boigny dont il se réclame.

A Abidjan, le Rhdp n’a cependant pas fait de détail, récoltant 100 % des bulletins exprimés.

L’opposition ainsi que la société civile avaient critiqué le scrutin et demandé son report. Ils ont notamment souligné que, l’opposition ayant boycotté les élections locales de 2013, il aurait été plus juste de tenir l’élection de ce premier Sénat après les élections locales qui doivent avoir lieu cette année également, à une date restant à fixer.

AFP

L’homme d’affaires franco-béninois et candidat malheureux à la dernière présidentielle au Bénin, Sébastien Ajavon, a créé, ce week-end, un parti politique, l’Union Sociale Libérale (Usl), a constaté l’Afp.

Au milieu de centaines de militants, réunis en congrès à Djeffa, à une cinquantaine de kilomètres de Cotonou, Sébastien Ajavon a tenu, samedi, un discours très critique sur la gouvernance du président Patrice Talon, élu en 2016.

«Notre pays va mal et nous ne pouvons pas croiser les bras. Je suis là avec vous et pour vous. Je refuse la stratégie de la terreur qui impose le silence», a déclaré le président d’honneur du nouveau parti sous les applaudissements.

«Je n’ai plus de doute, aujourd’hui, que le pouvoir que nous avons érigé a tourné le dos aux aspirations du peuple. Les recettes de l’État souffrent», a affirmé l’homme d’affaires surnommé «le roi de la volaille», qui a fait fortune dans l’agroalimentaire. M. Ajavon a promis à ses soutiens un «engagement irréversible» et une «détermination totale», notamment dans la perspective des élections législatives prévues en 2019 au Bénin. Le bureau du parti est composé de 15 membres, en particulier des nouveaux venus en politique et d’anciens partisans de l’ex-président Thomas Boni Yayi. Plusieurs personnalités comme l’ancien président de la République Nicéphore Soglo étaient également présentes. Candidat à la présidentielle de 2016, Sébastien Ajavon était arrivé troisième avec 23 % des voix, avant de soutenir un autre homme d’affaires, Patrice Talon, qu’il a contribué à faire élire au second tour face à Lionel Zinsou. Mais, les relations entre les deux hommes se sont vite dégradées après la présidentielle, Sébastien Ajavon ayant été visé par la justice dans plusieurs affaires.

AFP

L’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, sous le coup d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne, a été arrêté, hier, par la police allemande près de la frontière avec le Danemark, cinq mois après avoir fui son pays.

Son arrestation a provoqué de premières manifestations en Catalogne. Des milliers de sympathisants se sont retrouvés sur les Ramblas, célèbres avenues du centre-ville, à l’appel d’un groupe radical : les Comités de Défense de la République (Cdr). Brandissant des drapeaux indépendantistes ou des affiches réclamant la «Liberté des prisonniers politiques», ils se sont ensuite rendus devant la délégation de la Commission européenne dans la métropole catalane, criant «Cette Europe est une honte !» Il s’était installé dans la capitale européenne dans l’espoir, déçu, de recueillir des appuis pour la cause de l’indépendance de la Catalogne, une des plus riches régions d’Espagne. Le dirigeant indépendantiste a été arrêté «à 11H19 (09H19 Gmt) par la police autoroutière du Schleswig-Holstein», a déclaré à l’Afp un porte-parole de la police allemande, précisant avoir agi en vertu d’un mandat d’arrêt européen. «Il m’a appelé, ce matin, pour dire qu’il avait été arrêté en Allemagne, près de la frontière avec le Danemark», a déclaré son avocat belge, Paul Bekaert, à la télévision catalane. «Il venait de Finlande où il avait fait une conférence devant des étudiants. Il sera présenté à un juge qui décidera, en 48 heures, s’il doit être incarcéré ou laissé en liberté conditionnelle».

M. Puigdemont a été arrêté deux jours après que le juge de la Cour suprême espagnole, Pablo Llarena, eut entamé des poursuites pour «rébellion» contre lui et 12 autres dirigeants séparatistes.

AFP

Au moins trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées, hier, dans le sud de la France, au cours de trois attentats revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (Ei) et perpétré par un assaillant qui a agi “seul” avant d’être abattu par les forces de l’ordre.

L’auteur de ces trois attaques, perpétrées dans les villes de Carcassonne et Trèbes (sud), identifié comme Redouane Lakdim, 26 ans, a agi “seul” et était connu “pour des faits de petite délinquance”, a déclaré à la presse le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb, arrivé sur les lieux des attentats.

Le suspect, qui se réclamait de l’Ei, avait volé, vendredi matin, une voiture à Carcassonne, tuant un passager et blessant grièvement le conducteur, selon des sources proches de l’enquête. Il avait ensuite blessé un policier par balle - ce dernier rentrait d’un footing avec plusieurs collègues -, puis s’est rendu dans un supermarché de Trèbes, à dix kilomètres de là, où il a tué deux autres personnes.

“Nous l’avions suivi et pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation ; il est passé brusquement à l’acte alors qu’il était déjà surveillé”, a ajouté le ministre de l’Intérieur, affirmant que le risque terroriste restait “extrêmement fort” en France.  Depuis Bruxelles, le président Emmanuel Macron a souligné que la France fait face, “depuis plusieurs mois, à une menace endogène”.

(AFP)

Les négociations entre le parti au pouvoir et l’opposition togolaise ont repris, hier, à Lomé, en présence du président ghanéen, facilitateur du dialogue, après un mois d’interruption, a constaté un journaliste de l’Afp.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo est arrivé en fin de matinée dans l’hôtel du 2 Février où se déroule le dialogue.
Après plus d’une heure de débat entre les deux parties, le facilitateur a décidé de mener des consultations bilatérales, recevant, dans un premier temps, la délégation du pouvoir, puis les représentants de l’opposition.   Les négociations, engagées pour tenter de mettre fin à plus de six mois de grave crise politique et sociale, avaient été interrompues après deux jours de discussion (les 19 et 23 février).

Bien que le gouvernement ait répondu à quelques-unes des demandes de l’opposition - notamment la libération de la moitié des personnes arrêtées pendant les manifestations et la libération provisoire de membres de l’opposition-, les pourparlers s’enlisent sur la question du “retour à la Constitution de 1992”.

Depuis septembre, des milliers, voire des dizaines de milliers de Togolais descendent dans les rues pour demander l’application de la Constitution de 1992 qui implique une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.
La coalition de 14 partis d’opposition refuse que le président togolais se représente au scrutin de 2020.
(AFP)

 

L’ancien président français Nicolas Sarkozy, inculpé, mercredi, dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, va faire appel de son contrôle judiciaire, a annoncé, hier, son avocat, Me Thierry Herzog, sur la radio Rtl.

Ce contrôle judiciaire interdit à M. Sarkozy de rencontrer neuf protagonistes de cette affaire, dont deux très proches, Claude Guéant et Brice Hortefeux, anciens ministres sous sa présidence (2007-2012), ainsi que de se rendre en Libye, en Égypte, en Tunisie et en Afrique du Sud.

La mesure est une première pour un ex-chef de l’État sous la Ve République, en vigueur depuis l’adoption de la Constitution de 1958. “Il y a, en France, un double degré de juridiction. On a le droit de faire appel. Je ferai appel de ce contrôle judiciaire et on verra ce que laCchambre de l’instruction de Paris dira”, a déclaré Me Herzog.
Après plus de 24 heures de garde à vue, M. Sarkozy a été mis en examen (inculpé), mercredi soir, pour “corruption passive”, “financement illégal de campagne électorale” et “recel de détournement de fonds publics libyens”. Il dément toutes les accusations à son encontre.

Cette mise en examen a marqué une vraie accélération dans cette affaire instruite par des magistrats du pôle financier depuis près de cinq ans. Selon l’avocat, le fait d’avoir convoqué M. Sarkozy pour une garde à vue, c’était “la chronique d’une mise en examen qui était annoncée”.

Thierry Herzog a précisé que l’ex-président s’était vu poser, au cours de sa garde à vue, “plus de 200 questions” et qu’il avait “répondu à toutes les questions”.
Jeudi soir, Nicolas Sarkozy a lui-même lancé, avec vigueur, une contre-attaque médiatique au journal télévisé de 20H de la chaîne TF1. Il a promis de “faire triompher (son) honneur”, victime de “l’ignominie” de la “bande de Kadhafi” et de Mediapart, qui a publié, en 2012, un document libyen accréditant un financement d’environ 50 millions d’euros.

 

Trois opposants ont été «enlevés» à Doba, dans le sud du Tchad, par l’Agence nationale de sécurité (Ans) et sont détenus au secret, a affirmé, hier, leur parti. Une information démentie par le ministre de la Sécurité.
«Dans la nuit du 17 mars, ils ont été enlevés (et emmenés vers) une destination inconnue par les services de l’Etat alors qu’ils se trouvaient au commissariat de Doba», a déclaré au téléphone à l’Afp Joseph Dadjnadji, président du parti Cadre d’action populaire pour la solidarité et l’unité de la République (Cap-Sur).
«Nous ne savons pas où ils sont. On est en train de les chercher et nous sommes vraiment inquiets», a ajouté cet ancien Premier ministre du président Idriss Déby, interrogé depuis Libreville.

Le ministre de la Sécurité, Ahmat Mahamat Bachir, joint au téléphone depuis Libreville, a démenti ces propos. «Personne ne peut être enlevé ou séquestré. Si un citoyen commet une infraction, il passe devant le juge», a-t-il dit.
Les personnes «enlevées» sont deux membres du parti Cap-Sur, dont son président régional à Doba, Meschak Ngarsoulede, ainsi qu’un collaborateur d’un autre parti d’opposition.

Il leur est reproché d’être les auteurs d’un tract appelant la population de Doba à la révolte et à tuer «les autorités», selon le président du parti.
«C’est un coup monté contre eux, ils ne sont pas les auteurs de ce document. A la découverte de ce tract, ils ont donc porté plainte contre X au commissariat de Doba. C’est là qu’ils ont été gardés à vue, puis enlevés par l’Ans pour une destination inconnue», a ajouté M. Dadjnadji.

AFP -

Une centaine d’écolières enlevées, le 19 février, par des militants islamistes de Boko Haram à Dapchi, dans le nord-est du Nigeria, ont été ramenées, hier matin, à leur école par leurs ravisseurs, dans des circonstances qui soulèvent de nombreuses interrogations.

Au moins 101 adolescentes - parmi lesquelles se trouvait au moins un garçon - ont été ramenées par des membres de Boko Haram, à bord de neuf camions, aux premières heures de la journée.
Ils les ont «déposées sur la route, d’où elles ont naturellement rejoint leur foyer», a expliqué le ministre de l’Information, Lai Mohammed. Selon des témoignages recueillis par l’Afp, certains habitants de Dapchi, petite ville de l’Etat de Yobe, proche du Niger, ont salué chaleureusement les combattants à leur arrivée.

Kachalla Bukar, un habitant, raconte que les insurgés «prenaient des photos» avec les gens. «Ils nous ont demandé de ne pas fuir. Et ils nous ont dit de ne pas faire attention à ce qu’allait dire l’armée sur nous.» «Quand ils nous ont relâchées, ils nous ont dit d’aller directement à la maison et pas chez les militaires, parce qu’ils diraient que ce sont eux qui nous ont sauvées», a raconté Aisha Deri, une jeune fille de 16 ans libérée, avant d’être récupérée par l’agence de renseignements nigériane.

AFP -

 

AFP - Une manifestation des femmes de l’opposition guinéenne pour exiger «justice» pour les victimes des violences politiques a été étouffée dans l’œuf, hier, dans le centre de Conakry, ont constaté des correspondants de l’Afp.

L’opposition qui conteste les résultats des élections locales du 4 février, officiellement remportées par le parti du président Alpha Condé, organise depuis des manifestations pour en exiger la révision. Mais, elles se sont soldées par une douzaine de morts.
Une controverse oppose le principal parti d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg), dirigée par l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, aux autorités sur la responsabilité de ces violences. Des dizaines de policiers, gendarmes et même soldats par endroits, casqués, armés et munis de matraques, avaient érigé des barrages et filtraient les entrées dans la presqu’île de Kaloum, le quartier administratif et des affaires qui abrite le palais présidentiel, selon les mêmes sources.
Tous les véhicules et les motocyclistes étaient systématiquement fouillés, des personnes à bord interrogées sur les raisons de leur venue. Ce déploiement a empêché les femmes de l’opposition d’arriver jusqu’au ministère de la Justice pour tenir un sit-in et déposer un courrier au garde des Sceaux, Cheick Sako.
«C’est déjà un succès pour nous puisque le gouvernement a mobilisé tout cet arsenal pour nous attendre en paralysant le quartier administratif», a déclaré à l’Afp la présidente nationale des femmes de l’Ufdg, Bah Maïmouna Diallo, organisatrice de la manifestation.
«Nous manifesterons tant que nous n’obtiendrons pas justice pour nos morts», a-t-elle assuré.  Le calme était revenu en début d’après-midi et le dispositif allégé.

 

L’ancien président français Nicolas Sarkozy, placé en garde à vue mardi matin, a vu celle-ci se terminer hier en fin d’après-midi, au bout de 26 heures, dans l’enquête sur des soupçons de financement par la Libye de sa campagne électorale de 2007.

«La garde à vue de Nicolas Sarkozy est terminée», a déclaré une des deux sources proches du dossier consultées par l’Afp, sans préciser les éventuelles suites judiciaires décidées par les magistrats.
M. Sarkozy peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d’une éventuelle mise en examen ou convoqué ultérieurement.
L’ex-président était arrivé peu avant 08H00 (07H00 Gmt) à l’office anticorruption à Nanterre, près de Paris, selon des sources proches du dossier. Mardi, son audition, entamée dans la matinée, avait été interrompue vers minuit.
Egalement entendu, mais sous le statut de «suspect libre», Brice Hortefeux, un proche de l’ex-président qui occupa plusieurs postes ministériels pendant son quinquennat (2007-2012), avait été entendu, mardi, à l’office anticorruption. «M. Hortefeux a, de nouveau, assuré qu’il n’y avait pas eu de financement en provenance de Libye ou de quelque pays étranger. En répondant aux nombreuses questions qui lui ont été posées, il a démenti les erreurs et rumeurs qui ont couru sur cette affaire», a déclaré à l’Afp son avocat, Jean-Yves Dupeux.

Cette nouvelle étape dans un dossier instruit par des magistrats du pôle financier, depuis près de cinq ans, marque un «retour aux affaires» de Nicolas Sarkozy, mais à la rubrique judiciaire, a titré, hier, le quotidien Libération. Son confrère Le Parisien a parlé du «+cadeau+ posthume de (Mouammar) Kadhafi». Depuis la publication, en mai 2012, par le site d’informations Mediapart, d’un document libyen - attribué à l’ex-chef des renseignements Moussa Koussa - accréditant un financement d’environ 50 millions d’euros, pour permettre notamment à la Libye de sortir de son isolement diplomatique, les investigations des juges ont considérablement avancé. Plusieurs protagonistes du dossier, dont plusieurs ex-responsables libyens, ont accrédité la thèse de versements illicites. Le sulfureux homme d’affaires Ziad Takieddine a lui-même assuré avoir remis, entre fin 2006 et début 2007, trois valises contenant 5 millions d’euros venant du régime de Kadhafi à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet, Claude Guéant. L’ancien chef de l’État a toujours rejeté ces accusations.

Circulation d’argent liquide
Les magistrats ont-ils rassemblé de nouveaux éléments pouvant mettre en cause directement l’ancien chef de l’Etat ?
Pendant sa garde à vue, Nicolas Sarkozy est susceptible d’avoir été interrogé sur les différents délits visés par l’enquête. Ouverte notamment pour «détournements de fonds publics» et «corruption active et passive», l’enquête a été élargie, en janvier, à des soupçons de «financement illégal de campagne électorale».
Cet élargissement fait suite à un rapport de l’office anticorruption, daté de septembre, qui évoque une circulation importante d’espèces dans l’entourage du candidat du parti Ump durant la campagne pour la présidentielle de 2007. «Tout le monde venait chercher son enveloppe», a relaté une ex-salariée, selon ce rapport dont l’Afp a eu connaissance, doutant qu’une distribution aussi massive ait pu se faire sans que Nicolas Sarkozy ait été au courant.

 

AFP -

 

 

L'ancien président français Nicolas Sarkozy a été mis en examen ce mercredi 21 mars. Il avait été placé en garde à vue mardi matin à 8h par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales. La justice enquête sur le financement de sa campagne de 2007, celle qui l'a mené à l'Elysée. La garde à vue a donc été levée un peu après 19h et l'ancien président a été présenté à un juge.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un «examine la situation» après la décision «extrêmement courageuse» de Donald Trump d’accepter une rencontre historique, a déclaré la ministre sud-coréenne des Affaires étrangères Kang Kyung-wha dans un entretien diffusé hier aux Etats-Unis.  Pyongyang n’a pas répondu publiquement au président américain depuis qu’il a pris de court jusqu’à ses propres diplomates en acceptant l’invitation à un sommet attribuée à Kim Jong-un.  «Nous pensons que le dirigeant nord-coréen examine désormais la situation», a déclaré la ministre Kang Kyung-wha sur la chaîne américaine CBS. Aucun contact direct entre les deux ennemis n’a encore eu lieu, et ni la date ni le lieu n’ont été fixés pour cette rencontre censée porter sur l’avenir du programme nucléaire nord-coréen après des mois d’escalade.

Près de 110 millions d'électeurs russes sont appelés aux urnes ce dimanche pour un scrutin sans grand suspense, Vladimir Poutine étant assuré de l'emporter. En l'absence de son principal opposant Alexeï Navalny, aucun de ses adversaires ne franchit la barre des 10% d'intentions de vote. L'incertitude pèse en revanche sur le taux de participation. Le Kremlin espère un taux élevé pour légitimer un résultat joué d'avance.

Les Russes votent ce dimanche 18 mars pour élire leur président. Vladimir Poutine est candidat à un 4e mandat et devrait être réélu haut la main dès le premier tour. Les sept autres candidats ne sont pas en mesure de lui faire de l'ombre. Son principal opposant Alexeï Navalny a lui été écarté et appelle au boycott des urnes. Ce samedi, il a participé à une courte cérémonie en mémoire de Boris Nemtsov, l'homme politique d'opposition abattu de quatre balles dans le dos sur un pont près du Kremlin, il y a 3 ans. Reportage.

Agir en amont pour mieux lutter contre les filières de passeurs de migrants : c’est l’engagement pris, hier, à Niamey, par des ministres européens et africains, dans une déclaration qui appelle aussi à un “partage équitable des responsabilités” entre différents pays.

Cette “conférence sur la coordination pour la lutte contre les trafiquants de migrants” était organisée par le Niger, avec des représentants de neuf pays africains (Tchad, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal et Libye), de quatre pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne), de l’Ue et de l’Onu.

Les participants ont convenu de “renforcer les cadres législatifs nationaux” pour poursuivre les trafiquants, de doper leurs outils opérationnels et techniques et “mieux les coordonner au niveau régional”, d’améliorer la coopération judiciaire et de “renforcer le contrôle des frontières”, selon la déclaration finale. L’idée est de “s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière”. De ce point de vue, le ministre de l’Intérieur nigérien Mohamed Bazoum a souligné la nécessité d’une prise en charge “de la problématique économique qui est aussi à la base du phénomène de migration”. La déclaration, qui appelle à “développer les conditions d’émergence d’une économie alternative à l’économie souterraine du trafic illicite des migrants”, note aussi la nécessité d’une “approche globale et solidaire”. Cela passe par un “partage équitable de la responsabilité entre pays d’origine, de transit et de destination”, selon “la capacité nationale” de chacun et avec “le financement de projets d’investissement”.

“Dans la lutte contre les réseaux de passeurs, nous ne pourrons enregistrer de progrès décisifs qu’en coopération avec les pays d’origine et de transit”, a affirmé le secrétaire d’Etat allemand à l’Intérieur, Stephan Mayer, après la réunion.
Sur cette problématique très européenne, le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb avait fait le déplacement avec son collègue des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, pour appeler à mener “une action en amont”.
M. Collomb s’est félicité, avant la réunion, de l’action entreprise par Niamey pour “barrer la route du Nord” vers la Libye. Pays parmi les plus pauvres du monde, le Niger est parvenu à faire considérablement baisser le transit des migrants sur son sol, mais au prix de sacrifices pour ceux qui vivaient de ce trafic.

Côté européen, on se dit convaincus de la nécessité de démanteler ces réseaux “qui propagent l’insécurité en accumulant d’énormes profits illicites”. La priorité est aussi “de ramener la stabilité dans la région”, a souligné le Commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos.

(AFP)

 


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.