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Actualités Internationales (819)

La purge menée en Turquie contre le « virus » de la confrérie de l'ex-imam Fethullah Gülen a frappé, hier, de plein fouet des conglomérats ainsi que la puissante confédération patronale, à Istanbul, poumon économique du pays, et dans de nombreuses provinces.

Les milieux économiques avaient déjà été visés par la traque aux sympathisants de Gülen, accusé, malgré ses démentis formels, du putsch raté du 15 juillet, mais le coup porté au monde de l'entreprise, hier, en Turquie, est le plus radical à ce jour.

Le parquet a émis 187 mandats d'arrêt visant notamment le chef de la puissante confédération patronale Tüskon et des hommes d'affaires connus, a annoncé la chaîne d'information Cnn-Türk. Le parquet a également ordonné la saisie des biens des 187 suspects. Parmi eux, 65 entrepreneurs, dont des patrons de grandes entreprises, ont été placés en garde à vue, a rapporté l'agence de presse Dogan.

Les rebelles des Vengeurs du Delta du Niger (NDA) ont menacé jeudi de déclarer l'"indépendance" de cette région pétrolifère du Nigeria le 1er octobre prochain, accusant le président nigérian Muhammadu Buhari de mauvaise gestion et de diviser le pays.  

"Ce gouvernement, dont Buhari est à la tête, a fait du tort aux Nigérians avec ses politiques mal orientées qui ont divisé le pays et, par conséquent, plus personne ne veut faire partie de cet Etat en faillite, même pas le Delta du Niger", ont expliqué dans un communiqué les NDA, nouveau groupe armé aux velléités indépendantistes.

Cette région du Delta du Niger concentre les ressources pétrolières et gazières du Nigeria, qui tire 70% de ses revenus de sa production de pétrole. La compagnie pétrolière nationale NNPC et de nombreuses multinationales comme Shell, Chevron, Exxon et Eni ont des installations pétrolières dans cette région. "Si le gouvernement nigérian ne revient pas sur ses pas afin de restructurer ce pays, la déclaration d'indépendance du 1er octobre est toujours sacro-sainte", ajoute le communiqué.

"Nos prières à l'attention de Buhari et des hypocrites du nord (gouverneurs des Etats du nord du Nigeria, ndlr) visent à ce que du pétrole soit découvert dans des quantités exploitables au plan commercial dans le nord, afin qu'ils puissent laisser le Delta du Niger s'en aller", poursuit le texte. Les NDA font régulièrement exploser des installations pétrolières depuis le début de l'année et ont promis de mettre le pays à genoux tant que leurs revendications ne seraient pas entendues. 

Comme d'autres rebelles nigérians avant eux, ils réclament une meilleure redistribution des revenus pétroliers et une plus grande autonomie politique. Jusqu'ici, les NDA revendiquaient en outre l'autodétermination du Delta du Niger. Ils ont ces derniers mois décliné une offre de pourparlers de paix avec le gouvernement nigérian.

Les NDA ont revendiqué la plupart des attaques perpétrées depuis février contre la compagnie NNPC, ainsi que Shell, Chevron et Eni. Il y a quelques mois, le Nigeria a perdu la première place d'exportateur d'or noir sur le continent au profit de son rival angolais.

AFP

L'ex-rebelle et ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar, chassé de la capitale, en juillet, par de violents combats, a récemment quitté le Soudan du Sud et se trouve actuellement en République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources concordantes.

Si la localisation exacte de M. Machar en Rdc demeurait floue hier soir, un porte-parole de l'Onu à New York, Farhan Haq, a précisé que M. Machar avait été pris en charge par la Mission de l'Onu en Rdc (Monusco) avant d'être remis aux autorités congolaises.

Au moins dix soldats des forces progouvernementales libyennes ont été tués, hier, dans deux attentats-suicides à la voiture piégée menés par le groupe jihadiste Etat islamique à l'ouest de Syrte, selon leur centre de presse.

Un premier bilan du centre de presse des forces du gouvernement libyen d'union nationale (Gna) a indiqué que « les corps de 10 martyrs tués par deux attentats à la voiture piégée de même que 20 blessés étaient arrivés à l'hôpital de campagne de Syrte » située à 450 km à l'est de Tripoli.

Les forces du Gna, qui, avec l'opération militaire lancée le 12 mai, tentent de reprendre ce principal fief de l'Ei situé dans le centre de la Libye, avaient annoncé la reprise, mardi, de l'un des derniers secteurs tenus par l'Ei.

Le président ukrainien, Petro Porochenko, a affirmé, hier, ne pas exclure une invasion russe « à grande échelle », alors que la tension entre les deux voisins s'est accrue ces derniers jours autour de la Crimée annexée par la Russie. Les rebelles prorusses "ont largement augmenté le nombre de tirs contre nos positions dans l'est du pays", a déclaré M. Porochenko.

« La possibilité d'une escalade du conflit reste très grande. Et nous n'excluons pas une invasion russe à grande échelle. Nous sommes prêts », a-t-il ajouté, selon des images télévisées. L'Ukraine est en proie, depuis deux ans, à un conflit opposant ses forces armées à des séparatistes prorusses qui sont, selon Kiev et les Occidentaux, soutenus militairement par la Russie ; ce que Moscou dément. Ce conflit a fait plus de 9.500 morts depuis son déclenchement en avril 2014. Malgré l'instauration de plusieurs trêves, des affrontements meurtriers ont régulièrement lieu le long de la ligne de front.

Une personne a été tuée et une dizaine d'autres ont été blessées, dont deux grièvement, hier, à Bamako, dans des heurts entre les forces de l'ordre et des jeunes qui protestaient contre l'arrestation d'un chroniqueur radio contestataire, a-t-on appris de sources médicales.

Les heurts ont éclaté dans la matinée, devant le tribunal où comparaissait l'animateur Mohamed Youssouf Bathily, dit Ras Bath, arrêté lundi soir, selon des journalistes et des témoins.
La manifestation a rapidement dégénéré, avec des voitures brûlées et des tirs de grenades lacrymogènes par les forces de sécurité, selon les mêmes sources. Le dernier bilan en fin d'après-midi, alors que les manifestants s'étaient dispersés, s'élevait à un mort et onze blessés, dont deux grièvement touchés, selon des sources à l'hôpital Gabriel Touré. Deux véhicules des forces de l'ordre ont été brûlés, d’après des sources de sécurité.

Animateur d'émissions souvent polémiques, Mohamed Youssouf Bathily s'en était pris, ces derniers jours, à l'armée malienne, qui a subi récemment de lourdes pertes dans des attaques jihadistes, et au président Ibrahim Boubacar Keïta, taxé d'incapacité à diriger l'armée. A la suite de ses dernières émissions, il a été arrêté lundi et poursuivi pour outrage aux bonnes mœurs. Sur les réseaux sociaux, il avait appelé ses nombreux partisans à venir lui manifester leur soutien au tribunal de grande instance mercredi (hier, Ndlr). Il donnait rendez-vous à la "jeunesse responsable du Mali" au tribunal pour défendre la liberté d'expression et "envoyer un message fort", tout en appelant à le faire dans le calme.

Son audition n'a pu se tenir, le personnel ayant vidé les lieux à cause de la présence massive des manifestants, et elle a été reportée à une date ultérieure, a-t-on appris de source judiciaire. Le jeune homme, qui est par ailleurs le fils du ministre des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières, Mohamed Ali Bathily, s'est également signalé par des chroniques au vitriol contre le chef du gouvernement, Modibo Keïta, et d'autres cadres de l'administration.

AFP

Les douanes maliennes ont saisi cette semaine plus de deux tonnes de cannabis en provenance du Burkina Faso, destinées notamment au Sénégal et à la Guinée, a annoncé le chef de la brigade mobile d'intervention (BMI) des douanes Ibrahim Diakité. M. Diakité a présenté mardi aux journalistes les résultats de cette saisie réalisée dans la nuit de lundi à mardi par des agents du poste de Zantiguila, à environ 50 km de la capitale malienne, Bamako, dans une cache aménagée à l'intérieur d'un camion.

Intrigués par le fait que "la longueur extérieure et intérieure du véhicule ne correspondaient pas", ils ont découvert dans la cache 1.254 briques de cannabis, d'un poids total de 2.106 kg, soit une valeur estimée à 3,5 milliards de FCFA (environ 5,3 millions d'euros), a-t-il expliqué.

« C'est la plus grande saisie au niveau de l'administration des douanes maliennes jusqu'à présent en matière de stupéfiants », a déclaré M. Diakité, précisant que quatre trafiquants présumés, tous maliens, avaient été arrêtés. Ils ont avoué transporter cette quantité une à deux fois par mois en provenance du Burkina.

AFP

 Le général Jean-Marie Michel Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle du 20 mars, inculpé et détenu depuis mi-juin pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État », s'est vu notifier, hier, une nouvelle inculpation, celle d’incitation aux troubles à l’ordre public, selon son avocat.

La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Brazzaville doit se prononcer, aujourd’hui, sur une demande de mise en liberté provisoire du général Mokoko. L’officier a été inculpé le 16 juin pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État et détention illégale d’armes et munitions de guerre ».

Il est mis en cause dans une vidéo tournée en 2007 le montrant discutant d'un plan visant à chasser le président Denis Sassou Nguesso du pouvoir avec un homme dont on ne voit pas le visage et se présentant comme appartenant au service de renseignement extérieur de la France (la Dgse). Le général Mokoko avait indiqué qu'il s'était fait « piéger » dans cette affaire de vidéo, ajoutant que la question avait été « réglée en famille » avec le président Sassou Nguesso qui cumule plus de 32 ans au pouvoir au Congo.

Ancien chef d'état-major des armées du Congo de 1987 à 1993, passé par l'École supérieure militaire de Saint-Cyr, en France, le général Mokoko a été, jusqu'à début février, représentant spécial de la présidente de la Commission de l'Union africaine (Ua) en Centrafrique.

Début février, il a démissionné de son poste de conseiller du président Sassou Nguesso chargé des questions de paix et de sécurité, qu'il occupait depuis 2005, pour se porter candidat à l'élection présidentielle de mars, où il a recueilli moins de 14 % de voix. Le scrutin a été remporté par M. Sassou Nguesso avec plus de 60 % de suffrages, des résultats contestés par cinq opposants, dont le général Mokoko.

AFP 

Le président tchadien Idriss Deby Itno, en première ligne dans la lutte contre les groupes jihadistes en Afrique, a changé de ministre de la Défense dans son nouveau gouvernement annoncé dimanche. Le général de corps d'armée Bichara Issa Djadallah remplace le général Benaindo Tatola au poste de "ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense nationale", dans le nouveau gouvernement annoncé par décret six jours après la prestation de serment du président Deby pour un cinquième mandat de cinq ans.

Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (Gna) ont indiqué, hier, que le groupe jihadiste Etat islamique (Ei) avait mené, dans la seule journée de mardi, neuf attentats-suicides pour tenter de maintenir ses positions dans un quartier qu'il a finalement perdu. Les combats qui se sont déroulés, mardi, à Syrte (450 km à l'est de Tripoli) ont fait neuf morts et 82 blessés parmi les forces du Gna, selon un bilan communiqué à l'Afp par Rida Issa, porte-parole du centre de presse des forces progouvernementales.

Lors de ces affrontements, les jihadistes ont intensifié leur recours aux attentats-suicides dans l'espoir de maintenir des positions dans le quartier n°2, qu'ils ont finalement perdu en fin de journée. En une journée, les forces pro-Gna ont fait face à neuf kamikazes avec "cinq voitures, une moto et trois ceintures explosives", selon le centre de presse de ces forces qui a publié de nombreuses photos des corps des jihadistes.

Les principaux partis d'opposition en Afrique du Sud ne formeront pas de coalitions municipales à Pretoria et Johannesburg, mais devraient s'unir, ce week-end, pour empêcher l'élection d'un maire issu du parti au pouvoir, l'Anc, dans ces deux villes-clés du pays. A Pretoria comme à Johannesburg, le Congrès national africain (Anc) a perdu sa majorité absolue lors des élections municipales du 3 août, un revers historique pour le parti fondé par Nelson Mandela.

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté, hier, à Conakry, à l'appel de l'opposition guinéenne qui a dressé un violent réquisitoire contre le régime du président Alpha Condé.

Les manifestants - au nombre de 700.000 selon le chef de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, de moins de 500.000 personnes d’après les forces de l'ordre - ont défilé sur 15 km, de la banlieue vers le centre-ville, pour terminer à l'Esplanade du stade du 28 septembre où s'est tenu un meeting géant, sans incident notable.

Outre M. Diallo, chef de l'Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg), deux autres candidats malheureux à l'élection présidentielle d'octobre 2015 - Faya Millimono, du Bloc libéral (Bl), et Papa Koly Kourouma, de Génération pour la réconciliation, l'unité et la prospérité (Grup) -, se trouvaient parmi les dirigeants présents dans le cortège.

« Alpha démission, Alpha incapable, Alpha ça suffit, Alpha tu ne peux pas, les étudiants chôment, nous voulons du travail », scandait la foule, parmi laquelle on pouvait lire sur des pancartes : « Mort à la dictature », « Non à la stigmatisation », « A bas l’ethnocentrisme » ou encore « Vive la démocratie ».

M. Diallo a salué une « grandiose mobilisation », y voyant la preuve du « rejet de la dictature et la mauvaise gouvernance de M. Alpha Condé ». Le chef de l'opposition a dénoncé « une gouvernance qui n'a que fait reculer la démocratie et la protection des droits humains, qui a aggravé le chômage des jeunes, augmenté la précarité ». Le président Condé « a mis tout le monde au chômage, il a chassé les miniers, dont Rio Tinto et Vale qui étaient les seuls capables de créer des emplois et d'offrir à notre jeunesse des emplois décents, ils ont tous fermé leurs portes et quitté la Guinée », a-t-il encore affirmé.

M. Diallo faisait notamment référence au gigantesque projet de Simandou, gisement de minerai de fer dans le sud du pays, dont le groupe minier britannico-australien Rio Tinto a reconnu, en juillet, qu'il ne pourrait le mener à bien en l'état actuel des cours mondiaux. Malgré cette déconvenue et « le défi que représente le financement du projet », le gouvernement guinéen a affirmé, le 4 juillet, qu'il mettait « tout en œuvre » pour en assurer le financement du projet et compter « sur les parties signataires du cadre d'investissement pour respecter leurs engagements ».

AFP 

La campagne présidentielle a pris un tour nouveau, hier, au Gabon, avec l'annonce du retrait de deux des principaux candidats d'opposition en faveur d'un troisième poids lourd, Jean Ping, pour défier le président sortant, Ali Bongo, au scrutin à tour unique du 27 août.

M. Ping, 73 ans, ex-président de la commission de l'Union africaine, a obtenu le soutien de l'ex-président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, et celui de l'ex-Premier ministre Casimir Oyé Mba, hier vers 03H00 (02H00 Gmt) après une dernière séance de négociations.

« La sagesse des uns et des autres a finalement abouti à ma désignation pour représenter l'ensemble de l'opposition », s'est félicité M. Ping, 73 ans, lors d'un meeting dans le centre de Libreville, hier après-midi, en compagnie de ses deux nouveaux alliés. Cette accord de l'opposition a suscité une très vive réaction du porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie-By-Nze, qui a dénoncé dans deux tweets un « marchandage d'épiciers » et une « alliance contre-nature » qui « présente un risque réel pour le #Gabon ». M. Ping comme MM. Nzouba Ndama et Oyé Mba sont d'anciens cadres du régime d'Omar Bongo - père et prédécesseur d'Ali Bongo - qui fut président pendant 41 ans jusqu'à sa mort, en 2009. Né d'un père chinois installé au Gabon dans les années 1920, Jean Ping a été plusieurs fois ministre d'Omar Bongo, avant d'être porté à la tête de l'Union africaine en 2008. Il a également été le compagnon de Pascaline, la sœur aînée d'Ali Bongo. 

Depuis le lancement de sa campagne officielle, samedi, à Lambaréné (centre), en pays myènè, l'ethnie de sa mère, l'ancien délégué du Gabon auprès de l'Unesco promet à ses compatriotes un pays "à l'abri du besoin et de la peur".

M. Nzouba Ndama, 70 ans, a, pour sa part, présidé l'Assemblée nationale pendant 19 ans jusqu'à sa démission, en mars, et dispose, de ce fait, de solides réseaux au sein de toute la classe politique gabonaise. Enfin, M. Oyé Mba, 74 ans, a été Premier ministre d'Omar Bongo dans les années 1990, puis gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac). Il représente l'ethnie fang, la plus importante parmi les quelque 1,8 million d'habitants du Gabon, dont 628.000 électeurs invités à retirer leur carte.

Avant de s'unir, ces opposants ont demandé en vain l'invalidation de la candidature d'Ali Bongo, 57 ans, estimant que l'actuel chef de l'Etat est un enfant du Nigeria adopté par son père, et qu'il ne peut être président en vertu de la Constitution gabonaise.

AFP

 L’ancien chef de l’Etat ivoirien Henri Konan Bédié, par ailleurs président de la conférence des présidents du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp-coalition au pouvoir) a réaffirmé, hier, à Daoukro, qu’il est en phase avec le chef de l’Etat ivoirien sur la réforme de la Constitution. « Bédié nous a chargé d’informer l’opinion nationale et internationale que le travail qui est en train d’être fait est la révision de l’ancienne Constitution, pour aboutir à une nouvelle Constitution.

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda), le Rassemblement des républicains (Rdr), l’Union pour la démocratie en Côte d’Ivoire (Udpci), le Mouvement des forces d’avenir (Mfa), l’Union pour la Côte d’Ivoire (Upci) sont les partis membres du Rhdp.

Dans son discours à la faveur du 56è anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le 6 août dernier, le président Alassane Ouattara a annoncé qu’un Comité d’experts a été mis en place pour l’élaboration d’une nouvelle Constitution conformément aux accords qui ont été signés dans le cadre de la résolution de la crise militaro-politique déclenchée en 2002.

Cette nouvelle Constitution qui sera soumise à référendum à la fin du mois d’octobre prend en compte la création d’un sénat et d’un poste de vice-président de la République.

APA

 Les forces de sécurité marocaines mènent, depuis dimanche, une vaste opération de "lutte contre la contrebande" près de la Mauritanie, a rapporté, hier, l'agence de presse officielle Map, dans un climat de tensions croissantes entre les deux pays.

Ces opérations « ont permis jusqu'à présent l'évacuation de trois points de rassemblement de carrosseries de voitures et de camions d'occasion » et la saisie de 600 voitures, selon la Map.

La région de Gargarate est traditionnellement le théâtre de nombreux trafics vers l'ouest africain, notamment de voitures volées, et est communément appelée "Kandahar" par ses habitants en référence aux trafics qui ont cours dans le sud afghan.

Gargarate est située dans le sud-ouest du Sahara occidental, un territoire sous le contrôle de Rabat mais que se disputent le Maroc et les indépendantistes sahraouis du Front Polisario.
Selon le site internet d'information marocain 360 (proche du palais royal), elle a lieu au sud de Gargarate, notamment au-delà du "mur" de défense marocain, une barrière de sable bâtie sur près de 2.500 kilomètres par Rabat dans le Sahara pour lutter contre le Polisario. L'opération marocaine intervient dans un contexte de tensions grandissantes entre Rabat et Nouakchott.

Les relations se sont notablement dégradées depuis la réélection en juin 2014 du président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz (arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2008). Abandonnant peu à peu sa position de neutralité sur le Sahara occidental, le président mauritanien s'est publiquement rapproché du Polisario, recevant notamment, le 12 août, deux de ses responsables. Ces tensions se cristallisent en particulier autour de Lagouira, une bourgade désertique au sud de Gargarate. Le Maroc considère cette localité, située au-delà de son "mur" de protection et voisine du port mauritanien de Nouadhibou, comme partie intégrante de son territoire depuis le départ du colonisateur espagnol.

Rabat a longtemps laissé l'armée mauritanienne y patrouiller librement, mais avait vivement protesté, fin juillet, lorsque des soldats mauritaniens y avaient hissé le drapeau de leur pays.

AFP

Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (Gna) ont annoncé avoir repris, hier, l'un des derniers secteurs tenus par les jihadistes du groupe Etat islamique (Ei) dans la ville côtière de Syrte. Les forces pro-Gna ont lancé, hier matin, une offensive dans le quartier n°2, dans le nord-ouest de la ville, avec des chars appuyés par des tirs de mortiers, a constaté un photographe de l'Afp. 

Le Gna, basé à Tripoli, a vu ses hommes entrer, le 9 juin, à Syrte pour chasser l'Ei de cette ville, fief des jihadistes en Libye depuis juin 2015. Aidés par des bombardements aériens des Etats-Unis depuis le 1er août, ils ont réalisé une percée majeure, mercredi dernier, en s'emparant du QG des jihadistes. Plus de 300 combattants pro-gouvernementaux ont péri et plus de 1.800 ont été blessés depuis le début de l'offensive pour reprendre Syrte, le 12 mai, selon un bilan officiel.

AFP 

Des bombardiers russes ont frappé, hier, pour la première fois, des positions jihadistes en Syrie en décollant d'un aérodrome en Iran, un pas supplémentaire dans la coopération militaire entre les deux principaux soutiens du régime de Damas. Les Etats-Unis, qui mènent une coalition internationale anti-jihadiste en Syrie, ont assuré, de leur côté, avoir été informés à l'avance par Moscou de cette opération. Le ministère russe de la Défense a annoncé que des bombardiers Tu-22M3 et Su-34 étaient partis de la base militaire de Hamedan, dans le nord-ouest de l'Iran, pour frapper en Syrie des positions du groupe Etat islamique (Ei) et du Front al-Nosra (aujourd'hui Front Fateh al-Cham après avoir renoncé à son rattachement à Al-Qaïda).

AFP 

Les troupes de la Cedeao, stationnées depuis quatre ans en Guinée-Bissau à la suite du coup d´Etat qui, en avril 2012, a renversé le président Raimundo Pereira, se retireront d´ici un an, a annoncé, hier, le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, Marcel Alain de Souza. Il s'exprimait au sortir d'une audience avec le Premier ministre Baciro Dja.

Baptisée Ecomib, la mission de la Cedeao en Guinée-Bissau a été déployée en mai 2012 dans le but d'aider à sécuriser le processus de transition politique, s'occupant notamment de la protection des personnalités et des édifices publics. 

« Le contingent ne peut pas rester éternellement en Guinée-Bissau. Cela nous coûte cher et de plus en plus de chefs d´Etat m´ont demandé d´organiser la démobilisation », a déclaré M. de Souza. « C´est sur cela que nous avons travaillé : prolonger leur séjour d´un an pour que la situation de sécurité soit renforcée », a-t-il complété.

Le président de la Commission a ajouté que la Cedeao entraînerait sous peu une partie de l´armée bissau-guinéenne. « Dans un délai de six mois, a-t-il dit, nous allons former des hommes capables de remplacer l'Ecomib qui pourra entamer son retrait progressivement ». La mission Ecomib est composée d'environ 550 hommes originaires du Nigeria, du Burkina, du Sénégal, du Togo et du Niger.

AFP 

Les militaires nigérians ont annoncé, hier, avoir repoussé une attaque du groupe armé islamiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, tuant 16 rebelles.

Les soldats basés dans la ville-garnison de Kangarwa ont porté « un coup décisif aux insurgés en a tuant 16 », a déclaré, dans un communiqué, le colonel Sani Usman, selon lequel ces affrontements ont eu lieu dimanche. « Malheureusement, un officier et onze soldats ont été blessés », a-t-il ajouté. 

Une cache d'armes et de munitions des rebelles a, par ailleurs, été découverte au cours de cette opération. Boko Haram, qui cherche à imposer une loi islamique stricte dans le nord du Nigeria, a subi de nombreux revers militaires depuis l'arrivée au pouvoir du président nigérian, Muhammadu Buhari, en mai 2015.

Sa force de frappe est beaucoup moins importante qu'il y a deux ans, mais le conflit, qui a fait plus de 20.000 morts et entraîné le déplacement de 2,6 millions de personnes depuis 2009, est toujours en cours dans toute la région du lac Tchad. 

AFP 

Le président zambien, Edgar Lungu, a été réélu, hier, au premier tour de l'élection présidentielle, avec plus de deux points d'avance sur son principal rival, Hakainde Hichilema, dont le parti a d'ores et déjà annoncé qu'il allait contester les résultats du scrutin devant la justice.

Avec 50,3 % des suffrages et 100.000 voix d'avance, le chef du Front patriotique (Pf) obtient de justesse la majorité absolue nécessaire pour éviter un second tour, selon les résultats officiels livrés par la Commission électorale. 

En face, Hakainde Hichilema, un homme d'affaires à succès qui dirige le Parti uni pour le développement national (Upnd), est battu avec 47,6 % des suffrages, un cinquième revers consécutif pour lui à une élection présidentielle. Mais l'opposant ne s'avoue pas vaincu pour autant, son parti ayant affirmé dans l'heure qui a suivi l'annonce des résultats avoir des "preuves de la manipulation des chiffres" par le parti au pouvoir. 

« Nous allons porter cette affaire devant la justice (...) pour contester les résultats de l'élection », a lancé, devant la presse, Jack Mwiimbu, un cadre de l'Upnd. Tout au long du dépouillement qui a duré plus de trois jours, Hakainde Hichilema s'était plaint de la lenteur du processus et avait ouvertement accusé le parti de M. Lungu de truquer les résultats. 

AFP 

Les forces loyales au gouvernement d'union nationale en Libye poursuivent toujours leur avancée à l’intérieur de la ville de Syrte après la prise du quartier général du groupe Etat islamique (Daech), a-t-on appris de source sûre hier à Tripoli. Etabli dans le Centre de conférences de Ouagadougou, construit par l'ex-leader libyen Mouammar Kadhafi, le QG des jihadistes était tombé, mercredi dernier, aux mains des forces gouvernementales.

Ces dernières ont, par la suite, pris le bâtiment de la radio par lequel Daech diffusait des cours de religion, des communiqués et des annonces. Les jihadistes ne contrôlent désormais plus que quelques quartiers de Syrte, ville qu’ils avaient totalement occupée en juin 2015. Les combattants loyaux au gouvernement d'union nationale avaient lancé leur offensive visant à reprendre la ville des mains de Daech le 12 mai dernier. Ils ont déploré, jusqu’ici, au cours des combats, plus de 300 morts et plus de 1.800 blessés.

APA 

Le vice-président américain, Joe Biden, a éreinté Donald Trump, hier, lors de sa première apparition de campagne, cette année, avec la démocrate Hillary Clinton, affirmant que le républicain n'était « absolument pas qualifié » pour devenir président des Etats-Unis.  

M. Biden, 73 ans, un soutien de poids pour essayer de rallier la classe moyenne, très courtisée par les deux partis dans la course à la Maison Blanche, a fait campagne avec Mme Clinton dans une ville chère à son cœur, celle de Scranton (Pennsylvanie, nord-est), où il était né, dans une famille catholique aux revenus modestes.

M. Biden, excellent orateur, y a enchaîné les souvenirs et les plaisanteries, avant d'attaquer violemment Donald Trump, « absolument pas qualifié », selon lui, pour diriger les Etats-Unis, et aux idées « dangereuses » sur la scène internationale. « Aucun candidat d'un grand parti dans l'histoire américaine n'a eu aussi peu de connaissances ou n'a été moins préparé pour s'occuper de notre sécurité nationale que Donald Trump », a-t-il tonné. « Et ce qui me stupéfie, c'est qu'il ne semble pas vouloir apprendre ».

« Il ne comprend pas les enjeux ... Il rabaisse nos alliés les plus proches dans cet hémisphère et en Europe », a renchéri M. Biden. Il a répété, comme il l'avait dit lors de la convention démocrate, que Donald Trump ne connaissait rien à la classe moyenne dont le milliardaire prétend être « la voix ».

« Il s'en fout de la classe moyenne... Il ne la comprend pas », a déclaré M. Biden. « Il n'en a aucune idée (...) ce sont des foutaises », a martelé le vice-président. Il s'est aussi à nouveau indigné d'un Donald Trump qui, dans son émission de télé-réalité, "The Apprentice",  était devenu célèbre pour son slogan « vous êtes virés » ; ce qui, selon lui, montre son manque d'empathie. A l'inverse, il a affirmé que Mme Clinton se souciait de ce qui préoccupe les Américains ordinaires. « Elle a toujours été là ; c'est l'histoire de sa vie », a expliqué M. Biden. « Ce n'est pas l'histoire de la vie de Donald Trump », a-t-il affirmé.

Le rôle de M. Biden dans la campagne d'Hillary Clinton peut être important dans la conquête d'une classe moyenne parfois séduite par le message populiste de Donald Trump, notamment dans la "Rust Belt" (ceinture de rouille) composée de ces Etats du nord-est affectés par la désindustrialisation (Pennsylvanie, Ohio, Illinois et Michigan en font partie).

AFP

Le médiateur de l’Union africaine dans les pourparlers de paix au Soudan, Thabo Mbeki, a suspendu ses négociations après avoir constaté que les parties en conflit n’ont pas fait de progrès dans le sens de la réconciliation, a indiqué, hier, la presse locale. « Les pourparlers ont été suspendus, car les deux parties ont échoué à se mettre d’accord sur la cessation des hostilités et la livraison de l’aide humanitaire dans les zones contrôlée par les rebelles dans le Sud Kordofan et le Nil Bleu », a expliqué Mbeki dans un communiqué publié. Après cette mesure, les deux parties se sont mutuellement accusées d’obstruction à la paix.

Elles n’ont surtout pas pu se mettre d’accord sur les corridors de secours vers les zones de combat dans le pays. Elles ne se sont pas également entendues sur les arrangements de sécurité. Les pourparlers de paix au Soudan qui ont vu au moins 12 séries précédemment ont échoué à réaliser un progrès en faveur de la stabilité.

APA 

« Il ne faut jamais jouer avec le feu ! » C’est ainsi que l’ambassade de Russie à Dakar, relayant le message de son ministère des Affaires étrangères, prend à témoin l’opinion international après la dégradation de la situation sécuritaire en Crimée.

La Russie prévient sur « les risques » que prend l’Ukraine en visant des « éléments critiques d’infrastructure et d’approvisionnement » de la République autonome baignée par la Mer noire, le tout dans un contexte de brusque regain de tension autour de ce territoire, plus de deux ans après que la Russie l’eut annexé. Hier, la Russie a annoncé avoir déployé des systèmes de défense antiaérienne et antimissile dernier cri S-400 en Crimée.

Selon le communiqué de Moscou, rendu public hier par son ambassade, « les forces du Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (Fsb) ont déjoué des attentats préparés par la direction générale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense ». D’après les Russes, « ces actions de sabotage et de terrorisme visaient à détériorer la situation politique et sociale dans la région dans le contexte des préparatifs et de l’organisation des élections fédérales et régionales ».

Suit, dans le communiqué, une longue liste d’incidents militaires notés par la partie russe qui incrimine l’Ukraine. La Crimée dont l’annexion par la Russie est dénoncée comme illégale par Kiev et les Occidentaux abrite plusieurs bases militaires et navales russes. Presque île qui donne sur la mer noire, la Crimée est un enjeu stratégique, car sa géographie en fait une clé d’accès à la Mer noire et aux nouvelles routes du pétrole. Originellement peuplée de Tatares et de déportés russes, elle a changé plusieurs fois de mains, mais est restée depuis des lustres sous influence de Moscou.

« Nous avons plus d’une fois attiré l’attention de nos partenaires internationaux sur le fait que les autorités de Kiev n’ont, en réalité, aucun intérêt à trouver des solutions pacifiques aux problèmes actuels de l’Ukraine. Elles ne veulent pas chercher de compromis mais résoudre toutes les questions à l’aide de mesures musclées, voire d’actions terroristes comme nous pouvons désormais le constater », s’insurge le gouvernement russe.

« Les nombreuses provocations, la présentation de Moscou en tant qu’ennemi et l’encouragement exprès des sentiments antirusses sont une tentative de Kiev de détourner l’attention des citoyens ukrainiens de l’état critique du pays et des problèmes que rencontre la majorité de la population », estime la diplomatie russe. En conclusion, Moscou promet que « les dégâts subis par la partie russe et la mort des militaires russes ne resteront pas sans réponse ».

Samboudian KAMARA

Les députés ivoiriens, réunis en session extraordinaire, ont adopté, vendredi, à l'unanimité, le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’accord de partenariat économique (APE) intérimaire entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne (UE). Les 215 députés présents, sur les 255 que compte le Parlement ivoirien, ont voté à l'unanimité le texte de loi déposé par le Président de la République lui permettant désormais de '' ratifier l'accord de partenariat économique intérimaire entre la Côte d'Ivoire et l'UE, signé en 2008", s'est félicité le député Sidiki Konaté à la fin de la séance présidée par la Première Vice-présidente, Sara Sako Fadika.

APA


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