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Actualités Internationales (1939)

Le chef de file de la coalition prônant le boycott du referendum d’aujourd’hui sur des révisions constitutionnelles en Mauritanie a accusé hier le pouvoir de «préparer une fraude à grande échelle» et averti que des violences pourraient éclater.

«Le pouvoir a tout préparé à sa guise, aussi bien la liste électorale que le matériel électoral pour préparer une fraude à grande échelle», a déclaré lors d’une conférence de presse Jemil Ould Mansour, chef du parti islamiste Twassoul et dirigeant d’une coalition de huit partis et mouvements opposés au référendum. Le «pouvoir pousse les gens à la violence en s’opposant à toute forme de manifestation contraires à son projet», a-t-il ajouté.
A l’issue d’une campagne houleuse, quelque 1,4 million de Mauritaniens se prononcent aujourd’hui par référendum sur un changement de la Constitution prévoyant notamment la suppression du Sénat, au grand dam des sénateurs et de l’opposition radicale, qui dénonce un «coup de force» du président Mohamed Ould Abdel Aziz. La police a dispersé jeudi à coups de gaz lacrymogène et de matraque des opposants qui tentaient de se rassembler dans trois quartiers de la capitale Nouakchott. Ces marches avaient été interdites par les autorités. La violence «n’est pas notre choix» mais il «finira pas s’imposer aux gens», a averti M. Ould Mansour, en estimant que «seul le pouvoir en endossera la responsabilité».

Les bureaux de vote doivent ouvrir de 07H00 à 19H00 Gmt.
Le vote de la population civile est précédé hier par celui des membres des forces armées et de sécurité, pour lesquelles 70 bureaux sont réservés dans tout le pays, dont une dizaine à Nouakchott, selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni). «Le nombre de votants militaires est tenu secret et leurs urnes ne seront comptées que demain en même temps que les votants civils», selon la Céni.
Les résultats du vote sont attendus en début de semaine prochaine.

AFP

«J’ai le bac! J’ai le bac!». Ces hurlements de joie d’une jeune fille, entendus à la proclamation des résultats devant le lycée Léon-Mba sur l’élégant front de mer de Libreville, est loin d’être partagé dans toute la sous-région: 5,74% des candidats ont été admis en Centrafrique au premier tour avant les épreuves de rattrapage, 14,81% au Gabon, 27,66% au Congo-Brazzaville, 46% au Cameroun... «Les résultats catastrophiques reflètent le niveau de nos élèves. Nous nous sommes rendus compte qu’ils ne travaillent plus», déplore le directeur des examens et des concours, Modeste Bissaolo, en Centrafrique où seuls 929 candidats sur 16.180 ont décroché leur diplôme dès le premier tour. L’état du pays, qui peine à sortir d’un cycle de violences commencé en 2013, n’est sans doute pas étranger à ces mauvais résultats. Les épreuves ont été reportées dans plusieurs régions victimes de violences, avaient indiqué en juin les autorités.

En mars, l’Ong Human Rights Watch dénonçait dans un rapport l’occupation d’écoles par des groupes armés, avec pour effet de «détériorer et détruire des infrastructures qui sont déjà insuffisantes». «Il y a une décrédibilisation de l’école qui va de pair avec une déconsidération de la fonction d’enseignants» en Centrafrique, explique Nicolas Reuge, chargé des questions d’éducation en Afrique centrale pour l’Unicef. «Il serait nécessaire de recycler beaucoup d’encadreurs, ça rehausserait le niveau des élèves, et celui de l’éducation», estime Adrien, étudiant à l’université de Bangui.
En 2017, conséquence de sa crise profonde, la Centrafrique pointait à la 188e et dernière place à l’Indice du développement humain.

"On a vraiment sacrifié nos enfants"
Dans les pays pétroliers de la région (Gabon, Tchad, Congo), la crise sociale liée à la chute des prix du baril a longtemps fait planer le risque d’une «année blanche». «Mention médiocre!», s’exclamait en Une le quotidien gabonais de référence l’Union, en publiant lundi les résultats du bac: 3.141 diplômés sur 21.203 inscrits (14,81%), 9.310 (43,91%) admis à passer les oraux de rattrapage.  Les épreuves ont eu lieu en retard après une année scolaire perturbée par les violences post-électorales de septembre 2016 qui ont retardé la rentrée, puis des grèves d’enseignants demandant des arriérés de primes. «On n’a pas vraiment appris. Presque tous les professeurs nationaux ont fait grève», lâche Octavia à l’Afp d’un ton las devant le lycée Léon Mba de Libreville.

Dans ce lycée de 8.000 élèves, près de 50% des professeurs ont fait grève entre octobre et fin février, avait expliqué à l’Afp mi-mars le proviseur, Jean-Baptiste Obori. Au Tchad, l’enseignement a été paralysé par près de quatre mois de grèves - du jamais vu depuis les années 1990 - avec des enseignants qui protestaient contre les mesures d’austérité du président Idriss Déby. «On a vraiment sacrifié nos enfants», déplore Mahamat Djibrine Saleh, secrétaire général adjoint du Syndicat des enseignants du Tchad.

Les élèves ont planché fin juillet et les résultats du baccalauréat ne sont pas encore connus. Il y avait moins de 20% d’admis en 2016 (avant le rattrapage). «Bon élève» de la région, avec un taux d’admission de 46%, l’enseignement au Cameroun a lui aussi pâti de tensions politiques: dans les deux régions anglophones, l’enseignement a été fortement marqué par les grèves des enseignants protestant contre l’usage croissant du français au détriment de l’anglais pendant les cours.  Alors que la région anglophone du Sud-ouest était leader national en 2016 avec 60% de réussite, la crise a fait dégringoler ce taux à 41,16%, selon l’Office du baccalauréat du Cameroun.

Si les cours ont repris timidement en février, certains élèves ont quitté les bancs de l’école pour chercher un emploi, a constaté un correspondant de l’Afp qui s’est rendu à Bamenda, poumon économique du Cameroun anglophone. La région pauvre de l’Extrême-Nord, qui subit les incursions quasi-permanentes du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, est elle, comme en 2016, en queue du peloton national, avec 31,22% d’admis.

Au Congo-Brazzaville, le taux de réussite augmente certes, de 6,21% par rapport à 2016, mais plafonne à 27,66%, sans l’épreuve de rattrapage, supprimée en 2012, indique la Direction des examens et des concours du ministère de l’Enseignement. Dans ce pays jadis modèle, le taux de scolarisation a baissé depuis les guerres civiles des années 90, jusqu’à l’actuelle crise dans la région du Pool.

AFP

Donald Trump s’est déchaîné jeudi soir contre l’enquête sur l’ingérence présumée russe dans la présidentielle américaine de 2016, qui a franchi une étape vers de possibles poursuites pénales avec la constitution d’un grand jury, rapportée par les médias américains.

«L’histoire russe est une fabrication totale», a lancé Donald Trump lors d’un meeting devant une foule de ses partisans en Virginie Occidentale. «La raison pour laquelle les démocrates ne parlent que de cette histoire russe totalement inventée est qu’ils n’ont pas de message, pas d’agenda et pas de vision».

Selon le Wall Street Journal, ainsi que le Washington Post et le New York Times, le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur les accusations d’ingérence russe durant la campagne présidentielle de 2016 et des soupçons de collusion entre l‘équipe du candidat Trump et Moscou, a constitué un grand jury, ce qui pourrait déboucher sur des poursuites pénales à Washington. Selon le Wsj, ce grand jury —une sorte de chambre d’instruction composée de citoyens qui délibèrent dans le secret du huis clos pour déterminer si les éléments présentés par le procureur peuvent donner lieu à une inculpation— a été formé dans les «récentes semaines». «Vous ne constituez pas un grand jury à moins que votre enquête ait mis en évidence assez d’éléments qui pour vous reflètent une violation d’au moins une disposition criminelle, sinon davantage», a commenté pour l’Afp Bradley Moss, avocat américain spécialisé dans les affaires de sécurité nationale. Pour lui, il s’agit d’une «escalade significative du processus» judiciaire dans l’affaire russe. L’avocat du président Trump, Ty Cobb, a déclaré n’avoir pas connaissance de la constitution d’un grand jury, assurant que «la Maison Blanche est en faveur de tout ce qui peut accélérer la conclusion» de ce dossier et que l’exécutif «coopère pleinement» avec les services du procureur Mueller.

AFP

L’influent chef chiite irakien Moqtada Sadr a appelé hier Bagdad à saisir les armes circulant dans le pays, notamment celles des groupes paramilitaires, devant des milliers de partisans dans le centre de la capitale irakienne, a constaté un journaliste de l’Afp.

Moqtada Sadr, rentré d’une très rare visite en Arabie saoudite où il s’est rendu la semaine dernière à l’invitation de responsables du royaume, poids lourd régional sunnite, s’est adressé à ses partisans dans un message retransmis sur des écrans géants.

Il y a exhorté le Premier ministre Haider al-Abadi à démanteler les unités du Hachd al-Chaabi, ces groupes paramilitaires composés de milices chiites —dont celles dépendant de Moqtada Sadr—, et à «intégrer aux forces armées régulières les éléments disciplinés du Hachd». Il a également appelé à «saisir les arsenaux de tous, dont ceux des groupes armés».

Le Hachd a notamment participé à l’offensive lancée par Bagdad en octobre dernier à l’issue de laquelle les forces irakiennes ont repris Mossoul aux jihadistes du groupe Etat islamique (Ei). Il pourrait également se lancer dans les prochaines batailles pour la reprise des dernières villes aux mains de l’Ei dans le nord et l’ouest du pays.

Téhéran, grand rival régional chiite de l’Arabie saoudite, soutient certains de ces groupes et des responsables iraniens ont à plusieurs reprises fermement refusé tout démantèlement du Hachd.

AFP

Des membres des forces spéciales américaines aident les Emiratis et troupes locales dans leurs opérations contre Al-Qaïda au Yémen, a indiqué le Pentagone hier.

Selon le porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, l’objectif de ces opérations —menées principalement dans la province de Chabwa où Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) est particulièrement actif— est de «détruire» la capacité d’Aqpa à fomenter des opérations terroristes.

Les Etats-Unis considèrent qu’il s’agit de la branche d’Al-Qaïda la plus dangereuse. Les bombardements de drones menés depuis de longs mois, appuyés par des raids sur le terrain, ont été intensifiés depuis l’entrée à la Maison Blanche du président Donald Trump en janvier. «Notre assistance sur place est la continuation de ce que nous faisons depuis janvier», a relevé M. Davis. «Cela implique un très petit nombre de soldats américains sur le terrain qui sont avant tout là pour faciliter le flux des informations», a-t-il poursuivi, reconnaissant «que des combats peuvent toujours subvenir».

Cette annonce intervient au lendemain de celle des Emirats faisant part du lancement d’une opération d’»envergure». «L’opération est étroitement soutenue par une force associant Emirats et Etats-Unis», a indiqué à l’Afp l’ambassade émiratie.

Selon M. Davis, les Etats-Unis ont mené plus de 80 frappes aériennes depuis le 28 février au Yémen. Peu après sa prise de fonctions, M. Trump avait ordonné un raid aérien qui a entraîné la mort d’un Navy Seal —unité d’élite des forces spéciales américaines— et de plusieurs civils yéménites dans la province de Baïda.

AFP

Quelque 251 personnes, dont 62 enfants, ont été victimes d’exécutions sauvages entre mars et juin dans le Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo, perpétrées par des agents de l’État, des milices ou des rebelles, selon un rapport de l’Onu publié hier à Genève.

Ce bilan a été dressé par une équipe d’enquêteurs du Haut-commissariat des droits de l’Homme de l’Onu sur les massacres ethniques dans la région du Kasaï, théâtre de troubles sanglants depuis plusieurs mois. Parmi ces 62 enfants exécutés, 30 avaient moins de 8 ans, souligne l’Onu.

Les exécutions ont été soit «extra-judiciaires» et commises par des agents de l’État, soit commises par des milices de tout bord ou des rebelles, selon l’Onu. Selon Scott Campbell, chef de la section de l’Afrique centrale et occidentale du Haut-commissariat des droits de l’homme, quelque 500 enfants en Rdc ont été tués depuis le début des violences l’année dernière. Les exécutions dénoncées hier ont été commises entre le 12 mars et le 19 juin, indique le Haut-commissariat, qui ajoute que sa Mission en Rdc a recensé «au moins 80 charniers dans la région». Le rapport se fonde sur des entretiens menés par les enquêteurs avec 96 personnes, qui ont fui vers l’Angola voisin, pour échapper aux violences en cours au Kasaï. «Les survivants ont évoqué les cris de personnes brûlées vives, la vision de leurs proches traqués puis abattus, et leur propre fuite, terrorisés», a déclaré le Haut-commissaire aux droits de l’Homme Zeid Ra’ad al Hussein.

- Bains de sang -
«Ces bains de sang sont d’autant plus terrifiants qu’il sembleraient que les populations sont toujours plus souvent ciblées en raison de leur appartenance ethnique», a-t-il ajouté.
Devant cette situation, le Haut-commissaire adresse un «avertissement très sérieux» au gouvernement de la Rdc, «afin d’agir sans délai pour empêcher que cette violence ne bascule dans un processus de purification ethnique à plus grande échelle».

En juin dernier, devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu à Genève, M. Zeid avait accusé les autorités de la Rdc d’armer une milice menant «d’horribles attaques» contre les civils dans la région du Kasaï, en proie à des troubles. Il a dénoncé en particulier une milice, appelée Bana Mura, qui a mené «des attaques horribles contre les groupes ethniques Luba et Lulua». Devant cette situation, le Haut-commissaire avait décidé d’envoyer dans la région une équipe d’enquêteurs pour rencontrer les réfugiés ayant fui les violences. C’est le rapport de cette équipe qui a été publié hier.

AFP

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, s’est inquiété de la démographie galopante dans son pays, Etat très pauvre qui détient le plus fort taux de natalité au monde avec 7,6 enfants par femme.

«Au rythme actuel, la population de notre pays doublerait en moins de 18 ans et pourrait atteindre plus de 40 millions en 2035 et environ 75 millions en 2050. Le bon sens nous commande de réfléchir dès à présent à ces horizons», a prévenu le président mercredi soir dans un message à l’occasion du 57ème anniversaire de l’indépendance du Niger.  La croissance démographique du Niger est une des plus fortes au monde (3,9% par an), selon les statistiques officielles. Un niveau que ce pays, abonné aux sécheresses et aux crises de malnutrition, ne pourra pas supporter.  «Si nous n’arrivons pas à éduquer, former, soigner notre jeunesse et à lui offrir des opportunités d’emploi», elle «sera un handicap, pire, une menace (pour) la cohésion sociale et la prospérité», a mis en garde M. Issoufou. «Il faudra agir dès maintenant», a-t-il lancé, expliquant que son gouvernement mise notamment sur «la fin des mariages et naissances précoces», «la scolarisation» et «la formation des jeunes filles» pour espérer infléchir la courbe démographique.

Les statistiques sur les unions forcées ou arrangées au Niger sont alarmantes : 30% des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans et 75% avant 18 ans, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Ces mariages interrompent généralement la scolarisation des filles.

Début mars, le président du Niger avait déjà exposé devant une délégation de l’Onu à Niamey le «véritable défi» que son pays doit relever pour assurer sa «transition démographique». «Si vous demandez aux femmes (nigériennes) le nombre d’enfants qu’elles désirent, elles disent: +en moyenne neuf+ et les hommes: +onze+», a relevé le président Issoufou.  Le Niger tente depuis des décennies de maîtriser sa fécondité galopante, provoquant la colère des islamistes radicaux, qui assimilent la contraception à «une œuvre satanique de l’Occident». Les mœurs pro-natalistes, bien ancrées dans les mentalités, plombent également les efforts des autorités. Le taux national de contraception est seulement de 12%, selon le ministère de la Population.

AFP

Affable et calme, moustache poivre et sel, cigare à la main devant le drapeau tricolore national, le ministre-cinéaste, 56 ans, aimerait parler « pendant des heures » s’il n’était pas emporté par le tourbillon de son nouvel agenda. Début février, l’auteur de « L’homme qui crie », grand prix du Jury à Cannes en 2010, a rejoint le club des créateurs qui ont franchi le pas de la politique après les écrivains Vaclav Havel en République tchèque et Jorge Semprun en Espagne, le musicien Gilberto Gil au Brésil ou son collègue cinéaste Raoul Peck en Haïti. Avec un défi supplémentaire au Tchad : comment garder une marge de manœuvre sous la férule du président Déby, qui exerce un pouvoir sans partage sur le Tchad depuis qu’il a renversé Hissène Habré en 1990 ?

« Je suis dans ce gouvernement donc il faut être solidaire », répond l’ancien journaliste qui reçoit dans un grand bâtiment presque vide de la capitale N’Djamena, où la crise a mis des chantiers à l’arrêt. « Je crois que quand on est ministre, on n’est pas là non plus pour jouer les trouble-fête. »Avant d’embrasser une carrière ministérielle, le réalisateur avait présenté au festival de Cannes 2016 « Hissène Habré, une tragédie tchadienne », documentaire qui donne la parole aux victimes et aux tortionnaires de l’ancien dictateur, condamné à perpétuité pour crime contre l’humanité. Enquêter sur les crimes d’Hissène Habré pour finir au service de son ancien chef d’Etat-major, qui dirige le Tchad d’une main de fer, avec des témoignages d’opposants disparus, emprisonnés, torturés ou menacés?« Je pense que ceux qui osent la comparaison entre Habré et Déby font injure aux dizaines de milliers de victimes qui ont subi les pires tortures dans les prisons de la Dds (ndr : les services de sécurité sous Habré), et à ceux qui, depuis 1990, peuvent s’exprimer librement », a répondu à l’hebdomadaire français Le Point l’artiste. Les relations avec M. Déby « se passent très bien »: « Le président accorde de l’importance à la culture car elle donne au Tchad une visibilité », affirme le ministre. « Je pense que Déby avait besoin d’un symbole et il a réussi », persifle l’opposant Saleh Kebzabo, pour qui le plus célèbre cinéaste tchadien a mis « en danger son nom et sa réputation » en cédant à l’appel du pouvoir. Le cinéaste né en 1961 à Abéché, dans l’est du pays, qui aimerait toujours appartenir à la famille des « artistes radicaux », découvre en attendant la réalité et les contraintes du pouvoir, à commencer par le manque de moyens dans un pays pétrolier frappé par la chute des cours.

Une bibliothèque, pas de livres « J’adore cuisiner. Et il faut savoir faire les meilleurs plats avec ce dont on dispose », reconnaît celui qui a dû adapter son rêve d’ouvrir une école de cinéma au Tchad à la réalité. « L’idée est peut-être pour les mois à venir d’avoir un ciné-club, pour former des cinéphiles qui pourraient comprendre l’art de raconter des histoires ».Autre chantier: la bibliothèque nationale. « Un bel édifice a été construit il y a cinq ou six ans. Il y a des rayons, mais il n’y a pas un seul livre. Mon premier souci est de collecter 13.000 ouvrages en six ans, dont 3.000 cette année.

»Le ministre veut aussi instaurer « un prix littéraire » dans son pays de 12 millions d’habitants dont plus de la moitié ne sait ni lire ni écrire. « Nous ne pouvons pas nous contenter d’ériger l’élection de miss Tchad comme la plus grande cérémonie culturelle de notre pays », avait-il proclamé dans son discours inaugural en février sous les applaudissements - et quelques rires. En tant que ministre du Tourisme, le cinéaste travaille avec l’Unesco pour l’inscription du parc national de Zakouma au patrimoine mondial. Problème: le tourisme est au plus bas dans ce pays considéré comme l’un des berceaux de l’humanité, mais dans la ligne de mire du groupe jihadiste nigérian Boko Haram. « Le cinéma me manque », reconnaît l’artiste dont le prochain film « Une saison en France » avec Sandrine Bonnaire doit sortir en France dans les prochains mois. « « Je continue d’écrire. J’ai un ou deux scénarii qui sont prêts ». Ecrire pour rester libre ?

(AFP)

Les autorités gambiennes ont retiré les passeports diplomatiques à l’ex-président Yahya Jammeh, son épouse et plusieurs de ses anciens ministres, a annoncé hier à l’Afp le ministère des Affaires étrangères.

Yahya Jammeh est soupçonné par les autorités d’avoir détourné plus de 50 millions de dollars (environ 44 millions d’euros), avant son exil en Guinée équatoriale en janvier, après 22 ans au pouvoir. Une commission chargée d’enquêter sur ses biens a été mise en place en mai.
Le gouvernement gambien a retiré «les passeports diplomatiques à des membres de l’ancien régime dont le président Yahya Jammeh, son épouse Zeinab Jammeh et d’anciens ministres», a déclaré jeudi à l’Afp Saikou Ceesay, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «Cette liste concerne 271 personnes qui ne jouissent plus d’immunités diplomatiques. Elles doivent rendre leurs passeports diplomatiques quand elles cessent d’être des diplomates gambiens», a ajouté M. Ceesay.
Le gouvernement gambien avait en mai annoncé le gel de biens appartenant à M. Jammeh et ses proches, et a affirmé être sur les traces de comptes bancaires et d’affaires liés à l’ex-homme fort de Gambie.
Yahya Jammeh contrôlait des activités allant de la boulangerie aux fermes agricoles et était régulièrement accusé de mettre la main sur des secteurs commerciaux florissants, selon les autorités gambiennes. Son régime est également accusé, notamment par les Ong, de nombreuses violations des droits de l’homme.

AFP

Plusieurs milliers de partisans de l’opposition ont participé hier à une marche à Lomé pour exiger des réformes constitutionnelles limitant le nombre de mandats présidentiels et pour réclamer une modification du mode de scrutin, a constaté un journaliste de l’Afp.

Selon la Constitution togolaise, le nombre de mandats présidentiels n’est pas limité.
A l’appel de «Combat pour l’alternance politique» (Cap 2015, coalition de cinq partis de l’opposition), des manifestants ont défilé dans les rues de la capitale togolaise, scandant des slogans hostiles au pouvoir en place.
Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition et président de l’Alliance nationale pour le changement (Anc) et Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (Cdpa) et coordonnatrice de Cap 2015 - marchaient en tête du cortège encadré par des forces de l’ordre.

L’opposition togolaise réclame depuis dix ans que la Constitution - modifiée en 2002 - soit révisée, notamment afin d’y réintroduire une limitation des mandats (10 ans au plus).
Elle exige également un mode de scrutin à deux tours, une recomposition de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
Un projet de loi prévoyant ces réformes a été déjà rejeté en juin 2014 par le Parlement, dominé par le parti au pouvoir avec 62 sièges sur 91.
De nouveaux débats autour de deux propositions de lois, introduites par l’opposition n’ont rien donné, opposition et pouvoir s’accusant réciproquement de bloquer le vote des textes.
Le 3 janvier, le président Faure Gnassingbé a nommé les personnalités d’une commission créée en janvier 2015, chargée de proposer un texte de réformes institutionnelles et constitutionnelles. Mais aucune personnalité de l’opposition n’y figure.

Boudée par l’opposition, cette commission a entamé lundi des consultations à travers le pays, afin de recueillir des avis et suggestions de la population pour proposer des réformes qui «tiennent compte de l’histoire du pays et répondent aux aspirations du peuple togolais».
«Le régime en place fait toutes les gymnastiques pour enterrer les réformes prescrites par l’Accord politique global (Apg) que nous avons signé ensemble pour instaurer la démocratie au Togo», a déclaré M.Fabre sur un podium devant ses partisans après la marche à Lomé.
«Il y a aura des marches, jusqu’à ce que ce régime cède (...) Il faut que le peuple prenne ses responsabilités pour ramener ce régime au droit chemin», a-t-il martelé sans toutefois avancer de date pour la prochaine manifestation.
L’Apg a été signé par les acteurs politiques togolais et la société civile en août 2006, suite à un dialogue sous l’égide de l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré.

AFP

L’Italie a averti hier les Ong secourant les migrants en Méditerranée centrale qu’elles ne pourraient pas poursuivre leur mission si elles ne se conformaient pas au «code de conduite» élaboré par Rome.

«Si les Ong ne signent pas (le nouveau code de conduite), il est difficile de voir comment elles pourront continuer à opérer», a déclaré le ministre de l’Intérieur Marco Minniti dans une interview au quotidien de Turin La Stampa. Son avertissement est intervenu au lendemain de la saisie par la justice italienne du bateau de l’Ong allemande «Jugend Rettet», en raison de soupçons sur ses liens directs avec des passeurs de migrants au large des côtes libyennes.
L’Ong fondée par des étudiants allemands a dénoncé hier le fait de ne plus pouvoir «sauver des vies». Une porte-parole de cette organisation a déclaré à l’Afp que son avocat italien allait faire appel de la décision de la justice italienne. «Pour nous, le sauvetage de vies humaines est et restera notre première priorité», s’est défendue sur son compte twitter «Jugend rettet» (la jeunesse sauve), sans réagir aux accusations très précises de la justice italienne sur son mode opératoire.

L’Ong allemande a refusé de signer le «code de conduite», tout comme Médecins sans frontières. En revanche, quatre des neuf Ong secourant des migrants en Méditerranée se sont engagées à le respecter: Save The Children, Moas, une Ong basée à Malte, Pro-Activa Open Arms (Espagne) et Sea-Eye (Allemagne).
Le «code de conduite» stipule que des bateaux comme le «Iuventa», saisi mercredi, devraient accueillir à bord un policier italien qui surveillerait leurs activités. Dans le cadre d’une enquête démarrée en octobre 2016, le procureur de Trapani en Sicile, qui a ordonné la saisie «préventive» du Iuventa, soupçonne l’équipage de ce bateau d’avoir adopté des «comportements favorisant l’immigration illégale». Le navire a été bloqué mercredi à Lampedusa, île au sud de la Sicile et au nord de la Libye.

Le procureur Ambrogio Cartosio a expliqué mercredi lors d’une conférence de presse, photos à l’appui, que des membres d’équipage du Iuventa étaient soupçonnés d’avoir pris à bord à plusieurs reprises des migrants sur des canots pneumatiques amenés directement par des trafiquants. L’enquête laisse penser que la pratique était «fréquente», mais pour des motifs purement «humanitaires».

AFP

Des milliers de partisans de l’opposition guinéenne ont manifesté hier après-midi à Conakry pour exiger du président Alpha Condé le respect d’accords politiques prévoyant notamment la tenue d’élections locales sans cesse repoussées, a constaté un journaliste de l’Afp.

Des responsables de l’opposition, comme l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et le député Pape Coly Kourouma, étaient en tête d’un cortège de milliers de personnes, parti de Cosa, une banlieue de la capitale, et devant aboutir à un rassemblement devant le stade du 28 septembre, un itinéraire d’une dizaine de km.
«Alpha Condé, sept ans de promesses, ça suffit», «Nous voulons les communales maintenant», pouvait-on lire sur des pancartes portées par des manifestants, sous la surveillance discrète des forces de l’ordre. M. Condé a été élu en 2010 puis réélu en 2015 pour cinq ans.

Des élections locales, les premières depuis 2005, auraient dû se tenir en février, en vertu d’un accord conclu en octobre 2016 dans le cadre du dialogue politique national entre le pouvoir, l’opposition, la société civile et les partenaires internationaux de la Guinée. Mais aucune date n’a encore été fixée pour ce scrutin.
L’accord de 2016 prévoit aussi la révision du code électoral et l’audit du fichier électoral.

Le président guinéen a annoncé lundi dans un communiqué avoir tenu une «séance de travail avec ses collaborateurs impliqués dans la mise en œuvre de l’accord politique» d’octobre, déplorant «certaines difficultés qui n’ont pas permis de réaliser les actions prévues aux dates convenues».
Il a nota"mment demandé à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de «prendre les mesures nécessaires pour l’organisation des élections locales dans les meilleurs délais», l’invitant à «proposer au gouvernement et aux partis politiques un chronogramme», selon le texte.

AFP

La ministre française des Armées, Florence Parly, et son homologue allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, ont affirmé à Bamako l’engagement de leurs deux pays à élargir le soutien à la création d’une force anti-jihadiste du G5 Sahel.

La ministre française a achevé mardi au Mali une tournée entamée au Tchad, en passant par le Niger, pour une visite avec son homologue allemande de trois des pays du G5 Sahel, qui comprend également le Burkina Faso et la Mauritanie.

Les deux ministres européennes ont été reçues par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et ont eu des entretiens tripartites avec le ministre malien de la Défense Tiéna Coulibaly.
Au cours de leurs entretiens avec M. Keïta, «il a surtout été question de marquer l’appui en équipement et en formation à la force du G5, de mobiliser les partenaires européens et internationaux en soutien à l’initiative du couple franco-allemand dans le cadre du G5 Sahel», a déclaré à l’Afp une source à la présidence malienne. Ces échanges ont porté essentiellement sur les «progrès très substantiels» réalisés depuis le sommet extraordinaire du G5 Sahel le 2 juillet à Bamako, en présence du président français Emmanuel Macron, a déclaré de son côté Mme Parly à la presse.

«Nous avons pu vérifier que les engagements qui avaient été pris, en termes de calendrier notamment, seraient bien tenus, en particulier la mise en place d’un Pc de commandement à Sévaré (centre du Mali) qui devra être prêt pour la fin du mois d’août», a-t-elle souligné.

Le 2 juillet, les chefs d’État du G5 Sahel et le président français Emmanuel Macron avaient acté la constitution de cette force conjointe G5 Sahel et débloqué des fonds pour qu’elle soit pleinement opérationnelle en octobre. L’Union européenne a déjà promis 50 millions d’euros, auxquels doivent s’ajouter 50 millions de contributions des Etats membres, mais le G5 a estimé les besoins de fonctionnement de cette force à 423 millions. Une conférence des donateurs est prévue fin septembre à Berlin, a indiqué lundi la ministre française. «Cette initiative franco-allemande va se renforcer et faire en sorte que d’autres pays européens nous rejoignent dans notre soutien au G5 Sahel», a déclaré la ministre allemande, qui a également rencontré le chef de la Mission de l’Onu au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif.

La visite de Mme von der Leyen intervient six jours après la mort de deux Casques bleus allemands dans un accident d’hélicoptère lors d’une mission d’observation des combats dans le nord du Mali entre groupes armés pourtant signataires de l’accord de paix de 2015.

Dans la matinée, Mme Parly s’était rendue à Gao, principale ville du nord du Mali, pour rencontrer les soldats de l’opération française Barkhane qui combat les jihadistes au Sahel. «Je sais que vous menez déjà régulièrement des opérations conjointes transfrontalières avec les forces armées des pays du G5, ces opérations préfigurent largement ce que sera demain la force conjointe du G5 Sahel», leur a-t-elle déclaré.
Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 a réactivé en février à Bamako ce projet de force conjointe, initialement lancé en novembre 2015.

AFP

Quelques dizaines de militants des droits de l’homme sont descendus hier dans les rues de Nairobi pour dénoncer le meurtre d’un haut responsable de la Commission électorale qui a stupéfait le pays à une semaine des élections générales du 8 août.

Le corps de Chris Msando, un responsable chargé de superviser le système informatique de la Commission électorale kényane (Iebc), a été retrouvé samedi avec des marques de torture au cours du week-end, en bordure d’une forêt dans les environs de la capitale.
«C’est une source de très, très profonde inquiétude et nous voulons dire à l’Iebc qu’il y a beaucoup de gens qui sont préoccupés par ce meurtre», a déclaré George Kegoro, le directeur de la Commission kényane des droits de l’homme, qui a mené la marche vers les locaux de la Commission.
«Le Kenya a une malheureuse histoire d’assassinats par opportunisme politique et il y a une effrayante similarité dans la séquence d’événements (entourant la mort de M. Msando) qui laisse le sentiment que nous avons déjà vu ça auparavant», a-t-il ajouté.
M. Msando était chargé de superviser le système électronique d’identification des électeurs et de comptage des voix, considéré comme essentiel pour éviter un éventuel trucage du scrutin. Son assassinat a entraîné des condamnations unanimes de la part des défenseurs des droits de l’homme et dans la communauté internationale. Dans un communiqué conjoint, les ambassadeurs des États-Unis et de la Grande-Bretagne se sont dits «gravement préoccupés» et ont offert l’aide de leurs pays pour mener l’enquête.
La semaine dernière, M. Msando était apparu à la télévision pour rassurer sur la fiabilité du système électronique. Celui-ci avait failli lors de l’élection de 2013, ce qui avait poussé l’opposition à contester devant la Cour suprême, en vain, la victoire dès le premier tour d’Uhuru Kenyatta à la présidentielle.
L’opposition, qui n’a cessé tout au long de la campagne de mettre en garde contre de possibles fraudes, a réclamé hier que l’Iebc fasse appel à un expert étranger du Commonwealth ou de l’Onu, pour garantir la fiabilité du système électronique.
L’Iebc estime que la reconnaissance biométrique des 19,6 millions d’électeurs inscrits garantira la régularité du scrutin.

AFP

La Commission européenne a appelé hier des Ong récalcitrantes à signer un «code de conduite» controversé du gouvernement italien qui prévoit de réguler leurs activités de secours de migrants au large de la Libye.

Trois Ong internationales ont annoncé lundi leur adhésion à ce texte qui vise notamment à interdire aux Ong de s’approcher des eaux libyennes et de communiquer avec les passeurs, y compris via toute forme de signaux lumineux. Ce code exige aussi la présence d’un policier à bord.
Mais deux autres Ong, dont Médecins sans frontières (Msf), l’ont rejeté.

«L’idée d’un code de conduite a été soutenu de façon unanime par les ministres de l’Intérieur» des 28 Etats membres de l’Ue, a rappelé hier Natasha Bertaud, une porte-parole de l’exécutif européen, au cours d’un point presse.
«Nous appelons à la plus grande participation possible et nous espérons que d’autres Ong pourront signer elles aussi ce code bientôt», a ajouté Mme Bertaud.
Ce code «apportera plus de clarté à tous les acteurs sur les pratiques de travail et assurera aux navires des Ong qu’ils pourront accéder aux ports italiens» pour y déposer les migrants secourus «s’ils adhèrent à certains principes et standards opérationnels, en conformité avec le droit international», a-t-elle insisté.
L’organisation Msf a motivé son refus par le fait qu’elle n’avait pas obtenu des autorités les «garanties suffisantes sur le port d’armes à bord de (ses) navires par des policiers italiens».
L’Ong allemande Jugend Rettet a également refusé de souscrire à ce code de conduite.

Trois Ong - «Save the children», «Moas» et «Proactiva Open Arms» - ont de leur côté annoncé leur adhésion.
«Cette mesure contribue à une meilleure gestion des flux migratoires en Méditerranée centrale. Nous devons tous travailler ensemble pour casser le business des passeurs et empêcher les morts de migrants en mer», a estimé Mme Bertaud, en rappelant le «soutien» continu de la Commission à cette initiative de Rome.
Depuis 2015, jusqu’à une douzaine de navires humanitaires privés patrouillent au large de la Libye.

AFP

Le divorce n’est pas encore consommé, mais la relation entre Donald Trump et le parti Républicain se délite à vue d’œil et menace maintenant la capacité du président à concrétiser son programme.

Il a fallu seulement 18 mois à Donald Trump pour aller du lobby de la Trump Tower à New York, où il a lancé sa campagne, à la Maison Blanche, et s’imposer de force au parti d’Abraham Lincoln et Ronald Reagan.
Mais seulement six mois après son investiture, les fissures sont maintenant exposées au grand jour après le départ de la Maison Blanche de deux caciques du parti républicain, et l’humiliation publique que Donald Trump a infligée à son ministre de la Justice, un ancien sénateur et pilier du Grand Old Party.

Et après la défaite cinglante infligée au président sur la réforme de la santé dans un Sénat où les républicains disposent d’une courte majorité de fins connaisseurs du parti ont mis le président en garde: il lui faut apprendre à travailler plus étroitement avec les républicains au Congrès au risque d’encaisser d’autres échecs aussi cuisants.
«Sa présidence ne connaîtra le succès que s’il a des alliés à tous les niveaux des institutions, et cela inclut les législateurs», affirme Alex Conant, un ancien assistant du sénateur républicain de Floride, Marco Rubio.                        

AFP

L’Assemblée nationale française a donné un dernier feu vert au projet de loi autorisant l’exécutif à réformer le droit du travail par la procédure simplifiée des ordonnances, l’autre chambre du parlement, le Sénat, devant encore faire de même pour permettre son adoption définitive.

Le projet d’habilitation sur ce délicat premier gros chantier du président Emmanuel Macron, élu le 7 mai, a été approuvé par 421 voix contre 74. Pour être adopté définitivement, le texte doit encore faire l’objet d’un vote mercredi du Sénat.
La ministre du Travail Muriel Pénicaud a vanté devant les députés une «étape importante» vers «un modèle social ambitieux et rénové», avec le vote de ce texte définissant les contours des futures ordonnances sur lesquelles les arbitrages seront présentés aux organisations syndicales et patronales fin août. Doivent notamment y figurer la fusion de trois instances représentatives des salariés au sein des entreprises, le principe d’un plafond des indemnités accordées aux salariés en cas de licenciement abusif, le recours à des contrats de travail qui permettent de licencier à la fin d’une mission...

Les députés de gauche se sont montrés hostiles au texte, sur la forme, la procédure des ordonnances «escamotant le débat parlementaire», comme sur le fond, le projet étant synonyme pour eux de reculs sociaux.
Les ordonnances devraient entrer en vigueur vers la fin du mois de septembre. Elles devront faire l’objet d’un projet de loi de ratification, déposé au Parlement au plus tard trois mois après, ce qui leur permettra d’être pérennisées en ayant force de loi. La réforme du marché du travail était une promesse phare du candidat Macron, visant à accorder plus de flexibilité à l’entreprise et, pour ses promoteurs, encourager l’emploi.           

 AFP

La Chine a inauguré hier mardi à Djibouti sa première base militaire à l’étranger, aux portes de la mer Rouge, a annoncé l’agence Chine nouvelle.

L’ouverture de la base a été marquée par une cérémonie en présence du numéro deux de la marine chinoise, Tian Zhong, et du ministre de la Défense de Djibouti, a rapporté l’agence de presse officielle. L’annonce coïncide avec le 90e anniversaire de la fondation de l’Armée rouge, un événement célébré à Pékin par un discours du président Xi Jinping, qui a assuré que son pays était «confiant de pouvoir vaincre toute invasion» potentielle. La marine chinoise est présente depuis fin 2008 au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden, dans le cadre des efforts internationaux pour combattre la piraterie dans cette région. Mais cette «base logistique» est la première du genre pour Pékin.
Elle servira à soutenir «les escortes navales en Afrique et au Moyen-Orient, les opérations de maintien de la paix (de l’Onu) et l’aide humanitaire», a indiqué le mois dernier le ministère chinois de la Défense, en annonçant le départ d’un premier groupe de soldats à destination de la base africaine. La base servira également à Pékin pour le soutien des opérations anti-piraterie et l’évacuation de ses ressortissants en cas de crise. La Chine avait annoncé début 2016 le lancement de la construction de cette installation à Djibouti. Le pays africain compte déjà des bases militaires française, américaine et japonaise. Djibouti, 800.000 habitants, est stratégiquement situé sur le détroit de Bab-el-Mandeb, un des corridors maritimes les plus fréquentés au monde.

Le ministère américain de la Défense avait estimé en juin dans un rapport que cette base chinoise «reflète et amplifie l’influence croissante de la Chine, qui augmente la portée de ses forces armées». Pékin avait rejeté ces accusations et assuré que «la Chine ne recherche pas l’expansion militaire». A titre de comparaison, les Etats-Unis comptent plus de 600 bases militaires à l’étranger et la France une dizaine, selon Juliette Genevaz, chercheuse à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire française.
La base chinoise à Djibouti est de nature à susciter l’inquiétude de l’Inde, qui redoute les incursions de l’autre géant asiatique dans l’océan Indien, au moment où les deux pays sont à couteaux tirés en raison d’un différend frontalier dans l’Himalaya.         

AFP

La ministre française des Armées, Florence Parly, a commencé, hier, à N’Djamena, à «faire le point» avec trois des partenaires africains de la France (Tchad, Niger, Mali) sur la mise en place de la force anti-jihadistes au Sahel appuyée par Paris.

«Je vais rencontrer le président nigérien et je vais visiter nos forces à Gao avec le président Ibrahim Boubacar Keïta. C’est un moment très important puisque la force G5 Sahel se met en place», a-t-elle déclaré après une première rencontre avec le président tchadien Idriss Déby Itno.

Les dirigeants des pays du G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso, Mauritanie), aiguillonnés par le président français Emmanuel Macron, ont acté, le 2 juillet, à Bamako, la constitution de cette force antijihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre. Cette force doit être commandée par le général malien Didier Dacko.

«Après le sommet extraordinaire de Bamako, il était important de venir faire un point avec le général Dacko sur les étapes qui étaient franchies puisqu’un calendrier a été fixé par le président Macron, en lien avec ses homologues du G5, pour rendre cette force aussi concrète que possible», a-t-elle ajouté.

Après avoir salué les «liens anciens et efficaces» de la France avec le Tchad, la ministre devait partir pour le Niger poursuivre sa tournée avec son homologue allemande, Ursula von der Leyen. A son arrivée, la veille, à N’Djamena, Mme Parly avait tenu à rassurer les soldats français de la force Barkhane (4.000 au total) après les polémiques, à Paris, sur les moyens alloués à la Défense. «Vous pouvez compter sur ma détermination pour que vous disposiez des moyens nécessaires à l’exécution de votre mission», a-t-elle déclaré devant le commandant de Barkhane établi à N’Djamena, également pour lutter contre les jihadistes dans la bande sahélo-saharienne.

AFP

La commission électorale du Liberia a annoncé que 20 candidats, dont l’ex-star du foot George Weah, un ancien chef de guerre et une ex-mannequin, brigueraient la succession de la présidente Ellen Johnson Sirleaf à l’issue d’une campagne marathon qui a débuté hier.

Après deux mandats successifs, Mme Sirleaf, 78 ans, première femme élue chef de l’Etat en Afrique en 2005, réélue en 2011 après avoir obtenu le Prix Nobel de la Paix, ne pourra pas se représenter à la présidentielle du 10 octobre, combinée à un scrutin législatif.

Aucun favori ne se détache clairement pour ces élections, les premières dont la sécurité relèvera des forces libériennes, et non plus des Casques bleus de l’Onu, qui leur ont rétrocédé cette responsabilité en juin 2016 et dont la mission doit s’achever prochainement.

Le président de la commission électorale (Nec), Jerome Korkoya, a rappelé aux partis et candidats leur «engagement en faveur d’élections pacifiques». «Je suis entièrement prêt à prendre la présidence cette fois-ci», a déclaré à l’Afp le plus célèbre des prétendants, l’ancienne gloire du football et sénateur George Weah, battu par Mme Sirleaf en 2005, puis de nouveau en 2011 comme candidat à la vice-présidence.

L’ancienne star du Psg et du Milan Ac, unique Ballon d’or africain à ce jour, se présente sur un ticket avec la sénatrice Jewel Taylor, ex-épouse de l’ancien président (1997-2003) Charles Taylor. Un autre prétendant est l’ex-chef de milice Prince Johnson, aujourd’hui sénateur, tristement célèbre pour une vidéo le montrant en train de siroter une bière pendant que ses hommes torturaient à mort le président Samuel Doe en 1990.

L’actuel vice-président, Joseph Boakai, pourra compter sur l’appui mesuré de Mme Sirleaf.

Le magnat de la téléphonie mobile Benoni Urey et un ancien dirigeant de Coca-Cola pour l’Afrique, Alexander Cummings, sont également candidats.

Enfin, l’unique femme en lice, MacDella Cooper, 40 ans, a créé, en 2004, après une carrière dans la mode aux Etats-Unis, une organisation caritative venant en aide aux enfants abandonnés.

AFP

Le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix, a envisagé, hier, de demander des «éléments additionnels» pour la force onusienne en Centrafrique, à l’issue d’une visite de deux jours à Bangui.

«Nous avons expliqué que nous tiendrons informé le Conseil de sécurité de l’évolution de la situation pour éventuellement revenir vers lui pour des mesures additionnelles, si on le juge souhaitable», a-t-il déclaré à l’Afp après une rencontre avec le président Faustin-Archange Touadéra.

Ces mesures peuvent se traduire «par une demande d’éléments additionnels», a précisé M. Lacroix. «Il y a un sentiment de très grande pression sur les ressources de la force», a constaté le secrétaire général adjoint.

La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) compte quelque 12.500 soldats et policiers dans ce pays de 4,5 millions d’habitants qui peine à se relever du conflit entre groupes armés Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, et anti-balaka majoritairement chrétiens.

Neuf Casques bleus ont été tués, depuis mai, dans la région de Bangassou (sud-est), à la frontière avec la République démocratique du Congo.

M. Lacroix a, par ailleurs, annoncé que les Nations unies étaient en contact avec la Zambie et la Tanzanie pour remplacer les quelque 600 soldats du contingent congolais. Ils ont été priés de rentrer à Brazzaville, en juin, à la suite d’un rapport des Nations unies accusant certains éléments d’abus sexuels et d’indiscipline. «Nous avons bon espoir que, d’ici la fin du mois d’août, nous aurons déjà une arrivée partielle, mais assez substantielle de nouveaux contingents», a-t-il assuré.

AFP

Les autorités du Malawi ont émis, hier, un mandat d’arrêt contre l’ancienne présidente Joyce Banda, accusée d’être impliquée dans un gigantesque scandale de corruption dit du «Cashgate» qui avait secoué le pays en 2013 et précipité sa défaite, a-t-on appris de source policière.  

«Les preuves, rassemblées par les services fiscaux, rendent l’ex-présidente suspecte d’abus de pouvoir et de blanchiment d’argent» dans l’affaire du «Cashgate», a déclaré à l’Afp James Kadadzera, porte-parole de la police.  «Etant donné qu’il y a un besoin d’interroger l’ancienne présidente sur ces crimes supposés, un mandat d’arrêt a été émis à son encontre», ajoute un communiqué de la police. Ce mandat d’arrêt est effectif à partir d’hier, a précisé M. Kadadzera.
Selon la presse malawite, Mme Banda a quitté le pays après sa défaite électorale, en 2014, pour vivre aux Etats-Unis, mais souhaitait bientôt rentrer au Malawi.

En 2013, environ 30 millions de dollars avaient disparu des caisses de ce pays, dans des détournements impliquant des dizaines de fonctionnaires, hommes d’affaires et dirigeants politiques. A la suite de ce scandale, de nombreux pays étrangers avaient retiré leur aide au pays, une décision désastreuse pour le Malawi dont le budget dépend à 40 % de l’aide étrangère.

Cette affaire avait contribué à la défaite de la présidente Banda lors des élections de 2014 au profit de son adversaire Peter Mutharika qui s’était engagé à lutter contre la corruption.

Quatre personnes ont, depuis, été condamnées à des peines de prison pour leur implication dans le «Cashgate».            

AFP

Un haut responsable informatique de la Commission électorale kényane (Iebc) a été retrouvé mort, moins d’une semaine avant les élections générales du 8 août, a annoncé, hier, le président de cette commission.

Le corps de Chris Msando a été identifié à la morgue de la capitale, Nairobi, a indiqué à la presse le président de l’Iebc, Wafula Chebukati. «Il n’y a aucun doute : il a été torturé et assassiné. La seule question dans notre esprit est qui (l’a tué) et pourquoi a-t-il été tué quelques jours avant les élections ?» a ajouté M. Chebukati.

L’Iebc avait auparavant fait savoir, dans un communiqué, que M. Msando avait été aperçu pour la dernière fois vendredi soir et avait envoyé, tôt samedi matin, un texto à un collègue suggérant «qu’il était conscient et parfaitement informé de son itinéraire du jour». Un employé de la morgue a expliqué que le corps avait été amené samedi par la police. Les raisons pour lesquelles il a fallu presque 48 heures pour l’identifier ne sont pas claires. L’Iebc est en charge de l’organisation des élections du 8 août où les Kényans sont appelés à désigner leurs président, gouverneurs, députés, sénateurs, élus locaux et représentantes des femmes à l’Assemblée. L’élection présidentielle, réédition du duel de 2013, s’annonce serrée entre le sortant, Uhuru Kenyatta, et son rival, Raila Odinga.

AFP

Au moins un policier et un assaillant ont été tués dans l’attaque de la résidence du vice-président kényan William Ruto, lancée par un nombre inconnu d’hommes armés et à laquelle les forces spéciales ont mis un terme, hier, après un siège de près de vingt heures.
M. Ruto et sa famille ne se trouvaient pas chez eux lors de l’attaque, menée près d’Eldoret (ouest), à quelques jours d’élections générales qui s’annoncent serrées et tendues. Le président sortant Uhuru Kenyatta et M. Ruto, son colistier, y briguent un second mandat à la tête du pays face au leader de l’opposition Raila Odinga. «Ceux qui cherchent à miner notre unité et nos progrès, ceux qui œuvrent pour nous détruire en tant que nation, ils ne réussiront pas», a réagi M. Ruto lors d’un meeting en amont des élections du 8 août, présentant ses «condoléances» à la famille du policier des forces spéciales tué lors de l’attaque.

AFP

Les autorités zambiennes ont annoncé, hier, avoir arrêté trois ressortissants chinois et deux Zambiens en possession de 32 kg de cornes de rhinocéros dans le sud du pays, près de la frontière avec le Mozambique.

Les cinq personnes ont été détenues pour «possession illégale de 25 morceaux de cornes de rhinocéros pesant 32,2 kg», a déclaré le porte-parole du ministère de la Faune et des Parcs naturels, Sakabilo Kalembwe.
L’origine des cornes n’a pas été établie. Mais, le porte-parole a assuré que, selon ses informations, aucun rhinocéros n’avait été tué récemment dans le pays, et qu’il ne manquait aucune corne dans les stocks. 

Mardi, une Chinoise de 24 ans avait été interpellée en possession d’une vingtaine de kilos de cornes de rhinocéros alors qu’elle était en transit à l’aéroport international de Johannesburg, principale métropole de l’Afrique du Sud. Elle venait de Lusaka, la capitale zambienne, et se rendait à Hong Kong. Le porte-parole a précisé que les cinq personnes avaient été arrêtées au poste-frontière de Chanida (est).

Les cornes de rhinocéros sont prisées en Asie, notamment en Chine et au Vietnam, où on leur prête des vertus thérapeutiques, non prouvées scientifiquement.

AFP

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