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Actualités Internationales (1299)

L'ex-président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani, l'un des hommes clés de la République islamique depuis la révolution de 1979, est mort, hier, à l'âge de 82 ans, à Téhéran, après un malaise cardiaque.

M. Rafsandjani, conservateur pragmatique, président de 1989 à 1997, avait eu la lourde tâche de mener la reconstruction de son pays après la guerre avec l'Irak (1980-1988) et amorcé la politique d'ouverture de son pays à l'Occident.

Il avait été hospitalisé d'urgence dans l'après-midi à l'hôpital Shohadaa dans le nord de Téhéran, selon un de ses proches, Hossein Marashi, cité par les agences Isna et Fars."L'ayatollah Akbar Hachémi Rafsandjani a été transféré à l'hôpital après une crise cardiaque. Et malgré une heure et demi d'efforts des médecins, il y est décédé", a déclaré Reza Soleimani, directeur du Conseil de discernement du régime, que M. Rafsandjani présidait.M. Soleimani était cité par l'agence de presse de la télévision d'Etat (Irib) qui a apposé un bandeau sur son écran.

M. Rafsandjani avait été un proche collaborateur de l'imam Khomeiny, fondateur de la République islamique d'Iran en 1979. Il a occupé différentes fonctions avant de devenir président de la République de 1989 à 1997.Depuis, il occupait le poste de président du Conseil de discernement du régime, chargé de conseiller le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et de trancher les différends entre le Parlement et le Conseil des gardiens de la Constitution.

Ces dernières années, son influence au sein des institutions de l'Etat avait fortement diminué et deux de ses enfants ont été emprisonnés.En 2013, le Conseil des gardiens de la Constitution avait rejeté sa candidature à l'élection présidentielle en raison de son "âge" avancé.

AFP

Quelque 20.000 personnes, dont des ministres, députés et fonctionnaires, ont défilé, hier, à Niamey, pour "soutenir" le président Mahamadou Issoufou, accusé "de mauvaise gestion" par la société civile du Niger, a constaté un journaliste de l'Afp.

A l'appel d'une cinquantaine de partis politiques de la Mouvance pour la renaissance du Niger (Mrn, la coalition au pouvoir), les manifestants ont défilé trois semaines après une autre grande marche, de protestation celle-là, contre "la vie chère", "la corruption" et "la mauvaise gestion du pays" à l’appel d'organisations de la société civile.

Les manifestants, avec à leur tête Bazoum Mohamed, le président du Pnds (principal parti au pouvoir), ont marché sur plusieurs kilomètres avant de tenir un meeting devant le siège du Parlement, aux cris de "Tayi tabchi" ("la vie est moins dure" en langue locale) à l'opposé du "Tayi taouri" ("la vie est trop dure") qu'avaient scandé les protestataires du 21 décembre.

Dans la foule aux couleurs des partis politiques, des pancartes étaient visibles avec les slogans comme "Soutien aux actions du président Issoufou". Certains manifestants arboraient des T-shirts estampillés "le Niger est bon". Bazoum Mohamed, également ministre de l'Intérieur, a expliqué, à la télévision publique, que la manifestation est une réponse à celle de la société civile qu'il accuse d'agir "sous le manteau" du Mouvement démocratique nigérien (Modem) dirigé par l'ex-Premier ministre Hama Amadou, plus farouche opposant au régime, qui vit à l'étranger depuis mars.  "La manifestation du 21 décembre" entre dans le cadre d'un "scénario" censée "déboucher sur une grande insurrection populaire", mais "qu'ils cessent de rêver", a-t-il prévenu.
"Pas d'amalgame", a rétorqué, lors d'une conférence de presse, Moussa Tchangari, une figure de la société civile, en justifiant leur manifestation "par la colère et le mécontentement face à une gestion calamiteuse" du pays.

Il a également annoncé la tenue d'une autre manifestation "citoyenne" le 13 janvier.

AFP

Les militaires qui ont paralysé pendant deux jours Bouaké, deuxième ville de la Côte d'Ivoire, et plusieurs autres agglomérations ont mis fin dimanche à leur mutinerie après l'annonce d'un accord sur leurs revendications par le président Alassane Ouattara.

"Il n'y a plus eu de tirs depuis samedi dans la nuit. On ne voit plus de militaires en ville. Ce matin, la circulation a repris, les commerces ont rouvert", a rapporté un correspondant de l'Afp à Bouaké qui a également fait état de patrouilles militaires dans la ville d'où était parti le mouvement vendredi.

"On est content du dénouement heureux avec cet accord. Ce qu'on demande au président, c'est d'être attentif aux conditions de vie des militaires", a déclaré sous couvert d'anonymat l'un des meneurs de la révolte qui avait gagné plusieurs autres villes dont Abidjan, la métropole économique et politique.

Dans une allocution télévisée, samedi soir, M. Ouattara avait annoncé son "accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l'amélioration des conditions de vie des soldats".
"Je demande à tous les soldats de regagner leurs casernes pour permettre l’exécution de ces décisions dans le calme", avait-il ajouté.
L'accord avait été scellé, samedi, à Bouaké, à l'issue d'une rencontre entre le ministre de la Défense, Alain Richard Donwahi, et des soldats réclamant le paiement de primes, des augmentations de solde, une promotion plus rapide entre les grades et des logements.

Des militaires en colère avaient cependant empêché le ministre et sa délégation de quitter la résidence du sous-préfet en tirant des rafales de kalachnikov et à l'arme lourde.
M. Donwahi et sa délégation ont été retenus un peu plus de deux heures, avant de pouvoir partir.  Après la libération du ministre, les militaires ont levé les barrages interdisant l'entrée dans Bouaké.

AFP

Les opérations militaires françaises en Afrique alimentent l'instabilité régionale et traduisent un "retour en force" de la France au Sahel, estime l'association Survie, à quelques jours d'un sommet Afrique-France au Mali.Bien loin de résoudre les crises, ces opérations contribuent à les aggraver et à en créer de nouvelles", affirme l'association de lutte contre la "Françafrique" - ces réseaux d'influence et de pouvoir français sur le continent africain - dans un rapport intitulé "Cinq guerres pour un empire" publié hier.

A une semaine du sommet Afrique-France, qui se tiendra les 13 et 14 janvier à Bamako, Survie critique particulièrement les alliances nouées par Paris avec certains "régimes dictatoriaux" - elle cite le Tchad et le Niger - au nom de la lutte contre le terrorisme.

AFP

Deux groupes de population indigène de Namibie ont déposé, devant un tribunal de New York, un recours collectif contre l'Allemagne pour obtenir réparations d'un génocide présumé durant la période coloniale. Les plaignants ont souligné que le recours était déposé "au nom de tous les Hereros et Namas dans le monde, à la recherche de réparations et de compensations pour le génocide" subi, selon eux, durant la période coloniale allemande.  Berlin considère ne pas avoir à verser de dédommagements compte tenu de l'aide au développement versée à la Namibie depuis son indépendance de l'Afrique du Sud en 1990. Le recours dénonce la répression des soulèvements populaires par les autorités allemandes en 1904-1905 qui a provoqué la mort de quelque 100.000 membres des peuples herero et nama et est souvent considérée par les historiens comme le premier génocide du 20e siècle.

AFP

Un Casque bleu bangladais a été tué par des hommes armés dans le nord-ouest de la Centrafrique, mardi, le jour même où deux soldats de la paix marocains ont trouvé la mort dans l'attaque de leur convoi dans le sud-est du pays, a annoncé, hier, la force de l'Onu à Bangui (Minusca). Forte de plus de 10.000 soldats et policiers, la Minusca tente de maintenir l'ordre en Centrafrique où des tueries intercommunautaires à grande échelle avaient provoqué le chaos et une crise humanitaire sans précédent fin 2013, entraînant une intervention militaire de la France, l'ancienne puissance coloniale.

AFP 

Le président nigérian Muhammadu Buhari, médiateur principal pour résoudre la crise électorale en Gambie, où le président sortant, Yahya Jammeh, refuse toujours de quitter le pouvoir, a assuré, hier, qu'une "décision majeure" serait prise, ce week-end, par des chefs d'Etat africains.

A l'occasion de l'investiture, samedi, du nouveau président ghanéen, Nana Akufo-Addo, plusieurs chefs d'Etat africains se rendront à Accra, et "juste après la cérémonie, ils se rencontreront pour parler de la Gambie", a déclaré le porte-parole de la présidence nigériane, Garba Shehu. "Une décision majeure est à attendre à l'issue de cette réunion cruciale pour sortir de l'impasse", a-t-il ajouté. "En tant que médiateur principal, le président Buhari est déterminé à résoudre cette crise". Cette réunion à Accra sera d'autant plus symbolique que le Ghana est souvent cité en exemple en Afrique de l'Ouest pour ses valeurs démocratiques et la stabilité de ses institutions.

Nana Akufo-Addo, qui prendra officiellement les rênes du pays samedi, a remporté l'élection présidentielle avec 53 % des voix face au président sortant, John Dramani Mahama, qui a reconnu sa défaite le jour même de l'annonce des résultats par la Commission électorale.

Yahya Jammeh, à la tête de la Gambie depuis 22 ans, avait également reconnu sa défaite à la présidentielle du 1er décembre et félicité son opposant, Adama Barrow, avant de faire volte-face. Le 9 décembre, il a rejeté les résultats et exigé l'organisation d'un nouveau scrutin en arguant d'irrégularités dans la comptabilisation des résultats. Mercredi, le chef de l'armée gambienne a réaffirmé son "soutien inébranlable" à M. Jammeh, qui a saisi la Cour suprême de nouvelles plaintes contestant les résultats du scrutin. Depuis son revirement, M. Jammeh est sous pression de plusieurs pays et institutions dont l'Onu et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), qui lui demandent de céder son fauteuil le 19 janvier, à l'expiration de son mandat.

AFP 

Un mouvement de protestation de militaires a éclaté, hier, à Bouaké, capitale de l'ex-rébellion armée en Côte d'Ivoire, avant de s'étendre à la mi-journée aux villes de Daloa, dans le centre, Korhogo, dans le nord, et Daoukro, centre-est.

Des tirs à l'arme lourde ont résonné toute la matinée à Bouaké, deuxième ville de Côte d'Ivoire, dont les militaires mutins ont pris le contrôle après avoir attaqué des commissariats de police, a constaté un correspondant de l'Afp. Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le ministre de la Défense, Alain-Richard Donwahi, a appelé "tous les soldats (à) garder leur calme et (à) rentrer dans les casernes, en vue de permettre la recherche de solutions durables pour l’ensemble des composantes des forces armées de Côte d’Ivoire". Selon lui, les revendications de ces soldats portent notamment sur le paiement de primes, les augmentations de salaires et une promotion plus rapide entre les grades. A Daloa, grande ville du centre-ouest, "des militaires à moto sillonnent la ville en tirant en l'air", a raconté un habitant à l'Afp.

A Korhogo, un militaire joint au téléphone a indiqué que "le mouvement de révolte est observé dans cette ville. Des rues ont été occupées par les soldats". En début d'après-midi, la contestation a également gagné Daoukro (centre-est), fief de l'ex-président Henri Konan Bédié et grand allié du président Ouattara. Hier dans la matinée, le gouvernement a réuni un Comité national de crise, selon une source proche du ministère de la Défense.

AFP 

La Mauritanie et l'Arabie saoudite ont signé un accord militaire portant notamment sur "l'échange d'informations sécuritaires et l'appui logistique", a-t-on appris, hier, de source officielle mauritanienne.

L'accord a été signé, mercredi, à Nouakchott, par le ministre mauritanien de la Défense, Mamadou Bathia Diallo, et le vice-ministre saoudien de la Défense, Mohammed ben Abdallah al-Ayech, a rapporté, hier, l'Agence mauritanienne d'information (Ami, officielle). Le texte porte notamment sur "la formation militaire et l'échange d'informations sécuritaires". Il concerne aussi "l'appui logistique, l'échange des visites et des expériences ainsi que sur les prestations médicales militaires", selon l'Ami qui ne donne pas plus de détails sur son contenu. "L'accord sera le point de départ pour une coopération plus grande et plus profonde entre les deux pays", a affirmé le vice-ministre saoudien qui était en visite mardi et mercredi dans la capitale mauritanienne.

Aucune source mauritanienne sollicitée par l'Afp n'a souhaité faire de commentaire. La Mauritanie a connu, ces dernières années, des attaques jihadistes, avec notamment des enlèvements et des assassinats d'Occidentaux sur son sol, mais a réussi à contenir les menaces, selon les autorités et des spécialistes. Le pays est membre de la coalition militaire internationale conduite par l'Arabie saoudite qui intervient au Yémen contre des rebelles chiites Houthis, accusés de liens avec l'Iran. 

Nouakchott n'a pas encore envoyé de troupes à cette coalition créée par l'Arabie saoudite et visant notamment "la protection des lieux Saints" de l'Islam menacés, selon Ryad et ses alliés, par ce conflit. "Le peuple mauritanien salue hautement les efforts déployés par le royaume d'Arabie saoudite pour protéger les lieux sacrés de l'Islam dont tous les musulmans sont fiers", a déclaré, lors de la cérémonie de signature, le ministre mauritanien de la Défense, cité par l'Ami. Il a affirmé que son pays était "entièrement disposé à appuyer le royaume dans la réalisation de ce devoir".

AFP

Une vingtaine de combattants nigériens du groupe jihadiste nigérian Boko Haram de la région de Diffa (sud-est du Niger) se sont rendus aux autorités, a annoncé le ministre nigérien de l'Intérieur, dix jours après la reddition d'une trentaine d'autres combattants. 

Au total, "nous avons une cinquantaine de combattants de Boko Haram qui se sont rendus" depuis le 27 décembre, s'est réjoui le ministre Bazoum Mohamed dans un entretien diffusé mercredi soir sur la télévision publique Télé Sahel.

Fin décembre, M. Mohamed avait annoncé la reddition d'une trentaine de combattants de Boko Haram de Diffa qui avaient déposé les armes. Très proche du nord-est du Nigeria, Diffa est un des bastions des islamistes de Boko Haram.   

Le flux de reddition va augmenter, a estimé M. Mohamed, en assurant que "la guerre (contre Boko Haram) dans certains secteurs est déjà terminée".  Le ministre a expliqué cette reddition notamment par le nouveau "rapport de force instauré entre Boko Haram et nos forces de défense et de sécurité" depuis juillet. 

Le Niger, le Tchad et le Nigeria ont, en effet, lancé quasi simultanément, en juillet, des "opérations de ratissage" contre les fiefs de Boko Haram, selon l'armée du Niger. 
Le ministre a toutefois noté la présence "d'éléments de Boko Haram organisés qui s'entrainent dans le lit du lac Tchad", une zone marécageuse très enclavée située à cheval entre le Niger, le Tchad et le Nigeria. 

Trois soldats nigériens ont été tués et sept blessés dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, lors d'une attaque de positions de l'armée par Boko Haram, à Baroua, dans la région de Diffa. Selon l'armée nigérienne, quinze combattants de Boko Haram ont également été tués et un autre "capturé". 

La région de Diffa abrite plus de 300.000 réfugiés et déplacés, dont des milliers vivent aux dépens d'une population locale déjà très pauvre, selon l'Onu qui demande à la communauté internationale d'accroître son soutien financier.  

Dans un message de vœux à la nation, samedi soir, le président nigérien Mahamadou Issoufou a lancé "un appel à tous ceux qui se sont laissés entraîner dans la voie de l'égarement par Boko Haram (à) se ressaisir et déposer les armes". 

AFP

Le Tchad a annoncé, hier, la fermeture de sa frontière terrestre avec la Libye en faisant état d'"une potentielle grave menace d'infiltration terroriste", dans un message radio-télévisé du Premier ministre Albert Pahimi Padacket.

"Face aux périls qui menacent l'intégrité du territoire national, le gouvernement a décidé, d'une part, de procéder à la fermeture de notre frontière terrestre avec la Libye et, d'autre part, de déclarer les régions frontalières de la Libye zones d'opérations militaires", a-t-il déclaré.

Ces régions désertiques du Tibesti sont très peu peuplées, mais sont le lieu de contrebandes diverses organisées par les populations qui vivent des deux côtés de la frontière, notamment les Toubous.

"Par ces deux décisions, le gouvernement entend parer à toutes éventualités susceptibles de troubler la quiétude de nos populations dans ces régions et de menacer la paix à l'intérieur de nos frontières", a-t-il ajouté.

Selon le Premier ministre, "dans leur débâcle, quelques groupes terroristes isolés ont convergé vers le sud de la Libye, c'est-à-dire à la frontière nord de notre pays qui se trouve ainsi potentiellement exposée à une grave menace d'infiltration terroriste". Le chef du gouvernement n'a fourni aucune indication sur l'identité de ces "groupes terroristes" ni aucune précision sur leur "débâcle" en Libye.Le 12 décembre, un groupe rebelle tchadien, le Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (Fact), avait affirmé à l’Afp que sa base arrière aux confins du Tchad et de la Libye avait été attaquée par les forces aériennes du maréchal libyen Khalifat Hart, dénonçant la "collusion" de ce dernier avec le président tchadien Idris Deby Itno.

Le Fact avait annoncé sa création début avril. Cette rébellion est une branche dissidente de l'ex-Union des forces pour la démocratie et le développement (Ufdd), mouvement fondé par l'un des plus influents chefs rebelles, le général Mahatma Souri.En février 2008, l'Ufdd, réunie avec d'autres rébellions au sein de l'Alliance nationale (An) dirigée par Mahatma Souri, avait mené une offensive sur N'Djamena, arrivant aux portes du palais présidentiel où était retranché M. Deby, avant d'être repoussée par l'armée.

AFP

Le président sortant du Ghana, John Dramani Mahama, a exhorté ses compatriotes à se rassembler derrière son successeur, Nana Akufo-Addo, lors de son dernier discours à la nation hier.

M. Mahama s'est dit heureux de quitter ses fonctions et de laisser son rival de longue date prendre la tête d'une des démocraties les plus stables d'Afrique.  M. Akufo-Addo, 72 ans, doit être investi président samedi.  "Je suis ici, aujourd'hui, Monsieur le président, pour transmettre les rênes du pays à Nana Akufo-Addo avec fierté, bonne volonté et détermination, et pour demander à tous les Ghanéens de l'encourager à accomplir sa part d'un relais important pour le Ghana", a déclaré le chef de l'Etat sortant, âgé de 58 ans.  Le leader de l'opposition, Nana Akufo-Addo, a battu M. Mahama lors de l'élection présidentielle du 7 décembre (avec 53 % des voix, Ndlr) sur la promesse de relancer l'économie et d'éliminer la corruption au sein des institutions. 

En 2015, John Dramani Mahama avait dû solliciter l'aide du Fonds monétaire international (Fmi) pour mettre en place un plan de sauvetage de 918 millions de dollars (874 millions d'euros) dans le but de tenter d'enrayer une crise économique en partie provoquée par l'explosion de la dette publique et une pénurie d'électricité handicapante.  Mais, dans son discours, M. Mahama a défendu son mandat, affirmant que même s'il avait dû "naviguer contre de puissants vents contraires", il avait pu mener à terme de nombreux projets d'infrastructure et fournir des services de santé et d'eau à des millions de personnes. "Le Ghana entre dans une ère de suffisance en électricité", a affirmé M. Mahama. "J'ai assumé mes responsabilités". M. Akufo-Addo, un érudit et défenseur des droits de l'Homme dans son pays, s'est engagé à remettre le Ghana "sur la voie du progrès et de la prospérité".  Dans son programme électoral, il avait présenté un plan pour rétablir la stabilité économique et encourager l'investissement en réduisant l'impôt sur les sociétés et en abolissant toutes les taxes, des ventes immobilières aux billets d'avion domestiques. Le Ghana est l'un des rares pays d'Afrique où les résultats de l'élection présidentielle, cette année, n'ont pas été contestés.  

AFP

La police israélienne interrogeait, hier, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, pour la deuxième fois en une semaine, sur des cadeaux qu'il est soupçonné d'avoir reçus illégalement de la part de riches hommes d'affaires, ont rapporté les médias israéliens. La police et le bureau de M. Netanyahu ont refusé de confirmer ces informations. Plusieurs médias ont indiqué que les enquêteurs étaient arrivés dans l'après-midi, à la résidence du Premier ministre, dans le centre de Jérusalem, pour un deuxième interrogatoire après celui de lundi, qui avait duré environ trois heures. L'enquête porte sur des cadeaux que M. Netanyahu est soupçonné d'avoir reçus de la part d'hommes d'affaires, avait dit le ministère de la Justice, lundi, sans plus de précision. La valeur totale de ces cadeaux a été chiffrée par les médias à des dizaines de milliers de dollars.Les médias ont également fait état d'un deuxième dossier ouvert sur des soupçons plus graves de corruption, mais sans donner plus de détails. Ces investigations ont soulevé des interrogations sur la possibilité que M. Netanyahu, sans rival apparent sur la scène politique, puisse être inculpé et poussé à la démission.

AFP

Le chef de l'armée gambienne a réaffirmé, hier, son "soutien inébranlable" à Yahya Jammeh, pressé de toutes parts de quitter le pouvoir à la suite de sa défaite à la présidentielle, et qui a saisi, hier, la Cour suprême de nouvelles plaintes contestant les résultats du scrutin.

Ces développements sont les derniers épisodes de la crise née de la présidentielle du 1er décembre dans ce pays anglophone d'Afrique de l'Ouest dirigé par M. Jammeh depuis plus de 22 ans.

Le scrutin a été officiellement remporté par l'opposant Adama Barrow face à Yahya Jammeh, selon les résultats proclamés le 2 décembre.  Le même jour, M. Jammeh avait reconnu sa défaite et félicité M. Barrow. Puis, il a fait volte-face le 9 décembre : il a rejeté les résultats et exigé un nouveau vote en arguant d'irrégularités dans la comptabilisation des résultats par la Commission électorale indépendante (Iec).Entre-temps, le 8 décembre, Adama Barrow avait affirmé avoir reçu le soutien du chef des forces armées gambiennes, le général Ousman Badjie. Mais, le 13 décembre, lors de la visite d'une délégation de présidents ouest-africains, le général Badjie était arrivé aux discussions en portant sur son uniforme un badge de M. Jammeh, affirmant qu'il soutenait "le commandant en chef, le président Yahya Jammeh".

Dans un message de Nouvel An, publié hier, par le quotidien progouvernemental Daily Observer, le chef de l'armée a réitéré son soutien et celui de ses hommes à Jammeh et aux autorités. Il renouvelle "l'assurance de la loyauté et du soutien inébranlable des forces armées gambiennes" au président ainsi qu'aux autorités, a-t-il écrit, en félicitant aussi M. Jammeh pour son "engagement personnel" envers l'armée. Parallèlement, Yahya Jammeh et son parti, l'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (Aprc), continuent d'utiliser des armes judiciaires. Ils ont déposé, mardi, deux nouvelles plaintes auprès de la Cour suprême, alléguant que les résultats avaient été falsifiés dans deux régions et que M. Jammeh avait été privé d'une "victoire bien méritée", selon des copies de ces documents obtenus hier par l'Afp. Le 13 décembre, l'Aprc avait déjà saisi la Cour suprême d'une première plainte, qui doit être examinée le 10 janvier, soit neuf jours avant l'expiration du mandat de Yahya Jammeh.

Silence à l'antenne
Depuis son revirement, M. Jammeh est sous pression de plusieurs pays et institutions, dont l'Onu et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), qui lui demandent de céder son fauteuil le 19 janvier.Pour l'en convaincre, la Cedeao a dépêché une mission à Banjul, sans succès. Et le 31 décembre, M. Jammeh a accusé l'organisation de partialité et de lui avoir fait "une déclaration de guerre". Il a aussi plusieurs fois réitéré ses critiques contre la Commission électorale indépendante (Iec) et son président, Alieu Momar Njie, à l'origine, selon lui, d'"erreurs inacceptables".Le 13 décembre, le siège de l'Iec avait été fermé par les forces de sécurité et son personnel s'en était vu interdire l'accès. Le 28 décembre, M. Jammeh en a ordonné la réouverture. Craignant pour sa sécurité, le président de l'Iec s'est réfugié au Sénégal, unique voisin terrestre de la Gambie, a indiqué, mardi, à l'Afp, un membre de la famille. Il a quitté le pays "après avoir appris que les autorités gambiennes complotaient contre lui et son équipe".

Depuis, l'Afp a sollicité plusieurs sources sénégalaises, mais aucune n'a souhaité faire de commentaire.La crise post-électorale a enregistré, ces derniers jours, une escalade avec la fermeture, sans explications, de trois radios privées par des membres de l'Agence nationale du renseignement (Nia), sur ordre de leur chef.  Une d'elles, Afri Radio, a rouvert sous condition et ne diffuse plus que de la musique, mais les deux autres, Teranga Fm et Hilltop Radio, demeurent silencieuses depuis le 1er janvier. Leur réouverture a été réclamée par Reporters sans frontières (Rsf), l'opposition et la société civile gambienne.

Par ailleurs, au moins cinq sympathisants de l'opposition ont été brièvement détenus par la Nia pour avoir porté ou vendu des T-shirts prônant un changement de régime, selon des sources de sécurité et des militants libérés.

AFP 

Barack Obama a enjoint, hier, ses alliés démocrates à "se battre" contre la suppression de sa réforme emblématique de l'assurance-maladie dont Donald Trump entend lancer l'abrogation dès son entrée en fonctions, le 20 janvier.

"Je vous envie du combat que vous allez pouvoir mener pour protéger la santé des Américains", a lancé d'emblée le président sortant aux élus démocrates du Congrès lors d'une réunion à huis clos de 100 minutes au Capitole, selon le sénateur Ed Markey.L'argument de Barack Obama est simple. Il est facile d'abroger une loi, il l'est moins de la remplacer avec un système alternatif viable et moins coûteux, et sans rogner les acquis que les Américains se sont appropriés : l'interdiction aux assureurs de refuser des patients en raison de leurs antécédents médicaux, ou encore la possibilité pour les jeunes de rester sur l'assurance de leurs parents jusqu'à 26 ans.

"Le président a martelé que nous sommes du bon côté de la politique", a expliqué l'élu John Lewis, en évoquant des sondages montrant que ces volets de la réforme de 2010 restent populaires. "Il nous a encouragés à nous battre", a répété cet élu. Et à poser inlassablement la question aux républicains : quelle version de l'assurance-maladie les républicains veulent-ils mettre en place ? "Le projet républicain ne rendrait pas à l'Amérique sa grandeur", a tonné le nouveau chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer. "Il rendrait l'Amérique malade à nouveau", a-t-il dit, détournant le slogan de campagne de Donald Trump.

AFP

Deux Casques bleus marocains de la force de l'Onu en Centrafrique ont été tués dans le sud-est du pays par des hommes armés qui ont attaqué leur convoi, a annoncé, hier, la Minusca dans un communiqué.

Le convoi a été attaqué mardi à une soixantaine de kilomètres de la localité d'Obo. "Deux soldats de la paix y ont perdu la vie tandis que deux autres ont été blessés et reçoivent les soins appropriés", selon la Minusca qui ajoute que "les auteurs de l’attaque se sont enfuis dans la brousse".

"L’incident est survenu alors que les Casques bleus assuraient l’escorte d’un convoi de camions transportant du fuel de la localité de Zemio à destination d’Obo", précise le communiqué."Aucune revendication ne saurait justifier que des individus dirigent leurs griefs contre des Casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n’a d’autre objectif que d’aider le pays à sortir de l’engrenage de la violence", a averti le représentant spécial du secrétaire général et chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, cité dans le texte.

AFP 

"Je ne suis pas un faiseur de miracles", a averti hier le nouveau patron de l'ONU Antonio Guterres, soulignant que "les temps sont très difficiles".

Avant d'entamer sa première journée de travail au siège des Nations unies à New York, M. Guterres, qui a succédé le 1er janvier à Ban Ki-moon comme secrétaire général, s'est adressé au personnel onusien, l'appelant à agir pour réformer l'organisation."Je crois utile de dire qu'il n'y a pas de miracles, je suis sûr que je ne suis pas un faiseur de miracles", a-t-il déclaré, en notant que sa nomination avait "suscité beaucoup d'attentes".

"Ne nous berçons pas d'illusions", a-t-il poursuivi. "Les temps sont très difficiles", entre la multiplication des conflits et l'émergence "d'un nouveau phénomène de terrorisme mondial".Il a rendu hommage dans ce contexte à "la générosité de la population turque (...), victime d'un terrible attentat terroriste" à Istanbul dans une discothèque la nuit du Nouvel An.

Face à ces défis, l'ONU a certes atténué les souffrances des populations mais elle "continue d'échouer à prévenir et à résoudre des conflits", a-t-il reconnu dans une référence implicite à la guerre en Syrie.Il y a aussi "beaucoup de résistance, de scepticisme dans plusieurs parties du monde à propos du rôle que l'ONU peut jouer".

"Nous devons être capables de reconnaitre nos lacunes, nos échecs", a-t-il lancé aux centaines d'employés et de diplomates réunis dans le hall du secrétariat de l'ONU. Il les a appelés à "s'impliquer collectivement pour changer, réformer et améliorer" le fonctionnement de l'ONU, et à "se débarrasser du carcan de la bureaucratie"."La seule manière d'atteindre nos objectifs est de travailler ensemble, en équipe, au service des valeurs de la charte (des Nations unies) qui unissent l'humanité", a-t-il conclu.

A des journalistes qui lui demandaient s'il était préoccupé par les récents propos critiques du président élu américain Donald Trump sur l'ONU, il a répondu: "non, je suis préoccupé par tous les problèmes terribles que nous devons affronter dans le monde", citant les guerres, les violations des droits de l'homme et la pauvreté. "J'espère que nous allons pouvoir nous unir pour résoudre ces problèmes".M. Trump avait brocardé l'ONU dans un tweet, la présentant comme un "club pour se rencontrer, discuter et prendre du bon temps". Dans un message diffusé dimanche à l'occasion du Nouvel An et de son entrée en fonctions, M. Guterres avait dit vouloir faire de 2017 "une année pour la paix".

AFP 

A quatre mois de la présidentielle en France, la gauche, dispersée, s'élance dans sa primaire alors que ses adversaires accélèrent leur campagne sur tous les terrains.

Deux des sept candidats à la primaire du parti socialiste, dont l'ex-Premier ministre Manuel Valls, ont détaillé leur programme hier avec l'espoir de mobiliser les électeurs: distancée par la droite et l'extrême droite, la gauche dispose de trois petites semaines d'ici au premier tour du scrutin le 22 janvier. "Pour moi, la question n'est pas de savoir si la gauche peut gagner. La gauche doit gagner" à la présidentielle, a déclaré Manuel Valls qui affronte quatre anciens ministres du quinquennat de François Hollande -Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Sylvia Pinel- ainsi qu'un écologiste François de Rugy et un ex-député européen de centre-gauche Jean-Luc Bennahmias.  Entré dans la course après le renoncement du très impopulaire président Hollande, Manuel Valls s'est posé en garant d'"une République forte et d'une France juste", au sein d'une Europe "refondée" avec des mesures sociales notamment. Même tonalité européenne mardi chez l'ex-ministre de l'Éducation Vincent Peillon: il prône une "stratégie européenne offensive et affirmée" et "un New deal" sous l'impulsion du "moteur franco-allemand".  Dans un calendrier resserré, les prétendants devront s'affronter lors de trois débats télévisés en sept jours avant le premier tour. Et se livrer à un exercice d'équilibriste: se différencier, sans se déchirer, pour pouvoir se rassembler derrière le vainqueur de la primaire, le 29 janvier. L'enjeu de la primaire est crucial pour le parti socialiste. "Cette fois le PS joue sa survie", titrait hier le journal Le Parisien. "Du succès de la primaire de la gauche dépend l'avenir du PS", qui faute de mobiliser en janvier a peu de chances d'attirer les électeurs en avril, analyse le quotidien. Le PS table sur 1,5 à 2 millions de votants, soit moins que lors de sa primaire de 2011, la première en France, qui avait été un énorme succès avec 2,7 millions de votants au premier tour, 2,9 millions au second.

Et surtout beaucoup moins que les 4,4 millions d'électeurs qui se sont déplacés pour la primaire de la droite en novembre.

L'ancien Premier ministre François Fillon, vainqueur surprise de ce processus de sélection, s'était depuis montré quasi absent des médias.   Lui aussi est parti à l'offensive mardi, en visitant symboliquement un centre parisien de lutte contre l'exclusion, avant une intervention télévisée dans la soirée.  Accusé par la gauche de "brutalité" dans le domaine social et en baisse dans les sondages, le conservateur a profité de sa visite sur le terrain pour assurer que "la lutte contre la grande pauvreté sera sa priorité". Il doit enchainer avec une série de déplacements en France et à l'étranger - Las Vegas les 5 et 6 pour un salon high tech, le 23 à Berlin pour un déjeuner avec la chancelière Angela Merkel.

A l'extrême droite, Marine Le Pen attaque l'année avec énergie après plusieurs semaines de discrétion: "vœux de combat", forte activité sur les réseaux sociaux, vœux à la presse aujourd’hui, nombreuses interventions médiatiques, convention thématique et déplacement en région en fin de semaine. Dans les enquêtes d'intentions de vote, Marine Le Pen est constamment donnée qualifiée -- et battue par François Fillon -- au second tour de la présidentielle.

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L'opposition mozambicaine a décrété hier un cessez-le-feu inattendu de deux mois dans le conflit qui oppose sa branche armée aux troupes gouvernementales, afin de favoriser les pourparlers de paix qui piétinent depuis des mois.

La Renamo, l'ancienne rébellion de la guerre civile (1976-1992) qui a repris les armes en 2013, observait déjà un cessez-le-feu d'une semaine depuis le 27 décembre. Elle l'avait présentée comme un  "geste de bonne volonté" pour permettre aux Mozambicains de passer les fêtes de fin d'année en paix.Hier, le chef de la Renamo, Afonso Dhlakama, a annoncé qu'il serait prolongé. "Il y a eu quelques petits incidents mais la trêve de sept jours s'est bien passée, donc j'annonce le prolongement de la trêve pendant 60 jours, jusqu'au 4 mars", a-t-il dit lors d'une conférence de presse téléphonique entre le maquis du centre du pays où il se terre et la capitale Maputo.

"Cette trêve est destinée à créer un environnement propice à l'accélération des pourparlers à Maputo, dans une ambiance de paix et de tranquillité pour les deux côtés, le gouvernement et la Renamo", a expliqué M. Dhlakama.

Entamées fin mai 2016, ces négociations visent à mettre fin au conflit larvé qui oppose l'armée à la Renamo, au point mort. Le Mozambique, déchiré de 1976 à 1992 par une sanglante guerre civile qui a fait un million de morts, vit une nouvelle période d'instabilité depuis 2013. La Renamo a alors décidé de reprendre les armes pour revendiquer un partage du pouvoir. Le parti conteste notamment le résultat des élections présidentielle et législatives de 2014 remportées par le Frelimo, au pouvoir depuis l'indépendance du Mozambique en 1975.

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La première revendication directe par le groupe Etat islamique d'un attentat sur le sol turc après la tuerie dans une discothèque d'Istanbul fait craindre une escalade des attaques en Turquie, devenue l'une des principales cibles de l'organisation jihadiste.

L'EI et Ankara s'affrontent depuis que la Turquie a rejoint la coalition internationale menée par les Etats-Unis et a lancé une offensive terrestre dans le nord de la Syrie contre les jihadistes et les milices kurdes.Après l'attentat contre le Reina, qui a fait 39 morts et des dizaines de blessés dans la nuit du Nouvel An, le gouvernement turc a affirmé qu'il continuerait "ses opérations tant que les organisations terroristes représenteront une menace".

Avant cette tuerie, dont l'auteur est toujours recherché, l'EI n'avait jamais directement revendiqué d'attentat sur le sol turc, hormis des assassinats d'activistes syriens. Ankara lui avait toutefois attribué plusieurs attaques visant des cibles touristiques.Mais l'opération turque en Syrie a changé la position de l'EI sur la Turquie, explique à l'AFP Sinan Ülgen, président du Center for Economics and Foreign Policy (Edam) et professeur invité à Carnegie Europe.

"L'EI a décidé de viser ostensiblement la Turquie", dit-il. "Toutes les étapes ont été franchies, la bataille est entamée. Il n'y a pas de raison que l'EI ne prenne pas la responsabilité dans cet attentat", résume-t-il. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l'EI a indiqué qu'"un des soldats du califat" avait mené l'attaque contre la boîte de nuit, alors que l'armée turque est engagée dans des combats particulièrement meurtriers depuis plusieurs semaines à Al-Bab, un bastion de l'EI dans le nord de la Syrie.Hier encore, l'état-major turc a annoncé que 18 "terroristes de Daech" (acronyme arabe de l'EI) avaient été tués lundi dans des combats et bombardements dans le secteur d'Al-Bab. Alors qu'il est "sous pression en Syrie", explique M. Ülgen, l'EI veut "montrer qu'il a toujours la possibilité de fonctionner et d'orchestrer des attentats en dehors de ses frontières".

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a affirmé hier que la Turquie continuerait de "combattre le terrorisme partout où il se trouve".

Au début du conflit en Syrie, la Turquie a été accusée par ses alliés Occidentaux d'ignorer la menace de l'EI, voire de le soutenir dans sa lutte contre le président Bachar al-Assad. Des affirmations qui ont toujours été rejetées par Ankara.Depuis son intervention en Syrie, la Turquie est régulièrement visée par les menaces de l'EI et le président Recep Tayyip Erdogan figure souvent dans les images de propagande du groupe jihadiste.

Une vidéo a notamment été diffusée le mois dernier par le groupe jihadiste, montrant deux soldats turcs présumés être brûlés vifs. Les autorités turques ont affirmé que trois de leurs soldats étaient retenus par l'EI, mais ont assuré qu'il n'y avait aucun élément permettant d'authentifier la vidéo.

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L'accord consacrant la cogestion de la République démocratique du Congo entre la fin du mandat du président Joseph Kabila et l'élection de son successeur en principe à la fin de l'année suscite des interrogations sur sa mise en œuvre, deux jours à peine après sa signature.

Les deux camps sont parvenus in extremis, samedi, à trouver un terrain d'entente après quinze jours de négociations, présentées comme de la dernière chance, sous l'égide des évêques catholiques de la Rdc.

Le compromis passé prévoit que M. Kabila dont le mandat s'est achevé le 20 décembre et à qui la Constitution interdit de se représenter restera en place pour une année supplémentaire.
En contrepartie, l'opposition doit diriger un gouvernement de transition jusqu'aux nouvelles élections prévues fin 2017 - la présidentielle qui devait avoir lieu fin 2016 a été reportée sine die - et un conseil de supervision sera chargé de veiller au respect de l'accord. "Chacun dans les deux camps a compris qu'il fallait absolument signer cet accord pour éviter le chaos. Ils ont aussi compris que celui qui prendrait l'initiative de saboter sa mise en œuvre portera l'entière responsabilité des conséquences de ce chaos", explique le professeur Jean-Pierre Mbwebwa, politologue de l'Université de Kinshasa.

Mais, si le compromis a évité une explosion de violences, de nombreuses questions restent en suspens. De premières discussions sur la mise en œuvre de l'accord sont prévues dès aujourd’hui. Des représentants du pouvoir et de l'opposition doivent se retrouver pour déterminer la composition du Conseil national de suivi de l'accord et du processus électoral (Cnsap) et le mode de désignation de ses 28 membres. Ils doivent aussi décider de la composition du gouvernement de transition dont le Premier ministre devra provenir du "Rassemblement", la coalition formée autour de l'opposant historique Étienne Tshisekedi, âgé de 84 ans.

Appliquer l'accord « de bonne foi »
Lors de sa signature, le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), Mgr Utembi, avait invité les parties à appliquer l'accord "de bonne foi", prenant à témoin le peuple congolais et des diplomates présents lors de la cérémonie dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.

Outre l'influente Eglise catholique, la communauté internationale fait pression de son côté. La Belgique, ancien pays colonisateur, a promis qu'elle "sera attentive à la mise en œuvre" de l'accord, alors que "la France appelle les signataires et les parties engagées par l'accord à respecter leur parole". Pour les États-Unis, cet accord est "une étape historique" pour sortir la Rdc de la crise née du maintien de M. Kabila, 45 ans et au pouvoir depuis 2001, au-delà de la fin de son mandat. L'Onu et l'Union européenne ont "salué" cet accord et encouragé les parties à la consolidation du consensus trouvé le 31 décembre.

Mais, de premières difficultés ont immédiatement surgi. La majorité qui a signé sous réserve cet accord de sortie de crise argue que le compromis "pêche", parce que toutes les composantes aux négociations ne l'ont pas signé. En sont absents le Mouvement de libération du Congo (Mlc) de l'ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba, actuellement détenu à la Cour pénale internationale (Cpi), et une frange minoritaire de l'opposition. Se basant sur cette absence de consensus, la majorité estime que l'investiture, par l'Assemblée nationale, du futur gouvernement de transition dépendra du règlement de la question de l'"inclusivité", c'est-à-dire de la signature de l'accord par les réfractaires. "C'est une difficulté de taille, comment le Premier ministre du Rassemblement sera-t-il investi par l'Assemblée nationale alors qu'il ne dispose pas d'un seul député", s'interroge Eve Bazaïba, secrétaire général du Mlc. De la même manière, il reviendra à la majorité parlementaire d'instituer et d'organiser le fonctionnement du Cnsap par une loi organique à voter par les députés lors de sa session de mars. Lors des discussions, le Mlc avait exigé la présidence de cet organe, accusant le Rassemblement de M. Tshisekedi de monopoliser les postes, y compris celui de Premier ministre, durant la période qui va de la fin du mandat de M. Kabila à l'élection de son successeur, au plus tard fin décembre 2017.

Toutes ces questions doivent être réglées lors des négociations qui débutent aujourd’hui et dites de recherche d'un "arrangement particulier", assure Christophe Lutundula du Rassemblement.

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Au moins deux soldats nigériens ont été tués, dans la nuit de samedi à dimanche, lors d'une attaque de positions de l'armée, par Boko Haram, dans le sud-est du pays, une semaine après la reddition d'une trentaine de combattants islamistes, a appris, hier l'Afp, de source sécuritaire. 

"C'est une attaque surprise des terroristes de Boko Haram qui a fait deux morts parmi nos soldats ainsi que plusieurs blessés", a indiqué l'Afp cette source sous couvert d'anonymat.  "Une dizaine de combattants" du groupe islamiste nigérian ont également été tués lors de l'attaque, a affirmé cette même source. Selon une télévision locale, l'attaque a visé, samedi, vers minuit (23H00 Gmt), des positions de l'armée à Baroua, une localité de la région de Diffa, à proximité de la frontière du Nigeria.   Cette attaque intervient après qu'une trentaine de combattants nigériens du groupe islamistes ont déposé les armes, mardi dernier, pour se rendre aux autorités. Le ministre nigérien de l'Intérieur, Bazoum Mohamed, qui s'est rendu, la semaine passée, à Diffa, a justifié cette "reddition", notamment par le nouveau "rapport de force instauré entre Boko Haram, "totalement en déperdition", et l'armée nigérienne depuis juillet. 

Le ministre avait toutefois relevé "l'existence d'éléments nuisibles" de Boko Haram dans la région du lac Tchad, une zone marécageuse très enclavée située à cheval entre le Niger, le Tchad et le Nigeria. 

Dans un message de vœux à la nation, samedi soir, le président nigérien Mahamadou Issoufou a lancé "un appel à tous ceux qui se sont laissés entraîner dans la voie de l'égarement par Boko Haram (à) se ressaisir et déposer les armes". 

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C’est le premier procès en France dans l'affaire des "biens mal acquis": Teodorin Obiang, accusé de s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable, doit être jugé à partir de lundi à Paris, mais le fils du président de Guinée équatoriale demande un report.

Ancien ministre de l'Agriculture et des forêts, promu fin juin par son père Teodoro Obiang Nguema vice-président de Guinée équatoriale, il est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d'abus de confiance et de corruption. Le procès, dont les dates ont été fixées fin octobre, doit s'ouvrir à 13H30 et durer jusqu'au 12 janvier. Selon l'un des avocats du prévenu, Emmanuel Marsigny, les délais son "beaucoup trop courts" et ne sont pas conformes à la loi, compte-tenu du fait que son client a déclaré son adresse à Malabo.

Les avocats de Teodorin Obiang, qui devait être absent lundi, demandent "qu'il puisse bénéficier du temps raisonnable pour pouvoir organiser effectivement sa défense", a déclaré Me Marsigny, qui envisage de faire citer plusieurs témoins, dont certains résident à l'étranger.

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Le président américain Barack Obama prononcera son discours d'adieu, la semaine prochaine, depuis Chicago, son fief politique, où il célébra, il y a huit ans, devant une foule en liesse, son élection à la Maison Blanche. "Le mardi 10 janvier, je rentrerai chez moi à Chicago pour vous faire mes adieux et vous exprimer ma reconnaissance", indique M. Obama dans un court texte publié hier, rappelant que cette tradition remonte à George Washington.

Soulignant qu'il commence à peine à écrire son texte, le président américain, attendu lundi à Washington après deux semaines de vacances en famille à Hawaï, souligne qu'il entend revenir sur les huit années écoulées mais aussi se tourner vers l'avenir. "Je le vois comme une chance de vous remercier pour cette extraordinaire aventure, de célébrer la façon dont vous avez changé ce pays pour le meilleur au cours des huit années écoulées et de livrer quelques réflexions sur notre avenir", explique-t-il. Le président démocrate, âgé de 55 ans, cèdera le pouvoir, le 20 janvier, au républicain Donald Trump, 70 ans. "Cela a été le privilège de ma vie d'être votre président. Je serai à vos côtés en tant que citoyen", a-t-il dit, dimanche, dans un tweet de vœux envoyé depuis Hawaï.

AFP

AFP - Abubacarr Jah est plus habitué au milieu stérile des salles d'opération qu'aux manifestations de rue. Il y a un mois, cet urologue gambien ne se serait jamais imaginé en militant. Mais aujourd'hui, l'ensemble de la société civile se dresse contre la volonté de Yahya Jammeh de rester au pouvoir.

Syndicats d'enseignants, d'avocats, de médecins, d'infirmières, du secteur alimentaire et des transports, ou encore des musiciens : la liste des professions appelant le président gambien à céder le pouvoir ne cesse de s'allonger depuis son revirement du 9 décembre.Yahya Jammeh avait d'abord reconnu sa défaite électorale le 2 décembre, et même félicité le vainqueur déclaré, Adama Barrow. Mais, il a fait volte-face, le 9 décembre, et annoncé qu'il contesterait en justice l'élection de M. Barrow."Cette déclaration est potentiellement porteuse de troubles dans le pays", a ainsi prévenu, la semaine dernière, dans un communiqué, l'Association des médecins et dentistes gambiens (Mdag), précisant s'exprimer "à la fois en tant que praticiens et citoyens".
"Il était devenu, pour nous, nécessaire de prendre la parole", explique le Dr Abubacarr Jah, vice-président du Mdag. Pendant les 22 ans de pouvoir de Yahya Jammeh, les organisations professionnelles se sont soigneusement gardées de s'aventurer sur le terrain politique, de crainte de s'attirer les foudres du régime très autoritaire.Malgré les accusations de torture systématique des détenus - dont deux opposants décédés cette année ainsi qu'un dirigeant du syndicat des transports - les professions de santé sont restées jusqu'à présent silencieuses.
Le Dr Jah reconnaît n'avoir auparavant rien écrit de plus revendicatif qu'une lettre de doléances à la direction de son hôpital, mais affirme que cette fois, l'éthique médicale est en jeu.

"Nous savons que le système de santé gambien n'est déjà pas équipé pour faire face à une situation normale sans trouble", a-t-il souligné.Muhammad Jagana, comptable assermenté et président de la Chambre de commerce et d'industrie, n'a, lui non plus, rien d'un agitateur. Mais, l'institution qu'il représente s'inquiète d'un déclin économique de la Gambie depuis plusieurs années et voit dans l'alternance une opportunité, confie-t-il.
"En tant que milieu des affaires, nous ne pouvons prospérer que lorsque le pays connaît la stabilité et la paix", affirme M. Jagana, jugeant nécessaire de se conformer à la volonté du peuple qui "a décidé de voter pour le changement et d'élire un nouveau président" le 1er décembre.

- 'Point de non-retour' -
La dette publique s'est envolée récemment, selon les experts, bien qu'aucune statistique fiable ne soit disponible. La Gambie ne dispose plus actuellement que de trois mois de réserves de devises, selon une source diplomatique à Banjul.Des fédérations hôtelières se sont également jointes au chœur des appels au départ de Yahya Jammeh, par souci de paix civile, essentielle pour un pays dont le produit intérieur brut (Pib) dépend à plus de 20 % du tourisme.Mais, ce sont sans doute les professions juridiques les plus en pointe contre M. Jammeh. Ce dernier a décidé de porter sa contestation électorale devant la Cour suprême, qui examinera, le 10 janvier, son recours en annulation des résultats accordant la victoire à Adama Barrow de quelque 19.000 voix.

L'Ordre des avocats a estimé que cette démarche était "équivalente à une trahison", rappelant le principe fondamental selon lequel "nul ne peut être juge et partie". "C'était ce qu'il fallait faire", confie le secrétaire général de l'Ordre des avocats, Aziz Bensouda.
Il n'a même que trop tardé à protester contre "les violations flagrantes des droits de l'Homme, le déclin du système juridique et l'érosion évidente par le régime des droits constitutionnels", avoue-t-il. Selon l'avocat, le soulagement provoqué par le revers infligé au président sortant a définitivement brisé le mythe de son invulnérabilité. "Il y avait une profonde conviction en Gambie que Jammeh était invincible. Mais, sa défaite dans les urnes a créé un basculement dans la perception du pays", indique Aziz Bensouda. "Rien ne peut ramener le pays au temps de l'incertitude et du mépris total du droit", assure-t-il.

Reste encore, pour cela, à convaincre une corporation de rejoindre le mouvement : l'armée et les puissants services de sécurité dont le commandement semble, pour le moment, maintenir son allégeance à Yahya Jammeh.

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