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Actualités Internationales (1756)

Au moins 44 migrants, parmi lesquels des bébés, ont été retrouvés morts en plein désert dans la région d’Agadez, dans le nord du Niger, sur leur route vers la Libye voisine et probablement l’Europe, ont annoncé, hier à l’Afp, des sources locale et humanitaire.

Six survivants ont donné l’alerte sur le sort funeste de leurs 44 compagnons de voyage.

«Le nombre de migrants morts dans le désert pour l’instant est de 44», a déclaré à l’Afp le maire d’Agadez, Rhissa Feltou, sans préciser les circonstances du drame. La Croix-Rouge dont une équipe est sur le terrain pour «récolter des informations précises» a aussi fait état d’»au moins 44 migrants morts». Selon une source sécuritaire interrogée par l’Afp, «ces migrants subsahariens parmi lesquels on compte des bébés et des femmes sont morts de soif, car leur véhicule est tombé en panne». Agadez représente une plaque tournante du trafic d’êtres humains voulant gagner l’Europe et, pour lutter contre les trafiquants, Niamey a voté, en 2015, une loi très sévère rendant leurs crimes passibles de peines pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison.

AFP

La mobilisation ne faiblit pas dans le nord du Maroc : trois jours après l’arrestation du leader de la contestation Nasser Zefzafi, des milliers de manifestants ont défié les autorités, dans la nuit de mardi à hier, à Al-Hoceïma, pour demander sa libération.

Aux cris de «Nous sommes tous Zefzafi», «Dignité pour le Rif», «Etat corrompu»... les protestataires ont, une nouvelle fois, envahi les rues proches du centre-ville après la rupture du jeûne du Ramadan, a-t-on constaté. Ils étaient plus nombreux que la veille à descendre dans le quartier Sidi Abed où les forces anti-émeute, casquées et prêtes à intervenir, avaient pris position en grand nombre.

Après un face-à-face tendu, les policiers se sont finalement retirés du quartier, tandis que les manifestants répétaient en boucle «pacifique», affirmant ainsi leur volonté d’éviter tout incident. Les contestataires, dont des femmes et des enfants, brandissaient par centaines les portraits noir et blanc photocopiés du leader du «hirak» (la mouvance, nom du mouvement qui anime la contestation depuis six mois). «Libérez les prisonniers ou mettez nous tous en prison !» était-il inscrit sur une banderole, parmi les drapeaux amazigh brandis au vent. La manifestation s’est dispersée peu avant minuit sans incident.

Leader de la contestation populaire qui secoue, depuis octobre, la région du Rif, Nasser Zefzafi a été interpellé, lundi matin, par la police pour «atteinte à la sécurité intérieure».

AFP

Deux agents de police ont été tués et l’un de leurs collègues grièvement blessé lors d’une attaque menée par des officiers de la Marine nigériane à Calabar (sud-est), sur fond de règlements de compte, a-t-on appris, hier, de sources concordantes.

Des officiers de la Marine ont attaqué à l’arme à feu, puis incendié un poste de police de Calabar (Etat de Cross River) mardi soir, laissant «trois policiers au sol», a relaté Bassey Shedrack, un résident témoin de la scène. L’identité des victimes a été confirmée, hier, par le gouverneur de l’Etat, Benedict Ayade, lors d’une réunion sur la sécurité. Deux policiers sont décédés et le troisième, «grièvement blessé», a été hospitalisé.  «Nous vous garantissons que les coupables seront traduits en justice et qu’ils subiront les sanctions appropriées», a indiqué le commandant de la Marine, Salihu Jubril, lors de cette même réunion.

Pour le chef de la police de l’Etat de Cross River, Inuwa Hafiz, cette attaque est le résultat d’une «mésentente entre jeunes officiers» à un checkpoint. «Il y a eu une bagarre entre des officiers de la Marine et des policiers qui tenaient un checkpoint au niveau du stade de la ville», confie une source sécuritaire à l’Afp. «Les policiers ont tiré dans la jambe de l’officier de marine pour avoir grillé un feu rouge». Quelques heures plus tard, le commissariat a été attaqué par les marins qui voulaient se venger.

L’armée et les forces de sécurité nigérianes sont régulièrement accusées d’abus de la force et de violations des droits de l’Homme au Nigeria, pays qui a connu des décennies de dictatures militaires avant de s’ouvrir à la démocratie en 1999.

AFP

Un accord a été trouvé entre le gouvernement ivoirien et les rebelles «démobilisés», venus de leur fief de Bouaké, dix jours après leur mouvement de colère qui s’était soldée par quatre morts lors de la dispersion d’une de leurs manifestations, ont déclaré des responsables des deux camps.

«Un accord a été trouvé. On ne paie pas les primes (revendiquées), mais nous avons trouvé un terrain d’entente», a affirmé à l’Afp le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko. «Le gouvernement nous a fait de belles propositions que nous avons acceptées. Nous sommes satisfaits et la protestation est terminée», a ajouté Diomandé Megbé, le porte-parole du mouvement. Aucune des deux parties n’a souhaité révéler le contenu de l’accord. Les «démobilisés» sont d’anciens rebelles qui n’ont pas été intégrés à l’armée, contrairement aux soldats qui se sont mutinés en janvier et mai à Bouaké et dans d’autres villes de Côte d’Ivoire pour obtenir le versement de primes.

Environ 6.000 «démobilisés» réclamaient eux aussi des primes de 18 millions de FCfa (27.000 euros) chacun, alors que les 8.400 soldats mutinés ont obtenu 12 millions de FCfa par tête (18.000 euros) après avoir mené leurs deux mouvements. Les évènements de mai ont fait cinq morts dans les rangs des «démobilisés», dont quatre lors de la dispersion, le 23 mai, de leur attroupement par les forces de sécurité à Bouaké, ancien fief de la rébellion des années 2002-2011 et épicentre des récents troubles. Un autre démobilisé a été tué par des soldats mutinés.
Lors de sa visite à Bouaké, la ministre de la Solidarité, Mariatou Koné, avait déclenché la colère des «démobilisés» en leur rappelant que le gouvernement avait mis en place des «projets» (aides à la création d’entreprises notamment) pour eux.

AFP

 

L’Ue et la Chine, réunies en sommet, aujourd’hui et demain, à Bruxelles, se tiennent prêtes à défendre l’Accord de Paris sur la lutte contre le changement climatique, au moment même où Donald Trump fait durer le suspense sur un éventuel retrait américain.

Sous l’ère Obama, Washington et Pékin s’étaient affichés côte à côte, piliers porteurs de la signature de l’accord en décembre 2015, dans lequel 196 pays, sous l’égide de l’Onu, se sont engagés à limiter le réchauffement des températures et à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Demain, à Bruxelles, la Chine sera aux côtés de l’Ue pour une déclaration commune face aux atermoiements américains afin de «confirmer leurs engagements envers l’accord historique» de Paris et «accélérer leur coopération pour améliorer sa mise en œuvre», selon un projet de déclaration que l’Afp a pu consulter. L’Ue et la Chine «sont déterminées à avancer sur des politiques et mesures» nécessaires pour l’application «concrète» des engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris, souligne ce document.

Plusieurs médias américains ont annoncé, hier, la décision de Donald Trump de se retirer de l’Accord de Paris, mais dans un tweet, ce dernier s’est contenté de promettre une annonce «dans les prochains jours». Le retrait des Etats-Unis, l’un des plus gros pollueurs dans le monde, serait un vrai coup dur pour la lutte contre le changement climatique, seulement un an et demi après l’euphorie créée par l’accord de Paris.

Interpellé, hier, sur ce sujet lors d’un point de presse, le vice-président de la Commission européenne chargé de l’Energie, Maros Sefcovic, s’est dit bien conscient de ces «rumeurs» persistantes.

«Nous le sentons déjà. Il y a de fortes attentes de nos partenaires dans le monde, en Afrique, en Asie, en Chine, pour que l’Europe assure le leadership dans cet effort», a déclaré M. Sefcovic.

«L’Europe est prête à prendre la tête du mouvement. Nous allons certainement le faire», a-t-il poursuivi, estimant même que ce ne «serait pas la fin de l’humanité» si les Etats-Unis se retiraient.

AFP

Au moins 90 personnes sont mortes et des centaines d’autres ont été blessées dans un énorme attentat au camion piégé, hier, dans le quartier diplomatique de Kaboul où l’onde de choc a semé la panique.

«90 personnes ont été tuées et 400 ont été blessées, dont nombre de femmes et d’enfants», a annoncé le centre d’information gouvernemental, alors qu’un précédent bilan faisait état de 80 morts. Le ministre de la Santé a souligné que le bilan risquait de s’alourdir encore au fur et à mesure que des corps étaient retirés des décombres. L’attaque, commise au début du mois de jeûne du Ramadan, dans cette zone ultra-protégée abritant de nombreuses ambassades barricadées derrière de hauts murs, a été menée à l’heure de pointe matinale.

«L’explosion a été causée par une citerne à eau qui contenait plus d’une tonne et demi d’explosifs. Elle a creusé un cratère de 7 mètres de profondeur», a indiqué à l’Afp une source occidentale informée à Kaboul.

Le camion piégé a été actionné par un kamikaze vers 08H30 locales (04H00 Gmt), selon le ministère de l’Intérieur. L’attaque n’avait pas été revendiquée dans la soirée et sa cible précise n’était toujours pas clairement établie.

Selon l’ambassade américaine à Kaboul, l’explosion s’est produite «près de l’ambassade d’Allemagne (...) dans une rue fréquentée».
Les talibans, qui ont annoncé, fin avril, le lancement de leur «offensive de printemps», ont affirmé sur Twitter ne «pas être impliqués dans l’attentat de Kaboul et le condamnent fermement». Les talibans revendiquent rarement les attentats dans lesquels le nombre de victimes civiles est très lourd.

Le renseignement afghan a cependant accusé le réseau Haqqani, un groupe armé allié des talibans à l’origine de nombreuses attaques contre les forces étrangères et locales en Afghanistan.
Plusieurs ambassades ont fait état de dégâts matériels dont l’ambassade de France où ils sont qualifiés d’»importants», et celles d’Allemagne, du Japon, de Turquie et des Emirats arabes unis.

AFP

Tueries et viols, tortures, pillages, enlèvements, enrôlement d’enfants-soldat : les Nations unies ont détaillé 620 crimes commis en Centrafrique lors des conflits armés entre 2003 et 2015, dans un rapport publié hier, avant la mise en route, à Bangui, de la Cour pénale spéciale (Cps) pour juger ces crimes.

Ce  rapport soulève aussi la question de savoir si les massacres ciblés entre communautés n’ont pas constitué des faits de génocide. «En République centrafricaine, l’impunité a toujours été la règle - et la justice l’exception», relève ce travail exhaustif publié au moment où les 4,5 millions de Centrafricains subissent un regain de violence des groupes armés ex-Séléka pro-musulmans ou anti-Balakas pro-Chrétiens, avec des morts par dizaines et des milliers de nouveaux déplacés depuis début mai.

Lieux précis, dates exactes, mode opératoire des assaillants (armée régulière, groupes armés...), calvaire des victimes, souvent très jeunes, tuées, violées, torturées... : cet inventaire de plus de 300 pages se présente comme un document de travail pour le procureur de la Cour pénale spéciale (Cps) qui vient d’arriver à Bangui. Créée par une loi centrafricaine de 2015, cette juridiction mixte, intégrant des magistrats locaux et étrangers, doit commencer d’ici peu ses enquêtes sur les crimes de guerre commis à partir de 2003, année du renversement du président Ange-Félix Patassé par François Bozizé.

Le rapport met l’accent sur les violences sexuelles commises à grande échelle contre les femmes et les enfants, utilisées par «pratiquement toutes les parties prenantes aux différents conflits armés». Le rapport rappelle aussi les accusations qui ont pesé contre des soldats français de l’opération Sangaris.

Le rapport repose la question de savoir si les massacres ciblés, perpétrés par la Séléka contre les non-musulmans et les anti-Balakas contre les musulmans, fin 2013-début 2014, ne constituent pas un début de génocide : «En raison de la nature des groupes ciblés par la Séléka (essentiellement des chrétiens et des animistes), la question d’établir l’intention de détruire ce groupe +en totalité ou en partie+ pourrait être soulevée».

Quant aux exactions attribuées aux anti-Balakas, elles «soulèvent des faits pouvant faire l’objet d’enquêtes supplémentaires pour savoir si les actes commis, les groupes ciblés et l’intention de leurs auteurs étaient suffisants pour constituer le crime de génocide»... «Nous sommes intervenus pour éviter un génocide», confiait à l’Afp un haut-responsable français en 2016, traumatisé par le souvenir du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994.

AFP

 

Le nombre des migrants ayant péri en mer la semaine dernière est monté à 58, tandis que plus de100 autres sont portés disparus, selon un nouveau bilan établi par l’Afp avec le Hcr, l’Oim et les gardes-côtes libyens.

Au total, plus de 10.000 migrants ont été secourus au large de la Libye du 22 au 28 mai et la plupart ont été conduits en Italie, dans des conditions souvent difficiles.
Mais, dans le même temps, un total de 50 corps sans vie, dont beaucoup de femmes et d’enfants morts noyés en mer, ou asphyxiés, ou bien encore écrasés au fond des canots, ont été transportés jusqu’au territoire italien, a relevé le Haut-commissariat de l’Onu aux réfugiés (Hcr).

Parallèlement, les gardes-côtes libyens ont retrouvé sept corps autour d’un canot dégonflé auquel s’accrochaient encore 77 survivants - les passeurs entassent en moyenne entre 100 et 140 personnes sur ces embarcations - et leurs homologues tunisiens, le corps d’une femme sur un canot qui dérivait depuis 48 heures avec 126 personnes à son bord.

Cependant, des migrants secourus par des pêcheurs égyptiens et arrivés, vendredi, à Crotone (sud) ont raconté que 82 de leurs compagnons de voyage avaient disparu lorsque leur canot s’était dégonflé après quelques heures en mer, a déclaré, hier, le Hcr.

Et d’autres, parvenus lundi, à Pozzalo (Sicile), ont expliqué qu’une vingtaine de personnes présentes dans leur embarcation avaient disparu en mer dans les mêmes conditions, a quant à elle, dit, hier, l’Organisation internationale pour les migrations (Oim).

Selon le Hcr, de nombreux migrants racontent aussi avoir été attaqués en mer par des hommes armés qui leur ont volé tout ce qu’ils avaient, y compris le moteur de leur canot, tandis que plusieurs ont été blessés par balle.

AFP

Les marchés d’Onitsha sont d’habitude grouillants de monde. Mais hier, pour marquer le cinquantenaire de la déclaration de sécession du Biafra qui avait entraîné une terrible guerre civile, la grande ville commerciale du sud-est du Nigeria a pris des allures de ville fantôme.

Magasins, écoles et bureaux sont restés fermés, à la demande des mouvements indépendantistes, pour exprimer le mécontentement de la population, à grande majorité Igbo, et leurs velléités indépendantistes. Pas question de descendre dans la rue, ni d’attiser les violences. La police a d’ailleurs prévenu qu’elle agirait «en conséquence» s’il y avait la moindre manifestation. Les habitants d’Onitsha ont d’ailleurs fait des provisions alimentaires, de crainte que les commémorations ne dégénèrent en de nouveaux heurts avec les forces de sécurité.

L’année dernière, à la même date, plus de 60 personnes avaient été tuées lors des célébrations, selon Amnesty International. Plus de 150 sont mortes, d’après l’Ong de défense des droits de l’Homme depuis août 2015, ce qu’Abuja rejette en bloc. Les appels à faire sécession du Nigeria se sont multipliés ces dernières années, notamment après l’arrestation du chef de file du mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (Ipob), Nnamdi Kanu, fin 2015.
Il a été libéré, fin avril, sous caution, mais ses 18 mois de détention ont attisé les colères et le sentiment d’exclusion des Biafrais. Il souhaite engager une «désobéissance civile» pour faire entendre sa cause et est quasiment perçu comme un demi-dieu par les membres de son mouvement. Le leader dénonce pêle-mêle les «tueries» et les «viols» dont sont victimes les Igbos de la part des forces de sécurité, la «politique délibérée» menée par le président musulman Muhammadu Buhari «pour appauvrir» son peuple.

Nnamdi Kanu incarne «les aspirations d’une nouvelle génération plus militante, plus radicale» que ses aînés qui ont déjà connu la guerre, assure Don Okereke, analyste en sécurité. «Il dit aux gens exactement ce qu’ils ont envie d’entendre». Le pouvoir fédéral, de son côté, voit dans ces montées contestataires une menace pour l’unité du Nigeria, alors que la guerre civile (1967-1970) reste un souvenir douloureux et quasiment tabou dans le pays.

 AFP

 

Le principal parti d’opposition au Cameroun, le Social democratic front (Sdf), a indiqué, hier à l’Afp, qu’il allait enquêter sur des «meurtres» perpétrées par les forces de l’ordre dans les régions anglophones du pays dont les activistes défient le pouvoir central depuis six mois.

Le Sdf «met sur pied une commission spéciale pour faire un rapport exhaustif sur les meurtres et les violations des droits de l’Homme dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest», les deux régions anglophones sur les dix que compte le Cameroun, a annoncé le parti dans un communiqué transmis à l’Afp.

Le Sdf accuse «le régime de M. [Paul] Biya» de mener «une guerre non déclarée [aux] citoyens» des régions anglophones. Il «condamne avec fermeté la militarisation» des deux régions, «les atteintes aux droits de l’Homme, les enlèvements, les punitions collectives et l’état d’insécurité organisé par le régime de M. Biya» dans ces régions.

Le Sdf dénonce aussi les procédures judiciaires en cours dans le cadre de cette crise. Au moins 74 personnes sont poursuivies devant le tribunal militaire dans le cadre de cette crise, notamment pour «terrorisme», dans 19 procédures distinctes, et l’instruction d’une dizaine d’autres dossiers se poursuit.

Depuis novembre, la minorité anglophone - environ 20 % de la population camerounaise estimée à 22 millions - proteste contre ce qu’elle appelle sa marginalisation. Certains Anglophones exigent l’instauration du fédéralisme alors que d’autres réclament la partition du pays.

Le gouvernement du président Paul Biya a fortement réprimé la contestation, mais aucun bilan des victimes n’est disponible.

AFP 

Donald Trump a affiché sa «confiance totale» à son gendre et proche conseiller, Jared Kushner, alors que les spéculations vont bon train à Washington sur de possibles réorganisations à la Maison Blanche, secouée par des révélations sans fin sur l‘affaire russe.

«Jared fait du très bon boulot pour le pays (...) Il est respecté virtuellement par tout le monde et travaille à des projets qui vont permettre à notre pays d’économiser des milliards de dollars», a dit le président américain dans une déclaration au New York Times, dimanche soir. «J’ai une confiance totale en lui.»  Jared Kushner, 36 ans, est en difficulté après des révélations du Washington Post selon lesquelles il aurait tenté d’établir un canal de communication secret avec la Russie pendant la période de transition entre la victoire électorale de Donald Trump, le 8 novembre, et sa prise de fonctions le 20 janvier.

Marié à la fille du président, Ivanka Trump, il est considéré comme l’un des plus influents conseillers du président américain.

Le Fbi et plusieurs commissions parlementaires enquêtent pour déterminer s’il y a eu collusion entre l’entourage de Donald Trump et la Russie. James Comey, l’ancien directeur du Fbi limogé par M. Trump, doit apporter un témoignage très attendu devant le Congrès, peut-être dès les prochains jours. L’enquête du Fbi est désormais dirigée par un procureur indépendant, Robert Mueller.  

Avec la mise en cause de M. Kushner, les allégations de contacts inappropriés entre l’équipe Trump et la Russie touchent désormais le premier cercle autour du président américain et ne semblent pas près de s’arrêter.

AFP

Le président français Emmanuel Macron a tracé, hier, une «ligne rouge» sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, lors d’une conférence de presse commune avec son homologue russe Vladimir Poutine, allié du régime de Bachar al-Assad.

«Une ligne rouge très claire existe de notre côté, l’utilisation d’armes chimiques par qui que ce soit», a prévenu le chef de l’Etat français lors de cette conférence de presse à Versailles, près de Paris. «Toute utilisation d’armes chimiques fera l’objet de représailles et d’une riposte immédiate», a-t-il dit, alors que Moscou est un allié indéfectible du régime de Bachar al-Assad, accusé d’avoir plusieurs fois utilisé des armes chimiques dans le conflit qui dure depuis plus de six ans.

M. Macron a toutefois souhaité un «partenariat» renforcé avec Moscou pour lutter contre le terrorisme en Syrie. «C’est le fil directeur de notre action en Syrie. Et ce sur quoi je veux, qu’au-delà du travail que nous menons dans le cadre de la coalition, nous puissions renforcer notre partenariat avec la Russie», a-t-il dit. «Notre priorité absolue, c’est la lutte contre le terrorisme (...) c’est le fil directeur de notre action en Syrie», a insisté le chef de l’Etat français qui s’est accordé avec M. Poutine sur la création d’»un groupe de travail» franco-russe pour lutter contre le terrorisme.

M. Macron a aussi plaidé pour une transition démocratique pour la Syrie, «mais en préservant un Etat syrien». Dans la région, «les Etats faillis sont une menace pour nos démocraties. Et on l’a vu, à chaque fois, ils ont conduit à faire progresser les groupements terroristes», a-t-il souligné en référence notamment à la Libye.

Le président français a indiqué qu’il faudrait «discuter avec l’ensemble des partis en présence» dans le dossier syrien, «y compris les représentants de M. Bachar al-Assad». «Mon obsession, c’est d’avoir une feuille de route diplomatique et politique claire qui permette de construire la paix et de stabiliser cette région en même temps que nous éradiquons les terroristes», a-t-il dit. Concernant l’Ukraine, le dialogue a été plus ouvert. A la fermeté de M. Poutine pour qui «les sanctions» contre la Russie ne contribuent «aucunement» à régler la crise ukrainienne, le président français a répondu en rappelant  qu’il y aurait «une discussion» au format Normandie, réunissant Russie, Ukraine, France et Allemagne, dans les «prochains jours ou semaines», pour éviter «une escalade» des tensions dans ce pays.

AFP -

Plusieurs organisations de la société civile burkinabè ont annoncé, hier à Ouagadougou, la création d’une coalition contre la «mal gouvernance» dont elles accusent le régime du président Roch Marc Christian Kaboré, appelant à «sauvegarder l’esprit de l’insurrection populaire» anti-Compaoré.

«Cette élection de Roch Marc Christian Kaboré qui a suscité l’espoir au sein de la jeunesse et des femmes est en train de se traduire en désespoir», a fustigé la porte-parole de la coalition Safiatou Lopez Zongo.

«Les mauvaises pratiques comme la mal gouvernance, la gestion clanique, la politisation de l’administration (...) n’ont pas pris fin. Ces pratiques moyenâgeuses tant dénoncées au Cdp (Congrès pour la démocratie et le progrès, le parti de M. Compaoré) n’ont pas connu de véritable rupture avec le pouvoir et sa majorité», a-t-elle martelé, devant plusieurs centaines de jeunes rassemblés à la Maison du peuple, la plus grande salle de spectacles de Ouagadougou.

La nouvelle structure, baptisée «Coalition Bori Bana» (la course est terminée ou fin de parcours, en langue nationale dioula), regroupe «plusieurs centaines» d’organisations membres du Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile, dont le Mouvement du 21 avril (M21) ou encore la Coalition africaine pour la renaissance (Car), en pointe dans la chute du régime Compaoré.

Selon Mme Lopez Zongo, les «dirigeants n’ont plus en tête l’esprit de l’insurrection populaire qui devrait guider vers la mise en œuvre de bonnes politiques publiques», alors que «les mêmes facteurs qui ont conduit à la chute de la dictature du régime Compaoré se mettent progressivement en place».

«Nous jeunes avons décidé de prendre notre responsabilité et, cette fois, ce sera un balayage, un nettoyage complet», a déclaré, de son côté, le leader du Car, Hervé Ouattara, précisant que «le temps de grâce expirera bientôt».

Depuis son arrivée au pouvoir, le régime du président Kaboré fait l’objet de vives critiques, y compris dans son propre camp.

Le président sud-africain Jacob Zuma a échappé à une motion de défiance au sein de la direction du Congrès national africain (Anc), le  parti au pouvoir, qui a tenu une réunion houleuse ce weekend, a rapporté, hier, la presse.

Le Comité exécutif national (Nec) de l’Anc s’est retrouvé trois jours à Pretoria alors que le dirigeant sud-africain est attaqué pour un remaniement ministériel controversé de la fin mars, marqué par l’entrée au gouvernement d’une dizaine de ses proches.

Le respecté ministre des Finances Pravin Gordhan, défenseur de la bonne gestion des deniers publics, avait été la principale victime de cette décision qui a fait des vagues jusque dans les rangs de l’Anc de M. Zuma. Un projet de débat sur une motion de défiance a été bloqué par le président de la réunion du Comité exécutif, la première depuis le remaniement controversé, a rapporté la chaine publique Sabc. M. Zuma a déjà survécu à une série de scandales, «précisément parce qu’il a la majorité du Nec dans sa poche», a commenté le Sunday Times. «Bien que ses opposants se soient rendus à la réunion du Nec de ce weekend, en disant ne jamais s’être sentis aussi forts, peu seraient surpris s’il échappait de nouveau au couperet», a ajouté le journal.

La presse a aussi rapporté que les partisans du président Zuma avaient passé la journée de jeudi à courtiser le Comité exécutif de l’Anc, une instance de 107 membres, pour obtenir un soutien en cas de motion de défiance.

AFP

Un forcené a tué huit personnes, parmi lesquelles un shérif adjoint, dans un comté rurale du Mississippi (sud), dans ce qui s’apparente à un drame familial, ont rapporté, hier, les médias américains.

L’homme a tué par balles huit personnes au cours de trois fusillades dans les localités de Brookhaven et Bogue Chitto, à une centaine de kilomètres au sud de la ville de Jackson.
Filmé au moment de son arrestation par un média local, Willie Godbolt, 35 ans, a dit avoir voulu «parler à ses enfants» et expliqué que son intention était de se suicider ou d’être tué par la police, mais qu’il s’est trouvé à court de munitions. «Je ne mérite pas de vivre après ce que j’ai fait», a-t-il déclaré. La police n’a pas indiqué si les victimes faisaient partie de sa famille. L’homme est connu des services de police et a fait l’objet de multiples arrestations pour des faits allant de vols à main armée et violences à conduite dangereuse.

AFP

Le président américain Donald Trump a contre-attaqué, hier, en dénonçant les «mensonges» des médias qui multiplient les révélations sur l’affaire russe et placent la Maison Blanche en situation de crise.

Tout juste rentré à Washington d’une tournée de neuf jours au Moyen-Orient et en Europe, Donald Trump a réagi dans une série de tweets aux accusations portées contre Jared Kushner, son gendre et très proche conseiller. La presse américaine affirme, depuis vendredi, que Jared Kushner a cherché à mettre en place un canal de communication secret avec la Russie pendant la période de transition, c’est-à-dire entre la victoire électorale de Donald Trump, le 8 novembre, et sa prise de fonctions le 20 janvier.

«C’est mon opinion que beaucoup de fuites sont des mensonges fabriqués par les médias +Fake News+ (fausses informations)», a tweeté Donald Trump hier matin. A chaque fois que les médias mentionnent des sources anonymes, «il est très possible que ces sources n’existent pas, mais soient inventées par des journalistes +fake news+», a-t-il ajouté. Les révélations sur Jared Kushner sont les dernières en date d’une longue succession de fuites sur les contacts entre l’entourage du président américain et la Russie.

Homme d’affaires devenu conseiller du président, Jared Kushner, 36 ans, est le mari d’Ivanka Trump, la fille la plus en vue de Donald Trump et elle-même conseillère à la Maison Blanche. Le déluge de révélations sur les liens entre l’équipe de Donald Trump et la Russie touche donc désormais le tout premier cercle du président américain. Les agences de renseignement américaines sont persuadées que la Russie a cherché à s’ingérer dans l’élection présidentielle américaine au détriment de la démocrate Hillary Clinton, notamment en piratant les messageries de son directeur de campagne.

Le Fbi et plusieurs commissions parlementaires enquêtent désormais pour déterminer s’il y a eu collusion entre l’entourage de Donald Trump et la Russie.

AFP

Plusieurs milliers d’Israéliens se sont réunis, samedi soir, à Tel-Aviv, pour soutenir la solution à deux Etats pour deux peuples à l’approche du 50ème anniversaire de l’occupation des Territoires palestiniens, a constaté un photographe de l’Afp.

Sur l’estrade, une vaste banderole déployée proclamait : «Deux Etats, un espoir» lors de ce rassemblement organisé notamment par La Paix maintenant, une Ong israélienne hostile à la politique de colonisation menée en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-est annexée par le gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu.

Le dirigeant de La Paix maintenant, Avi Buskila, a affirmé que cette manifestation visait à protester «contre l’absence d’espoir que nous offre un gouvernement qui perpétue l’occupation, la violence et le racisme». «Le moment est venu de prouver aux Israéliens, aux Palestiniens et au monde qu’une importante proportion des Israéliens s’oppose à l’occupation et veut parvenir à une solution à deux Etats», a-t-il souligné. Lors du rassemblement, les organisateurs ont lu un message de soutien adressé par le président palestinien Mahmoud Abbas. «Il est temps de vivre ensemble en harmonie, dans la sécurité et la stabilité. Notre devoir envers les générations à venir est de mettre fin au conflit et de conclure une paix des braves», a affirmé le président palestinien, cité par les organisateurs. Mahmoud Abbas a également plaidé en faveur d’un retrait israélien aux frontières qui prévalaient en 1967 et de la solution à deux Etats. Le chef de l’opposition de gauche, Isaac Herzog, s’est, lui aussi, livré à un plaidoyer en faveur de cette solution, tout en dénonçant la politique du gouvernement.

 AFP

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a lancé une virulente attaque contre l’Arabie saoudite en qualifiant de «gens indignes» ses dirigeants, selon son site officiel.

«Malheureusement, des gens indignes ont pris le destin de communautés musulmanes et de certains gouvernements comme celui de l’Arabie saoudite», a déclaré l’ayatollah Ali Khamenei lors d’une réunion, samedi soir, à l’occasion du début du mois du Ramadan.

«En apparence, ces gens croient au Coran (...) mais, dans la pratique, ils agissent contre ses enseignements. Ils sont intimes avec les infidèles et offrent aux ennemis les biens qu’ils devraient utiliser pour leur peuple», a-t-il dit. «Comme les Américains l’ont dit, ils vont (juste) leur pomper leur argent comme à une vache à lait et en fin de compte les égorger», a affirmé le guide. L’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, deux puissances régionales rivales, s’opposent sur tous les conflits régionaux. Lors d’un sommet qui a réuni, le 21 mai, à Ryad, les Etats-Unis, les pays arabes et des Etats musulmans, l’Iran a été accusé, par le président américain Donald Trump et le roi Salmane d’Arabie, de soutenir le «terrorisme» à travers le monde musulman. M. Khamenei a également dénoncé «le comportement contraire au Coran au Yémen et à Bahreïn» en ajoutant que «ceux qui commettent de tels actes contre les musulmans (...) sont condamnés au déclin et à la disparition».

 AFP

Le groupe libyen Ansar Asharia, classé comme organisation terroriste par l’Onu et les Etats-Unis, a annoncé, samedi soir, sa «dissolution» dans un communiqué publié sur internet.

Le groupe lié à Al-Qaïda est accusé, par Washington, d’être derrière l’attaque du 11 septembre 2012 contre le consulat américain de Benghazi (est), qui a coûté la vie à l’ambassadeur Christopher Stevens et à trois autres Américains. Dans son communiqué, Ansar Asharia admet implicitement avoir été «affaibli» par la guerre contre les forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen.

Le groupe avait perdu son chef, Mohamad Azahawi, tué dans les combats contre les forces pro-Haftar, fin 2014, à Bengahzi, avant d’être encore affaibli après la défection de la plupart de ses membres pour faire allégeance à l’organisation Etat islamique (Ei). Il a rejoint, plus tard, le Conseil de la Choura des révolutionnaires de Benghazi, une coalition de milices islamistes, qui s’était emparé de Benghazi en 2014. Quelques mois plus tard, l’Armée nationale libyenne (Anl), autoproclamée par le maréchal Haftar, leur a déclaré la guerre et a réussi à reprendre une grande partie de la ville. Elle assiège, depuis quelques semaines, les derniers combattants jihadistes dans deux quartiers du centre-ville.

Formé après la révolution contre le dirigeant Mouammar Kadhafi, en 2011, Ansar Asharia s’était implanté notamment à Benghazi et Derna (est). D’autres filiales ont été créées plus tard à Syrte et Sabratha (ouest). Le groupe a occupé des casernes et sites militaires abandonnés par l’ancien régime et les a transformés en camps d’entraînement pour des centaines de jihadistes voulant se rendre en Irak ou en Syrie.

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Souleymane Kamagaté, chef du protocole du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, a été entendu, hier, par des enquêteurs sur la découverte, le 15 mai, d’une cache d’armes à Bouaké, épicentre des récentes mutineries de soldats.

«Souleymane Kamagaté dit Soul To Soul a été entendu par le procureur, assisté d’un officier de police judiciaire, pendant près de trois heures dans les locaux de la gendarmerie», a expliqué à la presse Moussa Touré, directeur de la Communication à l’Assemblée nationale. «Les questions lui ont été posées sur cette affaire de cache d’armes, et il a répondu qu’il n’était ni l’acquéreur et ni le propriétaire de ces armes», a poursuivi M. Touré. L’audience a été suspendue pour être reprise lundi prochain.
M. Touré avait auparavant déclaré à l’Afp que Souleymane Kamagaté avait été convoqué à la brigade de recherches de la gendarmerie nationale. «Que la lumière soit faite sur cette affaire et que l’on sache qui a fait quoi», a-t-il écrit sur son compte facebook. Cette convocation intervient après la découverte, à la mi-mai, d’une importante cache d’armes dans un domicile donné pour être une propriété de M. Kamagaté, un proche du président de l’Assemblée nationale. La presse nationale avait alors parlé d’armes lourdes retrouvées dans ces lieux, notamment des kalachnikovs, des munitions et des lance-roquettes.

Le ministre ivoirien de la Défense Alain Richard Donwahi avait annoncé l’ouverture d’une «enquête afin de situer les responsabilités». Les mutineries de la mi-mai, qui ont paralysé les activités de différentes villes pendant plusieurs jours, ont fait, au total, quatre morts et neuf blessés, selon le bilan du gouvernement. Un accord a permis de mettre fin au mouvement. Une conclusion peu appréciée par d’ex-rebelles ivoiriens démobilisés, qui ont réclamé des primes similaires à celles des mutins. Les manifestations des «démobilisés» se sont soldées par la mort de quatre d’entre eux en début de semaine.
M. Soro est un ancien chef de la rébellion de 2002-2011 dont la ville de Bouaké était le fief.
Le président de l’Assemblée nationale, à qui certains prêtent des ambitions présidentielles, s’est gardé d’intervenir dans la crise, mais la présence d’anciens «ComZone» aux négociations sur la mutinerie a rappelé que ces ex-chefs rebelles sont encore puissants.

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Le procès de l’opposant et ex-député nigérien Amadou Djibo Ali, accusé de «complot» visant à «renverser» le président Mahamadou Issoufou, va se poursuivre lundi, a annoncé, hier, l’un de ses avocats.

Une première audience avait eu lieu mardi et une décision était attendue hier. Amadou Djibo Ali avait été incarcéré le 18 mai à la prison de Niamey. Le parquet l’a inculpé de «proposition de complot» et «renvoyé devant le tribunal statuant en matière de flagrant délit», selon un autre avocat, Me Marc Le Bihan.  M. Ali est accusé d’avoir appelé en langue djerma «au renversement» du président du Niger, Mahamadou Issoufou, lors d’une intervention, le 12 mai, devant des partisans de l’opposant Hama Amadou, qui célébraient le huitième anniversaire de la création de leur parti, le Mouvement démocratique nigérien (Moden), avait rapporté Falké Bacharou, l’un des responsables de la Coalition des partis d’opposition présidé par Amadou Djibo Ali. L’opposant aurait également dénoncé «l’étouffement des libertés et le manque de démocratie au Niger».

Amadou Djibo Ali dirige un petit parti, l’Union des indépendants du Niger (Uni), mais il est surtout le président du Front pour la restauration de la démocratie et la défense de la République (Frddr), une coalition de partis d’opposition incluant le Moden.

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Les chrétiens ont encore été visés, hier, en Égypte, où au moins 28 personnes, dont de nombreux enfants, ont été tuées par des hommes armés et masqués alors qu’elles se rendaient en bus dans un monastère copte. Cette nouvelle attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, mais elle intervient alors que la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (Ei) mène, depuis plusieurs mois, une campagne contre la minorité copte. L’Ei s’est engagé à multiplier les attaques contre cette communauté chrétienne, la plus importante et l’une des plus anciennes du Moyen-Orient, qui représente environ 10 % des quelque 90 millions d’Égyptiens.

Selon le ministère de l’Intérieur, les assaillants étaient à bord de trois pick-up quand ils ont attaqué le bus qui conduisait les passagers au monastère de Saint-Samuel, dans la province de Minya, à plus de 200 km au sud du Caire.

Ils ont ensuite pris la fuite. Cette attaque a fait 28 morts selon le ministère de la Santé, cité par la télévision d’Etat, à laquelle un responsable de ce même ministère a, par ailleurs, expliqué qu’un «grand nombre» de victimes étaient des enfants. Al-Azhar, prestigieuse institution de l’islam sunnite basée au Caire, a condamné l’attaque qui a eu lieu à la veille du début du Ramadan, le mois de jeûne musulman. Le grand imam Ahmed Al-Tayeb l’a qualifiée d’»inacceptable» et affirmé qu’elle visait à déstabiliser l’Égypte.
L’église copte a, elle, appelé «à prendre des mesures pour prévenir ces incidents qui ternissent l’image de l’Égypte».

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Le «dialogue politique» au Gabon, voulu par le président Ali Bongo pour sortir le pays de sa crise post-électorale à la suite de sa réélection contestée du 27 août, s’est achevé, hier, avec des réformes timides, après deux mois de discussions. «La règle du jeu a été le consensus au sein de ces assises», a déclaré à la presse le secrétaire général du parti au pouvoir (Pdg), Faustin Boukoubi, lors d’une cérémonie au palais présidentiel. Il a regretté que «tous les acteurs» n’aient pas participé au dialogue.

Le forum a été rejeté par le rival d’Ali Bongo, Jean Ping, qui s’était proclamé «président élu» au scrutin du 27 août 2016 dont les résultats sont contestés.
Selon les conclusions du dialogue, le mandat présidentiel reste d’une durée de sept ans et il est renouvelable à souhait. Seule réforme concédée à l’opposition à propos du président gabonais : un scrutin à deux tours.

«Le Gabon est encore un jeune pays, une jeune démocratie (...). Un chef d’Etat élu pour cinq ans n’aura pas le temps de voir aboutir le tiers ou la moitié de son programme», a estimé Paul Biyoghe Mba, membre du Pdg. «La question la plus importante pour favoriser l’alternance dans notre pays n’est pas la limitation des mandats, mais le fait de créer des conditions qui rendent les élections plus transparentes», a déclaré à la presse René Ndemezo’o Obiang, représentant de l’opposition au dialogue. «Il n’y a pas eu de déficit de transparence au mois d’août, il y a eu un coup d’Etat électoral», a déclaré à l’Afp le porte-parole de Jean Ping, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi. La Cour constitutionnelle, qui a validé la réélection d’Ali Bongo, devrait garder une grande partie de son influence, mais son président sera nommée à la suite d’un «appel à candidature», a indiqué M. Biyoghe Mba, et non plus par le président.
En raison de ce dialogue, les législatives, prévues fin juillet et déjà reportées une fois, seront repoussées de 12 mois au minimum, a indiqué M. Biyoghe Mba à l’Afp.

 

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Les dirigeants du G7, réunis hier à Taormina, en Italie, ont facilement trouvé un terrain d’entente sur le terrorisme, après l’attentat meurtrier qui a frappé la Grande-Bretagne, mais n’ont toujours pas avancé sur le climat.

A l’issue d’une première journée de rencontres plénières et bilatérales, les membres du G7 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Japon, Canada, Italie) ont adopté une déclaration contre le terrorisme, appelant notamment les acteurs de l’internet à se mobiliser davantage dans la lutte contre «les contenus terroristes». Ils répondaient ainsi à une demande de la Première ministre britannique Theresa May dont le pays a été touché, lundi soir, par un attentat à la sortie d’une salle de concerts à Manchester, qui a fait 22 morts, dont de nombreux enfants, et a été revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique. «C’est un pas en avant important. Il faut que les compagnies (de l’internet) reconnaissent leur responsabilité envers la société», a déclaré Mme May lors d’une conférence de presse.
Le G7 s’est également engagé à mettre en œuvre «une approche collective» pour lutter contre le danger posé par les combattants étrangers de retour des zones de guerre, notamment en termes de partage de renseignement.

- statu quo sur le climat -
En revanche, l’un des sujets les plus épineux à l’ordre du jour du G7, la lutte contre le réchauffement climatique, reste pour le moment dans l’impasse, a admis le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni. «L’administration américaine a une réflexion interne sur la question, et les autres pays en ont pris acte. Nous avons, pour notre part, réaffirmé notre engagement total» pour l’accord de Paris sur le climat, a affirmé M. Gentiloni lors d’une courte déclaration devant la presse.
Les discussions sur la question devraient continuer aujourd’hui, les Européens vont tenter de «convaincre» le président Trump de l’importance de cet accord, a réitéré une source diplomatique française. Et hier soir, ces efforts semblaient commencer à porter leurs fruits. Le conseiller économique de Donald Trump, Gary Cohn, a ainsi fait savoir que «les vues (du président américain) évoluaient». «Il est venu ici pour apprendre», mais, a-t-il aussitôt averti, «sa décision finale sera fondée sur ce qu’il y a de mieux pour les Etats-Unis». Un sujet de controverse -des propos tonitruants qu’aurait tenus M. Trump sur les «mauvais» Allemands - a été rapidement déminé, entre démentis ou explication sur une erreur de traduction. La chancelière allemande Angela Merkel s’est, de son côté, gardé de tout commentaire sur ce point à son arrivée vendredi matin à Taormina, qui vit littéralement en état de siège depuis plusieurs jours, avec quelque 7.000 membres des forces de sécurité. Autre sujet de dissensions, le commerce international et le rôle d’arbitre de l’Omc où les Etats-Unis veulent réviser leur position. M. Cohn a dit s’attendre à une discussion «ferme» sur le sujet.
En revanche, la Maison Blanche a clarifié sa position sur les sanctions contre la Russie dans la crise ukrainienne, en excluant de les alléger. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait, dans la matinée, appelé «tous les membres du G7» à réaffirmer la politique de sanctions contre Moscou tant que les accords de paix de Minsk ne seraient pas mis en œuvre pour mettre fin au conflit qui a fait 10.000 morts en trois ans.

 

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Donald Trump a exhorté, hier, ses partenaires de l’Otan à s’investir plus fortement dans la lutte antiterroriste et à payer leur juste part, sans cependant lever les ambiguïtés sur l’engagement américain à défendre l’Europe.

« Je suis honoré d’être ici avec les membres d’une alliance qui a encouragé la paix et la sécurité à travers le monde », a lancé M. Trump lors d’une cérémonie au nouveau siège de l’Alliance atlantique à Bruxelles. Mais, sa brève allocution a d’abord retenu l’attention pour les mots qu’il n’a pas prononcés et que tout le monde attendait : un soutien clair, explicite, au fameux « article 5 » de l’Otan, qui prévoit que les Alliés volent au secours d’un des leurs en cas d’agression extérieure.

Le nouveau président américain a répété, avec virulence, ses reproches à l’égard de l’Otan, qu’il a longtemps qualifiée d’« obsolète ». « L’Otan du futur doit se concentrer sur le terrorisme et l’immigration, ainsi que sur les menaces de la Russie et les frontières à l’est et au sud de l’Otan », a insisté M. Trump, sous un soleil radieux, s’appuyant sur ces exigences pour réclamer que les Alliés mettent davantage la main à la poche. « Les membres de l’Otan doivent enfin contribuer équitablement et remplir leurs obligations financières », a-t-il insisté dans un discours clairement destiné à sa base électorale aux Etats-Unis. « Ceci est injuste pour les gens et contribuables des Etats-Unis », a-t-il estimé, soulignant que 23 des 28 pays membres ne payaient « toujours pas ce qu’ils devraient ».

M. Trump évoquait là les pays de l’Otan dont le budget militaire n’atteint pas 2 % du produit intérieur brut, cap fixé pour 2024.
Les Européens ont accepté que l’Otan devienne membre à part entière de la coalition internationale contre l’organisation jihadiste Etat islamique (Ei) en Irak et en Syrie ; ce que Washington réclamait depuis plus d’un an.

Des pays comme la France, l’Allemagne ou l’Italie étaient jusqu’ici réticents, craignant que cela détériore encore davantage l’image de l’Alliance dans le monde arabe, déjà écornée après l’invasion américaine de l’Afghanistan et la campagne de frappes occidentales en Libye.

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