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Actualités Internationales (1939)

Les islamistes somaliens shebab ont affirmé, hier, avoir tué 39 soldats appartenant à la force de l’Union africaine (Amisom) au cours d’une embuscade dans le sud du pays.

Les affirmations d’un porte-parole des islamistes liés à Al-Qaïda sur les ondes d’une radio liée au groupe n’ont pu être vérifiées dans l’immédiat.
Des résidents de la région ont cependant confirmé à l’Afp que des combats avaient eu lieu hier dans la région de la basse Shebelle où les shebab affirment avoir tendu cette embuscade.
«Les combattants moudjahidine se sont placés au-dessus des corps de 39 soldats, dont de haut commandants”, a déclaré le porte-parole Abdiaziz Abu Muzab à la radio Andalus.

L’Union africaine (Ua) a déployé 22.000 soldats en Somalie pour combattre les shebab et soutenir le gouvernement soutenu par la communauté internationale dans la capitale, Mogadiscio.
Selon les résidents de la région, les forces de l’Ua ont été attaquées dans le village de Golweyn alors qu’elles escortaient un convoi de matériel sur la route reliant Mogadiscio à la basse Shebelle. «Les combats ont éclaté et duré plus d’une heure», a ajouté Ali Osman, un témoin des affrontements.
La recrudescence d’attaques intervient avant et au moment des élections générales au Kenya, que les shebab prennent pour cible, notamment en raison de son intervention militaire dans le sud de la Somalie lancée, en 2011, aux côtés d’autres contingents de l’Afrique de l’Est.

AFP

Plus d’un an après sa propre réélection contestée, le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, devait disposer d’une nouvelle majorité confortable à l’Assemblée aux termes des élections législatives, hier, marquées par quelques incidents et un report du scrutin dans plusieurs circonscriptions de la région du Pool.

Même si les résultats du second tour ne seront connus que dans quelques jours pour ce pays de 4,5 millions d’habitants, le Parti congolais du travail (Pct) du président avait déjà empoché 72 sièges sur 151 au premier tour, le 16 juillet, contre sept pour l’Union des démocrates et humanistes (Udh-Yuki) de Guy-Brice Parfait Kolélas et trois pour l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads). Un incident impliquant des militaires et ayant provoqué le retrait d’un candidat d’opposition a émaillé ce deuxième tour dans un bureau de Brazzaville, après l’ouverture des bureaux de vote à 08h00 (07h00 Gmt). Dans le quartier de Poto-Poto, à Brazzaville, des militants d’un candidat indépendant accusent également des militaires d’avoir voté frauduleusement pour le compte du Pct, ont-ils indiqué à l’Afp. Les autorités ont reporté le scrutin dans neuf des quatorze circonscriptions électorales du Pool (sud), région proche de Brazzaville, qui a replongé dans la violence depuis la réélection contestée de M. Sassou Nguesso (33 ans au pouvoir au total). Le gouvernement accuse l’ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, et ses combattants Ninjas de commettre des exactions sur les populations. Au total, 138.000 personnes sont en détresse dans ces régions, selon le gouvernement et l’Onu.                                     
 AFP

Plus de 50 personnes ont été tuées dans l’attaque menée, cette semaine, par Boko Haram, contre une mission pétrolière dans le nord-est du Nigeria, un des bilans les plus lourds imputés aux islamistes au cours des derniers mois et qui pourrait encore s’alourdir, ont annoncé des sources médicales et humanitaires.

«Le bilan ne cesse de s’aggraver», a déclaré, jeudi, une source engagée dans les suites de l’embuscade menée mardi près de Magumeri, dans l’Etat de Borno. «Nous en avons maintenant plus de 50 et de nouveaux corps arrivent».
Ce lourd bilan montre la persistance de la menace jihadiste en dépit des affirmations du gouvernement nigérian qui affirmait que le groupe armé était très affaibli. Il illustre aussi les risques de la prospection de nouveaux champs de pétrole dans le bassin du lac Tchad alors que l’exploitation est jusqu’à présent concentrée dans le sud du pays, premier producteur d’Afrique.

Les circonstances de l’embuscade tendue aux gardes et à l’équipe de la Nigerian national petroleum company (Nnpc), accompagnés de géologues de l’Université de Maiduguri, de retour d’une mission d’exploration, n’ont pas encore été éclaircies, en raison du strict contrôle de l’armée sur les accès au Borno, épicentre des violences de Boko Haram.
AFP

Le parti du président Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1997 au Congo-Brazzaville, devrait, sans surprise, s’assurer la majorité absolue au second tour des élections législatives, demain, alors que l’opposition dénonce des fraudes et que les autorités ont reporté le scrutin dans la région en crise du Pool.

Le Parti congolais du travail (Pct) a déjà obtenu 72 sièges sur 151 au premier tour, le 16 juillet, contre sept pour l’Union des démocrates et humanistes (Udh-Yuki) de Guy-Brice Parfait Kolélas, et trois pour l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads, première formation d’opposition). «Les résultats obtenus par chaque parti reflètent le travail abattu sur le terrain. Notre victoire est méritée», a déclaré le secrétaire général du Pct, Pierre Ngolo. «Il y a eu quand même des fraudes et de la tricherie. On aurait pu gagner plus de sièges, notamment aux locales (Ndlr : qui ont eu lieu le même jour, et également remportées par le Pct)», a estimé M. Kolélas, rival de M. Sassou Nguesso à l’élection présidentielle contestée de 2016.

L’Upads a déposé un recours en annulation pour la circonscription de Louvakou, dans le Niari (sud), qu’elle a perdu.
Dans l’Assemblée nationale sortante, qui a siégé de 2012 à 2017, le Pct comptait 92 députés sur 139, contre seulement sept pour l’Upads. La campagne en vue du second tour, qui a  pris fin hier à minuit, s’est déroulée sans enthousiasme.

Les autorités ont reporté le scrutin dans neuf des quatorze circonscriptions électorales du Pool (sud). Cette région a replongé dans la violence depuis la présidentielle contestée de mars 2016. Le gouvernement accuse l’ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, et ses ex-combattants Ninjas de commettre des exactions sur les populations dont 138.000 personnes sont «en détresse», selon le gouvernement et l’Onu.

AFP

La Cour suprême du Pakistan a rendu, hier, un arrêt prononçant la «disqualification» du Premier ministre Nawaz Sharif et sa destitution de fait suite à une affaire de corruption.

«Il est disqualifié en tant que député au Parlement et a donc cessé d’occuper le poste de Premier ministre», a déclaré le juge Ejaz Afzal Khan devant une foule compacte réunie au siège de la Cour.
L’arrêt ordonne aussi à l’autorité anti-corruption de lancer une nouvelle enquête sur les soupçons pesant sur M. Sharif.

La Cour a pris sa décision sur la base des travaux d’une commission d’enquête mise sur pied suite à la révélation du scandale par les Panama Papers l’an dernier. C’est la seconde fois, dans l’histoire du Pakistan, qu’un Premier ministre en poste est destitué par une intervention de la Cour suprême. La première fois remonte à 2012, lorsqu’elle avait condamné le Premier ministre de l’époque, Raza Gilani, pour outrage à la justice, car il avait refusé de rouvrir une enquête pour corruption contre le président d’alors, Asif Zardari. M. Sharif n’aura ainsi mené à terme aucun de ses trois mandats comme chef du gouvernement. Il avait déjà été contraint à la démission en raison d’accusations de corruption en 1993. Son deuxième mandat, démarré en 1997, avait lui aussi tourné court en 1999 suite à un coup d’Etat militaire et M. Sharif avait été contraint à plusieurs années d’exil en Arabie saoudite.

AFP

Les républicains, minés par leurs dissensions internes, ont, à nouveau échoué, hier, à abroger l’Obamacare, leur cheval de bataille depuis maintenant sept ans ; ce qui constitue un sérieux revers pour le président Donald Trump.

Lors d’un vote tendu en pleine nuit, le Sénat a rejeté, hier, par 51 voix contre 49, une abrogation partielle de la couverture santé mise en place par le président Barack Obama en 2010.
«Trois républicains et 48 démocrates laissent tomber le peuple américain», a twitté le président Trump après le vote. «Comme je l’ai dit depuis le début, laissez l’Obamacare imploser, puis négociez».
Le sénateur républicain John McCain, de retour au Sénat malgré le cancer dont il vient d’annoncer être atteint, a voté contre cette abrogation partielle ainsi que deux républicains modérés aux côtés des démocrates.
Après des mois de vains efforts, ce vote porte un coup dur au parti républicain et à l’ambition du président Trump de démanteler les réformes de santé de son prédécesseur.

«C’est une déception, vraiment une déception», a commenté le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell. «Je regrette que nos efforts n’aient tout simplement pas été suffisants cette fois-ci».
Cet échec constitue un sérieux revers pour les républicains, pourtant majoritaires au Congrès, et pour le président Trump qui n’avait cessé de promettre, pendant sa campagne, qu’il en finirait avec Obamacare à peine arrivé à Washington.

Le Sénat se prononçait sur une abrogation partielle de l’Obamacare, prévoyant de ne supprimer que certaines mesures comme l’obligation faite aux particuliers de souscrire à une assurance-santé sous peine d’amende ou celle faite aux entreprises de proposer une couverture à leurs salariés.

AFP

Les affrontements entre groupes signataires de l’accord de paix au Mali, en marge desquels deux Casques bleus allemands ont péri dans un accident d’hélicoptère, se sont soldés par de lourdes pertes pour les forces pro-gouvernementales, a appris, hier, l’Afp de sources concordantes.

Ces combats ont opposé, mercredi, près de Kidal, dans le nord-est du pays, la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg) aux groupes armés pro-gouvernementaux.  
C’est en les observant qu’un hélicoptère de la Mission de l’Onu au Mali (Minusma) s’est écrasé près de Tabankort, coûtant «la vie à deux soldats allemands», a souligné, hier, le chef des opérations de maintien de la paix de l’Onu, Jean-Pierre Lacroix. «L’hélicoptère en question était en train de conduire des activités de surveillance dans la région, suite à de violents affrontements entre les groupes armés signataires» de l’accord de mai-juin 2015, a précisé M. Lacroix dans un communiqué. Le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-gouvernemental) «a perdu quelques dizaines de combattants tués, quelques dizaines d’autres ont été faits prisonniers», a déclaré à l’Afp une source au sein d’une organisation internationale. La Cma a perdu au moins deux hommes et eu plusieurs blessés, selon la même source. « Dans un communiqué, la Cma a affirmé «avoir démantelé toutes les positions de la Plateforme qui se formaient autour» de Kidal, disant avoir soupçonné les groupes pro-gouvernementaux de vouloir encercler cette ville sous son contrôle. Le Gatia n’a pas fourni de bilan, mais un de ses responsables a reconnu «des pertes».              AFP

Tractations diplomatiques et missions d’experts s’enchaînent au Togo, l’ancienne colonie française ayant entamé les démarches pour rejoindre l’espace anglophone du Commonwealth, sur les pas du Rwanda.

Kigali avait adhéré à l’organisation de 52 pays en 2009, 14 ans après le Mozambique lusophone, première nation à devenir membre du Commonwealth sans avoir jamais été un protectorat ni une colonie britannique. Le Togo, qui compte environ 7 millions d’habitants, s’est lancé, depuis 2014, dans le processus d’adhésion.
En février et en juin, deux missions d’experts ont rencontré, à Lomé, les représentants d’institutions comme la Cour constitutionnelle, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh) pour étudier la candidature togolaise.

Ils ont également discuté avec des responsables de partis politiques et de la société civile, ainsi que des organisations de femmes et de la jeunesse. «Le dossier du Togo est en bonne voie et nous sommes optimistes pour la suite du processus», a déclaré à l’Afp Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères. «Le Togo est un pays politiquement stable où il y a la paix et la démocratie». «Géographiquement, notre pays a une position stratégique avec d’énormes atouts dont un port en eau profonde (...) qui désenclave les pays de l’hinterland» - Burkina Faso, Niger, Mali, a-t-il ajouté. Le pays est déjà membre de la Communauté économique des pays de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Organisation internationale de la Francophonie qui rassemble les pays de langue française. Selon le ministre, l’adhésion du Togo au Commonwealth lui permettra «d’élargir le champ de ses rapports étatiques et de diversifier ses relations d’amitié et de coopération, en se faisant de nouveaux amis et en se rapprochant un peu plus de ses vieux amis, tels que la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle Zélande».

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair s’est également rendu au Togo à deux reprises, en mars, puis mi-juillet, où il a longuement abordé le sujet de l’adhésion au Commonwealth avec le président Faure Gnassingbé, selon des sources proches de la présidence. «La présence de M. Blair au Togo devrait contribuer à faire avancer ce processus», avait alors affirmé un communiqué gouvernemental.

AFP

Le gouvernement ivoirien a annoncé, hier, le plafonnement des prix des denrées alimentaires de première nécessité afin de lutter contre la vie chère, alors qu’une partie de la population se plaint de ne pas sentir les retombées d’une forte croissance.

Un décret présidentiel, signé le 12 juillet, «plafonne les prix du riz, du sucre, de la tomate concentrée, de l’huile de table et du ciment». Ce plafonnement, qui sera contrôlé de façon «stricte et régulière», s’applique tant à la production qu’à la distribution desdits produits, selon les termes du décret dont l’Afp a obtenu copie. «Ces produits font l’objet de pratiques spéculatives, alors que lutter contre la spéculation sous toutes ses formes, c’est lutter contre la vie chère», a expliqué, de son côté, le directeur du Commerce intérieur au ministère ivoirien du Commerce, Aimé Koizan, lors d’une conférence de presse. Selon lui, l’alimentation représente 27 % des dépenses des ménages en Côte d’Ivoire. Cette opération, qui vise à «préserver le pouvoir d’achat des Ivoiriens», précise M. Koizan, sera suivie d’une campagne de sensibilisation des commerçants jusqu’au 12 août prochain. Ces derniers devront pratiquer des prix en deçà.      

AFP

Le Conseil de sécurité des Nations unies a mis en garde, hier, la République démocratique du Congo et la région contre le fait que la situation pourrait dégénérer si l’accord politique, conclu il y a presque sept mois, n’était pas respecté.

En vertu de cet accord, conclu le 31 décembre 2016, des élections doivent être organisées cette année dans ce pays riche en minerais dont ce serait la première transition démocratique.
Mais, les craintes que l’accord ne reste lettre morte se multiplient après l’annonce, par le chef de la Commission électorale, plus tôt ce mois-ci, que le scrutin n’aurait probablement pas lieu cette année. Dans une déclaration préparée par la France et adoptée à l’unanimité, le Conseil a prévenu «qu’à moins que les acteurs politiques ne fassent preuve d’une bonne foi renouvelée et d’une volonté politique de tenir les promesses faites à leur population la veille du jour de l’an en 2016, la Rdc et la région au sens large s’exposent à un risque accru d’insécurité et d’instabilité».

L’opposition congolaise a prévu une grève nationale, le 8 août, et des rassemblements, le 20 août, pour pousser le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, à quitter son poste et à permettre la tenue d’élections. Des responsables de l’opposition ont affirmé, ces jours-ci, que M. Kabila devait accepter, d’ici fin septembre, qu’une date de scrutin soit fixée. Faute de quoi, ils ne le reconnaitront comme président dès le 1er octobre.
Dans sa déclaration, le Conseil a souligné «l’urgence d’une application rapide» de façon à organiser «des élections pacifiques, totalement crédibles et dans les délais convenables, au plus tard en décembre 2017», afin de réaliser un transfert pacifique du pouvoir. Les 15 membres du Conseil se sont également dits prêts à «agir en conséquence contre tous les acteurs congolais dont les actions et les déclarations empêcheraient l’application de l’accord et l’organisation des élections».

AFP

Un regain de violences en République centrafricaine, marqué notamment par la mort de neuf Casques bleus, cette année, risque d’effacer des années d’efforts pour restaurer une fragile stabilité, a prévenu, hier, le secrétaire général des Nations unies.

Antonio Guterres a condamné la mort, mardi, de deux Casques bleus marocains à Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, deux jours après le décès d’un autre soldat de la paix également marocain.
L’Onu a attribué cette nouvelle attaque aux anti-balaka, des miliciens majoritairement chrétiens. M. Guterres s’est dit «extrêmement inquiet au sujet des combats dans le sud-est de la République centrafricaine, des tensions interethniques exacerbées et des efforts de détracteurs pour essayer de faire dérailler le processus de stabilisation du pays».

«Si on la laisse perdurer, la situation actuelle risque de saper les résultats durement acquis pour parvenir à une paix durable», a-t-il indiqué dans un communiqué, appelant toutes les parties à «cesser la violence» et à «prendre des actions pour éviter une plus grande détérioration de la fragile situation en matière de sécurité».
La République centrafricaine peine à mettre derrière elle les affrontements sanglants ayant suivi le renversement, en 2013, du président François Bozizé par les rebelles à majorité musulmane de la Séléka, suscitant une contre-offensive de milices chrétiennes, les anti-balaka.

Plus d’un million de personnes ont été déplacées dans le pays et la survie de plus de 2,3 millions d’habitants - la moitié de la population - dépend de l’aide humanitaire, selon l’Onu qui a déployé 12.350 soldats et policiers pour protéger les civils et soutenir le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra, élu l’an dernier.

AFP

Israël a retiré, hier, les détecteurs de métaux de l’esplanade des Mosquées dont l’installation avait déclenché des violences meurtrières entre Palestiniens et forces israéliennes, mais les autorités musulmanes maintiennent leur boycott de ce lieu saint de l’Islam situé à Jérusalem-Est occupée.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a parallèlement annoncé le maintien du gel de la coopération avec Israël, décidé la semaine dernière. La décision de retirer les détecteurs a été prise après une intense mobilisation diplomatique, la communauté internationale s’inquiétant du risque d’un débordement des tensions au-delà des Territoires palestiniens. Une crise diplomatique née d’un incident meurtrier à l’ambassade d’Israël en Jordanie aurait également pesé dans la balance. Les autorités israéliennes avaient installé les détecteurs de métaux aux entrées de l’esplanade, le 16 juillet, au surlendemain de la mort de deux policiers israéliens dans une attaque. Elles ont justifié ce dispositif par le fait que les assaillants avaient dissimulé des armes sur ce site et en étaient sortis pour mener leur attentat. Pour protester contre l’installation des détecteurs de métaux, les fidèles musulmans ont, depuis, refusé d’entrer sur l’esplanade et ont décidé de prier dans les rues environnantes.

Le cabinet de sécurité israélien a accepté «la recommandation de tous les organismes de sécurité de remplacer l’inspection au moyen de détecteurs de métaux par une inspection de sécurité basée sur des technologies avancées et sur d’autres moyens», a déclaré, dans la nuit, le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

AFP

Cinq personnes ont été tuées lors d’une «série d’attaques» menées par des jihadistes présumés dans la nuit de lundi à hier dans trois localités du nord du Burkina Faso frontalier du Mali, selon des sources locale et sécuritaire.

«Une attaque perpétrée par des individus armés et non identifiés a fait cinq morts dans la province du Soum», a déclaré à l’Afp une autorité locale de Djibo, chef-lieu de cette province. «Deux personnes (ont été tuées) dans le village de Ndija, dans la commune de Djibo. Deux hommes ont également été abattus à Sibé et un autre tué à Neyda, deux villages de la commune de Tongomael’’, a précisé à l’Afp une source sécuritaire sous le couvert de l’anonymat. «Les auteurs de l’attaque, probablement des terroristes, se déplaçaient à moto et il est possible que cette série d’attaques soit l’œuvre des mêmes individus’’, a indiqué cette source. Des ratissages de la gendarmerie et de l’armée étaient en cours, hier, dans la province, selon des habitants.  Le nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015. En mars, une opération militaire à Petéga (25 km de Djibo) a permis d’abattre un leader «terroriste», Arouna Dicko, présenté comme un des lieutenants du prédicateur burkinabè Ibrahim Maalam Dicko, le chef d’Ansarul Islam, qui tentait de s’implanter dans le nord du pays depuis plusieurs mois.
Dès lors, les attaques, souvent en guise de représailles contre de présumés informateurs, se sont multipliées dans la province du Soum.
                                

AFP

Les frères ennemis libyens Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar se sont mis d’accord sur des élections «au printemps», au cours d’une rencontre près de Paris, a annoncé, hier, le président français Emmanuel Macron, saluant leur «courage historique».

«Ce qui est extrêmement important, c’est que l’un et l’autre ont acté un accord en vue des élections au printemps prochain», a affirmé M. Macron au cours d’une conférence de presse, à l’issue des discussions entre les deux rivaux qui se sont déroulées sous son égide.
Le chef du gouvernement de Tripoli, Fayez al-Sarraj, et l’homme fort de l’est de la Libye, Khalifa Haftar, ont adopté, hier, pour la première fois, une déclaration commune de sortie de crise, appelant à un cessez-le-feu et à l’organisation d’élections le plus rapidement possible. Le texte en dix points, lu en arabe, réaffirme que seule une solution politique permettra de sortir de la crise libyenne et réitère la validité des accords de Skhirat, signés en 2015 sous l’égide de l’Onu.
«C’est un processus qui est essentiel pour l’Europe toute entière, car si nous ne réussissons pas ce processus, à travers les risques terroristes, à travers les conséquences migratoires qu’un tel échec produirait, les conséquences sur nos pays sont directes», a insisté M. Macron.
«Le peuple libyen mérite cette paix et nous la lui devons», a ajouté le président français. Le cessez-le-feu prévu ne doit pas s’appliquer à la lutte antiterroriste, précise le texte, qui appelle également à la démobilisation des combattants des milices et à la constitution d’une armée libyenne régulière. Il souligne aussi la nécessité de bâtir un Etat de droit en Libye et d’y respecter les droits de l’Homme. La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du colonel Mouammar Kadhafi fin 2011. Plusieurs autorités rivales ainsi que des myriades de milices se disputent le contrôle de son territoire.                                 

AFP

Plusieurs suspects de complicité avec les groupes jihadistes au Mali, dont deux considérés comme des fournisseurs d’armes, ont été arrêtés récemment par la force française Barkhane et l’armée malienne, a appris l’Afp de sources sécuritaires maliennes. «Dimanche, un homme qui ravitaille en armes et munitions les jihadistes du nord et du centre a été arrêté par l’armée malienne dans le nord du pays», a déclaré à l’Afp sous le couvert de l’anonymat une source sécuritaire malienne.

Selon la même source, «l’homme arrêté est de nationalité malienne, et effectuait des va-et-vient entre Gao (nord) et Mopti (centre) pour ravitailler les +terroristes+ en armes et munitions». Une source militaire malienne contactée à Gao a confirmé à l’Afp cette information. Par ailleurs, une autre source militaire malienne a fait état de l’arrestation, «début juillet», dans le nord-ouest du pays, par Barkhane, d’un homme présenté comme «un gros fournisseur d’armes» aux «terroristes du centre du Mali». «Il a été arrêté par les Français et remis à l’armée malienne», a précisé cette source, ajoutant ne pouvoir se prononcer sur «ses relations avec le prédicateur radical Amadou Koufa», chef du principal groupe armé jihadiste du centre du Mali, qui recrute surtout parmi la communauté peule. «Mais, il livre des armes à ses troupes. Ça, c’est sûr», a affirmé cette source militaire.

AFP

Les sénateurs américains devraient voter, aujourd’hui, pour décider d’ouvrir ou non les débats sur l’abrogation de la réforme du système de santé de Barack Obama, longtemps promise par les républicains. Mais, le vote risque d’échouer.

«Les républicains ont une dernière chance de faire ce qu’il faut pour abroger et remplacer (Obamacare), après avoir passé des années à faire campagne sur cette promesse», a tweeté, hier, le président Donald Trump qui a repris cet engagement durant sa campagne présidentielle. Mais, l’arithmétique du Sénat est implacable. Sur les 52 membres de la majorité républicaine, trois ont déclaré, la semaine dernière, qu’elles voteraient non lors du vote sur la motion visant à mettre une abrogation «sèche» à l’ordre du jour. Aucun texte ne peut être examiné sans un premier vote autorisant l’ouverture des débats.

Puisque les 48 démocrates de l’opposition voteront non, les républicains ne peuvent se permettre que deux défections. Le vice-président, selon la Constitution, peut apporter la 51e voix en cas d’égalité 50-50. Une fois que le texte est à l’ordre du jour, les sénateurs pourront déposer des amendements et réécrire de facto toute la loi pour «remplacer» Obamacare, mais les républicains modérés font si peu confiance aux chefs de groupe qu’ils refusent, à ce stade, de laisser les débats commencer.
Les négociations, en coulisses, sont intenses pour rattraper les sénatrices qui ont torpillé l’initiative républicaine, la semaine dernière, en annonçant leur opposition.

AFP

Le président français Emmanuel Macron réunira, aujourd’hui, en région parisienne, les deux principaux protagonistes de la crise en Libye, le chef du gouvernement d’union nationale (Gna) Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar, a annoncé, hier, la présidence française.

«La France entend, par cette initiative, faciliter une entente politique entre le président du Conseil libyen et le commandant de l’Armée nationale libyenne, au moment où le nouveau représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la Libye, Ghassan Salamé, qui participe aux échanges, prend ses fonctions de médiateur des Nations unies», a indiqué le palais de l’Elysée dans un communiqué. «En concertation avec tous ses partenaires, la France entend marquer son appui aux efforts pour construire un compromis politique, sous l’égide des Nations unies, qui réunisse (...) l’ensemble des différents acteurs libyens», poursuit le communiqué. «L’enjeu est de bâtir un Etat capable de répondre aux besoins fondamentaux des Libyens et doté d’une armée régulière unifiée sous l’autorité du pouvoir civil», indique l’Elysée. «C’est une nécessité pour le contrôle du territoire libyen et de ses frontières, pour lutter contre les groupes terroristes et les trafics d’armes et de migrants, mais aussi en vue du retour à une vie institutionnelle stable».

Fayez al-Sarraj, soutenu par l’Onu et l’Occident, et son rival, le maréchal Khalifa Haftar, se sont rencontrés, début mai, à Abou Dhabi et, précédemment, en janvier 2016, peu après la désignation de M. Sarraj à la tête du Gna.

Le Gna, mis en place aux termes d’un accord négocié sous l’égide de l’Onu, s’est installé en mars 2016 à Tripoli, mais son autorité est contestée par le maréchal Haftar, l’homme fort de l’est du pays, où il est appuyé par un Parlement élu et un gouvernement parallèle.

AFP

Les représentants du groupe de contact sur la route migratoire en Méditerranée centrale ont convenu, hier, à Tunis, de renforcer leur coopération en matière de gestion des flux migratoires, en jugeant essentielle une stabilisation de la Libye.

Cette réunion à laquelle ont participé les ministres de l’Intérieur ou autres représentants de la Tunisie, de la Libye, de l’Algérie, de la France, de l’Italie, de Malte et d’Allemagne notamment, en présence de l’Union européenne, a été élargie au Tchad, au Niger et au Mali. «Nous devons approfondir notre solidarité et notre responsabilité collectives. Un pays seul ne peut faire face à ce phénomène de migration, nous devons faire front ensemble», a dit, lors de la réunion, Dimitris Avramopoulos, commissaire européen à la Migration.  «Nous devons nous engager ensemble pour résoudre» cette «crise migratoire d’une ampleur extrême», a renchéri le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Face au trafic de migrants, «l’approche ne peut être sécuritaire» uniquement. Elle doit être «globale, avec un grand aspect social, un grand aspect économique et souvent culturel», a, de son côté, dit à la presse le ministre tunisien de l’Intérieur, Hédi Majdoub. La situation chaotique en Libye a été l’un des principaux points abordés, selon le commissaire européen. «Il est très important de rétablir la stabilité dans ce pays», a dit M. Avramopoulos. Le groupe de contact avait tenu sa première réunion ministérielle à Rome, en mars, et doit de nouveau se retrouver en Suisse d’ici la fin de l’année.

Dans leur communiqué final, les ministres se sont accordés pour que leurs pays tentent de traiter «les causes profondes de la migration irrégulière» et pour «renforcer l’échange d’informations stratégiques et opérationnelles sur les réseaux criminels de traite des êtres humains et de trafic de migrants».

AFP

Le secrétaire général de la Ligue arabe a accusé Israël de «jouer avec le feu» en imposant de nouvelles mesures de sécurité à l’entrée de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. «Al-Qods (Jérusalem, Ndlr) est une ligne rouge. Aucun Arabe ni musulman n’acceptera qu’on porte atteinte» à ses lieux saints, a dit Ahmed Aboul Gheit dans un communiqué.

Le secrétaire général de l’organisation panarabe, basée au Caire, a aussi dénoncé «l’aventurisme» du gouvernement israélien qui veut provoquer une «grave crise avec le monde arabe et musulman». Depuis une semaine, les heurts sont quotidiens entre forces de sécurité israéliennes et manifestants palestiniens qui dénoncent l’installation, par Israël, de détecteurs de métaux aux points d’accès à l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’Islam. Cinq Palestiniens et trois Israéliens sont morts depuis vendredi.      

AFP

Téhéran et Bagdad ont signé, hier, un accord préliminaire pour renforcer la coopération militaire entre les deux pays voisins et affirmé leur attachement à l’»unité» de l’Irak, a rapporté l’agence de presse officielle iranienne Irna.

Le mémorandum d’entente, signé à Téhéran, en présence du ministre irakien de la Défense, porte sur «un vaste plan de coopération militaire», notamment dans «la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme», selon Irna.
Au cours de sa visite, le ministre irakien Irfan al-Hiyali a rencontré le président du Parlement iranien, Ali Larijani, et le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale en Iran, Ali Chamkhani, qui ont tous deux insisté sur l’attachement de l’Iran à l’»unité» de l’Irak. «L’Iran soutient tous les groupes et communautés ethniques en Irak», a affirmé M. Larijani, selon la radiotélévision iranienne. «Nous resterons aux côtés de la nation et du gouvernement irakiens comme nous l’avons fait jusqu’ici, durant la phase de reconstruction» du pays, a-t-il assuré.

Il a, d’autre part, souligné l’importance de préserver l’unité de l’Irak, «car le [groupe Etat islamique - Ei] n’aurait pas pu intervenir s’il n’y avait pas eu de divergences politiques» dans ce pays où l’Iran soutient financièrement et militairement la lutte antijihadistes.«Nous avons combattu les terroristes pour que l’Irak reste stable et uni», a répondu le ministre irakien, alors que les autorités kurdes d’Irak veulent organiser un référendum sur l’indépendance en septembre prochain. «Nous ne laisserons aucune partie politique désintégrer l’Irak. Nous ne permettrons pas que la victoire soit gâchée», a-t-il ajouté.
L’Iran chiite, avec une population de 80 millions d’habitants, dont environ six millions de Kurdes, a tissé des relations étroites avec l’Irak, à majorité chiite, et s’oppose à toute forme de référendum. C’est aussi la position de la Turquie voisine.

AFP

La campagne des élections générales du 23 août a officiellement débuté, samedi, en Angola, avec un grand meeting de l’Unita, le principal parti d’opposition ; un scrutin qui doit marquer la fin du règne du président Jose Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 38 ans.

«Je déclare ouverte la campagne électorale (...). Les partis peuvent commencer leurs activités dans le respect de la loi», a déclaré, samedi, Andre da Silva Neto, le président de la Commission nationale électorale. L’Unita, principale formation d’opposition, a lancé sa campagne, dès samedi après-midi, avec un grand meeting à Cacuaco, dans la banlieue de la capitale Luanda, rassemblant des milliers de militants aux couleurs rouges, vertes et blanches du parti. «Vous qui souffrez dans la pauvreté, sans électricité, sans emploi, sans rien à manger, le changement, c’est maintenant avec l’Unita au pouvoir», a lancé le leader de cette formation politique, Isaias Samakuva.  «Nous sommes en faveur de la démocratie et le démocrate est Isaias Samakuva», chantaient les militants en défilant dans les rues dans le calme, selon un journaliste de l’Afp.

Plus de 9 millions d’Angolais sont appelés aux urnes pour départager six partis lors de ce scrutin qui doit élire le nouveau Parlement angolais chargé ensuite de désigner le président. Le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (Mpla), au pouvoir depuis l’indépendance du pays, en 1975, fait figure de grand favori.

M. Dos Santos, qui dirige l’Angola depuis 1979, a cependant annoncé qu’il ne se représenterait pas lors de ce scrutin, laissant la place à son dauphin, le vice-président du Mpla, Joao Lourenço.
Le Mpla lancera, de son côté, demain, sa campagne avec un grand rassemblement à Huambo, deuxième ville du pays, dans le centre de l’Angola, un bastion de l’opposition.                             

AFP

Les parlementaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao, 15 pays), de la Mauritanie et du Tchad ont affirmé vouloir limiter à trois le nombre d’enfants par femme afin de faire baisser de moitié, d’ici à 2030, le taux de fécondité le plus élevé au monde.

«Les parlementaires de la Cedeao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici à 2030, les Parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme (...) ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique», a déclaré le président du Parlement burkinabè, Salifou Diallo, lors d’une rencontre régionale sur la démographie samedi à Ouagadougou.

Avec un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme, le plus élevé au monde, la population de l’espace Cedeao se situera, en 2050, autour d’un milliard d’habitants, dont la moitié sera constituée de jeunes, selon les Nations unies.

«Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui est de l’ordre de 5 à 6 % avec un taux de fécondité située à 6 ou 7 %, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation», a martelé M. Diallo.

Selon lui, «il est urgent de contenir la poussée démographique dans l’espace Cedeao pour promouvoir un réel développement viable et durable».

Les parlementaires devraient, dans leurs Etats respectifs, adopter des stratégies afin de «faciliter un déclin rapide et volontaire de la fécondité grâce à l’accès universel à la planification familiale, l’augmentation du niveau d’éducation des femmes et le renforcement des efforts pour améliorer la survie de l’enfant», a ajouté M. Diallo.

De son côté, le président du Parlement du Bénin, Adrien Houngbédji, a estimé que «c’est à (nous) qu’il appartient de définir l’équilibre optimal qu’il est indispensable de trouver entre la régulation des naissances et l’amélioration de la qualité de vie de la population active».
Il s’agira de faire «baisser de moitié» le taux de fécondité et d’»arrimer le taux de croissance démographique trop fort avec le taux de croissance économique trop modéré», a déclaré le président de la Commission de la Cedeao, Marcel De Souza.

«La jeunesse représente les deux tiers de la population. Cette jeunesse, lorsqu’elle ne trouve pas de solutions, devient une bombe : elle traverse le désert ou la Méditerranée, meurt par milliers pour l’immigration clandestine», a-t-il ajouté.

AFP

L’Iran a fait part, hier, de sa frustration après les dernières sanctions décidées par les Etats-Unis, qui «violent», selon lui, les termes de l’accord historique de 2015 sur le nucléaire, lors d’une rencontre internationale à Vienne.

«Nous avons parlé en détail des sanctions (...), des exemples montrant que les Américains ont tardé à remplir leurs engagements, (...) violé l’accord», a déclaré le principal négociateur de Téhéran sur la question nucléaire, Abbas Araqchi, à des journalistes après cette rencontre. Selon lui, les Etats-Unis «ont fait preuve de mauvaise volonté en essayant de saboter la situation, menacer ou effrayer des sociétés étrangères désireuses d’investir en Iran». Peu après que la Maison Blanche eut admis que la République islamique respectait l’accord sur le nucléaire, l’administration Trump a annoncé, mardi, une nouvelle série de sanctions non-nucléaires contre le programme iranien de missiles balistiques. L’Iran a répondu par d’autres sanctions, accusant Washington d’essayer «d’empoisonner l’atmosphère internationale». M. Araqchi a indiqué avoir fait part de ses préoccupations lors de conversations bilatérales avec les représentants des Etats-Unis après la réunion d’hier. Cette rencontre diplomatique de haut niveau a eu lieu à huis clos, dans l’hôtel viennois où l’accord du 14 juillet 2015 avait été conclu.                   

AFP

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a lancé, dans la nuit de jeudi à hier, la campagne pour le référendum constitutionnel du 5 août, boycotté par l’opposition radicale. «Votre présence massive constitue un message à ceux qui ne veulent pas que le pays avance», a lancé le chef de l’Etat devant une foule surchauffée dans un stade archicomble de la périphérie de Nouakchot.

L’opposition dite radicale, regroupée au sein d’une alliance de plusieurs partis et mouvements, fait campagne pour un «boycott actif de cette mascarade sans objet et dont les desseins cachés sont évidents», selon un communiqué de cette coalition. M. Ould Abdel Aziz, qui a appelé à un «oui massif», a promis de se rendre dans toutes les capitales régionales pour «répondre à tous ces mensonges et mystifications développés sur la place publique» par les opposants au projet. Il a insisté sur la disposition supprimant le Sénat «qui a fait tant de mal au peuple mauritanien», manifestant ainsi son irritation envers les sénateurs qui ont bloqué l’adoption au Parlement de la nouvelle Constitution, et bloqué, depuis plusieurs mois, le vote des lois dont le budget de l’Etat. Le projet de révision a été élaboré lors d’un dialogue, en septembre-octobre, entre le pouvoir et l’opposition dite modérée, qui appellent à voter oui. Outre la suppression du Sénat, qui serait remplacé par des conseils régionaux élus, le projet prévoit celle de la Haute cour de justice, du médiateur de la République et du Haut conseil islamique.
Il propose également d’ajouter sur le drapeau deux bandes rouges, symbolisant le sang versé par les «martyrs de la résistance» à la colonisation française.

AFP

Le ministre gambien de la Justice, Abubacarr Tambadou, a annoncé qu’une nouvelle Constitution pour remplacer celle de l’ex-président Yahya Jammeh serait préparée et soumise à référendum dans un délai de deux ans.

L’actuelle Constitution, en vigueur depuis 1997, avait permis à Yahya Jammeh, arrivé à la tête de la Gambie par un coup d’Etat, le 22 juillet 1994, de consolider son pouvoir. Une commission de révision de la Constitution va consulter un large échantillon de la population pendant une période de 18 mois à deux ans pour «refléter fidèlement l’opinion des Gambiens dans le pays et à l’étranger», a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse à Banjul. Le texte qui résultera de cette consultation sera soumis à un référendum, a-t-il poursuivi, sans préciser la date de début des travaux de la commission. Cette nouvelle Constitution marquera «le début de la troisième République». M. Tambadou a également indiqué que 49 propriétés immobilières supplémentaires en Gambie appartenant à l’ex-président Jammeh et ses proches avaient été recensées à la suite d’enquêtes, portant leur nombre à 180. Le 13 juillet, M. Barrow a désigné une commission chargée d’enquêter sur les biens de son prédécesseur, gelés sur décision de justice en mai.

Yahya Jammeh contrôlait des activités allant de la boulangerie aux exploitations agricoles et était régulièrement accusé de mettre la main sur des secteurs commerciaux florissants.
Les nouvelles autorités le soupçonnent d’avoir détourné plus de 50 millions de dollars (environ 44 millions d’euros).                  

AFP

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