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Actualités Internationales (2878)

Les membres du Centre gabonais des élections (Cge), chargé d’organiser des législatives par deux fois repoussées, ont prêté serment hier à Libreville.

Le président du Cge, Moïse Bibalou Koumba, et les membres de cette nouvelle institution ont prêté serment devant la Cour constitutionnelle. Depuis lundi, le Gabon est dans un flou institutionnel. Les élections législatives, reportées à deux reprises depuis décembre 2016, auraient dû avoir lieu avant la fin avril. La Cour constitutionnelle a annoncé, lundi, la dissolution de l’Assemblée nationale - que le Sénat remplacera temporairement - et a demandé le départ du gouvernement qui a officiellement démissionné mardi. Selon la Cour, le gouvernement a échoué dans l’organisation des législatives à la date fixée. Les commentateurs expliquent ces reports du scrutin par les remous suscités par la présidentielle d’août 2016 et dont les résultats donnant le président sortant Ali Bongo Ondimba vainqueur sont contestés par l’opposition.
Cette décision de la Cour a été vécue comme une surprise par la classe politique gabonaise dont une partie a accusé l’institution de «coup d’Etat institutionnel», une accusation démentie par sa présidente, Marie-Madeleine Mborantsuo, sur Radio France internationale (Rfi).    

AFP

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a dénoncé, hier, une instrumentalisation de la religion à des fins politiques, au lendemain d’affrontements meurtriers à Bangui qui font ressurgir le spectre des violences intercommunautaires entre musulmans et chrétiens.

La capitale centrafricaine a connu, mardi, un regain de violences meurtrières inédit depuis l’élection, en février 2016, du président Touadéra qui a décrété un deuil national du 3 au 5 mai. Le bilan s’élève à au moins 16 morts et une centaine de blessés, selon des sources médicales.

L’attaque d’une église et le meurtre d’un prêtre par des hommes armés lors d’une cérémonie religieuse, puis le lynchage de deux personnes soupçonnées d’être des musulmans ainsi que l’incendie d’une mosquée laissent craindre un retour des violences interreligieuses qui ont marqué le conflit centrafricain en 2013-2014.
«Ce conflit n’est pas confessionnel», a cependant martelé le président Touadéra qui s’est exprimé à l’église Saint Paul en présence de l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga. Il a dénoncé la tentative de certains groupes armés de «confessionnaliser leur ambition politique et le pillage du pays».

Depuis 2013, la Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier. Les groupes armés contrôlent une majeure partie du territoire où ils combattent pour le contrôle des ressources naturelles et de l’influence.
La descente, en 2013, sur Bangui, de la rébellion de la Séléka, prétendant défendre les musulmans, a entraîné la réaction de milices «antibalakas», souvent chrétiennes et animistes, contre ces hommes venus du Nord considérés comme des envahisseurs.

AFP

 

L’Iran a démenti fermement, hier, les accusations du Maroc selon lesquelles il a facilité une livraison d’armes au Polisario, mouvement indépendantiste au Sahara occidental, au lendemain de la rupture des relations diplomatiques à l’initiative de Rabat.

«Cette affaire est totalement dénuée de fondement», a réagi le ministère iranien des Affaires étrangères, assurant que l’Iran avait toujours respecté la «souveraineté et la sécurité» des pays avec lesquels il entretient des relations diplomatiques, et «la non ingérence dans (leurs) affaires». Mais, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a réitéré, hier, ses accusations contre Téhéran après avoir annoncé, la veille, la rupture des relations avec l’Iran.

«Le Maroc a présenté des preuves irréfutables et détaillées (...) sur le rôle du Hezbollah, avec l’implication de l’ambassade iranienne à Alger, dans des actions de formation militaire, de livraisons d’armes et d’entraînement à des opérations de guérilla urbaine», a-t-il déclaré dans un communiqué. Les livraisons d’armes incluent, selon Rabat, des missiles sol-air Strela «Sam 9» et «Sam 11», a-t-il précisé à l’Afp en marge d’une conférence euro-africaine à Marrakech.

Dans un communiqué, Ryad a condamné «fermement l’ingérence iranienne dans les affaires du Maroc via son instrument, la milice +terroriste+ du Hezbollah, qui entraîne les éléments du soi-disant groupe +Polisario+ en vue de déstabiliser la sécurité et la stabilité» du royaume chérifien. Les Emirats arabes unis et Bahreïn, traditionnellement opposés à Téhéran, ont aussi dit leur solidarité avec le Maroc.

Mis en cause, le Hezbollah a rejeté, dès mardi, les accusations et imputé la décision marocaine à des «pressions» des Etats-Unis, d’Israël et de l’Arabie saoudite, trois pays hostiles à l’Iran. Alger est aussi monté au créneau hier. Le ministère des Affaires étrangères a reçu l’ambassadeur du Maroc pour «lui faire part du rejet par les autorités algériennes des propos totalement infondés mettant indirectement en cause l’Algérie», selon un communiqué relayé par l’agence de presse officielle Aps.

Un haut responsable du Front Polisario, Mhamed Khaddad, a affirmé que «le Polisario n’a jamais eu de relations militaires avec le Hezbollah et l’Iran.» «C’est un mensonge grotesque pour impliquer le Maghreb dans la crise du Moyen-Orient», a-t-il dit à l’Afp à Alger, accusant Rabat de vouloir «se dérober au processus de négociations auquel vient d’appeler le Conseil de sécurité» sur le Sahara occidental.    

AFP

 

La Mission de l’Onu au Mali (Minsuma) dénonce les violences contre les civils dans la région de Menaka, près de la frontière nigérienne, après de récentes attaques ayant fait plus de 40 morts.

La Minusma s’affirme «très préoccupée par la montée de la violence dans la région de Menaka (nord-est) et de ses conséquences sur la protection des civils», dans un communiqué publié lundi soir. «Entre le 26 et 27 avril 2018, deux attaques armées ont été rapportées contre les campements d’Aklaz et d’Awakassa, dans la région de Menaka. Au moins 47 personnes auraient été tuées et 2 auraient été blessées», affirme-t-elle. Les circonstances de ces attaques ne sont «pas encore déterminées» mais des informations «indiquent qu’au moins dans le campement d’Awakassa, les personnes auraient été tuées en dehors d’une situation de combat», poursuit la Minusma.

«Les attaques délibérées contre des civils qui ne prennent pas directement part aux hostilités peuvent être considérées comme crimes de guerre», déclare Mahamat Saleh Annadif, chef de la Minusma. La force française Barkhane a également «condamné» les «actes terroristes» commis «à l’encontre de familles civiles» dans les campements d’Aklaz et d’Awakassa, dans un communiqué qui donne le même bilan que la Minusma.    AFP

Le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran, accusé d’avoir facilité la livraison d’armes au Front Polisario par l’intermédiaire de son allié du Hezbollah libanais, a annoncé, hier mardi, le ministre marocain des Affaires étrangères.

Lors d’une conférence de presse à Rabat, Nasser Bourita a précisé que cette décision n’avait rien à voir avec les développements au Moyen-Orient, en référence aux tensions actuelles entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite qui soutiennent des camps opposés dans de nombreux conflits régionaux.

Le Maroc avait déjà rompu ses relations avec l’Iran début 2009, pour protester notamment contre «l’activisme» religieux de Téhéran dans le royaume. Les relations avaient été rétablies en 2014.

Une «première livraison d’armes a été récemment fournie au Polisario», le mouvement indépendantiste sahraoui soutenu par l’Algérie, via un «élément» à l’ambassade iranienne à Alger, a indiqué M. Bourita. «Le Maroc dispose de preuves irréfutables, de noms identifiés et de faits précis qui corroborent cette connivence entre le Polisario et le Hezbollah contre les intérêts suprêmes du royaume», a affirmé le chef de la diplomatie marocaine.

L’ambassadeur du Maroc à Téhéran a «quitté mardi l’Iran et je vais demander au chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran de quitter le royaume sans délai», a ajouté M. Bourita. Le ministre s’exprimait à son retour de Téhéran, où il dit avoir informé son homologue iranien Mohammad Javad Zarif de la décision du Maroc.    

AFP

 

La Cour constitutionnelle gabonaise a dissous l’Assemblée nationale, lundi, en demandant la démission du gouvernement, alors que le Gabon devait organiser des élections législatives avant fin avril, a annoncé la présidente de cette juridiction.

La Cour précise que le mandat des députés prend fin et que le chef de l’Etat doit procéder à la nomination d’un nouveau gouvernement qui sera uniquement responsable devant le président de la République, a indiqué la présidente de cette institution, Madeleine Mborantsuo.«Force est de constater que le gouvernement n’a pas pu accomplir les missions qui lui sont dévolues, notamment la révision de la liste électorale depuis 2017 et la mise en place du Centre gabonais des élections, depuis janvier 2018», a ajouté Mme Mborantsuo dans une déclaration dont l’Afp a obtenu copie. Selon la Cour, le gouvernement a surtout échoué dans l’organisation des législatives au plus tard le 30 avril, après deux reports de ces élections depuis décembre 2016 que les commentateurs expliquent par les remous suscités par la présidentielle d’août 2016 dont les résultats donnant le président sortant Ali Bongo Ondimba vainqueur sont contestés par l’opposition.

Le Parlement gabonais était donc considéré comme «illégitime» depuis dimanche 29 mars, les législatives n’ayant pas été tenues dans les temps fixés par la Cour constitutionnelle qui a décidé de transférer les pouvoirs de l’Assemblée nationale au Sénat jusqu’à la proclamation par la Cour des résultats des législatives.
La date des législatives sera annoncée par la Cour après avoir été saisie par le Centre gabonais des élections (Cge), une instance rassemblant des membres de la majorité et de l’opposition qui vient de se mettre en place et doit prêter serment aujourd’hui devant la Cour. Le Cge remplace la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) qui avait validé les résultats de la présidentielle d’août 2016.

AFP

 

La France, le Royaume-Uni et l’Union européenne, tous partisans du maintien de cet accord historique, ont indiqué que les informations présentées lundi par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour dénoncer l’accord ne faisaient que conforter son bien-fondé.

M. Netanyahu a fait savoir qu’il communiquerait les informations israéliennes à l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) et aux acteurs internationaux concernés. L’Aiea s’est dite prête à examiner toutes les informations pertinentes qui lui parviendraient.

En attendant, cette organisation a renvoyé aux conclusions contenues dans un de ses rapports de 2015 et selon lesquelles, contrairement à ce qu’affirme M. Netanyahu, elle n’a «aucune indication crédible d’activités en Iran liées au développement d’un engin nucléaire après 2009». M. Netanyahu a défendu ses propos, hier, sur la chaîne américaine CNN : «Personne n’était mieux renseigné qu’Israël sur l’Iran». «Personne ne cherche» la confrontation armée avec l’Iran, a-t-il toutefois temporisé. Le président américain Donald Trump, principal allié d’Israël, a donné aux Européens jusqu’au 12 mai pour trouver un nouveau texte qui remédierait aux «terribles lacunes» de l’accord 2015, faute de quoi les Etats-Unis s’en retireront.

Mais à l’approche de cette échéance, la déclaration de M. Netanyahu ne semble guère avoir fait bouger les lignes. Elle montre «vraiment que j’ai raison à 100%», a dit le président Trump, qui a déjà maintes fois promis de «déchirer» l’accord, censé garantir le caractère civil du nucléaire iranien. L’Iran, qui a toujours démenti chercher à se doter de l’arme nucléaire, a, de son côté, déclaré M. Netanyahu était «un menteur invétéré».    

AFP

L’opposition malgache a maintenu, hier, la pression sur le pouvoir en mobilisant, à Antananarivo, des milliers de partisans pour exiger la démission du président Hery Rajaonarimampianina, cible de toutes les critiques à quelques mois des élections.

Au cinquième jour de leur mobilisation, les manifestants, environ 2000 selon un journaliste de l’Afp, ont défilé jusqu’au siège de la Cour constitutionnelle aux cris de «Rajao dégage tout de suite !»
Ceints de leur écharpe aux couleurs blanc, rouge et vert de Madagascar, plusieurs députés ont déposé une requête en destitution du chef de l’Etat au greffe de la Cour, protégée par de nombreux policiers et militaires en armes. «On suit d’abord les voies légales, mais une fois ces recours épuisés, on fera appel au peuple», a menacé une élue, Hanitriniaina Razafimanantsoa.

A sept mois du premier tour prévu des élections présidentielle et législatives, l’opposition occupe, depuis samedi, les rues de la capitale pour dénoncer les nouvelles lois électorales, qu’elle juge favorables au seul gouvernement. La Cour constitutionnelle malgache doit se prononcer, d’ici aujourd’hui, sur la légalité de ces textes qui durcissent notamment les conditions de révision des listes électorales et de candidature à la magistrature suprême.
Samedi dernier, une manifestation, interdite par les autorités, a dégénéré en violents affrontements avec l’armée et la police.

Depuis dimanche, plusieurs centaines de protestataires occupent, tous les jours, l’emblématique Place du 13 mai, lieu historique de la contestation au cœur de la capitale. Plusieurs députés de l’opposition ont annoncé leur intention de porter plainte contre le chef de l’Etat et le gouvernement, présentés comme les «responsables de la tuerie de samedi».
«Ça suffit, on n’a pas besoin d’un assassin, dégage Rajao», proclamait, mercredi, une pancarte à l’effigie du chef de l’Etat.
Elu en 2013, le président Rajaonarimampianina n’a pas encore annoncé s’il allait briguer un second mandat cette année.

AFP

 

Onze musulmans haoussa ont été tués par une foule en colère à Makurdi, dans la capitale de l’Etat de Benue (centre du Nigeria), en représailles à l’attaque d’une église ayant fait 18 morts, a-t-on appris de source officielle.

«Nous avons perdu 11 des nôtres dans cette crise, et cinq blessés ont été hospitalisés», a déclaré à l’Afp Rilwanu Adamu, conseiller pour les affaires islamiques au gouvernorat de Benue. Les attaques ont eu lieu dans différents quartiers de la ville et le bilan pourrait encore augmenter, certaines victimes dont les corps ont été «calcinés» n’ayant pas encore été retrouvées, a-t-il précisé.
Un cordonnier a été attaché derrière une moto et «traîné par terre jusqu’à ce que mort s’ensuive», a-t-il raconté. «Ils ont également rasé les deux mosquées du marché de Makurdi après avoir tué un vendeur de poulet», a ajouté M. Adamu. «Nous vivons dans la peur maintenant». Les cinq blessés ont été secourus par des militaires avant d’être lynchés.
Mardi, deux prêtres catholiques et 16 fidèles ont été tués dans l’attaque d’une église attribuée à des éleveurs nomades pendant une messe de funérailles à Mbalom, village situé à une cinquantaine de kilomètres de Makurdi, selon la police.
Des centaines de jeunes en colère sont alors descendus dans les rues de la capitale régionale pour protester après les tueries, s’en prenant à la minorité musulmane, en majorité des commerçants haoussa n’ayant aucun lien avec le conflit pastoral qui secoue la région.
Les Etats du centre du Nigeria sont régulièrement touchés par des affrontements meurtriers pour l’accès à la terre et à l’eau entre agriculteurs sédentaires de confession chrétienne et éleveurs nomades, majoritairement peuls et musulmans, accusés de saccager les fermes agricoles avec leurs troupeaux.
AFP

 

L’homme d’affaires français Vincent Bolloré a été mis en examen (inculpé), hier soir, à Paris, dans l’enquête sur des soupçons de corruption dans l’attribution de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest à son groupe, a annoncé son porte-parole dans un communiqué.

Le porte-parole n’a pas précisé les chefs de mise en examen du milliardaire de 66 ans qui a quitté le bureau des juges sans être placé sous contrôle judiciaire. «Vincent Bolloré qui reste présumé innocent pourra, enfin, avoir accès à ce dossier dont il n’a jamais eu connaissance et répondre à ces accusations infondées», a ajouté son porte-parole dans le communiqué.
Encore aux commandes du groupe Bolloré, l’industriel qui a récemment cédé les rênes du géant français des médias Vivendi à son fils Yannick, avait été placé en garde à vue, mardi matin, dans les locaux de la police anticorruption à Nanterre, près de Paris, avec deux autres cadres de son groupe.
L’enquête, qui vise des soupçons de «corruption d’agents étrangers dépositaires de l’autorité publique», «abus de biens sociaux» et «abus de confiance», est menée par des juges du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris.
Les magistrats tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa logistics, anciennement appelée Sdv.
Sdv avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection d’Alpha Condé, fin 2010, et avait remporté la concession à Lomé peu avant la réélection, en 2010, de Faure Gnassingbé. Les deux candidats victorieux s’étaient attachés les services d’Havas.
Selon Le Monde, les magistrats soupçonnent Havas d’avoir sous-facturé ses services, afin que le groupe Bolloré décroche ces deux contrats en contrepartie.
Dans un communiqué transmis mardi, le groupe Bolloré a «formellement» démenti avoir commis des irrégularités en Afrique où il gère notamment 16 terminaux portuaires. Le groupe est présent dans pas moins de 46 pays du continent (opérateur de lignes ferroviaires, actionnaire de sociétés agricoles, etc.).
Dans le cadre de cette enquête, le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, ont, eux aussi, été présentés aux magistrats instructeurs en vue de leur éventuelle mise en examen à l’issue de leur garde à vue à Nanterre.    

AFP

 

L’Iran et la Russie ont catégoriquement rejeté, hier, tout nouvel accord sur le nucléaire iranien, fustigeant le projet des présidents américain, Donald Trump, et français, Emmanuel Macron, de travailler ensemble sur un nouveau texte.

«L’Iran ne devra jamais posséder l’arme nucléaire», a, de nouveau, martelé le président Emmanuel Macron devant le Congrès américain, alors que Téhéran a toujours nié vouloir fabriquer une telle arme.
Outre l’opposition de Téhéran et Moscou, Berlin, Londres et l’Union européenne se sont montrées réservées, redisant leur attachement à l’accord de 2015 qui prévoit une levée progressive des sanctions contre l’Iran en échange de la garantie que ce pays ne se dotera pas de l’arme atomique. Fruit d’âpres négociations entre Téhéran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), l’accord de Vienne est qualifié de «ridicule» par Donald Trump qui menace de dénoncer, dès le 12 mai, ce texte signé par son prédécesseur, Barack Obama.
Le président américain et son homologue français sont toutefois restés évasifs sur les contours et la portée des nouvelles négociations qu’ils appellent de leurs vœux. «Ensemble, avec un chef d’un pays européen, ils disent : +Nous voulons décider pour un accord conclu à sept+. Pour quoi faire ? De quel droit ?» a rétorqué le président iranien Hassan Rohani. «Avec cet accord, nous avons fait tomber les accusations et prouvé que les Etats-Unis et Israël mentent à propos de l’Iran depuis des décennies», a-t-il asséné.
M. Rohani s’en est pris à M. Trump: «Vous n’avez aucune expertise en politique ni en matière de droit ou d’accords internationaux. Un commercial, un homme d’affaires, un bâtisseur de tours, comment pourrait-il émettre un jugement sur les affaires internationales ?»

- «Sans alternative» -
L’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), qui mène des inspections sur le terrain, a confirmé à plusieurs reprises que Téhéran remplissait «ses engagements» et qu’aucun manquement ne pouvait lui-être reproché sur la mise en œuvre de l‘accord. La Russie s’est également montrée inflexible sur une renégociation du texte. Cet accord est «sans alternative», a dit le Kremlin. Un vent de scepticisme est, en outre, venu de Bruxelles et de Berlin. L’accord actuel «doit être préservé», a réagi la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. «Un nouvel accord nucléaire n’est pas sur la table», a affirmé le ministère des Affaires étrangères allemand.
Soulignant que Berlin partageait «l’inquiétude» sur des sujets comme le programme balistique de l’Iran, il a estimé que M. Macron avait «parlé pour répondre à ces questions d’un besoin d’accords supplémentaires».
Pour Londres, l’accord actuel «fonctionne et l’Iran a réduit de 95 % son stock d’uranium enrichi». Le porte-parole de la Première ministre Theresa May a indiqué que la Grande-Bretagne «travaillait avec ses alliés» pour répondre à «certains défis que pose l’Iran au Moyen-Orient, y compris sur les sujets pour lesquels le président Macron a proposé un nouvel accord».

AFP

 

Une “marche citoyenne et solidaire” partira le 30 avril de Vintimille, à la frontière franco-italienne, à destination du port de Calais, afin de plaider “pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité“, a annoncé, hier, une association française.
Sur 1 400 kilomètres et 60 étapes, cette marche ralliera la frontière franco-italienne et la frontière franco-britannique en poussant jusqu’à Douvres (sud-est de l’Angleterre) en bus, le 8 juillet, “et probablement Londres”, a déclaré

François Guennoc, président de l’association L’Auberge des migrants, lors d’une conférence de presse à Paris.
“Entre 30 et 100 personnes sont attendues sur chaque étape” avec des “moments forts” dans les villes de Marseille, Lyon ou Paris, et la participation de personnalités telles que l’eurodéputé écologiste José Bové et l’évêque français Jacques Gaillot au départ du cortège, a ajouté M. Guennoc.

Calais est un port du nord de la France où s’entassent les candidats à l’immigration clandestine vers la Grande-Bretagne. La région de Vintimille (sud-est de la France) a vu transiter, ces dernières années, des milliers de migrants, notamment originaires de pays d’Afrique (Erythrée, Soudan, Ethiopie) ou d’Afghanistan, débarqués en Italie et cherchant à gagner le nord de l’Europe.
La marche passera par des lieux symboliques tels que le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance française pendant la Seconde guerre mondiale. “Le lien est évident”, a assuré l’écrivain Yann Moix, en estimant qu’”il y a eu des phases où la France n’était plus incarnée par l’État” mais qu’”elle existe par ailleurs, sous la forme des justes qui accueillent les migrants, des associations...”.

(AFP)

 

L’emblématique homme d’affaires français Vincent Bolloré et des cadres de son groupe éponyme ont été placés en garde à vue, hier, à propos de soupçons de corruptions ayant permis à une filiale d’obtenir des concessions portuaires en Afrique de l’Ouest.

Le milliardaire de 66 ans était entendu dans des locaux de la police anti-corruption dans la banlieue de Paris, ont indiqué à l’AFP des sources concordantes, confirmant une information du quotidien Le Monde. Des juges d’instruction tentent de déterminer si le groupe Bolloré a prodigué des conseils à des dirigeants africains via sa filiale de publicité Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV. Le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, et Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, ont également été placés en garde à vue, a précisé une source judiciaire. Dans un communiqué publié en fin de matinée, le groupe Bolloré a “formellement” démenti avoir commis des irrégularités en Afrique. “Le lien qui tente d’être fait par certains entre l’obtention de ces concessions et les opérations de communication est dénué de tout fondement économique et révèle une méconnaissance lourde de ce secteur industriel”, a-t-il insisté. Au cœur de l’enquête, initiée par une plainte d’un ancien associé franco-espagnol de Bolloré, Jacques Dupuydauby, se trouvent les conseils prodigués en 2010 par Havas lors des campagnes électorales victorieuses d’Alpha Condé en Guinée et de Faure Gnassingbé au Togo. Tous deux avaient eu recours aux activités de conseil d’Havas, pilotées par M. Dorent. En Guinée, la Sdv avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection de M. Condé en 2010. Et au Togo, il avait remporté le marché peu avant la réélection en 2010 de M. Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

“Les concessions obtenues au Togo l’ont été en 2001, bien avant l’entrée du groupe dans Havas et en Guinée, en 2011, à la suite de la défaillance du n°1 (le groupe étant arrivé en seconde position lors de cet appel d’offres), défaillance constatée avant l’élection du président”, a fait valoir le groupe Bolloré dans son communiqué. “Bolloré remplissait toutes les conditions d’appel d’offres. C’est un ami, je privilégie les amis. Et alors ?”, avait expliqué Alpha Condé au journal Le Monde en 2016, à propos de ce dossier.                                    

(AFP)

Donald Trump et Emmanuel Macron ont évoqué, hier, leur volonté d’aboutir à un “nouvel” accord avec l’Iran, constatant leur désaccord sur le texte existant sur le nucléaire, qui semble plus fragilisé que jamais.
Le président américain et son homologue français, qui a longuement insisté sur leur complicité, sont restés évasifs sur les contours et la portée de ces nouvelles négociations qu’ils appellent de leurs voeux mais qui devraient se heurter à la vive opposition de Téhéran.
“Nous souhaitons pouvoir désormais travailler sur un nouvel accord avec l’Iran”, a lancé M. Macron, évoquant la possibilité que son homologue américain mette à exécution sa promesse de campagne de jeter aux orties ce texte visant à empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique.

“On ne déchire pas un accord pour aller vers nulle part, on construit un nouvel accord qui est plus large”, a-t-il poursuivi, soulignant sa volonté d’aborder “tous les sujets de la région”, dont la Syrie et les activités balistiques de Téhéran. Le locataire de la Maison Blanche, qui a réclamé un nouveau texte aux fondations “solides”, a, lui, une nouvelle fois stigmatisé, lors d’une conférence de presse commune, l’accord “ridicule” conclu par son prédécesseur démocrate Barack Obama. “Nous verrons ce qui se passera après le 12 (mai)”, a-t-il lâché, évoquant l’échéance à laquelle il prendra une décision sur le devenir de cet accord conclu en 2015 après des années d’âpres négociations entre l’Iran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).

Ces derniers jours, la Russie, la Chine et le Royaume-Uni ont plaidé pour le maintien de l’accord, des appuis de poids pour Emmanuel Macron, qui a répété dimanche qu’il n’y avait pas “de plan B” pour empêcher l’Iran de fabriquer la bombe.

(AFP)

 

Un professeur palestinien et membre du Hamas a été assassiné samedi à Kuala Lumpur, en Malaisie, a annoncé le mouvement islamiste à Gaza, la famille de la victime accusant le Mossad israélien.

Fadi el-Batch, 35 ans, a été tué par balles par deux suspects, probablement liés à des services de renseignement étrangers, en se rendant à une mosquée pour la prière de l’aube, selon les autorités malaisiennes.
M. Batch était «un ingénieur électrique et un expert dans la fabrication de roquettes», a affirmé le ministre malaisien de l’Intérieur Ahmad Zahid Hamidi, cité par l’agence de presse officielle Bernama. «Il était probablement devenu un élément gênant pour un pays hostile à la Palestine», a-t-il ajouté, précisant que le professeur devait se rendre, samedi, en Turquie pour participer à une conférence internationale. Selon le ministre, la police malaisienne fera appel à Interpol pour retrouver les suspects, certainement de nationalités européennes.

Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a affirmé que le chercheur dans le domaine de l’énergie faisait partie de ses membres. Il n’a pas pointé du doigt des responsables, alors qu’il accuse souvent Israël immédiatement, son ennemi juré, de tels assassinats.

AFP

 

L’opposition radicale mauritanienne, qui a boycotté les élections législatives et municipales en 2013, a annoncé sa participation à celles qui sont prévues au second semestre.

«Nous avons décidé de participer à ces élections, car nous n’acceptons pas de rester en marge du processus devant conduire à une alternance politique dans le pays en dépit de la gestion unilatérale de ce processus par le pouvoir», a dit le président du Forum national pour la démocratie et l’unité (Fndu, opposition radicale), Mohamed Ould Moloud, lors d’un point de presse à Nouakchott. Les prochaines législatives et municipales sont prévues en août-septembre prochains. La quasi totalité de l’opposition radicale a boycotté les dernières organisées en 2013 et qui ont été largement remportées par le pouvoir.
L’annonce de la participation du Fndu aux scrutins d’août-septembre intervient après la révélation, le 17 avril, par le pouvoir et l’opposition, de l’échec d’un dialogue secret entre ces deux parties en vue d’un accord politique pour préparer ces élections.
Mohamed Ould Moloud a évoqué l’annonce, mercredi, par le gouvernement, de la formation d’une nouvelle Commission électorale nationale (Ceni) de 11 personnes, dont des représentants de l’opposition modérée, sans aucun membre de l’opposition radicale.
«Cette Ceni est illégale. Nous allons faire appel devant la justice contre sa constitution qui exclut un pan important de l’opposition en violation de la loi la créant», a dit le président du Fndu.

AFP

 

Le parti présidentiel du Front de libération nationale (Fln), au pouvoir en Algérie, a réitéré son appel à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, en dépit d’une santé affaiblie à 81 ans, a rapporté l’agence de presse officielle Aps.

Le 7 avril, le secrétaire général du Fln, Djamel Ould Abbès, avait publiquement fait part du «souhait» et du «désir des militants de voir Bouteflika poursuivre son œuvre» après 2019.
«Cet appel au président vise à garantir la continuité pour la sécurité du pays et dans l’intérêt des génération montantes», a déclaré, samedi, M. Ould Abbès lors d’une réunion régionale à Djelfa (270 km au sud d’Alger).
Il a toutefois précisé que «le dernier mot à ce sujet revient au président lui-même».

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait emboité le pas au secrétaire général du Fln, émettant le souhait, le 15 avril, que M. Bouteflika brigue un 5e mandat.
A un an de la fin du mandat du chef de l’Etat, en avril 2019, les spéculations vont bon train en Algérie autour d’une nouvelle candidature du président Bouteflika, au pouvoir depuis 1999 et très affaibli depuis cinq ans par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (Avc).

Des jours après le premier appel du Fln, M. Bouteflika avait fait, le 9 avril, une très rare apparition devant la population en inaugurant, en fauteuil roulant, dans le centre d’Alger, une mosquée historique rénovée et deux nouvelles stations de métro.

AFP

L’état de grâce de Macron semble définitivement terminé avec la très controversée réforme de l’asile et de l’immigration dont l’examen du projet de loi à l’hémicycle français divise la classe politique.
Le projet de loi propose une réduction des délais pour déposer une demande de titre de séjour pour asile de 120 à 90 jours et pour faire un recours de 30 à 15 jours. « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». La célèbre phrase de Michel Rocard, alors Premier ministre français, est réutilisée à souhait avec le projet de loi dont l’objectif est de réformer le droit d’asile mais aussi de séjour des étrangers en France. C’est cette deuxième partie qui concerne le plus d’étrangers. Dimanche dernier, au cours d’une interview à la télévision, le président français a pointé « un phénomène migratoire qui va durer » et qui pèse sur les « citoyens (français) les plus modestes » pour justifier son projet très controversé.

A l’Assemblée nationale française, le projet vise à réduire la durée moyenne de traitement des demandes d’asile de onze à six mois. Si la loi est adoptée, le délai de dépôt des demandes d’asile va passer à 90 jours contre 120 actuellement. L’autre point très discuté du projet de loi concerne le passage devant le juge administratif et le juge des libertés et de la détention en visioconférence. La procédure, quelque peu exceptionnelle actuellement, serait facilitée par la future loi pour les étrangers placés, dès leur arrivée en territoire français, en zone de rétention dont certains sont mitoyens des aéroports. Dans les fils d’attente des contrôles de la Police aux frontières à l’aéroport d’Orly ou de Roissy, il n’est pas rare de voir des étrangers prendre la direction des centres de rétention pour vérifier la fiabilité des documents présentés afin d’avoir le droit de séjourner en France. Avec la nouvelle loi, la durée maximale dans les centres de rétention – des prisons à ciel ouvert – va être augmentée de 45 à 90 jours. Dans la législation actuelle, si l’administration française n’avait rien trouvé ou si elle n’avait pas le temps de statuer sur le dossier d’un étranger, elle le libérait au bout des 45 jours. Ce qui était –  de facto – une entrée (même non officielle) sur le territoire français.

Il y a cependant certains points de la réforme qui soulèvent moins de polémique. C’est le cas des titres de séjour de personnes bénéficiant de la protection subsidiaire et des apatrides : il passe actuellement de un à quatre ans. La réforme projette de mieux protéger les femmes étrangères victimes de violences conjugales et les jeunes filles « menacées » d’excision. Il en est de même pour les enfants bénéficiant du droit d’asile. Ces derniers pourront demander la réunification familiale. La nouvelle disposition s’appliquera aux frères et sœurs comme elle est l’est actuellement pour les parents.

Par Moussa DIOP

 

Pilonnage de la droite, offensive de la gauche et contestation au sein même de la majorité présidentielle : la guerre de tranchées se poursuivait, hier, au Parlement français, autour du projet de loi très contesté sur l’asile et l’émigration.

Alors que les débats, entamés le 16 avril, devaient se clore vendredi avec le vote final, les discussions se poursuivaient encore, hier, sur cette réforme emblématique du président Emmanuel Macron et la plus contestée au sein de ses députés. Lors du votre final, prévu hier soir, une quinzaine d’entre eux pourraient ainsi s’abstenir, voire voter contre, comme l’a promis l’un d’eux, Jean-Michel Clément ; ce qui devrait entraîner son exclusion.
Plus d’un millier d’amendements ont été déposés, dont 200 présentés par Lrem, le parti présidentiel.

Toujours sensible, la question de l’immigration a été au centre de la campagne présidentielle, l’an dernier, marquée par la qualification pour le deuxième tour de la cheffe de l’extrême droite, Marine Le Pen.
Le projet de loi vise une «immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie», selon le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.
«On ne peut pas prendre toute la misère du monde», a récemment déclaré Emmanuel Macron. La France a enregistré un peu plus de 100 000 demandes d’asile en 2017, un record, et a accordé l’asile à 36 % des demandeurs. Le pays comptait près de six millions d’immigrés en 2014.

Le projet prévoit notamment de réduire à six mois les délais d’instruction de la demande d’asile, pour entamer rapidement l’intégration des réfugiés, et à l’inverse, de faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.
La droite et l’extrême droite accusent le texte de «laxisme», tandis que la gauche et une partie de Lrem le considèrent trop «répressif». Les détracteurs du projet de loi dénoncent en particulier le doublement de la durée maximale de rétention des étrangers de 45 à 90 jours, nécessaire selon le gouvernement pour pouvoir expulser les déboutés mais qui, selon la gauche, «normalise» le fait «barbare» que des enfants pourront être enfermés 90 jours.

La France a été condamnée à ce sujet plusieurs fois par la Cour européenne des droits de l’Homme (Cedh). Gérard Collomb a présenté la rétention comme «un ultime moyen» et l’enfermement d’enfants comme «exceptionnel». L’article a été adopté samedi soir.

Visiblement dans un geste d’apaisement, le projet de loi a été assoupli sur le «délit de solidarité» sanctionnant les personnes venant en aide aux migrants. Ce délit, vivement contesté, pénalise des citoyens venant en aide aux migrants nécessitant des secours. L’article prévoit dorénavant des «exemptions», notamment lorsqu’il s’agit de donner soins, hébergement ou nourriture.

AFP

 

Le campus universitaire de Niamey, le plus important du Niger, a été fermé hier mercredi "jusqu'à nouvel ordre", après une violente manifestation des étudiants qui protestaient notamment contre l'exclusion de cinq de leur camarades en mars, a annoncé le gouvernement.

"Le campus est fermé jusqu’à nouvel ordre à compter de ce jour 18 avril 2018", a indiqué le ministère nigérien de l'Enseignement supérieur. Les activités académiques vont néanmoins "se poursuivre" et le restaurant universitaire restera ouvert, a expliqué à l'AFP une source du rectorat.

Des heurts ont opposé hier matin les forces de l'ordre à des étudiants de l'université faisant plusieurs blessés, selon les protestataires.

L'Université de Niamey avait été paralysée par une grève d'un mois des enseignants qui protestaient contre "l'agression" le 7 février dernier d'un des leurs par des étudiants.

Les enseignants avaient mis fin à leur mouvement le 17 mars, après avoir obtenu l'exclusion de cinq étudiants et le recours aux forces de l'ordre pour sécuriser le campus.

Les étudiants avaient évoqué une "altercation mineure" et non une agression. Jugeant ces exclusions "injustes, disproportionnées, illégales et arbitraires", ils avaient entamé un mouvement de grève.

Le président Mahamadou Issoufou a promis début mars dans un entretien à la télévision publique que "le gouvernement veillerait à ce que le calme revienne à l'université en rapport avec tous les acteurs".

AFP

Les soldats nigérians, qui combattent Boko Haram dans le nord-est du Nigéria, doivent s’adapter aux tactiques de guérilla du groupe jihadiste, ont estimé des responsables militaires en marge d’un sommet sur la sécurité en Afrique, cette semaine.

La guerre conventionnelle menée par l’armée nigériane ne suffit plus, face à des combattants qui se fondent parmi la population locale et disséminent des engins explosifs improvisés dans la région sahélienne du lac Tchad, selon Sean McClure, attaché de défense à l’ambassade américaine à Abuja. «Nous n’avons pas encore observé ce type de cycle d’adaptation» au sein de l’armée nigériane, a déclaré le lieutenant-colonel McClure à l’AFP, lors du sommet qui se tient en périphérie de la capitale fédérale. «Ils essaient de déterminer comment s’y prendre». «Leur approche du combat, à mon avis, reste sous le prisme de la guerre conventionnelle», a-t-il précisé. Les Etats-Unis, qui ont renforcé leur présence militaire en Afrique ces dernières années, espèrent partager l’expérience acquise au Moyen-Orient avec les pays du Sahel vivant sous la menace des groupes jihadistes, qu’il s’agisse de Boko Haram au Nigéria ou d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali et au Niger.

D’après le chef d’état-major de l’armée nigériane, Tukur Buratai, il ne fait «aucun doute que les terroristes de Boko Haram ont été vaincus». Pourtant, les insurgés ont multiplié ces derniers mois les attaques sanglantes visant l’armée et les civils, comme lors du week-end de Pâques, quand au moins 20 personnes ont été tuées à Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno.

AFP

La Guinée équatoriale a proposé, hier, la création «d’institutions de droits de l’homme dans chaque pays africain», au moment où le pays est pointé du doigt par des ONG pour ses manquements en matière de respect des droits humains.

«Je proposerai la création d’institutions de droits de l’homme dans chaque pays africain, à travers lesquelles on s’informera de la situation des droits de l’homme» dans chacun de ces pays, a déclaré, mercredi, le président Teodoro Obiang Nguema, à l’ouverture d’un colloque à Malabo. M. Obiang Nguema a émis ce souhait d’avoir des institutions nationales afin de remplacer les ONG internationales de défense des droits de l’homme, «utilisées», selon lui, pour «détruire les Etats africains comme la Guinée équatoriale». Lors de la parution du dernier rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW), qui estimait que l’éducation et la santé étaient sous-financées en Guinée, Malabo avait dénoncé un «rapport mensonger». Fin mars, des militants d’un parti d’opposition avaient affirmé avoir été «torturés» en détention. Un militant de ce même parti, Citoyens pour l’innovation (CI, dissous par la justice en février), est décédé en détention, «à la suite de torture», d’après son parti - ce que le gouvernement dément. Des ONG de défense des droits de l’homme ont corroboré l’usage régulier de la torture dans le pays, tandis que les autorités ont fermement démenti ces accusations.

En février, l’Union européenne s’était inquiétée de la «forte détérioration de la situation des droits de l’homme» en Guinée équatoriale. Ce colloque a été organisé par Malabo pour «apporter les réponses aux informations infondées contre la Guinée équatoriale», selon une note du gouvernement consultée par l’AFP. La Guinée veut, durant ce colloque, «contrecarrer la dérive médiatique faussement construite sur la situation des droits de l’homme et (la) liberté d’expression en Guinée équatoriale».

AFP

Le camp de la Minusma, la Mission des Nations unies au Mali et de l'opération Barkhane a été la cible d'une « importante attaque complexe » dans l’après-midi du samedi 14 avril, à Tombouctou, dans le nord du pays. Dimanche matin, on comptait au moins trois morts, un casque bleu et deux assaillants, ainsi qu’une vingtaine de blessés.

Après les frappes occidentales en Syrie vendredi soir, « la capacité de la Syrie à concevoir, produire et stocker des armes chimiques a été considérablement amoindrie », a affirmé Florence Parly, ministre de la Défense. Cette opération de courte durée et aux objectifs limités n'a pas donné lieu à de riposte de la part des Russes qui contrôlent une partie de l'espace aérien syrien. Visiblement de part et d'autre chacun savait jusqu'où aller pour ne pas entrer dans une dangereuse escalade. 

Le président philippin Rodrigo Duterte a menacé, hier, d’arrêter la procureure générale de la Cour pénale internationale (Cpi), qui enquête sur sa politique meurtrière de lutte contre la drogue.

La Cpi, basée à La Haye, a annoncé, début février, l’ouverture d’un «examen préliminaire», étape préalable à une enquête, sur la campagne antidrogue menée par M. Duterte, qui aurait conduit à des milliers d’exécutions extrajudiciaires de trafiquants et toxicomanes présumés. Les Philippines étaient ainsi devenues le premier pays d’Asie du Sud-est placé sous enquête de la seule instance permanente chargée de juger les crimes de guerre.

Dans la foulée, le président philippin, un ancien avocat, avait révoqué l’adhésion de son pays au traité fondateur de la Cpi. «Quelle est votre légitimité maintenant ? Si nous ne sommes pas signataires du traité (...), vous n’avez aucun droit pour exercer des poursuites judiciaires», a souligné, vendredi, Rodrigo Duterte, lors d’une conférence de presse dans son fief de Davao (sud).

«Vous, madame Fatou, n’essayez pas de venir ici parce que je vous en empêcherai. Pas parce que j’ai peur de vous, mais parce que vous n’avez aucun droit à enquêter ici, sur ma personne, ni maintenant, ni dans un million d’années. C’est illégal et je vous ferai arrêter», a-t-il ajouté, d’après la transcription officielle de son discours.

Elu dans un fauteuil en 2016, le président Duterte avait promis d’éradiquer le trafic de drogue en faisant abattre des dizaines de milliers de délinquants.

Depuis son élection, près de 4 000 trafiquants et usagers de drogue présumés ont été tués par la police, d’après les statistiques officielles.

Les défenseurs des droits de l’homme affirment qu’il faut en fait multiplier par trois ces chiffres pour obtenir le bilan réel des morts.

Le retrait de l’archipel du traité fondateur de la Cpi ne deviendra effectif qu’au bout d’un an. D’après les spécialistes et les défenseurs des droits de l’homme, cela n’empêche pas des investigations sur les meurtres.

AFP


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