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Actualités Internationales (1569)

Le Parlement béninois a créé la surprise, mardi soir, en refusant d’examiner le projet de révision de la Constitution, un projet phare du président Patrice Talon qui souhaite notamment la mise en place d’un mandat présidentiel unique.

Soixante députés ont voté en faveur de l’étude du texte, 22 contre et un s’est abstenu, alors que la majorité des trois-quarts était exigée.

La séance plénière, qui a duré toute la journée de mardi, a été l’objet de vifs débats entre les députés et a été interrompue à deux reprises.  

«C’est un échec pour le gouvernement, une gifle», a confié un député à l’Afp, sous le couvert de l’anonymat.
«Voilà un problème réglé», a soupiré, quant à lui, le président du Parlement à l’issue du vote tard dans la soirée.
Le président Patrice Talon, qui porte cette réforme, avait décidé de faire approuver le texte par l’Assemblée nationale, où il dispose d’un fort soutien, plutôt que d’organiser un référendum, comme il l’avait promis l’an dernier à son arrivée au pouvoir.

Les détails du nouveau projet de Constitution ne sont pas connus du grand public, mais il prévoit notamment une discrimination positive en faveur des femmes dans le monde politique, un financement public des partis ainsi que la mise en place d’un mandat présidentiel unique, une mesure historique sur le continent africain et qui fait débat.

Le fait de ne pas soumettre la réforme au vote populaire, l’opacité des textes et l’idée d’un mandat présidentiel unique ont également suscité de vives protestations dans le pays, considéré comme calme et démocratique.
«Il s’agit d’une victoire pour le peuple béninois», exulte Léonce Houngbadji, président du Plp (Parti pour la libération du peuple), un parti d’opposition qui a mené une campagne active contre le vote de cette loi.

Joint par l’Afp, il a assuré que «la veille (sur le texte) sera maintenue» et ses partisans garderont «la pression sur les députés».
La semaine dernière, le ministre de la Défense, Candide Armand-Marie Azannai, fort soutien du président jusque-là, a démissionné, justifiant sa décision par le contexte social et économique tendu.

Avant de parvenir à ce vote, les députés ont eu de chaudes empoignades après des déclarations de l’une d’entre eux, Rosine Vieyra Soglo, qui déclarait que «tous les députés ont reçu de l’argent pour voter» en faveur du projet.
Ses collègues ont regretté cette accusation, invitant la députée de l’opposition et ex-Première dame à présenter des «excuses publiques», qualifiant ses propos de «surprenants et outrageux».

AFP

Les corps de trois des instigateurs d’une tentative de coup d’État en 2014 contre l’ex-président gambien Yahya Jammeh ont été mis au jour grâce aux informations d’anciens membres de sa garde rapprochée, a indiqué, samedi à l’Afp, la police gambienne.

Le colonel Lamin Sanneh, qui faisait partie de la garde présidentielle, et les militaires Alagie Nyass et Njaga Jagne - qui avait combattu en Irak avec l’armée américaine - avaient été tués lors de la tentative de coup d’État de décembre 2014, mais les circonstances de leur décès n’avaient pas été clairement établies.

C’est grâce aux informations fournies par d’anciens membres d’un corps d’opérations spéciales, connus localement comme les «Junglers» et accusés par les Nations unies d’avoir pratiqué tortures et exécutions sommaires, que les autorités ont pu localiser les cadavres des trois comploteurs. «Les restes du colonel Lamin Sanneh, de Njaga Jagne et d’Alagie Nyass ont été exhumés, vendredi, dans un champ de tir militaire de Tintinto, près de Kanilaï, le village natal du président Jammeh», a affirmé à l’Afp un responsable de la police gambienne sous le couvert de l’anonymat. «Les enquêteurs ont été conduits sur les lieux par des membres des Junglers et les restes des victimes ont été exhumés en présence de la police, de l’armée et des membres des familles», a ajouté ce responsable.

L’ex-président Jammeh, en exil en Guinée équatoriale après avoir été battu à la présidentielle de décembre par Adama Barrow, avait toujours refusé de répondre aux demandes d’enquête de la communauté internationale sur les circonstances de la disparition des trois hommes.

Six autres militaires avaient été arrêtés et condamnés - dont trois à la peine capitale - par un tribunal militaire en avril 2015 pour cette tentative de coup d’État. Les six hommes ont été graciés en mars par le chef de l’État et réintégrés dans l’armée.              
 

AFP

L’opposition malienne a fait, samedi, un passage «symbolique» à la Conférence d’entente nationale organisée à Bamako, qu’elle avait jusque là boycottée, après que le gouvernement a décidé de la prolonger, a constaté un journaliste de l’Afp sur place.

«C’est une présence +symbolique+ pour délivrer un message, après demande de notre présence par une délégation des participants» à la conférence, a déclaré à l’Afp Nouhoum Togo, l’un des porte-paroles de l’opposition. Si l’opposition est finalement venue, c’est «parce que le gouvernement a reculé et a décidé finalement que la conférence n’allait plus s’arrêter le (dimanche) 2 avril, mais qu’il y aura une autre phase», a ajouté M. Togo. La première phase de la rencontre se termine dimanche, a confirmé à l’Afp une source proche de l’organisation.

Devant les participants à la rencontre, Soumaila Cissé, président de l’Union pour la République et la démocratie et chef de file de l’opposition malienne, a déclaré que toute sortie de la «crise» malienne passait par des «concertations inclusives«, évoquant notamment «la gouvernance actuelle». Mardi, les ex-rebelles maliens qui boycottaient la conférence, entamée lundi, avaient rejoint les participants aux travaux après avoir obtenu des assurances que les discussions se poursuivraient au-delà de dimanche, date à laquelle elle devait s’achever selon le programme initial.

La Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg du Nord) et l’opposition avaient, elles aussi, initialement annoncé qu’elles boycotteraient cette rencontre, jugeant sa durée programmée de sept jours trop courte et pas assez ambitieuse en termes d’objectifs.

AFP

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a assuré, samedi soir, à la télévision, qu’il ne modifierait pas la Constitution pour briguer un troisième mandat à l’issue de son deuxième et dernier quinquennat légal en 2021.

«Une de mes plus grandes ambitions, c’est d’organiser, en 2021, des élections libres et transparentes et de passer le témoin à un autre Nigérien que les Nigériens auront choisi», a affirmé le président Issoufou dans un entretien à la télévision d’État, à l’occasion du premier anniversaire de son investiture pour un second mandat le 2 avril 2016. La Constitution nigérienne limite le mandat présidentiel à deux quinquennats. M. Issoufou, âgé de 65 ans, a été réélu en mars 2016 pour cinq ans, à l’issue d’un premier mandat. «Moi, je suis un démocrate dans l’âme (...) je n’ai pas cette arrogance de penser que je suis un homme providentiel irremplaçable», a déclaré le chef de l’État.
Selon M. Issoufou, «le Niger a besoin d’institutions démocratiques fortes». Pour cela, «il faut qu’il y ait une respiration démocratique avec des alternances» au pouvoir. S’il y parvient, il sera le premier président démocratiquement élu du pays à assurer une alternance pacifique à la tête du pays. Son prédécesseur, Mamadou Tandja, avait été renversé, en 2010, par un putsch militaire pour avoir modifié la Constitution afin de se maintenir à l’issue de ses deux quinquennats légaux.
Le Niger, riche en uranium, n’a jamais connu de vraie alternance démocratique au pouvoir depuis son indépendance en 1960. Le processus démocratique, amorcé en 1993, a souvent été interrompu par des coups d’État militaires.

AFP

Les mouvements protestataires en Guyane ont réclamé, samedi, un nouveau statut pour ce territoire français d’Amérique du Sud qui connaît, depuis deux semaines, un vaste mouvement social.

Cette revendication d’un «statut particulier» pour la Guyane, qui est actuellement un département d’outre-mer (Dom), a été avancée lors de négociations sur les solutions possibles à la crise actuelle avec la ministre française des Outre-mer, Ericka Bareigts. Le collectif «Pou la Gwiyann dékolé», qui regroupe l’ensemble des mouvements protestataires, en appelle au président français, François Hollande, et au gouvernement, a déclaré l’un de ses membres, Davy Rimane, depuis le perron de la préfecture de Cayenne où se tenaient les discussions avec la ministre.

Il les presse «d’entamer les discussions avec la société guyanaise afin d’ouvrir un débat clair, transparent, visant à doter notre pays, trop éloigné des centres de décisions hexagonaux, d’un statut particulier pour la Guyane», a dit M. Rimane. Des centaines de personnes, massées en contrebas, ont réagi par des cris de joie.

Interrogé peu après par l’Afp, M. Rimane, par ailleurs militant du syndicat Utg-énergie, a justifié cette exigence par la volonté de se débarrasser d’un lien «trop centralisé et vertical avec Paris», qui empêche la Guyane «d’avancer». «Avec un autre système, on pourrait décider nous-mêmes de ce qui est bon pour nous», plutôt que de «demander des autorisations pour tout» en métropole, a estimé M. Rimane. En 2010, les électeurs de Guyane ont dit à une large majorité «non» à l’autonomie accrue de leur département qui leur était proposée lors d’un référendum organisé à la demande d’une majorité de leurs élus locaux. «Mais, cette crise est l’expression de l’échec de ce référendum», a estimé un autre membre du collectif, Gauthier Horth. «Car le cadre réglementaire n’est pas du tout en adéquation avec la réalité guyanaise», selon lui.

La question d’un statut particulier de la Guyane était incluse dans les quelque 428 revendications du collectif apportées, jeudi, aux ministres Matthias Fekl (Intérieur) et Ericka Bareigts (Outre-mer). «La réponse du gouvernement a été +non+ à cause de la consultation de 2010», a indiqué M. Rimane.

AFP

Deux hommes ayant tenté d’attaquer une gendarmerie dans la région de Mopti (centre du Mali) ont été abattus jeudi, a indiqué, hier à l’Afp, un responsable de l’armée malienne. Cette annonce intervient le jour de la prorogation, pour au moins dix jours, de l’état d’urgence en vigueur au Mali quasiment sans interruption depuis 16 mois.

Jeudi, deux hommes armés s’apprêtaient à «tirer sur le poste de la gendarmerie de Konna», localité à environ 70 km de Mopti ; «ils ont été abattus par les gendarmes et trois Pm (pistolets-mitrailleurs) ont été récupérés sur eux», a expliqué ce responsable joint à la Direction de l’information et des relations publiques des armées.

«Un détachement des Fama (Forces armées maliennes) s’est rendu sur les lieux», a-t-il ajouté, sans se prononcer sur l’identité des deux hommes abattus ou l’éventuel groupe auquel ils pourraient appartenir. D’après les premiers éléments de l’enquête, les deux hommes auraient voyagé jusqu’à Konna dans un car d’une société privée de transport.

L’état d’urgence a notamment permis de «renforcer davantage les dispositifs de prévention et de lutte contre le terrorisme», mais a été reconduit en raison de «la persistance de la menace terroriste» dans le pays et en Afrique de l’Ouest, a indiqué le gouvernement dans un communiqué diffusé jeudi soir.

(AFP)

La décision du président sud-africain Jacob Zuma de limoger son ministre des Finances et adversaire, Pravin Gordhan, a déclenché, hier, une guerre ouverte au sein du Congrès national africain (Anc) au pouvoir, qui apparaît plus divisé que jamais.


Quelques heures après l’annonce du vaste remaniement gouvernemental qui a coûté son poste au ministre, plusieurs poids lourds du parti de Nelson Mandela sont montés au créneau pour critiquer publiquement son départ forcé.
Candidat à la succession de M. Zuma à la tête de l’Anc, le vice-président Cyril Ramaphosa l’a jugé «inacceptable».
Dans la foulée du vice-président, d’autres voix de l’Anc se sont élevées contre ce qu’elles ont qualifié de coup de force.
Tout en ironie, l’ex-ministre a profité, vendredi, de sa conférence de presse d’adieu pour adresser plusieurs piques à son ex-patron. «J’espère que de plus en plus de Sud-Africains sont déterminés à dire que notre pays n’est pas à vendre», a-t-il lancé.
Le renvoi de Pravin Gordhan a, une nouvelle fois, illustré les profondes fractures politiques qui déchirent l’Anc, au pouvoir depuis l’élection de Nelson Mandela en 1994.

En nette perte de vitesse depuis son revers aux élections locales de l’an dernier, le parti est écartelé entre les soutiens de Jacob Zuma, partisan d’une «transformation radicale» de l’économie en faveur de la majorité noire, et une aile plus modérée incarnée par MM. Gordhan et Cyril Ramaphosa.

Ces divergences sont exacerbées par la course engagée pour la succession de M. Zuma, qui doit quitter la présidence de l’Anc en décembre dans la perspective des élections générales de 2019.
Le chef de l’État soutient son ex-épouse Nkosazana Dlamini-Zuma face à Cyril Ramaphosa.
«Nous voyons ce remaniement comme une stratégie calculée du président Jacob Zuma destinée à lui permettre de gagner la conférence de décembre», a estimé l’économiste Peter Attard Montalto, de la banque Nomura.
Mais, ce que la presse locale a baptisé sa «nuit des long couteaux» risque de lui coûter cher.

(AFP)

La procureure de la Cour pénale internationale (Cpi) a appelé, hier, au calme après des violences en République démocratique du Congo, notamment dans les provinces des Kasaï.
Les corps de deux experts de l’Onu avaient été retrouvés, mardi, au Kasaï-central, après l’annonce, par le gouvernement, du massacre de 39 policiers par des rebelles.
«Je suis profondément préoccupée par les nombreux rapports faisant état d’une situation de violences graves depuis plusieurs mois en République Démocratique du Congo (Rdc), en particulier dans les provinces des Kasaï», a déclaré la procureure Fatou Bensouda dans un communiqué.
Une rébellion, se réclamant du chef coutumier Kamwina Nsapu, tué dans une opération militaire en août, secoue, depuis six mois, quatre provinces du centre du pays (Kasaï-central, Kasaï, Kasaï-oriental et Lomami), causant la mort d’au moins 400 personnes.
«J’appelle toutes les parties potentiellement impliquées à s’abstenir de recourir à la violence criminelle», a-t-elle ajouté.

(AFP)

La Première ministre de l’Ecosse, Nicola Sturgeon, a formellement demandé, hier, au gouvernement britannique «le pouvoir d’organiser un second référendum d’indépendance», deux jours après le déclenchement de la procédure de sortie de l’Union européenne.

La dirigeante du parti national écossais Snp a fait parvenir une lettre à la Première ministre britannique Theresa May dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir».
Le Parlement régional, dominé par les indépendantistes du Snp, s’est prononcé mardi, par 69 voix contre 59, en faveur de ce nouveau référendum, moins de trois ans après celui perdu en septembre 2014 (55 % contre 45 %).
Mme Sturgeon, qui justifie la tenue d’un second référendum par le vote de 62 % d’Écossais en faveur d’un maintien dans l’Ue, souhaite que la nouvelle consultation ait lieu entre fin 2018 et début 2019.
Elle a déclaré, en début de semaine, qu’il serait «démocratiquement indéfendable» que Londres refuse d’accéder à la demande du Parlement écossais d’un nouveau référendum.

Mais, la Première ministre britannique a déjà prévenu que ce n’était «pas le bon moment», alors que vient de débuter une période de deux ans de discussions complexes avec Bruxelles pour négocier le Brexit.
Nicola Sturgeon a besoin de l’accord du gouvernement et du Parlement de Westminster pour organiser cette seconde consultation.
Si Theresa May a le pouvoir de bloquer l’initiative, les analystes estiment qu’il sera compliqué de la repousser indéfiniment. Anticipant un rejet de Londres, Mme Sturgeon a indiqué qu’elle allait annoncer, après les vacances de Pâques, les prochaines étapes de son projet.

Il lui restera à convaincre les Écossais du bien-fondé d’un nouveau référendum. Selon un sondage, publié hier, par l’institut Survation, 46 % préféreraient s’en passer alors qu’ils seraient 41 % à y être favorables.
Dans la même enquête, 48 % des Écossais se disent opposés à l’indépendance, contre 43 % à souhaiter une rupture avec le reste du Royaume-Uni (9 % d’indécis).
(AFP)

Déserté par certains de ses ténors, représenté par un candidat en perte de vitesse dans les sondages, le Parti socialiste français aborde, dans la division et le désarroi, l’élection présidentielle, sans même la certitude de survivre.

Le ralliement, mercredi, de l’ex-Premier ministre Manuel Valls au candidat centriste, Emmanuel Macron, est venu concrétiser ces fractures qui désarçonnent les militants du parti, les uns criant à la trahison, les autres parlant de choix responsable face à la menace de l’extrême droite qui caracole en tête des intentions de vote au premier tour.

L’ex-Premier ministre dont le ralliement à M. Macron était pressenti depuis plusieurs jours a mis en avant «la crise de la gauche et la marginalisation de notre candidat à la primaire, Benoît Hamon», qui ne cesse de baisser dans les sondages.

Cet argument du «vote utile» dès le premier tour, le 23 avril, a déjà été avancé par un autre poids lourd du Ps, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s’est lui aussi rallié à M. Macron.

«C’est l’effondrement de Benoît Hamon dans les intentions de vote qui signe la fin du Ps», insiste le député socialiste Malek Boutih, un soutien de M. Valls - que le journal de gauche Libération traitait, hier, de «girouette» et de «monsieur déloyal».

Une tribune, publiée dans le journal Le Monde par des soutiens de M. Hamon, dénonce «le mépris total», «intolérable» de l’ex-Premier ministre à l’égard du «vote citoyen».
Chacun se renvoie la responsabilité de la mise à mort du parti socialiste, un spectacle que savoure la droite, trop heureuse de faire oublier les tourments de son candidat, François Fillon, empêtré dans les affaires judiciaires depuis des mois.

Benoît Hamon qui avait clairement remporté, en janvier, cette primaire face à M. Valls (58,87 % contre 41,13 %), est à l’heure actuelle distancé dans les sondages pour le premier tour de la présidentielle : il se trouve en cinquième position, derrière notamment le candidat de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon.

Selon Henri Rey, du Centre de recherches politiques de Paris (Cevipof), la campagne de M. Hamon «fonctionne» - «il y a des meetings, des salles pleines, beaucoup de jeunes autour de lui» - mais pâtit de la «démonétisation» du parti socialiste liée à l’impopularité du quinquennat du président François Hollande. Et ses efforts pour se démarquer de cet héritage ne convainquent pas, selon lui.

AFP

Le Conseil de sécurité des Nations unies va voter à l’unanimité, aujourd’hui, la réduction de 7 % environ du nombre de militaires et de policiers de la force de maintien de la paix en République démocratique du Congo (Rdc).

Selon un projet de résolution dont l’Afp a obtenu la copie, la Monusco, plus importante et plus coûteuse mission onusienne, verra son effectif passer de 19.815 à 18.316 hommes.
La décision intervient alors que le pays d’Afrique centrale doit organiser, d’ici la fin de l’année, des élections très attendues, sur fond d’affrontements entre factions rebelles, turbulences politiques et corruption massive.

Les craintes d’une nouvelle poussée de fièvre à l’approche des échéances électorales étaient d’ailleurs si vives que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a récemment demandé au Conseil de sécurité d’y envoyer plus de 300 policiers supplémentaires.

Mais, l’Amérique de Donald Trump veut réduire sa participation dans les dépenses de l’Onu en matière de maintien de la paix, les États-Unis en étant de loin les premiers contributeurs.
Sur les 18.232 Casques bleus (sans les policiers et les observateurs) effectivement autorisés à être déployés sur le terrain en République démocratique du Congo, seuls 16.215 le seraient aux termes du projet de résolution. Mais, selon des diplomates, la Monusco ne dispose déjà que de 17.000 Casques bleus en Rdc.

«Le plus important est que ce chiffre ait été décidé après une étude de la situation sur le terrain du mandat de la mission et de ses besoins», assure un diplomate sous le couvert de l’anonymat. «Cela n’a pas été coupé sans réflexion, ça préserve la capacité de la mission à opérer».

La France qui avait, ces dernières semaines, mis en garde contre des coupes drastiques dans les effectifs et le budget alloué à la Monusco, qui revenait, selon Paris, à «jouer avec le feu», s’est dite satisfaite du texte, hier, par la voix de son ambassadeur auprès des Nations unies.

Le projet de résolution «est le résultat d’une importante négociation», a expliqué François Delattre.

AFP

Une vingtaine de mouvements d’opposition et syndicats béninois ont organisé, hier, une marche à Cotonou pour «exiger le retrait immédiat» d’un projet de révision de la Constitution qui fait polémique depuis plusieurs mois.

Les manifestants, qui ont marché sur plusieurs kilomètres dans la capitale béninoise, étaient «plus de 10.000», selon les organisateurs - quelques milliers selon un vidéaste de l’Afp, les autorités n’ayant pas donné d’estimation. «Non à cette révision opportuniste», ou encore «Non à cette révision sans le peuple», pouvait-on lire sur des pancartes de manifestants.

Rassemblés sous la bannière du «Front pour le sursaut patriotique», un mouvement né la semaine dernière pour faire barrage au nouveau texte, ils réclamaient «le retrait immédiat du projet de loi autocratique de la révision de la Constitution».

Le nouveau «Front» rassemble des partis d’opposition mais aussi des syndicats comme la Confédération générale des travailleurs du Bénin, qui reprochent également au gouvernement sa politique sur les «questions touchant aux libertés et à la cherté de la vie». Le président Patrice Talon, qui porte cette réforme, a décidé de faire approuver le texte par l’Assemblée nationale - 4/5e des députés doivent voter pour - plutôt que d’organiser un référendum, comme il l’avait promis l’an dernier.

Les détails du nouveau projet de Constitution ne sont pas connus du grand public, mais il prévoit notamment une discrimination positive en faveur des femmes dans le monde politique, un financement public des partis ainsi que la mise en place d’un mandat présidentiel unique, une mesure historique sur le continent africain et qui fait débat.

Le fait de ne pas soumettre la réforme au vote populaire, l’opacité des textes et l’idée d’un mandat présidentiel unique ont suscité de vives protestations au Bénin.

AFP

Le Parlement éthiopien a approuvé, hier, la prolongation, pour quatre mois, de l’état d’urgence décrété en octobre pour mettre un terme à plusieurs mois de violentes manifestations antigouvernementales.

«La chambre a voté à l’unanimité l’extension de l’état d’urgence», a rapporté la radio gouvernementale Fana.

Le ministre de la Défense, Siraj Fegessa, a justifié cette décision par la nécessité de s’assurer que «la paix et la sécurité relatives», qui prévalent actuellement, s’installent durablement.

Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn avait déclaré l’état d’urgence le 9 octobre pour six mois, après des mois de contestation antigouvernementale dans tout le pays, sévèrement réprimée par les autorités. Cette déclaration d’état d’urgence sur l’ensemble du territoire était sans précédent en Éthiopie depuis 25 ans, année de la chute du «négus rouge» Mengistu Hailé Mariam. En 2005, les autorités éthiopiennes avaient décrété un état d’urgence limité à certaines villes, dont Addis-Abeba, pour une durée de 30 jours, après des élections controversées.

AFP

Petit royaume du Golfe dont la population est majoritairement chiite, Bahreïn est dirigée par une dynastie sunnite régulièrement critiquée à l’étranger pour sa poigne de fer contre toute forme de contestation.

L’opposition chiite réclame des réformes et une monarchie constitutionnelle. Mais, le pouvoir bahreïni accuse l’Iran chiite de fomenter les troubles sur son territoire ; ce que Téhéran dément.
Les ministres des Affaires étrangères des monarchies sunnites du Golfe, réunis à Ryad, ont «condamné les déclarations provocantes et irresponsables, ainsi que les actes d’agression du régime iranien envers Bahreïn». L’Iran doit «abandonner les politiques qui nourrissent les conflits confessionnels et cesser de former et soutenir les groupes et les milices qui les encouragent dans les pays arabes», poursuivent les ministres dans une déclaration publiée après leur réunion. Bahreïn annonce fréquemment avoir démantelé des «cellules terroristes» composées de chiites.

Ce petit royaume, siège de la Ve Flotte des États-Unis, est soutenu par l’Arabie saoudite qui est le grand rival régional de l’Iran.

AFP

Le Parlement éthiopien a approuvé, hier, la prolongation, pour quatre mois, de l’état d’urgence décrété en octobre pour mettre un terme à plusieurs mois de violentes manifestations antigouvernementales.

«La chambre a voté à l’unanimité l’extension de l’état d’urgence», a rapporté la radio gouvernementale Fana.
Le ministre de la Défense, Siraj Fegessa, a justifié cette décision par la nécessité de s’assurer que «la paix et la sécurité relatives», qui prévalent actuellement, s’installent durablement.

Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn avait déclaré l’état d’urgence le 9 octobre pour six mois, après des mois de contestation antigouvernementale dans tout le pays, sévèrement réprimée par les autorités. Cette déclaration d’état d’urgence sur l’ensemble du territoire était sans précédent en Éthiopie depuis 25 ans, année de la chute du «négus rouge» Mengistu Hailé Mariam. En 2005, les autorités éthiopiennes avaient décrété un état d’urgence limité à certaines villes, dont Addis-Abeba, pour une durée de 30 jours, après des élections controversées.

AFP

L’acquittement surprise, mardi, à Abidjan, de l’ex-première dame Simone Gbagbo, de crimes contre l’humanité commis durant la crise post-électorale de 2010-2011, conclut un procès «entaché d’irrégularités», ont estimé, hier, les défenseurs des droits de l’Homme, les victimes évoquant une «prime à l’impunité».

Les partisans de Mme Gbagbo, qui ont longtemps dénoncé un procès politique et une justice instrumentalisé, ont, de leur côté, vu dans cet acquittement un geste «vers la réconciliation» en Côte d’Ivoire, marquée par ces cinq mois de sanglante crise post-électorale à l’issue de dix ans de crise politico-militaire.

Mardi, la Cour d’assises d’Abidjan a acquitté Mme Gbagbo des chefs de crime contre l’humanité et crimes de guerre lors de cette crise qui a fait 3.000 morts en 2010-2011 : un coup de théâtre alors que le procureur avait requis l’emprisonnement à vie.
«C’est une prime supplémentaire à l’impunité. Cet acte grave fait de nous de potentielles victimes de demain», s’est insurgé Issiaka Diaby, président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire. Selon lui, «les parents des victimes attendaient cette condamnation pour faire le deuil de leurs proches disparus ou assassinés».

Human Rights Watch (Hrw) a critiqué un «procès entaché d’irrégularités» qui «met en évidence» l’importance de la Cour pénale internationale (Cpi) - devant laquelle Mme Gbagbo est poursuivie pour crime contre l’humanité - comme «voie de recours pour les victimes». «L’enquête peu approfondie et les preuves ténues présentées lors de son procès soulignent l’importance de l’affaire en cours contre Simone Gbagbo à la Cpi pour des crimes similaires», a souligné l’Ong de défense des droits de l’Homme.
«Ce procès a été un véritable fiasco tant sur la forme (...) que sur le fond», ont déploré, dans un communiqué conjoint, la Fédération internationale des droits de l’Homme (Fidh), la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (Lidho) et le Mouvement ivoirien des droits de l’Homme (Midh).

«La Côte d’Ivoire ne pourra pas faire l’économie de la justice sans mettre en péril sa stabilité à moyen terme. Les autorités judiciaires doivent donc tirer les leçons de ce nouvel échec», ont-estimé ces Ong.

AFP

Les obsèques du héros de la lutte anti-apartheid Ahmed Kathrada ont tourné, hier, à la manifestation de défiance envers le président sud-africain Jacob Zuma, symbole des tensions qui déchirent le Congrès national africain (Anc) au pouvoir.

Chargé de prononcer l’éloge funèbre, l’ancien chef de l’État Kgalema Motlanthe, qui a assuré quelques mois, en 2009, l’intérim entre Thabo Mbeki et Jacob Zuma, a profité de l’occasion pour livrer une charge aussi sévère qu’inattendue contre son successeur, interdit de cérémonie par la famille du défunt.

Figure historique de l’Anc, compagnon de cellule et confident de Nelson Mandela, Ahmed Kathrada, décédé mardi à 87 ans, avait pris la plume, l’an dernier, pour réclamer la démission de Jacob Zuma, englué dans les scandales de corruption. «Il serait déloyal de rendre hommage à la vie du camarade Kathrada et de prétendre qu’il n’était pas profondément perturbé par la faillite politique actuelle», a déclaré M. Motlanthe devant la foule réunie dans le cimetière de Westpark à Johannesburg.
Il a ensuite lu des morceaux choisis d’une lettre ouverte à M. Zuma, publiée par le défunt.

«Face à des critiques, condamnations et exigences aussi larges et persistantes, serait-ce trop que d’exprimer l’espoir que vous preniez la bonne décision en envisageant de démissionner ?» s’est plu à citer l’ancien président.
La lecture de ce passage a suscité une longue salve d’applaudissements de l’assistance, debout. «Dégage, Zuma !» a alors hurlé un homme, aussitôt repris par d’autres.

Dès l’annonce de sa mort, tôt mardi matin, toute l’Afrique du Sud a rendu un hommage ému, unanime et dithyrambique à celui que l’on surnommait «Oncle Kathy», qui fut longuement emprisonné avec Nelson Mandela à la prison de Robben Island.
M. Zuma, s’est lui, contenté de présenter ses condoléances à la famille et de dire sa «profonde tristesse». Et hier matin, ses services ont confirmé qu’il «ne participera pas aux funérailles et à l’hommage (national), conformément aux souhaits de la famille» Kathrada. @Emmené par le vice-président Cyril Ramaphosa, la quasi-totalité du gouvernement a assisté aux obsèques d’»Oncle Kathy».

 

AFP

Le Royaume-Uni s’est embarqué, hier, pour un voyage historique et «sans retour» hors de l’Union européenne, ouvrant deux ans de négociations qui ont déjà donné lieu aux premiers désaccords ouverts.

Neuf mois après un référendum sur le Brexit qui continue à diviser le pays, l’ambassadeur britannique auprès de l’Ue, Tim Barrow, a remis au président du Conseil européen, Donald Tusk, la lettre déclenchant formellement la procédure de sortie. «Vous nous manquez déjà», a lancé un Donald Tusk visiblement éprouvé en brandissant la lettre devant la presse. «Il n’y a aucune raison de faire comme si c’était une journée heureuse, ni à Bruxelles ni à Londres», a-t-il ajouté en voyant ainsi ébranlé le projet européen, né sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale.

Au même moment à Londres, la Première ministre Theresa May annonçait au Parlement de Westminster qu’il n’y aurait «pas de retour en arrière». Elle a appelé le peuple britannique, Écossais en tête, à se «rassembler» pour obtenir «le meilleur accord possible» pour le Royaume-Uni, premier pays à rompre les amarres avec l’Union, après 44 ans de mariage contrarié. Le déclenchement du Brexit ouvre une période de deux ans de négociations, un délai ambitieux tant les discussions s’annoncent complexes et acrimonieuses.

La chancelière allemande Angela Merkel a tout de suite donné le ton en rejetant la demande de Mme May de mener de front les négociations de sortie et celles pour définir les futures relations, notamment commerciales, rappelant ainsi la position de Bruxelles. «Il va falloir d’abord clarifier comment délier les étroites imbrications» entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, a dit la chancelière à Berlin, «et seulement une fois cette question clarifiée, nous pourrons ensuite, (...) si possible, assez vite, parler de notre relation future».

AFP

Les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs (Msad) et la Chambre de commerce de Thiès ont reçu, cette semaine, la visite Martine Pinville, secrétaire d’État français auprès du ministère de l’Économie et des Finances, chargée du Commerce, de l’Artisanat, de l’Économie sociale et solidaire.

Le secrétaire d’État français auprès du ministère de l’Économie et des Finances, Martine Pinville, a effectué une visite guidée par le directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs, dans les différents ateliers de production des tapisseries des Msad, produites à haute valeur ajoutée, une spécialité des Msad depuis sa création en 1966. Une longue marche bien matérialisée dans la salle d’exposition où toute l’histoire de ce temple dans lequel, de l’imagination du cartonnier à la dextérité du licier, des hommes et des femmes ont écrit l’une des plus pages des tapisseries dans le monde.

A l’issue de la visite, Martine Pinville a indiqué que ce passage à la Msad reste un moment fort de son séjour au Sénégal. « C’est beau », s’est-elle exclamée au sortir de la salle d’exposition. Ensuite, elle s’est félicitée de la continuité dans la formation ponctuée surtout par le legs du savoir-faire des doyens aux plus jeunes. « Ceci est un point fort à sauvegarder mais surtout travailler davantage sur la labellisation parce qu’ici, il y a des produits de grande qualité », a-t-elle confié.

Une invite bien comprise par le directeur général, Aloyse Diouf, qui a témoigné de la longue coopération entre les Msad et la France où les premiers Sénégalais liciers ont été formés sur la tapisserie. « Depuis, nous avons marqué notre présence partout dans le monde grâce à la clairvoyance du précurseur, le président Léopold Sédar Senghor, mais aujourd’hui avec le soutien du président Macky Sall, la diversification des produits que nous mettons dans le marché est devenue une réalité », s’est réjoui le directeur des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs.

Après avoir quitté la section de la tapisserie, le secrétaire d’État s’est rendu à la Chambre des métiers de Thiès. Là, le directeur de l’Artisanat, Makhtar Diakhaté, et le président de la Chambre des métiers, Amadou Moctar Sèye, et les artisans l’ont accueillie dans une bonne ambiance.

La place de l’artisanat en termes d’offres d’emplois aux jeunes et son impact dans l’économie du pays lui ont été expliqués. Dans ce cadre, la formation occupe une place centrale. C’est pourquoi ils lui ont fait visiter un atelier où un maître-formateur travaille et encadre en même temps de jeunes apprentis dans un format pédagogique bien ficelé car débouchant sur l’obtention d’un parchemin à l’issue d’un examen professionnel organisé par l’État du Sénégal. « Ce choix nous permet non seulement d’aider ces jeunes à pouvoir devenir des chefs d’entreprises, mais aussi de pouvoir être compétitifs dans les offres d’emplois lancées par des entreprises », a souligné le directeur de l’Artisanat.

Devant autant d’initiatives, Martine Pinville a salué le renforcement des capacités au niveau technique, mais a surtout bien apprécié l’accompagnement des formés dans la gestion administrative et financière d’une entreprise. « Je viens d’entendre que chaque année, 100.000 jeunes arrivent sur le marché de l’emploi. Donc, l’idée de créer les conditions d’avoir plus d’entreprises qui, une fois solides, vont créer des emplois, me semble plus judicieux », a partagé le secrétaire d’État français chargée du Commerce, de l’Artisanat, de l’Économie sociale et solidaire.

Mbaye BA

Pour renforcer la lutte contre l’insécurité et la criminalité organisée, le Gouvernement du Sénégal, à travers les services du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a décidé de généraliser l’implantation des caméras de vidéosurveillance sur l’ensemble des zones sensibles.

Dans un communiqué, la Commission de protection des données personnelles (Cdp) tient à rassurer les citoyens que les dispositions sont prises pour préserver la vie privée et protéger les données personnelles de l’ensemble des citoyens conformément à la loi n°2008-12 du 25 janvier 2008. Selon leur document écrit, le dispositif de vidéosurveillance déployé par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a fait l’objet d’une déclaration à la Cdp et validé par la Session plénière sous le récépissé n° Rd/Cdp – 2015 – 00145/Sp du 24 avril 2015. La Cdp s’engage à garantir un équilibre adéquat entre la finalité du traitement et le respect du traitement et le respect des droits des personnes concernées.

M. G. DIEDHIOU

Les ex-rebelles maliens, qui boycottaient la «Conférence d’entente nationale» ouverte lundi à Bamako, ont rejoint hier les participants aux travaux après avoir obtenu des assurances sur la poursuite des discussions au-delà de la date fixée pour cette réunion.

La Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg du Nord) et l’opposition avaient pratiqué lundi la politique de la chaise vide, après avoir annoncé qu’elles boycotteraient cette rencontre programmée sur sept jours, la jugeant trop limitée dans le temps ou ses objectifs.

La conférence d’entente nationale, prévue par l’accord de paix de mai-juin 2015, vise notamment à «élaborer une charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale sur une base consensuelle», selon le gouvernement. Mais le président de la conférence, Baba Akhib Haïdara, a indiqué lundi qu’à la suite d’une «entente entre les parties signataires (de l’accord), il a été convenu que la Conférence n’approuvera pas une Charte définitive». Les travaux de la réunion «seront éventuellement éléments constitutifs d’une Charte qui sera élaborée dans un cadre que les autorités fixeront», a-t-il ajouté.

Hier, des représentants de la Cma étaient présents, selon un journaliste de l’Afp qui y a notamment vu un porte-parole de l’ex-rébellion, Mohamed Elmaouloud Ramadane. La Cma est revenue sur sa décision après avoir «obtenu des compromis», a affirmé M. Ramadane à l’Afp.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit de lundi à hier, le haut représentant du président malien pour la mise en œuvre de l’accord de paix, Mahamadou Diagouraga, a annoncé que les ex-rebelles s’engageaient à se joindre aux travaux de la conférence «dès mardi», à l’issue d’échanges impliquant les intéressés et la médiation internationale.   

AFP

La Cour d’assises d’Abidjan a acquitté hier l’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, de crime contre l’humanité lors de la crise post-électorale, un coup de théâtre alors que le procureur avait requis l’emprisonnement à vie.

«Le jury, à la majorité, déclare Simone Gbagbo non coupable des crimes qui lui sont reprochés, prononce son acquittement et ordonne qu’elle soit remise immédiatement en liberté si elle n’est retenue pour d’autres causes», a déclaré le juge Kouadjo Boiqui, président de la Cour d’assises.
Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans de prison pour «atteinte à la sûreté de l’Etat» prononcée en 2015. Les parties ont «60 jours pour introduire un pourvoi contre cette décision», a souligné le juge, à l’issue de six heures de délibéré des six jurés. Le procureur général du tribunal d’Abidjan avait requis une peine d’emprisonnement à vie à l’encontre de Simone Gbagbo, y voyant un acte pour sceller «la réconciliation nationale» après une meurtrière crise post-électorale.

«Messieurs les jurés, il vous est demandé par l’acte que vous allez poser d’aider la Côte d’Ivoire à tourner une page de son histoire, de sa propre histoire et de lui donner les moyens d’aller à la réconciliation nécessaire», avait déclaré le procureur Aly Yéo, dès l’ouverture de son réquisitoire qui a duré une heure. Pour lui, «la réconciliation passe avant tout par la justice. Car sans justice la réconciliation n’est qu’illusion». «Soyez au rendez-vous de l’histoire», avait martelé le procureur, appelant les jurés à déclarer «Mme Gbagbo coupable de crime contre l’humanité et de crime de guerre» et à la «condamner à l’emprisonnement à vie». Mme Gbagbo, dont la dernière apparition au tribunal remonte à fin novembre, était une nouvelle fois absente hier pour dénoncer un procès qu’elle juge inéquitable.                               

AFP

Le procès pour «complot militaire» de 20 soldats burkinabè, qui avaient attaqué un dépôt d’armes en janvier 2016, s’est ouvert hier au tribunal militaire de Ouagadougou en présence des principaux accusés.
Ces militaires, dont une dizaine de membres de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré, sont poursuivis pour «complot militaire», «détention illégale d’armes à feu et de munitions», «vol aggravé» et «violence et voies de faits». Arrêtés en mars 2016, ces militaires sont accusés d’avoir «attaqué dans la nuit du 22 au 23 janvier 2016, le dépôt d’armes» de Yimdi (20 km, à l’ouest de Ouagadougou) et procédé à  «l’enlèvement de matériel militaire par suite d’effraction de l’entrée du magasin». Ces armements devaient servir, selon l’arrêt de renvoi, à l’attaque de la Maison d’arrêt et de correction des armées de Ouagadougou pour libérer les généraux Gilbert Diendéré, l’ex-chef du RSP et Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères (et général de gendarmerie), ainsi que tous les autres militaires du régiment incarcérés pour leur implication présumée dans le putsch manqué de septembre 2015.  

AFP

Le président  Ali Bongo Ondimba a lancé hier le «dialogue», associant société civile et classe politique mais boycotté par le camp de son rival Jean Ping, pour tenter de sortir le pays de la crise née de la contestation de sa réélection en août dernier.

La cérémonie solennelle d’ouverture du dialogue s’est tenue au palais présidentiel à Libreville en présence de délégués, des membres du gouvernement, de membres du corps diplomatique et du chef de l’Etat qui a appelé ses compatriotes à régler «la querelle de famille» post-électorale.

Quelque 1.200 organisations de la «société civile» et une cinquantaine de partis politiques participent à ce forum dont les travaux - qui pourront être prolongés si nécessaire - doivent durer 21 jours.
Brossant un tableau de l’histoire politique du Gabon dès avant l’indépendance, M. Bongo a jugé, dans son allocution, que «la vérité des faits est que les palabres post-électorales» sont une constante dans le pays. «Crise politique au Gabon? Non, querelle de famille», a cité M. Bongo, en guise d’exemple, ce titre d’un article de presse datant de 1958 et évoquant un litige électoral entre deux personnalités gabonaises de l’époque. «Il n’y a rien de nouveau sous le soleil gabonais», a-t-il poursuivi à propos de la crise post-électorale de 2016, ajoutant: «Ce que certains appellent crise est et doit rester une querelle de famille».

Le chef de l’Etat s’est également livré à un éloge de la palabre et du dialogue, «éléments essentiels de notre Adn politique». «Vous débattrez de tout», a-t-il lancé aux participants au dialogue: «Nos institutions doivent refléter notre identité».  Les participants doivent notamment plancher sur la «réforme des institutions», la «réforme du code électoral», le «rôle de la Cour constitutionnelle», ou encore «la consolidation de la paix et de la cohésion sociale».
Le président Bongo Ondimba avait annoncé ce «dialogue politique inclusif et sans tabou» immédiatement après la validation de sa réélection le 24 septembre par la Cour constitutionnelle.
Le «dialogue politique inclusif et sans tabou» est boycotté par la Coalition pour la nouvelle République (Cnr) de Jean Ping, qui se proclame toujours président élu.            

AFP

Toute l'Afrique du Sud a rendu mardi un hommage ému à Ahmed Kathrada, une des dernières grandes figures de la lutte contre l'apartheid et compagnon de cellule de l'icône Nelson Mandela à la prison de Robben Island, décédé à l'âge de 87 ans. Ancien député et conseiller du président Mandela pendant son seul mandat à la tête du pays (1994-1999), ce fils d'immigrés indiens faisait partie du tout premier cercle des dirigeants historiques du Congrès national africain (Anc). Surnommé "Oncle Kathy", il s'était illustré à la fin des années 1980 lors des négociations entre l'Anc et le régime blanc qui avaient abouti au début des années 1990 à la chute de l'apartheid et aux premières élections libres du pays en 1994. Hospitalisé début mars pour une opération au cerveau, Ahmed Kathrada s'est éteint "en paix" mardi dans un hôpital de Johannesburg, a annoncé la fondation qui porte son nom.

AFP

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