banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités Internationales (1364)

Les troupes sénégalaises et de quatre autres pays d'Afrique de l'Ouest sont intervenues, hier, en Gambie, pour installer le nouveau président Adama Barrow et forcer au départ le sortant Yahya Jammeh, qui refuse de reconnaître sa défaite électorale.

M. Barrow, tout de blanc vêtu, a prêté serment à l'ambassade de Gambie à Dakar, peu avant 17H00 Gmt, devant le président de l'Ordre des avocats gambien, Sheriff Tambadou, en présence de nombreux responsables d'organisations internationales et régionales ainsi que de ses deux épouses. Dans le même temps, les forces sénégalaises, mandatées par l'organisation régionale ouest-africaine Cedeao, qui presse depuis des semaines M. Jammeh, dont le mandat a expiré mercredi, de céder le pouvoir, entraient sur le territoire de leur petit voisin (1,8 million d'habitants). Les soldats sénégalais ont pénétré "de partout" en Gambie, pays totalement enclavé dans le Sénégal à l'exception d'une étroite bande côtière, a indiqué à l'Afp le colonel Abdoul Ndiaye, porte-parole de l'armée.

"L'ensemble des moyens, terre, air et mer" des forces de la Cedeao, mobilisées pour cette opération, a été engagé, a affirmé à l'Afp un autre responsable de l'armée sénégalaise, précisant que des militaires du Nigeria, du Ghana, du Togo et du Mali étaient également impliqués. L'annonce est intervenue quelques minutes après le vote unanime, par le Conseil de sécurité de l'Onu, d'une résolution soutenant les initiatives de la Cedeao pour pousser Yahya Jammeh à quitter le pouvoir, sans explicitement approuver un recours à la force. Des avions de combat nigérians avaient mené, dans la journée, des missions de reconnaissance au-dessus de la Gambie, notamment la capitale Banjul, transformée en ville fantôme, magasins clos et habitants terrés chez eux de craintes de violences. Les évacuations de touristes, notamment Britanniques, se poursuivaient également. La progression des troupes africaines n'était pas immédiatement connue, mais des tirs ont été entendus en Casamance, dans le sud du Sénégal, en provenance de plusieurs villages proches de la frontière gambienne, selon un correspondant de l'Afp.

D’après des témoins, des accrochages ont eu lieu entre soldats sénégalais et des rebelles présumés du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), qui se bat depuis 1982 pour l'indépendance de la Casamance, réputé proche du régime de Jammeh. Aucun bilan éventuel n'était disponible.

Dans son discours d'investiture, M. Barrow, élu à la surprise générale lors de la présidentielle du 1er décembre, a salué "un jour qu'aucun Gambien n'oubliera jamais", avant d'appeler les forces armées gambiennes à se rallier à lui, sous peine d'être traités comme des "rebelles". Des scènes de liesse ont éclaté peu après dans les rues de Banjul, sans être réprimées par les militaires présents. Le chef d'état-major de l'armée a même été vu célébrant avec les manifestants, semblant indiquer un lâchage de M. Jammeh.Le général Ousman Badjie avait, dès la veille, laissé entendre qu'il n'entendait pas résister et entraîner ses hommes dans un "combat stupide" autour d'une "dispute politique".

AFP

Dix-neuf membres de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (Rsp), l'ancienne garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré, qui avaient projeter de libérer des collègues emprisonnés après le putsch raté de septembre 2015, ont été condamnés, mercredi soir, à Ouagadougou, à des peines allant jusqu'à 15 ans ferme.

Le caporal Madi Ouédraogo, le cerveau présumé du projet, et son complice, le sergent Mahamadi Zallé, ont été condamnés à 15 ans de prison ferme.  Un civil, Cheick Alassane Ouédraogo dit "Ladji", un imam présenté comme le marabout du groupe, a également écopé de 15 ans de prison, portant à 20 le nombre de condamnations. 29 personnes étaient dans le box - 27 membres du Rsp et deux civils.  Quinze soldats ont été condamnés à dix ans de prison ferme alors que deux soldats de deuxième classe ont écopé de six mois de prison ferme pour les faits de "détention illégale d'armes et de munitions" et devaient sortir de prison hier après avoir purgé près d'un an de détention préventive.

Neuf personnes, dont un civil, ont été relaxées "au bénéfice du doute" ou pour "infraction non constituée".

AFP

L’assurance-santé pour tous : c'est la promesse du président Donald Trump. C'était aussi celle de Barack Obama dont la grande réforme de 2010 est pourtant sur le billot.

C'est tout le paradoxe du premier acte législatif attendu de l'ère Trump. L'abrogation de l'Affordable care act, "Obamacare", est depuis 2010 une priorité des républicains, qui contrôlent désormais totalement le Congrès et la Maison Blanche. Elle incarne à leurs yeux une dérive coûteuse et socialisante à l'européenne.

Mais, cette loi méprisée a permis entre temps de couvrir une vingtaine de millions d'Américains qui vivaient sans assurance auparavant, faisant chuter leur proportion de 16 à 8,9 % de 2010 à 2016. La quadrature du cercle consiste à la remplacer sans "désassurer" personne. Pour le milliardaire républicain, il est inconcevable que des Américains ne puissent pas souscrire à une couverture maladie pour des raisons financières. C'est une constante pour lui depuis qu'il est candidat. "S'assurer est trop cher pour certains. Et personne ne mourra dans la rue sous un président Trump", a-t-il dit, mardi, à Fox News. "Nous créerons une assurance pour tout le monde", avait-il affirmé le week-end dernier au Washington Post. Mais, dans un système de santé qui repose presque entièrement sur le privé, cet engagement est difficile à appliquer. Aux Etats-Unis, seul un tiers de la population est couvert par une assurance publique : Medicare pour les plus de 65 ans et Medicaid pour les plus modestes. La moitié des Américains sont assurés par l'intermédiaire de leurs employeurs, selon la Kaiser family foundation, et environ 7% par ce qu'on appelle le marché individuel, pour les indépendants ou les salariés sans assurance. La solution de Barack Obama consistait à obliger chacun à s'assurer et à donner des aides aux Américains pour qu'ils puissent s'acheter leur couverture. Trop coercitif et trop coûteux, estiment les républicains.
Au lieu d'une couverture universelle, les conservateurs proposent donc un "accès" universel. Pour eux, la santé n'est pas un droit.

"L'objectif est que chaque Américain ait accès à la meilleure santé et la meilleure couverture possible", a déclaré, mercredi, au Sénat, l'élu Tom Price, nommé ministre de la Santé par Donald Trump.

AFP

Les frappes américaines contre le groupe Etat islamique, mercredi soir, en Libye, ont tué "plus de 80 jihadistes", a indiqué, hier, le secrétaire à la Défense, Ashton Carter. Il y avait parmi les jihadistes tués "des gens qui étaient en train de planifier activement des opérations en Europe et ont pu être liés à des attaques qui ont eu lieu en Europe", a déclaré le secrétaire américain à la Défense dans une brève intervention devant la presse au Pentagone. "Environ une centaine de munitions" (bombes ou missiles) ont été utilisées dans cette attaque, a précisé le porte-parole du Pentagone, Peter Cook. Les frappes américaines ont été menées, mercredi soir, sur deux camps de jihadistes à environ 45 km au sud-ouest de Syrte, la ville dont l'Ei a été chassé, en décembre, par les forces loyales au gouvernement d'unité nationale (Gna) libyen. Les Etats-Unis "restent prêts à soutenir les efforts libyens pour contrer les menaces terroristes, et vaincre le groupe Etat islamique en Libye", a souligné le porte-parole du Pentagone.

AFP

La Cedeao est sur le point d’exercer un droit d’ingérence en Gambie pour le respect du choix souverain exprimé par la majorité des électeurs lors d’un scrutin libre et démocratique. La diplomatie sous-régionale et internationale a épuisé toutes ses capacités de négociation avec, entre autres mesures, le Parlement nigérian qui a voté une motion encourageant le gouvernement Buhari à offrir à Jammeh l’asile et le royaume du Maroc qui continue à lui proposer un exil royal, au moment où tout l’édifice institutionnel gambien s’effondre par pans entiers. Il a été abandonné successivement par le président de la Commission électorale, des ministres, des ambassadeurs, des juges et, le clou, le président de la Cour suprême qui se rétracte, refusant de bloquer l’investiture d’Adama Barrow  à la veille de la fin de mandat de Yahya Jammeh.

Rien n’est parvenu à dissuader le soldat, marabout-charlatan de Banjul.  Jammeh cherche plutôt à se poser en martyr. C’est, sans doute, ne pas trop avoir le sens des réalités, car il ne saurait y avoir d’ héroisme dans le jusqu’au-boutisme pour un chef d’Etat parmi tant d’autres à travers le monde trainant  un actif et un passif à assumer devant les hommes et surtout devant l’Histoire. Pour le cas Jammeh, beaucoup est à mettre à son actif dans ce petit pays qui ne dispose d’aucune ressource minière, énergétique ou agricole. Bilan obtenu avec un passif lourd en matière de respect des droits de l’Homme.  Avoir félicité, dans un premier temps, son vainqueur l’a grandi et aurait, sans doute, contribué à atténuer le jugement sur le non-respect des droits humains de son régime. Par ailleurs, il est resté dans la légalité constitutionnelle en déposant un recours pour un nouveau décompte du scrutin. Mais, ce qui a trahi ses intentions, c’est d’avoir empiété sur les prérogatives de la Cour suprême en demandant de nouvelles élections, puis  des négociations qui auraient comme effet immédiat de lui permettre de garder le pouvoir et lâcher un peu de lest, le temps de se réajuster pour consolider son pouvoir.

L’alibi de l’attente d’un complément d’effectif de la Cour suprême pour statuer sur son recours ne saurait prospérer, parce que tout aurait du être mis en œuvre pour qu’un maillon aussi essentiel dans la marche normal d’un pays soit au complet avant des élections aussi cruciales. La prolongation de son mandat, par l’Assemblée nationale, ne saurait tromper non plus, la question étant de savoir de quelle marge de manœuvre les députés disposent face au refus du chef de l’Etat, chef des Armées, de céder le pouvoir et le risque d’un enlisement institutionnel encore plus profond.

Le patriotisme de mauvais aloi dans lequel il se drape aurait dû lui dicter d’épargner à son pays et son peuple une épreuve de force dans laquelle il n’a rien à gagner.

John Dramani Mahama a perdu le pouvoir au Ghana il y a quelques semaines par une courte défaite. Il ne manque pas au Ghana de jeunes désœuvrés ou nihilistes qu’il aurait pu manipuler pour semer des troubles et obtenir des négociations au nom de l’impératif de maintenir la paix et la stabilité nécessaires au pays. Il est parti héroïquement et, ironie du sort, il fait encore partie du quatuor qui négocie une transition pacifique conforme à la volonté exprimée librement par la majorité des Gambiens.  C’est justement à partir du Ghana, l’un des porte-drapeaux de la démocratie en Afrique, que le président Barack Obama rappelait aux chefs d’Etat africains qu’en démocratie les institutions doivent transcender et les hommes et les partis politiques. Dans ce sillage, viennent à l’esprit les élections présidentielles américaines de 2000 entre le président sortant George Bush et Al Gore et le fameux litige sur le décompte des voix en Floride, Etat dirigé par Jeb Bush, le jeune frère, même père et même mère du président comme on dirait chez nous.

La reprise du comptage des voix a démontré qu’il y avait eu fraude, et chaque nouveau décompte permettait à Al Gore de réduire le faible écart qui le séparait de George Bush. Lorsque les constitutionnalistes ont attiré l’attention sur le fait que la poursuite des décomptes risque d’empiéter sur l’investiture du futur président prévu à la date immuable du 20 janvier, Al Gore a demandé, au nom du respect du calendrier républicain, un arrêt des opérations, mettant du coup un arrêt à sa course vers la Maison Blanche et à sa carrière politique. Il a fini par s’investir avec brio dans la lutte pour la préservation du climat. Une leçon qui aurait dû inspirer beaucoup de dirigeants africains, particulièrement Yahya Jammeh. Mais, c’est à croire qu’il veut partir comme un anti-héros.

Par Alassane DIAWARA

(AFP) - Les troupes de plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest se tenaient prêtes, hier soir, à intervenir en Gambie à partir du Sénégal en cas d'échec des efforts diplomatiques d'ici à minuit Gmt pour convaincre Yahya Jammeh de céder le pouvoir à Adama Barrow.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est arrivé, hier soir, pour une ultime médiation à Banjul où se sont rendues, depuis décembre, deux missions de dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 pays) pour amener M. Jammeh à céder son fauteuil, sans succès. La Mauritanie n'est pas membre de la Cedeao. "Notre proposition de solution est indépendante de toutes les autres, nous l'avons minutieusement préparée" depuis décembre, a déclaré à l'Afp, à Nouakchott, un haut responsable de la diplomatie mauritanienne.
Dans le même temps, des troupes ouest-africaines se tenaient prêtes à intervenir en cas d'échec de la négociation, la Cedeao ayant, à plusieurs reprises, averti qu'elle pourrait avoir recours à la force en dernier ressort.
Le climat dans ce pays s'est encore alourdi lorsque M. Jammeh a décrété, mardi, l'état d'urgence pour 90 jours, avec l'approbation de l'Assemblée nationale. Une vague de départs était enregistrée parmi les touristes, en majorité des Britanniques et des Néerlandais attirés par les plages de sable fin de ce pays, à la suite de consignes de leurs gouvernements respectifs. Hier à la mi-journée, les plages étaient désertées, abandonnées à des employés désœuvrés et à des chèvres.

 - 'Toutes les mesures nécessaires' -
En Mauritanie, on se disait néanmoins confiant dans le succès de la médiation prévoyant, selon le diplomate mauritanien, des discussions avec M. Jammeh, mais aussi M. Barrow. "Notre projet de sortie de crise (...) est complet et bien jouable pour tous", a-t-il assuré, refusant de fournir plus de détails.
A l'Onu, le Sénégal a présenté au Conseil de sécurité un projet de résolution pour soutenir les efforts de la Cedeao sur le dossier gambien, selon des diplomates. Dakar demande à l'Onu de soutenir "toutes les mesures nécessaires" pour assurer la passation de pouvoir, selon le texte consulté par l'Afp.
Dans l'attente de son investiture, prévue aujourd’hui et à la demande de la Cedeao, M. Barrow est accueilli depuis le 15 janvier à Dakar. Depuis son arrivée au Sénégal, M. Barrow n'est pas apparu en public, mais son entourage soutient invariablement qu'il prêtera serment, aujourd’hui, en Gambie comme prévu, sans expliquer dans quelles conditions.
"Il sera investi en Gambie", mais pas dans un stade comme prévu initialement, a précisé, hier, à Banjul, son porte-parole, Halifa Sallah, lors d'une conférence de presse. "Il se prépare pour son investiture par d'autres moyens", a-t-il ajouté, sans précision.
M. Sallah a cependant espéré que M. Jammeh "épargnera à la Gambie un bain de sang".
A Banjul, au fil des heures, les partisans de Yahya Jammeh, de longue date pour certains, continuaient de le lâcher : la vice-présidente Isatou Njie Saidy a démissionné hier, le ministre de la Santé, Omar Sey, la veille, selon leurs proches. Avant eux, plusieurs ministres avaient quitté leurs fonctions dont ceux des Affaires étrangères, des Finances et de l'Information.
La capitale gambienne avait, hier, des allures de ville en sommeil : circulation réduite, des boutiques étaient fermées et des denrées commençaient à manquer dans plusieurs quartiers, selon un journaliste de l'Afp et des témoins, citant le pain, le poisson notamment, en raison des départs des habituels vendeurs.

AFP - Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est prêt à se rendre aux Etats-Unis, où il fait face à de lourdes accusations, à condition que ses droits soient garantis, a annoncé, hier, le site internet. M. "Assange est prêt à venir aux Etats-Unis à condition que ses droits soient garantis", écrit WikiLeaks sur Twitter, à la suite de la décision de Barack Obama de commuer la peine de Chelsea Manning, condamnée, en 2013, à 35 ans de prison pour avoir transmis plus de 700.000 documents confidentiels à WikiLeaks. Le site internet précise que M. Assange pourrait s'exécuter même si "la Maison Blanche dit maintenant que (la commutation de peine de) Manning n'était pas quid quo pro (donnant-donnant, Ndlr)".

AFP - Les autorités ivoiriennes ont appelé au calme hier, promettant "d'améliorer les conditions de vie" de toutes les forces de l'ordre pour enrayer le mouvement de colère des militaires et gendarmes qui menace de dégénérer en révolte généralisée.

Selon un nouveau bilan annoncé par le gouvernement, les violences de mardi ont fait quatre tués à Yamoussoukro, deux soldats étant morts pendant la nuit.
Dans la matinée, gendarmes et soldats, mais aussi gardes pénitentiaires ont tiré en l'air dans plusieurs villes du pays, notamment dans le port d'Abidjan, l'un des poumons économiques du pays. Des gendarmes et douaniers ont chassé les employés du site, conduisant à l'arrêt des activités, selon un employé.Mais, la direction du port a assuré avoir pris, à 11h30 (locale et Gmt), des "dispositions" permettant "d'assurer le fonctionnement normal des activités portuaires" et "invité les opérateurs à reprendre leurs activités en toute sérénité", selon un communiqué. Parmi les plus grands d'Afrique de l'Ouest, le port constitue la porte d'entrée pour des marchandises allant jusqu'au Burkina Faso et au Niger. Le gouvernement a aussi promis une rencontre, aujourd’hui, aux syndicats de la fonction publique, en grève, assurant qu'ils devraient y trouver "satisfaction". Signe que le gouvernement a compris l'étendue de la menace et l'inquiétude des populations. Quatre ministres ont assisté au point de presse du porte-parole du gouvernement, Bruno Koné. "Rien ne peut se faire dans le chaos", a martelé le ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, qui a reconnu sans ambages qu'il y avait un "processus de contagion aux autres corps" et que "la situation peut être alarmante".
"Nous ne pouvons pas accepter qu'une partie de notre armée puisse bénéficier d'une prime de 12 millions de FCfa (18.000 euros) et que les autres n'en bénéficient pas. C'est pour cette raison que nous avons tiré en l'air", a affirmé à l'Afp, sous le couvert de l'anonymat, un gardien de prison à Bouaké.

AFP - Un attentat-suicide visant des combattants de groupes armés signataires de l'accord de paix au Mali a fait près de 50 morts, hier, à Gao, grande ville du nord, et porté un rude coup à l'application de cet accord.

Les combattants, appartenant à la Coordination des mouvements de l'Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg), ou à des groupes armés pro-gouvernementaux, se préparaient pour des patrouilles mixtes prévues par l'accord de paix signé en mai-juin 2015 entre Bamako et ces différents groupes armés.
Ces patrouilles, auxquelles doivent également se joindre des militaires maliens, sont censées préfigurer la refonte d'une armée malienne unitaire.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé un deuil national de trois jours à la suite de cet attentat, le plus meurtrier de l'histoire récente du pays, et son ministre de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga, devait se rendre à Gao.Le bilan provisoire est de "47 morts et plusieurs blessés", a annoncé, dans un nouveau bilan, en début d'après-midi, la télévision publique Ortm, citant des sources officielles.Selon une source militaire au sein de la Minusma, "le kamikaze est venu dans un véhicule et s'est fait exploser" vers 08H40 Gmt. Les combattants des différents groupes "devaient commencer bientôt une patrouille mixte", a souligné cette source.

Le véhicule qui a servi à l'attaque était "aux couleurs du Moc" (Mécanisme opérationnel de coordination), chargé d'organiser ces patrouilles, a déclaré à l'Afp le colonel Diarran Koné, de la Direction de l'information et des relations publiques des armées (Dirpa). L'assaillant "est rentré seul dans la ville, avant de s'équiper et d'équiper le véhicule pour commettre l'attentat-suicide", a indiqué à l'Afp une source de sécurité malienne.L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, mais les soupçons se tournaient vers les groupes jihadistes qui avaient déjà perpétré un attentat-suicide à la voiture piégée contre l'aéroport de Gao, à quelques centaines de mètres de là, le 29 novembre 2016

Un kamikaze a tué au moins 40 ex-rebelles et membres de groupes armés pro-gouvernementaux à Gao en se faisant exploser ce mercredi 18 janvier dans leur site de regroupement dans cette ville du nord du Mali, selon une source militaire à l'Onu.

L’explosion est survenue à 8h40 (Gmt) ce mercredi 18 janvier à Gao, la principale ville du nord du Mali. A moins de 500 mètres de l’aéroport, un kamikaze à bord d’un véhicule rentre dans le camp et se fait exploser. Les témoins font état d’un « grand bruit ». L'information a été confirmée par une source administrative de la ville malienne, sans plus de détails dans l'immédiat.

Au moins 40 morts ont péri dans cette explosion selon un bilan provisoire. Beaucoup de blessés ont afflué à l’hôpital de Gao gardé par des militaires.

« Un kamikaze a attaqué un camp »
Selon une source à la Minusma, « un kamikaze a attaqué un camp » de regroupement de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) et de la Plateforme (groupe pro-gouvernemental) à Gao ainsi que quelques soldats de l’Armée régulière qui étaient dans l’administration du camp. La Cma et la Plateforme « devaient commencer bientôt une patrouille mixte », a ajouté la même source.

Ces patrouilles mixtes doivent se tenir en application de l'accord de paix signé en mai-juin 2015 entre Bamako et ces différents groupes armés. Elles sont censées préfigurer la refonte d'une armée malienne unitaire.

Source : Rfi.fr

AFP - De plus en plus isolé et soumis à des pressions internationales croissantes, le président gambien sortant, Yahya Jammeh, a proclamé, hier, l'état d'urgence face à "l'ingérence étrangère", à deux jours de l'investiture prévue de son successeur élu, Adama Barrow.

Dans une déclaration télévisée, M. Jammeh a dénoncé "un niveau d'ingérence étrangère exceptionnel et sans précédent" dans le processus électoral et les affaires de la Gambie, ainsi que "l'atmosphère hostile injustifiée qui menace la souveraineté, la paix et la stabilité du pays". Le pays est plongé dans une grave crise depuis que M. Jammeh a annoncé, le 9 décembre, qu'il ne reconnaissait plus les résultats de la  présidentielle, une semaine après avoir pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.Yahya Jammeh affirme vouloir rester en place tant que la justice n'aura pas statué sur ses recours électoraux, malgré les pressions internationales pour qu'il cède le pouvoir demain, après l'expiration de son mandat.La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 pays dont la Gambie) a notamment prévenu à plusieurs reprises qu'elle pourrait avoir recours à la force en dernier ressort. Selon la Constitution, l'état d'urgence dure sept jours lorsqu'il est proclamé par le chef de l'Etat, mais peut être porté à 90 jours avec l'approbation de l'Assemblée nationale. L'annonce a été formulée en des termes très généraux, prévenant la population qu'il était "interdit de se livrer à des actes de désobéissance aux lois gambiennes, à l'incitation à la violence, ou troublant la paix et l'ordre public". Le chef de l'Etat sortant a également ordonné aux forces de sécurité de maintenir la paix et l'ordre.

Auparavant, quatre nouveaux ministres s'étaient joints à la liste de ceux qui ont déjà quitté le gouvernement. Les derniers en date à partir sont les titulaires des Affaires étrangères, Mme Neneh Macdouall-Gaye, des Finances, Abdou Colley, du Commerce, Abdou Jobe, et du Tourisme, Benjamin Roberts, qui ont tous démissionné, a indiqué une source proche du régime sous le couvert de l'anonymat. M. Roberts, officiellement nommé, lundi, aux Finances en remplacement de M. Colley, aura donc passé moins de 24 heures à ce poste. 

- Démissions de ministres -
Les ministres de l'Information et des Sports avaient été remplacés la semaine dernière  Des changements sont également intervenus dans l'armée : des officiers refusant de soutenir M. Jammeh contre M. Barrow, comme le leur demandaient des commandants de la Garde républicaine qui assure la protection du président sortant, ont été arrêtés dimanche soir, selon une source de sécurité.
 Le Maroc mène actuellement une "médiation discrète et de la dernière chance" par l'entremise de son ministre délégué aux Affaires étrangères, Nasser Bourita, et Yassine Mansouri, chef des services de renseignements extérieurs du royaume, pour obtenir le départ de Yahya Jammeh, a révélé, hier, un site d'information en ligne marocain.

AFP - Deux soldats mutins ont été tués, hier, dans la capitale ivoirienne, Yamoussoukro, lors de nouvelles manifestations de colère de militaires qui ont tiré en l'air dans six villes du pays, l'accord financier trouvé entre le gouvernement et d'anciens rebelles suscitant des convoitises chez les autres forces de sécurité.

Un premier "mutin a été tué par la Gr (Garde républicaine) devant le camp" à Yamoussoukro, a affirmé une source militaire à l'Afp sous le couvert de l'anonymat. Une source proche du ministère de la Défense a confirmé. Un deuxième mutin est décédé, dans l'après-midi, à l'infirmerie d'un camp militaire, des suites d'une blessure par arme à feu, selon des sources militaires concordantes.
La Garde républicaine est une troupe d'élite qui dépend directement de la présidence.

Ce sont les premiers morts depuis le début du mouvement de mutinerie initiée à Bouaké (centre) le 5 janvier.   Les militaires tués faisaient partie des soldats qui ont commencé à protester en tirant en l'air dans la matinée. Au total, six villes du centre, de l'ouest et du nord-est, Yamoussoukro, Bouaké, Daloa, Man, Bondoukou et Dimbokro, ont été touchées par ces manifestations de colère de soldats.

Ces tirs étaient majoritairement l'œuvre de soldats ou gendarmes qui ne sont pas concernés par l'accord trouvé, vendredi soir, entre le gouvernement et les soldats qui se sont mutinés. Selon cet accord, 8.500 anciens rebelles intégrés dans l'armée devraient toucher 12 millions de FCfa (18.000 euros) chacun d'ici la fin de l'année, dont 5 millions (7.500 euros) versés avant le 5 février.

"Ce matin, en sortant avec nos armes, nous avons voulu montrer notre mécontentement aux yeux du monde. Nous ne comprenons pas pourquoi on paye une prime de 5 millions à des soldats et on oublie tout un groupe qui représente les plus nombreux d'ailleurs", a affirmé à l'Afp un gendarme sous le couvert de l'anonymat.

- Tensions entre les 'corps habillés' -
"Nous déplorons cette injustice dans notre armée. Tous les corps habillés ont participé à la guerre (dix années d'instabilité). Donc, s'il doit y avoir une prime, elle doit être pour tout le monde" et pas seulement pour les rebelles intégrés dans l'armée après le conflit, a-t-il précisé.
L'armée ivoirienne, forte de 22.000 hommes, compte beaucoup de gradés, pour la plupart d'anciens rebelles.
Cette nouvelle journée de mutinerie survient alors que les fonctionnaires ont reconduit, hier, leur grève commencée le 9 janvier.  Ils revendiquent des augmentations salariales et refusent une réforme de la retraite. "Ils ont vu les militaires -anciens rebelles -  prendre 12 millions chacun alors qu'on leur parle de discipline budgétaire", souligne un observateur de la vie ivoirienne. "Ça leur donne probablement des envies même s'ils n'ont pas d'armes".

AFP - Au moins 50 personnes, dont six humanitaires de la Croix-Rouge locale, ont été tuées lorsqu'un avion de l'armée de l'air nigériane a bombardé, par erreur, un camp de déplacés dans le nord-est du Nigeria.
Les frappes aériennes ont eu lieu vers 09H00 locales (8H00 Gmt) à Rann, dans le nord de l'Etat du Borno, épicentre de l'insurrection des islamistes du groupe Boko Haram, alors que les humanitaires distribuaient de la nourriture aux déplacés forcés de fuir les violences. "Un avion militaire a bombardé, par erreur, Rann au lieu de Kala", une localité voisine, a affirmé, par téléphone à l'Afp, un habitant, Abba Abiso.

"Ces dernières semaines, Boko Haram a déplacé sa base de la forêt de Sambisa vers Kala, et un avion militaire a visiblement confondu Rann avec Kala", a-t-il ajouté."Au moins 25 personnes ont été tuées et beaucoup plus blessées", selon cet habitan

AFP - Jamais depuis 40 ans un président américain n'avait pris le pouvoir avec un niveau d'impopularité aussi élevé que Donald Trump. Mais, les Américains font confiance au milliardaire dans au moins un domaine : la création d’emplois.  Pour 61 % des Américains, selon un sondage Cnn paru hier, il est probable que le 45e président réussira à créer des emplois dans les régions sinistrées du pays.

La même proportion s'attend à ce qu'il fasse un excellent ou bon travail dans le domaine économique, selon une autre enquête pour la chaîne Abc et le Washington Post. Mais, cette confiance dissimule une défiance générale à l'égard du successeur de Barack Obama.

Avec 40 % d'opinions favorables, Donald Trump est deux fois moins populaire que Barack Obama en janvier 2009, et moins populaire que Jimmy Carter, Ronald Reagan, George H. W. Bush, Bill Clinton et George W. Bush à leurs prises de fonctions, selon le sondage Abc/Washington Post qui confirme la tendance d'autres enquêtes d'opinion publiées récemment.

Invoquant «un niveau d'ingérence étrangère sans précédent» dans le processus électoral du pays, le président sortant Yahyah Jammeh a décrété ce mardi l'état d'urgence lors d'une allocution télévisée. Cette annonce a été faite à deux jours de l'investiture prévue de son successeur élu Adama Barrow.

Source : Rfi.fr

AFP - Le président de la Cour suprême gambienne, Emmanuel Fagbenle, s'est récusé, hier, de l'examen du recours porté devant cette juridiction par le chef de l'Etat, Yahya Jammeh, contre l'investiture de son successeur élu, Adama Barrow, prévue le 19 janvier.

Le président Jammeh a annoncé, le 9 décembre, qu'il ne reconnaissait plus les résultats de l'élection présidentielle du 1er décembre, une semaine après avoir pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.
M. Jammeh a saisi la Cour suprême pour réclamer l'annulation des résultats et a déposé, la semaine dernière, un nouveau recours pour que celle-ci interdise à toute autorité judiciaire de participer à la prestation de serment d'Adama Barrow.

"Etant donné que cette injonction me concerne en tant que président de la Cour suprême, je me récuse de son examen", a déclaré à l'audience, hier, M. Fagbenle, un magistrat nigérian.  "Ce recours attendra donc que la Cour suprême soit constituée ou le temps de permettre aux juges d'arriver en Gambie", a-t-il indiqué. L'avocat de M. Jammeh et du parti au pouvoir, Edward Gomez, a indiqué qu'il espérait initialement que la Cour suprême fixerait une date pour statuer sur ce recours. Mais, il a reconnu qu'il ne lui serait pas possible d'obtenir l'injonction demandée avant le 19 janvier "parce que le président de la Cour suprême a dit très clairement qu'il ne pouvait pas se prononcer seul sur ce dossier".

Yahya Jammeh a demandé à son homologue libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, en tant que présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), d'accélérer l'envoi de juges pour pourvoir les sièges vacants à la Cour suprême, réaffirmant que "le statu quo devait prévaloir" tant que celle-ci n'aurait pas statué sur ses recours.
"La soi-disant date du 19 janvier n'est pas gravée dans le marbre", a-t-il déclaré lors d'une conversation téléphonique avec Mme Sirleaf, dont l'enregistrement a été diffusé dans la nuit de dimanche à hier par la télévision d'Etat Grts. Le 9 janvier, M. Fagbenle avait annoncé que la Cour suprême ne pourrait pas statuer avant plusieurs mois, le temps de recruter, à l'étranger, les magistrats manquants.

AFP - Un député pro-gouvernemental a été brièvement séquestré, hier matin, par des militaires ayant participé à la mutinerie de la semaine dernière à Bouaké (centre), deuxième ville de Côte d'Ivoire, a-t-il annoncé à l'Afp.

"Ils ont grimpé par dessus la clôture (de mon domicile, Ndlr) et m'ont enlevé de force. J'étais encore couché dans ma chambre. C'était une dizaine de soldats", a raconté à l'Afp Bema Fofana. Les mutins l'ont ensuite conduit dans un endroit tenu secret avant de le relâcher en milieu de matinée, sous la pression de quelques uns des éléments du groupe, selon le député.

Membre du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), la coalition soutenant le président Ouattara, M. Fofana faisait partie des élus qui ont critiqué les mutins et avait organisé, dans Bouaké, une marche de protestation contre leurs exactions.

Gouvernement et mutins ont trouvé un accord, dans la nuit de vendredi à samedi, après une crise qui a commencé début janvier à Bouaké, des militaires tirant en l'air à travers tout le pays pour mettre la pression sur les autorités. Les mutins ont obtenu une promesse de paiement d'une prime de 12 millions de FCfa (18.00 euros), une somme élevée qui mécontente beaucoup de leurs compatriotes.
L'armée ivoirienne, forte de 22.000 hommes, compte beaucoup de gradés, pour la plupart d'anciens rebelles.

AFP - Au moins trois personnes ont été tuées et 15 blessées, hier, dans un attentat-suicide sur le campus universitaire de Maiduguri, la grande ville du nord-est du Nigeria et berceau du mouvement islamiste Boko Haram.

L'attentat, qui aurait été perpétré par une jeune fille, s'est produit au moment de la première prière du jour dans une mosquée de l'Université de Maiduguri, selon la police et des témoignages d'habitants.
Aucune revendication n'a été enregistrée, mais l'attentat porte la marque du groupe jihadiste nigérian Boko Haram qui a régulièrement utilisé des filles et des jeunes femmes comme bombes humaines.

Avant l'explosion à la mosquée, une adolescente d'environ 12 ans a d'abord été tuée par la police vers 05H00 locales (04H00 Gmt) alors qu'elle essayait de pénétrer sur le campus, a expliqué le porte-parole de la police, Victor Isuku. "L'engin explosif attaché à son corps a explosé, elle est morte instantanément", a-t-il rapporté dans un communiqué.

"Peu après, une deuxième explosion a eu lieu dans une mosquée à l'intérieur de l'université. Quatre personnes, dont un professeur et le deuxième kamikaze, ont été tuées, et 15 autres blessées. Depuis le début du conflit, en 2009,  opposant le gouvernement nigérian à Boko Haram, ce campus universitaire a été visé par des roquettes, mais c'est la première fois qu'un assaillant réussit à s'introduire à l'intérieur pour y mener une attaque.

 

AFP - Un pasteur a été arrêté, hier, au Zimbabwe, pour avoir prédit le décès du président Robert Mugabe, 92 ans, pour cette année, a-t-on appris auprès de son avocat. Patrick Mugadza a été interpellé au tribunal d'Harare où il comparaissait pour avoir arboré, sans autorisation, le drapeau zimbabwéen, un délit au Zimbabwe depuis que ce symbole a été utilisé par des manifestants anti-Mugabe en 2016.

Le pasteur "comparaissait dans une autre affaire quand la police l'a interpellé" au sujet de la prophétie qu'il a faite la semaine dernière, a déclaré à l'Afp son avocat, Gift Mtisi. Jeudi, lors d'une conférence de presse, à Harare, le pasteur pentecôtiste avait annoncé le décès du président pour le 17 octobre.

Patrick Mugadza a, dans un premier temps, été inculpé pour atteinte à l'autorité du chef de l'Etat, avant d'être finalement inculpé pour insulte vis-à-vis de personnes pratiquant une religion, selon son avocat. Robert Mugabe, qui dirige d'une main de fer son pays depuis l'indépendance, en 1980, est le plus vieux chef d'Etat en exercice dans le monde. Il fêtera ses 93 ans en février.

En décembre, son parti, la Zanu-Pf, l'a investi comme candidat à la présidentielle de 2018. Le pasteur Mugadza fait partie des figures de la société civile à la pointe de la contestation anti-Mugabe. En 2015, il avait été arrêté pour avoir défié le chef de l'Etat lors d'un congrès de la Zanu-Pf : il avait brandi une pancarte où l'on pouvait lire : "Les gens souffrent, Monsieur le président". En référence à la crise économique que traverse le Zimbabwe depuis une quinzaine d'années.

En 2016, lors de la fête de l'indépendance, célébrée en avril, Patrick Mugadza avait donné un sermon accroché à un lampadaire à Harare, pour symboliser, à ses yeux, le manque de liberté au Zimbabwe.

 

AFP - Plus de 70 pays ont solennellement réitéré, hier, leur engagement en faveur des deux États israélien et palestinien, avertissant qu'ils ne reconnaîtraient pas d'actions unilatérales qui menaceraient une solution négociée, particulièrement sur la question des frontières ou le statut de Jérusalem.

Dans un communiqué final âprement et minutieusement négocié, les participants à la conférence de Paris ont exhorté Israéliens et Palestiniens à "démontrer leur engagement pour la solution à deux États, et à s'abstenir d'actions unilatérales qui préjugeraient du résultat de la négociation, notamment sur les frontières, Jérusalem, les réfugiés".
Le texte précise que si de telles actions étaient prises, "ils ne les reconnaîtront pas".
Ce message intervient dans un contexte particulièrement explosif, alors que la solution des deux États semble plus inatteignable que jamais, près de soixante-dix ans après la création d'Israël et le début du conflit. Il intervient aussi à cinq jours de l'entrée en fonction d'une administration américaine ayant pris des positions très pro-israéliennes.

Le communiqué s'abstient soigneusement de faire référence au projet controversé du futur président américain Donald Trump de transférer l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, mais il y a "un message subliminal à l'administration Trump", selon un diplomate français.

Une telle mesure romprait avec la politique historique des États-Unis et irait à l'encontre de la position de l'Onu, pour laquelle le statut de Jérusalem, dont la partie Est palestinienne a été occupée en 1967 puis annexée par Israël en 1980, doit se régler par la négociation.
Les Palestiniens, qui veulent aussi faire de Jérusalem la capitale de leur futur État, ont d'ailleurs vivement réagi, le président Mahmoud Abbas menaçant de revenir sur la reconnaissance d'Israël si une telle décision était appliquée.
Plus direct que le communiqué final, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a estimé lors de sa conférence de presse que le déménagement de l'ambassade serait une "provocation". Plus tôt, il avait mis en garde contre un projet "extrêmement lourd de conséquences".

AFP - François Hollande et l'Afrique se sont dit chaleureusement adieu, samedi, pendant le 27e Sommet Afrique-France à Bamako, ultime visite programmée du chef de l'Etat français sur le sol africain avant la fin de son mandat, en mai.

"De tous les chefs d'Etat français", François Hollande "aura été celui dont le rapport à l'Afrique aura été le plus sincère et le plus loyal", a loué le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, ouvrant le sommet en présence d'une trentaine de dirigeants africains. Quatre ans plus tôt, le 11 janvier 2013, une opération militaire française, ordonnée par François Hollande, avait stoppé net une offensive de groupes jihadistes. Liés à Al-Qaïda, ceux-ci s'étaient emparés du nord du Mali et menaçaient de déferler sur Bamako.
Accueilli trois semaines plus tard en libérateur à Bamako, le président français s'était exclamé : "Je viens sans doute de vivre la journée la plus importante de ma vie politique". "La France restera toujours au côté du Mali jusqu’à l’aboutissement du processus de paix, jusqu’à ce que l'Etat malien puisse avoir son autorité respectée sur l'ensemble du territoire malien", a-t-il encore assuré samedi à la tribune du sommet. Mais, il a prévenu lors d'une conférence de presse avec le président Keïta, à l'issue du sommet Afrique-France : "Ce sera long parce que nous avons en face de nous des groupes terroristes particulièrement armés et déterminés à déstabiliser l'ensemble de la région".

François Hollande s'est toutefois félicité : "Les terroristes ne contrôlent plus aucun territoire (au Mali), la démocratie a repris son cours, les élections ont eu lieu (...), l’économie repart et la réconciliation avec les accords d'Alger est en cours". Conclusion lyrique de ce discours-testament : "Ensemble, la France, l'Afrique, nous avons été capables de relever des défis et de faire avancer le monde (...), ensemble, l'Afrique, la France, nous avons été capables, aux Nations unies, de porter des objectifs de développement durable, l'Afrique, la France, ensemble, nous portons le message d'une réduction des inégalités à l'échelle planétaire".    Au chapitre du développement, même ambition que sur le plan militaire : l'Agence française de développement (Afd), a précisé François Hollande, va augmenter de 15 % ses engagements pour mobiliser 23 milliards d'euros pour le continent dans les cinq ans à venir. Le président français a aussi annoncé le lance sallement d'un Fonds d'investissement franco-africain doté de 76 millions d'euros sur 10 ans, le tout premier du genre.   Le sommet devait évoquer le respect des Constitutions alors que certains dirigeants africains sont tentés de se maintenir au pouvoir, même après avoir exercé le nombre maximal de mandats que leur accorde la loi fondamentale de leur pays.

AFP - Le grand mufti de Jérusalem a prévenu, hier, le président élu Donald Trump qu'un éventuel transfert de l'ambassade des Etats-Unis en Israël à Jérusalem constituerait une "agression" contre tous les musulmans.

"La promesse de déplacer l'ambassade n'est pas seulement une agression contre les Palestiniens, mais aussi contre tous les Arabes et tous les musulmans, et ils ne se laisseront pas faire en silence", a prévenu le grand mufti Muhammad Ahmad Hussein dans son prêche de la prière hebdomadaire sur l'esplanade des Mosquées.
Le grand mufti, en charge des lieux saints musulmans de Jérusalem, y compris la mosquée al-Aqsa, troisième lieu saint de l'Islam et située sur l'esplanade, s'exprimait devant 30.000 fidèles, a indiqué la fondation religieuse qui administre le site.
Si Donald Trump, qui prendra ses fonctions dans une semaine, reconnaissait Jérusalem comme la capitale d'Israël et déplaçait l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, comme il a promis de le faire pendant sa campagne électorale, il romprait avec la politique historique des Etats-Unis, qui est aussi celle de la très grande majorité de la communauté internationale. Le statut de Jérusalem est, en effet, l'une des questions les plus épineuses d'un règlement du conflit israélo-palestinien. Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale indivisible, y compris Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem occupée par Israël depuis 1967 et annexée depuis 1980, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. "Le transfert de l'ambassade violerait les textes et les normes internationales qui reconnaissent Jérusalem comme une ville occupée" par Israël, a dit le grand mufti sur l'esplanade des Mosquées, révérée par les juifs comme le mont du Temple et située à Jérusalem-Est.
La question de Jérusalem, où se trouvent d'importants lieux saints pour les chrétiens, les juifs et les musulmans, touche, en outre, à des sensibilités religieuses extrêmement vives. De nombreuses voix se sont déjà élevées contre l'effet que pourrait avoir un transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem, le secrétaire d'Etat américain sortant, John Kerry, parlant du risque d'une "explosion absolue dans la région".
Fait exceptionnel, la direction palestinienne a ouvertement demandé l'intervention de la Russie pour contrer le possible déménagement de l'ambassade. Saëb Erakat, numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine, a rencontré, à Moscou, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et indiqué à la presse avoir transmis au président Vladimir Poutine un message "empreint de gravité" de la part du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lui demandant de "faire ce qui est en son pouvoir" pour empêcher ce projet.

AFP - Les fonctionnaires ivoiriens, qui s'étaient mis en grève, lundi, pour dénoncer une réforme des retraites et réclamer une revalorisation salariale, ont reconduit leur mouvement pour cinq jours, selon un communiqué syndical envoyé à l'Afp hier.

"Vu qu’au terme de ces 5 jours d’arrêt de travail aucune réponse n’a été apportée à ces justes revendications (...) la Plateforme nationale", qui regroupe une cinquantaine de syndicats de fonctionnaires, "décide de la reconduction du mot d’ordre pour une durée de 5 jours renouvelables, à compter du lundi".
Dénonçant un "silence méprisant du gouvernement", la Plateforme "réitère sa détermination à aller jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications" Les grévistes protestent contre une réforme intervenue en 2012, mais dont les premiers effets se font véritablement sentir en 2016 avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi.Cette réforme fait passer l'âge de la retraite de 55 à 60 ans, voire 65 ans pour les grades les plus élevés. Les cotisations augmentent de 6 à 8,33 % du salaire, alors que les pensions ont été réduites de 30 à 50 % selon les catégories.
Les syndicats réclament aussi le "paiement des arriérés des revalorisations salariales d'un montant global de 243 milliards de FCfa (environ 371 millions d'euros) et le respect des libertés syndicales" dans le pays. L'administration ivoirienne compte plus de 200.000 fonctionnaires, selon les chiffres officiels.

AFP - En route pour un sommet Afrique-France à Bamako, qui marquera ses adieux au continent, le président français François Hollande a effectué, hier, une visite éclair et symbolique dans le nord du Mali, quatre ans après avoir lancé l'opération Serval pour chasser les jihadistes qui menaçaient la région.

Sur l'immense base française de Gao, posée au milieu d'une plaine de latérite s'étendant à perte de vue, François Hollande a lancé un message aux soldats de l'opération Barkhane : le combat contre les jihadistes au Sahel, en Irak et en Syrie comme en France, "c'est le même combat, c'est le même enjeu". "Nous le savons tous, les terroristes qui attaquent notre propre territoire, qui agissent sur notre propre sol, sont liés avec ceux qui sont au Levant, en Irak et en Syrie, mais aussi ici, dans la bande sahélo-saharienne", a-t-il souligné.

Endossant son costume de chef des armées comme il l'avait fait dix jours plus tôt en Irak pour délivrer un message similaire, François Hollande a rendu un hommage appuyé aux 4.000 militaires de la force française Barkhane, déployée dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso).

"En contribuant à la protection du Mali comme, dans le cadre de l'opération Barkhane, de l'ensemble de la zone, vous assurez notre propre sécurité", la "sécurité des Français", a-t-il assuré devant plusieurs centaines d'entre eux.
Le chef de l'Etat français, qui entamait ainsi la dernière visite planifiée de son quinquennat sur le continent africain, était ainsi de retour sur le sol malien quatre ans presque jour pour jour après le déclenchement de l'opération Serval, le 11 janvier 2013. Cette intervention internationale à l'initiative de la France avait mis un terme à la progression de groupes armés jihadistes liés à Al-Qaïda, partis du nord du Mali et qui menaçaient de déferler sur Bamako, la capitale.
Si cette menace a été écartée, l'insécurité demeure dans la région où, depuis août 2014, Barkhane a pris le relais de Serval, étendant son action à cinq pays.

Des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, en dépit de la signature, en mai-juin 2015, d'un accord de paix censé isoler les jihadistes, mais qui tarde à se concrétiser.

 

 AFP - Des milliers de Gambiens craignant des troubles dans leur pays, plongé dans une crise politique depuis plus d'un mois, ont fui au Sénégal et en Guinée-Bissau, ont indiqué, hier, le Haut-commissariat de l'Onu pour les réfugiés (Hcr) et des sources officielles bissau-guinéennes.

"Plusieurs milliers de Gambiens se sont rendus au Sénégal ces dix derniers jours pour fuir la tension qui est montée concernant les résultats de l'élection présidentielle" du 1er décembre, a indiqué le Hcr dans un article diffusé sur son site régional. Il s'agit "principalement d'enfants", selon cette agence de l'Onu, expliquant que beaucoup de parents "craignant des troubles potentiels" ont décidé d'évacuer leurs enfants au Sénégal.

Unique voisin terrestre de la Gambie, le Sénégal est donc un point de passage obligé pour ces milliers de réfugiés, dont certains poursuivent leur route jusqu'en Guinée-Bissau, d'après des sources au sein des services de l'immigration de ce pays limitrophe du Sénégal.

Depuis le 6 janvier, plus de mille Gambiens sont entrés en Guinée-Bissau, a affirmé à l'Afp le coordinateur national du Commissariat pour les réfugiés et déplacés, Tibna Sambé Na Wana. Selon lui, ces réfugiés, pour la plupart des femmes, enfants et personnes âgées, ont été recensés à Jeggué, une localité proche de la frontière avec le Sénégal, à 120 km au nord de Bissau. Tous "disent craindre une escalade militaire" en Gambie, a-t-il ajouté.

Tibna Sambé Na Wana a précisé que le nombre de réfugiés enregistrés actuellement pourrait être sous-évalué, car fondé sur "les premières données enregistrées dans un seul point de passage". "Beaucoup de ces réfugiés sont accueillis directement par des proches. C'est pour cela que la situation n'est pas alarmante", mais leur nombre "augmente chaque jour", a-t-il dit. Prévoyant un afflux important, les autorités sont en train d'installer des structures d'accueil dans plusieurs régions dont Gabù (est), Sao Domingos et Canchungo (nord), d’après une source officielle.

Selon le Hcr, en plus des Gambiens, des étrangers ont aussi fui la Gambie, parmi lesquels des Ghanéens, des Guinéens, des Libériens, des Mauritaniens et des Libanais.

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.