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Actualités Internationales (2155)

Au moins 17 personnes ont été tuées dimanche dans les deux régions anglophones du Cameroun en marge d’une proclamation symbolique d’»indépendance» par des séparatistes vis-à-vis de la majorité francophone, selon un bilan établi hier par Amnesty International et des sources officielles consultées par l’Afp.

«Amnesty International peut confirmer qu’au moins 17 personnes ont été tuées par les forces de sécurité lors des manifestations d’hier (dimanche) dans plusieurs villes des régions anglophones du Cameroun», a indiqué l’Ong dans un communiqué.

Au moins dix-sept civils, dont deux Nigérians, ont été tués, a-t-on confirmé de sources officielles. Le gouverneur du Nord-Ouest, une des deux provinces anglophones, a compté onze morts dans sa seule région, dont cinq dans une tentative d’évasion dans une prison. «Nous avons globalement sur l’ensemble de la région six décès qui ont été enregistrés», a déclaré à la Crtv le gouverneur, Adolphe Lele Lafrique. A ce chiffre s’ajoute la mort de cinq détenus dans une prison de Kumbo, a-t-il ajouté. Les prisonniers «ont décidé de mettre le feu à leur prison pour faciliter leur évasion. Sur le coup de cette évasion, les gardiens de prison ont atteint quatre d’entre eux qui ont rendu l’âme sur place. L’un d’entre eux, évacué, a rendu l’âme à l’hôpital. Trois autres sont sous soins médicaux», a dit le gouverneur. Six personnes ont en outre été tuées dimanche dans la seconde région anglophone, le Sud-Ouest, selon un premier comptage des autorités régionales. Au moins un gendarme et plusieurs civils y ont aussi été blessés.

Hier, l’Afp a eu connaissance de deux autres morts au cours des violences du week-end. Un jeune habitant de Kumba, dans la région du Sud-Ouest, a été «tué samedi par les forces de sécurité», a déclaré à l’Afp un infirmier de la ville.

Le maire de la ville de Kumbo, Donatus Njong, a affirmé que les forces de l’ordre avaient «tué un citoyen» dimanche.

AFP

 

La consultation, interdite par la justice, intervient dans un climat de tensions entre les indépendantistes et le gouvernement espagnol. Elle est le point d’orgue d’une crise qui dure depuis des mois entre Madrid et Barcelone.

La région Catalogne qui dispose déjà d’un statut d’autonomie, rassemble 16 % de la population espagnole et représente près de 20 % du Pib du pays. Communauté autonome, elle dispose de son propre Parlement, de son propre gouvernement, de sa propre police, et se charge des questions d’éducation, de santé, de sécurité et des services sociaux. Le castillan et le catalan sont ses deux langues officielles mais, à l’école, les cours sont donnés en catalan. En revanche, la région n’est pas compétente en termes de défense, de relations internationales et de fiscalité. Ce dernier point est d’ailleurs central dans la volonté catalane d’indépendance. La Catalogne avait demandé, en 2012, à Madrid de bénéficier des mêmes privilèges fiscaux que le Pays basque -soit percevoir directement l’argent de ses contribuables puis de décider de son utilisation- mais elle s’était heurtée au refus du gouvernement espagnol, ce qui a contribué à la montée de l’indépendantisme dans la région.

Les Catalans restent très partagés sur l’indépendance de leur région: 49,4% sont contre la sécession et 41,1% pour, selon un sondage commandé par le gouvernement régional en juillet. Pour autant, le souhait des Catalans de pouvoir s’exprimer sur l’autodétermination semble très clair. Plus de 70% souhaitent un référendum en bonne et due forme, selon tous les sondages. La multiplication des mesures drastiques prises par Madrid a pu renforcer, en partie, cette volonté d’un vote.

Les indépendantistes misent aujourd’hui plus sur la symbolique que sur le résultat de l’élection. En d’autres termes, plus le gouvernement espagnol réprimera les indépendantistes, plus grande sera la résistance des séparatistes et plus les résultats du référendum deviendront secondaires. Les indépendantistes veulent que l’Ue intervienne. Ils ont besoin de martyrs et de se poser en victimes. Deux scenarii apparaissent alors possibles. Au lendemain du vote, l’exécutif catalan reconnaît l’échec du référendum et dissout le Parlement. Deuxième cas de figure : poursuivant une logique d’affrontement, la Catalogne déclare unilatéralement son indépendance pour pousser Madrid à suspendre officiellement l’autonomie catalane. Officiellement, cette possibilité a été écartée. Mais dans le contexte actuel, l’hypothèse n’est pas exclue.

Mais en réalité, la Généralité (l’exécutif catalan) n’avait pas les moyens de réaliser un référendum en bonne et due forme. C’était davantage une forme de manifestation du sentiment d’indépendance et d’expression de la colère catalane. La Catalogne n’a pas non plus les moyens de sa viabilité ni de son indépendance financière. Pour défendre leur cause, les indépendantistes avancent que la région, qui réalise un tiers des exportations espagnoles, est l’une des plus riches avec un Pib par habitant de 28.000 euros, supérieur à la moyenne européenne (26.000 euros), alors que celui de l’Espagne se situe en dessous (23.000 euros). Avec son industrie automobile, son secteur bancaire, de grands groupes pharmaceutiques et le tourisme, l’activité est diversifiée, même si la Catalogne est aussi l’une des régions les plus endettées d’Espagne.

Cependant, l’hypothèse d’une indépendance paraît ubuesque. Les 7,5 millions de Catalans (16% de la population espagnole) n’en ont pas les moyens. Les plans de délocalisation des deux grandes banques catalanes sont déjà prêts. Déjà en 2015, après la victoire des indépendantistes au Parlement, de grands groupes espagnols ou étrangers comme Volkswagen-Audi Espagne avaient menacé de se délocaliser. En matière économique, il n’y a plus fondamentalement de mésentente entre Barcelone et Madrid. Aujourd’hui, beaucoup plus prosaïquement, la Catalogne veut davantage de ressources. A la question « une Catalogne indépendante serait-elle exclue de l’Ue ? », Bruxelles se réfère inlassablement à la « doctrine Prodi ». L’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, avait déclaré en 2004 qu’un Etat né d’une sécession au sein de l’Ue ne serait pas automatiquement considéré comme faisant partie de l’Ue.



La conférence épiscopale du Mali s’est déclarée hier dimanche «inquiète» après plusieurs attaques commises récemment contre des églises et des chapelles dans le centre de ce pays du Sahel à 90% musulman où les catholiques sont très minoritaires.

«Ces dernières semaines, ces derniers mois, nos églises, nos chapelles, ont été victimes de plusieurs attaques par de présumés jihadistes. (...) Nous sommes inquiets», a déclaré à l’Afp le secrétaire de conférence épiscopale du Mali, Edmond Dembélé. «La semaine dernière, dans le village de Dobara (centre, 800 km au nord de Bamako), des hommes armés ont forcé la porte de l’église et y ont retiré crucifix, images et statue de la Vierge Marie, nappes d’autel et ont brûlé le tout devant ladite église», a précisé Edmond Dembélé. «D’autres attaques d’églises et de chapelles dans le centre du Mali se sont déroulés devant des fidèles» les semaines précédentes, a-t-il ajouté. «En septembre toujours, dans la localité de Bodwal (centre), des Chrétiens ont été chassés de leur lieu de culte par des hommes armés avec ce message: +Nous allons vous tuer si nous vous voyons prier encore dans l’église», a-t-il poursuivi. La sécurité s’est nettement dégradée ces derniers mois dans le centre du Mali, où sévissent des groupes armés islamistes. Selon un rapport récent de l’Ong Human Rights Watch, ces groupes ont notamment procédé à des «exécutions sommaires de civils et de militaires de l’armée malienne, à la destruction d’écoles et au recrutement forcé d’enfants soldats». «Le Mali étant un pays laïc», le gouvernement «prend toutes les mesures pour assurer la sécurité des lieux de culte», a assuré un responsable du gouvernorat de Mopti (centre) interrogé par l’Afp.

AFP

 

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a affirmé hier dimanche que l’Etat de droit avait prévalu en Catalogne en empêchant la tenue d’un référendum d’autodétermination interdit par la justice, estimant aussi que les forces de l’ordre avaient «fait leur devoir».

«Aujourd’hui, il n’y a pas eu de référendum d’autodétermination en Catalogne. L’Etat de droit reste en vigueur avec toute sa force», a déclaré le dirigeant conservateur lors d’une allocution télévisée.

La consultation constituait une «véritable attaque contre l’Etat de droit (...) à laquelle l’Etat a réagi avec fermeté et sérénité», a-t-il poursuivi après une intervention des forces de l’ordre qui a fait plus de 90 blessés. «Les responsables de ces événements (...) sont uniquement et exclusivement ceux qui ont fait la promotion de la rupture de la légalité et de la coexistence. Ne cherchez pas d’autres coupables, il n’y en a pas».

«Il aurait été plus facile pour tous de regarder de l’autre côté», a-t-il ajouté concernant l’action des forces de l’ordre. «Nous avons rempli notre obligation, nous avons agi selon la loi et uniquement selon la loi, et la démonstration a été faite que notre Etat démocratique a les moyens de se défendre d’une attaque aussi grave», a-t-il dit. Le référendum a été «une simple mise en scène, un épisode de plus d’une stratégie contre la coexistence démocratique et la légalité», a ajouté M. Rajoy, estimant que «l’on a assisté à l’échec d’un processus qui n’a servi qu’à semer la division, à pousser les citoyens à la confrontation et les rues à la révolte». «Je ne vais fermer aucune porte, je ne l’ai jamais fait (...) mais cela sera toujours dans le cadre de la loi et de la démocratie», a-t-il conclu. La police espagnole a tenté d’empêcher à coups de matraque et de balles de caoutchouc un référendum interdit par la Cour constitutionnelle sur l’indépendance de la Catalogne.

Les affrontements ont fait au moins 92 blessés, dont deux graves, un homme de 70 ans victime d’un infarctus et un blessé à l’œil, selon les services de santé de la région.  
Au moins 33 policiers ont été blessés, selon le ministère de l’Intérieur, qui précise que certains ont essuyé des jets de pierre.

AFP

 

Le président camerounais Paul Biya a appelé hier au «dialogue» après la mort d’un jeune tué la veille par les forces de sécurité à Kumba dans le sud-ouest anglophone avant une déclaration symbolique d’»indépendance».  

«Je condamne de façon énergique tous les actes de violence, d’où qu’ils viennent, quels qu’en soient les auteurs», a déclaré dimanche sur les réseaux sociaux le président camerounais, Paul Biya, appelant au «dialogue».

La ville de Kumba est réputée frondeuse: depuis le début de la crise provoquée par la contestation anglophone, de nombreux affrontements entre forces de l’ordre et populations y ont éclaté.  Joint par l’Afp depuis Buea, le premier vice-président du Social democratic front (Sdf, principal parti d’opposition) Joshua Osih, s’est insurgé contre les «forces de l’ordre» qui «tirent à balles réelles sur les manifestants». «Lever un drapeau ne mérite pas la mort», a-t-il déclaré tout en soulignant être contre la sécession demandée par les indépendantistes.

Ce dimanche marque le jour anniversaire de la réunification officielle des parties anglophone et francophone du Cameroun en 1961. A cette occasion, les séparatistes anglophones ont prévu de proclamer symboliquement l’indépendance de l’Ambazonie, du nom de l’Etat qu’ils veulent créer. Sur les réseaux sociaux, le «président» de l’Ambazonie, M. Sisiku Ayuk, a déclaré que les habitants des régions anglophones «ne sont plus des esclaves du Cameroun». «Aujourd’hui, nous affirmons l’autonomie de notre héritage et notre territoire», a-t-il dit. L’Union européenne (Ue) a appelé samedi «tous les acteurs» à «faire preuve de retenue et de responsabilité, dans le respect de l’Etat de droit et en s’abstenant de tout acte de violence». Depuis novembre 2016, la minorité anglophone, qui représente environ 20% des 22 millions de Camerounais, proteste contre ce qu’elle appelle sa «marginalisation», dans l’enseignement et la magistrature notamment.Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme, tandis qu’une minorité réclame la partition du Cameroun. Deux scénarios que refuse catégoriquement Yaoundé.

AFP

Les rues de Lomé, la capitale togolaise, étaient calmes vendredi, beaucoup ayant répondu à l’appel de l’opposition à stopper toute activité pour protester contre le pouvoir en place, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Dans les grands marchés d’Adawlato et d’Hedzranawoé, ainsi que dans le quartier contestataire de Bè, la moitié des magasins étaient restés fermés et l’affluence moins importante que d’habitude, même si le mouvement semble avoir moins d’impact que lors de la précédente journée de grève fin août.

«J’ai décidé de ne pas vendre aujourd’hui», a expliqué Adaku, vendeuse de produits cosmétiques, assise devant son échoppe fermée. «Nous devons tous nous mobiliser pour faire partir ce régime, nous sommes fatigués», a ajouté cette militante de l’Alliance nationale pour le changement, parti historique de l’opposition.

Une coalition de 14 partis maintient la pression sur le président Faure Gnassingbé, pour demander un retour à la Constitution de 1992, une limitation rétroactive du mandat présidentiel et le départ du président, au pouvoir depuis 2005, après avoir pris la succession de son père, qui a dirigé le Togo d’une main de fer pendant 38 ans.
Les Togolais ont manifesté en très grand nombre à travers le pays, pendant plusieurs journées de marches, scandant «50 ans, c’est trop» et «Faure doit partir».
Anita, vendeuse de tissu pour pagnes, a expliqué qu’elle répondrait à chaque appel de «Togo Mort».

«Une journée sans activité ne me gêne pas, car c’est pour la bonne cause», dit-elle. «Personne ne viendra libérer ce pays à notre place. Mais cette fois-ci, nous ne sommes plus très loin de la victoire».
«Cette journée +Togo mort+ est un grand succès pour nous. Le peuple est vraiment engagé et nous a montré sa détermination à aller jusqu’au bout», a déclaré à l’AFP Nathaniel Olympio, le président du Parti des Togolais (opposition).
Toutefois, ces journées d’inactivité générale, couplées aux journées de manifestations (six déjà pour le mois de septembre) représentent un lourd manque-à-gagner pour les Togolais, dont la moitié vivent toujours sous le seuil de pauvreté.

Pour Issa, gérant d’une boutique d’électroménager à Lomé, «chaque fois que les gens marchent, ils passent devant nous et toutes les activités sont perturbées». «Aujourd’hui, on nous demande encore de ne pas ouvrir, moi je dis non».
Dans le Nord, où des milliers de personnes s’étaient jointes aux manifestations contre le régime ces dernières semaines, le mouvement était moins suivi vendredi que dans la capitale.
A Sokodé, deuxième ville du pays et bastion de l’opposant Tikpi Atchadam, «les rues étaient très calme (vendredi) en matinée mais peu à peu les commerces ont rouvert et l’activité a repris en début de soirée», a expliqué à l’AFP une représentante locale de la coalition d’opposition CAP 2015, Tchatchibara Akim.

A Dapaong et Kara, fief de la famille présidentielle, les banques et les marchés étaient ouverts et la plupart des commerçants présents, selon des témoignages recueillis par l’AFP.
Du côté du pouvoir, le président Gnassingbé est resté imperturbable et n’a fait auc une déclaration devant la vague contestataire qui s’empare du Togo.

AFP -

 

 

L’ONU a demandé vendredi à la République démocratique du Congo de publier «dès que possible» un calendrier électoral «réaliste», à l’approche de la date-butoir du 31 décembre pour organiser la succession du président Joseph Kabila.

Une résolution en ce sens, déposée par la Tunisie au nom des pays africains, a été adoptée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, par 45 voix pour, 1 contre (Etats-Unis) et 1 abstention (Corée du Sud).

La résolution demande aux autorités de RDC de «publier, dès que possible, un calendrier électoral réaliste», «conformément à l’accord du 31 décembre 2016», et encourage le gouvernement à «créer sans tarder les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, transparentes, ouvertes et pacifiques, en particulier dans la perspective des élections législatives et présidentielle».

La RDC traverse une crise politique liée au maintien au pouvoir de M. Kabila dont le deuxième mandat a pris fin le 20 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter.
Très influente en RDC, l’Eglise catholique a parrainé le 31 décembre 2016 un accord pouvoir-opposition prévoyant des élections avant fin 2017. Mais aucun calendrier électoral n’a encore été publié et la RDC se trouve toujours dans une impasse politique.

Mardi, l’opposant congolais Moïse Katumbi avait menacé faire «appel à la rue» si le président Joseph Kabila ne quitte pas le pouvoir et n’organise pas des élections d’ici au 31 décembre.
La résolution adoptée vendredi encourage le gouvernement de la RDC de «s’assurer que tous les citoyens, quelle que soit leur affiliation politique, puissent participer librement aux affaires publiques» et qu’»ils jouissent pleinement de leurs droits et libertés fondamentales, en particulier les libertés d’expression et de réunion pacifique».

Elle condamne par ailleurs les «actes de violence commis dans certaines régions du pays». Elle encourage le gouvernement à «redoubler d’efforts pour mettre fin à la violence» et à poursuivre «activement ses efforts» pour «mettre fin à l’impunité dont jouissent les auteurs de ces graves violations et abus des droits de l’homme».

Elle souligne aussi l’importance de «libérer toutes les personnes arbitrairement détenues, notamment les défenseurs des droits de l’homme et les personnes aux affiliations politiques différentes».

AFP

 

 

Les coupures administratives d’internet ont coûté depuis 2015 l’équivalent de 200 millions d’euros aux pays d’Afrique subsaharienne, a révélé vendredi une étude, qui dénonce le recours croissant des gouvernements aux interruptions «politiques«.

Au moins 12 pays ont eu recours à ces mesures, le plus souvent avant des élections ou en périodes de manifestations, selon le rapport dévoilé à Johannesburg par la Cipesa (Coalition pour les politiques internationales sur les technologies de la communication et de l’Internet en Afrique australe et de l’Est). La dernière de ces mesures a été ordonnée au Togo, où internet a été interrompu alors que l’opposition multiplie depuis des semaines les manifestations contre le régime. «Les coupures d’internet, même de courte durée, perturbent la croissance économique, interrompent des services essentiels, minent la confiance des investisseurs et dégradent l’image du pays», a résumé la Cipesa. «Les gouvernements africains devraient s’interdire ce genre de fermetures», a insisté l’organisation.

Selon ses calculs, les 36 jours d’interruption administrative du web ordonnée depuis 2015 en Ethiopie ont coûté au pays 123 millions de dollars (environ 103 millions d’euros). Le coût des coupures imposées pendant 93 jours par les autorités de Yaoundé aux deux provinces anglophones du Cameroun, agitées par des manifestations en faveur de leur autonomie, a été évalué à 38 millions de dollars (31 millions d’euros).

Des mesures similaires ont été récemment décrétées à la veille des examens nationaux en Ethiopie, pendant les élections au Tchad, au Gabon ou en Ouganda et pendant des vagues de contestation populaire en République démocratique du Congo (Rdc), au Burundi, en Ethiopie et au Togo.

Au total, l’accès au réseau internet a été coupé pendant 236 jours cumulés en Afrique ces deux dernières années.
«Bien loin de favoriser la stabilité (...) en période de manifestations, élections ou examens, ces mesures mettent en danger l’activité économique et empêchent le retour à l’ordre normal», a insisté le rapport de la Cipesa.

 

AFP -

 

 

Le pape François a annoncé vendredi sur Twitter que le thème de la prochaine journée mondiale de la communication tournerait autour de la lutte contre les «fake news» (fausses nouvelles). Cette journée, instituée après le concile Vatican II, est célébrée chaque année au printemps et son thème est en général communiqué le 24 janvier, pour la Saint François de Sales, le patron des journalistes. Mais cette année le pape a pris de l’avance en annonçant sur son compte Twitter que le thème serait tiré d’un verset de l’Evangile affirmant: «La vérité vous rendra libre».

Ce thème «fait référence aux +fake news+, ces informations infondées qui contribuent à générer et à alimenter une forte polarisation des opinions», a expliqué ensuite le Vatican dans un communiqué. Alors que les géants des réseaux sociaux, les institutions et les politique «ont commencé à affronter ce phénomène, l’Eglise aussi veut offrir une contribution en proposant une réflexion sur les causes, sur les logiques et sur les conséquences de la désinformation dans les médias», a-t-il ajouté.

La démarche vise également à «promouvoir un journalisme professionnel, qui cherche toujours la vérité, et donc un journalisme de paix qui favorise la compréhension entre les personnes», a insisté le Saint-Siège. Le pontife argentin insiste régulièrement sur la responsabilité des médias dans un monde surinformé, en des termes parfois durs. «La bonne information peut abattre les murs de la peur et de l’indifférence», disait-il en avril.

A l’inverse, «la désinformation est probablement le plus grand mal qu’un média puisse infliger», avait-il lancé en décembre. «Les médias doivent être plus clairs, plus transparents et ne pas tomber, excusez l’expression, dans la coprophilie toujours prête à répandre les scandales».

AFP

 

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a réclamé jeudi à nouveau à la Birmanie un «arrêt des opérations militaires» dans l’ouest du pays et «un accès sans entrave pour un soutien humanitaire» notamment à la minorité Rohingya.

Lors d’une allocution devant le Conseil de sécurité, réuni lors d’une rare session publique sur la Birmanie, M. Guterres a aussi réclamé au gouvernement birman d’»assurer le retour en sécurité, volontaire, digne et durable» dans leurs régions d’origine des réfugiés ayant fui au Bangladesh.  «La réalité du terrain demande une action —une action rapide— pour protéger les gens, atténuer les souffrances, empêcher plus d’instabilité, s’occuper des racines du problème et assurer une solution durable», a fait valoir le secrétaire général des Nations unies. La situation est devenue un «cauchemar humanitaire et dans le domaine des droits de l’homme», a-t-il souligné.   Evoquant des témoignages faisant état d’un «recours excessif à la violence et de sérieuses violations des droits de l’homme», de «tirs à l’aveugle», d’une utilisation «de mines» ainsi que de «violences sexuelles», le patron de l’ONU a souligné que c’était «inacceptable». Cela doit «cesser immédiatement», a-t-il insisté.  

Si rien n’est fait pour mettre «un terme à cette violence systématique», elle «risque de s’étendre dans le centre de l’Etat Rakhine où 250.000 musulmans supplémentaires pourraient être contraints de fuir», a aussi relevé M. Guterres. Il a enfin indiqué qu’une conférence de donateurs se tiendrait le 9 octobre à l’initiative de l’ONU, sans préciser où. L’exode des Rohingyas de Birmanie a franchi jeudi le cap symbolique du demi-million de réfugiés arrivés au Bangladesh depuis fin août.

AFP

Huit ans jour pour jour après le massacre au stade de Conakry, les autorités guinéennes se sont engagées à clôturer l’enquête avant le 31 octobre, ont affirmé jeudi des ONG, alors que les victimes réclament la tenue d’un procès en 2018. Le 28 septembre 2009, au moins 157 personnes avaient été tuées et 109 femmes violées par des militaires, dans un stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d’opposants au chef de la junte de l’époque, Moussa Dadis Camara, selon une commission d’enquête de l’ONU.

Des dizaines de personnes, dont de nombreuses femmes, se sont rassemblées jeudi dans la capitale guinéenne, au siège de l’Avipa, une association de victimes, a constaté un journaliste de l’AFP. De la viande de taureau et des bols de riz ont été distribués aux participants, réunis sous des tentes, et des extraits du Coran ont été lus pour le repos de l’âme des défunts, selon la même source.

Lors d’une rencontre mercredi, «le ministre de la Justice, Cheik Sako, et les autorités judiciaires ont pris l’engagement que l’instruction serait clôturée avant la fin du mois d’octobre», ont expliqué des représentants de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), de l’Avipa, de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme OGDH et l’association Mêmes droits pour tous (MDT). «Ca suffit, c’est un menteur, nous exigeons la clôture de l’instruction et l’ouverture du procès», a lancé une femme en colère, alors que d’autres éclataient en sanglots.

La FIDH et les autres ONG ont dit «prendre acte» de l’engagement des autorités, leur donnant rendez-vous fin octobre. Dans le même temps, à Paris, d’autres victimes et défenseurs des droits de l’Homme ont également réclamé la clôture «immédiate» de l’enquête et la tenue d’un procès en 2018.

Au terme de sept ans d’une procédure très difficile, 14 personnes ont été inculpées en Guinée - dont Moussa Dadis Camara mais aussi l’actuel chef de la garde présidentielle - pour leur implication présumée dans ce massacre. «Les juges (...) ont fait des progrès impressionnants, mais l’enquête doit être terminée afin que les responsables du massacre puissent être jugés sans plus tarder», a déclaré dans un communiqué Elise Keppler, de l’ONG Human Rights Watch (HRW).

Que des personnes mises en cause «continuent à occuper des postes officiels de haut niveau et de pouvoir est un affront envers les victimes», a estimé François Patuel, chercheur à Amnesty International, cité dans le communiqué, en réclamant que ces responsables soient «mis en congé» afin qu’ils ne tentent pas d’influencer les procédures.

Le procès de ce massacre en 2018 serait «important et très symbolique (...) dans un pays qui n’a connu que l’impunité, à travers 40 ans de violences politiques et de violences d’Etat», a estimé à Paris Florent Geel, responsable Afrique de la FIDH, soulignant que la Guinée entrerait ensuite en campagne électorale avant des élections délicates en 2020.

La Cour pénale internationale pourrait se saisir du dossier si la justice guinéenne échouait à le juger. Mais, après le procès au Sénégal de l’ex-dictateur tchadien, Hissène Habré, «on a la conviction que l’Afrique est pleinement à même de juger sur le territoire africain ses propres bourreaux», a insisté M. Geel.

AFP

 

Un poste de gendarmerie dans l’ouest du Burkina Faso, frontalier au Mali, a été attaqué mercredi soir par des individus armés non identifiés, a annoncé jeudi à l’AFP une autorité locale.

«La brigade territoriale de Toéni (une commune rurale située à 40 kilomètres de la ville de Tougan) a été la cible d’une attaque par des individus armés, non encore identifiés, mercredi soir aux environs de 20H00» locales et GMT, a déclaré cette source sous le couvert de l’anonymat.

«Les éléments de gendarmerie ont riposté dès l’attaque et les échanges de tirs ont duré un bon moment», a-t-elle poursuivi, précisant que les assaillants ont été «repoussés» et qu’il n’y a pas eu de victime. Une source sécuritaire jointe à Ouagadougou a confirmé l’attaque «menée par plusieurs hommes venus à bord de motos», et affirmé qu’»aucun blessé n’a pour l’instant été signalé».

Des renforts ont été «dépêchés sur les lieux pour sécuriser la zone et procéder à des recherches», a-t-elle ajouté. Début septembre, un douanier avait été tué dans la même zone, lors de l’attaque du poste de gendarmerie de Djibasso, localité de l‘ouest du Burkina frontalière du Mali.

Mardi, deux gendarmes burkinabés avaient été tués dans l’attaque d’un convoi de ravitaillement de carburant d’une mine d’or à Inata, dans le nord du Burkina Faso, également frontalier du Mali.  

AFP

 

 

 

L’opposition au Kenya a dénoncé jeudi la volonté du parti au pouvoir d’adopter en urgence des amendements à la loi électorale qui entreraient en vigueur dès l’élection présidentielle du 26 octobre organisée après l’annulation par la justice du précédent scrutin. La Cour suprême a invalidé le 1er septembre la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta face à l’opposant Raila Odinga, citant de nombreuses irrégularités dans la transmission des résultats et estimant que l’élection n’était «ni transparente, ni vérifiable».

Le parti au pouvoir Jubilee a déposé des amendements à la loi électorale qui doivent être examinés en première lecture jeudi selon une procédure accélérée, conduisant l’opposition à claquer la porte de discussions en cours avec la Commission électorale (IEBC) en vue d’aplanir les différends entre les deux camps et de préparer l’élection présidentielle du 26 octobre. «Nous n’avons d’autre alternative que de quitter cette réunion», a déclaré à la presse l’un des leaders de la coalition d’opposition Nasa, le sénateur James Orengo. «Le fait que les règles du jeu soient modifiées en cours de route est révélateur de l’arrogance de la coalition Jubilee (au pouvoir). Ils sont arrivés à un stade où ils pensent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent et changer ce que bon leur semble, y compris la Constitution par des moyens détournés», a dénoncé M. Orengo.

Les amendements déposés par Jubilee n’étaient pas encore publics à la mi-journée. Selon M. Orengo, qui dit en avoir pris connaissance, ils reviennent à rendre légales «les irrégularités et illégalités» soulevées par la Cour suprême dans son jugement.  Plusieurs cadres de Jubilee ont balayé ces accusations, expliquant que les amendements visaient seulement à régler les «lacunes» du texte actuel. Des responsables religieux se sont exprimés publiquement pour condamner la démarche du parti au pouvoir. «C’est une voie inacceptable car elle conduira à la mutilation de la Constitution et l’affaiblissement de nos institutions», a ainsi déclaré le chef de l’Eglise anglicane au Kenya, l’archevêque Jackson Ole Sapit.

De son côté, le président de la Commission électorale Wafula Chebukati n’a pu que constater l’échec de la réunion de conciliation, précisant toutefois que la commission continuait ses préparatifs.
«Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle loi», a-t-il ajouté, espérant que les amendements, s’ils étaient adoptés, n’auraient pas d’impact sur les préparatifs en cours. L’opposition menace de boycotter le scrutin si plusieurs de ses conditions ne sont pas remplies : un remaniement en profondeur de la commission électorale et de nouveaux fournisseurs pour le matériel électoral et la composante électronique du scrutin. Elle a par ailleurs appelé à des manifestations tous les vendredi et lundi devant le siège de l’IEBC dans le centre-ville de Nairobi. La première de ces manifestations lundi n’a réuni que 300 partisans de l’opposition environ et a été dispersée par la police à coup de gaz lacrymogènes.

AFP

 

Les avocats de deux opposants au régime du président mauritanien Ould Abdel Aziz, visés par un mandat d’arrêt international, ont dénoncé mercredi «une instrumentalisation de l’autorité judiciaire» dans le cadre d’une affaire impliquant plusieurs sénateurs accusés de corruption.

A Nouakchott, «la chambre d’accusation a maintenu les mandats d’arrêt internationaux» lancés par un juge d’instruction début septembre contre l’homme d’affaires et mécène Mohamed Ould Bouamatou et son collaborateur Mohamed Ahmedou Debagh, qui vivent tous deux au Maroc, a indiqué mercredi à l’Afp une source judiciaire.

Dans un communiqué, les avocats des deux hommes, William Bourdon, Elyezid Ould Yezid et Georges-Henri Beauthier, ont jugé «irrecevables et abusifs» ces mandats d’arrêt. A leurs yeux, cette procédure «témoigne d’une détérioration accélérée d’un régime aux abois qui, dans une fuite en avant, s’est engagé dans une logique de persécution de plus en plus dure à l’égard de tous ceux (journalistes, syndicalistes, sénateurs) qui s’opposent au coup de force du président Ould Abdel Aziz pour, par tous moyens, rester au pouvoir». L’un des principaux protagonistes de l’affaire est le sénateur Mohamed Ould Ghadda, qui a mené une fronde contre la suppression du Sénat, finalement adoptée lors d’un référendum constitutionnel début août.  Le sénateur, arrêté le 11 août et incarcéré, est accusé d’avoir distribué de l’argent à certains de ses collègues pour qu’ils s’opposent à la réforme. Il a été inculpé de «corruption» dans le cadre d’un «réseau constitué pour fomenter des troubles dans le pays». Douze sénateurs, qui ont été placés sous contrôle judiciaire, quatre journalistes et deux syndicalistes, sont accusés de «corruption». Le chef de l’Etat affirme que ce «réseau» a été financé par les deux hommes d’affaires.

Mohamed Ould Bouamatou, fondateur du groupe Bsa et de la banque Gbm, est depuis plusieurs années en rupture avec le dirigeant mauritanien - son cousin - qu’il avait soutenu durant sa campagne pour la présidentielle de 2009. Mohamed Ahmedou Debagh avait déjà fait l’objet en 2013 d’une incarcération «arbitraire» pendant 4 mois, selon les avocats.

Ils appellent la communauté internationale et les bailleurs de fonds, à «ouvrir les yeux (...) sur la «dérive autocratique» du pouvoir présidentiel. L’opposition radicale, qui avait boycotté le référendum, prête à M. Ould Abdel Aziz l’intention de modifier à nouveau la Constitution afin de lui permettre de briguer un troisième mandat.

AFP

La Commission de l’Union africaine (Ua) a exprimé sa «perplexité» face à l’inclusion «injuste» du Tchad à la liste des pays visés par le décret migratoire du président Donald Trump interdisant aux ressortissants tchadiens l’accès au territoire américain.

L’organe exécutif de l’Ua «partage les mêmes préoccupations que les Etats-Unis concernant la menace terroriste, mais est d’avis que la coopération et un engagement significatif sont vitaux à l’élaboration d’une réponse commune à ce défi mondial ô combien exigeant», a-t-il indiqué dans un communiqué daté de mardi et envoyé mercredi à la presse.

Le Tchad, qui a subi des attentats de Boko Haram et participe au Mali à la lutte contre les groupes jihadistes au sein de la force multinationale du G5 Sahel, a été intégré dimanche, avec la Corée du Nord et le Venezuela, à la liste des pays visés par le décret migratoire américain interdisant ou limitant le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de ces pays.

La Commission de l’Ua a soutenu que «le mouvement libre et légal des personnes est la fondation d’une relation plus forte et mutuellement enrichissante entre le continent africain et les Etats-Unis» et appelé au dialogue entre Washington et les pays africains affectés par le décret migratoire (Tchad, Somalie et Libye).

 

AFP

 

 

L’armée ivoirienne a découvert une importante cache d’armes à Abidjan, a annoncé mercredi à l’Afp une source au sein de l’état-major, alors que la Côte d’Ivoire est secouée par une crise sécuritaire depuis plusieurs mois.

Deux lance-roquettes Rpg, des kalachnikovs, des fusils-mitrailleurs, des munitions et des explosifs en quantité ont été saisis mardi dans un gymnase désaffecté du quartier populaire d’Attiécoubé, selon cette source. Les soldats ont également découvert du matériel de communication, des fausses plaques minéralogiques de véhicules administratifs et militaires et «au moins 300 treillis». «C’est vraiment un arsenal», a déclaré cette source. Des badges estampillés «Mouvement guerrier pour la dignité et la justice en Côte d’Ivoire», un groupe inconnu, ont également été retrouvés avec les armes.  «Quatre personnes ont été interpellées», a indiqué la source. Une enquête est en cours pour tenter de trouver la provenance des armes. De nombreuses armes ont été volées depuis trois mois par des hommes armés non identifiés dans une série de braquages de commissariats de police et de postes de gendarmerie à travers le pays.

La dernière attaque de ce type s’est produite mardi: des hommes armés ont mis en fuite les policiers d’un commissariat d’Abobo, un autre quartier populaire d’Abidjan, et se sont emparés d’armes avant de prendre la fuite sans être inquiétés. La Côte d’Ivoire a aussi été secouée cette année par des mutineries d’anciens rebelles intégrés à l’armée.
Plusieurs évasions de prisonniers se sont produites en outre depuis le mois août.

AFP

 

Les Saoudiennes vont être autorisées à conduire, selon un décret royal publié mardi soir par l'agence de presse officielle SPA. Le roi Salmane a ordonné "de permettre d'accorder le permis de conduire aux femmes en Arabie saoudite", indique le texte.  Ce royaume ultraconservateur du Golfe est le seul pays au monde où les femmes n'avaient jusqu'ici pas le droit de conduire.

Elles sont également soumises à la tutelle d'un homme de leur famille --généralement le père, le mari ou le frère-- pour faire des études ou voyager. Mais dans le cadre de son ambitieux plan de réformes économiques et sociales à l'horizon 2030, Ryad semble assouplir certaines de ces restrictions et tente prudemment de promouvoir des formes de divertissement malgré l'opposition des ultraconservateurs.

Samedi, des centaines de Saoudiennes avaient pris place pour la première fois dans un stade de Ryad, à l'occasion de la fête nationale qui a donné lieu à des concerts et des feux d'artifice. Jusque-là, les femmes n'étaient pas admises dans les stades en application de la règle de séparation entre les sexes dans les espaces publics.

AFP

 

Des hommes armés ont attaqué un commissariat de police et se sont emparés d'armes dans le quartier populaire d'Abobo, dans le nord d'Abidjan, a appris l'Afp de source sécuritaire.
"Des individus armés ont attaqué le commissariat du 34e arrondissement à Abobo sans faire de dégâts corporels (pas de blessés). Ils ont mis les policiers en fuite. Ils se sont emparés d'armes", a affirmé cette source sous couvert de l'anonymat. Cette attaque survient après une série d'attaques ces derniers mois.

AFP

 

 

Le nouveau président angolais Joao Lourenço a prêté serment mardi, succédant à José Eduardo dos Santos qui se retire après 38 ans de règne et la victoire sans appel aux législatives du 23 août de son parti, le Mpla, au pouvoir depuis l'indépendance en 1975.

"En prenant le poste de Président de la République, moi, Joao Manuel Gonçalves Lourenço, jure sur mon honneur de me consacrer pleinement aux fonctions qui m'incombent désormais", a déclaré le général à la retraite, en prêtant serment sur la Constitution à Luanda. La cérémonie d'investiture du troisième chef de l'Etat angolais s'est déroulée sur la "Place de la République" de Luanda, en présence de José Eduardo dos Santos et de plusieurs dirigeants étrangers dont le Rwandais Paul Kagame et l'Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema, doyen politique des chefs d'Etat africains.

L'arrivée au pouvoir de Joao Lourenço, ancien ministre de la Défense, marque la fin d'un règne sans partage de 38 ans de Jose Eduardo dos Santos. Mais les deux hommes appartiennent au Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (Mpla), solidement installé au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1975.

Le Mpla a remporté haut la main les élections législatives du 23 août avec 61% des suffrages. La Constitution angolaise ne prévoit pas de scrutin présidentiel, mais précise que le poste de chef de l'Etat revient à la tête de liste du parti qui a  remporté les législatives. Joao Lourenço, 63 ans, pur produit de l'ancien parti unique, s'est engagé mardi à " promouvoir la stabilité, le bien-être et le progrès social de tous les Angolais".

La tâche s'annonce ardue. Jose Eduardo dos Santos, âgé de 75 ans et à la santé fragile, laisse en effet à son dauphin un pays secoué par une grave crise économique, conséquence de la chute des cours du pétrole dont l'Angola est l'un des principaux producteurs africains.

AFP

N’Djamena a exprimé lundi son «étonnement» et son «incompréhension» après l’intégration du Tchad à la liste des pays visés par le décret migratoire américain bannissant ses ressortissants du territoire américain.

Le Tchad «a appris avec étonnement la décision du gouvernement américain d’inscrire le Tchad sur la liste des pays dont les ressortissants sont interdits d’entrée sur le territoire américain», selon un communiqué de la porte-parole du gouvernement, Madeleine Alingue.

Pour N’Djamena, les motifs d’inscription du Tchad sur cette liste, officiellement des manquements à la sécurité sur leurs voyageurs et un manque de coopération avec Washington, «contrastent avec les efforts et les engagements constants du Tchad dans la lutte contre le terrorisme au niveau régional et mondial». Le Tchad appelle les Etats-Unis à «une meilleure appréciation de la situation» et le président Donald Trump à «reconsidérer cette décision qui porte gravement atteinte a l’image du Tchad et aux bonnes relations qu’entretiennent les deux pays notamment dans la lutte contre le terrorisme». «Le gouvernement ne souhaiterait pas être amené à user du principe de réciprocité dont l’application serait préjudiciable aux intérêts des deux pays», avertit N’Djamena.

L’Iran, la Libye, la Syrie, la Somalie, le Yémen, la Corée du Nord et le Venezuela sont également concernés par ce décret migratoire.

AFP -

L’opposition togolaise a annulé ses marches prévues mardi, mercredi et jeudi pour se «consacrer à la visite aux populations éprouvées par les répressions» des manifestations de la semaine dernière et a invité à une journée «Togo mort» vendredi. Les 14 partis de l’opposition invitent les populations à «cesser toute activité professionnelle et économique» et à se «recueillir à la mémoire de leurs martyrs» vendredi.

Au moins quatre personnes sont mortes lors de manifestations lancées à l’appel du Parti national panafricain..

AFP

 

Revenus record des paysans, prévisions de croissance flatteuses: la Guinée-Bissau savoure le succès de sa bataille pour mieux profiter du cajou, sa principale production, même si la transformation locale reste un défi. «Je n’ai jamais gagné autant d’argent que cette année», s’enthousiasme Braima Seidi. «Ma production tournait toujours autour de deux tonnes et demie, mais comme les prix étaient bas, mes revenus l’étaient aussi. Aujourd’hui je suis millionnaire (en francs Cfa) avec trois tonnes». La croissance du Pib de la Guinée-Bissau devrait atteindre 5,2% cette année en raison d’une nouvelle récolte considérable de cajou dans un contexte de prix internationaux attractifs, avait souligné fin août Modibo Touré, le représentant à Bissau du secrétaire général de l’Onu.

Le cajou (noix d’anacarde), cultivé sur environ 12 % du territoire national, est la principale denrée d’exportation de ce pays, troisième producteur africain après la Côte d’Ivoire et la Tanzanie. L’Afrique produit à elle seule plus de la moitié du cajou mondial.

AFP -

La Commission électorale indépendante (Céni) de Guinée a proposé lundi de fixer au 4 février 2018 la tenue d’élections locales, une date approuvée par l’opposition, qui réclame la tenue de ce scrutin qui n’a plus été organisé depuis 2005 et à été repoussé à de nombreuses reprises.

«Nous avons proposé la tenue des élections à la date du 4 février 2018 (...) Le président de la république (Alpha Condé) prendra un décret pour valider notre proposition», a déclaré le président de la Céni, Salifou Kébé, à la sortie d’une réunion préparatoire. «Si la Céni organise ces élections (locales) à la date du 4 février, nous serons preneurs. Nous souhaitons ces élections le plus vite possible», a déclaré lundi à l’AFP l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, chef de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti d’opposition.

En octobre 2016, «on nous avait aussi fixé la date de ces élections à février 2017. Alors, pourvu que cela ne soit pas une répétition qui va produire les mêmes effets», a prudemment réagi le porte-parole officiel de l’opposition, Aboubacar Sylla. «Nous pouvons dire que, techniquement, ces élections sont réalisables à la date indiquée. Je pense que nous pouvons aller sereinement à ces élections», a pour sa part estimé Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile de Guinée. Des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté le 20 septembre (Bien: 20 septembre) à Conakry pour exiger l’organisation de ce scrutin, qui n’a plus eu lieu depuis douze ans

Les élections à cet échelon auraient dû se tenir en février en vertu d’un accord conclu en octobre 2016 dans le cadre du dialogue politique national entre le pouvoir, l’opposition, la société civile et les partenaires internationaux de la Guinée.  Mais depuis lors, les discussions sur le calendrier ont à chaque fois achoppé.

Avant l’annonce de la Céni, l’opposition avait annoncé son intention de manifester à nouveau mercredi pour réclamer ces élections.
A la place, elle va organiser une «marche funèbre» et un «meeting de protestation contre l’utilisation des armes à feu» par les forces de l’ordre, a annoncé Cellou Dalein Diallo.

Un jeune opposant, blessé lors de la grande manifestation du 20 septembre, a succombé dimanche à ses blessures, portant à deux le nombre de décès lors de ce rassemblement. «Ils ont tous les deux été lâchement assassinés par les soldats à la solde du régime (...), par ceux-là formés, habillés, équipés et payés pour assurer notre sécurité», a lancé lundi M. Diallo devant une foule de militants.

Depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, «il y a plus de 80 opposants tués, plus de la moitié par balles, les autres par des bastonnades subies ou des cas de tortures et il n’y a jamais eu d’enquêtes pour situer les responsabilités et prendre des sanctions contre les coupables», a accusé le chef de l’Ufdg.

Ancien opposant historique, Alpha Condé est devenu en 2010 le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française d’Afrique de l’Ouest, régie jusqu’alors par des pouvoirs autoritaires, voire dictatoriaux.

Malgré la richesse de son sous-sol en bauxite, or, diamant et minerai de fer, plus de la moitié de la population de Guinée vit sous le seuil de pauvreté, avec moins d’un euro par jour, selon l’Onu.

Un poste de gendarmerie attaqué dans le centre du Mali
Des hommes armés ont «attaqué, saccagé et brûlé» une gendarmerie du centre du Mali dans la nuit de dimanche à lundi, ont annoncé à l’Afp une source sécuritaire et des élus locaux. «Les terroristes vont venus dans la nuit à Mourdiah. Ils étaient à moto et en voiture. Ils ont attaqué, saccagé et brûlé la gendarmerie locale», a déclaré une source sécuritaire malienne. Les assaillants ont emporté «au moins un véhicule et d’autres biens appartenant à l’Etat». «L’attaque a été menée par les terroristes pour se ravitailler en matériel roulant et en armement. (...) C’est une attaque qui annonce d’autres attaques», a estimé cette source.

Interrogé par l’AFP, un élu d’une localité voisine de Mourdiah a évoqué une «attaque préméditée de jihadistes pour terroriser». Evoquant «d’importants dégâts au camp de la gendarmerie», cet élu a précisé que des renforts de l’armée malienne avaient mené «des opérations de ratissage». La sécurité s’est nettement dégradée ces derniers mois dans le centre du Mali, où sévissent des groupes armés islamistes. Selon un rapport récent de l’Ong Human rights watch, ces groupes ont notamment procédé à des «exécutions sommaires de civils et de militaires de l’armée malienne, à la destruction d’écoles et au recrutement forcé d’enfants soldats».

AFP -

 

Le parquet kényan a ordonné à la police et à l’agence anticorruption d’enquêter sur la Commission électorale indépendante (IEBC) pour «irrégularités» et actes «illégaux» présumés commis dans le déroulement de la présidentielle d’août. Le directeur des poursuites publiques, Keriako Tobiko, a précisé samedi qu’une enquête complète sur l’IEBC devait être bouclée dans un délai de 21 jours.

Saisie par l’opposition, la Cour suprême a invalidé le 1er septembre la réélection de M. Uhuru Kenyatta avec 54,27% des voix, contre 44,74% à l’opposant Raila Odinga.

 

AFP-

Les deux camps rivaux de la crise politique en Guinée-Bissau, qui oppose le président José Mario Vaz au parti au pouvoir, ont célébré séparément dimanche le 44e anniversaire de l’indépendance du pays, a rapporté un correspondant de l’Afp.

M. Vaz a prononcé un discours centré sur la crise politique, lors d’une cérémonie à Gabù, à 200 km de la capitale, boudée par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc, au pouvoir), qui a organisé sa propre cérémonie à 40 km de là. La Guinée-Bissau, petit Etat d’Afrique de l’Ouest, traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Paigc, auquel tous deux appartiennent.

Le chef de l’Etat a rejeté sur la direction du Paigc la non-application de l’accord conclu à Conakry le 14 octobre 2016 sous l’égide du président guinéen Alpha Condé, dans le cadre d’une médiation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao).

Cet accord prévoit une «procédure consensuelle» pour choisir un Premier ministre «ayant la confiance du président» devant rester en place jusqu’aux élections législatives de 2018. «Un gouvernement a même été proposé selon l’esprit des accords de Conakry, mais une partie a refusé d’y entrer», a affirmé M. Vaz, en référence au Paigc, auquel il a reproché de bloquer toute réunion de l’Assemblée nationale.

«La solution à cette crise n’est pas entre les mains de la communauté internationale, mais dans les mains des Bissau-Guinéens eux-mêmes», a-t-il dit, estimant que l’accord de Conakry faisait l’objet d’une «campagne de désinformation» auprès de certains partenaires du pays. Le Conseil de sécurité de l’Onu a demandé le 13 septembre aux protagonistes de la crise de «lancer un véritable dialogue», notamment sur une révision de la Constitution. De leur côté, sept partis politiques, dont le Paigc, ont appelé samedi à «lancer un processus de désobéissance civile et des manifestations de rue» sans indication de date. Le chef du Paigc a accusé le président Vaz de n’avoir «aucune intention d‘appliquer l’accord de Conakry».

En vertu de la Constitution, le choix du Premier ministre revient au parti majoritaire. Or, le Paigc ayant perdu la majorité absolue de 57 sièges sur 102 à la suite de la fronde de 15 députés.

 

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