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Actualités Internationales (1825)

Environ 3.000 migrants ont été secourus au cours des dernières 48 heures en Méditerranée, dans les eaux face à la Libye, ont indiqué, hier, les gardes-côtes italiens qui coordonnent les opérations de secours.

«Quelque 2.000 migrants ont été secourus pour le moment en Méditerranée centrale au cours de 18 opérations distinctes», a indiqué, hier, un communiqué des gardes-côtes.

«Les migrants se trouvaient à bord de 15 canots pneumatiques et 3 embarcations en bois», ont ajouté les gardes-côtes, précisant que plusieurs navires militaires, des navires des Ong et un navire marchand battant pavillon de Singapour avaient participé à ces opérations. Interrogés par l’Afp, les gardes-côtes ont précisé qu’un autre millier de personnes avaient été secourues la veille, jeudi, portant le total à environ 3.000 personnes en 48 heures. Depuis le début de l’année, l’Italie a vu arriver plus de 65.000 migrants sur ses côtes, soit une hausse de plus de 17 % par rapport à la même période l’année dernière, selon un bilan du ministère de l’Intérieur.

AFP

L’armée russe a affirmé, hier, avoir probablement tué, en Syrie, le chef du groupe Etat islamique (Ei), Abou Bakr al-Baghdadi, lors de bombardements, fin mai, par son aviation visant une réunion de hauts dirigeants de l’organisation jihadiste près de Raqa.

Un porte-parole de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, le colonel Ryan Dillon, a indiqué ne pas être en mesure de confirmer pour le moment la mort du chef de l’Ei. Aussi puissant que discret et déjà donné pour mort dans le passé par les Américains, al-Baghdadi a fait de l’Etat islamique une organisation redoutée et responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde.

L’annonce de Moscou intervient alors que l’organisation jihadiste est en passe d’être chassée de Mossoul, son principal fief en Irak, et que l’étau se resserre autour de sa «capitale», la ville de Raqa en Syrie. Des bombardiers et des avions d’attaque au sol russes ont visé une réunion à laquelle «se trouvait le dirigeant de l’Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi», qui aurait été éliminé dans le bombardement, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué, en précisant que les Américains avaient été prévenus de l’opération. Selon le communiqué de Moscou, le commandement du contingent militaire russe en Syrie, basé à Hmeimim, a «reçu, fin mai, des informations sur la tenue, dans la banlieue sud de Raqa, d’une réunion de dirigeants de l’organisation terroriste Etat islamique».

«La vérification des informations a permis d’établir que le but de cette rencontre était l’organisation de convois de sortie pour les combattants de Raqa via le +corridor sud+», indique l’armée russe.

Après un vol de reconnaissance d’un drone, des avions Su-34 et Su-35 ont effectué des frappes le 28 mai entre 0H35 et 0H45 heure de Moscou (soit le 27 mai entre 21H35 et 21H45 Gmt). Au total, l’armée russe affirme avoir tué une «trentaine de chefs de guerre et jusqu’à 300 combattants» et plusieurs «hauts dirigeants» de l’Ei. Elle évoque notamment Souleimane al-Chawakh, le «chef de la sécurité» d’al-Baghdadi, l’»émir» de Raqa, Abou al-Hajji al-Masri, et l’»émir» Ibrahim Nayef al-Hajj.

AFP

 

Donald Trump est désormais dans le viseur du procureur spécial américain Robert Mueller, qui enquête sur les affaires russes et veut savoir, selon de nouvelles révélations, si le président américain a fait entrave à la justice.

M. Trump s’est indigné, hier, de ces informations sans les démentir. Il a qualifié, de nouveau, sur Twitter, de «bidon» l’hypothèse d’une collusion entre certains de ses proches et la Russie pendant la campagne électorale américaine.
L’enjeu est considérable pour le président américain. Si des preuves d’entrave à la justice étaient réunies, cela pourrait ouvrir la voie à une procédure de destitution.
«Ils ont fabriqué une collusion bidon avec l’histoire russe, ils n’ont trouvé aucune preuve, et donc, maintenant ils se lancent dans l’entrave à la justice sur cette histoire bidon. Sympa», a-t-il tweeté.

Ces affaires, qui empoisonnent sa jeune présidence, sont l’objet de la «plus grande chasse aux sorcières de l’histoire politique des Etats-Unis», a également affirmé Donald Trump.
La semaine dernière, l’ancien chef du Fbi James Comey, limogé par Donald Trump début mai, avait fait état de pressions du président américain dans l’enquête sur la Russie.
Pour déterminer si Donald Trump a tenté de freiner ou de bloquer l’enquête sur une ingérence russe dans la campagne présidentielle, le procureur spécial Robert Mueller, ancien chef du Fbi, interroge actuellement de hauts responsables du renseignement, selon le Washington Post et le New York Times.

Le fait d’élargir le champ de l’enquête à une éventuelle entrave à la justice par Donald Trump représente «un tournant majeur», souligne le Washington Post, qui affirme que les enquêteurs sont, en outre, à la recherche de potentiels délits financiers chez des collaborateurs du milliardaire républicain.

Le procureur Mueller aurait sollicité des entretiens avec cinq pontes du renseignement, dont trois ont accepté d’être entendus. Il s’agit de Daniel Coats, directeur du Renseignement, qui chapeaute toutes les agences, Mike Rogers, directeur de l’agence d’interception des communications Nsa, ainsi que de son ancien adjoint, Richard Ledgett.
Ces entretiens pourraient se tenir dès cette semaine.

Toujours d’après le Washington Post, M. Mueller s’intéresse particulièrement à un échange entre Daniel Coats et ses collaborateurs le 22 mars.

AFP

L’armée nigériane a annoncé qu’aucune enquête ou poursuite ne serait engagée contre des hauts gradés, mis en cause dans un rapport d’Amnesty International pour des exactions commises dans le conflit avec le groupe jihadiste Boko Haram.

Le rapport «Des galons aux épaules, du sang sur les mains», publié en juin 2015, citait six commandants, en activité ou à la retraite, accusés d’être responsables de meurtre, torture ou de disparitions. Plus de 1.200 personnes ont été tuées, des milliers d’autres arrêtées, de manière arbitraire, pendant les 8 années de conflit, selon l’Ong de surveillance pour les droits de l’Homme.

Toutefois, le général Nuhu Angbazo a déclaré à la presse, deux ans après la publication du rapport, qu’il n’y avait «aucune preuve» contre les commandants cités. Les accusations contre l’armée nigériane, souvent décriée pour l’usage excessif de la force, ne sont pas rares, mais sont rarement poursuivies en justice. Le président Muhammadu Buhari, ancien militaire, s’était toutefois engagé à enquêter sur ce rapport.

D’autres accusations, faites cette fois par Human rights watch, de meurtres arbitraires et de viols dans les camps de déplacés, ont également été rejetée par le général Angbazo.
Il a également répété que les forces de sécurité nigérianes n’ont pas tué 150 manifestants indépendantistes pour le Biafra (sud-est) depuis août 2015, comme l’affirme Amnesty.
Toutefois, il a reconnu que les citoyens pouvaient s’inquiéter de la durée que peuvent prendre les «vérifications» menées dans les prisons militaires dans le contexte de l’insurrection contre Boko Haram : chaque civil libéré par l’armée au fur et à mesure que celle-ci récupère des territoires doit prouver qu’il n’a aucun lien avec le groupe jihadiste.

AFP

L’Onu a décidé, hier, la création prochaine d’un nouveau Bureau des Nations unies chargé de lutter contre le terrorisme qui chapeautera divers comités spécialisés déjà existants.

L’assemblée générale de l’Onu a accepté une proposition en ce sens faite, en avril, par le secrétaire général, Antonio Guterres. Le nouveau Bureau sera dirigé par un secrétaire général adjoint qui n’est pas encore été désigné et pourrait être un Russe, selon des diplomates.

«Le processus de sélection est en cours», a indiqué le porte-parole de l’Onu, Stéphane Dujarric, sans donner de calendrier pour une nomination. Le nouveau Bureau englobera l’actuelle équipe spéciale de lutte contre le terrorisme (Ctitf) et le Centre des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme (Uncct). De son côté, la direction exécutive du Comité contre le terrorisme (Cted), mandaté par le Conseil de sécurité, continuera de fournir analyses et rapports au Conseil. Dans un communiqué, M. Guterres a souligné que la lutte contre le terrorisme et la prévention de l’extrémisme violent étaient une des «priorités de l’Onu».

Il a souhaité «que cette réforme de l’architecture anti-terroriste de l’Onu renforcera les efforts pour promouvoir la prévention des conflits, une paix durable et le développement».

AFP

 

La médiatrice sud-africaine de la République a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire après la révélation, dans la presse, de milliers de courriels accusant le président Jacob Zuma et ses proches de corruption dans l’attribution de marchés publics.

Les investigations, conduites par Busisiwe Mkhwebane, visent des accusations de «malhonnêteté» et «d’enrichissement illicite» par plusieurs hauts fonctionnaires d’entreprises publiques, a précisé le bureau de la médiatrice dans un communiqué.

Ces entreprises sont la compagnie ferroviaire Transnet, le transporteur Prasa et surtout l’électricien Eskom dont le Pdg, Brian Molefe, un proche du chef de l’Etat, a été, en quelques mois, remercié, réinstallé, puis à nouveau démis de ses fonctions.

Les courriels publiés dans la presse accusent notamment la puissante famille d’affaires Gupta d’avoir touché près de 370 millions d’euros lors de la signature d’un contrat entre Transnet et une entreprise chinoise pour l’achat de locomotives.

Le Congrès national africain (Anc), au pouvoir, s’est réjoui de l’ouverture de l’enquête, jugeant «nécessaire d’établir la véracité de ces courriels et des accusations».
Le chef de l’opposition, Mmusi Maimane, a, pour sa part, exigé l’extension de l’enquête à tous les noms, dont ceux de ministres, et entreprises mis en cause dans les courriels publiés. Cette investigation «épargne les vrais acteurs» de la corruption, a regretté le dirigeant de l’Alliance démocratique (Da).

Ce nouveau dossier vient s’ajouter à une déjà longue liste d’affaires qui mettent en cause Jacob Zuma et son entourage.
En octobre dernier, la prédécesseure de Mme Mkhwebane, Thuli Madonsela, avait publié un rapport explosif où elle décrivait par le menu l’implication des Gupta dans la gestion des affaires de l’Etat et leurs pressions pour obtenir des contrats publics.

Ce rapport n’a pour l’heure pas été repris par la justice.
Si les scandales autour de Jacob Zuma irritent l’opposition, qui réclame régulièrement sa démission, ils ont également créé des remous au sein de l’Anc.

AFP

 

La lutte contre l’émigration massive vers l’Europe doit passer par l’»éducation» et l’»information» des Africains, qui doivent comprendre «qu’ils sont mieux en Afrique qu’ailleurs», a estimé, hier, devant le Parlement européen, le président ivoirien Alassane Ouattara.

«Cette jeunesse africaine qui est tentée par l’aventure européenne est souvent victime de réseaux mafieux et d’organisations terroristes, qui se nourrissent de sa vulnérabilité et de sa frustration», a dit M. Ouattara dans un discours solennel prononcé dans l’hémicycle du Parlement à Strasbourg. «Nous devons agir envers ces jeunes en les éduquant, en les informant, en leur faisant prendre conscience qu’ils sont mieux en Afrique qu’ailleurs. Ils doivent être également traités dans le respect de leur dignité», a poursuivi le président ivoirien.

«C’est la responsabilité des pays africains de faire un travail pédagogique. Nous, nous passons beaucoup de temps à montrer à la télévision les horreurs que subissent certains jeunes qui essaient d’aller en Italie ou ailleurs, en traversant des déserts ou la Méditerranée», a-t-il ajouté un peu plus tard devant des journalistes.

Pour M. Ouattara, «ces événements dramatiques qui causent la mort de milliers de personnes dans les eaux de la Méditerranée et dans le Sahel appellent à davantage de solidarité et de concertation entre l’Europe et l’Afrique».

Il a rappelé, à ce propos, qu’il avait participé, lundi, à Berlin, au sommet du G20 où la chancelière Angela Merkel a appelé les pays développés à investir massivement en Afrique pour créer des emplois, notamment pour les jeunes, et réduire ainsi les «flux migratoires illégaux» vers l’Europe. M. Ouatarra a, par ailleurs, souligné que «les mouvements migratoires intra-africains sont nettement supérieurs en nombre à ceux que l’on observe entre l’Afrique et l’Europe».

En Côte d’Ivoire, un quart des 24 millions d’habitants sont étrangers, a-t-il observé. De ce fait, «l’hospitalité et la générosité ivoirienne», a-t-il dit, contribuent pour beaucoup «au développement des pays voisins». «Mon pays continuera à faire preuve de solidarité envers toutes ces populations, il est donc important qu’il soit soutenu afin de continuer à créer des emplois lui permettant de demeurer une terre d’accueil et d’hospitalité», a plaidé M. Ouattara devant les eurodéputés.

AFP

La procureure de la Cour pénale internationale (Cpi) a demandé, hier, l’arrestation immédiate du fils de l’ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, qu’un groupe armé libyen affirme avoir relâché.

Le mandat d’arrêt délivré à l’encontre de Seif al-Islam en 2011 pour crimes contre l’humanité «est toujours en vigueur et la Libye est tenue de procéder immédiatement à l’arrestation de M. Kadhafi et de le remettre à la Cpi, indépendamment de toute prétendue loi d’amnistie en Libye», a déclaré Fatou Bensouda dans un communiqué.

D’après le parquet libyen, Seif al-Islam est toujours recherché par les autorités judiciaires de Tripoli où il avait été condamné à mort par contumace en juillet 2015 pour son rôle dans la répression du soulèvement contre son père. Il n’avait, en effet, pas assisté au procès —dénoncé comme expéditif par l’Onu et des Ong— puisqu’il était détenu par un groupe armé de Zenten, à 170 kilomètres au sud-ouest de Tripoli. Or, samedi, ce groupe armé, la «Brigade Abou Bakr al-Sadiq», a affirmé que Seif al-Islam avait été libéré en application d’une loi d’amnistie promulguée par les autorités non reconnues basées dans l’est libyen et opposées au gouvernement d’union nationale (Gna) installé à Tripoli. «Nous vérifions, à l’heure actuelle, ces informations et prenons les mesures qui s’imposent pour déterminer où se trouve M. Kadhafi», a précisé la procureure de la Cpi.

Fatou Bensouda a invité les autorités libyennes, le Conseil de sécurité de l’Onu et les Etats concernés à transmettre «tout renseignement pertinent dont ils disposeraient». Dans son mandat d’arrêt lancé le 27 juin 2011, la Cpi accuse Seif al-Islam d’avoir joué un «rôle-clé dans la mise en œuvre d’un plan» conçu par son père visant à «réprimer par tous les moyens» le soulèvement populaire.

AFP

Près de 200 élus démocrates du Congrès ont assigné, hier, en justice Donald Trump, en lui reprochant de profiter de sa fonction présidentielle pour amasser des gains financiers venus de l’étranger. Il s’agit de la deuxième plainte déposée cette semaine sur ce motif contre le président américain : l’Etat du Maryland et la capitale, Washington, avaient procédé pareillement lundi, l’accusant d’accepter des paiements de gouvernements étrangers via son empire immobilier. Cette fois, 30 sénateurs et 166 élus de la Chambre des représentants, tous démocrates, se sont associés. Leur assignation est sans nul doute vouée à être dénoncée par la Maison Blanche comme une initiative partisane.

Ces actions judiciaires se fondent sur la «clause sur les émoluments», une disposition de la Constitution américaine interdisant à toute personne occupant une fonction publique d’»accepter cadeau, émoluments, fonction ou titre de quelque sorte que ce soit d’un roi, prince, ou d’un Etat étranger» sans accord du Congrès. Pour les personnes à l’initiative de ces assignations, le président Trump est coupable de conflits d’intérêt permanents, en n’ayant pas pris suffisamment de distance avec son groupe économique géré par ses fils.

Les plaignants relèvent, par exemple, que des délégations étrangères ont privilégié de descendre à l’hôtel international Trump de Washington, que des gouvernements étrangers ont décidé d’acheter ou de louer des locaux immobiliers construits par le groupe Trump, ou encore que les autorités chinoises ont enregistré des dépôts de marques appartenant à M. Trump. La clause sur les émoluments, rappellent les 196 élus dans leur plainte, «a été adoptée pour s’assurer que les dirigeants de notre nation ne seraient pas corrompus par une influence étrangère ou qu’ils ne placeraient pas leurs intérêts financiers particuliers devant l’intérêt national».

AFP

Les magistrats et le personnel judiciaire burkinabè observent une grève depuis lundi pour protester contre l’insécurité dans les tribunaux, a-t-on appris de source syndicale hier.

Toutes les audiences ont été suspendues au Palais de justice et à la Cour d’appel de Ouagadougou, tandis que les visites aux personnes détenues ont été suspendues, a constaté un journaliste de l’Afp. Jeudi dernier, des habitants de Manga (100 km, sud) ont saccagé le Palais de justice de la ville, exigeant la libération «immédiate et sans condition» d’un individu placé sous mandat de dépôt après une altercation avec un garde de sécurité pénitentiaire.

Les syndicats de magistrats, de greffiers et de gardes de sécurité pénitentiaire ont «décidé d’un arrêt de travail de 72h à compter de lundi dans tous les palais de justice et établissements pénitentiaires du Burkina-Faso en signe de solidarité», a indiqué le secrétaire général du Syndicat autonome des magistrats du Burkina, Antoine Kaboré. Les syndicats demandent «la tenue, sans délai, d’une rencontre avec le ministre de la Justice (…), de l’Administration territoriale afin d’échanger sans faux fuyant (…) sur la sécurisation de l’ensemble des enceintes des palais et des établissements pénitenciers».

Lundi, après s’être rendu à Manga, le ministre de la Justice, René Bagoro Bessolé, a invité le personnel judiciaire à «reprendre le travail dès que possible» tout en promettant un «renforcement des mesures sécuritaires».

AFP

Quarante-huit députés du principal parti d’opposition zambien ont été suspendus un mois pour avoir boycotté, en mars, un discours du chef de l’Etat, Edgar Lungu, estimant que ce dernier n’était pas légitime, a annoncé, hier, le président du Parlement.

« En vertu des pouvoirs qui me sont conférés, j’ai décidé de suspendre 48 membres du Parlement de leurs fonctions pour une période de 30 jours à compter du 13 juin », a déclaré Patrick Matibini. « Je vous demande de démissionner si vous ne reconnaissez pas qu’il y a un gouvernement légitimement élu », a-t-il ajouté.

Les députés ne seront pas autorisés à entrer au Parlement et ne recevront pas leur salaire le temps de leur suspension.
En mars, les élus du Parti uni pour le développement national (Upnd) avaient refusé d’assister à un discours du président Lungu dans l’hémicycle pour dénoncer la légitimité de son élection, en août 2016.

Un mois plus tard, le chef de l’Upnd, Hakainde Hichilema, a été arrêté pour avoir entravé le déplacement du convoi du chef de l’Etat, son rival à la présidentielle. Il est incarcéré depuis et a été inculpé de trahison, un crime passible d’une peine allant de 15 ans de prison à la peine de mort.

Hier, le président du Parlement a également indiqué qu’il avait demandé à la police d’enquêter sur des insultes proférées par M. Hichilema à son encontre par le passé. Opposant historique en Zambie, battu cinq fois à la présidentielle, Hakainde Hichilema est passé très près de remporter les élections en août dernier, échouant de seulement 100.000 voix (2,5 %) derrière Edgar Lungu.

Il continue de contester ces résultats, arguant de fraudes, malgré leur validation par la Cour constitutionnelle.

AFP

Marine Le Pen, présidente du Front national (extrême droite) et candidate aux législatives dans le nord de la France, a lancé, hier, un «appel à la mobilisation patriote» contre la «politique dévastatrice» promise, selon elle, par le président Emmanuel Macron.

Après un premier tour d’élections législatives largement favorable au mouvement présidentiel, les Français sont appelés, dimanche, à voter au deuxième tour. Le Fn a, lui, essuyé un revers important, avec 13,2 % des voix, bien en-deçà du score de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle (33,9 %), et en léger recul par rapport à 2012. «C’est un appel à la mobilisation patriote que je suis venue délivrer ici, un soutien inconditionnel à l’intégralité de nos candidats arrivés au second tour et qui peuvent faire basculer cette élection dimanche prochain pour peu que les Français, les électeurs patriotes fassent le choix de venir voter», a lancé Mme Le Pen lors d’une conférence de presse à Soissons (nord), évoquant l’abstention record au premier tour (51,29%). «M. Macron va mettre en œuvre une politique qui va être une politique dévastatrice, je le dis sans excès, sans outrance», a-t-elle assuré, évoquant notamment la politique fiscale, sociale, en matière d’immigration ou de lutte contre le terrorisme.

«Nous sommes présents dans 120 circonscriptions au second tour», un score «bien sûr un peu décevant pour nous», a-t-elle ajouté. Mais, «une partie non négligeable de nos électeurs se sont abstenus au premier tour, on parle de la moitié de nos électeurs qui ne se sont pas mobilisés», a-t-elle estimé, affirmant que l’une des raisons de cette abstention était le mode de scrutin majoritaire, défavorable aux petits partis.

AFP

Des manifestants ont partiellement incendié, à Caracas, un bâtiment dépendant du Tribunal suprême de justice (Tsj, Cour suprême) au cours d’une nouvelle journée de protestations contre le président Nicolas Maduro.

Des groupes de manifestants encagoulés ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur l’immeuble de la Direction exécutive de la magistrature, situé dans le quartier de Chacao, et ont incendié sa façade, a constaté une équipe de l’Afp. Une immense colonne de fumée s’élevait de l’édifice.

Ce bâtiment de quatre étages abrite également une agence bancaire. Des dizaines de manifestants sont entrés dans l’agence et l’ont saccagée. Des ordinateurs et d’autres équipements électroniques ont été brûlés dans la rue.
Des militaires et des policiers ont lancé des grenades lacrymogènes et tiré des plombs de chasse pour disperser les manifestants, tandis que les pompiers intervenaient pour contrôler l’incendie. Ce bâtiment, qui héberge divers services dépendant du Tsj, a déjà souvent été la cible des manifestations presque quotidiennes contre le président Maduro qui ont débuté le 1er avril, au cours desquelles 66 personnes ont été tuées et plus de 1.000 blessées.

L’opposition vénézuélienne, majoritaire au Parlement et qui réclame le départ de M. Maduro et des élections anticipées, accuse le Tsj de partialité en faveur du président. Le Tsj a annoncé qu’il allait déménager les services hébergés dans le bâtiment en question, le quartier de Chacao étant, selon lui, devenu «un territoire hors la loi». Les manifestants ont aussi lancé des pierres contre le siège du ministère du Logement, situé à quelques mètres de là, dont les employés, incommodés par les gaz lacrymogènes, ont été évacués.

Le ministre de l’Intérieur et de la Justice, le général Nestor Reverol, a affirmé que l’attaque contre l’immeuble dépendant du Tsj avait bénéficié de la «complicité» d’autorités locales favorables à l’opposition et a parlé d’»actes terroristes».

D’autres manifestations ont eu lieu dans le centre de Caracas où des partisans du président Maduro et de l’opposition se sont affrontés.

AFP

 

La Cour d’appel de San Francisco a confirmé, hier, la suspension du décret anti-immigration de Donald Trump par un tribunal fédéral d’Hawaï, infligeant un revers supplémentaire au président américain sur cette mesure très controversée, accusée de discriminer les musulmans.

Les magistrats d’appel annulent, en revanche, une partie de la décision du tribunal de première instance et signalent que le gouvernement est dans son droit s’il revoit - et durcit - ses pratiques d’examen des dossiers d’entrée aux États-Unis. «Nous confirmons l’injonction» qui bloquait un décret présidentiel interdisant l’entrée aux États-Unis des «ressortissants de six pays pour 90 jours» écrit la Cour d’appel de San Francisco. «L’immigration, même pour le président, n’est pas un spectacle joué par une seule personne», stipule la Cour d’appel, ajoutant que Donald Trump, «en émettant ce décret, a excédé le périmètre de l’autorité qui lui a été donnée par le Congrès». «Le tribunal de première instance n’a pas abusé de son pouvoir en instaurant une suspension préliminaire nationale», insiste-t-elle.

Elle cite un rapport du Département de la sécurité nationale (DHS) qui note que la nationalité «n’est pas un indicateur fiable d’une activité terroriste potentielle» et que les citoyens des pays visés par le décret (Iran, Somalie, Libye, Syrie, Soudan et Yémen) sont rarement impliqués dans des activités terroristes aux États-Unis». La Cour estime notamment que le président n’a pas suffisamment démontré que l’entrée des ressortissants des six pays visés, à majorité peuplés de musulmans, «nuirait à l’intérêt des États-Unis».
Elle rappelle que le président Trump, notamment dans un tweet du 5 juin, affirmait: «nous avons besoin d’une interdiction de voyager (aux États-Unis) pour certains pays DANGEREUX» sans expliquer précisément en quoi ou de quelle manière leurs citoyens pouvaient menacer les États-Unis.

Lors d’une conférence de presse hier, le porte-parole du gouvernement Sean Spicer s’est borné à déclarer que le président étudiait la décision de la Cour de San Francisco, qu’il a à maintes reprises critiquée, et que le gouvernement «continue de penser que le décret présidentiel est légal et sera maintenu par la Cour Suprême». Le président, lui, présente la mesure comme nécessaire pour lutter contre le terrorisme et a saisi début juin la Cour Suprême, la plus haute instance judiciaire américaine, pour tenter de raviver sa mesure.
Le ministre de la Justice de l’État de Washington (ouest) Bob Ferguson, à l’avant-garde du combat contre cette mesure décriée, s’est félicité de la suspension du décret «anti-constitutionnel» selon lui.

Fin janvier, la première version de ce décret, par lequel Donald Trump voulait fermer temporairement les frontières américaines à tous les réfugiés et aux citoyens de sept pays majoritairement musulmans, avait provoqué une onde de choc dans le monde et un chaos dans les aéroports américains.

Son application avait été suspendue le 3 février par un juge fédéral de Seattle. La seconde version du décret - ramenée à six pays sans l’Irak - a elle aussi été bloquée en Justice.
Hier, le ministre de la Justice de Hawaï a par ailleurs appelé les neuf sages de la Cour Suprême à maintenir le blocage du décret, «fardeau disproportionnel envers les Américains musulmans et dénigrant la religion musulmane» tout en érodant la liberté religieuse.

AFP

Le fils de l’ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, qu’un groupe armé libyen affirme avoir libéré vendredi, est toujours recherché par les autorités judiciaires de Tripoli où il avait été condamné en 2015, a indiqué, hier, le parquet.

Le fils de l’ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, qu’un groupe armé libyen affirme avoir libéré vendredi, est toujours recherché par les autorités judiciaires de Tripoli où il avait été condamné en 2015, a indiqué, hier, le parquet. «Ayant été condamné par contumace le 28 juillet 2015», Seif al-Islam est toujours activement recherché et «doit comparaître devant la Cour (...)» pour qu’elle lui signifie formellement sa condamnation, a indiqué Ibrahim Massoud Ali, du bureau du procureur général de Tripoli, dans un communiqué transmis à l’Afp.
Il n’a pas précisé s’il disposait d’informations permettant de confirmer si Seif al-Islam avait été ou non libéré comme l’a annoncé le groupe armé qui le détenait et qui s’oppose aux autorités de Tripoli.

Le mystère demeure donc sur le sort exact du fils de l’ex-dictateur, son avocat, Karim Khan, n’ayant pu donner aucune confirmation ni démenti à l’Afp. «C’est la quatrième fois en un peu moins d’un an que des informations sur la libération de Seif (al-Islam) sont diffusées, mais cette fois, il n’y a pas eu de démenti des autorités de Zenten», explique à l’Afp Mattia Toaldo, expert au Conseil européen des relations internationales.

«Il n’y a cependant eu aucune preuve tangible de cette libération, terme à utiliser avec précaution puisqu’il était déjà libre de circuler dans les limites de la ville de Zenten», précise-t-il.
Selon lui, «même si la mère de Seif» (al-Islam), Safia Farkash, veuve de l’ex-dictateur libyen originaire d’une tribu influente de l’est, «se trouve à Bayda, rien ne laisse croire qu’il y trouverait une base solide».
«Il serait plus en sécurité dans le sud ou dans des villes comme Bani Walid où il bénéficierait d’allégeances tribales et politiques», estime cet analyste.

AFP -

Le Conseil constitutionnel burkinabè a jugé «contraire à la Constitution» l’absence de recours possible sur les décisions de la Haute Cour de justice ; ce qui va repousser de plusieurs semaines ou plusieurs mois le jugement devant cette juridiction des 34 ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré, selon une décision du 9 juin dont l’Afp s’est procuré une copie hier.

«Les articles 2l et 33 de la loi (...) portant composition et fonctionnement de la Haute Cour de justice  (...) méconnaissent le principe du double degré de juridiction, violent les principes du procès équitable tels que prévus par la Constitution. Ces articles doivent être déclarés contraires à la Constitution».

La Haute Cour de justice avait entamé, en avril, le procès de 34 ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré pour leur implication présumée dans la répression de l’insurrection populaire d’octobre 2014. Les avocats de la défense avaient saisi le Conseil constitutionnel, soulignant notamment le fait que «les arrêts de la Haute Cour ne sont susceptibles ni d’appel ni de pourvoi en cassation». «La déclaration d’inconstitutionnalité d’une disposition législative n’entraîne pas nécessairement l’inconstitutionnalité de toute la loi», souligne toutefois la décision du Conseil constitutionnel, et la Haute Cour n’est donc pas anticonstitutionnelle en tant que telle.

Créée en 1995 sous le régime de Blaise Compaoré, dont elle s’apprête à juger le dernier gouvernement, la Haute cour de justice, restée inactive jusque-là, se réunissait pour la première fois de son histoire depuis sa réactivation, en avril 2015, avec le renouvellement de ses neuf membres, nommés pour trois d’entre eux par le président de la Cour de cassation et six par le Parlement.

AFP

Un groupe armé libyen a annoncé avoir libéré le fils cadet du dictateur libyen déchu Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, mais ni son avocat, ni la Cour pénale internationale (Cpi), qui le recherche, n’ont réagi hier.

Seif al-Islam avait été condamné à mort en Libye pour son rôle dans la répression du soulèvement contre son défunt père en 2011. Samedi soir, la «Brigade Abou Bakr al-Sadiq», l’un des groupes armés contrôlant la ville de Zenten (170 kilomètres au sud-ouest de Tripoli), où il était détenu, a affirmé que Seif al-Islam avait été libéré vendredi soir, «correspondant au 14 du mois de Ramadan», en application d’une loi d’amnistie promulguée par les autorités libyennes non reconnues basées dans l’est. «Nous avons décidé de libérer M. Seif al-Islam Mouammar Kadhafi. Il est désormais libre et a quitté la ville de Zenten», a indiqué la brigade dans son communiqué publié sur Facebook.

La ville de Zenten est contrôlée par des groupes armés opposés au gouvernement libyen d’union nationale (Gna) installé dans la capitale Tripoli et reconnu par la communauté internationale, mais qui peine à étendre son autorité à l’ensemble de ce pays plongé dans le chaos. Interrogé par l’Afp, Karim Khan, l’avocat de Seif al-Islam, a indiqué qu’il n’était «pas en mesure de confirmer ni de démentir ces informations». Contactée par l’Afp à La Haye, la Cpi n’a pas réagi à ces annonces.

En juillet 2016, les avocats de Seif al-Islam avaient affirmé que leur client avait été libéré à la faveur d’une amnistie.  Cette amnistie, décrétée en avril 2016, ne peut s’appliquer aux personnes accusées de crimes contre l’humanité comme Seif al-Islam Kadhafi, avait rapidement réagi le Gna.

 

AFP

Le président guinéen Alpha Condé, qui exerce la présidence exécutive de l’Union africaine, a appelé, hier, au dialogue afin de trouver une «solution pacifique» dans la crise ouverte entre l’Arabie saoudite et le Qatar.

«Je voudrais vous réaffirmer mon entière disponibilité, en ma qualité de président en exercice de l’Union africaine et de président d’un pays frère musulman (...), d’apporter mon intermédiation et d’œuvrer sans relâche avec toutes les bonnes volontés du monde afin de trouver une solution pacifique et rapide à cette crise inopportune», écrit Alpha Condé dans une lettre au Roi d’Arabie saoudite. Alpha Condé, qui se dit très touché par «cette incompréhension et ce malentendu entre des pays frères amis en ce mois saint de Ramadan», salue, par ailleurs, les «efforts si importants et consistants» de l’Arabie saoudite «afin d’éradiquer le terrorisme et l’extrémisme sous toutes leurs formes». L’Arabie, les Emirats et Bahreïn ont, depuis le 5 juin, rompu leurs relations diplomatiques, fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec le Qatar et lui ont imposé de sévères restrictions aériennes. Ils reprochent au Qatar de soutenir des «organisations extrémistes» et de se rapprocher de l’Iran, grand rival chiite du royaume saoudien sunnite. Depuis, le Niger, le Sénégal et le Tchad ont rappelé leurs ambassadeurs à Doha, et la Mauritanie a rompu ses relations avec le Qatar. L’Arabie saoudite finance la construction de mosquées, d’écoles et de projets de développement dans plusieurs pays africains musulmans.

 

La France et la Côte d’Ivoire vont «renforcer, dans les prochaines semaines, de manière concrète, leur partenariats militaire et dans le renseignement» pour «gagner la bataille contre le terrorisme», a annoncé, hier, Emmanuel Macron après avoir reçu son homologue ivoirien, Alassane Ouattara.

Descendant les marches de l’Elysée, le président français a accueilli chaleureusement Alassane Ouattara, qu’il avait déjà rencontré quand il était ministre de l’Economie. Le président Ouattara a promis que la Côte d’Ivoire «jouera sa part» dans la lutte contre le terrorisme au niveau de la sous-région ouest-africaine.  Abidjan participe à la force de l’Onu déployée au Mali (Minusma) et 900 militaires français sont stationnés en Côte d’Ivoire pour des missions de formation de leurs homologues ivoiriens et surtout en appui de la force française antiterroriste Barkhane au Sahel.

M. Ouattara a, par ailleurs, souligné que son pays, qui affiche une croissance annuelle de 7 %, comptait «mettre l’accent sur les investissements dans les énergies renouvelables et l’éducation», et salué les déclarations d’Emmanuel Macron sur l’Accord de Paris concernant le climat. Le dirigeant ivoirien a remercié Paris de son soutien pour l’élection de son pays comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies à compter de 2018. «Cela fait un quart de siècle que nous n’avions pas eu la possibilité de siéger au Conseil, c’est une évolution importante pour nous», s’est-il félicité. Il a, enfin, remercié le président français de «son engagement à [les] aider à démarrer très rapidement le métro d’Abidjan», sans précision sur ce projet auquel participe le groupe Bouygues, mais toujours en stand-by.

Avec cette rencontre, suivie, lundi, de la visite du président sénégalais Macky Sall, Emmanuel Macron pose les premiers jalons d’une politique africaine qu’il veut renouveler en l’inscrivant dans un grand partenariat entre Europe, Afrique et Méditerranée.

AFP -

Le parti centriste d’Emmanuel Macron arrivait largement en tête, hier, au premier tour des législatives françaises marquées par une abstention très forte, mais permettant au nouveau président d’espérer une écrasante majorité à l’Assemblée pour soutenir ses réformes.

Le mouvement présidentiel «La République en marche» (Lrem) et ses alliés centristes raviraient, dimanche prochain, entre 390 et 445 des 577 sièges de l’Assemblée nationale, très nettement au-dessus de la majorité absolue (289 élus), selon les premières estimations par sièges des instituts de sondage à 18H00 Gmt.

Un score retentissant pour ce mouvement qui n’existait pas il y a encore un an, et qui s’accompagne d’un net recul des partis traditionnels de gauche et de droite se partageant le pouvoir en France depuis 60 ans. La droite, qui espérait, en début de campagne, priver le président Macron de majorité, terminerait avec 80 à 132 élus. A gauche, le Parti socialiste du président sortant François Hollande, qui contrôlait la moitié de l’Assemblée sortante, s’effondrerait autour de 15 à 40 sièges, enregistrant une débâcle historique. Camouflet également pour le parti d’extrême droite Front national dont la patronne, Marine Le Pen, s’était hissée, il y a un mois, au second tour de la présidentielle contre Emmanuel Macron : il obtiendrait seulement 1 à 10 sièges. Ce chiffre n’est pas suffisant pour constituer un groupe parlementaire comme en 2012, quand le Fn avait obtenu 2 sièges avec un score de 13 à 14 %.

La gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise) obtiendrait, elle, 10 à 23 fauteuils, communistes inclus. Ces élections n’ont, en revanche, pas réussi à mobiliser les Français. Pour la première fois depuis près de 60 ans, l’abstention dépasserait la barre des 50 % au premier tour des législatives.

AFP

Des Casques bleus tchadiens ayant servi au Mali ont dénoncé, cette semaine, le non-paiement de leur salaire et de leurs primes auprès de leur gouvernement et des Nations unies, a-t-on appris, hier, auprès d’un de leurs délégués.

Leurs délégués ont annoncé, mercredi, une opération «Brûler le béret bleu de l’Onu», au nom des deux contingents de quelque 1.275 hommes chacun ayant servi au sein de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) entre 2014 et 2016, a indiqué à l’Afp un des délégués, le capitaine Maxime Altora. «Nous n’avons perçu ni notre salaire mensuel (1.037 dollars) ni prime de risque, ni prime de chaleur», a poursuivi M. Altora. «C’est le même sort qui attend le troisième contingent tchadien actuellement sur le terrain».

Avec 1.390 hommes, le contingent tchadien est le troisième plus important de la Minusma (14.000 au total) après le Bangladesh et le Burkina Faso. Le chef de la Minusma est par ailleurs tchadien, c’est l’ancien ministre des Affaires étrangères Mahamat Saleh Annadif.

«Nous voulons que nos voix soient entendues par le gouvernement tchadien et par l’Onu», a indiqué Maxime Altora. Le ministère tchadien de la Défense n’a pas répondu aux questions d’un correspondant de l’Afp.
«Normalement, les Nations unies paient les pays contributeurs, qui gèrent les paiements avec les soldats qu’ils ont déployés», a indiqué à l’Afp la porte-parole de la Minusma, Radhia Achour, précisant : «Nous vérifions l’état de nos paiements au Tchad».

Les protestataires exigent également «la libération de [leurs] quatre collègues arrêtés il y a trois mois alors qu’ils étaient en réunion devant la direction générale de l’intendance militaire».

AFP

 

Quelque trois millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire «immédiate» dans huit Etats d’Afrique de l’Ouest, ont alerté, hier, les ministres de l’Agriculture de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

«Les ministres se sont préoccupés de la situation difficile d’environ trois millions de personnes en insécurité alimentaire», indique un communiqué publié à l’issue d’une réunion, jeudi, à Niamey, des huit ministres de l’Union. Ces victimes des pénuries vivrières «ont besoin d’assistance immédiate» pour «renforcer leur résilience, particulièrement durant «la période de soudure de juin à août», assure le communiqué, hier, sur la télévision nigérienne. La «soudure» est la période qui sépare la fin de la consommation de la récolte de l’année précédente des prochaines récoltes, soit une période pendant laquelle les greniers sont vides.

Les ministres se sont également «préoccupés» de la «prévalence de la malnutrition aiguë globale (Mag)» des enfants «qui demeure critique dans le nord du Mali et le sud-est du Niger», en proie à l’insécurité entretenue par des groupes jihadistes, souligne le texte.

«Notre région traverse une crise alimentaire (...) aggravée par l’insécurité», qui «conduit des populations à quitter leurs zones d’habitation et de production», a commenté Abdallah Boureima, le président la Commission de l’Uemoa, à l’issue d’un entretien avec le président nigérien Mahamadou Issoufou. Mi-mai, l’Onu a affirmé qu’au Niger 1,3 million de personnes, soit 7 % de la population totale, avaient besoin d’une assistance alimentaire d’urgence. L’Uemoa, qui compte 112 millions d’habitants, regroupe le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

AFP

Un groupe parlementaire proche du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, a appelé, hier, à une «réconciliation» entre Ivoiriens, déplorant une absence de dialogue depuis la fin de la meurtrière crise post-électorale de 2010-2011.

Le «groupe Alliance», qui revendique près de 40 députés sur 250, s’est déclaré «soucieux des risques de division profonde que font peser sur la Côte d’Ivoire l’absence de dialogue inclusif entre les Ivoiriens et les hésitations institutionnelles à tirer les leçons de la crise post-électorale née de l’élection présidentielle de 2010». Les signataires ont également «noté (...) que le succès de certaines initiatives de développement du gouvernement reste suspendu à la réalisation de l’idéal du pardon et de la réconciliation entre tous les Ivoiriens». Ils ont appelé «la justice nationale et internationale à traiter avec responsabilité, célérité et humanité, les dossiers de tous les détenus de la crise post-électorale», qui constitue, selon eux, un «cri du cœur d’une partie du pays».

Enfin, les élus ont invité les militaires «à renoncer aux violences qui déshonorent toutes les institutions ivoiriennes».
Cette déclaration intervient quelques jours après l’audition, par la justice, de Souleymane Kamagaté dit «Soul to Soul», chef du protocole de M. Soro, au sujet de la découverte d’une cache d’armes dans un logement donné pour être sa propriété à Bouaké, épicentre des récentes mutineries de soldats qui ont secoué le pays en mai.

Les mutineries, qui ont paralysé les activités de différentes villes pendant plusieurs jours, ont fait quatre morts et neuf blessés, selon le gouvernement. Un accord a permis de mettre fin au mouvement.

AFP

Trois Casques bleus guinéens de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) ont été tués, jeudi soir, à Kidal, dans le nord-est du pays, dans une attaque revendiquée, hier, par la principale alliance jihadiste de la région liée à Al-Qaïda.

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission de maintien de la paix de l’Onu la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie, en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués en opération. Le camp de la Minusma à Kidal a été, ,»la cible de tirs intensifs de roquettes/mortiers», qui ont fait cinq blessés parmi son personnel, a annoncé la Mission de l’Onu dans un communiqué. «Les informations préliminaires indiquent qu’une dizaine d’obus de différents calibres ont ciblé le camp», ajoute-elle, précisant que «quelques obus ont atterri dans les quartiers avoisinants du camp».

«Peu après, une position de la Force a été attaquée à l’extérieur du camp. Trois Casques bleus ont été tués et trois blessés», selon la Minusma qui ne précise pas leur nationalité. Le gouvernement guinéen fait état, dans un communiqué, d’»attaques terroristes», jeudi, contre le camp de Kidal et «la position avancée du Bataillon Gangan 2». Lors de ces attaques, «des militaires de notre contingent se trouvant à un poste de contrôle à l’extérieur du camp ont enregistré la perte de trois vaillants soldats, trois autres ont été blessés et un porté disparu», affirme le gouvernement guinéen.
En février 2016, sept Casques bleus guinéens, dont une femme, avaient été tués dans une attaque jihadiste contre le camp de Kidal.

L’attaque de jeudi soir, comme la plupart de celles perpétrées au Mali, ces derniers mois, a été revendiquée par une nouvelle alliance entre jihadistes du Sahel liés à Al-Qaïda, dirigée par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Dans un communiqué, diffusé hier sur les réseaux sociaux, le «Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans», a indiqué avoir tiré au mortier sur le camp des forces internationales à Kidal.

Des magistrats ont entamé, hier, à l’appel de leur syndicat, une grève de deux jours pour dénoncer les atteintes à l’indépendance de la justice à Madagascar, causant le report de nombreuses audiences dans la capitale, Antananarivo, a constaté un journaliste de l’Afp.

Dans un communiqué, le syndicat représentant les juges malgaches se dit indigné «face aux atteintes répétitives à l’indépendance de la justice». «Nous sommes obligés de cesser notre activité (...) pour que des mesures urgentes et pérennes soient prises contre les dangers qui menacent notre métier».

Les magistrats en colère ont notamment rappelé la mort de leur collègue Michel Rehavana, brutalement assassiné par des policiers dans la ville de Tulear (sud) en 2011. Ils ont aussi dénoncé l’impunité dont bénéficie Claudine Razaimamonjy, une conseillère du président Hery Rajaonarimampianina, accusée de corruption et protégée, selon eux, par le gouvernement. Dans la longue liste de leurs griefs, ils ont également dénoncé les pressions exercées dans diverses affaires par des sénateurs, des policiers ou des proches du gouvernement. Selon l’Ong Transparency International, qui mesure la perception de la corruption dans le monde, Madagascar est en queue de peloton, à la 145e place sur 175 pays.

AFP -

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