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Actualités Internationales (2689)

Le Congrès national africain (Anc), le parti au pouvoir en Afrique du Sud, a confirmé mardi avoir exigé du président Jacob Zuma qu'il quitte le pouvoir et annoncé que le chef de l'Etat donnerait sa réponse mercredi. "Nous ne lui avons donné aucune date butoir" mais "je sais que le président va répondre demain", mercredi, a déclaré le secrétaire général de l'Anc, Ace Magashule lors d'une conférence de presse à Johannesburg. Le président Zuma n'est pas contraint constitutionnellement de se soumettre à la décision de son parti. S'il refuse d’obtempérer, le parti peut saisir le Parlement et voter une motion de défiance. En cas de démission du président, le vice-président de l'Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, patron de l'Anc, le remplacera, a confirmé M. Magashule.

AFP

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en République démocratique du Congo, Corneille Nangaa, a annoncé mardi à l'Afp que sans utilisation de machines à voter contestées, il ne serait pas possible d'organiser dans les délais comme prévu la présidentielle censée élire le successeur du président Joseph Kabila le 23 décembre. Joint au téléphone depuis New-York où il séjourne et interrogé sur la position des États-Unis qui se sont opposés, la veille, à l'utilisation d'un système électronique de vote en Rdc, M. Nangaa a déclaré "sans machine à voter, il n'y aura pas d'élections le 23 décembre 2018". Il a estimé que s’il faut recourir aux bulletins papiers, comme le souhaitent les États Unis, les élections devraient être organisées en juillet 2019. "Les élections en Rdc ne sont pas une affaire des États-Unis ou du Conseil de sécurité. La Ceni entend faire respecter son indépendance" vis-à-vis de ses partenaires nationaux et étrangers, a-t-il insisté.

AFP

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté, dimanche, à Niamey, pour demander «l’abrogation» de la loi de finances 2018 qu’elles jugent «antisociale», a constaté un journaliste de l’Afp. Les manifestants, aussi nombreux que lors de leur précédente action, le 28 janvier, ont défilé dans les rues puis tenu un meeting devant le parlement, qui a voté cette loi à une écrasante majorité fin novembre 2017.

AFP

La nouvelle chef de la mission des Nations unies en République démocratique du Congo, l’Algérienne, Leila Zerrougui, a pris ses fonctions dimanche dans un climat de tension larvée avec les autorités.

Le président congolais, Joseph Kabila, avait récemment sévèrement critiqué la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rdc), l’accusant de n’avoir neutralisé «aucun groupe armé».

Elle a officiellement pris ses fonctions en tant que Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo (Rdc) et chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rdc (Monusco)», selon un communiqué parvenu à l’Afp.

Présente en Rdc depuis 1999, la Monusco est la plus importante des missions onusiennes au monde par son budget et ses effectifs.

AFP

Le président camerounais, Paul Biya, a appelé, samedi, les jeunes camerounais à être des «internautes patriotes» sur les réseaux sociaux où les séparatistes anglophones appellent régulièrement au «soulèvement». En outre, le président Biya a affirmé que la situation «s’est stabilisée» dans les régions anglophones, après «des troubles» qui ont «parfois donné lieu à des actes de violence».

Le Cameroun a instauré «un couvre-feu total entre 20H00 et 06H00» dans ses deux régions anglophones en raison de menaces d’attaques imminentes» de sécessionnistes, selon une note interne du ministère de la Défense obtenue par l’Afp, samedi.

AFP

…TROIS GENDARMES TUÉS DANS L’OUEST ANGLOPHONE
Trois gendarmes ont été tués, dimanche, à Kembong, dans la région camerounaise anglophone du Sud-Ouest, où l’armée mène des opérations suite à des informations portant sur des «attaques imminentes» de sécessionnistes. Par ailleurs, à Batibo, dans le Nord-Ouest anglophone, la voiture du sous-préfet, Namata Diteng, a été retrouvée brûlée dimanche matin, et son propriétaire restait introuvable dimanche après-midi, selon le député de Batibo, présent sur place, Joseph Mbah-Ndam.

AFP

Des milliers de personnes ont manifesté, samedi, à l’appel de la mairie de Bujumbura, contre le récent rapport du secrétaire général de l’Onu sur le Burundi, très critique envers la révision programmée de la Constitution. Un référendum prévu en mai propose une révision de la Constitution qui permettrait à Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, de briguer, à partir de 2020, deux mandats de sept ans.

AFP

Cinquante adolescents candidats à l’émigration clandestine ont été arrêtés, samedi soir, par la police tunisienne, près du port de la Goulette à Tunis, a indiqué dimanche le ministère de l’Intérieur.

Agés de 13 à 17 ans, ces 50 adolescents originaires des régions de Bizerte, Jendouba (nord-ouest), Kairouan (centre-est) ou encore Tunis avaient prévu de se faufiler dans un des navires marchands amarrés au port afin de rejoindre l’Europe clandestinement, selon un communiqué du ministère.
La police les remettra à leurs parents, a précisé le porte-parole du ministère, Khlifa Chibani.

AFP

La célèbre avocate et militante pakistanaise Asma Jahangir est décédée, a annoncé dimanche sa famille, après une vie dédiée à la défense des droits humains et de la démocratie.

Celle qui fut aussi Rapporteur spécial des Nations unies pour le Conseil des droits de l’homme a succombé à un arrêt cardiaque à l’âge de 66 ans, a indiqué sa sœur Hina Jilani à l’Afp.

Le Premier ministre pakistanais Shahid Khaqan Abbasi a fait part de son «chagrin» et a salué les «immenses contributions» de Mme Jahangir pour la défense de la justice.

Fondatrice de la Commission pakistanaise des droits de l’homme, Mme Jehangir avait affronté menaces de mort, coups et passage en prison dans des affaires de défense des droits humains et avait tenu tête à des dictateurs.

AFP

L’Onu, l’Union européenne et les ambassades d’Allemagne, de France et des États-Unis au Togo ont «salué» vendredi, dans un communiqué commun, la tenue d’un dialogue le 15 février au Togo, fortement secoué par une crise depuis plus de cinq mois. Elles «soutiennent le processus ainsi engagé», «et qui a été rendu possible par l’implication résolue des autorités du Ghana et de Guinée».

L’Onu, l’Ue et ces trois ambassades «encouragent les acteurs politiques togolais à travailler de bonne foi pour aboutir à un consensus sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles, ainsi qu’à se mobiliser ensemble pour les mettre en œuvre».

Des représentants guinéens et ghanéens, pays médiateurs dans la crise, ont annoncé, la semaine dernière, que le dialogue entre l’opposition togolaise et le pouvoir s’ouvrirait le 15 février à Lomé, un principe accepté par les deux parties.

AFP

Les plus hauts responsables du parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (Anc), ont annulé tous leurs engagements publics vendredi, en pleines tractations autour d’un départ anticipé du président Jacob Zuma.

Le chef de l’État, empêtré dans des affaires de corruption, a jusqu’à présent obstinément refusé de rendre les rênes du pouvoir, en dépit des injonctions de la direction de son parti. «Les responsables de l’Anc ne participeront plus» à leurs engagements prévus jusqu’à samedi dans le cadre du centenaire de la naissance de la figure historique du mouvement Nelson Mandela, «en raison d’autres engagements nécessitant leur présence», a expliqué l’Anc sans plus de détails. MM. Ramaphosa et Zuma ont annulé ou reporté jeudi leurs engagements prévus cette fin de semaine. Un discours du chef de l’Anc dimanche après-midi au Cap est en revanche maintenu.

AFP

Le président américain, Donald Trump, a annoncé, sur Twitter, vendredi matin, avoir ratifié l’accord budgétaire voté par le Congrès pendant la nuit, mettant ainsi fin à un «shutdown», la fermeture partielle de l’administration fédérale, de plus de huit heures.

Approuvé par le Sénat puis la Chambre des représentants dans la nuit de jeudi à vendredi, cet accord sur le budget prolonge jusqu’au 23 mars le financement de l’administration fédérale, le temps que les parlementaires le transforment en proposition de loi.

AFP

La République démocratique du Congo, premier producteur mondial de cobalt, veut multiplier par cinq sa taxe sur ce minerai rare très prisé dans les nouvelles technologies, d’après son nouveau code minier dont l’Afp a eu copie vendredi. La loi, qui prévoit aussi de «taxer les super-profits» des géants du secteur en Rdc, est en attente de promulgation par le président congolais Joseph Kabila. Le taux de la redevance sur les «métaux stratégiques» est porté à 10% dans la dernière version adoptée en commission mixte paritaire Assemblée-Sénat le 27 janvier, alors que le taux actuel sur les métaux non ferreux (cuivre et cobalt) est actuellement de 2%.

Un décret du Premier ministre déterminera quels sont ces métaux stratégiques, ont indiqué à l’Afp des opérateurs miniers.

AFP

L’armée camerounaise s’est défendue, vendredi, des accusations d’exactions lors d’opérations contre les séparatistes des régions anglophones alors que l’Union européenne a réclamé un usage proportionné de la force et que des témoignages à charge se multiplient dans la presse et sur les réseaux sociaux.

«Ces accusations d’exactions relèvent du rêve, nous sommes victimes de la désinformation» et des «fake-news», a déclaré le colonel Didier Badjeck, porte-parole de l’armée à l’Afp, joint par téléphone depuis Libreville.

Le porte-parole de l’armée a invité les partenaires du Cameroun à avoir un regard impartial.

AFP

Les secours en mer espagnols ont secouru, vendredi, en Méditerranée, 82 migrants tentant de gagner clandestinement l’Espagne et découvert trois cadavres sur l’une de leurs embarcations. La cause des trois décès n’était pas connue mais plusieurs passagers de l’embarcation souffraient d’hypothermie, selon les secours. Le 3 février, les corps de 16 migrants avaient été repêchés au large des côtes marocaines, près de l’enclave espagnole de Melilla.

AFP

Une personne a été tuée et 149 blessées, dont certaines grièvement, dans un attentat ayant frappé, vendredi, une mosquée de la ville de Benghazi, la deuxième de Libye, selon le ministère de la Santé des autorités parallèles basées dans l’est du pays. Deux bombes ont explosé au début de la grande prière hebdomadaire dans l’enceinte de la mosquée Saad Ibn Abou Abada, dans le centre de Benghazi, à 1.000 km à l’est de la capitale Tripoli, a précisé à l’Afp, une source des services de sécurité. ,Un engin explosif était placé dans un cercueil dans la cour de la mosquée et l’autre, à l’entrée, dans une armoire à chaussures, a-t-elle précisé.

AFP

Les autorités rwandaises ont refusé de recevoir une délégation de députés israéliens d’opposition qui voulaient évoquer la question des migrants africains menacés d’expulsion par Israël, a-t-on appris auprès de ces parlementaires. Le gouvernement israélien garde secret le nom du ou des pays avec lesquels il se serait entendu pour accueillir les migrants qui seraient chassés d’Israël. Mais les organisations d’aide aux migrants parlent de l’Ouganda et du Rwanda. Ces deux pays ont rejeté ces accusations et, vendredi, le secrétaire d’État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a expliqué que cette délégation n’avait pas été reçue car le Rwanda n’a pas à s’immiscer dans les affaires d’Israël.

AFP

La Gambie a été admise de nouveau au sein du Commonwealth jeudi, réintégrée dans cette organisation de pays issue de l'ex-empire britannique après un retrait soudain en 2013 décidé par l'ancien président Yahya Jammeh, qualifiant le Commonwealth d' "extension du colonialisme", à la consternation générale. Le nouveau président, Adama Barrow, a entamé le processus de réadmission en février 2017, deux mois après son élection à l'issue de laquelle Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, avait d'abord refusé de reconnaître sa défaite, déclenchant une crise.

La demande officielle faite par Adama Barrow le mois dernier pour que la Gambie rejoigne le Commonwealth a reçu le soutien unanime des membres de l'organisation.  La Gambie sera invitée à assister au sommet de l'organisation, qui se tiendra à Londres en avril.

AFP

Au moins 50 personnes ont été interpellées dans une localité du centre de la Guinée où des violences ont fait cinq morts après les élections locales de dimanche, dont les résultats sont toujours attendus, ont indiqué jeudi les autorités locales.

En visite à Conakry, le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu et chef du bureau des Nations unie pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (Unuwas), Mohamed Ibn Chambas, a appelé au calme et au respect des procédures légales en cas de contestation des résultats, selon le gouvernement guinéen. Les interpellations se sont déroulées à Kalinko, où des cases et des maisons ont été incendiées mardi, a indiqué sur une radio locale le préfet de Dinguiraye, le commandant Mamadou Lamarana Diallo, dont dépend la localité. Mercredi, le ministre de l'Administration du territoire, Boureima Condé, avait indiqué que cinq enfants avaient péri dans ce village dans un incendie volontaire. Un député local de l'opposition, Fodé Maréga, a quant à lui évoqué un bilan de trois enfants tués dans l'incendie de leur case et de deux adultes "brûlés vifs par des manifestants en colère" en guise de représailles.

Des sources locales ont expliqué, sous le couvert de l'anonymat, que les  deux adultes tués, un homme et une femme, n'avaient pas participé à la manifestation au cours de laquelle les enfants ont péri mais qu'ils appartenaient à la même communauté ethnique que ceux accusés d'avoir mis le feu aux habitations.

AFP

Le président ghanéen a déclaré jeudi qu'il n'y avait "aucune raison" de souscrire un nouvel emprunt du Fonds monétaire international, s'appuyant sur la rapide croissance que devrait connaître le pays d'Afrique de l'Ouest cette année.  Cité en exemple pour sa croissance rapide au début des années 2000, le Ghana a souffert de la chute des prix des commodités et l'ex-président John Mahama avait du se tourner vers le Fmi pour un emprunt de 918 millions de dollars, dont l'argent sera fini d'être versé cette année. En janvier, la Banque mondiale a prédit une croissance de 8,3% cette année pour le Ghana, grâce à l'augmentation de la production des hydrocarbures, ce qui pourrait être la plus forte croissance au monde.  Mais transformer cette croissance en création d'emplois est le défi le plus important, explique Gideon Amissah, de l'Institut des Economistes Certifiés du Ghana. 

AFP

Après plusieurs semaines de fronde sociale, la polémique sur les salaires des membres du gouvernement gronde au Bénin, au lendemain d'une rencontre entre le chef de l'Etat et des syndicats, qui demandent la publication de la fiche de paie de tous les ministres. Interrogé sur la question au cours d'une réunion par les responsables syndicaux mardi soir, le président Patrice Talon a assuré  que "des efforts sont faits pour réduire le train de vie de l'Etat depuis deux ans", a-t-il poursuivi, sans préciser le montant des salaires des ministres. Il a justifié les augmentations de salaires au sein de son administration pour "rationaliser les rémunérations".

AFP

La Côte d'Ivoire doit rattraper son retard technologique si elle veut devenir un pays émergent, a estimé la Banque mondiale dans un rapport rendu public jeudi à Abidjan. "Son objectif de devenir un pays émergent ne pourra être atteint sans des entreprises plus performantes, celles-ci n'utilisent pas des technologies modernes et n'investissent pratiquement pas dans la recherche et l'innovation, moitié moins que la moyenne observée dans les autres pays africains ", a jugé l'institution internationale dans son sixième rapport sur la situation économique ivoirienne. La Banque mondiale appelle donc la Côte d'Ivoire à "changer de stratégie" en "urgence".

AFP

L'opposition sud-africaine a accentué jeudi la pression sur le président Jacob Zuma en demandant d'avancer à mardi le vote d'une motion de défiance pour sortir "au plus vite de l'impasse" créée par son refus de démissionner, malgré les injonctions de son parti. "L'Afrique du Sud ne peut pas continuer à rester dans l'incertitude. Nous avons besoin de sortir au plus vite de cette impasse", a estimé jeudi le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), qui a demandé au parlement d'avancer du 22 février au mardi 13 février une motion de défiance.

La balle est désormais dans le camp de la présidente de l'assemblée, Baleka Mbete, qui peut décider ou non d’accepter la requête.

AFP

Le cinéaste Mahamat Saleh Haroun, primé au festival de Cannes en 2010, qui était ministre de la culture et du tourisme depuis un an au Tchad, a été démis jeudi de ses fonctions par un décret gouvernemental. Le communiqué n'indique pas les raisons de la démission de M. Haroun, qui était entré au gouvernement tchadien en février 2017.

AFP

De la drogue et des munitions ont été découvertes dans le centre de la Centrafrique, cachées dans un camion affrété par une entreprise privée sous contrat avec l'Onu, a déclaré jeudi la mission des Nations unies en Rca, la Minusca, qui a ouvert une enquête. "Ces marchandises n'étaient pas dans les containers scellés mais sous" le chargement, a précisé M. Monteiro. Tous les matériels onusiens transportés par des compagnies privées en Centrafrique le sont dans des containers scellées et marqués du sigle "Onu".

AFP

Muhammadu Buhari, qui recevait jeudi l'ambassadeur du Togo à Abuja, a indiqué que les "transitions politiques pacifiques" n'étaient "plus négociables" en Afrique de l'Ouest, craignant que toute crise politique ne déborde sur les pays voisins. M. Buhari, dans son entretien avec Lene Dimban, ambassadeur envoyé de Lomé, n'a pas fait de référence directe à la crise politique qui agite le Togo, mais ce rappel à l'ordre survient quelques jours avant l'ouverture des négociations prévues entre le pouvoir togolais et l'opposition, le 15 février prochain.

AFP


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