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Actualités Internationales (1369)

AFP - François Hollande et l'Afrique se sont dit chaleureusement adieu, samedi, pendant le 27e Sommet Afrique-France à Bamako, ultime visite programmée du chef de l'Etat français sur le sol africain avant la fin de son mandat, en mai.

"De tous les chefs d'Etat français", François Hollande "aura été celui dont le rapport à l'Afrique aura été le plus sincère et le plus loyal", a loué le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, ouvrant le sommet en présence d'une trentaine de dirigeants africains. Quatre ans plus tôt, le 11 janvier 2013, une opération militaire française, ordonnée par François Hollande, avait stoppé net une offensive de groupes jihadistes. Liés à Al-Qaïda, ceux-ci s'étaient emparés du nord du Mali et menaçaient de déferler sur Bamako.
Accueilli trois semaines plus tard en libérateur à Bamako, le président français s'était exclamé : "Je viens sans doute de vivre la journée la plus importante de ma vie politique". "La France restera toujours au côté du Mali jusqu’à l’aboutissement du processus de paix, jusqu’à ce que l'Etat malien puisse avoir son autorité respectée sur l'ensemble du territoire malien", a-t-il encore assuré samedi à la tribune du sommet. Mais, il a prévenu lors d'une conférence de presse avec le président Keïta, à l'issue du sommet Afrique-France : "Ce sera long parce que nous avons en face de nous des groupes terroristes particulièrement armés et déterminés à déstabiliser l'ensemble de la région".

François Hollande s'est toutefois félicité : "Les terroristes ne contrôlent plus aucun territoire (au Mali), la démocratie a repris son cours, les élections ont eu lieu (...), l’économie repart et la réconciliation avec les accords d'Alger est en cours". Conclusion lyrique de ce discours-testament : "Ensemble, la France, l'Afrique, nous avons été capables de relever des défis et de faire avancer le monde (...), ensemble, l'Afrique, la France, nous avons été capables, aux Nations unies, de porter des objectifs de développement durable, l'Afrique, la France, ensemble, nous portons le message d'une réduction des inégalités à l'échelle planétaire".    Au chapitre du développement, même ambition que sur le plan militaire : l'Agence française de développement (Afd), a précisé François Hollande, va augmenter de 15 % ses engagements pour mobiliser 23 milliards d'euros pour le continent dans les cinq ans à venir. Le président français a aussi annoncé le lance sallement d'un Fonds d'investissement franco-africain doté de 76 millions d'euros sur 10 ans, le tout premier du genre.   Le sommet devait évoquer le respect des Constitutions alors que certains dirigeants africains sont tentés de se maintenir au pouvoir, même après avoir exercé le nombre maximal de mandats que leur accorde la loi fondamentale de leur pays.

AFP - Le grand mufti de Jérusalem a prévenu, hier, le président élu Donald Trump qu'un éventuel transfert de l'ambassade des Etats-Unis en Israël à Jérusalem constituerait une "agression" contre tous les musulmans.

"La promesse de déplacer l'ambassade n'est pas seulement une agression contre les Palestiniens, mais aussi contre tous les Arabes et tous les musulmans, et ils ne se laisseront pas faire en silence", a prévenu le grand mufti Muhammad Ahmad Hussein dans son prêche de la prière hebdomadaire sur l'esplanade des Mosquées.
Le grand mufti, en charge des lieux saints musulmans de Jérusalem, y compris la mosquée al-Aqsa, troisième lieu saint de l'Islam et située sur l'esplanade, s'exprimait devant 30.000 fidèles, a indiqué la fondation religieuse qui administre le site.
Si Donald Trump, qui prendra ses fonctions dans une semaine, reconnaissait Jérusalem comme la capitale d'Israël et déplaçait l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, comme il a promis de le faire pendant sa campagne électorale, il romprait avec la politique historique des Etats-Unis, qui est aussi celle de la très grande majorité de la communauté internationale. Le statut de Jérusalem est, en effet, l'une des questions les plus épineuses d'un règlement du conflit israélo-palestinien. Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale indivisible, y compris Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem occupée par Israël depuis 1967 et annexée depuis 1980, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. "Le transfert de l'ambassade violerait les textes et les normes internationales qui reconnaissent Jérusalem comme une ville occupée" par Israël, a dit le grand mufti sur l'esplanade des Mosquées, révérée par les juifs comme le mont du Temple et située à Jérusalem-Est.
La question de Jérusalem, où se trouvent d'importants lieux saints pour les chrétiens, les juifs et les musulmans, touche, en outre, à des sensibilités religieuses extrêmement vives. De nombreuses voix se sont déjà élevées contre l'effet que pourrait avoir un transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem, le secrétaire d'Etat américain sortant, John Kerry, parlant du risque d'une "explosion absolue dans la région".
Fait exceptionnel, la direction palestinienne a ouvertement demandé l'intervention de la Russie pour contrer le possible déménagement de l'ambassade. Saëb Erakat, numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine, a rencontré, à Moscou, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et indiqué à la presse avoir transmis au président Vladimir Poutine un message "empreint de gravité" de la part du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lui demandant de "faire ce qui est en son pouvoir" pour empêcher ce projet.

AFP - Les fonctionnaires ivoiriens, qui s'étaient mis en grève, lundi, pour dénoncer une réforme des retraites et réclamer une revalorisation salariale, ont reconduit leur mouvement pour cinq jours, selon un communiqué syndical envoyé à l'Afp hier.

"Vu qu’au terme de ces 5 jours d’arrêt de travail aucune réponse n’a été apportée à ces justes revendications (...) la Plateforme nationale", qui regroupe une cinquantaine de syndicats de fonctionnaires, "décide de la reconduction du mot d’ordre pour une durée de 5 jours renouvelables, à compter du lundi".
Dénonçant un "silence méprisant du gouvernement", la Plateforme "réitère sa détermination à aller jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications" Les grévistes protestent contre une réforme intervenue en 2012, mais dont les premiers effets se font véritablement sentir en 2016 avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi.Cette réforme fait passer l'âge de la retraite de 55 à 60 ans, voire 65 ans pour les grades les plus élevés. Les cotisations augmentent de 6 à 8,33 % du salaire, alors que les pensions ont été réduites de 30 à 50 % selon les catégories.
Les syndicats réclament aussi le "paiement des arriérés des revalorisations salariales d'un montant global de 243 milliards de FCfa (environ 371 millions d'euros) et le respect des libertés syndicales" dans le pays. L'administration ivoirienne compte plus de 200.000 fonctionnaires, selon les chiffres officiels.

AFP - En route pour un sommet Afrique-France à Bamako, qui marquera ses adieux au continent, le président français François Hollande a effectué, hier, une visite éclair et symbolique dans le nord du Mali, quatre ans après avoir lancé l'opération Serval pour chasser les jihadistes qui menaçaient la région.

Sur l'immense base française de Gao, posée au milieu d'une plaine de latérite s'étendant à perte de vue, François Hollande a lancé un message aux soldats de l'opération Barkhane : le combat contre les jihadistes au Sahel, en Irak et en Syrie comme en France, "c'est le même combat, c'est le même enjeu". "Nous le savons tous, les terroristes qui attaquent notre propre territoire, qui agissent sur notre propre sol, sont liés avec ceux qui sont au Levant, en Irak et en Syrie, mais aussi ici, dans la bande sahélo-saharienne", a-t-il souligné.

Endossant son costume de chef des armées comme il l'avait fait dix jours plus tôt en Irak pour délivrer un message similaire, François Hollande a rendu un hommage appuyé aux 4.000 militaires de la force française Barkhane, déployée dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso).

"En contribuant à la protection du Mali comme, dans le cadre de l'opération Barkhane, de l'ensemble de la zone, vous assurez notre propre sécurité", la "sécurité des Français", a-t-il assuré devant plusieurs centaines d'entre eux.
Le chef de l'Etat français, qui entamait ainsi la dernière visite planifiée de son quinquennat sur le continent africain, était ainsi de retour sur le sol malien quatre ans presque jour pour jour après le déclenchement de l'opération Serval, le 11 janvier 2013. Cette intervention internationale à l'initiative de la France avait mis un terme à la progression de groupes armés jihadistes liés à Al-Qaïda, partis du nord du Mali et qui menaçaient de déferler sur Bamako, la capitale.
Si cette menace a été écartée, l'insécurité demeure dans la région où, depuis août 2014, Barkhane a pris le relais de Serval, étendant son action à cinq pays.

Des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, en dépit de la signature, en mai-juin 2015, d'un accord de paix censé isoler les jihadistes, mais qui tarde à se concrétiser.

 

 AFP - Des milliers de Gambiens craignant des troubles dans leur pays, plongé dans une crise politique depuis plus d'un mois, ont fui au Sénégal et en Guinée-Bissau, ont indiqué, hier, le Haut-commissariat de l'Onu pour les réfugiés (Hcr) et des sources officielles bissau-guinéennes.

"Plusieurs milliers de Gambiens se sont rendus au Sénégal ces dix derniers jours pour fuir la tension qui est montée concernant les résultats de l'élection présidentielle" du 1er décembre, a indiqué le Hcr dans un article diffusé sur son site régional. Il s'agit "principalement d'enfants", selon cette agence de l'Onu, expliquant que beaucoup de parents "craignant des troubles potentiels" ont décidé d'évacuer leurs enfants au Sénégal.

Unique voisin terrestre de la Gambie, le Sénégal est donc un point de passage obligé pour ces milliers de réfugiés, dont certains poursuivent leur route jusqu'en Guinée-Bissau, d'après des sources au sein des services de l'immigration de ce pays limitrophe du Sénégal.

Depuis le 6 janvier, plus de mille Gambiens sont entrés en Guinée-Bissau, a affirmé à l'Afp le coordinateur national du Commissariat pour les réfugiés et déplacés, Tibna Sambé Na Wana. Selon lui, ces réfugiés, pour la plupart des femmes, enfants et personnes âgées, ont été recensés à Jeggué, une localité proche de la frontière avec le Sénégal, à 120 km au nord de Bissau. Tous "disent craindre une escalade militaire" en Gambie, a-t-il ajouté.

Tibna Sambé Na Wana a précisé que le nombre de réfugiés enregistrés actuellement pourrait être sous-évalué, car fondé sur "les premières données enregistrées dans un seul point de passage". "Beaucoup de ces réfugiés sont accueillis directement par des proches. C'est pour cela que la situation n'est pas alarmante", mais leur nombre "augmente chaque jour", a-t-il dit. Prévoyant un afflux important, les autorités sont en train d'installer des structures d'accueil dans plusieurs régions dont Gabù (est), Sao Domingos et Canchungo (nord), d’après une source officielle.

Selon le Hcr, en plus des Gambiens, des étrangers ont aussi fui la Gambie, parmi lesquels des Ghanéens, des Guinéens, des Libériens, des Mauritaniens et des Libanais.

Les militaires qui s'étaient mutinés à Bouaké, deuxième ville de Côte d'Ivoire (centre), la semaine dernière, ont tiré en l'air dans la nuit de mercredi à hier et dans la matinée, pour maintenir "la pression", a constaté un journaliste de l'Afp.

Ces tirs, qui avaient cessé en fin d'après-midi, sont intervenus à la veille de la visite du ministre de la Défense, Alain-Richard Donwahi, qui devrait apporter les promesses du gouvernement et mettre un point final à la mutinerie."Nous attendons notre argent demain. Ce qui compte, c'est l'argent", a déclaré l'un des mutins à l'Afp, soulignant qu'ils "mettaient la pression" pour "rappeler en haut lieu ce qui a été convenu".
Un accord avait été trouvé, samedi, à Bouaké, entre le ministre et des soldats qui réclament le paiement de primes, des augmentations de solde, une promotion plus rapide entre les grades ainsi que des logements.
Des militaires en colère avaient cependant empêché le ministre et sa délégation de quitter la résidence du sous-préfet pendant plus de deux heures.Dans la nuit de mercredi à hier, mais aussi dans la matinée, des tirs nourris ont été entendus dans un camp militaire en face de l'Université Alassane Ouattara (ouest de Bouaké).

"Ils ont passé toute la nuit à tirer en l'air. On n'a pas pu fermer l'œil. Et ce matin, ils ont continué de tirer", a expliqué Marguerite Bambara, une voisine.Les habitants vivent dans la psychose des événements du weekend et de nombreux magasins ont fermé ou n'ont pas ouvert, hier matin, en raison des coups de feu.
 "J’ai préféré fermer mon magasin pour éviter d'être pillé", a confié Sar Abdoulaye, commerçant.Une manifestation contre le mouvement organisé par les militaires devrait avoir lieu aujourd’hui à Bouaké, selon Yacouba Traoré, un notable, et l'un des initiateurs de la marche. "(Il faut) mettre un terme à la révolte des soldats. Nous sommes fatigués de leurs agissements", a-t-il dit, affirmant qu'ils allaient "marcher sur les camps militaires".

AFP - Le Nigeria devrait envisager d'accorder l'asile au président gambien Yahya Jammeh si cela peut ouvrir la voie à une sortie de crise, ont estimé, hier, les députés à Abuja.


Une motion adoptée par la chambre basse du Parlement affirme le soutien des députés aux efforts régionaux pour résoudre la crise politique née du refus de Jammeh d'accepter les résultats des urnes. Les députés ont estimé que "l'horloge tourne vite" pour la Gambie et qu'il fallait intensifier la diplomatie, dans la mesure où le risque de violences et de déplacements de populations massifs menaçait la stabilité de l'Afrique de l'Ouest.  Ils ont appelé Jammeh à "respecter la volonté du peuple" qui a voté pour le candidat de l'opposition, Adama Barrow, à l'élection du 1er décembre. Le président nigérian Muhammadu Buhari, qui dirige la médiation régionale, devrait envisager d'"offrir au président sortant, Yahya Jammeh, un refuge sûr au Nigeria pour vivre en sécurité comme moyen de mettre fin à l'impasse politique en Gambie", ont-ils ajouté. La motion ne lie cependant pas le gouvernement et n'a pas suscité de réponse immédiate de M. Buhari, qui devrait se rendre à Banjul, aujourd’hui, pour des pourparlers. Yahya Jammeh, qui avait, dans un premier temps, accepté le résultat des urnes, veut désormais les contester devant les tribunaux et a prévenu qu'il ne quitterait pas le pouvoir avant que sa plainte ne soit entendue par la Cour suprême.Une position qui laisse présager une longue impasse politique, la Cour suprême étant dans l'impossibilité de statuer avant plusieurs mois, faute de juges.Lundi, le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, avait déclaré que le recours à la force pourrait être envisagé en dernier recours pour permettre un transfert du pouvoir. "La violence doit être évitée, mais rien n'est exclu", avait-il affirmé à Abuja.

AFP - Un des organisateurs présumés de l'attentat jihadiste contre la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam en mars 2016 a été arrêté dans le nord du Mali par des militaires de la force française Barkhane, a appris, hier, l'Afp de sources concordantes.Cette information a été rendue publique à la veille de l'ouverture du sommet Afrique-France à Bamako, qui portera notamment sur la coopération dans le domaine militaire et de la sécurité."Les militaires français ont arrêté, mercredi, le cerveau de l'attaque de la localité de Grand-Bassam", a déclaré à l'Afp une source de sécurité malienne, précisant que l'arrestation avait eu lieu dans la localité de Gossi, à l'ouest de Gao, principale ville du nord du Mali.

L'information a été confirmée par une autre source de sécurité malienne qui a identifié le suspect comme "Mimi Ould Baba Ould Cheikh, un jeune connu dans le nord du Mali". Plus d'une dizaine de suspects ont été arrêtés dans cette enquête, dont plusieurs au Mali, mais l'homme présenté comme le principal cerveau de l'attentat, identifié comme Kounta Dallah, de nationalité malienne, est toujours recherché.L'armée française a confirmé l'arrestation d'un suspect, mais précisant qu'elle avait eu lieu lundi et sans se prononcer sur son importance dans l'enquête. "Je vous confirme la capture de quatre individus dans la région de Gossi, lundi dernier, dont l'un pourrait être lié aux attentats de Grand-Bassam. Les quatre personnes seront remises aux autorités maliennes", a déclaré, hier, à la presse à Paris, le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Patrik Steiger."La nature exacte du lien reste à confirmer", a dit le porte-parole, interrogé sur le rôle du suspect dans l'attentat.

AFP - Le président gambien sortant, Yahya Jammeh, a dénoncé "des ingérences étrangères sans précédent" dans son pays et appelé à un règlement pacifique du contentieux électoral qu'il a avec l'opposition, lors d'une déclaration télévisée dans la nuit de mardi à hier.

M. Jammeh a fait cette déclaration quelques heures après avoir subi un nouveau revers : la Cour suprême a jugé impossible de statuer avant plusieurs mois sur ses recours contre sa défaite électorale, le temps de recruter les magistrats manquants, et prôné, par conséquent, une solution négociée avec le président élu, Adama Barrow.

Elle intervient également avant la venue d'une mission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 pays), pour le convaincre de céder le pouvoir le 19 janvier, une visite initialement prévue mercredi mais reportée à demain "à sa demande", selon la présidence du Nigeria. "Je pense que nous pouvons demander aux Gambiens de se rassembler pour trouver une solution, sans ingérence extérieure malvenue", a déclaré Yahya Jammeh. Il a déploré "des ingérences étrangères sans précédent", ainsi qu'une "campagne continue de diffamation, de propagande et de désinformation". Dans sa déclaration, M. Jammeh a appelé à "attendre la décision de la Cour suprême sur les résultats de l'élection", assurant qu'il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour "sortir de cette triste impasse".

Il a annoncé une série de mesures d'amnistie afin "d'éviter toute chasse aux sorcières et d'instaurer un climat de confiance et de sécurité", ordonnant que plus personne ne soit arrêté ou poursuivi pour des actes liés à la période électorale, "du 1er novembre 2016 au 31 janvier 2017". "Je remercie tous mes frères et sœurs présidents de la Cedeao, de l'Oci (Organisation de la coopération islamique), de l'Ua et de l'Onu pour leurs bonnes paroles, même si certaines étaient erronées", a-t-il ajouté.   Le 31 décembre, Yahya Jammeh avait accusé la Cedeao de partialité, excluant toute négociation avec elle.

AFP - L'Union européenne a prolongé, hier, pour deux ans, sa mission de formation des forces de sécurité maliennes, dans un pays en état d'urgence qui vit toujours sous la menace de groupes jihadistes.

Les pays membres de l'Ue ont prolongé le mandat jusqu'au 14 janvier 2019, précise, dans un communiqué, le Conseil de l'Ue (qui représente les 28).
Cette mission civile, lancée en avril 2014 à destination de la police, de la gendarmerie et de la garde nationale maliennes, est menée parallèlement à une mission militaire de l'Ue de formation des forces armées de ce pays africain. Baptisée "Eucap Sahel Mali", elle est établie à Bamako et dirigée par le diplomate allemand Albrecht Conze."Le Conseil a également alloué un budget de 29,7 millions d'euros à la mission pour la période allant du 15 janvier 2017 au 14 janvier 2018", souligne le communiqué. Il s'agit d'aider le gouvernement malien à réformer son secteur de la sécurité, mais aussi "à maintenir son autorité sur l'ensemble du territoire", rappelle l'Ue.

Le Mali lutte toujours sur son vaste territoire (1,2 million de km2) contre des groupes jihadistes qui avaient occupé le nord du pays en 2012 avant d'être dispersés par une intervention internationale, toujours en cours.

AFP - Les principaux leaders de l'opposition kényane ont officialisé, hier, à Nairobi, devant plus de 3.000 personnes, la formation d'une alliance, en vue de battre le chef de l'Etat Uhuru Kenyatta à la présidentielle prévue en août.Cette première véritable démonstration de force de l'opposition, jusqu'alors apparue désorganisée face à un exécutif sortant ayant planifié de longue date sa campagne électorale, a rassemblé les chefs de file des cinq principaux partis d'opposition, dont l'ancien Premier ministre Raila Odinga et l'ancien vice-Premier ministre Musalia Mudavadi.

La nouvelle coalition, baptisée Nasa, doit encore s'accorder sur celui qui briguera en son nom le mandat de président, un exercice qui semble être un de ses plus grands défis en amont des élections. "Nous sommes ici pour insister sur le fait que nous ne sommes qu'une seule et même équipe dans l'opposition dont le rêve commun est de libérer les Kényans du joug de Jubilee", le parti politique actuellement au pouvoir, a déclaré Raila Odinga, candidat malheureux aux présidentielles de 1997, 2007 et 2013.Les élections présidentielles de 2007 et 2013 avaient toutes deux été marquées par des accusations de fraude électorale.

AFP - Le président élu américain Donald Trump a laissé éclater sa colère, hier, contre les "fausses informations" diffusées par des médias américains sur des liens allégués avec la Russie, tout en admettant le rôle de Vladimir Poutine dans les piratages du parti démocrate.

"Ce sont de fausses informations. C'est bidon. Ces choses ne se sont jamais passées. Et cela a été obtenu par nos adversaires", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse tendue à la Trump Tower de New York, réagissant à la publication, par le site Buzzfeed, de 35 pages de notes alléguant de liens entre l'entourage du milliardaire et le Kremlin. Selon ces documents, à l'authenticité incertaine, les services d'espionnage russes disposent également d'informations compromettantes ("kompromat") compilées au fil des années, notamment sur des rencontres avec des prostituées de l'homme d'affaires à Moscou. Le Kremlin a nié l'existence d'un tel dossier.

Le milliardaire new-yorkais, visiblement furieux de la diffusion de ces allégations, a volé dans les plumes du site Buzzfeed, mais aussi d'un reporter de Cnn. La chaîne d'information n'a pas publié les 35 pages, mais a rapporté, mardi, que les chefs du renseignement américain en avaient présenté un résumé de deux pages, vendredi dernier, lors d'une rencontre avec M. Trump ; ce que son entourage a démenti.

Ces notes ont été rédigées de juin à décembre 2016 par un ancien agent du renseignement britannique pour le compte d'opposants politiques au candidat Trump. Elles circulaient depuis des semaines à Washington, notamment dans plusieurs médias qui tentaient d'en confirmer les éléments indépendamment. "En ce qui concerne Buzzfeed, qui est un tas d'ordures sur le déclin, ils vont en subir les conséquences, ils les subissent déjà", a prévenu le président. Le futur commandant en chef s'en est aussi pris aux services américains, se demandant à haute voix s'ils n'étaient pas la source des fuites de ces notes à Washington. "Je pense que c'est scandaleux, scandaleux que les agences de renseignements aient permis (la publication) d'une information qui s'est révélée être erronée et fausse", a-t-il dit. "C'est le genre de choses que l'Allemagne nazie faisait".Mais, le successeur de Barack Obama a admis clairement, pour la première fois, que la Russie de Vladimir Poutine avait bien commandité le piratage informatique du parti démocrate d'Hillary Clinton pendant la campagne électorale.

La divulgation sur Wikileaks de milliers de messages avait grandement déstabilisé la candidate. M. Trump doutait jusqu'à présent du consensus du renseignement américain, qui a publiquement accusé le président russe d'avoir lancé une campagne de piratages et de désinformation pour discréditer la démocrate et doper les chances du candidat.

L’annonce, par la Cour suprême de Gambie, que le recours du président déchu Jammeh en vue de l’annulation des résultats de l’élection présidentielle de décembre 2016 ne pourra être examiné qu’en mai prochain canalise la voie vers un règlement négocié de son départ. Faute de juges disponibles pour siéger, la Cour est dans l’impossibilité de statuer sur le recours de Jammeh contre sa défaite électorale face à Barrow. 

Mais, dans le même temps, Adama Barrow est censé être investi dans ses nouvelles fonctions le 19 janvier, avec le soutien de la Cedeao, quelle qu’ait été la décision de la Cour suprême, la Commission électorale ayant affirmé que rien de légal ne s’opposait à cette investiture.

Cette nouvelle situation réduit la marge de manœuvre du président déchu dans sa tentative de faire invalider l’élection de l’ancien opposant Barrow et met le militaire brouillé avec les libertés, depuis 22 ans qu’il dirige cette ancienne colonie britannique d’une main de fer, face à ses responsabilités. Aujourd’hui, les médiateurs de la Cedeao, investis d’une nouvelle mission de paix à Banjul, devront privilégier le dialogue, afin que Yahya Jammeh respecte la Constitution et quitte le pouvoir avant l'investiture du président élu, Adama Barrow.

Le renvoi de l’audience de la Cour au 16 janvier est un ajournement salutaire qui devrait permettre, selon le juge nigérian qui la préside, aux parties en litige de le résoudre pacifiquement avant la date butoir de la fin de la transition.

Les réunions consacrées à la crise gambienne se succèdent à la Cedeao depuis la volte-face de Jammeh. Lundi dernier, une réunion extraordinaire, convoquée par le médiateur désigné de l’organisation ouest-africaine à Abuja, avait réuni les présidents du Nigéria, du Libéria, du Sénégal et l’ex-président du Ghana John Mahama, ainsi que le président de la Commission de la Cedeao et le représentant du secrétaire général des Nations unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Ce mini-sommet a décidé d’envoyer, aujourd’hui, une autre mission de paix à Banjul.

A partir de la déclaration de la Cour suprême, les jours du président déchu à la tête de la transition sont comptés, même si ses déclarations guerrières lors de son discours du Nouvel An semblent laisser peu de place à la discussion. Des observateurs comme l'analyste politique Sean Smith, responsable Afrique de l'Ouest au cabinet Verisk Mapelcroft, voient dans cette rhétorique martiale que le président gambien cherche, en fait, à faire monter la pression avant des échéances importantes. En effet, le président Jammeh y préconise « une solution juste » face à l’alternative d’ « une escalade vers une confrontation militaire ». Mais, selon le chercheur Niklas Hutlin de l'Université Georges-Mason aux Etats-Unis, le président gambien n'est pas en mesure de s'entêter et de faire face à une intervention ouest-africaine, n’ayant pas le soutien de sa population, ni probablement celui de la majorité des forces de l’ordre et de sécurité.

La Cedeao s’est, en tout cas, déclarée prête à une éventuelle intervention en Gambie. Ses forces d'attente sont en alerte, dépendants de la décision de Yahya Jammeh le 19 janvier. Entre coup de bluff et jusqu’au-boutisme, "Son excellence Cheikh Professeur El Hadj Docteur Yahya AJJ Jammeh", comme il exige qu’on l’appelle, traîne sa solitude sur la scène internationale comme un boulet.

Par Dié Maty FALL

AFP - La Cour suprême gambienne est dans l'impossibilité de statuer sur le recours du chef de l'Etat, Yahya Jammeh, contre sa défaite électorale face à l'opposant Adama Barrow avant plusieurs mois, faute de juges, a déclaré, mardi, le président de la Cour, Emmanuel Fagbenle.

"Nous ne pourrons statuer que lorsque la Cour sera au complet", avec l'arrivée de juges attendus du Nigeria et de Sierra Leone dans les prochains mois, a-t-il affirmé lors d'une audience sur ce dossier, précisant que ces deux pays africains avaient indiqué ne pas disposer de magistrats pour remplir cette mission dans l'immédiat.
En attendant, l'audience a été renvoyée au 16 janvier, "un ajournement qui doit aussi permettre aux parties au litige de le résoudre pacifiquement avant que la transition (entre MM. Jammeh et Barrow, Ndlr) ne s'achève" le 19 janvier, a souligné le président nigérian de la Cour suprême.

La Gambie traverse une crise depuis que Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 1994, a annoncé, le 9 décembre, qu'il ne reconnaissait plus sa défaite à l'élection présidentielle du 1er décembre, une semaine après avoir pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.Le 13 décembre, le parti de M. Jammeh a saisi la Cour suprême d'une demande d'annulation de l'élection, arguant d'irrégularités dans la comptabilisation des votes et l'organisation du scrutin. Deux autres recours ont été déposés le 3 janvier.Depuis ce revirement, le président sortant subit de nombreuses pressions extérieures, notamment de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 pays), pour quitter le pouvoir le 19 janvier, après l'expiration de son mandat.

La Cedeao a notamment dépêché une mission de dirigeants à Banjul, le 13 décembre, sans succès, et multiplie les réunions sur le dossier.Une nouvelle mission de la Cedeao,  comprenant le chef de l'Etat nigérian Muhammadu Buhari, son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf - présidente en exercice de l’organisation - et l'ex-président ghanéen John Dramani Mahama, qui participaient déjà à celle du 13 décembre, est attendue aujourd’hui à Banjul.

La Gambie, petit Etat de moins de deux millions d'habitants, fait souvent appel à des magistrats d'autres pays anglophones, notamment du Nigeria, pour renforcer son système judiciaire.

Le nouveau secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a prôné, hier, une "toute nouvelle approche" pour prévenir les conflits armés lors de sa première intervention devant le Conseil de sécurité depuis sa prise de fonctions début janvier. 

M. Guterres a succédé au sud-coréen Ban Ki-moon, le 1er janvier, promettant de faire évoluer l'organisation internationale et de redoubler d'efforts pour résoudre les crises mondiales comme les sanglantes guerres civiles en Syrie et au Soudan du Sud. L'ancien Premier ministre portugais et ex-Haut-commissaire de l'Onu aux réfugiés (Hcr) a estimé, au cours d'un débat sur la prévention des conflits, que trop de temps et de ressources étaient consacrés à gérer les crises plutôt qu'à les prévenir. "Les populations payent un prix trop élevé", a-t-il relevé. "Nous avons besoin d'une toute nouvelle approche".

Il a fait part de son intention de lancer une initiative afin de favoriser la médiation dans le cadre de son engagement à "doper la diplomatie pour la paix", sans fournir de détails. Dans un message diffusé à l'occasion du Nouvel An et de son entrée en fonctions, M. Guterres avait dit vouloir faire de 2017 "une année pour la paix". Mais, son projet de revigorer la diplomatie onusienne reste encore suspendu à l'orientation que prendra la politique étrangère américaine avec le nouveau président républicain Donald Trump, qui entre à la Maison Blanche le 20 janvier.

"Beaucoup trop d'opportunités de prévention (des conflits, Ndlr) ont été perdues parce que les Etats-membres doutaient des motivations des uns et des autres, et à cause d'inquiétudes concernant la souveraineté nationale", a poursuivi M. Guterres mardi.

AFP

L'ex-Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan a été nommé, hier, au nouveau poste de vice-président, numéro deux du pays, et a été remplacé, dans la foulée, par Amadou Gon Coulibaly, achevant ainsi une réorganisation institutionnelle en Côte d'Ivoire.

"Le président de la République a signé un décret portant nomination de M. Amadou Gon Coulibaly (57 ans) en qualité de Premier ministre, chef du gouvernement", selon les termes d'un communiqué présidentiel. M. Coulibaly, un proche du président Ouattara qui a occupé les fonctions de secrétaire général à la présidence, doit "proposer un nouveau gouvernement dans les meilleurs délais", selon la même source.Membre du Rassemblement des Républicains (Rdr) de M. Ouattara qui forme, avec le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) de l'ancien président Henri Konan Bédié, la coalition au pouvoir, le nouveau chef du gouvernement est également le député-maire de Korhogo, la principale ville du nord du pays.Dans la matinée, M. Ouattara avait nommé M. Duncan vice-président de Côte d'Ivoire, un poste nouvellement créé par la Constitution de novembre 2016 et faisant de lui le numéro deux du pays.

"J'ai tenu à venir devant vous pour vous faire part de ma décision de nommer le vice-président de la République (...) Mon choix s'est porté sur Daniel Kablan Duncan, un grand serviteur de l'Etat", a déclaré M. Ouattara devant les députés ivoiriens réunis en session extraordinaire.M. Duncan, 73 ans et élu pour la première fois député dans la circonscription de Grand-Bassam (sud), lors des législatives du 18 décembre 2016, avait démissionné, lundi, de ses fonctions à la tête du gouvernement, en prélude à son accession à la vice-présidence. Le président Ouattara a salué "un homme de dévouement, un collaborateur loyal, une personnalité d'expériences dotée de qualités exceptionnelles, un patriote et un grand serviteur de l'Etat".La nouvelle Constitution, adoptée à l'initiative du président Ouattara, prévoit la création d'un poste de vice-président qui sera le deuxième personnage de l'Etat, à l'image des institutions américaines. A l'avenir, celui-ci sera élu en même temps que le président. Mais, parmi les mesures transitoires prévues jusqu'en 2020, il revenait au président Ouattara, réélu pour un deuxième et dernier mandat en octobre 2015, de nommer son vice-président.

La démission du Premier ministre, lundi, avait été suivie, dans la journée, par la réélection à son poste du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, ex-chef de la rébellion qui a coupé la Côte d'Ivoire en deux au début des années 2000

AFP

Le président Ouattara nomme Daniel Kablan Duncan vice-président de la République.

Daniel Kablan Duncan devient le tout premier vice-président de Côte d'Ivoire, au lendemain de sa démission de son poste de Premier ministre.

Moment historique ce mardi matin à l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire. Daniel Kablan Duncan a été désigné vice-président, un nouveau poste créé par la Constitution promulguée en novembre, par le président de Côte d'Ivoire.

Alassane Ouattara l'a annoncé ce matin devant les députés réunis en session extraordinaire.

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Source : Rfi.fr

Après une mutinerie de l’armée rappelant les heures sombres qui ont conduit la Côte d’Ivoire au bord de la guerre civile, le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan a démissionné lundi, première étape dans la préparation de la succession à la tête de l’Etat.

Dans la soirée, le président ivoirien Alassane Ouattara a démis de leurs fonctions les chefs de l’armée, de la gendarmerie et de la police. L’annonce a été lue à la télévision par le secrétaire général sortant de la présidence qui n’a pas précisé si cette décision était liée à la mutinerie. Les mutins qui ont paralysé pendant deux jours Bouaké, deuxième ville de la Côte d’Ivoire, et plusieurs autres agglomérations, réclamaient le paiement de primes, des augmentations de salaires, une promotion plus rapide entre les grades, ainsi que des logements. Un accord est intervenu dimanche entre les mutins et le ministre ivoirien de la Défense Alain-Richard Donwahi après d’âpres négociations à Bouaké. « Je tiens à vous rassurer (et vous dire) que le Président de la République vous a compris (…), a donné des instructions fermes pour apporter des solutions à vos préoccupations », a déclaré lundi M. Donwahi, pour rassurer les mutins jusque-là dubitatifs sur les termes de l’accord.

Démission attendue
La démission du Premier ministre, qui était attendue, est elle intervenue dans la matinée, quelques heures avant la réélection du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro.

M. Soro, qui était opposé à Évariste Méambli, a obtenu 230 voix, soit 95% des suffrages exprimés, contre 12 à son adversaire, lors de l’élection au parlement à Abidjan.
La candidature de M. Soro, élu de la circonscription de Ferkessédougou (nord), a été soutenue par le Rhdp, la coalition présidentielle, qui conserve la majorité absolue à l’Assemblée nationale avec 167 députés sur 255 à l’issue des législatives du mois dernier. Ces législatives ont été les premières élections à se tenir sous la IIIe République ivoirienne, après l’adoption d’une nouvelle Constitution en octobre à l’initiative du président Ouattara, réélu en 2015 pour un deuxième et dernier mandat.

Changements politiques
Daniel Kablan Duncan, élu député pour la première fois dans la circonscription de Grand-Bassam (sud) aux législatives du 18 décembre, a participé au vote qui a conduit à la réélection de M. Soro. Il s’était auparavant appuyé sur « l’incompatibilité d’être membre du gouvernement et être présent à l’Assemblée nationale » pour expliquer sa démission et celle de son gouvernement qui avait été formé le 12 janvier 2016.

Lundi, le président Alassane Ouattara a également signé deux autres décrets mettant fin aux fonctions du ministre d’Etat et du ministre à la présidence de la République, des postes jusque-là occupés par le secrétaire général de la présidence Amadou Gon Coulibaly et Ibrahima Tené Ouattara, le frère cadet du président ivoirien. Le Premier ministre Duncan (du parti Pdci) est pressenti pour occuper le poste de vice-président, un poste nouvellement créé par la Constitution du 30 octobre 2016. La plupart des analystes estiment que le président Ouattara doit obligatoirement nommer quelqu’un du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), son principal allié politique, sans lequel sa coalition au pouvoir n’est rien. De son côté, Amadou Gon, un proche de M. Ouattara, devrait prendre la place de Premier ministre.

Le président Ouattara doit parler devant l’Assemblée nationale mardi à 10h (Gmt et heure locale), a annoncé M. Soro.

Guillaume Soro, ex-chef de la rébellion qui a divisé la Côte d’Ivoire au début des années 2000, a été reconduit dans un contexte de bouleversement social. Les fonctionnaires ivoiriens ont déclenché lundi un mouvement de grève de cinq jours pour dénoncer une réforme des retraites en Côte d’Ivoire qui baisse les pensions de 30 à 50%, et réclamer une revalorisation salariale. « La grève touche tous les secteurs, notamment l’éducation, la santé avec un service minimum et l’administration territoriale », a expliqué à l’AFP le responsable du mouvement, Théodore Gnagna Zadi.

AFP 

 

Douze ambassadeurs gambiens ont été limogés par le chef de l'Etat, Yahya Jammeh, qu'ils avaient invité à céder le pouvoir au vainqueur déclaré de l'élection  présidentielle du 1er décembre, Adama Barrow, a appris, hier, l'Afp auprès du ministère des Affaires étrangères.

"Le gouvernement gambien a rappelé douze ambassadeurs après avoir mis fin à leurs fonctions", a déclaré à l'Afp une source au ministère ayant requis l'anonymat. "Je ne sais pas pourquoi le président Yahya Jammeh les a limogés, mais je peux vous dire que ce sont des ambassadeurs qui ont félicité le président élu, Adama Barrow, pour sa victoire", a précisé cette source. Il s'agit des ambassadeurs aux Etats-Unis, au Sénégal, aux Nations unies, en Chine, en Russie, en Grande-Bretagne, en Turquie, en Belgique, en Espagne, à Cuba, en Guinée-Bissau et en Ethiopie. Ces diplomates avaient adressé, fin décembre, à Yahya Jammeh, une lettre lui demandant de céder le pouvoir. La Gambie traverse une crise née de l'élection du 1er décembre, officiellement remportée par l'opposant Adama Barrow.

Yahya Jammeh, qui dirige le pays d'une main de fer depuis 22 ans, a annoncé, le 9 décembre, qu'il ne reconnaissait plus sa défaite, une semaine après l'avoir acceptée et avoir félicité M. Barrow. Battu de quelque 19.000 voix, M. Jammeh a rejeté les résultats, qu'il conteste en justice. Le 13 décembre, son parti a saisi la Cour suprême d'une demande d'annulation de l'élection, arguant d'irrégularités dans la comptabilisation des votes et l'organisation du scrutin. Deux autres recours ont été déposés le 3 janvier, dont une émanant de M. Jammeh lui-même. Depuis son revirement, M. Jammeh est sous pression pour quitter le pouvoir le 19 janvier, après l’expiration de son mandat. La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 pays), a notamment dépêché une mission de dirigeants à Banjul, le 13 décembre, sans succès, et multiplie les réunions sur le dossier. 

Malgré ces pressions, Yahya Jammeh a assuré, le 20 décembre, qu'il ne céderait pas le pouvoir tant que la Cour suprême n'aurait pas statué sur ses recours électoraux. Cette juridiction doit examiner le recours du parti de M. Jammeh aujourd’hui. Mais, des incertitudes planent sur cette audience, plusieurs juges non gambiens pressentis n'ayant pas officiellement accepté d'y siéger.

AFP

Au moins huit personnes ont été tuées, ce week-end, dans de nouvelles attaques sanglantes du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, visant à la fois des soldats et des miliciens. Cinq soldats ont été tués dans l'attaque, dans la nuit de samedi à dimanche, d'une base militaire dans l'Etat du Yobe, tandis que cinq kamikazes se sont fait exploser, dimanche, à Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno et berceau de Boko Haram, tuant trois personnes. Après sept années de conflit et malgré les succès militaires revendiqués par l'armée au cours des derniers mois, les insurgés ont encore une fois démontré qu'ils conservaient une forte capacité de nuisance. Samedi soir, un groupe de combattants de Boko Haram, que l'armée affirme avoir chassé d'un de ses dernières enclaves dans la forêt de Sambisa, fin décembre, a attaqué une base militaire dans la ville de Buni Yadi dans le Yobe.    Un officier supérieur sous couvert d'anonymat a affirmé à l'Afp qu'il y avait eu des "combats intenses".  "Nous avons perdu dans l'attaque cinq soldats, dont un capitaine qui avait récemment été déployé à Buni Yadi", a-t-il précisé. "Nous essayons toujours d'avoir un bilan des victimes chez les terroristes, car leurs corps sont dispersés dans la brousse", a ajouté l'officier.

AFP

L'ex-président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani, l'un des hommes clés de la République islamique depuis la révolution de 1979, est mort, hier, à l'âge de 82 ans, à Téhéran, après un malaise cardiaque.

M. Rafsandjani, conservateur pragmatique, président de 1989 à 1997, avait eu la lourde tâche de mener la reconstruction de son pays après la guerre avec l'Irak (1980-1988) et amorcé la politique d'ouverture de son pays à l'Occident.

Il avait été hospitalisé d'urgence dans l'après-midi à l'hôpital Shohadaa dans le nord de Téhéran, selon un de ses proches, Hossein Marashi, cité par les agences Isna et Fars."L'ayatollah Akbar Hachémi Rafsandjani a été transféré à l'hôpital après une crise cardiaque. Et malgré une heure et demi d'efforts des médecins, il y est décédé", a déclaré Reza Soleimani, directeur du Conseil de discernement du régime, que M. Rafsandjani présidait.M. Soleimani était cité par l'agence de presse de la télévision d'Etat (Irib) qui a apposé un bandeau sur son écran.

M. Rafsandjani avait été un proche collaborateur de l'imam Khomeiny, fondateur de la République islamique d'Iran en 1979. Il a occupé différentes fonctions avant de devenir président de la République de 1989 à 1997.Depuis, il occupait le poste de président du Conseil de discernement du régime, chargé de conseiller le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et de trancher les différends entre le Parlement et le Conseil des gardiens de la Constitution.

Ces dernières années, son influence au sein des institutions de l'Etat avait fortement diminué et deux de ses enfants ont été emprisonnés.En 2013, le Conseil des gardiens de la Constitution avait rejeté sa candidature à l'élection présidentielle en raison de son "âge" avancé.

AFP

Quelque 20.000 personnes, dont des ministres, députés et fonctionnaires, ont défilé, hier, à Niamey, pour "soutenir" le président Mahamadou Issoufou, accusé "de mauvaise gestion" par la société civile du Niger, a constaté un journaliste de l'Afp.

A l'appel d'une cinquantaine de partis politiques de la Mouvance pour la renaissance du Niger (Mrn, la coalition au pouvoir), les manifestants ont défilé trois semaines après une autre grande marche, de protestation celle-là, contre "la vie chère", "la corruption" et "la mauvaise gestion du pays" à l’appel d'organisations de la société civile.

Les manifestants, avec à leur tête Bazoum Mohamed, le président du Pnds (principal parti au pouvoir), ont marché sur plusieurs kilomètres avant de tenir un meeting devant le siège du Parlement, aux cris de "Tayi tabchi" ("la vie est moins dure" en langue locale) à l'opposé du "Tayi taouri" ("la vie est trop dure") qu'avaient scandé les protestataires du 21 décembre.

Dans la foule aux couleurs des partis politiques, des pancartes étaient visibles avec les slogans comme "Soutien aux actions du président Issoufou". Certains manifestants arboraient des T-shirts estampillés "le Niger est bon". Bazoum Mohamed, également ministre de l'Intérieur, a expliqué, à la télévision publique, que la manifestation est une réponse à celle de la société civile qu'il accuse d'agir "sous le manteau" du Mouvement démocratique nigérien (Modem) dirigé par l'ex-Premier ministre Hama Amadou, plus farouche opposant au régime, qui vit à l'étranger depuis mars.  "La manifestation du 21 décembre" entre dans le cadre d'un "scénario" censée "déboucher sur une grande insurrection populaire", mais "qu'ils cessent de rêver", a-t-il prévenu.
"Pas d'amalgame", a rétorqué, lors d'une conférence de presse, Moussa Tchangari, une figure de la société civile, en justifiant leur manifestation "par la colère et le mécontentement face à une gestion calamiteuse" du pays.

Il a également annoncé la tenue d'une autre manifestation "citoyenne" le 13 janvier.

AFP

Les militaires qui ont paralysé pendant deux jours Bouaké, deuxième ville de la Côte d'Ivoire, et plusieurs autres agglomérations ont mis fin dimanche à leur mutinerie après l'annonce d'un accord sur leurs revendications par le président Alassane Ouattara.

"Il n'y a plus eu de tirs depuis samedi dans la nuit. On ne voit plus de militaires en ville. Ce matin, la circulation a repris, les commerces ont rouvert", a rapporté un correspondant de l'Afp à Bouaké qui a également fait état de patrouilles militaires dans la ville d'où était parti le mouvement vendredi.

"On est content du dénouement heureux avec cet accord. Ce qu'on demande au président, c'est d'être attentif aux conditions de vie des militaires", a déclaré sous couvert d'anonymat l'un des meneurs de la révolte qui avait gagné plusieurs autres villes dont Abidjan, la métropole économique et politique.

Dans une allocution télévisée, samedi soir, M. Ouattara avait annoncé son "accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l'amélioration des conditions de vie des soldats".
"Je demande à tous les soldats de regagner leurs casernes pour permettre l’exécution de ces décisions dans le calme", avait-il ajouté.
L'accord avait été scellé, samedi, à Bouaké, à l'issue d'une rencontre entre le ministre de la Défense, Alain Richard Donwahi, et des soldats réclamant le paiement de primes, des augmentations de solde, une promotion plus rapide entre les grades et des logements.

Des militaires en colère avaient cependant empêché le ministre et sa délégation de quitter la résidence du sous-préfet en tirant des rafales de kalachnikov et à l'arme lourde.
M. Donwahi et sa délégation ont été retenus un peu plus de deux heures, avant de pouvoir partir.  Après la libération du ministre, les militaires ont levé les barrages interdisant l'entrée dans Bouaké.

AFP

Les opérations militaires françaises en Afrique alimentent l'instabilité régionale et traduisent un "retour en force" de la France au Sahel, estime l'association Survie, à quelques jours d'un sommet Afrique-France au Mali.Bien loin de résoudre les crises, ces opérations contribuent à les aggraver et à en créer de nouvelles", affirme l'association de lutte contre la "Françafrique" - ces réseaux d'influence et de pouvoir français sur le continent africain - dans un rapport intitulé "Cinq guerres pour un empire" publié hier.

A une semaine du sommet Afrique-France, qui se tiendra les 13 et 14 janvier à Bamako, Survie critique particulièrement les alliances nouées par Paris avec certains "régimes dictatoriaux" - elle cite le Tchad et le Niger - au nom de la lutte contre le terrorisme.

AFP

Deux groupes de population indigène de Namibie ont déposé, devant un tribunal de New York, un recours collectif contre l'Allemagne pour obtenir réparations d'un génocide présumé durant la période coloniale. Les plaignants ont souligné que le recours était déposé "au nom de tous les Hereros et Namas dans le monde, à la recherche de réparations et de compensations pour le génocide" subi, selon eux, durant la période coloniale allemande.  Berlin considère ne pas avoir à verser de dédommagements compte tenu de l'aide au développement versée à la Namibie depuis son indépendance de l'Afrique du Sud en 1990. Le recours dénonce la répression des soulèvements populaires par les autorités allemandes en 1904-1905 qui a provoqué la mort de quelque 100.000 membres des peuples herero et nama et est souvent considérée par les historiens comme le premier génocide du 20e siècle.

AFP

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