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Actualités Internationales (1299)

La plus grande centrale syndicale de Guinée-Bissau a lancé, hier, une grève générale de 48 heures pour réclamer des arriérés de salaire, au lendemain de l'investiture du gouvernement d'Umaro Sissoco Embalo, mouvement suivi avec un succès mitigé, selon un journaliste de l'Afp et des témoins.

L'Union nationale des travailleurs de Guinée (Untg), qui a lancé le mot d'ordre de grève pour mercredi et aujourd’hui, réclame le paiement de plusieurs mois de salaire -entre neuf et onze-, non perçus depuis 2003 ainsi que l'harmonisation des grilles salariales avec les standards régionaux, selon un de ses responsables, Alberto Djata.

A Bissau, la capitale, la grève semblait peu suivie, a rapporté le journaliste de l'Afp, qui a vu notamment à leur poste de nombreux enseignants et transporteurs, généralement respectueux des mots d'ordre de leur syndicat.

Interrogés par l'Afp, certains fonctionnaires ont expliqué n'avoir pas observé l'arrêt de travail, car le moment était jugé peu propice, le gouvernement n'ayant prêté serment que la veille.Dans de grandes villes de l'intérieur du pays, la situation était contrastée, selon des témoins qui n'ont pas fait état de fortes perturbations.

Des responsables de l'Untg - affirmant compter environ 8.000 membres, essentiellement dans la fonction publique - ont cependant assuré que le taux de grévistes était faible à Bissau, mais très important à l'intérieur du pays.

De source syndicale, des négociations ont été engagées, mercredi après-midi, avec les syndicats à la demande d'Umaro Sissoco Embalo.

AFP 

Le flux de migrants remontant d'Afrique subsaharienne vers la Libye via le Niger a été réduit de près de 100 % entre mai et novembre, a indiqué, hier, la Commission européenne en saluant la collaboration de Niamey pour ralentir le trafic sur cet axe très emprunté.

Avec le Sénégal, le Mali, le Nigeria et l'Ethiopie, le Niger est un des cinq pays africains avec lesquels la Commission a noué, cette année, un partenariat privilégié pour tenter de stopper les traversées périlleuses de la Méditerranée. Et à la veille de la visite du président nigérien, Mahamadou Issoufou, aux chefs des institutions européennes, à Bruxelles, le Niger a été présenté, lors d'un point de situation de la Commission, comme le bon élève, "la principale +success story+" de ces partenariats conclus moyennant aide financière.

"Le nombre de migrants traversant le Sahara via le Niger a enregistré son plus bas niveau, en tombant à 1.500 en novembre, contre 70.000 en mai", a fait valoir l'exécutif européen dans un communiqué (soit une baisse de 98 %, Ndlr).

Il y a eu aussi à l'actif des autorités de Niamey, entre mi-juillet et la fin octobre, "102 passeurs renvoyés devant la justice", "95 véhicules saisis" et "9 gendarmes arrêtés", soupçonnés d'avoir été corrompus par les trafiquants. Et avec l'assistance de l'Organisation internationale pour les migrations (Oim, qui dépend des Nations unies), "4.430 migrants illégaux" ont été renvoyés dans leur pays d'origine depuis le territoire nigérien, a encore détaillé la Commission.

AFP

Le président sud-soudanais Salva Kiir a appelé hier à la tenue d'un "dialogue national", ouvert à tous, y compris les opposants en exil, et visant à rétablir la paix trois ans après le début de la guerre civile.

"Aussi longtemps que je serai président, je ne permettrai pas à la souffrance qui touche notre peuple de continuer et je ne permettrai pas à ce pays de se désagréger", a déclaré M. Kiir devant le Parlement. "Afin de consolider la paix dans notre pays et de rassembler nos concitoyens, j'initie le processus de dialogue national", a-t-il ajouté. "Votre gouvernement garantira la sécurité et la liberté de tous les acteurs qui participeront au dialogue national, y compris ceux qui sont actuellement hors du pays, dont certains qui sont opposés au gouvernement", a-t-il promis.

Cette annonce intervient alors que le Soudan du Sud entrera aujourd’hui dans sa quatrième année d'une guerre qui a fait des dizaines de milliers de morts et plus de trois millions de déplacés. Le conflit avait été amorcé par des combats le 15 décembre 2013 entre des unités rivales de l'armée, minée par des antagonismes politico- ethniques alimentés par la rivalité à la tête du régime entre M. Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Après de violents affrontements en juillet à Juba, qui ont signifié l'échec d'un accord de paix signé en août 2015, M. Machar a fui le pays. Il a appelé fin septembre à la reprise de la lutte armée et est depuis exilé en Afrique du Sud. "J'appelle ceux qui portent encore des armes à arrêter de détruire leurs propres maisons et leur propre pays, et à rejoindre le dialogue national", a repris le président Kiir, en appelant à une "cessation immédiate des hostilités". "J'ordonne à toutes les forces de sécurité de soutenir un dialogue national élargi et de s'assurer qu'elles fournissent l'environnement adéquat pour ce projet national", a-t-il encore affirmé. Le chef de l'Etat sud-soudanais a également promis de prendre des "mesures sérieuses" à l'égard de quiconque tenterait de promouvoir la "haine ethnique" et refuserait de renoncer à la violence. Il a ensuite conclu son allocution en demandant à ses concitoyens de le "pardonner pour toutes les erreurs" qu'il pourrait avoir commises.

Ce discours consensuel masque cependant mal le fait que les violences ont repris de plus belle ces dernières semaines, s'étendant en particulier à la région jusque-là épargnée de l'Equateur-Central, où de nombreuses atrocités à caractère ethnique ont été recensées.

AFP 

L'ancien ministre guinéen des Mines Mahmoud Thiam a été arrêté aux Etats-Unis pour avoir perçu des pots-de-vin de deux entreprises chinoises en échange de contrats, ont annoncé dans la nuit de mardi à hier les autorités américaines. Mahmoud Thiam, 50 ans, qui a également la nationalité américaine, a été arrêté mardi matin à New York, où il vit, a indiqué le département de la Justice américain (DoJ). Il lui est reproché d'avoir reçu environ 8,5 millions de dollars de deux entreprises chinoises, filiales d'un conglomérat non identifié, quand il était ministre des Mines et de la Géologie de la République de Guinée en 2009 et 2010 sous la transition militaire. L'argent aurait été versé sur un compte bancaire ouvert par l'ex-ministre à Hong Kong en cachant ses fonctions. Il aurait ensuite fait transférer cet argent à New York pour y acheter notamment une propriété."Nous ne pouvons tolérer que les Etats-Unis deviennent un paradis pour des responsables de gouvernements étrangers corrompus", a affirmé Leslie Caldwell, une des ministres adjoints de la Justice. M. Thiam a été présenté à un juge et mis en examen pour deux chefs d'inculpation dont un pour blanchiment d'argent.

AFP 

Le roi Salmane d'Arabie saoudite s'est dit, hier, déterminé à empêcher que le Yémen devienne "une base ou un point de passage" pour un pays ou une partie menaçant la sécurité du royaume, dans une allusion apparente à l'Iran et au Hezbollah libanais. "Nous n'accepterons aucune ingérence dans les affaires intérieures du Yémen" ou que ce pays "devienne une base ou un point de passage pour un quelconque Etat ou partie menaçant la sécurité et la stabilité du royaume (saoudien) et de la région" du Golfe, a prévenu le roi Salmane dans un discours.

Le souverain n'a fait aucune référence explicite à l'Iran --rival régional de l'Arabie saoudite-- ou au Hezbollah, mais des responsables saoudiens et du Golfe accusent régulièrement Téhéran et la milice libanaise pro-iranienne d'aider militairement les rebelles yéménites Houthis qui contrôlent la capitale Sanaa et le nord du Yémen, frontalier de l'Arabie saoudite. Le royaume saoudien a pris la tête, en mars 2015, d'une coalition militaire arabe pour chasser les Houthis --issus de l'importante minorité zaïdite concentrée dans le nord du Yémen-- des territoires qu'ils ont conquis et rétablir l'autorité du gouvernement.

Le roi Salmane, qui s'exprimait à l'ouverture d'une nouvelle session du Conseil consultatif, a souligné que Ryad œuvrait pour "une solution politique" au Yémen sur la base notamment de la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'Onu.

AFP

 

Le président de la République islamique de Gambie, Yaya Jammeh a, dans une déclaration hier, à la télévision gambienne, contesté la victoire d’Adama Barrow à la présidentielle qui s’est tenue le 1er décembre dernier. Et pourtant, le chef de l’Etat gambien, après 22 ans de pouvoir, avait reconnu sa défaite et même appelé son adversaire pour le féliciter. Une victoire qui avait été également confirmée par la commission électorale gambienne. Le volte-face du chef de l’Etat gambien qui devrait pourtant céder le pouvoir le mois prochain, n’est pas du goût des démocrates et même des gouvernements comme celui du Sénégal qui n’a pas tardé à réagir, lui demandant de respecter la volonté du peuple souverain tout en le mettant en garde contre toute atteinte à la sécurité de ses ressortissants en Gambie.
D. MANE

…Le Sénégal condamne fermement et le met en garde
Le Sénégal n’a pas mis du temps pour réagir, la Gambie se trouvant en son sein, tout trouble, l’affecte directement. Hier, tard dans la soirée, à travers un communiqué de la Présidence de la République, le Sénégal a condamné fermement et mis en garde le président Jammeh contre toute atteinte aux intérêts à la sécurité de ses ressortissants en Gambie.

« Le Gouvernement de la République du Sénégal a appris avec surprise la Déclaration, ce vendredi 9 décembre, de M. Yahya Jammeh, Président sortant de la République Islamique de Gambie, remettant en cause les résultats des élections présidentielles gambiennes du 1er décembre 2016, qui avaient consacré comme vainqueur le candidat Adama Barrow », a lit-on dans le communiqué. Selon le document, « le Sénégal rejette et condamne fermement cette Déclaration qui remet en cause celle par laquelle le Président sortant avait lui-même reconnu sa défaite après la publication des résultats du scrutin par la Commission électorale indépendante ».

Le Sénégal considère comme « nulle et de nul effet cette Déclaration qui constitue une grave atteinte aux principes élémentaires de la démocratie ». Dès lors, il exige que le Président sortant respecte « sans condition » le choix démocratique librement exprimé par le peuple gambien, qu’il organise « la transmission pacifique » du pouvoir et qu’il assure « la sécurité et l’intégrité physique du Président nouvellement élu ».

Par ailleurs, le Gouvernement de la République du Sénégal « met solennellement en garde contre toute atteinte à la sécurité des ressortissants sénégalais vivant en Gambie ». Enfin, le Gouvernement de la République du Sénégal « engage instamment la Cedeao, l’Union africaine et les Nations Unies à œuvrer ensemble et à prendre toutes les mesures qu’imposent la sauvegarde des résultats du scrutin présidentiel en Gambie et le respect de la souveraineté du peuple gambien ».

Daouda MANE

Mauvais calcul
«C’était trop beau pour être vrai ». Cette phrase, nous l’avions tenu lorsque l’information lorsque les résultats ont été publiés. « Le président Yaya Jammeh a reconnu sa défaite et a même appelé son adversaire, le nouveau président de la République, Adama Barrow », nous confiait notre chef du Desk « International ». Parce qu’en réalité, nous y croyions pas, alors pas du tout. Son peuple avait craint le pire avant le vote. Lorsque le président Jammey a appelé, il s’est cru libéré et a manifesté sa joie. Heureusement que tous n’ont pas cru bêtement. A commencer par le Président élu et surtout l’opposant naturel, Ousainou Darboe, récemment libéré.

Le fait que l’homme fort de la Gambie, qui a régné 22 ans sans discontinuer, se soit enfermé dans son Palais de Kalinaï n’augurait rien de bon. Et ce que les observateurs avertis redoutaient est arrivé hier. Comme un caméléon, Yaya Jammeh a le don de changer de couleur. En somme, il est imprévisible. A tous points de vue. La preuve, la rencontre qui était prévue avec le nouveau chef d’Etat au State House (Palais présidentiel) et qui était très attendue, n’avait pas eu lieu. Par ailleurs, jusqu’à présent, le nouveau président n’a eu accès aux médias publics gambiens.

Comment peut-il vouloir renier le verdict des urnes, le choix du peuple souverain, après avoir inculqué une lueur d’espoir dans le cœur des populations, alors qu’il avait même commencé à gagner en estime. Quant au peuple sénégalais, il est gagné par la désillusion. Lui qui pensait qu’une nouvelle ère s’ouvre en Gambie et surtout que le pont tant désiré sur le fleuve Gambie sera vite réalisé, Jammeh étant toujours considéré comme le facteur bloquant de l’érection de ce pont.
Nous osons simplement croire que la communauté internationale ne saurait tolérer cette forfaiture. Ni l’Onu, ni l’Ua, ni la Cedeao (concernée au premier chef). « Après moi le déluge » semble être sa devise du Président Jammeh. Car, il n’est pas sans savoir que le Sénégal, les organisations internationales n’accepteront nullement une telle décision. Peut-être aussi qu’il a pris cette décision pour négocier une sortie après la menace de la traduire à la Cour pénale internationale (Cpi) alors qu’il avait décidé de se retirer de cette Cour. Il oublie qu’une telle décision qui débouche souvent sur des émeutes set le plus court chemin qui mène vers la Cpi. Le cas Gbagbo est à méditer.

Daouda MANE

Un réseau de passeurs, qui a fait venir illégalement en Europe des centaines de personnes originaires de la corne de l'Afrique, a été démantelé et neuf personnes arrêtées, dont 8 en France, a annoncé Europol hier.Parmi les personnes arrêtées, deux Somaliens ont été inculpés et incarcérés à Nancy (est de la France) pour aide au séjour irrégulier en bande organisée, selon le vicprocureur Mathieu Fohlen.Arrêtées à Strasbourg (quelque 150 km à l'est de Nancy), ces deux personnes, qui nient les faits, vivent en France depuis plusieurs années en situation régulière, a-t-il ajouté.

AFP

Le président du Ghana, John Dramani Mahama, qui était en lice pour un second mandat, a appelé le chef de l'opposition, Nana Akufo-Addo, pour le féliciter, hier soir, de sa victoire à la présidentielle, a annoncé le porte-parole de son parti. 

"Oui, il a concédé sa défaite", a déclaré George Lawson, porte-parole du Nouveau congrès démocratique (Ndc), à l'Afp, alors que l'opposition fêtait déjà sa victoire dans les rues d'Accra, à coup de feu d'artifice. "Il a appelé pour concéder sa défaite et nous sommes extatiques", a confirmé la porte-parole du principal parti d'opposition, le Nouveau parti patriotique (Npp), Oboshie Sai Cofie. Des centaines de partisans, habillés de blanc des pieds à la tête, se sont rassemblés devant la modeste résidence de M. Akufo-Addo, pour célébrer leur victoire, 48 heures après la fermeture des bureaux de vote. Ils dansaient depuis des heures déjà, pour fêter une victoire qui s'annonçait plus que certaine, selon les prévisions de médias locaux, tout au long de cette longue attente.

Le candidat du Npp, qui se présente pour la troisième fois à la magistrature suprême, a déjà prononcé, jeudi soir, un discours triomphant s'affirmant vainqueur de l'élection présidentielle, alors que ni la Commission électorale, ni le parti du président sortant (Ndc) n'avaient fait d'annonce officielle. Hier soir, la Commission a confirmé la tendance, sans donner de score officiel. "C'est mon rôle et mon privilège de déclarer Nana Addo Akufo Addo président de la République du Ghana", a annoncé Charlotte Osei, présidente de la Commission électorale. "Je pense que les Ghanéens peuvent être extraordinairement fiers", a déclaré l'un des observateurs du scrutin, Johnnie Carson, de l'Institut national démocratique. "Le Ghana s'est distingué, pendant ses 25 dernières années, comme étant un pays d'intégrité et de transparence", a-t-il ajouté. 

Le premier mandat de M. Mahama, figure charismatique et réputé proche du peuple, a été entaché par un ralentissement de la croissance et par des scandales de corruption au sein de l’administration. 

AFP

Le parti du président gambien a demandé hier à la Cour suprême d'annuler l'élection perdue par Yahya Jammeh, au moment même où ses pairs d'Afrique de l'Ouest tentaient, en vain pour le moment, de le convaincre de céder le pouvoir.

Après une journée de discussions, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, qui conduisait la délégation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), a reconnu qu'aucun accord n'avait encore été obtenu sur le départ de M. Jammeh, gouvernant le pays d'une main de fer depuis 22 ans.

"Nous ne sommes pas venus pour un accord, nous venons aider les Gambiens à organiser la transition. Ce n'est pas quelque chose qui peut aboutir en un seul jour, il faut y travailler", a déclaré Mme Sirleaf, affirmant que la mission allait rendre compte de ses discussions lors du sommet de la Cédéao samedi à Abuja. 

Preuve de l'autorité que détient toujours M. Jammeh, la police a fermé les locaux de la Commission électorale indépendante (Iec) avant l'arrivée de la délégation, a indiqué Alieu Momar Njie, président de l'Iec, qui a déclaré l'opposant Adama Barrow vainqueur du scrutin présidentiel du 1er décembre. La communauté internationale a insisté sur les enjeux de la mission de cette délégation, qualifiée de "dernière chance" par la diplomatie sénégalaise, après la déclaration télévisée de Yahya Jammeh, le 9 décembre, revenant sur la reconnaissance de sa défaite et réclamant un nouveau vote.

La délégation conduite par Mme Sirleaf comprenait ses homologues nigérian Muhammadu Buhari, ghanéen John Dramani Mahama et sierra-léonais Ernest Bai Koroma. Le représentant spécial de l'Onu en Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, participait également à la mission.

La délégation a été reçue pendant plus d'une heure dans l'après-midi par M. Jammeh et a ensuite rencontré M. Barrow.  "Il y a un blocage entre le gouvernement et nous", a dit le président élu, contestant à M. Jammeh le droit de demander l'annulation du scrutin par la Cour suprême.

De source diplomatique à Banjul, M. Mahama avait quitté la Gambie en soirée, les autres dirigeants devant en partir plus tard hier soir mais refusant toute déclaration, y compris aux diplomates.

Selon des documents dont l'Afp a obtenu copie, le parti au pouvoir invoque, à l'appui de sa demande d'annulation des résultats accordant la victoire à Adama Barrow par quelque 19.000 voix d'écart, des irrégularités dans la comptabilisation par l'Iec et des "intimidations" envers ses électeurs dans une région. 

Auparavant, l'opposition avait indiqué craindre que ce recours ne soit un moyen pour M. Jammeh de se maintenir en place au-delà de la fin de son mandat, prévue en janvier. "Il a perdu l'élection, nous ne voulons pas perdre de temps", avait déclaré lundi M. Barrow à l'Afp.

De plus, la Cour suprême n'étant plus au complet, désigner de nouveaux juges entraînerait inévitablement des délais supplémentaires, selon l'opposition, qui dénie de toute façon ce pouvoir au président sortant.

Faute de juges pour siéger à la Cour suprême depuis mai 2015, "il n'existe en Gambie aucun mécanisme légal légitime pour statuer sur le recours électoral du président sortant", a estimé lundi l'Ordre des avocats, appelant M. Jammeh à "céder immédiatement le pouvoir".

AFP 

Le gouvernement bissau-guinéen formé par Umaro Sissoco Embalo a prêté serment, mardi, près d'un mois après la nomination, par le président José Mario Vaz, d'un nouveau Premier ministre pour sortir le pays d'une longue crise politique.

La nouvelle équipe gouvernementale est formée de 37 membres (24 ministres et 13 secrétaires d'Etat), dont quatre femmes, selon un décret présidentiel publié lundi soir. Les membres du gouvernement ont collectivement prêté serment, mardi, au palais présidentiel à Bissau, en jurant de remplir leurs fonctions avec "droiture et abnégation", en présence du président Vaz.

Le Premier ministre Embalo a, lors de la cérémonie, remis au chef de l'Etat une enveloppe contenant une déclaration de ses biens et a demandé aux membres du gouvernement de faire de même dans les 48 heures. "C'est pour marquer une différence dans la gestion. Nous devons tous donner des preuves de transparence, surtout quand nous gérons des biens publics", a déclaré M. Embalo. La plupart des membres du gouvernement de Baciro Dja, limogé le 14 novembre et remplacé le 18 par Umaro Sissoco Embalo, ont été reconduits. C'est le cas des ministres de l'Intérieur, Botché Candé, jugé proche du président Vaz, et de la Défense, Eduardo Costa Sanha.Le ministre des Affaires étrangères, Jorge Malu, du Parti de la rénovation sociale (Prs), première formation de l'opposition, fait partie des nouveaux nommés.

Trois dissidents du Paigc figurent également dans l'équipe. Deux petites formations ont reçu les portefeuilles du Commerce et du Tourisme. Les Finances sont confiées à Joao Alage Mamadu Fadia, actuellement directeur du bureau local de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao).

AFP 

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, hier, à Ouagadougou, pour réclamer "justice" dans l'affaire du meurtre du journaliste d'investigation Norbert Zongo, en 1998, sous le régime du président déchu Blaise Compaoré, a constaté un journaliste de l'Afp.

Les manifestants, qui brandissaient des banderoles ou des pancartes où l'on pouvait notamment lire "Vérité et justice pour Norbert Zongo !" ou "A bas les assassins et les commanditaires", ont effectué une longue marche à travers les artères de Ouagadougou pour exiger que la "lumière" soit faite sur l'assassinat du journaliste burkinabè. A l'origine de la manifestation de ce mardi, le "Collectif des organisations de masse et des partis politiques contre l'impunité" a dénoncé le "silence radio" des autorités gouvernementales.

"Le Collectif se donnera les moyens pour mener des actions fortes afin d’exiger l'instruction sérieuse du dossier Norbert Zongo et compagnons (...) ainsi que de l'ensemble des dossiers de crimes jusqu'ici impunis", a déclaré son président, Chrysogone Zougmoré, qui est également président du Mouvement burkinabè des droits de l'Homme et des peuples (Mbdhp), lors d'un meeting sur la Place de la nation. Dans un communiqué publié, l'organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (Rsf) demande, "dix-huit ans après l’assassinat du journaliste Norbert Zongo (...), aux autorités burkinabès d'accélérer la procédure judiciaire, afin que l'assassinat du journaliste soit élucidé et que justice soit enfin rendue". Rsf rappelle qu'une "décision de la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples, en mars 2014, avait, en effet, statué que le gouvernement burkinabè n’avait +pas agi avec la diligence due+ pour élucider l'assassinat du journaliste. Si les familles ont, aujourd'hui, été dédommagées, il reste à rendre la justice".Sous Compaoré, le dossier Zongo s'était enlisé au niveau judiciaire, la justice ayant déclaré, en 2003, un "non-lieu" en faveur du seul inculpé. La justice a rouvert le dossier à la chute de M. Compaoré fin octobre 2014, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir. 
Le 15 décembre 2015, trois ex-soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne de M. Compaoré - dissoute après sa tentative de coup d'Etat mi-septembre 2015 - ont été inculpés par la justice. 

Ils font tous partie de "six suspects sérieux" - tous des soldats de l'ex-RSP - identifiés comme étant les personnes présumées impliquées dans l'assassinat du journaliste. Une instruction est en cours et la date de leur procès n'a toujours pas été fixée.

AFP

Une coalition d'opposition congolaise a appelé, hier, les autorités de Brazzaville à sortir le département du Pool de l'état d'urgence qui lui est imposé depuis avril, à la suite de la présidentielle contestée ayant permis la réélection de Denis Sassou Nguesso.

"Dans cette région (le Pool, dans le sud du pays, Ndlr), le pouvoir n'évoque les vertus du dialogue que pour tourner en dérision les rois, les sages, les notables et les cadres d'un département placé sous état d'urgence, d'un pays placé en état de siège", a déclaré à l'Afp Charles Zacharie Bowao, coordonnateur de la plateforme d'opposition Idc-Frocad.

Cette alliance, constituée en 2015 pour tenter de faire échec au changement de Constitution ayant finalement permis à M. Sassou Nguesso de briguer un nouveau mandat, s'est réunie, hier, à Brazzaville, avec une autre structure d'opposition, la Composante Jean-Marie Michel Mokoko (Cj3M), afin d'élaborer une stratégie commune. Vaste département voisin de Brazzaville, le Pool est le théâtre de violences depuis avril 2016. Le pouvoir accuse Frédéric Bintsamou alias pasteur Ntumi, ancien chef rebelle local rallié à M. Sassou Nguesso, mais ayant soutenu un de ses concurrents lors de la présidentielle de mars, d'avoir repris les armes et d'y faire régner la terreur. De leur côté, plusieurs Ong de défense des droits de l'Homme accusent Brazzaville d'avoir déployé des moyens militaires totalement disproportionnés pour mater la province, d'où il est extrêmement difficile d'obtenir des informations indépendantes. Vendredi, les Nations unies se sont inquiétées du sort de 13.000 personnes déplacées par ces violences, craignant qu'elles "n'aient bientôt pas assez à manger"."Cette situation doit cesser", a déclaré M. Bowao.manger". "Cette situation doit cesser", a déclaré M. Bowao.

AFP 

Le Maroc a lancé une seconde phase de régularisation des migrants en situation irrégulière dans le pays, a-t-on appris, hier, de source officielle.

Le roi Mohammed VI a ordonné "le lancement de la deuxième phase d'intégration des personnes en situation irrégulière", a indiqué, dans un communiqué, la Commission nationale chargée de la régularisation et de l'intégration des migrants au Maroc.

Déjà prévue pour la fin 2016, "cette deuxième phase sera lancée immédiatement et dans les mêmes conditions" que la première phase de régularisation menée depuis 2014 et qui a été un "succès", selon la Commission. Elle n'a pas précisé combien de personnes pourraient être concernées. Environ 25.000 personnes, pour la plupart originaires d'Afrique subsaharienne et de Syrie, avaient bénéficié de la première phase, selon les termes d'une nouvelle politique migratoire voulue par le souverain, en 2013, pour faire face aux flots de migrants clandestins tentant le passage vers l'Europe. Autrefois simple pays de transit, le Maroc est progressivement devenu pays d'accueil, même si de nombreux migrants gardent l'espoir de rejoindre l'Europe, en traversant le détroit de Gibraltar ou en pénétrant dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. A côté des régularisations, tout un panel de mesures ont été lancées ou mises en œuvre par les autorités marocaines, parmi lesquelles un programme de retour volontaire dont près de 21.000 personnes ont bénéficié à ce jour. Les migrants représentent 0,24 % de la population totale au Maroc (34 millions d'habitants), selon des chiffres officiels. Dans un discours, en août, Mohammed VI s'était dit "fier de l'action menée" pour l'accueil des migrants et leur intégration, une "politique solidaire" avec une "approche humaine".

AFP

Plus de 260 Maliens, expulsés d'Algérie lors d'une vaste opération visant des migrants africains, sont arrivés à Bamako dans la nuit de dimanche à hier, et un grand nombre ont accusé les forces de sécurité algériennes de violences, faisant état de blessés, voire de morts.

Les informations sur des décès n'ont pas été confirmées de source officielle et les autorités algériennes, sollicitées par l'AFP, n'ont fourni aucun commentaire sur cette vaste opération lancée au début du mois. "Nous avons été battus, au moins trois Maliens ont été tués", a déclaré à l'AFP Ousmane Coulibaly, un de ces migrants accueillis dans les locaux de la Protection civile, accusant les forces de l'ordre algériennes d'être "racistes".

"Parqués" après leur arrestation à Alger dans "une grande cour", certains Maliens, en voulant échapper aux coups de matraque, se sont fracassés la tête contre un mur ou une barre de fer, a affirmé M. Coulibaly. "D'autres ont été blessés et un est mort, lors du transfert d'Alger vers Tamanrasset et vers la frontière nigérienne", a-t-il poursuivi, en référence à la dernière ville d'importance du sud algérien avant le Mali et le Niger.

Confirmant ces déclarations, Moussa Kanté, un autre expulsé, a dénoncé de son côté "le manque d'eau et de nourriture". "Quand on nous expulsait vers le Niger, on donnait un pain (une baguette, NDLR) pour 40 personnes", a-t-il dit.

L'acheminement des expulsés d'Alger à la frontière nigérienne s'est effectué en bus, puis jusqu'à la capitale nigérienne, Niamey, dans "des camions qui généralement ramassent du sable", a témoigné Oumar, 22 ans. D'autres ont affirmé avoir été expulsés bien que leurs papiers aient été en règle.
"On nous a arrêtés le 1er" décembre, a raconté de son côté Youssouf Doumbia. Ce dernier a expliqué avoir alors demandé "aux gens, à l'armée" pourquoi ils étaient arrêtés, et qu'on lui avait répondu qu'ils allaient être "vaccinés". Certains de ces Maliens expulsés ont affirmé avoir été dépouillés de leur argent ou de leur téléphone portable lors de leur expulsion.

AFP

Les observateurs de l'Union européenne (Ue) sont revenus, hier, au Gabon en expliquant pourquoi ils "mettent en question" la réélection d'Ali Bongo Ondimba lors du scrutin du 27 août, alors que l'opposant Jean Ping se proclame toujours "le président élu".

Les observateurs électoraux de l'Ue ne vont pas jusqu'à satisfaire Jean Ping, qui demande des sanctions contre Ali Bongo et ses proches. Leur rapport final formule onze recommandations urgentes pour les élections à venir, à commencer par les législatives qui viennent d'être reportées de ce mois de décembre à fin juillet 2017 au plus tard. Leur observatrice en chef, l'eurodéputée Mariya Gabriel, a plaidé pour un "dialogue" pouvoir/opposition/société civile au Gabon, tout en convenant qu'"il y aura une suite politique" à son rapport du côté de l'Union européenne, sans préciser laquelle."Notre observation a mis en exergue des défaillances importantes du processus électoral", a déclaré Mme Gabriel lors de la présentation du rapport en conférence de presse.Le rapport revient sur les "anomalies" survenues, selon les observateurs, lors de la centralisation des résultats, après le scrutin à tour unique qui s'est déroulé dans le calme le 27 août. "Ces anomalies mettent en question l'intégrité du processus de consolidation des résultats et du résultat final de l'élection", indiquent les observateurs de l'Ue, 73, au total, présents du 12 juillet jusqu'à fin septembre pour certains, à l'invitation du gouvernement.

Le 31 août, Ali Bongo avait été proclamé vainqueur (49,80 % des voix) devant Jean Ping (48,23 %), soit un écart minimal de 5.594 voix, selon des résultats provisoires dont l'annonce avaient provoqué des violences.Les observateurs de l'Ue ont dans le viseur l'une des neuf provinces, le Haut-Ogooué, fief électoral d'Ali Bongo. Le président sortant y a officiellement obtenu 95,47 % des voix pour 99,93 % de participation, inversant la tendance sur le reste du Gabon.

Les observateurs s'interrogent sur cette participation massive, rappelant que "le taux de participation au niveau national, sans le Haut-Ogooué, s’évalue à 54,24 %". Ils dénoncent, dans cette province, "un processus de consolidation particulièrement opaque". Exemple à l'appui : "le nombre d’abstentions et des bulletins blancs et nuls dans une seule des 15 Commissions électorales locales (Cel) de cette province est supérieure à celles annoncées pour l'ensemble des 15 Cel de la province". "Ce constat remet en question l'intégrité des résultats de la province". Et donc, le résultat final de l'élection sur tout le Gabon, développe le rapport. Saisie par Jean Ping, la Cour constitutionnelle avait validé la réélection d'Ali Bongo. La Cour avait même augmenté l'avantage du président sortant en annulant le résultat de 21 bureaux de vote à Libreville, favorables à Jean Ping. Résultat : 50,66 % des suffrages (172.990 voix) pour M. Bongo, contre 47,24 % (161.287) pour M. Ping. Là aussi, les observateurs de l'Ue regrettent que les travaux de la Cour n'aient "pas permis de rectifier les anomalies" dans le Haut-Ogooué": "La confrontation des procès-verbaux, essentielle pour assurer la transparence et la confiance des parties prenantes, n'a pas eu lieu". Et les observateurs n'ont pas eu accès "aux phases techniques de recompte" des voix.

AFP

L'Union européenne a décidé, hier, d'infliger des sanctions individuelles à sept hauts responsables de l'appareil sécuritaire de la République démocratique du Congo, accusés de violences, et menacé d'étendre encore cette liste "en cas d'obstruction" du processus électoral. La décision, qui concerne principalement les violences ayant fait une cinquantaine de morts les 19 et 20 septembre dans la capitale, Kinshasa, a été prise par les 28 ministres des Affaires étrangères de l'Ue à l'occasion de leur réunion mensuelle à Bruxelles.Elle intervient au moment où des négociations de la dernière chance sont menées, sous l'égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), pour trouver un accord sur une transition politique jusqu'à l'élection du successeur du président.Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne donne aucun signe de vouloir en partir, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.Le 20 décembre marque la fin de son mandat, mais l'élection présidentielle n'aura pas lieu cette année comme initialement prévu. Ce que l'opposition dénonce depuis des mois. L'Ue, qui souhaite la tenue d'élections le plus tôt possible, en 2017, a donc mis à exécution les menaces de sanctions formulées deux fois cette année, en mai et à la mi-octobre.Sont visés par un gel de leurs avoirs et une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'Union sept personnalités "qui occupent des positions de responsabilité dans la chaîne de commandement des forces de sécurité congolaises" et "ont fait un usage disproportionné de la force" contre des opposants au régime, a souligné, dans un communiqué, le Conseil de l'Ue qui représente les 28 pays membres.

Un premier groupe est constitué d'Ilunga Kampete, Gabriel Amisi Kumba, Ferdinand Ilunga Luyoyo et Celestin Kanyama, "quatre membres de la garde républicaine, de l'armée ou de la police congolaise", auxquels sont imputées "de graves violations des droits de l'Homme" lors des manifestations d'opposants les 19 et 20 septembre.

AFP

La Commission électorale ghanéenne tardait, hier soir, à publier les résultats de l'élection présidentielle, vingt-quatre heures après la fermeture des bureaux de vote, et faisait monter la tension dans un pays réputé être l'un des plus  démocratiques de l'Afrique de l'Ouest. 

Les résultats de vingt-cinq des 275 circonscriptions du pays ont été jusqu'à présent dépouillés et comptés, selon la Commission électorale et l'avance, très courte, oscille à chaque nouveau résultat local entre le président Mahama, qui dispute un second mandat à 58 ans, et M. Akufo-Addo, qui se présente pour la troisième fois à 72 ans. 

L'organisme chargé d'assurer le bon déroulement du scrutin veut qu'il "soit aussi transparent que possible", grâce notamment à un système de vote biométrique et que les résultats soient officiellement publiés circonscription par circonscription. 

"La commission assure aux Ghanéens que les résultats définitifs seront prêts dans les 72 prochaines heures", a déclaré son porte-parole, Eric Dzakpasu, lors d'une conférence de presse. 
C'est ce qui avait été prévu en amont du vote - les résultats devaient être publiés entre hier et samedi soir -, mais l'attente semble particulièrement longue, notamment pour les partisans du Nouveau parti patriotique (Npp) de Nana Akufo-Addo qui célèbrent déjà leur victoire devant la résidence de leur leader. Au siège de campagne du Npp, la publication parallèle de résultats non officiels calculés d'après les données locales, donne leur candidat vainqueur avec plus de 53,5% de voix (contre 44,7% pour John Mahama). 

La télévision privée la plus regardée au Ghana, Joy News, a quant à elle compté les votes de près de la moitié des circonscriptions (136) et donne M. Akufo-Addo vainqueur mais avec une légère avance (49,93% contre 48% pour M. Mahama). Les cinq autres candidats sont très loin des deux premiers. Si personne n'atteint les 50%, les deux adversaires se retrouveront pour un second tour en décembre.  Ces estimations ainsi que des déclarations de M. Akufo-Addo, disant avoir été "félicité" déjà par les autres candidats, attisent les tensions et font courir les rumeurs. 

Certains partisans du Npp affirment que la commission tarde à annoncer les résultats car elle n'est pas indépendante du pouvoir en place.  Pour assurer la stabilité du pays, la Commission électorale doit écarter tout doute indiquant que ce scrutin pourrait être entaché de fraudes, explique Kwesi Koomson, un analyste ghanéen de Africa Practice. 

AFP

Le procès du chef de l'ex-junte malienne Amadou Sanogo, poursuivi pour implication dans l'assassinat d'une vingtaine de soldats en 2012, a été renvoyé hier à 2017, a-t-on appris auprès de la défense et des parties civiles. Amadou Sanogo comparaît avec 16 co-prévenus, tous des militaires, pour "enlèvement et assassinat, complicité d'enlèvement et d'assassinat" de soldats dont les corps ont été retrouvés dans un charnier en 2013. Il encourt la peine de mort. Le procès, qui se déroule devant une cour d'assises à Sikasso (environ 380 km au sud de Bamako), "est renvoyé à la prochaine session et les accusés restent en détention", a résumé pour l'AFP un des avocats des parties civiles joint par téléphone sur place."La cour a renvoyé le procès à la prochaine session" et "a rejeté notre demande de liberté provisoire", a confirmé à l'Afp un des avocats de la défense, Me Harouna Toureh, également contacté par téléphone.

Selon les deux avocats, aucune date n'a été précisée, et aucune indication de lieu fournie. "Ca peut être dans un mois, comme dans deux ou trois mois", a indiqué Me Toureh.C'est le quatrième renvoi de ce procès, qui s'était ouvert le 30 novembre dans la ville de Sikasso, à environ 380 km au sud de Bamako, la capitale.Pour Me Harouna Toureh, "le dossier n'était pas en état d'être jugé à cette session" en raison d'"irrégularités énormes".  Les avocats des prévenus se réjouissent du nouveau renvoi du procès mais ne sont "qu'à demi-satisfaits", selon Me Toureh, car la défense regrette le rejet de la demande de mise en liberté provisoire des prévenus.

AFP

"Il nous a été rapporté qu'il y a des morts mais nous recoupons encore", a indiqué à l'Afp ce porte-parole du Social Democratic Front (Sdf), Denis Nkemlemo. Une photo d'un homme en sang inanimé circulait sur les réseaux sociaux pour illustrer les affrontements de Bamenda, sans qu'il ne soit possible d'en identifier l'origine.

Les affrontements ont éclaté entre la police et des jeunes qui voulaient empêcher un meeting du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) du président Paul Biya, a précisé à l'Afp Denis Nkemlemo. La police a tiré sur la foule, selon lui.

Capitale du Nord-Ouest, une des deux régions anglophones (sur dix), Bamenda est depuis mi-novembre l'épicentre de la contestation de cette minorité linguistique dans un pays officiellement bilingue français/anglais. De précédents affrontements avaient fait au moins un mort fin novembre (trois d'après le Sdf).

Enseignants, magistrats et avocats protestent contre ce qu'ils appellent la "marginalisation" des anglophones dans le partage des pouvoirs, des postes et des richesses. La minorité anglophone représente environ 20% des quelque 22,5 millions de Camerounais.Mardi, le Premier ministre Philémon Yang -lui-même anglophone- a écarté leur principale revendication, le retour au fédéralisme. M. Yang avait demandé le retour des enfants à l'école lors d'une réunion publique à Buéa, la capitale du Sud-ouest, l'autre région anglophone. Depuis le 21 novembre, les cours sont suspendus dans les universités, les collèges et les écoles dans plusieurs villes de ces deux régions anglophones proches du Nigeria.

Le Liberia a demandé à l'Onu de prolonger la présence de sa force dans le pays jusqu'à la fin de l'élection présidentielle prévue en 2017, selon un communiqué officiel reçu hier par l'Afp à Monrovia."Le représentant permanent du Liberia à l'ONU, Lewis Brown, au nom du gouvernement, a sollicité une prolongation d'un an de la Mission de l'Onu au Liberia (Minul)", indique ce communiqué du gouvernement, qui ne précise pas la date à laquelle a été formulée cette demande.

Cette prolongation d'un an pour "consolider le rétablissement et la réforme des institutions, représentera pour beaucoup de Libériens une marque de confiance pour réduire les risques de perturbation pendant la période politique la plus sensible dans le pays", selon ce texte, citant M. Brown.

Monrovia veut "une année supplémentaire" pour la Minul "pour préparer correctement une nouvelle mission et installer un gouvernement démocratiquement élu". Le Liberia "a fait des progrès substantiels mais il reste encore un long chemin à parcourir", indique-t-il. Les Libériens seront appelés en 2017 à élire la remplaçante de l'actuelle présidente Ellen Johnson Sirleaf, qui aura bouclé deux mandats à la tête du pays.

Le Conseil de sécurité de l'Onu doit prendre courant décembre une décision sur le maintien ou non de son personnel restant. A l'heure actuelle, la Minul compte quelque 1.800 Casques bleus. Les Casques bleus de l'Onu ont assuré en grande partie la sécurité à l'intérieur du pays jusqu'à fin juin dernier, lorsqu'ils ont passé la main aux forces militaires locales.

AFP

Le 37e sommet des monarchies arabes du Golfe s'est ouvert  hier à Bahreïn où le roi d'Arabie saoudite a demandé à ses pairs de "redoubler d'efforts" pour affronter la situation "très complexe" qui prévaut actuellement au Moyen-Orient.

La Première ministre britannique Theresa May devait dîner avec les dirigeants et s'exprimer aujourd’hui à cette réunion annuelle du Conseil de coopération du Golfe (Ccg) qui comprend l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar.Mme May est la première femme et premier chef du gouvernement britannique à participer à un tel sommet.

La réunion, qui s'achèvera aujourd’hui, intervient en pleine transition politique aux Etats-Unis, alors que des conflits meurtriers se poursuivent en Syrie, en Irak et au Yémen.

Le roi Salmane d'Arabie saoudite a "déploré" la situation en Syrie et appelé la communauté internationale à "trouver une solution politique" dans ce pays, secoué par une guerre qui a fait plus de 300.000 morts selon une ONG.Il a également affirmé "poursuivre les efforts pour mettre fin au conflit" au Yémen "sous la conduite du gouvernement légitime" que Ryad soutient militairement face à des rebelles. Comme ailleurs, la formation de l'administration de Donald Trump, qui prendra ses fonctions en janvier, est suivie de près dans les monarchies du Golfe.Celles-ci ont été déçues par la politique du président Barack Obama qui a amorcé une ouverture sur l'Iran, à la faveur d'un accord nucléaire, et a refusé d'impliquer militairement son pays avec l'opposition syrienne dans la guerre contre le régime de Bachar al-Assad.

Les "actions déstabilisatrices" de Téhéran au Moyen-Orient restent l'obsession des monarchies arabes du Golfe et ce sujet devrait dominer les discussions, ainsi que la situation sur le marché incertain du pétrole.

AFP

Deux gardes maliens ont été blessés dans l'attaque d'une prison dans le centre du Mali, marquée par l'évasion de dizaines de détenus dont certains avaient été reconduits en cellule hier, a appris l'Afp auprès d'un élu local, de l'armée et de sources de sécurité.

Selon ces sources, l'assaut a été donné dans la nuit de lundi à hier contre la prison de Niono, à une centaine de kilomètres au nord de Ségou, le chef-lieu de région, et environ 350 km au nord-est de Bamako.

Deux membres de la garde nationale ont été blessés, et plusieurs dizaines de détenus se sont enfuis, ont indiqué un élu local, une source au sein de la gendarmerie, une source policière et un responsable militaire, s'exprimant tous sous couvert d'anonymat.Plusieurs dizaines ont fui l'établissement qui comptait "près de 90 prisonniers" avant l'assaut. Hier après-midi, cependant, "un petit groupe de prisonniers (était) à nouveau derrière les barreaux de gré ou de force", a déclaré le responsable militaire, sans autre précision. Plus tôt hier, l'élu local avait fait état d'"au moins 47 prisonniers, dont un combattant jihadiste" libérés par les assaillants, qui ont aussi "gravement blessé deux membres de la garde nationale".

En milieu d'après-midi, le même élu a fait état de détenus réincarcérés, sans cependant être en mesure de se prononcer sur le nombre total de prisonniers avant l'attaque."Au moins dix prisonniers sont revenus. Certains sont revenus d'eux-mêmes, d'autres ont été arrêtés", a-t-il ajouté. Une partie d'entre eux étaient à l'hôpital lors de l'attaque. Selon la source policière, "certains jihadistes portaient des tenues militaires, d'autres des boubous.

Ils ont crié +Allah akbar (Dieu est le plus grand) ! +. Ils étaient très bien informés. Ils savaient même exactement où se trouvait leur combattant arrêté récemment". Les assaillants avaient été vus trois semaines auparavant aux environs de la prison, d'après l'élu local, indiquant que ce sont "des fidèles d'Amadou Koufa", prédicateur radical peul ayant fondé un mouvement armé allié au groupe jihadiste Ansar Dine.

AFP

Le nouveau Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, a promis, hier, de poursuivre le travail engagé par son prédécesseur, Manuel Valls, qui a démissionné pour se lancer dans la course à la présidentielle.

« Protéger, progresser, préparer l'avenir, voilà ce que je vais essayer de faire modestement (...) dans la continuité de ce que vous avez fait », a-t-il dit à l'adresse de Manuel Valls lors de la cérémonie de passation de pouvoir.
Ce moment solennel sur le perron de l'Elysée a vu les deux hommes s'adresser mutuellement leur "amitié", leur "confiance". "Il faudra continuer à protéger le pays contre la menace terroriste", toujours "à un niveau extrêmement élevé", a insisté M. Cazeneuve.

Ministre de l'Intérieur depuis avril 2014, cet ancien juriste de 53 ans s'est trouvé dans le feu de l'action à partir de janvier 2015, début d'une série d'attentats jihadistes qui ont fait 238 morts dans le pays, toujours en état d'urgence.

Manuel Valls qui se lance dans la primaire de la gauche avec l'ambition d'éviter à son camp une défaite cuisante à la présidentielle de 2017, a évoqué ces "moments éprouvants" de ses 32 mois à Matignon. Il a aussi tenu à "assumer le bilan" et les réformes menées "sous l'autorité du président" François Hollande. Bernard Cazeneuve qui avait auparavant été chargé des Affaires européennes (2012-2013) et du Budget (2013-2014), est un indéfectible fidèle du chef de l'État et bénéficie d'une image de sérieux pour avoir géré plusieurs crises.

Il conduira la France pendant cinq mois, jusqu'à la présidentielle. Il est remplacé au poste sensible de l'Intérieur par Bruno Le Roux, jusqu'alors chef du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

AFP

Un tribunal gambien a ordonné, hier, la libération, sous caution, du chef du principal parti d'opposition, Ousainou Darboe, et de 18 coprévenus, condamnés en juillet à trois ans de prison ferme pour participation à une manifestation non autorisée.

Un tribunal gambien a ordonné hier la libération sous caution du chef du principal parti d'opposition, Ousainou Darboe, et de 18 co-prévenus, condamnés en juillet à trois ans de prison ferme pour participation à une manifestation non autorisée.

"Les demandeurs se voient accorder la liberté sous caution" en attendant leur jugement en appel, a déclaré la juge, dans une décision très attendue, trois jours après l'annonce de la victoire historique du candidat de l'opposition à l'élection présidentielle, Adama Barrow, face à Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans. Pour l'ensemble des prévenus, à l'exception de M. Darboe, cette libération a également été assortie de la remise de leur passeport.La justice a finalement été rendue et je suis très heureuse", a déclaré à l'AFP sa femme, Maimuna. "Maintenant qu'il y a un nouveau gouvernement, ils n'avaient pas le choix", a-t-elle ajouté.Une foule de proches et de sympathisants était massée pour les acclamer à leur sortie du tribunal, a constaté un correspondant de l'AFP. "Cette décision de justice est une preuve du processus démocratique qui a commencé" en Gambie, a affirmé Me Atoumane Gaye, un avocat de la défense.

Elle annonce, selon lui, une ère nouvelle d'indépendance de la justice, pendant longtemps perçue comme un instrument aux mains du régime pour réduire au silence ses contradicteurs.M. Darboe, chef du Parti démocratique uni (UDP), a affirmé peu avant l'annonce de la décision n'éprouver aucune rancune envers M. Jammeh.  "Je pense qu'il a apporté sa pierre" à la construction de la Gambie, a-t-il déclaré à des journalistes. "Je le respecte en tant que président de ce pays et je ne le prendrai jamais pour un malade mental ou un malfaisant", a ajouté le chef de l'opposition.

AFP 

AFP - Le Premier ministre français Manuel Valls a annoncé hier sa candidature à la présidentielle de 2017 pour "rassembler la gauche", très divisée, face à une droite et une extrême droite déjà lancées dans la bataille.

"Je m'engage car je ne veux pas que la France revive le traumatisme de 2002 avec une extrême droite au second tour" de la présidentielle, a déclaré le chef du gouvernement, faisant allusion à l'élimination du candidat socialiste d'alors,
Lionel Jospin, dès le premier tour de scrutin. Manuel Valls a précisé qu'il démissionnerait dès aujourd’hui pour se consacrer à sa campagne pour la primaire socialiste des 22 et 29 janvier, où il devra affronter d'autres personnalités du parti plus marquées à gauche, comme l'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg. La candidature de M. Valls ne faisait guère de doute après l'annonce vendredi dernier par le président François Hollande, très impopulaire, qu'il renonçait à briguer un second mandat.

"Ma candidature est celle de la conciliation, elle est celle de la réconciliation", a assuré le Premier ministre français, depuis son fief électoral d'Evry en région parisienne, dans un discours prononcé en présence de son épouse et sous l’applaudissement de la foule. "Aujourd'hui, j'ai une responsabilité: rassembler", a dit M. Valls. "La primaire qui s'ouvre est un formidable moyen pour recréer l'unité", a-t-il affirmé, lançant un appel "à tous les Français qui refusent l'extrême droite, qui refusent la régression sociale" que propose selon lui la droite, à participer au primaire socialiste. Selon un sondage publié dimanche, le Premier ministre, né Espagnol il y a 54 ans et naturalisé Français à 20 ans, est la personnalité préférée des sympathisants de gauche pour devenir le candidat du Parti socialiste lors du scrutin en avril-mai.

Reste à savoir s'il parviendra à rassembler suffisamment le parti autour de lui. Il ne bénéficiera pas du soutien "automatique" des fidèles de François Hollande, ont averti ces derniers.Et sa personnalité autoritaire et ses prises de position transgressant la ligne socialiste, notamment son discours pro-entreprises, crispent une partie de son camp.

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