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Actualités Internationales (2872)

Quelque 1500 militaires africains, américains et européens ont entamé, hier, des manœuvres dans l’ouest et le nord du Niger pour s’exercer face aux menaces terroristes qui planent sur ces régions, selon des sources diplomatique et militaires.

«L’exercice Flintlock 2018 vise à renforcer les capacités des pays de la région (sahélienne) à lutter contre les organisations extrémistes violentes», a expliqué l’ambassade américaine au Niger dans un communiqué.
Les opérations de simulations, qui vont durer jusqu’au 20 avril, permettront aux Etats engagés de «protéger leurs frontières», selon le communiqué. «La nouveauté» du Flintlock 2018, «c’est que nous avons orienté les opérations de formation sur les menaces réelles» présentes dans «le grand Sahel», expliquait, la semaine dernière, le général Mark Hicks, commandant des opérations spéciales des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom), lors d’une conférence de presse. Ces exercices aériens et terrestres, organisés chaque année par l’Africom,  regroupent, cette année, huit pays africains et douze pays occidentaux. Trois régions nigériennes sont concernées par l’exercice Flintlock : Tillabéri et Tahoua (ouest), proches du Mali, et Agadez au nord, proche de la Libye, de l’Algérie et du Mali. Parallèlement, «des antennes de formation» sont ouvertes au Burkina Faso, théâtre de plusieurs attaques terroristes, et au Sénégal qui, jusqu’ici, a été épargné, précise le communiqué.

Le 4 octobre 2017, quatre soldats américains et quatre militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade dans la région de Tillabéri. Même si les Etats-Unis gardent leur distance vis-à-vis du G5 Sahel porté par la France, cette force, en construction, apparaît comme principale bénéficiaire des manœuvres. En effet, tous les pays membres du G5 (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad et Burkina Faso) sont impliqués dans l’exercice Flintlock.
Le Nigeria et le Cameroun qui ont mis en place, avec le Niger et le Tchad, une autre force régionale pour lutter contre le groupe islamiste Boko Haram dans le bassin du lac Tchad y participent également. Il s’agit de «permettre au G5», avec ses modestes armées, «de prendre en charge les menaces plus directement et plus efficacement», a expliqué le général Mark Hicks. «Daech touche à sa fin en Iraq et en Syrie (...) l’Afrique reste une de ces terres fertiles» pour abriter des combattants, a-t-il prévenu.

AFP

Une coalition d'opposition ivoirienne a dénoncé,  hier, "une instrumentalisation de l'appareil judiciaire", à travers le maintien en prison d'un de ses responsables, malgré une décision de justice ayant prononcé sa relaxe.

Jean Gervais Tchéidé, vice-président de la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), a été interpellé le 22 mars dernier, en compagnie de 17 personnes lors d'une manifestation contre les élections sénatoriales, critiquées par l'opposition.

Ces personnes, incarcérées pour troubles à l'ordre public, ont été jugées vendredi et condamnées "à 12 jours de prison, 5 années de perte de leurs droits civiques et 3 ans d’interdiction de séjour en dehors de leur lieu de naissance".
17 personnes ont été mises en liberté, à l’exception de M. Tchéidé, au motif qu’"il est sous le coup d’un mandat d’arrêt servi depuis le 11 mars 2013". EDS "s'insurge contre cette honteuse instrumentalisation de l’appareil judiciaire pour écarter de la scène politique un opposant qu’on trouve gênant", selon un communiqué.

La coalition condamne "sans réserve cette façon d’agir qui est de nature à décrédibiliser l’appareil judiciaire qui devrait être le pilier principal de la démocratie à laquelle le peuple de Côte d’Ivoire aspire"
EDS est une coalition qui regroupe des partis politiques, des associations de la société civile et le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo. La plateforme, qui a été particulièrement active lors des protestations contre le nouveau Sénat dont l'élection a eu lieu en mars dernier, demande surtout une nouvelle commission électorale avant tout nouveau scrutin et notamment avant la présidentielle de 2020.

AFP

 

L'Algérie soutient la reprise de négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario indépendantiste pour résoudre le vieux conflit du Sahara occidental, mais refuse d'y prendre part, a réaffirmé, hier, à Paris, le chef de la diplomatie algérienne.

Etendue désertique de 266 000 km2, le Sahara occidental, seul territoire du continent africain dont le statut post-colonial n'est pas réglé, est revendiqué par le Maroc - qui en contrôle la majeure partie - et le Front Polisario, dont les troupes s'y sont affrontées entre 1975 et un cessez-le-feu en 1991.
Après des années d'impasse, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a chargé, en août dernier, son nouvel envoyé spécial dans la région, Horst Koehler, de relancer les négociations directes entre Rabat et le Polisario - soutenu par Alger.

"Tout le monde s'accorde à ce qu'il n'y a pas d'alternative à la négociation entre le Front Polisario et le Maroc" et "tout le monde s'accorde à ce que cette négociation redémarre", a déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, à la chaîne France24.

Mais les pourparlers se sont toujours déroulés "entre des représentants du Front Polisario et du Maroc et cela ne changera pas", a ajouté le ministre, en visite officielle à Paris. "L'Algérie soutient les droits légitimes du peuple sahraoui", mais le conflit au Sahara occidental n'est « pas une affaire entre l'Algérie et le Maroc ». « C'est une affaire entre le Maroc et le peuple sahraoui, c'est une affaire entre le Maroc et les décisions des Nations unies », a-t-il fait remarquer.
Le Maroc a pris en 1975 le contrôle de la majeure partie du Sahara occidental au départ de la puissance colonisatrice espagnole. Le Polisario, qui luttait contre la domination espagnole, y a proclamé en 1976 une République arabe sahraouie démocratique (RASD) et combattu les troupes marocaines, jusqu'à un cessez-le-feu conclu sous l'égide de l'ONU en 1991.

Le Polisario réclame depuis la tenue prévue d'un référendum d'autodétermination, sans cesse repoussé en raison de désaccords sur le corps électoral. Rabat rejette toute autre solution qu'une autonomie sous sa souveraineté, que refuse le Polisario.
Rabat réclame régulièrement que l'Algérie prenne part aux négociations sur le Sahara, l'accusant depuis des années de financer, armer et accueillir sur son territoire le Polisario, et d'être donc une partie au conflit.

AFP

 

Le président soudanais Omar el-Béchir a ordonné, mardi, la libération de "tous les détenus politiques" emprisonnés dans son pays, pour la plupart arrêtés après des manifestations contre la hausse des prix, a rapporté un média d'Etat.

En janvier, des manifestations pour protester contre la hausse des prix - notamment du pain - avaient été réprimées par la police dans plusieurs villes du Soudan. Des centaines de dirigeants de l'opposition, de militants des droits de l'Homme et de manifestants avaient été arrêtés.

"Le président Omar el-Béchir a émis un décret stipulant la libération de tous les détenus politiques dans le pays", a indiqué l'agence officielle Suna, précisant que cette mesure s'inscrivait dans le cadre de "la promotion de la paix au sein de toutes les formations politiques".

Certains militants ont déjà été libérés mais plusieurs opposants politiques demeurent en détention, comme le secrétaire général du parti communiste soudanais, Mokhtar al-Khatib, et Khaled Omar, du parti du Congrès soudanais.
Les ambassadeurs des Etats-Unis et de l'Union européenne au Soudan avaient exhorté les autorités à libérer les dizaines de personnes arrêtées lors des manifestations.    

AFP

 

C'est une nouvelle semaine sociale agitée qui s'ouvre pour le gouvernement entre conflits à la SNCF, à Air France et dans certaines universités. Les discussions pourraient également prendre un tour plus politique avec le début de l'examen par les députés du projet de loi de réforme du rail.

Les Nations unies et les forces centrafricaines ont lancé, hier dimanche, une opération visant des groupes armés dans le quartier du PK5 à Bangui, au cours de laquelle au moins 2 personnes ont été tuées et 56 blessées, selon l’Onu et des sources médicales.

Au moins deux personnes ont été tuées et 45 blessées, selon des sources hospitalières locales et Médecins sans frontières.

Onze Casques bleus, en majorité des Egyptiens, figurent parmi les blessés, dans cette «opération commune» des forces de l’Onu (Minusca) avec les forces de sécurité centrafricaines, a déclaré à l’Afp Hervé Verhoosel, porte-parole de la mission de l’Onu en Centrafrique (Minusca). Visant «les bases de certains groupes criminels», l’opération menée en coopération avec les forces de sécurité centrafricaines, qui a débuté à 02h00 du matin (01h00 Gmt) dimanche «n’est pas terminée» et continuera «jusqu’à ce que l’objectif soit atteint», a souligné M. Verhoosel en fin d’après-midi.

Huit personnes appartenant aux groupes armés baptisés «Force» ou «50/50» ont été arrêtées par la Minusca, qui a également saisi de la drogue et des munitions après la prise de contrôle des bases, a ajouté le porte-parole.

Cette opération intervient après un regain de violences depuis plusieurs mois dans le PK5, le quartier musulman et poumon économique de la capitale centrafricaine, alors que Bangui était relativement épargnée par les violences des divers groupes armés dans le pays.

AFP

La procureure de la Cour pénale internationale (Cpi) a appelé, hier dimanche, à fin du bain de sang dans la bande de Gaza, avertissant que la cour pourrait juger les auteurs de crimes de guerre.

«Le recours à la violence doit cesser», a déclaré Fatou Bensouda dans un communiqué diffusé par la Cpi, dont le siège est à La Haye.

«Toute personne qui incite ou participe à des actes de violence, en donnant des ordres, en exigeant, en encourageant ou en contribuant de quelque manière que ce soit à la commission de crimes relevant de la juridiction de la Cpi est susceptible d’être poursuivie devant la Cpi», a mis en garde la procureure.

Israël a fait face à de vives critiques des organisations de défense des droits de l’homme, y compris israéliennes, pour son utilisation de balles réelles contre les manifestants de la «marche du retour» organisée par les Palestiniens.

Après la journée du 30 mars lors de laquelle 19 Palestiniens avaient été tués, l’Union européenne et l’Onu avaient demandé l’ouverture d’une enquête indépendante.

Vendredi, au cours d’une nouvelle journée de manifestations marquée par des heurts, neuf Palestiniens dont un journaliste ont été tués. L’Ue s’est de nouveau interrogée sur l’usage proportionné ou non de la violence par Israël face à ces manifestations. Au total, en incluant deux Palestiniens tués au cours de heurts distincts, le bilan des Palestiniens tués depuis le 30 mars est de 30, selon le ministère de la Santé de Gaza. Il n’y a eu aucune victime côté israélien. Israël affirme que ses soldats ont ouvert le feu seulement par nécessité contre des protestataires tentant de s’infiltrer sur son territoire et pour empêcher des attaques.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu accuse le Hamas d’être derrière ce mouvement de protestation.

AFP

Cinq jihadistes ont été tués, vendredi, dans une opération de la force française Barkhane près de Tombouctou dans le nord du Mali, a annoncé hier l’état-major français.

«Barkhane a mené une opération d’opportunité, vendredi, à environ 120 km au nord de Tombouctou», a indiqué le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrik Steiger. Cinq jihadistes ont été mis «hors de combat», a-t-il ajouté, sans plus de précisions. Trente jihadistes ont été tués le 1er avril par des forces françaises et maliennes pendant une confrontation avec une soixantaine de combattants dans la zone d’Akabar, près de la frontière avec le Niger.

Depuis 2013, les groupes jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’Onu (Minusma), régulièrement visées par des attaques. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

AFP

Un jihadiste malien a fait sa première apparition devant la justice internationale, hier, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité : des viols, tortures et destructions de patrimoine à Tombouctou.

Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud est accusé d’avoir participé en 2012 et 2013 à la démolition de mausolées dans la ville malienne et d’être responsable de viol et d’esclavage sexuel commis dans le contexte de mariages forcés. Des accusations de torture pèsent également contre le jihadiste, qui a été remis à la Cour pénale internationale (Cpi) par les autorités maliennes, samedi, et transféré au centre pénitentiaire de la Cour, à La Haye.

Lors de sa première apparition à la Cpi, Al Hassan, cheveux rasés et petit bouc, a confirmé en arabe son identité et a déclaré qu’il avait été informé des accusations portées contre lui et de ses droits.

Al Hassan, 40 ans, aurait été membre du groupe jihadiste Ansar Eddine et commissaire de la police islamique à Tombouctou. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par la Cpi le 27 mars dernier. Il faisait partie des groupes armés qui ont pris le contrôle de la région reculée du nord du Mali en 2012 et «imposé leur vision de la religion, par la terreur, à une population locale qui n’y adhérait pas», selon le mandat d’arrêt. L’homme d’origine malienne avait sous son contrôle environ 40 policiers islamiques et «a joué un rôle de premier plan dans la commission de crimes, ainsi que dans la persécution religieuse et sexiste», poursuit-il. «Toutes les infractions» aux lois islamiques strictes étaient «punies par des flagellations, des tortures pendant la détention et la destruction de sites consacrés à des pratiques religieuses», précise le mandat.

On lui reproche aussi la participation «à la politique de mariages forcés dont des Tombouctiennes ont été victimes, qui ont donné lieu à des viols répétés et à la réduction de femmes et de jeunes filles à l’état d’esclaves sexuelles», indique le procureur de la Cpi, Fatou Bensouda. L’arrestation du jihadiste a été accueillie à bras ouverts à Tombouctou. «Dieu a fait son œuvre. Al Hassan aujourd’hui arrêté ! C’est l’œuvre de Dieu. Il ne dort pas. Il a toujours veillé sur Tombouctou. Ils (les jihadistes) ont profané des tombes. Ils ont violé des femmes. C’est maintenant à leur tour d’être jugés», s’exclame un ancien élu, qui a voulu rester anonyme «par peur de représailles». «C’est une avancée très importante dans la lutte contre l’impunité», abonde Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme (Amdh). «Il faut absolument que justice soit rendue, que les autres assassins, criminels soient recherchés, arrêtés et jugés», déclare-t-il à l’Afp, ajoutant qu’il y avait des preuves accablantes contre Al Hassan.

AFP

La Cour d’appel de Tripoli a acquitté, mardi, Saadi Kadhafi, troisième fils de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi, du meurtre en 2005 d’un entraîneur de football, a-t-on appris, hier, de source judiciaire.

«La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tripoli a rendu une décision mardi (...) acquittant Saadi Mouammar Kadhafi», accusé notamment «d’homicide volontaire» et d’»atteinte à l’honneur», a indiqué cette source sous couvert de l’anonymat. Le fils Kadhafi était accusé du meurtre en 2005 de Bachir al-Rayani, ex-footballeur et entraîneur du club de football Al-Ittihad de Tripoli, où évoluait Saadi, qui rêvait de devenir un footballeur de renom. La source judiciaire a ajouté que le ministère de la Justice avait demandé au Conseil suprême de la magistrature un état de lieu des autres affaires dans lesquelles est impliqué Saadi Kadhafi. Extradé du Niger le 6 mars 2014, Saadi Kadhafi est également jugé, entre autres, pour son implication présumée dans la répression meurtrière de la révolte ayant mis fin au régime de son père Mouammar Kadhafi en 2011, une affaire sans cesse ajournée.

Le fils de M. Rayani, Ali, a dénoncé dans des médias libyens la décision de justice, précisant que sa famille allait faire appel, «jusqu’à ce que justice soit rendue». «L’affaire est claire : toutes les preuves et les témoignages confirment la responsabilité de Saadi Kadhafi», a dit Ali al-Rayani à la chaine 2018News. «Comment est-ce possible qu’un criminel dont la culpabilité est confirmée par des preuves tangibles puisse être acquitté ? (...) C’est impossible !», s’est-il révolté. «Nous n’avons pas pu obtenir justice sous le régime de son père, nous l’obtiendrons maintenant, je suis confiant», a-t-il déclaré.

Sur les sept fils de Kadhafi, trois sont morts pendant la révolution, de même que leur père, tué par des rebelles en octobre 2011.

AFP

Un Casque bleu mauritanien a été tué et 11 blessés dans l’attaque mardi d’une base de l’Onu en Centrafrique où les corps de 21 civils ont également été retrouvés, illustrant la fragilité d’un pays toujours sous la coupe de bandes armées.

Une vingtaine d’agresseurs, appartenant à des milices «d’auto-défense» anti-Balaka, ont également été tués. Ces milices ont pris pour cible une base temporaire de Casques bleus à Tagbara, près de la ville de Bambari (sud), a annoncé le porte-parole de l’Onu, Stéphane Dujarric, évoquant «plusieurs heures d’échange de tirs». «Les Casques bleus ont riposté et après plusieurs heures d’échange de tirs, l’un d’eux a été tué et 11 autres ont été blessés», a-t-il précisé. «Plus de 22 agresseurs anti-Balaka ont été tués», a ajouté l’Onu dans un communiqué. Les blessés ont été évacués vers la capitale Bangui et la ville de Bria. L’attaque contre la base de la mission de l’Onu en Centrafrique (Minusca) s’est produite à l’aube. «Indépendamment» de cette attaque, la Minusca» a découvert, plus tard dans la matinée, les corps sans vie de 21 civils (13 hommes, 4 femmes et 4 enfants) près d’une église de Tagbara». «D’après les premières constatations, des armes traditionnelles ont été utilisées», selon la même source, semblant implicitement désigner des machettes et armes blanches.

AFP

Baisse de 30% du nombre de parlementaires, 15% de proportionnelle aux élections législatives, non-cumul des mandats : le gouvernement français a lancé, hier mercredi, la réforme emblématique des institutions promise par le président Emmanuel Macron, sous le feu des critiques.

Après des semaines de tractations entre majorité et opposition, et avec l’espoir d’un accord avec le Sénat, la Chambre haute tenue par la droite, le Premier ministre Edouard Philippe a présenté cette «nouvelle ambition» pour les institutions.

Le président Macron, élu l’an dernier, en avait fait un de ses chevaux de bataille : après avoir dynamité le traditionnel bipolarisme politique français, il avait fait part de son souhait de moderniser des institutions vieillissantes. «Il ne s’agit ni de revenir à la IVe République, ni de passer à la VIe, il s’agit bien au contraire de revenir aux sources de notre Ve République» dans laquelle «le gouvernement gouverne, le Parlement légifère et contrôle», a affirmé le chef du gouvernement.

Le projet prévoit également la réduction de 30% du nombre de parlementaires pour le ramener à 404 députés et 244 sénateurs (contre 577 et 348 actuellement). Le nombre des parlementaires rapporté à la population française se situe dans la moyenne européenne. En outre, le non-cumul de plus de trois mandats «identiques, complets et consécutifs» dans le temps s’appliquera aux parlementaires et présidents d’exécutifs locaux, «à l’exception des maires des communes de moins de 9 000 habitants».

La Corse figurera par ailleurs dans la Constitution française, «ce qui permettra d’adapter les lois de la République aux spécificités insulaires et sous le contrôle du Parlement». Cette inscription a été une des rares revendications des nationalistes corses retenues par Emmanuel Macron.

Le projet devrait être adopté en 2019, a précisé M. Philippe, alors que le président avait fixé en juillet dernier une échéance à l’été 2018.

AFP

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a annoncé, hier, que son organisation souhaitait que la Cour pénale internationale enquête sur la mort de 18 Palestiniens la semaine dernière au cours de manifestations près de la frontière entre Gaza et Israël. «La Ligue arabe souhaite l’intervention de la Cour pénale internationale de La Haye pour enquêter sur la mort des Palestiniens en marge des manifestations de la semaine dernière», a déclaré Ahmed Aboul Gheit pendant une visite officielle au Portugal.

L’ancien ministre des Affaires étrangères de l’Égypte a également soutenu l’appel du secrétaire général des Nations unies, le Portugais Antonio Guterres, qui encourageait la mise en œuvre d’une enquête indépendante et transparente sur ces événements, les plus sanglants depuis la guerre de 2014.

Vendredi, des dizaines de milliers de Palestiniens ont afflué vers la barrière séparant Israël de Gaza, au premier jour de «la marche du retour».

Ce mouvement de protestation, qui doit durer six semaines, vise à réclamer «le droit au retour» de quelque 700 000 Palestiniens chassés de leurs terres ou ayant fui pendant la guerre qui a suivi la création d’Israël en 1948.

Israël avait prévenu par l’intermédiaire de son ministre de la Défense que ceux qui s’approchaient de la frontière mettaient «leur vie en danger».

AFP

Le président guinéen, Alpha Condé, et le chef de l’opposition, Cellou Dalein, Diallo ont conclu, hier, un accord pour résoudre le contentieux sur les résultats des élections locales du 4 février dernier et mettre fin aux manifestations, ont annoncé les deux parties.

Lors d’une rencontre hier au palais présidentiel, MM. Condé et Diallo sont convenus d’une série de mesures pour désamorcer la tension, notamment par la mise en œuvre de l’accord politique conclu en octobre 2016 entre le pouvoir, l’opposition, la société civile et les partenaires internationaux de la Guinée. «Je ferai un compte-rendu fidèle de mon entretien avec le président de la République à l’opposition et à nos militants, mais en attendant, j’annonce publiquement ici la levée de toutes manifestations et grèves prévues par l’opposition», a déclaré M. Diallo à l’issue des discussions. Selon un communiqué de la présidence, les deux dirigeants sont convenus de confier au comité de suivi de l’accord d’octobre 2016 la recherche d’une «solution au différend électoral qui porte sur 6 communes urbaines et 6 communes rurales sur les 342» du pays, ainsi que la révision des listes pour les prochaines législatives, prévues en fin d’année. L’opposition conteste les résultats des élections locales, officiellement remportées par le parti au pouvoir.

Le Chef de l’Etat a également donné instruction «de tout mettre en œuvre pour identifier les différents responsables de toutes les violences qui ont entraîné mort d’hommes et causé d’importants dégâts matériels», afin de les traduire en justice, selon la même source. MM. Condé et Diallo «déplorent l’escalade dans les propos et les comportements inconséquents de personnalités publiques et de citoyens appelant à la haine et à la division des différentes communautés du pays. Ils appellent la justice à appliquer la loi dans toute sa rigueur en la matière», selon la même source.

AFP

Le panel de facilitateurs de l’Union africaine (Ua) a achevé dimanche sa deuxième tournée de rencontres avec les groupes armés en Centrafrique (Rca), a annoncé hier le président du panel dans un communiqué.

Ce panel veut rassembler autour d’une même table de négociations les groupes armés centrafricains et les autorités, dans le cadre d’une «initiative africaine pour la paix» en Rca adoptée en juillet 2017. «Nous venons de conclure notre deuxième tournée auprès des groupes armés», a écrit dans ce texte Moussa B. Nebié, représentant de l’Ua en Centrafrique. «Nous venons de rencontrer le groupe RJ (Révolution justice), à Paoua dans le nord-ouest. Il s’est engagé à accompagner le panel jusqu’à la table ronde qui sera organisée». Le panel a rencontré en outre 14 groupes armés du pays, chacun exprimant ses revendications. La table ronde avec le gouvernement devrait se tenir sous «quelques semaines», selon M. Nebié. Par le passé, plusieurs tentatives de médiation ont été menées sans succès en Centrafrique : accord de Sant’Egidio en 2017, forum de Bangui en mai 2015, forum de Brazzaville en juillet 2014...Malgré ces tentatives, près de 80% du territoire reste sous la coupe de groupes armés et l’autorité étatique ne dépasse guère les faubourgs de la capitale, Bangui. «Nous avons déjà plusieurs fois lancé des appels pour que la paix revienne. Nous sommes sur le terrain, nous sommes en train de tout faire pour dérouler la feuille de route. Après la table ronde, nous aurons une feuille de route plus claire», a ajouté M. Nebié.

AFP

Cinq militants islamistes somaliens shebab ont été tués dimanche lors d’une frappe aérienne menée par l’armée américaine dans le cadre de l’offensive conduite contre ces rebelles jihadistes, a annoncé le commandement américain pour l’Afrique. Cette frappe a été menée à El Buur, dans le centre de la Somalie, à environ 400 kilomètres au nord-est de Mogadiscio, a indiqué l’Africom dans un communiqué, sans fournir de détail supplémentaire sur l’opération.

Un véhicule a été détruit et aucun civil n’a été tué, a affirmé l’armée américaine. Cette frappe américaine est intervenue le jour même d’une attaque des shebab contre une base militaire de l’Union africaine (Ua) à l’extérieur de Mogadiscio, au cours de laquelle quatre soldats ougandais ont été tués et six autres blessés, selon un responsable de la sécurité locale. «Les troupes américaines continueront de faire usage de toutes les mesures autorisées et appropriées pour protéger les citoyens américains et désactiver les menaces terroristes», a poursuivi l’Africom.

AFP

Winnie Mandela, l’ex-épouse du premier président sud-africain noir Nelson Mandela et héroïne de la lutte contre l’apartheid, est décédée hier lundi à l’âge de 81 ans des suites «d’une longue maladie», suscitant une pluie d’hommages pour une «mère de la nation» au parcours toutefois controversé.

Le couple qu’elle a formé avec Nelson Mandela pendant plus de trente ans personnifiait le combat acharné contre le régime raciste. C’est en 1958 que la flamboyante jeune femme au caractère trempé épouse Nelson Mandela. Mais, très vite, le couple est séparé par les activités politiques du mari, condamné en 1964 à la prison à perpétuité.

 Pendant ses 27 années de prison, Winnie résiste aux persécutions incessantes du régime raciste et devient l’égérie de la lutte anti-apartheid. Elle ne plie pas devant les astreintes à domicile, les attaques à la bombe, les détentions. «Les années de prison m’ont endurcie (...) Il n’y a plus rien qui ne me fasse peur», affirmait-elle dans une interview en 1987.

 Les lois imposant la ségrégation entre les Noirs et les Blancs sont finalement abolies en 1991.

 En 1994, c’est la consécration pour Nelson Mandela et son épouse. Lui devient le premier président noir d’Afrique du Sud, elle entre dans le gouvernement. Les années de détention ont porté un coup fatal à leur union. Les frasques de Winnie, son discours violent et les accusations de meurtre portées contre ses gardes du corps l’éloignent de son époux. Le couple se déchire et leur divorce est prononcé en 1996.

 Dans son discours le plus controversé, en 1986, Winnie avait appelé à «libérer ce pays avec des allumettes», une référence au supplice du «collier» enflammé autour du cou des «traîtres».

 En 1998, la Commission vérité et réconciliation (Trc) l’avait déclarée «coupable politiquement et moralement des énormes violations des droits de l’Homme» commises par sa garde rapprochée.

«Quelque chose a terriblement mal tourné», avait déploré il y a quelques années à son sujet Desmond Tutu. A sa mort en 2013, Nelson Mandela, entre-temps remarié avec Graça Machel, ne lui a rien légué. Winnie, très amère, avait saisi la justice, qui l’avait déboutée. L’une de ses dernières apparitions publiques remonte à la conférence de l’Anc en décembre à Johannesburg, où elle avait été saluée par des applaudissements nourris.

 Connue pour ne pas mâcher ses mots, elle avait récemment dénoncé les échecs du gouvernement de l’Anc.

 «La réconciliation n’a été qu’une façade», avait-elle asséné. «Je vis à Soweto, un township créé par le régime d’apartheid pour parquer les Noirs. Un quart de siècle après l’abolition de l’apartheid, il n’y a toujours pas un seul Blanc à Soweto (...) Où est le changement ?»

 AFP

POINT DE MIRE : UNE HÉROÏNE CONTROVERSÉE
Winnie MUn pan historique de l’Afrique du Sud disparait avec la mort de l’héroïne aussi engagée que controversée Winnie Mandela. Car l’image de la passionaria de la lutte anti-apartheid est indissociable de celle dont elle fut l’épouse pendant 38 ans. En épousant à 21 ans un père de famille divorcé de presque 40 ans, la première assistante sociale noire de l’Afrique du Sud diplômée de l’Université se liait au combat de Nelson Mandela contre la politique raciste de l’Apartheid. Très vite, leur mariage sera contrarié par l’engagement politique de Mandela, pour qui la libération de son peuple passait avant sa vie de famille. L’entrée en clandestinité de Nelson Mandela puis son emprisonnement en 1962 l’obligent à reprendre, ses deux fillettes sur les bras, le combat de son époux. Dès lors, la jeune travailleuse sociale du township de Soweto devient la cible des autorités blanches de l’Afrique du Sud. Mais intimidations, pressions, emprisonnement, astreinte à résidence, bannissement à l’écart du monde et attaque de son domicile à la bombe ne la feront pas plier. Au contraire, l’épouse de Mandela maintient la flamme de la résistance contre le régime raciste blanc et continue de le défier. Dès lors, elle devient une figure de proue du Congrès national africain, l’Anc, fer de lance de la lutte anti-apartheid. En 1976, lors de la révolte des lycéens de Soweto, la passionaria des townships les encourage à se battre jusqu’au bout.

 L’image héroïque de la « Mère de la Nation » se craquelle à la fin des années 80 alors qu’elle est rattrapée par les affaires. Elle est alors accusée de violations des droits de l’homme, de tortures et de fraude. L’icône devenue radicale s’était entourée d’une garde rapprochée de jeunes hommes aux méthodes particulièrement brutales, qu’elle baptise le Mandela United Football Club (Mufc). C’est l’époque des terribles lynchages au «necklace», collier de pneu enflammé passé au cou des présumés traitres à la lutte anti-apartheid, une justice expéditive et illégale qu’elle encourage les Sud-africains à appliquer. Mutée cheffe de bande, l’égérie de la cause des noirs sud-africains devient un handicap pour l’Anc avec cet appel direct au meurtre. Une divergence de vue et de méthode apparait très nettement entre ces deux protagonistes de la cause anti-apartheid. L’enlèvement puis le meurtre du jeune militant Stompie Seipei dont elle est reconnue coupable de complicité en 1991 et condamnée à six ans de prison, ultérieurement à une simple amende, précipitent la chute de l’égérie de la libération. Même la Commission vérité et réconciliation chargée de juger les crimes politiques de l’apartheid déclare l’héroïne de la lutte contre l’apartheid coupable politiquement et moralement des violations des droits de l’homme commises par le Mufc.

 La libération de Nelson Mandela et l’abolition de l’apartheid en 1994, symboliseront la victoire du couple mythique face à ce racisme d’Etat, mais aussi précipiteront sa fin et un divorce en 1996 qui révélera les infidélités et les dérives politiques de Winnie. Ministre du gouvernement de son époux, elle sera limogée pour indiscipline, puis mise au ban de l’Anc et condamnée de nouveau pour fraude. Réintégrée quatre ans plus tard, Winnie s’illustre par son absentéisme au Parlement, son grand train de vie et les vertes critiques contre son illustre mari. «Elle était une formidable égérie de la lutte, une icône de la libération. Et puis, quelque chose a terriblement mal tourné», dira d’elle le prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu, président de la Commission vérité et réconciliation, et ami de Nelson Mandela. Quelque chose qui s’appelle dérapages politiques et affaires de corruption. Mais à l’annonce de sa mort, le respect de sa mémoire des années de braise, le souvenir de celle qui incarnait le défi et la résistance à l’Apartheid, l’évocation de la combattante de la liberté qui a profondément inspiré tous les Sud-africains et des générations de militants, réhabilitent pour la postérité «Mama Winnie», la flamboyante passionaria au caractère trempé et qui ne mâchait pas ses mots. Après la période héroïque et la chute, repos éternel pour l’égérie des quartiers pauvres de Soweto.

Par Dié Maty FALL

Au moins douze Palestiniens de la bande de Gaza ont été tués hier par l’armée israélienne lors d’un face-à-face tendu à la frontière entre des milliers de manifestants palestiniens et des soldats israéliens qui a dégénéré en affrontements, parmi les plus sanglants de ces dernières années.
Des dizaines de milliers de Palestiniens, notamment des femmes et des enfants, avaient convergé le long de la barrière frontalière qui sépare la bande de Gaza d’Israël dans le cadre de “la grande marche du retour”.

Ce mouvement de protestation doit durer six semaines pour exiger le “droit au retour” des réfugiés palestiniens et dénoncer le strict blocus de Gaza.
Un petit nombre d’entre eux s’est approché à quelques centaines de mètres de cette barrière ultra-sécurisée, régulièrement le théâtre de heurts sanglants entre habitants de l’enclave sous blocus et soldats. Ces derniers ont répliqué en tirant à balles réelles et en usant de gaz lacrymogènes.

Selon le ministère de la Santé dans la bande de Gaza, 12 Palestiniens ont été tués et plus de 1 200 blessés dans les affrontements avec l’armée israélienne.
En fin de journée, l’armée israélienne a dit avoir frappé trois positions du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, en représailles à une tentative d’attaque de ses soldats par des manifestants. La “grande marche du retour” a été lancée à l’occasion de la “Journée de la Terre”, qui marque chaque 30 mars la mort en 1976 de six Arabes israéliens lors de manifestations contre la confiscation de terrains par Israël. Les Arabes israéliens sont les descendants de Palestiniens restés sur place à la création de l’Etat d’Israël en 1948.

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Trois personnes ont été condamnées cette semaine en Mauritanie à des peines de 10 et 20 ans de prison ferme pour pratiques esclavagistes, a-t-on appris hier de sources concordantes. Les ONG de défense des droits de l’Homme accusent la Mauritanie de “déni” et de “censure” face à la persistance de cette pratique, officiellement abolie en 1981.
La Mauritanie s’est cependant dotée en décembre 2015 de trois tribunaux spécialisés dans les affaires d’esclavage, à Nouakchott, Nouadhibou (nord-ouest) et Néma (sud-est). Ce dernier avait prononcé une première condamnation en mai 2016, à l’encontre de deux hommes, qui avaient écopé de cinq ans de prison ferme.

Dans deux affaires distinctes, le tribunal de Nouadhibou a condamné mercredi une femme à dix ans de prison pour esclavage de trois sœurs, et à vingt ans un père, décédé avant le jugement, et son fils, a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Dans cette seconde affaire, “le père Saleck Ould Oumar et son fils, qui n’a pas assisté au jugement, ont été condamnés par contumace pour avoir réduit en esclaves la famille Joumaa, de quatre membres, dont deux enfants”, a précisé la même source.
“Le procès s’est bien déroulé, dans le respect des règles, et la loi a été dite”, s’est réjoui l’avocat des victimes, El-Id Ould Mohameden, pour qui “l’espoir est né de pouvoir aboutir à une normalisation de la situation humanitaire dans le pays”.

Au premier procès, la prévenue, Ar-Rabiaa Mint Hammadi, avait fait valoir qu’elle n’avait pas d’enfant et avait assuré avoir élevé l’une des plaignantes comme sa fille, “satisfaisant à tous ses besoins sans sentir la nécessité de lui fixer un salaire précis”, selon les mêmes sources.
Ce à quoi le procureur de la République lui a répliqué : “Il n’y a pas un esclavage doux et un autre rugueux, c’est un crime”.
Le président de l’association SOS esclavage, Boubacar Ould Messaoud, s’est félicité de ce jugement qui “doit servir d’exemple pour une évolution normale des choses et pour enfin permettre à tous les Mauritaniens de dépasser cette tare et apprendre à vivre ensemble en toute quiétude”.

(AFP)

 

L’interdiction de vie politique en Thaïlande sera levée en juin, a affirmé hier la junte au pouvoir, qui avait imposé de très strictes restrictions depuis son coup d’Etat il y a quatre ans mais a finalement promis des élections début 2019.

Depuis mai 2014, les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits, empêchant les partis politiques de fonctionner normalement. Même durant le référendum sur la Constitution en 2016, il était interdit de faire campagne.
Mais à quelques mois des élections, la pression sur la junte est de plus en plus grande.
“Il est prévu de lever l’interdiction en juin ce qui permettra aux nouveaux partis d’être prêts”, a expliqué à l’AFP Kongcheep Tantravanich, le porte-parole du ministère de la Défense.
“Les grands partis traditionnels sont prêts, les nouveaux venus ont besoin de temps. Donc, ils pourront tous commencer en même temps en juin”, a-t-il ajouté.
Mercredi dernier, lors d’une réunion de la commission électorale, les partis avaient demandé des clarifications mais aussi la permission de faire campagne librement, une confirmation de la date du scrutin et la garantie que les élections seraient transparentes.

La vie politique thaïlandaise est dominée depuis près de 20 ans par le parti Puea Thai, qui a remporté toutes les élections nationales depuis 2001.
Il est aujourd’hui affaibli par l’exil de ses principaux chefs, Yingluck et Thaksin Shinawatra, pour échapper à des poursuites qu’ils jugent politiques.

Pour la première fois en public depuis la fuite de Yingluck Shinawatra en août, ils sont tous les deux apparus à Tokyo lors d’une soirée de lancement d’un livre d’un ancien ministre japonais.  Depuis leur arrivée aux manettes, les militaires craignent un retour au pouvoir de la famille Shinawatra, leur bête noire. D’où, selon les analystes, le peu d’entrain des militaires à organiser un scrutin. Après le coup d’Etat de 2006, les Shinawatra étaient en effet revenus au pouvoir dès les premières élections organisées.

Les militaires ont donc cette fois-ci davantage préparé le terrain. La nouvelle Constitution leur assure maintenant un verrouillage institutionnel : le Sénat, où plusieurs sièges sont réservés aux militaires, sera entièrement nommé et aura un contrôle sur le Parlement.
La Constitution contient également une disposition qui permet au Parlement d’installer un Premier ministre non-élu, un scénario qui intéresserait, selon les analystes, le chef de la junte, Prayut Chan-O-Cha.

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Les voyageurs qui voudront se rendre aux Etats-Unis vont bientôt devoir fournir leurs identités sur les réseaux sociaux, leurs précédents numéros de téléphone ainsi que leurs adresses email, selon un projet du département d’Etat publié vendredi.

Cette mesure devrait concerner dix millions de personnes par an, qui souhaitent obtenir un visa de tourisme ou qui aspirent à immigrer aux Etats-Unis. Mais elle n’affectera pas les voyageurs diplomatiques ni les responsables gouvernementaux. Le programme d’exemptions de visas (ESTA) dont bénéficie une quarantaine de pays riches —notamment trente en Europe— n’est pas mentionné dans ce texte. Rempli préalablement sur Internet, il permet à ces ressortissants de rester 90 jours aux Etats-Unis sans avoir à passer par la lourde procédure d’obtention d’un visa. Avec l’annonce d’hier s’ouvre une période de consultation publique de soixante jours sur ces modifications, qui devraient être approuvées le 29 mai prochain.

Les visiteurs concernés devront notamment préciser, à partir d’une liste de réseaux sociaux qui leur sera soumise, sur quelles plateformes ils sont inscrits, et fournir “les identifiants utilisés (...) sur ces plateformes au cours des cinq ans précédents la date de la demande”. “D’autres questions portent, pour les cinq dernières années, sur les numéros de téléphone, adresses de courriels et voyages à l’étranger”, selon le document publié par le Journal Officiel américain (Federal Register).

La mise en place de telles requêtes a été évoquée pour la première fois l’an dernier dans le cadre de ce que le président Donald Trump a appelé une “vérification poussée” des personnes souhaitant venir aux Etats-Unis. Ce que les organisations de défense des droits civiques ont vivement critiqué, au nom de la protection de la vie privée. Les autorités avancent que cela leur permettrait d’identifier des extrémistes potentiels, comme le couple qui a commis la fusillade en décembre 2015 à San Bernardino (Californie) et qui avait obtenu un visa malgré le fait qu’ils auraient prôné le “jihad” sur les réseaux sociaux.
Lors de la dernière année fiscale, quelque 559 536 personnes ont déposé une demande de visa d’immigration et 9,7 millions pour différentes formes de visas de visite aux Etats-Unis.

(AFP)

 

Les avocats de la défense au procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina ont décidé de se “retirer” de l’audience, après le rejet par le tribunal de plusieurs listes de témoins dont celle présentée par les principaux accusés.

“Nous quittons la salle à notre corps défendant”, a déclaré Me Dieudonné Bonkoungou, un des avocats du général Gilbert Diendéré.
A l’ouverture de l’audience, le tribunal avait estimé que la convocation et la présence des témoins incombait à la partie citant, en l’occurrence la défense. Le tribunal a également rejeté plusieurs listes de témoins demandés par la défense pour “non respect des procédures”.

A la lecture de cette décision, les avocats de la défense, après avoir bénéficié d’une pause de trente minutes pour se concerter, ont souhaité une suspension du procès de deux mois afin de faire comparaître leurs témoins.  Cette demande a été rejetée par le tribunal.
“Dans ces conditions, nous ne pouvons pas assister au procès”, a estime Me Bougnoule.
“Si nous voulons la manifestation de la vérité, il faut que les témoins cités puissent comparaître, ce qu’on nous refuse”, a souligné Me Mathieu Somé, un autre avocat de la défense.

La défense souhaite notamment voir comparaître le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, l’ancien président de la transition Michel Kafando, l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida, des diplomates ainsi que des autorités coutumières et religieuses.

Lé défense aimerait aussi entendre les présidents Macky Sall, Mahamadou Issoufou et l’ancien chef d’État béninois Yayi Boni qui avaient effectué des missions de l’Union africaine dans le pays pendant la crise.  “Cette attitude est curieuse”, a réagi Me Sayouba Néya, un avocat de la partie civile, reprochant à  la défense de ne pas avoir fait ce “qu’il fallait pour que ces témoins comparaissent”.
“C’est leur droit de quitter la salle mais cela n’empêche pas que la procédure continue”, a-t-il souligné.
Malgré le retrait des avocats de la défense, le tribunal a poursuivi l’audience, prenant notamment une ordonnance de jugement par défaut contre une dizaine d’accusés en fuite, dont Fatoumata Diendera, l’épouse du général Diendéré.

(AFP)

 

Moscou a ordonné hier l’expulsion de plus de 50 diplomates d’une vingtaine d’Etats en représailles contre les pays ayant décidé la semaine dernière de chasser des diplomates russes dans le cadre de l’affaire Skripal, la plus importante vague d’expulsions croisées du genre de l’Histoire.Les ambassadeurs de 23 pays parmi lesquels la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, le Canada et la Pologne ont été convoqués au ministère russe des Affaires étrangères, où ils se sont vus notifier les mesures d’expulsion prises à l’encontre de leurs diplomates.

“Il leur a été remis une note disant qu’en protestation aux accusations déraisonnables et aux expulsions de diplomates russes (...), la Russie déclare personae non gratae le nombre correspondant d’employés diplomatiques”, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
Concrètement, Moscou répond à l’identique, en expulsant le même nombre de diplomates que chaque pays a expulsé de diplomates russes. Quatre diplomates de l’Allemagne, de la France, de la Pologne ou du Canada devront par exemple quitter la Russie.

Treize diplomates ukrainiens devront également quitter Moscou, un nombre identique au nombre de Russes qui avaient été contraints de quitter Kiev cette semaine.
Selon un décompte effectué par l’AFP, 56 diplomates de 22 pays vont être expulsés de Russie après les mesures annoncées hier. A ce chiffre devraient s’ajouter les représailles de Moscou contre l’Australie et la Macédoine, qui n’ont pas encore été rendues publiques. Canberra avait expulsé deux diplomates russes, et Skopje un.
Au total, avec l’annonce par Sergueï Lavrov jeudi soir de l’expulsion de 60 diplomates américains, au moins 119 diplomates en poste en Russie devront quitter le pays.

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Sans surprise, Abdel Fattah al-Sissi va être reconduit à la tête de l’Egypte, avec plus de 90 % des voix, après une élection présidentielle marquée par une participation frileuse d’environ 40 %, selon les premières estimations publiées, hier, par la presse d’Etat.

Le seul autre candidat, Moussa Mostafa Moussa, a recueilli environ 3 % des voix, d’après ces estimations. Les résultats officiels seront proclamés lundi. Un peu plus d’un électeur sur trois seulement s’est rendu aux urnes, de lundi à mercredi, lors d’un scrutin à travers lequel le pouvoir a cherché à consolider l’autorité sans partage qu’exerce M. Sissi sur l’Egypte depuis son élection en 2014.

Selon le quotidien d’Etat Al-Ahram, M. Sissi a obtenu 92 % des voix, représentant quelque 23 millions d’électeurs. Le quotidien d’Etat Akhbar al-Youm et l’agence officielle Mena fournissent des chiffres similaires.

Au total, Al-Ahram estime que 25 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes, sur près de 60 millions de personnes inscrites sur les listes, soit un taux de participation de quelque 41,5 %. Les trois jours de scrutin se sont déroulés sans incident notable sous la protection ostensible des forces de sécurité après un attentat samedi, à Alexandrie (nord), dans lequel deux policiers ont été tués. L’unique adversaire du président, Moussa Mostafa Moussa, était un inconnu du grand public et un partisan affiché du chef de l’Etat. Cet homme d’affaires de 65 ans a remporté environ 3 % des voix selon les premières estimations d’Al-Ahram. M. Mostafa Moussa a estimé, dès mercredi soir, à la chaîne de télévision privée Sada el-Balad, qu’il avait perdu l’élection au vu des premiers résultats partiels publiés en soirée.

Chef du minuscule parti libéral Al Ghad, il s’était lancé dans la course in extremis après que d’autres candidats potentiels avaient été emprisonnés ou découragés. «J’espérais obtenir une moyenne de 10 % (du total des voix), mais je connais l’immense popularité du président Sissi», a-t-il dit, mercredi soir, à Ahmed Moussa, un présentateur pro-régime sur Sada el-Balad. Avant l’élection, M. Moussa Mostafa affirmait pourtant à la presse qu’il se présentait «pour gagner» et qu’il n’était pas «téléguidé» par le président.

Parmi les résultats locaux, encore partiels, publiés par Al-Ahram figurent ceux d’Al-Bahaira, la ville natale du fondateur des Frères musulmans, Hassan al-Banna, où M. Sissi a remporté 1,5 million de voix contre 44.000 pour M. Mostafa Moussa.
A Alexandrie, la deuxième ville du pays, selon Al-Ahram, le président sortant a remporté 1,2 millions de voix contre quelque 40.000 pour son adversaire, avec un taux de participation de 37 %.

AFP

 

Les Sierra-Léonais élisent, demain, leur président, avec quatre jours de retard sur le calendrier initial, lors d’un second tour très indécis entre l’héritier du président sortant et le candidat du principal parti d’opposition, arrivé de peu en tête au premier tour.

Quelque 3,1 millions d’électeurs sont appelés à choisir le successeur du président Ernest Bai Koroma, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats à la tête du pays.
Au premier tour, le 7 mars, marqué par une participation de plus de 84 %, le peu connu Samura Kamara, homme lige de M. Koroma et candidat de l’Apc, le parti au pouvoir, avait remporté 42,7 % des suffrages. Il avait été devancé par celui du principal parti d’opposition, le Slpp, l’ancien général Julius Maada Bio, avec 43,3 % des voix. Le second tour entre les deux partis qui se succèdent au pouvoir depuis l’indépendance, en 1961, était programmé pour le 27 mars. Mais, alors que la campagne vivait ses dernières heures, les préparatifs du vote ont été suspendus, le 24 mars, par la justice à la suite d’un recours d’un avocat de l’Apc. Malgré le rejet de ce recours, lundi, compte tenu du retard pris dans l’organisation du scrutin, la Commission électorale nationale (Nec) a réclamé et obtenu un délai de quatre jours pour tenir le second tour. M. Bio avait fait monter la pression en accusant le président Koroma de «pousser la Sierra Leone au bord du chaos» par des manœuvres dilatoires, mais lui et M. Kamara ont finalement accepté de bonne grâce le report du scrutin. Si l’administration sortante a réussi à attirer les investisseurs pour reconstruire le pays, dévasté par la guerre civile (1991-2002) qui a fait quelque 120.000 morts, l’économie reste fragile après les chocs de l’épidémie d’Ebola, en 2014-2016, et de la chute des cours mondiaux des matières premières. Le futur président et son gouvernement «devraient se focaliser davantage sur l’éducation et venir en aide aux jeunes», estime un enseignant de Freetown, Bawah Kahnu. «Il faudrait aussi améliorer les services de santé. Parce que ces choses-là nous touchent directement», souligne-t-il.

AFP

 


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