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Actualités Internationales (2225)

Les deux favoris de la présidentielle au Liberia, le sénateur George Weah, légende du football africain, et le vice-président sortant, Joseph Boakai, étaient en tête des résultats partiels provisoires annoncés hier par la Commission électorale nationale (Nec).

Ces résultats, les premiers depuis le vote mardi pour désigner le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique, ne permettaient pas encore de déterminer si un second tour serait nécessaire, a souligné lors d’une conférence de presse le président de la Nec, Jerome Korkoya.

«Cette commission est résolue à publier des résultats en temps utile, mais cela ne peut se faire au détriment de l’exactitude», a-t-il déclaré, soulignant qu’elle n’avait encore «proclamé aucun vainqueur». Ces résultats portent selon les provinces sur des pourcentages allant jusqu’à 48 % des suffrages, beaucoup moins pour la plupart.

Dans la province de la capitale, Monrovia, qui concentre près de 40 % des quelque 2,1 millions d’électeurs du pays et où il a été élu sénateur en 2014, sur seulement 14,8 % de bulletins dépouillés, George Weah obtenait plus de 50 %, contre 26,6 % à Joseph Boakai.

Parmi les provinces les plus peuplées, l’ancien footballeur était crédité d’une légère avance sur le vice-président dans celle de Bong (nord-est de Monrovia) et Margibi (est), tous deux devançant largement les autres candidats, sur respectivement 48 et 28 % des suffrages.

M. Boakai paraissait sans surprise devoir s’imposer dans sa province natale de lofa (nord), la quatrième en nombre d’électeurs, sur près de 30 % des bulletins, la seule dans laquelle il semblait faire la course en tête

Mardi, la présidente sortante, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats de six ans, a estimé que le Liberia était «prêt pour la transition», la première d’un dirigeant élu à un autre dans ce pays «depuis trois générations».

Mme Sirleaf, prix Nobel de la paix 2011, avait déjà appelé la veille les Libériens à mesurer «le chemin parcouru» depuis la guerre civile qui a fait quelque 250.000 morts entre 1989 et 2003.

AFP

 

L’ordre des avocats a appelé hier à Abidjan à une réforme du système judiciaire ivoirien, évoquant la «soif de justice compétente et impartiale» de la population.

«L’état actuel de la justice est peu réjouissant, rongée qu’elle est par les lenteurs de procédure, les défaillances des enquêtes de police, le surpeuplement carcéral», a déploré le bâtonnier de l’ordre des avocats, Abbé Yao, lors d’une cérémonie.

Les Ivoiriens ont «soif de justice», «une justice compétente, intègre et impartiale», a-t-il poursuivi à l’occasion de la rentrée judiciaire 2017-2018, couplée à une cérémonie d’installation de nouveaux magistrats.

«C’est une vraie infamie qui est jetée à la figure des membres du corps judiciaire, quand se propage dans l’opinion publique ivoirienne, et, c’est encore plus grave, internationale, l’idée que nos forces seraient gangrénées par le cancer social de la corruption», a martelé Abbé Yao, appelant à des réformes.

Le bâtonnier a salué l’installation de nouveaux responsables, notamment Aly Yéo, premier président de la Cour d’appel, et Marie-Léonard Lébry, procureur général du tribunal d’Abidjan.
«Je ferai en sorte que les magistrats sous mon autorité fassent preuve d’une grande probité et d’une intégrité morale qui les mettent à l’abri des critiques», a promis M. Lébry.

AFP

 

La rentrée des classes n’a toujours pas eu lieu en Guinée-Bissau, dix jours après la date officielle, en raison d’une grève des enseignants, qui réclament le paiement des salaires du mois de septembre, a-t-on appris hier auprès des autorités et des syndicats.

Le gouvernement bissau-guinéen mène depuis septembre des enquêtes pour débusquer les fonctionnaires fictifs ou irrégulièrement recrutés. La décision a abouti à «bloquer les salaires de septembre de plus de 8.000 (fonctionnaires). 4.000 enseignants sont touchés par la mesure», a indiqué à l’Afp une source au ministère des Finances.

«Il y a 32.000 fonctionnaires dans l’administration publique. Nous avons besoin de connaître la réalité afin de corriger les nombreuses irrégularités», a déclaré à la presse le secrétaire d’Etat à la Fonction publique, Marcelino Lopes Cabral.

La rentrée des classes était prévue le 2 octobre mais après le blocage des salaires de septembre, les deux principaux syndicats d’enseignants ont appelé leurs membres à suspendre toute activité tant que cette question ne serait pas réglée.

«La rentrée scolaire va être affectée par le blocage des salaires puisque les enseignants ne veulent reprendre les cours que lorsque leurs salaires seront versés», a affirmé à la presse Estevao Gomes Co, président de l’Union nationale des travailleurs de Guinée (Untg), principale centrale syndicale du pays.

Il s’exprimait lors d’une réunion d’une centaine d’organisations de travailleurs de divers secteurs, dont les enseignants, les transporteurs et les commerçants, qui menacent de déclencher une grève générale si les salaires de septembre ne sont pas versés et si les augmentations de salaires promises par le gouvernement en mai aux fonctionnaires ne sont pas appliquées.

AFP

 

Le mouvement islamiste Hamas et son rival palestinien du Fatah ont signé hier jeudi au Caire un accord de réconciliation destiné à mettre fin à une décennie de déchirements, en se laissant deux mois pour résoudre les problèmes les plus épineux.

Mais Israël a rapidement signifié qu’il ne traiterait pas avec un gouvernement d’unité palestinien si celui-ci ne reconnaissait pas Israël et ne désarmait pas le Hamas. Une réconciliation avec le Hamas «ne fait que compliquer» la recherche de la paix avec Israël, a dit le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Le Hamas et le Fatah, encore à couteaux tirés il y a quelques semaines, ont annoncé leur accord après deux jours de négociations tenues dans le plus grand secret au Caire.

L’Autorité palestinienne, entité internationalement reconnue supposée préfigurer un Etat palestinien indépendant, assumera d’ici au 1er décembre «toutes les responsabilités» dans la bande de Gaza, actuellement gouvernée sans partage par le Hamas, ont indiqué dans un communiqué les Renseignements égyptiens, qui ont parrainé les négociations.
Les deux camps se donnent jusqu’à cette date pour régler tous leurs différends, ajoute le texte.

Une nouvelle réunion est prévue au Caire le 21 novembre pour discuter de la formation d’un gouvernement d’unité. Les termes de l’accord ont été divulgués de manière fragmentaire et des questions essentielles semblent rester en suspens. Mais le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a salué ce moment auprès de l’Afp comme «l’accord final pour mettre fin aux divisions» palestiniennes. L’accord a suscité des scènes de joie dans la bande de Gaza, où des milliers de personnes sont descendues dans la rue, chantant des chansons célébrant l’unité palestinienne et distribuant des friandises.

AFP

 

Emmanuel Macron a lancé hier le chantier de son deuxième volet de réformes sociales, notamment celle, délicate, des indemnités des chômeurs, dans un climat alourdi par les premières mesures dans le domaine du droit du travail, critiquées par les syndicats.

«Objectif : inventer de nouvelles protections», a tweeté Emmanuel Macron à la mi-journée pour vanter son projet. Le président va recevoir jusqu’aujourd’hui au palais de l’Elysée les organisations patronales et les syndicats, alors que ces derniers ne parviennent pas à présenter un front uni face au gouvernement, certains étant sur une ligne dure, comme la Cgt, d’autres sur une ligne plus conciliante, comme la Cfdt.

Au cours des premières rencontres avec les responsables syndicaux Jean-Claude Mailly (Fo), Philippe Martinez (Cgt) et François Hommeril (Cfe-Cgc), rien de nouveau n’a filtré sur le contenu des réformes. «L’architecture n’est pas encore définie, cela va faire l’objet des discussions dans les semaines à venir», selon M. Mailly. Leur succéderont les six autres leaders syndicaux et patronaux, dont le patron des patrons Pierre Gattaz (Medef) dans l’après-midi et Laurent Berger (Cfdt) vendredi matin.

Le président Macron reprend la méthode qui lui avait permis il y a quatre mois de faire passer ses ordonnances réformant le droit du travail : il ouvre le bal de la concertation, avant de passer le relais au Premier ministre Edouard Philippe et à la ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui recevront les partenaires sociaux à Matignon de mardi à jeudi prochain. Un projet de loi est attendu en avril.

Une méthode qui a permis de faire passer la réforme sans provoquer une vaste fronde sociale, notamment grâce à une division syndicale, mais qui est contestée par le syndicat Cgt. Après une heure de tête à tête avec M. Macron, son patron Philippe Martinez a réclamé des discussions sur la base d’un «texte» et l’organisation de «multilatérales» réunissant tous les partenaires sociaux.

AFP

 

La Centrafrique «n’est pas en situation de pré-génocide», a estimé hier à Bangui le conseiller spécial de l’Onu pour la prévention du génocide, Adama Dieng, alors que ce sujet fait l’objet d’une controverse depuis l’été.

«La République centrafricaine n’est pas en situation de pré-génocide. (Un génocide) est un processus long», a déclaré Adama Dieng, lors d’une conférence de presse au terme d’une visite de six jours dans le pays. Pour le conseiller onusien, arrivé sur place le 6 octobre, il y a néanmoins des «indicateurs» qui «peuvent aboutir (...) s’ils ne sont pas maitrisés (...) aux crimes de génocide».

Parmi ces «indicateurs» figurent des «violations graves à l’encontre des populations civiles pour leur supposée appartenance ethnique et religieuse», mais aussi la faiblesse de l’Etat et la prolifération des groupes armés, a-t-il précisé.
«La situation est grave» en Centrafrique, a martelé M. Dieng, qui a effectué une visite à Bria (est), théâtre de massacres en juin et en août, où il notamment a rencontré des groupes armés. Il a «condamné avec la plus grande fermeté l’incitation à la haine ethnique et confessionnelles», et nomme ceux qu’il estime en être responsables: les groupes armés, les milices, mais aussi des «hommes politiques complices».

Ces derniers veulent selon lui «asseoir leur contrôle territorial, mobiliser des combattants, ou étendre leur prédation aux propriétés privés», a-t-il déclaré sans donner de nom.

Lundi, plusieurs groupes armés ont signé un accord de cessez-le-feu et de libre circulation dans deux préfectures du centre-est de la Centrafrique, alors qu’ils avaient déjà signé en juin un accord de cessez-le-feu à Rome sous l’égide de la communauté de Sant’Egidio qui n’a pas tenu plus de quelques heures.

AFP

 

Madrid a donné au président séparatiste catalan Carles Puigdemont jusqu’au jeudi 19 octobre pour revenir sur sa déclaration d’indépendance enclenchant un compte à rebours avant d’utiliser l’arme de la suspension de l’autonomie de la Catalogne.

M. Puigdemont a d’abord jusqu’à lundi à 10h00 (08h00 Gmt) pour «clarifier» sa position sur l’indépendance, a annoncé le chef du gouvernement Mariano Rajoy.

Si le leader catalan persiste, ou ne répond pas, le gouvernement lui accordera un délai supplémentaire jusqu’au jeudi 19 octobre à 10h00 pour faire machine arrière, avant de prendre le contrôle de la Catalogne comme le lui permet l’article 155 de la Constitution.

La suspension de l’autonomie, sans précédent depuis 1934, serait considérée par beaucoup de Catalans comme un affront. Elle pourrait déclencher des troubles dans cette région très attachée à sa langue et sa culture et qui avait récupéré son autonomie après la mort du dictateur Francisco Franco (1939-1975).

Lors d’une séance confuse mardi au parlement de Catalogne, «a été annoncé une déclaration unilatérale d’indépendance qui a ensuite été suspendue mais qui a plus tard été signée», avait résumé avec sarcasme le chef du Parti socialiste espagnol Pedro Sanchez, évoquant une «cérémonie de l’absurde».

Les dirigeants indépendantistes s’appuient sur la victoire du oui à l’indépendance au référendum d’autodétermination interdit et contesté du 1er octobre - avec 90% des voix et une participation de 43%, selon eux - pour justifier leur déclaration d’indépendance. A ce stade, elle a seulement un caractère «symbolique», a cependant assuré mercredi le porte-parole du gouvernement catalan Jordi Turull.

AFP

La Commission électorale kényane a annoncé hier que les huit candidats en lice lors de l’élection présidentielle du 8 août, invalidée par la justice, peuvent se représenter au scrutin du 26 octobre, se conformant ainsi à une décision de justice.

A la suite de l’annulation par la Cour suprême du Kenya de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, la Commission électorale (Iebc) avait convoqué une nouvelle élection, fixée au 26 octobre, entre M. Kenyatta et l’opposant Raila Odinga. A eux deux, ils avaient raflé la quasi-totalité des voix.

Mais hier, saisie par un des six autres candidats de l’élection du 8 août, la Haute cour de Nairobi a jugé que tous les candidats du premier scrutin devaient pouvoir, s’ils le souhaitent, se représenter à l’élection du 26 octobre.
«Dès lors, la position de la Commission est que les candidats à la nouvelle élection présidentielle prévue le 26 octobre devraient comprendre l’ensemble des huit candidats qui ont participé à l’élection présidentielle du 8 août», a annoncé l’Iebc dans un communiqué publié mercredi soir.

Mardi, Raila Odinga avait annoncé son retrait de l’élection du 26 octobre, estimant que les conditions n’étaient pas réunies pour garantir un scrutin libre et équitable.
Selon l’opposition, qui se fonde sur une analyse de la jurisprudence et de la loi électorale, le retrait de M. Odinga devrait automatiquement conduire à l’annulation de l’élection du 26 octobre et à l’organisation d’un nouveau processus électoral à une date ultérieure.

AFP -

 

Les Libériens devaient encore patienter pour connaître les premiers résultats de la présidentielle pour désigner le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique, dont la Commission électorale a reporté l’annonce d’au moins 24 heures.

Au lendemain de ce vote marqué par une forte participation, émaillé par endroits de problèmes d’organisation, l’incertitude demeurait notamment sur la tenue d’un éventuel second tour, si aucun des 20 candidats ne l’emportait dès le premier.
Les deux favoris, le sénateur George Weah, légende du football africain, battu par Mme Sirleaf au second tour en 2005, puis comme candidat à la vice-présidence en 2011, et le vice-président sortant, Joseph Boakai, semblaient néanmoins se détacher, selon des résultats partiels provisoires diffusés par les radios. «Si ces résultats sont confirmés par la Nec (Commission électorale nationale, Ndlr), cela veut dire que Weah et Boakai feront certainement la course en tête», a déclaré à l’Afp James Nimely, professeur de science politique.

Si cette avance se vérifie, la troisième place devrait se jouer entre l’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine et un ancien dirigeant de Coca-cola pour l’Afrique, Alexander Cummings, selon les experts.

La Nec n’a pas pu donner comme prévu hier de premiers résultats, notamment en raison de défaillances en matière d’organisation, qui devraient nécessiter un nouveau vote dans une circonscription du nord du pays, a reconnu son président, Jerome Korkoya.

«La Nec ne devrait pas être en mesure de commencer à publier les résultats aujourd’hui (hier). Nous espérons pouvoir débuter ce processus demain (aujourd’hui), a indiqué M. Korkoya, déplorant des indications erronées fournies par les agents électoraux dans les files d’attente.

Outre leur futur chef de l’Etat, les plus de deux millions d’électeurs de ce petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest ont voté pour renouveler les 73 sièges de la Chambre des représentants. Les législatives ne comportent qu’un seul tour.

AFP

 

Le gouvernement ivoirien a réfuté hier toute forme de «dissension» entre le président Alassane Ouattara et le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, deux jours après l’incarcération d’un proche de ce dernier dans une affaire sensible de cache d’armes.

«Il n’y a pas de raison qu’il y ait des dissensions entre lui (M. Soro) et le président de la République», a déclaré le porte-parole du gouvernement Bruno Koné, répondant à la presse à l’issue du conseil des ministres. «En tout cas s’il y en a, cela ne viendra pas du président de la République», a-t-il ajouté. La presse ivoirienne spécule depuis des mois sur la rivalité entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara, prêtant à M. Soro l’ambition d’accéder à la tête de l’Etat lors de la prochaine élection présidentielle en 2020. L’arrestation et l’incarcération lundi de Souleymane Kamaraté Koné, dit «Soul to Soul», chef du protocole du président de l’Assemblée nationale, inculpé de «complot contre l’Etat», après la découverte en mai d’une importante cache d’armes dans sa villa lors d’une mutinerie de soldats, a relancé ces spéculations.

A un journaliste qui lui demandait s’il y avait désormais une «guerre ouverte» entre MM. Ouattara et Soro, Bruno Koné a répondu : «Il n’y a pas de guerre ouverte, il n’y a aucune raison qu’il y en ait. Le président de l’Assemblée nationale est membre du parti au pouvoir». Il a ajouté que le gouvernement «laissait la justice faire». Dans une lettre ouverte publiée en ligne ce mercredi, Souleymane Kamaraté Koné accuse le pouvoir de viser Guillaume Soro à travers lui.
C’est «Alassane Ouattara (...) qui m’expédie en prison. Aujourd’hui, à cause de mon patron Guillaume Soro, je suis en prison. Ce n’est pas moi qu’on vise!», a-t-il affirmé.

AFP -

 

Trois cents membres présumés de Boko Haram ont été officiellement placés en détention provisoire hier au Nigeria, alors que les premiers grands procès liés au groupe jihadiste ont débuté la veille.

Les audiences se déroulent à huis clos pour des «raisons de sécurité» devant quatre tribunaux civils installés dans un centre de détention militaire à Kainji, dans l’Etat du Niger (centre). Trois affaires distinctes, impliquant chacune 100 accusés, ont été examinées dans trois tribunaux, a déclaré le ministère de la Justice dans un communiqué. Selon son porte-parole, Salihu Othman Isah, les juges ont ordonné que tous les accusés soient placés en détention provisoire pendant 90 jours, dans l’attente d’enquêtes approfondies. Les audiences reprendront le 9 janvier.

Le ministère de la Justice a assuré lundi que les procès seraient «justes», et que les accusés seraient «poursuivis et non persécutés». Il a toutefois reconnu que de nombreux écueils attendent les juges, évoquant notamment des «enquêtes mal menées» en raison de l’insécurité en zone de guerre et d’une «trop grande dépendance sur les preuves fondées sur les aveux».

En huit ans de conflit, seules 13 personnes ont été jugées et neuf condamnées pour leurs liens avec Boko Haram, selon des chiffres officiels.

AFP

Plus de deux millions de Libériens ont commencé hier mardi à voter pour désigner le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique, au cours d’un scrutin très ouvert devant enraciner la démocratie dans un pays encore meurtri par la guerre civile.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 Gmt et fermeront à 18H00 Gmt, les premiers résultats étant attendus dans les 48 heures. Le scrutin présidentiel se déroule en deux tours, à moins qu’un candidat n’obtienne la majorité absolue dès le premier. Les législatives ne comportent qu’un seul tour.

Parmi les favoris figurent le sénateur Weah, légende du football africain —battu au second tour par Mme Sirleaf en 2005, puis comme candidat à la vice-présidence en 2011—, le vice-président Joseph Boakai, l’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine et les puissants hommes d’affaires Benoni Urey et Alexander Cummings.

Dans une allocution, Mme Sirleaf, 78 ans, couronnée par le prix Nobel de la Paix en 2011, a salué lundi «un jour historique pour notre nation et la consolidation de la jeune démocratie libérienne».

Elle a appelé ses concitoyens à mesurer «le chemin parcouru, en tant que nation et que peuple, qui a permis de passer d’une société détruite par le conflit et la guerre à l’une des démocraties les plus vivaces d’Afrique de l’Ouest», en référence aux guerres civiles atroces qui ont meurtri le pays entre 1989 et 2003, faisant quelque 250.000 morts.

Elle les a exhortés à voter pacifiquement et selon leur conscience et à «respecter le résultat».

La victoire devrait se jouer en grande partie parmi les quelque 21% d’électeurs âgés de 18 à 22 ans, qui élisent leur président pour la première fois.

Avec 20 candidats en lice et la sortante dans l’impossibilité de se représenter après deux mandats, l’hypothèse d’un second tour paraît la plus probable.

L’Union européenne (Ue), l’Union africaine, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et les Etats-Unis ont déployé des observateurs pour garantir un scrutin libre et transparent.

AFP

Le président séparatiste catalan, Carles Puigdemont, a renoncé hier soir à déclarer immédiatement l’indépendance, évoquant une «suspension» en vue d’un dialogue et semant la confusion sur ses intentions.

«Le gouvernement de Catalogne et moi-même proposons de suspendre les effets de la déclaration d’indépendance», a déclaré Carles Puigdemont, sans fixer de délai précis, lors d’une allocution historique au Parlement, placé sous haute sécurité. Auparavant, il avait estimé devant les parlementaires qu’il avait reçu un «mandat» des Catalans qui s’étaient exprimé à travers un référendum interdit le 1er octobre, «afin de transformer la région en un Etat indépendant sous forme de république». Dans une première réaction, le gouvernement espagnol a estimé qu’une «déclaration implicite d’indépendance (....) n’est pas admissible», a indiqué un porte-parole de l’exécutif à l’Afp. Pressé de toutes parts, l’ancien journaliste de 54 ans a ainsi semblé choisir la voie médiane: maintenir les engagements pris avec son électorat, mais garder une porte ouverte pour une solution négociée, qui s’annonce difficile.  Le défi lancé à l’Etat par le dirigeant de cette région au cœur de l’Europe méditerranéenne où vivent 16% des Espagnols reste sans précédent depuis que le pays a retrouvé la démocratie en 1977.

Jusqu’à la dernière minute, Madrid et l’Europe ont exhorté le leader séparatiste à ne pas prendre de décision «irréversible», rappelant que l’Union européenne ne reconnaîtrait pas une Catalogne indépendante. L’appel de M. Puigdemont au dialogue risque de se heurter à la fermeté de Madrid. Quelques heures avant son discours, la vice-présidente du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria a déclaré qu’il n’y avait «pas de place pour la médiation entre la légalité et l’illégalité, entre la loi et la désobéissance, entre la démocratie et la tyrannie».

Le gouvernement espagnol a aussitôt souligné, auprès de l’Afp, qu’une médiation avec Carles Puigdemont, le leader séparatiste, n’était «pas envisageable». Et la rumeur d’une vidéo-conférence avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a été démentie par Bruxelles.

AFP

Le chef de l’Agence américaine de protection de l’Environnement (Epa), Scott Pruitt, a signé hier mardi un projet de décision abrogeant un ensemble de mesures prises par l’administration Obama pour lutter contre le changement climatique.

Cette abrogation, une promesse de campagne de Donald Trump, intervient quelques mois après la décision du président américain de quitter l’accord de Paris sur le climat, estimant qu’il était défavorable aux Etats-Unis. Cet accord avait été signé en décembre 2015 par 195 pays, dont les Etats-Unis de Barack Obama, pour limiter la hausse de la température mondiale. M. Pruitt avait annoncé lundi, devant des mineurs du Kentucky (centre-est) sa décision d’abroger le Plan climat de la précédente administration, provoquant la colère de plusieurs Ong environnementales.

Le «Clean Power Plan» (Cpp, Plan pour une énergie propre), signé par M. Obama en août 2015, avait pour but d’accélérer la transition énergétique et d’imposer aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 32% d’ici 2030 par rapport à 2005. Il aurait entraîné la fermeture des centrales thermiques à charbon les plus anciennes et les plus polluantes du pays. «L’Epa a proposé de déterminer que la réglementation datant de l’ère Obama outrepasse l’autorité statutaire de l’Agence», indique l’Epa dans un communiqué.

L’abrogation du Cpp «facilitera également le développement des ressources énergétiques (du pays) et réduira le fardeau des réglementations inutiles pour le développement de ces ressources», ajoute l’agence.

AFP

Salaires gelés, réductions d’effectifs en vue... Les fonctionnaires français se sont mobilisés mardi, journée de grèves et manifestations, pour dire leur «ras-le-bol», ouvrant un nouveau front social pour le président Emmanuel Macron que les contestations pour l’instant n’ébranlent pas.

Au moins 400.000 agents publics ont pris part aux manifestations, dont 45.000 à Paris (26.000 selon la police), selon de premières estimations du syndicat Cgt, portant sur 70 manifestations parmi les 130 prévues, «dont les plus importantes». Après les récentes manifestations contre les ordonnances réformant le droit du travail, celles des retraités ou encore des chauffeurs routiers, la fonction publique est vent debout contre la suppression annoncée de 120.000 postes d’ici à la fin du quinquennat, le gel des rémunérations ou encore la remise en cause de son statut.

Le Premier ministre Édouard Philippe a dit lundi «assumer pleinement les mesures prises», assurant que les fonctionnaires n’étaient «pas du tout déconsidérés» et «même essentiels dans le fonctionnement de notre pays». Cette journée d’actions vient s’ajouter aux divers mouvements - des opposants à la réforme du code du travail aux retraités - qui ont surgi ces dernières semaines contre les projets du gouvernement, sans parvenir à contraindre pour l’instant ce dernier à revoir fondamentalement ses projets.

Lundi soir, pour la première fois depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence, tous les syndicats nationaux se sont réunis près de Paris pour tenter d’accorder leurs violons afin de faire pression sur le gouvernement, mais les divergences demeurent très fortes. Une nouvelle réunion est prévue le 24 octobre.

Pourtant, plusieurs organisations voient leur base demander des actions plus fermes, et la pression générale semble monter. Selon un sondage Harris Interactive diffusé lundi, près de six Français sur dix (57%) déclarent soutenir les grèves et les manifestations contre les ordonnances réformant le Code du travail, auxquelles ils sont de plus en plus défavorables.

AFP

L’opposant kényan Raila Odinga a annoncé mardi son retrait de la présidentielle du 26 octobre, nouveau coup de théâtre aux conséquences incertaines dans un processus électoral marqué par l’invalidation en justice de la réélection en août du président Uhuru Kenyatta.

M. Odinga argue que son retrait implique l’annulation de l’élection du 26 octobre, et l’organisation à une date ultérieure d’un tout nouveau processus électoral. Mais ce retrait risque surtout de faire l’objet d’une âpre bataille, notamment juridique, sur l’interprétation des textes de loi et de la jurisprudence en matière électorale.

«Tenant compte des intérêts du peuple du Kenya, de la région et du monde, nous pensons que l’intérêt de tous sera mieux servi par l’abandon de la candidature présidentielle (de la coalition d’opposition) à l’élection prévue le 26 octobre 2017», a déclaré M. Odinga dans une conférence de presse à Nairobi.

Saisie par l’opposition, la Cour suprême du Kenya avait invalidé le 1er septembre la réélection de M. Kenyatta avec 54,27% des voix, contre 44,74% à M. Odinga, évoquant des irrégularités dans la transmission des résultats et accablant la Commission électorale (Iebc) pour sa gestion du scrutin.

Elle a dès lors ordonné la tenue d’une nouvelle élection dans les 60 jours suivant son jugement, comme prévu par la Constitution.

A la suite de ce jugement, l’opposition avait conditionné sa participation au nouveau scrutin à une réforme en profondeur de l’Iebc, dont l’éviction de plusieurs de ses responsables et le choix de nouveaux fournisseurs pour le matériel électoral et la composante électronique du scrutin.

L’Iebc affirme avoir effectué des changements afin de garantir la crédibilité du scrutin, et le parti Jubilee au pouvoir a entrepris dans l’urgence des modifications de la loi électorale censées en gommer les «lacunes», l’opposition estimant de son côté qu’elles reviennent à rendre légales «les irrégularités et illégalités» soulevées par la Cour suprême dans son jugement.

«Il est désormais évident que c’est Jubilee qui contrôle l’Iebc», a indiqué dans sa déclaration la coalition d’opposition Nasa, appelant à de nouvelles manifestations dans le pays dès mercredi.

«Tout indique que l’élection prévue le 26 octobre sera pire que la précédente», a-t-elle ajouté.

Fondant son argumentation notamment sur un jugement de 2013 de la Cour suprême, l’opposition estime que le retrait de M. Odinga implique l’annulation du scrutin du 26 octobre et l’organisation d’un tout nouveau processus électoral, à commencer par la nomination des candidats.

Le report du scrutin tel qu’envisagé par l’opposition donne selon elle «le temps adéquat pour entreprendre les réformes nécessaires pour conduire une élection en stricte conformité avec la Constitution».

Mais cette interprétation de la loi et de la jurisprudence est déjà disputée: le vice-président William Ruto a réagi à l’annonce de M. Odinga en affirmant que la participation des électeurs au scrutin du 26 octobre est leur «droit démocratique». «Nous sommes prêts pour l’élection, que ce soit avec ou sans les candidats de Nasa», a ajouté M. Ruto.

L’Iebc a elle annoncé la tenue d’une réunion «d’urgence» qui débouchera sur «l’annonce de la marche à suivre.»

AFP

L'opposant kényan Raila Odinga a annoncé ce mardi 10 octobre son retrait de l'élection présidentielle du 26 octobre, organisée suite à l'invalidation en justice de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta lors du scrutin du 8 août. «Tenant compte des intérêts du peuple du Kenya, de la région et du monde, nous pensons que l'intérêt de tous sera mieux servi par l'abandon de la candidature présidentielle à l'élection prévue le 26 octobre 2017», a déclaré Raila Odinga lors d'une conférence de presse à Nairobi.

Source : Rfi

La France va lancer «dans les prochaines semaines» des missions au Niger et au Tchad pour identifier des personnes pouvant bénéficier du droit d’asile en France, sur des listes proposées par le Haut-commissariat de l’Onu pour les réfugiés (Hcr), a annoncé le président Macron hier.

Ces missions visent aussi à «mieux prévenir la situation depuis le Niger et le Tchad pour prévenir un afflux de migrants économiques» non éligibles au droit d’asile, a expliqué le président français, après avoir reçu à l’Elysée le président du Hcr, Filippo Grandi. L’Elysée a précisé que la première mission de l’organisme chargé de cette tâche, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) serait envoyée fin octobre au Niger. Paris estime impossible pour l’instant d’installer en Libye des centres d’accueil en raison de l’insécurité sur place. La France «ouvrira sur les deux prochaines années 10.000 places» en France pour les réfugiés «réinstallés», c’est-à-dire acceptés en France, depuis le Niger, le Tchad, mais aussi de Turquie, du Liban et de Jordanie, a annoncé le président. Cette décision de principe avait été actée fin août lors d’un mini-sommet à l’Elysée avec les dirigeants de plusieurs pays européens, du Niger et du Tchad. La France compte aussi réaliser des «modifications législatives et règlementaires dans les prochaines semaines» pour rapprocher sa politique d’organisation de l’asile avec celle de Allemagne, des réformes auxquelles «le Hcr sera associé», a poursuivi M. Macron. Il a rappelé que la France voulait mieux accueillir ceux qui ont droit à l’asile mais expulser de manière «beaucoup plus rigoureuse» les migrants économiques, qui n’ont pas droit à ce statut. «Je souhaite qu’on accueille mieux ceux qui peuvent demander asile, qu’on accélère les délais administratifs qui sont inhumains et inefficaces, avoir des programmes d’intégration à la langue, au logement, au travail et qu’on soit aussi beaucoup plus rigoureux dans la reconduite aux frontières de ceux qui n’ont pas droit à cette procédure», a détaillé Emmanuel Macron. Il a enfin annoncé une augmentation de 10 millions d’euros des concours de la France au Hcr et à l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), notamment pour appuyer leurs actions en Libye pour une protection des personnes «au plus près des zones de conflits».

AFP

Le chef du protocole du président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro a été écroué hier lundi après son audition dans une affaire sensible de découverte d’une cache d’armes pendant une mutinerie en mai, a annoncé le procureur d’Abidjan.

Souleymane Kamaraté Koné, dit «Soul To Soul», «a été interpellé ce lundi. Une information judiciaire avec mandat de dépôt a été ouverte contre lui (...) pour complot contre l’autorité de l’Etat», a déclaré le procureur Richard-Christophe Adou devant la presse au palais de justice d’Abidjan.

Des mutineries d’anciens rebelles intégrés à l’armée ont secoué la Côte d’Ivoire et ébranlé le pouvoir en janvier et en mai 2017. Une cache d’armes avait été découverte en mai lors de la mutinerie à Bouaké, deuxième ville du pays et fief de l’ancienne rébellion des années 2000.

«Dans la nuit du 11 au 12 mai, des armes de guerre neuves dissimulées ont été découvertes dans une villa de Bouaké (...). Les enquêtes ont permis d’établir que la villa est la propriété de M. Koné», a indiqué le procureur.

La cache contenait plus de «six tonnes de diverses armes de guerre et de munitions (lance-roquettes RPG7, mitrailleuses lourdes, fusils d’assaut AK47 - kalachnikov -, bombes, mortiers...», selon le procureur.

«Les enquêtes ont également révélé que des personnes avaient été informées de l’existence de ces armes dans la ville de M. Koné et invitées à se servir (...) Leur mise à disposition visaient la déstabilisation de l’Etat», a souligné le procureur.

Le 12 mai, lors de la mutinerie, des mutins avaient exhibé une partie de ces armes devant des journalistes de l’Afp. Les armes neuves - notamment des kalachnikovs, des munitions et des lance-roquettes - étaient emballées dans des sacs en plastique transparents. Un des mutins avait confié à l’Afp que les armes provenaient de la propriété de M. Koné et que cette cache était connue de «plein de gens».
L’actuel président de l’Assemblée nationale est l’ancien chef de la rébellion de 2002-2011, dont Bouaké était le fief.

M. Soro, à qui certains prêtent des ambitions présidentielles, s’était gardé d’intervenir officiellement dans la crise de mai, mais de nombreux proches du pouvoir du président Alassane Ouattara assurent en privé que M. Soro joue sa «carte personnelle» en vue de la succession du président en 2020.

AFP

Deux Casques bleus ont été tués hier dans l’est de la République démocratique du Congo lors d’une attaque attribuée aux rebelles musulmans ougandais des Forces démocratiques alliées (Adf), qui auraient aussi tué samedi une vingtaine de civils, a annoncé la Mission de l’Onu en Rdc (Monusco).

Les Casques bleus ont repoussé une attaque lancée à 05h30 (03h30 Gmt) par des «éléments présumés» des Adf contre une base de la Monusco à Mamundioma, dans le territoire de Beni, l’une des divisions administratives de la province du Nord-Kivu. «D’après les premières informations rapportées, deux Casques bleus auraient trouvé la mort et plusieurs autres seraient blessés. Les Casques bleus blessés ont été évacués vers Goma pour y recevoir des soins médicaux», a indiqué la Monusco lundi soir dans un communiqué. «La Monusco a immédiatement déployé des renforts, notamment une force de réaction rapide et des hélicoptères d’attaque». Les Adf sont aussi accusés d’avoir attaqué samedi une dizaine de taxis-motos sur la route entre Kamango et Mbau.

Rebelles musulmans ougandais présents dans l’est de la Rdc depuis 1995, les Adf sont accusés par le gouvernement congolais et la Monusco d’être responsables de tueries qui ont fait plus de 700 morts dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Cette version a été remise en cause par un rapport datant de 2015 du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New York, selon lequel les responsabilités sont partagées entre les Adf, mais aussi d’autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l’armée régulière.

Adversaires du président ougandais Yoweri Museveni, les Adf «sont complètement atypiques par rapport aux autres groupes jihadistes qu’on connaît en Afrique, que ce soit les shebab, Boko Haram ou Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique)», selon le chercheur français Thierry Vircoulon.

«C’est un groupe qui ne fait absolument aucune propagande et aucune communication sur le net, ne cherche pas à convertir les gens, qui n’affiche pas la conception salafiste de l’islam», avait-il dit à Radio France International (Rfi) en février dernier, ajoutant que les Adf n’étaient pas dans une logique «expansionniste», comme Boko Haram au Nigeria et les pays voisins, mais au contraire de «repli».

AFP

L’Iran respecte pleinement ses engagements au titre de l’accord nucléaire conclu avec les grandes puissances en 2015, a confirmé hier à Rome le patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Yukiya Amano.

«Je peux affirmer que les engagements relatifs au nucléaire pris par l’Iran au titre du Jcpoa (Joint comprehensive plan of action, accord nucléaire iranien) sont respectés», a affirmé M. Amano à l’ouverture d’une conférence à Rome sur le désarmement nucléaire. L’Aeia avait déjà affirmé le mois dernier que l’Iran respectait bien ses engagements, alors que Washington multiplie ses attaques contre l’accord. La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a rappelé de son côté que le respect par l’Iran de ses engagements en matière avait déjà été vérifié à huit reprises.

AFP

Plusieurs organisations de la société civile ouest-africaine ont créé samedi à Bamako un «Front» pour promouvoir la démocratie et les droits de l’homme en Afrique, a constaté un journaliste de l’Afp.

«Nous sommes plus de quinze associations et organisations de la société civile d’Afrique de l’Ouest. Nous sommes réunis samedi à Bamako pour créer le Front international des sociétés civiles panafricaines (Fispa), pour promouvoir la démocratie, la dignité de l’Afrique et les droits de l’Homme», a déclaré à l’Afp le rappeur sénégalais Simon Kouka, membre de «Y’en a marre».
Ce mouvement citoyen sénégalais a été en pointe dans le combat contre un troisième mandat du président sénégalais Abdoulaye Wade (2000-2012).

Parrain du lancement du Fispa, le reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly, a affirmé à l’Afp soutenir «totalement (...) la démarche des jeunes» dont la  rencontre à Bamako a pris fin hier dimanche.
«Pour nos premières actions, nous annonçons une plainte déposée ce jour à la Cour pénale internationale (Cpi) contre l’ancien président (français) Nicolas Sarkozy pour avoir déclenché la guerre en Libye, ce qui a entrainé la mort du colonel (Mouammar) Kadhafi», a dit à l’Afp l’artiste guinéen Elie Kamano. La plainte contre M. Sarkozy a été déposée samedi matin à La Haye par un avocat basé au Canada, a-t-on appris auprès des organisateurs de la rencontre, sans plus de détail. «Non seulement je soutiens la plainte pour assassinat de Kadhafi contre Nicolas Sarkozy mais nous demandons la démocratie pour le Togo», a ajouté Tiken Jah Fakoly, critique contre le régime de Faure Gnassingbé, qui fait face à une importante contestation populaire depuis plus d’un mois.  «Ca fait  plus de 40 ans que Faure et sa famille sont au pouvoir au Togo. Qu’il démissionne», a-t-il ajouté. Le dirigeant togolais a succédé avec le soutien de l’armée à son père, le général Gnassingbé Eyadema, décédé en 2005 après avoir dirigé le pays d’une main de fer durant 38 ans. «La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 Etats) doit dire la vérité à Faure Eyadema» pour qu’il «respecte ce que veut le peuple. La Cédéao doit arrêter de soutenir les dictatures», a ajouté M. Kamano.

AFP

Des centaines de milliers d’Espagnols de Catalogne et d’ailleurs ont envahi dimanche les rues de Barcelone pour manifester leur hostilité à l’indépendance de la région, une semaine après le référendum d’autodétermination interdit qui a déclenché une crise politique sans précédent en Espagne depuis 40 ans.

«Vive la Catalogne! Vive l’Espagne!», scandait la foule qui brandissait des milliers de drapeaux espagnols, du jamais vu dans le pays depuis la fin du régime de Franco en 1975.
C’était aussi la première grande manifestation anti-indépendantiste à Barcelone depuis le début de la crise, avec pour mot d’ordre «Ca suffit! Retrouvons la sagesse!». Selon la police municipale, 350.000 personnes ont participé à la manifestation, 930 à 950.000 selon les organisateurs.

«La démocratie espagnole est là pour rester et aucune conjuration indépendantiste ne la détruira», a lancé à la foule le prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa, qui a les nationalités espagnole et péruvienne. Les manifestants, arborant aussi des drapeaux catalans ou européens, se voient comme la «majorité silencieuse» qui n’a pas eu voix au chapitre depuis que les autorités indépendantistes ont organisé le scrutin, le 1er octobre.
«C’est très important pour nous de montrer que nous aussi, nous sommes nombreux. On n’entend que les autres», expliquait à l’Afp, Santiago Martin, 37 ans, venu en voiture de Tarragone, à 100 kilomètres au sud-ouest.

De nombreux manifestants venaient d’autres régions d’Espagne. «Cette atteinte si flagrante à la loi a fait mal à tous les Espagnols. Nous devons tous être unis», estimait Juan Gil-Casares, venu de Madrid pour l’occasion.

AFP

Plus de 3.000 migrants ont été interpellés samedi à Sabratha, après des semaines d’affrontements meurtriers dans cette ville libyenne, située à 70 km à l’ouest de Tripoli, qui était devenue le principal point de départ de l’immigration clandestine.

«Nous avons arrêté 3.150 migrants clandestins de différentes nationalités asiatiques, arabes et africaines», a indiqué samedi à l’Afp Bassem Ghrabli, commandant d’une force de sécurité loyale au gouvernement libyen d’union nationale (Gna). Cette force avait annoncé vendredi avoir «chassé» une milice dirigée par un ancien baron local du trafic de migrants de la ville, qui commençait à retrouver un peu de normalité. Depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, Sabratha est devenue le principal point de départ de l’immigration clandestine, les passeurs y profitant du vide sécuritaire et d’une impunité totale. Certains barons du trafic contrôlaient des pans entiers de la ville d’où partaient chaque jour des dizaines d’embarcations chargées de migrants.
Sabratha abrite l’un des plus grands sites archéologiques de la Libye, inscrit au patrimoine.

AFP

 

Le conseiller spécial pour la prévention du génocide des Nations unies, Adama Dieng, est arrivé hier vendredi en Centrafrique pour se «faire une idée» de la situation sécuritaire du pays, a rapporté un journaliste de l’AFP.

«Il est vrai que ces derniers temps, il y a eu une situation sécuritaire qui s’est dégradée dans une partie (de la Centrafrique). C’est la raison pour laquelle je me présente à nouveau pour (...) me faire une idée de ce qui prévaut en ce moment» dans le pays, a déclaré à l’Afp M. Dieng à l’aéroport de Bangui.

Fin août, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Onu pour les affaires humanitaires, Stephen O’Brien, avait évoqué à plusieurs reprises des «signes avant-coureurs de génocide» en Centrafrique, une affirmation rejetée depuis par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

Après son arrivée à Bangui, où il s’entretiendra avec les autorités nationales, le conseiller spécial doit se rendre à Bria (est), théâtre de massacres en juin et en août, pour rencontrer des représentants de groupes armés et des victimes des violences. M. Dieng s’était rendu en Centrafrique en mai 2016 pour le lancement d’un Comité national «pour la prévention et la répression du crime de génocide, des crimes contre l’humanité et toute forme de discrimination», créé sous l’impulsion du gouvernement centrafricain avec le soutien de l’Onu.

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences intercommunautaires, après le renversement la même année de l’ex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant une contre-offensive des antibalaka majoritairement chrétiens. L’intervention militaire de la France (2013-2016) et la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la tenue d’une élection présidentielle début 2016 et le retour d’un calme relatif à Bangui, mais pas dans les provinces, contrôlées dans leur majorité par les groupes armés.

Ceux-ci, selon des diplomates et des rapports d’Ong, se battent désormais aujourd’hui surtout pour le contrôle des ressources naturelles (diamants, or, bétail...) et dans d’intenses luttes politiques pour accéder aux maigres ressources du pouvoir.

AFP

 

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