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Actualités Internationales (2225)

Le Niger a décrété trois jours de deuil national après la mort de quatre soldats nigériens et trois soldats américains dans une embuscade à la frontière avec le Mali, a annoncé la télévision publique alors que la traque des assaillants se poursuit.

«En cette circonstance douloureuse, le gouvernement (...) décrète un deuil de trois jours», indique un communiqué lu à la télévision publique. Niamey a confirmé jeudi soir que quatre de ses soldats avaient été tués et huit blessés aux côtés des militaires américains qui ont également perdu trois hommes dans une attaque «terroriste» à la frontière avec le Mali. Une patrouille conjointe américano-nigérienne opérant dans la région de Tillabéri (sud-ouest) était tombée mercredi dans une embuscade tendue par des éléments terroristes à bord d’une dizaine de véhicules et une vingtaine de motos à hauteur du village de Tongo Tongo, situé à environ 80 km au nord-ouest de Ouallam (à une centaine de km de Niamey), a expliqué le ministère nigérien de la Défense.

«Même si on peut imaginer que les assaillants se sont déjà mis à l’abri, les recherches se poursuivent toujours à terre et (avec des moyens) dans les airs», a déclaré vendredi à l’Afp une source sécuritaire à Tillabéri. «Désormais, cette zone sera surveillée de manière accrue», a assuré un haut fonctionnaire de cette région, sous le couvert de l’anonymat.

Depuis deux jours, des avions et hélicoptères militaires décollent à une cadence régulière de l’aéroport de Niamey en direction de la frontière malienne, a constaté un journaliste de l’Afp. Après l’attaque, le président nigérien Mahamadou Issoufou a convoqué jeudi une réunion extraordinaire du Conseil national de sécurité (Cns) pour «évaluer le dispositif sécuritaire» puis s’est entretenu avec l’ambassadrice des Etats-Unis, selon les médias officiels.

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a affirmé devant le Conseil de sécurité à New York que cette attaque soulignait l’urgente nécessité de mettre à pied d’œuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel, le G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso et Mauritanie).

Mi-septembre, le président Issoufou a appelé «la communauté internationale à se mobiliser» pour doter la force du G5 Sahel «des moyens d’accomplir sa mission».

AFP

 

Les évêques catholiques des régions anglophones du Cameroun ont dénoncé la «barbarie» et «l’usage irresponsable» des armes à feu pour réprimer des civils, dimanche dernier, lors des manifestations visant à proclamer symboliquement l’indépendance de ces régions, selon une déclaration obtenue vendredi par l’Afp.

«Nous condamnons (...) la barbarie et l’usage irresponsable d’armes à feu contre les civils non armés par les Forces de défense et de sécurité, même en réaction à des provocations», écrivent les évêques de la province ecclésiale de Bamenda, couvrant les régions du nord-ouest et du sud-ouest.

Certains fidèles qui tentaient simplement de se rendre à la messe ont été «pourchassés dans leurs maisons, certains arrêtés, d’autres mutilés, tandis que d’autres encore - dont des adolescents sans défense et des personnes âgées - ont été tués par des tirs, notamment depuis des hélicoptères», accusent ces évêques. «Des gens ont perdu des proches dans ces meurtres brutaux, et ignorent même parfois ce que sont devenus les corps», emportés «on ne sait où», s’offusquent-ils, faisant par ailleurs état de nombreuses arrestations.  A Bamesing (nord-ouest), des «jeunes hommes ont été capturés et fusillés dans les jambes», ajoutent-ils, qualifiant d’ «horribles» les «images d’actes de violence commis contre des civils non armés et innocents», et s’interrogeant sur le sort des personnes arrêtées et conduites vers des lieux inconnus. La conférence épiscopale «appelle le gouvernement à relâcher tous ceux qui ont été arrêtés en lien avec cette crise», et déclare faire du 14 octobre une journée de deuil «pour tous ceux qui sont morts à cause de la crise socio-politique actuelle».

Dans une autre déclaration, Ni John Fru Ndi, président du Social democratic front (Sdf), principal parti d’opposition, a dénoncé «la répression massive et brutale des populations» des régions anglophones, notamment lors des manifestations de dimanche. «Les assassinats, la destruction des biens publics et privés, les arrestations et tortures massives des populations (dans ces deux régions) sous l’instigation (du président) Paul Biya sont sans précédant dans l’histoire (du Cameroun)». L’opposant a accusé M. Biya d’avoir «ordonné à son armée de tirer à balles réelles pour tuer des manifestants non armés, portant simplement des arbres de paix». Selon Yaoundé, les forces de sécurité et de défense ont agi en légitime défense.   

AFP

La guerre pour la succession du président Robert Mugabe a repris de plus belle au Zimbabwe avec une passe d’armes au sommet entre le vice-président Emmerson Mnangagwa et la Première dame Grace Mugabe autour d’une mystérieuse rumeur d’empoisonnement.

Depuis des mois déjà, le choc de leurs ambitions nourrit de vives tensions au sommet du régime. Et la décision du chef de l’Etat de briguer un nouveau mandat à l’élection présidentielle de l’an prochain, malgré ses 93 printemps et une fâcheuse tendance à s’endormir en public, n’y a rien changé. Depuis son accession à la vice-présidence en 2014, Emmerson Mnangagwa, 75 ans, ex-patron des redoutés services secrets du pays, fait figure de dauphin naturel de Robert Mugabe. Mais un obstacle de poids s’est dressé sur sa route, en la personne de la deuxième épouse du chef de l’Etat.

Jusque-là célèbre pour ses goûts de luxe et ses accès de colère, l’imprévisible Grace Mugabe a pris ces dernières années une place de choix sur la scène politique nationale, soutenue par un groupe de jeunes militants radicaux du parti au pouvoir, la Zanu-PF. Le bras de fer entre Emmerson Mnangagwa et Grace Mugabe se jouait jusque-là à huis-clos, il a pris cette semaine un tour aussi public que violent. Hospitalisé d’urgence en août dernier en Afrique du Sud, M. Mnangagwa, surnommé le «Crocodile», a affirmé qu’il avait en fait été victime d’une tentative d’empoisonnement. «Les médecins qui m’ont soigné ont exclu le scénario de l’intoxication alimentaire mais ont confirmé qu’il s’agissait bien d’un empoisonnement», a-t-il répété jeudi lors d’un rare point de presse télévisé.

Le vice-président n’a livré aucune preuve de ses affirmations ni mis en cause de possible commanditaire, se bornant à indiquer qu’une enquête était «en cours».
Les partisans de M. Mnangagwa affirment depuis deux mois que leur champion a été délibérément intoxiqué à l’occasion d’une réunion politique, par le biais d’une crème glacée fabriquée dans une laiterie propriété de... Grace Mugabe. M. Mnangagwa a pris soin de ne pas reprendre ces accusations. Mais, visiblement piquée au vif, la Première dame a réagi dès jeudi soir en démentant toute responsabilité dans cette affaire. «Comment pourrais-je empoisonner Mnangagwa? Je suis la femme du président», s’est-elle offusquée lors d’une réunion des jeunes de la Zanu-PF dans un hôtel d’Harare.

«Qu’est-ce que je pourrais bien lui envier que je n’ai pas ? Pourquoi voudrais-je tuer quelqu’un qui a obtenu sa fonction de mon mari ? Cela n’a aucun sens», a raillé Mme Mugabe lors de cette intervention diffusée par la télévision nationale. «Nous sommes témoins d’un combat entre deux poids lourds qui va faire des dégâts», a prédit l’analyste Derek Matyszak, de l’Institut des études de sécurité (Iss) de Pretoria.

AFP

Le journaliste et écrivain Pierre Péan a été condamné hier par la justice française à 1.000 euros d’amende pour avoir diffamé le président gabonais Ali Bongo en laissant entendre dans un de ses livres qu’il avait commandité un assassinat politique.

Dans ce livre intitulé «Nouvelles affaires africaines» et publié en 2014, le journaliste français laissait entendre qu’Ali Bongo était à l’origine de deux tentatives d’assassinat de Jean-Pierre Lemboumba, directeur de cabinet de son père Omar Bongo quand celui-ci était président. Ces passages relaient des «accusations très graves formulées de façon affirmative», sur une base factuelle «insuffisante», ont relevé les juges dans leur décision. Pierre Péan a en revanche été relaxé au titre de la bonne foi pour plusieurs autres passages dans lesquels il imputait à Ali Bongo d’avoir commandité l’empoisonnement de Georges Rawiri, président du Sénat, et d’avoir fomenté un «coup d’Etat électoral» lors de l’élection présidentielle de 2009, le tribunal estimant qu’il a produit une «documentation solide, variée, abondante et qui se recoupe» pour étayer ces propos.

Sophie de Closets, qui dirige l’éditeur du livre, Fayard, a pour sa part été condamnée à 1.000 euros d’amende avec sursis.
Les deux prévenus devront en outre payer un euro de dommages et intérêts à Ali Bongo.

Contactée par l’Afp, l’avocate de Pierre Péan et de son éditrice, Me Florence Bourg, a salué une décision «globalement très positive» puisque les passages relatifs aux accusations de fraude électorale et à la mort de M. Rawiri n’ont pas été jugés diffamatoires.

AFP

Le Conseil de sécurité de l’Onu, dans un «message ferme», souhaite des avancées «significatives» des parties maliennes dans l’application de l’accord de paix de 2015, a déclaré hier son président en exercice, après l’évocation par Bamako de «progrès remarquables».

Il y a un «consensus» au Conseil de sécurité sur «la nécessité d’adresser un message ferme aux parties maliennes quant à l’importance de mettre à profit les mois qui viennent pour progresser de manière significative dans la mise en œuvre de l’accord de paix», a déclaré l’ambassadeur français François Delattre, après une réunion sur le Mali.

La France détient la présidence du Conseil de sécurité en octobre et compte mettre l’accent tout au long du mois sur la situation au Sahel et la nécessité de soutenir la lutte antiterroriste. Dans un rapport sur le Mali rendu public mardi, le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, s’était dit «profondément préoccupé» par la «reprise de violents affrontements entre les groupes armés signataires de l’accord». «Malheureusement, presque aucun progrès n’a été réalisé dans l’application de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali», avait-il ajouté. Ces déclarations ont donné «l’impression d’un immobilisme généralisé dans la mise en œuvre de l’Accord de paix, malgré les efforts du Gouvernement du Mali et de la Communauté internationale», a déploré jeudi le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, lors d’une liaison vidéo publique avec le Conseil de sécurité.

«Le gouvernement du Mali reconnaît, certes, les difficultés qui ont jalonné le processus de paix, mais estime que des progrès remarquables ont été enregistrés dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger», a-t-il ajouté.

Le ministre a notamment cité la tenue d’une Conférence d’entente nationale et la mise sur pieds de commissions dans les domaines de l’intégration et de la démobilisation de membres de groupes armés. «Le gouvernement du Mali reste déterminé à diligenter l’application de cet Accord, car nous sommes convaincus qu’il n’y a pas d’alternative crédible à cette voie pacifique de règlement durable de notre crise», a fait valoir Abdoulaye Diop. «Je comprends ici l’impatience du Secrétaire général, des membres du Conseil, de nos autres partenaires pour les retards pris dans la mise en œuvre de l’Accord», a-t-il toutefois précisé, en soulignant qu’ils étaient, selon Bamako, notamment dus à la détérioration de la situation sécuritaire au Mali.

AFP

Donald Trump a suggéré à la commission du Renseignement du Sénat, qui enquête sur une éventuelle collusion entre son équipe de campagne et la Russie, de se pencher plutôt sur les médias américains qui diffusent, selon lui, de «fausses informations».

Au lendemain d’un point de presse du président de cette puissante commission, et après les révélations de la chaîne Nbc sur les vives tensions avec son secrétaire d’Etat Rex Tillerson, le président américain a conseillé aux élus de se concentrer sur autre chose que l’ingérence étrangère dans le présidentielle de 2016.
«Pourquoi la commission du Renseignement n’enquête-t-elle pas sur les chaînes de fausses informations dans Notre pays pour comprendre pourquoi tant de nos informations sont créées de toutes pièces», a-t-il lancé dans une série de tweets matinaux.

La commission cherche à déterminer le niveau d’ingérence de la Russie, notamment par une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux, mais aussi à identifier d’éventuels relais aux Etats-Unis, potentiellement au sein de l’équipe de campagne de Donald Trump.

Après avoir assuré mercredi avoir «pleinement confiance» en Rex Tillerson, Donald Trump a enfoncé le clou jeudi en assurant que le chef de la diplomatie n’avait «jamais menacé de démissionner».

«Ce sont de fausses informations de Nbc News. Bas niveau de journalisme et d’information. Pas la moindre vérification avec moi», a-t-il ajouté. Selon la chaîne américaine, Rex Tillerson a traité Donald Trump de «débile» à l’issue d’une réunion au Pentagone cet été et menacé de démissionner à la même époque en raison de différends profonds avec le président.

L’ancien patron géant pétrolier ExxonMobil a été contraint mercredi de réaffirmer son soutien au locataire de la Maison Blanche, assurant n’avoir «jamais envisagé» de quitter ses fonctions mais en esquivant sur les questions des mots qu’il aurait utilisés pour le qualifier.

AFP

 

Vladimir Poutine et le roi Salmane d’Arabie saoudite, allié traditionnel de Washington, ont scellé hier jeudi leur rapprochement en signant d’importants accords militaires et énergétiques à l’occasion de la première visite du souverain saoudien en Russie.

L’annonce d’un contrat ouvrant la voie à l’achat par Ryad de systèmes de défense antiaérienne russes S-400 sous les ors du Kremlin, parmi d’autres documents représentant des milliards de dollars, vient marquer plusieurs mois de dialogue croissant entre les deux pays mais symbolise aussi le rôle croissant joué par Moscou au Proche-Orient. «Cette visite va donner une nouvelle impulsion puissante au développement des relations bilatérales», a déclaré M. Poutine en ouvrant sa rencontre avec le roi Salmane.

Les accords signés «permettent d’élever le partenariat russo-saoudien à un niveau inédit», a renchéri le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, à l’issue de ces négociations.
Au total, une quinzaine d’accords représentant des «milliards de dollars» selon le président du Fonds russe des investissements directs Kiril Dmitriev, ont été signés.
La Russie et l’Arabie saoudite font partie des principaux acteurs du conflit en Syrie, où septembre a été le mois le plus meurtrier en 2017 avec au moins 3.000 morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (Osdh).

Comme sur le conflit au Yemen, des désaccords opposent les deux pays sur le dossier syrien, Moscou soutenant le régime de Bachar al-Assad et Ryad l’opposition. Evoquant un échange «franc» sur la situation au Proche-Orient et en Afrique du Nord, Sergueï Lavrov a assuré que les deux dirigeants partageaient «la nécessité d’aboutir à un dialogue respectueux entre toutes les parties intéressées pour régler ces problèmes».

AFP

 

La mort de trois soldats américains dans une embuscade au Niger a révélé au grand jour à quel point les forces américaines sont impliquées dans la lutte contre les jihadistes dans la région.

Le commandement militaire américain pour l’Afrique a confirmé hier matin que trois de ses hommes avaient été tués «au cours d’une opération anti-terroriste menée conjointement avec les forces nigériennes à quelque 200 kilomètres au nord de la capitale Niamey dans le sud-ouest du Niger». Ce sont les premiers morts américains au combat dans le cadre de la mission de lutte contre les groupes jihadistes dans cette région. Un militaire américain était mort dans un accident de voiture au Niger en février. Un quatrième militaire «d’une nation partenaire» a également été tué au cours de cette opération, mais Africom ne précise pas la nationalité du tué: nigérien ou d’une autre nationalité.
Deux soldats américains ont aussi été blessés et ont été transportés vers l’hôpital militaire américain de Landstuhl en Allemagne, où leur état de santé «est stable».

L’embuscade, a assuré à l’Afp une source sécuritaire régionale, est l’œuvre «d’hommes lourdement armés venus du Mali» et «a visé une patrouille de soldats nigériens et américains, certainement des instructeurs». Selon les médias, les soldats américains sont tous des membres des bérets verts, les forces spéciales de l’armée de Terre qui sont spécialement entraînées pour former et conseiller des troupes régulières étrangères ou des guérillas. Selon Radio France Internationale (Rfi), les soldats américains et nigériens sont tombés dans un guet-apens après s’être lancés à la poursuite d’assaillants qui venaient d’attaquer le village de Tongo Tongo, dans la région Nord-Tillabéri. Le lourd bilan témoigne de la violence de l’accrochage et l’opération était toujours en cours jeudi dans la journée, selon le porte-parole de l’état-major français, le colonel Patrick Steiger, sans plus de précisions. Il a aussi indiqué que lors de l’embuscade, une patrouille de Mirage 2.000 français a permis de faire une démonstration de force mais n’a pas pu apporter d’appui direct au sol —tir ou bombardement— en raison de «l’imbrication (de forces) au sol». L’armée française a aussi mobilisé deux modules d’évacuation médicale composés hélicoptères qui ont permis d’extraire des blessés en direction de Niamey. Les Américains sont très présents au Niger, notamment sur l’aéroport d’Agadez (nord) avec une base gérant des drones qui surveillent la zone sahélienne. Les militaires opérant sur cette base ne sortent toutefois qu’extrêmement rarement de cette position.

En plus de cette base, des forces spéciales américaines et des instructeurs sont présents dans le pays depuis les années 2000 pour former les militaires nigériens. Ces soldats effectuent des missions dans tout le pays et un journaliste de l’Afp a déjà rencontré des soldats américains à Niamey, mais aussi à Diffa (sud-est), une zone où sévit le groupe islamiste nigérian Boko Haram.
En octobre 2015, le Niger et les Etats-Unis avaient notamment signé un accord militaire sur «la sécurité et la bonne gouvernance» qui prévoit que les deux pays s’engagent «à travailler ensemble sur la lutte contre le terrorisme». L’armée américaine doit aussi «former les militaires nigériens dans la lutte contre le terrorisme», selon cet accord. «Il y a ponctuellement des missions de renseignement et de formation de soldats américains ou français un peu partout dans le pays», souligne une source militaire occidentale.

AFP

 

Des milliers de Togolais ont manifesté hier à Lomé et en province dans un climat tendu, au deuxième jour de marches pour réclamer des réformes et protester contre le régime de Faure Gnassingbé, qui fait face à une importante contestation populaire depuis plus d’un mois.

Dans la capitale togolaise, les manifestants sont une nouvelle fois descendus dans la rue avant de converger vers le bord de mer, où des centaines d’entre eux se trouvaient toujours en début de soirée. A Sokodé, dans le nord du pays, six personnes ont été blessées dans des échauffourées pendant que les forces de sécurité tentaient de disperser la manifestation.  «La gendarmerie est intervenue en lançant des gaz lacrymogènes pour libérer la route nationale 1 qui était bloquée», a déclaré à l’Afp Aimé Adi, directeur de l’Ong Amnesty international au Togo, qui recensait six blessés à la fin de la journée.

Cinq civils ont été blessés «par des tirs de petites balles» de plomb, et un militaire a eu la main «sérieusement entamée» à la suite d’une mauvaise manipulation d’une grenade lacrymogène.
Dans cette région, autrefois réputée acquise au pouvoir qui a basculé dans la contestation, d’autres marches ont également rassemblé des milliers de personnes comme à Bafilo et Dapaong, selon des témoignages d’habitants recueillis par l’Afp.

Aucune manifestation n’a revanche eu lieu à Mango, dans l’extrême nord, où un enfant avait été tué lors d’une précédente manifestation le 20 septembre, et où l’opposition avait ensuite dénoncé des «expéditions punitives» de l’armée togolaise terrorisant la population.

L’ambiance était globalement plus tendue dans le pays qu’au cours des rassemblements de la veille qui s’étaient déroulés sans incident. Des barricades ont été dressées dans Lomé où la circulation a été bloquée dans plusieurs quartiers se trouvant sur le passage des défilés.

Gendarmes et militaires étaient déployés en nombre pour encadrer les manifestants et quadriller les principaux carrefours de la capitale. «Les manifestants ont barré la route depuis Gakpoto jusqu’au collège Saint-Joseph avec des barricades (...) qui empêchent les gens de circuler», a précisé le responsable d’Amnesty.

Dans le quartier Atikoumé à Lomé, des jeunes en colère ont également érigé des barricades tout en continuant leur marche vers la plage, a constaté un journaliste de l’Afp.

Depuis fin août, c’est la septième grande journée de manifestation organisée par l’opposition pour obtenir des réformes constitutionnelles et le départ du président Gnassingbé.
Les leaders de 14 partis politiques à l’origine de cette mobilisation populaire ont baptisé cette journée «Marche de la colère», sans toutefois préciser si d’autres marches ou actions étaient programmées à l’avenir.  «Nous allons maintenir la pression», avait déclaré sans plus de précisions mercredi à l’Afp Jean-Pierre Fabre, le président du principal parti d’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (Anc). «Nous exigeons le retour à la Constitution de 1992 avec les conséquences qui en découlent».

Ce texte, qui prévoit un maximum de deux mandats présidentiels, est l’une des principales revendications de l’opposition depuis plus de 10 ans.

AFP

 

« Non, je ne suis pas Espagnole mais Catalane ». Une rectification surprenante au début mais qui avait fini par être un running gag entre nous. Au début des années 2000, une compagnonne d’études rectifiait ainsi toute tentative de la présenter autrement. On s’habitue à ses positions politiques comme on s’accommode au crachin discontinu des hauteurs normandes de Mont-Saint-Aignan, la cité universitaire près de Rouen. Xanti était élevée à la revendication de l’autodétermination catalane comme on élève aux hormones les poulets de chair. « C’est dans mon Adn, je suis née avec », disait-elle fière comme un gallinacé dans une basse-cour.

Une fierté qu’elle doit porter en bandoulière aujourd’hui plus qu’hier avec la nouvelle tournure de l’autodétermination de la Catalogne. « Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à l’autodétermination » fait partie des piliers du droit international promu pendant la Première guerre mondiale. Xanti rappelait souvent ce principe comme un imam psalmodie des hadiths pour mieux étayer son sermon. Mais on lui rétorquait la constitution de Nations avec plusieurs « peuples » comme c’est le cas en France (Corses, Auvergnats, Bretons, Normands et autres), en Italie avec le Risorgimento du 19ème siècle qui mettait les États pontificaux Sardes, les Deux-Sicile, la Toscane, la Venise et la Lombardie sous la botte de la péninsule italienne alors qu’ils se sont combattus durant le Moyen-âge. Les exemples sont nombreux en Europe (la Prusse puis l’Allemagne avec les Landers ne fait pas exception). « La Catalogne, c’est différent », pensait-elle, en invoquant une situation plutôt semblable à certains égards au Kosovo dans les Balkans. Sur ce pan, l’histoire lui a donné raison en 2008.

Et pour l’Afrique ?

L’Afrique, lui rétorquait-on, n’avait pas besoin de plus de morcellement mais d’une unité continentale. Un préalable pour la véritable autodétermination des peuples africains.

Par Moussa DIOP

Madrid et Barcelone doivent renouer le «dialogue» pour sortir d’une crise née d’un référendum «illégal», a plaidé la Commission européenne, lors d’un débat au Parlement européen où les principales forces politiques ont exhorté le gouvernement catalan à ne pas proclamer l’indépendance.

«Il est grand temps de dialoguer, de parler, de trouver une voie en dehors de l’impasse et de travailler conformément à l’ordre constitutionnel espagnol», a insisté le vice-président de l’exécutif européen, Frans Timmermans. Dans son intervention devant les eurodéputés - à l’occasion d’un bref débat «d’urgence», rajouté au dernier moment à l’ordre du jour de la session plénière à Strasbourg -, M. Timmermans a rappelé que l’Ue considérait comme «illégal» le référendum d’autodétermination de dimanche, tout en déplorant les violences policières. «Le gouvernement régional de Catalogne a décidé d’ignorer la loi en organisant le référendum», a relevé le représentant de la Commission, qui avait été critiquée ces derniers jours pour être restée trop longtemps silencieuse face à cette crise. Or, «si la loi, le droit, ne vous offre pas ce que vous souhaitez, vous pouvez vous opposer à la loi, vous pouvez travailler pour modifier la loi, mais vous n’êtes pas en droit de l’ignorer», a lancé M. Timmermans à l’adresse des autorités séparatistes de Barcelone.

Concernant les violences policières de dimanche pour tenter d’empêcher les Catalans de prendre part au vote, il a observé que «la tâche de respecter et défendre l’Etat de droit» pouvait «parfois nécessiter un usage proportionné de la force». Pour autant, les images des violences de dimanche «nous ont beaucoup attristés», car «la violence ne résout rien en politique».  Chez les eurodéputés, les chefs de file de trois des principaux groupes politiques du Parlement européen se sont montrés particulièrement critiques vis-à-vis des velléités d’indépendance catalanes. Une déclaration unilatérale d’indépendance «constituerait une provocation de plus, cela ne ferait que jeter de l’huile sur le feu après le référendum inutile de dimanche», a ainsi jugé le leader des élus socialistes, Gianni Pittella. «Je ne pense pas qu’il soit dans l’intérêt de vos concitoyens de poursuivre dans ce séparatisme à tout prix», a renchéri le libéral Guy Verhofstadt, à l’attention des dirigeants catalans. «Déclarer l’indépendance sur la base d’un référendum défaillant, c’est totalement irresponsable».

«Qui quitte l’Espagne, quitte l’Union européenne, la zone Schengen, la zone euro. Est-ce là vraiment dans l’intérêt des Catalans ?» a interrogé de son côté Manfred Weber, le chef de file des élus conservateurs.

AFP

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a annoncé la création de «couloirs humanitaires» dans le Pool et proposé de racheter les armes des «jeunes égarés» dans cette région au sud de Brazzaville qui a replongé dans la violence en avril 2016.

«On va créer des couloirs humanitaires pour que ces jeunes gens sortent avec leurs armes», a déclaré le président, en recevant une délégation de sages et de religieux du Pool. «On va racheter leurs armes pour qu’avec cet argent ils puissent organiser une petite vie. On ne leur prendra pas gratuitement leurs armes. L’Etat pourra les racheter. Il faut qu’ils sortent avec leurs armes, même les armes de chasse», a insisté le chef de l’Etat congolais, qualifiant les insurgés de «jeunes égarés armés». «La plupart d’entre eux sont des pauvres jeunes gens enrôlés dans les sectes. On ne tuera personne parce que la Constitution de notre pays interdit la peine de mort», a-t-il poursuivi. A ses interlocuteurs qu’il rencontrait pour la première fois, M. Sassou Nguesso a affirmé que les couloirs humanitaires seront créés «sans délai», sans toutefois préciser les modalités. Le Pool a replongé dans les violences juste après la présidentielle de mars 2016 remportée par le président Sassou Nguesso, une victoire très contestée par l’opposition. Le gouvernement accuse le chef de la rébellion, le Pasteur Ntumi et ses ex-combattants ninjas, de perpétrer des exactions sur les populations dans cette région où au moins 138.000 personnes sont en détresse, selon l’Onu.

AFP

Le roi d’Espagne a accusé hier les dirigeants catalans de s’être placés en marge du «droit et de la démocratie» et annoncé que l’Etat rétablirait «l’ordre constitutionnel» en Catalogne où des centaines de milliers de personnes manifestaient contre les violences policières lors d’un référendum interdit par Madrid.

L’épreuve de force entre le gouvernement central et les dirigeants catalans, qui menacent de déclarer l’indépendance, a plongé l’Espagne dans sa crise la plus grave depuis le retour de la démocratie en 1977. Dans une charge aussi rare que cinglante, Felipe VI a accusé les dirigeants catalans de s’être placés «en marge du droit et de la démocratie» en organisant le référendum de dimanche.

«Avec leur conduite irresponsable, ils peuvent même mettre en danger la stabilité de la Catalogne et de toute l’Espagne», a dit le souverain qui ne s’était pas exprimé sur la crise depuis dimanche.

L’Etat doit assurer «l’ordre constitutionnel en Catalogne», a-t-il ajouté dans une allocution télévisée.

Ce bref discours d’une fermeté sans précédent est le point d’orgue d’une journée marquée par des manifestations de masses en Catalogne, où les principaux syndicats avaient appelé à la grève générale.

Des centaines de milliers de personnes se sont mobilisées lors de manifestations d’étudiants, de pompiers ou de simples citoyens indignés par la violence dont ont fait usage la police nationale et la Garde civile contre les manifestants dimanche.

Selon la police locale, près de 700.000 personnes ont manifesté dans plusieurs défilés à Barcelone et de nouveaux cortèges se formaient dans la soirée. «Dehors les forces d’occupation!», «Les rues seront toujours à nous!»: les artères de Barcelone résonnaient de slogans hostiles à la police nationale et à la Garde civile, envoyées par Madrid.

AFP

Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, dénonce l’absence de progrès politique au Mali pour appliquer l’accord de paix de 2015, liée selon lui à la recrudescence des violences dans ce pays, dans un rapport au Conseil de sécurité publié hier.

«Je suis profondément préoccupé par les développements récents au Mali, en particulier la reprise de violents affrontements entre les groupes armés signataires (de l’accord de 2015) et les turbulences politiques entourant le référendum constitutionnel», souligne-t-il dans ce document.

«Malheureusement, presque aucun progrès n’a été réalisé dans l’application de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali», ajoute-t-il. «Alors que le pays entre dans une période électorale intense, s’achevant avec une présidentielle en 2018, le soutien inébranlable et l’engagement des parties signataires en faveur du processus de paix sont des pré-requis pour éviter de descendre dans un cercle vicieux de violence et de chaos, compromettant l’avenir du Mali et ses chances d’une paix durable», affirme Antonio Guterres.

Le secrétaire général de l’Onu regrette en particulier l’absence de progrès administratifs et institutionnels à Kidal (nord) et Tombouctou (centre), ce qui «envoie de mauvais messages».

Antonio Guterres s’inquiète aussi dans son rapport «de la menace croissante» posée par des groupes terroristes à des pays voisins comme le Niger ou le Burkina Faso. A cet égard, «il appelle la communauté internationale à soutenir» la prise en charge régionale de la lutte contre le terrorisme, notamment via la création d’une force militaire conjointe à cinq pays du Sahel (Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad).

Cette force «peut aussi contribuer à un environnement propice pour la Minusma (force de l’Onu au Mali), afin qu’elle applique pleinement son mandat», observe-t-il. «Le succès de la force conjointe et celui de la Minusma sont intrinsèquement liés aux progrès du processus de paix au Mali», souligne-t-il.

La force Minusma de l’Onu compte quelque 13.000 hommes au Mali.

AFP

L’Union africaine (Ua) a souhaité «un processus électoral apaisé et consensuel» en République démocratique du Congo, sans avancer de date alors que l’échéance du 31 décembre retenue il y a encore quelques jours par les Nations unies est devenue impossible à tenir.

L’Ua s’est exprimée sur la crise politique congolaise au terme d’une visite de trois jours à Kinshasa du président de la commission de l’Ua, Moussa Faki Mahamat. «Conformément à la Constitution et à l’accord du 31 décembre 2016, le président de la Commission de l’Ua a fortement encouragé tous ses interlocuteurs à dépasser leurs particularismes afin d’assurer un environnement politique propice au déroulement d’un processus électoral apaisé et authentiquement consensuel», écrit l’Ua dans un communiqué parvenu à l’Afp. «Le président de la Commission de l’Ua a salué l’engagement de la Ceni (commission électoral) à rendre public le calendrier électoral tel qu’attendu par le peuple congolais et l’ensemble des acteurs dans les délais raisonnables les plus proches possibles», ajoute le communiqué.

L’échéance du 31 décembre est devenue impossible à tenir depuis le 1er octobre, car la loi prévoit un délai de 90 jours pour convoquer le corps électoral. Aucun calendrier électoral n’a été publié, le recensement est encore en cours dans le Kasaï (centre) et le Parlement doit encore voter des lois électorales. Lors de sa visite, M. Moussa Faki Mahamat a rencontré entre autres «à deux reprises» le président congolais Joseph Kabila, les présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, ainsi qu’une délégation du Rassemblement de l’opposition. La Rdc se trouve dans une impasse politique en raison du maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de la fin de son deuxième mandat le 20 décembre 2016. L’actuelle Constitution ne lui permet pas de se représenter.

Un accord pouvoir-opposition conclu le 31 décembre 2016 sous l’égide de la conférence épiscopale prévoyait des élections présidentielles, législatives et locales d’ici à fin 2017.

Lors d’une réunion sur la Rdc le 20 septembre, l’Onu tablait toujours sur cette date, souhaitant «la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016».

AFP

L’envoyé spécial de l’Onu pour le Proche-Orient Nickolay Mladenov a salué hier le rapprochement entre les deux principaux mouvements palestiniens, qui s’est traduit par la première visite depuis deux ans à Gaza du Premier ministre Rami Hamdallah.

Cette visite est censée matérialiser la réconciliation entre ces groupes rivaux après une décennie d’animosité, grâce à une médiation égyptienne. Elle doit préparer le terrain à un transfert progressif de responsabilités — au moins civiles— des islamistes du Hamas au pouvoir à Gaza à l’Autorité palestinienne, dont émane le gouvernement de M. Hamdallah. Les précédentes tentatives de réconciliation ont échoué, mais M. Mladenov a dit à l’Afp qu’il existait des raisons de croire en celle-ci.

Il a invoqué la «volonté politique réelle» du Hamas et du Fatah, qui domine l’Autorité palestinienne, ainsi que la médiation égyptienne et la priorité accordée à des mesures concrètes limitées pour créer la confiance. «Je suis prudemment optimiste. Je ne sous-estime aucune des nombreuses complications et difficultés qui peuvent apparaître en chemin», a-t-il dit. Mais «si la région reste engagée (dans le processus), si l’Egypte continue à jouer son rôle et si les parties intéressées continuent à montrer la même volonté qu’aujourd’hui de travailler avec nous, cela peut marcher», a-t-il dit. Il a appelé les gouvernements étrangers à soutenir financièrement le gouvernement de l’Autorité palestinienne à Gaza. «Il s’agit d’un effort pour renforcer les forces modérées dans une région en pleine tourmente», a-t-il ajouté. Interrogé sur la réaction des Etats-Unis à une réconciliation entre le Hamas et l’Autorité palestinienne, M. Mladenov a répondu que ce genre de discussions était prématuré.

Les Etats-Unis considèrent le Hamas, qui a mené trois guerres avec Israël depuis 2008, comme une organisation «terroriste».

AFP

 

Confronté avec Las Vegas à la plus fusillade la plus meurtrière de l’histoire moderne des Etats-Unis, Donald Trump est mis à l’épreuve par ce drame qui soulève pour la énième fois la question des ventes d’armes à feu aux Etats-Unis.

Selon les premiers éléments de l’enquête sur ce carnage qui a fait au moins 58 morts et a été revendiqué par le groupe Etat islamique, le tireur disposait de plus de dix fusils dans sa chambre d’hôtel.

Dans une brève déclaration depuis la Maison Blanche, le président américain a dénoncé un acte qui représente «le mal absolu» et appelé l’Amérique à l’unité et la prière. Mais n’a pas dit un mot sur la question des armes à feu.

Or si l’enquête ne fait que débuter, les adversaires démocrates du président américain donnent déjà de la voix pour réclamer un débat de fond sur cette question passionnelle aux Etats-Unis. Face à l’émotion suscitée par cette attaque sanglante, le locataire de la Maison Blanche pourra-t-il l’écarter d’un revers de manche?

Soutenu avec force durant la campagne par la plus grande organisation du lobby des armes à feu aux Etats-Unis, la National Rifle Association (Nra), Donald Trump s’est toujours posé en farouche défenseur du Deuxième amendement de la Constitution. Objet d’âpres discussions quand à son interprétation, ce dernier stipule qu’»il ne pourra être porté atteinte au droit du peuple de détenir et de porter des armes».

Quelques heures après le drame, son ancienne rivale, la démocrate Hillary Clinton, a appelé à un changement de paradigme. «Notre chagrin n’est pas suffisant. Nous pouvons et devons mettre la politique de côté, tenir tête à la Nra et travailler ensemble pour essayer que cela n’arrive plus», a-t-elle tweeté.

«Il y a toujours des tireurs avec des histoires et des motivations différentes, leur point commun tragique est d’avoir entre les mains des armes puissantes», soulignait de son côté Ben Rhodes, ex-conseiller de Barack Obama qui a tenté, en vain, de faire bouger les lignes au Congrès sur ce thème.

Massacres après massacres, les démocrates n’ont eu de cesse de tenter de renforcer la législation sur les ventes d’armes. En vain.
A ce jour, Donald Trump n’a donné aucun signe qu’il entendait changer de ligne sur ce thème qui galvanise sa base électorale.

«Vous avez un vrai ami à la Maison Blanche (...) Vous m’avez soutenu, je vais vous soutenir», lançait-il 100 jours après son arrivée au pouvoir lors d’une rare apparition d’un président en exercice devant la Nra au grand complet.

Et durant la campagne, il était allé très loin dans son argumentaire, comme lorsqu’il avait pris en contre-exemple le régime français très restrictif de détention d’armes, affirmant que le bilan des attentats du 13 novembre à Paris n’auraient pas été aussi lourd si la loi avait été différente.

«Ces types sont entrés, boum, boum —toi là-bas, boum. Et ils sont restés là et ont tué tout le monde. Aucune arme de l’autre côté. S’il y avait eu des armes de l’autre côté (...) je vous promets qu’il n’y aurait pas eu 130 morts», avait-il affirmé.

AFP

 

Des anciens rebelles démobilisés ont réclamé hier de l’argent à l’Etat à Man, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, tandis que d’autres ont voulu occuper la préfecture de Bouaké, dans le centre, selon leurs porte-parole.

«Au moins 200» ex-rebelles démobilisés se sont rendus à la préfecture de Man pour réclamer «une prime de guerre de 18 millions de francs Cfa» (27.000 euros) par personne, selon leur porte-parole Julien Kessé, joint au téléphone par l’Afp.

«Personne ne nous considère, nous sommes négligés. Ceux qui ont combattu comme nous et qui ont été recrutés dans l’armée ont eu 12 millions récemment et nous rien, nous ne sommes pas d’accord. Nous attendons toujours nos 18 millions de francs Cfa«, a expliqué M. Kessé.  «Même si le gouvernement n’a pas les 18 millions que nous réclamons, il peut nous faire des propositions. Nous souffrons trop», a déclaré un autre ex-rebelle, Chérif Lacina, qui a pris part à ce mouvement.

A Bouaké, la deuxième ville de Côte d’Ivoire, une vingtaine de démobilisés ont voulu occuper la préfecture. «Nous avons décidé de prendre la préfecture parce que nous sommes fatigués. On n’a plus d’argent pour payer nos loyers et on venait se loger avec le préfet jusqu’à ce que l’État ait une oreille attentive à nos revendications», a déclaré à l’AFP Aboudou Diakité, un responsable des démobilisés. Le préfet étant absent, les démobilisés ont reporté leur projet, a précisé M. Diakité.

AFP

 

La Mauritanie a appelé hier les bailleurs à appuyer financièrement la création de la force antijihadiste du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), en quête de fonds pour son déploiement, lors d’une réunion internationale à Nouakchott.

«Je saisis cette occasion pour exhorter nos partenaires bilatéraux et multilatéraux à apporter leur appui à la force conjointe du G5 Sahel lors de la conférence des donateurs», a déclaré la ministre déléguée chargée du Maghreb arabe, Khadijetou Mbareck Fall, dont le pays abrite le siège de cette organisation. Une conférence internationale de planification des contributions à cette force est prévue le 16 décembre 2017 à Bruxelles.

La «communauté internationale a endossé la mission fondamentale de la force armée du G5 Sahel qui est de combattre le terrorisme et le crime transfrontalier dans la région», a ajouté la ministre, lors d’une réunion de deux jours de pays du pourtour méditerranéen, consacrée notamment à la coopération avec l’Otan.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a inauguré le 9 septembre à Sévaré, dans le centre du Mali, le poste de commandement central de cette force conjointe qui comptera à terme 5.000 hommes. Les premières unités de cette force doivent être déployées en octobre et tous ses bataillons seront opérationnels en mars 2018. Les dirigeants des pays du G5 Sahel, aiguillonnés par le président français Emmanuel Macron, ont acté le 2 juillet à Bamako la constitution de cette force et débloqué des fonds pour commencer son déploiement.

Son financement est loin d’être bouclé: seuls 108 millions d’euros ont été promis, sur les 423 millions jugés nécessaires par les pays membres.
Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 a réactivé en février à Bamako ce projet de force régionale conjointe, initialement lancé en novembre 2015. La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l’opération antijihadiste Barkhane, appuie cette initiative.

AFP

 

«Espagne meurtrie», «déchirure profonde» : à Madrid comme à Barcelone, la presse espagnole soulignait hier lundi la gravité de la situation après le référendum d’autodétermination de dimanche, fustigeant l’attitude des dirigeants séparatistes catalans comme celle du gouvernement central.

Le quotidien de gauche El Pais voit dans les événements de dimanche «une déroute pour notre pays (...) pour le destin de notre démocratie et pour la stabilité et l’avenir du système de coexistence que nous nous sommes donnés il y a près de quarante ans», référence à la Constitution de 1978 adoptée trois ans après la mort du dictateur Francisco Franco.

Le journal dénonce à la fois «l’arrogance xénophobe» du président régional catalan Carles Puigdemont et «l’incapacité absolue de Mariano Rajoy à gérer le problème depuis le début de la crise». Le journal reproche au dirigeant conservateur de l’Espagne de ne pas avoir entrepris de réforme de la Constitution ou du statut des régions ces dernières années. «Rajoy a déclaré que (le référendum) était un échec, mais sa stratégie d’attendre d’abord et d’envoyer la police ensuite s’est révélée être un échec peut-être pire», estime également le quotidien de centre-droit madrilène El Mundo. Même le quotidien conservateur Abc critique la stratégie de M. Rajoy : «il est très difficile d’affirmer que les violents incidents d’hier auront un coût moindre que celui qu’aurait eu l’application à temps de l’article 155 de la Constitution», qui permet de suspendre l’autonomie de la Catalogne. Il estime néanmoins que «l’emploi de la force a été légitime, proportionné et nécessaire». Pour le journal, l’objectif des dirigeants catalans n’était pas de «célébrer un référendum mais provoquer une occupation des rues catalanes (...) pour chercher la confrontation avec l’Etat et fracturer la Catalogne». «Il n’y a jamais eu en Catalogne de référendum digne de ce nom parce qu’il était illégal», soutient-il. Une opinion partagée par le grand quotidien catalan La Vanguardia : «il n’y a pas eu hier de référendum digne de ce nom en Catalogne».

Pour autant, «la déchirure est profonde. La situation est grave. (...) Nous avons tous perdu», poursuit le quotidien, qui voit dans cette «désolation» le prix à payer pour la politique de M. Rajoy, «dirigée vers ses électeurs dont une bonne partie réclamaient la méthode forte, mais «jamais assortie de proposition de dialogue alternative». Après ce qu’il s’est passé dimanche, «quelqu’un croit-il réellement que l’indépendantisme en sorte affaibli? Pire, d’autres journées très dures et d’autres épisodes de tension nous attendent», écrit le directeur de la Vanguardia Marius Carol.

Les journaux madrilènes critiquent aussi vivement l’attitude de la police régionale catalane, les Mossos d’Esquadra, qualifiée de «trahison» par Abc et El Mundo.
«Si les Mossos, comme ils en avaient reçu l’ordre, avaient empêché l’ouverture des bureaux de vote (...) cette tâche n’aurait pas dû être exécutée ensuite par la police (nationale) et la Garde civile, et cela nous aurait évité une grande partie des scènes lamentables qui ont fait le tour du monde», affirme El Pais.

Le quotidien catalan El Periodico prévoit à court terme une «proclamation unilatérale de la République catalane» et une «réponse ferme de l’Etat» dont «l’ensemble des Catalans et les institutions qui permettent l’autonomie de la région» paieront les conséquences.

AFP

 

Au moins 17 personnes ont été tuées dimanche dans les deux régions anglophones du Cameroun en marge d’une proclamation symbolique d’»indépendance» par des séparatistes vis-à-vis de la majorité francophone, selon un bilan établi hier par Amnesty International et des sources officielles consultées par l’Afp.

«Amnesty International peut confirmer qu’au moins 17 personnes ont été tuées par les forces de sécurité lors des manifestations d’hier (dimanche) dans plusieurs villes des régions anglophones du Cameroun», a indiqué l’Ong dans un communiqué.

Au moins dix-sept civils, dont deux Nigérians, ont été tués, a-t-on confirmé de sources officielles. Le gouverneur du Nord-Ouest, une des deux provinces anglophones, a compté onze morts dans sa seule région, dont cinq dans une tentative d’évasion dans une prison. «Nous avons globalement sur l’ensemble de la région six décès qui ont été enregistrés», a déclaré à la Crtv le gouverneur, Adolphe Lele Lafrique. A ce chiffre s’ajoute la mort de cinq détenus dans une prison de Kumbo, a-t-il ajouté. Les prisonniers «ont décidé de mettre le feu à leur prison pour faciliter leur évasion. Sur le coup de cette évasion, les gardiens de prison ont atteint quatre d’entre eux qui ont rendu l’âme sur place. L’un d’entre eux, évacué, a rendu l’âme à l’hôpital. Trois autres sont sous soins médicaux», a dit le gouverneur. Six personnes ont en outre été tuées dimanche dans la seconde région anglophone, le Sud-Ouest, selon un premier comptage des autorités régionales. Au moins un gendarme et plusieurs civils y ont aussi été blessés.

Hier, l’Afp a eu connaissance de deux autres morts au cours des violences du week-end. Un jeune habitant de Kumba, dans la région du Sud-Ouest, a été «tué samedi par les forces de sécurité», a déclaré à l’Afp un infirmier de la ville.

Le maire de la ville de Kumbo, Donatus Njong, a affirmé que les forces de l’ordre avaient «tué un citoyen» dimanche.

AFP

 

La consultation, interdite par la justice, intervient dans un climat de tensions entre les indépendantistes et le gouvernement espagnol. Elle est le point d’orgue d’une crise qui dure depuis des mois entre Madrid et Barcelone.

La région Catalogne qui dispose déjà d’un statut d’autonomie, rassemble 16 % de la population espagnole et représente près de 20 % du Pib du pays. Communauté autonome, elle dispose de son propre Parlement, de son propre gouvernement, de sa propre police, et se charge des questions d’éducation, de santé, de sécurité et des services sociaux. Le castillan et le catalan sont ses deux langues officielles mais, à l’école, les cours sont donnés en catalan. En revanche, la région n’est pas compétente en termes de défense, de relations internationales et de fiscalité. Ce dernier point est d’ailleurs central dans la volonté catalane d’indépendance. La Catalogne avait demandé, en 2012, à Madrid de bénéficier des mêmes privilèges fiscaux que le Pays basque -soit percevoir directement l’argent de ses contribuables puis de décider de son utilisation- mais elle s’était heurtée au refus du gouvernement espagnol, ce qui a contribué à la montée de l’indépendantisme dans la région.

Les Catalans restent très partagés sur l’indépendance de leur région: 49,4% sont contre la sécession et 41,1% pour, selon un sondage commandé par le gouvernement régional en juillet. Pour autant, le souhait des Catalans de pouvoir s’exprimer sur l’autodétermination semble très clair. Plus de 70% souhaitent un référendum en bonne et due forme, selon tous les sondages. La multiplication des mesures drastiques prises par Madrid a pu renforcer, en partie, cette volonté d’un vote.

Les indépendantistes misent aujourd’hui plus sur la symbolique que sur le résultat de l’élection. En d’autres termes, plus le gouvernement espagnol réprimera les indépendantistes, plus grande sera la résistance des séparatistes et plus les résultats du référendum deviendront secondaires. Les indépendantistes veulent que l’Ue intervienne. Ils ont besoin de martyrs et de se poser en victimes. Deux scenarii apparaissent alors possibles. Au lendemain du vote, l’exécutif catalan reconnaît l’échec du référendum et dissout le Parlement. Deuxième cas de figure : poursuivant une logique d’affrontement, la Catalogne déclare unilatéralement son indépendance pour pousser Madrid à suspendre officiellement l’autonomie catalane. Officiellement, cette possibilité a été écartée. Mais dans le contexte actuel, l’hypothèse n’est pas exclue.

Mais en réalité, la Généralité (l’exécutif catalan) n’avait pas les moyens de réaliser un référendum en bonne et due forme. C’était davantage une forme de manifestation du sentiment d’indépendance et d’expression de la colère catalane. La Catalogne n’a pas non plus les moyens de sa viabilité ni de son indépendance financière. Pour défendre leur cause, les indépendantistes avancent que la région, qui réalise un tiers des exportations espagnoles, est l’une des plus riches avec un Pib par habitant de 28.000 euros, supérieur à la moyenne européenne (26.000 euros), alors que celui de l’Espagne se situe en dessous (23.000 euros). Avec son industrie automobile, son secteur bancaire, de grands groupes pharmaceutiques et le tourisme, l’activité est diversifiée, même si la Catalogne est aussi l’une des régions les plus endettées d’Espagne.

Cependant, l’hypothèse d’une indépendance paraît ubuesque. Les 7,5 millions de Catalans (16% de la population espagnole) n’en ont pas les moyens. Les plans de délocalisation des deux grandes banques catalanes sont déjà prêts. Déjà en 2015, après la victoire des indépendantistes au Parlement, de grands groupes espagnols ou étrangers comme Volkswagen-Audi Espagne avaient menacé de se délocaliser. En matière économique, il n’y a plus fondamentalement de mésentente entre Barcelone et Madrid. Aujourd’hui, beaucoup plus prosaïquement, la Catalogne veut davantage de ressources. A la question « une Catalogne indépendante serait-elle exclue de l’Ue ? », Bruxelles se réfère inlassablement à la « doctrine Prodi ». L’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, avait déclaré en 2004 qu’un Etat né d’une sécession au sein de l’Ue ne serait pas automatiquement considéré comme faisant partie de l’Ue.



La conférence épiscopale du Mali s’est déclarée hier dimanche «inquiète» après plusieurs attaques commises récemment contre des églises et des chapelles dans le centre de ce pays du Sahel à 90% musulman où les catholiques sont très minoritaires.

«Ces dernières semaines, ces derniers mois, nos églises, nos chapelles, ont été victimes de plusieurs attaques par de présumés jihadistes. (...) Nous sommes inquiets», a déclaré à l’Afp le secrétaire de conférence épiscopale du Mali, Edmond Dembélé. «La semaine dernière, dans le village de Dobara (centre, 800 km au nord de Bamako), des hommes armés ont forcé la porte de l’église et y ont retiré crucifix, images et statue de la Vierge Marie, nappes d’autel et ont brûlé le tout devant ladite église», a précisé Edmond Dembélé. «D’autres attaques d’églises et de chapelles dans le centre du Mali se sont déroulés devant des fidèles» les semaines précédentes, a-t-il ajouté. «En septembre toujours, dans la localité de Bodwal (centre), des Chrétiens ont été chassés de leur lieu de culte par des hommes armés avec ce message: +Nous allons vous tuer si nous vous voyons prier encore dans l’église», a-t-il poursuivi. La sécurité s’est nettement dégradée ces derniers mois dans le centre du Mali, où sévissent des groupes armés islamistes. Selon un rapport récent de l’Ong Human Rights Watch, ces groupes ont notamment procédé à des «exécutions sommaires de civils et de militaires de l’armée malienne, à la destruction d’écoles et au recrutement forcé d’enfants soldats». «Le Mali étant un pays laïc», le gouvernement «prend toutes les mesures pour assurer la sécurité des lieux de culte», a assuré un responsable du gouvernorat de Mopti (centre) interrogé par l’Afp.

AFP

 

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a affirmé hier dimanche que l’Etat de droit avait prévalu en Catalogne en empêchant la tenue d’un référendum d’autodétermination interdit par la justice, estimant aussi que les forces de l’ordre avaient «fait leur devoir».

«Aujourd’hui, il n’y a pas eu de référendum d’autodétermination en Catalogne. L’Etat de droit reste en vigueur avec toute sa force», a déclaré le dirigeant conservateur lors d’une allocution télévisée.

La consultation constituait une «véritable attaque contre l’Etat de droit (...) à laquelle l’Etat a réagi avec fermeté et sérénité», a-t-il poursuivi après une intervention des forces de l’ordre qui a fait plus de 90 blessés. «Les responsables de ces événements (...) sont uniquement et exclusivement ceux qui ont fait la promotion de la rupture de la légalité et de la coexistence. Ne cherchez pas d’autres coupables, il n’y en a pas».

«Il aurait été plus facile pour tous de regarder de l’autre côté», a-t-il ajouté concernant l’action des forces de l’ordre. «Nous avons rempli notre obligation, nous avons agi selon la loi et uniquement selon la loi, et la démonstration a été faite que notre Etat démocratique a les moyens de se défendre d’une attaque aussi grave», a-t-il dit. Le référendum a été «une simple mise en scène, un épisode de plus d’une stratégie contre la coexistence démocratique et la légalité», a ajouté M. Rajoy, estimant que «l’on a assisté à l’échec d’un processus qui n’a servi qu’à semer la division, à pousser les citoyens à la confrontation et les rues à la révolte». «Je ne vais fermer aucune porte, je ne l’ai jamais fait (...) mais cela sera toujours dans le cadre de la loi et de la démocratie», a-t-il conclu. La police espagnole a tenté d’empêcher à coups de matraque et de balles de caoutchouc un référendum interdit par la Cour constitutionnelle sur l’indépendance de la Catalogne.

Les affrontements ont fait au moins 92 blessés, dont deux graves, un homme de 70 ans victime d’un infarctus et un blessé à l’œil, selon les services de santé de la région.  
Au moins 33 policiers ont été blessés, selon le ministère de l’Intérieur, qui précise que certains ont essuyé des jets de pierre.

AFP

 

Le président camerounais Paul Biya a appelé hier au «dialogue» après la mort d’un jeune tué la veille par les forces de sécurité à Kumba dans le sud-ouest anglophone avant une déclaration symbolique d’»indépendance».  

«Je condamne de façon énergique tous les actes de violence, d’où qu’ils viennent, quels qu’en soient les auteurs», a déclaré dimanche sur les réseaux sociaux le président camerounais, Paul Biya, appelant au «dialogue».

La ville de Kumba est réputée frondeuse: depuis le début de la crise provoquée par la contestation anglophone, de nombreux affrontements entre forces de l’ordre et populations y ont éclaté.  Joint par l’Afp depuis Buea, le premier vice-président du Social democratic front (Sdf, principal parti d’opposition) Joshua Osih, s’est insurgé contre les «forces de l’ordre» qui «tirent à balles réelles sur les manifestants». «Lever un drapeau ne mérite pas la mort», a-t-il déclaré tout en soulignant être contre la sécession demandée par les indépendantistes.

Ce dimanche marque le jour anniversaire de la réunification officielle des parties anglophone et francophone du Cameroun en 1961. A cette occasion, les séparatistes anglophones ont prévu de proclamer symboliquement l’indépendance de l’Ambazonie, du nom de l’Etat qu’ils veulent créer. Sur les réseaux sociaux, le «président» de l’Ambazonie, M. Sisiku Ayuk, a déclaré que les habitants des régions anglophones «ne sont plus des esclaves du Cameroun». «Aujourd’hui, nous affirmons l’autonomie de notre héritage et notre territoire», a-t-il dit. L’Union européenne (Ue) a appelé samedi «tous les acteurs» à «faire preuve de retenue et de responsabilité, dans le respect de l’Etat de droit et en s’abstenant de tout acte de violence». Depuis novembre 2016, la minorité anglophone, qui représente environ 20% des 22 millions de Camerounais, proteste contre ce qu’elle appelle sa «marginalisation», dans l’enseignement et la magistrature notamment.Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme, tandis qu’une minorité réclame la partition du Cameroun. Deux scénarios que refuse catégoriquement Yaoundé.

AFP

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