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Actualités Internationales (1825)

Le gouvernement malien a convoqué, pour le 9 juillet, un référendum sur un projet de révision de la Constitution, qui intègre particulièrement des dispositions clés de l’accord de paix de 2015, selon un communiqué diffusé dans la nuit de mercredi à jeudi.

Cette révision de la Constitution de 1992, la première depuis 25 ans, vise surtout à «mettre en œuvre certains engagements de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali» signé en mai-juin 2015, et prévoit également la création d’un Sénat et d’une Cour des comptes, selon le communiqué du Conseil des ministres. La convocation de ce référendum intervient à un moment où la communauté internationale manifeste de plus en plus ouvertement son impatience envers les signataires de l’accord de paix - dont le gouvernement - face aux retards accumulés dans son application. Parmi les dispositions de l’accord qui doivent être incorporées à la Constitution figure la création, dans les cinq régions administratives du Nord, d’Assemblées dotées de pouvoirs importants, élues par la population.

Les élections municipales, précédent scrutin au Mali, avaient dû être reportées à plusieurs reprises, pour finalement se tenir en novembre 2016 sur une partie seulement du territoire en raison des violences dans le pays, en particulier dans le Nord.
Le projet de révision constitutionnelle a été adopté, en mars, en Conseil des ministres et approuvé, la semaine dernière, par l’Assemblée nationale.

AFP -

L’opposition burkinabè a dénoncé, hier, «une remise en cause des acquis démocratiques» après la présentation d’un projet de loi de réforme du code électoral, accusant notamment le gouvernement de vouloir «supprimer» la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

«Ce projet de loi concocté (...) par le gouvernement, dans le secret de ses laboratoires, sans y associer personne», pose de «gros problèmes» dont «la remise en cause de certains acquis démocratiques chèrement arrachés par notre peuple», a dénoncé, lors d’un point de presse, le chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré.
Les partis politiques ont reçu le projet de loi - qui devrait être soumis au vote de l’Assemblée nationale fin juin - la semaine dernière, afin qu’ils puissent y apporter leurs observations.

Le texte parle d’une «autorité administrative indépendante chargée de l’organisation et de la supervision des opérations électorales et référendaires», sans donner son nom, mais précise que «jusqu’à la mise en place effective de l’autorité administrative indépendante en charge des élections, la Commission électorale nationale indépendante et ses démembrements demeurent compétents pour l’organisation et la supervision des opérations électorales».
Pour Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le progrès et le changement (Upc), «on sent nettement une volonté de supprimer la Ceni dans son format actuel et de transférer ses prérogatives à l’administration, à travers le ministère de l’Administration territoriale».
La Ceni, chargée de l’organisation des scrutins, «est un acquis de haute lutte, un consolidant démocratique qui ne peut être brisé à la guise du pouvoir», a jugé M. Diabré.

AFP -

Un tribunal zambien a ordonné, hier, que le chef de l’opposition, Hakainde Hichilema, incarcéré depuis près de deux mois, soit jugé pour trahison par une juridiction supérieure du pays.

M. Hichilema, 54 ans, avait été arrêté début avril et inculpé de «trahison» pour avoir entravé le déplacement du convoi du chef de l’Etat, son rival à la présidentielle, Edgar Lungu.
«Je renvoie l’accusé devant la haute cour pour un procès dès que possible», a déclaré le juge David Simusamba, sans préciser de date. «Nous avons toujours été prêts pour un procès. Ce n’est pas un problème, c’est une affaire où il n’y a pas eu d’enquête. Je suis ici à cause de la haine», a déclaré à la presse Hakainde Hichilema, vêtu d’un manteau rouge, les couleurs de son parti.
Le chef du Parti uni pour le développement national (Upnd) dénonce les conditions de son arrestation et les charges de trahison portées contre lui. Il estime que le régime lui fait payer son refus de reconnaître la victoire de M. Lungu à la présidentielle d’août 2016.

L’accusation de trahison, qui interdit toute libération sous caution, est passible de 15 ans de prison minimum et de la peine de mort au maximum.
«Nous avons besoin d’un juge dédié à cette affaire pour s’en occuper efficacement», a demandé M. Hichilema qui est emprisonné depuis le 11 avril.
Opposant historique en Zambie, battu cinq fois à la présidentielle, Hakainde Hichilema est passé très près de remporter les élections en août dernier, échouant seulement 100.000 voix (2,5 %) derrière Edgar Lungu.

 

AFP -

Le tribunal militaire de Yaoundé a décidé, hier, du maintien en prison des leaders de la contestation anglophone poursuivis pour «terrorisme» au Cameroun, fixant la reprise du procès au 29 juin, a constaté un journaliste de l’Afp.

Le tribunal a ordonné le maintien en détention de Félix Agbor Nkongho, avocat, Neba Fontem Aforteka’a, enseignant, et Mancho Bibixy, dit «BBC», animateur de radio. La demande de libération de 24 autres militants anglophones, jugés en même temps que ces trois leaders, a également été rejetée. Les 27 accusés sont poursuivis pour notamment «actes de terrorisme» et «complicité d’actes de terrorisme».   La juge a qualifié de «non fondées» leurs demandes de mise en liberté. Elle a fixé la reprise du procès au 29 juin, avec audition des premiers témoins de l’accusation.

«Tous les avocats sont déçus, d’autant plus que le ministère public n’était pas contre» une mesure de placement sous surveillance judiciaire (mise en liberté provisoire sous certaines conditions, Ndlr) de deux des trois leaders», a réagi auprès de l’Afp Bernard Muna, chef de file des avocats de la défense.

Le 24 mai, le commissaire du gouvernement avait ainsi indiqué qu’il n’était pas défavorable au placement sous surveillance judiciaire de Félix Agbor Nkongho et de Neba Fontem Aforteka’a. Félix Agbor Nkongho et Neba Fontem Aforteka’a sont les principaux responsables du «Cameroon Anglophone Civil Society consortiu (Cacsc), interdit, en janvier, par les autorités après un appel à la grève dans les zones anglophones du pays.

AFP

Une mission d’experts de l’Onu devait arriver, hier, en Côte d’Ivoire pour «aider» la justice dans l’enquête sur une cache d’armes découverte dans la résidence du chef du protocole du président de l’Assemblée nationale, a indiqué le porte-parole du gouvernement.

Une mission d’experts de l’Onu devait arriver, hier, en Côte d’Ivoire pour «aider» la justice dans l’enquête sur une cache d’armes découverte dans la résidence du chef du protocole du président de l’Assemblée nationale, a indiqué le porte-parole du gouvernement. «Une mission d’experts de l’Onu va aider (...) Elle devait arriver aujourd’hui (mercredi)», a affirmé le ministre de la Communication, Bruno Koné, lors d’une conférence de presse à l’issue du conseil des ministres.  «Le dossier est chez le procureur ; c’est la justice qui gère», a-t-il ajouté, refusant de commenter l’affaire.

L’enquête contre Souleymane Kamagaté, dit «Soul to Soul», chef du protocole de Guillaume Soro, a été ouverte après la découverte, le 15 mai, pendant les mutineries qui ont secoué le pays, d’une cache d’armes dans un logement donné pour être sa propriété à Bouaké (deuxième ville du pays, nord). «Il a répondu qu’il n’était ni l’acquéreur ni le propriétaire de ces armes», avait alors expliqué Moussa Touré, directeur de la Communication à l’Assemblée nationale. Les médias présents à Bouaké ont rapporté avoir vu des caisses d’armes retrouvées sur les lieux.

Des mutins avaient exhibé devant des journalistes de l’Afp de nombreuses armes provenant de cette cache. Les armes neuves —notamment des kalachnikovs, des munitions et des lance-roquettes— étaient emballées dans des sacs en plastique transparents. Un des mutins avait confié à l’Afp que les armes provenaient de la propriété de «Soul to Soul» et que cette cache était connue de «plein de gens».  L’exhibition de ces armes par les mutins a convaincu, selon plusieurs sources, les autorités de ne pas tenter de réduire militairement les mutins.

Certains médias ont accusé Guillaume Soro de vouloir déstabiliser, avec ces armes, le président Alassane Ouattara afin de renforcer sa position en vue de la présidentielle de 2020 dont il est un des favoris même s’il refuse pour le moment de se dire candidat.

Ancien chef de la rébellion de 2002-2011, dont Bouaké était le fief, Guillaume Soro a confié à Jeune Afrique de cette semaine : «J’ai assumé (la tête) de la rébellion des Forces nouvelles. Ce n’est donc pas pour une cache d’armes que je me serais défilé. Acceptez que je ne m’étende pas au nom du devoir de réserve». «La personne mise en cause (Souleymane Kamagaté) est l’un de mes plus proches collaborateurs et je lui ai demandé de faciliter autant que possible le travail des enquêteurs», a-t-il assuré.

De source proche du dossier, l’enquête devra surtout déterminer si ces armes proviennent des stocks achetés pour la rébellion et la défense du président Ouattara lors de la crise ou si elles ont été acquises plus récemment. Dans ce dernier cas, ce serait un casus belli entre le président Ouattara et M. Soro.  «Depuis 2002, à chaque fois que le pays traverse des difficultés, les gens prétendent que ma relation avec le président Ouattara (élu en 2010) en pâtit. Pourtant elle demeure bonne (...) Je suis habitué aux procès en sorcellerie. L’essentiel, pour moi, est d’entretenir la confiance qui existe entre le chef de l’Etat et moi-même», a assuré M. Soro à Jeune Afrique.

AFP

 

Abou Dhabi et Ryad veulent un «changement de politique» et non pas «un changement de régime» au Qatar, a déclaré, hier, le ministre d’État émirati aux Affaires étrangères en posant une série de conditions pour un apaisement de la crise dans le Golfe.

«L’ampleur de la crise actuelle est assez substantielle», a souligné Anwar Gargash dans un entretien à l’Afp à Dubaï, alors que plusieurs pays, dont les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha.

Le ministre émirati a accusé le Qatar de se comporter en «champion de l’extrémisme et du terrorisme dans la région» et déploré «l’accumulation sur de très nombreuses années d’une politique qatarie subversive».
«Nous avons atteint maintenant un cul-de-sac dans nos tentatives pour convaincre le Qatar de changer de direction», a-t-il assuré. «Ce que nous disons au Qatar, c’est que vous êtes un voisin, mais que vous devez respecter les règles de la sécurité collective, et que si vous ne respectez pas ces règles, vous êtes seul».

Le ministre a posé au Qatar un certain nombre de conditions en vue d’un apaisement, la première étant d’»arrêter de soutenir l’extrémisme et le terrorisme».
Il a cité la nécessité d’un «engagement politique clair» marquant «un changement de direction» de la part du Qatar qui est pour l’instant «dans le déni». Doha essaie de faire croire qu’on met en cause «l’indépendance de sa politique étrangère» ; ce qui «n’est pas le cas». En outre, une «feuille de route» devra être établie, qui reprenne des engagements signés en 2014 par l’émir du Qatar «en personne» et qui n’ont «pas été honorés». Des engagements auxquels il faudra «ajouter» «des mécanismes clairs», a dit Anwar Gargash.

‘Politique devenue folle’
Parmi les exigences des adversaires de Doha figure l’arrêt de l’utilisation d’un outil médiatique d’État puissant pour promouvoir «un programme extrémiste», a dit M. Gargash dans une allusion à la chaîne de télévision satellitaire Al Jazeera, basée au Qatar.

Il a également demandé une «action» des autorités face à «de nombreux  individus qui ont été sanctionnés par les Etats-Unis et l’Onu et qui circulent librement aujourd’hui au Qatar». Il a mentionné les noms de deux hommes ayant eu des liens financiers avec Al-Qaïda. M. Gargash a également cité de «nombreux» membres de la direction de la confrérie des Frères musulmans qui «ont pris position pour radicaliser la région» et qui «ne devraient pas avoir un sanctuaire au Qatar». Il a, enfin, mentionné «le soutien apporté par le Qatar à la direction du (mouvement islamiste palestinien) Hamas, qui est un problème pour la région». «Le catalogue est vaste. C’est une politique étrangère qui est devenue folle. Nous devons pouvoir tout vérifier», a-t-il dit. Interrogé sur une éventuelle médiation du Koweït, qui n’a pas rompu ses relations avec le Qatar, le ministre émirati a estimé que de telles tentatives étaient prématurées.

AFP

 

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a minimisé les attaques menées, hier, contre le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran qui ont fait 13 morts, les premières à être revendiquées par le groupe Etat islamique (Ei) dans le pays.

Ces «pétards n’auront aucun effet sur la détermination du peuple iranien», a dit le guide selon son site officiel, à propos de ces attaques lancées en matinée contre deux lieux hautement symboliques. Le président iranien Hassan Rohani a appelé à «l’unité et à la coopération régionale et internationale» contre le terrorisme. Les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime, ont, eux, dénoncé l’»implication» de Ryad et Washington dans les attentats. Menées presque simultanément, les attaques ont fait 13 morts selon un dernier bilan de l’agence Isna, et au moins 46 blessés. Elles ont duré plusieurs heures. Selon le ministère de l’Intérieur, les six assaillants sont morts. Le premier groupe qui a attaqué le mausolée «était composé de deux personnes : la première s’est fait exploser dans les jardins du mausolée et la seconde a été tuée par les forces de l’ordre», selon le ministère. Quatre assaillants ont mené l’attaque contre le Parlement.

Deux se sont fait exploser et deux autres ont été tués par les forces de sécurité. Les assaillants du Parlement étaient «âgés de 20 à 25 ans», a déclaré à l’agence Fars Mohammad Hossein Nejat, chef adjoint des services de renseignement des Gardiens de la révolution. Il a accusé l’Arabie saoudite, rival régional de l’Iran, et les Etats-Unis d’avoir «ordonné à leurs marionnettes» de mener ces attentats.

Dans un communiqué séparé, les Gardiens de la révolution ont noté que les attentats avaient eu lieu après la rencontre du président américain Donald Trump «avec le chef d’un des gouvernements réactionnaires de la région qui a toujours soutenu les terroristes». «La revendication par Daech (Ei) montre» que Washington et Ryad «sont impliqués», selon l’armée d’élite iranienne qui a promis de ne jamais laisser «sans vengeance le sang versé d’innocents».

Les hommes armés qui ont fait irruption au Parlement étaient déguisés en femmes, selon le vice-ministre de l’Intérieur, Hossein Zolfagari. C’est la première fois que l’Ei, un groupe extrémiste sunnite, revendique des attentats en Iran. Selon Amaq, son agence de propagande, les attentats ont été menés par cinq assaillants. Mais, d’après le ministère des Renseignements, un autre groupe de «terroristes» a été neutralisé à Téhéran avant de passer à l’action.

AFP

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao, 15 pays) a donné son accord de principe à la demande d’adhésion du Maroc, lors du Sommet à Monrovia, selon le communiqué final.

Parmi les sujets à l’ordre du jour, les dirigeants ouest-africains devaient examiner une demande d’adhésion du Maroc, officiellement candidat depuis février, à la suite de son retour, en janvier, au sein de l’Union africaine, de statut d’observateur pour la Tunisie, et se prononcer sur un accord d’association avec la Mauritanie.

Ils ont «exprimé un soutien général pour la demande du royaume du Maroc, compte tenu des liens forts et multidimensionnels qu’il entretient avec les Etats membres».
Les chefs d’Etat ont «chargé la Commission d’examiner les implications d’une adhésion du royaume du Maroc au regard des dispositions des traités de la Cedeao et de soumettre ses conclusions» au prochain sommet de l’organisation, selon le texte. «La séquence politique (de l’adhésion du Maroc) vient de s’achever. Elle ouvre la voie à une séquence juridique qui doit rendre cette adhésion effective. Viendra ensuite une séquence technique où il faudra négocier secteur par secteur», a expliqué à l’Afp une source diplomatique marocaine haut placée.

«Il y a eu un très large soutien : de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone, de la Gambie, du Burkina...», a indiqué cette source. «Six mois après le retour du Maroc à l’Ua, le Maroc fait son entrée à la Cedeao», s’est-elle félicitée, soulignant que le roi Mohammed VI avait été invité au prochain sommet de l’organisation.
«L’Afrique de l’Ouest sera un acteur clé des relations interafricaines et des défis du continent», selon la même source.

Le roi du Maroc a renoncé à assister au Sommet de Monrovia en raison de tensions, selon Rabat, dues à l’invitation adressée au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. S’agissant de l’accord d’association avec la Mauritanie, les chefs d’Etat ont estimé que pour en bénéficier, ce pays, ancien membre de la Cedeao, devrait plutôt «présenter une demande de pleine adhésion», selon le communiqué. La Mauritanie avait quitté la Cedeao en 2000, préférant son appartenance à l’Union du Maghreb arabe (Uma) qu’elle partage avec l’Algérie, la Libye, le Maroc et la Tunisie.

Les dirigeants ouest-africains ont, en revanche, approuvé la demande de statut d’observateur de la Tunisie, sous réserve de vérification par la Commission de la Cedeao du respect de ses règles en la matière.

AFP

La France va demander au Conseil de sécurité de l’Onu d’autoriser une force militaire africaine chargée de combattre les jihadistes et les trafiquants de drogue dans le Sahel, a expliqué l’ambassadeur de France hier.

«La France va soumettre une proposition de résolution au Conseil de sécurité autorisant la force antiterroriste au Sahel du G5», a indiqué François Delattre, le représentant de la France à l’Onu. La proposition de résolution devrait être présentée, cette semaine, au Conseil qui pourrait voter le texte dans les prochaines semaines. Le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso, qui composent le G5, ont accepté, en mars, de constituer une force de 5.000 hommes, chargée de la mission.

Toutefois, lundi, à Bamako, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a indiqué que les effectifs avaient récemment été doublés à 10.000 hommes par les chefs d’Etat du G5 Sahel.

Le quartier général de la force sera basé au Mali, mais sera sous commandement séparé de celui des 12.000 Casques bleus de la Minusma, qui sont déployés au Mali depuis 2013. M. Delattre pense que la résolution sera adoptée. «Nous ne pouvons pas laisser le Sahel devenir un nouveau havre pour les terroristes de toute la région», a-t-il dit. La résolution demandera au secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, d’apporter un soutien financier et logistique à la nouvelle force.

La chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, a annoncé, lundi, lors d’une visite dans la capitale malienne, une aide de 50 millions d’euros pour mettre la force sur pied.

AFP

Les enseignants de Guinée-Bissau ont mis fin, hier, à trois semaines de grève pour réclamer le paiement d’arriérés de salaires et le recrutement dans la fonction publique de personnels contractuels, a-t-on appris auprès de leurs syndicats.

La grève, déclenchée le 15 mai par le Syndicat national des professeurs (Sinaprof) et le Syndicat démocratique des enseignants (Sinedeprof), les deux organisations les plus représentatives dans l’enseignement en Guinée-Bissau, avait été interrompue pendant quelques jours à la fin du mois dernier. Cette annonce fait suite à des négociations, lundi, entre les syndicats et les autorités. Le gouvernement n’avait pas encore réagi hier, un responsable annonçant à l’Afp un communiqué dans les prochaines heures.

«Nous lançons un appel à tous nos associés pour qu’ils reprennent le travail dès aujourd’hui (mardi). Nous demandons également aux parents d’élèves d’envoyer leurs enfants à l’école», a déclaré à l’Afp le porte-parole des syndicats, Bighoma Duarte Sanha.  «Nous sommes arrivés à un consensus sur la plupart des points de divergence. Le gouvernement s’est engagé à payer tous les arriérés de salaires, de même que les diverses primes et indemnités», a ajouté M. Sanha.

Les enseignants réclamaient l’embauche de leurs collègues contractuels non encore intégrés dans la fonction publique, le paiement d’arriérés de salaires et des primes au titre des années 2015 et 2016, ainsi que de meilleures conditions de travail.

Selon un rapport de l’Institut national pour le développement de l’éducation, depuis une vingtaine d’années, les programmes des écoles primaires et secondaires ne sont traités qu’à environ 30 %, à cause notamment des grèves à répétition en Guinée-Bissau.

AFP

Le milliardaire saoudien et marchand d’armes Adnan Khashoggi, réputé pour son style de vie flamboyant, est décédé, hier, à Londres, à l’âge de 82 ans, a annoncé sa famille dans un communiqué.

Le milliardaire, qui souffrait de la maladie de Parkinson, est mort entouré de ses enfants, précise le communiqué. Autrefois à la tête d’une fortune estimée à 2,4 milliards de livres (2,7 milliards d’euros), il avait été contraint, au début des années 1980, de vendre son avion privé, un DC9, et son yacht Nabila. Pendant des années, il a été l’intermédiaire de lucratifs contrats d’armes, impliquant notamment la compagnie  américaine Lockheed.  Sa famille (enfants, petits-enfants et sa femme, Lamia) salue, dans son communiqué, un «pionnier» mais aussi «sa curiosité innée pour les autres», et un homme qui «a célébré la vie». «Il a combiné perspicacité commerciale et loyauté à toute épreuve pour son pays, le royaume d’Arabie saoudite. Son travail a toujours bénéficié aux intérêts de son pays», poursuivent ses proches.

Son nom apparaît dans plusieurs affaires. Il est entendu, à la fin des années 1980, par le Congrès américain au sujet de l’Irangate, qui porte sur des ventes secrètes d’armes américaines à Téhéran pour faire libérer des otages américains au Liban et aider financièrement les Contras nicaraguayens. Au milieu des années 1990, il est mis en cause dans un scandale financier en Thaïlande, soupçonné d’un détournement de fond de 66 millions d’euros qui a failli faire couler la Banque de commerce de Bangkok. Un an plus tard, il est poursuivi en justice par le casino de l’hôtel Ritz à Londres pour une dette de jeu de 8 millions de livres. L’affaire s’était soldée par un accord dont les termes n’ont pas été révélés.

AFP

La chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, a annoncé, hier, à Bamako, une aide de 50 millions d’euros pour permettre aux pays du G5 Sahel de créer une force conjointe destinée à lutter notamment contre la menace jihadiste.

Cette annonce a été faite dans la capitale malienne lors de la rencontre annuelle entre la représentante de l’Ue et les ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).
Les participants ont salué la décision adoptée au dernier sommet de l’organisation, le 6 février, à Bamako, celle de la «création immédiate de la force conjointe du G5 Sahel dont le mandat régional est de lutter contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et l’immigration irrégulière», selon un communiqué conjoint. «L’Ue a exprimé son soutien à l’initiative et présenté l’ensemble des appuis qu’elle entend mobiliser. A travers la facilité de paix, 50 millions d’euros vont être alloués» à ce projet.

Lors d’une réunion des chefs d’état-major du G5 Sahel, en mars, les Etats membres ont approuvé un plan prévoyant des effectifs de 5.000 militaires, policiers et civils, dont sept bataillons de 650 soldats chacun.

En janvier 2017, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont décidé de créer sur leurs frontières communes une force de sécurisation du Liptako-Gourma - zone à cheval sur les trois pays - qui n’a pas encore été mise sur pied et doit constituer une composante de la future force conjointe du G5 Sahel.

La décision initiale de création de cette force conjointe remonte au sommet du G5 Sahel en novembre 2015 à N’Djamena, la capitale tchadienne.

AFP

L’Arabie saoudite, l’Égypte, Bahreïn et les Emirats arabes unis ont, tour à tour, annoncé, hier, la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de «soutien au terrorisme», y compris Al-Qaïda, le groupe Etat islamique (Ei) et les Frères musulmans.

Le Qatar a aussi été exclu de la coalition militaire arabe opérant au Yémen sous commandement saoudien. Ce séisme diplomatique est intervenu 15 jours après une visite, à Ryad, du président américain Donald Trump qui a demandé aux pays musulmans d‘agir de manière décisive contre l’extrémisme religieux. L’agence officielle saoudienne Spa a annoncé que Ryad rompait ses relations diplomatiques et fermait ses frontières avec le Qatar pour «protéger sa sécurité nationale des dangers du terrorisme et de l’extrémisme».

Un responsable saoudien a précisé que son pays «rompait ses relations diplomatiques et consulaires avec le Qatar, ferme ses frontières terrestres et maritimes ainsi que son espace aérien» avec son voisin du Golfe. «L’Arabie saoudite a pris cette mesure décisive en raison des sérieux abus des autorités de Doha tout au long des dernières années (...) pour inciter à la désobéissance et nuire à sa souveraineté», a-t-il ajouté. «Le Qatar accueille divers groupes terroristes pour déstabiliser la région, comme la confrérie des Frères musulmans, Daech (acronyme en arabe de l’Ei) et Al-Qaïda», a accusé ce responsable saoudien. Également via son agence officielle, Bahreïn a justifié sa décision en accusant Doha d’»ébranler la sécurité et la stabilité (de son royaume) et de s’ingérer dans ses affaires» intérieures. Au Caire, l’Égypte a également annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec le Qatar, qu’elle accuse de soutenir «le terrorisme». Le gouvernement du Caire a «décidé de mettre fin à ses relations diplomatiques avec l’Etat du Qatar qui insiste à adopter un comportement hostile vis-à-vis de l’Égypte», a indiqué le ministère des Affaires étrangères égyptien. Le communiqué égyptien annonce la fermeture des frontières «aériennes et maritimes» avec le Qatar.

Bahreïn et les Émirats arabes unis ont aussi rompu leurs liens avec le Qatar, que la coalition militaire arabe au Yémen a par ailleurs exclu, également pour son «soutien au terrorisme», citant explicitement dans un communiqué Al-Qaïda et l’Ei, bien implantés au Yémen. Ces développements sont un sérieux revers pour le Qatar qui, indépendamment de son rôle régional, se targue d’organiser la Coupe du monde de football en 2022.

AFP

Les élections législatives britanniques se dérouleront comme prévu jeudi après l'attentat du 3 juin qui a fait sept morts à Londres, a assuré, ce dimanche, la Première ministre Theresa May, alors que la capitale britannique pansait une nouvelle fois ses plaies. Une attaque qui est la troisième à frapper la Grande-Bretagne en moins de trois mois.

Malgré l'attaque du 3 juin à Londres, Theresa May a confirmé le maintien des législatives anticipées ce jeudi 8 juin. La dirigeante est sortie tout à l’heure devant sa résidence du 10 Downing Street, et a condamné avec une extrême fermeté ce nouvel acte terroriste : « Enough is enough », « Il est temps de dire ça suffit », a martelé la dirigeante conservatrice.

Theresa May a signalé qu’il fallait un changement radical dans la manière de répondre à ces attaques. Sur un ton très martial, elle a indiqué que la stratégie anti-terroriste du pays allait être revue et déclaré que « l’idéologie extrémiste devait absolument être vaincue », notamment en s’attaquant aux activités des réseaux terroristes sur internet.

La dirigeante a estimé qu’il y avait eu trop de tolérance envers l’extrémisme dans la société britannique, appelant à mener des discussions peut-être difficiles avec les différentes communautés britanniques, notamment les musulmans. Theresa May a aussi annoncé que son gouvernement était prêt à rallonger de façon significative les peines de prison des personnes suspectées d’activité terroriste.

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Source : Rfi.fr

Le Congrès national africain (Anc), au pouvoir en Afrique du Sud, a demandé, hier, au gouvernement des explications sur des milliers de courriels publiés dans la presse qui accusent, à nouveau, le président Jacob Zuma de corruption.

Ces documents dévoilent des échanges confidentiels entre la puissante fratrie d’affaires Gupta, le fils du chef de l’Etat et plusieurs ministres, notamment autour de l’attribution de marchés publics ou de pots-de-vin.

Depuis des mois, le président Zuma est fragilisé par une interminable série de scandales politico-financiers qui provoquent des remous au sein-même de l’Anc.
«Ces articles contiennent des affirmations très inquiétantes sur la nature des relations entre le gouvernement et des intérêts privés», s’est alarmé, hier, le parti au pouvoir dans un communiqué.

«L’Anc demande d’urgence au gouvernement de chercher à établir la véracité de ces affirmations et des explications de la part des personnes concernées», a-t-il poursuivi.
Selon certains courriels, les Gupta auraient, par exemple, touché près de 370 millions d’euros lors de la signature d’un contrat entre la compagnie ferroviaire publique Trasnet et une entreprise chinoise pour l’achat de locomotives.

D’autres évoquent la future retraite dorée du président Zuma dans une luxueuse demeure de Dubaï appartenant aux Gupta.
Ces nouvelles révélations viennent nourrir le climat de suspicion autour de Jacob Zuma dont les liens avec la famille Gupta avaient déjà été exposés par le menu dans un rapport explosif publié, l’an dernier, par la médiatrice de la République.

AFP

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a affirmé, hier, qu’il n’y aurait pas de «retour en arrière» sur l’Accord de Paris sur le climat, à l’ouverture d’un sommet Ue-Chine à Bruxelles.

«Il n’y a pas de marche arrière sur la transition énergétique. Il n’y a pas de retour en arrière sur l’Accord de Paris, a déclaré M. Juncker au lendemain du retrait des Etats-Unis annoncé par le président Donald Trump. «Notre leadership conjoint apporte la certitude aux milieux d’affaires, aux investisseurs et chercheurs - à la fois en Europe, en Chine et à travers le monde - qu’ils doivent construire une économie globale à faible production de carbone», a souligné M. Juncker.

L’Union européenne et la Chine se sont réunies, hier, pour leur sommet annuel, dominé par le dossier du climat et les questions commerciales. «La Chine défend toujours les règles multilatérales, y compris les règles de l’Omc (Organisation mondiale du commerce)», a, de son côté, plaidé le Premier ministre chinois Li Keqiang. «Sans règles, ce monde sera une jungle», a ajouté M. Li.  
Selon un projet de déclaration commune rédigé avant même le retrait officiel américain, et que l’Afp a pu consulter, les deux parties vont «confirmer leurs engagements» pris à Paris et «accélérer leur coopération pour améliorer la mise en œuvre» de l’accord.

 AFP

Le Tchad s’est vivement opposé aux conclusions d’un rapport de l’Onu publié cette semaine et accusant ses soldats d’exactions en Centrafrique entre 2013 et 2014, dans un courrier officiel dont l’Afp a reçu une copie hier.

«Le gouvernement du Tchad proteste vivement contre ce rapport rédigé à charge», «truffé d’allégations mensongères, diffamatoires et attentatoires à la dignité des soldats tchadiens», écrit le ministre de la Justice tchadien dans une lettre datée du 24 mai et adressée au Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme.

Le ministre Ahmat Mahamat Hassan ajoute que le Tchad «s’oppose» à la publication de ce rapport qui a finalement été rendu public, mardi, dans la perspective de la mise en route, à Bangui, de la Cour pénale spéciale (Cps).

L’enquête de l’Onu détaille 620 crimes commis par des militaires ou des groupes rebelles en Centrafrique entre 2003 et 2015, dont de nombreuses exactions avec morts de civils impliquant des soldats tchadiens.

Les forces tchadiennes formaient le plus important contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) de décembre 2013 à mi-avril 2014, date de leur retrait prématuré suite aux accusations d’exactions.

Le Tchad se réserve «le droit de reconsidérer (ses) relations avec les différentes instances des Nations unies», selon la lettre du ministre de la Justice.

AFP

 

Le président Donald Trump a annoncé, hier, une sortie des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, risquant de provoquer une onde de choc mondiale pour les 194 autres pays signataires de ce texte historique.

Après des semaines d’atermoiements, l’homme d’affaires septuagénaire tient ainsi une de ses promesses de campagne au nom de la défense des emplois américains. Donald Trump s’était engagé à abandonner un accord multilatéral scellé, fin 2015, dans la capitale française et voulu par son prédécesseur, Barack Obama, et visant à limiter la hausse de la température moyenne mondiale. «Afin de remplir mon devoir solennel de protection de l’Amérique et de ses citoyens, les Etats-Unis se retireront de l’Accord de Paris sur le climat», a annoncé Donald Trump depuis la roseraie de la Maison Blanche, sous les applaudissements. Il a martelé qu’il ne «voulait rien qui puisse se mettre en travers» de son action pour redresser l’économie de la première puissance mondiale. Mais, le président républicain a aussi assuré que son pays était prêt à négocier un nouvel accord climat.

Barack Obama a aussitôt jugé, dans un communiqué, que son successeur «rejetait l’avenir». M. Trump a toutefois hésité pendant de longues semaines et de nombreuses voix, sur la scène internationale (Chine et Ue en tête), dans le monde des affaires et au sein même de son administration, l’ont appelé à revoir sa position, rappelant, ces derniers jours, l’urgence d’agir face au réchauffement en cours. Cet accord est «essentiel», avait martelé, hier, la chancelière allemande Angela Merkel depuis Berlin, à quelques heures de l’annonce de M. Trump. Les Etats-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine. La portée de cette décision va aller bien au-delà de la question climatique ; elle donne une indication sur la place que les Etats-Unis version Donald Trump entendent occuper sur la scène internationale dans les années à venir.

Pour Mitt Romney, candidat républicain à la Maison Blanche en 2012, c’est «la place de l’Amérique comme leader mondial» qui est aussi en jeu. Dans une tribune, publiée mercredi dans le Wall Street Journal, deux des principaux conseillers du président, le général H.R. McMaster et Gary Cohn, assuraient, en référence au slogan de campagne de l’exubérant homme d’affaires, que «L’Amérique d‘abord» ne voulait pas dire «L’Amérique seule». Un retrait de l’Accord de Paris place cependant les Etats-Unis dans une position inconfortable sur la scène internationale.
Avant l’allocution présidentielle, la Chine et l’Union européenne étaient montées au créneau pour défendre l’accord qui vise à contenir la hausse de la température moyenne mondiale «bien en deçà» de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

AFP

 

La décision du président américain Donald Trump de ne pas déménager pour le moment l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem est «une sage décision», a estimé, hier, le porte-parole de l’Onu, Stephane Dujarric.

Il a rappelé que, pour l’Onu, «le statut de Jérusalem est un problème essentiel qui ne peut être résolu que par un règlement politique négocié» du conflit israélo-palestinien. «Le secrétaire général (Antonio Guterres) espère que cette décision peut contribuer à faciliter la reprise d’un véritable processus de paix», a-t-il ajouté.

Hier, Donald Trump a signé une clause dérogatoire ordonnant de conserver la chancellerie américaine à Tel-Aviv pour six mois supplémentaires, conformément à la pratique de tous les présidents américains successifs qui ont, depuis la fin des années 1990, signé tous les six mois cette dérogation.

Israël s’est dit, hier, «déçu» par la décision du président américain, alors que des responsables palestiniens ont salué un «pas positif et important».

AFP

Au moins 44 migrants, parmi lesquels des bébés, ont été retrouvés morts en plein désert dans la région d’Agadez, dans le nord du Niger, sur leur route vers la Libye voisine et probablement l’Europe, ont annoncé, hier à l’Afp, des sources locale et humanitaire.

Six survivants ont donné l’alerte sur le sort funeste de leurs 44 compagnons de voyage.

«Le nombre de migrants morts dans le désert pour l’instant est de 44», a déclaré à l’Afp le maire d’Agadez, Rhissa Feltou, sans préciser les circonstances du drame. La Croix-Rouge dont une équipe est sur le terrain pour «récolter des informations précises» a aussi fait état d’»au moins 44 migrants morts». Selon une source sécuritaire interrogée par l’Afp, «ces migrants subsahariens parmi lesquels on compte des bébés et des femmes sont morts de soif, car leur véhicule est tombé en panne». Agadez représente une plaque tournante du trafic d’êtres humains voulant gagner l’Europe et, pour lutter contre les trafiquants, Niamey a voté, en 2015, une loi très sévère rendant leurs crimes passibles de peines pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison.

AFP

La mobilisation ne faiblit pas dans le nord du Maroc : trois jours après l’arrestation du leader de la contestation Nasser Zefzafi, des milliers de manifestants ont défié les autorités, dans la nuit de mardi à hier, à Al-Hoceïma, pour demander sa libération.

Aux cris de «Nous sommes tous Zefzafi», «Dignité pour le Rif», «Etat corrompu»... les protestataires ont, une nouvelle fois, envahi les rues proches du centre-ville après la rupture du jeûne du Ramadan, a-t-on constaté. Ils étaient plus nombreux que la veille à descendre dans le quartier Sidi Abed où les forces anti-émeute, casquées et prêtes à intervenir, avaient pris position en grand nombre.

Après un face-à-face tendu, les policiers se sont finalement retirés du quartier, tandis que les manifestants répétaient en boucle «pacifique», affirmant ainsi leur volonté d’éviter tout incident. Les contestataires, dont des femmes et des enfants, brandissaient par centaines les portraits noir et blanc photocopiés du leader du «hirak» (la mouvance, nom du mouvement qui anime la contestation depuis six mois). «Libérez les prisonniers ou mettez nous tous en prison !» était-il inscrit sur une banderole, parmi les drapeaux amazigh brandis au vent. La manifestation s’est dispersée peu avant minuit sans incident.

Leader de la contestation populaire qui secoue, depuis octobre, la région du Rif, Nasser Zefzafi a été interpellé, lundi matin, par la police pour «atteinte à la sécurité intérieure».

AFP

Deux agents de police ont été tués et l’un de leurs collègues grièvement blessé lors d’une attaque menée par des officiers de la Marine nigériane à Calabar (sud-est), sur fond de règlements de compte, a-t-on appris, hier, de sources concordantes.

Des officiers de la Marine ont attaqué à l’arme à feu, puis incendié un poste de police de Calabar (Etat de Cross River) mardi soir, laissant «trois policiers au sol», a relaté Bassey Shedrack, un résident témoin de la scène. L’identité des victimes a été confirmée, hier, par le gouverneur de l’Etat, Benedict Ayade, lors d’une réunion sur la sécurité. Deux policiers sont décédés et le troisième, «grièvement blessé», a été hospitalisé.  «Nous vous garantissons que les coupables seront traduits en justice et qu’ils subiront les sanctions appropriées», a indiqué le commandant de la Marine, Salihu Jubril, lors de cette même réunion.

Pour le chef de la police de l’Etat de Cross River, Inuwa Hafiz, cette attaque est le résultat d’une «mésentente entre jeunes officiers» à un checkpoint. «Il y a eu une bagarre entre des officiers de la Marine et des policiers qui tenaient un checkpoint au niveau du stade de la ville», confie une source sécuritaire à l’Afp. «Les policiers ont tiré dans la jambe de l’officier de marine pour avoir grillé un feu rouge». Quelques heures plus tard, le commissariat a été attaqué par les marins qui voulaient se venger.

L’armée et les forces de sécurité nigérianes sont régulièrement accusées d’abus de la force et de violations des droits de l’Homme au Nigeria, pays qui a connu des décennies de dictatures militaires avant de s’ouvrir à la démocratie en 1999.

AFP

Un accord a été trouvé entre le gouvernement ivoirien et les rebelles «démobilisés», venus de leur fief de Bouaké, dix jours après leur mouvement de colère qui s’était soldée par quatre morts lors de la dispersion d’une de leurs manifestations, ont déclaré des responsables des deux camps.

«Un accord a été trouvé. On ne paie pas les primes (revendiquées), mais nous avons trouvé un terrain d’entente», a affirmé à l’Afp le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko. «Le gouvernement nous a fait de belles propositions que nous avons acceptées. Nous sommes satisfaits et la protestation est terminée», a ajouté Diomandé Megbé, le porte-parole du mouvement. Aucune des deux parties n’a souhaité révéler le contenu de l’accord. Les «démobilisés» sont d’anciens rebelles qui n’ont pas été intégrés à l’armée, contrairement aux soldats qui se sont mutinés en janvier et mai à Bouaké et dans d’autres villes de Côte d’Ivoire pour obtenir le versement de primes.

Environ 6.000 «démobilisés» réclamaient eux aussi des primes de 18 millions de FCfa (27.000 euros) chacun, alors que les 8.400 soldats mutinés ont obtenu 12 millions de FCfa par tête (18.000 euros) après avoir mené leurs deux mouvements. Les évènements de mai ont fait cinq morts dans les rangs des «démobilisés», dont quatre lors de la dispersion, le 23 mai, de leur attroupement par les forces de sécurité à Bouaké, ancien fief de la rébellion des années 2002-2011 et épicentre des récents troubles. Un autre démobilisé a été tué par des soldats mutinés.
Lors de sa visite à Bouaké, la ministre de la Solidarité, Mariatou Koné, avait déclenché la colère des «démobilisés» en leur rappelant que le gouvernement avait mis en place des «projets» (aides à la création d’entreprises notamment) pour eux.

AFP

 

L’Ue et la Chine, réunies en sommet, aujourd’hui et demain, à Bruxelles, se tiennent prêtes à défendre l’Accord de Paris sur la lutte contre le changement climatique, au moment même où Donald Trump fait durer le suspense sur un éventuel retrait américain.

Sous l’ère Obama, Washington et Pékin s’étaient affichés côte à côte, piliers porteurs de la signature de l’accord en décembre 2015, dans lequel 196 pays, sous l’égide de l’Onu, se sont engagés à limiter le réchauffement des températures et à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Demain, à Bruxelles, la Chine sera aux côtés de l’Ue pour une déclaration commune face aux atermoiements américains afin de «confirmer leurs engagements envers l’accord historique» de Paris et «accélérer leur coopération pour améliorer sa mise en œuvre», selon un projet de déclaration que l’Afp a pu consulter. L’Ue et la Chine «sont déterminées à avancer sur des politiques et mesures» nécessaires pour l’application «concrète» des engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris, souligne ce document.

Plusieurs médias américains ont annoncé, hier, la décision de Donald Trump de se retirer de l’Accord de Paris, mais dans un tweet, ce dernier s’est contenté de promettre une annonce «dans les prochains jours». Le retrait des Etats-Unis, l’un des plus gros pollueurs dans le monde, serait un vrai coup dur pour la lutte contre le changement climatique, seulement un an et demi après l’euphorie créée par l’accord de Paris.

Interpellé, hier, sur ce sujet lors d’un point de presse, le vice-président de la Commission européenne chargé de l’Energie, Maros Sefcovic, s’est dit bien conscient de ces «rumeurs» persistantes.

«Nous le sentons déjà. Il y a de fortes attentes de nos partenaires dans le monde, en Afrique, en Asie, en Chine, pour que l’Europe assure le leadership dans cet effort», a déclaré M. Sefcovic.

«L’Europe est prête à prendre la tête du mouvement. Nous allons certainement le faire», a-t-il poursuivi, estimant même que ce ne «serait pas la fin de l’humanité» si les Etats-Unis se retiraient.

AFP

Au moins 90 personnes sont mortes et des centaines d’autres ont été blessées dans un énorme attentat au camion piégé, hier, dans le quartier diplomatique de Kaboul où l’onde de choc a semé la panique.

«90 personnes ont été tuées et 400 ont été blessées, dont nombre de femmes et d’enfants», a annoncé le centre d’information gouvernemental, alors qu’un précédent bilan faisait état de 80 morts. Le ministre de la Santé a souligné que le bilan risquait de s’alourdir encore au fur et à mesure que des corps étaient retirés des décombres. L’attaque, commise au début du mois de jeûne du Ramadan, dans cette zone ultra-protégée abritant de nombreuses ambassades barricadées derrière de hauts murs, a été menée à l’heure de pointe matinale.

«L’explosion a été causée par une citerne à eau qui contenait plus d’une tonne et demi d’explosifs. Elle a creusé un cratère de 7 mètres de profondeur», a indiqué à l’Afp une source occidentale informée à Kaboul.

Le camion piégé a été actionné par un kamikaze vers 08H30 locales (04H00 Gmt), selon le ministère de l’Intérieur. L’attaque n’avait pas été revendiquée dans la soirée et sa cible précise n’était toujours pas clairement établie.

Selon l’ambassade américaine à Kaboul, l’explosion s’est produite «près de l’ambassade d’Allemagne (...) dans une rue fréquentée».
Les talibans, qui ont annoncé, fin avril, le lancement de leur «offensive de printemps», ont affirmé sur Twitter ne «pas être impliqués dans l’attentat de Kaboul et le condamnent fermement». Les talibans revendiquent rarement les attentats dans lesquels le nombre de victimes civiles est très lourd.

Le renseignement afghan a cependant accusé le réseau Haqqani, un groupe armé allié des talibans à l’origine de nombreuses attaques contre les forces étrangères et locales en Afghanistan.
Plusieurs ambassades ont fait état de dégâts matériels dont l’ambassade de France où ils sont qualifiés d’»importants», et celles d’Allemagne, du Japon, de Turquie et des Emirats arabes unis.

AFP

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