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Actualités Internationales (2043)

Le président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré qu’il allait bien à une délégation du ministère de l’Information qui lui rendait visite à Londres, où il réside depuis plus de trois mois pour des raisons de santé.

«Je vais bien. Je pense que je pourrais rentrer à la maison, mais ce sont les médecins qui décident», a affirmé M. Buhari à cette délégation, selon un communiqué du ministère de l’Information publié samedi dans la capitale fédérale nigériane. «J’ai appris à obéir aux ordres plutôt que de les donner», a poursuivi le président dans ces propos toujours cités dans le communiqué, sans que cette déclaration ne soit relayée par un message audiovisuel du chef de l’Etat. Les voix commencent à s’élever au sein de la société civile nigériane, qui organise depuis lundi des sit-in de protestation dans Abuja pour demander au président de «rentrer ou démissionner».  «Revenez ou démissionnez: trop c’est trop», pouvait-on lire pendant les manifestations de lundi, ou encore: «Si le président Buhari ne peut pas rentrer au Nigeria après 90 jours d’absence, il doit démissionner de ses fonctions», «Buhari, où es-tu ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Les Nigérians veulent de la transparence.»

M. Buhari, 74 ans, s’est rendu dans la capitale britannique le 7 mai dernier pour suivre des examens médicaux, laissant le pouvoir entre les mains de son vice-président Yemi Osinbajo.
Cela fait suite à une autre absence du pouvoir, entre janvier et mars, où il était parti suivre d’autres examens médicaux.

AFP

Rome s’est félicité hier de l’intensification par Tripoli du contrôle des eaux libyennes, évoquant «un rééquilibrage en cours en Méditerranée» pour réduire les départs de migrants, tandis qu’une nouvelle Ong a décidé de suspendre ses sauvetages en mer.

«Le gouvernement libyen de Fayez al-Sarraj a demandé l’aide de l’Italie et il est prêt à mettre en place la zone Sar dans ses eaux, collaborer avec l’Europe et investir dans les garde-côtes: tout ceci est signe d’un rééquilibrage en cours en Méditerranée», a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères Angelino Alfano, dans un entretien paru dimanche dans le quotidien La Stampa. La marine libyenne a annoncé jeudi la création au large du territoire d’une zone de recherche et de sauvetage, qu’elle interdit sauf autorisation aux navires étrangers, en particulier aux Ong patrouillant pour secourir des migrants.

Médecins sans frontières (Msf) a indiqué samedi qu’elle suspendait temporairement les activités du «Prudence», le plus gros des navires de secours aux migrants en Méditerranée, à la suite de cette interdiction.

Pour Angelino Alfano, la moindre présence des Ong, accusées par leurs détracteurs d’être devenues des «taxis» de migrants, est plutôt positive. «La décision de Msf rentre aussi dans le cadre d’un réajustement des équilibres: ces eaux ne sont plus à personne, mais sont celles de la Libye», a-t-il lancé.

Et selon lui, «les enquêtes de quelques procureurs siciliens ont créé le contexte +culturel+ approprié pour obtenir le code des Ong». Rome, soutenu par l’Ue, vient de négocier avec les Ong un code de conduite pour les sauvetages signé désormais par la majorité des organisations.

AFP

Le leader de l’opposition kényane Raila Odinga a promis hier dimanche qu’il ne renoncerait pas à contester la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, et a appelé ses partisans à rester chez eux dans l’attente de l’annonce de sa stratégie demain.

Dans l’après-midi, M. Odinga, muet depuis vendredi soir, s’est adressé à des milliers de supporteurs enthousiastes dans les bidonvilles de Kibera et Mathare, leur demandant de rester chez eux aujourd’hui lundi en signe de deuil pour les victimes des violences électorales qui ont fait au moins 16 morts depuis vendredi.

«Nous n’avons pas encore perdu. Nous n’abandonnerons pas. Attendez que j’annonce la marche à suivre après-demain (mardi)», a déclaré M. Odinga. «Parce que Jubilee (le parti au pouvoir, ndlr) a ses policiers et soldats partout, ne quittez pas vos maisons demain. N’allez pas au travail demain», a-t-il ajouté, dénonçant une nouvelle fois une élection «volée».

Après son départ de Mathare, de violents affrontements ont éclaté entre des membres de son ethnie luo et des partisans kikuyu du président Kenyatta, a constaté un photographe de l’Afp.
En attendant demain mardi, M. Odinga fait face à des pressions internationales croissantes. L’Onu, l’Union européenne et Londres l’ont appelée à canaliser la colère de ses partisans et à faire valoir ses récriminations devant la justice. Une option qu’il a pour le moment écartée après avoir saisi en vain la Cour suprême en 2013. Les missions d’observation internationales ont globalement salué la bonne tenue des élections. Le groupe d’observateurs indépendants kényans Elog, qui avait déployé 8.300 personnes sur le terrain, a publié samedi des conclusions «cohérentes» avec les résultats officialisés par l’Iebc.

AFP

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a affirmé hier que la justice sera «implacable» envers les groupes armés qui ravagent le pays en toute impunité, à l’occasion de la fête de l’indépendance du 13 août.

«Je demande aux groupes armés d’arrêter toutes les hostilités, conformément à leurs engagements», a déclaré le président Faustin-Archange Touadéra dans un discours aux Centrafricains à Bangui, fêtant sans fastes le 57ème anniversaire de l’indépendance du pays qui peine à sortir du conflit provoqué en 2013 par la prise de pouvoir par la rébellion de la Séléka.  «Je demande aux commanditaires des crimes d’arrêter leurs machinations et artifices coupables, car la justice sera implacable», a-t-il martelé, renouvelant des appels déjà exprimés depuis plusieurs mois à «zéro impunité» envers les groupes armés.

Une Cour Pénale Spéciale (CPS), qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, devrait commencer son travail d’enquête vers octobre 2017.

Depuis plusieurs mois, la Centrafrique est en proie à un regain de violences, dans le centre (Bangassou en mai, Bria en juin, Kaga-Bandoro en juillet), et dans l’est (Zémio en juin). Des tueries ont fait au moins 60 morts depuis début juillet de Bangassou et Gambo (sud-est) à Ngaoundaye (nord-ouest) en passant par Alindao (sud). Les groupes armés «ont proliféré, imposant de facto une partition (du pays) et faisant de la prédation économique (notamment l’or et le diamant) un élément central de leur stratégie», explique dans un rapport publié début août l’Ong Enough Project qui cartographie quatorze milices et quatre groupes politico-militaires.

AFP

Donald Trump va lancer  aujourd’hui lundi une procédure pouvant déboucher sur des sanctions contre la Chine dans le domaine de la propriété intellectuelle, ont indiqué samedi des responsables de l’administration américaine.

Le président américain va demander dans un mémorandum au représentant pour le commerce américain (Ustr), Robert Lighthizer, d’étudier s’il y a lieu d’ouvrir une enquête dans ce domaine, a précisé cette même source. L’administration Trump va utiliser la procédure prévue par l’article 302b du code du commerce américain. Celle-ci permet à l’Ustr d’initier directement une procédure visant à déterminer s’il y a lieu d’ouvrir une enquête pouvant déboucher sur des sanctions, ont indiqué les responsables, précisant qu’une telle décision pourrait ne pas intervenir avant un an.
Selon les responsables de l’administration américaine, «la politique commerciale de la Chine a actuellement pour but principal d’acquérir et d’absorber de la propriété intellectuelle des Etats-Unis et d’autres pays autour du monde».
«La plupart des Américains savent que la Chine vole notre propriété intellectuelle, mais ce qu’ils ne savent peut-être pas est que la Chine force les entreprises américaines qui opèrent en Chine à transférer cette propriété intellectuelle». Les Etats-Unis visent notamment les «joint-ventures» (sociétés à risques partagés) avec des entités chinoises dont l’établissement est la condition sine-qua-non pour une entreprise étrangère voulant vendre ses produits en Chine.  «La Chine finance et facilite également l’achat d’entreprises américaines qui possèdent des technologies innovantes», ont-ils accusé. Les entreprises américaines, à l’unisson de leurs homologues européennes, dénoncent depuis longtemps cette législation chinoise qui les oblige à partager, entre autres, leurs secrets industriels.

...Et maintient l’option militaire contre la Corée du Nord
Le président américain Donald Trump a maintenu samedi l’option militaire parmi les mesures possibles contre la Corée du Nord, quelques heures après les appels à la désescalade verbale lancés par la Chine.

«Les Etats-Unis, avec leurs alliés, sont prêts à mettre en œuvre une gamme complète de mesures diplomatiques, économiques et militaires» pour mettre fin à la menace nucléaire nord-coréenne a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué, rendant compte d’une discussion téléphonique entre le président américain et son homologue français Emmanuel Macron.
Le langage de ce communiqué reste très diplomatique et  éloigné des échanges belliqueux de ces derniers jours entre Washington et Pyongyang.
La Chine, acteur majeur du dossier nord-coréen, et plusieurs autres pays se sont inquiétés de cette guerre des mots entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Le président chinois Xi Jinping en a directement fait part à Donald Trump dans un entretien téléphonique samedi.

Il l’a pressé d’éviter «les mots et les actes» qui pourraient «exacerber» les tensions déjà fortes dans la péninsule coréenne. Xi Jinping a également appelé les parties à la «retenue» et à «persister dans la direction générale du dialogue, des négociations et d’un règlement politique», a indiqué la télévision d’Etat chinoise Cctv. Selon la Maison Blanche, les deux leaders ont appelé la Corée du Nord à «cesser son comportement provocateur et porté à l’escalade», et réitéré «leur engagement mutuel envers une dénucléarisation de la péninsule coréenne».

Ces contacts diplomatiques interviennent après plusieurs jours de surenchère sans précédent entre Washington et Pyongyang. Vendredi, M. Trump avait assuré que l’option militaire était désormais «prête à l’emploi».

AFP

L’Iran a accusé hier Donald Trump de faire preuve de «mauvaise foi», en réponse aux récents propos du président américain sur l’accord nucléaire signé en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances.

Le président des Etats-Unis «a toujours voulu tuer» l’accord, a tweeté le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, en référence au texte signé en juillet 2015 à Vienne.  «Pour éviter l’isolement, il essaie de blâmer l’Iran», a ajouté le chef de la diplomatie iranienne, accusant M. Trump de «mauvaise foi».

Jeudi, le président américain a estimé que l’Iran ne respectait pas «l’esprit» de l’accord, réaffirmant par ailleurs sa conviction qu’il s’agissait d’un texte «horrible». «Personnellement, je ne crois pas que l’Iran soit en conformité avec l’accord», a-t-il estimé. L’accord conclu entre Téhéran et les grandes puissances (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) prévoit que l’Iran limite son programme nucléaire à des usages civils en échange de la levée progressive des sanctions internationales prises à son encontre. Contrairement à la précédente administration américaine de Barack Obama, celle de Donald Trump a adopté une attitude hostile à l’Iran et a vivement critiqué l’accord nucléaire. M. Trump a qualifié ce texte de «pire accord» jamais paraphé par les Etats-Unis et accusé Téhéran de continuer à soutenir des groupes extrémistes au Moyen-Orient.
Les Etats-Unis ont imposé en juillet de nouvelles sanctions visant le programme de missiles balistiques de l’Iran.

AFP

L’inquiétude internationale grandissait hier après de nouvelles menaces de Donald Trump de recourir à la force contre la Corée du Nord, alimentant l’escalade verbale entre Washington et Pyongyang en dépit des appels à la retenue de la Chine.

«Les solutions militaires sont maintenant complètement en place, et prêtes à l’emploi, si la Corée du Nord se comporte imprudemment», a déclaré le président américain sur son compte Twitter. «J’espère que Kim Jong-Un trouvera une autre voie!», a-t-il ajouté.
Pyongyang, dans le même temps, qualifiait Donald Trump d’»odieux fanatique de la guerre nucléaire» par la voix de l’agence officielle nord-coréenne Kcna.

«Trump est en train de mener la situation dans la péninsule coréenne au bord d’une guerre nucléaire», a ajouté Kcna.
Face à une surenchère sans précédent entre Washington et Pyongyang, la Chine a tenté, de faire retomber la fièvre. Pékin a enjoint aux Etats-Unis et à la Corée du Nord de «faire preuve de prudence» et a exhorté Pyongyang à éviter les «démonstrations de force».

«Nous appelons toutes les parties à faire preuve de prudence dans leurs mots et leurs actions, et à agir davantage pour apaiser les tensions», a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Cette montée des tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord pèse sur les marchés financiers et inquiète de nombreux dirigeants mondiaux. «Je ne vois pas de solution militaire à ce conflit», a mis en garde hier la chancelière allemande Angela Merkel.

La nervosité a également gagné Moscou où le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est dit «très inquiet» des risques de conflit «très élevés» entre les Etats-Unis et la Corée du nord.

AFP

L’Afrique centrale continue de marcher à petit pas vers la libre-circulation avec l’accord du Tchad annoncé hier mais un nouveau refus de la Guinée équatoriale la veille.

Le Tchad a accepté de supprimer le 8 août l’obligation de visa pour les ressortissants des pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon et Guinée équatoriale et Tchad), selon une note ministérielle parvenue à l’Afp. La veille, la Guinée équatoriale avait réitéré son refus, sauf pour les détenteurs de «passeports diplomatiques, officiels et de service (...) si le séjour a une durée de moins de trois mois».

Les six membres de la Cémac étaient parvenus en 2013 à un accord sur la libre-circulation, en vigueur dans la quinzaine de pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Cet accord n’a jamais été appliqué en raison du refus de la Guinée équatoriale et du Gabon, pays pétroliers peu peuplés et relativement prospères qui craignaient une immigration massive.

La Guinée équatoriale et le Gabon s’étaient pourtant de nouveau engagés le 17 février moyennant la mise en place de titres d’identité biométriques.
Fondée en juin 2000 à Malabo, la Cémac réunit des pays aux revenus très différents, et peine à mettre en œuvre des mécanismes d’intégration économique et monétaire.

AFP

Neuf enfants soldats ont été remis hier aux Casques bleus présents à Kidal, dans le nord du Mali, a annoncé le porte-parole de l’Onu à New York, Stéphane Dujarric.

«Bonne nouvelle de nos collègues de la mission de paix au Mali (...) Neuf enfants soldats ont été remis à la mission de l’Onu à Kidal ce matin», a déclaré le porte-parole lors de son point-presse quotidien. «La mission organise leur transport pour Gao et leur prise en charge par des responsables de la protection de l’enfance, avant de pouvoir les remettre à leur famille», a-t-il ajouté, sans donner de précision sur l’âge des enfants. Jeudi, l’Onu avait indiqué que des enfants soldats étaient présents dans les rangs de groupes armés s’affrontant dans le nord du Mali, et que «des mineurs étaient actuellement détenus par l’ex-rébellion à dominante touareg Cma dans son fief de Kidal.»

Malgré un accord de paix signé en mai-juin 2015, les combats ont repris ces dernières semaines entre les groupes armés pro-gouvernementaux, réunis au sein de la «Plateforme», et les groupes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma). «Nous avons pu établir que les groupes armés utilisaient des mineurs dans leurs rangs. Ce qui est extrêmement grave», a indiqué dans un communiqué le directeur de la division des droits de l’homme de la Mission de l’Onu au Mali (Minusma), Guillaume Ngefa. «Sur les 33 personnes actuellement détenues par la Cma à Kidal, huit sont des enfants», avait-il ajouté.

AFP

Le président kenyan Uhuru Kenyatta a été élu hier pour un second mandat de cinq ans, une annonce immédiatement suivie d’émeutes dans des fiefs de l’opposition qui a dénoncé une «mascarade et en a appelé au «peuple».

Le chef de l’Etat sortant a obtenu 54,27% des voix, contre 44,74% à son principal rival Raila Odinga, selon les résultats officiels. «Je souhaite donc déclarer Uhuru Kenyatta (...) président élu», a proclamé le président de la commission électorale Wafula Chebukati. Dans une adresse à la Nation, M. Kenyatta a tendu la main à M. Odinga et l’opposition: «Nous devons travailler ensemble, nous devons faire équipe, nous devons grandir ensemble, nous devons ensemble faire grandir ce pays».  Il a également appelé à la paix, assurant qu’»il n’est pas nécessaire de recourir à la violence».  Dix ans après les pires violences électorales de l’histoire du pays (1.100 morts), la victoire de M. Kenyatta laisse présager un vif ressentiment chez les partisans de M. Odinga et craindre de possibles troubles.

Dans ce contexte tendu, les prochaines déclarations de Raila Odinga seront déterminantes, alors que des affrontements sporadiques et localisés ont opposé mercredi ses partisans et des policiers lourdement armés. «Je pense que tout ça relève d’une mascarade totale, c’est un désastre», a déclaré peu de temps avant la proclamation du vainqueur James Orengo, un des principaux leaders de la coalition d’opposition, qui multiplie depuis mardi, jour du scrutin, des accusations de fraude injustement ignorées, selon lui, par la commission électorale (Iebc). «Pour nous, aller en justice n’est pas une alternative. Nous sommes passés par là dans le passé. Ce n’est pas une option», a ajouté James Orengo. «A chaque fois qu’une élection a été volée, le peuple kényan s’est levé pour faire en sorte que des changements interviennent afin de faire du Kenya un meilleur endroit», a-t-il lancé. Jeudi soir, M. Odinga avait appelé au calme tout en se dédouanant d’éventuelles violences: «Je ne contrôle personne. Les gens veulent la justice».

La bonne tenue des élections générales de mardi a été unanimement saluée par la communauté internationale.

AFP

L’opposition kényane a exigé hier que son candidat Raila Odinga soit déclaré vainqueur de l’élection présidentielle, après avoir remis en cause les résultats provisoires de la Commission électorale qui créditent le président sortant Uhuru Kenyatta d’une très large avance.

Sur la foi de résultats obtenus «de sources confidentielles» au sein de la Commission électorale (Iebc), «nous exigeons que le président de l’Iebc (...) déclare Raila Amolo Odinga président dûment élu de la République du Kenya», a déclaré à la presse le numéro 3 de l’opposition, Musalia Mudavadi.

Cette déclaration, au lendemain de violences sporadiques qui ont fait quatre morts, pourrait raviver les tensions dans un pays encore profondément marqué par les violences post-électorales de 2007-2008, qui avaient fait au moins 1.100 morts et plus de 600.000 déplacés. M. Mudavadi, disant se fonder sur des résultats figurant dans la base de données de l’Iebc, a affirmé que Raila Odinga avait obtenu un peu plus de 8 millions de voix contre 7,75 millions pour M. Kenyatta.

Cette annonce contredit les résultats provisoires publiés sur le site de l’Iebc, qui donnent 54,24% des suffrages à M. Kenyatta, contre 44,88% à M. Odinga, sur un total de 14,9 millions de votes comptabilisés dans près de 98% des bureaux de vote. L’Iebc avait auparavant annoncé s’attendre à recevoir d’ici aujourd’hui midi les résultats complets compilés au niveau des 290 circonscriptions du pays. Elle avait ajouté que le vainqueur serait proclamé «peu après» leur validation.

Organe indépendant chargé de garantir l’équité du scrutin, l’Iebc a reçu hier le soutien prononcé des missions d’observation internationales, qui ont loué un processus incitant, selon elles, à la confiance.
L’Iebc, dont l’opposition n’a cessé de mettre en cause l’impartialité pendant la campagne, a nié que son système informatique ait été ainsi exposé. «Il y a eu une tentative de piratage, mais elle n’a pas réussi», a affirmé jeudi son président, Wafula Chebukati.

Si les missions d’observation internationales ont évité de directement se prononcer sur ce piratage supposé, elles ont vigoureusement défendu le travail de l’Iebc.

AFP

Des partisans de Guillaume Soro, homme-clé de la scène politique ivoirienne et probable candidat à la prochaine présidentielle, ont annoncé hier la naissance d’un nouveau mouvement, l’Amicale des forces nouvelles (Afn).

Les Forces nouvelles sont l’ancienne rébellion menée par Guillaume Soro, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, lors de la décennie de crise qui a déchiré la Côte d’Ivoire entre 2002 et 2011.
Ancien Premier ministre (2007-2012), Guillaume Soro ne dispose pas d’un parti politique. Il est membre du Rassemblement des Républicains (Rdr), le parti du président Alassane Ouattara.

Le secrétaire général de cette nouvelle Amicale des forces nouvelles, Félicien Sekongo, a récusé toute ambition de transformer l’Afn en parti politique, lors de la conférence de presse annonçant sa naissance à Abidjan. «La naissance de l’Afn n’est pas liée à 2020», année de la prochaine élection présidentielle, a déclaré M. Sekongo, qui était un porte-parole politique des Forces nouvelles en 2009-2010.
Il s’agit de donner «un nouvel élan», a-t-il assuré, évoquant notamment l’indispensable «processus de réconciliation» pour la Côte d’Ivoire, alors que le pays ne s’est pas vraiment remis de la longue crise politico-militaire qui l’a secoué.
Toutefois, interrogé sur l’éventualité d’une candidature de Guillaume Soro à la présidentielle, il a répondu que ce dernier «répondra présent si le peuple l’appelle».

AFP

Des enfants soldats sont présents dans les rangs de groupes armés s’affrontant dans le nord du Mali et des mineurs sont actuellement détenus par l’ex-rébellion à dominante touareg Cma dans son fief de Kidal, a indiqué hier l’Onu.

Malgré un accord de paix signé en mai-juin 2015, les combats ont repris ces dernières semaines entre les groupes armés pro-gouvernementaux, réunis au sein de la «Plateforme», et les groupes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma).

La Cma avait annoncé fin juillet détenir des dizaines de prisonniers à Kidal (nord-est), une ville sous son contrôle, après avoir démantelé une base du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, progouvernemental), une des composantes de la Plateforme, dont plusieurs combattants avaient été tués. «Nous avons pu établir que les groupes armés utilisaient des mineurs dans leurs rangs. Ce qui est extrêmement grave», a indiqué dans un communiqué le directeur de la division des droits de l’homme de la Mission de l’Onu au Mali (Minusma), Guillaume Ngefa.  «Sur les 33 personnes actuellement détenues par la Cma à Kidal, huit sont des enfants», a-t-il ajouté. M. Ngefa a également détaillé des violations des droits de l’homme, perpétrés par les deux camps, et relevées lors de sept missions sur le terrain effectuées par la Minusma depuis un mois. «Nous avons pu confirmer l’existence de deux fosses communes et de deux tombes individuelles», a-t-il expliqué, en précisant que le nombre de corps et les circonstances de leur mort n’avaient pas encore été établis.

D’autres violations des droits de l’homme sont maintenant «confirmées»: «Il s’agit de cas d’exécutions sommaires, d’enlèvements et de tortures, de destruction de propriétés, ainsi que des vols», a déclaré le responsable de l’Onu, selon qui l’enquête se poursuit pour établir la véracité d’une trentaine d’autres allégations.

Selon lui, les victimes «ont droit à une réparation» et le commissariat aux droits de l’homme de l’Onu «accompagnera» les familles des victimes qui souhaitent porter plainte devant les instances compétentes.

AFP

Quatre personnes ont été tuées hier mercredi au Kenya dans deux incidents séparés, après le rejet par l’opposant Raila Odinga des résultats provisoires de la présidentielle donnant le sortant Uhuru Kenyatta largement en tête.

Au lendemain de l’élection, la police a tiré des grenades lacrymogènes contre des centaines de manifestants rassemblés dans des fiefs de l’opposition coutumiers de ce genre d’échauffourées en période électorale, notamment à Kisumu (ouest). Mais dans le bidonville de Mathare, à Nairobi, la police a aussi tiré à balle réelle, tuant au moins deux personnes.

Le chef de la police de Nairobi a assuré qu’ils avaient tenté d’attaquer des policiers «avec des machettes». Une source policière requérant l’anonymat a dit qu’ils faisaient partie d’un groupe venu manifester, au sein duquel se seraient trouvés des voleurs profitant du chaos. Dans le comté de Tana River (sud-est), des hommes armés de couteaux ont attaqué un bureau de vote où le comptage était encore en cours. Deux d’entre eux ont été tués par la police. «Nous n’avons pas encore établi le mobile», a déclaré Larry Kieng, chef régional de la police, interrogé sur une possible attaque des islamistes somaliens shebab, très actifs dans la zone. La Commission électorale (Iebc) a publié hier en soirée les résultats transmis électroniquement par près de 97% des bureaux de vote, créditant le président sortant Uhuru Kenyatta de 54,31% des suffrages, contre 44,81% pour Raila Odinga, sur un total de 14,7 millions de votes comptabilisés. Ces résultats provisoires doivent encore être validés sur la foi des procès-verbaux des bureaux de vote. «Il s’agit d’une fraude d’une gravité monumentale, il n’y a pas eu d’élection», a dénoncé Raila Odinga. Ces accusations, combinées aux manifestations, font ressurgir le spectre des violences de la présidentielle de 2007. Selon le rival de M. Kenyatta, des pirates informatiques ont «manipulé» le système de comptage des voix grâce aux codes d’accès d’un responsable informatique de la Commission électorale assassiné un peu plus d’une semaine auparavant.

Ces allégations ont cependant été démenties en soirée par l’IEBC. «Notre système de gestion des élections est sécurisé. Il n’y a eu aucune interférence interne ou externe à notre système, à quelque moment que ce soit, avant, pendant ou après le vote», a affirmé Ezra Chiloba, le directeur exécutif de la commission. M. Odinga a également appelé les Kényans au calme avant toutefois d’ajouter: «Je ne contrôle pas le peuple».

AFP

La presse sud-africaine estimait hier que l’échec de la motion de défiance la veille contre le président Jacob Zuma n’était qu’une victoire en demi-teinte pour le chef de l’Etat, le vote relativement serré exprimant des divisions profondes au sein du parti au pouvoir.

Mardi soir, il n’a manqué que 24 voix (sur 400) pour que la motion de défiance présentée par l’opposition contre M. Zuma soit votée par les députés.

Si les rangs de l’opposition ont fait bloc, ils ont enregistré le soutien d’une trentaine de députés du Congrès national africain (Anc, au pouvoir), encouragés à voter contre le président Zuma par l’organisation du scrutin à bulletin secret. Sur les quatre motions qui ont visé M. Zuma depuis 2015, c’est la première fois que le président s’en sort avec une si faible marge.  «Combien de temps le président Jacob Zuma va-t-il pouvoir survivre après le vote de mardi qui n’est qu’une courte victoire pour ceux qui soutiennent sa présidence ?», s’interrogeait l’hebdomadaire Mail and Guardian sur son site.  «C’est peut-être une victoire pour Zuma. Mais sur le long terme on peut voir ça comme une défaite majeure pour l’Anc», ajoute Richard Calland, professeur à l’université du Cap, dans un éditorial pour le site News24.   Car depuis le début du deuxième mandat de Jacob Zuma, démarré en 2014, le parti de feu Nelson Mandela ne cesse de perdre du terrain dans l’opinion.  Abus de bien sociaux pour la rénovation de sa maison privée, multiples accusations de corruption et soupçons de collusion avec une grande famille d’affaires, les Gupta: la liste des scandales autour de M. Zuma s’allonge de mois en mois. Et ce n’est pas l’état de l’économie sud-africaine qui traverse une mauvaise passe avec une récession, un chômage record (27,7%) et une note souveraine dégradée en catégorie spéculative qui peut aider le président à regagner des points.

Les élections municipales de 2016 l’ont bien prouvé: sous la férule de Jacob Zuma, l’Anc s’affaiblit. Le parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid en 1994 avait enregistré l’an dernier un score historiquement bas (moins de 54% au niveau national) et perdu le contrôle de plusieurs grandes villes du pays, dont Johannesburg et la capitale Pretoria.

AFP

Le Parlement français a définitivement adopté hier un projet de loi sur la moralisation de la vie politique, un des grands chantiers du président Emmanuel Macron, élu alors que des responsables politiques de tous bords étaient touchés par des scandales.

Le volet final de ce texte, voté en fin de journée par une large majorité à l’Assemblée nationale juste avant la pause estivale, porte notamment sur la suppression de la «réserve parlementaire», une enveloppe financière que députés et sénateurs distribuaient jusqu’à présent aux communes et associations de leur choix.
La semaine dernière, le Parlement avait adopté les premiers textes de moralisation, interdisant notamment les emplois familiaux de collaborateurs, sujet qui a surgi avec force durant la campagne présidentielle.

Le candidat de la droite donné favori, François Fillon, avait dévissé dans les sondages après la révélation d’emplois fictifs présumés accordés à son épouse et ses enfants. Il avait finalement été battu dès le premier tour. Le climat avait poussé le ministre de l’Intérieur socialiste Bruno Le Roux, visé par une enquête pour l’emploi de ses filles, à démissionner en mars, trois mois après sa nomination. A son tour, le premier ministre de la Justice du quinquennat d’Emmanuel Macron, François Bayrou, qui avait porté la loi de moralisation, a dû jeter l’éponge en raison des soupçons d’emplois fictifs au parlement européen visant son parti centriste, le MoDem. Des eurodéputés français de tous bords ont été pris dans la tourmente des assistants parlementaires européens, avec différentes enquêtes ouvertes en France.

Et mardi, un ancien ministre, Michel Mercier, qui devait entrer au Conseil constitutionnel, a renoncé à ce poste après l’ouverture d’une enquête sur l’emploi de ses filles comme assistantes parlementaires.

AFP

Le président Sud-Africain a échappé, hier, à une quatrième motion de défiance. Sans doute que les députés de l’Anc ont préféré jouer la carte de la prudence plutôt que de suivre l’appel de l’opposition et installer une crise à la tête du pays par la démission qu’aurait entrainé l’adoption de la motion de défiance. Le rejet est d’autant plus sage que le parti est à quelques encablures de son congrès qui devra, dans une ambiance plus sereine, choisir un successeur à Jacob Zuma.

L’Afrique du sud s’enfonce dans une crise économique et institutionnelle de plus en plus profonde depuis quelques années et de plus en plus des voix s’élèvent pour critiquer la gestion gabegique et surtout la corruption qui mine la gouvernance Zuma qui peine, depuis belle lurette, à tenir ses promesses.

Si le pays a réussi une belle transition politique grâce au charisme politique du président Nelson Mandela, il a eu beaucoup de difficultés à opérer les changements économiques nécessaires pour résorber les écarts énormes entre la minorité blanche qui détient l’économie et la majorité noire frappée de plein fouet par le chômage et le sous-emploi, soubassement de toutes les difficultés socio-économiques.

La cession d’actions aux Noirs dans certaines grandes sociétés pour favoriser l’émergence d’une élite noire n’a pas eu les résultats attendus et des pans entiers de Noirs vivent encore un apartheid économique d’autant plus douloureux que la lutte pour la fin de la ségrégation et l’arrivée de Mandela au pouvoir avaient suscité d’énormes espoirs.

La gouvernance en Afrique du sud est rendue plus difficile par un jugement des présidents successifs à l’aune de l’aura de Nelson Mandela. Si Thabo Mbeki a plus ou moins réussi à tirer son épingle du jeu, cela n’a pas été le cas de Jacob Zuma toujours perçu comme un président par défaut à cause des énormes scandales qu’il trainait bien avant son accession au pouvoir.
Evincé de la vice-présidence de l’Anc pour corruption par Thabo Mbeki en 2005, il avait réussi après deux ans de traversée du désert à prendre la tête du parti et accéder au pouvoir. Des faits de corruption qui se poursuivront avec une accusation d’avoir touché des pots-de-vin dans un contrat d’achat d’armes au groupe français Thales, et en mars dernier, un arrêt de la Cour constitutionnelle qui le reconnaît coupable d’avoir utilisé des fonds publics pour des travaux de modernisation de sa résidence privée au KwaZulu-Natal.

La justice l’a contraint de rembourser une partie des dépenses.

Ce dernier scandale a eu des répercussions négatives énormes au sein de l’opinion publique sud-africaine et entrainé la débâcle électorale de l’Anc, qui réalise aux élections municipales son plus mauvais score depuis son accession au pouvoir en 1994.

La révolte qui gagne les rangs du parti s’installe définitivement avec le remaniement controversé lui ayant permis de limoger une dizaine de ministres pour placer ses fidèles au gouvernement et tenter d’endiguer la contestation au sein de l’Anc.

La bataille pour sa succession qui bat déjà le plein, prendra une tournure décisive entre pro-Zuma et réformistes pourfendeurs de la corruption lors du congrès de décembre.

Un duel épique entre l’actuel vice-président Cyril Ramaphosa, chef des frondeurs anti-Zuma, et son ex-femme qu’il parraine, Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne patronne de l’Union africaine (Ua).

Par Alassane DIAWARA

Le chef de l’Etat sud-africain Jacob Zuma, empêtré dans des scandales à répétition, a survécu hier à une nouvelle motion de défiance dans un vote au Parlement perçu comme un test sur l’unité du parti présidentiel.

La motion de défiance a recueilli 198 contre, 177 pour et 9 abstentions. Pour être adoptée, elle devait obtenir la majorité absolue des voix (201), dans une assemblée largement dominée par le parti au pouvoir, le Congrès national africain (Anc, 249 sièges).

L’enjeu était de taille hier: si la défiance avait été votée, Jacob Zuma aurait dû démissionner de la présidence sud-africaine, poste qu’il occupe depuis 2009, et son gouvernement serait tombé. «Nous avons prouvé une nouvelle fois que l’Anc est le parti du peuple», a déclaré le président Zuma devant le parlement, peu après l’annonce des résultats du vote. «Nous représentons la majorité, l’opposition inonde les médias de propagande selon laquelle l’Anc n’aurait plus le soutien du peuple», a-t-il lancé sous les acclamations de ses partisans. «Le Parlement a rejeté la tentative de faire tomber le gouvernement», s’est aussi réjoui le groupe parlementaire de l’Anc. «Nous avions toute confiance en nos députés pour faire échouer cette motion et c’est ce que nous avons fait», a-t-il ajouté.

Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (Da), a fait part de sa déception. «La majorité de l’Anc a choisi la corruption et le vol plutôt que les intérêts du pays. Les Sud-Africains n’oublieront jamais ce jour».

L’opposition, qui avait déposé la motion, avait un temps pensé rallier suffisamment de députés de l’Anc pour faire chuter le chef de l’Etat, critiqué dans ses propres rangs.  La décision surprise de la présidente du parlement d’organiser le vote à bulletin secret, comme le réclamait l’opposition, avait suscité beaucoup d’espoir côté opposition.

Mais seules quelques dizaines de députés de l’Anc ont finalement franchi le pas de voter la défiance, insuffisant pour pousser le président vers la sortie.

AFP

Les fonctionnaires de Guinée-Bissau ont entamé hier une grève de trois jours pour réclamer une augmentation du salaire minimum et le paiement d’arriérés de salaires, selon leurs syndicats et le gouvernement.

La grève a été lancée à l’appel de l’Union nationale des travailleurs de Guinée-Bissau (Untg), la principale centrale syndicale du pays.

L’Untg réclame une hausse de 19.200 FCfa (plus de 29 euros) à 59.000 FCfa (près de 90 euros) du salaire minimum et le paiement d’arriérés de salaires dus au titre de l’année 2003, a affirmé à l’Afp un de ses responsables, Julio Mendonça.

Dans la capitale Bissau, les ministères et autres services publics étaient fermés hier sauf dans le principal hôpital où un service minimum était observé, a constaté un journaliste de l’Afp.

«Le mouvement a été largement suivi, à 90% sur l’ensemble du pays. Nous restons ouverts au dialogue en vue de trouver une solution si la volonté existe du côté des autorités», a indiqué à l’Afp M. Mendonça. «Cette grève n’a pas sa raison d’être d’autant plus que les responsables syndicaux sont au courant des efforts du gouvernement pour résoudre» les revendications posées par les syndicats, a affirmé à l’Afp le ministre des Finances, Alhaji Joao Amadu Fadia. «Le gouvernement avait promis lors de nos négociations précédentes en janvier de procéder» à une augmentation du salaire à 59.000 FCfa «dès juillet», a expliqué M. Mendoça. «Aujourd’hui il a changé de langage prétextant que le budget de l’Etat n’a pas encore été voté» par l’Assemblée nationale, a-t-il ajouté.  Les travaux à l’Assemblée nationale sont bloqués depuis plus d’an en raison des divergences entre le président José Mario Vaz et le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc, au pouvoir).

AFP

L’Iran a arrêté 27 personnes accusées de préparer des attaques au nom du groupe jihadiste Etat islamique (Ei), dix d’entre elles ayant été appréhendées dans un pays non identifié de la région, a indiqué lundi le ministère du Renseignement.

«Des agents du renseignement sont parvenus à identifier et arrêter un groupe terroriste lié à Daech qui avait l’intention de commettre des attaques terroristes dans des provinces centrales (du pays) et des villes religieuses», a précisé le ministère dans un communiqué, en utilisant un acronyme en arabe de l’Ei. Dix des 27 suspects ont été arrêtés hors d’Iran grâce à un «partage d’informations avec l’un des services de renseignement de la région», a poursuivi le ministère sans nommer le pays concerné.

Des armes et des munitions ont été découvertes lors de ces arrestations hors d’Iran. Les suspects sont accusés d’avoir voulu les faire entrer dans la République islamique en les dissimulant dans des appareils ménagers. L’Ei a revendiqué le 7 juin des attentats contre le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny (17 morts), ses premiers en Iran. En représailles, Téhéran a lancé des missiles contre une base de l’Ei dans l’est de la Syrie.
Les services de sécurité iraniens ont depuis procédé à l’arrestation de dizaines de suspects liés à cette attaque et affirmé en avoir tué le cerveau.

AFP

La présidente du parlement sud-africain a créé la surprise hier : les députés voteront à bulletin secret la motion de défiance contre Jacob Zuma, une décision qui pourrait encourager des députés de l’Anc au pouvoir à lâcher le président controversé jusque dans ses rangs.

Pour être adoptée aujourd’hui, la motion de défiance, qui a été déposée par l’opposition, doit recueillir la majorité absolue des députés, soit 201 voix. Le Congrès national africain (Anc), de feu Nelson Mandela y possède une confortable majorité de 249 sièges.  L’opposition réclamait un vote à bulletin secret, convaincue de pouvoir «retourner» des députés du Congrès national africain (Anc, au pouvoir) s’ils n’ont pas la pression d’un scrutin à main levée.  Le président Zuma est empêtré dans une série de scandales politico-financiers, qui l’ont affaibli au sein même de l’Anc où on s’inquiète des conséquences électorales de ce climat malsain.
Si la défiance était votée, le chef de l’Etat et le gouvernement devraient démissionner.

Dans les minutes suivant l’annonce de Mme Mbete, l’Anc s’est empressé de dire qu’il n’avait «aucun doute sur l’échec de cette motion, comme ce fut le cas pour beaucoup d’autres dans le passé». «Nous ne doutons pas de la loyauté» des députés de l’Anc, a ajouté le parti. Le président Zuma, au pouvoir depuis 2009 et dont le dernier mandat expire en 2019, a déjà survécu à trois motions de défiance. La colère gronde cependant depuis des mois dans les rangs du parti au pouvoir, qui a mal vécu son revers historique aux élections municipales d’août 2016 et difficilement digéré le limogeage en mars du ministre des Finances Pravin Gordhan, pourfendeur de la corruption.
L’Afrique du Sud «est le témoin d’un vol à grande échelle, qui laisse le pays appauvri et de plus en plus entre les mains d’un gouvernement de criminels», ont dénoncé les vétérans de l’Anc, dont certains ont combattu, aux côtés de Nelson Mandela, pour l’abolition de l’apartheid.

Le Parti communiste, membre de la coalition tripartite au pouvoir, a lui «réitéré», pas plus tard que la semaine dernière, son appel au président Zuma à démissionner. Il n’a toutefois pas donné publiquement de consigne de vote à ses députés qui sont membres du groupe parlementaire de l’Anc.

AFP

Le «oui» l’a largement emporté lors du référendum constitutionnel en Mauritanie, ce qui constitue pour le président Mohamed Ould Abdel Aziz une nette victoire que l’opposition refuse de reconnaître.

Le taux de participation s’est élevé à 53,73% et 85% des votants se sont prononcés en faveur des changements proposés via ce référendum, notamment l’abolition du Sénat, a fait savoir dimanche la commission électorale.  Quelque 1,4 million de Mauritaniens étaient appelés à se prononcer notamment sur le remplacement du Sénat par des Conseils régionaux élus et une modification du drapeau national, auquel seraient ajoutées deux bandes rouges pour «valoriser le sacrifice des martyrs» de la résistance à la colonisation française qui s’est achevée en  960. L’opposition radicale, réunie dans une coalition de huit partis et organisations, avait appelé au boycott du scrutin. Cet appel au boycott avait obtenu le soutien d’un grand nombre de personnalités politiques, aussi diverses que des conservateurs religieux et des militants contre l’esclavage.

Lors d’une conférence de presse dimanche, des membres de cette coalition ont dénoncé «une farce électorale qui a ouvert la voie à fraude encore plus vaste», ajoutant que le peuple «avait clairement rejeté les amendements à la constitution».  Ils ont également fait savoir qu’ils ne reconnaîtraient pas les résultats du référendum, après avoir, dans un premier temps, affirmé que le vote avait été truqué par le gouvernement. Un seul parti d’opposition, la Convergence démocratique nationale (Cdn), avait appelé à voter non. Un des principaux enjeux du scrutin, qui s’est déroulé à l’issue d’une campagne houleuse émaillée de violences lors de manifestations de l’opposition, était le taux de participation. Il a été de 36% à Nouakchott, la capitale, et a atteint jusqu’à 80% dans des zones rurales et isolées de l’ouest, selon la commission électorale.

AFP

La ville de Chicago a porté plainte hier contre l’administration de Donald Trump qui menace de supprimer des financements aux villes dites «sanctuaires», car refusant de livrer leurs habitants sans-papiers à la police de l’immigration.

La troisième plus grosse ville américaine, comme d’autres villes «sanctuaires» partout dans le pays, s’est engagée à protéger ses habitants étrangers en situation irrégulière, s’opposant ainsi à la politique fédérale.
Pour forcer ces villes à respecter la législation sur l’immigration, le président républicain a signé un décret visant à les priver de fonds fédéraux: c’est contre ce texte que la métropole de l’Illinois (nord) porte plainte.
«La ville de Chicago est peut-être la première à intenter une action en justice mais je suis sûr que ce ne sera pas la dernière», avait déclaré dimanche son maire démocrate Rahm Emanuel.

Les soutiens locaux des «villes sanctuaires» expliquent que la collaboration voulue avec la police de l’immigration (Ice) nuirait aux relations de confiance qu’ils entretiennent avec les différentes communautés.
Mais le ministre de la Justice Jeff Sessions a annoncé la semaine dernière que la sécurité des forces de l’ordre serait améliorée lorsqu’elles seront à la recherche de sans-papiers remises en liberté par les polices locales.
«Ces politiques locales mettent en danger les policiers en les forçant à de nouveau arrêter des criminels ayant été relâchés», avait-il déclaré.
La subvention fédérale menacée, qui a motivé la plainte, a permis à Chicago d’acheter l’an dernier poxlice (notamment radios, voitures, ordinateurs), a expliqué M. Emanuel.

AFP

Les Rwandais ont fêté la victoire du chef de l’État sortant Paul Kagamé, plébiscité par plus de 98% des votants et réélu pour un troisième mandat de sept ans à la tête d’un pays qu’il dirige d’une main de fer depuis 23 ans.La large victoire de M. Kagamé, 59 ans, salué pour avoir mis fin au génocide de 1994 et redressé économiquement le Rwanda, mais aussi critiqué pour le manque d’ouverture démocratique de son pays, était attendue avant même le scrutin.

La Commission électorale (Nec) a publié samedi après-midi les résultats complets portant sur l’ensemble des bulletins dépouillés, qui donnent M. Kagamé très largement vainqueur avec 98,63% des suffrages exprimés, soit mieux encore qu’en 2003 (95%) et 2010 (93%).

La Nec a confirmé que le taux de participation s’élevait à 96,42% des 6,9 millions d’électeurs inscrits. L’indépendan Philippe Mpayimana obtient 0,73% des suffrages exprimés, et Frank Habineza, leader du Parti démocratique vert, le seul parti d’opposition autorisé au Rwanda, recueille 0,47% des voix. Le pourcentage de voix obtenu par M. Kagamé correspond à celui par lequel les Rwandais avaient approuvé en 2015 une modification de la Constitution lui permettant de se présenter pour un troisième mandat et de potentiellement de diriger le pays jusqu’en 2034.

Près de 98% des Rwandais avaient voté en faveur de cette réforme, critiquée par les observateurs. «Cela confirme que les Rwandais ont fait un choix basé sur l’avenir qu’ils veulent», avait déclaré dans la nuit de vendredi à samedi le chef de l’État devant des milliers de supporteurs réunis auprès du nouveau quartier général de son parti, le Front patriotique rwandais (Fpr), à Kigali.

«Nous allons continuer le travail que nous avons commencé pour promouvoir un meilleur Rwanda», avait-il ajouté.

(AFP)

La Mission de l’Onu au Mali (Minusma) a fait savoir qu’elle enquêtait sur l’existence de fosses communes et sur de nombreuses accusations de violations des droits de l’homme par des groupes armés tentant de contrôler la région.

Dans un communiqué, la Minusma indique avoir été informée «d’allégations d’abus et de violations graves des droits de l’homme, imputées respectivement (aux) mouvements signataires» de l’accord de paix signé en mai-juin 2015 entre les groupes armés pro-gouvernementaux, réunis au sein de la «Plateforme», et les groupes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg). Cet accord de paix est régulièrement violé depuis juin.

La Minusma a annoncé avoir déployé «des équipes de la Division des droits de l’homme et de la protection, afin d’enquêter et de documenter ces éventuels abus et violations, notamment à Anéfis (région de Kidal, Ndlr), où l’existence de charniers a été rapportée», ajoute le communiqué. «Sur les 67 allégations, 34 ont pu être corroborées et confirmées, parmi lesquelles figurent notamment des disparitions forcées d’individus, y compris celles de mineurs, des cas d’enlèvement et de mauvais traitements, ainsi que des cas de destructions, d’incendie et de vols», rapporte la Minusma. Les équipes de la Minusma ont «constaté sur place l’existence de tombes individuelles et de fosses communes», sans être en mesure d’établir pour le moment le nombre de personnes enterrées et les circonstances de leur décès, poursuit le communiqué, qui ajoute que les enquêtes vont se poursuivre notamment sur le sort des personnes disparues.

(AFP)

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