banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités Internationales (2758)

Après des semaines de consultations secrètes, Barack Obama a annoncé hier la nomination de Merrick Garland, un progressiste modéré, à la Cour suprême, appelant, lors d'un discours passionné, les Républicains à ne pas faire d'obstruction de principe.

"Notre Cour suprême est unique. Elle est censée être au-dessus de la politique et cela doit rester le cas", a déclaré le président des Etats-Unis depuis les jardins de la Maison Blanche, conscient que cette proposition se heurterait, à dix mois de son départ, à un tir de barrage de ses adversaires politiques. "C'est l'homme qu'il faut pour ce poste, il mérite d'être confirmé", a-t-il ajouté, sous un soleil radieux, en présence de nombreux sénateurs démocrates. La haute cour doit se prononcer dans les mois à venir sur une série de sujets politiquement explosifs aux Etast-Unis: l'immigration, l'avortement, ou encore la lutte contre le réchauffement climatique. Revenant longuement sur le parcours de cet homme de 63 ans, M. Obama a évoqué "l'un des juristes les plus fins du pays" mais aussi quelqu'un qui a su gagner "le respect et l'admiration" de leaders démocrates comme républicains du Congrès.  Aux termes de la Constitution américaine, les neuf magistrats de la plus haute instance judiciaire - régulièrement appelée à se prononcer sur les grands débats de société aux Etats-Unis - sont nommés à vie par le président. Il appartient ensuite au Sénat d'approuver ou non ce choix. Les républicains, qui dominent le Congrès, soutiennent que le remplacement du juge conservateur Antonin Scalia, décédé en février, devrait attendre l'arrivée du prochain président en janvier 2017. Ils avaient d'ores et déjà prévenu qu'ils refuseront même d'entendre tout candidat du président, quel que soit son curriculum vitae. L'enjeu est de taille: la Cour est en effet aujourd'hui partagée entre quatre juges conservateurs et quatre juges progressistes. Le nouveau venu aura donc un poids déterminant. A peine le président avait-il terminé son allocution, les républicains ont confirmé qu'ils n'avaient pas l'intention de bouger d'un iota, alors que la campagne électorale fait rage.
"Une majorité du Sénat a décidé de remplir son rôle constitutionnel (...) en s'abstenant de soutenir une nomination lors d'une année d'élection présidentielle", a lancé le républicain Chuck Grassley, président de la puissante Commission des affaires judiciaires du Sénat. "Donnez une voix au peuple dans le choix" du neuvième juge, a martelé Mitch McConnell, le chef de file des républicains au Sénat, dès l'annonce du président.  En toile de fond, l'élection de novembre, pour la Maison Blanche mais aussi une partie des élus du Congrès. L'objectif du président américain est de prendre l'opinion publique à partie et de placer les candidats républicains à l'élection (ou réélection) au Sénat dans une position inconfortable. Si l'unité républicaine se fissurait, la donne pourrait évoluer.
Selon le dernier sondage réalisé par le Washington Post et ABC News, 63% des Américains estiment que le Sénat se doit d'organiser l'audition du magistrat que nommera le président, contre 32% qui pensent le contraire. "J'ai fait mon devoir constitutionnel. Il appartient  aux sénateurs de faire le leur", a conclu M. Obama. "Les présidents n'arrêtent pas de travailler au cours de leur dernière année de mandat. Il devrait en être de même pour les sénateurs", a ajouté l'ancien professeur de droit constitutionnel.

 AFP


L'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a été nommé hier à un poste clé du gouvernement par son héritière politique Dilma Rousseff, embourbée dans une tempête politique et judiciaire qui menace de la faire chuter.

Lula, qui a présidé au boom socio-économique du Brésil entre 2003 et 2010, a été nommé "ministre d'Etat, chef de la Maison civile" en remplacement de Jaques Wagner, a annoncé la présidence dans un communiqué. Il s'agit du poste le plus élevé du gouvernement, à cheval entre des fonctions de chef de cabinet et de Premier ministre, qui confèrera à Lula un rôle de tout premier plan. Dilma Rousseff avait elle-même été chef de cabinet de Lula lorsqu'il était président, avant de lui succéder en 2010.
Lula échappe par la même occasion à la menace d'un placement en détention par le juge chargé de l'enquête sur l'énorme scandale de corruption autour du géant pétrolier étatique Petrobras, qui le soupçonne de corruption et blanchiment d'argent.  Les ministres ne peuvent répondre pénalement de leurs actes que devant le Tribunal suprême fédéral (STF), chargé du volet politique de l'affaire. 
L'icône de la gauche brésilienne assumera officiellement ses fonctions mardi prochain.  Il aura pour principale mission de peser de tout son poids politique pour tenter d'éloigner la menace de destitution qui pèse chaque jour plus lourdement sur Mme Rousseff dont la coalition parlementaire est au bord de l'implosion. Lula aurait posé comme condition à la présidente de pouvoir articuler une réorientation de la politique économique du gouvernement, alors que le Brésil est confronté à une profonde récession. 
L'opposition accuse le gouvernement de Mme Rousseff d'avoir sciemment maquillé les comptes publics de l'Etat en 2014, en pleine campagne électorale, pour minimiser l'ampleur des déficits et favoriser la réélection de la présidente.

 AFP


Près de trente islamistes mauritaniens emprisonnés à Nouakchott, en grève de la faim depuis plus de deux mois, ont cessé leur mouvement après un accord avec les autorités portant sur la satisfaction d'une partie de leurs doléances, a appris l'AFP de source judiciaire. Les prisonniers, qui se disaient victimes d'une "punition collective" après l'évasion le 31 décembre d'un jihadiste condamné à mort, étaient entrés en grève de la faim pour obtenir une "amélioration" de leurs conditions carcérales.
Ils ont notamment réclamé la reprise "des visites de (leurs) parents, sans entraves, la facilitation des procédures" pour ces visites et "la présence permanente d'un médecin", en plus de "la fourniture de médicaments" prescrits aux malades parmi eux. Selon cette source, qui n'a pas fourni de détail, sur presque toutes ces revendications des "solutions ont été trouvées sur la base des exigences de sécurité rendues nécessaires" après l'évasion du jihadiste Saleck Ould Cheikh, arrêté en Guinée le 19 janvier et reconduit dans son pays le lendemain Selon des informations de presse, l'un des prisonniers, El-Weli Ould Ely, a néanmoins refusé de cesser sa grève de la faim, en dépit de sa situation de santé jugée "très grave", minimisant l’intérêt des solutions obtenues par les grévistes. Le rapporteur spécial des Nations unies contre la torture, Juan E. Méndez, avait estimé le 3 février à Nouakchott que les conditions de vie des détenus en Mauritanie étaient "inhumaines", au terme de sa première visite officielle dans ce pays....

AFP


Des hommes du Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale (Gign), unité d'élite française spécialisée dans les actions rapides notamment anti-terroristes, vont être prépositionnés à Ouagadougou, a annoncé hier à Abidjan le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve.
La capitale du Burkina Faso accueille déjà des forces spéciales françaises dans le cadre de l'opération Barkhane de lutte contre les groupes jihadistes sahéliens. "Dans le cadre de Barkhane (...) nous avons décidé de positionner à Ouagadougou des éléments du Gign qui pourront en cas d'attaque dans la région intervenir rapidement pour apporter de la formation, un concours dans des circonstances de crise terroriste sérieuse", a dit le ministre en déplacement en Côte d'Ivoire, après l'attaque jihadiste qui a fait 18 morts dont 4 Français dans la station balnéaire de Grand-Bassam (40 km d'Abidjan).  "S'il y a une crise terroriste dans la région", ces hommes pourront "immédiatement dispenser des conseils, (...) engager un contact qui permette de faciliter la coordination des actions et aller au-delà si cela devait être nécessaire", a-t-il expliqué n'excluant donc pas l'intervention sur le terrain des éléments du Gign. Le ministre n'a pas précisé le nombre d'éléments déployés mais celui-ci devrait tourner autour de la dizaine, de source proche du dossier.  Des forces spéciales françaises (de l'armée) avaient épaulé les forces de sécurité locales lors des attaques de Bamako en novembre et Ouagadougou en janvier.  Les Français ne semblent pas avoir été directement mis à contribution sur le terrain à Grand-Bassam dimanche.  M. Cazeneuve a également détaillé la coopération existante ou future avec la Côte d'Ivoire.  Cette coopération comprend notamment la "formation des forces d'intervention rapide" avec "des équipes du Raid (unité d'élite de la police française, ndr) qui vont accompagner les forces (ivoiriennes d'intervention) dans la durée". M. Cazeneuve veut aussi entraîner des forces de sécurité pour que "les primo-intervenants lorsqu'il y a des tueries de masse" puissent "intervenir en sécurisant les lieux et essayer de mettre hors d’état de nuire les terroristes dans l'attente des forces d'intervention spéciales".  Une brigade de sapeurs-pompiers de Paris viendra également travailler à Abidjan "dans les prochaines semaines" dans le cadre d'échanges sur la sécurité civile. Autre axe de travail, celui de la police scientifique, dont le travail sur les lieux de crime post-attentat est vital pour faire avancer les enquêtes, a fait valoir le ministre français.  "Nous sommes déterminés à lutter ensemble pour gagner la guerre contre le terrorisme", a résumé M. Cazeneuve.

AFP


Le décès en février d'un syndicaliste qui était détenu à Banjul est dû à des raisons médicales et non à des tortures des services de renseignement, a affirmé le ministre de l'Information à l'Afp, réagissant aux inquiétudes d'une organisation syndicale internationale.

La Fédération internationale des travailleurs des transports (Itf), basée à Londres, avait invité fin février le chef de l'Etat Yahya Jammeh à faire la lumière sur la mort en détention, le 21 février, de Sheriff Diba, chef du Syndicat national de contrôle des transports de Gambie (Gntca), affilié à l'Itf.  Selon l'Itf, Sheriff Diba avait été arrêté en même temps que huit autres responsables syndicaux, à des dates non précisées, après avoir réclamé du président Jammeh une baisse des prix du carburant. 
M. Diba est décédé dans une clinique près de Banjul après, "selon certaines informations, avoir été maltraité et torturé alors qu'il était entre les mains de la Nia", l'Agence nationale de renseignement, avait écrit l'Itf dans une lettre au président Jammeh datée du 26 février. Ces allégations ont été rejetées par le ministre de l'Information, Sheriff Bojang, dans un entretien avec un journaliste de l'Afp à Banjul, la première réaction officielle sur le sujet depuis la révélation de la lettre de l'Itf.
Sheriff Diba et les autres responsables du Gntca "n'ont jamais été arrêtés, ni détenus, à aucun moment, par la Nia", a déclaré le ministre.
"Ils étaient détenus dans un commissariat de police, et n'ont jamais été écroués à Mile Two", la prison principale de la capitale, "et durant leur détention, ils n'ont jamais été battus, ni torturés", a affirmé M. Bojang. Selon lui, M. Diba est tombé malade durant sa garde à vue et "diagnostiqué comme souffrant d'une forme compliquée de paludisme et d'hypertension", mais a été libéré le 20 février, puis est décédé le lendemain, après que son état de santé a empiré. Une autopsie effectuée le 23 février a révélé qu'il souffrait également d'une maladie cardiaque, de diabète et avait des problèmes aux poumons et au foie, il n'y a eu "aucune preuve de blessure externe ou interne", a dit le ministre. Des organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent régulièrement les violations de libertés individuelles et collectives en Gambie.

AFP


Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a haussé le ton contre le ministre marocain des Affaires étrangères, qualifiant la manifestation contre ses remarques sur le Sahara occidental organisées à Rabat d'"irrespecteuse".

M. Ban "a exprimé sa profonde déception et sa colère concernant la manifestation organisée dimanche, qui le ciblait personnellement", selon un communiqué publié lundi après sa rencontre à New York avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine
Mezouar.  Le secrétaire général a souligné le fait que "de telles attaques (étaient) irrespectueuses envers lui et les Nations unies" et a demandé au ministre de "s'assurer que les Nations unies soient respectées au Maroc".  Dimanche, des centaines de milliers de manifestants se sont rassemblés à Rabat pour protester contre "le manque de neutralité" de Ban Ki-moon sur le dossier du Sahara occidental. La manifestation était organisée à l'appel de plusieurs partis et syndicats et visait à dénoncer des propos attribués à M. Ban sur le Sahara occidental.  
Le secrétaire général de l'Onu s'est rendu début mars dans un camp de réfugiés sahraouis en Algérie dans l'espoir de faire bouger les lignes d'un conflit qui dure depuis quatre décennies.  Le gouvernement marocain avait dénoncé le 8 mars "avec une grande stupéfaction" ce qu'il avait qualifié de "dérapages verbaux, faits accomplis et gestes de complaisance injustifiés" du secrétaire général lors de ce déplacement...

AFP


Au moins 10.000 personnes en provenance du Mozambique se sont réfugiées au Malawi pour fuir les violences de ces derniers mois entre le gouvernement et le parti d'opposition mozambicain Renamo, ont annoncé hier les Nations unies.   Les tensions entre le Frelimo, le parti au pouvoir depuis l'indépendance du Mozambique en 1975, et la Renamo sont montées d'un cran quand le chef de l'opposition Afonso Dhlakama a annoncé en décembre son intention de s'emparer du pouvoir d'ici mars dans six des 11 provinces du pays, par la force si nécessaire. Les élections générales de 2014 avaient été remportées au niveau national par le Frelimo mais les résultats du scrutin avaient été contestés par la Renamo, ancienne rébellion de la guerre civile (1976-1992) dont Afonso Dhlakama est l'indéboulonnable chef depuis 1979.
Près de 250 personnes traversent chaque jour depuis fin février la frontière avec le Malawi, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (Hcr). "Ceux arrivés récemment ont déclaré avoir fui par crainte d'affrontements ce mois-ci entre les forces gouvernementales et la Renamo", a déclaré le Hcr dans un communiqué. Le Hcr a enregistré 9.600 réfugiés du Mozambique dans le sud du Malawi mais 1.900 autres sont en attente d'enregistrement. La plupart des réfugiés sont actuellement à Kapise (sud), mais il est prévu de les reloger dans un camp récemment ouvert à Luwani, plus loin de la frontière mozambicaine, a indiqué le Hcr. Le camp de Luwani, fermé en 2007, avait déjà accueilli des Mozambicains lors de la guerre civile.

AFP


Secu RciLes autorités ivoiriennes ont promis hier de renforcer la sécurité et de faire avancer l'enquête sur l'attaque jihadiste qui a fait 18 morts, dont quatre Français, dans la station balnéaire de Grand-Bassam près d'Abidjan, vécue comme un traumatisme dans un pays qui se savait visé.

"La Côte d'Ivoire ne se laissera pas intimider par des terroristes (...) Nous ne permettrons pas que des terroristes freinent notre marche vers l'émergence" économique, a affirmé le président Alassane Ouattara lors d'une allocution télévisée.

Des lieux fréquentés par des étrangers avaient déjà été la cible d'attentats revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en Afrique de l'Ouest, à Bamako (20 morts dont 14 étrangers le 20 novembre 2015) et Ouagadougou (20 morts le 15 janvier).

Quelques jours avant l'attentat de Ouagadougou, un chef d'Aqmi avait menacé les alliés des "Croisés", en allusion notamment aux pays qui fournissent des troupes à la force de l'ONU au Mali ou abritent des bases françaises ou américaines, comme la Côte d'Ivoire et le Burkina. Hier, le ministre de l'Intérieur ivoirien Hamed Bakayoko a d'ailleurs révélé que des projets d'attentats avaient déjà été déjoués. "Cela fait quelques années que notre pays est ciblé", a-t-il dit.

- 'Plan d'action' –
Le bilan de l'attaque, revendiquée par Aqmi, est désormais de 15 civils et trois membres des forces de sécurité tués, alors que trois "terroristes" ont été abattus, a-t-il indiqué à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, corrigeant un premier bilan qui faisait état de six assaillants tués.

Parmi les 18 morts figurent notamment quatre Français, selon la présidence française. Une ressortissante allemande, la directrice de l'Institut Goethe à Abidjan a également été tuée. De source proche du dossier, des ressortissants du Liban, du Burkina Faso et du Mali figurent aussi parmi les morts.

La France a assuré que "la coopération entre tous les Etats menacés par les groupes terroristes, notamment en Afrique de l'Ouest, doit plus que jamais s’intensifier", alors que le chef de la diplomatie et le ministre de l'Intérieur français, Jean-Marc Ayrault et Bernard Cazeneuve, sont attendus mardi à Abidjan. Le Conseil de sécurité de l'ONU a également souligné "la nécessité d'intensifier les efforts régionaux et internationaux pour combattre le terrorisme et l'extrémisme violent, qui peut conduire au terrorisme". Dans son allocution, le président Ouattara a aussi mis l'accent sur la "collaboration" avec ses partenaires régionaux, continentaux et internationaux.

Il a demandé à ses concitoyens "de ne pas céder à la peur" et de "vaquer à leurs occupations", assurant que la sécurité était "assurée sur toute l'étendue du territoire".

Auparavant, Hamed Bakayoko avait souligné que la sécurité serait renforcée aux "endroits stratégiques et dans les lieux accueillant le public (...) écoles, ambassades, sièges internationaux, résidences diplomatiques (...) et aux frontières".

- Téléphone retrouvé –
Le Plan d'action contre le terrorisme (PACT) mis en place récemment va rester au niveau rouge, selon M. Bakayoko. C'est ce plan qui a permis une intervention rapide des forces de sécurité dont des "éléments spécialisés sont prépositionnés pour pouvoir intervenir rapidement sur tout le territoire", a expliqué une source sécuritaire ivoirienne.

Selon le ministre, les policiers locaux sont "allés au contact" dès les premiers coups de feu. La rapidité de l'intervention a été saluée par plusieurs sources occidentales, notamment l'action coordonnée de plusieurs forces, ce qui n'avait pas été le cas à Ouagadougou ou à Bamako.Le ministre n'a pas voulu donner de détails sur l'enquête, soulignant que le parquet procédait aux identifications des assaillants comme des victimes. Il a indiqué qu'un téléphone appartenant aux jihadistes avait été retrouvé et que son contenu serait exploité.

Une source occidentale a souligné l'importance de connaître la nationalité des assaillants. "Si ce sont des Ivoiriens, c'est qu'il y a un possible terreau et c'est très inquiétant. Ou ce sont des étrangers et l'opération a été montée de l'extérieur", a-t-elle dit. Alors qu'un deuil de trois jours a été décrété, le pays restait sous le choc du premier attentat jihadiste en Côte d'Ivoire. "Nous sommes Grand-Bassam", titrait le journal Le Patriote alors que le quotidien Fraternité-Matin appelait à "l'Union, avant tout".

AFP


Guinee Bissau CarteQuatre Bissau-Guinéens suspectés d'être des jihadistes, dont deux renvoyés par la Guinée, ont été emprisonnés en raison de liens supposés avec un jihadiste mauritanien rattrapé en janvier, ont annoncé hier des sources judiciaire et policières à l'Afp.

"Au total, quatre jihadistes présumés sont sous les verrous, dans une prison de haute sécurité" à Mansoa, à une soixantaine de kilomètres de Bissau, a déclaré à l'Afp Domingos Correia, un responsable de la police judiciaire. Selon lui, tous sont bissau-guinéens. Deux d'entre eux ont été présentés le 10 mars à un juge d'instruction, qui les a renvoyés en détention, sans les inculper formellement. D'après des sources policières, ces deux individus ont été extradés vers la Guinée-Bissau par la Guinée, à la demande de Bissau. Ils sont arrivés dans le pays le 8 mars. Ils avaient été arrêtés le 19 janvier à la frontière avec la Guinée-Bissau, en même temps que Saleck Ould Cheikh, un jihadiste mauritanien condamné à mort qui s'était évadé d'une prison de Nouakchott le 31 décembre et avait réussi à traverser le Sénégal et la Guinée-Bissau. L'ex-fugitif mauritanien, condamné en 2011 pour "action terroriste" après un attentat à la voiture piégée revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contre le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, avait été renvoyé en Mauritanie le 20 janvier.  Les deux Bissau-Guinéens extradés par la Guinée sont accusés d'avoir facilité la fuite en Guinée de Saleck Ould Cheikh, a précisé une des sources policières. Leurs deux autres ont été arrêtés le 22 janvier à Bissau, et entendus par un juge, sans être également inculpés. Ils sont accusés d'avoir hébergé dans la capitale M. Ould Cheikh, selon la même source policière. D'après la police bissau-guinéenne, l'un d'eux était membre du groupe jihadiste malien Ansar Dine, et était à Kidal, dans le nord du Mali, entre 2013 et 2014.

AFP


Patrice TalonL'homme d'affaires béninois Patrice Talon, arrivé deuxième au premier tour de la présidentielle au Bénin, a annoncé faire alliance avec Sébastien Ajavon, le troisième, pour affronter le Premier ministre sortant Lionel Zinsou au second tour de la présidentielle.MM. Zinsou et Talon sont arrivés en tête du premier tour de la présidentielle du 6 mars, avec respectivement 27,11% et 23,52% des voix, selon les résultats annoncés dimanche par la Cour constitutionnelle. Un second tour doit les départager dimanche prochain.

M. Ajavon, "l'autre" homme d'affaires-candidat, s'est imposé comme le troisième homme du scrutin en obtenant 22,07% des voix.  Réagissant aux résultats dimanche soir, M. Talon, qui a qualifié M. Ajavon de "grand homme" et de "grand opérateur économique", a dit "compter sur lui pour la suite".

"Nous allons gagner ensemble, nous allons reconstruire notre pays ensemble" a-t-il poursuivi. "Quoiqu'il en soit, nous sommes avec M. Patrice (Talon) et d'autres candidats dans la +coalition de rupture+ et nous avons pris l'engagement mutuel de soutenir celui d'entre nous qui sera présent au second tour", avait assuré Sébastien Ajavon à la presse dès samedi soir, sans attendre les résultats officiels.   Parmi les 33 candidats du premier tour, les principaux adversaires de M. Zinsou avaient mis en place une "coalition de rupture" et s'étaient promis que celui qui arriverait en tête aurait le soutien des autres pour faire barrage au candidat soutenu par le président sortant, Thomas Boni Yayi, qui ne se représentait pas à l'issue de deux mandats de cinq ans.

M. Talon a aussi appelé "tous les autres" candidats à le rejoindre, dont notamment l'économiste Abdoulaye Bio Tchané (8,29%) et l'ancien Premier ministre Pascal Irénée Koupaki (5,6%), tous deux membres de cette coalition, "des amis et des gens compétents".

M. Zinsou a quant à lui estimé que "dans un premier tour on exprime souvent un jugement sur un bilan" alors qu'au second tour, "deux hommes sont devant leur peuple, leurs compatriotes pour parler cette fois-ci de l'avenir". Dans le camp de M. Zinsou, on continue à se dire "confiant et serein" et on affirme notamment compter sur une mobilisation des abstentionnistes pour remporter l'élection.

AFP


Manuel VallsLe gouvernement socialiste français a lâché du lest hier sur son projet controversé de réforme du travail pour tenter d'endiguer la contestation des syndicats de salariés et d'étudiants, qui menace de déstabiliser l'exécutif à un an de la présidentielle.

Cette opération déminage a remporté un succès mitigé : des syndicats réformateurs ont semblé convaincus, mais les syndicats contestataires maintiennent leurs appels à la mobilisation. Quant au patronat, il s'est dit "déçu" par les modifications. Tous ces acteurs ont été reçus hier par le Premier ministre Manuel Valls, à l'issue d'une semaine de consultations. Il leur a exposé une version amendée du projet de loi, dont la mouture initiale, jugée trop favorable aux employeurs, avait jeté dans la rue plusieurs centaines de milliers de manifestants la semaine passée. La nouvelle version du texte renonce à créer un plafond pour les indemnités que les juges peuvent attribuer aux salariés en cas de licenciement abusif, une disposition rejetée par l'ensemble des syndicats, y compris réformateurs.

M. Valls a aussi annoncé que la nouvelle mouture ne permettrait pas - contrairement à ce qui avait été envisagé initialement - à un employeur de petite ou moyenne entreprise d'introduire  unilatéralement des souplesses dans le temps de travail. Le nouveau texte renforce également le contrôle du juge sur les licenciements économiques.

AFP


Hama AmadouLa cour d'appel de Niamey rendra une décision le 28 mars sur la demande de remise en liberté provisoire du candidat-prisonnier Hama Amadou, qui doit affronter le président sortant lors du second tour de la présidentielle le 20 mars, a indiqué un de ses avocats. Les avocats de M. Amadou ont plaidé hier cette demande de liberté conditionnelle devant la cour, souhaitée par la Coalition pour l'alternance (Copa 2016), qui soutient Hama Amadou, a constaté un journaliste de l'Afp. La Copa a réclamé en début du mois, la libération de son candidat afin qu'il puisse mener sa campagne et affronter en "toute régularité" le président sortant Mahamadou Issoufou.

"Nous avons demandé à la cour, si elle ne lui reconnaît pas une garantie de représentation, d'accorder au moins à Hama Amadou une liberté sous caution", a expliqué aux journalistes Me Souley Oumarou, un des avocats de M. Amadou, selon lequel Hama remplit la garantie de représentation. "Le climat (politique et social) tel qu'il est, si la justice en rajoute (en refusant la liberté provisoire), j'ai peur pour demain", a prévenu Me Souley Oumarou. En janvier, deux demandes de liberté provisoire avaient été rejetées par la cour d'appel et la cour de cassation.

AFP


Election TwtLa Cour suprême d'Ouganda a commencé hier l'examen d'un recours en annulation du résultat de l'élection présidentielle du 18 février remportée par le président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 30 ans. Ce recours a été déposé le 1er mars par l'ancien Premier ministre Amama Mbabazi qui, avec 1,39% des voix, était arrivé en troisième position derrière M. Museveni (60,62%) et le principal leader de l'opposition, Kizza Besigye (35,61%). La Cour suprême devrait examiner cette semaine les éléments fournis par M. Mbabazi et rendre une décision d'ici la fin du mois.

Le président de la Commission électorale, Badru Kiggundu, qui a supervisé les deux dernières élections présidentielles, a été le premier témoin entendu hier par la Cour. Soumis aux questions des avocats de M. Mbabazi, Badru Kiggundu s'est excusé pour les "problèmes importants" auxquels ont été confrontés les électeurs le jour du vote dans la capitale et ses environs, où de nombreux bureaux de vote ont ouvert avec plusieurs heures de retard. Des observateurs internationaux avaient mis en cause l'indépendance de la commission électorale ainsi que "l'atmosphère d'intimidation" imposée par le régime, qui a muselé tous les opposants pendant et après le scrutin.

AFP


Dilma roussef 2La présidente brésilienne de gauche Dilma Rousseff se retrouve plus que jamais politiquement acculée, au lendemain de manifestations d'ampleur historique pour réclamer son départ du pouvoir. Environ trois millions de brésiliens, dont 1,4 million à Sao Paulo, selon des données de la police, ont défilé dans tout le pays aux cris de "Dilma dehors !".  Les Brésiliens sont de plus en plus exaspérés par la récession économique et la crise politique qui paralysent le géant d'Amérique latine depuis plus d'un an. Sans parler des incessantes révélations dévastatrices du méga-scandale de corruption Petrobras. L'opposition espérait une mobilisation massive de la rue dimanche pour faire pression sur les députés hésitants, qui devront se prononcer pour ou contre l'impeachment de la présidente, réélue démocratiquement en 2014. Dilma Rousseff vit depuis décembre sous la menace d'une procédure d'impeachment lancée au parlement par l’opposition.

AFP


Le conseil présidentiel, un organisme composé de membres de factions rivales libyennes, a proclamé samedi l'entrée en fonction d'un gouvernement d'union nationale qu'appelle de ses vœux l'Onu, bien qu'un vote de confiance requis du Parlement n'ait pas eu lieu.
Dans un communiqué diffusé samedi soir, le conseil a appelé les institutions libyennes "à prendre contact immédiatement avec le gouvernement d’union afin de mettre en place les modalités de passation des pouvoirs de manière pacifique et organisée".
En outre, le conseil présidentiel ( ) a appelé la communauté internationale, les organisations internationales et régionales, en particulier l’Onu, la Ligue arabe, l'Organisation de la conférence islamique, l’Union africaine et l’Union européenne "à cesser toute relation avec les autorités exécutives ne découlant pas du gouvernement d’union".
La Libye est actuellement déchirée entre deux gouvernements qui se disputent le pouvoir. L'un, basé à Tripoli la capitale, n'est pas reconnu par la communauté internationale. L'autre basé dans l'est du pays est le seul reconnu à ce jour internationalement.
Le pays risque de se trouver avec un troisième gouvernement dirigé par l'homme d'affaires libyen Fayez al-Sarraj qui se trouve au Maroc et dont les ministres pressentis sont éparpillés dans différentes régions et certains hors de Libye. Les Nations unies avaient poussé à la création d'un gouvernement d'union nationale, accepté par certains membres des factions rivales mais rejeté par d'autres.

 AFP


Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a été investi officiellement samedi candidat à la présidentielle prévue au second semestre 2016 lors du congrès annuel du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).
Le chef de l'Etat avait pris les devants en annonçant dès le 29 février sa candidature à un deuxième mandat, mais elle devait encore être entérinée par les instances dirigeantes du Pdg. "Je prends acte avec humilité, gravité, de la confiance que vous venez de me témoigner par ce vote franc, massif et enthousiaste pour représenter le Parti démocratique gabonais à l'élection présidentielle", a déclaré le chef de l'Etat devant plusieurs milliers de militants, debout devant son slogan écrit en lettres capitales, "Changeons ensemble".
Elu en 2009 après le décès de son père Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967, le chef de l'Etat sortant s'est engagé "à toujours travailler pour l'ensemble de la population gabonaise qui nous fait confiance pour notre projet commun". "Nous devons briser ensemble le cercle de l'inutilité", a ajouté M. Bongo, appelant à "travailler" pour bâtir une société basée sur le "mérite". "Le changement, c'est mon cheval de bataille pour les sept prochaines années (...) si les Gabonais et les Gabonaises m'accordent leur confiance", a-t-il insisté.
Le président a ensuite vanté le bilan de son premier septennat, évoquant notamment la mise en place d'un système de protection sociale, les centaines de kilomètres de routes goudronnées et les projets agricoles récemment lancés pour limiter la dépendance alimentaire aux importations de ce pays pétrolier d'à peine 1,8 million d'habitants...

 AFP


Le milliardaire Donald Trump a annulé vendredi à la dernière minute un meeting à Chicago pour éviter que des gens "ne soient potentiellement gravement blessés", mais de graves violences ont éclaté entre partisans et opposants du candidat républicain à la Maison Blanche.
Des manifestants, dont bon nombre de militants de Bernie Sanders et du mouvement antiraciste "Black Lives Matter", avaient réussi à se rassembler à l'intérieur de l'arène sportive de l'université de l'Illinois, à Chicago, où l'homme d'affaires devait s'exprimer en début de soirée, menaçant apparemment d'en perturber le bon déroulement.  Toute la journée, la tension était graduellement montée à l'intérieur et à l'extérieur du campus, où des centaines de personnes, dont beaucoup d'étudiants, protestaient contre le venue du candidat. Un responsable a alors annoncé l'annulation de l'événement, déclenchant cris et stupeur, puis des altercations entre pro et anti-Trump. Des insultes, des bouteilles et des coups de poings ont volé, et les militants du démocrate Bernie Sanders ont scandé des slogans, tandis que la sécurité tentait de séparer les groupes et d'évacuer la salle.
Les violences ont continué à l'extérieur et la police a procédé à des arrestations musclées, selon un vidéaste de l'Afp. Plusieurs heures plus tard, en soirée, le calme est revenu à Chicago, où la police a annoncé avoir procédé à au moins cinq arrestations.    Il a refusé d'assumer la responsabilité des manifestations et des tensions en raison de son "ton", alors que ses rivaux l'accusent d'exacerber les tensions raciales et d'encourager ses partisans à s'en prendre aux fauteurs de troubles. "Je n'ai certainement pas incité à la violence", a-t-il dit, rejetant la faute sur des "agitateurs professionnels". Les manifestants, dont des Noirs et beaucoup de jeunes hispaniques, agitaient des pancartes telles que "Trump = haine" ou "Trump est un bouffon", dénonçant le "racisme" du candidat et ses propositions anti-immigrés...

 AFP

{fcoment}


Au moins 27 personnes ont été tuées et 75 autres blessées par un attentat à la voiture piégée hier soir en plein centre d'Ankara, un peu plus de trois semaines après une précédente attaque-suicide qui avait déjà fait 29 morts dans la capitale turque. "La déflagration a été causée par un véhicule rempli d'explosifs à proximité de la place de Kizilay", a annoncé le bureau du gouverneur d'Ankara dans un communiqué. L'explosion s'est produite à 18h45 heure locale (16h45 Gmt) sur cette place très fréquentée située en plein cœur d'Ankara, qui abrite de nombreux commerces et par laquelle passent de nombreuses lignes de bus et où se trouve une station de métro.
 De nombreuses ambulances ont été dépêchées sur les lieux de l'attaque, selon les premières images des chaînes d'information turques, qui ont également montré plusieurs carcasses de bus entièrement calcinés. Signe de la violence de l'explosion, au moins 23 personnes sont mortes sur le coup, les autres ayant péri pendant leur transfert à l'hôpital, selon la chaîne de télévision Cnn-Türk.  Les blessés sont traités dans dix hôpitaux de la capitale, "une dizaine d'entre eux" sont dans un état grave, a dit à l'Afp une source médicale. Cet attentat n'a pas été pour le moment revendiqué.

AFP


EI Instruments brulesLa chaîne d'information Sky News a affirmé que des documents contenant les noms de 22.000 membres de l'Etat islamique (Ei) lui avaient été livrés par un ex-membre du groupe jihadiste.

Selon Sky News, une clé Usb contenant les documents lui a été donnée par un ancien membre de l'Ei désabusé, qui les aurait volés au chef de la police interne de l'organisation jihadiste. Les documents en question, qui contiennent les noms, adresses ou encore numéros de téléphone des recrues, sont des formulaires remplis par des ressortissants de 55 pays ayant rejoint l'Ei, a ajouté Sky News.

Certains documents contiendraient des informations sur des jihadistes jusqu'à présent non identifiés qui se trouvent en Europe occidentale, aux Etats-Unis, au Canada, au Maghreb et au Moyen-Orient, selon la chaîne. "Sky News a informé les autorités de cette prise", a indiqué la chaîne sur son site. Les ministères britanniques de l'Intérieur et des Affaires étrangères n'étaient pas disponibles dans l'immédiat pour réagir.  Groupe sanguin, nom de jeune fille de leur mère ou encore "niveau de compréhension de la charia", la loi islamique. Les recrues de l'EI doivent répondre en tout à 23 questions, selon des reproductions de formulaires diffusés par Sky News.

Sur Twitter, Richard Barrett, ancien patron du contre-terrorisme au sein du renseignement extérieur britannique, a qualifié le butin de "ressource inestimable pour les analystes".

Certains noms de jihadistes déjà identifiés sont contenus dans les documents. C'est le cas, par exemple, d'Abdel-Majed Abdel Bary, un ancien rappeur originaire de Londres qui s'est illustré en postant sur Twitter une photo de lui brandissant une tête tranchée. Les documents ont été livrés à Sky News par un ancien combattant de l'Armée syrienne libre ayant rejoint les rangs de l'Ei et se faisant appeler "Abu Hamed". Après avoir dérobé les documents, il les a transmis à un journaliste en Turquie, expliquant avoir quitté l'Ei après l'"effondrement des principes islamiques auxquels il croit" au sein du groupe, selon Sky News.

Selon lui, l'organisation jihadiste aurait abandonné son quartier général de la ville de Raqa (nord de la Syrie) pour le désert. Comme dans toute organisation d'envergure, il y aura des luttes de pouvoir et on pourrait voir à l'avenir une implosion de l'EI en différentes factions", a dit à l'Afp Olivier Guitta, directeur général du cabinet de conseil GlobalStrat.

De précédentes fuites de documents avaient déjà trahi la tendance bureaucratique prononcée de l'EI, qui contrôle de vastes zones en Syrie et en Irak.

AFP


Ali Bongo OndimbaDes divisions ont éclaté au sein du parti au pouvoir avant la présidentielle au Gabon prévue au second semestre 2016, plusieurs caciques du régime ayant annoncé hier leur intention de présenter un candidat face au président sortant Ali Bongo Ondimba.

Une quinzaine de députés et d'anciens ministres du Parti démocratique gabonais (Pdg, au pouvoir) rassemblés au sein du courant baptisé "Héritage et modernité" (H et M) ont réuni lors d'un grand meeting à Libreville, outre les dissidents internes au parti, de nombreux leaders de l'opposition et figures de la société civile, a constaté un journaliste de l'Afp.  Le chef de file du courant "H et M", le député et ancien ministre Alexandre Barro Chambrier, a dénoncé l'"auto-investiture" du président Bongo, qui a annoncé le 29 février sa candidature à un deuxième mandat, alors que selon lui, "c'est la base, ce sont les militants qui doivent choisir".

Ali Bongo "a un bilan calamiteux (...) Il veut faire un passage en force et créer un climat de terreur" à l'approche de l'échéance électorale, a ajouté M. Barro Chambrier, affirmant que le président "constitue aujourd'hui une menace pour la stabilité politique et sociale du pays". "Le Pdg n'est pas un patrimoine privé (...) c'est un patrimoine commun. C'est pourquoi nous avons décidé de prendre notre part de notre héritage pour créer à partir d'aujourd'hui une aile du Pdg appelée "Pdg Héritage et Modernité", a ensuite affirmé un autre député du mouvement, Michel Menga Messone.

"Le +PDG/H et M+ aura son candidat", a déclaré le parlementaire, sans toutefois dévoiler de nom. "Nous invitons donc tous ceux qui sont épris de vérité, tous ceux qui partagent les idées que nous défendons à nous suivre", a-t-il ajouté, invitant "ceux qui sont encore tapis dans l'ombre du Pdg" et la population en général à ne "pas avoir peur".

AFP


Zephirin DiabreL'opposition burkinabè ne sera pas "moutonne" face au nouveau pouvoir, a affirmé hier à Ouagadougou, son chef de file Zéphirin Diabré, promettant d'être très critique sur la gestion publique de ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest. "Ce n'est pas une opposition moutonne, mais une opposition ragaillardie, qui ne se taira pas sur la gestion du pouvoir en place", a déclaré lors d'une conférence de presse M. Diabré qui faisait sa première sortie officielle comme opposant avec des représentants de l'ancienne majorité.

"Nous allons apprécier les actions" du pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré, un baron du régime Compaoré élu chef de l'Etat fin novembre au Burkina Faso, a-t-il poursuivi, en compagnie d'une vingtaine de leaders politiques se réclamant de l'opposition politique. "L'opinion burkinabè sera informée des manquements" du pouvoir a également assuré M. Diabré, chef de l'Union pour le progrès et le changement (Upc) et candidat malheureux à l'élection présidentielle de novembre.

AFP


Sifflet citoyenL'opération "Sifflet citoyen" lancée par la société civile au Tchad pour réclamer une alternance démocratique, a été diversement suivie hier à N'Djamena même si les organisateurs évoquent un "succès", a constaté l'Afp. Une dizaine d'associations de la société civile tchadienne réunies sous la bannière "Trop c'est trop" avait appelé la population à se servir d'un sifflet pour demander la fin de la mauvaise gouvernance et l'alternance politique dans un pays dirigé depuis 26 ans par Idriss Deby Itno, candidat à un cinquième mandat à la présidentielle du 10 avril.

"Cette action citoyenne consiste à siffler pendant 15 minutes à partir de 5h30 du matin et 15 minutes le soir à partir de 21h30", précisait un communiqué de la société civile diffusé mercredi.  La porte-parole des associations, Céline Narmadji, a assuré à l'Afp que l'"opération a été un succès". "Par cet acte, a-t-elle poursuivi, nous avons sifflé la fin de nos souffrances au lieu que ce soit la Céni ou le Conseil constitutionnel qui le fasse pour nous". L'opposition considère que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est aux ordres du pouvoir. Quant au Conseil constitutionnel, il officialise les résultats des élections.  Dans la capitale, peuplée d'un million d'habitants, le mouvement a été diversement suivi, selon les témoignages recueillis par l'Afp.

AFP


Greve el khomriRemontés contre une réforme du droit du travail qu'ils qualifient de "régression historique", des centaines de milliers de salariés et étudiants ont manifesté hier dans les rues de France, décidés à maintenir la pression sur le gouvernement socialiste de Manuel Valls à un an de la présidentielle.

L'Unef, principal syndicat étudiant, parle de "succès" de la mobilisation et appelle à manifester à nouveau le 17 mars, avant la présentation du projet en Conseil des ministres le 24 mars. Selon l'Unef, entre 400 à 500.000 de personnes ont manifesté dans toute la France, quand le décompte du ministère de l'intérieur fait état de 224.000 manifestants.

A Paris, les différents rassemblements ont totalisé 100.000 participants selon la Cgt, principale centrale syndicale des salariés, mais la police n'en a décompté que 27.000 à 29.000 dans le principal cortège dans l'est parisien.

Au cœur de la contestation, une réforme censée fluidifier le marché du travail et favoriser l'embauche dans un pays où le chômage est endémique. Or, cette loi est qualifiée de "régression historique" par ses opposants.

Une pétition lancée sur les réseaux sociaux a recueilli plus d'un millions de signatures en deux semaines, un succès inédit qui inquiète l'exécutif, à un an de la présidentielle.

"Valls, Hollande, arrêtez les conneries, retrait, retrait de la loi El Khomri" (la ministre du Travail Myriam El Khomri), ont scandé les manifestants dans les rues de Paris. "On rentre dans un bras de fer dont personne ne connaît l'issue", a commenté hier Jean-Claude Mailly, numéro un du syndicat Force ouvrière.

Avec le virage libéral incarné par cette loi, le président français François Hollande est de nouveau confronté à l'hostilité de son camp et risque de voir son assise à gauche se réduire encore, contrecarrant ses perspectives de nouvelle candidature pour 2017.

M. Hollande a lié celle-ci à un recul du chômage, qui atteint 10% dans tout le pays et 24% chez les jeunes.

La mobilisation des 15-25 ans est particulièrement suivie par l'exécutif, qui garde en mémoire les énormes manifestations lycéennes et étudiantes de 2006, qui avaient duré trois mois, et avaient contraint le gouvernement à abandonner un projet de contrat de travail spécifique.

Hasard du calendrier, l'appel coïncidait avec une grève dans les transports ferroviaires sur des revendications salariales. Un train sur trois seulement circulait en moyenne dans la matinée dans le pays.
L'exécutif qui multiplie les consultations avec les partenaires sociaux espère encore d'ici le 24 mars diviser le camp des opposants et rallier à sa réforme les syndicats réformistes, qui sont restés à l'écart des manifestations d’hier. Selon des sondages, 70% des Français sont opposés à la réforme.

AFP


Sifflet citoyenUne dizaine d'associations de la société civile tchadienne ont appelé la population à se servir d'un "sifflet citoyen" pour demander la fin de la mauvaise gouvernance et l'alternance politique au Tchad lors d'une opération prévue aujourd’hui, selon un communiqué reçu par l'Afp.

"Cette action citoyenne consiste (...) à siffler pendant 15 minutes à partir de 5h30 du matin et 15 minutes le soir à partir de 21h30", précise le communiqué.

"En faisant ce geste citoyen, tu siffles la fin des injustices, de l'impunité, du népotisme, du clientélisme, du favoritisme, de la corruption, de ta misère, de tes souffrances quotidiennes pour gagner ta pitance," ajoute le communiqué, qui énuméré les griefs de la société civile à l'encontre régime du président Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 26 ans et qui veut se présenter le 10 avril prochain pour un cinquième mandat.

"Exprime ta colère depuis ton domicile, sans prendre le risque de te faire violenter (...), loin de tes tueurs, armés avec ton argent pour te tuer !", exhorte le communiqué, qui appelle à "essouffler, étouffer un système déjà agonisant qui t'asphyxie".

Le 24 février, une opération "villes mortes" contre Idriss Deby Itno a connu un succès sans précédent au Tchad. Marchés déserts, boutiques fermées, circulation réduite, la population a largement suivi, à N'Djamena comme en province, le mot d'ordre lancé par la plate-forme "Ça suffit", demandant le départ du président. Ce mouvement s'est ajouté à celui des lycéens protestant depuis le 15 février contre le viol de la jeune Zouhoura par des fils de dignitaires, dont la photo nue et en larmes avait été publiée sur Facebook par les violeurs. Les protestations lycéennes se sont soldées par la mort de deux jeunes manifestants, le premier tué par la police dans la capitale et l'autre par l'armée à Faya Largeau, dans le nord. Depuis, les réseaux sociaux, notamment Facebook, ont été coupés et les manifestations de rue interdites au Tchad, a constaté l'Afp.

AFP


Moussa TchangariAvec la suspension par l'opposition de sa participation au second tour de la présidentielle du 20 mars, "une crise s'installe" au Niger, a estimé hier Mouassa Tchangari, figure de la société civile nigérienne et opposant notoire au président Mahamadou Issoufou.

"C'est une crise qui s'installe dans le pays et une crise politique n'est pas quelque chose qu'on peut souhaiter", a-t-il dit à Afp.

"Ce n'est pas une situation dont on peut se réjouir, même si on peut comprendre que l'opposition est plus ou moins fondée à le faire", a-t-il poursuivi.

"Nous, organisations de la société civile, depuis le début de ce processus nous avons fait pas mal de déclarations, de prises de positions pour attirer l'attention sur la nécessité de conduire ce processus de façon transparente, inclusive et éviter au pays de nouveaux problèmes", a conclu M. Tchangari.

Mardi soir, Seini Oumarou, 3e du scrutin présidentiel, avait annoncé : "L'opposition politique réunie au sein de la Copa 2016 décide de suspendre sa participation du processus électoral en cours (et) demande à ses représentants de se retirer de la Céni" (Commission électorale nationale indépendante).

Conformément à une alliance signée avant le premier tour, la Copa 2016 (Coalition de l’opposition pour l'alternance) qui comprend les principaux opposants, s'est unie autour d'Hama Amadou qui a obtenu 17,73% des suffrages lors du premier tour derrière le président Mahamadou Issoufou, qui a frôlé la victoire dès le 1er tour avec 48,43%.

La Copa, qui s'était montrée très critique du 1er tour accusant le régime de "fraude" a notamment justifié le boycott par l'absence de "proclamation officielle" des résultats du 1er tour du 21 février, le non-respect de la durée de la campagne électorale et "l'iniquité de traitement entre les deux candidats", Hama Amadou, étant actuellement emprisonné dans une affaire controversée de trafic d'enfants."Ils (l'opposition) se retirent parce qu'ils ne peuvent pas gagner. C'est désolant (...)  A vrai dire, cela ne nous surprend pas. Les principaux candidats significatifs se sont ralliés à M. Issoufou.  Voyant leur défaite, ils (les opposants) se sont retirés pour ne pas être battus. Ce ne sont pas des démocrates", avait réagi le ministre de l'Intérieur Hassoumi Massaoudou.

AFP



AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.