banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités Internationales (2543)

Splendid AttakLe nouveau bilan provisoire de 29 morts de l’attaque terroriste à Ouagadougou, notamment au Splendid Hôtel et au café-restaurant Cappuccino, s’alourdit avec le décès d’une des personnes blessées, a-t-on appris mardi matin de sources médicales

L'artiste-photographe franco-marocaine Leila Alaoui, grièvement blessée par balles, est décédée hier lundi à Ouagadougou, des suites de ses blessures.

« Atteinte de cinq balles, samedi, lors de l'assaut meurtrier qui a eu lieu à Ouagadougou, la jeune femme attendait d'être évacuée vers la France. Mais Leila Alaoui n'a malheureusement pas survécu à ses graves blessures », peut-on lire sur la page facebook de la mère de la victime.

Selon le bilan officiel et provisoire (avant la mort de la franco-marocaine) de l'attaque terroriste à Ouagadougou donné par les autorités compétentes, il y a eu 29 morts de 18 nationalités, 3 djihadistes tués, une cinquantaine de blessés civils, 4 blessés parmi les forces de défense et de sécurité, 156 otages libérés.

La prise d'otages a commencé, vendredi dernier dans la soirée, aux environs de 19h30, heure locale et Gmt. Ce jour-là, des tirs ont été entendus sur l'avenue Kwamé N'krumah dans les environs de l'hôtel Splendid et du restaurant Cappuccino, fréquentés par des expatriés.

Hier lundi, le président béninois Thomas Yayi Boni a effectué une visite à Ouagadougou pour témoigner sa solidarité au peuple burkinabè, suite à cette tragédie.

Ce mardi, le ministre de l'Administration territoriale et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré devrait rencontrer les parents des victimes de l'attaque terroriste et s’exprimer devant les députés à l’Assemblée nationale.

Source : APAnews


Iran nucleaireLe retour de l’Iran au sein de la communauté internationale officiellement effectif hier dimanche est diversement apprécié à l’échelle mondiale. En effet, depuis longtemps, cet « Etat voyou » a été rangé par l’Occident dans « l’axe du mal » s’il n’incarnait pas tout simplement le mal. Entre temps, beaucoup de griefs ont été reproché à l’Iran dont le nucléaire militaire notamment.  Pour d’aucuns, les Perses travaillaient à se doter d’une arme nucléaire. D’intenses négociations ont eu lieu pour qu’on arrive à un accord au mois de juillet 2015. Un accord sur le nucléaire civile iranien puisque les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) en sont arrivés à la conclusion selon laquelle, le nucléaire iranien était civile et non militaire.  Du coup, le pays est devenu fréquentable puisqu’il est établi qu’il ne représente point une menace, du moins nucléaire. Cette entrée en vigueur de l’accord a une contrepartie. Le pays, durant toute la durée de l’accord d’une quinzaine d’années, va régulièrement accueillir dans ses installations nucléaires des inspecteurs de l’Aiea. Des visites qui devront permettre de s’assurer que les perses respectent effectivement les points de l’accord. On se souvient qu’après l’accord acté en juillet dernier, le président Hassan Rohani et son chef de la diplomatie, Mouhammad Zarif, ont été accueillis en héros à Téhéran. Zarif lui pense que cet accord va « Faire du monde un endroit plus sur ». Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, estime quant à lui qu’avec cet accord, « la menace d’une arme nucléaire est réduite ».

« Une étape majeure », dira à son tour le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon.  De l’autre côté, les pourfendeurs dont notamment l’Arabie Saoudite et Israël, ne manquent pas d’arguments. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, est intransigeant. A l’en croire, la politique de l’Etat hébreu ne va pas changer, le pays fera tout pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, a dit Netanyahou dont le pays est le seul de la sous-région en a disposer.  L’Arabie Saoudite qui est la tête de pont des pays sunnites ne peut rester insensible à ce retour triomphal sur le plan international de son grand rival chiite sur le plan religieux. Il y a quelques semaines la tension entre les deux pays a monté d’un cran avec l’exécution d’un imam chiite par Ryad. Le Qatar aux ambitions démesurées peut aussi jouer ici le rôle de troisième larron.

Depuis longtemps, la Syrie et particulièrement l’Egypte étaient les puissances sous régionales.  Pour assurer la stabilité au Moyen Orient, les Etats Unies accordent un important soutien, plutôt militaire, au pays des pharaons. Mais de plus en plus, il y a une redistribution des cartes, ce qui sans doute redéfini lentement mais surement la géopolitique dans cet endroit du monde. Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Emmannuel Nahson, « Nous risquons de se retrouver dans quelques années avec un Iran très riche et très puissant qui va ressusciter ses ambitions nucléaires ».  Apres douze ans d’embargo donc, les sanctions internationales sur l’Iran vont être levées. Ses avoir extérieures gelés estimés à 150 milliards de dollars seront progressivement restitués. L’Iran est aussi la quatrième puissance énergétique mondiale. Il peut désormais vendre librement ses 500 000 barils/jour qu’il tire de ses réserves pétrolières au profit des 77 millions d’habitants qui sont autant de consommateurs. Un important marché qui aiguise sans doute les appétits des Occidentaux. Le pays table déjà sur un taux de croissance de plus de 5%.  Quoiqu’il en soit, ce retour en grâce de l’Iran au-devant de la scène internationale n’eut été possible sans une combinaison de facteurs non négligeables. Il s’agit de l’arrivée au pouvoir en Iran du très modéré Hassan Rohani qui a remplacé le tonitruant Mohamed Ahmadinejad, et de la volonté déterminée du président Américain, Barack Obama, d’imprimer un cachet dialogue et paix au niveau de la diplomatie américaine.

Par Aly DIOUF

L'IRAN DÉNONCE LES NOUVELLES SANCTIONS AMÉRICAINES
L'Iran a dénoncé hier les nouvelles sanctions américaines contre son programme balistique, tout en poursuivant ses discussions sur l'application de l'accord historique sur le nucléaire.

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea), Yukiya Amano, est arrivé à Téhéran où il devait être reçu par le président Hassan Rohani dans l'après midi. L'Aiea a donné samedi son feu vert à l'entrée en vigueur de l'accord conclu en juillet entre l'Iran et les grandes puissances, soulignant que Téhéran avait tenu ses engagements en vue d'une levée des sanctions internationales.

Mais l'enthousiasme a été un peu douché par les nouvelles sanctions annoncées dimanche par les Etats-Unis pour protester contre le programme de missiles balistiques de l'Iran.

Ces sanctions sont d'ampleur très limitée car elles concernent cinq ressortissants iraniens et un réseau d'entreprises basées aux Emirats arabes unis et en Chine, qui ont été  ajoutés sur la liste noire financière américaine, selon le Trésor à Washington. Téhéran les a qualifiées hier d'"illégitimes" car "le programme balistique de l'Iran n'est pas conçu pour avoir la capacité de transporter des têtes nucléaires", a expliqué Hossein Jaber Ansari, porte-parole de la diplomatie iranienne. "Comme la République islamique d'Iran l'a affirmé avec détermination par le passé, (...) elle répondra à ces actes de propagande en accélérant son programme balistique légal et en augmentant ses capacités de défense", a-t-il prévenu.

Le ministre de la Défense, Hossein Dehghan, a ajouté que les sanctions américaines n'auront "aucun effet sur le développement de notre programme balistique". Ce programme balistique a été mis en avant par Barack Obama pour affirmer que de "profondes différences" persistaient entre Washington et Téhéran, en dépit de l'accord nucléaire ayant mis fin à 12 ans de crise internationale. Le président américain a également dénoncé "le comportement déstabilisateur de l'Iran". M. Ansari a pour sa part affirmé que la politique de l'Iran était de n'avoir "aucune discussion avec les Etats-Unis" en dehors du nucléaire.

Ces critiques n'empêchent pas un rapprochement entre les deux puissances, qui s'est concrétisé par un échange de prisonniers impliquant onze ex-prisonniers, dont le reporter du Washington Post Jason Rezaian détenu plus de 500 jours en Iran. Après son arrivée à Téhéran, M. Amano a rencontré le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (Oiea), Ali Akbar Salehi.

AFP


Boni KaboreLe président béninois Thomas Boni Yayi s'est rendu hier à Ouagadougou pour témoigner de la solidarité des pays de l'Afrique de l'Ouest après l'attaque meurtrière du weekend et a promis une riposte régionale aux violences des jihadistes.

"Ce n'est pas le Burkina seul qui a été frappé. C'est toute une sous-région. Et nous n'allons pas rester les bras croisés. Nous allons réagir et riposter (...) La question, aujourd'hui, c'est à qui le tour?", a-t-il déclaré au nom de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) à son arrivée à Ouagadougou.

"Je suis venu passer le message au nom de mes chers collègues de toute la sous-région: +Vous n'êtes pas seuls, soyez-en rassurés+", a-t-il poursuivi, annonçant une future session extraordinaire de la Cédéao sur le sujet.

"Après les événements de Bamako et ceux du Burkina, tout le monde a pris conscience une fois de plus de la nécessité d'agir. Nous n'allons pas nous laisser faire", a-t-il dit en référence à l'attaque qui a fait 30 morts à Ouagadougou vendredi et à celle qui avait fait 20 morts dans la capitale malienne il y a deux mois. Dans les deux cas, des hôtels hébergeant des Occidentaux ont été frappés et les attaques ont été revendiquées par des groupes islamistes.

Le président béninois a souligné qu'il existait "une corrélation entre sécurité et développement" et précisé que "la question de la libre circulation et celle du terrorisme sont un débat à l'ordre du jour".  "Ce que nous avons déjà fait ne suffit plus parce que l'ennemi est en train de changer de stratégie", a-t-il analysé."Cet événement vient avec des répercussions sur la paix sans compter les répercussions sur la dimension économique", a ajouté M. Boni Yayi, évoquant l'impact sur les investissements étrangers ou le tourisme.  "Les terroristes qui pensent nous prendre notre jeunesse se trompent", a-t-il poursuivi.

Le président béninois a ensuite gagné le palais présidentiel pour une entrevue avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré. Il devait aussi se rendre sur les lieux de l'attaque.

Le Premier ministre du Mali, Modibo Keïta était allé dès dimanche dans la capitale burkinabè où il avait déclaré que Bamako et Ouagadougou devaient "mutualiser" leurs efforts "contre le jihadisme et le terrorisme".

AFP


Nigeria carte 2Des ministres, gouverneurs d'Etats, chefs d'entreprise, responsables de la fonction publique et banquiers sont accusés d'avoir volé 6,7 milliards de dollars de fonds publics en sept ans au Nigeria, a déclaré lundi le ministre de l'information.

Selon Lai Mohammed, quelque 1.340 milliards de nairas (6,72 milliards de dollars, 6,15 milliards d'euros) ont été volés par tout juste 55 personnes entre 2006 et 2013. "La situation est dramatique et l'heure est à l'action", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Abuja.

Selon la liste donnée par M. Mohammed: Quinze anciens gouverneurs d'Etats ont volé 146 milliards de nairas. Cinq anciens législateurs 8 milliards. Onze hommes d'affaires 653 milliards, huit responsables du secteur bancaire 524 milliards. Douze anciens fonctionnaires ont volé plus d'un milliard de nairas et quatre anciens ministres ont dérobé sept milliards de nairas.

La période concernée correspond à la fin du second mandat (2003-2007) d'Olusegun Obasanjo, premier président élu démocratiquement après plusieurs années de dictature militaire au Nigeria. Umaru Musa Yar'Adua lui a succédé en 2007 avant d'être remplacé par le président Goodluck Jonathan en 2010 après sa brusque mort de maladie. L'actuel président Muhammadu Buhari, candidat de l'opposition élu l'an dernier, a fait de la lutte contre la corruption, endémique dans la première puissance économique d'Afrique, une des grandes priorités de son mandat. M. Buhari a accusé M. Jonathan et son administration d'avoir "entièrement vidé" les caisses de l'Etat et il a promis de retrouver les sommes "ahurissantes" qui ont été pillées.

AFP


Le Burkina Faso était sous le choc après la première attaque jihadiste dans sa capitale Ouagadougou, qui a fait 29 morts, dont de nombreux étrangers, tandis que les forces de sécurité ratissaient toujours les environs à la recherche d'éventuels jihadistes en fuite.

"On a peur. Celui qui n'a pas peur n'est pas normal. Ce sont des gens avec des armes", affirme Souleymane Ouedraogo, qui habite près de la zone de l'attaque. "Ici, il y a l'armée, mais ailleurs..." Quatorze ou quinze étrangers sont morts dans le raid qui a frappé plusieurs hôtels et restaurant de Ouagadougou, selon des bilans différents donnés par le ministre de la Sécurité intérieure et le procureur du Faso. L'attaque a été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), qui l'a attribuée au groupe Al-Mourabitoune du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar, selon Site, une organisation américaine qui surveille les sites internet islamistes. Les forces de l'ordre étaient en action dimanche dans toute la capitale burkinabè, où la sécurité des hôtels a été renforcée.  "Le ratissage continue, 129 hôtels ont été fouillés", a détaillé le ministre de la Sécurité intérieure Simon Compaoré. Les corps de trois jihadistes ont été identifiés, tous des hommes, selon lui. De nombreux témoignages font état cependant de plus de trois assaillants. Plusieurs témoins aussi évoqué la présence de deux femmes, thèse que réfutent les autorités pour le moment. - renforts d'enquêteurs français -Sur les lieux de l'attaque, le périmètre de sécurité a été élargi et la zone n'était pas accessible.  
Des enquêteurs avec des gants en plastique blanc étaient visibles dans les rues autour de l'hôtel Splendid et du café-restaurant Cappuccino, principales cibles des jihadistes, a constaté un journaliste de l'Afp. Douze enquêteurs français - six gendarmes et six policiers - sont arrivés dimanche pour aider à mener l'enquête, selon une source diplomatique. Selon le ministre Simon Compaoré, "les jihadistes sont allés prier dans une mosquée derrière l'hôtel" avant l'attaque. Ils "sont arrivés avec trois véhicules. Et ce sont eux qui y ont mis le feu pour brouiller les indices". Selon le décompte du ministre, 4 Canadiens, 3 Ukrainiens, 2 Français, 2 Suisses, 2 Portugais et un Néerlandais ont été tués -soit 14 étrangers-, ainsi que 8 Burkinabè. 
D'après le décompte du procureur Maïza Sereme, 4 Canadiens, 2 Ukrainiens, une Franco-Ukrainienne, 2 Français, 2 Suisses, un Portugais, un Néerlandais, un Américain et un Libyen ont péri -soit 15 étrangers-, ainsi que 7 Burkinabè. Parmi les sept victimes encore non-identifiées, on dénombre 3 Blancs et 4 Noirs, a précisé le procureur. - 'Nous mangeons dans le même plat' - Militaires et gendarmes tenaient à distance des groupes de badauds venus sur les lieux pour "pleurer nos morts et comprendre ce qui s'est passé", selon Jean Compaoré, un chrétien venu sur les lieux du massacre.

“ Mutualiser les efforts “
A ses côtés, Lamine Thietambo, un musulman. "Nous mangeons dans le même plat", dit Jean Compaoré : "Au Burkina, nous n'avons pas de problème religieux. On vit ensemble. On n'a pas de problème ethnique. Il y a 63 ethnies qui vivent ensemble. Les jihadistes viennent d'ailleurs". Son compagnon musulman confirme : "On est amis. Les jihadistes, ce n'est pas la religion. Ce ne sont pas des croyants. Ils tuent tout le monde, des innocents. Ce ne sont pas des musulmans". "Nous serons plus vigilants, mais ça ne peut pas nous empêcher de vivre avec nos autres frères ailleurs, que tu sois noir ou blanc, que tu sois chrétien ou musulman", assure Daouda Moumoula.  
La nuit de l'attaque, les premiers membres des forces de l'ordre arrivés sur place - certains par conscience professionnelle, sans y avoir été envoyés par leur hiérarchie - n'avaient pas d'armes ou seulement des armes de poing. Beaucoup craignent aussi les conséquences économiques. "Les touristes étaient nos amis. C'est triste tous ces morts. Ça va être dur pour nous maintenant", affirme Souleymane Soro, vendeur de rue, qui se trouvait sur l'avenue N'Krumah, théâtre de l'attaque vendredi soir. "Sur le plan économique, on va prendre un coup, estime Lassane Kabré dans un autre quartier. C'est le mauvais moment, parce qu'on sort d'une crise qui nous a franchement affaiblis sur tous les plans." Fin 2014, un soulèvement populaire a chassé Blaise Compaoré du pouvoir et conduit à une année de transition politique difficile sur le plan économique et émaillée par une tentative de putsch dans ce pays sahélien très pauvre de 18 millions d'habitants. Arrivé à Ouagadougou dimanche après-midi pour exprimer sa "compassion", le Premier ministre malien Modibo Keïta a appelé à "mutualiser les efforts" de la lutte contre le terrorisme. Le Mali est régulièrement confronté à des attaques terroristes. L'attaque de l'hôtel Radisson de Bamako en novembre avait fait 20 morts.

AFP


Les présidents américain et iranien ont salué hier l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire historique avec Téhéran mais de nouvelles sanctions prises à Washington sur un autre dossier ont tempéré l'optimisme de ces derniers jours.

Le président iranien Hassan Rohani a évoqué l'ouverture d'une "nouvelle page" entre l'Iran et la communauté internationale après la levée de la plupart des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Son homologue américain a appelé les Iraniens à tisser "de nouveaux liens avec le monde", se félicitant des "progrès historiques" réalisés avec l'Iran ces derniers jours.
Ce rapprochement s'est également matérialisé ces derniers jours par un important échange de prisonniers impliquant onze personnes, dont le reporter du Washington Post Jason Rezaian, et la libération rapide de marins américains entrés par erreur dans les eaux iraniennes. Trois des quatre prisonniers américains élargis dans le cadre de l'échange étaient attendus hier en Suisse, d’où ils repartiront vers une base américaine en Allemagne, selon les autorités suisses. Malgré ce rapprochement significatif, Barack Obama a insisté sur les "profondes différences" qui persistent entre Washington et Téhéran et dénoncé le "comportement déstabilisateur de l'Iran", citant des violations des droits de l'Homme ou encore le programme iranien de missiles balistiques.
A cet égard, l'annonce hier par le Trésor américain de nouvelles sanctions contre Téhéran liées à ce programme est venu rappeler que la défiance persiste entre deux nations ayant rompu leurs relations diplomatiques il y a 35 ans. "Il n’est pas question de faire confiance aux Etats-Unis à cause de l’accord nucléaire", a d'ailleurs assuré dimanche Hassan Rohani avant l'annonce de ces nouvelles sanctions américaines, qui visent cinq Iraniens et un réseau d'entreprises. Il avait aussi prévenu : "Si les Américains prennent n'importe quelle mesure, ils recevront la réponse appropriée". Juste après l'annonce du Trésor américain, le chef de la diplomatie John Kerry a semblé calmer le jeu en annonçant le remboursement à l'Iran de 1,7 milliard de dollars de dette et d'intérêts remontant à la Révolution islamique de 1979, qui avait mis fin à un régime iranien soutenu par les Etats-Unis. - Rohani rassurant -Entré en vigueur samedi, l'accord nucléaire conclu le 14 juillet vise à garantir la nature strictement pacifique du programme nucléaire iranien en échange de la levée de sanctions internationales qui ont asphyxié l'économie de ce pays membre de l'Opep, qui détient les quatrièmes réserves de brut au monde et les deuxièmes de gaz.
Cet accord entre l'Iran et les grandes puissances, qui a mis fin à un contentieux de plus de 13 ans, est considéré comme un succès majeur de politique étrangère pour MM. Obama et Rohani mais suscite aussi des critiques dans leur pays respectif ainsi qu'au Moyen-Orient.

AFP


Le Tchadien Mahamat Saleh Annadif est arrivé à Bamako, où il a pris ses fonctions de chef de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma), en remplacement du Tunisien Mongi Hamdi, a constaté un journaliste de l'Afp qui s'est entretenu avec lui hier. "Je vais travailler avec le camp de la paix composé du gouvernement malien et des parties signataires de l'accord de paix d'Alger" entériné en 2015 par Bamako et des groupes armés qui l'ont combattu ou soutenu, a déclaré M. Annadif dans cet entretien.
M. Annadif, 59 ans, ex-ministre tchadien des Affaires étrangères qui a aussi occupé de hautes fonctions pour l'Union africaine, est arrivé vendredi dans la capitale malienne, selon la Minusma. Il a été reçu en audience samedi par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
Nommé le 23 décembre représentant spécial du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et chef de la Minusma, il succède à Mongi Hamdi, qui était à ce poste depuis janvier 2015. Sous le mandat de M. Hamdi, les négociations conduites à Alger ont abouti à la conclusion de l'accord de paix, signé d'abord en mai 2015 par le camp gouvernemental puis en juin 2015 par l'ex-rébellion à dominante touareg. Mais les attaques jihadistes se sont parallèlement intensifiées sur le terrain, dans le nord du pays puis, depuis 2015, vers le Centre puis le Sud. Des groupes islamistes liés à Al-Qaïda ont contrôlé le nord du Mali de fin mars-début avril 2012 jusqu'au déclenchement, en janvier 2013 d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.
Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés. Cependant, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

AFP


carte FasoDeux citoyens australiens ont été kidnappés samedi au Nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires.

Les deux individus australiens enlevés dans la région du Sahel (extrême nord du pays) seraient un médecin et sa femme. On n'en sait pas plus sur les kidnappeurs.

Vendredi dans la même localité aux environs de 14h, une attaque perpétrée par des terroristes contre un poste de gendarmerie a fait 2 morts (un gendarme et un civil) et plusieurs blessés.

L'année dernière, un Roumain avait été enlevé par des terroristes au Nord du Burkina Faso

Source : APAnews

A LIRE AUSSI : Une attaque terroriste à Ouagadougou fait au moins 23 morts


La justice burkinabè a lancé hier un mandat d'arrêt contre Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne et ancien chef de la rébellion, une décision qui menace d'empoisonner les relations entre les deux pays voisins, fortement imbriqués à plusieurs niveaux.

Les présidents ivoirien Alassane Ouattara et burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, fraîchement élu, cherchaient récemment à normaliser les relations alors que l'ancien chef d'Etat burkinabé, Blaise Compaoré, chassé par la rue en 2014, avait été un des principaux alliés de M. Ouattara.  
Selon une source judiciaire burkinabè, "un mandat d'arrêt international a été lancé contre M. Soro dans le cadre de l'enquête sur le putsch (raté du 17 septembre) et les écoutes téléphoniques". Ces écoutes concernent une conversation, diffusée dans la presse en novembre, attribuée à Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères burkinabè (sous le régime de Compaoré). Guillaume Soro et Djibrill Bassolé - ce dernier, qui fut un homme clé du régime Compaoré tombé en 2014, est actuellement emprisonné - ont tous deux nié depuis avoir eu cette conversation, dénonçant une "manipulation".
Dans l'enregistrement d'une quinzaine de minutes, les deux interlocuteurs envisagent la possibilité de soutenir le putsch (alors en cours) mené par le général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Compaoré et chef de Régiment de sécurité présidentielle (Rsp), l’unité putschiste.
Officiellement, la Côte d'Ivoire n'a rien reçu de la part de la justice du Burkina, mais Moussa Touré, un proche conseiller de M. Soro, a réagi avec vigueur : "Si ce mandat était avéré, ce serait un acte hostile contre la Côte d'Ivoire et il ne resterait pas sans réponse", a-t-il déclaré, qualifiant le mandat "d’improbable".
"Nous avons été informés via les réseaux sociaux qu'un mandat d'arrêt contre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne aurait été envoyé. La notification par les réseaux sociaux n'a pas de valeur juridique", a-t-il ironisé.

- Compaoré, ancien soutien de Ouattara –
En décembre, le commissaire du gouvernement (procureur militaire) du Burkina, le lieutenant-colonel Norbert Koudougou, avait toutefois indiqué que les enregistrements avaient été versés au dossier, soulignant qu'"un expert" serait chargé d'authentifier ou de discréditer ces écoutes. Début décembre, le Premier ministre en exercice Isaac Zida avait affirmé à la radio privée Savane FM, que les enregistrements étaient "authentiques". Ce mandat survient alors que la justice militaire du Burkina Faso, qui a aussi en charge le dossier du putsch, a lancé un autre mandat en décembre contre l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré qui vit en exil en Côte d'Ivoire.  La justice burkinabè s'intéresse à son rôle dans la mort de l'ancien chef d'Etat Thomas Sankara, tué en 1987 lors du coup d'Etat qui le porta au pouvoir. Pendant les fêtes de fin d'année, une photo prise dans l'est du pays du président ivoirien Ouattara aux côtés de Balaise Compaoré, qui a circulé dans la presse et les réseaux sociaux, a été interprétée par certains comme une marque de solidarité de M. Ouattara à M. Compaoré, un de ses principaux soutiens internationaux avant son élection et surtout lors de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire en 2010-2011.Signe du rapprochement voulu par Abidjan avec les nouvelles autorités à Ouagadougou, M. Ouattara s'était déplacé en personne fin décembre à l'investiture de M. Kaboré, ancien baron du régime Compaoré qu'il a quitté un an avant sa chute.   Hier, certains observateurs avouaient ouvertement leur "surprise" devant ce mandat d'arrêt alors que les deux présidents paraissaient sur la même longueur d'ondes.


Des tirs multiples et des détonations ont été entendus vendredi soir au Splendid, un des principaux hôtels du centre de Ouagadougou prisé par les Occidentaux, a constaté un journaliste de l'Afp à proximité de l'établissement. Une voiture était en flammes devant cet hôtel situé sur la principale avenue du centre de la capitale, désertée par les passants. Cet hôtel est fréquemment utilisé par des Occidentaux et par du personnel des agences onusiennes.
Ces coups de feu semblent avoir été tirés par trois hommes armés et enturbannés, selon ce qu'a pu distinguer ce journaliste de l'Afp.  Outre l'hôtel Splendid, un café-restaurant également fréquenté par une clientèle étrangère, le Cappuccino, situé face à l'hôtel aurait également été la cible des tireurs, selon les indications données à l'Afp par un témoin sur place. Aucune force de sécurité n'était visible immédiatement sur les lieux. Il y a une vingtaine de morts, selon le directeur du principal hôpital de Ouagadougou. L’attaque a été revendiquée par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
D’après le ministre de l’Intérieur burkinabé, l’appui des forces étrangères notamment françaises n’est pas exclu dans l’assaut en préparation.

(AFP)


Un nouveau cas confirmé d'Ebola en Sierra Leone vendredi a replongé l'Afrique de l'Ouest dans l'épidémie, au lendemain de la déclaration par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) de l'arrêt de "toutes les chaînes connues de transmission" de l'épidémie dans cette région.

Il s'agit d'une étudiante de 22 ans, identifiée comme Marie Jalloh, décédée le 12 janvier à Magburaka, dans le nord du pays, a indiqué hier à l'Afp le docteur Augustine Junisa, un responsable médical de cette ville.
Un premier prélèvement a été testé positif au virus jeudi. Un second test a confirmé la présence du virus, selon l'Oms : "Nous pouvons confirmer le cas d'Ebola en Sierra Leone", a-t-elle indiqué dans une note envoyée aux médias.  D'après le docteur Junisa, Marie Jalloh est tombée malade la semaine dernière alors qu'elle était en vacances dans le village de Baomoi Luma. Elle a été transportée par voie terrestre par ses proches à Magburaka où elle est décédée. D'après un haut responsable au ministère de la Santé, elle vivait habituellement à Lunsar, une autre ville du nord de la Sierra Leone.
Toutes les mesures ont été prises pour tenter de circonscrire la propagation et identifier les personnes ayant été en contact avec Marie Jalloh, dont la famille a été placée en isolement, a assuré hier à la presse à Freetown le porte-parole du Bureau de la Sécurité nationale (Ons), Langoba Kelly.


Deux soldats maliens ont été tués hier dans une embuscade près de Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, par des hommes armés, ont indiqué à l'AFP des sources militaires et de sécurité maliennes.

"Deux militaires maliens et au moins deux assaillants ont été tués ce vendredi à 70 kilomètres de Tombouctou, après une embuscade tendue à nos troupes", a déclaré à l'Afp une source militaire.
"Nous avons très rapidement répondu aux assaillants dont nous ne connaissons pas encore exactement l'identité", a-t-elle indiqué. Une source de sécurité a également fait état d'une embuscade "tendue par des hommes armés" dont un a été "fait prisonnier", déclarant que deux militaires et deux assaillants ont été tués, sans donner davantage de précisions. L'état-major de l'armée malienne a confirmé à l'Afp l'embuscade, refusant cependant de se prononcer sur le bilan. Il a indiqué qu'un renfort militaire a été dépêché à Wanna. Cette attaque survient une semaine après l'enlèvement, le 8 janvier, d'une Suissesse, Béatrice Stockly, dans la ville de Tombouctou où elle était établie.
Cette femme qui dont le rapt n'a pas été revendiqué, avait déjà été enlevée en avril 2012, par des islamistes armés. Elle avait été libérée peu après grâce à une médiation du Burkina Faso.

AFP


Les islamistes somaliens shebab ont pris d'assaut hier un camp du sud de la Somalie hébergeant des soldats kényans de l'Amisom, la Force de l'Union africaine (Ua) en Somalie, et somaliens, faisant de nombreux tués, a annoncé à l'Afp un responsable militaire somalien. Les shebab "ont lancé une offensive contre une base militaire à El-Adde", dans la région méridionale de Gedo, frontalière du Kenya et de l'Ethiopie, "les intenses combats ont causé des pertes, mais nous n'avons pas d'autres détails", a déclaré le colonel Idris Ahmed. Un kamikaze s'est fait exploser avant que les islamistes ne lancent l'assaut, a-t-il indiqué. "Il semble qu'ils aient pénétré dans la base", où étaient stationnées des troupes somaliennes et kényanes, a-t-il ajouté. Les shebab ont affirmé avoir tué 63 soldats kényans et pris le contrôle de la position, un bilan impossible à vérifier de manière indépendante. "Les moudjahidines ont mené une opération réussie ce matin sur une base militaire d'El-Adde et ont tué beaucoup de soldats chrétiens du Kenya. Nous avons compté 63 corps éparpillés à travers la base", a affirmé un de leurs porte-parole Cheikh Abdulaziz Abu Musab. Le porte-parole de l'armée kényane, le colonel David Obonyo, a de son côté affirmé que l'installation attaquée, vers 04H00 (01H00 Gmt) était un camp de l'Armée nationale somalienne (Sna) proche de celui des troupes kényanes de l'Amisom.


L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus il y a 40 ans, s'est officiellement achevée hier avec l'annonce de l'arrêt de "toutes les chaînes connues de transmission" au Liberia comme dans l'ensemble de la région.

Les pays touchés et la communauté internationale ont réagi avec soulagement mais prudence à la proclamation par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de la fin de cette épidémie, partie en décembre 2013 de Guinée, qui s'est propagée au Liberia et en Sierra Leone voisins, puis au Nigeria et au Mali.
En deux ans, elle aura gagné dix pays, dont l'Espagne et les Etats-Unis, provoquant officiellement 11.315 morts pour 28.637 cas recensés. Ce bilan, sous-évalué de l'aveu même de l'OMS, est sept fois supérieur en nombre de morts à celui cumulé de toutes les épidémies d'Ebola depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976.
Après la Sierra Leone et la Guinée, le Liberia a atteint hier son 42e jour - deux fois la durée maximale d'incubation - sans nouveau cas depuis le second test négatif sur le dernier patient, a annoncé l'OMS, ces trois pays concentrant plus de 99 % des cas.
"Nous sommes contents, mais nous restons vigilants et continuons à prendre les mesures préventives nécessaires pour éviter une nouvelle épidémie", a déclaré le vice-ministre libérien de la Santé, Tolbert Nyensuah, instruit par l'amère expérience des deux précédentes annonces dans le pays, en mai puis septembre 2015, suivie chacune de résurgences localisées. Le risque persiste car le virus subsiste dans certains liquides corporels de survivants, notamment le sperme où il peut rester jusqu'à neuf mois, voire un an.
"Nous n'avons plus peur d'Ebola", a confié une commerçante, Aminata Kanneh, soulignant que les deux résurgences avaient été rapidement circonscrites. "La proclamation d'aujourd'hui est une joie mais ne justifie pas de célébration parce que nous pourrions en connaître d'autres".
"Nous allons continuer à recommander à nos élèves de rester vigilants", a indiqué un enseignant, Abenigo Kollie.
Médecins sans Frontières (MSF), un des principaux acteurs de cette épidémie, a appelé à "en tirer les leçons". La mobilisation "n'a pas seulement été limitée par le manque de moyens internationaux, elle l'a également été par le manque de volonté politique de déployer rapidement une aide", a souligné la présidente de l'ONG, Joanne Liu. Le commissaire européen Chrystos Stylianides, coordinateur de l'Union européenne (UE) contre Ebola, a salué les efforts des pays affectés ainsi qu'une "réaction internationale sans précédent", précisant que l'UE et ses Etats membres avaient engagé environ 2 milliards d'euros.  
Selon l'Unicef, "beaucoup de gens continuent à souffrir, en particulier les enfants", dont plus de 22.000 ont perdu au moins un des deux parents.
La maladie a bouleversé le mode de vie des sociétés, par la recommandation d'éviter tout contact entre vivants, mais aussi avec les morts - une interdiction mal acceptée par des populations attachées aux rites funéraires impliquant le lavage des corps.

 AFP


La défense du vice-président kényan William Ruto a appelé hier les juges de la Cour pénale internationale (CPI) à abandonner les charges contre lui, arguant à mi-chemin de son procès pour des violences post-électorales que le dossier de l'accusation s'est "complètement effondré".

"Les preuves sont clairement absentes", a déclaré l'avocat de M. Ruto, Karim Khan, lors d'une audience publique à La Haye, où siège la CPI, destinée à discuter d'une requête de la défense demandant un abandon des charges. William Ruto, 49 ans, et le présentateur de radio Joshua Arap Sang, son co-accusé de 40 ans, sont poursuivis pour des crimes contre l'humanité, meurtres, persécutions et déportations, commis durant les violences post-électorales de 2007-2008. Leur procès, marqué par des allégations d'intimidation de témoins, s'est ouvert en septembre 2013. Les deux hommes comparaissent libres et plaident non coupable. Ces violences ont accompagné et suivi la réélection contestée du président Mwai Kibaki face à Raila Odinga. Elles ont fait plus de 1.300 morts et 600.000 déplacés, selon l'accusation."Les éléments-clés sur lesquels ce dossier est bâti ont disparu", a soutenu M. Khan pour qui "le dossier s'est complètement effondré". L'avocat a notamment assuré que le bureau du procureur a accusé en 2011, lors de la phase de confirmation des charges, que M. Ruto avait participé à au moins onze réunions afin de monter un réseau criminel perpétrant les violences. Selon M. Khan, aucune preuve que ces réunions ont effectivement eu lieu, n'a été présentée lors du procès. La présentation des moyens à charge s'est achevée en septembre, après quoi la défense a demandé l'abandon des poursuites. La défense n'a pas encore présenté son dossier à décharge.
Une décision des juges sur la requête de la défense sera rendue à une date qui n'a pas été fixée. Faute de preuves, l'accusation avait abandonné en décembre 2014 les poursuites contre le président kényan Uhuru Kenyatta, ancien rival devenu allié politique de M. Ruto.

 AFP


Un mouvement chiite du Nigeria a affirmé hier que plus de 700 de ses membres étaient toujours portés disparus, plus d'un mois après de violents affrontements avec l'armée dans son fief de Zaria, dans le nord du pays.

"Selon notre liste, il y a quelque 730 personnes, des hommes et des femmes, qui sont encore portés disparus depuis ce fatidique samedi 12 décembre 2015", a déclaré dans un communiqué Ibrahim Musa, le porte-parole du Mouvement islamique du Nigeria (IMN).  "Ces disparus ont été tués par l'armée ou bien ils sont détenus au secret", a-t-il ajouté. Selon l'IMN, 220 membres sont emprisonnés à Kaduna, la capitale de l'Etat éponyme, où Zaria est situé. Les autres sont détenus dans des centres militaires de cet Etat, ainsi que dans l'Etat de Bauchi (nord-est) et à Abuja, la capitale fédérale. Les violences ont éclaté quand un barrage érigé par l'IMN pour une procession religieuse a bloqué un convoi du chef d'état-major des armées, le général Tukur Yusuf Buratai. L'armée a déclaré que des membres de l'IMN avaient tenté d'assassiner M. Buratai, une accusation formellement démentie par le groupe chiite nigérian.
La maison du chef de l'IMN, le cheik Ibrahim Zakzaky, et la mosquée du groupe ont été détruits lors de ces affrontements, qui se sont étalés sur plusieurs jours. M. Zakzaky, 62 ans, a lui-même été arrêté et est détenu au secret depuis.
Selon M. Musa, une délégation du Conseil suprême national pour les affaires islamiques --un groupe qui rassemble toutes les organisations musulmanes du Nigeria-- a pu rendre visite à M. Zakzaky et son épouse à Abuja. L'IMN a appelé à la libération immédiate de son chef et demande au gouvernement de s'expliquer sur "ces atrocités injustifiables commises par l'armée". Aucun bilan officiel n'a été donné, mais des témoins sur place ont déclaré à l'AFP et à l'organisation Human Rights Watch qu'au moins 300 corps avaient été apportés à la morgue de Zaria dès le premier jour. L'armée dément ce bilan et le considère "sans fondement".

 AFP


Le gouvernement zimbabwéen a démenti hier des informations sur la mort du président Robert Mugabe, 91 ans, actuellement en Asie.
"Le président va bien", titrait le quotidien gouvernemental Herald. "Vous ne pouvez pas douter qu'il y aura des rumeurs sur la mort du président chaque année en janvier", déclare le porte-parole du gouvernement George Charamba, cité par le journal. Chaque début d'année, le président Mugabe, au pouvoir depuis 1980, prend des vacances à l'étranger, et chaque année des rumeurs resurgissent sur les réseaux sociaux sur son hospitalisation, voire son décès.
Selon le Herald, Mugabe, le plus vieux chef d'Etat en exercice dans le monde, est cette année "en Extrême-Orient".  M. Charamba accuse le site internet indépendant ZimEye d'avoir propagé la rumeur : "C'est la façon dont ce site cherche à améliorer sa fréquentation pour se faire de l'argent sale", dit-il dans le Herald. Le site affirmait que M. Mugabe était décédé à Singapour.
En 2011, Wikileaks avait dévoilé un télégramme diplomatique américain datant de 2008, affirmant à l'époque que le président zimbabwéen souffrait d'un cancer de la prostate et n'avait plus que cinq ans à vivre. Ces derniers mois, M. Mugabe a montré ces derniers mois des signes de faiblesse inhabituels.
En septembre, il a lu pendant 25 minutes un discours mot pour mot identique à celui qu'il avait prononcé un mois plus tôt, manifestement sans s'en apercevoir. Il a également trébuché par deux fois, lors de récentes sorties publiques.
Ces signaux ont alimenté les divisions et lancé la bataille au sein du parti au pouvoir autour de la succession de l'inamovible président qui s'est toujours refusé à désigner un successeur.
En plus de trois décennies de pouvoir, M. Mugabe est peu à peu passé du statut de héros de l'indépendance et chouchou de l'Occident à celui de despote et paria sur la scène internationale. Sous sa férule, le Zimbabwe s'est terriblement appauvri dans les années 2000. Des centaines de milliers, voire des millions, de ses concitoyens ont émigré en Afrique du Sud et, à la suite d'une hyper-inflation, le Zimbabwe a supprimé sa propre monnaie pour utiliser désormais le dollar américain.

 AFP


Gouv BF 2016Les membres du premier gouvernement du Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, dont la liste a été rendue publique mercredi dans la matinée, ont rencontré, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, au palais présidentiel de Kosyam, dans la capitale burkinabè.

A cette occasion, il y a eu la traditionnelle photo de famille des membres du gouvernement et des entretiens avec les journalistes.

La plupart des ministres ont confié à la presse leur sentiment de fierté d'appartenir à ce premier gouvernement du président Kaboré, tout en mesurant les attentes du peuple à leur endroit.

Certains ont évoqué les premiers chantiers auxquels ils vont s'attaquer.

« Le chantier le plus pressant c'est de remettre le ministère de la Culture, du Tourisme et des Arts à la place qu'il mérite », a déclaré Tahirou Barry, par ailleurs candidat malheureux à la présidentielle du 29 novembre dernier. Pour lui, il n'y a pas de raison que ce ministère en charge de la Culture et du Tourisme soit délaissé.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l'Extérieur Alpha Barry, compte privilégier les relations de paix avec tous les pays voisins du Burkina Faso.

Après cette prise de contact, il est prévu une autre réunion gouvernementale, lors de laquelle chaque ministre devrait recevoir sa lettre de mission de la part du président du Faso et du Premier Ministre.

Paul Kaba Thiéba, le Premier ministre burkinabè, nommé la semaine dernière, a formé un gouvernement de 29 membres dont 25 ministres et quatre secrétaires d'Etat.

Dans ce gouvernement dont la liste a été publiée mercredi matin, le président Kaboré détient le portefeuille de la défense

Source : APAnews


Quelque 48 candidats, dont quatre femmes, ont officiellement déposé leur dossier pour l'élection présidentielle du 28 février au Bénin, a annoncé hier à la presse le président de la commission électorale, Emmanuel Tiando.

Parmi ces candidats figure l'actuel Premier ministre béninois Lionel Zinsou, désigné par Le parti des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), du président sortant Thomas Boni Yayi. Lionel Zinsou a annoncé à la presse qu'il bénéficiait du soutien d'autres grands partis politiques dont le Parti du renouveau démocratique (PRD) d'Adrien Houngbedji, actuel président du Parlement béninois battu au deuxième tour de la dernière présidentielle au Bénin face à Boni Yayi.
Malgré le choix du parti au pouvoir porté sur Lionel Zinsou, sept membres des FCBE ont également déposé leur dossier de candidature. Le plus grand regroupement des partis de l'opposition, l'Union fait la Nation, s'est abstenu de choisir un candidat unique. L'un de ses membres, Éric Houndete, l'actuel vice-président du Parlement, a lui déposé son dossier de candidature comme indépendant. Deux des hommes d'affaires les plus puissants du Bénin, le magnat du coton Patrice Talon et le roi de l'agro-alimentaire Sébastien Ajavon, ont également déposé leur dossier.
"48 dossiers de candidatures, c'est jamais vu au Bénin depuis 1990 et il y a plus de candidatures indépendantes. C'est la preuve que nos partis politiques sont en fin de cycle. La recomposition de la classe politique au Benin s'impose", estime l'analyste politique Agapit Napoléon Magorikan, interrogé par l'AFP. Après cette étape de dépôt de dossiers, la commission électorale nationale autonome béninoise dispose de 8 jours pour étudier les documents puis les transmettre à la Cour constitutionnelle après le paiement d'une caution de 15 millions de francs CFA par les différents candidats. La Cour aura alors 10 jours pour valider ces candidatures à l'élection présidentielle.

 AFP


Douze militaires et un civil, tous nigériens, ont été arrêtés dans le cadre de la tentative de coup d'Etat que les autorités ont dit avoir déjouée à la mi-décembre, a déclaré le ministre de la Défense Mahamadou Karidjo.

"A ce jour les enquêteurs ont situé la responsabilité de treize personnes dont dix militaires des Forces armées nigériennes (FAN), deux Gardes nationaux et un civil", a indiqué à la télévision d'Etat M. Karidjo, qui a précisé que l'enquête préliminaire confiée à la gendarmerie parvenait "à son terme". Selon le ministre, "quatre des personnes" soupçonnées "ont reconnu avoir être en train de préparer un coup d'Etat" pour le 18 décembre 2015, jour du 57e anniversaire de la République du Niger, ancienne colonie française.
"Les officiers dont les responsabilités sont établis (...) comparaîtront devant le tribunal militaire", a-t-il souligné. Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait affirmé le 17 décembre qu'une tentative de coup d'Etat visant à "une déstabilisation des institutions" avait été déjouée. Cette annonce et la vague d'arrestations de militaires qui a suivi ont contribué à tendre le climat politique à l'approche de la présidentielle du 21 février où quinze candidats, dont le président, sont en lice.
Le ministre de la Défense a confirmé que Hama Amadou, opposant et un des candidats à la présidentielle, avait été "entendu" dans le cadre de l'enquête sur le putsch déjoué, dans sa prison de Filingué, au nord de la capitale, où il est incarcéré depuis deux mois pour son implication présumée dans un trafic de bébés avec le Nigeria.  "Dix autres civils et trois agents des douanes" ont également été arrêtés "pour vérification sur leur implication éventuelle dans la même affaire", a affirmé le ministre.
Il s'est refusé à toute information sur l'identité des détenus.
Le ministère de l'Intérieur avait pour sa part indiqué à la mi-décembre que, parmi les personnes arrêtées, figuraient le général Souleymane Salou, 62 ans, ancien chef d'état-major, le colonel Idi Abdou Dan Haoua, commandant de la base aérienne de Niamey, et le commandant Naré Maidoka, chef du 1er Bataillon d'Artillerie de Tillabéri, une ville de l'ouest proche de la frontière avec le Mali. Issoufou Oumarou, commandant d'une force spéciale de lutte antiterroriste logée à la présidence, et le capitaine Amadou Chékaraou, autre responsable d'une unité d'élite antiterroriste basée au nord de la capitale, figurent aussi parmi les détenus, selon la même source. Des opposants avaient émis des doutes sur le complot après sa dénonciation par le président Issoufou. "On a les plus grandes réserves", le chef de l'Etat "ne nous a donné aucune preuve. Nous sommes dans l'incertitude", avait affirmé à l'AFP l'opposant et candidat à la présidentielle Amadou Boubacar Cissé.

 AFP


L'ex-président français Nicolas Sarkozy, en visite à Abou Dhabi, a appelé hier "l'Orient et l'Occident à travailler main dans la main" dans la "guerre totale" contre les jihadistes, prônant l'envoi de troupes arabes au sol en Syrie.
"Il ne peut y avoir de compromis entre eux (les jihadistes) et nous et, dans le nous, c'est vous et nous", a dit M. Sarkozy lors d'un discours au Centre de recherche et d'études stratégiques des Emirats (ECSSR).
"C'est sans doute la troisième guerre mondiale (...) une guerre entre la civilisation et la barbarie", a-t-il affirmé, ajoutant : "Cette guerre ne pourra se ga
gner que par l'anéantissement total des extrémistes, des jihadistes et des terroristes". A propos de la Syrie, l'ancien chef de l'Etat français a dit qu'il avait "très tôt plaidé pour qu'une coalition des puissances arabes de la région intervienne au sol avec le soutien de la communauté internationale, car chacun sait bien que les frappes aériennes ne peuvent, à elles seules, suffire". "Des troupes au sol sont nécessaires et elles ne peuvent être qu'arabes", a-t-il estimé. Auparavant, Nicolas Sarkozy avait visité la base d'Al-Dhafra d'où décollent régulièrement des avions de combat français Rafale qui vont bombarder des jihadistes du groupe Etat is lamique (EI) en Syrie et en Irak.
"Il a longuement parlé avec des militaires français", a dit un membre de son entourage. M. Sarkozy a aussi déjeuné avec Mohamed ben Zayed Al-Nayane, prince héritier d'Abou Dhabi et commandant-en-chef adjoint des forces armées émiraties, selon la même source. Dans la matinée, l'ancien président français a visité le chantier du musée du Louvre d'Abou Dhabi, "un projet porté pendant son quinquennat" (2007-2012), a ajouté ce responsable français.

AFP


Douze personnes ont été tuées hier au Cameroun dans un attentat-suicide contre une mosquée pendant la prière du matin dans une localité de la région de l'Extrême-Nord, cible régulière d'attaques des islamistes nigérians de Boko Haram, a-t-on appris de sources sécuritaires.

L'attentat a ciblé la mosquée de Kouyape, un petit village de l'arrondissement de Kolofata, proche de la frontière avec le Nigeria, a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat une source sécuritaire de la région.
"Sur le champ, 11 fidèles sont morts. Un douzième a succombé à ses blessures à l'hôpital", a-t-elle ajouté. Une source proche des services de sécurité a fait état de son côté de "13 morts (y compris le kamikaze) dans l'attentat-suicide de Kouyape". Les fidèles musulmans de Kouyape étaient rassemblés dans la petite mosquée du village lorsqu'un kamikaze s'est infiltré et "a actionné sa charge explosive en pleine prière de 5H30" (04H30 GMT), a précisé la source sécuritaire. "Le kamikaze priait avec d'autres fidèles" avant de se faire exploser, a-t-elle poursuivi. Selon celle source, l'imam de la mosquée attaquée fait partie des victimes. Dans la nuit de mardi à mercredi, deux autres personnes ont trouvé la mort dans la même localité lors d'une attaque attribuée à Boko Haram, qui a rallié l'organisation Etat islamique (EI), a-t-on ajouté.   Après avoir laissé passer pendant des années les combattants de Boko Haram actifs dans le nord-est du Nigeria, et qui se servaient de la région comme base arrière et lieu d'approvisionnement en armes, véhicules et marchandises, le Cameroun a renforcé sa présence militaire au long de la frontière nigériane, dans le cadre de la coalition régionale militaire (Cameroun, Nigeria, Niger, Tchad, Bénin) qui combat les islamistes. Depuis fin novembre, l'armée camerounaise mène dans plusieurs localités frontalières, des opérations "de ratissage" pour affaiblir les jihadistes nigérians qui restent très actifs entre le nord-est du Nigeria et l'Extrême-Nord du Cameroun.
De sources concordantes, ces actions ont considérablement affaibli les capacités de Boko Haram qui n'est plus engagé dans des confrontations frontales avec les troupes camerounaises, tout en multipliant les attaques suicide.

 AFP


Le nouveau gouvernement formé par le Premier ministre Daniel Kablan Duncan à la demande du président Alassane Ouattara fait une place plus large aux femmes mais sans introduire de changement majeur par ailleurs, selon sa composition annoncée par la présidence hier.

"L'ossature a été conservée. C'est un gouvernement de mission et de combat", a déclaré le Premier ministre soulignant qu'il y avait "cinq sortants et neuf entrants" et que parmi ces derniers, "quatre étaient des femmes". Cela porte à "neuf le nombre de femmes", soit "un quart du gouvernement" qui compte 36 membres contre 31 pour l'équipe précédente.

Si l'ossature reste la même, trois portefeuilles importants -- la Justice, la Défense et les Affaires étrangères --- changent de main. Le Premier ministre n'a pas voulu commenter ces changements, renvoyant les journalistes vers le président Ouattara. Le ministre de la Justice Gnenema Coulibaly est remplacé par Sansan Kambile, ancien magistrat, qui était jusqu'ici secrétaire général du gouvernement. Ce changement montre la volonté de M. Ouattara, à qui l'opposition a reproché une "justice des vainqueurs", de donner une image nouvelle dans le domaine crucial de la réconciliation nationale. Aux Affaires étrangères, Charles Koffi Diby laisse la place à Abdallah Albert Toikeusse Mabri, qui était déjà au gouvernement et est une figure de l'Union pour la Démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), la formation de l'ancien chef de la junte, le général Robert Gueï, qui fait partie de la coalition qui a soutenu l'élection de M. Ouattara. Membre du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), de l'ancien président Henri Konan Bédié, un des principaux alliés de M. Ouattara, M. Koffi Diby a été ministre sans discontinuer depuis 2005 et paie sans doute cette longévité.

Quant à la Défense, gérée directement par la présidence, Paul Koffi Koffi laisse son poste pour l'Enseignement supérieur et la Formation, tandis qu'un nouveau venu, Paul Charles Donwahi, devient ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense. Ancien membre du Conseil national de sécurité, M. Donwahi, qui a travaillé dans l'agro-alimentaire dans le privé, est le président du conseil régional de la Nawa (sud-ouest), frontalière du Liberia et encore en proie à des troubles.   "J'espère que l'enfant qui est né est beau", a annoncé M. Kablan Duncan à propos de son gouvernement, rappelant que l'objectif était de faire de la Côte d'Ivoire "un pays émergent en 2020" et qu'il y avait "29.000 milliards de F CFA" (44 milliards d'euros) d'investissements à réaliser pour atteindre ce but.  M. Kablan Duncan a aussi dû composer un gouvernement qui satisfasse tous les membres de la coalition ayant soutenu M. Ouattara lors de la présidentielle. Le président a symboliquement rendu visite lundi à M. Bedié dans sa ville natale de Daoukro.  La semaine dernière, le président Ouattara avait annoncé que le remaniement avait pour "objectif une plus grande cohésion pour plus d'efficacité dans l'action gouvernementale".  L'équipe devra s'atteler à la construction d'une "Côte d'Ivoire nouvelle", selon l'expression de M. Ouattara qui a promis de renforcer le processus de réconciliation, de mieux redistribuer les richesses, de lutter contre le chômage des jeunes et de rédiger une nouvelle Constitution qui devra être approuvée par voie référendaire.

 AFP

Ci-dessous la liste de la nouvelle équipe gouvernementale :

1.    Premier Ministre, Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget : M. Daniel Kablan DUNCAN

2.    Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : M. Hamed BAKAYOKO

3.    Ministre des Affaires Etrangères : M. Abdallah Albert Toikeusse MABRI

4.    Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale : M. Moussa DOSSO

5.    Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : M. Sansan KAMBILE

6.    Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur : M. Ally COULIBALY

7.    Ministre de l’Education Nationale : Mme Kandia KAMISSOKO CAMARA

8.    Ministre du Pétrole et de l’Energie : M. Adama TOUNGARA

9.    Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : M. Rémi Allah KOUADIO

10.   Ministre des Infrastructures Economiques : M. Patrick ACHI

11.   Ministre de l’Industrie et des Mines : M. Jean Claude BROU

12.   Ministre de l’Habitat et du Logement Social : M. Konan GNAMIEN

13.   Ministre du Plan et du Développement : Mme Nialé KABA

14.   Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : M. Paul Koffi KOFFI

15.   Ministre des Transports : M. Gaoussou TOURE

16.   Ministre du Commerce : M. Jean-Louis BILLON

17.   Ministre de l’Economie Numérique et de la Poste, Porte-parole du Gouvernement : M. Bruno Nabagné KONE

18.   Ministre des Ressources Animales et Halieutiques : M. Kobenan Kouassi ADJOUMANI

19.   Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique : Mme Raymonde GOUDOU COFFIE

20.   Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : M. Mamadou Sangafowa COULIBALY

21.   Ministre de la Construction et de l’Urbanisme : M. Mamadou SANOGO

22.   Ministre de la Salubrité Urbaine et de l’Assainissement : Mme Anne Désirée OULOTO

23.   Ministre de la Culture et de la Francophonie : M. Maurice Kouakou BANDAMAN

24.   Ministre des Eaux et Forêts : M. Louis-André DACOURY-TABLEY

25.   Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Mme Ramata LY-BAKAYOKO

26.   Ministre des Sports et des Loisirs : M. François Albert AMICHIA

27.   Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Artisanat et de la Promotion des PME : M. Azoumanan MOUTAYE

28.   Ministre de la Communication, Porte-Parole Adjoint du Gouvernement : Mme Affoussiata BAMBA-LAMINE

29.   Ministre du Tourisme : M. Roger KACOU

30.   Ministre auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat : M. Abdourahmane CISSE

31.   Ministre auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances : M. Adama KONE

32.   Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant : Mme Euphrasie KOUASSI YAO

33.   Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration : M. Pascal Abinan KOUAKOU

34.   Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique : M. Sidi Tiémoko TOURE

35.   Ministre de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de l’Indemnisation des Victimes : Mme Mariatou KONE

36.   Ministre des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques : Mme Paulette Badjo EZOUEHU

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
Sont nommés :

1)    Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République : M. Amadou Gon COULIBALY

2)    Ministre d’Etat auprès du Président de la République, chargé du Dialogue Politique et des Relations avec les Institutions : M. Jeannot Kouadio AHOUSSOU

3)    Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République : M. Marcel AMON-TANOH

4)    Ministre des Affaires Présidentielles : M. Téné Birahima OUATTARA

5)    Ministre, Secrétaire Général Délégué de la Présidence de la République, chargé des Grands Projets : M. Philippe SEREY-EIFFEL

6)    Ministre, Secrétaire Général Délégué de la Présidence de la République, chargé des Affaires Economiques et Financières : M. Thierry TANOH

7)    Ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense : M. Alain Richard DONWAHI

AU TITRE DE LA PRIMATURE
Sont nommés :

1)    Secrétaire Général du Gouvernement : Mme Eliane Atté BIMANAGBO

2)    Directeur de Cabinet du Premier Ministre : M. Théophile Ahoua N’DOLI


Une trentaine d'islamistes emprisonnés à Nouakchott ont annoncé mardi avoir entamé une grève de la faim illimitée pour réclamer l'amélioration de leurs conditions d'incarcération qui, selon eux, se sont durcies depuis l'évasion d'un détenu jihadiste.

"Nous annonçons le déclenchement par nous salafistes de la prison centrale de Nouakchott d'une grève illimitée à compter du (lundi) 11 janvier jusqu'à la satisfaction de nos doléances", indique leur communiqué transmis à l'AFP. 
Ces détenus islamistes exigent notamment "des visites (de leurs) parents, sans entraves, la facilitation des procédures" pour ces visites, "la présence permanente d'un médecin" en plus de "la fourniture de médicaments prescrits en temps opportun". Ils estiment que des "mesures punitives" ont été prises contre eux depuis la "fuite du prisonnier salafiste dans laquelle nous n'avons aucune responsabilité". Saleck Ould Cheikh, un jihadiste mauritanien condamné à mort en 2011 pour "action terroriste", après une opération à la voiture piégée menée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) visant à assassiner le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, s'est évadé le 31 décembre de la prison centrale de Nouakchott. La Mauritanie a lancé le 7 janvier un avis de recherche contre le fugitif, âgé de 31 ans, selon un communiqué gouvernemental. Son épouse et sa sœur, qui lui rendaient souvent visite à la prison, ont été arrêtées le 4 janvier à Nouakchott dans le cadre de l'enquête visant à déterminer les responsabilités et les conditions de son évasion.  Les salafistes détenus à Nouakchott ont été arrêtés pour activités terroristes présumées. Trois d'entre eux avaient observé en octobre 2015 plusieurs jours de grève de la faim.  D'après l'Association des femmes chefs de ménage de Mauritanie, qui vient en aide aux démunis et aux familles de détenus notamment, ils réclamaient des autorités un dialogue sur les conditions de leur repentir et de leur réinsertion, à l'instar des discussions organisées par l'Etat entre des oulémas mauritaniens et des prisonniers islamistes qui ont été libérés en 2010 après un large repentir.

 AFP


Le cœur touristique d'Istanbul a été frappé hier par un attentat suicide attribué par le gouvernement turc au groupe Etat islamique (EI), qui a fait au moins 10                 
morts, dont 9 touristes allemands, et 15 blessés.
L'attaque s'est produite en milieu de matinée dans le quartier de Sultanahmet, sur l'ancien hippodrome qui borde la basilique Sainte-Sophie et la Mosquée bleue, les deux monuments les plus visités de la plus grande ville du pays.
Elle intervient alors que le pays est en état d'alerte maximum depuis l'attentat le plus meurtrier de son histoire, déjà signé par le mouvement jihadiste selon les autorités turques, qui avait fait 103 morts en octobre devant la gare d'Ankara.
"Nous avons déterminé que l'auteur de cette attaque terroriste (...) est un étranger membre de Daech (acronyme arabe de l'EI)", a affirmé le Premier ministre Ahmet Davutoglu lors d'une brève déclaration télévisée à Ankara.
Le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan avait auparavant déclaré que l'attentat avait été commis par "une personne d'origine syrienne", sans autre détail.
Longtemps soupçonné de complaisance envers les rebelles radicaux syriens, le régime islamo-conservateur turc a rejoint l'été dernier la coalition antijihadiste internationale. Depuis octobre, il a multiplié les arrestations de membres présumés de l'EI, affirmant plusieurs fois avoir déjoué d'autres projets d'attentats.
Hier, la police a encore arrêté 47 suspects à Ankara, Sanliurfa (sud-est) et Mersin (est), selon les médias, sans lien immédiat avec les événements d'Istanbul.
La Turquie vit en état d'alerte permanent depuis le double attentat suicide jihadiste qui a visé un rassemblement de manifestants prokurdes le 10 octobre devant la gare centrale d'Ankara, faisant 103 morts et plus de 500 blessés.

AFP



AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.