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Actualités Internationales (1286)

Un influent général sud-soudanais a démissionné en accusant le président Salva Kiir de mener un "nettoyage ethnique" dans ce pays en guerre, selon la lettre de démission dont l'Afp a obtenu copie hier.

Le lieutenant-général Thomas Cirillo Swaka, numéro deux de la division logistique au sein de l'état-major, affirme avoir "perdu patience vis-à-vis de la conduite du président et commandant en chef, du chef d'état-major et d'autres officiers supérieurs", issus de l'ethnie dinka, selon la lettre de démission. Le président et ces officiers de la Spla - l'armée gouvernementale - "ont systématiquement torpillé" un accord de paix signé en août 2015, a estimé le lieutenant-général, membre de l'ethnie bari, réputé influent et respecté par les partenaires étrangers du Soudan du Sud.

Ils ont également cherché "à mettre en œuvre l'agenda" d'un Conseil d'aînés de l'ethnie dinka - dont le président Salva Kiir fait partie - à savoir le "nettoyage ethnique", le "déplacement forcé de population" et la "domination ethnique", a assuré le lieutenant-général, évoquant des crimes contre l'humanité. Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé, en décembre 2013, dans une guerre civile ayant fait des dizaines de milliers de morts et plus de trois millions de déplacés, malgré le déploiement de quelque 12.000 Casques bleus. Cette guerre, dans laquelle des atrocités ont été attribuées aux diverses parties au conflit, oppose principalement les troupes du président Kiir aux hommes de l'ancien vice-président Riek Machar, issu de l'ethnie nuer.

Les provinces d'Equatoria, d'où est originaire M. Cirillo, avaient été globalement épargnées par ces combats, mais ces six derniers mois, elles ont été le théâtre de violences parmi les pires du pays.

L'armée gouvernementale, transformée peu à peu en armée "tribale" dinka par le président et son entourage, a participé à "des tueries systématiques, des viols de femmes et des incendies de villages, prétendant poursuivre des rebelles dans des villages pacifiques" à travers le pays, a affirmé M. Cirillo.

AFP

 

Un soldat gambien, ancien membre de la garde rapprochée de l'ex-président Yahya Jammeh obligé de s'exiler, a été trouvé en possession d'une armé à feu dans une mosquée de Banjul dans laquelle se trouvait le nouveau chef de l'Etat, Adama Barrow, selon la force ouest-africaine en Gambie (Ecomig).

"Lors de la prière du vendredi 10 février 2017, à la mosquée King Fahd de Banjul, à laquelle participait Son Excellence Monsieur Adama Barrow, président de la République de Gambie, la force Ecomig avait déployé un dispositif de sécurité conformément à son mandat", a précisé, hier, un communiqué de la force en Gambie de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao).
"Au cours de la fouille des fidèles, effectuée par les personnels du détachement de la Gendarmerie nationale sénégalaise, il a été découvert sur le nommé Babucarr Njie un pistolet automatique de marque 'Helwan' de calibre 9mm avec un chargeur garni de huit cartouches à balle réelle", a ajouté le texte.
Selon l'Ecomig, "l'individu interpellé, né le 1er janvier 1985 à Madina Daru, en Gambie, déclare être un militaire des forces armées gambiennes, anciennement détaché à la garde rapprochée de l’ex-président Yahya Jammeh".
L'Ecomig a remis le suspect arrêté aux autorités policières gambiennes avec le matériel saisi et ses autres effets personnels, pour la suite de l'enquête.
La mission militaire de l'Ecomig, déployée en Gambie pour renforcer la sécurité du régime du nouveau président Adama Barrow, vient d'être prolongée de trois mois, avait annoncé, mercredi, la présidence gambienne.
La Cedeao avait lancé, le 19 janvier, une opération militaire en Gambie, formée  de cinq pays membres de cette organisation régionale, pour forcer au départ le président sortant Yahya Jammeh qui refusait de céder le pouvoir à Adama Barrow après son élection à la présidentielle du 1er décembre 2016.
Jammeh qui était au pouvoir depuis 22 ans a finalement quitté le pays le 21 janvier pour un exil en Guinée équatoriale.

 

AFP -

Les signataires de l'accord de paix au Mali ont établi un nouveau calendrier prévoyant la mise en place, avant la fin février, de deux dispositions importantes de l'accord : les "patrouilles mixtes" et les autorités intérimaires dans le Nord, selon un document obtenu hier par l'Afp

Ce document émane du "Groupe de travail" qui s'est réuni, cette semaine, à Bamako, pour préparer la rencontre d’hier du Comité de suivi de l'accord signé en mai-juin 2015, en présence de la médiation internationale et de toutes les parties, a constaté un correspondant de l'Afp.

La réunion se tient un peu plus de trois semaines après l'attentat-suicide jihadiste du 18 janvier à Gao, principale ville du nord du Mali, visant un camp de regroupement des formations armées signataires de l'accord de paix, en vue de l'organisation des "patrouilles mixtes", qui a fait près de 80 morts. "Nous avons le devoir et la volonté de réussir ensemble", a déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, dont le pays conduit la médiation internationale qui a abouti à cet accord entre le gouvernement, les groupes qui le soutiennent et la Coordination des mouvements de l'Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg).

"Nous sommes tous attachés à cet accord, nous ne voyons pas d'autres alternatives", a-t-il ajouté au début de la réunion, en présence notamment du chef de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, et du responsable de la direction Afrique du ministère français des Affaires étrangères. Selon le document du Groupe de travail, l'installation, dans le Nord, des autorités intérimaires prévues par l'accord, constamment reportée, doit se dérouler "du 13 au 20 février".

Quant aux "patrouilles mixtes" entre militaires maliens, combattants des groupes pro-gouvernementaux et de la Cma, censées préfigurer la refonte d'une armée malienne unitaire, leur lancement doit s'échelonner à partir du 20 février. "Les patrouilles mixtes démarreront à Gao  le 20 février", selon le texte, puis "le 28 février à Kidal (nord-est), et à Tombouctou (nord-ouest), une semaine après".

A Kidal (nord-est), toujours contrôlée par les ex-rebelles, "le retour de la représentation de l'Etat et des services déconcentrés se fera concomitamment avec l'installation des autorités intérimaires et des patrouilles mixtes prévues pour le 28 février". En janvier, le Conseil de sécurité de l'Onu a estimé que "les retards continuels menacent la viabilité de l'accord", censé isoler définitivement les jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en 2012.

 

 

AFP

Dix femmes et enfants ont été tués au cours d'une violente dispute pour le pouvoir au sein d'une chefferie dans le nord du Ghana, a rapporté la police hier.
Des coups de feu ont été entendus, jeudi, dans la ville de Bimbilla, à la suite d'informations selon lesquelles un roi local s'apprêtait à nommer un chef contre l'avis d'une autre faction. Les chefs traditionnels, toujours présents sur le continent africain, détiennent du pouvoir et de l'influence même s'ils n’intègrent pas les formes modernes de la vie politique.

Les politiciens sollicitent leurs conseils et soutiens, notamment au sujet des problèmes locaux.
"Une dispute avec une autre chefferie a provoqué les incidents", a indiqué Ebenezer Peprah, un responsable de la police de la ville, située à quelque 450 km de la capitale, Accra. "Sur un total de dix cadavres, nous avons décompté sept femmes et trois enfants, deux filles et un garçon", a-t-il précisé à l'Afp. "Onze personnes sont actuellement hospitalisés après avoir été blessés par balle" a-t-il ajouté.

Selon le policier, les hommes se sont enfuis durant la dispute, abandonnant femmes et enfants à leur sort.
"Nous avons arrêté 21 suspects et nous les interrogeons dans le cadre de l'enquête", a ajouté Peprah. La "situation est calme mais reste imprévisible".
Le ministre de l'Intérieur a imposé un couvre-feu dans la ville, tandis que des patrouilles de police circulent dans la zone

AFP -

Au moins huit soldats ont été tués et deux blessés, hier, dans une embuscade du groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, selon des sources sécuritaires.

Ce bilan a été donné l'Afp en premier lieu par une source militaire. L'attaque, confirmée par un membre d'une milice d'autodéfense, a eu lieu vers 09h00 (08h00 Gmt) dans le village d'Ajirin, à environ 50 km à l'est de la capitale de l'Etat du Borno, Maiduguri. "C'était une attaque surprise et c'est ce qui explique le nombre de victimes", a précisé sur les lieux une source militaire à l'Afp. "Il y a eu des tirs nourris, au moins huit soldats ont été tués et deux blessés. Boko Haram a également subi des pertes".
Un garde de sécurité civil a confirmé ces chiffres tout en estimant qu'au moins 10 soldats pourraient avoir péri dans l'attaque.
Aucun responsable militaire du quartier général nigérian à Abuja n'a pu être joint par l'Afp.

L'armée nigériane et le gouvernement ont affirmé à plusieurs reprises, ces derniers mois, que Boko Haram était à bout de souffle.
Le président nigérian Muhammadu Buhari a affirmé, dès la fin 2015, que les islamistes étaient "techniquement vaincus". Douze mois plus tard, il annonçait triomphalement que l'armée les avait chassés de leur dernière enclave, dans la forêt de Sambisa, dans l'Etat de Borno.

Les attaques sporadiques de  ces derniers mois ont été attribuées à un groupe de Boko Haram affaibli et poussé dans ses derniers retranchements.
Toutefois, les attaques se sont multipliées récemment contre des militaires et des policiers à Borno et dans les Etats voisins de Yobe et Adamawa.

AFP

 

La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, a mis en garde, hier, l'administration de Donald Trump contre toute "interférence" dans la politique de l'Ue, à la suite notamment de propos laudateurs du président américain sur le Brexit.

"Nous n'interférons pas dans la politique des Etats-Unis (...) Et les Européens comptent sur le fait que l'Amérique n'interfère pas dans la politique européenne", a averti Mme Mogherini, qui bouclait sa première visite à Washington depuis l'arrivée de l'administration Trump, perçue comme isolationniste, nationaliste et beaucoup moins attachée aux liens transatlantiques.

Devant quelques journalistes, la diplomate européenne était notamment interrogée sur la volonté prêtée au site d'informations américain Breitbart, proche de l'extrême droite et anciennement dirigé par le conseiller du président Trump, Steve Bannon, d'influencer les élections, cette année, en France et en Allemagne.

"Je crois que l'unité de l'Union européenne est plus manifeste aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a quelques mois. Et cela doit être clairement compris ici", a-t-elle souligné après avoir vu, jeudi, le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, et les conseillers du nouveau président, Michael Flynn et Jared Kushner.

Mme Mogherini a encore exhorté la nouvelle administration américaine à "respecter l'Union européenne qui n'est pas seulement une institution, mais une Union de 28 Etats membres, toujours à 28 et à 28 pour encore plusieurs mois", en allusion à la sortie programmée du Royaume-Uni.

Fin janvier, le président Trump avait estimé, en recevant à la Maison Blanche la Première ministre britannique Theresa May, que le Brexit était "une chose merveilleuse". Il avait alors vanté la "relation spéciale" entre Washington et Londres, critiquant au passage l'Ue et l'Otan.

 

AFP

 

Aux cris de "Mort à l'Amérique", des millions d'Iraniens sont descendus, hier, dans les rues pour marquer le 38e anniversaire de la révolution islamique et montrer qu'ils ne craignent pas "les menaces" du président Donald Trump.

"Il faut parler au peuple iranien avec respect. Quiconque utilise le langage de la menace, le peuple iranien le lui fera regretter", a déclaré le président Hassan Rohani devant des centaines de milliers de personnes rassemblées place Azadi à Téhéran. D'immenses défilés rassemblant des millions de personnes ont également eu lieu dans la plupart des villes iraniennes, selon les images de la télévision publique Irib. "Les manifestations avec des millions d'Iraniens montrent la puissance de l'Iran islamique", a ajouté le président Rohani. Selon lui, il s'agit d'une "réponse aux propos mensongers des nouveaux dirigeants de la Maison Blanche".

"Ceux qui menacent notre gouvernement, nos forces armées, doivent savoir que notre peuple est uni et résistera jusqu'au bout face aux ennemis", a-t-il affirmé.
Les manifestants portaient des pancartes "Mort à l'Amérique" et piétinaient aussi de grands drapeaux américains en brandissant des photos de M. Trump, du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et de la Première ministre britannique, Theresa May.

Ils brandissaient aussi des photos de l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême, qui avait appelé, mardi, les Iraniens à "répondre" aux menaces du président Trump en défilant massivement pour célébrer la victoire de la révolution islamique qui a renversé, en 1979, le régime du Shah d'Iran, allié des Etats-Unis.

 

AFP

L'Union européenne (Ue) a annoncé, hier, une aide d'un montant de 225 millions d'euros à la Gambie, "quasiment en faillite", selon son nouveau président, Adama Barrow, qui a également obtenu une prolongation de trois mois du mandat des troupes ouest-africaines.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a mobilisé une force pour contraindre l'ex-président Yahya Jammeh à céder le pouvoir à M. Barrow dont il contestait la victoire à l'élection du 1er décembre.

Le mandat de cette force, "expirant le 20 février", a été prolongé de trois mois à compter du 21 février, avec "un effectif minimum de 500 hommes en provenance du Sénégal, du Nigeria et du Ghana", selon un communiqué signé par son chef, le général François Ndiaye.
La décision a été prise par les chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao, le 29 janvier, en marge du Sommet de l'Union africaine, selon le texte.

Les troupes ouest-africaines auront désormais pour mission d'assurer la sécurité du président et des membres du gouvernement, et de "faciliter l'établissement de la confiance entre les nouvelles autorités et les forces de défense et de sécurité gambiennes", a souligné le général Ndiaye. La présidence gambienne avait fait état de cette prolongation de trois mois dans un communiqué mercredi soir, sans autre indication.

Lors de la signature, hier, à Banjul, d'une série de contrats d'aide par le commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica, M. Barrow a affirmé que la Gambie ne disposait que de deux mois de réserves de changes, avec "une économie quasiment en faillite et en besoin de secours immédiat".
M. Mimica a salué le "changement pacifique et démocratique" représenté par l'accession au pouvoir d'Adama Barrow, assurant que l'Ue était "pleinement engagée à la coopération avec le président Barrow et son gouvernement".

L'Ue avait gelé son aide à la Gambie, en décembre 2014, en raison de la mauvaise situation des droits de l'Homme dans ce pays où le régime de Yahya Jammeh était accusé de meurtres extrajudiciaires, tortures et disparitions forcées.

Banjul va ainsi bénéficier d'une aide financière immédiate de 75 millions d'euros pour combattre l'insécurité alimentaire, le chômage et les difficiles conditions dues à l'état du réseau routier, selon un communiqué de l'Ue.

Un second programme d'aide de 150 millions d'euros est attendu à l'occasion d'une visite prochaine d'une délégation de l'Ue en Gambie, selon ce texte.
"La plupart des entreprises publiques sont criblées de dettes et fonctionnent en-dessous de leurs capacités y compris dans le secteur de l'énergie", a dit M. Barrow, soulignant que le chômage des jeunes avait explosé.

AFP

 

AFP -

Les soldats des forces spéciales ivoiriennes qui s'étaient mutinés, mardi, dans leur base d'Adiaké, à 90 km à l'est d'Abidjan, pour réclamer des primes, ont mis fin, hier, à leur mouvement, a indiqué à l'Afp un haut gradé de l'armée ayant requis l'anonymat.

"Nous nous sommes parlés entre soldats. Ils ont compris et regrettent de s’être laissé emporter. Ils ont présenté leurs excuses aux autorités (...) d’Adiaké et aux populations pour tous les désagréments causés", a affirmé cet officier supérieur. Interrogé sur les informations faisant état de la satisfaction des revendications des mutins, l'officier a répondu : "C’est faux !"

"Il n’y a pas eu besoin d’accord, encore moins secret. Il n’y a eu aucune négociation avec le gouvernement", a poursuivi ce gradé ayant pris part aux discussions entamées, mercredi, entre la hiérarchie militaire et les mutins.

De son côté, une source au ministère ivoirien de la Défense a affirmé que "tout a été géré entre les mutins et leurs premiers responsables, le colonel Lassina Doumbia (commandant des forces spéciales), ainsi que le chef d'état-major de l'armée, le général Sékou Touré".

Le calme était revenu, hier matin, dans la ville d'Adiaké où commerces et écoles ont rouvert. "On respire ce matin. Depuis hier, à 15H00 (locales et Gmt), les tirs ont cessé (...) Les élèves ont repris le chemin de l'école. Je crois que les activités vont reprendre. Nous sommes très contents. J'ai même fait un tour en ville ; les gens commencent à vaquer à leurs occupations", a raconté un habitant.

Les forces spéciales sont une unité d'élite de l'armée directement impliquée dans la sécurité proche du président ivoirien Alassane Ouattara. Début janvier, la Côte d'Ivoire a été secouée par une mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée et qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes.

En satisfaisant à leurs revendications, via le versement de primes à 8.500 de ces membres de l'ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes non concernés par cet accord financier, qui s'étaient à leur tour mutinés. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (centre).

Les autorités avaient ramené le calme en promettant "d'améliorer les conditions de vie" de toutes les forces de sécurité.

 

AFP -

La nouvelle présidence du Ghana cherche à localiser plus de 200 véhicules de son parc automobile, non restitués par leurs utilisateurs après la prise de fonction du nouveau président, Nana Akufo-Addo.

Une commission spéciale a été mise sur pied pour retrouver ces véhicules, attribués à de hauts responsables ou conseillers sous le mandat du précédent président, John Dramani Mahama, battu à la présidentielle du 7 décembre dernier par M. Akufo-Addo.

Le porte-parole de la présidence, Eugene Arhin, a détaillé, devant la presse, les résultats d'un audit du parc automobile de la présidence, faisant apparaître que n'avaient été recensés que 74 des 196 Toyota Land Cruiser, 20 des 73 Land Cruiser Prado, 11 des 24 Mercedes, deux des 28 Toyota Avalon et deux des six Bmw. Le chef de cabinet de la présidence, Akosua Frema Osei-Opare, a rappelé, dans un communiqué, que conserver des biens appartenant à l'Etat était illégal.

"Les personnes ayant illégalement des biens de l'Etat en leur possession doivent contacter la commission spéciale et prendre les dispositions pour restituer ceux-ci immédiatement", a-t-il averti.

Nana Akufo-Addo, entré en fonction début janvier, a fait de la lutte contre la corruption une de ses promesses de campagne.

 

AFP

 

Les recherches se poursuivaient, hier, au Mali et au Burkina Faso, pour retrouver une religieuse colombienne enlevée, mardi, dans le sud du Mali, par des jihadistes présumés, a appris l'Afp auprès du ministère malien de la Sécurité.

"Les recherches se poursuivent. Nous avons des hommes sur le terrain qui participent aux recherches" pour retrouver la religieuse colombienne Gloria Cecilia Narvaez Argoti, a affirmé à l'Afp un responsable du ministère. "Nous avons aussi alerté les autorités du Burkina Faso qui mènent, de leur côté, les recherches parce que le groupe (auteur du rapt) a pris la direction de la frontière" de ce pays voisin du Mali, a-t-il ajouté.

Après l'enlèvement, les ravisseurs et l'otage ont pris la direction du Burkina Faso, avaient affirmé, mercredi, à l'Afp, des sources de sécurité malienne et burkinabè.
Gloria Cecilia Narvaez Argoti, une sœur franciscaine quinquagénaire, a été enlevée, mardi soir, près de Koutiala, à 400 km à l'est de la capitale Bamako, par des hommes armés présumés jihadistes. Elle était en service dans la paroisse de Karangasso, près de Koutiala.

Sa communauté religieuse affirmait, hier, non rassurée. "D'après mon échange avec Mgr Jean-Baptiste Tiama, l'évêque de Sikasso (chef-lieu de la région malienne où le rapt a eu lieu) ce matin, nous sommes beaucoup inquiets", a affirmé à l'Afp l'abbé Edmond Dembélé, secrétaire générale de la Conférence épiscopale du Mali.
"Les zones frontalières (avec le Burkina) sont vastes et parfois inhabitées, et sont propices à des caches. C'est le cas de la direction prise par les ravisseurs", a expliqué l'abbé Dembélé.

 

 

AFP -

Le nouveau ministre gambien de la Justice a annoncé sa volonté d'entamer une révision de la Constitution en vigueur sous l'ex-président Yahya Jammeh pour en éliminer notamment les lois restrictives sur les médias.

"Nous entamerons un processus d'examen de la Constitution pour nous assurer de sa pertinence et qu'elle satisfait au but pour lequel les Gambiens l'ont adoptée", a déclaré, mardi soir, Abubacarr Tambadou, nommé ministre de la Justice par le nouveau président gambien Adama Barrow.
Certaines réformes sont des priorités, "particulièrement dans le secteur de la justice criminelle et des lois sur les médias", a ajouté M. Tambadou, ancien procureur adjoint au Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir), lors de sa prestation de serment mardi.

La Gambie sous l'ex-président Yahya Jammeh était critiquée pour ses atteintes répétées aux droits humains. Les journalistes étaient régulièrement harcelés et poursuivis pour notamment sédition, diffamation ou diffusion de fausses nouvelles, des motifs qualifiés de "fourre-tout" par Amnesty international. Plusieurs hommes de médias ont également été emprisonnés, contraints à l'exil ou ont disparu sous le régime de Jammeh, venu au pouvoir par coup d'Etat en 1994 et qui a dirigé la Gambie d'une main de fer pendant 22 ans.
M. Tambadou est le onzième ministre nommé par le président Barrow qui avait déjà désigné, le 1er février, dix des dix-huit membres de son gouvernement. Mme Fatoumata Jallow Tambajang a aussi été nommée vice-présidente. La Gambie sort d'une crise à rebondissements de six semaines provoquée par le revirement de M. Jammeh qui a annoncé, le 9 décembre, contester la victoire électorale de M. Barrow, une semaine après l'avoir reconnue.

 

AFP-

Le gouvernement ivoirien cherchait, hier, à désamorcer une mutinerie de militaires des forces spéciales, dernier épisode d'une série de soulèvements dans les forces armées qui font craindre un retour du pays dans l'instabilité qui l'a longtemps miné. Malgré l'ouverture de discussions avec les mutins, les autorités ivoiriennes ont condamné la mutinerie des forces spéciales basés à Adiaké (90 km à l'est d'Abidjan), où un calme très précaire était revenu. "Le gouvernement (...) condamne et déplore ces formes violentes de revendication", a déclaré le ministre de la Communication, Bruno Nabagné Koné, à l'issue du Conseil des ministres, évoquant "une attitude malheureusement récurrente ces derniers temps".Un convoi de mutins a quitté la ville d'Adiaké pour Abidjan où une rencontre avec le ministre ivoirien de la Défense, Alain Richard Donwahi, est prévue.

A Adiaké, la situation était incertaine en fin de journée, l'entrée de la petite ville côtière était toujours contrôlée par les mutins dont la plupart portait des cagoules. Ils ont refoulé des journalistes qui tentaient d’y accéder.
"On ne peut rien vous dire, a déclaré un mutin à un journaliste de la radio ivoirienne, les revendications sont déjà sur la table de notre hiérarchie. Les autorités savent ce qu'on veut".

Les forces spéciales ivoiriennes, une unité d'élite de l'armée, directement impliquées dans la sécurité proche du président ivoirien Alassane Ouattara, ont déclenché un soulèvement pour "réclamer des primes". Ce coup de colère des soldats des forces spéciales intervient près d'un mois après une mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée, qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes.

En satisfaisant à leurs revendications, via le versement de primes à 8.500 de ces membres de l'ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes non concernés par cet accord financier, qui s'étaient à leur tour mutinés. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (centre).

Les autorités avaient ramené le calme en promettant "d'améliorer les conditions de vie" de toutes les forces de sécurité.

 

AFP -

 

L'ancien Premier ministre somalien Mohamed Abdullahi Farmajo a été élu président, hier, à l'issue d'un vote des parlementaires placé sous haute sécurité, les autorités craignant une nouvelle attaque des islamistes radicaux shebab, a constaté un journaliste de l'Afp.

Après deux tours de vote ayant duré plus de six heures, Mohamed Abdullahi Farmajo, du clan des Darod, a obtenu, avec 184 voix, plus de la moitié des votes des 329 parlementaires.
Ce résultat ne lui permettait pas d'atteindre la majorité des deux tiers nécessaire pour être proclamé vainqueur dès le deuxième tour du scrutin, mais le candidat arrivé deuxième, l'actuel président Hassan Sheik Mohamud (clan Hawiye), a reconnu sa défaite avant l'organisation d'un troisième et dernier tour.

"C'est le début de l'unité pour la nation somalienne, le début de la lutte contre les shebab et la corruption", a déclaré Mohamed Abdullahi Farmajo depuis le hangar de l'aéroport de Mogadiscio, un des endroits les mieux protégés de la ville, et où l'élection était organisée. Des célébrations ont été entendues par des journalistes de l'Afp dans les rues de la capitale somalienne ainsi que dans le camp de réfugiés de Dadaab, le plus grand au monde, situé au Kenya et peuplé de Somaliens.

Le nouveau président dispose des nationalités somalienne et américaine. Il avait été nommé Premier ministre en 2010, mais des querelles et trahisons politiques avaient entraîné sa chute huit mois plus tard, avant qu'il n’ait eu l'opportunité de montrer sa valeur. Son élection marque la fin d'un processus électoral de plusieurs mois, maintes fois retardé et entaché de nombreuses accusations de corruption et manipulation. Malgré l'absence du suffrage universel, dont l'introduction a finalement été reportée à 2020, cette élection est vue comme une avancée dans ce pays privé de véritable état central depuis la chute de l'autocrate Siad Barre en 1991.

AFP

Une opération des forces de sécurité centrafricaines appuyées par la police de l'Onu contre un "chef de groupe d'auto-défense" a fait cinq morts, mardi, à Bangui, dans le quartier du PK-5, épicentre des violences intercommunautaires dans la capitale centrafricaine, a indiqué, hier, la force de l'Onu en Centrafrique. "Une opération a eu lieu, mardi après-midi, au PK-5, dans le 3e arrondissement. Au cours de cette opération, Youssouf Malinga alias +Big Man+ et ses hommes ont ouvert le feu sur les forces de sécurité intérieures, tuant deux passants : un homme et une femme, et causant des blessés", a déclaré, lors d'une conférence de presse, le porte-parole de la force de l'Onu (Minusca), Vladimir Monteiro. "La riposte des forces de sécurité intérieures a entrainé la mort de Youssouf Malinga et d'un de ses hommes. Au cours de cet incident, trois gendarmes centrafricains ont également été blessés", a-t-il ajouté.

Un pasteur d'une église apostolique basée au PK-5 a été poignardé mortellement par les hommes de Big Man dans les représailles qui ont suivi sa mort. "Il est regrettable, a déploré M. Monteiro, que des populations civiles aient été victimes des tirs indiscriminés des criminels". "Youssouf Malinga et ses hommes, a poursuivi le porte-parole, faisaient régner, depuis un certain temps, un climat de terreur et étaient responsables de la hausse des activités criminelles dans le 3e arrondissement". "La Minusca appelle les populations à garder le calme et à éviter tout acte susceptible d'exacerber les tensions intercommunautaires". Le 3 février, le président Faustin-Archange Touadéra avait averti qu'un plan "visant à réduire les malfaiteurs était en cours". Big Man avait pris la place d'un autre chef, tué l'an dernier dans une rixe entre groupes armés rivaux du PK-5.

AFP

Des militaires ivoiriens des forces spéciales, basés dans deux localités proches des frontières sud et nord du pays, sont descendus, hier, dans les rues en tirant en l'air, selon des habitants, pour des motifs, pour l'heure, inconnus.

Les forces spéciales ivoiriennes sont une unité d'élite de l'armée qui est intervenue en première ligne le 13 mars 2016, lors de l'attaque jihadiste de Grand Bassam, une station balnéaire à l'est d'Abidjan (19 morts). Elles sont directement impliquées dans la sécurité proche du président ivoirien Alassane Ouattara.

Hier, des membres de ces forces ont occupé, en tirant en l'air, les rues d'Adiaké, siège d'une base militaire à 90 km à l'est d'Abidjan et à une trentaine de km à vol d'oiseau de la frontière avec le Ghana. "On déplore trois blessés par balles, dont une femme", a expliqué à l'Afp Mme Coulibaly, responsable des femmes de cette ville.
"Cela continue, ils (les soldats) paradent en ville a bord de voitures pick-up, en tirant en l’air", raconte Gislain, un autre habitant d'Adiaké.

Selon un enseignant joint au téléphone, "les gens sont terrés chez eux, la ville est calme. On ne sait rien des revendications, on parle d'une affaire de primes".
Le chef d'état des armées, le général Sékou Touré, le chef d'état major particulier de la présidence, le général Vagondo Diomandé, de retour d'Adiaké, sont en réunion avec le ministre de la Défense, Alain Richard Donwahi, a indiqué une source au ministère de la Défense.
Les revendications de ces soldats n'étaient pas connues dans l'immédiat, mais la Côte d'Ivoire a été le théâtre, en janvier, d'une série de mutineries au sein des forces de sécurité.

Des éléments des forces spéciales prépositionnés pour lutter contre la menace jihadiste ont également manifesté, hier, en tirant en l'air à Tengréla, à environ 700 km au nord d'Abidjan et à une demi-douzaine de km de la frontière avec le Mali.
Le Mali, théâtre d'attaques jihadistes, partage une frontière d'environ 500 km avec la Côte d'Ivoire.

 

AFP

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a suspendu, pour deux mois, les voyages des responsables gouvernementaux, en raison de la dépréciation de la monnaie nationale, sauf exception relevant de sa seule décision, a indiqué, hier, le ministre de l'Information.

"Sauf cas d'urgence, aucun responsable ne sera autorisé à voyager à l'étranger. La mesure concerne tous les ministres, les chefs d'agences et de commissions (gouvernementales) ainsi que leurs adjoints et collaborateurs", a déclaré à l'Afp le ministre Eugene Nagbe. "Des dérogations ne pourront être accordées que par la présidente elle-même après un entretien en tête à tête avec le responsable souhaitant voyager, et s'il est établi que ce voyage est de la plus haute importance pour l'intérêt national", a précisé M. Nagbe. Selon un communiqué de la présidence, publié le week-end dernier, ce moratoire d'une durée de 60 jours, en vigueur à compter du mois de février, a été décidé au cours d'une réunion consacrée à la situation économique du pays.

Le texte mentionne "les efforts continus de la Banque centrale du Liberia (Cbl) et du ministère des Finances ces dernières semaines pour réduire et stabiliser les taux de change qui ont commencé à donner des résultats positifs".

"La Cbl a aussi été mandatée pour examiner la situation alarmante de fuite des capitaux et renforcer ses mesures de régulation pour juguler la sortie illégale de devises étrangères du pays", selon le communiqué.Plusieurs associations d'opérateurs économiques et de la société civile ont manifesté la semaine dernière pour demander au Parlement d'arrêter l'envolée du cours du dollar américain par rapport au dollar libérien, qui a induit une hausse généralisée des prix.

"Dès que le cours du dollar américain augmente, les prix suivent, parce que ceux qui achètent les produits à l'étranger ont besoin de dollars pour importer. Donc, tant que les cours du dollar américain restent élevés, toute baisse des prix est impossible", a expliqué à l'Afp l’économiste Prince Bagoon. Le dollar américain est une devise légalement utilisée dans les transactions, à côté du dollar libérien, depuis l'indépendance, en 1847, de cette république fondée avec le soutien des Etats-Unis pour y installer des  esclaves américains affranchis.

 

 AFP

L'épouse du candidat de droite à la présidentielle française, François Fillon, Penelope, soupçonnée d'avoir bénéficié d'emplois fictifs comme attachée parlementaire, a, par ailleurs, touché 45.000 euros d'indemnités de licenciement, payées par l'Assemblée nationale, affirme l'hebdomadaire Le Canard enchaîné à paraître aujourd’hui.

Mme Fillon a perçu, en 2002, "16.000 euros d'indemnités, soit l'équivalent de cinq mois de salaire", au terme d'un contrat de travail de cinq ans avec son mari, bien que réembauchée par le suppléant de M. Fillon à l'Assemblée, Marc Joulaud, selon l'hebdomadaire satirique."La législation ne prévoit pas un tel niveau d'indemnités de licenciement pour un collaborateur parlementaire", affirme Le Canard.

D'après le journal, elle aurait également perçu, en novembre 2013, "29.000 euros de primes" après avoir, de nouveau, travaillé pendant un an et demi pour son mari, redevenu député. La justice française a ouvert une enquête pour faire la lumière sur la réalité du travail effectué pendant 15 ans par Penelope Fillon. Or, d'après Le Canard, les enquêteurs "n'en ont pas vu une seule trace matérielle". Mis en difficulté par des soupçons d'emplois fictifs de sa famille, qui lui ont fait perdre son statut de favori de la course présidentielle, François Fillon a défendu, lundi, la "légalité" des emplois de son épouse Penelope et de deux de leurs enfants, lors d'une longue conférence de presse suivie par plus de 2 millions de téléspectateurs et internautes.

Il a maintenu que ses proches avaient été rémunérés pour un travail effectif. Mais, il a aussi reconnu que ces pratiques choquaient, aujourd'hui, l'opinion publique et a, pour la première fois, présenté ses "excuses" pour avoir embauché des membres de sa famille comme assistants parlementaires.

 

AFP -

 

Le représentant de l'Onu pour la paix entre Israéliens et Palestiniens a estimé, hier, qu'une nouvelle loi israélienne, adoptée en faveur des colons, franchissait une "ligne rouge très épaisse" sur la voie d'une annexion de la Cisjordanie occupée.
La loi, approuvée dans la nuit de lundi à hier, par le Parlement israélien, crée un "très dangereux précédent", a dit à l'Afp Nickolay Mladenov, coordinateur spécial de l'Onu pour le processus de paix.  "C'est la première fois que la Knesset (le Parlement israélien) légifère dans les terres palestiniennes occupées, en particulier sur des questions de propriété", a-t-il dit.

"C'est une ligne rouge très épaisse qui est franchie", a-t-il ajouté. La loi "ouvre potentiellement la voie à une annexion complète de la Cisjordanie et sape, de manière substantielle, la solution à deux Etats", c'est-à-dire la création d'un Etat palestinien coexistant en paix avec Israël, solution de référence internationale au conflit, a-t-il dit. Il a évoqué la possibilité que la loi expose Israël à des poursuites de la part de la Cour pénale internationale.M. Mladenov a appelé à une ferme condamnation internationale, mais s'est gardé de critiquer l'administration Trump qui garde ses distances sur la colonisation israélienne.

AFP

Les pays du G5 Sahel qui se disent "en première ligne contre le terrorisme ont annoncé, hier, à Bamako, vouloir créer une force pour combattre les groupes jihadistes utilisant notamment le Mali comme "base de repli".

Ce sommet des cinq chefs d'Etat (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) intervient moins de trois semaines après l'attentat-suicide du 18 janvier qui a fait près de 80 morts à Gao, principale ville du nord du Mali. Une attaque revendiquée par le groupe Al-Mourabitoune du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). "Pour lutter efficacement contre le terrorisme dans les pays du G5, nous avons décidé de rendre effective la création d'une force G5 pour lutter contre le terrorisme", a déclaré le président du Niger, Mahamadou Issoufou. "Nous allons demander une résolution des Nations unies et du Conseil de sécurité pour appuyer la création de cette force", a ajouté M. Issoufou lors de la conférence de presse finale du sommet, auquel participait aussi le dirigeant guinéen Alpha Condé, président en exercice de l'Union africaine.

"Ce que nous voulons, c'est que les pays européens nous donnent les moyens. Nous allons nous-mêmes être en première ligne dans la lutte contre le terrorisme dans l'espace G5. Comme ça, ils vont faire l'économie des vies de leurs soldats", a expliqué le président tchadien Idriss Déby Itno. Il semblait faire miroiter une réduction des troupes de la force française Barkhane déployée dans la région, et des effectifs européens de la force de l'Onu au Mali (Minusma), la mission de maintien de la paix de l'Onu la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie, en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués. Ni les effectifs de cette nouvelle force du G5, ni son commandement ou son mode de fonctionnement n'ont été précisés. Niger, Burkina Faso et Mali étaient convenus, le 24 janvier, à Niamey, de créer une force pour lutter contre l'insécurité dans la zone du Liptako-Gourma, à cheval sur les trois pays, "en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels", selon un communiqué officiel.

- 'Nouvelles proportions' -
Selon le document de travail interne à la rencontre consulté par l'Afp, "le nord du Mali est une base de repli des terroristes. C'est également un lieu de départ des attaques contre d'autres pays". Interrogé sur ce constat, un responsable malien a reconnu les "difficultés" rencontrées par son pays. "Mais, les terroristes quittent d'autres pays pour venir au Mali. Donc, c'est main dans la main que nous devons travailler", a-t-il affirmé sous le couvert de l'anonymat. Soulignant, au début de la réunion, la récente "multiplication des attaques terroristes dans le Sahel", le président tchadien a estimé que "la menace (...) prend de nouvelles proportions. Si nous n'agissons pas vite, notre espace deviendra durablement un espace terroriste". "Face à la montée de l'extrémisme, il faut la mutualisation des efforts pour relever les défis. Nous devons aller plus loin pour réaliser le Sahel de la défense", a déclaré le chef de l'Etat malien Ibrahim Boubacar Keïta, auquel M. Déby a cédé la présidence du G5 Sahel.

AFP

Les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'Ue ont sommé hier les autorités libyennes de "redoubler d'efforts" pour faire respecter les droits des migrants dans les centres de détention, où beaucoup attendent de pouvoir traverser la Méditerranée vers l'Europe.

Les efforts de la communauté internationale pour stabiliser la Libye, sur fond de crise migratoire aux portes de l'Ue, étaient au cœur des discussions entre ministres, lors de leur réunion mensuelle à Bruxelles.

Dans une déclaration conjointe, ils ont "condamné les violations des droits de l'Homme commises contre des migrants et demandé instamment aux autorités libyennes de redoubler d'efforts pour améliorer (leur) protection (...), en particulier dans les centres de détention". L'Union européenne, ajoute le texte, "appelle toutes les parties à garantir aux travailleurs humanitaires un accès sans entraves et sûr aux centres".

L'Ue, soucieuse de sauver des vies en Méditerranée et de contenir les arrivées de migrants sur les côtes italiennes, envisage de renforcer son soutien aux gardes-côtes libyens dans leur travail d'interception des embarcations affrétées par les passeurs. Les neutraliser avant le franchissement de la limite des eaux internationales permettrait de ramener les migrants sur le sol libyen.

AFP

Donald Trump était confronté hier à une double offensive judiciaire et politique contre son décret anti-immigration. La décision la plus emblématique de sa jeune présidence est bloquée par la justice, contestée dans la rue et attaquée par les plus grosses entreprises de la high tech.

Le blocage du décret a de fait rouvert les portes du pays aux réfugiés et aux ressortissants des sept pays visés. Facebook, Google, Microsoft, Twitter et Apple ont déposé dans la nuit de dimanche à hier une requête en justice dénonçant les "dommages" causés par ce texte. Au total, près d'une centaine d'entreprises se sont jointes à la plainte contre ce texte signé le 27 janvier par le nouveau président, qui interdit temporairement l'entrée aux Etats-Unis des réfugiés et des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen).

Plus tôt dans la journée, l'administration Trump avait déjà subi un revers de taille. La cour d'appel fédérale de San Francisco avait rejeté l'appel formulé samedi par le ministère de la Justice, qui réclamait l'annulation de la décision de suspendre le décret sur tout le territoire américain, prise par le juge de Seattle, James Robart, vendredi.La Maison Blanche doit étoffer son argumentaire auprès de la cour de San Francisco.Côté politique, plusieurs hauts responsables de l'administration démocrate sortante, dont l’ex-secrétaire d'Etat John Kerry et l'ex directeur de la Cia et ancien secrétaire à la Défense Leon Panetta, ont aussi demandé le maintien du blocage d'un décret "mal conçu, mal mis en œuvre et mal expliqué".

Un malaise ressenti jusque dans le camp du président lui-même, d'autant que M. Trump s'est livré à une attaque en règle contre le juge Robart, le qualifiant de "pseudo-juge" et l'accusant de sacrifier la sécurité du pays.Mitch McConnell, le chef de file des républicains au Sénat, a tenté de temporiser en expliquant que la justice faisait son travail et s'est démarqué du décret, dimanche, craignant notamment que sa rédaction trop vague ne laisse la porte ouverte à "un test religieux"."Nous voulons tous empêcher les terroristes de pénétrer aux Etats-Unis, mais nous ne voulons certainement pas que des alliés musulmans qui se sont battus à nos côtés ne puissent se rendre aux Etats-Unis", a-t-il souligné.

AFP

 

Le candidat de droite à la présidentielle, François Fillon, a présenté hier ses "excuses" aux Français pour avoir embauché sa femme comme aide parlementaire tout en défendant la légalité de son travail, face aux soupçons d'emploi fictif qui ont plombé une campagne qu'il entend relancer. Devant plus de 200 journalistes réunis à son Qg de campagne à Paris, l'ex-Premier ministre a assuré que "tous les faits évoqués (étaient) légaux et transparents". Le vainqueur de la primaire de la droite de novembre dernier a malgré tout reconnu une "erreur" et a présenté ses "excuses" aux Français: "il y a des pratiques anciennes dans la vie politique qui ne sont plus acceptables", a-t-il admis.  A moins de trois mois du premier tour du scrutin le 23 avril, l'ancien favori des sondages fait face à une pression croissante depuis des révélations de la presse sur les emplois présumés fictifs de son épouse Penelope et de deux de ses enfants, qu'il a salariés comme attachés parlementaires. Accusant de nouveau ses adversaires politiques de gauche d'être à l'origine des révélations le visant, il a insisté sur les fonctions assumées par son épouse dans sa circonscription: courrier, représentation à des événements locaux, traitement de réclamations des électeurs... Il a aussi promis de publier sur internet son patrimoine et l'ensemble des rémunérations perçues par sa femme.

AFP

Le Maroc, qui vient de faire son retour à l'Union africaine (Ua), ne "reconnaîtra jamais" la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), a déclaré à la presse le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères.s.

"Non seulement le Maroc ne reconnaît pas –et ne reconnaîtra jamais– cette entité fantoche, mais il redoublera d’efforts pour que la petite minorité de pays, notamment africains, qui la reconnaissent encore, fassent évoluer leur position dans le sens de la légalité internationale et des réalités géopolitiques", a affirmé Nasser Bourita dans un entretien, hier, avec le site d'infos en ligne Le Desk.

Le retour du Maroc au sein de l'Ua "ne changera rien dans nos positions immuables concernant la marocanité du Sahara" occidental, a souligné M. Bourita, cheville ouvrière de la diplomatie marocaine. Le Maroc a réintégré l'Ua, lundi dernier, à Addis-Abeba où 39 chefs d'Etat africains sur 54 se sont prononcés en faveur de ce retour. Le Sommet d'Addis-Abeba a donné lieu à une intense bataille diplomatique, les principaux soutiens du Polisario -Algérie et Afrique du Sud en tête- ayant tenté de s'opposer à la réintégration du Maroc. Ces pays "ont tout fait pendant des mois pour contrer notre retour, et ce, jusqu'à la dernière minute", a commenté à l'Afp une source diplomatique haut placée.

"Le Sommet d'Addis-Abeba a été, pour eux, un camouflet, ils rament, aujourd'hui, pour présenter cet échec comme un succès", a ironisé cette source.
Le Polisario et ses alliés affirment que le retour du Maroc au sein de l'Ua vaut une reconnaissance des frontières de la Rasd.
"Il s'agit d'un non sens du point de vue du droit international et de la pratique des Etats", a rétorqué M. Bourita, selon lequel la reconnaissance d'un pays "est un acte libre, éminemment souverain" de la part d'un Etat. "Le fait, pour un Etat, de siéger dans une enceinte internationale en présence d'une entité non reconnue ne peut impliquer une reconnaissance par lui de cette entité", explique-t-il.

"Ainsi, la majeure partie des pays arabes", ou encore l'Iran, qui siègent à l'Onu en présence d'Israël "ne reconnaissent pas" l'Etat hébreu. "Est-ce que l'Algérie reconnaît Israël du seul fait qu'elle siège à l'Onu à ses côtés ?" souligne M. Bourita. "Le problème de la Rasd n'est pas seulement avec le Maroc, mais avec les deux tiers des Etats membres de l'Ua qui ne reconnaissent pas cette entité", a, par ailleurs, ajouté la source diplomatique déjà citée "Cette situation anormale est, aujourd'hui, dévoilée, le retour du Maroc est un défi direct à la présence du Polisario au sein de l'Ua", selon cette source. "Le Maroc continuera de se mobiliser pour délégitimer la Rasd. Il le fera dans le cadre bilatéral, comme il l'a fait jusqu'à présent", a ajouté cette même source, sans autre précision.

AFP

 

A moins de 80 jours de la présidentielle, Marine Le Pen a tenu hier un virulent discours nationaliste vantant "le réveil des peuples", portée par l'arrivée au pouvoir de Donald Trump et le scandale minant son rival de droite.

"L'impossible devient possible. Comme il est possible que des présidents comme Donald Trump non seulement soient élus contre un système coalisé, mais surtout respectent leurs promesses", a lancé la candidate de l'extrême droite à Lyon (centre-est) lors du premier de ses dix meetings de campagne.

"Ce réveil des peuples est historique. Il marque la fin d'un cycle. Le vent de l'histoire a tourné, il nous portera au sommet", a-t-elle poursuivi, promettant de "remettre la France en ordre". "On est chez nous, on est chez nous", ont scandé en écho quelque 3.000 militants dans la salle. La dirigeante du Front national (Fn), 48 ans, est en tête des intentions de vote au premier tour du scrutin le 23 avril, mais donnée battue au second tour le 7 mai. Depuis le "Penelopegate", qui hypothèque la candidature du conservateur de droite, François Fillon, jusque-là considéré comme favori de la course, les sondages pronostiquent désormais un duel entre Marine Le Pen et le centriste Emmanuel Macron.

Forte d'un parti en progression constante à toutes les élections depuis 2011, la candidate mise sur le sentiment de déclassement des Français, confrontés à un chômage de masse, et aux peurs liées à l'immigration, l'Islam et la sécurité dans un pays endeuillé par des attentats jihadistes sans précédent en 2015 et 201 L'attaque, par un homme armé de machettes et criant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe), d'une patrouille militaire, vendredi, au musée du Louvre à Paris, a alimenté son discours sécuritaire et ses critiques sur "la faiblesse d'âme de nos dirigeants contre le fondamentalisme islamiste".

Presqu'au même moment, hier, à Lyon, le candidat de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, revendiquait 12.000 personnes réunies à un meeting, suivi sous la forme d'un hologramme par des milliers d'autres à Paris.

L'"Europe, on la change ou on la quitte !" a clamé le candidat de "La France insoumise", dénonçant les traités européens et "un monde obscène où huit milliardaires possèdent autant que la moitié de l'humanité". Selon les intentions de vote, Jean-Luc Mélenchon ferme le ban des cinq principaux candidats, derrière le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon.

AFP

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