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Actualités Internationales (1448)

Le président Bachar al-Assad a accusé, dans un entretien à l’Afp, les Occidentaux d’avoir «monté toute l’histoire» de l’attaque chimique présumée contre une ville rebelle de Syrie pour préparer, selon lui, le terrain à des frappes américaines contre son armée.

M. Assad, au pouvoir depuis 17 ans et considéré comme un paria par les Occidentaux, a assuré que son régime ne possédait plus d’armes chimiques depuis leur destruction en 2013. Cette interview exclusive, réalisée mercredi dans son bureau au cœur de Damas, est la première accordée par le président syrien depuis l’attaque chimique présumée du 4 avril et les frappes américaines menées trois jours plus tard, les premières contre le régime Assad depuis le début du conflit en Syrie il y a six ans. «Il s’agit, pour nous, d’une fabrication à 100 %», a dit à propos de l’attaque M. Assad qui est apparu souriant et décontracté. «Notre impression est que l’Occident, principalement les États-Unis, est complice des terroristes et qu’il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte» à l’attaque américaine du 7 avril contre une base aérienne dans le centre du pays, a-t-il ajouté.
L’attaque chimique présumée dans la ville de Khan Cheikhoun, dont les images de personnes saisies de convulsions ont choqué le monde, a causé la mort de 87 civils. Et parmi ces dernières, 31 enfants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (Osdh).

«Les seules informations dont dispose le monde jusqu’à présent sont celles publiées par la branche d’Al-Qaïda», a affirmé M. Assad en référence au groupe jihadiste, Fateh al-Cham, qui contrôle Khan Cheikhoun avec les rebelles. «Nous ne savons pas si toutes les photos ou les images vidéos sont vraies ou truquées (...) Nous ne savons pas si ces enfants ont été tués à Khan Cheikhoun, nous ne savons même pas s’ils sont vraiment morts», a-t-il dit. «Et s’il y a eu attaque, qui l’a lancée ?» a encore demandé le président syrien.

M. Assad a démenti toute implication : «Aucun ordre n’a été donné de déclencher une attaque et d’ailleurs, nous ne possédons pas d’armes chimiques». «Il y a plusieurs années, en 2013, nous avons renoncé à tout notre arsenal (...) Et même si nous possédions de telles armes, nous ne les aurions jamais utilisées», a poursuivi le président syrien qui a maintes fois affirmé s’être débarrassé de cet arsenal.

Il a aussi affirmé qu’il voulait une enquête sur ce qui s’est passé à Khan Cheikhoun, mais à condition qu’elle soit «impartiale». «Nous allons œuvrer (avec les Russes), en vue d’une enquête internationale. Mais, elle doit être impartiale», selon lui. «Nous ne pouvons permettre une enquête que si et seulement si elle est impartiale et en nous assurant que des pays impartiaux y prendront part pour être sûrs qu’elle ne sera pas utilisée à des fins politiques».

M. Assad a, en outre, indiqué que la Russie, son allié dans la guerre, n’avait «pas eu le temps d’avertir» son régime de la frappe américaine à venir.

Commentant les frappes américaines sur la base aérienne d’Al-Chaayrate, il en a minimisé l’impact. «Notre puissance de feu, notre capacité à attaquer les terroristes n’a pas été affectée».

AFP

Le gouvernement nigérian «négocie» avec le groupe islamiste Boko Haram pour obtenir la libération des lycéennes de Chibok, enlevées il y a trois ans dans le nord-est du pays, grâce à la médiation de plusieurs pays étrangers, a annoncé, hier, la présidence.

Cette annonce, faite sur les ondes de la Bbc (service haoussa), intervient la veille des commémorations de l’enlèvement de plus de 200 lycéennes à Chibok (nord-est), le 14 avril 2014, qui avait suscité une vague d’indignation internationale. «Le gouvernement travaille à la libération des écolières de Chibok et de tous les Nigérians enlevés par les terroristes» en ayant recours à «tous les moyens possibles», a affirmé un porte-parole de la présidence nigériane, Garba Shehu, lors d’une interview à la Bbc. «L’opération militaire suit son cours pour débarrasser le nord-est des terroristes toujours présents, en particulier dans la forêt de Sambisa. En même temps, des discussions sont en cours (...) pour libérer d’autres écolières, en plus de celles déjà libérées», a-t-il dit.

«Ces discussions se déroulent avec l’aide de certains pays», a ajouté M. Shehu, citant notamment le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) et le gouvernement suisse qui avaient déjà participé aux négociations pour la libération d’une vingtaine de lycéennes l’an dernier.

Le porte-parole a également indiqué que «d’autres pays» participaient aux discussions, sans les nommer. «Les négociations comme celle-ci sont si difficiles, complexes et sinueuses que la précipitation peut ne pas aboutir au résultat escompté. Cela nécessite de la persévérance et de la patience», a-t-il ajouté, indiquant que les autorités n’avaient pas localisé les jeunes filles. Sur les 276 écolières âgées de 12 à 17 ans et enlevées par le groupe jihadiste nigérian en avril 2014, 57 étaient parvenues à s’échapper juste après le rapt.

En octobre 2016, une vingtaine de jeunes filles avaient été libérées à la suite de négociations entre Boko Haram et le gouvernement. Mais, 195 sont toujours portées disparues, certaines ayant eu des enfants en captivité.

AFP

Le Conseil de sécurité de l’Onu a décidé, hier, de mettre fin à treize ans de présence des Casques bleus en Haïti, pour les remplacer par une force de police plus restreinte.

La résolution, adoptée à l’unanimité par le Conseil, prévoit la fin de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), d’ici au 15 octobre.
Cette décision va permettre à l’administration américaine de Donald Trump de réduire, comme elle le souhaite, ses financements des opérations de maintien de la paix des Nations unies.
Le Conseil a convenu de retirer progressivement les 2.360 soldats de la Minustah au cours des six prochains mois.
La Minustah sera remplacée par une nouvelle force de police chargée de former les forces haïtiennes, baptisée Mission des Nations unies pour le soutien de la justice en Haïti (Minujusth). Cette nouvelle mission onusienne disposera de sept unités d’environ 1.275 policiers au total. Cette force de police est également destinée à être graduellement réduite, sur deux ans, à mesure que la police haïtienne sera formée. La Minustah avait été déployée, en 2004, après le départ du président Jean-Bertrand Aristide pour aider à endiguer la violence dans cette nation pauvre des Caraïbes, mais elle n’a jamais su gagner la confiance des Haïtiens.

Avec un budget annuel de 346 millions de dollars, la Minustah ne figure pas parmi les opérations de maintien de la paix les plus coûteuses de l’Onu, mais sa fermeture marque un changement d’orientation vers des missions plus petites. L’ambassadeur britannique à l’Onu Matthew Rycroft a dit s’attendre à davantage de coupes budgétaires et de fermetures de mission dans les opérations de maintien de la paix de l’Onu.

«Les Casques bleus font un travail fantastique, mais ils sont très chers et ne devraient être utilisés que lorsque cela est nécessaire. Nous soutenons donc fermement la fin de cette mission (...) et nous allons voir cela se répéter», a prédit M.Rycroft devant les journalistes avant le vote. L’ambassadrice des États-Unis, Nikki Haley, a lancé un réexamen de toutes les missions de maintien de la paix afin de trouver les moyens de réduire les coûts et d’améliorer ces opérations, souvent entachées par des scandales d’abus sexuels et de corruption.  

AFP

L’opposition sud-africaine a réussi, hier, une nouvelle démonstration de force en faisant descendre ses troupes dans les rues de Pretoria pour exiger la démission du président Jacob Zuma, avant un nouveau vote de défiance au Parlement.

Quelques jours après une première vague de manifestations d’ampleur dans plusieurs villes du pays, des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de la capitale aux cris de «Zuma doit partir», jusqu’au siège du gouvernement.

Englué depuis des mois dans une litanie d’affaires de corruption, le chef de l’État est secoué par une nouvelle tempête politique depuis le remaniement ministériel qu’il a ordonné le 30 mars. Le limogeage du ministre des Finances, Pravin Gordhan, qui s’opposait à lui au nom de la transparence de la gestion des deniers publics, a provoqué la colère de l’opposition et une dégradation de la note financière de l’Afrique du Sud.

Constituée pour l’essentiel de militants de l’Alliance démocratique (Da) et des Combattants économiques de la liberté (Eff), les deux principaux partis hostiles au Congrès national africain (Anc) au pouvoir, la marche d’hier s’est déroulée sans incident.

Dans la foule, de nombreux manifestants arboraient des pancartes «Hamba Tsotsi» («Dégage, voleur»), allusion à ses relations avec les Gupta, une sulfureuse famille d’hommes d’affaires.
«Zuma doit partir, il a vendu le pays. Je ne veux plus le voir», a lancé à l’Afp une militante des Eff, Mavis Madisha. «Il y en assez de ce pillage», a ajouté un autre, Mthunzi Nxumalo.

Vendredi, des dizaines de milliers de personnes avaient déjà défilé dans plusieurs villes du pays contre le chef de l’État.
La Da et les Eff ont également déposé au Parlement une nouvelle motion de défiance contre le chef de l’État.

M. Zuma avait balayé d’un revers de main les protestations, qu’il a qualifiées de «racistes» même si toutes les ethnies, confessions et cultures du pays y étaient représentées. «Si s’opposer à Zuma, c’est être raciste, alors nous sommes racistes», lui a rétorqué, hier, Julius Malema.

Non seulement ce remaniement ordonné par le chef de l’État a suscité la colère de l’opposition, mais il a aussi provoqué une crise ouverte au sein de l’Anc.
Plusieurs de ses responsables, le vice-président, Cyril Ramaphosa, en tête, ont dénoncé la décision du président de démettre Pravin Gordhan, mais sont depuis rentrés dans le rang.
L’Anc, qui dispose d’une confortable majorité de 249 sièges sur 400 au Parlement, a promis de rejeter comme un seul homme la motion de défiance de l’opposition, prévue le 18 avril.

Ce vote pourrait toutefois être retardé en raison d’une querelle juridique autour d’un possible vote à bulletins secrets dont pourraient profiter les rivaux de Jacob Zuma au sein de l’Anc pour joindre leurs voix à celles de l’opposition.

AFP

Enseignants et agents de l’Université publique du Congo ont entamé, hier, trois journées «université morte», notamment pour des revendications salariales, selon un communiqué publié par leur intersyndicale.

«Le collège intersyndical décide de l’observation de trois journées université morte, les 12, 13 et 14 avril, pour marquer l’indignation de la communauté universitaire face au traitement dont elle est l’objet de la part de la tutelle», indique la déclaration. Selon un journaliste de l’Afp, aucun cours n’a été dispensé, mercredi, dans les onze établissements que compte l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, la seule université publique du Congo, fondée en 1971 et qui a pris - à sa mort - le nom du président socialiste qui dirigea le Congo de 1968 à son assassinat en 1977. Les administrations de l’université sont restées également fermées, a constaté ce journaliste.

Les syndicats dénoncent notamment le décalage de dates de paiement des salaires des agents de l’université avec ceux de la fonction publique et le retard dans l’exécution du budget de fonctionnement de l’institution qui s’élève officiellement à 900 millions de FCfa (plus de 1,3 million d’euros) par trimestre.

En outre, le personnel enseignant déplore «le non paiement des heures complémentaires» - au-delà des heures statutaires de cours - et le personnel non enseignant réclame le paiement des «heures supplémentaires» effectuées particulièrement pendant la surveillance des examens.

«Nous n’avons pas voulu observer une grève générale illimitée. Nous ne voulons pas pénaliser les étudiants. Notre mouvement est l’expression d’une indignation pour attirer l’attention des autorités face aux problèmes récurrents que connaît notre université», a expliqué à l’Afp Jacques Moussiéssié, du Syndicat des enseignants du supérieur (Synesup).

AFP

Deux ans après les révélations sur des abus sexuels perpétrés par des soldats français et africains en Centrafrique, l’Onu n’a pas avancé face à ce fléau qui touche plusieurs missions de maintien de la paix, ont dénoncé, hier, l’ex-juge canadienne Marie Deschamps et des associations.

«Je sais qu’il y a des discussions, notamment pour créer un fonds pour les victimes ou instaurer des cours martiales» sur les lieux-mêmes des sévices, afin d’accélérer les enquêtes sur les allégations, a indiqué Mme Deschamps, à l’origine d’un rapport de décembre 2015 qui stigmatisait «l’échec flagrant» de l’Onu face aux accusations d’abus sexuels en Centrafrique.

Même si le nouveau secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a promis de faire des victimes de tels sévices une priorité, «on ne voit pas de développements concrets, pas de pression qui est mise, il n’y a rien qui se passe», a estimé Mme Deschamps lors d’une conférence de presse à New York. Intervenant aux côtés de responsables de la campagne Code Blue qui lutte contre l’impunité de ce type de crimes, Mme Deschamps a cité, comme témoin de l’immobilisme de l’Onu, un documentaire de la télévision publique suédoise qui affirme avoir retrouvé récemment à Bangui des enfants victimes d’abus sexuels commis par des soldats français en 2013-2014.

Certains étaient livrés à eux-mêmes alors que l’Unicef affirme qu’ils bénéficient tous de son aide, selon les auteurs du film.  
Mme Deschamps, ex-juge de la Cour suprême canadienne, a rappelé les recommandations formulées dans son rapport, préconisant notamment la constitution de tribunaux ad hoc pour enquêter immédiatement sur place en cas d’allégations d’abus sexuels. Cela permettrait de réunir plus de preuves pour condamner les coupables, a-t-elle souligné.

Témoin de la difficulté à recueillir des preuves suffisantes, le parquet de Paris a requis, fin mars, un non-lieu dans l’enquête sur les accusations d’abus sexuels commis en 2013-2014 portées contre les soldats de la force Sangaris, intervenue dans cette ancienne colonie française avec l’autorisation de l’Onu. Il a estimé que les éléments recueillis et «la variation des témoignages ne permettent pas d’établir des faits circonstanciés et étayés à l’encontre des militaires» mis en cause, avait alors expliqué une source proche du dossier.

AFP

Une dizaine de militaires tchadiens en état d’arrestation ont été tués, dans la nuit de mardi à mercredi, dans l’attaque de leur convoi, par des inconnus, au cours de leur transfert vers une prison du nord du pays, a-t-on appris de source sécuritaire.

«La justice convoyait des prisonniers en attente de jugement et d’autres déjà jugés pour la prison de haute sécurité de Korotoro», a expliqué à l’Afp, sous le couvert de l’anonymat, cette source, ajoutant : «Le convoi a été attaqué à 60 km (au nord) de N’Djamena par des hommes à bord de grosses cylindrées sans plaque» d’immatriculation.
«Les assaillants ont fait débarquer les prisonniers, ils les ont triés avant de les cribler de balles», a ajouté la source qui a évoqué un possible règlement de comptes entre soldats. «Ces prisonniers tués sont tous des militaires dont un officier supérieur de l’armée», selon cette même source.
Cette attaque a été confirmée par le procureur général près la Cour d’appel de N’Djamena, Mahouli Bruno. «Un tel acte ne saurait rester impuni. Une enquête judiciaire est ouverte par le parquet pour identifier les auteurs, en vue de répondre de leur actes», a indiqué à la presse le magistrat, sans autre précision sur les circonstances. «Une recherche à été lancée non seulement pour retrouver les assaillants en fuite mais également les prisonniers en fuite», a assuré le procureur général. Selon une source judiciaire, quelque 80 détenus qui se trouvaient dans le convoi se sont évadés après l’attaque.

AFP

De plus en plus contesté en Afrique du Sud, décrié jusque dans son parti, le Congrès national africain (Anc), lâché par la Cosatu, puissante confédération des syndicats sud-africains, le président Jacob Zuma n’a cependant aucune intention de démissionner. C’est pourtant ce que lui ont demandé des dizaines de milliers de manifestants, descendus dans les  rues des grandes villes du pays, à l’appel du principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (Da), avec comme slogan « Stop à la corruption ». Laquelle opposition a déposé contre Zuma une motion de censure qui doit être votée au Parlement le 18 avril.

Les ennuis continuent de s’accumuler pour le chef de l’État sud-africain. Pour faire taire les voix dissidentes de son gouvernement et créer un écran de fumée, Zuma a ainsi procédé à un remaniement la semaine dernière. Près de 20 ministres et ministres délégués ont été remplacés. Le fait significatif de ce remaniement a été le limogeage du ministre des Finances, Pravin Gordhan, qui jouissait de la confiance des marchés en raison de son orthodoxie budgétaire. La conséquence immédiate a été une réaction de ces mêmes marchés. Deux agences de notation financière, Standard and Poor’s et Fitch, ont aussitôt dégradé la note de l’Afrique du Sud, estimant que la mise à l’écart de Gordhan et l’incertitude politique actuelle créaient un risque de dérapage de la situation budgétaire du pays.

Au sein de l’Anc, très divisé entre pro et anti-Zuma, les anciens compagnons de la lutte anti-apartheid de Nelson Mandela et des membres du gouvernement se montrent inquiets de la fuite des électeurs après la défaite cuisante du parti aux municipales de 2016, une première depuis son arrivée au pouvoir en 1994. Le parti historique est divisé en plusieurs factions qui s’affrontent dans la perspective du congrès de décembre prochain qui devra élire les nouveaux dirigeants avant les élections générales de 2019. Jacob Zuma ne peut certes pas se présenter à un troisième mandat, mais son refus de démissionner, en dépit de son isolement et des nombreux scandales auxquels il est mêlé, peut mener l’Anc au naufrage aux prochaines élections.

Toutefois, les chances pour que cette motion aboutisse sont minimes, car il faudrait au minimum qu’un cinquième des 249 députés de l’Anc la soutienne. C’est-à-dire que 50 députés de l’Anc (sur 249 au sein d’une assemblée de 400 députés) votent en sa faveur pour qu’elle triomphe. Un objectif pour le moment peu réaliste. Après le tollé provoqué par le limogeage du ministre des Finances et la fronde qui a suivi, y compris dans son propre parti, l’Anc a calmé le jeu lors d’une conférence de presse le 5 avril 2017. La réaction officielle de l’Anc était très attendue. Le secrétaire général du parti au pouvoir apportant son soutien au chef de l’État. Apparemment, la contestation en interne a été reprise en main. Le président Jacob Zuma semble à nouveau y avoir survécu. Mais jusqu’à quand ?

Par Dié Maty FALL

Une juriste gambienne, Mariam Jack Denton, a été élue, hier, présidente de l’Assemblée nationale issue du premier scrutin depuis le départ de Yahya Jammeh, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant plus de 22 ans.

Ni Mme Denton, ni le vice-président du Parlement, Momodo Sanneh, tous deux membres du Parti démocratique unifié (Udp), principale formation d’opposition sous Yahya Jammeh et vainqueur des élections législatives du 6 avril, ne font partie des 53 députés élus. Ils sont issus du contingent de cinq députés nommés par le chef de l’État, Adama Barrow. Les 58 députés du Parlement monocaméral ont prêté serment devant le président de la Cour suprême, le juge Hassan Abubacarr Jallow. Mme Denton s’est engagée à exercer ses fonctions «avec l’impartialité attendue du poste de président du Parlement et à en préserver la dignité».

En 2006, accusée de dissimulation de trahison à la suite d’une tentative de coup d’État, elle avait purgé trois mois de détention, mais les poursuites avaient été abandonnées ultérieurement. Sur les cinq députés nommés, M. Barrow a désigné trois femmes, doublant la représentation féminine au Parlement, puisque seules trois candidates ont été élues.

Outre Mme Denton, les deux autres femmes nommées sont Mme Ndey Yassin Secka, employée de la radiotélévision d’État Grts, et Mme Kumba Jaiteh, une responsable de la Commission de la concurrence et de la protection des consommateurs.
Adama Barrow appartenait à l’Udp avant d’en démissionner pour représenter une large coalition contre Yahya Jammeh à l’élection présidentielle du 1er décembre 2016 dont les partis membres se présentaient séparément aux législatives. L’Udp détient une majorité absolue au Parlement, ayant obtenu 31 des 53 sièges à pourvoir, sans compter les députés nommés.

Le parti de M. Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (Aprc), n’a conservé que cinq sièges. Le Congrès démocratique de Gambie (Gdc) de Mama Kandeh, arrivé en troisième position à l’élection présidentielle, loin derrière MM. Barrow et Jammeh, a obtenu également cinq sièges. D’autres partis de la coalition se partagent 11 des 12 sièges restants, le dernier revenant à un candidat indépendant.

AFP

L’ancien président sud-africain Thabo Mbeki a demandé, hier, aux députés du Congrès national africain au pouvoir d’agir dans l’intérêt «du peuple» et non «du parti», à une semaine d’un vote de défiance au Parlement contre Jacob Zuma, l’actuel chef de l’État.

«Nos députés siègent au Parlement comme des représentants du peuple (...) pas comme la voix du parti politique auquel ils appartiennent», écrit l’ex-chef de l’État dans une tribune publiée dans le quotidien The Star.  «La controverse actuelle a, peut-être, obligé enfin notre pays à mieux définir la relation constitutionnelle et morale entre le peuple et ses élus», a-t-il ajouté. Jacob Zuma, embourbé depuis des mois dans de nombreux scandales, traverse une nouvelle tempête politique depuis fin mars, après un remaniement ministériel controversé. En nommant dix ministres et autant de vice-ministres, considérés pour la plupart comme ses fidèles, et en évinçant le respecté Pravin Gordhan aux Finances, il a amorcé un début de crise politique en Afrique du Sud.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté, vendredi dernier, dans les rues des principales villes du pays pour réclamer le départ de M. Zuma. L’opposition a, elle, demandé l’organisation d’un vote de défiance devant le Parlement, le 18 avril, contre le chef de l’État.

Mais, pour réussir, elle doit obtenir la majorité des voix et donc, compter sur des députés Anc qui possèdent une confortable marge de manœuvre au sein du Parlement avec 249 élus sur 400. Plusieurs voix se sont élevées au sein de l’Anc, avant de finalement rentrer dans le rang, la semaine dernière, lorsque le parti a donné la consigne de voter en bloc contre la motion de défiance.

Thabo Mbeki, successeur de Nelson Mandela à la tête de l’Afrique du Sud en 1999, avait lui-même été lâché par l’Anc qui l’avait poussé à démissionner en 2008.
Jacob Zuma qui fêtera ses 75 ans aujourd’hui doit quitter le pouvoir au terme de son second mandat, en 2019.

AFP

Quelque sept millions de personnes «risquent de souffrir gravement de la faim» dans la région du bassin du lac Tchad, a prévenu, hier, le directeur général de la Fao, qui appelle la communauté internationale «à agir de manière urgente».

«La crise qui sévit dans la région du bassin du lac Tchad, déchirée par les conflits, a pour cause des décennies de négligence, une absence de développement rural et les effets du changement climatique», explique, dans un communiqué, José Graziano da Silva, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). «Le seul moyen de garantir une solution durable serait de faire face à ces questions en investissant notamment dans l’agriculture durable», précise M. Graziano da Silva. De retour d’une visite dans certaines des zones les plus affectées du Tchad et du nord-est du Nigeria, il estime qu’il «ne s’agit pas seulement d’une crise humanitaire, mais également d’une crise écologique». Sept millions de personnes «risquent de souffrir gravement de la faim dans la région du bassin du lac Tchad qui comprend des parties du Cameroun, du Tchad, du Niger et du nord-est du Nigeria. Dans ce dernier cas, environ 50.000 personnes sont confrontées à la famine», prévient-il.

La Fao souligne que, depuis 1963, le lac Tchad a perdu près de 90 % de sa masse d’eau, provoquant ainsi des conséquences dévastatrices sur la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des populations qui dépendent de la pêche et d’activités agricoles basées sur l’irrigation pour leur survie.

AFP

Le chef de l’opposition zambienne, Hakainde Hichilema, qui refuse toujours de reconnaître sa défaite à la présidentielle d’août dernier a été arrêté par la police et accusé de trahison pour avoir perturbé, dimanche, le convoi du chef de l’État, Edgar Lungu. «Il est détenu, accusé d’avoir commis des actes de trahison sur la route de Limulunga», dans l’ouest du pays, a expliqué Jack Mwiimbu, son avocat. Une photo, relayée par plusieurs médias zambiens, montre la voiture de l’escorte de M. Hichilema se placer à la hauteur de celle du président Edgar Lungu, à l’occasion d’un déplacement dans l’ouest, dimanche. «Hichilema est accusé de ne pas avoir laissé passer le convoi, car il ne reconnaît pas la légitimité du  président», explique à l’Afp Neo Simutanyi, un analyste politique indépendant.
Battu pour la cinquième fois à l’élection présidentielle, en août, Hakainde Hichilema, surnommé «HH», refuse toujours de reconnaître son rival comme chef de l’État. Devancé de seulement 100.000 voix (2,5 %), il avait contesté les résultats pour fraude, mais la Cour constitutionnelle avait finalement validé la réélection de M. Lungu, au pouvoir depuis 2015.

AFP

L’ex-président burkinabè Blaise Compaoré, qui vit en exil en Côte d’Ivoire, et les ministres de son dernier gouvernement seront jugés, le 27 avril, pour leur implication présumée dans la répression de l’insurrection populaire d’octobre 2014 qui avait conduit à la chute du régime, a annoncé, hier, la Haute Cour de justice.

«La Haute Cour de justice va statuer sur le dossier de l’insurrection populaire, le jeudi 27 avril (…) dans la salle d’audience du Tribunal de grande instance de Ouagadougou», précise un communiqué du Parquet général transmis à l’Afp.
Les membres du dernier gouvernement du Premier ministre Beyon Luc Adolphe Tiao, y compris l’ancien président Blaise Compaoré, qui était aussi ministre de la Défense, sont poursuivis pour «complicité d’homicide volontaire» et «coups et blessures volontaires».
La justice reproche aux ministres «leur participation au Conseil extraordinaire des ministres du 29 octobre 2014 au cours duquel ils ont décidé de (faire appel à) l’armée pour réprimer les manifestants» contre la modification de la Constitution. «Au cours de ce Conseil des ministres, il a  été décidé de prendre une réquisition complémentaire spéciale faisant appel à l’armée pour maintenir l’ordre avec usage d’armes à feu», avait expliqué le parquet en février. Parmi les 34 membres du dernier gouvernement, deux anciens ministres  — Clothilde Ky (déléguée au Budget) et Yacouba Ouédraogo (Sport) —, qui n’avaient pas participé à ce Conseil des ministres, ont bénéficié de non-lieu.

Les autres ministres ont été inculpés, mais bénéficient de liberté provisoire avec interdiction de quitter le pays. Tous risquent la peine de mort.

Au total, 33 personnes ont été tuées lors de ces manifestations, selon des sources officielles. Toutefois, le gouvernement déchu de Compaoré est poursuivi pour complicité présumée d’assassinat de «sept manifestants» à Ouagadougou et pour «82» personnes blessées. Après 27 ans au pouvoir, Blaise Compaoré avait tenté de modifier la Constitution en 2013 pour briguer un cinquième mandat. Cette tentative avait marqué le début du soulèvement populaire, fatal à son régime.

AFP

Au moins 10 personnes ont péri lors du naufrage dans l’archipel des Bijagos, en Guinée-Bissau, d’une pirogue transportant 45 passagers qui a chaviré, dimanche, en raison du mauvais temps, a-t-on appris, hier, auprès de la police maritime.

Dix-huit personnes ont été secourues, tandis que les autres sont portées disparues et les recherches se poursuivent, ont rapporté des témoins joints au téléphone par l’Afp à Bubaque, la principale ville de cet archipel qui compte 88 îles. Les victimes dont une femme enceinte et son bébé sont toutes des habitants d’un même village de l’île de Manek qui se rendaient dans leurs champs situés sur une île voisine. Elle ont été surprises par un vent fort, a précisé un officier de la police maritime de Bubaque.  «La mer était très agitée et la pirogue surchargée, sans conditions particulières de sécurité», a affirmé cet officier sous le couvert de l’anonymat. «Nous avons tenté autant que faire se peut, avec l’aide des pêcheurs, de venir au secours des naufragés», a affirmé la même source.
La pirogue étant le moyen de déplacement des populations dans cette partie de la Guinée-Bissau, les accidents y sont fréquents en période de grand vent.

AFP

Une dizaine de militants de la société civile tchadienne appartenant au mouvement Iyina («on est fatigué» en arabe dialectal tchadien), ont été arrêtés, hier, à N’Djamena, en marge d’une manifestation contre le président Idriss Déby Itno, a-t-on appris de source policière.

«Une dizaine (de militants) ont été arrêtés dans l’enceinte de la bourse de travail par la police anti-émeutes», a indiqué à l’Afp le porte-parole de la police, Paul Manga, précisant qu’»ils étaient habillés en rouge, conformément à leur mot d’ordre pour manifester contre la gouvernance de Déby».  Le mouvement citoyen Iyina avait appelé à manifester contre le pouvoir en place à l’occasion de l’anniversaire du premier tour de l’élection présidentielle d’avril 2016, qui avait abouti à la réélection à plus de 60 % du président Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990.   «Ils ont été interdits de manifester. Malgré cela, ils ont décidé de perturber (...) et donc, ils ont été arrêtés», a expliqué le porte-parole de la police, ajoutant que les militants «sont en ce moment entendus par la police judiciaire». Le 6 avril, le porte-parole d’Iyina et coordinateur au Tchad de la campagne internationale «Tournons la page» pour la démocratie en Afrique, Nadjo Kaina, a été arrêté, à N’Djamena, par des agents de l’Agence nationale de la sécurité (Ans).

AFP

La Maison Blanche a prévenu, hier, le régime syrien qu’un nouveau recours à des armes chimiques pourrait entraîner des représailles de la part de l’armée américaine.

«Si vous gazez un bébé ou lâchez un baril d’explosifs sur une personne innocente, vous verrez une réaction de la part de ce président», a affirmé Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche, lors d’une conférence de presse, incluant, pour la première fois, l’usage de barils d’explosifs.
Mais, il n’a pas précisé s’il évoquait tous les types de barils d’explosifs ou simplement ceux contenant du chlore.
M. Spicer a également insisté sur le départ nécessaire de Bachar al-Assad : «On ne peut imaginer une Syrie stable et en paix avec Assad aux commandes».

L’ambassadrice américaine à l’Onu, Nikki Haley, avait déclaré, dimanche, qu’»il n’existe aucune option où une solution politique pourrait intervenir avec Assad à la tête du régime». Le président américain Donald Trump a ordonné à l’armée américaine de mener, la semaine dernière, des frappes contre la base aérienne d’Al-Chaayrate, dans la province centrale de Homs. Selon les services américains de renseignement, elle a servi de point de départ au bombardement syrien utilisant un gaz contenant des agents neurotoxiques sur Khan Cheikhoun (nord-ouest). L’attaque de cette localité rebelle a fait 87 morts le 4 avril.

Le gouvernement syrien a nié avoir mené cette attaque chimique, soulignant avoir ratifié, en 2013, la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Il est supposé avoir démantelé ses stocks d’armes chimiques dans le cadre de cet accord américano-russe, mais il a, depuis, été accusé à plusieurs reprises d’en avoir utilisé.

AFP

Un attentat à la bombe a fait au moins 15 morts, hier, dans une église de la ville de Tanta, à 120 km au nord du Caire, trois semaines avant la visite du pape en Égypte, selon l’Église copte d’Égypte.

L’explosion a également fait plus d’une quarantaine de blessés selon les médias d’État, au moment où la communauté chrétienne s’apprête à célébrer la semaine sainte qui commence, ce dimanche, avec la fête des Rameaux. Un responsable du service des urgences de l’hôpital universitaire de Tanta, où ont été transférées les victimes, a affirmé à l’Afp qu’il y avait plus de 13 morts. Le bilan a ensuite été porté à 15 morts par l’Église copte. L’explosion a eu lieu peu avant 10H00 dans l’église Mar Girgis de Tanta, dans le delta du Nil, selon la télévision d’État.

Parlant au téléphone à la télévision Nile news, le gouverneur de Gharbiya, le général Ahmad Deif, a affirmé que l’explosion avait eu lieu à l’intérieur de l’église». Il a dit que les services de sécurité avaient ratissé la zone de l’église pour s’assurer qu’il n’y avait pas d’autres engins explosifs à proximité.

Selon lui, il n’y a pas encore d’informations sur la nature de l’attentat. «Soit une bombe a été placée dedans, soit quelqu’un s’est fait exploser», a-t-il indiqué.

Cet attentat intervient avant une visite du pape François, prévue les 28 et 29 avril, en Égypte, alors que la branche locale du groupe jihadiste État islamique a appelé à viser des chrétiens. L’Ei avait revendiqué l’attentat-suicide qui, le 11 décembre, avait tué 29 personnes en pleine célébration dans l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, contigüe de la cathédrale copte Saint-Marc, au Caire.

Cet attentat avait été mené par un kamikaze qui a fait exploser une ceinture explosive. En le revendiquant, l’Ei avait affirmé sa détermination à continuer les attaques contre «tout infidèle ou apostat en Égypte et partout».
La communauté copte n’avait pas connu d’attentat aussi meurtrier depuis l’attaque-suicide ayant fait plus d’une vingtaine de morts le 1er janvier 2011, à la sortie d’une église à Alexandrie, dans le nord de l’Égypte.

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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a nommé chef du gouvernement son actuel ministre de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga, en remplacement de Modibo Keïta, en poste depuis janvier 2015, selon un décret du chef de l’État publié samedi soir.

«Le président de la République a nommé Abdoulaye Idrissa Maïga Premier ministre, après avoir reçu la démission de Modibo Keïta», a déclaré à la presse Soumeylou Boubeye Maïga, secrétaire général de la présidence. Âgé de 59 ans, le nouveau Premier ministre est vice-président du parti au pouvoir, le Rassemblement pour le Mali (Rpm), et originaire de Gao, principale ville du nord du pays. Ingénieur de formation, il fut directeur de campagne de M. Keïta lors de l’élection présidentielle de 2013.

Selon son entourage, il rencontrera plusieurs partis politiques, essentiellement ceux de la majorité, pour la formation d’un nouveau gouvernement. «Le président a voulu donner un nouveau souffle à son quinquennat. Il a aussi voulu tenir compte du fait majoritaire en nommant, pour la premières fois, à ce poste un responsable de son parti», a indiqué à l’Afp un conseiller du chef de l’État sous le couvert de l’anonymat. Le mandat du président malien s’achèvera en 2018. Ce changement de gouvernement intervient alors que le climat social est tendu, en particulier dans le secteur de la Santé où les hôpitaux publics sont en grève depuis un mois pour des revendications salariales et d’intégration de travailleurs contractuels dans la fonction publique. Abdoulaye Idrissa Maïga est le quatrième Premier ministre du président Keïta, après Oumar Tatam Ly (septembre 2013-mars 2014), Moussa Mara (avril 2014-janvier 2015) et Modibo Keïta.

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Passé d’isolationniste à interventionniste en quelques heures, Donald Trump a surpris le monde entier en lançant 59 missiles sur une base syrienne, après une attaque chimique présumée par l’armée de Bashar al-Assad qui a fait 86 victimes, dont 27 enfants. Un revirement brutal et imprévisible, à l’image du président américain. Contrairement à Trump, le président russe Vladimir Poutine est heureusement plus prévisible en matière de géopolitique. Allié indéfectible de la Syrie, la réaction de Poutine est attendue, même si on n’ose pas imaginer qu’elle sera militaire, en vue de répondre à l’affront et de rétablir l’équilibre diplomatique. La Russie, qui est le principal soutien du régime syrien avec l’Iran, juge l’intervention américaine d’ « agression contre un État souverain »  et a menacé les États-Unis de « conséquences négatives ». Ce qui est en jeu, en ce moment où les quinze pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies sont réunis d’urgence, à la demande de la Bolivie qui a estimé que le lancement d’une soixantaine de missiles américains contre une base aérienne en Syrie constituait une violation des lois internationales, c’est le risque d’escalade entre les États-Unis et la Russie, l’assurance de représailles réciproques et la crainte du déclenchement d’une troisième guerre mondiale.

En 2013, le magnat de l’immobilier, Donald Trump, était catégorique. Alors que le régime syrien est suspecté d’être l’auteur d’une attaque chimique dans la banlieue de Damas, il estime, sur son compte Twitter, qu’il faut  «rester en dehors de la Syrie» et demande au président Obama de ne pas attaquer ce pays, car « il n’y a aucun avantage » à le faire. A l’automne 2014, les premières frappes en Syrie de la coalition arabo-occidentale donnent l’occasion à Trump de réitérer ses critiques contre l’intervention américaine. Toujours sur Twitter, il s’interrogeait sur « ce qui ne va pas avec Washington ? Nous avons des millions de chômeurs dans notre pays et nous dépensons des millions de dollars pour armer des rebelles syriens ? » Puis, en 2015, il brandit la nécessité de construire « un grand et beau mur » contre les réfugiés, qu’il assimile à des terroristes de Daesh. Opposé à Hillary Clinton durant la campagne présidentielle, Trump s’était présenté comme le candidat non-interventionniste. Et lors du premier débat entre la démocrate et le républicain, Trump déclarait : «Je veux bien aider tous nos alliés, mais nous perdons des milliards et des milliards de dollars. Nous ne pouvons pas être les gendarmes du monde, nous ne pouvons pas protéger les pays partout dans le monde quand ils ne nous paient pas ce qu’il faut ». Plus tard au cours de la même campagne, Trump déclarait que la priorité devait être la lutte contre Daesh et non pas la Syrie. Parce qu’il estimait qu’une intervention dans ce pays provoquerait une troisième guerre mondiale avec la Russie.

Tout le monde était loin d’imaginer que quelques mois plus tard, le milliardaire ferait tout le contraire. Rien ne laissait donc présager qu’une fois élu Trump serait capable d’attaquer militairement la Syrie. Mais, le 4 avril dernier, une attaque chimique, imputée au régime du dictateur, la deuxième la plus meurtrière depuis le début du conflit, provoque un énorme impact sur Trump et son attitude change nettement. Le président américain fait alors part de son indignation lors d’une conférence de presse. Il affirme que «c’est un terrible affront pour l’humanité » et que « ces actes odieux ne peuvent pas être tolérés». Toutefois, il n’évoque pas directement une attaque contre la Syrie, expliquant que sur les questions militaires, il n’aime pas dire où il allait et ce qu’il faisait.

Quelques heures plus tard, le monde entier apprenait que 59 missiles américains avait été tirés par deux navires américains en Méditerranée sur la base aérienne d’Al Chaayrate, au centre du pays. La menace a rapidement été mise à exécution et l’option diplomatique et politique venaient de passer au second plan.  Comment comprendre la volte-face du président américain et le bombardement en Syrie ? Qui a intérêt à ce bombardement ?

L’isolationnisme du candidat Trump était-il seulement électoraliste, parce que 57 % des citoyens américains se déclaraient favorables à ce que les États-Unis s’occupent moins des affaires des autres pays et davantage de leurs propres problèmes ? La politique des Usa n’est pas décidée par le seul président. Les stratèges de la Maison Blanche sont divisés sur la marche à tenir et on sent un certain tâtonnement fait de revirements. Des forces supérieures, des multinationales dominantes cherchent la parade au déclin des États-Unis. Et à présent, l’establishment Us déclenche une pression énorme pour que Trump rentre dans le rang et rejoigne les va-t-en-guerre. Les marchands d’armes se réjouissent des bruits de botte et pressent les pays européens de doubler leurs dépenses militaires au détriment des budgets sociaux. La guerre, en effet, ça rapporte !

Le principal parti d’opposition au régime autoritaire de Yahya Jammeh a obtenu la majorité absolue aux élections législatives en Gambie, premier scrutin depuis le départ en exil de l’ex-président dont la formation contrôlait le Parlement depuis 20 ans. Le Parti démocratique unifié (Udp) a remporté 31 des 53 sièges à pourvoir lors du scrutin de jeudi, a annoncé, hier matin, le président de la Commission électorale (Iec), Alieu Momar Njie, proclamant les «résultats définitifs». Le parti de M. Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (Aprc), qui détenait une majorité écrasante dans l’Assemblée sortante et avait présenté des candidats dans 29 circonscriptions, ne conserve que 5 sièges. Cinq des 58 députés du Parlement monocaméral doivent encore être désignés par le chef de l’État Adama Barrow, vainqueur, sous les couleurs d’une large coalition, de l’élection présidentielle du 1er décembre face à Yahya Jammeh. La nette victoire de l’Udp - 31 élus sur ses 44 candidats - devrait donner une importante marge de manœuvre à M. Barrow pour appliquer son programme de réformes.

Adama Barrow appartenait à l’Udp avant d’en démissionner pour représenter la coalition contre Yahya Jammeh dont les partis membres se présentaient séparément aux législatives. «Avec le président Barrow, nous sommes sur la même longueur d’ondes»,  déclaré à l’Afp le chef de l’Udp, Ousainou Darboe, ministre des Affaires étrangères et opposant historique à Yahya Jammeh.                                  

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Plusieurs personnes ont été tuées, hier, dans un attentat à Stockholm, lorsqu’un camion a fauché des passants en plein centre-ville, ont annoncé les services de sécurité suédois (Säpo).

L’Europe a été frappée, ces dernières années, par de nombreux attentats dont certains au camion bélier, la plupart revendiqués par des groupes jihadistes. Cette fois, le camion, qui avait été volé, selon l’entreprise propriétaire, a foncé, peu avant 13H00 Gmt, sur les piétons le long de la rue piétonne la plus fréquentée de la capitale, Drottninggatan. Il a fini sa course dans la façade d’un grand magasin, Åhléns City, près du croisement avec une artère à forte circulation, Klarabergsgatan.

Des blessés ont été traités sur place par les secours, selon des images sur des chaînes de télévisions. «Il y a des morts et beaucoup de blessés», a indiqué à l’Afp une porte-parole de Säpo, ajoutant, dans un communiqué, rechercher «celui ou ceux qui sont derrière cet attentat». «Nous ne pouvons pas, à l’heure actuelle, confirmer le nombre de blessés et de morts», a déclaré, lors d’une conférence de presse, un responsable de l’enquête, Dan Eliasson.

Les services de sécurité avaient brièvement mis en ligne un communiqué faisant état d’»au moins deux morts», avant de le retirer presque immédiatement. Les médias suédois évoquaient des bilans de deux ou trois morts et certains huit blessés. La police a indiqué ne pas avoir arrêté le chauffeur du camion. «Nous n’avons pas de contact avec celui ou ceux qui conduisaient le véhicule», a déclaré M. Eliasson.

Mais, elle a montré à la presse un homme relativement jeune portant une capuche noire, filmé par une caméra à proximité immédiate des lieux de l’attentat, et qu’elle recherche.

La Suède n’a été visée qu’une seule fois par un attentat ces dernières années, quand, en décembre 2010, un homme avait mené une attaque-suicide à la bombe, dans la même rue piétonne de Stockholm. Il n’avait que légèrement blessé des passants.
L’attentat d’hier rappelle les attaques revendiquées par le groupe État islamique et menées à Londres, Berlin et dans le sud de la France, à Nice, où des camions ont foncé dans la foule.

(AFP)

Les Etats-Unis ont averti qu’ils sont prêts à lancer de nouvelles frappes contre le régime syrien au lendemain du bombardement d’une base de l’armée syrienne qui a déclenché la colère de Damas et de ses alliés russe et iranien.

«Nous sommes prêts à en faire plus, mais nous espérons que cela ne sera pas nécessaire», a prévenu l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, devant le Conseil de sécurité, à New York. La diplomate américaine s’exprimait lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité consacrée à la première action militaire de Washington contre le régime de Bachar al-Assad en six ans de guerre. La frappe a eu lieu trois jours après une attaque chimique présumée contre une ville rebelle du nord-ouest du pays qui a choqué le monde, et pour laquelle le pouvoir syrien a été pointé du doigt. Le Pentagone soupçonne les Syriens d’avoir été aidés pour mener à bien l’opération, mais les militaires américains ne sont pas allé jusqu’à accuser la Russie. La salve de missiles de croisière américains a provoqué la colère de la Russie, l’allié indéfectible de Bachar al-Assad avec l’Iran. «Les États-Unis ont attaqué le territoire souverain de la Syrie. Nous qualifions cette attaque de violation flagrante de la loi internationale et d’acte d’agression», a déclaré le représentant de Moscou à l’Onu, Vladimir Safronkov, lors de cette réunion. La présidence syrienne, elle, a qualifié les frappes d’»acte idiot et irresponsable».

Le chef de l’Onu, la France et le Royaume-Uni ont plaidé, pour leur part, en faveur d’une solution «politique» en Syrie.
Peu avant la réunion, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avait appelé à la «retenue» et souligné qu’il n’y avait d’autre solution que «politique» à la guerre qui déchire la Syrie, appelant «toutes les parties à renouveler leur engagement à faire avancer les discussions (intersyriennes) de Genève», pour l’instant dans l’impasse.

Les frappes ont été ordonnées, jeudi soir, par le président américain Donald Trump qui s’était pourtant toujours prononcé contre toute intervention directe contre le régime syrien. Hier, vers 03H40 locales (00H40 Gmt), 59 missiles de croisière Tomahawk ont été tirés par deux navires américains en Méditerranée vers la base aérienne syrienne d’al-Chaayrate (centre).
Quelques heures plus tard, l’armée syrienne a fait état de «six morts, des blessés et d’importants dégâts matériels».
L’agence de presse officielle Sana a annoncé ensuite la mort de neuf civils, dont des enfants, dans des villages environnants.

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Donald Trump, qui n’a pas ménagé la Chine avant son élection, devait se retrouver, hier, face-à-face avec son président, Xi Jinping, dans le cadre décontracté de Mar-a-Lago, la luxueuse résidence que possède le président-milliardaire américain en Floride.

Arrivé en début d’après-midi à l’aéroport de Palm Beach, où l’attendait le secrétaire d’État Rex Tillerson et une garde militaire d’honneur, le chef du pays le plus peuplé du monde s’est jusqu’à présent montré mesuré dans ses réactions aux provocations du magnat de l’immobilier, devenu président de la première puissance mondiale.
Le milliardaire américain, attendu dans l’après-midi en Floride, s’en est pris peu diplomatiquement à la Chine depuis son arrivée à la Maison Blanche, fin janvier, l’accusant tour à tour de concurrence commerciale déloyale ou de mollesse face à la menace nucléaire nord-coréenne.

L’homme fort du régime communiste arrive avec «du grain à tweeter» pour le président américain, selon des sources diplomatiques à Pékin, qui évoquent des concessions chinoises en matière de commerce et d’investissement, avec à la clé des créations d’emplois aux États-Unis. En échange, il attend de l’exubérant milliardaire des garanties par lesquelles Washington renoncerait à un contrat d’armement avec Taïwan... au moins temporairement. Peu d’éléments ont filtré sur le programme exact de cette rencontre, si ce n’est que les présidents des deux premières puissances économiques mondiales devaient dîner ensemble, hier, avec leurs épouses, Melania Trump et Peng Liyuan, avant une série d’entretiens vendredi.

Le président républicain de 70 ans dont le positionnement diplomatique vis-à-vis du géant asiatique reste flou aura l’occasion de fournir une première indication de l’orientation qu’il entend donner à la relation sino-américaine.
«Cela va être très intéressant, personne ne sait véritablement comment cela va se passer», a-t-il déclaré sur Fox News peu avant de quitter la Maison Blanche.

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Les Gambiens élisaient, hier, leurs députés, premier scrutin depuis le départ de Yahya Jammeh, suscitant l’espoir d’un rééquilibrage des pouvoirs après 22 ans de toute-puissance de l’exécutif, mais la participation s’annonçait décevante.

Les Gambiens élisaient, hier, leurs députés, premier scrutin depuis le départ de Yahya Jammeh, suscitant l’espoir d’un rééquilibrage des pouvoirs après 22 ans de toute-puissance de l’exécutif, mais la participation s’annonçait décevante.
Un peu plus de 886.000 électeurs, sur quelque 2 millions d’habitants, doivent choisir leurs députés parmi 238 candidats, issus de neuf partis politiques ou de listes indépendantes, un record de candidatures, selon la Commission électorale (Iec). Les premiers résultats étaient attendus dès hier soir.

Aucun incident n’a été signalé à l’ouverture des bureaux de vote à 08H00 (locales et Gmt), mais l’affluence était faible à Jeshwang comme à Bakau, deux quartiers situés à la périphérie de Banjul, la capitale, ont constaté des journalistes de l’Afp.
Le ministre des Affaires étrangères, Ousainou Darboe, chef du Parti démocratique unifié (Udp), principale formation de l’opposition au régime Jammeh, s’est dit confiant dans les chances de l’Udp, en lice dans 44 circonscriptions. «Je ne veux pas prédire quoi que ce soit, mais nous avons présenté des candidats dans des circonscriptions où nous pensons pouvoir gagner», a-t-il indiqué après avoir voté. «Les Gambiens viennent pour parachever la mise en place d’un nouveau gouvernement», a estimé le dirigeant de l’Udp, le parti auquel appartenait Adama Barrow avant d’en démissionner pour représenter l’ensemble de la coalition contre Yahya Jammeh.

Mais, la Commission électorale ne cachait pas sa préoccupation hier en fin de matinée. «Nous espérons que la participation va augmenter» avant la fermeture des bureaux de vote à 17H00 (locales et Gmt), a reconnu son vice-président, Manneh Sallah. Un constat partagé par la mission d’observation électorale déployée par l’Union européenne. «Nous avons ouvert certains bureaux à 08H00 du matin, où il y avait une participation importante, et maintenant la participation est un peu plus faible», a précisé un membre de la mission, la députée belge au Parlement européen, Maria Arena.
L’Union africaine (Ua) et la Cedeao - dont les troupes sont toujours présentes en Gambie à la demande de M. Barrow - ont également envoyé des observateurs.

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Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed a déclaré, hier, «l’état de guerre» dans ce pays gangréné par les attaques des islamistes radicaux shebab, qu’il souhaite «attaquer» afin de «libérer» les régions contrôlées par ce groupe affilié à Al-Qaïda.

«J’annonce l’état de guerre dans le pays et appelle le public à soutenir l’armée nationale pour l’aider à combattre les terroristes», a déclaré à la presse le président, élu le 8 février, plus connu sous son surnom «Farmajo» et dont un des principaux défis est d’améliorer la situation sécuritaire de cet État défaillant. M. Mohamed a annoncé, hier, à Mogadiscio, des changements à la tête de l’armée, de la police et des services de renseignements. Ce, au lendemain d’une énième attaque à la voiture piégée dans la capitale somalienne qui a fait au moins 7 morts. «Cette guerre est une guerre juste et nous nous engageons à travailler à la protection de la société somalienne», a ajouté le président, vêtu d’un treillis militaire. «Nous avons demandé aux membres de l’armée nationale d’être vigilants et de participer à l’effort de paix». «Nous n’attendrons pas que les éléments violents fassent exploser notre peuple, nous devons les attaquer et libérer les zones dans lesquelles ils sont stationnés», a-t-il affirmé.

M. Mohamed a également lancé un appel aux jeunes shebab. «Nous sommes désolés pour ces enfants qui ont été trompés et nous leur offrons un ultimatum de 60 jours pour se rendre, ou alors ils en subiront les conséquences», a promis le président.
«Nous appelons les jeunes parmi les shebab à venir à nous, nous vous offrirons un toit et une éducation (...) Nous prendrons bien soin de vous si vous nous rejoignez», a-t-il ajouté.                  

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