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Actualités Internationales (1756)

Hamed Bakayoko a été nommé, hier, ministre d’Etat ivoirien de la Défense, a annoncé le secrétaire général du gouvernement, Patrick Achi, en faisant état d’un remaniement surprise, quelques jours après de nouveaux troubles dans l’armée qui ont fait trois morts.

Proche du président Alassane Ouattara, influent et perçu comme un de ses possibles dauphins, Hamed Bakayoko quitte l’Intérieur pour la Défense. Il remplace Alain-Richard Donwahi, qui était ministre délégué chargé de la Défense, le portefeuille étant alors géré par la présidence. M. Donwahi devient, lui, ministre des Eaux et Forêts. Le préfet d’Abidjan, Sidiki Diakité, devient ministre de l’Intérieur. Issa Coulibaly passe des Eaux et Forêts à la Fonction publique, un poste stratégique, alors que le gouvernement négocie depuis des mois avec les fonctionnaires qui ont fait plusieurs grèves revendiquant notamment des hausses de salaire.

L’ancien ministre de la Fonction publique Pascal Abinan Kouakou, poids-lourd du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), principal allié politique du Rassemblement des républicains (Rdr), le parti du président Ouattara, est, lui, nommé ministre «de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public». 

Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, qui a conduit une tournée américano-européenne pour lever 1,5 milliards d’euros d’emprunt en juin, a repris la main sur le portefeuille du Budget, dans un contexte d’austérité après la chute des prix du cacao. Trois soldats ont été tués, dans la nuit de vendredi à samedi, dans des tirs survenus dans un camp militaire de Korhogo, grande ville du nord de la Côte d’Ivoire.  Selon une source proche de l’armée ivoirienne, il s’agit d’une réplique des mutineries de janvier et mai qui ont ébranlé le pays. «Ce sont des caporaux de l’armée qui sont à la base des mouvements. Mais jusque-là, on ne connaît pas leurs motivations», avait précisé cette source.

En janvier, puis en mai, d’anciens rebelles intégrés dans l’armée se sont révoltés, mais ont fini par obtenir de l’Etat 12 millions de FCfa (18.000 euros) pour chacun des 8400 soldats recensés. Cette crise a considérablement fragilisé l’équipe gouvernementale mais aussi et surtout le président Ouattaradont la crédibilité a été entamée.                                

AFP

Le Burkina Faso a entamé le retrait définitif de son contingent de Casques bleus du Darfour, dans l’ouest du Soudan, pour sécuriser son propre sol frappé par des attaques «terroristes» récurrentes, a annoncé, hier, le ministre de la Défense. «Le contingent burkinabè au Darfour a commencé son repli vers le Burkina Faso. Ces effectifs supplémentaires vont être utilisés pour la lutte contre le terrorisme dans la partie nord de notre pays’’, a déclaré à la presse Jean-Claude Bouda.

Une première vague du bataillon burkinabè baptisé ‘’Laafi 8’’ est arrivé mardi soir, à Ouagadougou, tandis que d’autres arrivées sont prévues ‘’chaque jour jusqu’au 22 juillet’’, a indiqué à l’Afp le directeur central des opérations de soutien, le colonel Yaya Séré. «Il s’agit d’un retour définitif du bataillon. Il n’y a donc pas de relève prévue. Mais, bien entendu, nous maintenons la présence de notre unité de police constituée qui va toujours rester au Darfour», a-t-il précisé. Depuis août 2009, le Burkina Faso a déployé au Soudan, au sein de la mission hybride conjointe des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (Minuad), un bataillon de 850 hommes. En mai 2016, le Burkina, cible d’un attentat revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a fait 30 morts et 70 blessés, avait annoncé sa volonté de retirer du Darfour ce contingent pour faire face à la menace islamiste sur son propre sol. Le Burkina Faso, qui dispose aussi de deux bataillons au Mali voisin, où il est l’un des plus gros contributeurs de troupes au sein de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), a également demandé le redéploiement d’un de ses contingents le long de sa frontière afin de mettre fin aux incursions de groupes jihadistes.

AFP

En désaccord avec Emmanuel Macron sur les ressources allouées à la Défense, le chef d’état-major des armées françaises, Pierre de Villiers, a quitté son poste hier, une démission inédite synonyme de première crise du quinquennat.

«Ce n’est pas le rôle du chef d’état-major» de défendre le budget des armées, «mais celui de la ministre», a soutenu, hier soir, le président de la République, interrogé par la chaîne de télévision France 2 sur la démission du général de Villiers qui avait critiqué les coupes financières imposées à la Défense, en marge de l’arrivée d’une étape du Tour de France à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes, sud-est). «Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français», a écrit le général de Villiers, 60 ans, pour justifier son départ. C’est le général François Lecointre, jusqu’à présent chef du cabinet militaire du Premier ministre, qui va lui succéder. Il s’agit, selon Emmanuel Macron, d’»un héros militaire comme il y en a peu», d’un «grand général de l’armée de terre» qui «sera un grand chef d’état-major des armées».

Cet homme athlétique de 55 ans, issu de l’infanterie de marine, associe une longue expérience du terrain (Irak, Somalie, Rwanda, ex-Yougoslavie...) à un parcours dans différents états-majors et en ministère. «C’est un officier exceptionnel et expérimenté», a salué la ministre des Armées, Florence Parly, qui, dans la foulée, a rendu «hommage à l’action du général de Villiers».  

AFP

Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, deux pays frappés par des attaques jihadistes, veulent lutter «ensemble contre le terrorisme», ont affirmé les présidents Roch Marc Christian Kaboré et Alassane Ouattara, hier, à Ouagadougou, lors du 6è Traité de l’amitié et de la coopération (Tac) entre les deux pays.

«Nous devons faire face ensemble à la question de l’immigration illégale, du terrorisme, de la criminalité transnationale ainsi qu’aux défis du réchauffement climatique», a déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara à l’ouverture du sommet entre les deux pays. Le président du Burkina, Roch Marc Christian Kaboré, a tenu un discours similaire : «Il est important et urgent d’œuvrer à dissiper le climat d’insécurité qui fait peser de graves menaces sur nos efforts de développement», a-t-il estimé. «Nous devons gagner le combat contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière organisée, les trafics de tous genres et toutes les formes d’extrémisme», a-t-il martelé. Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont été frappés, en 2016, par les attaques jihadistes de Ouagadougou (15 janvier, 30 morts) et Grand-Bassam (13 mars, 19 morts), obligeant les deux pays à renforcer leur coopération stratégique. Les enquêtes ont montré qu’il existait des liens entre les deux attaques.

Par ailleurs, le Burkina doit faire face à des attaques jihadistes récurrentes dans le nord du pays à la frontière avec le Mali. La Côte d’Ivoire, qui a aussi une frontière avec le Mali (mais dans un secteur moins ciblé par les jihadistes), surveille particulièrement cette zone. Au cours du sommet, une vingtaine d’accords doivent être signés entre les deux pays, notamment sur la fourniture d’électricité ivoirienne au Burkina.

AFP

L’une des grandes promesses de campagne du président américain Donald Trump, l’abrogation de l’Obamacare, était de facto morte, hier, après que plusieurs sénateurs de la majorité ont annoncé leur opposition. L’échec est cinglant pour le dirigeant, six mois après son arrivée au pouvoir.

Le milliardaire est apparu résigné au blocage de la réforme républicaine du système de santé, déclarant que la loi démocrate de 2010, signée par son prédécesseur, à défaut d’avoir été démantelée, finirait de toute façon par mourir sous son propre poids.  «Laissons Obamacare s’écrouler, ce sera plus simple», a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche. «Nous allons laisser Obamacare échouer, et ensuite les démocrates viendront à nous».

Le président américain n’imaginait pas que tenir la promesse républicaine d’abroger la loi de 2010 s’enliserait jusqu’à l’été ; en janvier, il tablait sur une abrogation rapide. Mais, le plan imaginé par la majorité, à mi-chemin entre une abrogation et une réforme, s’est heurté à l’opposition conjointe de conservateurs et de modérés.

Lundi soir, la majorité a donc annoncé un plan B : voter une abrogation pure et simple de l’»Affordable Care Act», défiant les sénateurs du groupe de s’opposer à ce qu’ils ont toujours promis à leurs électeurs. Le Congrès aurait ensuite eu deux ans pour concocter une hypothétique réforme de l’assurance santé, sur des bases nouvelles. Mais, ce plan B a été torpillé, dès hier, par au moins trois républicaines modérées, Susan Collins, Shelley Moore Capito et Lisa Murkowski, qui représentent chacune des Etats où l’accès aux soins en zones rurales risquait d’être réduit par une abrogation totale d’Obamacare.           

AFP

Vingt-trois migrants ouest-africains, dont une fillette de 7 ans, abandonnés par leur chauffeur, en plein désert dans le nord du Niger, ont été secourus par une équipe de l’Organisation mondiale pour les migrations (Oim), a annoncé, hier, l’agence onusienne.

«Ces migrants sont au nombre de 23, dont une fillette et deux femmes. Nous étions partis les chercher dans le désert à 300 kilomètres de la ville d’Agadez (nord) en direction de la Libye», a précisé à l’Afp un employé de l’Oim.

Ces rescapés, dont des Gambiens et des Sénégalais, ont raconté avoir «été abandonnés par leur chauffeur» dont ils ont espéré, «pendant six jours, le retour» avant de «marcher pendant deux autres jours dans le désert». 

Ils ont finalement été repérés dans les environs d’un puits par les autorités locales qui ont signalé leur présence à l’Oim, a expliqué le même employé. Porte du Sahara, Agadez, plus grande ville du nord du Niger, est une plaque tournante du trafic d’êtres humains voulant gagner l’Europe via la Libye voisine.

Pour lutter contre les trafiquants, Niamey a voté, en 2015, une loi très sévère rendant leurs crimes passibles de 30 ans de prison, mais sans grand succès jusqu’à présent.

AFP

L’Union européenne (Ue) a versé une aide de 10 millions d’euros (6,5 milliards de FCfa) au Niger pour l’aider à juguler le flux de migrants clandestins ouest-africains vers l’Europe, selon un communiqué transmis hier à l’Afp.

«Un montant total de 10 millions d’euros a été versé au Trésor nigérien au profit du budget de l’Etat 2017» la semaine passée, indique le communiqué de l’Ue.

Ce premier décaissement entre dans le cadre d’un programme financé sur le Fonds fiduciaire d’urgence mis en place, par l’Ue, en 2016, pour lutter contre « la migration irrégulière et le trafic de personnes », explique le communiqué. Un second décaissement est programmé pour le « quatrième trimestre » 2017. Porte du Sahara, Agadez, plus grande ville du nord nigérien, représente une plaque tournante du trafic d’êtres humains voulant gagner l’Europe via la Libye voisine.

Depuis le début de l’année, découvertes macabres et opérations de sauvetage de migrants sont devenues monnaie courante dans le désert. «Des centaines de migrants ouest-africains ont été retrouvés morts, ou sont portés disparus, ou ont été sauvés in extremis dans le Sahara nigérien», avaient récemment alerté une trentaine d’élus de la région d’Agadez.

Selon ces élus, le désert du Ténéré nigérien est devenu «un véritable cimetière à ciel ouvert» pour les migrants africains sur la route de l’Europe via la Libye.

Entre mai et juin, 52 migrants, dont des bébés, avaient été retrouvés morts en plein désert. Une cinquantaine d’autres migrants portés disparus, fin juin, après avoir été abandonnés en plein désert, sont probablement morts, selon l’Organisation internationale pour les migrations (Oim).

AFP

Luanda a rejeté les conditions de l’Union européenne pour l’envoi d’observateurs aux élections générales du 23 août, a rapporté, hier, la presse d’Etat.

«Nous ne nous attendons pas à ce que quiconque nous impose sa façon d’observer les élections et nous donne des leçons», a déclaré le ministre angolais des Affaires étrangères, Georges Chicoty, cité dans le Jornal de Angola. «C’est ainsi que le continent (africain) travaille», a-t-il ajouté. «L’invitation (à l’Ue) reste ouverte. Mais, nous ne voulons pas d’accords spécifiques avec chacune des organisations» qui envoient des observateurs, a-t-il encore dit. «Aucune organisation internationale n’a imposé les conditions d’observation des élections. Seule l’Ue, lorsqu’elle a été invitée à envoyer des observateurs, a suggéré la signature d’un mémorandum d’accord», a affirmé le ministre.

L’Ue réclamait notamment d’avoir accès à l’ensemble des bureaux de vote du territoire angolais, selon le ministre.

Les élections du 23 août doivent marquer la fin du règne de trente-huit ans du chef de l’Etat, José Eduardo dos Santos.

Au pouvoir depuis 1979, le président sortant, dont le régime réprime toute contestation, a annoncé qu’il ne se représenterait pas.

AFP

Un candidat de l’opposition à la présidentielle de 2016 au Tchad a été mis en examen et écroué, hier, après avoir été destitué, en juin, de la mairie de la capitale économique du pays pour «malversations financières», puis arrêté la semaine dernière, a-t-on appris auprès de proches.

Laokein Médard, ancien maire de Moundou, a été présenté au procureur de la République qui l’a inculpé de «détournement de biens» et «complicité».

L’audience s’est déroulée sous haute surveillance des forces de sécurité et sans public, a-t-on ajouté de même source à l’Afp.

M. Médard, président du parti d’opposition Convention tchadienne pour la paix et le développement, avait été arrêté, le 13 juillet, sur convocation de la police judiciaire. Les forces de l’ordre l’avaient emmené au commissariat de Moundou.

Arrivé en troisième position à la dernière présidentielle d’avril 2016, Laokein Médard a été destitué, fin juin, pour «malversations financières» par le conseil municipal de Moundou.

AFP

Le Parti communiste sud-africain (Sacp) a annoncé qu’il pourrait ne plus participer aux élections sous la bannière de la coalition gouvernementale avec le Congrès national africain (Anc), mais le faire sous la sienne, ont rapporté, hier, des médias locaux, nouveau signe de l’érosion de son soutien au président Jacob Zuma.

Le secrétaire général du Sapc, Blade Nzimande, a fait part de cette éventualité, samedi, lors du discours de clôture du congrès du parti à Boksburg, près de Johannesburg, précisant que le parti n’avait pas encore décidé à quelles élections il pourrait prendre part, ni comment il présenterait des candidats. «Si le mode opératoire de la coalition ne change pas, elle se désintègrera inévitablement ; ce qui aura de graves conséquences», a déclaré M. Nzimande, cité dimanche par le Sunday Times.

Selon l’analyste politique Ralph Mathekga, le Parti communiste entend ainsi faire pression sur l’Anc. Le Sapc veut que le candidat qu’il soutienne aux prochaines élections pour la présidence de l’Anc, l’actuel vice-président Cyril Ramaphosa, succède au président Jacob Zuma. Pour M. Mathegka, ils disent ainsi à l’Anc : «Ok, si vous ne choisissez pas notre candidat, alors bonne chance à vous». Le Sapc «est dans une situation gagnant-gagnant», a-t-il assuré à l’Afp. Les deux principaux prétendants à la tête de l’Anc sont M. Ramaphosa, réputé modéré et proche des milieux d’affaires, et l’ex-patronne de l’Union africaine (Ua), Nkosazana Dlamini-Zuma, qui a le soutien de son ancien époux, Jacob Zuma.

Le successeur de ce dernier à la direction de l’Anc deviendrait le président du pays en cas de victoire du parti lors des élections générales de 2019. Mais, M. Zuma peut rester à la tête de l’Etat jusqu’à la fin de son second mandat, dans deux ans.

AFP

Les Congolais se sont rendus timidement, mais dans le calme, aux urnes, hier, lors des élections législatives et locales destinées à renouveler l’Assemblée nationale et les conseils départementaux.

Le scrutin, censé débuter à 07H00 (06H00 Gmt), a démarré avec parfois plus d’une heure de retard.
Les responsables de ces bureaux ont dû attendre que les services habilités de la Commission nationale électorale indépendante (Cnei) leur apportent le matériel électoral nécessaire.
«Après avoir aménagé le bureau, nous avons reçu le tout premier votant à 08H40 (07H40 Gmt)», a raconté à l’Afp le responsable d’un bureau du lycée Mafouta à Brazzaville, Aimé Litébé. «Pour l’instant, tout se passe bien. Nous espérons que plus nous avançons, plus nombreux seront les électeurs», s’est félicité le président de la Cnei, Henri Bouka.

Des incidents ont toutefois été signalés à Kellé, dans la Cuvette-Ouest (nord), où des manifestants ont emporté des urnes, perturbant le vote et accusant les préposés de la Cnei d’accorder «beaucoup d’avantages au candidat du Pct», a affirmé Antoine, habitant de Kellé joint par l’Afp. «Les urnes ont été ramenées après moult négociations. Un manifestant a été brutalisé par la police, puis admis à l’hôpital. Mais, sa vie n’est pas en danger».

Le chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, dont le parti, le Pct (Parti congolais du travail), cherche à conserver la majorité à l’Assemblée, a, pour sa part, accompli son devoir civique dans la capitale.
Un peu plus de 82.000 candidats prennent part à ce double scrutin. Au total, 151 sièges sont à pourvoir aux législatives contre 1158 aux locales.

Dans l’ensemble, il n’y avait pas grande affluence à la mi-journée, tout comme à quelques heures de la fermeture des bureaux de vote prévue à 18H00 (17h00 Gmt). Aucune date n’a été donnée pour la publication des résultats.

Le vote a été reporté dans huit des quatorze circonscriptions du Pool (sud), région voisine de Brazzaville, qui a replongé dans les violences après la présidentielle contestée de 2016 et remportée par le président Sassou Nguesso.

AFP

Le chef du gouvernement libyen d’union nationale (Gna) a proposé des élections présidentielle et parlementaires en 2018 avec l’espoir de mettre fin à l’insécurité et aux rivalités politiques qui affectent le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

«Des élections présidentielle et parlementaires au suffrage universel seront organisées en mars 2018», a indiqué Fayez al-Sarraj lors d’un discours diffusé à la télévision dans la nuit de samedi à hier. Le mandat du président et des députés durera «au maximum trois ans», mais pourra expirer avant si la rédaction de la Constitution est achevée, a-t-il ajouté, précisant que le projet de Constitution serait soumis à référendum, qui sera lui-même suivi de nouvelles élections.

M. Sarraj a également présenté une «feuille de route» en neuf points pour sortir le pays de la crise et relancer l’accord politique signé entre les groupes rivaux libyens, fin 2015, au Maroc, sous l’égide des Nations unies, et qui avait donné naissance au Gna.

Selon la feuille de route, le Gna resterait en place «jusqu’à la nomination d’un Premier ministre par le chef de l’Etat élu et l’approbation d’un nouveau cabinet par le Parlement».
M. Sarraj a, par ailleurs, proposé que «la Haute commission des élections, en coordination avec l’Onu, prépare et supervise le déroulement des élections».

Avec une insécurité record, une économie en lambeaux et des rivalités politiques, la Libye reste engluée dans une interminable crise de transition six ans après la révolte de 2011 contre le colonel Kadhafi. Installé à Tripoli, en mars 2016, le Gna est reconnu par la communauté internationale, mais ne contrôle pas l’ensemble du territoire. Il fait surtout face à l’hostilité d’une autorité rivale installée dans l’est du pays où une grande partie de la région est contrôlée par les forces du puissant maréchal Khalifa Haftar. M. Sarraj a estimé que la situation sécuritaire était la plus «épineuse», regrettant que ses prédécesseurs n’aient pas désarmé les milices «dès les premiers jours» après la fin de la révolte.

Outre les problèmes de sécurité, le quotidien des Libyens est rythmé par de graves pénuries d’électricité, de liquidité, sans compter une hausse vertigineuse des prix. «Les Libyens ont perdu patience !» a averti M. Sarraj qui s’exprimait devant un panneau sur lequel était écrit : «Libye, ensemble vers la réconciliation et la construction».

AFP

Plusieurs milliers de Mauritaniens ont manifesté, samedi, à Nouakchott, contre le référendum du 5 août sur une révision de la Constitution, à l’appel d’une coalition de l’opposition menant campagne pour un «boycottage actif» du scrutin, a constaté l’Afp.

La marche s’est achevée par un meeting où les orateurs se sont succédé pour dénoncer «un coup d’Etat contre la Constitution», accusant le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz de «dérive autoritaire gravissime», selon les termes du président de la coalition, l’islamiste Jemil Ould Mansour. «Vous avez donné à l’avance, à travers cette forte mobilisation, les résultats du référendum avant le jour du scrutin. C’est un message clair au régime, pour qu’il mette fin à son aventure inutile», a-t-il martelé.

Il s’agit de la première action de la nouvelle coalition de huit composantes de l’opposition qui prône un «boycottage actif» du scrutin. Elle regroupe plusieurs formationsde l’opposition radicale rassemblées au sein du Forum national pour la démocratie et l’unité (Fndu), ainsi que l’Ong anti-esclavagiste Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste.

La révision constitutionnelle prévoit notamment la suppression du Sénat et le changement du drapeau national. Elle a été adoptée, le 9 mars, par les députés, mais rejetée par les sénateurs, pourtant majoritairement favorables au pouvoir.

La décision du président Mohamed Ould Abdel Aziz de passer outre le rejet du projet par la voie parlementaire, en le soumettant à référendum, a provoqué la controverse, l’opposition et plusieurs constitutionnalistes contestant la légalité de cette procédure.

Le chef de l’Etat s’est engagé à plusieurs reprises à ne pas tenter de modifier la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, assurant qu’une «Constitution ne peut être changée pour des intérêts personnels», sans parvenir à faire taire les soupçons de l’opposition à ce sujet. Le projet de révision a été élaboré lors d’un dialogue entre le pouvoir et l’opposition dite modérée en septembre-octobre 2016. Le pouvoir et l’opposition modérée appellent à voter oui le 5 août.

Ce projet prévoit la suppression du Sénat, qui serait remplacé par des Conseils régionaux élus, de la Haute cour de justice, du médiateur de la République et du Haut conseil islamique.

AFP

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), le grand allié du président Alassane Ouattara, a dénoncé hier une vague de limogeages de ses cadres, y voyant une menace pour le maintien de la coalition au pouvoir.

La présidence a annoncé hier le remplacement de Niamien N’Goran, vice-président du Pdci et très proche du chef de ce parti, Henri Konan Bedié, qui occupait le poste d’inspecteur général de l’Etat, un des plus hauts postes de l’administration.

«Le président (Ouattara) m’a personnellement signifié que mon échec aux dernières législatives était la raison principale de mon limogeage», a expliqué à l’AFP M. N’Goran, qui occupait ce poste depuis 2011. Ce limogeage intervient après la «suspension» jeudi de Jean-Louis Billon, ancien ministre du Commerce et porte-parole adjoint du Pdci, de son poste de président du conseil régional du Hambol (nord). Une «dissension» au sein du conseil entre les membres du Rassemblement des Républicains (Rdr), le parti de M. Ouattara, et M. Billon, a été évoquée comme la raison officielle. Le secrétariat exécutif du Pdci s’est réuni en «urgence» pour «analyser la «situation politique».

Le Pdci est allié au Rdr depuis l’élection à la présidence d’Alassana Ouattara en 2011. Selon la Constitution, M. Ouattara, qui effectue son deuxième et dernier quinquennat, ne pourra pas se représenter à la présidentielle de 2020, et la course à sa succession est déjà ouverte.

AFP

Trois Arabes israéliens ont tué hier par balles deux policiers israéliens dans la vieille ville de Jérusalem, avant d’être abattus sur l’esplanade des Mosquées, un des incidents les plus graves dans ce secteur au cœur du conflit israélo-palestinien.

Quelques heures après l’attaque, la police israélienne a brièvement interpellé le mufti de Jérusalem, Mohammed Hussein, avant de le libérer. Un de ses fils Ahmad a précisé à l’AFP que son père avait été interrogé «par les policiers sur ce qu’ils ont qualifié d’incitation à la violence à propos de son appel lancé aux musulmans à venir à Jérusalem», pour dénoncer la fermeture de l’esplanade. Cette esplanade, troisième lieu saint de l’islam, a été fermée après l’attaque anti-israélienne par la police qui a également annulé les prières du vendredi sur ce site ultra-sensible situé à Jérusalem-Est annexée et occupée par Israël. Des centaines de musulmans ont prié sur les trottoirs à l’extérieur des différentes portes de la vieille ville, ont constaté les journalistes de l’AFP.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dans un communiqué que l’esplanade des Mosquées resterait fermée au moins jusqu’à dimanche. «C’est en fonction d’une estimation qui sera faite dimanche sur la situation de la sécurité sur le Mont du Temple (l’esplanade des Mosquées) que le site sera rouvert de façon graduelle pour les fidèles et les visiteurs», a ajouté le Premier ministre.

AFP

L’armée malienne a abattu dans le centre du pays un chef du Front de libération du Macina (Flm), groupe jihadiste actif dans cette région auteur de plusieurs attaques contre les forces de sécurité, a-t-on appris hier de source militaire.

«Une mission de la garde nationale a abattu le terroriste Bekaye Sangaré à Mougna», localité à 40 km à l’ouest de Djenné, dans la région de Mopti (centre), a affirmé à l’AFP une source militaire. La garde nationale est une unité de l’armée malienne.
Bekaye Sangaré dont l’âge n’a pas été indiqué est un dirigeant du Flm, créé au début de 2015, dirigé par le prédicateur radical Amadou Koufa, et allié au groupe jihadiste Ansar Dine. Le chef jihadiste tué était auteur de «plusieurs attaques dans le secteur (centre du Mali) dont celles des postes de gendarmerie et de douane de Benena», près de la frontière burkinabè, a dit la même source militaire.  Les attaques à Benena ont eu lieu dans la nuit du 8 au 9 juillet, selon l’armée malienne qui a affirmé avoir repoussé ces assauts sans donner de bilan.
Bekaye Sangaré «est aussi l’auteur de l’attaque» d’un poste de gendarmerie» près de Djenné «et de l’assassinat d’un garde (un soldat) l’année dernière» dans la même zone, a ajouté la même source militaire sans donner plus de précisions sur ces événements.

AFP

Un peu plus de deux millions de Congolais sont attendus aux urnes dimanche pour renouveler l’Assemblée nationale et les conseils départementaux lors des élections législatives et locales, dont la campagne s’achevait hier à minuit au Congo Brazzaville.

Ces élections, contrairement à la présidentielle de 2016 qui s’est soldée par des violences qui se poursuivent encore dans le Pool (sud), région voisine de Brazzaville, devraient se dérouler sans heurts majeurs. Pour les élections de dimanche, le Parti congolais du travail (Pct, au pouvoir) a aligné 128 candidats à la députation sur 151 sièges à pourvoir. Plusieurs indépendants qui lui sont proches ont également présenté leurs candidatures. De nombreux alliés de l’ancien parti unique, ainsi que 31 des 38 membres du gouvernement, prennent part au scrutin.
La principale formation d’opposition, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), a pour sa part investi 43 candidats aux législatives, contre 31 pour l’Union des démocrates et humanistes (Udh-Yuki) de Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016.

Cependant, la Fédération de l’opposition composée de l’Initiative pour la démocratie au Congo (Idc), le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et la Composante Jean-Marie Michel Mokoko (CJ3M) a conditionné sa participation «à la fin de la crise du Pool et à la libération de tous les prisonniers politiques».
Deux leaders de cette coalition, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, ont été arrêtés et incarcérés en juin 2016 et janvier dernier «pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État».

Cependant, le président de la Commission nationale électorale indépendante (Cnei), Henri Bouka, a assuré que l’élection se déroulera sur tout le territoire congolais, y compris dans le Pool. «Aucune (circonscription) n’est exclue» du scrutin, a-t-il affirmé. «La campagne se déroule normalement» sur le terrain, s’est félicité vendredi Django Cissoko, chef de la délégation d’une cinquantaine d’observateurs déployés par l’Union africaine (Ua). Le chargé de la communication à l’Upads, Daniel Tsoumou Ngouaka, n’est pas de cet avis: «c’est une campagne à sens unique parce que le Pct a occupé tous les médias d’État sans laisser la place aux autres».

AFP

Le conflit au Mali s’étend désormais au Burkina Faso et au Niger, avec une forte augmentation des attaques de groupes extrémistes dans les régions frontalières ces derniers mois, a averti, hier, le représentant spécial des Nations unies en Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas.

«Au Sahel, l’instabilité persistante au Mali se fait sentir jusqu’au Burkina Faso et au Niger, avec des attaques mortelles dans les zones frontalières», a déclaré M. Chambas devant le Conseil de sécurité de l’Onu, mentionnant particulièrement les provinces du nord du Burkina Faso et les régions de l’ouest du Niger. La région de Liptako-Gourma, à la frontière entre Mali, Burkina Faso et Niger, «a connu une expansion significative des violences et des activités terroristes au cours des derniers mois, y compris des attaques transfrontalières coordonnées contre les postes de sécurité et le pillage de communautés aux frontières», a-t-il ajouté.
Trafiquants de drogue, trafiquants d’êtres humains et marchands d’armes passent les frontières, établissant une présence provisoire avant de se déplacer vers de nouvelles zones, a expliqué M. Chambas.
Le Conseil de sécurité a adopté, le mois dernier, une résolution saluant le déploiement d’une force conjointe de 5.000 hommes des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) pour combattre les jihadistes dans la région.

Mais, il n’est pas allé jusqu’à mettre cette force G5 Sahel sous mandat de l’Onu, les États-Unis s’inquiétant des obligations de financement par les Nations unies que cela aurait engendré.  Mohamed Ibn Chambas a toutefois souligné que les pays du Sahel ont besoin de «davantage de soutien» pour faire face à des menaces sécuritaires grandissantes. L’Onu compte 12.500 soldats et policiers dans la région au sein de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), considérée comme la mission de maintien de la paix la plus dangereuse du monde en raison du grand nombre d’attaques dont elle fait l’objet.
Avec la force Barkhane, la France dispose également de 4.000 soldats qui luttent contre les jihadistes au Sahel.

AFP

Le président américain Donald Trump a déclaré que «quelque chose pourrait se passer» sur l’Accord de Paris, hier, au cours de sa conférence conjointe avec son homologue français, Emmanuel Macron.

«Quelque chose pourrait se passer concernant l’Accord de Paris», a-t-il dit juste après avoir réaffirmé que sa relation avec M. Macron était «très bonne». «Nous verrons ce qu’il se passe», a-t-il ajouté six semaines après avoir annoncé que les Etats-Unis comptaient sortir du traité international de lutte contre le réchauffement climatique signé en 2015.

Interrogé sur cette question, Emmanuel Macron venait, pour sa part, de déclarer qu’il respectait la décision du président américain de retirer les États-Unis de cet accord. «Je respecte la décision du président Trump. Il va ainsi mener la réflexion et le travail qui conviennent et qui correspondent à ses engagements de campagne. Pour ma part, je reste attaché à l’Accord de Paris et à la volonté qui est la mienne de poursuivre le cadre de cet accord», a-t-il dit. Le sujet était l’un des points de désaccord entre les deux chefs d’Etat, comme l’avait rappelé M. Macron dans la matinée, au terme d’un Conseil des ministres franco-allemand co-présidé par la chancelière allemande Angela Merkel. «Je suis en désaccord sur la lecture que nous avons de l’Accord de Paris (...) Est-ce que cela doit gêner, empêcher les discussions que nous avons sur tous les autres sujets ? Résolument non, en aucun cas», a-t-il insisté, hier après-midi, après avoir longuement rencontré M. Trump à l’Elysée.

«Mon souhait, c’est de continuer à discuter avec les États-Unis d’Amérique et le président Trump sur ce sujet qui est extrêmement important», a-t-il souligné. «Maintenant, il faut laisser les États-Unis d’Amérique travailler sur ce qui est leur feuille de route et continuer à en parler. Donc, il n’y a pas, aujourd’hui, de changement soudain et inattendu (...) mais, il y a, je crois, une volonté partagée de continuer à discuter de ces sujets, de travailler pour trouver le meilleur accord possible», a-t-il ajouté.
La semaine dernière, le G20 est parvenu à éviter la rupture totale avec les Etats-Unis sur le climat, en maintenant une porte ouverte pour un retour hypothétique dans l’Accord de Paris.
Au terme des deux jours de sommet, organisé à Hambourg (Allemagne), les dirigeants des grandes puissances mondiales ont considéré que cet accord était «irréversible» tout en prenant acte de la position isolée des Etats-Unis.   

AFP

Le dissident Liu Xiaobo, premier prix Nobel de la paix chinois, est mort, hier, d’un cancer sans que le régime communiste le laisse finir ses jours en liberté à l’étranger ; ce qui vaut à Pékin une pluie de critiques.

Le comité Nobel de la paix a accusé la Chine de porter «une lourde responsabilité» dans la mort «prématurée» de l’opposant en le privant de soins médicaux adaptés. Liu Xiaobo est le premier prix Nobel de la paix à mourir privé de liberté depuis le pacifiste allemand Carl von Ossietzky qui, alors détenu par les nazis, s’était éteint en 1938 dans un hôpital.

La chancelière allemande Angela Merkel a salué en Liu Xiaobo «un courageux combattant» des droits civiques, tandis que le haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’Onu l’a qualifié de «vraie incarnation» des valeurs démocratiques et que le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a relevé qu’il avait «consacré sa vie à l’amélioration de l’humanité».  «Liu Xiaobo aurait dû être autorisé à choisir son propre traitement médical à l’étranger ; ce que les autorités chinoises l’ont empêché de faire à plusieurs reprises», a critiqué le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et celui de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ont, eux, appelé Pékin à «la libération de tous les prisonniers de conscience». Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a souhaité en particulier que «les autorités chinoises assurent la liberté de mouvement de son épouse, Mme Liu Xia, de sa famille et ses proches».
Agé de 61 ans, Liu Xiaobo, symbole de la lutte pour la démocratie dans le pays le plus peuplé du monde, avait été admis à l’hôpital universitaire n°1 de Shenyang (nord-est de la Chine) après plus de huit années passées en détention. Ancienne figure de proue du mouvement démocratique de Tiananmen, en 1989, l’écrivain et professeur de littérature avait bénéficié d’une mise en liberté conditionnelle après le diagnostic, en mai, d’un cancer du foie en phase terminale.

AFP

Des groupes armés signataires de l’accord de paix au Mali se sont affrontés, dans la région de Kidal (nord-est), mardi, le jour même d’une réunion du Comité de suivi de cet accord, a-t-on appris de sources concordantes.

Des affrontements entre les groupes armés pro-gouvernementaux et la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg) s’étaient déjà produits le 6 juillet dans la même région.  

Aucun bilan de ces combats qui se sont déroulés autour d’Anéfis, au sud-ouest de Kidal, que se disputent les deux camps depuis près de deux ans, n’était disponible. Le chef de la Mission de l’Onu au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, a souligné que ces violences coïncidaient avec la tenue, à Bamako, d’une réunion du Comité de suivi de l’accord de paix de mai-juin 2015. «La moitié de la journée, nous l’avons consacrée à discuter de cette question malheureuse, qui cause beaucoup de tort à l’accord», a-t-il déploré dans une déclaration, mardi soir, à la radio de l’ONU au Mali, Mikado Fm, agitant de nouveau la menace de sanctions. «En tant que représentant du secrétaire général, j’ai beaucoup de moyens que, à partir de maintenant, avec l’aide de la communauté internationale, je peux utiliser pour faire respecter le cessez-le-feu», a-t-il prévenu, sans autre indication.

AFP

Le président français Emmanuel Macron, qui rencontrera séparément, aujourd’hui, à Paris, la chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Donald Trump, demandera à ses partenaires de contribuer au financement de projets de développement et à la force antijihadiste G5 Sahel, a-t-on indiqué de source diplomatique.

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l’opération antiterroriste Barkhane, a poussé à la création d’une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel : Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso. Cette force, qui devrait compter 5.000 hommes, nécessite un financement de 423 millions d’euros, loin d’être atteint. Les Etats-Unis se sont particulièrement montrés très réticents.

«La question est devant nous sur le financement. Il peut être soit multilatéral, soit bilatéral. Nous ne pouvons qu’espérer un accroissement du soutien international et notamment du soutien américain», a indiqué l’Elysée.

Le président américain Donald Trump, invité d’honneur du défilé militaire du 14 juillet, à Paris, doit rencontrer M. Macron cet après-midi à l’Elysée. La lutte contre le terrorisme constituera le cœur de l’entretien et, s’agissant du Sahel, les deux dirigeants «envisageront ensemble les meilleurs moyens de soutenir les 5 pays en question, car c’est notre intérêt commun», selon cette source.
M. Macron devrait aussi demander à la chancelière allemande Angela Merkel, à Paris pour un conseil franco-allemand, de contribuer à l’aide aux pays du Sahel.

Lors du sommet du G5 Sahel, à Bamako, en juin, M. Macron avait promis, parallèlement à la force antijihadiste, de créer un fonds d’aide au développement baptisé «Alliance pour le Sahel» en comptant sur une contribution financière de l’Allemagne.        

AFP

Le fils aîné du président américain Donald Trump a admis, hier, avoir volontairement rencontré une avocate présentée comme émissaire du gouvernement russe, apparemment désireux de fournir au candidat républicain des informations compromettantes sur sa rivale présidentielle, Hillary Clinton. Dans un extraordinaire rebondissement de l’affaire qui empoisonne le mandat du 45e président des Etats-Unis, son fils Donald Jr, 39 ans, a publié de lui-même sur Twitter quatre pages de messages échangés, en juin 2016, avec un intermédiaire britannique, après avoir été informé par le New York Times de leur divulgation imminente par le quotidien. Le New York Times révélait, depuis samedi, l’existence et les circonstances de cette rencontre avec Mme Veselnitskaya. Pris de court, Donald Jr a publié de lui-même la chaîne de courriels «afin d’être totalement transparent».

«La femme, comme elle l’a dit publiquement, n’était pas une responsable gouvernementale», a déclaré Donald Jr dans un communiqué, ajoutant, pour sa défense, qu’elle n’avait finalement «pas d’informations à donner» et voulait, en réalité, parler de la loi américaine Magnitski sanctionnant des Russes pour des violations de droits de l’Homme.

AFP

Deux leaders des anciens rebelles démobilisés, qui ont brièvement bloqué, dimanche, une entrée de Bouaké, la deuxième ville de Côte d’Ivoire, ont été inculpés et emprisonnés hier, a appris l’Afp de source judiciaire.

Le président du groupe des démobilisés, Amadou Ouattara, et son porte-parole principal, Mégbè Diomandé, ont été déférés à la prison civile de Bouaké, après avoir été inculpés de «trouble à l’ordre public et manifestation non autorisée «, selon la même source qui a requis l’anonymat.

Ils avaient été tous deux convoqués à la gendarmerie de Bouaké et «mis aux arrêts» dimanche soir.  Des ex-rebelles démobilisés avaient brièvement bloqué une entrée de Bouaké, dimanche matin, avant d’être dispersés par la police. Ils réclamaient une prime de 18 millions de FCfa (27.000 euros) par tête.  Le vice-président de ce groupe de démobilisés, Aboudou Diakité, joint par téléphone, a souhaité la libération des deux leaders. «Je suis présentement caché, je souhaite qu’on libère nos camarades. Nous demandons pardon pour qu’ils soient libérés «, a-t-il déclaré.
Selon plusieurs ex-rebelles démobilisés, Amadou Ouattara et Mégbè Diomandé n’ont pas participé à la manifestation de dimanche. M. Ouattara l’a même réprouvée.

AFP -

Un navire de 40 mètres, le C-Star, affrété par des militants d’extrême droite, est en route pour la Méditerranée pour lutter contre l’immigration clandestine au large de la Libye, ont annoncé, hier, des militants.

Cette opération «Defend Europe» (défendons l’Europe) est menée par le réseau européen Génération identitaire (Gi) et en particulier ses antennes française, italienne et allemande. Grâce à une collecte de fonds, lancée, mi-mai, sur Internet, et malgré une campagne d’opposition qui a poussé le service de paiement en ligne Paypal à geler leur compte, les militants ont récolté plus de 87.000 dollars (76.000 euros) auprès d’un millier de donateurs.

Ces fonds ont permis de louer le C-Star et son équipage qui sont partis, en fin de semaine dernière, de Djibouti et doivent franchir, jeudi, le canal de Suez et embarquer des militants à Catane (Sicile), la semaine prochaine, avant de gagner la zone des secours au large de la Libye. L’objectif est «de montrer le vrai visage des Ong soit-disant humanitaires, leur collaboration avec les mafias de passeurs et les conséquences mortelles de leurs actions en mer», explique Clément Galant dans une vidéo diffusée par Gi sur les réseaux sociaux. «Lors de notre mission, lorsque nous croiserons des bateaux remplis de clandestins, nous appellerons les gardes-côtes libyens pour qu’ils puissent venir les secourir et nous veillerons à leur sécurité le temps de leur arrivée», ajoute-t-il.

L’objectif est que les migrants soient reconduits en Libye. Les gardes-côtes italiens considèrent, pour leur part, que la Libye n’offre pas de «port sûr» au regard du droit maritime et organisent toujours le transfert vers l’Italie des migrants secourus sous leur coordination. «En sauvant des personnes et en faisant obstacle au réseau des trafiquants, nous pouvons sauver l’Europe et sauver des vies en même temps», explique un porte-parole de Gi-Italie. Plusieurs Ong, engagées dans les opérations de secours en mer, ont déjà exprimé leur inquiétude face à l’arrivée de ce bateau qui s’ajoute aux volontés du gouvernement italien de leur imposer un code de conduite sévère.

En France, un organisme gouvernemental a d’ailleurs signalé l’opération à la justice, dénonçant une «provocation à la discrimination» et un risque de «délit d’entrave» aux secours.

AFP

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