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Actualités Internationales (2743)

Le principal parti d’opposition en Guinée équatoriale, Citoyens pour l’innovation (Ci), dissous en février, a annoncé, hier, qu’il introduira un nouveau «recours», cette fois devant la Cour constitutionnelle, après la confirmation, lundi, de sa dissolution par la Cour suprême.

«Nous allons déposer un autre recours auprès du tribunal constitutionnel dont la loi organique prévoit que, si une sentence de la Cour suprême a violé les droits fondamentaux», il est possible de le faire, a expliqué à l’Afp Gabriel Nse Obiang Obono, leader de Ci. Le parti dissous a 90 jours pour introduire ce recours, selon Fabian Nsue Nguema, l’un des avocats de Ci pour qui «la loi a été foulée au pied».
Lundi, la Cour suprême avait confirmé la dissolution décrétée le 26 février par le tribunal de Mongomo, ville de la partie continentale de la Guinée équatoriale située près de la frontière avec le Gabon. La Cour avait précisé que la sentence était définitive et que plus aucun recours n’était désormais possible.

Le tribunal de Mongomo avait jugé 147 militants de Ci et condamné 21 de ses militants, dont l’unique député élu du parti, à 30 ans de prison pour «sédition, désordre public, atteintes à l’autorité et blessures graves». Des condamnations intervenues à la suite de violences qui s’étaient produites pendant la campagne pour les législatives de novembre 2017 dans la ville d’Aconibé, fief du leader de Ci.

Le deuxième parti de l’opposition équato-guinéenne, Convergence pour la démocratie sociale (Cpds), a condamné la dissolution de Ci, «ordonnée par le président Teodoro Obiang Nguema à un système judiciaire que lui même contrôle». Le Cpds a appelé le peuple à la «désobéissance civile pacifique» pour en finir avec un régime qui conduit le pays chaque jour à la «ruine».

AFP

 

Le chef des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) a démissionné hier, a annoncé un porte-parole de cette structure onusienne.

Aucune raison n’a été invoquée pour expliquer le départ de Tero Varjoranta, qui intervient après que le président américain Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l’accord sur le nucléaire iranien dont l’Aiea était chargée de vérifier l’application. «Les activités de sécurisation de l’agence se poursuivront de manière très professionnelle», a ajouté le porte-parole à Vienne où l’Aiea a son siège.
Tero Varjoranta, qui occupait ses fonctions depuis fin 2013, a été remplacé, à titre provisoire, par Massimo Aparo, le directeur par intérim du Bureau de l’agence chargé des vérifications dans le domaine nucléaire en Iran. Son successeur sera nommé dès que possible, a déclaré le porte-parole.

La Maison Blanche a fait savoir, jeudi, qu’elle voulait que les inspections de sites nucléaires iraniens se poursuivent en dépit du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.
«Nous devons être en mesure d’aller sur un site et de vérifier ce site. Nous devons être en mesure d’aller dans leurs bases militaires pour voir si oui ou non ils trichent», a, de son côté, déclaré, jeudi soir, Donald Trump.
L’accord, signé entre l’Iran et les grandes puissances en 2015, avait permis une suspension des sanctions occidentales et onusiennes relatives au programme nucléaire de Téhéran, en échange de quoi l’Iran avait accepté de brider ce programme pour garantir qu’il n’était pas destiné à obtenir la bombe atomique.

Aux termes de l’accord, l’Iran applique le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (Tnp) sans l’avoir encore ratifié ; ce qui l’engage à ouvrir toutes ses installations nucléaires déclarées à des contrôles inopinés de l’Aiea. Le texte contraint les autorités iraniennes à ouvrir tout site aux inspecteurs dans les 24 jours et une surveillance à distance 24h/24 a été établie sur plusieurs sites.
Les Européens, quant à eux, ont entamé des discussions, dès mercredi, pour convaincre l’Iran de ne pas sortir de l’accord encadrant son programme nucléaire en réponse au retrait des Etats-Unis. La Russie et la Chine veulent aussi tenter de sauver cet accord.

AFP

 

Une marche de protestation contre les violences qui ont resurgi depuis dix jours à Bangui, organisée à l’appel d’un opposant, a été dispersée par la police, a rapporté un journaliste de l’Afp.
La marche, qui rassemblait quelques dizaines de personnes et se déroulait au centre-ville, a été dispersée par des tirs de la police. Par crainte de violences, boutiques et magasins ont aussitôt fermé et les taxis, taxis-motos et minibus de transport de passagers ont quitté précipitamment le centre-ville. Cette marche pacifique avait été organisée à l’appel de l’opposant Joseph Bendounga, président du Mouvement démocratique pour la renaissance de Centrafrique (Mdrec), pour dénoncer les violences à Bangui et en province.

Joseph Bendounga à été brièvement arrêté et remis en liberté. Mais, il a ensuite choisi de se constituer prisonnier, demandant à être inculpé. Les policiers l’ont alors emmené de force à bord d’un véhicule jusqu’à son domicile. Cette marche est survenue au lendemain d’une journée “ville morte”, également organisée contre les violences à l’appel de la société civile, diversement suivie. Une précédente journée “ville morte” s’était déjà déroulée vendredi. Ces manifestations pour exiger la fin des violences ont lieu à la suite d’un regain de tension dans la capitale centrafricaine depuis le 1er mai.                      

AFP

 

Les procédures judiciaires sur les crimes de la crise post-électorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire ont abouti à la condamnation de 149 personnes, à l’issue de 30 procès, a annoncé la justice ivoirienne, donnant pour la première fois un bilan.

“La Cour d’appel d’Abidjan a organisé, de 2012 à 2018, 30 procès concernant 182 accusés, dont 149 ont été condamnés à des peines allant de cinq ans de prison à l’emprisonnement à vie”. “33 personnes ont été acquittées”, précise un communiqué du procureur général Léonard Lebry daté de mercredi et transmis, hier, à l’Afp.
C’est la première fois que la justice ivoirienne dresse un bilan de l’action judiciaire sur les crimes de la crise post-électorale qui a fait 3000 morts et de nombreuses atrocités parmi les civils, en cinq mois de combats, après les résultats contestés de la présidentielle de 2010.

Mardi, dix organisations ivoiriennes et internationales de défense des droits de l’Homme avaient publié une lettre ouverte au président ivoirien Alassane Ouattara, fustigeant “une justice à l’arrêt” sur ces crimes. “Sept ans après les graves crimes commis en Côte d’Ivoire, les victimes attendent toujours que justice leur soit rendue”, ont plaidé les Ong.

Selon le procureur général, “la Commission nationale d’enquête, spécialement créée pour l’instruction de ces infractions, a inculpé des centaines de personnes parmi les protagonistes de la crise, procédé à des milliers d’auditions et interrogatoires (...) et à des exhumations de corps humains”. “Les quelques procédures encore pendantes devant les juges d’instruction (...) sont sur le point d’être achevées, pour être passées en jugement, le cas échéant, à la prochaine session de la Cour d’assises d’Abidjan (...) avant la fin de l’année judiciaire et qui permettra d’apurer définitivement le passif des dossiers dits de la crise post-électorale”, a assuré M. Lebry.

AFP

 

Mahathir Mohamad a prêté serment, hier, comme Premier ministre de la Malaisie, devenant, à 92 ans, le plus vieux dirigeant élu du monde, au lendemain de la victoire historique de l’opposition aux législatives qui a sonné le glas d’une coalition au pouvoir depuis 61 ans.

Quinze ans après avoir quitté le pouvoir, M. Mahathir a effectué un retour spectaculaire sur le devant de la scène politique pour défier son ex-protégé, le Premier ministre sortant, Najib Razak, infligeant une défaite cinglante au Barisan Nasional (Front national, Bn), la coalition qui dirige le pays depuis l’indépendance, en 1957, de l’ex-colonie britannique.

A la tête d’une coalition d’opposition formée de nombreux politiciens qui s’étaient opposés à lui du temps où il était chef du gouvernement (1981-2003), M. Mahathir a déjoué les pronostics en réussissant à déloger M. Najib, au pouvoir depuis 2009 et empêtré dans un énorme scandale de détournements de fonds.
Mahathir Mohamad a promis de le faire traduire en justice pour répondre des accusations de détournements au détriment du fonds souverain 1Mdb, créé par Najib Razak lui-même à son arrivée au pouvoir et aujourd’hui endetté à hauteur de 10 milliards d’euros.

Depuis 2015, la Malaisie est secouée par ce scandale qui fait l’objet d’enquêtes dans plusieurs pays, notamment en Suisse, à Singapour et aux Etats-Unis.

Vêtu d’une tenue traditionnelle, le nouveau Premier ministre a prêté serment devant le roi Sultan Muhammad V, au palais national : “Moi, Mahathir Mohamad, après avoir été élu Premier ministre, jure de mener à bien ma tâche de toutes mes forces”.

Des feux d’artifice ont éclairé le ciel de Kuala Lumpur lors de la cérémonie. La nuit précédente, la victoire de l’opposition avait entraîné des scènes de liesse dans les rues de la capitale.

AFP

 

L’opposition guinéenne a annoncé, hier, la suspension de son dialogue avec le pouvoir qui refuse, selon elle, de trouver une solution au contentieux des élections locales de février.

Elle a également prévu, dans la foulée, une reprise de ses manifestations par une journée “ville morte” à Conakry lundi.
Le président guinéen Alpha Condé et le chef de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, s’étaient rencontrés le 2 avril et étaient convenus d’une série de mesures pour désamorcer la tension née des élections locales du 4 février, notamment par la mise en œuvre de l’accord politique conclu en octobre 2016 entre le pouvoir, l’opposition, la société civile et les partenaires internationaux de la Guinée.

Cet accord devait permettre un dialogue pour trouver une solution au contentieux des élections locales de février, officiellement remportées par le camp présidentiel, et la révision des listes pour les prochaines législatives, prévues en fin d’année. “Nous suspendons notre participation au Comité de suivi du dialogue inter-guinéen parce que nous avons constaté qu’il n’y a aucune volonté de la part de nos adversaires d’en face (de) trouver un consensus au contentieux électoral”, a déclaré Cellou Dalein Diallo, au cours d’une conférence de presse à Conakry. En plus de la suspension du dialogue avec le pouvoir, l’opposition va “reprendre (ses) manifestations de rues par une journée ville morte à Conakry dès lundi prochain”, a ajouté M. Diallo, faisant craindre de nouvelles violences après des manifestations meurtrières ces derniers mois.

Le pouvoir “campe sur sa position en disant qu’on ne peut pas modifier les résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante” (Céni), a t-il expliqué. Or, “les résultats publiés ne reflètent nullement la vérité des urnes. Nous avons demandé que les corrections soient apportées et (que) le choix des citoyens dans les bureaux de vote prévale sur toutes les autres considérations”, a dit M. Diallo. L’opposition affirme détenir les procès-verbaux sur ces élections dûment signés par les personnes habilitées, mais ces documents ont, selon elle, été éliminés ou falsifiés lors de la centralisation des votes. Elle a, en outre, affirmé que 107 de ses militants, arrêtés en rapport avec les élections locales du 4 février, sont toujours emprisonnés dans différentes localités.

AFP

“N’attendons pas. Agissons maintenant !” Emmanuel Macron a critiqué, hier, les atermoiements d’Angela Merkel sur les réformes en Europe, rendues plus nécessaires que jamais par l’unilatéralisme de Donald Trump sur l’Iran.
Le président français et la chancelière allemande sont engagés, depuis des semaines, dans des tractations complexes pour tenter de se mettre d’accord sur une série de projets de refondation de l’Europe post-Brexit, en vue d’un sommet européen fin juin.

Les discussions mettent les relations bilatérales à rude épreuve : elles achoppent notamment sur les propositions françaises visant à doter la zone euro d’un budget d’investissement pour doper la croissance.
Et Emmanuel Macron a profité de la remise d’une récompense pour son engagement pro-européen, le Prix Charlemagne, sur les terres mêmes d’Angela Merkel, en Allemagne, pour signifier son impatience grandissante.
“Ne soyons pas faibles et choisissons”, a-t-il lancé dans un discours très applaudi à Aix-la-Chapelle, un an après sa prise de fonction.
“Je crois à une zone euro plus intégrée, avec un budget propre”, a insisté le chef de l’Etat français malgré les fortes réserves du gouvernement allemand. Berlin craint, par ce biais, de devoir payer pour les pays du sud de l’Europe, à ses yeux trop dépensiers.

Dans des propos inhabituellement durs, le chef de l’Etat français qui a fait de l’Europe une priorité s’en est pris à la timidité de l’Allemagne envers les dépenses et l’investissement.
“En Allemagne, il ne peut y avoir un fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux, car ils sont faits aux dépens des autres”, a-t-il lancé lors de la cérémonie à laquelle assistait Angela Merkel.

AFP

 

AFP - La cour suprême de Guinée équatoriale a confirmé, hier, la dissolution du principal parti de l’opposition, Citoyens pour l’innovation (Ci), ainsi que la condamnation de 21 de ses militants à 30 ans de prison. «Au nom du chef de l’Etat, nous rejetons le recours en cassation introduit par les avocats» de Ci et de ses militants condamnés, a déclaré Juan Carlos Ondo Angue, président de la cour suprême.
Ce parti a été dissous, le 26 février, par le tribunal de Mongomo, ville de la partie continentale de la Guinée-équatoriale située près de la frontière avec le Gabon.
Ce tribunal avait jugé 147 militants de Ci et condamné 21 de ses militants, dont l’unique député élu du parti, à 30 ans de prison pour «sédition, désordre public, atteintes à l’autorité et blessures graves».
Des condamnations intervenues à la suite de violences qui s’étaient produites pendant la campagne pour les législatives de novembre 2017 dans la ville d’Aconibé, fief du leader de Ci, Gabriel Nse Obiang Obono.

 

Les médecins mauritaniens ont entamé, hier, une grève «illimitée» pour réclamer des augmentations de salaire et une amélioration des conditions de travail dans les hôpitaux, a annoncé le chef de leur syndicat, Mohamed Ould Dahya. «Nous sommes entrés dans une grève illimitée après une série de grèves partielles entamée le 16 avril», a expliqué à l’Afp M. Ould Dahya, en soulignant que l’augmentation des salaires devra être «substantielle». La Mauritanie compte quelque 800 médecins généralistes et spécialistes, soit un médecin pour environ 4500 habitants. Le secteur médical souffre, en plus de la vétusté des équipements, d’une large diffusion de médicaments contrefaits, selon le responsable syndical. Les médecins réclament des salaires alignés sur ceux de leurs collègues de la région, «qui touchent trois fois plus que nous», a déclaré M. Ould Dahya. Un spécialiste mauritanien «touche seulement 240.000 anciens ouguiyas, soient 560 euros environ», a-t-il regretté, en estimant qu’une augmentation de 20.000 anciens ouguiyas (47 euros), décidée récemment, n’avait «rien changé à la précarité» de la profession.

AFP

 

AFP - Le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a reconnu, hier,lundi à Washington, que les demandes de Donald Trump concernant l’accord sur le nucléaire iranien étaient «légitimes», dans une ultime tentative européenne pour convaincre le président américain de ne pas jeter ce texte aux orties.

En parallèle, à Berlin, ses homologues français et allemand, Jean-Yves Le Drian et Heiko Maas, ont aussi plaidé en faveur de l’accord, meilleur moyen, à leurs yeux, pour «éviter que l’Iran n’accède à l’arme nucléaire». M. Trump pourrait décider, d’ici samedi, de rétablir les sanctions contre l’Iran levées en contrepartie de son engagement à ne pas se doter de la bombe nucléaire, s’il juge insuffisantes les solutions négociées avec les Européens pour «durcir» l’accord de 2015. Ce «plan d’action» a été conclu, à Vienne, par Téhéran avec ces trois pays européens ainsi que les Etats-Unis, la Chine et la Russie, avant l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

Le président américain le juge «désastreux» et lui reproche des clauses qui prévoient la fin progressive de certaines restrictions au programme nucléaire iranien à partir de 2025, mais aussi le fait qu’il ne s’attaque pas directement aux essais balistiques de Téhéran et à ses activités jugées «déstabilisatrices» au Moyen-Orient. «Le président a raison d’y voir des lacunes» et «d’attirer l’attention là-dessus», a déclaré, hier, Boris Johnson, juste avant de rencontrer son homologue américain, Mike Pompeo, puis le vice-président Mike Pence. Les inquiétudes de Donald Trump sont «légitimes», «il a lancé un défi au monde», a-t-il renchéri, en s’exprimant sur Fox News, la chaîne télévisée préférée du président républicain.

Mais, «nous pensons qu’on peut être plus dur sur l’Iran, répondre aux inquiétudes du président sans jeter le bébé avec l’eau du bain», a-t-il aussi insisté. «Le plan B ne me semble pas particulièrement avancé à ce stade», a ajouté le ministre britannique.

 

Vladimir Poutine a prêté serment, hier, pour un quatrième mandat à la présidence de la Russie qui le mènera au pouvoir jusqu’en 2024, après déjà 18 années aux commandes du pays en tant que chef de l’Etat ou du gouvernement.

Peu après la cérémonie, M. Poutine a, une nouvelle fois, proposé au poste de Premier ministre Dmitri Medvedev dont la candidature devrait sans surprise être acceptée, aujourd’hui, par la Douma, la chambre basse du Parlement.
Président de 2008 à 2012, mais impopulaire et marginalisé au cours du mandat précédent de Vladimir Poutine, M. Medvedev n’a jamais été désavoué par son mentor auquel il voue une loyauté inflexible.

«Je considère comme mon devoir et le sens de ma vie de faire tout mon possible pour la Russie, pour son présent et pour son avenir», a déclaré Vladimir Poutine après avoir prêté serment, la main sur la Constitution, lors d’une cérémonie solennelle au Grand palais du Kremlin, en présence des présidents des deux chambres du Parlement et celui de la Cour constitutionnelle.

Réélu en mars avec 76,7,% des voix, le score le plus élevé depuis son arrivée au pouvoir, M. Poutine s’est imposé plus que jamais comme l’homme fort d’une Russie qu’il a replacée au premier rang sur la scène internationale, au prix de tensions croissantes avec les Occidentaux. «Je ferai tout pour augmenter la puissance, la prospérité et la gloire de la Russie», a assuré le président devant les députés, les sénateurs et de nombreuses personnalités du monde culturel russe réunis au Kremlin. Il a remercié le peuple russe pour son «soutien sincère», en estimant que celui-ci est «important non seulement pour la défense de nos positions sur la scène internationale, mais aussi pour (...) des changements positifs profonds à l’intérieur du pays».

Quelques heures après l’investiture, Vladimir Poutine a publié un décret dans lequel il annonce ses objectifs pour son nouveau mandat, notamment réduire le taux de pauvreté et amener l’espérance de vie à 78 ans en 2024, contre un peu plus de 72 ans aujourd’hui.

AFP

 

L’ex-président burkinabè Blaise Compaoré, renversé par la rue en 2014 après 27 ans au pouvoir et qui vit aujourd’hui en exil en Côte d’Ivoire, a été fait, hier, président d’honneur de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (Cdp).

Lors du congrès, l’ancien président fondateur du parti s’est même vu attribué des pouvoirs par une motion faisant de lui le «garant de l’unité et des orientations politiques du Cdp».

A ce titre, Compaoré «arbitre en dernier ressort les décisions du parti, valide le choix du candidat à l’élection présidentielle et valide les propositions d’union ou de fusion avec d’autres partis», indique la motion adoptée par acclamation. Compaoré a été acclamé par les congressistes qui ont notamment brandi des posters géants à son effigie. Par ailleurs, Eddie Constance Hyacinthe Komboïgo a été reconduit à la tête de l’ex-parti au pouvoir.

M. Komboïgo, un expert-comptable de 51 ans et proche de Compaoré, dirige le parti depuis mai 2015. Poursuivi pour son implication présumée dans le putsch manqué en septembre 2015, il avait brièvement quitté la tête du parti avant d’en reprendre les rênes, après avoir été «totalement blanchi» par la justice.

Il a été réélu par 39 voix contre 33 pour son challenger, Boureima Badini, un ancien ministre de la justice de Compaoré, dont il a également été le représentant spécial dans la médiation de la crise ivoirienne.

Cette élection pourrait faire de M. Komboïgo le candidat du Cdp à la présidentielle de 2020.

AFP

A quelques jours de la décision du président américain Donald Trump sur l’accord nucléaire iranien, Téhéran a averti que les États-Unis regretteraient «comme jamais» leur éventuel retrait du texte tout en restant vague sur ses intentions.

«Si les États-Unis quittent l’accord nucléaire, vous verrez bientôt qu’ils le regretteront comme jamais dans l’Histoire», a dit le président iranien Hassan Rohani lors d’un discours retransmis à la télévision publique. L’accord sur le nucléaire iranien a été conclu, en juillet 2015, à Vienne, entre Téhéran et le Groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), avant l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

Par ce texte, l’Iran déclare solennellement ne pas chercher à se doter de la bombe atomique et accepte de brider son programme nucléaire afin d’apporter au monde la garantie que ses activités ne sont pas à visée militaire.

En échange, la République islamique a obtenu la levée progressive et temporaire des sanctions internationales imposées du fait de ce programme et qui ont fortement nui à son économie.

Mais, n’ayant pas de mot assez fort pour dénoncer cet accord conclu sous la présidence de Barack Obama, M. Trump a donné aux Européens jusqu’au 12 mai pour trouver un nouveau texte qui remédierait aux «terribles lacunes» de l’actuel, faute de quoi les États-Unis s’en retireront. A l’approche de cette date, les dirigeants iraniens soufflent le chaud et le froid.

AFP

Le Rdr, parti du président ivoirien Alassane Ouattara, a voté, samedi, lors d’un Congrès extraordinaire pour la formation d’un grand «parti unifié» avec ses alliés au pouvoir, mais veut une primaire avant la présidentielle de 2020.

«Tout le monde a voté en masse pour le parti unifié», a annoncé Henriette Diabaté, la présidente du Rassemblement des Républicains, après l’acceptation du projet par acclamation.Les cadres du Rdr vont déposer des statuts auprès des autorités et fixer la date d’un congrès constitutif «dans les meilleurs délais», a indiqué Alassane Dramane Ouattara, dit Ado.

M. Ouattara, président d’honneur du Rdr, a déclaré que le «parti unifié (était) une chance pour la Côte d’Ivoire». «L’égoïsme ne mène nulle part», a-t-il ajouté, estimant que la nouvelle formation serait un facteur «de stabilité politique et développement économique».

Sans jamais prononcer le mot de primaire, Ado, qui effectue son deuxième mandat, a toutefois précisé en vue de la présidentielle de 2020 que le nouveau parti devra «poser la base du choix de notre prochain candidat (...) ce sera un choix démocratique. Tout le monde pourra être candidat, le meilleur d’entre nous sera désigné».

La transformation en un parti unifié de la coalition au pouvoir Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) est un serpent de mer de la politique ivoirienne depuis une dizaine d’années.

Voulu par le président Ouattara, elle se heurtait à des réticences au sein de son propre parti mais surtout de ses alliés et notamment du principal d’entre eux le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), de l’ancien président Henri Konan Bédié, qui a permis son élection en 2010 et 2015.

Un des points d’achoppement est justement l’investiture du candidat à la présidentielle 2020: une partie des membres du Pdci estiment que cette investiture revient de droit à leur formation, puisqu’ils ont soutenu celle du Rdr à deux reprises.

Patrick Achi, secrétaire général de la présidence mais aussi membre du Pdci invité du Congrès, a affirmé samedi que le «Pdci fera sa part de chemin», mais de nombreux cadres de sa formation ont déjà fait savoir qu’ils étaient hostiles au projet tant que le Rdr ne promettait pas de soutenir un candidat Pdci à la présidentielle.

AFP

Deux généraux de l’ex-président gambien Yahya Jammeh, qui l’avaient suivi en exil avant de retourner dans leur pays en janvier et d’être inculpés de désertion, ont plaidé «non coupable» hier devant une Cour martiale de Banjul.

Les généraux Ansumana Tamba, ancien commandant de la garde présidentielle, et Umpa Mendy, ex-responsable de la protection rapprochée de Yahya Jammeh, avaient été arrêtés, le 21 janvier, peu après leur retour de Guinée équatoriale. Ils sont «poursuivis pour désertion de poste» et encourent la réclusion à perpétuité s’ils sont reconnus coupables. Après la lecture des charges pesant contre eux, les deux hommes ont indiqué qu’ils plaidaient «non coupable», a constaté un correspondant de l’Afp.

Lors d’une audience, début avril, les avocats de la défense avaient vainement essayé de récuser la Cour martiale, estimant que leurs clients ne faisaient plus partie de l’armée puisque leurs salaires avaient été suspendus après leur départ du pays et que leurs équipements leur avaient été retirés peu après leur retour en Gambie.

Le procès avait ensuite été ajourné à deux reprises, le juge exigeant tout d’abord que les deux généraux comparaissent en uniforme, puis afin de permettre à l’Etat de désigner des avocats commis d’office. Un représentant de l’Etat, Baffouh Jeng, a réclamé que le procès démarre sans plus attendre, mais les avocats des prévenus ont demandé un nouveau report d’une semaine. La cour a accepté leur requête et fixé les prochaines audiences aux 9 et 10 mai.

AFP

 

Les membres du Centre gabonais des élections (Cge), chargé d’organiser des législatives par deux fois repoussées, ont prêté serment hier à Libreville.

Le président du Cge, Moïse Bibalou Koumba, et les membres de cette nouvelle institution ont prêté serment devant la Cour constitutionnelle. Depuis lundi, le Gabon est dans un flou institutionnel. Les élections législatives, reportées à deux reprises depuis décembre 2016, auraient dû avoir lieu avant la fin avril. La Cour constitutionnelle a annoncé, lundi, la dissolution de l’Assemblée nationale - que le Sénat remplacera temporairement - et a demandé le départ du gouvernement qui a officiellement démissionné mardi. Selon la Cour, le gouvernement a échoué dans l’organisation des législatives à la date fixée. Les commentateurs expliquent ces reports du scrutin par les remous suscités par la présidentielle d’août 2016 et dont les résultats donnant le président sortant Ali Bongo Ondimba vainqueur sont contestés par l’opposition.
Cette décision de la Cour a été vécue comme une surprise par la classe politique gabonaise dont une partie a accusé l’institution de «coup d’Etat institutionnel», une accusation démentie par sa présidente, Marie-Madeleine Mborantsuo, sur Radio France internationale (Rfi).    

AFP

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a dénoncé, hier, une instrumentalisation de la religion à des fins politiques, au lendemain d’affrontements meurtriers à Bangui qui font ressurgir le spectre des violences intercommunautaires entre musulmans et chrétiens.

La capitale centrafricaine a connu, mardi, un regain de violences meurtrières inédit depuis l’élection, en février 2016, du président Touadéra qui a décrété un deuil national du 3 au 5 mai. Le bilan s’élève à au moins 16 morts et une centaine de blessés, selon des sources médicales.

L’attaque d’une église et le meurtre d’un prêtre par des hommes armés lors d’une cérémonie religieuse, puis le lynchage de deux personnes soupçonnées d’être des musulmans ainsi que l’incendie d’une mosquée laissent craindre un retour des violences interreligieuses qui ont marqué le conflit centrafricain en 2013-2014.
«Ce conflit n’est pas confessionnel», a cependant martelé le président Touadéra qui s’est exprimé à l’église Saint Paul en présence de l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga. Il a dénoncé la tentative de certains groupes armés de «confessionnaliser leur ambition politique et le pillage du pays».

Depuis 2013, la Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier. Les groupes armés contrôlent une majeure partie du territoire où ils combattent pour le contrôle des ressources naturelles et de l’influence.
La descente, en 2013, sur Bangui, de la rébellion de la Séléka, prétendant défendre les musulmans, a entraîné la réaction de milices «antibalakas», souvent chrétiennes et animistes, contre ces hommes venus du Nord considérés comme des envahisseurs.

AFP

 

L’Iran a démenti fermement, hier, les accusations du Maroc selon lesquelles il a facilité une livraison d’armes au Polisario, mouvement indépendantiste au Sahara occidental, au lendemain de la rupture des relations diplomatiques à l’initiative de Rabat.

«Cette affaire est totalement dénuée de fondement», a réagi le ministère iranien des Affaires étrangères, assurant que l’Iran avait toujours respecté la «souveraineté et la sécurité» des pays avec lesquels il entretient des relations diplomatiques, et «la non ingérence dans (leurs) affaires». Mais, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a réitéré, hier, ses accusations contre Téhéran après avoir annoncé, la veille, la rupture des relations avec l’Iran.

«Le Maroc a présenté des preuves irréfutables et détaillées (...) sur le rôle du Hezbollah, avec l’implication de l’ambassade iranienne à Alger, dans des actions de formation militaire, de livraisons d’armes et d’entraînement à des opérations de guérilla urbaine», a-t-il déclaré dans un communiqué. Les livraisons d’armes incluent, selon Rabat, des missiles sol-air Strela «Sam 9» et «Sam 11», a-t-il précisé à l’Afp en marge d’une conférence euro-africaine à Marrakech.

Dans un communiqué, Ryad a condamné «fermement l’ingérence iranienne dans les affaires du Maroc via son instrument, la milice +terroriste+ du Hezbollah, qui entraîne les éléments du soi-disant groupe +Polisario+ en vue de déstabiliser la sécurité et la stabilité» du royaume chérifien. Les Emirats arabes unis et Bahreïn, traditionnellement opposés à Téhéran, ont aussi dit leur solidarité avec le Maroc.

Mis en cause, le Hezbollah a rejeté, dès mardi, les accusations et imputé la décision marocaine à des «pressions» des Etats-Unis, d’Israël et de l’Arabie saoudite, trois pays hostiles à l’Iran. Alger est aussi monté au créneau hier. Le ministère des Affaires étrangères a reçu l’ambassadeur du Maroc pour «lui faire part du rejet par les autorités algériennes des propos totalement infondés mettant indirectement en cause l’Algérie», selon un communiqué relayé par l’agence de presse officielle Aps.

Un haut responsable du Front Polisario, Mhamed Khaddad, a affirmé que «le Polisario n’a jamais eu de relations militaires avec le Hezbollah et l’Iran.» «C’est un mensonge grotesque pour impliquer le Maghreb dans la crise du Moyen-Orient», a-t-il dit à l’Afp à Alger, accusant Rabat de vouloir «se dérober au processus de négociations auquel vient d’appeler le Conseil de sécurité» sur le Sahara occidental.    

AFP

 

La Mission de l’Onu au Mali (Minsuma) dénonce les violences contre les civils dans la région de Menaka, près de la frontière nigérienne, après de récentes attaques ayant fait plus de 40 morts.

La Minusma s’affirme «très préoccupée par la montée de la violence dans la région de Menaka (nord-est) et de ses conséquences sur la protection des civils», dans un communiqué publié lundi soir. «Entre le 26 et 27 avril 2018, deux attaques armées ont été rapportées contre les campements d’Aklaz et d’Awakassa, dans la région de Menaka. Au moins 47 personnes auraient été tuées et 2 auraient été blessées», affirme-t-elle. Les circonstances de ces attaques ne sont «pas encore déterminées» mais des informations «indiquent qu’au moins dans le campement d’Awakassa, les personnes auraient été tuées en dehors d’une situation de combat», poursuit la Minusma.

«Les attaques délibérées contre des civils qui ne prennent pas directement part aux hostilités peuvent être considérées comme crimes de guerre», déclare Mahamat Saleh Annadif, chef de la Minusma. La force française Barkhane a également «condamné» les «actes terroristes» commis «à l’encontre de familles civiles» dans les campements d’Aklaz et d’Awakassa, dans un communiqué qui donne le même bilan que la Minusma.    AFP

Le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran, accusé d’avoir facilité la livraison d’armes au Front Polisario par l’intermédiaire de son allié du Hezbollah libanais, a annoncé, hier mardi, le ministre marocain des Affaires étrangères.

Lors d’une conférence de presse à Rabat, Nasser Bourita a précisé que cette décision n’avait rien à voir avec les développements au Moyen-Orient, en référence aux tensions actuelles entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite qui soutiennent des camps opposés dans de nombreux conflits régionaux.

Le Maroc avait déjà rompu ses relations avec l’Iran début 2009, pour protester notamment contre «l’activisme» religieux de Téhéran dans le royaume. Les relations avaient été rétablies en 2014.

Une «première livraison d’armes a été récemment fournie au Polisario», le mouvement indépendantiste sahraoui soutenu par l’Algérie, via un «élément» à l’ambassade iranienne à Alger, a indiqué M. Bourita. «Le Maroc dispose de preuves irréfutables, de noms identifiés et de faits précis qui corroborent cette connivence entre le Polisario et le Hezbollah contre les intérêts suprêmes du royaume», a affirmé le chef de la diplomatie marocaine.

L’ambassadeur du Maroc à Téhéran a «quitté mardi l’Iran et je vais demander au chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran de quitter le royaume sans délai», a ajouté M. Bourita. Le ministre s’exprimait à son retour de Téhéran, où il dit avoir informé son homologue iranien Mohammad Javad Zarif de la décision du Maroc.    

AFP

 

La Cour constitutionnelle gabonaise a dissous l’Assemblée nationale, lundi, en demandant la démission du gouvernement, alors que le Gabon devait organiser des élections législatives avant fin avril, a annoncé la présidente de cette juridiction.

La Cour précise que le mandat des députés prend fin et que le chef de l’Etat doit procéder à la nomination d’un nouveau gouvernement qui sera uniquement responsable devant le président de la République, a indiqué la présidente de cette institution, Madeleine Mborantsuo.«Force est de constater que le gouvernement n’a pas pu accomplir les missions qui lui sont dévolues, notamment la révision de la liste électorale depuis 2017 et la mise en place du Centre gabonais des élections, depuis janvier 2018», a ajouté Mme Mborantsuo dans une déclaration dont l’Afp a obtenu copie. Selon la Cour, le gouvernement a surtout échoué dans l’organisation des législatives au plus tard le 30 avril, après deux reports de ces élections depuis décembre 2016 que les commentateurs expliquent par les remous suscités par la présidentielle d’août 2016 dont les résultats donnant le président sortant Ali Bongo Ondimba vainqueur sont contestés par l’opposition.

Le Parlement gabonais était donc considéré comme «illégitime» depuis dimanche 29 mars, les législatives n’ayant pas été tenues dans les temps fixés par la Cour constitutionnelle qui a décidé de transférer les pouvoirs de l’Assemblée nationale au Sénat jusqu’à la proclamation par la Cour des résultats des législatives.
La date des législatives sera annoncée par la Cour après avoir été saisie par le Centre gabonais des élections (Cge), une instance rassemblant des membres de la majorité et de l’opposition qui vient de se mettre en place et doit prêter serment aujourd’hui devant la Cour. Le Cge remplace la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) qui avait validé les résultats de la présidentielle d’août 2016.

AFP

 

La France, le Royaume-Uni et l’Union européenne, tous partisans du maintien de cet accord historique, ont indiqué que les informations présentées lundi par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour dénoncer l’accord ne faisaient que conforter son bien-fondé.

M. Netanyahu a fait savoir qu’il communiquerait les informations israéliennes à l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) et aux acteurs internationaux concernés. L’Aiea s’est dite prête à examiner toutes les informations pertinentes qui lui parviendraient.

En attendant, cette organisation a renvoyé aux conclusions contenues dans un de ses rapports de 2015 et selon lesquelles, contrairement à ce qu’affirme M. Netanyahu, elle n’a «aucune indication crédible d’activités en Iran liées au développement d’un engin nucléaire après 2009». M. Netanyahu a défendu ses propos, hier, sur la chaîne américaine CNN : «Personne n’était mieux renseigné qu’Israël sur l’Iran». «Personne ne cherche» la confrontation armée avec l’Iran, a-t-il toutefois temporisé. Le président américain Donald Trump, principal allié d’Israël, a donné aux Européens jusqu’au 12 mai pour trouver un nouveau texte qui remédierait aux «terribles lacunes» de l’accord 2015, faute de quoi les Etats-Unis s’en retireront.

Mais à l’approche de cette échéance, la déclaration de M. Netanyahu ne semble guère avoir fait bouger les lignes. Elle montre «vraiment que j’ai raison à 100%», a dit le président Trump, qui a déjà maintes fois promis de «déchirer» l’accord, censé garantir le caractère civil du nucléaire iranien. L’Iran, qui a toujours démenti chercher à se doter de l’arme nucléaire, a, de son côté, déclaré M. Netanyahu était «un menteur invétéré».    

AFP

L’opposition malgache a maintenu, hier, la pression sur le pouvoir en mobilisant, à Antananarivo, des milliers de partisans pour exiger la démission du président Hery Rajaonarimampianina, cible de toutes les critiques à quelques mois des élections.

Au cinquième jour de leur mobilisation, les manifestants, environ 2000 selon un journaliste de l’Afp, ont défilé jusqu’au siège de la Cour constitutionnelle aux cris de «Rajao dégage tout de suite !»
Ceints de leur écharpe aux couleurs blanc, rouge et vert de Madagascar, plusieurs députés ont déposé une requête en destitution du chef de l’Etat au greffe de la Cour, protégée par de nombreux policiers et militaires en armes. «On suit d’abord les voies légales, mais une fois ces recours épuisés, on fera appel au peuple», a menacé une élue, Hanitriniaina Razafimanantsoa.

A sept mois du premier tour prévu des élections présidentielle et législatives, l’opposition occupe, depuis samedi, les rues de la capitale pour dénoncer les nouvelles lois électorales, qu’elle juge favorables au seul gouvernement. La Cour constitutionnelle malgache doit se prononcer, d’ici aujourd’hui, sur la légalité de ces textes qui durcissent notamment les conditions de révision des listes électorales et de candidature à la magistrature suprême.
Samedi dernier, une manifestation, interdite par les autorités, a dégénéré en violents affrontements avec l’armée et la police.

Depuis dimanche, plusieurs centaines de protestataires occupent, tous les jours, l’emblématique Place du 13 mai, lieu historique de la contestation au cœur de la capitale. Plusieurs députés de l’opposition ont annoncé leur intention de porter plainte contre le chef de l’Etat et le gouvernement, présentés comme les «responsables de la tuerie de samedi».
«Ça suffit, on n’a pas besoin d’un assassin, dégage Rajao», proclamait, mercredi, une pancarte à l’effigie du chef de l’Etat.
Elu en 2013, le président Rajaonarimampianina n’a pas encore annoncé s’il allait briguer un second mandat cette année.

AFP

 

Onze musulmans haoussa ont été tués par une foule en colère à Makurdi, dans la capitale de l’Etat de Benue (centre du Nigeria), en représailles à l’attaque d’une église ayant fait 18 morts, a-t-on appris de source officielle.

«Nous avons perdu 11 des nôtres dans cette crise, et cinq blessés ont été hospitalisés», a déclaré à l’Afp Rilwanu Adamu, conseiller pour les affaires islamiques au gouvernorat de Benue. Les attaques ont eu lieu dans différents quartiers de la ville et le bilan pourrait encore augmenter, certaines victimes dont les corps ont été «calcinés» n’ayant pas encore été retrouvées, a-t-il précisé.
Un cordonnier a été attaché derrière une moto et «traîné par terre jusqu’à ce que mort s’ensuive», a-t-il raconté. «Ils ont également rasé les deux mosquées du marché de Makurdi après avoir tué un vendeur de poulet», a ajouté M. Adamu. «Nous vivons dans la peur maintenant». Les cinq blessés ont été secourus par des militaires avant d’être lynchés.
Mardi, deux prêtres catholiques et 16 fidèles ont été tués dans l’attaque d’une église attribuée à des éleveurs nomades pendant une messe de funérailles à Mbalom, village situé à une cinquantaine de kilomètres de Makurdi, selon la police.
Des centaines de jeunes en colère sont alors descendus dans les rues de la capitale régionale pour protester après les tueries, s’en prenant à la minorité musulmane, en majorité des commerçants haoussa n’ayant aucun lien avec le conflit pastoral qui secoue la région.
Les Etats du centre du Nigeria sont régulièrement touchés par des affrontements meurtriers pour l’accès à la terre et à l’eau entre agriculteurs sédentaires de confession chrétienne et éleveurs nomades, majoritairement peuls et musulmans, accusés de saccager les fermes agricoles avec leurs troupeaux.
AFP

 

L’homme d’affaires français Vincent Bolloré a été mis en examen (inculpé), hier soir, à Paris, dans l’enquête sur des soupçons de corruption dans l’attribution de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest à son groupe, a annoncé son porte-parole dans un communiqué.

Le porte-parole n’a pas précisé les chefs de mise en examen du milliardaire de 66 ans qui a quitté le bureau des juges sans être placé sous contrôle judiciaire. «Vincent Bolloré qui reste présumé innocent pourra, enfin, avoir accès à ce dossier dont il n’a jamais eu connaissance et répondre à ces accusations infondées», a ajouté son porte-parole dans le communiqué.
Encore aux commandes du groupe Bolloré, l’industriel qui a récemment cédé les rênes du géant français des médias Vivendi à son fils Yannick, avait été placé en garde à vue, mardi matin, dans les locaux de la police anticorruption à Nanterre, près de Paris, avec deux autres cadres de son groupe.
L’enquête, qui vise des soupçons de «corruption d’agents étrangers dépositaires de l’autorité publique», «abus de biens sociaux» et «abus de confiance», est menée par des juges du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris.
Les magistrats tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa logistics, anciennement appelée Sdv.
Sdv avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection d’Alpha Condé, fin 2010, et avait remporté la concession à Lomé peu avant la réélection, en 2010, de Faure Gnassingbé. Les deux candidats victorieux s’étaient attachés les services d’Havas.
Selon Le Monde, les magistrats soupçonnent Havas d’avoir sous-facturé ses services, afin que le groupe Bolloré décroche ces deux contrats en contrepartie.
Dans un communiqué transmis mardi, le groupe Bolloré a «formellement» démenti avoir commis des irrégularités en Afrique où il gère notamment 16 terminaux portuaires. Le groupe est présent dans pas moins de 46 pays du continent (opérateur de lignes ferroviaires, actionnaire de sociétés agricoles, etc.).
Dans le cadre de cette enquête, le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, ont, eux aussi, été présentés aux magistrats instructeurs en vue de leur éventuelle mise en examen à l’issue de leur garde à vue à Nanterre.    

AFP

 


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