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Actualités Internationales (2155)

Le chef de l’armée zimbabwéenne a dénoncé, hier, l’éviction du vice-président du pays, Emmerson Mnangagwa, et réclamé la «fin» de ce qu’il a qualifié de purge au sein du parti présidentiel, Zanu-Pf, prévenant que l’armée pourrait «intervenir».

M. Mnangagwa, longtemps pressenti comme un possible dauphin du président Robert Mugabe dont il est un de ses anciens fidèles, a été démis de ses fonctions de vice-président, la semaine dernière, après un bras de fer avec la Première dame, Grace Mugabe, qui se retrouve désormais en position idéale pour succéder à son époux âgé de 93 ans. «La purge actuelle qui vise clairement les membres du parti (Zanu-Pf) qui ont été engagés dans la guerre d’indépendance doit cesser immédiatement», a déclaré le général Constantino Chiwenga lors d’une conférence de presse au quartier général de l‘armée. Environ 90 hauts responsables de l’armée y ont assisté. «Nous devons rappeler à ceux derrière ces dangereuses manigances que lorsqu’il s’agit de protéger notre révolution, l’armée n’hésitera pas à intervenir», a-t-il martelé. Cette déclaration, particulièrement forte et rare du chef de l’armée, intervient alors qu’Emmerson Mnangagwa, 75 ans, a fui le Zimbabwe pour l’Afrique du Sud, selon ses proches. M. Mnangagwa, qui a reçu le soutien des anciens combattants de la guerre d’indépendance au Zimbabwe, entretient des liens étroits avec les militaires. Après son éviction, il avait promis de défier Robert et Grace Mugabe, les accusant de se prendre pour des «demi-dieux». Il a assuré qu’il «reviendrait au Zimbabwe pour diriger» la Zanu-Pf qui n’est pas «la propriété personnelle» des Mugabe.

AFP

Des enquêteurs américains se sont rendus, dimanche, dans le village du Niger où quatre soldats américains ont été tués, début octobre, lors d’une embuscade tendue par des islamistes armés, a annoncé le commandement américain pour l’Afrique (Africom).

Une équipe d’enquêteurs américains et nigériens «s’est rendue dans le village de Tongo Tongo, au Niger, le 12 novembre, pour avoir une meilleure idée de l’embuscade du 4 octobre, du lieu de l’attaque et des lieux environnants», a précisé l’Africom dans un communiqué. «Cette mission a permis aux enquêteurs de rassembler des informations et de déterminer les faits liés à l’embuscade qui a causé la mort de quatre soldats américains et quatre soldats nigériens», ajoute le communiqué.  Les conclusions de cette enquête, dirigée par le général Roger Cloutier, chef d’état-major de l’Africom, ne seront pas publiées avant janvier 2018, a prévenu le Pentagone la semaine dernière. L’accrochage s’était produit le 4 octobre en milieu de matinée. Une patrouille de reconnaissance, composée de douze soldats américains des forces spéciales et trente soldats nigériens, revenait du village de Tongo Tongo, situé à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali, selon la version du chef d’état-major américain, le général Joe Dunford. Ils ont été attaqués par un groupe d’une cinquantaine de combattants affiliés au groupe Etat islamique (Ei) équipés d’armes automatiques, de grenades et de véhicules armés.
L’armée française avait envoyé une patrouille de Mirage 2000 à leur rescousse, mais elle n’avait pu bombarder les islamistes en raison de l’imbrication des forces au sol.                                 
  

AFP

Le Niger s’est retiré de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) qui l’avais «suspendu», fin octobre, «pour progrès insuffisants», a indiqué, hier, la radio nationale.

«Le Niger ayant trouvé que cette décision est injuste, a quitté l’Itie», a révélé le ministre nigérien des Mines, Hassane Barazé Moussa devant les députés. Cette «désaffiliation» a été notifiée aux instances de l’Itie «par lettre du 25 octobre 2017», a précisé le ministre dont les propos sont rapportés par la radio. Il attribue la «suspension» du Niger»  au fait que le Conseil d’administration de l’Itie s’est «mêlée d’une affaire judiciaire au Niger» en établissant «un lien entre l’arrestation de certains acteurs de la société civile» et «l’affaire uraniumgate», révélée mi-février dans la presse. Il s’agit de la vente présumée douteuse, à travers de multiples intermédiaires, d’uranium nigérien. Un collectif de la société civile avait déposé une «plainte contre X». Au lieu de «travailler sur le rapport 2014», l’Itie a, «contre toute attente, glissé sur certaines questions d’actualité ayant défrayé la chronique au Niger» dont «l’affaire uraniumgate», a dénoncé M. Barazé Moussa. Cette vente avait donné lieu à un virement de 319 millions de dollars (297 millions d’euros) des comptes à Paris d’une société publique nigérienne vers un compte à Dubaï, selon le collectif de la société civile. D’après le journal le  Courrier, plusieurs noms de société dont celui du groupe nucléaire français Areva apparaissent dans l’affaire.

Le Conseil d’administration de l’Itie a «suspendu» le Niger «pour progrès insuffisants», notamment en matière de «divulgation des contrats» et de non-respect de «publication des données» sur les versements de dividendes au profit des zones minières. Il est également reproché au Niger «la restriction de l’espace» pour la société civile, en lien avec de récentes arrestations d’acteurs s’intéressant au secteur minier.

AFP

 

Deux jeunes qui protestaient contre les coupures d’électricité et d’eau ont été blessés par balle en Guinée, dans la ville minière de Sangaredi (nord-ouest), au cours de heurts avec la police, a-t-on appris de source hospitalière.

Les deux jeunes, âgés de 16 et 21 ans, blessés respectivement à l’épaule et au genou, étaient traités au centre de santé de Limanya, a indiqué à l’Afp une source hospitalière jointe par téléphone à Sangaredi, à 370 km au nord de Conakry.  «Ils ont été blessés, ce matin (samedi), lors de violents affrontements qui ont éclaté entre des centaines de jeunes gens surexcités et des forces de l’ordre, faisant également une vingtaine de blessés légers depuis vendredi», a précisé cette source sous le couvert de l’anonymat.

Un gendarme joint au téléphone a également fait état de deux de ses camarades «blessés par les jeunes qui utilisent des frondes». Vendredi, les manifestants avaient saccagé la gendarmerie, les locaux de la police et pillé les résidences du directeur de la Mine, Sékou Bérété, ainsi que de la cheffe du laboratoire de l’hôpital de la Compagnie des bauxites de Guinée (Cbg), selon les mêmes sources. En septembre, des centaines de jeunes gens avaient manifesté dans la même région, à Boké, à 300 km au nord-ouest de Conakry, puis dans la localité voisine de Kolaboui, pour protester contre le manque d’eau et d’électricité, pillant des édifices publics.

Les heurts à Boké avaient fait deux morts et des dizaines de blessés, tandis que le blocage de Kolaboui, un important nœud de communications, avait paralysé, pendant plusieurs jours, les activités minières dans toute la région ainsi que le trafic vers le Sénégal et la Guinée-Bissau.

AFP

Les chefs de la diplomatie des pays arabes se réuniront «en urgence», dimanche prochain, au siège de la Ligue arabe, à la demande de Ryad, pour discuter des «violations» de l’Iran dans la région, a-t-on appris, hier, de sources diplomatiques.

Cette réunion intervient sur fond de guerre de mots entre les deux grands rivaux au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite et l’Iran, alors que l’incertitude plane au Liban après la démission surprise du Premier ministre Saad Hariri. Selon un document interne, transmis à l’Afp par des diplomates arabes, Bahreïn et les Emirats arabes unis ont soutenu la requête de l’Arabie saoudite, également approuvée par Djibouti qui occupe la présidence tournante de l’organisation panarabe basée au Caire.

La requête de l’Arabie saoudite concerne le missile tiré le 4 novembre par les rebelles yéménites houthis soutenus par l’Iran et qui avait été intercepté par les Saoudiens près de Ryad, d’après la même source. Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait alors accusé Téhéran d’»agression militaire directe» contre son pays. L’Iran avait démenti toute implication, appelant Ryad à ne pas jouer avec le feu. Pour convoquer la réunion extraordinaire au Caire, Ryad a également mentionné l’incendie d’un pipeline qui a interrompu momentanément, samedi, l’approvisionnement de Bahreïn en pétrole saoudien. Manama, allié de l’Arabie saoudite, a dénoncé un «acte de sabotage (...) et de terrorisme» de la part de l’Iran, qui a également démenti. «Les violations commises par l’Iran dans la région arabe sapent la sécurité et la paix, non seulement dans la région arabe, mais dans le monde», selon le mémorandum.

AFP

 

Le gouvernement du Burundi a rejeté «catégoriquement» hier la décision de la Cour pénale internationale (Cpi) d’autoriser l’ouverture d’une enquête sur des crimes contre l’humanité présumés entre 2015 et 2017 au Burundi, la ministre de la justice assurant que Bujumbura ne collaborera «jamais» avec cette cour.

«D’emblée, le Burundi rejette cette décision rendue publique jeudi car le Burundi rappelle qu’il s’est retiré du Statut de Rome depuis le 27 octobre 2017. Le gouvernement n’ayant pas été notifié de la décision de la Cpi d’enquêter sur le Burundi avant son retrait effectif, (...), il n’est pas lié par cette décision», a déclaré Aimée Laurentine Kanyana, dans une déclaration lue à la presse à Bujumbura. Dans une décision rendue sous scellés le 25 octobre, la Cpi «a autorisé le procureur de la Cpi à ouvrir une enquête sur des crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis au Burundi ou par des ressortissants burundais à l’extérieur de leur pays depuis le 26 avril 2015 et jusqu’au 26 octobre 2017».

Le fait d’avoir appris cette information «par les médias 14 jours» après la décision de la cour, «vient confirmer encore une fois la politisation des droits de l’homme et de la justice internationale, ainsi que la tentative de déstabilisation des pays africains (...) par les forces néo-colonialistes», a ajouté la ministre. «En tout état de cause, le Burundi n’ouvrira jamais la coopération avec la Cpi dans la mise en œuvre d’une décision qui a été prise en violation du Statut de Rome et des principes du droit international», a martelé la ministre de la Justice. Le pouvoir a appelé à des manifestations dans toutes les provinces du pays aujourd’hui pour dénoncer la décision de la Cpi. «Le gouvernement du Burundi croyait qu’il avait échappé à la justice internationale en se retirant de la Cpi. Cette décision est une grande victoire pour le peuple burundais», a réagi auprès de l’Afp Me Armel Niyongere, membre d’un collectif international d’avocats pour les victimes des crimes commis au Burundi.

AFP

Les juges d’instruction guinéens qui enquêtent sur le massacre du stade de Conakry en 2009 ont transmis le dossier au Parquet, ouvrant la voie à un procès, plus de huit ans après les faits, a annoncé le ministère de la Justice.

Dans un communiqué conjoint, des organisations de défense des droits de l’Homme et des victimes avaient affirmé que les trois juges d’instruction avaient notifié lundi «aux parties la fin de l’information judiciaire». Le ministère de la Justice a indiqué pour sa part que le pool des juges d’instruction avait transmis le dossier «au procureur de la République près le tribunal de première Instance de Dixinn pour règlement définitif», selon un communiqué. «La clôture de l’instruction interviendra après les réquisitions du procureur de la République», a souligné le ministère, annonçant par ailleurs que le ministre Cheick Sako avait «pris un arrêté créant un comité de pilotage en vue de la préparation matérielle du procès à venir».

Dans leur communiqué, les Ong, dont la Fédération internationale des droits de l’Homme (Fidh) et l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (Avipa), demandaient le renvoi des 14 prévenus, «dont l’ex-chef de la junte Moussa Dadis Camara, devant le tribunal de Dixinn, afin de permettre l’ouverture d’un procès dès 2018».

Le 28 septembre 2009, des militaires avaient tué au moins 157 personnes et violé 109 femmes, dans un stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d’opposants à la candidature à l’élection présidentielle du chef de la junte de l’époque, Moussa Dadis Camara, selon une commission internationale d’enquête de l’Onu.

AFP

 

Le président libanais Michel Aoun a appelé hier, lors d’une rencontre avec le chargé d’affaires saoudien à Beyrouth, au retour du Premier ministre Saad Hariri qui avait annoncé sa démission depuis Ryad.

M. Hariri, un proche du pouvoir saoudien, n’est pas rentré au Liban depuis l’annonce de sa démission samedi dernier et des rumeurs circulent sur la limitation de sa liberté en Arabie saoudite. «Le président Aoun a reçu le chargé d’affaires saoudien à Beyrouth, Walid Boukhari, et l’a informé que la manière dont s’est produite la démission de M. Hariri était inacceptable», a indiqué la présidence libanaise dans un communiqué. Le président de la République «a réclamé le retour du chef du gouvernement au Liban». Lisant un discours diffusé par la chaîne à capitaux saoudiens Al-Arabiya, M. Hariri avait démissionné le 4 novembre, invoquant la «mainmise» de l’Iran et de son allié au Liban, le Hezbollah, sur les affaires intérieures du pays. Le Premier ministre, qui a aussi la nationalité saoudienne, a démissionné le jour même de la purge anticorruption qui a abouti à la détention de nombreux princes et hommes d’affaires saoudiens dans le royaume.

M. Aoun a «exprimé son inquiétude concernant ce qui se dit à propos de la situation de M. Hariri» à Ryad, appelant à clarifier «les circonstances» de son séjour dans le royaume, lors d’une rencontre avec les ambassadeurs des pays membres du groupe de soutien au Liban.

Parmi eux figuraient les ambassadeurs de France, des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et les représentants de l’Onu, de l’Union européenne et de la Ligue arabe. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait fait part dimanche «d’inquiétudes légitimes» en demandant: «Est-il assigné à résidence? Va-t-on le laisser revenir (au Liban)?».

AFP

 

La présidence gabonaise a défendu, hier, son projet de révision constitutionnelle, décriée par l’opposition, et a appelé à «dépassionner» le débat.

«Il ne s’agit, en aucun cas, d’une présidentialisation ou d’une monarchisation» de la République, a déclaré, au cours d’une conférence de presse, le porte-parole de la présidence, Ike Ngouoni Aila Oyouomi, en réponse aux critiques sur ce thème de l’opposition. Il ne faut pas «travestir» le texte, a ajouté le porte-parole, citant en exemple des «avancées» en matière de démocratie comme la volonté de mise en place d’un scrutin à deux tours pour les élections présidentielles.  «Il est dans l’intérêt de notre démocratie de dépassionner le débat», a-t-il assuré, alors que «chacun est libre d’exprimer ses opinions».

Le texte, a-t-il rappelé, «est issu des débats et des échanges» qui ont eu lieu lors du «dialogue politique» (mars-mai 2017) souhaité par l’exécutif pour tourner la page d’une présidentielle 2016 mouvementée dans un pays qui se prépare à des législatives reportées par deux fois.

Ce projet de loi sur une septième révision de la Constitution depuis 1991 devrait être débattu prochainement devant le Parlement qui va «proposer des amendements et trancher», avant d’être soumis à la Cour constitutionnelle, a indiqué M. Ngouoni Aila Oyouomi. Il ne faut pas faire de «procès d’intention» au Parlement, alors que les députés «font souvent la preuve de leur indépendance d’esprit», a affirmé le porte-parole, et que l’Assemblée nationale et le Sénat sont composés en large majorité de représentants du Pdg, le parti du président Ali Bongo Ondimba. Le texte n’a pas été rendu public, mais circule sur les réseaux sociaux et a suscité une levée de boucliers du côté de l’opposition, qui a dénoncé une «monarchisation» du pouvoir.

L’opposant Jean Ping, qui conteste toujours la réélection d’Ali Bongo à la tête de l’Etat gabonais en août 2016, a déclaré, samedi, que la révision «porte les germes» de «l’instauration d’un royaume au Gabon». Jeudi, le sixième vice-président du Sénat, l’opposant Jean Christophe Owono Nguema, et le leader d’un parti de l’opposition, l’Upg, Jean De Dieu Moukagni Iwangou, auteurs de récentes sorties médiatiques sur le sujet, ont appelé les «citoyens à se mobiliser pour défendre la patrie et protéger la Constitution», dans une déclaration commune fustigeant la «confiscation du pouvoir» et son exercice «absolu» par Ali Bongo.

Tous deux ont dénoncé, entre-autres, dans le nouveau projet constitutionnel, «l’omission d’insérer la limitation des mandats» présidentiels, mais aussi la suppression de l’âge minimum pour les candidats à la présidentielle ou encore le «serment d‘allégeance» des membres du gouvernement au chef de l’Etat.

AFP

Les juges de la Cour pénale internationale ont autorisé l’ouverture d’une enquête sur des crimes contre l’humanité présumés qui auraient fait au moins 1.200 morts au Burundi, devenu, fin octobre, le premier pays à quitter la Cpi.

Dans une décision rendue sous scellés le 25 octobre, la Cpi «a autorisé le procureur (...) à ouvrir une enquête sur des crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis au Burundi ou par des ressortissants burundais à l’extérieur de leur pays depuis le 26 avril 2015 et jusqu’au 26 octobre 2017», a-t-elle annoncé, hier, dans un communiqué.

L’autorisation concerne «notamment le meurtre et la tentative de meurtre, l’emprisonnement ou la privation grave de liberté, la torture, le viol, la disparition forcée et la persécution».

Les violences qui ont accompagné cette crise auraient engendré au moins 1.200 morts, la détention illégale de milliers de personnes et la torture de milliers d’autres, des centaines de disparitions ainsi que le déplacement de plus de 400.000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, d’après les estimations de la Cour basée à La Haye. «Ces crimes auraient été commis par des agents de l’État et d’autres groupes mettant en œuvre les politiques de l’État dont la police nationale burundaise, le Service national de renseignement et des unités de l’armée burundaise opérant en grande partie selon des chaînes de commandement parallèles et conjointement avec des membres des Imbonerakure, la ligue des jeunes du parti au pouvoir», a affirmé la Cour pénale internationale.

Le retrait du Burundi de la Cpi a pris effet le 27 octobre, mais celle-ci reste «compétente à l’égard de crimes qui auraient été commis pendant que le Burundi était un Etat partie au Statut de Rome», traité fondateur de la Cour, période durant laquelle Bujumbura reconnaissait sa juridiction, a-t-elle souligné. «Le Burundi est tenu de coopérer avec la Cour dans le cadre de cette enquête, car celle-ci a été autorisée le 25 octobre 2017, avant la date à laquelle le retrait a pris effet», ont insisté les juges.

Le gouvernement burundais a, de son côté, immédiatement dénoncé l’ouverture de cette enquête. «La Cpi, corrompue, vient de se tirer encore une balle dans le pied», a réagi le responsable de la communication présidentielle, Willy Nyamitwe sur Twitter. «La tricherie saute aux yeux. Sans doute que le Burundi sortira vainqueur de cette bataille, c’est la dernière carte de l’Occident».

AFP

Un Mauritanien détenu depuis près de quatre ans pour un billet de blog jugé blasphématoire était en passe de recouvrer la liberté, jeudi, après une décision de justice ramenant sa condamnation à mort à deux ans de prison.

Le ministère public ou l’accusé lui-même peut introduire un pourvoi en cassation contre la décision de la Cour d’appel de Nouadhibou (nord-ouest), a indiqué à l’Afp un juriste, estimant néanmoins cette hypothèse peu probable, au terme d’un aussi long feuilleton judiciaire qui a exposé la Mauritanie à de fortes pressions humanitaires internationales. La peine capitale n’a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987. Cette affaire est le premier cas de condamnation à mort pour apostasie dans le pays.

Le prévenu, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir - également identifié comme Mohamed Cheikh Ould Mohamed - un musulman âgé d’une trentaine d’années, en détention depuis janvier 2014 pour un article sur Internet taxé de blasphème envers le prophète de l’Islam, a donc déjà purgé sa peine. Il a également été condamné à une amende de 60.000 ouguiyas (environ 146 euros).

L’annonce du verdict a été couverte par le brouhaha de partisans d’une nouvelle condamnation à mort dont les avocats avaient été déboutés, mercredi, par la Cour de leur demande de plaider en tant que «partie civile» pour défendre le prophète de l‘Islam, insulté, selon eux, par le prévenu. Faisant droit à une requête de la défense, la Cour avait estimé que ce rôle revenait au ministère public qui a de nouveau requis la peine capitale.

Des femmes pleuraient à chaudes larmes alors que des insultes fusaient contre la Cour et le gouvernement, accusés, par une partie de l’assistance, «d’avoir choisi le camp de l’Occident contre celui du prophète», selon des témoins.

AFP

 

Le ministère public a de nouveau requis la peine capitale à l’encontre d’un Mauritanien dont la condamnation à mort pour un billet de blog jugé blasphématoire avait été cassée par la Cour suprême, lors d’un procès, hier, dont le verdict est attendu aujourd’hui.

Dans son réquisitoire devant la Cour d’appel de Nouadhibou, dans le nord-ouest du pays, le procureur général a requis la peine maximale, estimant que le jeune homme, détenu depuis bientôt quatre ans, «ne saurait être excusé pour ses propos blessants et diffamatoires envers le prophète Mahomet». Le prévenu, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir - également identifié comme Mohamed Cheikh Ould Mohamed - un musulman âgé d’une trentaine d’années, a été arrêté, en janvier 2014, pour un article sur Internet jugé blasphématoire envers le prophète de l’Islam. A l’ouverture de son procès, il a reconnu avoir «décelé, dans son article, des erreurs», qu’il avait «immédiatement corrigées dans un autre article». Il a également exprimé «tout son repentir et ses excuses» et assuré la Cour de sa «foi en Allah et en son prophète».

Le procureur a relu son texte devant la Cour, affirmant qu’il avait «accusé le prophète d’injustice flagrante, mis en doute l’équité de ses jugements et de ses décisions» et que, de ce fait, «il mérite la peine de mort».

AFP

Le président iranien Hassan Rohani a adressé, hier, une sérieuse mise en garde à l’Arabie saoudite, lui conseillant de ne pas jouer avec le feu, après une exacerbation des tensions entre les deux puissances rivales au Moyen-Orient.

La veille, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait accusé l’Iran «d’agression directe» contre son pays après l’interception d’un missile tiré sur Ryad par les rebelles yéménites houthis, soutenus par Téhéran qui a démenti toute implication.

«Vous connaissez la puissance et la place de l’Iran dans la région. Des plus grands que vous s’y sont cassé les dents. Vous n’êtes rien !» a lancé M. Rohani à l’adresse des dirigeants saoudiens lors d’un discours retransmis par la télévision d’État. «Les États-Unis et leurs alliés ont mobilisé tous leurs moyens contre nous et n’ont rien pu faire», a ajouté le président iranien, faisant référence à la guerre dévastatrice déclenchée en 1980 par l’Irak contre la jeune République islamique d’Iran, avec le soutien des pays occidentaux et arabes. Le conflit s’était achevé huit ans plus tard par un retour au statu quo ante.

«Si vous pensez que l’Iran n’est pas votre ami et que les États-Unis et le régime sioniste sont vos amis, vous faites une erreur stratégique et de calcul», a encore ajouté le président iranien, faisant écho à de récents propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu selon qui la «menace» iranienne contribue à un rapprochement inédit entre l’État hébreu et ses voisins arabes.

Depuis le tir d’un missile balistique des rebelles houthis, samedi soir, au-dessus de l’aéroport de Ryad, l’Arabie saoudite et l’Iran se livrent à une violente passe d’armes au sujet du Yémen.

Les autorités saoudiennes accusent l’Iran d’être derrière ce tir qui pourrait, selon elles, «équivaloir à un acte de guerre».
L’Iran a rejeté ces accusations et plaidé pour l’apaisement, mais la Maison Blanche a pris fait et cause pour Ryad contre Téhéran. L’Union européenne a appelé toutes les parties au calme.

Devant ses ministres, M. Rohani a exhorté l’Arabie saoudite  qui dirige, depuis 2015, une coalition arabe au Yémen en soutien aux forces gouvernementales à cesser les bombardements sur les régions contrôlées par les Houthis et à mettre fin au blocus qu’elle impose à ce pays.

AFP

 

Le vice-président zimbabwéen limogé, Emmerson Mnangagwa, a fui le pays mais promis, hier, de défier le président Robert Mugabe et son épouse, Grace, qui se prennent pour des «demi-dieux» et ne servent, selon lui, que leurs intérêts.

Deux jours après son éviction, M. Mnangagwa, longtemps pressenti comme un possible dauphin du chef de l’Etat, est sorti du silence pour s’en prendre violemment au couple Mugabe. Le président, au pouvoir depuis 1980, est «une personne entêtée qui pense être en droit de diriger jusqu’à sa mort» le Zimbabwe, a dénoncé son ancien bras droit dans un communiqué, annonçant qu’il avait fui son pays à cause de «menaces incessantes». Il n’a pas précisé où il s’était réfugié.

«Le temps est venu de dire non aux demi-dieux et personnes qui sont autocentrées et ne pensent qu’à elles-mêmes et leur famille», a estimé l’ancien vice-président, dans une attaque directe contre M. Mugabe et son épouse. Le parti de la Zanu-Pf (au pouvoir) «n’est pas votre propriété personnelle ni celle de votre épouse, comme bon vous semble», a encore lancé M. Mnangagwa, promettant de «revenir au Zimbabwe pour diriger» la formation politique. Lundi, cet ancien fidèle de M. Mugabe, surnommé le «Crocodile» en raison de son caractère impitoyable», avait été démis de ses fonctions pour son «manque de loyauté» envers le chef de l’Etat. Une décision interprétée par l’opposition comme une stratégie destinée à laisser le champ libre à la Première dame, âgée de 52 ans, pour succéder, le moment venu, à son mari, à la santé chancelante.

AFP

 

Les Etats-Unis sont opposés à toute enquête de la Cour pénale internationale (Cpi) impliquant des personnels américains en Afghanistan, a affirmé, hier, au Conseil de sécurité, la représentante américaine adjointe à l’Onu, Michele Sison.

«Nous ne croyons pas que des enquêtes de la Cpi servent les intérêts de la paix ou de la justice en Afghanistan», a asséné la diplomate américaine lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la Libye et à la Cpi, en présence de sa procureure, Fatou Bensouda. «Les Etats-Unis pensent que toute enquête ou autre activité de la Cpi concernant des personnels américains (en Afghanistan) est totalement injustifiée», a aussi déclaré Michele Sison. «Les Etats-Unis sont pleinement engagés dans le respect de la loi internationale et ont un système d’enquête national fort, de mise en responsabilité et de transparence parmi les meilleurs au monde», a-t-elle fait valoir. Washington n’a pas ratifié le Statut de Rome, traité fondateur de la Cpi signé en 1998 et entré en vigueur quatre ans plus tard.

La représentante adjointe américaine a rappelé que son pays avait «une objection de principe de longue date et continue à toute compétence juridictionnelle de la Cpi sur des personnels américains». Début novembre, Fatou Bensouda avait annoncé qu’elle allait demander aux juges de la Cpi l’autorisation d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre présumés commis dans le cadre du conflit afghan, notamment par l’armée américaine. En Afghanistan, les Etats-Unis sont toujours à la tête d’une coalition militaire qui a renversé le régime des talibans fin 2001.

AFP

 

La Cour suprême a suspendu, hier, l’élection du nouveau président libérien, en ordonnant à la Commission électorale nationale (Nec) d’examiner un recours d’un parti d’opposition.

Complexes, les procédures judiciaires pourraient prendre plusieurs semaines, même si la Cour suprême a enjoint la commission électorale d’agir au plus vite.
Les plus de deux millions d’électeurs qui étaient appelés aux urnes, aujourd’hui, pour départager le sénateur et ex-star du foot George Weah et le vice-président sortant, Joseph Boakai, arrivés largement en tête lors du premier tour, le 10 octobre, devront donc encore patienter pour désigner le successeur de la présidente Ellen Johnson Sirleaf.

La décision de la Cour suprême, attendue, fait néanmoins peser de nouvelles incertitudes sur la première transition démocratique depuis des décennies dans le pays. La Cour suprême a interdit à la Nec d’organiser le second tour «jusqu’à ce qu’elle ait examiné les recours» du candidat arrivé en troisième position avec 9,6 % des voix, l’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine. Sa formation, le Parti de la liberté, avait dénoncé des fraudes et des irrégularités. Soutenu par M. Boakai, il réclame que l’ensemble du processus électoral soit remis à plat. La Cour reproche à la Nec d’avoir «fixé une date (le 7 novembre, Ndlr) et préparé la tenue du second tour sans avoir au préalable examiné les plaintes faisant état d’irrégularités et de fraudes massives».

AFP

 

Une dizaine de personnes, dont au moins huit civils, ont péri, hier, dans deux attaques dans le nord et le centre du Mali où le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a dû reporter une visite après l’explosion d’une mine au passage d’un véhicule d’escorte, selon des sources concordantes.

Quatre civils et un militaire malien ont été tués dans une embuscade entre Konna et Doro (centre) visant deux camions affrétés par la Mission de l’Onu au Mali (Minusma), sous escorte de l’armée malienne, selon un communiqué de cette dernière.

Les soldats maliens ont pris en chasse les assaillants, mais ceux-ci «sont parvenus à s’enfuir en emportant leurs motos et leurs blessés», selon le texte. Pendant la poursuite, un véhicule militaire s’est renversé, précise l’armée malienne. Selon une source douanière, «les camions ont ensuite été brûlés par les assaillants, qui sont des jihadistes». Un des chauffeurs des camions, en route pour le nord du Mali, figure parmi les tués, selon la même source.  Par ailleurs, M. Maïga, qui conduit, depuis la semaine dernière, une mission gouvernementale dans le centre du pays, a reporté une visite à Niafounké à la suite d’une attaque à la mine contre un véhicule militaire participant à la protection de la délégation, selon les autorités locales et des habitants. «Un des véhicules qui allait accueillir la délégation, qui est venue avant l’arrivée du Premier ministre, a sauté sur une mine. Un militaire a eu la jambe coupée et deux autres ont eu des fractures», a indiqué à l’Afp un responsable du gouvernorat de Tombouctou.

A la suite de la découverte de «trois autres mines qui n’avaient pas explosé», «par mesure de précaution, décision a été prise de reporter la visite». Cette tournée gouvernementale vise à faciliter le retour de l’administration et à vérifier la possibilité de tenir sur tout le territoire les élections régionales fixées au 17 décembre.

AFP

 

Les dizaines de personnalités saoudiennes arrêtées dans le cadre d’une purge anticorruption sans précédent dans le royaume vont être jugées devant un tribunal, a indiqué, hier, le procureur général.

Des princes, dont le célèbre milliardaire Al-Walid ben Talal, des ministres ainsi que des hommes d’affaires ont été appréhendés, samedi, lors d’une opération coup de poing qui fait suite à la mise en place d’une nouvelle commission anticorruption présidée par le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane. «Toutes les personnes suspectées auront pleinement accès à tous les droits de la défense et les procès auront lieu de façon transparente», a affirmé, dans un communiqué, le procureur général Cheikh Saoud Al Mojeb. «D’importantes preuves ont déjà été recueillies et des interrogatoires détaillés ont eu lieu», a-t-il ajouté. Selon Cheikh Saoud Al Mojeb, qui fait lui-même partie de la nouvelle commission anticorruption formée conformément à un décret royal, les autorités ont dû mener leur enquête «dans la discrétion», afin que personne «ne puisse échapper à la justice». La commission anticorruption a mis au jour des preuves de «corruption généralisée», a affirmé son président, Khaled ben Abdelmohsen, dans un communiqué.

«Les autorités saoudiennes anticorruption (...) ont travaillé méticuleusement pendant trois ans pour enquêter sur les crimes en question», a-t-il précisé. Le ministre saoudien de l’Information avait annoncé, dimanche, que les comptes bancaires des personnes arrêtées allaient être «gelés» et que tous les biens «résultant de la corruption» seraient «restitués à l’Etat». Parallèlement aux arrestations, le chef de la puissante Garde nationale saoudienne, un temps considéré comme prétendant au trône, ainsi que le chef de la Marine et le ministre de l’Economie ont été abruptement limogés.

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L’Arabie saoudite a affiché, hier, sa détermination à poursuivre sans complaisance les dizaines de princes, ministres et hommes d’affaires arrêtés la veille pour «corruption» dans le royaume.

La vague d’arrestations fait ainsi suite à la mise en place d’une nouvelle commission anticorruption, présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane, conformément à un décret royal. Parmi les dizaines de personnalités interpellées, samedi soir, figure le célèbre milliardaire Al-Walid ben Talal, a indiqué à l’Afp une source gouvernementale. Parallèlement, Metab ben Abdallah, chef de la puissante Garde nationale saoudienne et un temps considéré comme prétendant au trône, ainsi que le chef de la Marine, Abdallah Al-Sultan, et le ministre de l’Economie, Adel Fakih, ont été abruptement limogés. Selon la chaîne satellitaire Al-Arabiya (à capitaux saoudiens), 11 princes, 4 ministres et des dizaines d’anciens ministres ont, au total, été arrêtés, alors que la commission anticorruption a ouvert des enquêtes sur des affaires, pour certaines assez anciennes, dont une concerne les inondations meurtrières ayant dévasté en 2009 la ville de Jeddah (ouest).

Le procureur général d’Arabie saoudite a confirmé l’ouverture d’un «certain nombre» d’enquêtes. «Les suspects se voient accorder les mêmes droits et le même traitement que n’importe quel autre citoyen saoudien. La position et le statut d’un suspect n’influencent pas l’application ferme et juste» de la loi, a souligné le procureur Cheikh Saoud Al Mojeb qui fait lui-même partie de la commission anticorruption.

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Le Niger a annoncé avoir autorisé les Etats-Unis à armer leurs drones présents sur son territoire et qui, jusque-là, étaient dévoués à la seule surveillance des mouvements des groupes terroristes dans la zone sahélienne.

«C’est une négociation que nous avions engagée depuis un moment (avec les Etats-Unis). L’armement des drones, c’est une option que nous avons prise avant même que nous connaissions le drame de Tongo Tongo», a déclaré le ministre de la Défense du Niger, Kalla Moutari, sur la radio d’Etat.

Le 4 octobre, quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade tendue par des jihadistes à Tongo Tongo, un village situé dans la région de Tillabéri, proche du Mali.  Les autorités nigériennes étaient, jusqu’ici, réticentes à l’armement des drones armés américains présents sur son sol. «Nous faisons face à des gens très bien armés», mais l’entrée en scène «des drones armés constitue une réponse très adaptée et décisive pour combattre le terrorisme», a expliqué le ministre.

Le Niger «est décidé à assurer la paix et la sécurité» de son territoire «y compris le choix d’armer les drones» américains, a-t-il assuré.  «Il y a des possibilités de méprise, mais il n’y a pas de guerre propre», a-t-il estimé.
Les Américains sont très présents au Niger, avec une base à l’aéroport d’Agadez (nord) d’où des drones décollent pour surveiller la zone sahélienne, notamment vers le Mali et la Libye, deux Etats voisins du Niger.

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Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a souhaité, hier, que la justice française accepte d’extrader François Compaoré, frère de l’ancien chef de l’Etat, placé sous contrôle judiciaire en France dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat; en 1998; du journaliste Norbert Zongo.

A quelques semaines d’une visite officielle du président Emmanuel Macron; fin novembre, à Ouagadougou, la première d’un chef d’Etat français depuis plus de vingt ans, M. Kaboré a aussi espéré que Paris lève prochainement le secret-défense sur ses archives concernant l’assassinat de Thomas Sankara en 1987. «Pour nous et pour le peuple burkinabè, le souhait est que le tribunal (français) puisse extrader François Compaoré au Burkina Faso pour qu’il puisse répondre de ce qui lui est reproché», a déclaré M. Kaboré lors d’une interview, à Ouagadougou, avec des journalistes de TV5 Monde, Rfi et Le Monde. «Je peux difficilement peser sur le dossier puisque c’est une question de justice, mais je considère que c’est déjà une grande victoire que le mandat d’arrêt ait connu son exécution sur le sol français», a ajouté le président burkinabè. Arrêté dimanche dernier, à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle, François Compaoré, 63 ans, a été laissé libre, mais sous contrôle judiciaire, dans l’attente de l’examen de la demande d’extradition formulée, dès le lendemain, par le Burkina Faso.

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La date du 7 novembre semble difficilement tenable puisque, dans l’attente de la décision de la Cour, les préparatifs du scrutin, dont l’acheminement des bulletins de vote et des urnes et la formation des personnes chargées d’encadrer le vote, sont suspendus. Le juge Francis Korkpor annoncera la décision de la Cour lundi à 10H00 Gmt, soit moins de 24 heures avant l’ouverture théorique des bureaux de vote dans ce petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest. Le second tour doit en principe opposer le sénateur et ex-star du foot George Weah, arrivé en tête lors du premier tour le 10 octobre avec 38,4 % des voix, au vice-président sortant, Joseph Boakai (28,8 %).

Mais, le Parti de la liberté de l’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine, arrivé troisième avec 9,6 % des suffrages, a dénoncé devant la commission électorales des «fraudes et irrégularités massives» lors de ce premier tour. Il réclame que l’ensemble du processus électoral soit remis à plat.

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Le président zambien Edgar Lungu a mis en garde les magistrats de son pays contre toute initiative visant à l’empêcher de briguer un nouveau mandat en 2021, une hypothèse qui fait déjà l’objet d’un âpre débat constitutionnel.

«Je dis à mes amis du système judiciaire +Ne plongez pas le pays dans le chaos (...) + sur cette question», a lancé Edgar Lungu lors d’un discours prononcé, jeudi soir, devant des partisans et rapporté par la radio nationale.

Au pouvoir depuis 2015, réélu en 2016, le chef de l’Etat a déjà laissé entendre publiquement à plusieurs reprises qu’il était prêt à briguer un nouveau mandat en 2021. Ce scénario nourrit depuis plusieurs mois une vive controverse. La loi fondamentale de la Zambie stipule que le chef de l’Etat peut briguer deux mandats de cinq ans.

Edgar Lungu a été élu une première fois en 2015 pour succéder à Michel Sata, décédé dans l’exercice de ses fonctions en 201,4 deux ans avant la fin normale de son mandat. Il a ensuite été réélu en 2016 au terme d’un scrutin très serré. L’actuel président estime qu’il peut se représenter en 2021, car il n’a pas accompli deux mandats complets, ce que l’opposition conteste vivement. «La chose la plus importante que je peux dire maintenant, c’est qu’en 2021 je suis disponible pour un nouveau mandat si mon parti me désigne», a répété Edgar Lungu.

«Nous devons préserver la paix, nous devons écouter la voix du peuple (...). La possibilité de me représenter ou pas en 2021 ne doit pas dépendre de ce qui s’est passé au Kenya», a-t-il ajouté.

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Une nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Céni) a été installée, hier, à Niamey, pour la présidentielle de 2021 à laquelle l’actuel président, Mahamadou Issoufou, a dit qu’il ne sera pas candidat, a annoncé la radio nigérienne.

La nouvelle Céni, composée des représentants de la coalition au pouvoir, de l’opposition et de la société civile, est dirigée par l’avocat Issaka Souna, qui avait déjà présidé la Commission en 1999.
Agé de 63 ans, Me Souna avait occupé le poste de chef adjoint de la Mission d’observation électorale de l’Onu au Burundi, et celui de chef de la division de l’assistance électorale pour l’Onu en Côte d’Ivoire (Onuci). Des élections présidentielle et législatives doivent avoir lieu en 2021 au Niger. Ces scrutins pourraient être précédés par des élections municipales et régionales d’abord prévues en janvier 2017, avant d’être reportées. Un fichier biométrique sera confectionné pour la tenue des scrutins, a souligné le ministre de l’Intérieur, Bazoum Mohamed, également président du parti au pouvoir. Après avoir exercé un premier mandat de cinq ans, le président Issoufou a été réélu, en 2016, pour un second et dernier quinquennat. Sa réélection avait été fortement contestée par ses rivaux. Début avril, il avait assuré qu’il ne modifierait pas la Constitution pour briguer un troisième mandat à l’issue de son dernier quinquennat légal en 2021. Il a expliqué que son «ambition» est «d’organiser, à cette date, des élections libres et transparentes et de passer le témoin à un autre Nigérien que les Nigériens auront choisi».

S’il y parvient, il sera le premier président démocratiquement élu à assurer une alternance pacifique à la tête du pays. Son prédécesseur, Mamadou Tandja, avait été renversé, en 2010, par un putsch militaire pour avoir modifié la Constitution afin de se maintenir à l’issue de ses deux quinquennats légaux.

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La procureure de la Cour pénale internationale (Cpi) va demander aux juges de ce tribunal l’autorisation d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre présumés commis dans le cadre du conflit afghan, notamment par l’armée américaine.

Ce qui serait l’une des investigations les plus complexes et controversées de l’histoire de la Cpi et pourrait exposer pour la première fois des forces militaires des Etats-Unis à des poursuites de sa part. «J’expliquerai aux juges qu’il existe une base raisonnable permettant de croire que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis» dans le cadre du conflit armé en Afghanistan, a déclaré Fatou Bensouda hier dans un communiqué. Révélant, fin 2016, les résultats d’un long examen préliminaire, étape préalable à l’ouverture d’une enquête, la procureure avait déjà affirmé avoir «une base raisonnable permettant de croire» que les forces armées des Etats-Unis, la Cia, les talibans et leurs alliés ainsi que les forces gouvernementales afghanes pouvaient avoir commis des crimes de guerre.

Des militaires américains pourraient avoir infligé «à au moins 61 détenus des actes de torture, des traitements cruels, des atteintes à la dignité de la personne sur le territoire afghan», avait alors dit la procureure. «Au moins 27 détenus» auraient subi les mêmes traitements, infligés par des membres de la Cia en Afghanistan mais aussi dans d’autres pays parties au Statut de Rome, le traité fondateur (signé en 1998 et entré en vigueur quatre ans plus tard) de la Cpi, comme la Pologne, la Roumanie et la Lituanie, avait-elle déclaré.

Après les attentats du 11 septembre 2001 à New York et à Washington, la Cia avait reçu l’autorisation du gouvernement du président George W. Bush d’utiliser les méthodes d’interrogatoire dites «améliorées» dont le «waterboarding», technique qui consiste à simuler une noyade. Les talibans, quant à eux, pourraient avoir été responsables de la mort de plus de 17.000 civils entre 2007 et décembre 2015, d’après la procureure. La torture aurait également été pratiquée par les services de renseignement afghans et la police.

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