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Actualités Internationales (1562)

Entre 7.000 et 8.000 migrants originaires de l’Afrique sub-saharienne pour la plupart sont actuellement détenus dans une vingtaine de centres de rétention en Libye, a indiqué, hier à l’Afp, un responsable de l’organe de lutte contre l’immigration clandestine.

Abdulrazaq al-Shniti s’exprimait à l’occasion de l’ouverture d’un nouveau centre de rétention à Tajoura, dans la banlieue-est de Tripoli, portant le nombre des centres dans le pays à 42, dont 23 fonctionnels, a-t-il dit. Le nouveau centre compte déjà 130 jeunes migrants africains arrêtés cette semaine dans un hangar à Tajoura, où ils ont été regroupés par des passeurs, en attendant de prendre la mer pour tenter la traversée de la Méditerranée, a précisé un responsable de l’établissement.
Selon M. Shniti, certains chefs de réseaux d’immigration clandestine ont été arrêtés «au cours de la dernière période» et seront, selon lui, présentés à la justice.

Les migrants sont rapatriés régulièrement vers leurs pays, en coordination avec l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) et des représentants de leurs ambassades, a ajouté le responsable.
C’est l’Oim aussi qui se «charge de fournir de l’aide aux migrants dans les centre de rétention», a-t-il expliqué.
Pour M. Shniti, le problème de l’immigration clandestine provient notamment de la région sud du pays où les frontières sont «totalement ouvertes» devant les migrants.

AFP -

 

Partir avec fracas au risque de faire s’écrouler l’édifice ou rester en recherchant des ajustements ? Le président américain Donald Trump a du mal à trancher sur l’Accord de Paris sur le climat et a repoussé sa décision très attendue.

Pendant sa campagne, l’homme d’affaires septuagénaire, qui martèle vouloir mettre fin à la «guerre contre le charbon», avait promis d’»annuler» cet accord conclu, fin 2015, dans la capitale française, par plus de 190 pays. Mais, depuis son installation à la Maison Blanche, il a envoyé des signaux contradictoires, reflets des courants contraires qui traversent son administration sur la question climatique mais aussi, au-delà, sur le rôle des Etats-Unis dans le monde et leur rapport au multilatéralisme.
Une réunion prévue, hier, à la Maison Blanche, pour discuter d’une éventuelle sortie des Etats-Unis de ce texte emblématique a été reportée à une date indéterminée.

Et son porte-parole, Sean Spicer, a précisé que M. Trump n’annoncerait pas sa décision avant son retour du sommet du G7 Italie (26 et 27 mai), contrairement à ce qui était initialement prévu. «Le président veut être certain d’avoir le temps de choisir la meilleure stratégie pour le pays», a-t-il déclaré, se refusant à donner toute indication sur la tonalité des discussions.

Or les délégations de plus de 190 pays, réunies à Bonn pour avancer sur l’application du pacte, ont les yeux braqués sur Washington. deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, les Etats-Unis sont au cœur du jeu. Leur retrait serait un camouflet pour la «diplomatie climat» qui, il y a moins de 18 mois, célébrait, à Paris, un accord historique, rendu possible par un pacte âprement négocié entre Washington et Pékin.

Une solution politiquement habile pourrait être de rester dans l’accord, qui vise à limiter la hausse de la température mondiale, mais de lancer un réexamen des objectifs américains.

Cela permettrait de garder un siège à la table des négociations tout en envoyant, en interne, le signal d’une forme de rupture avec l’administration démocrate de Barack Obama.

AFP -

 

Si sur beaucoup de points la France est en déclin comme avec la fin du quasi monopole de la coopération économique, de la collaboration militaire et diplomatique avec ses anciennes colonies en Afrique (concurrence de la Chine, par exemple), le pays de Marianne continue à s’autoglorifier sur ses attributs. A Paris, il n’est pas rare d’entendre dire que « la France est le plus beau pays au monde », qu’elle a « la meilleure gastronomie » ou que « l’avenue des Champs Elysées est la plus belle sur terre ». C’est un des syndromes du nombrilisme d’un pays qui aurait « inventé les droits de l’Homme ». L’élection d’Emmanuel Macron est désormais à caser dans ce rayon des réussites françaises à donner en exemple au monde.

C’est vrai qu’avec ses yeux bleus sur sa « babyface », sa démarche empruntée d’un mannequin à son premier de fashion week, un président trentenaire (39 ans) donne un coup de vieux à un paysage politique mondial souvent d’un autre âge. Il faut reconnaître que la France a appliqué ce qu’elle a appelé « le dégagisme » : entre fin novembre et début décembre 2016, on a assisté à la mort politique de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé (éliminés de la primaire de la droite et du centre) et du renoncement de François Hollande. Un ancien président, un ancien Premier ministre et un président en fin de mandat isolé de tout. Excusez du peu. Cette capacité de renouvellement place la France dans un mouvement général qui honnit les partis politiques traditionnels.

Pour une fois, la France n’invente pas un mouvement, mais s’inscrit dans un phénomène existant comme l’élection d’un président américain (Trump) sans parti, moins le populisme. A terme, en France, on s’achemine vers quatre tendances politiques : l’extrême gauche avec Mélenchon à la tête (comme Podemos, en Espagne) ; l’extrême droite du clan Le Pen qui va certainement changer le nom Front national, connoté négativement ; les conservateurs avec le parti Les Républicains ; et, enfin, une fédération des réformistes progressistes (Macron et des gens du Ps). L’élection de Macron s’inscrit également dans le fait qu’il y a un repère historique politique en France presque tous les 30 ans. Sous la Vème République, il y a eu 1958 avec De Gaulle, 1981 avec l’arrivée de Mitterrand et donc, 2017. Des repères, mais pas de rupture. Ces derniers accompagnent l’abandon des idéologies qui peuvent être le populisme, le progressisme, la socio démocratie. L’exception se situe dans la non survivance sur l’espace public du Marxisme. La France est dans la continuation d’une mutation générationnelle forte entamée dans certains pays.

De notre envoyé spécial à Paris, Moussa DIOP

En Afrique, certes certains peuples ont élu des présidents presque au même âge (Faure Gnassingbé du Togo) ou plus jeune (Joseph Kabila de la Rdc, élu à 35 ans) qu’Emmanuel Macron. Mais, est-ce qu’au delà de l’exemple de Talon au Bénin, une situation similaire peut survenir au Sénégal ou ailleurs dans le continent ? La réponse de l’historien Momar Mbaye.

M. Mbaye fait remarquer que « la dernière présidentielle au Bénin a été, pour ainsi dire, assez étrange. Car pour une première fois, les formations politiques n’ont eu qu’un rôle moindre. D’où un titre de l’hebdomadaire Jeune-Afrique : «Une présidentielle au dessus des partis». Cette situation, si elle établit une forme de disqualification des formations politiques traditionnelles, n’en constitue pas moins une illustration de la vigueur démocratique de l’ancien quartier latin.

Il tient à rappeler, à ce titre, que ce pays fut, en 1990, le premier à organiser une conférence nationale citoyenne qui ouvrit la nouvelle ère du multipartisme en Afrique, donc bien avant le discours de La Baule, considéré souvent et à tort comme l’élément déclencheur des processus démocratiques sur le continent. Aussi, ce fort ancrage de l’exercice démocratique qui s’est consacré par trois alternances, explique-t-il,  à permis à la population de porter son dévolu sur un homme venu de la société civile, Patrice Talon, jadis financier du président sortant.

Pour apporter une réponse à la question, Momar Mbaye pense ne pas établir une comparaison avec l’Afrique, eu égard à la grande disparité de niveau démocratique entre les différents pays. Cependant, précise-t-il, la mise en parallèle avec le Sénégal peut-être intéressante à établir en ce sens que ladite nation apparaît, à juste titre, comme un bon exemple de démocratie apaisée en Afrique noire.

Il ajoute que si l’on se concentre sur le scrutin béninois, l’on s’aperçoit rapidement qu’il s’est agit d’un combat entre hommes d’affaires, car Patrice Talon avait comme entre autres challengers, le banquier Insu et un autre grand opérateur économique, Sébastien Adjuvons. Selon l’historien, il faut, en outre, souligner le fait que les politiques « se soient camouflés, en tout cas pour les plus influents d’entre eux, derrière Lionel Insu ». Premier ministre du gouvernement sortant, il a su rallier des personnalités comme l’opposant historique Houndbedji et le maire de Cotonou, Léhady Soglo. Du coup, la victoire de Talon, ajoute-t-il, peut-elle se lire comme une sanction du poulain de Yayi Boni, étant entendu qu’il n’y avait pas de poids lourd politique pour incarner ce désir de tourner la page. Ce cas béninois peut-il fonctionner au Sénégal.

« Cela risque d’être très compliqué », selon l’historien Momar Mbaye qui pense que ce pays est très politisé et qu’il doute fort que ses hommes politiques puissent s’effacer et laisser une personnalité issue de la société civile occuper le devant de la scène. En tout état de cause, poursuit-il, les expériences de candidature jusque-là tentées par des personnalités hors du champ politique se sont révélées toujours infructueuses. Quand bien même, ladite autorité bénéficierait d’une bonne surface financière, il lui manquerait, à coup sûr, la structure pouvant lui permettre de battre réellement campagne. Sauf si elle bénéficie du concours d’organisations déjà bien implantées ».

M. DIOP

«L’argent ou la mort !» Mécontents après l’annonce télévisée faite par un groupe de militaires sur le «renoncement» à leurs revendications financières, les soldats qui avaient ébranlé la Côte d’Ivoire en janvier ont repris les mutineries, hier, en tirant en l’air et en paralysant plusieurs villes du pays.

Dans le quartier du Plateau à Abidjan, les mutins se sont positionnés autour du vaste camp militaire Gallieni où est situé l’état-major des armées. Kalachnikov à la main, bonnets ou bandeaux de camouflage sur la tête, ils tiraient sporadiquement en l’air, bloquant les routes autour du camp.
Un mutin exhibe fièrement un lance-roquette, un autre porte une mitrailleuse avec une impressionnante ceinture de balles sur l’épaule, rappelant le célèbre film «Rambo». «Notre réponse à l’annonce d’hier, c’est ça», explique un mutin sous le couvert de l’anonymat. La veille, une cérémonie, en présence du président Alassane Ouattara, d’un sergent mutin et plusieurs soldats avait acté la fin des contestations.

Organisé sans la présence de la presse et diffusé en différé après montage, l’évènement se voulait visiblement un point final à la protestation de l’ensemble des forces de sécurité, alors que le pays est durement touché par l’effondrement des cours du cacao, vital pour son économie et dont il est le premier producteur mondial.

- ‘le sergent Fofana-là’ -
«On devait payer +la suite+ maintenant et un groupuscule se lève et dit qu’il ne veut plus l’argent. Le sergent Fofana-là (le nom du sergent à la cérémonie), on le connait d’où ?» souligne un mutin.
Les mutins avaient réclamé 12 millions de FCfa de primes (18.000 euros) et obtenu le versement, dès janvier, de 5 millions (7.500 euros). On leur avait promis de payer les 7 millions restants par tranche à partir de ce mois de mai.
Les soldats mutins sont des anciens rebelles qui avaient aidé Ouattara à prendre le pouvoir après la crise post-électorale de 2010-2011 lorsque le président Laurent Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite électorale.  «On restera, 2 jours, 2 mois, 2 ans», assure un autre mutin, montrant une photo de sa maison inachevée achetée avec la prime des 5 millions. «Pour le reste, je vais où pour l’emprunt ?»

Les nombreux tirs effrayent les passants, faisant aussi s’envoler des milliers de chauves-souris habituées à dormir dans les arbres du Plateau. Des femmes passent en courant. Les mutins les calment : «Ne courez pas : on n’a pas de problème avec vous». «Les populations n’ont pas à payer. On ne leur veut pas de mal. On tire en l’air pour qu’elles partent et ne soient pas blessées», promet un mutin qui refuse les explications sur la pauvreté générale du pays : «Si Ouattara est au pouvoir, c’est pour l’argent. Lui, il en a. Il a promis, il paie». «Ce n’est pas bon pour le pays. On ne sait pas ce qui va se passer, on a très peur», raconte un professeur venu retirer un document à la Cité administrative, à côté du camp Gallieni.
«S’ils veulent tirer, ils n’ont qu’à aller tirer à la présidence, c’est là-bas que cela se passe», lance un badaud.

AFP -

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a jeté de l’huile sur le feu, hier, et adressé une menace à peine voilée à l’ex-directeur du Fbi James Comey, auquel il a publiquement intimé le silence sur les circonstances confuses de son limogeage.

Depuis qu’il a congédié brutalement le premier policier des Etats-Unis, mardi soir, le dirigeant républicain n’a rien fait pour rassurer ses critiques qui, sans encore parler de crise constitutionnelle, craignent une tentative d’intimidation ou de déstabilisation de la police fédérale et, plus généralement, de la Justice dont le Fbi dépend. «James Comey ferait bien d’espérer qu’il n’existe pas d’+enregistrements+ de nos conversations avant qu’il ne commence à faire des révélations à la presse !» a tweeté M. Trump hier matin, un jour après avoir déclaré à Nbc qu’il avait dîné avec James Comey et eu au moins deux coups de téléphone avec lui depuis son arrivée au pouvoir.

«Le président doit donner tout enregistrement immédiatement au Congrès ou reconnaître, une nouvelle fois, qu’il a délibérément fait une déclaration erronée, ou dans ce cas menaçante», a réagi l’élu démocrate Adam Schiff.

Dans la presse américaine, de très nombreuses sources anonymes au sein de la Maison Blanche et de l’administration ont décrit la confusion des derniers jours, la version officielle du limogeage ayant été contredite. Initialement, la raison donnée était le comportement de James Comey durant la fin de l’enquête sur les emails d’Hillary Clinton en 2016. Il lui était reproché d’avoir publiquement parlé de l’affaire au lieu du silence traditionnel.

La Maison Blanche assurait que le limogeage n’avait rien à voir avec l’enquête en cours du Fbi sur une éventuelle collusion entre des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.
Mais, le milliardaire a contredit ses collaborateurs en disant à Nbc, jeudi : «En fait, quand je me suis décidé, je me suis dit : +Ce truc avec la Russie, Trump et la Russie, c’est une histoire inventée+».
Depuis des mois, le président républicain est furieux que son nom soit cité dans cette enquête, martèle qu’il n’y a aucune preuve de collusion, et accuse les médias d’entretenir artificiellement l’affaire au lieu de couvrir ses décisions économiques ou autres.

AFP -

Amnesty International a annoncé le lancement, hier, d’une campagne «Justice maintenant !» contre l’impunité en Centrafrique où les autorités assurent que les magistrats de la future Cour pénale spéciale (Cps) doivent prêter serment d’ici fin mai.

«Les auteurs de crimes odieux, notamment de viols et d’homicides, sont depuis trop longtemps laissés en liberté», a estimé Olivia Tchamba, chargée de campagne sur l’Afrique centrale, citée dans le communiqué de l’Ong de défense des droits de l’Homme. La Centrafrique a sombré dans la violence en 2013 après le renversement de l’ancien président François Bozizé par des groupes armés Séléka pro-musulmans, entraînant la contre-offensive des anti-Balaka majoritairement chrétiens. Le conflit s’est soldé par des milliers de morts et plus de 900.000 déplacés ou réfugiés sur 4,5 millions d’habitants.

Une Cour pénale spéciale (Cps) doit instruire et juger les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003.
Un procureur spécial a été nommé, de même que quatre juges d’instruction (deux Centrafricains, une Française et un Burkinabè), un procureur spécial adjoint, un substitut du procureur et un juge à la chambre d’instruction. «Nous attendons la prestation de serments (des magistrats, Ndlr) d’ici la fin du mois», a déclaré à l’Afp le ministre de la Justice, Flavien Mbata, laissant entendre que les travaux débuteront ensuite.

Amnesty demande aux donateurs internationaux «de garantir le bon fonctionnement de la Cour pénale spéciale», en respectant les engagements de la conférence des donateurs de Bruxelles qui s’est tenue en novembre 2016. Plus de deux milliards de dollars avaient été promis pour la République centrafricaine (Rca), dont «105 millions de dollars (...) pour renforcer le système judiciaire», assure Amnesty. L’Ong demande également que les responsables présumés d’atteinte aux droits humains «soient jugés par le système judiciaire national, la Cour pénale spéciale ou la Cour pénale internationale, dans le cadre de procès équitables et sans recours à la peine de mort».

AFP -

Le mouvement politique d’Emmanuel Macron a présenté, hier, 428 candidats pour bâtir une «majorité de changement» pour les prochaines législatives, avec plus d’une moitié de débutants en politique, et sans le ténor socialiste Manuel Valls pour lequel une solution de compromis a été trouvée.

«Jamais un mouvement politique français doté de 13 mois d’existence n’a porté l’audace d’investir pour devenir députés 52 % de nos citoyens qui n’ont pas un Cv de professionnel de la politique», a déclaré le secrétaire général du mouvement «La République en marche», Richard Ferrand. «La promesse de renouvellement est ainsi tenue», a-t-il dit lors d’une conférence de presse, en rappelant la volonté du jeune centriste pro-européen, largement élu le 7 mai, de faire souffler un vent de renouveau en France. Seuls 5 % sont des députés sortants, tous de gauche.

La candidature de l’ex-Premier ministre socialiste Manuel Valls, qui a focalisé l’attention, ces derniers jours, sur fond de recomposition du paysage politique, a quant à elle débouché sur une solution de compromis. M. Valls ne répondait pas aux critères d’investiture, car «aucun candidat ne peut être investi s’il a déjà fait trois mandats parlementaires», a expliqué M. Ferrand. Il n’était pas question de «passe-droit», mais pas question non plus de «donner l’impression d’humilier» : le mouvement de M. Macron a donc décidé de ne pas lui opposer de candidat dans son fief de l’Essonne (au sud de Paris). En campagne dans le Nord, François Baroin, chef de file de la droite (Les Républicains) pour les législatives, a, pour sa part, qualifié les investitures du camp Macron d’»opération de recyclage du parti socialiste en déshérence».

Selon M. Ferrand, les 428 candidatures sélectionnées à partir de 19.000 dossiers reçus couvrent «l’ensemble du spectre politique». Elles témoignent aussi d’un engagement de parité avec 214 femmes et 214 hommes.

La liste, qui doit encore être complétée avec l’annonce, la semaine prochaine, des 148 derniers candidats, comprend des profils atypiques, tels le mathématicien Cédric Villani, médaille Fields, ou une ancienne vedette de la corrida à cheval, Marie Sara.
Pour l’instant, le mouvement ne présente pas de candidat contre plusieurs élus de droite, comme l’ancien ministre Bruno Le Maire ; ce qui laisse la porte ouverte à d’éventuels transferts.

AFP -

 

Lutte contre le changement climatique Trump prendra le temps de revoir sa politique AFP - Donald Trump prendra son temps pour revoir sa politique en matière de climat, a assuré, hier, son secrétaire d’Etat, Rex Tillerson. Ce, alors que le président des Etats-Unis a repoussé, à fin mai, sa décision sur une éventuelle sortie de l’Accord de Paris. «Aux Etats-Unis, nous réexaminons à l’heure actuelle nombre de politiques importantes, notamment l’approche de l’administration Trump sur le changement climatique», a déclaré M. Tillerson devant le Conseil de l’Arctique réuni en Alaska. «Nous sommes sensibles au fait que chacun d’entre vous à un point de vue important et vous devez savoir que nous prenons le temps de comprendre quelles sont vos inquiétudes», a déclaré le nouveau ministre américain des Affaires étrangères devant les sept autres pays membres du Conseil de l’Arctique (Canada, Russie, Norvège, Danemark, Islande, Suède et Finlande). «Nous n’allons pas nous précipiter pour prendre une décision. Nous allons travailler pour prendre la bonne décision pour les Etats-Unis», a assuré M. Tillerson. La présidence américaine du Conseil de l’Arctique avait débuté il y a deux ans sous le mandat du secrétaire d’Etat démocrate John Kerry, un défenseur passionné de la lutte contre le réchauffement climatique et cheville ouvrière de l’Accord de Paris conclu fin 2015 par 196 pays. Durant sa campagne, Donald Trump avait promis d’»annuler» cet accord historique multilatéral, mais il a depuis du mal à trancher et a reporté sa décision à la fin du mois de mai. Il a toutefois signé, fin avril, un décret ordonnant un réexamen des restrictions imposées par son prédécesseur, Barack Obama, à l’exploration et à l’exploitation offshore de pétrole et de gaz, notamment en Arctique.

Le président somalien a appelé, hier, la communauté internationale à aider son pays à lutter contre ses «ennemis» que sont «le terrorisme, la corruption et la pauvreté», lors d’une conférence internationale à Londres visant à aider à sa stabilisation.

Mohamed Abdullahi Mohamed s’est engagé à prendre des mesures pour «libérer l’immense potentiel de la population» somalienne afin de lui permettre de contribuer au développement de ce pays de la Corne de l’Afrique, l’un des plus pauvres et instables du monde. Concernant la lutte contre le terrorisme, il s’est dit «confiant» dans la capacité de la Somalie à vaincre l’insurrection islamiste shebab «dans les prochaines années». Il a aussi affirmé que la sécurisation du territoire sera permise par «l’établissement d’une administration territoriale».

La conférence londonienne doit permettre d’établir un nouveau partenariat entre la communauté internationale et la Somalie menacée par les shebab, affiliés à Al-Qaïda, et par une nouvelle sécheresse. Des discussions devaient aussi être engagées pour réduire sa dette, qui s’élève à 5,3 milliards de dollars (4,88 milliards d’euros), en échange d’une réforme de son économie.
L’événement réunissait une quarantaine de délégations et des institutions comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Ligue arabe, en présence du secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, du ministre américain de la Défense, James Mattis, et de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Dans son discours d’ouverture, la Première ministre britannique a affirmé que cette conférence visait à «construire un avenir plus prospère, stable et sûr pour la population somalienne». Theresa May a alerté sur les risques d’»instabilité pour l’ensemble du continent et du monde» que font peser le terrorisme et la famine dans ce pays, ainsi que la piraterie dans l’océan Indien.

 

AFP -

 

Un incident entre des gardes-côtes libyens et un navire humanitaire allemand, mercredi, au large de la Libye, illustre les tensions croissantes dans la zone, alors que l’Union européenne pousse pour limiter au maximum les départs.

Mercredi matin, les gardes-côtes libyens et l’Ong allemande Sea-Watch se sont disputé une grosse barque en bois avec plus de 450 migrants à bord, à 19 milles nautiques au large de Sabratha (ouest), affirmant chacun être arrivés les premiers.

L’Ong a diffusé des images où l’on voit la vedette des gardes-côtes couper la trajectoire de son bateau, évitant de très peu une collision, en dénonçant une manœuvre «extrêmement dangereuse». Sea-Watch, qui se charge de repérer et sécuriser les embarcations de fortune en attendant un plus gros navire de secours, n’avait pas les moyens de les prendre tous à bord, a fait valoir à l’Afp le général Ayoub Kacem, porte-parole de la marine libyenne.

Mais, depuis plusieurs années, ce sont les gardes-côtes italiens qui coordonnent les secours dans les eaux internationales, au-delà de 12 milles nautiques de la Libye... et leur transfert en Italie.
Pour les Ong de secours en mer mais aussi les défenseurs des droits de l’Homme, le Haut-commissariat de l’Onu aux réfugiés (Hcr) et même le gouvernement allemand, les migrants ne doivent pas être reconduits en Libye où ils subissent extorsions, violences, viols, tortures et meurtres.

Tout comme Sea-Watch, plusieurs Ong de secours en mer ont vivement réagi hier, dénonçant les pressions européennes qui ont récemment formé une centaine de gardes-côtes libyens et sont en train de leur fournir une dizaine de vedettes pour tenter de ralentir le flux des migrants.

Sos Méditerranée s’est dite «très inquiète» de l’incident d’hier, tandis qu’Oscar Camps, directeur de Proactiva Open Arms, s’est insurgé : «Les +gardes-côtes libyens+ sont formés aussi pour provoquer les Ong ? Que va-t-il arriver à ceux qui fuient ?»

Les Ong mènent une «véritable opération de chasse aux migrants, dans un contexte de compétition entre elles et avec les garde-côtes. Ce n’est pas vraiment de l’humanitaire. Ça devient du business», a-t-il insisté. Ces accusations font écho à celles qui secouent actuellement l’Italie où des magistrats et des politiques évoquent, tout en reconnaissant ne pas avoir de preuves, de possibles liens entre Ong et passeurs.

Auditionné à Rome par une commission parlementaire sur les soupçons contre les Ong, l’amiral Vincenzo Melone, responsable des gardes-côtes italiens, s’est emporté. «Nous sommes face à une tragédie aux dimensions invraisemblables», a-t-il rappelé en saluant l’aide apportée par les Ong et en demandant à l’agence européenne Frontex de «faire descendre» ses navires patrouillant actuellement à 70 milles de la Libye pour éviter tout effet incitatif.

AFP -

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé, hier, que la place «de l’ambassade des Etats-Unis est à Jérusalem», à quelques jours de la visite du président américain Donald Trump en Israël.

La question d’un transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem a été abordée durant la rencontre, en février, à Washington, entre MM. Netanyahu et Donald Trump, qui en avait fait une promesse de campagne avant de temporiser.
Israël occupe la partie orientale de Jérusalem depuis 1967 et considère l’ensemble de la ville comme sa capitale, alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Le statut de Jérusalem est l’une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien. «Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif et celle de l’Etat d’Israël», a déclaré M. Netanyahu devant les membres de son parti de droite, Likoud.

«Il serait bon que toutes les ambassades, et en premier celle des Etats-Unis, s’installent à Jérusalem, car c’est leur place naturelle», a-t-il ajouté. Israël a annexé Jérusalem-Est en 1980 et une loi fondamentale entérine le statut de Jérusalem comme capitale «éternelle et indivisible» d’Israël. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.
M. Trump a annoncé, la semaine dernière, qu’il se rendrait, fin mai, en Israël dans le cadre d’une tournée le conduisant aussi en Arabie saoudite, au Vatican, à Bruxelles et en Italie. Il doit probablement se rendre également en Cisjordanie occupée.

AFP -

Les partis politiques français, profondément secoués par la large victoire du jeune centriste Emmanuel Macron à la présidentielle, se cherchent un cap à un mois de délicates élections législatives.

Ralliement controversé de l’ex Premier ministre socialiste Manuel Valls à la majorité présidentielle de M. Macron, renoncement d’une étoile montante de l’extrême droite, rumeurs de nomination d’un Premier ministre issu de la droite : l’échiquier politique français est en pleine recomposition et les tactiques s’élaborent dans la douleur, en vue des législatives les 11 et 18 juin. Ce scrutin est crucial pour le président pro-européen de 39 ans qui doit convaincre les Français de lui donner une majorité parlementaire pour gouverner. Pour mener les réformes promises dans un pays très divisé, il lui faut rassembler derrière lui des personnalités issues de la droite et de la gauche modérées.

Pour l’instant, seule une courte majorité de Français (52 %) souhaite que le jeune centriste dispose d’une majorité de députés qui lui soient «favorables» à l’Assemblée nationale à l’issue des législatives, selon un sondage Elabe diffusé hier. Et la gauche comme la droite, éliminées l’une comme l’autre dès le premier tour de la présidentielle, rêvent toutes deux de se remettre en selle après leur défaite historique. A droite, l’objectif du parti Les Républicains (Lr) est clair : imposer à Emmanuel Macron la cohabitation avec un gouvernement issu de ses rangs. «Nous sommes en ordre de bataille pour préparer cette campagne des législatives», a prévenu l’un des chefs de file Lr, François Baroin. Malgré tout, les noms de certains de ses élus, comme celui du maire du Havre (nord-ouest), Édouard Philippe, circulent comme choix possible de M. Macron pour prendre la tête de son gouvernement.

Rêves de cohabitation
La situation est également confuse à gauche. L’annonce du ralliement de l’ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls au mouvement «En marche !» d’Emmanuel Macron a jeté le trouble dans son camp qui menace de l’exclure. Son offre a parallèlement été fraîchement reçue par le mouvement de M. Macron, autoproclamé «de droite et de gauche».

Le camp Macron a indiqué, hier, que la candidature de Manuel Valls ne répondait pas, à «ce jour», aux critères requis pour obtenir l’étiquette «majorité présidentielle». La liste des investitures doit être publiée aujourd’hui, avec une double promesse de renouvellement et de pluralisme politique.

Menacé d’implosion après son score de 6,4 % au premier tour de la présidentielle, le Parti socialiste, a de son côté, lancé, hier, sa campagne des législatives, sous la houlette du Premier ministre sortant, Bernard Cazeneuve, exaspéré par l’annonce de la mort imminente de sa famille politique.

Décidés à contredire les oiseaux de mauvais augure, deux mouvements pour «reconstruire la gauche» ont vu le jour mercredi : l’un mené par l’ex-candidat Benoît Hamon, qui lancera son mouvement «transpartisan» en juillet, et l’autre, «d’innovation», avec notamment la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, et l’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est devenue officiellement, hier, la première organisation régionale à adopter un plan d’élimination de l’apatridie, lors d’une conférence ministérielle à Banjul, la capitale gambienne.

Le Haut-commissariat de l’Onu pour les réfugiés (Hcr) a lancé, en novembre 2014, une campagne pour éradiquer, à l’horizon 2024, ce phénomène de privation de nationalité qui concerne des millions de personnes. En Afrique de l’Ouest, l’apatridie, due notamment à des législations restrictives en matière de transmission de la nationalité, concerne surtout la Côte d’Ivoire, où vivent de nombreux apatrides provenant du Burkina Faso.

C’est d’ailleurs dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan, que les 15 Etats membres de la Cedeao ont adopté, le 25 février 2015, une déclaration «qui reconnaît l’apatridie comme un fléau en Afrique de l’Ouest et se sont engagés à mettre fin à ce phénomène d’ici 2024», ont rappelé le Hcr et l’organisation régionale dans un communiqué conjoint.

«L’Afrique de l’Ouest se pose en leader de la lutte contre l’apatridie en Afrique et dans le monde», selon le texte, publié à l’issue de cette réunion des ministres de la Justice et de l’Intérieur de la Cedeao, qui compte 330 millions d’habitants. «Un million de personnes sont apatrides en Afrique de l’Ouest», selon le Haut-commissaire assistant pour les réfugiés, Volker Türk, cité dans le communiqué. «De plus, on estime à au moins 30 % de la population le nombre de celles et ceux qui, dans la région, n’ont pas de papier prouvant leur identité ou leur nationalité». Lors de la réunion, le représentant régional du secrétaire général de l’Onu, Mohamed Ibn Chambas, a souligné que «les femmes et les enfants souffrent tout particulièrement des situations d’apatridie lorsque les pratiques culturelles de la législation interdisent aux femmes de transmettre leur nationalité à leurs enfants, surtout ceux nés hors de leur pays».

«Certaines lois sur la nationalité contiennent encore des discriminations basées sur le genre ou l’appartenance ethnique et raciale», a déploré Liz Ahua, représentante du Hcr pour l’Afrique de l’Ouest, citée dans le communiqué.

Le plan d’action régional, adopté mardi, doit encore être entériné par les instances de la Cedeao pour devenir un document légalement contraignant pour les Etats membres.
Il «énonce des mesures concrètes visant à tarir les sources de l’apatridie, en palliant aux insuffisances des lois sur la nationalité et aux défaillances en matière de preuve de la nationalité», selon le texte.

AFP 

Le Niger, le Mali et le Tchad, confrontés aux attaques jihadistes et trafics de toutes sortes, ont signé, mardi, à Niamey, un accord «historique» de coopération judiciaire, a rapporté, hier, la radio publique nigérienne.

«Les frontières entre le Mali, le Tchad et le Niger n’existent plus en matière judiciaire», a commenté le ministre tchadien de la Justice, Mahamat Hassan, qui salue «un accord historique» dans «la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière». «La signature de l’accord intervient à un moment où nos Etats sont confrontés aux grands défis de l’heure, le terrorisme et le crime organisé, le trafic de drogues, la traite des personnes et le trafic des armes», a déclaré le ministre nigérien de la justice, Marou Amadou.

L’accord de coopération judiciaire, signé par les ministres de la Justice de ces trois pays de la bande sahélienne, prévoit la mise en place de commissions rogatoires internationales, l’échange entre les Etats des actes judiciaires, la comparution des témoins, experts et personnes poursuivies et une politique de coopération en cas d’extradition.

Il autorise également des enquêtes conjointes et le transfert des poursuites. «L’ingéniosité des terroristes et des trafiquants a pris le pas» sur les procédures judiciaires classiques «longues et complexes», a expliqué Marou Amadou.

Les trois pays sont en proie à de nombreuses attaques des groupes jihadistes sahéliens ou du groupe nigérian Boko Haram.
Le désert est aussi propice aux trafics de drogues et d’armes ainsi qu’à l’immigration clandestine.

AFP 

Les forces de l’ordre nigériennes ont dispersé à coups de grenades lacrymogènes, hier, à Niamey, une manifestation interdite qui avait été programmée par un collectif de la société civile contre «la mauvaise gouvernance» et les pénuries d’électricité, a constaté un journaliste de l’Afp.

Tôt dans la matinée, un détachement de policiers avait pris position sur une des grandes places de la capitale choisie comme lieu du rassemblement et des dizaines de personnes qui avaient commencé à se regrouper ont été dispersées.

«Ils nous ont lancé des grenades lacrymogènes alors que les gens n’étaient pas informés de l’interdiction et, nous-mêmes, ils nous l’ont notifiée tardivement», a expliqué à l’Afp Maikoul Zodi, un des organisateurs du mouvement.

Les autorités de Niamey ont interdit la manifestation pour «risques de troubles à l’ordre public», a déclaré M. Zodi, également membre de la campagne internationale Tournons la page pour l’alternance démocratique en Afrique. «Ce n’est pas vrai, l’arrêté d’interdiction a été notifié aux organisateurs dès le 8 mai et non tardivement comme ils prétendent», a vigoureusement réagi une source au ministère nigérien de l’Intérieur, qui a transmis à l’Afp une copie de l’interdiction de manifester.

«Donc, les organisateurs n’ont pas respecté les lois en vigueur. Pourquoi manifester les jours ouvrables alors qu’ils peuvent manifester tous les samedis et dimanches de chaque semaine sans aucun problème ?» a ajouté cette source.

La manifestation visait à «dénoncer la corruption, l’impunité et surtout le détournement de deniers publics», mais aussi «les pénuries d’électricité» et «la déperdition du système éducatif», a expliqué Moussa Tchangari, un autre organisateur.

AFP

Initialement prévue hier, la fin du «dialogue politique», censé sortir le Gabon de sa crise post-électorale, a été reportée de 15 jours, ont annoncé ses organisateurs dans un communiqué.

«Initialement prévue ce 10 mai, cette clôture pourrait intervenir le 25 mai», indique le communiqué qui justifie ce nouveau délai par «la recherche du consensus sur des questions essentielles comme la réforme des institutions et le redécoupage électoral». Le «dialogue politique, inclusif et sans tabou» a été lancé, le 28 mars, par le président Ali Bongo Ondimba pour tenter de surmonter la crise née de sa réélection contestée à l’issue du scrutin à un tour du 27 août. Le gouvernement s’est félicité qu’une cinquantaine de partis politiques y participent.

Ce forum est cependant boycotté par le principal rival de M. Bongo, Jean Ping, qui se proclame toujours «président élu», comme il l’a rappelé dans une lettre de félicitations adressée, dès dimanche ,au nouveau président français, Emmanuel Macron.

Des membres de l’Union nationale, une des forces de la Coalition pour la nouvelle République (Cnr) autour de M. Ping, ont rejoint à titre individuel le dialogue politique ces derniers jours.
Ouverte à la société civile, la première phase du «dialogue» avait notamment proposé de limiter le mandat présidentiel à un quinquennat renouvelable une fois, et un scrutin présidentiel à deux tours. Actuellement, le président est élu pour sept ans lors d’un scrutin à un tour.

«Une sorte de consensus sur le mandat de cinq ans semble quasiment acquis», selon le politologue Wilson-André Ndombet joint par l’Afp. Les discussions sont toujours en cours sur le nombre de mandats ainsi que sur la réforme de la Cour constitutionnelle, qui avait validé le résultat controversé des élections du 27 août.

«Le Gabon a déjà connu des accords qui n’ont jamais abouti», a rappelé M. Ndombet, enseignant à l’Université Omar-Bongo de Libreville. «Les accords de Paris (signés en novembre 1994) ont été de grandes déclarations de principe», a estimé M. Ndombet, admettant que la Conférence nationale de 1990 avait permis au Gabon de sortir du régime du parti unique.

AFP 

Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a décidé de nommer le Britannique Mark Lowcock à la tête des opérations humanitaires des Nations unies, ont indiqué des diplomates et des responsables de l’Onu hier.

Ce haut fonctionnaire de 54 ans, qui dirige actuellement l’agence britannique du développement international (Department for international development ou Dfid), remplacera Stephen O’Brien, resté deux ans à ce poste très convoité de l’Onu. Les Nations unies sont actuellement confrontées à la pire des crises humanitaires, avec une famine menaçant quatre pays alors que les donateurs peinent à financer les besoins. M. Guterres annoncera cette nomination demain, ont précisé à l’Afp des diplomates et des sources à l’Onu.

M. Lowcock dirigeait, depuis 2011, le Dfid où il a fait carrière depuis 1985. Il sera ainsi chargé du délicat acheminement de l’aide humanitaire en Syrie ainsi que dans d’autres pays en guerre comme le Soudan du Sud, le Yémen, l’Irak, la Centrafrique et la région du lac Tchad.

Les Nations unies demandent 4,4 milliards de dollars pour juguler la famine qui menace le Soudan du Sud, le nord-est du Nigeria, la Somalie et le Yémen, mais n’a obtenu, à ce stade, que 1,3 milliard, soit moins du tiers requis.

M. Lowcock sera le quatrième Britannique à occuper ce poste depuis 2007 et sa candidature était fortement soutenue par la Première ministre Teresa May, selon des sources à l’Onu.

AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté, hier, les Etats-Unis à revenir «sans délai» sur leur décision d’envoyer des armes aux milices kurdes Ypg dans le nord de la Syrie.
«Mon vœu le plus cher est que (les Etats-Unis) reviennent sur cette erreur sans délai», a déclaré M. Erdogan lors d’une conférence de presse à Ankara, ajoutant qu’il ferait part «en détail» de ses «inquiétudes» au président américain Donald Trump lors d’un déplacement le 16 mai à Washington.

La décision, annoncée mardi, de la Maison Blanche d’approuver l’envoi d’armes aux Ypg a suscité la colère d’Ankara, un partenaire important de Washington au sein de l’Otan et de la coalition internationale qui combat l’Ei. Les Etats-Unis considèrent les Ypg comme la meilleure force pour affronter les jihadistes du groupe Etat islamique (Ei) dans le nord de la Syrie. Mais, pour la Turquie, les Ypg ne sont rien d’autre que l’extension en Syrie des séparatistes kurdes turcs du Parti des travailleurs du Kurdistan (Pkk), une organisation classée «terroriste» par Ankara et ses alliés occidentaux. «Nous voulons croire que nos alliés choisiront de se tenir à nos côtés, et non aux côtés des organisations terroristes», a déclaré M. Erdogan mercredi, ajoutant que «combattre un groupe terroriste à l’aide d’un autre groupe terroriste est une erreur». Leur divergence de positions sur la question des milices kurdes empoisonne les relations entre la Turquie et les Etats-Unis depuis l’année dernière.

Le mois dernier, l’aviation turque a bombardé des membres des Ypg dans le nord-est de la Syrie, suscitant la colère de Washington.

AFP 

La Maison Blanche a écarté, hier, l’idée de la nomination d’un procureur spécial pour enquêter sur les liens présumés entre les proches de Donald Trump et Moscou, jugeant que cela n’était pas «nécessaire».

«Nous ne pensons pas que cela soit nécessaire», a déclaré Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de M. Trump, interrogée sur cette demande formulée par nombre d’élus démocrates après le limogeage du patron du Fbi, James Comey. «Il n’y a aucune preuve de collusion entre la campagne Trump et la Russie, et nous aimerions (...) pouvoir avancer et nous concentrer sur les choses qui, honnêtement, préoccupent vraiment les gens», a-t-elle ajouté, rappelant que deux enquêtes, au Fbi et au Sénat, étaient en cours. Mentionnant une «érosion de confiance» du président américain envers M. Comey, elle a estimé que ce dernier avait fait, au cours de l’année écoulée, «beaucoup de faux-pas et d’erreurs», évoquant même des «atrocités» liées au fait qu’il contournait la ligne de commande du ministère de la Justice.

La porte-parole de l’exécutif a aussi affirmé que M. Trump avait envisagé de se séparer du patron du Fbi «depuis le jour où il a pris ses fonction» à la Maison Blanche. Il y a une semaine pourtant, un autre porte-parole affirmait que M. Comey avait toujours la confiance du président.

AFP

Après sa large victoire saluée en Europe, le jeune centriste Emmanuel Macron a fait, hier, ses premiers pas de président élu, déjà tourné vers la bataille cruciale des élections législatives dans une France profondément divisée.

Avant la passation de pouvoir, prévue pour dimanche, le pro-européen qui est devenu, à 39 ans, le plus jeune président de France et l’un des plus jeunes dirigeants du monde, a commémoré, hier, aux côtés du président socialiste sortant, François Hollande, la victoire du 8 mai 1945. M. Hollande qui achève un mandat de cinq ans, marqué par une impopularité record, a dit ressentir «beaucoup d’émotion» à transmettre «le flambeau» à son ancien ministre.

Elu avec 66,1 % des voix, celui qui espère rassembler sous sa bannière les «progressistes républicains» a reconnu, dimanche, n’avoir pas reçu «un blanc-seing» des électeurs après un scrutin marqué par une abstention record et un score historique pour l’extrême droite (33,9 %).

Des chantiers majeurs attendent Emmanuel Macron, entré en politique en 2012 après avoir été banquier d’affaires : endiguer un chômage endémique (10 %), faire face à une forte menace terroriste et relancer une Europe affaiblie. Il prévoit, à cet égard, de se rendre en priorité à Berlin, selon son entourage. Le patronat français a accueilli, avec soulagement, son élection, mais l’attend sur ses capacités de réforme, notamment le droit du travail qui constitue au contraire une ligne rouge pour nombre de syndicats.

En guise d’avertissement, plusieurs milliers de militants «anticapitalistes» ont manifesté, dans l’après-midi, à Paris, pour montrer leur détermination à lutter contre toutes les «régressions sociales». M. Macron qui a fait campagne sur le thème du «renouvellement politique» révélera, après son investiture, dimanche, le nom de son Premier ministre, lequel pourrait venir de la droite pour symboliser sa volonté de rassemblement, toujours selon son entourage.

Le nouveau président a démissionné de la tête son mouvement «En Marche !» , rebaptisé «La République en marche», en vue des élections législatives des 11 et 18 juin qui s’annoncent cruciales. Conscient de la nécessité d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale s’il veut pouvoir mettre en œuvre son programme libéral social, M. Macron a appelé, dès dimanche soir, les électeurs à lui donner «une majorité vraie, forte, de changement».

Selon le politologue Stéphane Rozès, «c’est lui qui devra conduire la bataille des législatives, comme Napoléon se mettait en première ligne dans les batailles serrées».
La presse française soulignait la difficulté de la tâche, avec un mouvement jeune, sans expérience et sans implantation locale. Le quotidien de gauche Libération, qui analyse sa «victoire sous pression», estime ainsi que «la forte abstention, malgré la menace de l’extrême droite, montre une insatisfaction vis-à-vis du nouveau président».

AFP

 

Les avocats de la défense des 34 ministres du dernier gouvernement du président burkinabè Blaise Compaoré ont quitté, hier, le tribunal où leurs clients doivent être jugés pour leur implication présumée dans la répression de l’insurrection populaire d’octobre 2014, a constaté un journaliste de l’Afp. Les avocats, qui étaient une quinzaine, ont motivé leur décision par l’impossibilité pour leurs clients de faire appel d’un verdict rendu par la Haute Cour de justice à Ouagadougou.  «Nous ne pouvons pas nous reconnaitre dans cette justice qui méprise la Constitution, les textes internationaux et les droits de la défense», a affirmé Me Antoinette Ouedraogo au nom de tous ses collègues à la sortie du tribunal.

Les avocats rejettent la Haute Cour, arguant de son «inconstitutionnalité», car ses verdicts ne peuvent faire l’objet d’aucun appel ou recours alors que toute décision de justice doit pouvoir être contestée au moins une fois.

Créée en 1995 sous le régime de Blaise Compaoré dont elle s’apprête à juger le dernier gouvernement, la Haute Cour de justice, restée inactive jusque-là, est la seule juridiction habilitée à juger le chef de l’Etat et des ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Cette juridiction, qui se réunit pour la première fois de son histoire, a été réactivée en avril 2015, avec le renouvellement de ses neuf membres, nommés pour trois d’entre eux par le président de la Cour de cassation et six députés par le Parlement.

 

 

Plusieurs centaines d’anciens rebelles ivoiriens ont bloqué, pendant plusieurs heures, hier, l’accès sud de la ville de Bouaké, dans le centre, point de départ des mutineries qui ont secoué le pays en janvier, a constaté un journaliste de l’Afp sur place.

Vers midi, la circulation avait été rétablie dans la deuxième ville du pays, mais les manifestants demeuraient sur place, laissant passer les voitures, en attendant le résultat de négociations entamées à la préfecture par une délégation d’une dizaine de représentants. Une grande partie des magasins de Bouaké ont préféré ne pas ouvrir par peur de troubles.  «On veut notre part du gâteau», scandaient ces hommes qui arboraient des bandeaux rouges de l’ex-rébellion du nord, mais n’étaient pas armés.

Des forces de sécurité étaient présentes pour surveiller le mouvement, mais ne sont pas intervenues. Les «démobilisés», comme on les surnomme, sont des anciens des Forces nouvelles, la rébellion qui a occupé le nord de la Côte d’Ivoire de 2002 à 2011 et soutenu l’actuel président Alassane Ouattara lors de la crise poste-électorale de 2010-2011. Ils portaient des bandeaux rouges au début de la rébellion.

Une partie de ces rebelles a ensuite été intégrée dans l’armée ivoirienne et les autres démobilisés lors d’un processus de démobilisation, désarmement et réinsertion (Ddr).
Contrairement aux mutins de janvier, ces démobilisés ne font pas partie de l’armée et ne vont pas toucher les primes promises aux soldats qui s’étaient révoltés.

«On veut 18 millions de FCfa  (27.000 euros) par personne, la reconnaissance de notre grade de caporal et notre intégration dans l’armée», a affirmé à l’Afp un des porte-parole du mouvement, Amadou Ouattara.

AFP

Au moins 11 migrants sont morts et plus de 230 autres sont portés disparus après deux naufrages au large de la Libye, ont rapporté, hier, la marine libyenne et des organisations internationales, citant des survivants.

Les corps de 10 femmes et d’un enfant ont été découverts sur une plage de Zawiya, à 50 km à l’ouest de Tripoli, selon un responsable du Croissant-Rouge libyen qui n’a pas donné davantage de détails. On ignorait notamment si ces personnes étaient à bord d’une embarcation qui a récemment chaviré au large de Zawiya.
Sept migrants à bord de cette embarcation - une femme et six hommes - ont été secourus dimanche, a indiqué, hier à l’Afp, le porte-parole de la marine libyenne Ayoub Kacem. Selon des survivants, le bateau transportait 170 migrants (35 femmes et 9 enfants).

Un deuxième naufrage concerne un canot pneumatique parti vendredi matin de Libye avec 132 personnes à bord. Au bout de quelques heures, le canot a commencé à se dégonfler, jusqu’à se renverser. Quelque 50 survivants ont été secourus par un porte-conteneur danois, l’Alexander Maersk, dérouté par les gardes-côtes italiens, qui les a débarqués, dimanche, à Pozzallo, dans le sud de la Sicile, ont indiqué le Haut-commissariat de l’Onu aux réfugiés (Hcr) et l’Organisation internationale pour les migrations (Oim). Selon les survivants, des femmes et des enfants figurent parmi les disparus.

Plus de 6.500 migrants ont été secourus, entre vendredi et dimanche, dans les eaux internationales au large de la Libye et conduits en Italie, selon les gardes-côtes italiens. Plusieurs centaines d’autres ont été secourus dans les eaux libyennes et reconduits en Libye.

Avec son manque de maîtrise et de rigueur affiché lors du débat de l’entre-deux tours, la défaite de Marine Le Pen ne faisait plus de doute, mais la question était avec quel score Emmanuel Macron allait creuser la différence ce 7 mai. Car du score du gagnant va dépendre sa légitimité et sa future majorité à l’Assemblée nationale, les élections législatives se tenant dans la foulée en juin prochain. Le chiffre de l’abstention était également très scruté et, à l’arrivée, le second tour a été marqué par une forte abstention, autour de 25 %, la plus forte depuis 1969. Il avait fallu une vigoureuse campagne après le premier tour pour pousser les électeurs à aller voter, quitte à leur offrir un déplacement en taxi ou un café gratuit au comptoir. Des efforts qui ont payé, car avec 65,8 %, Macron bat largement Le Pen, tout comme en 2002, au second tour, Chirac infligeait à Jean Marie Le Pen un sévère 82,21 % contre 17,79 %. A la déception d’avoir été battue, Marine Le Pen doit aussi composer avec un score de 34,2 % alors qu’elle espérait 40 %. Cependant, comparativement aux 17 % paternels de 2002, elle peut se féliciter d’avoir réussi à hisser le Front national de 2017 autour de 35 %. Avec plus d’un tiers des voix, un score jamais obtenu par le Fn, Marine Le Pen établit un nouveau record pour son parti qui se positionne déjà comme le premier parti de l’opposition. Sa stratégie de dédiabolisation a payé.

A présent élu président de la République, le centriste et pro-européen Macron doit faire face au défi d’obtenir une majorité à l’Assemblée et à la responsabilité de rassembler les Français. Car si la France l’a in fine choisi, l’enjeu pour lui est de se montrer à la hauteur de ce choix par défaut. Il est parfaitement conscient que les Français n’ont pas vraiment voté pour son projet de modernisation, mais qu’ils ont plutôt massivement rejeté le projet de repli identitaire de l’extrême-droite, donc bien loin d’un vote d’adhésion. Encore inconnu du grand public avant sa nomination comme ministre de l’Economie en août 2014, Emmanuel Macron a réussi a créé, avec son mouvement politique En Marche ! il y a juste un an, à écarter les deux grands partis de gouvernement, le Parti socialiste et les Républicains. Mais, une immense tâche l’attend, malgré « la nouvelle page d’espoir et de confiance » qu’ouvre l’élection d’un chef de l’Etat qui n’a jamais été élu auparavant.

Changement durable du paysage politique

Il n’y aura pas d’état de grâce pour le nouveau président comme c’était la tradition sous la Vème République. Car si les Français lui ont accordé une nette victoire, les épreuves qui touchent la France ne lui donneront aucun répit : menaces sur la sécurité et terrorisme, menaces sur l’emploi et les outils de production, inquiétudes et doutes des Français devant les inégalités et discriminations, fractures de la société française, déchirures du tissu social et industriel, économie en berne, impôts, immigration, pouvoir d’achat, système de retraite, délinquance...

Après le Brexit et l’élection surprise de Donald Trump aux Etats-Unis, l’élection du réformiste Macron va changer durablement le paysage politique français, tel qu’il était connu depuis la Vème République conçue par le Général de Gaulle en 1958. N’ayant pas de parti, il devra composer avec des personnalités de droite et de gauche aux sensibilités différentes, pour créer une majorité présidentielle aux législatives des 11 et 18 juin et pouvoir gouverner. Mais, selon un sondage Ipsos/Sopra Steria publié dès hier soir, 61 % des Français ne souhaitent pas qu’il dispose d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Ce qui rend les législatives incertaines. Dès aujourd’hui, il devra annoncer le nom de son Premier ministre qui aura une compétence parlementaire, selon le profil qu’il a lui-même dressé quelques jours avant le scrutin du second tour.

Politiquement, il serait bien inspiré de le choisir parmi les figures politiques de la droite pour déstabiliser les Républicains en vue des législatives. Toutefois, il va devoir jouer un numéro d’équilibriste entre la droite et la gauche, pour s’assurer le soutien le plus large possible pour son gouvernement. Son action sera basée sur le renouvellement des acteurs politiques, la moralisation de la vie publique et, dès cet été, la réforme du droit du travail par ordonnances. Mais les syndicats et les mouvements politiques ont déjà déclaré que s’ils ont appelé à faire barrage au Fn, ils sont également prêts à descendre dans la rue en cas de désaccord avec Macron. Sans compter qu’avec une économie en berne, les motifs de manifester ne manqueront pas. Macron va devoir s’atteler à redynamiser l’économie française dont la croissance s’établit à 1,1 % sur l’année 2016, un chiffre nettement inférieur aux prévisions gouvernementales qui tablaient sur 1,4 % de hausse du Pib.

Pour le huitième président de la Vème République, le plus dur commence maintenant.

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