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Actualités Internationales (1299)

Le gouvernement ivoirien cherchait, hier, à désamorcer une mutinerie de militaires des forces spéciales, dernier épisode d'une série de soulèvements dans les forces armées qui font craindre un retour du pays dans l'instabilité qui l'a longtemps miné. Malgré l'ouverture de discussions avec les mutins, les autorités ivoiriennes ont condamné la mutinerie des forces spéciales basés à Adiaké (90 km à l'est d'Abidjan), où un calme très précaire était revenu. "Le gouvernement (...) condamne et déplore ces formes violentes de revendication", a déclaré le ministre de la Communication, Bruno Nabagné Koné, à l'issue du Conseil des ministres, évoquant "une attitude malheureusement récurrente ces derniers temps".Un convoi de mutins a quitté la ville d'Adiaké pour Abidjan où une rencontre avec le ministre ivoirien de la Défense, Alain Richard Donwahi, est prévue.

A Adiaké, la situation était incertaine en fin de journée, l'entrée de la petite ville côtière était toujours contrôlée par les mutins dont la plupart portait des cagoules. Ils ont refoulé des journalistes qui tentaient d’y accéder.
"On ne peut rien vous dire, a déclaré un mutin à un journaliste de la radio ivoirienne, les revendications sont déjà sur la table de notre hiérarchie. Les autorités savent ce qu'on veut".

Les forces spéciales ivoiriennes, une unité d'élite de l'armée, directement impliquées dans la sécurité proche du président ivoirien Alassane Ouattara, ont déclenché un soulèvement pour "réclamer des primes". Ce coup de colère des soldats des forces spéciales intervient près d'un mois après une mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée, qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes.

En satisfaisant à leurs revendications, via le versement de primes à 8.500 de ces membres de l'ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes non concernés par cet accord financier, qui s'étaient à leur tour mutinés. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (centre).

Les autorités avaient ramené le calme en promettant "d'améliorer les conditions de vie" de toutes les forces de sécurité.

 

AFP -

 

L'ancien Premier ministre somalien Mohamed Abdullahi Farmajo a été élu président, hier, à l'issue d'un vote des parlementaires placé sous haute sécurité, les autorités craignant une nouvelle attaque des islamistes radicaux shebab, a constaté un journaliste de l'Afp.

Après deux tours de vote ayant duré plus de six heures, Mohamed Abdullahi Farmajo, du clan des Darod, a obtenu, avec 184 voix, plus de la moitié des votes des 329 parlementaires.
Ce résultat ne lui permettait pas d'atteindre la majorité des deux tiers nécessaire pour être proclamé vainqueur dès le deuxième tour du scrutin, mais le candidat arrivé deuxième, l'actuel président Hassan Sheik Mohamud (clan Hawiye), a reconnu sa défaite avant l'organisation d'un troisième et dernier tour.

"C'est le début de l'unité pour la nation somalienne, le début de la lutte contre les shebab et la corruption", a déclaré Mohamed Abdullahi Farmajo depuis le hangar de l'aéroport de Mogadiscio, un des endroits les mieux protégés de la ville, et où l'élection était organisée. Des célébrations ont été entendues par des journalistes de l'Afp dans les rues de la capitale somalienne ainsi que dans le camp de réfugiés de Dadaab, le plus grand au monde, situé au Kenya et peuplé de Somaliens.

Le nouveau président dispose des nationalités somalienne et américaine. Il avait été nommé Premier ministre en 2010, mais des querelles et trahisons politiques avaient entraîné sa chute huit mois plus tard, avant qu'il n’ait eu l'opportunité de montrer sa valeur. Son élection marque la fin d'un processus électoral de plusieurs mois, maintes fois retardé et entaché de nombreuses accusations de corruption et manipulation. Malgré l'absence du suffrage universel, dont l'introduction a finalement été reportée à 2020, cette élection est vue comme une avancée dans ce pays privé de véritable état central depuis la chute de l'autocrate Siad Barre en 1991.

AFP

Une opération des forces de sécurité centrafricaines appuyées par la police de l'Onu contre un "chef de groupe d'auto-défense" a fait cinq morts, mardi, à Bangui, dans le quartier du PK-5, épicentre des violences intercommunautaires dans la capitale centrafricaine, a indiqué, hier, la force de l'Onu en Centrafrique. "Une opération a eu lieu, mardi après-midi, au PK-5, dans le 3e arrondissement. Au cours de cette opération, Youssouf Malinga alias +Big Man+ et ses hommes ont ouvert le feu sur les forces de sécurité intérieures, tuant deux passants : un homme et une femme, et causant des blessés", a déclaré, lors d'une conférence de presse, le porte-parole de la force de l'Onu (Minusca), Vladimir Monteiro. "La riposte des forces de sécurité intérieures a entrainé la mort de Youssouf Malinga et d'un de ses hommes. Au cours de cet incident, trois gendarmes centrafricains ont également été blessés", a-t-il ajouté.

Un pasteur d'une église apostolique basée au PK-5 a été poignardé mortellement par les hommes de Big Man dans les représailles qui ont suivi sa mort. "Il est regrettable, a déploré M. Monteiro, que des populations civiles aient été victimes des tirs indiscriminés des criminels". "Youssouf Malinga et ses hommes, a poursuivi le porte-parole, faisaient régner, depuis un certain temps, un climat de terreur et étaient responsables de la hausse des activités criminelles dans le 3e arrondissement". "La Minusca appelle les populations à garder le calme et à éviter tout acte susceptible d'exacerber les tensions intercommunautaires". Le 3 février, le président Faustin-Archange Touadéra avait averti qu'un plan "visant à réduire les malfaiteurs était en cours". Big Man avait pris la place d'un autre chef, tué l'an dernier dans une rixe entre groupes armés rivaux du PK-5.

AFP

Des militaires ivoiriens des forces spéciales, basés dans deux localités proches des frontières sud et nord du pays, sont descendus, hier, dans les rues en tirant en l'air, selon des habitants, pour des motifs, pour l'heure, inconnus.

Les forces spéciales ivoiriennes sont une unité d'élite de l'armée qui est intervenue en première ligne le 13 mars 2016, lors de l'attaque jihadiste de Grand Bassam, une station balnéaire à l'est d'Abidjan (19 morts). Elles sont directement impliquées dans la sécurité proche du président ivoirien Alassane Ouattara.

Hier, des membres de ces forces ont occupé, en tirant en l'air, les rues d'Adiaké, siège d'une base militaire à 90 km à l'est d'Abidjan et à une trentaine de km à vol d'oiseau de la frontière avec le Ghana. "On déplore trois blessés par balles, dont une femme", a expliqué à l'Afp Mme Coulibaly, responsable des femmes de cette ville.
"Cela continue, ils (les soldats) paradent en ville a bord de voitures pick-up, en tirant en l’air", raconte Gislain, un autre habitant d'Adiaké.

Selon un enseignant joint au téléphone, "les gens sont terrés chez eux, la ville est calme. On ne sait rien des revendications, on parle d'une affaire de primes".
Le chef d'état des armées, le général Sékou Touré, le chef d'état major particulier de la présidence, le général Vagondo Diomandé, de retour d'Adiaké, sont en réunion avec le ministre de la Défense, Alain Richard Donwahi, a indiqué une source au ministère de la Défense.
Les revendications de ces soldats n'étaient pas connues dans l'immédiat, mais la Côte d'Ivoire a été le théâtre, en janvier, d'une série de mutineries au sein des forces de sécurité.

Des éléments des forces spéciales prépositionnés pour lutter contre la menace jihadiste ont également manifesté, hier, en tirant en l'air à Tengréla, à environ 700 km au nord d'Abidjan et à une demi-douzaine de km de la frontière avec le Mali.
Le Mali, théâtre d'attaques jihadistes, partage une frontière d'environ 500 km avec la Côte d'Ivoire.

 

AFP

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a suspendu, pour deux mois, les voyages des responsables gouvernementaux, en raison de la dépréciation de la monnaie nationale, sauf exception relevant de sa seule décision, a indiqué, hier, le ministre de l'Information.

"Sauf cas d'urgence, aucun responsable ne sera autorisé à voyager à l'étranger. La mesure concerne tous les ministres, les chefs d'agences et de commissions (gouvernementales) ainsi que leurs adjoints et collaborateurs", a déclaré à l'Afp le ministre Eugene Nagbe. "Des dérogations ne pourront être accordées que par la présidente elle-même après un entretien en tête à tête avec le responsable souhaitant voyager, et s'il est établi que ce voyage est de la plus haute importance pour l'intérêt national", a précisé M. Nagbe. Selon un communiqué de la présidence, publié le week-end dernier, ce moratoire d'une durée de 60 jours, en vigueur à compter du mois de février, a été décidé au cours d'une réunion consacrée à la situation économique du pays.

Le texte mentionne "les efforts continus de la Banque centrale du Liberia (Cbl) et du ministère des Finances ces dernières semaines pour réduire et stabiliser les taux de change qui ont commencé à donner des résultats positifs".

"La Cbl a aussi été mandatée pour examiner la situation alarmante de fuite des capitaux et renforcer ses mesures de régulation pour juguler la sortie illégale de devises étrangères du pays", selon le communiqué.Plusieurs associations d'opérateurs économiques et de la société civile ont manifesté la semaine dernière pour demander au Parlement d'arrêter l'envolée du cours du dollar américain par rapport au dollar libérien, qui a induit une hausse généralisée des prix.

"Dès que le cours du dollar américain augmente, les prix suivent, parce que ceux qui achètent les produits à l'étranger ont besoin de dollars pour importer. Donc, tant que les cours du dollar américain restent élevés, toute baisse des prix est impossible", a expliqué à l'Afp l’économiste Prince Bagoon. Le dollar américain est une devise légalement utilisée dans les transactions, à côté du dollar libérien, depuis l'indépendance, en 1847, de cette république fondée avec le soutien des Etats-Unis pour y installer des  esclaves américains affranchis.

 

 AFP

L'épouse du candidat de droite à la présidentielle française, François Fillon, Penelope, soupçonnée d'avoir bénéficié d'emplois fictifs comme attachée parlementaire, a, par ailleurs, touché 45.000 euros d'indemnités de licenciement, payées par l'Assemblée nationale, affirme l'hebdomadaire Le Canard enchaîné à paraître aujourd’hui.

Mme Fillon a perçu, en 2002, "16.000 euros d'indemnités, soit l'équivalent de cinq mois de salaire", au terme d'un contrat de travail de cinq ans avec son mari, bien que réembauchée par le suppléant de M. Fillon à l'Assemblée, Marc Joulaud, selon l'hebdomadaire satirique."La législation ne prévoit pas un tel niveau d'indemnités de licenciement pour un collaborateur parlementaire", affirme Le Canard.

D'après le journal, elle aurait également perçu, en novembre 2013, "29.000 euros de primes" après avoir, de nouveau, travaillé pendant un an et demi pour son mari, redevenu député. La justice française a ouvert une enquête pour faire la lumière sur la réalité du travail effectué pendant 15 ans par Penelope Fillon. Or, d'après Le Canard, les enquêteurs "n'en ont pas vu une seule trace matérielle". Mis en difficulté par des soupçons d'emplois fictifs de sa famille, qui lui ont fait perdre son statut de favori de la course présidentielle, François Fillon a défendu, lundi, la "légalité" des emplois de son épouse Penelope et de deux de leurs enfants, lors d'une longue conférence de presse suivie par plus de 2 millions de téléspectateurs et internautes.

Il a maintenu que ses proches avaient été rémunérés pour un travail effectif. Mais, il a aussi reconnu que ces pratiques choquaient, aujourd'hui, l'opinion publique et a, pour la première fois, présenté ses "excuses" pour avoir embauché des membres de sa famille comme assistants parlementaires.

 

AFP -

 

Le représentant de l'Onu pour la paix entre Israéliens et Palestiniens a estimé, hier, qu'une nouvelle loi israélienne, adoptée en faveur des colons, franchissait une "ligne rouge très épaisse" sur la voie d'une annexion de la Cisjordanie occupée.
La loi, approuvée dans la nuit de lundi à hier, par le Parlement israélien, crée un "très dangereux précédent", a dit à l'Afp Nickolay Mladenov, coordinateur spécial de l'Onu pour le processus de paix.  "C'est la première fois que la Knesset (le Parlement israélien) légifère dans les terres palestiniennes occupées, en particulier sur des questions de propriété", a-t-il dit.

"C'est une ligne rouge très épaisse qui est franchie", a-t-il ajouté. La loi "ouvre potentiellement la voie à une annexion complète de la Cisjordanie et sape, de manière substantielle, la solution à deux Etats", c'est-à-dire la création d'un Etat palestinien coexistant en paix avec Israël, solution de référence internationale au conflit, a-t-il dit. Il a évoqué la possibilité que la loi expose Israël à des poursuites de la part de la Cour pénale internationale.M. Mladenov a appelé à une ferme condamnation internationale, mais s'est gardé de critiquer l'administration Trump qui garde ses distances sur la colonisation israélienne.

AFP

Les pays du G5 Sahel qui se disent "en première ligne contre le terrorisme ont annoncé, hier, à Bamako, vouloir créer une force pour combattre les groupes jihadistes utilisant notamment le Mali comme "base de repli".

Ce sommet des cinq chefs d'Etat (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) intervient moins de trois semaines après l'attentat-suicide du 18 janvier qui a fait près de 80 morts à Gao, principale ville du nord du Mali. Une attaque revendiquée par le groupe Al-Mourabitoune du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). "Pour lutter efficacement contre le terrorisme dans les pays du G5, nous avons décidé de rendre effective la création d'une force G5 pour lutter contre le terrorisme", a déclaré le président du Niger, Mahamadou Issoufou. "Nous allons demander une résolution des Nations unies et du Conseil de sécurité pour appuyer la création de cette force", a ajouté M. Issoufou lors de la conférence de presse finale du sommet, auquel participait aussi le dirigeant guinéen Alpha Condé, président en exercice de l'Union africaine.

"Ce que nous voulons, c'est que les pays européens nous donnent les moyens. Nous allons nous-mêmes être en première ligne dans la lutte contre le terrorisme dans l'espace G5. Comme ça, ils vont faire l'économie des vies de leurs soldats", a expliqué le président tchadien Idriss Déby Itno. Il semblait faire miroiter une réduction des troupes de la force française Barkhane déployée dans la région, et des effectifs européens de la force de l'Onu au Mali (Minusma), la mission de maintien de la paix de l'Onu la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie, en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués. Ni les effectifs de cette nouvelle force du G5, ni son commandement ou son mode de fonctionnement n'ont été précisés. Niger, Burkina Faso et Mali étaient convenus, le 24 janvier, à Niamey, de créer une force pour lutter contre l'insécurité dans la zone du Liptako-Gourma, à cheval sur les trois pays, "en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels", selon un communiqué officiel.

- 'Nouvelles proportions' -
Selon le document de travail interne à la rencontre consulté par l'Afp, "le nord du Mali est une base de repli des terroristes. C'est également un lieu de départ des attaques contre d'autres pays". Interrogé sur ce constat, un responsable malien a reconnu les "difficultés" rencontrées par son pays. "Mais, les terroristes quittent d'autres pays pour venir au Mali. Donc, c'est main dans la main que nous devons travailler", a-t-il affirmé sous le couvert de l'anonymat. Soulignant, au début de la réunion, la récente "multiplication des attaques terroristes dans le Sahel", le président tchadien a estimé que "la menace (...) prend de nouvelles proportions. Si nous n'agissons pas vite, notre espace deviendra durablement un espace terroriste". "Face à la montée de l'extrémisme, il faut la mutualisation des efforts pour relever les défis. Nous devons aller plus loin pour réaliser le Sahel de la défense", a déclaré le chef de l'Etat malien Ibrahim Boubacar Keïta, auquel M. Déby a cédé la présidence du G5 Sahel.

AFP

Les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'Ue ont sommé hier les autorités libyennes de "redoubler d'efforts" pour faire respecter les droits des migrants dans les centres de détention, où beaucoup attendent de pouvoir traverser la Méditerranée vers l'Europe.

Les efforts de la communauté internationale pour stabiliser la Libye, sur fond de crise migratoire aux portes de l'Ue, étaient au cœur des discussions entre ministres, lors de leur réunion mensuelle à Bruxelles.

Dans une déclaration conjointe, ils ont "condamné les violations des droits de l'Homme commises contre des migrants et demandé instamment aux autorités libyennes de redoubler d'efforts pour améliorer (leur) protection (...), en particulier dans les centres de détention". L'Union européenne, ajoute le texte, "appelle toutes les parties à garantir aux travailleurs humanitaires un accès sans entraves et sûr aux centres".

L'Ue, soucieuse de sauver des vies en Méditerranée et de contenir les arrivées de migrants sur les côtes italiennes, envisage de renforcer son soutien aux gardes-côtes libyens dans leur travail d'interception des embarcations affrétées par les passeurs. Les neutraliser avant le franchissement de la limite des eaux internationales permettrait de ramener les migrants sur le sol libyen.

AFP

Donald Trump était confronté hier à une double offensive judiciaire et politique contre son décret anti-immigration. La décision la plus emblématique de sa jeune présidence est bloquée par la justice, contestée dans la rue et attaquée par les plus grosses entreprises de la high tech.

Le blocage du décret a de fait rouvert les portes du pays aux réfugiés et aux ressortissants des sept pays visés. Facebook, Google, Microsoft, Twitter et Apple ont déposé dans la nuit de dimanche à hier une requête en justice dénonçant les "dommages" causés par ce texte. Au total, près d'une centaine d'entreprises se sont jointes à la plainte contre ce texte signé le 27 janvier par le nouveau président, qui interdit temporairement l'entrée aux Etats-Unis des réfugiés et des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen).

Plus tôt dans la journée, l'administration Trump avait déjà subi un revers de taille. La cour d'appel fédérale de San Francisco avait rejeté l'appel formulé samedi par le ministère de la Justice, qui réclamait l'annulation de la décision de suspendre le décret sur tout le territoire américain, prise par le juge de Seattle, James Robart, vendredi.La Maison Blanche doit étoffer son argumentaire auprès de la cour de San Francisco.Côté politique, plusieurs hauts responsables de l'administration démocrate sortante, dont l’ex-secrétaire d'Etat John Kerry et l'ex directeur de la Cia et ancien secrétaire à la Défense Leon Panetta, ont aussi demandé le maintien du blocage d'un décret "mal conçu, mal mis en œuvre et mal expliqué".

Un malaise ressenti jusque dans le camp du président lui-même, d'autant que M. Trump s'est livré à une attaque en règle contre le juge Robart, le qualifiant de "pseudo-juge" et l'accusant de sacrifier la sécurité du pays.Mitch McConnell, le chef de file des républicains au Sénat, a tenté de temporiser en expliquant que la justice faisait son travail et s'est démarqué du décret, dimanche, craignant notamment que sa rédaction trop vague ne laisse la porte ouverte à "un test religieux"."Nous voulons tous empêcher les terroristes de pénétrer aux Etats-Unis, mais nous ne voulons certainement pas que des alliés musulmans qui se sont battus à nos côtés ne puissent se rendre aux Etats-Unis", a-t-il souligné.

AFP

 

Le candidat de droite à la présidentielle, François Fillon, a présenté hier ses "excuses" aux Français pour avoir embauché sa femme comme aide parlementaire tout en défendant la légalité de son travail, face aux soupçons d'emploi fictif qui ont plombé une campagne qu'il entend relancer. Devant plus de 200 journalistes réunis à son Qg de campagne à Paris, l'ex-Premier ministre a assuré que "tous les faits évoqués (étaient) légaux et transparents". Le vainqueur de la primaire de la droite de novembre dernier a malgré tout reconnu une "erreur" et a présenté ses "excuses" aux Français: "il y a des pratiques anciennes dans la vie politique qui ne sont plus acceptables", a-t-il admis.  A moins de trois mois du premier tour du scrutin le 23 avril, l'ancien favori des sondages fait face à une pression croissante depuis des révélations de la presse sur les emplois présumés fictifs de son épouse Penelope et de deux de ses enfants, qu'il a salariés comme attachés parlementaires. Accusant de nouveau ses adversaires politiques de gauche d'être à l'origine des révélations le visant, il a insisté sur les fonctions assumées par son épouse dans sa circonscription: courrier, représentation à des événements locaux, traitement de réclamations des électeurs... Il a aussi promis de publier sur internet son patrimoine et l'ensemble des rémunérations perçues par sa femme.

AFP

Le Maroc, qui vient de faire son retour à l'Union africaine (Ua), ne "reconnaîtra jamais" la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), a déclaré à la presse le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères.s.

"Non seulement le Maroc ne reconnaît pas –et ne reconnaîtra jamais– cette entité fantoche, mais il redoublera d’efforts pour que la petite minorité de pays, notamment africains, qui la reconnaissent encore, fassent évoluer leur position dans le sens de la légalité internationale et des réalités géopolitiques", a affirmé Nasser Bourita dans un entretien, hier, avec le site d'infos en ligne Le Desk.

Le retour du Maroc au sein de l'Ua "ne changera rien dans nos positions immuables concernant la marocanité du Sahara" occidental, a souligné M. Bourita, cheville ouvrière de la diplomatie marocaine. Le Maroc a réintégré l'Ua, lundi dernier, à Addis-Abeba où 39 chefs d'Etat africains sur 54 se sont prononcés en faveur de ce retour. Le Sommet d'Addis-Abeba a donné lieu à une intense bataille diplomatique, les principaux soutiens du Polisario -Algérie et Afrique du Sud en tête- ayant tenté de s'opposer à la réintégration du Maroc. Ces pays "ont tout fait pendant des mois pour contrer notre retour, et ce, jusqu'à la dernière minute", a commenté à l'Afp une source diplomatique haut placée.

"Le Sommet d'Addis-Abeba a été, pour eux, un camouflet, ils rament, aujourd'hui, pour présenter cet échec comme un succès", a ironisé cette source.
Le Polisario et ses alliés affirment que le retour du Maroc au sein de l'Ua vaut une reconnaissance des frontières de la Rasd.
"Il s'agit d'un non sens du point de vue du droit international et de la pratique des Etats", a rétorqué M. Bourita, selon lequel la reconnaissance d'un pays "est un acte libre, éminemment souverain" de la part d'un Etat. "Le fait, pour un Etat, de siéger dans une enceinte internationale en présence d'une entité non reconnue ne peut impliquer une reconnaissance par lui de cette entité", explique-t-il.

"Ainsi, la majeure partie des pays arabes", ou encore l'Iran, qui siègent à l'Onu en présence d'Israël "ne reconnaissent pas" l'Etat hébreu. "Est-ce que l'Algérie reconnaît Israël du seul fait qu'elle siège à l'Onu à ses côtés ?" souligne M. Bourita. "Le problème de la Rasd n'est pas seulement avec le Maroc, mais avec les deux tiers des Etats membres de l'Ua qui ne reconnaissent pas cette entité", a, par ailleurs, ajouté la source diplomatique déjà citée "Cette situation anormale est, aujourd'hui, dévoilée, le retour du Maroc est un défi direct à la présence du Polisario au sein de l'Ua", selon cette source. "Le Maroc continuera de se mobiliser pour délégitimer la Rasd. Il le fera dans le cadre bilatéral, comme il l'a fait jusqu'à présent", a ajouté cette même source, sans autre précision.

AFP

 

A moins de 80 jours de la présidentielle, Marine Le Pen a tenu hier un virulent discours nationaliste vantant "le réveil des peuples", portée par l'arrivée au pouvoir de Donald Trump et le scandale minant son rival de droite.

"L'impossible devient possible. Comme il est possible que des présidents comme Donald Trump non seulement soient élus contre un système coalisé, mais surtout respectent leurs promesses", a lancé la candidate de l'extrême droite à Lyon (centre-est) lors du premier de ses dix meetings de campagne.

"Ce réveil des peuples est historique. Il marque la fin d'un cycle. Le vent de l'histoire a tourné, il nous portera au sommet", a-t-elle poursuivi, promettant de "remettre la France en ordre". "On est chez nous, on est chez nous", ont scandé en écho quelque 3.000 militants dans la salle. La dirigeante du Front national (Fn), 48 ans, est en tête des intentions de vote au premier tour du scrutin le 23 avril, mais donnée battue au second tour le 7 mai. Depuis le "Penelopegate", qui hypothèque la candidature du conservateur de droite, François Fillon, jusque-là considéré comme favori de la course, les sondages pronostiquent désormais un duel entre Marine Le Pen et le centriste Emmanuel Macron.

Forte d'un parti en progression constante à toutes les élections depuis 2011, la candidate mise sur le sentiment de déclassement des Français, confrontés à un chômage de masse, et aux peurs liées à l'immigration, l'Islam et la sécurité dans un pays endeuillé par des attentats jihadistes sans précédent en 2015 et 201 L'attaque, par un homme armé de machettes et criant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe), d'une patrouille militaire, vendredi, au musée du Louvre à Paris, a alimenté son discours sécuritaire et ses critiques sur "la faiblesse d'âme de nos dirigeants contre le fondamentalisme islamiste".

Presqu'au même moment, hier, à Lyon, le candidat de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, revendiquait 12.000 personnes réunies à un meeting, suivi sous la forme d'un hologramme par des milliers d'autres à Paris.

L'"Europe, on la change ou on la quitte !" a clamé le candidat de "La France insoumise", dénonçant les traités européens et "un monde obscène où huit milliardaires possèdent autant que la moitié de l'humanité". Selon les intentions de vote, Jean-Luc Mélenchon ferme le ban des cinq principaux candidats, derrière le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon.

AFP

AFP - Quelque 1.500 migrants ont été secourus ce week-end, au large de la Libye, un chiffre inhabituellement élevé en hiver où le rythme des traversées ralentit habituellement en raison des conditions météo difficiles.

Ce bilan, fourni par les gardes-côtes italiens qui coordonnent les opérations dans la zone, porte à plus de 4.500 le nombre de migrants secourus depuis mercredi. Hier, 900 migrants naviguant sur trois embarcations de fortune ont été secourus en Méditerranée centrale par le navire de la marine espagnole Canarias, inséré dans le dispositif EunavforMed, ainsi que par des navires de marine marchande. La veille, ce sont quelque 600 migrants qui avaient été récupérés sains et saufs aux cours de neuf opérations distinctes menées notamment par le Diciotti, navire des gardes-côtes italiens.

Réunis en sommet, à Malte, les dirigeants européens se sont engagés, vendredi, à aider la Libye à lutter contre les passeurs, mais de nombreuses organisations internationales et Ong ont mis en garde contre les mesures envisagées. L'Italie et la Libye ont, de leur côté, signé un mémorandum d'accord prévoyant un renforcement de leurs frontières respectives pour parvenir, avec l'aide de l'Union européenne, à endiguer les flux migratoires partant d'Afrique du Nord vers l'Italie.
Les secours de ces derniers jours devraient porter à environ 8.500 le nombre de migrants arrivés sur les côtes italiennes depuis le début de l'année, tandis qu'au moins 227 autres sont morts ou disparus en janvier au large de la Libye.

Un nouveau camouflet en justice infligé, hier matin, à Donald Trump sur son décret migratoire a confirmé que les ressortissants de sept pays musulmans, visés par le texte controversé, peuvent continuer de rentrer aux Etats-Unis. Au grand dam du président américain. La Cour d'appel fédérale a rejeté, en quelques heures seulement, l'appel formulé, samedi soir, par le ministère américain de la Justice contre une décision prise, la veille, par un juge de Seattle. Elle a ainsi maintenu cette décision du magistrat James Robart, qui avait émis, vendredi, une injonction temporaire qui a effet sur l'ensemble du territoire américain, bloquant le décret présidentiel le temps qu'une plainte, déposée lundi, soit examinée.

La décision a eu pour effet, dès samedi, de rouvrir les frontières américaines aux ressortissants d'Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen, ainsi qu'aux réfugiés.  Dans le détail, la Cour d'appel a demandé aux Etats de Washington et du Minnesota, à l'origine de la plainte déposée lundi contre le décret qui a engendré une vague d'indignation planétaire, de fournir des documents étayant leurs demande avant 23h59 heure locale dimanche (lundi 7H59 Gmt). Elle a également donné au ministère de la Justice jusqu'à cet après-midi pour apporter de nouveaux arguments à l'appui de sa requête.

Avec l'épée de Damoclès d'un retournement de situation dans ce bras de fer politico-judiciaire qui a des répercussions aux quatre coins de la planète, les immigrants embarquaient en nombre sur des vols à destination des Etats-Unis.

AFP 

 

Après les promesses, les actes : le gouvernement roumain a capitulé hier et abrogé comme il l'avait annoncé le décret assouplissant la législation anticorruption afin d'éteindre la colère des protestataires qui restent mobilisés après six jours de manifestations massives.

"Le gouvernement a approuvé le projet d'abrogation du décret d'urgence", a annoncé le gouvernement social-démocrate à l'issue d'une réunion extraordinaire convoquée pour retirer ce texte ayant donné lieu au plus grand mouvement de contestation populaire depuis la chute du communisme et à un nouveau rassemblement géant hier soir à Bucarest. Critiqué après avoir fait adopter cette révision du code pénal par décret, laissant de côté le Parlement, le Premier ministre Sorin Grindeanu a promis de "rapidement ouvrir des débats publics avec tous les partis politiques et avec la société civile".

Le texte initial réduisait sensiblement les peines encourues pour abus de pouvoir et introduisait un seuil minimum de préjudice de 200.000 lei (44.000 euros) pour entamer des poursuites dans la plupart des affaires de corruption. Il faisait craindre à ses détracteurs une régression de la lutte contre la corruption qui s'est intensifiée ces dernières années en Roumanie.

AFP

 

La mort d'Étienne Tshisekedi, opposant historique en République démocratique du Congo, rebat complètement les cartes du jeu politique national et augure mal d'une mise en œuvre rapide de l'accord signé péniblement le 31 décembre, en vue d'une présidentielle avant la fin de l'année.

Ce décès "vient faciliter la remise en cause progressive de l'accord [...] par la majorité présidentielle", estime l'économiste et politologue congolais Justin Kankwenda.
"La majorité, qui avait accepté de reconnaître le statut de président du Conseil de suivi [de la transition politique (Cnsa)] à Tshisekedi intuitu personae pourrait être tentée d'exiger un rééquilibrage qui remettra en cause l'ensemble de l'accord", déclare cet ancien haut-fonctionnaire onusien dans un entretien avec l'Afp. Pour Thierry Vircoulon, spécialiste de l'Afrique centrale et enseignant à Sciences-Po Paris, le décès de Tshisekedi "arrive au plus mauvais moment pour la mise en place de la nouvelle transition". Il va "falloir se mettre d'accord sur une nouvelle personnalité d'opposition [à la tête du Cnsa] alors même qu'il y avait déjà un désaccord sur la nomination du Premier ministre", poste brigué par le propre fils de Tshisekedi, Félix, dit M. Vircoulon à l'Afp. Cela "va donc relancer les négociations entre le camp présidentiel et l'opposition et permettre de perdre encore du temps. Les élections en décembre 2017 dont le calendrier n'était déjà pas très réaliste sont de plus en plus compromises", pronostique-t-il.

Conclu sous les auspices de l'Église catholique, l'accord de décembre ouvre la voie à une cogestion du pays entre le pouvoir et l'opposition jusqu'à la tenue d'une présidentielle censée se tenir fin 2017.*

Pour l'heure, toutes les familles politiques congolaises semblent respecter une sorte de trêve en mémoire de Tshisekedi, qualifié, même du côté du pouvoir, de "père de la démocratie congolaise" pour son rôle lors de l'ouverture démocratique du début de la décennie 1990. Mais, passées les funérailles dont la date n'est pas connue la politique devrait reprendre ses droits ou plutôt ses habitudes. Jusqu'à présent, les discussions ont surtout porté sur le "partage du gâteau", selon l'expression congolaise consacrée : la distribution des portefeuilles plus que la façon d'organiser concrètement les élections dans le temps convenu avec un budget national mis à mal par la baisse des matières premières. Tshisekedi absent, comment va réagir la population ? s'interroge un analyste spécialiste du Congo sous le couvert de l'anonymat. Pour lui, "le premier test de taille sera les obsèques" de l'opposant : "se dérouleront-elles dans le calme ? Sinon, quelle sera la réaction des forces de l'ordre ?"  Pour cet analyste, la bombe à retardement sociale, provoquée par la détérioration de l'économie congolaise, risque de déstabiliser le Congo tout autant que les troubles récurrents qui continuent d'agiter un pays travaillé par des forces centrifuges depuis son indépendance.

AFP

Le président tchadien Idriss Déby Itno a annoncé qu'il reportait sine die les élections législatives, prévues depuis 2015, faute de moyens pour les organiser, estimant, par ailleurs, que le groupe islamiste nigérian Boko Haram était "terminé".

"Quand je dis que nous ne pouvons pas faire des législatives, c'est par manque des moyens. En période de vache maigre, on ne peut rien faire. Quand nous aurons des ressources, on pourra organiser des élections législatives", a déclaré M. Déby lors d'une conférence de presse jeudi soir.Victime de la chute des cours du pétrole, engagé sur plusieurs fronts dont la lutte contre Boko Haram, le Tchad se débat dans une crise sévère qui oblige le pays à revenir vers les deux "mamelles" de son économie, l'élevage et l'agriculture.

Allié majeur de l'Occident en Afrique sub-saharienne contre les jihadistes, M. Déby s'est, de nouveau, montré optimisme sur l'issue du combat contre Boko Haram. "Boko Haram est terminé, dans le cas contraire il est très affaibli. En plus des efforts faits par notre armée, la force mixte (composée du Tchad, du Niger, Nigeria et du Cameroun) a réduit la capacité de nuisance de Boko Haram", a-t-il assuré."Nous parviendrons à endiguer totalement Boko Haram", a-t-il insisté. M. Déby avait déjà déclaré que Boko Haram était "décapité" en août 2015 De retour du Sommet d'Addis-Abeba, où il a fait élire son ministre des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, à la tête de la Commission de l'Union africaine, M. Déby a lancé un appel au dialogue en direction de l'opposition.

"Qu'elle n'ait pas peur de dialoguer avec moi, je suis également Tchadien comme eux", a-t-il insisté, ajoutant que "l'opposition doit cesser de cultiver la haine qui a pour conséquence la  déchirure du pays. Le Tchad n'a pas besoin de cela". L'opposition, emmenée par son ancien ministre Saleh Kebzabo, a contesté la réélection d'Idriss Déby en avril dernier, dès le premier tour, avec près de 60 % des voix. M. Déby est au pouvoir depuis 1990.

AFP

Les débuts tonitruants du président américain Donald Trump ont embarrassé les dirigeants européens, réunis hier, en sommet à Malte, partagés entre fermeté et nécessité de conserver la relation transatlantique.

Pour le président du Conseil européen, Donald Tusk, il est ainsi de "la plus haute priorité politique" pour l'Union européenne de protéger sa relation avec les Etats-Unis. "Ce dont nous avons besoin, c'est d'une relation transatlantique aussi solide que possible", a martelé M. Tusk lors d'une conférence de presse à l'occasion du sommet informel réunissant les 28 à Malte, lui qui s'est pourtant récemment montré très critique envers la nouvelle administration Trump. Ce principe de réalité n'a pas empêché quelques grincements de dents. Joseph Muscat, Premier ministre maltais dont le pays assure la présidence tournante de l'Ue, a ainsi fait part, devant la presse, de l'inquiétude des dirigeants "à propos de certaines décisions prises (...) et de certaines attitudes" du président américain. La volonté de discuter avec les Etats-Unis est "la même", mais "nous ne pouvons pas nous taire là où les principes sont en jeu", a-t-il poursuivi. Malgré tout, "il n'y a aucun sentiment d'anti-américanisme", a-t-il assuré à l'issue d'un déjeuner consacré aux questions internationales, centré essentiellement sur les débuts du président américain. Le président français François Hollande s'est toutefois montré particulièrement incisif, jugeant que le président américain ferait mieux de s'occuper de ses propres affaires. "Il n'a pas à se mêler de ce qu'est la vie de l'Union européenne", a-t-il ainsi lancé devant la presse. "Entre partenaires, il doit y avoir un respect. Si l'Europe a voulu se construire, ce n'est pas pour que certains lui demandent de se défaire", a-t-il ajouté en référence aux propos favorables au "Brexit" tenus par Donald Trump, investi 45e président des Etats-Unis il y a tout juste deux semaines. M. Hollande a également mis en garde tous ceux qui seraient tentés en Europe, notamment centrale, par des relations essentiellement bilatérales avec le président américain. "Est-ce que nous sommes tous d'accord sur le jugement à porter sur Donald Trump ? Sans doute pas", a-t-il reconnu, évoquant, sans les citer, des pays faisant preuve de "bienveillance" à l'égard de Donald Trump. Mais, a-t-il averti, ces pays doivent en "mesurer les risques : l'Europe, ce n'est pas un tiroir-caisse, un restaurant self-service".

La chancelière allemande Angela Merkel a, elle aussi, appelé les Européens à faire preuve d'unité face au président américain. "J'ai déjà dit que l'Europe a son destin entre les mains, et je crois que plus nous disons clairement comment nous définissons notre rôle dans le monde, mieux nous pouvons gérer nos relations transatlantiques", a-t-elle déclaré à son arrivée au sommet de Malte. Pour son homologue autrichien Christian Kern le président américain n'a guère de leçons à donner aux Européens. "Il n'y a aucun doute que l'Amérique a une part de responsabilité dans l'afflux de réfugiés en raison de la façon dont ils sont intervenus militairement", a-t-il dit.

Donald Trump défend des "valeurs qui ne sont vraiment pas celles pour lesquelles je me bats en politique", a, de son côté, ajouté Xavier Bettel, le Premier ministre luxembourgeois.

AFP

Le spectre d'une attaque "terroriste" a ressurgi en plein Paris : Un homme a agressé, hier, à la machette des militaires à l'entrée du musée du Louvre au cri d'"Allah Akbar", avant d'être grièvement blessé par l'un des soldats. L'homme est soupçonné d'être entré en France, le 26 janvier, par un vol en provenance de Dubaï, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Son identité reste à déterminer : il dit être né en Egypte et être âgé de 29 ans, selon ces sources, s'appuyant sur ses déclarations faites dans sa demande de visa. Ses motivations ne sont pas encore connues, mais il s'agit d'"un acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute", a affirmé le président François Hollande. Le parquet antiterroriste de Paris, qui a ouvert une enquête, doit tenir une conférence de presse à 19H30 Gmt. Un immeuble du prestigieux 8e arrondissement de Paris a été perquisitionné, dans l'après-midi, par la police, à proximité de l'avenue des Champs-Elysées. L'attaque s'est produite à 09H00 Gmt à l'entrée de la très touristique galerie du Carrousel du Louvre donnant accès au musée le plus fréquenté du monde.

AFP

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a affirmé, hier, qu'il n'écartait aucune option après sa mise en garde à l'Iran à la suite d'un récent tir de missile de la République islamique.

"Rien n'est exclu", a simplement répondu, sans autres précisions, le président américain à un journaliste qui lui demandait si une action militaire avait été exclue. Quelques heures plus tôt, le nouveau président républicain avait, dans un tweet matinal dont il est coutumier, souligné que l'Iran avait été "formellement mis en garde" pour avoir tiré un missile balistique.

Son conseiller à la Sécurité nationale, Michael Flynn, avait utilisé les mêmes termes la veille, dénonçant "le comportement déstabilisateur" de l'Iran au Moyen-Orient, mais restant évasif sur la nature des éventuelles mesures à l'étude.

Téhéran a dénoncé, hier, comme "provocatrices" les mises en garde américaines. Les tensions entre Téhéran et Washington, qui ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980, au lendemain de la révolution islamique de 1979, se sont brutalement accentuées après l'investiture, le 20 janvier, de Donald Trump. Outre le décret Trump sur l'immigration, les sujets de tension portent sur l'avenir de l'accord nucléaire de juillet 2015 et le programme iranien de missiles balistiques.

AFP

La République démocratique du Congo était plongée dans l'incertitude, hier, au lendemain de la mort de l'opposant historique Étienne Tshisekedi, en pleines négociations politiques cruciales pour l'avenir du pays.

Pouvoir et opposition ont néanmoins mis de côté leurs différends pour saluer unanimement la mémoire du "père de la démocratie" congolaise.  L’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), le parti de Tshisekedi, a convié la presse à son siège de Limete, quartier ouest de Kinshasa, pour une "communication officielle" en fin d'après-midi, qui pourrait révéler le programme retenu pour les obsèques.Pendant toute la journée, les manifestations de tristesse de sympathisants se sont succédé au quartier-général du parti et dans le voisinage. L'atmosphère de recueillement a néanmoins été troublée à plusieurs reprises par des montées de tension avec les forces de police déployées en nombre dans les alentours et des tentatives de pillages ou des actes de vandalisme commis par des jeunes d'un quartier déshérité voisin, selon plusieurs témoins.Entre 15h00 et 15h20 (14h00 à 14h20 Gmt), des affrontements ont opposé une trentaine d'adolescents caillassant des policiers antiémeutes qui ont fait usage à maintes reprises de gaz lacrymogènes pour les disperser, selon un journaliste de l'Afp.

Tshisekedi était très populaire à Kinshasa où il avait obtenu 64 % des voix à la présidentielle de 2011 face au président Joseph Kabila, sorti vainqueur de ce scrutin marqué par des fraudes massives. Nombre de taxis individuels ou collectifs circulant dans la capitale arboraient des rameaux en signe de deuil. Étienne Tshisekedi est mort mercredi après-midi, à Bruxelles, huit jours après avoir quitté le Congo en pleines négociations sur la mise en place d'une transition politique destinée à sortir pacifiquement de la crise provoquée par le maintien au pouvoir de M. Kabila. Le mandat de M. Kabila est échu depuis le 20 décembre, mais le chef de l'État reste à son poste en attendant la tenue d'une élection permettant de désigner son successeur.

Le "départ [de Tshisekedi] a pris tout le monde de cours", a déclaré à l'Afp André-Alain Atundu, porte-parole de la majorité présidentielle, saluant "un homme qui était entré dans l'histoire de son vivant pour son combat pour la démocratie depuis Mobutu". "Nous venons de perdre l’une des figures les plus marquantes de l’histoire de notre pays" qui "a consacré sa vie à œuvrer pacifiquement pour l'instauration de la démocratie et de l’État de droit", écrit, dans un communiqué, l'opposant Moïse Katumbi, ex-allié de M. Kabila, aujourd'hui candidat à la présidentielle, et qui s'était rapproché de Tshisekedi par le biais du "Rassemblement" de l'opposition constitué en juin autour de la figure du "Vieux sage". "Tshisekedi n'est pas mort, car ses idées et son combat lui survivront", a jugé Vital Kamerhe, ex-opposant ayant rallié le pouvoir en octobre. L'opposition et la majorité ont signé, le 31 décembre, un accord de cogestion du pays jusqu'à l'élection d'un successeur à M. Kabila, censée avoir lieu à la fin de l'année. Mais, plus d'un mois plus tard, les discussions sur les modalités pratiques de la mise en œuvre de cet accord, en particulier celles sur le partage des places au gouvernement, sont dans l'impasse.

Le décès de Tshisekedi "arrive au plus mauvais moment pour la mise en place de la nouvelle transition", déclare à l'Afp Thierry Vircoulon, enseignant à Sciences-Po Paris. Sa mort va "relancer les négociations", et "les élections en décembre 2017 dont le calendrier n'était déjà pas très réaliste sont de plus en plus compromises".

A l'étranger, l'Union européenne a appelé tous les Congolais "à honorer la mémoire du défunt en mettant en œuvre l'accord de la Saint-Sylvestre". Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, a jugé "important [...] que les espoirs suscités par cet accord se concrétisent rapidement, pour une transition démocratique à la fin de l'année 2017".

 

AFP

 

La Maison Blanche a dénoncé, hier, "le comportement déstabilisateur" de l'Iran, stigmatisant en particulier le tir de missile balistique "provocateur" mené par Téhéran.

"A partir d'aujourd'hui, nous mettons officiellement l'Iran en garde", a déclaré Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et ancien chef du renseignement militaire américain.M. Flynn, qui a lu un communiqué lors du point de presse quotidien de la Maison Blanche, n'a pas précisé les éventuelles implications pratiques de cette mise en garde "officielle". Jugeant que le récent test de missile constituait une violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'Onu, il a affirmé que l'administration Obama "n'avait pas répondu de façon adéquate aux actes néfastes" de Téhéran. "L'administration Trump condamne de tels actes qui affaiblissent la sécurité, la prospérité et la stabilité au Moyen-Orient et au-delà, et mettent des vies américaines en danger", a-t-il ajouté.

Le ministre a fait ces déclarations quelques heures après la tenue d'une réunion urgente à huis clos du Conseil de sécurité de l'Onu, demandée par les Etats-Unis, qui affirment que ce tir s'est déroulé dimanche.Mardi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait appelé les Etats-Unis à ne pas chercher de "prétexte" pour créer de "nouvelles tensions" entre les deux pays, après le décret du président Donald Trump interdisant aux citoyens iraniens et ceux de six autres pays musulmans de se rendre aux Etats-Unis pendant une durée de trois mois. L'Union européenne a exhorté Téhéran "à s'abstenir de toute action susceptible d'accroître la méfiance, comme des essais de missiles balistiques".

AFP 

Le pasteur zimbabwéen Evan Mawarire, un des chefs de file de la fronde contre le régime autoritaire du président Robert Mugabe, a été arrêté, hier, à l'aéroport d'Harare alors qu'il rentrait dans son pays après plus de six mois d'exil.  Début 2016, dans un Zimbabwe au bord de l'asphyxie économique et financière, ce pasteur, inconnu du grand public et qui n'est affilié à aucun parti politique, avait lancé sur les réseaux sociaux une campagne de ptestation contre le gouvernement, baptisée "#ThisFlag" ("#CeDrapeau").Dans une vidéo qui a rapidement enflammé l'internet, il était apparu avec un drapeau zimbabwéen en écharpe, pour dénoncer l'incurie et la corruption du régime.  

AFP

AFP - Le nouveau président en exercice de l'Union africaine (Ua), le guinéen Alpha Condé, a édicté, hier, les nouvelles règles de conduite au sein de l'organisation, à commencer par la ponctualité, dans une intervention remarquée lors de la clôture du sommet de l'Ua, à Addis-Abeba.

Règle numéro 1: "Si nous disons 10H00, nous devons commencer à 10H00", a décrété M. Condé, reprenant à son compte l'esprit d'une série de recommandations du président rwandais Paul Kagame pour améliorer l'efficacité d'une organisation souvent décriée pour sa lourdeur.

"Comment peut-on expliquer que quand nous avons des réunions avec des pays extérieurs, nous sommes à l'heure, que ce soit en Chine, au Japon, ou en Inde? Et pourquoi ne serions-nous pas à l'heure à nos réunions?"."Pourquoi quand nous allons dans ces réunions, nous restons jusqu'à la fin et pourquoi quand nous venons de loin à Addis Abeba, dès l'ouverture (du sommet), nous partons. Il faut que les chefs d'Etat respectent notre organisation", a-t-il martelé, sous les applaudissements de l'assemblée. De même, selon M. Condé, les chefs d'Etat doivent assister en personne aux grands rendez-vous du continent, sommet de l'UA en tête. "Si nous sommes convaincus que nous devons renforcer notre organisation, alors le chef d'Etat doit être là lui-même" et non pas se faire représenter par un ministre ou un ambassadeur, a-t-il ajouté.

Sur un mode plus léger, M. Condé a partagé avec l'assemblée sa désolation lorsque des interprètes de l'UA lui ont appris qu'ils travaillaient avec des "micros des années 60". "Comment peut-on concevoir qu'à l'époque des nouvelles technologies, nous travaillions encore avec les micros des années 60?" "Comment pouvons-nous expliquer que la connexion internet soit très lente dans notre siège alors qu'à côté, à la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, l'internet marche mieux?", s'est-il exclamé. Les difficultés décrites par M. Condé sont d'autant plus paradoxales que le siège de l'UA est un impressionnant complexe flambant neuf, cadeau de la Chine au continent en 2012.
"Le siège ne sert à rien si les conditions de travail ne sont pas à la hauteur", a lancé M. Condé.

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