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Actualités Internationales (819)

Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, dont la réélection est violemment contestée par l'opposition, a contre-attaqué, hier, en martelant que la saisine de la Cour constitutionnelle est l'unique solution envisageable de sortie de crise.

La date limite des recours devant la Cour est fixée pour aujourd’hui dans l’après-midi.
Mais Jean Ping, le candidat de l'union de l'opposition, arrivé juste derrière Ali Bongo selon les résultats officiels, et qui s'est autoproclamé président élu, affirme que la Cour est totalement inféodée à la présidence.

Renvoyant dans les cordes les observateurs de l'Union européenne  qui ont fait état, mardi, d'une « anomalie évidente » dans les résultats du scrutin à un tour du 27 août, M. Bongo a jugé que « certains (d'entre eux) ont outrepassé leur mission ». S'exprimant sur la radio française Rtl, mais aussi sur Rfi et Europe-1, le président sortant a également balayé d'un revers de la main toute possibilité d'un recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote. Ce recomptage est réclamé par l'opposition mais aussi par la France, ancienne puissance coloniale toujours influente dans ce petit pays pétrolier d'Afrique centrale. M. Bongo a répété qu'une telle disposition n'était pas prévue par la loi électorale et relevait exclusivement d'une décision de la Cour.

- Tacle pour l'opposition –
M. Ping n'avait pas annoncé, hier en fin de journée, s'il avait décidé ou non de saisir le tribunal. « Nous verrons », s'est borné à répondre son coordonnateur de campagne, René Ndemezo Obiang, à la presse qui l'interrogeait sur ce point. La date-butoir est aujourd’hui à 16H00 (15H00 Gmt). 
« Je ne peux pas violer la loi » qui donne compétence seulement à la Cour constitutionnelle pour ordonner un recomptage, a argumenté M. Bongo. « Mes adversaires le savent, ils ont fait voter cette loi. Et quand cette loi a été votée, je n'étais même pas au gouvernement alors que certains d'entre eux y étaient », a-t-il poursuivi. Il faisait référence à nombre de responsables de l'opposition, dont M. Ping, qui ont travaillé durant de longues années aux côtés de son père, Omar Bongo, décédé en 2009, après avoir dirigé le Gabon pendant 41 ans.
Il tacle d'ailleurs son rival à ce sujet : « Ce n'est pas à 74 ans que M. Ping va commencer une carrière de démocrate qu'il n'a jamais été ».

AFP

La situation "reste tendue" dans la région de Guerguerat, dans le sud du Sahara occidental, où des "forces de sécurité" du Maroc et du Front Poliario se font face, au risque d'un affrontement, a affirmé, hier, l'Onu.

Ces personnes armées des deux camps "ont maintenu leurs positions à environ 120 mètres les uns des autres" malgré les efforts de médiation de la Minurso (mission de l'Onu au Sahara occidental), a précisé le porte-parole de l'Onu, Stéphane Dujarric.

Les Nations unies redoutent "une reprise des hostilités, avec un risque d'implications régionales", a-t-il averti.
La Minurso a déployé sur place des observateurs militaires non armés pour s'interposer et des responsables de l'Onu "ont entamé un dialogue avec les parties et les pays directement concernés pour conseiller la retenue et identifier les possibilités de résoudre cette crise", a ajouté M. Dujarric.
Il a précisé que le Maroc avait entamé des travaux de construction d'une route et que le Polisario "s'y oppose".

Ce face à face se déroule au-delà du mur de défense, une barrière de sable bâtie sur près de 2.500 kilomètres. Guerguerat est située dans le sud-ouest du Sahara occidental, un territoire sous le contrôle de Rabat disputé par les indépendantistes sahraouis du Front Polisario.

Selon un document confidentiel de l'Onu, transmis, fin août, au Conseil de sécurité, le Maroc et le Front Polisario ont tous deux violé l'accord de cessez-le-feu de 1991 au Sahara occidental en déployant des hommes armés dans cette zone proche de la Mauritanie.

Le Maroc justifie sa présence dans cette zone par une opération anti-contrebande et a annoncé, jeudi dernier, son intention de poursuivre cette opération. Rabat maintient que ses activités sont conformes à l'accord de cessez-le-feu. Le Maroc considère le Sahara occidental, ex-colonie espagnole annexée en 1975, comme faisant partie intégrante du royaume.

Rabat propose comme solution une large autonomie sous sa souveraineté alors que le Polisario, soutenu par Alger, réclame un référendum d'autodétermination.
La Minurso a été déployée en 1991 afin de veiller au respect du cessez-le-feu entre le Maroc et le Polisario et d'organiser un référendum. Les Nations unies ont indiqué, début août, préparer une "proposition formelle" pour relancer les négociations sur le Sahara occidental, dans l'impasse actuellement.

AFP

 

LIBREVILLE - Initialement prévue le 1er septembre dernier, à l’Assemblée nationale, et reportée à cause de l’incendie de cette institution lors des manifestations après la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle, la 2è session ordinaire du Parlement s’est finalement tenue avant-hier, au siège du Sénat, à l’hémicycle Omar Bongo.

En présence du président de l’Assemblée nationale, Richard Auguste Onouviet, et du Premier ministre Daniel Ona Ondo, la présidente de la Haute chambre (Sénat), Mme Lucie Milebou Aubusson, évoquant les émeutes post-électorales, a dénoncé le « comportement ignoble et irresponsable d’une foule inconsciente dont l’œuvre est de détruire et qui met en péril l’unité de la Nation ». Elle a invité les uns et les autres au « dépassement et au sursaut patriotique ». Mme Aubusson a félicité les forces de défense et de sécurité, leur demandant de « rétablir l’ordre ».

S’agissant des candidats qui ont reconnu leur défaite, Mme Lucie Milebou Aubusson a qualifié leur geste de « patriotique ». Et de préciser : « Nous sommes tous dépositaires de la stabilité du Gabon, du respect de la différence de l’autre ». Elle a également magnifié la « main tendue » du président Ali Bongo Ondimba. Enfin, la présidente de la Haute chambre a plaidé pour « la neutralité » des partenaires étrangers « conformément aux usages diplomatiques ».

Auparavant, le président de l’Assemblée nationale a estimé que rien ne peut justifier l’incendie de l’Assemblée nationale. « Rien, je dis bien rien ne peut justifier l’incendie d’une institution comme l’Assemblée nationale », a martelé Richard Auguste Onouviet. Il a demandé aux députés de « continuer à servir le peuple », invitant aussi ses collègues à aller au siège de l’institution pour se rendre compte de l’ampleur des dégâts.

D. MANE, envoyé spécial

Une scission est récemment intervenue au sein d'un groupe de l'ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), mais un responsable de l'ex-rébellion en a minimisé hier l'importance.

« Je démens les nombreux départs annoncés au sein de la CMA au profit du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA) », a déclaré Almou Ag Mohamed, porte-parole de la CMA (Coordination des mouvements de l'Azawad), qui fédère les anciens groupes rebelles, dont le MNLA.

Dans un communiqué diffusé cette semaine, ce nouveau groupe, le MSA, dénonce « la gestion unilatérale de la CMA », ainsi que « la constance et la montée des conflits communautaires avec son corollaire de morts d'hommes ». Publié à la fin d'une rencontre intercommunautaire dans le nord du Mali qui s'est achevée début septembre, le même communiqué annonce « la démission pure et simple de toutes les populations concernées par la présente rencontre, de même que leurs responsables civils, militaires et politiques », de toutes les instances des groupes composant la CMA.

Parmi les dirigeants du MSA, qui doit tenir son premier congrès en octobre, figurent Moussa Ag Acharatoumane, ancien porte-parole du MNLA, et le colonel Assalat Ag Habi, déserteur de l'armée régulière malienne, tous deux membres de la CMA. Ils affirment par ailleurs avoir quitté la CMA avec quelques centaines de véhicules armés, ainsi que de nombreux combattants. Selon les observateurs, la création de ce nouveau mouvement armé, qui dit s'inscrire dans la logique des accords de paix signés en mai-juin 2015 entre le camp gouvernemental et l'ex-CMA, correspond à une "réalité tribale".

AFP 

Le Mouvement pour la justice et la réhabilitation du Niger (Mjrn), un groupe armé jusqu'ici inconnu et dirigé par un membre de l'ethnie toubou, menace de "s'attaquer au Niger" pour défendre sa communauté très minoritaire dans le pays.

"Le Mouvement pour la justice et la réhabilitation du Niger informe l’opinion nationale et internationale de son intention à faire recours à la lutte armée pour obtenir nos droits fondamentaux", selon le texte du communiqué signé par Adam Tcheke Koudigan, "président par intérim", reçu par l'Afp à Abidjan. 

"Le gouvernement du Niger est resté complètement indifférent à nos revendications plus que légitimes. (...) Malgré nos cris de détresse face aux dégâts écologiques des sites pétroliers (...), la dégradation de nos territoires, de pâturages et de nos conditions de vie (...), les autorités de la République du Niger sont muettes à nos revendications", selon le texte qui accuse notamment la China national petroleum corporation (Cnpc) de faire "des millions de dollars de bénéfice sur les sites pétroliers" tout en faisant "payer le prix  fort (...) sur le plan environnemental" aux "riverains".

AFP 

La raffinerie d’or ghanéenne, « Gold Coast Refinery » dont les opérations devraient commencer en fin décembre, sera la deuxième plus grande infrastructure du genre en Afrique, a appris APA hier auprès des medias locaux. La raffinerie, située près de l'aéroport international de Kotoka à Accra, a la capacité de production de 600 kilogrammes d'or par huit heures. Selon le quotidien « Daily Graphic » la raffinerie qui va couter 110 millions de dollars américains, devrait créer 300 emplois directs et 1000 indirects.

Les travaux de construction, qui ont commencé en 2010 sont achevés à 95 pour cent. L’infrastructure est financée par la banque Sa Groupe et Euroget Group Investors avec la participation de quelques investisseurs ghanéens. Le Ghana ne possède qu’une petite raffinerie, qui lui permet d’exporter de la totalité de son or, en provenance des différentes sociétés minières actives dans le pays. Ainsi la nouvelle raffinerie va créer de la valeur ajoutée et contribuer au progrès économique du pays.

APA

Onze ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré ont été auditionnés, hier mardi, à Ouagadougou, dans le cadre de l’enquête menée par la Haute cour de justice sur les victimes de l’insurrection populaire d’octobre 2014 lors de laquelle une trentaine de personnes ont perdu la vie, a-t-on appris de source sécuritaire.

Selon cette source proche du camp de gendarmerie de Paspanga (quartier au cœur de la capitale burkinabè), les 11 ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré ont répondu à la convocation de la gendarmerie nationale, hier mardi, aux environs de 8 h, pour quitter les lieux vers 17 heures 30 mn. Selon la source sécuritaire, l’ensemble des membres du dernier exécutif de Blaise Compaoré sont concernés, mais il se trouve que la plupart est hors du pays. Le 16 juillet 2015, le Conseil national de la Transition (CNT) a voté des textes mettant en accusation devant la Haute cour de justice, l’ex-chef de l’Etat burkinabè ainsi que les membres de son gouvernement présents au Conseil des ministres du 21 octobre 2014. Cette instance ayant adopté le projet de loi portant modification de la Constitution en son article 37, disposition qui limite le nombre de mandats présidentiel à deux. Ils ont été accusés pour fait de «coups et blessures volontaires, complicité de coups et blessures volontaires, assassinats et complicité d’assassinat».

APA

Le président guinéen, Alpha Condé, a effectué une visite au domicile de son principal opposant, Cellou Dalein Diallo, pour présenter ses condoléances, suite au décès à Dakar du grand frère de ce dernier, Elhad Hady Diallo. Accompagné de son ministre-conseiller, Sanoussy Bantama Sow, ex ministre des sports, Condé, a été reçu par Diallo, en présence de son épouse et des cadres de son parti. C’est la première visite du Chef de l’exécutif guinéen, Alpha Condé, depuis son élection en décembre 2010.

Pourtant, la relation entre ces deux personnalités était tendue. Au lendemain de sa réélection fin 2015, le chef de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, et malheureux finaliste, avait promis de ne pas reconnaître le nouvel élu. Dans le cadre des rencontres périodiques, le président Alpha Condé avait rencontré son opposant pour échanger des questions liées à la politique, l’économie et la société. Ce jour-là, Condé a promis de mener des rencontres régulières avec son principal opposant.Selon le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, les funérailles d’Elhadj Hady Diallo, sont prévues vendredi prochain à Dalein dans Labé, la ville natale de l’opposant.

APA 

Le camp du président sortant, Ali Bongo Ondimba, et celui de son rival Jean Ping, qui s'est proclamé élu, poursuivaient, hier, leur bras de fer sur fond d'inquiétude grandissante de la communauté internationale ; l'Union européenne (Ue) faisant état d'une « anomalie évidente » dans les résultats du scrutin du 27 août.

Aucun trouble majeur n'était signalé hier après-midi dans la capitale, Libreville. Comme la veille, l'activité a repris au ralenti, chacun attendant avec angoisse l'issue de la confrontation entre pouvoir et opposition.
L'Ue a annoncé, hier, avoir relevé « une évidente anomalie » dans les résultats de l'élection à un tour du 27 août.
« Une analyse portant sur le nombre de non-votants et des bulletins blancs et nuls révèle une évidente anomalie dans les résultats finaux du Haut-Ogooué », fief de la famille Bongo qui dirige le pays depuis près de 50 ans, a indiqué la chef de la mission d'observation de l'Ue à l'élection, Mariya Gabriel, dans une déclaration.

Cette province, selon les résultats officiels provisoires, a enregistré un taux de participation de 99,93 % et permis au président sortant, Ali Bongo, d'être réélu d'une courte tête (5.594 voix d'avance). Plus tôt hier, la France, ancienne puissance coloniale, avait souhaité, par la voix de son Premier ministre, Manuel Valls, un nouveau décompte des voix.
-Recours constitutionnel-
Ce nouveau décompte est réclamé par M. Ping qui a lancé, lundi, un appel virulent à une « grève générale » pour « faire tomber le tyran ». De son côté, le pouvoir refuse tout recompte, en arguant que la loi électorale ne le prévoit pas, et a accusé l'opposant de « complot » par la voix du porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze. Ces tensions grandissantes ont abouti, lundi soir, à la démission d'un poids-lourd du gouvernement, le ministre de la Justice du Gabon et deuxième vice-Premier ministre, Séraphin Moundounga, qui a jugé que "la paix était gravement menacée" au Gabon.

Face à ces multiples demandes, le pouvoir invite l'opposition à se tourner vers la Cour constitutionnelle. Jusqu'à présent, celle-ci refuse, affirmant que la Cour est inféodée à la présidence. La date butoir pour le dépôt des recours devant la Cour est jeudi à 16H00 (15H00 Gmt). Les violences au Gabon après l'annonce de la réélection contestée du président sortant, Ali Bongo, la semaine dernière, ont fait trois morts et 105 blessés, dont 67 parmi les forces de sécurité, a déclaré, lundi, le ministre de l'Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya. L'Afp a recensé, pour sa part, sept morts, dont un policier. Il y a une confusion avec d'autres personnes qui sont mortes de mort naturelle ou dans des rixes, mais pas du fait des forces de l'ordre, a expliqué en substance le ministre.

AFP

Les auditions des ministres du dernier gouvernement du président déchu Blaise Compaoré ont commencé hier à Ouagadougou, a constaté un journaliste à la gendarmerie qui agit sur ordre de la Haute Cour de justice. 

Onze ministres, dont Arsène Bognessan Yé, ancien ministre d'Etat chargé des relations avec le Parlement et des Réformes politiques et institutionnelles surnommé "Monsieur Article 37" (article devant modifier la Constitution), Alain Edouard Traoré, chargé de la Communication, porte-parole du gouvernement, ou encore Jean Bertin Ouédraogo, ex-ministre des Infrastructures, ont répondu à la convocation de la gendarmerie, à la Compagnie de gendarmerie du camp Paspanga (centre de Ouagadougou), a constaté un journaliste de l'Afp.

Au même moment, au moins trois autres ministres étaient entendus à la Brigade de recherches du Kadiogo, un autre poste de gendarmerie. En tout, les 32 ministres du dernier gouvernement de Compaoré et l'ancien Premier ministre doivent être entendus à la demande de la Haute Cour de justice, qui s'intéresse aux infractions commises par l'ancien chef de l'Etat et les membres de son gouvernement.

Tous les ministres ne sont pas présents dans le pays, de même que Blaise Compaoré, qui vit en exil en Côte d'Ivoire après la chute du régime, en octobre 2014. Chaque ministre a été autorisé à regagner son domicile après avoir signé le procès-verbal d'audition. Les auditions ont duré près de deux heures, a constaté un journaliste de l'Afp.

AFP 

Le parti libéral Mouvement pour la démocratie (Mpd), au pouvoir au Cap-Vert, a remporté 19 des 22 municipalités de l'archipel, selon des résultats officiels publiés lundi dernier. A l'annonce de ces résultats, portant sur plus de 99 % des suffrages, Janira Hopffer Almadala, la dirigeante du principal parti d'opposition au Cap-Vert, le Paicv, a présenté sa démission. Cette nouvelle victoire du Mpd, arrivé au pouvoir à l'issue des législatives du 20 mars en battant le Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (Paicv), pourrait préfigurer sa victoire lors de l'élection présidentielle du 2 octobre. Ce scrutin verra le président sortant, Jorge Carlos Fonseca du Mpd, affronter deux candidats indépendants. Plus de 360.000 électeurs étaient appelés aux urnes, mais le taux d'abstention a été relativement élevé (41,7 %). Cet archipel d'Afrique de l'Ouest, ancienne colonie portugaise, considéré comme un « modèle de démocratie » sur le continent, est réputé pour sa stabilité politique et sa bonne gouvernance. Il est doté d'un régime semi-parlementaire dans lequel l'exécutif est dominé par le Premier ministre.

AFP 

Hillary Clinton a fait sa rentrée politique hier, jour férié du "Labor Day", affichant sa détermination à deux mois de l'élection présidentielle qui doit désigner le successeur de Barack Obama à la Maison Blanche.
« Je suis prête, plus que prête ! » a lancé tout sourire la candidate démocrate en allant saluer les journalistes qui voyagent, pour la première fois, dans le même avion qu'elle. L'ancienne Première dame a déclaré être heureuse de se déplacer enfin avec ces derniers. « J'attendais ce moment", a assuré celle qui fait l'objet de critiques récurrentes pour son refus catégorique d'organiser des conférences de presse (la dernière remonte à décembre 2015).

Le long week-end de "Labor Day" marque traditionnellement aux Etats-Unis le lancement de la dernière ligne droite de la campagne présidentielle américaine. Hillary a entamé, hier, une série de déplacements, d'abord dans l'Ohio et l'Illinois, puis en Floride, aujourd’hui, en Caroline du Nord jeudi et dans d'autres Etats tout au long des deux prochains mois, jusqu'au scrutin du 8 novembre. Le point commun de ces Etats : ils lui seront cruciaux pour battre son adversaire républicain, Donald Trump.

AFP

Angela Merkel a reconnu, hier, sa responsabilité au lendemain d'une humiliante défaite électorale de son parti, vaincu par la droite populiste dans le fief de la chancelière, et engage une délicate opération de reconquête à un an des législatives.

Tout en se disant convaincue que sa décision d'ouvrir l'Allemagne à un million de demandeurs d'asile en 2015 était « la bonne », Mme Merkel a admis être « aussi responsable » de la débâcle des siens en Mecklembourg-Poméranie occidentale, un Etat régional d'ex-Rda communiste dont elle est élue. « Tous doivent désormais réfléchir à ce qu'on peut faire pour regagner la confiance (des Allemands) et, naturellement, moi la première », a-t-elle dit, bien qu'elle n'ait pas encore dévoilé ses intentions pour les législatives de l'automne 2017. « L'intégration (des réfugiés) et la reconduite (des migrants) qui n'ont pas d'autorisation de séjour chez nous vont jouer un rôle important », a-t-elle ajouté, en marge du sommet du G20 en Chine. En surfant sur les agressions sexuelles de masse attribuées à des migrants au Nouvel an et deux attentats en juillet revendiqués par le groupe Etat islamique, les populistes de l'Alternative pour l'Allemagne (Afd) ont célébré un score retentissant dans le Mecklembourg.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a lancé hier une violente attaque contre les « dirigeants saoudiens » à quelques jours du grand pèlerinage de La Mecque dont seront privés les Iraniens cette année.

« Le monde musulman, aussi bien les gouvernements que les peuples, doit connaître les dirigeants saoudiens et leur nature irrévérencieuse, non croyante et dépendante », dénonce le plus haut responsable iranien dans un message adressé avant le début du hajj qui débutera dans une semaine.Le numéro un iranien, qui a le dernier mot dans les grands dossiers de politique intérieure et extérieure du pays, a déjà dénoncé dans le passé le contrôle exercé par Ryad sur ces lieux saints.

Ses nouvelles attaques illustrent la persistance des tensions entre l'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite, deux puissances qui cherchent à étendre leur influence au Moyen-Orient. Leurs relations s'étaient dégradées il y a un an à cause de la gigantesque bousculade qui avait endeuillé le hajj à La Mecque. Elle avait provoqué la mort de quelque 2.300 pèlerins, dont 464 Iraniens, selon des données compilées à partir de bilans fournis par des gouvernements étrangers.

AFP

Engagé dans la primaire de la droite française pour la présidentielle de 2017, Nicolas Sarkozy voit ses ambitions de reconquête du pouvoir assombries par la menace d'un procès.

Le parquet de Paris a requis, fin août, le renvoi devant un tribunal correctionnel de l'ex-chef d'Etat et treize co-inculpés dans une affaire de financement illégal de la campagne perdue pour sa réélection en 2012, a appris l'Afp, hier, de sources judiciaire et proche de l'enquête.

Nicolas Sarkozy, mis en examen (Ndlr, inculpé) depuis février, se voit notamment reprocher « d'avoir dépassé le plafond des dépenses » autorisées et « fait état » dans ses comptes « d'éléments comptables sciemment minorés », selon l'une de ces sources. Les juges d'instruction doivent observer un délai d'un mois pour se prononcer sur la demande du parquet. Cela laisse le temps aux parties de déposer d'éventuels recours susceptibles de rallonger les délais. L'ex-président peut aussi bénéficier d'un non-lieu.

Son avocat, Me Thierry Herzog, a dénoncé « une nouvelle manœuvre politique grossière ». Un de ses principaux soutiens, Laurent Wauquiez, à qui M. Sarkozy a confié les rênes de son parti le temps de la primaire, s'est élevé contre une « volonté de déstabilisation » nourrissant « les soupçons d'instrumentalisation de la justice ». Le calendrier est un enjeu majeur pour M. Sarkozy : l'hypothèse est réelle d'une décision de renvoi en procès avant la primaire de l'opposition de droite pour la présidentielle du printemps prochain. Une telle issue menacerait d'autant plus ses ambitions de reconquérir l'Elysée, qu'il est déjà inculpé de corruption et trafic d'influence dans un autre dossier, soupçonné d'avoir tenté d'obtenir d'un magistrat des informations secrètes dans une procédure le concernant.

La primaire de la droite est prévue les 20 et 27 novembre, et depuis son entrée en lice, le 22 août, les embarras judiciaires de Nicolas Sarkozy lui ont valu des attaques récurrentes de la part d'un de ses rivaux, son ancien Premier ministre François Fillon. « L'exemplarité est nécessaire pour gouverner notre pays (...). Après, chacun, naturellement, est devant sa conscience et doit agir en fonction de ce principe », a réaffirmé, hier, ce dernier. « Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ? » s'était déjà interrogé, fin août, François Fillon. Le principal adversaire de Nicolas Sarkozy pour la primaire de droite est un autre ex-Premier ministre, Alain Juppé, donné gagnant au second tour par les sondages et qui s'est refusé jusqu'ici à commenter sa situation.

AFP

LIBREVILLE - Après des jours d'émeutes, qui ont entraîné mort d'hommes (5) et des dégâts matériels importants, la situation revient progressivement à la normale.

Vendredi, à travers une déclaration à la télévision, le Premier ministre Daniel Ona Ondo a appelé à la reprise du travail, soulignant que le gouvernement a pris des mesures de sécurité des personnes et des biens. Un tour dans la ville, hier, a permis de constater que les activités reprennent, notamment le commerce. Des boutiques et bars sont ouverts. Au marché central de Libreville, les activités ont véritablement repris depuis samedi, a confié un jeune sénégalais qui s'est réjoui que le calme soit revenu. Toutefois,au village artisanal, où la majorité des commerçants est constituée de Sénégalais, Maliens et Camerounais, ce n'est pas encore la reprise, même si les vendeurs sont ravis que leur zone ait été épargnée par les émeutes. De nombreux habitants ont commencé à vaquer à leurs occupations. Les taxis qui étaient à l'arrêt certains jours circulent à nouveau. Les quelques boulangeries qui ont ouvert leurs portes, samedi, avaient été prises d'assaut par les populations à la recherche de pain.

Mais, d’après le ministre du Commerce, des Pme, de l'Artisanat, du Tourisme et du Développement des services, Mme Madeleine Berre, la situation va rapidement revenir à la normale. « Nous avions tenu, vendredi, avec le Premier ministre, une réunion pour amener les magasins à rouvrir leurs portes, afin qu'il n'y ait pas de rupture dans la chaîne d'approvisionnement. Nous avons travaillé avec les patrons de ces enseignes ce matin (Ndlr : samedi matin), le groupe Prix Import a ouvert 3 magasins à Libreville. La chaîne Cecegadis va rouvrir ses magasins demain (Ndlr : dimanche) - malgré les nombreuses pertes qu'elle a subis - sur l'ensemble du territoire. L'entreprise qui approvisionne les boulangeries en farine a garanti que la livraison a été faite », a-t-elle déclarée.

Stigmates des émeutes
« La sécurité ayant été assurée, petit à petit, la confiance renaît et les magasins et boulangeries rouvrent leurs portes. Je reste confiante que d'ici lundi tout ira bien », a dit Mme Berre. Effectivement, hier, les grandes enseignes comme Mbolo, le Géant Ckdo, Prix import ont repris le travail. A Mbolo, le plus grand centre commercial du pays établi au Gabon depuis 41 ans (1975) et qui est érigé sur une superficie de 15.000 m2, dont une surface de vente de 8.000 m2, avec 300 employés, selon son directeur général Paindavone, l'armée veille au grain. C'est d'ailleurs le cas un peu partout dans Libreville, comme l'avait assuré le Premier ministre Daniel Ona Ondo. Mme Berre a affirmé qu'une « vingtaine de magasins du groupe Cecegadis et Prix import ont été vandalisés ». Quant à l'évaluation des pertes pour ces grandes surfaces, elle a indiqué que les propriétaires sont à l'étape de constat d'huissier, ensuite les experts de l'assurance estimeront les pertes en fonction des stocks, du coût des travaux… A son avis, la manifestation, « qui a été d'une violence inouïe, n'a rien de politique, eu égard à l'ampleur des dégâts et à la concomitance des actions à travers tout le pays ».

En tant que ministre du Tourisme également, elle a reconnu que la crise a impacté négativement le secteur (le flux vers le Gabon ayant fortement diminué), même si une évaluation n'a pas encore été faite. Dans la ville, les stigmates des émeutes sont partout visibles malgré le coup de balai qui se poursuit : carcasses de véhicules totalement calcinés, traces de pneus brûlés ainsi que des magasins comme Abc Small, près du QG du candidat Jean Ping, l'Assemblée nationale… Les forces de défense et de sécurité sont largement déployées dans Libreville avec plus de moyens. Le contrôle des véhicules est systématique au niveau des check-point érigés. Des forces qui ne semblent vouloir tolérer aucun regroupement.
En effet, hier, des Gabonais ont voulu manifester devant l'ambassade de Côte d'Ivoire. Ils ont été dispersés manu militari par les gendarmes. Aujourd'hui, les fonctionnaires sont appelés à reprendre le travail.

Appel au calme
Dans le même temps, les appels au calme se multiplient. Des candidats malheureux à l'élection présidentielle commencent à reconnaître la victoire du patron du Parti démocratique gabonais (Pdg), Ali Bongo. Après Bruno Ben Moubamba, candidat indépendant, c'était au tour, vendredi, du candidat indépendant Dieudonné Minlama de « s'incliner devant le verdict des urnes ». Il a aussi condamné les violences et appelé au calme. Alors que l'ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima, candidat indépendant également à l'élection, a demandé « la reprise du vote » tout en invitant la population « à la retenue », car, a-t-il indiqué, « le vainqueur sera finalement le président de tous les Gabonais ». Alors que Jean Ping n'en démord toujours pas. Il a déclaré, vendredi, être le président élu. « Le président, c'est moi », a-t-il martelé. Les responsables de l'opposition et de la société civile qui étaient bloqués dans son QG ont été aussi libérés le même jour.

Personnes disparues, médias muets : le Gabon en manque d'informations
AFP - Proches sans nouvelle d'un parent, Internet toujours suspendu, télévisions indépendantes mises hors d'usage... Le Gabon vivait, hier, en manque d'informations depuis les violences qui ont suivi la proclamation, mercredi, de la réélection du président Ali Bongo. Au total, ces violences ont fait sept morts dans tout le Gabon, dont cinq civils à Libreville, un civil à Port-Gentil, la capitale économique, et un policier à Oyem, dans le nord, selon un décompte de l'Afp. Mais des rumeurs invérifiables d'un bilan plus lourd, notamment à Port-Gentil, circulent dans le pays, toujours privé, hier, de connexion internet. Plusieurs Gabonais semblent avoir disparu durant les derniers jours. Hier matin, à Libreville, au moins deux personnes interrogées par l'Afp cherchaient un proche dont ils sont sans nouvelles depuis la nuit de mercredi à jeudi, date de l'assaut armé des forces de sécurité contre le siège de l'opposant Jean Ping. De manière générale, l'information est une denrée rare au Gabon ces jours-ci. Le gouvernement ne communique pas depuis plusieurs jours. Le journal « L'Union », très favorable au pouvoir, n'est pas paru depuis mercredi. « Nous avons fait l'objet d'un incendie. Nous ne pouvons pas travailler », indique à l'Afp son directeur de publication, Lin-Joël Ndembet, qui ignore quand le quotidien pourra revenir en kiosque. Les locaux de deux télévisions privées, Radio-Télévision Nazareth (Rtn) et Télé Plus, ont aussi été attaqués, a constaté un journaliste de l'Afp hier matin. Faute d'informations sur les chaînes indépendantes, les Gabonais se repliaient sur les médias français comme Rfi, France 24 ou TV5 Monde dont les envoyés spéciaux se trouvent à Libreville mais sont absents en province.

De notre envoyé spécial Daouda MANE

Isatou Touray, première femme candidate à la présidence de la Gambie, a appelé, vendredi dernier, Yahya Jammeh à « partir » après avoir dirigé 22 ans ce pays d'Afrique occidentale, tandis qu'il brigue un cinquième mandat au scrutin du 1er décembre.

Cette sexagénaire très active dans la défense des droits des femmes et des enfants a dénoncé, au cours d'une conférence de presse, le « style flamboyant et fastueux, mais aussi grossier » de M. Jammeh, à la tête d'un des Etats africains les plus pauvres. « Il est temps pour lui de partir », a-t-elle ajouté. Elle a, par ailleurs, promis de faire revenir son pays dans le Commonwealth, pour rompre avec l'isolement dans lequel l'a plongé la décision du président Jammeh de décréter que la Gambie était un Etat islamique et de quitter la communauté des anciennes colonies britanniques. Elle a, en outre, annoncé vouloir engager la Gambie sur la voie de la prospérité, notamment en accueillant à bras ouverts les membres de la diaspora gambienne et en créant des emplois.  Mme Touray, première femme à prétendre au fauteuil présidentiel, est actuellement la directrice exécutive du Comité Gambie contre les pratiques traditionnelles dangereuses pour la santé (Gamcotrap). Elle a notamment fait campagne contre l'excision, aujourd'hui interdite dans ce pays. Dans le passé, elle a été arrêtée à la suite d'accusations de détournement de fonds, puis disculpée par un tribunal gambien en 2010.

Yahya Jammeh a été investi candidat en février par son parti, l'Alliance pour la réorientation et la construction patriotique (Aprc). Parvenu au pouvoir par un coup d'Etat sans effusion de sang, en 1994, il a été élu en 1996, puis constamment réélu. Depuis, il dirige la Gambie d'une main de fer. Son régime est accusé par des Ong et Washington de disparitions forcées et de harcèlement de la presse et des défenseurs des droits de l'Homme, accusations qu'il rejette régulièrement.

AFP

Le ministre malien de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly, a été limogé, samedi dernier, après la prise, la veille, d’une ville du centre du pays par des jihadistes. M. Abdoulaye Idrissa Maïga, jusque-là ministre de l’Administration territoriale, a été désigné pour remplacer M. Coulibaly, selon le même communiqué. Samedi, l’armée malienne a repris le contrôle de Boni (centre), une localité de plusieurs milliers d'habitants dans la région de Mopti, occupée, la veille, par des jihadistes.

« Les jihadistes ont quitté Boni dans la nuit de vendredi à samedi, et aujourd’hui vers 8 heures, l'armée malienne est revenue prendre le contrôle de la ville », a déclaré une source sécuritaire malienne. Une source sécuritaire proche de la mission de l’Onu au Mali a confirmé cette information.

« Deux hélicoptères de la mission de l’Onu ont survolé, ce samedi, la ville de Boni, en soutien à l’armée malienne qui contrôle actuellement la localité », a-t-elle indiqué. Le nord du Mali est tombé, en mars-avril 2012, sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés après le lancement, en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit.

AFP

Proches sans nouvelle d'un parent, Internet toujours suspendu, télévisions indépendantes mises hors d'usage... Le Gabon vivait, hier, en manque d'informations depuis les violences qui ont suivi la proclamation, mercredi, de la réélection du président Ali Bongo. Au total, ces violences ont fait sept morts dans tout le Gabon, dont cinq civils à Libreville, un civil à Port-Gentil, la capitale économique, et un policier à Oyem, dans le nord, selon un décompte de l'Afp. Mais des rumeurs invérifiables d'un bilan plus lourd, notamment à Port-Gentil, circulent dans le pays, toujours privé, hier, de connexion internet. Plusieurs Gabonais semblent avoir disparu durant les derniers jours.

Hier matin, à Libreville, au moins deux personnes interrogées par l'Afp cherchaient un proche dont ils sont sans nouvelles depuis la nuit de mercredi à jeudi, date de l'assaut armé des forces de sécurité contre le siège de l'opposant Jean Ping. De manière générale, l'information est une denrée rare au Gabon ces jours-ci. Le gouvernement ne communique pas depuis plusieurs jours. Le journal « L'Union », très favorable au pouvoir, n'est pas paru depuis mercredi. « Nous avons fait l'objet d'un incendie.

Nous ne pouvons pas travailler », indique à l'Afp son directeur de publication, Lin-Joël Ndembet, qui ignore quand le quotidien pourra revenir en kiosque. Les locaux de deux télévisions privées, Radio-Télévision Nazareth (Rtn) et Télé Plus, ont aussi été attaqués, a constaté un journaliste de l'Afp hier matin. Faute d'informations sur les chaînes indépendantes, les Gabonais se repliaient sur les médias français comme Rfi, France 24 ou TV5 Monde dont les envoyés spéciaux se trouvent à Libreville mais sont absents en province.

AFP

Cinq villageois ont été tués et deux autres blessés dans une attaque menée, vendredi soir, par le groupe islamiste nigérian Boko Haram dans la région de Diffa (sud-est du Niger), selon le gouverneur de cette région frontalière du Nigeria. « Cinq personnes ont été tuées et deux autres ont été blessés à Toumour (75 km au nord de Diffa) par des éléments infiltrés de Boko Haram dans la nuit de vendredi à samedi », a affirmé Dan Dano Mahaman Laouali, le gouverneur de Diffa, à la radio publique nigérienne.

C'est la première attaque dans l'Est depuis début juin, lorsque Boko Haram avait lancé une offensive d'envergure avant d'être repoussé par un déploiement de forces militaires.

Ce raid de Boko Haram intervient trois mois après l'attaque massive menée le 3 juin contre des positions de l'armée nigérienne à Bosso, près de la frontière du Nigeria, dans laquelle 26 soldats ont été tués, selon un bilan officiel de Niamey.

AFP 

La localité de Boni, dans le centre du Mali, est tombée, hier, sous le contrôle de jihadistes présumés qui y ont attaqué des bâtiments administratifs, et l'armée a quitté les lieux, selon des témoins, un élu et une source militaire.

« Actuellement, ce sont les jihadistes qui contrôlent la ville de Boni », dans la région de Mopti. « Ils se sont infiltrés dans la ville et, aujourd'hui, ils ont tiré sur des bâtiments », a déclaré à l'Afp un élu de la localité sous couvert d'anonymat, affirmant que « l'armée n'est plus sur place ». « Nous avons demandé pour le moment à nos forces armées présentes à Boni de se replier vers la localité de Douentza ; ce qui a été fait », s'est contentée, pour sa part, de dire une source militaire, qui a requis l'anonymat.
La localité de Boni est située à 90 km à l'est de Douentza. Un habitant a, de son côté, affirmé que les « jihadistes criaient +Allah akbar !+ Ils ont brûlé la maison du chef de brigade de la gendarmerie de Boni ainsi que la mairie. Ils ont beaucoup tiré en l'air ». « J'ai vu l'armée quitter la ville », a souligné cet habitant. « Plusieurs jihadistes étaient à moto. Ils avaient des complices à l'intérieur de la ville. C'est un coup monté », a-t-il estimé.

Un autre habitant de la localité a indiqué avoir vu plusieurs drapeaux des jihadistes dans la ville. « Ce soir à 18H00 (Hier - heure locale et Gmt), il n'y a pas un seul militaire malien dans Boni.
Les jihadistes, eux, sont un peu dans la ville, mais aussi non loin », selon la même source. Le nord du Mali est tombé, en mars-avril 2012, sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement, en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.
Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature, en mai-juin 2015, d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays.

AFP

Un garçon de 20 ans a été tué, dans la nuit de jeudi à hier, dans la localité camerounaise de Gouzoudou (Extrême-Nord), au cours d’un assaut attribué à la secte islamiste Boko Haram, a appris Apa de sources sécuritaires.
Au cours de cette incursion, une fille de 20 ans et un garçon de 8 ans ont également été enlevés alors que des boutiques étaient mises à sac par les assaillants qui se sont repliés du côté nigérian de la frontière à l’arrivée des éléments de la Force mixte multinationale (Fmm).

Quelques heures auparavant, une autre attaque, repoussée par l’armée camerounaise et qui n’a pas fait de victime, a été signalée à Kerawa, localité adossée à la frontière avec le Nigeria.
Face à la remontée des assauts et attentats-kamikazes attribués à Boko Haram dans la zone après deux mois d’accalmie relative, les forces de défense, auxquelles a été associée la police, ont mené, jeudi, une opération de ratissage dans les villes de Kolofata et Mora, où des attaques terroristes ont eu lieu voici quelques jours, à la recherche de présumés terroristes et autres informateurs. Mardi dernier, rappelle-t-on, l’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty international a appelé les autorités du pays à faire toute la lumière sur la situation de 130 hommes et garçons, toujours portés disparus 20 mois après leur arrestation durant une opération de répression contre des membres présumés de Boko Haram dans l’Extrême-Nord. Dans son rapport, l’organisme affirme que les forces de sécurité camerounaises sont également responsables de très nombreuses violations des droits humains, notamment d'arrestations arbitraires, de recours à une force excessive, d'exécutions extrajudiciaires, de détentions illégales et au secret, d'actes de torture et de disparitions forcées.
Selon Amnesty international, la région de l’Extrême-Nord est, depuis fin 2013, la cible d'attaques répétées de Boko Haram, faisant plus de 200 assauts entre juillet 2015 et août 2016, dont près de 40 attentats-suicides, au cours desquelles au moins 500 personnes ont trouvé la mort.

APA

Malgré la libération d'une vingtaine de leaders de l'opposition, le Gabon se trouvait toujours, hier, sous haute tension avec de nouveaux civils tués et des pénuries de nourriture qui menaçaient dans tout le pays, alors que le pouvoir refuse tout nouveau décompte des voix après la réélection contestée du président sortant, Ali Bongo. Les autorités gabonaises ont autorisé, hier soir, à rentrer chez eux les représentants de l'opposition et de la société civile retenus depuis jeudi matin au quartier général de Jean Ping, principal rival d'Ali Bongo. La tension restait forte à Libreville : deux hommes de 27 et 28 ans ont été tués par balles dans le quartier de Nzeng Ayong, lors d'affrontements, jeudi soir, entre manifestants et forces de l'ordre, selon deux journalistes de l'Afp. « Ils ont trouvé mon fils devant la porte, sur la route. Une voiture noire est arrivée. Ils ont baissé la vitre, ils étaient deux, ils ont tiré deux coups », a déclaré la mère de l'un d'entre eux à l'Afp Tv.

5 civils tués
Ces deux décès portent à cinq le nombre de victimes recensées depuis le début des troubles, mercredi après-midi, juste après l'annonce de la réélection contestée d’Ali Bongo. Les affrontements ont fait trois blessés parmi les forces de l'ordre et « entre trois et cinq morts » parmi les manifestants, a reconnu, hier soir, le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie-By-Nze, de passage à Paris. Jusqu'à présent, le gouvernement gabonais n'avait confirmé que trois décès. Par ailleurs, entre 800 et 1.100 personnes ont été interpellées dans l'ensemble du pays, avait indiqué, jeudi, le ministre de l'Intérieur. La situation est aussi tendue dans les PK, les quartiers périphériques qui s'étendent le long de l'unique route nationale reliant Libreville au reste du pays. La pénurie de pain menace à Libreville et les autres villes du pays, tout comme celle de produits frais, les transports étant paralysés. Une situation aggravée par les pillages massifs de commerces.

Depuis mercredi soir, plusieurs villes de province comme Oyem, Port-Gentil ou Bitam ont, elles aussi, connu des troubles, notamment dans le nord, proche du Cameroun, où la situation est particulièrement tendue, selon une source sécuritaire.  Dans la ville de Bitam, près de la frontière camerounaise, des postes de contrôle de gendarmerie sont tenus par les habitants qui attendent que Jean Ping prenne la parole et un nouveau décompte des voix, a affirmé à l'Afp le député d'opposition Patrick Eyogo. Les Etats-Unis, la France et l'Union européenne ont demandé la publication des résultats de l'élection à un tour bureau par bureau, comme l'a réaffirmé, hier, sur Rfi, la responsable de la mission électorale de l'Ue, Mariya Gabriel. Le pouvoir gabonais refuse catégoriquement, invoquant la loi électorale du pays, qui ne prévoit pas cette procédure.

Remise en liberté des opposants bloqués dans leur Qg
Les autorités gabonaises ont annoncé, hier, que la vingtaine de leaders de l'opposition et de la société civile qui étaient retenus depuis la veille au quartier général de l'opposant Jean Ping, à Libreville, pouvaient désormais « rentrer chez eux ». Paris avait peu avant officiellement demandé aux autorités de « rendre leur liberté de mouvement » à ces opposants afin de « contribuer à l'apaisement » de la situation au Gabon où l'annonce de la réélection du président Ali Bongo Odimba a suscité, depuis mercredi, de violents affrontements entre partisans de l'opposition et forces de l'ordre. « Le représentant des Nations unies à Libreville, à la demande du président Ali Bongo, s'est rendu au QG de l'opposant Jean Ping pour dire aux personnes qui y étaient bloquées qu'elles peuvent rentrer chez elles », a annoncé, hier, le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, de passage à Paris. « Le président de la République souhaite qu'il y ait un appel au calme des leaders de l'opposition », a-t-il ajouté. « On va sortir », a confirmé par téléphone l'une des personnes retenues, Paul-Marie Gondjout, à un journaliste de l'Afp à Libreville. Il se trouvait aux côtés du diplomate sénégalais Abdoulaye Bathily, représentant de l'Onu pour l'Afrique centrale. Ces 27 opposants - dont l'ancien vice-président de la République Divungui Didjob Di Ding ou les anciens ministres Zacharie Myboto et René Ndemezo - étaient sous la surveillance de la gendarmerie gabonaise depuis l'assaut donné dans la nuit de mercredi à jeudi au QG de campagne de Jean Ping. Se disant « parqués à l'extérieur comme du bétail (et) nourris de façon sommaire », ils avaient lancé, dans la matinée, un appel à la communauté internationale, en dénonçant « leurs conditions de séquestration » et « le hold-up électoral » commis par le régime.

AFP

Comme en Centrafriqu e, le Pr Abdoulaye Bathily joue sa partition pour un dénouement de la crise post-électorale de grande ampleur que beaucoup redoutent au Gabon après les cassures nées de la réélection du président Ali Bongo dans des conditions contestées par l’opposition réunie autour de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping. Hier, l’ancien secrétaire général de la Ld/Mpt et enseignant au département d’Histoire de l’Ucad était au cœur de la médiation qui a abouti à la libération de plusieurs personnalités de l’opposition qui étaient restées « bloquées » par les forces de l’ordre dans le QG du candidat malheureux. Il s’agit de l'ancien vice-président de la République Divungui Didjob Di Ding et des anciens ministres Zacharie Myboto et René Ndemezo. La France, le secrétaire général de l’Onu et le département d’Etat américain avaient, eux aussi, insisté auprès du palais du bord de mer pour obtenir la libération de ces personnalités et décrisper une situation plus que trop tendue.

Ce n’est pas une première. Le diplomate sénégalais est bien dans son rôle de représentant du secrétaire général de l’Onu en Afrique centrale. En 2014, la contestation sociale et politique contre le régime du président Bongo, élu en 2009 après le décès de son père, en juin de la même année, s’était généralisée. Le tassement de la production pétrolière, combiné à la chute du cours du baril de brut, et l’apparition, l’année précédente, d’une crise de trésorerie durable avaient affaibli l’économie. Malgré sa première place en Afrique subsaharienne dans l’indice de développement humain des Nations unies, le Gabon souffrait d’une mauvaise répartition des revenus, selon les opposants au président Bongo. Dans tous les cas, le pire était à redouter. Le 20 décembre 2014, une manifestation du front uni interdite par les autorités a entraîné la mort d’un étudiant, dans des circonstances troubles, et l’interpellation d’une centaine de personnes (toutes libérées depuis). Pratiquement, tous les secteurs d’activités étaient en grève.

L’Onep (syndicat du pétrole), le Mosaap (mouvement syndical des agents de l’administration publique) ainsi que les étudiants entretenaient le mouvement. C’est dans ce contexte que le candidat à la présidence de la Commission de l’Union africaine avait mené une médiation entre le pouvoir et les ténors de l’opposition réunis dans un Front de l’opposition pour l’alternance. « Mon rôle, dit-il, c’est de jouer les bons offices, de faire de la diplomatie préventive », disait-il.  Sur Rfi, il y a deux ans, il expliquait que « le pourrissement de la situation n’est dans l’intérêt de personne. En tout cas, pas du peuple gabonais ». Concrètement, il avait obtenu l’ouverture d’une commission d’enquête sur les violences. Le prochain président de la Commission de l’Union africaine sera connu en janvier prochain lors du sommet prévu à Addis-Abeba. Le Pr Bathily, présenté par le Sénégal, a été fait candidat de l’Afrique de l’Ouest par la Cedeao il y a quinze jours.

Samboudian KAMARA

LIBREVILLE – Ce que l’on redoutait est arrivé ! L’annonce de la réélection d’Ali Bongo a été suivie de contestations, d’affrontements avec les forces de l’ordre et de pillages dans les différentes villes du pays. Bilan : 03 morts et un millier d’arrestations, selon les autorités.

D’après le ministre de l’Intérieur du Gabon, Pacôme Moubelet Boubeya, qui participait, hier, au palais de la République, à une conférence de presse, « les identités des trois morts seront révélées dès qu’elles auront été établies ». Il a révélé que les forces de l’ordre ont procédé à des arrestations « entre 600 à 800 à Libreville et 200 à 300 à l’intérieur du pays ». Plusieurs blessés ont également été recensés, aussi bien parmi les populations que du côté des forces de sécurité. « A ces morts et blessés, il faut ajouter les nombreux dégâts matériels », a ajouté le ministre.

Dans la capitale, des édifices publics comme l’Assemblée nationale et la mairie ont été incendiés. Des commerces ont été pillés. A en croire Pacôme Moubelet Boubeya, « dans certaines villes du pays, des murs en ciment ont été érigés comme barricades ». Pour lui, « c’est la preuve que tout cela a été préparé et planifié ». Il a estimé le coût des dégâts, en cours d’évaluation, « à des centaines de milliards de FCfa ». Le ministre de l’Intérieur a démenti l’information selon laquelle un hélicoptère aurait ouvert le feu sur le domicile de Jean Ping, le candidat battu.

Pour sa part, le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a déclaré que les interpellés sont des « pillards et des suspects » qui, après avoir incendié l’Assemblée nationale, ont voulu s’en prendre à d’autres symboles du pays. Face à cela, « il est du devoir de l’Etat de prendre ses responsabilités en procédant à la protection des personnes et des biens », a-t-il dit, non sans souligner qu’il existe des voies légales pour protester si l’on estime que l’élection présidentielle ne s’est pas déroulée dans les règles de l’art.


Ali Bongo s’engage à « défendre la démocratie »
« La démocratie est difficile, exigeante. Elle s’accommode mal des attitudes d’hier (mercredi –Ndlr), des succès autoproclamés, de la prise d’assaut d’un Parlement et d’une télévision nationale », a déclaré, hier, à Libreville, le président réélu, Ali Bongo. « Mais », a-t-il ajouté, « elle vaut d’y consacrer sa vie ; et j’ai décidé d’y consacrer la mienne ». Il a indiqué que « c’est par respect à la démocratie » que, jusqu'au bout, il n’a « jamais » cherché « ni à intervenir ni à influencer ceux qui étaient en charge du processus électoral » qu’il a « voulu ouvert et transparent ».

Bruno Ben Moubamba, 3ème du scrutin, pour un gouvernement de transition
Le candidat malheureux à l’élection Bruno Ben Moumbamba, arrivé troisième du scrutin, a appelé, hier, à la formation d’un gouvernement de transition que dirigerait Ali Bongo. Il a condamné les émeutes et prôné l’apaisement. « Ali Bongo et Jean Ping ne doivent pas ouvrir la boîte de Pandore ; il ne faut pas que le Gabon devienne la Côte d’Ivoire, la Libye ou la Centrafrique », a-t-il déclaré, avant de déplorer « les ingérences de la France et de l’Union européenne ».

De notre envoyé spécial Daouda MANE


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