banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités Internationales (1756)

Le chef du groupe Etat islamique (Ei), Abou Bakr al-Baghdadi, est mort, a annoncé, hier, une Ong syrienne, au lendemain de la proclamation, par l’Irak, de sa victoire à Mossoul face à cette organisation jihadiste responsable d’atrocités et d’attentats meurtriers Si la mort du chef de l’Ei+ était confirmée, il s’agirait d’un nouveau coup très dur porté contre l’organisation la plus redoutée au monde, qui vient de perdre Mossoul, son dernier grand bastion urbain en Irak, et qui est la cible d’une offensive dans son fief de Raqa, en Syrie voisine. En annonçant la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (Osdh) a dit s’appuyer sur des informations de «hauts responsables de l’i dans la province de Deir Ezzor, une région de l’est syrien contrôlée en grande majorité par le groupe jihadiste.

«De hauts responsables de l’Ei, présents à Deir Ezzor, ont confirmé à l’Osdh la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi», a déclaré à l’Afp Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Ong qui a un large réseau de sources dans la Syrie en guerre. «Nous l’avons appris aujourd’hui (mardi), mais nous ignorons quand ou comment il est mort», a-t-il ajouté. Le 22 juin, la Russie avait affirmé avoir, «selon une forte probabilité», tué Abou Bakr al-Baghdadi dans une frappe aérienne fin mai près de la ville septentrionale de Raqa, en Syrie, une information qui n’avait alors été confirmée par aucune autre source. Interrogé par l’Afp sur l’annonce de l’Osdh, le porte-parole américain de la coalition internationale, le colonel Ryan Dillon, a indiqué : «Nous ne pouvons pas confirmer cette information, mais nous espérons que c’est vrai».

Irak La mort du chef de l’Ei, Abou Bakr al-Baghdadi, confirmée

Le principal parti  d’opposition a qualifié, hier, de «provocation» le report de la présidentielle et des législatives en République démocratique du Congo au-delà de 2017, annoncé par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). «Corneille Nangaa (président de la Céni) est en train d’aider Joseph Kabila a atteindre son plan de s’éterniser au pouvoir. C’est une provocation. Ce n’est pas responsable», a déclaré à l’Afp Augustin Kabuya, porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps, parti historique de l’opposition). «Nous n’allons pas nous laisser faire», a-t-il menacé. «Corneille Nangaa a déclaré la guerre au peuple congolais par sa déclaration prouvant son appartenance à la Kabilie (la mouvance présidentielle)», a posté sur son compte twitter Félix Tshisekedi, président du Rassemblement de l’opposition, le regroupement de la majeure partie de l’opposition fondé par son père, l’opposant historique défunt Étienne Tshisekedi. Pour l’Udps, l’accord du 31 décembre, signé entre la majorité et l’opposition, reste la seule référence pour sortir la Rdc de la crise.         

AFP

Les maires de six villes moyennes du Niger ont été relevés de leurs fonctions pour malversations et détournement de deniers publics, a annoncé, hier, le ministère de l’Intérieur. «Ces sanctions sont basées sur des cas de malversations avérées et révélées lors d’une dizaine d’inspections de contrôle», a expliqué à la télévision Seydou Halidou, le directeur des Collectivités territoriales qui dépend du ministère de l’Intérieur.

Ces décisions ont été prises, depuis le 30 juin, au cours d’un conseil des ministres, a-t-il précisé. Le Conseil municipal de la ville de Bilma (nord du Niger) a été carrément «dissout» a-t-il dit. Au nombre des «fautes» commises par les maires, M. Halidou a cité la non-tenue régulière des assises municipales, des détournements de fonds publics, des passations illégales de marchés publics, des ventes illégales de terrains ou des dépenses sans justificatifs. «Dans une des mairies, le total des recettes budgétaires est de zéro franc en 2015 et 2016», a-t-il noté. Ces mesures de révocation visent à «sauvegarder les intérêts des collectivités» de la «mauvaise gestion de leurs responsables», a assuré Seydou Halidou. Il a prévenu que les contrôles allaient se poursuivre dans plus de 200 autres mairies du pays.  En avril, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, avait déjà sommé des maires de rembourser des fonds qu’ils avaient détournés après des ventes promotionnelles de vivres aux paysans sinistrés par les mauvaises récoltes en 2016. Ces ventes sont habituellement menées, avec l’appui des partenaires étrangers, pendant la «soudure», la période qui sépare la fin de la consommation de la récolte de l’année précédente des prochaines récoltes.

AFP

Huit composantes de l’opposition mauritanienne ont signé, hier, une déclaration portant création d’une nouvelle coalition pour un «boycottage actif» du référendum constitutionnel du 5 août.

Parmi les signataires figurent plusieurs des formations de l’opposition radicale rassemblées au sein du Forum national pour la démocratie et l’unité (Fndu), ainsi que l’Ong anti-esclavagiste Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste, a rapporté le correspondant de l’Afp.

Ils «proclament leur volonté inébranlable de s’opposer fermement au référendum que le pouvoir s’entête à vouloir organiser en violation de la Constitution et en dehors de tout consensus», a lancé le chef du parti islamiste Tewassoul, Jemil Ould Mansour, lors d’un point de presse. Cette révision prévoit notamment la suppression du Sénat et le changement du drapeau national. Elle a été adoptée, le 9 mars, par les députés, mais rejetée neuf jours plus tard par les sénateurs, pourtant majoritairement favorables au pouvoir. La décision du président Mohamed Ould Abdel Aziz de passer outre au rejet du projet par la voie parlementaire, en le soumettant à référendum, a provoqué la controverse dans le pays, l’opposition et plusieurs constitutionnalistes contestant la légalité de cette procédure. La nouvelle coalition a appelé tous les Mauritaniens à «s’associer activement à la campagne de boycottage de cette mascarade qui vise à perpétuer le régime de la gabegie, de l’injustice et de l’exclusion».

Le chef du parti Tewassoul a vivement condamné des appels pour un troisième  mandat lancés par le Premier ministre Yahya Ould Hademine et le chef du parti au pouvoir, ce week-end, lors de meetings sur la révision constitutionnelle dans le centre et le sud du pays. Le chef de l’Etat lui-même s’est engagé, à plusieurs reprises, à ne pas tenter de modifier la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, assurant qu’une «Constitution ne peut être changée pour des intérêts personnels», sans parvenir à faire taire les soupçons de l’opposition à ce sujet.

AFP

Les forces irakiennes s’efforçaient, hier, d’éliminer l’ultime poche de résistance jihadiste à Mossoul après un déplacement du Premier ministre dans la ville dévastée pour féliciter les troupes pour leur victoire.

Avec les derniers jihadistes du groupe Etat islamique (Ei) encerclés dans un tout petit réduit de la vieille ville, l’attention se porte désormais sur la tâche titanesque de reconstruire la deuxième ville du pays et d’aider les centaines de milliers de civils déplacés. Dimanche, le Premier ministre Haider al-Abadi a salué «les combattants héroïques et le peuple irakien pour la victoire majeure» à Mossoul, après des mois de combats acharnés qui ont laissé en ruines une grande partie de la ville septentrionale. Des photos montrent l’ampleur des dégâts dans la vieille ville. Plus un toit ne semble tenir debout et nombre de bâtiments sont complètement aplatis, laissant présager que la reconstruction prendra du temps.

Hier, des soldats, armés de mitrailleuses et de fusils, ont tiré des toits des bâtiments largement détruits, alors que des colonnes de fumée s’élevaient du vieux Mossoul après le passage de l’aviation.

Des affrontements étaient en cours dans le réduit d’environ 200 m sur 100 où sont retranchés les jihadistes, selon le général Sami al-Aridhi, un des commandants des forces d’élite du contre-terrorisme (Cts).  «Ils (les jihadistes) n’acceptent pas de se rendre. Ils crient ‘Nous ne nous rendrons pas, nous voulons mourir’», a-t-il ajouté. Mais, «les opérations sont dans leur phase finale» et «il est probable que (les combats) se terminent aujourd’hui». Le général Aridhi a indiqué que ses troupes avaient été informées de la présence d’entre 3.000 et 4.000 civils dans la poche jihadiste, mais ce chiffre n’a pas pu être confirmé de source indépendante. A l’arrivée, dimanche, de M. Abadi dans Mossoul, son bureau avait affirmé qu’il visitait la ville «libérée». Mais par la suite, le Premier ministre avait prévenu qu’il ne proclamerait officiellement la libération totale de l’ancien bastion de l’Ei qu’une fois les derniers jihadistes éliminés. A Bagdad, sur la place Tahrir, des habitants ont fêté, toute la nuit, après l’annonce de la «victoire» des forces irakiennes soutenues dans leur offensive de près de neuf mois par la coalition internationale dirigée par Washington. Il s’agit du plus important succès de Bagdad depuis que le groupe extrémiste sunnite s’était emparé, en 2014, de vastes régions en Irak dont Mossoul. Cette victoire ne porte toutefois pas le coup de grâce à l’Ei qui détient toujours des portions de territoires en Irak, et des secteurs plus importants encore en Syrie voisine, même s’il a également perdu du terrain dans ce pays depuis 2015 et que son fief de Raqa est assiégé par des forces soutenues par les Etats-Unis. Le groupe ultra radical conserve également les capacités de mener des attentats meurtriers.

La victoire à Mossoul, aboutissement d’une offensive lancée en octobre 2016, a été obtenue au prix de milliers de victimes, civils et militaires, d’une crise humanitaire énorme et de destructions colossales, spécialement dans la vieille ville.

AFP

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi s’est rendu «dans la ville libérée de Mossoul» et a félicité «les combattants héroïques et le peuple irakien pour cette victoire majeure», a indiqué son bureau dans un communiqué. La reconquête de la deuxième ville d’Irak dont l’Ei avait fait son principal bastion dans le pays est la plus importante victoire de Bagdad face à Daech depuis que le groupe extrémiste sunnite s’était emparé, en 2014, de vastes portions du territoire. Mais, elle ne marque pas pour autant la fin de la guerre contre l’organisation ultra radicale, responsable d’atrocités dans les zones sous son contrôle et d’attentats meurtriers dans le monde. Le compte Twitter de M. al-Abadi l’a montré dans la deuxième ville du pays, vêtu d’un uniforme militaire.

Lors d’une réunion au quartier général de la police fédérale, dans l’ouest de Mossoul, le Premier ministre a ordonné «d’éliminer les derniers (jihadistes) défaits (...), d’établir la sécurité et la stabilité dans la ville libérée et de la débarrasser des mines et explosifs». Signe que les combats ne semblent pas totalement terminés, des coups de feu et des frappes aériennes étaient encore audibles dans l’après-midi. «Cette victoire, c’est pour tous les Irakiens, pas seulement pour nous», a déclaré à l’Afp Mohanned Jassem, un membre du service de contre-terrorisme irakien (Cts), fer de lance de l’offensive lancée le 17 octobre et soutenue par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis. Le président français Emmanuel Macron dont le pays est un membre actif de cette coalition a déclaré sur Twitter que la France rendait «hommage à tous ceux, avec (ses) troupes, qui ont contribué» à ce que Mossoul soit «libérée».

Les forces irakiennes avaient capturé, en janvier, l’est de la cité, puis attaqué l’ouest en février. Les combats se sont ensuite intensifiés à mesure que l’étau se resserrait sur les jihadistes dans la vieille ville, un espace étroit et densément peuplé. Ces derniers jours, les quelques jihadistes encore présents à Mossoul étaient assiégés dans un réduit de la vieille ville.

AFP

Les forces de sécurité maliennes ont repoussé, dans la nuit de samedi à dimanche, une attaque «terroriste» visant des postes de gendarmerie et de douane près de la frontière burkinabè, menée par des jihadistes présumés, a-t-on appris, hier, auprès de l’armée.

Cette «attaque terroriste» a été menée par «des ennemis de la paix» et a eu lieu «en début de soirée samedi» à Benena, près de la frontière burkinabè, rapporte l’armée malienne sur son site d’informations officiel.  L’assaut a été mené contre «les postes de gendarmerie et de douane de Benena» par «une dizaine d’assaillants avec accoutrement en noir», ajoute l’armée, sans donner de bilan. «Nos forces armées et de sécurité ont repoussé une attaque terroriste dans la nuit de samedi à dimanche dans la localité malienne de Benena, située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Burkina Faso», a, de son côté, indiqué, dimanche à l’Afp, un responsable de l’armée malienne. Les officiels maliens désignent généralement les jihadistes par l’appellation «terroriste».

Outre les postes de gendarmerie et de douane à Benena, l’attaque a aussi visé celui de la police de la localité, a indiqué à l’Afp un responsable de la police dans la zone. «C’est une triple attaque. Les assaillants sont arrivés à motos. Ils ont ouvert le feu. Il y a eu une riposte énergique. Nous avons saisi des munitions et, sur place, nous avons retrouvé des traces de sang. Les assaillants sont repartis avec leurs victimes», a-t-il précisé.

AFP

D’anciens rebelles démobilisés ont bloqué, hier matin, l’entrée nord de Bouaké, la deuxième ville de Côte d’Ivoire, située dans le centre, avant d’être dispersés par la police à coup de grenades lacrymogènes, a constaté un journaliste de l’Afp.

Ils réclamaient des primes, à l’instar d’autres anciens rebelles devenus soldats dans l’armée qui s’étaient mutinés mi-mai et avaient obtenu de l’argent de l’Etat. «Il faut qu’on nous donne nos 18 millions (de FCfa).  C’est pour ça que nous avons bloqué le corridor nord (entrée nord de la ville) ce matin», a expliqué un représentant des ex-rebelles démobilisés, Aboudou Diakité, vice-président de la «cellule 39». «Nous allons continuer si on ne nous donne pas notre argent» a-t-il averti.

Toutefois, le porte-parole national de la «cellule 39», Amadou Ouattara, a désapprouvé l’action de ses camarades.  «L’acte que certains de nos camarades, dirigés par mon vice-président, ont posé ce matin est grave. Nous condamnons cette forme de revendication» a-t-il déclaré à l’Afp. «Ce n’est pas avec la violence que nous allons obtenir quelque chose de nos gouvernants», a-t-il poursuivi. Le mouvement de quelque 6000 «démobilisés», fin mai, qui réclamaient 18.000.000 de FCfa (27.000 euros) pour chacun, s’était soldé par la mort de quatre d’entre eux. La Côte d’Ivoire a connu une décennie de violente crise entre 2002 et 2011, le pays étant coupé en deux entre les rebelles des Forces nouvelles occupant le nord et l’armée régulière qui avait la maitrise du sud. Après la fin de la crise, certains rebelles avaient été intégrés dans l’armée, tandis que d’autres se sont retrouvés démobilisés.

AFP

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a appelé, hier, la Russie à «faire le premier pas en faveur de la désescalade» dans l’est de l’Ukraine, en proie, depuis plus de trois ans, à un conflit meurtrier. Il a ajouté que les sanctions visant la Russie resteraient en place «tant que Moscou ne changent pas» d’attitude. Avant lui, le président américain Donald Trump avait assuré que les sanctions ne seraient pas allégées tant que «les problèmes ukrainien et syrien» ne seraient pas résolus. «Il est nécessaire pour la Russie de faire le premier pas en faveur de la désescalade dans l’est de l’Ukraine, en particulier en ce qui concerne le cessez-le-feu et le retrait du matériel militaire», a déclaré M. Tillerson au cours de sa première visite officielle à Kiev. «Nous appelons la Russie à honorer ses engagements pris dans le cadre des accords (de paix) de Minsk et à user de son influence sur les séparatistes», a-t-il ajouté après une rencontre avec le président ukrainien Petro Porochenko.

Plus de 10.000 personnes, civiles et militaires des deux camps, ont trouvé la mort dans l’est de l’Ukraine depuis le déclenchement du conflit entre forces de Kiev et séparatistes prorusses en 2014. Kiev et les Occidentaux accusent Moscou de soutenir militairement et financièrement les rebelles, ce que la Russie a toujours démenti.

Des accords de paix, signés à Minsk, en février 2015, ont permis une réduction significative des violences dans l’Est, mais ses dispositions sont cependant régulièrement violées et son volet politique est resté lettre morte, les deux camps se rejetant la responsabilité de cet échec.

AFP

Les femmes de Sierra Leone peuvent désormais transmettre leur nationalité à leurs enfants. Ceci, suite à l’adoption d’une loi considérée, hier, comme un événement décisif par les groupes militant pour les droits des femmes.

Jusqu’à l’adoption, mercredi, de la nouvelle loi sur la nationalité, les femmes de Sierra Leone ne pouvaient transmettre leur nationalité à leurs enfants nés à l’étranger, provoquant des problèmes dans la communauté des expatriés, notamment pour les enfants apatrides. «La nouvelle loi montre que la Sierra Leone obtient graduellement la parité par genre comme d’autres pays dans le monde,» a déclaré Fatou Taqi, membre du groupe de femmes 50/50. «Plusieurs femmes de Sierra Leone vivant à l’étranger dans la diaspora, mariées ou célibataires avec enfants, avaient été désavantagées ces dernières années... Nous sommes très heureuses.»

Seuls 25 pays dans le monde dénient aux femmes le droit de transmettre leur nationalité. Beaucoup reste à faire pour les droits des femmes en Afrique de l’Ouest, selon Fatou Taqi. La Sierra Leone a le taux le plus fort de mortalité des mères à la naissance, selon l’Oms, ainsi que des taux très élevés de violences sexuelles et un taux très fort de mutilation sexuelle des femmes.

AFP

Le Niger, pays très pauvre, a décidé «d’assainir» le secteur des Ong et associations de développement locales pour s’assurer de leurs performances sur le terrain, a indiqué, hier, le ministre du Développement communautaire.

«Nous avons décidé d’engager un ensemble de mesures pour assainir et améliorer les performances» des Ong locales estimées «à plus de 2500» au Niger, a déclaré le ministre Amani Abdou devant une centaine de représentants d’Ong nigériennes.

La rencontre visait à «préciser» la nature de l’assainissement envisagé afin de dissiper «des inquiétudes» qu’elle a soulevées dans le milieu humanitaire depuis son annonce à l’issue d’un Conseil des ministres le 16 juin, a expliqué le ministre. Il s’agit également «d’avoir une vision claire des actions» des Ong et de «vérifier» si elles «répondent aux besoins réels des populations», a martelé M. Abdou. Très prochainement, un texte «juridique spécifique» aux Ong sera élaboré sur «les règles d’intervention» et pour définir «la collaboration» entre Ong nationales et «étrangères», a-t-il prévenu. D’ores et déjà, toute Ong sera «obligée» de «déposer un rapport d’activités» annuel.

Le nombre des Ong au Niger est passé de 60 en 1990 à plus de 2.500 actuellement. Leurs investissements ont grimpé de 7 à 80 milliards de FCfa (122 millions d’euros) sur la même période, a chiffré le ministre.  Au Niger, pays très sec et régulièrement frappé par les crises alimentaires et les inondations, des organisations caritatives sont parfois accusées de détourner des fonds destinés aux sinistrés.  «Bien souvent, les vrais destinataires ne voient même pas la couleur des fonds qui servent à acheter des grosses cylindrées et des maisons de luxe», a confié à l’Afp le représentant d’une institution financière internationale à Niamey.

AFP

Le gouvernement burkinabè va «demander le réexamen» d’un avis de l’Onu qualifiant d’»arbitraire» la détention de Djibril Bassolé, ancien chef de la diplomatie du pays, emprisonné depuis septembre 2015, a annoncé, hier, le ministre de la justice, René Bagoro.

Le haut-commissariat aux droits de l’Homme de l’Onu a qualifié, dans un avis, lundi, d’»arbitraire» la détention de M. Bassolé, proche de l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré, et demandé sa «libération immédiate». «Le Burkina Faso (…) va demander le réexamen de l’affaire par la procédure de révision», car certains «arguments» n’ont pas «été pris en compte», a déclaré le ministre au cours d’une conférence de presse, récusant toute «détention arbitraire». Le recours du gouvernement sera introduit d’ici à «fin juillet», a-t-il précisé.
Ancien chef de la diplomatie de Blaise Compaoré et général de gendarmerie, M. Bassolé avait été arrêté, le 29 septembre 2015, pour son rôle présumé dans le putsch manqué contre le régime de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, chassé, le 31 octobre 2014, par la rue après 27 ans au pouvoir.

Selon l’avis de l’Onu, juger M. Bassolé devant la justice militaire «viole son droit à un procès équitable» alors qu’il était mis en disponibilité et avait retrouvé son statut de civil au moment des faits. «Le fait pour le gouvernement d’avoir mis fin à sa disponibilité, le 5 novembre 2015, a été interprété par le groupe de travail (de l’Onu) comme le moyen trouvé (…) pour soumettre Djibrill Bassolé à la justice militaire en lui faisant recouvrer son statut de militaire. Or, il n’en est rien», a soutenu le ministre Bagoro.

Mettre fin à la disponibilité du général Bassolé «répondait à un souci de discipline militaire et ne visait nullement les intérêts de la procédure pénale», a-t-il affirmé, soulignant que «les militaires en disponibilité conservent leur statut de militaire au sens du Code de la justice militaire».
Par ailleurs, a-t-il poursuivi, l’affaire du putsch est une «atteinte à la sureté de l’Etat» et en vertu d’une disposition du Code de la justice militaire, «tous les civils impliqués dans le putsch se retrouvent être justiciables devant la justice militaire».

AFP

Le commandant de la force ouest-africaine déployée en Gambie, le colonel Magatte Ndiaye, a affirmé, hier, que des officiers favorables à l’ex-président Yahya Jammeh complotaient contre son successeur, Adama Barrow.

«Des officiers de haut rang de l’armée qui ont fui avec l’ancien président ont maintenu des contacts avec des éléments hostiles au sein des forces de sécurité gambiennes encore en service actif», a déclaré à l’Afp le colonel Ndiaye, commandant de la force de la Communauté économique des Etats de ll’Afrique de l’Ouest (Cedeao, 15 pays). «Si l’on ajoute l’influence de l’extérieur à l’opération de l’intérieur, on voit qu’il y a beaucoup de forces négatives qui conspirent à rendre ce pays ingouvernable», a-t-il ajouté.

Cette force, la Micega, majoritairement formée de militaires du Sénégal, a été mobilisée, en janvier, pour contraindre Yahya Jammeh à céder le pouvoir à Adama Barrow. Bien que M. Jammeh ait fini, le 21 janvier, par partir en exil en Guinée équatoriale, le mandat de la Micega a été prolongé par la Cedeao, à la demande de M. Barrow, de trois mois à compter du 21 février, avec «un effectif minimum de 500 hommes en provenance du Sénégal, du Nigeria et du Ghana». Il a été prorogé d’une année supplémentaire au Sommet de la Cedeao, à Monrovia, le 4 juin, en raison de «la fragilité de la situation en Gambie», selon le communiqué final qui appelle à une augmentation des effectifs de la force. Le colonel Ndiaye a, par ailleurs, affirmé que, malgré «l’instauration d’une relation de confiance avec le peuple gambien et ses forces de sécurité», des manifestations en préparation exigeaient la vigilance de la Micega.

Une manifestation, le 2 juin, à Kanilai, village natal de M. Jammeh, à une centaine de km à l’est de la capitale, Banjul, contre la Micega, qualifiée par les protestataires de «force d’occupation», s’était soldée par un tué et plusieurs blessés dans leurs rangs.

AFP

Des affrontements entres groupes armés signataires de l’accord de paix au Mali ont fait trois morts, hier, dans le nord-est du pays, a-t-on appris de source de sécurité étrangère dans la région de Kidal.

La Mission de l’Onu au Mali (Minusma) a condamné, dans un communiqué, des «violations continues et accrues du cessez-le-feu par les deux mouvements signataires de l’accord» de mai-juin 2015 : les groupes armés pro-gouvernementaux réunis au sein de la «Plateforme» et la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma, ex-rébellion à dominante touareg).

La Minusma dénonce notamment «les affrontements armés en cours au sud d’Aguelhok», sans fournir de bilan. «Au moins trois personnes ont été tuées lors d’affrontements entre la Plateforme et la Coordination des mouvements de l’Azawad», a déclaré à l’Afp la source de sécurité étrangère sous le couvert de l’anonymat.Une source proche de la Cma a affirmé à l’Afp que c’est un groupe «dont la Plateforme s’est désolidarisée qui a attaqué une position de la Cma, et cette dernière a riposté, tuant plusieurs personnes parmi les assaillants».

Aucun responsable de la Plateforme n’a pu être joint dans l’immédiat pour donner la version des groupes pro-gouvernementaux. «Il s’agit de violations de l’accord de paix et des résolutions du Conseil de sécurité», a souligné le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cité dans le communiqué, agitant de nouveau la menace de sanctions de l’Onu contre leurs auteurs. En cas de persistance, ces actes risquent «de saper la confiance des Maliennes et Maliens et de la communauté internationale tout entière en la bonne foi des mouvements signataires en tant que partenaires sérieux et crédibles dans la quête du Mali pour une paix durable», a-t-il prévenu.

AFP

Les ministres des Affaires étrangères de pays européens et de pays africains d’origine et de transit, réunis hier, à Rome, ont évoqué des pistes pour bloquer le flux des migrants au sud de la Libye bien avant la Méditerranée.

«Pour faire baisser le nombre de ceux qui arrivent chez nous, il faut faire baisser le nombre de ceux qui arrivent en Libye. Ne pas agir seulement au nord ou en mer, mais aussi à la frontière sud», a expliqué à la presse le ministre des Affaires étrangères, Angelino Alfano, à l’issue de la réunion. «Si les contrôles des frontières dans les pays de transit sont efficaces, alors les +billets+ vendus par la plus grande agence de voyage criminelle de l’histoire perdront de leur valeur. Si les trafiquants n’arrivent plus à garantir l’arrivée effective en Europe, leur agence de voyage sera en faillite. Là est notre mission», a-t-il ajouté.

Cette réunion, prévue de longue date, en présence de hauts responsables de l’Onu et de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), se voulait le versant diplomatique de la réunion des ministres européens de l’Intérieur sur le même sujet à Tallinn, alors que l’Italie, qui a vu encore 85.000 migrants débarquer cette année, s’emporte contre un manque de solidarité européenne.
Les ministres africains — Libye, Niger, Tunisie, Égypte, Tchad, Éthiopie et Soudan — et européens — Allemagne, Autriche, Espagne, France, Pays-Bas, Malte et Estonie — ont signé une déclaration commune «pour marier solidarité et sécurité, comme l’Italie a déjà réussi à le faire», a expliqué M. Alfano.

La déclaration commune préconise des investissements en faveur des jeunes et des femmes dans les pays d’origine, un soutien aux contrôles dans les pays de transit ou encore une amélioration de la politique des retours, volontaires ou non. Les signataires se sont aussi engagés à aider le Hcr et l’Oim à augmenter leur présence tout au long du parcours et à développer les campagnes de communication dans les pays d’origine sur les dangers du voyage.

AFP

Le président zambien Edgar Lungu a justifié, hier, sa volonté d’instaurer l’état d’urgence en accusant l’opposition d’avoir délibérément fomenté des incidents violents dans le pays pour remettre en cause le verdict du scrutin de l’an dernier.

«Leur idée est de mettre la pression pour que nous renégocions le résultat des dernières élections», a affirmé M. Lungu au cours d’une conférence de presse.

Lors d’un discours télévisé, mercredi soir, le chef de l’Etat a annoncé sa volonté de faire approuver rapidement, par le Parlement, une loi instaurant l’état d’urgence, après une série d’incendies criminels qui ont visé des marchés ou bâtiments publics ces dernières semaines. Mardi, le principal marché de la capitale, Lusaka, a ainsi été entièrement ravagé par le feu. Cette décision intervient après plusieurs mois de fortes tensions entre le régime de M. Lungu et ses adversaires qui dénoncent sa dérive «dictatoriale». «L’opposition a un stratagème délibéré pour rediscuter le partage du pouvoir (...) leur idée est de créer la terreur et la panique», a asséné, hier, l’homme fort de Zambie. M. Lungu a été réélu, en août dernier, d’une courte tête face au chef de l’opposition Hakainde Hichilema.

Le dirigeant du Parti uni pour le développement national (Unpd) conteste depuis la victoire du chef de l’Etat en arguant de fraudes, même si elle a été validée par la Cour constitutionnelle. En avril dernier, M. Hichilima a été arrêté pour avoir tenter d’entraver le passage du convoi présidentiel. Poursuivi pour trahison, un crime passible de la peine de mort, il est détenu dans une prison de haute sécurité en attendant son procès.

Le climat politique s’est considérablement tendu en Zambie depuis cette arrestation. Le mois dernier, 48 députés de l’Unpd ont ainsi été provisoirement suspendus pour avoir, comme leur chef, refusé de reconnaître la légitimité de M. Lungu.

Le chef de l’Etat a, une nouvelle fois, nié, hier, toute dérive autoritaire et a assuré rester «dans le cadre de la loi». «La Zambie est la démocratie la plus accomplie de toute la région, si ce n’est de toute l’Afrique. Si c’est la dictature, alors il n’y a pas de démocratie en Afrique», a-t-il expliqué.

AFP

Le dernier dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev a appelé Vladimir Poutine et Donald Trump, qui vont se rencontrer pour la première fois en marge du G20, à Hambourg, à «tout mettre sur la table» pour «restaurer le climat de confiance» entre les deux puissances.

«Avant tout, il est bon que cette rencontre ait enfin lieu. Même s’il est dommage qu’elle n’ait lieu que maintenant», a déclaré M. Gorbatchev à l’agence Ria Novosti.

«Nous avons perdu beaucoup de temps, il faut rattraper le temps perdu. Et il faut restaurer le climat de confiance», a estimé l’ancien président soviétique de 86 ans. «Il faut une impulsion des dirigeants, comme à Reykjavik, en 1986», a souligné M. Gorbatchev, en référence à sa rencontre au sommet avec le président américain Ronald Reagan. «Il faut tout poser sur la table et mettre en place des mécanismes de coopération. Il faut le faire non seulement sur des points en particulier, même importants, mais sur l’ensemble des problèmes», a martelé l’ancien chef d’Etat.

Les relations entre la Russie et les Etats-Unis connaissent un froid inédit depuis la fin de la Guerre froide, lorsque Mikhaïl Gorbatchev initia un rapprochement avec les Occidentaux tout en permettant une politique d’ouverture, la perestroïka, en Union soviétique. En 1985 et en 1986, M. Gorbatchev et son homologue américain Ronald Reagan s’étaient rencontrés à Genève et à Reykjavik, permettant de paver la voie à la fin de la Guerre froide.

MM. Trump et Poutine doivent se rencontrer, aujourd’hui, en marge du G20 à Hambourg.
A la veille de cette rencontre, Donald Trump a ,depuis Varsovie le comportement, «déstabilisateur» de la Russie. La rencontre des deux présidents sera observée attentivement par leurs pairs, mais aussi aux Etats-Unis, sur fond d’enquête sur l’influence russe dans l’entourage de M. Trump.

AFP

L’armée nigérienne a tué, mercredi, par erreur, 14 paysans dans une région instable du sud-est du pays, les prenant pour des jihadistes de Boko Haram, ont rapporté, hier à l’Afp, un élu et un journaliste locaux.

«C’est une bavure militaire qui a coûté la vie à 14 personnes (...) des réfugiés et des déplacés qui étaient rentrés dans leur village près d’Abadam, qu’ils avaient abandonné à cause des exactions de Boko Haram, et qui étaient revenus pour préparer leurs champs», a déclaré à l’Afp un élu de la région de Diffa. «Ils n’avaient pas prévenu les autorités» alors que c’est une zone rouge interdite d’accès, près de la rivière Komadougou, qui sert de frontière naturelle entre le Niger et le Nigeria, a expliqué l’élu. Pour pouvoir lutter contre Boko Haram, les autorités ont évacué, en mai 2015, les civils de zones frontalières avec le Nigeria et l’accès y est interdit sans autorisation. Cette décision impopulaire chez nombre de déplacés oblige beaucoup d’entre eux à vivre dans des camps. Certains reviennent quand même dans leurs villages pour cultiver malgré l’interdiction.

La région de Diffa est le théâtre, depuis plusieurs années, de nombreuses attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram, aussi bien contre des soldats que contre des civils. «Les militaires les ont pris pour des combattants de Boko Haram. L’armée est sur ses gardes depuis les deux dernières attaques dans cette zone», a indiqué un journaliste local à l’Afp.               

AFP

L’Arabie saoudite et ses alliés, engagés dans un bras de fer avec le Qatar, ont déploré, à l’issu d’une réunion, hier, au Caire, la «réponse négative» de Doha à leurs conditions pour mettre fin à la crise et annoncé le maintien de leurs sanctions.

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ont rompu, le 5 juin, avec ce petit émirat riche en gaz qu’ils accusent de soutenir «le terrorisme» et d’entretenir des relations trop étroites avec l’Iran, grand rival de Ryad au Moyen-Orient. Ils ont également imposé à Doha des sanctions économiques, l’Arabie saoudite fermant sa seule frontière terrestre. Pour mettre fin à cette crise, les quatre pays ont adressé au Qatar une liste de 13 demandes, lui réclamant, entre autres, la fermeture d’une base militaire turque et de la télévision Al Jazeera, qu’ils jugent trop agressive, ainsi que la réduction des relations de Doha avec l’Iran.

Le Qatar, qui a rejeté les accusations de terrorisme, a répondu officiellement à ces exigences, lundi, dans un message au Koweït, qui joue le rôle de médiateur A l’issue de leur réunion, au Caire, les chefs de la diplomatie saoudienne, égyptienne, émiratie et bahreïnie ont exprimé, dans un communiqué, «leur regret face à la réponse négative du Qatar qui fait preuve de négligence et de manque de sérieux (...) en ce qui concerne la révision de ses politiques et de ses pratiques». Cela «reflète un manque de compréhension de la gravité de la situation» de la part de Doha, a martelé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, en conférence de presse.                                    

AFP

Au moins cinq soldats ont été tués, hier, lors d’une attaque probablement menée par des jihadistes dans la région de Tahoua, dans l’ouest du Niger, selon des sources locales.

«L’attaque a visé une compagnie militaire à Midal, près de la frontière du Mali. Des témoins ont aperçu cinq corps de soldats morts», a déclaré à l’Afp une source politique régionale.

Située à 500 kilomètres au nord-est de la capitale, Niamey, Midal se trouve dans la préfecture de Tassara. Vingt-deux soldats avaient été tués, en octobre 2016, dans cette région, à Tazalit, lors d’une attaque de jihadistes venus du Mali voisin.

Un autre élu local a confirmé l’attaque sur les réseaux sociaux, mais sans donner ni bilan ni précisions sur ses circonstances, évoquant cependant une intervention d’avions de chasse français.

D’après le journal en ligne Aïr-Info, «une attaque terroriste a eu lieu ce matin (mercredi) à l’ouest de Tassara» et la fusillade a duré de «05H00 (04H00 Gmt) à 08H00 (07H00 Gmt)». «Les assaillants, venus en grand nombre, ont fait face à une farouche riposte des éléments de l’armée nigérienne», selon le journal qui ne donne pas de bilan. «Des avions de chasse français sont intervenu» contre les assaillants qui «ont saccagé le réseau de communication» avant de battre en retraite, précise le journal.

AFP

Le président sud-africain Jacob Zuma a lancé, hier, un appel à l’unité du Congrès national africain (Anc, au pouvoir), agité par de graves divisions qui menacent de lui faire perdre, en 2019, le pouvoir qu’il détient depuis la fin de l’apartheid.

«Je pense qu’il nous faut mettre un terme aux dissensions», a lancé M. Zuma en concluant les cinq jours de réunion au sommet de son parti à Soweto, dans la banlieue de Johannesburg. «Nous sommes confrontés à une situation où deux organisations différentes coexistent en notre sein. On ne peut pas tolérer ça. Voulons-nous un Anc déstabilisé en permanence, en proie aux querelles internes ?» a-t-il lancé dans un discours.

A la tête du pays depuis la chute officielle de l’apartheid et les premières élections libres, en 1994, l’Anc est profondément affaibli depuis des mois par une litanie d’affaires politico-financières reprochées à son chef, Jacob Zuma. Ces scandales menacent la position du parti de Nelson Mandela lors des élections générales de 2019, sur fond de ralentissement de l’économie, de chômage de masse et de colère sociale. L’Anc doit élire, en décembre, un successeur de M. Zuma à sa tête, qui deviendrait président du pays en cas de victoire au scrutin de 2019. M. Zuma peut toutefois rester à la tête de l’Etat jusqu’à la fin de son second mandat dans deux ans. Les deux principaux prétendants sont l’actuel vice-président, Cyril Ramaphosa, réputé modéré et proche des milieux d’affaires, et l’ex-patronne de l’Union africaine (Ua), Nkosazana Dlamini-Zuma, qui a le soutien de son ancien époux, Jacob Zuma. Cette course nourrit de vives tensions au sein de l’Anc.

Le chef de l’Etat a suggéré, hier, d’élargir l’état-major du parti en nommant un deuxième vice-président pour mieux représenter l’ensemble de ses sensibilités. «Nous sommes d’accord sur le fait que notre parti ne peut plus se permettre de mettre sur la touche les dirigeants qui bénéficient du soutien d’un nombre significatif de ses membres», a-t-il dit.

AFP

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, s’est interrogé, hier, sur la politique des Etats-Unis à l’égard des opérations de paix en Afrique après que l’administration de Donald Trump eut bloqué un financement, par l’Onu, d’une force régionale anti-islamiste au Sahel.

«C’est un cas bien précis d’un certain nombre d’Etats africains qui prennent une initiative d’une force dédiée spécialement à la lutte contre le terrorisme. Donc, on ne comprend pas que les Etats-Unis puissent se réserver ou ne pas s’engager dans la lutte contre le terrorisme», a déclaré à l’Afp, à Addis-Abeba, l’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères.

Les dirigeants des pays du G5 Sahel, aiguillonnés par le président français Emmanuel Macron, ont acté, à Bamako, la constitution d’une force antijihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer le déploiement de 5000 hommes en septembre-octobre. Le Tchad est l’un des contributeurs à cette force constituée avec la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté, le mois dernier, une résolution saluant son déploiement, mais sans lui délivrer ni mandat ni fonds. Selon des diplomates, les Etats-Unis rechignent à affecter des fonds onusiens à l’opération. Principal contributeur aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, Washington souhaite resserrer les cordons de la bourse depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

M. Faki qui a fait de la paix et de la sécurité sa priorité depuis son élection à la tête de l’exécutif de l’Ua, en janvier dernier, a exhorté les Etats-Unis à ne pas abandonner leur soutien au continent africain.

«Nous espérons que la nouvelle administration américaine puisse être en phase avec les défis actuels du monde. En tout cas, il ne nous semble pas opportun à ce que les Etats-Unis se désengagent ; ce sont des questions fondamentales et qui déterminent la paix et la stabilité dans le monde», a-t-il dit à l’Afp.

AFP

Des «éléments» du groupe islamiste nigérian Boko Haram ont enlevé, dimanche, 37 femmes et tué 9 personnes dans un village du sud-est du Niger, près de la frontière avec le Nigeria, a annoncé, hier, le gouverneur de la région de Diffa (sud-est).

«Les éléments de Boko Haram (...) ont égorgé neuf personnes (...) Ils ont pris des femmes, 37 au total, et sont partis avec elles», a affirmé le gouverneur Laouali Mahamane Dan Dano à la télévision publique nigérienne. «Des poursuites sont déjà engagées par les Forces de défense et de sécurité (Fds) et nous espérons que, dans les prochaines jours, ces femmes seront retrouvées et libérées», a-t-il ajouté. Le gouverneur qui s’est rendu, lundi, à Ngalewa, le village attaqué, a expliqué que «les éléments de Boko Haram sont venus à pied» pour «mieux se faufiler» à travers le lac Tchad et le dispositif sécuritaire.

AFP

Le Premier ministre français Edouard Philippe a obtenu, hier soir, une large confiance des députés après avoir présenté son programme ambitieux de réformes économiques et sociales, mêlant mesures pro-business et promesses de réduction des dépenses.

Au total, 370 députés sur 577 ont exprimé leur soutien au programme politique présenté par le chef de gouvernement nommé par le président Emmanuel Macron, 67 ont voté contre et 129 se sont abstenus. Jamais depuis 1959, un discours de politique générale n’avait suscité aussi peu de votes contre. L’abstention constitue aussi un record. Et il s’agit de la plus forte majorité obtenue sur un tel vote depuis la période 1993-1997. «Je ne prends, en aucune façon, cette confiance comme un blanc-seing. Je remercie l’ensemble des députés qui l’ont votée, je respecte évidemment ceux qui ne l’ont pas fait», a déclaré M. Philippe après le vote. Cet homme de 46 ans, issu des rangs de la droite modérée, a multiplié les annonces en matière d’éducation, de santé et surtout de budget, déclinant dans le détail le «cap» fixé, la veille, par le chef de l’État devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles. Paquet de cigarettes porté «progressivement» à 10 euros, vaccins obligatoires pour les enfants, lunettes et soins dentaires mieux remboursés, réforme du baccalauréat, «rénovation» du système des retraites et de la protection sociale... le Premier ministre a égrainé, pendant une heure, des mesures concrètes, régulièrement applaudies par la majorité. Pour relancer l’économie, «les entreprises doivent retrouver l’envie de s’installer et de se développer sur notre sol», a-t-il dit, annonçant des mesures fiscales comme une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés de 33 à 25 % d’ici 2022.  Face au dérapage budgétaire, hérité du gouvernement socialiste sortant, la France est aussi particulièrement scrutée par ses partenaires européens, notamment l’Allemagne.

Edouard Philippe s’est engagé à trouver les quatre milliards d’euros nécessaires pour ne pas franchir la barre des 3 % de déficit en 2017, comme promis la semaine passée. «La France est dans les cordes et aucune esquive ne nous sauvera», a justifié cet amateur de boxe dans son discours. Il a ainsi souhaité «désintoxiquer» la France de son «addiction (...) à la dépense publique» en baissant cette dernière de 3 points de Pib sur cinq ans, et promis qu’»aucun ministère, aucun opérateur, aucune niche fiscale» ne seraient «sanctuarisés».

AFP

Le ministre qatari des Affaires étrangères a affirmé, hier, que la liste des demandes de l’Arabie saoudite et de ses alliés, adressée à son pays, qu’ils accusent de «soutenir le terrorisme», était «irréaliste». «La liste est irréaliste et irrecevable», a déclaré cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani lors d’une conférence de presse à Doha. «Elle ne porte pas sur le terrorisme, elle appelle à mettre fin à la liberté d’expression». Dans cette liste, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte exigent de l’émirat gazier particulièrement la fermeture de la chaîne Al-Jazeera et une base militaire turque et la réduction de ses relations avec l’Iran afin de mettre fin à la profonde crise diplomatique qui secoue le Golfe depuis la rupture, le 5 juin, par les quatre pays avec Doha.

Ces pays doivent évaluer, lors d’une réunion prévue aujourd’hui, au Caire, la réponse du Qatar à leurs demandes, remise au Koweït la veille.
Le ministre qatari a souligné que la crise devrait être réglée par «le dialogue (...) dans un cadre clair et selon les principes de non-ingérence et du respect de la souveraineté des États».

«Le Qatar refuse la tutelle d’un quelconque État», a souligné cheikh Mohammed lors de la conférence de presse qu’il a tenue conjointement avec son homologue allemand, Sigmar Gabriel, en visite au Qatar. M. Gabriel effectue une tournée régionale axée sur la crise du Golfe qui l’a conduit aussi en Arabie saoudite et aux Émirats.   

AFP

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.