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Actualités Internationales (1939)

Quatre partis d’opposition angolais ont exigé hier un recomptage des voix exprimées lors des élections générales du 23 août, jugeant «irréguliers» les résultats qui ont accordé la victoire au parti au pouvoir depuis quarante-deux ans.

Le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (Mpla) a été crédité par la Commission nationale électorale (Cne) de 61,1% des suffrages et d’une majorité absolue de 150 des 220 sièges du Parlement, selon un comptage provisoire portant sur 97% des bureaux de vote publié deux jours après le scrutin. La Cne doit proclamer mercredi les résultats définitifs. Dans une déclaration lue devant la presse, le chef de l’Union pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), Isaias Samakuva, a déploré que le «processus de détermination des résultats définitifs (...) n’ait pas été mené dans la majorité des cas, conformément à la loi».

Outre M. Samakuva, ce document a été signé par les présidents de la Casa-Ce, Abel Chivukuvu, du Prs, Beneito Daniel, et du Fnla, Lucas Ngonda.

Entre autres «irrégularités», les chefs de l’opposition disent avoir constaté «la disparition d’urnes, l’apparition de nouvelles urnes, la disparition de bulletin de votes (...) et la présence illégale d’individus étrangers au processus» lors du dépouillement.

En conséquence, ils jugent le processus électoral «inconstitutionnel et illégal» et exigent un «nouveau comptage au niveau des provinces», ainsi que son contrôle par «une commission des bons offices de la société civile et des églises». Si leurs exigences ne sont pas satisfaites, les chefs de l’opposition ont menacé de recourir aux «autres moyens de lutte prévus par la Constitution et la loi».

AFP

 

Quatre-vingt seize prisonniers se sont évadés hier dimanche de la prison de Katiola, dans le centre de la Côte d’Ivoire, à 45 km au nord de Bouaké, a-t-on appris de source sécuritaire.

«Ces prisonniers se sont évadés entre 5 heures du matin et 6 heures ce dimanche», a expliqué à l’Afp cette source. Un responsable de la prison joint au téléphone a confirmé l’information. «Ce sont des lieutenants du célèbre Yakou le Chinois (un ex-prisonnier qui a été tué) qui sont à la base de cette évasion massive», a précisé une source judiciaire à Katiola. 

«Les détenus sont passés par le toit de leurs cellules pour regagner d’autres cellules et ils ont profité de la sortie des corvéables pour casser le grande portail et prendre la fuite», selon cette source. «Des recherches ont été immédiatement engagées pour retrouver les évadés, dont  certains ont déjà été appréhendés par les forces de police et de gendarmerie», a déclaré le directeur de l’administration pénitentiaire, Joachim Koffi Kongoué dans un communiqué. Selon lui, une enquête «a été ouverte pour situer les responsabilités relativement à cette évasion.

Par ailleurs, le Garde des Sceaux invite les populations à garder leur calme».   La veille de la fête de l’indépendance le 6 août, cinq prisonniers s’étaient évadés de la prison de Gagnoa, dans le centre de la Côte d’Ivoire. Quatre gardiens de prison et un civil ont été arrêtés, soupçonnés de complicité, a informé le maire. Le 8 août, vingt personnes s’étaient évadées du palais de justice d’Abidjan, en plein centre-ville, après avoir agressé des policiers. Sept agents (d’encadrement des établissements pénitentiaires) dont «le commandant du palais (de justice) ont été relevés de leurs fonctions et arrêtés», selon le procureur Richard Christophe Adou.

AFP

 

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé hier soir vouloir discuter d’un arrêt des négociations d’adhésion de la Turquie avec l’Ue et indiqué ne pas croire que ce pays rejoindra un jour le bloc européen. «Il est clair que la Turquie ne doit pas devenir un membre de l’Union européenne», a déclaré Mme Merkel lors d’un débat télévisé en vue des élections législatives allemandes du 24 septembre. Elle a ajouté vouloir «discuter avec (ses) collègues» de l’Union européenne «pour voir si nous pouvons parvenir à une position commune sur ce point et si nous pouvons mettre fin aux négociations d’adhésion». «Je ne vois pas l’adhésion arriver et je n’ai jamais cru que cela puisse survenir», a expliqué Mme Merkel, ajoutant que la question était seulement de savoir qui de la Turquie ou de l’Ue «fermerait la porte» en premier. Ces laborieuses négociations sont menées depuis 2005 mais elles sont depuis des mois au point mort en raison de l’évolution politique en Turquie, accusée de dérive autoritaire par les détracteurs du président Recep Tayyip Erdogan.

AFP

Du côté du président Uhuru Kenyatta comme chez l’opposition coalisée derrière Raila Odinga, on prépare la prochaine bataille présidentielle. L’élection du 8 août a été annulée par la Cour suprême, mais un nouveau scrutin devrait se tenir dans 60 jours. Un délai très court, qui suppose pour les candidats de ne pas perdre de temps.

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Source : Rfi.fr

A six mois des élections présidentielle et législatives en Sierra Leone, des Ong se sont inquiétées hier de l’existence de problèmes importants dans la constitution des listes d’électeurs et dénoncé un climat «d’intimidations» après l’incendie du Qg d’un parti d’opposition.

«Nous avons relevé de sérieux problèmes dans la constitution du Registre électoral provisoire, en particulier dans la région de Freetown et à Bo (sud), Kono (est), Kenema (est), Koinadugu (nord), Kambia (nord) et Port Loko (nord)», a déclaré dans un communiqué l’association SL-Emo (Sierra Leone Elections Mega Observers), qui regroupe une demi-douzaine de mouvements de la société civile.

L’Ong, qui a observé le travail de la Commission électorale nationale (Nec) du 22 au 28 août, a relevé des «pertes importantes» ou des «omissions importantes» de données concernant les électeurs, ainsi que des «transferts significatifs de données entre centres d’enregistrement».

«Nous estimons que les problèmes rencontrés par le Registre électoral provisoire peuvent nuire à l’intégrité du processus électoral et potentiellement diminuer la crédibilité des élections», ajoute l’Ong, en craignant que ces problèmes créent le «chaos» lors des élections. Une autre coalition d’Ong, le National election watch (New, l’observatoire national des élections en anglais), s’est dans un communiqué séparé dite «inquiète du degré d’intimidation politique» après l’incendie mardi du siège de l’Alliance democratic party (Adp, opposition).

Le New, qui souligne que ce n’est pas le premier incident visant ce parti, réclame dans son communiqué une «enquête immédiate et impartiale» sur cet incendie.
Le sinistre avait des «motifs politiques», a estimé mardi son dirigeant, Mohamed Kamarimba Mansaray.

Expliquant que deux personnes à moto avaient lancé des cocktails molotov sur le bâtiment, il avait dénoncé le gouvernement, qui veut selon lui «réduire l’opposition au silence avant les élections du 7 mars 2018».

Robin Falley, un responsable de la communication de l’Apc (All people’s congress), le parti au pouvoir à Freetown, avait rejeté ces accusations, affirmant à l’Afp qu’elles étaient «creuses» et «montées de toutes pièces».

AFP

La justice togolaise a condamné quinze personnes à des peines allant de 5 à 9 mois de prison ferme après les manifestations organisées par l’opposition le 19 août pour exiger des réformes, a-t-on appris hier jeudi auprès d’un de leurs avocats.

«C’est un procès purement politique. Car le procureur n’a pas pu déterminer que nos clients étaient coupables, avant de les condamner», a déclaré à l’Afp Me Raphaël Kpandé-Adzaré, l’un des avocats de la défense. «Nous allons faire appel, car c’est une décision qui a en frustré plus d’un», a-t-il indiqué.

Poursuivies, au cours d’une audience tenue mardi, pour «rébellion, dégradation, violences volontaires ou voies de fait», 14 personnes ont été reconnues coupables par le tribunal de Lomé et condamnées à 12 mois de prison, dont 7 avec sursis. Le quinzième, le secrétaire général du Parti national panafricain (Pnp, opposition), Dr. Kossi Sama, a quant à lui écopé de 18 mois de prison, dont 9 avec sursis. Douze autres personnes, qui étaient également jugées à Lomé, ont en revanche été libérées mardi faute de preuves, selon l’avocat.

Selon le ministère de la Justice, 66 personnes avaient été placées sous mandat de dépôt dans la capitale et trois autres villes du pays à la suite des manifestations du 19 août, qui avaient fait officiellement deux morts à Sokodé, à 300 km au nord de Lomé. L’opposition togolaise réclame depuis dix ans que la Constitution - modifiée en 2002 - soit révisée, afin d’y réintroduire une limitation des mandats présidentiels à 10 ans, un mode de scrutin à deux tours, une recomposition de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale.

AFP

Le secrétaire à la Défense américain Jim Mattis a annoncé hier avoir ordonné l’envoi de soldats supplémentaires en Afghanistan, dix jours après l’annonce par le président Donald Trump d’un renforcement des effectifs militaires américains pour aider Kaboul à vaincre les talibans. «Oui, j’ai signé des ordres», a déclaré Jim Mattis à des journalistes, sans préciser aucun chiffre. «Cela permettra aux forces afghanes de combattre plus efficacement», a-t-il dit. Ces soldats ne sont pas encore arrivés. «Je viens de signer les ordres, cela va prendre plusieurs jours», a dit le ministre.
Selon le Washington Post mercredi, le gros des nouvelles troupes seront des parachutistes provenant de la 25e division d’infanterie et de la prestigieuse 82e division aéroportée. Des chasseurs F-16 et des avions A-10 seront ajoutés et la flotte de bombardiers B52, basée au Qatar, augmentera son soutien.

Mercredi, le Pentagone avait déjà révélé que 11.000 militaires américains se trouvaient actuellement en Afghanistan, contre environ 8.400 avant de récents renforcements. Jim Mattis a refusé de dire quel serait le nombre final d’Américains en Afghanistan, disant vouloir informer le Congrès en premier, la semaine prochaine après la rentrée parlementaire.

AFP

Le gouvernement français a dévoilé hier jeudi la réforme «ambitieuse» du droit du travail portée par le président français Emmanuel Macron, première étape de la «rénovation du modèle social» promise par le chef de l’État.

Ce grand chantier, avant la refonte prévue de l’assurance chômage, des retraites et de la fiscalité, vise à «rattraper les années perdues» après des «décennies de chômage de masse», a affirmé le Premier ministre Edouard Philippe. L’exécutif a opté pour la procédure accélérée des ordonnances qui lui permet de décider du contenu de la réforme sans passer par un débat parlementaire. Plafonnement des indemnités en cas de contentieux, réduction des délais de recours des salariés, possibilité de négocier sans syndicat en dessous de 50 salariés: les ordonnances font la part belle aux petites et moyennes entreprises qui représentent près de la moitié des salariés en France.

La réforme vise à «changer l’état d’esprit du code du travail» et donne «pour la première fois» la priorité aux petites et moyennes entreprises, a souligné la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (Cpme) François Asselin a loué des mesures «particulièrement pragmatiques», tandis que Pierre Gattaz, président du Medef, puissante organisation patronale, saluait «une première étape importante» pour «conforter la confiance des chefs d’entreprise».

S’il leur faut encore décortiquer dans les détails les cinq ordonnances réunissant 36 mesures sur 159 pages, les syndicats sont moins enthousiastes. «Toutes nos craintes sont confirmées (...) c’est la fin du contrat de travail», a déclaré Philippe Martinez pour la Cgt, un des principaux syndicats français qui a prévu une journée d’action le 12 septembre.

Se félicitant d’avoir obtenu gain de cause «sur plusieurs points», le leader du syndicat Cfdt Laurent Berger a exprimé sa «profonde déception», sans toutefois appeler à manifester contre la réforme. Le syndicat Fo est sur la même ligne: «il y a des désaccords qui persistent», mais cela ne se règlera pas dans la rue, a déclaré son chef de file Jean-Claude Mailly.

Côté politique la France insoumise (gauche radicale) a dénoncé une «régression» et invité les mécontents à rejoindre la Cgt dans la rue le 12 septembre, avant de «déferler» à son appel sur Paris le 23 septembre.

L’extrême droite a dénoncé une «escroquerie intellectuelle» et une précarisation accrue, la droite regrettant le manque de souffle de la réforme («Pas de remède de cheval pour l’emploi», «on est passé à côté de l’essentiel») tandis que les socialistes s’inquiétaient de «l’élagage des protections des salariés». Seuls les centristes du Modem ont salué les «avancées fortes et significatives» de la loi.

L’objectif affiché par le président Macron est de donner plus de flexibilité aux entreprises et de les encourager à embaucher alors que le chômage reste massif. Il touche 9,5% de la population active, frappant durement les jeunes. Les enjeux ne sont pas seulement nationaux, car le président Macron «représente un espoir pour tous ceux qui attendent une réforme de la France, en particulier l’Allemagne», souligne le professeur Christian Lequesne, du Centre de recherches internationales (Ceri).

«C’est un test», alors que «ce qui ressort toujours de la perception de la France dans les pays environnants, c’est l’incapacité de ce pays à réussir la réforme des politiques publiques sans que ce soit immédiatement la guerre sociale», estime-t-il.

AFP

Plus de deux millions de musulmans de 168 nationalités ont entamé hier mercredi le grand pèlerinage à La Mecque: un parcours en plusieurs étapes qui se déroule au cœur de la première ville sainte de l’islam et dans ses environs.

Les autorités saoudiennes ont mobilisé d’importants moyens, dont 100.000 membres des forces de sécurité, et se sont dites prêtes à parer à toute éventualité alors qu’il y a deux ans, une gigantesque bousculade avait fait près de 2.300 morts.

Au cours de la journée et dans la soirée, des fidèles gagnaient déjà la plaine d’Arafat où ils passent la nuit avant l’ascension du mont qui la domine, point culminant du pèlerinage. Une brise chaude fouette le visage des premiers arrivés en route vers les tentes dressées

Plus tôt dans la journée, avant de quitter La Mecque, des milliers de pèlerins effectuaient les sept tours rituels autour de la Kaaba, construction cubique enveloppée d’une lourde étoffe de soie noire brodée au fil d’or de versets coraniques. C’est dans sa direction que les musulmans du monde entier se tournent pour prier et autour de laquelle les pèlerins effectuent le tawâf. «Assurer la sécurité des pèlerins est notre priorité», a insisté mardi le général Mansour Al-Turki, porte-parole du ministère de l’Intérieur.  Le moment fort du hajj aura lieu aujourd’hui avec l’ascension du mont Arafat pour une journée de prières et d’invocations.

A la veille des premiers rites, les allées marchandes ne désemplissaient pas à La Mecque. Une jeune femme installée à la table d’un grand glacier prie, assise, les mains croisées posées sur les genoux.

Des effluves de musc embaument les allées. Gandouras, farachas et jellabas —tenues traditionnelles dans les pays d’origine des pèlerins— aux couleurs chatoyantes font fureur.
Les femmes représentent 46% des fidèles arrivés de l’étranger, a indiqué le Département de l’Immigration dans un communiqué relayé par l’agence officielle Spa.

AFP

 

Au moins 44 personnes sont mortes au Niger et plus de 70.000 autres sinistrées après des pluies torrentielles qui s’abattent depuis juin sur ce pays désertique, selon un nouveau bilan annoncé hier par les autorités.

«Nous totalisons 44 pertes en vies humaines et le nombre de ménages sinistrés est de 9.523, soit 77.225 personnes concernées», a précisé à la radio le directeur de la Protection civile nationale, Boubacar Bako. Un précédent bilan établi mi-juillet par l’Onu faisait état de 23 décès et 19.459 sinistrés. Sur les 44 morts, 41 ont péri dans l’effondrement de leurs habitations et 3 sont décédés par noyade, a déploré M. Bako. Niamey, la capitale totalise 17 morts, à majorité des enfants, selon les autorités municipales. Les fortes pluies ont également détruit plus de 8.000 habitations dont 7.100 maisons et 1.054 cases traditionnelles, a comptabilisé le directeur de la Protection civile. Plus de 4.360 têtes de bétail ont également été décimées par les eaux qui ont causé, dans la quasi-totalité des huit régions du pays, d’importants dégâts matériels dans des magasins et détruit des champs de céréales, des vergers et des routes. En fin de semaine dernière, les autorités du Niger ont appelé des milliers d’habitants de Niamey à évacuer leurs maisons menacées par une montée des eaux. Elles ont demandé aux sinistrés de se reloger temporairement dans les écoles.

AFP

 

Le président camerounais Paul Biya a décrété hier l’arrêt des poursuites judiciaires «pour actes de terrorisme» contre des leaders de la minorité anglophone en lutte depuis novembre dernier contre le pouvoir central de Yaoundé.

Le président de la République a ordonné ce jour l’arrêt des poursuites pendantes devant le tribunal militaire de Yaoundé contre les nommés Nkongho Agbor Félix, Fontem Aforteka’a Neba, Paul Ayah Abine», a indiqué Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence, dans un communiqué lu sur les ondes de la radio d’Etat. Le président a ainsi cité le nom de trois leaders anglophones, actuellement emprisonnés et jugés devant le tribunal militaire de Yaoundé. Une nouvelle audience de leur procès venait d’être reportée du 29 août au 5 septembre. «Le chef de l’Etat réaffirme néanmoins sa détermination à combattre sans relâche les ennemis de la paix et du progrès, les chantres de la division et les criminels de tout acabit, qui, sous le couvert de revendications politiques, essayent de prendre en otage l’avenir de notre pays, et tout particulièrement de notre jeunesse. Ils répondront de leurs actes devant la justice», poursuit le texte présidentiel. Au total près d’une trentaine d’anglophones étaient poursuivis pour «co-action d’actes de terrorisme, hostilité contre la patrie et rébellion», selon l’acte d’accusation. Depuis novembre 2016, la minorité anglophone - environ 20% de la population camerounaise estimée à 22 millions - proteste contre ce qu’elle appelle sa marginalisation.  

AFP

Neuf personnes ont été écrouées au Gabon après avoir été interpellées en marge de manifestations non autorisées de soutien à Jean Ping, l’adversaire d’Ali Bongo à la présidentielle du 27 août 2016 qui conteste toujours sa victoire, a appris l’Afp hier  mercredi de source judiciaire.

Huit personnes, interpellées dans la capitale Libreville vendredi, ont été écroués mardi pour «attroupements non armés ayant troublé l’ordre public», a indiqué à l’Afp le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong. Par ailleurs, un activiste blogueur, Hervé Mombo Kinga, a été arrêté dimanche soir à son domicile, a-t-on appris auprès du procureur, qui indique que son audition au Parquet est toujours en cours. A Port-Gentil, la capitale économique et pétrolière, «deux personnes ont été poursuivies pour +atteinte à l’ordre public+ sur les trois interpellées vendredi», a déclaré à l’Afp par téléphone le procureur du tribunal de première instance, Fabrice Bebelet Oyingha. «Sur ces deux personnes, l’une a été placée en détention préventive, et l’autre a été relâchée en liberté provisoire», a-t-il souligné. Des marches de soutien à l’opposant Jean Ping ont eu lieu vendredi, deux jours avant le premier anniversaire du scrutin qui avait conduit à la réélection contestée d’Ali Bongo Odimba à Libreville, Port-Gentil, Tchibanga (sud-ouest) et Oyem (nord). A Libreville comme à Port-Gentil, les marches ont été dispersées par la police. Les organisateurs ont affirmé à l’AFP avoir déposé auprès des gouvernorats des demandes d’autorisation de manifester, sans avoir reçu de réponse.

Jean Ping avait lancé il y a une semaine un appel à la désobéissance civile, relayé par deux télévisions privées. L’une d’elle, Radio-télévision Nazareth (Rtn), a été interdite pendant un mois de diffuser des programmes politiques par le Conseil national de la communication (Cnc), a rapporté vendredi le site d’information Gabon Review.                                 

 AFP

 

Deux députés juifs israéliens sont retournés hier sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem pour la première fois depuis 2015, après la levée partielle d’une interdiction imposée par crainte de tensions avec les musulmans, ont rapporté des journalistes de l’Afp et la police. Ces visites sont largement considérées par les Palestiniens comme une provocation et un empiètement israélien supplémentaire sur l’esplanade.

La visite du député Yehuda Glick, militant du droit des juifs à prier sur l’esplanade, s’est déroulée sans incident, en dehors de cris de «Dieu est le plus grand» lancés en forme de protestation à son adresse par des fidèles musulmans présents sur le site ultrasensible, ont constaté les journalistes de l’Afp. Selon la police, une autre parlementaire de droite, Shuli Moalem-Refaeli, s’est rendue elle aussi sur l’esplanade, troisième lieu saint de l’islam appelé Noble sanctuaire par les musulmans et Mont du Temple par les juifs, qui le révèrent également comme leur site le plus sacré. Les juifs (en dehors des députés depuis 2015) ont le droit de visiter le site à certaines heures, mais y prier est seulement permis aux musulmans.

Yehuda Glick a cependant reconnu auprès des journalistes à sa sortie avoir prié en son for intérieur pour sa femme, actuellement dans le coma, pour sa famille et pour Israël. Il a marché sur l’esplanade les pieds nus. M. Glick et Mme Moalem-Refaeli ont profité de la décision récente du Premier ministre Benjamin Netanyahu de lever pendant une journée, à titre expérimental, l’interdiction de visite pour les députés juifs, décidée en octobre 2015 lors de vives tensions entre Israéliens et Palestiniens.

AFP

Plusieurs milliers de partisans de l’Union pour la République (Unir, au pouvoir) ont marché hier mardi à Lomé pour soutenir le président Faure Gnassingbé dans un contexte tendu après des manifestations de l’opposition ayant fait deux morts, a constaté l’Afp.

Les manifestants, vêtus pour la plupart de tee-shirts à l’effigie du président, ont sillonné des artères de la capitale avant de se rassembler sur une plage pour un meeting qui s’est déroulé dans le calme. Le Premier ministre Selom Komi Klassou et le président de l’Assemblée nationale Dama Dramani - membres du parti au pouvoir - ont participé à ce meeting.

Sur des pancartes, on pouvait lire: «Avec Faure, continuons le changement», «Je suis togolais, je veux les réformes, mais pas dans la violence» ou encore «Le Togo est un et indivisible».
«Personne n’a le monopole de la rue. Nous restons mobilisés derrière le président Faure Gnassingbé pour des réformes politiques approfondies, globales et dans la paix», a affirmé à l’Afp Emefa Gikodzi, responsable commerciale dans une société privée.

Plusieurs cadres du parti présidentiel dont des ministres ont également défilé au milieu du cortège encadré par les forces de l’ordre. «Notre pays est confronté à une situation assez inquiétante, créée par des manifestations d’un parti politique, qui ont dérapé en des actes de violences. Nous dénonçons ces dérives (...)», a déclaré à l’Afp Georges Aïdam, premier vice-président de l’Unir.
L’Unir a prévu de manifester pendant trois jours, jusqu’à jeudi.

L’opposition, qui avait d’abord appelé à marcher cette semaine, a finalement reporté son mouvement aux 6 et 7 septembre pour «répondre aux appels pressants de toutes les populations de l’intérieur à s’associer aux manifestations», selon un communiqué publié lundi.

AFP

L’adhésion du Maroc à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao) sera confirmée en décembre, a annoncé hier à Rabat un responsable de l’organisation ouest-africaine, à l’issue d’une rencontre avec le ministre marocain des Affaires étrangères.

«La démarche du Maroc pour son adhésion à la Cedeao est sur la bonne voie et va être confirmée (...) le 16 décembre prochain à Lomé», a déclaré le président de la Commission de la Cédéao Marcel Alain de Souza, cité par l’agence officielle Map.

Les chefs d’Etat de cette organisation (15 pays) ont exprimé de «manière souveraine et en toute liberté» leur volonté d’inclure le Maroc à la Cedeao, et ce dans l’intérêt des deux parties, a affirmé le responsable. Après son retour au sein de l’Union africaine (Ua) début 2017, le Maroc s’était porté candidat pour devenir membre de la Cedeao, développant en conséquence une intense activité diplomatique en Afrique de l’Ouest pour y parvenir.

Les dirigeants ouest-africains avaient donné début juin leur accord de principe à la demande du Maroc, promettant «d’examiner les implications de cette adhésion», et invitant le roi Mohammed VI au prochain sommet de la Cedeao en décembre au Togo. L’adhésion du Maroc à la Cedeao devrait concerner notamment, «la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux», a ajouté M. de Souza.

Cette décision vient «couronner l’historique des relations qui ont toujours lié le Maroc, les pays d’Afrique de l’Ouest et la Cedeao», s’est félicité pour sa part le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita.

«L’adhésion est une construction sui generis, il n’y a pas de manuel prêt à l’emploi, il faut faire preuve d’ingéniosité et de flexibilité en gardant en vue les objectifs», a poursuivi le responsable marocain.

AFP

Le président Emmanuel Macron a placé mardi la lutte contre le terrorisme au cœur de la diplomatie française et assuré qu’il allait redonner à une France «indépendante» son rang dans le monde, dans son premier discours de politique étrangère devant les diplomates français.

«La sécurité des Français est la raison d’être de notre diplomatie, cette exigence est viscérale et nous devons y répondre sans faiblir», a lancé le chef de l’Etat devant plus de 150 ambassadeurs français réunis à l’Elysée pour la traditionnelle rentrée diplomatique.

Fixant à ses diplomates «trois axes forts», la sécurité, l’indépendance et l’influence de la France, M. Macron a décliné, dans un long inventaire de l’état du monde, sa volonté d’une France «reprenant son rang parmi les nations» et «capable de se faire entendre».

Depuis son arrivée au pouvoir en mai, ce président de 39 ans s’est fait remarquer sur la scène internationale par des coups d’éclat qui ont séduit ou irrité, mais c’est la première fois qu’il dessine les contours de sa doctrine étrangère générale.

«La lutte contre le terrorisme islamiste (est) la première priorité de notre politique étrangère. Oui, je parle bien d’un terrorisme islamiste et j’assume parfaitement l’emploi de cet adjectif», a déclaré le chef de l’Etat, affirmant que «l’angélisme n’est pas de mise à cet égard».

«Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique) est notre ennemi», a martelé M. Macron, ajoutant que «le retour de la paix et la stabilisation en Irak et en Syrie sont une priorité vitale pour la France». M. Macron, qui avait choqué l’opposition syrienne en juin en disant qu’il ne voyait pas de successeur légitime au président Bachar al-Assad, a assuré que «la reconstitution d’un Etat de droit en Syrie devra s’accompagner de la justice pour les crimes commis, notamment par les dirigeants».

Concernant les autres terrains où la France est engagée dans cette lutte,  M. Macron a annoncé la nomination d’un envoyé spécial sur le développement et la sécurité pour le Sahel, et une réunion fin septembre sur la Libye en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Sur le Moyen-Orient en général, le chef de l’Etat s’est refusé à «choisir son camp» entre les deux grands rivaux de la région, l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, et a réaffirmé l’attachement de la France à l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran, au moment où cet accord est menacé par la dégradation des relations entre Téhéran et les Etats-Unis de Donald Trump.

AFP

Identifier les réfugiés «dès le territoire africain»: les Européens ont lancé une proposition peu détaillée hier lundi à Paris à l’issue d’un sommet sur la crise migratoire, face à des chefs d’Etat africains réclamant davantage de financements.

L’idée, poussée par le président Emmanuel Macron, est de lancer la procédure d’asile en Afrique, «dans des zones identifiées, pleinement sûres, au Niger et au Tchad, sous supervision du Hcr» (Haut commissariat de l’Onu pour les réfugiés). Une feuille de route a été adoptée à l’issue de ce sommet en reprenant cette idée de réinstallation, mais chaque pays a mis en avant ses propres préoccupations dans un dossier source de tensions.

Les discussions ont réuni les présidents tchadien et nigérien, Idriss Deby Itno et Mahamadou Issoufou, ainsi que le chef du gouvernement d’entente nationale libyen, Fayez al-Sarraj, dont les pays sont au cœur du transit de migrants d’Afrique et du Moyen-Orient vers les côtes européennes.

Pour l’Europe, étaient présents la chancelière allemande Angela Merkel, les chefs de gouvernement italien et espagnol, Paolo Gentiloni et Mariano Rajoy, ainsi que la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Une «mission conjointe» sera prochainement envoyée au Niger et au Tchad, souligne la déclaration finale, en promettant de «continuer à soutenir» ces pays sur plusieurs plans: contrôle des frontières, lutte contre les réseaux de passeurs. Face à ces objectifs, les invités africains ont rappelé que la question de l’immigration «ne serait résolue que par le développement». «On est habitué à des annonces de nos partenaires depuis des années. Nous voulons des choses concrètes», a insisté le président tchadien Idriss Deby.

Dans la déclaration finale, les Européens «reconnaissent qu’il est nécessaire» qu’ils «augmentent leur aide au Niger et au Tchad».

«Le problème, c’est la pauvreté», a admis Federica Mogherini. Mais «il n’y a pas besoin d’inventer un nouveau plan Marshall». En 2015, lors du sommet sur la migration à La Valette (Malte), l’Ue avait mis sur la table 1,8 milliard d’euros via un fonds pour les pays africains. Et l’Ue a versé en juillet une aide de 10 millions d’euros au Niger pour lutter contre l’immigration clandestine, premier décaissement d’un programme décidé en 2016.

Sur le fond, la déclaration finale reprend la distinction réfugiés/migrants économiques martelée par le président français et la chancelière allemande. «Les migrants irréguliers qui ne peuvent prétendre à aucune forme de protection internationale doivent être reconduits dans leur pays d’origine, dans la sécurité, l’ordre et la dignité, de préférence sur une base volontaire», souligne le texte. M. Macron, soulignant la «pédagogie» que permettait cette distinction, a aussi plaidé pour «organiser le retour vers le pays d’origine» des migrants, via «des actions de coopération pays par pays».

AFP

Une ministre gabonaise a quitté son poste moins d’une semaine après sa nomination alors qu’elle avait été entendue par le passé dans une affaire de corruption présumée, a-t-on appris hier de source gouvernementale.

Irène Patricia Boussamba a renoncé à son poste de ministre déléguée auprès du Budget «pour convenances personnelles avant le premier conseil des ministres de vendredi (dernier)», a déclaré le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie-By-Nze.

Le porte-parole a confirmé que Mme Boussamba avait été entendue dans une affaire de corruption présumée par la justice gabonaise. Il s’agit de l’affaire dite Santullo, du nom d’un entrepreneur italien accusé par le Gabon d’avoir corrompu de hauts responsables, et qui réclame pour sa part 350 milliards de francs Cfa (533,5 millions d’euros) d’impayés au Gabon pour des travaux de Btp.

Avant d’être nommée la semaine dernière parmi 37 ministres d’un gouvernement d’ouverture, Mme Boussamba avait été la collaboratrice de l’ancien ministre de l’Economie, Magloire Ngambia, en détention depuis janvier pour détournement de biens publics dans le cadre de l’opération anticorruption Mamba lancée en janvier par la justice. Outre M. Ngambia, l’ex-ministre du Pétrole, Etienne Dieudonné Ngoubou, et l’ancien directeur général des douanes, Alain Ossamy Djoubi, sont actuellement écroués dans le cadre de l’opération Mamba.

Près de 2.760 milliards de FCfa (4,2 milliards d’euros) ont été détournés des caisses de l’Etat entre 2006 et 2012 à la suite de détournements de fonds et de surfacturations de la part d’entreprises ou de particuliers, avait révélé la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite.

AFP

Un regroupement des femmes proches du président Denis Sassou Nguesso a appelé les autorités congolaises hier à «tout mettre en œuvre» pour rétablir la paix dans la région du Pool (sud) avant la rentrée scolaire prévue en octobre.

«Nous sommes fatigués et demandons que les autorités créent les conditions d’un retour définitif à la paix», a déclaré la chanteuse Michaëlle Moutouari, présidente de l’association des jeunes-mères du Congo (Ajmc), initiatrice de ce meeting de deux heures devant environ 2.000 personnes dans la capitale, Brazzaville. «Le souhait est que les populations rentrent chez elles avant la rentrée des classes pour que leurs enfants reprennent le chemin de l’école». Dans le Pool «il y a trop de barricades, trop de policiers, il y a des délits commis en bandes et des arrestations arbitraires. Il y a des gens qui sont arrêtés et pour les libérer il faut payer beaucoup d’argent. Alors que ce sont des familles démunies», a déploré Mme Moutouari. Région voisine de la capitale, le Pool a replongée dans des violences et des exactions attribuées par le gouvernement à Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, et ses ex-combattants ninjas, depuis avril 2016 après la réélection contestée de M. Sassou Nguesso en mars. La chanteuse a exhorté M. Ntumi à «entendre raison et à revenir à un bon sentiment. Ça ne sert à rien d’attiser la haine», reprenant le discours du pouvoir et de la majorité.

AFP

L’ex-candidat de la droite à l’élection présidentielle française François Fillon a été entendu fin juillet par le juge en charge de l’enquête sur des soupçons d’emplois fictifs de sa famille, a-t-on appris hier de source proche du dossier. Comme l’a indiqué l’hebdomadaire Journal du Dimanche, François Fillon, inculpé en mars, en pleine course à l’Élysée, s’est expliqué devant les juges lors d’un interrogatoire qui a duré «un peu plus d’une journée», fin juillet, selon cette source. La campagne de l’ancien Premier ministre avait été empoisonnée par des révélations fin janvier sur des emplois fictifs présumés dont auraient bénéficié sa femme Penelope et ses enfants au Parlement. Parti favori de la course à la présidentielle, François Fillon avait été défait dès le premier tour de l’élection. Jusqu’à présent, il n’avait jamais été interrogé sur le fond par le juge d’instruction financier Serge Tournaire qui pilote les investigations.

AFP

Onze personnes ont été interpellées vendredi au Gabon, en marge de manifestations non-autorisées de soutien à Jean Ping, l’adversaire d’Ali Bongo à la présidentielle du 27 août 2016 qui conteste toujours sa victoire, a appris l’Afp hier.

«Je suis informé de huit interpellations à Libreville», a déclaré à l’Afp Steeve Ndong Essame Ndong, procureur de la République, en réponse à une question sur les marches de vendredi. «Il y a eu trois interpellations à Port-Gentil, qui ont eu lieu au cours d’une marche non autorisée vendredi», a ajouté Fabrice Bebelet Oyingha, procureur du tribunal de première instance de Port-Gentil, la capitale économique du Gabon. «Toutes les personnes interpellées seront déférées au parquet», a notifié le ministère de l’Intérieur dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Des marches de soutien à l’opposant Jean Ping ont eu lieu vendredi, deux jours avant le premier anniversaire du scrutin qui a conduit à la réélection contestée d’Ali Bongo Odimba, dans divers villes du pays: à Libreville, Port-Gentil, Tchibanga (sud-ouest), Oyem (nord). Des organisateurs de ces marches ont affirmé à l’Afp avoir déposé dès mercredi auprès des gouvernorats des demandes d’autorisation de manifester pour vendredi, sans avoir reçu de réponse. Des appels à manifester avaient été diffusés sur les réseaux sociaux et par Jean Ping lui-même. Rival d’Ali Bongo à l’élection du 27 août 2016, Jean Ping avait lancé il y a une semaine un appel à la désobéissance civile, relayé par deux télévisions privées. L’une d’elle, Radio-télévision Nazareth (Rtn), a été interdite pendant un mois de diffuser des programmes politiques par le Conseil national de la communication (Cnc), a rapporté vendredi le site d’information Gabon Review. M. Ping se proclame le «président élu», dénonçant le «coup d’Etat militaro-électoral» de son rival qu’il accuse de fraude.

AFP

Les autorités du Niger ont appelé hier dimanche des milliers d’habitants de Niamey à évacuer leurs maisons menacées, après de fortes pluies qui se sont abattues samedi sur la capitale, où 16 personnes sont mortes dans des inondations depuis juin.

«Je lance un appel à tous les habitants à évacuer les zones inondées et à quitter immédiatement les habitations qui sont en voie de s’effondrer», a déclaré à la télévision publique le gouverneur de la région de Niamey, Soumana Ali Zataoua.  Deux personnes, un père et son enfant, ont péri samedi dans la chute d’un mur, selon la télévision publique. Près de 100 millimètres de pluie sont tombés en quelques heures samedi sur la capitale du Niger, ont relevé les autorités municipales.

Le directeur de la Protection civile nationale, Abdoulaye Bako, a également invité les habitants «à quitter toutes les zones inondables» principalement dans le lit du Gountou-Yéna, un ancien cours d’eau «qui reprend ses droits» au cœur de Niamey.  «Plusieurs quartiers sont sérieusement menacés», a alerté M. Bako.

La municipalité de Niamey a demandé aux sinistrés de se reloger temporairement dans les écoles. Les inondations ont déjà causé la mort de 41 personnes et plus de 68.000 personnes affectées depuis juin à travers le pays, d’après le service de la Protection civile. Un précédent bilan établi mi-juillet par l’Onu faisait état de 23 décès et 19.459 sinistrés.

A la mi-mai, l’Onu avait tiré la sonnette d’alarme sur les risques de nouvelles inondations cette année. Le Niger et ses partenaires avaient déjà élaboré un «plan de soutien» de 6,5 millions de dollars.

AFP

Le principal parti de l’opposition angolaise, l’Unita, a continué à contester la victoire du parti au pouvoir aux élections générales, en menaçant de saisir la justice si le régime persiste, selon lui à «manipuler» les résultats.

«Le pays n’a pas encore de résultats valides. Le pays n’a pas encore de président élu. Il n’a pas encore de députés», a lancé devant la presse le président de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), Isaias Samakuva. «C’est un crime de manipuler ou d’altérer la volonté du peuple», a-t-il ajouté.

Selon les résultats quasi-complets publiés vendredi par la Commission nationale électorale (Cne), le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (Mpla), au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1975, a recueilli 61,1% des suffrages et devrait détenir 150 des 220 sièges du Parlement. Ce succès doit faire de son candidat Joao Lourenço, l’ex-ministre de la Défense âgé de 63 ans, le successeur à la tête de l’Etat du président Jose Eduardo dos Santos, qui a décidé de prendre sa retraite après trente-huit ans d’un règne sans partage.
L’opposition refuse depuis deux jours les résultats proclamés par la Cne, jugeant qu’elle n’a pas respecté les procédures.

Samedi, l’Unita a présenté des chiffres provisoires de son propre dépouillement des bureaux de vote du pays en affirmant qu’ils présentaient des «différences substantielles» avec ceux de la Cne. «Nous ne sommes pas d’accord avec ces résultats (de la Cne), pas parce qu’ils donnent l’avantage au Mpla mais parce que nous ne les considérons pas vrais», a insisté auprès de l’Afp le secrétaire général adjoint de l’Unita Rafael Massanga Savimbi. «Je pense que pour la première fois le Mpla n’a pas gagné (...) nous avons réussi à mobiliser la majorité du peuple, les Angolais ont voté massivement pour le changement», a-t-il assuré. «Si le Mpla gagne, c’est avec des preuves, nous l’accepterons. Mais nous demandons aussi que si le Mpla perd, il l’accepte parce que c’est la volonté du peuple», a poursuivi le fils du fondateur de l’Unita, Jonas Savimbi, tué par l’armée angolaise en 2002. «Nous n’allons pas accepter que le vote populaire soit volé», a-t-il poursuivi. «Nous allons saisir les tribunaux (...) et nous allons inviter le peuple à défendre sa volonté (...) celui qui ne respecte pas la volonté du peuple aura la responsabilité historique de ce qui peut se passer dans le pays», a-t-il conclu.

AFP

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile du Togo a publié, hier, un communiqué pour regretter « l’absence d’équilibre » dans le traitement des informations concernant les incidents enregistrés lors de la marche du Parti national panafricain (Pnp), samedi dernier, dans plusieurs villes du pays.

La ville de Sokodé a été au centre des manifestations à cause des incidents qui y ont fait 02 morts, 57 blessés parmi les forces de l’ordre et 20 blessés au sein des manifestants.
Selon le ministre, la manifestation avait été autorisée mais s’est déroulée dans des conditions qui « violent les textes qui régissent les manifestations pacifiques et publiques en République togolaise ». Il a rappelé avoir reçu une demande de manifestation introduite par le Parti national panafricain (Pnp) et fait connaître ses observations et recommandations sur les lieux et itinéraires à la délégation du Pnp conduite par Dr Sama Kossi, son secrétaire général, lors d’une réunion.

Parmi ses observations, celle des circuits proposés jugés « inacceptables » parce qu’ils bloqueront pendant les manifestations la principale route nationale dans quatre des villes prévues pour accueillir les manifestations. Les organisateurs ont été conviés à proposer de nouveaux itinéraires et les soumettre au ministre et « aucun représentant du Pnp ne s’est présenté au jour et à l’heure convenus de commun accord ». Le ministre a précisé que des recommandations écrites ont été envoyées au président du Pnp sur les itinéraires et lieux dans le « délai légal » et qu’il était attendu que les organisateurs se conforment aux nouvelles recommandations pour la manifestation.

Contrairement aux recommandations et en dépit des clarifications apportées », le Pnp a engagé sa marche selon le ministre, « au mépris des règles établies devant garantir à tous les citoyens et résidents togolais, la liberté d’aller et de venir ».

Il a ajouté que si dans plusieurs villes (Anié, Kara, Lomé, Bafilo) la marche a pu se dérouler « sans incidents majeurs », à Sokodé, la situation a « dégénéré avec des troubles graves à l’ordre public ». Cette situation, a souligné le communiqué, est le fait du « refus des manifestants de suivre l’itinéraire indiqué et la volonté clairement affichée de bloquer la principale Route nationale (Rn1) ». Il a insisté sur le caractère « très violent » des manifestants qui ont « incendié le commissariat de la ville, saccagé et brûlé les véhicules et engins à deux roues en stationnement dont un véhicule de la police, une ambulance des sapeurs-pompiers et dérobé des armes et des munitions ».

Alassane DIAWARA

L’opposition togolaise s’est dite «très satisfaite» de la réponse à son appel à une journée ville morte, hier, pour protester contre le régime du président Faure Gnassingbé et rendre hommage aux victimes de récentes manifestations, même si banques et administrations sont restées ouvertes.

«Nous sommes très satisfaits, car l’appel à la journée de recueillement et de prières est très largement suivi à Lomé et dans certaines villes du pays», a déclaré à l’Afp Eric Dupuy, responsable à la communication de Cap 2015, qui regroupe cinq partis d’opposition. «Le peuple togolais a en marre et il a bien compris notre message», a-t-il ajouté. La plupart des boutiques étaient fermées à Lomé, a rapporté un journaliste de l’Afp, notamment dans le quartier du centre-ville de Deckon. Les banques étaient toutefois ouvertes, de même que les bureaux de l’administration publique.

La veille, le gouvernement avait demandé à la population de travailler normalement et ne pas céder aux «intimidations» des organisateurs de la «journée dite +Togo mort+». «Il y avait une fluidité dans la circulation et un ralentissement de l’activité commerciale ce vendredi, situation liée à la stratégie de terreur, d’intimidation et de menaces des organisateurs de cette journée +Togo mort. Certains commerçants n’ont pas ouvert, parce qu’ils ont peur des actes de vandalisme», a dénoncé Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique.

«Mais aucune perturbation ou d’absence remarquable n’a été enregistrée dans l’administration et les services publics», a-t-il ajouté.
Le Cap 2015 et le Parti national panafricain (Pnp) avaient demandé aux Togolais de rendre hommage aux victimes des manifestations du week-end dernier qui ont fait deux morts à Sokodé, à 300 km au nord de Lomé. Soixante-six personnes ont aussi été arrêtées, selon le ministre de la Justice, Pius Agbetomey. Plusieurs responsables de l’opposition, dont leur de file Jean Pierre Fabre, ont assisté à une messe dans une église de Lomé à la mémoire des victimes. Ils étaient également dans une mosquée pour la prière musulmane. L’opposition s’est unie pour appeler à une marche à Lomé les 30 et 31 août pour exiger des changements constitutionnels, accusant le parti présidentiel de faire traîner des réformes qu’elle réclame depuis 10 ans. Le gouvernement a répliqué par l’annonce jeudi que les supporteurs du parti présidentiel (Unir) manifesteraient leur soutien au pouvoir dans les rues au même moment.

AFP

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