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Actualités Internationales (2155)

Le gouvernement du Burundi a adopté un projet de révision de la Constitution qui pourrait permettre au président Pierre Nkurunziza de briguer, dès 2020, deux nouveaux mandats de sept an, et d’affermir ainsi encore plus son emprise sur le pays.

Le principe de cette révision a été adopté mardi au cours d’un Conseil des ministres extraordinaire, ont indiqué, hier à l’Afp, de hauts responsables burundais qui tous se sont exprimés sous le couvert de l’anonymat. Cette révision changerait en profondeur la Constitution du Burundi, issue de l’accord de paix signé en 2000, à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, lequel avait ouvert la voie à la fin de la guerre civile qui a fait plus de 300.000 morts entre 1993 et 2006. Ce texte «ne touche pas aux quotas de 60 % de Hutu (ethnie majoritaire, 85 % de la population), 40 % de Tutsi (14 %) et au moins 30 % de femmes au gouvernement et au Parlement, ainsi que les 50-50 dans l’armée et la police, mais il ne fait plus référence à l’Accord de paix d’Arusha», a déclaré l’un de ces responsables. Ce projet de révision de la Constitution prévoit que «le président de la République est élu pour un mandat de 7 ans renouvelable», mais ajoute qu’»aucun président ne peut diriger plus de deux mandats consécutifs».

L’accord d’Arusha dont l’actuelle Constitution est l’émanation dit clairement qu’aucun président ne peut diriger le Burundi plus de 10 ans. Il avait été le principal argument des opposants à la candidature du président Nkurunziza pour un troisième mandat en avril 2015 qui a précipité la crise actuelle.

M. Nkurunziza avait été élu une première fois par le Parlement, en 2005, dans le cadre du mécanisme de sortie de la guerre civile prévu par cet accord, puis une deuxième fois au suffrage universel en 2010.

Il considère donc que son premier mandat ne compte pas. Cette interprétation a été contestée par l’opposition, la société civile et une partie de son camp, mais il a tout de même été réélu en juillet 2015.

Selon un autre de ces hauts responsables, le Conseil des ministres a décidé que ce projet de révision constitutionnelle serait «soumis à un référendum populaire très rapidement, probablement en février au plus tard».

«Pierre Nkurunziza vient d’enterrer définitivement l’accord de paix d’Arusha», a réagi auprès de l’Afp Charles Nditije, le président du Cnared, une plateforme qui regroupe la quasi-totalité de l’opposition burundaise. «C’est la ligne rouge qu’il ne fallait pas franchir (...) Nous considérons qu’il s’agit d’une déclaration de guerre contre le peuple burundais qui n’a désormais plus d’autre choix que de se lever pour chasser ce dictateur», a-t-il martelé.

AFP

Des centaines de soldats en costumes traditionnels multicolores avançant au chant des moines devant une foule en pleurs : la Thaïlande a célébré, hier, avec faste, les funérailles de son monarque au statut de demi-dieu savamment entretenu par la junte militaire et l’élite conservatrice.

Le corps du roi Bhumibol Adulyadej, décédé le 13 octobre 2016 à 88 ans, était conservé au palais, entouré d’un constant cérémonial bouddhiste, régulièrement diffusé à la télévision. Mais, contrairement à ce qui était prévu, après une longue journée de cérémonies, le palais a soudain annoncé, dans la soirée, que la crémation ne serait pas publique, ni retransmise en direct. «Le défunt roi a été incinéré, mais aucune image n’a été diffusée», a expliqué à l’Afp un responsable du palais après 23h00. Peu auparavant, tous les médias avaient été invités à quitter les lieux. La journée avait commencé par une immense procession emmenée par le nouveau roi, Maha Vajiralongkorn, en costume militaire d’apparat rouge, pour acheminer l’urne royale jusqu’au gigantesque site de la crémation.

Après les premiers chants des moines bouddhistes, le roi a présidé aux rituels, ses sujets rampant devant lui comme le veut la tradition, avant de prendre place dans la procession. Transportée sur un palanquin doré, l’urne de bois précieux dans lequel les corps des rois sont traditionnellement conservés ouvrait le cortège. Le cercueil du roi, qui n’avait pas voulu se plier à la coutume de l’urne, a été discrètement déplacé dans la nuit dans la tour centrale du crématorium doré.

AFP

Un jeune blogueur mauritanien, condamné à mort pour apostasie pour un article sur Internet jugé blasphématoire pour le prophète Mahomet et en détention depuis près de quatre ans, sera rejugé en appel en novembre, a appris l’Afp hier de source judiciaire.

«Le jeune (blogueur), Cheikh Ould Mohamed Ould Meheitir, sera jugé au cours de la session de la Cour d’appel prévue en novembre 2017» à Nouadhibou (nord), a affirmé cette source judiciaire sous le couvert de l’anonymat.

Le condamné à mort, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir —également identifié comme Mohamed Cheikh Ould Mohamed— un musulman âgé d’une trentaine d’années, est détenu depuis le 2 janvier 2014 à Nouadhibou.

Il avait été en première instance reconnu coupable d’apostasie —le fait de renoncer à sa religion— et condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou.
Le 21 avril 2016, la Cour d’appel de Nouadhibou avait confirmé la peine de mort, mais en requalifiant les faits en «mécréance», une accusation moins lourde prenant en compte son repentir, puis renvoyé son dossier devant la Cour suprême. Ses avocats ont ensuite demandé à la Cour suprême de prendre en compte son repentir.

Réunie le 31 janvier dernier en audience, «la Cour suprême a décidé de casser» la condamnation à mort prononcée par la Cour d’appel de Nouadhibou contre le prévenu, selon un arrêt de la juridiction consulté par l’Afp.

La Cour suprême a également décidé «de renvoyer l’affaire» devant une «Cour d’appel autrement composée pour corriger les erreurs commises», ajoute le même arrêt, sans plus de détails sur ces erreurs alléguées.

Depuis sa condamnation, de nombreux rassemblements ont eu lieu en Mauritanie pour réclamer son exécution.

AFP

Le sénateur libérien et ancien chef de milice pendant la guerre civile Prince Johnson, battu au premier tour de la présidentielle, a annoncé, hier, son ralliement à la candidature de l’ex-star du foot Georges Weah pour le second tour du 7 novembre.

«J’appelle mes supporters à se joindre à moi et à soutenir George Weah pour la présidentielle», a déclaré, lors d’une conférence de presse, à Monrovia, le sénateur de 65 ans.
M. Johnson était resté tristement célèbre pour une vidéo le montrant en train de siroter une bière pendant que ses hommes torturaient à mort le président Samuel Doe en 1990. Il a depuis lors fait amende honorable et est devenu pasteur évangéliste ainsi qu’homme politique.

Le dirigeant du Mouvement pour la démocratie et la réconciliation (Mdr) avait remporté 8,2 % des voix lors du premier tour de la présidentielle, le 10 octobre, remporté par George Weah (38,4 %) et le vice-président sortant, Joseph Boakai (28,8 %).

Il a justifié son ralliement à l’ancienne star du Psg et du Milan Ac par la nécessité d’unir l’opposition face au parti au pouvoir. «J’ai toujours dit que le Liberia avait besoin d’une nouvelle vision. Nos routes sont dans un état déplorable. Je suis persuadé que le Liberia peut trouver des solutions à ce problème. Je pense que le Liberia a également besoin de sécurité. Cela comprend la sécurité alimentaire, la sécurité de l’emploi et la sécurité en matière de santé», a expliqué, devant la presse, M. Johnson.

«Je sais qu’aucun parti ne pourra résoudre seul ces problèmes. C’est pourquoi nous devons tous unir nos forces», a-t-il ajouté.
Le sénateur a également assuré qu’en soutenant Georges Weah, il restait fidèle à un engagement pris en septembre 2016 par les partis de l’opposition d’unir leurs forces pour l’emporter en 2017.

AFP

L’élection présidentielle au Kenya, hier, boycottée par l’opposition et boudée par les électeurs, a été endeuillée par la mort d’au moins trois personnes dans des heurts avec la police qui ont contraint au report du scrutin à samedi dans quatre comtés de l’ouest.

Convoquée après deux mois d’une crise qui a divisé la Nation, cette nouvelle élection a été marquée par des violences dans les bastions de l’opposition entre certains de ses partisans qui ont tenté de bloquer l’accès aux bureaux de vote et la police. Au moins trois hommes ont été tués par balle, dans le bidonville de Mathare, à Nairobi, et les villes de Kisumu et Homa Bay, dans l’ouest du pays, selon des sources policière et hospitalière.

Dans l’ouest, la plupart des bureaux de vote sont restés fermés, le matériel électoral n’ayant pu être acheminé et les agents électoraux craignant pour leur sécurité.
Cette situation a incité la Commission électorale (Iebc) à reporter le scrutin à demain dans quatre des 47 comtés du pays (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya), majoritairement peuplés par l’ethnie luo du leader de l’opposition, Raila Odinga. Les mêmes difficultés risquent toutefois de se répéter samedi. «Je déclare une semaine de deuil et nous ne participerons pas à une élection si nous sommes en deuil», a ainsi lancé le gouverneur du comté de Kisumu, Anyang’ Nyong’o.

Estimant que l’élection ne pouvait être transparente et juste, M. Odinga, 72 ans, avait appelé ses partisans à rester «chez eux» hier, laissant la voie libre à une réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, 56 ans, face à six candidats mineurs.

Quelque 19,6 millions d’inscrits étaient en théorie attendus dans les 40.883 bureaux de vote. Mais, les files d’attente sont restées bien maigres, dans un contraste saisissant avec l’effervescence qui avait marqué le scrutin présidentiel du 8 août, invalidé par la justice pour «irrégularités». Si le calme a régné ailleurs dans le pays, la participation semblait en très forte baisse par rapport au scrutin du 8 août, y compris dans les zones acquises au pouvoir, lequel avait pourtant tout fait pour s’opposer au report de l’élection souhaité par l’opposition.

Sauf énième rebondissement, Uhuru Kenyatta, fils de Jomo Kenyatta, le père de l’indépendance, devrait être réélu. Mais, le leader de l’ethnie kikuyu, la plus nombreuse et influente du pays, semble d’ores-et-déjà avoir perdu son pari.

AFP

Avec 800 soldats américains et une importante base de drones déployés sur son territoire, le Niger constitue la tête de pont des forces des Etats-Unis pour lutter contre les groupes armés islamistes en Afrique de l’Ouest

L’embuscade, qui a coûté la vie à quatre soldats américains début octobre, a révélé l’ampleur de cette présence militaire et provoqué une polémique aux Etats-Unis, conduisant l’armée à dévoiler des chiffres et à justifier son engagement.

Le chef d’état-major des armées américaines, le général Joe Dunford, a ainsi révélé que c’était le Niger qui abritait actuellement la plus importante force Us en Afrique. Au total, 6.000 soldats américains sont déployés sur le continent africain - mais une large partie d’entre eux gardent les ambassades. Ce sont surtout les forces spéciales qui sont actives contre les groupes jihadistes. Les effectifs de ces troupes d’élite (qui proviennent de divers corps de l’armée américaine) sont montés à 1.300 hommes en 2017, contre 450 en 2012.

Le choix du Niger se justifie d’abord sur le plan géostratégique. «Le Niger est proche de deux grandes menaces, Boko Haram et Al-Qaïda au Maghreb islamique» (Aqmi), explique une source sécuritaire de la région.

Les jihadistes nigérians de Boko Haram et Aqmi dont les cellules opèrent sur toute la zone sahélienne sont, en effet, les deux groupes les plus actifs en Afrique de l’Ouest.
De plus, «les Etats-Unis ont des accords politiques avec le Niger», souligne cette source. Le Niger a permis la construction d’une importante base américaine de drones à Agadez, dans le centre du pays, dont le coût est estimé à une centaine de millions de dollars, et qui donne aux Etats-Unis une plateforme de surveillance de premier plan.

Les Américains ont, de leur côté, «formé et équipé» un bataillon de l’armée nigérienne, et «ils font beaucoup de missions conjointes», selon la source sécuritaire.
Autre atout, le Niger est perçu comme un pays relativement stable politiquement, comparé à ses voisins, précise la source.

Frontalier de la Libye au nord, du Nigeria au sud, du Mali à l’ouest, le Niger dont le territoire est pour l’essentiel désertique est au cœur de nombreux trafics en Afrique de l’Ouest : drogues, armes, migrants clandestins, marchandises de toute sorte.

Or «les réseaux terroristes se financent avec les trafics», relève une source militaire française. Lutter contre ces trafics permet d’assécher les sources de financement des groupes jihadistes.
Le déploiement américain au Niger apparaît complémentaire de celui des forces françaises projetées au Sahel pour l’opération anti-jihadistes Barkhane.

Les Américains semblent s’engager vers davantage d’actions militaires, selon les propos du général Dunford et ceux tenus, vendredi, par le sénateur républicain Lindsey Graham.
«Nous allons assister à davantage d’actions en Afrique», avait déclaré ce dernier à la presse à la sortie d’un entretien avec le secrétaire américain à la Défense, James Mattis.

AFP

L’audience de mise en accusation des 107 personnes, dont deux généraux, poursuivies pour le putsch manqué de septembre 2015, au Burkina Faso, s’est ouverte hier devant le tribunal militaire de Ouagadougou, a-t-on annoncé de source judiciaire.

L’ex-chef de la diplomatie de Blaise Compaoré, le général Djibrill Bassolé, et le général Gilbert Diendéré, ancien bras droit du président déchu et qui avait pris la tête du putsch, sont les deux accusés les plus médiatiques de ce procès. Les accusés comparaissent pour «atteinte à la sureté de l’Etat», «dégradations de biens» et «meurtres» dans le cadre du putsch.

«Aujourd’hui 25 octobre s’est ouvert l’audience de la chambre de contrôle de l’instruction à la suite de l’ordonnance qui a été rendue, le 21 juillet, par le magistrat instructeur. Cette audience vise la confirmation des charges», a déclaré, à la sortie de l’audience à huis clos, Me Paul Kéré, avocat de plusieurs inculpés. Cette audience avait été renvoyée à deux reprises le 14 septembre et le 6 octobre. «On espère qu’on ira au jugement avec des éléments jugeables pour éviter de politiser ce procès», a souhaité Me Kéré, appelant à «éviter (qu’il y ait) des interférences de l’exécutif dans ce dossier qui doit rester purement judiciaire».

«Au regard du nombre de personnes inculpées (107), le président de la chambre a fixé une liste d’inculpés qui doivent passer à l’audience parce qu’on ne peut pas faire passer tout le monde en même temps», a souligné Me Rodrigue Bayala, avocat de plusieurs inculpés dont l’ancien bâtonnier Me Mamadou Traoré. «Le fait que chaque inculpé doive ainsi passer un à un avec son conseil viole les droits de la défense, parce que c’est le même dossier», s’est-il offusqué, pointant «l’absence de confrontation entre accusés au cours de débats qui ne seront pas équitables».

AFP

La grave crise politique qui secoue le Togo depuis deux mois et a déjà fait au moins 16 morts, a suscité, hier, l’inquiétude générale et des appels au dialogue entre le pouvoir et l’opposition.

La France a appelé l’opposition et le gouvernement togolais à «un dialogue immédiat» pour aboutir à des réformes politiques, et a demandé à Lomé de respecter le droit de manifester.
«La France reste attentive à l’évolution de la situation au Togo. Nous sommes préoccupés par les rapports sur la présence d’hommes en civil aux côtés des forces de l’ordre, pouvant s’apparenter à des milices», a déclaré la porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès Romatet-Espagne.

La veille, les Etats-Unis s’étaient déclarés «profondément inquiets par les niveaux élevés de violence et les restrictions de la liberté d’expression et de rassemblement au Togo».
«Le dialogue sans préalables» est «la seule solution pour sortir de l’impasse actuelle», a estimé Heather Nauert, porte-parole du Département d’Etat.

L’inquiétude de Paris et Washington est partagée dans la région où le président ivoirien Alassane Ouattara a exhorté l’opposition et la présidence togolaise à ouvrir «des négociations». «Ces négociations doivent aboutir aux modifications constitutionnelles qui ont été déjà engagées», a-t-il déclaré en marge d’une réunion, mardi, à Niamey, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Selon M. Ouattara, les cinq chefs d’Etats présents à la réunion ont parlé de la situation au Togo où l’opposition organise des manifestations pour demander le départ du président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, et dont la famille dirige le Togo depuis un demi-siècle.

Les deux principaux points devant faire l’objet de modification sont «la limitation à deux mandats» présidentiels et une élection présidentielle à deux tours, a-t-il expliqué. L’actuelle Constitution togolaise ne limite pas le nombre de mandats que peut effectuer le président dont le choix se fait lors d’un scrutin à un seul tour. Face à une importante contestation sociale, le gouvernement a établi un projet de modification constitutionnelle, qu’il a promis de soumettre au peuple par voie de référendum, mais l’opposition le rejette, car la limitation des mandats n’est pas rétroactive et permettrait à Faure Gnassingbé, élu en 2005, de se représenter en 2020, puis en 2025. «Il est important qu’il y ait un climat de paix au Togo», et «nous condamnons la violence quelle que soit l’origine», a lancé le président ivoirien.

«Les manifestations doivent pouvoir se faire, mais de manière pacifique», et les auteurs «de violences» seront «sanctionnés» par la Cedeao qui «n’hésitera pas à prendre les mesures rigoureuses», a averti M. Ouattara.

AFP

Un tribunal nigérian a ordonné hier à l’ex-président Goodluck Jonathan de se présenter comme témoin à la barre dans une lourde affaire de corruption visant son ancien porte-parole.

L’ordonnance du juge de la Haute Cour fédérale d’Abuja est un retournement inattendu dans l’affaire du «Arms Scam», scandale de détournement de fonds de 2 milliards de dollars, qui auraient servi à financer la campagne électorale de M. Jonathan en 2015. Olisa Metuh, ancien conseiller en communication, est actuellement inculpé pour avoir reçu une partie de cette somme -400 millions de nairas (945.000 euros)-, qui selon une enquête menée par la Commission des crimes économiques et financiers (Efcc) aurait été détournée par le conseiller en sécurité de l’époque, Sambo Dasuki. Lundi, devant la Cour, l’avocat de M. Metuh avait demandé la présentation de l’ex-président Jonathan comme témoin, assurant que son client n’avait agi que sur les ordres de la présidence. Le procureur Tahir Silvanus a assuré qu’il se «réjouissait d’entendre (...) l’ancien président à la barre», pour «permettre que justice soit faite». Le juge Abang Okon a conclu n’avoir «pas d’autre option que de faire signer une ordonnance, demandant à Goodluck Jonathan de se présenter à la Cour, aujourd’hui 25 octobre 2017 pour apporter des éléments au dossier».

AFP

Le prince héritier a promis une nouvelle Arabie saoudite, «modérée et ouverte», en rupture avec l’ultra conservatisme religieux, dans des déclarations sans détour de nature à plaire aux jeunes et à des investisseurs étrangers réunis hier à Ryad. Le prince Mohammed ben Salmane, 32 ans, s’est livré à une attaque frontale contre certains milieux religieux conservateurs qui exercent une influence notable sur la société depuis des décennies.

«Nous voulons vivre une vie normale. Une vie où notre religion signifie tolérance et bonté», a-t-il dit lors d’une conférence économique internationale. «Nous ne ferons que retourner à un Islam modéré, tolérant et ouvert sur le monde et toutes les autres religions». Fils du roi Salmane (81 ans) mais considéré aujourd’hui comme l’homme fort du royaume, le prince Mohammed a estimé que son pays avait abandonné la modération en 1979 avec la montée en puissance de courants religieux extrémistes. «70% de la population saoudienne a moins de 30 ans et, franchement, nous n’allons pas passer 30 ans de plus de notre vie à nous accommoder d’idées extrémistes et nous allons les détruire maintenant et tout de suite», a-t-il lancé sous les applaudissements nourris des participants au forum qui a attiré 2.500 décideurs du monde entier. «Nous allons détruire l’extrémisme», a insisté le prince héritier. Dans les années 1970, l’Arabie saoudite a connu d’importantes réformes, malgré la résistance de milieux religieux conservateurs, comme l’ouverture de l’enseignement aux jeunes filles et l’introduction de la télévision.

L’assassinat du roi Fayçal en 1975 a freiné ce mouvement dans un pays bâti sur une alliance entre l’aile religieuse, représentée par la famille Al-Cheikh qui régule l’espace social, et le pouvoir politique représenté par la famille Al-Saoud, qui a fondé le royaume actuel en 1932.

Depuis sa nomination en juin comme prince héritier, Mohammed ben Salmane s’est attaché à desserrer le carcan des milieux religieux sur la société.

AFP

Les Etats-Unis envisagent de renforcer leur posture militaire en Afrique pour traquer les jihadistes du groupe Etat islamique (Ei) qui cherchent à se repositionner après la chute de leur «califat» aux confins de la Syrie et l’Irak, selon plusieurs responsables américains.

Après la chute de Raqa et de Mossoul, «l’Afrique est l’un des endroits où nous savons que l’Isis espère renforcer sa présence», a indiqué le chef d’état-major américain, le général Joe Dunford, utilisant une autre dénomination pour l’Ei.

«Nous savons à quel point la Libye et le Sinaï sont importants pour l’Ei. Nous savons à quel point ils ont essayé de s’établir en Afrique de l’Est et bien sûr, nous parlons maintenant de l’Afrique de l’Ouest», a-t-il ajouté au cours d’un point de presse consacré à l’enquête en cours sur l’embuscade ayant coûté la vie à quatre militaires américains le 4 octobre au Niger.

«Nous allons faire des recommandations au ministre» de la Défense Jim Mattis et au président Donald Trump «sur la répartition des unités nécessaires pour répondre au niveau de menace que nous évaluons», a poursuivi le chef d’état-major qui doit présider à Washington une réunion avec les représentants militaires de 75 pays pour «discuter de la prochaine phase de la campagne militaire» contre l’Ei. Vendredi, le sénateur républicain Lindsey Graham avait été encore plus clair: «La guerre est en train de se déplacer. Nous allons assister à davantage d’actions en Afrique», avait-il déclaré à la presse à la sortie d’un entretien avec M. Mattis.

L’Afrique est déjà la deuxième zone d’intervention dans le monde des Forces spéciales américaines, après le Proche-Orient. Ces unités d’élites y sont chargées de former les militaires locaux à la lutte anti-terroriste. Ils ne sont pas sensés partir en mission avec les militaires locaux quand il y a un risque de combat, a souligné le général Dunford.

Tirer les premiers sur des «cibles terroristes»
Mais ces règles d’engagement «vont changer dans le cas des opérations anti-terroristes», a prévenu Lindsay Graham, laissant entendre que les soldats américains sur le terrain seraient autorisés à tirer les premiers sur des «cibles terroristes», ce qui n’est pas le cas actuellement.

La guerre «est en train de se déplacer», a confirmé le général Dunford. «Je ne suis pas sûr qu’on puisse dire qu’elle se déplace vers l’Afrique seulement. Nous sommes confrontés à un défi qui s’étend de l’Afrique de l’Ouest à l’Asie du Sud-est».

«Je pense que l’Isis va tenter d’établir une présence physique ailleurs qu’en Irak ou en Syrie, maintenant qu’ils ont perdu leur califat de Raqa et Mossoul», a-t-il expliqué. «C’est bien pourquoi nous conduisons les sortes d’opérations que nous avons au Niger, pour nous assurer que les forces locales ont la capacité de l’empêcher».

Les Etats-Unis soutiennent l’opération militaire française Barkhane dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso), laissant à la France la tâche de mener le combat contre les groupes islamistes radicaux dans cette région avec les alliés africains.

Les Etats-Unis apportent notamment du ravitaillement aérien pour les avions français et échangent du renseignement avec les Français. Même si la présence de soldats américains en Afrique est peu connue de l’opinion publique américaine, les Etats-Unis ont 6.000 hommes déployés dans 53 pays du continent, notamment au Tchad, en République démocratique du Congo, en Ethiopie, en Somalie, en Ouganda, au Rwanda et au Kenya.

Les effectifs des forces spéciales américaines varient fréquemment car leurs missions sont courtes mais, au moment des faits, 800 d’entre eux étaient déployés au Niger, ce qui en fait la force américaine la plus importante en Afrique. Malgré l’embuscade de début octobre, «notre intention est de continuer les opérations là-bas», a assuré le général Dunford.

AFP

L’opposition togolaise a appelé lundi à de nouvelles manifestations le mois prochain contre le régime du président Faure Gnassingbé après deux mois de grave crise politique.

«Nous appelons à trois jours de manifestations les 7, 8 et 9 novembre à Lomé. Nous invitons les Togolais - de l’étranger comme de l’intérieur du pays - à prendre part à ces manifestations pour dire (au président) Faure Gnassingbé que nous ne voulons plus qu’un seul Togolais fasse plus de dix ans à la tête de ce pays», a déclaré à l’Afp le porte-parole de la coalition de l’opposition Eric Dupuy. «Et sachant qu’il a déjà fait plus de dix ans, qu’il en tire les conséquences», a-t-il ajouté. Il a aussi annoncé des meetings à l’intérieur du pays les 28, 29 et 30 octobre et 4 et 5 novembre.
Le calme était complètement revenu hier à Lomé après deux jours d’échauffourées mercredi et jeudi dans le quartier historique de l’opposition, Bè.

Les forces de sécurité restaient toutefois très présentes dans les villes de Sokodé (centre) et Bafilo (nord), après une nouvelle arrestation dimanche d’un représentant religieux proche du Parti (d’opposition) national panafricain (Pnp). La coalition qui regroupe 14 partis politiques de l’opposition a organisé depuis août, plusieurs marches contre le pouvoir pour demander une limitation rétroactive du nombre de mandats présidentiels. Elle réclame aussi la démission du président Faure Gnassingbé, à la tête du Togo depuis 2005, et qui a succédé à son père, le général Gnassingbé Eyadéma qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans.

Le gouvernement a interdit toute manifestation en semaine pour éviter les violences et la paralysie de l’économie mais l’opposition refuse de se plier à cette interdiction.

AFP

Vingt ambassadeurs occidentaux ont dénoncé hier lundi la «détérioration de l’environnement politique» au Kenya et appelé les responsables de tous bords à calmer les esprits à l’approche de la présidentielle de jeudi, organisée à la suite de l’invalidation en justice de la réélection du président Uhuru Kenyatta.

Après des semaines d’invectives entre pouvoir et opposition, de nombreuses questions subsistent sur le déroulement du scrutin de jeudi, notamment en raison du retrait du principal opposant, Raila Odinga, qui estime que les conditions ne sont pas réunies pour un scrutin crédible.

L’élection a été préparée dans la hâte par la Commission électorale (Iebc) afin de respecter la date limite prévue par la Constitution, tout en tentant de gommer les «irrégularités» ayant mené la Cour suprême à invalider le scrutin du 8 août. Les diplomates occidentaux ont d’ailleurs soutenu que si l’Iebc estime ne pas être prête à organiser l’élection, elle doit se tourner vers la Cour suprême pour obtenir un report au-delà du 31 octobre. C’est à cette date qu’expirera le délai constitutionnel de 60 jours prévu pour l’organisation d’une nouvelle présidentielle en cas d’invalidation du précédent scrutin. «Cela ne nous poserait pas de problème», a assuré l’ambassadeur américain au Kenya, Robert Godec, s’exprimant au nom de 20 ambassadeurs occidentaux, dont celui de l’Union européenne, et semblant de la sorte se joindre du bout des lèvres aux appels de plus en plus nombreux en faveur d’un report de l’élection.

AFP

Plus de 2.000 ressortissants d’Afrique subsaharienne ont été arrêtés depuis le 22 septembre en Algérie et expulsés vers le Niger et le Mali, a indiqué lundi Amnesty International, dénonçant des «arrestations arbitraires» et des expulsions massives «illégales».

La plupart de ces personnes, arrêtées à Alger, dans sa périphérie et à Blida (à 50 km au sud-ouest) ont été conduites en bus à Tamanrasset, près de 2.000 km plus au sud, avant d’être «abandonnées» par les autorités algériennes dans une localité du côté nigérien de la frontière entre les deux pays, explique Amnesty dans un communiqué.

Au moins une centaine d’autres, laissées du côté algérien ont dû «marcher pendant six heures dans le désert» pour atteindre cette localité, affirme l’organisation de défense des droits de l’Homme qui précise que des migrants de plusieurs nationalités ont également été expulsés via la frontière malienne.

Amnesty dénonce des arrestations fondées sur «un profilage ethnique», les forces de l’ordre ne cherchant pas «à savoir si les migrants séjournaient légalement ou non en Algérie», et assure que certains avaient des visas valides.

Les autorités algériennes «doivent de toute urgence mettre un terme à ces arrestations et expulsions illégales», affirme Heba Morayef, directrice des recherches pour l’Afrique du Nord à Amnesty, s’insurgeant contre une «attitude discriminatoire à l’égard des migrants d’Afrique subsaharienne». Les «expulsions qui ne respectent pas les garanties d’une procédure régulière», notamment la possibilité de contester cette mesure, enfreignent les normes internationales et la loi algérienne, souligne Amnesty. Parmi les expulsés figurent des Nigériens, Guinéens, Burkinabè, Béninois, Maliens, Ivoiriens, Sénégalais, Nigérians, Libériens, Camerounais ou Sierra-Léonais. On y compte plus de 300 mineurs, certains non accompagnés, selon Amnesty.
Les Ong estiment qu’environ 100.000 Subsahariens vivent en situation irrégulière en Algérie, hors de tout cadre juridique et dans des conditions difficiles.

AFP

Le Gabon ne donnera suite «à aucune demande d’enquête internationale» sur les violences post-électorales d’août et septembre 2016 autre que l’enquête en cours de la Cour pénale internationale (Cpi), a déclaré hier le porte-parole du gouvernement en réponse à une requête de l’Union européenne (Ue).

Mercredi dernier, dans un communiqué publié à Libreville, la délégation de l’Ue dans le pays avait «insisté» de nouveau sur la nécessité d’une «enquête indépendante portant sur ces faits».
«Nous sommes surpris de cette demande, alors que le Gabon a déjà saisi, de sa propre initiative, la Cpi, seul juge international reconnu par tous», a réagi au cours d’une conférence de presse le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Alain-Claude Bilie By Nze.

«Nous nous en tiendrons à ce que dira la Cpi. Nous n’entendons, à ce stade, n’accéder à aucune autre demande d’enquête internationale», a souligné M. Bilie By Nze, déplorant une «communication intempestive» de part de l’Ue. L’annonce de la réélection du président Ali Bongo Odimba, le 31 août 2016, avait provoqué des violences inédites: manifestations contre le pouvoir, interpellations par centaines, Assemblée nationale incendiée, assaut des forces de sécurité contre le Qg du rival du président, Jean Ping.

Le gouvernement a fait état de trois morts. Une partie de l’opposition et de la société civile affirme avoir identifié une trentaine de morts et parle de disparus. En décembre dernier, une mission électorale de l’Ue avait conclu que le scrutin avait été entaché «d’anomalies» qui «mettent en question l’intégrité du processus de consolidation des résultats et du résultat final de l’élection». Les autorités gabonaises ont dénoncé à plusieurs reprises une «ingérence» de l’Ue.

La délégation européenne au Gabon est engagée depuis début octobre dans un «dialogue politique intensifié» (Dpi) avec Libreville, qui se poursuit sur les questions des «droits de l’homme et des libertés fondamentales».

«Le Gabon s’est engagé de bonne foi à participer pleinement» à ce dialogue, a réaffirmé M. Bilie By Nze. «Cependant, le Gabon est un Etat souverain. Nous n’accepterons aucun diktat ou une quelconque forme de mainmise. (...) Il n’est pas question que l’Ue au Gabon devienne juge et se transforme en tribunal».

«Un travail est en train d’être fait (...), des mécanismes d’apaisement ont été mis en place pour ramener la sérénité dans le pays: dialogue avec l’opposition, ouverture des institutions à ses représentants, projet de réforme constitutionnelle, etc. Nous sommes engagés à aller au bout de ce processus», a assuré le porte-parole. La demande de l’Ue «nous ramène au point de départ, comme si rien n’avait été fait», a-t-il conclu.

AFP

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro a lancé dimanche soir un appel au «dialogue» et à «l’apaisement» politique en Côte d’Ivoire, lors de son retour dans le pays après plus de deux mois d’absence.

«Je suis revenu pour prendre toute ma place dans le jeu politique, pour contribuer du mieux que je peux à l’apaisement, contribuer à travailler à la réconciliation et à la paix civile», a déclaré M. Soro devant la presse à son arrivée à l’aéroport Felix-Houphouët-Boigny d’Abidjan.

«Je lance un appel au dialogue et à la paix», a insisté le président de l’Assemblée nationale, qui a été accueilli par une centaine de proches et de partisans dans le pavillon d’honneur de l’aéroport, aux cris de «prési, prési» (pour président).

La presse ivoirienne et de nombreux observateurs spéculent depuis des mois sur des tensions croissantes entre Guillaume Soro et le président de la République Alassane Ouattara, prêtant à M. Soro l’ambition d’accéder à la tête de l’Etat lors de la prochaine élection présidentielle en 2020. Spéculations renforcées par la longue absence de M. Soro. Le gouvernement réfute qu’il y ait des tensions entre les deux hommes, tout comme M. Soro. Ils affichent même mutuellement leur confiance en public.

«Mes relations avec le président de la République, je peux vous assurer qu’elle sont bonnes», a redit M. Soro dimanche. «Je m’emploierai à faire en sorte que (notre) relation soit toujours bonne. Dans les prochains jours, avec beaucoup d’humilité, j’irai voir le président de la République pour parler avec lui». Des signes de brouille sont toutefois apparus récemment.

Le chef du protocole de Guillaume Soro, Souleymane Kamaraté Koné, a été arrêté et écroué pour «complot» le 9 octobre dans une affaire sensible de découverte d’une cache d’armes pendant une mutinerie dans l’armée en mai.

«Aujourd’hui, à cause de mon patron Guillaume Soro, je suis en prison. Ce n’est pas moi qu’on vise!», avait réagi M. Koné dans une lettre ouverte publiée en ligne au lendemain de son incarcération. «Je ne peux pas me prononcer sur une affaire pendante en justice», s’est contenté de déclarer Guillaume Soro, interrogé sur l’affaire par les journalistes.

AFP

Un responsable du Hamas a estimé hier que l’actuelle visite en Iran d’une délégation du mouvement islamiste palestinien équivalait à un «rejet» des conditions posées par Israël à la réconciliation des factions palestiniennes.

Cette «visite à Téhéran est un rejet des conditions (d’Israël)», a prévenu dans un communiqué Saleh al-Arouri, qui mène vendredi une délégation du Hamas en Iran où elle doit notamment rencontrer des responsables gouvernementaux.

Le Hamas, qui dirige la bande de Gaza depuis 2007, et le Fatah, principale composante de l’Autorité palestinienne dont le pouvoir ne s’exerce qu’en Cisjordanie occupée, ont décidé ce mois-ci de contribuer à la mise en place d’un gouvernement d’union.

L’Autorité palestinienne devrait ainsi prochainement exercer son pouvoir dans la bande de Gaza, pour la première fois depuis que le Hamas y a pris le dessus sur le Fatah par les armes.
Israël a indiqué qu’il refuserait ce rapprochement si le Hamas ne coupait pas les ponts avec l’Iran, son principal soutien à l’heure actuelle, et ne désarmait pas. Les effectifs de la branche armée du Hamas sont estimés à 25.000 hommes.

AFP

Des milliers de manifestants ont défilé hier à Berlin pour protester contre les débuts au Parlement cette semaine du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Brandissant des pancartes avec des slogans comme «Stop à l’AfD» ou «Mon cœur bat pour la diversité», les manifestants ont défilé deux jours avant que les députés de l’AfD ne participent à la première séance du Bundestag, le Parlement fédéral issu des législatives du 24 septembre. Ce mouvement anti-islam et anti-migrants a obtenu 12,6% des suffrages à ces élections, devenant le troisième parti du pays. Une percée électorale historique pour un tel mouvement, brisant un tabou dans le pays, après une campagne lors de laquelle il a radicalisé sa rhétorique. L’arrivée à la chambre des députés de l’AfD, qui était resté sous la barre des 5% en 2013, constitue un tournant dans l’histoire allemande d’après-guerre. L’AfD a su profiter du mécontentement dans une partie de la société allemande, né de l’accueil de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016, une décision prise par la chancelière Angela Merkel.

«Alors que l’AfD siège au Bundestag pour la première fois le 24 octobre, il faut que l’on sache que notre Parlement n’est pas une scène pour le racisme, la discrimination et la falsification de l’histoire», a déclaré le mouvement Campact, qui avait appelé à manifester dimanche.

AFP

Le Premier ministre conservateur japonais Shinzo Abe a remporté hier dimanche une large victoire aux législatives anticipées qu’il avait provoquées, et s’est immédiatement engagé à «agir avec fermeté» face aux menaces de la Corée du Nord qui ont dominé la campagne électorale.

La coalition formée par le Parti libéral-démocrate (Pld, droite) de M. Abe et le parti Komeito (centre-droit) devait remporter plus de 310 des 465 sièges soit une majorité des deux tiers, selon les estimations données dans la nuit par la chaîne publique NHK.

La majorité des deux tiers ainsi maintenue dans les deux chambres peut notamment lui permettre de convoquer un référendum proposant de réviser la Constitution pacifiste, dictée en 1947 par les États-Unis après la reddition du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale et dont l’article 9 consacre la renonciation «à jamais» à la guerre. Au pouvoir depuis fin 2012, après un premier exercice raté en 2006-2007, M. Abe, 63 ans, pourrait rester aux commandes jusqu’en 2021, et atteindre le record de longévité d’un Premier ministre japonais.

Avant ces élections, sa coalition gouvernementale disposait de 318 sièges à la chambre basse du Parlement qui en comptait 475, mais des scandales à répétition avaient terni son image et faisaient courir le risque d’une défaite lors de législatives initialement prévues dans un an.

M. Abe avait décidé le mois dernier de déclencher des élections anticipées, profitant d’une opposition morcelée.

AFP

Treize gendarmes ont été tués samedi dans une nouvelle attaque dans le sud-ouest du Niger, une région instable, frontalière du Mali, théâtre de nombreuses incursions de groupes jihadistes, selon un bilan officiel.

«La Brigade de gendarmerie d’Ayorou a fait l’objet d’une attaque terroriste perpétrée par des éléments armés non identifiés à bord de véhicules et de motos. Le bilan provisoire est le suivant : treize gendarmes décédés et cinq autres gendarmes blessés», a déclaré samedi soir à la télévision publique le porte-parole du ministère nigérien de la Défense, le colonel Amadou Samba Gagara.
«Une poursuite engagée par les forces terrestres et aériennes a permis de détruire un véhicule des assaillants et ses occupants en territoire malien. Les opérations de ratissage se poursuivent», a-t-il précisé.

Ayorou est située à 200 kilomètres au nord-ouest de Niamey, dans la région de Tillabéri, tout près de la frontière du Mali. Située sur les berges du fleuve Niger, Ayorou abrite un important marché rural et a été la perle du tourisme nigérien grâce à sa forte concentration d’hippopotames.

Vendredi, le Parlement a validé la prolongation pour trois mois de l’état d’urgence dans l’ouest du Niger en raison de la «persistance de la menace» des groupes armés. Cette mesure a été imposée en mars 2017 dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et Tahoua, une autre région proche du Mali.

Cette semaine, l’Onu a dit avoir répertorié «au moins 46 attaques» de groupes armés au Niger dans la région de Tillabéri depuis février 2016.

AFP

Le Conseil de sécurité de l’ONU a manifesté samedi son «impatience» aux signataires de l’accord de paix au Mali de 2015, à propos des retards dans l’application de cet accord.
A l’initiative notamment de la France, qui préside en octobre le Conseil de sécurité, les ambassadeurs des 15 pays siégeant au Conseil visitent jusqu’à dimanche le Mali, la Mauritanie et le Burkina Faso, membres du G5 Sahel avec le Niger et le Tchad.

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé «leur profonde préoccupation à l’égard de la persistance de retards importants dans la mise en œuvre de dispositions centrales de l’accord, préoccupation aussi face au risque que, sans nouvelle dynamique positive, les progrès réalisés jusqu’ici soient perdus», a déclaré à un groupe de journalistes à Bamako l’ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre.

Ils ont également appelé les signataires à «prendre d’urgence des mesures concrètes sur plusieurs point très précis», a-t-il ajouté.
«Nous espérons que de nouvelles avancées concrètes, importantes, irréversibles, pourront être réalisées dès les semaines qui viennent et en tout état de cause avant la fin de l’année», a insisté l’ambassadeur français. «Plus de deux ans après la signature de l’accord, il est désormais plus que jamais temps d’avancer, d’avancer fortement, d’avancer concrètement, d’avancer rapidement dans la mise en œuvre de l’accord de paix. (...) La fenêtre d’opportunité pour avancer est aujourd’hui étroite, il faut avoir le courage de le dire», a martelé M. Delattre.

La tournée des ambassadeurs porte également sur la constitution d’une force des pays du Sahel, dans laquelle la France voit un possible modèle de coopération entre troupes africaines et de l’ONU.

«Nous pensons que la Minusma (la force de l’ONU au Mali, NDLR) et la force conjointe du G5 Sahel sont des outils complémentaires qui ont vocation même à constituer un modèle type d’articulation vertueuse entre une opération de paix onusienne et une opération africaine de paix», a expliqué M. Delattre lors d’une conférence de presse. Une réunion ministérielle sur le soutien au G5 Sahel est prévue le 30 octobre à l’ONU, ainsi qu’une conférence des donateurs le 16 décembre à Bruxelles.

Dans un rapport remis le 16 octobre, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a recommandé une aide internationale accrue à cette force, dont le financement n’est pas encore garanti.
Evoquant l’attaque qui a coûté la vie à 13 gendarmes samedi matin au Niger, le diplomate français a estimé que «cette tragédie est un élément de plus encore une fois malheureusement pour souligner l’urgence d’une réponse forte et déterminée dans la lutte contre le terrorisme à travers la création de la force conjointe du G5 Sahel et à travers le soutien que la communauté internationale a la responsabilité morale et politique de lui apporter».

AFP

Le patron de l’Organisation mondiale de la santé a annoncé avoir annulé hier dimanche la nomination du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, comme ambassadeur de bonne volonté de l’Oms, tentant de mettre fin à la polémique.

«Au cours des derniers jours, j’ai réfléchi à la nomination de son excellence le président Robert Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l’Oms (...) en Afrique. En conséquence, j’ai décidé d’annuler cette nomination», a écrit dans un communiqué le directeur général de l’Oms, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ancien ministre éthiopien des Affaires étrangères.

Le choix du président Mugabe annoncé cette semaine par le directeur général de l’Oms avait provoqué une levée de boucliers d’Ong dénonçant l’effondrement du système de santé zimbabwéen sous le régime Mugabe, mais aussi de pays comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada.

M. Tedros, qui a pris la direction de l’agence en juillet et est le premier Africain à occuper ce poste, a ajouté dans son communiqué avoir «écouté attentivement» les critiques et parlé au gouvernement zimbabwéen.

«Nous avons conclu que cette décision servait au mieux les intérêts de l’Organisation mondiale de la santé», a-t-il expliqué.
Au Zimbabwe, le ministre de l’Education supérieure, Jonathan Moyo, a réagi en disant que l’Oms risquait «de perdre tout son respect et sa bonne volonté» dans un tweet transmis avant la décision de dimanche.

M. Tedros avait annoncé en Uruguay la nomination du président Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l’Oms en félicitant le Zimbabwe, «un pays qui place la couverture universelle de santé et la promotion de la santé au centre de sa politique consistant à assurer la santé à tous».

Ong, experts et militants ont cependant dénoncé le choix de l’Oms, critiquant l’effondrement du système de santé du Zimbabwe pendant les 37 années au pouvoir de M. Mugabe, un régime autoritaire et répressif. La plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d’équipements, les infirmières et les médecins sont régulièrement laissés sans salaires.

AFP

Des victimes du régime de l’ancien président gambien Yahya Jammeh, soutenues par des Ong locales et internationales, ont annoncé le lancement d’une «campagne internationale» pour qu’il soit traduit en justice, mais prévenu que cela pourrait prendre des années.

«Nous ferons tout ce qu’il faudra pour obtenir justice, quel que soit le temps qu’il faudra», a déclaré Fatoumatta Sandeng, porte-parole de la campagne et fille de Solo Sandeng, opposant à Jammeh décédé en avril 2016 alors qu’il était détenu par la défunte Agence nationale du renseignement (Nia, l’instrument de répression du régime Jammeh). «La seule chose qui compte est que Jammeh et ses complices rendent des comptes», a ajouté Mme Sandeng, citée dans un communiqué de l’Ong Human Rights Watch (Hrw).

La campagne réclamera l’extradition de M. Jammeh pour qu’il soit jugé en Gambie, mais estime qu’il faudra peut-être plusieurs années avant que le pays règle ses problèmes politiques, de sécurité et institutionnels avant d’être en mesure d’organiser un procès équitable qui soit un «encouragement pour l’état de droit en Gambie», selon le communiqué.

«Cette campagne envoie un message fort: aucun dictateur africain, aucun dirigeant soupçonné de crimes contre l’humanité, ne doit se croire au-dessus des lois ou à l’abri de la justice», a déclaré dans un communiqué séparé un autre responsable de la campagne, Mohamed Bouamatou, homme d’affaires mauritanien et président de la Fondation pour l’égalité des chances en Afrique. En décembre 2016, M. Jammeh a refusé de reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle, face à l’opposant Adama Barrow. Il s’est finalement résolu à quitter le pouvoir et le pays à la suite d’une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne.

AFP

Le Niger a confirmé hier vendredi le départ des soldats tchadiens envoyés en renfort en 2016 dans le sud-est nigérien pour lutter contre le groupe jihadiste Boko Haram, précisant que ce retrait s’était fait progressivement depuis «six mois».

«Les forces tchadiennes étaient là (...) mais ça fait à peu près six mois qu’elles se sont redéployées dans leur pays», a déclaré devant le Parlement Barkaï Issouf, le ministre nigérien chargé des Relations avec les institutions.

Le ministre s’exprimait devant une centaine de députés qui ont avalisé la reconduction de l’état d’urgence dans la région de Diffa (sud-est), confrontée depuis deux ans aux atrocités de Boko Haram, et dans celles de Tillabéri et Tahoua (ouest), théâtres d’attaques meurtrières de groupes jihadistes venus du Mali. «Les forces tchadiennes se sont redéployées depuis six mois» et «nos forces sont en train de maintenir la sécurité» de la zone, a expliqué le ministre. A l’appel du président nigérien Mahamadou Issoufou, N’Djamena avait envoyé plusieurs centaines de soldats en renfort dans la zone de Bosso, après une attaque de Boko Haram qui avait fait 26 morts - 24 soldats nigériens et deux soldats nigérians - et 111 militaires blessés. Il s’agissait d’une des attaques les plus meurtrières de Boko Haram au Niger depuis que ce pays lutte contre ce groupe jihadiste (février 2015). La semaine passée, une source sécuritaire avait affirmé à l’Afp que «le retrait» tchadien s’était «fait de façon progressive» et que «les derniers soldats tchadiens» étaient «partis récemment». Barkaï Issouf a assuré que «le combat contre Boko Haram» serait «mené avec tous les pays» de la force régionale créée en 2015 par les pays riverains du lac Tchad: Niger, Nigeria, Tchad et Cameroun. Il a estime que «les capacités de Boko Haram sont réduites» et que le groupe «n’est plus en mesure de mener des attaques frontales contre l’armée» nigérienne. «Il y a une accalmie», mais «il faut y veiller et être vigilant», a prévenu Lamido Moumouni, un député de Diffa.

AFP

Le Gabon a entériné la suppression des visas pour les ressortissants de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac), en concordance avec l’accord conclu en 2013 sur la libre circulation en Afrique centrale, ont annoncé les autorités hier.

Les ressortissants de la zone Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Guinée équatoriale et Tchad) ne sont «plus soumis à l’obligation du visa d’entrée au Gabon pour tout séjour ne dépassant pas trois mois», selon une circulaire qui a pris effet le 19 octobre. La mesure vise à «concilier la nécessité de libre circulation et l’exigence sécuritaire».

Le pays de 1,8 million d’habitants, attire depuis des décennies de nombreux immigrants, notamment d’Afrique de l’Ouest (Nigeria, Bénin), dont beaucoup sont en situation irrégulière.
Les six membres de la Cémac étaient parvenus en 2013 à un accord sur la libre circulation. Mais l’accord n’a jamais été appliqué en raison du refus de la Guinée équatoriale et - jusqu’alors - du Gabon, deux pays pétroliers peu peuplés et relativement prospères qui craignaient notamment une immigration massive et non contrôlée.

La Guinée équatoriale avait réitéré mi-août son refus de l’accord de libre circulation, sauf pour les détenteurs de «passeports diplomatiques, officiels et de service».
Le Gabon annonce également qu’»un régime spécial dérogatoire est accordé aux ressortissants des pays du G20 et à ceux du Conseil de coopération du Golfe (Ccg) désireux de se rendre au Gabon», afin de «renforcer l’attractivité du pays et son ouverture d’avantage à l’investissement direct étranger», selon un communiqué du ministère de l’Intérieur daté de jeudi.

AFP

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