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Actualités Internationales (1756)

Le ministre marocain des Affaires étrangères s’est dit, hier, «très satisfait» des décisions relatives au Sahara occidental prises par l’Union africaine (Ua), réunie en sommet à Addis-Abeba, qui a, selon lui, reconnu le «leadership» de l’Onu sur cette question.

«Le Maroc est très satisfait du débat et des décisions qui ont été prises lors de cette session», a déclaré, lors d’une conférence de presse, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita. «Les manœuvres, les tergiversations ont été écartées. Aujourd’hui, on a des positions qui vont dans le bon sens», a ajouté le ministre dont le pays participait à son premier sommet depuis son retour au sein de l’Ua, en janvier, après 33 ans d’absence. Le royaume chérifien avait quitté l’organisation en 1984 pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) proclamée par le Front Polisario au Sahara occidental, un territoire que Rabat considère comme sien. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est en grande partie sous contrôle du Maroc depuis 1975, mais est revendiqué par les indépendantistes du Polisario qui réclament un référendum d’autodétermination alors que Rabat propose une autonomie sous souveraineté marocaine.

Le ministre marocain s’est d’abord félicité d’avoir réussi à influencer l’écriture d’un rapport de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples pour que soit supprimé le passage qualifiant le Sahara occidental de «territoire occupé». «Ce genre de texte était adopté de manière facile, quasi automatique par le passé, parce que des pays considéraient que cette organisation (l’Ua, Ndlr) était un instrument pour faire avancer des agendas», a estimé M. Bourita. «Aujourd’hui, les choses sont plus claires, car le texte adopté est complètement différent de celui-là, complètement différent de celui qui a été adopté au cours des huit dernières années», a-t-il jugé. M. Bourita s’est également réjoui que les chefs d’État de l’Ua aient adopté une résolution appelant à apporter le «soutien approprié» au secrétaire général de l’Onu pour résoudre le différend du Sahara occidental.

Cette résolution est «très importante et constitue une évolution», a estimé le ministre, parce qu’elle «reconnaît le leadership de l’Onu et que la gestion du dossier est à New York».  Cette résolution évoque une «solution consensuelle et définitive au conflit». «On est dans un langage onusien, enfin, dans un langage qui reprend la légalité internationale et les paramètres de la solution définis par le Conseil de sécurité depuis 2007», a apprécié le ministre. «Toute la terminologie d’avant référendum, les schémas qui étaient imaginés ici (à l’Ua, Ndlr) auparavant, ne sont plus mentionnés dans cette résolution», a-t-il encore observé avec satisfaction.

AFP

Le président de la Commission de l’Union africaine (Ua), Moussa Faki Mahamat, s’est dit «frustré» du manque de solidarité montré par le reste de l’Afrique envers ses Etats menacés par la famine, à l’ouverture, hier, du Sommet de l’Ua à Addis-Abeba.

«Comment vous cacher, en effet, ma profonde frustration face au silence et à l’inaction des Africains devant l’atroce drame de la famine dans ces régions», a déclaré M. Faki lors de son discours d’ouverture. «Que sont devenues les valeurs de solidarité et de fraternité africaine ? Où est passée notre société civile ? Où sont passés notre secteur privé et nos mécènes ?» s’est interrogé l’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères. «Le drame de nos frères en Somalie, au Soudan du Sud, dans le bassin du lac Tchad et dans le Sahel nous interpelle au plus profond de nos consciences et au plus profond de nos êtres», a-t-il poursuivi.

Élu en janvier, en remplacement de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, M. Faki a pris ses fonctions à la tête de l’exécutif de l’Ua en mars, quelques jours après que les Nations unies ont averti que la planète était confrontée à la «pire crise humanitaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale».

L’Onu a mis en garde contre un risque de malnutrition et de famine pour 20 millions de personnes au Yémen et dans trois pays d’Afrique : la Somalie, le Soudan du Sud et le Nigeria.
La famine n’a officiellement été déclarée qu’au Soudan du Sud, en février, avant d’être considérée comme terminée quatre mois plus tard. Mais, la situation y reste dramatique, comme dans les autres pays concernés.

«J’espère vivement que l’année 2018 sera l’année d’un relèvement de l’Union, de son autonomie financière et d’une nouvelle renaissance pour elle», a ajouté M. Faki.

M. Faki qui avait fait campagne sur le thème du «développement et (de la) sécurité» pour rompre avec le mandat très critiqué de Mme Dlamini-Zuma en ce domaine, a également axé son discours sur cet aspect.

«Nous restons fixés de toutes nos forces sur l’impératif de faire baisser les tensions et de privilégier les solutions politiques dans les régions où les tensions demeurent hélas encore vivaces. L’objectif de faire taire les armes d’ici 2020 est notre horizon», a-t-il affirmé.

AFP

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a fait don d’un chèque d’un million de dollars (879.000 euros) à l’Union africaine (Ua), tiré de la vente aux enchères de 300 têtes de bétail, lors du sommet de l’organisation lundi à Addis-Abeba.

M. Mugabe, âgé de 93 ans, a voulu montrer, par ce geste, que l’Ua, qui cherche à réduire sa dépendance financière à l’égard de ses donateurs étrangers, avait les moyens de s’autofinancer. «En tant qu’Africain et fermier, l’idée de donner du bétail m’est venue naturellement, étant donné que notre continent est riche en bétail et que le bétail est un réservoir de richesse», a déclaré M. Mugabe, au pouvoir au Zimbabwe depuis l’indépendance en 1980.

Les chefs d’Etat africains avaient adopté, en juillet 2016, le principe d’une taxe de 0,2 % sur les importations pour financer l’organisation et la rendre moins dépendante des donateurs étrangers qui contribuaient à hauteur de 73 % de son budget.Les fonds tirés de cette taxe sont censés couvrir 100 % des coûts d’opération de l’Ua, 75 % de ses programmes et 25 % de son budget de maintien de la paix. Jusqu’à présent, seuls quelques-uns des 55 Etats de l’Union ont commencé à mettre en œuvre cette taxe. «Tant que nous ne pourrons pas financer nous-mêmes nos propres programmes, l’Union africaine ne sera pas réellement nôtre», a ajouté le chef de l’Etat zimbabwéen. M. Mugabe a précisé que certains de ses soutiens zimbabwéens avaient eux aussi vendu aux enchères des têtes de bétail pour contribuer à ce don d’un million de dollars.

AFP

Le mandat de la Commission nationale de réconciliation en Côte d’Ivoire s’est achevé, hier, sur un bilan généralement jugé mitigé, a rapporté un journaliste de l’Afp.

Des responsables de la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes des crises en Côte d’Ivoire (Conariv) ont effectué une «passation de charges» en remettant les archives de la commission à leurs homologues du ministère de la Femme, de la Protection de l’enfant et de la Solidarité. La Conariv a recensé 316.954 victimes des crises survenues dans le pays entre 1990 et 2011, a déclaré Yabah Berthe Karbo, directrice de cabinet du président de la Commission.

La courte cérémonie s’est faite au siège de la Conariv à Abidjan en l’absence de son président et de la ministre de la Solidarité, Mariatou Koné.  Après une phase pilote, lancée début 2017, «l’indemnisation de toutes les victimes des crises» devrait «enfin» pouvoir débuter, a déclaré Yvonne Bosso, directrice de cabinet de la ministre.  Annoncé depuis 2015, le processus d’indemnisation a pris du retard. Aucun chiffre sur le montant total des indemnisations n’a été donné. Le président Ouattara avait annoncé, fin 2014, la création d’un fonds d’une quinzaine de millions d’euros pour l’indemnisation des victimes de la crise post-électorale de 2010-2011.

L’opposition pro-Gbagbo accuse le pouvoir d’avoir procédé à une «justice des vainqueurs» depuis six ans et estime que la réconciliation reste à faire. Le président de la Conariv, Mgr Siméon Ahouana, avait déclaré, l’an dernier, que «le malaise (restait) profond» dans le pays. La Conariv avait été créée en mars 2015, prenant le relais de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, mise en place en 2011.

AFP

Le journaliste nigérien Ali Soumana, fondateur de l’hebdomadaire privé Le Courrier connu pour ses critiques contre le régime, a été écroué hier, accusé notamment de «soustraction frauduleuse d’une pièce» relative à une bataille judiciaire opposant le Niger et une société libanaise, a indiqué son entourage. «Ali Soumana a été placé sous mandat de dépôt, par un juge d’instruction, pour la publication d’un réquisitoire du procureur de la République à Niamey» relatif au contentieux judiciaire entre le Niger et la société libanaise Africard, a affirmé à l’Afp la rédaction du Courrier. La semaine dernière, l’hebdomadaire avait publié «un réquisitoire introductif» de mars 2017 dans cette affaire qui dure depuis six ans.

Le contentieux concerne la résiliation, en 2012, par le Niger, d’un marché de fabrication de passeports biométriques attribué, en 2011, à Africard par le ministère nigérien de l’Intérieur.

Africard a porté plainte auprès de juridictions internationales dont l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) et obtenu la condamnation du Niger à lui verser plus de 16 milliards de FCfa (24,4 millions d’euros).
Niamey accuse Africard de «ne lui avoir produit aucun passeport» et a introduit «des recours» contre cette décision, a confié à l’Afp une source proche du dossier. «Le feuilleton judiciaire se poursuit toujours en France et aux Etats-Unis», a précisé cette source.

AFP

Le régime syrien a mis en garde, hier, les Etats-Unis contre toute nouvelle attaque américaine contre ses positions, affirmant que Washington provoquerait une «riposte» de Damas et de ses alliés.

«Nous ne serons pas surpris si les Etats-Unis mènent de nouvelles agressions en Syrie», a affirmé, lors d’une conférence de presse, à Damas, Fayçal Moqdad, vice-ministre syrien des Affaires étrangères. «Mais, ils doivent tenir compte des possibilités de riposte et doivent savoir que la réponse de la Syrie et de ses alliés sera différente de celle après la première attaque», a-t-il indiqué.

Il y a une semaine, les Etats-Unis ont accusé Damas de préparer une nouvelle attaque chimique après celle, en avril dernier, à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie imputée par Washington au régime Assad.
Washington, qui dit se baser sur une activité suspecte sur la base aérienne syrienne d’où était partie la précédente attaque, a menacé Damas de représailles.

L’avertissement a été «pris au sérieux» par le régime d’Assad, selon le secrétaire à la Défense, Jim Mattis. L’attaque d’avril, démentie par Damas, avait poussé Washington à lancer 59 missiles de croisière contre une base militaire syrienne, soit la première attaque américaine contre le régime depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

Le régime et son allié russe avaient condamné l’attaque américaine, mais n’avaient pas riposté militairement.
L’administration de Donald Trump «veut montrer au monde qu’elle est forte et qu’elle peut frapper n’importe où», a ajouté M. Moqdad. «Bien sûr, les hommes fous peuvent frapper n’importe où», a-t-il ironisé. Il a réitéré que Damas s’est débarrassé de ses armes chimiques.

AFP

«Tout ce qui est fait pour nous mais sans nous est fait contre nous ». Cette belle réflexion de Nelson Mandela, même si certains peuvent être tentés de lui trouver des limites, me revient en mémoire avec le sommet du G5 Sahel qui s’est tenu hier à Bamako. Cette organisation, née en 2014 et regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, s’est donné comme objectif de lutter contre le terrorisme au Sahel. Mais justement, c’est là où le bât blesse. Car si géographiquement le Sénégal fait partie du Sahel (membre du Cilss),  comment peut-on l’exclure du G5 Sahel ? A l’époque d’ailleurs, Dakar avait protesté contre sa mise à la marge, chose incompréhensible, alors que notre pays entretient l’un des plus importants contingents militaires au Mali. A bien y regarder, les manœuvres géopolitiques de certains pays ont pris le pas sur la nécessité de créer un regroupement homogène et puissant. Et cela s’est fait sentir lors du 3e forum « Paix et sécurité » de Dakar qui s’est tenu les 5 et 6 décembre 2016 et où l’on a noté que parmi la dizaine de leaders qui étaient annoncés, seuls ont été présents les présidents Muhammadu Buhari du Nigeria, Carlos Fonseca du Cap-Vert, les Premiers ministres du Mali et du Togo.

La sécurité et la lutte contre le terrorisme sont aujourd’hui, l’affaire de tout le monde et aucun apport n’est de trop pour cela. Toutefois, puisque dans notre région le terrorisme touche surtout des pays de la Cedeao, pourquoi celle-ci ne pourrait pas coordonner la lutte ? Pourquoi le Tchad dont nous louons au passage la participation à la lutte contre le terrorisme cherche-t-il à jouer les premiers rôles dans notre sous-région ? Son leadership devrait plutôt s’exercer en Afrique centrale où d’ailleurs le problème de l’insécurité se pose avec acuité.
Et en dehors de la lutte contre le terrorisme, le G5 se propose de lancer une étroite coopération judiciaire et même de créer une compagnie aérienne. Cela signifie qu’il déborde même de son objectif initial. C’est donc le projet d’intégration de la Cedeao qu’on cherche même à torpiller finalement.

Si le G5 était élargi à tous les pays qui naturellement devraient y figurer, le problème des effectifs à lui affecter ne se poserait pas et son financement s’en trouverait facilité. Mais, quand on cherche le chemin le plus ardu, il ne faut pas crier à la moindre difficulté.
Tenter d’isoler le Sénégal en Afrique et a fortiori dans sa propre sous-région est tout à fait vain, car c’est  un pays fertile en propositions de solutions et son appareil diplomatique est puissant. Le coup de fil du président Macron à son homologue Macky Sall la veille de son départ pour le sommet de Bamako, pour parler de sécurité dans le Sahel, en témoigne.

Dans un contexte où le terrorisme est utilisé par certaines puissances comme un instrument de domination des pays du Sud, notre nation doit redoubler de vigilance pour échapper à toute tentative d’y installer un désordre qui favoriserait ceux qui lorgnent notre pétrole et notre gaz tout en faisant semblant de nous aider.

Par Ibrahima MBODJ 

Les dirigeants des pays du G5 Sahel, en présence du président français Emmanuel Macron, ont acté, hier, à Bamako, la constitution d’une force antijihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre.

Réunis au sommet, les présidents Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Idriss Déby Itno (Tchad), Mohamed Ould Abdelaziz (Mauritanie), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), et Mahamadou Issoufou (Niger) se sont engagés à une contribution de 10 millions d’euros chacun, qui s’ajouteront aux 50 millions promis par l’Union européenne.

De quoi amorcer le financement d’une force qui devrait coûter 423 millions d’euros, a indiqué le président malien lors d’une conférence de presse avec son homologue français au terme du sommet. «Il y a urgence, parce que ceux qui sont en face n’attendent pas», a expliqué M. Keïta, en référence aux jihadistes.

«Pas besoin de réunir tous les financements pour commencer», a renchéri M. Macron qui a annoncé une aide matérielle et logistique française équivalente à 8 millions d’euros d’ici à la fin de l’année, avec notamment 70 véhicules tactiques et du matériel de transmission et de protection. Le président français a souhaité une mise en place du commandement fin août, ajoutant : «L’important c’est que cette force conjointe soit pleinement opérationnelle à l’automne, avec les premiers financements débloqués (...) et qu’elle ait ses premiers résultats». Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 avait réactivé, lors d’un sommet, en février, à Bamako, le projet de cette force. Déployée dans un premier temps aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, avec un effectif initial de 5.000 hommes, basée à Sévaré (centre du Mali), elle s’ajoutera à l’opération française Barkhane qui traque les jihadistes dans le Sahel et à la Mission de l’On au Mali (Minusma).

Pour compléter les fonds nécessaires, une conférence des donateurs est prévue prochainement avec, selon Paris, un apport programmé de l’Allemagne qui participe déjà en force à la Minusma et à la mission européenne de formation de l’armée malienne. Mais, le président français a enjoint le G5 Sahel de démontrer l’efficacité de cette force pour convaincre les donateurs, alors que le Conseil de sécurité de l’Onu a salué par une résolution, le 21 juin, ce déploiement, sans lui délivrer ni mandat ni fonds. «Ce sera à vous et à vos armées de convaincre que le G5 peut être efficace, dans le respect des conventions humanitaires, pour convaincre nos partenaires», a-t-il prévenu. Il a aussi pressé les dirigeants du G5 de mener «des réformes institutionnelles et des efforts de gouvernance, appelés par vos populations».

Concernant les préoccupations financières exprimées, la semaine dernière, par le président tchadien dont le pays participe déjà aux opérations de la Minusma et de la force multinationale contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram, il a été rasséréné par les discussions du sommet, selon MM. Keïta et Macron.
Le président français a aussi annoncé une augmentation des aides au développement pour le Sahel, via l’Agence française de développement, à raison de 200 millions d’euros sur 5 ans.

AFP

Le Qatar, mis au ban pour son soutien présumé au «terrorisme» et son rapprochement avec l’Iran, grand rival régional de l’Arabie saoudite, a rejeté implicitement des demandes de ses adversaires arabes, jugées maximalistes et attentatoires à sa souveraineté.

Cette liste de demandes, exigeant notamment la fermeture de la télévision Al Jazeera, la réduction des relations avec l’Iran et la fermeture d’une base militaire turque, avait été soumise le 22 juin au Qatar, qui devait donner sa réponse dans les 10 jours, donc en principe avant dimanche soir. «La liste des demandes est faite pour être rejetée», a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, ajoutant, samedi, à Rome, que «l’Etat du Qatar (...) la rejette par principe».

Le Qatar rejette ces allégations en contestant la véracité des faits qui lui sont reprochés et en mettant en avant le fait que nul n’a le droit de lui dicter sa politique étrangère. «Tout le monde est conscient que ces demandes sont destinées à empiéter sur la souveraineté de l’Etat du Qatar», a souligné, à Rome, le chef de la diplomatie de ce pays du Golfe.

Dans leur bras de fer avec le Qatar, ses adversaires ont placé la barre très haut pour ce pays, le sommant de réintégrer le consensus régional sur des questions aussi sensibles que le soutien aux islamistes ou les rapports avec l’Iran.
Ce petit pays, riche de ses ressources gazières et aux ambitions sans limite, a toujours fait cavalier seul en politique étrangère, bien qu’appartenant au Conseil de coopération du Golfe (Ccg).

AFP

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (Cdp), le parti du président burkinabè déchu Blaise Compaoré, a dénoncé, hier, à Ouagadougou, des «attaques» et des «menaces» contre les domiciles des membres du parti. «Au cours des dernières semaines, nous avons assisté à la recrudescence assez troublante d’attaques et de menaces variées contre les domiciles des membres de la direction du Cdp où de leurs proches», a affirmé le président du parti, Léonce Koné, lors d’une conférence de presse. Il y a eu également «une intrusion d’hommes de main dissimulés derrière des cagoules qui sont entrés au domicile de la mère du camarade Eddie Komboigo (ex-président du parti), brutalisant cette dame d’un certain âge et blessant l’un de ses fils», a ajouté M. Koné. «Quelque temps auparavant, le domicile du camarade Achille Tapsoba, un des premiers responsables du Cdp, avait subi aussi une attaque, tout comme celui d’un ancien ministre, où un projectile a été lancé violemment contre la fenêtre d’une chambre, risquant de blesser les occupants».

En septembre dernier, le Cdp avait reporté sine die son congrès extraordinaire devant renouveler ses structures, s’estimant victime de «répression» et «d’acharnement» du régime du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.
De nombreux cadres et leaders du Cdp sont incarcérés ou poursuivis en justice pour des cas présumés de «détournements de deniers publics» ou pour leur implication présumée dans le putsch manqué de septembre 2015 mené par le Régiment de sécurité présidentielle (Rsp), l’ancienne garde prétorienne de M. Compaoré.
AFP

La présidente du parti français d’extrême droite Front national, Marine Le Pen, a été inculpée, hier, pour abus de confiance dans l’enquête sur la nature du travail fourni par les assistants parlementaires d’eurodéputés frontistes, a annoncé son avocat à l’fp.

«Conformément à ses engagements pris pendant la campagne présidentielle, Marine Le Pen s’est rendue, aujourd’hui, à la convocation des juges qui l’ont, comme envisagé, mise en examen» (Ndlr : inculpée), a indiqué l’avocat Rodolphe Bosselut.

Me Bosselut a ajouté que sa cliente allait déposer un recours, «dès lundi», contre cette inculpation qui, à ses yeux, viole le principe de la séparation des pouvoirs.
Mme Le Pen, élue eurodéputée en 2004, a été mise en examen pour abus de confiance «en sa qualité de députée européenne de 2009 à 2016 pour utilisation de fonds du Parlement européen» au profit de sa cheffe de cabinet au Fn, Catherine Griset, et de son garde du corps, Thierry Légier, a précisé une source judiciaire.

Les magistrats cherchent à déterminer si le Front national a mis en place un système généralisé pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés, mais sans que leur travail ait un lien avec les activités du Parlement européen.
Dix-sept élus Fn européens, dont Marine Le Pen et son père, Jean-Marie Le Pen, sont visés par l’enquête en France, ouverte en 2015, qui porte sur au moins une quarantaine d’assistants.

AFP

La chef de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), Aïchatou Mindaoudou, a fait, jeudi, à Abidjan, ses adieux au président ivoirien Alassane Ouattara, marquant le retrait définitif de cette force après 13 ans de présence dans ce pays.

Mme Mindaoudou avait auparavant assisté à une cérémonie de descente du drapeau de l’Onu à son siège de Sebrokro, près du quartier du Plateau à Abidjan, en présence du ministre ivoirien de l’Intérieur Ahmed Bakayoko. «Cette cérémonie émouvante est l’expression d’une mission réussie de l’Onuci en Côte d’Ivoire», a déclaré M. Bakayoko, se disant «fier du travail accompli par tous les agents». Ces agents de l’Onuci ont «contribué au retour et au maintien de la paix» dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, a-t-il martelé, soulignant que la «mission a été un vrai succès».

De son côté, Mme Mindaoudou a expliqué le succès de la mission par «l’engagement du gouvernement et de l’ensemble des Ivoiriens». La Côte d’Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire, marquée par la séparation du pays en deux, de 2002 à 2011, après un coup d’Etat manqué contre le président Laurent Gbagbo en septembre 2002.

La crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois, a constitué l’épilogue de cette décennie sanglante. L’Onuci a succédé, en 2004, à la force de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’armée française afin de faire respecter des accords de paix. A son apogée, en 2012, la mission comptait 9762 hommes. Selon un rapport du secrétaire général de l’Onu de l’époque Ban Ki-moon, publié en avril 2016, aucune autre mission ne succédera à l’Onuci «étant donné la trajectoire positive de la Côte d’Ivoire».

AFP

Les autorités de Guinée-Bissau ont suspendu, hier, les activités de tous les médias portugais sur l’ensemble du territoire national, a annoncé le ministre de la Communication, Victor Pereira, suscitant les vives protestations de Lisbonne.

M. Pereira a justifié cette mesure, qui concerne la radiotélévision Rtp, la radio publique Rdp et l’agence de presse Lusa, par le non-respect, selon lui, d’accords bilatéraux par le Portugal.
«Les activités de Rtp, Rdp et Lusa sont suspendues à compter de ce jour (vendredi) jusqu’à nouvel ordre», a déclaré le ministre bissau-guinéen de la Communication, citant un document officiel. Selon des sources politiques, le président bissau-guinéen José Mario Vaz et son gouvernement soupçonnent le Portugal de favoriser la direction du parti au pouvoir dans la crise qui oppose cette formation politique au chef de l’Etat, et accusent les médias portugais de donner surtout la parole à leurs adversaires.

«C’est une atteinte à la liberté d’expression et la liberté de la presse», a aussitôt réagi, hier, dans un communiqué, le ministère portugais des Affaires étrangères qui a convoqué l’ambassadeur de Guinée-Bissau au Portugal pour lui faire part de «la gravité de la situation». Le gouvernement portugais a fait valoir qu’il «n’exerce aucun contrôle éditorial sur Rtp, Rdp et Lusa», soulignant que ces médias «agissent avec la même indépendance et impartialité à Bissau comme dans tous les pays où ils sont présents». «Ce genre d’ultimatums est inacceptable, surtout quand il s’agit de deux pays liés par des liens étroits comme le Portugal et la Guinée-Bissau», a protesté le ministère portugais des Affaires étrangères.

AFP

Immense figure de la vie politique française, l’ancienne ministre Simone Veil, qui avait porté la loi légalisant l’avortement dans le pays en 1974, est morte hier matin, a annoncé à l’Afp son fils, Jean Veil.

Elle était rescapée des camps de la mort, où elle avait été déportée à 16 ans, et incarnait pour les Français la mémoire de la Shoah. Attachée aux valeurs morales et républicaines, elle a été la première femme à être ministre d’Etat en France ainsi que présidente du premier Parlement européen élu au suffrage universel.

Connue pour son fort caractère, celle qui a été l’une des personnalités préférées des Français était affaiblie depuis plusieurs années. L’été dernier, elle avait été brièvement hospitalisée pour des problèmes respiratoires. «Très vives condoléances à la famille de Simone Veil. Puisse son exemple inspirer nos compatriotes qui y trouveront le meilleur de la France», a déclaré le président Emmanuel Macron sur Twitter.
L’ancien président François Hollande a salué une femme qui «a incarné la dignité, le courage et la droiture», dans une déclaration à l’Afp. «La France perd une femme d’exception, un grand témoin et une militante de la mémoire de la Shoah», a dit à l’Afp le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Francis Kalifat.

Cette centriste historique, membre du Conseil constitutionnel de 1998 à 2007, s’est illustrée en faisant voter, en 1974, la loi portant son nom sur l’interruption volontaire de grossesse (Ivg). Elle était alors ministre de la Santé sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing.
AFP

Le procureur et cinq juges de la Cour pénale spéciale (Cps), qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, ont prêté serment hier, prélude à de difficiles enquêtes en raison de l’impunité généralisée.

«J’ai un sentiment de gratitude à l’égard du peuple centrafricain et du président (Faustin-Archange) Touadéra qui m’a nommé procureur spécial», a déclaré Toussaint Muntazini, nouveau procureur de la Cps, à l’issue de la prestation de serment au Tribunal de grande instance de Bangui. La Cps, créée en 2015 mais pas encore opérationnelle, comptera 11 juges étrangers - parmi lesquels ont déjà été nommés une Française, une Burkinabè et un Canadien - ainsi que 13 juges centrafricains, pour un total - en comptant le procureur - de 25 magistrats. La Cour devrait commencer ses enquêtes vers le mois d’octobre 2017 pour des raisons techniques, le temps notamment de mettre en place le règlement de procédures et de preuves, et pour les autres magistrats de s’installer à Bangui et de prêter serment. «Les défis sont immenses de juger des crimes commis sur le territoire centrafricain depuis 2003, alors que les groupes contrôlent une partie du territoire», a continué M. Muntazini, colonel congolais et magistrat militaire en République démocratique du Congo (Rdc).

En tête de ces nombreux défis, la problématique de l’amnistie générale pour les crimes commis, demandée par de nombreux chefs de groupes armés et seule garantie pour certains d’un retour à la paix durable dans le pays à l’histoire marquée par les rébellions, les mutineries et les coups d’Etat. «La plus grande menace qui pèse sur l’avenir de cette Cour est le débat sur l’amnistie générale, sponsorisé par l’Union africaine. Les divisions au sein de la communauté internationale sur cette question fragiliseront son mandat», analyse Nathalia Dukhan, spécialiste de la Centrafrique à l’Ong Enough project. «Je sais bien que beaucoup de soldats centrafricains passeront devant la Cps, mais si on reste avec l’impunité pour les crimes commis, on n’y arrivera pas», confie le général Jean-Pierre Dolle Waya, inspecteur général de l’armée nationale de Centrafrique, en charge de la reformation des Forces armées centrafricaines (Faca).

Autre défi majeur de la Cps : avoir la capacité de recueillir des témoignages et «assurer la sécurité des victimes dans un contexte où la loi, c’est les groupes armés», selon Nathalia Dukhan. «La Cour va mettre en place une stratégie de protection des témoins, des victimes, des juges. Avec les crimes de grande échelle qui ont eu lieu en Centrafrique, il faut des témoignages. Il n’y aura pas d’immunité pour certains, et les victimes seront protégées», assure le ministre centrafricain de la Justice et des droits de l’Homme Flavien Mbata.

AFP

La situation en Syrie prend, ces derniers jours, une tournure dangereuse avec un risque de confrontation par effet d’entrainement entre la Russie et les Etats-Unis. En effet, le président américain Donald Trump accuse son homologue syrien de préparer une attaque chimique. Et en cas de passage à l’acte, menace l’armée syrienne de lourdes représailles.

En réponse, Serguei Lavrov, le placide ministre russe des Affaires étrangères dont le pays soutient Damas militairement sur le terrain, a démenti l’information et indiqué que si les Américains frappent l’armée syrienne, la Russie ripostera « proportionnellement à l’attaque ».  

On a toutes les raisons de croire qu’une telle occurrence va se réaliser, car l’accusation américaine qui ne fournit aucune preuve peut être une sorte d’invite à une attaque chimique sous faux drapeau (false flag) pouvant être lancée par les groupes terroristes ou tout autre Etat opposé à la Russie ou à Bachar al-Assad. Sans vouloir jouer au catastrophisme, le monde est, aujourd’hui, assis sur un volcan qui gronde. Tous les peuples épris de paix et leurs dirigeants devraient se dresser comme un seul homme pour dire non à la guerre et appeler la Russie et les Etats-Unis, deux puissances thermonucléaires, à la retenue et au dialogue constructif. Le monde ne récolterait qu’anéantissement et souffrances indicibles pour les survivants irradiés dans une guerre entre ces deux Etats. Certains leaders mondiaux aiment-ils suffisamment leurs enfants pour ne leur donner comme perspective qu’un tel scénario d’apocalypse ?

Par ailleurs, pourquoi certains pays, sous le fallacieux prétexte de défense des droits de l’Homme qu’ils ne respectent pas d’ailleurs chez eux, veulent-ils choisir à la place des Syriens celui qui doit les diriger ? Pourquoi interviennent-ils en Syrie sans y être invités ? Toute une propagande médiatique est développée autour de ce pays pour nous faire accepter l’inacceptable. Les stocks d’armes chimiques de la Syrie ont été remis, en 2011, à la Russie, sous contrôle international, pour être détruits. L

’Onu elle-même avait attesté de la réalité de l’opération. Alors, comment peut-on revenir aujourd’hui pour lui imputer des attaques chimiques en faisant semblant d’ignorer que Daesh en fait souvent usage ? Un Etat n’a pas besoin de larguer des barils de poudre à la place de bombes comme on l’entend souvent dans la presse mainstream. Après avoir détruit la Libye (et auparavant l’Irak), avec comme conséquences la dispersion de forces terroristes dans notre sous-région, ils veulent faire la même chose avec la Syrie pour satisfaire leurs ambitions géopolitiques. Le droit international ne doit pas être à géométrie variable à moins qu’on abandonne l’hypocrisie sur cette notion en reconnaissant que c’est tout simplement le droit du plus fort. Comment peut-on se lever un beau jour et dire comme un enfant gâté qu’il faut remodeler toute une région du monde ? Méfions-nous des think tanks qui, dans un univers compassé, poussent à la confrontation pour satisfaite l’hybris des hommes politiques.

« Plus jamais ça ! » On l’a entendu au sortir de chacune des deux guerres mondiales, mais si l’humanité n’est pas suffisamment sage pour tirer les leçons du passé, à la troisième, il n’y aura plus personne pour le dire.

Par Ibrahima MBODJ 

Les présidents français et américain Emmanuel Macron et Donald Trump ont souligné, mardi, lors d’une conversation téléphonique, «la nécessité de travailler à une réponse commune en cas d’attaque chimique en Syrie», a annoncé la présidence française.  

Cette déclaration intervient alors que les États-Unis ont accusé, lundi soir, le régime syrien de Bachar al-Assad de préparer une nouvelle attaque chimique, et se sont dits prêts à riposter comme ils l’avaient fait après une attaque chimique présumée à Khan Sheikoun (nord) qui a fait au moins 88 morts début avril. L’avertissement américain a été motivé par une activité suspecte sur la base aérienne syrienne d’où était partie la précédente attaque, selon le Pentagone. Interrogé, mardi midi, sur le fait de savoir si la France disposait d’informations similaires, le ministère des Affaires étrangères français n’avait pas répondu.

En avril, le président Trump avait organisé des frappes de représailles dans la nuit du 6 au 7 sur une base aérienne du régime de Damas. Et ce, sans en avertir la France, selon une source diplomatique.

En août 2013, une attaque aux armes chimiques près de Damas, qui avait fait plus de 1.400 morts selon le renseignement américain, avait failli déclencher une intervention militaire conjointe américaine et française, au titre de la «ligne rouge» tracée par Barack Obama.
Mais, le président américain de l’époque avait renoncé au dernier moment, préférant sceller un accord de démantèlement de l’arsenal chimique syrien avec Moscou. Paris en avait conçu une amertume durable contre son allié américain.

Recevant, fin mai, le président russe Vladimir Poutine à Versailles, Emmanuel Macron avait repris ce principe de ligne rouge et affirmé que la France répliquerait, même si elle était seule, en cas d’attaque chimique avérée.                   

AFP

Le président de l’Union africaine (Ua), Alpha Condé, en visite au Tchad, s’est prononcé pour une participation accrue des troupes africaines dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, alors que le président tchadien a menacé, dimanche, de retirer ses soldats des opérations en Afrique. «L’Union africaine (Ua) doit prendre en charge la lutte contre le terrorisme», a déclaré, mercredi, le président de l’Ua en marge d’un forum sur la jeunesse à N’Djamena, estimant qu’»il faut que ce soient les Africains eux-mêmes qui assument ce combat» étant donné que «la présence des Casques bleus [de la Minusma] n’a pas donné des résultats».

Dimanche, le président tchadien Idriss Déby avait déclaré, dans une interview à plusieurs médias français, que son pays «sera dans l’obligation de se retirer» des opérations militaires en Afrique «si rien n’est fait» pour aider financièrement le Tchad.  Alpha Condé, successeur d’Idriss Déby à la tête de l’organisation des Etats africains, a estimé que «c’est nous qui devons désormais fournir les Casques bleus et la communauté internationale doit nous accompagner».

Il a invité le Conseil de sécurité de l’Onu à «d’abord transférer le pouvoir au G5», une force militaire africaine conjointe visant à enrayer l’expansion des groupes jihadistes dans le Sahel. Une résolution saluant le déploiement de cette force africaine comprenant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad a été adoptée mercredi au Conseil de sécurité des Nations unies. «On ne peut pas faire les deux à la fois, être dans le G5 Sahel et en même temps dans une autre mission sur le même théâtre», avait déclaré Idriss Déby dont les soldats forment le troisième contingent le plus important de la Minusma au Mali (1390 hommes) et qui a déployé 2000 hommes au sein de la Force multinationale mixte (Fmm) combattant le groupe islamiste nigérian Boko Haram dans la région du lac Tchad.                            

AFP

Le président français Emmanuel Macron se rend, dimanche, à Bamako, au sommet du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) où il annoncera un effort de la France pour soutenir la force conjointe des cinq pays contre le terrorisme, a indiqué l’Elysée hier.

Ces cinq pays avaient décidé, dans un premier sommet, en février, le principe de la création d’une force transfrontalière de l’ordre de 5000 hommes qui a depuis reçu plusieurs soutiens internationaux dont celui de l’Union africaine, de l’Union européenne qui a promis de débloquer 50 millions d’euros et, cette semaine, des Nations unies.  «Le sommet du 2 juillet marquera une nouvelle étape avec le lancement effectif de cette force conjointe qui pourra poursuivre les groupes terroristes de l’autre côté des frontières», a souligné l’Elysée.

Cette force s’ajoutera dans la région à la force française Barkhane et à la mission de l’Onu au Mali (Minusma). «Pour ce coup d’envoi, la force Barkhane va amplifier son soutien, aider à installer des centres de commandement et systématiser les opérations coup de poing», a précisé la présidence française. Emmanuel Macron annoncera, dimanche, les modalités exactes de ce soutien qui consistera surtout en équipements, mais pas en troupes supplémentaires pour Barkhane, selon l’Elysée.

La force Barkhane accompagnera la future force régionale «dans la durée» jusqu’à ce que «la situation soit pacifiée», a précisé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dans une interview au journal Le Monde datée d’hier.

Si les 50 millions d’euros promis par l’Ue peuvent permettre d’amorcer le financement, la France espère déclencher «une dynamique internationale» pour «élargir le champ des soutiens». Elle compte notamment sur l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique et espère aussi un «soutien concret» des Etats-Unis. «Nous ferons ce qu’il faut pour que cette force soit opérationnelle sur le terrain vers le début de l’automne. A ce moment-là, nous pourrons concrétiser les financements européens et, vers la fin d’année ou le début de l’an prochain, nous souhaitons que d’autres puissent intervenir», a ajouté Paris, rappelant que se tiendra bientôt une réunion entre les contributeurs européens potentiels.

Autre priorité française : la redynamisation de l’accord de paix malien conclu en 2015 à Alger et qui «a tendance à s’enliser», en impliquant les autres Etats du G5 Sahel dans le suivi de sa mise en œuvre.

Le président français a contacté, mercredi, son homologue algérien «pour lui soumettre des propositions concrètes pour relancer cet accord», a indiqué l’Elysée, en évoquant notamment «le déploiement de patrouilles mixtes à Kidal», dans le nord du Mali.

AFP

Le gouvernement nigérien est déterminé à évaluer le niveau de quelque 60.000 enseignants contractuels soupçonnés de ne pas avoir les qualifications requises pour exercer, a annoncé, hier, le ministre de l’Enseignement.

«La préoccupation du gouvernement est de chercher à savoir si tous les enseignants ont le niveau» pour exercer leur profession, a déclaré, à la télévision publique, le ministre Daouda Mamadou Marthé.  «La situation est très critique, et si nous ne prenons pas les décisions qui s’imposent, elle risque d’être encore [plus] grave pour le pays», a-t-il prévenu lors d’une rencontre de sensibilisation à Tillabéri (ouest) sur l’évaluation des enseignants contractuels.

Souvent recrutés sans aucune formation, les enseignants contractuels - dont nombre d’entre eux sont parvenus à se faire engager avec de faux diplômes - sont estimés à plus de 61.000 sur un total de 81.000 enseignants que compte ce pays sahélien très pauvre. Cette évaluation a été initiée en raison de la «baisse continue du niveau» des élèves, selon le ministère. Une étude, diligentée par les autorités nigériennes et publiée en février, a révélé que «11,5 %» des enseignants des écoles primaires ont «un niveau très mauvais» et «50 % des élèves» du cours préparatoire (Cp) concernés par l’étude «lisent à peine une lettre de l’alphabet».

En mars, M. Marthé avait annoncé devant le Parlement avoir repéré plus de 300 enseignants détenteurs de faux diplômes, dont ceux du baccalauréat et du brevet d’étude du premier cycle (Bepc). Ces détenteurs de faux diplômes sont des enseignants contractuels, en poste dans les écoles primaires, les collèges, les lycées et les établissements professionnels, selon le ministre.

Ces faux diplômes ont été détectés lors de contrôles des dossiers déposés par ces enseignants en préalable à leur évaluation, a-t-il expliqué. Mais, le test d’évaluation est fortement contesté par les syndicats des enseignants qui le jugent «illégal».

AFP

 

Un ancien candidat à la présidentielle gabonaise qui avait menacé, mi-juin, de faire exploser des bâtiments à Libreville si le président Ali Bongo ne quittait pas le pouvoir a été placé, mardi, en détention préventive, a-t-on appris, hier, auprès du procureur.

Roland Désiré Aba’a Minko «a été placé en détention préventive avec [son ancien directeur de campagne], Guy Arlin Nang Ango», mardi soir, après avoir été inculpé, entre autres, d’»atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, d’incitation à la révolte et de diffusion de fausses nouvelles en vue de troubler l’ordre public», a indiqué, hier à l’Afp, le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong.

Le 16 juin, la capitale gabonaise, Libreville, avait été prise d’un léger mouvement de panique après une série d’incidents sécuritaires provoqués par M. Aba’a Minko, personnage fantasque et ex-candidat à la présidentielle du 27 août qui s’était finalement rallié à Jean Ping, rival d’Ali Bongo. Des hommes non identifiés et équipés d’armes blanches s’étaient introduits, le 16 juin, dans les locaux de plusieurs médias publics et privés pour tenter - parfois avec succès - de diffuser un message où M. Aba’a Minko appelait à «la déstabilisation des institutions». En parallèle, l’ex-candidat avait déclaré, dans un discours sur la voie publique, «avoir miné tous les bâtiments administratifs et ministériels» et menacé de les faire exploser. Il avait enjoint le chef de l’Etat de quitter le pouvoir dans les 72 heures. Roland Désiré Aba’a Minko avait été interpellé le jour même à la délégation de l’Union européenne (Ue) à Libreville où avait été retrouvée une bombe factice, selon une source sécuritaire jointe par l’Afp.

AFP

Le gouvernement français a mis, hier, sur les rails la délicate réforme du marché du travail (promesse phare du président Emmanuel Macron) qui a pour principal objectif d’accorder plus de flexibilité à l’entreprise et encourager l’emploi.

Un projet de loi autorisant le pouvoir exécutif à recourir à la procédure accélérée des ordonnances a été présenté, hier, en conseil des ministres. Selon cette méthode, décriée notamment par les syndicats, le Parlement ne débattra pas des textes, mais sera consulté au début et à la fin de la procédure. «On veut faire une réforme qui amène plus de dialogue social et économique, qui amène plus de liberté, plus de sécurité», a résumé, hier, le ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Le contenu des réformes est connu dans les grandes lignes : primauté des accords d’entreprise dans certains domaines, plafond obligatoire des dommages et intérêts pour licenciement abusif, modification des critères permettant les licenciements économiques, création d’un contrat de travail de compromis entre durée indéterminée et intérim...

Cette réforme du Code du travail, engagée par le gouvernement, inquiète une majorité de Français (61 %) qui s’opposent, par ailleurs, à l’utilisation des ordonnances pour légiférer sans débat au Parlement (58 %), d’après un sondage Elabe publié hier. Mais, le gouvernement a l’intention d’aller vite : il compte adopter les ordonnances d’ici le 20 septembre, après les avoir présentées, «fin août, aux partenaires sociaux», selon le ministre du Travail.

Pour Emmanuel Macron, l’enjeu majeur est de réduire le taux de chômage en France à 7 % à la fin de son mandat, en 2022, contre 9,4 % prévu cette année.

Il s’agit aussi de regagner la confiance de l’Allemagne, qui réclame depuis longtemps des réformes structurelles à Paris. Or le nouveau président français a bien l’intention de former avec Berlin le duo de tête européen, à l’heure où l’allié américain prend ses distances et où la Grande-Bretagne a fait le choix du Brexit.

AFP

Plus de 8.000 migrants ont été secourus au cours des dernières 48 heures en Méditerranée dans les eaux en face de la Libye, dont 5000 lundi, ont indiqué, hier, des gardes-côtes à l’Afp.

«Lundi, nous avons secouru environ 5.000 personnes qui se trouvaient à bord de quatre embarcations plus importantes, une plus petite et 18 canots pneumatiques», a déclaré un porte-parole des gardes-côtes.

Il a précisé que de nombreux navires des gardes-côtes, des marines militaires impliquées dans le dispositif Frontex, l’Agence européenne des frontières et des Ong ont participé à ces opérations.

A Madrid, la Garde civile espagnole a indiqué, hier, qu’un de ses navires «a secouru 133 personnes qui se trouvaient à bord d’un bateau pneumatique à quelque 23 miles des côtes de la Libye».

Parmi les personnes secourues, il y a 93 hommes, 17 mineurs, deux bébés et 23 femmes, dont 7 sont enceintes, selon la même source.

L’équipage espagnol cherchait à porter secours à deux autres embarcations pneumatiques et a été sollicité pour en assister trois autres, précise la Garde civile espagnole, ajoutant que le navire prévoyait d’»embarquer 1.300 migrants, sa capacité maximum».

De son côté, les gardes-côtes libyens ont indiqué avoir secouru, hier matin, 147 personnes, dont 19 femmes et 4 enfants, à 8 miles au large de la ville de Sabratha, dans l’ouest de la Libye.
La plupart des migrants sont du Cameroun, du Soudan, du Sénégal et du Mali, a précisé le porte-parole de la marine libyenne, le général Ayoub Kacem.

AFP

Un ex-écologiste passé à La République en marche (Rem), le parti du président centriste Emmanuel Macron, a été élu, hier, président de l’Assemblée nationale française.

François de Rugy, 43 ans, a recueilli 353 voix de ses pairs, face à quatre autres prétendants. Sur les 577 députés de la chambre basse du Parlement, 567 ont pris part au vote. 24 bulletins étaient blancs ou nuls. Les députés ont salué son élection par une longue ovation debout.

Député de Loire-Atlantique (ouest) depuis 2007, François de Rugy, ancien coprésident du groupe écologiste et ancien vice-président de l’Assemblée, a bénéficié du soutien des 308 députés Rem et des 42 députés MoDem, parti centriste allié de La République en marche. Il avait fait campagne sur le thème de la «modernisation».

Le président de l’Assemblée nationale est le quatrième personnage de l’État. Outre la direction des débats dans l’hémicycle et la discipline depuis son siège, communément appelé «le perchoir», il a d’importants pouvoirs de nomination. Résidant à l’Hôtel de Lassay, hôtel particulier jouxtant l’Assemblée à Paris, le président a notamment le pouvoir de nommer trois des neuf membres du Conseil constitutionnel, un lors de chaque renouvellement triennal. Il peut également saisir le Conseil.

Il doit aussi être consulté dans des cas particuliers par le président de la République : en cas de dissolution ou en cas de mise en œuvre des pouvoirs spéciaux de l’article 16 de la Constitution, «lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu».

AFP

Deux étudiants togolais ont été condamnés, lundi, à 12 mois de prison avec sursis par le tribunal de Lomé, à la suite de manifestations sur le campus de l’université de la capitale pour exiger de meilleures conditions d’éducation.

Poursuivis pour «troubles à l’ordre public, aggravés de destruction de biens», Marius Amagbégnon et Folly Satchivi - principal meneur du mouvement des étudiants - étaient détenus à la prison civile de Lomé depuis le 14 juin. Des affrontements avaient opposé des étudiants à la police, les 14 et 16 juin, sur le campus de Lomé, à la suite d’un rassemblement de la Ligue togolaise des droits des étudiants (Ltde).

Selon les responsables de l’Université de Lomé, ces manifestations n’étaient pas autorisées et la Ltde n’est pas une association autorisée à mener des activités sur le campus de Lomé. Elles ont été dispersées par la police qui a fait usage de gaz lacrymogènes.

Le président de l’Université de Lomé, Dodzi Komla Kokoroko, a réaffirmé, le 20 juin, dans un communiqué, son «entière disponibilité à dialoguer avec les regroupements d’étudiants afin de trouver des solutions appropriées à leurs problèmes».

Les étudiants exigent notamment la construction de nouvelles salles de cours et de salles de travaux dirigés et l’augmentation des allocations mensuelles de 12.000 à 20.000 FCfa (environ 18 à 30 euros) et des bourses de 18.000 à 30.000 FCfa (27,44 à 45,73 euros).

Ouverte en septembre 1970, l’Université de Lomé, la plus grande université publique du Togo, compte 16 établissements - dont 6 facultés et 5 écoles - avec plus de 51.000 étudiants.

AFP

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