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Actualités Internationales (2878)

AFP - Les Etats-Unis devraient annoncer leur départ du Conseil des droits de l'Homme de l'Onu basé à Genève, qu'ils n'ont pas réussi à faire réformer et jugent partial envers Israël, selon des responsables onusiens.
L'annonce de ce départ, longtemps brandi comme menace, devait intervenir à 21H00 Gmt à Washington, lors d'une allocution du secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, et de l'ambassadrice américaine à l'Onu, Nikki Haley.
Interrogé, le porte-parole de l'Onu, Stéphane Dujarric, a indiqué attendre une décision formelle. "Le secrétaire général (Antonio Guterres) est un fervent croyant dans l'architecture des droits de l'Homme à l'Onu et dans la participation active de tous les Etats membres dans cette architecture", a-t-il dit. L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a critiqué la décision américaine attendue, jugeant, dans un communiqué, que le Conseil des droits de l'Homme (Cdh) de l'Onu avait "joué un rôle important dans des pays comme la Corée du Nord, la Syrie, la Birmanie et le Soudan du Sud". "Mais, Donald Trump n'est intéressé que par la défense d'Israël", a déploré Human Rights Watch. Cela fait plus d'un an que les Etats-Unis menacent de quitter le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu. A la mi-2017, la représentante des Etats-Unis à l'Onu, Nikki Haley, avait appelé à une profonde réforme de l'organe principal du système onusien en matière de droits de l'Homme, créé en 2006 pour remplacer la Commission du même nom.
Depuis, une réforme est certes en cours mais davantage pour rationaliser le travail du Conseil que pour aborder des questions politiques.

 

 

AFP - Le ministre malien de la Défense a reconnu, hier, l'implication de "certains personnels" de l'armée dans des "violations graves ayant occasionné mort d'homme", après la découverte de 25 corps dans trois fosses communes dans le centre du pays, une semaine après une série d'arrestations par l'armée malienne.


"La mission de vérification dépêchée sur le terrain confirme l'existence de fosses communes impliquant certains  personnels Fama (Forces armées maliennes) dans des violations graves ayant occasionné mort d'homme à Nantaka et Kobaka, dans la région de Mopti", a indiqué, dans un communiqué, le ministre Tiéna Coulibaly. "Le ministre a instruit au procureur militaire d'ouvrir une enquête judiciaire. Il réitère sa détermination et sa ferme volonté de lutter contre l'impunité et engage les Fama au strict respect des conventions des droits de l'Homme et du droit international humanitaire dans la conduite des opérations". Les corps de 25 personnes ont été retrouvés ces derniers jours dans le centre du Mali où les annonces, par l'armée, de la "neutralisation de terroristes" ont souvent été contestées par les organisations de défense des droits de l'Homme et par des habitants qui dénoncent des exécutions extrajudiciaires. Lundi, l'association de défense des droits des populations pastorales Kisal a affirmé que, la semaine dernière, "lors d'une opération de l'armée malienne dans les localités de Kobaka et Nantaka, 25 personnes issues de la communauté peule avaient été arrêtées". "Les riverains, alertés par les coups de feu, ont effectué, par la suite, un ratissage dans les environs", découvrant "trois fosses communes contenant, au total, 25 corps", selon Kisal.
D’après un habitant de Nantaka, Hama Kelly, à leur arrivée dans le village, des militaires maliens ont commencé par arrêter toute personne qu'ils rencontraient. "Ils ont récupéré leurs téléphones portables et cartes d'identité. C'est après que les Songhaï ont été libérés, mais tous ceux qui sont Peuls sont restés avec eux".

 

AFP - Le chef de l'Etat gambien Adama Barrow a "condamné", hier, les violences policières qui ont fait deux morts, la veille, parmi des manifestants qui protestaient contre une pollution industrielle, promettant que de tels événements n'auraient plus lieu.

Outre les deux jeunes hommes tués - Bakary Kujabi et Ismaila Bah -, six civils et 16 policiers ont été blessés pendant ces incidents, a précisé la police gambienne dans un communiqué. "Je souligne, à nouveau, que c'est regrettable, inacceptable et que cela ne doit jamais plus se produire", a déclaré sur son compte Twitter personnel M. Barrow à l'issue d'une visite aux blessés soignés à The Edward Francis Small Teaching Hospital de Banjul.

Le chef de l'Etat a assuré les victimes du "soutien total du gouvernement" qui prendra en charge les soins médicaux.
"La justice prévaudra", a ajouté M. Barrow, arrivé au pouvoir en janvier 2017, après avoir battu, lors de l'élection présidentielle, un mois plus tôt, Yahya Jammeh.

Le compte Twitter de la présidence gambienne indique, par ailleurs, que le chef de l'Etat "condamne" l'homicide, "contraire à tout ce pour quoi nous avons combattu en tant que nation". Tôt lundi matin, deux jeunes hommes avaient été tués par la police, dans la localité de Faraba Banta (ouest), lors d'une manifestation contre un site d'extraction de sable appartenant à la société locale Julakay Engineering and Construction Company et qui, selon eux, pollue les rizières de cette région bordant le fleuve Gambie.

Cinq officiers de police ont été suspendus et placés en détention pour les besoins de l'enquête, tandis que six manifestants ont été interpellés, selon la police qui précise qu'un poste de police et quatre autres bâtiments, ainsi que deux engins à chenilles et cinq camions ont été incendiés pendant les incidents.
Les autorités ont lancé des appels au calme, ordonné une enquête et suspendu jusqu'à nouvel ordre les activités minières dans la région de Faraba Banta.

 

Les 630 migrants secourus par l'Aquarius sont arrivés, hier, en Espagne, épilogue d'une semaine d'errance en Méditerranée qui a exacerbé les tensions en Europe sur la politique migratoire.

A bord de trois bateaux, l'Aquarius et deux navires italiens, ces migrants ont accosté progressivement dans le port de Valence (est) de l'aube à la mi-journée.

En rentrant dans le port, le navire de secours, affrété par Sos Méditerranée et Médecins sans frontières (Msf), a été accueilli par des applaudissements nourris tandis que des migrants dansaient et chantaient. Pour ces ressortissants en grande majorité africains - venus en particulier du Soudan, d'Algérie, d'Erythrée et du Nigéria -,  l'arrivée à Valence sous un soleil franc a signé la fin d'une odyssée de 1500 kilomètres vers l'Espagne, parfois par mauvais temps, après le refus de l'Italie et de Malte de les accueillir.

Un voyage éprouvant durant lequel ces 450 hommes, 80 femmes, 89 adolescents et onze enfants de moins de 13 ans, secourus dans la nuit du 9 au 10 juin, au large de la Libye, auront été le catalyseur des profondes fractures au sein de l'Ue sur la question migratoire qui sera au centre du prochain conseil européen des 28 et 29 juin. Pour Sos Méditerranée, l'Aquarius est devenu un "symbole". "La situation ne peut pas se répéter, l'inaction de l'Europe est criminelle", a accusé sa directrice générale, Sophie Beau. "Cela montre à quel point l'Europe a perdu sa compassion morale dans la Méditerranée. Ces hommes, ces femmes, ces enfants ont fui la pauvreté et la guerre", a souligné, pour sa part, Karline Kleijer, coordinatrice d’urgence pour Msf.  Examinés à bord par des équipes médicales, les migrants ont tous progressivement débarqués et reçu, selon Msf, trois formulaires au choix à remplir : un pour demander un permis de séjour provisoire de 45 jours, un pour demander l'asile en Espagne et un autre pour le demander en France. La France a offert d'en accueillir certains, mais hier, le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, a estimé qu'il était "impossible" d'en déterminer le nombre.

(AFP)

Un projet de loi français très contesté sur l’immigration va être discuté, en milieu de semaine, au Sénat, dans un contexte parlementaire déjà bien enflammé et une actualité chargée avec l’arrivée, hier, en Espagne, du navire de migrants Aquarius.

Le texte "pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie" doit être débattu par les sénateurs à partir de demain. Il a été approuvé, fin avril, par l'Assemblée nationale, la chambre basse.  Les oppositions d'extrême droite, mais également de droite et de gauche, avaient toutes voté contre.

Pour défendre le projet de loi, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, n'a eu de cesse de défendre "l'urgence à réagir" pour limiter "une immigration massive" et "en même temps" garantir le droit d'asile, "sacré" en France.

Le projet de loi vise ainsi à réduire à six mois, contre onze aujourd'hui, l'instruction de la demande d'asile afin d'accélérer l'intégration. Parallèlement, il vise à faciliter l'expulsion des déboutés. "On ne peut pas prendre toute la misère du monde", a déclaré Emmanuel Macron. La France a enregistré un peu plus de 100 000 demandes d'asile en 2017, un record, et a accordé l'asile à 36% des demandeurs. Tandis que droite et extrême droite dénoncent le "laxisme" d'une "petite loi" et évoquent une régularisation massive de clandestins, la gauche reste vent debout contre une loi "inhumaine", s'opposant en particulier au doublement de la durée maximale de rétention, portée à 90 jours, avec la possibilité maintenue "d'enfants derrière les barbelés".La bataille s'annonce donc tout aussi rude au Sénat. La droite, qui tient la chambre haute, estime que "ce texte n'est certainement pas à la hauteur des enjeux", déplore le président de la Commission des lois, Philippe Bas (Lr, droite). "Le texte ne comprend aucune mesure significative. Ni sur l'éloignement des immigrants irréguliers ni sur l'intégration de l'immigration régulière", accuse M. Bas, relevant que les demandes d'asile ont augmenté de 20,8 % l'an dernier.

"Ce texte est inutile", affirme, de son côté, le sénateur socialiste Jean-Yves Leconte qui dénonce une stratégie visant à "montrer aux migrants qu'il ne faut pas demander l'asile en France". "C'est quelque chose qu'on ne peut pas cautionner alors que se déroule la tragédie de l'Aquarius", dit-il. La commission des lois du Sénat a ainsi retoqué plusieurs mesures du texte voté par l'Assemblée, en particulier le placement en rétention des mineurs isolés et l'assouplissement du "délit de solidarité". Ce délit, vivement décrié par les organisations humanitaires, pénalise des citoyens venant en aide aux migrants nécessitant des secours. L'article, adopté par l'Assemblée, prévoit des "exemptions", notamment lorsqu'il s'agit de donner soins, hébergement ou nourriture. L'assouplissement de ce délit n'a, de toute façon, pas eu l'heur de plaire aux Ong, Amnesty international France dénonçant un projet de loi "dangereux".

Le texte doit faire l'objet d'un vote solennel de 26 juin. Il sera ensuite examiné par une commission mixte paritaire chargée de trouver une version commune aux deux chambres, puis renvoyé devant l'Assemblée qui a le dernier mot en cas de désaccord.

(AFP)

Mamoudou Gassama, le jeune Malien qui a sauvé d'une chute un enfant en escaladant un immeuble à Paris le mois dernier, a été accueilli en héros ce samedi 16 juin à Bamako, cinq ans après avoir quitté le Mali.

Cela faisait neuf jours qu'ils erraient sur la mer Méditerranée. C'est la fin de l'odyssée pour les 629 rescapés de l'Aquarius et des deux bateaux de la marine italienne qui l'accompagnent, après s'être vu refuser d'accoster en Italie, puis à Malte et avoir quelque peu échauffé politique la scène européenne cette semaine. L'Aquarius, symbole de cette épopée, a fait à son tour son entrée dans le port de Valence, quelques heures après le Dattilo, bateau de la marine italienne.

Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, et le président français Emmanuel Macron se sont dits, hier, à Paris, favorables à ce que l'Europe se dote de centres européens dans les pays de départ des migrants voulant rejoindre le continent. Et ce, pour tenter de réguler le flux d'arrivées.

"Nous devons créer des centres européens dans les pays de départ" des migrants avant qu'ils ne se lancent dans la traversée de la Méditerranée, a déclaré M. Conte au cours d'une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron. Ce dernier a également souhaité des "missions de [leurs] agences en charge de l'asile (...) de l'autre côté de la rive".

Les deux hommes se sont rencontrés à l'issue d'une semaine de fortes tensions entre Paris et Rome, provoquées par la crise migratoire et l'errance du navire humanitaire Aquarius, qui a secouru plus de 600 migrants clandestins et que l'Italie et Malte ont refusé de laisser accoster. "Il est temps de tourner la page" en matière d'immigration, a insisté M. Conte en plaidant pour la création de "centres européens dans les pays de départ pour accélérer le processus de demande d'asile". Il faut "empêcher les voyages de la mort", a ajouté le chef du gouvernement italien.

M. Macron s'est dit favorable à ce qu’ils renforcent leurs "actions pour mieux sécuriser les côtes de la Méditerranée". "La bonne réponse est européenne. Mais, la réponse européenne actuelle n'est pas adaptée et la solidarité européenne actuelle, en particulier ces dernières années, à l'égard de l'Italie, n'a pas été au rendez-vous", a-t-il ajouté.

Le président français a insisté sur la nécessité d'une "refonte du système dit de Dublin" qui impose au pays européen ayant enregistré, pour la première fois, la demande d'asile d'un migrant de l'examiner jusqu'au bout, faisant peser sur les pays d'entrée du sud de l'Europe la majeure partie de la pression migratoire. "Le système actuel ne marche pas, les systèmes de solidarité par quotas ne permettent pas d'avoir des résultats satisfaisants", a-t-il déclaré.

AFP

Un total de 23 candidatures à l'élection présidentielle du 30 juillet au Zimbabwe ont été formellement enregistrées jeudi, dont celles du chef de l'Etat en exercice, Emmerson Mnangagwa, et de son rival de l'opposition, Nelson Chamisa.

Dans tout le pays, les prétendants aux scrutins présidentiel, législatifs et municipaux, les premiers depuis la démission de l'ex-président Robert Mugabe, en novembre, étaient appelés, jeudi, à déposer leurs dossiers auprès des tribunaux.

"J'ai soumis le dossier de Son excellence, l'honorable Emmerson Mnangagwa", 75 ans, a déclaré son représentant, le ministre de la Justice, Ziyambi Ziyambi, devant la Haute Cour d'Harare. Son principal adversaire, le patron du Mouvement pour le changement démocratique (Mdc), Nelson Chamisa, 40 ans, a également fait acte de candidature, selon son agent électoral, Jameson Timba.

Parmi les autres candidats figurent Joice Mujuru, une ancienne vice-présidente de Robert Mugabe limogée en 2014, Thokozani Khupe du Mdc, parti en proie à de fortes divisions, Violet Mariyacha, du Mouvement pour la démocratie unie (Udm), ou encore Noah Manyika, de la formation Build Zimbabwe.

La liste définitive des candidatures approuvées par la Commission électorale zimbabwéenne (Zec) comprend 23 noms, alors que le scrutin de 2013 n'a mis en présence que cinq candidats. Seuls quatre candidats à la présidentielle s'étaient présentés en 2008.

Pour être dûment enregistrés pour la course à la présidentielle, les candidats devaient débourser 1.000 dollars et être "parrainés" par au moins 100 électeurs enregistrés sur les listes électorales et issus des dix provinces du pays. Les élections générales du 30 juillet seront les premières depuis la démission forcée, en novembre, de Robert Mugabe après trente-sept ans de régime autoritaire.

Il avait dû céder sa place sous la pression de l'armée et de son parti, la Zanu-Pf, qui a jeté son dévolu sur Emmerson Mnangagwa.

Ce dernier devrait, sauf énorme surprise, remporter la présidentielle face à une opposition divisée et orpheline après la mort, en février, du chef historique du Mdc, Morgan Tsvangirai.

AFP

Les Pays-Bas ont annoncé, hier, leur retrait de la mission de maintien de la paix de l'Onu au Mali (Minusma), à laquelle ils participent depuis 2014, pour intensifier leur contribution en Afghanistan.

"Les Pays-Bas mettront fin à leur contribution actuelle à la mission des Nations unies au Mali le 1er mai 2019". Cela, afin d'"intensifier la contribution néerlandaise à la mission de l'Otan en Afghanistan", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué. Les troupes néerlandaises font partie de la mission de maintien de la paix de l'Onu dans le pays de l'Afrique de l'Ouest depuis avril 2014. Les Pays-Bas y ont déployé jusqu'à 400 soldats. Quatre hélicoptères d'attaque Apache et trois hélicoptères de transports Chinook néerlandais ont été rapatriés en 2017. Près de 250 soldats néerlandais sont actuellement stationnés au Mali, sur un total de plus de 15.000 membres de la Minusma, dont 12.000 militaires et 1.700 policiers.

La Minusma a été déployée dans la foulée d'une intervention militaire internationale, en juillet 2013, contre des groupes jihadistes déclenchée, en janvier 2013, à l'initiative de la France et qui se poursuit actuellement.

L'annonce du retrait des Pays-Bas de la mission au Mali intervient deux jours après la publication d'un rapport très critique de la Cour des comptes qui fustige le ministère de la Défense, affirmant que les Casques bleus néerlandais "manquent d'équipements, d'entraînement et disposent d'un matériel défectueux".

AFP

La France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis se sont opposés, jeudi, aux Nations unies, à une demande d'importation d'armes chinoises de la Centrafrique soumise, depuis 2013, à un embargo sur les armes.

La ministre centrafricaine de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, avait déposé, le 5 juin, auprès du Comité des sanctions de l'Onu, une demande d'exemption à cet embargo pour autoriser l'importation de matériel chinois : véhicules blindés, mitrailleuses, grenades lacrymogènes et autres équipements et munitions pour sa police et son armée.

La France et les Etats-Unis ont notamment fait remarquer qu'il n'y avait pas de menace d'attaque aérienne contre la Centrafrique pouvant justifier l'acquisition d'armes anti-aériennes. Le Royaume-Uni s'est, pour sa part, inquiété du transit, par le Cameroun, des cargaisons d'armes concernées sans escorte jusqu'à la frontière centrafricaine.

En 2017, une exemption avait été accordée à la Centrafrique par le Comité des sanctions pour l'importation d'armes en provenance de Russie.

L'équipement dont la Chine voulait faire don à Bangui incluait notamment 12 véhicules blindés légers, quatre véhicules d'assaut, 50 pistolets, six fusils de précision, une quarantaine de mitrailleuses de divers calibres, 300 roquettes, 500 grenades antichars, 15 grenades lacrymogènes et 750 000 munitions de divers types.

La demande d'exemption de Bangui était soutenue par la mission d'entraînement en Centrafrique de l'Union européenne et par la Minusca, la mission de l'Onu dans ce pays qui subit régulièrement des attaques de groupes armés. La Minusca a perdu cinq soldats en Centrafrique depuis le début de l'année.

AFP

24 ans après le génocide de 1994 et les tensions politiques et diplomatiques, les relations entre Kigali et Paris amorcent un retour à la normale. Un travail de normalisation auquel Macron et Kagamé œuvrent ensemble, de manière pragmatique, un quart de siècle plus tard. Dans la corbeille de la réconciliation, Macron s’est engagé à soutenir haut et fort la candidature à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) de l’actuelle ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Le génocide avait fait 800.000 morts, selon l’Onu, essentiellement dans la minorité tutsi et des Hutu modérés. Des tueries dont Paul Kagamé avait accusé l'État français d'être un des acteurs pour avoir soutenu le pouvoir hutu génocidaire de l’époque.

Sans revenir sur les blessures du passé, il ne faut pas les sous-estimer dans ce processus de normalisation, le dossier de l'attentat contre l'avion du président Habyarimana empoisonne toujours les relations entre les deux pays. Paris a toujours démenti toute implication dans le génocide au Rwanda et n'a plus d'ambassadeur à Kigali depuis 2015. Mais, des deux côtés, les partenaires ont exprimé la ferme volonté d’entamer une nouvelle démarche qui ouvre une nouvelle époque.  Cela arrive à point nommé, car le président rwandais est en même temps président en exercice de l’Union africaine (Ua). A ce titre, il entend solliciter le soutien complémentaire de la France dans la sécurité du continent, notamment au regard de sa réforme de la gestion des crises au Sahel ou en Rdc. Kagamé peut d’ores et déjà compter sur Emmanuel Macron qui est très impliqué dans le dossier sahélien et la lutte contre les groupes jihadistes, ainsi que sur sa participation au Sommet de l'Ua début juillet à Nouakchott. Sur cette question comme pour certains dossiers internationaux, le régime rwandais actuel a besoin de l'appui de la France.

Pour le président français, l'enjeu fondamental est désormais de « mener un travail apaisé » sur « la place du génocide des Tutsis dans notre mémoire collective » et, en parallèle, de poursuivre le « travail de déclassification » des archives officielles sur cette période entamé ces dernières années. Cependant, les associations qui militent pour que les responsabilités politiques et militaires de la France lors du génocide soient clairement situées craignent que la vérité pâtisse de ce rapprochement stratégique entre Paris et Kigali. C’est le cas de l’association « Survie ».

Quant à l’engagement de la France de soutenir à la tête de l’Oif la candidature de la cheffe de la diplomatie rwandaise depuis 10 ans, Macron pense que cela fait sens que l’organisation soit de nouveau présidée par un Africain, car « le centre de gravité  de la Francophonie est aujourd'hui en Afrique ». Ce n’est pas faux. Même si le président Kagamé s’exprime maintenant dans la langue de Shakespeare tout en maîtrisant parfaitement celle de Molière, comme d’ailleurs la moitié de la population rwandaise,  Louise Mushikiwabo « a toutes les compétences et les titres pour exercer cette fonction », selon Macron. Mais, derrière la personne de la Rwandaise, il y a une convergence d’intérêts économiques et géopolitiques et une stratégie de sauvegarde des intérêts de la France en Afrique. Ce faisant, Macron, d’une part, réconcilie la France avec le Rwanda et, d’autre part, s’assure que la direction de l’Oif revienne à l’Afrique. Normaliser les relations avec le Rwanda permettra à la France de reprendre sa place dans la région économiquement stratégique des Grands Lacs où les Américains sont omniprésents depuis Bill Clinton. Le Rwanda est, peut-être, un petit pays, mais qui exerce une influence disproportionnée dans sa région. A quatre mois de l’élection cruciale à la tête de l’Oif, le soutien du principal bailleur de fonds de l’organisation à la candidature de cette diplomate chevronnée, convaincante, cultivée et dont on pense qu’elle saura donner du lustre à cette institution francophone qui en a bien besoin, vient de lancer la campagne en avance, bousculant la donne et perturbant les calculs de l’actuelle Secrétaire générale, candidate à sa propre succession.

Dié Maty FALL

La Cour constitutionnelle du Togo a appelé le gouvernement et la commission électorale à organiser des élections législatives d'ici la fin de l'année, comme prévu par la Constitution, alors que le dialogue politique, censé sortir le pays de la crise qu'il traverse depuis un an, s'enlise.

"La Cour constate que le processus accuse du retard par rapport au délai constitutionnel", selon un communiqué lu à la télévision nationale mardi soir, précisant que les législatives doivent avoir lieu dans les 30 jours précédant l'expiration du mandat des députés, soit le 19 août. La juridiction suprême a donc demandé à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et au gouvernement de "prendre les dispositions qui s’imposent pour organiser les élections législatives avant la fin de l’année 2018". Au Togo, le corps électoral est convoqué par le gouvernement, sur proposition de la Céni qui est chargée d'organiser et de superviser les élections. Toutefois, le processus a pris du retard en raison de la crise politique qui secoue le pays depuis près d'un an. Depuis septembre, des dizaines de milliers de Togolais sont descendus, à plusieurs reprises, dans les rues, à l'appel de la coalition de l'opposition, pour réclamer le départ du président Faure Gnassingbé et l'application de la Constitution de 1992 qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Le président Gnassingbé, qui a succédé à son père après 38 ans à la tête du pays, est au pouvoir depuis 2005 et a été réélu depuis dans des scrutins contestés par l'opposition.

AFP

Depuis le 27 mai, au moins 22 personnes ont été tuées par des militants musulmans radicaux dans la province du Cabo Delgado, frontalière de la Tanzanie, selon la police. La dernière attaque, mercredi soir, a visé le petit village de Namaluco, situé à une centaine de kilomètres au nord de Pemba, la capitale du Cabo Delgado. "Il y a eu une nouvelle attaque" dans la province, a déclaré, hier à l'Afp, un porte-parole de la police sous le couvert de l'anonymat. "Le même groupe qui avait attaqué des villages voisins s'en est pris à un autre village, hier (mercredi) vers 21 heures, et a tué cinq personnes", a-t-il ajouté. Selon Amnesty International, le bilan est beaucoup plus élevé. "Au moins dix personnes ont été abattues à l'arme blanche dans la dernière attaque épouvantable" perpétrée par ce groupe, affirme l'organisation, précisant que de nombreux habitants effrayés quittent désormais leur village.

Les assaillants qui étaient armés de couteaux et de machettes ont également détruit des maisons. "La stratégie du groupe consiste à s'en prendre à plusieurs villages en l'espace de quelque jours pour compliquer" la tâche des autorités, a estimé le policier.

AFP -

 

 

Depuis le 27 mai, au moins 22 personnes ont été tuées par des militants musulmans radicaux dans la province du Cabo Delgado, frontalière de la Tanzanie, selon la police. La dernière attaque, mercredi soir, a visé le petit village de Namaluco, situé à une centaine de kilomètres au nord de Pemba, la capitale du Cabo Delgado. "Il y a eu une nouvelle attaque" dans la province, a déclaré, hier à l'Afp, un porte-parole de la police sous le couvert de l'anonymat. "Le même groupe qui avait attaqué des villages voisins s'en est pris à un autre village, hier (mercredi) vers 21 heures, et a tué cinq personnes", a-t-il ajouté. Selon Amnesty International, le bilan est beaucoup plus élevé. "Au moins dix personnes ont été abattues à l'arme blanche dans la dernière attaque épouvantable" perpétrée par ce groupe, affirme l'organisation, précisant que de nombreux habitants effrayés quittent désormais leur village.
 Les assaillants qui étaient armés de couteaux et de machettes ont également détruit des maisons. "La stratégie du groupe consiste à s'en prendre à plusieurs villages en l'espace de quelque jours pour compliquer" la tâche des autorités, a estimé le policier.

AFP

Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, a annoncé, hier, qu'il ne sera pas candidat à sa succession en 2020, une surprise de taille au moment où le pays vient d'adopter une nouvelle Constitution lui permettant de se maintenir au pouvoir jusqu'en 2034.

"Notre mandat s'achève en 2020", a déclaré le chef de l'Etat de 54 ans dans un discours prononcé en kirundi, dans la localité de Bugendana (province de Gitega, centre), devant plusieurs milliers de personnes, les autorités du pays et le corps diplomatique. Lors de sa réélection controversée en juillet 2015, il avait promis que ce serait son dernier mandat. "En tant que guide du Cndd-Fdd (parti au pouvoir), je voudrais annoncer que je ne reviendrai pas sur ma parole", a-t-il affirmé hier.

En décembre 2016, il avait toutefois annoncé qu'il pourrait se représenter pour un nouveau mandat "si le peuple le demand(ait)". Une rhétorique similaire à celle employée par le président du Rwanda voisin, Paul Kagame, réélu en août 2017 après, lui aussi, avoir fait modifier la Constitution.

Le Burundi est plongé dans une grave crise politique depuis l'annonce de la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat, en avril 2015. Les violences qui ont accompagné cette crise ont fait au moins 1.200 morts et plus de 400.000 réfugiés entre avril 2015 et mai 2017, d'après les estimations de la Cour pénale internationale (Cpi) qui a ouvert une enquête.

AFP

 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, recommande de redéfinir les priorités de la mission de paix des Nations unies au Mali (Minusma), qui devrait endosser selon lui un rôle politique accru, dans un rapport au Conseil de sécurité.

"La Minusma, avec les partenaires internationaux du Mali et l'équipe des Nations unies dans le pays, devrait redéfinir les priorités de ses actions afin de se focaliser sur les tâches politiques", souligne-t-il dans ce texte diffusé cette semaine dans la perspective du renouvellement fin juin de la mission. "J'ai l'intention d'explorer les possibilités d'augmenter le rôle politique de la Minusma en soutien du processus de paix, en accord avec l'étude stratégique" indépendante réalisée en début d'année à la demande de l'Onu et qui se prononce pour "l'élaboration d'un +pacte pour la paix+", ajoute-t-il.

L'accord de paix signé pour le Mali en 2015 "reste la pierre angulaire du processus de paix" dans ce pays, fait toutefois valoir Antonio Guterres, en espérant des progrès plus conséquents après l'élection présidentielle prévue cet été. "Concernant la situation politique, l'étude relève que l'accord de paix n'a pas donné lieu à suffisamment de progrès significatifs sur le terrain, trois ans après sa signature", note Antonio Guterres. L'insécurité s'est même aggravée depuis 2015, précise-t-il. "La situation humanitaire continue aussi à empirer en raison de l'insécurité croissante dans le nord et le centre", estime le secrétaire général en évoquant par ailleurs sa préoccupation face à la crise alimentaire dans le pays. L'étude stratégique, rapporte enfin le patron de l'ONU, montre que la force de Casques bleus au Mali (12.500 militaires et policiers) "fait face à un dilemme entre la nécessité de réformer et de reconstituer les forces de défense et de sécurité maliennes tout en soutenant simultanément les forces existantes face à l'instabilité actuelle".

AFP -

 

Pas moins de quatre motions de renvoi et de rejet ont été déposées par les partis d'opposition ainsi que 217 amendements. Les débats, qui ont commencé vers 15h00 Gmt, devraient donc s'interrompre dans la nuit et reprendre probablement en juillet.

Les deux propositions de loi visent à permettre à un candidat ou un parti de saisir le juge des référés pour faire cesser en urgence la diffusion de "fausses informations" durant les trois mois précédant celui d'un scrutin national. A l'origine de ces textes, "les tentatives de déstabilisation, notamment de l'extérieur", par "la diffusion virale de fausses informations", selon la députée de la majorité Naïma Moutchou, constatées "lors des élections présidentielles aux

Etats-Unis et en France ou lors du référendum du Brexit". Pendant la campagne, M. Macron a été la cible de nombreuses rumeurs sur internet dont la détention supposée d'un compte aux Bahamas. Des médias proches du pouvoir russe, Rt et Sputnik, ont été accusés par le président d'agir en "organes de propagande mensongère". Un autre article du texte, moins polémique, entend imposer une transparence renforcée aux plateformes comme Facebook ou Twitter lorsqu'elles diffusent des contenus à caractère politiques contre rémunération.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel pourra aussi empêcher, suspendre ou mettre fin à la diffusion de services de télévision contrôlés "par un État étranger ou sous l’influence de cet État", et portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Là aussi, même si elle n'est pas citée, la Russie est visée.

L'opposition est très critique face aux deux textes : "atteinte à la liberté d'expression" (Parti communiste), "police de la pensée" (Lr, droite), une mesure "liberticide" (Rn, ex-Fn, extrême droite). Le Parti socialiste l'estime "inutile", car "l'arsenal législatif est suffisant". Des syndicats de journalistes et des médias comme «Le Monde» et «L'Opinion», en Une, jeudi, ont également dénoncé une loi "inutile" ou "potentiellement dangereuse", avec le risque également d'un effet pervers de légitimer une fausse information si le juge n'a pas les éléments pour l'interdire. La France est l'un des rares pays européens à vouloir légiférer sur la question après l'Allemagne.

 

AFP

AFP - Les parlementaires nigérians ont menacé, hier, le président Muhammad Buhari de recourir à une procédure de destitution si des mesures fortes ne sont pas prises pour endiguer la corruption et rétablir la sécurité dans le pays, révélant des désaccords de plus en plus profonds avec l'exécutif.

Les deux chambres du Parlement ont affirmé, dans une résolution, que l'Assemblée nationale "n'hésitera pas à (recourir à) ses pouvoirs constitutionnels si rien n'est fait", après une "session conjointe" tenue à huis-clos à Abuja.
La présidence n'a pas commenté, dans l'immédiat, la résolution publiée par le service de communication du président du Sénat, Bukoba Araki, membre du All progressive congress (Apc) au pouvoir. Toutefois, le groupe parlementaire Apc a dénoncé, dans un communiqué, la résolution adoptée "sans vote", à l'issue d'une réunion à laquelle ont pris part "presque exclusivement" des parlementaires de l'opposition.

M. Buhari, élu en 2015 sur la promesse de vaincre l'insurrection du groupe jihadiste Boko Haram et de lutter contre la corruption, voit son bilan très critiqué alors qu'il espère se faire réélire à la présidentielle prévue l'an prochain.
Les combattants jihadistes, bien qu'affaiblis, continuent à mener des attaques sanglantes dans le nord-est, tandis que de violents affrontements entre agriculteurs et éleveurs pour l'accès à la terre secouent les Etats du centre depuis le début de l'année. Dans le nord, des gangs multiplient enlèvements et vols de bétail à grande échelle. La résolution réclame notamment le limogeage des principaux responsables de la sécurité pour leur incapacité à protéger les vies et les biens privés. Le chef de la police fédérale, Ibrahim Idris, est ainsi accusé de "ne rien faire" pour empêcher les violences.

L'Apc est majoritaire au sein des deux chambres du Parlement, mais l'action du gouvernement est de plus en plus critiquée jusque dans les rangs de son propre parti, déchiré par les dissensions internes.

La Commission européenne a adopté, hier, une législation qui doit permettre de contrecarrer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines sur les entreprises européennes voulant investir en Iran, après la sortie de Washington de l'accord sur le nucléaire iranien.

Cette réglementation européenne, appelée "loi de blocage", avait été créée en 1996 pour contourner l'embargo sur Cuba sans être jamais vraiment utilisée. Elle avait besoin d'être approfondie et amendée pour s'appliquer au cas iranien.

Les Etats membres et le Parlement européen disposent désormais de deux mois pour s'y opposer, a précisé l'exécutif européen dans un communiqué.
"Si aucune objection n'est soulevée", la législation entrera en vigueur "au plus tard au début du mois d'août, au moment où la première série de sanctions américaines" prendra effet, a-t-il ajouté.
Cette loi de blocage interdit aux entreprises européennes de se conformer aux effets extraterritoriaux des sanctions américaines, sous peine de pénalités fixées par chaque Etat membre.
Elle leur ouvre également le droit à être indemnisées de tout dommage découlant de ces sanctions par la personne morale ou physique qui en est à l'origine. Enfin, elle annule les effets dans l'Ue des décisions de justice étrangère fondées sur ces sanctions.

Cette loi est plus utile aux Pme peu exposées aux Etats-Unis qu'aux grands groupes pour qui la solution passe plutôt par la négociation de dérogations ou d'exemptions avec les Etats-Unis.
La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont d'ailleurs demandé aux Etats-Unis à ce que leurs entreprises présentes en Iran soient exemptées des sanctions.

AFP -

Plus de 800 personnes, responsables politiques, autorités administratives, religieuses, traditionnelles, ainsi qu'un "échantillon représentant la population", ont pris part, à Bamenda, chef-lieu du nord-ouest, une des deux régions anglophones du Cameroun, à une concertation baptisée "Mission d'écoute des populations", à l'initiative d'une commission créée par le président Paul Biya.
Ils ont fait 18 propositions à M. Biya pour une sortie de crise, demandant notamment "de débattre des problèmes relatifs à l'institution du fédéralisme" au Cameroun, selon un communiqué de cette Commission pour la promotion du bilinguisme et du multipartisme (Cnpbm). 

Depuis le début de la crise, en 2016, Yaoundé a toujours refusé l'ouverture d'un débat sur la structure de l'Etat. Si certains Anglophones veulent le fédéralisme, les plus radicaux demandent la partition du pays avec deux Etats, anglophone et francophone. Les participants ont aussi exprimé le désir de voir "abroger la loi sur le terrorisme", très controversée depuis son adoption fin 2014. La quasi-totalité des Anglophones arrêtés le sont sur la base de cette loi et encourent la peine de mort. Ils ont exigé "une amnistie générale" pour les anglophones arrêtés et pour ceux qui ont dû s'exiler à cause de la crise. Ils ont, en outre, dénoncé leur marginalisation, leur sentiment d'être "pas aimés par leurs frères francophones", l'injustice dont ils se disent victimes, en particulier dans le système éducatif et administratif.

Les Francophones entretiennent "un complexe de supériorité", selon ces Anglophones qui dénoncent également le chômage des jeunes, la corruption, le tribalisme et le népotisme, ainsi que "l'absence totale d'industrie dans la région" du nord-ouest.

Accusant les autorités "d'arrogance dans la gestion de la crise", ils ont aussi souhaité qu'il y ait une "clarification des termes +terroristes+ et +sécessionnistes+" accolés à beaucoup d'Anglophones. Dans les deux régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest, les combats sont devenus quasi quotidiens entre forces de sécurité et groupes armés se réclamant de "forces de restauration" d'un Etat anglophone qui avait brièvement vu le jour entre les deux guerres mondiales, sous mandat britannique.

Affrontements de Gaza : May exprime à Netanyahu sa "préoccupation"

La Première ministre britannique Theresa May a reçu hier à Londres son homologue israélien Benjamin Netanyahu à qui elle a fait part de sa "préoccupation" concernant les victimes palestiniennes des affrontements à Gaza. Le Royaume-Uni, a-t-elle dit au cours de cet entretien, "reconnait parfaitement" le droit d'Israël à se défendre contre les actions "d'extrémistes et de terroristes", selon des propos rapportés par l'agence britannique Press Association. "Mais avec 100 vies palestiniennes perdues et une détérioration de la situation à Gaza, j'espère que nous pouvons parler de la manière dont nous pouvons apaiser cette situation", a-t-elle insisté.

AFP

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est arrivé, hier après-midi, à l'Elysée, pour rencontrer le président Emmanuel Macron, qu'il veut convaincre de créer un front commun contre l'Iran, alors que Téhéran s'apprête à augmenter sa capacité à enrichir de l'uranium.

Il a été accueilli cordialement par le président français, d'une poignée de main toutefois plus sobre que les gestes d'amitié des deux visites précédentes.

Juste avant cet entretien, le dirigeant israélien, estimant que le programme nucléaire et balistique de l'Iran représente une menace pour l'existence même d'Israël, a fait monter la pression en martelant sa position dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. « L'ayatollah Khamenei, le Guide suprême iranien, a déclaré, il y a deux jours, son intention de détruire l'Etat d'Israël. Il a expliqué, hier (lundi), comment il comptait s'y prendre : en enrichissant l'uranium sans restriction pour constituer un arsenal nucléaire », a-t-il lancé.

Après Berlin et Paris, Benjamin Netanyahu se rend aujourd’hui à Londres, dernière étape de sa tournée européenne.

Les Européens, qui tentent de sauver l'accord sur le nucléaire iranien dont Donald Trump est sorti avec fracas le 8 mai, se retrouvent de nouveau pris entre deux feux, entre pressions israélo-américaines, d'un côté, et iraniennes, de l'autre.

L'Iran, menaçant à son tour de claquer la porte de l'accord si les Européens ne lui garantissent pas les retombées économiques espérées, a annoncé, hier, avoir notifié à l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea) un plan pour augmenter le nombre de ses centrifugeuses.

L'uranium enrichi généré par ces centrifugeuses permet de produire du combustible pour les centrales nucléaires. Mais il peut aussi servir à la fabrication d'une bombe atomique. Cette annonce « ne viole pas l'accord » et « ne veut pas dire que nous allons commencer l'assemblage des centrifugeuses » en vue de leur utilisation, a affirmé le vice-président iranien Ali Akbar Salehi, soufflant le chaud et le froid.

Bruxelles a également choisi de calmer le jeu. « Après une première évaluation, les mesures annoncées ne constituent pas en soi une violation de l'accord (Jcpoa). Cependant, à ce stade particulièrement critique, ils ne contribueront pas à renforcer la confiance dans la nature du programme nucléaire iranien », a indiqué à l'Afp la porte-parole de la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

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Après plusieurs mois d'accalmie, trois kamikazes, présumés islamistes de Boko Haram, selon des sources de sécurité, ont frappé, lundi soir, à nouveau à Diffa, la capitale régionale du sud-est nigérien, faisant au moins neuf morts, a annoncé, hier, à l'Afp, un élu local.

« Trois kamikazes se sont fait exploser. Pour le moment, il y a neuf morts et des blessés », a déclaré sous couvert de l'anonymat un élu de la région de Diffa, cible régulière d'attaques des islamistes de Boko Haram par le passé.

Les kamikazes – « deux jeunes femmes et un homme » - ont fait exploser leur ceinture d'explosifs en différents endroits de la ville, a expliqué l'élu, en précisant qu'une école coranique, installée dans un quartier populaire de la ville, avait été l'une des cibles.

« Les trois explosions se sont produites quasi simultanément dans mon quartier », a-t-il ajouté.

Ces attaques surviennent après plusieurs mois d'accalmie dans la région de Diffa, théâtre depuis février 2015 de nombreuses attaques du groupe islamiste Boko Haram basé dans le nord-est du Nigéria voisin.

Fin avril dernier, Niamey avait annoncé une opération militaire régionale d'envergure dans le bassin du lac Tchad (commun au Niger, au Tchad, au Nigéria et au Cameroun) pour débarrasser la zone des « résidus » de Boko Haram.

Cette opération devait permettre « d'installer nos systèmes de sécurité » et de favoriser le retour de milliers de personnes ayant fui, depuis 2015, les îles du lac Tchad, avait fait savoir le ministre nigérien de la Défense, Kalla Moutari, en jugeant que, même « totalement affaibli », Boko Haram continuait de représenter « une menace réelle ».

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L'opposition malgache a décidé, hier, de maintenir la pression sur le président Hery Rajaonarimampianina, en appelant à poursuivre les manifestations malgré la nomination, la veille, d'un nouveau Premier ministre « de consensus ».

Depuis fin avril, l'opposition manifeste quotidiennement dans le centre d'Antananarivo. Elle a d'abord protesté contre des lois électorales controversées et demande désormais le départ du président, élu en 2013. Pour sortir de l'impasse, le chef de l'Etat a nommé, lundi, un Premier ministre « de consensus », conformément aux injonctions de la Haute Cour constitutionnelle (Hcc). Haut fonctionnaire international, Christian Ntsay s'est vu confier le soin de former le nouveau gouvernement en cette année électorale. « On continue notre manifestation même si on a ce nouveau Premier ministre », a annoncé, hier, devant 2 000 partisans, la députée du parti Tim, Hanitriniaina Razafimanantsoa.

Le rassemblement a tourné au règlement de comptes entre les deux principaux partis d'opposition, qui font cause commune contre le président depuis le début de la fronde. Le Mapar de l'ancien chef de l'Etat Andry Rajoelina a revendiqué la paternité de la nomination du nouveau Premier ministre. « On assume officiellement que c'est nous qui avons proposé le Premier ministre nommé par Hery Rajaonarimampianina », a déclaré le député Mapar, Roberto Tinoka.

« Il y a des députés qui se sentent trahis dans le processus », a réagi Mme Razafimanantsoa. « Vous avez déjà proposé ce Premier ministre sans nous aviser, c'est un acte accompli. Maintenant, amenez-le ici sur la place du 13-Mai pour faire un pacte avec nous », a-t-elle ajouté, pour tenter de désamorcer les tensions. La passation de pouvoir entre le Premier ministre sortant Olivier Mahafaly Solonandrasana, qui a démissionné lundi, et son successeur est prévue ce matin.

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Sept civils ont été tués et plus de cent maisons brûlées, hier, dans l'extrême-nord du Mozambique lors d'une attaque attribuée à un groupe islamiste qui a multiplié les coups de main meurtriers, ces derniers mois, dans la région.

Ce nouveau drame intervient dix jours après le massacre à la machette de dix personnes. L'opération sanglante de mardi a visé le village de Naude, dans la province du Cabo Delgado, tout près de la frontière avec la Tanzanie.

Les assaillants « sont arrivés en silence dans la nuit ». « Ils ont attaqué le village. Ils ont tué sept personnes et en ont blessé quatre », a déclaré le porte-parole national de la police, Inacio Dina, ajoutant que 164 maisons avaient également été détruites par le feu. « Ces bandits ont tué sept personnes avec des machettes », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Maputo.

« Nous pensons qu'ils font partie du même groupe qui a décapité dix personnes » dans deux autres villages plus au nord le 27 mai, a-t-il encore dit. Lancée aux trousses des auteurs des massacres perpétrés fin mai, la police a tué, samedi, neuf « insurgés » et saisi des fusils d'assaut et des documents rédigés en arabe.

La police attribue, désormais, toutes ces attaques à un même groupe de jeunes musulmans radicaux connu localement sous le nom d'« al shabab » - « les jeunes » en langue arabe - qui a émergé en octobre dernier. « C'est le même groupe que celui qui a attaqué le 5 octobre 2017 », a affirmé, hier, Inacio Dina. Cette nuit-là, des dizaines d'hommes armés avaient pris d'assaut le commissariat de police et une caserne de l'armée dans la ville de Mocimboa da Praia, dans la même province du Cabo Delgado. La police n'avait pu reprendre le contrôle de la ville qu'au bout de deux jours de combats, qui s'étaient soldés par la mort de deux policiers, d'un chef local et de 14 « assaillants ».

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