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Actualités Internationales (1939)

Des heurts ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre au Gabon lors de marches d’opposants hier, deux jours avant le premier anniversaire du scrutin qui a conduit à la réélection contestée du président Ali Bongo Ondimba, a rapporté un journaliste de l’Afp.

Dans la capitale, Libreville, entre 100 et 200 personnes ont été dispersées par une charge et des gaz lacrymogènes, a-t-on ajouté de même source. Les manifestants avaient quitté le Qg de l’opposant Jean Ping avec l’intention de «marcher vers la présidence», selon l’un d’eux. A Port-Gentil, un leader de l’opposition, Féfé Onanga, a affirmé à l’Afp que les forces de sécurité avaient également dispersé une «marche pacifique». «Ils ont cassé mon Qg et ont menacé ma mère à mon domicile», a-t-il assuré, faisant état «d’arrestations et de blessés». «Nous sommes allés déposer avant-hier (mercredi) au gouvernorat une demande d’autorisation qu’ils ont refusée de prendre», a assuré M. Onanga.

Des marches ont aussi eu lieu à Oyem (nord) et Tchibanga (sud-ouest), d’après les organisateurs. Joint par l’Afp le ministère de l’Intérieur a indiqué qu’il préciserait plus tard sa version des faits.
Des appels à manifester avaient été diffusés sur les réseaux sociaux et par Jean Ping lui-même.

Rival d’Ali Bongo à l’élection du 27 août 2016, Jean Ping avait lancé il y a une semaine un appel à la désobéissance civile, relayé par deux télévisions privées. L’une d’elle, Radio-télévision Nazareth (Rtn), a été interdite pendant un mois de diffuser des programmes politiques par le Conseil national de la communication (Cnc), a rapporté hier le site d’information Gabon Review.
M. Ping se proclame le «président élu», dénonçant le «coup d’Etat militaro-électoral» de son rival qu’il accuse de fraude.
L’annonce de la réélection de M. Bongo le 31 août 2016 avait provoqué des violences inédites au Gabon.

AFP

Un ex-ministre guinéen, Mahmoud Thiam, a été condamné à sept ans de prison pour avoir blanchi de l’argent de pots-de-vin reçus d’entreprises chinoises, a annoncé hier vendredi le ministère américain de la Justice.

M. Thiam, ex-ministre des Mines en Guinée, avait été reconnu coupable en mai dernier. Il avait notamment utilisé les 8,5 millions de dollars pour payer l’école de ses enfants et s’acheter une maison de 3,75 millions près de New York. «Le jugement d’aujourd’hui montre que lorsqu’on envoie à New York de l’argent obtenu de crimes, que cela soit du trafic de drogue, de l’évasion fiscale ou de la corruption, on s’expose à une longue peine de prison», a souligné le procureur fédéral de Manhattan Joon Kim, cité dans un communiqué.

Arrêté en décembre aux Etats-Unis, Mahmoud Thiam était poursuivi pour avoir monnayé son influence alors qu’il était ministre des Mines et de la Géologie de la République de Guinée en 2009 et 2010 sous la transition militaire.

Selon l’accusation, deux entreprises chinoises — China Sonangol et China International Fund— lui avaient alors versé les 8,5 millions de dollars sur un compte bancaire à Hong Kong après avoir décroché de «juteux» droits d’exploitation miniers en Guinée grâce à son intervention.

AFP

Le parti au pouvoir depuis quatre décennies en Angola, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (Mpla), a remporté les élections générales disputées mercredi avec plus de 64% des suffrages, a annoncé hier jeudi la Commission nationale électorale (Cne).

Le candidat du Mpla, Joao Lourenço, succédera donc à la tête du pays au président José Eduardo dos Santos, qui a décidé de quitter le pouvoir après un règne sans partage de trente-huit ans. Les deux principaux concurrents du Mpla - l’Unita (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) et la Casa-Ce - ont respectivement recueilli 24,04% et 8,56% des voix, a précisé au cours d’une conférence de presse la porte-parole de la Cne, Julia Ferreira. Avec ce scrutin, le Mpla, au pouvoir depuis l’indépendance arrachée par l’Angola au Portugal en 1975, conserve la majorité absolue des 220 sièges du Parlement. Bientôt âgé de 75 ans, M. dos Santos, fatigué par la maladie, avait annoncé à la fin de l’année dernière qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat. Il doit toutefois conserver la présidence du Mpla jusqu’en 2022. M. Lourenço, un ancien général de 64 ans, hérite d’un pays secoué depuis trois ans par une grave crise économique, causée par la chute brutale des prix du pétrole, sa principale ressource. Il a promis pendant sa campagne un «miracle économique» et de lutter contre la corruption. Les adversaires du régime accusent M. dos Santos d’avoir fait main basse sur la plupart des richesses du pays, une situation symbolisée par la nomination l’an dernier de sa fille Isabel, considérée comme la femme la plus riche d’Afrique, à la tête de la compagnie pétrolière nationale, la Sonangol.

AFP

Un regroupement de partis de l’opposition togolaise a appelé à marcher à Lomé les 30 et 31 août pour exiger notamment des réformes politiques, selon un communiqué rendu public mercredi soir.

Le Combat pour l’alternance politique (Cap 2015, regroupement de cinq partis), le Parti national panafricain (Pnp) et un autre regroupement de six partis exigent également la libération des personnes arrêtées le 19 août lors des manifestations du Pnp, réprimées dans plusieurs villes du pays. «En réponse aux attentes des populations togolaises, Cap 2015, le Groupe des 6 et le Pnp se sont concertés mercredi et ont convenu d’opérer une jonction des forces pour faire aboutir la lutte de libération du Togo», souligne le communiqué.

«D’ores et déjà, Cap 2015, le Groupe des 6 et le Pnp ont pris des dispositions pour entrer en contact avec d’autres partis politiques de l’opposition, des organisations de la société civile, de la diaspora et tous les patriotes, afin qu’ils viennent renforcer ce grand mouvement de libération nationale», ajoute le texte. Ces partis politiques demandent aussi l’ouverture d’une «enquête indépendante pour situer les responsabilités et traduire en justice les auteurs et les commanditaires des violences» enregistrées lors des manifestations de samedi. L’opposition togolaise réclame depuis dix ans que la Constitution - modifiée en 2002 - soit révisée, notamment afin d’y réintroduire une limitation des mandats présidentiels à 10 ans au plus. Elle exige également un mode de scrutin à deux tours, une recomposition de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale.

AFP

Le président kényan Uhuru Kenyatta a demandé aux députés, parmi les mieux payés d’Afrique, d’abandonner leur tentative «honteuse» d’augmenter leurs salaires, deux semaines après les élections générales qui ont renouvelé le Parlement.

En juillet, la commission des salaires et des rémunérations avait déclaré une baisse de salaire chez les hauts fonctionnaires, depuis le président Kenyatta jusqu’aux dirigeants des comtés, afin de réduire de 35% la masse salariale publique, qui représente un peu plus de la moitié du Pib.

Les parlementaires gagnaient un salaire mensuel de 710.000 shillings kényans (5.800 euros), auquel s’ajoutait entre autres une «prime de présence» de près de 40 euros à chaque fois qu’ils siégeaient.  Toutefois, selon les nouvelles grilles de salaire, les députés ne gagneront plus que 5.080 euros. Et certains sont plus que mécontents.

«Il y a un objectif clair, dénigrer les députés et les réduire à l’état de mendiants», a déclaré la députée de la baie de Homa (ouest), Gladys Wang. Une autre députée, Gathoni Wa Muchomba, représentante du comté de Kiambu (centre), qui avait demandé sur le réseau social Twitter «à être bien payée», arguant que «demander une augmentation de salaire n’était pas un crime», a dû faire marche arrière jeudi après que des habitants de sa région eurent lancé une pétition pour empêcher son investiture.  «Ce que j’ai dit hier n’était probablement pas en adéquation avec ce que mes constituants attendaient», a-t-elle reconnu à la télévision locale Citizen Tv. «Je suis profondément perturbé par les déclarations d’individus qui prétendent devoir être payés davantage que ce que la loi prévoit avant même d’entrer en fonctions», a réagi le président Uhuru Kenyatta, qui a promis qu’il ne promulguerait aucune loi sur une augmentation de salaire.

AFP

Le président José Eduardo dos Santos, atteint plus par l’usure du temps que du pouvoir qu’il a exercé sans partage trente-huit ans durant, quitte la scène pour les coulisses. Son parti, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (Mpla) tient fermement encore le pays, le long règne lui ayant permis d’occuper tous les rouages de l’économie, de la politique et de la société. La démocratisation de la fin de la guerre civile n’y a rien changé : le Mpla reste hégémonique pour avoir su opérer toutes les mutations et s’adapter au contexte.

Lorsque dos Santos succède en 1979 à Agostino Neto, le pays était déchiré par une féroce guerre civile entre le Mpla et l’Unita attisée par la guerre froide Est-Ouest.
Tout jeune, il a à faire face aux caciques du parti rompus aux techniques et méthodes des pays de l’Est et qui pensent alors pouvoir contrôler facilement ce fils de tailleur de pierre, élevé dans un bidonville de Luanda.
Au contact du pouvoir, il se révèle être un maître dans l’art de l’épuration douce et élimine un à un tous les tenants de l’aile radicale du Mpla pour se tourner vers l’Occident.
Il lui faudra plus de 20 ans pour se débarrasser définitivement de la menace de l’Unita et de son chef, Jonas Savimbi, et désamorcer la guerre civile menée par procuration par des Cubains, Américains, Sud-Africains, Zaïrois attirés surtout par les énormes richesses minières et énergétiques du pays.

Dans la foulée, il tourne le dos au marxisme et, patiemment, prend le contrôle de l’appareil d’Etat, l’armée, la police, la justice et surtout le secteur clé du pétrole, et devient le deuxième producteur africain en quelques années. Il parvient, grâce à des investissements sociaux de base, à stabiliser le front social.

Près de quarante ans après, il a habilement pris soin d’assurer ses arrières par un système murement réfléchi au plan politique et financier qui lui a permis de tenir les rênes du pouvoir en coulisses sans en avoir l’air. Son parti, largement majoritaire encore, lui a déniché un statut de président de la République « émérite honoraire » avec immunité juridique et lui accorde à vie une pension équivalent à 90% de son salaire, soit plus de 3 500 000 FCfa, une voiture avec chauffeur, une garde rapprochée et des déplacements en avion en première classe.

Il est de l’intérêt de tous Angolais, comme pays de la sous-région, que la transition soit menée en douce et par étapes pour éviter une rupture brusque qui risque de déstabiliser le pays et de réveiller les démons de la guerre civile d’il y a près de cinquante ans. Le tenant du pouvoir ne sont pas préparés à l’opposition, tout comme l’opposition n’est pas préparée à l’exercice du pouvoir. Le temps de transition pour contrôler l’appareil étatique ouvre une période lourde d’incertitudes.

Par Alassane DIAWARA 

Au moins neuf combattants et deux civils ont été décapités hier en Libye dans une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (Ei) contre une position des forces loyales à l’homme fort de l’Est Khalifa Haftar.

L’attaque a eu lieu à l’aube dans la région d’al-Joufra, à quelque 500 km au sud de Tripoli, selon le colonel Ahmed al-Mesmari, porte-parole de l’Armée nationale libyenne (Anl) auto-proclamée par le maréchal Haftar. En fin d’après-midi, le groupe jihadiste a revendiqué l’attaque dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq. Il affirme avoir tué et blessé «21 membres de la milice de Haftar» dans une attaque menée par «les combattants de l’Ei» au sud d’al-Joufra.   

L’Anl s’était emparée début juin de cette région qui compte notamment une base militaire aérienne.  La base était occupée par les Brigades de défense de Benghazi (Bdb), une coalition de combattants —dont des islamistes— opposés à Khalifa Haftar. Les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar accusent pêle-mêle leurs rivaux de «terroristes». Elles attribuent régulièrement les attaques les visant à l’Ei. L’organisation ultraradicale, chassée de son fief de Syrte (nord) en décembre 2016, reste active en Libye, en particulier dans le sud et l’est du pays, selon des analystes et des sources militaires. Mais depuis, le groupe jihadiste n’avait revendiqué quasiment aucune attaque dans le pays.

AFP

Le gouverneur nommé par l’Etat malien pour la région de Kidal (nord-est) a annoncé hier mercredi avoir rejoint son poste, une première depuis 2014 dans ce fief des ex-rebelles touareg, qui ont accepté d’observer une nouvelle trêve avec les groupes armés pro-gouvernementaux.

«Je suis bien arrivé à Kidal. Tout se passe bien pour le moment», a déclaré par téléphone à l’Afp le gouverneur, Sidi Mohamed Ag Icharach. «On peut effectivement dire que c’est un début de retour de l’Etat sur place», a ajouté M. Ag Icharach, venu de Bamako, à plus de 1.500 km de Kidal.  «Le gouverneur de région est arrivé en tenue d’apparat. Il a été reçu royalement par les populations et par la Cma», la Coordination des mouvements de l’Azawad, formée d’ex-rebelles touareg, a déclaré à l’Afp un responsable de la coordination. L’Etat malien n’avait pas repris pied à Kidal depuis mai 2014, lorsque des combats qui ont éclaté au cours d’une visite du Premier ministre de l’époque, Moussa Mara, s’étaient soldés par une lourde défaite de l’armée face aux ex-rebelles de la Cma.

Nommé en juin puis dépêché à Kidal pour une campagne de sensibilisation, le gouverneur Ag Icharach s’était vu interdit l’accès de la ville depuis deux mois par la Cma. Il a pu enfin gagner son poste après l’annonce de la signature mardi d’une trêve entre groupes armés. «La Mission de l’Onu au Mali (Minusma) a joué un grand rôle» pour aboutir à cette trêve, a affirmé à l’Afp Almou Ag Mohamed, chargé de communication de la Cma.
L’information a été confirmée de source proche du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), un mouvement pro-gouvernemental rival de la Cma. «Le Gatia et la Cma ont engagé des discussions dans la localité d’Anéfis, au sud de Kidal, et sont tombés d’accord sur une trêve sur le terrain, marquée notamment par le gel des positions», a précisé à l’Afp une source sécuritaire au sein de la Minusma.
Les deux parties «ont accepté de ne pas faire usage de leurs armes», a-t-elle ajouté.

AFP

Les Angolais ont voté hier mercredi pour choisir un successeur au président José Eduardo dos Santos, qui a décidé de quitter le pouvoir au terme d’un règne autoritaire de trente-huit ans à la tête de son pays, en pleine crise économique.

Le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (Mpla), au pouvoir depuis 1975, doit sauf coup de théâtre retrouver sa majorité absolue au Parlement et installer son candidat et dauphin désigné, l’ex-ministre de la Défense Joao Lourenço, dans le siège laissé vacant par le «camarade numéro 1». Les bureaux de vote ont lentement commencé à fermer après 17h00 Gmt, au terme d’une journée de scrutin où, selon les constatations des journalistes de l’Afp présents à Luanda, ils n’ont pas fait le plein des 9,3 millions d’électeurs inscrits. Le dépouillement a immédiatement débuté et devrait livrer ses premiers résultats d’ici demain vendredi.

A la mi-journée, la Commission nationale électorale (Cne) n’y avait relevé aucun incident notable. Malgré une décennie de forte croissance depuis la fin de la guerre civile en 2002, l’Angola reste un des pays les plus pauvres de la planète. Il y a trois ans, la chute brutale des cours du pétrole, sa principale source de revenus, a précipité le pays dans la tourmente. Sa dette s’est creusée, sa monnaie a dégringolé, l’inflation et le chômage ont explosé. Tout au long de leur campagne, les adversaires du régime ont insisté sur le ras-le-bol de plus en plus manifeste d’une bonne partie des 28 millions d’Angolais et plaidé pour l’alternance.

Ils reprochent à M. Dos Santos d’avoir mis en coupe réglée des pans entiers de l’économie du pays, confiés à sa famille ou des proches. Très matinal hier, le président sortant, bientôt 75 ans, a déposé son bulletin dans l’urne dans une école du centre de la capitale, sans faire de déclaration. Son très probable successeur l’a imité une heure après dans un autre bureau de vote de Luanda, confiant. «Je suis serein. Je vais rester calmement chez moi en attendant que mes collègues du parti m’informent des résultats», a déclaré M. Lourenço. Apparatchik du Mpla sans grand charisme, ce général à la retraite de 64 ans a fait campagne en promettant de «corriger ce qui va mal».

Conscient du mécontentement ambiant, le Mpla a inondé ces derniers mois le pays de toute sa puissance financière de parti-Etat et multiplié les inaugurations de grands travaux, ponts ou de barrage. «Ma mission sera de relancer l’économie du pays», a-t-il déclaré à la presse à la veille du scrutin. «Si j’y parviens, j’aimerais être reconnu dans l’histoire comme l’homme du miracle économique en Angola.» M. Lourenço a aussi promis de «combattre la corruption». Mais beaucoup doutent de sa volonté de s’attaquer au «système» de son prédécesseur. Même usé par la maladie, M. Dos Santos doit rester président du Mpla jusqu’en 2022. Il a verrouillé sa sortie en faisant voter des lois qui lui assurent une large immunité judiciaire et gèlent pour des années toute la hiérarchie dans l’armée et la police.
Dans ce contexte d’usure du pouvoir et de crise, les analystes tablent sur un net recul électoral du Mpla, qui avait réuni 72% des voix il y a cinq ans.                 

AFP

Plus de 13.400 actes de terrorisme ont eu lieu dans le monde en 2016, soit 9% de moins qu’en 2015, causant la mort de plus de 34.000 personnes, selon les chiffres compilés par les chercheurs de l’Université du Maryland (Etats-Unis).

Sur ce chiffre des victimes, en baisse de 10% par rapport à l’année précédente, plus de 11.600 morts sont des auteurs de ces attentats, précise cette étude annuelle, établie par le National consortium for the study of terrorism and responses to terrorism (Start) de l’université.

Des actes de terrorisme ont eu lieu en 2016 dans 108 pays mais dans 87% des cas et pour 97% des victimes, ce furent des pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, d’Asie du Sud et d’Afrique sub-saharienne.
Dix des onze actions terroristes les plus mortelles en 2016 ont eu lieu au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, dont neuf en Irak. Le bilan le plus lourd a été enregistré en juillet à Bagdad, quand un kamikaze a fait sauter son véhicule dans un centre commercial du quartier de Karada, faisant au moins 382 morts.

L’Europe occidentale n’a été le théâtre que de 2% des attaques mondiales en 2016, résultant à moins de 1% des morts, soit une baisse de 20% par rapport à l’année précédente.
L’étude remarque toutefois un accroissement notable en 2016 de l’usage de véhicules comme armes par destination, afin de renverser des piétons. «Cette tactique n’est pas sans précédent, mais il y a eu une augmentation marquée de sa fréquence et de sa mortalité», note le rapport.

AFP

Le Tchad a décidé mercredi de fermer l’ambassade du Qatar à N’Djamena et a donné dix jours à son personnel pour quitter le pays, accusant Doha de «déstabilisation du Tchad à partir de la Libye», a appris l’Afp de source officielle.

«Le ministère des Affaires étrangères porte à la connaissance de l’opinion qu’en raison  de l’implication continue de l’État du Qatar dans les tentatives de déstabilisation du Tchad depuis la Libye, le gouvernement a décidé la fermeture de l’ambassade, le départ de l’ambassadeur et du personnel diplomatique du territoire national», indique le communiqué du ministère reçu par l’Afp hier.
«Un délai de dix jours leur a été accordé à cet effet», précise le ministère, qui motive sa décision par la volonté de «sauvegarder la paix et la stabilité dans la région». Le Tchad avait rappelé son ambassadeur au Qatar en juin, comme d’autres pays africains (Sénégal, Mauritanie).
Quelques jours plus tôt, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Yémen et l’Egypte avaient rompu leurs relations diplomatiques avec Doha en l’accusant de «soutien au terrorisme».

AFP

Trois mois après l’entrée en fonctions du président Emmanuel Macron, un Français sur deux (50%) estime qu’il est trop tôt pour se prononcer sur son action, mais 36% la jugent déjà «décevante», selon un sondage Elabe publié hier.

Seules 14% des personnes interrogées estiment l’action du chef de l’État «satisfaisante», selon cette enquête pour Bfmtv.
L’image du chef de l’État se dégrade par rapport au mois de juillet. Si 73% des Français le jugent dynamique, c’est 11 points de moins que le mois dernier. 60% (-8) des personnes interrogées pensent qu’il «veut vraiment changer les choses» et 54% (-5) qu’il est «capable de réformer le pays».

L’image du Premier ministre Édouard Philippe reste peu structurée. 57% le jugent dynamique et 55% pensent qu’il «veut vraiment changer les choses», mais 47% seulement le croient «capable de réformer le pays». Enquête réalisée en ligne les 22 et 23 août auprès de 1.004 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

AFP

Une centaine de maisons se sont écroulées à la suite de pluies diluviennes dans le nord de Bangui, forçant un millier de personnes à  quitter leur domicile, a appris l’Afp hier auprès du ministère de l’Intérieur. «La dernière pluie a fait s’écrouler des centaines de maisons, dans le nord de Bangui, à Yombo. Au moins mille personnes ont été déplacées, mais nous sommes encore en phase de recensement», a expliqué à l’Afp par téléphone Patrick Bidilou-Niabode, directeur général de la protection civile au ministère de l’Intérieur. «On a du mal à apporter du soutien, faute de moyens. Pour l’heure, on s’appuie beaucoup sur les autorités locales et les Ong présentes sur place», a-t-il poursuivi. Les quartiers Ngola III, Poto Poto, PK 10, Bégoua, et les villages Nzako et Toungoufara ont aussi été touchés par les pluies, a constaté un journaliste de l’Afp. «La situation est vraiment dramatique. Pour le moment, on ne déplore aucune victime, mais les dégâts sont considérables», explique Jean Emmanuel Gazanguinza, maire de Bégoua.

Les inondations sont devenues fréquentes ces dernières années à Bangui, avec de fortes précipitations pendant la saison des pluies qui dure normalement de juin à novembre.

AFP

L’Iran pourrait reprendre rapidement sa production d’uranium hautement enrichi si les Etats-Unis quittaient l’accord nucléaire, a averti hier mardi le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (Oiea).

«Si nous prenons la décision, nous pouvons commencer dans cinq jours un enrichissement de 20% (dans la centrale nucléaire de) Fordo», a affirmé Ali Akbar Salehi à la télévision d’Etat Irib.
«Bien entendu, nous ne voudrions pas que cela arrive car nous avons fait beaucoup d’efforts pour aboutir à l’accord nucléaire», a-t-il ajouté. «Notre plus grande priorité est de maintenir l’accord mais bien sûr pas à n’importe quel prix».

Conclu en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, cet accord prévoit une levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales en échange de garanties que l’Iran limite son programme nucléaire à des usages civils et ne se dotera pas de l’arme atomique.

Hautement enrichi, l’uranium peut servir à fabriquer la bombe atomique. Faiblement enrichi, il sert de combustible aux centrales pour produire de l’électricité. Malgré ses démentis, l’Iran a été accusé de chercher à se doter de l’arme nucléaire.

Le président américain Donald Trump, hostile à cet accord négocié sous la houlette de son prédécesseur démocrate Barack Obama, a menacé à plusieurs reprises de déchirer le texte. Il a également imposé récemment une série de sanctions juridiques et financières à l’Iran, non liées aux activités nucléaires.

AFP

Au moins huit personnes sont mortes et de nombreuses autres ont été blessées hier en Guinée dans un éboulement d’une décharge dans la banlieue de la capitale, Conakry, selon la police et un journaliste de l’Afp. «Cinq corps, dont ceux de deux enfants, ont été sortis des décombres» puis transportés dans une morgue de Conakry, a déclaré à l’Afp un responsable de la police, Boubacar Kassé. Trois autres corps ont ensuite été extraits des décombres, a rapporté le journaliste de l’Afp.

Des dizaines de blessés ont été évacués pour subir des soins, selon des sources de sécurité, après cet éboulement survenu à Hamdallaï, un quartier de la commune de Ratoma, dans la banlieue de Conakry, à la suite de fortes pluies depuis une semaine à Conakry. «La décharge est tombée sur trois maisons. Il y a encore beaucoup de personnes sous les décombres qu’il faut sauver à tout prix. Il faut envoyer des machines. Le terrain est difficile d’accès», a indiqué le commissaire Kassé, directeur de la Sûreté urbaine de Conakry. Les forces de l’ordre étaient déployées en nombre dans la zone de la catastrophe où les secouristes s’activaient pour rechercher des rescapés, selon le journaliste de l’Afp. Deux personnes piégées dans les décombres ont été extraites vivantes par les secouristes.

Cet éboulement survient après les glissements de terrains et les coulées de boue qui ont fait 499 morts à Freetown et détruit des quartiers de la capitale sierra-léonaise dans la nuit du 13 au 14 août.

AFP

L’ancien Premier ministre libyen Ali Zeidan a été enlevé et est détenu depuis neuf jours par un groupe armé dans la capitale libyenne, a-t-on appris hier auprès de ses proches. M. Zeidan a été chef du gouvernement libyen de novembre 2012 à mars 2014. Il avait quitté le pays dans la confusion juste après son limogeage par le Parlement, ses détracteurs l’accusant de détournement de fonds publics.

Selon Karam Khaled, un ami qui accompagnait M. Zeidan à Tripoli, l’ex-Premier ministre envisageait de tenir une conférence de presse le 13 août dans la capitale libyenne pour répondre aux accusations de ses détracteurs.

M. Khaled a précisé que la visite de M. Zeidan avait été préparée en coordination avec le chef du gouvernement d’union (Gna), Fayez al-Sarraj. «C’est le Gna qui a préparé la visite, y compris le protocole à l’aéroport et la réservation d’hôtel», a affirmé M. Khaled. Selon lui, un groupe armé a tenté une première fois d’enlever M. Zeidan le 12 août mais les gardes de l’hôtel l’en ont empêché. «Des hommes armés du même groupe sont revenus le lendemain et nous avons été obligés de leur remettre M. Zeidan, quand nous avons appris qu’il s’agissait de la brigade des révolutionnaires de Tripoli», une milice loyale au Gna, a-t-il ajouté. «Depuis, nous n’avons aucune information sur son lieu de détention ou son état», a-t-il ajouté, fustigeant le «silence» du Gna.

AFP

Le président américain Donald Trump a présenté hier sa stratégie pour l’Afghanistan, «la plus longue guerre de l’histoire américaine», qui prévoit notamment l’envoi de nouveaux soldats et une pression accrue sur le Pakistan, appelé à cesser d’abriter des «terroristes».

«Mon instinct était de nous retirer, et d’ordinaire je suis mon instinct», a-t-il lancé sur une base de l’armée américaine à Fort Myer, au sud-ouest de Washington. Mais après avoir étudié l’Afghanistan «sous tous ses angles», il a dit être arrivé à la conclusion qu’un retrait créerait un «vide» qui profiterait aux «terroristes».

Les Etats-Unis vont donc poursuivre et augmenter leur effort. Le président Trump a refusé de dévoiler ses intentions militaires. «Nous ne parlerons pas du nombre de soldats» car «les ennemis de l’Amérique ne doivent jamais connaître nos projets», a-t-il éludé.

Son ministre de la Défense Jim Mattis a indiqué que les troupes seraient renforcées. Selon de hauts responsables de la Maison Blanche, Donald Trump a autorisé le Pentagone à déployer jusqu’à 3.900 soldats supplémentaires. «Je consulterai le secrétaire général de l’Otan et nos alliés, dont plusieurs se sont également engagés à augmenter le nombre de soldats déployés», a dit Jim Mattis dans un communiqué.

Plus de 8.000 soldats américains sont actuellement sur place, contre 100.000 au plus haut de l’engagement des Etats-Unis.

Donald Trump a prévenu Kaboul que le soutien américain, qui va se poursuivre face aux talibans sur le terrain, n’était pas «un chèque en blanc». «L’Amérique continuera à travailler avec le gouvernement afghan tant que nous voyons de la détermination et des progrès», a-t-il affirmé. «Mais notre engagement n’est pas illimité», «les Américains veulent voir de vraies réformes et de vrais résultats». Le président américain a aussi laissé la porte ouverte à un dialogue avec certains rebelles: «à un moment donné, après un effort militaire efficace, peut-être qu’il sera possible d’avoir une solution politique incluant une partie des talibans en Afghanistan». «Mais personne ne sait si ou quand cela arrivera», a-t-il ajouté.

Son secrétaire d’Etat Rex Tillerson a précisé dans un communiqué que les Etats-Unis étaient «prêts à soutenir des pourparlers de paix entre le gouvernement afghan et les talibans sans condition préalable». Evoquant la situation dans la région, Donald Trump a tenté de mettre la pression sur le Pakistan voisin qui, a-t-il dit, «est souvent un refuge pour les agents du chaos, de la violence et de la terreur». Le Pakistan a «beaucoup à perdre s’il continue à abriter des criminels et des terroristes», déstabilisant l’Afghanistan, a-t-il martelé. «Cela doit changer et cela va changer immédiatement!» Il a aussi demandé un effort accru à l’Inde dans la résolution de ce conflit, seize ans après les attentats du 11-Septembre qui avaient poussé les Etats-Unis à lancer une vaste offensive pour déloger le régime des talibans.

Quelque 2.400 soldats américains sont morts en Afghanistan depuis 2001, et plus de 20.000 y ont été blessés.

AFP

La police espagnole a abattu hier près de Barcelone Younès Abouyaaqoub, l’auteur présumé du sanglant attentat dans cette ville, après quatre jours de chasse à l’homme.

Le Marocain de 22 ans a été tué à Subirats, à 50 km à l’ouest de Barcelone lors d’une opération de police qui avait commencé peu après 16h00 (14h00 Gmt).
Les Mossos d’Esquadra, la police catalane, ont annoncé à 18h20 (16h20 Gmt) avoir identifié le mort comme Younès Abouyaaqoub, mais ils continuaient à quadriller la zone à la recherche d’éventuels complices.

La police avait barré l’accès à la route qui serpente entre les vignes près de laquelle l’homme semble avoir été abattu, tandis qu’un hélicoptère survolait la zone bouclée par la police, a constaté un journaliste de l’Afp sur place. «Ici, il y a pas mal de maisons de travailleurs saisonniers abandonnées, c’est facile de se cacher», a confié à l’Afp Arnau Gomez, 24 ans, qui habite à un kilomètre de là où l’homme a été abattu. Soudain, «on a entendu passer beaucoup de voitures de police, 20 ou 25, toutes sirènes hurlantes», a expliqué Roser Ventura, employée dans une cave à vin à environ 500 mètres de l’endroit où Abouyaaqoub avait été repéré.

L’homme recherché par toutes les polices d’Europe pour avoir semé la terreur sur l’avenue des Ramblas à Barcelone, tuant 13 passants, avant de poignarder un automobiliste à qui il a dérobé une voiture dans sa cavale, portait ce qui «semble être une ceinture d’explosifs», avait expliqué la police catalane sur son compte Twitter.
La ceinture a été retirée par les démineurs qui n’ont pas, à ce stade, confirmé si elle était factice.

AFP

Le président Muhammadu Buhari a affirmé hier «très heureux» d’être de retour au Nigeria, après trois mois d’absence pour des «congés médicaux», insistant sur le rétablissement de la sécurité dans le pays, dans sa tradition d’ancien chef militaire.

«J’ai eu le regret de remarquer, pendant mon absence, que des commentaires, notamment sur les réseaux sociaux, ont dépassé la ligne rouge, mettant en cause la question de l’existence de notre nation», a-t-il déclaré, dans un discours prononcé à 7h00 du matin (06h00 Gmt) sur la télévision nationale. «Notre unité n’est pas négociable», a-t-il martelé, alors que les velléités identitaires sont de plus en plus grandes à l’approche du 1er octobre, jour de la fête nationale.

En juin, un groupe de jeunes musulmans radicaux a donné jusqu’à cette date aux Igbos chrétiens, originaires du Sud, pour quitter le nord du pays.
Cet ultimatum, qui rappelle la haine anti-igbo née avant la terrible guerre du Biafra, fait écho aux messages sécessionnistes et virulents de l’Ipob, le mouvement pour les peuples indigènes du Biafra (sud-est), sous l’égide de son chef charismatique, Nnamdi Kanu.  «De fait, nous n’allons pas seulement renforcer notre lutte contre les éléments de Boko Haram, qui continuent à mener des attaques sporadiques (dans le nord-est), mais aussi contre la hausse des kidnappings (contre rançon), contre les violences entre bergers et agriculteurs (en forte augmentation dans le pays), et contre les violences ethniques instrumentalisées par des politiciens véreux», a énuméré le président.

«Nous les éliminerons toutes», a-t-il assuré, en référence aux menaces rampantes aux quatre coins du pays.
Pour Amaka Anku, analyste nigériane pour Eurasia Group, le «retour de Buhari aura un grand impact sur l’agenda politique du gouvernement, laissant les affaires courantes à son vice-président, qui l’a remplacé pendant ses absences répétées au cours de l’année.  «La loyauté et la déférence d’Osinbajo à son égard (...) va faciliter le retour du président dans le pays», poursuit Amaka Anku.
Ancien général, qui a dirigé une première fois le Nigeria dans les années 1980 d’une main de fer, il s’arroge clairement les questions sécuritaires dans un contexte économique très difficile, depuis que le géant pétrolier de l’Afrique de l’Ouest est entré en récession il y a un an.  «Son retour va améliorer la crise politique et sécuritaire, et si cela est résolu, les investisseurs pourront commencer à revenir», note Bismarck Rewane, pour Financial Derivatives Company.

AFP

Le président américain Donald Trump présente lundi sa stratégie sur l’Afghanistan, avec l’envoi attendu de soldats supplémentaires pour aider le régime de Kaboul dans l’impasse face aux talibans.

Après deux semaines chaotiques qui ont considérablement terni son image, cette allocution depuis la base de Fort Myer, au sud-ouest de Washington, lui offre une occasion d’adopter une posture plus présidentielle et de décliner sa vision sur le devenir de la plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis. Le discours, prévu à 21h00 (mardi 01h00 Gmt), sera retransmis en direct sur les principales chaînes de télévision américaines. Seize ans après les attentats du 11-septembre qui avaient poussé les Etats-Unis à lancer une vaste offensive pour déloger le régime taliban au pouvoir à Kaboul, le fragile édifice démocratique afghan est menacé par une insurrection déstabilisatrice. Plus de 8.000 soldats américains sont actuellement sur place (contre 100.000 au plus haut de l’engagement des Etats-Unis). L’envoi de troupes supplémentaires - le chiffre de 4.000 a été évoqué - inverserait la tendance à la décrue de ces dernières années.

Mais Donald Trump est aussi attendu, plus largement sur sa vision du conflit afghan à moyen terme. Avec de lancinantes questions qui se posaient déjà à George W. Bush et Barack Obama: quand le pouvoir afghan, miné par les divisions et la corruption, aura-t-il les reins assez solides ? Les forces de sécurité pourront-elles un jour s’affranchir de l’aide américaine ? Comment mettre un terme au jeu trouble du Pakistan, qui sert de facto de base arrière aux talibans ? Quelque 2.400 soldats américains sont morts en Afghanistan depuis 2001, et plus de 20.000 y ont été blessés. Rapport après rapport, le contrôleur américain de l’effort de reconstruction en Afghanistan, John Sopko, évoque également le peu d’efficacité des plus de 100 milliards de dollars d’aide à la reconstruction versés en 16 ans par les Etats-Unis.                            

  AFP

La présidence du Gabon a annoncé hier lundi un léger remaniement ministériel ainsi que la nomination de deux opposants modérés à des postes institutionnels.

Le gouvernement compte 38 membres contre 40 dans le précédent. Il se caractérise par quelques changements comme le ministre des Affaires étrangères, Pacôme Moubelet-Boubeya (Mer), remplacé par un ancien représentant du Gabon auprès des Nations unies, Noël Nelson Messone.
Les poids lourds de l’équipe restent en place comme le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet, Alain-Claude Bilie-By-Nze (Communication, porte-parole), ou encore Etienne Massard, «ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale«.

Toujours ministre de l’Economie, Régis Immongault mettra en œuvre le programme du Fonds monétaire international (Fmi) qui a approuvé en juin un prêt de 642 millions de dollars au Gabon pour relancer son économie, moyennant des recommandations sur «l’assainissement budgétaire».
Le gouvernement comprend aussi des membres issus du parti d’opposition Union nationale (Un) comme Estelle Ondo (Transport), déjà exclue de l’Un, et Patrick Eyogo Edzang (Eaux et Energie), qui doit faire l’objet d’une procédure disciplinaire indique l’Un.

La vice-présidence de la République a été restaurée et le poste a été confié à Pierre-Claver Maganga Moussavou, ex-candidat à l’élection présidentielle d’août 2016.
La présidence du Conseil économique et social revient à René N’Demezoo Obiang, ex-directeur de campagne de Jean Ping, rival du président Ali Bongo Ondimba à l’élection de 2016.
MM. Maganga Moussavou et N’Demezoo Obiang avaient participé au «dialogue politique» proposé par M. Bongo après sa réélection toujours contestée par Jean Ping. Ce nouveau gouvernement doit traduire en textes de loi les conclusions de ce «dialogue politique». Des élections législatives doivent avoir lieu en 2018.
Le rival d’Ali Bongo Ondimba, Jean Ping, qui se proclame toujours le «président élu», a lancé vendredi un appel à la désobéissance civile qui n’a reçu aucun écho majeur pour l’instant.

AFP

«Le choix du Maroc de se tourner vers l’Afrique n’a pas été le fruit d’une décision fortuite» mais «l’aboutissement d’une méditation profonde et réaliste», a dit le monarque marocain à l’occasion des 64 ans de la Révolution du roi et du peuple, une fête nationale célébrée le 20 août.  Après son retour réussi au sein de l’Union africaine (Ua) début 2017, le Maroc s’était porté candidat pour devenir membre de la Cédéao, développant en conséquence une intense activité diplomatique en Afrique de l’Ouest pour y parvenir.

La politique continentale du Maroc «s’articule autour de la promotion des intérêts communs par la mise en place de partenariats solidaires gagnant-gagnant», a affirmé le souverain, qui s’est félicité du lancement de «mégaprojets de développement» destinés à «améliorer les conditions de vie des populations africaines».

Il a cité parmi ses «mégaprojets» le gazoduc qui devrait relier le Maroc et le Nigeria par la façade atlantique de l’Afrique de l’ouest, dont le lancement a été annoncé fin 2016. «Nous sommes engagés actuellement à construire une Afrique sûre d’elle-même, solidaire, unie autour de projets concrets, ouverte sur son environnement», a assuré le monarque marocain. Mais il n’a pas évoqué dans son discours les questions internes, notamment le mouvement de contestation qui agite la région du Rif (nord), comme il l’avait fait fin juillet lors de la fête du Trône. «Le Maroc, c’est également cette dimension externe, qui ne change rien aux priorités nationales», a expliqué à l’Afp une source gouvernementale haut placée.  «Le discours du Trône était consacrée à l’agenda interne. Celui du 20 août vient le compléter par la dynamique externe qui s’est développée au cours de cette année», a ajouté ce responsable.

Car 2017 a été pour le royaume une année «exceptionnelle» sur le front diplomatique, où le roi «s’est beaucoup investi», a-t-il conclu.
 

AFP

Le président nigérian Muhammadu Buhari est rentré samedi au Nigeria après avoir passé trois mois à Londres pour un traitement médical dont la nature est restée secrète.

L’avion du chef de l’Etat nigérian a atterri à 16H35 (15h35 Gmt) à l’aéroport international d’Abuja, a constaté un journaliste de l’Afp.  M. Buhari avait quitté le Nigeria le 7 mai pour Londres où il avait déjà passé deux mois en début d’année pour des raisons médicales. La nature du traitement n’a jamais été précisée de source officielle.  En mars, à son retour de Londres, il avait confié n’avoir «jamais été aussi malade» et avait délaissé les responsabilités officielles, confiées au vice-président Osinbajo.  

Le premier séjour médical au Royaume-Uni du président Buhari remonte à juin 2016 - un an après sa prise de fonction - et la présidence avait alors indiqué qu’il souffrait d’une infection de l’oreille persistante. Ses opposants avaient affirmé pendant la campagne électorale de 2015 qu’il souffrait d’un cancer de la prostate mais il avait démenti. L’absence d’indication officielle sur la nature de la maladie du président a entretenu les rumeurs dans un pays encore marqué par la mort du président Umaru Musa Yar’Adua en 2010, après des mois de traitement médical secret à l’étranger.

Pour le professeur de sciences politiques à l’Université de Lagos Thomas Dapo, grâce au retour du président, «chaque décision, chaque projet portera désormais le sceau de la légitimité et de l’autorité».  Il estime que la lutte anti-corruption passera également à la vitesse supérieure. «L’argument de vente de Buhari, c’est son intégrité. Il met un point d’orgue à éradiquer la corruption au Nigeria».

AFP

Deux personnes sont mortes samedi dans une manifestation d’opposants réprimée dans le centre du Togo, selon un responsable de la sécurité, tandis qu’à Lomé la police a tiré des grenades lacrymogènes pour empêcher une marche en faveur de réformes politiques dans ce pays dirigé depuis un demi-siècle par une dynastie familiale.

A Sokodé, à environ 336 km au nord de la capitale, la manifestation a fait 2 morts, selon un responsable du ministère de la Sécurité.
Dans la capitale, des milliers de manifestants avaient répondu à l’appel du Parti national panafricain, vêtus pour la plupart de tee-shirts rouges, la couleur du Pnp. Ils ont rapidement été dispersés sur le lieu du rassemblement par des gaz lacrymogènes, a constaté un journaliste de l’Afp.

Vendredi, les ministres de la Sécurité et de l’Administration territoriale avaient proposé un itinéraire aux organisateurs de la manifestation mais ceux-ci ont refusé et maintenu leur propre itinéraire. Selon le ministre de la Sécurité, le colonel Yark Damehame, l’itinéraire choisi par les manifestants visait à bloquer les activités de la capitale. L’opposition togolaise réclame depuis dix ans que la Constitution - modifiée en 2002 - soit révisée, notamment afin d’y réintroduire une limitation des mandats présidentiels à 10 ans au plus.

Elle exige également un mode de scrutin à deux tours, une recomposition de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale.
Un projet de loi prévoyant ces réformes a été déjà rejeté en juin 2014 par le Parlement, dominé par le parti au pouvoir avec 62 sièges sur 91.
De nouveaux débats autour de deux propositions de lois, introduites par l’opposition n’ont rien donné, opposition et pouvoir s’accusant réciproquement de bloquer le vote.

AFP

Le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso et chef du parti au pouvoir, Salifou Diallo, est décédé samedi à Paris à 60 ans, a annoncé le gouvernement burkinabè sans préciser les circonstances du décès.

«Le gouvernement burkinabè a le regret d’annoncer le décès de son Excellence Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale», a indiqué le porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou dans un communiqué transmis à l’Afp. Chef du Mouvement du peuple pour le progrès (Mpp, pouvoir), sa mort est «survenue ce jour 19 août 2017 à Paris en France», a-t-il indiqué sans autre précision. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.

Le président du parlement burkinabè a été retrouvé mort dans un hôtel de Paris, a indiqué une source diplomatique burkinabè. Joint par l’Afp, le chef de file de l’opposition burkinabè Zéphirin Diabré a déploré une  «très grande perte» pour le Burkina. «Tout au long de son parcours que j’ai observé et parfois côtoyé, je retiens de lui un homme d’action, un homme de conviction et un homme d’engagement. Lorsque Salifou Diallo croyait en quelque chose il s’engageait à fond» a-t-il ajouté, à la fin d’une cérémonie.

De son côté, le Congrès pour la démocratie et le progrès (Cdp), le parti de l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré dont il était un des plus fidèles compagnons depuis les années 1990 avant une séparation, a souligné que sa disparition présentait «un enjeu politique». «La perte de Salifou Diallo présente un enjeu sur la scène politique. Au delà de toute considération partisane ou sentimentale, il faut dire que c’est un homme de la scène politique et pas des moindres. Je présente mes condoléances à toutes sa famille et à toute la nation entière.» a déclaré Achille Tapsoba, président du Cdp.

M. Diallo a été le directeur de cabinet de M. Compaoré alors ministre sous la révolution sankariste (1983-1987). Il a été plusieurs fois nommé dans divers gouvernements de Compaoré lorsque ce dernier est devenu président, avant de tomber en disgrâce.

En janvier 2014, avec l’actuel président Roch Marc Christian Kaboré et d’autres barons du régime, il entre en dissidence et fonde le Mpp avec lequel ils ont remporté les élections présidentielles et législatives de novembre 2015.
Réputé pour son franc-parler et sa maîtrise des rouages politiques du pays, Salifou Diallo avait été élu à présidence du parlement burkinabè en décembre 2015, puis à la tête du parti présidentiel en mars 2017.

AFP

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