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Stratégies de réduction des risques terroristes : Dakar renforce la coopération sous-régionale

17 Fév 2017
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Le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité, lundi, sa première résolution sur la protection des infrastructures essentielles contre les attaques terroristes, sous la présidence de séance de Pavlo Klimkin, ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, pays qui préside le Conseil ce mois-ci. La résolution 2341 demande aux États membres de l’Onu d’élaborer des « stratégies de réduction des risques » posés par les attaques terroristes contre les infrastructures essentielles et de renforcer leur coopération pour lutter contre de telles attaques.  

Cette résolution sur la protection des infrastructures essentielles contre les attaques terroristes est le tout premier texte du Conseil sur le sujet. Au cours du débat public, plusieurs hauts responsables de l’Onu et une cinquantaine de délégations ont insisté sur la vulnérabilité des infrastructures essentielles. Une vulnérabilité  tragiquement rappelée par les attentats perpétrés dans les aéroports de Bruxelles et d’Istanbul en 2016.

Il n’existe pas de définition internationale des infrastructures essentielles, comme l’ont souligné les intervenants, mais on peut mentionner la banque, les télécommunications, les services d’urgence, les transports et l’approvisionnement en énergie et en eau comme autant « de composantes essentielles de la vie moderne ».

La résolution demande aux États de prendre « des mesures de préparation » pour intervenir efficacement en cas d’attaque contre ces infrastructures et d’affirmer la responsabilité pénale de leurs auteurs. S’agissant du volet coopération, les États devront participer « activement » aux efforts de « prévention, de protection, d’atténuation des effets, de préparation, d’enquête, d’intervention et de relèvement » en rapport avec ces attaques.

Ils devront « créer ou renforcer » les partenariats avec les parties publiques et privées et « mettre en commun leurs informations et leurs données d’expérience » par des « formations communes » et « des réseaux de communication et d’alerte d’urgence ».  L’Onu est, pour sa part, chargée de collaborer avec les États et les organisations internationales pour partager les bonnes pratiques en matière de gestion du risque d’attaques.

De son côté, l’ambassadeur Fodé Seck, représentant permanent du Sénégal à l’Onu, a rappelé l’attachement de Dakar à la question à l’ordre du jour.  « Parce qu’elles deviennent de plus en plus la cible de groupes extrémistes, les infrastructures doivent faire l’objet d’une protection et d’une surveillance prioritaires afin de préserver le fonctionnement des communautés humaines et de garantir la sécurité nationale et la sûreté publique », selon M. Seck.  Le Sénégal a toutefois précisé que la mise en oeuvre de la résolution 2341 devra se faire en cohérence avec les deux textes précédents du Conseil de sécurité.

Résolution 2341 du Conseil de sécurité
Pour rappel, il s’agit du débat public relatif à la sécurité aérienne face aux attaques terroristes, tenu en septembre 2016, ainsi que deux réunions en formule Arria organisées respectivement par l’Ukraine, en novembre 2016, sur le même sujet des infrastructures essentielles et  conjointement par le Sénégal et l’Espagne, toujours en novembre dernier, sur la problématique de la cyber sécurité. La formule Arria, présentée conjointement par le Sénégal et l’Espagne, avait été sanctionnée par l’adoption de la résolution 2322, laquelle était venue étoffer les résolutions 2178 et 2253 adoptées par le Conseil de sécurité, en 2014 et en 2015, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Compte tenu de l’interconnexion de ce type d’infrastructures qui accentue leur vulnérabilité, la certitude du Sénégal est que la vigilance et la veille permanentes, fondées sur une prise en compte des spécificités propres au contexte et à l’environnement géopolitique interne et externe de chaque pays et de chaque région, sont fondamentales. Pour Dakar, « il est impératif de nouer et de renforcer des partenariats public-privé aux niveaux national, régional et international en matière de partage d’informations, d’expériences, de renseignements même, ainsi que de coordination opérationnelle, de sécurisation des chaines d’apprivoisement et de contrôle des frontières ».

Sécurité aéronautique et maritime
Dans le domaine aéronautique, et en vertu des dispositions de l’Oaci qui stipulent que chaque Etat a la responsabilité de garantir une mise en œuvre efficace de toutes les mesures de sûreté visant à protéger l’aviation civile contre les actes d’intervention illicites, l’Etat sénégalais a entrepris, depuis plusieurs années, un vaste programme de renforcement de la sécurité de l’aviation civile sur son territoire et son espace aérien. Cette politique a permis l’adoption, par l’Assemblée nationale, d’un nouveau code de l’aviation civile par la loi 2015-10 du 04 mai 2015 et la mise en place de règlements aéronautiques pour encadrer la mise en œuvre opérationnelle des mesures et procédures de sûreté. Dans le domaine maritime et portuaire, le Sénégal est, en outre, partie prenante de la quasi-totalité des instruments internationaux, qu’ils soient de portée universelle ou de dimension régionale. Concernant l’Afrique, il y a le Processus dit de Yaoundé, le Code de conduite dit de Djibouti, mais aussi la Charte africaine sur la sureté et la sécurité maritimes, adoptée en octobre 2016 à Lomé.

Sur le plan sous-régional, un accord de coopération a été signé par le Sénégal, le Mali et le Burkina Faso pour renforcer les échanges entre services de sécurité face à la recrudescence des attaques terroristes et cybercriminelles. Cet accord de coopération, signé le 24 mars 2016, a pour effet de mutualiser les efforts des trois pays, de renforcer les relations et la collaboration entre leurs services de sécurité, d’établir une unité d’action en harmonisant leurs législations nationales en matière de lutte contre le terrorisme et les normes de surveillance des frontières, mais également d’assurer la fiabilité des documents de voyage, dans le respect des accords régionaux en matière de circulation des personnes.

Le Sénégal estime que toutes ces mesures préventives sont essentielles pour éviter que l’Afrique devienne le maillon faible de la protection des infrastructures essentielles.

D. M. F.

Last modified on vendredi, 17 février 2017 14:24
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