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La Thaïlande ou le royaume des fleurs et des saveurs

10 Nov 2017
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Le royaume de Thaïlande porte l’empreinte du défunt roi Bhumibol Adulyadej, garant de la stabilité du pays soixante-dix ans durant adossée à une forte identité nationale marquée par les valeurs culturelles et religieuses autour desquelles se sont élaborés la nation et ses axes de développement national endogène : la discipline, la rigueur et le dépassement de soi dans le travail.

La Thaïlande est un royaume d’eau et d’humidité, et c’est sans doute pourquoi on y trouve une faune et une flore préservées et entretenues dans toutes sa diversité terrestre ou aquatique. Le fleuve Mekong, qui vient de la Chine voisine, y joue un rôle important de même que le Ménam Chao Phraya, le seul à couler entièrement dans le pays dont il constitue encore aujourd’hui l’axe majeur de transport et de commerce. Il se forme au confluent des rivières Ping et Nan et s’écoule vers le sud sur plus de 300 km, avant de se jeter dans le golfe de Thaïlande. La vallée qu’il forme est une grande région productrice de riz siam qui a eu ses beaux jours au Sénégal il y a des années. Des énormes montagnes qui jalonnent le pays, notamment au Nord, coulent aussi de nombreuses rivières qui sillonnent le royaume en tous sens, offrant ainsi un énorme potentiel agricole au pays en riz mais aussi en fruits et légumes. L’eau, se retrouve aussi au centre de la vie avec des maisons, des temples et des marchés flottants, des pirogues boutiques ou de transport en commun faisant de Bangkok une Venise de l’Est selon une ancienne appellation.

Pays certainement occupé mais jamais colonisé, le royaume de Thaïlande a une forte identité nationale forgée autour d’une langue commune, d’une écriture commune et du roi Bhumibol Adulyadej, garant de l’unité, de la cohésion nationale et surement de la stabilité du royaume pendant les 70 ans qu’à duré son règne (1946-2016).

Les ruines du royaume d’Ayutthaya (1350-1767), à 79 km de Bangkok, donnent déjà une idée du chemin parcouru par la Thaïlande pour la construction de son unité nationale. Fortement construite autour de la spiritualité bouddhiste qui prône le culte du bien dans tous les actes de la vie, le royaume, après plus de 400 ans de puissance, est conquis par les armées birmanes, sa capitale incendiée et son territoire démembré. Mais, les différentes dynasties ont toujours réussi à faire renaitre le royaume de ses cendres. Par quatre fois, chaque dynastie gagnante a recrée une nouvelle capitale en signe de rupture et de nouveau départ.

En 2017, l’intense trafic à l’aéroport international Savarnabhumi de Bangkok a montré à suffisance l’importance qu’occupe la Thaïlande dans la sous-région asiatique avec plus de 56 millions de passagers transportés l’année dernière parmi lesquels 23 millions de touristes qui visitent en toutes saisons ce royaume des mille et une merveilles environnementales et fauniques. Eloigné d’une bonne trentaine de km, le centre ville est rallié en un temps record grâce à la qualité des routes qui sont de quatre voies pour l’aller et quatre voies pour le retour séparées par une large bande de terre plein bien boisée et fleurie. Pas une flaque d’eau sur les routes encore moins de nids de poule ou de dos d’âne pour ce pays constamment arrosé par la pluie. Pas un seul coup de klaxon ou de signe d’énervement malgré le nombre incalculable de voitures les unes plus rutilantes que les autres. Le cœur de Bangkok n’a rien à envier à une capitale quelconque de l’Europe ou des Amériques tant dans le tracer de la ville, l’occupation de l’espace ou la hauteur des gratte-ciel.

Le royaume a joué sur ses qualités naturelles et sur une population disciplinée, méticuleuse et travailleuse pour être une destination de découverte et de loisirs de premier choix pour les touristes fortunés et moins fortunés du monde. Pour fidéliser cette clientèle fortunée et exigeante sur la qualité du service, les autorités thaïlandaises ont fixé la barre très haut en matière de prestation de services, ne laissant rien au hasard ou à l’improvisation. Le royaume renferme un réseau ferroviaire et routier dense avec un confort rarement égalé, et les infrastructures d’accueil hôtelières et autres sont à un niveau tel qu’il est très difficile d’établir une claire séparation entre le milieu rural et le milieu urbain. Le pays a fixé très haut aussi les normes de sa gastronomie, extrêmement variée à l’image de la diversité culturelle et ethnique du royaume, mais aussi de l’abondance des produis qu’offre la nature associée à l’ingéniosité des Thaïlandais. Selon Jirasak Waraarpachai, conseiller à l’ambassade, cette ingéniosité culinaire trouve son origine au palais royal où chaque cuisinier réfléchissait continuellement à une recette originale pour conforter sa place au sein de la cour et auprès de la famille royale. C’est sans doute ce qui explique le foisonnement de restaurants en Thaïlande et l’abondance des menus à base de produits de la mer et de fruits.

Face au nombre de touristes de plus en plus croissant, de la diversité de la clientèle et toutes les possibilités culinaires offertes par la diversité des produits, tous les grands noms de la cuisine du monde s’y bousculent pour ouvrir des restaurants qui offrent des menus coutant plus de deux cent euros avec des tables souvent réservés des semaines, voire des mois à l’avance.
Les autorités en charge du commerce et de l’exportation tiennent une foire mensuelle pour la promotion des produits locaux, la labellisation et l’assistance pour les positionner sur le marché international afin de mieux vendre la destination.

Eau, végétation et développement
Végétation ThaiLe royaume de Thaïlande est doté d’un énorme potentiel hydro agricole. Ceci, assimilé à sa stabilité politique, liée sans doute au consensus autour du roi Bhumibol Adulyadej et son long règne de soixante-dix ans, a permis de réaliser de grandes performances économiques et sociales.

Dès son accession au trône, en 1947, le roi Bhumibol Adulyadej, décédé il y a un an, n’a cessé de parcourir le royaume et de réfléchir sur les voies et moyens pour l’émancipation du monde rural thaïlandais fortement touché par la pauvreté : leur apprendre à croire en eux-mêmes et en leur capacité à s’en sortir par la formation, mais surtout par la rigueur, la discipline et le travail méticuleux. Sous son impulsion, six centres royaux consacrés à l’étude du développement ont été mis en place pour s’occuper des aspects socio-économiques et environnementaux ; sorte d’incubateur des bonnes pratiques alliant le développement autogéré et la préservation de la nature selon l’environnement géophysique et le potentiel de chaque région en mettant l’accent sur la pisciculture, l’élevage, l’embouche bovine, la restauration de la nature et la promotion de l’écotourisme.

A près de 700 km au nord de Bangkok, vers la frontière avec le Laos, Chiang Mai abrite un de ses projets de réhabilitation d’une forêt de 1360 ha. Le centre royal de développement de Huai Hongkhrai comprend une structure de recherche et d’études avec une mise en commun de toutes les compétences nécessaires pour aboutir à des résultats concrets, en collaboration avec les populations autochtones. Cette zone, totalement déboisée avec de fréquents éboulements de montagne, est devenue, en l’espace de vingt ans, une forêt vierge avec une diversité végétale et faunique spectaculaire.

Selon le directeur du centre, la maitrise de l’eau a été au cœur du processus de restauration de l’écosystème, avec une forte implication des populations qui ont été formées aux meilleures pratiques pour tirer le maximum du milieu en assimilant les techniques d’irrigation, la retenue d’eau et la plantation d’espèces adaptées. Plus l’écosystème est restaurée plus les différentes espèces animales font leur retour. 60.000 à 100.000 paysans thaïlandais ont été formés. Ils ont, à leur tour, servis de relais dans 35 villages de formation de la région de Chiang Mai. Il a indiqué qu’un ratio d’occupation de l’espace est de 30 % des terres à l’agriculture, 30 % à l’élevage, 30 % à la riziculture et 10 % à l’habitat.

De l’avis du directeur, le centre va continuer ses recherches pour faire face aux mutations écologiques en cours et pour mieux adapter la formation aux besoins des populations rurales. Outre l’agroforesterie, le centre a formé des jeunes à la pisciculture.

Selon la femme responsable du bassin, le centre a importé 50 tilapias du Japon et chaque poisson peut donner 100 alevins et chaque alevin peut atteindre un kilo à maturité.
Ce développement de la pisciculture a atteint un niveau tel que presque tous les restaurants disposent d’un bassin d’élevage de poisson et autres produits de la mer pêchés et vendus vivants au client comme du bétail vendu vivant dans d’autres pays.

Six ans pour élever un « thiof »
A Krabi, au sud, vers la frontière avec la Malaisie, le Centre de recherche et de développement de la pêche côtière (Coastal fisheries research and développement center) illustre parfaitement la maitrise de la vie de la faune aquatique des Thaïlandais. Le centre, selon son directeur, travaille dans trois directions : l’élevage d’espèces marines pour la consommation, la décoration avec les aquariums et la formation des jeunes. Une quarantaine de personnes y travaillent et encadrent des étudiants en provenance de la sous-région sud asiatique.

Le responsable du centre a fait savoir qu’il faut deux ans pour la reproduction de certaines espèces comme les hippocampes. Pour le « thiof » (le mérou), bien prisé par les Thaïlandais aussi, il a indiqué que le travail est plus méticuleux, car sur près de 3.000.000 d’œufs, il n’y a que 10 % qui survit et qu’il faut six ans pour élever un « thiof » reproducteur qui peut atteindre cinq kilo par sujet.

Le Centre de Bangsai : Les arts et métiers en 31 filières
Centre BangsaiSa majesté la reine Sirikit, lors d’un voyage avec le roi pour s’enquérir des conditions de vie de ses sujets, s’est émue de la précarité dans laquelle vivent les populations rurales et a initié la mise sur pied du Centre des arts et métiers de Bangsai, à Ayutthaya, un outil ultramoderne d’encadrement des artisans dans 31 métiers allant du travail du bambou à la poterie, la menuiserie, la sculpture, l’ébénisterie, le batik, la céramique, l’élevage, l’agriculture ou la préservation de l’environnement.

Une cinquantaine d’enseignants y assurent une formation de six mois à un an aux pensionnaires qui sont tous logés et nourris. Le budget du centre, estimé à environ 17 milliards de FCfa, provient d’institutions publiques et privées thaïlandaises et des recettes tirées de la salle d’exposition et de ventre des meilleures œuvres.

De son ouverture, en décembre 1984, à nos jours, près de 900.000 élèves ont été formés et plusieurs parmi eux ont bénéficié d’un encadrement pour s’installer à leur propre compte et devenir aussi formateur à leur tour dans leur localité. Le savoir-faire de différents diplômés du centre a beaucoup contribué au rayonnement touristique de la région d’Ayutthaya, selon Mme Pogana Simanatara, membre du comité exécutif du centre.

La structure accueille des étrangers qui bénéficient aussi d’une formation gratuite, mais doivent cependant se prendre en charge.
Le Pr Simanatara, qui est aussi enseignante dans une université et formatrice à titre bénévole, affirme que le centre reste ouvert à la coopération avec d’autres centres pour une formation.

Chiang Mai ou le sanctuaire des éléphants
Chaing MaiLa région de Chiang Mai, avec ses 20.200 km2 et ses hautes montagnes recouvertes d’une luxuriante végétation et surtout sa réserve d’éléphants et de faune exotique, est une attraction et son gouverneur, Pawin Chamniprasart, souligne avec fierté ses 2 milliards 700.000 dollars américains de recettes pour 10 millions de touristes accueillis l’année dernière.

M Chamniprasart n’entend pas s’arrêter en si bon chemin, car en plus de l’attraction que constitue l’écosystème restaurée, la ville diversifie l’offre en organisant des festivals culturels parmi lesquels un festival des fleurs et des plantes qui attire des milliers de touristes. La ville a d’ailleurs été classée première par le Canada qui organise aussi un festival des plantes et des fleurs.

Par ailleurs, Chiang Mai met en exergue sa diversité cultuelle et ethnique. La ville s’apprête à initier le tourisme sportif avec un marathon qui accueille 20.000 coureurs et va s’internationaliser de plus en plus. La ville cible aussi les personnes du troisième âge qui peuvent profiter du climat des montagnes, de la végétation et du calme qui y règne. La capacité d’accueil de la région a augmenté de 60.000 lits, affirme le gouverneur qui entend poursuivre dans ce sens afin de renforcer la position de sa ville sur le plan politique.

L’une des attractions de la région est le Centre de récupération et de sauvegarde des éléphants qui sont de fidèles compagnons de l’homme et ont joué un rôle déterminant dans l’histoire de la Thaïlande et de toute cette sous-région asiatique. Pour préserver cette animal, emblème nationale du pays, le roi Bhumibol Adulyadej a ordonné la mise sur pied de ce centre de récupération et de dressage des éléphants qui y montrent toutes les facettes de leur énorme potentiel : des travaux champêtres et domestiques à la parade, la levée des couleurs et même la peinture à l’huile de tableaux d’art proposés en vente aux enchères aux touristes.

Dans le sillage du développement de l’artisanat régional, le Thailand creative and design center (Tcdr) de la région, démembrement régional du Centre de création et de design de Thaïlande, est chargé d’aider et encadrer les artisans à améliorer leur savoir-faire ancestral et à pouvoir faire face à un marché international de plus en plus ouvert et concurrentiel. En plus de la formation artisanale et de la production, le centre aide les jeunes designers à trouver des débouchés sur le plan international aux produits made in Thaïlande à partir d’un produit du terroir et spécifique à la région.
Selon le responsable du Centre Inthaphan Buakeow, plus de 10.000 produits de 17 provinces du nord entrent en compétition et aucune ressource locale n’échappe à l’ingéniosité et à la curiosité des artisans locaux. Les meilleurs seront encadrés dans une politique sous-régionale mise en place par l’Association des nations de l'Asie du Sud-est (Asean).

Amicale des ressortissants senegalais en Thailande : Dans l’attente d’un consul
Sénégalais ThaïlandeLa Thaïlande, à l’instar de nombre de pays à travers le monde, a aussi sa communauté sénégalaise forte d’environ 150 personnes. Ils sont établis pour la plupart à Bangkok où ils travaillent surtout dans le commerce des pierres précieuses en provenance de l’Afrique australe.

Ils sont organisés en une Amicale des ressortissants sénégalais de Thaïlande depuis 26 ans. Et selon les responsables, ils jouissent de la confiance des autorités thaïlandaises et sont bien acceptés par la population à cause de leur sérieux et leur honnêteté dans les relations de travail.

Samba Ndiath, imam d’une mosquée thaïlandaise de Bangkok, Mbanga Ndiaye, secrétaire général de l’association, et Boubacar Konté, secrétaire à l’organisation, ont été unanimes a reconnaitre que la Thaïlande peut beaucoup apporter au Sénégal en matière de préservation de la nature, mais surtout de pêche et d’aquaculture, ainsi que de conservation des produits halieutiques et agricoles. La médecine est aussi un secteur clé qui pourrait bénéficier au Sénégal.

Selon le secrétaire général de l’amicale, plusieurs initiatives ont été prises pour mettre en rapport des opérateurs économiques sénégalais et thaïlandais pour profiter de leur expérience et organisation en vue de la mise en place et du fonctionnement de micro entreprises. Mbanga Ndiaye a souligné que la Thaïlande tire sa force du dynamisme de ses Pme et Pmi qui lui ont permis d’assurer le plein emploi.

Les responsables de l’amicale ont toutefois déploré l’absence d’un consulat qui aurait pu aider à faciliter les démarches administratives pour mieux faciliter la coopération entre les deux pays. Ils ont également rappelé que le ministère des Affaires étrangères leur avait annoncé la nomination d’un consul, mais celui-ci tarde à prendre fonction, alors qu’il y a de réelles perspectives d’une coopération approfondie avec ce pays.

Mieux qu’un consul, ils demandent le transfert de l’ambassade du Sénégal de Kuala Lumpur à Bangkok compte tenu du nombre de Sénégalais établis dans le royaume et du volume des activités, mais surtout des perspectives de coopération. Ils ont indiqué que certains ressortissants sénégalais établis en Thaïlande et qui travaillent dans le secteur des pierres précieuses ont un volume d’affaires estimé à une cinquantaine de millions de dollars américains pour certains et qui gagneraient à être encadrés et soutenus par les autorités sénégalaises pour venir investir au pays dans le cadre du Plan Sénégal émergent.

La seule inquiétude du moment, selon les responsables de l’amicale, provient de la décision des autorités thaïlandaises de faire renouveler les visas et tous les ressortissants des 13 pays ouest africains qui dépendent de l’ambassade de Thaïlande à Dakar doivent y effectuer le déplacement pour renouveler leur visa.

AROON JIVASAKAPIMAS, AMBASSADEUR DE THAILANDE À DAKAR : « Nous offrons les bourses de formation sur les Pme »
Aroon Jivasakapimas ambassadeur ThaïlandeMonsieur l’ambassadeur, le Sénégal entretient une vieille relation de coopération avec la Thaïlande. Pouvez-vous nous en faire le point ?
Nous venons de célébrer le 35e anniversaire des relations diplomatiques entre nos deux pays en 2015. Nous nous réjouissons que le gouvernement royal de Thaïlande ait choisi le Sénégal pour établir notre ambassade dans cette région de l’Afrique de l’Ouest. Malgré la distance, le Sénégal est considéré comme un pays ami de la Thaïlande depuis toujours ; d’où de nombreux projets de coopération au profit des populations de nos deux pays.

Au-delà de la coopération bilatérale, le Sénégal et la Thaïlande travaillent en étroite collaboration sur les questions multilatérales afin de répondre aux défis mondiaux dans le cadre de l’Onu et des autres organisations internationales.

Les ressortissants sénégalais résidant en Thaïlande disent vivre dans de bonnes conditions. Est-ce que le gouvernement thaïlandais envisage une formation pour ceux qui veulent retourner s’installer au pays ?
A notre connaissance, il n’y a pas encore de cas où un Sénégalais vivant en Thaïlande a fait la demande de retour au pays. La plupart des Sénégalais en Thaïlande résident à Bangkok et vivent dans de très bonnes conditions, tout autant que les ressortissants venant des autres pays.

Votre pays est très expérimenté en matière de conservation et de transformation des produits agricoles et halieutiques. Est-ce qu’il y a des dispositions particulières pour intensifier la coopération avec le Sénégal ?
Effectivement, la Thaïlande produit énormément de produits agricoles et halieutiques, non seulement pour la consommation domestique mais aussi pour l’exportation. Vous trouvez beaucoup de produits thaïs sur les marchés sénégalais. Par exemple, le riz thaïlandais, les sauces et condiments, sans parler de divers produits agricoles transformés sous forme d’aliment, tels que des fruits en boite de conserve.

Quant à la coopération avec le Sénégal, le gouvernement royal de Thaïlande offre, chaque année, des bourses de formation dans les domaines de la transformation alimentaire et l’aquaculture aux pays partenaires, y compris le vôtre, afin de répondre à la question sur la sécurité alimentaire dans ces pays.

En outre, l’Agence thaïlandaise de coopération internationale pour le développement (Tica) continue à travailler en collaboration avec l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) depuis plusieurs années pour promouvoir l’élevage de tilapias et de clarias au Sénégal. Une douzaine d’experts sénégalais sont partis en Thaïlande pour une formation l’année passée, et nous verrons bientôt des experts thaïlandais venir former les Sénégalais. Nous espérons que, dans quelques années, les tilapias et clarias seront accessibles partout au Sénégal surtout dans les régions non-côtières.
Dans le domaine de la transformation alimentaire, le gouvernement royal de Thaïlande a terminé, en 2016, le projet de la construction d’un séchoir solaire de produits alimentaires dont le modèle a été conçu par des spécialistes thaïlandais. Il a été installé au monastère de Keur Moussa, dans la région de Thiès. Par la suite, le programme de formation sur la transformation alimentaire par le savoir-faire thaïlandais y a été organisé pour des Sénégalais.

Votre pays a atteint le plein emploi grâce à la mise en place de petites et moyennes entreprises. Est-ce que votre gouvernement envisage l’offre de bourses à de jeunes étudiants sénégalais qui veulent se former pour créer leur propre entreprise ?
Nous croyons que les expériences thaïlandaises pourraient servir de modèle de développement dans nos pays partenaires. Les conditions de vie et ressources des populations sénégalaises ressemblent à celles de chez nous, et la promotion des Pme pourra générer les bénéfices en faveur des populations locales. Pour l’instant, nous offrons les bourses de formation sur les Pme aux représentants du gouvernement du Sénégal chaque année. Nous comptons sur ces effectifs pour transmettre le savoir-faire et les expériences acquis en Thaïlande aux Sénégalais.

L’actualité est la brûlante question du renouvellement des visas des ressortissants ouest africains de 13 pays qui doivent tous venir à Dakar, où se trouve l’ambassade, pour se faire de nouveaux visas. Quelles mesures sont prévues pour alléger les procédures ?
En effet, pour l’instant, l’ambassade royale de Thaïlande à Dakar couvre 13 pays dans cette région. Le gouvernement royale de Thaïlande est en train de réviser la politique globale sur le service consulaire. Nous espérons que cela va faciliter les ressortissants de l’Afrique de l’Ouest dans un avenir proche. Cependant, il est vivement conseillé aux Sénégalais qui désirent voyager en Thaïlande de bien se renseigner sur les démarches pour l’autorisation de séjours. pour les informations de visa, aller à : http://www.thaiembassy.org/dakar/en/services

Reportage de Alassane DIAWARA (textes et photos)

Last modified on vendredi, 10 novembre 2017 13:33
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