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Les forces loyales à Khalifa Haftar, chef autoproclamé de l’armée nationale libyenne (Anl), ont mené, dans la nuit de samedi à hier, des raids aériens contre des positions rivales dans le sud libyen, en réponse à l’attaque meurtrière qui avait visé, jeudi, leur base dans la région.

«Les avions de chasse ont effectué des raids pendant la nuit (de samedi à dimanche), dans le cadre de l’opération Martyrs de Brak al-Shati», en référence aux victimes de l’attaque contre la base aérienne du même nom dans le sud de la Libye où 141 personnes, dont une majorité de soldats pro-Haftar, ont été tuées jeudi, a rapporté l’agence Lana, loyale aux autorités parallèles de l’est. «Des Mig-23 ont mené sept raids contre les positions des terroristes à Houn et Joufra», au nord-est de la base aérienne, a rapporté l’agence, citant le colonel Mohamad al-Manfour, chef de la base aérienne de Benina à Benghazi, détruisant «plusieurs dépôts d’armes, des centres d’opérations et des véhicules».

Selon des sources militaires, la 3e Force, un puissant groupe armé de la ville de Misrata (nord), officieusement loyal au gouvernement d’union nationale (Gna), a mené, jeudi, une attaque contre la base aérienne de Brak al-Shati, contrôlée par l’Anl.

Les forces pro-Haftar ont dénoncé des exécutions sommaires, précisant que des civils qui travaillaient sur la base ou qui se trouvaient aux alentours ont été également exécutés.
Hier, l’organisation Human Rights Watch (Hrw) a fait état, dans un communiqué, de l’exécution d’»au moins 30 soldats».
«Le Gna doit tenir sa promesse et enquêter sur les allégations selon lesquelles ses troupes auraient exécuté des soldats rivaux qui avaient été arrêtés», a affirmé Eric Goldstein, directeur adjoint pour le Moyen-Orient et Afrique du Nord à Hrw.

«Les autorités doivent envoyer un message fort pour dire que de tels crimes ne seront pas tolérés et, si les allégations sont fondées, elles devront juger les auteurs», a-t-il ajouté.

Turquie Erdogan réélu à la tête de l’Akp AFP - Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été réélu, hier, chef du parti de la Justice et du Développement (Akp) au pouvoir après presque trois ans d’absence, comme prévu par la révision constitutionnelle adoptée par référendum le 16 avril. M. Erdogan avait officiellement coupé ses liens avec l’Akp (islamo-conservateur) lorsqu’il avait été élu président en août 2014, comme le prévoyait alors la Constitution. Mais, avec l’entrée en vigueur d’une première mesure figurant dans la récente révision constitutionnelle, il a pu réintégrer ce parti début mai et en briguer la présidence, hier, au cours d’un congrès extraordinaire.

«Avec 1.414 voix, notre chef fondateur a été choisi comme président», a déclaré Hayati Yazici, vice-président de l’Akp, après le dépouillement des suffrages des délégués du parti réunis à Ankara. Seul candidat, M. Erdogan était certain d’être élu à la tête de l’Akp qu’il a cofondé en 2001 et qu’il avait dirigé lorsqu’il était Premier ministre, entre 2003 et 2014. Des dizaines de milliers de personnes étaient arrivées de toute la Turquie pour assister à l’événement organisé sous haute sécurité dans un stade de la capitale.

«Ce congrès est un nouveau départ», a déclaré M. Erdogan à l’annonce de sa victoire. «De la lutte contre le terrorisme à l’économie, de l’extension des droits et des libertés aux investissements, dans chaque domaine, la période à venir fera faire un bond à la Turquie». Redevenir chef de parti permettra à Recep Tayyip Erdogan de mettre fin aux rivalités internes et de préparer les prochaines élections, locales en mars 2019, puis législatives et présidentielle en novembre de la même année.

La realpolitik a eu raison de la témérité de Donald Trump qui a porté, hier, les habits d’un président des Etats-Unis en Arabie saoudite. La teneur de ses propos durant la campagne électorale contre l’Islam et le bannissement des ressortissants de sept pays musulmans n’ont rien à voir avec le discours tenu devant une cinquantaine de responsables de pays musulmans à Ryad.  

Par l’engagement et le ton, il rappelle le discours de Barack Obama au Caire, donnant le départ de nouvelles relations entre les Etats-Unis et le Proche-Orient. Même si le président américain a parlé de lutte contre l’extrémisme musulman, l’orientation géopolitique a repris le dessus avec les traditionnelles accusations de soutien au terrorisme contre l’Iran alors que les groupes islamistes extrémistes sont d’obédience sunnite.

C’est une trouble coïncidence que cette visite intervienne le soir d’une réélection triomphale du président Hassan Rohani par les Iraniens, en soutien à sa politique de mise en confiance de la communauté internationale par l’accord sur le nucléaire.

Cet accord qui devait permettre de jouer l’équilibre dans la région et réduire la présence américaine n’avait pas été bien accueilli à Ryad, allié traditionnel indéfectible des Etats-Unis et qu’une sourde rivalité religieuse et politique oppose à Téhéran depuis la révolution islamique iranienne de 1979. Deux visions rigoristes de l’Islam pour deux pays majeurs dans la région : le porte- drapeau du sunnisme et le gardien du chiisme et de ses intérêts dans toute la région, et au-delà.

Le régime iranien, qui avait estimé avoir fait un énorme pas vers la réconciliation avec les Occidentaux, en renonçant à son programme nucléaire, sent comme un piège sunnite la menace de l’organisation Etat islamique en Irak et en Syrie et celle des talibans en Afghanistan.

Le royaume wahhabite, de son côté, est convaincu que son rival dont les alliés dominent déjà le Liban, la Syrie, l’Irak et la moitié du Yémen est engagé dans une vaste entreprise d’affaiblissement des sunnites et d’encerclement du monde arabe.

Dans ce contexte, la première visite internationale du président américain en Arabie saoudite prend tout son sens. La signature d’importants accords financiers, pour notamment acheter des armes, signifie un retour du soutien américain au royaume saoudien face à « l’ogre » iranien. C’est une montée des périls entre les deux pays occupés à se faire la guerre par procuration pour se contrecarrer en Irak, en Syrie, au Yémen tout comme au Liban.

Par Alassane DIAWARA  

A peine réélu triomphalement pour quatre ans, le président iranien modéré Hassan Rohani a été mis sous pression des Etats-Unis, ennemi de l’Iran depuis près de 40 ans.

En obtenant 57 % des voix, vendredi, M. Rohani, 68 ans, a terrassé son adversaire conservateur, Ebrahim Raissi (38 %), selon les résultats officiels diffusés, samedi, par le ministère de l’Intérieur. Cette nette victoire démontre qu’une majorité d’Iraniens approuve sa politique d’ouverture entamée par l’accord nucléaire historique conclu, en juillet 2015, avec six grandes puissances, dont les Etats-Unis.
Depuis l’Arabie saoudite, grand rival de l’Iran au  Moyen-Orient, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a de nouveau accusé Téhéran de soutenir le «terrorisme» et critiqué ses essais de missiles balistiques. «J’espère que Rohani (...) engagera un processus de démantèlement du réseau de terrorisme d’Iran» et «mettra fin aux essais de missiles balistiques», a dit M. Tillerson qui accompagne le président Donald Trump à Ryad.

Il a ajouté que les méga-accords de défense entre son pays et l’Arabie saoudite, annoncés pendant cette visite, visaient à contrer en particulier la «mauvaise influence iranienne» dans la région. Les mises en garde américaines sont intervenues juste après une déclaration télévisée de M. Rohani après sa réélection, dans laquelle il affirme que «le peuple iranien veut vivre en paix et dans l’amitié avec le reste du monde, mais qu’il n’accepte pas la menace et l’humiliation». Par son vote, «notre peuple a déclaré aux pays voisins et à toute la région que la voie pour instaurer la sécurité est le renforcement de la démocratie, non s’appuyer sur les puissances étrangères», a-t-il dit. A Téhéran, des milliers de personnes se sont regroupées, dans la soirée, en divers endroits pour exprimer leur joie, selon des journalistes de l’Afp sur place. «Merci l’Iran», «Vive les réformes», «Longue vie à Rohani», ont-ils scandé avec ferveur.

AFP -

 

Le président américain Donald Trump a appelé, hier, en Arabie saoudite, les pays musulmans à lutter avec détermination contre l’extrémisme, voyant dans la lutte contre le terrorisme une bataille entre «le bien et le mal».

Dans un discours très attendu prononcé à Ryad devant les représentants d’une cinquantaine de pays musulmans, M. Trump s’en est violemment pris à l’Iran, accusé de «soutenir le terrorisme», à la grande satisfaction des monarchies sunnites du Golfe, dont l’Arabie saoudite, qui redoutent l’influence de leur grand rival chiite. Se disant porteur d’un message «d’amitié, d’espoir et d’amour» du peuple américain, il a souligné la symbolique de son déplacement - son premier à l’étranger en tant que président - «au cœur du monde musulman».

Contraste saisissant avec sa rhétorique de campagne - au cours de laquelle il avait affirmé que «l’Islam nous déteste» -, le magnat de l’immobilier a longuement insisté sur le fait que ce combat n’était pas «une bataille entre religions». «C’est une bataille entre des criminels barbares qui essaient d’anéantir la vie humaine et des gens bien de toutes religions qui cherchent à la protéger», a-t-il lancé. «C’est une bataille entre le bien et le mal», a ajouté celui qui a été accusé d’alimenter l’islamophobie et qui, au début de sa campagne, avait proposé de fermer purement et simplement l’accès aux Etats-Unis aux musulmans.

Le président américain, dont le pays combat sans relâche, depuis 2014, le groupe radical sunnite Etat islamique (Ei) en Syrie et en Irak, a aussi insisté sur la nécessité pour les Etats du Proche-Orient et du Golfe de jouer un rôle plus actif dans la lutte antiterroriste. Il a appelé les dirigeants musulmans à faire face à «la crise de l’extrémisme islamique», expression sensiblement différente de celle de «terrorisme islamique radical» qu’il avait largement utilisée jusqu’ici, mais qui avait provoqué des grincements de dents dans le monde musulman.

Preuve des débats qui traversent son équipe sur cette question sensible, il s’est, au dernier moment, écarté des extraits qui avait été diffusés à l’avance par la Maison Blanche. M. Trump a exhorté les dirigeants musulmans à n’offrir aucun «refuge» aux terroristes, à les «chasser» de leurs communautés et de leurs lieux de culte.

«L’Amérique est prête à être à vos côtés (...) mais les pays du Proche-Orient ne peuvent attendre que la puissance américaine écrase l’ennemi pour eux», a-t-il insisté. «Le chemin vers la paix commence ici, sur cette terre ancienne, cette terre sacrée», où se trouvent des lieux saints de l’Islam (La Mecque et Médine), a-t-il encore dit.

Soulignant que peu de nations avaient été épargnées par le terrorisme, l’ex-homme d’affaires de New York a évoqué «les atrocités» du 11-Septembre, mais aussi toutes les victimes en Europe, en Afrique ou Asie. Mais, il aussi appelé à ne jamais oublier que «95 %» des victimes sont des musulmans.

AFP -

 

Le président bissau-guinéen José Mario Vaz a sommé ses adversaires politiques de réunir le Parlement, après plus d’un an d’interruption, les mettant au défi de mettre en minorité le gouvernement de son Premier ministre contesté, dans une déclaration diffusée hier.

La Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis la destitution, en août 2015, par le président Vaz, de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc, au pouvoir), auquel tous deux appartiennent.

La semaine dernière, le Conseil de sécurité de l’Onu a demandé à l’unanimité à M. Vaz de sortir du blocage en nommant un Premier ministre jouissant d’un large soutien politique. «Si vous doutez que ce gouvernement ait la majorité requise pour faire voter son programme, convoquez le Parlement. Tant que le Parlement restera fermé, ce gouvernement ne sera pas dissous», a déclaré le chef de l’Etat, selon les radios publique et privées. «La dissolution du gouvernement passera par le rejet de son programme au Parlement», a ajouté M. Vaz, qui s’exprimait lors d’un rassemblement, jeudi, à Bissau, en présence de milliers de ses partisans.

Le président de l’Assemblée nationale, Cipriano Cassama, est proche de la direction du Paigc, qui refuse de reconnaître le gouvernement du Premier ministre Umaro Sissoco Embalo.
Désigné en novembre 2016 pour sortir de la crise, M. Sissoco Embalo a prêté serment avec son gouvernement en décembre, mais le Paigc l’a rejeté, comme ses prédécesseurs, accusant M. Vaz d’avoir violé le dernier accord en date conclu dans le cadre d’une médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

AFP

Le président français Emmanuel Macron a appelé, hier, au Mali, devant son homologue Ibrahim Boubacar Keïta, à accélérer le processus de paix, pour son premier déplacement hors d’Europe, sur la base militaire française de Gao, principale ville du nord du pays.

Moins d’une semaine après son entrée en fonctions, le chef de l’Etat a marqué sa «détermination» à poursuivre l’engagement au Sahel, en renforçant la coopération avec l’Allemagne, mais aussi en complétant l’action militaire par une stratégie de développement.

A son arrivée, peu avant 10H00 Gmt, M. Macron, en costume bleu nuit, a été accueilli à la descente du Falcon présidentiel par M. Keïta, en boubou blanc, venu de la capitale, Bamako. Ils ont passé en revue les troupes présentes sur la base de l’opération française Barkhane, qui mobilise 4.000 soldats dans cinq pays (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger et Tchad), dont 1.700 en poste à Gao actuellement, dans la lutte contre les jihadistes au Sahel. Le président français était accompagné de ses ministres Jean-Yves Le Drian (Europe et Affaires étrangères) et Sylvie Goulard (Armées), ainsi que du directeur général de l’Agence française de développement (Afd) Rémy Rioux. «Mon souhait, c’est que nous accélérions», a déclaré M. Macron au cours d’une conférence de presse conjointe avec M. Keïta, après un entretien avec celui-ci. «On sait où sont les difficultés principales et ce que nous devons faire. Faisons-le sans barguigner», a-t-il lancé


Le président français a dit s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur, François Hollande, dans sa détermination à combattre militairement les groupes jihadistes au Sahel, mais vouloir aussi apporter un «grand volontarisme en matière de développement». Au compte de l’Afd, «un peu plus de 470 millions d’euros (d’aide) on été décidés sur la zone pour les années à venir, pour accompagner cet effort militaire», a annoncé Emmanuel Macron. Cet effort, selon lui, «permettr[a] à la population de mieux vivre (...) [c’est aussi] le meilleur antidote au développement du terrorisme islamiste».

AFP

Deux Gambiens en fuite ont été inculpés pour l’assassinat, en 2004, à Banjul, du journaliste Deyda Hydara, les premières mises en examen dans ce dossier qui ont été assorties d’un mandat d’arrêt à leur encontre, selon des sources judiciaires.

La justice gambienne a, par ailleurs, émis un mandat d’arrêt visant un ex-ministre de l’Intérieur, Ousman Sonko, actuellement détenu en Suisse, d’après d’autres sources judiciaires. M. Sonko est recherché dans une procédure distincte sur la mort d’un ancien chef des services du renseignement, Daba Marenah, et d’autres personnes. Deyda Hydara, journaliste critique envers le régime de Yahya Jammeh, alors au pouvoir, a été tué par balle le 16 décembre 2004 à Banjul. Cofondateur du journal privé gambien The Point, il était aussi correspondant de l’Agence France-Presse (Afp) et de Reporters sans frontières (Rsf) en Gambie.

Les procureurs de la police ont inculpé Kawsu Camara, un ancien colonel de l’armée, et Sanna Manjang, déserteur de l’armée, de «meurtre et complot pour commettre un meurtre» dans l’enquête sur l’assassinat de Deyda Hydara, a affirmé une source judiciaire. Les deux hommes, en fuite, sont réputés en Gambie avoir été membres des «Jungulars» (ou «Junglers»), considérés comme les escadrons de la mort du régime de Yahya Jammeh. C’est la première fois qu’un lien est officiellement établi entre les suspects et l’assassinat de Deyda Hydara, selon des connaisseurs du dossier.

Après leur inculpation, la juge «Isatou Janneh a accepté d’émettre le mandat d’arrêt contre les deux hommes», que les autorités «présenteront à Interpol ou aux pays où ils se cachent, afin qu’ils soient extradés vers la Gambie», selon la même source judiciaire.

D’après un membre du personnel judiciaire, Sanna Manjang a quitté la Gambie pour la Guinée-Bissau le jour où Yahya Jammeh est parti en exil. Kawsu Camara, lui, a fui la Gambie pour le Sénégal voisin en 2015, après avoir été libéré de prison à la faveur d’une grâce présidentielle. Il avait été arrêté pour un coup d’Etat manqué en 2009, jugé et condamné à mort en 2010. Sa peine avait ensuite été commuée en prison à perpétuité avant sa libération. La juge Isatou Janneh a, en outre, émis un mandat d’arrêt contre l’ex-ministre de l’Intérieur Sonko ainsi que huit autres suspects pour la mort de Daba Marenah, ancien directeur général de l’Agence nationale du renseignement (Nia), d’après une autre source judiciaire.

AFP 

Ryad, Jérusalem, Bethléem, Rome, Bruxelles, la Sicile : Donald Trump, en difficulté à Washington, entame, aujourd’hui, un déplacement qui sera scruté à la loupe dans les capitales du monde entier.

Ce premier voyage extraordinairement dense - cinq pays en huit jours, une multitude de tête-à-tête, du roi Salmane au pape François en passant par le nouveau dirigeant français Emmanuel Macron - s’annonce comme un exercice périlleux pour le président américain.

L’avalanche de révélations qui ont précédé son départ l’a mis en position délicate aux Etats-Unis mais a aussi ravivé les interrogations sur sa capacité à endosser un costume présidentiel en présence de ses homologues.

«Le fait est que personne ne sait comment Donald Trump va se comporter ou ce qu’il va dire dans des réunions de ce type, car il ne l’a jamais fait», résume Stephen Sestanovich, du Council on Foreign Relations.

L’entourage de l’imprévisible président septuagénaire met en avant un style «amical mais franc», gage d’efficacité dans les relations internationales.
Donald Trump, peu friand de longs déplacements, sera accompagné de sa femme, Melania, très en retrait jusqu’ici. Sa fille, Ivanka, et son gendre, Jared Kushner, qui sont aussi deux de ses plus proches conseillers, prendront également place à bord d’Air Force One.

Sur le fond, le magnat de l’immobilier, qui a, sur les affaires étrangères, opéré un spectaculaire recentrage par rapport à ses propos de campagne enflammés, devra expliquer comment et jusqu’où «l’Amérique d’abord», son slogan favori, est compatible avec le multilatéralisme.

AFP

n nouveau séisme a secoué la politique brésilienne, visant directement le président conservateur Michel Temer, enregistré en train de donner son accord à des pots-de-vin, selon le journal O Globo.

Le chef d’État a nié les faits dans un communiqué, mais la nouvelle a fait l’effet d’une bombe, avec des appels à la démission de la part de plusieurs partis d’opposition. Plusieurs dizaines de Brésiliens sont descendus dans les rues pour protester dans les plus grandes villes du pays, y compris devant le palais présidentiel, à Brasilia, avec des cris de «Temer dehors» à grand renfort de klaxon.

Touchée de plein fouet par une récession historique, la population est exaspérée par les multiples rebondissements du méga-scandale Petrobras, qui éclabousse l’ensemble de la classe politique, y compris plusieurs ministres du gouvernement Temer. Selon O Globo, le président est directement impliqué dans d’autres malversations. Le quotidien révèle qu’il a rencontré, le 7 mars, Joesley Batista, un des propriétaires du groupe J&F, qui contrôle notamment le géant de la viande JBS.
M. Batista s’est enregistré secrètement alors qu’il expliquait au chef de l’Etat qu’il versait des sommes d’argent à Eduardo Cunha, ex-président de la Chambre des députés, actuellement en prison, pour acheter son silence, poursuit le journal basé à Rio de Janeiro (sud-est).

Avant d’être condamné, fin mars, à 15 ans de prison pour corruption, M. Cunha, autrefois l’un des politiques les plus influents du Brésil, avait œuvré, en 2016, à la destitution de l’ex-présidente de gauche Dilma Rousseff pour maquillage des comptes publics.

AFP 

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