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L’opposition malgache a maintenu, hier, la pression sur le pouvoir en mobilisant, à Antananarivo, des milliers de partisans pour exiger la démission du président Hery Rajaonarimampianina, cible de toutes les critiques à quelques mois des élections.

Au cinquième jour de leur mobilisation, les manifestants, environ 2000 selon un journaliste de l’Afp, ont défilé jusqu’au siège de la Cour constitutionnelle aux cris de «Rajao dégage tout de suite !»
Ceints de leur écharpe aux couleurs blanc, rouge et vert de Madagascar, plusieurs députés ont déposé une requête en destitution du chef de l’Etat au greffe de la Cour, protégée par de nombreux policiers et militaires en armes. «On suit d’abord les voies légales, mais une fois ces recours épuisés, on fera appel au peuple», a menacé une élue, Hanitriniaina Razafimanantsoa.

A sept mois du premier tour prévu des élections présidentielle et législatives, l’opposition occupe, depuis samedi, les rues de la capitale pour dénoncer les nouvelles lois électorales, qu’elle juge favorables au seul gouvernement. La Cour constitutionnelle malgache doit se prononcer, d’ici aujourd’hui, sur la légalité de ces textes qui durcissent notamment les conditions de révision des listes électorales et de candidature à la magistrature suprême.
Samedi dernier, une manifestation, interdite par les autorités, a dégénéré en violents affrontements avec l’armée et la police.

Depuis dimanche, plusieurs centaines de protestataires occupent, tous les jours, l’emblématique Place du 13 mai, lieu historique de la contestation au cœur de la capitale. Plusieurs députés de l’opposition ont annoncé leur intention de porter plainte contre le chef de l’Etat et le gouvernement, présentés comme les «responsables de la tuerie de samedi».
«Ça suffit, on n’a pas besoin d’un assassin, dégage Rajao», proclamait, mercredi, une pancarte à l’effigie du chef de l’Etat.
Elu en 2013, le président Rajaonarimampianina n’a pas encore annoncé s’il allait briguer un second mandat cette année.

AFP

 

Onze musulmans haoussa ont été tués par une foule en colère à Makurdi, dans la capitale de l’Etat de Benue (centre du Nigeria), en représailles à l’attaque d’une église ayant fait 18 morts, a-t-on appris de source officielle.

«Nous avons perdu 11 des nôtres dans cette crise, et cinq blessés ont été hospitalisés», a déclaré à l’Afp Rilwanu Adamu, conseiller pour les affaires islamiques au gouvernorat de Benue. Les attaques ont eu lieu dans différents quartiers de la ville et le bilan pourrait encore augmenter, certaines victimes dont les corps ont été «calcinés» n’ayant pas encore été retrouvées, a-t-il précisé.
Un cordonnier a été attaché derrière une moto et «traîné par terre jusqu’à ce que mort s’ensuive», a-t-il raconté. «Ils ont également rasé les deux mosquées du marché de Makurdi après avoir tué un vendeur de poulet», a ajouté M. Adamu. «Nous vivons dans la peur maintenant». Les cinq blessés ont été secourus par des militaires avant d’être lynchés.
Mardi, deux prêtres catholiques et 16 fidèles ont été tués dans l’attaque d’une église attribuée à des éleveurs nomades pendant une messe de funérailles à Mbalom, village situé à une cinquantaine de kilomètres de Makurdi, selon la police.
Des centaines de jeunes en colère sont alors descendus dans les rues de la capitale régionale pour protester après les tueries, s’en prenant à la minorité musulmane, en majorité des commerçants haoussa n’ayant aucun lien avec le conflit pastoral qui secoue la région.
Les Etats du centre du Nigeria sont régulièrement touchés par des affrontements meurtriers pour l’accès à la terre et à l’eau entre agriculteurs sédentaires de confession chrétienne et éleveurs nomades, majoritairement peuls et musulmans, accusés de saccager les fermes agricoles avec leurs troupeaux.
AFP

 

L’homme d’affaires français Vincent Bolloré a été mis en examen (inculpé), hier soir, à Paris, dans l’enquête sur des soupçons de corruption dans l’attribution de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest à son groupe, a annoncé son porte-parole dans un communiqué.

Le porte-parole n’a pas précisé les chefs de mise en examen du milliardaire de 66 ans qui a quitté le bureau des juges sans être placé sous contrôle judiciaire. «Vincent Bolloré qui reste présumé innocent pourra, enfin, avoir accès à ce dossier dont il n’a jamais eu connaissance et répondre à ces accusations infondées», a ajouté son porte-parole dans le communiqué.
Encore aux commandes du groupe Bolloré, l’industriel qui a récemment cédé les rênes du géant français des médias Vivendi à son fils Yannick, avait été placé en garde à vue, mardi matin, dans les locaux de la police anticorruption à Nanterre, près de Paris, avec deux autres cadres de son groupe.
L’enquête, qui vise des soupçons de «corruption d’agents étrangers dépositaires de l’autorité publique», «abus de biens sociaux» et «abus de confiance», est menée par des juges du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris.
Les magistrats tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa logistics, anciennement appelée Sdv.
Sdv avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection d’Alpha Condé, fin 2010, et avait remporté la concession à Lomé peu avant la réélection, en 2010, de Faure Gnassingbé. Les deux candidats victorieux s’étaient attachés les services d’Havas.
Selon Le Monde, les magistrats soupçonnent Havas d’avoir sous-facturé ses services, afin que le groupe Bolloré décroche ces deux contrats en contrepartie.
Dans un communiqué transmis mardi, le groupe Bolloré a «formellement» démenti avoir commis des irrégularités en Afrique où il gère notamment 16 terminaux portuaires. Le groupe est présent dans pas moins de 46 pays du continent (opérateur de lignes ferroviaires, actionnaire de sociétés agricoles, etc.).
Dans le cadre de cette enquête, le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, ont, eux aussi, été présentés aux magistrats instructeurs en vue de leur éventuelle mise en examen à l’issue de leur garde à vue à Nanterre.    

AFP

 

L’Iran et la Russie ont catégoriquement rejeté, hier, tout nouvel accord sur le nucléaire iranien, fustigeant le projet des présidents américain, Donald Trump, et français, Emmanuel Macron, de travailler ensemble sur un nouveau texte.

«L’Iran ne devra jamais posséder l’arme nucléaire», a, de nouveau, martelé le président Emmanuel Macron devant le Congrès américain, alors que Téhéran a toujours nié vouloir fabriquer une telle arme.
Outre l’opposition de Téhéran et Moscou, Berlin, Londres et l’Union européenne se sont montrées réservées, redisant leur attachement à l’accord de 2015 qui prévoit une levée progressive des sanctions contre l’Iran en échange de la garantie que ce pays ne se dotera pas de l’arme atomique. Fruit d’âpres négociations entre Téhéran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), l’accord de Vienne est qualifié de «ridicule» par Donald Trump qui menace de dénoncer, dès le 12 mai, ce texte signé par son prédécesseur, Barack Obama.
Le président américain et son homologue français sont toutefois restés évasifs sur les contours et la portée des nouvelles négociations qu’ils appellent de leurs vœux. «Ensemble, avec un chef d’un pays européen, ils disent : +Nous voulons décider pour un accord conclu à sept+. Pour quoi faire ? De quel droit ?» a rétorqué le président iranien Hassan Rohani. «Avec cet accord, nous avons fait tomber les accusations et prouvé que les Etats-Unis et Israël mentent à propos de l’Iran depuis des décennies», a-t-il asséné.
M. Rohani s’en est pris à M. Trump: «Vous n’avez aucune expertise en politique ni en matière de droit ou d’accords internationaux. Un commercial, un homme d’affaires, un bâtisseur de tours, comment pourrait-il émettre un jugement sur les affaires internationales ?»

- «Sans alternative» -
L’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), qui mène des inspections sur le terrain, a confirmé à plusieurs reprises que Téhéran remplissait «ses engagements» et qu’aucun manquement ne pouvait lui-être reproché sur la mise en œuvre de l‘accord. La Russie s’est également montrée inflexible sur une renégociation du texte. Cet accord est «sans alternative», a dit le Kremlin. Un vent de scepticisme est, en outre, venu de Bruxelles et de Berlin. L’accord actuel «doit être préservé», a réagi la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. «Un nouvel accord nucléaire n’est pas sur la table», a affirmé le ministère des Affaires étrangères allemand.
Soulignant que Berlin partageait «l’inquiétude» sur des sujets comme le programme balistique de l’Iran, il a estimé que M. Macron avait «parlé pour répondre à ces questions d’un besoin d’accords supplémentaires».
Pour Londres, l’accord actuel «fonctionne et l’Iran a réduit de 95 % son stock d’uranium enrichi». Le porte-parole de la Première ministre Theresa May a indiqué que la Grande-Bretagne «travaillait avec ses alliés» pour répondre à «certains défis que pose l’Iran au Moyen-Orient, y compris sur les sujets pour lesquels le président Macron a proposé un nouvel accord».

AFP

 

Une “marche citoyenne et solidaire” partira le 30 avril de Vintimille, à la frontière franco-italienne, à destination du port de Calais, afin de plaider “pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité“, a annoncé, hier, une association française.
Sur 1 400 kilomètres et 60 étapes, cette marche ralliera la frontière franco-italienne et la frontière franco-britannique en poussant jusqu’à Douvres (sud-est de l’Angleterre) en bus, le 8 juillet, “et probablement Londres”, a déclaré

François Guennoc, président de l’association L’Auberge des migrants, lors d’une conférence de presse à Paris.
“Entre 30 et 100 personnes sont attendues sur chaque étape” avec des “moments forts” dans les villes de Marseille, Lyon ou Paris, et la participation de personnalités telles que l’eurodéputé écologiste José Bové et l’évêque français Jacques Gaillot au départ du cortège, a ajouté M. Guennoc.

Calais est un port du nord de la France où s’entassent les candidats à l’immigration clandestine vers la Grande-Bretagne. La région de Vintimille (sud-est de la France) a vu transiter, ces dernières années, des milliers de migrants, notamment originaires de pays d’Afrique (Erythrée, Soudan, Ethiopie) ou d’Afghanistan, débarqués en Italie et cherchant à gagner le nord de l’Europe.
La marche passera par des lieux symboliques tels que le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance française pendant la Seconde guerre mondiale. “Le lien est évident”, a assuré l’écrivain Yann Moix, en estimant qu’”il y a eu des phases où la France n’était plus incarnée par l’État” mais qu’”elle existe par ailleurs, sous la forme des justes qui accueillent les migrants, des associations...”.

(AFP)

 

L’emblématique homme d’affaires français Vincent Bolloré et des cadres de son groupe éponyme ont été placés en garde à vue, hier, à propos de soupçons de corruptions ayant permis à une filiale d’obtenir des concessions portuaires en Afrique de l’Ouest.

Le milliardaire de 66 ans était entendu dans des locaux de la police anti-corruption dans la banlieue de Paris, ont indiqué à l’AFP des sources concordantes, confirmant une information du quotidien Le Monde. Des juges d’instruction tentent de déterminer si le groupe Bolloré a prodigué des conseils à des dirigeants africains via sa filiale de publicité Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV. Le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, et Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, ont également été placés en garde à vue, a précisé une source judiciaire. Dans un communiqué publié en fin de matinée, le groupe Bolloré a “formellement” démenti avoir commis des irrégularités en Afrique. “Le lien qui tente d’être fait par certains entre l’obtention de ces concessions et les opérations de communication est dénué de tout fondement économique et révèle une méconnaissance lourde de ce secteur industriel”, a-t-il insisté. Au cœur de l’enquête, initiée par une plainte d’un ancien associé franco-espagnol de Bolloré, Jacques Dupuydauby, se trouvent les conseils prodigués en 2010 par Havas lors des campagnes électorales victorieuses d’Alpha Condé en Guinée et de Faure Gnassingbé au Togo. Tous deux avaient eu recours aux activités de conseil d’Havas, pilotées par M. Dorent. En Guinée, la Sdv avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection de M. Condé en 2010. Et au Togo, il avait remporté le marché peu avant la réélection en 2010 de M. Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

“Les concessions obtenues au Togo l’ont été en 2001, bien avant l’entrée du groupe dans Havas et en Guinée, en 2011, à la suite de la défaillance du n°1 (le groupe étant arrivé en seconde position lors de cet appel d’offres), défaillance constatée avant l’élection du président”, a fait valoir le groupe Bolloré dans son communiqué. “Bolloré remplissait toutes les conditions d’appel d’offres. C’est un ami, je privilégie les amis. Et alors ?”, avait expliqué Alpha Condé au journal Le Monde en 2016, à propos de ce dossier.                                    

(AFP)

Donald Trump et Emmanuel Macron ont évoqué, hier, leur volonté d’aboutir à un “nouvel” accord avec l’Iran, constatant leur désaccord sur le texte existant sur le nucléaire, qui semble plus fragilisé que jamais.
Le président américain et son homologue français, qui a longuement insisté sur leur complicité, sont restés évasifs sur les contours et la portée de ces nouvelles négociations qu’ils appellent de leurs voeux mais qui devraient se heurter à la vive opposition de Téhéran.
“Nous souhaitons pouvoir désormais travailler sur un nouvel accord avec l’Iran”, a lancé M. Macron, évoquant la possibilité que son homologue américain mette à exécution sa promesse de campagne de jeter aux orties ce texte visant à empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique.

“On ne déchire pas un accord pour aller vers nulle part, on construit un nouvel accord qui est plus large”, a-t-il poursuivi, soulignant sa volonté d’aborder “tous les sujets de la région”, dont la Syrie et les activités balistiques de Téhéran. Le locataire de la Maison Blanche, qui a réclamé un nouveau texte aux fondations “solides”, a, lui, une nouvelle fois stigmatisé, lors d’une conférence de presse commune, l’accord “ridicule” conclu par son prédécesseur démocrate Barack Obama. “Nous verrons ce qui se passera après le 12 (mai)”, a-t-il lâché, évoquant l’échéance à laquelle il prendra une décision sur le devenir de cet accord conclu en 2015 après des années d’âpres négociations entre l’Iran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).

Ces derniers jours, la Russie, la Chine et le Royaume-Uni ont plaidé pour le maintien de l’accord, des appuis de poids pour Emmanuel Macron, qui a répété dimanche qu’il n’y avait pas “de plan B” pour empêcher l’Iran de fabriquer la bombe.

(AFP)

 

Un professeur palestinien et membre du Hamas a été assassiné samedi à Kuala Lumpur, en Malaisie, a annoncé le mouvement islamiste à Gaza, la famille de la victime accusant le Mossad israélien.

Fadi el-Batch, 35 ans, a été tué par balles par deux suspects, probablement liés à des services de renseignement étrangers, en se rendant à une mosquée pour la prière de l’aube, selon les autorités malaisiennes.
M. Batch était «un ingénieur électrique et un expert dans la fabrication de roquettes», a affirmé le ministre malaisien de l’Intérieur Ahmad Zahid Hamidi, cité par l’agence de presse officielle Bernama. «Il était probablement devenu un élément gênant pour un pays hostile à la Palestine», a-t-il ajouté, précisant que le professeur devait se rendre, samedi, en Turquie pour participer à une conférence internationale. Selon le ministre, la police malaisienne fera appel à Interpol pour retrouver les suspects, certainement de nationalités européennes.

Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a affirmé que le chercheur dans le domaine de l’énergie faisait partie de ses membres. Il n’a pas pointé du doigt des responsables, alors qu’il accuse souvent Israël immédiatement, son ennemi juré, de tels assassinats.

AFP

 

L’opposition radicale mauritanienne, qui a boycotté les élections législatives et municipales en 2013, a annoncé sa participation à celles qui sont prévues au second semestre.

«Nous avons décidé de participer à ces élections, car nous n’acceptons pas de rester en marge du processus devant conduire à une alternance politique dans le pays en dépit de la gestion unilatérale de ce processus par le pouvoir», a dit le président du Forum national pour la démocratie et l’unité (Fndu, opposition radicale), Mohamed Ould Moloud, lors d’un point de presse à Nouakchott. Les prochaines législatives et municipales sont prévues en août-septembre prochains. La quasi totalité de l’opposition radicale a boycotté les dernières organisées en 2013 et qui ont été largement remportées par le pouvoir.
L’annonce de la participation du Fndu aux scrutins d’août-septembre intervient après la révélation, le 17 avril, par le pouvoir et l’opposition, de l’échec d’un dialogue secret entre ces deux parties en vue d’un accord politique pour préparer ces élections.
Mohamed Ould Moloud a évoqué l’annonce, mercredi, par le gouvernement, de la formation d’une nouvelle Commission électorale nationale (Ceni) de 11 personnes, dont des représentants de l’opposition modérée, sans aucun membre de l’opposition radicale.
«Cette Ceni est illégale. Nous allons faire appel devant la justice contre sa constitution qui exclut un pan important de l’opposition en violation de la loi la créant», a dit le président du Fndu.

AFP

 

Le parti présidentiel du Front de libération nationale (Fln), au pouvoir en Algérie, a réitéré son appel à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, en dépit d’une santé affaiblie à 81 ans, a rapporté l’agence de presse officielle Aps.

Le 7 avril, le secrétaire général du Fln, Djamel Ould Abbès, avait publiquement fait part du «souhait» et du «désir des militants de voir Bouteflika poursuivre son œuvre» après 2019.
«Cet appel au président vise à garantir la continuité pour la sécurité du pays et dans l’intérêt des génération montantes», a déclaré, samedi, M. Ould Abbès lors d’une réunion régionale à Djelfa (270 km au sud d’Alger).
Il a toutefois précisé que «le dernier mot à ce sujet revient au président lui-même».

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait emboité le pas au secrétaire général du Fln, émettant le souhait, le 15 avril, que M. Bouteflika brigue un 5e mandat.
A un an de la fin du mandat du chef de l’Etat, en avril 2019, les spéculations vont bon train en Algérie autour d’une nouvelle candidature du président Bouteflika, au pouvoir depuis 1999 et très affaibli depuis cinq ans par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (Avc).

Des jours après le premier appel du Fln, M. Bouteflika avait fait, le 9 avril, une très rare apparition devant la population en inaugurant, en fauteuil roulant, dans le centre d’Alger, une mosquée historique rénovée et deux nouvelles stations de métro.

AFP


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