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International (1817)

Confronté à ses anciennes victimes, l’ex-chef de la «police islamique» de Gao s’est défendu hier vendredi au cours de son procès d’avoir «coupé des mains» de voleurs dans cette ville du nord du Mali contrôlée par des jihadistes entre 2012 et 2013.

«Ce n’est pas moi. Ce sont des jihadistes mauritaniens, algériens et sahraoui qui coupaient les mains», a affirmé Aliou Mahamar Touré.  Il répondait aux accusations des parties civiles qui ont défilé à la barre tout au long de la matinée pour la première audience de son procès hier devant une Cour d’assises de Bamako. Son procès est une première dans ce pays où des groupes armés continuent à mener des attaques meurtrières.

Au moins huit de ses victimes présumées étaient présentes à l’audience, face à un jury composé de quatre civils, du président de la cour et de deux magistrats assesseurs.  «J’ai été arrêté parce qu’on m’a accusé de vol. Aliou et ses compagnons m’ont donné de la drogue avant de couper ma main droite», a déclaré l’une d’elles. «Les quatre enfants de mon grand frère ont été arrêtés par Aliou. Il n’a pas voulu les libérer, il a coupé lui-même leurs mains et pieds. Après il s’est promené avec les mains et les pieds», a témoigné une habitante de Gao, alors que l’accusé gardait la tête baissée. Accusé également d’avoir fouetté en public des femmes qui ne portaient pas le voile islamique, Aliou est poursuivi pour «atteinte à la sûreté de l’Etat, coups et blessures, détention illégale d’armes de guerre et association de malfaiteurs». Il risque jusqu’à 20 ans de réclusion, selon une source judiciaire.
Le procès a démarré devant une salle comble. «Je suis très malade», a dit l’accusé, qui a perdu de sa superbe et demandé une chaise pour s’assoir.

AFP

L’enquête sur les attentats sanglants qui ont fait 14 morts en Catalogne, avançait rapidement hier dans une Espagne en deuil, avec l’identification d’une possible cellule ayant agi précipitamment après l’échec d’un premier plan qui aurait pu être encore plus meurtrier.

Sous le soleil de plomb de Barcelone, les habitants de la fière ville méditerranéenne ont crié «No tinc por», «je n’ai pas peur» en catalan: à midi, moins de 24 heures après le double drame la foule s’était auparavant rassemblée autour du roi Felipe VI et du chef du gouvernement Mariano Rajoy et du gouvernement régional de Catalogne pour une minute de silence.  Moins de 24 heures plus tôt et seulement à quelques enjambées de la place de Catalogne où s’est tenue la cérémonie, à 16h50 locales (14h50 Gmt) jeudi, une camionnette blanche avait fauché des dizaines de passants sur l’allée centrale des Ramblas, cœur touristique de Barcelone où l’on descend habituellement le cœur léger vers la mer.
Dans la nuit, une Audi A3 a ensuite à son tour foncé sur la promenade du bord de mer de Cambrils, une station balnéaire au sud de la capitale catalane, avant de percuter une voiture des Mossos d’Esquadra, la police catalane. S’en est suivie une fusillade au cours de laquelle les cinq occupants de l’Audi ont été tués.

Les attaques ont fait 14 morts, dont 13 à Barcelone et près de 120 blessés dont 65 étaient encore hospitalisés vendredi. L’attaque de Barcelone a été revendiquée par le groupe Etat islamique (Ei). Ces attaques ont cependant peut-être remplacé des attentats «de plus grande envergure», a expliqué hier un porte-parole de la police catalane lors d’un point de presse.
L’enquête laisse entrevoir l’existence d’un «groupe de personnes», ayant agi en Catalogne à Ripoll, au nord de Barcelone, et Alcanar au sud, notamment.
A Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, une explosion dans une maison aurait en réalité évité un autre drame de plus grande ampleur car selon la police les assaillants y préparaient des bombes et auraient alors perdu les composants nécessaires à la fabrication d’engins explosifs.

La double attaque a alors été commise de «manière plus rudimentaire, dans le sillage des autres attentats perpétrés dans les villes européennes» sans être «de l’amplitude espérée» par les jihadistes, selon Josep Lluis Trapero, le porte-parole de la police catalane.

AFP

La polémique née de ses propos sur Charlottesville ne s’éteint pas: Donald Trump reste sous pression, jusque dans son camp, pour son ambiguïté à l’égard de groupuscules d’extrême droite.

La mère de Heather Heyer, la femme de 32 ans tuée par un sympathisant néo-nazi le 12 août à Charlottesville, en Virginie, s’en est prise vendredi au président américain, qui avait assuré vouloir lui présenter personnellement ses condoléances. «Je ne parle plus au président désormais», «je suis désolée», «après ce qu’il a dit sur mon enfant», a dit Susan Bro sur la chaîne Abc, expliquant avoir vu des extraits de la conférence de presse dans laquelle «il disait que les manifestants» antiracistes, comme sa fille, «et le Ku Klux Klan et les suprémacistes blancs étaient équivalents».
«Réfléchissez avant de parler!», a-t-elle lancé à Donald Trump.

Lors de sa conférence de presse mouvementée de mardi, le président des Etats-Unis,tout en condamnant les suprémacistes blancs et les néo-nazis qui avaient organisé une manifestation à Charlottesville pour s’opposer au retrait d’une statue confédérée, a provoqué une vive controverse en assurant qu’il y avait des torts — mais aussi des gens «très bien» — «des deux côtés». «Qu’il en ait eu l’intention ou pas, ce qu’il a déclaré a entraîné un ravissement des racistes, les larmes des minorités et le deuil du grand cœur de l’Amérique», a réagi hier l’ex-candidat républicain à la présidence Mitt Romney. Evoquant un «moment décisif pour le président Trump», il l’a pressé de présenter ses excuses. Mitt Romney intervient après d’autres personnalités du camp républicain, pourtant censé soutenir la Maison Blanche. Dans un discours devant des étudiants, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson, sans se démarquer explicitement des propos présidentiels, a vivement «condamné le racisme et le fanatisme sous toutes leurs formes». «La haine n’est pas une valeur américaine», a-t-il martelé.

Hors du champ politique, les critiques sont aussi restées vives. D’ordinaire discret, James Murdoch, patron de la maison-mère de la chaîne Fox News pourtant très prisée des soutiens de Donald Trump, a pris sa plume pour se démarquer. Les événements de Charlottesville «et la réaction du président des Etats-Unis nous inquiètent tous en tant qu’Américains et peuple libre», écrit-il dans un message à ses «amis». «J’ai du mal à croire avoir besoin d’écrire cela: s’élever contre les nazis est essentiel. Ou les membres du Ku Klux Klan, ou les terroristes», ajoute le fils du magnat australien des médias Rupert Murdoch, un proche du président américain.

AFP

Quatre jours après les inondations qui ont fait plus de 400 morts à Freetown, les habitants de la capitale de la Sierra Leone, et en particulier les enfants, sont confrontés à un nouveau danger mortel: l’apparition de maladies telles que le choléra et la malaria. «La principale priorité pour les enfants est d’empêcher la diffusion de maladies: le choléra, bien sûr, qui est endémique en Sierra Leone, mais aussi d’autres maladies provoquant des diarrhées», a estimé vendredi l’Unicef, citant des maladies qu’entraînent habituellement les inondations.

Depuis plusieurs jours, le Fonds des Nations unies pour l’enfance est à pied d’œuvre dans les quartiers les plus touchés, distribuant de l’eau potable ou construisant des latrines.

L’Ong Save the Children, également active sur le terrain, a elle aussi tiré la sonnette d’alarme. Une «crise en matière de santé» pourrait toucher de nombreux enfants, a-t-elle averti.

«Deux cas supposés de choléra ont déjà été signalés par les équipes de secours. Des cadavres se trouvent toujours dans des maisons inondées, contaminant l’eau, et l’apparition de cas de diarrhées, de malaria ou d’autres maladies mortelles constitue un risque sérieux», a ajouté l’Ong.

AFP

«La lutte contre la pauvreté constitue la réponse définitive au terrorisme», a estimé le président guinéen Alpha Condé, en visite à Ouagadougou où l’attaque perpétrée par des jihadistes présumés dimanche a fait 18 morts.

«Il y a une réponse immédiate (au terrorisme) qui est l’action militaire, mais la réponse définitive c’est la lutte contre la pauvreté et l’injustice», a affirmé le chef de l’Etat guinéen dans une déclaration à la presse au palais présidentiel de Ouagadougou, soulignant que «la pauvreté est le terreau du terrorisme». «Nous ne pouvons vaincre le terrorisme, sauf si nous développons effectivement nos pays. Pour vaincre définitivement le terrorisme, c’est le développement économique, la justice sociale, l’amélioration des conditions de vie des couches les plus vulnérables», a insisté M. Condé, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine.
Arrivé vers 16 heures (locales et Gmt) à Ouagadougou, le président guinéen s’est rendu avec son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré sur les lieux de l’attentat de dimanche, où il a souhaité l’accompagnement des partenaires pour la mise en place du G5 sahel, la force régionale conjointe. «Nous avons besoin d’être accompagnés par nos amis au point de vue des équipements, des financiers, et obtenir au moins des renseignements (...), nous avons fait un appel mais il faut encore mener des efforts pour trouver les 400 millions» d’euros, a-t-il indiqué. «C’est nous qui devons-nous battre parce que c’est notre peuple. Mais nous avons besoin d’être accompagnés, a-t-il ajouté, espérant qu’avec la nouvelle attaque à Ouagadougou «nos amis le comprendront».                            

AFP

La Cour pénale internationale a déclaré, jeudi, qu’un jihadiste malien avait provoqué pour 2,7 millions d’euros de dégâts en faisant détruire en 2012 des mausolées de la cité historique malienne de Tombouctou, et a ordonné des réparations pour les victimes, les premières pour destruction de biens culturels.

«La chambre ordonne des réparations individuelles, collectives et symboliques pour la communauté de Tombouctou, reconnaît que la destruction des bâtiments protégés a causé de la souffrance aux personnes à travers le Mali et la communauté internationale et estime M. Mahdi responsable pour les réparations à 2,7 millions d’euros», a déclaré le juge Raul Cano Pangalangan.
Le Touareg Ahmad al Faqi al Mahdi a été condamné en septembre dernier à neuf ans de prison pour avoir «dirigé intentionnellement des attaques» contre la porte de la mosquée Sidi Yahia et neuf des mausolées de Tombouctou (nord du Mali), classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco et détruits à coups de pioche, de houe et de burin.
Né vers 1975, il était un membre d’Ansar Dine, l’un des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda qui ont contrôlé le nord du Mali pendant environ dix mois en 2012, avant d’être en grande partie chassés par une intervention internationale déclenchée en janvier 2013 par la France. Il était chef de la Hisbah, la brigade islamique des mœurs.

Toutefois, étant donné l’indigence du jihadiste, la Cour encourage le Fonds au profit des victimes, organe indépendant mis en place par le statut de Rome, traité fondateur de la Cpi, à «compléter les réparations ordonnées» et lever des fonds à cette fin.
Créé en 2004, le Fonds - qui reçoit des contributions volontaires versées par les gouvernements membres de la Cpi, d’organisations internationales et de particuliers - devra présenter d’ici au 16 février un projet de plan de mise en œuvre des réparations. «Nous allons discuter avec l’avocat des victimes et nous rendre à Tombouctou, puis nous solliciterons les pays et des particuliers pour récolter des dons», a expliqué à l’Afp le directeur exécutif du Fonds, Pieter de Baan, pour qui l’ordonnance était «un moment d’une valeur très symbolique et important pour les victimes».

AFP

Un attentat revendiqué par le groupe Etat islamique a fait 13 morts et plus de 50 blessés hier lorsqu’une camionnette a foncé dans la foule dans le centre touristique de Barcelone, en Espagne, et deux suspects ont été arrêtés.

«Nous pouvons confirmer qu’il y a 13 morts et plus de 50 blessés», a écrit sur Twitter Joaquin Forn, le responsable de l’Intérieur du gouvernement régional catalan. M. Forn avait auparavant évoqué un bilan «d’une morte et 32 blessés dont plusieurs graves». L’attaque a visé les Ramblas, l’artère de Barcelone la plus prisée des touristes: une camionnette a foncé dans la foule en fin d’après-midi. Le groupe jihadiste Etat islamique (Ei) a revendiqué l’attaque dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq et relayé par le centre américain de surveillance des sites jihadistes, Site. «L’opération a été menée en réponse aux appels à cibler les Etats de la coalition» internationale antijihadistes opérant en Syrie et en Irak, indique le communiqué.
Par son mode opératoire l’attaque de Barcelone rappelle des attentats imputés ou revendiqués par l’Ei à Nice, Berlin ou Londres.
L’Espagne, troisième destination touristique au monde, avait été jusqu’ici épargnée par les attentats des jihadistes de l’Ei ayant touché d’autres capitales européennes, telles Londres, Paris, Bruxelles, Berlin.
La police régionale de Catalogne, dont Barcelone est la capitale, a annoncé quelques heures après l’attentat l’arrestation d’un homme lié à l’»attaque terroriste», ajoutant qu’il n’y avait «aucune personne retranchée dans un bar», contrairement à ce qu’avaient avancé plus tôt des sources policières.
Le suspect a été identifié comme Driss Oukabir, a indiqué à l’Afp un porte-parole du Syndicat unifié de policiers (Sup).
Un homme portant ce nom avait posté sur sa page Facebook, consultée par l’Afp avant qu’elle ne devienne inaccessible vers 21h00 (19h00 Gmt), des photos le montrant sur la plage, d’autres devant un miroir, et une image du drapeau berbère, peuple présent notamment au Maroc et en Algérie.
Le président de Catalogne Carles Puigdemont a ensuite annoncé une deuxième arrestation.

AFP

Le gouvernement et les syndicats ivoiriens ont signé hier à Abidjan un accord visant à instaurer «une trêve sociale de cinq ans», après la grève des fonctionnaires qui avait paralysé en janvier l’administration publique du pays.

Les deux parties sont également tombées d’accord sur le paiement des stocks d’arriérés d’un montant global de 249,6 milliards de FCfa (environ 381 millions d’euros) pour près de 130.000 travailleurs, soit près 80% des effectifs de la fonction publique. «70% du montant des stocks (principal point de revendication) seront payés à partir de 2018 sur cinq ans, soit 34,9 milliards de FCfa par an (53,2 millions d’euros). Les 30% restants sur la période 2023-2025», selon un échéancier «compatible avec les engagements pris avec le Fmi». «Cette trêve ne vise aucunement à neutraliser les syndicats, elle marque plutôt une volonté résolue (...) de briser définitivement le mur de méfiance et de suspicion qui tend parfois à obstruer les rapports entre les deux parties», a déclaré le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, lors d’une cérémonie.

«Il nous faut fonder sur la base de cette trêve sociale librement consentie une culture de la négociation, du compromis et de la responsabilité», a souhaité M. Coulibaly, soulignant que son gouvernement «ne ménagera aucun effort pour tenir ses engagements».

Toutefois, le chef du gouvernement ivoirien a averti que «le non-respect d’une des clauses de l’accord pourrait impliquer sa rupture tacite». «Le protocole d’accord n’est pas forcement le meilleur. Cependant, force est de reconnaitre qu’il règle définitivement le problème du stock des arriérés, au centre de toutes les revendications depuis cinq ans», a affirmé de son côté Théodore Gnagna Zadi, président de la plateforme des organisations professionnelles du secteur public.

M. Zadi s’est également félicité de «cette issue heureuse, moins mauvaise pour tous».
Début janvier, les fonctionnaires ivoiriens étaient entrés en grève pour demander des augmentations de salaires, le paiement d’arriérés de primes et pour protester contre une réforme des retraites intervenue en 2012 dont les premiers effets se font sentir en 2016, avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi.

AFP

En créant une zone de recherche et de sauvetage au large de ses côtes, la Libye n’»interdit pas» mais veut «organiser» le travail des Ong  naviguant près de ses eaux pour secourir des migrants, a soutenu mercredi la marine libyenne.

Cette dernière avait annoncé la création au large de la Libye d’une zone dite de recherche et de sauvetage (Sar), qu’elle interdit sauf autorisation aux navires étrangers, en particulier à ceux affrétés par des Ong humanitaires, que Tripoli accuse de collusion avec les réseaux de passeurs.

Depuis cette décision, plusieurs Ong renommées dont Médecins sans frontières (Msf), l’Allemande Sea Eye et la Britannique Save the children ont annoncé la suspension de leurs opérations en Méditerranée. Msf a qualifié la création de cette zone «d‘attaque inacceptable à la vie et à la dignité des personnes».

«Nous n’avons annoncé aucune zone interdite et nous n’avons interdit à aucune partie ou organisation de travailler dans le sauvetage (des migrants) d’une manière claire et transparente. Ce que nous avons annoncé vise à organiser le travail qui était devenu arbitraire et hasardeux», a indiqué la marine libyenne dans un communiqué. Le texte qualifie la situation de «chaotique, notamment près des eaux» libyennes.

La marine libyenne a exprimé par ailleurs son «regret» après la suspension par des Ong de leurs opérations de secours, mais a dans le même temps fustigé «le discours agressif», selon elle, des Ong leur reprochant de mener une «campagne de dénigrement» contre la Libye.
 

AFP

Le chef de l’opposition kényane Raila Odinga a annoncé hier son intention de saisir la Cour suprême pour contester la réélection du président Uhuru Kenyatta, qu’il estime entachée de fraudes, et appelé ses supporteurs à soutenir cette démarche en manifestant de manière pacifique.

«Nous avons décidé de saisir la Cour (suprême) et de montrer au monde la fabrication d’un pouvoir généré par ordinateur», a déclaré devant la presse M. Odinga, la mine grave et tirée, réitérant les accusations de fraude électronique lors du scrutin du 8 août. L’adresse de M. Odinga à la Nation était très attendue, le pays craignant de retomber dans de nouveaux épisodes de violences, semblables à ceux qui ont fait au moins 17 morts et 177 blessés dans certains fiefs de l’opposition après l’annonce vendredi de la réélection M. Kenyatta. Mais M. Odinga, qui à 72 ans joue certainement sa dernière partition politique, s’est engagé à «prêcher la paix» et a insisté sur le fait que les «Kényans n’ont pas besoin de recourir à la violence pour obtenir justice».

Déjà trois fois candidat malheureux à la présidentielle (1997, 2007 et 2013), M. Odinga avait saisi la Cour suprême lors du scrutin précédent de 2013, en vain. Ce précédent avait d’abord incité sa coalition d’opposition Nasa à rejeter un nouveau recours en justice, malgré des pressions internationales en ce sens. Mais les récentes menaces de fermeture, par le gouvernement, de deux organisations susceptibles d’aller en justice l’ont poussé à réviser sa position et à déposer elle-même le recours, selon M. Odinga. Nasa a jusqu’à demain pour le faire et la Cour suprême disposera ensuite de 14 jours pour rendre son arrêt. «Notre décision d’aller en justice constitue une deuxième chance pour la Cour suprême. La Cour peut saisir cette chance pour se racheter ou, comme en 2013 elle peut aggraver les problèmes auxquels la Nation est confrontée», a ajouté M. Odinga, suggérant qu’il ne nourrissait pas forcément une confiance absolue dans le système judiciaire kényan.

AFP

Neuf Burkinabé et neuf étrangers ont été tués dans l’attaque du café-restaurant Aziz Istanbul perpétrée dimanche soir par des hommes armés dans la capitale Ouagadougou, selon une liste publiée hier par le gouvernement du Burkina Faso après la fin du travail d’identification des corps.

Sept hommes et deux femmes burkinabè ont été tués dans cette attaque contre ce café-restaurant dans le centre-ville de Ouagadougou, menée par des jihadistes présumés et qui n’a jusqu’ici pas été revendiquée. Parmi les victimes étrangères, on compte deux Koweïtiens, une Canadienne, une Algéro-Canadienne, un Français, un Sénégalais, un Nigérian, un Turc et un Libanais.

Les dépouilles seront remises aux familles à partir d’aujourd’hui, a indiqué à l’Afp une source proche du dossier. Le Burkina Faso est toujours sous le choc de cet attentat perpétré au cœur de sa capitale et qui rappelle le mode opératoire de l’attaque jihadiste du 15 janvier 2016. Ce jour-là, un commando avait attaqué avec des armes automatiques le café Cappuccino - situé à 200 mètres du restaurant Aziz Istanbul - et plusieurs autres établissements du centre de Ouagadougou. Revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), cet attentat avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.                        

AFP

Les habitants de Sierra Leone, encore sous le choc des centaines de morts après les inondations et glissements de terrain dans la capitale Freetown lundi, ont commencé hier à observer une semaine de deuil national décrétée par le président Ernest Bai Koroma.

Les drapeaux sur les bâtiments officiels seront en berne jusqu’au 22 août, a indiqué la présidence dans un communiqué.
Les Sierra-Léonais ont en outre observé hier à la mi-journée une minute de silence, ont constaté des journalistes de l’Afp.
Dans les heures ayant suivi la catastrophe, le président Koroma avait lancé des appels à la mobilisation de la communauté internationale et à l’unité du pays, déjà durement touché par une épidémie du virus Ebola qui avait fait 4.000 morts en 2014 et 2015.

«Notre Nation est une nouvelle fois aux prises avec le chagrin», avait-il lancé lundi soir lors d’une allocution télévisée. Les coulées de boues et les inondations survenues dans la nuit de dimanche à lundi ont fait plus de 300 morts - dont au moins 105 enfants -, 600 disparus et des milliers de sans-abri dans la capitale.
La population a été appelée à se rendre à la morgue centrale pour identifier les corps de leurs proches disparus, parfois par familles entières.
Les corps qui n’auront pas pu être identifiés en fin de journée hier seront enterrés dans la localité proche de Waterloo aujourd’hui et demain, selon le communiqué de la présidence.

AFP

Plus de six Français sur dix (62%) se disent insatisfaits de l’action d’Emmanuel Macron durant les trois premiers mois de son quinquennat, selon un sondage Harris Interactive diffusé hier.

37% des personnes interrogées sont d’un avis contraire. Les sympathisants du Front national (extrême droite, 94%), du Parti Communiste et de La France insoumise (gauche radicale, 87%) sont les moins satisfaits de ce début du quinquennat, devant ceux des Républicains (droite, 75%) et du Parti Socialiste (PS, gauche, 57%), loin devant les partisans de La République en marche, le parti du président (11%).
Les principales réformes envisagées par l’exécutif sont jugées «prioritaires» par une majorité de Français.  Il s’agit en premier lieu de «la réforme du système éducatif» (76%), la moralisation de la vie politique (74%), l’unification des systèmes de retraites (72%) ou, dans une moindre mesure, de la réforme du code du travail (56%), selon cette enquête réalisée pour le site pour l’emploi Indeed.
Les avis sont partagés sur cette loi «travail», avec 46% des personnes interrogées qui s’y disent favorables et 52% d’un avis contraire. Elles sont en revanche majoritairement opposées (63%) à la mise en œuvre de cette loi par ordonnances, seules 35% s’y déclarant favorables.

En matière d’emploi, la lutte contre le chômage des jeunes est jugée prioritaire par 93% des personnes interrogées, devant la facilitation du recrutement pour les petites et moyennes entreprises (91%).
Enquête réalisée en ligne du 8 au 10 août auprès de 994 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

AFP

Donald Trump était dans une position difficile hier après sa virulente sortie sur Charlottesville qui suscitait un profond malaise dans son camp politique comme dans le monde économique.

Fait rarissime, ses deux prédécesseurs républicains encore en vie, George H.W Bush et son fils George W. Bush, ont diffusé un communiqué commun appelant l’Amérique à «toujours rejeter le racisme, l’antisémitisme et la haine sous toutes ses formes«.

Sans citer le 45e président, les 41 et 43e insistent sur la nécessité de garder à l’esprit les mots de Thomas Jefferson, principal auteur de la Déclaration d’indépendance: «Tous les hommes sont créés égaux».
En renvoyant dos à dos les groupuscules suprémacistes blancs - dont un sympathisant a tué une jeune femme samedi à Charlottesville - et les manifestants antiracistes, Donald Trump a franchi un cap, un peu plus de 200 jours après sa prise de fonction. Ses propos, livrés sur un ton acerbe et accusateur depuis la Trump Tower et salués par l’ex-leader du Ku Klux Klan David Duke, ont laissé nombre d’élus sans voix. Et donné l’impression très nette que c’est dans ce torrent de paroles que Donald Trump a dit ce qu’il pensait, plutôt que la veille lorsqu’il lisait sur téléprompteur, depuis la Maison Blanche, un discours condamnant les «violences racistes».

Confronté à une vague de démissions de Pdg en désaccord avec ses propos, le président américain, qui devait retrouver son golf de Bedminster hier après-midi, a annoncé d’un tweet rageur la dissolution de deux des instances l’entourant pour le conseiller en matière de politique économique.  Signe clair d’embarras: les républicains ne se bousculaient pas sur les plateaux de télévision pour défendre l’ancien magnat de l’immobilier. Et les seules voix qui émergeaient étaient critiques.

Son prédécesseur démocrate, Barack Obama avait réagi dès dimanche en tweetant une phrase de Nelson Mandela: «Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau ou de ses origines, ou de sa religion». Ce tweet est devenu le plus «aimé» de l’histoire du réseau social, a indiqué Twitter hier.

AFP

Le Burkina Faso est sous le choc après l’attentat qui a fait 18 morts, Burkinabè et étrangers, dans sa capitale Ouagadougou, dont le mode opératoire rappelle une attaque jihadiste commise au même endroit en 2016.

L’attaque, menée par des jihadistes présumés, a frappé dimanche soir le café-restaurant Aziz Istanbul, dans le centre de Ouagadougou, particulièrement fréquenté par des expatriés au moment de la retransmission de grands matchs de football.

«Ils ont commencé à tirer sur la terrasse, on est montés par l’escalier jusqu’en haut, on était couchés par terre, les assaillants sont venus, ils ont pointé leurs fusils sur nous (...) je ne comprenais pas leur langue, (si) c’était de l’arabe ou quoi», a raconté un rescapé, interrogé dans un hôpital à Ouagadougou par la télévision nationale. En fin de journée hier, le quartier était toujours bouclé par des gendarmes. Les vitres du café-restaurant étaient brisées et de nombreux impacts de balles étaient visibles sur la façade du bâtiment de deux étages. Lors d’un point de presse, la procureure du Burkina Faso, Maïza Sérémé, a déclaré que les deux assaillants «étaient très jeunes» et étaient «allés au combat pour mourir». Ils sont arrivés à moto et «chacun des terroristes était armé d’un AK47» (fusil d’assaut Kalachnikov, ndlr), a-t-elle ajouté. Les assaillants «ont riposté aux tirs pendant plusieurs heures avant d’être abattus à l’arrière du bâtiment», a déclaré la procureure. L’attentat a fait 18 morts, dont huit Burkinabè et sept étrangers (un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Turc et deux Koweïtiennes), a indiqué la procureure, précisant que «trois victimes» n’avaient pas encore pu être identifiées. La plus jeune victime ayant succombé durant cette attaque avait 15 ans, a-t-elle souligné. Parmi les 22 blessés figurent plusieurs enfants et cinq agents des forces de défense et de sécurité, a-t-elle dit.

Quarante personnes ont été libérées lors de l’assaut de ces forces, a ajouté la procureure.

Le président Roch Marc Christian Kaboré, a condamné cet «attentat ignoble». «Le Burkina Faso se relèvera de cette épreuve car son vaillant peuple opposera une résistance sans concession au terrorisme», a déclaré le président.

Son homologue français Emmanuel Macron a condamné cette «attaque terroriste» avant de s’entretenir avec M. Kaboré. Les deux présidents sont convenus «de l’urgence de mettre en œuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d’accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel».

AFP

Un Sénégalais d’origine libanaise du nom de Mehsen Fenaiche fait partie des 18 victimes de l’attaque terroriste qui a eu lieu à Ouagadougou, précisément à l’hôtel-café Aziz Istanbul sur l’avenue Kwame Krumah en centre-ville, a indiqué, hier soir, l’ambassadeur du Sénégal au Burkina Faso, Mme Anta Coulibaly.

Dans un entretien accordé au «Soleil», elle a indiqué que la victime était le gérant du magasin Orca deco Burkina et précisé que l’ambassade prête assistance présentement à la famille pour les démarches d’identification du corps et de son rapatriement.

Elle a ajouté que pour ces différentes formalités, l’ambassade est en attente de l’autorisation du procureur burkinabè qui va délivrer le certificat de décès et que cela pourrait survenir d’un moment à l’autre. L’ambassade, a-t-elle ajouté, fournira les autres documents. En direction de la communauté sénégalaise établie au Burkina, Mme Anta Coulibaly a indiqué que les consignes données par l’ambassade tournent autour des attitudes de prudence car le terrorisme est un phénomène imprévisible, « une guerre asymétrique «en quelque sorte».

Elle a tenu à rassurer la population sénégalaise car, actuellement, chacun vaque à ses occupations. Elle a néanmoins formulé une recommandation à l’endroit de nos compatriotes qui voyagent à l’étranger. « Quelle que soit la brièveté du séjour, qu’ils informent la juridiction diplomatique et/ou consulaire du pays. C’est très important que ce réflexe s’installe car cela nous facilite la tâche, on ne sait jamais. Cela est la pratique des juridictions occidentales. Ainsi, elles sont promptes à fournir toutes les informations utiles », a t-elle souligné.

Alassane DIAWARA

Le Mali, touché lundi par plusieurs attaques contre des camps de l’Onu, a réclamé hier devant le Conseil de sécurité une aide matérielle et financière pour contribuer à la création par cinq pays du Sahel d’une force militaire conjointe.

Revenant sur ces attaques (9 morts) et sur l’attentat dimanche au Burkina Faso (18 morts), l’ambassadeur malien à l’Onu, Issa Konfourou, a souligné que «ces actes criminels soulignent l’importance et l’urgence» de créer une force conjointe entre pays du Sahel «avec l’appui de la communauté internationale».

Depuis l’acte de constitution de cette force début juillet, des «progrès considérables ont été réalisés» mais le Mali appelle «tous les pays amis et organisations internationales partenaires à nous aider à boucler le budget», a-t-il ajouté, lors d’une réunion du Conseil consacrée à la sécurité en Afrique. Le budget annuel de cette force de 5.000 hommes est estimé à 423 millions d’euros. A ce jour, seulement 108 millions sont assurés. Parmi «les besoins immédiats», les cinq pays qui participeront à la force - Niger, Tchad, Mali, Mauritanie et Burkina Faso - cherchent de «l’équipement pour les bataillons», un réseau de communication pour relier les unités aux états-majors et une aide pour l’évacuation médicale d’urgence, a précisé le diplomate malien.

L’objectif est de déployer de premières unités en octobre et que tous les bataillons soient opérationnels en mars, avec une priorité accordée aux «opérations militaires transfrontalières». Lors de son intervention, la représentante adjointe de la France, Anne Gueguen, a aussi souligné la nécessité d’une «réponse urgente» à la déstabilisation de la zone sahélienne par des groupes armés. «La situation sécuritaire au Sahel reste directement liée à la situation au Mali», a-t-elle fait valoir.

Son homologue américain, Michele J. Sison, a plutôt insisté sur les relations bilatérales pour améliorer les capacités militaires des membres de la force conjointe. «Une coopération approfondie entre les cinq pays du G5 Sahel permettrait d’améliorer leur sécurité et de compléter les efforts de la mission de paix au Mali», a dit la diplomate américaine. «A cette fin, les Etats-Unis continueront leur soutien bilatéral ancien pour développer les capacités des forces de sécurité des membres du G5». Interrogés après la réunion, les ambassadeurs du Mali et du Niger, Abdallah Wafy, ont assuré qu’il n’y avait pas de refus américain de contribuer financièrement à la force. Même sans avoir annoncé d’engagement (contrairement à l’Union européenne pour 50 millions d’euros, au G5 pour 50 autres millions et à la France pour 8 millions), les Etats-Unis «vont participer aux conférences» internationales prévues d’ici fin 2017 pour trouver des fonds et rendre la force opérationnelle, ont dit les deux ambassadeurs.

AFP

Léger réconfort pour Donald Trump : la volte-face de la Corée du Nord. Kim Jong-un en personne semble temporiser. Il indique vouloir se donner le temps d'observer le « comportement stupide des Américains » avant de prendre une décision sur d'éventuels tirs de missiles. Ça n'a l'air de rien, mais c'est sans doute la fin de la menace immédiate d'un tir de missile vers l'île de Guam, dans le Pacifique. Et peut-être le début de la désescalade.

A Guam, c’est le soulagement. La menace nord-coréenne n’est désormais plus imminente. Les Etats-Unis « devraient d'abord prendre la bonne décision et montrer par leurs actions qu’ils souhaitent atténuer les tensions sur la péninsule coréenne et empêcher un conflit militaire dangereux ». Ce sont les propos tenus par le leader nord-coréen Kim Jong-un cités ce mardi par l'agence officielle KCNA.

Kim Jong-un a également prévenu lors de son inspection, lundi, du commandement de la Force stratégique chargée des unités balistiques, vouloir se donner le temps d’observer le « comportement idiot et stupide des Américains » avant de frapper l'île.

Un répit qui ne pourrait être que de courte durée si les Etats-Unis se montrent irresponsables, comprendre s’ils maintiennent leurs exercices militaires « Ulchi Freedom Guardian » (UFG) menés conjointement avec la Corée du Sud dans la péninsule. Ils ont lieu tous les ans. Les prochains doivent commencer le 21 août et ils ont le don de provoquer la fureur de Pyongyang qui en exige l’arrêt immédiat estimant que ce sont des « répétitions d’invasions ».

La balle dans le camp de Washington
La balle est désormais dans le camp de Washington et la Chine pourrait bien être à l’origine de cet apaisement. Ce revirement de Kim Jong-un survient un jour après que la Chine a déclaré qu'elle renforcerait ses pressions économiques sur son régime.

En effet, il y a quelques jours, Pékin a fait savoir à la Corée du Nord qu’elle ne la défendrait pas si elle décidait de frapper en premier. Et lundi, elle a annoncé suspendre « entièrement » ses importations de plomb, de fer, de minerais et de produits halieutiques en provenance de Corée du Nord en application des nouvelles sanctions votées à l’ONU. Des secteurs d’exportations essentiels pour le royaume ermite.

Un répit pour Guam
Les habitants de Guam s’offrent donc un peu de répit, d’autant que ce n’est pas la première fois qu’ils étaient dans le viseur de la Corée du Nord. En 2013, l’île avait été menacée par Pyongyang. Mais là déjà, Kim Jong-un avait fini par reculer. Cette île du Pacifique Ouest, qui abrite deux bases militaires et 6 000 soldats américains, compte 162 000 habitants.

Source : Rfi.fr

Plus de 300 personnes ont été tuées en Sierra Leone, selon un bilan qui risque de s’alourdir, dans ce qui pourrait être la pire catastrophe naturelle à avoir frappé l’Afrique ces vingt dernières années. Lundi 14 août, la pluie a provoqué des torrents de boue, des inondations et l’effondrement d’un pan entier de colline dans la commune de Regent, dans la banlieue de Freetown.

Des centaines de morts, des milliers de sans-abris. Une catastrophe sans précédent, dans un pays qui se remet à peine de l'épidémie d'Ebola et qui garde encore les séquelles de la guerre civile. « Nous sommes débordés » et le pays a « un besoin urgent d'aide », a déclaré ce mardi le président du pays, Ernest Bai Koroma, qui a fait le déplacement jusque sur le site le plus touché, dans le quartier de Regent, dans la banlieue de Freetown.

Le pays « une nouvelle fois » en deuil
« Notre nation est une nouvelle fois saisie par la douleur du deuil ». C’est par ces mots que le président sierra-léonnais avait déjà appelé à l’unité, lundi soir. « Beaucoup de nos compatriotes ont perdu la vie, beaucoup plus encore ont été gravement blessés, et des millions de dollars de biens ont été détruits par les flots et les glissements de terrain qui ont touché Freetown », a-t-il déclaré dans un discours retransmis à la télévision nationale.

« Toutes les familles, tous les groupes ethniques, toutes les régions ont été directement ou indirectement touchées et affectées par ce désastre. »

Le chef de l’État a également annoncé l’ouverture d’un centre de réponse d’urgence dans le quartier de Regent, dans la banlieue de Freetown. Située à l’est de la capitale sierra-léonaise, c’est la zone qui a été la plus touchée.

Un bilan encore flou qui va s'alourdir
Ernest Bai Koroma a également remercié les militaires, la police et les volontaires de la Croix-Rouge déployés depuis l’aube, lundi, pour tenter de secourir les victimes. Le premier objectif est désormais de recenser les sinistrés et de compter et identifier les disparus.

Selon un bilan encore provisoire et qui risque de s’alourdir, au moins 312 personnes ont été tuées. La Croix-Rouge confirme pour sa part le décès de 245 personnes, tandis que le maire de Freetown évoque, lui, 270 morts.

Ce qui est sûr, c'est que, malheureusement, le bilan risque d'être bien plus lourd que ces chiffres encore provisoires. « 600 personnes sont portées disparues dans la zone qui a été touchée par le glissement de terrain, autour de Regent », insiste Abu Bakar, l’un des porte-parole de la Croix-Rouge sierra-léonaise.

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Source : Rfi.fr

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Le Burkina Faso est en deuil national jusqu'au mercredi 16 août suite à l’attaque terroriste qui a fait 18 victimes, dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 août. Les deux assaillants qui ont été abattus n’ont pas été identifiés pour l’instant, mais l’enquête a permis de préciser leur profil.

C’est par trois jours de deuil national que la vie à Ouagadougou et dans le reste du pays reprend péniblement ce mardi. Le deuil a été décrété à la mémoire des 18 victimes qui étaient, comme on le dit, « au mauvais endroit, le mauvais jour », et qui sont tombées sous les balles terroristes de deux hommes qui n’ont toujours pas identifiés.

Leur apparence, l’armement utilisé et le mode opératoire rappellent cependant fortement l’attentat du 15 janvier 2016 qui avait fait 30 morts au café Cappuccino et à l’hôtel Splendid. C’est ce qu’a expliqué lundi devant la presse la procureure de la République, Maïza Sérémé. Les deux hommes étaient « des assaillants très jeunes » qui se sont « rendus au combat pour mourir ».

Les terroristes sont arrivés en moto à proximité du restaurant Aziz Istanbul, sur l’avenue Kwame Nkrumah, chacun avec « un fusil d’assaut AK-47 » et énormément de munitions. Ils ont alors tiré tous azimuts sur la clientèle du restaurant, dont une partie était venue pour célébrer un anniversaire.

Appel à témoin
Les deux hommes ont été « neutralisés » aux alentours de 22h15 par les forces de sécurité burkinabè qui ont également libéré quarante personnes qui étaient retenues en otage. La procureure a également précisé que les policiers continuent de ratisser le quartier et mènent une enquête pour trouver d’éventuelles complicités.

A ce titre, les autorités burkinabè ont lancé un appel à témoin auprès de toute personne susceptible de leur apporter des renseignements sur les ramifications de cet attentat.

Selon le bilan délivré par les autorités burkinabè, l'attentat a fait 18 morts, dont huit Burkinabè et sept étrangers (un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Turc et deux Koweïtiennes). Les corps de trois victimes n'ont, pour l'instant, pas été identifiés. La plus jeunes des victimes était âgée de 15 ans.

L'attaque a également fait 22 blessés, parmi lesquels plusieurs enfants et cinq agents des forces de sécurité.

L'attentat de dimanche soir a eu lieu à quelques mètres à peine des établissements visés il y a un an et demi, comme une provocation à l’encontre des autorités burkinabè, qui avaient pourtant nettement augmenté leur dispositif de sécurité.

Source : Rfi.fr

Un café-restaurant de Ouagadougou, la capitale burkinabè, a été attaqué par plusieurs hommes armés. L'assaut des forces de l'ordre a pris fin vers 5h (TU), deux assaillants ont été « neutralisés » et le quartier est bouclé selon le ministre de la Communication joint par RFI.

Le bilan est de 18 personnes tuées et une vingtaine d'autres blessées. Une attaque qui rappelle celle du café Capuccino, en janvier 2016, cible d'une action meurtrière semblable.

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Source : Rfi.fr

"Le Soleil" partenaire de France Médias Monde

Le président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré qu’il allait bien à une délégation du ministère de l’Information qui lui rendait visite à Londres, où il réside depuis plus de trois mois pour des raisons de santé.

«Je vais bien. Je pense que je pourrais rentrer à la maison, mais ce sont les médecins qui décident», a affirmé M. Buhari à cette délégation, selon un communiqué du ministère de l’Information publié samedi dans la capitale fédérale nigériane. «J’ai appris à obéir aux ordres plutôt que de les donner», a poursuivi le président dans ces propos toujours cités dans le communiqué, sans que cette déclaration ne soit relayée par un message audiovisuel du chef de l’Etat. Les voix commencent à s’élever au sein de la société civile nigériane, qui organise depuis lundi des sit-in de protestation dans Abuja pour demander au président de «rentrer ou démissionner».  «Revenez ou démissionnez: trop c’est trop», pouvait-on lire pendant les manifestations de lundi, ou encore: «Si le président Buhari ne peut pas rentrer au Nigeria après 90 jours d’absence, il doit démissionner de ses fonctions», «Buhari, où es-tu ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Les Nigérians veulent de la transparence.»

M. Buhari, 74 ans, s’est rendu dans la capitale britannique le 7 mai dernier pour suivre des examens médicaux, laissant le pouvoir entre les mains de son vice-président Yemi Osinbajo.
Cela fait suite à une autre absence du pouvoir, entre janvier et mars, où il était parti suivre d’autres examens médicaux.

AFP

Rome s’est félicité hier de l’intensification par Tripoli du contrôle des eaux libyennes, évoquant «un rééquilibrage en cours en Méditerranée» pour réduire les départs de migrants, tandis qu’une nouvelle Ong a décidé de suspendre ses sauvetages en mer.

«Le gouvernement libyen de Fayez al-Sarraj a demandé l’aide de l’Italie et il est prêt à mettre en place la zone Sar dans ses eaux, collaborer avec l’Europe et investir dans les garde-côtes: tout ceci est signe d’un rééquilibrage en cours en Méditerranée», a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères Angelino Alfano, dans un entretien paru dimanche dans le quotidien La Stampa. La marine libyenne a annoncé jeudi la création au large du territoire d’une zone de recherche et de sauvetage, qu’elle interdit sauf autorisation aux navires étrangers, en particulier aux Ong patrouillant pour secourir des migrants.

Médecins sans frontières (Msf) a indiqué samedi qu’elle suspendait temporairement les activités du «Prudence», le plus gros des navires de secours aux migrants en Méditerranée, à la suite de cette interdiction.

Pour Angelino Alfano, la moindre présence des Ong, accusées par leurs détracteurs d’être devenues des «taxis» de migrants, est plutôt positive. «La décision de Msf rentre aussi dans le cadre d’un réajustement des équilibres: ces eaux ne sont plus à personne, mais sont celles de la Libye», a-t-il lancé.

Et selon lui, «les enquêtes de quelques procureurs siciliens ont créé le contexte +culturel+ approprié pour obtenir le code des Ong». Rome, soutenu par l’Ue, vient de négocier avec les Ong un code de conduite pour les sauvetages signé désormais par la majorité des organisations.

AFP

Le leader de l’opposition kényane Raila Odinga a promis hier dimanche qu’il ne renoncerait pas à contester la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, et a appelé ses partisans à rester chez eux dans l’attente de l’annonce de sa stratégie demain.

Dans l’après-midi, M. Odinga, muet depuis vendredi soir, s’est adressé à des milliers de supporteurs enthousiastes dans les bidonvilles de Kibera et Mathare, leur demandant de rester chez eux aujourd’hui lundi en signe de deuil pour les victimes des violences électorales qui ont fait au moins 16 morts depuis vendredi.

«Nous n’avons pas encore perdu. Nous n’abandonnerons pas. Attendez que j’annonce la marche à suivre après-demain (mardi)», a déclaré M. Odinga. «Parce que Jubilee (le parti au pouvoir, ndlr) a ses policiers et soldats partout, ne quittez pas vos maisons demain. N’allez pas au travail demain», a-t-il ajouté, dénonçant une nouvelle fois une élection «volée».

Après son départ de Mathare, de violents affrontements ont éclaté entre des membres de son ethnie luo et des partisans kikuyu du président Kenyatta, a constaté un photographe de l’Afp.
En attendant demain mardi, M. Odinga fait face à des pressions internationales croissantes. L’Onu, l’Union européenne et Londres l’ont appelée à canaliser la colère de ses partisans et à faire valoir ses récriminations devant la justice. Une option qu’il a pour le moment écartée après avoir saisi en vain la Cour suprême en 2013. Les missions d’observation internationales ont globalement salué la bonne tenue des élections. Le groupe d’observateurs indépendants kényans Elog, qui avait déployé 8.300 personnes sur le terrain, a publié samedi des conclusions «cohérentes» avec les résultats officialisés par l’Iebc.

AFP

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a affirmé hier que la justice sera «implacable» envers les groupes armés qui ravagent le pays en toute impunité, à l’occasion de la fête de l’indépendance du 13 août.

«Je demande aux groupes armés d’arrêter toutes les hostilités, conformément à leurs engagements», a déclaré le président Faustin-Archange Touadéra dans un discours aux Centrafricains à Bangui, fêtant sans fastes le 57ème anniversaire de l’indépendance du pays qui peine à sortir du conflit provoqué en 2013 par la prise de pouvoir par la rébellion de la Séléka.  «Je demande aux commanditaires des crimes d’arrêter leurs machinations et artifices coupables, car la justice sera implacable», a-t-il martelé, renouvelant des appels déjà exprimés depuis plusieurs mois à «zéro impunité» envers les groupes armés.

Une Cour Pénale Spéciale (CPS), qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, devrait commencer son travail d’enquête vers octobre 2017.

Depuis plusieurs mois, la Centrafrique est en proie à un regain de violences, dans le centre (Bangassou en mai, Bria en juin, Kaga-Bandoro en juillet), et dans l’est (Zémio en juin). Des tueries ont fait au moins 60 morts depuis début juillet de Bangassou et Gambo (sud-est) à Ngaoundaye (nord-ouest) en passant par Alindao (sud). Les groupes armés «ont proliféré, imposant de facto une partition (du pays) et faisant de la prédation économique (notamment l’or et le diamant) un élément central de leur stratégie», explique dans un rapport publié début août l’Ong Enough Project qui cartographie quatorze milices et quatre groupes politico-militaires.

AFP

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