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International (1519)

Lundi 22 mai au soir, une déflagration meurtrière s'est produite à la Manchester Arena, après un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande. Un homme a fait sauter un engin explosif au milieu de la foule. Le dernier bilan fait état d'au moins 22 morts et d'une cinquantaine de blessés. La Première ministre Theresa May a rapidement dénoncé une « effroyable attaque terroriste ». Au Royaume-Uni, la campagne en vue des législatives du 8 juin est suspendue.

Ce mardi 23 mai, la Première ministre conservatrice Theresa May et son rival travailliste Jeremy Corbyn ont décidé de suspendre leur campagne en vue des prochaines élections législatives du 8 juin, après l'attentat de Manchester qui a fait au moins 22 morts (dont des enfants) et environ cinquante blessés. La police locale a confirmé que l’explosion s'est produite vers 22h35, heure locale, après un concert donné par la pop-star américaine Ariana Grande, très populaire parmi les jeunes, dans la Manchester Arena. C'est une grande salle de concert d'environ 21000 places où se trouvaient beaucoup de familles et de jeunes enfants.

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Source : Rfi.fr

Les forces loyales à Khalifa Haftar, chef autoproclamé de l’armée nationale libyenne (Anl), ont mené, dans la nuit de samedi à hier, des raids aériens contre des positions rivales dans le sud libyen, en réponse à l’attaque meurtrière qui avait visé, jeudi, leur base dans la région.

«Les avions de chasse ont effectué des raids pendant la nuit (de samedi à dimanche), dans le cadre de l’opération Martyrs de Brak al-Shati», en référence aux victimes de l’attaque contre la base aérienne du même nom dans le sud de la Libye où 141 personnes, dont une majorité de soldats pro-Haftar, ont été tuées jeudi, a rapporté l’agence Lana, loyale aux autorités parallèles de l’est. «Des Mig-23 ont mené sept raids contre les positions des terroristes à Houn et Joufra», au nord-est de la base aérienne, a rapporté l’agence, citant le colonel Mohamad al-Manfour, chef de la base aérienne de Benina à Benghazi, détruisant «plusieurs dépôts d’armes, des centres d’opérations et des véhicules».

Selon des sources militaires, la 3e Force, un puissant groupe armé de la ville de Misrata (nord), officieusement loyal au gouvernement d’union nationale (Gna), a mené, jeudi, une attaque contre la base aérienne de Brak al-Shati, contrôlée par l’Anl.

Les forces pro-Haftar ont dénoncé des exécutions sommaires, précisant que des civils qui travaillaient sur la base ou qui se trouvaient aux alentours ont été également exécutés.
Hier, l’organisation Human Rights Watch (Hrw) a fait état, dans un communiqué, de l’exécution d’»au moins 30 soldats».
«Le Gna doit tenir sa promesse et enquêter sur les allégations selon lesquelles ses troupes auraient exécuté des soldats rivaux qui avaient été arrêtés», a affirmé Eric Goldstein, directeur adjoint pour le Moyen-Orient et Afrique du Nord à Hrw.

«Les autorités doivent envoyer un message fort pour dire que de tels crimes ne seront pas tolérés et, si les allégations sont fondées, elles devront juger les auteurs», a-t-il ajouté.

Turquie Erdogan réélu à la tête de l’Akp AFP - Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été réélu, hier, chef du parti de la Justice et du Développement (Akp) au pouvoir après presque trois ans d’absence, comme prévu par la révision constitutionnelle adoptée par référendum le 16 avril. M. Erdogan avait officiellement coupé ses liens avec l’Akp (islamo-conservateur) lorsqu’il avait été élu président en août 2014, comme le prévoyait alors la Constitution. Mais, avec l’entrée en vigueur d’une première mesure figurant dans la récente révision constitutionnelle, il a pu réintégrer ce parti début mai et en briguer la présidence, hier, au cours d’un congrès extraordinaire.

«Avec 1.414 voix, notre chef fondateur a été choisi comme président», a déclaré Hayati Yazici, vice-président de l’Akp, après le dépouillement des suffrages des délégués du parti réunis à Ankara. Seul candidat, M. Erdogan était certain d’être élu à la tête de l’Akp qu’il a cofondé en 2001 et qu’il avait dirigé lorsqu’il était Premier ministre, entre 2003 et 2014. Des dizaines de milliers de personnes étaient arrivées de toute la Turquie pour assister à l’événement organisé sous haute sécurité dans un stade de la capitale.

«Ce congrès est un nouveau départ», a déclaré M. Erdogan à l’annonce de sa victoire. «De la lutte contre le terrorisme à l’économie, de l’extension des droits et des libertés aux investissements, dans chaque domaine, la période à venir fera faire un bond à la Turquie». Redevenir chef de parti permettra à Recep Tayyip Erdogan de mettre fin aux rivalités internes et de préparer les prochaines élections, locales en mars 2019, puis législatives et présidentielle en novembre de la même année.

La realpolitik a eu raison de la témérité de Donald Trump qui a porté, hier, les habits d’un président des Etats-Unis en Arabie saoudite. La teneur de ses propos durant la campagne électorale contre l’Islam et le bannissement des ressortissants de sept pays musulmans n’ont rien à voir avec le discours tenu devant une cinquantaine de responsables de pays musulmans à Ryad.  

Par l’engagement et le ton, il rappelle le discours de Barack Obama au Caire, donnant le départ de nouvelles relations entre les Etats-Unis et le Proche-Orient. Même si le président américain a parlé de lutte contre l’extrémisme musulman, l’orientation géopolitique a repris le dessus avec les traditionnelles accusations de soutien au terrorisme contre l’Iran alors que les groupes islamistes extrémistes sont d’obédience sunnite.

C’est une trouble coïncidence que cette visite intervienne le soir d’une réélection triomphale du président Hassan Rohani par les Iraniens, en soutien à sa politique de mise en confiance de la communauté internationale par l’accord sur le nucléaire.

Cet accord qui devait permettre de jouer l’équilibre dans la région et réduire la présence américaine n’avait pas été bien accueilli à Ryad, allié traditionnel indéfectible des Etats-Unis et qu’une sourde rivalité religieuse et politique oppose à Téhéran depuis la révolution islamique iranienne de 1979. Deux visions rigoristes de l’Islam pour deux pays majeurs dans la région : le porte- drapeau du sunnisme et le gardien du chiisme et de ses intérêts dans toute la région, et au-delà.

Le régime iranien, qui avait estimé avoir fait un énorme pas vers la réconciliation avec les Occidentaux, en renonçant à son programme nucléaire, sent comme un piège sunnite la menace de l’organisation Etat islamique en Irak et en Syrie et celle des talibans en Afghanistan.

Le royaume wahhabite, de son côté, est convaincu que son rival dont les alliés dominent déjà le Liban, la Syrie, l’Irak et la moitié du Yémen est engagé dans une vaste entreprise d’affaiblissement des sunnites et d’encerclement du monde arabe.

Dans ce contexte, la première visite internationale du président américain en Arabie saoudite prend tout son sens. La signature d’importants accords financiers, pour notamment acheter des armes, signifie un retour du soutien américain au royaume saoudien face à « l’ogre » iranien. C’est une montée des périls entre les deux pays occupés à se faire la guerre par procuration pour se contrecarrer en Irak, en Syrie, au Yémen tout comme au Liban.

Par Alassane DIAWARA  

A peine réélu triomphalement pour quatre ans, le président iranien modéré Hassan Rohani a été mis sous pression des Etats-Unis, ennemi de l’Iran depuis près de 40 ans.

En obtenant 57 % des voix, vendredi, M. Rohani, 68 ans, a terrassé son adversaire conservateur, Ebrahim Raissi (38 %), selon les résultats officiels diffusés, samedi, par le ministère de l’Intérieur. Cette nette victoire démontre qu’une majorité d’Iraniens approuve sa politique d’ouverture entamée par l’accord nucléaire historique conclu, en juillet 2015, avec six grandes puissances, dont les Etats-Unis.
Depuis l’Arabie saoudite, grand rival de l’Iran au  Moyen-Orient, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a de nouveau accusé Téhéran de soutenir le «terrorisme» et critiqué ses essais de missiles balistiques. «J’espère que Rohani (...) engagera un processus de démantèlement du réseau de terrorisme d’Iran» et «mettra fin aux essais de missiles balistiques», a dit M. Tillerson qui accompagne le président Donald Trump à Ryad.

Il a ajouté que les méga-accords de défense entre son pays et l’Arabie saoudite, annoncés pendant cette visite, visaient à contrer en particulier la «mauvaise influence iranienne» dans la région. Les mises en garde américaines sont intervenues juste après une déclaration télévisée de M. Rohani après sa réélection, dans laquelle il affirme que «le peuple iranien veut vivre en paix et dans l’amitié avec le reste du monde, mais qu’il n’accepte pas la menace et l’humiliation». Par son vote, «notre peuple a déclaré aux pays voisins et à toute la région que la voie pour instaurer la sécurité est le renforcement de la démocratie, non s’appuyer sur les puissances étrangères», a-t-il dit. A Téhéran, des milliers de personnes se sont regroupées, dans la soirée, en divers endroits pour exprimer leur joie, selon des journalistes de l’Afp sur place. «Merci l’Iran», «Vive les réformes», «Longue vie à Rohani», ont-ils scandé avec ferveur.

AFP -

 

Le président américain Donald Trump a appelé, hier, en Arabie saoudite, les pays musulmans à lutter avec détermination contre l’extrémisme, voyant dans la lutte contre le terrorisme une bataille entre «le bien et le mal».

Dans un discours très attendu prononcé à Ryad devant les représentants d’une cinquantaine de pays musulmans, M. Trump s’en est violemment pris à l’Iran, accusé de «soutenir le terrorisme», à la grande satisfaction des monarchies sunnites du Golfe, dont l’Arabie saoudite, qui redoutent l’influence de leur grand rival chiite. Se disant porteur d’un message «d’amitié, d’espoir et d’amour» du peuple américain, il a souligné la symbolique de son déplacement - son premier à l’étranger en tant que président - «au cœur du monde musulman».

Contraste saisissant avec sa rhétorique de campagne - au cours de laquelle il avait affirmé que «l’Islam nous déteste» -, le magnat de l’immobilier a longuement insisté sur le fait que ce combat n’était pas «une bataille entre religions». «C’est une bataille entre des criminels barbares qui essaient d’anéantir la vie humaine et des gens bien de toutes religions qui cherchent à la protéger», a-t-il lancé. «C’est une bataille entre le bien et le mal», a ajouté celui qui a été accusé d’alimenter l’islamophobie et qui, au début de sa campagne, avait proposé de fermer purement et simplement l’accès aux Etats-Unis aux musulmans.

Le président américain, dont le pays combat sans relâche, depuis 2014, le groupe radical sunnite Etat islamique (Ei) en Syrie et en Irak, a aussi insisté sur la nécessité pour les Etats du Proche-Orient et du Golfe de jouer un rôle plus actif dans la lutte antiterroriste. Il a appelé les dirigeants musulmans à faire face à «la crise de l’extrémisme islamique», expression sensiblement différente de celle de «terrorisme islamique radical» qu’il avait largement utilisée jusqu’ici, mais qui avait provoqué des grincements de dents dans le monde musulman.

Preuve des débats qui traversent son équipe sur cette question sensible, il s’est, au dernier moment, écarté des extraits qui avait été diffusés à l’avance par la Maison Blanche. M. Trump a exhorté les dirigeants musulmans à n’offrir aucun «refuge» aux terroristes, à les «chasser» de leurs communautés et de leurs lieux de culte.

«L’Amérique est prête à être à vos côtés (...) mais les pays du Proche-Orient ne peuvent attendre que la puissance américaine écrase l’ennemi pour eux», a-t-il insisté. «Le chemin vers la paix commence ici, sur cette terre ancienne, cette terre sacrée», où se trouvent des lieux saints de l’Islam (La Mecque et Médine), a-t-il encore dit.

Soulignant que peu de nations avaient été épargnées par le terrorisme, l’ex-homme d’affaires de New York a évoqué «les atrocités» du 11-Septembre, mais aussi toutes les victimes en Europe, en Afrique ou Asie. Mais, il aussi appelé à ne jamais oublier que «95 %» des victimes sont des musulmans.

AFP -

 

Le président bissau-guinéen José Mario Vaz a sommé ses adversaires politiques de réunir le Parlement, après plus d’un an d’interruption, les mettant au défi de mettre en minorité le gouvernement de son Premier ministre contesté, dans une déclaration diffusée hier.

La Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis la destitution, en août 2015, par le président Vaz, de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc, au pouvoir), auquel tous deux appartiennent.

La semaine dernière, le Conseil de sécurité de l’Onu a demandé à l’unanimité à M. Vaz de sortir du blocage en nommant un Premier ministre jouissant d’un large soutien politique. «Si vous doutez que ce gouvernement ait la majorité requise pour faire voter son programme, convoquez le Parlement. Tant que le Parlement restera fermé, ce gouvernement ne sera pas dissous», a déclaré le chef de l’Etat, selon les radios publique et privées. «La dissolution du gouvernement passera par le rejet de son programme au Parlement», a ajouté M. Vaz, qui s’exprimait lors d’un rassemblement, jeudi, à Bissau, en présence de milliers de ses partisans.

Le président de l’Assemblée nationale, Cipriano Cassama, est proche de la direction du Paigc, qui refuse de reconnaître le gouvernement du Premier ministre Umaro Sissoco Embalo.
Désigné en novembre 2016 pour sortir de la crise, M. Sissoco Embalo a prêté serment avec son gouvernement en décembre, mais le Paigc l’a rejeté, comme ses prédécesseurs, accusant M. Vaz d’avoir violé le dernier accord en date conclu dans le cadre d’une médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

AFP

Le président français Emmanuel Macron a appelé, hier, au Mali, devant son homologue Ibrahim Boubacar Keïta, à accélérer le processus de paix, pour son premier déplacement hors d’Europe, sur la base militaire française de Gao, principale ville du nord du pays.

Moins d’une semaine après son entrée en fonctions, le chef de l’Etat a marqué sa «détermination» à poursuivre l’engagement au Sahel, en renforçant la coopération avec l’Allemagne, mais aussi en complétant l’action militaire par une stratégie de développement.

A son arrivée, peu avant 10H00 Gmt, M. Macron, en costume bleu nuit, a été accueilli à la descente du Falcon présidentiel par M. Keïta, en boubou blanc, venu de la capitale, Bamako. Ils ont passé en revue les troupes présentes sur la base de l’opération française Barkhane, qui mobilise 4.000 soldats dans cinq pays (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger et Tchad), dont 1.700 en poste à Gao actuellement, dans la lutte contre les jihadistes au Sahel. Le président français était accompagné de ses ministres Jean-Yves Le Drian (Europe et Affaires étrangères) et Sylvie Goulard (Armées), ainsi que du directeur général de l’Agence française de développement (Afd) Rémy Rioux. «Mon souhait, c’est que nous accélérions», a déclaré M. Macron au cours d’une conférence de presse conjointe avec M. Keïta, après un entretien avec celui-ci. «On sait où sont les difficultés principales et ce que nous devons faire. Faisons-le sans barguigner», a-t-il lancé


Le président français a dit s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur, François Hollande, dans sa détermination à combattre militairement les groupes jihadistes au Sahel, mais vouloir aussi apporter un «grand volontarisme en matière de développement». Au compte de l’Afd, «un peu plus de 470 millions d’euros (d’aide) on été décidés sur la zone pour les années à venir, pour accompagner cet effort militaire», a annoncé Emmanuel Macron. Cet effort, selon lui, «permettr[a] à la population de mieux vivre (...) [c’est aussi] le meilleur antidote au développement du terrorisme islamiste».

AFP

Deux Gambiens en fuite ont été inculpés pour l’assassinat, en 2004, à Banjul, du journaliste Deyda Hydara, les premières mises en examen dans ce dossier qui ont été assorties d’un mandat d’arrêt à leur encontre, selon des sources judiciaires.

La justice gambienne a, par ailleurs, émis un mandat d’arrêt visant un ex-ministre de l’Intérieur, Ousman Sonko, actuellement détenu en Suisse, d’après d’autres sources judiciaires. M. Sonko est recherché dans une procédure distincte sur la mort d’un ancien chef des services du renseignement, Daba Marenah, et d’autres personnes. Deyda Hydara, journaliste critique envers le régime de Yahya Jammeh, alors au pouvoir, a été tué par balle le 16 décembre 2004 à Banjul. Cofondateur du journal privé gambien The Point, il était aussi correspondant de l’Agence France-Presse (Afp) et de Reporters sans frontières (Rsf) en Gambie.

Les procureurs de la police ont inculpé Kawsu Camara, un ancien colonel de l’armée, et Sanna Manjang, déserteur de l’armée, de «meurtre et complot pour commettre un meurtre» dans l’enquête sur l’assassinat de Deyda Hydara, a affirmé une source judiciaire. Les deux hommes, en fuite, sont réputés en Gambie avoir été membres des «Jungulars» (ou «Junglers»), considérés comme les escadrons de la mort du régime de Yahya Jammeh. C’est la première fois qu’un lien est officiellement établi entre les suspects et l’assassinat de Deyda Hydara, selon des connaisseurs du dossier.

Après leur inculpation, la juge «Isatou Janneh a accepté d’émettre le mandat d’arrêt contre les deux hommes», que les autorités «présenteront à Interpol ou aux pays où ils se cachent, afin qu’ils soient extradés vers la Gambie», selon la même source judiciaire.

D’après un membre du personnel judiciaire, Sanna Manjang a quitté la Gambie pour la Guinée-Bissau le jour où Yahya Jammeh est parti en exil. Kawsu Camara, lui, a fui la Gambie pour le Sénégal voisin en 2015, après avoir été libéré de prison à la faveur d’une grâce présidentielle. Il avait été arrêté pour un coup d’Etat manqué en 2009, jugé et condamné à mort en 2010. Sa peine avait ensuite été commuée en prison à perpétuité avant sa libération. La juge Isatou Janneh a, en outre, émis un mandat d’arrêt contre l’ex-ministre de l’Intérieur Sonko ainsi que huit autres suspects pour la mort de Daba Marenah, ancien directeur général de l’Agence nationale du renseignement (Nia), d’après une autre source judiciaire.

AFP 

Ryad, Jérusalem, Bethléem, Rome, Bruxelles, la Sicile : Donald Trump, en difficulté à Washington, entame, aujourd’hui, un déplacement qui sera scruté à la loupe dans les capitales du monde entier.

Ce premier voyage extraordinairement dense - cinq pays en huit jours, une multitude de tête-à-tête, du roi Salmane au pape François en passant par le nouveau dirigeant français Emmanuel Macron - s’annonce comme un exercice périlleux pour le président américain.

L’avalanche de révélations qui ont précédé son départ l’a mis en position délicate aux Etats-Unis mais a aussi ravivé les interrogations sur sa capacité à endosser un costume présidentiel en présence de ses homologues.

«Le fait est que personne ne sait comment Donald Trump va se comporter ou ce qu’il va dire dans des réunions de ce type, car il ne l’a jamais fait», résume Stephen Sestanovich, du Council on Foreign Relations.

L’entourage de l’imprévisible président septuagénaire met en avant un style «amical mais franc», gage d’efficacité dans les relations internationales.
Donald Trump, peu friand de longs déplacements, sera accompagné de sa femme, Melania, très en retrait jusqu’ici. Sa fille, Ivanka, et son gendre, Jared Kushner, qui sont aussi deux de ses plus proches conseillers, prendront également place à bord d’Air Force One.

Sur le fond, le magnat de l’immobilier, qui a, sur les affaires étrangères, opéré un spectaculaire recentrage par rapport à ses propos de campagne enflammés, devra expliquer comment et jusqu’où «l’Amérique d’abord», son slogan favori, est compatible avec le multilatéralisme.

AFP

n nouveau séisme a secoué la politique brésilienne, visant directement le président conservateur Michel Temer, enregistré en train de donner son accord à des pots-de-vin, selon le journal O Globo.

Le chef d’État a nié les faits dans un communiqué, mais la nouvelle a fait l’effet d’une bombe, avec des appels à la démission de la part de plusieurs partis d’opposition. Plusieurs dizaines de Brésiliens sont descendus dans les rues pour protester dans les plus grandes villes du pays, y compris devant le palais présidentiel, à Brasilia, avec des cris de «Temer dehors» à grand renfort de klaxon.

Touchée de plein fouet par une récession historique, la population est exaspérée par les multiples rebondissements du méga-scandale Petrobras, qui éclabousse l’ensemble de la classe politique, y compris plusieurs ministres du gouvernement Temer. Selon O Globo, le président est directement impliqué dans d’autres malversations. Le quotidien révèle qu’il a rencontré, le 7 mars, Joesley Batista, un des propriétaires du groupe J&F, qui contrôle notamment le géant de la viande JBS.
M. Batista s’est enregistré secrètement alors qu’il expliquait au chef de l’Etat qu’il versait des sommes d’argent à Eduardo Cunha, ex-président de la Chambre des députés, actuellement en prison, pour acheter son silence, poursuit le journal basé à Rio de Janeiro (sud-est).

Avant d’être condamné, fin mars, à 15 ans de prison pour corruption, M. Cunha, autrefois l’un des politiques les plus influents du Brésil, avait œuvré, en 2016, à la destitution de l’ex-présidente de gauche Dilma Rousseff pour maquillage des comptes publics.

AFP 

Des organisations de la société civile burkinabè ont dénoncé, hier, la gestion du pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré, y voyant une «copie conforme» de celle de l’ex-président Blaise Compaoré chassé par la rue en 2014. Safiatou Lopez Zongo, présidente du Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile (Ccnosc), a dénoncé «la corruption, les détournements de deniers publics, l’acharnement sur les acteurs politiques et civils, l’achat de consciences», lors d’une conférence de presse.

«Le Mpp (Mouvement du peuple pour le progrès, au pouvoir) est une copie conforme du Cdp (Congrès pour la démocratie et le progrès, parti de Compaoré), qui ne fait pas mieux», malgré ses promesses de «rupture», a-t-elle soutenu, estimant que «le pouvoir actuel navigue à vue»’. Mme Zongo a encore fustigé «les anciennes pratiques de la mauvaise gouvernance comme la politisation de l’administration, la promotion de la médiocrité, le silence absolu sur les détournements qui concernent des proches des dirigeants, les marchés de gré à gré au mépris de toutes les règles élémentaires de passation».

L’espoir suscité auprès du peuple burkinabè, avec l’élection du président Kaboré, est «devenu un leurre» qu’il «convient de corriger», estime le Ccnosc dans un mémorandum.
Depuis son arrivée au pouvoir, le régime du président Kaboré fait l’objet de vives critiques, y compris dans son propre camp.
Le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, numéro deux du régime et du Mpp, avait appelé le gouvernement, en juillet 2016, à cesser d’être «un pouvoir bureaucratique qui passe son temps à signer des papiers, des accords».

AFP -

«Une force d’intervention rapide», composée de Casques bleus sénégalais, sera prochainement déployée dans le centre du Mali où se sont multipliées, depuis 2015, attaques et violences intercommunautaires, a annoncé un responsable de l’Onu à Bamako.

«Nous attendons le déploiement prochain, dans le centre (du Mali), par le Sénégal, d’une force d’intervention rapide pour faire face à la situation d’insécurité», a déclaré à la presse le chef des opérations de maintien de la paix de l’Onu, Jean-Pierre Lacroix, qui effectue sa première visite dans le pays depuis sa prise de fonctions. «Au regard de la situation sécuritaire», a-t-il estimé, la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) a un mandat «robuste, mais il y a, malgré les efforts, un manque de capacités», a ajouté M. Lacroix. «Nous avons bon espoir que, prochainement, un certain nombre de renforts arriveront et permettront de pallier ces manques», a-t-il dit.

Déployée depuis juillet 2013, cette force de l’Onu compte un peu plus de 12.000 militaires et policiers sur le territoire malien. Elle est la mission de maintien de la paix de l’Onu la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie, en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués en opération. Le Mali demeure instable depuis 2012, en proie à des attaques jihadistes et violences intercommunautaires.

«L’accord de paix est un processus qui évolue lentement, trop lentement sans doute, même s’il y a eu des progrès réalisés récemment et qu’il faut encourager», a estimé Jean-Pierre Lacroix.
Parmi ces progrès, «il y a la mise en place des autorités intérimaires dans le Nord, le début des patrouilles mixtes avec les perspectives qui s’ouvrent», a ajouté le diplomate onusien qui a eu des entretiens avec le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, et son Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga.

AFP -

Le chef d’état-major des armées ivoiriennes s’est rendu, hier, à Bouaké (centre), épicentre de la mutinerie qui a secoué le pays, et a demandé «pardon» pour la mort d’un ex-rebelle démobilisé tué par les mutins, a constaté un journaliste de l’Afp. L’homme a été tué au quartier général des démobilisés (ex-rebelles qui n’ont pas été intégrés à l’armée, contrairement aux mutins) par des soldats mutinés qui ont ouvert le feu sur eux. Les mutins reprochaient aux démobilisés de revendiquer des primes similaires aux leurs, et ainsi de mettre en péril leur propres revendications. Devant une centaine de démobilisés, le général Touré Sékou a assuré de sa compassion la famille et les camarades du défunt. «Nous sommes tous choqués (...) Je viens vous présenter les excuses de toute l’armée». «Quand vous êtes père et que vous avez malheureusement de mauvais enfants, vous allez toujours avoir honte du comportement de ces enfants. Nous sommes venus ici pour vous demander pardon» au nom de l’armée, a-t-il lancé, recueillant des applaudissements.

Le général n’avait pas prévu de prendre publiquement la parole, mais a dû improviser pour désamorcer un incident et calmer les démobilisés, rendus furieux par des paroles malheureuses du maire-adjoint de la ville Zoumana Ouattara. Celui-ci avait utilisé un ton menaçant, accusant notamment les porte-paroles des démobilisés de vouloir les mener «au suicide». Un premier porte-parole, Amadou Ouattara, avait demandé le paiement de 18 millions de FCfa de primes (27.000 euros). «Comment comprendre que certaines personnes (les démobilisés) n’ont perçu que 800.000 FCfa (1.200 euros, lors de leur démobilisation) tandis que d’autres (les mutins), en plus d’être fonctionnaires, bénéficient de différentes primes (12 millions de FCfa, 18.000 euros) ?» s’était-il interrogé.

Un autre porte-parole, Diomande Megbe, avait déclaré : «Nous sommes fatigués. Nous n’avons plus de maison, plus d’électricité. Nos enfants ne vont plus à l’école. On ne mange même plus». Il avait ensuite annoncé qu’au lieu d’enterrer le corps de leur camarade, ils le placeraient, lundi, sur un rond-point central de la ville et entameraient «une grève de la faim jusqu’à la mort». Après l’intervention du général qui a promis de transmettre leurs doléances au président Alassane Ouattara, les porte-paroles ont affirmé à l’Afp suspendre leur mouvement. Le général s’est, par la suite, rendu au chevet des civils blessés lors de la mutinerie, qui a fait, au total, quatre morts et neuf blessés dans tout le pays selon le bilan du gouvernement. Protégé par une unité de gendarmerie, le général n’a toutefois pas rencontré les anciens mutins rentrés en caserne. «Ce n’était pas prévu pour aujourd’hui. On est venu constater et rendre visite aux familles des victimes. Tout est normal», a-t-il dit à l’Afp.

AFP -

Les arrestations de clandestins ont augmenté de près de 38 % pendant les 100 premiers jours de la présidence Trump par rapport à la même période de 2016, selon de nouveaux chiffres publiés par la police fédérale des frontières.

Entre le 22 janvier et le 29 avril 2017, les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (Ice), auxquels l’administration Trump a donné des consignes pour interpeller plus systématiquement les clandestins, ont arrêté plus de 41.318 personnes sans-papiers ou soupçonnées de l’être, contre 30.028 pendant la même période de 2016, a indiqué l’agence sur son site internet. Sur ce total, près des trois-quarts avaient déjà été condamnés, dont plus de 2.700 pour des crimes violents, a précisé l’agence.

Les autres - près de 11.000 personnes - n’avaient aucun casier judiciaire, soit une augmentation de près de 50 % pour cette catégorie, un point extrêmement contesté par les associations de défense des immigrés et de nombreux maires démocrates de métropoles américaines. Ils estiment que les clandestins qui vivent aux Etats-Unis sans casier judiciaire, souvent depuis des années, ne devraient pas être inquiétés. «Ces statistiques reflètent l’engagement du président Trump à appliquer nos lois sur l’immigration partout et de façon juste», a déclaré le directeur de l’Ice, Thomas Homan. «Il a été clairement indiqué à nos agents qu’ils devaient se concentrer sur les menaces à la sécurité publique, ce qui s’est traduit par une augmentation sensible des arrestations d’étrangers condamnés par la justice. Mais, quand nous rencontrons des personnes illégalement entrés dans le pays, nous faisons notre devoir et nous appliquons la loi,» a-t-il ajouté.

L’augmentation des interpellations a été dénoncée par des associations de défense des immigrés. «Utiliser des ressources de police pour des gens qui travaillent, paient leurs impôts et font partie de nos communautés n’a pas de sens», a souligné la New York Immigration Coalition, une association de défense des immigrés. Malgré cette hausse des interpellations, les expulsions de clandestins n’ont pas augmenté pour l’instant.

AFP -

Le président français Emmanuel Macron a composé, hier, son premier gouvernement. Une équipe de 22 membres (18 ministres et quatre secrétaires d’Etat), relativement resserrée, paritaire, qui fait le pari de la société civile et traduit la recomposition promise avec des ministres issus de la droite, comme de la gauche et du centre.

Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a annoncé, à 15H00 tapantes (13h00 Gmt), l’horaire prévu, et selon les canons du genre, la composition de ce gouvernement dont la moyenne d’âge est de 54 ans. Plusieurs figures de proue de la société civile se distinguent : l’escrimeuse Laura Flessel, ministre des Sports, l’éditrice Françoise Nyssen, ministre de la Culture, ou Muriel Pénicaud, ministre du Travail, passée par Danone et Dassault Systèmes. «L’engagement d’un gouvernement très resserré est totalement tenu», avec «une recomposition sans précédent» de l’exécutif, souligne-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron, qui précise qu’au lendemain des législatives des 11 et 18 juin, «il n’est pas impossible qu’on ait un petit réajustement». Les ministres candidats devront, du reste, démissionner de leur poste s’ils ne sont pas élus.

La parité est, par ailleurs, parfaitement respectée, avec 11 femmes et 11 hommes, et autant de ministres de plein exercice de l’un comme de l’autre sexe. «Emmanuel Macron voulait que les femmes occupent des ministères de premier plan et ne soient pas reléguées à des portefeuilles qui leur sont traditionnellement dévolus ou moins importants», note l’entourage du nouveau président. Les quatre ministères régaliens ont été dévolus à deux socialistes - Jean-Yves Le Drian, l’un des deux rescapés du quinquennat de François Hollande, qui passe de la Défense à l’Europe et aux Affaires étrangères avec le Commerce extérieur dans ses attributions, et Gérard Collomb, «marcheur» de la première heure, qui prend l’Intérieur - et à deux centristes - François Bayrou à la Justice et Sylvie Goulard aux Armées. Nicolas Hulot occupe une place de choix dans l’organigramme. Deuxième dans l’ordre protocolaire et ministre d’Etat, il aura l’Energie dans son escarcelle et entre pour la première fois dans un gouvernement après avoir été candidat malheureux à la primaire des Verts pour la présidentielle de 2012. L’ancien animateur d’Ushuaïa avait déjà été pressenti pour rejoindre un gouvernement Hollande en janvier 2016 après avoir été l’un des artisans de la Cop21. Parmi les ministres figurent quatre socialistes (dont deux avaient rejoint En Marche !), deux radicaux de gauche, trois centristes, deux Lr, les autres provenant de la société civile.

Avec Bruno Le Maire à l’Economie et aux Finances, exclu illico des Républicains, et Gérald Darmanin à l’Action et aux Comptes publics, Emmanuel Macron donne Bercy à la droite, toujours plus fractionnée. «A titre personnel», François Baroin, chef de file des Républicains pour les législatives, a regretté ces ralliements, estimant qu’il ne s’agissait pas d’une «recomposition», mais d’un «dynamitage» politique.

AFP

Les soldats mutins qui ont semé le trouble en Côte d’Ivoire pendant quatre jours, pour le paiement de primes, ont cessé leur mouvement, hier, après la conclusion d’un accord avec le gouvernement permettant un retour à la normale dans les principales villes, Abidjan et Bouaké.

«On a trouvé un terrain d’entente. On va retourner en caserne. C’est terminé», a déclaré à l’Afp le sergent Cissé Fousseni, un des porte-paroles des soldats révoltés à Bouaké (centre), cœur du mouvement. Le ministre de la Défense, Alain-Richard Donwahi, a confirmé que la situation était en voie de normalisation après ce nouveau soubresaut qui fait suite à de premières mutineries lancées en début d’année pour des revendications salariales.

«La situation est en train de se normaliser dans toutes les régions militaires. Le calme est revenu», a déclaré le ministre à l’issue d’un conseil du gouvernement. «Aujourd’hui, les banques ont rouvert, les fonctionnaires peuvent aller au travail, les entreprises privées peuvent fonctionner», a-t-il ajouté.

Le contenu de l’accord n’a pas été révélé, mais, dans l’entourage des mutins, on indiquait qu’ils avaient obtenu pleine satisfaction. Selon l’entourage des soldats révoltés, le nouvel accord prévoit qu’ils recevront les 7 millions de FCfa encore dus, 5 millions immédiatement et les deux derniers millions en juin.

Dès lundi soir, le ministre de la Défense avait annoncé «un accord», mais sans en préciser la teneur, conformément à la politique du gouvernement suivie depuis janvier. «On est contents, ça fait cinq jours qu’on ne dort pas», a commenté un autre porte-parole des militaires révoltés, le sergent Sidick. «Les mutineries, nous-mêmes on n’en veut plus. Les mutineries, ça s’arrête là. Mais, on n’avait pas le choix pour se faire entendre», a-t-il dit. «On a eu ce qu’on voulait. Point final !» a ajouté un autre mutin.

A Bouaké, les soldats révoltés ont cédé le contrôle de l’entrée sud de la ville aux policiers qu’ils en avaient chassés vendredi. «Ils nous passent le relais avec bon cœur», a assuré un policier, Eugène Koffi, en maniant la herse d’entrée. «On va tenir le corridor comme avant. La sécurité va revenir comme avant», a-t-il dit.

Le Maroc et le Nigeria ont officiellement lancé, à Rabat, l’étude de faisabilité d’un méga projet de gazoduc reliant les deux pays par la façade atlantique de l’Afrique de l’Ouest, a constaté l’Afp.

Des responsables des deux pays ont signé un protocole d’accord au cours d’une cérémonie au palais royal de Rabat, en présence du roi Mohammed VI et du ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama. Selon cet accord entre la Compagnie pétrolière nationale nigériane (Nnpc) et l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) marocain, l’étude de faisabilité du projet prendra un an, sous la supervision d’un «comité de pilotage» géré par les entreprises publiques.  Neuf mois supplémentaires seront nécessaires pour l’ingénierie et la conception, à l’issue desquels une «décision finale sera annoncée» et le projet pourra débuter, selon Farouk Saïd Garba, un dirigeant de la Nnpc. L’annonce de ce méga projet avait été faite, début décembre, à l’occasion d’une visite de Mohammed VI à Abuja, où il avait rencontré le président nigérian Muhammadu Buhari, marquant ainsi un net réchauffement des relations entre les deux pays.  

Ce gazoduc doit parcourir près de 4.000 kilomètres et traverser une dizaine de pays pour, à terme, être connecté au marché européen, selon ses promoteurs, qui y voient un modèle de «coopération sud-sud».

Il pourrait bénéficier à 300 millions d’habitants et «changer le visage de cette partie du continent», selon eux. «Il y a moins de six mois, c’était une annonce. Aujourd’hui, on lance les travaux de faisabilité avec un échéancier bien clair», a commenté le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, se félicitant de la «crédibilité» du projet.

«On est à moins de deux ans pour que tous les éléments du projet soient disponibles. Parallèlement, des bailleurs de fonds et investisseurs seront impliqués» dans le processus, a-t-il ajouté sans les nommer.

AFP

Le président centriste français Emmanuel Macron a repoussé à aujourd’hui la présentation de son premier gouvernement pour le passer au crible avant de nommer la future équipe ministérielle, qu’il souhaite «irréprochable», paritaire et «de droite et de gauche», une rupture dans la vie politique. «Conformément à ses engagements de moraliser la vie publique», le chef de l’Etat «a souhaité introduire un temps de vérification», à la fois sur la «situation fiscale» et sur les possibles «conflits d’intérêt» des personnalités pressenties, selon un communiqué de l’Elysée. Une fois leur profil approuvé par les autorités compétentes, les nouveaux ministres «s’engageront à exercer leur fonction gouvernementale de manière irréprochable», poursuit le communiqué, alors que 75 % des Français pensent qu’élus et dirigeants politiques sont plutôt corrompus, selon un récent sondage.

En écho, le premier Conseil des ministres du quinquennat Macron a été reporté d’aujourd’hui à demain matin. Parmi ses premiers chantiers devrait figurer un projet de loi de moralisation de la vie publique, avec une «interdiction du népotisme pour les parlementaires» - référence claire au scandale qui a conduit à la défaite du conservateur François Fillon à la présidentielle, après des soupçons d’emplois fictifs au profit de sa famille. Les rumeurs autour des nominations ministérielles vont crescendo depuis la nomination, lundi, d’Edouard Philippe, un élu de la droite modérée de 46 ans, quasi inconnu du grand public. De retour de Berlin, son premier déplacement officiel à l’étranger, Emmanuel Macron et son Premier ministre ont travaillé, hier, sur la composition de la nouvelle équipe gouvernementale et sur son équilibre politique, visant à rassembler avant la bataille des législatives de juin.

AFP -

Une commission parlementaire italienne ayant enquêté sur les Ong affrétant des navires de secours au large de la Libye a recommandé, hier, que des policiers soient présents au moment de leurs opérations de sauvetage de migrants.

Pour mieux lutter contre les réseaux de passeurs, les enquêtes doivent débuter en mer, où «des preuves fondamentales peuvent être éliminées», a expliqué Nicola Latorre, président de la commission Défense du Sénat, lors de la présentation du rapport d’enquête.

Il arrive ainsi que des téléphones portables soient jetés à l’eau ou que des trafiquants viennent récupérer le moteur d’une embarcation vide, a évoqué ce sénateur de centre-gauche. «Notre mandat est humanitaire et nous souhaitons maintenir une distinction claire à bord de notre bateau, avec toute intervention militaire ou policière. C’est crucial pour notre indépendance», a répondu l’Ong Sos Méditerranée dans un communiqué. Face à cette réticence exprimée par les Ong pendant les nombreuses auditions de la commission, M. Latorre a estimé que les policiers pouvaient se trouver simplement à côté des navires humanitaires, «sur des embarcations légères».

Dans son rapport approuvé à l’unanimité, la commission a aussi recommandé d’établir une procédure de certification pour toutes les Ong engagées afin de garantir la transparence de leur financement.
La dizaine de navires d’Ong patrouillant au large de la Libye ont effectué 26 % des secours en 2016 et 33 % cette année, au côté de navires italiens, européens et commerciaux, selon les gardes-côtes italiens.

AFP -

 

La plus haute juridiction sud-africaine a débattu d’une requête de l’opposition sollicitant un vote de défiance à bulletins secrets contre Jacob Zuma au Parlement, nouvel épisode de la bataille politique engagée autour de l’avenir du président.

Au terme de près de huit heures d’audience, le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, a renvoyé son jugement à une date qu’il n’a pas précisée. Banderoles «Zuma doit partir» au vent, plusieurs centaines de manifestants se sont mobilisés toute la journée autour de la Cour, dans le centre de Johannesburg, pour appuyer la demande des partis d’opposition en faveur d’un vote secret.

Les adversaires du chef de l’Etat ont déposé contre lui une nouvelle motion de défiance pour dénoncer le remaniement ministériel controversé de la fin mars, marqué par l’entrée au gouvernement d’une dizaine de ses proches. Le respecté ministre des Finances Pravin Gordhan, défenseur de la bonne gestion des deniers publics, avait été la principale victime de cette décision qui a fait des vagues jusque dans les rangs du Congrès national africain (Anc), au pouvoir. L’opposition a exigé le secret du vote de la motion déposée au Parlement, persuadée de pouvoir «retourner» une partie des députés Anc qui y ont la majorité absolue.

Face au refus de la présidente de la chambre, Baleka Mbete (Anc), qui a estimé que la Constitution n’autorisait pas le vote à bulletins secrets, l’affaire a atterri devant la Cour constitutionnelle. Quelle qu’elle soit, sa décision n’aura toutefois qu’une portée limitée. Seule Mme Mbete, jusque-là loyale à Jacob Zuma, décidera de l’opportunité d’un vote à bulletins secrets plutôt qu’à main levée devant le Parlement.

Lors des votes de défiance précédents, l’Anc a toujours soutenu le chef de l’Etat.
«Très bientôt, les députés de l’Anc vont devoir choisir entre ce qu’il y a de mieux pour eux et ce qu’il y a de mieux pour l’Afrique du Sud», a déclaré, lundi, devant la Cour, Mmusi Maimane, le chef de l’Alliance démocratique (Da, libéraux). «Peu importe ce que la Cour constitutionnelle décide aujourd’hui, bulletin secret ou non, tout ce que nous demandons, c’est que les députés votent avec leur conscience», a plaidé le chef du principal parti d’opposition devant ses troupes. «Nous ne nous arrêterons pas ici», a promis M. Maimane.

AFP -

 

Le président américain Donald Trump était de nouveau dans la tourmente, accusé d’avoir divulgué des informations classifiées au chef de la diplomatie russe, et la Maison Blanche tentait d’éteindre l’incendie tout en restant évasive sur le fond.

Selon le Washington Post, M. Trump, lors d’une rencontre récente, dans le Bureau ovale, avec Sergueï Lavrov, a évoqué des renseignements concernant une opération du groupe État islamique en préparation. Ces informations avaient été communiquées par un partenaire des États-Unis qui n’avait pas donné l’autorisation à Washington de les partager avec Moscou. Si Donald Trump n’a pas a priori enfreint la loi (un président dispose d’une grande marge de manœuvre pour déclassifier les informations dont il dispose), son initiative pourrait mettre en danger le partage de renseignements avec des alliés proches.

La divulgation de ces informations sensibles pourrait donner des indications sur la façon dont elles ont été collectées et pourrait, par ailleurs, mettre en difficulté des sources. «L’histoire, telle qu’elle a été rédigée, est fausse», a déclaré, hier, le général H.R. McMaster qui dirige le Conseil de sécurité nationale et a assisté à la réunion.

Selon le général, MM. Trump et Lavrov ont passé en revue «les menaces posées par des organisations terroristes à nos deux pays, y compris les menaces pesant sur l’aviation civile». «A aucun moment, des méthodes de renseignement ou des sources n’ont été évoquées», a-t-il martelé, sans cependant explicitement contester que des informations classifiées aient été divulguées par le président américain. A l’issue de cette très brève déclaration à l’extérieur de la «West Wing», le patron du Nsc s’est ensuite éclipsé sans répondre aux questions des nombreux journalistes présents.

AFP

En nommant une personnalité de droite proche d’Alain Juppé, le nouveau président de la République a choisi la transgression et opéré un choix stratégique en direction des législatives de juin prochain. En effet, le profil d’Édouard Philippe, énarque de 46 ans, ouvre à Emmanuel Macron la perspective d’obtenir une majorité aux élections législatives. Pour la bataille des législatives, M. Philippe présente l’avantage de posséder de solides réseaux et une connaissance des rouages des partis politiques. Car en tant que directeur général de l’Ump, il a participé, entre 2002 et 2004, à la fondation du grand parti de droite. Mais, sa nomination va surtout déstabiliser le parti des Républicains, encore groggy après la défaite subie au premier tour de la présidentielle. Emmanuel Macron avait lui-même exposé sa stratégie pour capter l’électorat de droite : «Je cherche à les déstabiliser en leur ouvrant les bras pour que le coût de la rupture soit de leurs côtés.» Macron mise sur une explosion des Républicains comme du Parti socialiste afin d’obtenir, en juin, une majorité parlementaire. Une stratégie qui a déjà produit ses premiers effets, hier, avec l’appel de 24 (chiffre au moment où nous écrivions) élus de droite et du centre à «répondre à la main tendue par le président de la République», après la nomination d’Édouard Philippe au poste de Premier ministre.

Issus des Républicains et de l’Udi, des maires et des députés reconnus, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean Louis Borloo, Gérald Darmanin, Christian Estrosi, Thierry Solère, entre autres, ont appelé leur famille politique de droite et du centre à prendre la mesure de la transformation qui est en train de s’opérer en France. Celle d’un président de la République qui transgresse aussi allègrement le fameux clivage droite-gauche de la Vème République, en faisant appel à un Premier ministre de droite et qui privilégie l’intérêt général plutôt que partisan. Il est vrai qu’Emmanuel Macron a transgressé toutes les règles et les schémas classiques de la société : jamais été élu et sans parti, ne devant sa brève ascension politique qu’à son mouvement «En Marche !» créé il y a juste un an. Un président de la République transgressif et pragmatique, loin du parcours politique classique et revendiquant l’indépendance d’un homme neuf et inclusif.

Le choix d’un Premier ministre de droite relève de cette démarche neuve et atypique, qui choisit à la France ce qu’elle a de meilleur, hors des chapelles. Mais, c’est aussi un choix qui déstabilise la droite classique, les Républicains et l’Udi, dans la perspective des législatives de juin. Celle-ci est d’ailleurs déjà passablement ébranlée, car au moment où les 24 élus de droite demandent à leur famille de se montrer à la hauteur de la situation du pays et de l’attente des Français qui, comme Macron, privilégient l’intérêt général aux égoïsmes partisans, la droite balance entre satisfaction et méfiance, entre réalisme et menaces d’exclusion, manœuvres de politique politicienne et craintes. La transformation politique et le volontarisme entrepris par Emmanuel Macron exigent, en effet, de la part de la classe politique de se mettre, très vite, au diapason de la société française et de son profond désir de changement politique et sociétal. Un changement qui prend les partis traditionnels de court.

Cependant, fidèle à sa cohérence et à son indépendance d’esprit, Emmanuel Macron a respecté les critères qu’il avait fixés pendant la présidentielle pour le profil idéal de son Premier ministre. Renouvellement, compétence, loyauté, expérience parlementaire, Édouard Philippe correspond au profil défini. Les deux hommes se connaissent et s’apprécient, même s’ils ne viennent pas du même camp. Tout comme Macron, Philippe est un homme nuancé et modéré, qui a déjà montré sa capacité à dépasser le clivage gauche-droite, en ayant milité au Ps et soutenu Rocard quand il était étudiant. Et gage de future bonne collaboration, le nouveau Premier ministre connaît bien également le nouveau secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, tous les deux étaient au sein des jeunes rocardiens. La nomination de Philippe sonne le signal de la recomposition politique et de la fin du clivage gauche-droite. Ce n’est pas non plus un choix exempt de calcul, car il permet à Macron de contrebalancer son image d’ancien ministre d’un gouvernement socialiste et d’héritier d’Hollande.

 

«Un accord» annoncé par le gouvernement et aux modalités non divulguées a été trouvé avec les soldats mutins dont le mouvement avait pris de l’ampleur, hier, avec des troubles importants à Abidjan, Bouaké et plusieurs autres villes du pays.

«A l’issue des échanges (avec les mutins), un accord a été trouvé sur les modalités de sortie de crise. Nous appelons l’ensemble des soldats (...) à retourner dans les casernes (...) Tout est mis en œuvre pour un retour rapide à une situation apaisée», a déclaré le ministre de la Défense, Alain Richard Donnai. L’annonce, diffusée sur la chaine nationale, a duré moins de deux minutes.

Joint au téléphone à Bouaké, un mutin a indiqué que lui et ses camarades «attendaient de connaitre le contenu de l’accord» avant de décider de la suite de leur mouvement.

Quelques minutes après la déclaration, des tirs ont été entendus au Camp Gallieni au centre ville d’Abidjan et à Bouaké, sans qu’on sache s’il s’agit de manifestations de joie ou d’un refus.  Aucune autorité n’était disponible dans l’immédiat pour expliquer l’accord.  «C’est évident que le gouvernement a cédé sur le paiement. Il reste à savoir quel est le dosage : c’est-à-dire combien ils ont lâché. Vu la situation sécuritaire et les promesses faites en janvier, il ne semblait pas y avoir d’autre porte de sortie», a analysé un spécialiste de l’armée ivoirienne sous le couvert de l’anonymat.  
Hier, le mouvement qui trouble la Côte d’Ivoire depuis vendredi avait grandi pour prendre des «proportions inquiétantes», selon la même source.

«Ce n’est pas un coup d’Etat. Quand il (le président Alassane Ouattara) paiera, on rentrera chez nous», avait assuré, sous le couvert de l’anonymat, un porte-parole des mutins à Bouaké, épicentre de la mutinerie.

Les mutins sont des anciens rebelles qui ont soutenu M. Ouattara pendant la crise électorale de 2010-2011 et qui ont ensuite été intégrés dans l’armée.

AFP -

 

Emmanuel Macron, officiellement devenu, hier, le plus jeune président de l’histoire de France, a promis de refonder l’Europe et de rendre «confiance» aux Français, avant de prendre ses marques de chef des armées.

«L’Europe dont nous avons besoin sera refondée et relancée, car elle nous protège», a déclaré ce centriste pro-européen de 39 ans dans son premier discours officiel à l’Elysée. Dès lundi soir, Emmanuel Macron, tout comme son prédécesseur socialiste, François Hollande, en 2012, rendra visite à la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin pour son premier déplacement à l’étranger.  Signe de sa volonté de relancer l’axe franco-allemand dans une Europe en crise, le nouveau chef de l’Etat a choisi comme conseiller diplomatique l’actuel ambassadeur de France en Allemagne, Philippe Étienne, 61 ans, ancien représentant permanent de la France à Bruxelles.

Face aux «excès» du monde, «nous aurons besoin d’une Europe plus efficace, plus démocratique, plus politique, car elle est l’instrument de notre puissance et de notre souveraineté», a-t-il assuré devant les centaines d’invités réunis dans la salle des Fêtes de l’Elysée pour la cérémonie d’investiture.

- Quel Premier ministre ? -
Le nouveau président, qui doit encore obtenir une majorité aux législatives de juin pour mettre en œuvre son programme, a aussi promis de «rassembler» les Français, de plus en plus sceptiques vis-à-vis de la mondialisation et de l’Europe.
«Les Françaises et les Français qui se sentent oubliés par ce vaste mouvement du monde devront se voir mieux protégés», a dit celui qui a largement remporté la présidentielle malgré le score historique de la patronne de l’extrême droite, Marine Le Pen.

Le jeune centriste qui a conquis le pouvoir sur un programme «ni de droite, ni de gauche», sans aucune expérience électorale et sans parti politique structuré, a promis de réformer «profondément la vie politique» dans un pays très divisé, en proie à un chômage endémique (10 %) et toujours sous état d’urgence du fait des menaces terroristes. En fin d’après-midi, en visite à l’Hôtel de Ville, il est revenu sur le sujet en promettant de faire en sorte que la «mondialisation profite à chacun». Devant la maire Ps Anne Hidalgo, qui s’inquiétait du sort des «délaissés et les exclus», il a souhaité «faire l’unité du pays en permettant à chaque commune, chaque département, à chaque région de devenir un territoire de la réussite, d’être pleinement un territoire de la République».

Cet ancien banquier d’affaires et ancien ministre de l’Économie doit désormais réussir son pari de dynamiter la classe politique française pour trouver une majorité au centre aux législatives de juin. «Je ne céderai sur rien des engagements pris», a-t-il assuré, dimanche, alors que certains, notamment à droite, demandent des gages avant de rejoindre le camp présidentiel.

Le profil du chef du gouvernement, qui mènera la bataille des législatives pour le mouvement présidentiel La République en marche, constituera un test majeur de sa volonté de recomposition politique. Sa nomination est prévue aujourd’hui.

AFP -

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