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International (2028)

La tension persiste au Cameroun anglophone, malgré le lancement par le gouvernement d’une série de concertations dans ces régions désormais exposées à un risque d’»insurrection armée», a mis en garde hier jeudi l’International crisis group (Icg).

Le président camerounais Paul Biya doit «prendre ses responsabilités» et «agir vite» dans les zones anglophones où «les rangs des sécessionnistes augmentent de jour en jour» du fait de la «répression meurtrière» des autorités, a prévenu dans un nouveau rapport le centre d’analyse et de prévention des conflits.

A la demande du président, le Premier ministre Philemon Yang a entamé dimanche un nouveau processus de «dialogue» avec des représentants des populations des deux régions anglophones, après l’échec d’un premier dialogue initié peu après le déclenchement en novembre 2016 de la crise anglophone. M. Yang poursuivait hier ses consultations dans la région du Nord-Ouest, alors que d’autres délégations dépêchées par Yaoundé sillonnaient celle du Sud-Ouest, dans un contexte sécuritaire toujours très tendu.

La maison d’un député anglophone, Bernard Forju, a été ainsi incendiée mardi dans cette région par des manifestants opposés à la venue des émissaires du gouvernement, selon des sources concordantes.

«Nous condamnons et rejetons fermement» les visites des officiels de Yaoundé, a déclaré Felix Agbor Bala, président du Consortium de la société civile anglophone, une organisation dissoute en janvier par le gouvernement.

«Nous considérons ces visites comme une provocation» au moment «où des centaines de personnes ont été arbitrairement arrêtées» tandis que «des dizaines» d’autres ont été tuées «par balles», s’est-il offusqué, en référence à la répression des manifestations du 1er octobre, date à laquelle les séparatistes avaient proclamé symboliquement leur indépendance dans les rues.

AFP

La Cour pénale internationale (Cpi) «poursuit ses enquêtes» au Mali, après avoir condamné le principal responsable de la destruction des mausolées de la cité historique de Tombouctou, a indiqué mercredi à Bamako sa procureure, Fatou Bensouda.

«Tombouctou a été au centre de nos enquêtes parce qu’il était important de mettre en lumière un tel crime», a déclaré Mme Bensouda lors d’une conférence de presse dans la capitale malienne.

«Nos enquêtes continuent (...) visant d’autres crimes, les viols et les crimes contre les forces de maintien de la paix, les meurtres et les assassinats», a ajouté la procureure de la Cpi, dont le siège est à La Haye, sans détailler les raisons précises de sa visite au Mali, où des groupes armés islamistes continuent d’attaquer régulièrement militaires maliens et Casques bleus étrangers. La procureure de la Cpi a par ailleurs jugé «important que des progrès soient faits au niveau du Mali» dans le procès du chef de l’ex-junte Amadou Sanogo (2012-2013), accusé d’assassinat et de complicité d’assassinat de soldats, entamé fin novembre 2016 devant une cour d’assises de Sikasso (à environ 380 km au sud de Bamako) puis suspendu en décembre. Selon les statuts de la Cpi, une défaillance de la justice malienne pourrait permettre à la cour de La Haye de se saisir du dossier, jugé sensible au Mali.

Enfin, Mme Bensouda a assuré qu’une plainte contre l’ancien président français Nicolas Sarkozy pour avoir déclenché la guerre en Libye et causé la mort de son dirigeant Mouammar Kadhafi, déposée devant la Cpi par plusieurs organisations de la société civile ouest-africaine réunies début octobre à Bamako, serait «traitée comme toutes les autres communications et allégations que la Cpi reçoit».

AFP

Cinq personnes ont été blessées par balle hier à Lomé dans des heurts opposant des jeunes aux forces de l’ordre togolaises avant une manifestation de l’opposition interdite, selon des sources concordantes.

Mercredi, au moins quatre personnes avaient déjà été tuées, selon le gouvernement, dans les deux principales villes du pays, Lomé et Sokodé, au cours de violents affrontements. Des bandes de jeunes avaient dressé comme la veille des barricades et brûlé des pneus à Bè, secteur historique de l’opposition dans Lomé d’où devaient partir les marches. Les forces de l’ordre, déployées en nombre, sont intervenues pour les disperser en usant massivement de gaz lacrymogènes, ont constaté des journalistes de l’Afp. Cinq jeunes de Bè ont été blessés «par balle», dont deux se trouvent dans un «état critique», a déclaré à l’Afp Eric Dupuy, porte-parole de l’Alliance Nationale pour le Changement (Anc, opposition), qui a également fait état de «tirs autour du domicile» du chef de file historique de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, vers 13H00 locales et Gmt.

Contacté par l’Afp, le directeur d’Amnesty international Togo, Aimé Adi, a confirmé le bilan de cinq blessés par balle, qui étaient en train d’être «évacués» vers une clinique de la capitale togolaise pour être soignés en urgence.

La principale coalition d’opposition avait maintenu malgré l’interdiction du gouvernement son appel à marcher jusqu’au siège de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour demander la démission du président Faure Gnassingbé, héritier d’une famille au pouvoir depuis 50 ans.

AFP

La Centrafrique a «matérialisé» le 13 octobre l’accord de libre circulation entre les pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac) conclu en 2013, a appris l’Afp jeudi auprès du ministre de l’Intérieur.

«Nous devions passer à l’acte, de nombreux pays voisins l’ont déjà fait», a déclaré à l’Afp à Bangui Henri Wanzet-Linguissara, ministre de l’Intérieur.
Les six membres de la Cémac étaient parvenus en 2013 à un accord sur la libre-circulation, mais l’accord n’a jamais été appliqué en raison du refus de la Guinée équatoriale et du Gabon, pays pétroliers peu peuplés et relativement prospères qui craignaient notamment une immigration massive. Début août, le Tchad avait accepté de supprimer l’obligation de visa pour les ressortissants de la Cémac.

La Guinée équatoriale, après s’être engagée avec le Gabon à appliquer l’accord sur la mise en place de titres d’identité biométriques, avait fait volte-face quelques jours plus tôt.
Au Gabon, le gouvernement a «confirmé» à la mi-octobre «l’engagement pris» par le pays «pour la libre circulation des personnes et des biens approuvée par les instances de la Cémac». Fin septembre à Douala au Cameroun, la Cémac a mis en garde la Guinée équatoriale et le Gabon contre d’éventuelles sanctions pour non-respect de la libre circulation.

Fondée en juin 2000 à Malabo, la Cémac réunit des pays aux revenus très différents, et peine à mettre en œuvre des mécanismes d’intégration économique et monétaire.

AFP

La Cour pénale internationale (Cpi) a «intensifié ses enquêtes» sur les responsables des violences post-électorales en Côte d’Ivoire, «quel que soit leur statut ou appartenance politique», a affirmé hier mercredi sa procureure au quotidien public ivoirien Fraternité Matin. «Les enquêtes du bureau (...) se sont intensifiés depuis 2015» et, «dans l’exercice de mon mandat, mon bureau en toute indépendance et impartialité, s’emploiera à faire traduire en justice les principaux responsables des violences post électorales (...) quel que soit leur statut ou appartenance politique», affirme Fatou Bensouda.

«Afin de protéger l’intégralité de la procédure, ainsi que les témoins qui y sont associés, ces enquêtes sont par définition, menées en toutes discrétion et confidentialité» a-t-elle précisé sans citer de noms.

La procureure de la Cpi enquête depuis 2011 sur ces violences nées du refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite face à son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de décembre 2010. Ces violences ont fait quelque 3.000 morts en cinq mois, selon l’Onu. Mais seules des figures du camp Gbagbo, dont M. Gbagbo lui-même, ont jusqu’à présent été inculpées. Si les deux camps se sont montrés coupables d’exactions pendant la crise, aucun responsable pro-Ouattara n’a à ce jour été inquiété, ce qui nourrit les accusations dans l’opposition de «justice des vainqueurs».

L’ancien président Gbagbo, âgé aujourd’hui de 72 ans, ainsi que Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à l’ex dirigeant, sont jugés à la Cpi pour quatre chefs de crimes contre l’humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable. Interrogé sur le transfèrement de Simone Gbagbo, l’épouse de Laurent Gbagbo, à la Cpi, Mme Bensouda a répondu: «le mandat d’arrêt délivré par les juges de la Cpi, en février 2012, à l’encontre de Mme Gbagbo est en cours et la Côte d’Ivoire demeure dans l’obligation de la remettre à la Cour».

Le président Ouattara a affirmé en février 2016 qu’il «n’enverrait plus d’Ivoiriens» à la Cpi, estimant que son pays avait désormais une «justice opérationnelle».

AFP

Des échauffourées ont éclaté hier au siège du parti au pouvoir en Guinée-Bissau entre partisans de 15 députés dissidents de cette formation et de la direction, a constaté un correspondant de l’Afp.

Ces activistes ont été repoussés par les militants proches de la direction du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc, au pouvoir) et quatre d’entre eux ont été blessés à l’arme blanche, selon une source hospitalière. La Guinée-Bissau, traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Paigc, auquel M. Vaz appartient également.

La police, arrivée après les incidents, s’est déployée le long du Palais présidentiel, situé à quelques mètres seulement du siège du Paigc. «Nous avons admis quatre blessés, qui ont reçu des soins.

Trois peuvent rentrer chez eux mais nous en gardons un en observation qui a reçu un coup sur le crâne», a déclaré à l’Afp le Dr Alberto Indeque, de l’hôpital Simao Mendes.

Un des blessés, Karim Seidi, a indiqué à l’Afp que le groupe était composé de plus de 80 activistes, venus des régions d’Oio et de Cacheu, «mobilisés par des responsables politiques de l’aile dissidente du Paigc». «Le motif qui nous animait était de venir nous réconcilier avec nos camarades du parti. Mais ils ont refusé et il y a eu des heurts», a-t-il affirmé. La direction et les dissidents du Paigc se sont rejeté la responsabilité de ces violences.

MM. Vaz et Pereira s’accusent mutuellement de faire obstacle à l’application de l’accord conclu à Conakry en octobre 2016, sous l’égide du président Alpha Condé dans le cadre d’une médiation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao). Cet accord prévoit une «procédure consensuelle» pour choisir un Premier ministre «ayant la confiance du président» et devant rester en place jusqu’aux élections législatives prévues en avril 2018.

«Un an s’est déjà écoulé, on est exactement au même point parce qu’il y a un manque de volonté de la part du chef de l’Etat» d’appliquer cet accord, a déclaré le chef du Paigc à Conakry à l’Afp mardi après une rencontre avec M. Condé.

AFP

Le président de la Commission électorale kényane (Iebc) a mis en doute hier la possibilité d’organiser un scrutin présidentiel crédible le 26 octobre, pendant que l’opposition appelait à des manifestations le jour même de l’élection. Le ciel continue à s’assombrir au-dessus de cette élection du 26 octobre, prévue après l’annulation du scrutin présidentiel du 8 août, et dont il est de plus en plus difficile d’anticiper dans quelles conditions elle va se dérouler. Le chef de l’Iebc, Wafula Chebukati, dans un long et poignant message lu devant les caméras, s’est d’abord estimé incapable, en l’état, de garantir l’équité de ce scrutin. Quelques heures après la démission d’une des sept commissaires de l’Iebc, Roselyn Akombe, qui comptait parmi ses rares soutiens au sein de l’institution, M. Chebukati s’est livré à une critique virulente des dirigeants politiques kényans, de tous bords.

AFP

Deux adolescents et deux soldats ont été tués dans de violents heurts entre la population et les forces de l’ordre à Sokodé, la deuxième ville du Togo, après l’arrestation d’un imam proche de l’opposition.

«Une source hospitalière nous a confirmé la mort d’une deuxième personne (civile) à Sokodé qui vient d’être conduite à la morgue», a déclaré à l’Afp Aimé Adi, directeur d’Amnesty International, à la suite d’une déclaration officielle confirmant la mort d’un civil et de deux militaires.

De violents heurts ont éclaté à Sokodé, après l’arrestation d’un imam proche du parti de Tikpi Atchadam, le Parti National Panafricain (Pnp), avant de se propager dans la nuit dans plusieurs villes du pays, dont Bafilo (au nord) et Lomé. «Cinq véhicules de la gendarmerie sont arrivés pour enlever Alpha Alassane, un imam très reconnu à Sokodé», a expliqué à l’Afp Ouro Akpo Tchagnaou, coordinateur de l’Alliance Nationale pour le Changement (Anc, opposition). «La population s’est sentie visée et est sortie dans les rues», a-t-il ajouté en soulignant que les échauffourées avaient duré toute la nuit et que «des femmes et des enfants ont fui la ville» alors que les militaires «rentraient dans les maisons«. Des habitations des cadres du parti ont été incendiées, ainsi qu’un bureau de banque, la poste et un bâtiment de TogoCell, selon de nombreuses sources concordantes.

Le ministre de la Sécurité, le colonel Yark Damehame, a justifié l’arrestation de l’imam, un proche du Parti National Panafricain (Pnp), en assurant que «dans ses prêches, il appelle ses fidèles à la violence et à la haine». «Le comble, vendredi dernier, il a appelé ses fidèles à tuer des militaires», a ajouté le ministre mardi matin sur l’antenne locale Radio Victoire.

L’imam Alassane a toujours été une voix contestataire au Togo, même au temps d’Eyadéma Gnassingbé, père de l’actuel président, mais dans un contexte de fortes tensions politiques depuis deux mois, il s’est rapproché du Pnp. «Depuis des semaines, sa mosquée est pleine chaque vendredi», constate le journaliste local. «A chaque manifestation, il demande à ses fidèles de prier et de faire le jeûne, mais n’appelle pas à la violence», assure-t-il.

AFP

Au moins 29 personnes, selon un responsable local, vingt selon la présidence du Nigeria, ont été tuées dans l’Etat du Plateau, dans le centre du pays, après un regain de violences entre éleveurs musulmans et cultivateurs chrétiens, amenant le président Muhammadu Buhari à ordonner aux forces de l’ordre de «stopper cette folie».

Les attaques se sont produites lundi où des éleveurs peuls nomades s’en sont pris à des cultivateurs sédentaires après une escalade des tensions pendant le weekend malgré un couvre-feu décrété par le gouverneur de cet Etat où cohabitent difficilement les deux communautés. Dimanche, six éleveurs peuls musulmans avaient été tués par des hommes armés non identifiés et des centaines d’habitants du village de Nkyie Doghwro, dans le district de Bassa, s’étaient ensuite réfugiés dans l’école par peur de représailles.

Le lendemain, des groupes d’hommes armés ont envahi les locaux et tué une trentaine de personnes, a déclaré lundi Sunday Audu, responsable de l’Association de la communauté de développement Irigwe, un groupe chrétien.

«Il y a eu 29 morts et trois blessés dans l’école qui était utilisée comme un camp protégé par le personnel de sécurité», a expliqué M. Audu, accusant les éleveurs peuls d’avoir perpétré le raid et les forces de sécurité de l’Etat de ne pas les avoir protégés.

Un responsable peul a de son côté démenti ces accusations.

«Nous n’avons rien à nous reprocher dans l’attaque contre les Irigwe, malgré le fait que six de nos hommes aient été tués dimanche et décapités (...) alors qu’ils faisaient paître leurs troupeaux», a expliqué à l’Afp Umaru Sangare, à la tête de l‘Association des éleveurs de bétail Miyetti Allah du Nigeria (Macban) pour le district de Bassa.

Lundi soir, la présidence nigériane a publié un communiqué où le président Buhari exprime «un grand regret et une profonde tristesse» après avoir appris «la mort d’au moins 20 personnes dans l’Etat du Plateau» dans ce qu’il a décrit comme «une vengeance de la part de nomades».

«Le président Buhari pense que cette folie est allée trop loin. Il a demandé à l’armée et à la police de non seulement la stopper mais de faire tout leur possible pour que cela ne se reproduise plus», selon ce communiqué.

AFP

Des sénateurs américains républicains et démocrates ont annoncé hier un compromis pour rétablir des subventions au système d’assurance santé supprimées par le président Donald Trump, afin d’éviter une hausse des prix des couvertures maladies pour une partie de la population.

Donald Trump a annoncé la semaine dernière la fin de subventions fédérales à des assureurs privés, qui servaient à réduire le montant payé de leurs poches par certains assurés pour leur couverture. Le président avait estimé que ces paiements, créés par l’administration de Barack Obama dans le cadre de sa grande réforme de 2010, étaient illégaux car non autorisés par le Congrès, qui détient aux Etats-Unis les cordons de la bourse.

La conséquence de cette décision était la hausse probable des prix pour la minorité d’Américains qui s’assurent individuellement, au lieu d’être couverts via leur employeur ou un programme public. Un «sabotage», ont dénoncé les démocrates. Au Congrès, un groupe de sénateurs des deux partis négociaient en coulisses depuis des semaines pour stabiliser le marché des assurances santé, ce qui a abouti à un apparent accord, qui reste toutefois à concrétiser et à être adopté par le Sénat et la Chambre des représentants.

AFP

Quelque 20.500 réfugiés et migrants sont retenus dans des centres de détention ou prisonniers de trafiquants à Sabratha, ville de l’ouest de la Libye devenue la plate-forme de départs des migrants vers l’Europe, a rapporté mardi l’Onu.

Le Haut-commissariat de l’Onu aux réfugiés (Hcr) a indiqué que les autorités libyenne détenaient plus de 14.500 migrants et réfugiés qui étaient auparavant aux mains des trafiquants dans et autour de Sabratha.

Les migrants ont été retrouvés dans des fermes, des maisons et des entrepôts lorsqu’une force de sécurité loyale au gouvernement libyen d’union nationale a chassé une milice rivale de la ville début octobre. Les employés du Hcr au contact de ces migrants et réfugiés ont décrit «des souffrances et des abus d’une ampleur choquante». «Parmi ceux qui ont souffert d’abus aux mains des trafiquants, il y a des femmes enceintes et des nouveau-nés», a souligné M. Mahecic, ajoutant que des centaines de personnes ont été retrouvées sans vêtements, ni chaussures, et des centaines d’autres ont confié ne pas avoir pas mangé depuis plusieurs jours. Le Hcr a également relevé la présence d’un «nombre inquiétant d’enfants non accompagnés et séparés, beaucoup âgés de mois de six ans», qui ont perdu leurs parents au cours du voyage vers la Libye ou des récents combats à Sabratha. L’agence a réitéré son appel à une action urgente au niveau international pour répondre à la crise en Libye et à l’accueil d’un plus grand nombre de migrants.

AFP

Le gouvernement somalien poursuivait ses efforts lundi 16 octobre pour aider les familles des victimes de l’attentat de samedi à Mogadiscio à retrouver la trace de leurs proches disparus. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie : de source médicale, plus de 300 personnes ont été tuées et 300 autres ont été blessées. Deux jours après, cet attentat entraîne une grande vague de solidarité.

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Les candidats éliminés du second tour de l’élection présidentielle au Liberia faisaient attendre hier leur choix entre les deux qualifiés: le sénateur George Weah, légende du football africain, et le vice-président Joseph Boakai.

Les quelque 24% de voix cumulées des candidats arrivés en troisième, quatrième et cinquième position au scrutin du 10 octobre seront particulièrement convoitées, aussi bien par George Weah, largement en tête avec 39%, que par Joseph Boakai, qui en a obtenu 29,1%. Avec une vingtaine de sièges chacun, les partis des deux candidats du second tour devraient par ailleurs dominer la Chambre des représentants de 73 sièges, sans obtenir la majorité absolue, selon les résultats provisoires du scrutin législatif à un seul tour qui se tenait simultanément. Ce second tour pour désigner le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique, aura des allures des revanche pour les deux hommes, qui figuraient déjà sur des «tickets» présidentiels rivaux aux précédentes élections, en 2005 et en 2011. L’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine est arrivé en troisième position, avec 9,8% des suffrages, devant Alexander Cummings, ancien dirigeant de Coca-Cola pour l’Afrique, à 7,1%, suivi par le sénateur Prince Johnson, chef de milice pendant la guerre civile (1989-2003, quelque 250.000 morts), à 7%.

Le président du parti de M. Brumskine, qui conteste les résultats et dénonce des irrégularités, a annoncé qu’il ne soutiendrait par conséquent aucun candidat au second tour. M. Cummings ne s’est pas encore prononcé et M. Johnson a renvoyé à une décision de son parti. «J’organiserai une réunion, peut-être mercredi, pour inviter tous les partis d’opposition à accepter les résultats, quels qu’ils soient, pour le bien du pays», a-t-il dit dimanche à l’AFP, quelques heures avant la confirmation d’un second tour entre MM. Weah et Boakai. Sur les 15 provinces du pays, George Weah l’emporte dans 11, y compris celle de la capitale, Monrovia, dont il est sénateur depuis 2014, le vice-président dans deux, M. Brumskine à Grand Bassa (centre) et M. Johnson à Nimba (nord).

Selon la Constitution, le second tour est organisé le deuxième mardi qui suit l’annonce du résultat final, soit le 7 novembre.

AFP

Le chef de l’Etat sierra-léonais Ernest Bai Koroma a désigné son ministre des Affaires étrangères Samura Kamara comme candidat de son parti à l’élection présidentielle de mars 2018, tandis que la principale formation d’opposition a choisi Julius Maada Bio, battu par M. Koroma en 2012.

M. Kamara a été désigné lors de la convention du parti à Makeni (centre), ville d’origine de M. Koroma, lors d’une convention marquée par l’inauguration d’un nouveau siège de l’Apc (Congrès de tout le peuple, au pouvoir), qui s’est achevée dans la nuit de dimanche à hier, a constaté un correspondant de l’Afp. Le candidat, économiste de formation de 66 ans, précédemment ministre des Finances et gouverneur de la Banque centrale, a été sélectionné parmi 26 prétendants. Les statuts de l’Apc prévoient que les candidats du parti puissent être désignés soit par élection soit par nomination. De son côté, le Slpp (Parti du peuple de Sierra Leone), principale formation d’opposition, a investi un ancien général, Julius Maada Bio, 53 ans, déjà candidat en 2012, ex-chef d’une junte militaire qui a dirigé le pays pendant quelques mois en 1996.

M. Bio l’a emporté parmi cinq aspirants à l’investiture, lors d’une convention du parti au siège du Parlement à Freetown, la capitale. Quelque 3,1 millions d’habitants de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest, l’un des plus pauvres du monde, sont appelés aux urnes le 7 mars 2018 pour des élections présidentielles, législatives et locales.

Les cartes d’électeurs seront distribuées à partir de décembre, a indiqué le président de la Commission électorale nationale (Nec), N’fah Alie Conteh. Le climat pré-électoral est particulièrement tendu dans le pays.

AFP

Le Premier ministre camerounais, Philemon Yang, a entamé hier des consultations à Bamenda, dans le nord-ouest du Cameroun, dans le cadre d’un processus de «dialogue» avec les populations des zones anglophones du pays, en proie à une grave crise socio-politique, a rapporté la radio d’Etat.

A Bamenda, M. Yang a rencontré des responsables des syndicats de transporteurs, d’enseignants, de vendeuses, et notamment des opérateurs économiques, dont des banquiers, a rapporté la Cameroon radio television (Crtv). Il était «porteur d’un message de paix et de vivre ensemble», selon la Crtv. Les participants à cette concertation ont soumis au Premier ministre des propositions «pour une sortie de crise définitive», a expliqué la Crtv, sans précision sur la nature de ces propositions.

De même source, le chef du gouvernement poursuivra ses consultations aujourd’hui. Il est descendu dans le nord-ouest, sa région d’origine, «sur très haute instruction du président de la République Paul Biya», a souligné la télévision. La primature a indiqué dans un communiqué que M. Biya avait recommandé à son Premier ministre d’envoyer des «délégations d’élites» anglophones dans leurs régions dès dimanche afin de «dialoguer» avec les populations. «(...) Nous condamnons fermement, rejetons et nous nous dissocions de ces visites», a réagi sur sa page Facebook, l’un des leaders anglophones, Felix Agbor Bala, président du consortium de la société civile anglophone, une organisation dissoute en janvier par le gouvernement. «Les meurtres, les arrestations et les violences du 22 septembre et du 1er octobre auraient été évités si le droit fondamental des manifestations pacifiques avait été respecté et si le gouvernement faisait preuve de bonne volonté pour dialoguer et écouter la population», a estimé M. Bala. Ce responsable de la société civile a posé comme préalable à toute concertation la libération de tous les manifestants interpellés, un rapport sur le nombre de morts enregistrés dans les régions anglophones et la convocation d’une table ronde «en présence» des Nations unies.

AFP

Les jihadistes nigérians de Boko Haram ont attaqué une base militaire dans le nord-est du Nigeria, tuant un soldat et en blessant neuf, a-t-on appris de source sécuritaire.

«Vendredi, vers 11h30 du matin, un grand groupe d’hommes armés a envahi la base militaire de Marte, ville proche du lac Tchad, forçant les troupes à fuir, abandonnant leurs armes», a révélé à l’Afp une source militaire. «Ils ont tué un soldat et ont fait neuf blessés graves. Ils ont également dérobé des véhicules et des armes», a déclaré cette source, qui n’est pas autorisée à parler aux médias, citant un pick-up équipé d’une mitrailleuse, un 4x4, 22 fusils d’assaut, des lance-roquettes et plus de 200 munitions. Deux miliciens, qui combattent le groupe jihadiste au côté de l’armée, ont confirmé cette attaque «osée», selon l’un d’eux. «Boko Haram est sous pression de l’armée», a-t-il expliqué. «Mais ils étaient plus nombreux que les soldats en poste, les forçant à quitter leur base après de violents échanges de tirs, qui ont fait un mort et neuf blessés», a-t-il ajouté.

Marte, qui se trouve à 120 kilomètres de la capitale de l’Etat du Borno, Maiduguri, a été la cible régulière de raids des insurgés.

AFP

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté hier à Ouagadougou pour réclamer «vérité et justice» pour Thomas Sankara, trente ans après l’assassinat du père de la révolution burkinabè, tué lors du coup d’Etat de 1987 qui porta au pouvoir son compagnon, Blaise Compaoré.

Des manifestants, majoritairement vêtus de tee-shirts à l’effigie de Sankara, ont scandé «vérité et justice pour Thomas Sankara» et «justice pour ses  compagnons» en brandissant des pancartes où l’on pouvait lire : «Honte à la justice pourrie et aux magistrats corrompus» et «30 ans d’impunité, c’est trop». A l’appel du Comité international mémorial Thomas Sankara, les manifestants s’étaient rassemblés au Conseil de l’entente, siège de la révolution burkinabè, où Thomas Sankara a été tué le 15 octobre 1987, avec douze de ses compagnons.

Poings levés, entonnant l’hymne national burkinabè, les manifestants ont fait une halte devant l’ambassade de France où ils ont déposé un mémorandum exigeant «la levée du +secret défense+ par l’Etat français concernant le dossier Sankara».

Ils ont également réclamé «l’ouverture d’une enquête judiciaire en France dans l’affaire Sankara pour situer les responsabilités de la partie française dans cet assassinat planifié» et «l’accès à toutes les archives (audio visuelles, documents classés secrets) portant sur Sankara». Au tribunal militaire, les manifestants ont également remis leur mémorandum au directeur de la justice militaire, le colonel Sita Sangaré. Thomas Sankara et douze de ses compagnons avaient été assassinés par un commando dans ses bureaux alors qu’il allait assister à un conseil de cabinet. Les corps avaient été enterrés en catimini le soir même au cimetière de Dagnoën, à l’est de Ouagadougou. Les corps présumés de Sankara et ses compagnons tués avec lui ont été exhumés fin mai 2015 pour une expertise Adn, afin de tenter de déterminer l’identité des victimes et de lever le voile sur les circonstances de leur mort.

Malgré des analyses en France puis en Espagne, il n’a pas été possible de confirmer les identités. Les manifestants ont exigé que «les principaux inculpés, Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré et Hyacynthe Kafando, encore vivants aident à l’identification du corps de Thomas Sankara» et reçoivent «un châtiment à la hauteur de leur forfait».

AFP

Un centre de coordination ouest-africain d’alerte précoce aux menaces sur la sécurité a été inauguré samedi à Bamako par les chefs d’Etat malien Ibrahim Boubacar Keïta et togolais Faure Gnassinbgé, président de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Avant l’inauguration de ce centre, le président togolais a participé à l’ouverture d’une rencontre sous-régionale sur la sécurité, a rapporté un correspondant de l’Afp. «Cet outil manquait à tout le dispositif +paix et sécurité+ de la Cédéao, parce que nous étions dans la prévention, la gestion et le règlement des crises», a déclaré au cours d’une cérémonie M. Gnassingbé.  «Maintenant, nous sommes dans l’alerte et l’anticipation», s’est félicité le président togolais, plutôt souriant, qui n’a pas évoqué la contestation dans son pays.

Au cours d’une visite guidée, les deux chefs d’Etat ont participé à une vidéoconférence avec Abuja, siège de la Cédéao, M. Keïta se disant «impressionné par la qualité du matériel technique», qui permet de communiquer du centre malien avec les autres pays membres. Le centre, qui dans un premier temps sera mis en service dans cinq pays de la Cédéao - Mali, Liberia, Burkina Faso, Guinee-Bissau, Côte d’Ivoire - a été financé à hauteur de 2 milliards de francs Cfa (environ 3 millions d’euros) grâce à un don des Etats-Unis. «Le matériel sophistiqué du centre permettra rapidement de collecter, d’analyser et de traiter les informations sécuritaires, pour éviter des attentats en préparation par des terroristes», a expliqué le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza. Il peut également permettre de lutter «contre l’insécurité alimentaire, de partager rapidement les informations sur de possibles épidémies». A l’ouverture du dernier sommet de la Cédéao, en juin, à Monrovia, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, avait souligné l’évolution des missions de l’organisation régionale. «Le rôle classique de la Cédéao est la restauration de la paix à la suite d’une crise interne», avait-elle dit. «Aujourd’hui, des attentats terroristes mettent en danger la stabilité régionale».

AFP

Le sénateur George Weah, légende du football africain, et le vice-président Joseph Boakai s’affronteront au second tour de la présidentielle au Liberia, aucun candidat n’ayant obtenu la majorité absolue au premier, a annoncé hier  la Commission électorale.

Cinq jours après le scrutin pour désigner le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique, selon les résultats portant sur plus de 95% des bureaux de vote, George Weah arrive en tête, avec quelque 572.000 voix, soit 39% des suffrages, nettement devant Joseph Boakai, à 427.000, soit 29,1%. «Il n’y a plus de doute à présent» sur la nécessité d’un second tour, a déclaré le porte-parole de la Commission électorale nationale (Nec), Henry Flomo, lors de l’annonce de ces résultats partiels.

Quelque 1,55 million de suffrages ont déjà été dépouillés, pour un taux de participation moyen de 74,5%, a précisé le président de la Nec, Jerome Korkoya, lors d’une conférence de presse. Les 18 autres candidats sont largement distancés.

L’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine arrive en troisième position, avec 9,8% des suffrages, devant Alexander Cummings, ancien dirigeant de Coca-Cola pour l’Afrique, à 7,1%, suivi par le sénateur Prince Johnson, chef de milice pendant la guerre civile (1989-2003, quelque 250.000 morts), à 7%. Sur les 15 provinces du pays, George Weah faisait la course en tête dans 12, y compris celle de la capitale, Monrovia, dont il est sénateur depuis 2014 et qui concentre près de 40% des quelque 2,1 millions d’électeurs. Le vice-président paraît devoir s’imposer dans deux provinces, dont sa région natale de Lofa (nord), la quatrième en nombre d’électeurs, et M. Brumskine à Grand Bassa (centre). Selon la Constitution, le second tour est organisé le deuxième mardi qui suit l’annonce du résultat final.

AFP

 

Les deux favoris de la présidentielle au Liberia, le sénateur George Weah, légende du football africain, et le vice-président sortant, Joseph Boakai, confortaient leur avance dans les résultats partiels provisoires annoncés hier vendredi, avec un avantage substantiel pour M. Weah.

Trois jours après le scrutin pour désigner le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique, cette nouvelle vague de résultats fournis par la Commission électorale  nationale (Nec) ne permettait toujours pas de déterminer si un second tour serait nécessaire.

Sur 5.390 bureaux de vote au total, «nous avons traité les résultats de 1.817 bureaux, ce qui représente 33,71%», a indiqué lors d’une conférence de presse le président de la Nec, Jerome Korkoya. Le taux de participation moyen observé dans ces bureaux s’établissait à 74,5 %, selon la Commission électorale.

Avec plus de 204.000 voix, George Weah obtient 39,6 % des votes comptabilisés, et Joseph Boakai 31,1 %, avec près de 161.000 voix.
Les 18 autres candidats étaient largement distancés, l’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine se classant en troisième position, avec 9,3 % des suffrages, devant Alexander Cummings, ancien dirigeant de Coca-Cola pour l’Afrique, à 6,7 %. Sur les 15 provinces que compte le pays, George Weah faisait la course en tête dans 12, y compris celle de la capitale, Monrovia, dont il est sénateur depuis 2014 et qui concentre près de 40 % des quelque 2,1 millions d’électeurs.

Le vice-président ne paraissait devoir s’imposer que dans sa province natale de Lofa (nord), la quatrième en nombre d’électeurs. Mais une vision d’ensemble ne se dégageait pas encore clairement, la proportion de bureaux de votes comptabilisés fluctuant d’une province à l’autre, d’un minimum de 18 % jusqu’à 100 %. Mardi, la présidente sortante, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats de six ans, a estimé que le Liberia était «prêt pour la transition», la première d’un dirigeant élu à un autre dans ce pays «depuis trois générations».
Mme Sirleaf, prix Nobel de la paix 2011, avait déjà appelé la veille les Libériens à mesurer «le chemin parcouru» depuis la guerre civile qui a fait quelque 250.000 morts entre 1989 et 2003.

AFP

 

Le président américain Donald Trump a appelé hier le Congrès à durcir l’accord international qui vise à empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique, sans pour autant aller jusqu’à le «déchirer» comme il l’avait promis en campagne.

A l’issue d’un long réquisitoire contre cet accord emblématique conclu en juillet 2015, «le pire» jamais négocié par les Etats-Unis selon lui, M. Trump a annoncé que les Etats-Unis ne se retireraient pas.  Mais il a précisé qu’il ne «certifierait» pas le fait que Téhéran respecte ses engagements, en dépit des assurances en ce sens de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Menaçant d’annuler la participation des Etats-Unis «à tout moment», il a appelé les parlementaires américains mais aussi les autres pays signataires - Russie, Chine, France, Allemagne, Royaume-Uni, à faire preuve de plus de fermeté vis-à-vis de Téhéran. «Si nous n’arrivons pas à trouver une solution (...) il sera mis fin à l’accord», a-t-il martelé lors d’une allocution d’un peu moins de 20 minutes à la tonalité très virulente à l’encontre du régime de Téhéran qu’il a qualifié de «dictatorial».

Cette remise en cause partielle de l’avancée emblématique de son prédécesseur Barack Obama, ouvre une période de grande incertitude. Le président américain est très isolé sur ce dossier: Téhéran bien sûr, mais aussi tous les autres signataires de ce texte historique - Moscou, Pékin, Paris, Londres et Berlin - avaient par avance mis en garde contre un retour en arrière aux conséquences imprévisibles.

A l’inverse le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a immédiatement félicité le président pour sa «décision courageuse». «Quel est le sens d’un accord qui ne fait que retarder la capacité nucléaire (de l’Iran) pour une courte période ?», s’est interrogé le président américain, soulignant que son administration souhaitait en particulier supprimer les échéances en vertu desquelles les restrictions sur le programme nucléaire pourraient être levées progressivement après 2025. M. Trump a également annoncé des sanctions contre certains membres des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite iranienne. Les Gardiens de la révolution «ont détourné de vastes parts de l’économie iranienne et saisi les dotations religieuses pour financer la guerre et le terrorisme à l’étranger», a-t-il accusé, sans toutefois allé jusqu’à les désigner comme un «groupe terroriste».

La «non-certification» des engagements iraniens place de facto le Congrès américain en première ligne.  La majorité républicaine ne semblait pas prête à réimposer des sanctions et donc endosser la responsabilité de saborder cet accord soutenu par les autres grandes puissances mondiales.
Une solution, concoctée par deux sénateurs républicains en coordination étroite avec la Maison Blanche et le département d’Etat, consisterait à voter une loi créant un nouveau seuil pour le redéclenchement des sanctions contre l’Iran à l’avenir. Une sorte de mise à jour, unilatérale, du «Jcpoa», comme l’accord est nommé aux Etats-Unis, selon son acronyme.

AFP

 

L’ancien président malgache, Albert Zafy, qui a dirigé la Grande Ile de 1993 à 1996, est décédé vendredi à l’âge de 90 ans, ont annoncé les autorités malgaches.

«Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille, l’ancien président Albert Zafy est mort aujourd’hui, vendredi 13 octobre 2017, à l’hôpital Saint-Pierre à la Réunion», a indiqué la présidence de la République de Madagascar sur son compte Facebook. Les causes du décès n’ont pas été précisées.
Albert Zafy était arrivé au pouvoir en 1993, après trois années de mobilisation populaire des «Forces vives» dont il était le leader et de transition politique qui avaient mis fin aux vingt-cinq ans de régime socialiste autoritaire dirigé par Didier Ratsiraka.  Il avait été destitué en 1996 par l’Assemblée nationale, à la suite d’un conflit avec le pouvoir législatif. Dans les crises politiques successives à Madagascar (2001-2002 et 2008-2013), M. Zafy avait appelé à la réconciliation nationale, dénonçant toute forme de violence. Il avait été invité par la communauté internationale à la recherche d’une solution pour sortir le pays de la crise de 2008 à 2013, au même titre que les trois mouvances de Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina.

AFP

 

Le gouvernement nigérian a annoncé hier la condamnation de 45 jihadistes de Boko Haram, de trois à 31 ans de prison, lors d’un procès à huis-clos, dans le plus grand secret.

Les audiences se sont déroulés dans des tribunaux mis en place dans la base militaire de Kainji, dans l’Etat du Niger (centre), dont l’accès est interdit à la presse pour des raisons de sécurité.
Le ministre de l’Information, Lai Mohammed n’a donné aucune indication quant à l’identité des personnes condamnées, ni leur nom, ni leur âge, ni les raisons de leur condamnation ou encore où elles avaient été arrêtées. Il a seulement révélé que les peines de prison ont été prononcées à la suite «des conclusions de la première phase du procès».

Quelque 468 accusés ont été relaxés, par manque de preuves, mais devront «suivre un programme de déradicalisation et réhabilitation, avant d’être reconduits» dans leur région d’origine.
28, selon lui, seront poursuivis lors de procès complémentaires à Abuja, la capitale fédérale ainsi que dans la capitale de l’Etat du Niger, Minna.
Au total, 1.669 suspects devraient passer devant ce tribunal ad hoc, qui a débuté ses audiences lundi: 1.631 hommes, 11 femmes, 26 jeunes garçons et une mineure.
Le ministère de la Justice a également prévu de juger 651 personnes à Maiduguri, l’Etat du Borno, région épicentre du conflit. Elles se trouvent actuellement en détention dans les casernes militaires de Giwa. Des milliers de personnes arrêtées sont détenues depuis des années sans avoir eu accès à un avocat ou sans avoir comparu devant un juge.

AFP

L’ancienne ministre tchadienne de l’Aviation civile, limogée fin septembre, a été entendue par la police à N’Djamena pour une affaire liée à un détournement présumé d’immatriculation tchadienne d’un avion retrouvé en Syrie, a-t-on appris hier de source policière.

«La ministre a été entendue toute la matinée (...). Il est reproché à Mme Haoua Acyl d’être impliquée dans l’affaire de trafics présumés d’immatriculation tchadienne (pour un avion qui aurait atterri en Syrie, ndlr)», a confié à l’Afp un policier sous le couvert de l’anonymat sans donner d’autres détails.

Ministre de l’Aviation et de la météorologie, Mme Haoua Acyl avait été limogée fin septembre, sans qu’aucune raison ne soit officiellement avancée.
Plusieurs responsables, dont un représentant d’une compagnie aérienne tchadienne, Air inter One, ainsi que le directeur général de l’Autorité de l’aviation civile (Adac), Moustapha Abakar, ont également été arrêtés par la police.
M. Abakar a été libéré après avoir été entendu par les policiers, mais il a été révoqué de son poste.

Révélée fin septembre par La Lettre du Continent, l’affaire concerne un trafic présumé d’immatriculations d’un avion américain, utilisé aujourd’hui par la compagnie aérienne nationale syrienne.
L’affaire a débuté par une plainte contre X début septembre du Dg de l’Adac, affirmant que la compagnie tchadienne Air Inter One aurait frauduleusement attribué une immatriculation à un Airbus Cargo A340, pour être convoyé vers la Syrie.

AFP

 

La République démocratique du Congo ne pourra pas organiser d’élection pour remplacer le président Joseph Kabila avant «504» jours, soit début 2019, a annoncé mercredi la commission électorale, alors qu’une présidentielle devait initialement avoir lieu fin 2017.

«La Céni (commission électorale, ndlr) a besoin de 504 jours après la fin du recensement pour arriver au jour du scrutin», explique la commission sur son site internet.
Ce recensement est encore en cours dans la région troublée du Kasaï. Le délai peut être réduit «si on accepte d’utiliser la machine à voter et si l’on change la loi électorale», a indiqué à l’Afp un porte-parole de la commission électorale. Le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin en décembre 2016, la Constitution lui interdisant de se représenter. Un accord pouvoir-opposition sous l’égide de l’église catholique conclu le 31 décembre 2016 prévoyait

«l’organisation des élections en une seule séquence présidentielle, législatives nationale et provinciale au plus tard en décembre 2017». Ce délai était devenu légalement impossible à tenir le 1er octobre, la loi prévoyant une convocation du corps électoral trois mois avant la fin du scrutin.

AFP

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