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International (2854)

Après deux ans de querelles gouvernementales et autres dissensions parlementaires sur le Brexit, l'idée que seul un nouveau référendum pourra trancher sur l'avenir du pays fait son chemin au Royaume-Uni.

L'ancienne ministre de l'Education Justine Greening est devenue, hier, l'un des plus influents soutiens à l'organisation d'un tel scrutin, connu sous le nom de "People's Vote" ("Le vote populaire"), et qui, petit à petit, rallie de plus en plus de partisans. "La seule façon de sortir de l'impasse, c'est de retirer la décision finale sur le Brexit des mains des politiciens, (...) et de la rendre au peuple", a déclaré la députée conservatrice dans le Times.

Sa prise de position intervient après la publication par le gouvernement conservateur du "plan de Chequers", une proposition visant à conserver des liens commerciaux étroits avec le continent après le Brexit, prévu le 29 mars 2019. Ce projet a provoqué des démissions au sein du gouvernement et des menaces de rébellion parmi les députés eurosceptiques, faisant craindre à certains diplomates européens que Londres ne soit finalement jamais en mesure de conclure d'accord sur le divorce.

Fervent défenseur de l'Union européenne (Ue), l'ancien Premier ministre travailliste Tony Blair a donné de la voix, ce week-end, pour réclamer, lui aussi, un nouveau vote, affirmant que l'exécutif n'aurait jamais le soutien nécessaire pour mettre en œuvre son "plan de Chequers".

"Nous sommes coincés. Dans n'importe quel monde rationnel, (...) ce serait au peuple de prendre la décision", a-t-il souligné.

L'idée d'un nouveau référendum, après celui du 23 juin 2016 qui avait décidé à 52 % de la sortie de l'Ue, est également soutenue par l'ancien Premier ministre conservateur John Major, par l'ancien vice Premier ministre Nick Clegg, un centriste, ou encore par l'ancien ministre des Affaires étrangères travailliste David Miliband.

AFP

Une dizaine de civils ont été tués par de jihadistes présumés, dimanche, dans le nord-est du Mali, près de la frontière nigérienne, selon des groupes armés à dominante touareg et les autorités locales. Plus d'une centaine de personnes, dont de nombreux civils, appartenant en particulier aux communautés peule et touareg, ont péri ces derniers mois dans cette région, où s'affrontent notamment des jihadistes ayant prêté allégeance au groupe Etat islamique (Ei) et deux groupes principalement touareg soutenant la force française Barkhane et l'armée malienne, le Gatia (Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés, pro-Bamako) et le Msa (Mouvement pour le salut de l'Azawad, issu de l'ex-rébellion).

Dimanche dernier, "des bandits armés, affiliés au réseau criminel opérant le long de la frontière Mali-Niger, ont fait irruption dans la localité d'Injagalane", à l'ouest de Menaka, affirment dans un communiqué conjoint, en allusion aux jihadistes, le Msa et le Gatia.

"Ils ont ouvert le feu sur les civils de la communauté Ibogholitane et Idarfane", précisent-ils, en référence à deux communautés touareg, faisant état de 12 tués et 3 véhicules calcinés.

AFP

La capitale guinéenne était quasiment à l'arrêt, hier lundi, où l'appel à observer une nouvelle "journée ville morte", pour protester contre l'augmentation de 25 % du prix du carburant à la pompe, a été largement suivi, a constaté un journaliste de l'Afp.

La circulation était inexistante dans les principaux quartiers, à l'exception de celui de Kaloum, qui abrite ambassades et ministères, selon la même source. Les stations-service et les commerces étaient également en grande majorité fermés, a constaté ce journaliste, qui n'a croisé que cinq véhicules en parcourant une dizaine de kilomètres dans la ville.

Conakry « est complètement déserte. » « Les travailleurs ont préféré rester chez eux », a commenté un haut responsable du ministère de l'Emploi sous le couvert de l'anonymat.

Le gouvernement justifie l'augmentation du prix du carburant, entrée en vigueur le 1er juillet dernier, par la hausse des cours mondiaux du pétrole. Il fait valoir que le maintien du prix de 8.000 francs guinéens (75 centimes d'euros) a coûté au budget de l'Etat plus de 70 millions d'euros au cours des neuf derniers mois et alimente un trafic vers des pays voisins où le carburant est plus cher.

Une rencontre, dimanche, entre représentants des forces sociales et le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, s'est soldée par un échec, ont indiqué à l'Afp des sources proches du gouvernement et de la société civile. "Nous avons envoyé des jeunes nous représenter à cette rencontre à la Primature. Ils sont revenus bredouilles. Donc, nous avons maintenu notre appel à la grève", a expliqué Abdouramane Sanoh, un responsable de la coalition d'Ong de la société civile à l'initiative de la mobilisation. Les forces sociales, qui avaient initialement appelé à une marche, puis un meeting devant le Stade du 28-Septembre, n'en ont pas obtenu l'autorisation du gouverneur de Conakry et ont donc organisé une journée "ville morte".

AFP

Huit personnes, dont six enfants, ont été découverts morts dans un camion frigorifique dans lequel se trouvait une centaine de migrants, hier, près de Zouara, a indiqué la Direction de la sécurité de cette ville de l'ouest libyen.

"Enfermés dans le camion pendant longtemps, huit migrants sont morts asphyxiés. Parmi eux six enfants, une femme et un jeune homme", a affirmé cette source dans un communiqué publié sur Facebook. "Nous avons reçu une information sur la présence d'un camion frigorifique suspect à l’est (de Zouara)", a précisé à l'Afp un porte-parole de cette administration, Hafed Mouammar. "Nous avons découvert à l'intérieur 100 migrants de nationalités africaines et asiatiques (…) dans un état de grande fatigue et d'asphyxie", a-t-il ajouté.

Des personnes en détresse respiratoire ont été admises aux urgences de l'hôpital de Zouara, ville côtière située à 100 kilomètres à l'ouest de Tripoli. Selon la Direction de la sécurité, le camion a été saisi près du complexe gazier de Mellitah, proche de la frontière avec la Tunisie et point de départ du gazoduc Greenstream qui relie la Libye à l'Italie.

Les migrants, originaires du Bangladesh, du Pakistan et de pays africains et arabes, ont été laissés là par des passeurs, en attendant leur départ par bateau pour les côtes italiennes.

"Les responsables ont été identifiés et sont recherchés" par les forces de l'ordre, explique ledit document qui indique que ce camion était normalement "utilisé pour le transport des viandes et des poissons".

AFP

Les dirigeants de l'Union européenne (Ue) se rendent aujourd’hui et demain à Pékin puis à Tokyo pour renforcer les relations commerciales avec la Chine et le Japon afin de faire bloc si le président américain Donald Trump déclenche une guerre commerciale mondiale.

La tournée asiatique des représentants de l'Union européenne (Ue) s'inscrit dans une démarche d'alliances forgées par celle-ci - 28 pays, 500 millions d'habitants, le plus grand marché unique du monde - face au protectionnisme de l'administration de Trump dont le slogan est "America First". Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le chef de la Commission, Jean-Claude Juncker, participeront aujourd’hui à Pékin au 20ème sommet Ue-Chine et s'entretiendront avec le président Xi Jinping le jour où Donald Trump rencontrera le président russe Vladimir Poutine à Helsinki.

Le sommet devrait être l'occasion pour les dirigeants de la Chine et de l'Ue de réaffirmer leur engagement commun en faveur d'une modernisation de l'Organisation mondiale du commerce (Omc) à laquelle le président américain s'oppose.

Mais, l'Ue et la Chine devront aplanir les divergences sur les pratiques commerciales restrictives de Pékin, y compris le "dumping" des importations chinoises bon marché, en particulier de l'acier.

Certaines de ces préoccupations sont partagées par Washington. L'Ue a porté plainte à l'Omc contre la décision des Usa d'imposer des droits de douane sur les exportations d'acier et d'aluminium et contre la Chine pour s'opposer "au transfert injuste de technologie" des entreprises européennes actives en Chine. "Si les acteurs de ce monde ne respectent pas les règles, alors le système risque de s'effondrer", avait expliqué la Commission européenne pour justifier ses plaintes. Donald Tusk et Jean-Claude Juncker se rendront ensuite demain à Tokyo pour la signature d'un accord de libre-échange avec le Japon. La rencontre était initialement prévue la semaine dernière à Bruxelles, mais le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a été contraint d'annuler son voyage à cause d'inondations meurtrières au Japon.

L'accord avec le Japon est "historique" et constitue "le plus important jamais négocié par l'Union européenne", a soutenu le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas.
"Cet accord créera une zone de libre-échange couvrant près d'un tiers du Pib mondial", a-t-il expliqué.

AFP

Près de 600 migrants africains, "refoulés" d'Algérie et secourus dans le désert, sont arrivés en milieu de semaine dans le nord du Niger, a rapporté, hier, un responsable local.

"Depuis trois jours, une première vague de plus de 180 Nigériens est arrivée à Agadez, suivie par une autre (vague) d'au moins 400 étrangers", a déclaré à l'Afp un responsable municipal d'Agadez, la grande ville du nord du Niger, proche de l'Algérie.

Ce responsable, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, a décrit les "conditions habituelles atroces" dans lesquelles les migrants ont été "abandonnés" près de la frontière avec le Niger.

"Selon leurs témoignages, ils ont été amenés à côté de la frontière", a-t-il expliqué. "Laissés avec un minimum d'eau et de nourriture", ils ont ensuite "marché sur une bonne cinquantaine de kilomètres avant d'être secourus". Parmi les refoulés nigériens, figurent "des enfants et beaucoup de femmes" dont "certains sont arrivés malades". Les Nigériens sont déjà pris en charge par les autorités locales et les autres Ouest-Africains par l'Organisation internationale des migrations (Oim), a assuré le responsable municipal.

Dans un tweet vendredi, le représentant de l'Oim au Niger, Giuseppe Loprete, a précisé que son agence avait assisté 391 migrants, de 16 nationalités, abandonnés à la frontière avec le Niger et l'Algérie. Parmi ces refoulés, il y a des Ivoiriens, des Sénégalais, des Guinéens et des Camerounais.

Depuis le début de l'année, l'Oim a déjà mené "18 opérations de sauvetage" identiques à la frontière algérienne et ramené 3.000 personnes.

Pour démentir les accusations de mauvais traitements des migrants subsahariens, l'Algérie avait invité, début juillet, les médias à suivre l'expulsion dans des conditions exemplaires de plus de 300 d'entre eux vers le Niger.

AFP

Des combattants de Boko Haram ont pris, ce weekend, une importante base militaire au terme d'affrontements musclés et tendu une embuscade à des soldats dans deux attaques témoignant de l'emprise des jihadistes dans le nord-est du Nigéria.

Samedi soir, les insurgés ont envahi une base militaire forte de plus de 700 soldats dans l'Etat de Yobe, région frontalière du Niger, où une centaine de jeunes filles avaient été enlevées plus tôt cette année.

Il s'agit de la deuxième attaque d'envergure en deux jours des jihadistes affiliés à l'organisation Etat islamique contre les forces nigérianes dans le nord-est du pays, région pourtant entrée dans une "phase de stabilisation post-conflit", selon le président Muhammadu Buhari.

Samedi dernier, "les terroristes de Boko Haram ont attaqué les troupes de la 81ème division avancée dans le village de Jilli du district de Geidam. Les terroristes, nombreux, ont lancé l'assaut vers 19H30 (18H30 Gmt) et ont pris le contrôle de la base après de durs combats qui se sont prolongés jusqu'à 21H10", a déclaré à l'Afp une source militaire.Le commandant de la base et 63 soldats ont pris la fuite pour trouver refuge à Geidam, un chef-lieu situé à une soixantaine de kilomètres, où sont attendus les 670 autres militaires en poste dans la garnison attaquée, a indiqué cette source.

AFP

L'armée israélienne a annoncé, hier matin, avoir ciblé dans la nuit une position dans la bande de Gaza d'où avaient été effectués des tirs d'obus.

Deux projectiles ont été tirés dans la nuit de samedi à dimanche en direction du territoire israélien, sans faire de blessé, a ajouté l'armée dans un communiqué. Au total, environ 200 roquettes et obus de mortier ont été tirés vers Israël durant le week-end, faisant quatre blessés, a-t-elle ajouté.

L'armée israélienne a indiqué que 30 de ces projectiles avaient été interceptés par le système antimissile "Dôme de fer".

Samedi soir, le Hamas, mouvement islamiste qui dirige la bande de Gaza, a annoncé avoir conclu un cessez-le-feu, après les plus importants raids israéliens contre l'enclave depuis la guerre dévastatrice de l'été 2014.

Le raid aérien de l'armée, samedi dernier, qui a tué deux adolescents de 15 et 16 ans, a visé un immeuble dans l'ouest de la ville de Gaza.

L'immeuble de cinq étages, qui faisait office par le passé de bibliothèque nationale, était utilisé comme "centre d'entraînement" par le Hamas, a encore affirmé l'armée israélienne.

AFP

Les pays de l'Onu, à l'exception des Etats-Unis, ont approuvé, hier vendredi, la création d'un Pacte mondial non contraignant sur les migrations, affichant leur unité sur un sujet qui divise l'Europe et brouille Washington avec l'Amérique latine.

"Les migrants sont un moteur extraordinaire de croissance", a souligné le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, en saluant ce nouveau "Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulée". Celui-ci est "non contraignant, mais c'est un pas sans précédent pour accroître la coopération internationale", a-t-il ajouté.

Sous la houlette de deux co-facilitateurs, les ambassadeurs suisse Jurg Lauber et mexicain Juan José Gomez Camacho, les négociations ont duré 18 mois. Le Pacte sera formellement entériné lors d'une conférence internationale prévue au Maroc à la mi-décembre. Le document recense une série de principes - défense des droits de l'Homme, des droits des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale, etc. - et comprend un catalogue de mesures pour aider les pays à faire face aux migrations : améliorer l'information, mesures pour mieux intégrer les migrants, échange d'expertises... "Le Pacte mondial n'imposera rien à personne, mais il propose des solutions", résume Juan José Gomez Camacho. 

"Nous n'avons pas le choix d'accepter ou de rejeter les migrations. Elles sont là, surviennent partout dans le monde", avait relevé le président de l'Assemblée générale de l'Onu, le Slovaque Miroslav Lajcak, à l'ouverture des négociations. "On peut se mettre la tête dans le sable, se dire qu'on s'en occupera demain, que ce sera pour une autre génération, lors d'une autre crise. Ou alors agir, planifier, organiser un système et répondre à un phénomène mondial par une solution mondiale", avait-il déclaré.

Selon Antonio Guterres, 60.000 migrants sont décédés depuis 2000 en mer, dans le désert ou ailleurs, et il n'était plus possible de continuer à ne rien faire. Le document, qui fait quelque 25 pages, entend "accroître la coopération sur les migrations internationales dans toutes leurs dimensions" et aussi combattre les trafics d'êtres humains comme ceux constatés en Libye.

(AFP)

Le président camerounais Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, a annoncé, hier vendredi, sur Twitter, sa candidature à un septième mandat consécutif à la tête du pays lors de l'élection prévue le 7 octobre."Je serai votre candidat à la prochaine élection présidentielle", a écrit le chef de l'Etat sur son compte Twitter, se disant "conscient des défis que nous devons ensemble relever pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère".

Le président camerounais a affirmé que sa candidature était une réponse à des "appels incessants" de ses "compatriotes du Cameroun et de la diaspora".

Depuis plusieurs mois, ses soutiens le présentaient comme le "candidat naturel" de la majorité.

D'autres candidats à la présidentielle sont déjà déclarés, parmi lesquels Joshua Osih, du Social democratic front (Sdf), principal parti d'opposition, l'avocat et ancien vice-président de Transparency International Akere Muna, et le président du parti Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) Maurice Kamto.

L'élection présidentielle se déroulera dans un contexte sécuritaire tendu : les incursions du groupe jihadiste nigérian Boko Haram se poursuivent dans le Nord du pays, et les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre d'un conflit meurtrier entre l'armée et des séparatistes radicaux.

Jeudi, le convoi du ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, a été attaqué à Kumba, dans le Sud-Ouest. Quatre militaires et un journaliste ont été blessés et plusieurs assaillants tués lors de cet attaque.

Depuis fin 2017, des séparatistes armés, éparpillés en divers groupes, s'en prennent sans relâche aux forces de l'ordre et de sécurité, mais aussi aux symboles de l'administration comme les fonctionnaires, qu'ils enlèvent, et les écoles, qu'ils incendient.

(AFP)

Un imam d'Abidjan, incarcéré pour "terrorisme" depuis une semaine à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, a fait "l'apologie du jihadisme", a annoncé, hier, le procureur de la République, Richard Adou. "L'imam Aguib Touré est poursuivi pour des faits de xénophobie, d'incitation à la haine, d'apologie du jihadisme. Une information judiciaire a été ouverte, le dossier est devant un juge d'instruction" a expliqué M. Adou, lors d'une conférence de presse.

Le guide religieux est accusé d'avoir "appelé les musulmans à ne pas inscrire leurs enfants dans les écoles chrétiennes ou protestantes" et a affirmé "qu'aucun gendarme n'ira au paradis", à travers ses sermons, largement diffusés sur les réseaux sociaux.

L'imam, en "détention provisoire", risque "cinq à dix ans" de prison, selon le parquet.

Auparavant, Me Souleyamane Diallo, son avocat, avait fait état de son arrestation "le 3 juillet après un séjour dans les locaux des renseignements généraux ». « Il a été présenté le 9 juillet à un juge qui l'a formellement inculpé pour terrorisme, attentat à la sureté, incitation à la révolte. Ses inculpations l'ont profondément meurtri, il répugne les actes de terrorisme", a souligné Me Diallo.

La Côte d'Ivoire a été frappée en mars 2016 par un attentat qui a fait 19 morts dans la station balnéaire de Grand-Bassam, où des jihadistes ont ouvert le feu sur la plage et les terrasses d'hôtels et de restaurants.

(AFP)

Le Conseil de sécurité des Nations unies a imposé un embargo sur les armes au Soudan du Sud et des sanctions contre deux responsables militaires, alors que le pays est en guerre civile depuis près de cinq ans. La résolution, présentée par les Etats-Unis, a été adoptée, de justesse, par neuf pays membres de la plus haute instance de l'Onu. La Russie, la Chine et quatre autres nations se sont abstenues.

Les Etats-Unis ont mené une pression intense pour obtenir les votes nécessaires pour faire adopter cet embargo, après avoir échoué en 2016 à convaincre le Conseil de soutenir la mesure et de couper l'afflux des armes au Soudan du Sud.

"Ce sont des armes que les groupes armés ont utilisées pour tirer sur des pères devant femme et enfants, pour braquer les convois d'aide alimentaire ou pour attaquer des femmes et des filles", a dit l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, devant les membres du Conseil avant le vote.

(AFP)

Le chef de la délégation de l'Union européenne (Ue) en Israël va être convoqué au ministère des Affaires étrangères, a indiqué, hier, le bureau du Premier ministre israélien qui l'accuse d'ingérence dans le vote d'un projet de loi controversé au Parlement.

"Benjamin Netanyahu a donné comme instruction au directeur général du ministère des Affaires étrangères de convoquer l'ambassadeur de l'Ue en Israël (Emanuele Giaufret) pour lui exprimer la réprobation d'Israël et son intention de prendre des mesures supplémentaires", a affirmé le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

La polémique est liée à un projet de loi très critiqué en Israël qui permettrait à des localités d'être réservées aux juifs.


Présenté par le parti de droite de M. Netanyahu, le Likoud, ce texte s'il était adopté définitivement pourrait permettre à ces localités d'exclure la présence d'Arabes israéliens, les descendants des Palestiniens chassés de leurs terres à la création d'Israël.

M. Netanyahu souhaite que ce projet de loi, adopté en première lecture en mai, puisse être voté définitivement avant que le Parlement achève sa session d'été en juillet.
Fait rare en Israël où les présidents interviennent rarement dans le débat politique, le chef de l'Etat, Reuven Rivlin, a critiqué, mardi, ce texte, estimant qu'il "pourrait porter atteinte au peuple juif dans le monde et à Israël". Le procureur général du pays est également opposé à ce projet législatif.

Selon des médias israéliens, des diplomates européens auraient fait valoir auprès de députés israéliens que ce texte a un caractère discriminatoire contraire à tous les principes de la démocratie.

M. Netanyahu a reproché aux Européens d'intervenir "dans le vote des lois", d’après le texte publié par ses services. "Apparemment, ils n'ont pas compris qu'Israël est un Etat souverain", a-t-il déploré.

AFP

 

AFP - Quinze partis de l'opposition mauritanienne ont conclu un accord prévoyant des désistements automatiques au second tour et une campagne commune pour les élections législatives et locales de septembre, a annoncé, hier, à l'AFP, leur porte-parole, Moussa Fall.

Cette coalition réunit les dix partis du Forum national pour la démocratie et l'unité (Fndu), opposition radicale), le Rfd (Rassemblement des forces démocratiques) de l'opposant historique Ahmed Ould Daddah, et quatre autres petits partis, dont Assawab, aux orientations baassistes (nationaliste arabe), qui a récemment fait alliance avec l'aile politique de l'Ong anti-esclavagiste Ira.

Se baptisant "opposition démocratique", ces partis "ont signé, mercredi soir, un accord politique qui leur permet de faire alliance face au pouvoir à travers des reports de voix automatiques" aux législatives, municipales et régionales du 1er septembre, a précisé M. Fall.

Les responsables de l'Ira (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste), Ong non reconnue qui dénonce la persistance de pratiques esclavagistes en Mauritanie, avaient déposé une demande de création de parti politique qui a été rejetée par le ministère de l'Intérieur."Nous comptons beaucoup sur le ras-le-bol général qui caractérise la scène politique du fait des agissements du régime que nous condamnons et qui, sans doute, favorisera les candidatures de l'opposition démocratique", a indiqué M. Fall, estimant possible de "réaliser des surprises".

Les 15 partis "feront campagne commune en faveur de tous les candidats de la coalition", a-t-il précisé, ajoutant qu'à Nouakchott, des "listes communes sont en confection actuellement entre plusieurs partis du Fndu notamment".
"Pour le reste du pays, l'opposition restera flexible, les coalitions de listes devant se faire suivant les conditions locales et la présence de chaque parti dans les villes ciblées", a-t-il poursuivi.

AFP - A quelques mois d'élections locales et à deux ans de la présidentielle, une crise politique a éclaté au sein de la coalition au pouvoir en Côte d'Ivoire à l'occasion d'un remaniement ministériel, mais qui ne devrait pas aller jusqu'à la rupture, selon des analystes.

Le soir même du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement, mercredi, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci), un des deux grands partis de la coalition au pouvoir, a révélé qu'il n'avait pas été consulté pour le choix des ministres, alors que le cabinet compte une douzaine de membres issus de ses rangs.

Le président du Pdci, Henri Konan Bédié, "n'a été ni  consulté ni informé pour la formation de ce nouveau gouvernement". "Le Pdci marque son étonnement qu'Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire, élu comme candidat unique sous la bannière du Rhdp, ait formé un gouvernement sans consulter le président" Bédié, a commenté le mouvement dans un communiqué.
Le président Ouattara avait pourtant réfuté toute tension dans la majorité, dans une déclaration devant le conseil des ministres.

"J'entends ici et là qu'il y a des tensions au niveau politique, cela n'est pas vrai". "La Côte d'Ivoire a fait des progrès inimaginables au cours des sept dernières années. Je demande que cela se poursuive dans l'union, et c'est ce qui justifie la composition de ce gouvernement", avait-t-il déclaré.

L'enjeu de la crise : le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) et l'élection présidentielle de 2020. Le Rhdp est la coalition électorale formée depuis 2005 par le Pdci et le Rassemblement des Républicains (Rdr), le parti de M. Ouattara. Ce dernier veut transformer le Rhpd en un véritable parti politique, unifiant les deux formations, Pdci et Rdr, avant le scrutin présidentiel de 2020.

Le Pdci refuse d'aller au parti unifié tant que le Rdr ne s'engagera pas à soutenir un candidat unique issu du Pdci en 2020.
En effet, le Pdci a soutenu deux fois la candidature victorieuse d'Alassane Ouattara, aux élections présidentielles de 2010 et 2015, et il exige maintenant la réciprocité.

 

AFP - Donald Trump est arrivé, hier jeudi, au Royaume-Uni, accueilli par les huées de manifestants opposés à sa venue, et a déjà mis les pieds dans le plat en critiquant Theresa May au sujet du Brexit.

Interrogé à Bruxelles à l'issue d'un sommet de l'Otan, le président américain a dit douter que les propositions de la Première ministre britannique sur la future relation commerciale avec l'UE, exposées hier, correspondent au vote des Britanniques en faveur d'un départ de l'UE.

"Je ne sais pas si c'est ce pour quoi ils ont voté. Les gens ont voté pour rompre" les liens avec l'UE, a commenté le président américain. Theresa May a répliqué en disant que les propositions du gouvernement "répondent au vote des Britanniques".

La visite de Donald Trump va porter en particulier sur les liens commerciaux avec Londres, qui souhaite ardemment signer un accord de libre-échange avec Washington après le Brexit prévu fin mars 2019.
Évoquant une "relation spéciale avec les Etats-Unis", malgré une série d'accrocs depuis l'arrivée au pouvoir du milliardaire, Mme May compte "entamer des discussions" sur la manière de façonner "un partenariat commercial renforcé, ambitieux et durable".

L'ambassadeur des Etats-Unis au Royaume-Uni, Woody Johnson, a assuré que M. Trump voulait "conclure un accord bilatéral", et "vite". 
Une autre manifestation, cette fois hostile au président américain, a rassemblé quelques centaines de personnes, dans la soirée, devant Winfield House, résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis dans Regent's Park, à Londres, où

Donald Trump passera sa première nuit au Royaume-Uni avec son épouse Melania.

Pendant plus d'une heure et demie, les manifestants ont fait le maximum de bruit possible pour dénoncer les politiques de M. Trump en matière migratoire, climatique ou d'armement, équipés de casseroles, sifflets, mégaphones ou crécelles.

AFP - Des milliers de partisans de l'opposition ont manifesté, hier, à Harare, pour mettre en garde le gouvernement contre toute velléité de fraude lors des élections générales prévues le 30 juillet, les premières de l'après Robert Mugabe au Zimbabwe.

"Nous voulons que cette élection se déroule de façon transparente", a lancé à la foule Nelson Chamisa, le dirigeant du Mouvement pour un changement démocratique (Mdc) à l'origine du rassemblement. "Notre position est parfaitement claire. Nous ne participerons pas à une élection dont nous ne savons pas comment elle est organisée", a-t-il menacé. Et d’ajouter : "nous devons parvenir à un accord (avec le régime) sur son organisation". La question des listes électorales fait l'objet, depuis longtemps, d'une vive controverse au Zimbabwe, où elles sont accusées d'avoir été au cœur des fraudes qui ont entaché de nombreux scrutins sous le règne de Robert Mugabe. Au pouvoir depuis 1980, l'ancien chef de l'Etat a été contraint à la démission en novembre dernier, lâché par l'armée et son parti, la Zanu-Pf. Son ancien vice-président Emmerson Mnangagwa lui a succédé dans la foulée.

Candidat à la présidentielle, M. Mnangagwa a promis à de multiples reprises que les scrutins présidentiel et législatif du 30 juillet seraient "libres, transparents et honnêtes".
Mais, l'opposition en doute. Selon elle, les nouvelles listes électorales souffrent de nombreuses irrégularités et le processus d'impression des bulletins de vote manque de transparence.

AFP - Le réchauffement de la planète peut-il favoriser les conflits et est-ce au Conseil de sécurité de l'Onu de s'emparer du sujet ? Oui, répondent certains de ses membres, non rétorquent d'autres.

Ce "sujet sensible" a fait l'objet d'un vaste débat, hier, au sein de la plus haute instance de l'Onu. En soi, son organisation est déjà un "succès", estime son organisateur, la Suède, même si aucune déclaration consensuelle ni mesures concrètes n'étaient prévues.

Le dernier débat sur le lien climat et sécurité remonte à 2011 et l'Onu n'a abordé la question qu'à trois reprises dans son Histoire.

Les pays critiques, Russie et Chine, entre autres, craignent l'ingérence, la menace de sanctions, et sont davantage dans une logique de gestion de conflit pour le Conseil de sécurité.
"L'Onu doit respecter le principe de répartition des tâches", a ainsi fait valoir l'ambassadeur russe adjoint à l'Onu, Dmitry Polyanskiy. En reconnaissant que "les changements climatiques sont une menace majeure", il a rappelé que "le Conseil de sécurité ne disposait pas d'expertise" spécifique sur le sujet qualifié "d'abstrait". Selon lui, en parler "crée des illusions, c'est trompeur et dangereux".

Les partisans d'une gestion par le Conseil, notamment les Etats victimes d'ouragans, de manque d'eau, ou les Européens, dont la France où a été signé en 2015 un accord pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique, estiment qu'elle doit être inscrite à son agenda. Cette gestion ne peut être laissée uniquement à des instances subalternes ou à l'Assemblée générale, sans pouvoir contraignant, estiment-ils.

"On a besoin de solutions pour les gens sur le terrain" et "vous devez considérer les changements climatiques comme des risques sécuritaires", a lancé, lors du débat, Hindou Ibrahim, représentante de l'Ong International Indigenous Peoples' Forum on Climate Change. Sans notes, son discours se voulait percutant. La question ne devrait pas être de "survivre" mais de "vivre", a-t-elle asséné.

AFP - Le Conseil d'État du Burkina Faso a annulé des sanctions contre des magistrats, limogés ou punis pour "manquement à l'éthique et à la déontologie", dans une décision publiée, hier.
Le Conseil d'État a prononcé "l'annulation" des sanctions décidées par le Conseil supérieur de la magistrature "pour vice de forme".

Deux hauts magistrats, la présidente de la Cour de cassation, Thérèse Traoré, et son procureur général, Armand Ouédraogo, avaient été mis à la retraite d'office, tandis qu'un troisième avait été révoqué. Six autres magistrats avaient été rétrogradés, sept abaissés d'échelons et deux blâmés, par le Conseil supérieur de la magistrature.Ces sanctions faisaient suite à "des présomptions graves de violation des règles d'éthique et de déontologie ayant jeté le discrédit sur l'institution judiciaire" qui pesaient sur 34 magistrats. Quinze avaient été mis hors de cause.

Élu en novembre 2015, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré avait annoncé, lors de sa campagne électorale, faire de la lutte contre la corruption une priorité de son mandat. En février, quatre magistrats, accusés par une commission d'enquête de "monnayer" leurs services, avaient déjà été sanctionnés pour "manquement à l'éthique".

 

AFP - Les fonctionnaires de Guinée-Bissau ont marché, hier, à Bissau, pour exiger du gouvernement une hausse du salaire minimum et de meilleures conditions de vie, a constaté un journaliste de l'Afp.

La marche a réuni environ un millier de personnes, à l'appel de l'Untg, la centrale la plus représentative dans la fonction publique, avec 8.000 membres sur quelque 13.000 fonctionnaires. La manifestation est partie de la périphérie de Bissau pour aboutir au centre-ville, sur deux kilomètres.

Les manifestants ont scandé des slogans comme "à bas les députés payés pour ne rien faire". "Nous exigeons des salaires dignes et de meilleures conditions", pouvait-on lire sur des pancartes."Il est inacceptable que le gouvernement augmente les salaires des ministres et députés alors que les autres serviteurs de l'Etat traînent des salaires de misère", a déclaré le secrétaire général de l'Untg, Julio Antonio Mendoça.Les salaires des députés sont passés de 650.000 FCfa à 850.000 FCfa (d'environ 990 à 1.295 euros) fin mai, selon des sources parlementaires qui ont également fait état d'une dotation d'un véhicule 4X4 à chacun des 102 législateurs.     Une augmentation salariale des ministres n'a pas été officiellement confirmée. L'Untg réclame un relèvement du salaire minimum de 19.200 FCfa (environ 29 euros) à 59.000 FCfa (près de 90 euros) et de meilleures conditions de travail. "Nous allons continuer notre revendication jusqu'à avoir gain de cause", a ajouté M. Mendoça.Pour obtenir satisfaction, l'Untg a organisé, depuis un mois et demi, cinq mouvements de protestation dont une grève de trois jours, du 26 au 28 juin derniers.

"Les revendications des agents de l’Etat sont justes mais la méthode utilisée pour les faire (satisfaire) n'est pas appropriée car ce gouvernement n'a pas les moyens de prendre en charge leurs revendications. Il a été formé pour organiser des élections et expédier les affaires courantes", a affirmé à la presse le Premier ministre, Aritides Gomes, la semaine dernière.

 

AFP - Des milliers de personnes ont marché, hier, à Conakry, contre l'augmentation de 25 % du prix du carburant à la pompe, après l'échec de négociations entre les syndicats et le gouvernement guinéens, selon un journaliste de l'Afp et les syndicats.

Au moins 10.000 personnes, selon les organisateurs de cette "marche de la colère", 5.000 à 6.000, d’après la police, ont protesté contre cette hausse, en vigueur depuis le 1er juillet dernier.
Afin d'empêcher les véhicules d'entrer ou de sortir de la capitale, des jeunes ont dressé des barricades en banlieue de Conakry, où des pneus  ont été brûlés sur la chaussée, selon des témoins et la police.

Cette manifestation constitue  "un premier avertissement à l'autorité qui doit comprendre que le peuple ne se laissera pas faire et qu'il n’est pas là pour payer les factures de la mauvaise gouvernance du régime", a affirmé à l'Afp Abdouramane Sanoh, un responsable de la coalition d'Ong de la société civile à l'initiative de la marche.

La rencontre, lundi soir, entre l'intersyndicale Cntg-Ustg (Confédération nationale des travailleurs de Guinée-Union syndicale des travailleurs de Guinée) et le gouvernement s'est soldée par un échec, d’après les syndicats. Le gouvernement a appelé à de nouvelles négociations, demain jeudi.

"Tant que le gouvernement ne revient pas sur sa décision d'augmentation du prix du carburant à 8.000 Gnf (francs guinéens, 75 centimes d'euros) comme il l'était avant le 30 juin, nous n'irons plus à la table des négociations", a déclaré à la presse le secrétaire général adjoint de la Cntg, Abdoulaye Camara.

"Nous donnons au gouvernement trois jours (de mercredi à vendredi, Ndlr) pour qu'il ramène le prix du litre du carburant à 8.000 GNF, sinon nous allons déclencher la semaine prochaine une grève générale illimitée sur toute l'étendue du territoire national", a-t-il ajouté.

Le gouvernement justifie cette augmentation par la hausse des cours mondiaux du pétrole, faisant valoir que le maintien du carburant à 8.000 francs guinéens a coûté au budget de l'Etat plus de 70 millions d'euros au cours des neuf derniers mois et alimente un trafic vers des pays voisins où le carburant est plus cher.

Avant les élections municipales et régionales prévues en septembre, selon une source proche de la présidence, et surtout deux ans avant l'élection présidentielle qui mobilise déjà toute la scène politique, le Rassemblement des Républicains (Rdr) du président Ouattara cherche à élargir ses soutiens, faute d'un accord avec son grand allié, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci), pour former un parti unifié.
Le président a reconduit à leurs postes les barons du Rdr : Amadou Gon Coulibaly comme Premier ministre, Hamed Bakayoko ministre de la Défense, Marcel Amon Tanoh aux Affaires étrangères, et Kandia Kamara, la secrétaire générale du Rdr, à l'Education Nationale.

Albert Toikeuse Mabri, président de l'Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d'Ivoire (Udpci) - qui compte six députés à l'Assemblée -, est de retour au cabinet, avec le portefeuille de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et comme numéro quatre du gouvernement dans l'ordre protocolaire.

M. Toikeuse et son parti se sont prononcés en mai pour la formation du parti unifié, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (Rhdp), voulu par le président Ouattara. Il avait été éjecté du gouvernement en 2016 pour avoir refusé une alliance électorale avec le Rdr.

M. Ouattara a gardé au gouvernement les ministres Pdci qui se sont déclarés favorables au Rhdp, au premier rang desquels Kobenan Kouassi Adjoumani qui avait lancé, il y a une semaine, un mouvement dissident à l'intérieur de son parti, voulant rassembler les pro-Rhdp. M. Adjoumani conserve son portefeuille des Ressources animales et halieutiques.

Le gouvernement voit l'entrée notable d'un vice-président du Pdco, Eugène Aouélé Aka, comme ministre de la Santé.

Le président du Pdci, Henri Konan Bédié (président de la République de 1993 à 1999), s'oppose, ainsi que la majorité des militants de son parti, à la constitution du parti unifié, ce qui provoque une crise au sein de la coalition au pouvoir.

M. Bédié réclame à M. Ouattara un retour d’ascenseur pour la présidentielle de 2020 : que le Rdr soutienne un candidat unique issu du PDCI, après que le PdciI a soutenu M. Ouattara aux scrutins de 2010 et de 2015. Mais, le Rdr s'y refuse.

 

AFP - L'insécurité aggrave la situation alimentaire et nutritionnelle dans le Sahel, notamment dans plusieurs pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ont alerté, lundi, à Niamey, les ministres de l'Agriculture de cet espace de 112 millions d’habitants.

Les ministres "sont préoccupés par la situation alimentaire et nutritionnelle (...) aggravée par l'insécurité civile persistante dans le bassin du lac Tchad, le Liptako Gourma (région à cheval sur le Niger, le Burkina Faso et le Mali) et dans le centre du Mali", ont-ils indiqué dans un communiqué à l'issue d'une réunion à Niamey.

Ils se sont surtout alarmés de la situation "d'environ 3,5 millions de personnes" vivant "en insécurité alimentaire" au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Sénégal, "qui ont besoin d'une assistance alimentaire inconditionnelle immédiate" entre "juin et août", période de "soudure". La "soudure" est la période entre la fin de la consommation de la récolte de l'année précédente et l'arrivée de la prochaine récolte, pendant laquelle les greniers sont vides.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont confrontés à des attaques jihadistes très meurtrières qui provoquent des déplacements massifs de population.  Selon les ministres, les huit pays de l'Uemoa ont engrangé, en 2017, plus de 27,3 millions de tonnes de céréales et 24,5 millions de tonnes de tubercules. Mais, ces quantités sont insuffisantes pour nourrir toute leur population, d'après les experts.  L'Uemoa regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. En juin dernier, le bureau de l'Onu à Niamey avait déjà prévenu des effets des "attaques répétées des groupes armés non étatiques" entre le Mali et le Niger, ainsi que d'"une intensification depuis avril 2018" des "conflits intercommunautaires. Cette "situation" risque de "s'aggraver (...) alors que des membres des différentes communautés, en particulier les jeunes, risquent d'être recrutés par les groupes armés non étatiques", s'est inquiétée l'Onu.  

 

 

La Corée du Nord a qualifié, samedi, de méthodes de "gangster" la façon dont les Etats-Unis négocient le désarmement nucléaire, alors que le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo qui a passé deux jours à Pyongyang a pourtant jugé ces discussions "très productives".

Après ce rendez-vous en Corée du Nord, M. Pompeo est arrivé samedi soir, à Tokyo pour une série de rendez-vous afin d'expliquer aux principaux alliés de Washington en Asie les résultats de son troisième voyage à Pyongyang.

Tôt hier matin, le secrétaire d'Etat a rencontré le chef de la diplomatie nippone, Taro Kono, une discussion à l'issue de laquelle il a tweeté : "Réunion constructive avec le ministre japonais des Affaires étrangères, ce matin, pour parler de l'alliance américano-japonaise, pierre angulaire de la stabilité régionale, et maintenir la pression maximale sur la Corée du Nord".

M. Pompeo, qui doit encore notamment s'entretenir avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, puis participer à une réunion trilatérale avec les ministres des Affaires étrangères japonais et sud-coréen, n'a encore rien dit des propos tenus entre-temps par la Corée du Nord.

Il venait, en effet, de quitter Pyongyang pour Tokyo quand le ministère nord-coréen des Affaires étrangères s'est empressé de critiquer l'attitude "extrêmement regrettable" des Etats-Unis pendant les discussions. Selon le régime, la partie américaine a violé l'esprit de l'accord conclu, le 12 juin, à Singapour, entre les dirigeants américain, Donald Trump, et nord-coréen, Kim Jong-un. Le ministère a dénoncé des "demandes unilatérales et avides" des Américains en vue d'une dénucléarisation.

"Les Etats-Unis commettent une erreur fatale s'ils considèrent que la République populaire démocratique de Corée se doit d'accepter (...) des demandes qui reflètent leur état d'esprit de gangster", avertit le régime via l'agence officielle nord-coréenne Kcna. Pyongyang a mis en avant le fait qu'il avait déjà détruit un site d'essais nucléaires - une concession que M. Trump avait saluée comme une victoire pour la paix - et déploré que M. Pompeo se soit montré peu disposé à en faire de même avec les concessions américaines.

Les Nord-Coréens considèrent l'ordre unilatéral de Trump de suspendre les manœuvres militaires américano-sud-coréennes comme une concession cosmétique et "hautement réversible" et regrettent que les négociateurs américains n'aient "jamais mentionné" la fin de la guerre de Corée en 1953.

En privé, les diplomates américains estiment que la réaction nord-coréenne est une tactique de négociation. Mais, après deux jours d'amitié théâtrale à Pyongyang, cette attitude semble marquer un retour à la position traditionnelle du Nord.

AFP

Le Niger va continuer à servir de pays de transit pour les demandeurs d'asile, notamment acheminés de Libye voisine par l'Onu, a indiqué, samedi, le président nigérien Mahamadou Issoufou. 

"Nous sommes un peuple ouvert à l’hospitalité, nous sommes un peuple généreux. Nous accueillerons les gens qui sont en difficulté, qui sont dans le désarroi.  C’est la tradition de notre pays", a déclaré le président Issoufou à l’issue d'un entretien avec une délégation de l'Onu conduite par sa vice-secrétaire générale, Mme Amina Mohamed. "L'essentiel, c'est que les gens ne restent pas longtemps au Niger. Il faut que le transit au Niger se passe très vite, que le temps soit minimal. C’est la seule condition que nous posons", a expliqué M. Issoufou devant la presse.

M. Issoufou a salué "la bonne collaboration" avec l'Union européenne dans la lutte contre la migration clandestine, mais jugé "pas suffisant" le fond fiduciaire d'1,8 milliard d'euros mis en place par l'Ue pour son pays. "C'est une goutte d'eau dans les besoins de financement", a-t-il noté.

Le chef de l'Etat a également relevé la "bonne collaboration" avec le Haut commissariat de l'Onu aux réfugiés (Hcr) qui achemine, à Niamey, des réfugiés bloqués en Libye, en attentant un pays d'accueil. Selon le Hcr, il s'agit de personnes réfugiées "vulnérables" et vivant surtout dans des camps de "détention" libyens. Fin juin, le Haut commissaire de l'Onu aux réfugiés, Filippo Grandi, en visite à Niamey, a demandé aux pays européens d'accélérer les procédures de départs des pays de transit des réfugiés qu'ils ont décidé d’accueillir sur leur sol.

"Il faut que ces gens partent du Niger", avait-il souhaité. Or, "en six mois", seules "200 personnes" sont parties du Niger, alors que "1.200" autres viennent à peine d'arriver de Libye, avait-il dit.

AFP


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