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Sports (5265)

Sport

L’Association nationale des arbitres de football du Sénégal (Anafs) annonce organiser une réception en l’honneur des arbitres sénégalais ayant pris part à la Coupe du monde 2018, jeudi, à partir de 15 heures.

"Dans le but de manifester sa reconnaissance, l’Anafs organise une réception en leur honneur, le jeudi après-midi à 15h au Cercle mess des Officiers", annonce cette structure. Elle estime que les arbitres internationaux, Malang Diédhiou, Djibril Camara et El Hadj Malick Samba, ainsi que le préparateur physique, Mademba Mbacké, ont été par la qualité de leurs prestations saluées par tous durant la Coupe du Monde en Russie. Ils ont honoré notre pays et le continent africain tout entier. La cérémonie devrait être présidée par le ministre des Sports, Matar Bâ, l’une des personnalités invitées à cette cérémonie. Le trio arbitral sénégalais composé de Malang Diédhiou, Djibril Camara et El Hadj Malick Samba est le seul africain à avoir officié durant la compétition. Il a dirigé trois matchs, dont le huitième de finale Belgique-Japon (3-2).  Les arbitres Malang Diédhiou et Djibril Camara, retenus dans le carré d’as de la Coupe du monde qui a pris fin, avant-hier, avec la victoire 4-2 de la France aux dépens de la Croatie, ont été désignés réservistes du match de classement. Pour rappel, cette rencontre a été remportée par la Belgique sur l’Angleterre 2-0, samedi.

(APS)

La 21ème édition de la Coupe monde de football a couronné, hier, la France pour son deuxième sacre, 20 ans après. Un beau champion au vu de son parcours et de la qualité de ses prestations.

Excepté son 3ème match mené au petit trot face au Danemark alors que tous deux étaient déjà qualifiés au second tour, l‘équipe de France a toujours affiché un visage séduisant et conquérant, a su une fois (contre la Belgique, en demi-finale), lorsque les circonstances l’exigeaient, presque « renier » son jeu, évoluer contre nature pour mieux prendre son adversaire au piège. Et hier, elle a conclu sa marche victorieuse en se payant la peau de non moins méritants Croates.

Un beau champion assurément, donc que cette fringante équipe de France ! Mais aussi un beau vainqueur que … la Russie qui sur le terrain a été au-delà des espérances et des attentes de tout un peuple et même de tous les observateurs du ballon rond. Le quart de finale pour une sélection censée servir de punching-ball à ses adversaires de groupe ? A vrai dire, c’est l’un des plus gros pieds-de-nez de ce Mondial à la « logique ». Et la Russie qui, surtout, en dehors des aires de compétition, a fait taire tous ses détracteurs et cloué le bec aux oiseaux de mauvais augure et aux Cassandre qui lui prédisaient un échec retentissant. Or, elle a parfaitement organisé son Mondial, assurant à merveille la protection de tous les participants, faisant adhérer ses populations à l’évènement (grâce surtout au beau parcours de la « Sbornaya »).

Jamais depuis au moins cinq éditions de cette compétition quadriennale, le coup d’envoi d’une Coupe du monde n’avait été précédé d’autant de cris d’Orphée. Du hooliganisme à la xénophobie en passant par l’insécurité, divers sujets à problèmes avaient été soulevés qui seraient susceptibles d’entacher le bon déroulement du Mondial russe. Au bout du 64ème et dernier match, hier, au stade Luzhniki, R.A.S ou presque! Car l’intrusion dans la finale d’hier de « streakers » ne saurait empêcher le satisfecit (d’autant qu’ils n’étaient pas … nus). Les autorités étatiques ont conduit les opérations de main de maître, les citoyens Lamnda ont bien joué leur partition, se déplaçant aux stades ou au pire dans les Fan Zones et assistant tout étranger désorienté dans le métro, dans la rue ou dans les centres commerciaux et partout ailleurs où le besoin s’est fait sentir. Et les participants ont en définitive autant profité de cette coupe du monde que de sa devancière, il y a quatre ans au Brésil, le « pays du foot ».

En Russie, pays plus hockey que foot, ce n’était peut-être pas gagné d’avance. Mais de là à prédire que tout irait de travers, il y avait un match pas gagné d’avance. La Russie n’a certes pas remporté le trophée, mais elle a gagné le respect du monde entier. Et cela vaut bien une Coupe du monde…

B. Khalifa NDIAYE

De retour de Brazzaville où ils ont ramené un précieux point du nul, lors de la manche aller du dernier tour des éliminatoires de la Can juniors, les Lionceaux ne perdent pas du temps. En effet, l’équipe nationale de football des moins de 20 ans du Sénégal démarre à partir de ce lundi son stage de préparation du match retour des éliminatoires de la Can de la catégorie devant l’opposer à celle du Congo, samedi prochain, à Dakar, d’après le coach, Youssouph Dabo.

« Nous allons commencer dès ce lundi avec le même groupe », a dit le sélectionneur des Lionceaux rentrés samedi de Brazzaville après avoir contraint au nul l’équipe du Congo (2-2) la veille, vendredi. « Les Juniors, qui ont réalisé un résultat qui n’est pas un mauvais en soi, doivent tirer tous les enseignements de cette rencontre aller pour avancer », a ajouté le sélectionneur national des juniors. « On ne peut pas être satisfait d’un match où on se fait rejoindre dans les dernières minutes », avait expliqué Youssouph Dabo à l’issue du match aller soulignant que son groupe avait largement les moyens de gagner la rencontre.

Du côté congolais, on veut encore croire à la qualification et l’entraîneur de l’équipe, le Brésilien Valdo, ancien joueur du Psg (France), estime que le match retour « reste ouvert ».

« Nous irons à Dakar pour l’emporter, j’ai encore cinq jours pour bien travailler, oui on peut se qualifier », a dit le technicien brésilien avant la manche retour prévue le samedi prochain au stade Léopold Sédar Senghor.

Pour rappel, les juniors sénégalais ont été finalistes des deux dernières éditions de la Can de leur catégorie en 2015 et en 2017.

APS

Moscou : Jusqu’à hier, seules deux personnes avaient réussi la formidable performance d’avoir remporté la Coupe du monde de football d’abord comme joueur ensuite comme technicien.

Le Brésilien Mario Zagalo en culottes courtes en 1957 et 1962 puis en survêtement en 1970, avec un certain Pelé sur les aires de jeu mexicaines. L’Allemand Franz Beckenbauer avait été le deuxième avec un sacre en crampons en 1974 et un autre en costume en 1990. Depuis hier, le cercle s’est élargi avec l’arrivée du Français Didier Deschamps.

Capitaine et milieu de terrain de l’équipe de France qui s’était imposée en 1998 à domicile, l’ancien entraîneur de l’OM et de la Juve entre autres clubs a enrichi son palmarès personnel d’un sacre comme coach avec les Bleus. Une belle récompense de la persévérance de ce technicien qui avait perdu, il y a deux ans, la finale de l’Euro à domicile face au Portugal.

Une belle récompense de la constance dans ses choix de la Fff qui n’avait pas jugé utile de virer son technicien malgré également « rien qu’un » quart de finale au précédent Mondial au Brésil.

LE MOT DES ENTRAINEURS
DIDIER DESCHAMPS, FRANCE : « IL N’Y A RIEN AU-DESSUS »
« Si on est champion du monde, c'est qu'on a fait les choses mieux que les autres. J'avais un groupe très jeune, 14 découvraient la Coupe du monde, mais malgré cela, la qualité est là. Ma plus grosse fierté, c’est que ce groupe a réussi à avoir l'état d'esprit pour une telle compétition. Le mot que je leur ai rabâché, c'est: ne rien lâcher, ne jamais rien lâcher.

Deschamps Dalic 2On a des imperfections, mais il y a ces qualités mentales qui ont été déterminantes dans cette Coupe du monde, où les équipes qui avaient la plus grande maîtrise, mais ça n'a pas suffi. J'ai eu l'immense bonheur de connaître ça comme joueur, il y a 20 ans, en plus c'était en France, ça restera gravé à vie. Mais ce que les joueurs ont fait là est aussi beau, aussi fort. On se rendra compte vraiment dans les jours à venir ce qu'on a réalisé. Mes joueurs ne savent pas ce que c'est qu'être champion du monde.

Je leur ai dit deux choses importantes après le match: ces 23 joueurs seront liés à vie, quoi qu'il se passe, ils prendront des routes différentes, mais ils seront liés à vie par cet événement. Et, je leur ai dit qu'à partir de ce dimanche soir, ils ne seront plus les mêmes, parce qu'ils sont champions du monde, parce qu'il n'y a rien qui est au-dessus ».

ZLATKO DALIC, CROATIE : « MES JOUEURS N’ONT PAS À BAISSER LA TÊTE »
« Je dois féliciter la France pour ce titre de champion du monde. Nous avons bien joué, au cours des 20 premières minutes, nous avons contrôlé la partie et ensuite il y a eu ce but contre notre camp sur coup de pied arrêté. On s'en est remis, on a continué et puis il y a eu ce penalty qui a été accordé.

Tout ce que je peux dire est que dans une finale de Coupe du monde, on n'accorde pas ce genre de penalty, mais cela ne minimise pas la victoire de la France. On avait plutôt eu de la chance lors des 6 premiers matches, peut-être qu'on en a un peu manqué en finale. Félicitations aussi à mes joueurs qui ont probablement fait leur meilleur match lors de ce Mondial, mais face à une équipe aussi forte que la France, on ne doit pas faire d'erreur.

On est un peu tristes mais aussi fiers de notre performance. J’ai dit à mes joueurs qu’ils n’ont pas à baisser la tête ».

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Battus, mais fiers et heureux ! Les supporters croates ont donné une belle image de leur pays tout au long de ce Mondial et, hier encore plus, suite à la défaite de leur équipe nationale face à la France (2 – 4). D’autres auraient boudé, insulté leurs joueurs, cassé du Français au besoin ou fait un raffut du diable. Eux, non ! Ils sont restés dans les travées du stade Luzhniki de Moscou, longtemps après la remise du trophée au capitaine des Bleus, Hugo Lloris a chanté la gloire de Luka Modric et ses partenaires.

Et lorsqu’ils ont quitté les lieux, c’est en chantant qu’ils ont rejoint la bouche de métro de Sportivnaya toute proche, ajoutant à l’ambiance festive créée par leurs homologues français.

En fait, ces bienheureux qui avaient eu la chance de suivre la finale sur les lieux mêmes de la compétition ne faisaient là que prolonger en territoire russe, l’engouement suscité par la qualification en finale de leur équipe nationale. Pour cause, cette cuvée 2018 avait déjà fait mieux que son illustre devancière qui, il y a 20 ans, s’était arrêtée en demi-finale, barrée par … la France. Et au pays, avant même le coup d’envoi de la 64ème et dernière rencontre, tout un peuple s’apprêtait à dérouler le tapis rouge à leurs héros. Normal quand on a comme présidente la rafraîchissante Kolinda Grabar-Kitarovic, la belle dame de 50 ans qui a ébloui le monde du foot par sa beauté. Hier, elle a séduit tout le stade Luzhniki par sa fraîcheur. La voir main dans la main avec son homologue français Emmanuel Macron, tout sourire malgré la fraîche défaite de ses compatriotes footballeurs ou donner une chaleureuse accolade à tous les joueurs, croates comme français ainsi qu’aux arbitres, sous une pluie battante… C’était un plaisir. Modric et ses partenaires ont gagné le respect de la Planète Foot. Leur présidente nous a tous fait aimer la Croatie.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Bonne nouvelle pour les détenteurs de Fan ID présents à ce Mondial 2018. Le président russe Vladimir Poutine leur a offert un sublime cadeau dans la foulée de la belle tenue de cette compétition. Il s’est déclaré, hier, "fier" d'avoir réussi "dans tous ses aspects" l'organisation du Mondial-2018 et a pris la décision de dispenser de visa russe, jusqu’à la fin de l’année tous les supporters étrangers munis du fameux sésame. A noter que jusqu’à hier, les Fan ID ne permettaient à ceux qui en disposaient de rester sur le territoire russe que jusqu’au 25 juillet.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Saint-Pétersbourg : En match de classement de la 21ème Coupe du monde de football disputé samedi à Saint-Pétersbourg, la Belgique a battu l’Angleterre par 2 à 0

Mi-temps : 1-0

Buts : Meunier (4ème mn), E. Hazard (82ème mn)

Les équipes : Belgique : Courtois - Alderweireld, Kompany, Vertonghen - Meunier, Witsel, Tielemans (M. Dembélé 78), Chadli (Vermaelen 39) - De Bruyne, Lukaku (Mertens 60), E. Hazard (cap). Entraîneur : Roberto Martinez


Angleterre : Pickford - Trippier, Jones, Stones, Maguire, Rose (Lingard 46) - Loftus-Cheek (Alli 84), Dier, Delph - Kane (cap), Sterling (Rashford 46). Entraîneur : Gareth Southgate

Arbitre : A. Faghani (Iran)

Avertissements : Witsel (Belgique), Stones, Maguire (Angleterre)

Un but matinal de Meunier (4ème mn) et un autre d’Eden Hazard en toute fin de partie (82ème mn) ont eu raison samedi à Saint-Pétersbourg du rêve anglais de réussir la deuxième meilleure performance de la sélection des « Three Lions » en coupe du monde après le sacre à domicile de 1966. En lieu et place, ce sont donc les « Diables rouges » qui ont donné à la Belgique sa première médaille de bronze dans cette compétition. Un lot de consolation qui, cependant, ne console pas trop le capitaine Hazard qui s’est dit « toujours triste d’avoir perdu la demi-finale face à la France ». La Génération dorée belge quittera donc la Russie … bronzée. Et un moindre mal, vu ce qu’Hazard et ses partenaires ont démontré sur les terrains russes. Et plus spécialement sur la « petite finale » de samedi dernier qu’ils ont dominée de la première à la dernière minute, passant même à côté d’une victoire fleuve.

Et c‘est d’autant plus mérité que dans chaque camp, on avait pris très au sérieux ce match de classement. Puisque l’Angleterre, déjà battue en match de poules par la Belgique, voulait prendre sa revanche.

D’où l’amertume de son coach Gareth Southgate qui s’est dit « déçu de ne pas avoir gagné » ce dernier match. Mais, Belges comme Anglais sont rentrés avec la conviction d’avoir de plus belles choses encore à vivre dans l’avenir. Ils ont d’ores et déjà pris date pour l’Euro 2020.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

L’As Douanes a remporté, avant-hier, au stadium Marius Ndiaye, la 34ème édition de la finale de la Coupe du maire de Dakar chez les hommes en battant le Duc (92-84) au terme d’un match palpitant. Chez les filles, Ville de Dakar a été sacrée pour la deuxième année consécutive devant, cette fois-ci, l’équipe du Duc (68-54) en première heure.

La première mi-temps était assez époustouflante, avant-hier, au stadium Marius Ndiaye, lors de la finale de la Coupe du maire entre le Duc et l’As Douanes. En effet, cette dernière a enchaîné les paniers comme à l’entraînement (24-18 en premier quart temps). Les Ducs n’ont pas démérité et se sont procurés pas mal de tirs dans la raquette, mais à la pause, les Douaniers menaient de 10 points d’écart (49-39). Les protégés de Sir Parfait Adjivon réagissent en seconde période. L’artillerie douanière à trois points s’est enrayée, le Duc pouvait alors compter sur le tandem Bara Diop et Thierno Ibrahima Niang pour faire la différence et revenir à 5 points avant les dix dernières minutes (67-62).
En toute logique, le dernier acte était plutôt fermé.

Mais dans un festival de tirs primés, les Ducs ont pu revenir à hauteur de l’équipe adverse, passer devant (73-71) et même creuser l’écart (79-71).

Les Douaniers ont, dans un dernier sursaut, repris l’avantage à une minute de la fin et profité des pertes de balle pour gérer le score (92-84). L’As Douanes succède ainsi à l’Asfa et signe sa 10ème victoire en 34 éditions de la Coupe du maire. A noter que Thierno Ibrahima Niang du Duc a été élu Mvp et meilleur passeur de la finale. Pape Moustapha Diop de l’As Douanes a reçu le trophée de meilleur marqueur de la finale avec 17 points. Cheikh Omar Sognane, quant à lui, a été élu joueur fair-play.

… Ville de Dakar sacrée pour la 2ème année consécutive
Chez les filles, L’Asc Ville de Dakar a gagné son duel contre le Duc en finale de la Coupe du maire, avant-hier, au stadium Marius Ndiaye (68-54). Les protégées de Moustapha Gaye, coach de Ville de Dakar, ont tout donné lors de cette rencontre pour avoir le dernier mot. Menées de cinq points (32-27) en première période, elles ont dominé et remporté les deux derniers quarts temps. Ville de Dakar décroche ainsi son premier trophée de la saison. Sabelle Diatta et Ndèye Sène (Ville de Dakar) ont été déterminantes lors de cette finale. La première a été élue Mvp de la rencontre et la seconde meilleure marqueuse (19 points). Le trophée fair-play est revenu à Fatoumata Diango du Duc, Ndèye Khady Dieng, elle, a reçu le trophée de la meilleure passeuse.

Des supporters ont failli gâcher la fête
La finale de la Coupe du maire chez les hommes a été interrompue à 22 secondes de la fin, avant-hier au stadium Marius Ndiaye. Pour cause, des supporters (Duc) mécontents de la tournure de la rencontre n’ont trouvé rien d’autre à faire que de jeter des bouteilles et sachets d’eau sur le parquet.

Le match a été finalement arrêté pendant 10mn par les arbitres, histoire de calmer un peu les ardeurs. Malgré cet incident, la finale a été remportée par l’As Douanes sur le score de (92-84), devant des amateurs du ballon orange conquis.

Absa NDONG et Tricia MANGA (stagiaire)

Le premier anniversaire du drame du stade Demba Diop a donné lieu à une série de manifestations organisées par les responsables du Stade de Mbour dont les supporters avaient payé un lourd tribut en marge de la finale de la Coupe de la Ligue. Ce dimanche, les huit supporters étaient encore dans les mémoires des manifestants qui ne veulent plus de ces événements et qui continuent à réclamer justice.

Le noir a prévalu, ce dimanche, dans les artères de Mbour, lors de la procession silencieuse qui a conduit les marcheurs du stade municipal au stade Caroline Faye, en marge de la journée de commémoration des événements du 15 juillet 2017 qui avaient coûté la vie à huit supporters des Stadistes en marge de la finale de la Coupe de la Ligue. Un devoir de mémoire que le Comité des supporters, les dirigeants ainsi que la population mbouroise a tenu à exprimer pour « refuser l’oubli ». En tête de cortège, les inconditionnels du club ont défilé avec les dirigeants pour la même cause : se rappeler les huit supporters qui ont perdu la vie, une année plus tôt en allant suivre un match de football. La commémoration avait démarré dans la matinée avec l’aspect religieux de l’événement. Après le récital du Coran à la grande mosquée de Mbour pour le repos de l’âme des disparus, une messe à l’église Sainte-Marthe de la ville a suivi. Deux cérémonies qui ont tenu lieu de déclarations de responsables sportifs et religieux ainsi que des parents des victimes qui ont tous milité pour la pacification du mouvement sportif afin d’éviter des événements semblables. La journée de commémoration s’est achevée en début de soirée au stade Caroline Faye où un match de gala a mis fin aux activités. Une rencontre qui a opposé les vétérans du club et ses actuels pensionnaires. Le président du Stade de Mbour a, auparavant, annoncé que « après un an, nous avons besoin de passer à autre chose. Et cela, c’est la justice qui nous permettra d’y arriver ».

Etant entendu, pour Saliou Samb qui donne échos aux aspirations des uns et des autres dans la manifestation, que Mbour réclame toujours justice. Pour que les responsabilités soient situées mais, également, pour une prise en charge physique et psychologiques des blessés et rescapés des événements. Il a annoncé l’organisation prochaine, en marge de cette commémoration, d’un tournoi de football qui  va mettre en lice « tous les clubs de Mbour et d’autres équipes que nous allons inviter ».

Ousseynou POUYE

Moscou : En finale de la 21ème Coupe du monde de football disputée hier au stade Luzhniki de Moscou, la France a battu la Croatie par 4 buts à 2.

Mi-temps : 2 buts à 1.

Buts : Mandzukic (CSC) (18ème mn), Griezmann (SP)(38ème mn), Pogba (59ème mn) pour la France ; Perisic (28ème mn), Mandzukic (69ème mn) pour la Croatie

Les équipes : France : Lloris (cap), Pavard, Varane, Umtiti, Hernandez, Pogba, Kanté (puis Nzonzi, 54ème mn), Matuidi (puis Tolisso, 72ème mn), Mbappé, Griezmann, Giroud (puis Fékir, 81ème mn). Entraineur : D. Deschamps

Croatie : Subasic, Vrsaljko, Strinic(puis Pjaca, 81ème mn), Perisic, Lovren, Rakitic, Modric (cap), Brozovic, Mandzukic, Rebic (puis Kramaric, 70ème mn), Vida. Entraineur : Z. Dalic

Arbitres : Nestor Pitana (Argentine) assisté de ses compatriotes H. Maidana et J.P. Belatti.

Carton jaune : Kanté, Hernandez (France), Vrsaljko (Croatie)

Cette fois, les Croates n’ont pas su revenir dans le match, comme lors de leurs trois précédentes sorties. A chaque fois, ils avaient été menés et ils avaient toujours su revenir, grâce à un cœur énorme pour, au moins, imposer les prolongations avant de s’imposer. Hier, ils ont vite gommé leur handicap d’un but mais ont vite été de nouveau distancés sur un pénalty de Griezmann. A la mi-temps, l’espoir d’un retournement de situation était toujours réel. Mais les choses tournèrent vite au vinaigre, avec les buts de Pogba à l’heure de jeu et de Mbappé (65ème mn). A 1 – 4, la messe était dite. Le but de Mandzukic (69ème mn) n’y fit rien. Sauf pour la petite histoire. Car, l’avant-centre de la Juventus de Turin est devenu le premier à marquer dans les deux camps, en finale de coupe du monde.

La France, elle, remporte son deuxième trophée mondial, 20 ans après. Cette France était trop forte, hier, et tout au long du tournoi. Cette victoire, elle ne l’a point volée.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

DÉCISIFS COUPS DE PIEDS ARRÊTÉS
Griez CoupeMoscou : Lors de la première phase de ce Mondial 2018, les techniciens de tous bords avaient pointé l’importance des coups de pied arrêtés qui avaient permis de débloquer pas mal de situations. Depuis le second tour, les choses semblaient aller mieux. On avait même fini par croire que les entraîneurs survivants avaient bien retenu la leçon. Eh bien, il semble que non.

Puisque, hier, pour le match le plus décisif de la compétition tout s’est joué avec ces balles arrêtées. D’abord, au sortir du premier quart d’heure, la Croatie dominait les débats sans vraiment se montrer dangereuse. La France subissait et semblait attendre son heure. Comme en demi-finale face à la Belgique à qui elle avait laissé l’initiative pour mieux la crucifier (déjà sur balle arrêtée).

C’est au cœur de cette domination croate que les Bleus obtinrent un coup franc légèrement excentré sur la droite, à une trentaine de mètres des buts de Subasic.

Griezmann l’exécuteur de la sentence envoya dans la surface adverse un ballon que le malheureux Mandzukic prolongea du haut du crâne au fond de ses filets. Le match était enfin lancé.

D’autant que 10mn plus tard, Luka Modric, le capitaine croate sur coup franc depuis la droite, expédia un long ballon à l’opposé pour Vrsaljko qui remisa pour Perisic qui, d’une superbe frappe, remit les pendules à l’heure. On croyait avoir tout vu à ce chapitre. Sauf que sur un corner français, Perisic se rendit coupable, en pleine surface de réparation, d’une faute de main (détectée par la Var). Le penalty transformé par Griezmann a été le troisième du match inscrit sur balle arrêtée. Il y eut bien sûr 3 autres buts, en seconde mi-temps, tous inscrits dans le jeu. Mais, qui sait ce qui serait advenu de cette finale si les 3 premiers buts n’étaient pas venus de coups de pied arrêtés…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

MALHEUREUX COMME LES BUTEURS CROATES…
Moscou : Les Croates Mario Mandzukic et Ivan Perisic auraient dû être heureux et fiers, ce matin à leur réveil. Ils ont tous les deux marqué lors de la finale de la 21ème Coupe du monde de football, hier, face à la France. Un bonheur que bien des grands joueurs n’ont jamais connu de leur vie. Mais, ce qui aurait pu constituer leurs faits de gloire a malheureusement été terni, effacé par deux faits de jeu. Le premier a permis à la rencontre de se débloquer, en ouvrant le score. Mais dans le mauvais camp. Le sien. En prolongeant du haut du crane un coup franc de Griezmann, il avait permis à la France de prendre les devants au tableau d’affichage dès la 18ème mn. Et le second a causé le penalty qui a permis à la France de reprendre l’avantage à la 37ème mn. Un coup dur pour le joueur de l’Inter de Milan qui avait pourtant égalisé à la 28ème mn sur une frappe limpide du gauche.

Quant à l’avant-centre de la Juve, il a rendu la défaite de son équipe moins cruelle en contrant Lloris, le gardien de but français qui cherchait à le dribbler ; pour ramener l’écart à 2 buts (4 – 2).
Si cela peut leur consoler dans leur malheur…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE


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