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Premiers pas frustrants pour les Marocains dans cette CAN 2017 à Oyem. Bien que dominateurs, les Lions de l’Atlas ont cédé face à la République démocratique du Congo (1-0). Junior Kabananga a inscrit le but de la victoire des Léopards qui prennent le pouvoir dans le groupe C.

Emmenée par son , la République démocratique du Congo a connu un premier match difficile dans cette CAN 2017 au Gabon. Le Maroc a malmené la sélection congolaise. Mais le vieil adage « dominer n’est pas gagner » s’est vérifié sur la pelouse peu reluisante du stade d’Oyem . C’est bien la RDC qui l’a emporté sur le plus petit des scores (1-0). A l’issue des 45 premières minutes, la tendance est pourtant clairement en faveur des coéquipiers de , capitaine des Lions de l’Atlas. A l’entrée de la surface, le milieu offensif reprend une passe de son coéquipier Aziz Bouhaddouz. Mais son tir vient s’écraser sur la barre transversale de Ley Matampi, le portier congolais, impuissant mais chanceux sur cette première salve marocaine. Les Marocains ne parviennent à cadrer leurs tentatives mais ils s’installent dans le camp des Léopards et maintiennent la pression. Mehdi Carcela et Nabil Dirar multiplient les montées dans le couloir droit.

La RDC ne répond que par deux tentatives sans grand danger de l’attaquant Cédric Bakambu et du défenseur Chancel Mbemba. Quand la fin du premier acte est sifflée, le score est nul et vierge, mais le Maroc a pris l’ascendant. Le début de la seconde période ne change pas la physionomie de la rencontre. Florent Ibenge, qui a laissé Youssouf Mulumbu et Dieumerci Mbokani sur le banc des remplaçants, voit ses joueurs laisser aux Marocains la possession de balle. Mais si leurs adversaires ont manqué de réalisme, les Léopards se montrent plus adroits. Firmin Mubele envoie un centre-tir mal apprécié par Munir Mohamedi, le gardien marocain. Le poteau repousse le cuir plein axe et Junior Kabananga pousse le ballon au fond des filets d’une frappe pied gauche (55e). Après avoir fait le dos rond, la RDC prend la tête. Frustrés par ce scénario, les joueurs d’Hervé Renard maintiennent leur mainmise sur le jeu et tentent d’accélérer. Les coups de pied arrêtés se succèdent, mais aucun tireur ne parvient à régler la mire. Les reprises de la tête fuient aussi le cadre. Le match s’emballe et les remplacements opérés donnent encore plus de rythme à une fin de rencontre tendue.

Le sélectionneur du Maroc lance Youssef En-Nesyri à la place d’Omar El Kaddouri (60e). Un coaching presque payant. L’attaquant de Malaga en Espagne passe tout près de l’égalisation sur deux frappes coup sur coup. Son premier tir est détourné de façon peu académique par Ley Matampi et sa seconde tentative plus tard s’envole (70e). Côté congolais, Joyce Lomalisa Mutambala, entré à la place de Fabrice N’Sakala (65e), ne reste sur le terrain que 16 minutes : après un premier carton jaune pour gain de temps (74e), il est expulsé après un tacle très dangereux sur Faycal Fajr (81e).

La balle de match est pour Youssef El-Arabi, qui a remplacé Mehdi Carcela.

Les Ivoiriens, champions d’Afrique en titre, n’ont pas débuté cette Can 2017 de la meilleure des manières. A Oyem, ce 16 janvier, ils ont été accrochés par des Togolais bien organisés (0-0). Les hommes de Claude Leroy ont fait mieux que répondre au défi des Eléphants.

Sacrée en 2015 après des années d’échecs frustrants, la Côte d’Ivoire vise la passe de deux cette année au Gabon. Mais hier, , les champions d’Afrique font grise mine. A Oyem, le Togo a, en effet, mis des bâtons dans les roues de la machine ivoirienne. La Côte d’Ivoire avait l’étiquette de favorite avant le coup d’envoi, contre un Togo qualifié in extremis pour la phase finale. Et cet écart semblait se confirmer rapidement. Le trio offensif des Eléphants Zaha-Kodjia-Kalou, lancé par Seri, s’est mis en évidence au bout de 10 minutes : effaçait deux Togolais et trouvait Kodjia dans l’axe. Face à Agassa, son ancien coéquipier à Reims, l’attaquant d’Aston Villa a perdu ce premier duel.

Dans un premier acte joué sur un rythme ralenti, le Togo a présenté une organisation inhabituelle, avec notamment Serge Gakpé arrière droit, Alaixys Romao défenseur central et Floyd Ayité reculé dans l’entrejeu. Pas de quoi troubler les Eperviers toutefois. Au contraire, les hommes de Claude Le Roy ont montré qu’ils n’étaient pas là pour subir. Le premier frisson est venu d’, auteur d’une talonnade parfaite pour lancer Laba dans la surface. Mais l’avant-centre, gêné par Ayité, a envoyé le cuir à côté (24e). Puis, Bebou fixait deux Ivoiriens et transmettait à Dossevi dans le dos de la défense. Cette fois, c’est Sylvain Gbohouo qui a dû sortir au-devant du milieu offensif pour sauvegarder sa cage (30e). Bousculée, la Côte d’Ivoire a répondu via Wilfried Zaha, auteur d’une grosse percussion suivie d’un centre fort difficilement repoussé (33e). Mais juste avant la pause, sur un dernier ballon dans la surface ivoirienne, le Togo réclamait une main de Traoré. L’arbitre M. Eric Otogo-Castane n’a pas bronché. Après 45 minutes, c’est bien le Togo qui laissait la meilleure impression.

Au retour des vestiaires, les hommes de Michel Dussuyer ont serré les rangs et repris le contrôle du ballon. Face au bloc togolais, les occasions n’ont toutefois pas été plus franches, ou à peine. Dans un duel à distance entre joueurs expérimentés, Salomon Kalou est apparu très effacé, alors qu’Emmanuel Adebayor s’est démené, pesant sur la défense et exploitant sa grande taille dans le jeu aérien.

Plutôt que d’épiloguer sur le jeu produit par les Lions avant-hier face aux Aigles de Carthage, Aly Mâle souligne que le plus important était de remporter le premier match. L’entraîneur de l’Us Gorée et des U 17 pense que ce résultat permet de bien entrer dans la compétition.

C’est avec satisfaction qu’Aly Mâle a accueilli la victoire des Lions du Sénégal aux dépens des Aigles de Carthage (2-0) avant-hier pour le compte de la première journée de la Can Gabon 2017. « L’essentiel était de remporter ce premier match et on l’a fait. Il fallait vaincre le signe indien pour bien entrer dans la compétition et ça été chose faite », a laissé entendre l’entraîneur de l’Us Gorée. Il pense que ce résultat positif est important pour la suite de la compétition ; d’autant que la victime n’est autre que la Tunisie qu’on n’avait plus battue en match officiel depuis 1989 à l’occasion des éliminatoires de la Can 90. Il reconnaît que « le match a été très difficile pour le Sénégal surtout la deuxième période » qui a vu les Aigles de Carthage multiplier les dangers dans le camp des Lions. « A 2-0, on se dit qu’on va essayer de préserver le score, de les attendre et espérer les prendre en contre », tente de justifier l’entraîneur des U 17 qui admet néanmoins, que les Tunisiens ont démontré un très haut niveau technique. « N’oubliez pas que la Tunisie joue avec 14 locaux ; cela veut dire que ces derniers ont l’habitude de jouer ensemble », a-t-il poursuivi.

Alors que certains critiquent le jeu produit par les Lions, Aly Mâle estime que « les Lions ont fait une bonne première mi-temps, que la défense a tenu bon, en n’encaissant pas de buts ». Surtout, il croit savoir que l’équipe a fait ce qu’on attendait d’elle à savoir réussir son entrée en matière. « On n’a pas volé cette victoire. On peut gagner un match sans le dominer. Le Sénégal s’est procuré des occasions et a saisi sa chance en marquant deux buts », explique l’ancien joueur de l’équipe nationale.

Il estime qu’Aliou Cissé ne manquera pas de tirer les enseignements de cette première rencontre. « Des erreurs, il y en aura toujours et l’entraîneur va rectifier au fil des matches. Il est d’ailleurs là pour ça », a-t-il fait remarquer.

Pour la suite de la compétition, Aly Mâle conseille de prendre les matches au cas par cas en tenant compte des contextes et des enjeux.

Recueillis par Diégane SARR

Franceville (Gabon) : La Côte d’Ivoire, championne en titre, était avertie : cette 31ème Can était partie pour être l’une des plus indécises de ces dernières années. Tous les « grands » qui l’avaient précédée sur les aires de jeu gabonaises l’avaient appris à leurs dépens. A l’exception du … Sénégal. Eh bien, hier, à Oyem pour l’entrée en lice du Groupe C, les Eléphants ont été tenus en échec par les Eperviers du Togo. Le premier nul blanc de cette compétition qui n’est pas le résultat espéré des tenants du titre, mais qui fait le bonheur des Togolais qualifiés in extremis à ce rendez-vous biennal du football africain et qui vont donc se prendre à rêver d’aller loin. Même si l’objectif de leur coach, Claude Le Roy, est de briller … en 2019 à la Can au Cameroun. En attendant, c’est la Rd Congo qui a réussi la belle opération du jour. Les protégés de Florent Ibengué, 3ème lors de la précédente édition ont, en effet, confirmé face au Maroc (1 – 0) pour s’emparer de la première place du Groupe C. La magie du « Sorcier blanc », Hervé Renard, coach des Lions de l’Atlas, n’a donc pas opéré. Le double vainqueur de la compétition avec la Zambie (2012) et avec la Côte d’Ivoire (2015) devra donc sortir des tours de passe-passe lors des deux prochaines journées pour éviter une élimination précoce avec le Maroc.

La 1ère journée de cette Can sera bouclée aujourd’hui avec la Poule D qui entre en lice à Port-Gentil, avec deux revenants au programme. Et pour la lancer, un Ghana – Ouganda chargé de souvenirs. Puisque les Cranes (Grues royales) ougandaises avaient quitté l’épreuve, il y a 39 ans, sur une défaite en finale face au … Ghana. Ces retrouvailles promettent d’être chaudes, avec d’un côté des Black Stars décidés à confirmer le succès de leurs glorieux anciens et de l’autre des Ougandais déterminés à relever le gant pour renouer durablement avec la Can. Surtout que dans cette épreuve qui n’a pas jusqu’ici souri aux favoris, tout est possible. Tout peut arriver aussi dans le second match du jour entre l’Egypte, recordman de victoires en Can avec 7 succès qui revient dans la compétition après 7 ans d’absence, et le Mali qui a retrouvé Alain Giresse, le coach qui l’avait hissé sur la 3ème place du podium africain en 2012 en Guinée Equatoriale. Dans cet autre « groupe de la mort » (avec celui du Sénégal), il sera important de bien démarrer.
B. K. N

Le programme du jour
Poule D à Port-Gentil :
Ghana – Ouganda (16h00) ;
Egypte – Mali (19h00)

Last modified on mardi, 17 janvier 2017 13:11

Des insuffisances à dissiper

17 Jan 2017
16 times

Franceville (Gabon) : On ne va pas faire la fine bouche. Sénégal : 2, Tunisie : 0. On aurait signé les yeux fermés si, avant ce match de dimanche à Franceville, on nous avait proposé ce score final ! Alors, savourons « sans aller dans l’euphorie », a toutefois averti Abdoulaye Diallo, le portier des Lions désigné sans surprise Homme du match. Et c’est justement pour cela qu’il faut garder les pieds sur terre et garder l’humilité. Car, à chaque fois qu’un gardien de but a reçu cette distinction, c’est que son équipe a beaucoup souffert. C’était aussi le cas, dimanche, pour le Sénégal face à la Tunisie, car le score final (2 – 0) aurait tout autant être … 2 – 4, tant les Aigles de Carthage se sont créé de bonnes occasions de but ; et tant Diallo a joué à merveille son rôle de dernier rempart, aidé par moments par la baraka. Le coach sénégalais Aliou Cissé l’a reconnu juste après la victoire. « Nous avons très mal défendu par moments. Or, il faut avoir une bonne assise défensive pour espérer aller de l’avant ». En effet, le « K2 » sénégalais ou « axe du bien », Kara – Koulibaly, a paru moins solide que d’ordinaire. Si les arrières d’aile ont parfaitement exécuté leur mission, surtout Gassama qui, a peut-être, livré son meilleur match en sélection, il n’en a pas été de même pour l’axe central souvent mis dans le vent. La faute également, en amont, à un milieu de terrain qui a perdu un nombre anormalement élevé de ballons. A l’image d’un Gana Guèye particulièrement mal inspiré ou d’un Sadio Mané qui, en plus de ralentir le jeu vers l’avant de l’équipe en conservant trop le ballon, a abusé de rétro-passes. Face à des Tunisiens vifs et techniques, cela aurait pu faire mal, sans un Abdoulaye Diallo béni des dieux.

Au total, trois premiers points qui placent le Sénégal en tête du Groupe B ; mais aussi quelques inquiétudes à dissiper dans le jeu des Lions. Le collectif n’est toujours pas huilé, à l’inverse de la Tunisie qui avait mieux tenu le ballon, et … du Zimbabwe, leur prochain adversaire qui a donné beaucoup de fil à retordre à l’Algérie, un des favoris au titre. Heureusement qu’ils ont mis assez d’impact face aux Tunisiens pour compenser leur infériorité technique. Malgré tout, ils ont connu une seconde mi-temps très compliquée. Pour atteindre leur objectif intermédiaire de disputer les quarts de finale (ce qu’ils n’ont plus réussi depuis la Can 2006 en Egypte), il leur faudra gommer autant que possible leurs imperfections. Aliou Cissé, leur coach, a aujourd’hui et demain pour préparer au mieux la deuxième sortie de jeudi face au Zimbabwe qui pourrait d’ores et déjà déboucher sur le second tour.

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Last modified on mardi, 17 janvier 2017 12:00

Plutôt que d’épiloguer sur le jeu produit par les Lions avant-hier face aux Aigles de Carthage, Aly Mâle souligne que le plus important était de remporter le premier match. L’entraîneur de l’Us Gorée et des U 17 pense que ce résultat permet de bien entrer dans la compétition.

C’est avec satisfaction qu’Aly Mâle a accueilli la victoire des Lions du Sénégal aux dépens des Aigles de Carthage (2-0) avant-hier pour le compte de la première journée de la Can Gabon 2017. « L’essentiel était de remporter ce premier match et on l’a fait. Il fallait vaincre le signe indien pour bien entrer dans la compétition et ça été chose faite », a laissé entendre l’entraîneur de l’Us Gorée. Il pense que ce résultat positif est important pour la suite de la compétition ; d’autant que la victime n’est autre que la Tunisie qu’on n’avait plus battue en match officiel depuis 1989 à l’occasion des éliminatoires de la Can 90. Il reconnaît que « le match a été très difficile pour le Sénégal surtout la deuxième période » qui a vu les Aigles de Carthage multiplier les dangers dans le camp des Lions. « A 2-0, on se dit qu’on va essayer de préserver le score, de les attendre et espérer les prendre en contre », tente de justifier l’entraîneur des U 17 qui admet néanmoins, que les Tunisiens ont démontré un très haut niveau technique. « N’oubliez pas que la Tunisie joue avec 14 locaux ; cela veut dire que ces derniers ont l’habitude de jouer ensemble », a-t-il poursuivi.

Alors que certains critiquent le jeu produit par les Lions, Aly Mâle estime que « les Lions ont fait une bonne première mi-temps, que la défense a tenu bon, en n’encaissant pas de buts ». Surtout, il croit savoir que l’équipe a fait ce qu’on attendait d’elle à savoir réussir son entrée en matière. « On n’a pas volé cette victoire. On peut gagner un match sans le dominer. Le Sénégal s’est procuré des occasions et a saisi sa chance en marquant deux buts », explique l’ancien joueur de l’équipe nationale.

Il estime qu’Aliou Cissé ne manquera pas de tirer les enseignements de cette première rencontre. « Des erreurs, il y en aura toujours et l’entraîneur va rectifier au fil des matches. Il est d’ailleurs là pour ça », a-t-il fait remarquer.

Pour la suite de la compétition, Aly Mâle conseille de prendre les matches au cas par cas en tenant compte des contextes et des enjeux.

Recueillis par Diégane SARR

Last modified on mardi, 17 janvier 2017 11:50

Franceville : Pour Cheikh Ndoye, le match contre la Tunisie appartient au passé. Il s’agit maintenant de se tourner vers le prochain qui opposera jeudi le Sénégal au Zimbabwe. Selon le milieu de terrain des Lions, il faut se projeter rapidement vers cette deuxième sortie. « Contre la Tunisie, on était déterminé à l’emporter, plus que l’adversaire. Mais, dans un match de football il y a des temps forts et des temps faibles, le plus important reste toutefois la victoire. On avait besoin de ces trois points pour aller de l’avant le plus rapidement possible. Maintenant, on va travailler pour consolider les acquis ; on a une équipe solide et c’est ce qui a fait qu’on a pu résister à la Tunisie. On a donc pu gérer ce temps faible pour nous imposer à la fin. Le plus important, c’était de gagner. Maintenant il faut se concentrer sur le prochain match qui sera aussi important que le premier. Nous ne sommes pas du tout inquiets par rapport à l’adversaire ». Pour le capitaine d’Angers (L1 française), « le Zimbabwe est une équipe dont le jeu s’apparente au nôtre. Mais nous prendrons les matches un à un, sans nous presser ni nous mettre la pression. Nous nous focalisons sur notre jeu, pas sur celui des autres. Nous savons que tout le monde nous attend ».

Pape Seydou, gardien de but : « nous sommes concentrés pour le prochain match »
« Je suis content de participer à une première Can. Et je rends grâce à Dieu qui nous a permis de remporter notre première sortie. Je suis confiant pour la suite. Si on répète ce qu’on a fait hier (Ndlr : dimanche), il n’y a pas de raison qu’on n’aille pas loin dans la compétition. Le meilleur reste à venir.

C’est vrai qu’on a connu des moments difficiles, mais l’essentiel a été fait, à savoir prendre les trois points de la victoire. Qu’on ait bien joué ou pas, ce n’est pas le plus important. C’est celui qui a gagné qu’on retient. C’est un tournoi, peu importe la manière de décrocher les trois points. S’il y a des choses à rectifier pour le prochain match, c’est vraiment le rôle du coach.

Je suis vraiment content de la prestation d’Abdoulaye Diallo, le portier titulaire. Il s’est donné à fond et a été élu homme du match. Nous souhaitons qu’il ait la même réussite et pourquoi pas faire plus. Nous sommes concentrés pour le prochain match. On n’arrêtera pas de le dire, nous allons prendre match par match. Contre le Zimbabwe, nous visons aussi la victoire.

Aucun match ne sera facile, c’est à nous de redoubler d’efforts et de mieux nous concentrer. Le match contre la Tunisie est derrière nous. Nous allons nous préparer en conséquence. La Tunisie et le Zimbabwe ont des styles de jeu différents ».

Recueillis par C. F. K

Franceville (Gabon) - Après le match intense fourni contre les Aigles de Carthage dimanche, les titulaires étaient managés. Lors de la séance d’hier, ce sont les remplaçants qui étaient à l’œuvre. Avec notamment un Moussa Sow qui affiche la grande forme. De bon augure pour le prochain match, jeudi, contre les Warriors du Zimbabwé. Ils sont, dans tous les cas, conscients de l’enjeu de ce deuxième match qui pourrait être décisif pour la suite de la compétition.

Ceux qui n’avaient pas disputé le premier match du Sénégal dans groupe B de la 31ème Can, dimanche contre la Tunisie et ceux qui étaient entrés en cours de jeu (Pape Kouly Diop, Henri Saivet et Ismaïla Sarr) étaient de corvée hier sur le gazon du stade de Bongoville pour la traditionnelle séance d’entraînement. Les onze partants du match contre les Aigles de Carthage étaient ailleurs, sous les ordres du préparateur physique de l’équipe afin de leur permettre de récupérer de la fatigue du match de la veille. Ce sont donc les « coiffeurs » qui étaient de service pendant plus d’une heure. Jonglages, circulation de balle, passes courtes, tirs au but, pour terminer par une partie dans une surface réduite. A ce jeu, Moussa Sow s’est beaucoup illustré en enfilant les buts dans toutes les positions. Tant mieux pour tout le monde puisque tous les joueurs doivent désormais s’attendre à disputer un match tous les quatre jours. Ce qui forcément laisse des séquelles après les matches. D’où le besoin pour l’entraîneur d’avoir sous la main l’ensemble de son groupe, de savoir aussi que tous ses éléments sont concentrés sur l’enjeu de la compétition.

D’un de nos envoyés spéciaux
C. F. KEÏTA

Franceville (Gabon) - Après le match intense fourni contre les Aigles de Carthage dimanche, les titulaires étaient managés. Lors de la séance d’hier, ce sont les remplaçants qui étaient à l’œuvre. Avec notamment un Moussa Sow qui affiche la grande forme. De bon augure pour le prochain match, jeudi, contre les Warriors du Zimbabwé. Ils sont, dans tous les cas, conscients de l’enjeu de ce deuxième match qui pourrait être décisif pour la suite de la compétition.

Ceux qui n’avaient pas disputé le premier match du Sénégal dans groupe B de la 31ème Can, dimanche contre la Tunisie et ceux qui étaient entrés en cours de jeu (Pape Kouly Diop, Henri Saivet et Ismaïla Sarr) étaient de corvée hier sur le gazon du stade de Bongoville pour la traditionnelle séance d’entraînement. Les onze partants du match contre les Aigles de Carthage étaient ailleurs, sous les ordres du préparateur physique de l’équipe afin de leur permettre de récupérer de la fatigue du match de la veille. Ce sont donc les « coiffeurs » qui étaient de service pendant plus d’une heure. Jonglages, circulation de balle, passes courtes, tirs au but, pour terminer par une partie dans une surface réduite. A ce jeu, Moussa Sow s’est beaucoup illustré en enfilant les buts dans toutes les positions. Tant mieux pour tout le monde puisque tous les joueurs doivent désormais s’attendre à disputer un match tous les quatre jours. Ce qui forcément laisse des séquelles après les matches. D’où le besoin pour l’entraîneur d’avoir sous la main l’ensemble de son groupe, de savoir aussi que tous ses éléments sont concentrés sur l’enjeu de la compétition.

D’un de nos envoyés spéciaux
C. F. KEÏTA

Last modified on mardi, 17 janvier 2017 12:23

Franceville : Il n’y a rien de mieux qu’une victoire pour entrer dans une compétition. Cela renforce le moral et vous met sur une bonne rampe de lancement. Et ce succès d’entrée des Lions, dimanche à Franceville, face à la Tunisie, est à apprécier doublement. D’abord par ce qu’il avait fait du Sénégal la première équipe à s’imposer lors de cette 31ème Can au Gabon, après les quatre premiers matches. Ensuite, du fait de l’identité du vaincu, la Tunisie, qu’aucune équipe A sénégalaise n’avait jamais battue en phase finale de Can depuis la toute première confrontation entre les deux formations en 1965. Et pour ajouter du piment à la sauce, sur le banc des Aigles de Carthage, il y avait un certain Henry Kasperczak, ce technicien franco-polonais qui avait abandonné ses troupes sénégalaises en pleine tempête, lors de la Can au Ghana en 2008, au soir d’une défaite (1 – 3) face à l’Angola. Puisque la vengeance est un plat qui se mange froid, neuf ans après, l’actuel cru des Lions s’est fait un immense plaisir à lui déplumer ses Aigles de Carthage.

Mais, contrairement à la célèbre chanson de notre You national, il ne faut pas que les choses en restent là. Après avoir vaincu le signe indien, le Sénégal a l’obligation de confirmer. Pas question de tomber dans l’euphorie qui grise et de se voir plus beau qu’on est réellement. Pas question, non plus, d’attraper la gueule de bois qui inhibe. L’avertissement vaut d’autant plus qu’il y a deux ans, c’est presque dans la même configuration qu’avait débuté la Can équato-guinéenne pour les Lions : une belle victoire (1 – 0) sur le Ghana. Or, la suite a été bien moins convaincante. Les performances de l’équipe alors entraînée par le Français, Alain Giresse, étaient allées decrescendo. Un nul face à l’Afrique du Sud, lors de la 2ème journée et une défaite lors de la troisième et dernière sortie en groupe. Pour une élimination que l’on n’a toujours pas digérée. Cette fois, le prochain adversaire des Lions, jeudi à Franceville, s’appelle le Zimbabwe. Autant dire une … Afrique du Sud bis, avec pas moins de 5 éléments dans le onze de départ face à l’Algérie (nul 2 – 2) qui évoluent au pays de Mandela. Notamment le superbe n°10 Mahachi (Golden Arrows), le capitaine Katsande (Kaizer Chiefs) et le feu-follet Khama Billiat, champion d’Afrique des clubs avec les Mamelodi Sundowns. Avec, en plus des caractéristiques techniques et morphologiques qui les apparentent beaucoup à leurs voisins du sud. Quid du dernier adversaire de groupe du Sénégal ? Eh bien, c’est simplement le même qu’il y a deux ans en Guinée équatoriale : l’Algérie. Les Fennecs seront peut-être alors dos au mur après avoir « raté » leur entrée en matière contre … le Zimbabwe et avoir croisé le fer ensuite avec leurs voisins tunisiens, encore plus mal partis puisque sèchement battus d’entrée par le Sénégal (0 – 2). C’est dire donc que, même si c’est bien parti, rien n’est encore joué. C’est une bonne chose de débuter par une victoire, mais c’est encore mieux de savoir enchaîner et d’accumuler les bons résultats au fil des matches. Le Ghana l’avait prouvé il y a deux ans en Guinée équatoriale. Battu en ouverture par le Sénégal, il était tout de même parvenu à jouer la finale. Pendant ce temps, les Lions avaient rejoint leur club respectif depuis longtemps. Il ne faudrait donc surtout pas qu’ils nous repassent le même disque…

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Last modified on mardi, 17 janvier 2017 12:17

Franceville : Ils étaient nombreux à penser qu’il avait pris un coup de trop ! A la veille de l’entrée en lice de son équipe face à l’Algérie dans le Groupe B de la 31ème Can, le coach du Zimbabwe Kalisto Pasuwa avait déclaré, pince-sans-rire, que « le favori dans ce match, c’est nous ». Au bout de cette première rencontre dans le groupe de Franceville, l’équipe qui l’avait échappé belle, c’était bien l’Algérie. Les Fennecs ont dû s’en remettre à la patte gauche magique de leur tout récent Ballon d’or africain, Riyad Mahrez, à 10 mn du terme, pour ne pas subir le premier gros accroc de cette Can gabonaise. En fait, loin d’être démontés par la réputation de leurs vis-à-vis et l’ouverture matinale du score déjà par le même joueur de Leicester, les Warriors du Zimbabwe ont fait honneur à leur surnom de Guerriers pour recoller et même prendre l’avantage avant donc d’être rejoints en fin de partie.

Un nul (2 – 2) qui leur garantit le respect de leurs futurs adversaires et de toute l’Afrique du foot. Présentés avant le coup d’envoi de cette Can comme le Petit poucet du Groupe D, l’équipe par laquelle les autres soigneraient leur goal-difference, les Zimbabwéens peuvent logiquement nourrir des ambitions dans cette compétition. Qui tient en échec l’Algérie peut faire au moins autant face à n’importe qui. Les Lions, leurs futurs adversaires, après-demain jeudi, sont avertis.

B. K. N

Premiers pas frustrants pour les Marocains dans cette CAN 2017 à Oyem. Bien que dominateurs, les Lions de l’Atlas ont cédé face à la République démocratique du Congo (1-0). Junior Kabananga a inscrit le but de la victoire des Léopards qui prennent le pouvoir dans le groupe C.

Emmenée par son , la République démocratique du Congo a connu un premier match difficile dans cette CAN 2017 au Gabon. Le Maroc a malmené la sélection congolaise. Mais le vieil adage « dominer n’est pas gagner » s’est vérifié sur la pelouse peu reluisante du stade d’Oyem . C’est bien la RDC qui l’a emporté sur le plus petit des scores (1-0). A l’issue des 45 premières minutes, la tendance est pourtant clairement en faveur des coéquipiers de , capitaine des Lions de l’Atlas. A l’entrée de la surface, le milieu offensif reprend une passe de son coéquipier Aziz Bouhaddouz. Mais son tir vient s’écraser sur la barre transversale de Ley Matampi, le portier congolais, impuissant mais chanceux sur cette première salve marocaine. Les Marocains ne parviennent à cadrer leurs tentatives mais ils s’installent dans le camp des Léopards et maintiennent la pression. Mehdi Carcela et Nabil Dirar multiplient les montées dans le couloir droit.

La RDC ne répond que par deux tentatives sans grand danger de l’attaquant Cédric Bakambu et du défenseur Chancel Mbemba. Quand la fin du premier acte est sifflée, le score est nul et vierge, mais le Maroc a pris l’ascendant. Le début de la seconde période ne change pas la physionomie de la rencontre. Florent Ibenge, qui a laissé Youssouf Mulumbu et Dieumerci Mbokani sur le banc des remplaçants, voit ses joueurs laisser aux Marocains la possession de balle. Mais si leurs adversaires ont manqué de réalisme, les Léopards se montrent plus adroits. Firmin Mubele envoie un centre-tir mal apprécié par Munir Mohamedi, le gardien marocain. Le poteau repousse le cuir plein axe et Junior Kabananga pousse le ballon au fond des filets d’une frappe pied gauche (55e). Après avoir fait le dos rond, la RDC prend la tête. Frustrés par ce scénario, les joueurs d’Hervé Renard maintiennent leur mainmise sur le jeu et tentent d’accélérer. Les coups de pied arrêtés se succèdent, mais aucun tireur ne parvient à régler la mire. Les reprises de la tête fuient aussi le cadre. Le match s’emballe et les remplacements opérés donnent encore plus de rythme à une fin de rencontre tendue.

Le sélectionneur du Maroc lance Youssef En-Nesyri à la place d’Omar El Kaddouri (60e). Un coaching presque payant. L’attaquant de Malaga en Espagne passe tout près de l’égalisation sur deux frappes coup sur coup. Son premier tir est détourné de façon peu académique par Ley Matampi et sa seconde tentative plus tard s’envole (70e). Côté congolais, Joyce Lomalisa Mutambala, entré à la place de Fabrice N’Sakala (65e), ne reste sur le terrain que 16 minutes : après un premier carton jaune pour gain de temps (74e), il est expulsé après un tacle très dangereux sur Faycal Fajr (81e).

La balle de match est pour Youssef El-Arabi, qui a remplacé Mehdi Carcela.

Last modified on mardi, 17 janvier 2017 13:09

Les Ivoiriens, champions d’Afrique en titre, n’ont pas débuté cette Can 2017 de la meilleure des manières. A Oyem, ce 16 janvier, ils ont été accrochés par des Togolais bien organisés (0-0). Les hommes de Claude Leroy ont fait mieux que répondre au défi des Eléphants.

Sacrée en 2015 après des années d’échecs frustrants, la Côte d’Ivoire vise la passe de deux cette année au Gabon. Mais hier, , les champions d’Afrique font grise mine. A Oyem, le Togo a, en effet, mis des bâtons dans les roues de la machine ivoirienne. La Côte d’Ivoire avait l’étiquette de favorite avant le coup d’envoi, contre un Togo qualifié in extremis pour la phase finale. Et cet écart semblait se confirmer rapidement. Le trio offensif des Eléphants Zaha-Kodjia-Kalou, lancé par Seri, s’est mis en évidence au bout de 10 minutes : effaçait deux Togolais et trouvait Kodjia dans l’axe. Face à Agassa, son ancien coéquipier à Reims, l’attaquant d’Aston Villa a perdu ce premier duel.

Dans un premier acte joué sur un rythme ralenti, le Togo a présenté une organisation inhabituelle, avec notamment Serge Gakpé arrière droit, Alaixys Romao défenseur central et Floyd Ayité reculé dans l’entrejeu. Pas de quoi troubler les Eperviers toutefois. Au contraire, les hommes de Claude Le Roy ont montré qu’ils n’étaient pas là pour subir. Le premier frisson est venu d’, auteur d’une talonnade parfaite pour lancer Laba dans la surface. Mais l’avant-centre, gêné par Ayité, a envoyé le cuir à côté (24e). Puis, Bebou fixait deux Ivoiriens et transmettait à Dossevi dans le dos de la défense. Cette fois, c’est Sylvain Gbohouo qui a dû sortir au-devant du milieu offensif pour sauvegarder sa cage (30e). Bousculée, la Côte d’Ivoire a répondu via Wilfried Zaha, auteur d’une grosse percussion suivie d’un centre fort difficilement repoussé (33e). Mais juste avant la pause, sur un dernier ballon dans la surface ivoirienne, le Togo réclamait une main de Traoré. L’arbitre M. Eric Otogo-Castane n’a pas bronché. Après 45 minutes, c’est bien le Togo qui laissait la meilleure impression.

Au retour des vestiaires, les hommes de Michel Dussuyer ont serré les rangs et repris le contrôle du ballon. Face au bloc togolais, les occasions n’ont toutefois pas été plus franches, ou à peine. Dans un duel à distance entre joueurs expérimentés, Salomon Kalou est apparu très effacé, alors qu’Emmanuel Adebayor s’est démené, pesant sur la défense et exploitant sa grande taille dans le jeu aérien.

Last modified on mardi, 17 janvier 2017 11:21

C’est avec regret que Salif Keita revient sur l’édition de 2000 au Nigeria à laquelle il a pris part avec les Lions sous les ordres de Peter Schnittger, le technicien allemand qui a relancé le football sénégalais au début des années 2000. L’ancien attaquant de Lokeren (Belgique) plaide pour qu’on rende hommage à l’Allemand pour service rendu au foot sénégalais. Rassuré par l’équipe d’Aliou Cissé, il soutient que pour remporter le titre il faut passer sur la peau des favoris.

17 ans après, Salif Keïta a toujours en travers de la gorge le quart de finale de Can perdu par le Sénégal face au Nigeria dans « l’enfer du stade de Surulere » à Lagos. « On aurait pu remporter le trophée cette année-là si la Caf avait pris ses responsabilités », regrette l’ancien buteur de Lokeren (Belgique). Salif Keïta fait référence à l’envahissement de terrain qui avait suivi l’égalisation nigériane par le 2ème but (94ème mn) du bondissant Julius Agahowa qui avait déjà égalisé (84ème mn) après que Khalilou Fadiga eut joliment ouvert le score dès la 7ème mn. Un envahissement que les responsables du football africain tous présents sur les lieux, Issa Hayatou le président de la Caf en tête, avaient fait semblant de n’avoir pas vu. Dans tous les cas, les Super Eagles avaient profité de cette interruption qui avait déstabilisé les Lions pour filer en demi-finale.

« Rendre hommage à Peter Schnittger » 
Si, aujourd’hui encore, Salif Keïta nourrit des regrets pour cette équipe alors « constituée à 80% de joueurs locaux », il n’en garde pas moins un souvenir « grandiose ». Surtout que les Lions n’avaient pas alors de sponsors et évoluaient tantôt avec Erea tantôt avec Adidas, et même une fois avec les deux. L’occasion pour Salif de saluer le travail abattu par le technicien Peter Schnittger. « C’est lui qui est à la base du renouveau de l’équipe nationale. C’est sur ce qu’il a bâti que le reste s’est appuyé. Il faut lui rendre hommage haut et fort et en lettres capitales », selon l’ancien joueur.

« Représenter son pays à une Can, c’est le rêve de tous les footballeurs ; mais peu le réalisent ». Pour Salif Keïta actuellement membre du staff technique de Diambars, « la vie en équipe nationale, surtout pendant la Can, est très différente de celle en club. Ici on vit ensemble pendant un mois avec tout ce que cela représente de bien mais aussi de risques. Cette intimité peut créer de solides liens ». Comme ceux qui l’unissent à Mbaye Badji avec qui il a toujours partagé la chambre en équipes nationales chez les jeunes ainsi qu’en A comme lors de cette Can 2000. D’ailleurs, ajoute l’ancien avant-centre des Lions, « aujourd’hui encore, nous sommes ensemble à Diambars et nous nous comprenons rien qu’en nous regardant ».

« Pour gagner, il faut battre les meilleurs »
Pour cette Can 2017, Salif Keïta soutient qu’un seul objectif est à viser : remporter le trophée. Selon lui, « Aliou Cissé est sur la bonne voie. Ses joueurs, comme Sadio, Diao Baldé, Kouyaté ou Gana font des merveilles en Europe avec leurs clubs. En plus, il y a un patron dans chaque ligne ». Ce qui lui fait dire que le Sénégal a des chances cette fois, même si sa poule est difficile. « Pour gagner, il faut battre les meilleurs », rappelle-t-il à ses cadets qui baignent dans de bien meilleures conditions qu’eux. Salif Keïta se souvient d’ailleurs qu’à cette Can 2000, après le match perdu (0 – 1) face à l’Egypte, Hossam Hassan, le capitaine des Pharaons, avait été obligé de lui restituer le maillot sénégalais qu’il avait échangé avec le sien au coup de sifflet final. Motif ? « On avait qu’un seul maillot vert qu’il fallait donc conserver pour la suite au cas où… », répond-il. Autant dire, comparé à la période actuelle, que c’était vraiment le temps des vaches maigres.

B. K. N.

Last modified on mardi, 17 janvier 2017 11:16

C’est avec regret que Salif Keita revient sur l’édition de 2000 au Nigeria à laquelle il a pris part avec les Lions sous les ordres de Peter Schnittger, le technicien allemand qui a relancé le football sénégalais au début des années 2000. L’ancien attaquant de Lokeren (Belgique) plaide pour qu’on rende hommage à l’Allemand pour service rendu au foot sénégalais. Rassuré par l’équipe d’Aliou Cissé, il soutient que pour remporter le titre il faut passer sur la peau des favoris.

17 ans après, Salif Keïta a toujours en travers de la gorge le quart de finale de Can perdu par le Sénégal face au Nigeria dans « l’enfer du stade de Surulere » à Lagos. « On aurait pu remporter le trophée cette année-là si la Caf avait pris ses responsabilités », regrette l’ancien buteur de Lokeren (Belgique). Salif Keïta fait référence à l’envahissement de terrain qui avait suivi l’égalisation nigériane par le 2ème but (94ème mn) du bondissant Julius Agahowa qui avait déjà égalisé (84ème mn) après que Khalilou Fadiga eut joliment ouvert le score dès la 7ème mn. Un envahissement que les responsables du football africain tous présents sur les lieux, Issa Hayatou le président de la Caf en tête, avaient fait semblant de n’avoir pas vu. Dans tous les cas, les Super Eagles avaient profité de cette interruption qui avait déstabilisé les Lions pour filer en demi-finale.

« Rendre hommage à Peter Schnittger » 
Si, aujourd’hui encore, Salif Keïta nourrit des regrets pour cette équipe alors « constituée à 80% de joueurs locaux », il n’en garde pas moins un souvenir « grandiose ». Surtout que les Lions n’avaient pas alors de sponsors et évoluaient tantôt avec Erea tantôt avec Adidas, et même une fois avec les deux. L’occasion pour Salif de saluer le travail abattu par le technicien Peter Schnittger. « C’est lui qui est à la base du renouveau de l’équipe nationale. C’est sur ce qu’il a bâti que le reste s’est appuyé. Il faut lui rendre hommage haut et fort et en lettres capitales », selon l’ancien joueur.

« Représenter son pays à une Can, c’est le rêve de tous les footballeurs ; mais peu le réalisent ». Pour Salif Keïta actuellement membre du staff technique de Diambars, « la vie en équipe nationale, surtout pendant la Can, est très différente de celle en club. Ici on vit ensemble pendant un mois avec tout ce que cela représente de bien mais aussi de risques. Cette intimité peut créer de solides liens ». Comme ceux qui l’unissent à Mbaye Badji avec qui il a toujours partagé la chambre en équipes nationales chez les jeunes ainsi qu’en A comme lors de cette Can 2000. D’ailleurs, ajoute l’ancien avant-centre des Lions, « aujourd’hui encore, nous sommes ensemble à Diambars et nous nous comprenons rien qu’en nous regardant ».

« Pour gagner, il faut battre les meilleurs »
Pour cette Can 2017, Salif Keïta soutient qu’un seul objectif est à viser : remporter le trophée. Selon lui, « Aliou Cissé est sur la bonne voie. Ses joueurs, comme Sadio, Diao Baldé, Kouyaté ou Gana font des merveilles en Europe avec leurs clubs. En plus, il y a un patron dans chaque ligne ». Ce qui lui fait dire que le Sénégal a des chances cette fois, même si sa poule est difficile. « Pour gagner, il faut battre les meilleurs », rappelle-t-il à ses cadets qui baignent dans de bien meilleures conditions qu’eux. Salif Keïta se souvient d’ailleurs qu’à cette Can 2000, après le match perdu (0 – 1) face à l’Egypte, Hossam Hassan, le capitaine des Pharaons, avait été obligé de lui restituer le maillot sénégalais qu’il avait échangé avec le sien au coup de sifflet final. Motif ? « On avait qu’un seul maillot vert qu’il fallait donc conserver pour la suite au cas où… », répond-il. Autant dire, comparé à la période actuelle, que c’était vraiment le temps des vaches maigres.

B. K. N.

Les dirigeants du club de West Ham, qui se sont entretenus avec leurs homologues de l’OM ce lundi, sont disposés à vendre Dimitri Payet. C’est le début de la fin entre West Ham United et Dimitri Payet. Une réunion s’est tenue ce lundi matin entre les dirigeants de West Ham et leurs homologues olympiens à Londres. Le club anglais s’est montré ouvert à une vente de Dimitri Payet. Mais aucune nouvelle offre n’a été formulée par l’OM, qui avait proposé 22M€ +3M€ de bonus la semaine dernière. La balle est maintenant dans le camp de Jacques-Henri Eyraud, le président marseillais, qui était accompagné au rendez-vous par Andoni Zubizarreta, le directeur sportif. Le club phocéen devrait formuler une nouvelle offre dans les prochains jours, voire les prochaines heures. Si elle convient aux Hammers, ils ne retiendront pas l’international français, déjà d’accord pour rejoindre son ancien club (2013-2015).

La République démocratique du Congo bat le Maroc et s’empare de la tête du groupe C de la Can 2017 basé à Oyem. Les Congolais se sont imposés sur la plus petite des marques face aux Lions de l’Atlas grâce à une réalisation de Junior Kabananga à la 55e minute. La RDC qui a fini la rencontre à 10 après l’expulsion de Lomalisa Mutambala, a contenu les assauts des Marocains, malgré les 6 minutes de temps additionnels.

Les résultats du jour :
Côte d’Ivoire 0-0 Togo
RD Congo 1-0 Maroc

@lesoleilonline

Last modified on lundi, 16 janvier 2017 21:10

Championne d’Afrique en titre, la Côte d'Ivoire a été tenue en échec ce lundi face au Togo (0-0) pour son entrée en lice dans la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations Gabon 2017. Dans cette rencontre, les Ivoiriens se sont montrés plus offensifs mais ont laissé des espaces en contre pour des Togolais. Ces derniers qui comptaient énormément sur leur attaquant vedette Emmanuel Adébayor, sans club, se contentent du partage de point dans ce premier match du groupe C.

@lesoleilonline

Last modified on lundi, 16 janvier 2017 18:28

« Le mérite de cette victoire revient aux joueurs. Ils ont été braves, des combattants face à une belle équipe de Tunisie. On a marqué 2 buts sur balle arrêtée et c’est important dans ce genre de compétition. On a réussi une bonne première mi-temps, même si après la pause c’était plus difficile. Je suis satisfait de cette victoire puisque c’est important de gagner d’entrée.

Mon objectif dans ce match, comme toujours, c’est de gagner ; pas de dominer. La Tunisie nous a dominés, mais nous avons gagné. C’est une équipe avec beaucoup de joueurs de qualité.

Par moments, nous avons très mal défendu. Il faut une bonne assise défensive pour aller loin dans ce genre de compétition. La finalité des remplacements, c’est de chercher comment faire pour gagner, pas pour faire plaisir ».
Recueillis par B. K. N.

Jusqu’à hier, le Sénégal n’avait mieux fait face à la Tunisie, en phase finale de Can, que match nul (3 fois). L’autre fois, c’était une défaite en quart de finale de l’édition … tunisienne en 2004, « dans le brouillard de Radès » (1 – 0). De quoi faire passer les Aigles de Carthage pour les bêtes noires des Lions. Mais comme tout a une fin, et puisque tout finit par arriver à qui sait se donner les moyens de ses ambitions, le Sénégal a réussi hier à prendre le dessus sur l’un de ses cauchemars en Afrique. Et de la plus belle des manières ! Même si dans le jeu, ce n’était pas rose. Heureusement que dans la cage sénégalaise, il y avait un Abdoulaye Diallo qui a sauvé trois face-à-face avec les Tunisiens. Sinon, comme l’a dit le coach sénégalais Aliou Cissé après le match, « la finalité c’est de gagner ». Et ses garçons l’ont fait. Là où des générations pas forcément moins talentueuses avaient échoué, eux ont réussi le coup parfait.

Le jeu intérieur

16 Jan 2017
34 times

La Can, une vraie chance pour les situations politiques intérieures ? Ils sont nombreux, ces pays participant à la Can avec des situations intérieures tendues marquées par des troubles socio-politiques. Alors la Coupe d’Afrique comme anesthésie pour baisser la tension intérieure ? Que ce soit le pays organisateur, le Gabon, ou le champion en titre, la Côte d’Ivoire, ou encore la République démocratique du Congo et même la Guinée-Bissau, ces nations espèrent que cette compétition pourra, le temps d’un mois, faire oublier ou taire les dissensions politiques et sociales. C’est là, une force du football, capable de créer des oppositions, qui rassemble tout un pays, un continent.

Le Gabon, organisateur de cette Can, est, sans doute, le pays qui s’attend le plus à des retombées…..politiques de la compétition. Se déroulant dans une période politique particulière, c’est-à-dire post-électorale, la Can a cristallisé toutes les attentions dans ce pays, du côté du pouvoir comme de l’opposition. Chacune des parties essayant de tirer profit d’une déconvenue de l’autre. Si pour la cérémonie d’ouverture, il n’y avait pas eu grand monde au Stade de l’Amitié de Libreville, laissant penser à une réussite du boycott lancé par l’opposition, la ferveur qu’il y a eu lors du but de Pierre-Emerick Aubameyang montre que le football pourrait reléguer au second plan la crise qui sévit dans ce pays. Dans la politique africaine, le football n’est jamais hors-jeu et vice versa. Mais, attention à un retour de bâtons. Cette Can n’est qu’une anesthésie qui panse la plaie mais ne la guérit pas totalement. En cas de victoire finale, il y a un gain politique à récupérer. Mais en cas de déconvenue, ce sera un mot de plus sur les maux des pays concernés.

Ainsi, c’est qu’après la compétition qu’on saura si la fracture politique et sociale est totalement refermée……

Par Oumar NDIAYE

Comme l’on lui demandait après la victoire sénégalaise si c’était rassurant pour une équipe de voir son gardien de but désigné « homme du match », Abdoulaye Diallo a répliqué qu’une équipe « doit pouvoir compter sur son portier comme sur tous ses autres joueurs ». Et hier, il a légitimement été désigné Homme du match, tant le gardien de but de Rizespor Kulubü (Turquie) a été déterminant. A 2 – 0 et par 3 fois, il a mis en échec les avants tunisiens alors qu’une réduction du score aurait totalement changé le cours du match. Selon son coach, il « n’a pas eu grand-chose à faire lors des éliminatoires. Mais face à la Tunisie, il a été à la hauteur. Contrairement aux quatre défenseurs qui ont commis beaucoup d’erreurs ».

Un bon gardien de but, c’est parfois aussi de la baraka. Et hier Abdoulaye Diallo en a eu plus qu’à son tour. Les rares fois où il a été pris à défaut, ses montants l’ont sauvé. En plus, les attaquants tunisiens ont fait d’une maladresse rare. Il était écrit que le Sénégal mettrait fin hier à sa série noire face aux Aigles de Carthage. Si Sadio Mané et Kara, les deux buteurs du jour y ont grandement contribué, Abdoulaye Diallo y a été pour beaucoup pour avoir gardé inviolées ses cages.

B. K. N.

Le « ballon d’or » africain 2016, l’Algérien Riyad Mahrez, avait face à lui, hier à Franceville, l’un des tout meilleurs africains évoluant sur le continent, le Zimbabwéen Khama Billat (Mamelodi Sundowns) qui a fini sur le podium continental. Cela ne pouvait donc que faire des étincelles. Si l’Algérien a été assez discret dans le jeu, il a été cependant déterminant au score pour avoir frappé d’entrée et clôturé la marque, sortant son équipe d’une bien mauvaise passe.

Confirmant du coup sa consécration de l’année dernière, même si actuellement avec son club de Leicester, ce n’est plus la grande forme. Quant au Zimbabwéen, il a été étincelant, donnant le tournis à ses vis-à-vis à chacun de ses départs balle au pied et mettant plus d’une fois au supplice Mbolhi, le portier algérien. Mais comme presque tous ses coéquipiers, il a perdu des ballons précieux. Notamment ce qui aurait pu être la balle de 3 – 1, s’il n’avait pas oublié de servir Mahachi, idéalement démarqué face aux buts adverses. Et c’est sur le contre que l’Algérie a égalisé grâce à … Mahrez.

B. K. N.

Last modified on lundi, 16 janvier 2017 11:45

Les « grands » à la peine

16 Jan 2017
31 times

Le Gabon, pays hôte de la 31ème édition de la Can qui se fait chahuter d’entrée par le « grand commençant », la Guinée Bissau qui disputait là son tout premier match en phase finale. Et dans la même poule A domiciliée à Libreville, le Cameroun qui s’en tire à plutôt bon compte contre un Burkina Faso qui a fini très fort la partie. Puis hier, à Franceville, l’Algérie favorite au sacre comme presque toujours qui ne sauve le point du nul qu’à 9 mn du terme d’une partie que le Zimbabwe, Petit Poucet du Groupe B, a jouée sans complexe aucun ! Décidément, cette Can marche d’entrée sur la tête. Tous les « grands » ont peiné pour s’en sortir avec … un nul. On avait dit avant le début de la compétition qu’elle serait ouverte comme elle ne l’avait plus été depuis plusieurs éditions. Les premiers matches ont confirmé cet a priori.

  Qu’en sera-t-il à compter d’aujourd’hui avec l’entrée en lice à Oyem du Groupe C ? On va bientôt le savoir. En tout cas, au vu de ce qui s’est jusqu’ici passé, la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, a intérêt à surveiller ses arrières. Car, face à elle, se dressera le Togo d’Emmanuel Adebayor, qualifié in extremis à cette compétition et qui entend brouiller les cartes en attendant de jouer les premiers rôles, dans deux ans au Cameroun. C’est, en effet, l’échéance que s’est fixée son coach Claude Le Roy, pour « boucler la boucle africaine, là où l’aventure avait commencé », en 1986. Idem pour la Rd Congo, troisième il y a deux ans en Guinée équatoriale et qui devra se méfier des Lions de l’Atlas marocains emmenés par le nouveau « Sorcier blanc », Hervé Renard, qui concourt pour un inédit troisième titre continental avec 3 équipes différentes (après la Zambie en 2012 et la Côte d’ivoire en 2015).

B. K. N.

Last modified on lundi, 16 janvier 2017 11:45

C’est un président de la Fsf très content qui a salué la victoire des Lions, hier face aux Aigles de Carthage. « Nous avons battu la Tunisie à la Tunisienne », a-t-il déclaré en référence au réalisme dont ont fait preuve les joueurs d’Aliou Cissé. « D’habitude, les Tunisiens nous posent beaucoup de problèmes. Même quand on les dominait, ils arrivaient à s’en sortir ». Hier donc, la boule a tourné. Sans avoir été dominateurs, les Lions ont fini par avoir le dernier mot. En marquant 2 buts comme c’est devenu presqu’une habitude, et surtout en ne concédant pas de but. « Ce qui n’arrivait pas aussi souvent », selon le président Me Augustin Senghor.

  C’est la preuve, selon le président de la FSF, que cette équipe est en train de franchir un cap et a ainsi confirmé la tendance enclenchée depuis quelques deux ans. L’équipe a, par exemple, su « sauvegarder l’essentiel dans les moments difficiles de ce match ». Ce qui lui fait dire qu’elle est en net progression. Mais, « il faut oublier ce match et penser aux deux prochains », contre le Zimbabwe et face à l’Algérie qui se sont neutralisés (2-2) hier. L’objectif, plus que jamais, d’après Me Senghor, « c’est de disputer les quarts de finale. Ce que le Sénégal n’a plus fait depuis plus de 10 ans », en 2006 en Egypte. Cependant, la suite promet d’être aussi difficile que cette entrée en matière. « Les équipes qu’on considérait comme les cendrillons sont là et bien là. Il y a un nivellement de valeurs » tel que rien n’est acquis d’avance. Heureusement que, côté sénégalais, « il y a une génération de joueurs qui veut montrer ce qu’elle vaut ». Sur ce qu’ils ont montré hier, il y a de la place pour réussir quelque chose de bien, même si tout n’a pas été parfait.

B. K. N.

Last modified on lundi, 16 janvier 2017 11:44

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