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Sports (3631)

Sport

A la veille de l’ouverture des Jeux de la Francophonie en Côte d’Ivoire, la délégation artistique conduite par le directeur de la Francophonie, avec 11 disciplines, est arrivée ce mardi, à Abidjan. Elle a été suivie par les sportifs ce mercredi, avec pour mission une bonne participation à ce rendez-vous des pays ayant en partage la langue française. A quelques heures du démarrage, le Village des Jeux a été officiellement ouvert par le vice-président de Côte d’Ivoire.

(Abidjan – Côte d’Ivoire) : Pour les besoins des 8èmes Jeux de la Francophonie, le gouvernement ivoirien a mis les bouchées doubles pour une parfaite organisation de cet important évènement sportif et culturel. Cette vision s’est traduite par la création d’un département spécifiquement dédié aux Jeux ainsi que la construction et la réhabilitation d’infrastructures culturelles et sportives. Hier, le vice-président de la Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan, a procédé à la remise officielle des clefs du Village Akwaba (bienvenue en langue locale) en présence de représentants de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), des membres du comité national d’organisation et d’officiels ivoiriens. En érigeant un Village des Jeux, le vice-président déclare que l’Etat ivoirien a pour ambition d’offrir aux athlètes et aux artistes un cadre d’hébergement confortable, sécurisé à même de permettre aux participants de mettre en valeur tout leur talent et leur savoir-faire. Le Village Akwaba est un joyeux composé de 33 bâtiments de R+2, d’un restaurant de 2.000 places et d’airs de jeux et de sports. Il s’agit, selon M. Duncan, d’un projet structurant de développement économique et social, associant fortement la jeunesse et la création d’emplois directs en faveur des jeunes notamment.

Les Jeux, c’est aussi la réhabilitation d’infrastructures culturelles et sportives dont le stade Félix Houphouët-Boigny. Tous ces efforts du gouvernement ivoirien ont pour but de célébrer la fraternité, la diversité et la solidarité dans l’espace francophone.
Au total, quelque 4.000 jeunes venus de 84 Etats prennent part aux 8èmes Jeux de la Francophonie pour célébrer le sport, la culture, la création artistique et le numérique. Le Sénégal est représenté par une forte délégation de sportifs et d’artistes. Pour le volet culture, la direction de la Francophonie, maître d’œuvre, n’a ménagé aucun effort pour mettre les artistes des 11 disciplines dans de bonnes conditions de participation et de compétition.

Correspondance particulière de Assane DIA

Les incidents survenus, samedi dernier, lors de la finale de la Coupe de la Ligue entre l’Us Ouakam et le Stade de Mbour constituent les derniers d’une série d’événements malheureux qui ont lieu dans cette infrastructure. Une situation que les autorités de la Commune de Sicap Liberté qui abrite l’infrastructure ont déplorée en conférence de presse hier

Pour le maire, Santi Sène Agne, les valeurs olympiques que prône le sport doivent guider les acteurs dans leurs agissements pour une bonne tenue des manifestations. Des valeurs qui tournent autour de la fraternité, du partage, du fair-play, du respect du vis-à-vis, de l’acceptation de la supériorité de l’autre, entre autres. Les incidents du week-end renseignent à suffisance selon lui, sur le degré d’intolérance dont font montre certains acteurs du monde sportif. Les riverains du stade pâtissent continuellement des différents incidents. Des désagréments qui vont des nuisances sonores aux casses de voitures en passant par des blessures dans la population ou encore, des boutiques qui sont obligées de se fermer le temps des manifestations.

Pourtant, l’édile de la localité souligne que « la commune n’a aucune emprise sur ce qui se décide concernant le stade ». Il estime que le stade Demba Diop est « un stade national dont la gestion nous dépasse » alors que ce sont les habitants de la commune qui sont les premiers affectés par les actes de violence qui s’y déroulent. D’où son plaidoyer pour que la commune soit associée dans la gestion de l’infrastructure. « Nous voulons être associés aux côtés de l’Etat et des organisateurs pour décider des mesures en particulier sécuritaires » à prendre et amoindrir les risques. Il n’a pas manqué d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur « le traumatisme que subissent les populations » qui sont dans la psychose de la violence lors des grands événements. Il plaide même pour que ces manifestations d’envergure nationale soient organisées au stade Léopold Sédar Senghor ; en attendant que Demba Diop soit remis aux normes sécuritaires. Il a tout de même précisé qu’il ne souhaite pas une démolition ou une délocalisation de l’infrastructure.

Avec ces incidents, Santi Sène Agne, par ailleurs membre du Comité national olympique, a estimé qu’il n’est pas indiqué, dans le contexte actuel, d’organiser des matchs du prochain Afrobasket masculin au stadium Marius Ndiaye. Une manifestation co-organisée par le Sénégal avec la Tunisie du 8 au 16 septembre prochain.

Ousseynou POUYE

 

Le ministre Matar Bâ a procédé, hier au Stade Léopold Sédar Senghor, à la remise du drapeau national à la délégation qui va représenter le Sénégal aux 8ème Jeux de la Francophonie, en Côte d’Ivoire.

C’est un véritable défi que le ministre des Sports Matar Bâ a lancé aux athlètes devant représenter le Sénégal à la 8ème édition des Jeux de la Francophonie, du 21 au 30 juillet 2017 en Côte d’Ivoire. « Je serai avec vous à la cérémonie d’ouverture. Et je vous accueillerai à votre retour, avec beaucoup de médailles ». Matar Bâ s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de remise du drapeau national auxdits athlètes, hier à la salle Abdoul Wakhab Barka Bâ du Stade Léopold Sédar Senghor. Selon lui, l’Etat a tout mis en place pour une bonne préparation et une participation dans les meilleurs conditions : « le président n’accepte pas que des ambassadeurs du Sénégal ne soient pas dans de bonnes conditions ».

Donnant des conseils aux athlètes, il leur a demandé de représenter dignement le Sénégal, en adoptant des attitudes qui reflètent les valeurs du pays. « Vous devez faire preuve de courage, de dignité et d’humilité sur et en-dehors du terrain ». Par ailleurs, il leur a rappelé le privilège qu’ils ont d’avoir été choisis parmi des milliers d’athlètes.

Cependant, le ministre déclare n’avoir aucune appréhension quant à leur comportement : « Vous êtes passés entre les mains de très bons formateurs ». Le secrétaire général du Comité nation olympique sénégalais, Seydina Omar Diagne, les a, de son côté, exhorté à avoir un comportement exemplaire.

« Il y aura cinquante pays représentés en Côte d’Ivoire. Nous devrons montrer l’exemple». Pour lui, le Sénégal ne devra pas faire moins qu’en 2013, lors des Jeux de la Francophonie de Nice : « Le Sénégal a été classé 6ème, un seul pays africain nous a devancé au classement (le Maroc) ».

D’autre part, il a appelé les dirigeants à rappeler aux athlètes les efforts consentis par l’Etat : « Lors des derniers Jeux olympiques, chaque athlète a reçu 3 millions de FCfa, alors que dans les textes l’athlète a droit à 10.000 FCfa par jour ».

Habib Gaye

Suite au drame de samedi dernier, Mbour enterre aujourd’hui ses morts.Les familles ont finalement reçu hier dans la soirée les corps des victimes après les formalités d’usage et vont pouvoir procéder aux inhumations ce mardi.

Mbour est encore sous le choc. Les populations n’arrivent toujours pas à se remettre de ce drame qui a coûté la vie à huit de ses fils. Dans les différents quartiers (11 Novembre, Thiocé, Château d’eau, Diamaguène), les populations continuent de pleurer ces vies qui ont été ôté prématurément lors de cette finale de la honte. Quarante huit heures après cette soirée macabre, les familles continuent de vivre dans l’angoisse, accentuée par cette attente insupportable pour ces pères, mères et oncle qui ne peuvent encore commencer leur deuil malgré le ballet ininterrompu de proches venus les soutenir durant ces moments difficiles. Cette longue attente est due au fait que les corps des défunts, pour des besoins médico-légaux, avaient été soumis aux experts pour des examens afin de déterminer la nature et la cause de leur décès. Ces procédures terminées, les corps ont été restitués aux familles. La levée du corps s’est déroulée hier, à l’hôpital Aristide le Dantec, en présence du ministre des Sports, Matar Bâ, du ministre directeur de cabinet du président de la République, Me Oumar Youm, du président du Stade de Mbour, Saliou Samb, de Mbaye Diouf Dia et de plusieurs autres personnalités et proches des victimes.

A cette occasion, de nombreux hommages ont été rendus aux disparus. Après les formalités d’usage, les huit dépouilles ont été convoyées à Mbour, dans une très grande discrétion. En effet, le drame de samedi a suscité une très vive émotion dans la capitale de la Petite côte et pour éviter tout mouvement de foule de nature à provoquer des débordements, les proches des victimes ont, de commun accord avec les autorités du club et de la ville, décidé que les corps soient acheminés à intervalles réguliers.

Au quartier 11 Novembre de Mbour, la maison de Mamadou Fall, policier à la retraite, et père d’Oulimata Fall, victime de ce drame, n’a pas désempli depuis samedi. La longue attente n’a fait qu’accroitre la souffrance. Stoïque, sa mère, Adji Penda Bâ, entourée de proches venus la réconforter, dit s’en remettre au Seigneur. « On a peine à contenir tout le monde qui défile depuis l’annonce de la nouvelle. C’est terrible, mais c’est la volonté divine, on ne peut que s’y plier », a dit son oncle Cheikh Bâ. Selon lui, l’inhumation est prévue dans la matinée de ce mardi. La même ambiance est perceptible chez les autres victimes, à savoir Baba Seydi Diouf, Khalifa Mbaye, Boucounta Sow, Assane Mar Dione, Charles de Gaule Ngom, Assane Faye et Niokhor Diouf.

Les enterrements sont prévus ce mardi. Cependant, la famille de feu Khalifa Mbaye, dont le corps est venu en premier, a préféré inhumer son fils dès son arrivée, au cimetière du quartier 11 Novembre.

S. O. FALL

La cérémonie de levée du corps des huit personnes ayant perdu la vie au stade Demba Diop a eu lieu hier à la morgue de l’hôpital Principal de Dakar. Elle s’est déroulée sous la présence de plusieurs autorités.

Matar Bâ, ministre des Sports :
« L’Etat a alerté tous ses services pour accompagner nos concitoyens. Le président de la République présente ses condoléances aux familles éplorées. Les mesures seront prises pour que justice soit rendue. Une telle chose ne doit plus se reproduire dans ce pays ».

Me Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football :
« C’est une très grande tristesse que je ressens. Ce match devait être une belle fête. Malheureusement, des personnes qui n’ont rien à faire dans le sport s’y sont incrustées. Je présente mes condoléances aux familles des disparus. Il faudra prendre les mesures nécessaires pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Nous avons pris des mesures en suspendant l’Uso de toutes les compétitions de la Fédération. C’est une mesure provisoire, en attendant la décision de la Commission de discipline de la Fédération qui se réunira sous peu ».

Saliou Samb, président du Stade de Mbour :
« Le Sénégal est une famille, nous présentons nos condoléances à tout le pays. Nous souffrons dans la dignité et la sérénité. Nous avons décidé de ne pas ramener les huit corps ensemble à Mbour pour ne pas rajouter de l’émotion à la situation. Nous allons faire la levée du corps ensemble symboliquement. Les corps partiront séparément. Samedi, nous nous retrouveront au Stade Caroline Faye pour communier, prier pour nos morts. Le président s’est engagé pour que justice soit faite et nous espérons que ce sera le cas ».

Propos recueillis par Habib Gaye

A la suite du drame qui a endeuillé le football sénégalais, plus particulièrement les supporters du Stade de Mbour, la Fifa et la Caf ont adressé des lettres de condoléances au président de la Fédération sénégalaise de football et de la Ligue pro. Gianni Infantino et Ahmad Ahmad ont transmis leurs condoléances les plus sincères aux familles des victimes en ces moments douloureux. Ces condoléances ont été adressées aussi au peuple sénégalais et aux plus hautes autorités du pays.

Fréquence, période de compétition, pays qualifiés : la Coupe d’Afrique des nations (Can) pourrait bénéficier d’une nouvelle formule à l’issue d’un colloque de deux jours de la Confédération africaine, qui débute mardi au Maroc en présence du président de la Fifa, Gianni Infantino.

Lors de son élection à la surprise générale, Ahmad Ahmad, le président de la Caf qui a remplacé l’indéboulonnable Issa Hayatou, s’était engagé à réformer le football continental. Des promesses qui ont donc abouti à cet évènement à Rabat et sera nourri par les réflexions d’anciennes stars africaines (Joseph-Antoine Bell, Rabah Madjer, Jay-Jay Okocha, etc) ou de sélectionneurs (Florent Ibenge, Hervé Renard, Claude Le Roy, etc). Vendredi, un comité exécutif de l’instance, suivi d’une assemblée générale extraordinaire intégrant les 55 pays membres de la Caf, pourrait ensuite adopter les changements.  Actuellement, la Can a lieu tous les deux ans entre janvier et février et les championnats européens, notamment en France et en Angleterre où évoluent de nombreux Africains, se plaignent régulièrement d’être privés de leurs joueurs en milieu de saison. Lors de son long mandat, Hayatou avait toujours refusé de déplacer la Can en juin, arguant qu’à cette saison, il fait trop chaud en Afrique du nord, trop humide en Afrique centrale et trop froid dans le sud.

Ahmad, plus enclin à une certaine ouverture, pourrait faire bouger les choses à la lumière du cas du Cameroun à la Can-2017.

AFP

L’ancien athlète namibien Frankie Fredericks, dont le nom apparaît dans la presse française associé à des soupçons de corruption, a été suspendu à titre provisoire par la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) au sein de laquelle il siégeait, a annoncé lundi l’instance. L’ancien sprinteur a été suspendu à titre provisoire «de sa fonction de membre de Conseil de l’Iaaf et de toute fonction dans l’athlétisme» en attendant les résultats de l’enquête à son encontre, a décidé la commission de discipline de l’Iaaf.

Dans un article daté du samedi 4 mars, le quotidien français Le Monde avance que Frankie Fredericks a reçu un versement de 299.300 dollars (262.000 euros) le jour même de l’attribution des jeux Olympiques par le Comité international olympique (Cio) à Rio, le 2 octobre 2009 à Copenhague. L’ancien sprinteur assure que ce versement a été réalisé «conformément à un contrat daté du 11 mars 2007», «pour services rendus entre 2007 et 2011», et que le paiement «n’a rien à voir avec les jeux Olympiques».

Ce versement provient de la société du fils de l’ancien président de l’Iaaf Lamine Diack, Papa Massata Diack. Ce dernier est accusé d’avoir reçu 1,5 million de dollars (1,31 M Eur) de la part d’un homme d’affaire brésilien, Arthur Cesar de Menezes Soares Filho, trois jours avant le vote.

Peu après sa mise en cause, Fredericks avait démissionné de la présidence de la Commission d’évaluation des jeux Olympiques 2024. Il a été remplacé à ce poste par le Suisse Patrick Baumann.

AFP

Après les incidents meurtriers survenus samedi au stade Demba Diop au cours de la finale de coupe de la Ligue pro, entre l’Uso et le Stade de Mbour, une première sanction est tombée tard dans la soirée de dimanche ; puisque jusqu’à deux heures du matin, les responsables fédéraux et de la Ligue pro étaient en réunion pour adopter une attitude commune. Selon le communiqué qui a sanctionné cette réunion, l’équipe de Ouakam est suspendue à titre conservatoire par le comité d’urgence de la Fédération sénégalaise de football (Fsf). Une décision prise conformément aux dispositions de l’article 15 des statuts de ladite fédération, mais qui n’aura rien à voir avec la procédure qui sera entamée par la commission de discipline de la Ligue pro. Par ailleurs, note le communiqué remis à la presse, la fédération et la Ligue pro ont décidé de se porter partie civile après l’ouverture d’une information judiciaire liée à cette affaire.

Pour rappel, lors de cette finale de la coupe de la Ligue pro, des incidents graves et même mortels ont émaillé la rencontre au cours de laquelle 8 morts et 94 blessés ont été enregistrés à la suite des échauffourées entre supporters ouakamois et mbourois. Ce bilan macabre a été enregistré dans les rangs des supporters du Stade de Mbour ; et selon les premières informations d’enquête, les supporters de l’Uso seraient à l’origine puisque c’est en tentant d’échapper à leur furie que ceux de Mbour ont tenté de franchir le muret de la tribune découverte. Celui-ci sous le poids de la foule désespérée a cédé, entraînant la mort de près d’une dizaine de supporters tous des Mbourois.

C. F. KEITA

L'USO LAVE SES SUPPORTERS ET ACCEPTE LA SANCTION
Sitôt la sentence conservatoire du comité d’urgence de la Fédération sénégalaise de football tombée, les dirigeants de l’Uso ont tenu hier matin une conférence de presse pour s’expliquer sur les tenants et aboutissants du drame qui a endeuillé la communauté sportive, mais également tout le Sénégal. « Nous avons donc organisé cette conférence de presse pour expliquer et présenter nos condoléances aux Mbourois, qui sont nos frères. Nous sommes tous des Sénégalais. Ce qui leur est arrivé nous touche profondément », a dit d’emblée le président du club ouakamois Abdoul Aziz Guéye. A son avis, il y a eu des défaillances qui ont occasionné les morts d’hommes. Et il va plus loin en soulignant que la situation a été envenimée par le jet de grenades lacrymogènes. « Ce ne sont pas les jets de pierres car si on revoit les images et la manière dont les supporters cherchaient à s’échapper, on comprend aisément que la débandade a été créée par les grenades. Et dans le feu de l’action, le mur s’est effondré et a causé des morts. Mais c’est la fumée dégagée par les grenades, que les gens ne pouvaient respirer, qui a aggravé la situation », a persisté Abdoul Aziz Guéye. « Aujourd’hui, il y a mort d’hommes et la police a dégagé en touche en incriminant Ouakam, accusé d’avoir jeté des pierres sur les adversaires. Le procureur ne s’est pas encore prononcé. Mais nous, nous sommes des patriotes. Nous avons accepté la sanction infligée, nous assumons. Mais il y a d’autres faits. On ne doit pas tout mettre sur le dos de Ouakam et dire que c’est fini. On doit interpeller les organisateurs. Les policiers sont venus en nombre insuffisant », a ajouté le président de l’Uso qui souligne au passage que le service d’ordre était insuffisant. « Mais encore une fois, il n’y a pas de bataille rangée entre supporters. On n’a pas vu de couteau sortir pour blesser.

Donc, laissons le procureur poursuivre son enquête et procéder, éventuellement, à des arrestations. Nous compatissons à la douleur qui frappe nos frères et présentons les condoléances aux familles éplorées. Ouakam déplore les incidents, les victimes sont nos frères et sœurs ».

MBOUR : LES VICTIMES ENTERRÉES AUJOURD’HUI
Uso Mbour DrameSuite au drame de samedi dernier, Mbour enterre aujourd’hui ses morts. Les familles ont finalement reçu hier dans la soirée les corps des victimes après les formalités d’usage et vont pouvoir procéder aux inhumations ce mardi.

Mbour est encore sous le choc. Les populations n’arrivent toujours pas à se remettre de ce drame qui a coûté la vie à huit de ses fils. Dans les différents quartiers (11 Novembre, Thiocé, Château d’eau, Diamaguène), les populations continuent de pleurer ces vies qui ont été ôté prématurément lors de cette finale de la honte. Quarante huit heures après cette soirée macabre, les familles continuent de vivre dans l’angoisse, accentuée par cette attente insupportable pour ces pères, mères et oncle qui ne peuvent encore commencer leur deuil malgré le ballet ininterrompu de proches venus les soutenir durant ces moments difficiles. Cette longue attente est due au fait que les corps des défunts, pour des besoins médico-légaux, avaient été soumis aux experts pour des examens afin de déterminer la nature et la cause de leur décès. Ces procédures terminées, les corps ont été restitués aux familles. La levée du corps s’est déroulée hier, à l’hôpital Aristide le Dantec, en présence du ministre des Sports, Matar Bâ, du ministre directeur de cabinet du président de la République, Me Oumar Youm, du président du Stade de Mbour, Saliou Samb, de Mbaye Diouf Dia et de plusieurs autres personnalités et proches des victimes.

A cette occasion, de nombreux hommages ont été rendus aux disparus. Après les formalités d’usage, les huit dépouilles ont été convoyées à Mbour, dans une très grande discrétion. En effet, le drame de samedi a suscité une très vive émotion dans la capitale de la Petite côte et pour éviter tout mouvement de foule de nature à provoquer des débordements, les proches des victimes ont, de commun accord avec les autorités du club et de la ville, décidé que les corps soient acheminés à intervalles réguliers.

Au quartier 11 Novembre de Mbour, la maison de Mamadou Fall, policier à la retraite, et père d’Oulimata Fall, victime de ce drame, n’a pas désempli depuis samedi. La longue attente n’a fait qu’accroitre la souffrance. Stoïque, sa mère, Adji Penda Bâ, entourée de proches venus la réconforter, dit s’en remettre au Seigneur. « On a peine à contenir tout le monde qui défile depuis l’annonce de la nouvelle. C’est terrible, mais c’est la volonté divine, on ne peut que s’y plier », a dit son oncle Cheikh Bâ. Selon lui, l’inhumation est prévue dans la matinée de ce mardi. La même ambiance est perceptible chez les autres victimes, à savoir Baba Seydi Diouf, Khalifa Mbaye, Boucounta Sow, Assane Mar Dione, Charles de Gaule Ngom, Assane Faye et Niokhor Diouf.

Les enterrements sont prévus ce mardi. Cependant, la famille de feu Khalifa Mbaye, dont le corps est venu en premier, a préféré inhumer son fils dès son arrivée, au cimetière du quartier 11 Novembre.

S. O. FALL

LEVÉE DE CORPS DES 8 SUPPORTERS
La cérémonie de levée du corps des huit personnes ayant perdu la vie au stade Demba Diop a eu lieu hier à la morgue de l’hôpital Principal de Dakar. Elle s’est déroulée sous la présence de plusieurs autorités.

Matar Bâ, ministre des Sports :
« L’Etat a alerté tous ses services pour accompagner nos concitoyens. Le président de la République présente ses condoléances aux familles éplorées. Les mesures seront prises pour que justice soit rendue. Une telle chose ne doit plus se reproduire dans ce pays ».

Me Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football :
« C’est une très grande tristesse que je ressens. Ce match devait être une belle fête. Malheureusement, des personnes qui n’ont rien à faire dans le sport s’y sont incrustées. Je présente mes condoléances aux familles des disparus. Il faudra prendre les mesures nécessaires pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Nous avons pris des mesures en suspendant l’Uso de toutes les compétitions de la Fédération. C’est une mesure provisoire, en attendant la décision de la Commission de discipline de la Fédération qui se réunira sous peu ».

Saliou Samb, président du Stade de Mbour :
« Le Sénégal est une famille, nous présentons nos condoléances à tout le pays. Nous souffrons dans la dignité et la sérénité. Nous avons décidé de ne pas ramener les huit corps ensemble à Mbour pour ne pas rajouter de l’émotion à la situation. Nous allons faire la levée du corps ensemble symboliquement. Les corps partiront séparément. Samedi, nous nous retrouveront au Stade Caroline Faye pour communier, prier pour nos morts. Le président s’est engagé pour que justice soit faite et nous espérons que ce sera le cas ».

Propos recueillis par Habib Gaye

CONDOLÉANCES DE LA FIFA ET DE LA CAF
A la suite du drame qui a endeuillé le football sénégalais, plus particulièrement les supporters du Stade de Mbour, la Fifa et la Caf ont adressé des lettres de condoléances au président de la Fédération sénégalaise de football et de la Ligue pro. Gianni Infantino et Ahmad Ahmad ont transmis leurs condoléances les plus sincères aux familles des victimes en ces moments douloureux. Ces condoléances ont été adressées aussi au peuple sénégalais et aux plus hautes autorités du pays.

Dans les instants qui ont suivi les incidents (qui se sont poursuivis aux alentours du stade entre supporters et forces de l’ordre), un ballet incessant des ambulances a été noté pour évacuer les blessés dans les différentes structures de santé de la capitale. Deux sites ont été particulièrement ciblés pour la prise en charge des blessés : il s’agit de l’Hôpital Principal et de l’Hôpital général de Grand-Yoff. Deux structures sanitaires où ont été acheminés les blessés et les corps. L’ex-Cto a été le premier réceptacle des blessés et même des victimes. Un tour sur les lieux où quelques informations ont été glanées a permis de savoir que les premiers soins y ont été délivrés aux patients avant que l’Hôpital Principal ne prenne le relais pour les blessés les plus affectés par les événements.

Ici, impossible de savoir, ce dimanche, le nombre de patients pris en charge en l’absence des responsables de service. Le chef de poste qui se dit incapable de donner plus d’informations sur la situation de nous donner rendez-vous pour ce lundi, même s’il révèle que les patients sont pris en charge aux urgences et que les blessés graves ainsi que les corps ont été transférés à l’Hôpital Principal. Dans cet établissement hospitalier, dimanche oblige, le chef du service des Urgences est absent. Mais les informations recueillies, en particulier des responsables mbourois croisés sur place, indiquent que tous les blessés qui étaient convoyés sur place ont vu leur situation évoluer et ont été libérés. Seul un patient est encore retenu, il est en réanimation, nous renseigne-t-on. Les corps sont, pour leur part, toujours sur place en attendant les formalités.
 
O. POUYE

Tout va bien pour la Namibie dans cet Africa Gold Cup de rugby. Les Welwitschias ont été moins souverains que lors des deux premiers matches, mais ils l’ont quand même emporté contre le Zimbabwe (31-26). La Namibie conserve la première place devant le Kenya, qui a battu le Sénégal (45-25) et compte désormais deux victoires et un match nul en trois rencontres. En revanche, la sélection de Tunisie enchaîne un troisième revers d’affilée sur un nouveau score lourd : 75-17 face à l’Ouganda. Prochaines rencontres le 22 juillet : Ouganda-Namibie et Zimbabwe-Kenya.

 

Last modified on lundi, 17 juillet 2017 16:44

Le tirage au sort des phases de groupe de l’Afrobasket masculin, prévu du 8 au 16 septembre à Dakar et Tunis, a été effectué ce dimanche. Le Sénégal partage le groupe D avec l’Egypte, le Mozambique et l’Afrique du Sud. Coorganisateur de l’Afrobasket 2017 avec la Tunisie, le Sénégal est logé dans une poule où les adversaires sont largement à sa portée. Car si ce n’est l’Egypte qui a été médaillée d’argent en 2013 à Abidjan, les deux autres formations peinent à se faire un nom dans le basketball continental. Pour rappel, le Sénégal accueillera deux des quatre groupes de la phase préliminaire, tandis que la Tunisie sera l’hôte des autres groupes ainsi que de la phase finale.

Composition des poules
POULE A (Tunis) : Nigeria, Mali, Côte d’Ivoire, Rd Congo ;
POULE B (Dakar) : Angola, République Centrafricaine, Maroc, Ouganda ;
POULE C (Tunis) : Tunisie, Rwanda, Cameroun, Guinée ;
POULE D (Dakar) : Sénégal, Egypte, Mozambique, Afrique du Sud.
 
O. POUYE

Coach Moustapha seck et ses poulains ont préservé leurs chances de qualification au second tour des préliminaires du championnat d’Afrique des nations (Chan).
En déplacement à Freetown, les Lions locaux ont tenu en échec la Sierra Leone sur ses terres (1-1). Un nul arraché de haute lutte, puisque l’équipe sénégalaise était réduite à dix avant même la mi-temps. N’empêche, ils ont tenu et ont ouvert la marque par Sidy Bara Diop à la 63e minute avant que l’adversaire n’égalise à cinq minutes de la fin.
Un résultat qui permet à Moustapha Seck et ses gosses d’entrevoir la manche retour avec plus de sérénité.

Les résultats :

Zone Centre-Est : Soudan du Sud – Ouganda, Tanzanie – Rwanda 1-1, Djibouti – Ethiopie 1-5
Zone Ouest A : Sierra Leone – Sénégal 1-1, Guinée Bissau – Guinée 1-3 Gambie – Mali 0-0, Liberia – Mauritanie 0-2
Zone Ouest B : Togo – Bénin 1-1
Zone Sud : Comores – Lesotho 2-0, Botswana – Afrique du Sud 1-5, Madagascar – Mozambique 2-2, Maurice – Angola 0-1, Namibie – Zimbabwe 1-0, Swaziland – Zambie 0-4

Le Britannique Lewis Hamilton, vainqueur du Gp de Grande-Bretagne, le 16 juillet 2017 à Silvestone .

Un point, c’est tout... Tel est l’écart qui sépare désormais Lewis Hamilton, vainqueur pour la quatrième fois consécutive dimanche du Grand Prix de Grande-Bretagne, de Sebastian Vettel, fragile leader du Championnat du monde de Formule 1, avec lequel Silverstone n’a pas été tendre. On ne pouvait rêver meilleur +cliffhanger+ alors que le cap de la mi-saison vient d’être franchi. Le duel qui oppose le Britannique à l’Allemand depuis la première manche australienne a pris encore une dose de piquant. Le week-end anglais n’a réservé aucune surprise au héros national, qui s’offre une cinquième victoire devant son public, égalant ainsi son compatriote Jim Clark et le Français Alain Prost.

AFP

Last modified on lundi, 17 juillet 2017 16:40

Il existe un petit coin d’Angleterre où Elizabeth II ne règne pas, c’est Wimbledon et le souverain s’appelle Roger Federer. Le Suisse en est devenu dimanche le maître incontesté avec une huitième couronne record, sa 19e en Grand Chelem. Vainqueur au terme d’une finale à sens unique face au Croate Marin Cilic (6-3, 6-1, 6-4 en 1 h 41 min), Federer n’a pas eu à forcer son talent contre le lauréat de l’US Open 2014, en panne de service, son coup majeur, et touché au pied gauche.

Muguruza s’offre un 1er titre en battant Venus Williams
L’Espagnole Garbiñe Muguruza, 15e joueuse mondiale, a privé l’Américaine Venus Williams (11e) d’un huitième titre majeur en remportant sa première finale à Wimbledon, en deux sets (7-5, 6-0) samedi. C’est le quatrième trophée remporté par la jeune joueuse, 23 ans, le deuxième en Grand Chelem, après Roland-Garros 2016. Dépossédée de son titre à Roland-Garros le mois dernier, après sa sortie précoce dès les huitièmes de finale, Muguruza confirme avec ce deuxième «Major» qu’elle incarne bel et bien l’avenir du circuit. Elle compte désormais autant de trophées majeurs que l’Allemande Angelique Kerber, lauréate de l’Open d’Australie et de l’Us Open l’an passé, qui va perdre sa place de N.1 mondiale lundi au profit de la Tchèque Karolina Pliskova. Muguruza réintégrera, elle, la cinquième place du classement.

AFP 

Last modified on lundi, 17 juillet 2017 16:39

« J’ai ordonné l’ouverture d’une enquête rigoureuse pour identifier les fautifs et transmettre les dossiers à la justice », a indiqué, hier, le président Macky Sall, en marge de la levée du corps du directeur général de l’Agence de la Couverture maladie universelle. A propos du drame de samedi dernier au stade Demba Diop de Dakar, lors du match Uso contre Stade de Mbour faisant 8 morts et 86 blessés, le président Sall a aussi indiqué que le procureur de la République a déjà ouvert une enquête préliminaire et que d’autres enquêtes seront également menées en parallèle.

Il s’agit d’une enquête administrative, une autre technique et une dernière de sécurité pour situer les différentes responsabilités dans la survenue de ce drame. Aussi, a-t-il condamné la violence sous toutes ses formes dans les stades avant d’exprimer sa compassion aux familles des victimes et aux blessés.
Selon le président Sall, tous les blessés seront pris en charge au niveau des hôpitaux.

Par ailleurs, il a lancé un vibrant appel aux Sénégalais à bannir la violence. S’agissant de la violence notée dans la campagne électorale, le président de la République a indiqué qu’il a instruit les ministres de l’Intérieur et des Forces armées de faire régner l’ordre et la sécurité dans le pays. D’après lui, la campagne électorale ne saurait être un moment où on peut tout se permettre. En conclusion, il a réitéré son appel au calme et à la sérénité à tous les acteurs de la scène politique.

S. KAMARA

Ils étaient partis dans l’espoir de remporter le premier titre majeur de leur histoire. Mais ce qui devait être une grande fête s’est transformé en un deuil, en une soirée macabre pour les supporters du Stade de Mbour. Aujourd’hui, Mbour pleure ses morts et panse ses blessés en attendant que justice soit faite.

Unis comme un seul homme derrière leur équipe, dans les meilleurs comme dans les pires moments, les supporters du Stade de Mbour ont vécu un samedi cauchemardesque, macabre. Ce qui devait être pour eux une grande fête a viré au drame. Alors que leur équipe menait par 2 buts à 1 à la fin de la première mi-temps de la prolongation et filait tout droit vers une victoire historique, les supporteurs de Ouakam ont déclenché des violences sans commune mesure. Pris au dépourvu, ceux de Mbour qui n’avaient pas vu venir les choses ont paniqué et leur mouvement de foule a provoqué un effondrement de la tribune qui a piégé un nombre indéterminé d’entre eux.

Ceux qui sont restés à Mbour ont suivi en direct l’horreur à la télévision qui a montré des images du chaos dans le stade, des supporteurs courant dans toutes les directions revivent encore l’horreur. La majorité des personnes décédées ont été écrasées par le poids de la masse tombée sur elles, piétinées.

Hier, lendemain de cette soirée macabre, Mbour s’est réveillé complètement groggy. Les populations étaient secouées, sonnées. L’état de choc dans lequel se trouvait la ville après la mort si brutale de ses fils était indescriptible. Mbour d’habitude si grouillante, si animée, affichait une mine funeste. Et dans les quartiers, on pleurait en silence. Et les gens avaient peine à délier leurs langues. Beaucoup de supporters avaient eu des blessures graves au niveau du crâne, des fractures au niveau du bras, de la jambe. Et ce bilan risquait de s’alourdir, vu la gravité de la situation.

En silence, la plupart des personnes ne cachaient pas leur émotion. Ce drame leur était resté au travers de la gorge. Au fur et à mesure que se dévoilait l’identité des victimes, qui étaient partis pleins d’espoir ont été plongés dans la terreur avant d’être envoyé à la mort. À Thiocé, 11 Novembre, Château d’eau et Diamaguène, un ballet incessant de parents, proches et autorités est noté. Au quartier Château d’eau Sud, la famille Mbaye est sous le choc. Dès l’annonce du décès du jeune Khalifa Mbaye, un élève de 17 ans, et candidat au Bfem 2017, tout le voisinage et les proches ont accouru pour apporter réconfort à la famille. Son père Sidy Mbaye tient le choc. Parfois, le silence est mieux que toute parole. Et cet ancien militaire s’en remet à la volonté divine.


Pour que justice soit faite !
Le maire de Mbour, Fallou Sylla, ne cache pas son courroux. Tout en déplorant la tournure tragique, il a appelé au calme et à la sérénité. Le même appel a été lancé par des autorités politiques qui ont aussi fait le tour des familles éplorées pour partager avec elles leur douleur, leur peine. Ils se sont inclinés devant leurs mémoires et ont prié pour le repos de leur âme.
Pour Cheikh Issa Sall, Mbour ne s’était pas préparé à une pareille situation. « Depuis deux semaines, toute la ville et tout le département étaient à l’unisson. Nous avons mis nos moyens et toute notre énergie pour réussir cette fête.

Malheureusement, d’autres individus malintentionnés s’étaient préparés à cette situation qui est regrettable », a indiqué le directeur général de l’Adm. « Ce qu’on a vu samedi au stade Demba Diop est indigne d’un pays qui se dit religieux, d’un pays de la «téranga» qu’on appelle le Sénégal et que tout le monde a connu sur ces valeurs de non-violence, de comportement acceptable », a noté Cheikh Issa Sall pour qui Mbour a perdu des jeunes très engagés, très attachés au sport, à leur club fanion », a-t-il regretté.

Aveuglés par la colère, des jeunes avaient même initié ce dimanche une marche en guise de représailles. Mais leur activité a été tuée dans l’œuf par le président du club qui a lancé un appel au calme. Que les populations mbouroises soient sous le choc est tout à fait compréhensible selon Cheikh Issa Sall. « Si on regarde les images où on passe au niveau des hôpitaux, avec cette prise en charge qui balbutie, forcément, les Mbourois ne peuvent qu’être sous le choc, mais nous jouerons notre rôle de régulateur, prendre en charge certains frais médicaux, psychologique, apporter notre soutien moral pour que le choc puisse être supporté », a-t-il assuré.

Pour M. Sall, toutes les conséquences de ce drame doivent être tirées. « On a connu beaucoup de drames au Sénégal, mais à chaque fois, on met en avant notre croyance en Dieu alors que même se basant sur notre religion, il y a des sanctions qui sont prévues pour certaines fautes ». Cheikh Issa Sall a ainsi appelé l’État et les autorités à faire les enquêtes et à prendre les mesures pour que de tels actes ne se reproduisent plus. À son avis, cet acte ne doit pas être laissé impuni. « Il faut qu’on éduque les gens à la paix, à la sportivité, à l’apaisement, à la non-violence, et qu’on enseigne à tout le monde l’esprit olympique.

 La direction du club porte plainte ce lundi
L’émotion était grande du côté du président du Stade de Mbour. Selon Saliou Samb, il n’y a pas de mots assez forts, que de la tristesse et la désolation. « Nous vivons les moments les plus durs de notre existence. Nous souffrons affreusement, mais dans la dignité et la croyance en Dieu. Nos pensées vont aux familles des victimes », a-t-il indiqué. Pour le président Samb, le club et ses supporters pensaient avoir une fête pour tous les Mbourois qui attendaient ces moments pendant 60 ans, mais cette fête a été malheureusement gâchée par des évènements. Pour l’heure, a-t-il dit, le décompte des morts n’a pas encore commencé. « Nous sommes en deuil qui mérite que nous nous occupions de nos morts. Nous devons aussi nous occuper de nos malades, car nous avons beaucoup de blessés disséminés dans les différents hôpitaux.  Nous avons aussi beaucoup de choses à faire pour récupérer les corps pour les ramener à Mbour », a-t-il expliqué.
Cependant, a fait savoir Saliou Samb, les responsabilités doivent être irrévocablement situées.
C’est pourquoi, a-t-il dit, que la direction du Stade du Mbour va porter plainte dès demain (ce lundi) au parquet de Dakar « pour que les responsabilités soient situées et que toutes les mesures soient prises pour que justice soit faite pour Mbour et pour le Sénégal ».

Incidents mortels au stade Demba Diop Les précisions de la police
Nous avons reçu ce communiqué où il y a les précisions de la police sur les faits qui se sont produits au stade Demba Diop.
« Contrairement à ce qui a été relayé par une certaine presse, le stade Demba Diop a reçu, ce jour et comme d'habitude dans de pareilles circonstances, un dispositif sécuritaire correct. Mais, avec la furie aveugle des supporters de l’Union Sportive de Ouakam déclenchée par le but égalisateur de l’équipe adverse et l'absence d'une grille de protection complète du pourtour intérieur du stade, la pelouse a été envahie dans la cohue et le match naturellement arrêté par l'arbitre. Dans des situations pareilles, la présence de la Police n'est pas de charger, mais plutôt de contenir la foule pour éviter plus de dégâts, notamment avec l'affaissement d’un pan de mur entraînant des blessés et des morts sur le coup. Les douloureux événements sont dus moins à l'importance numérique de la Police qu'à la violence aveugle à laquelle s'ajoute l'accident né de l'affaissement d'un pan de mur. La Police nationale s'incline devant la mémoire des disparus, souhaite prompt rétablissement aux blessés et en appelle à une prise de conscience plus accrue afin de bannir la violence sous toutes ses formes dans les stades et ailleurs. »
Le Bureau des relations publiques de la Police nationale.
 
Samba Oumar FALL

Le stade Demba Diop a connu le samedi le plus noir de son histoire. Et il a fallu que cela tombe sur un match de football qui plus est, était une finale que tout le monde voulait belle, sportive et très fair-play. Hélas, les démons de la violence s’y sont invités pour mettre à terre tout ce qui avait été réalisé pour rendre la finale belle.

Violence, barbarie, incorrection, indiscipline, les mots n’étaient pas de trop pour caractériser le comportement de nervis qui se sont invités à un événement pour lequel ils n’avaient pas leur place. On a parlé de football, de fair-play et de sportivité et même les dirigeants et responsables des supporters avaient invité leurs camarades à adopter une attitude qui sied avec le sport dans son sens le plus propre. Mais samedi, la configuration et le climat qui entouraient le stade Demba Diop, du dehors comme dedans, ne présageaient pas d’une suite heureuse. L’insécurité ajoutée à la suspicion entre supporters dans les gradins du stade (les tribunes couverte, découverte et les 2 virages) ne plaidaient pas pour une issue heureuse. En somme, Demba Diop était plein comme un œuf, pas une portion de place n’existait dans ce petit temple du football. A preuve, alors que le match était à sa seconde période, il restait encore un monde fou à la devanture du stade qui se bousculait pour accéder à l’intérieur. Des gens avertis de la situation avaient tout simplement préféré rebrousser chemin pour ne pas vivre un débordement aux conséquences incalculables. Pendant ce temps, le basket déroulait son programme avec la finale des play-off entre la Douane et Saint-Louis basket club dans l’antre de Marius Ndiaye qui jouxte le terrain de football du stade Demba Diop.

Ailleurs, la lutte aussi préparait son combat du lendemain (dimanche) entre Modou Lô et Lac 2 dans ce même stade ; plus loin, les turfistes s’apprêtaient à rallier Fatick pour assister au Grand prix du chef de l’Etat. Toutes ces manifestations seront finalement annulées du fait de la tragédie du stade Demba Diop où s’était déroulée l’une des pires bousculades meurtrières de ces dernières années ; sinon la pire bousculade pour être plus court. Que s’est-il passé ? Seuls les supporters qui ont créé cette tragédie pourront s’expliquer sur leur comportement qui a conduit à des morts d’hommes. On parle de capacité du stade Demba Diop, et pourtant, depuis plusieurs années, les finales de Coupe du Sénégal ou de Coupe de la Ligue pro s’y sont toujours déroulées.  Sans incidents aussi graves que ceux de samedi dernier. De grandes finales s’y sont disputées sans qu’on n’en arrive là. A l’image de Niary Tally-Pikine, Diaraf-Casa, Niary Tally-Diaraf (finale du championnat), Casa-Niary Tally. Pourquoi alors cette haine envers l’autre ? Pourquoi cette précipitation des forces de l’ordre à user de leurs grenades lacrymogènes dans un endroit trois ou quatre fois plus petit par sa contenance que le stade Léopold Sédar Senghor ? En attendant de trouver une réponse à cette question, Demba Diop a compté ses morts. Huit (8) supporters y ont laissé leur vie, plus de 90 blessés transportés dans les différents hôpitaux de Dakar. Le bilan est lourd et ne s’explique pas pour une finale de football. Des sanctions sont attendues du côté de la Ligue pro, organisatrice de la finale. Qui restera dans les annales des finales de la honte comme en 1980 lors d’un certain JA-Casa.

C. F. KEITA

Ce qui devrait être samedi, une fête du football sénégalais s’est transformé en un drame national. Huit morts ont été dénombrés au stade Demba Diop où un mouvement de foule a fait suite à des incidents entre supporters, amplifiés par l’intervention des forces de l’ordre. Un drame intervenu alors que les deux formations s’apprêtaient à disputer la deuxième période des prolongations.

Huit morts et plus de 80 blessés plus ou moins graves, c’est le bilan encore provisoire des incidents survenus samedi en marge de la finale de la Coupe de la Ligue de football qui opposait l’Union sportive de Ouakam et le Stade de Mbour. Des victimes issues principalement des rangs de la formation mbouroise dont les supporters ont fait les frais de la furie de leurs adversaires du jour qui ont sonné la charge à la mi-temps de la prolongation. Après avoir concédé le deuxième but à la 101e minute, les Ouakamois qui étaient déjà à l’offensive après l’égalisation de l’équipe adverse, ont dépassé le cordon sécuritaire pour s’attaquer aux Mbourois. Lesquels n’étaient visiblement pas enclin à livrer bataille mais à supporter leurs joueurs sur le terrain.

Et en voulant se protéger contre les jets de pierre et autres projectiles issus du camp adverse mais aussi les gaz lacrymogènes provenant des tirs de policiers, les inconditionnels de la formation mbouroise étaient obligés de fuir d’abord vers la sortie. Mais devant le flot d’individus qui ne pouvaient pas passer au même moment par la porte qui s’est avérée exiguë, ceux qui voulaient sauver leur peau ont rebroussé chemin pour enjamber le mur afin de rejoindre la pelouse où ils seraient plus en sécurité. Un mouvement de foule en panique qui a provoqué l’affaissement d’un pan du mur, causant le drame. Au décompte final dans la soirée, ces morts et ces dizaines de blessés.

Pourtant, tout était bien parti dans cette finale : après la sensibilisation et l’appel au fair-play par les comités des supporters des deux camps avant la date, on a assisté à un échange de fanions par les capitaines, joueurs et les présidents juste avant le coup d’envoi de la partie. Mais rien n’y fait au finish : les démons de la violence ont fini par prendre leurs quartiers dans les gradins du stade Demba Diop, et causé la mort d’hommes et des blessures qui auront sans doute des séquelles chez les victimes. Après tout le cérémonial, les 22 acteurs ont débuté les hostilités avec comme principal objectif d’un côté comme de l’autre: remporter pour la première fois la compétition.

C’est dans ces conditions que la première action est venue des Mbourois qui se signalent par Bassirou Bodian à la 19ème minute. Mais la conclusion n’a pas été au rendez-vous.
A la 31ème, Djiby Diop manque également d’ouvrir la marque pour son équipe. Les Ouakamois se montrent, pour leur part, plus réalistes en inscrivant le premier but de la partie à la 44ème minute par Djibril Guéye. Bien servi par Ansou Sow après un débordement sur le flanc droit, il s’élève plus haut que tout le monde et reprend victorieusement de la tête, la balle. A la reprise, les Mbourois n’ont pas tardé à réagir. Et six minutes après la reprise, Bassirou Bodian égalise pour sa formation à la conclusion d’une contre-attaque de son équipe (1-1, 51ème mn). Un score qui ne changera pas jusqu’à la fin du temps réglementaire ; une prolongation que le Stade entame de la meilleure des manières ponctuée par un deuxième but.

Un coup franc tiré par Djiby Diop et repris de la tête par Mouhamadou Mansour Diawara qui trompe Ousmane Kane (2-1, 101ème mn). Une réalisation qui donne l’avance à l’équipe de la Petite Côte dans une partie qui n’ira hélas, pas à son terme puisqu’elle sera arrêtée après les agissements des supporters à la mi-temps des prolongations.

Ousseynou POUYE

 

Fêter la victoire à Guédiawaye ou aux Parcelles assainies ? Voilà la question à laquelle les deux lutteurs devront répondre au soir du 16 juillet au stade Demba Diop. Open-presse par-çi, face-à-face par-là, finies maintenant les déclarations d’intention et place au combat. Après plusieurs mois de préparation, Lac 2 et Modou Lô se feront face pour le combat de la clarification entre le puncheur du Walo et l’enfant des Parcelles assainies. En effet, chacun est pressé de croiser l’autre pour solder ses comptes. « Lac 2 va enregistrer sa seconde défaite » ; « je donne trois minutes à Modou Lô pour déclencher les hostilités, sinon… ».

Dans un camp comme dans l’autre, on cherche à faire peur, à faire monter l’adrénaline, la pression. L’arène sera en ébullition ce dimanche entre deux ténors de la lutte sénégalaise. Pour des retrouvailles, les commentaires ne manquent pas sur l’état de forme des deux lutteurs. « Lac 2 est très sournois et il cache bien ses intentions ; c’est vrai qu’il est plus lourd que son adversaire et a donc l’avantage du poids et de la rallonge, mais Modou Lô est un lutteur rapide qui surprend souvent ses adversaires au moment où on ne s’y attend pas ». Mais ce sont deux lutteurs qui prendront également toutes les précautions possibles pour ne pas tomber ; parce que tout simplement Lac 2, pour son dernier combat, avait terrassé le baobab Yékini, alors que Modou Lô s’était facilement défait de Gris Bordeaux. Ces deux victoires acquises la même année (2016), les deux lutteurs voudront donc rester sur cette trajectoire pour solder un compte vieux de six (6) ans. En effet, lors de cette confrontation, l’enfant du Walo et celui des Parcelles assainies s’étaient quittés dos à dos dans un combat épique qui n’avait pas connu de vainqueur. Demain, ce sera le choc des retrouvailles, mais aussi le combat de la clarification. Un combat technique, mais aussi tactique car chaque lutteur cherchera la faille avec le maximum de prudence. Mais déjà, puisque Modou Lô et Lac 2 ont prévu que le combat ne va pas durer, le public ne s’en délectera que davantage.

Une semaine après avoir mal démarré la phase extérieure de la Gold Cup Rugby Africa par une lourde défaite en Namibie, l’équipe du Sénégal poursuit son périple.
Ce samedi, c’est le stade Rfuea Ground de Nairobi qui verra le XV sénégalais se produire à partir de 11 heures locales pour le compte de la 4ème journée du tournoi. Une rencontre capitale pour les Lions qui sont appelés à se surpasser pour apporter la réplique à leurs hôtes. Mal en point dans ce tournoi avec trois défaites concédées en autant de sorties, le Sénégal qui totalise un point après le bonus défensif obtenu contre l’Ouganda fait face à une formation locale qui compte 7 unités qui la placent juste derrière le leader, la Namibie (10 points). Dans la lutte à distance qui l’oppose à l’équipe de Tunisie, désormais sa concurrente directe pour le maintien, la sélection nationale du Sénégal aura alors à l’esprit la prestation de l’équipe nord-africaine.

En effet, les Aigles de Carthage tunisiens feront face au Sports Ground de Kampala à l’Ouganda qui a déjà battu le Sénégal à Dakar ; c’était lors de la 2ème journée.
Une nouvelle défaite pourrait maintenir les Tunisiens en dernière position, derrière les Lions. L’autre match du tournoi aura pour cadre le Hage Geingob stadium de Windhoek où la Namibie accueille le Zimbabwe. Le Zimbabwe dispute, pour l’occasion, son deuxième match après son déplacement victorieux à Dakar, lors de la première journée.

Ousseynou POUYE

Le sprinteur botswanais Isaac Makwala a établi vendredi la meilleure performance mondiale (Mpm) de la saison sur 200 m en 19 sec 77/100e (vent nul), lors de la réunion d’athlétisme de Madrid, et se pose en sérieux candidat à une médaille aux Mondiaux de Londres (5-13 août) sur le demi-tour de piste. Makwala a amélioré de 7/100e le chrono du Sud-africain Wayde Van Niekerk réalisé en juin, pulvérisant par la même occasion son record personnel de près de deux dixièmes, le tout moins de deux heures après avoir couru un 400 m en 43.92, soit le 3e chrono de la saison.

AFP

Les Pyrénées sont françaises ! Après Romain Bardet, Warren Barguil a enlevé la 13e étape du Tour, vendredi, à Foix, le quatrième succès d’un coureur français depuis le départ.

Dans ce second acte pyrénéen, passionnant de bout en bout, rapide et tactique, le champion d’Italie Fabio Aru a été souvent attaqué. Bien qu’esseulé, le Sarde est parvenu à conserver le maillot jaune de leader.
Pour gagner, Barguil -le 16e Français à gagner le 14 juillet depuis la reprise de l’après-guerre- a réglé au sprint ses trois compagnons d’échappée, le Colombien Nairo Quintana et les Espagnols Alberto Contador et Mikel Landa.
Cette étape longue à peine de 101 kilomètres mais comportant trois cols de première catégorie, a été très tôt enflammée par Contador et Landa. Samedi, la 14e étape relie sur 181,5 kilomètres Blagnac à Rodez et se conclut par un «mur» de 570 mètres à 9,6%, à l’avantage des puncheurs. En 2015, le Belge Greg Van Avermaet, futur champion olympique, avait devancé Peter Sagan.

 AFP :

L’équipe locale de football du Sénégal dispute, ce samedi à Freetown, son premier match des éliminatoires de l’édition 2018 du Championnat d’Afrique des nations (Chan). Une rencontre qui l’oppose à son homologue sierra-léonaise avant le retour prévu dans une semaine à Dakar ; une double confrontation pour désigner le qualifié pour le prochain tour.

Le premier tour des éliminatoires de l’édition 2018 du Championnat d’Afrique des nations (Chan ‘‘Kenya 2018’’) réservée aux joueurs évoluant dans leur pays démarre cet après-midi pour les Lions locaux qui se déplacent à Freetown. Une confrontation à l’issue de laquelle les poulains de Moustapha Seck visent une qualification pour le tour suivant. Du coup, les partenaires de Cheikh Ahmadou Bamba Thioub évolueront au stade Siaka Stevens de Freetown, la capitale sierra-léonaise pour tenter d’obtenir un bon résultat face aux Leone Stars afin de terminer le boulot à Dakar, une semaine plus tard. Sur la route de Freetown, la sélection locale a effectué un déplacement à Nouakchott (Mauritanie) où elle a disputé une rencontre amicale contre les Mourabitounes locaux. Un match perdu (1-2) par les hommes de Moustapha Seck qui sont ainsi appelés à hausser le niveau cet après-midi pour se défaire de leurs vis-à-vis.
La rencontre intervient en fin de saison dans un contexte où plusieurs joueurs sont sollicités pour monnayer leurs talents à l’extérieur ou pour faire des tests. Une situation qui indispose le sélectionneur qui est obligé de faire sans plusieurs éléments importants de son dispositif. Il en est ainsi avec les absences annoncées de Dame Guèye (Diambars), Chérif Salif Sané (Casa Sports), Idrissa Niang et Mamadou Sylla du Diaraf et Alioune Ndiaye de Teungueth Fc ou encore Ibrahima Niane de Génération Foot.

Des absences que Moustapha Seck a été amené à combler pour aborder la double confrontation et la suite de la compétition en cas de qualification.
Ce, avec la convocation de nouveaux joueurs pour renforcer le groupe.
Pour rappel, le vainqueur de cette double confrontation fera face, au tour suivant, à l’équipe qualifiée après les deux matchs opposant la Guinée-Bissau à la Guinée, à Bissau, ce week-end, puis à Conakry la semaine prochaine. A noter que c’est cette dernière formation qui avait écarté le Sénégal sur la route de «Rwanda 2016» en s’imposant à l’aller par 2-0 à Bamako avant de concéder la défaite (1-3) au stade Demba Diop au match retour. Le Sénégal est à la quête d’une troisième qualification à la phase finale de ce tournoi après 2009 et 2011.

Ousseynou POUYE

Ouakam, après son sacre national en 2011, n’avait plus rien remporté ; le Stade de Mbour quant à lui, court toujours derrière un titre. C’est le contraste que présentera la finale d’aujourd’hui, à partir de 17h, au stade Demba Diop. Pour le triomphe du football pro et pour la succession de Diambars, dernier vainqueur de cette Coupe de la ligue en 2016.
La finale de la Coupe de la ligue de football, samedi prochain au stade Demba Diop, sera d’un goût particulier.

Car ce sera la confrontation entre deux équipes en quête de lauriers. N’ayant pu accrocher le titre, ou à défaut la seconde place, l’Uso et le Stade de Mbour devront s’évertuer, chacun de son côté, à remporter cette coupe qu’ils vont disputer aujourd’hui. Leurs parcours respectifs sont bien illustratifs des difficultés qu’ils ont éprouvées à se maintenir. Les Ouakamois avaient fini 8e avec un total de 32 points au terme de la 26e journée pour 7 matches gagnés, 11 nuls et 8 défaites. Les Mbourois quant à eux suivaient juste derrière (9e) avec 30 points pour 7 matches gagnés, 9 nuls et 10 défaites.
Et dans leurs confrontations directes, elles s’étaient quittées sur deux nuls (0-0 et 1-1).

Et ironie du sort, les deux équipes ont le même nombre de buts marqués (22) et le même nombre de buts encaissés (24). C’est dire donc que ce sont deux finalistes qui partent vraisemblablement à armes égales ; tout dépendra maintenant de la stratégie que chaque technicien mettra en place pour contourner le plan de l’autre. En tout cas, déjà la mobilisation a sonné dans les deux camps où chaque équipe se prépare comme elle peut. Aussi bien à Mbour qu’à Dakar, chacun pense pouvoir remporter la coupe ; ce qui en soi ne fait qu’augmenter le suspense à une finale très attendue du reste.

A l’Uso, il ne reste que cette compétition pour essayer de terminer la saison sur une note positive ; à Mbour par contre, hormis cette finale de Coupe de la ligue, se profile aussi la demi-finale de la Coupe du Sénégal que les joueurs de la Petite Côte vont aussi disputer contre le Port autonome de Dakar. Dans les deux camps, le décor est déjà planté.

Dans le populeux village de Ouakam qui englobe Yoff et Ngor, les rues et quartiers sont pavoisés aux couleurs du club ; idem pour Mbour où toute la ville s’est parée aux couleurs du club également. Dans les deux camps aussi, on appelle au fair-play et à la sportivité afin de faire de cette finale une belle fête du football sénégalais. Ainsi, rivalité sur l’aire de jeu, mais également dans les tribunes où les supporters comptent se donner à fond pour la victoire finale.

C.F KEITA

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