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Sport

Le défenseur sénégalais, Bayal Sall, a prolongé son contrat avec Saint-Etienne (élite française) jusqu’en 2015, en acceptant une réduction de son salaire, selon le site du quotidien français L'Equipe visité à l'APS.

Bayal Sall, 26 ans, classé parmi les « indésirables du côté de Saint-Etienne », va y rester jusqu’en 2015 « en acceptant une importante diminution de salaire », rapporte la même source.

Prêté à Nancy en janvier pour gagner du temps de jeu, il n’a pas réussi à s’imposer. Ce qui l’a obligé à revenir chez les Verts qui, eux aussi, étaient en quête de défenseur central.

Le défenseur central stéphanois, Sylvain Marchal, a résilié son contrat avec l’ASSE pour signer un contrat avec le SC Bastia qui a retrouvé la ligue 1 française cette saison.

L’ancien joueur de l’US Gorée, qui émargeait à plus de 80 millions de francs Cfa, revient dans le groupe de performance stéphanois.

Source: APS

De nombreuses équipes africaines disputent des matches amicaux ce mercredi, en vue d’effectuer les derniers réglages avant le 3ème et dernier tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2013.

La Côte d’Ivoire, sous les ordres de Sabri Lamouchi, effectue un important rodage à Moscou, face à la Russie de Fabio Capello. Cela dans la perspective d’affronter le Sénégal, dans le match phare du dernier tour éliminatoire de la CAN 2013. Le match-test devant l’opposer au Burkina tombé à l’eau, le Sénégal, lui, a préféré faire l’impasse sur cette date FIFA.

Le dernier tour éliminatoire de la CAN 2013 se joue du 7 au 9 septembre (matches aller) et du 12 au 14 octobre (matches retour).

Programme des matches amicaux de mercredi :

- A Moscou : Russie / Côte d’Ivoire

- A Rabat : Maroc / Guinée

- A Beijing : Chine / Ghana

- A Gaborone : Botswana / Tanzanie

- A Benguela : Angola / Mozambique

- A Salalah : Oman / Egypte

- A Séoul : Corée du Sud /Zambie

- A Budapest : Iran / Tunisie

- A Niamey : Niger / Nigeria

- A Malabo : Guinée Equatoriale / Liberia

- A Metz : Togo / Burkina

Source: APAnews

« Willy » (mâle de 10 ans) un rejeton de l’étalon Demon D’Or a rendu l’âme lors du Grand Prix du Chef de l’Etat devant l’hippodrome de Thiès après sa descente du véhicule alors qu’il s’apprêtait à participer dans la catégorie des Mbayards. Ce cheval qui appartenait à Omar Bao Jr. A été enterré dans son écurie basée à Niague supervisée par Iba Collé Bao vice-président du Cng chargé des finances. « Willy » était un cheval rapide et endurant ; depuis qu’il a posé ses baluchons en 2005 dans la catégorie des Mbayards, il n’a cessé de confirmer devant ses concurrents. Il a, durant toute sa carrière, comptabilisé plus de 50 victoires ; d’ailleurs il a été sacré en 2008-2009 roi de la saison pour avoir signé 12 succès chez les Mbayards dans les différents hippodromes (Rufisque, Thiès, Kébémer et Louga). Les amateurs, particulièrement ses supporters, garderont un souvenir inoubliable de leur favori pour ses belles performances.

  El Hadj Yamar DIOP

Last modified on jeudi, 13 octobre 2016 14:12

Les turfistes, après Kébémer, de 2006 à 2011, vont changer de destination pour rallier l’hippodrome municipal de la capitale du rail qui va abriter demain, dimanche, la 49e journée nationale du cheval, dotée du grand prix du chef de l’Etat, Macky Sall. 13 candidats seront sur la ligne de départ pour disputer ce grand classique.

Le Comité national de gestion (Cng) chargé des courses hippiques, dirigé par Cheikh Tidiane Niang qui l’organise pour son 2e mandat, a pris toutes les dispositions pour gagner le pari de l’organisation. Il tient à ce que ce rendez-vous, de la plus célèbre compétition du cheval, remporte un succès exceptionnel, à la dimension de son illustre parrain qui n’a pas lésiné sur les moyens. En effet, 22 millions seront décaissés pour récompenser 64 chevaux sur les six courses programmées dont le Gp. 13 candidats seront sur la ligne de départ pour disputer ce grand classique. Il s’agit d’une course « Open A» ouverte à toutes les catégories, à l’exception des poulains de 2 ans, à cause de leur jeune âge. La distance sera de 2.650m. Quatre catégories confondues iront à la conquête du titre. Les écuries sont entrain de peaufiner leur stratégie pour s’octroyer ce prestigieux sacre qui rapportera au propriétaire du cheval vainqueur la rondelette somme de 6.120.000 F. Le cheval classé second se verra gratifier de 3.120.000 F, le 3e aura 1.560.000 F, le 4e 1.200.000 F, le 5e 200.000, le 6e 100.000 F ; soit une enveloppe globale de 12 millions de FCfa. 64 chevaux sont inscrits au programme, dont 13 concurrents pour la course « Open A » du Gp qui comprend 5 narougoors, 5 foutankés, 1 mbayard et 2 poulains de 3ans.

 

Les concurrents

« Gp » : Taal Bu Yalla Taal (narougoor), Toi et moi (narougoor), Bidew bu ñul (narougoor), Malene II (narougoor), Alwar (narougoor), Serigne bi (Foutanké), Daryaba (Foutanké), Selly niang  (Foutanké), Ghassane (Foutanké), Nass Jr (Foutanké), Pesant d’or (Mbayard), Jaxeer (poulain de 3 ans), Baye Bass (poulain de 3ans).

12 « Pda » (1.200m) : Bb Khady, Général Kara, Le Professeur, Betty Bao, Mouride Souare, Dara Salam, Diappal Bayil, Khadija, Niack Goré, Assane Demba, Doylou, Abdoul Malick.

16 « Fusion Foutankés Narougoors » (2.200m) : Bon Père 1, El H Touré, Aicha, Fidèle, Sidigui, Mataiir, Koom, Nexuleen, Khelcom, Bon Père N° 2, Amadou Sam Wagne, Al Farez, Talibé Baye, Xalima, Pape Guéye, Doudou Diarra, Lamane Ndande.

7 « Poulains de 3 ans » (1.650m) : Abdou Rahim, Habsa, Narkos, Abdoul Khadre, Al deverent, Fatiyal, Mouride Niang.

10 « Mbayards » (2.200m) : Sophie Diallo, Mouha, Aida Ndaw, Aziz, Papis Cissokho, El lobo, Willy, Ndèye Awa Sow, Adja Birame Bao, Chérif.

6 « Purs sangs » : Impest, Casaroun, Bakko, Mille land, Cytina, Yaden Din.

EL H Yamar DIOP

Last modified on jeudi, 13 octobre 2016 14:15

 La 25e édition du Grand prix de la Première dame a eu lieu, dimanche dernier, à l’hippodrome municipal « Djibril Diouf », ex « Wattel » de Louga, à l’initiative du  comité régional du Ndiambour chargé des courses hippiques avec à sa tête Iba Collé Bao, par ailleurs, vice-pdt du Cng chargé des finances. Mme Marième Faye Sall, la marraine et épouse du président de la République, était représentée par une forte délégation conduite par Ndeye Marème Badiane, ministre d’Etat et Ndongo Ndiaye, ministre conseiller des Sports. Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et maire de Louga, le gouverneur de la région, Moubarack Seck, ont rehaussé de leur présence la manifestation qui a remporté un éclatant succès populaire. Quarante deux chevaux ont pris part aux quatre courses dont le Grand prix de la marraine disputé par la catégorie des Mbayards. C’est « Pesant d’or » de l’écurie du Pr Sakhir Thiam, monté par le jeune Momar, fils de l’ancien jockey Kéba Dièye de Kaolack qui a été sacré devant « El lobo », « Adja Birane Bao » et « Sophie Diallo ». Le prix a été remis au cavalier vainqueur par Mme Ndèye Marème Badiane au nom de la Première dame en plus d’un grand trophée sous les ovations de l’assistance. La course d’ouverture, les Pda, a été remportée par « Pr Bao » de l’écurie du Pr Sakhir Thiam, drivé par Ousmane Ka. « Matair », un poulain de 3ans reclassé, une autre propriété du Pr Sakhir Thiam, a dominé les « foutankés » grâce à la maîtrise de son cavalier Sidy Fall. Le galop des narougoors a été brillamment enlevé par « Malene II » de l’écurie Thiouth, une propriété du président du Cng, Cheikh Tidiane Niang. Il était monté par Pape Gningue. Notons que le Grand prix du chef de l’Etat aura lieu dimanche prochain, à Thiès.

 Les résultats :

Pda : 1er Pr Bao, 2e Grand Magal, 3e Yadikoon, 4e Al Tair

Foutankés : 1er Matair, 2e Serigne bi, 3e Selly Niang, 4e Pape Guèye Doudou Diarra

Narougoors : 1er Malene II, 2e Alwar, 3e Koom, 4e Amadou Sam Wagne.

El H Yamar DIOP

Last modified on jeudi, 13 octobre 2016 16:09

 Le Slovaque Peter Sagan (Liquigas) a remporté, hier, à Metz, la 6e étape du Tour de France, son troisième succès depuis le départ, après un final bouleversé par une chute massive. Le Suisse Fabian Cancellara (RadioShack) a conservé le maillot jaune de leader à la veille de la première arrivée en altitude. Dans un sprint privé du champion du monde, le Britannique Mark Cavendish, retardé par la maxi-chute survenue à 25 kilomètres de l'arrivée, Sagan a devancé nettement l'Allemand Andre Greipel, le vainqueur des deux étapes précédentes qui est tombé pendant l'étape. L'Australien Matt Goss a pris la troisième place sur la ligne, devant le Néerlandais Kenny Van Hummel et l'Argentin Juan Jose Haedo. Plusieurs chutes se sont produites dans cette étape de 207,5 kilomètres. L'une d'elles, au 35e kilomètre, a jeté à terre l'Allemand Andre Greipel, l'Espagnol Alejandro Valverde et le Néerlandais Robert Gesink.

La principale a cassé le peloton et retardé le Luxembourgeois Frank Schleck, l'Espagnol Alejandro Valverde et le Français Pierre Rolland, qui ont franchi la ligne plus de deux minutes après le premier peloton.

(AFP)

Last modified on mercredi, 07 septembre 2016 16:26

La 4e édition du Tour du Sénégal de rallye-terre sera lancé aujourd’hui  sur les rives du Lac Rose avec une quinzaine de pilotes motards et une dizaine de conducteurs. La compétition se disputera sur trois étapes Tasset, Kaolack et Saint-Louis. Pour assurer une participation des pilotes sénégalais à ces épreuves, il a été mis en place un Team Solutrad. Cette équipe est actuellement composée de deux pilotes Birame Coulibaly et Mamadou Bocoum.

Ce dernier représentera son équipe à cette 4e édition 2012 du Tour du Sénégal de rallye terre qui se déroule cette année du 1er juin au 03 juin 2012 sur le trajet Tasset - Lac Rose. Son principal objectif étant de porter les couleurs de son équipe sur la plus haute marche du podium. Mais au-delà de ce rallye sur le territoire national, le Team Solutrad envisage d’inscrire ses deux pilotes moto à des épreuves internationales dont le « Rallye Oilibya du Maroc ».

Last modified on jeudi, 13 octobre 2016 12:46

Quarante huit heures après la ronde infernale sur le circuit Dakar Baobabs de Sindia, les pilotes des « 6 Heures » de Dakar se retrouvent, ce soir, dans les locaux de l’Africaine de l’automobile, à Dakar. Ce sera pour la cérémonie de remise des trophées, sorte de 3ème manche après les deux de trois heures chacune sur la piste longue de 4,700 km de Sindia.

On rappelle que 4 Porsche, 1 Ligier, 1 Ford Mustang, 2 Lotus, 1 BMW, 1 Formule France, 1 Peugeot 206, 1 Renault Mégane et 1 VW Fun Cup ont pris part, dimanche, à la 32ème édition des « 6 Heures » de Dakar, sur le circuit Dakar Baobabs de Sindia. Une édition qui a coïncidé avec les 60 ans des sports mécaniques au Sénégal. 13 bolides, c’est 10 de moins que la précédente édition ! Pour marquer la symbolique du soixantième anniversaire, la Fédération sénégalaise de sports automobile et motocycliste (Fsam) s’attendait assurément à bien mieux.
Mais des facteurs exogènes comme la crise économique internationale et « l’incertitude ayant prévalu avant l’élection présidentielle » ont éloigné du circuit bien des pilotes habitués des lieux. N’empêche, à la Fsam, on se félicite tout de même d’avoir honoré le rendez-vous annuel le plus important du calendrier des sports mécaniques au Sénégal. En espérant que, l’année prochaine, le plateau sera beaucoup plus riche et plus relevé.

Paul Libens, promoteur : « Nous travaillons à développer le circuit »
« On n’attire pas les mouches avec du vinaigre » ! Paul Libens, le promoteur belge du circuit Dakar Baobabs, a usé du célèbre dicton pour expliquer le relatif mal qu’a son infrastructure pour accrocher. D’après lui, « il faut que s’opèrent des ajustements au plan des conditions extérieures et qu’au niveau local, il y ait une réelle volonté politique ». Dans le premier registre, il a évoqué la crise économique et la cherté des billets d’avion pour justifier que pour fêter leurs 60 ans d’existence, les « 6 Heures » de Dakar n’aient attiré que 13 concurrents contre 23, l’année dernière. Ce « problème d’accessibilité » fait que, selon lui, beaucoup de pilotes européens préfèrent aller à Dubaï, plus éloigné, mais au prix de billet d’avion bien plus abordables.

A l’interne aussi, M. Libens, par ailleurs pilote et qui avait engagé 2 Lotus dans cette 32ème édition, a estimé nécessaire que se manifeste « une réelle volonté politique » par rapport à certaines facilités, notamment pour ce qui est de la qualité de l’essence utilisée sur le circuit. Plus généralement, il est d’avis que « pour développer la station balnéaire de Saly, il y a deux leviers à activer : la réserve animalière de Bandia et le circuit Dakar Baobabs ». La preuve ? « Toutes les autorités qui sont venues ici, ont été soufflées par les infrastructures. Le seul problème, c’est qu’il n’y en a pas beaucoup qui sont passées nous voir », a-t-il expliqué.

« N’empêche, nous y croyons plus que jamais », s’est exclamé Paul Libens. Surtout parce qu’il y a beaucoup de possibilités de grandir. « Nous sommes toujours en contacts avec de grandes usines européennes de construction de voitures qui sont intéressées à s’implanter dans nos locaux où elles pourront  faire leurs essais nécessaires, presque toute l’année, car la température y est idéale », a noté M. Libens. « Il y a aussi des développements pour la jeunesse, parce que nous avons développé une école de glisse, de contrôle de vitesse, en un mot de maîtrise du volant », a-t-il ajouté.

En tout cas, ce circuit de 4,7 km, homologué par la Fia (Fédération internationale de l’automobile), en 2009, et qui abrite depuis lors la plus célèbre des épreuves de la Fsam, fait toujours la fierté de son initiateur qui ne désespère point d’en faire un vrai bijou. « Nous y travaillons et nous avons l’oreille attentive de certaines autorités », a annoncé Paul Libens qui espère avoir bientôt le plaisir de voir s’aligner, sur un même plateau, 40 bolides sur « son » circuit

Dialo Kane Zator (Président de la Fsam) : « La crise financière n’a épargné personne »
« Nous en sommes à la 60e année, et c’est toute une vie. Et nous rendons grâce à Dieu de nous avoir permis d’assister à cet événement. Il faut dire que la crise financière, qui sévit actuellement, n’a épargné personne et aucun pays du monde. Même en Europe, les plateaux sont très étriqués, il n’ya pas beaucoup de voitures, parce que vous savez, la course automobile coûte cher ; c’est une question de sponsors. Ils ne se bousculent pas au portillon, ni en Europe, ni aux Etats-Unis, encore moins ici. Et nous avons eu également une difficulté locale, constituée par les élections qui viennent de se dérouler où on a connu un immobilisme pendant un certain temps. Cela nous a empêchés de démarrer très rapidement la campagne médiatique ; c’est ce qui a fait que nous avons perdu la moitié du plateau de l’année dernière. Mais la qualité ne s’en n’est pas ressentie ».

Andre Mathieu (Coordonnateur des 6H) : « Regrets de ne pas avoir beaucoup de participants »
« Il faut dire que le niveau technique était très élevé aussi bien au Critérium qu’aux 6 Heures. Les voitures on les connaît, mais on voit que, de plus en plus, les pilotes travaillent sur la mécanique, car on voit avec quelle rapidité ils arrivent à réparer et à repartir. On a introduit dans le règlement une nouvelle clause qui permet aux pilotes de faire remorquer leurs voitures pour les faire repartir ; cela donne un peu plus d’intérêt à la course. Donc, ça c’est très bien. Maintenant, on regrettera que cette édition n’ait pas eu beaucoup de participations, la crise est passée par là. Les gens n’ont pas pris la décision de prendre la destination Sénégal cette année, mais je pense que l’année prochaine ça repartira. Et puis derrière, on a ce circuit qui est toujours aussi beau et je pense que tous ceux qui sont là vont le faire connaître à l’extérieur, afin de voir de plus en plus de voitures venir ».

Le critérium à Nicolas Thomas

En prélude aux « 6 Heures » de Dakar proprement dites, s’est disputé samedi après-midi, sur le même circuit de Dakar Baobabs, le Critérium, la course réservée aux petites cylindrées (moins de 2 litres). Et là, le titre est allé au Français Nicholas Thomas sur sa Renault Clio n°11. En 2 heures 1 mn 23 secondes, il a bouclé 53 tours de cette piste longue de 4,700 km, avec son meilleur tour de piste chronométré à 2 mn 14 secondes. Une meilleure performance qui n’est cependant pas LA meilleure de l’après-midi puisque c’est l’équipage Kamil Rahal – Nagy Kabaz sur Honda Civic qui a claqué le chrono de référence (2mn13sec913).

Derrière la Clio de Nicholas Thomas se sont positionnées 2 VW Fun Cup, celle n°82 des frères Paul et Stéphane Libens qui a couvert la piste 50 fois en 2 heures 3 minutes 33 secondes et celle n° 90 de Raphaël va Der Straten (49 tours de pistes en 2 heures 1 mn 48 sec. C’est à croire ce dernier était abonné à la 3ème place, puisque le lendemain, avec son coéquipier Jo La Coupe, sur Ford Mustang, il a également terminé sur la troisième marche du podium des « 6 Heures ».
Rappelons qu’Abibatou Fall, la seule dame engagée dans cette épreuve a fini à une honorable 8ème place avec un total de 36 tours de piste sur sa Golf.

Rectificatif
Dans notre édition d’hier, nous avons donné aux vainqueurs des « 6 Heures » de Dakar, Bertrand Chapuis et Marc de Siebenthal, une nationalité (belge) qui n’est pas la leur. Le premier est français, le second suisse. Nous nous excusons de cette erreur auprès de ces vaillants pilotes et de nos lecteurs.

Par B. Khalifa NDIAYE et C. Fantamady KEÏTA (Textes) et Mbacké BA (Photos)

Last modified on jeudi, 13 octobre 2016 12:57

 La 32ème édition des « Six heures de Dakar » se tient dans un contexte particulier avec l’épreuve qui fête ses 60 années d’existence. Prévue les 11, 12 et 13 mai prochain au Circuit Dakar-Baobabs de Sindia, la course se prépare activement avec des innovations, aménagements et, surtout, un plateau relevé.

Quelques innovations et rectificatifs sont attendus pour la 32ème édition des 6 Heures de Dakar qui aura lieu les 11, 12 et 13 mai dans le circuit Dakar-Baobabs de Sindia et qui fête ses 60 ans cette année. L’annonce a été faite par les organisateurs qui faisaient face à la presse, hier, au siège de la Fédération sénégalaise de sport automobile et motocycliste (Fsam). Pour les collaborateurs du président Diallo Kane « Zator », beaucoup de concurrents sont attendus pour disputer les deux épreuves : le critérium du samedi 12 et la course phare des 6 heures qui se dispute le lendemain dimanche. « Nous attendons un plus grand nombre de participants étrangers en plus des coureurs locaux », affirme Roger Helou, en charge des inscriptions qui soutient que les engagements se poursuivront jusqu’au 10 mai. Et l’on attend un nombre plus élevé de concurrents pour battre le record enregistré lors de la précédente édition, avec 27 coureurs au critérium et 26 aux 6 Heures.

« Il y a toujours des pilotes qui viennent au dernier moment, parce qu’il y a des réglages à faire sur leurs véhicules », en plus de ceux qui arrivent de l’étranger avec leurs bolides. Pour cette année, les organisateurs annoncent l’introduction d’un véhicule de remorquage pour permettre aux pilotes confrontés aux ennuis mécaniques de se faire dépanner dans les stands afin de reprendre la course. Ce qui répare une injustice notée et dénoncée par certains coureurs lésés, après avoir connu des ennuis avec leurs bolides. Ainsi le nouveau règlement de la course, en son article 21, autorise l’assistance aux véhicules ayant des ennuis mécaniques et techniques et qui, jusqu’ici, étaient contraints à l’abandon, souligne André Mathieu, directeur de la course.                                         

Pour cette année, le plateau technique promet d’être très relevé, avec une large gamme de véhicules au départ des courses (critérium et 6 Heures). Les organisateurs annoncent la présence en plus des Porsche qui dictent leur loi sur le circuit, depuis quelques années, de Ford Mustang, de Lotus ou encore de Fun Cup pour apporter la concurrence. La sécurité sera également de mise lors de cette édition. Ainsi Raphaël Corréa, directeur du circuit, annonce quelques aménagements « après les incidents notés en début de saison ». Ainsi, des murs de sécurité ont été aménagés pour protéger les pilotes et les commissaires de la course. La compétition se déroulera encore sous sa formule habituelle avec un critérium de 2 heures, le samedi 12 mai, ouvert aux véhicules de 2 litres et moins, et les 6 Heures de Dakar en deux manches de 3 heures, une formule Open qui se court le lendemain, dimanche 13 mai.

Ousseynou POUYE

Last modified on jeudi, 13 octobre 2016 13:00

Après avoir reçu une claque de la part des « Lions » locaux samedi dernier, le XV malien défie cet après-midi l’équipe les Tigres du BIMA à 17h00 au stade de Bel Air.

Battus 33 à 3 samedi dernier par les « Lions » locaux, les « Aigles » du Mali poursuivent le programme de leur tournée sénégalaise avec la deuxième rencontre qu’ils doivent disputer cet après-midi. Face l’équipe des Tigres du BIMA, le XV malien voudra se ressaisir et rectifier le tir après sa déconvenue d’il y a trois jours. Une rencontre qui sera donc très disputée surtout de la part des partenaires du capitaine Gaoussou Ballaira sous la houlette de leur coach, Laurent Dossat. De l’autre côté, les militaires français auront à cœur de s’inspirer de la performance de leurs collègues sénégalais, tous pensionnaires du championnat national de première et de deuxième division.

Comme le XV sénégalais, les rugbymen maliens se préparent pour les campagnes internationales qui se profilent à l’horizon 2011. A commencer par le Tournoi CAR Trophy de la Zone nord de la seconde division du rugby continental qui aura lieu en juillet prochain au Mali. Un tournoi remporté en 2010 par les Sénégalais au Niger. Il y a ensuite les éliminatoires de la prochaine coupe du monde prévue en septembre et octobre prochains en Nouvelle Zélande. Pour cette dernière épreuve, la tâche ne sera pas facile pour les deux formations si l’on s’en tient à la stature des équipes qui se présenteront devant elles, sur la route de la Nouvelle Zélande.

Après ces deux rencontres internationales, la semaine de rugby se poursuivra le vendredi 28 janvier avec la rencontre en retard de la 5ème journée des matches Aller du championnat national de première division entre les Caïmans et l’ASFA, à partir de 19h30 au stade Iba Mar Diop. Le lendemain samedi, se jouera la 2ème journée du championnat national de rugby à VII chez les garçons avec à l’honneur, le premier groupe et les équipes de Diambars, Requins, S’en-Fout-le-Score, Pompiers, Pikine, Fass qui se feront face.

Ousseynou POUYE

 

C’est parce que le football féminin doit se développer, qu’a été lancée il y a deux ans, l’initiative de mettre sur pied l’association Ladies’ Turn. Ce projet qui en est à sa seconde édition, est né de la volonté d’une ressortissante américaine Jennifer Browning qui a remarqué, lors de son séjour au Sénégal, que le football était très développé chez les hommes tandis que les femmes ne parvenaient pas à suivre la cadence. Elle qui était originaire d’une nation où le foot féminin jouait un grand rôle s’en était émue.  A partir de ce constat, elle, la directrice et initiatrice de ce projet, a pris langue avec Seyni Ndir Seck (internationale de foot), présidente actuelle de l’association, Bassouaré Diaby l’entraîneur de l’équipe nationale qui assure le secrétariat général de Ladies’ Turn et bien d’autres personnes ressources. Dans sa tête, il était question de mettre des mécanismes pour inciter les jeunes filles à aimer et à pratiquer le foot à travers des tournois.

Le but, soutient la présidente Seyni Ndir Seck, est d’« appuyer le développement du foot féminin au Sénégal » par le biais d’un tournoi qui débute demain mercredi pour les autres régions et samedi pour Fatick. La compétition mettra aux prises, durant deux mois, 16 équipes débutantes venues de Dakar, de Saint-Louis, de Kaolack et de Fatick ainsi que 4 autres clubs confirmés, soit trois de Dakar et une de Saint-Louis. Avec ces différentes rencontres, l’objectif visé sera d’augmenter le nombre de filles qui jouent au football, rendre ce sport version femme beaucoup plus visible et également réunir des partenaires afin de promouvoir l’égalité des chances entre les sexes dans le sport et le leadership féminin.

Lors de la première édition en 2009 (pour 2010 il y avait beaucoup de compétitions chez les filles et l’édition n’a pu se tenir), Ladies’ Turn a organisé des tournois qui ont réuni près de 500 filles dans la région Kaolack. Malgré tout, le chantier demeure encore très vaste même si des progrès ont été enregistrés, selon Bassouaré Diaby, secrétaire général de la structure. Cette trouvaille à laquelle est associée la Fédération de football, aura plus tard, selon M. Diaby entraîneur de l’équipe nationale féminine, « le mérite  d’avoir permis en quelque sorte de faire un travail à la base quant à la détection des talents de demain. Ce qui pourra plus tard permettre de mettre sur pied une équipe de qualité ».

Le nœud du problème demeure toutefois les moyens. « Nous aurions aimé recueillir beaucoup plus d’équipes, mais le seul hic ce sont les moyens qui font défaut », a souligné Seyni Ndir Seck. Même si des appuis sont venus d’ici et là avec surtout l’ambassade des Etats-Unis qui a fait don de 1000 ballons. Et aussi, souligne la présidente, « nous avons pu trouver des jeux de maillots qui ont été distribués aux 16 équipes débutantes ». Pour l’heure, 60 % du budget qui se chiffre à quelque 7 millions, ont été bouclés et « nous attendons toujours des soutiens pour organiser convenablement cette présente édition », a soutenu Bassouaré Diaby.

A.M.NDAW

 

Comme on s’y attendait, la Fiba Afrique a retiré l’organisation de l’Afrobasket masculin 2011 à la Côte d’Ivoire. Le comité d’organisation ivoirien avait demandé un report de la date de cet évènement sportif. La Côte d’Ivoire est plongée dans une grosse impasse politique suite aux dernières élections présidentielles. Lors de la réunion du  bureau central de la FIBA qui s’est tenue le week-end passé à Bamako, il a été décidé de retirer l’organisation de l’évènement à Côte d’Ivoire. Le Comité d’organisation a reconnu qu’en l’état actuel de la situation, il ne peut pas garantir la sécurité des participants. « La Fiba Afrique estime qu’objectivement, la Côte d’Ivoire ne peut pas assurer la sécurité d’une telle compétition. Le bureau central a pris acte et a demandé au secrétaire général de prendre contact avec tous les pays ayant fait acte de candidature pour accueillir l’Afrobasket masculin », a affirmé Alioune Badara Diagne, ancien président de la Fédération sénégalaise de basket sur le site de l’Agence de presse sénégalaise. M. Diagne est aussi l'actuel président de la Zone 2 de la FIBA Afrique composée du Cap-Vert, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Mali, de la Mauritanie, du Sénégal et de la Sierra Leone.

Avec le probable retrait de l’organisation à la Côte d’Ivoire, a été évoqué le nom de Madagascar qui était arrivé 2ème au moment de l’attribution à ce pays de la compétition-phare de la FIBA Afrique. Mais les Malgaches qui ont abrité le dernier Afrobasket féminin en 2009, ne sont pas sûrs d’être choisis. On parle de l’Angola, qui a abrité la compétition en 2007 et qui est en pôle position. Aux côtés de l’Angola et de Madagascar, des pays, comme la Tunisie et le Maroc, ont fait acte de candidature pour recevoir cette compétition. La décision finale pour la désignation du pays hôte de l’Afrobasket 2011 est attendue le 15 février prochain pour une compétition prévue en août. Il est aussi demandé au secrétaire général de la FIBA Afrique, l’Ivoirien Alphonse Bilé, d’entrer en contact avec ces pays pour que soit définitivement identifié, le 15 février au plus tard, celui d’entre eux qui abritera l’Afrobasket masculin.

Oumar NDIAYE

Les champions d’Afrique de football des moins de 17 ans s’appellent désormais les Etalons. Cette formidable équipe burkinabè s’est adjugée ce précieux trophée, le 22 janvier 2011 à Kigali, au Rwanda, à l’occasion de la finale du 9e championnat d’Afrique des cadets. Elle s’est imposée devant le pays organisateur, le Rwanda, sur le score de 2 buts à 1 dans un stade archicomble totalement acquis à la cause des Amavubi (Guêpes) du Rwanda. Enfin, le pays des Hommes intègres engrange un trophée continental, 50 ans après son indépendance.

Belle victoire parce que difficile ! La victoire des Etalons au stade national Amahoro de Kigali fut celle du poignet, de la bravoure, de la résistance, bref, celle du volontarisme patriotique. Acculés dans les premiers instants de jeu par les Guêpes entreprenantes du Rwanda, les jeunes Etalons opposeront la résistance nécessaire  devant un arbitre angolais qui distribuait les cartons jaunes à volonté aux Etalons. Il a encore fallu la classe du portier Séni Ouédraogo, à la 29e mn de jeu, pour écarter ce danger rwandais. Soutenus par plus de 30.000 spectateurs dont le président du Rwanda, Paul Kagamé, les Guêpes usent de tous les moyens pour piquer et planter les sabots de ces Etalons plus que déterminés. La bataille était rude, mais la pause interviendra sans que le tableau électronique n’affiche le moindre but.

C’est au retour des vestiaires que les attaquants vont se signaler. C’est ainsi que l’opportuniste Zianou Sana hérite d’une bourde du défenseur rwandais Michel Rusheshangoga, à la 56e pour filer droit dans les buts adverses et loger le ballon au fond des filets. Le stade est silencieux. Les Etalons viennent de semer le deuil dans le temple footballistique rwandais. La petite, mais efficace  communauté burkinabè crie, jubile sous les regards admirateur, mais douloureux des supporters rwandais. 

Ces derniers seront soulagés 10 mn plus tard lorsque l’efficace ailier droit rwandais, Tibingana, adresse au portier Séni Ouédraogi ce canon du pied droit qui loge le cuir dans ses filets, au deuxième poteau. Un but de toute classe qui laisse le portier burkinabè admirateur en fin de match : «  Vraiment, je félicite le tireur, car le shoot était d’une excellente beauté. Honnêtement, je n’ai rien vu, même pas le ballon. Bravo à lui ! », Conclut-il.

Dès lors, les pendules sont remis à l’heure. Bataille rangée. Lutte âpre ! Le Stade d’enfer pousse les Amavubi. Les Etalons restent serein. Mais l’arbitre angolais, le même qui a sifflé le match d’ouverture Rwanda-Burkina, continue de distribuer les cartons aux Etalons : 8 au total (conte zéro pour le Rwanda) dont un rouge brandit à la 59e mn contre le latéral droit Bassirou Kanazoé. Les Etalons évoluent désormais à dix contre 11.  Il reste 31 mn à jouer. Cette infériorité numérique donne des « sabots » supplémentaires aux Etalons qui galopent bien. La libération vient de ce coup de patte d’Abdul Aziz Kaboré, à la 71e mn.

Fou de rage dans cette remontée, il se défait du défenseur Eric  Nsabimana, sur le flanc droit avant d’adresser un de ces bolides  meurtriers au portier rwandais, Steven Ntalibi. La chaude boule est en dessous de la transversale et retombe avec une rapidité d’éclair après la ligne de but avant de ressortir. Sur cette action, le 2e assistant, le Libyen  Mehmed Naseraldin, très vigilant et bien placé, accorde le but. Le juge central, l’Angolais, Martins de Carvalho Helder, qui semblait hésiter ne pouvait que  constater la réalité : Le 2e  but burkinabé. Second deuil au stade Amahoro. C’est l’extase dans un stade au summum de sa déception !

A cet instant du match, les Etalons se retranchent derrière, formant un bloc pour conserver l’acquis. Les Guêpes guettent la moindre faille. Elles n’en auront pas. C’est le coup de sifflet final. Le public est debout, silencieux. Les quelques rares Burkinabè au stade jubilent. Les Etalons sont champions d’Afrique. Le Burkina  Faso est champion d’Afrique. Pour la première fois de son histoire. Ces braves Etalons démontrent ainsi le contraire de l’adage qui dit qu’il n’y a jamais deux sans trois.

En effet, après les finales ratées en 1999, en Guinée Conakry, et en 2001 aux Seychelles, celle de 2011 au Rwanda est dans la poche. Et de la meilleure façon. En plus de ce trophée, les Etalons ont la meilleure attaque du tournoi (11 buts inscrits en 5 matches), le meilleur buteur, Zianou Sana (4 buts comme l’Ivoirien Bedi et le Congolais Epako). Le joueur   du tournoi, Bertrand Isidore Traoré (qui a inscrit 3 buts). Un palmarès qui honore, qui satisfait. 

Le Rwanda, qui n’a pas démérité, hérite du trophée du fair play. En effet, à l’image de son équipe, le Rwanda s’est montré très accueillent, sportif et fraternel. Il a accepté la défaite de son équipe qui a été ovationnée avant de congratuler tout Burkinabè qui passait devant un Rwandais. Fair play, le peuple rwandais l’a été, et c’est en son honneur. C’est en l’honneur du sport.

 

Par Alexandre Le Grand ROUAMBA (Correspondance particuliaire)

 

 

L’avenir est trop précieux pour gâcher du talent. Dès lors, s’engager avec un club assuré à 80% d’être relégué vaut mieux qu’accepter d’être transformé en spectateur de luxe.  Promesses des dirigeants de Hoffenheim. Demba Bâ a finalement accepté de s’engager avec la lanterne rouge de la Premier League, West Ham, pour un prêt de six mois avec option d’achat.

Il voulait rejoindre l’Angleterre, rêve réalisé ! L’opération Stoke ratée, mais pas l’aventure en Premier League. Pour Demba Bâ, la nouvelle destination s’appelle West Ham. Pas un club de rêve, mais tout de même, une destination « 5 étoiles » pour un joueur « condamné » à porter les habits d’un spectateur de luxe le temps de l’expiration de son contrat, en 2013. Ainsi en avaient décidé les dirigeants de Hoffenheim pour celui qui fut, pendant trois saisons, l’un des principaux acteurs de l’aventure fabuleuse du club allemand en Bundesliga. Le tort de l’attaquant sénégalais ? Vouloir partir à n’importe quel prix. Car, après trois années et demie d’un même quotidien, le petit village de 3.300 habitants semblait devenir trop étroit pour l’ancien joueur de Mouscron qui se voyait plus dans les grandes agglomérations anglaises qu’ailleurs. Alors, pour gagner sa « liberté » et quitter le Bade-Wurtemberg (région de Stuttgart), Demba Bâ avait ajouté dans sa collection de caprices de petit prince gâté une idée toute spéciale : bouder pour se faire entendre. Une véritable déclaration de « guerre » pour les dirigeants de Hoffenheim. Guerre dont le « provocateur » allait être la principale victime.

A la guerre comme à la guerre ! « La décision de Demba aura des conséquences. Nous ne tolérerons pas un tel comportement qui est une provocation contre son employeur et ses coéquipiers », dixit Ernst Tanner, directeur sportif du club, à la suite de la bouderie de Demba Bâ, qui avait refusé de rejoindre ses coéquipiers en stage en Espagne, début janvier. Le geste de trop pour les patrons du club dont l’intransigeance se heurte aux envies d’ailleurs de l’attaquant sénégalais. Cet épisode marque alors le début de la fin d’une aventure fabuleuse entamée dans l’antichambre de la Bundesliga.

En effet, le buteur sénégalais s’était lancé dans un challenge fou, en 2007, en acceptant de quitter la première division belge pour s’engager avec un modeste club de Bundesliga 2 (deuxième division allemande). Pari gagné. A la fin de la saison, il marque 12 buts, Hoffenheim retrouve l’élite l’année suivante et le couple poursuit son extraordinaire ascension en Bundesliga. Le village sort alors de l’anonymat, fait trembler toute l’Allemagne, alors que le joueur formé à Rouen se dresse les couronnes d’un prince incontesté dans ce petit monde devenu subitement le centre de la planète foot allemande.

Mais, toutes les histoires, aussi fabuleuses soient-elles, ont une fin. Et c’est parfois sur les notes d’une triste mélodie qu’elles s’achèvent. Ici, dans le rôle de maestro, le directeur sportif du club avait décidé que l’attaquant international sénégalais devait payer son comportement capricieux au prix d’une exclusion définitive des feuilles de match du club. « Il pourra s'entraîner, mais il suivra les matches des tribunes », avait déclaré Ernst Tanner après la visite médicale ratée du joueur à Stoke City. Le prêt du natif de Sèvres pour six mois (avec option d’achat) à West Ham met ainsi un terme à des semaines de brouilles et clôt le dernier chapitre d’une histoire aux allures d’un conte de fée.

 

Wahany Johnson SAMBOU

 

 

(THIES). C’est une ambiance bon enfant qui prévaut au Cneps de Thiès depuis trois semaines où plus de 80 joueurs, issus des équipes évoluant dans notre championnat national, ambitionnaient de faire partie des joueurs qui ont été retenus par les techniciens, pour l’équipe locale et les olympiques.

C’est dire qu’il y a eu beaucoup d’appelés à ce regroupement, mais peu d’élus au finish. Ablaye Sarr, l’entraîneur adjoint d’Amara Taoré au niveau de l’équipe nationale, laisse entendre que   « cela ne veut nullement dire que les autres joueurs ne sont pas méritants. La porte de l’équipe nationale n’est pas fermée. D’ailleurs, nous envisageons de faire appel à d’autres joueurs qui ont été déjà ciblés. Nous serons édifiés à la fin du mois sur les équipes qui iront aux compétitions, « rappelle Laye Sarr.

Ce dernier n’a pas manqué d’affirmer que toutes les conditions ont été réunies au Cneps pour préparer sereinement les rencontres internationales à venir, notamment pour l’équipe locale devant aller au Soudan dans le cadre du Chan pour les 4 et  22 février. Il s’agira, par ailleurs, de mettre en place l’équipe olympique qui sera en lice dès le mois de mars contre l'Angola pour les phases éliminatoires des jeux olympiques, match aller à Dakar, le 27 mars, et deux semaines après en Angola, puis les éliminatoires des Jeux africains  contre la Guinée-Bissau. Ce sera au mois d’avril prochain. On le voit, ce ne sera pas de tout repos pour nos lions locaux du football. L’encadrement technique a procédé, vendredi dernier, après  la deuxième semaine de stage, à l’évaluation.

C’est ce qui a justifié la présence au camp d’entraînement des Lions d’un pool de techniciens  venus faire le point, comme ils l’avaient fait de manière spontanée avec les équipes nationales des cadets et des juniors. C’est ainsi qu’on  a pu remarquer la présence de l’entraîneur national des Lions, en l’occurrence Amara Traoré, Joseph Koto, Badara Sarr, Jo Diop, entre autres.  Deux anciens capitaines des Lions du Sénégal, Kalidou Fadiga et  Ferdinand Coly, ont même eu à  jouer  avec les gosses avant de les encourager à être les dignes représentants du pays de la Téranga.

En tout cas, cette deuxième semaine a été mise à profit par les techniciens pour  apporter quelques réglages, notamment au plan technico-tactique. « Notre ambition est d’avoir, dans 10 jours, une équipe au top », note l’entraîneur-adjoint d’Amara  qui veillait bien au grain et n’hésite pas à faire des remarques aux joueurs à chaque fois que cela le nécessitait. Les deux équipes ont eu à livrer deux rencontres de belle facture contre des équipes ; ce qui a permis aux techniciens d’apporter des correctifs. En première heure, la Linguère de Saint-Louis et l’équipe locale ont fait match nul blanc (0 à 0), tandis que les olympiques venaient à bout d’une belle équipe d’Etics (2-1).  Très satisfait, Ablaye Sarr a estimé que « ces deux rencontres nous ont permis d’avoir une idée de la qualité des uns et des autres. Le rythme y était, mais aussi l’engagement total, synonyme d’une bonne fraîcheur physique. Sur le plan défensif, il y a moins de soucis. S’agissant de l’équipe nationale olympique, Abdoulaye Sarr pense déjà à une double confrontation contre l’Algérie dans le cadre d’un match amical prévu avant les rencontres officielles.

D’une manière générale, on peut affirmer sans risque de se tromper que rien n’a été négligé par la direction nationale pour mettre joueurs et techniciens dans de bonnes conditions de travail. Ainsi, le séjour d’un mois au Cneps est largement suffisant pour présenter deux équipes nationales bien prêtes pour aller aux prochaines compétitions africaines.

La présence aux côtés des techniciens du directeur national, Amsata Fall, est édifiante et encourageante à plus d’un titre. Le foot sénégalais entend rompre avec les préparations faites à la va-vite et mettre l’accent sur l’union sacrée autour de nos équipes nationales.

 

Abdourahmane Sarr GONZALES

Le tournoi de handball de la zone II, qualificatif aux jeux africains, en septembre prochain à Maputo au Mozambique, qui a été ouvert le 17 janvier à Thiès, a connu son épilogue, samedi dernier. Après cinq jours de compétition, le stadium Lat Dior de Thiès a donné son verdict, avec les deux tickets en jeu qui ont été décroché par les « Lionnes » et les « Lions » du Sénégal.

Chez les dames, l’équipe nationale du Sénégal a dicté sa loi d’abord au Mali (30 à 19), au Cap Vert (31 à 16) et à la Guinée (27 à 19). Un carton plein au grand bonheur du nombreux public, à majorité jeunes, et qui a supporté son équipe durant tous les matches, mais surtout face aux Cap-Verdiennes. D’ailleurs, l’entraîneur  du Cap-Vert, Pierre Malfoy, l’a souligné dans l’analyse de sa défaite. « Mes joueuses n’ont jamais joué dans une ambiance si surchauffée et, évidemment, cela a agi sur leurs nerfs, même si l’équipe sénégalaise sort quand même du lot », souligne- t-il.

 Du côté des hommes, l’équipe du Sénégal, conduite par l’entraîneur français Frank Bulleux, un homme du sérail, a démontré toute la rigueur, la détermination et le sérieux requis par son entraîneur dans le jeu. Les « Lions » ont survolé le tournoi avec une écrasante majorité de joueurs évoluant en Europe. Une option de la nouvelle équipe de la Fédération sénégalaise de handball conduite par son président Seydou Diouf. Cette approche a été saluée par l’entraîneur de l’équipe de Guinée qui note que cela a contribué à relever le niveau technique et tactique du tournoi. « La bataille vient donc de commencer car, désormais, tous les autres pays voudront s’inspirer de la décision du Sénégal. Ce sera tout bénéfice pour le niveau du handball dans la zone II », souligne Bakary Kaba. Le Sénégal, qui a la lourde tâche d’aller défendre le flambeau de la zone II, pourrait donc compter sur les pays de la zone pour parfaire sa préparation.

 

Mbaye BA (textes et JEANNOT photos)

 

 

Last modified on jeudi, 27 octobre 2016 14:44

Le nouveau stade régional de Kolda sera réceptionné en 2012. Malgré le retard pris dans le démarrage des travaux, les ingénieurs chinois travaillent d’arrache pied pour respecter le délai. Le gouverneur de région, Moubarak Seck, qui s’est rendu, jeudi, sur le chantier pour vérifier l’état d’avancement des travaux, se dit plutôt satisfait.

Les travaux pour la reconstruction du stade régional de Kolda avancent à grands pas. C’est du moins le constat fait par le gouverneur de région, Moubarak Seck, qui a effectué, jeudi, une visite sur le chantier pour se rendre compte de l’état d’avancement des travaux. «Nous avons mis en place un comité de suivi des travaux du stade régional de Kolda. Et, aujourd’hui, je tenais personnellement à venir voir l’état d’avancement des travaux. Je constate que les travaux sont en cours et que tout se déroule correctement », a-t-il ainsi déclaré à la fin de la visite. Malgré le retard enregistré dans le démarrage des travaux, l’entreprise chinoise chargée de la reconstruction de ce stade est en train de mettre les bouchées doubles pour pouvoir respecter le délai de livraison.

Les bâtiments devant abriter les toilettes et les vestiaires sont  presque terminés alors que les poteaux de la tribune, le poste transformateur et les pilonnes des projecteurs sont en train d’être construits.  « Les travaux ont démarré au mois de septembre dernier. Mais, on se rend compte aujourd’hui que les travaux ont progressé de manière très satisfaisante. Je pense que Kolda va s’enorgueillir d’avoir un très beau stade et ce sera un vrai bijou », a déclaré pour sa part Ibrahima Cissé, inspecteur régional des sports de Kolda.

Le nouveau stade qui aura une capacité de 15.000 places sera doté de toutes les commodités dignes d’une capitale régionale. Outre l’aire de jeu qui sera en gazon synthétique, ce joyau sera également doté d’une grille de protection, d’un canal d’évacuation des eaux usées, de para-tonnerre, de bouches d’incendies et d’un terrain de basket multifonctionnel qui sera utilisé, à la fois, pour le volley ball et le hand ball. Des bureaux fonctionnels sont également prévus pour les différentes structures sportives régionales et un logement pour le gardien.

Contrairement à ce qui s’est passé dans les autres régions, les ingénieurs chinois avaient préféré démolir l’ancien stade de Kolda qui était dans un état de délabrement avancé et reprendre, à zéro, la construction. La durée des travaux est fixée à 18 mois. C’est dire que si tout se passe bien, ce joyau sera  livré dans le courant de l’année 2012. Les autorités chinoises avaient promis de construire 14 stades modernes à travers le pays dont certains ont déjà été livrés.

 

Mamadou Aliou DIALLO

La Genoa vient d’enregistrer le retour de son ancien latéral droit, Abdoulay Konko, qu’il avait cédé en 2007 au Fc Séville pour 9 millions d’euros. Le franco-sénégalais de 26 ans, 1,75m pour 77 kilos retourne à son ancien club qui a déboursé 6 millions d’euros, environ 3,9 milliards de francs. Le bail liant les deux parties est de trois ans et demi.

Retour au bercail pour Abdoulay Konko. Après deux ans et demi au Fc Séville, l’arrière latéral franco-sénégalais vient de parapher un contrat de trois ans et demi en faveur de son ancien club, Gênes, séria A italienne, annonce France football. Le montant de la transaction est de 6 millions d'euros. Environ 3,9 milliards de Cfa. Le défenseur de 26 ans avait déjà évolué dans cette formation lors de la saison 2007-2008. Il y avait disputé 37 matches et marqué 3 buts. Le club de Frédéric Kanouté avait déboursé 5,8 milliards de Cfa pour l’avoir dans son effectif.

Né d’un père Sénégalais et d’une mère Marocaine, Abdoulaye Konko est convoité par  le Sénégal et le Maroc. Même la France de Raymond Domenech s’était mis sur les rangs pour s’attacher ses services. Le sélectionneur de l’équipe de France lui avait envoyé, en novembre 2009, une pré-convocation pour les barrages des éliminatoires du Mondial 2010 contre l’Irlande. Mais, depuis l’avènement de Laurent Blanc à la tête des « Bleus », l’ancien pensionnaire du club andalou n’a reçu aucun signe.

Si le patron de l’équipe de France semble se désintéresser du joueur, c’est loin d’être le cas pour le Maroc qui suit de près le désormais joueur de Gênes. Le sélectionneur chérifien, Eric Gerets, déploierait toute son armada pour enrôler Konko dans son effectif. Ce qui n’est pas surprenant de sa part. Car il a une admiration pour le joueur. En effet, alors qu’il était entraîneur de l’Olympique de Marseille, le Belge avait tenté en vain de faire venir Abdoulay Konko en Cannebière. Une immixtion qui complique la tâche d’Amara qui a aussi des visées sur le latéral droit.

L’homme que se disputent le Sénégal et le Maroc a fait l’essentiel de sa carrière en Italie où il a évolué à la Juventus de Turin, de 2002 à 2004. Un club qui ne lui a donné aucune chance. Puisque le natif de Marseille n’y disputera aucun match. Il effectuera par la suite un séjour de deux ans (de 2004 à 2006) en série B, à Crotone. Ce qui lui servira de tremplin. Car il fera 33 apparitions pour 3 buts dès sa première année.  La seconde est plus riche avec 41 matches. Il trouvera le chemin des filets à quatre reprises. C’est fort de ses statistiques qu’il sera recruté par Sienne, série A. Il n’y restera qu’une saison (2006-2007, 13 matches, 1 but) avant de déposer ses baluchons à Genoa.

 

François Mendy

 

La « petite sphère » sénégalaise est en passe de réussir un coup double : qualifier ses deux équipes aux tournois de handball des prochains Jeux africains de Maputo. A Thiès, la loi du terrain est en train de jouer. Un peu comme au Rwanda où les « Amavubi » (« Abeilles », en langue locale) cadets ont piqué de leur dard tout ce qui s’est présenté à eux et sont à un match d’un titre continental.

Moi coach, je le répète depuis des années : il n’y a aucune honte à accueillir une compétition pour la remporter. La fameuse formule « host to win » ! Bien des Nations sont passées par là, et dans toutes les disciplines, pour écrire la première (et parfois seule) ligne de leur palmarès. Mais attention, abriter une compétition ne veut pas forcément dire la gagner. Le Sénégal est bien placé pour le savoir, lui qui, depuis le traumatisme de « sa » CAN en 1992, semble avoir même peur de postuler à nouveau à abriter la grande fête du football africain…

Le coach

Pour l’entraîneur national et son staff, la question ne se pose pas : Amara Traoré et ses collaborateurs savent déjà quels « Lions » seront là le 9 février prochain pour alimenter le public de Léopold Sédar Senghor qui attend avec passion le derby contre la Guinée. A deux jours de la publication de la liste, les calculs ont déjà commencé. Qui restera ? Qui partira ? Questions ouvertes.

On a beau s’approprier la question et se mettre à la place du coach, on aura toujours beaucoup de mal à sortir la combinaison parfaite. Avec beaucoup de chances, ce sera sans problème. Mais, Amara Traoré a sa façon de faire propre à son modèle de gouverner la « Tanière ». Qu’à cela ne tienne, on peut toujours se mettre dans le costume des experts pour tenter de résoudre les probabilités. Ce n’est donc que de l’à-peu-près avec une bonne dose de certitudes. Parler de l’équipe nationale du Sénégal, comme équation, ce n’est pas ce qu’il y a de plus énigmatique à l’heure actuelle. Il n’est pas besoin d’être un expert pour savoir qui sera là et qui ne le sera pas. Du moins, en ce qui concerne certains éléments indéniablement indispensables à la mission de reconquête du terrain perdu. Papis Demba Cissé, Moussa Sow, Kader Mangane, Mamadou Niang, Pape Malickou Diakhaté, Khadim Ndiaye, Souleymane Diawara et toute la clique d’incontournables seront au rendez-vous, à moins d’un incident majeur. Les Sénégalais croisent les doigts.

Il ne reste plus beaucoup de temps avant le match déterminant contre le Cameroun en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Gabon-Guinée Equatoriale 2012). Mais, dans un peu moins de trois semaines, Amara Traoré, Ablaye Sarr et leurs protégés se retrouveront encore une fois en « famille » à Dakar pour un match amical. Mais, une rencontre amicale pas comme les autres. Celle-là a une saveur toute particulière. Ce sera contre la Guinée. Un derby ouest africain qui n’a certes rien d’un Egypte-Algérie, mais qui suscite autant de passion pour deux peuples qui ne partagent pas forcément la même perception d’un duel de voisins. Sénégal-Guinée, c’est dans 19 jours et si on en parle, c’est parce que l’entraîneur national a rappelé l’imminence de la date. En avant-première, la publication de la liste. Rendez-vous, lundi prochain. Amara Traoré va donc dévoiler la composition du contingent qui doit affronter le Sily.

Mais, même si le doute n’est plus entretenu sur la présence de certains joueurs, pour d’autres, en revanche, c’est le flou total. Oui, on verra bien si les noms de Dame Ndoye, dont on entend de moins en moins parler, Jackson Mendy, perdu dans le brouillard de la Ligue 2 française avec Grenoble, bon dernier au classement, Guirane Ndaw dont les performances en club vaudraient bien une perte de son statut de chouchou d’Amara, Souleymane Camara, aussi remuant, mais jamais décisif en club et en équipe nationale, Demba Bâ et ses problèmes de santé, seront présents sur la liste à rendre publique lundi par le coach des « Lions ». Il y a de quoi être pessimiste pour certains. Car cette fois, il va falloir passer l’éponge. Promesse d’Amara. Plus de 27 pour ce qui reste de la campagne de « redressement » de la « Tanière ». Premier acte, le 9 février prochain.

Wahany Johnson SAMBOU

 

Il lui reste encore une saison et demie à tirer avec les Blackburn Rovers. Mais, selon le quotidien anglais Daily Mail, El Hadji Diouf intéresserait beaucoup le club de West Ham. L’actuel dernier de la Premier league anglaise (20ème sur 20 avec 20 points après 23 journées) qui a déjà décidé d’enrôler Demba Bâ, le banni de Hoffenheim (Bundesliga), jouerait donc à fond la carte sénégalaise.

Cependant, si transfert il y a, celui d’El Hadji Diouf ne devrait pas se faire lors de ce mercato hivernal qui prend fin le 31 janvier. Encore que, depuis que Blackburn s’est séparé de son manager, Sam Allardyce, avec qui El Hadji Diouf était très lié depuis les années partagées à Bolton, l’international sénégalais semble quelque peu orphelin. Et comme cette saison il tarde encore à trouver le chemin des filets, peut-être qu’un changement de club serait pour lui le déclic tant attendu.

Mais West Ham devrait d’abord s’employer à rester dans l’élite anglaise, car, en cas de descente en Championship, on verrait mal Diouf l’accompagner en division inférieure.

 

On le voit souvent au stade, avec ses lunettes qui lui barrent le visage, organiser les chorégraphies des lutteurs ou veiller à ce que la main courante soit dégarnie. Lui, c’est Thierno Kâ qui, depuis le début de l’histoire, est aux côtés du président Alioune Sarr pour faire marcher les choses. Un anglophile amoureux de la lutte qui, dans sa formation, est « tombé » sous le charme de la finance.

C’est sans avertir que nous avons déboulé dans l’établissement supérieur dans lequel Thierno Kâ est directeur. Une institution de formation qui a pignon sur les Allées Seydou Nourou Tall. Il a d’abord fallu attendre car le chargé de l’organisation et porte parole du CNG de lutte était à table pour le déjeuner. Une bonne trentaine de minutes et le voilà prêt à répondre. Mais il faut patienter une vingtaine de minutes, le temps qu’il s’entretienne avec  une dame. En attendant, notre attention est attirée par une grande fresque. Un mariage expressif de couleurs et de calligraphies multicolores d’étudiants de cette institution qui, il y a deux ans, ont voulu transmettre leurs sentiments à leur directeur, Thierno Kâ. Dans ce flot de phrases entremêlées, on découvre toute la tendresse des disciples. On y parle de l’homme de famille exemplaire, Ericka y va de sa sensibilité pour lui déposer « un bisou mouillé ». Asmine, quant à elle, lui dit « tout cet amour que l’on a pour toi, le directeur le plus cool ».  Un responsable super cool, génial disent les autres. Le clou de ces témoignages est certainement le mot d’un certain M. Faye qui affirme tout simplement « qu’il arrive qu’un individu devienne le centre de votre vie sans que vous ne soyez liés à lui ni par le sang ni par l’amour. Mais il vous tient la main, vous aide à marcher, c’est vous cet être ». Naturellement, on toucha mot en premier par rapport à cette fresque et d’un air désintéressé, M. Kâ confie que « ces étudiants se sont exprimés au feeling pour dire tout ce qu’ils pensent de moi ; c’est aussi simple ».

Dans le bureau du directeur, pèle mêle, de la paperasse se dispute la place comme on en trouve du reste dans les bureaux des responsables d’instituts de formation. Dans ses locaux entourés de décorations, Thierno Kâ voit défiler des élèves. Les uns pour déposer des cahiers de textes et les autres des listes de présence ou autres.

Un grand dada, le foot

L’enfant qui a grandi à la rue 17×6, dans le quartier de la Médina, est un pur produit de l’Uassu, qui pratiquait outre le foot, son sport favori le handball, l’athlétisme et a même tâté à la balle ovale. Le jeune s’est aguerri lors des rencontres triangulaires (Civils, Militaires et scolaires). Ces manifestations ont permis au jeune Thierno Kâ d’aller à Saint-Louis pour y disputer une demi-finale contre Dakar Bongo, actuel Prytanée Militaire. Des infos sur l’année de cette demi-finale ? L’intéressé essaie de se souvenir mais finit par lancer « entre 1965-66 peut-être ». L’usure du temps commence à faire son effet. A l’âge de 19 ans, ce fut le grand saut pour l’inconnu, l’Hexagone après deux années en équipe Junior de la JA coachée à l’époque par Pascal Diagne et El Hadji Malick Sy Souris. « Nous étions avec les Diène Diouf, Pape Ndao, Edmond Koto, Alioune Ndao Tibia, Famara Mané, l’équipe junior de la grande Jeanne d’Arc composée entre autres de Alioune Ndiaye "Cheval Fou", Alpha Touré et autres ». Avant d’aller en France, le jeune Thierno Kâ avait joué dans son quartier, à l’Asc Damels de la Médina et aux HLM 3 à l’Asc Santos avec des coéquipiers comme Boubacar Sarr Locotte, Pape Sakho.

Une fois en Europe comme étudiant à l’Université de Grenoble (pour suivre des cours en Langue et Politique), l’attaquant qui se mua plus tard en défenseur, signera sa première licence avec le FC Grenoble. Une expérience qui fera long feu à cause « d’un problème d’adaptation avec le rigoureux climat montagnard qui y régnait, mais également il m’était difficile à un moment d’allier foot et études ». Loin de se décourager, le mordu du ballon rond va faire des piges en CFA plus précisément à Groul, au FC Brenlin puis en Savoie à l’As Fontaine.

Financier et anglophile

Dans sa vie professionnelle, Thierno Ka a travaillé durant plus de deux décennies pour une institution internationale. Mais depuis quelques années, « je suis à la retraite, même si pour certains je porte bien mon âge ». Après avoir décroché, il a été pendant 6 ans directeur des études et programmes d’un institut de formation et a connu des expériences comme enseignant surtout en anglais financier et économique. Au début, les chiffres n’attiraient pas trop M. Ka. Mais au fil des séminaires complémentaires au FMI à Washington et autre stages dans ce domaine, il sera épris de finances.

Au gré de ses pérégrinations, Thierno Ka a été dans un lycée (au titre de chargé de cours) où il a joué au football dans la ligue Nord de Londres pour une équipe (British Council), fruit de la coopération universitaire entre l’Angleterre et la France. Après une défaite face au London Transport, « la société m’a trouvé bon et m’a proposé de venir jouer pour eux contre boulot, appartement et rémunération. Hélas je n’avais qu’un seul besoin, revenir au pays ».

Des culottes au « nguimb »

Au détour d’une conversation, le président Alioune Sarr nous avait confié : « quand on m’a demandé de prendre en charge le CNG, j’ai choisi les hommes en qui j’avais confiance et qui pouvaient m’être d’une certaine utilité ».  Et Thierno Kâ était du lot. Ce qui l’a poussé à « faire le maximum afin d’aider cet aîné avec qui j’ai partagé le lycée Van Vo (actuel Lamine Guèye) ». Au début, Alioune Sarr voulait confier la lutte olympique à Thierno Kâ, car disait-il, « il était anglophone ». Mais, soutient ce dernier, «  j’étais dans une structure très exigeante et les multiples déplacements n’étaient pas acceptés, c’est pourquoi il m’a désigné comme chargé de la communication ».

Déjà jeune, il baignait dans l’ambiance lutte danscette Médina qui regorgeait de champions. Fodé Doussouba à la rue 9, Falaye Baldé à la rue 7, Doudou Diatta à la rue 11, Djibril Ndiaye à la rue 19, Doudou Ndiaye Cargo à la rue 19, Youssou Diène à la rue 17. Autant de lutteurs qui, quand ils allaient aux arènes Adrien Senghor, marchaient à pied avec tout le folklore qui sied. Les images plein la vue, le jeune tomba sous le charme de ce sport et n’hésitait pas « après les matches de foot à se rendre en équipements pour suivre les combats ».  Le premier combat que le jeune Thierno a vu «  était une confrontation qui opposait Doudou Baka Sarr à un autre lutteur au Parc municipal ».

Actuellement, Thierno Kâ se désole de la tournure prise par ce sport. «  Des fans sont en train de tuer tout le charme de ce sport », affirme t-il excédé par tant de violence gratuite.

A.M.NDAW

Le ciel s’éclaircit pour les « Lions » qui ont remporté leur deuxième match du tournoi de la Zone 2. Devant la Mauritanie, ils se sont imposés 58 à 12 et ont fait un grand pas pour la victoire finale. Il leur reste la rencontre d’aujourd’hui face au Cap-Vert pour déterminer le champion de la compétition.

Comme les « Lionnes », la veille, les handballeurs sénégalais ont enregistré leur deuxième succès dans le tournoi de la Zone II qui se tient à Thiès. Ils ont en effet très largement battu les Mauritaniens sur le score sans appel de 58 buts à 12. Une belle victoire des hommes de Frank Bulleux, après un premier match des partenaires de Boucounta Diallo par « seulement » 27 points d’écart (38-11) face à la Guinée en ouverture. Un résultat qui n’avait pas totalement satisfait le technicien qui avait dénoncé la passivité de ses hommes. Mais hier, les « Lions » n’ont pas été tendres avec les « Mourabitounes » déjà malmenés par les Cap-Verdiens (28-48), puis par les Guinéens (10-47), lors de leurs deux premières rencontres du tournoi. La victoire d’hier a eu le don de permettre aux « Lions » de faire un grand pas vers l’unique ticket qualificatif au tournoi de handball des Jeux africains Maputo 2011. Comme leurs sœurs, vainqueurs jeudi de leurs principales adversaires, les Cap-Verdiennes, et déjà qualifiées pour les JA.

Aujourd’hui, les handballeurs sénégalais font face au… Cap-Vert pour la finale de la compétition qui se joue à partir de 19 heures au stade Lat Dior de Thiès. Les Insulaires ont été tenus en échec, hier, à l’occasion de leur deuxième sortie par une coriace équipe de Guinée. Déjà à la mi-temps, les Guinéens menaient avec trois buts d’écart (15-12). Ils seront finalement rejoints par les Insulaires qui manquent ainsi de signer leur deuxième victoire de rang avant la rencontre de ce samedi. Avant ce match nul, ils faisaient office de principaux concurrents des Lions pour le ticket final, mais voient alors leur élan ralenti avec ce partage des points avant d’affronter les hommes de Frank Bulleux. L’équipe victorieuse du duel de cet après-midi gagnera son ticket pour les Jeux africains de septembre prochain. La deuxième rencontre de la journée d’hier entre les Maliennes et les Cap-Verdiennes pour désigner l’équipe dauphine des « Lionnes » a tourné à l’avantage des Insulaires (31 – 16).

Aujourd’hui, se disputent les dernières rencontres de ce tournoi de la Zone 2 qualificatif aux JA de Maputo en septembre prochain. Outre la « finale » Sénégal – Cap-Vert en Hommes qui se joue à 16 heures, il est également prévu le match Guinée-Sénégal chez les Dames à partir de 18 heures.

Ousseynou POUYE

Résultats :

Mauritanie / Sénégal (H) : 11-58 ; Mali / Cap-Vert : 31-16 (D), Cap Vert / Guinée :  27-27 (H).

Classement en Dames : 1er Sénégal (4 pts, +19) ; 2ème ;   Cap-Vert (4 pts, +22) ; 3ème Mali (2pt, -23) et 4ème Guinée (0pt, -18).

Classement en Hommes : 1er Sénégal (4 pts+ 74), 2ème Cap Vert (3pts +20), 3ème Guinée (3pt, +10) et 4ème Mauritanie (0pt, -104).

Programme du jour : à 16h : Sénégal/Cap-Vert (H) ; à 18h : Guinée/Sénégal (D).

 

 

Last modified on mercredi, 19 octobre 2016 14:45

Le comité national de relance et de promotion de l’escrime est à un tournant très important de son existence à la veille de son assemblée générale fixée à mardi prochain, 25 janvier. Et dans ce cadre la rencontre hier entre les membres de cette structure et le ministre des Sports, Faustin Diatta, a permis d’apaiser les craintes nourries par le président Mbagnick Ndiaye et son équipe au sujet justement des infrastructures, de l’équipement et de la formation. Au cours de cette rencontre avec le ministre des Sports, tous les maux dont souffre actuellement le comité national de relance ont été passés au peigne fin. Car il s’agissait de parler de la vie de cette structure au premier responsable du sport sénégalais afin que des solutions idoines soient trouvées pour sa bonne relance.

Pour une jeune structure qui n’a que dix ans d’existence, mais qui compte beaucoup de réalisations de l’avènement de feu Abdoul Wahab Bâ à nos jours, un coup de neuf devait lui être insufflé. Car le flambeau a été repris par les camarades d’Abdoul Wahab Bâ qui jusqu’ici s’évertuent à perpétuer son œuvre. C’est pourquoi d’ailleurs le ministre des Sports, Faustin Diatta, très satisfait du travail accompli par l’équipe a promis de restaurer et d’équiper les deux salles d’armes installées aux stades Léopold Sédar Senghor et Demba Diop. « Il est également d’accord pour renouveler notre comité pour deux ans encore, pour ensuite tendre vers une Fédération », a souligné Mbagnick Ndiaye.

Le patron du département des Sports s’est aussi réjoui de l’existence de l’école internationale des maîtres d’armes de Dakar qui forme des entraîneurs et des escrimeurs de près d’une dizaine de pays africains. Le ministre des Sports qui sera d’ailleurs mercredi au siège du comité pour procéder à la remise d’un important lot de matériels destiné aux escrimeurs sénégalais, veut aller plus loin dans ce soutien qu’il veut apporter. Et c’est le président Mbagnick Ndiaye qui a apporté la nouvelle en révélant que M. Faustin Diatta est aussi d’accord pour les accompagner dans la recherche d’un entraîneur de haut niveau.

« Cela devrait se faire dans le cadre de la coopération internationale auprès des pays avec qui nous sommes en partenariat sportif », a souligné Mbagnick Ndiaye. Comme on le voit, c’est vers un nouveau départ que le comité national de promotion se dirige, puisque hormis les deux fers de lance de l’escrime sénégalaise, à savoir Mamadou Keïta (sabre) et Alexandre Bouzaïd (épée), bénéficieront d’une aide dans le cadre de la gestion ciblée des athlètes. Deux valeurs sûres de l’escrime sénégalaise qui ont été champions d’Afrique (deux fois pour le premier en 2008 et 2009, et une fois pour le second en 2010).

C F KEITA

Last modified on mercredi, 19 octobre 2016 14:34

La 9ème édition de la CAN des moins de 17 ans sera clôturée cet après-midi avec la finale Rwanda – Burkina Faso, remake du match d’ouverture d’il y a deux semaines qui avait vu les « Amavubi » cadets s’imposer par 2 buts à 1. Mais aujourd’hui, ça pourrait être un tout autre match, les deux équipes ayant fait beaucoup de chemin et gagné en compétitivité.

Forts du soutien de leur public du stade d’Amahoro, les jeunes Rwandais, pour leur première finale continentale, partent toutefois avec la faveur des pronostics. Mais les « Etalons » cadets ne voudront pas perdre leur deuxième finale dans cette épreuve après celle de 1999 devant le puissant Nigeria (1 – 3).

Hier, dans la petite finale à Kigali, le Congo s’est emparé de la 3ème place en battant la Côte d’Ivoire par 2 buts à 1. A rappeler que le Rwanda, le Burkina Faso, le Congo et la Côte d’Ivoire représenteront tous les quatre l’Afrique au Mondial des cadets en juin et juillet 2011 au Mexique. Le Sénégal qui participait pour la première fois à une CAN des moins de 17 ans, a été éliminé dès le premier tour après 2 défaites contre l’Egypte (1 – 2) et contre le Burkina (2 – 3) et malgré une victoire lors du dernier match du Groupe A sur le Rwanda (1 – 0).

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