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Malgré 32 ans de diète : Le Ghana devra encore attendre…

04 Fév 2017
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Franceville (Gabon) : Le Ghana a échoué de nouveau devant le Cameroun, comme en 2008 lorsque les Black Stars se faisaient sortir de « leur » Can par ces mêmes Lions Indomptables au même stade de la compétition : les demi-finales. 35 ans que dure la traversée du désert ponctuée par deux finales perdues devant le même adversaire, la Côte d’Ivoire (1992 et 2015) et une multitude de demi-finales. 

Ainsi, depuis sa finale remportée devant l’Ouganda en 1982, aux temps des Adolphe Armah, Opokou Nti et autres Abdou Razak « Golden Boy », Sam Acquah, le Ghana court toujours derrière un cinquième trophée continental. Cette année, la génération des Ayew et autres Gyan Asamoah, Christian Atsu, croyait pourtant tenir le bon bout, après avoir sorti la Rd Congo. Et pensait aussi avoir retenu la leçon au moment de croiser le Cameroun. Pourtant, les Ghanéens l’avaient dit en conférence de presse d’avant-match. « On ne veut plus se contenter des places d’honneur, cette fois nous voulons la coupe et rien d’autre ». Mais en face, il y avait le Cameroun décidé à miser sur sa jeune génération et à faire une croix sur les « cadres » qui avaient refusé de répondre à l’appel de la nation. C’était un défi pour ces nouveaux dans la Tanière, jeunes et décidés à prouver quelque chose dans cette compétition. Et tel un moteur diésel, Benjamin Moukandjo et ses partenaires ont tissé leur toile au fil des rencontres, montant en puissance et résistant contre vents et marées.  

Difficilement sortis de leur groupe grâce à un nul héroïque contre le Gabon qui les qualifiait au second tour, les Lions Indomptables avançaient prudemment au fil des matches. Le Sénégal considéré comme un favori logique, grâce à ses trois superbes matches contre la Tunisie, le Zimbabwe et l’Algérie en phase de groupes, pliait à son tour dans le duel à mort des Lions. Le facteur chance, ajouté à une réelle volonté de gagner ont fini de faire de cette équipe ce qu’elle était il y a quelques années. Le Ghana qui était censé lui barrer la route, a finalement plié donc au grand désappointement des frères Ayew inconsolables à la fin du match. Le Cameroun leur a barré la route comme en 2008 lorsqu’ils organisaient la compétition chez eux, et au même stade des demi-finales. Cruelle déception ! 

Jeudi dernier sur la pelouse du stade de la Rénovation de Franceville, le coach belge du Cameroun, Hugo Broos, craignait beaucoup d’en arriver à la série des tirs au but qu’il trouvait stressant comme celle qu’il a vécue contre le Sénégal. Ses joueurs ont certainement bien capté le message à la volée. Le Cameroun devait concrétiser ses occasions de but pour ne pas en arriver là. Une crainte partagée par Avram Grant qui, même s’il n’était pas là en 2015 lorsque le Ghana perdait en finale contre la Côte d’Ivoire dans la série des tirs au but, n’avait pas envie de goûter à cet exercice aléatoire. Malheureusement, son équipe s’y est mal prise. Ayant subi la domination territoriale du Cameroun durant les quarante - cinq premières minutes sans plier, le Ghana avait ensuite l’opportunité d’arracher la qualification en seconde période qu’il a dominée outrageusement.

Détermination sans failles 
Mais ses tentatives sont restées vaines et le Cameroun, sur un coup de chance (encore !) ou du fait d’une détermination sans failles, a frappé deux fois au moment où l’on s’y attendait le moins. Razak Brimah ne s’était pas encore remis du but de Ngadeu Ngadjui Michael (71e) que Vincent Aboubacar amorçait un contre rapide qui prenait de revers la défense partie à l’abordage, pour servir impeccablement Christian Bassogog qui s’en alla crucifier l’infortuné gardien ghanéen (90e+3). Les carottes étaient définitivement cuites : à une minute de la fin du temps additionnel, le Ghana ne pouvait plus revenir. Le rêve d’une seconde finale d’affilée s’évanouissait ; l’ennemi juré était passé par là avec sa jeune vague. 35 ans après, son dernier succès en Can, le Ghana devra encore patienter pour monter sur la plus haute marche du podium. Peut-être que ce sera avec une nouvelle génération.
 
Une génération à laquelle le technicien belge du Cameroun a fait entière confiance au moment d’entamer cette compétition. Il avait d’ailleurs expliqué ses choix  en conférence. « Quand j’ai publié ma liste des 23 joueurs, j’avais demandé à la presse de respecter mes choix, de ne pas les commenter, mais de juger les résultats à la fin de la compétition. Je leur ai demandé de me faire confiance ». Car, c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens. Et quel que soit le résultat de la finale face à l’Egypte, Hugo Broos peut estimer avoir réussi son tournoi. Car comme l’avait indiqué son ailier, Christian Bassogog, en conférence de presse après le match victorieux contre le Ghana, personne ne les attendait alors qu’ils s’avançaient surement et lentement vers les cimes du football continental. Demain, face à leur « bête noire », l’Egypte, qui leur avait privé de la coupe à deux reprises (Caire 86 et Accra 2008), Benjamin Moukandjo et ses camarades voudront bien venger leurs aînés.
 
C. F. KEITA (envoyé spécial)
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