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Somone : On n’avait pas fini d’épiloguer sur le refus des coureurs sénégalais d’enfourcher leur vélo qu’un autre problème a surgi à quelques heures du départ. La première étape qui devait quitter Dakar pour rallier Thiès par Diamniadio, Sébikotane, Keur Moussa, Bayakh,  Notto, Mboro, Tivaouane et Thiès (143km) est annulée !  L’information avait aussitôt fait le tour des états-majors des différentes équipes qui se préparaient à prendre le départ. La raison : le médecin qui devait faire partie de la délégation était absent, alors que le départ était prévu à 9 heures précises. Deux heures de temps après cette attente, le président du jury des commissaires, le Français Max Michaud, d’un commun accord avec le délégué technique de l’Uci, Laurent Bezault, et le directeur du Tour Michel Thioub, a dû se résoudre d’annoncer la nouvelle (voir explications, ailleurs). Ce n’était vraiment pas bien partie pour les organisateurs et la douzaine d’équipes engagées dans cette 17e édition du Tour international du Sénégal. Et, c’est la mort dans l’âme que le directeur du Tour, Michel Thioub,  donna l’ordre à toute la caravane de rallier la Somone pour y passer la nuit. Et ce matin, quand tout rentrera dans l’ordre, la 2e étape Thiès - Saint-Louis va s’ébranler pour disputer la compétition. Une étape longue de 181 km que l’Algérien, Islam Mansouri, avait remportée l’année dernière, ouvrant la voie au succès des Fennecs de l’équipe de Sovac.

Max Michaud, president du jury«Ç’aurait été une grandeimprudence de ma part…»

Accroché avant le départ pour la Somone, le président du jury des commissaires, Max Michaud, a donné les raisons de l’annulation de la première étape d’hier. « Les raisons sont évidemment très simples, et il y en a plusieurs, mais la plus importante, c’est que les conditions de sécurité n’étaient pas du tout assurées puisque manquait à l’appel le médecin de la course. Ça, c’est le point numéro un. Le second point, c’est qu’il n’y avait pas deux ambulances dans l’épreuve comme le stipule le règlement international. Donc il était inconcevable de laisser partir plus de 70 coureurs sans un médecin et sans deux ambulances. C’aurait été une grande imprudence de ma part. Une autre raison, c’est que le départ était prévu à 9 h et qu’il était midi moins le quart quand nous avons pris cette décision de bien vouloir attendre le médecin. Ce dernier est finalement arrivé, mais trop tardivement. Mais il n’y avait pas que ça, il manquait les voitures de directeurs sportifs. A mon avis, tout rentrera dans l’ordre afin qu’on puisse attaquer la deuxième étape. Il n’y a pas de conséquences pour les coureurs, ils étaient venus pour gagner une étape. Mais il n’y aura pas d’impact sur les autres étapes », a indiqué Michaud.


Islam Mansouri, Algérie «Nous sommes venuspour gagner à nouveau»

Il avait été le principal artisan de la victoire finale de son équipe lors de l’édition 2017, en remportant plusieurs étapes et au finish, le maillot jaune du Tour. Le voilà qui revient cette année, animé par la même intention. Remporter à nouveau le Tour cycliste international du Sénégal. Islam Mansouri, le chef de file de l’équipe Sovac Natural4Ever, qui reconnaît qu’il y a des adversaires de tailles cette année, estime toutefois que son équipe a les capacités de remporter ce Tour 2018. Cependant, il a tenu à exprimer sa déception par rapport à l’annulation de la première étape. « Je suis effectivement très déçu de voir cette première étape annulée, parce qu’on avait bien préparé cette entrée en matière. L’année dernière, l’organisation était parfaite, mais cette année, ça commence mal », a-t-il déclaré, d’emblée. Avec l’espoir que tout va rentrer dans l’ordre, Islam Mansouri souligne également que cette annulation de la première étape risque de perturber leurs plans d’attaque. « L’année dernière, j’avais remporté le maillot jaune. Cette année encore, on est venu pour gagner le Tour. C’est vrai qu’il y a des adversaires de taille pour cette année, mais on va se battre encore pour remporter le Tour. On va attendre de voir de quoi sont capables nos adversaires pour se faire une idée de leurs capacités. L’année dernière, j’ai gagné Thiès - Saint-Louis, et je compte rééditer. On a un peu remanié l’équipe car celle de l’année dernière était plus jeune », a-t-il souligné.

Becaye Traore, Senegal
«Nous attendons que les promesses se tiennent»

Le capitaine des Lions du cyclisme était très remonté contre ses dirigeants. Non seulement lui et ses camarades étaient confrontés à un problème de préparation et de moyens, mais voilà qu’est venu se mêler l’annulation de cette première étape. Hier, il a fallu de dures négociations entre eux, les dirigeants du Tour et un partenaire de l’organisation. Finalement, un compromis avait été trouvé au grand soulagement des fans de l’équipe nationale du Sénégal. Car ils voyaient mal le Sénégal organiser un Tour cycliste chez lui sans ses coureurs, comme ce fut le cas du Gabon, il y a deux ans. Finalement, tout est rentré dans l’ordre grâce à l’intervention d’un sponsor partenaire (sponsor leader). N’empêche, la menace est toujours brandie comme une épée de Damoclès, car les coureurs attendent de voir la concrétisation des promesses faites pour remonter sur leur vélo. Et le capitaine de l’équipe nationale a été on ne peut plus clair. « La fédération ne nous considère même pas. Parce que comment peut-on organiser un Tour du Sénégal sans mettre ses coureurs dans les conditions de performance ? C’est impensable. Nous n’avons pas eu de préparation et on veut que nous gagnions, c’est impossible. Les autres sont plus prêts que nous donc nous ne pouvons pas gagner contre eux. Nous avons simplement fait les Tours du Mali et de la Mauritanie, sans plus. Mais ce n’était pas relevé comme nous le souhaitions. Nous ne connaissons pas le ministère des Sports, même si c’est l’Etat qui doit nous préparer. Nous avons plutôt affaire avec la fédération car c’est notre interlocuteur direct. Malheureusement, rien n’est fait de ce côté-là. Donc avec les conditions actuelles, nous ne pouvons rien espérer dans ce Tour. En somme,  nous sommes un peu découragés, nous ne sommes pas motivés », a indiqué Bécaye Traoré. A son avis, c’est une équipe sénégalaise remaniée qui participe, cette année, au Tour cycliste, mais le plus grave, à son avis, c’est que beaucoup d’entre ceux qui étaient là, l’année dernière, ont arrêté à cause des problèmes de préparation. « Nous n’avons pas eu de regroupement, ni de préparation. Nous avons passé la nuit chez nous à la veille de la course. En tout cas, une chose est claire, si on ne nous donne pas nos primes, nous ne participerons pas à la course. Les dirigeants ont promis de régler le problème, maintenant nous attendons. Si le problème est réglé, nous participerons, sinon nous rangeons nos vélos. Ils nous ont promis mais moi je ne crois plus aux promesses car elles n’ont jamais été tenues », a-t-il martelé.

 

L’étape du jour Thiès-Saint Louis (181km)
La bataille fera rage derrière les Algériens de Sovac Natura4Ever. Finalement, 12 clubs et équipes nationales vont participer officiellement à ce Tour 2018. Car la Rdc et la Gambie n’ont pu faire le déplacement. Mais, ce Tour 2018 sera très disputée si l’on se réfère à la qualité des participants. Les Hollandais de Global Cycling Team, les Allemands d’Embrace The World Team, les Français du Club de la Défense, les Rwandais qui reviennent très forts, de même que les Burkinabés habitués des grands Tours, les inconnus de Kenyan Riders ainsi que les Canadiens de Vélo Select Apogée et les Suisses de la sélection Romande qui vont découvrir le Tour du Sénégal. Toute cette belle brochette d’équipes rompues aux grands Tours s’élancera dès ce matin pour disputer la première vraie étape, après l’annulation de Dakar-Thiès. Mais une chose est sure, tous seront là pour une seule cible : arracher le titre à l’équipe algérienne de Sovac Natura4Ever. Belles perspectives en somme sur les routes du Tour. A commencer par cette plus longue étape entre Thiès et Saint-Louis qui devrait déterminer l’état de forme des uns et des autres. Une étape qui comptera trois sprints intermédiaires à l’entrée de Mékhé, à l’entrée de Kébémer et au stade Alboury Ndiaye de Louga. Tout un combat pour la victoire d’étape qui devrait dessiner les contours de cette journée de course.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

Ils avaient presque tout raflé au général l’année dernière avec à la clé la victoire finale du Tour 2017; classements par étapes, par équipes, des jeunes et même en individuel où à part la première et la cinquième étape, tout leur était revenu. Le Vélo Club Sovac d’Algérie avec sa quintette de coureurs chevronnés, Mohamed Bouzidi, Islam Mansouri, Oussama Mansouri, Mohamed Amine Belabessi, Mokhtari Hichem avait fait de l’édition 2017 sa propre affaire en remportant six des huit étapes ; sauf la première et la troisième leur avaient échappées. Pour l’édition 2018 (17e), ils seront encore là, mais amoindris puisque de la fameuse équipe de 2017, seuls deux rescapés seront présents : Islam Mansouri et Mohamed Bouzidi.

Les deux fers de lance qui, à eux seuls, avaient gagné presque toutes les étapes vont donc mener la troupe vers une nouvelle conquête. Cette année, le sponsor Natura4ever est venu soutenir cette excellente formation, composée pour une moitié de coureurs algériens et, pour l’autre moitié, de coureurs européens. Avec la nouvelle équipe qui sera conduite par Mansouri et Bouzidi donc, les hommes de Sovac-Natura4ever espèrent bien réitérer la performance en 2018.
Actuellement en tête de l’Africa Tour, avec un total de 11 victoires en 2018, cette forte équipe sera au départ à Dakar dimanche prochain avec Islam Mansouri, le vainqueur de l’année dernière ; Youcef Reguigi, le champion d’Algérie qui a déjà remporté 7 courses Uci en 2018 ; Mohamed Bouzidi, vice-champion d’Afrique de sprint par équipes sur piste 2018 ; Florian Deriaux, 3ème du classement final du Tour des Zibans 2018 ; Abderrahmane Mehdi Hamza, vainqueur d’une étape au dernier Tour d’Algérie et Robin Stenuit, l’ancien coureur professionnel.

Coureurs engagés pour le Tour du Sénégal 2018 : Islam Mansouri, Youcef Reguigui, Mohamed Bouzidi, Florian Deriaux, Robin Stenuit, Abderrahmane Mehdi Hamza.

Cheikh Fantamady KEITA

La 6ème édition des championnats d’Afrique de natation se déroule du 4 au 6 mai 2018, à Dakar. La Fédération sénégalaise de natation et de sauvetage (Fsns) qui a fait face à la presse, hier, à la piscine olympique, annonce la présence d’au moins 15 pays de la zone.

Le Sénégal accueille la 6ème édition des championnats d’Afrique de la zone 2 de natation qui regroupe l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Les compétitions vont se dérouler du 4 au 6 mai 2018. En prélude à cette grande rencontre sportive, la Fédération sénégalaise de natation et de sauvetage (Fsns) a organisé, hier, à la piscine olympique, une formation des journalistes suivie d’un point de presse. La Fsns a partagé avec les professionnels de l’information l’ensemble des principes de la discipline afin de leur permettre de mieux maîtriser les techniques de la natation et savoir comment exploiter les résultats d’une compétition. Après cette étape de formation, la Fédération est revenue sur la 6ème édition des championnats d’Afrique de la zone 2 de natation. Le premier vice-président de la Fsns, Maguèye Fatim Dièye a informé que 10 pays (Bénin, Burkina Faso, Centre Afrique, Congo Brazaville, Ghana, Guinée Conakry, Mali, Niger, Nigeria, Togo) ont déjà confirmé leur présence à cette compétition avec des engagements de 44 nageurs. Cependant, le président de la Fédération, Dr Mohamed Diop, assure qu’il y aura, au moins, 14 à 15 pays lors de ces championnats. Des pays comme la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Togo plus le Sénégal sont aussi attendus. Au total, le Sénégal va accueillir au moins 102 participants à la 6ème édition des championnats d’Afrique de la Zone 2 de natation.

Le Dr Mohamed Diop, par ailleurs président de la zone 2 de natation, se réjouit de l’augmentation du nombre de pays participants à cette compétition. Le Sénégal avait organisé en 2016, les derniers championnats d’Afrique de la Zone 2 de natation avec 11 pays participants. Cela montre, dit-il, que notre pays est en train de réussir sa mission qui consiste à former, aider et appuyer les autres pays de la zone à aimer cette discipline. « Les performances seront très belles et les niveaux élevés. Pour la première fois, nous aurons des demi-finalistes de niveau international », promet le Dr Diop. En outre, la direction technique nationale prépare les nageurs sénégalais qui vont prendre part aux compétitions. Selon le directeur technique national, Avelino Gomes Monteiro, depuis janvier 2018, le Sénégal a commencé à mobiliser les jeunes. Ainsi, 22 nageurs ont été sélectionnés parmi lesquels le jeune Amadou Ndiaye qui avait gagné la traversée Dakar-Gorée. « La sélection finale se fera vers le 20 avril prochain et au moins 14 nageurs seront sélectionnés », informe M. Monteiro. Le Sénégal qui avait remporté la dernière édition a un titre à défendre. Cependant, Avelino Gomes Monteiro promet que les compétitions seront âprement disputées car des pays comme le Nigeria ou le Ghana vont venir avec des expatriés. Ce qui promet de bons championnats.

Aliou Ngamby NDIAYE

Last modified on dimanche, 15 avril 2018 11:18

L’homme d’affaires Abou Wellé a prévu d’organiser des tournois de football et de lutte qui ciblent respectivement 188 équipes et 340 lutteurs. Le budget prévu pour la tenue de ces deux grandes compétitions dont le démarrage est prévu aujourd’hui est de plus de 2 milliards FCfa. L’objectif est de contribuer à la relance de ces deux disciplines.

Ecobank va, sous peu, faire une fulgurante entrée en matière dans le milieu sportif sénégalais. Grâce à l’homme d’affaires Abou Wellé, porteur d’un projet sportif inédit, la banque panafricaine a décidé de jouer sa partition pour le développement du sport au Sénégal en particulier le football et la lutte. Ainsi, de concert avec l’Amicale des anciennes gloires de football et l’ancien roi des arènes, Manga 2, les deux parties procèderont, dès ce samedi, au démarrage des deux compétitions qu’elles comptent organiser durant toute une année.

Il s’agit d’un tournoi de football qui a ciblé 188 équipes réparties sur l’ensemble des régions et d’un tournoi de lutte avec frappe qui table sur la participation de 340 lutteurs. Selon le patron du projet Abou Wellé, c’est un budget global de plus de 2 milliards qui est prévu pour l’organisation de ces deux compétitions. Les quatre premières équipes de football qui seront en tête du classement au terme de la compétition percevront respectivement 30 millions, 20 millions, 15 millions et 10 millions en guise de primes de résultats. Idem pour le tournoi de lutte où le 1er, le 2e, le 3e et le 4e recevront respectivement les mêmes montants. L’objectif visé à travers ce projet est de relancer le football local et de permettre aux jeunes lutteurs d’avoir la chance de disputer des combats et de gagner de l’argent.

Mieux, selon Abou Wellé, l’impact économique et social du projet sera important, en ce sens qu’il permettra la création de 5000 emplois. L’autre enjeu, a-t-il indiqué, concerne la bancarisation au Sénégal, gage selon lui d’émergence. Ainsi, les férus de lutte et de foot désireux d’assister aux compétitions seront tenus de télécharger une application mobile pour disposer d’un compte express. L’avantage du compte express est qu’il n’y a ni agios ni frais de tenue. Sans compter que les tarifs pour les transactions sont extrêmement faibles par rapport aux tarifs en vigueur dans les banques.

Le chroniqueur sportif Bécaye Mbaye s’est réjoui de la portée de ce projet qui, à son avis, devrait développer davantage la lutte. L’ancien roi des arènes Manga 2, chargé de l’organisation du tournoi de la lutte, a lui aussi affiché sa satisfaction. Il a annoncé l’organisation, chaque weekend, d’un gala avec, au moins, la participation d’une dizaine de lutteurs. L’ancien libéro de l’équipe nationale du Sénégal, Roger Mendy, a exprimé sa reconnaissance au promoteur du projet qui a confié l’organisation du tournoi de foot à l’Amicale des anciennes gloires dont il est membre. Mais, au-delà de la fierté qu’il éprouve, il pense que lui et ses camarades ont un énorme défi à relever quant à la bonne organisation du tournoi. L’autre facette de ce projet est que ses initiateurs vont joindre l’utile à l’agréable avec la tenue de défilés de mode et de concerts durant toute la compétition dont le clap de fin est prévu le 14 avril 2019.

Diégane SARR

La Namibie et la Tunisie se sont adjugées ce week-end les trophées Barthès des moins de 20 ans en rugby. Au nord, la Tunisie a pris le dessus sur le Sénégal, tandis qu’au Sud, la Namibie a dominé le Kenya.

Lors de la finale du Sud, c’est pourtant le Kenya qui prend les devants avec un essai de Joshua Macharia. La Namibie finira par revenir dans le match et l’emporter grâce aux essais de Pieter Diergaardt, Chrischen Oliver, Oderich Mouton, Gershwin Mouton. Score final: 37-18.

En match pour la 3è place, Zimbabwe a dominé Madagascar 100-15 pour remporter la médaille de bronze.

Au Nord, la Tunisie a remporté le championnat des moins de vingt ans face au Sénégal 11-8.La Côte d’Ivoire a battu le Maroc 11 à 5 et s’offre une jolie troisième place dans le tournoi.

Une finale entre les deux vainqueurs de poule aura lieu environ dans un mois afin de qualifier le champion au Junior World Trophy. Le trophée Barthès U20 a été renommé en 2016 à la mémoire de feu M. Jean-Luc Barthés qui œuvra quatorze ans durant au développement du rugby africain en tant que Rugby Service Manager pour l’Afrique chez World Rugby.

AFP : L’Américain John Isner a dominé vendredi l’Argentin Juan Martin del Potro, 6e joueur mondial, en deux sets 6-1, 7-6 (7/2) en demi-finales du Masters 1000 de Miami.
L’Américain, qui va faire son entrée dans le top 10 mondial lundi, a pris rapidement l’ascendant dans le tie-break en remportant le premier point sur le service de son adversaire grâce à une superbe demi-volée, et en le martyrisant avec son service.
En finale dimanche, Isner, actuellement à la 17e place mondiale, affrontera l’Allemand Alexander Zverev (5e) ou l’Espagnol Pablo Carreno Busta (19e), opposés dans la seconde demi-finale vendredi dans la soirée.
Isner, en quête à 32 ans de son premier titre dans un Masters 1000, a mis fin à l’impressionnante série de 15 victoires consécutives de Del Potro qui venait de remporter coup sur coup les tournois d’Acapulco et d’Indian Wells.

Ostapenko brise le rêve de Collins

AFP : La Lettone Jelena Ostapenko a mis fin jeudi à l’incroyable parcours de l’Américaine Danielle Collins, passée par les qualifications pour se hisser jusqu’en demi-finales du tournoi WTA Premier de Miami.
Ostapenko, 5e mondiale, s’est imposée en deux sets 7-6 (7/1), 6-3.
Elle affrontera en finale samedi l’Américaine Sloane Stephens, 12e mondiale, qui avait elle aussi stoppé plus tôt un autre beau parcours, celui de la revenante Victoria Azarenka 3-6, 6-2, 6-1.
Collins, 24 ans, avait abordé le tournoi floridien à la 93e place mondiale et avec des gains de 300.000 dollars depuis ses débuts professionnels.
Après avoir gagné huit matches et éliminé notamment Venus Williams, elle sera lundi 53e au classement WTA après avoir reçu un chèque de 327.000 dollars.

 

Deux Coupes du monde de tennis coexisteront-elles en 2020 ? La Coupe Davis, en passe d’être réformée, pourrait être concurrencée par la «World Team Cup», une compétition que l’Atp souhaite relancer au plus tôt dans deux ans.

«Nous nous concentrons sur la réintroduction, dans le calendrier, de la World Team Cup. C’est un projet excitant sur lequel nous travaillons depuis dix-huit mois maintenant, avec quelques détails qui restent à finaliser», a confié, mercredi, à la Bbc, le patron de l’Atp Chris Kermode au sujet de cet événement dont la dernière édition remonte à 2012.

«Nous avons une sérieuse option de partenariat avec Tennis Australia (La fédération australienne) pour (organiser la compétition) la première semaine de janvier», a précisé Chris Kermode.
Trois semaines plus tôt, la Fédération internationale (Itf) a annoncé, elle, vouloir transformer la Coupe Davis pour tenter d’attirer de nouveau les stars qui ont tendance à la bouder après l’avoir gagnée.
La vénérable compétition, née en 1900, ne serait plus disputée en quatre week-ends étalés au long de la saison, selon l’alternance des matches à domicile et à l’extérieur, mais en une seule semaine et en un lieu unique à partir de 2019 en novembre.

Cette formule, proposée par le comité directeur de l’Itf, doit être présentée pour adoption en Assemblée générale, en août à Orlando. Une majorité des deux tiers est requise pour sa mise en œuvre.
La Fédération internationale s’allierait, pour l’occasion, à Kosmos, la société d’investissement du footballeur du Fc Barcelone, Gerard Piqué. Avant de se tourner vers l’Itf, le joueur catalan avait d’abord engagé des discussions avec l’Atp pour relancer la «World Team Cup» sous la forme d’une véritable Coupe du monde.

Des stars, comme Rafael Nadal, Novak Djokovic ou encore Andy Murray avaient salué l’initiative. Mais les échanges entre Piqué et l’Atp n’avaient pas abouti sur un projet concret.
Si la «World Team Cup» devait refaire son apparition, avec des points Atp à la clé, il pourrait donc y avoir deux Coupes du monde à quelques semaines d’intervalle.
Les meilleurs joueurs accepteront-ils de disputer les deux ? «Non, honnêtement, je ne pense pas», a estimé le patron du comité Coupe Davis Bernard Giudicelli, par ailleurs président de la Fédération française de tennis.
«Il faut trouver le bon moment dans l’année pour répondre à cette ambition qui est de désigner la meilleure équipe du monde en tennis. On pense que c’est la Fédération internationale aujourd’hui qui est légitime pour le faire», a-t-il ajouté.

AFP

 

Le 11 mars 2018, l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal a bouclé ses 46 années d’existence. Pour magnifier ce bel exemple de coopération, de gestion concertée, solidaire et réussie du fleuve Sénégal, le staff et le personnel ont organisé une randonnée pédestre pour marquer l’évènement. Et ils étaient nombreux à y prendre part. A 9 heures, le Haut Commissaire Hamed Diané Séméga a donné le coup d’envoi au siège de l’organisation.

Les marcheurs, dont des représentants de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg), vêtus de tee-shirt blanc floqué du slogan « l’eau pour le développement et l’intégration », ont arpenté l’asphalte, dans une ambiance détendue, agrémentée par des sonorités musicales des quatre pays qui composent l’organisation, jusqu’à la place Omvs, située près de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef, ex-Ecole normale supérieure). Une place mythique dédiée à l’organisation et inaugurée en octobre 1992 en même temps que les barrages de Diama et Manantali.

Le Haut Commissaire Hamed Diané Séméga a planté un arbre précisément un manguier. Après, dans un court discours, il a salué la vision des pères fondateurs qui ont mis en place cette organisation qui, au fil du temps et malgré les vicissitudes de la vie, s’est hissée à la première place des structures de gestion intégrée de ressources en eaux partagées en Afrique et dans le monde, devançant des organisations bien plus anciennes. Il a également salué le rôle des différents chefs d’Etat qui se sont succédé à la tête des quatre Etats et des présidents actuels ainsi que des juristes qui, a-t-il souligné, ont doté l’organisation de textes solides.

Cette randonnée pédestre marque le démarrage des activités de la célébration des journées de l’Omvs. La journée d’hier a été dédiée à des panels où le grand public, les acteurs de l’eau, les experts, partenaires et dirigeants de l’organisation vont plancher sur le thème : « Les fondements de l’intégration autour du fleuve Sénégal ». Un moment de communion autour des acquis, des enjeux, mais aussi des ambitions de l’organisation. Selon le Haut commissaire, l’intégration est la seule voie pour le développement économique de nos Etats.

Mamadou GUEYE

Des journalistes pourraient faire partie de la mission de supervision que le ministère des sports organisera pour la Russie, de même des journalistes femmes devraient être en nombre important accréditées pour la couverture de la Coupe du Monde à laquelle le Sénégal participera à partir de juin prochain en Russie. Ce souhait du ministre Matar Bâ exprimé à la maison de la Presse, en marge du panel organisé par la commission féminine de l’Anps, résume toute l’importance de la place occupée par les femmes dans ce métier si dur qu’est la presse.

Ce panel qui a été organisé dans le cadre des manifestations de la journée internationale de la femme avait pour thème « la place de la femme dans le développement du sport », un thème traité par Alain Monteiro du Cnoss avec les contributions des dames journalistes, Ndèye Dom Thiouf et Françoise Seck et la directrice du stade Léopold Sédar Senghor, Cécile Faye. Occasion saisie aussi par la commission féminine de l’Anps dirigée par Mme Coumba Dia Niang pour honorer des sportives qui se sont illustrées sur les différents stades de compétition. Elles ont été nombreuses à avoir reçu des distinctions pour services rendus au sport et au journalisme féminin.

Notamment Mame Maty Mbengue, l’icône du basket féminin, Amy Mbacké Thiam la médaillée d’or mondiale de l’athlétisme, ainsi que des femmes journalistes, dirigeantes, pratiquantes ou techniciennes dans des clubs, entre autres, qui ont marqué le milieu sportif du Sénégal. L’ancienne athlète et directrice technique des compétitions à la confédération africaine d’athlétisme, Fatou Sissoko, directrice technique des compétitions à la Confédération africaine d’athlétisme, Khady Diédhiou, journaliste à la Rts, Albertine Gonçalvès, première femme présidente de fédération.

C. F. KEITA

La fête de la pirogue ou régates se déroulera le 1er mai prochain à Bargny ; ce sera dans le cadre de la 2e édition des festivités de la Fédération des Peuples de l’Eau dont la soirée de gala aura lieu le 7 avril au Grand Théâtre national sous la présidence d’honneur du chef de l’Etat, le président Macky Sall. Présentation des pirogues et des rameurs, échanges de bons procédés entre les participants seront au menu de cette soirée au cours de laquelle les us et coutumes des peuples de l’eau seront étalées dans leur diversité culturelle et linguistique. Car, selon Yakhya Ndoye, un des membres du comité de pilotage, l’univers de l’eau est un univers de représentation et l’événement doit être inscrit dans l’agenda culturel du pays.

C’est pourquoi d’ailleurs les responsables comptent mettre en place un musée virtuel des peuples de l’eau afin de pérenniser cette œuvre culturelle. C’est pourquoi aussi des artistes de divers horizons ont été impliqués issus des milieux lébous, sérères et diolas et qui seront les porte-voix des peuples de l’eau. Pour le président Palla Mbengue qui dirige cette Fédération des Peuples de l’Eau, ce projet qui a une dimension nationale et internationale compte ainsi honorer tous ceux qui gravitent autour de l’eau (pêcheurs, piroguiers et mareyeurs, etc.). « La première édition qui s’est déroulée en 2016, a été une réussite totale et nous voulons que l’édition de cette année le soit encore doublement. Après Bargny, nous irons à Foundiougne le 27 juillet où le président Macky Sall a fait des réalisations pour les peuples de l’eau, notamment avec le pont qui y sera construit. Nous devons donc y aller pour magnifier l’œuvre qu’il a réalisée là-bas », a indiqué le président Palla Mbengue.

Revenant sur les régates de Bargny qui seront organisées en partenariat avec la mairie de cette ville, mais aussi avec les ministères de la pêche, du tourisme, des sports et de la culture, Palla Mbengue a révélé que 600 à 700 rameurs seront dans les trois catégories de pirogues pour concourir ; les pirogues de 33 pêcheurs, de 25 et de 15 pêcheurs qui vont rivaliser dans les eaux de Bargny. « Au cours de ces régates, il s’agira de présenter les pêcheurs dans toutes leurs facettes ; c’est-à-dire des chants à la danse en passant par la rame, le battement des tam-tam qui vont rythmer la course du début à la fin dans un mouvement synchronisé.

C. F. KEITA

Last modified on vendredi, 09 mars 2018 09:21

Entre la ville de Thiès et le cyclisme, c’est une véritable histoire d’amour et de raison. Thiès a en effet produit de nombreux coureurs talentueux, tels que Joseph Mathieu et Henri Dalomba. Tous deux ont terminé dans le top 10 du 1er Tour du Sénégal disputé en 1970. Sans oublier bien entendu les frères Thioub, vainqueurs eux aussi de plusieurs étapes du Tour. Cette tradition s’est perpétuée au fil des ans et a fini de tisser des liens solides entre la Petite Reine et les habitants de cette ville. Si on y ajoute aussi le fait que beaucoup de cyclistes sénégalais sont issus de cette ville on mesure combien le vélo est attaché à cette ville mythique qui a produit beaucoup de champions. On peut citer entre autres les frères Diop, Amadou dit Boy Diop et Macoumba, l’actuel numéro un sénégalais Bécaye Traoré, Bacary Sarr, Abdel Kader Bâ, Mohamed Dieng dit Boy Nar, Moustapha Diaw, etc. Comme les éditions passées, le Tour effectuera trois arrivées et départs dans la capitale du rail. A commencer par la première étape qui partira de Dakar le 22 avril pour arriver à la Promenade des Thiéssois ; ensuite la seconde étape qui partira de Thiès le lendemain 23 avril pour arriver à Saint-Louis. Enfin la 4e étape qui se disputera en circuit fermé au cours duquel les cyclistes vont communier avec la foule dans le populeux quartier de Nguinth sur l’axe de la voie de contournement nord (Vcn).

C. F. KEITA

Après ses triomphes à Melbourne et Rotterdam, Roger Federer, redevenu N.1 mondial, fait figure de grand favori du Masters 1000 d’Indian Wells, en l’absence de Rafael Nadal, tandis que Novak Djokovic est en quête de repères après son opération du coude droit début février. Pour le tournoi féminin qui débute dès mercredi, une seule question intéresse les observateurs: que peut vraiment espérer la reine Serena Williams, devenue mère en septembre dernier, pour son retour après plus d’un an d’absence?

Federer, le roi du ciment

Qui peut faire trébucher Federer dans le premier Masters 1000 de l’année? Pas son grand rival Rafael Nadal qui a fait l’impasse sur la tournée américaine Indian Wells/Miami pour ménager sa jambe droite qui le fait souffrir depuis l’Open d’Australie.

Djokovic dans le flou

Avec 82,4% de victoires sur cette surface, le ciment est la surface de prédilection du Serbe. Mais le quintuple vainqueur du tournoi d’Indian Wells a perdu de sa superbe.
Retombé à la 13e place mondiale, l’ancien N.1 mondial n’a disputé qu’un tournoi en 2018, l’Open d’Australie, où il a chuté en 8e de finale face au Sud-Coréen Chung Hyeon.

Serena reste ambitieuse

«Je suis impatiente, tout le monde doit avoir des grandes ambitions à Indian Wells, moi y compris», a prévenu la reine du tennis féminin. A 36 ans, la cadette des sœurs Williams, lauréate de 23 titres du Grand Chelem, n’est pourtant plus apparue sur le circuit WTA depuis plus d’un an.

AFP

 

Le Cng en charge des courses hippiques qui avait décidé de suspendre les compétitions va les reprendre ce dimanche 04 mars à l’hippodrome municipale Ndiaw Macodou Diop de Thiès du fait que la situation a été décantée. C’est pour le compte de la 6e journée de la saison en prélude du Grand Prix de la Lonase prévu le 11 mars prochain à Thiès. Les chevaux du groupe 3 sont choisis pour le disputer et la mise est de 2.500.000 FCfa sur une distance de 2.200 m. Le programme précis de ce dimanche qui comporte 5 courses. Les Pda (poulains de 2 ans) seront comme d’habitude les premiers sur la ligne de départ sur 1.200 m, le prix est de 1.100.000 FCfa. Les poulains de 3 ans suivront sur 1.650 m et la récompense est de 1.200.000 FCfa.

Les chevaux adultes prendront le relais séparément sur 2.200 m. Le groupe 1 appelé « Narougoor » est doté de 1.500.000 FCfa et le groupe 2, 1.400.000 FCfa. Le Groupe 3, 1.300.000. Les chevaux du groupe 1 qui avaient triomphé le 18 février lors de la fusion entre les chevaux du groupe 1 et 2, seront de la partie entre autres « Maha » qui les a dominés « Faydou », « La Médina », et « Pr Oumar Bao » ; tandis que « Diané » qui a raté sa 5e victoire d’affilé reviendra avec l’ambition de reprendre sa place de leader dans le groupe 2. Les engagements (30.000) seront enregistrés ce jeudi de 9h à 17h au Stade Léopold Sédar Senghor auprès de Dominique Abourisk.

EL H Yamar DIOP.

C’est le français Max Michaud qui sera le président du collège des commissaires lors de la 17e édition du Tour cycliste du Sénégal (22-29 avril) ; ainsi en a décidé l’Union cycliste internationale (Uci). Selon un communiqué de la Direction du Tour, l’Union Cycliste Internationale a désigné M. Max Michaud, commissaire internationale UCI de nationalité française, à la fonction de président du Collège des Commissaires qui officiera sur la 17e édition du Tour du Sénégal. Un commissaire bien connu du milieu cycliste pour avoir arbitré la presque totalité des courses les plus importantes du calendrier international. Un homme d’expérience qui connaît également bien le cyclisme africain pour avoir été désigné à maintes reprises sur des courses disputées sur le continent. Côté sénégalais, la fédération désignera aussi des commissaires nationaux qui vont seconder Michaud dans sa tâche.

C. F. KEITA

 

Thiès va accueillir le Festival national du sport scolaire du 22 mars au 02 mai. L’annonce a été faite en marge de la fête sportive japonaise à l’école d’application El Hadj Amadou Moctar Thiam. « Le président de la République, Macky Sall, à travers le ministère de l’Education nationale, a choisi la région de Thiès pour abriter ce festival ô combien important qui va regrouper toutes les régions du pays pendant une semaine. Durant ce festival, les acteurs vont travailler à la promotion du sport scolaire et des valeurs cardinales que nous voulons développer chez les enfants », a soutenu Baba Diassé.

A en croire l’inspecteur d’académie, plus de 2.000 festivaliers sont attendus dans la région de Thiès. M. Diassé espère qu’avec le soutien des différents services de l’État et des Inspections de l’éducation et de la formation de la région de Thiès, celui-ci va connaître à nouveau un « franc succès » comme ce fut le cas en 2017 lors des phases finales régionales que le département de Mbour a abritées.

Nd. M. SECK

 

L’éducation physique et sportive, une discipline reléguée actuellement au second plan dans le système éducatif surtout à l’élémentaire, doit être relancée. C’est le plaidoyer lancé par des autorités académiques de Thiès mais aussi les volontaires japonais qui aident le Sénégal dans ce secteur.

Le sport favorise « un esprit sain dans un corps sain ». Il est même utile à une bonne croissance de l’enfant. Cependant, au Sénégal, il est de moins en moins pratiqué à l’école élémentaire. C’est ce que cherche à corriger le Japon à travers son Agence de coopération internationale, la Jica. Dimanche dernier, le Undokai, une fête sportive japonaise, a été organisée à l’école d’application El Hadj Amadou Moctar Thiam de Thiès. Cette activité, dirigée par les volontaires japonais qui soutiennent les enseignants au plan pédagogique, a permis aux élèves de profiter de divers exercices physiques d’origine japonaise en éprouvant beaucoup de plaisir à les faire. D’où l’appel lancé par l’inspecteur de Thiès d’expérimenter le sport Undokai dans toutes les autres écoles de son académie.

« L’éducation physique participe au développement physique et physiologique de l’enfant mais aussi au développement des valeurs cardinales, notamment l’endurance, la discipline, la persévérance, le courage et le respect des règles sociétales. Sans elles, on ne peut pas parler de communauté. J’exhorte les enseignants à expérimenter le sport Undokai dans toutes les autres écoles de l’Académie de Thiès », a incité Baba Diassé. Selon lui,  il y a de cela deux ans, ils ont  travaillé à la relance du sport à l’école dans l’académie de Thiès. Toutefois, les volontaires japonais ont noté que la situation actuelle dans le domaine de l’éducation physique et sportive à l’élémentaire doit être revue. Pour eux, cette discipline est reléguée au second plan au Sénégal dans les écoles. Ils en veulent pour exemple une classe de CP d’une école qui, depuis le mois d’octobre, n’a aucun cours d’éducation physique. Le titulaire de la classe interpellé évoque un manque de temps, de moyens au moment où d’autres parlent de défaut d’espace adéquat.

Ndiol Maka Seck

 

Lucas Pouille a vertement critiqué mardi le projet de refonte de la Coupe Davis présenté la veille par la Fédération internationale de tennis (ITF), que le Français a comparé à «une peine de mort» pour la compétition.

L’ITF envisage en effet de modifier en profondeur la Coupe Davis, qui se joue en ce moment sur quatre week-ends tout au long de la saison et dans divers pays du monde, pour la transformer en une forme de mini Coupe du monde, réunissant dans un même lieu sur une semaine les 18 meilleures nations mondiales.

«Pour moi, c’est une peine de mort pour la Coupe Davis», a confié le N.1 français et 15e mondial depuis Dubaï, où il vient de se qualifier pour le deuxième tour en battant le Letton Ernest Gulbis (6-4, 6-4).
«Ils ont juste pris l’idée de l’ATP d’une Coupe du monde par équipes. C’est exactement la même chose. Une semaine, beaucoup d’équipes, pas mal d’argent. C’est ça qu’ils veulent faire.»
La réforme de la compétition a fait grincer des dents en France, tenante du titre, où les légendes Amélie Mauresmo et Yannick Noah, notamment, n’ont pas mâché leurs mots.

«Vous ne pouvez plus l’appeler Coupe Davis», a ajouté Pouille. «Quand vous ne jouez pas à la maison, ou dans le pays contre lequel vous jouez, ce n’est plus la Coupe Davis. Tout ceux qui ont vécu un match de Coupe Davis savent que c’est différent. Ce ne sera pas la même atmosphère. Je pense que c’est une très mauvaise idée.»
Pouille estime également que les retours de grands noms, tels le Suisse Roger Federer ou l’Espagnol Rafael Nadal, qui boudaient l’épreuve ces derniers temps, n’est pas crédible, la compétition étant toujours prévue en novembre, à la fin de la saison.

«Roger joue déjà 13 ou 14 tournois par an, il l’a déjà gagnée, c’est bon», a expliqué Pouille. «Tout ceux qui l’ont déjà remportée ne vont pas forcément revenir. Peut-être si c’était tous les deux ou trois ans, ce serait différent. Mais, apparemment, ce sera la dernière semaine de novembre. On s’arrête quand ? On ne prend jamais de vacances ? Tout le monde dit que le tour est déjà suffisamment compliqué comme ça, on est tous fatigués à la fin de l’année parce qu’on joue trop. Et là, ils veulent rajouter quelque chose à la fin de l’année ? Ça n’a aucun sens.»

AFP

Revenu au top niveau, Roger Federer a été la star de la soirée de gala des Laureus awards 2018 à Monaco ce mardi. Le tennisman suisse a raflé deux trophées dont celui de retour de l’année. Le Français Armel Le Cleach a été également récompensé.

Vainqueur du Vendée Globe, Le Cléac est distingué pour la détermination et le dépassement de soi dont il a fait preuve. Grand gagnant de la soirée, Federer repart également avec le prix du Sportif de l’année. Lui qui est redevenu numéro 1 mondial à presque 40 ans. L’équipe de Mercedes, détentrice du trophée Constructeurs de la saison écoulée de Formule 1, est l’équipe de l’année. L’ancien footballeur italien Francesco Totti repart avec un trophée pour le Mérite de sa carrière.

Unique africaine nominée, la sud-africaine Caster Semenya n’a pas été lauréate. Dans la catégorie Sportive de l’année, c’est l’Américaine Serena Williams qui a de nouveau été récompensée.

Le palmarès complet
Sportif Masculin de l’Année : Roger Federer ; Sportif Féminine de l’Année : Serena Williams ; Equipe de l’Année : Mercedes (Forumule 1) ; Retour de l’Année : Roger Federer ; Sportif Handisport de l’Année : Marcel Hug (Suisse) ; Moment sportif de l’année : « Eternal Champions » de Chapecoense ; Révélation de l’année: Sergio Garcia (Espagne, Golf) ; Sportif de l’Année, sports d’action : Armel Le Cléac’h (Voile) ; Prix d’honneur pour l’ensemble de sa carrière : Francesco Totti (Italie) ; Prix pour l’Esprit du Sport : JJ Watt (Football américain) ; Prix de la Bonne Action : Active Communities Network ; Prix exceptionnel pour l’ensemble de la carrière: Edwin Moses.

 

Comme on s’y attendait, le président Mamadou Bâ a obtenu facilement un second mandat de quatre ans pour diriger à nouveau la Fédération sénégalaise de tir et chasse. L’assemblée générale extraordinaire qui s’est déroulée samedi dernier, a vu l’ensemble de la famille du tir lui accorder sa confiance pour un nouveau bail où des projets importants pointent à l’horizon. Une assemblée générale calme au cours de laquelle tout s’est déroulé comme sur du papier à buvard. A commencer par les textes et règlements (statuts) qui ont été adoptés à l’unanimité au cours de l’assemblée générale ; ensuite la lecture des différents rapports (activités et finances) pour terminer par le choix des 12 membres du comité directeur. Tout cela en présence du directeur des sports, Léopold Germain Senghor et du secrétaire général du Cnoss, Seydina Diagne.

Deux responsables qui ont magnifié le travail fait par les fédéraux, mais aussi et surtout qui se sont réjoui du très beau climat qui prévaut au sein de la fédération et de ses démembrements.

Reconduit à l’unanimité par ses pairs, Mamadou Bâ qui est également conseiller spécial du Cnoss en charge de la coordination avec les fédérations nationales, s’est réjoui de cette confiance tout en réaffirmant sa détermination à continuer l’œuvre de professionnalisation de la fédération. En ligne de mire, le président réélu aura des projets importants à mener à terme. Il s’agit, entre autres, de l’érection du stand Macodou Dieng pour la formation de la petite catégorie qui constituera l’élite de demain. La réalisation du stand national de tir sur le site de Diamniadio, l’organisation du Grand Prix du Sénégal, la session de formation de remise à niveau des arbitres, ainsi que la détection des jeunes talents sont des points bien inscrits dans l’agenda fédéral que Mamadou Bâ entend réaliser.

Avec ce nouveau mandat, un nouveau directeur technique national sera nommé et qui aura les moyens adéquats pour mener à bien sa mission. « Nous envisageons même, en collaboration avec la fédération internationale, de faire venir des entraîneurs étrangers pour aider à la formation des jeunes talents dans le domaine du pistolet et de la carabine », a indiqué le président Mamadou Bâ.

En somme, c’est une équipe fédérale soudée qui reprend son bâton pour trouver les moyens et renforcer les voies de construction d’une discipline qui fait son chemin dans le sport sénégalais.

Dans ce domaine, Mamadou Bâ s’est félicité de la franche collaboration de ses camarades qui l’ont aidé dans sa mission, mais également des autorités du ministère des Sports, du Cnoss qui ont été d’un soutien inestimable dans la réalisation des activités programmées cette saison. Les hommes d’armes n’ont pas été aussi en reste puisque le Général Meïssa Niang a été confondu dans les mêmes remerciements sans oublier Malick Mboup dit Pape Mboup, missionnaire infatigable pour la cause du tir. En tout cas, au vu des réalisations faites, on peut dire que le tir se porte bien au Sénégal et même au-delà des frontières puisque en dames Sina Niang a réalisé les minimas de même que Clément Fakhoury ; ce qui fera dire à Mamadou Bâ que le Sénégal fait partie des pays d’Afrique les plus côtés dans le domaine du tir.

C. F. KEITA

Le bureau fédéral
Président : Mamadou Bâ (Adtc); Vice-présidents : Dominique Sanchez (Adtc), Rabih Fakhi (Keew), Hassan Saleh (Sénégal Bal Trap), Nabil Hazzar (Acts) ; Secrétaire général : Elhadji Dioum (Adtc); Secrétaire général adjoint : Yézid Diadhiou (Keew) ; Trésorier général : Babacar Gueye (Keew); Trésorier général adjoint : Colonel Ampa Dieng (Douanes) ; Membres : Waly Faye (Adtc),Colonel Pape Ibrahima Diop (garde rapprochée présidentielle).

Le ministre des Sports Matar Bâ a invité les différents acteurs du football, notamment ceux concernés par le drame de Demba Diop qui, le 15 juillet dernier, avait fait huit morts et plusieurs dizaines de blessés, au fair-play et à la compréhension pour dépasser cet épisode douloureux du football sénégalais.

«C’est dans la sportivité, le fair-play, la compréhension et l’acceptation des décisions qu’on pourra régler les difficultés de notre sport», a indiqué M. Bâ, soulignant que tout le monde se bat et se parle par presse interposée.

Il dit avoir confiance aux responsables du mouvement sportif constitué de «fortes responsabilités» qui ne travaillent que pour l’intérêt du pays et, d’après lui, cet intérêt-là fera que le «juste milieu» sera trouvé pour ne pas déstabiliser, désintégrer le système footballistique sénégalais. «Je ne pense pas que ces différentes organisations que sont la Ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp) et la Fédération sénégalaise de football (Fsf) sont dépassées par ces évènements», a-t-il estimé.

Selon Matar Bâ, il y a des textes qui régissent le sport sénégalais et qui doivent être appliqués, mais «le reste peut être des sentiments et des ressentiments par ci et par là. Mais cela ne doit pas primer sur les textes qui nous régissent», a-t-il dit. Matar Bâ pense qu’il faut aller vers une dynamique de construction d’»un sport performant» au Sénégal. Car «si aujourd’hui le ministre des Sports que je suis avais pris des décisions et que celles-ci ne sont pas acceptées par la LSFP ou la FSF, on ne serait pas dans un climat pareil. Le ministre des Sports ne peut pas faire ça, parce que nous sommes là pour que les textes soient appliqués, en veillant sur leur application stricte», a-t-il signalé.

«Maintenant, il y a d’autres paramètres qui font que les gens veulent aller dans une autre dynamique, mais ça, je pense que c’est un travail sous-terrain qu’il faut faire et non pas des choses qu’on déclare comme ça», a martelé Matar Bâ.

A. Sigui Ndiaye

Le ministre des Sports Matar Bâ a procédé, samedi dernier, à l’inauguration du stade municipal de Sandiara construit sur un site de cinq hectares et qui, selon le maire de la commune Dr Serigne Guèye Diop, va être l’»outil de travail» de Sandiara football club dont les activités vont démarrer officiellement cette année.

«Nous sommes en train de tourner une nouvelle page, parce que Sandiara, communauté rurale depuis 1970, est devenue une commune de plein exercice en 2014. Il fallait alors des projets ambitieux à la dimension de notre Plan Sandiara émergent, à la dimension de notre vision et de notre programme de développement communal», a expliqué l’élu local.

Il a signalé vouloir faire profiter sa commune du nouveau écosystème, avec la zone industrielle, le lycée technique en cours de construction, l’environnement universitaire, etc., pour créer une équipe municipale Sandiara football club qui va démarrer avec un budget de trente millions de francs Cfa et, dans les trois prochaines années, mettra en place un budget de cent millions de francs Cfa.

L’inauguration de ce stade municipal, qui eu lieu en présence du ministre directeur de cabinet du chef de l’Etat, Me Oumar Youm, a coïncidé avec la finale dotée du trophée du maire de Sandiara, remportée par l’équipe de Santa Maria de Ndoloor, qui a battu «Raam Daan» de Sandiara grâce à un but de Pierre André Latyr Ndong alias Tony à la 34ème minute.

«Notre objectif est d’aller en division régionale dès cette année et, dans cinq ans, je vous donne rendez-vous, nous allons évoluer à la première division de la Ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp). Parce que nous allons mettre tous les moyens qu’il faut, car pour nous, le sport est avant tout un moyen d’épanouissement pour la jeunesse», a-t-il dit.

Son ambition est de créer une école de football, avec un complexe sportif, de faire du sport «une économie assez solide» pour sa commune. Ainsi, de jeunes footballeurs vont être recrutés dès l’âge de 12 ans pour les former avec des entraineurs chevronnés.

«C’est une équipe municipale qui va être soutenue financièrement par la mairie et par les sociétés industrielles de la zone. Parce que dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise (Rse), les 32 usines implantées dans la zone contribuent volontairement au développement du sport et de toutes les autres activités», a indiqué Dr Guèye.

Pour le ministre des Sports Matar Bâ, le maire de Sadiara comprend bien la philosophie des compétences transférées et qui veut accompagner sa jeunesse et qui a beaucoup de projets pour faire du sport de Sandiara, «un sport émergent comme le veut le président de la République».

«On peut espérer que d’ici quelques années, nous verrons le football de Sandiara dans l’élite sénégalaise. Et ça, il ne peut pas le faire seul, il faudrait que toutes les populations et tous les sportifs du Sénégal l’accompagnent», a déclaré M. Bâ, qui croit que l’élan du maire de Sandiara dans le domaine du sport pourra servir d’exemple à toutes les localités du pays.

Amath Sigui Ndiaye

Les textes devant régir la future fédération du sport universitaire ont fait l’objet d’un atelier d’échanges et de partage de deux jours qui a pris fin hier sur une note de satisfaction des participants. Après l’adoption consensuelle des textes et leur soumission aux ministères du Sport et de l’Enseignement supérieur pour validation, une Assemblée générale extraordinaire sera convoquée pour mettre en place ladite fédération.

Depuis quelques années, le ministère des Sports et celui de l’Enseignement supérieur travaillent en étroite collaboration pour la mise en place d’une fédération nationale du sport universitaire. C’est dans ce cadre qu’un atelier d’échanges et de partage a été organisé hier et avant-hier pour échanger sur les textes devant régir ladite fédération. Selon l’enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger (UGB) Ameth Dieng, président du comité de gestion du sport universitaire, l’objectif fixé à travers ce séminaire inclusif est de disposer de textes consensuels qui seront ensuite soumis aux deux ministres de tutelle pour validation.

Une assemblée générale extraordinaire sera également convoquée pour procéder à la mise en place de ladite structure. A en croire l’ancien directeur de la Haute compétition, cette instance devrait permettre une redynamisation du sport universitaire, qui non seulement contribue à pacifier le campus, mais aussi participe à la formation de l’étudiant. Ameth Dieng pense que le sport universitaire peut apporter une plus-value dans le sport national ; donnant l’exemple de certains grands pays sportifs où cette discipline occupe une place de choix dans la politique sportive.

Le directeur du Centre national de documentation au ministère de l’Enseignement supérieur, Dr Mouhammadou Moustapha Sow, est revenu sur l’importance de cette fédération. La mise en place d’une telle structure se justifie, d’après lui, par la nécessité de prendre en charge les spécificités du sport universitaire mais aussi par le développement de la carte scolaire et universitaire. « Il est important de créer cette fédération, au regard des évolutions et des mutations qui s’opèrent dans la gouvernance du sport universitaire », a-t-il dit avec conviction. Il souligne qu’il est nécessaire d’organiser le sport universitaire compte tenu de la place qu’il occupe dans le système de l’enseignement supérieur.

Dr Sow a rappelé que le processus de redynamisation du sport universitaire a commencé depuis 2014 et plusieurs rencontres d’échanges ont déjà été tenues dans ce sens. Cet atelier de deux jours qui a été clôturé hier s’est déroulé en présence des différents acteurs du sport universitaire et de l’UASSU.

Diégane Sarr

C’est avec un grand intérêt que nous avons appris que le terrain municipal de Castors doit être aménagé sous peu. Cette heureuse initiative longtemps désirée par les sportifs, le Collectif a, d’une façon globale, indiqué les recommandations suivantes :

• Régler les problèmes techniques d’assainissement liés aux eaux pluviales dans l’aire de jeu du stade ;

• Nivellement de l’aire de jeu selon les tolérances usuelles et compactées pour recevoir un revêtement type « gazon synthétique ».

A cet effet, le Collectif invite tous les sportifs de la commune de Dieuppeul-Derklé à une réunion d’information le dimanche 24 février 2018 au terrain municipal de Castors à partir de 11 heures.

L’équipe nationale féminine de hand-ball du Sénégal prépare la Coupe d’Afrique des nations prévue au mois de décembre prochain à Brazzaville (Congo). Seydou Diouf, le président de la fédération, travaille d’ailleurs actuellement pour que les « lionnes » soient dans de bonnes conditions de préparation. Dans cet entretien, il est revenu sur l’épisode malheureux de la Can 2016 à Luanda, les décisions retenues, le cas Doungou Camara, le programme de l’équipe d’ici décembre et les objectifs fixés. Seydou Diouf entend par ailleurs se porter candidat à sa propre succession.

Deux ans après sa disqualification à la Can à Luanda, l’équipe nationale féminine de hand-ball du Sénégal prépare celle de 2018 au Congo Brazzaville. Quel sentiment vous anime après deux longues années d’incompréhension ?
D’abord, je voulais vous remercier. Je pense que le Quotidien national Le Soleil a été toujours du côté de la Fédération sénégalaise de hand-ball en l’accompagnant dans sa volonté d’avoir une meilleure exposition médiatique. Je voulais aussi saluer et rendre hommage à tous les journalistes sportifs du Soleil qui font un excellent travail en toute objectivité. Vous l’avez dit, 2018 sera l’année de la Can féminine à Brazzaville au Congo. Pour nous, c’est une compétition importante parce qu’en 2016, les souvenirs sont encore très frais dans nos mémoires avec au plan sportif la grosse satisfaction que nous avons obtenue de voir une première fois dans l’histoire sportive du Sénégal, une sélection nationale de hand-ball aller aussi loin. Mais le souvenir est là : au plan administratif et de manière injuste, nous avons été privés d’une finale historique à Luanda et cela nous amène aussi à être habités par un sentiment de revanche sur l’histoire. C’est le même sentiment qui habite à la fois le staff technique et les joueuses. Nous avons profondément vécu cette situation de Luanda comme une injustice ; je ne reviendrai pas sur cela. J’ai eu à en parler avec les autorités nationales mais aussi avec les autorités qui gèrent le hand-ball au plan continental. Au plan international, j’étais récemment à Libreville à l’occasion de la Can masculine où j’ai eu une longue discussion avec le président de la Fédération internationale de hand-ball. Je pense que ce que nous avons subi (à Luanda) constitue une opportunité pour nous de revoir les règles du code d’admission de la fédération internationale, afin de permettre aux pays africains de pouvoir solliciter le changement de nationalité pour les jeunes athlètes (ceux qui n’ont pas été en compétition chez les séniors) comme cela se pratique dans les autres disciplines sportives. C’est une ouverture sur laquelle je suis en train de travailler avec le président de la Confédération africaine de hand-ball, le président de la fédération internationale et son premier vice-président qui se trouve être le président de la Fédération française de hand-ball. Je voudrai rappeler et rassurer tout le monde, ni le Sénégal (en Dames), ni la joueuse (Doungou Camara) n’ont fait l’objet de suspension. Si les faits qui nous étaient reprochés étaient avérés, le Sénégal tout comme l’athlète auraient été suspendus. Il n’y a pas de suspension qui pèse sur le Sénégal, la preuve nous allons participer à la Can à Brazzaville, tout comme l’athlète Doungou Camara va également y participer.

Les « lionnes » vont effectuer leur premier stage au mois de mars plus précisément du 19 au 25 en France. Quelle sera la suite du programme après ce regroupement ?
Nous allons étaler la préparation de la sélection nationale sur l’année, parce que dans l’année nous avons des semaines internationales que certains pays utilisent pour aller jouer des matchs amicaux. Le Sénégal a l’ambition de se maintenir au plus haut niveau et ça c’est un défi. Pour cela nous avons pris deux choses ; garantir la continuité du travail qui a été entamé depuis 2016 en maintenant le manager général Fréderic Bougeant. Il a fait également preuve d’un engagement sans faille puisque qu’il a décidé de revenir en France pour prendre l’équipe première de Nantes afin d’être plus proche de ses joueuses de la sélection du Sénégal et de s’occuper de cette préparation comme on l’avait fait la dernière fois.

Frédéric va garantir la continuité du travail parce qu’il connaît déjà le groupe, les filles connaissent ses méthodes, il fait preuve de rigueur. Il a eu beaucoup de sollicitations, mais on a convenu qu’il reste et continue le travail qu’il a commencé.

La deuxième chose est, du point de vu des joueuses, c’est de renforcer l’équipe tout en mettant la sécurité juridique nécessaire. Aujourd’hui non seulement nous avons un bon groupe mais il va être renforcé par une joueuse comme Coumba Cissé qui était en équipe de France sénior et qui va rejoindre la sélection du Sénégal. Il y a aussi l’arrivée d’une joueuse d’origine camerounaise, ancienne pivot de l’équipe de France. Elle veut venir jouer pour le Sénégal parce qu’elle veut terminer sa carrière sportive avec une sélection africaine. Son pays d’origine l’a appelé mais elle préfère être dans l’organisation mise en place par le Sénégal, qui, pour elle, a une organisation sérieuse qui permet d’aller vers des résultats. Je pense que l’un dans l’autre, nous allons renforcer ce groupe avec les joueuses que nous avons même si certaines ont malheureusement décroché (2 ou 3 joueuses). Le premier stage sera organisé du 19 au 25 mars en France et au cours duquel nous aurons à jouer trois matchs avec l’équipe réserve d’abord de Nantes en N1 le 21, puis de Rennes et enfin on termine le stage avec l’équipe première de Nantes (D1). vingt joueuses ont été appelées, le staff technique également a été reconduit parce que du point de vue de gestion du groupe, cette équipe a fait un excellent travail. Nous aurons un second stage au mois de juin, traditionnellement il doit être organisé au Sénégal pendant la période internationale. Comme on veut en faire un stage assez intensif, nous sommes en train de voir, s’il y a une possibilité d’aller en Corée du Sud. Si tel est le cas, se sera une bonne chose parce que l’équipe coréenne est réputée être de classe mondiale. Après on aura un autre stage sur la semaine internationale d’octobre et enfin on terminera avec 15 jours de stage au mois de novembre pour enchaîner directement pour Brazzaville.

Elle avait autorisé la joueuse Doungou Camara a jouer, elle l’a fait au mépris des règles qui régissent la discipline (le code d’admission de l’IHF). Aujourd’hui la confédération africaine n’avait aucun moyen de se dédire. Et on était en fin 2016, il s’est passé une année, on entame la Can 2018, et j’ai pensé qu’il était plus opportun, j’en discutais d’ailleurs avec le ministre des Sports, afin de ne pas continuer à aller au tribunal arbitral pour la bonne et simple raison que le mal est déjà fait, même si on vous donne raison. Déjà le tirage de la coupe du monde a été bloqué longtemps à cause du recours du Sénégal, en un moment il ne fallait pas aussi apporter des blocages et vous mettre à dos tout le monde. Nous avons discuté, aujourd’hui qu’il s’agit de l’IHF et de la confédération, ils sont tous habités par un sentiment de gêne énorme parce qu’ils sont conscients des efforts que le Sénégal avait eu à faire. Si aujourd’hui du fait de cette situation, le Sénégal arrive à régler les problèmes du changement de nationalité des handballeuses qui ont joué en petite catégorie dans des équipes européennes mais qui, une fois en sénior, ont fait l’option de jouer en sélection africaine, au moins ça aura été un mal pour un bien. Autrement dit, grâce au Sénégal, les jeunes africains qui évoluent en Europe et particulièrement en France pourront rejoindre leur pays dès qu’ils ont l’âge sénior sans attendre trois ans. Je pense que ce serait une bonne chose.

La joueuse Doungou Camara fait partie des 20 joueuses convoquées lors de ce stage; mais est-ce que son cas est réellement réglé ?
Il n’y a pas de problème avec Doungou Camara ! C’est une handballeuse qui a joué en équipe de France jeune, mais pas en équipe A. En mars 2015, elle sortait de sa dernière sélection qui a eu lieu en décembre 2014 avec l’équipe de France jeune. On l’a appelé en mars, elle est venue à Thiès pour jouer son premier match avec la sélection du Sénégal, lors du tournoi de la zone 2 qualificatif aux jeux africains de 2015. On a enchaîné directement avec le TQO (tournoi qualificatif aux jeux olympiques); c’était en mars 2015 aussi à Luanda. Lors de cette compétition, la direction de la compétition avait considéré que Doungou Camara ne devait pas jouer avec le Sénégal parce qu’elle sortait de la coupe d’Europe junior avec la France. La direction avait alors retenu son passeport. De notre côté, nous avons saisi l’instance d’appel qui est l’exécutif, qui avait considéré que Doungou Camara ayant joué en équipe de France jeune, pouvait valablement rejoindre le Sénégal une fois sénior. Elle a pu jouer alors la compétition et repris son passeport. Au handball, ce qu’il faut comprendre, c’est lorsqu’un athlète n’est pas qualifié son passeport est gardé. On autorise la joueuse de participer à la compétition, s’il est restitué et la liste validée, et c’est que s’est passé à Luanda. Donc pour nous Doungou Camara est régulièrement qualifiée pour le Sénégal.

On sort du TQO de Luanda, on part aux jeux africains et elle joue naturellement pour le Sénégal. A la Can cependant, elle joue jusqu’en demi-finale… Ce qui est regrettable sur cette affaire est que le jury d’appel n’a pas été à la hauteur parce qu’on a reçu le procès-verbal le jour de la finale. Le matin on nous signale que l’IHF a envoyé un avis ! Mais une compétition africaine n’est pas une compétition internationale. L’IHF a même fauté en donnant son avis sur une affaire qui concerne une compétition africaine. Les statuts de l’IHF prévoient que l’instance continentale a la responsabilité entière de toutes les décisions liées à sa compétition. Quand on a fait recours, on s’est rendu compte que même la nature de la sanction infligée au Sénégal ne figure pas dans les statuts de la confédération. Il est prévu une disqualification sur des cas de violences mais pas sur des cas d’autorisation de jouer. Bref ce que les Sénégalais doivent retenir est que, si la joueuse avait fauté, elle aurait écopé d’une sanction. Le Sénégal a été disqualifié injustement et la joueuse exclue de la compétition.

Mais n’avez-vous pas peur de revivre le même scenario sachant que vous êtes toujours en train de revoir les textes ?
Non car, par souci de prudence, je vais envoyer un courrier à l’IHF pour acter la qualification de toutes les joueuses du Sénégal avant la compétition. La confédération va s’y atteler. Je préfère me prémunir en demandant l’avis de la confédération et de l’IHF sur la qualification de toutes les joueuses.

Entretien réalisé par Absa NDONG (texte) et Abdoulaye Mbodj (photo)

SEYDOU DIOUF PRESIDENT DE LA FEDERATION : « NOUS AVONS DES DÉFIS À RELEVER »
Seydou Diouf Hand 2Dans cette seconde partie de l’interview de Seydou Diouf, le président de la Fédération sénégalaise de handball, évoque les challenges qu’il entend mener au cours du prochain mandat. En prime, la conquête de titre continental.

Cet épisode malheureux de la Can 2016 n’est-il pas une tache noire dans votre bilan ?
D’abord, je ne suis jamais dans l’autosatisfaction, nous avons encore beaucoup de choses à faire. Je me satisferai de mon bilan à la tête de cette fédération lorsque nous réussirons à faire de sorte que nos sélectionnés en équipe nationale soient des athlètes qui évoluent au plan local. Tant que se sont des athlètes qui viennent de l’étranger, même si ce sont des Sénégalais, cela veut dire que quelque part notre travail reste inachevé. On va y remédier d’ailleurs. Tache noire, ça l’aurait été si j’avais la profonde conviction que nous avons cherché à frauder ; mais c’était un cas connu, posé sur la table, pour lequel la confédération africaine a donné l’autorisation. Il y a aucune envie de frauder, donc aucune responsabilité ne peut être aujourd’hui imputée à la fédération, puisque c’était un cas connu.

Après tout cela, je suis habité par un sentiment de dépassement mais je veux transformer cet épisode malheureux en vecteur de performance pour l’équipe et tout le staff, y compris la fédération. Le Sénégal va revenir beaucoup plus fort et aguerri pour aller conquérir des titres sur le plan continental.

Voilà mon état d’esprit. Je ne dirai pas que cet épisode est derrière nous parce que tous les jours j’y pense ! Je me demande comment ils ont pu en arriver là. Je me revois moi, le jour où le procès-verbal du jury d’appel m’a été donné. Mais aujourd’hui, je regarde dans les yeux les gens qui avaient siégé. Je ne baisserai jamais les yeux devant eux, car je n’ai pas fraudé. Mais eux, quand on se rencontre dans nos réunions continentales, ils font tout pour se rapprocher de moi.

Tache noire oui parce qu’on avait élevé les choses. Comme je l’avais dit au président international, cette question est intervenue au moment où le ministre de sports était ici à l’assemblée devant défendre le budget du département des sports et à l’entame les députés qui prenaient la parole se féliciter de voir pour la première fois le hand-ball arriver à ce niveau. C’est dans la salle que la nouvelle est tombée. En conseil des ministres, le président de la République a fait part de son incompréhension. Forcement cela fait quelque chose en moi mais, après tout, je sais d’où nous sommes venus, où nous sommes arrivés et les efforts que l’Etat a fait pour nous accompagner. Je suis suffisamment responsable pour ne pas me verser dans des actes qui pourraient compromettre l’image de notre pays. Mais quand on le subit de manière injuste, il faut le faire comprendre aux gens. Je pense qu’on s’est suffisamment expliqué sur la question pour que tous les Sénégalais puissent comprendre. Ce que je ne voulais pas du tout, c’est que la responsabilité de la fédération soit engagée.

Nous n’avons jamais cherché à frauder et nous n’allons jamais frauder. C’est un cas qui était connu car nous avons obtenu l’autorisation de faire jouer Doungou Camara pour la sélection deux ans avant.

Comment cela se fait-il que deux ans après on nous le reproche. Ce n’est pas une méconnaissance des textes et il faut le dire. Nous sommes suffisamment responsables du point de vu des textes et sérieux dans le travail. Je suis un humain et je suis faillible, les gens de la fédération également. Bref cet épisode est douloureux ! Une tache noire, cela dépend de comment les gens vont l’interpréter mais je considère que ce qui est important, c’est le travail que nous entamons pour préparer les filles afin d’aller plus loin.

A vous entendre parler, on dirait que la Can 2018 est une revanche pour le Sénégal ?
Mais absolument ! Je le dis et c’est le message qu’on va délivrer. Je fais tout d’ailleurs pour voir avec le ministre des Sports si son agenda nous le permet de venir relancer les choses à l’occasion de ce stage de mars. C’est un sentiment de revanche parce que ceux qui étaient au cœur de tout cela à la Can 2016 sont des adversaires. On va rencontrer ces équipes !  Je dis, nous avons pris l’option de nous battre pour que le sélectionneur ne parte pas, lui-même est dans ce sentiment de faire un travail sérieux. On sait où on va, ce que nous avons vécu et ce qu’on veut faire. Mais il ne faut pas en faire trop, pour ne pas perturber les filles.
 
Etes-vous prêts à briguer un troisième mandat ?
La réflexion est en cours… mais quand je regarde tout ce qui s’est passé, je pense qu’on va aller vers ça. Je remets mon mandat en jeu, et je vais être candidat pour continuer le travail, élargir l’équipe, l’ouvrir. Il faut la présence des gens des régions dans le comité directeur pour faire en sorte que cette politique de décentralisation sportive se reflète également dans l’instance dirigeante du hand-ball. De mon point de vue, les régions doivent être davantage entendues parce qu’elles sont en train de faire un travail extraordinaire avec des responsables qui sont dépourvus de tout moyen. Cela permettra aussi à la fédération de sentir le cœur des régions battre en son sein. Ce qui n’entache en rien le travail qui est fait par les responsables Dakar. C’est un challenge ! L’autre challenge est la reconstruction de l’équipe masculine. Aujourd’hui on a entamé un processus avec le sélectionneur Djibi Diagne et avec un stage qui a eu lieu en décembre à Sedan. Nous aurons un autre stage au mois de juin. Nous sommes dans une trajectoire de reconstruction de la sélection nationale qui, depuis 2014 à la dernière Can en Algérie, avait connu des difficultés.

Par Absa Ndong (texte) et Abdoulaye Mbodj (photo)

Last modified on samedi, 24 février 2018 11:45

Le Tour cycliste du Sénégal va innover cette année à l’occasion de la 17e édition. A l’image des grands Tours mondiaux, les organisateurs de cette 17e édition ont en effet annoncé que, pour la toute première fois, une cérémonie d’ouverture aura lieu la veille du départ de la première étape de la course par étapes inscrite au calendrier UCI Africa Tour. Ce sera sous la forme d’une présentation de toutes les équipes participantes à la course. Le lancement est prévu à la Place de la Nation (ex-Obélisque) sise à Colobane. Le samedi 21 avril, veille du départ de la première étape, toutes les équipes participantes seront présentées officiellement au public et aux officiels à partir de 18h.

Une innovation de taille que les organisateurs veulent grandiose à la veille du grand départ de la non moins grande boucle puisque le Tour partira de Dakar pour revenir à Dakar après avoir traversé les villes sénégalaises de l’intérieur. Selon les organisateurs, la fête se poursuivra à partir de 19 heures avec une animation musicale. La présence de plusieurs groupes musicaux est déjà assurée, ainsi qu’une grosse surprise qui sera annoncée ultérieurement.

C. F. KEITA


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