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Basket (116)

L'ailier des Oklahoma City Thunders Mitch McGary manquera les quinze premiers matches de la saison NBA après avoir été suspendu une seconde fois pour dopage, a confirmé la ligue hier. McGary a été sanctionné de dix matches de suspension après infraction aux règles antidopage, a déclaré la NBA dans un communiqué. La suspension débutera après une autre sanction de cinq matches infligée pour manquement aux règles antidopage lors d'un contrôle en juillet.

McGary, 24 ans, n'a joué que 52 rencontres pour OKC depuis son arrivée au club en 2014. La saison dernière, il n'a joué que 72 minutes pour une moyenne de 1,3 point par match. McGary avait déjà été contrôlé positif une fois lorsqu'il jouait à l'université de Michigan.

(AFP)

L'ailier des Oklahoma City Thunders Mitch McGary manquera les quinze premiers matches de la saison NBA après avoir été suspendu une seconde fois pour dopage, a confirmé la ligue hier. McGary a été sanctionné de dix matches de suspension après infraction aux règles antidopage, a déclaré la NBA dans un communiqué. La suspension débutera après une autre sanction de cinq matches infligée pour manquement aux règles antidopage lors d'un contrôle en juillet.

McGary, 24 ans, n'a joué que 52 rencontres pour OKC depuis son arrivée au club en 2014. La saison dernière, il n'a joué que 72 minutes pour une moyenne de 1,3 point par match. McGary avait déjà été contrôlé positif une fois lorsqu'il jouait à l'université de Michigan.

(AFP)

Les trois stars de la NBA, Shaquille O'Neal, Yao Ming et Allen Iverson, retraités depuis 5 ans, sont rentrés à jamais dans l'histoire du basket américain en étant intronisés au Hall of Fame. "Shaq", quatre fois champion NBA (2000, 2001, 2002 avec les LA Lakers et 2006 avec Miami) a déclaré: "C'est très important à mes yeux de faire partie de ce cercle fermé du basket".  L'ancien meneur de jeu de Philadelphie (14 saisons en NBA dont 11 où il participera au All Star Game) s'est fait remarquer pour être arrivé en retard à la cérémonie. Il s'est ensuite exprimé: "Je veux qu'on se souvienne de moi comme le gars qui a tout donné, c'est pour cela que sur le terrain, c'était toujours très intense". Le géant chinois (2m29) qui a participé au développement du basket en Chine s'est lui senti petit: "C'est la première fois que je me sens si petit, quand je regarde tous les grands joueurs du Hall Of Fame". D'autres joueurs et joueuses font également leurs entrées au Panthéon de la NBA: Sheryl Swoopes, Zelmo Beaty, Jerry Reinsdorf (propriétaire des Chicago Bulls), Darell Garretson (arbitre) ou encore Tom Izzo (entraîneur).

Après une saison remplie, les acteurs de la Ligue de Basket de Dakar sont désormais au repos. Pour couronner l’exercice qui a été clôturé le 30 juillet dernier avec le festival du mini-basket à Gorée, les responsables de la structure dirigée par Ibrahima Diagne organisent la première édition de la Nuit de l’Excellence du basket dakarois, ce soir à partir de 19 heures au Grand Théâtre national. A cette occasion, les meilleurs acteurs de la discipline à Dakar seront fêtés. « Cette édition qui entre dans le cadre du développement socio-éducatif de la jeunesse servira de cadre pour faire la promotion du basketball et de primer les meilleurs acteurs de la saison qui vient de s’écouler », indique le communiqué de l’instance. Il s’agira, à cette occasion, de distinguer le 5 Majeur en filles comme en garçons, les meilleurs entraîneurs des filles et des garçons mais aussi des petites catégories, les meilleurs centres de formation dakarois, le meilleur arbitre, entre autres « oscars » qui seront remis.
Une fête du basketball dakarois qui promet avant l’ouverture de la nouvelle saison que les responsables veulent débuter au mois de novembre prochain.

La préparation de l’équipe nationale féminine de basket en vue des Jeux olympiques n’a pas été à la hauteur. C’est la conviction de son sélectionneur, pour qui les tournois de préparation auraient pu permettre aux Lionnes de se rapprocher du niveau international. Mais, précise-t-il, le véritable objectif, c’est de remporter l’Afrobasket 2017.

Moustapha Gaye n’est pas déçu du parcours de son équipe aux Jeux olympiques de Rio. Face à la presse, hier, au siège de la Fédération sénégalaise de basket, il a tenu à rappeler que le tournoi de Rio n’est qu’un moyen de préparer l’Afrobasket 2017 : « Au sortir de l’Afrobasket 2015 où nous avions gagné le titre, nous nous sommes fixé comme objectif de conserver le titre. Les Jeux olympiques devaient juste entrer dans la préparation de l’Afrobasket 2017. C’est cela notre feuille de route et il faut l’expliquer clairement ».

Le sélectionneur a admis que le Sénégal n’avait pas le niveau pour décrocher une médaille olympique : « Les déclarations d’intention ne servent à rien. Nous voulions, plus que quiconque, gagner des matches à Rio, mais ce n’est pas possible dans ce contexte ». Il estime que la préparation qu’ils ont effectuée ne leur a pas permis d’espérer mieux : « Les autres équipes viennent avec 20 à 25 matches dans les jambes ». La rencontre contre la Serbie est, selon lui, assez illustrative : « La Serbie a obtenu la médaille de bronze mais elle ne nous a battu qu’avec 7 points de différence. Ce qui l’explique, c’est qu’au moment de la rencontrer, nous avions, au cours des quatre premiers matches, pris conscience de nos défauts et de les rectifier. 

Alors, peut-être que faire une bonne préparation ne garantit rien, mais c’est un préalable à tout tournoi ». L’idéal serait donc de disputer 5 à 6 tournois préparatifs, à l’image de la Chine. Pour Moustapha Gaye, ils sont restés trop longtemps à Dakar. « Nous avons passés 45 jours dans un hôtel. Nous aurions pu rester juste 15 jours et utiliser le reste du budget pour disputer des tournois à l’extérieur ». 

Car, pense-t-il, c’est à travers ces joutes que l’équipe peut se rapprocher du niveau mondial.
L’état d’esprit des Lionnes a été l’une des grosses satisfactions de Moustapha Gaye : « Les filles n’ont rien lâché, sauf contre la Chine, où elles ont abandonné en deuxième période ».
« De même, malgré les conditions de voyage difficiles, elles n’ont rien dit ». Malgré ce parcours sanctionné de 5 défaites en autant de sorties, Moustapha Gaye compte encore sur ses cadres pour conserver la couronne africaine : « Les gens disent que l’équipe est vieillissante. Mame Diodio, Aya Traoré et Astou Traoré peuvent encore évoluer au haut niveau ».

Pour lui, elles devront encadrer les plus jeunes pour, au moins, maintenir le niveau de l’équipe. « Le Nigeria et l’Angola sont aujourd’hui plus forts qu’il y a un an. Nous devons conserver nos acquis si nous voulons être sur le podium ». Concernant son futur à la tête de la sélection, il confie que tout dépendra des propositions qui lui seront faites en vue de l’Afrobasket : « J’aurai l’occasion de discuter avec le président de la Fédération.

Il faut avoir des garanties.
Nous devons tirer les leçons des Jeux olympiques. Si tout est clair, je resterai ». Moustapha Gaye a, par ailleurs, tenu à lever certaines équivoques : « Le chargé de communication du ministère des Sports a déclaré que les athlètes ont reçu, chacun, 10 millions de FCfa. Pour ce qui nous concerne, nous avons reçu 3 millions chacun ».

Habib Gaye (stagiaire)

Le sélectionneur de l’équipe nationale féminine de basket va faire, aujourd’hui à 11h, le bilan de la participation de son équipe aux Jeux olympiques de Rio.
Ce sera à l’occasion d’une conférence de presse qu’il va tenir dans les locaux de la Fédération sénégalaise de basket. Les Lionnes sont arrivées hier à Dakar.
Malgré leur titre de championnes d’Afrique 2015 qui leur ont valu leur participation au tournoi olympique, elles n’ont pas pu dépasser les phases de poules à Rio. En cinq sorties, elles n’ont subi que des défaites, pour terminer dernières de leur groupe, qu’elles ont partagé avec les Etats-Unis, médaillées d’or de la discipline et l’Espagne, qui a remporté la médaille d’argent.

Habib GAYE (stagiaire)

La Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (Confejes), en partenariat avec Fiba Afrique, le ministère des Sports et la Fédération sénégalaise de basketball a achevé ce jeudi, un stage de formation de formateurs de basketball, Young Coach, Niveau 2 Fiba. Une session qui a démarré le 8 août dernier et qui concernait 11 formateurs de cinq pays de l’ouest du continent : Mali (1), Niger (1), Burkina Faso (1), Côte d’Ivoire (3) et Sénégal (5).

Une formation assurée par l’expert ivoirien de la Fiba, Abass Diop qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des cadres sportifs enseignant dans des instituts nationaux de formation de la sous-région avec pour objectifs de leur permettre d’acquérir des connaissances techniques plus pointues. A travers cette initiative, les organisateurs veulent outiller les participants pour une meilleure pratique de leur discipline.

Ainsi, selon Ibrahima Diouck, secrétaire général du ministère de la Jeunesse qui a présidé la cérémonie, cette session entre dans le cadre de la mise en œuvre de la convention entre la Confejes et Fiba-Afrique. Avec comme défis à « courts et moyens termes, de doter notre pays de cadres sportifs qualifiés ».

A sa suite, Ciré Lô, conseiller technique du secrétaire général de la Confejes, Rokhaya Pouye "Aya", présidente de la Zone 2 ainsi que le deuxième vice-président de la Fsbb, Pape Banda Ndiaye ont souligné la nécessité pour les stagiaires de faire bon usage des connaissances acquises lors de ce stage, en s’appropriant les modules pour servir dans leurs structures respectives. Une invite qui semble avoir été assimilée par ces derniers, puisque leur porte-parole, Babacar Gueye Diop, a assuré que « ce renforcement de capacités permettra de rehausser notre niveau de formation ».
Il a, par ailleurs, sollicité des organisateurs de tenir d’autres modules afin de leur permettre d’avoir des formations de niveau supérieur.

Ousseynou POUYE

La Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (Confejes), en collaboration avec la Zone Afrique de la Fédération internationale de basketball (Fiba-Afrique), le ministère des Sports et la Fédération sénégalaise de basketball organisent, depuis le 8 août dernier, un stage international de formation des formateurs de basketball, Young coach, Niveau 2 Fiba. Un stage dirigé par Abbas Diop, expert affecté par Fiba-Afrique et qui entre dans le cadre de la mise en œuvre de la convention Confejes/Fiba-Afrique et qui se déroule au Stadium Marius Ndiaye de Dakar.

Cette session, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des cadres sportifs, a pour objectifs de regrouper des enseignants des instituts nationaux de formation des cadres de la sous-région (Mali, Niger, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Sénégal) et d’intégrer ce « Stage, Young Coach, Niveau 2 » dans les modules de formation des enseignants d’Eps. Il permettra ainsi aux entraîneurs d’acquérir des connaissances techniques plus pointues. 

Ce matin donc, c’est la fin de la session avec la cérémonie de clôture qui sera présidée par le ministre des Sports, Matar Bâ, à partir de 10 heures.

Rio de Janeiro (Brésil) : Il avait beau clamer « depuis des mois » que le Sénégal ne pouvait remporter aucun match au tournoi olympique de basket féminin de Rio, l’entraîneur national Moustapha Gaye n’en a pas moins regretté que son équipe n’ait pas eu la préparation qu’il fallait avant de débarquer au Brésil. En réalité, c’est dans la salle de basket de la Youth Arena où son équipe a disputé et perdu ses 5 matches, qu’il a pu découvrir certains aspects du jeu et réajuster en conséquence.

Ainsi, n’a-t-il pas eu le temps de dégager un cinq majeur encore moins de se fixer sur une 6ème ou une 7ème joueuse. Pas plus qu’il n’a pu travailler certaines combinaisons qu’en cours de compétition. Toutes choses qui expliquent le retard à l’allumage qu’a connu son équipe, même si elle a produit son « pire match » lors de sa 4ème et avant-dernière sortie face à l’Espagne (43 – 97). Si, au retour du tournoi de Tokyo au Japon, ses filles avaient enchainé, comme prévu, avec ceux d’Italie et de Serbie, Tapha Gaye aurait certainement présenté une meilleure copie que ces 5 défaites de rang. Revenant sur le choix des joueuses qui ont débuté ou qui sont entrées en jeu à un moment ou à un autre des matches à Rio, l’entraîneur national a expliqué avoir eu à faire des choix et des combinaisons. Et sur le dernier match contre la Serbie, par exemple, il lui fallait « revoir Fatou Dieng et Mame Diodio. Et comme cela a plutôt bien marché, Binta Diémé qui s’est bien débrouillée pendant le tournoi, en a fait les frais. 

Mais globalement, Tapha Gaye a préféré, à la lumière du dernier match perdu de 7 points (88 – 95) face à la Serbie, championne d’Europe, que son équipe a progressé et « s’est beaucoup améliorée pendant les JO ». Au point de pouvoir prétendre, au moins, remporter un match ? « Difficile de le dire (…) d’autant que le niveau était très élevé », a rétorqué l’entraîneur des Lionnes. Ce qui, par contre, est sûr c’est que son équipe « s’est beaucoup améliorée pendant cette compétition ». Et il a beaucoup appris, lui qui, également, en était à ses premiers JO, tout comme toutes ses filles.

Le tournoi terminé, l’heure sera bientôt à l’évaluation « sans complaisance », a averti le coach des Lionnes. Et puisque l’objectif premier de l’équipe en venant à Rio de Janeiro était de bien préparer le prochain Afrobasket féminin en 2017, Tapha Gaye a promis de déposer auprès des autorités compétentes « un plan de travail ».

Il envisage également d’aller voir, « dans le contexte où elles évoluent, aux Etats-Unis même », des joueuses comme Yacine Diop et Ndèye Khady Diop. Car, s’il a reconnu que « la grande majorité des joueurs (lui) ont donné satisfaction », il a concédé que son équipe est « loin d’être prête ». C’est pourquoi, en plus des renforts attendus, quelques tournois à disputer ne lui feraient que le plus grand bien.

Aya Traore, capitaine des Lionnes : « Les JO, c’est no joke »
Aya TraoreRio de Janeiro : Fraîchement sortie, dimanche, du parquet de la Youth Arena de Deodoro où son équipe venait de s’incliner devant la Serbie, concédant ainsi sa cinquième défaite en autant de sorties dans le tournoi olympique de basket féminin, Aya Traoré, la capitaine des Lionnes a fait cette première évaluation ; « les JO, c’est no joke ».

En fait, ce n’est pas de la blague. Pourtant, pour leur ultime match, elle et ses sœurs « ont tout fait pour terminer en beauté ». Mais cela n’a pas suffi, même si elles n’ont jamais lâché, comme l’indique le score final (95 – 88). Tout compte fait, Aya Traoré a dit sa fierté et rendu grâce à Dieu d’avoir représenté son pays aux JO de Rio de Janeiro au Brésil, dix ans après avoir disputé le championnat du monde dans une grande ville brésilienne, Sao Paulo. Ce qu’elle a retenu des deux compétitions, c’est qu’à chaque fois, « il faut se donner à fond ».

Et tout le monde doit être performant individuellement et en même temps, afin que l’équipe puisse espérer s’en sortir collectivement. Pour ce tournoi de Rio, la capitaine des Lionnes n’est pas d’avis que son équipe a « trop respecté ses adversaires ».

Mais plutôt que ses coéquipières ont fait « une belle prestation » face à « toutes ces équipes qui vivent et évoluent dans le haut niveau ». D’ailleurs, « après chaque match, on disait entre nous qu’on pouvait faire quelque chose dans ce tournoi ». Malheureusement, ce n’est jamais arrivé…

Mame Marie Sy, ailière : « Nous avons trop respecté nos adversaires »
Mame Marie Sy ailiereRio de Janeiro : C’est du banc de touche, un gros bandeau sur la cuisse, que Mame Marie Sy a suivi la fin du match perdu par l’équipe du Sénégal face à la Serbie (88 – 95), après n’avoir inscrit que 3 petits points. La faute, selon elle, à « un faux pas » qui a coûté cher aux Lionnes. Car, d’après son coach, Moustapha Gaye, « avec Mame Marie, on aurait pu gagner ce match ». Et c’est vrai qu’aux côtés d’une Astou Traoré flamboyante avec ses 30 points, l’ailière forte sénégalaise de l’Esb Villeneuve d’Ascq en France aurait considérablement aidé à résorber voire à gommer carrément la différence de 7 points que les championnes d’Europe ont mise aux championnes d’Afrique.

Mais Mame Marie Sy refuse de tirer la couverture sur elle seule. « Je ne suis pas la seule. J’essaie de m’imposer, mais sans l’aide des autres joueuses, je ne suis rien », a-t-elle soutenu après la rencontre. Et de manière globale, elle est convaincue que son équipe a surestimé et trop respecté ses vis-à-vis. Surtout les Etats-Unis. « Si l’on avait toujours joué comme face au Canada ou contre la Serbie, on aurait pu avoir quelque chose ». 

Car, les JO, c’est le très haut niveau, « pas les championnats d’Afrique. Et tout le monde devait élever son niveau de jeu ». Qu’importe, Mame Marie Sy a soutenu qu’il n’était pas question d’avoir de regrets. « Il faut juste nous remettre au travail et tirer les enseignements pour les compétitions à venir », a-t-elle proposé.

Aïda Fall, comme l’on ne l’avait jamais vue…
Aïda FallRio de Janeiro : Jusqu’à dimanche et le dernier match des Lionnes du basket face à la Serbie, on se disait qu’Aïda Fall, le pivot sénégalais s’était trompée de compétition. Et n’avait absolument pas le niveau olympique. Lente et maladroite aux shoots, inexistante aux rebonds, elle ressemblait plus à un boulet qu’à autre chose. Mais, apparemment, la n°15 sénégalaise avait tenu à soigner sa dernière sortie pour laisser une bonne ultime impression. Au point de s’attirer les éloges de son coach qui, tout en se félicitant de la « réaction d’ensemble » de son équipe, a tenu à faire une mention spéciale à Aïda Fall.

Et à juste titre puisqu’en plus de ses 16 points (son plus fort total et de loin dans ce tournoi), elle a été très batailleuse aux rebonds … offensifs (6 pris). Dommage qu’à l’image de son équipe, elle n’ait pas été aussi efficace en défense (0 rebond). Mais le pivot de Nantes Reze Basket (France) s’est trouvé des circonstances atténuantes. « Comme la plupart des filles, j’ai été malade ; A cause de la nourriture, j’ai eu des problèmes de gastro. Et je n’étais donc pas très en forme ».

Et puis, Aïda Fall a tenu à préciser qu’ « avec tout ce qui se disait dans la presse, il nous fallait réagir et ne pas leur donner raison ». Selon elle, même si son équipe est tombée dans la Poule B jugée « la plus relevée », « ce n’est pas l’envie de bien faire qui nous a manqué ». Pour elle, « c’est passé très près » d’une grosse performance ». Et elle est convaincue qu’il y a avait de la place pour faire quelque chose de grand. Ce n’est pas pour autant qu’elle se mettra à nourrir des regrets. « Nous avons montré de belles choses. Et cela promet un bel avenir ». Surtout si elle se met personnellement à jouer plus régulièrement dans le même tempo que celui qu’elle a adopté face aux championnes d’Europe.

Lala Wane et Marie Rosche : Ces deux nouvelles ont « beaucoup appris »
Lala Wane et Marie RoscheRio de Janeiro : C’est à respectivement 27 et 29 ans que Lala Wane e Marie Rosche ont découvert le très haut niveau, et les JO avec l’équipe nationale de basket. Et toutes deux ont assuré après le cinquième match perdu par leur équipe face à la Serbie, avoir « beaucoup appris ». Lala Wane, ailière de l’Us Poinconnet, a beau n’avoir pas joué la moindre minute face au Canada et contre la Serbie et n’avoir même inscrit aucun point dans ces Jeux, a retenu avoir vécu « une belle expérience ». Fille de l’ancien international de basket de la JA, Jules Wane, a de qui tenir. Sauf que sur ce tournoi, elle n’a pas été très à son avantage.

Marie Rosche, elle, a concédé avoir « toujours rêvé de jouer avec l’équipe nationale du Sénégal ». Et elle est d’autant plus heureuse d’avoir atteint son objectif que c’est aux JO, la plus grande fête sportive au monde, qu’elle a touché son but.
« J’ai beaucoup appris à Rio », d’après le pivot de Chartres qui n’a pourtant inscrit que 8 points tout au long du tournoi. Mais elle promet d’ « appliquer à l’avenir » ce qu’elle a retenu des JO « Rio 2016 ».

B. Khalifa NDIAYE (envoyé spécial)

Mame Marie Sy, ailière : « Nous avons trop respecté nos adversaires »

Rio de Janeiro (Brésil) : « C’est bien le match le plus abouti de mon équipe dans ce tournoi ». Le coach des Lionnes du basket pouvait afficher sa satisfaction, dimanche soir, à l’issue du dernier match du Sénégal dans le tournoi olympique de basket des JO de Rio de Janeiro. Pour cause, face à la Serbie, championne d’Europe en titre, ses filles n’ont pris « que » 95 points et en ont mis 88. Aya Traoré, la capitaine qui « a retrouvé son meilleur niveau », selon son entraîneur, et ses sœurs auraient même pu prétendre mieux s’en tirer, et pourquoi pas s’imposer si elles n’avaient pas joué de malchance.

Du fait d’abord de la blessure de Mame Marie Sy, l’une des meilleures Sénégalaises sur ce tournoi, qui a dû lâcher ses partenaires en cours de partie. Ensuite parce que Maïmouna Diarra a été ménagée. En fait, qu’Aïda Fall qui n’a jusqu’ici été que l’ombre d’elle-même ait donné le ton en égalisant d’entrée à 2 – 2, était un bon signe. Elle a d’ailleurs fini la partie avec un bon total de 12 points ! Dans la foulée, Astou Traoré, qui a évolué nettement au-dessus de ses sœurs a encore une fois été très efficace (30 points).

Et dans l’ensemble l’équipe s’est plutôt bien comportée … en attaque. Car un total de 88 points, c’est forcément intéressant. Dommage simplement qu’en défense, ce fut la passoire. Surtout que les Serbes excellaient en plus aux tirs primés où le Sénégal traine encore des lacunes. 15 – 27 à la fin du premier quart-temps, 43 – 55 à la pause, on a longtemps cru que les Lionnes pouvaient le faire, malgré ce retard à l’allumage.

Car, par la suite, elles ont remporté les deux derniers quart-temps (23 - 22, puis 22 – 19). Ce qui, malheureusement n’a fait que réduire l’écart final (7 points) pour un score de 95 à 88 pour l’équipe championne d’Europe qui, en réalité, s’en est bien tirée. Ce qui fait la fierté du coach sénégalais « très satisfait du contenu » du match, malgré cette 5ème défaite en cinq matches sur le parquet de la Youth Arena de Deodoro.

Rio de Janeiro (Brésil) : « C’est bien le match le plus abouti de mon équipe dans ce tournoi ». Le coach des Lionnes du basket pouvait afficher sa satisfaction, dimanche soir, à l’issue du dernier match du Sénégal dans le tournoi olympique de basket des JO de Rio de Janeiro. Pour cause, face à la Serbie, championne d’Europe en titre, ses filles n’ont pris « que » 95 points et en ont mis 88. Aya Traoré, la capitaine qui « a retrouvé son meilleur niveau », selon son entraîneur, et ses sœurs auraient même pu prétendre mieux s’en tirer, et pourquoi pas s’imposer si elles n’avaient pas joué de malchance. 

Du fait d’abord de la blessure de Mame Marie Sy, l’une des meilleures Sénégalaises sur ce tournoi, qui a dû lâcher ses partenaires en cours de partie. Ensuite parce que Maïmouna Diarra a été ménagée. En fait, qu’Aïda Fall qui n’a jusqu’ici été que l’ombre d’elle-même ait donné le ton en égalisant d’entrée à 2 – 2, était un bon signe. Elle a d’ailleurs fini la partie avec un bon total de 12 points ! Dans la foulée, Astou Traoré, qui a évolué nettement au-dessus de ses sœurs a encore une fois été très efficace (30 points).

Et dans l’ensemble l’équipe s’est plutôt bien comportée … en attaque. Car un total de 88 points, c’est forcément intéressant. Dommage simplement qu’en défense, ce fut la passoire. Surtout que les Serbes excellaient en plus aux tirs primés où le Sénégal traine encore des lacunes. 15 – 27 à la fin du premier quart-temps, 43 – 55 à la pause, on a longtemps cru que les Lionnes pouvaient le faire, malgré ce retard à l’allumage.

Car, par la suite, elles ont remporté les deux derniers quart-temps (23 - 22, puis 22 – 19). Ce qui, malheureusement n’a fait que réduire l’écart final (7 points) pour un score de 95 à 88 pour l’équipe championne d’Europe qui, en réalité, s’en est bien tirée. Ce qui fait la fierté du coach sénégalais « très satisfait du contenu » du match, malgré cette 5ème défaite en cinq matches sur le parquet de la Youth Arena de Deodoro.

La fiche technique du Sénégal
Cinq majeur : Fatou Dieng (11), Diodio Diouf (3), Astou Traoré (30), Mame Marie Sy (3), Aïda Fall (12).
Entrantes : Oumou K. Thiam (0), Aya Traoré (cap, 12), Bintou Diémé (0), Lala Wane 2), Maïmouna Diarra (5), Oumou Touré (0), Marie Rosche (2). Entraîneur : Moustapha Gaye

Moustapha Gaye, entraineur des Lionnes : « On est sur la bonne voie »
Moustapha Gaye entraineur des LionnesRio de Janeiro : Le coach des Lionnes du basket a bien apprécié la tenue de son équipe, dimanche face à la Serbie.
Bien que vaincue (88 – 95), elle a montré de belles choses. « C’est notre match le plus abouti du tournoi. Perdre de 7 points face à la Serbie qui n’est pas n’importe quelle équipe, puisqu’elle est championne d’Europe, c’est la preuve qu’on est sur la bonne voie. Je suis très satisfait du contenu, de la réaction d’ensemble de l’équipe et de la performance de Astou Traoré et de Aya qui est revenue à son meilleur niveau. Mais surtout de Aïda Fall qui a confirmé les espoirs placés en elle », s’est-il félicité.

Moustapha Gaye a même estimé que son équipe aurait pu s’imposer « si Mame Marie Sy n’était pas blessée ». En effet, avec une Astou Traoré (« l’énergie de l’équipe qui tire les autres vers le haut », selon le technicien) au mieux de sa forme (30 points), malgré la blessure qui l’a maintenue le plus clair du temps sur le banc face à l’Espagne au match précédent, l’apport de l’autre ailière forte aurait pu être déterminant. Il a donc fallu faire avec ce qu’il avait sous la main. 

Et ses Lionnes, certainement l’équipe la plus supportée (à part celle du Brésil) lors du tournoi féminin sur le parquet de la Youth Arena de Deodoro, est sortie de la compétition sous les vivats d’un public qui va à coup sûr la regretter.

Astou Traoré : « Je me dois d’être coquette quand je vais sur mon lieu de travail »
Astou TraoréRio de Janeiro : Joliment fardée, avec un crayon sous-cil qui fait bien ressortir des yeux, Astou Traoré a pris le soin de se mettre du rouge à lèvre bien senti pour finir de donner de la gueule à son look, à chaque fois que les Lionnes étaient de sortie.

Et autant que son efficacité, sa coquetterie a donc été relevée par tous les observateurs du tournoi olympique de basket féminin. A 35 ans, elle est la doyenne de l’équipe du Sénégal dont la moyenne d’âge (29,8 ans) était la plus élevée de toutes. Mais, sur le parquet de la Youth Arena où ses partenaires ont disputé et perdu tous leurs cinq matches, Astou Traoré semblait simplement … la plus jeune. Batailleuse et combattive de bout en bout, elle a en plus été la plus efficace devant le panier. Elle a clôturé son festival offensif face à la Serbie, championne d’Europe, avec un total de 30 points.

En plus et pour ne rien gâcher, la joueuse de Belfius Namur et meilleure pointeuse du championnat de Belgique soigne les apparences. « Normal, a-t-elle rigolé en zone-mixte. Avant tout je suis une femme et je dois soigner mon apparence », a-t-elle répondu aux journalistes qui cherchaient à savoir pourquoi elle tenait tant à être coquette en entrant sur le terrain. Et puis, a-t-elle ajouté dans un gros éclat de rire « je suis une professionnelle. Et c’est mon boulot de jouer au basket. Et telle une secrétaire qui va au bureau en se mettant sur son trente et un, je me dois d’être la plus belle possible lorsque je viens sur mon lieu de travail ». Heureusement qu’elle a bien fait son boulot. « Autrement, on n’aurait retenu que mon maquillage », a-t-elle lancé en rigolant.

B. Khalifa NDIAYE (envoyé spécial)

Le Sénégal, seul représentant du basket féminin africain à l’édition 2016 des Jeux olympiques, a livré dimanche à Rio son meilleur match du tournoi, ne perdant que de sept points d’écart (83-95) contre la Serbie.

Les Lionnes, largement menées au premier quart temps (15-27), ont ensuite rivalisé d’adresse au deuxième, à l’issue duquel leur total-points, conforté par 28 points marqués, leur avait permis d’aller à la mi-temps avec un écart bien moins important (43-55).

De retour des vestiaires le Sénégal continuait sur sa lancée offensive et parvenait à trouver régulièrement le chemin du panier adverse, sous la conduite d’Astou Traoré, meilleure marqueuse du match (30 points).

L’écart entre les deux équipes commençait naturellement à fondre, malgré la sortie sur blessure de Mame Marie Sy, les championnes d’Afrique parvenant à deux reprises à se positionner à seulement 6 longueurs des Serbes (51-57 puis 53-59).

En dépit d’un écart de 10 points (66-76) à l’entame du dernier virage, les Lionnes faisaient presque jeu égal et pouvaient se prévaloir de meilleures statistiques (56% à 3 pts contre 54 pour la Serbie, 53% à deux points contre 41%).

Ce qui les a amenées à jouer leur va-tout, même distancées par des Serbes obligées de tirer à distance pour décoller de l’étreinte sénégalaise.

Le Sénégal est ensuite revenu dans les derniers instants de la partie mais les Lionnes étaient trop justes pour pouvoir étrenner leur première victoire olympique.

Il reste que les protégées de Moustapha Gaye peuvent se mordre les doigts, compte tenu des nombreuses pertes de balles (16) qui semblent leur avoir coûté ce match dont elles ont remporté la deuxième mi-temps (40-45), ce qui pouvait faire espérer à une issue plus heureuse.

Source : APS

Pour dépassionner l’enjeu dans les compétitions aux Jeux olympiques, Pierre de Coubertin disait que « l’essentiel, c’est de participer ». Khady Diop ne dit pas le contraire. Forte de son expérience des JO de Sydney 2000, l’ancienne gloire du basket féminin sénégalais est bien placée pour défendre la prestation de ses petites sœurs à Rio.

« Les JO, il faut y aller pour comprendre que c’est le haut niveau. Je dirai même que c’est le très haut niveau. Nous à l’époque, nous avions perdu toutes nos rencontres, mais l’équipe s’est améliorée au fil des rencontres. La preuve, notre dernier match, c’était contre la Lituanie. Et nous l’avions perdu sur 3 points de différence seulement. C’est pour vous dire que dans ce genre de compétitions, les équipes montent en puissance », retient l’actuelle coach de la Jeanne d’Arc en basket qui ne s’attendait pas, du reste, à un exploit de la part de ses petites sœurs au Brésil. En fait, elle trouve que les Lionnes du coach Moustapha Gaye sont « crispées au début de la compétition, mais elles se sont libérées au fil des rencontres ».

Pour avoir « participé à trois Championnats du monde à Kuala Lumpur, en Malaisie et en Allemagne, et à des Jeux africains », Khady a aussi pris part à cinq Championnats d’Afrique des nations de basket, dont quatre remportés » avec la dream team des Lionnes du basket des années 90. Et cerise sur le gâteau, elle se rappelle avoir été « retenue dans la sélection africaine regroupée à l’époque à Paris en France ». C’était dans les années 90, à l’apogée de sa brillante carrière sportive. Et si elle n’a pas connu une aventure professionnelle hors du pays, c’est parce qu’elle a « très tôt travaillé ». Secrétaire de formation, la coach de la Vieille Dame travaille à la Faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Trois fois sacrée reine, Khady Diop a marqué de son empreinte le basket local. C’est d’abord en 1989, avec l’As Fonctionnaires (Asfo), son club formateur qu’elle a été couronnée reine en compagnie d’Etienne Preira comme roi. Dix ans après, c’est sous les couleurs de la Jeanne d’Arc, en 1999 et en 2000, qu’elle sera sacrée à nouveau alors qu’elle était aux JO de Sidney. Et elle se rappelle avoir manqué le couronnement. « C’est ma petite sœur Anta qui m’avait représentée à la cérémonie de couronnement », se rappelle celle qui souligne que « la compétition de haut niveau ne se prépare pas en deux mois. Il faut du temps pour préparer ce genre de compétition. C’est le défaut des Africains », déplore-t-elle.

Dans ces conditions, Khady Diop était donc préparée à ces résultats des Lionnes à Rio. « En Afrique, on a l’habitude de se préparer à deux mois de la compétition », regrette-t-elle. Et parmi les adversaires des Sénégalaises aux JO de Rio, outre les Américaines, grandes favorites de la présente édition, l’ancienne gloire du basket sénégalais a particulièrement « redouté les Chinoises, petites par la taille mais très adroites et très vives. Elles sont très difficiles à maîtriser ».

Des souvenirs des Jeux olympiques de Sydney, Khady Diop est surtout marquée par l’ambiance de la cérémonie d’ouverture. Le défilé des délégations, la vie dans le Village olympique, le brassage de toutes nationalités m’ont particulièrement marquée », a-t-elle retenu.

Ansoumana SAMBOU

Rio de Janeiro : Les Lionnes n’ont vraiment jamais existé dans ce quatrième et avant-dernier match de leur tournoi olympique de basket féminin. Avec une défense – passoire que les Espagnoles transperçaient comme du beurre et une attaque particulièrement maladroite, il n’était point surprenant qu’elles eussent pris un 9 – 0 d’entrée. Ce qui obligea leur coach Tapha Gaye à demander un temps mort pour arrêter l’hémorragie. Presqu’en pure perte, puisque si Mame Marie Sy a mis fin à la diète de points du Sénégal, les Ibères ont poursuivi sur leur lancée pour mener à la fin du premier quart-temps (26 – 11) et se détacher au terme du 2ème quart-temps où le Sénégal n’avait inscrit que 8 points (46 – 19). A l’image d’une Astou Traoré pour une fois mal inspirée (0 point à la pause) et une Bintou Diémé qui avait du mal à donner la meilleure trajectoire à ses tentatives, les Lionnes sont passées à côté.

Après la pause, autant les joueuses que leur coach ont démissionné : les premières se faisant littéralement massacrer sur le parquet de la Youth Arena de Deodoro, tandis que le second se contentait de constater les dégâts depuis son banc. 23 – 56 après un peu plus de 7 minutes de jeu dans le troisième quart ! Les carottes étaient cuites. Les Ibériques se sont vraiment amusées, répétant leurs gammes et se payant même quelques belles démonstrations. La seule Mame Marie Sy, bagarreuse et bonne pointeuse, ne pouvait suffire. Et l’écart de 26 points à la pause, passa vite à 39 longueurs au bout du troisième quart-temps (71 – 32) pour finalement être de 54 points au bout du supplice (97 – 43).
La fiche technique du Sénégal : Cinq majeur : Oumou K. Thiam (0), Fatou Dieng (8), Astou Traoré (0), Maïmouna Diarra (4), Mame Marie Sy (16). Entrantes : Aya Traoré (cap, 6), Bintou Diémé (0), Diodio Diouf (0), Lala Wane (0), Oumou K. Touré (3), Marie Rosche (3), Aïda Fall (4). Entraîneur : Moustapha Gaye.

Même Tapha Gaye n’a « rien compris »
Au terme du supplice vécu par ses filles, Tapah Gaye, le coach des Lionnes, a lui-même concédé qu’il « n’avait rien compris » au non-match de son équipe. « Je n’ai pas reconnu mes joueuses », a-t-il simplement lâché en zone mixte. Qu’Astou Traoré ait été souffrante et n’ait joué que lors des premières minutes ne suffit certainement pas à justifier cette déroute. Il lui faudra cependant remobiliser ses troupes avant leur dernier match, demain dimanche à 18h30 Gmt face à la Serbie qui s’est défaite hier de la Chine (80 – 72). Un autre calvaire en perspective.

Astou Ndour, la « fausse sœur »
Rio de Janeiro : Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Astou Ndour n’était pas dans les rangs du Sénégal, mais dans le camp d’en face. Native de Dakar, il y a 21 ans, et après avoir fait ses premières classes au Delle, a choisi en 2011 de porter les couleurs de l’Espagne, parce que « je n’ai jamais été sélectionnée avec mon pays d’origine », a-t-elle confié à ses « compatriotes » journalistes sénégalais après avoir mis 18 points à ses sœurs sénégalaises. Meilleure marqueuse du jour, elle dit n’en avoir pas fait plus parce qu’elle affrontait l’équipe de son pays. Car « j’ai beau porter le maillot de l’Espagne, je suis toujours Sénégalaise », a-t-elle tenu à préciser. D’ailleurs, a-t-elle souligné, c’était facile pour elle parce qu’elle a joué « en pro et étais concentrée sur (son) basket » ; mais quelque part, c’était également difficile « parce que toute (sa) famille est à Dakar et l’a certainement vue contribuer au massacre de ses compatriotes. Dans tous les cas, Astou Ndour a avoué n’avoir pas regretté son choix. Pas simplement parce qu’avec la sélection espagnole elle a remporté la médaille d’or des U20 en 2013 et le bronze l’année dernière après le bronze des U18 en 2011, entre autres titres.
  Pour elle, l’équipe du Sénégal qu’elle a croisée et battue hier « a besoin de jouer et de grandir ensemble et de garder le même groupe pendant 2 ou 3 ans ». Un peu comme son équipe qui n’a changé qu’une ou deux joueuses ces dernières années. En attendant, elle a beaucoup fait souffrir ses « sœurs » sénégalaises à qui elles a tenu à donner ses encouragements.

De notre envoyé spécial B. Khalifa NDIAYE

Rio de Janeiro : « Nous avons fait notre meilleur match depuis le depuis du tournoi ». Moustapha Gaye, le coach des Lionnes du basket, avait de bonnes raisons d’être satisfait de la prestation de ses filles, avant-hier face au Canada, à la Youth Arena de Deodoro, près de Rio. Certes le Sénégal avait perdu (58 – 68) mais « au niveau du contenu, les joueuses ont bien réagi dans l’impact et dans la mobilisation ».

Et a, par moments, donné l’impression de pouvoir accrocher leurs adversaires et signer le succès derrière lequel le basket féminin sénégalais court depuis 2 éditions des JO (en 2000 à Sydney et cette année). Le problème cependant, selon le coach, c’est que son équipe ne puisse pas faire sur la durée ce qu’elle réussit sur une mi-temps.

C’était le cas face aux Etats-Unis en match d’ouverture ; et rebelote avant-hier contre le Canada qui était incontestablement à la portée d’Astou Traoré (meilleure marqueuse avec 24 points) et des siennes.

D’où peut-être les regrets de Tapha Gaye qui a concédé que « c’était possible de faire mieux lors des deux précédents matches face aux Etats-Unis et à la Chine ». Mais il se satisfait de constater que son équipe progresse au fil de ses sorties. N’empêche, il est conscient qu’il y a encore du travail à faire. « Surtout en défense où nous prenons beaucoup de tirs à 3 points », a-t-il reconnu avant de détailler que « dans notre repli défensif, il faut arriver à contenir les fixations et les décalages pour que l’adversaire ne puisse pas réaliser des tirs à trois points ».

En attaque également, le technicien sénégalais pense que son équipe peut encore progresser « dans la gestion du score » en évitant de prendre des tirs pas trop évidents. D’après Tapha Gaye, si son équipe s’améliore de ces deux points de vue, elle pourra « gagner quelque chose au bout de cette compétition très relevée » qu’est le tournoi olympique de basket féminin.

De notre envoyé spécial Khalifa B. NDIAYE

Rio de Janeiro : Il était annoncé qu’elles perdraient ce match, comme tous ceux qu’elles ont déjà disputés et qu’elles auront encore à disputer dans ce tournoi de basket féminin des JO de Rio. Et hier, les Lionnes se sont donc de nouveau inclinées dans la salle de basket de la Youth Arena de Deodoro face au Canada (58 – 68). Mais, au moins cette fois, les filles du coach Moustapha Gaye ont eu le mérite de mener au score. Ce qui ne leur était jamais arrivé lors de leurs deux premiers matches face aux Etats-Unis puis contre la Chine. 2 – 0 grâce à un panier de Mame Marie Sy après une entrée en matière laborieuse des deux côtés. Puis 5 – 0 lorsque Fatou Dieng ajouta un panier primé. Cela faisait 3mn21 que la partie était lancée.

Mais le réveil des Canadiennes fut fatal aux Sénégalaises. Moins de 2 minutes après, les Nord-Américaines étaient déjà passées en tête. Définitivement ! Puisque les Lionnes ne les ont plus revues. 10 – 17 à la fin du premier quart-temps, Aya Traoré et les siennes n’avaient pas été ridicules. Mais l’écart s’est quelque peu creusé au moment d’aller à la pause (24 – 33).

En deuxième mi-temps, les Sénégalaises donnèrent parfois l’impression de pouvoir revenir au score et dans le match, surtout lors du dernier quart-temps. Revenues à – 9 à 7mn21 du terme (47 – 56), puis à 7 longueurs à 5 mn10 (52 – 58) puis à 2mn57 (55 – 62) et avec le soutien d’une bonne partie du public, elles eurent leurs moments forts. Mais à défaut d’en profiter au maximum, elles ont laissé filer une autre belle occasion de frapper un grand coup.

Elles se sont bien battues lors du dernier quart-temps qu’elles ont même remporté (17 – 13) grâce à une Astou Traoré des grands jours (meilleure marqueuse avec 24 points), une Maïmouna Diarra batailleuse sous les cerceaux (meilleure rebondeuse avec 9 ballons récupérés) et une Bintou Diémé très lucide (6 passes décisives).

Finalement, elles se sont inclinées de 10 petits points, avec certainement des regrets. Plus que face à la Chine, deux jours auparavant. Car, il y avait vraiment quelque chose à prendre dans ces deux matches.

La fiche technique des Lionnes : Cinq majeur : Aya Traoré (4), Fatou Dieng (3), Astou Traoré (24), Maïmouna Diarra (4), Mame Marie Sy (7). Entrantes : Oumou K. Thiam (12), Bintou Diémé (5), Diodio Diouf (0), Lala Wane (0), Oumou K. Touré (0), Marie Rosche (0), Aïda Fall (0). Entraîneur : Moustapha Gaye

De notre envoyé spécial
Khalifa B. NDIAYE

Ils sont jeunes et sont passionnés de basket. Depuis lundi, ils participent à un camp de basket organisé par Masai Ujiri, manager général des Toronto Raptors. Pour ce dernier, cette activité est pour lui une manière de participer au progrès du sport en Afrique.

« Rendre la monnaie de sa pièce à l’Afrique », tel est le leitmotiv de Masai Ujiri. Pour ce ressortissant Nigerian, ancien basketteur, recruteur pour les Nuggets de Denver avant de devenir manager général des Toronto Raptors, le basket peut être un moyen d’enrichir la vie des jeunes Africains. C’est ainsi qu’à travers la structure « Giants of Africa » qu’il a créée en 2003, il organise depuis douze ans des camps de basket dans plusieurs pays du continent. Avec la collaboration d’Amadou Gallo Fall, vice-président de la Nba Afrique et fondateur de la « Seed Academy » de Thiès, il a installé un de ces camps au Sénégal depuis lundi.

C’est au Collège Bosphore, sis à Sud Foire, que se tient l’activité, dénommée « Sénégal Dreams Big ». Elle regroupe 50 jeunes, âgés de 15 à 18 ans. Issus, pour la plupart, de la Seed Academy, ils ont l’occasion de côtoyer des joueurs de haut niveau tels que Malèye Ndoye, ou l’ancien basketteur congolais Dikembe Mutombo. Pour Masai Ujiri, qui faisait face à la presse hier, au lieu où se tient le camp, le principal problème du basket africain est que les jeunes ne commencent pas très tôt à pratiquer ce sport : « Le potentiel est là. Cependant, pour percer dans le basket, il faut le pratiquer dès son plus jeune âge, ce qui n’est pas évident en Afrique parce qu’il nécessite des infrastructures qui n’existent pas toujours ».

Ce camp peut donc être un cadre d’expression de ce potentiel. Mais c’est aussi une plateforme pour promouvoir la compétence des entraîneurs locaux. « Nous avons choisi de travailler avec les entraîneurs qui sont sur place comme Souleymane Camara, Assane Sène. Nous estimons qu’il faut leur donner l’occasion de s’épanouir. C’est aussi pour nous un moyen de montrer aux jeunes qu’il y a la compétence sur le continent ». 

Le camp ne dure que trois jours. Mais, pour Masai Ujiri, ces jeunes ont la chance d’avoir une structure telle que Seed Academy, qui leur permet d’être suivis sur toute l’année. Après Dakar, le camp s’installera, à partir de jeudi, au Ghana, puis au Nigeria, au Kenya, au Rwanda et, enfin, au Botswana.

Habib GAYE (Stagiaire)

Cette fois, la pluie ne s’y est pas mêlée. Au terme d’un match engagé et plein de suspens, ce dimanche au stadium Marius Ndiaye, Louga BC a remporté la Coupe du Sénégal de basket.

Les gabelous regretteront encore longtemps leur début de seconde période. Une entame complètement ratée, illustrée par un trou d’air de plus de sept minutes. Sept minutes durant lesquelles ils n’inscriront aucun point. Sept minutes qui verront Louga Basket Club remonter huit points pour revenir à la marque. Sept minutes, surtout, durant lesquelles les Lougatois auront démontré une détermination et une envie qui leur permettront de remporter la première Coupe du Sénégal de leur club.

Le début du match ressemble fort à celui de la partie arrêtée par la pluie, samedi dernier : des lougatois qui rentrent en premier dans leur match, menant de six points après deux minutes, avant de voir les joueurs de Mamadou Gueye remonter doucement la pente et mener à la fin du premier quart temps, 12 à 9. Le deuxième quart temps confirme l’ascendant des gabelous. Conduits par leur capitaine et meneur Alkaly Ndour, ils déroulent leur jeu tandis que les Lougatois semblent retomber dans leurs travers de samedi passé, maladroits dans leurs transmissions. Le scénario du premier match semble alors se reproduire : à trois minutes de la fin de la première période, l’AS Douanes mène de 8 points.

Frustré par la tournure que prend le match, le joueur Maguette Marone sort du banc de touche de Louga BC et donne un énorme coup de pied aux sachets d’eau posés devant lui, qui se déversent sur le parquet. Son coach le sermonne. L’arbitre lui demande des explications. Le match est arrêté pendant quelques minutes, le temps de rendre le parquet praticable. Maguette Marone ne sera finalement pas exclu. Il ne le sait pas encore, mais il vient de sonner la révolte de ses partenaires. L’écart ne changera pas à la mi-temps (32-24), mais la deuxième période sera fatale à l’AS Douanes.

Dès le début de la deuxième période, les joueurs de Madiène Fall montrent un autre visage. Agressifs en défense, efficaces en attaque, ils prennent le dessus sur des gabelous bousculés et maladroits. Mamadou Diop se montre sous son plus beau jour pour guider ses partenaires, secondé par Mamadou Gaye, meilleur marqueur du match avec 23 points. A la fin du troisième quart temps, l’écart entre les deux équipes n’est plus que d’un point (39-38).

Au quatrième quart temps, les deux formations se rendent coup pour coup. Les acteurs ne se font pas de cadeaux, multipliant les fautes et les lancers francs. Le score est de 53 partout à moins de deux minutes de la fin du match. Mais dans l’épreuve de force, les Lougatois sont plus solides. Plus impliqués, ils prennent le large à 35 secondes la fin, 58 à 56. Le capitaine de l’AS Douanes sonne alors la charge, remontant la balle à toute vitesse pour permettre à ses co-équipiers de marquer trois points en 15 secondes. Une révolte bien timide, mais surtout bien tardive. Les joueurs de Madiène Fall étaient trop engagés, trop déterminés, malgré l’absence de leurs supporters, pour laisser Douanes remporter un troisième titre cette saison après les play-offs et la Coupe du Maire.

Habib GAYE (stagiaire)

Et maintenant, place à la Chine !

08 Aoû 2016
1278 times

Rio de Janeiro : Entre vaincus de la première journée, ça promet de chauffer ce soir au Youth Arena de Deodora. Le Sénégal, laminé hier par les Etats-Unis (56 – 121) et la Chine battue la veille par le Canada (68 – 90) se croisent aujourd’hui à 22h45 Gmt pour se relancer dans le tournoi de basket féminin des JO de Rio. « C’est peut-être l’adversaire le plus abordable pour nous (…) mais c’est une très bonne équipe », a estimé Tapha Gaye, le coach des Lionnes au sortir de la défaite face au Team Usa. Les autres adversaires du Sénégal dans ce Groupe B ne sont, en effet, autres que le Canada, l’Espagne et la Serbie. Rien que du lourd ! « La Chine est à notre portée.

Et si l’on se comporte comme face aux Etats-Unis, on pourra peut-être nous en sortir », a espéré Oumou Khaïry Thiam. « Ce match contre les Etats-Unis, il faut l’oublier et penser à la Chine. Mais, c’est une équipe à ne pas sous-estimer », a averti Aya Traoré la capitaine sénégalaise. Oublier ce match ? Mame Marie Sy (9 points hier face aux Usa) pense plutôt qu’il faut le prendre « comme un entrainement », histoire de « mettre en place les systèmes de jeu », après toutes les péripéties qui ont marqué le déplacement de l’équipe de Dakar à Rio via Addis-Abeba et Luanda. D’ailleurs, en jouant hier face aux Américaines, elles pensaient quelque part aux Chinoises.

« Il fallait faire participer tout le monde à ce match afin de leur donner assez d’énergie, lors de la 2ème journée », selon le coach Tapha Gaye. Ce soir donc, pour lui, « il faudra essayer de trouver des solutions » aux problèmes que les Asiatiques ne manqueront pas de leur poser. « Essayer de nous imposer et éviter de tomber dans le piège » de croire que ce sera un match facile, a averti Mame Marie Sy. Après avoir plutôt fait bonne figure, hier, face aux grandes favorites du tournoi, et dans la foulée atteint le plus haut total (56 points) du Sénégal au basket féminin des JO, les « Lionnes » peuvent jouer libérées aujourd’hui et nourrir quelques ambitions de signer une première victoire dans l’épreuve. Mais, elles le savent toutes, « ce ne sera pas facile »…

De notre envoyé spécial
B. Khalifa Ndiaye

Rio de Janeiro : Il ne pouvait en être autrement ! Le Team Usa s’est littéralement promené devant les Lionnes, hier après-midi au Youth Arena de Deodoro, au nord-ouest de Rio, lors de la première journée du Groupe B du tournoi de basket féminin des JO 2016 (121 à 56). « Il n’y avait pas photo. Je le dis depuis des mois », a rappelé dès la fin du match le coach des Lionnes. Fébriles d’entrée, voire impressionnées par le pedigree de leurs adversaires (médaillées d’or lors des 5 derniers JO), les protégées du coach Tapha Gaye ont « offert » les (3) premiers points du match à leurs adversaires sur une perte de balle d’Aya Traoré. Maïmouna Diarra se fit dans la foulée contrer sous l’autre panneau par Brittner Griner avant de se reprendre pour porter le score à 2 – 3. Puis Diana Tauras décida de sortir le grand jeu : à coups de paniers primés, le n°12 américain s’employa à creuser l’écart. 12 à 2 à – 6mn57 de la fin du premier quart-temps ! Les attentes se confirmaient : il n’y avait pas grand-chose à espérer de ce match. Même si elles se sont mieux comportées lors du 2ème quart-temps avec notamment 2 tirs à 3 points réussis par Mame Diodio Diouf et Astou Traoré, les Lionnes étaient irrémédiablement larguées (21 – 64) à la mi-temps. Entre maladresses aux shoots et pertes de balle répétées à l’infini, il ne pouvait en être qu’ainsi.

La deuxième mi-temps fut du même tonneau, les Lionnes ne s’en sortant plus ou moins que sur les tirs à longue distance. A 94 – 38 à la fin du 3ème quart, il était assuré que les Américaines dépasseraient les 100 points. De combien ? C’était la seule incertitude. L’autre, peut-être, c’était de savoir si les Lionnes inscriraient … 50 points. Eh bien oui, elles en marquèrent même 56, à la grande satisfaction de leur coach. « C’est la première fois que nous dépassons la barre des 50 points face aux Etats-Unis », s’est réjoui Tapha Gaye. « C’est donc un exploit », s’est même exclamée Mame Marie Sy, auteur de 9 points, lorsque l’info lui a été rapportée. Pareil pour Aya Traoré, la capitaine. « C’est quelque chose de positif », a-t-elle soutenu. De son côté, le coach a salué « la volonté de (ses) filles » qui se sont bien battues et ont même eu l’honneur de clôturer ce match en beauté avec un panier primé de Fatou Dieng au buzzer final…

La fiche technique du Sénégal : Cinq majeur : Aya Traoré (cap, 5 pts), Fatou Dieng (10 pts), Astou Traoré (7 pts), Mame Marie Sy (9 pts), Maïmouna Diarra (4 pts). Entrantes : Oumoul K. Thiam (8 pts), Bintou Diémé (3 pts), Mame Diodio Diouf (8 pts), Lala Wane (0 pt), Astou Traoré (7 pts), Oumou Touré (2 pts), Marie Roche (0 pt), Aïda Fall (2 pts). Coach : Moustapha Gaye

Moustapha Gaye, entraineur des Lionnes : « Des problèmes dans le repli défensif »
« C’est la première fois que le Sénégal marque 50 points aux Etats-Unis. Sinon, il n’y avait pas photo et je le dis depuis des mois. Je salue la volonté des filles qui se sont bien battues (…). On a connu quelques problèmes dans le repli défensif. Il y a des choses à améliorer pour la suite de la compétition ».

Battues, mais… fières
Fatou DiengIl est vrai que c’était couru d’avance entre les Etats-Unis, vainqueurs des 5 dernières éditions du tournoi olympique de basket féminin et le Sénégal qui n’en est qu’à sa deuxième présence à ce niveau, après Sydney en 2000. « A quoi fallait-il s’attendre » d’autre que ce qui s’est passé hier sur le parquet du Youth Arena de Deodoro ? a même demandé Aya Traoré, la capitaine des Lionnes, une fois que la confirmation est tombée. Diana Taurasi, une machine à empiler les trois points (5 réussis sur 7 et 15 points à l’arrivée) et les siennes ont littéralement déroulé. Mais les championnes d’Afrique se sont bien battues, avec leurs armes. « Je salue la volonté des filles », a dit leur coach Tapha Gaye au sortir de ce match. Et pour cause, c’est la première fois que l’équipe féminine du Sénégal inscrit plus de 50 points dans un match de basket féminin aux JO.

Oumou Khaïry Thiam, auteur de 8 points (dont 2 tirs primés) a même trouvé quelques circonstances atténuantes à son équipe. « On n’a pas eu trop de temps de récupérer, entre le long voyage et les nombreuses choses à faire ici à Rio et on ne s’est pas beaucoup entrainé depuis Dakar », a soutenu l’arrière des Lionnes. Pour elle, comme pour sa capitaine Aya Traoré ou Mame Marie Sy, inscrire plus de 50 points au team Usa « champion du monde et multiple champion olympique », c’est forcément « quelque chose de bien ».

Car, les Américaines « sont plus professionnelles que nous, ont un plus grand vécu et plus de moyens que nous », a listé Oumou K. Thiam. Face aux Etats-Unis, l’objectif était donc « de jouer pour avoir les jambes en vue de la suite du tournoi », d’après Oumou K. Thiam. Quant à Mame Marie Sy, elle a soutenu qu’il y’a eu « des moments où on a oublié de jouer », mais « il y a eu quelques bonnes séquences de jeu ». Il reste maintenant à reconduire ces points positifs pour la suite des évènements. Et dès ce soir face à la Chine.

De notre envoyé spécial
B. Khalifa Ndiaye

Rio de Janeiro (Brésil) : Pour une entrée en matière, le menu sera bien copieux ! L’honneur reviendra aux « Lionnes » du basket d’ouvrir le bal des Sénégalais à ces Jeux olympiques « Rio 2016 ». Un redoutable honneur, s’il en est puisque les filles du coach Moustapha Gaye seront opposées demain dimanche à 15 heures GMT (12 heures à Rio) aux Etats-Unis, couronnées d’or lors des 5 dernières éditions et que seul un cataclysme pourrait priver d’un sixième titre d’affilée. Plus est, Aya Traoré et ses partenaires se sont déplacées sur Rio dans des conditions difficiles, passant la nuit de mercredi dernier à Addis-Abeba, avant de continuer sur Luanda (Angola), puis de mettre le cap sur la « Ville merveilleuse » où elles ont donc débarqué après 36 heures de voyage. En plus, auparavant, elles n’avaient pas eu la préparation qu’il fallait, leur programme ayant été amputé de l’essentiel avec un seul tournoi disputé au Japon.

Mais, ne comptez pas sur elles pour se présenter démobilisées face aux multiples championnes olympiques. « Nous ne nous présenterons pas en victimes », a assuré Binetou Diémé. Même écho chez Marie Béatrice Roche selon qui, leur seule présence à ce tournoi devrait leur suffire pour se donner à fond. « Beaucoup de grands basketteurs et de basketteuses de haut niveau n’ont jamais connu la joie de disputer un tournoi olympique. Alors, on va profiter », a-t-elle ajouté.

Leur coach Tapha Gaye ne dit pas autre chose. Il sait pertinemment que les JO c’est le top niveau, même pour ses filles, championnes d’Afrique en titre. D’autant que, ni lui (en tant que joueur puis en tant qu’entraineur) ni aucune de ses filles n’ont jamais disputé les JO par le passé. La dernière fois que le Sénégal avait pris part au tournoi olympique de basket féminin, c’était en 2000 alors que bien des actuelles joueuses étaient des gamines. Mais, en technicien avisé, coach Tapha a beaucoup consulté et appris d’anciens olympiens qui leur ont indiqué, à lui et à ses filles, comment aborder et se comporter dans un aussi gros évènement. C’est certainement sur l’aspect psychologique qu’il devrait le plus insister : ne pas perdre pied trop rapidement face à Britney Griner, « la seule femme qui dunke comme les hommes » et les siennes, et puis savoir rebondir dès après cette entrée en matière trop copieuse. Car, dès le lendemain, lundi les « Lionnes » du basket enchaineront avec leur deuxième match face à la Chine.

De notre envoyé spécial B. Khalifa Ndiaye

L’As Douanes et Louga Basket Club rejoueront la finale de la Coupe du Sénégal dimanche à 17h, au stadium Marius Ndiaye. Le vainqueur de la Coupe du Sénégal de basket devrait être connu ce dimanche. L’As Douanes et Louga Basket Club se retrouveront sur le parquet du stadium Marius Ndiaye, pour rejouer la finale de la compétition. Samedi dernier, la partie entre les deux équipes avait été interrompue par la pluie, alors qu’on en était à la pause.L’As Douanes menait par sept points d’écart (29-22). Ce dimanche sera donc pour Louga Basket Club l’occasion de remporter une première Coupe du Sénégal. Mais pour cela, les joueurs de Madiène Fall devront faire preuve de plus de maîtrise. Après une entame de match réussi, ils ont en effet perdu beaucoup de ballons et se sont heurtés à la défense de l’As Douanes à de multiples reprises. Ils pourront sans doute compter sur le public, qui s’était fortement mobilisé il y a une semaine.

Mais, en face d’eux, les Gabelous essayeront de rester sur la dynamique de leur première période de samedi passé, afin de remporter un troisième titre cette saison. Montant en puissance au fil du temps, ils avaient réussi à mener, à la fin du premier quart temps, de 3 points. Une avance qu’ils porteront à sept points à la mi-temps. Dimanche, les compteurs seront remis à zéro. Une belle finale donc en perspective, si le Ciel le veut.

Habib GAYE (stagiaire)

Ce n’est que ce matin que les Lionnes, seule équipe africaine à disputer le tournoi olympique de basket féminin, sont censées quitter Dakar pour Rio où débutent les JO à partir de vendredi prochain. On ne peut pas dire que ce soit trop tard, l’équipe de Moustapha Gaye n’entrant en lice que dimanche prochain, 7 août face aux Etats-Unis qui ont raflé l’or lors des 5 dernières éditions des JO et n’ont donc laissé que des miettes à toutes leurs adversaires depuis « Atlanta 1996 ». Ce qui dérange quelque peu le coach, c’est que depuis le tournoi disputé il y a assez longtemps, au Japon « après un très long déplacement et avec 9 heures de décalage », son équipe ne se soit contentée, en désespoir de cause, que de séances d’entraînement au stadium Marius Ndiaye. « Dommage qu’on n’ait pas pu enchaîner avec la suite que nous avions envisagée », a-t-il regretté.

Car, a-t-il tenu à rappeler, « c’est la compétition qui prépare à la compétition ». « Déjà que nous sommes dans une poule B, très compliquée … », avec outre les Etats-Unis, la Chine, le Canada, l’Espagne et la Serbie dans l’ordre où ses filles auront à les rencontrer. Alors, ne pas se préparer correctement ne sera que pour compliquer encore plus la tâche à son équipe. Ce qui réconforte un tant soit peu Coach Tapha, c’est cependant que le Sénégal ne va pas au tournoi de basket féminin des JO avec des ambitions démesurées. Il sait parfaitement ce qui l’attend en terre brésilienne. Et a juste pour objectif « de profiter de ces matches à Rio, pour préparer l’Afrobasket 2017 où nous viserons à conserver notre couronne continentale » décrochée l’année dernière au Cameroun.


(Rfi.fr) - Joueur-clé de l’équipe nationale de basket du Nigeria, Al-Farouk Aminu de Portland Blazers (Nba) ne sera pas du voyage à Rio. Une histoire de prise en charge de son assurance serait la raison de son forfait.
Logé dans le groupe B de la mort avec le Brésil, l’Argentine, l’Espagne, la Lituanie et la Croatie, le Nigeria ne va pas pouvoir compter sur sa star Al-Farouk Aminu pour espérer réaliser l’exploit aux JO de Rio. C’est la fédération nigériane qui a annoncé le forfait du joueur de Portland (Nba) en donnant simplement les noms des douze joueurs retenus pour Rio. Aminu a, pour sa part, sorti un communiqué pour dire qu’il avait un conflit avec sa fédération sans donner les raisons précises de ce forfait. Selon les médias nigérians, le problème serait lié à la prise en charge de l’assurance du joueur. La fédération aurait refusé de payer les 15.000 dollars nécessaires pour permettre à l’ailier des Blazers de disputer les Jeux.
Sur Rfi, Femi Adefeso, le chargé de communication de la Fédération nigériane de basketball, a soutenu que l’influence de Portland a joué sur la décision d’Aminu. « C'est un des joueurs les plus influents. Je suis convaincu qu'il n’était pas seul à prendre cette décision. Son club a aussi pris part afin qu'il prenne une bonne décision pour sa carrière qui est vraiment très importante », a-t-il confié. Pour autant, Al-Farouk Aminu n’est pas le seul à déclarer forfait pour les même raisons ; Festus Ezeli, qui joue également à Portland, a décidé aussi de se priver des JO. L’ancien capitaine Olumide Oyedeji sera également absent pour raisons personnelles, alors que le frère aîné d’Al-Farouk, Alade Aminu, sera bien présent à Rio. Aminu, 25 ans, avait disputé les JO de Londres en 2012. Il avait activement participé à la conquête du premier titre de champion d’Afrique du Nigeria lors de l’Afrobasket 2015.

La finale de la de la Coupe du Sénégal de basket, entre la Douanes et Louga, n’est pas allée à son terme. La faute à la pluie. La Commission des compétions de la Fédération sénégalaise de basketball devra se réunir pour retenir une nouvelle date.

La troisième fois aura été … la mauvaise. Alors que les deux équipes revenaient des vestiaires pour entamer la deuxième mi-temps, la pluie qui s’est abattue samedi sur Dakar a redoublé d’intensité. L’eau, qui ruisselait à travers le toit du stadium Marius Ndiaye, rendait le parquet glissant, et donc impraticable. Après déjà deux interruptions pour la même cause, il fallait encore attendre que le ciel veuille bien permettre aux acteurs de mener à son terme la finale. Cette fois, l’attente durera plus de quarante minutes, soit le temps indiqué par le règlement, en cas d’arrêt, pour reporter un match. Le délégué du match n’avait d’autre choix que de constater les faits et d’acter l’interruption définitive de la rencontre. 

Les deux équipes étaient pourtant déterminées à livrer une belle finale. L’As Douanes, vainqueur de la Coupe du maire et champion play-off, voulait réaliser un triplé, face à des Lougatois qui jouaient la première finale de l’histoire de leur club. Ce sont ces derniers, pleins de bonne volonté et soutenus par leurs nombreux supporters, qui réalisent la meilleure entame. Mais, après une première interruption, ils tombent dans les maladresses, si bien que l’As Douanes menait à la fin du premier quart temps 14 à 11. 

Le scénario du deuxième quart temps est presque identique : des Lougatois maladroits, malgré un très bon Mouhamadou L. Diop, perdent beaucoup de balles tandis que les Douaniers, sûrs de leurs forces, déroulent. La mi-temps intervient, après une seconde interruption, sur le score de 23 à 22 en faveur de l’As Douanes. Le match ne reprendra pas. Il va falloir le rejouer ultérieurement.

Ce report ne constitue pas une déception pour l’As Douanes, selon son entraîneur, Mamadou Gueye dit Pa-bi : « Nous menions de sept points mais tout le monde sait qu’en basket, sept points ce n’est rien. Nous pouvions aussi perdre ce match ». Pour lui, cet événement reflète la situation du basket sénégalais : « Si nous ne sommes pas capables d’avoir une salle de basket digne de ce nom, qui puisse nous permettre de jouer quand il pleut, c’est ce qui arrive ». Mouhamadou Diop, joueur de Louga, pense que ce qui s’est passé est plutôt une déception pour le basket sénégalais. Les supporters lougatois, fortement mobilisés pour pousser leur équipe à remporter sa première coupe, n’avaient plus qu’à attendre que la pluie s’arrête pour rentrer sur Louga. En attendant de revenir, plus forts.

Habib GAYE (stagiaire)

La reine et le roi honorés

01 Aoû 2016
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Avant la finale de la Coupe du Sénégal, la Fédération sénégalaise de basket-ball a procédé à l’intronisation de la Reine et du Roi du basket 2016. Maïmouna Coulibaly et Serigne Bamba Gueye ont été fêtés, samedi, en marge de la finale de la rencontre entre l’As Douanes et Louga Bc. Pour rejoindre la reine et s’installer sur l’un des deux trônes installés sur le parquet pour l’occasion, Serigne Bamba Gueye était accompagné par une communicatrice traditionnelle chantant ses louanges. L’émotion était perceptible sur son visage. Le président de la Fédération de basket a remis, aux deux athlètes vêtus de blanc pour l’occasion, des cadeaux, dont un chèque d’un million de FCfa, un frigidaire, un téléphone portable et une clé de connexion internet.

H. G.


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