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Football (1138)

Du calme petit !

18 Jan 2017
163 times

Péché de jeunesse ou égo ? Diao Baldé Keïta qui ignore royalement le coach, à sa sortie après l’heure de jeu dimanche dernier, l’image a révolté plus d’un. Mais à y voir de près, la réaction de DBK pourrait être interprétée autrement. Il n’arrive certainement pas à s’expliquer les raisons du choix du coach, alors qu’il faisait son match. Choix du reste contesté par nombre d’observateurs, puisque l’attaquant de la Lazio de Rome, contrairement à certains titulaires, a bien réussi son match. Son geste ne peut être un acte d’indiscipline. A titre d’exemple, Cristiano Ronaldo avait jeté par terre son brassard de capitaine lors de la finale de l’Euro 2016 contre le France suite à une blessure qui l’avait contraint à lâcher ses compatriotes en pleine tempête. L’image avait choqué plus d’un, mais il fallait tout simplement comprendre que le Ballon d’Or en voulait trop. Il voulait offrir à son pays, le Portugal, son premier titre européen. Mais contraint d’abandonner ses partenaires contre son gré, en plein match, était une peine pour CR7, la locomotive d’une équipe portugaise qui ne jurait que par son nom. Heureusement que sa sortie a dopée ses partenaires qui ont arraché le titre à la France de Griezman, grande favorite à domicile.

Alors, il faudrait comprendre le geste « déplacé » du jeune DBK qui en voulait beaucoup. En gagneur, il aurait voulu frapper d’entrer. Sa prestation n’est pas passable, encore moins médiocre. Loin s’en faut. Il fait partie des rares satisfactions sénégalaises dans ce match sur le plan du jeu. Son geste est certes regrettable, mais c’est au staff technique de le recadrer pour éviter une ambiance malsaine dans la Tanière. Et c’est à ce niveau que l’on attend les anciens internationaux de la génération d’Aliou Cissé qui accompagnent le coach dans sa mission de conquête au Gabon. El Hadj Diouf, qui a rejoint l’équipe au Gabon pour « parler aux joueurs » devrait lui servir de conseiller. Mayacine Mar a déjà tenté de calmer la tension en soutenant que « c’est l’envie de bien faire qui s’est traduite dans son comportement ». C’est, en tout cas, la lecture du Directeur technique national, qui s’est confié dans le quotidien « EnQuête » d’hier. Tant mieux et que le calme règne dans le groupe. C’est le seul gage de réussite pour des Lions affamés.

Ansoumana SAMBOU

Premiers pas frustrants pour les Marocains dans cette CAN 2017 à Oyem. Bien que dominateurs, les Lions de l’Atlas ont cédé face à la République démocratique du Congo (1-0). Junior Kabananga a inscrit le but de la victoire des Léopards qui prennent le pouvoir dans le groupe C.

Emmenée par son , la République démocratique du Congo a connu un premier match difficile dans cette CAN 2017 au Gabon. Le Maroc a malmené la sélection congolaise. Mais le vieil adage « dominer n’est pas gagner » s’est vérifié sur la pelouse peu reluisante du stade d’Oyem . C’est bien la RDC qui l’a emporté sur le plus petit des scores (1-0). A l’issue des 45 premières minutes, la tendance est pourtant clairement en faveur des coéquipiers de , capitaine des Lions de l’Atlas. A l’entrée de la surface, le milieu offensif reprend une passe de son coéquipier Aziz Bouhaddouz. Mais son tir vient s’écraser sur la barre transversale de Ley Matampi, le portier congolais, impuissant mais chanceux sur cette première salve marocaine. Les Marocains ne parviennent à cadrer leurs tentatives mais ils s’installent dans le camp des Léopards et maintiennent la pression. Mehdi Carcela et Nabil Dirar multiplient les montées dans le couloir droit.

La RDC ne répond que par deux tentatives sans grand danger de l’attaquant Cédric Bakambu et du défenseur Chancel Mbemba. Quand la fin du premier acte est sifflée, le score est nul et vierge, mais le Maroc a pris l’ascendant. Le début de la seconde période ne change pas la physionomie de la rencontre. Florent Ibenge, qui a laissé Youssouf Mulumbu et Dieumerci Mbokani sur le banc des remplaçants, voit ses joueurs laisser aux Marocains la possession de balle. Mais si leurs adversaires ont manqué de réalisme, les Léopards se montrent plus adroits. Firmin Mubele envoie un centre-tir mal apprécié par Munir Mohamedi, le gardien marocain. Le poteau repousse le cuir plein axe et Junior Kabananga pousse le ballon au fond des filets d’une frappe pied gauche (55e). Après avoir fait le dos rond, la RDC prend la tête. Frustrés par ce scénario, les joueurs d’Hervé Renard maintiennent leur mainmise sur le jeu et tentent d’accélérer. Les coups de pied arrêtés se succèdent, mais aucun tireur ne parvient à régler la mire. Les reprises de la tête fuient aussi le cadre. Le match s’emballe et les remplacements opérés donnent encore plus de rythme à une fin de rencontre tendue.

Le sélectionneur du Maroc lance Youssef En-Nesyri à la place d’Omar El Kaddouri (60e). Un coaching presque payant. L’attaquant de Malaga en Espagne passe tout près de l’égalisation sur deux frappes coup sur coup. Son premier tir est détourné de façon peu académique par Ley Matampi et sa seconde tentative plus tard s’envole (70e). Côté congolais, Joyce Lomalisa Mutambala, entré à la place de Fabrice N’Sakala (65e), ne reste sur le terrain que 16 minutes : après un premier carton jaune pour gain de temps (74e), il est expulsé après un tacle très dangereux sur Faycal Fajr (81e).

La balle de match est pour Youssef El-Arabi, qui a remplacé Mehdi Carcela.

Les Ivoiriens, champions d’Afrique en titre, n’ont pas débuté cette Can 2017 de la meilleure des manières. A Oyem, ce 16 janvier, ils ont été accrochés par des Togolais bien organisés (0-0). Les hommes de Claude Leroy ont fait mieux que répondre au défi des Eléphants.

Sacrée en 2015 après des années d’échecs frustrants, la Côte d’Ivoire vise la passe de deux cette année au Gabon. Mais hier, , les champions d’Afrique font grise mine. A Oyem, le Togo a, en effet, mis des bâtons dans les roues de la machine ivoirienne. La Côte d’Ivoire avait l’étiquette de favorite avant le coup d’envoi, contre un Togo qualifié in extremis pour la phase finale. Et cet écart semblait se confirmer rapidement. Le trio offensif des Eléphants Zaha-Kodjia-Kalou, lancé par Seri, s’est mis en évidence au bout de 10 minutes : effaçait deux Togolais et trouvait Kodjia dans l’axe. Face à Agassa, son ancien coéquipier à Reims, l’attaquant d’Aston Villa a perdu ce premier duel.

Dans un premier acte joué sur un rythme ralenti, le Togo a présenté une organisation inhabituelle, avec notamment Serge Gakpé arrière droit, Alaixys Romao défenseur central et Floyd Ayité reculé dans l’entrejeu. Pas de quoi troubler les Eperviers toutefois. Au contraire, les hommes de Claude Le Roy ont montré qu’ils n’étaient pas là pour subir. Le premier frisson est venu d’, auteur d’une talonnade parfaite pour lancer Laba dans la surface. Mais l’avant-centre, gêné par Ayité, a envoyé le cuir à côté (24e). Puis, Bebou fixait deux Ivoiriens et transmettait à Dossevi dans le dos de la défense. Cette fois, c’est Sylvain Gbohouo qui a dû sortir au-devant du milieu offensif pour sauvegarder sa cage (30e). Bousculée, la Côte d’Ivoire a répondu via Wilfried Zaha, auteur d’une grosse percussion suivie d’un centre fort difficilement repoussé (33e). Mais juste avant la pause, sur un dernier ballon dans la surface ivoirienne, le Togo réclamait une main de Traoré. L’arbitre M. Eric Otogo-Castane n’a pas bronché. Après 45 minutes, c’est bien le Togo qui laissait la meilleure impression.

Au retour des vestiaires, les hommes de Michel Dussuyer ont serré les rangs et repris le contrôle du ballon. Face au bloc togolais, les occasions n’ont toutefois pas été plus franches, ou à peine. Dans un duel à distance entre joueurs expérimentés, Salomon Kalou est apparu très effacé, alors qu’Emmanuel Adebayor s’est démené, pesant sur la défense et exploitant sa grande taille dans le jeu aérien.

Plutôt que d’épiloguer sur le jeu produit par les Lions avant-hier face aux Aigles de Carthage, Aly Mâle souligne que le plus important était de remporter le premier match. L’entraîneur de l’Us Gorée et des U 17 pense que ce résultat permet de bien entrer dans la compétition.

C’est avec satisfaction qu’Aly Mâle a accueilli la victoire des Lions du Sénégal aux dépens des Aigles de Carthage (2-0) avant-hier pour le compte de la première journée de la Can Gabon 2017. « L’essentiel était de remporter ce premier match et on l’a fait. Il fallait vaincre le signe indien pour bien entrer dans la compétition et ça été chose faite », a laissé entendre l’entraîneur de l’Us Gorée. Il pense que ce résultat positif est important pour la suite de la compétition ; d’autant que la victime n’est autre que la Tunisie qu’on n’avait plus battue en match officiel depuis 1989 à l’occasion des éliminatoires de la Can 90. Il reconnaît que « le match a été très difficile pour le Sénégal surtout la deuxième période » qui a vu les Aigles de Carthage multiplier les dangers dans le camp des Lions. « A 2-0, on se dit qu’on va essayer de préserver le score, de les attendre et espérer les prendre en contre », tente de justifier l’entraîneur des U 17 qui admet néanmoins, que les Tunisiens ont démontré un très haut niveau technique. « N’oubliez pas que la Tunisie joue avec 14 locaux ; cela veut dire que ces derniers ont l’habitude de jouer ensemble », a-t-il poursuivi.

Alors que certains critiquent le jeu produit par les Lions, Aly Mâle estime que « les Lions ont fait une bonne première mi-temps, que la défense a tenu bon, en n’encaissant pas de buts ». Surtout, il croit savoir que l’équipe a fait ce qu’on attendait d’elle à savoir réussir son entrée en matière. « On n’a pas volé cette victoire. On peut gagner un match sans le dominer. Le Sénégal s’est procuré des occasions et a saisi sa chance en marquant deux buts », explique l’ancien joueur de l’équipe nationale.

Il estime qu’Aliou Cissé ne manquera pas de tirer les enseignements de cette première rencontre. « Des erreurs, il y en aura toujours et l’entraîneur va rectifier au fil des matches. Il est d’ailleurs là pour ça », a-t-il fait remarquer.

Pour la suite de la compétition, Aly Mâle conseille de prendre les matches au cas par cas en tenant compte des contextes et des enjeux.

Recueillis par Diégane SARR

Franceville (Gabon) - Après le match intense fourni contre les Aigles de Carthage dimanche, les titulaires étaient managés. Lors de la séance d’hier, ce sont les remplaçants qui étaient à l’œuvre. Avec notamment un Moussa Sow qui affiche la grande forme. De bon augure pour le prochain match, jeudi, contre les Warriors du Zimbabwé. Ils sont, dans tous les cas, conscients de l’enjeu de ce deuxième match qui pourrait être décisif pour la suite de la compétition.

Ceux qui n’avaient pas disputé le premier match du Sénégal dans groupe B de la 31ème Can, dimanche contre la Tunisie et ceux qui étaient entrés en cours de jeu (Pape Kouly Diop, Henri Saivet et Ismaïla Sarr) étaient de corvée hier sur le gazon du stade de Bongoville pour la traditionnelle séance d’entraînement. Les onze partants du match contre les Aigles de Carthage étaient ailleurs, sous les ordres du préparateur physique de l’équipe afin de leur permettre de récupérer de la fatigue du match de la veille. Ce sont donc les « coiffeurs » qui étaient de service pendant plus d’une heure. Jonglages, circulation de balle, passes courtes, tirs au but, pour terminer par une partie dans une surface réduite. A ce jeu, Moussa Sow s’est beaucoup illustré en enfilant les buts dans toutes les positions. Tant mieux pour tout le monde puisque tous les joueurs doivent désormais s’attendre à disputer un match tous les quatre jours. Ce qui forcément laisse des séquelles après les matches. D’où le besoin pour l’entraîneur d’avoir sous la main l’ensemble de son groupe, de savoir aussi que tous ses éléments sont concentrés sur l’enjeu de la compétition.

D’un de nos envoyés spéciaux
C. F. KEÏTA

C’est avec regret que Salif Keita revient sur l’édition de 2000 au Nigeria à laquelle il a pris part avec les Lions sous les ordres de Peter Schnittger, le technicien allemand qui a relancé le football sénégalais au début des années 2000. L’ancien attaquant de Lokeren (Belgique) plaide pour qu’on rende hommage à l’Allemand pour service rendu au foot sénégalais. Rassuré par l’équipe d’Aliou Cissé, il soutient que pour remporter le titre il faut passer sur la peau des favoris.

17 ans après, Salif Keïta a toujours en travers de la gorge le quart de finale de Can perdu par le Sénégal face au Nigeria dans « l’enfer du stade de Surulere » à Lagos. « On aurait pu remporter le trophée cette année-là si la Caf avait pris ses responsabilités », regrette l’ancien buteur de Lokeren (Belgique). Salif Keïta fait référence à l’envahissement de terrain qui avait suivi l’égalisation nigériane par le 2ème but (94ème mn) du bondissant Julius Agahowa qui avait déjà égalisé (84ème mn) après que Khalilou Fadiga eut joliment ouvert le score dès la 7ème mn. Un envahissement que les responsables du football africain tous présents sur les lieux, Issa Hayatou le président de la Caf en tête, avaient fait semblant de n’avoir pas vu. Dans tous les cas, les Super Eagles avaient profité de cette interruption qui avait déstabilisé les Lions pour filer en demi-finale.

« Rendre hommage à Peter Schnittger » 
Si, aujourd’hui encore, Salif Keïta nourrit des regrets pour cette équipe alors « constituée à 80% de joueurs locaux », il n’en garde pas moins un souvenir « grandiose ». Surtout que les Lions n’avaient pas alors de sponsors et évoluaient tantôt avec Erea tantôt avec Adidas, et même une fois avec les deux. L’occasion pour Salif de saluer le travail abattu par le technicien Peter Schnittger. « C’est lui qui est à la base du renouveau de l’équipe nationale. C’est sur ce qu’il a bâti que le reste s’est appuyé. Il faut lui rendre hommage haut et fort et en lettres capitales », selon l’ancien joueur.

« Représenter son pays à une Can, c’est le rêve de tous les footballeurs ; mais peu le réalisent ». Pour Salif Keïta actuellement membre du staff technique de Diambars, « la vie en équipe nationale, surtout pendant la Can, est très différente de celle en club. Ici on vit ensemble pendant un mois avec tout ce que cela représente de bien mais aussi de risques. Cette intimité peut créer de solides liens ». Comme ceux qui l’unissent à Mbaye Badji avec qui il a toujours partagé la chambre en équipes nationales chez les jeunes ainsi qu’en A comme lors de cette Can 2000. D’ailleurs, ajoute l’ancien avant-centre des Lions, « aujourd’hui encore, nous sommes ensemble à Diambars et nous nous comprenons rien qu’en nous regardant ».

« Pour gagner, il faut battre les meilleurs »
Pour cette Can 2017, Salif Keïta soutient qu’un seul objectif est à viser : remporter le trophée. Selon lui, « Aliou Cissé est sur la bonne voie. Ses joueurs, comme Sadio, Diao Baldé, Kouyaté ou Gana font des merveilles en Europe avec leurs clubs. En plus, il y a un patron dans chaque ligne ». Ce qui lui fait dire que le Sénégal a des chances cette fois, même si sa poule est difficile. « Pour gagner, il faut battre les meilleurs », rappelle-t-il à ses cadets qui baignent dans de bien meilleures conditions qu’eux. Salif Keïta se souvient d’ailleurs qu’à cette Can 2000, après le match perdu (0 – 1) face à l’Egypte, Hossam Hassan, le capitaine des Pharaons, avait été obligé de lui restituer le maillot sénégalais qu’il avait échangé avec le sien au coup de sifflet final. Motif ? « On avait qu’un seul maillot vert qu’il fallait donc conserver pour la suite au cas où… », répond-il. Autant dire, comparé à la période actuelle, que c’était vraiment le temps des vaches maigres.

B. K. N.

Les dirigeants du club de West Ham, qui se sont entretenus avec leurs homologues de l’OM ce lundi, sont disposés à vendre Dimitri Payet. C’est le début de la fin entre West Ham United et Dimitri Payet. Une réunion s’est tenue ce lundi matin entre les dirigeants de West Ham et leurs homologues olympiens à Londres. Le club anglais s’est montré ouvert à une vente de Dimitri Payet. Mais aucune nouvelle offre n’a été formulée par l’OM, qui avait proposé 22M€ +3M€ de bonus la semaine dernière. La balle est maintenant dans le camp de Jacques-Henri Eyraud, le président marseillais, qui était accompagné au rendez-vous par Andoni Zubizarreta, le directeur sportif. Le club phocéen devrait formuler une nouvelle offre dans les prochains jours, voire les prochaines heures. Si elle convient aux Hammers, ils ne retiendront pas l’international français, déjà d’accord pour rejoindre son ancien club (2013-2015).

Elle était attendue, la réaction du président de la République. Insensible à la belle victoire des Lions, hier, aux dépens des Aigles de Carthage, Macky Sall a commencé à jubiler à la pause.

« Je voudrais féliciter l’équipe nationale, les Lions de la Téranga, pour cette formidable première mi-temps qui a été palpitante avec quelques sueurs (froides) dans les cinq premières minutes, mais très vite, l’équipe s’est retrouvée grâce au premier but de Sadio Mané et celui de Kara Mbodj », a commenté le premier des Sénégalais à la mi-temps.

Autant dire que le président Macky Sall a vécu le match sous haute tension comme nombre de Sénégalais. Dans tous les cas, ce bon départ des Lions lui permet de croire qu’ils sont « bien partis » dans cette compétition.

Car « gagner ce match augure d’une belle participation et tout pourrait être permis. Nous espérons que les joueurs vont nous donner la joie attendue par les populations sénégalaises depuis toujours. Surtout bonne chance, nous sommes avec vous. Allez les Lions ! »

C’est un président de la Fsf très content qui a salué la victoire des Lions, hier face aux Aigles de Carthage. « Nous avons battu la Tunisie à la Tunisienne », a-t-il déclaré en référence au réalisme dont ont fait preuve les joueurs d’Aliou Cissé. « D’habitude, les Tunisiens nous posent beaucoup de problèmes. Même quand on les dominait, ils arrivaient à s’en sortir ». Hier donc, la boule a tourné. Sans avoir été dominateurs, les Lions ont fini par avoir le dernier mot. En marquant 2 buts comme c’est devenu presqu’une habitude, et surtout en ne concédant pas de but. « Ce qui n’arrivait pas aussi souvent », selon le président Me Augustin Senghor.

  C’est la preuve, selon le président de la FSF, que cette équipe est en train de franchir un cap et a ainsi confirmé la tendance enclenchée depuis quelques deux ans. L’équipe a, par exemple, su « sauvegarder l’essentiel dans les moments difficiles de ce match ». Ce qui lui fait dire qu’elle est en net progression. Mais, « il faut oublier ce match et penser aux deux prochains », contre le Zimbabwe et face à l’Algérie qui se sont neutralisés (2-2) hier. L’objectif, plus que jamais, d’après Me Senghor, « c’est de disputer les quarts de finale. Ce que le Sénégal n’a plus fait depuis plus de 10 ans », en 2006 en Egypte. Cependant, la suite promet d’être aussi difficile que cette entrée en matière. « Les équipes qu’on considérait comme les cendrillons sont là et bien là. Il y a un nivellement de valeurs » tel que rien n’est acquis d’avance. Heureusement que, côté sénégalais, « il y a une génération de joueurs qui veut montrer ce qu’elle vaut ». Sur ce qu’ils ont montré hier, il y a de la place pour réussir quelque chose de bien, même si tout n’a pas été parfait.

B. K. N.

Le Gabon, pays hôte de la 31ème édition de la Can qui se fait chahuter d’entrée par le « grand commençant », la Guinée Bissau qui disputait là son tout premier match en phase finale. Et dans la même poule A domiciliée à Libreville, le Cameroun qui s’en tire à plutôt bon compte contre un Burkina Faso qui a fini très fort la partie. Puis hier, à Franceville, l’Algérie favorite au sacre comme presque toujours qui ne sauve le point du nul qu’à 9 mn du terme d’une partie que le Zimbabwe, Petit Poucet du Groupe B, a jouée sans complexe aucun ! Décidément, cette Can marche d’entrée sur la tête. Tous les « grands » ont peiné pour s’en sortir avec … un nul. On avait dit avant le début de la compétition qu’elle serait ouverte comme elle ne l’avait plus été depuis plusieurs éditions. Les premiers matches ont confirmé cet a priori.

  Qu’en sera-t-il à compter d’aujourd’hui avec l’entrée en lice à Oyem du Groupe C ? On va bientôt le savoir. En tout cas, au vu de ce qui s’est jusqu’ici passé, la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, a intérêt à surveiller ses arrières. Car, face à elle, se dressera le Togo d’Emmanuel Adebayor, qualifié in extremis à cette compétition et qui entend brouiller les cartes en attendant de jouer les premiers rôles, dans deux ans au Cameroun. C’est, en effet, l’échéance que s’est fixée son coach Claude Le Roy, pour « boucler la boucle africaine, là où l’aventure avait commencé », en 1986. Idem pour la Rd Congo, troisième il y a deux ans en Guinée équatoriale et qui devra se méfier des Lions de l’Atlas marocains emmenés par le nouveau « Sorcier blanc », Hervé Renard, qui concourt pour un inédit troisième titre continental avec 3 équipes différentes (après la Zambie en 2012 et la Côte d’ivoire en 2015).

B. K. N.

Le « ballon d’or » africain 2016, l’Algérien Riyad Mahrez, avait face à lui, hier à Franceville, l’un des tout meilleurs africains évoluant sur le continent, le Zimbabwéen Khama Billat (Mamelodi Sundowns) qui a fini sur le podium continental. Cela ne pouvait donc que faire des étincelles. Si l’Algérien a été assez discret dans le jeu, il a été cependant déterminant au score pour avoir frappé d’entrée et clôturé la marque, sortant son équipe d’une bien mauvaise passe.

Confirmant du coup sa consécration de l’année dernière, même si actuellement avec son club de Leicester, ce n’est plus la grande forme. Quant au Zimbabwéen, il a été étincelant, donnant le tournis à ses vis-à-vis à chacun de ses départs balle au pied et mettant plus d’une fois au supplice Mbolhi, le portier algérien. Mais comme presque tous ses coéquipiers, il a perdu des ballons précieux. Notamment ce qui aurait pu être la balle de 3 – 1, s’il n’avait pas oublié de servir Mahachi, idéalement démarqué face aux buts adverses. Et c’est sur le contre que l’Algérie a égalisé grâce à … Mahrez.

B. K. N.

En match de la 1ère journée du Groupe B de la 31ème Can disputé hier au : Mahrez (12ème et 82ème mn) pour l’Algérie ; Mahachi (17ème mn), Mushekwi (28ème mn SP) pour le Zimbabwe

Les équipes : Algérie : Raïs Mbolhi, Aïssa Mandi (cap), F. Ghoulam, R. Mahrez, N. Bentaleb, Y. Brahima, I. Slimani, El A. Soudani (puis R. Ghezzal, 77ème mn), A. Guedioura, M. Belkhither (puis M. Meftah, 46ème mn), A. Bensebani. Entraîneur : G. Leekens

Zimbabwe : T. Mkuruva, C. Nhamoinesu, D. Phiri, H. Zvirekwi, E. Muroiwa, O. Bhasera, N. Mushekwi (puis G. Malajila, 78ème mn), K. Mahachi, W. Katsande (cap), K. Musona (puis T. Rusike, 17ème mn), K. Billiat. Entraîneur : Kalisto Pasuwa

Arbitres : B. T. Weyesa (Ethiopie) assisté de J.C Birumushahu (Burundi) et A. Doumbouya (Guinée)

Hier, à Franceville, Ryad Mahrez a démontré qu’il n’était pas Ballon d’or africain 2016 pour rien. Alors que le match face au Zimbabwe tardait à se lancer, c’est lui qui a ouvert les hostilités d’une frappe limpide des 20 mètres (12ème mn). Et alors que l’on croyait s’acheminer vers le premier coup de tonnerre de cette 31ème Can, c’est encore lui qui a permis à son équipe de recoller définitivement au score (81ème mn). C’est que, entre ces deux coups de génie, les Warriors avaient fait mieux que se défendre. Ils avaient égalisé par Mahachi (17ème mn) et même pris l’avantage sur penalty par Mushekwi (28ème mn). L’Algérie, un des favoris de cette Can, devra donc hausser le ton lors de la 2ème journée face à la Tunisie pour ne pas se compliquer la tâche.

D’un de nos envoyés spéciaux, B. Khalifa NDIAYE

LE MOT DES ENTRAINEURS
Georges LeekensGeorges Leekens (Algérie) : « La compétition ne fait que commencer »
« Le premier match est toujours difficile, on a vu ça avec les matches de la cérémonie d’ouverture à Libreville. Dans ce match contre le Zimbabwe, on a eu beaucoup d’occasions qu’on n’a pas pu concrétiser. Cela arrive souvent dans les matches, mais on va rectifier tout ça en perspective du prochain. La compétition ne fait que commencer, il faudra jouer serré pour les prochaines journées ».

Kalisto Pasuwa (Zimbabwe) : « Prendre toutes les équipes avec sérieux »
On m’a souvent demandé lequel du Zimbabwe ou de l’Algérie est le favori et j’avais toujours dit que c’est mon équipe. Vous savez, à partir du moment où une équipe participe à la phase finale de la Can, elle n’est plus petite car elle a éliminé des adversaires qui prétendaient à la même chose. Nous prendrons toutes les équipes avec sérieux ».


LE FAIT DU MATCH : UN BALLON D’OR QUI JUSTIFIE SON RANG…
Le « ballon d’or » africain 2016, l’Algérien Riyad Mahrez, avait face à lui, hier à Franceville, l’un des tout meilleurs africains évoluant sur le continent, le Zimbabwéen Khama Billat (Mamelodi Sundowns) qui a fini sur le podium continental. Cela ne pouvait donc que faire des étincelles. Si l’Algérien a été assez discret dans le jeu, il a été cependant déterminant au score pour avoir frappé d’entrée et clôturé la marque, sortant son équipe d’une bien mauvaise passe. Confirmant du coup sa consécration de l’année dernière, même si actuellement avec son club de Leicester, ce n’est plus la grande forme. Quant au Zimbabwéen, il a été étincelant, donnant le tournis à ses vis-à-vis à chacun de ses départs balle au pied et mettant plus d’une fois au supplice Mbolhi, le portier algérien. Mais comme presque tous ses coéquipiers, il a perdu des ballons précieux. Notamment ce qui aurait pu être la balle de 3 – 1, s’il n’avait pas oublié de servir Mahachi, idéalement démarqué face aux buts adverses. Et c’est sur le contre que l’Algérie a égalisé grâce à … Mahrez.

B. K. N.

RYAD MAHREZ (ALGERIE, MEILLEUR JOUEUR DU MATCH) : « ON VA CONTINUER À TRAVAILLER »
« Ce genre de match n’est jamais facile car il s’agit du premier match. On est passé à côté d’une excellente première mi-temps, mais on a fait une très bonne deuxième mi-temps. On a raté beaucoup d’occasions. On va continuer à travailler ».

Recueillis par C.F. KEÏTA

Can 2017 : Echos… Echos…

16 Jan 2017
26 times

« La balle est dans notre camp. A nous de jouer ! » Cette phrase que « Gabon Foot », le magazine de la Fgf, prête au président Ali Bongo, n’a certainement pas trouvé écho chez ses compatriotes du Haut Ogoué, là même où il avait fait la différence lors de la très controversée élection présidentielle. En effet, pour la première journée du Groupe B, à Franceville, le public a préféré vaquer à d’autres besoins que se déplacer au stade.

Et la grosse caisse se tut…
Les supporters algériens pensaient certainement que leurs Fennecs ne feraient qu’une bouchée des Zimbabwéens. Aussi donnèrent-ils de la voix d’emblée, tapant à fond la caisse sur leurs tambours. Mais, les Warriors les ont rapidement refroidis. Bientôt, on n’entendit plus le son sourd de leur grosse caisse. Heureusement que Mahrez, le Ballon d’or, leur a redonné des couleurs et de la voix.
 
Le 22ème Gaïndé a brillé par son absence
Heureusement que nos compatriotes du Gabon et des pays environnants se sont mobilisés pour supporters les Lions. Car le convoi attendu de Dakar n’était toujours pas à Franceville, hier pour l’entrée en lice du Sénégal.
 
Dans certains pays, ce sont les militaires qui sont réquisitionnés pour meubler les travées des stades et masquer les « trous ». Hier, ce sont les élèves du Lycée technique de Franceville qui ont tenté de jouer les bouche-trous. En pure perte.
Rassemblés par B. K. N.

En match comptant pour la première journée du Groupe B de la Can 2017 disputé hier au stade de la Rénovation de Franceville, le Sénégal a battu la Tunisie par 2 buts à 0.

Buts : Sadio Mané (sp à la 9e mn) et Serigne Modou Kara Mbodj (30e) pour le Sénégal.

Public nombreux, pelouse en excellent état, temps chaud.

Arbitrage d’Alioum Alioum assisté d’Evarist Menkouandé et d’Elvis Guy Noupue Nguegoue, tous du Cameroun.

Avertissements : Aymen Abdenour (9e) pour la Tunisie. Cheikh Mbengue (36e) et Kalidou Koulibaly (41e) pour le Sénégal

Les équipes : Tunisie : Aymen Mathlouthi (cap), Syam Habib Ben Youssef, Aymen Abdenour, Youssef Msakni, Hamza Lahmar, Ahmed Akaichi, puis Tahar Yassine Khenissi (64e), Ali Maaloul, Ferjani Sassi, Francis Abdel Azouni Larry, puis Wahbi Khazri (46e), Hamdi Naguez, Sliti Naim. Entraîneur : Henri Kasperczak

Sénégal : Abdoulaye Diallo, Serigne Modou Kara Mbodj, Kalidou Koulibaly, Cheikh Mbengue, Idrissa Gana Guéye, Cheikhou Kouyaté (cap) puis Pape Kouli Diop (88e), Mame Birame Diouf, Sadio Mané, Pape Alioune Ndiaye, puis Henri Saivet (72e), Diao Baldé Keïta, puis Ismaïla Sarr (62e), Lamine Gassama. Entraîneur : Aliou Cissé

On ne pouvait pas espérer meilleure entrée en matière du Sénégal que cette victoire d’hier face aux Aigles de Carthage. Les Lions ont fait honneur à leur rang de première nation africaine Kara Mbodj Seng Tunisie Can 2017 buten venant à bout d’une équipe tunisienne qui ne leur réussissait pas par le passé en phase finale de Can. La bande à Aliou Cissé a, enfin, effacé cette page sombre des confrontations sénégalo-tunisiennes. Une victoire qui s’est vite dessinée dans un match à l’issue indécise. Mais Cheikhou Kouyaté et ses camarades ont tôt fait de tuer tout suspense. Deux buts en trente minutes, il fallait de la détermination nécessaire pour y parvenir. Et Sadio Mané et ses gars y ont réussi même si parfois dans le camp sénégalais on a vécu des sueurs froides sur des offensives tunisiennes. Heureusement l’excellent gardien de but Abdoulaye Diallo était là pour sauver sa cage par des arrêts réflexes qui lui ont valu le titre de meilleur joueur du match. D’entrée, on a senti les Lions « affamés » et prêts à tout renverser sur leur chemin. Un premier but signé Sadio Mané qui avait servi Cheikhou Kouyaté qui se faisait faucher dans la surface de vérité (9e). Le sociétaire de Liverpool ne tremble pas pour ouvrir le score d’un superbe contre-pied. Le Sénégal tenait bien le match et n’entendait pas lâcher avec toujours cette pression sur le porteur du ballon. 21 minutes plus tard, à la 30e, Diao Baldé Keita exécute un corner que Kara Mbodj, comme à son habitude, reprit victorieusement de la tête pour corser l’addition, en clouant le capitaine Aymen Makhlouthi. Les Lions étaient survoltés, mais se laissaient aller à quelques erreurs d’appréciation qui donnaient des sueurs froides à leurs supporters. Heureusement qu’Abdoulaye Diallo était là pour garder sa cage inviolée dans une fin de partie très prenante. Le Sénégal venait de débuter sa compétition en signant une victoire rassurante pour la suite.

D’un de nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA

LE PRÉSIDENT MACKY SALL FÉLICITE LES LIONS
Elle était attendue, la réaction du président de la République. Insensible à la belle victoire des Lions, hier, aux dépens des Aigles de Carthage, Macky Sall a commencé à jubiler à la pause. « Je voudrais féliciter l’équipe nationale, les Lions de la Téranga, pour cette formidable première mi-temps qui a été palpitante avec quelques sueurs (froides) dans les cinq premières minutes, mais très vite, l’équipe s’est retrouvée grâce au premier but de Sadio Mané et celui de Kara Mbodj », a commenté le premier des Sénégalais à la mi-temps. Autant dire que le président Macky Sall a vécu le match sous haute tension comme nombre de Sénégalais. Dans tous les cas, ce bon départ des Lions lui permet de croire qu’ils sont « bien partis » dans cette compétition. Car « gagner ce match augure d’une belle participation et tout pourrait être permis. Nous espérons que les joueurs vont nous donner la joie attendue par les populations sénégalaises depuis toujours. Surtout bonne chance, nous sommes avec vous. Allez les Lions ! »

ZONE MIXTE
Serigne Modou Kara Mbodj, defenseur : « Ça n’a pas été facile »
« Il faut reconnaître que ça n’a pas été facile du tout car, en face, il y avait une bonne équipe de Tunisie avec une bonne maîtrise du ballon. Ils nous ont créé beaucoup de problèmes, mais l’essentiel a été fait. Bien sûr qu’il y a des rectifications à faire pour préparer le prochain match. Contre le Zimbabwe ce sera un autre match difficile qui nous attend. On les taxait de Petit Poucet du groupe, mais ils ont démontré qu’ils n’étaient pas des faire-valoir. Il faut compter avec eux maintenant. »

Sadio Mané, attaquant : « La compétition ne fait que commencer »
Can2017 SenegaTunisie but Sadio Mane« Le plus important, c’était de gagner et on l’a fait. On est vraiment content. Je pense aussi qu’on n’a pas mal de choses à améliorer, mais avec le temps ça ira. Maintenant, on va préparer les prochains matches car la compétition ne fait que commencer. On a fait un match énorme avec une victoire à la clé. Maintenant, il ne faut pas se mettre la pression. Il faudra sérieusement préparer le Zimbabwe car c’est le plus important après notre victoire.

Kalidou Koulibaly, défenseur : « Gagner les deux autres matches »
« Le plus important, c’était de gagner et on l’a fait. On est vraiment content. Je pense aussi qu’on n’a pas mal de choses à améliorer, mais avec le temps ça ira. Maintenant, on va préparer les prochains matches car la compétition ne fait que commencer. On a fait un match énorme avec une victoire à la clé. Maintenant, il ne faut pas se mettre la pression. Il faudra sérieusement préparer le Zimbabwe car c’est le plus important après notre victoire.

LE MOT DES ENTRAINEURS
HENRI KASPERCZAK (TUNISIE) : « Beaucoup de regrets »
« J’ai beaucoup de regrets après ce match, car nous avons bien joué et eu de bonnes occasions. Le Sénégal a eu plus de chance et a marqué 2 fois sur balles arrêtées. Mais, dans l’ensemble, j’ai vu des choses positives. On a eu une bonne réaction, surtout en 2ème mi-temps, on a bien combiné et on a eu une bonne animation offensive. Physiquement aussi, mes joueurs ont tenu le coup pendant 90 minutes. Le Sénégal a une très belle équipe, avec des joueurs de qualité. Ils ont bien résisté, ont su gérer quand ils étaient en difficulté, surtout au milieu de terrain. Mais le Sénégal a eu beaucoup de réussite de n’avoir pas pris de but ».

ALIOU CISSE (SENEGAL) : « Les joueurs ont été braves »
« Le mérite de cette victoire revient aux joueurs. Ils ont été braves, des combattants face à une belle équipe de Tunisie. On a marqué 2 buts sur balle arrêtée et c’est important dans ce genre de compétition. On a réussi une bonne première mi-temps, même si après la pause c’était plus difficile. Je suis satisfait de cette victoire puisque c’est important de gagner d’entrée. Mon objectif dans ce match, comme toujours, c’est de gagner ; pas de dominer. La Tunisie nous a dominés, mais nous avons gagné. C’est une équipe avec beaucoup de joueurs de qualité. Par moments, nous avons très mal défendu. Il faut une bonne assise défensive pour aller loin dans ce genre de compétition. La finalité des remplacements, c’est de chercher comment faire pour gagner, pas pour faire plaisir ».

Recueillis par B. K. N.

L’HOMME DU MATCH : ABDOULAYE DIALLO ÉTAIT BÉNI DES DIEUX
Abdoulaye Diallo homme match CafComme l’on lui demandait après la victoire sénégalaise si c’était rassurant pour une équipe de voir son gardien de but désigné « homme du match », Abdoulaye Diallo a répliqué qu’une équipe « doit pouvoir compter sur son portier comme sur tous ses autres joueurs ». Et hier, il a légitimement été désigné Homme du match, tant le gardien de but de Rizespor Kulubü (Turquie) a été déterminant. A 2 – 0 et par 3 fois, il a mis en échec les avants tunisiens alors qu’une réduction du score aurait totalement changé le cours du match. Selon son coach, il « n’a pas eu grand-chose à faire lors des éliminatoires. Mais face à la Tunisie, il a été à la hauteur. Contrairement aux quatre défenseurs qui ont commis beaucoup d’erreurs ».

Un bon gardien de but, c’est parfois aussi de la baraka. Et hier Abdoulaye Diallo en a eu plus qu’à son tour. Les rares fois où il a été pris à défaut, ses montants l’ont sauvé. En plus, les attaquants tunisiens ont fait d’une maladresse rare. Il était écrit que le Sénégal mettrait fin hier à sa série noire face aux Aigles de Carthage. Si Sadio Mané et Kara, les deux buteurs du jour y ont grandement contribué, Abdoulaye Diallo y a été pour beaucoup pour avoir gardé inviolées ses cages.

B. K. N.


UN HOMME DANS LE MATCH : « PAN » A ABATTU SA PART DU BOULOT
« Papa Alioune est l’un de mes 5 ou 6 milieux de terrains capables de jouer. L’opportunité s’est présentée pour lui et il l’a saisie ». L’avis est d’Aliou Cissé interrogé sur la titularisation de PAN, le milieu de terrain d’Osmanlispor Fk (Turquie). Et il est vrai que « PAN » a croqué à pleines dents dans ce premier match du Sénégal dans cette 31ème Can. Il est vrai que depuis le stage de Brazzaville, il avait pris une longueur d’avance sur la concurrence à un poste sur lequel planait l’une des rares incertitudes d’avant-match. Diamé en méforme, Sankharé non retenu, « PAN » avait sa chance ; d’autant qu’il a été buteur face au Congo, lors du second match de préparation de l’équipe.

Hier, Pape Alioune Ndiaye a apporté du jeu à l’équipe. Il a eu un impact physique improbable vu son gabarit et on l’a vu défendre même (avec bonheur) dans la surface sénégalaise et plus d’être présent devant où il a tenté deux ou fois de frapper le loin. Au total, « il a réussi de belles choses (…) et a su saisir sa chance », a même témoigné son coach. C’est pourquoi d’ailleurs, on n’a pas trop compris sa sortie à la 72ème mn… Mais il a marqué son territoire et des points. On devrait le voir plus souvent dans cette Can que lors des éliminatoires où il n’avait pratiquement pas joué.

B. K. N.


LE FAIT DU MATCH : TOUT FINIT PAR ARRIVER…
Jusqu’à hier, le Sénégal n’avait mieux fait face à la Tunisie, en phase finale de Can, que match nul (3 fois). L’autre fois, c’était une défaite en quart de finale de l’édition … tunisienne en 2004, « dans le brouillard de Radès » (1 – 0). De quoi faire passer les Aigles de Carthage pour les bêtes noires des Lions. Mais comme tout a une fin, et puisque tout finit par arriver à qui sait se donner les moyens de ses ambitions, le Sénégal a réussi hier à prendre le dessus sur l’un de ses cauchemars en Afrique. Et de la plus belle des manières ! Même si dans le jeu, ce n’était pas rose. Heureusement que dans la cage sénégalaise, il y avait un Abdoulaye Diallo qui a sauvé trois face-à-face avec les Tunisiens. Sinon, comme l’a dit le coach sénégalais Aliou Cissé après le match, « la finalité c’est de gagner ». Et ses garçons l’ont fait. Là où des générations pas forcément moins talentueuses avaient échoué, eux ont réussi le coup parfait.

ME AUGUSTIN SENGHOR, PRESIDENT DE LA FSF : « NOUS AVONS BATTU LA TUNISIE À LA … TUNISIENNE »
C’est un président de la Fsf très content qui a salué la victoire des Lions, hier face aux Aigles de Carthage. « Nous avons battu la Tunisie à la Tunisienne », a-t-il déclaré en référence au réalisme dont ont fait preuve les joueurs d’Aliou Cissé. « D’habitude, les Tunisiens nous posent beaucoup de problèmes. Même quand on les dominait, ils arrivaient à s’en sortir ». Hier donc, la boule a tourné. Sans avoir été dominateurs, les Lions ont fini par avoir le dernier mot. En marquant 2 buts comme c’est devenu presqu’une habitude, et surtout en ne concédant pas de but. « Ce qui n’arrivait pas aussi souvent », selon le président Me Augustin Senghor.

C’est la preuve, selon le président de la FSF, que cette équipe est en train de franchir un cap et a ainsi confirmé la tendance enclenchée depuis quelques deux ans. L’équipe a, par exemple, su « sauvegarder l’essentiel dans les moments difficiles de ce match ». Ce qui lui fait dire qu’elle est en net progression. Mais, « il faut oublier ce match et penser aux deux prochains », contre le Zimbabwe et face à l’Algérie qui se sont neutralisés (2-2) hier. L’objectif, plus que jamais, d’après Me Senghor, « c’est de disputer les quarts de finale. Ce que le Sénégal n’a plus fait depuis plus de 10 ans », en 2006 en Egypte. Cependant, la suite promet d’être aussi difficile que cette entrée en matière. « Les équipes qu’on considérait comme les cendrillons sont là et bien là. Il y a un nivellement de valeurs » tel que rien n’est acquis d’avance. Heureusement que, côté sénégalais, « il y a une génération de joueurs qui veut montrer ce qu’elle vaut ». Sur ce qu’ils ont montré hier, il y a de la place pour réussir quelque chose de bien, même si tout n’a pas été parfait.

B. K. N.

LES LIONS SEULS VAINQUEURS
Le Sénégal est la première équipe à s’imposer dans cette Can « Gabon 2017 », au bout de la quatrième rencontre. Et c’est Kasperczak, le coach franco-polonais qui avait lâché les Lions en pleine Can ghanéenne en 2008 qui l’a eu en plein dans le baba. Il a beau soutenir hier après le match « ne pas vivre avec le passé », des souvenirs ont forcément remonté à la surface…

B. K. N.

Le Sénégal s'offre sa première victoire et la tête du groupe B après sa victoire sur la Tunisie (2-0). Les poulains d’Aliou Cissé ont ouvert le score par l’intermédiaire de Sadio Mané sur pénalty à la 10e minute. Kara Mbodj corsera l’addition à la demi-heure de jeu sur une offrande de Keïta Diao Baldé.
Les Lions du Sénégal occupent seuls la première place du groupe avec 3 points, suivis de l’Algérie et du Zimbabwe (1 point). La Tunisie elle, ferme la marche avec zéro point au compteur.

@lesoleilonline

L’équipe du Zimbabwe est passée à côté de l’exploit, ce dimanche, lors de son match contre l’Algérie, où après avoir mené au score 2-1, elle est passée à côté du 3-1, avant de voir son adversaire égaliser dans les 10 dernières minutes de la partie.

Et pourtant, après avoir touché la barre par leur star, Khama Billiat, les Warriors ont été menés au score sur un exploit personnel de Riday Mahrez, Ballon d’or africain 2016, à la 12-ème minute.

Comme s’ils s’attendaient à ce but contre le cours jeu, ils ont pesé sur la partie en mettant le pied sur le ballon à travers Billiat mais aussi le numéro 10, Kudakwashe Mahachi.

D’ailleurs, c’est lui qui a permis à son équipe d’égaliser à la 17-ème minute.

Plus entreprenants, ils ont poussé la défense algérienne. Et sur un rush, l’arrière droit algérien Mokhtar Bekhiter n’a pas eu d’autres choix que de faucher un attaquant zimbabéen en pleine surface.

Penalty justifié et transformé par Nyasha Muskhekwi, à la 29-ème minute.

L’Algérie, acculée, réagit bien, même si elle a été obligée de faire sortir son arrière droit en très grande souffrance au début de la deuxième période.

Si les Fennecs ont mis le pied sur le ballon, les occasions les plus nettes sont à mettre à l’actif des Warriors qui sont passés à plusieurs reprises à côté du ballon du 3-1.

Notamment avec le nouvel entrant Cuthbert Malajila qui, sur un contre, opta pour la solution, alors que Billiat était libre tout marquage.
Une minute plus tard, il est puni par Riyad Mahrez qui, sur un nouvel exploit individuel, mit le ballon hors de portée du portier zimbabwéen pour l’égalisation.

L’Algérie aurait pu gagner avec Yacine Brahimi qui hérita d’un ballon cafouillé par la défense zimbabwéenne mais son tir mou est capté par le gardien des Warriors dans les derniers instants du match.

APS

Dans le second match du groupe A de la Coupe d’Afrique des nations de football, Lions indomptables du Cameroun et Etalons du Burkina Faso se sont quittés sur le score d’un but partout.

Alors que le Cameroun semblait filer tout droit vers son premier succès de la compétition après le joli coup franc transformé par Moukandjo à la 35e minute (1-0), Issoufou Dayo de la tête permet au Burkina Faso de recoller au score suite à un corner à la 75e minute (1-1).

Dans ce groupe A de Libreville, les quatre prétendants aux deux places pour les quarts de finales comptent le même nombre de point (1pt) à l’issue de la première journée de la compétition.

Les résultats de la journée :
Gabon 1-1 Guinée-Bissau (Buteurs : Aubameyang (Gabon) Soares (Guinée-Bissau)
Burkina Faso 1-1 Cameroun - Buteurs : Dayo (Burkina Faso), Moukandjo (Cameroun)

@lesoleilonline

Le Gabon a été tenu en échec par la Guinée-Bissau (1-1) pour le match d’ouverture de la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football. Le pays organisateur avait ouvert le score par son attaquant vedette Pierre Emerick Aubameyang à la 53e minute avant que Juary Soares ne douche l’enthousiasme des gabonais dans le temps additionnel (91e) pour la Guinée-Bissau. Les deux équipes sont à égalité de points (1 pt) en attendant le deuxième match du groupe A entre le Burkina Faso et le Cameroun à 19h GMT.

@lesoleilonline

Franceville (Gabon) : Aujourd'hui à partir de 19 heures, au stade de Franceville, au Gabon, on aura une idée de ce que vaut réellement cette équipe du Sénégal. Classée en tête du ranking africain par la Fifa, ces deux derniers mois, elle a un standing à justifier. Miroir déformant ou vérité du terrain ? C’est justement le terrain qui le dira, ou en tout cas qui en donnera une première idée. Car, pour une entrée en matière dans le Groupe B de cette 31ème Can, les “Lions” seront servis puisqu’ils croiseront des “Aigles de Carthage” de Tunisie qu’ils n’ont jamais battus en phase finale de cette compétition continentale (3 nuls : 0 – 0 en 1965 en Tunisie, et en 2002 au Mali et 2 – 2 en 2008 au Ghana ; et une défaite 0 – 1 en quarts de finale en 2004 dans « le brouillard de Radès » en Tunisie). En attendant de croiser, lors de la troisième journée de la phase de groupe, l’Algérie, leur autre bête noire du groupe B, les hommes du coach, Aliou Cissé, ont un gros morceau à négocier.

Leur statut de n°1 africains, les “Lions” l’ont grandement gagné grâce à leur parcours sans faute lors des éliminatoires de cette Can gabonaise. 6 matches, 6 victoires : aucune équipe n’avait fait aussi bien. Mais, face à quels adversaires ? Le Burundi, le Niger et la Namibie… Autant dire tout sauf des foudres de guerre. Les éliminatoires, c’est du passé. Le coach Cissé avait bien fait de le rappeler juste après la publication de sa liste des 23 pour la compétition. Il faut qu’il arrive à convaincre ses joueurs que c’est cette autre compétition qui débute demain pour eux.

Rien à voir d’ailleurs non plus avec les deux matches amicaux remportés, il y a quelques jours à Brazzaville face à la Libye (2 – 1) et au Congo (2 – 0). Deux sparring-partners non qualifiés à la Can qui démarre aujourd’hui à Libreville. Désormais donc, on s’attend à voir des “Lions” conquérants et revanchards. Face, bien sûr, à leurs adversaires tunisiens du jour pour les raisons susmentionnées. Mais aussi contre le coach franco-polonais Henry Kasperczak des “Aigles de Carthage” qui, en 2008 à la Can ghanéenne, avait « lâchés » leurs grands-frères au soir d’une défaite (1 – 3) contre l’Angola. Les “Lions” avaient débuté avec un nul (2 – 2) contre … la Tunisie et avaient été largués au beau milieu du gué, en pleine compétition, par l’actuel coach de leurs adversaires de demain. Son adjoint Lamine Ndiaye avait dû monter au front pour conduire l’équipe pour le dernier match face à l’Afrique du Sud. Presque toujours cités parmi les favoris, le Sénégal n’a atteint la finale qu’en 2002 au Mali. Cette fois encore, il est classé parmi les potentiels vainqueurs. Kouyaté et ses partenaires n’ont donc pas le droit de passer à côté.

La pression ? « Nous vivons avec », a répondu le défenseur central Kalidou Koulibaly qui va pourtant vers sa première Can. « Nous avons hâte que ça commence », a dit en écho Gana Guèye qui était de l’expédition ratée de 2015 en Guinée équatoriale. Eh bien, ça va commencer ! Ils ont intérêt à ne pas se prendre les pieds d’entrée dans le tapis tunisien…

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

Mis à l'écart à Everton, Baye Oumar Niasse s'était mis dans la tête de s'imposer en Angleterre. L'international sénégalais (8 sélections) a été prêté jusqu'au terme de la saison, par les Toffees à Hull City. L'attaquant, passé par le Lokomotiv Moscou, tentera avec ses coéquipiers de maintenir les Tigers dans l'élite du football anglais. Recruté 18 millions d'euros par Everton en février, l’attaquant international sénégalais n'a pas joué la moindre minute cette saison et a été forcé de s'entraîner avec l'équipe U23 du club. «Je veux me montrer en Premier League et j'espère que ça sera possible à Everton », avait le Ouakamois au Guardian. « Chaque week-end, je regarde des matches, je soutiens l'équipe, je suis derrière eux. Je suis un blue.» L'international sénégalais qui avait par ailleurs pris part aux élilminatoires de la Can 2017, par ailleurs et auteur d’un des 13 buts des Lions, aurait reçu des offres d'Allemagne, d'Espagne, du Portugal et de la Turquie cet été mais n'a pas donné suite dans l'espoir de s'imposer dans l'élite anglaise. «Mais si j'ai l'opportunité de montrer ce que je sais faire dans un autre club de Premier League, je le ferai » précise l'ancien attaquant du Lokomotiv Moscou. Koeman a dit : « "Tu dois partir". Je n'ai pas compris comment cette décision a pu être prise après seulement 45 minutes mais j'ai juste dit : "Ok, merci". C'est sa décision, îl est l'entraîneur. Qu'est-ce que je peux faire ?» se désole le Sénégalais.

Everton, actuel cinquième de Premier League, se déplace à Manchester City ce samedi .

Deux défaites et un nul, voilà le bilan des derniers matches que le Sénégal a livrés contre la Tunisie en compétition officielle. Demain, les retrouvailles seront chaudes entre ces deux formations. Chez les “Lions”, les leçons du passé ont été bien retenues. Une nouvelle mentalité anime le groupe qui n’a eu de cesse de répéter que les désillusions du passé sont oubliées et que le parfait parcours réalisé dans les éliminatoires doit impliquer la dynamique de succès enclenchée depuis l’arrivée de coach Aliou Cissé. Nouvelle dynamique ? Depuis Bongoville (environ 50 km de Franceville) où ils ont jeté leurs bases, Aliou Cissé et ses joueurs se concentrent sur l’objectif premier qui est de passer le premier tour. C’est le mot d’ordre de la Tanière.

En tout cas, à entendre le groupe parler, on sent l’empressement de débuter la compétition et une réelle rage de vaincre d’entrée. Ça tombe bien, c’est la Tunisie qui se dressera sur leur passage. Un adversaire qui ne réussit pas bien aux “Lions” en matches officiels de l’équipe A. Si les juniors ont, eux, montré leurs griffes face à leurs homologues tunisiens dans les éliminatoires de leur catégorie, ce n’est pas encore le cas chez leurs aînés. Belle occasion donc avec ce match de demain qui est le second du groupe B, puisque l’Algérie et le Zimbabwe se seront déjà séparés dans le premier match de ce groupe. Les “Lions” du Sénégal sont, en tout cas, sur la bonne rampe depuis leur qualification sans encombre à cette phase finale. Avec six victoires en autant de matches, le Sénégal aura été le seul à avoir réalisé ce parcours si parfait. 

Cette dynamique de succès, les poulains du coach Aliou Cissé veulent la maintenir. Et la préparation qu’ils viennent de boucler au Congo a été concluante avec deux matches amicaux, avec à la clé des victoires face à la Libye d’abord (2-1) et ensuite devant le Congo (2-0). Une bonne préparation donc qui a été confirmée par le dernier classement Fifa qui a maintenu le Sénégal au sommet du football africain pour le troisième mois consécutif. Demain et face à la Tunisie, il s’agira de commencer cette compétition par une victoire pour confirmer tout ce qui a été fait jusqu’ici. Les “Lions” s’y préparent et leur entraîneur Aliou Cissé n’a rien laissé au hasard pour poursuivre cette dynamique de succès. Les retrouvailles à Franceville devraient constituer le sommet de cette première journée dans le groupe B.

D’un de nos envoyés spéciaux
C. F. Keita

Franceville : Le Gabon n’est peut-être pas prêt pour accueillir « sa » Can de football, à compter d’aujourd’hui. L’engouement n’est toujours pas au rendez-vous, surtout à Libreville un peu moins à Franceville. Les Gabonais semblent relativement détachés de l’évènement. Qu’importe, le vin de palme est tiré et il leur faudra le boire. Les appels au boycott de la « société civile » n’ont pas prospéré et les partisans du régime en place comptent sur Aubameyang et ses partenaires pour entrer de la meilleure des manières dans cette Can face aux bleus bissau-guinéens pour pousser leurs compatriotes à s’approprier enfin l’évènement. 

Loin des querelles internes du pays hôte de la 31ème Can de football, toutes les équipes ont fini leur préparation et ont rallié Libreville (Groupe A : Gabon, Cameroun, Guinée Bissau et Burkina Faso), Franceville (Groupe B : Algérie, Tunisie, Sénégal et Zimbabwe), Oyem (Groupe C : Côte d’Ivoire, Maroc, RD Congo et Togo) et Port-Gentil (Egypte, Ghana, Mali et Ouganda). Il ne reste qu’à lancer cette 31e Can que le Gabon abrite tout seul après avoir co-organisé l’édition de 2012 avec la Guinée équatoriale.

Objectif commun à toutes les 16 équipes qualifiées : succéder à la Côte d’Ivoire qui, après avoir donné l’impression de se faire lâcher par les dieux du football à chaque fois qu’on l’attendait sur le toit de l’Afrique, a fini par s’imposer une deuxième fois, il y a deux ans en Guinée équatoriale. Alors que plus grand-monde n’espérait grand-chose d’elle. Un peu comme en 1992 au Sénégal lorsque qu’elle avait décroché son premier titre continental à la surprise générale de l’Afrique du football. Cette fois, non plus, ils ne sont pas nombreux les « spécialistes » qui oseraient miser sur les “Eléphants” dont le capitaine emblématique, Yaya Touré qui avait succédé au brassard une autre icône, Didier Drogba, s’est retiré de la sélection. Mais, l’expérience a prouvé que c’est là qu’ils sont les plus dangereux. Il leur faudra tout de même être au meilleur de leur forme à chaque sortie pour espérer rempiler face à des prétendants au titre comme l’Egypte, 7 fois championne d’Afrique mais qui n’a plus disputé de phase finale depuis son dernier sacre en 2010 en Angola. En fait, dans cette Can plus ouverte que jamais, tout le monde débarque avec des ambitions. Même la Guinée Bissau qui, pour sa première participation à une phase finale, ouvre le bal cet après-midi face au Gabon, pays hôte. En effet, les “Djurtus” comptent réussir un autre hold-up après leur qualification inattendue à cette compétition. Pareil pour l’Ouganda qui, 39 ans après sa dernière participation, entend faire mieux qu’en 1978 lorsqu’elle avait perdu la finale face au Ghana.

A partir d’aujourd’hui donc et jusqu’au 5 février, le cœur de l’Afrique sera rond. De la forme d’un ballon de foot. Et il battra autant pour les pays qualifiés, fiers d’être au rendez-vous que pour les nations absentes qui s’en voudront d’avoir raté une telle fête.

B. K. N.

Franceville : Quel visage afficheront les “Lions”, demain soir face à la Tunisie ? Si ça se trouve, eux-mêmes ne savent pas tant ils ont habitué leur monde à changer de rythme. Comme lors de leur dernier match officiel, en novembre dernier face à l’Afrique du Sud. Pour cette 2ème journée des éliminatoires de la Coupe du monde “Russie 2018”, ils avaient été très attentistes en première mi-temps avant d’être plus entreprenants après la pause. Pour le résultat et les conséquences que l’on connaît : 1 – 2 et bien des regrets.

Pourtant, cette équipe-ci du Sénégal a tout ce qu’il faut … sur le papier pour avoir une bonne tenue devant n’importe quel adversaire. Des défenseurs de niveau international, un milieu de terrain capable de rivaliser et de tenir le choc face à forte adversité et une attaque capable de faire sauter tous les coffres-forts. Pour tout dire, cette équipe est théoriquement assez équilibrée pour faire face à toutes les situations. La preuve par les deux matches amicaux remportés à Brazzaville avec deux équipes différentes. Mais, on ne le sait que trop, la Can c’est tout à fait autre chose. Carrément un autre niveau. Premier test majeur donc demain face à la Tunisie pour un match d’entrée dans cette Can “Gabon 2017” à ne pas rater. Car, si le premier match n’est pas décisif, il est important de le réussir. Et encore plus, de pouvoir enchainer. Il y a deux ans, en effet, le Sénégal avait battu d’entrée le Ghana (1 – 0) à Mongomo (Guinée équatoriale), avant de s’éteindre progressivement : nul contre l’Afrique du sud et défaite face à l’Afrique du Sud ; et retour à la maison dès après le premier tour. Comme deux ans auparavant.

Mais, comme à chaque journée suffit sa peine, les “Lions” auront assez à faire demain face aux “Aigles de Carthage”. Après, il sera toujours temps de préparer les autres matches. Mieux et plus sereinement, toutefois, après une victoire. Alors, ils savent ce qu’on attend d’eux…

B. K. N.

La présence de certains cadres de la génération 2002 dans l’entourage des "Lions" est une énorme chance que les protégés d’Aliou doivent saisir pour réussir leur Can. L’avis est de l’ancien international El Hadj Ousseynou Diouf qui a décidé de se rendre au Gabon aujourd’hui, pour parler et apporter son soutien moral aux joueurs.

El Hadj Ousseynou Diouf a décidé de se rendre aujourd’hui au Gabon pour apporter son soutien moral aux "Lions de la Teranga" qui affrontent demain les "Aigles de Carthage" comptant pour le premier match de poule de la Can Gabon 2017.

D’après lui, la présence d’anciens cadres de la génération 2002 dans l’encadrement des "Lions" constitue une énorme chance à saisir pour Sadio Mané et sa bande. L’ancien international estime en effet, que ses conseils et ceux de ses anciens coéquipiers, Aliou Cissé, Tony Sylva et autre Fadiga pourraient être précieux et contribuer à motiver davantage les joueurs. D’où l’importance, selon lui, de « leur parler ». De toute façon, il reste convaincu que « le foot est notre affaire ». « Aujourd’hui, on ne peut parler de foot sans penser à la Can 2002 », a-t-il martelé avec fierté.

Comme beaucoup, Diouf croit savoir que « nous avons la meilleure équipe ». « Je n’en doute pas. Nous avons aussi un staff magnifique et toutes les chances de remporter cette Can. Maintenant, il faut le montrer sur le terrain », a-t-il dit avec conviction.

En attendant de débarquer au Gabon, il affirme avoir déjà parlé à certains joueurs, à l’entraîneur et au président de la Fsf. Il a aussi appelé à une solidarité autour de l’équipe afin que celle-ci fasse une compétition très honorable, à défaut de la gagner. « Nous sommes derrière les joueurs, derrière la Fsf et le ministère des Sports », a laissé entendre l’ancien joueur de la Premier League.

El Hadj Diouf souligne qu’une bonne prestation des protégés d’Aliou Cissé pourrait davantage faire aimer le football aux Sénégalais, comme ce fut déjà le cas en 2002 avec la Can malienne et le Mondial organisé par la Corée du Sud et le Japon. Surtout un résultat positif, pourrait, à son avis, faciliter le parcours des "Lions" aux Éliminatoires de la Coupe du Monde Russie 2018. En attendant, il pense que les "Lions" doivent réussir leur entrée en matière demain contre les "Aigles de Carthage". « Ce match contre la Tunisie est à ne pas perdre. À bon entendeur…

D. SARR

C’est le début des choses sérieuses. Après une préparation réussie au Congo voisin, les "Lions" entrent dans le le vif du sujet. Et pour leur première répétition hier à Bongoville, Sadio Mané et ses partenaires ont affiché la confiance.

Franceville (GABON) : Ils ont débarqué hier, en fin de matinée à Franceville en provenance de Brazzaville où ils ont disputé et remporté leurs deux matches de préparation à la Can « Gabon 2017 » face à la Libye (2 – 1) et contre le Congo (2 – 0). Et ce sont des "Lions" très concentrés qui ont foulé le sol gabonais, au point de n’accorder aucune minute à la presse qui les attendait à l’aéroport E. H. Omar Bongo de Franceville et de ne répondre que par des sourires polis et des signes de la main aux supporters venus les accueillir. Mais, il en faudrait certainement plus pour décourager ces derniers, conscients que leurs favoris savent que les choses sérieuses ont commencé avec leur arrivée à Franceville où sont domiciliées les équipes du Groupe de la 31ème Can de football (Sénégal, Tunisie, Zimbabwe et Algérie).

La preuve, ils les ont accompagnés jusqu’à Bongoville où loge l’équipe, à bord de plusieurs minibus. Dommage simplement que ces supporters du « 12ème Gaïndé » du Gabon aient raté la séance d’entraînement du soir, au stade de Bongoville. La faute à un décalage de l’heure de cette première séance en terre gabonaise : initialement prévue à 30 heures, elle a finalement débuté avec une heure d’avance. Si bien que lorsque les supporters débarquaient sur les lieux, les joueurs avaient regagné leur bus pour retourner à leur hôtel. Ils n’ont donc pas pu voir à quel point leurs "Lions" si concentrés à leur arrivée, quelques heures plus tôt, s’étaient métamorphosés. Ils ont, en effet, eu une belle séance, dans la totale bonne humeur. Avec trois groupes : d’un côté ceux qui avaient débuté le match de la veille à Brazzaville, contre les "Diables rouges" (Ciss, Zargo, Kouyaté, Koulibaly, Gana, Pape Alioune Ndiaye, Pape Kouly, Diao B. Keïta, Sadio Mané et Mame Biram) qui se sont prêtés à un décrassage suivi d’un « taureau » auquel même le coach Aliou Cissé a participé vers la fin. De l’autre, l’essentiel de ceux qui avaient battu la Libye, lors du premier match de préparation (tout le reste de l’effectif donc, même avec Kara Mbodj) qui se sont livrés une petite opposition conclue par des frappes en direction des 3 gardiens de but (Abdoulaye Diallo, Khadim Ndiaye et Pape Seydou Ndiaye) qui constituaient le troisième groupe aux ordres de leur préparateur, Tony Sylva.

Une bonne séance donc dans l’ensemble qui démontre que les "Lions" sont conscients d’être désormais en plein dans la dernière ligne droite. Car, dimanche, à partir de 19 heures Gmt, ils descendront dans l’arène à Franceville pour en découdre avec la Tunisie. Avec l’objectif de frapper et d’être à la hauteur des attentes. En effet, au-delà de tous leurs compatriotes restés au pays, ils ont pu se rendre compte, hier, à leur arrivée au Gabon, qu’ici au Gabon aussi, les Sénégalais nourrissent de grosses ambitions à leur endroit.
D’un de nos envoyés spéciaux

B. Khalifa NDIAYE

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