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Football (1746)

L’équipe locale a battu, samedi, celle de la Sierra Leone sur le score de 3-1 se qualifiant ainsi pour le deuxième et dernier tour qualificatif du Chan (Championnat d’Afrique des nations) 2018.

Les buts sénégalais ont été marqués respectivement par Amadou Dia Ndiaye à la 4ème minute, par Alassane Ndao à la 52ème et Daouda Guèye Diémé à la 64ème minute.

Le but sierra-léonais a été marqué par Nathianel T. Vulla à la 14ème minute.

Au dernier tour qualificatif, le Sénégal sera opposé à la Guinée.

Source : APS

Dans un entretien avec l’envoyé spécial de l’Aps, en marge d’un symposium de deux jours (mardi et mercredi) à Rabat, au Maroc, le président de la Feguifoot dit malgré tout attendre de connaître les détails des nouvelles réformes annoncées par la Caf relativement à l’organisation de la Can, compétition phare du football continental. « Il est clair que ça va changer beaucoup de choses dans l’organisation », a-t-il fait observer en allusion à la décision de l’instance continentale d’ouvrir la Can à davantage d’équipes. « De 16 à 24 équipes, vous êtes obligés de passer de quatre à six stades », a noté M. Souaré, soulignant que cette perspective va obliger les Etats à mettre beaucoup plus de moyens dans l’organisation de la Can. « De toutes les façons, je suis là avec mon équipe au Maroc pour voir les impacts que cette ouverture va occasionner », a indiqué le président de la Feguifoot.
(APS)

Après une première manche sanctionnée d’un score nul (1-1) à Freetown il y a une semaine, le Sénégal et la Sierra Leone se retrouvent, ce samedi, pour le match retour du premier tour éliminatoire du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) ‘‘Kenya 2018’’. Une rencontre prévue au stade Alassane Djigo où Moustapha Seck et ses hommes chercheront la qualification pour le prochain tour.

L’équipe nationale locale du Sénégal a obtenu une dérogation pour disputer son match retour comptant pour les éliminatoires du Chan 2018 prévu au Kenya. Ainsi, malgré l’interdiction de toutes les activités sportives ou culturelles, suite au drame survenu samedi dernier en marge de la finale de la Coupe de la Ligue, les Lions locaux seront à l’œuvre cet après-midi au stade Alassane Djigo de Pikine où ils doivent faire face à leurs vis-à-vis de la Sierra Leone.
Une rencontre prévue à partir de 17 heures qui a été délocalisée dans la Banlieue après la fermeture du stade Demba Diop qui accueillait jusqu’ici, les rencontres de l’équipe nationale locale. Pour la formation sénégalaise, il s’agit de chercher la validation de son ticket pour le prochain tour de ces éliminatoires face à un adversaire tout aussi déterminé à passer le premier cap.

Pour cela, il lui faudra battre le Lone Star contre lequel elle n’avait pas pu faire la différence ; une situation que le sélectionneur justifiait par un arbitrage maison. Tout compte fait, l’issue de la sortie de cet après-midi va déterminer la suite de la compétition pour les deux formations. Pour le Sénégal qui n’a pas réussi à se qualifier pour les deux dernières éditions pour avoir été éliminé tour à tour par la Mauritanie en 2014 et la Guinée en 2016, c’est une nouvelle qualification qui est visée. Alors que l’adversaire du jour cherche une première participation.

Pour rappel, les deux formations s’étaient quitté dos à dos (1-1) samedi dernier au stade Siaka Stevens de Freetown. En infériorité numérique dès la 25ème minute après l’expulsion de Abdoulaye Diène de la Sonacos de Diourbel, la formation dirigée par Moustapha Seck avait, malgré tout, trouvé les ressources nécessaires pour ouvrir le score à la 63ème minute par Sidi Bara Diop, capitaine de Génération Foot. Ce, avant que les locaux ne remettent les pendules à l’heure, à cinq minutes du terme par Kemson Fofanah sur pénalty. L’équipe qualifiée au terme de la rencontre de ce samedi fera face au vainqueur du match prévue à Conakry entre la République de Guinée et la Guinée Bissau. A l’aller, les Guinéens étaient allés battre leurs voisins Bissau-Guinéens une semaine plus tôt sur le score de 3-1.

Ousseynou POUYE

La Coupe d'Afrique des nations (Can) va être étendue de 16 à 24 équipes et se déroulera en été dès l'édition 2019, a annoncé la Confédération africaine de football (Caf) hier. Cette nouvelle formule pour la compétition, qui se tient actuellement tous les deux ans entre janvier et février, a été actée à la suite d'un symposium de deux jours sur le football africain organisé à Rabat. C'est un changement majeur pour ce tournoi, dont la tenue en hiver faisait grincer des dents des clubs européens -  notamment en France et en Angleterre -  très réticents à laisser partir leurs joueurs en cours de saison. Lors son élection à la surprise générale à la tête de la Caf, en mars dernier, Ahmad Ahmad, le successeur Issa Hayatou, s'était engagé à réformer le football continental. La réforme aura donc été lancée tambour battant, même si un groupe de travail est désormais chargé d'organiser les modalités pratiques de ce bouleversement.

Au cours de son long mandat (1988-2017), Hayatou avait toujours refusé de déplacer la Can entre juin et juillet, arguant qu'à cette saison, il faisait trop chaud en Afrique du nord, trop humide en Afrique centrale et trop froid dans le sud. Ahmad Ahmad aura vite pris le contre-pied, peut-être à la lumière de ce qui s'était passé pour le Cameroun lors de la Can-2017. En hiver dernier, six joueurs importants du futur champion d'Afrique, dont le joueur de Liverpool Joel Matip, avaient renoncé au tournoi pour privilégier leurs clubs. Le passage à 24 va également avoir des conséquences quant aux pays capables d'accueillir l'épreuve. Cela devrait nécessiter d'avoir six stades disponibles, contre quatre actuellement, un défi pour le Cameroun qui est censé accueillir le tournoi en 2019.

(AFP)

Les incidents survenus, samedi dernier, lors de la finale de la Coupe de la Ligue entre l’Us Ouakam et le Stade de Mbour constituent les derniers d’une série d’événements malheureux qui ont lieu dans cette infrastructure. Une situation que les autorités de la Commune de Sicap Liberté qui abrite l’infrastructure ont déplorée en conférence de presse hier

Pour le maire, Santi Sène Agne, les valeurs olympiques que prône le sport doivent guider les acteurs dans leurs agissements pour une bonne tenue des manifestations. Des valeurs qui tournent autour de la fraternité, du partage, du fair-play, du respect du vis-à-vis, de l’acceptation de la supériorité de l’autre, entre autres. Les incidents du week-end renseignent à suffisance selon lui, sur le degré d’intolérance dont font montre certains acteurs du monde sportif. Les riverains du stade pâtissent continuellement des différents incidents. Des désagréments qui vont des nuisances sonores aux casses de voitures en passant par des blessures dans la population ou encore, des boutiques qui sont obligées de se fermer le temps des manifestations.

Pourtant, l’édile de la localité souligne que « la commune n’a aucune emprise sur ce qui se décide concernant le stade ». Il estime que le stade Demba Diop est « un stade national dont la gestion nous dépasse » alors que ce sont les habitants de la commune qui sont les premiers affectés par les actes de violence qui s’y déroulent. D’où son plaidoyer pour que la commune soit associée dans la gestion de l’infrastructure. « Nous voulons être associés aux côtés de l’Etat et des organisateurs pour décider des mesures en particulier sécuritaires » à prendre et amoindrir les risques. Il n’a pas manqué d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur « le traumatisme que subissent les populations » qui sont dans la psychose de la violence lors des grands événements. Il plaide même pour que ces manifestations d’envergure nationale soient organisées au stade Léopold Sédar Senghor ; en attendant que Demba Diop soit remis aux normes sécuritaires. Il a tout de même précisé qu’il ne souhaite pas une démolition ou une délocalisation de l’infrastructure.

Avec ces incidents, Santi Sène Agne, par ailleurs membre du Comité national olympique, a estimé qu’il n’est pas indiqué, dans le contexte actuel, d’organiser des matchs du prochain Afrobasket masculin au stadium Marius Ndiaye. Une manifestation co-organisée par le Sénégal avec la Tunisie du 8 au 16 septembre prochain.

Ousseynou POUYE

 

Suite au drame de samedi dernier, Mbour enterre aujourd’hui ses morts.Les familles ont finalement reçu hier dans la soirée les corps des victimes après les formalités d’usage et vont pouvoir procéder aux inhumations ce mardi.

Mbour est encore sous le choc. Les populations n’arrivent toujours pas à se remettre de ce drame qui a coûté la vie à huit de ses fils. Dans les différents quartiers (11 Novembre, Thiocé, Château d’eau, Diamaguène), les populations continuent de pleurer ces vies qui ont été ôté prématurément lors de cette finale de la honte. Quarante huit heures après cette soirée macabre, les familles continuent de vivre dans l’angoisse, accentuée par cette attente insupportable pour ces pères, mères et oncle qui ne peuvent encore commencer leur deuil malgré le ballet ininterrompu de proches venus les soutenir durant ces moments difficiles. Cette longue attente est due au fait que les corps des défunts, pour des besoins médico-légaux, avaient été soumis aux experts pour des examens afin de déterminer la nature et la cause de leur décès. Ces procédures terminées, les corps ont été restitués aux familles. La levée du corps s’est déroulée hier, à l’hôpital Aristide le Dantec, en présence du ministre des Sports, Matar Bâ, du ministre directeur de cabinet du président de la République, Me Oumar Youm, du président du Stade de Mbour, Saliou Samb, de Mbaye Diouf Dia et de plusieurs autres personnalités et proches des victimes.

A cette occasion, de nombreux hommages ont été rendus aux disparus. Après les formalités d’usage, les huit dépouilles ont été convoyées à Mbour, dans une très grande discrétion. En effet, le drame de samedi a suscité une très vive émotion dans la capitale de la Petite côte et pour éviter tout mouvement de foule de nature à provoquer des débordements, les proches des victimes ont, de commun accord avec les autorités du club et de la ville, décidé que les corps soient acheminés à intervalles réguliers.

Au quartier 11 Novembre de Mbour, la maison de Mamadou Fall, policier à la retraite, et père d’Oulimata Fall, victime de ce drame, n’a pas désempli depuis samedi. La longue attente n’a fait qu’accroitre la souffrance. Stoïque, sa mère, Adji Penda Bâ, entourée de proches venus la réconforter, dit s’en remettre au Seigneur. « On a peine à contenir tout le monde qui défile depuis l’annonce de la nouvelle. C’est terrible, mais c’est la volonté divine, on ne peut que s’y plier », a dit son oncle Cheikh Bâ. Selon lui, l’inhumation est prévue dans la matinée de ce mardi. La même ambiance est perceptible chez les autres victimes, à savoir Baba Seydi Diouf, Khalifa Mbaye, Boucounta Sow, Assane Mar Dione, Charles de Gaule Ngom, Assane Faye et Niokhor Diouf.

Les enterrements sont prévus ce mardi. Cependant, la famille de feu Khalifa Mbaye, dont le corps est venu en premier, a préféré inhumer son fils dès son arrivée, au cimetière du quartier 11 Novembre.

S. O. FALL

La cérémonie de levée du corps des huit personnes ayant perdu la vie au stade Demba Diop a eu lieu hier à la morgue de l’hôpital Principal de Dakar. Elle s’est déroulée sous la présence de plusieurs autorités.

Matar Bâ, ministre des Sports :
« L’Etat a alerté tous ses services pour accompagner nos concitoyens. Le président de la République présente ses condoléances aux familles éplorées. Les mesures seront prises pour que justice soit rendue. Une telle chose ne doit plus se reproduire dans ce pays ».

Me Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football :
« C’est une très grande tristesse que je ressens. Ce match devait être une belle fête. Malheureusement, des personnes qui n’ont rien à faire dans le sport s’y sont incrustées. Je présente mes condoléances aux familles des disparus. Il faudra prendre les mesures nécessaires pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Nous avons pris des mesures en suspendant l’Uso de toutes les compétitions de la Fédération. C’est une mesure provisoire, en attendant la décision de la Commission de discipline de la Fédération qui se réunira sous peu ».

Saliou Samb, président du Stade de Mbour :
« Le Sénégal est une famille, nous présentons nos condoléances à tout le pays. Nous souffrons dans la dignité et la sérénité. Nous avons décidé de ne pas ramener les huit corps ensemble à Mbour pour ne pas rajouter de l’émotion à la situation. Nous allons faire la levée du corps ensemble symboliquement. Les corps partiront séparément. Samedi, nous nous retrouveront au Stade Caroline Faye pour communier, prier pour nos morts. Le président s’est engagé pour que justice soit faite et nous espérons que ce sera le cas ».

Propos recueillis par Habib Gaye

A la suite du drame qui a endeuillé le football sénégalais, plus particulièrement les supporters du Stade de Mbour, la Fifa et la Caf ont adressé des lettres de condoléances au président de la Fédération sénégalaise de football et de la Ligue pro. Gianni Infantino et Ahmad Ahmad ont transmis leurs condoléances les plus sincères aux familles des victimes en ces moments douloureux. Ces condoléances ont été adressées aussi au peuple sénégalais et aux plus hautes autorités du pays.

Fréquence, période de compétition, pays qualifiés : la Coupe d’Afrique des nations (Can) pourrait bénéficier d’une nouvelle formule à l’issue d’un colloque de deux jours de la Confédération africaine, qui débute mardi au Maroc en présence du président de la Fifa, Gianni Infantino.

Lors de son élection à la surprise générale, Ahmad Ahmad, le président de la Caf qui a remplacé l’indéboulonnable Issa Hayatou, s’était engagé à réformer le football continental. Des promesses qui ont donc abouti à cet évènement à Rabat et sera nourri par les réflexions d’anciennes stars africaines (Joseph-Antoine Bell, Rabah Madjer, Jay-Jay Okocha, etc) ou de sélectionneurs (Florent Ibenge, Hervé Renard, Claude Le Roy, etc). Vendredi, un comité exécutif de l’instance, suivi d’une assemblée générale extraordinaire intégrant les 55 pays membres de la Caf, pourrait ensuite adopter les changements.  Actuellement, la Can a lieu tous les deux ans entre janvier et février et les championnats européens, notamment en France et en Angleterre où évoluent de nombreux Africains, se plaignent régulièrement d’être privés de leurs joueurs en milieu de saison. Lors de son long mandat, Hayatou avait toujours refusé de déplacer la Can en juin, arguant qu’à cette saison, il fait trop chaud en Afrique du nord, trop humide en Afrique centrale et trop froid dans le sud.

Ahmad, plus enclin à une certaine ouverture, pourrait faire bouger les choses à la lumière du cas du Cameroun à la Can-2017.

AFP

Après les incidents meurtriers survenus samedi au stade Demba Diop au cours de la finale de coupe de la Ligue pro, entre l’Uso et le Stade de Mbour, une première sanction est tombée tard dans la soirée de dimanche ; puisque jusqu’à deux heures du matin, les responsables fédéraux et de la Ligue pro étaient en réunion pour adopter une attitude commune. Selon le communiqué qui a sanctionné cette réunion, l’équipe de Ouakam est suspendue à titre conservatoire par le comité d’urgence de la Fédération sénégalaise de football (Fsf). Une décision prise conformément aux dispositions de l’article 15 des statuts de ladite fédération, mais qui n’aura rien à voir avec la procédure qui sera entamée par la commission de discipline de la Ligue pro. Par ailleurs, note le communiqué remis à la presse, la fédération et la Ligue pro ont décidé de se porter partie civile après l’ouverture d’une information judiciaire liée à cette affaire.

Pour rappel, lors de cette finale de la coupe de la Ligue pro, des incidents graves et même mortels ont émaillé la rencontre au cours de laquelle 8 morts et 94 blessés ont été enregistrés à la suite des échauffourées entre supporters ouakamois et mbourois. Ce bilan macabre a été enregistré dans les rangs des supporters du Stade de Mbour ; et selon les premières informations d’enquête, les supporters de l’Uso seraient à l’origine puisque c’est en tentant d’échapper à leur furie que ceux de Mbour ont tenté de franchir le muret de la tribune découverte. Celui-ci sous le poids de la foule désespérée a cédé, entraînant la mort de près d’une dizaine de supporters tous des Mbourois.

C. F. KEITA

L'USO LAVE SES SUPPORTERS ET ACCEPTE LA SANCTION
Sitôt la sentence conservatoire du comité d’urgence de la Fédération sénégalaise de football tombée, les dirigeants de l’Uso ont tenu hier matin une conférence de presse pour s’expliquer sur les tenants et aboutissants du drame qui a endeuillé la communauté sportive, mais également tout le Sénégal. « Nous avons donc organisé cette conférence de presse pour expliquer et présenter nos condoléances aux Mbourois, qui sont nos frères. Nous sommes tous des Sénégalais. Ce qui leur est arrivé nous touche profondément », a dit d’emblée le président du club ouakamois Abdoul Aziz Guéye. A son avis, il y a eu des défaillances qui ont occasionné les morts d’hommes. Et il va plus loin en soulignant que la situation a été envenimée par le jet de grenades lacrymogènes. « Ce ne sont pas les jets de pierres car si on revoit les images et la manière dont les supporters cherchaient à s’échapper, on comprend aisément que la débandade a été créée par les grenades. Et dans le feu de l’action, le mur s’est effondré et a causé des morts. Mais c’est la fumée dégagée par les grenades, que les gens ne pouvaient respirer, qui a aggravé la situation », a persisté Abdoul Aziz Guéye. « Aujourd’hui, il y a mort d’hommes et la police a dégagé en touche en incriminant Ouakam, accusé d’avoir jeté des pierres sur les adversaires. Le procureur ne s’est pas encore prononcé. Mais nous, nous sommes des patriotes. Nous avons accepté la sanction infligée, nous assumons. Mais il y a d’autres faits. On ne doit pas tout mettre sur le dos de Ouakam et dire que c’est fini. On doit interpeller les organisateurs. Les policiers sont venus en nombre insuffisant », a ajouté le président de l’Uso qui souligne au passage que le service d’ordre était insuffisant. « Mais encore une fois, il n’y a pas de bataille rangée entre supporters. On n’a pas vu de couteau sortir pour blesser.

Donc, laissons le procureur poursuivre son enquête et procéder, éventuellement, à des arrestations. Nous compatissons à la douleur qui frappe nos frères et présentons les condoléances aux familles éplorées. Ouakam déplore les incidents, les victimes sont nos frères et sœurs ».

MBOUR : LES VICTIMES ENTERRÉES AUJOURD’HUI
Uso Mbour DrameSuite au drame de samedi dernier, Mbour enterre aujourd’hui ses morts. Les familles ont finalement reçu hier dans la soirée les corps des victimes après les formalités d’usage et vont pouvoir procéder aux inhumations ce mardi.

Mbour est encore sous le choc. Les populations n’arrivent toujours pas à se remettre de ce drame qui a coûté la vie à huit de ses fils. Dans les différents quartiers (11 Novembre, Thiocé, Château d’eau, Diamaguène), les populations continuent de pleurer ces vies qui ont été ôté prématurément lors de cette finale de la honte. Quarante huit heures après cette soirée macabre, les familles continuent de vivre dans l’angoisse, accentuée par cette attente insupportable pour ces pères, mères et oncle qui ne peuvent encore commencer leur deuil malgré le ballet ininterrompu de proches venus les soutenir durant ces moments difficiles. Cette longue attente est due au fait que les corps des défunts, pour des besoins médico-légaux, avaient été soumis aux experts pour des examens afin de déterminer la nature et la cause de leur décès. Ces procédures terminées, les corps ont été restitués aux familles. La levée du corps s’est déroulée hier, à l’hôpital Aristide le Dantec, en présence du ministre des Sports, Matar Bâ, du ministre directeur de cabinet du président de la République, Me Oumar Youm, du président du Stade de Mbour, Saliou Samb, de Mbaye Diouf Dia et de plusieurs autres personnalités et proches des victimes.

A cette occasion, de nombreux hommages ont été rendus aux disparus. Après les formalités d’usage, les huit dépouilles ont été convoyées à Mbour, dans une très grande discrétion. En effet, le drame de samedi a suscité une très vive émotion dans la capitale de la Petite côte et pour éviter tout mouvement de foule de nature à provoquer des débordements, les proches des victimes ont, de commun accord avec les autorités du club et de la ville, décidé que les corps soient acheminés à intervalles réguliers.

Au quartier 11 Novembre de Mbour, la maison de Mamadou Fall, policier à la retraite, et père d’Oulimata Fall, victime de ce drame, n’a pas désempli depuis samedi. La longue attente n’a fait qu’accroitre la souffrance. Stoïque, sa mère, Adji Penda Bâ, entourée de proches venus la réconforter, dit s’en remettre au Seigneur. « On a peine à contenir tout le monde qui défile depuis l’annonce de la nouvelle. C’est terrible, mais c’est la volonté divine, on ne peut que s’y plier », a dit son oncle Cheikh Bâ. Selon lui, l’inhumation est prévue dans la matinée de ce mardi. La même ambiance est perceptible chez les autres victimes, à savoir Baba Seydi Diouf, Khalifa Mbaye, Boucounta Sow, Assane Mar Dione, Charles de Gaule Ngom, Assane Faye et Niokhor Diouf.

Les enterrements sont prévus ce mardi. Cependant, la famille de feu Khalifa Mbaye, dont le corps est venu en premier, a préféré inhumer son fils dès son arrivée, au cimetière du quartier 11 Novembre.

S. O. FALL

LEVÉE DE CORPS DES 8 SUPPORTERS
La cérémonie de levée du corps des huit personnes ayant perdu la vie au stade Demba Diop a eu lieu hier à la morgue de l’hôpital Principal de Dakar. Elle s’est déroulée sous la présence de plusieurs autorités.

Matar Bâ, ministre des Sports :
« L’Etat a alerté tous ses services pour accompagner nos concitoyens. Le président de la République présente ses condoléances aux familles éplorées. Les mesures seront prises pour que justice soit rendue. Une telle chose ne doit plus se reproduire dans ce pays ».

Me Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football :
« C’est une très grande tristesse que je ressens. Ce match devait être une belle fête. Malheureusement, des personnes qui n’ont rien à faire dans le sport s’y sont incrustées. Je présente mes condoléances aux familles des disparus. Il faudra prendre les mesures nécessaires pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Nous avons pris des mesures en suspendant l’Uso de toutes les compétitions de la Fédération. C’est une mesure provisoire, en attendant la décision de la Commission de discipline de la Fédération qui se réunira sous peu ».

Saliou Samb, président du Stade de Mbour :
« Le Sénégal est une famille, nous présentons nos condoléances à tout le pays. Nous souffrons dans la dignité et la sérénité. Nous avons décidé de ne pas ramener les huit corps ensemble à Mbour pour ne pas rajouter de l’émotion à la situation. Nous allons faire la levée du corps ensemble symboliquement. Les corps partiront séparément. Samedi, nous nous retrouveront au Stade Caroline Faye pour communier, prier pour nos morts. Le président s’est engagé pour que justice soit faite et nous espérons que ce sera le cas ».

Propos recueillis par Habib Gaye

CONDOLÉANCES DE LA FIFA ET DE LA CAF
A la suite du drame qui a endeuillé le football sénégalais, plus particulièrement les supporters du Stade de Mbour, la Fifa et la Caf ont adressé des lettres de condoléances au président de la Fédération sénégalaise de football et de la Ligue pro. Gianni Infantino et Ahmad Ahmad ont transmis leurs condoléances les plus sincères aux familles des victimes en ces moments douloureux. Ces condoléances ont été adressées aussi au peuple sénégalais et aux plus hautes autorités du pays.

Dans les instants qui ont suivi les incidents (qui se sont poursuivis aux alentours du stade entre supporters et forces de l’ordre), un ballet incessant des ambulances a été noté pour évacuer les blessés dans les différentes structures de santé de la capitale. Deux sites ont été particulièrement ciblés pour la prise en charge des blessés : il s’agit de l’Hôpital Principal et de l’Hôpital général de Grand-Yoff. Deux structures sanitaires où ont été acheminés les blessés et les corps. L’ex-Cto a été le premier réceptacle des blessés et même des victimes. Un tour sur les lieux où quelques informations ont été glanées a permis de savoir que les premiers soins y ont été délivrés aux patients avant que l’Hôpital Principal ne prenne le relais pour les blessés les plus affectés par les événements.

Ici, impossible de savoir, ce dimanche, le nombre de patients pris en charge en l’absence des responsables de service. Le chef de poste qui se dit incapable de donner plus d’informations sur la situation de nous donner rendez-vous pour ce lundi, même s’il révèle que les patients sont pris en charge aux urgences et que les blessés graves ainsi que les corps ont été transférés à l’Hôpital Principal. Dans cet établissement hospitalier, dimanche oblige, le chef du service des Urgences est absent. Mais les informations recueillies, en particulier des responsables mbourois croisés sur place, indiquent que tous les blessés qui étaient convoyés sur place ont vu leur situation évoluer et ont été libérés. Seul un patient est encore retenu, il est en réanimation, nous renseigne-t-on. Les corps sont, pour leur part, toujours sur place en attendant les formalités.
 
O. POUYE

Coach Moustapha seck et ses poulains ont préservé leurs chances de qualification au second tour des préliminaires du championnat d’Afrique des nations (Chan).
En déplacement à Freetown, les Lions locaux ont tenu en échec la Sierra Leone sur ses terres (1-1). Un nul arraché de haute lutte, puisque l’équipe sénégalaise était réduite à dix avant même la mi-temps. N’empêche, ils ont tenu et ont ouvert la marque par Sidy Bara Diop à la 63e minute avant que l’adversaire n’égalise à cinq minutes de la fin.
Un résultat qui permet à Moustapha Seck et ses gosses d’entrevoir la manche retour avec plus de sérénité.

Les résultats :

Zone Centre-Est : Soudan du Sud – Ouganda, Tanzanie – Rwanda 1-1, Djibouti – Ethiopie 1-5
Zone Ouest A : Sierra Leone – Sénégal 1-1, Guinée Bissau – Guinée 1-3 Gambie – Mali 0-0, Liberia – Mauritanie 0-2
Zone Ouest B : Togo – Bénin 1-1
Zone Sud : Comores – Lesotho 2-0, Botswana – Afrique du Sud 1-5, Madagascar – Mozambique 2-2, Maurice – Angola 0-1, Namibie – Zimbabwe 1-0, Swaziland – Zambie 0-4

« J’ai ordonné l’ouverture d’une enquête rigoureuse pour identifier les fautifs et transmettre les dossiers à la justice », a indiqué, hier, le président Macky Sall, en marge de la levée du corps du directeur général de l’Agence de la Couverture maladie universelle. A propos du drame de samedi dernier au stade Demba Diop de Dakar, lors du match Uso contre Stade de Mbour faisant 8 morts et 86 blessés, le président Sall a aussi indiqué que le procureur de la République a déjà ouvert une enquête préliminaire et que d’autres enquêtes seront également menées en parallèle.

Il s’agit d’une enquête administrative, une autre technique et une dernière de sécurité pour situer les différentes responsabilités dans la survenue de ce drame. Aussi, a-t-il condamné la violence sous toutes ses formes dans les stades avant d’exprimer sa compassion aux familles des victimes et aux blessés.
Selon le président Sall, tous les blessés seront pris en charge au niveau des hôpitaux.

Par ailleurs, il a lancé un vibrant appel aux Sénégalais à bannir la violence. S’agissant de la violence notée dans la campagne électorale, le président de la République a indiqué qu’il a instruit les ministres de l’Intérieur et des Forces armées de faire régner l’ordre et la sécurité dans le pays. D’après lui, la campagne électorale ne saurait être un moment où on peut tout se permettre. En conclusion, il a réitéré son appel au calme et à la sérénité à tous les acteurs de la scène politique.

S. KAMARA

Ils étaient partis dans l’espoir de remporter le premier titre majeur de leur histoire. Mais ce qui devait être une grande fête s’est transformé en un deuil, en une soirée macabre pour les supporters du Stade de Mbour. Aujourd’hui, Mbour pleure ses morts et panse ses blessés en attendant que justice soit faite.

Unis comme un seul homme derrière leur équipe, dans les meilleurs comme dans les pires moments, les supporters du Stade de Mbour ont vécu un samedi cauchemardesque, macabre. Ce qui devait être pour eux une grande fête a viré au drame. Alors que leur équipe menait par 2 buts à 1 à la fin de la première mi-temps de la prolongation et filait tout droit vers une victoire historique, les supporteurs de Ouakam ont déclenché des violences sans commune mesure. Pris au dépourvu, ceux de Mbour qui n’avaient pas vu venir les choses ont paniqué et leur mouvement de foule a provoqué un effondrement de la tribune qui a piégé un nombre indéterminé d’entre eux.

Ceux qui sont restés à Mbour ont suivi en direct l’horreur à la télévision qui a montré des images du chaos dans le stade, des supporteurs courant dans toutes les directions revivent encore l’horreur. La majorité des personnes décédées ont été écrasées par le poids de la masse tombée sur elles, piétinées.

Hier, lendemain de cette soirée macabre, Mbour s’est réveillé complètement groggy. Les populations étaient secouées, sonnées. L’état de choc dans lequel se trouvait la ville après la mort si brutale de ses fils était indescriptible. Mbour d’habitude si grouillante, si animée, affichait une mine funeste. Et dans les quartiers, on pleurait en silence. Et les gens avaient peine à délier leurs langues. Beaucoup de supporters avaient eu des blessures graves au niveau du crâne, des fractures au niveau du bras, de la jambe. Et ce bilan risquait de s’alourdir, vu la gravité de la situation.

En silence, la plupart des personnes ne cachaient pas leur émotion. Ce drame leur était resté au travers de la gorge. Au fur et à mesure que se dévoilait l’identité des victimes, qui étaient partis pleins d’espoir ont été plongés dans la terreur avant d’être envoyé à la mort. À Thiocé, 11 Novembre, Château d’eau et Diamaguène, un ballet incessant de parents, proches et autorités est noté. Au quartier Château d’eau Sud, la famille Mbaye est sous le choc. Dès l’annonce du décès du jeune Khalifa Mbaye, un élève de 17 ans, et candidat au Bfem 2017, tout le voisinage et les proches ont accouru pour apporter réconfort à la famille. Son père Sidy Mbaye tient le choc. Parfois, le silence est mieux que toute parole. Et cet ancien militaire s’en remet à la volonté divine.


Pour que justice soit faite !
Le maire de Mbour, Fallou Sylla, ne cache pas son courroux. Tout en déplorant la tournure tragique, il a appelé au calme et à la sérénité. Le même appel a été lancé par des autorités politiques qui ont aussi fait le tour des familles éplorées pour partager avec elles leur douleur, leur peine. Ils se sont inclinés devant leurs mémoires et ont prié pour le repos de leur âme.
Pour Cheikh Issa Sall, Mbour ne s’était pas préparé à une pareille situation. « Depuis deux semaines, toute la ville et tout le département étaient à l’unisson. Nous avons mis nos moyens et toute notre énergie pour réussir cette fête.

Malheureusement, d’autres individus malintentionnés s’étaient préparés à cette situation qui est regrettable », a indiqué le directeur général de l’Adm. « Ce qu’on a vu samedi au stade Demba Diop est indigne d’un pays qui se dit religieux, d’un pays de la «téranga» qu’on appelle le Sénégal et que tout le monde a connu sur ces valeurs de non-violence, de comportement acceptable », a noté Cheikh Issa Sall pour qui Mbour a perdu des jeunes très engagés, très attachés au sport, à leur club fanion », a-t-il regretté.

Aveuglés par la colère, des jeunes avaient même initié ce dimanche une marche en guise de représailles. Mais leur activité a été tuée dans l’œuf par le président du club qui a lancé un appel au calme. Que les populations mbouroises soient sous le choc est tout à fait compréhensible selon Cheikh Issa Sall. « Si on regarde les images où on passe au niveau des hôpitaux, avec cette prise en charge qui balbutie, forcément, les Mbourois ne peuvent qu’être sous le choc, mais nous jouerons notre rôle de régulateur, prendre en charge certains frais médicaux, psychologique, apporter notre soutien moral pour que le choc puisse être supporté », a-t-il assuré.

Pour M. Sall, toutes les conséquences de ce drame doivent être tirées. « On a connu beaucoup de drames au Sénégal, mais à chaque fois, on met en avant notre croyance en Dieu alors que même se basant sur notre religion, il y a des sanctions qui sont prévues pour certaines fautes ». Cheikh Issa Sall a ainsi appelé l’État et les autorités à faire les enquêtes et à prendre les mesures pour que de tels actes ne se reproduisent plus. À son avis, cet acte ne doit pas être laissé impuni. « Il faut qu’on éduque les gens à la paix, à la sportivité, à l’apaisement, à la non-violence, et qu’on enseigne à tout le monde l’esprit olympique.

 La direction du club porte plainte ce lundi
L’émotion était grande du côté du président du Stade de Mbour. Selon Saliou Samb, il n’y a pas de mots assez forts, que de la tristesse et la désolation. « Nous vivons les moments les plus durs de notre existence. Nous souffrons affreusement, mais dans la dignité et la croyance en Dieu. Nos pensées vont aux familles des victimes », a-t-il indiqué. Pour le président Samb, le club et ses supporters pensaient avoir une fête pour tous les Mbourois qui attendaient ces moments pendant 60 ans, mais cette fête a été malheureusement gâchée par des évènements. Pour l’heure, a-t-il dit, le décompte des morts n’a pas encore commencé. « Nous sommes en deuil qui mérite que nous nous occupions de nos morts. Nous devons aussi nous occuper de nos malades, car nous avons beaucoup de blessés disséminés dans les différents hôpitaux.  Nous avons aussi beaucoup de choses à faire pour récupérer les corps pour les ramener à Mbour », a-t-il expliqué.
Cependant, a fait savoir Saliou Samb, les responsabilités doivent être irrévocablement situées.
C’est pourquoi, a-t-il dit, que la direction du Stade du Mbour va porter plainte dès demain (ce lundi) au parquet de Dakar « pour que les responsabilités soient situées et que toutes les mesures soient prises pour que justice soit faite pour Mbour et pour le Sénégal ».

Incidents mortels au stade Demba Diop Les précisions de la police
Nous avons reçu ce communiqué où il y a les précisions de la police sur les faits qui se sont produits au stade Demba Diop.
« Contrairement à ce qui a été relayé par une certaine presse, le stade Demba Diop a reçu, ce jour et comme d'habitude dans de pareilles circonstances, un dispositif sécuritaire correct. Mais, avec la furie aveugle des supporters de l’Union Sportive de Ouakam déclenchée par le but égalisateur de l’équipe adverse et l'absence d'une grille de protection complète du pourtour intérieur du stade, la pelouse a été envahie dans la cohue et le match naturellement arrêté par l'arbitre. Dans des situations pareilles, la présence de la Police n'est pas de charger, mais plutôt de contenir la foule pour éviter plus de dégâts, notamment avec l'affaissement d’un pan de mur entraînant des blessés et des morts sur le coup. Les douloureux événements sont dus moins à l'importance numérique de la Police qu'à la violence aveugle à laquelle s'ajoute l'accident né de l'affaissement d'un pan de mur. La Police nationale s'incline devant la mémoire des disparus, souhaite prompt rétablissement aux blessés et en appelle à une prise de conscience plus accrue afin de bannir la violence sous toutes ses formes dans les stades et ailleurs. »
Le Bureau des relations publiques de la Police nationale.
 
Samba Oumar FALL

Le stade Demba Diop a connu le samedi le plus noir de son histoire. Et il a fallu que cela tombe sur un match de football qui plus est, était une finale que tout le monde voulait belle, sportive et très fair-play. Hélas, les démons de la violence s’y sont invités pour mettre à terre tout ce qui avait été réalisé pour rendre la finale belle.

Violence, barbarie, incorrection, indiscipline, les mots n’étaient pas de trop pour caractériser le comportement de nervis qui se sont invités à un événement pour lequel ils n’avaient pas leur place. On a parlé de football, de fair-play et de sportivité et même les dirigeants et responsables des supporters avaient invité leurs camarades à adopter une attitude qui sied avec le sport dans son sens le plus propre. Mais samedi, la configuration et le climat qui entouraient le stade Demba Diop, du dehors comme dedans, ne présageaient pas d’une suite heureuse. L’insécurité ajoutée à la suspicion entre supporters dans les gradins du stade (les tribunes couverte, découverte et les 2 virages) ne plaidaient pas pour une issue heureuse. En somme, Demba Diop était plein comme un œuf, pas une portion de place n’existait dans ce petit temple du football. A preuve, alors que le match était à sa seconde période, il restait encore un monde fou à la devanture du stade qui se bousculait pour accéder à l’intérieur. Des gens avertis de la situation avaient tout simplement préféré rebrousser chemin pour ne pas vivre un débordement aux conséquences incalculables. Pendant ce temps, le basket déroulait son programme avec la finale des play-off entre la Douane et Saint-Louis basket club dans l’antre de Marius Ndiaye qui jouxte le terrain de football du stade Demba Diop.

Ailleurs, la lutte aussi préparait son combat du lendemain (dimanche) entre Modou Lô et Lac 2 dans ce même stade ; plus loin, les turfistes s’apprêtaient à rallier Fatick pour assister au Grand prix du chef de l’Etat. Toutes ces manifestations seront finalement annulées du fait de la tragédie du stade Demba Diop où s’était déroulée l’une des pires bousculades meurtrières de ces dernières années ; sinon la pire bousculade pour être plus court. Que s’est-il passé ? Seuls les supporters qui ont créé cette tragédie pourront s’expliquer sur leur comportement qui a conduit à des morts d’hommes. On parle de capacité du stade Demba Diop, et pourtant, depuis plusieurs années, les finales de Coupe du Sénégal ou de Coupe de la Ligue pro s’y sont toujours déroulées.  Sans incidents aussi graves que ceux de samedi dernier. De grandes finales s’y sont disputées sans qu’on n’en arrive là. A l’image de Niary Tally-Pikine, Diaraf-Casa, Niary Tally-Diaraf (finale du championnat), Casa-Niary Tally. Pourquoi alors cette haine envers l’autre ? Pourquoi cette précipitation des forces de l’ordre à user de leurs grenades lacrymogènes dans un endroit trois ou quatre fois plus petit par sa contenance que le stade Léopold Sédar Senghor ? En attendant de trouver une réponse à cette question, Demba Diop a compté ses morts. Huit (8) supporters y ont laissé leur vie, plus de 90 blessés transportés dans les différents hôpitaux de Dakar. Le bilan est lourd et ne s’explique pas pour une finale de football. Des sanctions sont attendues du côté de la Ligue pro, organisatrice de la finale. Qui restera dans les annales des finales de la honte comme en 1980 lors d’un certain JA-Casa.

C. F. KEITA

Ce qui devrait être samedi, une fête du football sénégalais s’est transformé en un drame national. Huit morts ont été dénombrés au stade Demba Diop où un mouvement de foule a fait suite à des incidents entre supporters, amplifiés par l’intervention des forces de l’ordre. Un drame intervenu alors que les deux formations s’apprêtaient à disputer la deuxième période des prolongations.

Huit morts et plus de 80 blessés plus ou moins graves, c’est le bilan encore provisoire des incidents survenus samedi en marge de la finale de la Coupe de la Ligue de football qui opposait l’Union sportive de Ouakam et le Stade de Mbour. Des victimes issues principalement des rangs de la formation mbouroise dont les supporters ont fait les frais de la furie de leurs adversaires du jour qui ont sonné la charge à la mi-temps de la prolongation. Après avoir concédé le deuxième but à la 101e minute, les Ouakamois qui étaient déjà à l’offensive après l’égalisation de l’équipe adverse, ont dépassé le cordon sécuritaire pour s’attaquer aux Mbourois. Lesquels n’étaient visiblement pas enclin à livrer bataille mais à supporter leurs joueurs sur le terrain.

Et en voulant se protéger contre les jets de pierre et autres projectiles issus du camp adverse mais aussi les gaz lacrymogènes provenant des tirs de policiers, les inconditionnels de la formation mbouroise étaient obligés de fuir d’abord vers la sortie. Mais devant le flot d’individus qui ne pouvaient pas passer au même moment par la porte qui s’est avérée exiguë, ceux qui voulaient sauver leur peau ont rebroussé chemin pour enjamber le mur afin de rejoindre la pelouse où ils seraient plus en sécurité. Un mouvement de foule en panique qui a provoqué l’affaissement d’un pan du mur, causant le drame. Au décompte final dans la soirée, ces morts et ces dizaines de blessés.

Pourtant, tout était bien parti dans cette finale : après la sensibilisation et l’appel au fair-play par les comités des supporters des deux camps avant la date, on a assisté à un échange de fanions par les capitaines, joueurs et les présidents juste avant le coup d’envoi de la partie. Mais rien n’y fait au finish : les démons de la violence ont fini par prendre leurs quartiers dans les gradins du stade Demba Diop, et causé la mort d’hommes et des blessures qui auront sans doute des séquelles chez les victimes. Après tout le cérémonial, les 22 acteurs ont débuté les hostilités avec comme principal objectif d’un côté comme de l’autre: remporter pour la première fois la compétition.

C’est dans ces conditions que la première action est venue des Mbourois qui se signalent par Bassirou Bodian à la 19ème minute. Mais la conclusion n’a pas été au rendez-vous.
A la 31ème, Djiby Diop manque également d’ouvrir la marque pour son équipe. Les Ouakamois se montrent, pour leur part, plus réalistes en inscrivant le premier but de la partie à la 44ème minute par Djibril Guéye. Bien servi par Ansou Sow après un débordement sur le flanc droit, il s’élève plus haut que tout le monde et reprend victorieusement de la tête, la balle. A la reprise, les Mbourois n’ont pas tardé à réagir. Et six minutes après la reprise, Bassirou Bodian égalise pour sa formation à la conclusion d’une contre-attaque de son équipe (1-1, 51ème mn). Un score qui ne changera pas jusqu’à la fin du temps réglementaire ; une prolongation que le Stade entame de la meilleure des manières ponctuée par un deuxième but.

Un coup franc tiré par Djiby Diop et repris de la tête par Mouhamadou Mansour Diawara qui trompe Ousmane Kane (2-1, 101ème mn). Une réalisation qui donne l’avance à l’équipe de la Petite Côte dans une partie qui n’ira hélas, pas à son terme puisqu’elle sera arrêtée après les agissements des supporters à la mi-temps des prolongations.

Ousseynou POUYE

 

L’équipe locale de football du Sénégal dispute, ce samedi à Freetown, son premier match des éliminatoires de l’édition 2018 du Championnat d’Afrique des nations (Chan). Une rencontre qui l’oppose à son homologue sierra-léonaise avant le retour prévu dans une semaine à Dakar ; une double confrontation pour désigner le qualifié pour le prochain tour.

Le premier tour des éliminatoires de l’édition 2018 du Championnat d’Afrique des nations (Chan ‘‘Kenya 2018’’) réservée aux joueurs évoluant dans leur pays démarre cet après-midi pour les Lions locaux qui se déplacent à Freetown. Une confrontation à l’issue de laquelle les poulains de Moustapha Seck visent une qualification pour le tour suivant. Du coup, les partenaires de Cheikh Ahmadou Bamba Thioub évolueront au stade Siaka Stevens de Freetown, la capitale sierra-léonaise pour tenter d’obtenir un bon résultat face aux Leone Stars afin de terminer le boulot à Dakar, une semaine plus tard. Sur la route de Freetown, la sélection locale a effectué un déplacement à Nouakchott (Mauritanie) où elle a disputé une rencontre amicale contre les Mourabitounes locaux. Un match perdu (1-2) par les hommes de Moustapha Seck qui sont ainsi appelés à hausser le niveau cet après-midi pour se défaire de leurs vis-à-vis.
La rencontre intervient en fin de saison dans un contexte où plusieurs joueurs sont sollicités pour monnayer leurs talents à l’extérieur ou pour faire des tests. Une situation qui indispose le sélectionneur qui est obligé de faire sans plusieurs éléments importants de son dispositif. Il en est ainsi avec les absences annoncées de Dame Guèye (Diambars), Chérif Salif Sané (Casa Sports), Idrissa Niang et Mamadou Sylla du Diaraf et Alioune Ndiaye de Teungueth Fc ou encore Ibrahima Niane de Génération Foot.

Des absences que Moustapha Seck a été amené à combler pour aborder la double confrontation et la suite de la compétition en cas de qualification.
Ce, avec la convocation de nouveaux joueurs pour renforcer le groupe.
Pour rappel, le vainqueur de cette double confrontation fera face, au tour suivant, à l’équipe qualifiée après les deux matchs opposant la Guinée-Bissau à la Guinée, à Bissau, ce week-end, puis à Conakry la semaine prochaine. A noter que c’est cette dernière formation qui avait écarté le Sénégal sur la route de «Rwanda 2016» en s’imposant à l’aller par 2-0 à Bamako avant de concéder la défaite (1-3) au stade Demba Diop au match retour. Le Sénégal est à la quête d’une troisième qualification à la phase finale de ce tournoi après 2009 et 2011.

Ousseynou POUYE

Ouakam, après son sacre national en 2011, n’avait plus rien remporté ; le Stade de Mbour quant à lui, court toujours derrière un titre. C’est le contraste que présentera la finale d’aujourd’hui, à partir de 17h, au stade Demba Diop. Pour le triomphe du football pro et pour la succession de Diambars, dernier vainqueur de cette Coupe de la ligue en 2016.
La finale de la Coupe de la ligue de football, samedi prochain au stade Demba Diop, sera d’un goût particulier.

Car ce sera la confrontation entre deux équipes en quête de lauriers. N’ayant pu accrocher le titre, ou à défaut la seconde place, l’Uso et le Stade de Mbour devront s’évertuer, chacun de son côté, à remporter cette coupe qu’ils vont disputer aujourd’hui. Leurs parcours respectifs sont bien illustratifs des difficultés qu’ils ont éprouvées à se maintenir. Les Ouakamois avaient fini 8e avec un total de 32 points au terme de la 26e journée pour 7 matches gagnés, 11 nuls et 8 défaites. Les Mbourois quant à eux suivaient juste derrière (9e) avec 30 points pour 7 matches gagnés, 9 nuls et 10 défaites.
Et dans leurs confrontations directes, elles s’étaient quittées sur deux nuls (0-0 et 1-1).

Et ironie du sort, les deux équipes ont le même nombre de buts marqués (22) et le même nombre de buts encaissés (24). C’est dire donc que ce sont deux finalistes qui partent vraisemblablement à armes égales ; tout dépendra maintenant de la stratégie que chaque technicien mettra en place pour contourner le plan de l’autre. En tout cas, déjà la mobilisation a sonné dans les deux camps où chaque équipe se prépare comme elle peut. Aussi bien à Mbour qu’à Dakar, chacun pense pouvoir remporter la coupe ; ce qui en soi ne fait qu’augmenter le suspense à une finale très attendue du reste.

A l’Uso, il ne reste que cette compétition pour essayer de terminer la saison sur une note positive ; à Mbour par contre, hormis cette finale de Coupe de la ligue, se profile aussi la demi-finale de la Coupe du Sénégal que les joueurs de la Petite Côte vont aussi disputer contre le Port autonome de Dakar. Dans les deux camps, le décor est déjà planté.

Dans le populeux village de Ouakam qui englobe Yoff et Ngor, les rues et quartiers sont pavoisés aux couleurs du club ; idem pour Mbour où toute la ville s’est parée aux couleurs du club également. Dans les deux camps aussi, on appelle au fair-play et à la sportivité afin de faire de cette finale une belle fête du football sénégalais. Ainsi, rivalité sur l’aire de jeu, mais également dans les tribunes où les supporters comptent se donner à fond pour la victoire finale.

C.F KEITA

Du lourd! Après le méconnu Yuri Berchiche, le Paris SG a recruté un autre défenseur latéral, mais cette fois d’un tout autre calibre: le Brésilien Dani Alves, trois Ligues des champions avec Barcelone sur son Cv, s’est engagé mercredi pour deux saisons avec le club français. En attirant le finaliste (avec la Juventus) de la dernière édition de la C1, le PSG signe en effet un très joli coup sur le marché des transferts. La presse évoque un salaire brut annuel au PSG de près de 14 M Eur pour le Brésilien, marié depuis peu à la top-model espagnole Joana Sanz.

Ce renfort ouvre la porte à un départ de Serge Aurier, qui a beaucoup fait parler de lui pour raisons extra-sportives depuis son arrivée au PSG en 2014. Le latéral ivoirien a, selon plusieurs médias, des envies d’ailleurs. En cas de départ, Alves se retrouverait en concurrence avec le Belge Thomas Meunier.

AFP :

 

Le milieu international colombien du Real Madrid James Rodriguez a été prêté au Bayern Munich pour les deux prochaines saisons avec option d’achat, a indiqué mardi le club madrilène.

«Le Real Madrid Cf et le Bayern Munich ont conclu le prêt du joueur James Rodriguez pour les deux prochaines saisons, sous réserve de la validation médicale», affirme le club espagnol dans un bref communiqué publié sur son site Internet. Le club bavarois «se réserve une option d’achat du joueur au terme de la période de prêt», ajoute le Real Madrid.
«Nous sommes très heureux d’avoir pu réaliser ce transfert.

L’engagement de James Rodríguez était l’un des grands souhaits de notre entraîneur Carlo Ancelotti», a indiqué le président du conseil d’administration du Bayern, Karl-Heinz Rummenigge.

AFP

 

Mbour Petite Côte-Teungueth Fc d’une part et Stade de Mbour-Port Autonome de Dakar de l’autre ; voilà le tableau des demi-finales de la Coupe du Sénégal de football seniors qui sera présenté au public sportif les 19 et 23 juillet prochains. Cette année, les demi-finales de la Coupe du Sénégal se disputeront à Mbour ; car le tirage au sort qui a été effectué mardi dernier a fait que les deux équipes de Mbour, qualifiées à ce stade de la compétition, recevront à domicile. Mais attention au fiasco puisque Mbour Petite Côte recevra Teungueth Fc et le Stade de Mbour en fera de même en accueillant le Port Autonome de Dakar. Des défis à relever pour le football de la Petite Côte qui, à défaut de qualifier ses deux clubs en finale, devrait pouvoir en qualifier au moins un.

Ce week-end sera disputée la finale de la Coupe de la Ligue. En lice, l’Union sportive de Ouakam et le Stade de Mbour. Deux équipes qui n’ont pu remporter le championnat et qui vont jeter leur dévolu sur ce trophée pour quand même finir la saison sur une note positive.

Après 2011, année de leur dernière victoire dans le football sénégalais, l’Union sportive de Ouakam affiche sa détermination pour triompher à nouveau ce samedi. Ce sera au terme de la finale de la Coupe de la Ligue que la formation jouera contre le Stade de Mbour. Une rencontre en direction de laquelle tout le village est mobilisé pour un triomphe comme en 2011.

Sur le terrain qui doit abriter le futur stade de la localité où ils ont exceptionnellement établi leurs quartiers ce mercredi, les joueurs de l’Us Ouakam affûtent leurs armes en direction de la rencontre de ce samedi. Un match pour clôturer une saison en demi-teinte que l’équipe a très bien terminée après un départ où il fallait surtout jouer pour se maintenir. A la tête de la formation en remplacement de Alhousseynou Sène, le coach Joseph Senghor a réaffirmé la détermination de son équipe à aller au bout de ce tournoi, pour bien clôturer sa saison. « C’est un challenge depuis le début de la saison où nous avions pour ambition de terminer sur le podium et de remporter une Coupe.

On est donc toujours dans cet objectif. On a mal démarré le championnat mais on l’a bien fini », a-t-il estimé. D’autant plus que selon lui, l’équipe n’a jamais remporté cette compétition : « Elle a remporté le championnat et la Coupe nationale mais pas la Coupe de la Ligue ». En direction de la finale de samedi, le technicien soutient que les joueurs ont été mis dans de bonnes conditions de performance : « Depuis le début de semaine, l’équipe est en regroupement fermé pour une meilleure cohésion, afin que les joueurs puissent récupérer et au niveau diététique aussi, qu’on puisse contrôler ce qu’ils mangent ». Il ajoute qu’au plan médical, le kiné et le médecin les prennent en charge avec des séances de massage en plus des séances de vidéo pour voir les matchs. Ce qui ne se fait pas en temps normal ; comme pour dire qu’à événement exceptionnel, mesure exceptionnelle.Avec la fin du championnat, le staff s’est arrangé pour que les joueurs ne connaissent pas de relâchement avec une séance d’entrainement quotidienne depuis la fin du Ramadan et des matchs amicaux chaque samedi. Pour son capitaine, le mot d’ordre est la gagne après une bonne préparation. « On est déjà prêts et à quatre jours du match, on ne fait que répéter », a dit Youssou Diagne.

Qui ajoute qu’avec ses coéquipiers, ce sont la concentration et le sérieux qui sont de mise pour défier le club mbourois. Du côté des supporters qui ont déjà commencé à se mobiliser à travers les différents quartiers du village, l’objectif est de pousser l’équipe à la victoire finale. Mamadou Timéra qui préside le Comité des supporters de l’Uso a souligné que Ouakam est « un village de sportifs et le club a gagné trois fois la Coupe du Sénégal en plus d’un titre de champion. Par conséquent, nous allons mobiliser toutes les forces vives, les Asc, les associations pour supporter l’équipe ».

Une mobilisation avec des cars pour convoyer les supporters mais également au sein du village même. Il n’a pas manqué de réitérer l’option de sa structure à lutter contre la violence et a appelé au fair-play. Même détermination au sein de la direction du club où on a mis le nécessaire pour conquérir le trophée qui manque encore à son palmarès. Alioune Badara Diop, son vice-président chargé des Finances et des Partenariats, de renseigner que le budget pour la finale s’élève à 30,950 millions de FCfa. Une manne qui n’est tout de même pas encore dans les comptes qu’il convient de réunir pour une bonne prise en charge de toutes les dépenses ; d’où son appel aux partenaires à réagir davantage.

Ousseynou POUYE

Avec un palmarès vierge de tout trophée, le Stade de Mbour disputera, ce samedi 15 juillet, la finale de la Coupe de la Ligue. Face à l’Uso, le club mbourois tentera d’écrire son histoire.

A Mbour, l’heure est à la mobilisation et toute une ville croit au couronnement. Le samedi 15 juillet sera un grand jour pour le Stade de Mbour qui tentera de remporter son premier titre majeur depuis son accession dans l’élite. La formation mbouroise qui a réalisé un parcours calamiteux en championnat, a fait bonne figure en Coupe de la Ligue, se qualifiant après avoir, tour à tour, sorti l’Etics, Pikine, Gfc et Niary Tally. Ce match sera donc celui de l’année pour les joueurs de l’entraineur Youssou Dabo qui voudront se montrer à la hauteur de l’événement en battant l’Uso.

Au regard de leurs dernières séances d’entrainement, Sidy Ndiaye et ses coéquipiers, qui sont également en course pour la Coupe du Sénégal (le Stade de Mbour croisera le Port en demi-finale le 23 juillet), respirent la grande forme et n’entendent guère se laisser doubler par l’Uso.

La consigne est claire : gagner à tout prix. A en croire l’entraineur, Youssou Dabo, l’état d’esprit de son groupe est bon. « Après un match très difficile en Coupe du Sénégal contre le Ndiambour sanctionné par une qualification en demi-finale, le capital confiance a été renforcé et nous souhaitons arriver à cette finale sans blessés. C’est le plus important », a expliqué le technicien. « C’est un match unique. On court derrière cette finale et on a l’opportunité de la jouer. Il ne faut pas qu’on se fasse oublier parce que seul le nom du vainqueur sera retenu. On espère qu’on sera au rendez-vous », a dit Youssou Dabo.

Pour arriver à ses fins, le Stade de Mbour devra, selon son entraineur, être très bon mentalement, et les joueurs être prêts physiquement et techniquement.À quelques encablures de cette finale, la fièvre a gagné la capitale de la Petite Côte. Selon Abdoulaye Guèye, vice-président du club, il y a un réel engouement depuis la qualification et une effervescence. Selon M. Guèye, les autorités et tout un département sont derrière l’équipe. De même, a indiqué le vice-président, il y a une communion avec les autres clubs de la ville. « Le président de Mbour Petite Côte, Mbaye Diouf Dia, s’est engagé à appuyer le Stade de Mbour en moyens logistiques pour l’acheminement des supporters au stade Demba Diop le jour du match. Il y a aussi les autres clubs mbourois qui sont mobilisés derrière l’équipe », a fait savoir Abdoulaye Guèye qui espère que le Stade de Mbour ne laissera pas passer l’occasion d’inscrire son nom au palmarès de cette coupe.

Du côté des supporters, toutes les dispositions ont été prises pour ce grand jour pas comme les autres. Pour Alassane Ndiaye, président du comité des supporters, 50 bus ou 100 cars seront mobilisés pour l’occasion. Ainsi, a-t-il soutenu, le club mbourois compte remporter la bataille de la mobilisation avec plus de 4.000 supporters. À en croire Alassane Ndiaye, le Stade de Mbour n’est pas la meilleure équipe du Sénégal. C’est pourquoi il a invité les supporters à faire preuve de discipline et de fair-play lors de cette fête du football. Un match, a-t-il noté, n’est pas une affaire de violence ni de bagarre.
« Notre grande bataille, c’est de remporter la victoire dans la discipline. Nous ne devons donc pas répondre à la provocation.

Il nous faut jouer dans la sportivité et que le meilleur gagne », a-t-il dit. A rappeler que l’unique finale disputée par le Stade de Mbour remonte à 2008 et c’était en Coupe du Sénégal perdue (0-1) contre le Diaraf. Ce samedi 15 juillet, le club fanion de la ville de Mbour tentera de succéder à Diambars et d’écrire son nom au palmarès de cette Coupe de la Ligue comme le Casa, l’As Pikine, Niary Tally, Gfc et Douanes.

Samba Oumar FALL

11 ligues sur les 14 que compte la Fédération sénégalaise de football ont décidé d’apporter leur soutien à Me Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football. C’était à l’issue de l’assemblée générale élective du collectif des présidents de ligues régionales qui s’est tenue hier. La campagne pour l’élection du président de la Fédération sénégalaise de football bat son plein actuellement.

Les candidats au poste mènent les opérations charme en direction des électeurs, avec des descentes dans les régions pour expliquer leurs programmes. Mais hier, le candidat sortant, Me Augustin Senghor, qui brigue un troisième mandat, a frappé un grand coup. Car le collectif des présidents de ligues régionales au sortir de son assemblée générale a décidé de soutenir la candidature de l’actuel président.

Ce collectif qui a réélu Daouda Badji au poste de président, à l’issue de son assemblée générale d’hier, a signé une résolution dans laquelle les 11 présidents de ligues sur les 14, ont décidé de porter et de soutenir la candidature de Me Augustin Emmanuel Senghor au poste de président de la fédération. Les 11 ligues qui ont signé la résolution sont : Ziguinchor, Louga, Kaolack, Sédhiou, Kaffrine, Kédougou, Kolda, Tambacounda, Dakar, Fatick et Matam. Sans commentaires !

C. F. KEITA

Le Zimbabwe entre un peu plus dans l’histoire de la Cosafa Cup (Conseil des associations de football en Afrique australe). Dimanche, les Warriors ont disposé (3-1) de la Zambie en finale à Rustenburg (Afrique du Sud) grâce à des buts de Mutizwa (22e), Chawapiwa (57e) et Mushure (67e) malgré la réalisation de Mundia pour les Chipolopolos (39e). Avec 5 couronnes, le Zimbabwe devance désormais la Zambie et l’Afrique du Sud (4 sacres) et établit un nouveau record dans la compétition régionale.

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