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Football (2057)

Touchée par plusieurs attentats au cours des derniers mois et ciblée par les jihadistes pour son engagement en Syrie, la Russie se prépare à mettre en place un quasi-régime d’exception lors du Mondial-2018 face à la menace terroriste.
Seize morts dans un attentat à la bombe dans le métro de Saint-Pétersbourg (nord-ouest) en avril 2017, sept personnes poignardées dans une attaque revendiquée par l’organisation Etat islamique à Sourgout (Sibérie) en août 2017, sans compter les nombreuses «cellules» de l’EI que les services de renseignement annoncent régulièrement démanteler à travers le pays...
Alors que se profile la Coupe du monde de football, du 14 juin au 15 juillet 2018, «la menace d’attentat en Russie est très réelle», prévient Alexandre Goltz, un expert russe indépendant spécialisé dans les questions de sécurité.
Cette menace, à laquelle la Russie est confrontée depuis plus de 20 ans et les deux guerres de Tchétchénie, a encore augmenté depuis l’engagement militaire de la Russie en soutien du régime syrien, en septembre 2015, faisant de la Russie une cible prioritaire de l’Ei.
Selon les services spéciaux (Fsb), environ 2.900 jihadistes russes, en majorité originaires des instables républiques musulmanes du Caucase, ont combattu en Syrie.
Il faut ajouter plusieurs milliers de combattants venus des pays d’Asie centrale, qui comptent une importante diaspora en Russie.

Attirer l’attention
A sept mois de la compétition, les mesures renforcées de sécurité sont déjà visibles et sont bien acceptées par la population dans un pays qui a payé un lourd tribut au terrorisme.
Dans le métro de Moscou, des portiques de sécurité ont été installés dans toutes les stations et les sacs sont régulièrement scannés. A Saint-Pétersbourg, la police a commencé la semaine dernière à déployer des chiens renifleurs d’explosifs dans le métro.
Car l’évènement sportif le plus important de la planète avec les jeux Olympiques fait figure de cible idéale. Chaque jour, des dizaines d’appels à commettre des attentats durant le Mondial sont d’ailleurs publiés sur les organes de propagande de l’Ei et par des groupes de sympathisants de l’organisation sur les réseaux sociaux, notamment visant des stars du foot.

Quelques mois avant les JO d’hiver de Sotchi en 2014, des attentats à la bombe avaient fait 34 morts à Volgograd, dans le sud de la Russie, et «on craignait beaucoup des attentats» pendant l’évènement, rappelle l’expert.
Le directeur du Fsb, Alexandre Bortnikov, a révélé début octobre que des projets d’attentat avaient été déjoués avant la Coupe des Confédérations, en juin 2017.

Mesures drastiques
Dès 2016, la Russie a mis en place un «groupe de travail» international chargé de plancher sur la sécurité pendant la Coupe du Monde qu’ont rejoint, selon Alexandre Bortnikov, les services de sécurité de 32 pays, en dépit des tensions diplomatiques entre les Occidentaux et la Russie.
Sous la responsabilité du Fsb, un «état-major général de contrôle de la sécurité du Mondial» a été mis en place afin, selon les médias russes, d’éviter que les différents services concernés ne «se marchent dessus» et une liste de lieux sensibles particulièrement surveillés a été publiée.
Si les autorités russes restent discrètes sur le dispositif mis en place pour sécuriser le Mondial, le vice-Premier ministre chargé des Sports, Vitali Moutko, a déjà annoncé qu’au moins 30 milliards de roubles (445 millions d’euros) seront dépensés par la Russie dans le domaine.
En mai 2017, Vladimir Poutine a en outre signé un décret «sur les mesures de sécurité renforcée pendant la Coupe des Confédérations et la Coupe du monde», en vigueur en juin 2017 et qui le sera à nouveau du 25 mai au 25 juillet 2018.

Limitation du droit de manifester et de circuler dans les onze villes hôtes du Mondial, zones d’exclusion aérienne ou interdiction d’entrer dans ces mêmes villes pour les autobus ne disposant pas d’autorisation spéciale: ce ne sont que quelques-unes des dispositions de ce décret qui inquiète les Ong de défense des droits de l’Homme.

AFP

Après la trêve imposée par le calendrier de l’équipe nationale A, les choses locales se poursuivent. Ainsi, après le tournoi de l’Assemblée qui a officiellement lancé la saison 2017-2018, le 27 octobre dernier, suivi de la Super ligue, le Trophée des champions est programmé ce week-end.

Ce challenge qui ne concerne que les clubs professionnels opposera Génération Foot au Stade de Mbour, respectivement champion en titre et détenteur de la Coupe de la Ligue. Ce sera un remake entre ces deux adversaires qui se sont déjà croisés en demi-finales du tournoi de l’Assemblée nationale, le 27 octobre dernier au stade Alassane Djigo de Pikine. Un duel remporté par les Académiciens de Deni Biram Ndao (1-1, 3 tab 2).

Samedi après-midi, les Mbourois vont alors tenter de prendre leur revanche à domicile, le match étant programmé au stade Caroline Faye. Le coup d’envoi est prévu à 17 h. Après avoir perdu la Coupe de l’Assemblée devant Mbour PC, Génération Foot a, toutefois, réussi sa revanche lors de la Super Coupe (2-0), le 4 novembre dernier sur la pelouse du stade Alassane Djigo. Pour rappel, l’Us Gorée est détenteur du titre de ce challenge dont la première édition a été remportée par le Casa Sports en 2013. L’As Pikine et Dakar Sacré-Cœur sont les autres lauréats de ce dernier challenge de la Ligue sénégalaise de football professionnel.

A SAMBOU

 

Avec quatre victoires en six matches, l’équipe du Sénégal s’est hissée à la tête du groupe D pour se qualifier à la deuxième coupe du monde de son histoire. Avec 10 buts marqués pour trois encaissés, les Lions présentent une belle vitrine. Pourtant, malgré des résultats conséquents, il subsiste plusieurs chantiers dans le jeu de l’équipe.

En Afrique du Sud, les deux buts du Sénégal sont intervenus sur des actions de jeu direct. Sur le premier, Cheikh Ndoye renvoie un dégagement du gardien Khumé sur Diafara Sakho qui, après un long « une-deux » avec Sadio Mané, marque. Sur le deuxième but, ce même Sakho, contre un dégagement de la défense des Bafana Bafana pour aller servir Mané qui pousse l’arrière droit à marquer dans son propre but. « La ligne droite est le chemin le plus court pour aller d’un point A à un point B », martèlent les mathématiciens. Certes, mais le jeu des Lions souffrirait-il d’un excès de jeu direct sans grande préparation ?

« Le foot africain est très difficile, il est fort en impact physique », tente de justifier Demba Mbaye, ancien entraineur de Niary Tally. Ayant grandit en France où il a obtenu le brevet d’entraineur 1 et 2, le diplôme A de l’Uefa, avant d’être le directeur sportif puis l’entraineur du Club athlétique Dignois (en France), le Franco-sénégalais pense qu’une sélection est différente d’un club. « C’est compliqué de mettre en place un projet avec une équipe nationale. En sélection, on a les joueurs quelques jours avec des regroupements 6 à 7 fois dans l’année ». Pourtant, même éliminée, l’Afrique du Sud présente une animation offensive plus cohérente que celle du Sénégal. Les individualités sénégalaises ont largement pesé sur le résultat de la double confrontation.

Ailleurs en Europe, par exemple, le jeu de l’Espagne ou celui de l’Allemagne est donné en exemple. Pour ces deux cas, Demba Mbaye trouve des spécificités bien particulières. « Ces équipes présentent des secteurs avec des joueurs dans le même club. L’Allemagne a la défense du Bayern, l’Espagne se base sur une ossature de Real Madrid et du Fc Barcelone. En Afrique, c’est rare d’avoir deux joueurs dans le même club ». Pour l’ancien international Tassirou Diallo, la principale satisfaction de l’équipe du Sénégal est à situer au niveau de sa défense. « Elle est solide et l’équipe peut gagner à chaque fois qu’elle marque ». Le foot étant une science simple où il faut marquer un but de plus que l’adversaire pour gagner un match, avoir une défense quasi hermétique est un atout non négligeable. En revanche, il y a moins de certitudes sur le front de l’attaque, notamment l’avant-centre axial. Ancien entraineur de la Jeanne d’Arc, du Diaraf, des Niayes Pikine ou encore l’Olympique de Chiera du Maroc, Tassirou Diallo pense qu’avec « Mame Birame Diouf, Moussa Sow, Diafara Sakho, Mbaye Niang, l’entraineur est à la recherche de son équipe et il n’a pas encore une philosophie de jeu. Une équipe doit avoir une ossature ». Une analyse que ne partage pas Laye Diaw, journaliste sportif au groupe Gfm.
« Je souscris pour l’interchangeabilité de l’équipe. C’est une force ». Il a un argumentaire basé sur l’histoire dont le point d’orgue est le 8ème de finale entre le Sénégal et la Suède à la Coupe de monde 2002.

« Pour cumul de cartons, Bruno Metsu était obligé de se passer de Salif Diao et de Khalilou Fadiga. A leurs places, il y avait Pape Thiaw et Amdy Faye. Quand le Sénégal s’est qualifié, Fadiga et Diao sont revenus dans l’équipe. Certains ont reproché à Metsu de ne pas avoir reconduit en quart contre la Turquie la même équipe victorieuse de la Suède ».

 Cependant, le doyen des journalistes a une seule constante dans l’équipe du Sénégal : « C’est la confiance. L’équipe est très sûre d’elle. On oublie trop vite qu’à Ouagadougou, elle a été très tôt menée au score. Elle a d’abord réussi à égaliser puis mener au score avant de concéder le match nul sur une balle arrêtée dans les derniers instants du match. L’équipe est sûre de pouvoir passer devant n’importe quel adversaire. C’est une confiance à parfaire. C’est une équipe qui va de l’avant et qui rassure de plus en plus. Nous sommes la seule équipe invaincue dans notre poule de qualification, nous tenons la meilleure défense et la meilleure attaque. Il y a des réajustements à faire, mais on va vers l’avant ». Les différents « experts » du football sont unanimes sur ce point. L’équipe peut mieux faire. Tassirou Diallo pense que Keita Baldé devrait « s’améliorer avec plus de temps de jeu » à Monaco et s’il est « épargné par les blessures » ; « Sadio Mané n’est pas toujours bien servi » ; « Dioussé de Saint-Etienne et Opa Nguette sont des joueurs d’avenir dans cette sélection ». 

Depuis la retraite de Tony Sylva, aucun gardien de but ne s’est imposé sur la durée en équipe nationale. Quand Laye Diaw voit en Khadim Ndiaye « un grand gardien qui rassure et qui va encore s’améliorer avec la confiance », Tassirou Diallo s’alarme en le qualifiant du « plus grand chantier de l’équipe à cause de son côté folklorique et de son manque de concentration ».
Ces divergences sont symboliques des différentes grilles d’analyses d’une équipe dont les attentes sont nombreuses.

Moussa DIOP

 

Le Pérou a battu mercredi la Nouvelle-Zélande (2-0) et s’est qualifié pour la Coupe du monde de football pour la première fois depuis 1982.
Le pays sud-américain est le 32e et dernier qualifié pour le Mondial-2018 en Russie, du 14 juin au 15 juillet.
Les Péruviens ont assuré leur succès grâce à un but de leur attaquant vedette Jefferson Farfan (27) en première mi-temps, avant de creuser l’écart après l’heure de jeu (64) sur un but de Christian Ramos.

A l’aller à Wellington, les deux équipes avaient fait match nul 0-0. Privé de son capitaine Paolo Guerrero pour les deux matches de barrages, le Pérou a dominé la double confrontation contre les All Whites et jouera en juin son 5e Mondial. Les 40.000 spectateurs du Stade national de Lima ont ainsi pu célébrer la première qualification pour un Mondial, 36 ans après celui en Espagne. Le gouvernement a aussitôt décrété que la journée de jeudi serait chômée.

AFP

 

Le Belge Marc Wilmots et la Fédération de Côte d’Ivoire ont mis un terme «d’un commun accord» à la mission du sélectionneur qui a échoué à qualifier les Eléphants à la Coupe du monde 2018, ont annoncé mercredi les deux parties. «Aujourd’hui, il a été décidé de commun accord de mettre fin à ma collaboration avec la Fédération de football de Côte d’Ivoire», a indiqué l’ancien entraîneur des Diables Rouges sur son compte Twitter. Marc Wilmots, 48 ans, avait signé en mars un contrat de deux ans avec l’équipe ivoirienne, avec une possibilité de prolonger pour deux autres années. Son principal défi était de qualifier l’équipe pour la Coupe du monde en Russie l’année prochaine.

Mais la Côte d’Ivoire a perdu le match décisif contre le Maroc 0-2, samedi, et est donc éliminée. L’équipe nationale ivoirienne a confirmé le départ de Marc Wilmots sur son site internet.

 AFP

Gian Piero Ventura n’est plus le sélectionneur de l’équipe d’Italie, a annoncé mercredi la Fédération italienne de football dans un communiqué, deux jours après l’élimination surprise pour le Mondial-2018 en barrages contre la Suède (1-0; 0-0).
La «Nazionale» n’avait plus connu telle humiliation depuis 1958. L’autre coupable désigné du fiasco, par les médias et les fans, est Carlo Tavecchio, président de la Fédération (Figc).  
M. Tavecchio «aura la responsabilité» de soumettre prochainement à un conseil fédéral, «une série de propositions sur lesquelles les membres de ce conseil seront appelés à s’exprimer», précise encore la Fédération.
Selon la presse sportive italienne, les dirigeants de la fédération espèrent convaincre Carlo Ancelotti, libre après avoir été remercié par le Bayern Munich, de prendre en main la sélection.

AFP

L’assistance vidéo à l’arbitrage (Var) sera bel et bien appliquée dans le Championnat d’Espagne la saison prochaine, a annoncé mercredi le président du comité des arbitres espagnols, confirmant une information évoquée précédemment par plusieurs dirigeants sportifs en Espagne. «Le Président du Comité technique des arbitres, Victoriano Sanchez Arminio, a informé tous les arbitres et les arbitres assistants de Première Division que l’arbitrage vidéo (Var) sera mis en oeuvre la saison prochaine dans le championnat» a indiqué la Fédération espagnole de football (Rfef). Le Var, instauré depuis le début de la saison dans les championnats italien et allemand, est utilisé dans des cas très spécifiques: attribuer ou non un carton rouge, analyser une action pouvant valoir penalty ou corriger une erreur d’identification d’un joueur sanctionné.

Le Championnat d’Espagne est le seul des cinq grands championnats européens (Espagne, Angleterre, Allemagne, Italie et France) qui ne dispose même pas de technologie sur la ligne de but, officiellement en raison de son coût.

AFP

 

En attendant d’être édifiés le 1er décembre prochain, sur l’identité de leurs futurs adversaires en phase finale de la Coupe du monde 2018, les Lions connaissent désormais leur chapeau. Ils sont logés dans le chapeau 3 en compagnie de la Tunisie et l’Egypte, deux autres représentants africains. L’Islande, le Costa Rica, la Suède, l’Iran, le Danemark ou la Serbie, sont les autres nations de ce chapeau. En fait, sur les 32 équipes attendues en Russie, 31 sont désormais connues.

Il restait une place à prendre hier. Elle concernait le Pérou et la Nouvelle-Zélande qui étaient opposés dans la nuit d’hier en match de barrage retour (0-0 à l’aller).

Pour rappel, le dernier classement Fifa publié à la mi-octobre est déterminant dans la composition des différents pots. Outre la Russie, pays hôte de la compétition, l’Allemagne, championne du monde en titre, le Brésil, l’Argentine le Portugal, la France, la Belgique et la Pologne sont dans le chapeau 1. Ces 8 têtes de série auront la particularité de ne pas se croiser au premier tour calé du 14 au 28 juin 2018. Et pour respecter la tradition, c’est la Russie, pays hôte, qui donne le coup d’envoi en match d’ouverture le 14 juin sur la pelouse du stade Loujniki de Moscou.

La fin de ce premier tour (phase de poules) est programmée le 28 juin. Les 8e de finale sont calés entre le 30 juin et le 3 juillet, les quarts sont prévus les 6 et 7 juillet, les demi-finales les 10 et 11 juillet, et la finale le 15 du même mois. La veille, 14 juillet, sera disputé le match de classement pour compléter le podium. Au total, 8 groupes de 4 équipes seront constitués et vont se rencontrer dans 12 stades dont deux de Moscou, la capitale russe.

A. SAMBOU

 

Quinze ans après une première participation historique au Mondial asiatique (Corée-Japon), les Lions ont décroché une deuxième qualification. Retour sur un parcours sans faute de la nouvelle génération des Lions, conduite par l’ancien capitaine de 2002, Aliou Cissé.

En préliminaires, les Lions n’avaient pas fait de détails devant Madagascar, il y a deux ans. Après avoir concédé le nul (2-2) à l’aller au stade municipal de Mahamasina d’Antananarivo, le 13 novembre 2015, les Lions avaient, en effet, pulvérisé les Insulaires (3-0) à Dakar pour s’ouvrir les portes du 2e tour cinq jours plus tard (17 novembre 2015).

En phase de poules, Sadio Mané et ses partenaires ont réussi leur rentrée, à domicile, en dominant le Cap Vert (2-0) à Dakar, le 8 octobre 2016. Un mois plus tard, ils ont perdu (1-2), avec la complicité de l’arbitre ghanéen, Joseph Lamptey, contre les Bafana Bafana à Polokwane. Un match annulé par la Fifa, puis reprogrammé, le 10 novembre dernier, et remporté par les Lions (2-0) sur le même lieu.

Neutralisés à domicile, le 2 septembre 2017, par le Burkina Faso (0-0) dans l’acte 1 du choc du groupe D, les Lions ont raté de peu les 3 points du succès quelques jours plus tard à Ouagadougou en se faisant rejoindre dans les ultimes secondes (2-2). Un faux pas qui avait alors relégué les Lions à la 3e place puisque le Cap Vert avait réussi la bonne opération aux dépens de l’Afrique du Sud (deux succès, aller et retour). Les Burkinabè revenus de loin contre le Sénégal à Ouaga s’étaient alors installés au sommet de la poule D à l’issue de la phase aller.

Les Lions n’avaient plus le choix. Leur déplacement à Praia était donc fort redouté. Mais, en vrais commandos, Sadio Mané et ses coéquipiers avaient réussi leur mission (2-0) chez les insulaires avec des buts de Diafra Sakho et Cheikh Ndoye. Une bonne opération qui replace les Lions au sommet du groupe, avec une confortable avance de deux points, puisque le Burkina était laminé (1-3) au même moment en Afrique du Sud.

Ayant alors retrouvé leur place initiale, au sommet, les Lions avaient également l’avantage non seulement de recevoir à domicile la lanterne rouge, mais avaient deux matches au programme. Contrairement au Burkina Faso et au Cap Vert, qui n’avaient plus qu’une chance à saisir, le Sénégal en avait deux qu’il a remportés d’abord à Polokwane puis à Dakar. Les Lions ont réussi un parcours parfait. Mention Très bien, en attendant la confirmation en Russie l’été prochain.

Ansoumana SAMBOU

 

La qualification des Lions du Sénégal au Mondial « Russie 2018 » est le fruit de plusieurs facteurs endogènes. Un jeune technicien local à l’expertise avérée, des joueurs qui cohabitent depuis plusieurs années dans la Tanière et un public toujours collé à l’équipe. Un ensemble de facteurs qui ont permis de révéler un groupe, une nouvelle génération, qui voulait écrire sa propre histoire.

Rien n’est plus belle que la victoire, rien n’est plus belle que la qualification ; le reste n’est que superlatif, disait un célèbre entraîneur. Un beau jeu sans victoire, c’est comme un puits sans fond. Le peuple voulait la victoire et la qualification, les Lions ont satisfait à cette doléance.

C’est sous cet angle qu’il faut analyser la prestation d’ensemble des Lions. Depuis le début de ces éliminatoires en octobre 2016 contre le Cap Vert, jusqu’à leur terme, Cheikhou Kouyaté et ses coéquipiers ont toujours été constants dans leur marche vers la qualification. Six matches disputés, quatre victoires, deux nuls ; on ne peut pas demander plus à une équipe à qui on a exigé la qualification. En tout cas, les supporters des Lions étaient aux anges au coup de sifflet final de l’arbitre éthiopien Bamlaku Tessema Weyesa qui mettait fin à cette 6e et dernière journée du groupe D des éliminatoires de la coupe du monde « Russie 2018 ».

Ces supporters avaient promis de faire une démonstration de force au stade Léopold Sédar Senghor lors de la venue des Bafana Bafana ; une manière à eux de remercier les Lions pour leur victoire précieuse obtenue à Polokwane cinq jours plutôt. Et, ils ont tenu parole en prenant d’assaut le mythique stade du Père Léo ; car à quelques minutes du coup d’envoi, il ne restait plus de places dans ce gigantesque stade, alors qu’en ce moment, un monde fou se bousculait dehors pour tenter de renter dans une enceinte en ébullition. D’un côté, les supporters du 12e Gaïndé, de l’autre ceux du comité Allez Casa dans une ambiance électrique. Et pour mieux exprimer leur reconnaissance à ce public qui s’est toujours collé à eux, les Lions ont effectué un tour d’honneur pour dire merci à chaque tribune (les 2 virages plus la couverte et la découverte) dans un véritable standing ovation. C’est dire qu’une forte complicité s’est tissée entre les Lions et leurs supporters pour aller toujours de l’avant. Une belle soirée de football avec un public venu en masse pour voir ses joueurs terminer ces éliminatoires avec la meilleure des manières. Ce n’était pas un match facile de prime abord, car les joueurs ne voulaient pas entendre parler de match de gala. Pour Aliou Cissé et sa bande, tous les matches doivent se jouer sur le même tempo : rigueur, sérieux et application. Dans ce contexte, la bande à coach Aliou Cissé s’est montrée soudée, solidaire et très collective ; qualités que le jeune technicien sénégalais a su inculquer à ses garçons depuis trois ans qu’il est à la tête de cette équipe nationale.

Et c’est justement pour matérialiser une fois de plus tout cela que les Lions ont crucifié les Bafana Bafana par un second but libérateur à quelques secondes de la fin du match. L’expertise locale venait de faire ses preuves. Cette équipe-là avait de la ressource à revendre pour transformer en réalité le rêve de tout un peuple. Maintenant, cap sur la reprise des éliminatoires de la Can 2019 avec la 2e journée prévue en mars entre le Sénégal et Madagascar à Antanarivo.

C. F. KEITA

 

Papa Alioune Ndiaye, milieu de terrain : « On a fait preuve d’un très grand mental »
« On voulait terminer en beauté ces éliminatoires ; ce qui était plus important, c’était la gagne. On l’a fait alors qu’on était déjà qualifiés. 

C’était difficile pour nous mais encore une fois, on a fait preuve d’un très grand mental et au final, on a réussi à décrocher la victoire qui est amplement méritée. On est tous contents et on est très fiers aussi. C’est de bon augure pour la suite mais il ne faut pas s’enflammer. On sait que le chemin est encore très long. Il va falloir être très sérieux et surtout, très concentrés pour les échéances qui vont arriver ».

Kalidou Koulibaly, défenseur : « On a montré qu’on était les plus forts »
« Depuis que je viens en sélection, je n’ai jamais vu un truc comme ça. Cela fait plaisir et j’espère que le stade sera toujours comme ça parce que c’est quelque chose qu’on n’oubliera jamais. C’est une qualification en Coupe du monde et j’espère que tous les Sénégalais seront contents.

Pour le recours du Burkina, on savait qu’il nous restait deux matchs à jouer et on les a gagnés. Le plus important pour nous, c’était le terrain et on a montré qu’on était les plus forts. Tout le monde est resté après le match et c’est cela qui est magnifique. C’est pour cela qu’on a fait un tour d’honneur parce qu’il était important de voir le peuple heureux et qu’on attendait ce moment depuis très longtemps ».

Khadim Ndiaye, gardien de but : « La prochaine échéance : le match contre Madagascar »
« On est très contents de la victoire et c’est un jour de bonheur. Le match contre Madagascar en éliminatoire de la Can est la prochaine échéance. On va le préparer sérieusement pour essayer de se qualifier pour la Coupe d’Afrique et ensuite participer à la Coupe du monde en Russie pour y représenter dignement le Sénégal. Pour le gardien, le coach n’a pas de problème par rapport à cela parce qu’il y en a à gogo. Je suis là, Abdoulaye Diallo est là, de même que Clément, Lis Gomis, Alfred ou encore Pape Seydou. Aujourd’hui, je suis très content pour Alfred qui était dans les buts ».

Recueillis par Ousseynou Pouye

 

« Cette victoire qui clarifie les choses est pour le peuple sénégalais mais aussi pour ces Lions et leur staff technique qui ont montré un engagement à toute épreuve. A tout seigneur tout honneur, il faut aussi remercier le chef de l’Etat qui nous a accompagnés dans cette campagne. Sans oublier le gouvernement et l’Etat dans son ensemble. Cela montre qu’à chaque fois que nous sommes unis, nous sommes inarrêtables. Il faudrait justement que cette solidarité continue. Nous avons franchi une étape mais nous ne sommes pas à la fin ; il faut qu’on continue pour aller plus loin : participer dignement à la Coupe du monde mais aussi essayer de nous positionner pour la prochaine Coupe d’Afrique et pourquoi pas, amener le premier titre continental ici ».

Recueillis par Ousseynou Pouye

La chance ne nous a pas souri encore, mais mes joueurs ont bien joué, ils se sont donnés à fond. Ce qu’ils ont montré dans ce match augure de bons lendemains pour l’équipe. 

Pour ce match, j’avais confiance en mes joueurs et nous étions venus pour gagner et faire oublier le match aller, mais ça n’a pas marché. Nous avons eu nos chances, malheureusement on les a ratées sans oublier le pénalty que nous avons raté aussi. Nous avons gagné en expérience dans la perspective des futures rencontres sportives. Maintenant, je souhaite le meilleur pour le Sénégal sur sa route pour la Coupe du monde.

Recueillis par C F KEITA

 

La compétition n’est pas encore finie car nous avons d’autres échéances qui nous attendent, mais nous avons tiré une grosse satisfaction de ce match.
Après quinze ans d’absence à la coupe du monde, je pense qu’aujourd’hui, y retourner c’est simplement super. Quand je vois le public qui est venu en masse, ça veut dire qu’il y a quelque chose qui se passe autour de cette équipe, quelque chose qui se passe dans notre football.

Cela est extraordinaire ; donc c’était important pour cette génération-là et je ne cesserais de les féliciter et de les encourager parce que c’est grâce à eux que cette équipe s’est qualifiée. Féliciter aussi mon staff avec qui je travaille depuis un bon bout de temps. Nous allons savourer cette qualification qui est importante pour notre football.

Le football de notre pays avait besoin de ça et tout le peuple sénégalais était derrière nous et cela s’est vérifié durant 90 minutes ; nous lui dédions cette qualification historique. Ce qui importe aujourd’hui, c’est de savoir ce qui doit faire avancer notre pays dans n’importe quel domaine. Je suis satisfait car j’ai une ligne directrice et je travaille en collaboration avec mon staff. En football, il y a parfois des hauts et des bas. Il n’y a pas de comparaison entre la génération de 2002 et l’actuelle ; c’est une autre mentalité. Les garçons d’aujourd’hui sont différents de la génération 2002.

Recueillis par C F KEITA

Le chef de l’Etat n’était pas présent, hier, au stade Léopold Sédar Senghor, mais son épouse et le Premier ministre étaient bien là en compagnie des membres du gouvernement pour soutenir les Lions  dans ce dernier match des éliminatoires de la coupe du monde. Au finish, ils sont retournés très satisfaits de la prestation de Cheikhou Kouyaté et ses camarades

 

Aliou Cissé n’a jamais douté de la qualification du Sénégal au Mondial russe qui se profile à l’horizon. Aussi bien à Polokwane qu’à Dakar, les Lions n’ont pas tremblé outre mesure parce que tout simplement, ils s’étaient tracé une ligne de conduite pour laquelle ils n’entendaient pour rien au monde dévier. Même si parfois l’équipe sud-africaine a semblé reprendre du poil de la bête, Cheikhou Kouyaté et ses camarades ont su bien diriger la barque pour la mener à bon port. Hier, pour l’ultime rencontre entre Lions et Bafana Bafana, le scénario de Polokwane s’est dessiné un temps avec une légère domination de l’adversaire qui s’est même payé un pénalty qu’il n’a pu transformer et ensuite qui s’est bien repris en égalisant répondant ainsi au but d’Opa Nguette. Semant un quelconque doute dans l’esprit des dizaines de milliers de supporters qui avaient pris d’assaut les travées du stade Léopold Sédar Senghor où il ne restait plus de place disponible.

Le peuple sénégalais avait voulu accompagner cette seconde qualification à la coupe du monde en répondant massivement à l’appel du cœur, en soutenant à bras le corps ses vaillants Lions. Ces derniers n’ont jamais tremblé dans le match malgré le remaniement apporté par coach Aliou Cissé pour ce dernier match des éliminatoires de la coupe du monde. C’est que l’entraîneur sénégalais avait vu juste en alignant ceux qui n’avaient pas pu disputer le match de Polokwane pour terminer en beauté un parcours sans défaite. Parce que le jeune technicien n’avait jamais douté aussi de la capacité de ce groupe qu’il a forgé au fil des matches pour en faire un bloc solide et cohérent.

Hier, malgré les absences de ses deux fers de lance, Sadio Mané retourné dans son club et Diao Baldé Keïta blessé, le coach sénégalais a su concocter une équipe qui a eu du répondant sur le terrain. Alors que les Bafana Bafana s’échinaient à faire la différence, les Lions tissaient lentement mais sûrement leur toile pour les assommer dans le temps additionnel et tuer tout suspense sur une tête rageuse de Serigne Modou Kara Mbodj.

Le Burkina pouvait toujours attendre la décision du Tas à laquelle il s’agrippait pour espérer une annulation de la décision de la Fifa. Les « Lions » avaient pris la route du Mondial 2018. Aliou Cissé voulait gagner ce match pour être la première équipe africaine, ses joueurs le lui ont offert sur un plateau et ont montré qu’ils étaient de grands joueurs évoluant dans une grande équipe sénégalaise. Le Sénégal pouvait maintenant se pencher sur l’autre chantier que constituent les éliminatoires de la Can 2019.

C. F. KEITA

En match comptant pour la 6e et dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde, Russie 2018, les Lions ont battu, hier, les Bafana Bafana (2-1) au stade Léopold Sédar Senghor.

Mi-temps : 0-0. Buts : Opa Nguette (54e) et Serigne M. Kara Mbodj (90+3) pour le Sénégal ; Perey Muzi Tau (64e) est l’auteur du but sud-africain. Avertissements : Clayton Michael Daniels (63e) d’Afrique du Sud. Arbitres : Bamlaku Tessema Weyesa (Ethiopie), assisté par Kabene Olivier Safari (Rd Congo) et Yaya Issa (Tchad).

Sénégal : Amigo Alfred Gomis, Moussa Wagué, Cheikhou Kouyaté (cap), Serigne Kara Mbodj, Youssouf Sabaly, Alfred J. M Ndiaye (El H Assane Dioussé, 86e), Idrissa Gana Guèye, Pape Alioune Ndiaye (Cheikh T Ndoye, 80e), Mbaye Hamady Niang (Saliou Ciss, 72e), Moussa Sow, Opa Nguette. Coach : Aliou Cissé

Afrique du Sud : Itumeleng Isaack Khune (cap), Clayton Michael Daniels, Thansanga Innocent Mkhiz, Kigan Lazenza Dally, Bongani Zunga, Themba Zwane (Andilearnest Jali, 70e), Sandile S Fisolhlanti, Perey Muzy Tau, Sibusiso Vilakazi (Lebezang Manyana, 83e), Morgan Leoncad Gould, Wayne Sandiloods.
Coach : Stuart Baxter

D’entrée, les Lions ont pris le jeu à leur compte. Malgré une équipe largement remaniée, compte tenu du contexte (le Sénégal étant déjà qualifié), les hommes d’Aliou Cissé ont acculé leurs hôtes dès le coup d’envoi de l’arbitre éthiopien. Une domination stérile des Lions qui n’arrivaient pas à inquiéter la défense sud-africaine. En effet, malgré une bonne maîtrise collective, les Lions ne parvinrent pas à prendre à défaut le bloc défensif des Bafana Bafana.

Et malgré les accélérations de Mbaye Niang et notamment Opa Ndiaye qui, par moment, versait dans le spectacle, les visiteurs n’ont pas cédé. Mieux, ils ont laissé passer l’orage, après le quart d’heure de jeu. Leur première véritable offensive se situe à la 19e minute, mais le corner qui s’en est suivi n’a pu inquiéter la défense sénégalaise. En fait, à partir de la 20e, le jeu s’est stabilisé, mais les meilleures occasions sont notées du côté des Bafana Bafana.

Alfred Gomis a dû intervenir pour sauver les Lions (36e) sur l’une des meilleures occasions des visiteurs qui accentuaient leur emprise sur le match. En vain, puisque la pause interviendra sur un score vierge.

De retour des vestiaires, les Lions repartent à l’assaut des buts adverses. Leur option sera récompensée suite à une contre-offensive, conclue par Opa Nguette (54e). Servi par Moussa Sow à l’entrée de la surface de réparation adverse, l’attaquant de Metz réussit un lob parfait dans les buts désertés par le gardien de but sud-africain.

La joie des Sénégalais fera long feu, puisque dix minutes plus tard Perey Muzy Tau rétablit l’équilibre (64e) sur une des nombreuses offensives des visiteurs. Cinq minutes auparavant, son partenaire Themba Zwanze avait l’occasion d’aggraver le score mais a raté un pénalty occasionné par Youssouf Sabaly. Alors que le très nombreux public qui avait pris d’assaut les gradins du stade Léopold Sédar Senghor s’attendait au partage des points entre les deux équipes, Kara Mbodj s’imposa dans les airs sur le dernier corner exécuté par Moussa Wagué, pour arracher les trois points du succès.

Son coup de tête victorieux fut salué par un stade en délire.
Les Lions renforcent ainsi une qualification déjà acquise avant le coup d’envoi de ce match aux allures de match de gala.

Ansoumana SAMBOU

En match comptant pour la finale du tournoi de Guédiawaye Football club, disputé dimanche au stade Amadou Barry, la Jeanne d’Arc de Dakar a battu l’As Douanes sur le score de  2 buts à zéro. Mi-temps : (1-0).

Buts : Pape Ousseynou Loum (63ième mn) et Madior Tall (93ième mn).

Avertissements : Ibrahima Sagna (27ième mn) de la Jeanne d’Arc. Expulsion : Khalifa A S Mbengue (86ième mn) de l’As Douanes. Rencontre supervisée par Mamadou Guèye assisté par Mamadou Ndiaye et de Cheikh A B Sam, tous de la Cra de Dakar.

As Douanes : Pape Diatta Ndiaye (G), Pape Assane Ndoye (Mamadou Diagne 64ième mn), Adama Tamba, Khalifa A S Mbengue, Alioune Mané, Samba Samaké, Ibrahima Sagna, Lamine Carvalho (Serigne S Guèye 54ième mn), Serigne Ndoye (Babacar M Niang 54ième mn), Sounkar Tamba, Modou Ndiaye (Moustapha Nam 54ième mn), Entraîneur : Joseph Senghor.

JA. : Souhaïbou Thiam (G), Léon Ndong, Abdoulahad Diouf, Moussa Fall, Pape Ibrahima Sène, Junior Désiré, Pathé Diouf, Bacary Sané (Ibnou Kane 48ième mn), Aliou Gomis, Madior Tall, Pape Ousseynou Loum. Entraîneur : Abdoulaye Ndiaye

La Jeanne d’Arc de Dakar, un club de la Nationale 1, a remporté de la plus belle des manières la 6ème édition du tournoi international du Gfc aux dépens de l’As Douanes qu’elle a battue sur le score de 2 buts à zéro.

Créant ainsi, une belle surprise après avoir fait figure de petit poucet dans ce tournoi où la Vieille Dame a dû en découdre avec des équipes de la première division.
Pourtant, les gabelous n’ont pas été mauvais sur le plan du jeu tout comme les Bleu-blancs. Ce qui a donné bien du rythme à la partie, notamment en première période où les deux équipes ont livré un spectacle séduisant. C’est l’As Douanes qui, pourtant, avait pris un léger ascendant sur la Jeanne d’Arc de Dakar en lui collant une constante pression. Contre toute attente, c’est à la faveur d’une contre offensive que la Vieille Dame réussit à doucher l’ardeur des Douaniers.

De loin, Pape Ousseynou Loum profite d’une sortie hasardeuse de Pape Diatta Ndiaye pour placer un lob victorieux qui se loge dans la lucarne. Malgré leur légère domination sur le petit poucet, les Douaniers peinent à faire preuve de réalisme devant les buts. C’est durant le temps additionnel que le même scénario que lors du premier but s’est reproduit. La Jeanne d’Arc s’offre un assaut qui devient fatal à l’adversaire. C’est Madior Tall, meilleur buteur du tournoi, qui trompe le portier sorti à sa rencontre. La petite finale a opposé l’Olympique de Ngor au Gfc. Les Crabes ont finalement battu les Ngorois sur le score de 3 buts à zéro.

Abdou DIOP

 

Suite à leur qualification à la Coupe du monde de football, Russie 2018, le président Macky Sall a reçu, hier, l’équipe nationale de football. En plus de leur octroyer une prime spéciale de 20 millions de Fcfa, il a demandé aux « Lions » de faire mieux qu’en 2002, c’est-à-dire aller au-delà des quarts de finale.

« Avec une telle équipe au ministère des Sports, de la fédération, une telle équipe nationale et un tel encadrement technique, il est permis d’espérer ». Ces mots prononcés par le président de la République Macky Sall, lors de l’audience qu’il a accordé à l’équipe nationale de football, montrent à suffisance sa confiance suite à la performance  des « Lions ». Victorieuse face à l’Afrique du Sud (2-0), dans l’avant dernier match comptant pour les qualifications à la Coupe du monde de football, Russie 2018, l’équipe nationale a ainsi validé son ticket, avant même la fin de la phase qualificative.

Ainsi, le président Macky Sall a tenu à les voir pour, dit-il,  les féliciter, les encourager et leur  souhaiter pleins succès pour les échéances à venir. « J’aurais voulu le faire de vive voix en vous retrouvant dans votre milieu naturel, qui est le terrain de football, parce que seule la vérité du terrain compte », affirme le chef de l’État. Il a aussi tenu à réaffirmer le soutien de l’État du Sénégal pour la préparation et la participation des « Lions » au Mondial 2018.

« L’État sera à vos côtés et je serais votre premier supporter. Je ferais tout pour que votre préparation se passe dans de meilleures conditions. Vous devez au moins dépasser la performance de 2002 et aller au moins en demi-finale », ajoute le président Macky Sall.   

20 millions de prime pour chaque joueur.
Les « Lions », par la voix de Moussa Sow, le doyen de l’équipe par l’âge, a aussi tenu à remercier le président Macky Sall.
Et comme il est de coutume dans ce genre de rencontre, Moussa Sow a aussi fait part de quelques doléances de ses coéquipiers qui tournent autour de l’octroi de passeports diplomatiques, de terrains et d’un nouveau bus pour la fédération de football.

Le président Macky Sall, dans son souci d’accompagnement de l’équipe nationale de football, a décidé de lui donner une prime spéciale de 20 millions par personne, l’équipe et l’encadrement compris. « Ce qui devra permettre d’aborder la phase de préparation avec un esprit libre en sachant que vous serez accompagnés. Cela vous permettra de vous concentrer sur les objectifs », poursuit-il. Et comme objectif pour cette deuxième participation du Sénégal à une phase finale de Coupe du monde, le président Macky Sall veut que l’équipe fasse mieux qu’en 2002, c’est-à-dire aller au-delà des quarts de finale. « Votre objectif ne sera pas seulement de participer, mais d’aller le plus loin possible. Pourquoi pas aller jusqu’en finale de la Coupe du monde ?  », s’est demandé le président Macky Sall.

O. NDIAYE

 

Cela sera sans eux. Sans Buffon qui ne deviendra pas le premier joueur à disputer six Coupes du monde, sans les guerriers Chiellini et Barzagli, sans les promesses Insigne, Belotti ou Verratti.
L'Italie n'a pas réussi à battre la Suède lundi en barrage retour à Milan (0-0) et elle ne jouera pas le Mondial l'été prochain en Russie, du jamais vu depuis 1958 en... Suède.

Le ticket revient donc à la Suède qui, sans Ibrahimovic et en ayant fait extrêmement peu en 180 minutes, retrouve la Coupe du monde pour la première fois depuis 2006 à la faveur de sa victoire 1-0 de l'aller. L'Italie toute entière ou presque va donc découvrir l'année prochaine à quoi ressemble une Coupe du monde sans "sa" Squadra Azzurra". Ca n'est arrivé que deux fois, en 1930 et en 1958, autant dire que le souvenir est assez flou. Mais il n'y a pas que dans la Péninsule que cette élimination va faire un vide. Car l'Italie est un géant de la compétition, avec quatre titres, deux finales et deux places dans le Top 4.

…Gianluigi Buffon confirme qu'il met un terme à sa carrière internationale
Le gardien de l'équipe d'Italie Gianluigi Buffon a confirmé lundi qu'il mettait un terme à sa carrière internationale, après l'élimination de la "Nazionale" de la course à la Coupe du monde 2018 par la Suède.

Le légendaire gardien italien, 39 ans, avait déjà laissé entendre qu'il mettrait un terme à sa carrière en sélection à l'issue de la Coupe du monde, mais comme l'Italie a été éliminée et n'ira pas en Russie, Buffon a disputé son dernier match sous le maillot de l'Italie lundi.

AFP

 

Sortir par la grande porte, c’est l’ambition des Bafana Bafana. Déjà largués dans la course au ticket qualificatif à la Coupe du monde du groupe D, depuis vendredi dernier (défaite : 0-2 au profit des Lions), les Sud-Africains veulent sauver l’honneur ce soir à Dakar. C’est, en tout cas, la ferme ambition de Stuart Baxter, le coach des Bafana Bafana.

« Nous voulons gagner ce match, parce qu’il est très important. Même si nous sommes déjà éliminés, mais c’est important de le remporter pour l’honneur. C’est une question de fierté pour nous », avertit le sélectionneur sud-africain qui refuse, ainsi, de baisser les bras, malgré le manque d’enjeu de ce dernier duel. En fait, partant des enseignements du match aller, Stuart Baxter ose croire que son équipe est capable de faire mieux à Dakar.

D’après lui, les Lions ont été plus réalistes que ses joueurs lors du match aller, à Polokwane. « Chez nous, les Sénégalais n’ont eu que deux occasions, ils les ont concrétisées… », se défend le technicien sud-africain qui soutient avoir retenu les enseignements de sa défaite à domicile, la semaine dernière. « C’est particulièrement en défense où on a connu quelques flottements qui nous ont été fatals.

Mais, on va tout corriger », rassure le coach des Bafana Bafana qui a décrété, hier, un huis clos pour mieux préparer son plan d’attaque. Lanterne rouge du groupe D et définitivement larguée dans ces éliminatoires du Mondial Russie 2018, l’Afrique du Sud voudrait sortir par la grande porte. Pari difficile à tenir face à des Lions qui voudraient offrir un cadeau à leurs supporters, ce soir sur la pelouse du stade Léopold Senghor.

A. SAMBOU

 

En dépit de sa qualification à la Coupe du monde Russie 2018, le Sénégal vise une victoire contre l’Afrique du Sud cet après-midi au stade Léopold Sédar Senghor, en match comptant pour la dernière journée des Eliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018. Selon l’entraineur, l’équipe devra gagner ce match afin que la fête soit beaucoup plus belle. D’autant qu’une victoire pourrait permettre au Sénégal d’occuper la première place en Afrique au classement Fifa. Dans cet entretien accordé en marge de la séance d’entrainement, Aliou Cissé est revenu, entre autres points abordés, sur l’enjeu de la rencontre, le retour de Sadio Mané à Liverpool, son sentiment suite à la qualification au Mondial, le fond de jeu de l’équipe.

Enjeu du match de cet après-midi
« C’est un match à prendre au sérieux parce que si on veut que la fête soit belle, il faut qu’on arrive à faire un bon match. Si on arrive à gagner, la fête serait encore beaucoup plus belle. Et vous savez que sur le plan international, il ne faut pas lever le pied. Comme je le dis toujours, dans le football, l’équilibre est très fragile. On a toujours un challenge, on a toujours quelque chose à gagner, on a toujours quelque chose à améliorer. Ce match n’est pas un gala. Oui, nous invitons nos supporters à venir nombreux, et sur le terrain, c’est à nous de faire en sorte que la fête soit plus belle. Nous avons la certitude aussi que si on gagne ce match, le Sénégal pourrait se retrouver numéro un en Afrique au classement Fifa. Et cela est important. Nous sommes compétiteurs et c’est ce genre de challenges qui nous intéressent. On a des objectifs et c’est se qualifier à une Coupe du monde mais aussi trôner sur le toit de l’Afrique.
 
Absences de Sadio Mané et Dia Baldé Keita
« A la fin du match, Sadio a encore senti une douleur derrière la cuisse. J’aurais aimé qu’il soit là mais c’est intelligent aussi de le préserver, le laisser partir avec son club pour continuer sa rééducation. C’est un garçon qui a fait énormément d’efforts pour jouer le match contre l’Afrique du Sud à Polokwane. Dans le souci d’avoir de bonnes relations avec les clubs, c’est important qu’on arrive à avoir un consensus. Diao Baldé Keita a également ressenti une douleur au genou et il est incertain. Et c’est pourquoi il n’a pris part aux entrainements dans la mesure où il était aux soins. Pour ce match de Dakar, ce sera un peu compliqué pour lui et il pourrait être préservé ».
 
Qualification à la Coupe du monde
« C’est une fierté. Cette qualification, je la dédie aux entraineurs locaux, à mes collègues qui sont là, qui travaillent tout le temps. Aujourd’hui, j’ai reçu des coups de fil d’un peu partout, dans le continent. Les gens nous encouragent et nous disent à quel point ils sont fiers de ce que nous sommes en train de faire. Nous avons de très bons techniciens, nous sommes capables de mettre en place des stratégies. Aujourd’hui, à travers moi, c’est l’expertise locale qui grandit. C’est une manière de montrer aussi qu’on peut être Africain et emmener son pays, à travers le football, le plus loin possible. C’est également une fierté pour tous les techniciens africains ».
 
Préparation de la Coupe du monde
« La Coupe du monde, c’est encore loin. Comme je l’ai dit, se qualifier à une Coupe du monde, c’est extraordinaire, c’est magnifique. Maintenant, nous sommes conscients aussi qu’il va falloir bien se préparer pour aller là-bas et y faire bonne figure.
Et cela se prépare dès aujourd’hui. Il faut toujours être en anticipation. On a toujours anticipé depuis que je suis en équipe nationale. Il faut souligner qu’avant la Coupe du monde, on a, au mois de mars, les éliminatoires de la Can avec le match contre Madagascar. L’équipe a des échéances importantes ; maintenant il faut y aller avec beaucoup de sérénité, d’organisation, d’anticipation ».
 
Renforcement du groupe
« J’ai la chance d’avoir un bon groupe mais on peut toujours s’améliorer. Il y a un débat un peu sur le fond de jeu, sur la façon dont le Sénégal joue, mais quand vous allez en France aussi, c’est la même chose.
 
Il y a toujours ce problème de fond de jeu dans les équipes nationales ; mais je parlerais plutôt d’un problème de niveau de jeu, d’être capable à un moment donné de jouer à un rythme élevé de la 1ère à la 95e mn. C’est ce qu’on a parfois du mal à faire et c’est ce que nos garçons doivent être capables de faire. En revanche, sur nos matchs, nous avons parfois des séquences très intéressantes, des séquences de très haut niveau où il y a du rythme, de la justesse technique individuellement et collectivement.
 
J’aimerais que le groupe puisse être en mesure d’élever le niveau de jeu pendant longtemps dans le match et pas seulement pendant 20 ou 30 mn. C’est ce qui fera qu’on va passer d’une bonne équipe à une très grande équipe. Le groupe est toujours ouvert, mais qualitativement et quantitativement, on a un bon groupe. Maintenant, il y a une concurrence qui va s’installer et à l’intérieur du groupe, on a la possibilité de s’améliorer. On a des joueurs polyvalents, capables de jouer dans plusieurs systèmes de jeu. C’est vrai que si on a la possibilité de faire appel à des garçons talentueux, on ne va pas se gêner ».
 
Absence de Mame Birame Diouf
« Mame Birame Diouf, c’est un garçon que j’apprécie beaucoup. On a cheminé, on a voyagé un peu partout en Afrique. Je suis ses performances à Stoke City. J’espère, en tout cas, que dans l’avenir, il reprendra la place qu’il mérite à savoir être un attaquant de pointe et être capable de marquer des buts, être capable de peser sur les défenses. C’est un garçon qui a un bon état d’esprit et j’espère qu’il reviendra en équipe nationale. Comme je l’ai dit, la porte de l’équipe nationale n’est fermée à aucun joueur. Ce n’est pas parce qu’on est qualifié en Coupe du monde qu’on va prendre un cadenas et fermer l’équipe ».
 
Sadio Mané ne sera pas de la partie

L’équipe nationale du Sénégal jouera son dernier match des Eliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018 cet après-midi au stade Léopold Sédar Senghor, sans Sadio Mané et Diao Baldé Keita.  Ces deux éléments essentiels du dispositif d’Aliou Cissé ont été les grands absents lors de l’entrainement de l’équipe, hier, au stade Léopold Sédar Senghor. L’attaquant des Reds qui a, à nouveau, ressenti une douleur à la cuisse, après le match contre les Bafana Bafana à Polokwane, vendredi dernier, est retourné à Liverpool pour poursuivre sa rééducation, nous assure le coach Cissé. D’ailleurs, explique ce dernier, même si Sadio était resté, il ne pourrait pas jouer ; la faute à un deuxième carton jaune reçu en Afrique du Sud, synonyme de suspension. Quant au sociétaire de l’As Monaco, il a une douleur au genou et a été ménagé. L’entrainement s’est déroulé dans une ambiance décontractée en présence d’une foule assez importante de jeunes supporters.

Le gardien Khadim Ndiaye, auteur d’une belle performance à Polokwane, a été l’attraction ; de même que l’attaquant Mbaye Niang qui a eu droit à quelques applaudissements. L’entraineur Aliou Cissé a aussi été félicité par le public, très content de la qualification de son équipe. Pour le match de cette dernière journée des Eliminatoires, le Sénégal compte terminer en beauté, afin que « la fête soit beaucoup plus belle », martèle l’entraineur.

Recueillis par Diégane SARR

 

Après leur qualification décrochée ce vendredi en Afrique du Sud, les Lions du Sénégal ont été accueillis triomphalement, ce samedi, à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar.
Même s’il n’y avait pas une mobilisation monstre sur les artères menant à l’aéroport, les devantures de l’aérogare Arrivée étaient envahies par les inconditionnels des Lions.

L’atterrissage des héros de Polokwane sur le tarmac de l’aéroport international Léopold Sédar  Senghor était prévu à 16 heures 30 minutes ce samedi. Cependant, avant 16 heures, les grilles de protection bordant le couloir qui mène à l’aérogare Arrivée de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor sont prises d’assaut par les inconditionnels de Sadio Mané et compagnie. Les premiers arrivés sur les lieux s’agrippent à ces grilles pour être sûrs de pouvoir voir, parler et même peut-être toucher ceux qui ont réussi la prouesse de qualifier le Sénégal pour sa deuxième coupe du monde, 15 après l’épopée de Corée-Japon 2002. Pour approcher cependant la sortie de l’aérogare, il faut avoir le feu vert des autorités aéroportuaires comme les journalistes et autres sportifs qui sont obligés d’attendre dehors. Le 12ème Gaïndé est là pour égayer l’ambiance par des chants en l’honneur des Lions et de riches chorégraphies. Un peu avant 16 heures 30 minutes, le ministre des Sports Matar Bâ, accompagné de quelques officiels, arrive sur les lieux. Il est aussi accueilli en fanfare par les supporters du 12ème Gaïndé dont la majorité est habillé de grands boubous aux 3 couleurs nationales. Ces derniers, à l’aide de haut-parleurs, se font bien entendre et entonnent des chansons pour souhaiter la bienvenue au ministre des Sports qui « a porté bonheur à l’équipe nationale ». Les rumeurs sur le retard du vol des Lions se rependent dans la foule. D’aucuns parlent maintenant d’une arrivée à 17 heures 30 minutes, d’autres évoquent 18 heures 30.

Mais personne ne se décourage et tous ont décidé d’attendre les joueurs d’Aliou Cissé pour leur témoigner la reconnaissance du peuple. Le Comité des supporter «Allez Casa» a fait aussi le déplacement. Tous habillés en vert, les supporters du club fanion de la ville de naissance de l’entraineur du Sénégal ne sont pas aussi en reste dans l’accueil et n’ont jamais arrêté de chanter et de danser. Avec les rythmes propres à la Casamance, les supporters «Allez Casa» louent le mérite d’Aliou Cissé pour qui ils ont composé une chanson spéciale.
 
60 000 supporters et 60 000 drapelets pour la grande fête de mardi à LSS
Finalement, on annonce l’arrivée de l’équipe nationale à 17 heures 30 minutes. Les forces de l’ordre ont du mal à improviser un couloir de sécurité pour permettre aux Lions de marcher tranquillement jusqu’à leur bus positionné à quelques mètres de l’aérogare.

Dès la vue de certains officiels, c’est le déchainement total des supporters. Les inconditionnels se bousculent pour avoir la meilleure vue. Les premiers joueurs finissent par sortir, provoquant ainsi l’hystérie. Les forces de l’ordre semblent dépassées et ne font plus la distinction entre journalistes et supporters. Ils utilisent leurs coudes et toutes leurs forces pour frayer un passage aux joueurs dans le plus grand désordre. Les supporters hurlent de toutes leurs forces aussi et acclament les joueurs dont certains pour des raisons de sécurité sont vite invités à monter à bord du bus. L’entraineur du Sénégal, Aliou Cissé, lui, a été entouré par les supporters de «Allez Casa» qui l’ont retenu un moment pour chanter et danser à son honneur. Après l’accueil, le président du 12ème Gaïndé, Issa Laye Diop, a indiqué que la fête et la grande communion avec l’équipe nationale aura lieu ce mardi, au Stade Léopold Sédar Senghor. Son objectif est de mobiliser 60 000 supporters et 60 000 drapelets pour venir fêter, tous habillés en blanc, cette qualification historique.

RÉACTIONS

Moussa konaté, attaquant« Très content de l’accueil des supporters »
Même s’ils n’ont pas eu le temps de parler correctement à la presse entre les bousculades et les cris des supporters, certains joueurs ont placé quelques mots pour dire leur joie d’avoir décroché une qualification au mondial. « On est très content de l’accueil des supporters. On a tout fait pour décrocher la qualification. On va fêter ça mardi avec nos supporters et après on verra pour la suite ; on est très content », a confié Moussa Konaté.

Khadim Ndiaye, gardien : « Cette qualification, c’est pour les Sénégalais qui le méritent »
« Le chemin a été long, c’était difficile. Malgré le fait que certains croyaient qu’on ne pouvait pas décrocher une qualification à la coupe du monde, on a réussi à le faire.
On est très content et cette qualification, c’est pour faire plaisir aux Sénégalais qui le méritent. Pour la suite, en tant que joueur, ce n’est pas à moi de rectifier, ce n’est pas mon domaine, je n’ai rien vu d’anormal. Mais on va essayer de voir ce qui manque pour qu’on prépare bien la coupe ; pas seulement pour participer mais pour jouer cette coupe du monde dignement.
On va se battre là-bas pour élever le drapeau du Sénégal le plus haut possible ».
 
Chiekhou kouyaté, capitaine des lions : « Après 15 ans d’attente, on ressent de la fierté et de l’honneur »
« On est vraiment content d’avoir eu notre qualification. En voyant la population très fière et mobilisée on se dit que nos efforts en valaient la peine et qu’ils n’ont pas été vains. Après 15 ans d’attente, on ressent simplement de la fierté et de l’honneur. C’est un plaisir de retrouver le Mondial et on remercie le Tout-Puissant et le peuple sénégalais. On espère le meilleur pour le futur, pour l’équipe et pour les Sénégalais ».
 
Ablaye sow, vice-président fédération sénégalaise de football : « C’est un sentiment de fierté d’avoir accompli un devoir »
« C’est un sentiment de fierté d’avoir accompli un devoir. Il reste d’autres devoirs et il va falloir continuer à les accomplir. Cette mobilisation et le sentiment des Sénégalais doivent nous pousser davantage au travail. Il faut remercier le ministre des Sports, le chef de l’Etat pour les efforts qui ont été faits pour mettre l’équipe dans de très bonnes dispositions. Pour la préparation du Mondial, nous allons réfléchir avec le comité mixte sous la direction du ministre des Sports et nous allons y travailler ».
 
Par Oumar Kandé

 

 

 

 

 

 

Vingt-huit nations sont d’ores et déjà assurées de disputer la Coupe du monde 2018 en Russie, du 14 juin au 15 juillet. Il reste 4 billets à prendre. Le point.
. Les 28 qualifiés:
Pays-hôte, qualifié d’office (1): Russie
AFRIQUE (5) : Nigeria, Egypte, Sénégal, Maroc, Tunisie
AMERIQUE DU SUD (4) : Brésil, Uruguay, Argentine, Colombie
ASIE (4): Iran, Japon, Corée du Sud, Arabie Saoudite
AMERIQUE DU NORD,
CENTRALE ET CARAIBES (3) : Mexique, Costa Rica, Panama
EUROPE (10) : Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, Pologne, Islande, Serbie, France, Portugal, Suisse, Croatie
. Les cinq dernières places à prendre dans les jours qui viennent:

- Aux 3 vainqueurs des derniers barrages européens : Suède - Italie, Danemark - République d’Irlande.
- Aux 2 vainqueurs des barrages intercontinentaux : Pérou - Nouvelle-Zélande et Australie - Honduras.

AFP :

 

Bien finir le travail à la maison, c’est le mot d’ordre dans la Tanière. C’est la promesse de Cheikh Kouyaté, aux nombreux supporters qui prendront d’assaut les gradins du stade Léopold Sédar Senghor, demain en début de soirée.

Malgré la qualification déjà acquise avant terme, les Lions n’entendent pas verser dans la facilité demain à domicile contre les Bafana Bafana. En tout cas, au nom du groupe, le capitaine Cheikhou Kouyaté affirme que ce match ne sera pas une rencontre de gala.

Loin de là ! « Pour nous, ce n’est pas un match de gala », martèle le capitaine des Lions qui promet de bien finir le travail à domicile. Le milieu de terrain des Lions qui a joué au dépanneur en défense dans l’axe à Polokwane, vendredi dernier, pour pallier l’absence de Kara Mbodj suspendu, rassure que les Lions vont « essayer de bien finir le travail à la maison ».
Et pour bien finir le boulot, il ne vise rien d’autre que les « 3 points, parce que c’est important pour nous ».

Dans ces conditions, il promet qu’ils vont « aborder ce match pour le gagner devant une très bonne équipe d’Afrique du Sud. « Elle l’a déjà prouvée là-bas chez elle. Mais on va essayer de remporter le match pour nos supporters ». Kalidou Coulibaly, son complice de fortune dans l’axe, vendredi dernier en Afrique du Sud, abonde dans le même sens. Le défenseur de Naples promet une belle fête aux supporters.

« On veut que la fête soit belle. On fera tout pour gagner ce match, mais ce ne sera pas facile parce qu’ils (les Sud-Africains) n’ont plus rien à perdre, ni à gagner », rappelle Kalidou Koulibaly qui n’entend pas sous-estimer l’adversaire, bien que déjà éliminé.

Et à l’image de son capitaine, Koulibaly ne vise que la victoire pour boucler en beauté.
Et même si, « ce ne sera pas un match facile, mais on fera tout pour le remporter chez nous. On veut gagner ce match pour faire plaisir au peuple », promet le défenseur des Lions, qui était ménagé lors de la séance d’hier, comme tous les autres joueurs qui ont disputé le match de vendredi. Sadio Mané était resté à l’hôtel. En fait, la séance d’hier n’a concerné que le banc et les remplaçants de Polokwane.

Et pour confirmer que les Lions n’aborderont pas ce match sans enjeu particulier, comme un match de gala, le sélectionneur national, Aliou Cissé, a particulièrement travaillé devant les buts, hier avec le reste du groupe.

Pour la seconde séance, ce matin (10 h), tous les joueurs seront probablement sur la pelouse du stade Léopold Sédar Senghor, pour les derniers réglages.

Ansoumana SAMBOU

 

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