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Lutte (181)

Défait lors de ses deux dernières sorties, Balla Gaye 2 compte se relancer à l’occasion de son combat contre Gris Bordeaux prévu en janvier 2018.  Un pari qui s’annonce difficile face au « troisième tigre » de Fass condamné, comme lui, à un retour gagnant. Alors qu’une victoire lui permettra de retrouver le sourire et de rassurer des supporters en plein doute, une nouvelle défaite porterait un nouveau coup rude à ses ambitions de retrouver le fauteuil.

S’il y a un lutteur qui n’a pas droit à l’erreur pour la saison de lutte 2017-2018, c’est bien Balla Gaye 2. Depuis la perte brusque de sa couronne en 2014, au profit de Serigne Ousmane Dia dit Bombardier, le fils de Double Less traverse une mauvaise passe. Outre une deuxième défaite d’affilée concédée en 2015 lors de son face-à-face contre sa bête noire, Eumeu Sène, l’ancien roi des arènes a connu deux années blanches consécutives. Son retour dans l’arène annoncé initialement en 2015-2016 devrait finalement avoir lieu à l’occasion de la prochaine saison. Le promoteur de lutte Luc Nicolaï compte organiser son combat contre Gris Bordeaux, en janvier 2018.

Une sortie que le grand frère de Sa Thiès devra impérativement gagner pour renouer avec le succès mais aussi rassurer des supporters qui commencent à perdre le moral. Après ce passage à vide de 3 ans, l’ancien roi des arènes se sait attendu. A-t-il mis à profit son absence de l’arène pour bien préparer son retour qu’il veut fulgurant ? A-t-il fini de digérer ses deux derniers revers qui lui avaient porté un coup psychologique ? Autant de questions dont les réponses détermineront l’issue de sa prochaine sortie contre le « troisième tigre » de Fass. Il faut dire qu’une victoire aux dépens du poulain de Moustapha Guèye lui permettra de retrouver sa place de choix dans le cercle restreint des « Vip » mais aussi le positionnera dans son opération reconquête du trône. En avril 2012, le poulain de Balla Gaye 1 avait mis fin à l’ère de l’inamovible roi des arènes en lui infligeant sa première défaite après 15 longues années d’invincibilité. Un retentissant succès qui lui avait permis de conquérir le trône, réalisant ainsi un vieux rêve. Sauf que contrairement à son prédécesseur qui avait régné pendant longtemps, il n’a pas su rester longtemps sur le trône, perdant en 2014 contre Bombardier puis en 2015 face à Eumeu Sène. Deux revers qui ont fini par ternir son palmarès et mettre à mal sa carrière.

Si une victoire lors de son prochain face-à-face lui permettra de se refaire une santé, une nouvelle défaite compromettra davantage ses ambitions de retrouver rapidement son fauteuil.
Toujours est-il que son pari de renouer avec la gagne face à un lutteur décidé lui aussi à se relancer dans la course ne sera pas chose aisée. Dominé par Modou Lô en fin 2016, Gris Bordeaux n’a pas dit son dernier mot dans sa longue course vers la conquête du trône. Comme Balla Gaye 2, il entend remporter sa prochaine sortie. Un choc d’ambitions en perspective !

Diégane SARR

Après une défaite suivie d’une année blanche, Gris Bordeaux, le « troisième tigre de Fass », fera face à Balla Gaye 2 à l’occasion de la saison de lutte 2017-2018. Un retour que le chef de file de l’écurie Fass devra, à tout prix, gagner pour renouer avec le succès et se relancer dans la course vers le trône. Mais face à un adversaire réputé provocateur devant l’Eternel, il devra être solide psychologiquement et faire preuve de savoir-faire pour espérer tirer son épingle du jeu.

Défait en fin 2016 par Modou Lô, Gris Bordeaux a l’obligation de réussir son retour dans l’arène prévu durant la saison 2017-2018 qui sera ouverte en octobre prochain. Un come-back qui le mettra aux prises avec Balla Gaye 2, l’ancien roi des arènes, lui aussi condamné à un retour gagnant après deux défaites d’affilée suivies de deux années blanches consécutives. Autant dire que le pari s’annonce périlleux pour le chef de file de l’écurie Fass qui n’a pas renoncé à son ambition de conquérir le trône, en dépit de ses performances en dents de scie mais surtout de sa dernière sortie désastreuse contre le Rock des Parcelles assainies.

Face à un adversaire réputé grand provocateur devant l’Eternel et déterminé lui aussi à se refaire une santé après un long passage à vide, l’enfant de Thicky devra être solide psychologiquement, faire preuve de beaucoup d’abnégation et de savoir-faire pour tirer son épingle du jeu. Il n’est jamais facile de croiser le fer avec Balla Gaye 2, qui a toujours cette capacité à faire sortir son adversaire des gonds et à le déstabiliser psychologiquement, bien avant même la confrontation finale. Balla Bèye 2 dit Baboye, Mohamed Ndao alias Tyson et Modou Lô ne diront pas le contraire, pour avoir été dominés largement sur le plan de la bataille psychologique, puis battus à plate couture par le Lion de Guédiawaye. Même le grand Yékini qui inspirait crainte et révérence à ses adversaires avait fini par céder aux provocations dévastatrices du fils de Double Less. La suite lui a été fatale. Après 15 ans de règne, Yékini concédait sa première défaite dans l’arène, perdant en même temps sa couronne. Gris Bordeaux sait donc ce qui l’attend. Il devra être très fort psychologiquement pour espérer avoir le dernier mot devant son adversaire de Guédiawaye qui ne lui donnera aucun répit. Si une victoire lui permettrait de relancer sa carrière en pointillée et de ramener l’espoir dans la maison Fass, une défaite porterait un coup dur à ses ambitions de revenir au-devant de l’arène mais surtout de conquérir un trône qui semble lui fuir.

En 2009, « le troisième tigre de Fass » était pourtant à deux doigts de monter sur le toit de la lutte, à l’occasion de son face-à-face avec le roi des arènes d’alors Yékini. Malheureusement, il ne réussit pas à saisir cette chance unique pour avoir été finalement battu par le leader de l’écurie Ndakaru. Depuis, Gris Bordeaux n’a plus eu l’occasion d’en découdre avec un roi des arènes en activité, en raison d’un parcours mitigé (3 défaites contre deux victoires) qui l’éloigne de plus en plus de la couronne.

Diégane SARR

Temple de la lutte sans frappe, l’arène Adrien Senghor devrait bientôt passer de 3 000 à 4 000 places. Selon le président de l’Association qui porte le nom de ce site sportif, Ngor Sémou Diouf des travaux sont en cours pour augmenter un peu sa capacité d’accueil. Il ajoute qu’une somme de 500.000 FCfa a été dégagée pour les besoins des travaux de réfection. Ce montant provient, d’après Ngor Sémou Diouf, des cotisations des membres de l’association de l’arène Adrien Senghor et de l’argent généré par sa location pour des galas de lutte. Sous un autre rapport, il s’est dit très satisfait de la saison de lutte écoulée. « Nous n’avons pas noté d’incidents, ni de combines, encore moins de violence », a-t-il fait savoir ; tout en déplorant des problèmes d’arbitrage.

Le président de l’arène Adrien Senghor a également déploré la façon dont les lutteurs nouent leurs "nguimb". « Dans le passé, on respectait le lutteur de par sa manière de nouer un nguimb. Il faut deux mètres de tissu pour avoir un bon nguimb. Aujourd’hui, les lutteurs utilisent seulement un mètre de tissu. Ce n’est pas respectueux envers les amateurs. Cette saison, un lutteur a vu son « nguimb » dénoué en plein combat. Toutes ses parties intimes étaient exposées devant le public », a-t-il expliqué. A en croire Ngor Sémou Diouf, ces genres de faits sont à bannir dans la lutte sans frappe. L’arène Adrien Senghor est avec le stadium Iba Mar Diop et le terrain Gaalgui, le site qui accueille régulièrement les tournois de lutte sans frappe.

D. SARR

L’auditorium de l’ambassade du Japon à Dakar a abrité, ce mercredi, une cérémonie de réception de dons du Japon aux lutteurs pensionnaires du Centre national d’éducation populaire et sportive (Cneps) de Thiès. Un matériel composé de 69 maillots, de 27 paires de chaussures de lutte et de 6 paires de chaussures de jogging acquis sur initiative d’un volontaire de la Jica pour équiper les jeunes apprenants de l’Institution sportive.

Après le judo, le karaté et le kendo, dernièrement, c’était au tour de la lutte de recevoir hier, un lot de matériels du Japon. C’était à l’occasion d’une cérémonie de remise présidée par le chargé des Affaires culturelles de l’ambassade du Japon, Daiki Tsuboi, et qui a été rendu possible grâce à l’initiative d’un volontaire nippon et enseignant de Lutte au Cneps de Thiès.
Un spécialiste qui a bien voulu faire bénéficier à ses élèves des conditions meilleures pour leur apprentissage.


« Conscient qu’il faut augmenter le nombre de jeunes lutteurs pour développer et promouvoir la pratique, Monsieur Uozumi a commencé à enseigner les techniques de lutte aux plus jeunes.
Mais malheureusement, il a constaté que les équipements étaient inexistants au Sénégal. C’est ainsi qu’il est entré en contact avec les professeurs de l’Université de Senshu d’où il est diplômé et ces derniers ont bien voulu collecter ces maillots et ces chaussures que nous sommes fiers de remettre aujourd’hui », a souligné Daiki Tsuboi.

Et le chargé des Affaires culturelles de l’ambassade d’ajouter que le Japon qui se prépare à accueillir les Jeux olympiques et paralympiques 2020 entend intensifier sa coopération dans le domaine des Sports, en vue d’offrir une bonne préparation aux athlètes de tous les pays partenaires, en perspective de ces Olympiades.

Ce matériel vient donc combler un vide dans la formation en permettant aux étudiants, surtout les plus jeunes, de pratiquer la lutte avec des équipements adéquats qui ne sont pas toujours accessibles au Sénégal.
Ce dont s’est réjouie Marième Kane Diallo, directrice de la Formation du ministère des Sports pour qui le Sénégal vise à rendre plus performants ses sportifs dans leurs différents domaines d’activités.
Elle a promis que ce matériel sera utilisé à bon escient afin de permettre aux jeunes sportifs d’exceller dans leurs disciplines.

En direction de «Tokyo 2020», elle a « réitéré le souhait de voir se renforcer la coopération sportive entre nos deux pays » afin d’avoir plus d’athlètes qui vont concourir pour glaner des médailles. A sa suite, Aly Cissé Diène qui représentait la directrice du Cneps a témoigné de l’engagement du volontaire japonais qui est à l’origine de ce don. Ce dernier qui se fait appeler Songo Tine au Sénégal est, selon lui, « un volontaire bien particulier et s’est bien intégré ».
Il a d’ailleurs pris part dernièrement au Tournoi de lutte doté du drapeau du chef de l’Etat, avec la sélection thiessoise « sur initiative personnelle », en plus d’encadrer les jeunes.

Ousseynou POUYE

Une saison sans « les gros bras » ! On pourrait résumer ainsi la saison de lutte 2016-2017 qui a été officiellement clôturée le 15 août dernier.

C’est la première fois dans l’histoire de la lutte que les « Vip » passent tous en même temps une année blanche. Entre problèmes de date, non régularisation des combats au niveau du Cng de lutte et difficultés financières des promoteurs, les chocs tant attendus n’ont finalement pas eu lieu. Retour sur ces flops de la saison écoulée.

Modou Lô-Lac de Guiers 2
Le face à face entre Modou Lô et Lac de Guiers 2 était très attendu par les amateurs de lutte. Les deux ténors ont des comptes à régler après un premier choc en 2011 qui s’était soldé par un nul très décevant. Depuis, tous deux ont continué à tisser leur toile avec succès, même si, entretemps, chacun a connu une défaite. Si le chef de file des Parcelles assainies a été battu par Bombardier en 2015, Lac de Guiers 2, lui, a été défait par Eumeu Sène. Il n’empêche, les deux « gros bras » sont devenus des pensionnaires à part entière du cercle restreint des « Vip » et veulent chacun être Calife à la place du Calife. En scellant leur deuxième combat qui devait être disputé le 16 juillet dernier, Assane Ndiaye voulait ainsi leur offrir l’occasion de trancher leur guerre de leadership. Toutefois, leur face à face a été reporté à la saison prochaine à cause des incidents ayant émaillé la finale de la Coupe de la Ligue entre l’Union sportive d’Ouakam (Uso) et le Stade de Mbour. Pour rappel, le stade Demba Diop a été fermé jusqu’à nouvel ordre, à la suite des évènements tragiques survenus lors du match. Lac de Guiers 2 et Modou Lô vont donc s’affronter le 29 octobre prochain. Tombeur de Yékini l’année passée, le « puncheur du Walo » reste sur deux victoires en autant de sorties. Quant à Modou Lô, défait par Bombardier en 2014, il s’est refait une santé en battant Gris Bordeaux la saison dernière.

Eumeu Sène-Bombardier
bombardier roi des arenesLe combat Eumeu Sène-Bombardier était annoncé comme étant le choc de l’année. Malheureusement pour les amateurs, le combat n’a finalement pas eu lieu, faute de régularisation et de date. Après moult reports, l’affiche a été reportée à la saison prochaine par le promoteur Assane Ndiaye, au grand dam des amateurs qui attendent avec impatience ce choc de titans. Jusqu’ici, Eumeu Sène et Bombardier ne se sont pas rencontrés. Leur face à face mettra en jeu le trône de l’arène détenu depuis 2014 par le colosse mbourois. Cette année-là, Bombardier avait récupéré la couronne des mains de Balla Gaye 2, éphémère roi des arènes. Il avait, ensuite, battu Modou Lô la saison suivante. Après un faux pas contre Modou Lô, le leader de « Tay Shinger » avait renoué avec le succès en battant, pour la deuxième fois d’affilée, Balla Gaye 2. Alors qu’il aura à cœur de conquérir le trône, le B 52 voudra poursuivre son règne. Un choc d’ambitions !

Balla Gaye 2-Gris Bordeaux
Le face à face entre Balla Gaye 2, l’ex-roi des arènes et Gris Bordeaux, le « troisième tigre » de Fass a également été renvoyé à la saison prochaine, pour cause d’absence de date. Le promoteur Luc Nicolaï veut organiser l’affiche au mois de janvier 2018. Après une longue période d’absence, Balla Gaye 2 avait émis son souhait de sceller son retour dans l’arène afin de renouer avec la gagne à la suite de deux revers consécutifs contre Bombardier puis sa bête noire Eumeu Sène. Battu en 2016 par Modou Lô, le « troisième tigre » de Fass entend lui aussi reprendre du poil de la bête. Autant dire que cette affiche oppose deux lutteurs en mauvaise posture, qui ont chacun envie de se relancer dans la course. Toutefois, les amateurs devront prendre leur mal en patience ; puisque c’est la saison prochaine que le combat sera finalement disputé.
 
Papa Sow-Ama Baldé
Papa Sow-Ama Bladé est l’autre flop de la saison écoulée. Cette affiche a elle aussi été reportée à la saison prochaine après plusieurs reports. Son report fait partie des dégâts collatéraux engendrés par les incidents ayant marqué le match de la finale de la Coupe de la Ligue entre le Stade de Mbour et l’Uso.

Le promoteur Assane Ndiaye a donc décidé de l’organiser le 19 novembre 2017. Alors qu’Ama Baldé monte en puissance et rêve d’intégrer le cercle restreint des ténors, le « Puma » de Fass est en quête de rachat. Le petit frère de Ouza Sow a été battu en 2015 par Lac de Guiers 2. Il n’aura pas droit à l’erreur lors de sa prochaine sortie contre le jeune lutteur de Pikine.

Un autre choc qui promet des étincelles !

Par Diégane SARR

La capitale sénégalaise, en ces temps de forte canicule, affiche un nouveau visage : celui d’un style d’habillement décontracté, riche en couleurs. Dans les marchés et les rues de Dakar, l’été libère les choix de tenue des uns et des autres, et les Sénégalais s’en donnent à cœur joie.

Ciel bleu, soleil brûlant, plages noires de monde… Dakar vibre, ces dernières semaines, au rythme coloré des grandes vacances. Quand la température monte, les dakarois, surtout les dakaroises, savent bien faire la transition, côté vestimentaire. Arame Thiam sort profiter de cet après-midi ensoleillé,  à l’aise dans sa tenue d’été. Elle a su marier son débardeur noir à un short kaki  et des nu-pieds de couleur blanche. Il ne manque plus que la casquette noire qu’elle cherche tranquillement dans son petit sac en bandoulière. Parcelloise, la jeune fille affirme que depuis sa réussite au Baccalauréat, ses parents lui offrent très souvent de l’argent pour qu’elle se fasse plaisir. « Comme on dit, après l’effort, le réconfort ! J’en profite pour m’acheter tout ce qui est à la mode en ce moment. Je mets de moins en moins de jean, avec cette chaleur, c’est incommodant. Je penche plus pour les robes légères, les « body » en coton, les shorts comme celui que je porte, j’en ai de plusieurs couleurs », renseigne-t-elle, toute joyeuse. La voiture qu’elle attend depuis un moment arrive enfin. Avant de s’y engouffrer, elle ajoute : « En plus, ce n’est pas cher. Tu peux trouver de jolies choses dans les marchés et à moindre coût ».

En parlant de marché, celui de l’unité 25 est le plus populaire des Parcelles assainies. Le « marché Dior » ne désemplit pas et en cette période de vacances, l’affluence est à son paroxysme. Ici, pour avancer, on se frotte, on se marche dessus. Les marchands ambulants aux abords des boutiques et magasins alignés comme des soldats, ont, en main, des articles qui ne laissent pas indifférentes les passantes. Elles sont nombreuses à abréger leur marche pour contempler, toucher, marchander ou acheter ce qui fait la mode à Dakar en ce moment.

Mamadou Diop, vendeur ambulant de vêtements, confirme. « Sincèrement, le commerce marche bien, ces temps-ci. Les filles et les dames raffolent des robes d’été. C’est ce qui est le plus demandé. Elles sont légères, sans manches ou en manches tombantes avec de belles couleurs. Longues ou courtes, chacune d’elles est choie selon les goûts des filles ».

Une large gamme de choix
Il aborde bruyamment les passantes, montre ses jolies robes et, le plus souvent, il réussit à écouler ses articles. « Les couleurs vives comme le jaune, le blanc, le bleu, le vert sont prisées au détriment du noir ou d’autres couleurs sombres. Mais c’est normal avec cette chaleur. » ; Poursuit-il. Ces robes en coton sont en vogue. Pour Mariama qui en porte une, le tissu est doux et elles sont amples, ce qui permet d’être à l’aise et de mieux supporter la chaleur. Les coûts varient entre 1500 et 2.500 FCfa. Les couleurs et les motifs également, il y en a pour tous les goûts.

Sous les parasols de ceux qui ont pu trouver une place pour vendre, l’on ne peut compter les jupes courtes, les chemises en tissu léger, les pantalons et collants en coton, les hauts en bustier… Tout ceci a remplacé les vestes, les pulls et les jeans des mois passés. De visu, tous ces articles trouvent bon payeur, et les commerçants se frottent les mains. « Les femmes aiment la mode. Et les dakaroises ont trouvé un bon prétexte pour s’habiller sexy. Même celles de forte corpulence s’y mettent. Quand les temps changent, il faut suivre la cadence, c’est comme ça ! », affirme, taquin, un vendeur de pantalons « tout à 1.000 FCfa », submergé par une foule de clients constituée d’hommes et de dames. Marché du rond-point de Liberté 6, autre lieu, même décor. Jean Ndiaye cherche méticuleusement un polo qui lui conviendrait. Il a déjà sélectionné cinq pantalons en coton, au grand plaisir de Moussa son ravitailleur attitré. « Mes chemises à manches longues ne sont pas très adaptées à cette période, de même que les jeans. Au moins, avec un tee-shirt, la chaleur est moins étouffante. Il faut savoir s’adapter et changer ses habitudes », explique-t-il avant de régler la facture. Il est la preuve que les hommes aussi font partie de ce changement de look à la faveur de l’été. Cependant, avec un enthousiasme et une frénésie mesurée, comparativement aux femmes. Elle est Congolaise et amoureuse de Dakar depuis 2012. Aline Mokoko, cheveux au vent, se promène avec son petit ami dans son quartier qui n’est autre que la gueule tapée. La jeune femme porte fièrement une robe verte en pagne wax très courte qui suscite des regards insistants et réprobateurs. Mais elle n’en a cure. La chaleur oblige. De son point de vue, « le wax aussi est en vogue cet été. Non seulement il est coloré mais on peut en faire de petites tenues simples et passe-partout, adéquate pour ces temps de chaleur ».  Dakar, dans son melting-pot légendaire, revêt des couleurs et des tendances, au gré des saisons.

Par Emmanuella M. FAYE (stagiaire)

La finale de la Zone 1 de l’Odcav de Tivaouane opposera, cette année, l’Asc Ndoutte à Keur Matar en semi-nocturne (19h30). Une manifestation prévue aujourd’hui au stade municipal de Tivaouane avec comme parrain le jeune opérateur économique Abdoulaye Ndiaye « Ngalgou » natif de Mboro.
Ce dernier qui soutient beaucoup la jeunesse de son terroir dans le domaine du sport, sera ainsi honoré par cette frange de la population qui entend lui rendre la monnaie de sa pièce.
A noter que pour la finale cadette, l’Asc Ndoutte sera encore sur le devant de la scène pour affronter la Renaissance Fogny. Ce sera à 18h.

Diégane SARR

Les chocs Modou Lô-Lac de Guiers 2 et Papa Sow-Ama Baldé sont reportés à la saison prochaine. C’est ce qui ressort de la réunion à laquelle ont pris part avant-hier, le Comité national de gestion de la lutte (Cng), le ministre des Sports Matar Ba et les promoteurs Pape Abdou Fall et Assane Ndiaye.

Initialement prévu le 16 juillet dernier, le combat de lutte tant attendu entre Modou Lô et Lac de Guiers 2 aura finalement lieu le 29 octobre prochain.

La décision a été rendue publique avant-hier, à l’occasion d’une rencontre entre le Comité national de gestion de la lutte (Cng), le ministre des Sports, Matar Ba et les promoteurs Pape Abdou Fall et Assane Ndiaye de Baol Productions.

Le face-à-face entre le chef de file des Parcelles assainies et celui de l’écurie Walo a été reporté à la suite des incidents survenus au stade Demba Diop à l’occasion de la finale de la Coupe de la Ligue qui opposait l’Union sportive d’Ouakam (Uso) et le Stade de Mbour.

Lors de leur premier combat en 2011, Modou Lô et Lac de Guiers 2 s’étaient séparés sur un nul décevant laissant les amateurs sur leur faim.

Autant dire que leur prochaine affiche sera celle de la clarification.

Tombeur de Yékini en 2016, le « puncheur du Walo » vise désormais le sommet et n’entend dévier de son chemin encore moins se faire battre par son antagoniste des Parcelles assainies.
Même objectif pour « Kharagne Lô » qui, après s’être refait une santé, aux dépens de Gris Bordeaux la saison passée, compte poursuivre sa marche vers le trône.

C’est dire que les amateurs attendent avec impatience ce choc qui promet de chaudes empoignades. L’autre affiche qui a été reportée à la saison prochaine est celle qui mettra aux prises Ama Baldé et Papa Sow. Le promoteur Assane Ndiaye a décidé, de concert avec le Cng, de l’organiser le 19 novembre 2017.

Alors qu’Ama Baldé monte en puissance et rêve d’intégrer le cercle restreint des ténors, le « Puma » de Fass est en quête de rachat. Le petit frère de Ouza Sow a été battu en 2015 par Lac de Guiers 2.

Il n’aura donc pas droit à l’erreur lors de sa prochaine sortie contre le jeune lutteur de Guédiawaye. Un autre choc qui promet des étincelles !

Diégane SARR

A la fin des combats, l’homme dont les yeux pétillaient de fierté était bien le Dr Alioune Sarr, président du Cng de lutte du Sénégal. Présent à tous les combats de ses protégés, Alioune Sarr n’a pas manqué d’exprimer ses sentiments après cette razzia des lutteurs sénégalais hommes et dames. « Rendons grâce à Dieu », avait-il commencé à dire avant de souligner que « nous sommes venus au nom de notre pays et je pense qu’au soir des deux compétitions de lutte, le responsable que je suis est comblé par la qualité de la compétition, par le comportement des athlètes et de leur encadrement ».

En effet, pas moins de dix médailles d’or, deux en argent et quatre en bronze ont été remportées par la lutte. Ce n’est pas rien à son avis d’autant plus qu’au niveau de la lutte olympique le Sénégal s’est classé 4ème sur 12 pays ; seulement derrière le Canada Brunswick et la Roumanie. « Donc nous sommes passés devant de très grands pays de lutte grâce à nos deux médaillés d’or. En lutte traditionnelle, l’équipe masculine et celle féminine se sont très bien comportées. Et je réitère mon appel vers les autorités de notre pays pour leur dire que quelqu’un qui réussit une grande action doit être récompensé grandement. Les enfants se sont très bien comportés et ils ont beaucoup donné à la Nation et je pense que cette Nation doit aussi beaucoup leur apporter. Une lutteuse comme Anta Sambou est sur la bonne voie, mais elle n’est pas seule car il y a aussi Nahamie Sambou. Ce que je retiens de ces deux jeunes filles, c’est qu’elles ont préparé leur bac et elles l’ont eu et ont réussi leur compétition. Je crois que c’est ce qu’il faut encourager dans notre jeunesse, en sachant qu’on doit bien se préparer pour être un bon citoyen demain », a-t-il estimé.

Ag de l’Union des Fédérations francophones de Lutte
Alioune Sarr nommé président de la Commission de lutte africaine

En marge des compétitions des 8èmes Jeux de la Francophonie à Abidjan, l’Association des Fédérations francophones de Lutte a tenu son assemblée générale au cours de laquelle d’importantes mesures ont été prises pour le devenir de cette discipline sur le continent.

D’ailleurs, c’est à l’issue de celle-ci que le président du Cng a été nommé au niveau international comme président de la Commission de Lutte africaine. Il cumule cette fonction avec celle de vice-président chargé de la trésorerie de l’Union qui avait été mise en place il y a quatre ans à Nice. « L’objectif, c’est de renforcer les liens entre les pays francophones de lutte et surtout faire mieux pour améliorer le niveau tant en lutte olympique qu’en lutte africaine.
Le challenge est grand, mais nous avons bon espoir parce que tant au niveau de l’Union francophone qu’au niveau des présidents africains de lutte, nous avons senti le même engagement derrière nous pour mener au loin, ces deux institutions », a-t-il indiqué.

A son avis, on peut être confiant pour la lutte africaine, mais ses dirigeants doivent travailler davantage.
« Vous avez vu la participation de qualité de la Roumanie qui a obtenu deux médailles d’or, ainsi que la championne du monde de Beach-wrestling se comporter aussi bien ici ? Quand ces pays vont mieux maîtriser le comportement dans l’arène, l’Afrique devra faire attention.

J’espère que les Africains ne vont pas dormir et que nous allons améliorer les choses », a-t-il espéré.

« Nous avons bien préparé nos lutteurs sur tous les plans car nous sommes venus ici pour gagner. Donc cette qualification ne me surprend pas outre mesure et notre objectif en arrivant ici encore, c’est de permettre aux hommes et aux dames de gagner d’abord par équipes puis en individuels. Ce qui nous permettra d’engranger 9 médailles d’or et deux de bronze dans cette épreuve. En tout cas, tout le monde est concentré sur cet objectif et nous ferons tout pour y parvenir par la grâce de Dieu ».

Fêter la victoire à Guédiawaye ou aux Parcelles assainies ? Voilà la question à laquelle les deux lutteurs devront répondre au soir du 16 juillet au stade Demba Diop. Open-presse par-çi, face-à-face par-là, finies maintenant les déclarations d’intention et place au combat. Après plusieurs mois de préparation, Lac 2 et Modou Lô se feront face pour le combat de la clarification entre le puncheur du Walo et l’enfant des Parcelles assainies. En effet, chacun est pressé de croiser l’autre pour solder ses comptes. « Lac 2 va enregistrer sa seconde défaite » ; « je donne trois minutes à Modou Lô pour déclencher les hostilités, sinon… ».

Dans un camp comme dans l’autre, on cherche à faire peur, à faire monter l’adrénaline, la pression. L’arène sera en ébullition ce dimanche entre deux ténors de la lutte sénégalaise. Pour des retrouvailles, les commentaires ne manquent pas sur l’état de forme des deux lutteurs. « Lac 2 est très sournois et il cache bien ses intentions ; c’est vrai qu’il est plus lourd que son adversaire et a donc l’avantage du poids et de la rallonge, mais Modou Lô est un lutteur rapide qui surprend souvent ses adversaires au moment où on ne s’y attend pas ». Mais ce sont deux lutteurs qui prendront également toutes les précautions possibles pour ne pas tomber ; parce que tout simplement Lac 2, pour son dernier combat, avait terrassé le baobab Yékini, alors que Modou Lô s’était facilement défait de Gris Bordeaux. Ces deux victoires acquises la même année (2016), les deux lutteurs voudront donc rester sur cette trajectoire pour solder un compte vieux de six (6) ans. En effet, lors de cette confrontation, l’enfant du Walo et celui des Parcelles assainies s’étaient quittés dos à dos dans un combat épique qui n’avait pas connu de vainqueur. Demain, ce sera le choc des retrouvailles, mais aussi le combat de la clarification. Un combat technique, mais aussi tactique car chaque lutteur cherchera la faille avec le maximum de prudence. Mais déjà, puisque Modou Lô et Lac 2 ont prévu que le combat ne va pas durer, le public ne s’en délectera que davantage.

Après le Drapeau du chef de l’État la semaine dernière, la crème de la lutte traditionnelle se retrouve, ce dimanche, au stade Demba Diop à l’invitation de Luc Nicolaï. Le promoteur de la Petite Côte y organise « l’Academy mbappat » Tour avec une mise mirobolante de 10 millions de FCfa. Une manière, pour le patron de Luc Nicolaï and Co, de terminer la saison de lutte simple en beauté. Autant dire que la plupart des ténors seront de la partie demain. 

Le grand absent sera, sans doute, l’empereur de la lutte sans frappe, Reug Reug, parti aux États-Unis préparer la prochaine saison. Le poulain d’Ameth Dème avait déjà raté la 18è édition du Drapeau du chef de l’État disputé le week-end dernier à Tambacounda.  

Tout nouveau champion du Sénégal, dans la catégorie des 120 kg, Fodé Sarr, le porte-étendard de Palmarin, sera très attendu. Tout comme les autres concurrents, Pakala, Ablaye Ndiaye, le double champion de la Cedrao Mamadou Moustapha Sène et autre Thiacka Faye alias « le bus ».

Diégane Sarr

C’est avec un sentiment de satisfaction que le président du Comité national de gestion de la lutte (Cng) a assisté à la 18è édition du Drapeau du chef de l’Etat disputé le weekend dernier à Tambacounda. Dr Alioune Sarr est d’avis que le niveau technique des athlètes qui évoluent en lutte simple a beaucoup augmenté. Sous un autre rapport, il a ajouté que l’objectif est de faire de la lutte africaine, une lutte olympique.

Niveau technique des lutteurs
 « J’étais content quand j’ai vu certaines régions se singulariser par leurs belles prestations. Sauf qu’on m’a dit que les lutteurs qui défendaient leurs couleurs n’étaient pas originaires desdites régions. J’étais un peu déçu parce que ces athlètes n’habitent pas dans ces régions. Or l’esprit du Drapeau du chef de l’Etat, c’est que les lutteurs portent les couleurs de leurs régions respectives. Il faut qu’on travaille dans ce sens pour mieux relever le niveau dans toutes les régions.
J’ai commencé à regarder la lutte depuis 57 ans. J’ai assisté à mes premiers combats en 1955. J’ai vu lutter Bory Patar, Cheikh Mbaba jusqu’aux lutteurs d’aujourd’hui. En lutte traditionnelle avec ou sans frappe, les choses ont beaucoup évolué parce que la modernité a réintégré le sport avec ses avantages et ses inconvénients. Le niveau technique a bien progressé et ce que j’ai vu à l’édition de cette année le prouve. En général, on avait un lutteur qui dominait une catégorie. Après ce qui s’est passé, ma conclusion est qu’aucun lutteur ne domine aucune catégorie. Vous avez vu un grand champion comme Moustapha Sène qui a fait ses preuves au Sénégal et en Afrique, qui fait partie des rares lutteurs à avoir battu Reug Reug, se faire battre par un illustre inconnu, de la belle manière ».

Le problème de la pérennisation des acquis
« Maintenant, les régions qui organisent vont souvent en finale, ce n’est pas propre à la lutte. Quand on organise, on essaie de mettre toutes les chances de son côté. Kaffrine, Diourbel, Thiès ont tous réussi à aller en finale à domicile. Mais après qu’est-ce qui se passe ? Ces régions ont du mal à pérenniser les acquis.
Quelqu’un a soulevé le problème de la « qualité locale ».
En fait, l’envie de vaincre est telle qu’on n’amène plus des produits locaux ».

Les lutteurs de l’équipe nationale
« Mais est-ce normal d’écarter certains athlètes sous prétexte qu’ils ont duré à l’équipe nationale ? Non. Le Drapeau du chef de l’Etat est le championnat national de lutte simple. Tout athlète est libre d’y participer.

Toujours est-il que cela n’a pas empêché le spectacle d’être à la hauteur. On a vu qu’il y avait beaucoup de talents lors des combats entre Fatick et Dakar. Il faut dire d’ailleurs qu’il n’y a jamais eu autant de talents que pendant cette 18e édition. C’est le fruit de l’expérience. Il faut aussi admettre que la région de Fatick est la meilleure en lutte simple au Sénégal. Il faut qu’on soit d’accord là-dessus. Kaolack aussi a de bons lutteurs ; de même que Thiès, Diourbel. Je voudrais en profiter pour féliciter le président du Comité régional de gestion (Crg) de Thiès pour les actes qu’il est en train de poser pour la promotion de la lutte. Si tout le monde fait comme lui, bientôt la lutte sera développée dans toutes les régions.

Pesée
« Il y a une circulaire qu’on avait sortie concernant la pesée. Moi-même, j’ai fait un point de presse pour dire que nous ne tolérons aucun gramme supplémentaire. Si les lutteurs viennent en surpoids, c’est la faute à leurs encadreurs qui n’ont pas fait le travail qu’il fallait. D’ailleurs, il y avait un lutteur qui a été évacué. Il a tellement diminué son poids qu’il a piqué une crise après son combat. Les responsabilités doivent être situées au niveau des encadreurs des lutteurs. L’athlète doit être maîtrisé. Normalement en un mois, on doit pouvoir régler la question du poids pour un lutteur ; mais cela doit se faire dans les règles de l’art. Sinon l’athlète, une fois sur place, n’aura pas les capacités nécessaires pour combattre. Ensuite, il risque de perdre beaucoup d’énergie. Je lance un appel aux responsables des équipes. Le règlement est fait pour être respecté. L’émotion ne peut aller de pair avec l’encadrement d’un athlète. On ne peut pardonner à ceux qui violent délibérément le règlement. On ne pardonne qu’à ceux qui ignorent le règlement ».

Disqualification de Louga
« Des superviseurs ont été désignés pour aller dans les régions lors de la phase de sélection. Ils ont fait des rapports que nous avons exploités. Dans ce cas bien précis, il avait été dit qu’il n’y avait rien à signaler, les choses s’étaient passées normalement y compris dans la région de Louga. D’où la notion de confiance. Mais force est de constater que lors de la pesée, le Directeur technique national, Abdou Badji, et ses collaborateurs, faisant correctement les choses, ont découvert que les lutteurs de Louga, sauf un, avaient une licence en lutte avec frappe ; alors qu’il faut une licence de lutte sans frappe pour faire de la lutte sans frappe. Quand j’ai été mis au courant de l’affaire, j’ai personnellement appelé le superviseur qui m’a confirmé que les garçons ont lutté avec une licence de lutte sans frappe. J’ai convoqué tout de suite une réunion d’urgence parce que ce qu’il avait dit ne devait pas justifier l’exclusion des quatre lutteurs de Louga. J’ai donc tenu une réunion avec la Direction technique, le président du Crg de Louga ainsi que les techniciens qui ont confirmé que les lutteurs ont fait la phase de sélection avec des licences de lutte avec frappe. Je pense que le superviseur n’a pas fait son travail comme il le fallait. Au niveau du Cng, nous allons prendre nos responsabilités par rapport à ce manquement que nous trouvons extrêmement grave et à la limité irresponsable.

Manque de moyens du Crg de Tamba
« Le comité national prend en charge les dépenses majeures, le transport de région à région, l’hébergement, la nourriture etc.
Le comité local est chargé de la mise en place des infrastructures surtout au stade mais nous ne nous immisçons pas dans l’organisation du comité. Nous avons effectivement constaté des manquements à Tamba et nous étions obligés de nous substituer au comité local. C’est le Cng qui a mis en place les aires de combats, les tribunes et disons, tout ce qui était nécessaire pour une bonne organisation de la compétition. Nous allons faire le bilan et nous espérons que pareils manquements ne se reproduisent pas à Kolda puisque nous irons dans cette région l’année prochaine pour les besoins de la 19e édition du Drapeau du chef de l’Etat. Sur le plan de la communication, nous avons travaillé en étroite collaboration avec la 2Stv. Nous avons aussi fait passer 15 spots publicitaires à la Rts de Tamba. Est-ce à dire que les gens n’écoutent pas les radios ? Est-ce à dire que les gens ne regardent pas la télé ? Est-ce à dire que les gens ne lisent pas la presse ?

Lutte africaine, lutte olympique
A-t-on l’impression que le Sénégal a pris une avance sur les autres pays concernant la lutte et le règlement africains ? Je me méfie toujours de ce que j’appelle l’autosatisfaction. Il y a quelques années, on était en avance dans d’autres disciplines mais cela ne nous a pas empêché de gagner des titres continentaux voire plus. Il faut continuer à travailler.
Notre combat, c’est de faire de la lutte africaine un sport olympique mais cela doit passer par plusieurs étapes. Le football n’est pas africain.

Il faudra qu’on soit assez lucide, assez conscient pour y parvenir. Nous comptons avec nos partenaires de la Confédération africaine de lutte associée, et la Fila, poser les jalons d’une reconnaissance et ensuite progressivement aller vers le sommet.

Recueillis par Diégane Sarr

A partir de demain jusqu’à dimanche, la région de Tambacounda va cristalliser les attentions du monde de la lutte sans frappe. Elle accueille, cette année, le drapeau du chef de l’Etat. Plusieurs fois tenante du titre, la sélection de Fatick va tenter de perpétuer sa mainmise sur cette compétition à laquelle prend part toute la crème de la lutte simple.

La région de Tambacounda abritera, à partir de demain jusqu’à dimanche, le championnat national de lutte simple, doté du drapeau du chef de l’Etat. Toutes les régions du Sénégal y seront représentées à travers leurs sélections respectives pour défendre leurs couleurs. Et comme d’habitude, Fatickn plusieurs fois tenante du titre, sera l’équipe à battre. Les Fatickois seront donc une fois de plus les grandissimes favoris de cette compétition qui accueille toute la crème de la lutte sans frappe. Les autres régions de lutte telles que Kaolack, Kaffrine, Diourbel et Thiès feront office de challengers en vue de contester voire mettre un terme à la suprématie fatickoise qui n’a que trop duré. Un pari qui ne sera pas facile à réaliser dans la mesure où les lutteurs de Fatick auront à cœur de conserver leur trophée afin de perpétuer leur mainmise sur ce tournoi. Le grand absent de cette édition sera sans doute « Reug Reug », l’empereur de la lutte traditionnelle, présentement aux Etats-Unis pour préparer la prochaine saison de lutte. C’est dire que sa succession pour le titre de champion du Sénégal dans la catégorie des super lourds (120kg) est d’ores et déjà ouverte. L’absence de « Reug Reug » va également fortement diminuer les chances de la région de Dakar dont il porte les couleurs, de remporter le sacre et succéder à Fatick sur le trône.

En plus du drapeau du chef de l’Etat qui sera disputé en équipes, un tournoi individuel par catégories est prévu. Celui-ci concerne les 66, 76, 86, 100 et 120 kg. S’agissant de l’arbitrage, c’est le règlement de la Cedeao qui sera appliqué, une manière de mieux familiariser nos lutteurs avec la lutte africaine.

Le drapeau du chef de l’Etat commence demain avec l’entrée en lice des différentes sélections qui disposent chacune de 5 représentants (66, 76, 86, 100, 120 kg). En attendant l’ouverture des hostilités ce vendredi, place aujourd’hui à la pesée et à la visite médicale. Deux épreuves qui posent souvent des difficultés aux lutteurs.

Diégane SARR

Pour la Lutte sans frappe doté du drapeau du chef de l’Etat prévu du 30 juin au 2 juillet 2017, l’équipe de Tambacounda est connue. Ce sont Abdou Mbaye (66kg, médaillé d’or en 2016), Seydina Oumar Sène (76kg), Ismaïla Ndoye (86kg), Assane Diop (100kg) et Diamé Faye (120kg), qui vont défendre les couleurs de la région, en vue des phases finales du championnat national de lutte sans frappe doté du drapeau du chef de l’Etat.

Le temps d’une nuit fraîche après une journée de jeune la mythique place Léopold Sedar Senghor a abrité les épreuves de qualification pour le drapeau du chef de l’Etat organisé par le Crg que dirige Mamadou Konté dit Ablaye Ndiaye. Ramadan oblige, cette rencontre s’est déroulée la nuit avec les meilleurs lutteurs du moment. Ces lutteurs devant défendre les couleurs de la région ont obtenu leur ticket après des corps à corps âprement disputés, des joutes de haute facture dans une lutte sans frappe noble dans son essence. 10 lutteurs étaient en lice et Diamé Faye (120kg) était seul lutteur de sa catégorie.

Et finalement, ce sont Abdou Mbaye (66kg, médaillé d’or en 2016), Seydina Oumar Séne (76kg), Ismaïla Ndoye (86kg), Assane Diop (100kg) et Diamé Faye (120kg) qui se sont qualifiés pour représenter la région de Tambacounda.

Noter que les phases finales du championnat national de lutte sans frappe doté du drapeau du chef de l’Etat constituent un événement phare de la saison de lutte et regroupent, chaque année, les meilleurs lutteurs des 14 régions du Sénégal pour la désignation des champions par catégories de poids et par équipe. Pour la 18e édition de 2017, c’est Tambacounda qui a été retenue pour l’abriter du 30 juin au 2 juillet 2017.

Il est précisé que le cachet des phases finales de 2016 a été de 5 millions de FCfa pour l’équipe vainqueur. Abdoulaye Ndiaye, président du Comité régional de gestion de la lutte (Crgl) souligne que 70 lutteurs des 14 régions du Sénégal sont attendus car chaque équipe de lutteurs est composée de 5 combattants.

Pape Demba Sidibé

Récent double champion au Tournoi de lutte africaine de la Cedeao de Dakar (Tolac), Reug Reug a encore fait parler de lui de fort belle manière. Le « fils » de Pape Kane a imposé sa loi au géant Jordan hier, au stadium Iba Mar Diop.

Reug Reug, le poulain d’Ameth Dème, poursuit sa folle ascension. Hier, le « fils » de Pape Kane a balayé le géant de Pikine, Jordan, au stadium Iba Mar Diop. Face à son adversaire qui inspire, pourtant, crainte et révérence de par le gabarit, Reug Reug, l’assurance toujours en bandoulière, a vite pris les choses en main. Fidèle à une stratégie bien huilée, il accule son antagoniste en mimant une fausse bagarre. Ce dernier tente de garder sa lucidité en ne cédant pas aux provocations du fougueux lutteur de Thiaroye. Après un premier échange de coups sans grand dommage, les deux protagonistes finissent par s’agripper. Alors que Jordan se veut prudent, le fils de Pape Kane tente des placages sans succès. Jordan résiste bien pour l’instant en annihilant toutes les offensives du pensionnaire de l’écurie Thiaroye Cap-Vert. Le premier round s’achemine ainsi sans vainqueur.

A la reprise, les deux lutteurs adoptent la même posture. Reug Reug, toujours offensif, opte pour un combat rapproché ; alors que son antagoniste reste attentiste, ne voulant pas être pris de court par la vitesse d’exécution, d’un athlète spécialiste des entrées en jambes rapides. Sauf que sa vigilance et ses garde-fous ne lui ont finalement pas tiré d’affaire. Profitant d’un moment d’inattention de son vis à vis, Reug Reug amorce une nouvelle attaque-éclair qui fera, cette fois, mouche. La chute du géant pikinois est sans bavures. Un coup dur pour Jordan qui rêvait de sceller son retour en force, après une longue traversée du désert.

Avec ce nouveau revers, c’est son avenir qui s’assombrit davantage. A l’inverse, Reug Reug continue de tisser sa toile lentement mais sûrement vers le sommet de l’arène. Il y a quelques mois, il avait déjà battu à plate couture Bébé Saloum. Grâce à cette victoire sur le gros morceau Jordan, il peut désormais défier les pensionnaires de l’antichambre des ténors voire certains néo « Vip » Gouye gui, Zoss, Boy Niang 2, Modou Anta, etc. Comme Gris 2 vainqueur de Pakala, avant-hier, le lutteur de l’écurie Thiaroye poursuit son invincibilité. Autant dire que ce n’est pas seulement en lutte simple qu’il se fait remarquer de fort belle manière. Reug Reug est aussi récent double champion en équipe et en individuel lors du dernier Tournoi de lutte de la Cedeao tenu à Dakar du 12 au 14 mai.

Diégane SARR

Gris 2, au forceps, a pris le meilleur sur Pakala hier, au stade Demba Diop. Avec 5 avertissements, le Mbourois s’est vu déclaré perdant conformément au règlement. Une nouvelle victoire pour le jeune Fassois qui peut désormais taper dans l’antichambre des ténors. En revanche, Pakala voit son avenir s’assombrir davantage.

Gris 2 de l’écurie Fass poursuit son invincibilité. Il a battu hier, le vieux routier Pakala de Mbour, au stade Demba Diop. Face à un Pakala toujours difficile à manœuvrer voire dangereux, malgré le poids de l’âge, le petit frère de Gris Bordeaux a dû beaucoup mettre à contribution sa puissance physique pour contraindre son adversaire à commettre de nombreuses fautes qui lui ont finalement coûté cher. En effet, à force d’être acculé et de reculer, le colosse mbourois a accumulé 5 avertissements ; ce qui a poussé l’arbitre à accorder la victoire au coéquipier de Lac Rose conformément au règlement. Une nouvelle défaite pour l’ancien capitaine des Lions de la lutte simple qui rate ainsi son retour en force, après une longue traversée du désert.

Avec ce revers, son pari de revenir au premier plan s’annonce désormais plus compliqué ; d’autant plus qu’il est de plus en plus âgé. De son côté, Gris 2 continue sa montée en puissance, dans l’ombre du « troisième tigre de Fass » qui n’est autre que son grand frère. Après Ablaye Ndiaye la saison passée, il vient donc d’accrocher à son tableau de chasse un autre gros morceau. Ce succès, quoique acquis au forceps, pourrait lui ouvrir la porte de l’antichambre des ténors. Boy Niang 2, Zoss, Gouye gui, Modou Anta, Sa Thiès, font tous figures de potentiels adversaires pour lui.

La balle est donc dans le camp des promoteurs qui ne manqueront sûrement pas de lui sceller une nouvelle affiche pour la prochaine saison. Dans l’autre combat phare de la soirée, Quench a disposé de Papis Général.

Récent double champion du Tolac de Dakar, Reug Reug part à l’assaut de Jordan cet après-midi
Le tout récent double champion de la Cedeao lors du tournoi sous-régional de Dakar (en individuel et en équipe), Omar Kane alias Reug Reug ira à l’assaut de Jordan cet après-midi au stadium Iba Mar Diop. Jusque-là invincible, le poulain d’Ameth Dème, non content de régner d’une main de fer en lutte simple, aura à cœur de poursuivre son ascension dans la lutte avec frappe. Lors de sa dernière sortie, il y a quelques mois, il avait balayé Bébé Saloum. Mais il devra respecter son adversaire du jour qui compte retrouver sa place dans l’arène après avoir connu des difficultés. Il faut dire qu’une victoire sur Jordan pourrait ouvrir à Reug Reug la porte de l’antichambre des ténors.

Diégane SARR

Sous la houlette d’un Reug Reug dévastateur, le Sénégal a imposé sa loi à l’occasion de la 8e édition du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac) disputé vendredi, samedi et dimanche au stadium Iba Mar Diop. Les poulains d’Ambroise Sarr, non contents de conserver le trophée, se sont également taillé la part du lion dans le championnat individuel en remportant trois médailles d’or sur 5.

L’équipe du Sénégal a battu le Niger hier, en finale, à l’occasion de la 8e édition du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao de Dakar (Tolac). Mais comme c’est souvent le cas, la confrontation entre ces deux plus grandes nations de lutte de la sous-région n’est jamais chose aisée. Celle-ci n’a pas dérogé à la règle. Elle a été âprement disputée ; même si le score, à l’arrivée, a largement plaidé en faveur des poulains d’Ambroise Sarr. Oumar Diouané et ses coéquipiers ont, en effet, remporté la partie par 4 victoires contre une pour les protégés de Al Moctar Ali. Après une démonstration de force de Moussa Faye qui pulvérise d’entrée son antagoniste Alimi Yaou Mohamadou dans la catégorie des 66 kg, Oumar Diouané se fait surprendre par Mansour Issa (76).

Une défaite qui permet au Mena de remettre les pendules à l’heure avec une victoire pour chacune des équipes. L’espoir nigérien est tout de même de courte durée, puisque Cheikh Tidiane Niang donne l’avantage au Sénégal en battant à plate couture Tassiou Ibrahim (86 kg). Dès lors, la victoire finale du Sénégal se dessine ; d’autant que le coach Ambroise Sarr peut encore compter sur ses deux meilleurs éléments en lice dans les 100 et 120kg. Mamadou Moustapha Sène alias Selle et Oumar Kane dit Reug Reug. Les deux poids lourds sénégalais disposeront d’ailleurs, sans trop de difficultés, de Yahaaya Kaka et Adama Adama Abdou, leurs adversaires respectifs. Comme à Dakar il y a plus d’un an et à Niamey en mai 2016, les Lions de la lutte s’adjugent le trophée, aux dépens des mêmes adversaires Nigériens. Le Sénégal se succède ainsi à lui-même, en attendant le tournoi de Niamey en juin où les poulains d’Ambroise Sarr auront encore la lourde tâche de défendre leur titre. Le Sénégal a reçu 6 millions de FCfa, contre 3.600.000 de FCfa pour le dauphin nigérien et 1.800.000 FCfa pour le Nigeria.

Tombeurs des braves Scorpions de la Gambie dans le match de classement, les Super Eagles se sont emparés de la médaille de bronze, non sans infliger un cinglant 5-0 à leurs adversaires. Vainqueurs du tournoi en équipe, Reug Reug et sa bande se sont aussi bien illustrés dans le championnat individuel par catégorie. Sur les 5 médailles d’or en jeu, les Lions de la lutte en ont gagné 3. Moussa Faye (66 kg), Mamadou Moustapha Sène (100 kg) et Reug Reug (120 kg) ont obtenu de l’or, tandis que Oumar Diouané s’est contenté du bronze. Seul Cheikh Tidiane Niang, éliminé en quarts de finale en individuel, n’est pas monté sur le podium. Mamadou Moustapha Sène et Reug Reug ont, dans des confrontations aux allures de duels, pris le meilleur sur les cousins gambiens Babacar Mboge (100 kg) et Sallah Dam (120 kg).

Les deux autres médailles d’or dans cette épreuve ont été remportées par le Gambien Assan Joof (76 kg) et le Nigérien Tassiou Ibrahim (86 kg). Ils ont respectivement dominé le Bissau-Guinéen Celestinob Dafa et le Burkinabé Zon Drissa.

Les vainqueurs dans les différentes catégories dans le championnat individuel ont reçu chacun 1.440.000 FCfa, les médaillés d’argent 840.000 FCfa et les médaillés de bronze 540.000 FCfa.

Diégane SARR

Pour l’essentiel, les lutteurs du Sénégal se sont bien comportés au Tolac de Dakar, à l’exception d’Oumar Diouane. Le doyen de l’équipe, d’habitude un des meilleurs éléments d’Ambroise Sarr, a livré une copie moyenne. Retour sur leur prestation.

Reug Reug, Moussa Faye, Mamadou Moustapha Sène : Ils ont assuré
Le capitaine du Sénégal, Oumar Kane dit Reug Reug mériterait sans nul doute le titre de meilleur lutteur de la compétition. Il a largement contribué au sacre du Sénégal en remportant tous ses combats en alliant le spectacle. Insatiable, il a aussi dicté sa loi dans le championnat individuel par catégorie qui l’a vu pulvériser tous ses adversaires. Même les redoutables Sinvie Boltic (Nigeria) et Adama Abdou (Niger) n’ont pas fait le poids devant le poulain d’Ameth Dème que rien ne semble plus pouvoir arrêter. Double médaillé d’or en équipe et en individuel, Moussa Faye n’a pas été en reste. Le représentant du Sénégal dans les 66 kg a lui aussi gagné tous ses combats aussi bien en équipes qu’en individuels. Et en aucun moment, il n’a tergiversé faisant toujours preuve d’une bonne maîtrise du sujet et d’un courage sans faille. Mamadou Moustapha Sène a également fait un parcours sans faute. Comme ses coéquipiers Reug Reug et Moussa Faye, il s’est adjugé deux médailles d’or.

D’un calme olympien et d’une bonne lecture de combat, il s’est très bien comporté.
En finale en individuel contre le Gambien Babacar Mboge, il a failli se faire surprendre mais grâce à une prouesse imparable, il a fini par retourner la situation en sa faveur.

Cheikh Tidiane Niang : Il a répondu présent
Très show, Cheikh Tidiane Niang a fait le boulot qu’on attendait de lui. Certes, il est le seul de l’équipe sénégalaise à n’être pas monté deux fois sur le podium, mais cela n’enlève en rien son mérite. Lui aussi a grandement œuvré au sacre de la sélection nationale. Et hormis son élimination en quarts de finale du championnat individuel par catégorie, il a bien gagné tous ses combats. 

Oumar Diouané : Le ventre mou de l’équipe
D’habitude, il fait partie des meilleurs éléments d’Ambroise Sarr lors des tournois de la Cedeao. Mais cette fois, Oumar Diouané a livré une copie plutôt moyenne. Il est, en effet, le seul lutteur à avoir concédé trois défaites, d’abord lors des éliminatoires en équipes puis en individuels et enfin à l’occasion de la finale en équipe contre le Niger. Signe de fatigue, ou méforme dûe à une blessure ? En tous cas, Oumar Diouané fait office de doyen de l’équipe du Sénégal. Il peut tout de même se consoler avec sa médaille d’or en équipes et celle de bronze en individuels.

Ambroise Sarr, entraîneur de l’équipe nationale de lutte : « Nous n’avons aucun secret à part le travail »
« Je suis content, une fois de plus, de ce sacre du Sénégal. C’est Dieu qui donne la victoire à qui Il veut et Il nous l’a, encore, offerte. Je m’en réjouis énormément. Je saisis l’occasion pour remercier les supporters pour leur forte mobilisation et leur soutien. Nous avons gagné le tournoi en équipes et nous avons eu 3 médailles d’or sur 5 dans le championnat individuel. Je crois que c’est un véritable motif de satisfaction ». « Nous n’avons aucun secret à part le travail »

Alioune Sarr, président du Cng de lutte : « Le stadium était trop petit pour abriter une si importante manifestation »
« Vous avez constaté que le stadium était trop petit pour abriter une si importante manifestation. Nous disons d’emblée, merci au ministre des Sports, Matar Bâ, pour son appui constant et surtout le président de la République Macky Sall pour le bijou qu’il nous a offert à savoir l’Arène nationale d’un montant de 32 milliards de FCfa. Je pense qu’à partir de 2019, les éditions du Tolac se dérouleront à l’Arène nationale à Pikine et je crois que nous n’aurons plus le problème que nous avons vécu aujourd’hui. A la porte, j’ai eu beaucoup d’émotions quand des gens m’ont dit qu’ils étaient venus assister au tournoi mais n’ont pas eu de place. Nous remercions également les médias ; ils ont énormément contribué à la réussite de cette manifestation. Nous remercions les entraineurs du Sénégal, la Cedeao à travers son département de la jeunesse, du sport. Le challenge est important d’autant que la Fédération internationale de lutte vient de me confier la commission de lutte africaine en son sein. Donc au-delà du tournoi de la Cedeao, il faudra se battre pour que le maximum de pays africains pratiquent cette lutte traditionnelle qui est si belle, si spectaculaire et qu’un jour que nous puissions intégrer ce sport aux Jeux olympiques ».
 
D. SARR

Sans surprise, le Sénégal et le Niger disputeront la finale de la 8e édition du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao de Dakar. Les deux équipes, sorties premières de leurs poules, ont respectivement éliminé en demi-finales le Nigeria et la Gambie.

Le Sénégal et le Niger vont disputer la finale de la 8e édition du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao de Dakar (Tolac), demain au stadium Iba Mar Diop. Hier, ces deux plus grandes nations de lutte dans la sous-région n’ont pas fait de quartier face à leurs adversaires respectifs. Dans la poule A, le Sénégal a fait sensation en disposant d’abord du Mali sur un score de quatre victoires à une puis du Burkina battu 5 à O. Deux résultats qui ont permis à la bande à Reug Reug de s’ouvrir les portes des demi-finales. Seule fausse note lors des combats de poule du Sénégal, la défaite d’Oumar Diouané contre le Malien Konaté Diakiridia dans la catégorie des 76 kg. Le doyen de l’équipe d’Ambroise Sarr s’est toutefois vite ressaisi en se relançant dès sa seconde sortie qui l’opposait au Burkinabé Diallo Serge puis en demi-finale contre le Nigérian Agiomor Ekerekeme. La démonstration de force des poulains d’Ambroise Sarr s’est poursuivie en demi-finales aux dépens des Super Eagles du Nigeria battus eux aussi par 5 victoires. Le Nigeria avait pourtant effectué un excellent parcours à l’occasion des combats de poule. Boltic Sinivie et ses coéquipiers avaient pris le dessus sur le Bénin (4-1), la Côte d’Ivoire (5-0) et le Liberia (5-0). L’autre favori du tournoi, le Niger, a, sans surprise, validé son ticket pour la finale.

D’ailleurs, les combats de poule n’ont été qu’une promenade de santé pour Adamou Abdou et sa bande qui ont tout simplement pulvérisé les modestes équipes togolaise et ghanéenne (5-0 contre chaque équipe). En demi-finales, le Mena a confirmé sa bonne santé en dominant une bonne équipe gambienne. Les Nigériens ont toutefois dû concéder une défaite, remportant finalement la partie sur le score de quatre victoires contre une. Leur poids lourd Yahya Kaka a, en effet, été défait par Babacar Mboge dans la catégorie des 100 kg. L’opposition entre le Sénégal et le Niger en finale mettra aux prises de vieilles connaissances. Les deux équipes se sont rencontrées à plusieurs reprises dans le cadre des tournois de la Cedeao. L’année dernière, les Sénégalais avaient remporté la double confrontation en finale, à Dakar puis à Niamey. C’est dire que le face à face de dimanche aura des airs de revanche pour les Nigériens.

L’entraineur Ambroise Sarr s’est dit rassuré de la performance de ses poulains. Il est plus que jamais optimise quant à un sacre. Son collègue nigérien Al Moctar Ali présente le même état d’esprit. Il a tiré un bilan satisfaisant de la prestation de ses poulains ; même si la préparation ne s’est pas déroulée dans les meilleures conditions. « Nous n’avons eu que 10 jours de préparation ; c’est court », a déploré le technicien nigérien. Pour autant, l’objectif assigné à ses lutteurs reste, selon lui, la victoire devant les rivaux sénégalais. En attendant, l’ultime tableau de la compétition en équipes, les épreuves individuelles seront disputées aujourd’hui.

Diégane SARR

Double champion en titre du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac), le Sénégal défendra son trophée cet après-midi à l’occasion du démarrage des compétitions en équipes du Tolac de Dakar. Convaincu qu’on ne change pas une équipe qui gagne, l’entraineur Ambroise Sarr a conservé le même dispositif qui avait remporté les derniers tournois de Dakar et de Niamey.

Le Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac) de Dakar débute cet après-midi au stadium Iba Mar Diop avec les éliminatoires en équipes. Tenant du titre, le Sénégal va tenter de se succéder à lui-même. Après un stage de préparation au Cneps de Thiès, l’entraineur national Ambroise Sarr a conservé la même équipe qui avait remporté le dernier tournoi de lutte de la Cedeao disputé l’année dernière à Niamey. Il a privilégié l’expérience, plutôt que de tenter d’apporter du sang neuf. Moussa Faye (66kg), Oumar Diouané (76kg), Cheikh Tidiane Niang (86 kg), Mamadou Moustapha Sène alias Selle (100 kg) et Reug Reug (120 kg) vont donc défendre les couleurs du Sénégal avec comme principale mission de conserver le trophée.

L’une des forces de l’équipe sénégalaise est sans doute son capitaine, Oumar Kane dit Reug Reug, double médaillé d’or du tournoi de la Cedeao et 2e meilleur lutteur de la saison écoulée derrière Modou Lô, le Rock des Parcelles assainies. Toutefois, rien n’est gagné d’avance. Les Lions devront, une fois de plus, compter avec la forte opposition des « Mena » du Niger qui voudront leur barrer la route du sacre comme à leur habitude. Le Sénégal et le Niger sont les deux plus grandes nations de lutte dans la sous-région. En embuscade, les Super Eagles du Nigeria feront figure de dangereux outsiders. Le Tolac de Dakar se poursuit samedi avec, cette fois, les compétitions en individuelles par catégorie. Avec quatre médailles d’or en individuel au dernier tournoi de Niamey, les lutteurs sénégalais seront également très attendus dans cette épreuve. Le défi sera, au-delà de la conservation du trophée en équipe, de rafler toutes les 5 médailles d’or en jeu. Un pari qu’ils avaient manqué de peu lors du Tolac de Niamey. Sur les six médailles en jeu, une seule avait échappé à l’escarcelle de l’équipe sénégalaise, Mamadou Moustapha Sène s’étant contenté d’une médaille d’argent.

Dernier jour du Tolac, le dimanche sera consacré aux finales en équipes et en individuels et à la remise des trophées.
Au total, 14 pays prendront part aux compétitions. Tous les pays membres de la Cedeao, à l’exception du Cap-Vert seront de la partie.

Diégane SARR

Le stade multifonctionnel d’Ilèle, un quartier situé à la périphérie de Kolda, a abrité samedi, le grand combat de lutte de la première édition Fodé Doussouba, un des précurseurs de la lutte traditionnelle au Sénégal. Ce combat qui est doté du drapeau Malick Cissé, président du Mouvement Mm2m (Malick derrière Macky pour un deuxième mandat), par ailleurs adjoint au directeur des Moyens généraux de la Présidence de la République, a opposé deux grands lutteurs de leur catégorie en l’occurrence Forza de l’écurie 4 Casa à Lymzo Baldé de l’écrie Fodé Doussouba. Après quelques minutes de combats palpitants et pleins de suspense, Forza a pris le dessus sur son adversaire sous les ovations nourries de ses nombreux fans qui avaient fait le déplacement. Une forte délégation venue de Dakar et comprenant, entre autres, des membres et sympathisants du Mouvement Mm2m et de la famille du feu Fodé Doussouba a fait le déplacement pour honorer la mémoire de ce grand lutteur à Kolda, sa terre natale.

Des grandes personnalités politiques comme Thierno Doura Baldé, conseiller à la Présidence de la république et des proches de la famille de Fodé Doussouba ont également assisté à ce combat. Une occasion pour les fils et petits-fils de Fodé Doussouba de demander au président de la République à ce que l’arène nationale qui est en cours de construction près de sa maison familiale à Pikine porte son nom en guise de reconnaissance de tout ce qu’il a fait pour la lutte traditionnelle sénégalaise. « Aujourd’hui, nous sommes-là, à Kolda, pour présider un grand combat de lutte doté du drapeau Fodé Doussouba. Nous sommes tous des natifs de Pikine, précisément du quartier Darou Khoudouss, et qui connaît ce quartier sait qu’il doit beaucoup à notre père Fodé Doussouba qui était un très grand lutteur. C’est pourquoi, aujourd’hui, ses fils et petits-fils sont venus à Kolda pour lui rendre hommage. Nous ne pouvions pas rester chez-nous parce que père Fodé a été, avec nos pères, l’un des précurseurs de notre quartier. Et, comme vous le savez, le théâtre de verdure qui jouxte sa maison porte aujourd’hui son nom », déclare Malick Cissé. Il estime, par ailleurs, que la lutte traditionnelle ne doit pas se limiter seulement à Dakar.

Elle doit être décentralisée dans toutes les régions du Sénégal pour permettre aux jeunes de la pratiquer et d’en tirer le meilleur profit comme c’est le cas pour la lutte avec frappe.

Mamadou Aliou DIALLO

Après Kaffrine en 2016, c’est la région de Tambacounda qui abritera la 18ème édition du Drapeau du chef de l’Etat de lutte, du 29 juin au 1er juillet 2017. Durant jours, une mission du CNG composée du directeur administratif Ndiamé Diop, du chargé de la communication Thierno Kâ et du conseiller Ibrahima Sarr s’est rendue dans les régions de Kolda, de Kédougou et de Tambacounda. Il était question d’aller voir les facilités de tous genres (hébergement, infrastructures, entre autres) qu’offrait chacune des régions en compétition. Au finish, c’est la région de Tamba qui a été retenue. Du 29 juin au 1er juillet donc, le monde sportif se retrouvera dans cette partie est du pays pour le plus grand rendez-vous de lutte traditionnelle sans frappe du Sénégal. Comme chaque année, depuis longtemps, toutes les quatorze régions du Sénégal vont se retrouver pendant soixante-douze heures pour se disputer ce prestigieux trophée qui, depuis qu’il est décerné à une région et non plus seulement à des individualités, semble être la chasse gardée de la région de Fatick. En effet, l’équipe dont Bafa Guèye est le coach s’est imposée à Diourbel (2011), à Thiès (2013), à Fatick (2015) et récemment à Kaffrine (2016). Mais la 18ème édition est loin d’être gagnée d’avance, vu les performances des autres régions de ces dernières années.

Pape Demba SIDIBE

« Reug Reug » tient sa bagnole ! Une dizaine de jours après avoir remporté le Drapeau Indépendance à Fatick, le champion de Thiaroye a reçu son 4X4 double cabine, hier, des mains d’Aimé Sène, le parrain du tournoi de lutte organisé par « Ndef Leng », le 3 avril dernier, dans la ville de Mame Mindiss.

L’histoire semble relever d’un conte de fée. Un peu extraordinaire tout de même. Un jour, « Reug Reug » avait demandé un véhicule à Aimé Sène, l’homme d’affaires qui s’est battu une belle réputation dans le milieu du transport et du tourisme. « Je veux que tu m’offres une bagnole ! », lui dit le fils de Pape Kane, non content d’avoir raflé les deux compétitions que le patron de Hertz Sénégal avait parrainées pour « Ndef Leng ». « Je ne pourrais t’offrir un véhicule comme ça. En revanche, ce que je pourrais, pour le prochain tournoi, c’est de mettre en jeu une voiture », lui répondit, en vieux sage, celui-ci. Les deux hommes s’accordent sur cette formule qui arrange tout le monde. En somme, un gentleman agreement. Sûr de lui, le jeune lutteur de Thiaroye ne manqua pas de dire au patriarche qu’il allait remporter la bagnole. Quelle assurance ! Aimé Sène tint parole et proposa un véhicule comme mise à l’occasion du Drapeau Indépendance organisé le 3 avril dernier, à Fatick, point d’orgue du festival culturel de l’association sérère dirigée par Mbagnick Ndiaye. «Reug Reug» tint parole lui aussi.

Il se raconte même qu’il était venu au stade Massène Sène en compagnie d’un chauffeur, convaincu qu’il repartirait avec la mise ! Toujours est-il qu’il survola la compétition, au nez et à la barbe de ses grands rivaux, Aliou Faye alias Pakala, Mamadou Faye dit Ordinateur etc. Pour la troisième fois d’affilée, il s’adjugeait un tournoi de « Ndef Leng » parrainé par Aimé Sène. L’histoire ne s’arrêta naturellement pas là. Il restait à conclure l’affaire, à remettre la bagnole à l’heureux gagnant. Ce qui a été fait, hier, dans les locaux d’Hertz Sénégal. Aimé Sène, le patron de cette société, a remis, clé en mains, un 4x4 double cabine, « d’une valeur de 7 à 8 millions FCfa » au champion de lutte de Thiaroye. L’homme d’affaires a expliqué que c’est du fait de la mutation et de l’assurance de la voiture que la remise de celle-ci au lutteur a pris un peu de temps. « Nous avons dépensé 800.000 FCfa pour les besoins de la mutation, de l’assurance, de l’achat de nouveaux pneus etc. », a-t-il soutenu. Le mécène de l’Ong « Ndef Leng » a exhorté son poulain «Reug Reug» à faire bon usage de la voiture qui pourrait lui servir « d’outil de travail ». « Désormais, quand tu veux aller à un tournoi, tu pourras emmener le véhicule en compagnie de tes accompagnants. Quand tu gagnes un bœuf aussi, tu pourras le transporter », a-t-il, encore, affirmé avec humour.

Le fils de Pape Kane a dit toute sa satisfaction d’avoir reçu ce véhicule, plus de 10 jours après la tenue du Drapeau Indépendance. Cette caisse, le protégé de Ameth Dème en avait rêvé ; maintenant il l’a entre ses mains. Il a réussi son pari ! La réception de cette récompense devrait le gonfler à bloc alors qu’il part à l’assaut de Jordan (écurie Xam sa cosaan), ce 26 avril. L’athlète de Thiaroye joue sur deux tableaux, à savoir la lutte simple et la lutte avec frappe. Cette année, outre ses nombreux trophées en lutte sans frappe, il a battu Bébé Saloum.

La cérémonie de remise du véhicule s’est déroulée en présence des responsables de «Ndef Leng», El Hadj Sarr, Djiby Ndiaye, Daouda Diouf, Ousmane Diouf, Doudou Fall et Ndiougue Cor Faye. Ils ont tous, au nom du président Mbagnick Ndiaye, par ailleurs ministre de la Culture et de la Communication, exprimé leur reconnaissance au bienfaiteur Aimé Sène.

Diégane SARR

Après Eumeu Sène-Bombardier, Lac de Guiers 2-Modou Lô, l’affiche mettant aux prises Gris Bordeaux et Balla Gaye 2 a été ficelée par Luc Nicolaï. Le contrat devait même être signé hier mais au dernier moment, le camp de Gris Bordeaux représenté par Tapha Guéye a fait des remarques sur le document. Finalement, c’est aujourd’hui que le promoteur Luc Nicolaï a donné rendez-vous à tout le monde dans les locaux de la Tfm, à 18h, pour la signature du contrat qui se fera en présence des deux lutteurs et de leurs managers.

Le combat entre le troisième tigre de Fass et l’ancien roi des arènes devrait être très disputé. Les deux protagonistes sont en quête de rachat et leur face à face aura un enjeu crucial. Après la perte de son trône, ses deux revers contre Bombardier et Eumeu Sène et ses deux années blanches d’affilée, Balla Gaye 2 entend revenir en force. Tout porte à croire qu’il a mis à profit sa longue absence de l’arène pour faire une introspection et mieux préparer son retour qu’il veut fulgurant. Une victoire aux dépens du « troisième tigre de Fass » le remettrait en selle dans son opération reconquête du trône. Toutefois, le fils de Double Less devra batailler ferme pour réaliser son pari. Et pour cause, il lui faudra compter avec un Gris Bordeaux déterminé lui aussi, à renouer avec la gagne. Battu la saison dernière par Modou Lô, le « troisième tigre de Fass » n’aura pas droit à l’erreur. Une nouvelle défaite pourrait mettre davantage en danger son ambition d’être roi des arènes. Elle risquerait surtout de détériorer encore plus ses relations déjà assez tendues avec son écurie.

D.SARR

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