banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Lutte (166)

Récent double champion au Tournoi de lutte africaine de la Cedeao de Dakar (Tolac), Reug Reug a encore fait parler de lui de fort belle manière. Le « fils » de Pape Kane a imposé sa loi au géant Jordan hier, au stadium Iba Mar Diop.

Reug Reug, le poulain d’Ameth Dème, poursuit sa folle ascension. Hier, le « fils » de Pape Kane a balayé le géant de Pikine, Jordan, au stadium Iba Mar Diop. Face à son adversaire qui inspire, pourtant, crainte et révérence de par le gabarit, Reug Reug, l’assurance toujours en bandoulière, a vite pris les choses en main. Fidèle à une stratégie bien huilée, il accule son antagoniste en mimant une fausse bagarre. Ce dernier tente de garder sa lucidité en ne cédant pas aux provocations du fougueux lutteur de Thiaroye. Après un premier échange de coups sans grand dommage, les deux protagonistes finissent par s’agripper. Alors que Jordan se veut prudent, le fils de Pape Kane tente des placages sans succès. Jordan résiste bien pour l’instant en annihilant toutes les offensives du pensionnaire de l’écurie Thiaroye Cap-Vert. Le premier round s’achemine ainsi sans vainqueur.

A la reprise, les deux lutteurs adoptent la même posture. Reug Reug, toujours offensif, opte pour un combat rapproché ; alors que son antagoniste reste attentiste, ne voulant pas être pris de court par la vitesse d’exécution, d’un athlète spécialiste des entrées en jambes rapides. Sauf que sa vigilance et ses garde-fous ne lui ont finalement pas tiré d’affaire. Profitant d’un moment d’inattention de son vis à vis, Reug Reug amorce une nouvelle attaque-éclair qui fera, cette fois, mouche. La chute du géant pikinois est sans bavures. Un coup dur pour Jordan qui rêvait de sceller son retour en force, après une longue traversée du désert.

Avec ce nouveau revers, c’est son avenir qui s’assombrit davantage. A l’inverse, Reug Reug continue de tisser sa toile lentement mais sûrement vers le sommet de l’arène. Il y a quelques mois, il avait déjà battu à plate couture Bébé Saloum. Grâce à cette victoire sur le gros morceau Jordan, il peut désormais défier les pensionnaires de l’antichambre des ténors voire certains néo « Vip » Gouye gui, Zoss, Boy Niang 2, Modou Anta, etc. Comme Gris 2 vainqueur de Pakala, avant-hier, le lutteur de l’écurie Thiaroye poursuit son invincibilité. Autant dire que ce n’est pas seulement en lutte simple qu’il se fait remarquer de fort belle manière. Reug Reug est aussi récent double champion en équipe et en individuel lors du dernier Tournoi de lutte de la Cedeao tenu à Dakar du 12 au 14 mai.

Diégane SARR

Gris 2, au forceps, a pris le meilleur sur Pakala hier, au stade Demba Diop. Avec 5 avertissements, le Mbourois s’est vu déclaré perdant conformément au règlement. Une nouvelle victoire pour le jeune Fassois qui peut désormais taper dans l’antichambre des ténors. En revanche, Pakala voit son avenir s’assombrir davantage.

Gris 2 de l’écurie Fass poursuit son invincibilité. Il a battu hier, le vieux routier Pakala de Mbour, au stade Demba Diop. Face à un Pakala toujours difficile à manœuvrer voire dangereux, malgré le poids de l’âge, le petit frère de Gris Bordeaux a dû beaucoup mettre à contribution sa puissance physique pour contraindre son adversaire à commettre de nombreuses fautes qui lui ont finalement coûté cher. En effet, à force d’être acculé et de reculer, le colosse mbourois a accumulé 5 avertissements ; ce qui a poussé l’arbitre à accorder la victoire au coéquipier de Lac Rose conformément au règlement. Une nouvelle défaite pour l’ancien capitaine des Lions de la lutte simple qui rate ainsi son retour en force, après une longue traversée du désert.

Avec ce revers, son pari de revenir au premier plan s’annonce désormais plus compliqué ; d’autant plus qu’il est de plus en plus âgé. De son côté, Gris 2 continue sa montée en puissance, dans l’ombre du « troisième tigre de Fass » qui n’est autre que son grand frère. Après Ablaye Ndiaye la saison passée, il vient donc d’accrocher à son tableau de chasse un autre gros morceau. Ce succès, quoique acquis au forceps, pourrait lui ouvrir la porte de l’antichambre des ténors. Boy Niang 2, Zoss, Gouye gui, Modou Anta, Sa Thiès, font tous figures de potentiels adversaires pour lui.

La balle est donc dans le camp des promoteurs qui ne manqueront sûrement pas de lui sceller une nouvelle affiche pour la prochaine saison. Dans l’autre combat phare de la soirée, Quench a disposé de Papis Général.

Récent double champion du Tolac de Dakar, Reug Reug part à l’assaut de Jordan cet après-midi
Le tout récent double champion de la Cedeao lors du tournoi sous-régional de Dakar (en individuel et en équipe), Omar Kane alias Reug Reug ira à l’assaut de Jordan cet après-midi au stadium Iba Mar Diop. Jusque-là invincible, le poulain d’Ameth Dème, non content de régner d’une main de fer en lutte simple, aura à cœur de poursuivre son ascension dans la lutte avec frappe. Lors de sa dernière sortie, il y a quelques mois, il avait balayé Bébé Saloum. Mais il devra respecter son adversaire du jour qui compte retrouver sa place dans l’arène après avoir connu des difficultés. Il faut dire qu’une victoire sur Jordan pourrait ouvrir à Reug Reug la porte de l’antichambre des ténors.

Diégane SARR

Sous la houlette d’un Reug Reug dévastateur, le Sénégal a imposé sa loi à l’occasion de la 8e édition du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac) disputé vendredi, samedi et dimanche au stadium Iba Mar Diop. Les poulains d’Ambroise Sarr, non contents de conserver le trophée, se sont également taillé la part du lion dans le championnat individuel en remportant trois médailles d’or sur 5.

L’équipe du Sénégal a battu le Niger hier, en finale, à l’occasion de la 8e édition du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao de Dakar (Tolac). Mais comme c’est souvent le cas, la confrontation entre ces deux plus grandes nations de lutte de la sous-région n’est jamais chose aisée. Celle-ci n’a pas dérogé à la règle. Elle a été âprement disputée ; même si le score, à l’arrivée, a largement plaidé en faveur des poulains d’Ambroise Sarr. Oumar Diouané et ses coéquipiers ont, en effet, remporté la partie par 4 victoires contre une pour les protégés de Al Moctar Ali. Après une démonstration de force de Moussa Faye qui pulvérise d’entrée son antagoniste Alimi Yaou Mohamadou dans la catégorie des 66 kg, Oumar Diouané se fait surprendre par Mansour Issa (76).

Une défaite qui permet au Mena de remettre les pendules à l’heure avec une victoire pour chacune des équipes. L’espoir nigérien est tout de même de courte durée, puisque Cheikh Tidiane Niang donne l’avantage au Sénégal en battant à plate couture Tassiou Ibrahim (86 kg). Dès lors, la victoire finale du Sénégal se dessine ; d’autant que le coach Ambroise Sarr peut encore compter sur ses deux meilleurs éléments en lice dans les 100 et 120kg. Mamadou Moustapha Sène alias Selle et Oumar Kane dit Reug Reug. Les deux poids lourds sénégalais disposeront d’ailleurs, sans trop de difficultés, de Yahaaya Kaka et Adama Adama Abdou, leurs adversaires respectifs. Comme à Dakar il y a plus d’un an et à Niamey en mai 2016, les Lions de la lutte s’adjugent le trophée, aux dépens des mêmes adversaires Nigériens. Le Sénégal se succède ainsi à lui-même, en attendant le tournoi de Niamey en juin où les poulains d’Ambroise Sarr auront encore la lourde tâche de défendre leur titre. Le Sénégal a reçu 6 millions de FCfa, contre 3.600.000 de FCfa pour le dauphin nigérien et 1.800.000 FCfa pour le Nigeria.

Tombeurs des braves Scorpions de la Gambie dans le match de classement, les Super Eagles se sont emparés de la médaille de bronze, non sans infliger un cinglant 5-0 à leurs adversaires. Vainqueurs du tournoi en équipe, Reug Reug et sa bande se sont aussi bien illustrés dans le championnat individuel par catégorie. Sur les 5 médailles d’or en jeu, les Lions de la lutte en ont gagné 3. Moussa Faye (66 kg), Mamadou Moustapha Sène (100 kg) et Reug Reug (120 kg) ont obtenu de l’or, tandis que Oumar Diouané s’est contenté du bronze. Seul Cheikh Tidiane Niang, éliminé en quarts de finale en individuel, n’est pas monté sur le podium. Mamadou Moustapha Sène et Reug Reug ont, dans des confrontations aux allures de duels, pris le meilleur sur les cousins gambiens Babacar Mboge (100 kg) et Sallah Dam (120 kg).

Les deux autres médailles d’or dans cette épreuve ont été remportées par le Gambien Assan Joof (76 kg) et le Nigérien Tassiou Ibrahim (86 kg). Ils ont respectivement dominé le Bissau-Guinéen Celestinob Dafa et le Burkinabé Zon Drissa.

Les vainqueurs dans les différentes catégories dans le championnat individuel ont reçu chacun 1.440.000 FCfa, les médaillés d’argent 840.000 FCfa et les médaillés de bronze 540.000 FCfa.

Diégane SARR

Pour l’essentiel, les lutteurs du Sénégal se sont bien comportés au Tolac de Dakar, à l’exception d’Oumar Diouane. Le doyen de l’équipe, d’habitude un des meilleurs éléments d’Ambroise Sarr, a livré une copie moyenne. Retour sur leur prestation.

Reug Reug, Moussa Faye, Mamadou Moustapha Sène : Ils ont assuré
Le capitaine du Sénégal, Oumar Kane dit Reug Reug mériterait sans nul doute le titre de meilleur lutteur de la compétition. Il a largement contribué au sacre du Sénégal en remportant tous ses combats en alliant le spectacle. Insatiable, il a aussi dicté sa loi dans le championnat individuel par catégorie qui l’a vu pulvériser tous ses adversaires. Même les redoutables Sinvie Boltic (Nigeria) et Adama Abdou (Niger) n’ont pas fait le poids devant le poulain d’Ameth Dème que rien ne semble plus pouvoir arrêter. Double médaillé d’or en équipe et en individuel, Moussa Faye n’a pas été en reste. Le représentant du Sénégal dans les 66 kg a lui aussi gagné tous ses combats aussi bien en équipes qu’en individuels. Et en aucun moment, il n’a tergiversé faisant toujours preuve d’une bonne maîtrise du sujet et d’un courage sans faille. Mamadou Moustapha Sène a également fait un parcours sans faute. Comme ses coéquipiers Reug Reug et Moussa Faye, il s’est adjugé deux médailles d’or.

D’un calme olympien et d’une bonne lecture de combat, il s’est très bien comporté.
En finale en individuel contre le Gambien Babacar Mboge, il a failli se faire surprendre mais grâce à une prouesse imparable, il a fini par retourner la situation en sa faveur.

Cheikh Tidiane Niang : Il a répondu présent
Très show, Cheikh Tidiane Niang a fait le boulot qu’on attendait de lui. Certes, il est le seul de l’équipe sénégalaise à n’être pas monté deux fois sur le podium, mais cela n’enlève en rien son mérite. Lui aussi a grandement œuvré au sacre de la sélection nationale. Et hormis son élimination en quarts de finale du championnat individuel par catégorie, il a bien gagné tous ses combats. 

Oumar Diouané : Le ventre mou de l’équipe
D’habitude, il fait partie des meilleurs éléments d’Ambroise Sarr lors des tournois de la Cedeao. Mais cette fois, Oumar Diouané a livré une copie plutôt moyenne. Il est, en effet, le seul lutteur à avoir concédé trois défaites, d’abord lors des éliminatoires en équipes puis en individuels et enfin à l’occasion de la finale en équipe contre le Niger. Signe de fatigue, ou méforme dûe à une blessure ? En tous cas, Oumar Diouané fait office de doyen de l’équipe du Sénégal. Il peut tout de même se consoler avec sa médaille d’or en équipes et celle de bronze en individuels.

Ambroise Sarr, entraîneur de l’équipe nationale de lutte : « Nous n’avons aucun secret à part le travail »
« Je suis content, une fois de plus, de ce sacre du Sénégal. C’est Dieu qui donne la victoire à qui Il veut et Il nous l’a, encore, offerte. Je m’en réjouis énormément. Je saisis l’occasion pour remercier les supporters pour leur forte mobilisation et leur soutien. Nous avons gagné le tournoi en équipes et nous avons eu 3 médailles d’or sur 5 dans le championnat individuel. Je crois que c’est un véritable motif de satisfaction ». « Nous n’avons aucun secret à part le travail »

Alioune Sarr, président du Cng de lutte : « Le stadium était trop petit pour abriter une si importante manifestation »
« Vous avez constaté que le stadium était trop petit pour abriter une si importante manifestation. Nous disons d’emblée, merci au ministre des Sports, Matar Bâ, pour son appui constant et surtout le président de la République Macky Sall pour le bijou qu’il nous a offert à savoir l’Arène nationale d’un montant de 32 milliards de FCfa. Je pense qu’à partir de 2019, les éditions du Tolac se dérouleront à l’Arène nationale à Pikine et je crois que nous n’aurons plus le problème que nous avons vécu aujourd’hui. A la porte, j’ai eu beaucoup d’émotions quand des gens m’ont dit qu’ils étaient venus assister au tournoi mais n’ont pas eu de place. Nous remercions également les médias ; ils ont énormément contribué à la réussite de cette manifestation. Nous remercions les entraineurs du Sénégal, la Cedeao à travers son département de la jeunesse, du sport. Le challenge est important d’autant que la Fédération internationale de lutte vient de me confier la commission de lutte africaine en son sein. Donc au-delà du tournoi de la Cedeao, il faudra se battre pour que le maximum de pays africains pratiquent cette lutte traditionnelle qui est si belle, si spectaculaire et qu’un jour que nous puissions intégrer ce sport aux Jeux olympiques ».
 
D. SARR

Sans surprise, le Sénégal et le Niger disputeront la finale de la 8e édition du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao de Dakar. Les deux équipes, sorties premières de leurs poules, ont respectivement éliminé en demi-finales le Nigeria et la Gambie.

Le Sénégal et le Niger vont disputer la finale de la 8e édition du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao de Dakar (Tolac), demain au stadium Iba Mar Diop. Hier, ces deux plus grandes nations de lutte dans la sous-région n’ont pas fait de quartier face à leurs adversaires respectifs. Dans la poule A, le Sénégal a fait sensation en disposant d’abord du Mali sur un score de quatre victoires à une puis du Burkina battu 5 à O. Deux résultats qui ont permis à la bande à Reug Reug de s’ouvrir les portes des demi-finales. Seule fausse note lors des combats de poule du Sénégal, la défaite d’Oumar Diouané contre le Malien Konaté Diakiridia dans la catégorie des 76 kg. Le doyen de l’équipe d’Ambroise Sarr s’est toutefois vite ressaisi en se relançant dès sa seconde sortie qui l’opposait au Burkinabé Diallo Serge puis en demi-finale contre le Nigérian Agiomor Ekerekeme. La démonstration de force des poulains d’Ambroise Sarr s’est poursuivie en demi-finales aux dépens des Super Eagles du Nigeria battus eux aussi par 5 victoires. Le Nigeria avait pourtant effectué un excellent parcours à l’occasion des combats de poule. Boltic Sinivie et ses coéquipiers avaient pris le dessus sur le Bénin (4-1), la Côte d’Ivoire (5-0) et le Liberia (5-0). L’autre favori du tournoi, le Niger, a, sans surprise, validé son ticket pour la finale.

D’ailleurs, les combats de poule n’ont été qu’une promenade de santé pour Adamou Abdou et sa bande qui ont tout simplement pulvérisé les modestes équipes togolaise et ghanéenne (5-0 contre chaque équipe). En demi-finales, le Mena a confirmé sa bonne santé en dominant une bonne équipe gambienne. Les Nigériens ont toutefois dû concéder une défaite, remportant finalement la partie sur le score de quatre victoires contre une. Leur poids lourd Yahya Kaka a, en effet, été défait par Babacar Mboge dans la catégorie des 100 kg. L’opposition entre le Sénégal et le Niger en finale mettra aux prises de vieilles connaissances. Les deux équipes se sont rencontrées à plusieurs reprises dans le cadre des tournois de la Cedeao. L’année dernière, les Sénégalais avaient remporté la double confrontation en finale, à Dakar puis à Niamey. C’est dire que le face à face de dimanche aura des airs de revanche pour les Nigériens.

L’entraineur Ambroise Sarr s’est dit rassuré de la performance de ses poulains. Il est plus que jamais optimise quant à un sacre. Son collègue nigérien Al Moctar Ali présente le même état d’esprit. Il a tiré un bilan satisfaisant de la prestation de ses poulains ; même si la préparation ne s’est pas déroulée dans les meilleures conditions. « Nous n’avons eu que 10 jours de préparation ; c’est court », a déploré le technicien nigérien. Pour autant, l’objectif assigné à ses lutteurs reste, selon lui, la victoire devant les rivaux sénégalais. En attendant, l’ultime tableau de la compétition en équipes, les épreuves individuelles seront disputées aujourd’hui.

Diégane SARR

Double champion en titre du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac), le Sénégal défendra son trophée cet après-midi à l’occasion du démarrage des compétitions en équipes du Tolac de Dakar. Convaincu qu’on ne change pas une équipe qui gagne, l’entraineur Ambroise Sarr a conservé le même dispositif qui avait remporté les derniers tournois de Dakar et de Niamey.

Le Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac) de Dakar débute cet après-midi au stadium Iba Mar Diop avec les éliminatoires en équipes. Tenant du titre, le Sénégal va tenter de se succéder à lui-même. Après un stage de préparation au Cneps de Thiès, l’entraineur national Ambroise Sarr a conservé la même équipe qui avait remporté le dernier tournoi de lutte de la Cedeao disputé l’année dernière à Niamey. Il a privilégié l’expérience, plutôt que de tenter d’apporter du sang neuf. Moussa Faye (66kg), Oumar Diouané (76kg), Cheikh Tidiane Niang (86 kg), Mamadou Moustapha Sène alias Selle (100 kg) et Reug Reug (120 kg) vont donc défendre les couleurs du Sénégal avec comme principale mission de conserver le trophée.

L’une des forces de l’équipe sénégalaise est sans doute son capitaine, Oumar Kane dit Reug Reug, double médaillé d’or du tournoi de la Cedeao et 2e meilleur lutteur de la saison écoulée derrière Modou Lô, le Rock des Parcelles assainies. Toutefois, rien n’est gagné d’avance. Les Lions devront, une fois de plus, compter avec la forte opposition des « Mena » du Niger qui voudront leur barrer la route du sacre comme à leur habitude. Le Sénégal et le Niger sont les deux plus grandes nations de lutte dans la sous-région. En embuscade, les Super Eagles du Nigeria feront figure de dangereux outsiders. Le Tolac de Dakar se poursuit samedi avec, cette fois, les compétitions en individuelles par catégorie. Avec quatre médailles d’or en individuel au dernier tournoi de Niamey, les lutteurs sénégalais seront également très attendus dans cette épreuve. Le défi sera, au-delà de la conservation du trophée en équipe, de rafler toutes les 5 médailles d’or en jeu. Un pari qu’ils avaient manqué de peu lors du Tolac de Niamey. Sur les six médailles en jeu, une seule avait échappé à l’escarcelle de l’équipe sénégalaise, Mamadou Moustapha Sène s’étant contenté d’une médaille d’argent.

Dernier jour du Tolac, le dimanche sera consacré aux finales en équipes et en individuels et à la remise des trophées.
Au total, 14 pays prendront part aux compétitions. Tous les pays membres de la Cedeao, à l’exception du Cap-Vert seront de la partie.

Diégane SARR

Le stade multifonctionnel d’Ilèle, un quartier situé à la périphérie de Kolda, a abrité samedi, le grand combat de lutte de la première édition Fodé Doussouba, un des précurseurs de la lutte traditionnelle au Sénégal. Ce combat qui est doté du drapeau Malick Cissé, président du Mouvement Mm2m (Malick derrière Macky pour un deuxième mandat), par ailleurs adjoint au directeur des Moyens généraux de la Présidence de la République, a opposé deux grands lutteurs de leur catégorie en l’occurrence Forza de l’écurie 4 Casa à Lymzo Baldé de l’écrie Fodé Doussouba. Après quelques minutes de combats palpitants et pleins de suspense, Forza a pris le dessus sur son adversaire sous les ovations nourries de ses nombreux fans qui avaient fait le déplacement. Une forte délégation venue de Dakar et comprenant, entre autres, des membres et sympathisants du Mouvement Mm2m et de la famille du feu Fodé Doussouba a fait le déplacement pour honorer la mémoire de ce grand lutteur à Kolda, sa terre natale.

Des grandes personnalités politiques comme Thierno Doura Baldé, conseiller à la Présidence de la république et des proches de la famille de Fodé Doussouba ont également assisté à ce combat. Une occasion pour les fils et petits-fils de Fodé Doussouba de demander au président de la République à ce que l’arène nationale qui est en cours de construction près de sa maison familiale à Pikine porte son nom en guise de reconnaissance de tout ce qu’il a fait pour la lutte traditionnelle sénégalaise. « Aujourd’hui, nous sommes-là, à Kolda, pour présider un grand combat de lutte doté du drapeau Fodé Doussouba. Nous sommes tous des natifs de Pikine, précisément du quartier Darou Khoudouss, et qui connaît ce quartier sait qu’il doit beaucoup à notre père Fodé Doussouba qui était un très grand lutteur. C’est pourquoi, aujourd’hui, ses fils et petits-fils sont venus à Kolda pour lui rendre hommage. Nous ne pouvions pas rester chez-nous parce que père Fodé a été, avec nos pères, l’un des précurseurs de notre quartier. Et, comme vous le savez, le théâtre de verdure qui jouxte sa maison porte aujourd’hui son nom », déclare Malick Cissé. Il estime, par ailleurs, que la lutte traditionnelle ne doit pas se limiter seulement à Dakar.

Elle doit être décentralisée dans toutes les régions du Sénégal pour permettre aux jeunes de la pratiquer et d’en tirer le meilleur profit comme c’est le cas pour la lutte avec frappe.

Mamadou Aliou DIALLO

Après Kaffrine en 2016, c’est la région de Tambacounda qui abritera la 18ème édition du Drapeau du chef de l’Etat de lutte, du 29 juin au 1er juillet 2017. Durant jours, une mission du CNG composée du directeur administratif Ndiamé Diop, du chargé de la communication Thierno Kâ et du conseiller Ibrahima Sarr s’est rendue dans les régions de Kolda, de Kédougou et de Tambacounda. Il était question d’aller voir les facilités de tous genres (hébergement, infrastructures, entre autres) qu’offrait chacune des régions en compétition. Au finish, c’est la région de Tamba qui a été retenue. Du 29 juin au 1er juillet donc, le monde sportif se retrouvera dans cette partie est du pays pour le plus grand rendez-vous de lutte traditionnelle sans frappe du Sénégal. Comme chaque année, depuis longtemps, toutes les quatorze régions du Sénégal vont se retrouver pendant soixante-douze heures pour se disputer ce prestigieux trophée qui, depuis qu’il est décerné à une région et non plus seulement à des individualités, semble être la chasse gardée de la région de Fatick. En effet, l’équipe dont Bafa Guèye est le coach s’est imposée à Diourbel (2011), à Thiès (2013), à Fatick (2015) et récemment à Kaffrine (2016). Mais la 18ème édition est loin d’être gagnée d’avance, vu les performances des autres régions de ces dernières années.

Pape Demba SIDIBE

« Reug Reug » tient sa bagnole ! Une dizaine de jours après avoir remporté le Drapeau Indépendance à Fatick, le champion de Thiaroye a reçu son 4X4 double cabine, hier, des mains d’Aimé Sène, le parrain du tournoi de lutte organisé par « Ndef Leng », le 3 avril dernier, dans la ville de Mame Mindiss.

L’histoire semble relever d’un conte de fée. Un peu extraordinaire tout de même. Un jour, « Reug Reug » avait demandé un véhicule à Aimé Sène, l’homme d’affaires qui s’est battu une belle réputation dans le milieu du transport et du tourisme. « Je veux que tu m’offres une bagnole ! », lui dit le fils de Pape Kane, non content d’avoir raflé les deux compétitions que le patron de Hertz Sénégal avait parrainées pour « Ndef Leng ». « Je ne pourrais t’offrir un véhicule comme ça. En revanche, ce que je pourrais, pour le prochain tournoi, c’est de mettre en jeu une voiture », lui répondit, en vieux sage, celui-ci. Les deux hommes s’accordent sur cette formule qui arrange tout le monde. En somme, un gentleman agreement. Sûr de lui, le jeune lutteur de Thiaroye ne manqua pas de dire au patriarche qu’il allait remporter la bagnole. Quelle assurance ! Aimé Sène tint parole et proposa un véhicule comme mise à l’occasion du Drapeau Indépendance organisé le 3 avril dernier, à Fatick, point d’orgue du festival culturel de l’association sérère dirigée par Mbagnick Ndiaye. «Reug Reug» tint parole lui aussi.

Il se raconte même qu’il était venu au stade Massène Sène en compagnie d’un chauffeur, convaincu qu’il repartirait avec la mise ! Toujours est-il qu’il survola la compétition, au nez et à la barbe de ses grands rivaux, Aliou Faye alias Pakala, Mamadou Faye dit Ordinateur etc. Pour la troisième fois d’affilée, il s’adjugeait un tournoi de « Ndef Leng » parrainé par Aimé Sène. L’histoire ne s’arrêta naturellement pas là. Il restait à conclure l’affaire, à remettre la bagnole à l’heureux gagnant. Ce qui a été fait, hier, dans les locaux d’Hertz Sénégal. Aimé Sène, le patron de cette société, a remis, clé en mains, un 4x4 double cabine, « d’une valeur de 7 à 8 millions FCfa » au champion de lutte de Thiaroye. L’homme d’affaires a expliqué que c’est du fait de la mutation et de l’assurance de la voiture que la remise de celle-ci au lutteur a pris un peu de temps. « Nous avons dépensé 800.000 FCfa pour les besoins de la mutation, de l’assurance, de l’achat de nouveaux pneus etc. », a-t-il soutenu. Le mécène de l’Ong « Ndef Leng » a exhorté son poulain «Reug Reug» à faire bon usage de la voiture qui pourrait lui servir « d’outil de travail ». « Désormais, quand tu veux aller à un tournoi, tu pourras emmener le véhicule en compagnie de tes accompagnants. Quand tu gagnes un bœuf aussi, tu pourras le transporter », a-t-il, encore, affirmé avec humour.

Le fils de Pape Kane a dit toute sa satisfaction d’avoir reçu ce véhicule, plus de 10 jours après la tenue du Drapeau Indépendance. Cette caisse, le protégé de Ameth Dème en avait rêvé ; maintenant il l’a entre ses mains. Il a réussi son pari ! La réception de cette récompense devrait le gonfler à bloc alors qu’il part à l’assaut de Jordan (écurie Xam sa cosaan), ce 26 avril. L’athlète de Thiaroye joue sur deux tableaux, à savoir la lutte simple et la lutte avec frappe. Cette année, outre ses nombreux trophées en lutte sans frappe, il a battu Bébé Saloum.

La cérémonie de remise du véhicule s’est déroulée en présence des responsables de «Ndef Leng», El Hadj Sarr, Djiby Ndiaye, Daouda Diouf, Ousmane Diouf, Doudou Fall et Ndiougue Cor Faye. Ils ont tous, au nom du président Mbagnick Ndiaye, par ailleurs ministre de la Culture et de la Communication, exprimé leur reconnaissance au bienfaiteur Aimé Sène.

Diégane SARR

Après Eumeu Sène-Bombardier, Lac de Guiers 2-Modou Lô, l’affiche mettant aux prises Gris Bordeaux et Balla Gaye 2 a été ficelée par Luc Nicolaï. Le contrat devait même être signé hier mais au dernier moment, le camp de Gris Bordeaux représenté par Tapha Guéye a fait des remarques sur le document. Finalement, c’est aujourd’hui que le promoteur Luc Nicolaï a donné rendez-vous à tout le monde dans les locaux de la Tfm, à 18h, pour la signature du contrat qui se fera en présence des deux lutteurs et de leurs managers.

Le combat entre le troisième tigre de Fass et l’ancien roi des arènes devrait être très disputé. Les deux protagonistes sont en quête de rachat et leur face à face aura un enjeu crucial. Après la perte de son trône, ses deux revers contre Bombardier et Eumeu Sène et ses deux années blanches d’affilée, Balla Gaye 2 entend revenir en force. Tout porte à croire qu’il a mis à profit sa longue absence de l’arène pour faire une introspection et mieux préparer son retour qu’il veut fulgurant. Une victoire aux dépens du « troisième tigre de Fass » le remettrait en selle dans son opération reconquête du trône. Toutefois, le fils de Double Less devra batailler ferme pour réaliser son pari. Et pour cause, il lui faudra compter avec un Gris Bordeaux déterminé lui aussi, à renouer avec la gagne. Battu la saison dernière par Modou Lô, le « troisième tigre de Fass » n’aura pas droit à l’erreur. Une nouvelle défaite pourrait mettre davantage en danger son ambition d’être roi des arènes. Elle risquerait surtout de détériorer encore plus ses relations déjà assez tendues avec son écurie.

D.SARR

Faciles vainqueurs de Gouye gui et Ness, deux poids lourds, Boy Niang 2 et Sa Thiès pourraient bientôt solder leurs comptes. L’affiche, réclamée par les amateurs, suscite l’intérêt des promoteurs. L’autre confrontation qui aiguise les appétits concerne Sitteu et Modou Anta. En plus d’avoir remporté, de fort belle manière, leur dernière sortie, ils ont, tous deux, battu Zarco.

Boy Niang 2-Sa Thiès ! L’affiche a été plébiscitée avant-hier, à l’issue du face à face qui mettait aux prises Ness et le petit-frère de Balla Gaye 2 au stade Demba Diop. Un combat qui a, finalement, tourné à l’avantage du fils de Double Less impérial devant la « baleine de Lansar ».

De la même génération, Boy Niang 2 et Sa Thiès font actuellement partie des jeunes athlètes les plus en vue dans l’arène. A eux deux, ils ont remporté 23 victoires, plus que Yékini en deux décennies de carrière. Ils ont, en revanche, perdu seulement trois combats, un pour le lutteur de Guédiawaye et deux autres pour celui de Pikine. Des statistiques qui en disent long sur leur très riche palmarès, alors qu’il leur reste encore beaucoup d’années dans l’arène avant l’âge limite fixé à 45 ans. C’est dire s’ils présentent un gros potentiel pour espérer s’installer un jour sur le toit de l’arène. Un objectif à leur portée, surtout après leurs derniers succès qui leur ont largement ouvert la porte de la cour des grands. Boy Niang 2 et Sa Thiès ont respectivement disposé, pour leur dernière sortie, de Gouye gui et Ness. Des victoires faciles qui témoignent, une fois de plus, de l’immense talent de ces deux garçons qui marchent inéluctablement sur les traces de leurs illustres pères De Gaulle Ngom et Double Less. Maintenant qu’ils ont fini d’intégrer le cercle prestigieux des ténors, à la faveur de leurs toutes récentes prouesses, la logique de la lutte voudrait qu’ils se croisent. D’autant plus qu’ils ne sont pas issus du même quartier. En tout cas, depuis la victoire éclair de Sa Thiès sur Ness, ils sont nombreux à réclamer l’affiche entre le fils de Double Less et celui de De Gaulle. Et si l’on se fie aux propos de Charles Faye, un des responsables de Gfm Entertainement, cette structure de production porte un réel intérêt à un tel face à face. Si elle est ficelée, cette confrontation est partie pour être explosive. En plus de leur talent, leur témérité, leur fougue de jeunesse, ils drainent derrière eux un monde fou. Cerise sur le gâteau, il y aurait, en toile de fond, de ce face à face, la rivalité entre Pikine et Guédiawaye.

Reste à savoir si les deux protagonistes sont, eux-mêmes, prêts à en découdre notamment Boy Niang 2 qui semble faire une fixation sur Balla Gaye 2, depuis son retentissant succès aux dépens de Gouye gui, en mars dernier. Alors que l’ancien « roi des arènes » fait la sourde oreille à ses innombrables défis, le lutteur de Pikine est-il prêt à revoir ses prétentions à la baisse, en acceptant de croiser le fer avec le petit-frère de sa cible favorite ? En tout cas, contrairement au tombeur de Yékini qui a toujours une certaine longueur d’avance sur lui pour avoir été couronné « roi des arènes », lui n’a aucun argument objectif pour refuser un corps à corps avec Sa Thiès dont le palmarès n’a rien à envier au sien.

Deuxième chance
Faute d’avoir Boy Niang 2, Sa Thiès pourrait espérer se voir offrir une deuxième chance par Malick Niang. Il faut dire que depuis 2013, date de leur corps à corps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. En effet, Sa Thiès s’est totalement refait une santé insolente, tandis que son seul tombeur à ce jour est en zone de turbulence. Battu par Ama Baldé la saison suivante, l’ex-puncheur de Ndakaru traverse un passage à vide, faute d’adversaires. Autant dire qu’il ne devrait pas cracher sur un deuxième combat contre le bourreau de Ness, dans l’optique de sceller son grand retour dans l’arène. Pari risqué ! Bien sûr, mais qui ne risque rien… Comme lors de leur première confrontation, une nouvelle opposition entre ces deux jeunes loups serait encore palpitante, avec beaucoup de rancœurs de part et d’autre. Si l’ex-sociétaire de l’écurie Ndakaru voudrait infliger une deuxième défaite à son antagoniste de Guédiawaye et adoucir l’amertume de son mentor Yékini déchu de son trône par le frère Balla Gaye, Sa Thiès aurait à cœur de prendre sa revanche.

L’autre combat de rêve pourrait opposer Sitteu et Modou Anta. Tombeurs respectivement de Zoss et Zarco, le poulain de Max Mbargane et le jeune Thiessois sont dans l’antichambre des ténors. Ils sont à deux doigts d’entrer dans la cour des grands en vue de toucher le Graal, à savoir être roi des arènes. Leur confrontation s’impose au vu de leur beau parcours. D’autant plus qu’ils ont tous deux disposé de Zarco, le leader de l’écurie Grand Yoff Mbollo. Entre ces deux lutteurs au tempérament sulfureux, l’affiche devrait tenir toutes ses promesses autant côté ambiance que sur le plan du spectacle à proprement parler. Porte-étendard de Thiès, Modou Anta a derrière lui tout le soutien de la Capitale du rail, alors que le « phénomène de Lansar » est considéré par certains comme le lutteur le plus populaire de la banlieue. De l’électricité dans l’air! Pourvu seulement que l’affiche intéresse les promoteurs.

Diégane SARR

Après Gouye gui et Zoss, battus respectivement battus par Boy Niang 2 et Sitteu, Ness, un autre show-man est tombé de haut hier. C’est à croire que les dieux de la lutte leur ont tourné le dos. Depuis quelques temps, ils n’arrivent plus à gagner. Gouye gui et Ness sont restés sur deux défaites d’affilée ; alors que Zoss a concédé 4 revers consécutifs.

Mobilisation : Comme l’on pouvait s’y attendre, les amateurs se sont fortement mobilisés, hier, pour assister au gala de lutte de Gfm Entertainment dont l’attraction était le face à face entre Ness et Sa Thiès. Toutefois, le stade Demba Diop était beaucoup plus rempli lors du combat, le 4 avril, qui mettait aux prises Zoss et Sitteu. Normal ! Quand deux show-men se rencontrent, l’ambiance est toujours électrique et personne ne veut se faire raconter la confrontation. Surtout, le « phénomène » fait partie des lutteurs les plus populaires de la banlieue.

Ness, grand danseur devant l’Éternel : Véritable bête de scène, Ness a encore démontré hier, tout son savoir-faire en matière de danse. En plus d’avoir présenté une belle chorégraphie au public, la « baleine de Lansar », sous ses airs de faux-lion, a gratifié le public de pas de danse endiablés. Le tout dans la bonne humeur. C’est à croire que les lutteurs de Lansar excellent tous dans la danse. Le 4 avril, Sitteu avait déjà enflammé grâce à ses talents avérés dans ce domaine.

Surenchère : Après Boy Niang 2, Balla Gaye 2 devra désormais compter avec Sitteu parmi les adversaires qui le réclament. Venu, comme d’habitude, adouber le petit-frère Sa Thiès, l’ancien roi des arènes a eu la surprise désagréable de se voir défier par le « phénomène de Lansar ». Un crime de lèse-majesté quand on sait que ce dernier a été battu à plate couture, la saison passée, par Sa Thiès. En tout cas, si c’était pour faire sortir le champion de Guédiawaye de ses gonds, c’est un pari raté. Tel un roc, il est resté imperturbable. Balla a, sans doute, compris que le poulain de Ness voulait le distraire ; alors qu’il avait la lourde tâche, en l’absence de son père, de s’occuper de la préparation du combat de son frère.

Défis : Des lutteurs qui se défient, se toisent, sous le regard complice des amateurs, c’est ce qui agrémente les galas de lutte. Et des défis, il y en a eu hier. Amanekh qui demandait avec insistance son duel avec Yékini Jr, s’est vu réclamer par le jeune loup Doumboul. L’arroseur arrosé ! Mais le meilleur restait à venir ! Euphorique après son succès aux dépens de Zoss, il y a moins d’une semai, Sitteu a osé perturber la quiétude du roi Balla Gaye 2. Heureusement que ce lion blessé a su contenir sa fougue.

Encore Malick Niang ! Malick Niang est-il dans la dèche après plusieurs saisons blanches consécutives ? La question mérite d’être posée. Après le 4 avril dernier, l’ex « puncheur » de l’écurie Ndakaru a effectué une nouvelle apparition hier, au stade Demba Diop. Il y a encore effectué une démonstration pour se rappeler au bon souvenir des promoteurs. Son appel du pied sera-t-il entendu ?

Double Less absent : D’habitude, il accompagnait Sa Thiès à chacune de ses sorties. Mais hier, Less a brillé par son absence.
Et c’est le grand frère qui a pris le relais, aux côtés du préparateur mystique pour pousser le petit-frère à la victoire. Et tout est bien qui finit bien.

Rassemblés par Diégane SARR

Sa Thiès est en passe de devenir la bête de l’écurie Lansar. Après Sitteu, la saison passée, il a noyé la « baleine de Lansar » hier, au terme d’un combat qui n’a duré que 20 petites secondes. Alors que le fils de Double Less gagne sa place dans la cour des grands, Ness, qui a manqué son pari de venger le petit frère Sitteu, voit l’horizon s’assombrir pour lui.

Quand ils attrapent leurs proies, les fils de Double Less ne lâchent pas prise. Jusqu’à ce qu’ils les immobilisent complètement. Ness en a fait l’amère expérience hier, lors de son face à face contre Sa Thiès au stade Demba Diop.

En 20 secondes, la « baleine de Lansar », qui avait revêtu la tenue de chasseur dès le coup de l’arbitre, s’est transformée en proie. Noyée par l’habile pêcheur Sa Thiès ! Lutteur offensif, ce dernier a démontré qu’il ne savait pas qu’attaquer. Il sait aussi parer aux offensives adverses, en bon spécialiste de l’esquive, mais surtout enchaîner avec des contre-attaques qui peuvent s’avérer fatales aux adversaires, comme il en a administré, la preuve, face au poulain de Max Mbargane. En effet, surpris par une attaque de Ness, déterminé à écourter le combat, le petit-frère de Balla Gaye 2, toujours sur ses gardes, a réussi, fort heureusement, à esquiver la menace. En bagarreur-né, il ne tarde pas à riposter à la hauteur des actions de son vis-à-vis.
S’en suivent quelques échanges de coups mal ajustés. Sa Thiès, avec la lucidité qui le caractérise, profite de ce moment d’inattention, pour amorcer une attaque rapide. Pris au piège dans les griffes de son antagoniste, le leader de l’écurie Lansar tente de faire de la résistance. En désespoir de cause, il entreprend un hancher mais il faut une action beaucoup plus dangereuse pour espérer inquiéter le très résistant Sa Thiès.

Pire, le lutteur de Thiaroye finit par se faire ceinturer. La messe est dite. Le reste n’a été qu’une simple formalité pour le jeune champion de Guédiawaye qui met à contribution sa puissance musculaire pour terrasser Ness.

La chute ne souffre aucune équivoque. Comme Sitteu la saison passée, Ness est battu à plate couture par le petit-frère de Balla Gaye 2. Il a lamentablement manqué son pari de laver l’affront. Mais surtout, Ness voit son horizon s’assombrir après ce retour manqué. Battu en 2013 par Gouye gui, il avait passé plusieurs années blanches d’affilée et voulait mettre à profit ce combat pour renaître de ses cendres. Pari raté ! Quant à son bourreau, en plus d’être la bête noire de l’écurie Lansar, il vient de gagner sa place dans la cour des grands. La rançon de l’audace combinée au talent pur ! Avec cette nouvelle prouesse, il peut maintenant défier n’importe quel lutteur, nul ne trouvera à redire.

Diégane SARR

Sa Thiès et Ness vont régler leur lourd contentieux demain au stade Demba Diop. Tombeur de Sitteu, la saison passée, le fils de Double Less veut également accrocher à son tableau de chasse, la « baleine » pour être sûr d’avoir bien vengé son parent Ama Baldé que Ness avait malmené en 2008. Mais le poulain de Max Mbargane voudra, lui aussi, venger le petit frère, Sitteu. Les deux protagonistes visent une place dans la cour des grands.

Une semaine après le drapeau de la Sénégambie qui a mis aux prises Zoss et Sitteu, avec le résultat qu’on connaît, les amateurs de lutte pourront suivre un autre choc de titans, ce dimanche au stade Demba Diop. Celui-ci mettra aux prises Ness-encore un élément de l’écurie Lansar-, à Sa Thiès, le fils de Double Less. Un choc de générations entre le vieux routier Ness et l’étoile montante de Guédiawaye. Un choc d’ambitions aussi entre deux champions qui n’ont jamais caché leur volonté de s’installer sur le trône. C’est dire si ce face à face promet de chaudes empoignades. Muet depuis sa défaite contre Gouye gui, en 2013, Ness entend sceller son retour au premier plan. La grande inconnue reste, cependant, son état de forme, ses aptitudes physiques etc. Face à un jeune très compétitif, la « baleine de Lansar » pourra-t-elle tenir en cas de combat d’usure ? Ness a-t-il toujours ses réflexes, ses automatismes ? Autant de questions auxquelles peuvent légitimement se poser les observateurs.

Toutefois, sur le plan de la valeur intrinsèque, le leader de Lansar reste toujours un adversaire de taille. Ses prédispositions naturelles lui confèrent des atouts non négligeables en matière de lutte avec frappe. Après des débuts timides, la « baleine de Lansar » avait fini par gagner en maturité et le réveil fut fatal à Ama Baldé, sévèrement fessé lors de leur face à face en 2008. Ainsi, Ness s’était révélé, au public, grand bagarreur devant l’Éternel. Ce combat sonnait comme le déclic pour lui après une longue période d’hibernation, de doutes, d’errements. La renaissance retrouvée. En 2013, Ness se faisait néanmoins battre par Gouye gui. Et depuis, à part un combat avorté contre Balla Bèye 2, le poulain de Max Mbargane avait disparu des radars. Plus de trois ans après, il veut saisir l’opportunité que lui offre le combat contre Sa Thiès pour intégrer la cour des grands. Un pari fort audacieux face à un adversaire qui est une machine à gagner. Mis à part, le péché de jeunesse qui lui avait coûté cher contre le puncheur Malick Niang, Sa Thiès s’est toujours très bien comporté en une dizaine de confrontations. Athlète très sûr de lui, le fils de Double Less est un gagneur dans l’âme, toujours prompt à marcher sur son vis-à-vis. Bon chien chasse de race ! Mais outre son mental de fer, sa témérité, le lutteur de Golf Sud peut puiser sur ses aptitudes techniques qui font l’unanimité parmi les observateurs. Et pour couronner le tout, il a une vitesse d’exécution à même de prendre au dépourvu le plus vigilant des lutteurs. Bref, Sa Thiès est un lutteur complet qui a tout le potentiel qu’il faut pour se tirer d’affaire face à ses adversaires.

Demain, il aura à cœur d’accrocher à son tableau de chasse, le gros morceau Ness, après avoir pulvérisé la saison dernière le petit frère Sitteu. Du coup, c’est une confrontation qui est partie pour servir de règlements de comptes. Non content d’avoir surclassé « le phénomène », le petit frère de Balla Gaye 2 veut se payer le scalp de « la baleine » sans doute pour être sûr d’avoir bien vengé le parent Ama Baldé, victime expiatoire de Ness en 2008. Même mission pour ce dernier qui voudra laver l’affront après la raclée que son adversaire avait infligée à Sitteu. Pour les deux protagonistes, ce face à face, organisé par Gfm Entertainment, sert d’examen de passage dans la cour des grands. Un enjeu énorme !

En concédant dimanche dernier, sa quatrième défaite consécutive, son troisième Ko, son treizième revers au total, Zoss s’est définitivement tiré une balle dans le pied. Face à Sitteu, sociétaire de Lansar, il a touché le fond. Et avec lui, le peu d’ambition qui lui restait encore pour espérer s’installer sur le toit de la lutte.

Un des rares rescapés, avec Lac de Guiers 2, de cette belle cuvée de 2007 en lice dans le mini-Championnat de lutte avec frappe (claf), de Luc Nicolai, Zoss tente de faire depuis quelques saisons de la résistance.

Certes, sans grand succès. En dépit des mauvaises performances qui se sont enchaînées, ces deux dernières saisons, le leader de l’écurie « Door Doraat » a toujours voulu croire à son étoile dans l’arène. Cet homme est têtu comme une mule. Il ne renonce jamais. Jusqu’au bout donc, il s’est accroché à son rêve fou de titiller le sommet de la lutte. Il a refusé, comme il a pu, de se faire larguer, comme c’est le cas avec Bathie Séras, Balla Diouf et dans une moindre mesure Boy Sèye, tous d’anciens adversaires de poule de ce mini-Claf ayant renoncé, depuis belle lurette, à leur ambition de s’installer sur le toit de l’arène. Cette force intérieure a permis à ce champion audacieux de signer de belles victoires notamment contre les « gros morceaux » Boy Niang 2, Tidiane Faye et Gouye gui. Des prouesses qui l’ont aidé à rebondir, à se relancer, à chaque fois, dans la course en vue de réaliser son vieux rêve.

Sauf que dimanche dernier, il a coulé face à Sitteu. Cette fois, il semble avoir touché le fond.

Et avec lui, le peu d’ambition qui lui restait encore pour espérer être calife à la place du calife. Avec cette quatrième défaite d’affilée, 13 au total, contre 11 victoires, ce troisième Ko, il lui sera désormais extrêmement difficile de se relever, encore moins de revenir au premier plan ; tant le fossé qui le sépare du roi Bombardier et des autres prétendants sérieux au sacre semble impossible à combler. Les carottes semblent cuites pour lui.

Toutefois, tout n’est pas perdu pour ce bagarreur à qui son orgueil joue souvent de mauvais tours. S’il devra mettre une croix définitive sur son ambition d’accéder au trône, le « showman » ne manque pas, pour autant d’adversaires contre qui il pourrait en découdre. Tombeur de Gouye gui, il y a un mois, Boy Niang 2, la nouvelle terreur, a l’obligation de prendre sa revanche sur lui. Il a été battu par Zoss, le renard, en 2013. Reste à savoir si le fils de De Gaulle, qui a, entretemps, gagné sa place parmi les ténors, acceptera d’en découdre à nouveau avec lui, sans doute pour remettre les pendules à l’heure. A l’image de Boy Niang 2, Gouye gui doit lui aussi rétablir l’équilibre contre le grand-frère de Garga Mbossé. Les deux lutteurs se sont affrontés à trois reprises et c’est le porte-étendard de l’écurie «Door Doraat » qui a la faveur des statistiques avec deux victoires contre une seule pour le poulain de Mor Fadam. Mal en point, le «roi du Simpi » ne devrait pas refuser de croiser le fer avec son meilleur ennemi pour une troisième fois d’affilée. Zoss peut également accorder une deuxième chance à Tidiane Faye pour avoir battu à plate couture le « professeur » en 2013.

En difficulté, le Parcellois et le poulain de Max Mbargane ne devraient pas cracher sur une telle opportunité, dans l’espoir de se relancer dans la course. Grand tombeur de Garga 2, avant-hier, Tyson 2 fait figure de potentiel adversaire pour le « showman » des Parcelles assainies. Surclassé par Elton la saison passée, l’ancien vainqueur de l’Arena Tour s’est relancé dimanche de fort belle manière. Brillant vainqueur de Zarco, Modou Anta peut être un sacré client pour Zoss ; de même qu’Amanekh, Lac Rose, tous deux muets depuis quelques saisons. Autant dire que l’ex-coéquipier de Modou Lô garde intactes ses chances de nouer, à nouveau, son « nguimb », d’autant plus qu’il a ce petit quelque chose qui fait courir les promoteurs : son statut de « showman ». En cela, il est de la trempe des Baye Mandione, Bathie Séras, Gouye gui et autre Yaou Dial.

En dépit de leur mauvaise passe, ils seront toujours courus par les « match-makers ». Parce qu’en plus, ils font courir les foules. Mais pour combien de temps encore ?

Diégane SARR

Sitteu a révélé une nouvelle facette de lui en infligeant un retentissant KO à Zoss hier, lors de leur face à face au stade Demba Diop. Une gauche de métal qui envoie le leader de « Door Doraat » dans les vaps ! Une belle victoire qui permet au « phénomène » de venger le frère Tidiane Faye et de sceller, en même temps, son retour en force. En revanche, la série noire se poursuit pour le Parcellois qui concède ainsi sa quatrième défaite d’affilée.

50 secondes ! C’est la durée du face à face entre Zoss et Sitteu hier, au stade Demba Diop. Les choses sont allées très vite. Face à deux lutteurs qui piaffaient d’impatience de solder leurs comptes qui n’ont que perduré, il a suffi d’un peu pour mettre le feu aux poudres et faire basculer la confrontation. Et c’est Sitteu qui a été le grand gagnant au terme de cette confrontation qui a pris les allures d’un vrai combat de boxe. Il faut dire que Zoss est tombé dans le piège de son adversaire en privilégiant lui aussi la bagarre ; au détriment de la lutte, oubliant qu’il était désavantagé par sa taille et ses courtes rallonges. Mal lui en prit !  Après un premier échange de coups de poings, sans grand dommage, les deux protagonistes observent un court répit, mais ce n’est que pour mieux repartir à la charge. Zoss et Sitteu reprennent aussitôt les hostilités.

Ils avaient une dent, l’une l’autre. Le grand-frère de Garga Mbossé voulait corriger le « phénomène » de Lansar, comme il l’avait déjà fait avec son coéquipier Tidiane Faye, lui montrer qu’il n’était pas son égal. Quant à Sitteu, il avait à cœur de venger le « professeur », renouer avec la victoire et poursuivre son ascension. Au finish, le dernier mot revient au poulain de Max Mbargane dont la puissante gauche, dans le feu de l’action, n’a laissé aucune chance au lutteur des Parcelles assainies. Touché d’une frappe à bout portant sur la tempe droite, Zoss s’affale de tout son poids. Sonné. La chute est limpide. Comme l’eau de roche. Le malheureux met du temps avant de se relever. Plus de peur que de mal. Sitteu peut jubiler. Il vient d’administrer une belle raclée au bourreau du professeur Tidiane Faye et sceller, en même temps, son retour en force. Une belle revanche ! Un fulgurant retour qui le remet en selle dans la course vers l’antichambre des ténors. La saison dernière, le sociétaire de Lansar a été freiné dans son ascension par Sa Thiès, le fils de Double Less. Défait pour la quatrième fois d’affilée, Zoss a, en revanche, raté l’occasion de sortir de l’ornière. Une série noire qui n’en finit plus et qui compromet encore plus ses chances de revenir au premier plan.

Diégane SARR

EN BREF... EN BREF...

Usine Doolé refait surface !
Après une longue absence, Usine Doolé a effectué une apparition réussie hier, au stade. Le poulain d’Ibou Ndaffa a battu Kounta Kinté au terme d’un face à face qui l’a vu encaisser des coups avant d’inverser la tendance en sa faveur. Un retour gagnant qui devrait relancer sa carrière qui semble faire du surplace depuis plusieurs années. Usine Doolé a régné durant plusieurs saisons dans la lutte simple, avant de se voir renverser de son piédestal. Il a aussi été plusieurs fois sélectionné en équipe nationale pour participer à certains tournois de la Cedeao.
 
Malick Niang passe inaperçu
Disparu des radars depuis sa défaite contre Ama Baldé en 2014, Malick Niang est passé inaperçu hier lors de son show. Tout porte à croire qu’il a perdu la côte de popularité qu’il avait, il y a quelques années, auprès des supporters et amateurs. En tout cas, l’ex « puncheur » de Ndakaru n’a pas droit à un standing ovation comme ce fut le cas pour certains de ses pairs en l’occurrence Boy Niang 2 et Eumeu Sène qui ont été fortement applaudis par le public. C’est ce qui arrive quand on cumule les saisons blanches.

Solidarité pikinoise
Les lutteurs de Pikine n’ont pas dérogé à la règle qui veut qu’ils soient massivement présents à chaque fois qu’un des leurs dispute un combat. Hier, Boy Niang 2, Eumeu Sène et Reug Reug étaient tous de la partie pour apporter leur soutien indéfectible à leurs frère Sitteu et Tyson 2. Une leçon de solidarité que ne semblent pas encore assimiler les champions des Parcelles assainies. Ces derniers n’ont pas fait preuve de la même solidarité vis-à-vis de Zoss, que les Pikinois envers Sitteu et Tyson 2.
 
Fulgurant retour de Tyson 2 !
Freiné la saison passée par Elton, Tyson 2 n’a pas tremblé face à Garga 2. Le lieutenant d’Eumeu Sène a, l’espace de quelques secondes seulement, balayé le poulain de Zoss, largement dépassé par la tournure des évènements. En effet, après la traditionnelle étape de balancement des bras, somme toute brève, l’ancien vainqueur de l’Arena Tour déclencha les hostilités en mimant une fausse bagarre. Malheur pour son adversaire qui s’est fait piéger en voulant réagir à la fausse alerte du Pikinois. Alors qu’il s’apprêtait à effectuer une contre-attaque, Tyson 2 s’engouffre dans la brèche et amorce une entrée en jambes éclair dont lui seul connaît le secret, en bon spécialiste de la lutte pure et dure. Le sociétaire de l’écurie « Door Doraat » fait de la résistance, mais ne peut s’extirper des griffes de son adversaire qui refuse de lâcher prise. Bien au contraire, Tyson 2 enchaine son action et met à contribution sa puissance physique. Il finit par soulever son adversaire avant de le clouer au sol. Une belle victoire qui brise l’élan de Garga 2 qui était dans une belle dynamique. Et qui permet à Tyson 2 de renouer avec le succès après son cinglant revers la saison passée contre Elton.

Parcelles-Pikine : 2-0
La double confrontation entre Pikine et Parcelles a, largement, tourné en faveur du premier quartier nommé. En effet, Tyson 2 et Sitteu ont battu respectivement Garga 2 et Zoss tous deux membres pensionnaires de l’écurie « Door Doraat ». Une domination qui ne fera que relancer la rivalité entre ces deux quartiers de la banlieue.

D. SARR

Zoss et Sitteu s’affrontent demain au stade Demba Diop. Pour ces deux lutteurs battus lors de leurs dernières sorties, la défaite est interdite. Un face à face qui est parti pour être incertain, chacun des protagonistes ayant les capacités requises pour remporter la partie. En lever de rideau, les amateurs pourront notamment suivre le choc entre Garga 2 et Tyson 2.

Le stade Demba Diop abritera, demain 4 avril, un grand combat de lutte mettant aux prises Zoss, le chef de file de l’écurie « Door Dooraat », et Sitteu, le « phénomène » de Lansar. A l’initiative de Gfm Entertainment, cette confrontation sera l’occasion pour les deux protagonistes de renouer avec le succès afin de relancer ainsi leur carrière. Ayant perdu toutes ses trois dernières sorties, Zoss n’aura, cette fois, pas droit à l’erreur, au risque de compromettre davantage son retour au premier plan. Lanterne rouge au tournoi de la Tnt, une initiative de la Rdv Production, avec 0 point en trois confrontations, le grand-frère de Garga Mbosse a l’obligation de s’imposer aux dépens du poulain de Max Mbargane. Mais face à un adversaire, décidé lui aussi à retrouver le sourire, le pari de Zoss s’annonce fort complexe. Défait, la saison passée, par Sa Thiès, le jeune coéquipier de Ness entend vite renouer avec la gagne afin de poursuivre son chemin vers le sommet de l’arène.

Il faut dire que les deux lutteurs ont, chacun, les aptitudes requises pour remporter la partie. Vainqueur, entre autres, de Tidiane Faye, Boy Niang 2 et Gouye gui, Zoss a fini de démontrer toute sa capacité de nuisance. Son expérience, en 10 ans de présence dans l’arène, sa ruse et sa belle lecture de jeu constituent pour lui, des atouts considérables.

Mais son adversaire, quoique moins expérimenté, n’est pas un nain en lutte. En cinq ans, Sitteu a su se frayer un passage dans l’arène, au point de titiller l’antichambre des ténors. Sa technique hors normes lui a valu le titre de « phénomène » de Lansar. Son palmarès en dit également long sur son mérite.

De même, il a battu de grands techniciens parmi lesquels Malaw Séras, Zarco, Pape Mor Lô ; ce qui est toujours révélateur de son talent. C’est dire si ce combat est parti pour être incertain ; tant il faudra s’attendre à tout. Zoss et Sitteu disputeront ce combat sur fond de règlement de comptes. Et pour cause, le jeune sociétaire de Lansar aura à cœur de venger le frère Tidiane Faye que le Parcellois avait battu à plate couture en 2012. En lever de rideau, les amateurs pourront notamment suivre le face à face entre Garga 2 et Tyson 2.

Un choc de jeunes loups aux dents longues qui devrait également être très disputé. Alors que le premier voudra conforter sa dynamique de victoires, le poulain d’Eumeu Sène, battu par Elton, la saison dernière, cherchera à se relancer dans la course. Un autre duel de feu en perspective.

Diégane SARR

En surclassant Zarco, dimanche dernier, sa deuxième victoire d’affilée après celle obtenue contre Thiaat, la saison dernière, Modou Anta a démontré qu’il s’était définitivement remis de sa débâcle contre Yékini Jr en 2015. Auteur de 15 victoires contre seulement 4 défaites, le Thiessois est l’un des rares espoirs présentant un palmarès aussi fourni. Avec son dernier succès, il peut se permettre de défier les pensionnaires de l’antichambre des ténors.

Modou Anta a signé sa quinzième victoire dans l’arène la semaine passée, dans le sillage de son succès, plutôt facile, aux dépens de Zarco (Grand-Yoff). Ces statistiques flatteuses obtenues en seulement 10 ans de présence dans le milieu, font de lui l’un des espoirs ayant actuellement le palmarès le plus fourni dans la lutte avec frappe. Technique, téméraire et bon bagarreur, le jeune lutteur de Thiès a un gros potentiel pour aller loin dans l’arène. Avec ce succès remporté aux dépens du leader de l’écurie Grand-Yoff Mbollo, un gros morceau, il a définitivement fait oublier sa défaite au goût amer en 2015, contre Yékini Jr. Il voit son horizon s’illuminer davantage.

Désormais, il peut, logiquement, revoir ses prétentions à la hausse en réclamant, comme adversaires, les pensionnaires de l’antichambre des ténors. Tombeur, au même titre que lui, du porte-étendard de Grand-Yoff, Siteu est notamment un potentiel adversaire pour le lutteur de la Petite Côte ; de même que Sa Thiès qui avait dicté sa loi à Zarco, il y a quatre ans. Sauf que « le phénomène de Lansar » et le fils de Double Less sont en pleine préparation de leur face à face. C’est dire qu’ils ont, pour l’heure, d’autres chats à fouetter ; plutôt que d’épiloguer sur une probable confrontation avec le poulain de Bombardier qui, de toute façon, pourra attendre. En effet, Siteu prépare activement son combat contre Zoss, le 4 avril prochain. Battu à plate couture, la saison passée, le coéquipier de Tidiane Faye n’a pas droit à l’erreur. Quant au petit frère de Balla Gaye 2, sa priorité reste son règlement de comptes contre Ness, « la baleine » de Lansar. Une victoire sur le poulain de Marx Mbargane lui ouvrirait, largement les portes de la cour des grands.

C’est dire tout l’enjeu de cette confrontation qui aura aussi des allures de revanche par procuration pour Ness qui voudra venger le petit frère Siteu balayé la saison dernière par Sa Thiès.
En attendant que le sociétaire de Lansar et celui de l’école de lutte Double Less, en finissent définitivement avec leurs adversaires respectifs, Modou Anta peut donc se tourner vers d’autres adversaires libres de tout engagement.

Comme Garga Mbossé, qui se fait désirer depuis sa défaite l’année passée, devant Boy Niang 2. Le petit frère de Zoss, en quête de renaissance, ne devrait pas cracher sur une affiche l’opposant au Thiessois devenu pensionnaire de l’antichambre des ténors après sa prouesse de dimanche dernier.

Récent vainqueur de Gouye gui, Boy Niang 2 qui peut évoluer aussi bien dans l’antichambre des ténors que dans la cour des grands, pourrait aussi être dans sa ligne de mire. Ils sont de la même génération et peuvent se jauger au vu de leurs parcours et de leurs qualités respectifs.

Boy Niang 2 qui a, depuis quelques temps, Balla Gaye pour cible favorite, acceptera-t-il de relever un probable défi de Modou Anta ? A la recherche d’un nouveau souffle après le cinglant revers que lui a infligé Boy Niang 2, Gouye gui ne devrait pas décliner une confrontation avec le champion de lutte de la capitale du Rail. Un tel face à face pourrait être une belle occasion de renouer avec la victoire et se relancer dans la course vers le sommet.

Diégane SARR

Modou Anta a dominé Zarco hier au stade Demba Diop. Le champion de Thiès revient en force après avoir été battu lors de sa précédente sortie par Yékini Jr. En revanche, Zarco retombe dans ses vieux travers en alternant le bon et le mauvais.

Belle relance de Modou Anta hier aux dépens du lourd Zarco de Grand-Yoff Mbollo au stade Demba Diop. Considéré comme outsider dans ce face-à-face organisé par le promoteur Sidy Diakhaté, le Thiessois a déjoué les pronostics en infligeant une victoire sans bavures à son adversaire.

Défait par Yékini Jr lors de sa précédente sortie, Modou Anta ne pouvait se permettre une seconde défaite d’affilée, au risque de s’enfoncer davantage dans les profondeurs de l’abysse. D’où la prudence et la sérénité affichées à l’entame du combat qui contrastent avec sa fougue habituelle.

A l’inverse, Zarco, très sûr de lui, semble avoir pêché dans l’excès de confiance, voulant coûte que coûte plier la confrontation, au point de commettre des erreurs qui ont fini par lui être fatales. Le porte-étendard de Grand-Yoff Mbollo avait peut-être perdu de vue l’opportunisme de son rival thiessois qui sait exploiter les actions en sa faveur. Ou encore, il avait tout simplement sous-estimé voire peu respecté son adversaire comme l’atteste son forcing à vouloir, à tout prix, dicter sa loi à ce dernier, sans même surveiller ses arrières. C’est ainsi que dans le sillage d’une tentative de hancher qu’il initia, la contre-attaque furtive de Modou Anta ne lui laissa aucune chance.

Et sa chute a été claire et limpide comme l’eau de roche. Un succès de taille qui permet au champion de Thiès de renouer avec le succès après son revers devant Yékini Jr, il y a deux ans et de se relancer dans la course. En revanche, Zarco retombe dans ses vieux travers en alternant victoire et défaite.

L’année dernière, le chef de file de Grand-Yoff Mbollo avait signé une belle victoire aux dépens de Bathie Séras après une défaite controversée contre Sitteu, le «phénomène » de Lansar.

D. SARR

Gouye gui a mordu la poussière dimanche passé face à Boy Niang 2, sa quatrième défaite concédée ces trois dernières saisons. Un revers de trop qui confirme la méforme actuelle du protégé de Mor Fadam. Gouye gui est-il toujours le roi du « Simpi » ? Pas si sûr.

En perdant son face à face crucial dimanche dernier contre Boy Niang 2, Gouye gui n’a pas seulement raté son pari de venger son frère Sa Cadior 2, mystifié il y a quatre ans par le prometteur lutteur de Pikine. Il a aussi manqué lamentablement son retour en force dans l’arène, comme il l’avait promis maintes fois, lors de ses sorties publiques d’avant-combat. Le 24 janvier 2016, il avait été battu par Ama Baldé à l’occasion de la dernière journée du Tournoi de la Tnt (Télévision numérique terrestre). Il voulait donc mettre à profit cette sortie contre le leader de l’école de lutte Boy Niang pour se relancer dans la course. Pari perdu !

Plus inquiétant, Gouye gui a été méconnaissable face au fils de l’ancienne gloire De Gaulle qui l’a tout simplement surclassé sur tous les plans, tant dans la bagarre que dans la lutte pure et dure. D’habitude fougueux et parfois piètre bagarreur, le poulain de Mor Fadam n’a été que l’ombre de lui-même, se contentant de défendre face aux assauts dévastateurs du boxeur Boy Niang 2 qui l’ont même contraint à effectuer un passage chez le toubib Ardo. Il n’a tenté aucune initiative, même après les avertissements verbaux de l’excellent arbitre central, le jeune Malick Ngom. Bref, le coéquipier de Sa Cadior 2 a largement été dépassé par les évènements. Une prestation très décevante qui confirme la méforme du moment de celui qui se fait appeler « roi du Simpi », en référence à sa technique favorite consistant à soulever l’adversaire de tout son poids avant de le plaquer au sol. C’est sa quatrième défaite lors de ces trois dernières saisons contre une seule victoire. Suffisant pour s’interroger sur cette traversée du désert qui commence à inquiéter ses partisans. Et qui compromet, de plus en plus, ses ambitions affichées de se retrouver sur le toit de la lutte.

Avec cette deuxième défaite d’affilée, Gouye gui a, à coup sûr, perdu beaucoup de terrain. Alors qu’il défiait l’ancien roi des arènes, Yékini, il n’y a pas longtemps, le champion de Guédiawaye devra, désormais, refaire ses preuves en classe inférieure avant de tenter un nouveau passage dans le cercle restreint des ténors. Gouye gui a connu une ascension fulgurante dans l’arène. En un temps record, le protégé de Mor Fadam avait réussi à imposer son style, le dévastateur « Simpi », se forgeant une réputation de redoutable adversaire. Cette technique lui avait valu beaucoup de succès. Sauf que face à un poids lourd, elle semble ne pas fonctionner. Ce fut le cas contre Ama Baldé, Tapha Tine et tout dernièrement contre Boy Niang 2, trois adversaires contre qui le « Simpi » n’a pu le tirer d’affaires. Gouye gui toujours roi du simpi ? Pas si sûr.

Diégane SARR

Les amateurs de la lutte avec frappe se sont bien régalés, hier, au stade Demba Diop, lors du combat entre Gouye Gui de l’écurie Mor Fadam et Boy Niang 2 de l’école de lutte du même nom. Le combat ficelé par la structure Pape Abdou Fall (Paf productions) était doté du drapeau Pape Diouf, artiste, leader de la Génération consciente. A peine l’affiche montée, les supputations allaient bon train. D’aucuns voyaient, à cette occasion, une opportunité pour le fils de De Gaulle de montrer ses prédispositions à intégrer la cour des grands ; pour d’autres par contre, c’était une opportunité pour le « roi du Simpi » de se racheter de sa dernière défaite infligée par son « ennemi juré », Ama Baldé, par ailleurs, ami de son adversaire. Ce choc était également une opposition de styles car d’un côté, le lutteur de Pikine aime la ruse et la provocation et de l’autre, Gouye Gui tient une réputation de Showman, un impulsif mais qui mise beaucoup sur son endurance pour épuiser ses adversaires.

Le déroulé du combat a été assez terne au début avec des balancements de bras à n’en plus finir. Malgré quelques frappes de Boy Niang 2 pour tenter de faire réagir Gouye Gui, ce dernier est resté imperturbable sur ses appuis. Une situation qui est loin de plaire aux supporters qui l’ont d’ailleurs exprimé par des huées bien nourris en direction des protagonistes. Sur une de ses attaques, Boy Niang réussit à entrer dans la garde d’un Gouye Gui trop passif et réussit à le ceinturer. Se sentant en mauvaise posture, ce dernier tente de se libérer des griffes du jeune lutteur en mimant le Simpi, sa technique préférée. Mais mal lui en a pris car le fils de De Gaulle, d’une technique imparable, le plaque impeccablement.

En lever de rideau, Khadim Ndiaye s’est bien défait de Lirou Diane de l’écurie Walo. Le pensionnaire de l’écurie Thiaroye a montré aux amateurs qu’il avait de beaux restes et de belles oppositions à livrer dans l’arène. Lors des combats préliminaires, Boy Bargny de l’école de lutte Boy Niang a pris le meilleur sur Safara de l’écurie Mor Fadam. Niang Bou Ndaw s’est imposé à Boy Dione de l’écurie Fass. Eau chaude de l’écurie Yarakh a ébouillanté Ousmane Diop 2 de l’écurie Bathie Séras. Général 2 de l’écurie Fass est sorti vainqueur de son duel face à Touba – Dakar de l’écurie Bayi Si Xel. Tout comme Alioune Mbaye Nder de l’écurie Bène Baraque Mbollo vainqueur de son duel face à Narou Ghetto de l’écurie Xam sa Thiossane. Boy Pambal de l’écurie Fekke Maci Bolé a obtenu une victoire contestée sur Abdoulaye Diop de l’écurie Yoff. A rappeler que l’affiche qui devait opposer Bébé Ama de l’écurie Pikine Mbollo à Tampon de l’écurie Door Doorat a été reportée à cause de la blessure du dernier nommé.

Mouhamadou Lamine DIOP (stagiaire)

Entre Gouye Gui qui adore imposer l’épreuve de force avant d’arracher son vis-à-vis du sol pour le plaquer sans pitié au sol et Boy Niang au registre technique varié, ce sera une véritable opposition de styles, demain au stade Demba Diop. Ce combat de lutte concocté par Pape Abdou Fall est assurément l’un des gros chocs de la saison. Gouye Gui, lutteur ayant un gros sens du spectacle, s’était très vite signalé par son show mais aussi par quelques belles performances qui lui avaient valu le surnom de « roi du Simpi ». Mais, depuis quelques temps, le protégé de l’ancien lutteur Mor Fadam peine à soulever qui que ce soit. La preuve par ses 3 défaites contre un succès lors de ses 4 dernières sorties. C’est pourquoi il compte se relancer en s’attaquant à Boy Niang. Un pari risqué si l’on sait que le fils de l’ancien lutteur De Gaulle est sur une belle série victorieuse. Tombeur de Baye Mandione et de Garga Mbossé, le lutteur de Pikine est décidé à réussir la passe de trois. Surtout aux dépens de Gouye Gui dont il avait déjà défait le coéquipier Sa Cadior 2.

Bloqué depuis quelques temps devant la porte des « Vip » de l’arène, Gouye Gui sait parfaitement qu’il joue gros face à Boy Niang. Un revers le clouerait pour longtemps encore dans l’antichambre des lutteurs qui comptent vraiment dans l’arène. Boy Niang, lui, avait réclamé à cor et à cri un combat contre … Balla Gaye 2 qui n’avait même pas daigné relever le défi. S’il passe l’obstacle Gouye Gui, demain, il pourra postuler de nouveau à croiser l’ancien « roi des arènes », d’autant que celui-ci tarde encore à se trouver un adversaire cette saison.

Pour l’un comme pour l’autre protagoniste du combat de demain donc, l’enjeu sera de taille. Une victoire donnerait un sérieux coup de pouce à la carrière de celui qui la décrochera. A l’inverse, une défaite pourrait coûter cher.

Tombeur de Garga Mbosse, la saison dernière, Boy Niang 2 compte neutraliser l’obstacle Gouye gui, ce dimanche, en vue de poursuivre, de plus belle, son envol vers le sommet. Une nouvelle victoire lui ouvrirait, grandes ouvertes, les portes des « Vip ».

Sur un nuage depuis son fulgurant retour aux dépens de Baye Mandione en 2014, Boye Niang 2 ira à l’assaut de Gouye gui ce 5 mars au stade Demba Diop. Le fils de l’ancienne gloire De Gaulle, qui évolue dans la cour des grands depuis son retentissant succès sur « le fou de Thiaroye Gueum sa bop », tentera de signer une troisième victoire d’affilée afin de conforter sa place parmi les ténors. La saison passée, Boy Niang 2 avait, en effet, frappé un autre grand coup, en s’imposant devant Garga Mbosse, pourtant difficile à manœuvrer. Face au bouillant Gouye gui, le jeune champion de Pikine aura encore à cœur de sortir le grand jeu pour se tirer d’affaire et poursuivre tranquillement sa marche vers le sommet. Athlète bourré de talents techniques, Boy Niang 2 a également renforcé sa puissance de frappe, ces dernières années, afin de pouvoir se jauger, avec succès aux « gros bras ». Stratégie payante face au poids lourd Baye Mandione qui n’avait vu que du feu lors de leur confrontation, mais surtout contre le teigneux Garga Mbosse à qui il avait imposé sa force physique et musculaire.

Toutefois, face au poulain de Mor Fadam, une montagne de muscles qui ne pèse pas moins de 130 kg, il devra miser davantage sur son registre technique fouillé combiné à ses provocations pour faire la différence. Pour cause, une bataille purement physique pourrait être en sa défaveur. En effet, le coéquipier de Sa Cadior 2, surnommé le roi du Simpi, en raison de sa capacité à user l’adversaire avant de le soulever et le clouer au sol, est redoutable sur le registre physique. En attestent ses combats d’usure contre Ama Baldé et Ness qui, après avoir résisté longuement, avaient fini par craquer. Boy Niang 2 n’aura, par conséquent, pas la tâche facile, d’autant plus que le bouillant lutteur de Guédiawaye voudra renouer avec le succès, au risque de perdre davantage du terrain ; ce qui pourrait porter un coup dur à ses ambitions. Ces deux dernières années, l’enfant de Thienaba a disputé quatre combats qui se sont soldés par une seule victoire contre trois défaites dont la dernière concédée la saison passée devant Ama Balde. C’est dire qu’il ne ménagera aucun effort pour se relancer dans la course.

Après Baye Mandione et Garga Mbosse, une troisième victoire d’affilée de Boy Niang, ce dimanche, lui ouvrirait grandes les portes des « Vip » qu’il compte défoncer sans tarder. Il n’y a pas longtemps, il réclamait, à cor et à cri, Balla Gaye 2, en vain. Sa confrontation contre Gouye gui sera un test grandeur nature dans sa capacité ou non à faire face à l’ancien roi des arènes. Comme Gouye gui, le fils de De Gaulle est entré tambour battant dans l’arène en alignant les prouesses les unes plus belles que les autres, se forgeant rapidement une réputation de technicien hors-pair. Sa victoire spectaculaire sur Sa Cadior 2, encore fraîche dans les mémoires, reste, à ce jour, son plus grand chef-d’œuvre. Ce jour-là, le protégé de Mor Fadam, fort de son gabarit, a été tout simplement mystifié par le rusé champion de Pikine. Un affront que l’ami Gouye gui veut laver ce dimanche face à un Boy Niang 2 déterminé à réussir une nouvelle incursion à l’école de lutte Mor Fadam.

Diégane SARR

Fass pourrait être, cette saison, l’une des écuries les plus sollicitées par les promoteurs. En attendant, le très probable face-à-face entre sa tête de file, Gris Bordeaux, et Balla Gaye 2, trois de ses pensionnaires les plus en vue ont déjà décroché des affiches. Il s’agit de Papa Sow, de Lac Rose et de Gris 2 qui affronteront respectivement Ama Baldé, Moussa Ndoye et Pakala. L’écurie de la Médina saisira-t-elle cette opportunité pour reprendre la main ?

Gris 2 : Le défi de l’invincibilité
Tout le contraire de son grand-frère en perte de vitesse, Gris 2 est, sans nul doute, l’une des plus grandes satisfactions de l’écurie Fass ces dernières années. Il est, à ce jour, l’un des rares espoirs à n’avoir pas encore mordu la poussière. En cinq ans, il a su se frayer un passage dans l’arène, au point de titiller l’antichambre des ténors. Tombeur d’Alam Daar, de Diagar Diagar, de Cartouche, d’Auguste, de Boye Socé, de Boy Remorque et tout dernièrement d’Ablaye Ndiaye, il ira, pour sa prochaine sortie, à l’assaut du gros morceau Pakala. Un adversaire qui connaît bien Fass pour avoir déjà battu le mammouth Boy Nar et l’ancien pensionnaire de l’équipe nationale Forza. C’est dire que ce combat prendra les allures de revanche pour le petit-frère de Gris Bordeaux qui aura la lourde tâche de venger ses coéquipiers. En revanche, Pakala voudra accrocher, à son tableau de chasse, un troisième gros morceau à l’écurie de Fass et donner un nouveau coup de fouet à sa carrière qui en a tant besoin. Et pour cause, l’ancien capitaine de l’équipe nationale n’a plus disputé de combat en lutte avec frappe, depuis 2013, année qui l’avait vu se défaire de Forza.

S’agissant des perspectives, le combat pourrait ouvrir à chacun des protagonistes la cour des grands. Ils ont, tous deux, des atouts pour sortir vainqueur de cette affiche qui devrait être très disputée. Bien dotés par Dame Nature, Pakala et Gris 2 n’envient rien à Balla Gaye 2 et Eumeu Sène, sur le plan physique. Ils ont également acquis, chacun, une réputation d’as de la lutte pure mais aussi de bagarreur hors-pair. Pakala réussira-t-il une troisième incursion à Fass ? Gris 2 poursuivra-t-il son invincibilité ? Deux questions auxquelles on trouvera réponse, au soir de leur confrontation.

Lac Rose : une énième opération retour
Lac Rose avait effectué un début en fanfare avec une série de victoires d’affilée. Au point d’être cité parmi les potentiels successeurs de Gris Bordeaux, au titre de Tigre de Fass. Sauf que la chute a été brutale. Depuis plusieurs années, le lutteur de Niarry Tally n’arrive plus à gagner. Les dieux de l’arène semblent lui avoir tourné le dos. Ses trois dernières sorties qui l’opposèrent à Amanekh, Sa Thiès et Garga Mbossé ont toutes été infructueuses ; à la grande déception de ses supporters. A Fass, il semble avoir même perdu du terrain, au profit de Gris 2 qui monte en puissance. Cette saison, il va tenter une énième opération retour en force. Pour ce faire, Lac Rose devra écarter l’obstacle Moussa Ndoye contre qui il va en découdre prochainement. Une mission à hauts risques, au vu de la qualité de l’adversaire. Surprenant finaliste du Championnat de lutte avec frappe (Claf) en 2010 contre Malick Niang, Moussa Ndoye n’a cessé de multiplier, depuis lors, les prouesses et de déjouer les pronostics. Au grand bonheur de ses supporters de Hann Bel Air qui voient en lui le digne héritier de Mbita Ndiaye.

Après une longue traversée du désert, Lac Rose verrait sa carrière reprendre du bon pied, en cas de victoire. Et l’espoir de se positionner en digne héritier de Moustapha Guèye renaitrait. En revanche, une nouvelle défaite porterait un coup dur à sa carrière qui bat de plus en plus de l’aile. A-t-il tiré toutes les leçons de son long passage à vide ? De la réponse à cette interrogation, dépendra son comportement lors de sa prochaine sortie contre le lébou de Yarakh.

Papa Sow : le puma de Fass en quête de renaissance
Parmi les affiches concoctées cette saison, la confrontation entre Papa Sow de l’écurie Fass et Ama Baldé de l’écurie Falaye Baldé aiguise déjà les appétits. Les attentes sont d’autant plus grandes qu’elle met aux prises deux lutteurs aux styles différents. Un vieux briscard à la puissance naturelle, capable de soulever des montagnes pour atteindre ses objectifs. Un gabarit moyen qu’il compense par son expérience et sa fougue enveloppée d’une technique hors pair.

Le « puma de Fass » est, notamment, un des lutteurs les plus constants de sa génération. Une constance qui s’explique par son parcours mais aussi par un encadrement réputé de qualité à Fass. En face, l’adversaire est des plus téméraires et des plus redoutables de l’arène. Plus jeune, Ama Baldé veut se frayer le chemin devant accéder aux plus hauts sommets de la hiérarchie de la lutte. Son aisance sur le plan technique lui confère des atouts indéniables pour titiller ses aînés. Sa récente victoire au dernier tournoi de la Télévision numérique terrestre (Tnt) devant des lutteurs expérimentés comme le géant Tapha Tine, le tonitruant Gouye-gui ou encore le showman Zoss en est une parfaite illustration. Une défaite de Papa Sow devant le très prometteur Ama Baldé serait une très mauvaise contreperformance pour diverses raisons. D’abord, la dernière victoire du « puma de Fass » remonte à l’été 2013 sur un certain Zoss qui n’avait pas réussi outre mesure à prendre sa revanche. Depuis, le natif des Parcelles assainies peine à revenir en force avec une défaite devant Lac de Guiers 2 en plus d’une année blanche la saison dernière.

Ensuite, l’écurie Fass est, depuis plusieurs années, dans un marasme béant et ses ténors, à l’image du tigre de Fass, n’enchantent plus. Ses dernières sorties se sont terminées par des échecs dans l’enceinte et des querelles par presse interposée. Une nouvelle direction technique est mise en place cette année afin de remédier aux impairs constatés dans la préparation de ses lutteurs ces dernières années. Une victoire de Papa Sow devant le prodige de Pikine redonnerait enfin le sourire à ces milliers de supporters fassois qui n’ont que trop compté sur les exploits du néophyte Gris 2 pour maintenir la réputation et la culture de la gagne de l’écurie Fass.

Gris Bordeaux : une probable opération rachat face à Balla Gaye 2
Sa défaite contre Modou Lô, la saison passée – la 2ème face au leader de Rock énergie – a porté un coup dur à ses ambitions de devenir roi des arènes. Une victoire contre le lutteur des Parcelles assainies lui aurait, sans doute, ouvert la voie du roi Bombardier, qu’il connaît bien pour l’avoir déjà battu, dans le passé. Malheureusement, les dieux de la lutte en décidèrent autrement. Une défaite que lui et son écurie Fass ont toujours du mal à digérer. D’autant plus que le retour au premier plan n’est jamais gagné d’avance. Surtout quand, en face, on pourrait se retrouver avec Balla Gaye 2, comme adversaire. Démarché par Luc Nicolaï, le combat entre l’enfant de Thicky et celui de Guédiawaye semble être sur la bonne voie. Les deux protagonistes ont donné leur accord de principe.

Par ailleurs, l’écurie Fass qui s’était illustrée par un mutisme, ces derniers temps, a brisé le silence par l’intermédiaire de Moustapha Guèye. Dans une sortie à la presse sportive, le directeur technique de Fass donne le feu vert à Gris Bordeaux pour qu’il affronte l’éphémère roi des arènes. Un pari audacieux, face à BG2 décidé à se faire respecter à nouveau, après une série de deux défaites consécutives et une année sabbatique mise à profit pour mieux préparer son retour.

Il va de soi qu’après son revers contre Kharagne Lô, Gris Bordeaux n’aura pas le droit à l’erreur à l’occasion de sa prochaine sortie. Un nouveau revers mettrait davantage en péril son ambition de devenir roi des arènes, mais surtout remettrait encore en cause sa capacité à assumer le statut de troisième tigre à Fass. Intronisé en 2010, après le départ à la retraite de Moustapha Guèye, Gris Bordeaux a du mal à maintenir haut le flambeau de l’écurie de la Médina et les statistiques le prouvent. En effet, sur 5 sorties, il a connu trois défaites (Eumeu Sène et Modou Lô) et deux victoires (Tyson et Baye Mandione).

2017, la bonne saison ?
L’écurie Fass a perdu du terrain ces dernières saisons. Son porte-étendard, Gris Bordeaux, avec 3 défaites et deux victoires depuis son intronisation, éprouve des difficultés à assumer correctement son statut de troisième tigre. Son lieutenant immédiat, Papa Sow, traverse lui aussi une zone de turbulence depuis 3 ans. Défait en 2015 par Lac de Guiers 2, il a passé une année blanche en 2016. Mais celui qui a le plus déçu Fass reste sans doute Lac Rose qui multiplie les revers depuis quatre ans. Seul Gris 2 est resté dans sa belle lancée avec une septième victoire d’affilée la saison dernière. La présente saison sera-t-elle la bonne pour l’écurie de la Médina qui reste malgré tout très convoitée par les promoteurs ?

Par Diégane SARR & Mohammed Lamine DIOP (stagiaire)

Sans surprise, Reug Reug a remporté le gala de Luc Nicolaï, organisé dimanche au stade Demba Diop. La veille, à Mbour, le fils de Pape Kane avait déjà dicté sa loi à ses adversaires, lors du tournoi de Diak’s Production au stade municipal. Cette razzia opérée, une semaine après son succès contre Bébé Saloum, est bien la preuve que le champion national en titre des lourds est de retour. Désormais, « les gros bras » de la lutte simple ne dormiront plus que d’un œil !

Une semaine après avoir remporté, haut la main, son duel contre Bébé Saloum, Reug Reug a encore fait sensation ce weekend. La razzia du fils de Pape Kane a commencé samedi à Mbour avec le gala de Diak’s Production tenu au stade municipal. Avec une mise de 3 millions de FCfa, ce tournoi a vu la participation de 203 lutteurs dont 92 étaient en lice chez les poids lourds et tout le reste chez les légers. Après plusieurs tours d’horloge marqués par de chaudes empoignades entre acteurs, le tableau des demi-finales a mis aux prises, d’un côté, Reug Reug et Pakala, et de l’autre, Ablaye Ndiaye et Mamadou Faye dit Ordinateur. Des affiches alléchantes qui ont été très disputées au grand bonheur des amateurs. A l’arrivée, Reug Reug et l’enfant de Niakhar, Ordinateur, ont eu le dernier mot sur les deux fils de la Petite Côte. Malgré ses nombreux supporters et son expérience avérée en la matière, le vieux routier Pakala n’a pu freiner les ardeurs du jeune loup aux dents longues de l’écurie Thiaroye Cap-Vert. Il a, sans doute, payé les frais de son âge avancé, face à la puissance physique de son vis-à-vis que plus rien n’arrête. De même, le fils de Robert Diouf, en perte de vitesse, a été balayé par le teigneux Ordinateur qui poursuit ainsi sa route, lentement mais sûrement. En finale, les inconditionnels ont eu droit à une affiche palpitante, chacun des deux protagonistes voulant vaille que vaille empocher le jackpot de 1.900.000 FCfa dévolu au futur vainqueur de la compétition. Finalement, les dieux de l’arène étaient avec Reug Reug qui remporta le face-à-face, à l’issue d’une chute litigieuse.

Mais le meilleur restait à venir pour le lieutenant d’Ameth Dème, décidément intenable. Et pour cause, le champion en titre des poids lourds du Sénégal a remis ça dimanche au stade Demba Diop, lors du gala de Luc Nicolaï. Au détriment de ses rivaux, Thiaka Faye, Mamadou Moustapha Sène et autre Saliou Dione dit Nguel Dione qui n’y ont vu que du feu. En finale, Reug Reug a pris le dessus sur l’autre gros morceau, Emile François Gomis.

Deux grands trophées remportés en l’espace d’un weekend qui confirment, une fois de plus, qu’il est bien l’empereur de la lutte simple où il règne sans partage depuis trois saisons. En raison de son combat contre Bébé Saloum qu’il a d’ailleurs remporté, Reug Reug avait momentanément gelé ses activités en lutte simple. Avec son retour dans la lutte simple, ses adversaires Thiaka Faye et consorts ne dormiront plus que d’un œil !

Diégane SARR

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.