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Lutte (149)

En surclassant Zarco, dimanche dernier, sa deuxième victoire d’affilée après celle obtenue contre Thiaat, la saison dernière, Modou Anta a démontré qu’il s’était définitivement remis de sa débâcle contre Yékini Jr en 2015. Auteur de 15 victoires contre seulement 4 défaites, le Thiessois est l’un des rares espoirs présentant un palmarès aussi fourni. Avec son dernier succès, il peut se permettre de défier les pensionnaires de l’antichambre des ténors.

Modou Anta a signé sa quinzième victoire dans l’arène la semaine passée, dans le sillage de son succès, plutôt facile, aux dépens de Zarco (Grand-Yoff). Ces statistiques flatteuses obtenues en seulement 10 ans de présence dans le milieu, font de lui l’un des espoirs ayant actuellement le palmarès le plus fourni dans la lutte avec frappe. Technique, téméraire et bon bagarreur, le jeune lutteur de Thiès a un gros potentiel pour aller loin dans l’arène. Avec ce succès remporté aux dépens du leader de l’écurie Grand-Yoff Mbollo, un gros morceau, il a définitivement fait oublier sa défaite au goût amer en 2015, contre Yékini Jr. Il voit son horizon s’illuminer davantage.

Désormais, il peut, logiquement, revoir ses prétentions à la hausse en réclamant, comme adversaires, les pensionnaires de l’antichambre des ténors. Tombeur, au même titre que lui, du porte-étendard de Grand-Yoff, Siteu est notamment un potentiel adversaire pour le lutteur de la Petite Côte ; de même que Sa Thiès qui avait dicté sa loi à Zarco, il y a quatre ans. Sauf que « le phénomène de Lansar » et le fils de Double Less sont en pleine préparation de leur face à face. C’est dire qu’ils ont, pour l’heure, d’autres chats à fouetter ; plutôt que d’épiloguer sur une probable confrontation avec le poulain de Bombardier qui, de toute façon, pourra attendre. En effet, Siteu prépare activement son combat contre Zoss, le 4 avril prochain. Battu à plate couture, la saison passée, le coéquipier de Tidiane Faye n’a pas droit à l’erreur. Quant au petit frère de Balla Gaye 2, sa priorité reste son règlement de comptes contre Ness, « la baleine » de Lansar. Une victoire sur le poulain de Marx Mbargane lui ouvrirait, largement les portes de la cour des grands.

C’est dire tout l’enjeu de cette confrontation qui aura aussi des allures de revanche par procuration pour Ness qui voudra venger le petit frère Siteu balayé la saison dernière par Sa Thiès.
En attendant que le sociétaire de Lansar et celui de l’école de lutte Double Less, en finissent définitivement avec leurs adversaires respectifs, Modou Anta peut donc se tourner vers d’autres adversaires libres de tout engagement.

Comme Garga Mbossé, qui se fait désirer depuis sa défaite l’année passée, devant Boy Niang 2. Le petit frère de Zoss, en quête de renaissance, ne devrait pas cracher sur une affiche l’opposant au Thiessois devenu pensionnaire de l’antichambre des ténors après sa prouesse de dimanche dernier.

Récent vainqueur de Gouye gui, Boy Niang 2 qui peut évoluer aussi bien dans l’antichambre des ténors que dans la cour des grands, pourrait aussi être dans sa ligne de mire. Ils sont de la même génération et peuvent se jauger au vu de leurs parcours et de leurs qualités respectifs.

Boy Niang 2 qui a, depuis quelques temps, Balla Gaye pour cible favorite, acceptera-t-il de relever un probable défi de Modou Anta ? A la recherche d’un nouveau souffle après le cinglant revers que lui a infligé Boy Niang 2, Gouye gui ne devrait pas décliner une confrontation avec le champion de lutte de la capitale du Rail. Un tel face à face pourrait être une belle occasion de renouer avec la victoire et se relancer dans la course vers le sommet.

Diégane SARR

Modou Anta a dominé Zarco hier au stade Demba Diop. Le champion de Thiès revient en force après avoir été battu lors de sa précédente sortie par Yékini Jr. En revanche, Zarco retombe dans ses vieux travers en alternant le bon et le mauvais.

Belle relance de Modou Anta hier aux dépens du lourd Zarco de Grand-Yoff Mbollo au stade Demba Diop. Considéré comme outsider dans ce face-à-face organisé par le promoteur Sidy Diakhaté, le Thiessois a déjoué les pronostics en infligeant une victoire sans bavures à son adversaire.

Défait par Yékini Jr lors de sa précédente sortie, Modou Anta ne pouvait se permettre une seconde défaite d’affilée, au risque de s’enfoncer davantage dans les profondeurs de l’abysse. D’où la prudence et la sérénité affichées à l’entame du combat qui contrastent avec sa fougue habituelle.

A l’inverse, Zarco, très sûr de lui, semble avoir pêché dans l’excès de confiance, voulant coûte que coûte plier la confrontation, au point de commettre des erreurs qui ont fini par lui être fatales. Le porte-étendard de Grand-Yoff Mbollo avait peut-être perdu de vue l’opportunisme de son rival thiessois qui sait exploiter les actions en sa faveur. Ou encore, il avait tout simplement sous-estimé voire peu respecté son adversaire comme l’atteste son forcing à vouloir, à tout prix, dicter sa loi à ce dernier, sans même surveiller ses arrières. C’est ainsi que dans le sillage d’une tentative de hancher qu’il initia, la contre-attaque furtive de Modou Anta ne lui laissa aucune chance.

Et sa chute a été claire et limpide comme l’eau de roche. Un succès de taille qui permet au champion de Thiès de renouer avec le succès après son revers devant Yékini Jr, il y a deux ans et de se relancer dans la course. En revanche, Zarco retombe dans ses vieux travers en alternant victoire et défaite.

L’année dernière, le chef de file de Grand-Yoff Mbollo avait signé une belle victoire aux dépens de Bathie Séras après une défaite controversée contre Sitteu, le «phénomène » de Lansar.

D. SARR

Gouye gui a mordu la poussière dimanche passé face à Boy Niang 2, sa quatrième défaite concédée ces trois dernières saisons. Un revers de trop qui confirme la méforme actuelle du protégé de Mor Fadam. Gouye gui est-il toujours le roi du « Simpi » ? Pas si sûr.

En perdant son face à face crucial dimanche dernier contre Boy Niang 2, Gouye gui n’a pas seulement raté son pari de venger son frère Sa Cadior 2, mystifié il y a quatre ans par le prometteur lutteur de Pikine. Il a aussi manqué lamentablement son retour en force dans l’arène, comme il l’avait promis maintes fois, lors de ses sorties publiques d’avant-combat. Le 24 janvier 2016, il avait été battu par Ama Baldé à l’occasion de la dernière journée du Tournoi de la Tnt (Télévision numérique terrestre). Il voulait donc mettre à profit cette sortie contre le leader de l’école de lutte Boy Niang pour se relancer dans la course. Pari perdu !

Plus inquiétant, Gouye gui a été méconnaissable face au fils de l’ancienne gloire De Gaulle qui l’a tout simplement surclassé sur tous les plans, tant dans la bagarre que dans la lutte pure et dure. D’habitude fougueux et parfois piètre bagarreur, le poulain de Mor Fadam n’a été que l’ombre de lui-même, se contentant de défendre face aux assauts dévastateurs du boxeur Boy Niang 2 qui l’ont même contraint à effectuer un passage chez le toubib Ardo. Il n’a tenté aucune initiative, même après les avertissements verbaux de l’excellent arbitre central, le jeune Malick Ngom. Bref, le coéquipier de Sa Cadior 2 a largement été dépassé par les évènements. Une prestation très décevante qui confirme la méforme du moment de celui qui se fait appeler « roi du Simpi », en référence à sa technique favorite consistant à soulever l’adversaire de tout son poids avant de le plaquer au sol. C’est sa quatrième défaite lors de ces trois dernières saisons contre une seule victoire. Suffisant pour s’interroger sur cette traversée du désert qui commence à inquiéter ses partisans. Et qui compromet, de plus en plus, ses ambitions affichées de se retrouver sur le toit de la lutte.

Avec cette deuxième défaite d’affilée, Gouye gui a, à coup sûr, perdu beaucoup de terrain. Alors qu’il défiait l’ancien roi des arènes, Yékini, il n’y a pas longtemps, le champion de Guédiawaye devra, désormais, refaire ses preuves en classe inférieure avant de tenter un nouveau passage dans le cercle restreint des ténors. Gouye gui a connu une ascension fulgurante dans l’arène. En un temps record, le protégé de Mor Fadam avait réussi à imposer son style, le dévastateur « Simpi », se forgeant une réputation de redoutable adversaire. Cette technique lui avait valu beaucoup de succès. Sauf que face à un poids lourd, elle semble ne pas fonctionner. Ce fut le cas contre Ama Baldé, Tapha Tine et tout dernièrement contre Boy Niang 2, trois adversaires contre qui le « Simpi » n’a pu le tirer d’affaires. Gouye gui toujours roi du simpi ? Pas si sûr.

Diégane SARR

Les amateurs de la lutte avec frappe se sont bien régalés, hier, au stade Demba Diop, lors du combat entre Gouye Gui de l’écurie Mor Fadam et Boy Niang 2 de l’école de lutte du même nom. Le combat ficelé par la structure Pape Abdou Fall (Paf productions) était doté du drapeau Pape Diouf, artiste, leader de la Génération consciente. A peine l’affiche montée, les supputations allaient bon train. D’aucuns voyaient, à cette occasion, une opportunité pour le fils de De Gaulle de montrer ses prédispositions à intégrer la cour des grands ; pour d’autres par contre, c’était une opportunité pour le « roi du Simpi » de se racheter de sa dernière défaite infligée par son « ennemi juré », Ama Baldé, par ailleurs, ami de son adversaire. Ce choc était également une opposition de styles car d’un côté, le lutteur de Pikine aime la ruse et la provocation et de l’autre, Gouye Gui tient une réputation de Showman, un impulsif mais qui mise beaucoup sur son endurance pour épuiser ses adversaires.

Le déroulé du combat a été assez terne au début avec des balancements de bras à n’en plus finir. Malgré quelques frappes de Boy Niang 2 pour tenter de faire réagir Gouye Gui, ce dernier est resté imperturbable sur ses appuis. Une situation qui est loin de plaire aux supporters qui l’ont d’ailleurs exprimé par des huées bien nourris en direction des protagonistes. Sur une de ses attaques, Boy Niang réussit à entrer dans la garde d’un Gouye Gui trop passif et réussit à le ceinturer. Se sentant en mauvaise posture, ce dernier tente de se libérer des griffes du jeune lutteur en mimant le Simpi, sa technique préférée. Mais mal lui en a pris car le fils de De Gaulle, d’une technique imparable, le plaque impeccablement.

En lever de rideau, Khadim Ndiaye s’est bien défait de Lirou Diane de l’écurie Walo. Le pensionnaire de l’écurie Thiaroye a montré aux amateurs qu’il avait de beaux restes et de belles oppositions à livrer dans l’arène. Lors des combats préliminaires, Boy Bargny de l’école de lutte Boy Niang a pris le meilleur sur Safara de l’écurie Mor Fadam. Niang Bou Ndaw s’est imposé à Boy Dione de l’écurie Fass. Eau chaude de l’écurie Yarakh a ébouillanté Ousmane Diop 2 de l’écurie Bathie Séras. Général 2 de l’écurie Fass est sorti vainqueur de son duel face à Touba – Dakar de l’écurie Bayi Si Xel. Tout comme Alioune Mbaye Nder de l’écurie Bène Baraque Mbollo vainqueur de son duel face à Narou Ghetto de l’écurie Xam sa Thiossane. Boy Pambal de l’écurie Fekke Maci Bolé a obtenu une victoire contestée sur Abdoulaye Diop de l’écurie Yoff. A rappeler que l’affiche qui devait opposer Bébé Ama de l’écurie Pikine Mbollo à Tampon de l’écurie Door Doorat a été reportée à cause de la blessure du dernier nommé.

Mouhamadou Lamine DIOP (stagiaire)

Entre Gouye Gui qui adore imposer l’épreuve de force avant d’arracher son vis-à-vis du sol pour le plaquer sans pitié au sol et Boy Niang au registre technique varié, ce sera une véritable opposition de styles, demain au stade Demba Diop. Ce combat de lutte concocté par Pape Abdou Fall est assurément l’un des gros chocs de la saison. Gouye Gui, lutteur ayant un gros sens du spectacle, s’était très vite signalé par son show mais aussi par quelques belles performances qui lui avaient valu le surnom de « roi du Simpi ». Mais, depuis quelques temps, le protégé de l’ancien lutteur Mor Fadam peine à soulever qui que ce soit. La preuve par ses 3 défaites contre un succès lors de ses 4 dernières sorties. C’est pourquoi il compte se relancer en s’attaquant à Boy Niang. Un pari risqué si l’on sait que le fils de l’ancien lutteur De Gaulle est sur une belle série victorieuse. Tombeur de Baye Mandione et de Garga Mbossé, le lutteur de Pikine est décidé à réussir la passe de trois. Surtout aux dépens de Gouye Gui dont il avait déjà défait le coéquipier Sa Cadior 2.

Bloqué depuis quelques temps devant la porte des « Vip » de l’arène, Gouye Gui sait parfaitement qu’il joue gros face à Boy Niang. Un revers le clouerait pour longtemps encore dans l’antichambre des lutteurs qui comptent vraiment dans l’arène. Boy Niang, lui, avait réclamé à cor et à cri un combat contre … Balla Gaye 2 qui n’avait même pas daigné relever le défi. S’il passe l’obstacle Gouye Gui, demain, il pourra postuler de nouveau à croiser l’ancien « roi des arènes », d’autant que celui-ci tarde encore à se trouver un adversaire cette saison.

Pour l’un comme pour l’autre protagoniste du combat de demain donc, l’enjeu sera de taille. Une victoire donnerait un sérieux coup de pouce à la carrière de celui qui la décrochera. A l’inverse, une défaite pourrait coûter cher.

Tombeur de Garga Mbosse, la saison dernière, Boy Niang 2 compte neutraliser l’obstacle Gouye gui, ce dimanche, en vue de poursuivre, de plus belle, son envol vers le sommet. Une nouvelle victoire lui ouvrirait, grandes ouvertes, les portes des « Vip ».

Sur un nuage depuis son fulgurant retour aux dépens de Baye Mandione en 2014, Boye Niang 2 ira à l’assaut de Gouye gui ce 5 mars au stade Demba Diop. Le fils de l’ancienne gloire De Gaulle, qui évolue dans la cour des grands depuis son retentissant succès sur « le fou de Thiaroye Gueum sa bop », tentera de signer une troisième victoire d’affilée afin de conforter sa place parmi les ténors. La saison passée, Boy Niang 2 avait, en effet, frappé un autre grand coup, en s’imposant devant Garga Mbosse, pourtant difficile à manœuvrer. Face au bouillant Gouye gui, le jeune champion de Pikine aura encore à cœur de sortir le grand jeu pour se tirer d’affaire et poursuivre tranquillement sa marche vers le sommet. Athlète bourré de talents techniques, Boy Niang 2 a également renforcé sa puissance de frappe, ces dernières années, afin de pouvoir se jauger, avec succès aux « gros bras ». Stratégie payante face au poids lourd Baye Mandione qui n’avait vu que du feu lors de leur confrontation, mais surtout contre le teigneux Garga Mbosse à qui il avait imposé sa force physique et musculaire.

Toutefois, face au poulain de Mor Fadam, une montagne de muscles qui ne pèse pas moins de 130 kg, il devra miser davantage sur son registre technique fouillé combiné à ses provocations pour faire la différence. Pour cause, une bataille purement physique pourrait être en sa défaveur. En effet, le coéquipier de Sa Cadior 2, surnommé le roi du Simpi, en raison de sa capacité à user l’adversaire avant de le soulever et le clouer au sol, est redoutable sur le registre physique. En attestent ses combats d’usure contre Ama Baldé et Ness qui, après avoir résisté longuement, avaient fini par craquer. Boy Niang 2 n’aura, par conséquent, pas la tâche facile, d’autant plus que le bouillant lutteur de Guédiawaye voudra renouer avec le succès, au risque de perdre davantage du terrain ; ce qui pourrait porter un coup dur à ses ambitions. Ces deux dernières années, l’enfant de Thienaba a disputé quatre combats qui se sont soldés par une seule victoire contre trois défaites dont la dernière concédée la saison passée devant Ama Balde. C’est dire qu’il ne ménagera aucun effort pour se relancer dans la course.

Après Baye Mandione et Garga Mbosse, une troisième victoire d’affilée de Boy Niang, ce dimanche, lui ouvrirait grandes les portes des « Vip » qu’il compte défoncer sans tarder. Il n’y a pas longtemps, il réclamait, à cor et à cri, Balla Gaye 2, en vain. Sa confrontation contre Gouye gui sera un test grandeur nature dans sa capacité ou non à faire face à l’ancien roi des arènes. Comme Gouye gui, le fils de De Gaulle est entré tambour battant dans l’arène en alignant les prouesses les unes plus belles que les autres, se forgeant rapidement une réputation de technicien hors-pair. Sa victoire spectaculaire sur Sa Cadior 2, encore fraîche dans les mémoires, reste, à ce jour, son plus grand chef-d’œuvre. Ce jour-là, le protégé de Mor Fadam, fort de son gabarit, a été tout simplement mystifié par le rusé champion de Pikine. Un affront que l’ami Gouye gui veut laver ce dimanche face à un Boy Niang 2 déterminé à réussir une nouvelle incursion à l’école de lutte Mor Fadam.

Diégane SARR

Fass pourrait être, cette saison, l’une des écuries les plus sollicitées par les promoteurs. En attendant, le très probable face-à-face entre sa tête de file, Gris Bordeaux, et Balla Gaye 2, trois de ses pensionnaires les plus en vue ont déjà décroché des affiches. Il s’agit de Papa Sow, de Lac Rose et de Gris 2 qui affronteront respectivement Ama Baldé, Moussa Ndoye et Pakala. L’écurie de la Médina saisira-t-elle cette opportunité pour reprendre la main ?

Gris 2 : Le défi de l’invincibilité
Tout le contraire de son grand-frère en perte de vitesse, Gris 2 est, sans nul doute, l’une des plus grandes satisfactions de l’écurie Fass ces dernières années. Il est, à ce jour, l’un des rares espoirs à n’avoir pas encore mordu la poussière. En cinq ans, il a su se frayer un passage dans l’arène, au point de titiller l’antichambre des ténors. Tombeur d’Alam Daar, de Diagar Diagar, de Cartouche, d’Auguste, de Boye Socé, de Boy Remorque et tout dernièrement d’Ablaye Ndiaye, il ira, pour sa prochaine sortie, à l’assaut du gros morceau Pakala. Un adversaire qui connaît bien Fass pour avoir déjà battu le mammouth Boy Nar et l’ancien pensionnaire de l’équipe nationale Forza. C’est dire que ce combat prendra les allures de revanche pour le petit-frère de Gris Bordeaux qui aura la lourde tâche de venger ses coéquipiers. En revanche, Pakala voudra accrocher, à son tableau de chasse, un troisième gros morceau à l’écurie de Fass et donner un nouveau coup de fouet à sa carrière qui en a tant besoin. Et pour cause, l’ancien capitaine de l’équipe nationale n’a plus disputé de combat en lutte avec frappe, depuis 2013, année qui l’avait vu se défaire de Forza.

S’agissant des perspectives, le combat pourrait ouvrir à chacun des protagonistes la cour des grands. Ils ont, tous deux, des atouts pour sortir vainqueur de cette affiche qui devrait être très disputée. Bien dotés par Dame Nature, Pakala et Gris 2 n’envient rien à Balla Gaye 2 et Eumeu Sène, sur le plan physique. Ils ont également acquis, chacun, une réputation d’as de la lutte pure mais aussi de bagarreur hors-pair. Pakala réussira-t-il une troisième incursion à Fass ? Gris 2 poursuivra-t-il son invincibilité ? Deux questions auxquelles on trouvera réponse, au soir de leur confrontation.

Lac Rose : une énième opération retour
Lac Rose avait effectué un début en fanfare avec une série de victoires d’affilée. Au point d’être cité parmi les potentiels successeurs de Gris Bordeaux, au titre de Tigre de Fass. Sauf que la chute a été brutale. Depuis plusieurs années, le lutteur de Niarry Tally n’arrive plus à gagner. Les dieux de l’arène semblent lui avoir tourné le dos. Ses trois dernières sorties qui l’opposèrent à Amanekh, Sa Thiès et Garga Mbossé ont toutes été infructueuses ; à la grande déception de ses supporters. A Fass, il semble avoir même perdu du terrain, au profit de Gris 2 qui monte en puissance. Cette saison, il va tenter une énième opération retour en force. Pour ce faire, Lac Rose devra écarter l’obstacle Moussa Ndoye contre qui il va en découdre prochainement. Une mission à hauts risques, au vu de la qualité de l’adversaire. Surprenant finaliste du Championnat de lutte avec frappe (Claf) en 2010 contre Malick Niang, Moussa Ndoye n’a cessé de multiplier, depuis lors, les prouesses et de déjouer les pronostics. Au grand bonheur de ses supporters de Hann Bel Air qui voient en lui le digne héritier de Mbita Ndiaye.

Après une longue traversée du désert, Lac Rose verrait sa carrière reprendre du bon pied, en cas de victoire. Et l’espoir de se positionner en digne héritier de Moustapha Guèye renaitrait. En revanche, une nouvelle défaite porterait un coup dur à sa carrière qui bat de plus en plus de l’aile. A-t-il tiré toutes les leçons de son long passage à vide ? De la réponse à cette interrogation, dépendra son comportement lors de sa prochaine sortie contre le lébou de Yarakh.

Papa Sow : le puma de Fass en quête de renaissance
Parmi les affiches concoctées cette saison, la confrontation entre Papa Sow de l’écurie Fass et Ama Baldé de l’écurie Falaye Baldé aiguise déjà les appétits. Les attentes sont d’autant plus grandes qu’elle met aux prises deux lutteurs aux styles différents. Un vieux briscard à la puissance naturelle, capable de soulever des montagnes pour atteindre ses objectifs. Un gabarit moyen qu’il compense par son expérience et sa fougue enveloppée d’une technique hors pair.

Le « puma de Fass » est, notamment, un des lutteurs les plus constants de sa génération. Une constance qui s’explique par son parcours mais aussi par un encadrement réputé de qualité à Fass. En face, l’adversaire est des plus téméraires et des plus redoutables de l’arène. Plus jeune, Ama Baldé veut se frayer le chemin devant accéder aux plus hauts sommets de la hiérarchie de la lutte. Son aisance sur le plan technique lui confère des atouts indéniables pour titiller ses aînés. Sa récente victoire au dernier tournoi de la Télévision numérique terrestre (Tnt) devant des lutteurs expérimentés comme le géant Tapha Tine, le tonitruant Gouye-gui ou encore le showman Zoss en est une parfaite illustration. Une défaite de Papa Sow devant le très prometteur Ama Baldé serait une très mauvaise contreperformance pour diverses raisons. D’abord, la dernière victoire du « puma de Fass » remonte à l’été 2013 sur un certain Zoss qui n’avait pas réussi outre mesure à prendre sa revanche. Depuis, le natif des Parcelles assainies peine à revenir en force avec une défaite devant Lac de Guiers 2 en plus d’une année blanche la saison dernière.

Ensuite, l’écurie Fass est, depuis plusieurs années, dans un marasme béant et ses ténors, à l’image du tigre de Fass, n’enchantent plus. Ses dernières sorties se sont terminées par des échecs dans l’enceinte et des querelles par presse interposée. Une nouvelle direction technique est mise en place cette année afin de remédier aux impairs constatés dans la préparation de ses lutteurs ces dernières années. Une victoire de Papa Sow devant le prodige de Pikine redonnerait enfin le sourire à ces milliers de supporters fassois qui n’ont que trop compté sur les exploits du néophyte Gris 2 pour maintenir la réputation et la culture de la gagne de l’écurie Fass.

Gris Bordeaux : une probable opération rachat face à Balla Gaye 2
Sa défaite contre Modou Lô, la saison passée – la 2ème face au leader de Rock énergie – a porté un coup dur à ses ambitions de devenir roi des arènes. Une victoire contre le lutteur des Parcelles assainies lui aurait, sans doute, ouvert la voie du roi Bombardier, qu’il connaît bien pour l’avoir déjà battu, dans le passé. Malheureusement, les dieux de la lutte en décidèrent autrement. Une défaite que lui et son écurie Fass ont toujours du mal à digérer. D’autant plus que le retour au premier plan n’est jamais gagné d’avance. Surtout quand, en face, on pourrait se retrouver avec Balla Gaye 2, comme adversaire. Démarché par Luc Nicolaï, le combat entre l’enfant de Thicky et celui de Guédiawaye semble être sur la bonne voie. Les deux protagonistes ont donné leur accord de principe.

Par ailleurs, l’écurie Fass qui s’était illustrée par un mutisme, ces derniers temps, a brisé le silence par l’intermédiaire de Moustapha Guèye. Dans une sortie à la presse sportive, le directeur technique de Fass donne le feu vert à Gris Bordeaux pour qu’il affronte l’éphémère roi des arènes. Un pari audacieux, face à BG2 décidé à se faire respecter à nouveau, après une série de deux défaites consécutives et une année sabbatique mise à profit pour mieux préparer son retour.

Il va de soi qu’après son revers contre Kharagne Lô, Gris Bordeaux n’aura pas le droit à l’erreur à l’occasion de sa prochaine sortie. Un nouveau revers mettrait davantage en péril son ambition de devenir roi des arènes, mais surtout remettrait encore en cause sa capacité à assumer le statut de troisième tigre à Fass. Intronisé en 2010, après le départ à la retraite de Moustapha Guèye, Gris Bordeaux a du mal à maintenir haut le flambeau de l’écurie de la Médina et les statistiques le prouvent. En effet, sur 5 sorties, il a connu trois défaites (Eumeu Sène et Modou Lô) et deux victoires (Tyson et Baye Mandione).

2017, la bonne saison ?
L’écurie Fass a perdu du terrain ces dernières saisons. Son porte-étendard, Gris Bordeaux, avec 3 défaites et deux victoires depuis son intronisation, éprouve des difficultés à assumer correctement son statut de troisième tigre. Son lieutenant immédiat, Papa Sow, traverse lui aussi une zone de turbulence depuis 3 ans. Défait en 2015 par Lac de Guiers 2, il a passé une année blanche en 2016. Mais celui qui a le plus déçu Fass reste sans doute Lac Rose qui multiplie les revers depuis quatre ans. Seul Gris 2 est resté dans sa belle lancée avec une septième victoire d’affilée la saison dernière. La présente saison sera-t-elle la bonne pour l’écurie de la Médina qui reste malgré tout très convoitée par les promoteurs ?

Par Diégane SARR & Mohammed Lamine DIOP (stagiaire)

Sans surprise, Reug Reug a remporté le gala de Luc Nicolaï, organisé dimanche au stade Demba Diop. La veille, à Mbour, le fils de Pape Kane avait déjà dicté sa loi à ses adversaires, lors du tournoi de Diak’s Production au stade municipal. Cette razzia opérée, une semaine après son succès contre Bébé Saloum, est bien la preuve que le champion national en titre des lourds est de retour. Désormais, « les gros bras » de la lutte simple ne dormiront plus que d’un œil !

Une semaine après avoir remporté, haut la main, son duel contre Bébé Saloum, Reug Reug a encore fait sensation ce weekend. La razzia du fils de Pape Kane a commencé samedi à Mbour avec le gala de Diak’s Production tenu au stade municipal. Avec une mise de 3 millions de FCfa, ce tournoi a vu la participation de 203 lutteurs dont 92 étaient en lice chez les poids lourds et tout le reste chez les légers. Après plusieurs tours d’horloge marqués par de chaudes empoignades entre acteurs, le tableau des demi-finales a mis aux prises, d’un côté, Reug Reug et Pakala, et de l’autre, Ablaye Ndiaye et Mamadou Faye dit Ordinateur. Des affiches alléchantes qui ont été très disputées au grand bonheur des amateurs. A l’arrivée, Reug Reug et l’enfant de Niakhar, Ordinateur, ont eu le dernier mot sur les deux fils de la Petite Côte. Malgré ses nombreux supporters et son expérience avérée en la matière, le vieux routier Pakala n’a pu freiner les ardeurs du jeune loup aux dents longues de l’écurie Thiaroye Cap-Vert. Il a, sans doute, payé les frais de son âge avancé, face à la puissance physique de son vis-à-vis que plus rien n’arrête. De même, le fils de Robert Diouf, en perte de vitesse, a été balayé par le teigneux Ordinateur qui poursuit ainsi sa route, lentement mais sûrement. En finale, les inconditionnels ont eu droit à une affiche palpitante, chacun des deux protagonistes voulant vaille que vaille empocher le jackpot de 1.900.000 FCfa dévolu au futur vainqueur de la compétition. Finalement, les dieux de l’arène étaient avec Reug Reug qui remporta le face-à-face, à l’issue d’une chute litigieuse.

Mais le meilleur restait à venir pour le lieutenant d’Ameth Dème, décidément intenable. Et pour cause, le champion en titre des poids lourds du Sénégal a remis ça dimanche au stade Demba Diop, lors du gala de Luc Nicolaï. Au détriment de ses rivaux, Thiaka Faye, Mamadou Moustapha Sène et autre Saliou Dione dit Nguel Dione qui n’y ont vu que du feu. En finale, Reug Reug a pris le dessus sur l’autre gros morceau, Emile François Gomis.

Deux grands trophées remportés en l’espace d’un weekend qui confirment, une fois de plus, qu’il est bien l’empereur de la lutte simple où il règne sans partage depuis trois saisons. En raison de son combat contre Bébé Saloum qu’il a d’ailleurs remporté, Reug Reug avait momentanément gelé ses activités en lutte simple. Avec son retour dans la lutte simple, ses adversaires Thiaka Faye et consorts ne dormiront plus que d’un œil !

Diégane SARR

Thiacka Faye, Reug Reug, Ablaye Ndiaye, Emile François Gomis, Mamadou Faye alias Ordinateur, Saliou Dione dit Nguel Dione, Mamady Ndiaye, Cheikhou Diouf etc, sur le même ring ! Le gala de Luc Nicolaï, demain au stade Demba Diop, promet des étincelles. Qui empochera le jackpot ?

Luc Nicolaï et son équipe organisent un grand tournoi de lutte sans frappe, ce dimanche au stade Demba Diop. Et pour cette première sortie cette saison, ils n’ont pas lésiné sur les moyens financiers, la mise du tournoi s’élevant à 10 millions FCFA. Un cachet record en lutte simple qui explique, sans doute, le nombre impressionnant de lutteurs attendu à cette compétition qui verra deux catégories en lice, les lourds et les poids légers. Ils seront, en effet, 128 athlètes à prendre part au tournoi, la sélection ayant déjà été faite. Les ténors les plus redoutables seront naturellement de la partie. Le géant Thiacka Faye, les pensionnaires de l’équipe nationale, Emile François Gomis et Mamadou Moustapha Sène, le teigneux Mamadou Faye alias Ordinateur, Nguel Dione, les frères Mamady et Ablaye Ndiaye, les pensionnaires de l’écurie Ambroise Sarr, Fodé Sarr et Gaskell Diamé etc, seront tous de la partie. Mais surtout, ce gala verra la première sortie de l’empereur Reug Reug en lutte simple, cette simple. Le fils de Pape Kane préparait son combat contre Bébé Saloum, un gros morceau et avait dû geler momentanément ses activités en lutte simple, sachant qu’on ne peut attraper deux lapins à la fois. Maintenant qu’il a fini de terrasser, avec la manière le lutteur de l’écurie Djimbory, le lieutenant de Ameth Dème entend renouer avec ses sorties en lutte sans frappe. Avec la même réussite. Autant dire que, Thiacka Faye et autre Nguel ont du souci à se faire. Reug is back ! Une bonne nouvelle pour les amateurs et ses nombreux supporters.

D. SARR

Reug Reug n’a fait qu’une bouchée de Bébé Saloum, le weekend dernier, au stadium Iba Mar Diop. Le jeune fils de Pape Kane a puisé dans sa jeunesse, sa vitesse d’exécution et son expertise en lutte simple pour battre facilement son adversaire. Il reste invincible en lutte avec frappe.

Absent de l’arène depuis le début de la saison, Reug Reug a fait une brillante apparition samedi au stadium Iba Mar Diop lors de son face-à-face contre Bébé Saloum. Comme à son habitude, le fils de Pape Kane n’a pas tremblé devant son adversaire du jour. Fidèle à sa réputation de lutteur offensif, il a tenté de marcher sur son vis-à-vis, aussitôt après le coup de sifflet de l’arbitre, en invitant ce dernier à une fausse bagarre. Pauvre Bébé Saloum ! Il mordit à l’hameçon tel un poisson pris dans un piège. Il ne savait sûrement pas que le lieutenant d’Ameth Dème faisait de la diversion, sans doute, pour tromper sa vigilance et avoir le dernier mot sur lui. Alors que le sociétaire de l’écurie Djimbory envoyait des rafales à tout va, Reug Reug esquive les coups, sans grand dommage et réussit, dans la foulée, à déclencher une entrée en jambes éclair dont lui seul semble détenir le secret. Ceinturé, Bébé Saloum se débat pour s’extirper des griffes de son antagoniste. Mais le champion national en titre des poids lourds ne lui laisse pas de répit. En bon lutteur sans frappe, Reug Reug essaie de le soulever pour le clouer au sol. Bébé Saloum fait de la résistance ; mais pas pour longtemps. Il finit par faire trois appuis mais tente encore de retourner la situation en sa faveur. Pendant ce temps, le jeune lutteur de Thiaroye enchaine avec des coups sur le visage de son adversaire, mal en point. En désespoir de cause, Bébé Saloum finit par lâcher prise et se retrouve à terre.

La chute ne souffre d’aucune ambiguïté. Ainsi, le double champion de la Cedeao démarre avec brio cette saison. Le fils de Pape Kane continue, de plus belle, son invincibilité dans la lutte avec frappe, confirmant de plus en plus tout son potentiel pour y devenir un grand champion. Après Brise-de-mer, la saison passée, cette victoire sur Bébé Saloum constitue un autre grand coup réalisé par Reug Reug. Elle est également un message fort lancé à l’endroit des autres espoirs qui font figure de potentiels adversaires pour lui. Mais également aux « gros bras » de la lutte sans frappe, son milieu naturel. Thiaka Faye, Mamadou Faye alias Ordinateur, Emile François Gomis, Zambala et autre Mamadou Moustapha Sène sont avertis : la terreur Reug Reug est de retour ! Sûrement, ses supporters le verront, sou peu, effectuer son comeback dans la lutte simple, l’obstacle Bébé étant écarté de son chemin.


Il faut rappeler que le jeune lutteur de Thiaroye a réalisé des statistiques époustouflantes la saison passée. Champion de la Cedeao à Dakar (Octobre) puis à Niamey (Mai), il avait aussi été couronné meilleur athlète au drapeau du chef de l’Etat tenu à Kaffrine, notamment dans l’épreuve des plus de 120 kg. Sans compter la razzia effectuée dans les tournois de lutte simple. Autant de bons résultats qui lui avaient valu le titre de 2ème meilleur lutteur de la saison écoulée, derrière Modou Lô, le leader de l’écurie Rock énergie.

Diégane SARR

Avec deux victoires contre une défaite lors du tournoi du Tnt (la Télévision numérique terrestre) et une renaissance retrouvée, Tapha Tine peut recommencer à voir son avenir en grand. Reste que pour la présente saison, il n’a pas encore trouvé chaussures à ses pieds. Tout n’est cependant pas perdu. Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux sont dans la même situation que lui.

Auteur d’une belle victoire aux dépens de Zoss la saison dernière, Tapha Tine semble s’être remis de sa débâcle face à Balla Gaye 2, il y a trois ans. D’autant que ce succès éclatant portait à deux, le nombre de victoires acquises ces deux dernières saisons contre une défaite devant Ama Baldé. Il reste que le « géant du Baol » pourrait, en dépit de cette renaissance retrouvée, passer une année blanche. Excepté son ancien bourreau Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux, tous ses potentiels adversaires ont trouvé chaussures à leurs pieds. Une fois de plus, il devra prendre son mal en patience, son deuxième face à face contre Bombardier, sa cible favorite, n’étant pas pour demain. Auteur d’une année blanche, le colosse de Mbour est en pleine préparation de son combat contre Eumeu Sène. Tombeur du B 52 en 2012, Tapha Tine avait émis et répétait son souhait d’accorder une deuxième chance au chef de file de l’écurie Mbour. C’est que depuis leur sanglante confrontation cet été 2012, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et Bombardier, comme par miracle, s’est retrouvé au sommet de l’arène. Au nez et à la barbe de l’enfant de Réfane qui, pendant ce temps, peinait à se remettre de son cinglant revers devant le fils de Double Less. Ainsi, pour l’avoir battu à plate couture.

Tapha Tine n’a jamais cessé de contester le titre de roi des arènes attribué officieusement Bombardier. « Il n’est pas mon roi ! », avait-il martelé, au lendemain du couronnement de sa victime ; en écho aux propos d’Eumeu Sène sur Balla Gaye 2. Le chef de file de l’écurie « Tay Shinger » qui avait déjà pris le dessus sur le champion de lutte de Guédiawaye avant la confirmation en 2014, avait lui aussi toujours soutenu que Balla Gaye 2 n’était pas son roi. En décidant de lui accorder un combat revanche, Tapha Tine n’avait, en réalité, d’yeux que pour le trône, assuré d’infliger une deuxième défaite d’affilée au géant mbourois. Il avait, pour ce faire, un ascendant psychologique sur ce dernier. Sauf qu’il ne pourra pas en découdre avec le mentor de Santang Gning ; du moins pas cette saison. Avec sa confrontation qui s’annonce électrique avec Eumeu Sène, il va de soi que le B 52 a d’autres chats à fouetter !

Exit Bombardier, Tapha Tine a toutefois, en face deux autres potentiels adversaires avec lesquels il peut bien croiser le fer dès cette saison. Le premier est son ancien bourreau, Balla Gaye 2 qui a dit son souhait de sceller son grand retour après un passage à vide marqué par la perte de son titre, deux revers consécutifs et une année blanche qu’il veut néanmoins sabbatique. La grande inconnue est de savoir si BG2 est prêt à lui accorder une revanche ; d’autant plus que son premier choix cette saison porterait sur Gris Bordeaux. Sauf que le « troisième tigre », qui ne s’est pas remis de son humiliation par Modou Lô, ne semble guère enthousiasmé à l’idée de l’affronter cette année. Chat échaudé, craint l’eau froide ! Autant dire qu’à défaut d’avoir Gris Bordeaux comme adversaire, le grand-frère de Sa Thiès pourrait se rabattre sur le chef de file de l’écurie Baol Mbollo. Une solution de rechange qui pourrait bien lui éviter une deuxième année blanche consécutive. Quand on n’a pas ce que l’on veut, on se contente de ce que l’on a, dit un vieil adage ! A en juger par leur premier face à face qui a été électrique de bout en bout, une nouvelle confrontation entre Tapha Tine et Balla Gaye 2 tiendrait, sans doute toutes ses promesses. Le premier voudrait laver son honneur ; alors que le second aurait à cœur de renouer avec la gagne et poursuivre son opération reconquête du trône.

L’autre ténor contre lequel Tapha Tine pourrait envisager un combat est Gris Bordeaux. Terré dans son antre de Fass depuis sa déroute face à Modou Lô, l’année dernière, le « troisième tigre » de Fass n’a pas encore trouvé d’adversaire pour la présente saison. Alors que les négociations sur son affiche contre Balla Gaye 2 achoppent, il pourrait voir en Tapha Tine un plan B pour parer à toute éventualité voire éviter une année blanche qui, de toute façon, n’est jamais une bonne chose pour un athlète. D’autant que le géant du Baol n’a pas la même réputation de foudre-de-guerre que le lion de Guédiawaye. Il faut préciser que les deux ténors n’ont pas encore croisé le fer. Autant dire que leur confrontation est très attendue.

Diégane SARR

Le terrain de l’Unité 10 des Parcelles assainies abrite, ce samedi et une semaine plus tard, deux galas de boxe organisés par le Boxing Club Amadou Sow Guèye et dont le premier acte dénommé “Dello Njukeul Modou Lô” va donc tenir en haleine les amateurs, aujourd’hui, à partir de 16h30, sur cet espace qui sera transformé, pour l’occasion, en ring. Pour les initiateurs, le but de « cet événement est de promouvoir ce sport noble qu’est la boxe dans la région de Dakar ». Ainsi, deux programmes alléchants « impliquant de jeunes et talentueux boxeurs sénégalais et gambiens » ont été concoctés sous l’égide de la Fédération sénégalaise de boxe nouvellement mise en place. Pour le gala de cet après-midi placé sous le haut patronage de Me Bocar Ndao, avocat à la Cour, il s’agira de célébrer l’icône locale, Modou Lô, chef de file de l’écurie Rock Energie. Le meilleur lutteur sénégalais de l’année 2016 désigné par l’Anps sera d’ailleurs présent et fera une démonstration devant le public. Le taekwondo sera en démonstration avec le club “Mbilor Taekwondo”.

Sur le ring, les combats opposeront 14 boxeurs de six catégories en vedette, la confrontation entre Pape Demba Thiam de la B” et Lamine Diop de Bop chez les 91kg. Un face à face qui doit clôturer la manifestation dont le coup d’envoi sera donné par Pape Mamadou Sow (Ville de Dakar) et André Dacosta (Bop) en 60kg, suivi de Lamine Faye (Bcasg) et Idrissa Guèye (Ville de Dakar) dans la même catégorie. En 64kg, le combat opposera Lamine Diao (Bip) à Abdou Diouf “Président” (Bcasg). Djib Assane Diouf (Bcasg) et Bira Fall (Bip) se mesureront chez les 69kg alors qu’Issa Kébé (Hfc) et Mohamed Kane seront les protagonistes du combat chez les 75 kg. L’avant dernière confrontation mettra aux prises Abdoulaye Top (Bcasg) et Ousseynou Gueye de la Bip. Ce gala marquant les débuts des activités du Boxing Club Amadou Sow Guèye pour la nouvelle saison sportive sera suivi de celui prévu une semaine plus tard sur le même terrain et qui sera l’occasion pour les initiateurs de rendre hommage au chanteur Demba Dia.

O. POUYE

Le 9 avril, Ness, après trois ans d’absence de l’arène, tentera de se refaire une santé, aux dépens de son adversaire du jour, Sa Thiès. Face au très compétitif fils de Double Less, qui a de surcroit retrouvé sa meilleure forme, le pari de la « baleine de Lansar » s’annonce à hauts risques. A qui profitera ce règlement de comptes ?

Ficelé depuis deux mois par GFM Entertainment, le face à face entre Ness et Sa Thiès aura lieu le 9 avril prochain au stade Demba Diop. L’affiche a été régularisée hier, en présence des représentants respectifs des deux protagonistes au Comité national de gestion de la lutte ; pour le grand bonheur des amateurs, sans doute impatients d’assister aux empoignades entre ces « gros bras ».

Après une longue absence, faute d’adversaires, la « Baleine de Lansar » aura l’occasion de sceller son grand retour dans l’arène. Battu par Gouye-gui à l’occasion de sa dernière sortie en 2013, le coéquipier de Tidiane Faye aura à cœur de renouer avec le succès afin de relancer une carrière en pointillés. Autre enjeu important, le poulain de Max Mbargane voudra sauver l’honneur à la suite de la défaite, la saison passée, du coéquipier Sitteu devant le même adversaire. En clair, cette affiche aura, pour lui, un goût de revanche par procuration. En revanche, une défaite serait catastrophique pour sa carrière.

Après trois ans sans compétition, Ness pourra-t-il tenir tête au très puissant et compétitif Sa Thiès ? L’année dernière, ce dernier a démontré qu’il avait retrouvé sa meilleure forme en pulvérisant « le phénomène de Lansar » ; son troisième succès depuis sa défaite historique face à Malick Niang en 2013. Et alors qu’il est à deux pas de siéger dans la cour des grands aux côtés de son grand frère Balla Gaye 2, Sa Thiès ne ménagera aucun pour réussir son examen de passage, aux dépens du lutteur de Lansar. D’autant que lui aussi voudra venger son cousin Ama Baldé que la « Baleine de Lansar » avait corrigé, il y a déjà bien longtemps. Conscient de l’enjeu de cette confrontation, Sa Thiès ne peut envisager un revers qui mettrait un frein à son ascension retrouvée. C’est dire que l’on s’achemine vers une confrontation très disputée entre ces deux lutteurs qui disposent, chacun, d’arguments solides pour espérer se tirer d’affaires dans n’importe quelle situation.

D. SARR

En l’absence de l’empereur Reug Reug, Thiaka Faye n’a eu aucune peine à dicter sa loi à ses adversaires, lors de la 21è édition du drapeau Ndef Leng, tenu ce week-end au stadium Iba Mar Diop. Il succède ainsi à Mamadou Moustapha Sène l’empêchant en même temps de réaliser le doublé.

Le géant de Kounkoung, Thiacka Faye a remporté haut la main, la 21è édition du Drapeau Ndef Leng, organisée dimanche au stadium Iba Mar Diop. Il a effectué un parcours sans faute, balayant tout sur son passage. Après avoir battu le teigneux Mamadou Faye dit Ordinateur, Malia de Rock énergie et Général de Malika, « le bus » comme on le surnomme, a imposé sa puissance à l’autre grandissime favori du tournoi, Mamadou Moustapha Sène dit Sellé, celui-là même qui avait gagné la précédente édition. Une belle victoire en demi-finale qui lui ouvrait largement les portes de la finale. Béni des dieux de l’arène ce dimanche-là, l’ancien pensionnaire de l’équipe nationale n’eut aucune peine à se défaire de son dernier antagoniste de la soirée Boy Faye tombeur de Cheikh Ahmed Tidiane Dièye, en demi-finale. Il s’adjuge ainsi le trophée empochant parallèlement la somme de 1.800.000F CFA contre 800.000F CFA pour le finaliste malheureux. Thiacka Faye succède ainsi à Mamadou Moustapha Sène qui rate donc l’occasion de réaliser un doublé.

Au total, 46 lutteurs ont pris part à la compétition avec une forte participation des ténors. Toutefois, cette édition a été marquée par l’absence de « Reug Reug », l’empereur de la lutte sans frappe. Une absence qui a bien profité au « bus ».

Diégane SARR

Mamadou Moustapha Sène gardera-t-il son titre demain à l’occasion de la 21ème édition du Drapeau Ndef Leng, du nom de l’association culturelle sérère ? Comme à l’accoutumée, cette grande compétition devrait voir la participation des gros bras de la lutte sans frappe.

L’Ong Ndef Leng qui regroupe les associations culturelles sérères organise, demain dimanche, la 21ème édition de son tournoi de lutte au stadium Iba Mar Diop. Pionnière des gros cachets, l’organisation dirigée par le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a de nouveau mis la main à la pâte ; au grand bonheur des lutteurs. En effet, la mise pour cette édition sera encore de 3 millions de FCfa, à l’image des précédentes compétitions. La culture étant le cœur des activités de l’Ong Ndef Leng, le folklore sera comme d’habitude au menu du programme. Le grand tambour major Babou Ngom gratifiera le public de ses baguettes magiques ; en écho aux mélodies des cantatrices sérères.

Une des plus grandes compétitions de la lutte sans frappe, le Drapeau Ndef Leng est très couru par les lutteurs notamment les ténors en raison de la mise mais aussi de son enjeu. Il a ainsi servi de tremplin à beaucoup d’athlètes parmi lesquels Mamady Ndiaye, Assurance de Mbour, Ablaye Ndiaye, Antoine Bakhoum et même Yékini, l’ancien inamovible « roi des arènes ». C’est dire qu’ils seront encore nombreux les « gros bras » qui prendront part à cette compétition. En tout cas, les férus de lutte n’en attendent pas moins ! Empereur de la lutte simple depuis plus de deux saisons maintenant, « Reug Reug » sera naturellement très attendu, d’autant plus que le fils de l’ancien lutteur Papa Kane vise de plus en plus les grands tournois. S’il s’aligne dans la compétition, il fera, à coup sûr, figure de grandissime favori. Vainqueur des plus grands tournois de la saison dernière, le dauphin de Modou Lô au trophée de meilleur lutteur de la saison écoulée a été double champion de la Cedeao avec l’équipe nationale du Sénégal, champion en individuel des super-lourds en Afrique de l’Ouest lors du tournoi régional de Niamey et champion en titre des super-lourds au Sénégal. Une saison riche en moisson qui fait actuellement de lui, le plus grand athlète en lutte sans frappe. En face, il faudra compter avec ceux qui s’efforcent sans succès de lui contester ce statut très convoité. Figurent dans ce lot de challengers le détenteur du Drapeau Ndef Leng, Mamadou Moustapha Sène, le géant Thiaka Faye alias le « bus », Zambala, Emile François Gomis, Ablaye Ndiaye et le vieux routier Mamady Ndiaye qui refuse de dénouer son « nguimb ». De leur côté, les amateurs espèrent vivre un tournoi de haute facture. Qui succédera à Mamadou Moustapha Sène ?

Diégane SARR

La saison de lutte 2016-2017 s’annonce bien pour les « Vip » dont beaucoup relèvent d’une année blanche. Ils ont tous décroché une affiche pour la présente saison, excepté Tapha Tine, Gris Bordeaux et Balla Gaye 2. Et les promoteurs n’ont pas dit leur dernier mot, eux qui n’ont jamais caché leur souhait d’organiser l’affiche entre le troisième tigre et l’ex roi des arènes.

Des « Vip » en activité -Yékini ayant annoncé sa retraite et Tyson étant en hibernation prolongée-, ils sont les seuls avec Tapa Tine à n’avoir pas encore eu de face à face pour cette présente saison. Il s’agit de Balla Gaye 2, l’ancien roi des arènes, et Gris Bordeaux, le troisième tigre de Fass. Tous les autres « gros bras » ont trouvé chaussures à leurs pieds ; au grand bonheur des amateurs. Eumeu Sène-Bombardier, Lac de Guiers 2-Modou Lô, Sa Thiès-Ness, Papa Sow-Ama Baldé,… cette saison s’annonce décidément prometteuse. En espérant voir d’autres promoteurs marcher sur les traces de Assane Ndiaye, le nouveau « Special one » de l’arène, les férus de lutte peuvent s’attendre à une saison pleine et riche en spectacles. Il faut rappeler que la saison dernière a été marquée par l’absence de beaucoup de « Vip » dans l’arène. D’ailleurs, le « B 52 » lui-même a été contraint de passer une année blanche ; une première dans les annales de la lutte. En effet, aucun roi des arènes en activité n’était jusque-là resté tout une saison sans livrer la moindre affiche.

Alors que les choses sérieuses n’ont pas encore démarré, on ne désespère donc pas de voir les autres « gros bras » restant décrocher des affiches. D’autant que les promoteurs ne semblent pas avoir dit leur dernier mot. Certains comme Aziz Ndiaye et Pape Abdou Fall s’intéressent notamment au face à face Gris Bordeaux-Balla Gaye 2 que les inconditionnels de l’arène appellent de leurs vœux depuis plusieurs années maintenant. Qu’en est-il des deux protagonistes ? Il est clair qu’après deux défaites d’affilée et une année blanche, Balla Gaye 2 piaffe d’impatience de revenir en grande force dans l’arène afin de retrouver son statut de gagneur. L’homme qui disait avoir observé une année sabbatique après son passage à vide, répète depuis quelques temps son envie de renouer avec la compétition et de redonner le sourire à ses nombreux supporters. Reste à savoir si Gris Bordeaux est prêt pour en découdre avec l’ancien roi des arènes qui est dans la peau d’un lion blessé après la perte de son trône et ses deux revers d’affilée. On ne sait pas, en effet, si le tigre de Fass s’est définitivement relevé de sa défaite contre Modou Lô l’année dernière qui l’avait tant traumatisé. Ne voudra-t-il pas lui aussi observer une année sabbatique, le temps de digérer ce revers et retrouver son mental de fer ? Car la lutte, c’est aussi une affaire de calculs. Il sait comme son antagoniste de Guédiawaye qu’il a une obligation de réussir sa prochaine sortie pour redonner espoir à son écurie et à des supporters désespérés. Ce qui nécessite une très bonne préparation.

En raison de la vieille rivalité entre les écuries Fass et Balla Gaye, une affiche entre les deux lutteurs devrait tenir toutes ses promesses. Gris Bordeaux dont le mentor Tapha Guèye a été envoyé à la retraite par le fils de Double Less aura l’obligation de laver l’affront, alors que son adversaire voudra réussir la passe de deux. La balle est dans le camp des promoteurs et peut-être de Gris dont on ne sait pas encore s’il va prendre une pause ou non.

Diégane SARR

C’est une évidence : Serigne Ousmane Dia « Bombardier » n’est pas prêt à céder son fauteuil. Bien au contraire, le roi des arènes entend cette fois, rester sur le toit de l’arène aussi longtemps que possible. Le 4 avril prochain, il va s’expliquer avec Eumeu Sène, pour un combat à hauts risques.

Roi des arènes depuis deux ans maintenant, Bombardier défendra son titre le 4 avril prochain, face à Eumeu Sène. A coup sûr, il s’agit pour le B52 d’une mission à hauts risques. Son challenger, revenu en force à la faveur de sa seconde victoire contre Balla Gaye 2, est un dangereux adversaire. Et ce n’est pas le fils de Double Less qui soutiendra le contraire, lui qui a été doublement battu par le champion de lutte de Pikine. Après une décennie dans l’arène riche en statistiques, le leader de « Tay Shinger » est à deux doigts, de toucher le Graal : la conquête du trône. L’empereur autoproclamé de l’arène estime que le moment est venu de réaliser son vieux rêve d’être roi des arènes. C’est dire que ce combat ne sera pas de tout repos pour le colosse de Mbour. Face à un féru de lutte pur et dur aussi expérimenté qu’Eumeu Sène, le moindre faux pas pourrait lui coûter son trône de roi.

Il reste que le chef de file de l’écurie Mbour a lui aussi de réelles chances pour remporter ce face à face qui reste donc très équilibré. Après plus de 15 ans dans l’arène, l’homme a atteint la phase de maturité. Il ne réagit plus seulement avec ses biceps comme il y a quelques années. Depuis 2013, saison qui l’a vu surclasser Balla Bèye 2 à Bercy, Bombardier s’est complètement métamorphosé.

Le lutteur naguère naïf, émotif, fougueux hier, est aujourd’hui un champion serein, calme et imperturbable. Résultat de cette métamorphose, il domine assez facilement Balla Gaye 2 en 2014, lui arrachant, en même temps, le titre de roi des arènes. Ainsi, pour la deuxième fois, il venait de monter sur le toit de la lutte. La première fois, c’était en 2002, après son surprenant succès contre Mohamed Ndao dit Tyson, à l’époque terreur de l’arène.

Etant définitivement rené de ses cendres, il enchaine avec cette nouvelle dynamique de victoires en prenant le meilleur sur Modou Lô en 2014. Malgré la résistance farouche qu’il lui oppose, Modou Lô est contraint de céder face à la puissance physique dévastatrice du lutteur mbourois.
Avec cette victoire, le B52 conforte son statut de patron de l’arène. Ce qui ne l’empêche toutefois pas de passer une année blanche, faute de promoteur ; au même titre d’ailleurs que son adversaire pikinois.

Les deux protagonistes seront donc tous deux attendus après cette pause forcée.
Contrairement à sa première accession au trône, Bombardier semble cette fois mieux préparé pour assurer un long règne. Alors qu’il a vendangé le titre lors de son premier règne au grand bonheur de Yékini, il a aujourd’hui mieux compris la valeur de ce que représente le statut de Roi des arènes. Convaincu que son heure a sonné après des années d’errements sur fond de regrets, il veut rester aussi longtemps que possible sur le fauteuil. Eumeu Sène est donc averti : le Roi des arènes n’est pas prêt à lui céder le fauteuil. Une bataille épique en perspective !

Diégane SARR

L’empereur autoproclamé de l’arène, Eumeu Sène, aura, le 4 avril prochain, une occasion unique de monter sur le trône lors de son face à face contre le roi des arènes, Bombardier. Après une quinzaine d’années dans la lutte qui l’a vu multiplier les prouesses, un succès contre le colosse de Mbour sonnerait comme une consécration. Mais saura-t-il saisir cette chance ?
Après plus d’une décennie dans l’arène qui l’a vu enchaîner de très grandes victoires, Eumeu Sène aura enfin une possibilité unique d’être roi des arènes, le 4 avril prochain à l’occasion de son face à face contre Serigne Ousmane Dia, dit Bombardier.

Pour rappel, une règle non tacite dans la lutte veut que le tombeur du détenteur du titre soit ipso facto son successeur. Balla Gaye 2 et Bombardier ont ainsi été couronnés rois à la faveur de cette disposition officieuse. Jusqu’ici, le chef de file de l’écurie « Tay Shinger » n’avait pas croisé un roi des arènes en titre. S’étant autoproclamé « empereur », il avait, un temps, multiplié les défis audacieux à l’encontre de Yékini, à l’époque inamovible patron de la lutte. Sans succès. C’est donc son rival de Guédiawaye, en l’occurrence Balla Gaye 2, qui a eu le privilège d’en découdre avec le mythique lutteur de l’écurie Ndakaru pour le résultat que l’on connaît, le fils de Double Less ayant eu le dernier mot. C’est dire tout l’enjeu de ce combat de Eumeu Sène contre le leader de l’écurie Mbour.

Le porte étendard de Pikine saura-t-il saisir cette opportunité unique en concrétisant son vieux rêve de devenir roi des arènes ? En tout cas, depuis l’étranger où il prépare son affiche contre le B 52, il a promis, l’assurance toujours en bandoulière, une victoire sans bavure à ses fans

Battu en 2014 par Modou Lô, Eumeu Sène est revenu en force dans l’arène, un an plus tard, en surclassant Balla Gaye 2. C’était la deuxième fois qu’il dominait l’ex-roi des arènes, après la raclée qu’il lui avait infligée en 2009. Et c’est ce retentissant succès qui lui a sans doute ouvert les portes du colosse de Mbour qui, comme lui, a également pris le meilleur sur le grand-frère de Sa Thiès qui continue ainsi sa chute libre.

Il faut dire qu’un succès aux dépens de Bombardier le 4 avril 2017 serait une consécration pour Eumeu Sène, après une quinzaine d’années de carrière dans l’arène qui l’a vu gravir presque tous les échelons. Prodige des « mbappat », ces fameuses séances de lutte traditionnelle, l’homme s’est forgé une réputation d’as de la lutte pure doublé d’un bagarreur. Il a été plusieurs fois sélectionné en équipe nationale de lutte simple et a, aux côtés de Yékini, défendu avec brio, les couleurs nationales notamment lors des tournois de la Cedeao et des championnats d’Afrique. En lutte avec frappe, il a remporté beaucoup de succès parmi lesquels ses victoires contre Balla Gaye 2, Lac de Guiers 2 et autre Gris Bordeaux. Touchera-t-il enfin, le Graal le 4 avril prochain ? Ce qui est sûr, c’est que c’est une affiche qui promet d’être électrique. Roi des arènes depuis 2014, Bombardier n’entend pas céder de sitôt son fauteuil, convaincu que son heure a sonné. Mais pour combien de temps encore ?

Diégane SARR

Vainqueur du mini-championnat de lutte avec frappe organisé par Luc Nicolaï en 2007, tombeur de grands ténors, Modou Lô vient d’accrocher un nouveau trophée à son tableau de chasse. Mercredi, il a été désigné Meilleur lutteur de la saison écoulée, coiffant sur le fil, l’autre grandissime favori, Reug Reug. Désormais, « Kharagne Lô » n’a plus qu’un seul objectif pour parachever son œuvre déjà majestueuse : celui d’être roi des arènes.

Tombeur de Gris Bordeaux en juillet dernier pour la deuxième fois de l’histoire, Modou Lô a été désigné meilleur lutteur de la saison écoulée par la presse sportive nationale. Le chef de file de l’écurie Rock Energie a coiffé au poteau le teigneux Reug Reug, qui était l’autre grandissime favori pour remporter le titre. Pour quelqu’un qui n’a jamais caché son ambition de conquérir le fauteuil, ce sacre est, à coup sûr, autant une reconnaissance de son talent qu’une grande motivation dans sa volonté de monter sur le trône. Après sa tentative infructueuse de s’emparer du fauteuil, il y a deux ans, contre Bombardier, il peut à nouveau aller à l’assaut du B52 pour, certes prendre sa revanche, mais surtout réaliser son vieux rêve, à savoir être enfin le roi des arènes.
Il a, en tout cas, rappelé dans le sillage de sa victoire aux dépens du « troisième Tigre de Fass », sa détermination à monter sous peu, sur le toit de la lutte. Toutefois, Modou Lô devra encore faire preuve de patience, attendre au moins la fin de cette saison, pour espérer tenter une nouvelle « opération conquête » du fauteuil. Et pour cause, il est certain qu’il ne pourra pas en découdre avec le détenteur du trône cette année ; dans la mesure où il a déjà trouvé chaussures à ses pieds en la personne de Lac de Guiers 2. En plus, Bombardier qui cristallise actuellement toutes les attentions, a déjà mis en jeu son trône ; puisque devant solder ses comptes avec Eumeu Sène cette même saison.

En attendant de voir si le colosse de Mbour conservera son trône ou non au terme de son face à face à hauts risques contre le chef de file de l’écurie « Tay Shinger », l’enfant de Fandène devra donc résoudre l’équation Lac de Guiers 2 qui pourrait lui obstruer son passage vers le trône. Brillant tombeur de Yékini à l’occasion de la clôture de la saison, le « puncheur du Walo » a revu ses ambitions à la hausse. L’appétit venant en mangeant, il entend désormais marcher sur les pas de son cousin Balla Gaye 2 en étant calife à la place du calife.

Révélé au monde de la lutte en 2006-2007, Modou Lô s’est, en dix ans, forgé une réputation de technicien hors-pair, gravissant presque tous les échelons. Avec cette énième reconnaissance de son talent de grand lutteur, il n’a plus qu’un seul objectif : conquérir le fauteuil. Ce qui sonnerait comme une consécration des nombreux efforts fournis au cours de cette folle décennie de sa carrière.

Diégane SARR

Modou Lô, Reug Reug, Lac de Guiers 2, Boy Niang 2 et Sa Thiès sont en lice pour le titre de meilleur lutteur de la saison. Les cinq protagonistes ont effectué un parcours sans faute l’année dernière. Reste à savoir lequel d’entre eux succédera à Serigne Ousmane Dia dit Bombardier, sacré meilleur athlète en 2015 qui paie pour cette édition, son année blanche.
Cinq athlètes sont en course pour s’adjuger le titre de meilleur lutteur de la saison écoulée. La liste des nominés confectionnée par l’Association nationale de la presse sportive (Anps) est composée de Modou Lô, Reug Reug, Lac de Guiers 2, Boy Niang 2 et Sa Thiès. Les heureux élus ont comme dénominateur commun d’avoir tous réalisé une saison parfaite avec un taux de réussite de 100%.

Battu par Bombardier en 2014, Modou Lô est revenu en force l’année dernière en remportant de belle manière, son deuxième duel de l’histoire avec Gris Bordeaux. Une victoire qui lui a permis de se repositionner dans la course au fauteuil de roi des arènes. Alors que beaucoup de ténors ont passé une année blanche, ce succès acquis de haute lutte aux dépens du « troisième tigre de Fass », a sans doute pesé lourd dans la balance, à l’occasion des nominations de l’Anps. Tout comme celui de Lac de Guiers 2, brillant vainqueur de Yékini, l’ancien inamovible roi des arènes, en fin de saison. Avec ce succès obtenu de fort belle manière, le sociétaire de l’écurie Walo n’a pas fait que venger ses mentors, Mohamed Aly et Lac de Guiers 1. Il a aussi conforté sa place dans la course au fauteuil.

Sur les traces de son père Double Less, Sa Thiès n’est pas en reste. Définitivement remis de sa débâcle contre Malick Niang en 2013 où il avait été battu par Ko, il n’a fait qu’une bouchée de son antagoniste Sitteu lors de leur dernier face à face. Cette belle victoire sur le protégé de Marx Mbargane a permis au frère de Balla Gaye 2 de franchir un nouveau palier pour la conquête de la couronne, son ambition.

En pleine renaissance depuis sa défaite devant Zoss puis la sanction du Comité national de gestion qui s’en est suivie, Boy Niang 2 a lui aussi réalisé un énième exploit la saison passée en venant à bout du talentueux Garga Mbossé. Un succès qui ne fait que consolider sa présence parmi les ténors. Sa victoire un an plutôt sur Baye Mandione, lui avait déjà ouvert les portes de la cour des grands.

Le cinquième lutteur présélectionné par l’Anps n’est autre que le seigneur de la lutte sans frappe, Reug Reug. Un des rares athlètes à évoluer à la fois dans la lutte simple et la lutte avec frappe, le fils du défunt champion Pape Kane a carrément survolé la saison écoulée. Vainqueur des grands tournois organisés en 2015-2016, il a été avec le Sénégal champion de la Cedeao au Niger, en plus d’une médaille d’or en individuel. Auteur de deux victoires en autant de sorties en lutte avec frappe, cette même saison, Reug Reug fait aussi figure de champion du Sénégal dans la catégorie des super lourds, titre obtenu à l’occasion du Drapeau du chef de l’Etat à Kaffrine.

Au vu de ses époustouflantes statistiques, il est à coup sûr, un favori pour le sacre. Désigné meilleur lutteur en 2015, Bombardier a été zappé de la liste des nominés pour l’année 2016. Nul doute qu’il paie ainsi les frais de son année blanche. Tout comme Balla Gaye 2 et autre Eumeu Sène.

Diégane SARR

Le promoteur du choc royal Bombardier-Eumeu Séne voulait remplir sa saison en décrochant l’autre combat tant attendu par les amateurs de lutte Balla Gaye 2-Gris Bordeaux. Seulement depuis quelques jours, il ne veut plus entendre parler de ce combat.

« J’ai laissé tomber cette affiche. Certes j’étais en négociation avec les deux camps mais j’ai tourné cette page. En fait, cela fait plus de 12 ans que je suis promoteur et personne ne m’a jamais entendu dans des détails. Je préfère alors m’en arrêter là et me concentrer sur mes autres combats. D’ailleurs j’ai clôturé ma liste et je prépare sérieusement la saison » a affirmé récemment le patron de Baol Productions. En fait la sortie du troisième Tigre de Fass Gris Bordeaux la semaine dernière dans un journal de la place, réfutant toute négociation avec le patron de Baol production pour son combat contre le fils de Double Less Balla Gaye 2, a surement plombé les choses.

Très remonté contre le promoteur, Gris Bordeaux avait dit à qui veut l’entendre qu’il ne l’avait jamais rencontré pour discuter de ce combat. « Quand Assane Ndiaye m’a appelé, c’était pour démarcher mon combat contre Pakala. A la fin de la discussion, il m’a demandé de façon informelle, si un combat contre Balla Gaye 2 m’intéresse. Je lui ai répondu être là pour tous les lutteurs.

On s’en est arrêté là. A ma grande surprise, je l’ai vu faire sa communication comme si l’on avait entamé des négociations ». Pourtant le tombeur de l’ancien lutteur Yakhya Diop Yékini, comptait sur ce combat pour faire son come back dans l’arène après ses deux chutes contre Bombardier et Eumeu Séne.

Et cette saison, presque tous ses potentiels adversaires tels que Bombardier, Eumeu Séne, Modou Lô sont déjà sous contrat. Gris Bordeaux reste sa dernière alternative, s’il ne veut pas bien sûr donner la chance aux lutteurs de la nouvelle génération. De l’avis de nombreux observateurs cependant, c’est son combat contre le leader de l’écurie Fass qui s’impose actuellement. Outre leur réputation de provocateurs, ils traversent tous les deux des périodes sombres. Et pour les amateurs, l’affiche entre ces deux lutteurs bouillants ne devrait pas manquer du piquant.

Absa NDONG

Chez lui, toutes les conditions sont réunies pour raccrocher son « Ngimb ». Mouhamed Ndoa Tyson, le leader de la Génération Boul Falé, ne gagne plus et sera bientôt frappé par l’âge de la retraite (45 ans). Il peut cependant toujours tenter un retour au premier plan, ou un dernier baroud d’honneur.

Pour Mouhamed Ndao Tyson, les saisons se suivent et se ressemblent. Le leader de la Génération Boul Falé a manqué son pari de revenir en force dans l’arène le 3 mai 2015. La faute au 3e Tigre de Fass Gris Bordeaux qui avait pris le dessus sur lui, au terme d’un face-à-face pas très disputé. En effet, le chef de file de l’écurie Fass n’avait eu aucune difficulté à s’imposer devant un Tyson toujours méconnaissable, après 4 minutes de confrontation. Un énième revers d’affilée qui risque de compromettre définitivement ses chances de retrouver sa place parmi les Vip. Surtout que l’ancien coéquipier d’Eumeu Sène est de plus en plus proche de la retraite avec plus de 43 ans au compteur.

L’ancien Tigre de Fass Mbaye Guèye lui avait de ce fait conseillé d’arrêter sa carrière afin d’éviter une humiliation de plus. « Quand j’avais dit qu’on ne tire pas sur un cadavre les gens l’avaient mal interprété. En fait, je considère Tyson comme un cadavre ambulant, et j’avais vu cette humiliation venir contre Gis Bordeaux. Je ne voulais pas qu’il subisse cela c’est pourquoi j’avais fait cette déclaration. Je voulais qu’il sorte par la grande porte mais… », avait-il soutenu après juste la victoire de son poulain au stade Demba Diop. En fait le « Cheikh », qui traverse une mauvaise passe depuis plusieurs années, avait une obligation de résultat lors de sa dernière sortie. Mais il n’avait pas pu réussir son pari de se réhabiliter, à l’image de ses trois précédents face-à-face. « Tout se joue dans l’enceinte et apparemment il y a quelque chose qui manque à Tyson. En gros, cette défaite face à Gris Bordeaux prouve que c’est la fin pour Tyson ! » avait confirmé l’ancien lutteur Boy Kairé.

En effet, la dernière victoire du leader de la Génération Boul Falé remonte en 2006 face à Moustapha Guèye le deuxième Tigre de Fass. Impuissant devant ses pairs Vip, Bombardier, Yakhya Diop Yékini, Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux notamment, il a perdu toutes ses chances de revenir en force dans l’arène. La preuve, il a passé une année blanche la défunte saison… et risque de ne pas décrocher un combat cette saison vu que les promoteurs de lutte l’ont complètement zappé.

Ancienne terreur des arènes, Mohamed Ndao Tyson peut par ailleurs se targuer d’avoir poussé à la retraite anticipée pas mal d’anciens ténors de la lutte. Mohamed Ali, Mor Fadam, Toubabou Dior, Daouda Dop, pour ne citer que ceux-là, sont tous passés à la trappe. Mais c’est surtout sa victoire éclatante sur Manga 2 en 1999, qui a été l’apothéose. Celle-ci (la victoire) l’avait définitivement propulsé au sommet de l’arène à l’époque. Cette période marquait la première étape de sa carrière. S’ouvrait ensuite une nouvelle ère pour le leader de la Génération Boul Falé, qui devait maintenant se mesurer aux lutteurs de sa génération tels que Yakhya Diop Yékini, Bombardier et Moustapha Guèye, le 2e tigre de Fass.


L’occasion pour Mouhamed Ndao Tyson de justifier son statut de nouveau champion de l’arène. Un défi que le Pikinois n’avait pas su relever. La faute à Bombardier et à Yékini qui avaient tout simplement mis un terme à son invincibilité. A part Moustapha Guèye, qu’il avait battu à deux reprises en 1997 et 2006, le patron de l’écurie Boul Faalé avait concédé deux défaites face au B 52 de Mbour et deux autres devant le poulain d’Amadou Katy Diop. Des revers qui avaient fini par ternir son blason et donner du grain à moudre à ses détracteurs qui relativisaient les performances du « Cheikh ». Pour ces derniers, Tyson n’avait battu que des lutteurs âgés qui étaient déjà au crépuscule de leur carrière. Il faut dire qu’il n’a en réalité jamais réussi à retrouver ses marques depuis son retour aux affaires, après trois années d’absence dans l’arène pour cause de sanction du Cng de lutte. En lieu et place d’un retour au devant de l’arène, c’est une chute libre de sa part à laquelle on a assisté.

Absa NDONG

Après avoir raté sa sortie en Martial Mixed Art (MMA) le 10 octobre dernier, en enregistrant un revers par Ko face à Sandu Lungu (judoka roumain), un autre défi de taille attend Rocky Balboa et cette fois en lutte avec frappe. En effet, ce dernier doit affronter Baboye le 10 décembre prochain à Bamako (Mali). Un combat choc monté par le promoteur Mansour Aw et que Rocky doit impérativement remporter s’il veut avoir une place dans la cour des grands.

La première sortie de Rocky Balboa était très attendue par les amateurs de lutte le 10 octobre dernier. Le lutteur sénégalais devait en effet faire face au judoka roumain Alexandru Lungu en Martial Mixed Art (MMA) en Roumanie. Un combat qu’il avait perdu par KO et qui n’avait duré que le temps d’un round. Déçu par sa prestation Rocky Balboa a mis tout sur le compte de son manque d’expérience. « J’étais pourtant physiquement au top. Mais mon adversaire était plus habitué que moi au MMA. J’avais des difficultés à imposer ma force à cause des gants ». Il reconnaît également avoir sous-estimé Alexandru Lungu (un grand champion très respecté dans ce milieu). « Je ne le connaissais pas, alors qu’il a battu presque tous les meilleurs. Il faut savoir aussi que le MMA est plus dur que la lutte ».

Le duel ficelé par le promoteur et président du mouvement républicain des tailleurs et stylistes du Sénégal et de la diaspora, Mansour Aw, est prévu au mois de décembre à Bamako (Mali). Ce sera, à n’en pas douter, une grande attraction. Car Rocky va vers un double challenge. D’une part, il doit impérativement réussir son baptême du feu face à Balla Bèye 2 afin de prouver aux plus septiques qu’il a non seulement sa place dans le milieu de la lutte avec frappe et dans le cercle des ténors, mais qu’il est également un grand « champion ». Et d’autre part, il doit laver l’affront après son revers contre Alexandru Lungu. Autant dire dès lors que la victoire est primordiale pour Rocky Balboa pour la suite de sa carrière dans l’arène sénégalaise. Une défaite pourrait lui compliquer l’avenir, même s’il sous-estime son adversaire. « C’est un grand champion qui a déjà fait ses preuves dans l’arène. Mais, ici au Sénégal, il y a un véritable problème. Si je gagne le combat, les gens vont dire que j’ai battu un vieux qui est à la porte de la retraite. Et je ne veux pas entendre cela après le duel », prévient-il. Pour terminer, le lutteur sénégalais basé en Suisse révèle que ce combat contre le tombeur de Baye Mandione est une occasion pour se faire découvrir des amateurs de lutte qui ne l’ont jamais vu à l’œuvre. Cette première sortie le 10 décembre prochain sonne comme l’heure de vérité et devrait édifier l’opinion, une bonne fois pour toute, sur la vraie valeur de Rocky Balboa.

Absa NDONG

Sa Thiès s’attaque à Ness !

24 Oct 2016
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La «baleine » de Lansar, Ness, va faire son come-back cette saison face au frangin de Balla Gaye 2, Sa Thiès. Le combat a été en effet ficelé la semaine dernière par la structure Gfm Entertainment pour le 26 février 2017. Une belle affiche qui, à coup sûr, promet d’être très disputée. En fait ce sera sous forme de revanche par procuration pour Ness car Sa Thiès a corrigé et battu la défunte saison son coéquipier et phénomène, Siteu. D’ailleurs le fils de Double Less compte faire la même contre son prochain adversaire. « Je sais que c’est la troisième ou quatrième fois que je m’attaque à un lutteur de l’écurie Lansar.

Je n’ai pas peur, au contraire, je suis à l’aise dans ce combat. J’ai battu Siteu et je compte faire la même chose contre Ness car il n’est pas plus fort que moi », a fait savoir Sa Thiès lors de la signature de contrat.

Ce dernier reconnaît cependant les qualités du protégé de Max Margane, coach de Lansar. « Je sais que Ness est un champion, il a beaucoup fait dans l’arène. C’est un poids lourd, mais je sais pourquoi j’ai accepté de l’affronter. Je me suis préparé à toutes les éventualités. Maintenant il faudra travailler dur. C’est un combat que je vais prendre au sérieux ». En effet, le tombeur de Siteu a le gabarit qu’il faut et un bon encadrement. S’y ajoute qu’il est au top de sa forme et veut jouer les premiers rôles ! Un succès le 26 février prochain face à Ness lui ouvrirait assurément l’antichambre des Vip. Mais pour le sociétaire de Lansar, l’affiche qui vient d’être ficelée par Gfm Entertainment constitue sans nul doute une véritable bouffée d’oxygène. Depuis sa cuisante défaite face à Gouye Gui en 2013, la « baleine » de Lansar n’avait plus noué son « ngimb ». Ses nombreux appels du pied à l’endroit des promoteurs de lutte pour trouver chaussure à son pied étaient restés vains. Une très bonne nouvelle donc pour Ness qui a passé presque trois années blanches et qui avait à cœur de revenir en force dans l’arène, surtout après sa défaite contre Gouye Gui.

Avec cette ultime chance que lui offre Gfm, il doit, plus que jamais, prouver qu’il a sa place dans l’arène et que son dernier revers contre le roi du « Simpi » n’était qu’un simple faux pas. Ce qui passe impérativement par une victoire aux dépens du petit frère de Balla Gaye 2. D’ailleurs Max Margane a tenu à avertir Sa Thiès sur ce combat aux enjeux énormes pour les deux lutteurs : « Sa Thiès doit savoir que Ness ne connaît pas la pression. C’est un champion qui a déjà battu des lourds comme Papa Sow, Elton et Ama Baldé. Donc ce n’est pas lui qui va nous freiner même s’il a battu Siteu. Nous voulons une victoire et, s’il plait à Dieu, nous l’aurons ». Reste à savoir lequel des deux lutteurs aura le dernier mot le 26 février prochain.

Absa NDONG

Le promoteur Pape Abdou Fall revient en force dans la course effrénée des affiches. Il vient en effet de ficeler le remake Lac De Guiers 2-Modou Lô pour la saison prochaine. Un choc aux allures de règlement de comptes après leur nul en 2011, qui à coup sûr va être électrique.

Après un nul insipide le 4 avril 2011, Lac de Guiers 2, le puncheur du Walo et Modou Lô, le chef de file de l’écurie Rock Energie, croiseront à nouveau le fer la saison prochaine au stade Demba Diop. Le combat a été ficelé avant-hier par le promoteur Pape Abdou Fall de Paf Production au grand bonheur des supporters. « Je rends grâce à Dieu. J’ai reçu l’accord des deux camps. J’invite les promoteurs à venir nous épauler pour une bonne organisation de ce combat. Notre souhait est de faire avancer la lutte qui est un facteur de développement », a-t-il fait savoir dans le journal l’As. Concernant la date du combat, Pape Abdou Fall opte pour le mois de juillet, histoire surement de clôturer sa saison en beauté. Et revenant sur les négociations qui ont tiré en longueur entre Lac De Guiers et lui (le camp du Walo réclamait en effet 75 millions), il révèle qu’ils ont tous les deux fait des efforts.

A noter que Modou Lô a empoché 100 millions raison pour laquelle il a très tôt donné son accord au patron de Paf Production. Ce combat est une occasion cependant pour les deux « gros bras » de clarifier définitivement le débat. Au-delà du contentieux à vider, l’enjeu de ce face-à-face a trait à la course vers le trône. Le puncheur du Walo et « Kharagne Lô » combattront donc en pensant à une éventuelle affiche contre l’actuel roi des arènes Bombardier (qui d’ailleurs a mis son titre en jeu face à Eumeu Sène cette saison). Ce qui fait penser à une confrontation électrique entre les deux protagonistes. De retour d’une belle victoire devant Yakhya Diop Yékini la défunte saison, Lac De Guiers 2 aura sans doute à cœur de réussir sa première sortie de la saison. Un duel à ne surtout pas perdre, s’il veut sa place dans le cercle restreint des ténors et surtout être plus proche du trône.

« Il faut se préparer pour être au top le moment venu. Nous visons la victoire et rien de plus. Ce duel nous tient vraiment à cœur », prévient le coach du Walo et ancien lutteur Mouhamed Ali. Pour son adversaire de l’écurie Rock Energie, la victoire est tout aussi impérative. Après une belle victoire devant le Tigre de Fass Gris Bordeaux, le doute n’est plus permis pour Modou Lô.

Ce dernier devra maintenant donner un signal fort, s’il ne veut pas être laissé à quai dans la course vers le trône. En tout cas, cette fois-ci tout laisse croire que les inconditionnels de la lutte vont se régaler.

A. NDONG

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