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Lutte (203)

Le promoteur Pape Abdou Fall est aux anges ! Il a enfin retenu une date pour le choc Modou Lô-Lac de Guiers 2, reporté à deux reprises (16 juillet puis 29 octobre dernier). L’affiche est calée désormais pour le 28 janvier 2018 au stade Léopold Sédar Senghor. Le patron de Paf production a précisé que c’est d’un commun accord avec les camps des deux ténors. Il a profité également de cette annonce pour remercier le président de la République Macky Sall qui, d’après lui, a donné des instructions pour que le combat soit organisé. « Il est le parrain du combat, et c’est grâce à lui qu’une nouvelle date est retenue.

C’est le ministre Matar Bâ qui nous a donné cette information. Et c’est la raison pour laquelle le stade Léopold Sédar Senghor a été mis à notre disposition pour accueillir l’affiche tant attendue par le monde de la lutte », a-t-il indiqué. Reporté une première fois à cause du drame survenu au stade Demba Diop le 15 juillet dernier, le combat Modou Lô-Lac 2 devait avoir lieu le 29 octobre. Seulement, en visite samedi, au stade Demba Diop pour constater l’état des travaux de réfection, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye avait confirmé que cette infrastructure ne pourrait pas accueillir ce grand combat. « Je suis venu pour apprécier moi-même l’état du stade suite aux différentes recommandations qui ont été faites par la Direction de la protection civile ».

Et depuis, le promoteur Pape Abdou Fall était en train de faire des démarches pour retenir une nouvelle date.
En fait, le face-à-face entre Modou Lô et Lac de Guiers 2 était très attendu par les amateurs de lutte. Les deux ténors ont des comptes à régler après un premier choc en 2011 qui s’était soldé par un nul très décevant. Depuis, tous deux ont continué à tisser leur toile avec succès, même si, entretemps, chacun a connu une défaite. Si le chef de file des Parcelles assainies a été battu par Bombardier en 2015, Lac de Guiers 2, lui, a été défait par Eumeu Sène.

N’empêche, les deux « gros bras » sont devenus des pensionnaires à part entière du cercle restreint des « Vip » et veulent chacun être Calife à la place du Calife. Lac de Guiers 2 et Modou Lô vont donc s’affronter le 28 janvier 2018  prochain. Tombeur de Yékini lors de sa dernière sortie, le « puncheur du Walo » reste sur deux victoires en autant de sorties. Quant à Modou Lô, défait par Bombardier en 2014, il s’est refait une santé en battant Gris Bordeaux la saison dernière.

Absa NDONG

 

La lutte avec frappe poursuit sa dégringolade entamée depuis quelques années avec les difficultés financières des promoteurs consécutives aux départs de certains sponsors. Et en plus de la non-disponibilité du stade Demba Diop qui a abrité, jusqu’avant sa fermeture en juillet dernier, l’essentiel des chocs, il faut désormais compter avec la dernière mauvaise nouvelle de l’arène : la condamnation de Luc Nicolaï à cinq ans de prison dont un an avec sursis qui compromet, d’ores et déjà, la tenue des affiches Gris Bordeaux-Balla Gaye 2 et Reug Reug-Elton.

La lutte avec frappe au Sénégal bat de l’aile depuis quelques années. La saison dernière, nombreux sont les athlètes, y compris les ténors, qui n’ont pas disputé le moindre face-à-face. Parmi eux, Gris Bordeaux, Modou Lô, Ama Baldé et Papa Sow et Lac de Guiers 2. Même le roi des arènes qui devait, en temps normal, attiser la convoitise des promoteurs éprouve d’énormes difficultés pour trouver chaussures à ses pieds. Bombardier en est à sa deuxième année blanche d’affilée ; chose inédite pour un roi des arènes en activité. Son prédécesseur au trône, Balla Gaye 2, n’est pas mieux loti pour avoir passé, lui aussi, sa deuxième année blanche d’affilée ; de même que Eumeu Sène dont la dernière apparition remonte justement en 2015 et c’était contre le « lion de Guédiawaye ».

Entre autres raisons qui expliquent ces années blanches répétitives, les difficultés financières des promoteurs de lutte et, pour ce début de saison, la non-disponibilité du stade Demba Diop, dont les travaux de réfection entamés depuis plusieurs mois sont toujours en cours. En l’absence d’une arène nationale, ce temple du football a, jusqu’avant sa fermeture en juillet dernier, abrité l’essentiel des chocs ; au grand bonheur des promoteurs, ténors et amateurs qui s’y retrouvaient fréquemment les samedis et dimanches pour assouvir leur passion. Sauf que la donne a changé cette saison avec la fermeture du stade Demba Diop jusqu’à nouvel ordre.

Visitant l’état des travaux de rénovation, il y a quelques jours, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouye Ndiaye et son homologue des Sports, Matar Ba, étaient convenus de prolonger la fermeture du site, conformément aux recommandations des services de la Protection civile. Conséquence, le combat Modou Lô-Lac de Guiers 2 qui devait s’y tenir le 29 octobre passé a été, une nouvelle fois, reporté sine die.

Le stade Léopold Sédar Senghor serait l’alternative, mais il ne pourrait accueillir cette confrontation qu’après le match entre le Sénégal et l’Afrique du Sud comptant pour la 6e et dernière journée des Eliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018 prévue le 14 novembre prochain.  L’autre affiche qui met aux prises Ama Baldé et Papa Sow initialement prévue le 19 novembre à Demba Diop, devrait également être délocalisée à Lss, le stade Iba Mar Diop étant trop petit pour servir de pièce de rechange. Reste à savoir si les autorités en charge de ce stade répondront favorablement à la requête du promoteur Assane Ndiaye qui veut organiser le face-à-face à la même date. Dans ce contexte, la fin des travaux de l’arène nationale est attendue avec impatience.

Cette infrastructure devrait résoudre définitivement le problème d’infrastructures sportives auquel font face les acteurs de la lutte pour la tenue des combats.

La condamnation de Luc Nicolaï, une mauvaise nouvelle pour les acteurs
Le malheur ne venant jamais seul, il faut désormais ajouter aux difficultés financières des organisateurs, la condamnation de Luc Nicolaï à quatre ans de prison ferme dont un an avec sursis par la Cour d’appel de Saint-Louis. Celle-ci est, à coup sûr, une très mauvaise nouvelle pour les acteurs de l’arène et les lutteurs en particulier ; lesquels peinent à trouver chaussures à leurs pieds. La privation de liberté du promoteur de la Petite Côte compromet, d’ores et déjà, sérieusement la tenue des confrontations que ce dernier a ficelées et prévoyait d’organiser cette saison. Parmi celles-ci, figurent notamment les affiches Gris Bordeaux-Balla Gaye 2 et Reug Reug-Elton. Après les retraits de Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye de l’arène, voilà donc que l’arène se retrouve privée d’un autre grand promoteur. Bien avant, il y avait déjà le cas Petit Mbaye qui a dû quitter l’arène à cause de déboires avec la justice. Autant d’absences de marque qui risquent d’influer négativement sur la bonne marche de la lutte ; vu que ce trio est connu pour avoir joué un rôle déterminant dans le développement de la lutte avec frappe, y compris la hausse fulgurante des cachets.
 
Aziz Ndiaye et Gaston Mbengue plaident pour une diminution des cachets
Face aux difficultés des promoteurs Pape Abdou Fall et Assane Ndiaye d’organiser les combats Modou Lô-Lac de Guiers 2 et Ama Baldé-Papa Sow aux dates prévues, Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye proposent une baisse des cachets des lutteurs concernés.
 
Les promoteurs Pape Abdou Fall et Assane Ndiaye ne savent plus sur quel pied danser. Depuis le drame survenu au stade Demba Diop le 15 juillet dernier, les deux « match-makers » ont d’énormes difficultés à organiser les grands chocs qu’ils avaient ficelés depuis la défunte saison. Une situation qui a poussé le patron de Paf production à reporter le combat Modou Lô-Lac de Guiers 2. Assane Ndiaye aussi devrait délocaliser le choc Ama Baldé-Pape Sow au stade Léopold Sédar Senghor. Mais, même si tous les regards convergent vers le stade Léopold Sédar Senghor, les promoteurs sont partagés sur la question.  Absent de l’arène depuis quelques temps, Gaston Mbengue a interpellé l’Etat à faciliter la tâche aux promoteurs. Il propose un allégement du cahier de charges du stade Léopold Sédar Senghor afin de permettre aux promoteurs de pouvoir tirer leur épingle du jeu. « Etant donné qu’on n’a pas d’infrastructures sportives disponibles pouvant accueillir les combats, l’Etat doit aider les promoteurs. Déjà, les temps sont durs pour eux et tout le monde souffre de ces reports.
 
Je fais allusion aux promoteurs, lutteurs et amateurs », avait-il fait savoir tout récemment. Allant plus loin dans son plaidoyer, Gaston Mbengue est d’avis que les lutteurs Modou Lô et Lac de Guiers 2 doivent accepter de diminuer leur cachet de 10 à 15 millions afin de permettre à Pape Abdou Fall de pouvoir organiser le combat au stade Iba Mar Diop sans risque.  « Parce que ce n’est pas facile d’avoir 30 millions FCfa en billetterie au stade Iba Mar Diop. La réduction de leurs cachets permettrait au promoteur d’organiser avec moins de risques et de vite les libérer ». Même son de cloche du côté de l’ancien promoteur Aziz Ndiaye qui était invité à l’émission « Jonganté ». Celui qui se faisait appeler le « benjamin des promoteurs » a demandé aux deux ténors de se rendre à l’évidence sur les difficultés financières des « match-makers » et par conséquent de baisser leurs cachets. « Je ne crois que Pape Abdou Fall et Assane Ndiaye vont prendre le risque d’organiser au stade Léopold Sédar Senghor.

C’est trop risqué pour eux financièrement, et en plus, ce stade manque de chaleur. Je conseille alors à ces derniers d’aller à Iba Mar Diop et de monter des tribunes mobiles. Il faut également que les lutteurs concernés acceptent de diminuer de 10 millions leur cachet respectif ».

Par Diégane SARR et Absa NDONG 

La condamnation du promoteur Luc Nicolaï, qui porte la signature de plusieurs affiches prévues cette saison (Gris Bordeaux-Balla Gaye, Elton-Reug Reug…), est la goutte d’eau de trop ! Ne pouvant plus rester les bras croisés, les acteurs de l’arène ont organisé une rencontre, hier, pour tirer la sonnette d’alarme et sensibiliser l’opinion sur les menaces qui pèsent sérieusement sur la lutte avec frappe.

En conférence de presse hier, à la Place du Souvenir, les acteurs de la lutte ont marqué leur solidarité à Luc Nicolaï, condamné par la Cour d’appel de Saint-Louis à 5 ans de prison dont 1 an avec sursis. Le promoteur de lutte avec frappe peut compter sur le soutien de l’ancien tigre de Fass, Moustapha Guèye, Mor Fadam, le président des managers, Bassirou Babou, les animateurs (Malick Thiandoum et Lamine Samb), présent sur les lieux. En effet, ces derniers ont soutenu être prêts à l’accompagner dans ce combat jusqu’à ce que justice soit dite. « Il ne se sentira pas seul dans ce combat parce que, dès les premières heures de son procès, le monde de la lutte s’était mobilisé », a déclaré Malick Thiandoum.

Il a cependant précisé qu’ils n’ont pas organisé cette rencontre pour commenter une décision de justice, encore moins parler d’un dossier qui est pendant devant la justice. « Nous ne sommes pas des spécialistes en la matière. Nous ne parlerons pas de procédure ni de procès et nous ne commenterons pas une décision de justice.

Car, elle est composée d’hommes intègres et de magistrats indépendants qui travaillent en toute liberté et qui donnent des décisions selon les lois en vigueur dans ce pays ». D’après les acteurs de la lutte, Luc Nicolaï est en train de tout faire pour redresser la lutte et il fait partie des promoteurs les plus généreux de l’arène. Ils se posent la question de savoir comment ils vont faire, avec les combats Gris Bordeaux-Balla Gaye 2, Reug Reug-Elton, Armée-Doumboul, entre autres affiches qui portent la signature de Luc Nicolaï.

En fait, selon Malick Thiandoum, le monde de la lutte veut tout simplement tirer la sonnette d’alarme et attirer l’attention des autorités de ce pays sur ce qui est en train de se passer dans l’arène. D’après l’animateur de l’émission « Grand Combat » de Sen Tv, elle est plongée dans une crise qui ne dit pas son nom. Car, depuis quelques temps, des combats phares ont été montés mais les promoteurs se retrouvent face à un dilemme : où et quand organiser les combats ? « A cela, maintenant, s’ajoute cette décision de la justice ! Les premiers agissements ont commencé depuis belle lurette, mais le monde de la lutte n’a pas pu réagir à temps. Où est Action 2000 et Alioune Petit Mbaye, Gaston Mbengue, Aziz Ndiaye et où sont les sponsors leaders qui ont toujours accompagné la lutte et permis aux promoteurs de tirer leur épingle du jeu », s’interroge le porte-parole des acteurs de la lutte. Une raison fondamentale, selon eux, de réagir avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela, les acteurs de la lutte ont décidé de créer une structure qui puisse parler à leur nom.

Absa NDONG

Défait par Boy Niang 2 lors de sa dernière sortie en 2015-2016, Garga Mbossé a passé une année blanche, comme beaucoup de lutteurs. Et il n’est pas au bout de ses peines. Alors que la nouvelle saison a démarrée, le petit frère de Zoss n’a pas encore trouvé chaussures à ses pieds. Une nouvelle année blanche ?

A l’écurie «Door Waar», il n’y a pas que le chef de file, Zoss, qui est en mauvaise posture. Le lieutenant et, non moins, petit frère Garga Mbossé n’est pas, non plus, bien loti. Et pour cause, en plus d’avoir perdu son dernier combat qui l’opposait lors de la saison 2015-2016 à Boy Niang 2, « le cactus » vient de passer une année blanche. Ce qui n’est pas toujours une bonne chose pour un athlète adepte du sport-business et qui, de surcroît, a l’ambition d’aller à la conquête du trône. Contrairement à son grand frère Zoss, qui a disputé et perdu son face à face contre Sitteu, « le phénomène de Lansar », en fin de saison dernière, il n’a livré aucune affiche. Pour autant, ce ne sont pas les adversaires qui lui manquaient. Son absence de l’arène semble plutôt s’expliquer, comme pour beaucoup de ses camarades, par les difficultés financières auxquelles sont confrontés depuis quelques années les promoteurs. Et tout laisse croire que son retour dans l’arène n’est pas pour bientôt, vu que pour la nouvelle saison 2016-2017, il n’a pas encore trouvé chaussures à ses pieds. La perspective d’une nouvelle année blanche est réelle.

En tout état de cause, son come-back sera très attendu, suite à sa dernière sortie qui s’était révélée infructueuse face à Boy Niang 2 qui a eu le dernier mot sur lui. Ainsi, le fils de De Gaulle Ngom prenait sa revanche par procuration puisqu’il a été défait, quelques années plutôt par Zoss, le grand frère.

C’est dire que Garga Mbossé qui est pensionnaire de l’antichambre des ténors, devra donc batailler ferme pour regagner sa place au sein de la lutte et se repositionner de plus bel dans la course vers le cercle restreint des « Vip » puis le trône. Mieux loti sur le plan physique que son frère, Garga Mbossé a le potentiel pour réaliser ses ambitions dans la lutte. C’est un athlète complet, à l’aise, à la fois, en lutte simple et en lutte avec frappe. Et il a fini de démontrer tout son talent de grand champion. A l’image de Zoss, il s’est véritablement révélé au monde de l’arène à l’occasion du championnat de lutte avec frappe de la saison 2009-2010, organisé par le promoteur Gaston Mbengue. 

Lors de ce tournoi, il était sorti premier de sa poule, aux dépens, entre autres, de Aliou Mané, Assurance et Fallou Ndiaye dit l’An 2000, par ailleurs, ancien sociétaire de l’équipe nationale de lutte. Il avait perdu toutefois en finale contre Super Etoile, de l’écurie Lansar, couronné grand vainqueur de cette compétition. Lors de la saison 2010-2011, il est à nouveau freiné par Less 2, ratant ainsi son retour. L’année suivante, bonne nouvelle : il renoua avec la victoire en prenant le dessus sur Feugueuleu, de l’écurie Lansar. Garga Mbossé enchaina deux autres succès notamment aux dépens de Lac de Rose (Ecurie Fass) puis de Tonnerre (Pikine Mbollo). Trois succès d’affilée qui l’avaient permis d’intégrer l’antichambre des ténors et d’espérer entrer, sous peu, dans la cour des grands. Sauf que depuis sa contreperformance lourde de conséquences contre Boy Niang 2, il devra se retrousser les manches et travailler dur en vue de réussir sa prochaine sortir. D’autant qu’une nouvelle défaite pourrait hypothéquer davantage ses chances d’entrer bientôt dans le cercle restreint des « Vip ».

Il faudra au sociétaire de l’écurie « Door Doraat », bien trouver un adversaire. Ce qui n’est pas gagné d’avance. La balle est dans le camp des promoteurs.

Diégane SARR

Ficelée il y a plus d’un an, l’affiche Bombardier-Eumeu Sène est toujours incertaine, faute de régularisation et de date. Reportée au 25 décembre, elle risque un énième report, d’autant plus que le stade Demba Diop qui devait abriter le combat est fermé pour des travaux.

Décidemment, la tenue du choc entre Bombardier (actuel roi des arènes) et Eumeu Sène reste une véritable équation pour le promoteur Assane Ndiaye de Baol Production. Ficelé depuis le 9 septembre 2016, le combat devait avoir lieu le 4 avril 2017, avant d’être reporté au 21 mai à cause d’un problème de régularisation au niveau du Comité national de gestion de la lutte (Cng). Cependant, pour non-respect du contrat, Serigne Dia dit Bombardier avait refusé de lutter à cette date. En fait, le B 52 de Mbour voulait s’assurer que le patron de Baol Production lui verse son reliquat. « Demandez à Assane Ndiaye ce qui se passe. Je réclame mon argent et je suis dans mes droits. Le report de la date perturbe ma préparation. Tout le monde sait que la préparation d’un combat nécessite beaucoup de moyens », avait-t-il déclaré. Puis, à cause du drame survenu au stade Demba Diop le 15 juillet dernier, le promoteur avait décidé de décaler le combat jusqu’au mois de décembre 2017, plus précisément le 25, après discussions avec les deux camps. « On peut dire que le combat est renvoyé, pour le moment jusqu’au mois de décembre prochain, jour de Noël, au stade Demba Diop. On est tombé d’accord avec le promoteur. C’est un accord de principe parce qu’il y a encore des choses à faire. Pour le moment, on est sur cet accord de principe. Il nous a proposé la date et on reste à l’écoute », avait indiqué le manager, par ailleurs frère du lutteur du B 52 de Mbour, Pape Dia. Contrairement aux précédents reports, cette fois-ci, la structure Baol Production devait indemniser les deux lutteurs et apporter des amendements sur le contrat.

Seulement, le collaborateur du promoteur Assane Ndiaye a fait une sortie récemment pour annoncer que le combat royal n’aura plus lieu le 25 décembre prochain comme prévu. D’après lui, ce énième report est lié aux difficultés de renouveler, à temps, les licences. « La saison de lutte démarre officiellement le 1er novembre prochain. Le renouvellement des licences se fera en décembre. Ce qui veut dire, matériellement, que Bombardier-Eumeu Sène ne pourra pas se tenir en décembre », a-t-il expliqué. En effet, selon certaines indiscrétions, les reports sont dus à un manque de sponsors, d’argent et de communication. Pour un duel monté le 9 septembre 2016, la préparation des deux ténors va donc durer un an et plus. Elle dépasse de loin celle qui avait opposé Modou Lô à Eumeu Sène, le 31 janvier 2014 et qui avait duré un an et 20 jours. Une situation qui augmente les risques d’une 3ème saison blanche pour l’actuel roi des arènes, Bombardier, qui est resté deux saisons sans compétition.

Absa NDONG

Boy Kairé a, officiellement, pris sa retraite le weekend dernier à travers un jubilé riche en sons et couleurs au stadium Iba Mar Diop. Après 27 ans de présence dans l’arène marquée par des hauts et des bas, le leader des « Bérets verts » met définitivement un terme à sa carrière, laissant son héritage entre de bonnes mains.

Boy Kairé a organisé son jubilé le weekend dernier au stadium Iba Mar Diop pour officialiser sa retraite. L’ancien président de l’Association des lutteurs en activité met ainsi définitivement un terme à sa carrière de près de trois décennies. C’est en 1983 que Boy Kairé a fait son entrée dans l’arène, à l’âge de 15 ans. Formé par l’entraineur de lutte Kamal Salamé à l’écurie Mermoz, il a vite gravi les échelons, avant de voler de ses propres ailes, en mettant sur pied l’écurie les « Bérets verts » dont il était jusqu’à récemment la tête de file.

Boy Kairé s’est illustré par la longévité de sa carrière de lutteur qui a duré 27 ans. Il a traversé trois générations, celle de Manga, de Yékini et de Balla Gaye 2. En termes de longévité, il a fait mieux que Yékini, Tyson et autre Bombardier qui étaient tous très jeunes quand le père de Diène Kairé entrait dans l’arène. Il a donc côtoyé certains monstres sacrés de la lutte comme Manga 2, l’ancien roi des arènes, Mor Fadam, Toubabou Dior, Mbita Ndiaye, Mbaye Guèye le 1er tigre de Fass et Birahim Ndiaye.

Comme beaucoup d’athlètes, Boy Kairé a connu des hauts et des bas. Sa principale force tient essentiellement à son mental d’acier. C’est un lutteur qui ne baisse jamais les armes. Résultat, il a toujours su rebondir, après des moments difficiles. Comme ce fut le cas lors du Championnat de lutte avec frappe (Claf) de la saison 2007-2008, où le leader des « Bérets verts » a surpris son monde en prenant la tête de sa poule avec trois victoires d’affilée, se qualifiant ainsi en finale contre Modou Lô.

Même avec sa défaite face au chef de file de l’écurie Rock énergie, il venait de connaître une véritable renaissance, à la suite d’un long passage à vide qui faisait croire qu’il lui était désormais difficile de se relever. Sa belle performance au Claf lui permit de donner un coup de fouet à sa carrière et de disputer, par conséquent, plusieurs autres combats. Toutefois, la plupart de ses dernières sorties s’étaient soldées par des échecs, sans doute à cause du poids de l’âge. Il a disputé et perdu son dernier combat qui l’opposait en 2013 à Bathie Séras, le « magicien de Guinaw Rails ». Tout le contraire de Balla Bèye 2 et Manga 2 qui sont sortis par la grande porte, Boy Kairé, comme Yékini et Tyson, quitte ainsi l’arène sur une défaite. Toutefois, cela ne remet pas en cause son bon palmarès et l’image d’un grand champion qu’il laisse au monde de l’arène. En outre, il peut quitter l’arène comblé, vu que son héritage est entre de bonnes mains avec ses deux fils, Diène et Mbagnick, qui comptent poursuivre son œuvre.

D’ailleurs, le jour où Boy Kairé se faisait battre par Bathie Séras, Diène prenait le dessus sur Diégui Sirate. Tout un symbole et un passage de témoin qui laissent penser que la relève est d’ores et déjà bien assurée.

Diégane SARR

Avec deux succès en autant de sorties, Yékini Jr a retrouvé le sourire. Face à Tapha Tine, cette saison, l’ex-protégé d’Amadou Katy Diop voudra faire d’une pierre deux coups : prendre sa revanche sur le « géant du Baol » et intégrer le cercle restreint des ténors.

Prendre sa revanche sur Tapha Tine et intégrer la cour des grands, c’est le principal défi de Yékini Jr. Largué très loin par « ses camarades de promo »,  Modou Lô, Lac de Guiers 2 et autre Balla Gaye 2, il a une occasion en or de combler son retard et entrer enfin dans le cercle des grands, dès cette saison.  Pour la deuxième fois, il croisera le fer avec Tapha Tine, un adversaire qu’il connaît bien. Il y a quelques années, les deux protagonistes s’étaient affrontés et le « géant du Baol » avait largement pris le dessus sur l’ex-protégé de Yékini, l’ancienne tête de file de l’écurie Ndakaru et inamovible roi des arènes. C’est dire que l’actuel porte-étendard de l’écurie « Door waar » disputera son prochain combat avec un air de revanche. Une affiche qui a son pesant d’or dans la mesure où une victoire sur l’enfant de Réfane permettrait à Yékini Jr de signer son entrée dans le cercle restreint des ténors. Il faut dire que l’ex-poulain d’Amadou Katy Diop est revenu de loin. Après un long passage à vide, marqué entre autres par trois défaites en autant de sorties lors du Champion de lutte avec frappe (Claf) 2007-2008, le leader de l’écurie « Door Waar » renouait avec le succès la saison suivante en remportant quatre succès d’affilée. Une véritable renaissance qui lui permit de disputer la finale du Claf de cette saison 2008-2009 face à Elton qui tourna finalement à l’avantage du « bulldozer de Guédiawaye ». Il mit du temps avant de se relever de ce revers car, la saison suivante, il fut battu à plate couture par Tonnerre lors d’un face-à-face qui devait signer son retour en force. Après cette série de deux revers consécutifs, il prit deux années sabbatiques, histoire de se remettre en cause et de préparer son grand retour. Yékini Jr renoue avec la gagne en 2012, aux dépens de Santang Gning, le poulain de Bombardier, avant de confirmer en 2014 aux dépens de Modou Anta.  Et c’est justement cette belle victoire qui lui a ouvert les portes de son ancien tombeur. 

Près de dix ans après leur combat, Yékini Jr prendra-t-il sa revanche sur Tapha Tine ? Une chose est sûre, cette sortie ne devrait pas être chose aisée pour le transfuge de l’écurie Ndakaru. Humilié en 2013 par Balla Gaye 2, le « géant du Baol » a retrouvé son meilleur niveau avec deux succès contre une seule défaite au Tournoi Tnt (Télévision numérique terrestre) de la saison  2014-2015. Le pari de Yékini Jr d’intégrer la cour des grands sera d’autant plus compliqué que son adversaire voudra lui aussi retrouver sa place au sein des « Vip ». En 2012, l’enfant de Réfane avait sévèrement corrigé Serigne Ousmane Dia dit Bombardier, signant ainsi son entrée dans le cercle prestigieux des « gros bras ». Une place qu’il avait perdue en 2013, à la suite de son cinglant revers en faveur de l’ancien roi des arènes Balla Gaye 2. C’est dire qu’au vu des enjeux, cette affiche est partie pour être très disputée.

Lutteur talentueux, Yékini Jr a fini de démontrer toute sa capacité de nuisance. Prendra-t-il sa revanche sur Tapha Tine ? C’est en tout en cas son défi.

Diégane SARR

Prévue le 19 novembre prochain au stade Demba Diop, l’affiche mettant aux prises Ama Baldé et Papa Sow a été reportée. Le promoteur Pape Abdou Fall n’a, cependant, pas fixé une nouvelle date.

Après Pape Abdou Fall qui a reporté le combat entre Modou Lô et Lac de Guiers 2, c’est au tour du promoteur Assane Ndiaye de Baol Production de lui emboiter les pas. Le choc tant attendu entre Pape Sow de l’écurie Fass et Ama Baldé, le fils de feu Falaye Baldé, prévu le 19 novembre prochain au stade Demba Diop, est reporté également pour une deuxième fois, (le promoteur avait retenu la date du 23 juillet 2017).

Seulement, le patron de Baol Production n’exclut pas d’organiser le choc au stade Léopold Sédar Senghor. Il plaide pour que les autorités diminuent les frais liés à l’organisation. « J’ai été saisi par le Comité national de gestion de la lutte à propos de ce combat.

J’ai décidé, pour le moment, de l’organiser au stade Léopold Sédar Senghor. Mais il ne se tiendra plus le 19 novembre. Je vais me concentrer avec mon staff pour trouver une nouvelle date », a-t-il fait savoir. Un coup dur pour les deux lutteurs qui avaient hâte d’en découdre. Ils avaient d’ailleurs vendu l’affiche à leur manière, s’intimidant par presse interposée. « Mon combat contre Ama Baldé restera dans les archives dans la mesure où c’est un bagarreur comme moi. Donc, il faudra s’attendre à une belle opposition le jour J », a soutenu, tout récemment, le « Puma » de Fass. Ce dernier est convaincu que ce choc est très important pour la suite de sa carrière. « J’ai déjà gagné le combat, que Ama soit prêt ».

Dans l’autre camp, le fils de Falaye Baldé a préféré montrer ses muscles, histoire de prévenir son adversaire plus expérimenté que lui. « Je m’entraîne tous les soirs et je me donne à fond. Je sais que le combat ne sera pas facile. Je mets en garde mon adversaire, il n’y verra que du feu.

Il est certes très expérimenté, mais je sais que j’ai les aptitudes pour le battre.
Le duel sera explosif et comme je l’ai toujours dit, le plus fort et le plus outillé gagnera le jour J. ». Pour Ama Baldé, ce duel est très important pour lui et il est conscient qu’il est attendu par les amateurs de lutte. En fait, Ama Baldé monte en puissance et rêve d’intégrer le cercle restreint des ténors. Contrairement à Papa Sow qui est en quête de rachat. Le petit frère de Ouza Sow a été battu en 2015 par Lac de Guiers 2.

Il n’aura donc pas droit à l’erreur lors de sa prochaine sortie. Un autre choc qui promet des étincelles mais qui n’est pas encore calé dans le calendrier de la lutte.

Absa NDONG

Défait par Lac de Guiers 2, lors de sa dernière sortie en 2015, Papa Sow compte regagner dès cette saison, sa place au sein de la cour des grands. Le lieutenant de Gris Bordeaux devra, par conséquent, battre impérativement Ama Baldé, son prochain adversaire. Un pari à hauts risques, le fils de Falaye Baldé étant resté sur une longue série victorieuse. 

Papa Sow, le « puma de Fass », a effectué deux pas en avant, un pas en arrière. En 2013, sa fulgurante victoire face à Baye Mandione lui ouvrait les portes de la cour des grands. Un couronnement qui faisait suite à une belle série victorieuse du coéquipier de Gris Bordeaux, auteur de deux gros succès consécutifs notamment aux dépens de Zoss et du « fou de Thiaroye Gueum sa bopp ». Sauf qu’en 2015, le numéro 2 de l’écurie Fass se faisait battre à plate couture par Lac de Guiers 2, « le puncheur de l’écurie Walo ». Une défaite lourde de conséquences, en ce sens qu’elle lui faisait perdre sa place dans la cour des grands acquise de haute lutte, un an plutôt. Cette saison, il devra en découdre avec « un bleu » de ce cercle restreint des ténors, en l’occurrence Ama Baldé, l’objectif étant de retrouver sa place parmi les ténors. L’affiche ficelée par le promoteur Assane Ndiaye est prévue le 19 novembre au stade Demba Diop. Toutefois, elle pourrait être délocalisée au stade Léopold Sédar Senghor étant donné que le stade Demba Diop pourrait ne pas être rouvert en raison des travaux de réfection toujours en cours et qui pourraient aller au-delà de la date du combat. S’il est délocalisé au stade Léopold Sédar Senghor, le combat aura lieu après le match entre le Sénégal et l’Afrique du Sud comptant pour la dernière journée des éliminatoires de la Coupe du Monde Russie 2018.

Défait lors de sa dernière sortie et auteur de deux années blanches d’affilée, Papa Sow a l’obligation de renouer avec la victoire. Et pour cause, un retour victorieux lui permettrait de redonner le sourire à ses supporters et de ramener, en même temps, la confiance et la sérénité dans son écurie Fass dont la tête de file, Gris Bordeaux peine à convaincre. Surtout, un succès aux dépens d’Ama Baldé lui permettrait de regagner sa place parmi les « gros bras », dans l’espoir d’aller ensuite à la conquête du trône. A l’inverse, une nouvelle défaite serait une très mauvaise opération ; d’autant plus que le fils de Falaye Baldé, sacré champion du tournoi de la Tnt (Télévision numérique terrestre), vient à peine d’intégrer le cercle restreint des ténors. Il faut néanmoins souligner que le pari de Papa Sow sera à hauts risques. En effet, Ama Baldé n’a plus perdu de face-à-face depuis son revers contre Gouye Gui en 2012. Depuis, il a engrangé plusieurs victoires d’affilée parmi lesquelles un gros succès contre Malick Niang, sans compter sa fulgurante prestation à l’occasion du tournoi de lutte de la Tnt qui l’avait vu réaliser un sans-faute avec trois succès en autant de sorties. Aujourd’hui, Ama Baldé fait office de néo-pensionnaire de la cour des grands ; du coup, il voudra conforter sa place dans ce cercle et poursuivre sa marche vers le trône.

Un enjeu qui rend davantage compliquée la mission du Fassois. Toutefois, impossible n’est Fassois ! Papa Sow a démontré en une décennie de présence dans l’arène toutes ses qualités d’as de la lutte et son palmarès en dit long sur son talent. Va-t-il sceller son retour en force ?

Diégane SARR

C’est désormais confirmé, le combat Modou Lô-Lac De Guiers 2 aura lieu au stade Léopold Sédar Senghor. L’annonce a été faite hier par le promoteur Pape Abdou Fall, après une rencontre avec le ministre des Sports Matar Bâ, les membres du Cng et les directeurs des stades Demba Diop et Iba Mar Diop. « Les autorités n’ont pas voulu prendre la responsabilité d’organiser cet événement au stade Demba Diop le 29 octobre. Le stadium Iba Mar Diop ne peut, non plus, abriter le choc pour des mesures sécuritaires. Il est retenu alors, après discussion, que Léopold Sédar Senghor fera l’affaire. Nous sommes en train, maintenant, de réfléchir sur une nouvelle date », a-t-il précisé hier dans l’émission « Dionganté ». Reporté une première fois à cause du drame survenu au stade Demba Diop le 15 juillet dernier, le combat Modou Lô-Lac 2 devait avoir lieu le 29 octobre prochain. Seulement, en visite samedi, au stade Demba Diop pour constater l’état des travaux de réfection, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a confirmé que cette infrastructure ne pourra pas accueillir le grand combat. « Je suis venu pour apprécier moi-même l’état du stade suite aux différentes recommandations qui ont été faites par la Direction de la protection civile. Nous avons effectivement vu l’état du stade et ce que nous avons retenu, c’est que nous ne pouvons pas organiser le combat qui y était programmé les jours à venir ».

Et même si une nouvelle date n’a pas encore été retenue, certaines indiscrétions soutiennent que le face-à-face sera organisé après le match entre le Sénégal et l’Afrique du Sud du 14 novembre.

Du côté de l’écurie Walo cependant, c’est le flou total après ce deuxième report. « Ce qui est sûr, c’est que maintenant le combat n’aura plus lieu ce 29 octobre. Aujourd’hui, le promoteur est en train de perdre des millions. Il faut oser le dire, on pouvait trouver d’autres alternatives au lieu de reporter le combat », a fait savoir Lac de Guiers, l’ancien chef de file de l’écurie Walo. Même son de cloche dans l’autre camp, car selon Khadim Gadiaga le bras droit de Modou Lô, les organisateurs devaient prendre toutes les dispositions nécessaires avant de fixer une date. « Vraiment, il faut arrêter l’amateurisme dans la lutte. On a l’habitude de vivre ces situations. Néanmoins, ce report ne peut pas déstabiliser Modou Lô. Nous allons poursuivre nos entrainements et essayer de gérer son état de forme parce que, quelle que soit la situation, le combat aura lieu ».

Absa NDONG

Le stade Demba Diop, fermé et en cours de réfection depuis l’affaissement d’un pan de son mur, lors de la finale de la coupe de la Ligue en juillet dernier, ne pourra pas accueillir, le 29 octobre prochain, le face-à-face entre Modou Lô et Lac de Guiers 2. La sentence est tombée avant-hier à l’issue de la visite du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouye Ndiaye, et de son homologue des Sports, Matar Bâ, pour constater l’état des travaux de rénovation.

Le combat entre Modou Lô et Lac de Guiers 2 n’aura finalement pas lieu le 29 octobre prochain comme convenu. Le stade Demba Diop, qui devait abriter cette affiche, est toujours en cours de réfection. La Direction de la protection civile, après une inspection du site, a donc recommandé de ne pas y organiser ce combat à cette date. Toutefois, selon une source officielle qui a gardé l’anonymat, le face-à-face sera organisé au stade Léopold Sédar Senghor après le match entre le Sénégal et l’Afrique du Sud du 14 novembre, comptant pour la dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018.  Notre source n’a cependant pas précisé la nouvelle date retenue pour abriter l’affiche. Le combat entre Modou Lô et Lac de Guiers 2 était initialement prévu le 16 juillet dernier avant d’être annulé à la dernière minute suite à l’affaissement d’un pan de son mur avec son lot de morts lors de la finale de la coupe de la Ligue et débouché sur la fermeture du stade.

En visite, samedi, au stade Demba Diop pour constater l’état des travaux de réfection, le ministre de l’Intérieur a confirmé que cette infrastructure ne pourra pas accueillir le choc tant attendu entre les deux ténors le 29 octobre. « Je suis venu pour apprécier moi-même l’état du stade suite aux différentes recommandations qui ont été faites par la Direction de la protection civile. Nous avons effectivement vu l’état du stade et ce que nous avons retenu, c’est que nous ne pouvons pas organiser le combat qui y était programmé les jours à venir », a expliqué Aly Ngouye Ndiaye.

Selon lui, des techniciens seront commis pour un diagnostic plus approfondi de l’état des lieux concernant le chantier. Il a écarté toute précipitation, l’essentiel étant que les travaux de rénovation soient menés dans les règles de l’art, en vue de mieux assurer la sécurité des acteurs y compris des supporters. Pour Aly Ngouille Ndiaye, il faut que le drame qui avait frappé Demba Diop à la mi-juillet dernière puisse servir de leçons aux Sénégalais. Il ne désespère cependant pas de voir le stade devenir bientôt opérationnel, même si « les mesures à prendre ne sont pas simples ».   Le ministre des Sports Matar Bâ a demandé aux acteurs sportifs de ne pas être inquiets, ajoutant que le gouvernement s’emploie à trouver des solutions aux problèmes qui les interpellent. D’après lui, la Direction de la protection civile et même des cabinets privés sont impliqués pour que le stade Demba Diop puisse continuer à accueillir des manifestations sportives en toute sécurité.

« Nous avons vu ce qui s’est passé et c’est pourquoi nous ne voulons pas de précipitation. Il faut que les experts nous aident à prendre en charge toutes les questions… Nous sommes à la recherche rapide, mais sûre, de solutions quant aux problèmes qui nous interpellent tous.

Diégane SARR

 

Sur une série victorieuse de cinq succès en autant de sorties, Ama Baldé croisera le fer contre Papa Sow, le 19 novembre prochain. Face au « puma de Fass », il vise un nouveau succès afin de légitimer davantage sa place parmi les ténors. Un pari à hauts risques !

S’il y a un lutteur qui est en très bonne forme ces dernières saisons, c’est bien Ama Baldé. Depuis 2012, le fils de Falaye Baldé a remporté tous les combats qu’il a disputés, soit cinq victoires au total. Une belle série qui l’a fait définitivement oublier son cinglant revers concédé contre Gouye gui en 2012. Il faut dire d’emblée que le petit frère de Jules Baldé est un lutteur talentueux qui a toujours su sortir des situations difficiles. A maintes reprises, il a démontré sa capacité à rebondir de fort belle manière ; à la grande satisfaction de ses supporters. C’était notamment le cas après sa première défaite contre Ness lors de la saison 2007-2008. Idem à la suite de son cinglant revers face à Gouye gui, le roi du « simpi » en 2012. C’est un lutteur qui retient toujours les leçons du passé et cela lui permet de revenir à chaque fois plus fort et à aller de l’avant. Après sa défaite contre le poulain de Mor Fadam en 2012, il scelle son retour en force la saison suivante en disposant du teigneux Amanekh (écurie Lébougui). Ce succès lui ouvre aussitôt les portes de Malick Niang, l’ex « puncheur » de l’écurie Ndakaru. Face au poulain de Yékini, Ama a une revanche par procuration à prendre. Un an plutôt, Malick Niang battait de fort belle manière son cousin Sa Thiès. Pari réussi ! Le fils de Falaye Baldé, en digne héritier, bat sans bavures le porte-étendard de Yoff. Lors des saisons 2014-2015 et 2015-2016, il aligne trois autres succès d’affilée dans le cadre du tournoi de la Tnt (Télévision numérique terrestre). Des performances réalisées aux dépens de Gouye gui, Tapha Tine puis Zoss qui lui ont par ailleurs permis de gagner haut la main cette compétition mais surtout de réussir son examen de passage dans la cour des grands.

Cette saison, il tentera de légitimer davantage sa place parmi les ténors en venant à bout de Papa Sow, « le puma de Fass ». Les deux « gros bras » vont notamment en découdre le 19 novembre prochain après le report intervenu en fin de saison dernière.  Un choc de titans mettant aux prises deux champions au tempérament sulfureux qui ne font plus mystère de leurs ambitions dans l’arène. Ama Baldé continuera-t-il son envol ? Son élan sera-t-il brisé par le « puma de Fass » ? Difficile de répondre à ces questions. Ce qui est sûr, c’est que ce combat est ouvert et que chacun des protagonistes est à même de remporter la partie.

Battu par Lac de Guiers 2 en 2015, Papa Sow piaffe d’impatience de sceller son retour victorieux dans l’arène. Un succès lui permettra de se relancer, de reprendre sa place parmi les ténors et de ramener un peu de sérénité dans « la maison Fass » dont le leader Gris Bordeaux ne rassure plus. D’où les difficultés qui attendent Ama Baldé dans sa volonté de poursuivre son envol de plus belle. Une affiche qui promet de chaudes empoignades !

Diégane SARR

 

Des « showmen », Sitteu est l’un des rares à avoir brillamment remporté son combat à l’occasion de la saison dernière. Défait par Sa Thiès en 2016, « le phénomène de Lansar » s’est vite ressaisi en surclassant Zoss, le leader de l’écurie « Door Doraat ». Cette saison, le coéquipier de Ness croisera le fer avec Gouye gui, en pleins doutes. Un nouveau succès serait synonyme d’intégration du cercle prestigieux des « Vip ».

Sitteu, le « phénomène de Lansar », est l’un des rares « showmen » à n’avoir pas connu de défaite la saison écoulée. Battu à plate couture un an plutôt par Sa Thiès, le poulain de Marx Mbargane n’a pas mis beaucoup de temps pour renouer avec le succès. Pour lui, la traversée du désert n’aura été que de courte durée. A l’inverse de la plupart des « showmen » qui poursuivent leur chute libre, il a réussi un fulgurant retour à l’occasion de la saison dernière en venant à bout de Zoss. Mieux, il administrait un cinglant Ko au chef de file de l’écurie « Door Doraat », au terme d’un combat éclair quoiqu’intense. Une brillante victoire qui a permis au fougueux coéquipier de Tidiane Faye de se replacer dans la course vers la cour des grands. Et qui a débouché en même temps sur le montage de son affiche contre l’autre show-man, Gouye gui, par le promoteur Pape Abdou Fall. Un face-à-face potentiellement sulfureux vu qu’il mettra aux prises deux lutteurs à la fois fougueux et ambitieux. Déterminé à intégrer rapidement le cercle prestigieux des ténors, Sitteu compte signer une deuxième victoire d’affilée afin de prouver qu’il s’est définitivement remis de sa débâcle contre le petit frère de Balla Gaye 2, en 2016. Par ailleurs, un deuxième succès lui permettrait de rassurer davantage ses nombreux supporters qui piaffent d’impatience de le voir entrer dans la cour des grands.

Technique et téméraire, il peut, à coup sûr, tirer son épingle du jeu face au « roi du simpi » qui est souvent trahi par sa fougue. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il lui est affublé le surnom flatteur de « phénomène de l’arène », tant Sitteu dispose d’un talent hors norme. Pour autant, croiser le fer avec Gouye gui n’est jamais chose aisée. Surtout quand ce dernier est en quête de rachat ! Un lion affamé peut faire mal, très mal !  Le poulain de Mor Fadam, qui a perdu quatre de ses cinq dernières affiches, se sait très attendu. Après son retour manqué lors de la saison passée (il a été défait par Boy Niang 2), « le roi du simpi » n’a plus droit à l’erreur. Faute de voir ses derniers espoirs d’entrer dans le cercle restreint des « Vip » fondre comme beurre au soleil, le meilleur ami de Sa Cadior 2 devra à tout prix remporter ce corps-à-corps contre le champion de Thiaroye. Et c’est justement ce pari de Gouye gui de renouer avec le succès qui rendra la tâche plus ardue pour Sitteu. Toujours est-il que l’on s’achemine vers un choc âprement disputé, avec d’un côté, un athlète qui veut montrer qu’il s’est définitivement remis de sa débâcle contre Sa Thiès et de l’autre, le champion de Guédiawaye qui veut sceller son grand retour après une longue période de doutes.

Une nouvelle victoire de Sitteu serait synonyme d’admission dans le cercle restreint des « Vip » ; tandis qu’une contreperformance l’obligerait à repasser l’examen de passage.

Diégane SARR

 

Les dieux de l’arène ont-ils tourné le dos aux « showmen » de l’arène ? Depuis quelques saisons, Gouye gui, Ness, Baye Mandione et Zoss sont dans une dégringolade totale. Des défaites à la pelle qui ont fini de les reléguer loin derrière leurs concurrents et qui ont sérieusement compromis leurs ambitions dans l’arène.

Zoss : En panne sèche
Zoss ne gagne plus. Il est en chute libre. Une série noire qui n’en finit plus. Le grand-frère de Garga Mbossé a perdu tous ses quatre derniers combats, hypothéquant sérieusement ses chances de rattraper « ses camarades de promo », Modou Lô, Balla Gaye 2 et autre Lac de Guiers 2 qui l’ont largué depuis belle lurette. Il avait fait ses grands débuts dans l’arène en même temps que ces trois derniers, à l’occasion des championnats de lutte avec frappe de la saison 2006-2005.

A cause de ses performances en dents de scie, il s’est fait largement devancer par ses anciens rivaux. Ces trois dernières saisons, Zoss a beaucoup perdu du terrain. Depuis sa deuxième victoire sur Gouye gui en 2014, le chef de file de l’écurie « Door Doraat » est devenu méconnaissable. Ses déboires ont véritablement commencé au Tournoi de la Tnt (Télévision numérique terrestre) organisé lors des saisons 2014-2015 et 2015-2016, par Rdv Productions, une compétition qui l’avait vu essuyer trois cinglants revers en autant de sorties. D’où son rang de bon dernier à l’issue de ce tournoi qui a été remporté haut la main par Ama Baldé. Après cette série noire, il était très attendu la saison dernière ; d’autant plus qu’il avait affiché sa ferme volonté de renouer avec la gagne. Malheureusement, le combat qui devait lui servir de renaissance s’est avéré un vrai cauchemar, Zoss ayant été battu par Ko par son adversaire Sitteu. Une nouvelle désillusion qui complique plus que jamais son ambition de le retrouver devant de l’arène. Reviendra-t-il en force cette saison ? Difficile à dire, d’autant qu’il n’a pas encore trouvé chaussure à ses pieds. Toutefois, tout n’est pas perdu pour ce « show man » très couru des promoteurs, en dépit de ses mauvaises performances répétitives.

Gouye Gui : Le roi du « simpi » en zones de turbulences
Surnommé le roi du « Simpi », allusion à sa capacité à soulever ses adversaires pour les plaquer au sol, preuve de sa puissance physique, Gouye gui est lui aussi en zones de turbulences.

L’ami de Sa Cadior 2 a lamentablement raté son retour en force annoncé en grandes pompes la saison passée, après une prestation peu honorable au Tournoi de la Tnt qui l’avait vu se classer avant-dernier, devant Zoss avec une seule victoire contre deux revers.  Il a été défait par Boy Niang 2 qui continue ainsi de dérouler depuis son retour victorieux dans l’arène aux dépens de Baye Mandione, en 2014. Une deuxième défaite d’affilée qui met le poulain de Mor Fadam dans une position plus que jamais inconfortable. Et qui porte à quatre le nombre d’affiches que l’enfant de Thienaba a perdues sur les cinq dernières confrontations qu’il a livrées. Toutefois, il existe encore des lueurs d’espoir de voir le colosse de Guédiawaye revenir en force dans l’arène. Contrairement à Zoss qui est toujours en quête de face-à-face, il a déjà trouvé chaussures à ses pieds. Gouye gui fera face, pour cette saison 2017-2018, à Sitteu, l’autre « show man » de Thiaroye, auteur d’un retentissant Ko contre Zoss la saison passée. Une confrontation très attendue mettant aux prises, d’un côté, un lutteur qui n’a plus droit à l’erreur et de l’autre, quelqu’un qui veut confirmer et intégrer très rapidement le cercle restreint des ténors. Une victoire repositionnerait Gouye gui au sein de l’antichambre des ténors avec l’espoir de trouver un adversaire pour un examen de passage pour intégrer le cercle prestigieux des « Vip ». En revanche, une troisième défaite d’affilée porterait un coup rude à sa carrière.

Baye Mandione : La dégringolade
Le « fou de Thiaroye Gueum sa bopp » fait partie des athlètes les plus compétitifs de l’arène. Mais cela ne voudrait pas dire que Baye Mandione aligne les succès. S’il est couru par les promoteurs, c’est peut-être parce qu’il est show, fair-play, bon perdant, téméraire etc. Et non parce qu’il gagne ses sorties. Depuis 2010, Baye Mandione a perdu 6 combats contre deux victoires et un nul. Même Baboye, alors en pré-retraite, a pris le dessus sur lui en 2016, lors d’un face-à-face épique à Kaolack. Avant cette victoire surprenante du « mbarodi » de Pikine, Modou Lô, en 2010, avait déjà pris le meilleur sur lui au terme d’un combat, certes, très controversé, puis Gris Bordeaux (2012), Papa Sow (2013) et Boy Niang (2014). En 2015, il renoue avec le succès à la faveur d’une victoire sur Bruce Lee (écurie Fass) avant de se faire corriger par Baboye la saison suivante. Il tente un retour fulgurant cette même saison, mais se heurte au géant King Kong qui le contraint au nul. En 2016-2017, Baye Mandione rate à nouveau son pari de sceller un retour en force, en se faisant battre par Less 2. Les plus jeunes font désormais de lui un escalier pour atteindre les paliers supérieurs. Une chose est certaine : Baye Mandione, de la même promo que Gris Bordeaux et Eumeu Sène, ne peut plus combler l’écart énorme qui le sépare des « Vip » en raison de ses nombreux revers. Mais, a-t-il encore l’ambition de conquérir le trône ? Rien n’est moins sûr ! N’empêche, il peut comme les autres « showmen » espérer décrocher un corps-à-corps pour cette saison 2017-2018. Son mérite : il perd toujours dans l’honneur et combat en toute loyauté. Au grand bonheur des promoteurs qui, eux, sont toujours satisfaits de ses performances.

Ness : La « baleine de Lansar » en pleine noyade
Après trois années sabbatiques, Ness a effectué son retour dans l’arène la saison passée, renouant ainsi avec la compétition. Toutefois, le poulain de Marx Mbargane, qui voulait venger le petit frère Sitteu battu la saison précédente par Sa Thiès, a perdu son pari.

Et de manière lamentable ! Alors qu’on s’attendait à une affiche âprement disputée, le fils de l’ancienne gloire Double Less n’eut besoin que de quelques petites secondes pour plier l’affiche. Ainsi, tel un éclair, Sa Thiès avait marché sur le géant Ness complètement dépassé par la tournure des évènements. De la même manière qu’il l’avait réussi, un an plutôt, sur « le phénomène de Lansar ». Une deuxième défaite d’affilée pour Ness qui avait perdu en 2013 sa confrontation contre Gouye gui ; défaite qui l’avait amené à quitter momentanément l’arène.

Avec ce retour manqué, la « baleine de Lansar » voit son avenir dans l’arène s’assombrir davantage. Il n’est pas sûr, au vu des nombreux points perdus, qu’il parvienne à réintégrer la cour des grands qui ont, en effet, pris beaucoup de longueurs d’avance sur lui.

Surtout que l’ancien faux-lion, qui a un peu tardivement intégré la lutte, commence à prendre de l’âge. Comme beaucoup de lutteurs, Ness n’a pas encore trouvé chaussures à ses pieds pour cette saison 2017-2018. En tout état de cause, ce ne sont pas les adversaires qui lui manquent, en dépit de ses sorties infructueuses. Zoss, en quête comme lui d’affiche, fait figure de potentiel adversaire pour Ness, mais aussi Baye Mandione. Brillant tombeur de Zarco (Grand-Yoff Mbollo), la saison passée, Modou Anta ne devrait pas cracher sur un combat le mettant aux prises avec la « baleine de Lansar ».

Zarco lui-même et Moussa Ndoye de Yarakh peuvent bien en découdre avec le coéquipier de Tidiane Faye. Autant dire que la balle est dans le camp des promoteurs !

Réalisé par Diégane SARR

Après une année blanche, Tapha Tine renouera avec la compétition cette saison. Vice-champion au tournoi de lutte de la Tnt (Télévision numérique terrestre), le « géant du Baol » tentera de réussir la passe de deux face à son adversaire Yékini Jr qu’il avait déjà battu en 2007.  Un nouveau succès sur le transfuge de l’écurie Ndakaru le rapprocherait davantage de ses rivaux de la cour des grands qui ont pris quelques longueurs d’avance sur lui.

Auteur d’une année blanche, Tapha Tine, le « géant du Baol », va renouer avec la compétition à la faveur de cette saison de lutte 2017-2018. Il a réussi à trouver chaussures à ses pieds grâce à « Lewto » Production qui vient d’investir le milieu de la lutte. L’enfant de Réfane en découdra contre Yékini Jr, une vieille connaissance. En 2007, les deux ténors, à l’époque de jeunes espoirs, s’étaient déjà jaugés. La partie, très disputée, avait finalement tourné en faveur du porte-étendard de l’écurie Baol Mbollo. Dix ans après, l’ex-sociétaire de l’écurie Ndakaru et le « géant du Baol » vont, à nouveau, devoir solder leurs comptes. Battu lors de la première rencontre, Yékini Jr qui porte actuellement les couleurs de l’écurie « Door Waar », aura à cœur de prendre sa revanche et de signer une nouvelle victoire à la suite de son grand succès obtenu aux dépens de Modou Anta en 2015.

Tapha Tine voudra, quant à lui, réussir la passe de deux en signant son deuxième succès sur l’ex-lieutenant de Yékini. Largement dominé par Balla Gaye 2 en 2013, il a réussi à se relancer dans la course ces deux dernières saisons. Coopté dans le tournoi de la Tnt qui s’est déroulé en 2014 et 2015 (Tournoi de la télévision numérique terrestre), le sociétaire de l’écurie Baol Mbolo est sorti deuxième à l’issue de la compétition, avec, à son actif, deux succès contre une défaite. Lors de la première journée, il bat sans difficultés Gouye gui, « le roi du Simpi », faisant oublier sa débâcle contre Balla Gaye 2 un an plutôt.  Mais la joie n’est que de courte durée. Tapha Tine, qui pêche souvent par excès de confiance voire par négligence, s’est fait piéger par le rusé Ama Baldé, à l’occasion de la seconde journée. Grâce à cette belle victoire, le fils de Falaye Baldé porte à deux le nombre de ses succès remportés dans le tournoi ; ce qui le met en pole position pour le sacre final. Capable du pire comme du meilleur, Tapha Tine renoue avec la gagne lors de la troisième et dernière journée.

Mieux, il inflige un retentissant Ko à Zoss, terminant vice-champion, juste derrière Ama Baldé qui a gagné tous ses trois combats. Dans l’ensemble, il a fait un bon tournoi ; même si à l’arrivée, il ne s’est pas adjugé le sacre.

Toutefois, le sociétaire de l’écurie Baol Mbolo passe une année blanche en 2016-2017 à l’image de la plupart des ténors. Tout comme son adversaire resté deux saisons sans disputer la moindre compétition, Tapha Tine sera donc très attendu par les amateurs et ses supporters. Un nouveau succès aux dépens de Yékini Jr serait une excellente opération et le rapprocherait davantage de ses rivaux de la cour des grands qui ont pris quelques longueurs d’avance sur lui. En cas de victoire, il pourrait également avoir l’embarras du choix concernant ses futurs adversaires. Une chose est sûre : l’enfant de Réfane devra, à tout prix, remporter cette affiche s’il veut toujours concrétiser son rêve de retrouver sa place parmi les ténors voire conquérir tout bonnement le trône. En revanche, une nouvelle contreperformance risque de ternir davantage son palmarès, en plus de compromettre encore plus ses chances de réaliser son ambition dans l’arène.

Diégane SARR

 

En perdant son quatrième combat consécutif la saison passée, au profit de Sitteu, Zoss s’est davantage compliqué la tâche. Alors qu’il n’y a pas longtemps, les portes de la cour des grands lui semblaient grandes ouvertes, il lui sera de plus en plus difficile de se retrouver au-devant de l’arène. Tout n’est cependant pas perdu pour ce lutteur très  « show » qui reste couru par les promoteurs malgré ses mauvaises performances.

Zoss est dans la tourmente. Depuis 2014, date de sa dernière victoire (contre Gouye gui), le leader de l’écurie « Door Doraat » se débat pour sortir la tête de l’eau. Sans succès. Ces deux dernières saisons, il a perdu quatre combats en autant de sorties. Une véritable chute libre qui a fini d’hypothéquer presque toutes les chances du grand frère de Garga Mbossé d’accéder au sommet de l’arène.

Révélé au grand public à la faveur du mini-championnat de lutte avec frappe organisé en 2007 par le promoteur Luc Nicolaï, Zoss a su tisser sa toile dans l’arène au point de se faire une place au soleil. En 2011, il réussit un grand coup en dominant, un peu à la surprise générale, l’autre « show man » Gouye gui, au terme d’un combat qui l’a vu montrer sa véritable nature de renard ; tant l’homme avait fait preuve de beaucoup de ruse et d’ingéniosité. Après un faux-pas contre sa bête noire, Papa Sow, le « puma » de Fass  en janvier 2012, le champion des Parcelles assainies s’était vite relancé dans la course en administrant un cours de lutte aux dépens de Boy Niang 2 ; au grand bonheur de ses supporters. Mais le meilleur restait à venir ! En 2013, Zoss, décidément en forme, surprenait encore agréablement les amateurs de lutte et ses fans, grâce à une démonstration de force sur Tidiane Faye, surnommé « le professeur de Lansar ». Cette période faste prit fin en 2014, quand il signait sa deuxième victoire sur Gouye gui, « le roi du Simpi », à la suite d’une décision médicale. Avec ce énième succès, le chef de file de l’écurie « Door Doraat » visait maintenant la cour des grands. Et le tournoi de la Tnt (Tournoi de la télévision numérique terrestre) initié par Rdv productions lui en donnait l’opportunité. Malheureusement, les dieux de l’arène semblent, depuis, lui avoir définitivement tourné le dos. Lors du tournoi de cette compétition, il perd tous ses combats (trois au total), occupant la dernière position, derrière ses tombeurs, Gouye gui, Tapha Tine et le champion, Ama Baldé, auteur d’un sans-faute avec trois succès en autant de confrontations. La saison passée,  Zoss tente un énième retour victorieux afin de mettre un terme à cette série noire de trois défaites d’affilée, mais se heurte au refus catégorique de Sitteu. Pire, le grand frère de Garga Mbossé touche carrément le fond en se faisant battre par KO par le « phénomène de Lansar. Grâce à cette victoire retentissante, le coéquipier de Ness, scellait ainsi son grand retour à la suite de sa débâcle contre Sa Thiès en 2015.  En revanche, Zoss s’est davantage compliqué la tâche avec cette quatrième défaite consécutive.

Alors que les portes de la cour des grands lui semblaient, il n’y a pas longtemps, grandes ouvertes, il lui sera désormais très difficile de revenir au-devant de l’arène. Tout n’est toutefois pas perdu. Certes Zoss n’a pas encore obtenu un face-à-face pour cette nouvelle saison, mais il reste, en effet, un lutteur très « show » et très couru des promoteurs.

Ce qui laisse penser qu’il peut toujours espérer trouver chaussures à ses pieds, malgré sa chute libre qui n’en finit plus. D’autant plus qu’il a encore de potentiels adversaires dans l’arène parmi lesquels Ness, la « baleine de Lansar », qui est lui aussi en eaux troubles et en quête d’un second souffle. 

Après quelques années sabbatiques, le chef de file de l’écurie Lansar avait renoué avec la compétition la saison passée. Il avait toutefois perdu son face-à-face avec Sa Thiès.
Gouye gui et Zarco, qui relèvent tous deux de défaite, font également office de potentiels adversaires pour le lutteur des Parcelles assainies. La balle est donc dans le camp des promoteurs qui, comme d’habitude, lui tendront certainement la perche.

Diégane SARR

 

Battu quatre fois lors de ses cinq dernières sorties, Gouye Gui n’aura pas droit à l’erreur cette saison face à Sitteu, « le phénomène de Lansar ». Seule une victoire lui permettrait de se relancer dans la course ! Une mission à hauts risques face au poulain de Max Mbargane, brillant tombeur de Zoss la saison dernière et déterminé à poursuivre son envol.

Gouye gui, le poulain de Mor Fadam, va mal, très mal.  Il a été battu la saison dernière par Boy Niang 2, qui depuis son retour dans l’arène en 2014 ne cesse d’aligner les succès ; au grand bonheur de ses supporters. Une défaite qui a empêché le « roi du Simpi » de signer un retour victorieux après sa mauvaise performance notée la saison précédente au Tournoi de lutte de la Tnt (Télévision numérique terrestre). Lors de cette compétition qui a été organisée par Rdv Productions, le porte-étendard de l’école de lutte Mor Fadam s’était classé avant-dernier, devant Zoss, bon dernier avec 0 victoire et trois défaites d’affilée.  Le coéquipier de Sa Cadior 2 avait pris le dessus sur le grand frère de Garga Mbossé à l’occasion de la deuxième journée à la faveur d’un retentissant Ko. Après une défaite d’entrée à l’occasion de la 1ère journée face à Tapha Tine, le « géant du Baol », il prenait ainsi sa revanche de fort belle manière sur le leader de l’écurie « Door Dooraat », auteur d’un doublé sur lui, tout en se relançant dans le tournoi. Malheureusement, Gouye gui perdait l’affiche de la toute dernière journée en faveur de Ama Baldé, qui terminait ainsi en beauté le tournoi, avec à son actif trois succès en autant de sorties.

C’est dire que le lutteur de Guédiawaye était très attendu la saison passée contre Boy Niang 2. Sauf que comme on l’a vu, il n’a pas su mettre à profit l’opportunité que lui offrait cette confrontation pour renouer avec la gagne et mettre un terme à sa mauvaise passe. Cette défaite portait à 4, le nombre de combats qu’il a perdus sur ces cinq dernières sorties. Des revers qui ont fini par porter un coup dur à son palmarès et à ses ambitions dans l’arène.

Pour cette saison 2017-2018, Gouye gui tentera une nouvelle fois un retour victorieux après cette traversée du désert qui a fini d’inquiéter ses supporters. Pour cela, le « roi du Simpi » devra prendre le dessus sur l’autre « show-man », Sitteu, contre qui il va en découdre. Un pari qui n’est pas gagné d’avance ; une mission à hauts risques face au poulain de Max Mbargane, tombeur de Zoss l’année dernière. Défait par Sa Thiès en 2015-2016, le « phénomène de Lansar » a réussi à se relancer à la faveur de la saison écoulée en signant un Ko contre le show-man des Parcelles assainies. Alors que le protégé de Mor Fadam aura à cœur de retrouver le sourire, lui voudra confirmer pour rassurer son camp qui fonde beaucoup d’espoir sur lui.

D’autant plus que le chef de file de l’écurie Lansar, Ness, la « baleine », s’était fait laminer par la bête noire, Sa Thiès, et que le « professeur » Tidiane peine toujours à sortir la tête de l’eau.

En tout cas, un succès aux dépens du coéquipier de Nekko Rel lui permettrait de se relancer dans la course vers le sommet, même s’il lui restera encore beaucoup de chemin à faire. En revanche, un troisième revers de suite serait une opération catastrophique et compromettrait encore plus ses chances de revenir au-devant de l’arène.

Diégane SARR

Auteur de trois victoires d’affilée, Boy Niang 2 fera face à Sa Thiès à l’occasion de cette saison 2017-2018. Pour le jeune athlète de Pikine qui réclamait à cor et à cri le grand frère Balla Gaye 2, ce face-à-face est à remporter à tout prix. Un nouveau succès pourrait, par ailleurs, lui permettre d’hériter d’un « Vip ».

 En signant une éclatante victoire sur « Gouye gui », le roi du « Simpi », en fin de saison dernière, Boy Niang 2 a définitivement confirmé sa place parmi les ténors. Un troisième succès d’affilée qui en dit long sur la forme étincelante actuelle du poulain de Ngagne Pouye. En effet, depuis son retour dans l’arène, dans le sillage de sa sanction consécutive à son agression sur Zoss, le jeune lutteur de Pikine aligne les succès, soit trois au total. Dès son retour dans l’arène en 2014, il mystifie Baye Mandione, le « fou » de Thiaroye « Gueum sa bopp », donnant un signal fort à ses potentiels adversaires. Bis-repetita lors de la saison 2015-2016 durant laquelle il inflige une raclée au teigneux Garga Mbossé faisant ainsi un pas important vers l’entrée dans la cour des grands. Enfin, la saison écoulée, il remporte haut la main son face-à-face avec le « show man » Gouye gui, validant son entrée dans le cercle restreint des ténors.

Pour cette saison 2017-2018, il va tenter de poursuivre sa belle dynamique de victoires en prenant le dessus sur Sa Thiès, le fils de Double Less. L’affiche entre les deux champions de lutte a été ficelée par le patron de « Lewto » Productions, Pape Faye, un nouveau promoteur de lutte. Pour Boy Niang 2 qui réclamait à cor et à cri l’ancien roi des arènes Balla Gaye 2, ce combat est celui à ne pas perdre.

Il devra à tout prix gagner la partie aux dépens de celui qui se trouve être le petit frère de sa cible favorite. Tout autre résultat conforterait le « lion de Guédiawaye » dans sa conviction que lui et le fils de De Gaulle ne boxent pas dans la même catégorie ; comme il aimait à le répéter lorsque le chef de file de l’école de lutte Boy Niang lui lançait des défis. Par ailleurs, le dernier tombeur de Gouye gui, qui vise désormais explicitement le fauteuil, raterait une belle occasion pour espérer hériter d’un « Vip » pour sa prochaine sortie.  Autant dire une fois de plus que la victoire est un impératif contre Sa Thiès. Toutefois, un tel pari ne sera pas facile à réaliser, vu la qualité de l’adversaire. Il faut dire que compte tenu des atouts de deux protagonistes, ce combat est parti pour être très ouvert. Tout peut arriver dans cette affiche mettant aux prises deux jeunes loups aux dents longues. Il est vrai que Boy Niang 2 marche sur l’eau depuis trois saisons maintenant mais Sa Thiès aussi est dans une belle dynamique de succès. Il n’a plus perdu de combat depuis sa déroute en 2013 contre Malick Niang, l’ex-puncheur de l’écurie Ndakaru, sa seule défaite à ce jour. Le petit frère de Balla Gaye 2 a gagné tous ses quatre derniers combats qui l’ont opposé à Jordan, Lac Rose, Sitteu et Ness. Et comme Boy Niang 2, il compte conforter sa place au sein du cercle prestigieux des ténors qu’il a définitivement intégré à la faveur de son succès contre « la baleine de Lansar », la saison passée.  C’est dire qu’on s’achemine vers un face-à-face qui sera très disputé.

Diégane SARR

Remis définitivement de sa débâcle contre Malick Niang en 2013, Sa Thiès, auteur de plusieurs victoires d’affilée, veut maintenant conforter sa place au sein des ténors. Il fera face à Boy Niang 2 lors de cette saison avec le pari de remporter une énième victoire consécutive. Un succès face au fils de De Gaulle Ngom pourrait déboucher sur un face à face contre un des « Vip ».

Sa Thiès évolue désormais dans la cour des grands. Il a réussi son examen de passage dans ce cercle prestigieux des ténors la saison passée, à l’issue de son face-à-face crucial contre Ness. Une confrontation qu’il avait finalement remportée, haut la main, aux dépens de « la baleine de Lansar », totalement dépassée par les évènements. Le fils de Double Less signait ainsi sa deuxième incursion victorieuse au sein de l’écurie de Max Mbargane après celle acquise en 2015-2016 contre le « show man » Sitteu. Toutefois, pour légitimer davantage sa place acquise de haute lutte parmi les « gros bras », il lui faudra écarter sur sa route un autre obstacle de taille : Boy Niang 2. Le promoteur  Pape Faye de Lewoto Productions a monté l’affiche devant opposer les deux lutteurs. Ces derniers vont s’affronter à l’occasion de cette nouvelle saison 2017-2018. Un choc d’ambitions qui met aux prises deux jeunes loups aux dents longues qui ne font plus mystère de leurs intentions de bousculer la hiérarchie. Sa Thiès et Boy Niang 2 ont également un autre point commun : ils sont tous deux fils d’anciennes gloires, Double Less et De Gaulle Ngom.

Ce qui laisse croire que ce face-à-face sera très palpitant, compte non tenu du fait que les combats mettant aux prises des athlètes de Guédiawaye et ceux de Pikine sont toujours disputés sur fond de rivalité.

Face à un adversaire qui marche sur l’eau, ces dernières années, la mission de Sa Thiès de conforter sa place au sein des ténors sera toutefois très complexe voire périlleuse. En effet, depuis 2012, date de sa contreperformance contre Zoss, le porte-étendard de l’école de lutte Boy Niang aligne les succès, soit trois au total. Il a successivement battu Baye Mandione, « le fou de Thiaroye Gueum sa bop », Garga Mbossé et Gouye gui, le « roi du simpi ». En outre, comme lui, Boy Niang 2, dans le sillage de sa démonstration de force contre le poulain de Mor Fadam, voudra lui aussi consolider davantage sa place parmi les « gros bras ». Le pari de Sa Thiès sera d’autant plus compliqué que le lutteur pikinois qui réclamait Balla Gaye ne voudra pas se faire battre par le petit frère de celui-ci. Ce qui en dit long une fois de plus sur les difficultés qui attendent le lutteur de Golfe Sud. Toutefois, ce dernier a des chances de remporter ce choc qui s’annonce très disputé pour avoir déjà battu des lutteurs très futés comme Ness, Sitteu, Tonnerre, Moussa Dioum et autre Jordan. Il peut aussi perdre le combat. En tout état de cause, il devra respecter son adversaire qui a fini de démontrer toute sa capacité de nuisance. S’il bat Boy Niang 2, Sa Thiès pourra maintenant réclamer des combats contre les autres « Vip » comme Modou Lô, Eumeu Sène et Gris Bordeaux dans l’espoir de monter vite sur le toit de la lutte. En revanche, un faux-pas serait une mauvaise opération dans son ambition de suivre les traces de son frère et de son père qui ont eu tous deux leurs périodes de gloire dans l’arène.

Diégane SARR

 

Roi des arènes depuis 2014, Serigne Ousmane Dia vient de boucler sa deuxième saison blanche d’affilée. Après son combat avorté contre le show-man Rocky Balbao,  son duel tant attendu contre Eumeu Sène n’a finalement pu se tenir la saison passée. Face au leader de Tay Shinger, son objectif après ses victoires sur Balla Gaye 2 puis Modou Lô serait de conforter son titre.

 Serigne Ousmane Dia dit Bombardier a passé sa deuxième année blanche d’affilée après celle de la saison 2015-2016. Une première pour un roi des arènes en activité. Ses prédécesseurs, Yékini, Tyson et Balla Gaye 2, n’étaient jamais restés toute une année sans disputer au moins une affiche. Après son combat avorté contre le show-man Rocky Balbao qui a fait couler beaucoup d’encre, celui qui devait l’opposer à Eumeu Sène la saison dernière n’a finalement pu être organisé ; au grand dam des férus de lutte.  Et pour cause, en plus d’un problème de date pour la tenue du face-à-face, le promoteur Assane Ndiaye n’avait pas pu s’acquitter de ses obligations financières à l’endroit des deux protagonistes. Pour la saison 2017-2018, l’espoir est permis de voir les deux ténors s’affronter enfin ; même si de gros nuages continuent de planer sur cette affiche que tous appellent de leurs vœux.

Bombardier et Eumeu Sène n’ont jusqu’ici pas croisé le fer, en plus de 15 ans de carrière chacun. Aujourd’hui, leur face-à-face s’impose au vu de leur parcours respectif et de leurs dernières performances. Invincible depuis sa déculottée en 2012 contre Tapha Tine, « le géant du Baol », Bombardier a réalisé ces dernières saisons de formidables prouesses. Couronné roi de Bercy après sa victoire-revanche sur Balla Bèye 2 dit Baboye, le colosse de Mbour a touché le Graal en 2014 en venant à bout du roi des arènes Balla Gaye 2. Un beau succès qui lui a permis de reprendre « son dû », après une décennie de reconquête infructueuse. Pour rappel, le B 52 a régné une première fois comme roi des arènes à la suite de sa victoire en 2002 aux dépens de Mohamed Ndao dit Tyson. Le Mbourois avait ensuite perdu le titre en faveur de son triple tombeur Yékini, sa bête noire.

Après la reconquête du trône en juin 2014, Bombardier réalisait la saison suivante une autre prouesse de taille en prenant le dessus sur le teigneux Modou Lô. Ce succès lui avait permis de conforter son titre.  Des « Vip », excepté son parent Lac de Guiers 2, Eumeu Sène est le seul lutteur qu’il n’a pas encore affronté. Une victoire sur ce dernier lui permettrait de d’enrichir davantage un palmarès déjà impressionnant, mais surtout de conforter encore plus son statut de roi des arènes. Il faut néanmoins souligner qu’un éventuel combat opposant le chef de file de l’écurie Mbour et le porte-étendard de Pikine serait très disputé, vu la détermination du dernier nommé à conquérir le trône. Après une contreperformance contre Modou Lô en 2014, Eumeu Sène s’est relancé de belle manière en infligeant une deuxième défaite à Balla Gaye 2 lors de la saison 2014-2015. Autoproclamé empereur des arènes, il a toujours rêvé de monter sur le trône. Face à Bombardier, détenteur du titre, il aura l’occasion de réaliser son vieux rêve. Mais il faudra auparavant qu’un promoteur arrive à monter son affiche tant attendue contre le colosse de Mbour qui compte poursuivre son règne pour longtemps encore.

Diégane SARR

Après deux grosses victoires d’affilée respectivement contre Papa Sow et Yékini, Lac de Guiers 2 compte confirmer sa belle renaissance le 29 octobre prochain, lors de son face-à-face avec Modou Lô. Un troisième succès consécutif pourrait lui ouvrir un boulevard vers le titre. Seul hic, le « puncheur du Walo » a toujours soutenu qu’il ne croiserait pas le fer avec le roi des arènes !

Lac de Guiers 2, le « puncheur du Walo », marche sur l’eau depuis 2015, date de sa victoire sur Papa Sow, le « Puma de Fass ». Le 29 octobre prochain, il tentera de remporter une troisième victoire d’affilée à l’occasion de son face-à-face avec Modou Lô. Une manière de confirmer sa belle renaissance. Un succès aux dépens du chef de file de l’écurie Rock énergie lui rapprocherait davantage du trône. Seul hic, le poulain de Mohamed Aly, pour des raisons qui lui sont propres, a toujours soutenu qu’il ne lutterait pas contre Serigne Ousmane Dia dit Bombardier, détenteur du titre, qui serait son oncle. Reste à savoir si ces propos sont toujours d’actualité. Il se pourrait aussi que le fauteuil tombe entre les mains d’Eumeu Sène qui ira, cette saison, à l’assaut de Bombardier pour la conquête du titre.

Et si tel est le cas, un troisième face-à-face entre Lac de Guiers 2 et le leader de l’écurie « Tay Shinger » pourrait bien avoir lieu. Celui-ci aurait alors les allures d’un combat-revanche pour le champion de Guédiawaye. Après un premier nul en 2010, le double tombeur de Yakhya Diop dit Yékini avait pris le dessus en 2012 sur le porte-étendard de l’écurie Walo.

Mais en attendant cette troisième affiche, le coéquipier de Alioune Sèye 2 aura fort à faire face à son antagoniste des Parcelles assainies. L’enfant de Fandène, brusquement freiné dans son envol par le B 52 en 2014, s’est refait une santé en 2016, en battant Gris Bordeaux pour la deuxième fois. Et comme Lac de Guiers 2, il est dans un bel état d’esprit. Ce qui laisse croire que le combat du 29 octobre sera âprement disputé ; d’autant plus que ce sera l’occasion pour les deux protagonistes de trancher définitivement leurs vieilles querelles de leadership. Modou Lô et Lac de Guiers 2 se connaissent très bien. Ils se sont déjà affrontés par le passé. A l’époque, ils s’étaient séparés sur un nul décevant. Tombeur de Papa Sow puis de Yékini à l’occasion de ses deux dernières sorties, Lac de Guiers 2, lutteur attentiste, a démontré sa maturité et a, en même temps, gagné en confiance. Son retentissant succès sur l’inamovible roi des arènes est la belle preuve qu’il est capable de battre n’importe quel lutteur. Pour autant, sa mission, face à un as de la lutte aussi talentueux que Modou Lô, s’avère potentiellement dangereuse. Surtout que dans le sillage de sa victoire-renaissance contre Gris Bordeaux, « Kharagne Lô » a déclenché à nouveau son opération conquête du trône.

Lors d’une première tentative en 2014, il avait échoué au profit de Bombardier qui confortait, dans la foulée, son statut de roi des arènes. Autant dire que la prudence, au-delà du courage et du talent, devrait être de rigueur devant le porte-étendard des Parcelles assainies. Si un succès lui ouvrirait un boulevard vers le titre, une contreperformance serait, en revanche, une très mauvaise opération.

Diégane SARR

De plain-pied dans son opération conquête du trône entamée dans le sillage de sa victoire sur Gris Bordeaux, Modou Lô vise un gros succès contre Lac de Guiers 2, le 29 octobre prochain. Mais face au tombeur de Papa Sow et Yékini, son pari est plus que délicat. Une défaite porterait un coup dur à sa carrière.

Auteur d’une année blanche, Modou Lô (écurie Rock énergie) renouera son « nguimb » à l’occasion de la saison de lutte 2017-2018. Il affrontera Lac de Guiers 2 (écurie Walo) le 29 octobre prochain. Initialement, les deux lutteurs devaient en découdre le 16 juillet dernier, mais à cause des évènements malheureux survenus au stade Demba Diop la veille, lors de la finale de la Coupe du Sénégal, leur face-à-face a été reporté par l’organisateur de l’affiche, Assane Ndiaye.

Tombeur de Gris Bordeaux en fin 2016, le chef de file de l’écurie Rock énergie a, à nouveau, lancé son opération conquête du trône. Il y a trois ans, sa première tentative s’était avérée infructueuse. Au grand bonheur de Serigne Ousmane Dia dit Bombardier qui l’avait battu à plate couture à l’occasion de leur face-à-face, confortant ainsi sa place de « roi des arènes ». Trois années après cette chute brutale, le lutteur des Parcelles assainies s’est remis à rêver du trophée tant convoité. Sa victoire sur le « troisième tigre » de Fass en 2015-2016 est passée par là ! Il reste que le chemin devant le conduire sur le toit de la lutte est encore long et parsemé d’embûches ! Et pour cause, il devra, dès le 29 octobre prochain, résoudre l’obstacle Lac de Guiers 2 qui s’est dressé sur sa route. Les deux protagonistes se connaissent très bien pour s’être déjà frottés en 2011.

Le combat s’était finalement soldé par un nul piètre, laissant les amateurs et supporters sur leur faim. Le 29 octobre, Modou Lô et Lac de Guiers 2 devront donc définitivement trancher leurs vieilles querelles de leadership. Sur un nuage après son succès aux dépens de Gris Bordeaux, l’enfant de Fandène compte remporter cette prochaine sortie qui l’oppose au poulain de Mohamed Aly. Il faut dire que le jeu en vaut la chandelle. Une victoire sur Lac de Guiers 2 serait un gros succès ; lequel pourrait lui baliser la voie vers une revanche contre Bombardier et éventuellement vers le trône. C’est un pari qui n’est toutefois pas gagné d’avance. Battre Lac de Guiers 2 n’est pas chose aisée, surtout en ce moment où le sociétaire de l’écurie Walo marche sur l’eau. Lors de ses deux derniers face-à-face, l’athlète de Guédiawaye a accroché deux gros morceaux à son tableau de chasse à savoir Papa Sow, le « puma » de Fass et Yékini, l’ancien roi des arènes.

En outre, le coéquipier d’Abdou Diouf est l’un des rares « Vip » à n’avoir subi qu’une seule défaite. C’est un lutteur défensif, difficile à manœuvrer. Et qui est par ailleurs, capable de contre-attaques dévastatrices, comme il en a administré la preuve lors de ses deux dernières sorties. Toutefois, Modou Lô est un as de la lutte pure qui a fini de démontrer ses preuves, sa capacité de nuisance. C’est une lapalissade de dire qu’il peut battre n’importe quel lutteur dans l’arène. En tout état de cause, seule la victoire lui permettra de poursuivre, avec espoir, son opération conquête du trône. Une contreperformance serait un coup dur pour sa carrière comme l’a été sa défaite, il y a trois ans, contre le « roi des arènes » Bombardier.

Diégane SARR

Défait lors de ses deux dernières sorties, Balla Gaye 2 compte se relancer à l’occasion de son combat contre Gris Bordeaux prévu en janvier 2018.  Un pari qui s’annonce difficile face au « troisième tigre » de Fass condamné, comme lui, à un retour gagnant. Alors qu’une victoire lui permettra de retrouver le sourire et de rassurer des supporters en plein doute, une nouvelle défaite porterait un nouveau coup rude à ses ambitions de retrouver le fauteuil.

S’il y a un lutteur qui n’a pas droit à l’erreur pour la saison de lutte 2017-2018, c’est bien Balla Gaye 2. Depuis la perte brusque de sa couronne en 2014, au profit de Serigne Ousmane Dia dit Bombardier, le fils de Double Less traverse une mauvaise passe. Outre une deuxième défaite d’affilée concédée en 2015 lors de son face-à-face contre sa bête noire, Eumeu Sène, l’ancien roi des arènes a connu deux années blanches consécutives. Son retour dans l’arène annoncé initialement en 2015-2016 devrait finalement avoir lieu à l’occasion de la prochaine saison. Le promoteur de lutte Luc Nicolaï compte organiser son combat contre Gris Bordeaux, en janvier 2018.

Une sortie que le grand frère de Sa Thiès devra impérativement gagner pour renouer avec le succès mais aussi rassurer des supporters qui commencent à perdre le moral. Après ce passage à vide de 3 ans, l’ancien roi des arènes se sait attendu. A-t-il mis à profit son absence de l’arène pour bien préparer son retour qu’il veut fulgurant ? A-t-il fini de digérer ses deux derniers revers qui lui avaient porté un coup psychologique ? Autant de questions dont les réponses détermineront l’issue de sa prochaine sortie contre le « troisième tigre » de Fass. Il faut dire qu’une victoire aux dépens du poulain de Moustapha Guèye lui permettra de retrouver sa place de choix dans le cercle restreint des « Vip » mais aussi le positionnera dans son opération reconquête du trône. En avril 2012, le poulain de Balla Gaye 1 avait mis fin à l’ère de l’inamovible roi des arènes en lui infligeant sa première défaite après 15 longues années d’invincibilité. Un retentissant succès qui lui avait permis de conquérir le trône, réalisant ainsi un vieux rêve. Sauf que contrairement à son prédécesseur qui avait régné pendant longtemps, il n’a pas su rester longtemps sur le trône, perdant en 2014 contre Bombardier puis en 2015 face à Eumeu Sène. Deux revers qui ont fini par ternir son palmarès et mettre à mal sa carrière.

Si une victoire lors de son prochain face-à-face lui permettra de se refaire une santé, une nouvelle défaite compromettra davantage ses ambitions de retrouver rapidement son fauteuil.
Toujours est-il que son pari de renouer avec la gagne face à un lutteur décidé lui aussi à se relancer dans la course ne sera pas chose aisée. Dominé par Modou Lô en fin 2016, Gris Bordeaux n’a pas dit son dernier mot dans sa longue course vers la conquête du trône. Comme Balla Gaye 2, il entend remporter sa prochaine sortie. Un choc d’ambitions en perspective !

Diégane SARR

Après une défaite suivie d’une année blanche, Gris Bordeaux, le « troisième tigre de Fass », fera face à Balla Gaye 2 à l’occasion de la saison de lutte 2017-2018. Un retour que le chef de file de l’écurie Fass devra, à tout prix, gagner pour renouer avec le succès et se relancer dans la course vers le trône. Mais face à un adversaire réputé provocateur devant l’Eternel, il devra être solide psychologiquement et faire preuve de savoir-faire pour espérer tirer son épingle du jeu.

Défait en fin 2016 par Modou Lô, Gris Bordeaux a l’obligation de réussir son retour dans l’arène prévu durant la saison 2017-2018 qui sera ouverte en octobre prochain. Un come-back qui le mettra aux prises avec Balla Gaye 2, l’ancien roi des arènes, lui aussi condamné à un retour gagnant après deux défaites d’affilée suivies de deux années blanches consécutives. Autant dire que le pari s’annonce périlleux pour le chef de file de l’écurie Fass qui n’a pas renoncé à son ambition de conquérir le trône, en dépit de ses performances en dents de scie mais surtout de sa dernière sortie désastreuse contre le Rock des Parcelles assainies.

Face à un adversaire réputé grand provocateur devant l’Eternel et déterminé lui aussi à se refaire une santé après un long passage à vide, l’enfant de Thicky devra être solide psychologiquement, faire preuve de beaucoup d’abnégation et de savoir-faire pour tirer son épingle du jeu. Il n’est jamais facile de croiser le fer avec Balla Gaye 2, qui a toujours cette capacité à faire sortir son adversaire des gonds et à le déstabiliser psychologiquement, bien avant même la confrontation finale. Balla Bèye 2 dit Baboye, Mohamed Ndao alias Tyson et Modou Lô ne diront pas le contraire, pour avoir été dominés largement sur le plan de la bataille psychologique, puis battus à plate couture par le Lion de Guédiawaye. Même le grand Yékini qui inspirait crainte et révérence à ses adversaires avait fini par céder aux provocations dévastatrices du fils de Double Less. La suite lui a été fatale. Après 15 ans de règne, Yékini concédait sa première défaite dans l’arène, perdant en même temps sa couronne. Gris Bordeaux sait donc ce qui l’attend. Il devra être très fort psychologiquement pour espérer avoir le dernier mot devant son adversaire de Guédiawaye qui ne lui donnera aucun répit. Si une victoire lui permettrait de relancer sa carrière en pointillée et de ramener l’espoir dans la maison Fass, une défaite porterait un coup dur à ses ambitions de revenir au-devant de l’arène mais surtout de conquérir un trône qui semble lui fuir.

En 2009, « le troisième tigre de Fass » était pourtant à deux doigts de monter sur le toit de la lutte, à l’occasion de son face-à-face avec le roi des arènes d’alors Yékini. Malheureusement, il ne réussit pas à saisir cette chance unique pour avoir été finalement battu par le leader de l’écurie Ndakaru. Depuis, Gris Bordeaux n’a plus eu l’occasion d’en découdre avec un roi des arènes en activité, en raison d’un parcours mitigé (3 défaites contre deux victoires) qui l’éloigne de plus en plus de la couronne.

Diégane SARR

Temple de la lutte sans frappe, l’arène Adrien Senghor devrait bientôt passer de 3 000 à 4 000 places. Selon le président de l’Association qui porte le nom de ce site sportif, Ngor Sémou Diouf des travaux sont en cours pour augmenter un peu sa capacité d’accueil. Il ajoute qu’une somme de 500.000 FCfa a été dégagée pour les besoins des travaux de réfection. Ce montant provient, d’après Ngor Sémou Diouf, des cotisations des membres de l’association de l’arène Adrien Senghor et de l’argent généré par sa location pour des galas de lutte. Sous un autre rapport, il s’est dit très satisfait de la saison de lutte écoulée. « Nous n’avons pas noté d’incidents, ni de combines, encore moins de violence », a-t-il fait savoir ; tout en déplorant des problèmes d’arbitrage.

Le président de l’arène Adrien Senghor a également déploré la façon dont les lutteurs nouent leurs "nguimb". « Dans le passé, on respectait le lutteur de par sa manière de nouer un nguimb. Il faut deux mètres de tissu pour avoir un bon nguimb. Aujourd’hui, les lutteurs utilisent seulement un mètre de tissu. Ce n’est pas respectueux envers les amateurs. Cette saison, un lutteur a vu son « nguimb » dénoué en plein combat. Toutes ses parties intimes étaient exposées devant le public », a-t-il expliqué. A en croire Ngor Sémou Diouf, ces genres de faits sont à bannir dans la lutte sans frappe. L’arène Adrien Senghor est avec le stadium Iba Mar Diop et le terrain Gaalgui, le site qui accueille régulièrement les tournois de lutte sans frappe.

D. SARR

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