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Lutte (242)

En décidant de renouveler la confiance de l’Etat à l’équipe dirigeante du Comité national de gestion de la lutte (Cng), le ministre des Sports Matar Ba a opposé une fin de non-recevoir à la principale revendication des lutteurs : le départ de la Alioune Sarr et ses camarades de la tête du Cng. Sauf que Khadim Gadiaga et sa bande n’en démordent pas. Ils réclament désormais l’arbitrage du chef de l’Etat Macky Sall.

L’équipe dirigeante du Comité national de gestion (Cng) de la lutte fait face, depuis quelques jours, à une nouvelle révolte. En cause, les coupes financières sur les cachets des lutteurs jugées très élevées. Tout est parti, en effet, de la lourde sanction financière infligée à Lac de Guiers 2 au lendemain de sa défaite contre Modou Lô des Parcelles assainies ; laquelle s’élevait à 7,4 millions FCfa.  Ayant reçu quatre avertissements lors de son face-à-face contre le chef de file de l’écurie Rock énergie, « le puncheur du Walo » perdait non seulement le combat mais aussi ¼ de son cachet conformément au règlement qui régit la lutte. Pendant ce temps, son antagoniste des Parcelles assainies se voyait délester la somme de 900.000 FCfa. Pour le poulain de Mohamed Aly, la pilule était dure à avaler. C’est ainsi que dans une sortie au vitriol largement relayée à travers les réseaux sociaux et certains sites d’informations, Lac de Guiers 2 s’en prenait vivement aux membres du Cng, les accusant de lui voler son argent. Réponse du berger à la bergère ! Jugeant inacceptables de tels propos, Dr Alioune Sarr et Cie saisirent la commission de discipline du Cng ; laquelle suspend aussitôt Lac de Guiers 2 pour une période d’une année. Et ce dernier a beau présenter ses plates excuses, le bureau du Cng n’a pas jugé utile de lever sa suspension ; du moins jusqu’à présent.

Quelques jours plus tard, c’était autour de Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux de subir la main financière lourde du Cng de lutte, qui prélevait plus de 10 millions FCfa sur les cachets des deux ténors. Suffisant pour que ces derniers ruent dans les brancards à l’encontre des coupes financières qu’ils jugent abusives. Gris Bordeaux accuse à son tour les membres du Cng de voleurs et réclame leur départ. Interpellé sur la sortie du « troisième tigre de Fass », lors du Drapeau du chef de l’Etat à Kolda, le patron de l’instance dirigeante de la lutte brandit le bâton. « Tous ceux qui accusent le Cng de mauvaise gestion devront apporter des preuves à leurs allégations », avait-il menacé, sous l’œil complice de ses collaborateurs. Sauf que, cette menace, loin de calmer les choses, semblait doper l’ardeur des contestataires. Cerise sur le gâteau, d’autres pourfendeurs composés, entre autres, d’anciennes gloires se sont joints à la bande à Gris Bordeaux. C’est notamment le cas de l’ancien « tigre de Fass », Mbaye Guèye qui n’a pas pris de gants pour clouer au pilori le président du Cng et ses camarades ; de même que le président des lutteurs en activité, Khadim Gadiaga.

Pour le Cng, les accusations des lutteurs à leur encontre sont sans fondement, vu que les coupes sur les cachets des lutteurs sont régies par le règlement. Même son de cloche de la part du ministre des Sports Matar Ba, qui s’exprimant sur ce sujet qui fâche, il y a quelques jours, rappelait le caractère consensuel des textes qui encadrent la lutte. Pour autant, ce dernier avait appelé les deux parties à s’asseoir autour d’une table pour trouver une solution au différend qui les oppose. Sur ses instructions, une rencontre a ainsi été tenue récemment entre les lutteurs et l’équipe du Cng, qui n’a toutefois pas donné les résultats escomptés. Pire, la récente réunion entre le Cng et le ministère des Sports a créé une radicalisation des contestataires, décidés à se payer la tête d’Alioune Sarr et ses camarades. Et pour cause, le chef du département des Sports, Matar Ba, en décidant de renouveler sa confiance au président du Cng et à son équipe, a donné une fin de non-recevoir à la principale revendication des lutteurs, à savoir le départ de l’équipe actuelle du Cng.

Mécontents, Khadim Gadiaga et ses camarades réclament désormais l’arbitrage du président de la République Macky Sall. Il faut rappeler que Dr Alioune Sarr et ses camarades sont aux commandes du Cng depuis 1994.

Diégane SARR

Le ministre des Sports a reçu, hier, le collectif des lutteurs qui étaient venus lui remettre un mémorandum. Une occasion pour Matar Bâ de calmer le jeu et demander aux concernés de garder leur sérénité.

Le collectif des lutteurs a répondu massivement à l’appel du ministre des Sports, Matar Bâ, hier, dans les locaux de son département. En effet, c’est en présence du président des amateurs Doudou Diagne Diécko, du secrétaire général du Cnoss Seydina Diagne, des anciens lutteurs Mbaye Guèye, Double Less, Boy Kairé, Yakhya Diop Yékini et des lutteurs en activité Khadim Gadiaga, Lac de Guiers 2, Gris Bordeaux, Gouye Gui, Usine Doolé, entre autres, que Matar Bâ a reçu le mémorandum du collectif avant d’ouvrir une concertation à huis clos.

En fait, les lutteurs exigent, entre autres revendications, le départ d’Alioune Sarr, la dissolution du Cng, l’instauration d’une fédération chargée de gérer la lutte, la restitution des ponctions sur les reliquats et la levée de la suspension pour six mois de Lac de Guiers 2. « Bien évidemment, dans leur mémorandum, ils ont parlé de fédération, mais qu’ils sachent qu’une fédération, c’est un processus. Ce sont des textes qui vont s’imposer et changer radicalement les manières de faire. Il ne sert à rien de se précipiter, il faut faire un travail de base. On y est, mais la lutte n’est pas encore prête. On va travailler à renforcer les textes qui nous permettent d’allers vers une fédération », a fait savoir d’emblée le ministre des Sports.

Parlant des coupes sur les reliquats en guise de sanctions infligées aux lutteurs par le Cng, du départ d’Alioune Sarr et de la dissolution du Cng, Matar Bâ a pris acte. « Ce sont des points sur lesquels on ne peut parler car c’est l’Etat qui choisit. Maintenant, les membres de la lutte peuvent avoir des difficultés et il faut aller dans le sens de les régler dans la sérénité. Il ne sert à rien d’y mêler le président de la République parce que dans les points, on nous parle de boycott de l’inauguration de l’Arène nationale ». D’après le ministre des Sports, le président de la République est venu avec la solution structurelle en mettant en place une infrastructure de 32 milliards de FCfa. « On s’est accordé autour de cette question qui était mal venue. Vous savez, les lutteurs me font confiance parce qu’ils sont venus en masse. Donc nous allons analyser leur mémorandum afin d’aller vers la concertation », termine en dernier lieu Matar Bâ.

Absa NDONG

 

Les deux grosses affiches disputées le week-end à Mbour et à Dakar ont tourné à l’avantage de Tyson 2 (Tyshinger) et Moussa Ndoye (Yarakh). Les deux champions ont, respectivement, pris le meilleur sur Assurance (Mbour) et Lac Rose (Fass).
Moussa Ndoye poursuit son ascension. Hier, le porte-étendard de Yarakh a réussi une grosse prouesse en prenant le dessus sur Lac Rose, dans le duel dakarois. Et comme on pouvait s’y attendre, le combat n’a pas été une partie de plaisirs pour aucun des deux protagonistes qui tenaient à avoir le dernier mot. Moussa Ndoye a donc arraché de haute lutte sa victoire. Défait lors de ses deux dernières sorties, Lac Rose était venu avec l’intention de se refaire une santé mais aussi redonner l’espoir à l’écurie Fass dont les chefs de file sont en difficultés depuis quelque temps.

Mais, c’était sans compter avec la détermination de l’ancien finaliste malheureux du championnat de lutte avec frappe de 2010, organisé par Gaston Mbengue. Sur une série de trois succès, le jeune lébou de Yarakh avait à cœur de signer une nouvelle victoire en vue d’intégrer l’antichambre des ténors. Un choc d’ambitions qui s’est traduit sur l’aire de jeu avec la volonté de chacun des protagonistes de remporter la partie. Lors de ce face-à-face, les deux athlètes, réputés très techniques, ont surtout mis à contribution leurs aptitudes à la bagarre.

Et c’est le champion de Yarakh qui s’en est sorti le mieux pour avoir contraint son antagoniste fassois à l’abandon, à la suite d’une blessure au genou. Un beau succès qui permet à Moussa Ndoye de se rapprocher encore de la cour des grands et sa prochaine sortie pourrait servir d’examen de passage pour intégrer le cercle restreint des ténors. Avec ce succès, il voit, en tout cas, son cercle d’adversaires potentiels s’élargir davantage. Dans ce lot, figurent Sa Thiès, récente victime de Boy Niang 2, Sitteu, Gouye gui, Tyson 2 et autre Reug Reug.

De son côté, Lac Rose voit, avec ce troisième revers consécutif, l’horizon s’assombrir. Non seulement il rate son pari de renouer avec la gagne, mais il lui sera de plus en plus difficile de rattraper l’écart qui le sépare des pensionnaires de l’antichambre des ténors. Encore lui faudra-t-il trouver chaussures à ses pieds ; ce qui n’est pas gagné d’avance.
À Mbour, Tyson 2 dicte sa loi à Assurance !

L’autre grosse affiche disputée ce week-end a vu la victoire de Tyson 2 sur Assurance de Mbour, au terme d’un duel qui a vu les deux « gros bras » user à la fois de la lutte pure et dure et de la bagarre. Et c’est finalement le lieutenant d’Eumeu Sène qui a gagné la partie. Un succès qui lui permet de conforter son statut de membre de l’antichambre des ténors. En revanche, Assurance rate l’occasion de marquer son grand retour après plusieurs années d’absence de l’arène.

Diégane SARR

 

Mbour et Dakar vont vibrer au rythme de la lutte avec frappe ce weekend. Cet après-midi, le stade Caroline Faye abritera le choc entre Tyson 2, ancien vainqueur de l’Arena Tour, et Assurance, ancien champion du Sénégal en super lourds (120kg). Demain, Moussa Ndoye, le porte-étendard de Yarakh, fera face à l’enfant terrible de Niarry Tally Lac Rose, pour un derby dakarois de feu.

Les amateurs de lutte seront bien servis ce weekend avec deux affiches de feu opposant d’un côté, Moussa Ndoye et Lac Rose, et de l’autre, Assurance et Tyson 2. Pour le premier face à face, il faudra s’attendre à un combat de haute facture, les deux protagonistes ayant fini de se forger une réputation d’as de la lutte. En difficultés ces dernières saisons, Lac Rose compte saisir l’opportunité que lui offre ce combat pour rebondir et redonner le sourire à l’écurie Fass. Une des plus grandes écoles de lutte au Sénégal, Fass est en quête d’un second souffle. Ses ténors, Gris Bordeaux, Papa Sow et Lac Rose sur qui repose tout l’espoir de « l’université de la Médina » traversent une mauvaise passe, alors que Gris 2, l’autre espoir prometteur n’a pas été très convaincant lors de sa dernière sortie contre le vieillissant Pakala.

C’est dire que du côté que de la Médina, tous les regards vont se tourner vers l’enfant terrible de Niarry Tally qui a l’obligation de renouer avec la gagne après ses deux dernières sorties qui ont été toutes infructueuses. Un pari fort risqué face à un adversaire qui est resté sur une série de trois victoires consécutives. Surtout, le porte-drapeau de Yarakh rêve de plus en plus d’intégrer le cercle restreint des ténors. Le combat, prévu dimanche au stade Iba Mar Diop, reste cependant ouvert, chacun des deux acteurs ayant les moyens de tirer son épingle du jeu. Avant cette confrontation, Tyson 2 et Assurance vont s’expliquer au stade Caroline Faye de Mbour, à l’initiative de Lewtoo Productions. Cette affiche met aux prises deux as de la lutte qui, eux aussi, ont fini de se bâtir une belle réputation dans l’arène. Plusieurs fois pensionnaire de l’équipe nationale, le sociétaire de l’écurie Tay Shinger a réussi une belle mue dans la lutte avec frappe. Tyson 2 a d’ailleurs remporté une des éditions de l’Arena Tour, un tournoi de lutte avec frappe qui a été organisé pendant plusieurs saisons d’affilée par Rdv Productions.  

Son envol a tout de même été brisé par le géant Elton en 2016 avant qu’il ne se rachète l’année suivante avec un succès aux dépens de Garga 2. Face à Assurance, son objectif sera d’enregistrer une deuxième victoire d’affilée afin de consolider sa place dans l’antichambre des ténors. Le lieutenant de Eumeu Sène devra néanmoins respecter le géant mbourois, au risque de connaître une mauvaise surprise. Assurance a une forte expérience en lutte pure dure et a remporté plusieurs titres parmi lesquels celui de champion du Sénégal des plus de 120 kg.

Diégane SARR

 

La sélection régionale de Fatick n’a finalement pas obtenu un sixième titre d’affilée. La faute à l’équipe de Dakar qui a mis fin au règne du quintuple tenant du titre par un score étriqué de trois victoires contre deux.

L’équipe de Dakar a mis fin, hier, à l’hégémonie de Fatick qui dominait depuis 2011 le Drapeau du chef de l’Etat. Les camarades de Mamadou Thiam ont battu le quintuple tenant du titre sur le score de 3 succès contre deux. Et c’est lors du cinquième et dernier combat que les choses se sont décantées en faveur des Dakarois ; grâce à une victoire du super lourd Emile François Gomis sur le capitaine de Fatick, Fodé Sarr, qui est ainsi complètement passé à côté du tournoi. La région de Fatick a pourtant bien démarré cette finale époustouflante avec un fulgurant succès de Moussa Faye aux dépens de Mbar Diouf.

Toutefois, Abdou Lahat Faye ramène le score à 1 victoire partout en infligeant une surprenante défaite à l’autre Cador de l’équipe, Oumar Diouane. Dès lors, la pression était du camp de Fatick.

Ayant pris goût à la victoire, les Dakarois se lâchent et c’est au tour de Siaka Fall de réussir une nouvelle prouesse en prenant le dessus sur Mamadou Faye. Dakar prend l’avantage mais Cheikh Tidiane Niang ramène les pendules à l’heure en dictant sa loi à Mamadou Thiam. Le sort de toute une région était maintenant entre les mains du capitaine Fodé Sarr qui avait l’obligation de battre le puissant François Gomis pour permettre à Fatick de garder le titre. Un pari qu’il n’a pas pu réaliser ; face à la détermination du super lourd Dakarois de mettre fin au long règne des poulains de Baffa Guèye. Et c’est lui qui a donc eu le dernier mot ; Fodé Sarr ayant reçu trois avertissements synonymes de défaite. L’équipe de Dakar, vainqueur du tournoi a reçu 10 millions FCfa contre 3 millions FCfa pour le vice-champion. En plus d’avoir gagné la première place du podium, l’équipe de Dakar a aussi remporté la médaille d’or dans la catégorie des plus de 120 kg en individuel par l’intermédiaire de l’intenable Emile François Gomis. Ce dernier s’est défait en finale d’Abdoulaye Wilane Ndoye (Thiès).

A défaut de conserver le trophée, l’équipe fatickoise peut se consoler d’avoir remporté trois médailles d’or en individuel. Par Moussa Faye, Oumar Diouané et Cheikh Tidiane Niang qui se sont imposés dans le championnat individuel par catégories.

Victorieuse de Tambacounda, l’équipe de Kaolack s’est emparée de la médaille de bronze. Les poulains d’Aldiouma Diouf ont obtenu, pour les combats de classement, quatre victoires contre une pour les lutteurs de Tambacounda. Un de ses ténors, Mamady Ndiaye (120 kg), transparent lors de la compétition, a clôturé en beauté par une belle victoire aux dépens de Youssou Faye. Grâce à cette troisième place, les Kaolackois confirment leur statut de grands lutteurs au niveau national. Ils ont perçu 2 millions FCfa au titre des primes.

De nos envoyés spéciaux : Diégane SARR (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

Sous les feux des projecteurs depuis quelques temps, à cause des coupes financières du Cng jugées abusives par les « gros bras », Dr Alioune Sarr est monté au créneau, hier, pour apporter sa version des faits. « Nous ne céderons pas à la pression », a martelé le patron du Comité national de gestion de la lutte (Cng), sur le pied de guerre. Dr Sarr, qui tirait le bilan de la 19e édition du Drapeau du chef de l’Etat, laisse toutefois une porte ouverte au dialogue pour tout ce qui peut faire avancer la lutte.

La levée de boucliers contre les coupes financières du Comité national de gestion de la lutte (Cng) sur les reliquats des lutteurs laisse de marbre le Dr Alioune Sarr. « Nous ne céderons pas aux pressions », a averti, sans ambages, le patron de l’instance dirigeante de la lutte. Selon lui, cet argent que sa structure défalque sur les cachets des lutteurs et qui fait l’objet de tant de polémique est bien régi par les textes qui sont tous le fruit d’un consensus. « Toutes les composantes de la lutte ont été impliquées dans l’élaboration du règlement régissant la lutte », a-t-il rappelé. Il a, par conséquent, souligné que le Cng ne se permettra pas de changer les règles du jeu pour faire plaisir à un quelconque groupe de pression. Dr Alioune Sarr a indiqué que si lui et son équipe sont en place, c’est juste parce qu’ils bénéficient de la confiance des autorités de tutelle, notamment le ministère des Sports. « Nous n’avons jamais demandé quoi que ce soit aux autorités, ni demander à gérer la lutte », a-t-il poursuivi, ajoutant que « nous n’avons pas peur des gens qui se cachent derrière un mur pour vociférer ».

En définitive, Dr Alioune Sarr a fait savoir que ceux qui ont porté des accusations contre le Cng relativement aux coupes financières sur les cachets des lutteurs devront prouver leurs propos.

Alliant la carotte et le bâton, le patron de l’instance dirigeante de la lutte a, tout de même, laissé une porte ouverte au dialogue. « Nos portes restent ouvertes au dialogue pour tout ce qui peut faire avancer la lutte », a-t-il réaffirmé. Il précise néanmoins que la structure qu’il dirige depuis 24 ans ne dialoguera pas avec des lutteurs ne disposant pas de licences ni avec des gens qui ne sont pas affiliés au Cng ».

Un budget prévisionnel de 60 millions FCfa
Revenant sur la 19e édition du Drapeau du chef de l’Etat, Dr Alioune Sarr a révélé qu’un budget prévisionnel de 60 millions FCfa a été mis en place pour prendre en charge le transport, l’hébergement, la restauration de toutes les délégations, l’appui financier aux Comité régionaux de gestion (Crg) et les primes des équipes et des lutteurs. Pour rappel, l’équipe vainqueur du Drapeau du chef de l’Etat a reçu 10 millions ; tandis que le dauphin et la sélection classée 3e ont respectivement obtenu 3 millions et 2 millions FCfa. Pour les champions individuels par catégorie, le vainqueur dans chaque catégorie a reçu 500.000 FCfa. Les finalistes ont eu 350.000 FCfa contre 150.000 FCfa pour les médaillés de bronze.

Le président du Cng a évoqué les raisons pour lesquelles le Drapeau du chef de l’Etat est organisé de manière rotative dans les régions. « Et c’est pour susciter l’émulation », au vu de ce qui se fait de meilleur ailleurs, notamment à Fatick.

D. SARR

Après deux revers consécutifs et presque trois années d’absence, Balla Gaye 2 a effectué un retour triomphal samedi au stade Léopold Sédar Senghor. Sans être phénoménal, l’ex-roi des arènes y a dominé le « troisième tigre de Fass » qui a été victime de trois avertissements ; soit un de plus que le lutteur de Guédiawaye.

Balla Gaye 2 a dominé Gris Bordeaux samedi au stade Léopold Sédar Senghor où ont convergé des milliers et des milliers d’inconditionnels de la lutte. Un retour gagnant de l’ex-roi des arènes, en mauvaise passe ces dernières années. Détrôné par Serigne Ousmane Dia dit Bombardier en 2014 puis défait la saison suivante par Eumeu Sène, l’enfant de Malifara avait jugé nécessaire d’observer une pause ; le temps de comprendre ce qui n’allait pas. Il semble avoir mis à profit cette longue période d’absence pour se remettre en cause et mieux se préparer pour l’opération reconquête du trône. Celle-ci a donc démarré samedi avec un succès aux dépens du « troisième tigre de Fass », après plus de 30 mn d’un combat acharné.

Même s’il n’a pas été phénoménal comme par le passé, le « lion de Guédiawaye » a assuré l’essentiel à savoir renouer avec la victoire. Lors de ce face à face, les deux protagonistes, qui relevaient de défaite, ont fait preuve de beaucoup de prudence. Aucun n’a voulu prendre certains risques qui auraient pu lui coûter cher. Résultat, le combat a été très tactique. Passé le premier round qui a été très intense en termes d’attaques et de bagarre, Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux se sont contentés pour le reste de l’affiche à des simulations de bagarre, des tentatives d’attaques non abouties.

Victime de trois avertissements, Gris Bordeaux a été déclaré perdant à la fin de la confrontation, son adversaire de Guédiawaye n’ayant reçu que deux.

Un verdict qui n’est toutefois pas du goût de l’écurie Fass qui projette d’ailleurs d’introduire un recours. En attendant, Balla Gaye 2 peut savourer son retour gagnant. Ce résultat positif devrait lui faire beaucoup de bien sur le plan psychologique ; alors qu’il était resté sur deux cinglants revers consécutifs. Avec cette victoire, le grand frère de Sa Thiès entame ainsi de belle manière l’opération reconquête du trône qu’il s’est assigné. Intronisé roi des arènes, suite à son succès contre Yékini en 2012, Balla Gaye a été chassé du fauteuil par Bombardier deux ans après.

Pour sa part, Gris Bordeaux continue sa chute libre ; même si cette fois, il a un peu limité les dégâts ; n’ayant perdu que par avertissements. Il reste que ce résultat constitue une très mauvaise opération pour lui qui était en quête d’un second souffle mais aussi son écurie en eaux troubles depuis quelques temps.

Diégane Sarr

Qui arrêtera Reug Reug ? Samedi, le fils de Pape Kane a encore fait sensation en dictant sa loi à Elton, le « bulldozer » de Guédiawaye. « L’empereur » de la lutte sans frappe, plusieurs fois champion de la Cedeao, a néanmoins dû puiser dans ses dernières ressources pour venir à bout du protégé de Balla Gaye 1 qui a tenu bon pendant plus de 20 mn. Face à un adversaire attentiste et très vigilant, le poulain d’Ameth Dème a fait preuve de beaucoup patience. Surtout Reug Reug a été obligé de sortir le grand jeu, mettant à contribution à la fois sa puissance physique et son talent hors norme. Grâce à ce nouveau succès, il garde intacte son invincibilité en 14 combats sanctionnés par 12 succès contre deux nuls. Et poursuit sa fulgurante ascension vers le sommet !

D. Sarr

Après les joutes verbales, place aux choses sérieuses ! Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux vont solder leurs comptes au stade Léopold Sédar Senghor cet après-midi. Les deux protagonistes relèvent tous de défaite et voudront chacun avoir le dernier mot.

Le stade Léopold Sédar Senghor abritera le choc tant attendu entre Gris Bordeaux et Balla Gaye 2 cet après-midi. L’affiche ficelée par le promoteur Luc Nicolaï présente un enjeu très important pour les deux ténors en quête de rachat. Détrôné par Serigne Ousmane Dia dit Bombardier en 2014, deux ans après avoir été intronisé roi des arènes, puis battu l’année suivante par Eumeu Sène (le leader de l’écurie Tay Shinger l’avait déjà défait en 2009), le fils de Double Less jouera son va-tout face au « troisième tigre de Fass ». Seul un succès aux dépens du Fassois lui permettra de donner un nouvel élan à sa carrière après trois longues années de disette. Comme lors de ses précédents combats, il s’est préparé avec tout le sérieux requis, alliant show et provocation ; sans doute pour déstabiliser son adversaire. Sûr de lui, il a promis l’enfer à son antagoniste. « S’il ne vient pas au bout d’une minute, j’irais le chercher », prévient-il.

Technique, vif et bagarreur, Balla Gaye 2 fait partie de ces athlètes qui ont tout pour accéder au sommet. Seule sa fougue pourrait lui jouer un mauvais tour. C’est, en effet, un lutteur qui, manifestement, n’aime pas encaisser des coups. Cela le met hors de lui au point qu’il perde parfois les repères. Ce fut le cas lors de sa double confrontation contre Eumeu Sène en 2009 et 2014 puis à l’occasion de sa sortie infructueuse face à Bombardier. Il devra pourtant se résoudre à se préparer à la bagarre, son adversaire s’étant forgé une solide réputation de grand boxeur. Et pour cause, le « troisième tigre » vise lui aussi un succès. Gris devra redorer son blason après le revers subi il y a deux ans face à Modou Lô, le chef de file de l’écurie Rock énergie. D’autant plus qu’un succès lui permettrait également de ramener le sourire à l’écurie Fass en eaux troubles depuis quelques temps. Tombeur entre autres de Bombardier, Baye Mandione et Mohamed Ndao dit Tyson, l’enfant de Thicky présente un palmarès qui renseigne à suffisance sur son talent. Toutefois, il manque de constance et alterne parfois le meilleur et le pire.  

Avant le choc entre Gris Bordeaux et Balla Gaye 2, Elton, le « bulldozer de Guédiawaye » et Reug Reug, le fils de Pape Kane, vont s’affronter en lever de rideau. Le poulain de Balla Gaye 1 voudra mettre fin à l’invincibilité du pensionnaire de l’écurie Thiaroye Cap-Vert. Un pari à hauts risques face à un adversaire que rien ou presque ne semble pouvoir arrêter.

Diégane Sarr

 

Ils sont revenus à de meilleurs sentiments ! Samedi dernier, Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux ont fait baisser la tension, après la levée de boucliers qu’avaient suscitée leurs passes-d’armes par médias interposés. Ils ont néanmoins réitéré chacun leur souhait de remporter leur confrontation prévue ce samedi au stade Léopold Sédar Senghor.

Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux ont honoré samedi leur dernier face à face avant l’acte final de leur affiche prévue samedi prochain au stade Léopold Sédar Senghor. Après leurs échanges verbaux sulfureux d’il y a deux semaines, les deux protagonistes se savaient attendus et épiés. Et c’est la raison pour laquelle, ils ont un peu fait baisser la tension. Mieux, ils ont regretté leurs dérapages verbaux qui avaient suscité tant d’indignation. De toute façon, aucun nouveau dérapage verbal ne leur aurait été toléré. Logique donc qu’ils aient tous deux fait amende honorable. Balla Gaye 2 a présenté ses excuses au « grand frère » Gris Bordeaux à qui il affirme devoir du respect, au vu du droit d’aînesse. Le « troisième tigre de Fass » n’a pas été en reste dans ce qui pourrait être qualifié de désescalade verbale. Il s’est excusé auprès de ses fans dont beaucoup ont, selon lui, déploré sa précédente sortie qui ne l’honore guère. « Cela ne se reproduira pas », a assuré le successeur de Moustapha Guèye.

Les deux ténors sont toutefois restés constants dans leur volonté de se montrer à la hauteur au soir du 31 mars. Après deux cinglants revers suivis de deux saisons blanches d’affilée, le fils de Double Less compte sceller son grand retour ce samedi. Il l’a dit et répété, soulignant que tout Guédiawaye est derrière lui pour l’accompagner à signer une victoire contre le protégé de Mbaye Guèye, le « premier tigre » de Fass. Une victoire sur Gris Bordeaux lui permettrait de donner un nouveau souffle à sa carrière qui bat de l’aile depuis 2014. Toutefois, il devra compter sur une forte opposition du Fassois, décidé lui aussi à renouer avec la gagne. A Fass, les supporters attendent beaucoup de lui. D’autant que l’autre ténor Papa Sow sur qui repose l’espoir de l’écurie de la Médina, a perdu sa dernière sortie qui l’opposait à Ama Baldé. L’autre pépite, Lac Rose, est également en eaux troubles depuis quelques saisons. Autant de raisons qui obligent l’enfant de Thicky à livrer une bonne copie face à l’ancien roi des arènes. Le « troisième tigre de Fass » a, en tout cas, indiqué avoir, avec le soutien indéfectible du mentor Moustapha Guèye, très bien préparé le combat. Comme Balla Gaye 2, il n’aura pas droit à l’erreur et un nouveau revers l’enfoncerait davantage dans les profondeurs de l’abysse. Le grand frère de Mame Mawdo Dione a été surclassé par Modou Lô lors de la saison 2015-2016.

Gris Bordeaux et Balla Gaye 2 disposent tous deux d’atouts solides. En plus de sa rapidité d’exécution, le Fassois a une réputation de boxeur hors pair et ses combats contre Bombardier, Mohamed Ndao dit Tyson, Baye Mandione et Eumeu Sène en sont révélateurs. Quant au « lion de Guédiawaye », il est surtout connu pour sa maîtrise de la lutte pure et dure, sa vivacité, ses enchainements rapides qui donnent le tournis à ses adversaires. Mais il sait aussi utiliser la boxe, si nécessaire, pour avoir une ouverture et prendre le dessus sur son antagoniste. La lourde chute qu’il a infligée à Tapha Tine en est notamment la preuve.

Diégane Sarr

Après leurs récentes passes-d’armes, par média interposé, Gris Bordeaux et Balla Gaye 2 se retrouvent cet après-midi au Parc de Hann pour un nouveau face à face ; histoire de faire mousser les choses. Les deux protagonistes vont s’affronter le 31 mars au stade Léopold Sédar Senghor.

En attendant leur combat de samedi prochain au stade Léopold Sédar Senghor, Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux vont encore se jauger sur le plan de la bataille psychologique cet après-midi au Parc de Hann. Il y a deux semaines, les deux ténors s’étaient échangé des propos aigres-doux qui leur avaient valu une réprobation généralisée dans le milieu de la lutte. Vont-ils récidiver ou feront-ils amende honorable ?

En tout cas, le fils de Double Less, réputé grand provocateur devant l’Eternel, devrait encore, comme à son habitude, tenter de saper le moral du Fassois. L’objectif étant de prendre un ascendant psychologique sur lui. Mais le « troisième Tigre de Fass » n’est pas Mohamed Ndao dit Tyson. Il a décidé d’évoluer dans le même registre verbal que celui de son adversaire, en étant aussi agressif et outrancier que ce dernier. Par conséquent, des dérapages verbaux, comme ceux ayant suscité l’indignation la fois dernière, ne sont pas à exclure lors de leur tête-à-tête de cet après-midi ; en dépit des mises en garde de certains acteurs de l’arène.

Les deux ténors, qui s’affronteront le samedi prochain au stade Léopold Sédar Senghor, visent chacun une victoire. Depuis la perte de sa couronne en 2014 au profit de Bombardier, le grand frère de Sa Thiès fait une traversée du désert, concédant en 2015 une deuxième défaite contre Eumeu Sène. Pour rappel, le chef de file de l’écurie Tay Shinger avait déjà pris le meilleur sur le « Lion de Guédiawaye en 2009 ». Avec deux revers consécutifs et deux saisons blanches de suite, Balla Gaye 2 jouera son va-tout ce 31 mars ; vu qu’une défaite serait catastrophique pour la suite de sa carrière. Surtout qu’il rêve de reconquérir le trône.  

En face, son antagoniste fassois n’aura, lui aussi, pas droit à l’erreur. Successeur de Moustaopha Guèye à la tête de l’écurie de la Médina, l’enfant de Thicky alterne le meilleur et le pire depuis son intronisation comme « tigre de Fass » en 2010. Battu lors de sa dernière sortie par Modou Lo, Gris Bordeaux est en quête d’un nouveau souffle afin de relancer sa carrière. Une victoire sur l’ancien roi des arènes serait pour lui une excellente opération. D’où le sérieux avec lequel il prépare son face à face contre ce dernier. En revanche, un nouveau revers porterait un coup dur à ses ambitions dans l’arène.

D. SARR

La capitale du Fouladou abritera l’édition 2018 du Drapeau du Chef de l’Etat prévu les 4, 5 et 6 mai prochains. En réunion, lundi dernier, le Comité national de gestion de la lutte a évoqué les dispositions prévues pour un bon déroulement de cette compétition.

Après Tambacounda, l’année dernière, la région de Kolda accueillera le Drapeau du Chef de l’Etat cette année. Le Comité national de gestion de la lutte a retenu les dates du 4, 5 et 6 mai prochains pour organiser cette compétition qui est l’équivalent du Championnat national de lutte simple. L’instance dirigeante de la lutte est d’ailleurs en plein dans la préparation de ce tournoi où seront représentées toutes les 14 régions du Sénégal. Lors de sa dernière réunion de bureau hebdomadaire, lundi dernier, l’équipe dirigée par le Dr Alioune Sarr a rassuré sur les dispositions pratiques qui seront prises pour assurer un bon déroulement de la compétition.

Comme durant les précédentes éditions, la retransmission de l’évènement devrait être confiée à la Rts. Le communiqué du Cng prévoit des discussions dans ce sens avec la Direction de la télévision nationale. Quant à l’animation, elle sera assurée par le duo Momo Ngom-Faya Mbodj. Le Drapeau du Chef de l’Etat a été remporté, l’année dernière, par l’équipe de la région de Fatick qui se succédait à elle-même pour la quatrième fois d’affilée. En individuel, les coéquipiers de Fodé Sarr s’étaient taillés la part du lion avec trois médailles d’or sur cinq qui étaient en jeu.

Diégane Sarr

 

La commission de discipline du Comité national de gestion de la lutte (Cng) a suspendu Lac de Guiers 2 pour un an. Le lutteur de l’écurie du Walo avait exprimé sa colère ; après que l’instance dirigeante de la lutte lui a coupé 7 millions sur son cachet à l’issue de son combat contre Modou Lô.

On n’attaque pas impunément le Comité national de gestion de la lutte (Cng). Lac de Guiers 2 en a fait les frais et il s’en souviendra sans doute pour longtemps encore. Le natif de Sédhiou a été suspendu par la Commission de discipline du Cng pour une période d’un an. Une lourde sanction administrative qui en dit long sur la gravité de la faute qui est imputée au poulain de Mohamed Ali.

Il est, en effet, reproché à celui-ci ses écarts de langage et le fait de ne s’être pas conformé au code de conduite qui régit le comportement des lutteurs.

Le « puncheur du Walo » s’était insurgé contre l’équipe dirigée par le Dr Alioune Sarr, qui l’avait privé de 7 millions FCfa à la suite de son face-à-face avec Modou Lô au stade Léopold Sédar Senghor le 28 janvier dernier. Alors que le Cng justifie cette mesure par le nombre d’avertissements que Lac de Guiers 2 avait reçus à savoir 4 au total lors du combat contre Modou Lô, le champion de Guédiawaye a estimé que cette sanction financière n’était qu’un abus de pouvoir. Et pour cette raison, il réclamait à cor et à cri la restitution de cet argent qu’il affirme avoir gagné honnêtement. D’autres acteurs de la lutte avaient également subi le courroux du lutteur de Guédiawaye ; ce dernier les accusant d’avoir pris fait et cause pour son adversaire Modou Lô.

A moins qu’il ne fasse appel et obtienne la clémence du bureau du Cng, le coéquipier d’Alioune Sèye 2 va, avec cette sanction, passer toute une année entière sans prendre part à des compétitions. Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour un athlète en quête de rachat. Défait par Modou Lô dernièrement, Lac de Guiers 2 a besoin d’un souffle nouveau en vue de relancer sa carrière.

Il faut rappeler que la commission de discipline n’est pas à sa première sanction contre un lutteur. Mohamed Ndao dit Tyson et Ama Baldé ont notamment écopé par le passé d’une lourde sanction administrative.

Diégane Sarr

Le stratège Boy Niang 2 est venu hier à bout du bagarreur Sa Thiès, au stade Léopold Sédar Senghor, au terme d’une minute de combat qui a connu beaucoup d’intensité. Le fils de l’ancienne gloire De Gaulle poursuit ainsi lentement sa marche vers le sommet de l’arène. Pour Sa Thiès, ce revers marque la fin d’une série de quatre succès consécutifs.

Sa Thiès, le fils de Double Less, a eu la surprise de sa vie hier, lors de son face-à-face contre le rusé Boy Niang 2. L’excès de confiance, toujours en bandoulière, le petit frère de Balla Gaye 2 n’avait, manifestement pas, prévu le sort peu reluisant que lui a réservé le fils de l’ancienne gloire De Gaulle. Fidèle à sa réputation de grand cogneur devant l’Eternel, le champion de Golfe Sud a aussitôt misé sur la stratégie de la bagarre dès le coup de sifflet de l’arbitre. En face, Boy Niang 2 recule, effectue des déplacements, histoire de contenir la fougue guerrière de son antagoniste trop pressé d’en finir avec lui. Aussi futé que le renard, le poulain de Ngagne Pouye nourrit le secret espoir d’amorcer une attaque éclair qui prendrait Sa Thiès au dépourvu.

C’est ainsi qu’à la suite d’une rafale de coups de poings envoyés à l’aveuglette par le dernier tombeur de Ness, le Pikinois tente une entrée en jambes et enchaîne dans la foulée avec un hancher mettant son adversaire en mauvaise posture. Néanmoins, ce dernier, en ballotage, parvient à s’extirper des griffes du porte-étendard de l’école de lutte Boy Niang. Sauf que celui-ci ne lui donne pas de répit. Et après une rude bagarre de rue, l’athlète de Pikine repart à la charge avec une nouvelle entrée en jambes. Cette fois-ci, c’est trop tard pour Sa Thiès ! Après avoir solidement attrapé son adversaire, Boy Niang 2 met à contribution sa puissance physique et la technique de la chaise anglaise.

Il inflige une lourde chute au fils de Double Less qui ne semble avoir rien compris de ce qui lui est arrivé. La bouche ensanglantée, il reste assis, tétanisé sans doute par l’issue du combat qu’il ne pouvait imaginer. Grâce à cette victoire sans bavure, Boy Niang 2 conforte sa place au sein des ténors et poursuit sa marche lente mais sûre vers le sommet. Il confirme en même temps son statut de bête noire des champions de Guédiawaye. Avant Sa Thiès, le fils de De Gaulle avait déjà fait mordre la poussière à Sa Cadior 2, à Less 2 et Gouye gui. A qui le tour ?

Diégane Sarr

L’arroseur arrosé ! Auteur d’un mémorable KO contre Yékini Jr en 2009, Tonnerre a été rudoyé dimanche dernier à Thiès par Diam Terry. Ce dernier a envoyé le sociétaire de l’écurie Pikine Mbollo au sol grâce à une puissante frappe de la droite. C’est la sixième défaite consécutive pour Tonnerre. En revanche, le lutteur de Kayar a réussi une excellente opération.

Le belliqueux Tonnerre de l’écurie Pikine Mbollo a encore raté son pari de renouer avec le succès. Dimanche dernier, Tonnerre a même touché le fond à Thiès lors de son face-à-face contre Diam Terry. Très porté vers la bagarre comme à son habitude, l’ancien tombeur de Yékini Jr a, cette fois, été pris à son propre piège. Ayant ouvert les hostilités, l’athlète pikinois a buté sur une forte opposition de son jeune adversaire de Kayar. En réalité, Diam Terry a fait mieux que résister mettant non seulement ses atouts physiques mais aussi ses aptitudes avérées en boxe.

Résultat, le combat fut âprement disputé comme l’atteste le premier round, où les principaux protagonistes se sont illustrés par leur maîtrise de la bagarre et de la lutte pure et dure. A la reprise, Tonnerre et Diam Terry, qui avaient hâte d’en finir, ne se donnent point de répit ; une bagarre de rue qui finit par tourner à l’avantage de Diam Terry. Alors que le Pikinois donnait des coups à l’aveuglette, son antagoniste plus lucide, ajuste sa frappe. Puissante, celle-ci n’a laissé aucune chance au porte-étendard de l’écurie Pikine Mbollo qui, touché sur le menton, s’affale sur le coup. Il veut se relever mais manque d’équilibre. Ce qui pousse les arbitres à intervenir pour le tirer d’affaire ; fort heureusement pour lui.

Ainsi, Tonnerre, qui avait à cœur de revenir au-devant de l’arène, voit son rêve s’effondrer comme un château de cartes. C’est à croire qu’il s’est attiré le courroux des dieux de l’arène, car depuis sa victoire expéditive sur Yékini Jr, il n’a plus remporté aucun succès. En lieu et place, il a perdu toutes ses sorties se faisant battre tour à tour par Papa Sow, Téranga, Sa Thiès, Garga Mbossé, Moussa Ndoye et dernier revers en date, celui concédé le week-end dernier à Thiès. Des défaites qui sont révélatrices des sérieuses difficultés que traverse le champion de lutte de Pikine qui avait pourtant connu un bon départ avec une longue série victorieuse de 8 succès consécutifs.

Diégane Sarr

 

Alors que l’année dernière, peu d’entre eux avaient trouvé chaussures à leurs pieds, les ténors devraient tous disputer des combats cette saison. Une bonne nouvelle pour les férus de lutte qui ne demandent pas mieux.

La saison de lutte 2017-2018 est partie pour battre les records en termes de chocs opposant les ténors. D’ores et déjà, plusieurs affiches mettant aux prises les pensionnaires de la cour des grands ont été disputées. C’est Tapha Tine, le «géant du Baol» et Yékini Jr, le leader de l’écurie «Door waar», qui ont ouvert le bal lors de leur face-à-face le 1er janvier dernier. Une confrontation qui a tourné à l’avantage de l’enfant de Réfane qui signait ainsi sa deuxième victoire contre l’ex-pensionnaire de l’écurie Ndakaru en autant de combats. Pour rappel, Tapha Tine avait déjà disposé de Yékini Jr à l’occasion d’un championnat de lutte avec frappe organisé en 2007-2008.  

Après cette belle affiche, les amateurs de lutte ont ensuite eu droit à un autre corps à corps de rêve le 28 janvier au stade Léopold Sédar Senghor entre Lac de Guiers 2 et Modou Lô. Et c’est le chef de file de l’écurie Rock Energie qui a, à l’image de leur première rencontre en 2012, eu le dernier mot à la faveur des points. Le «puncheur du Walo» qui avait à cœur de prendre sa revanche et poursuivre sa belle série victorieuse voyait par conséquent son rêve se briser. Au grand bonheur du champion des Parcelles Assainies, plus que jamais en bonne position dans son opération conquête du trône. En 2014, la première tentative de Modou Lô de monter sur le trône s’est avérée infructueuse ; battu qu’il était par le roi des arènes Serigne Ousmane Dia dit Bombardier.

Un troisième face-à-face sulfureux a opposé le 3 février deux athlètes très portés vers le «show», à savoir Modou Anta de Thiès Mbollo et Baye Mandione surnommé le «fou de Thiaroye Gueum sa bopp». Au finish, le fougueux athlète thiessois, sur ses terres, n’eut aucune peine pour surclasser le lutteur lébou qui ne compte plus ses revers, tant ils sont nombreux. Le porte-drapeau de la cité du rail remportait en même temps son deuxième succès consécutif, à la suite de son rachat la saison passée aux dépens de Zarco (écurie Grand-Yoff Mbollo).

L’autre gros choc disputé ce mois-ci concerne celui qui a mis aux prises Ama Baldé et Papa Sow. Après moult reports, les deux ténors se sont enfin croisés le 17 février dernier. Très attendue par les férus de lutte, cette confrontation a tenu toutes ses promesses. A l’arrivée, le fils de Falaye Baldé enregistrait sa sixième victoire consécutive. Mieux, il dominait le «Puma de Fass» en seulement 26 secondes ! Un fulgurant succès qui permet au champion de Pikine de conforter sa place parmi les ténors. En 2015, son sacre au tournoi de lutte organisé par RDV Productions et sa victoire contre Tapha Tine avaient permis à Ama Baldé d’entrer dans le cercle restreint des ténors. En revanche, Papa Sow ratait son pari de renouer avec la gagne. Le poulain de Moustapha Guèye a été défait en 2015 par Lac de Guiers 2 et était resté sur deux saisons blanches d’affilée.

Enfin, le 24 février Abdou Diouf, le «géant du Walo» et Forza de l’écurie Fass ont vidé leur vieux contentieux au stade Elimanel Fall de Diourbel. Après une longue absence de l’arène, les deux vieux routiers voulaient, chacun, sceller leur retour en force. Finalement, les dieux de l’arène étaient du côté du Fassois qui n’a eu besoin que d’une minute pour sceller le sort de son antagoniste battu à plate couture. Alors que «la grande université de Fass» est, depuis quelques temps, en eaux troubles, cette victoire vient à point nommé. Une éclaircie qui pourrait doper les ambitions de Gris Bordeaux en pleine préparation de son face-à-face crucial contre Balla Gaye 2 le 31 mars prochain. Car, au-delà des chocs qui ont déjà livré leur verdict, de nombreuses autres confrontations entre ténors sont prévues d’ici la fin de la saison. Et parmi celles-ci, le combat tant attendu entre le fils de Double Less et le «troisième tigre de Fass».

Tombeur de l’inamovible Yékini en 2012, Balla Gaye 2 veut retrouver sa couronne qui lui a été ravie par Bombardier. Il reste sur deux cinglants revers successifs en autant de saisons blanches. Le 31 mars, il aura à cœur de résoudre l’équation Gris Bordeaux afin de poursuivre son opération reconquête du trône. Sauf qu’un tel pari ne sera pas chose aisée face à un adversaire condamné lui aussi à gagner, au risque de mettre une croix définitive sur ses intentions affichées d’être Calife à la place Calife. Gris Bordeaux a été battu lors de sa dernière sortie qui l’opposait à Modou Lô en 2016. Le deuxième combat de titans prévu le 31 mars verra Reug Reug, «le fils de Pape Kane» et Elton, le «bulldozer» de Guédiawaye, se jauger. Inamovible roi de la lutte sans frappe, Reug Reug, plusieurs fois champion de la Cedeao, reste également sur une longue série de victoires contre deux sans verdict. A ce titre, il est l’un des rares ténors à n’avoir pas encore connu de défaite en lutte avec frappe. Tombeur de Jordan la saison dernière, le lutteur de Thiaroye voudra se défaire du coéquipier de Balla Gaye 2 pour continuer son envol. Cependant, il devrait compter avec une ferme opposition du poulain de Balla Gaye 1, qui voudrait faire connaître à son jeune adversaire, le même sort que celui qu’il avait réservé au champion Tyson 2, il y a deux ans.  

Quand Lewto Productions apporte un souffle nouveau à la lutte avec frappe !

Bien avant la date du 31 mars, Sa Thiès et Boy Niang 2 vont en découdre dans une confrontation annoncée comme électrique. Les deux jeunes loups aux dents longues sont dans une bonne dynamique de victoires et ne cachent plus leurs ambitions de s’asseoir sur le fauteuil. Boy Niang 2 qui réclamait à cor et à cri «le lion de Guédiawaye», devra d’abord prouver qu’il n’est pas l’égal du petit frère Sa Thiès. Une mission fort risquée face à un athlète réputé être l’un des plus talentueux et les plus compétitifs de l’arène.

Le régal des amateurs se poursuivra au mois d’avril avec l’affiche des «show men» entre Sitteu et Gouye gui. Vainqueur de son duel contre Zoss, le champion de Guinaw Rail vise un deuxième succès consécutif ; alors que le «Roi du Simpi», qui a perdu de sa superbe, aura à cœur de se racheter après avoir été humilié la saison dernière par Boy Niang 2. Le clap de fin de cette saison sera marqué par le «choc de l’année» entre le roi des arènes Bombardier et Eumeu Sène. Auteur de deux saisons blanches, le colosse de Mbour renouera avec la compétition en mettant en jeu sa couronne, dans l’espoir de poursuivre son règne. Autant dire que l’ex protégé de Mohamed Ndao dit Tyson aura une occasion en or pour réaliser son vieux rêve en passant d’«empereur autoproclamé à roi des arènes !»

Il faut dire qu’au vu des confrontations déjà disputées et des affiches prévues, tous les ténors devraient entrer en lice cette saison. Tout le contraire de la saison précédente, où peu avaient réussi à trouver chaussures à leurs pieds.
Si la lutte avec frappe se porte bien en 2017-2018, c’est en partie grâce à Lewto Productions, une structure nouvellement créée, qui a réussi à apporter un souffle nouveau à cette discipline sportive qui payait déjà les frais des départs de certains grands promoteurs tels que Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye ; sans oublier les déboires judiciaires du promoteur de la Petite-Côte, Luc Nicolaï. Et pour cause, à elle seule, cette structure a ficelé, entre autres affiches, les face-à-face Modou Anta Baye-Mandione, Forza-Abdou Diouf, Sa Thiès-Boy Niang, Reug Reug-Elton et Eumeu Sène-Bombardier.

Diégane Sarr

 

Fin de série pour Abdou Diouf battu samedi par Forza au stade Elimanel Fall de Diourbel ! Le « géant du Walo », qui restait sur trois succès d’affilée, a vu son envol brisé par le Fassois, en seulement une minute de combat. Pour le poulain de Moustapha Guèye, cette quatrième victoire consécutive vaut tout son pesant d’or en ces temps de disette à l’écurie de la Médina.

Disputé samedi dernier au stade Elimanel Fall devant un public nombreux, le choc des vieux routiers entre Abdou Diouf et Forza a tourné à l’avantage du sociétaire de l’écurie Fass. Il a, en effet, fallu une minute seulement au poulain de Moustapha Guèye pour sceller définitivement le sort du « géant du Walo », manifestement pris de court par la tournure des évènements. Il faut dire que l’ancien pensionnaire de l’équipe nationale de lutte n’a point donné du répit à son antagoniste de Guédiawaye. Dès le coup de sifflet de l’arbitre, il attaque, pied au plancher, multipliant les harcèlements. Un peu surpris par cette stratégie à laquelle il s’attendait le moins, Abdou Diouf est contraint de battre en retraite tout en essayant de riposter. Une bagarre de rue, un peu à l’aveuglette que Forza met à profit pour faire étalage de tout son savoir-faire, en amorçant une entrée en jambes éclair.

Pris de court, le protégé de Mor Fadam n’a pas eu le temps de contrecarrer cette nouvelle attaque et fini par tomber sur son séant. Un quatrième succès d’affilée pour Forza qui vaut, en cette période de disette à Fass, tout son pesant d’or. Alors que le trio de rêve Gris Bordeaux, Papa Sow et Lac Rose traverse des difficultés, « cet éclair dans la grisaille »,devrait faire beaucoup de bien du côté de l’écurie de la Médina. Au plan individuel, cette prouesse, acquise de haute lutte, devrait permettre au Fassois de se relancer carrément dans la course. Freiné dans son bel élan en 2008 par une méchante blessure au genou, Forza a dû prendre son mal en patience avant de revenir au-devant de l’arène ; au grand bonheur de ses supporters et de son écurie.

Pour Abdou Diouf en revanche, cette contreperformance marque la fin d’une série de trois grosses victoires d’affilée. De retour des Iles Caïmans en 2010, « le géant du Walo » avait signé trois succès notamment contre Pakala, Bruce Lee et Thieck. Un come-back réussi qui lui avait permis de retrouver sa place parmi les athlètes les plus redoutés de l’arène. Sauf qu’avec ce revers, ce champion qui capitalise deux décennies d’expérience dans l’arène devra se retrousser les manches pour espérer rebondir.

Diégane Sarr

Le stade Ely Manel Fall sera le cadre d’un gros choc ce samedi entre Abdou Diouf et Forza. Les deux ténors sont dans une dynamique de trois victoires d’affilée et voudront, chacun, engranger un quatrième succès consécutif.

La saison 2017-2018 est en passe de devenir celle des retours, après des années d’absence dans l’arène. Après Tapha Tine, Yékini Jr, Lac de Guiers 2, Modou Lô, Ama Baldé, Papa Sow, c’est au tour d’Abdou Diouf (écurie Walo) et Forza (écurie Fass) de renouer avec la compétition. Les deux ténors croiseront le fer cet après-midi au stade Ely Manel Fall de Diourbel. L’affiche ficelée par Lewto Production fait rêver les amateurs. Et pour cause, elle oppose deux grands champions de lutte qui ont fini d’imprimer leur marque dans l’arène.

Par ailleurs, le « géant du Walo » et le poulain de Moustapha Guèye restent tous deux sur une série de trois victoires d’affilée et voudront chacun remporter un quatrième succès consécutif. En difficultés il y a quelques années, Abdou Diouf marche sur l’eau depuis son retour des Iles Caïmans en 2010. Brillant vainqueur de son duel contre le grand Pakala de Mbour cette année-là, il bat Bruce Lee la saison suivante avant de corriger sévèrement Thieck en 2012-2013. Depuis, le coéquipier de Lac de Guiers 2 peine toutefois à trouver chaussures à ses pieds.

Pour cet après-midi, nul doute qu’il aura à cœur de se faire « une sixième victime à l’écurie Fass », qu’il dit bien connaître. Il devra tout de même faire preuve de vigilance ; étant donné qu’il aura en face de lui un adversaire redoutable qui a lui aussi fait ses preuves tant en lutte simple qu’en lutte avec frappe.  Et comme son rival de Guédiawaye, il reste sur une dynamique de trois succès battant successivement Khadim Ndiaye 2, Super Etoile et An 2000. Ce soir, au stade Ely Manel Fall, cet ancien pensionnaire de l’équipe nationale va tenter d’engranger une nouvelle victoire. Un tel résultat lui permettrait de poursuivre son ascension et de mettre fin à la guigne qui poursuit Fass ces dernières années.

Diégane Sarr

Après deux années blanches d’affilée, Bombardier et Eumeu Sène vont s’affronter en juillet prochain. Si le colosse de Mbour aura à cœur de poursuivre son règne, le chef de file de l’écurie Tay Shinger aura lui l’occasion de réaliser son vieux rêve : être roi des arènes.

Attendu depuis longtemps, le face à face entre Eumeu Sène et Bombardier est prévu en juillet prochain à l’occasion de l’ouverture officielle de l’arène nationale. Le choc de titans a, enfin, été ficelé par Lewto Production qui vient ainsi de couper l’herbe sous les pieds du promoteur Assane Ndiaye. Le patron de Baol Production avait, depuis plus d’une année, entamé des discussions avec les deux poids lourds en vue de ficeler le combat ; mais la question des cachets a été la pomme de discorde. Opportuniste, Lewto Production s’est engouffré dans la brèche pour faire signer les deux protagonistes ; un montage de l’affiche par Lewto production vient à point nommé. Et pour cause, le chef de file de l’écurie Mbour et celui de «Tay Shinger» qui capitalisent à eux deux environ 40 ans de présence dans l’arène ne se sont jamais rencontrés.

Par conséquent, leur confrontation est très attendue. Empereur autoproclamé de l’arène, Eumeu Sène a enfin l’occasion de réaliser son vieux rêve : être roi des arènes. Pour ce faire, une victoire sur le colosse de Mbour suffira pour le porter sur le trône. Sorti vainqueur de son choc contre Balla Gaye 2 en 2015, l’ancien pensionnaire de la Génération «Boul Faalé» est un champion pétri de talents à l’aise à la fois en lutte simple qu’en lutte avec frappe. Tombeur entre autres, de Gris Bordeaux, Lac de Guiers 2 et Balla Gaye 2 (deux fois), cet ancien sociétaire de l’équipe nationale de lutte sans frappe, coéquipier du grand Yékini, n’a plus rien à prouver. Il reste donc un adversaire dangereux pour Bombardier et une victoire sur ce dernier serait un véritablement couronnement après près deux décennies passées à courir derrière la couronne.

Son pari de mettre fin au règne du B52 ne sera toutefois pas chose aisée ; étant donné qu’il croisera le fer avec un athlète qui a beaucoup gagné en maturité ces dernières saisons. Il faut dire que depuis la correction qu’il a subie lors de son corps à corps contre Tapha Tine, en 2012, le porte-drapeau de Mbour a radicalement changé, en passant de lutteur fougueux et naïf à un champion plus serein et calculateur. Tombeur de Balla Bèye 2 en 2013, à Bercy, Bombardier a ensuite battu à plate couture Balla Gaye 2 et Modou Lo ; des as de la lutte qui ne sont plus à présenter. Deux retentissants succès qui sont révélateurs de sa forme du moment. En plus de sa puissance physique, Serigne Ousmane Dia puise sa force dans sa maîtrise de la bagarre. Il est comme Eumeu Sène, un lutteur complet qui allie avec aise bagarre et lutte pure et dure. S’agissant des enjeux, il voudra signer un quatrième succès d’affilée afin de poursuivre son règne de roi des arènes. Un véritable choc en perspective !

Diégane Sarr

Le lutteur de Pikine, Ama Baldé a battu Pape Sow de l’écurie Fass en moins d’une minute lors d’un combat de lutte doté du drapeau du ministre des Sports Matar Bâ, ce samedi au stade Léopold Sédar Senghor.

Le fils du champion Falaye Baldé engrange ainsi sa sixième victoire d’affilée au terme de ce combat organisé par le promoteur Assane Ndiaye.

Source : APS

Papa Sow et Ama Baldé croiseront le fer cet après-midi au stade Léopold Sédar Senghor. L’affiche, reportée à plusieurs reprises, sera très attendue, d’autant plus que les deux protagonistes disposent chacun d’arguments avérés pour se tirer d’affaires.

Après Lac de Guiers 2-Modou Lo en fin janvier dernier, le stade Léopold Sédar Senghor renouera avec de grands moments de lutte cet après-midi. Papa Sow, « le puma de Fass » et Ama Baldé, le fils de Falaye Baldé, y solderont leurs comptes ; au grand bonheur des amateurs de lutte qui avaient hâte de voir les deux ténors en découdre. Il faut rappeler que l’affiche entre ces deux gros bras a connu plusieurs reports dus notamment à des problèmes de date et de disponibilité du stade Demba Diop.

Défait par Lac de Guiers 2 lors de sa dernière sortie, le protégé de Moustapha Guèye sera très attendu. Il a une obligation de résultats pour réaliser son triple pari : ramener le sourire à l’écurie Fass, se relancer et venger son ex-coéquipier Balla Diouf, battu à plate couture par le lutteur de Pikine il y a quelques années. Par ailleurs, une victoire pourrait lui permettre de gagner définitivement une place au sein de la cour des grands.

Quant à son adversaire pikinois, il aura pour mission de poursuivre son envol vers le sommet, en engrangeant un sixième succès d’affilée. D’autant qu’un bon résultat lui permettrait de se rapprocher du trône dont il ne cache plus l’intention de conquérir. Tombeur entre autres de Malick Niang et grand vainqueur du tournoi de lutte de la Tnt (Télévision numérique terrestre), Ama Baldé respire la forme et sera à priori difficile à battre. L’affiche reste toutefois très ouverte, chacun des protagonistes ayant de solides atouts pour tirer son épingle du jeu. En effet, tous deux disposent d’arguments avérés à la fois en lutte simple et en lutte avec frappe.

Diégane Sarr

Après une année blanche, Ama Baldé renouera avec la compétition ce samedi. Il fera face, au stade Léopold Sédar Senghor, à Papa Sow, pensionnaire de l’écurie Fass. Espoir de Tout Pikine, le fils de Falaye Baldé sera comme d’habitude très attendu. Pour cet athlète qui n’a plus perdu depuis 2012, l’objectif sera de remporter une 6è victoire consécutive.

Révélé au public à l’occasion de la saison 2008-2009 qui l’a vu disputer et remporter quatre combats, il s’est vite imposé comme un lutteur avec qui il fallait compter. Au point de faire un mauvais casting qu’il paie cher en 2009-2010, avec la fessée mémorable de Ness, la « baleine de Lansar ». Mais en élève qui apprend vite et tire bien les leçons de ses échecs, il se reprend très rapidement en scellant son retour en force dès la saison suivante avec une fulgurante victoire sur Balla Diouf, l’ex-«Cœur de Lion» de l’écurie Fass. Il enchaîne avec une seconde victoire d’affilée cette même saison lors de son face à face contre Feugueuleu (écurie Lansar). Sauf qu’en 2011-2012, il se fait à nouveau rappeler à l’ordre par Gouye gui, « le roi du simpi » qui le ramène sur terre, à l’issue d’un combat d’usure où la puissance physique a fini par avoir le dernier mot.

Mais le fils de Falaye Baldé semble avoir beaucoup gagné en maturité. En attestent les cinq dernières sorties disputées soldées par de retentissants succès.  Cerise sur le gâteau, Ama Baldé est celui qui a mis fin à la folle ascension de Malick Niang, ancien vainqueur du Championnat de lutte avec frappe de 2010 (Claf) et tombeur de l’invincible Sa Thiès. Il a ensuite imprimé sa marque au tournoi de lutte organisé en 2014-2015 par RDV Productions en étant le vainqueur de la compétition grâce à trois victoires en autant de sorties. Et en plus d’avoir remporté, haut la main, la compétition, il gagne une place au sein de la cour des grands, à la faveur de sa brillante victoire contre Tapha Tine, le « géant du Baol », ancien candidat malheureux au titre de roi des arènes.

Candidat déclaré au trône, il aura à cœur de battre le Fassois en vue de poursuivre son ascension. Mais le « puma de Fass » dispose aussi d’arguments physiques et techniques avérés lui permettant de faire la différence à l’occasion de cette affiche ; en plus d’avoir une réputation de bagarreur hors pair. La tâche du Pikinois sera d’autant plus délicate que le coéquipier de Gris Bordeaux voudra réussir ce triple pari : ramener le sourire à l’écurie Fass en panne d’inspiration, renouer avec la victoire et venger Balla Diouf qui fut battu à plate couture par son antagoniste pikinois.

Diégane Sarr

 

Alors que lui et son écurie traversent des difficultés, Papa Sow compte mettre fin à l’envol d’Ama Baldé ce samedi au stade Léopold Sédar Senghor. Un pari difficile face à un adversaire qui reste sur cinq succès d’affilée.

Défait par Lac de Guiers 2 lors de sa dernière sortie en 2015, Papa Sow aura à cœur de se refaire une nouvelle santé contre Ama Baldé au stade Léopold Sédar Senghor samedi prochain. Une mission à hauts risques face un adversaire qui a fini de se tailler une réputation de véritable machine à victoires. Il faut dire que depuis sa défaite contre Gouye Gui en 2012, le porte-étendard de Pikine aligne les succès, soit 5 au total. Non content d’avoir mis fin à l’invincibilité de Malick Niang, l’ex-puncheur de l’écurie Ndakaru freiné lors de la saison 2013-2014, le fils de feu Falaye Baldé s’est illustré en survolant le tournoi de la Tnt (Télévision numérique terrestre) avec, à son actif, de retentissants succès sur Gouye Gui, Tapha Tine et Zoss.

Toujours est-il que Papa Sow n’aura pas droit à l’erreur. Seul un bon résultat lui permettra de relancer sa carrière mais aussi de ramener l’espoir dans son écurie qui en a tant besoin. Ces dernières saisons, Fass peine à confirmer son statut d’école de lutte qui lui est collée par les observateurs. Son chef de file, Gris Bordeaux, éprouve d’énormes difficultés à maintenir haut le flambeau que lui a légué le « tigre de Fass ». En effet, depuis que Moustapha Guèye est parti officiellement à la retraite en 2010, l’enfant de Thicky n’a enregistré que deux succès contre trois défaites. Toutefois, ses lieutenants n’ont pas fait mieux que lui. Bien parti à ses débuts dans la lutte avec frappe, Lac Rose reste sur deux défaites d’affilée respectivement contre Garga Mbossé et Sa Thiès ; tandis que Gris 2 n’a pas été convaincant lors de sa dernière sortie contre le vieux routier Pakala de Mbour.

Pour sa part, Bruce Lee, un moment potentiel « tigre de Fass », s’est presque fait oublier depuis sa déconvenue devant Baye Mandione. Autant dire, une fois de plus, que l’écurie Fass a aujourd’hui besoin d’une bouffée d’oxygène pour continuer à incarner cette image d’école de lutte de référence. Papa Sow lui insufflera-t-il ce souffle nouveau ? Surnommé « le puma de Fass », sans doute en référence à sa posture guerrière, le petit-frère d’Ouza Sow est un lutteur talentueux qui a fini de faire ses preuves dans l’arène. Il a battu des athlètes de renom comme Zoss (deux fois), Paul Maurice, Baye Mandione, Tonnerre, Boy Sèye et Bathie Séras. « Puma de Fass » est un gagneur dans l’âme et un attaquant téméraire prompt à marcher sur l’adversaire. Samedi, il tentera de mettre à contribution ces atouts pour mettre fin à l’envol du lutteur pikinois et sceller en même temps son grand retour.

Diégane SARR

Modou Anta mate Baye Mandione !

12 Fév 2018
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Modou Anta n’a fait qu’une bouchée de Baye Mandione à Thiès Samedi, à l’issue d’une confrontation qui n’a duré que cinq minutes. Une victoire qui vaut son pesant d’or pour le sociétaire de Thiès Mbollo, qui peut désormais revendiquer, à juste titre, une place parmi les ténors. En revanche, le « fou de Thiaroye Gueum sa bopp » voit son avenir s’assombrir davantage.

Modou Anta est resté maître sur ses terres avant-hier à l’occasion de son combat contre Baye Mandione à Thiès. Annoncée comme électrique, la confrontation a tenu toutes ses promesses, au grand bonheur des amateurs. Les deux protagonistes ont, chacun, confirmé leur statut de grand cogneur devant l’Eternel, avant de mettre à contribution leur talent en lutte pure et dure pour se tirer d’affaire. Et c’est le sociétaire de l’écurie Thiès Mbollo qui a eu le dernier mot au terme d’une affiche âprement disputée. Une victoire qui vaut son pesant d’or pour le porte-drapeau de la cité du Rail, qui peut désormais revendiquer, à juste titre, une place dans la cour des grands.

Ce succès acquis de haute lutte sur le fou de « Thiaroye Gueum sa bopp » vient s’ajouter à celui qu’il a obtenu aux dépens de Zarco, la saison passée ; ce qui lui permet de relancer définitivement sa carrière et d’envisager l’avenir avec sérénité. En 2015, Modou Anta avait concédé une défaite un peu surprenante face à Yékini Jr. Alors que le pensionnaire de Thiès Mbollo envisage l’avenir avec optimisme, Baye Mandione, lui, se complique de plus en plus la tâche. Avec les nombreuses défaites subies ces dernières saisons, il lui sera très difficile de revenir à la surface voire de retrouver sa place dans la cour des grands.

Diégane Sarr

Le fougueux Baye Mandione ira à l’assaut du rusé Modou Anta à Thiès cet après-midi. Un combat qui promet d’être électrique au vu de la réputation de bagarreur que traînent les deux protagonistes. Et si le « fou de Thiaroye gueum sa bopp » est en quête de rachat, son adversaire thiessois entend poursuivre sa série victorieuse.

Défait par Less 2 en fin de saison dernière, Baye Mandione fera face à Modou Anta cet après-midi. Un déplacement périlleux du « fou de Thiaroye Gueum sa bopp » à la cité du rail, compte tenu du fait que son adversaire évoluera à domicile, avec l’avantage du public. Mal en point ces dernières saisons avec une kyrielle de revers contre quelques rares éclaircies, cet ancien faux-lion n’aura pas droit à l’erreur.

Seule une victoire sur le jeune Thiessois lui permettra de relancer sa carrière. Un pari fort risqué face à un adversaire qui est dans une bonne dynamique de victoires et est déterminé à poursuivre son ascension de plus belle. Après un faux-pas contre Yékini Jr, en 2013-2014, le porte-drapeau de l’écurie Thies Mbollo s’est vite repris la saison suivante en disposant de Thiaate, le poulain de Boy Bambara, avant de confirmer l’année dernière en prenant le dessus sur Zarco de Grand-Yoff Mbollo.

Face à Baye Mandione, devenu une passerelle pour beaucoup de lutteurs, Modou Anta n’aura d’autre objectif que de remporter un troisième succès d’affilée. Les deux protagonistes de cet après-midi ont tous deux une réputation de bagarreur. Toutefois, le Thiessois part avec la faveur des pronostics. Il est, en effet, un as de la lutte pure, en plus de ses nombreuses qualités de cogneur hors pair. Il reste que la confrontation de cet après-midi est partie pour être électrique ; d’autant plus que les deux lutteurs se sont fait illustrer par un échange de propos aigre-doux lors de leur tête à tête la semaine passée pour les besoins de la promotion de l’affiche.

Diégane Sarr


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