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Athlétisme (179)

La suspension à titre provisoire de l’ancien sprinteur Frankie Fredericks de son poste de membre du Conseil de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf), pour des soupçons de corruption, a été confirmée par l’instance, qui a rejeté l‘appel du Namibien, a-t-elle annoncé jeudi.

«Le tribunal disciplinaire de l’Iaaf a confirmé la décision (...) d’ordonner la suspension provisoire du membre du Conseil de l’Iaaf, Frank Fredericks», détaille un communiqué de l’Unité d’intégrité dans l’athlétisme (Aiu), organe de l’Iaaf responsable des questions d’éthique. Celui-ci ajoute que «M. Federicks continue de bénéficier de la présomption d’innocence jusqu’aux conclusions de l’enquête» menée à son encontre concernant «une potentielle infraction à l’ancien code d’éthique de l’Iaaf».

La sanction, prononcée le 17 juillet dernier, suspendait Fredericks «de sa fonction de membre de Conseil de l’Iaaf et de toute fonction dans l’athlétisme».
L’ancien champion du monde avait fait appel et sa requête avait été étudiée par un panel élargi du tribunal disciplinaire de l’Iaaf.

Dans des médias français, Fredericks avait vu son nom associé à des soupçons de corruption, à cause d’un versement provenant de la société du fils de l’ancien président de l’Iaaf Lamine Diack, Papa Massata Diack, déjà au coeur de l’affaire de corruption autour de cas de dopage d’athlètes russes.

AFP

La Sud-Africaine Caster Semenya a remporté le titre mondial du 800 m en en 1 min 55 sec 92/100e, dimanche soir au stade olympique de Londres. L’athlète de 26 ans retrouve un titre qu’elle avait décroché en 2009 à Berlin et 2011 à Daegu. Egalement double championne olympique du double tour de piste (2012/2016) et médaillée de bronze sur 1500 m à Londres, Semenya a fait la différence dans la ligne droite.

AFP

Arrivé au terminus de sa carrière, la superstar Usain Bolt a été foudroyée par une crampe dans la dernière ligne droite de la finale du relais du 4x100 m des Mondiaux de Londres, s’écroulant sur la piste, incapable de mener le bâton à l’arrivée samedi soir.

Lancée à la poursuite du Britannique Nethaneel Mitchell-Blake et de l’Américain Christian Coleman, la grande carcasse s’est cabrée à une cinquantaine de mètres de l’arrivée, la jambe gauche en déséquilibre. «C’est une crampe à l’ischio-jambier gauche mais le plus douloureux, c’est la  déception de perdre la course. Les trois dernières semaines ont été dures pour lui, vous savez. Nous lui souhaitons le meilleur», a indiqué le médecin de l’équipe jamaïcaine Kevin Jones. La légende vivante du sprint (huit médailles d’or olympiques, onze aux Mondiaux) a refusé le fauteuil roulant qu’on lui proposait, se relevant péniblement en se tenant derrière la cuisse gauche pour retrouver ses partenaires jamaïcains. Forcément déçus comme lui.

La plus formidable machine à sprinter s’est donc grippée pour sa dernière exhibition. «Il s’est excusé auprès de nous mais il n’y avait pas besoin d’excuses, les blessures faisant partie du sport», a déclaré son partenaire Julian Forte. Seulement troisième du 100 m il y a une semaine, son premier échec en grand championnat depuis dix ans, Bolt (30 ans) a raté ses adieux sur le plan sportif. Comme des combats de trop. L’homme le plus rapide de tous les temps (9 sec 58 au 100 m, 19 sec 19 au 200 m) aura finalement surtout savouré sa dernière matinée, pour les séries.
Au temps de sa splendeur et de celle du sprint jamaïcain, le roi n’apparaissait pas le matin, laissant à un remplaçant le soin d’expédier la formalité des qualifications. Lui n’arrivait que le soir, en habit de lumière dans son maillot jaune. Samedi soir, la magie n’a plus fonctionné. Et, pendant que la Foudre était au sol, Mitchell-Blake résistait à Coleman (37.47 à 37.52) pour donner l’or que la Grande-Bretagne avait auparavant espéré de Mo Farah.

Un premier coup de tonnerre avait retenti dans le stade une heure  et demie auparavant, pour annoncer la première défaite depuis 2011 en grand championnat de Mo Farah, le héros britannique, lui aussi battu dans la dernière ligne par l’Ethiopien Muktar Edris. Le doublé semble interdit à Londres. Après l’échec du Sud-Africain Wayde Van Niekerk (1er du 400 m/2e du 200 m), l’idole du stade a également échoué à renouveler le doublé du demi-fond (10.000/5000 m) qu’il avait réussi quatre fois entre Jo et Mondiaux. L’Ethiopienne Almaz Ayana, lauréate du 10.000 m, tentera de vaincre le signe indien sur 5000 m dimanche, lors de la journée de clôture. «J’étais super préparé et je savais que j’allais le battre. Après le 10 km, Mo Farah était peut-être fatigué et il n’avait plus assez de jus pour le sprint. J’étais plus fort. Je suis le nouveau champion pour l’Ethiopie. Je suis le prochain champion», a assuré le vainqueur, âgé de 23 ans. «Mes jambes n’en pouvaient plus en entrant dans la ligne droite. Et les Ethiopiens ont été forts en sacrifiant deux des leurs», a admis Farah, les larmes aux yeux.

La dernière défaite de  Farah, sur 10.000 m aux Mondiaux 2011 à Daegu (Corée du Sud), avait été déjà l’oeuvre d’un Ethiopien, Ibrahim Jeilan.
- Felix puissance 15 -
L’Américaine Allyson Felix, or avec le relais 4X100 m, a elle définitivement dépassé Bolt et Merlene Ottey au titre d’athlète le plus médaillé aux Mondiaux, avec désormais 15 breloques contre «seulement» 14 pour les deux légendes. La Russe sous drapeau neutre Maria Lasitskene a déployé ses longues jambes pour un vol impeccable au-dessus de la barre posée à 2,03 m. Suffisant pour conserver son titre.

Au 100 m haies, l’Australienne Sally Pearson a brisé l’hégémonie américaine sur la discipline.  
Au décathlon, synthèse de toutes les disciplines en dix travaux, le Français Kevin Mayer a dominé avec 8768 pts, terminant avec des douleurs au coude droit et des larmes de joie,  devant la paire allemande Rico Freimuth (8.564 pts) et Kai Kazmirek (8488 pts).

AFP

Le Jamaïcain Usain Bolt s’est blessé lors de sa dernière course, le 4x100 m, aux Championnats du monde à Londres, les Britanniques décrochant le titre mondial en 37 sec 47 (record d’Europe), devant les Américains (37.52) et les Japonais (38.04).

Alors que la Jamaïque était au contact de la Grande-Bretagne et les Etats-Unis pour le titre mondial après le passage du troisième relais, Bolt s’est claqué, touché à la jambe gauche, pour sa dernière ligne droite sur la scène internationale.

Bolt s’est alors arrêté en plein effort, s’est allongé sur la piste mais s’est relevé pour rejoindre ses équipiers en boitant.

Les Jamaïcains avec Bolt avaient remporté le titre mondial sur 4x100 m quatre fois de suite à Berlin-2009, Daegu-2011, 2015, et il faut remonter à 2005 pour retrouver un podium sans les athlètes de Kingston.

AFP 

L’Américain Justin Gatlin sacré à 35 ans sur 100 m, le Turc Ramil Guliyev qui tire les marrons du feu sur 200 m: le sprint mondial apparaît plus ouvert que jamais après la retraite du légendaire Usain Bolt, patron incontesté durant 9 ans. Qui pour assurer la relève?

. Christian Coleman (Usa, 21 ans): la nouvelle fusée Us
Inconnu du grand public avant 2017, l’ex-étudiant en management sportif de l’Université du Tennessee, d’où est également issu Gatlin, a fait une apparition foudroyante sur le devant de la scène, d’abord en signant le meilleur temps de l’année sur 100 m (9 sec 82, le 7 juin) avant de prendre la 2e place sur la ligne droite aux Mondiaux de Londres, deux mois à peine après son passage chez les professionnels. Celui qui s’est payé le luxe de devancer le monument Usain Bolt en demi-finale et en finale n’est pas spécialement le sprinteur le plus gracieux sur la piste avec son physique de déménageur (1,75 m, 71 kg) mais il est déjà d’une efficacité redoutable, que ce soit sur 100 ou sur 200 m, distance sur laquelle il est descendu sous les 20 secondes en 2017.  

. Andre De Grasse (Can, 22 ans): le grand absent
Le Canadien a été le grand absent des épreuves de sprint des Mondiaux et peut amèrement regretter la déchirure aux ischio-jambiers qui l’a privé du voyage à Londres. Car au vu de la forme déclinante de Bolt et du chrono victorieux de Gatlin en finale du 100 m (9 sec 92), la victoire était largement dans les cordes du 3e des JO-2016 sur la distance. Avant de déclarer forfait à deux jours de l’ouverture des Championnats du monde, De Grasse avait signé un prodigieux 9 sec 69 sur 100 m le 18 juin, avec toutefois un vent favorable de +4,8 m/s, qui n’avait pas permis d’homologuer le chrono. Dauphin de Bolt à Rio sur 200 m, il aurait aussi été un candidat plus que sérieux sur le demi-tour de piste.

. Noah Lyles (Usa, 20 ans): le prodige
Déjà dominateur en juniors (champion du monde du 100 m en 2016), le jeune Américain a commencé à faire parler de lui à l’échelon supérieur avec sa prestation magique sur 200 m en mai 2017 au meeting de Shanghaï, comptant pour la Ligue de diamant (19 sec 90). Mais au-delà du chrono, c’est le style et la technique purs de Lyles qui ont sauté aux yeux, suscitant des comparaisons avec Bolt. Couvé par Lance Brauman, ex-coach des pointures Tyson Gay et Veronica Campbell-Brown, il lui reste toutefois à passer le cap d’un grand championnat international, une blessure à une cheville l’ayant empêché de tenter sa chance aux sélections US pour les Mondiaux.

. Wayde Van Niekerk (Rsa, 25 ans): le grand fantasme
Le Sud-Africain est le patron incontesté du 400 m dont il est double champion du monde, champion olympique et recordman du monde (43 sec 03). Mais il a affiché à de nombreuses reprises son désir de passer au sprint court.

Sa tentative de doubler 400 m et 200 m a certes échoué aux Mondiaux avec une 2e place sur le demi-tour de piste mais il possède un potentiel qui peut lui ouvrir de larges perspectives.
Il est en effet le seul homme dans l’histoire de l’athlétisme à être passé à la fois sous les 10 secondes au 100 m, sous les 20 secondes au 200 m et sous les 44 secondes au 400 m.
Considéré comme un possible successeur d’Usain Bolt en tant que nouvelle superstar du premier sport olympique, il ne pourra endosser ce statut que s’il parvient à mener à bien cette «reconversion».

. Ramil Guliyev (Tur, 27 ans): peut-il confirmer?
Le Turc a causé une énorme surprise en s’imposant sur le 200 m des Mondiaux. Toute la question est de savoir si cet exploit sera suivi d’effet alors que son principal fait d’armes n’était jusque-là qu’une 2e place européenne sur le demi-tour de piste (2016).

AFP 

L’Américaine Brittney Reese, 30 ans, a décroché un quatrième titre de championne du monde à la longueur, avec un saut à 7,02 m vendredi soir au stade olympique de Londres.

Reese, vice-championne olympique en titre, a devancé la Russe, sous drapeau neutre, Darya Klishina (7,00 m) et l’Américaine Tianna Bartoletta (6,97 m), tenante du titre et championne olympique à Rio. Médaillée au cours des cinq derniers grands championnats auxquels elle avait participé, la Serbe Ivana Spanovic, retardée dans sa préparation par une blessure en juin, a cette fois terminé au pied du podium, à un centimètre de la 3e place.

Quatre athlètes regroupées en six centimètres, c’est le concours le plus serré en 16 éditions des Mondiaux. Agée de 30 ans, Reese se pare d’or aux Mondiaux pour la quatrième fois après Berlin-2009, Daegu-2011, et Moscou-2013. En 2012, elle avait remporté le titre olympique à Londres.

Ancienne joueuse de basket-ball, Reese avait gagné un titre majeur chaque année entre 2009 et 2013, avec l’ajout des médailles d’or aux Mondiaux en salle de 2010 et 2012. En 2016, elle avait encore remporté le titre majeur en indoor.

 AFP

Le conseil municipal de Los Angeles a donné son feu vert vendredi au contrat de ville hôte présenté par le Comité international olympique (Cio pour l’organisation des jeux Olympiques de 2028 dans la cité des Anges.

Les membres du conseil ont unanimement voté à 12 voix pour ratifier ce contrat lors d’une réunion spéciale sur les Jeux, rapprochant un peu plus la mégapole californienne de ses troisièmes Jo. Fin juillet, Los Angeles avait annoncé un accord avec le Cio lui accordant l’organisation des Jeux de 2028 et cédant ceux de 2024 à Paris.

Un accord tripartite doit encore être formellement signé entre le Cio, Paris et Los Angeles avant la validation le 13 septembre à Lima par la session du Cio de la double attribution.

AFP

Le Turc Ramil Guliyev a été sacré champion du monde du 200 m, jeudi à Londres, privant pour deux centièmes le Sud-Africain Wayde Van Niekerk, 2e, du doublé 200-400 m. Guliyev, vainqueur en 20 sec 09, a devancé Van Niekerk (20 sec 11) et le Trinidadien Jereem Richards (20 sec 11). Le succès de Guliyev, 27 ans et d'origine azerbaïdjanaise, est une énorme surprise, le monde de l'athlétisme attendant plutôt un duel entre Van Niekerk et le Botswanais Isaac Makwala, seulement 6e (20 sec 44). Van Niekerk, sacré mardi pour la 2e fois sur le 400 m dont il est champion olympique, ambitionnait d'effectuer le doublé 200-400 m, exploit seulement réussi par l'Américain Michael Johnson aux Mondiaux-1995 et aux JO-1996.  Quant à Makwala, meilleur performeur de la saison sur le 200 m (19 sec 77), il apparaissait comme le challenger le plus coriace du Sud-Africain. Le Botswanais semblait d'ailleurs extrêmement motivé depuis ses mésaventures des derniers jours.  L'IAAF a finalement autorisé mercredi Makwala à participer au 200 m à l'issue de sa période de quarantaine et après examen médical.
Il avait couru seul sa série mercredi avant de participer aux demi-finales deux heures plus tard.

AFP

 

« Les Jeux africains de la jeunesse, Alger 2018, seront qualificatifs pour les Jeux olympiques de la jeunesse (Joj) pour ce qui est des sports individuels ». Le Cio vient, en effet, d’approuver officiellement l’idée de faire des Jeux africains de la jeunesse un événement qualificatif pour les Jeux olympiques de la jeunesse d’été 2018 à Buenos Aires, indique un communiqué de l’Acnoa. Et dans la même veine, le Cio est en train d’étudier la possibilité que deux sports collectifs, à savoir le rugby et le hockey, soient également qualificatifs pour cet événement mondial. « Pour autant que les Fédérations internationales correspondantes acceptent de faire des Jeux africains de la jeunesse une épreuve de qualification pour leur sport », a ajouté le président du Cio, Thomas Bach.

Cette décision du Cio, notifiée à l’Acnoa par une correspondance en date du 26 juillet dernier, intervient à la suite d’une modification des dates des Joj, qui indique que la période de qualification pour les sports individuels a été prolongée jusqu’au 31 juillet 2018 ; ce qui signifie, en clair, que les Jeux africains de la jeunesse peuvent dorénavant être utilisés comme épreuve de qualification pour les sports concernés », souligne le président du Cio. Qui offre ainsi la possibilité à l’Acnoa de faire des Jeux africains de la jeunesse, un événement qualificatif pour les Joj, mais aussi et surtout de confirmer la haute estime qu’il porte pour cet événement offert à l’Acnoa pour la jeunesse continentale. La ville d’Alger qui abritera donc cette 3e édition en juillet 2018, sera à l’honneur pour une manifestation qui sera qualificative pour les Jeux olympiques de la jeunesse. « Cette manifestation amènera les meilleurs athlètes et par voie de conséquence elle imprimera un meilleur cachet technique aux jeux. Toute chose qui donnera une meilleure valeur marchande, un atout qui pourrait attirer plus de sponsors », conclut le communiqué de l’Acnoa.

C. F. KEITA

L’agent du controversé champion du monde du 100 m Justin Gatlin a dénoncé lundi le traitement «inhumain» et «antisportif» infligé selon lui à son poulain par la Fédération internationale (Iaaf) et son président Sebastian Coe.
Le patron de l’Iaaf, qui milite pour des bannissements à vie en cas de récidive, avait déclaré dimanche sur la Bbc que le succès du Gatlin, contrôlé positif à deux reprises et notamment suspendu quatre ans pour dopage entre 2006 et 2010, n’était pas «le scénario idéal» pour son sport. «Je suis indigné, a réagi auprès de la Bbc Renaldo Nehemiah, l’agent de Gatlin et ancien détenteur du record du monde du 110 m haies. Je ne cautionne pas le dopage mais Justin Gatlin a purgé sa Ath»peine, il respecte les règles et l’Iaaf l’a réintégré. Donc raconter une histoire dans laquelle il serait le méchant, ce n’est réellement pas juste. C’est inhumain et antisportif.» «Lord Coe est membre de l’Iaaf qui a établi les règles et les sanctions. Quand vous avez purgé votre peine, vous êtes censés être réintégré. S’ils n’en veulent pas, il faudrait alors qu’ils changent les règles», a-t-il ajouté.

AFP

Le Kényan Conseslus Kipruto, champion olympique en titre, a remporté le titre de champion du monde du 3.000 m steeple en 8 min 14 sec 12/100e, devant le Marocain Soufiane Elbakkali (8:14.49) et l’Américain Evan Jager (8:15.53). Kipruto avait échoué à la 2e place aux Mondiaux en 2013 et 2015, à chaque fois battu par Ezekiel Kemboi. Le Français Mahiedine Mekhissi, triple médaillé olympique, a terminé fort à la 4e place en 8 min 15 sec 80/100e. A seulement 22 ans, Conseslus Kipruto est désormais le chef de file affirmé du Kenya, la nation qui domine le steeple depuis des décennies.
La seul inquiétude autour du vainqueur concernait l’état de sa cheville qui l’a fait souffrir depuis un mois et l’a obligé à ne pas appuyer le pied sur la barrière de la rivière. Néanmoins, le Kenya n’a réussi à placer qu’un seul athlète sur le podium à Londres. Aux derniers Mondiaux, en 2015 à Pékin, le pays avait placé ses quatre représentants aux quatre premières places.

AFP

Le Français Pierre-Ambroise Bosse a remporté le titre mondial du 800 m mardi soir au stade olympique de Londres, la première médaille française des Mondiaux-2017 et le 11e titre mondial de l’histoire de l’athlétisme français. Bosse (25 ans) s’est imposé en 1 min 44 sec 67/100e, devant le Polonais Adam Kszczot (1:44.995) et le Kényan Kipyegon Bett (1:45.21). Au pied du podium aux Jeux de 2016, «alors que je me sentais assez fort pour aller provoquer David Rudisha pour l’or», Bosse était arrivé aux Mondiaux sur la pointe des pieds, souffrant à un ischio-jambier et n’ayant que trois courses à son actif. «Mais je suis un joueur de poker et je dois être là, c’est mon boulot», avait assuré le Nantais. Après avoir passé les séries et, difficilement, les demi-finales, repêché au temps, Bosse a réussi son coup de poker en attaquant à 200 m de l’arrivée et en résistant jusqu’au bout à ses adversaires. Il avait également affirmé, en arrivant à Londres, que les cartes étaient redistribuées avec l’absence sur blessure de Rudisha, double champion olympique et du monde, et détenteur du record planétaire (1:40.91).

AFP

L’Américain Justin Gatlin, 35 ans et suspendu quatre ans pour dopage dans sa carrière, a décroché le titre de champion du monde du 100 m, en battant samedi soir à Londres le Jamaïcain Usain Bolt, octuple champion olympique, seulement 3e pour le dernier 100 m de sa carrière. Gatlin, champion olympique 2004 et du monde 2005 du 100 m, a bouclé la ligne droite en 9 sec 92/100e, devant son compatriote Christian Coleman (9.94) et Bolt en 9 sec 95. Gatlin avait déjà battu Bolt sur 100 m d’un centième de seconde lors du meeting de Rome en 2013. Jusqu’à l’acte final daté 5 août 2017, Bolt (30 ans) n’avait plus connu la défaite dans un grand championnat depuis les Jeux de Pékin (2008). Certes, le Jamaïcain avait été dépossédé du titre du 100 en finale des Mondiaux 2011 à Daegu (Corée du Sud) mais sans courir, après avoir été éliminé pour faux départ.

En finale à Londres, Bolt a pris encore un départ moyen. Mais, cette fois, il n’avait plus le brillant d’autrefois pour refaire son retard. Le sprinter qui pesait aussi 11 titres mondiaux était arrivé à Londres avec pour seule référence chronométrique les 9 sec 95 de son succès à Monaco, le 21 juillet.

Bolt fera des adieux définitifs à la compétition samedi 12 août avec le relais 4X100 m de son pays. «Je suis désolé de ne pas avoir pu terminer sur une victoire, mais je vous remercie pour votre soutien», a déclaré sur le stade le vaincu magnifique. Bolt a aussi fait l’accolade à Gatlin, qui a subi la bronca de la foule au moment de l’annonce de son succès.

AFP

L’Éthiopienne Almaz Ayana a décroché le titre de championne du monde du 10.000 m samedi soir au stade olympique de Londres, en 30 min 16 sec 32/100e, meilleure performance mondiale de la saison, devançant de plus de 45 secondes sa compatriote Tirunesh Dibaba (31:02.69). La médaille de bronze est revenue à la Kényane Agnes Tirop (31:03.50). Ayana, championne olympique sur la distance l’an passé à Rio en améliorant le record du monde (29:17.45), est partie seule entre le 4e et le 5e kilomètre, reléguant la concurrence loin derrière elle. Ce résultat ressemble à un passage de témoin entre Ayana (25 ans), également championne du monde du 5.000 m en 2015 à Pékin, et son aînée de six ans. Triple championne olympique, avec un doublé 10.000/5.000 m jamais réalisé auparavant aux Jeux de Pékin 2008, cinq fois en or aux Mondiaux en plein air, Tirunesh Dibaba possède le  plus beau palmarès de demi-fond féminin de l’histoire.

AFP

Le Kényan Geoffrey Kipkorir Kirui a poursuivi la longue tradition victorieuse de son pays en décrochant dimanche le titre de champion du monde 2017 du marathon, dans les rues de Londres.

En 2h08min 27sec, Kirui est devenu le cinquième Kenyan à remporter ce titre, et a devancé l’Ethiopien Tamirat Tola (2:09.49) et le Tanzanien Alphonce Felix Simbu (2:09.51). A 24 ans, un âge précoce pour briller sur la plus mythique des distances, Kirui avait remporté cette année le marathon de Boston. Pour la première fois aux Mondiaux, les deux marathons sont disputés le même jour, avec départ et arrivée au Tower Bridge, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

...ET LA BAHREÏNIE ROSE CHELIMO AUSSI
La Bahreïnie Rose Chelimo, 28 ans, a remporté dimanche le titre mondial du marathon à Londres, en bouclant les 42,125 km en 2 h 27 min 11 sec, devant la Kényane Edna Kiplagat, double championne du monde 2011 et 2013. Chelimo a terminé avec une avance de sept secondes sur la Kényane. La médaille de bronze est revenue à l’Américaine Amy Cragg, qui a terminé sur les talons de Kiplagat.

AFP

Le 400 m messieurs est, chiffres à l’appui, l’épreuve la plus relevée des Mondiaux d’athlétisme de Londres, avec au départ des séries samedi quatre des huit meilleurs performeurs de l’histoire, dont le Sud-Africain Wayde Van Niekerk, recordman du monde (43.03).

Et encore le Grenadin Kirani James, le champion olympique 2012, autre géant de la discipline, est absent pour blessure.
La marque planétaire réalisée en finale des Jeux de Rio, en aveugle au couloir 8, laisse à penser que Van Niekerk peut enfreindre la frontière mythique des 43 secondes.
Les Américains LaShawn Merritt, en perte de vitesse néanmoins, et Fred Kerley, la dernière merveille, ainsi que le Botswanien Isaac Makwala, cheval fou du tour de piste, complètent le quatuor de ténors.

Kerley, 22 ans, a entretenu le mystère en s’alignant sur 200 m en Ligue de diamant.
«Kerley manque d’expérience mais il a le potentiel pour descendre sous les 43 secondes. Si ce n’est pas cette année, ce sera en 2018», a pronostiqué son compatriote Quincy Watts, champion olympique en 1992 à Barcelone et sixième performeur de tous les temps (43.50).

Texas en pointe
Agé de 22 ans, Kerley enrichit la déjà impressionnante collection des Texans cracks du «quarter mile»: Michael Johnson, Jeremy Wariner et Danny Everett, également dans le top 10 de tous les temps. Van Niekerk a dépossédé Johnson de la marque planétaire (43.18) établie en 1999. La Fédération italienne d’athlétisme (Fidal) a publié sur son site internet une étude statistique qui met en exergue la domination texane sur le tour de piste. Quasiment la moitié (34) des 70 performances sous les 44 secondes portent la marque de l’Etat à l’étoile blanche.

L’Afrique australe est désormais l’autre grand bassin du tour de piste. Il y a bien sûr Van der Niekerk, mais aussi Makwala et désormais Baboloki Thebe (20 ans), qui sont la gloire du Botswana, un pays de 2,6 millions d’habitants.

Van der Niekerk et Makwala tentent à Londres le doublé 400-200 m réussi seulement par Michael Johnson, aux Mondiaux de Göteborg (Suède) en 1995 et aux Jeux d’Atlanta l’année suivante. Et cette succession de tours peut être le frein majeur au moins de 43 secondes.

AFP

Usain Bolt s'est qualifié sans soucis pour les demi-finales du 100 m des Championnats du monde d'athlétisme à Londres, pour sa dernière compétition, en bouclant la ligne droite en 10 sec 07 (+0,3 m/s). Le meilleur temps des séries est revenu à un autre Jamaïcain, Julian Forte, seul à descendre sous les 10 secondes (9.99, 0,0 m/s). L'Américain Justin Gatlin, l'un des principaux rivaux de Bolt pour la couronne mondiale, a également remporté sa série, en 10 sec 05.

Le Britannique Mo Farah conserve son titre sur 10.000 m

AFP : Le Britannique Mo Farah a conservé son titre mondial sur 10.000 m, vendredi soir en ouverture des Mondiaux-2017 d'athlétisme à Londres, en 26 min 49 sec 51/100, devançant l'Ougandais Joshua Chepteei et le Kényan Paul Tanui. Mo Farah, qui dispute la dernière compétition de sa carrière, décroche ainsi son sixième titre mondial, lui qui est triple tenant de la couronne mondiale sur 5000 m et qui défendra son bien en fin de Championnats dans une semaine.

AFP

Il y a longtemps que le Sénégal n’avait engrangé autant de médailles dans une compétition qui regroupe plusieurs nations, surtout venant des cinq continents. Les 8e Jeux de la Francophonie qui viennent de se terminer à Abidjan ont été l’occasion pour les Lions et Lionnes de truster les titres dans cette compétition qui réunit les pays ayant en commun l’usage du français. 

Si c’est une première, elle a rejailli aussi sur les artistes culturels puisque ceux-ci permettaient au Sénégal de décrocher pour la première fois des médailles. 
C’est dire que la prestation de nos sportifs et artistes a répondu aux attentes des autorités qui ont déployé les moyens qu’il faut pour leur permettre de faire bonne figure à Abidjan. 
27 médailles dont 10 en or, 9 en argent et 8 en bronze ; voilà la belle moisson qui est revenu du pays de la lagune Ebrié. Ce qui donna l’occasion de faire hisser le drapeau national 10 fois et d’entonner autant de fois l’hymne national. 

Dans ce quota, la part belle est allée aux lutteurs sénégalais (lutte libre et lutte africaine) qui, à eux seuls, ont récolté toutes les médailles d’or. Et placé le Sénégal au 4e rang du classement général, soit deux rangs de plus gagnés par rapport à Nice 2013 où le Sénégal s’était classé 6e avec 19 médailles dont 6 en or, 5 en argent et 8 en bronze. Que dire de plus, sinon qu’ils ont mérité de la Nation !

L’Afrique du Sud aborde les Championnats du monde 2017 d’athlétisme (4-13 août à Londres) avec une délégation séduisante et ambitieuse, emmenée par le sprinteur Wayde Van Niekerk. La nation arc-en-ciel peut envisager une place sur le podium, au classement des médailles. A la veille de l’ouverture des Championnats du monde 2017 d’athlétisme à Londres (4 au 13 août), la plupart des grosses pointures sont déjà sur place : le Jamaïcain Usain Bolt bien sûr, mais aussi Wayde Van Niekerk le champion olympique du 400 mètres qui emmène une délégation d’Afrique du sud particulièrement talentueuse et ambitieuse. Au point que les athlètes de la nation arc-en-ciel ont tout pour réussir un résultat d’ensemble historique.

Et pourtant… En 2007, à l’issue des Mondiaux d’Osaka, l’Afrique du sud est totalement absente du tableau des médailles. Pas la moindre breloque. Dix ans plus tard, elle semble néanmoins bien armée pour figurer dans le haut de ce tableau. Son atout numéro un s’appelle donc Van Niekerk, le nouveau phénomène, sacré l’an passé champion olympique du 400 mètres à Rio, et visant cette année un doublé avec le 200 mètres. Il croisera sur cette distance son compatriote Akani Simbine, candidat à un podium, presque autant que sur 100 mètres où il avait atteint la finale des Jeux 2016.

Une place dans le Top 3 des nations ?
Deux médailles d’or possibles aussi pour Caster Semenya, engagée sur 1500 mètres et surtout souveraine sur 800 mètres.
Elle vient de battre son record national. Le saut en longueur masculin a également toutes les chances d’enrichir le bilan du pays. Les deux meilleurs performeurs de l’année sont sud-africains, Luvo Manyonga en tête. Certains lui promettent tôt ou tard le record du monde. L’Afrique du sud peut légitimement envisager une place sur le podium des nations. Elle n’en était pas très loin aux Jeux de Rio. Elle peut même – à plus long terme - rêver d’un avenir radieux, elle qui a dominé le tableau des médailles des récents championnats du monde des moins de 18 ans.

Les rideaux sont bel et bien tombés sur la 8e édition des Jeux de la Francophonie que le pays de feu le président Félix Houphouët Boigny a abrité pendant une dizaine de jours. Maintenant, cap sur les 9e Jeux que la province canadienne du Nouveau Brunswick accueillera en 2021. Mais que retenir de ces Jeux d’Abidjan qui ont été ouverts en rythmes et en sons au stade Félix Houphouët Boigny et clôturés en fanfare au Village des Jeux ?

Une mobilisation exceptionnelle avait entouré ces deux actes car toutes les populations des différentes communes d’Abidjan et même des régions environnantes s’étaient déplacées pour venir dire merci aux hôtes qui ont vibré avec eux pendant une dizaine de jours. Un franc succès qui a rejailli sur l’ensemble de la Côte d’Ivoire, mais plus particulièrement des populations d’Abidjan, de Marcory à Treichville en passant par le Plateau, Cocody, Yopougon « jusqu’à là-bas là à Grand Bassam » comme le disait le chanteur Alpha Blondy dans un de ses célèbres tubes « Taximan n’est pas gentil ».
En fait, c’est Abidjan dans son ensemble et la Côte d’Ivoire toute entière qui ont vécu dix jours d’intenses communions autour du triptyque « Solidarité, Diversité, Excellence ». Aucune commune ou autre lieu de convivialité n’est en reste. Du Village «Akwaba» au Village des Partenaires et dans les fans Zones de toutes les communes d’Abidjan, des programmes diversifiés ont été proposés aux « francophiles ». Musique, humour, danse, mode, défilé, tout y était pour rendre agréable le séjour des hôtes et prolonger celui des étrangers qui y vivent. Au niveau des sites de jeux, des milliers de jeunes filles et garçons ont communié dans la pure tradition africaine ouverte à la modernité en revisitant le passé et scrutant le futur.

…Le Nouveau Brunswick veut tirer profit de l’expérience ivoirienne
Assurément, la Côte d’Ivoire avait relevé le défi de l’organisation au point de pousser Mme Francine Landry, ministre du Développement économique du Canada, à faire cette déclaration qui révèle tout son sens : « Pour l’accueil en 2021, nous allons tirer profit de l’expérience ivoirienne. Nous repartons avec beaucoup de beaux souvenirs et d’anticipation pour l’accueil des Jeux en 2021 chez nous. Nous tirerons profit de l’expérience ivoirienne. Nous sommes, en effet, venus avec une équipe pour apprendre, pour voir comment cela se passe et repartir avec une foule d’expériences dont le chaleureux accueil des Ivoiriens et je suis très fière d’être la représentante de mon gouvernement, témoin de cette hospitalité », avait-elle déclaré à la clôture, dimanche dernier.
A juste raison car le Nouveau Brunswick est une des provinces du Canada avec une superficie de 71.355 km2 et une population de 800.000 habitants. 35%, soit près du tiers de la population est constituée de francophones, présents essentiellement dans le nord et l’est de la province, alors qu’environ les deux tiers sont anglophones, soit 65%. « Nous sommes la seule province officiellement bilingue au Canada. Nous sommes membres de plein droit dans l’Organisation de la Francophonie. Nous siégeons au même titre que le Québec, le Canada à l’Oif. Voilà pourquoi nous sommes très fiers d’avoir été désignés comme la province la plus apte à accueillir les Jeux 2021. Nous avons des infrastructures adaptées à ce genre de rencontres et j’apprécie déjà l’impact que ce rendez-vous international aura sur notre jeune population », avait-elle dit devant la presse internationale accréditée à ces Jeux d’Abidjan.
 
La fierté ivoirienne d’un défi relevé
En tout cas, le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara en premier, le gouvernement ivoirien et l’ensemble des populations de ce pays étaient fiers d’avoir relevé un défi qui leur tenait à cœur. Même au plan sécuritaire, des mesures exceptionnelles avaient été prises avec des brigades de surveillance au niveau de tous les sites d’hébergement afin de permettre à tous les participants de ne vivre que pour les Jeux et par les Jeux. Une jeunesse vivante et présente dans toute sa diversité qui est venue des cinq continents pour un brassage sportif et culturel. Des jeux qui ont combiné des épreuves sportives et culturelles entre jeunes de 18 à 35 ans et pour lesquels la jeunesse francophone était fière de défendre les couleurs de son pays dans le fair-play et la sportivité.
 
Clôture en apothéose
Lancers des feux d’artifice qui embrasent le ciel d’Abidjan et la lagune qui déclinent les couleurs de la Francophonie. La superbe cérémonie de clôture qui a mis fin à ces festivités riches en sons et en couleurs au Village «Akwaba» des Jeux de la Francophonie, a permis aux délégations de se revoir pour une dernière fois avant des adieux pleins de tristesse. L’esplanade créée pour la circonstance au beau milieu du Village des Jeux et la haie d’honneur formée pour les prestations artistiques et culturelles avaient fini de planter le décor sur lequel allaient se produire les troupes.
L’émotion était à son comble lorsque le drapeau de la Francophonie, la couronne, le chasse-mouche et le bracelet ont été transmis à Mme Francine Landry, ministre du Développement économique de la Francophonie, représentant le Canada Nouveau Brunswick. Pour les dirigeants de l’Organisation internationale de la Francophonie, Abidjan voulait des jeux à la fois festifs et populaires ; le pari a été atteint.
Car tous les records de participation ont été battus. C’était ainsi la fin d’un immense projet dont l’organisation n’a pas été un long fleuve tranquille. Mais Abidjan et toutes les populations de la Côte d’Ivoire ont réussi le pari ; c’était ça le plus important !

 

La der d’une légende: la planète athlétisme s’apprête à dire adieu à sa superstar Usain Bolt, le plus grand sprinter de l’Histoire, qui rêve d’un ultime sacre sur 100 m, temps fort des Mondiaux-2017 (4-13 août à Londres), pour clore en apothéose son immense carrière.

Comment exister dans l’ombre imposante de Sa Majesté Bolt? La question va prendre encore plus de sens cette année, tant l’homme le plus rapide de tous les temps (9 sec 58 sur 100 m, 19 sec 19 sur 200 m) risque de vampiriser l’évènement. Le 100 m n’a pas attendu le Jamaïcain pour être le rendez-vous incontournable des pistes mais la finale, dont le départ est prévu dès samedi, revêtira cette fois une dimension toute particulière.

Bolt sera-t-il fidèle au mythe qu’il a forgé durant ses 13 années de carrière en améliorant son record de 11 titres mondiaux, bouclant la boucle en beauté?   Avec trois petites sorties cette année et un seul passage sous les 10 secondes (9 sec 95), le 21 juillet à Monaco, l’octuple champion olympique n’a pas réellement impressionné et arrive à Londres, cerné par une armée de rivaux aux dents longues et bien décidés à lui gâcher la fête. Les prétendants au trône de Bolt sont légion, entre un vieillissant (35 ans) mais toujours véloce Justin Gatlin, redevenu son dauphin aux JO-2016 après une suspension de quatre ans pour dopage, son compatriote Yohan Blake, toujours aux avants-postes, et la jeune garde incarnée par Andre De Grasse (22 ans), 3e du 100 m et 2e du 200 m à Rio, Christian Coleman (21 ans), meilleur performeur en 2017 (9 sec 82), ou le Sud-Africain Akani Simbine (23 ans).
Mais le roi Bolt n’est pas prêt à céder sa couronne et compte bien s’éclipser par la grande porte.

AFP

 

(Abidjan – Côte d’Ivoire) : Avec quatre médailles glanées au cours de ces 8èmes Jeux de la Francophonie, trois en argent et une en bronze, l’athlétisme sénégalais peut se satisfaire de la prestation de ses éléments engagés dans les différentes épreuves. En tout cas, si l’on en croit les propos de l’entraîneur Pape Serigne Diène, le bilan est satisfaisant.

« Nous ne sommes pas rassasiés mais nous sommes très satisfaits par rapport à la prestation de nos athlètes d’un point de vue global. Même si les performances n’ont pas été au top, je pense que nos athlètes ont répondu à l’appel étant donné qu’on attendait le Sénégal surtout au niveau du tour de piste, du sprint, mais aussi au niveau des sauts », a-t-il dit. Et pour corroborer tout cela, le technicien sénégalais souligne que tous les athlètes engagés ont été en finale et parfois ont même amélioré leur meilleure performance de la saison. Donc, à son avis, le bilan est techniquement satisfaisant.

« Maintenant, il reste à voir pourquoi ils n’ont pas eu à décrocher ce que tout le monde souhaitait, c’est à dire la médaille d’or qui était très accessible surtout sur deux épreuves, le saut en longueur avec Mamadou Guèye et le relais 4x400m. Mais il y a toujours des améliorations à apporter parce que ce sont des jeunes perfectibles, qui ont besoin d’encadrement et de suivi pour ramener le Sénégal à son niveau d’antan », a-t-il souligné. Dans ce domaine, il estime que l’organisation davantage de regroupements, mais aussi de compétitions d’envergure nationale et internationale pourrait permettre aux athlètes sénégalais de se frotter aux meilleurs du monde.

« Vous prenez l’exemple d’une fille comme Sangoné Kandji dont certains pensent qu’elle est passée à côté après sa belle prestation de Bakou aux Jeux islamiques. Elle avait réalisé une performance de 13,05 qu’elle a rééditée. Donc je peux dire que c’est son niveau actuel car le niveau des Jeux était beaucoup plus élevé que celui des Jeux islamiques. Elle a réédité la même performance à Abidjan ; ce qui reste maintenant, c’est qu’elle puisse poursuivre cet élan et que dans un an ou deux ans qu’elle puisse avoir le top au niveau africain. Etant donné qu’elle est déjà parmi les cinq premières. Je pense donc qu’investir sur elle peut être rentable dans le futur ». A noter que l’athlétisme sénégalais a remporté quatre médailles dont trois en argent avec le relais 4x400m, Mamadou Gueye au saut en longueur et Amadou Ndiaye au 400m haies et une de bronze par Ibrahima Mbengue au 400m plat.

C’est une Sangoné Kandji pas très satisfaite de ses performances qui s’est exprimée au terme des Jeux de la Francophonie qui se sont achevés dimanche à Abidjan. Selon elle et très franchement, elle s’était projetée de remporter une médaille, quelle qu’en soit la couleur. « Mais malheureusement, cela ne s’est pas réalisé. Mais néanmoins au niveau de la performance, je peux dire que c’est satisfaisant car j’ai égalé mon record personnel au triple saut. Ce qui veut donc dire que j’ai une grande marge de progression et je vais continuer à travailler pour m’améliorer », a-t-elle promis. Celle qui avait réalisée une belle performance à Bakou (Azerbaïdjan) lors des Jeux de la Solidarité islamique, avec à la clé une médaille d’or sur la même spécialité n’a pu rééditer ce coup à Abidjan mais reste très philosophe. Car, à son avis, c’est le sport qui est comme ça. « Aujourd’hui, on peut gagner et demain on peut perdre. Mais j’ai donné tout ce que j’avais, j’ai donné le meilleur de moi-même. Seulement, il y avait des filles beaucoup plus fortes lors de la compétition », a-t-elle reconnu sportivement. Maintenant, il lui reste les Championnats du monde universitaires Taipei, en Taïwan (19 au 30 août), avant les Championnats d’Afrique qui vont se tenir au Nigeria.

Pour cette battante, le travail continue donc en direction de ces deux grands rendez-vous internationaux.

C. F. KEITA (Envoyé Spécial)

Le Kényan David Lekuta Rudisha a déclaré forfait pour les Mondiaux de Londres, qui débutent vendredi. David Rudisha, double champion du monde et double champion olympique du 800m, a annoncé son forfait pour les Mondiaux de Londres (4-13 août). Le Kényan avance une blessure à un quadriceps. «Je suis triste et déçu d'annoncer mon forfait pour les Mondiaux 2017 en raison d'une élongation à un quadriceps», a-t-il fait savoir sur les réseaux sociaux.

Rudisha avait été sacré champion du monde en 2011 à Daegu et en 2015 à Pékin. Il avait déjà manqué les Mondiaux en 2013 en raison d’une blessure à un genou. Lors des Jo 2012, à Londres, il avait écrit sa légende en prenant la course à son compte et en améliorant son record du monde (1’40’’91). Il a conservé son titre olympique à Rio l’été dernier.

Mais pour sa rentrée sportive, sur le 800m de Shanghai en mai dernier, il avait dû se contenter de la quatrième place d’une course remportée par son compatriote Kipyegon Bett en 1’44’’70. En son absence, le Kenya sera représenté sur le double tour de piste par Emmanuel Korir, détenteur de la Mpm (meilleure performance mondiale) de l’année en 1’43’’10, Kipyegon Bett et Ferguson Rotich.

L’Equipe.fr

Abidjan : Alors que les Jeux tirent à leur fin, les représentants sénégalais continuent à récolter des médailles. Hier, ce sont trois autres médailles d’argent qui sont tombées dans leur escarcelle. L’athlétisme en a récolté deux suivi du judo qui en a pris une, portant le nombre de métaux à onze (11). Deux médailles en or, 5 en argent et 4 en bronze. Ces deux disciplines d’ailleurs ont terminé leurs épreuves dans ces Jeux. En attendant le basket et la lutte africaine.

Le relais 4x400m et Mamadou Gueye s’illustrent
Mamadou Gueye avait donné le ton de la journée dans l’épreuve de la longueur en s’adjugeant la deuxième place avec un bond de 7,86 derrière le Français Raihau Maiau  (7,90m). Le relais 4x400m hommes a suivi ses pas avec Léon David Basse, Ibrahima Mbengue, Mamadou Cissé Ndiaye et Amadou Ndiaye qui ont bataillé farouchement pour arracher l’argent (3’10’’98) devant la France et le Canada. Sur le podium de l’or, la Suisse a trôné avec un temps de 3’10’’70. Le troisième Sénégalais qui était en course dans la finale des 200m, Ousmane Ismaël Diop, s’est classé 4ème avec un temps de 21’’28. Pour la petite anecdote, le record des Jeux de la Francophonie dans cette épreuve est toujours détenu par l’équipe de relais du Sénégal avec Ibrahima Wade, Ibou Faye, Hachim Ndiaye et Moustapha Diarra (3’02’’20) ; c’était à Antananarivo en 1997.
 
Judo : L’argent à Mbagnick Ndiaye
Alors qu’Amadou Fall Diop se faisait éliminer en demi-finale de bronze par le Monégasque Grindo Nicolas dans la catégorie des moins de 90kg, l’espoir sénégalais s’était reposé sur Mbagnick Ndiaye (+100kg) qui s’était hissé en finale face au Français Messie Katanga.
 
Un combat de mastodontes qui a finalement tourné en faveur du Français trop lourd à déplacer pour Mbagnick.
Et dans ce combat, le Sénégalais aura usé de toutes les astuces, mais son adversaire était indéboulonnable sur le tapis.
Et Mbagnick se contentera en définitive de la médaille d’argent.
 
Lutte africaine : Les deux équipes sénégalaises en finale
Les lutteurs se sont encore mis en exergue hier lors du tournoi par équipes hommes et dames en se qualifiant en finales. D’abord, c’étaient les filles, Nahamie Sambou, Binette Diatta, Safiétou Goudiaby, Marie Thérèse Manga et Anta Sambou qui ont dicté leur loi au Cameroun, à la Guinée et à la Roumanie pour se hisser en finale. Elles vont croiser demain la Côte d’Ivoire pour le sacre. Les hommes aussi ont rempli leur contrat à mi-chemin puisqu’ils se sont débarrassés de la Guinée, de Madagascar et du Niger pour filer en finale. Demain, ils croiseront le Burkina Faso pour la médaille d’or. Mais entre temps, ces mêmes lutteurs sénégalais disputeront aujourd’hui les épreuves individuelles pour décrocher des médailles. On peut dire donc que la moisson n’est pas encore finie.
 
Demi-finale de feu contre la France aujourd’hui à 17h30
Aujourd’hui, à partir de 17h30, les Lionnes du basket auront du lourd devant elles dans la salle de basket du Palais des Sports de Treichville. Après s’être débarrassés de la Côte d’Ivoire, pays organisateur en quart de finale (54-46), Birahim Gaye et ses filles affronteront en demi-finale la France qui a éliminé la Roumanie (74-43). Le technicien sénégalais que nous avons eu hier juste après la séance d’entraînement est d’abord revenu sur le match contre le pays hôte qu’il a jugé difficile. « Mais on s’y attendait dans la mesure où c’est la Côte d’ivoire qui nous recevait. Mais on s’était préparé sur le plan psychologique parce qu’il fallait avoir un bon état d’esprit pour pouvoir les affronter chez elles devant leur public », a-t-il dit. Heureusement que selon lui, les filles ont su transcender tout ça car pour les trois premiers quarts temps, il a souligné que le Sénégal avait bien déroulé. « Mais j’avais dit aux filles qu’il fallait s’attendre à un retour de l’adversaire vers la fin du dernier quart. Quand elles sont revenues à quatre points, les filles ont su avec un bon moral, contrôler et terminer le match avec un écart de 8 points. Je crois que dans l’ensemble, ce fut un bon match surtout sur le plan physique. Parce qu’il fallait les étouffer, car je les ai vu jouer et j’ai vu qu’elles avaient des problèmes sur le plan physique. Donc, il fallait les prendre sur la longueur du terrain et les étouffer pour mettre des paniers faciles ».

Maintenant qu’il va rencontrer la France, Birahim Gaye estime que pour gagner un trophée, il faut battre les meilleures. « Et cette équipe de France fait partie des meilleures du tournoi. Donc en demie ou en finale, on n’a pas de fixation par rapport à l’adversaire. On va se préparer en conséquence donc et mettre des stratégies en place pour gagner », a-t-il indiqué. D’autant plus qu’il a vu cette équipe de France jouer comme elle aussi a vu jouer l’équipe du Sénégal.

Ce sera donc un match ouvert, à son avis. « C’est une équipe qui a de bonnes individualités comme nous aussi, donc il faudra régler le problème de défi. On va jouer nos chances à fond, tout en sachant qu’à ce niveau de la compétition, toutes les équipes se valent ».

De notre envoyé spécial : C F KEITA

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