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Athlétisme (191)

Les compétitions se succèdent et se ressemblent dans le championnat national de triathlon. Du moins, pour ce qui concerne le classement des différentes journées. Celle de ce samedi a, à nouveau, consacré la suprématie des leaders de la discipline au Sénégal, Anta Ndiaye et Mamadou Ndoye Diop qui se sont imposés à la Plage de Malibu, à Guédiawaye.

Après le Cap-Skirring et Ngor qui ont accueilli les deux premières journées du championnat, le triathlon faisait cap ce week-end dans la Banlieue dakaroise. Avec la tenue, à Guédiawaye, des épreuves comptant pour le troisième acte de la saison. Pour l’occasion, c’est la plage de Malibu qui a servi de point de départ et de chute pour les athlètes appelés à disputer les trois épreuves : la nage, la course cycliste et la course à pied.

Au bout du parcours, c’est un air de déjà vu qui a soufflé puisque les champions sortants et leaders au classement ont honoré leur rang. Anta Ndiaye chez les dames et Mamadou Ndoye Diop en messieurs ont fait respecter la hiérarchie en dominant les deux courses. Avec un chrono de 1h09mn05 secondes, la pensionnaire de l’Union sportive de Ouakam a devancé sur la ligne d’arrivée, Rokhaya Salla Diagne de l’Olympique de Ngor (1h14’48’’). Après avoir dominé la première épreuve (natation), cette dernière a été progressivement rattrapée par la future vainqueur d’abord sur son vélo et finalement, au terme de la course à pied. Le podium féminin est complété par Adji Mame Bineta Ndiaye (Us Ouakam) qui a parcouru les trois distances en 1h17’55. Si Anta Ndiaye a connu un retard à l’allumage chez les dames, il n’en était pas de même pour le vainqueur chez les hommes.

Mamadou Ndoye Diop de la Renaissance sportive de Yoff a mené son épreuve de bout en bout pour franchir, en premier, la ligne d’arrivée en 50’20’’06 centièmes. Une nouvelle victoire du champion sortant qui, comme lors de la précédente journée, est suivi par Mamadou Elimane Seck de l’Olympique de Ngor (52’12’’69) alors que Ibrahima Ndiaye de l’Uso a complété le trio de tête en 55’21’’51 pour reproduire le podium de Ngor à l’identique. D’autres athlètes ont également tiré leur épingle du jeu, en particulier chez les petites catégories où les deux benjamins de l’Us Ouakam, Mouhamadou Moustapha Diagne (Uso) et Banel Diaw ont dominé leurs camarades.

Toutes choses dont s’est réjoui le président du Cnpt, Boubacar Gaye, en dépit d’un incident dans le parcours. Puisqu’un athlète a été accroché par une voiture sur le circuit, ce qui lui a valu quelques égratignures vite prises en charge par les sapeurs-pompiers.

Ousseynou POUYE

Résultats 3ème journée
HOMMES : 1er Mamadou Ndoye Diop (RS Yoff) 50’20’’06 ; 2ème Mamadou Elimane Seck (Ol. Ngor) 52’12’’69 ; 3ème Ibrahima Ndiaye (Uso) 55’21’’51.
DAMES : 1ère Anta Ndiaye (Uso) 1h09mn05 ; 2ème Rokhaya Salla Diagne (Ol. Ngor) 1h14’48’’ ; 3ème Adji Mame Bineta Ndiaye (Uso) 1h17’55.
BENJAMINS : Mouhamadou Moustapha Diagne (Uso) 1h18mn12 ; BENJAMINES : Banel Diaw (Uso) 1h29mn12 ;
VETERANS : Moussa Dia 56’36’’06 ;
ENCOURAGEMENT : Serigne Alioune Niass ;
RELAIS : 1er Uso 51’26’’16 ; 2ème RS Yoff 55’32’’26 ; 3ème Olympique de Ngor 56’40’’70.

La Ligue d’athlétisme de Dakar (Ladak) organise, ce samedi, son assemblée générale ordinaire. Un conclave qui aura pour cadre le salon d’honneur du stade Iba Mar Diop et qui sera l’occasion pour l’équipe dirigeante sortante de présenter son rapport d’activités. Après son élection il y a quatre ans, le président El Hadj Bara Thiam est ainsi attendu par ses pairs de l’instance dakaroise sur les réalisations effectives depuis 2013.

Après avoir pris le relais de Youssou Diakhaté, le président sortant devra rendre compte des actions entreprises depuis son arrivée à la tête de l’instance. Le président de la section d’athlétisme de l’As Douanes devrait tout de même, rempiler à la tête de la Ligue pour un nouveau mandat de quatre ans puisqu’il est le seul candidat déclaré. Une période qu’il a mise à profit avec ses collaborateurs pour mettre en pratique un vaste programme visant à booster la pratique dans la capitale. Et dans ce programme figurait notamment, la massification avec l’augmentation du nombre de licenciés, la résolution des problèmes liés aux des difficultés à boucler les budgets, la recherche des sponsors, l’organisation des compétitions, des problèmes de mobilisation, licences, des problèmes administratifs entre autres. Et à l’heure du bilan, le patron de la Ligue la plus dynamique du pays peut se féliciter d’une massification plus accrue mais aussi, plus de visibilité pour l’instance. Toutes choses que le bureau s’est attelé à résorber même si des problèmes subsistent toujours.

Et les chantiers sur lesquels le prochain bureau devra s’atteler à résoudre sont encore nombreux : toujours la massification, la recherche de moyens, la formation des ressources humaines etc. Indépendamment des actions qu’elle est sensée mener, la Ligue est également confrontée au lancinant problème des infrastructures. Les pratiquants éprouvent en effet, beaucoup de difficultés pour trouver un cadre d’expression. La seule piste fonctionnelle pour accueillir les compétitions de la Ligue est celle du stade Léopold Sédar Senghor ; une enceinte sportive que les athlètes se disputent avec les autres pratiquants.

Ce que ne manquent pas de regretter Bara Thiam et compagnie, surtout après l’impraticabilité du stade Iba Mar Diop où la Ligue avait établi ses quartiers ; les stades des autres départements de la région (Pikine, Guédiawaye et Rufisque) ne disposant même pas de pistes.
Tous ces points devraient être à l’ordre du jour du conclave de ce samedi.

O. POUYE

Après avoir initialement décidé d’y tenir sa deuxième journée qui a finalement été délocalisée à Ngor où en lieu et place du triathlon (natation, course à pied et cyclisme), c’est en aquathlon que les concurrents s’étaient mesurés, le Comité national de promotion du triathlon fait cap sur Guédiawaye. Avec la tenue ce matin, de la 3ème journée du championnat du Sénégal de triathlon 2017 qu’il organise à cet effet. C’est la ville qui accueillera pour l’occasion, les participants à la compétition dont la course se fera sur la distance sprint, selon un communiqué de l’instance. Ainsi après le Cap Skirring qui a accueilli la 1ère journée championnat le 23 avril dernier et Ngor le 10 septembre, c’est la banlieue qui prend le relais plus d’un mois après. Pour la manifestation d’aujourd’hui, les organisateurs veulent voir les athlètes rallier le plus tôt possible la plage de Golf, point de ralliement pour la mise en place et le départ de la course prévue à 9 heures précises. L’itinéraire prévu stipule que la natation qui concerne un parcours de 750m se déroulera sur la plage de Golf. La course cycliste de 20km se déroulera quant à elle, sur la nouvelle route de prolongement de la Vdn, entre le pont qui fait face à la plage de Golf et le rond-point de Gadaye, en aller-retour et en deux boucles. Et enfin, la course à pied de 5km aura lieu sur le même trajet, en aller-retour et en une boucle. Avec la tenue de cette 3ème journée à Guédiawaye, c’est le calendrier fédéral du championnat qui a à nouveau été réaménagé ; puisque cette compétition devait initialement avoir lieu à Gandiol (Saint-Louis) ce 22 octobre. Ce même calendrier avait également désigné la Somone sur la Petite-Côte, hôte de la prochaine journée prévue le 19 novembre et enfin, le 3 décembre pour un retour à Dakar.

Cette journée servira également de prétexte à l’instance fédérale pour récompenser les meilleurs acteurs de la discipline. Pour rappel, les premières compétitions du championnat ont été remportées par Anta Ndiaye de l’Union sportive de Ouakam (Uso) et Mamadou Ndoye Diop de la Renaissance de Yoff.

O. POUYE

Dans un communiqué, les avocats de l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf), Lamine Diack, « s'étonnent du contenu tapageur et irresponsable de certaines déclarations » parues récemment dans la presse.

Ces robes en noire déplorent les risques que de tels propos font peser sur la défense du président Lamine Diack et disent prendre acte, avec satisfaction, du soutien des autorités publiques sénégalaises en faveur de leur client. Les avocats remercient l’opinion publique sénégalaise pour les témoignages de sympathie et de soutien à l’ancien patron de l’Iaaf, en référence à la pétition initiée récemment en sa faveur. Ces derniers soulignent qu’ils n’ont « aucune relation d'aucune sorte avec Monsieur Pape Massata Diack et opposent les plus vifs démentis a ses déclarations publiques selon lesquelles il serait informé par les avocats de son père. « C'est là une contre-vérité », poursuivent-ils.
Les avocats rappellent avoir conduit, depuis le mois de novembre 2015, la défense du président Lamine Diack en raison de sa confiance renouvelée envers ses conseils, en accord total avec lui sur la ligne de défense arrêtée après concertation, en vue de la sauvegarde exclusive de ses intérêts. « Dans I’exercice de cette mission délicate, les avocats soussignés ne permettent pas à un mis en cause dans cette affaire, de juger leur travail qui poursuit la seule défense de Lamine Diack dans le respect du secret de I’instruction ». Par conséquent, ajoutent-ils, aucune communication publique n'aura lieu qui ne soit utile à leur client.

Pour les avocats de l’ancien président de l’Iaaf, la procédure d'instruction actuellement en cours appelle à une stricte distinction des responsabilités. Selon eux, toute affirmation prétendant défendre Lamine Diack et démentie par les éléments du dossier, a pour effet d'exposer ce dernier ; précisant qu’ils sont les seuls habilités à s'exprimer au nom de celui-ci. Ils ajoutent que le respect de ses intérêts impose d'éviter tout amalgame entre sa situation et celle des autres mis en cause dans cette affaire.

Les avocats insistent sur la nécessité d'une défense propre à chaque mis en cause à l’aune de ce qui lui est reproché, et que l’instruction cherche à établir. « Les avocats s'évertuant à prouver son innocence, n'entendent laisser les responsabilités de Monsieur Lamine Diack arrimer à aucune autre responsabilité », peut-on encore lire dans le document. Ils invitent chacun à « s'inspirer du courage et de la dignité » dont fait preuve leur client en affrontant la Justice française ». Les avocats disent poursuivre avec détermination et espoir leur tâche devant les juridictions pénales et non devant le tribunal de I’opinion publique. D’après les robes en noire, Lamine Diack, malgré son âge, demeure mobilise et combatif, et fait preuve d'un sang-froid et d'une sérénité exemplaires. Enfin, ils soulignent qu’ils s’attellent à obtenir, en attendant la justice divine, que celle des hommes restaure I’honneur de leur client.

Lamine Diack est interdit de sortie du territoire français depuis novembre 2015, dans le cadre l’affaire du dopage qui a éclaboussé l’athlétisme mondiale.

D. SARR

 

Carlos Nuzman, président du Comité olympique brésilien et du comité d'organisation des Jeux de Rio, soupçonné d'avoir acheté des voix pour obtenir les JO-2016, a été arrêté jeudi au Brésil, a indiqué la police brésilienne.
Nuzman, 75 ans, est accusé des délits de "corruption, blanchiment d'argent et participation à une organisation criminelle", selon le communiqué publié par la police. Une vingtaine de policiers ont procédé aux premières heures de la matinée, à Rio, à l'interpellation du dirigeant ordonnée par un juge fédéral, ainsi qu'à l'arrestation du directeur général des opérations du comité d'organisation des JO, Leonardo Gryner, selon un photographe de l'Afp présent sur les lieux.
Le 5 septembre, Carlos Nuzman avait été interrogé durant plusieurs heures par la police fédérale qui le soupçonne d'avoir été "l'élément central" d'un réseau présumé de corruption ayant permis à la ville d'obtenir les jeux Olympiques.
La résidence de Nuzman, située dans le très chic quartier de Leblon, avait été perquisitionnée, de même que le siège du Comité olympique brésilien et de nombreuses entreprises cariocas. Son passeport lui avait été confisqué. A cette opération participait des représentants français de la police et de la justice, dont le célèbre juge anti-corruption Renaud Van Ruymbeke. Simultanément, les autorités françaises avaient passé au crible le domicile d'un intermédiaire brésilien installé en France, dans le cadre d'une enquête ouverte en 2015 en France sur les soupçons de corruption dans les élections de Rio-2016 et de Tokyo-2020. La justice brésilienne soupçonne l'ex-gouverneur de Rio, Sergio Cabral -qui purge actuellement une peine de 14 ans de prison pour corruption passive et blanchiment d'argent- d'avoir été le cerveau de cette opération qui aurait eu pour objet le versement de pots de vin pour un montant de deux millions de dollars au Sénégalais Papa Massata Diack, fils de l'ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme et ex-membre du Cio, Lamine Diack.

AFP -

 

Le Collectif pour le retour de Lamine Diack a lancé une pétition, hier, à la Maison de la presse pour demander le retour de l’ancien président de l’Iaaf, dans son pays. Dans une salle comble, les organisateurs de cette rencontre ont souhaité l’implication des hautes autorités. Cette initiative est lancée par des compatriotes dont Abdoul Majib Sène, ancien journaliste de la Rts, Mamadou Koumé, enseignant au Cesti, entre autres Sénégalais. D’entrée, il revenait au doyen de la presse, Pathé Fall Dièye, de formuler des prières. Plusieurs messages de personnalités sénégalais dont l’artiste Akon ont été lus.

Dans sa pétition, le Collectif invite la diplomatie sénégalaise et tous les hommes de bonne volonté, d’ici et d’ailleurs, à s’impliquer davantage. Le président Lamine Diack, reconnaît le Collectif, est retenu contre son gré en France, et sortir du territoire français lui est impossible depuis bientôt deux ans. « Nous estimons qu’il remplit les conditions pour être libre et répondre à la justice à chaque fois qu’il en sera décidé », indique le Collectif. « Le fait d’être ressortissant d’Etat de droit-le Sénégal- et l’honorabilité que nous lui connaissons sont des garanties qui fondent notre démarche », souligne le document lu devant l’assistance venue très nombreuse et comprenant d’anciens sportifs, de hauts fonctionnaires à la retraite, jeunes, femmes, etc. Selon Abdoul Majib Sène, « cette démarche, au-delà de tout préjugé, relève de l’humanitaire, eu égard à l’âge avancé du mis en cause et à sa stature ».

Le Collectif demande que ceux qui ont le pouvoir d’intercéder pour que Lamine Diack soit libre de ses mouvements le fassent car la situation qu’on lui fait endurer est insupportable, aussi bien pour sa famille, ses parents, ses amis et de nombreux citoyens sénégalais fiers de son œuvre et de ce qu’il représente pour notre pays. Le Collectif de rappeler qu’après 50 ans au service du sport africain et mondial, Lamine Diack qui avait pris sa retraite, avait accordé plus de place et de pouvoirs aux pays du Sud, particulièrement à l’Asie et à l’Afrique. Il ajoute que tout cela bousculait les conservatismes qui sont le propre de ce genre d’organisations sportives. Les initiateurs ont reconnu que M. Diack fait partie des rares Sénégalais, pratiquants et dirigeants, qui ont fait la fierté du sport africain, voire mondial. Magib Sène qui a cité les cas du Français Michel Platini et de Sepp Blatter de la Fifa qui n’ont pas été inquiétés, de conclure qu’il serait honteux que Lamine Diack regagne son pays dans un cercueil. Différents témoignages ont été faits à l’endroit de l’ancien président de l’Iaaf.

El H. A. THIAM

La Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaëlle Jean, s’est réjouie de la désignation de Paris comme ville hôte des Jeux olympiques et paralympiques d’été de 2024. Cette décision a été adoptée le 13 septembre 2017 par les membres du Comité international olympique (Cio) réunis en session à Lima (Pérou).

« Ça y est, nous y sommes ! Paris a gagné ! C’est la Francophonie des 5 continents qui se réjouit. Cette victoire, nous l’avons ardemment souhaitée et nous y avons toujours cru. Félicitations à toutes celles et tous ceux qui se sont tant engagés pour que ce rêve devienne réalité.Dès aujourd’hui, c’est une grande et belle aventure qui commence, un immense défi collectif que nous sommes prêts à relever dans le même esprit de dépassement et d'excellence qui anime les jeunes athlètes qui convergeront vers Paris! », a déclaré Michaëlle Jean dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Depuis 2004 et les Jeux olympiques et paralympiques à Athènes (Grèce), la Francophonie collabore avec le mouvement olympique francophone et international afin de « l’usage et la visibilité de la langue française lors des Jeux olympiques et paralympiques, rappelle un communiqué parvenu à notre rédaction. Le document ajoute qu’à cette fin, un Grand témoin de la Francophonie est désigné pour chaque olympiade afin de négocier le niveau des services linguistiques offert par les Comités d’organisation des Jeux (Cojo).

La Francophonie a également appuyé le mouvement olympique francophone dans ses efforts de constitution de réseaux et de défense de ses intérêts. « Dans ce contexte, elle a tout naturellement accompagné la candidature de Paris 2024 afin que celle-ci place la jeunesse, la solidarité et la francophonie au sein de son projet », ajoute le communiqué.
Selon Michelle Jean, « ces Jeux à Paris seront historiques, cent ans après l’édition de 1924 ».

Elle souligne que ces JO conçus sous le signe du partage, seront les premiers Jeux solidaires, des Jeux résolument humanistes, respectueux de la diversité linguistique et culturelle et fidèles à l’esprit de leur père fondateur, le Baron Pierre de Coubertin.

La Secrétaire générale de la Francophonie a également félicité le Comité international olympique et le Comité international paralympique pour leur confiance ainsi renouvelée dans la capacité des pays francophones à porter et à faire prospérer l’idéal et l’ambition olympiques.

Diégane SARR

 

Le Service de presse de la présidence de la République française a salué la décision du Comité International Olympique (CIO) qui a porté son choix sur Paris et la France pour accueillir un siècle après, les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Dans un communiqué, le Président de la République, Emmanuel Macron s’est dit extrêmement reconnaissant au CIO de cette décision qui honore la France.

« Elle (la France) portera avec fierté les valeurs de l’olympisme de solidarité, d’excellence, d’amitié et de respect », a assuré le chef de l’Etat français. Emmanuel Macron « salue ce succès et la formidable opportunité que les Jeux représentent pour accompagner la transformation de notre pays, accroitre son attractivité internationale, dynamiser nos territoires, et renforcer la place du sport partout en France », peut-on encore lire dans la note.
Le Président a adressé ses plus chaleureuses félicitations à Tony Estanguet et Bernard Lapasset et à toute l’équipe de Paris 2024. M. Macron recevra, aux côtés de la Ministre des Sports, Laura Flessel, l’ensemble des acteurs impliqués dans la candidature à l’Elysée, vendredi 15 septembre 2017 pour saluer cette victoire historique.

« Ces jeux seront des jeux extraordinaires, surprenants, festifs mais aussi des jeux exemplaires en matière de maitrise budgétaire, d’impact environnemental et social, et de sécurité », a poursuivi le communiqué. Le document ajoute que dès demain, le Président de la République nommera en Conseil des ministres un délégué interministériel chargé des Jeux Olympiques et Paralympiques pour accompagner et coordonner l’ensemble des services de l’Etat. Un autre communiqué signé par le Quai d’Orsay a également salué le choix de Paris, soulignant par ailleurs que « cette victoire récompense un travail collectif volontaire et déterminé ». Le document rappelle que l’ensemble du réseau diplomatique français a inscrit la candidature de Paris 2024 dans son dialogue avec les partenaires étrangers de la France et a participé à sa promotion, dans le respect des règles de bonne conduite du code d’éthique édicté par le comité international olympique.  

D SARR

 

Généralement marquée par un encéphalogramme médiatique plat, la période estivale de Papa Massata Diack n’a pas été de tout calme. L’ancien agent marketing de l’équipe nationale du Sénégal de football a été associé à deux alertes actualités. D’abord le 21 août, le Tribunal arbitral du sport (Tas) confirmait la suspension à vie du fils de Lamine Diack de la  Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf). Puis le 5 septembre, la justice brésilienne ouvrait une enquête pour corruption sur l’attribution des JO 2016 à Rio. Une affaire où le nom de Papa Massata Diack est également cité à travers des virements jugés « suspects » notamment pour de possibles achats de voix au sein du Comité international olympique (Cio). Il avait, par ailleurs, été mis en examen pour « corruption » et « blanchiment aggravé » par la justice sénégalaise le 17 février 2016 et placé sous contrôle judiciaire en août 2016. Décidant de ne pas se laisser manger la laine sur le dos, Papa Massata Diack sort de son silence « imposé par (s)on père » pour donner ses vérités basées sur un argumentaire principal : « C’est une conspiration ». Il en développe les contours dans cet entretien accordé au « Soleil ».

Après tant d’épreuves traversées, comment vous portez-vous ?  
Je vais très bien. Je suis tout à fait serein. Comme tout bon croyant, j’accepte ce coup du destin. Ce qui me fait le plus mal, c’est ce qu’on est en train de faire vivre au président Lamine Diack qui se trouve être mon père. Après deux ans d’enquête qui ne nous mène à absolument rien du tout. A part cela, on attend les conclusions de l’enquête pénale.
 
Après une période de silence, pourquoi avez-vous décidé de parler maintenant ?
Je parle en fonction de l’actualité et ce n’est pas la première fois que je prends la parole sur cette affaire. J’ai parlé la première fois le 22 décembre 2015 avec une télévision sénégalaise ; le 21 février 2016, j’ai fait une interview sur une télé française ; en novembre 2016, quand ils ont commencé à évoquer une histoire de dopage d’athlètes russes ; enfin au mois de mars dernier sur l’affaire (de corruption pour l’attribution des JO) de Rio (2016). Quand l’actualité l’impose, il y a des précisions à faire. Dans cette affaire, il y a plus de communication que de procédures juridiques. L’enquête est plus médiatisée que sérieuse. J’ai toujours dit qu’elle était biaisée dès le départ.

Pourquoi dites-vous que l’enquête est biaisée ?
La commission d’enquête de l’Agence mondiale antidopage (Ama), qui est venue à Monaco en janvier 2015 et en juin 2015 pendant que le président Lamine Diack était en fonction, n’a jamais jugé utile d’entendre les accusés pour une version contradictoire. La deuxième chose qui est tout à fait troublante, ils n’ont pas attendu les conclusions du rapport du 9 novembre pour pouvoir porter cette affaire au niveau des juridictions françaises, à savoir le Parquet national financier (Pnf). Ils ont commencé, dès juillet 2015, en passant par Interpol. Nous avons jugé que le procédé était tout à fait évocateur d’une volonté de plus nuire que d’enquêter sérieusement. Le dernier point, dès que l’enquête a été ouverte, la France qui a un accord de coopération judiciaire avec le Sénégal depuis mars 1974, et qui est à 5 heures de vol, n’a jamais jugé utile de venir poursuivre ses investigations au Sénégal entre novembre 2015 et février 2016, sur la base des informations fournies par la commission indépendante de l’Ama.

Comment interprétez-vous cette absence ?
Je l’interprète comme un parti pris surtout avec la présence du procureur national financier, Elianne Houlette, à la conférence de presse de l’Ama, à Munich, le 14 janvier 2016. Ce n’est plus une justice à charge et à décharge. Elle est juste à charge sur la base que nous (son père et lui, ndlr) sommes coupables, les faits sont là, il y a des preuves. Ils enquêtent depuis 21 mois et il n’y a aucune preuve formelle qui peut les inciter à aller en correctionnelle.
 
Avez-vous accès au dossier ?  
Massata DiackJe n’ai pas accès au dossier. La plupart des informations sur le dossier résulte de fuites avec des réseaux de journalistes (ndlr : pour des raisons juridiques évidentes, « Le Soleil » ne peut pas citer les noms des journalistes qu’il pointe du doigt). Ce sont ces mêmes journalistes qui défendaient la candidature de Sébastian Coe lors de la campagne entre 2014 et 2015. J’ai l’impression qu’ils sont en train d’utiliser le même réseau de journalistes que Mike Lee utilisait en tant que consultant stratégique de Sébastian Coe. Curieusement, c’est le même qui occupe les mêmes fonctions pour Paris 2024. Ce qui m’amène à me poser des questions sur l’implication de la France. Je rejette toute compétence territoriale juridique de la justice française pour juger cette affaire.

L’Iaaf est une association de droit monégasque, les faits qu’ils nous reprochent se sont passés dans des pays souverains. On évoque le Sénégal, Singapour, la Turquie, la Russie, le Qatar, le Japon et maintenant le Brésil. Nous n’avons lésé ni commis de délit en France. Cette affaire a été portée à la police monégasque par un Français, ancien secrétaire général de l’Iaaf, du nom Essar Gabriel. Dès le 9 décembre 2014, son avocat qui se trouve également être celui de l’Ama est venu voir le président Diack pour lui demander de démissionner comme De Gaulle l’avait fait en 1969. Je maintiens mes propos. Tout ceci est un mensonge et j’ajouterai que c’est une conspiration bien orchestrée par Richard William Pound qui présidait la commission d’enquête de l’Ama, Craig Reedie, mentor et porte-drapeau de la candidature de Sébastian Coe à la présidence de l’Iaaf. Maintenant, est-ce que Tony Estanguet, président du comité de candidature de Paris 2024 et membre du comité exécutif de l’Ama, a aidé ses amis à déclencher cette affaire en France ? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que c’est le Comité olympique français qui avait invité le président Lamine Diack en octobre 2015 pour le faire arrêter à Paris lors d’un séminaire prévu le 2 novembre 2015 afin de partager son expérience de sportif et de dirigeants avec des africains francophones.

C’est le traquenard qui a permis l’arrestation du président Diack le 1er novembre 2015. Après avoir analysé leurs méthodes, les fuites dans la presse, les articles incendiaires du Monde, du Guardian (Royaume-Uni), de l’Equipe, les enquêtes intempestives de la chaine Ard (Allemagne) par les mêmes acteurs, je me pose la question. Est-ce qu’il ne s’agit pas d’une volonté de nuire au président Diack et de le neutraliser et ainsi faciliter la candidature olympique française car ils ont toujours dit que Lamine Diack ne les soutenait pas. Il y a des raisons d’en douter d’autant plus que dans le match Paris contre Londres en 2012, les Français reprochaient au président Diack de ne pas les avoir soutenus lors de la Session du Cio à Singapour 2005. Ce qui est tout à fait faux.

La France n’était pas heureuse d’échouer quatre fois à l’organisation des JO. Je ne vois pas les compétences juridiques de la France pour enquêter sur cette affaire. La dénonciation a été faite le 4 août à 14 jours du Congrès de l’Iaaf à Pékin. Alors que tout le monde savait que Reedie était le porte-étendard de la campagne de Sébastien Coe. Ils étaient ensemble en Jamaïque pour faire campagne. D’ailleurs, il y a eu des suspicions de dopage en Jamaïque mais vous n’avez jamais entendu d’enquêtes là-dessus. Nous sommes dans un cas de figure de conspiration. L’enquête pénale française fait peut-être partie de cette conspiration internationale.
 
Vous dites que ce n’est pas une enquête sereine, mais en août, le Tribunal arbitral du sport (Tas) a confirmé votre suspension à vie de l'Iaaf. Et depuis la semaine dernière, des accusations de corruption vous mouillent dans l’attribution des JO Rio 2016. Que répondez-vous ces accusations ?
Sur le Tas, j’ai toujours un droit d’appel. Tout ce que je retiens du Tas, c’est une curiosité. Entre la sortie de la décision de la commission d’éthique le 7 janvier 2016 et ma plainte auprès de la Tas datée du 21 février, ils ont dû attendre 8 mois avant de convenir d’un panel organisé en novembre 2016, et pour la décision finale, cela a été renvoyé.
 
Comment expliquez-vous ce délai ?
Papa Massata DiackJe l’explique tout simplement par des blocages de l’Iaaf pour qu’on n’aille pas au Tas parce que la décision de la commission d’éthique est tout à fait légère. Ils n’ont aucune preuve contre moi. Pourquoi ne sortiraient-ils pas les preuves dans le cadre d’une enquête pénale. L’Iaaf est partie civile dans cette affaire en même temps que l’Ama et le Cio. Deuxième élément, la décision devait sortir le 31 janvier 2016 au Tas, elle a été renvoyée sept fois de suite avant de la rendre le 21 août 2017 parce qu’ils étaient acculés en leur disant qu’ils n’y avaient pas de raison de ne pas sortir la décision.

A un moment donné, ils m’ont même dit : « On va sortir la décision, mais on va faire un embargo de 5 jours ». En faisant mes propres investigations, je découvre que Richard William Pound est membre du conseil d’administration du Tas qui est présidé par un Australien du nom de John Coates. Je découvre également que Richard Mc Laren est un avocat inscrit au Tas. Michael Beloff de la commission d’éthique de l’Iaaf est un avocat inscrit au Tas. En découvrant cela, je me suis dit que c’était foutu pour moi. Ces gens ne me donneront jamais raison car ils disculperaient de facto Lamine Diack. Ils ont lié ces deux affaires. C’est une décision biaisée par l’inclusion des éléments de l’enquête pénale française.

La Tas a fait comparaître le docteur Gabriel Dollé qui a fait une déposition à la commission d’éthique et il a fait un accord avec l’enquêteur anglais, Anthony Hooper, pour se rétracter de sa première déclaration à la commission éthique pour mieux être en conformité avec l’enquête pénale française où il charge Lamine Diack de lui avoir remis de l’argent. Il m’a chargé aussi. Dès que le Tas prend en compte l’enquête française alors qu’il était interpellé sur la décision de la commission d’éthique de janvier 2016, les dés étaient pipés. Alors, j’ai jusqu’en fin septembre pour faire appel.

Et concernant la deuxième accusation pour corruption dans l’attribution des JO de Rio 2016 ?
Pour moi, c’est du réchauffé car l’accusation date du mois de mars. Auparavant, il y en avait une sur Tokyo 2020. Un de mes amis qui a une société à Singapour avait signé un accord pour être le consultant de Tokyo 2020. Ils disaient que j’étais derrière cette affaire et que l’argent m’était destiné et par ricochet à mon père. Une commission d’enquête est partie à Tokyo déposer le dossier chez les magistrats japonais qui ont convoqué le président du comité olympique japonais. Le Japon a été très clair en faisant valoir sa compétence territoriale. Il était hors de question que la commission interroge leurs citoyens. C’est ce qui a été fait, car la justice japonaise a entendu le président Takeda qui leur a remis un rapport de 27 pages qui les blanchissait. Après cette affaire, ils reviennent en France pour sortir cette autre affaire de Rio avec les mêmes procédés. On fait fuiter à travers un journaliste du Monde qui fait des articles incendiaires. J’ai répondu par deux interviews sur Radio France Internationale (Rfi) et l’Agence France Presse (Afp) où j’ai été très clair. Oui, j’ai reconnu qu’Arthur Cesar de Menezes Soares Filho (patron de Matlock Capital Group) avait fait un virement sur le compte de ma compagnie car c’est un de mes clients. Je leur ai dit que s’ils voulaient enquêter de manière sérieuse, ils n’ont qu’à débarquer au Sénégal.

C’est à ce moment que je découvre qu’ils avaient été interpellés par le Sénégal pour que l’enquête soit faite dans mon pays dans le cadre de la coopération judiciaire entre le Sénégal et la France. Le juge Van Ruymbecke avait reçu cette notification depuis septembre 2016 mais l’avait caché à Lamine Diack car il était en train de faire un appel pour casser la procédure française. Quand un juge d’instruction se comporte de cette manière, on ne peut pas me faire comprendre que l’enquête est sérieuse.

Le Brésil fait partie des pays où j’ai prérogative de démarcher des sponsors. Nous avons été contactés par Carlos Arthur Nuzman par l’intermédiaire du directeur de Marketing de l’Iaaf à Berlin en 2009. Le Brésil avait donné son accord pour organiser les Championnats du monde de Relais, ce qui sous-tend ma relation d’affaires avec la société d’Arthur Filho. Je n’ai absolument rien à cacher là-dessus. Cela fait partie de mes compétences territoriale et juridique. Deuxième point, nous avons la possibilité de contracter tout sponsor sur ces territoires. L’argent a été déposé dans le compte de ma société. Cela n’a absolument rien de nébuleux encore moins de sulfureux dans la mesure où je n’ai même pas été présenté par le comité olympique brésilien à ce Monsieur Filho mais par une agence de publicité brésilienne qui m’a fait savoir que ce client voulait être sponsor de la compétition.

Il était prévu également trois compétitions successives en 2010, 2011 et 2012 pour les épreuves de qualifications aux JO de Londres. Au dernier moment, le Brésil n’a pas pu organiser les épreuves car ses athlètes étaient sous sanction de dopage. Nous avons dû trouver un accord pour que l’événement se passe aux Bahamas. Ces compétitions firent finalement organiser en 2013, 2015 et 2017. Donc je répète que c’est une campagne de calomnie. Il paraîtrait qu’on allait auditer les contrats de sponsoring et de marketing sous la présidence de Monsieur Diack. C’est de la rigolade.

L’Agence mondiale antidopage, quelle autorité a-t-elle pour enquêter sur les contrats de sponsoring de l’Iaaf ? Même le Cio ne peut pas enquêter sur les contrats de sponsoring de l’Iaaf. Il paraît même qu’ils veulent enquêter sur l’attribution des Championnats du monde de 2009 à 2015 et de JO (il s’esclaffe). C’est parce qu’ils n’ont rien sur le dopage en Russie. Ils font de la diversion. C’est une enquête non contradictoire et seulement à charge.
 
Comment expliquez-vous ce que vous appelez une conspiration ?
J’ai l’impression que la volonté de Richard William Pound, de Mc Laren et de toute leur équipe qui ont mis sous leur coupe Sébastian Coe, est d’auditer toute la présidence de Lamine Diack à cause de l’affaire de dopage en Russie. Ils veulent auditer les 16 ans de présidence du président Diack (1999-2015) en se cachant sous l’enquête de l’Ama.

Dans le rapport de Monsieur Pound, j’ai décelé 8 gros mensonges. Entre autres, il a menti sur ma date de collaboration avec l’Iaaf, elle est de septembre 2007. Entre 2000 et 2006, j’étais agent marketing de l’équipe du Sénégal de football. M. Pound a dit que les droits de télévision sont à 6 millions d’euros. Ils ont été collectés et négociés par moi. Ils sont, en réalité, de 1.200.000 dollars négociés et signés par Essar Gabriel en tant que secrétaire général de l’Iaaf assisté par moi-même mais en tant que consultant. Je n’avais aucune prérogative pour décider sur le marketing de la télévision parce que les droits appartiennent à d’autres groupes. Ce dont je parle est dans des documents que beaucoup de journalistes occidentaux ont reçu et personne n’en a parlé.
 
Au risque de me répéter, qu’est-ce qui explique cette conspiration ?
La première des choses était de neutraliser le président Diack pour la candidature de Paris 2024. Il paraît que le président Diack ne la soutenait pas. Etienne Taubois, directeur de la candidature de Paris, écrivait en novembre 2013 dans son blog que si la candidature de Tokyo avait réussi, c’est grâce au soutien de Lamine Diack. Il était prévu que les Français fassent tout pour avoir les faveurs du président Diack. Il devait même être décoré par le président Hollande le 21 septembre 2015. Vingt personnes ont même été sélectionnées pour assister à la cérémonie à l’Elysée. Entre temps, il y a eu un chamboulement avec l’inclusion de Pound qui les a alertés en disant qu’il avait quelque chose sur le président Diack.

La commission d’éthique a enquêté pendant 16 mois sur cette affaire, à aucun moment Lamine Diack n’a été interpellé pour parler de son rôle. Il y a maintenant 21 mois d’enquête avec Interpol, Tracfin qui a accès à nos comptes domiciliés dans des Banques françaises. Il y a également une volonté de Pound de prendre sa revanche, qui n’a pas eu le soutien du président Diack et de Kéba Mbaye pour la présidence du Cio en 2001 sans compter son échec de 2013 pour entrer à la commission exécutive. Cet homme a des motivations d’en vouloir à Lamine Diack.

Deuxième chose, les Anglais en veulent à Lamine Diack pour avoir transféré le siège de l’Iaaf de Londres à Monaco mais aussi pour avoir exclu d’une réunion Lord Burghley et Marquis d’Exeter. Alors président d’honneur de l’Iaaf, il voulait imposer son point de vue sur la marche du conseil de l’Iaaf en 1977. Monsieur Diack lui avait signifié qu’il avait droit à la parole au Congrès mais pas au Conseil, ce qui l’a fait disparaître des annales de l’athlétisme mondial.

Le dernier élément, Joao Havelange, quand il a été président de la Fifa en 1974, Lamine Diack a réuni les voix africaines en sa faveur au détriment d’un candidat anglais du nom de Sir Stanley Rous. Ils veulent effacer les 16 ans de présidence Diack alors qu’il a laissé plus de 78 millions de dollars de réserve dans les caisses de l’Iaaf, il a vendu 925 millions dollars de contrats dont 68% de sponsoring auxquels j’ai contribué. Pour ces accusations que j’aurais reçu des virements, j’ai rapporté à l’Iaaf 216 millions de dollars donc entre 5 et 8% de commissions, j’ai de quoi vivre. Je n’ai pas besoin de prendre de l’argent d’une athlète russe ou d’une ville candidate. Et puis, je n’ai pas été embauché à l’Iaaf par népotisme mais bien par rapport à mes compétences dans le marketing et le sponsoring.
 
Et le virement effectué en 2009 à l’ancien athlète namibien Frankie Fredericks qui était au moment des faits scrutateur du vote pour le Cio…
Frankie Fredericks et ma société sont liés par des contrats de prestation d'image commerciale depuis 1994/1995 quand j'organisais les meetings sur invitation du Grand Prix en Afrique à Johannesburg, Nairobi, Pretoria, Cape Town et Dakar. Il a aussi été chargé de la promotion des Championnats d'Afrique depuis 1998, et d'organiser les Development Clinics pour les enfants intéressés par l'athlétisme. Ce contrat a été renouvelé en mars 2007 lors du conseil de l'Iaaf à Mombassa, et je tardais à honorer mes engagements du fait des contrôles des changes au Sénégal. En 2008, avec la crise financière mondiale, le ministère des Finances avait imposé des restrictions quant au transfert en devises à toutes les entreprises sénégalaises. Je me devais de lui payer 100.000 Usd, c'est un contrat annuel.
 
Vous disiez que la candidature de Paris était un des éléments qui pouvant expliquer « la conspiration » contre votre père et vous-même. C’est devenu un secret de polichinelle que Paris va accueillir les JO de 2024 (décision officielle attendue le 13 septembre). Est-ce une annonce qui va faire évoluer vos cas respectifs ?
Je ne m’attends à rien d’autre qu’à une enquête sereine et sérieuse faite à charge et à décharge car l’affaire est désormais au niveau de la justice française. J’attends qu’on me montre des preuves d’un pacte de corruption. La justice, ce sont les preuves. Je souhaite bonne chance au mouvement olympique français pour l’organisation et par la grâce de Dieu, j’y serai en tant que spectateur.

Pour ce qui est de l’enquête sénégalaise, où en est-t-on ? Il était question d’envoyer une commission rogatoire au Sénégal. J’attends cette commission depuis décembre 2015. J’ai déclaré dans un média que j’étais prêt à être entendu par cette commission rogatoire au Sénégal. Je suis citoyen sénégalais et résident fiscal au Sénégal. Par ailleurs, il y a une enquête, sous la pression de l’opinion publique, qui a été déclenchée au Sénégal. Sur instruction du procureur de la République, une enquête a été ouverte dès le 17 février 2016 pour m’entendre pendant 8 heures à la sûreté urbaine. J’ai été mis en examen au Sénégal. Il y a un accord de coopération judiciaire, les juges français peuvent transmettre les dossiers et leurs accusations à la justice sénégalaise. Ce qui m’a choqué au moment de la sortie dans les médias des accusations de corruption pour Rio, j’ai découvert que le Sénégal avait répondu le 25 juillet à une lettre de la France écrite en mai 2016. Le juge Van Ruymbeke l’a gardé par devers lui et ne l’avait pas mis dans le dossier d’instruction pendant plus de six mois pour qu’on n’utilise pas cette lettre dans le dossier du président Lamine Diack à la Cour d’appel de Paris. Cela prouve qu’il y a une violation de l’instruction judiciaire dans ce dossier.

Je déplore que le président Diack n’ait pas des avocats très aguerris au niveau pénal et à la communication pour le défendre. Il y a des violations volontaires du secret d’instruction et des procédures par les juges français. Ils disaient à mon père qu’il fallait que je vienne en France pour qu’il le laisse partir alors que je suis sous contrôle judiciaire avec inculpation et réquisition de passeport. Le Sénégal a montré depuis le début qu’il voulait la manifestation de la vérité.
 
Quelles sont les avancées de l’enquête sénégalaise ?
Elle attend les dossiers de la France qui pilote l’instruction. J’ai été entendu et j’ai fourni des réponses à toutes les accusations médiatisées. Egalement, j’ai rendu mon passeport. Je vois le juge tous les mois pour signer mon contrôle judiciaire. Au vu des révélations parues dans la presse, je peux me défendre sur chaque accusation. Je n’ai rien à cacher encore moins des virements sur mon compte professionnel au Sénégal. Je n’y accepterais pas des sommes à l’origine douteuse. Mon rôle à l’Iaaf est sur la base d’un contrat. Sebastian Coe a tous mes contrats et j’ai rendu compte par 2 rapports en mai 2015 et en septembre 2015. En 2010, j’ai sauvé l’Iaaf de la faillite. Les contrats de sponsoring conclus avec les entreprises des pays émergents ont été salutaires. Je ne peux pas avoir joué ce rôle positif et puis aller par la suite me compromettre dans l’illégalité. Il est grand temps d’enquêter à décharge.
 
Comment se porte Lamine Diack dans la situation actuelle ?
Il accuse le coup et se rend compte désormais de la cabale. Il a répondu à toutes les accusations. C’est devenu une bataille d’opinion. Il a compris la fatalité de cette affaire mais je suis sûr qu’il se défendra jusqu’à la manifestation de la vérité.

Propos recueillis par Moussa DIOP

La superstar du judo français Teddy Riner, sevré de compétition depuis son deuxième sacre olympique il y a un an à Rio, assure qu’il «n’arrive pas dans l’inconnu» aux Mondiaux-2017, à Budapest, où il visera une neuvième couronne record.

Comment abordez-vous ce rendez-vous après un an sans compétition ?
«J’aurais préféré reprendre avant ces Mondiaux, mais j’ai été blessé (tibia puis coude, ndlr). Mais j’ai suffisamment d’expérience dans ces tournois pour savoir comment ça marche, je n’arrive pas dans l’inconnu. Je m’entraîne de façon intelligente, à mon rythme. J’ai perdu 25 kilos (depuis sa reprise de l’entraînement en janvier), j’avais vraiment abusé après Rio... Je me sens très bien physiquement. J’ai de bonnes sensations, les jambes qui répondent présent et le mental est au beau fixe.»

Le fait de ne pas avoir combattu depuis les JO-2016 complique-t-il votre approche ?
«Je ne pense pas que ce soit plus difficile parce que je n’ai pas fait de compétitions avant. Je sais ce que je dois faire et l’envie est là. Je vais faire mon judo. Je ne crains aucun adversaire en particulier, je veux juste savoir s’il est droitier ou gaucher, et quelles techniques il utilise. Si tu poses tes mains le premier sur lui, que tu fais le truc à ta sauce, c’est toi qui gagnes. Je le dis souvent aux jeunes, l’adversaire peut être plus fort, si tu as l’envie et que tu attaques, tu le bats. Je ne suis pas tête de série, mais ce n’est vraiment pas important, c’est juste un titre honorifique qui ne te donne aucun avantage. Tête de série ou pas, il faut combattre, aller au bout de la journée.»
Vous comptez huit titres mondiaux et deux médailles d’or olympiques à votre palmarès mais vous ne semblez pas rassasié...

Quand je n’aurai plus l’envie, je n’hésiterai pas à tourner la page. Mais quand ça s’arrête, ça s’arrête vraiment, alors pour le moment je profite ! Je veux encore gagner des titres mondiaux. Dix, c’est un bon objectif, c’est un chiffre rond ! J’ai encore quatre ou cinq ans pour gagner deux titres, c’est tout à fait possible. Je serai aux JO-2020 à Tokyo, c’est une certitude. Mon résultat là-bas sera décisif pour la suite, pour savoir si je vais ou non jusqu’à Paris en 2024.»

AFP

Un peu plus d’un mois après la mise en place de la Fédération sénégalaise de gymnastique qui a remplacé le Comité national de promotion de la gymnastique au Sénégal (Cnpgs), un stage de formation d’entraîneurs en trampoline, une discipline olympique, s’est tenu, du 19 au 26 août, au Centre national d’éducation populaire et sportive (Cneps) de Thiès. Une première au Sénégal et dans la zone 2 qui a vu la participation de sept Sénégalais aux côtés de trois Béninois.

Selon le directeur technique national du Sénégal en gymnastique, Kao Diaby, cette formation vise à donner des connaissances théoriques en anatomie, biomécanique, physiologie de l’effort et en psychologie. «  Ce matin (26 août), les stagiaires sont, comme vous le voyez, dans la phase pratique devant le trampoline », a-t-il ajouté. Le trampoline est une discipline olympique de la gymnastique qui est basé sur l’acrobatie où les mouvements sont plus amplifiés, plus haut. « En compétition, le trampoline peut se faire en individuel et aussi en synchronisation », a-t-il précisé. C’est pourquoi, il souligne que l’apprentissage au trampoline doit se faire à partir de sept ans pour donner toute les chances aux jeunes de pouvoir devenir des champions. « En formant nos encadreurs comme il se doit et les poussant à travailler d’arrache-pied  auprès des enfants sénégalais, bâtir de futurs champions reste bien dans nos cordes », a estimé Kao Diaby.

Un objectif bien partagé par Albertine Gonçalves, première présidente de la toute nouvelle Fédération sénégalaise de gymnastique qui indique qu’avec le niveau de formation offert aux techniciens participants, la Fédération internationale de gymnastique (Fig) qui a pris en charge totalement les trois experts européens et les participants, veut que le défi de « fabriquer » de futurs champions olympiques en trampoline puisse être relevé dans la zone 2. «  Nous en sommes conscients et ravis de cette opportunité offerte aux techniciens des pays de la zone », a-t-elle confié. Rappelons que la zone centre comprend : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, le Congo Brazzaville, le Cameroun, l’Ethiopie, le Nigeria, le Sénégal. Au cours de cette session de formation, seuls le Bénin et le Sénégal ont répondu à l’appel. Au terme de cette formation, les participants ont reçu chacun un diplôme certifié par la fédération internationale de gymnastique dénommée Académie Fig niveau 1 en trampoline.

Un parchemin qui peut permettre aux titulaires d’accéder au niveau 3 s’ils produisent des champions olympiques dans leur spécialité. Un standing qui leur donne la qualité d’expert mondial en trampoline. Sachant que désormais, tout champion d’Afrique en trampoline est qualifié d’office pour les Jeux olympiques à partir de 2020, la balle est donc dans le camp des entraîneurs formés.

Mbaye BA

Le Tribunal arbitral du sport (Tas) a confirmé lundi les suspensions à vie infligées par la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) à Papa Massata Diack, fils de l’ancien président de l’Iaaf, et deux anciens responsables russes, Valentin Balakhnichev et Alexei Melnikov.

Les trois hommes avaient été suspendus le 7 janvier 2016 dans le cadre du scandale de dopage et de corruption qui ébranle l’athlétisme. La commission d’éthique de l’Iaaf les soupçonne d’avoir reçu de l’argent en contrepartie de leur silence sur des faits de dopage, principalement en Russie.

Les arbitres du Tas ont conclu que les charges retenues contre Papa Massata Diack, Valentin Balakhnichev et Alexei Melnikov étaient «établies, au-delà d’un doute raisonnable, et que les sanctions devaient être confirmées». Papa Massata Diack est l’un des 15 enfants de Lamine Diack, ancien président de l’Iaaf. Ex-consultant en marketing à l’Iaaf, il a été placé par Interpol sur sa liste des personnes les plus recherchées après un mandat d’arrêt émis par la France.

Il est recherché notamment pour fraude, blanchiment d’argent et corruption. Valentin Balakhnichev est l’ex-trésorier de l’Iaaf et ex-président de la Fédération russe, et Alexei Melnikov l’ex-entraîneur de l’équipe nationale de marche.

AFP

La suspension à titre provisoire de l’ancien sprinteur Frankie Fredericks de son poste de membre du Conseil de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf), pour des soupçons de corruption, a été confirmée par l’instance, qui a rejeté l‘appel du Namibien, a-t-elle annoncé jeudi.

«Le tribunal disciplinaire de l’Iaaf a confirmé la décision (...) d’ordonner la suspension provisoire du membre du Conseil de l’Iaaf, Frank Fredericks», détaille un communiqué de l’Unité d’intégrité dans l’athlétisme (Aiu), organe de l’Iaaf responsable des questions d’éthique. Celui-ci ajoute que «M. Federicks continue de bénéficier de la présomption d’innocence jusqu’aux conclusions de l’enquête» menée à son encontre concernant «une potentielle infraction à l’ancien code d’éthique de l’Iaaf».

La sanction, prononcée le 17 juillet dernier, suspendait Fredericks «de sa fonction de membre de Conseil de l’Iaaf et de toute fonction dans l’athlétisme».
L’ancien champion du monde avait fait appel et sa requête avait été étudiée par un panel élargi du tribunal disciplinaire de l’Iaaf.

Dans des médias français, Fredericks avait vu son nom associé à des soupçons de corruption, à cause d’un versement provenant de la société du fils de l’ancien président de l’Iaaf Lamine Diack, Papa Massata Diack, déjà au coeur de l’affaire de corruption autour de cas de dopage d’athlètes russes.

AFP

La Sud-Africaine Caster Semenya a remporté le titre mondial du 800 m en en 1 min 55 sec 92/100e, dimanche soir au stade olympique de Londres. L’athlète de 26 ans retrouve un titre qu’elle avait décroché en 2009 à Berlin et 2011 à Daegu. Egalement double championne olympique du double tour de piste (2012/2016) et médaillée de bronze sur 1500 m à Londres, Semenya a fait la différence dans la ligne droite.

AFP

Arrivé au terminus de sa carrière, la superstar Usain Bolt a été foudroyée par une crampe dans la dernière ligne droite de la finale du relais du 4x100 m des Mondiaux de Londres, s’écroulant sur la piste, incapable de mener le bâton à l’arrivée samedi soir.

Lancée à la poursuite du Britannique Nethaneel Mitchell-Blake et de l’Américain Christian Coleman, la grande carcasse s’est cabrée à une cinquantaine de mètres de l’arrivée, la jambe gauche en déséquilibre. «C’est une crampe à l’ischio-jambier gauche mais le plus douloureux, c’est la  déception de perdre la course. Les trois dernières semaines ont été dures pour lui, vous savez. Nous lui souhaitons le meilleur», a indiqué le médecin de l’équipe jamaïcaine Kevin Jones. La légende vivante du sprint (huit médailles d’or olympiques, onze aux Mondiaux) a refusé le fauteuil roulant qu’on lui proposait, se relevant péniblement en se tenant derrière la cuisse gauche pour retrouver ses partenaires jamaïcains. Forcément déçus comme lui.

La plus formidable machine à sprinter s’est donc grippée pour sa dernière exhibition. «Il s’est excusé auprès de nous mais il n’y avait pas besoin d’excuses, les blessures faisant partie du sport», a déclaré son partenaire Julian Forte. Seulement troisième du 100 m il y a une semaine, son premier échec en grand championnat depuis dix ans, Bolt (30 ans) a raté ses adieux sur le plan sportif. Comme des combats de trop. L’homme le plus rapide de tous les temps (9 sec 58 au 100 m, 19 sec 19 au 200 m) aura finalement surtout savouré sa dernière matinée, pour les séries.
Au temps de sa splendeur et de celle du sprint jamaïcain, le roi n’apparaissait pas le matin, laissant à un remplaçant le soin d’expédier la formalité des qualifications. Lui n’arrivait que le soir, en habit de lumière dans son maillot jaune. Samedi soir, la magie n’a plus fonctionné. Et, pendant que la Foudre était au sol, Mitchell-Blake résistait à Coleman (37.47 à 37.52) pour donner l’or que la Grande-Bretagne avait auparavant espéré de Mo Farah.

Un premier coup de tonnerre avait retenti dans le stade une heure  et demie auparavant, pour annoncer la première défaite depuis 2011 en grand championnat de Mo Farah, le héros britannique, lui aussi battu dans la dernière ligne par l’Ethiopien Muktar Edris. Le doublé semble interdit à Londres. Après l’échec du Sud-Africain Wayde Van Niekerk (1er du 400 m/2e du 200 m), l’idole du stade a également échoué à renouveler le doublé du demi-fond (10.000/5000 m) qu’il avait réussi quatre fois entre Jo et Mondiaux. L’Ethiopienne Almaz Ayana, lauréate du 10.000 m, tentera de vaincre le signe indien sur 5000 m dimanche, lors de la journée de clôture. «J’étais super préparé et je savais que j’allais le battre. Après le 10 km, Mo Farah était peut-être fatigué et il n’avait plus assez de jus pour le sprint. J’étais plus fort. Je suis le nouveau champion pour l’Ethiopie. Je suis le prochain champion», a assuré le vainqueur, âgé de 23 ans. «Mes jambes n’en pouvaient plus en entrant dans la ligne droite. Et les Ethiopiens ont été forts en sacrifiant deux des leurs», a admis Farah, les larmes aux yeux.

La dernière défaite de  Farah, sur 10.000 m aux Mondiaux 2011 à Daegu (Corée du Sud), avait été déjà l’oeuvre d’un Ethiopien, Ibrahim Jeilan.
- Felix puissance 15 -
L’Américaine Allyson Felix, or avec le relais 4X100 m, a elle définitivement dépassé Bolt et Merlene Ottey au titre d’athlète le plus médaillé aux Mondiaux, avec désormais 15 breloques contre «seulement» 14 pour les deux légendes. La Russe sous drapeau neutre Maria Lasitskene a déployé ses longues jambes pour un vol impeccable au-dessus de la barre posée à 2,03 m. Suffisant pour conserver son titre.

Au 100 m haies, l’Australienne Sally Pearson a brisé l’hégémonie américaine sur la discipline.  
Au décathlon, synthèse de toutes les disciplines en dix travaux, le Français Kevin Mayer a dominé avec 8768 pts, terminant avec des douleurs au coude droit et des larmes de joie,  devant la paire allemande Rico Freimuth (8.564 pts) et Kai Kazmirek (8488 pts).

AFP

Le Jamaïcain Usain Bolt s’est blessé lors de sa dernière course, le 4x100 m, aux Championnats du monde à Londres, les Britanniques décrochant le titre mondial en 37 sec 47 (record d’Europe), devant les Américains (37.52) et les Japonais (38.04).

Alors que la Jamaïque était au contact de la Grande-Bretagne et les Etats-Unis pour le titre mondial après le passage du troisième relais, Bolt s’est claqué, touché à la jambe gauche, pour sa dernière ligne droite sur la scène internationale.

Bolt s’est alors arrêté en plein effort, s’est allongé sur la piste mais s’est relevé pour rejoindre ses équipiers en boitant.

Les Jamaïcains avec Bolt avaient remporté le titre mondial sur 4x100 m quatre fois de suite à Berlin-2009, Daegu-2011, 2015, et il faut remonter à 2005 pour retrouver un podium sans les athlètes de Kingston.

AFP 

L’Américain Justin Gatlin sacré à 35 ans sur 100 m, le Turc Ramil Guliyev qui tire les marrons du feu sur 200 m: le sprint mondial apparaît plus ouvert que jamais après la retraite du légendaire Usain Bolt, patron incontesté durant 9 ans. Qui pour assurer la relève?

. Christian Coleman (Usa, 21 ans): la nouvelle fusée Us
Inconnu du grand public avant 2017, l’ex-étudiant en management sportif de l’Université du Tennessee, d’où est également issu Gatlin, a fait une apparition foudroyante sur le devant de la scène, d’abord en signant le meilleur temps de l’année sur 100 m (9 sec 82, le 7 juin) avant de prendre la 2e place sur la ligne droite aux Mondiaux de Londres, deux mois à peine après son passage chez les professionnels. Celui qui s’est payé le luxe de devancer le monument Usain Bolt en demi-finale et en finale n’est pas spécialement le sprinteur le plus gracieux sur la piste avec son physique de déménageur (1,75 m, 71 kg) mais il est déjà d’une efficacité redoutable, que ce soit sur 100 ou sur 200 m, distance sur laquelle il est descendu sous les 20 secondes en 2017.  

. Andre De Grasse (Can, 22 ans): le grand absent
Le Canadien a été le grand absent des épreuves de sprint des Mondiaux et peut amèrement regretter la déchirure aux ischio-jambiers qui l’a privé du voyage à Londres. Car au vu de la forme déclinante de Bolt et du chrono victorieux de Gatlin en finale du 100 m (9 sec 92), la victoire était largement dans les cordes du 3e des JO-2016 sur la distance. Avant de déclarer forfait à deux jours de l’ouverture des Championnats du monde, De Grasse avait signé un prodigieux 9 sec 69 sur 100 m le 18 juin, avec toutefois un vent favorable de +4,8 m/s, qui n’avait pas permis d’homologuer le chrono. Dauphin de Bolt à Rio sur 200 m, il aurait aussi été un candidat plus que sérieux sur le demi-tour de piste.

. Noah Lyles (Usa, 20 ans): le prodige
Déjà dominateur en juniors (champion du monde du 100 m en 2016), le jeune Américain a commencé à faire parler de lui à l’échelon supérieur avec sa prestation magique sur 200 m en mai 2017 au meeting de Shanghaï, comptant pour la Ligue de diamant (19 sec 90). Mais au-delà du chrono, c’est le style et la technique purs de Lyles qui ont sauté aux yeux, suscitant des comparaisons avec Bolt. Couvé par Lance Brauman, ex-coach des pointures Tyson Gay et Veronica Campbell-Brown, il lui reste toutefois à passer le cap d’un grand championnat international, une blessure à une cheville l’ayant empêché de tenter sa chance aux sélections US pour les Mondiaux.

. Wayde Van Niekerk (Rsa, 25 ans): le grand fantasme
Le Sud-Africain est le patron incontesté du 400 m dont il est double champion du monde, champion olympique et recordman du monde (43 sec 03). Mais il a affiché à de nombreuses reprises son désir de passer au sprint court.

Sa tentative de doubler 400 m et 200 m a certes échoué aux Mondiaux avec une 2e place sur le demi-tour de piste mais il possède un potentiel qui peut lui ouvrir de larges perspectives.
Il est en effet le seul homme dans l’histoire de l’athlétisme à être passé à la fois sous les 10 secondes au 100 m, sous les 20 secondes au 200 m et sous les 44 secondes au 400 m.
Considéré comme un possible successeur d’Usain Bolt en tant que nouvelle superstar du premier sport olympique, il ne pourra endosser ce statut que s’il parvient à mener à bien cette «reconversion».

. Ramil Guliyev (Tur, 27 ans): peut-il confirmer?
Le Turc a causé une énorme surprise en s’imposant sur le 200 m des Mondiaux. Toute la question est de savoir si cet exploit sera suivi d’effet alors que son principal fait d’armes n’était jusque-là qu’une 2e place européenne sur le demi-tour de piste (2016).

AFP 

L’Américaine Brittney Reese, 30 ans, a décroché un quatrième titre de championne du monde à la longueur, avec un saut à 7,02 m vendredi soir au stade olympique de Londres.

Reese, vice-championne olympique en titre, a devancé la Russe, sous drapeau neutre, Darya Klishina (7,00 m) et l’Américaine Tianna Bartoletta (6,97 m), tenante du titre et championne olympique à Rio. Médaillée au cours des cinq derniers grands championnats auxquels elle avait participé, la Serbe Ivana Spanovic, retardée dans sa préparation par une blessure en juin, a cette fois terminé au pied du podium, à un centimètre de la 3e place.

Quatre athlètes regroupées en six centimètres, c’est le concours le plus serré en 16 éditions des Mondiaux. Agée de 30 ans, Reese se pare d’or aux Mondiaux pour la quatrième fois après Berlin-2009, Daegu-2011, et Moscou-2013. En 2012, elle avait remporté le titre olympique à Londres.

Ancienne joueuse de basket-ball, Reese avait gagné un titre majeur chaque année entre 2009 et 2013, avec l’ajout des médailles d’or aux Mondiaux en salle de 2010 et 2012. En 2016, elle avait encore remporté le titre majeur en indoor.

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Le conseil municipal de Los Angeles a donné son feu vert vendredi au contrat de ville hôte présenté par le Comité international olympique (Cio pour l’organisation des jeux Olympiques de 2028 dans la cité des Anges.

Les membres du conseil ont unanimement voté à 12 voix pour ratifier ce contrat lors d’une réunion spéciale sur les Jeux, rapprochant un peu plus la mégapole californienne de ses troisièmes Jo. Fin juillet, Los Angeles avait annoncé un accord avec le Cio lui accordant l’organisation des Jeux de 2028 et cédant ceux de 2024 à Paris.

Un accord tripartite doit encore être formellement signé entre le Cio, Paris et Los Angeles avant la validation le 13 septembre à Lima par la session du Cio de la double attribution.

AFP

Le Turc Ramil Guliyev a été sacré champion du monde du 200 m, jeudi à Londres, privant pour deux centièmes le Sud-Africain Wayde Van Niekerk, 2e, du doublé 200-400 m. Guliyev, vainqueur en 20 sec 09, a devancé Van Niekerk (20 sec 11) et le Trinidadien Jereem Richards (20 sec 11). Le succès de Guliyev, 27 ans et d'origine azerbaïdjanaise, est une énorme surprise, le monde de l'athlétisme attendant plutôt un duel entre Van Niekerk et le Botswanais Isaac Makwala, seulement 6e (20 sec 44). Van Niekerk, sacré mardi pour la 2e fois sur le 400 m dont il est champion olympique, ambitionnait d'effectuer le doublé 200-400 m, exploit seulement réussi par l'Américain Michael Johnson aux Mondiaux-1995 et aux JO-1996.  Quant à Makwala, meilleur performeur de la saison sur le 200 m (19 sec 77), il apparaissait comme le challenger le plus coriace du Sud-Africain. Le Botswanais semblait d'ailleurs extrêmement motivé depuis ses mésaventures des derniers jours.  L'IAAF a finalement autorisé mercredi Makwala à participer au 200 m à l'issue de sa période de quarantaine et après examen médical.
Il avait couru seul sa série mercredi avant de participer aux demi-finales deux heures plus tard.

AFP

 

« Les Jeux africains de la jeunesse, Alger 2018, seront qualificatifs pour les Jeux olympiques de la jeunesse (Joj) pour ce qui est des sports individuels ». Le Cio vient, en effet, d’approuver officiellement l’idée de faire des Jeux africains de la jeunesse un événement qualificatif pour les Jeux olympiques de la jeunesse d’été 2018 à Buenos Aires, indique un communiqué de l’Acnoa. Et dans la même veine, le Cio est en train d’étudier la possibilité que deux sports collectifs, à savoir le rugby et le hockey, soient également qualificatifs pour cet événement mondial. « Pour autant que les Fédérations internationales correspondantes acceptent de faire des Jeux africains de la jeunesse une épreuve de qualification pour leur sport », a ajouté le président du Cio, Thomas Bach.

Cette décision du Cio, notifiée à l’Acnoa par une correspondance en date du 26 juillet dernier, intervient à la suite d’une modification des dates des Joj, qui indique que la période de qualification pour les sports individuels a été prolongée jusqu’au 31 juillet 2018 ; ce qui signifie, en clair, que les Jeux africains de la jeunesse peuvent dorénavant être utilisés comme épreuve de qualification pour les sports concernés », souligne le président du Cio. Qui offre ainsi la possibilité à l’Acnoa de faire des Jeux africains de la jeunesse, un événement qualificatif pour les Joj, mais aussi et surtout de confirmer la haute estime qu’il porte pour cet événement offert à l’Acnoa pour la jeunesse continentale. La ville d’Alger qui abritera donc cette 3e édition en juillet 2018, sera à l’honneur pour une manifestation qui sera qualificative pour les Jeux olympiques de la jeunesse. « Cette manifestation amènera les meilleurs athlètes et par voie de conséquence elle imprimera un meilleur cachet technique aux jeux. Toute chose qui donnera une meilleure valeur marchande, un atout qui pourrait attirer plus de sponsors », conclut le communiqué de l’Acnoa.

C. F. KEITA

L’agent du controversé champion du monde du 100 m Justin Gatlin a dénoncé lundi le traitement «inhumain» et «antisportif» infligé selon lui à son poulain par la Fédération internationale (Iaaf) et son président Sebastian Coe.
Le patron de l’Iaaf, qui milite pour des bannissements à vie en cas de récidive, avait déclaré dimanche sur la Bbc que le succès du Gatlin, contrôlé positif à deux reprises et notamment suspendu quatre ans pour dopage entre 2006 et 2010, n’était pas «le scénario idéal» pour son sport. «Je suis indigné, a réagi auprès de la Bbc Renaldo Nehemiah, l’agent de Gatlin et ancien détenteur du record du monde du 110 m haies. Je ne cautionne pas le dopage mais Justin Gatlin a purgé sa Ath»peine, il respecte les règles et l’Iaaf l’a réintégré. Donc raconter une histoire dans laquelle il serait le méchant, ce n’est réellement pas juste. C’est inhumain et antisportif.» «Lord Coe est membre de l’Iaaf qui a établi les règles et les sanctions. Quand vous avez purgé votre peine, vous êtes censés être réintégré. S’ils n’en veulent pas, il faudrait alors qu’ils changent les règles», a-t-il ajouté.

AFP

Le Kényan Conseslus Kipruto, champion olympique en titre, a remporté le titre de champion du monde du 3.000 m steeple en 8 min 14 sec 12/100e, devant le Marocain Soufiane Elbakkali (8:14.49) et l’Américain Evan Jager (8:15.53). Kipruto avait échoué à la 2e place aux Mondiaux en 2013 et 2015, à chaque fois battu par Ezekiel Kemboi. Le Français Mahiedine Mekhissi, triple médaillé olympique, a terminé fort à la 4e place en 8 min 15 sec 80/100e. A seulement 22 ans, Conseslus Kipruto est désormais le chef de file affirmé du Kenya, la nation qui domine le steeple depuis des décennies.
La seul inquiétude autour du vainqueur concernait l’état de sa cheville qui l’a fait souffrir depuis un mois et l’a obligé à ne pas appuyer le pied sur la barrière de la rivière. Néanmoins, le Kenya n’a réussi à placer qu’un seul athlète sur le podium à Londres. Aux derniers Mondiaux, en 2015 à Pékin, le pays avait placé ses quatre représentants aux quatre premières places.

AFP

Le Français Pierre-Ambroise Bosse a remporté le titre mondial du 800 m mardi soir au stade olympique de Londres, la première médaille française des Mondiaux-2017 et le 11e titre mondial de l’histoire de l’athlétisme français. Bosse (25 ans) s’est imposé en 1 min 44 sec 67/100e, devant le Polonais Adam Kszczot (1:44.995) et le Kényan Kipyegon Bett (1:45.21). Au pied du podium aux Jeux de 2016, «alors que je me sentais assez fort pour aller provoquer David Rudisha pour l’or», Bosse était arrivé aux Mondiaux sur la pointe des pieds, souffrant à un ischio-jambier et n’ayant que trois courses à son actif. «Mais je suis un joueur de poker et je dois être là, c’est mon boulot», avait assuré le Nantais. Après avoir passé les séries et, difficilement, les demi-finales, repêché au temps, Bosse a réussi son coup de poker en attaquant à 200 m de l’arrivée et en résistant jusqu’au bout à ses adversaires. Il avait également affirmé, en arrivant à Londres, que les cartes étaient redistribuées avec l’absence sur blessure de Rudisha, double champion olympique et du monde, et détenteur du record planétaire (1:40.91).

AFP

L’Américain Justin Gatlin, 35 ans et suspendu quatre ans pour dopage dans sa carrière, a décroché le titre de champion du monde du 100 m, en battant samedi soir à Londres le Jamaïcain Usain Bolt, octuple champion olympique, seulement 3e pour le dernier 100 m de sa carrière. Gatlin, champion olympique 2004 et du monde 2005 du 100 m, a bouclé la ligne droite en 9 sec 92/100e, devant son compatriote Christian Coleman (9.94) et Bolt en 9 sec 95. Gatlin avait déjà battu Bolt sur 100 m d’un centième de seconde lors du meeting de Rome en 2013. Jusqu’à l’acte final daté 5 août 2017, Bolt (30 ans) n’avait plus connu la défaite dans un grand championnat depuis les Jeux de Pékin (2008). Certes, le Jamaïcain avait été dépossédé du titre du 100 en finale des Mondiaux 2011 à Daegu (Corée du Sud) mais sans courir, après avoir été éliminé pour faux départ.

En finale à Londres, Bolt a pris encore un départ moyen. Mais, cette fois, il n’avait plus le brillant d’autrefois pour refaire son retard. Le sprinter qui pesait aussi 11 titres mondiaux était arrivé à Londres avec pour seule référence chronométrique les 9 sec 95 de son succès à Monaco, le 21 juillet.

Bolt fera des adieux définitifs à la compétition samedi 12 août avec le relais 4X100 m de son pays. «Je suis désolé de ne pas avoir pu terminer sur une victoire, mais je vous remercie pour votre soutien», a déclaré sur le stade le vaincu magnifique. Bolt a aussi fait l’accolade à Gatlin, qui a subi la bronca de la foule au moment de l’annonce de son succès.

AFP

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