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Athlétisme (220)

La justice a récemment refusé de lever l’interdiction de quitter la France à l’ancien patron mondial de l’athlétisme, le Sénégalais Lamine Diack, mis en examen dans l’enquête sur un scandale de corruption à l’Iaaf pour couvrir des athlètes russes dopés, a-t-on appris jeudi de source proche de l’enquête.

Dans sa décision du 21 décembre, dont l’Afp a eu connaissance, la cour d’appel de Paris souligne que «le risque» que Lamine Diack, 84 ans, «se soustraie» à «la justice française est élevé». Elle souligne aussi que «les autorités judiciaires françaises essaient vainement d’entendre» l’un de ses fils, Papa Massata Diack, personnage clé de ce dossier, visé par un mandat d’arrêt international, mais qui réside au Sénégal où il ne risque aucune extradition.

Dans cette enquête menée par des juges d’instruction au pôle financier de Paris, Lamine Diack, l’un de ses conseillers et avocat, Habib Cissé, et l’ancien chef de l’antidopage à la fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) Gabriel Dollé, sont mis en examen pour corruption depuis novembre 2015. Contacté, l’avocat de Lamine Diack, Me Daouda Diop, n’a pu donné suite dans l’immédiat.

AFP

Le ministre des Sports, Matar Bâ, a félicité le nouveau président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme, Sara Oualy, élu par consensus hier. Il a renouvelé d’ailleurs sa détermination à accompagner ce dernier et son équipe dans leur mission qui s’annonce difficile. « L’athlétisme a connu des moments difficiles et c’est à nous de relever le défi. Il faut, avec votre groupe, essayer de trouver des solutions par rapport à cela. De notre côté, nous ne pouvons pas faire moins que ce que nous faisions avec Momar Mbaye ; nous ferons plus parce que vous en avez besoin », a rassuré Matar Bâ. Selon lui, il faut cependant que les présidents changent leurs manières de gérer les fédérations parce que ce sont eux les premiers responsables. « L’Etat a choisi de déléguer les pouvoirs. Donc vous êtes ses partenaires. C’est à vous maintenant d’indiquer les voies à suivre, et s’il y a des difficultés, l’Etat pourrait intervenir. Mais il faut être soudé dans la réussite et la difficulté », a-t-il dit.

Le ministre des Sports a magnifié, pour terminer, ce choix des candidats de privilégier le consensus. « Je félicite le 1er vice-président Cheikh Tidiane Boye ; je ne peux oublier aussi Amadou Dia Bâ qui s’est retiré. Momar Mbaye également a su rendre le témoin et ce n’est pas donné à tout le monde, surtout quand on a passé 15 ans à la tête d’une instance. C’est dans la paix que vous aurez des résultats. Soyez rigoureux dans la démarche », a-t-il conseillé aux fédéraux. En effet, le nouveau patron de l’athlétisme sénégalais a axé son programme sur le retour de l’athlétisme à l’école, la promotion de la pratique de la discipline sportive dans les régions et la formation des cadres.

AFP

La première discipline olympique a connu de meilleurs moments que ceux vécus durant l’année 2017. Malgré les médailles citées plus haut obtenues aux Jeux de la Solidarité islamique, c’est ailleurs que les athlètes sénégalais étaient attendus. En particulier aux Championnats du monde d’athlétisme de Londres où il a fallu une invitation (Wild card) pour y voir un représentant sénégalais (Moulaye Sonko au 100m) qui d’ailleurs n’a finalement pu y participer à cause d’une blessure contractée aux Jeux de la Francophonie d’Abidjan où le Sénégal avait remporté trois médailles d’argent par Ibrahima Mbengue sur 400m, Mamadou Guèye à la longueur et le relais 4x400m. 

Les jeunes athlètes ont essayé de jouer leur partition dans le rayonnement de la discipline en Afrique. Ils sont revenus de Tlemcen en Algérie où ont eu lieu les Championnats d’Afrique juniors avec deux médailles ; l’une en argent avec Luis François Mendy au 110m haies et l’autre en bronze avec Fatou Badji qui s’est classée 3ème au concours du triple saut.

C’est au terme de cette année un peu compliquée que s’est achevé le mandat du président Momar Mbaye. Mais, la famille de l’athlétisme tarde encore à trouver un successeur à celui qui a présidé aux destinées de la Fsa pendant 16 ans. L’assemblée générale du 16 décembre dernier n’ayant pas permis de départager les deux candidats que sont Cheikh Tidiane Boye et Sara Oualy, le Comité directeur élu à l’issue de ce conclave se chargera, prochainement, d’élire le nouveau président de l’instance.

O. POUYE

Trois médailles dont un titre ! C’est la moisson de la délégation sénégalaise aux 4èmes Jeux de la Solidarité islamique qui se sont déroulés du 12 au 22 mai dernier à Bakou, en Azerbaïdjan. Le titre au triple saut féminin a été remporté par Sangoné Kandji avec un saut de 13,05m alors que la deuxième place a été acquise au 400m haies par Amadou Ndiaye qui a réalisé un chrono de 50’’94. La médaille de bronze est, pour sa part, l’œuvre de Moustapha Kama qui s’est hissé sur le podium dans la catégorie des -54kg en taekwondo malgré une blessure qui a eu raison de ses ambitions de titre et qui l’a empêché de monter sur le tapis pour disputer sa demi-finale, pour le bronze. Telles sont les performances de la délégation représentée par 14 athlètes sénégalais qui étaient engagés dans sept disciplines.

Avec ces podiums pour fêter l’amitié et la solidarité entre les différentes nations musulmanes de la planète, le Sénégal a finalement pris le 21ème rang au classement général. Une position qui cache tout de même mal la frustration que les uns et les autres ont eue. D’autant plus que d’autres podiums étaient à la portée des athlètes sénégalais, en particulier dans les arts martiaux. Car outre Kama, six autres combattants (2 du karaté, 2 du wushu, un autre taekwondiste et un judoka) étaient du voyage au bord de la Mer caspienne. Mais une mauvaise gestion de leurs temps forts a parfois contrarié les représentants nationaux. En particulier Mbagnick Ndiaye, le seul judoka qui, chez les +100kg, a chuté face à des adversaires largement à sa portée.

Ousseynou POUYE

Sara Oualy a été élu, par consensus, président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme (Fsa), hier, dans les locaux du ministère des Sports. Il succède à Momar Mbaye qui était à la tête de cette instance depuis 15 ans. A noter que 3 candidats étaient en lice pour la présidence de la fédération d’athlétisme, à savoir El Hadji Amadou Dia Bâ, médaillé d’argent aux Jeux olympiques de Séoul (1988), Sara Oualy président de l’As Douanes et Cheikh Tidiane Boye champion du monde militaire du 800 m et 1 500 m. L’ancien coureur du 400m haies avait finalement retiré sa candidature pour laisser le champ libre aux deux autres candidats.

Le nom du nouveau président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme a été rendu public hier dans les locaux du ministère des Sports en présence du ministre Matar Bâ, du président sortant Momar Mbaye, du secrétaire général du Cnoss Seydina Diagne et des 39 membres du comité directeur. Et c’est l’ancien vice-président du bureau sortant, Sara Oualy, qui a été désigné à l’issue d’un consensus. Son principal concurrent, Cheikh Tidiane Boye (champion du monde militaire du 800 m et du 1 500 m), a été élu 1er vice-président de la fédération. L’inspecteur principal des Douanes succède ainsi à Momar Mbaye (il a dirigé la Fsa de 2001 à 2017) pour un mandat de 4 ans. Dans son allocution, le nouveau président a remercié les membres du comité directeur et particulièrement l’autre candidat, Cheikh Tidiane Boye qui a permis au comité d’aller au consens. Sara Oualy a rendu également un hommage à Momar Mbaye pour le travail abattu durant 15 ans. « En effet, il a réussi durant 15 longues années le label du meeting de Dakar et a pu asseoir la pratique de l’athlétisme dans toutes les régions comme l’atteste la présence des 14 ligues régionales bien structurées », a-t-il indiqué. D’après lui, cette longévité de Momar Mbaye à la tête de la fédération d’athlétisme tient à sa capacité à surmonter les difficultés, contenir les divergences et réunir la famille de l’athlétisme au tour de l’essentiel.

En termes de bilan sportif, les résultats enregistrés sont acceptables, dit-il, malgré un contexte caractérisé par la disparition des fonds de relance, des bourses de la Confeses et de la léthargie de l’Uassu qui constitue un vivier très riche pour cette discipline. Dans l’optique d’ailleurs d’améliorer sensiblement ce bilan, le président de l’As Douanes compte sur un soutien appuyé de la part du ministère chargé des Sports qui demeure son premier partenaire, et l’assistance de certains opérateurs économiques.  

Les membres de la fédération attendent particulièrement du ministère des Sports, entre autres, la réfection des tartans d’Iba Mar Diop et Lépold Sédar Senghor, la dotation en équipements des stades régionaux, la redynamisation du sport à l’école et enfin un appui aux athlètes de l’élite. « Nous comptons également sur le soutien de tous les Sénégalais en particulier des clubs, des techniciens et anciens athlètes pour leur contribution à l’édification d’un athlétisme performant. J’ose espérer que les gens vont enterrer les querelles intestines pour répondre à notre appel », a souligné en dernier lieu Sara Oualy.

De son côté, le président sortant, Momar Mbaye, s’est dit convaincu que son successeur est imprégné et averti des problèmes et difficultés qui l’attendent. « Je pense qu’aux côtés du comité olympique et du ministère des Sports, il arrivera, avec vous, à relever un certain nombre de défis. Notre athlétisme n’est pas moribond. Effectivement, on peut constater, ces deux dernières années, un manque de présence au niveau international. Mais, on peut le corriger en motivant les entraîneurs et athlètes qui sont sur le terrain », a dit Momar Mbaye. Concernant les votes, Cheikh Tidiane Boye a été élu 1er vice-président, Amadou Diaw 2ème vice-président, Cheikh Tidiane Camara 3èmevice-président et Amy Mbacké Thiam 4ème vice-président.

Absa NDONG

 

Disputer le Mondial-2019 au Qatar serait «un super nouveau départ», a déclaré mercredi le champion olympique en titre du 400 mètres Wayde van Niekerk alors que le Sud-Africain, blessé en octobre à un genou, vient d’en finir avec sa rééducation. «Doha, ce serait un super nouveau départ pour moi pour me permettre de revenir et retrouver ma confiance afin de continuer de dominer chaque course», a déclaré le coureur de 25 ans dont le programme de reprise n’est pas encore défini. «Les soins que j’ai reçus, c’était la classe mondiale et ma récupération a été très positive». L’athlète s’était blessé à un ligament du genou en octobre lors d’une partie de rugby «touché» entre célébrités dans le cadre d’une exhibition au Cap en lever de rideau du test match entre les Springboks et les All Blacks. Rapidement opéré aux USA, il s’est ensuite rendu au Qatar pour peaufiner sa rééducation. Cette blessure devrait donc le priver au final de plus d’un an de compétition. Van Niekerk, souvent présenté comme le successeur d’Usain Bolt, est le premier homme à courir conjointement le 100 mètres en moins de 10 secondes, le 200 en moins de 20 s et le 400 en moins de 44 s.

AFP

 

La 8ème édition des championnats nationaux de Spécial Olympics s’est terminée en beauté dimanche, au stade Léopold Sédar Senghor. Le public a d’ailleurs assisté aux finales sur plusieurs distances 40, 80, 100, 200 et 400 m et du lancer de poids. 8 athlètes ont été sélectionnés après cette compétition pour représenter le Sénégal aux jeux mondiaux de Spécial Olympics, au mois de mars 2019, à Abu-Dhabi.

La sélection de tennis de table a été établie également. « Nous aurons deux garçons et une fille aux championnats mondiaux. Dans les semaines à venir, ce sera la natation. Nous allons sélectionner deux athlètes dans cette discipline de même que dans l’équitation. Une équipe de football va aussi participer au tournoi de football à 7 lors de ces jeux mondiaux 2019 », a expliqué la directrice nationale de Spécial Olympics Sénégal, Rajah Sy.

Les championnats nationaux d’athlétisme et de tennis de table ont démarré vendredi en présence du ministre des Sports Matar Bâ, parrain de cette 8ème édition. 250 athlètes sélectionnés lors des championnats régionaux ont participé à ce tournoi. Et d’après Rajah Sy, sur chaque série, tout le monde est médaillé. « C’est important pour eux car cela les valorise et leur confirme qu’ils ont des aptitudes sportives et qu’ils peuvent aller au-delà de leur limite »

A noter que l’association œuvre pour l’intégration et l’inclusion dans la société des personnes qui ont une déficience intellectuelle.
En fait, elles font du sport dans différentes disciplines. L’association organise également un atelier pour les tout-petits qui ont entre 2 et 7 ans, afin de les préparer aux activités sportives.

Absa NDONG

 

La 8ème édition des championnats nationaux de Spécial Olympics Sénégal (Sos) a débuté, hier, avec une cérémonie d’ouverture qui s’est déroulée au stadium Marius Ndiaye. Au programme, des épreuves d’athlétisme au stade Léopold Sédar Senghor. 

Au total, 250 athlètes sont au front pour des délégations venues de neuf régions du pays à savoir Dakar, Bignona, Fatick, Kaolack, Kolda, Mbour, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor. A noter que cette 8ème édition est qualificative pour les Mondiaux de mars 2019 à Abu Dhabi (Emirats arabes unis).

Les organisateurs des jeux Olympiques de Tokyo 2020 ont annoncé vendredi une nouvelle réduction «importante» de leur budget, la capitale japonaise étant sous pression pour contenir la montée en flèche des coûts.
Le budget global des Jeux est fixé désormais à un montant total de 1.350 milliards de yens (10,02 milliards d’euros), ont indiqué les organisateurs dans un communiqué. Ceci représente une réduction de 1,17 milliard d’euros par rapport au budget précédent révélé il y a un an et de 252,72 millions par rapport au montant provisoire convenu en mai.
«Plus on avancera, plus Tokyo-2020 continuera à rechercher des réductions de coûts supplémentaires, notamment dans le domaine évènementiel, des transports, de l’hébergement et de la sécurité», ont ajouté les organisateurs. Le président du comité de coordination des jeux du Comité international olympique (Cio), John Coates, a déclaré en octobre que Tokyo devrait oeuvrer pour baisser d’1 milliard de dollars (842,41 millions d’euros) le montant des coûts annoncés en mai. Le comité organisateur de Tokyo-2020 prendra à sa charge 4,71 milliards d’euros des coûts tandis que les autorités de la ville de Tokyo ainsi que le gouvernement japonais assumeront ensemble 5,89 milliards d’euros.

AFP

 

La ville de Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, a été désignée officiellement jeudi ville-hôte des Jeux du Commonwealth 2022.
L’annonce a été faite par Louise Martin, présidente de la Fédération des jeux du Commonwealth, lors d’une conférence de presse à l’Arena Academy de Birmingham. L’événement avait dans un premier temps été attribué à Durban, mais l’organisation avait été retirée à la ville sud-africaine en mars dernier pour des raisons financières.
Les Jeux du Commonwealth réunissent tous les quatre ans les nations membres du Commonwealth britannique, une association d’une cinquantaine de pays pour la plupart issus de l’Empire britannique.

AFP

 

Le sprinteur américain Justin Gatlin, suspendu deux fois dans sa carrière pour dopage, a limogé mardi son entraîneur pris la main dans le sac par des journalistes du Daily Telegraph auxquels il aurait proposé des produits dopants.

«J’ai été choqué et surpris d’apprendre que mon coach pourrait avoir quelque chose à voir avec (ces accusations). Je l’ai limogé dès que je l’ai appris», a assuré le controversé champion du monde du 100 m sur son compte Instagram.

Le Daily Telegraph, dans son édition de lundi, affirme que Dennis Mitchell et un agent, Robert Wagner, ont proposé à leurs journalistes de fausses prescriptions médicales afin d’obtenir des produits dopants et de les introduire illégalement aux Etats-Unis. Selon le quotidien britannique, les deux hommes ont proposé, pour 250.000 dollars, de la testostérone et des hormones de croissance à un acteur, en fait un journaliste, qui prétendait s’entraîner pour incarner un sportif dans un film.

«Ces accusations sont très sérieuses et frappent au coeur l’intégrité de l’athlétisme», a commenté dans un communiqué Brett Clothier, le directeur de l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (Aiu), organe de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) responsable des questions d’éthique. «L’Aiu va enquêter sur ce dossier en cooéparation avec l’Usada (l’agence anti-dopage américaine, ndlr) et nous espérons que le Daily Telegraph nous assistera dans cette tâche en nous fournissant des informations», a-t-il ajouté. Il s’agit d’une nouvelle affaire embarrassante pour Justin Gatlin, âgé de 35 ans, qui a déjà été suspendu en 2001 (un an) et 2006 (4 ans) pour dopage.

 

AFP

 

Le Centre national d’éducation populaire et sportive (Cneps) de Thiès a accueilli, dans la journée du samedi, la famille de l’athlétisme sénégalais, le temps d’élire un comité directeur de 19 membres dont 6 coptés et 14 présidents de ligue membres de droit.

Après la cérémonie protocolaire présidée par le secrétaire général du ministère des Sports, Paul Dione, au nom du ministre des Sports empêché, le président sortant, Momar Mbaye, a dressé un bilan flatteur de son mandat avant la vérification des mandats.

Sur ce point, il y a eu beaucoup de conciliabules et souvent même d’invectives ; car des délégués ont contesté le nombre de 77 clubs affiliés répertoriés par la fédération.
Finalement, après contrôle, seuls 71 clubs ont été admis dont un absent. Ainsi, sur les 84 mandataires vérifiés, 13 ont été récusés par l’assemblée générale. Ceci dit, l’assemblée générale est passée au recensement des candidatures pour être membre du comité directeur.

Au total, 25 candidats se sont déclarés pour 19 postes disponibles. A l’issue du vote, le meilleur score (61 voix) a été obtenu par Djiby Diouf de Petaw-bi de Mbour et par ailleurs vice-président de la Ligue régionale d’athlétisme de Thiès.

Il est suivi de Sara Oualy (58 voix), un des candidats au poste de président de la fédération. Son challenger, Cheikh Tidiane Boye, a engrangé 50 voix ; un score qui le positionne à la 8e place. Maintenant, les 19 membres du comité directeur de la Fédération sénégalaise d’athlétisme auront la lourde tâche d’élire les membres du bureau fédéral à une date qui sera fixée.

Mbaye BA

 

Elhadj Amadou Dia Bâ n’est plus candidat à la présidence de la Fédération sénégalaise d’athlétisme. Il l’a signifié, hier, par le biais d’un communiqué parvenu à notre rédaction tard dans la soirée. Il faisait pourtant partie des candidats potentiels à la succession de Momar Mbaye qui avait décidé de ne pas se représenter cette année. En course avec deux adversaires, Cheikh Tidiane Boye et Sara Oualy, le seul médaillé d’or sénégalais aux Jo a, en effet, décidé de jeter l’éponge à la veille du scrutin. Donc, après avoir remercié les membres de son collectif et la famille de l’athlétisme qui le soutenait, Elhadj Amadou Dia Bâ a transmis ce communiqué pour informer de son désistement.

La raison ? « Le défaut de consensus » qu’il prônait et que certains n’ont pas accepté. « J’avais décidé de mettre mon entregent, mon expérience, mes capacités managériales au service de notre athlétisme. Pendant plus de deux années, j’ai sillonné le pays de fond en comble pour faire un diagnostic sans complaisance de la situation de l’athlétisme », a-t-il dit dans son communiqué. Mais il estime que toutefois, « cette élection risque de déchirer davantage la famille de l’athlétisme. Or, elle avait plus besoin de consensus fort pour que notre discipline retrouve son lustre d’antan, après avoir touché le fond. Mais après avoir analysé la situation, consulté les membres du Collectif, j’ai pris la décision de retirer ma candidature au poste de président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme ». Point barre ! Ainsi donc, ils ne seront plus que deux à briguer le poste tant convoité de président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme ; ce sera ce matin dans les locaux du Cneps de Thiès.

C F KEITA

 

Le Cneps de Thiès accueille, ce samedi, l’assemblée générale élective de la Fédération sénégalaise d’athlétisme avec la participation des délégués des différentes Ligues du pays qui vont élire le nouveau président de la Fédération pour un nouveau mandat de quatre ans. Deux candidats seront finalement dans les starting-blocks pour succéder à Momar Mbaye, en poste depuis 2002.

Après 15 années de présidence de Momar Mbaye, l’athlétisme sénégalais tourne une page et en ouvre une nouvelle ce samedi. Avec l’élection de son successeur qui aura lieu au Cneps de Thiès. Mais le principal point qui retiendra l’attention sera, sans nul doute, l’élection du futur président de la Fsa. Deux candidats ont déclaré leur intention de succéder à celui qui a décidé d’arrêter après quatre mandats. Les délégués auront donc à choisir entre Cheikh Tidiane Boye et Sara Oualy pour présider aux destinées de la première discipline olympique pour les quatre prochaines années. Le prochain mandat sera celui de la relance de l’athlétisme et les trois prétendants placent leur magistère sous le signe du renouveau.

Que ce soit Cheikh Tidiane Boye, double champion du monde militaire du 800m en 1989, à Rome (Italie) et du 1500m en 1992, à Helsinki (Finlande) ou encore Sara Oualy, ancien spécialiste du 800m qui a eu un parcours moins élogieux mais qui peut se prévaloir de capacités managériales puisqu’étant l’actuel premier vice-président de la Fsa, la situation actuelle de l’athlétisme sénégalais reste préoccupante. La gouvernance de l’athlétisme figure également en bonne place des programmes des candidats pour qui la gestion des fonds alloués à la discipline, en particulier le concours des partenaires nationaux comme extérieurs, est primordiale.

Ousseynou POUYE

 

Le coup d’envoi de la première édition du Championnat de triathlon de zone pour les pays d’Afrique de l’Ouest a été donné ce vendredi. Avec l’ouverture du séminaire à l’intention des officiels techniques des pays de la Zone. Une session dirigée par le Français Dominique Frizza pour outiller les auditeurs sur les différents aspects du management de la discipline.

En attendant de voir les athlètes engagés se jeter à l’eau ou emprunter l’asphalte pour se disputer la suprématie ouest-africaine, le Championnat zonal de triathlon a été officiellement lancé ce vendredi. La première activité au programme se trouve être le stage pour les officiels techniques venus du Sénégal, de Gambie, de Guinée, de Côte d’Ivoire et du Niger. Pour le président du Comité national de promotion du triathlon (Cnpt), Boubacar Gaye, hôte de la manifestation, cette session est importante dans la mesure où elle « permet aux techniciens d’acquérir des connaissances » à même de leur permettre d’encadrer les pratiquants. Les cours sont dispensés par l’expert français Dominique Frizza qui a tenu à saluer « le dynamisme de la Fédération sénégalaise de triathlon qui se veut le moteur de la discipline dans la Zone en accueillant la manifestation ». A travers la présente formation, il soutient qu’il s’agit d’outiller les techniciens afin qu’ils puissent encadrer les pratiquants mais également, de leur permettre d’assurer ensuite, l’organisation de manifestations.

« L’objectif de la session est de permettre, très rapidement, aux fédérations francophones d’avoir une autonomie et de pouvoir gérer le triathlon dans leurs pays », a dit M. Frizza. Qui ajoute qu’en outillant les officiels, la Fédération internationale (Itu) ne sera plus obligée de déplacer des techniciens tout le temps pour assurer les formations.
Il leur donne d’ailleurs rendez-vous dimanche lors de la compétition « pour mettre en pratique les connaissances acquises ».

Dimanche, place à la compétition qui aura lieu à Ouakam dont la plage située près de la Mosquée de la Divinité servira de cadre pour la natation. Le vélo et la course à pied se feront, pour leur part, sur la route de la Corniche Ouest, entre le rond-point des Mamelles et le rond-point de la Mosquée et l’arrivée sur le parvis du Monument de la Renaissance africaine.

Ousseynou POUYE

1987-2017 ! Trente années d’existence pour la Fondation Abdou Diouf Sport Vertu qui a battu le macadam dimanche pour célébrer cet anniversaire. C’était à l’occasion de la randonnée pédestre qu’elle organisait à travers les rues de Dakar. Une matinée d’investissement humain qui a rassemblé des centaines de marcheurs venus célébrer la structure qui « prime depuis trente ans, l’excellence et la vertu en décernant des médailles à des sportifs africains qui se sont distingués dans différentes disciplines sportives ».

De la Place de l’Obélisque où a été donné le départ, les participants ont arpenté, tour à tour, les allées du Centenaire en passant devant la Grande mosquée de Dakar, le Rond-point Poste Médine, l’Avenue Malick Sy, la Rue 6, le Canal de la Gueule tapée, Fass avant de revenir au point de départ. Un trajet que les marcheurs ont effectué dans la bonne humeur malgré une chaleur qui a, par moments, assailli l’assistance ; en particulier dans les derniers instants du parcours.

Mais ces écueils n’ont pas semblé décourager les participants, déterminés qu’ils étaient à répondre à l’appel des responsables de la Fondation, au premier rang desquels l’ancienne ministre Maïmouna Kane Touré, sa présidente. Au terme de la marche, celle qui avait à ses côtés le Général Mamadou Mansour Seck, président de la Fondation Sunugal Durable, Abdoulaye Makhtar Diop, Grand Serigne de Dakar et ancien ministre des Sports sous le magistère duquel la Fondation a vu le jour, Falilou Kane, ancien ministre et ambassadeur, entre autres personnalités, a souligné l’importance, pour la structure, de regrouper tout ce monde pour cette activité ludique.

Une trouvaille heureuse par laquelle la structure qui a tenu à mobiliser le public autour de « cette activité recommandée aux jeunes et aux moins jeunes » et donner un contenu au concept «Sport pour tous». Les organisateurs ont également eu une pensée pieuse à l’endroit des membres disparus de la Fondation, en particulier, Habib Thiam et Garang Coulibaly.

Ousseynou POUYE

Amadou Dia Ba a finalement franchi le pas décisif vers la présidence de la Fédération sénégalaise d’athlétisme. Longtemps attendue malgré la persistance de ses souteneurs, la déclaration de candidature du médaillé olympique sénégalais a finalement eu lieu ce lundi, à l’occasion d’une cérémonie organisée au salon d’honneur Abdoul Wahab Barka Bâ du Stade Léopold Sédar Senghor. La formation sera au cœur du dispositif que compte mettre en place El Hadj Amadou Dia Ba. Pour lui, on ne peut pas avoir de bons athlètes si ceux qui sont censés les encadrer ne sont pas bien formés. C’est dans ce sens que le candidat a annoncé un programme « de formation d’initiateurs pour prendre en charge les petites catégories dans les différentes Ligues ». Il y aura également des sessions à l’intention des entraineurs de 1er et 2ème degrés, sans oublier la relance de l’athlétisme à l’école avec l’Uassu. Tout cela devra alors, aboutir à avoir une élite qui sera constituée d’athlètes qui vont représenter le Sénégal aux compétitions internationales. Aussi, un investissement accru sera fait au niveau des entités régionales qui seront appuyées et où des compétitions seront organisées régulièrement.

Portée par le Comité de relance de l’athlétisme, la candidature de Dia Ba se veut celle de la redynamisation de la discipline qui vit des moments difficiles. Et le directeur du Crd/ Iaaf avait, à ses côtés, des personnalités du mouvement sportif tels que Me Guédel Ndiaye, Mady Touré, Diamil Faye, El Hadji Dia, Amy Mbacké Thiam, Amadou Gackou, Raphaël Agopomé du Ciad, Balla Dieye, d’anciens athlètes entre autres. Il s’agit de mettre en œuvre un programme à dérouler avec des axes stratégiques pour relancer l’athlétisme. Il n’a pas manqué d’appeler « les autres candidats à rejoindre le Collectif afin d’éviter les divergences dans la famille de l’athlétisme ».

Pour rappel, les deux autres candidats à la présidence de la Fsa sont Sara Oualy, actuel vice-président, et Cheikh Tidiane Boye, ancien champion du monde militaire du 800 et 1500m. L’assemblée générale de la Fsa aura lieu le 16 décembre prochain.

Ousseynou POUYE

Le président de la Confédération africaine d’escrime, Mbagnick Ndiaye, a rendu une visite de courtoisie à l’ancien président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (Iaaf), informe un communiqué parvenu à la rédaction.  D’après le communiqué, c’est après avoir participé au congrès de la Fédération internationale d’escrime à Dubaï que Mbagnick Ndiaye, par ailleurs ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, s’est rendu, dimanche dernier, à la résidence de Lamine Diack en proche banlieue parisienne où les deux leaders sportifs ont eu une discussion « de 17h40 à 19h50 ».

Lors de leur tête-à-tête, les deux dirigeants sportifs, rapporte la note, se sont souvenus des débuts difficiles de l’escrime sénégalaise, du rôle déterminant de feu Abdoul Wahab Barka Ba dans la promotion de cette disciple en Afrique de l’Ouest.

« Monsieur Diack a longuement expliqué au dirigeant sénégalais le fonctionnement de l’Iaaf, les problèmes rencontrés jusqu’à son interpellation par la police française suite à une invitation du comité olympique français », informe le communiqué. D’après toujours le communiqué parvenu à la rédaction, « la conversation a aussi porté sur la longue carrière politique de Lamine Diack, ses relations sociales et sa nostalgie de ses petits-enfants ».

« Le président de la confédération lui a apporté les salutations de sa Fédération ainsi que du soutien du peuple sénégalais, tout en le remerciant des efforts qu’il avait déployés pour assister la jeune Fédération naissante », conclut la note.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

57 jeunes garçons et filles, de 4 à 12 ans, s’étaient retrouvés, samedi dernier, au gymnase sis à la Maison de la douane, pour disputer le Grand Prix du président du Cnoss dans les catégories poussine, benjamine, minime et cadette dans les épreuves artistiques. A l’arrivée, la satisfaction était totale aussi bien du côté des organisateurs avec en tête la présidente de la fédération de gymnastique, Mme Albertine Goncalves, que des parents et invités venus nombreux voir à l’œuvre les futurs champions de la gymnastique sénégalaise. Le Grand Prix du président du Cnoss réservé à la petite catégorie démontre si besoin en est la préoccupation de la fédération de gymnastique d’exceller dans la formation à la base. Mais aussi de montrer aux parents les performances de leurs enfants. Une formation axée sur la qualité surtout dans la perspective de la mise sur pied d’un groupe performant apte à défendre vaillamment les couleurs nationales dans les compétitions internationales.

A commencer par les championnats d’Afrique qualificatifs aux Jo de Japon 2020, mais aussi pour préparer Paris 2024. D’abord, ce sera en Namibie (gym artistique), au Congo (gym aérobie) et en Egypte (gym rythmique) dans la période d’avril-mai 2018. Pour la compétition de samedi dernier, la fédération a donc procédé à un nouvel classement comme nous l’a souligné le directeur technique national Kao Diaby. « Cette compétition avait comme enjeu de procéder à un nouveau classement de la petite catégorie avec des montées et des descentes par rapport à leur prestation du jour.

En tout cas, au vu de leurs prestations, on peut dire que le potentiel existe au sein de cette fédération. Le représentant du président du Cnoss, Seydina Diagne, par ailleurs secrétaire général de ladite institution, a estimé pour sa part que pour ceux qui ont suivi les pas de la gymnastique depuis le début, on voit nettement qu’il y a une grande amélioration. « Vous savez, la gymnastique nous a valu beaucoup de médailles lors de championnats d’Afrique, mais je pense que quand on regarde au niveau de la massification, on se rend compte qu’aujourd’hui, la gymnastique a pris vraiment son envol parce que vous avez vu le nombre de participation et les parents qui sont venus accompagner leurs enfants », a dit M. Diagne.

A son avis, c’est une fédération à encourager, à suivre et que peut-être d’ici 2024, elle produira des gymnastes qui vont participer aux Jo. « La prestation de qualité de ces jeunes nous inspire beaucoup de choses d’abord à continuer à encourager, à encadrer davantage. Nous avons le « Programme 2024 » pour l’élite. Car ces enfants-là constitueront l’élite du sport sénégalais et la gymnastique fait partie des 11 fédérations qui ont été choisies.

Ces jeunes vont bénéficier de ce programme initié par le ministère des Sports et le Cnoss en vue des Jo de 2020 et 2024. Je pense très sincèrement que peut-être demain, nous pourrons avoir parmi ces enfants des gymnastes qui vont nous représenter aux Jo », a estimé Seydina Diagne.

C. F. KEITA

 

La troisième édition du marathon international du Sénégal à été remporté hier à Saly Portudal par Christian Manga. Le sociétaire de l’Asfa a bouclé l’épreuve en 2h 29mn.

Pour la troisième année consécutive, Christian Manga a remporté le marathon international du Sénégal. Champion du Sénégal sur 42 km, le sociétaire de l’Asfa a dominé la course de bout en bout. Mieux, Christian Manga a réussi une très bonne performance en courant la distance en 2h 29mn contre 2h 39mn lors de la précédente édition. L’athlète qui dit s’être bien préparé à cette édition, a jugé le niveau de cette année beaucoup plus élevé avec des concurrents très déterminés à le battre. Son objectif, faire encore mieux pour améliorer ses performances et tout faire pour courir les marathons internationaux et participer aux Jeux olympiques. La deuxième place de ce marathon est revenue au Marocain Aziz Zinelle. Lamine Sonko de l’Asfa complète le podium.

Samba Oumar FALL

 

AFP : La Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) a maintenu la suspension de la Russie, mise au ban depuis novembre 2015 en raison d’un dopage institutionnalisé, a annoncé dimanche l’Iaaf. Cette décision intervient à quelques jours d’une réunion cruciale de la Commission exécutive du Comité international olympique (5-7 décembre à Lausanne) qui doit décider de la participation de la Russie aux JO-2018 d’hiver (9-25 février). «Certaines conditions ont été remplies pour réhabiliter la Russie mais d’autres critères ne le sont toujours pas, comme la réhabilitation de l’Agence antidopage russe en qualité d’Agence antidopage indépendante et la reconnaissance par les autorités russes des conclusions du rapport McLaren et d’un dopage institué par les plus hautes autorités de l’Etat.

Tant que ne sera pas reconnu ce qui s’est passé précédemment, on n’aura pas d’assurance que les choses ne se reproduiront pas», a déclaré Rune Andersen, le président de la Task Force indépendante mise en place par l’Iaaf pour vérifier les progrès de la Russie dans la lutte antidopage. La prochaine réunion du Conseil de l’Iaaf n’ayant pas lieu avant les Mondiaux-2018 en salle (1-4 mars à Birmingham), les Russes seront donc exclus de cette compétition, comme ils l’ont été pour les JO-2016 et les Mondiaux-2017.

 

Saly accueille, ce dimanche, le marathon international du Sénégal. Près de 5 000 athlètes de onze nationalités sont attendus à cette troisième édition, selon les initiateurs.

Le top départ de la troisième édition du marathon international du Sénégal sera donné ce dimanche. Quelque 5 000 athlètes y prendront part. Ces coureurs viennent de onze pays différents, dont le Sénégal, la France, la Pologne, la Hongrie et aussi le Maroc, qui sera représenté par trois coureurs venus par la route. Initié en 2015, ce marathon, selon Robert Ndiaye, vise à doter la Petite Côte d’un évènement sportif d’envergure. « Nous voulions en faire un évènement sportif de masse, capable d’attirer énormément de monde, dont des touristes.

Mais hormis le maire de Malicounda qui soutient le projet depuis le début, on ne sent pas l’implication des autres maires des communes du département », a déploré M. Ndiaye, président du comité d’organisation dudit marathon qui souhaite voir cet évènement atteindre la dimension des marathons de New York, de Paris, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, entre autres. Selon M. Ndiaye, le marathon connaît, d’année en année, un succès grandissant avec la participation d’athlètes de haut niveau.

Ouvertes aux coureurs licenciés ou non licenciés de toutes les catégories, plusieurs épreuves sont prévues. Les athlètes se mesureront sur 42 km, 21 km, 10 km, 5 km et sur 2 km. En prélude à ce marathon, une grande randonnée pédestre est prévue le samedi.

Samba Oumar Fall

La situation actuelle que traverse l’athlétisme sénégalais n’est pas due à un manque de volonté de ses actuels dirigeants encore moins à l’incompétence des techniciens. Mais un manque criard de moyens pour mener à bien leur mission. C’est la conviction de Cheikh Tidiane Boye qui est candidat pour diriger la Fédération sénégalaise d’Athlétisme pour les quatre prochaines années. Pour le double champion du monde militaire du 800 et 1500m, la gestion de la discipline au Sénégal passe d’abord par la prise en charge des athlètes dans leurs clubs avant la gestion de l’élite.

Ainsi pour appuyer ces entités, il compte mettre à contribution la coopération décentralisée pour relever la pente. « J’ai sillonné la France pour rencontrer des présidents de clubs et d’associations de Sénégalais pour nous aider », a dit le candidat. Qui faisait ainsi allusion à sa volonté de « faire jumeler des clubs sénégalais avec des clubs français ». Ce qui devrait permettre un partenariat avec tout ce que cela comporte comme échanges aussi bien sur le plan de la formation que de la dotation en matériels ou moyens techniques.  

Il annonce déjà que le président de la Ligue Ile de France a octroyé cinq places à de jeunes athlètes sénégalais pour préparer les Jeux olympiques ‘‘Paris 2024’’. Pour la gestion de l’élite, celui qui travaille avec la Fédération française d’Athlétisme compte donner un coup de fouet à la coopération entre les deux entités nationales qui par le passé, a donné de bons résultats. « Nous comptons reprendre ce partenariat qui nous permettait d’envoyer à l’Insep de Paris, nos athlètes pour préparer les grandes compétitions », a dit Cheikh Tidiane Boye. Nostalgique de l’apport inestimable des stages effectués par de grands noms de l’athlétisme national dans cette entité comme lui-même, El Hadj Amadou Dia Ba, Moussa Fall, entre autres.

Pour appuyer sa candidature, il peut compter sur des personnes ressources à l’image de l’ancien président de la Fsa, Abdoul Mbaye qui voit en lui, un homme capable de redresser la discipline. Pour l’ancien Premier ministre présent à la conférence de presse et qui lui a apporté son « soutien total et entier », le candidat Boye « est un bon manager qui est resté au service de l’athlétisme après une brillante carrière ». Ce, à travers plusieurs actions qu’il a menées en mettant à contribution « son expérience, son expertise et sa compétence ».

Ousseynou POUYE

Agadir – Correspondance particulière - La Fédération royale marocaine du sport pour tous (Frmspt), en collaboration avec la Fédération internationale du triathlon (Itu) et la Confédération africaine de la discipline (Atu), a organisé, du 1er au 8 novembre, un stage international de formation, au profit de 37 jeunes triathlètes africains et leurs entraineurs. Des jeunes triathlètes âgés de 14 ans à 16 du Maroc, Côte d’Ivoire, Egypte, Ile Maurice, Namibie, Sénégal, Seychelles, Tunisie et Zimbabwe ont bénéficié de ce stage, encadré par les deux experts internationaux Neil Mac Pherson (Afrique du Sud) et Philippe Fattori (France). Ce stage avait pour but de préparer ces jeunes triathlètes prometteurs aux prochains jeux africains de la jeunesse qui auront lieu à Alger du 5 au 15 juillet 2018 et qui sont qualificatifs aux Jeux olympiques prévus dans la même année à Buenos Aires.

La Fédération internationale de triathlon (Itu) a défini aux fédérations africaines les critères de sélection de leurs meilleurs jeunes triathlètes nés entre 2001 et 2003 et qui sont susceptibles d’être qualifiés aux prochains Jeux olympiques de la jeunesse. Le stage pratique a été axé sur des séances d’entraînement en natation ; courses à vélo et courses à pied, ainsi que sur les transitions ; alors que le volet théorique a traité, entre autres, de la nutrition, la sensibilisation au fléau du dopage...etc. Ces champions en herbe ont pris part aux compétitions programmées dans la cadre de la 7ème édition du triathlon international d’Agadir. La Fédération royale marocaine du sport pour tous (Frmspt) est dirigée par l’ancienne championne du monde du 400m haies et détentrice du record d’Afrique, la Marocaine Nehza Bidouane.

 

Le Kényan Geoffrey Kipsang Kamworor a remporté le marathon de New York dimanche, cinq jours après le premier attentat meurtrier dans la ville depuis le 11-Septembre 2001.
Kamworor a bouclé les 42,195 km en 2 h 10 min 53 sec (chrono officieux), devant son compatriote Wilson Kipsang (2 h 10 min 56 sec) et l’Ethiopien Lelisa Desisa (2 h 11 min 32 sec).

Il s’agit de sa première victoire dans un marathon mais le Kényan est loin d’être un inconnu: il avait terminé 2e de l’épreuve en 2015 et compte à son palmarès deux titres de champion du monde de cross-country et un en semi-marathon.

L’Américaine Shalane Flanagan a quant à elle mis fin dimanche au règne de la Kényane Mary Keitany sur le marathon de New York en remportant l’édition 2017, cinq jours après un attentat à la camionnette-bélier qui a fait huit morts.

Flanagan, 36 ans, a devancé en 2 h 26 min 53 sec (chrono officieux) d’une minute Keitany qui avait remporté les trois dernières éditions (2014, 2015, 2016). Flanagan, vice-championne olympique 2008 du 10.000 m, est la première Américaine à s’imposer à New York depuis 1977.
Elle a lâché Keitany à cinq kilomètres de l’arrivée pour signer sa première victoire dans une épreuve du World Marathon Majors, le circuit qui réunit les six plus grands marathons du monde.

AFP

 


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