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Athlétisme (116)

La Commission Femme et Sport du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss) a organisé jeudi, un atelier de restitution du Forum sur le leadership des femmes dans le sport en Afrique. Les femmes ont, à l’occasion, insisté sur la nécessité pour elles, d’intégrer les instances de décisions pour une bonne marche du sport.

La pratique sportive et la participation aux instances de décisions chez les femmes étaient au cœur de la rencontre organisée par la Commission Femme et Sport du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss). Pour la structure dirigée par Sadio Cissé, il était question de partager des connaissances pour soutenir les femmes qui aspirent à prendre des responsabilités dans les instances sportives.

« Après chaque séminaire de formation à laquelle participe une de nos membres, nous organisons un atelier de partage pour entretenir le reste des membres des expériences acquises. Ce, pour cesser de vivre en vase clos et pour nous ouvrir afin de recueillir des avis et des recommandations », a souligné la présidente de la structure. Plusieurs interventions ont été notées dont celle du modérateur et ancien président de la fédération sénégalaise de karaté, Souleymane Gaye. Celle également de l’ancienne présidente de la Commission, Khady Diop Fall pour qui, l’égalité des sexes en matière de sport doit être de mise au Sénégal. Dans cet exercice de partage des acquis, Anta Gueye du taekwondo et Cécile Faye de l’escrime et par ailleurs secrétaire générale adjointe du Cnoss ont entretenu l’assistance des connaissances acquises en matière de leadership. Ce, après avoir pris part à Praia (Cap-Vert), au séminaire organisé par la Zone 2 de l’Acnoa et qui avait pour thème : ‘‘Leadership Forum for Women’’. Une rencontre au sortir de laquelle les deux officielles sénégalaises ont souligné l’importance pour les femmes de s’impliquer dans la gestion du sport.

Ce qui devra passer par un engagement accru de leur part, pour intégrer les instances de décisions comme les fédérations nationales et les clubs sportifs. Mais avant d’arriver à ce niveau de responsabilité, il importe pour elles, d’embrasser une discipline dès le bas âge. Ce qui n’est pas toujours évident, du fait des écueils qui freinent l’émergence des femmes dans la pratique du sport et l’accès aux organes de décision. Il s’agit en particulier des réalités sociales avec les femmes qui s’occupent du foyer mais également les stéréotypes qui empêchent certains parents d’encourager leurs enfants à pratiquer le sport.

Des réalités contre lesquelles la structure se bat pour une intégration massive des jeunes filles dans la pratique et ultérieurement, à prendre part aux organes de décision. Afin de pour donner corps à l’aspiration du Comité international olympique (Cio) qui, dans son Agenda 2020, veut « promouvoir des chances égales pour les femmes et les jeunes filles de pratiquer un sport ou une activité physique et de profiter des bienfaits qui en découlent ». Les participantes ont rendu hommage aux femmes qui s’impliquent activement dans la gestion des fédérations, en particulier la nouvelle présidente de la Fédération de roller-skate, Awa Nar Fall.

Ousseynou POUYE

Le Sénégal sera l’un des 57 pays attendus à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, à l’occasion des 4èmes Jeux de la Solidarité islamique. Il y enverra 15 athlètes qui se produiront dans sept disciplines : athlétisme, judo, karaté, natation, taekwondo, tir et wushu. Récemment médaillé d’argent (en open) et de bronze (dans sa catégorie) aux Championnats d’Afrique de judo à Madagascar, Mbagnick Ndiaye chez les +100kg tentera de faire mieux à Bakou. Avec son compère, Baboucar Mané (également médaillé de bronze chez les -100kg), il va tenter de s’illustrer en terre azérie où la lutte sera âpre. Le taekwondo, le wushu et le karaté qui auront deux représentants chacun constituent les autres arts martiaux qui seront de la partie. Pour le premier qui avait permis au Sénégal de glaner trois médailles lors de la dernière édition de ce rendez-vous islamique, les deux combattants ont pour mission de faire mieux que la bande à Balla Dieye qui s’était contentée du bronze. Moustapha Kama qui a récemment pris part aux Opens de Stuttgart (Allemagne), de Turquie et de Slovénie avec des résultats encourageants sera de nouveau à l’œuvre avec la même détermination à s’imposer.

En plus des sept disciplines où le Sénégal engagera des athlètes, 13 autres sports sont au programme: plongée aquatique, water-polo, basket-ball 3x3, football, gymnastique, tennis de table, handball, lutte, tennis, volley-ball, boxe, zurkhaneh et haltérophilie. En tout, les concurrents vont se disputer les 270 médailles d’or en jeu dans 20 disciplines. La secrétaire générale adjointe du Cnoss, Cécile Faye, sera le chef de la délégation qui comptera, en outre, cinq entraîneurs, un administratif, un médical, entre autres. Pour rappel, le Sénégal qui avait déplacé quatre athlètes, tous des taekwondistes à Jakarta (Indonésie) en 2013 avait obtenu trois médailles de bronze avec Balla Dieye (-68kg), Mbassa Sakho (-72kg) et Gorome Karé (-74kg).
Une performance qu’il conviendra de dépasser eu égard à la taille de la présente délégation.

Ousseynou POUYE

Liste des athlètes – Athlétisme (3) : Sangoné Kandji, Amadou Ndiaye, Boubacar Cissokho (para-athlétisme) ; Judo (2) : Baboucar Mané, Mbagnick Ndiaye ; Karaté (2) : Fallou Beye, Fatou Bintou Khouma ; Natation (2) : El Hadj Adama Niane, Adama Thiaw Ndir ; Taekwondo (2) : Mouhamed El Moctar Diao, Mohamadou Moustapha Kama ; Tir (2) : Clément Fakhoury, Sinna Niang ; Wushu (2) : Makhan Touré, Moussa Fall.

Après un début de saison marqué par une épreuve de triathlon de la petite catégorie à la piscine olympique, de duathlon au stade Léopold Sédar Senghor et un atelier de formation et de détection des petites catégories, le Comité national de promotion du triathlon investit l’intérieur du pays ce week-end. Ce sera à l’occasion de la première journée du championnat national qui se tiendra au Cap Skirring (70 km au sud de Ziguinchor) et à laquelle la fédération gambienne sera l’invitée d’honneur avec ses athlètes. Pour la circonstance, une cinquantaine d’athlètes sont attendus pour une compétition dont le directeur de course sera l’ancien triathlète Denis Lahache qui vit au Cap Skirring depuis une vingtaine d’années. Pour une première journée, les athlètes auront droit à trois épreuves ; 750m nage, 20km à vélo et 5 km pour la course à pied.

C. F. KEITA

Son premier marathon à peine terminé, le Sénégal prépare déjà celui de l’année prochaine. L’objectif, selon le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dione, est d’inscrire Dakar sur la carte mondiale des marathons labellisés par la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf).

L’Etat veut faire du marathon de Dakar un évènement sportif international labellisé par la Fédération internationale d’athlétisme. C’est le souhait exprimé dimanche par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne venu présider la cérémonie protocolaire de remise de médailles aux lauréats. « Aujourd’hui c’est un grand jour pour le Sénégal et également pour le mouvement sportif sénégalais. C’est la première fois que le Sénégal et Dakar organisent ce marathon », a-t-il dit avec satisfaction. Le chef du gouvernement d’ajouter : « Pour qu’il soit un marathon international, il faut qu’on organise deux éditions successivement durant deux années en respectant le cahier de charges de l’IAAF. Cette année nous l’avons fait, l’année prochaine nous ferons davantage pour encore être présent, respecter le cahier et comme nous l’a demandé le chef de l’Etat Macky Sall avoir Dakar sur la carte mondiale des marathons du monde ». Il a remercié le ministre des Sports Matar Ba pour son implication dans l’organisation de ce premier marathon.

« Cela fait deux ans que le président lui a demandé de travailler avec l’organisateur, Zénith. Le ministre Matar Ba n’a ménagé aucun effort pour travailler avec la Fédération sénégalaise d’athlétisme et Zénith », a-t-il poursuivi. Il a aussi félicité Sébastien Bottari, le patron de Zénith, le mouvement associatif, « les filles et les garçons qui ont représenté les couleurs de leurs pays et qui ont gagné des médailles ».

Le ministre des Sports a accueilli avec satisfaction l’organisation par le Sénégal de son premier marathon. Matar Ba a estimé que cette initiative est importante pour la relance de notre athlétisme.

Le ministre des Sports a salué « la mobilisation exceptionnelle» des sportifs venus participer à ce marathon qui est de dimension internationale. « Cet évènement a enregistré la participation de plusieurs nationalités et cela est extrêmement important pour le sport sénégalais et la relance de notre athlétisme », a-t-il soutenu avec satisfaction. Il a rappelé que ce marathon est une volonté du chef de l’Etat qui a voulu offrir au peuple sénégalais un évènement sportif de cette dimension qu’on ne trouve dans beaucoup de capitales. « Le marathon de Dakar permet tout simplement de vendre la destination sénégalaise et celle de Dakar », ajoutant que cette manifestation contient une dimension sociale. Il a expliqué que tout l’argent des inscriptions à la Dakaroise a été reversé à la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer. « Ce n’est pas l’enveloppe financière qui est importante mais l’élan de solidarité à travers le sport qui est important », a poursuivi Matar Ba.

Selon lui, le sport vise aussi à accompagner toutes les luttes utiles pour le Sénégal. « Aujourd’hui, on est là et le 23, on sera avec la fonction publique pour accompagner les agents de l’Etat dans la sensibilisation et la prise en charge des questions importantes dans notre pays », a encore souligné le ministre des Sports. Il a exprimé sa reconnaissance au chef de l’Etat Macky Sall, « un président qui est à l’écoute des sportifs ». A l’en croire, l’espoir est permis de voir le sport continuer à occuper une très grande place dans la vie économique et sociale de notre pays. Il a également adressé ses vives félicitations à Sébastien Bottari, le directeur général de Zénith Sports, la FSA et l’ensemble des partenaires qui ont pris part à cet évènement.

Grands coureurs devant l’Eternel, Les Ethiopiens et les Kenyanes ont dominé les 42,195 km, l’épreuve phare du Marathon de Dakar disputé samedi et dimanche. Le Cap-Verdien Fortes Spencer est sorti vainqueur du semi-marathon. Les Sénégalais ont sauvé la face dans les 10.000 mètres.

Ils ont encore prouvé qu’ils étaient les maitres incontestés du marathon ! En lice dans les 42,195 km, la plus longue course du Marathon de Dakar disputé samedi et dimanche, les coureurs de fond éthiopiens, excellents pistards de tradition, se sont taillés la part du lion en s’adjugeant la première et la troisième places du podium. Grâce à un chrono de 2h 18 mn 21 sec, Kassaw Abere a enlevé l’épreuve devant le Kenyan Masei Julius arrivé avec 19 secondes de retard. Autant dire que cette course a été très serrée entre ces deux athlètes venus des hauts plateaux de la Corne de l’Afrique. Avec un temps de 2 h 19 mn 2 sec, l’autre Ethiopien Girma Teshome s’est emparé de la médaille de bronze complétant le podium. Le mythique coureur Gebreselassie peut dormir sur ses deux oreilles. La relève est bien assurée! Le premier Sénégalais qui a franchi la ligne d’arrivée, Christian Manga a terminé à la 8è position en 2h :29 mn 41 sec.

En revanche, les Kenyanes ont raflé toutes les places du podium dans l’épreuve féminine du 42,195 km. Leurs rivales n’y ont vu que du feu. Championne de cette course, Limo Zeddy est arrivée en 2 h 39 mn 20 sec, tandis que ses compatriotes Tuei Naomy et Jacqueline Nyetipei ont terminé 2ème et 3ème avec des chronos respectifs de 2h : 40 mn 13 sec et 2h :52 mn, 06 sec.

Quant au semi-marathon masculin, il a été dominé par le Cap-verdien Fortes Spencer Adison en 1h : 11 mn 50 sec. Il a coiffé au poteau les Sénégalais Arona Khouma et Abdou Aziz Diop (club de l’UGB) classés deuxième et troisième grâce à des chronos respectifs de 1h : 12 mn 28 sec et de 1h : 13mn 28 sec.

La Togolaise Anaming Maheza est sortie vainqueur du semi-marathon féminin en 1h : 34mn 27 sec.
Largement dominés dans les épreuves du marathon et du semi-marathon, les Sénégalais ont sauvé la face dans les 10 km. Cette course, la plus courte du Marathon, a vu un trio de tête 100% sénégalais autant pour l’épreuve masculine que l’épreuve féminine.

Pour l’épreuve masculine, le sapeur-pompier Abdoulaye Samb a franchi, le premier, la ligne d’arrivée en 34 mn 3 sec, suivi d’Abdoulaye Mbaye (34 mn 25 sec) et de Bassirou Diop (34mn 31 sec). L’épreuve des 10 km filles a été gagnée par Seynabou Diouf qui a terminé la course en 45 mn 25 sec.

Les épreuves des 10 km, 21 km et 42 km ont été précédées samedi à l’ouverture du Marathon par trois petites courses. La Dakaroise, longue de 5 km, a vu la participation de 4000 femmes impliquées dans la lutte contre le cancer du sein. Elle a été remportée par Clarisse Diatta, une étudiante de l’Inseps. Les deux autres courses, à savoir le 3 km et le 2 km, ont été respectivement gagnées par Papis Mamadou Seck et Mamadou Aliou Dia.

Réactions :

Clarisse Diatta, vainqueur de la Dakaroise : « J’espère participer à la prochaine édition »
« Je suis très contente d’avoir participé à cet évènement. Ensuite, le fait d’avoir remporté la Dakaroise me rend très heureuse. En réalité, je ne m’attendais pas trop à faire bonne figure dans cette épreuve ; dans la mesure où je ne l’ai presque pas préparée. Alors vous imaginez toute ma satisfaction. J’espère participer à la prochaine édition ».

Anaming Maheza, vainqueur du semi-marathon féminin : « Je ne m’attendais pas à ça »
« C’est un plaisir d’avoir gagné le semi-marathon féminin. La course s’est très bien passée et je rends grâce à Dieu, je ne m’attendais pas à ça. J’avais fait un petit accident et j’étais un peu découragée à l’idée de participer à cette compétition ; mais grâce à Dieu tout s’est bien passé. C’est une journée merveilleuse. Malgré l’accident, je savais que j’avais les capacités pour y parvenir».

Fortes Spencer, vainqueur du semi-marathon masculin : « Battre le record l’année prochaine »
« C’est la première fois que je participe à un marathon international organisé en Afrique. Je suis très content d’avoir gagné le semi-marathon. Je suis ému avec cette victoire. Je suis satisfait de l’organisation. Je vais me préparer davantage pour battre le record l’année prochaine».

Maguette Ndong, journaliste-marathonien : « Un exercice exaltant »
« Le marathon de Dakar est une première. C’était un challenge pour moi en tant que journaliste de faire ce parcours. C’est une façon également de représenter mon entreprise, Le Soleil, mes confrères de Rufisque et toute le presse sénégalaise. C’est un exercice exaltant et ça m’a permis de me mesurer et de faire face à mes défis. Je suis vraiment heureux pour mon pays pour avoir su organiser cette grande première »

Sébastien Bottari, Directeur général de Zénith sports : « Nous espérons avoir plus de coureurs l’année prochaine»
« Beaucoup d’émotion, beaucoup de fierté. Tout le monde a joué le jeu. Les femmes ont été particulièrement nombreuses. Elles sont venues nombreuses pour faire la promotion de la santé à travers le Dakaroise, la première épreuve. Comme vous le savez, tous les fonds ont été reversés à la lutte contre le cancer féminin. Les enfants sont aussi venus nombreux. Il faut souligner que le dispositif que nous avons mis en place a permis de traverser les endroits populaires et touristiques de la ville de Dakar. Grâce à cette manifestation, on fait la promotion du sport et du Sénégal. L’objectif est de pérenniser cette manifestation, qu’on puisse s’améliorer à chaque édition. Pour cette première, on a mis un standard de qualité et nous espérons avoir plus de coureurs l’année prochaine. Au bout de la deuxième édition, si l’on respecte le cahier de charges, on peut légitimement demander à l’IAAF de nous donner un label. Cela permettra au Sénégal de se doter d’une manifestation internationale qui figure sur le calendrier international».

Viviane Bampassy, ministre de la Fonction publique : « Rester dans cette dynamique du sport pour tous »
« Je voudrais exprimer tout mon plaisir à venir assister à cette. D’autant plus que pour la première épreuve, à savoir la Dakaroise, l’argent collecté à travers les inscriptions a été offert à la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer. Nous voudrions encourager les milliers de femmes qui ont pris part à la Dakaroise ; parce que le ministre de la Fonction publique est aussi chargé de la prévention des maladies qui touchent les fonctionnaires. Comme vous le savez, le Centre médico-social des fonctionnaires est rattaché au département dont j’ai la charge. Et à ce titre, nous sommes engagés dans la prévention de toutes sortes de maladies, particulièrement les maladies liées au travail et c’est à ce titre que nous sommes aussi venus accompagner et encourager cette initiative. Ce marathon est une première qui a été soutenue au plus haut niveau par le président de la République. Cela reste dans la dynamique du sport pour tous parce que le sport n’est pas exclusivement pour les professionnels. Tous les jours, nous voyons les Sénégalais sur la Corniche s’adonner au sport.
Nous devons rester dans cette dynamique du sport pour tous qui entre en droite ligne de notre politique de santé »

Amadou Dia Ba, médaillé olympique : « Essayer de relancer l’athlétisme »
« On n’a pas les résultats escomptés depuis des années, mais avec la fédération et tous les gens qui aiment l’athlétisme, nous misons sur ce marathon pour essayer de relancer l’athlétisme. Nous avons un manque de résultats mais nous travaillons en symbiose afin de redynamiser cette discipline. Ce genre d’initiative peut contribuer booster ce sport. Nous sommes par conséquent très contents de son organisation»

Reportage de Diégane Sarr (textes) et Assane Sow (photos)

Plus de 3.000 coureurs s’élanceront aujourd’hui au départ de la première journée du marathon international de Dakar dont le coup d’envoi sera donné ce matin à la place de l’Obélisque. La Corniche occupera une grande part dans cette course qui sillonnera différentes rues de la capitale. De la Porte du Millénaire en passant par le Casino du Cap Vert jusqu’au Monument de la Renaissance, les marathoniens vont suer de tous leurs pores. Et même le centre-ville ne sera pas occulté dans cette épreuve qui demande beaucoup d’endurance, surtout par la canicule qu’il fait actuellement sur la capitale sénégalaise.

Et en plus de cette course longue de 42, 195km, cinq autres circuits ont été dessinés sur le macadam de Dakar. Demain, en effet, les coureurs effectueront 10km de route sans compter le semi-marathon qui sera également disputé, sans compter les épreuves de 2, 3 et 5 km. C’est dire que ce week-end de course sera très animé sur les différentes artères de Dakar avec six courses au programme d’aujourd’hui et demain. Déjà deux courses de juniors (2 km et 3 km) et « La Dakaroise », une course de 5 km réservée aux femmes dès l’âge de 14 ans et qui s’inscrit dans la lutte contre le cancer sont prévues aujourd’hui. Alors que demain les sportifs seront en lice avec trois courses également. Le 10 km, le semi-marathon (21,097 km) avec en point focal le marathon (42,195 km). Un plateau varié est ainsi offert aux spectateurs et puisque, selon les organisateurs, 10% des coureurs seront des étrangers, le niveau de la compétition n’en sera que plus relevé.

Les Grands moulins de Dakar ont octroyé des bourses de préparation aux qualificatifs des championnats du monde d’athlétisme à Gnima Faye et Amadou Ndiaye. Le geste s’inscrit dans le cadre de la Responsabilité sociétale des Gmd.

Les Grands moulins de Dakar ont offert 2 bourses aux athlètes Amadou Ndiaye, vice-champion d’Afrique aux 400 m haies, et Gnima Faye, tous deux en pleine préparation des qualificatifs aux prochains championnats du monde. Les montants sont respectivement de 3 millions FCfa et de 6 millions FCfa. 

C’est dans ce cadre que les Gmd, à travers leur directeur général adjoint, Franck Bavard, et El H. Amadou Dia Bâ, le représentant des boursiers, ont signé une convention de partenariat hier, en présence du président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme Momar Mbaye et du secrétaire général du Comité national olympique sportif sénégalais (Cnoss) Seydina Diagne. Selon le Dga Franck Bavard, les Gmd, à travers leur geste, entendent pleinement jouer leur rôle dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises. Il espère, d’ailleurs, que leur décision d’apporter un soutien financier à l’athlétisme national va créer une émulation auprès des autres entreprises du secteur privé. Franck Bavard souhaite voir les deux bénéficiaires des bourses se qualifier aux championnats du monde et si tel est le cas, « nous aurions déjà atteint nos objectifs ».

Et de poursuivre en ces termes : « Maintenant, s’ils figurent sur les podiums, nous organiserons une grande fête en leur honneur ».
Le représentant des bénéficiaires des bourses Amadou Dia Bâ a exprimé toute sa reconnaissance à l’endroit des Gmd. Le médaillé olympique aux Jeux de Séoul 88 estime que les entreprises nationales doivent s’impliquer davantage dans le développement de l’athlétisme national.

Il indique que les efforts consentis par l’État et le Cnoss ne sont pas toujours suffisants pour mieux aider les athlètes à préparer leurs compétitions dans des conditions optimales de performance.

Autant dire que le geste des Grands moulins de Dakar est venu à point nommé. Amadou Dia Bâ pense que les bourses permettront à leurs heureux bénéficiaires de mieux se préparer en vue des championnats du monde d’athlétisme ; non sans encourager Amadou Ndiaye et Gnima Faye à faire des résultats.

Le président de la Fsa, Momar Mbaye, est d’avis que l’athlétisme de haut niveau a besoin d’être bien soutenu, d’autant plus qu’il peut servir de « vitrine pour un pays, comme l’illustre bien l’exemple de Amadou Dia Bâ ». Le secrétaire général du Cnoss Seydina Diagne a rappelé que les Gmd ont toujours été aux côtés de la jeunesse sportive sénégalaise.

Il a appelé les autres entreprises privées à imiter cette société « qui a également beaucoup soutenu le Cnoss ».

« Chaque année, les Gmd octroient une importante subvention au Cnoss », a-t-il souligné, avec satisfaction.
Il a souligné que l’acte posé par les Gmd peut aider à avoir d’autres Amadou Dia Bâ.

Diégane SARR

Le marathon de Dakar aura lieu les 15 et 16 avril courant au cœur de la capitale sénégalaise. En conférence de presse la semaine dernière, au City Sport, François Depieds, responsable des partenariats dudit évènement sportif a expliqué que cette activité sportive permet de courir pour la bonne cause qui consistera à verser les frais d’inscription à une association de lutte contre le cancer féminin. Pour cette première édition étalée sur deux jours, il s’agira de permettre aux populations de courir : les plus jeunes âgés de 9 à 12 ans pourront s’inscrire sur une course de 2 km, les autres (âgés de 13 à 16 ans) courront sur 3 km et le circuit de 5 km sera réservé aux femmes (dès 14 ans) qui peuvent même marcher. Ces différentes épreuves sont prévues dans la matinée du samedi 15 avril et les départs donnés entre 9 h 00, 10 h 30 et 11 h 00.

Le comité d’organisation a retenu la Place de l’obélisque comme village des marathoniens et sera le point névralgique où l’on viendra retirer les kits coureurs (sac à dos, tee-shirt technique, dossard et pull). Le dimanche 16 avril, à 8 h 30mn, ce sera une course plus sportive au format 10, 21 (en circuit fermé) et 42 km. « Nous visons à travers ce marathon, à promouvoir la ville de Dakar et sa destination internationale. Il y a un cachet touristique à cet évènement », a annoncé François Depieds, qui dit avoir signé avec les autorités compétentes du pays, une convention de trois ans pour l’organisation à Dakar de ce marathon. Il a aussi précisé que les athlètes qui sortiront vainqueurs auront un prize money (prix en argent) sans entrer dans les détails.

« Nous attendons jusqu’à 13.000 coureurs. Cela fait 4 ans que nous organisons le marathon du Gabon qui avait attiré l’année dernière, le même nombre de participants. Nous ne voulons pas être dépassés par les évènements. Il y aura un dispositif sécuritaire et sanitaire avec la présence de ces services dédiés. Nous avons le soutien de l’État pour mobiliser les forces vives (police, gendarmerie) que compte la capitale », a-t-il rassuré. François Depieds espère que ce marathon soit une réussite afin de pouvoir l’inscrire dans leur agenda et le pérenniser. Dès lors, les organisateurs sont tenus de respecter les termes du cahier des charges de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (Iaaf) qui les oblige à avoir des dates fixes pour les marathons, à avoir un nombre d’athlètes minimum de 20 coureurs, de tenir compte de l’équité homme-femme et d’avoir au moins 5 nationalités représentées.

Les circuits des courses comprendront la Place de l’Obélisque, l’avenue Gl De Gaulle, le rond-point Rts, l’avenue Malick Sy, la corniche, le monument de la Renaissance africaine, le rond-point Almadies, la Place de l’indépendance et la Gare de Dakar. Les inscriptions sont ouvertes dans les magasins City Sport et des séances d’entraînement hebdomadaires se tiennent sur la Corniche, la Fan zone etc.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les champions du monde russes Sergey Shubenkov (110 m haies) et Maria Kuchina (hauteur) sont autorisés à concourir sous drapeau neutre dans les compétitions internationales, alors que la Russie reste exclue pour dopage institutionnalisé, a annoncé hier la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf). Cinq autres athlètes ont reçu la même autorisation du +Doping review board+ (le comité chargé d’évaluer la situation en matière de dopage) et pourront, comme Shubenkov et Kuchina, notamment participer aux Mondiaux de Londres, en août 2017, s’ils acceptent cette proposition. Ces cinq «élus», pour la plupart issus de la nouvelle génération, sont les perchistes Olga Mullina et Illia Mudrov, le sauteur en hauteur Daniil Tsyplakov et les marcheurs Yana Smerdova et Sergey Shirobokov.

Comme le demi-fond dames, la marche russe a été particulièrement gangrenée par un dopage institutionnalisé qui avait conduit l’Iaaf à exclure le pays de toutes les compétitions internationales, dont les Jeux de Rio en août 2016.

La Russie ne sera pas réintégrée avant novembre 2017, avait annoncé l’Iaaf lors de son dernier conseil, estimant que les progrès, dans la lutte antidopage en particulier, se faisaient «à petits pas».

AFP

 Le double médaillé d’argent olympique du 10.000 m, Paul Tergat, a déclaré hier qu’il se lançait dans la course à la présidence du Comité national olympique kényan (Nock), dans le cadre d’élections qui auront lieu début mai pour renouveler la direction du Nock. «Après avoir servi la nation en tant qu’athlète pendant plus de deux décennies, aujourd’hui je m’élance pour une nouvelle course qui constitue un autre chapitre de ma carrière», a déclaré l’ancien coureur de fond, 47 ans, double vice-champion olympique du 10.000 m aux Jeux d’Atlanta en 1996 et de Sydney en 2000. Tergat, membre du Comité international olympique depuis 2013, a décidé de faire campagne après l’adoption mardi dernier par le Nock d’une série de réformes, dont une autorisant désormais d’anciens sportifs, et non plus seulement des présidents de fédérations nationales, à se porter candidats. La décision d’organiser de nouvelles élections à la direction du Nock fait suite aux scandales qui ont éclaboussé l’instance lors des JO-2016, et à des demandes pressantes du Cio: début mars, celui-ci avait gelé des aides financières au Kenya afin de presser le pays d’entamer une série de réformes. En septembre dernier, le chef de mission de la délégation olympique kényane, Stephen Arap Soi, avait été accusé d’avoir volé 250.000 dollars aux autorités. Le numéro 2 de l’ex-comité olympique avait, quant à lui, été inculpé en novembre de vol d’espèces et de tenues sportives officielles initialement destinées aux athlètes.
Le poste de président du Nock est actuellement occupé par un ancien illustre athlète, Kipchoge Keino, double champion olympique en 1968 et 1972, qui devrait à 77 ans briguer un nouveau mandat.

AFP

L’athlète turque Elvan Abeylegesse, contrôlée positive après la ré-analyse d’un test antidopage effectué le 25 août 2007 à la lueur de nouvelles techniques de détection, a été privée de trois médailles mondiales et olympiques, hier. En conséquence de ce contrôle positif, à un produit dont le nom n’a pas été communiqué, tous les résultats de la spécialiste du fond entre le 25 août 2007 et le 25 août 2009 ont été annulés : ses médailles d’argent aux Mondiaux d’Osaka (sur 5 000 m) et aux JO 2008 à Pékin (sur 5 000 et 10 000 m). L’athlète aujourd’hui âgée de 34 ans est actuellement suspendue pour une durée de deux ans, depuis le 29 septembre 2015, date de la réouverture de son dossier à la lumière d’une liste de sportifs supposés avoir été contrôlés positifs dans la presse turque, jusqu’au 28 septembre 2017. Elle conserve en revanche ses titres de championne d’Europe 2010 sur 5 000 m et 10 000 m conquis à Barcelone en 2010.

Les circuits des différentes courses du Marathon de Dakar prévu les 15 et 16 avril prochain se passeront intégralement dans les rues de Dakar avec une large part qui concerne la Corniche. Puisque les coureurs de l’épreuve principale emprunteront cette voie à partir de la Porte du Millénaire jusqu’au Casino du Cap-Vert en passant par le Monument de la Renaissance en aller et retour. Avant de revenir à la Place de l’Obélisque qui fera office de point de départ et d’arrivée, les coureurs auront également à faire un tour au Centre-ville. L’objectif est de « mettre en avant les atouts de la ville de Dakar à travers cette manifestation », a souligné Sébastien Bottari. S’inspirant de l’expérience acquise avec l’organisation de manifestations similaires, le directeur général de Zenith Sport espère ainsi que l’événement sera une vitrine pour « vendre la destination Sénégal ».

Sur la course proprement dite, M. Bottari souligne que 10% des coureurs seront des étrangers avec des têtes d’affiche de premier plan. « Nous avons fixé une barre d’une vingtaine d’athlètes avec un plateau de qualité pour remplir le cahier des charges de l’Iaaf ». Puisque que l’objectif sportif est d’avoir le Label Bronze de l’instance mondiale dans deux ans pour pérenniser l’événement. En plus de cette course d’élite longue de 42,195 km, cinq autres circuits sont annoncés : les deux autres de dimanche étant le 10km et le semi-marathon. Les trois premières courses mettront en lice les plus jeunes et les dames dans des épreuves de 2km, 3km et 5km (la Dakaroise) qui se dérouleront dans une ambiance « ludique et festive » ; des courses pour lesquelles les organisateurs attendent respectivement 1.500, 1.500 et 4.000 participants. Pour la dernière course, ils veulent également joindre l’utile à l’agréable. Car d’après M. Bottari, « les fonds tirés des inscriptions seront reversés à la lutte contre le cancer du sein ». Le ministre des Sports Matar Ba qui a pris part à la cérémonie a salué cet aspect de l’organisation et insisté sur le fait que le sport milite pour la bonne cause au-delà de l’aspect compétition. Une bonne organisation devrait permettre, selon lui, de pérenniser l’événement. Il a également appelé à une collaboration avec les responsables de la Fédération sénégalaise d’athlétisme.

Ousseynou POUYE

La 1ère édition du Marathon de Dakar aura lieu les 16 et 17 avril prochains et sera à l’œuvre de Zénith Sport qui organise également le Marathon du Gabon. En prélude à la manifestation, un point de presse se tiendra, cet après-midi à partir de 16 heures, à l’hôtel Ibis du Novotel de Dakar, en présence du ministre des Sports, Matar Bâ. Ce sera l’occasion, pour le comité d’organisation, de dévoiler le tracé du Marathon et les dispositions pratiques de ce grand rendez-vous qui se cherche une place parmi les événements sportifs majeurs du pays. Dans une précédente rencontre, les organisateurs avaient annoncé que quelque 13.000 concurrents étaient attendus sur les six circuits prévus à cet effet (le 2 km (kid race), le 3 km (kid race), le 5 km (la Dakaroise), samedi 16 avril, avant de laisser la place, le lendemain, aux épreuves plus relevées que sont le 10 km, le semi-marathon (21,097 km) et, enfin, le marathon (42,195 km). Ainsi, après le Marathon Eiffage de l’année passée, la capitale sénégalaise s’apprête à vivre un deuxième évènement du même genre. Mais, contrairement à la manifestation de 2016, où les coureurs avaient investi l’autoroute à péage avec comme point de départ et d’arrivée le Centre international de conférences Abdou Diouf, les organisateurs de la présente édition comptent faire courir les concurrents à travers les artères de la capitale.

Ousseynou POUYE

Les juges français ont adressé au Sénégal une demande pour que Papa Massata Diack soit entendu dans l’enquête pour corruption qui vise son père Lamine Diack, ancien patron de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf), mais ils se sont heurtés à un refus de Dakar.

Papa Massata Diack est visé par un mandat d’arrêt international des juges d’instruction, mais le Sénégal avait fait savoir qu’il ne l’extraderait pas. Soupçonné d’avoir eu un rôle dans la retentissante affaire de corruption pour masquer des cas de dopage d’athlètes russes, il a de nouveau été visé par des révélations du journal Le Monde daté du 4 mars sur une possible corruption en 2009 autour de l’attribution des Jo 2016 à Rio

Conformément à la décision du ministère de l’Education de relancer le sport scolaire, les professeurs d’éducation physique du lycée Seydina Limamou Laye ont donné le ton. Surtout qu’ils sont tous convaincus que l’Uassu est le creuset du sport sénégalais qui ne peut se développer qu’en retournant à la base qui est à l’école. Ils ont ainsi organisé une rando-fitness à laquelle ont participé des milliers de personnes, des élèves dudit établissement et d’autres écoles des environs. Le professeur d’Eps Ansoumana Goudiaby, au nom de l’inspecteur d’académie de Pikine – Guédiawaye, a estimé qu’il faut travailler avec les élèves sur les fondamentaux pour que leurs entraîneurs n’aient pas à y revenir lorsqu’ils auront intégré des clubs civils.

Il a également appelé à relancer l’Uassu. Il a salué l’initiative de ses collègues du lycée en précisant qu’ils sont en phase avec le ministère. « Cette initiative est une belle manière de contribuer à relancer le sport scolaire car une rando-fitness est une randonnée pédestre qui allie sport et allégresse » a-t-il indiqué.

Ansoumana Goudiaby a indiqué que le succès de cette rando-fitness est allé au-delà des attentes compte tenu de la marée humaine qui a rejoint le groupe tout le long de l’itinéraire. Cependant, les responsables de cette rando-fitness ont déploré l‘absence de réactions des partenaires qui ont été contactés pour accompagner cette initiative qui en est à sa première édition. Mais, qu’ils comptent pérenniser de sorte que le lycée puisse organiser au moins une rando-fitness par mois et contribuer ainsi à relancer le sport scolaire.

Abdou DIOP

Le Suisse Patrick Baumann, secrétaire général de la Fédération internationale de basket-ball (Fiba), a été nommé à la présidence de la Commission d’évaluation des Jo-2024 après la démission du Namibien Frankie Fredericks, a annoncé hier le Comité international olympique. Fredericks, ancien athlète, dont le nom apparaît dans la presse française associé à des soupçons de corruption, avait annoncé mardi matin qu’il démissionnait de la présidence de la Commission d’évaluation des jeux Olympiques 2024 pour lesquels Los Angeles et Paris sont candidates.

AFP

La Russe Yelena Isinbayeva (34 ans), double championne olympique du saut à la perche, a officiellement intégré hier le comité exécutif de l’agence russe antidopage (Rusada).
Retraitée depuis son exclusion, comme 67 autres athlètes russes, des Jo de Rio suite aux révélations de l’existence d’un dopage d’État dans son pays, elle avait été retenue en décembre pour rejoindre l’instance. Isinbayeva est également membre de la commission des athlètes du Cio.

Le Kenya pourrait faire l’objet d’une suspension par le Cio (Comité international olympique), lors de la prochaine réunion de sa commission exécutive (16-17 mars à Pyeongchang) après l’échec de son comité olympique national (Nock) dans sa tentative de mise en œuvre des réformes demandées après les scandales qui ont touché sa délégation lors des Jo de Rio, en août 2016. En septembre dernier, le chef de mission de la délégation olympique kényane, Stephen Arap Soi, a été accusé d’avoir volé 250.000 dollars aux autorités. Le numéro 2 de l’ex-comité olympique a, quant à lui, été inculpé en novembre de vol d’espèces et de tenues sportives officielles initialement destinées aux athlètes.

Le Cio avait averti qu’il prendrait « des mesures appropriées » contre le Kenya si le Nock n’adoptait pas de nouveaux statuts ouvrant la voie à de nouvelles élections.

Le stade Léopold Sédar Senghor a abrité, samedi, la 5ème et dernière journée de la saison 2016 de triathlon, avec au programme une épreuve de duathlon (cyclisme et course à pied) au terme de laquelle Mamadou Ndoye Diop de la Rs Yoff chez les hommes et Anaming Maheza de Mermoz chez les dames ont été sacrés. C’était ainsi donc le clap de fin d’une saison entamée le 23 avril 2016 à Mbour et qui a compté cinq journées disputées à Saint-Louis et Dakar même si l’étape de Ziguinchor qui devait clôturer les compétitions n’a pas finalement eu lieu. « Il y a un décalage pour la dernière journée qui était programmée au mois de décembre à Ziguinchor où nous devions acheminer les délégations par le bateau. Malheureusement, ce problème n’était pas maîtrisé puisque le bateau était tombé en panne », a souligné le président du Comité national de promotion du triathlon (Cnpt), Boubacar Gaye. Selon lui, il y a ensuite eu la Can de football qui a mobilisé les Sénégalais. « On n’a donc pas voulu faire les choses à la va-vite et avons donc empiété sur 2017. Mais cela n’a pas une grande incidence ».

Et à l’heure du bilan, Mamadou Ndoye Diop (Yoff) et Anta Ndiaye de l’Us Ouakam ont été sacrés meilleurs athlètes de la saison. Et le président du Cnpt a dit sa satisfaction « parce que nous avons pu respecter le calendrier et organiser le nombre de journées qui étaient programmées. Le nombre de pratiquants a également augmenté au fil des journées ; ce qui était un motif de satisfaction pour le Cnp de triathlon », a dit M. Gaye. Parallèlement aux activités nationales, les triathlètes sénégalais ont également été mobilisés à l’international avec une place de vice-champions d’Afrique aux Championnats de Dakhla, au Maroc. Ce dont se félicite également le président qui compte poursuivre la promotion de la discipline : « Nous sommes dans une phase de promotion et il est clair qu’à partir de l’année prochaine, les choses vont être beaucoup plus claires. Car on ne peut pas être vice-champion d’Afrique et ne pas faire les choses d’une manière un peu plus claire. C’est pour dire qu’à partir de la saison 2018, nous allons organiser des compétitions dans le respect strict de la règlementation ». Pour les compétitions, il indique que ses services vont reconduire le même schéma de championnat qui va démarrer le 23 avril. Et c’est le Cap Skiring, dans la région de Ziguinchor, qui a été retenu pour cette manifestation à laquelle des athlètes du Cap-Vert, de la Gambie et de la Guinée et peut-être de la Guinée-Bissau seront invités. « Ce sera une grande compétition ; nous avons déjà visité les installations et il y a de bonnes dispositions sur place où nous avons une équipe qui travaille ». Il souligne que des compétitions seront également organisées à la Somone, dans le département de Mbour, à Gandiol (Saint-Louis) et à Lompoul dans la région de Louga. « Nous avons déjà visité ces zones qui présentent des commodités pour abriter une compétition de triathlon. Et cela nous permet de décentraliser nos activités. Naturellement, nous allons organiser à Dakar où il y a un plus grand nombre de club ».

 

La championne olympique belge Nafissatou Thiam a été à la hauteur de son statut en s’imposant hier sur le pentathlon des Championnats d’Europe en salle. Malgré un plateau plutôt relevé et seulement deux sorties cet hiver, Thiam a effectué une démonstration et n’est pas passée loin du record du monde (5013 points) après avoir notamment battu deux marques personnelles sur le 60 m haies et la hauteur. Elle termine avec un total de 4870 points. Thiam a devancé l’Autrichienne Ivona Dadic (4767 pts) et la Hongroise Gyorgyi Zsivoczky-Farkas (4723 pts).

AFP

Il y a une semaine, l’Iaaf avait pourtant autorisé trois autres athlètes russes à concourir au niveau international, quinze mois après la suspension de l’athlétisme russe pour dopage institutionnalisé. Mais ni Anzhelika Sidorova (perche, fin de saison indoor), ni Kristina Sivkova (60 m, malade), ni Aleksei Sokriskii (marteau, épreuve non disputée en indoor) ne seront en Serbie ce week-end. Seule Klishina aura l’occasion d’être, une nouvelle fois, sous la loupe médiatique aux championnats d’Europe indoors d’athlétisme à Belgrade.

Le Centre régional de développement Crd-Iaaf de Dakar organise, du 28 février au 4 mars, une session de formation destinée aux formateurs de l’athlétisme chez les jeunes. Ce séminaire compte outiller les encadreurs des jeunes athlètes afin que ces derniers puissent remplir pleinement la mission attendue d’eux.

28 techniciens de l’athlétisme issus de 17 pays d’Afrique francophone prennent part, depuis mardi et pour cinq jours, à un séminaire destiné aux formateurs de l’athlétisme chez les jeunes. Une initiative du Centre régional de développement (Crd) de l’Iaaf à travers laquelle la structure veut outiller les stagiaires à la prise en charge des petites catégories. Vu l’importance de la prise en charge des futurs athlètes dès le bas-âge, il est nécessaire que les préposés à les accueillir et à leur apprendre les rudiments de la discipline, soient bien formés. C’est dans ce sens que s’inscrit la session, selon El Hadj Amadou Dia Ba, directeur du Crd, pour qui la formation est à la base de tout processus de développement de l’athlétisme. En particulier dans la partie francophone de l’Afrique moins performante malgré la résistance des sprinters ivoiriens. « Nous sommes pour le développement de l’athlétisme dans toute l’Afrique alors que la discipline bat de l’aile dans la partie francophone. C’est donc un challenge que cette partie du continent a pour développer l’athlétisme. Il faut miser sur les jeunes pour fabriquer de futurs champions et tout le monde doit y contribuer », a notamment estimé le médaillé olympique sénégalais. Selon lui, il faut donc former des formateurs de jeunes afin de les préparer à l’encadrement des petites catégories, convaincu qu’il est que « les athlètes ne sortent pas du néant pour être champions du monde ; cela nécessite un travail à la base ».

Du côté de la Fédération sénégalaise d’athlétisme, Jean Gomis de souligner que « l’Iaaf a perçu depuis longtemps l’importance de l’athlétisme chez les jeunes et a mis en place des commissions en charge de la gestion des petites catégories mais aussi des directions techniques des jeunes ». Cela, avec un travail à la base qui nécessite des ressources humaines qualifiées. Le secrétaire général de la Fsa a ainsi exhorté les stagiaires à bien assimiler les cours afin de les mettre en pratique sur le terrain, une fois de retour chez eux. Même invite de la part du formateur, le Malien Dramane Coulibaly qui, avec Fara Fall, président de la commission Formation et Développement de la Fsa, est appelé à entretenir les stagiaires sur les différents aspects de leur programme. Pour Léopold Germain Senghor, directeur des Activités physiques et sportives et représentant du ministre des Sports, « cette session constituera pour les stagiaires une avancée significative vers la consolidation du processus d’acquisition des connaissances techniques et administratives ». Il a assuré que cette exigence de capacitation des ressources humaines commune à toutes les disciplines sportives est fortement encouragée par l’Etat du Sénégal qui, à travers les contrats d’objectifs, invite les structures délégataires de pouvoirs à s’approprier et à mettre en œuvre le plan national de formation élaboré à cet effet.

Ousseynou POUYE

Un peu plus de trois mois après son installation par le ministre des Sports, Matar Bâ, la Fédération sénégalaise de randonnée pédestre poursuit son bonhomme de chemin. Elle s’emploie à assurer un maillage complet du territoire, conformément à la directive de l’autorité et poursuit, en même temps, les actions en faveur de la santé et de la citoyenneté.

La randonnée pédestre continue à étendre ses tentacules partout au Sénégal. Installé en décembre dernier, le Comité directeur de la Fédération nouvellement mise sur pied s’attèle à la tâche afin que la pratique soit généralisée. Selon son président, Libasse Ndiongue, « nous avons mis en place des commissions techniques devant travailler pour un maillage du territoire national. Le premier comité directeur national a été mis en place avec les présidents de commissions techniques qui ont été nommés. Et c’est dans cette dynamique que nous avons installé la Ligue de Dakar avec comme président Ndiaga Dia, un ancien secrétaire général ». Cette Ligue, la plus importante du pays, doit servir de locomotive. Mais les autres sont en phase d’être finalisées, si l’on en croit le président qui ajoute que dans cette même dynamique, des points focaux ont été nommés à Thiès, Saint-Louis, Louga, Kaolack, Tambacounda, Fatick, Kolda, Kédougou, Sédhiou, Kaffrine, Fatick, Ziguinchor, Diourbel et Matam. Même si dans cette dernière région, quelques problèmes subsistent parce que des ressources humaines manquent pour faire le travail. Du coup, il souligne que « l’inspecteur des Sports est en train de travailler là-dessus et, certainement, que dans un futur proche, nous allons y mettre en place l’équipe » qui va s’atteler au travail préalable comme celui des points focaux dont la finalité est de mettre en place des Ligues régionales.

Pour cette première année, la Fédération a mené une ou deux autres activités principales. Car en plus de l’activité majeure qu’est la mise en place des Ligues pour que le maillage soit fait à un niveau appréciable, le deuxième objectif est d’intéresser les populations à la pratique afin de « donner de la bonne santé aux populations (travailleurs de la Fonction publique et de l’Informel), mais aussi aux personnes du 3ème âge qui sont dans les maisons pour qu’elles ne tombent pas malades du fait de la sédentarité ». C’est dans ce sens que le président de la Fsrp recommande « à tous les Sénégalais, quelle que soit leur activité quotidienne, de pratiquer la randonnée au moins trois fois par semaine. Car nos médecins nous disent que deux heures de marche te donnent une semaine de santé ». En plus, la randonnée favorise le croisement des cultures ; ce qui explique que la demande soit tellement grande et diversifiée avec les sociétés nationales, les institutions et les Grandes écoles qui demandent à en organiser. De même que les populations organisées par affinité ou origines géographiques ou culturelles qui veulent donner un visage à leur union.

Actions en faveur de la santé et de la citoyenneté
Conscients du rôle que la pratique peut et doit jouer pour la santé et le brassage des populations, les responsables de la Fédération veulent s’ouvrir à d’autres secteurs. Et les autorités en charge de la santé sont les premiers intéressés et M. Ndiongue de souligner que « nous sommes porteurs de plaidoyers pour beaucoup de thèmes du ministère de la Santé et de l’Action sociale et on voit maintenant comment les entreprises nationales essaiment dans la vulgarisation des messages de lutte contre les maladies cardio-vasculaires autant pour leurs employés que pour les populations dans le cadre de la Rse. Mais aussi en appuyant les efforts que le Msas déploie en faveur des populations ». Aussi, le Samu est mis à contribution par la Fédération pour assurer un suivi médical des randonneurs et les deux structures se dirigent vers un partenariat, assure le président. Il ajoute que dans cette même logique, le Service civique national dirigé par le colonel Antoine Wardini va également s’associer avec la Fédération « pour développer l’esprit civique au niveau des Sénégalais à travers la randonnée pédestre. Cela veut dire que nous avons une Fédération qui est, plus ou moins, tributaire de beaucoup de valeurs puisque nous allons intervenir notamment dans la santé, l’environnement, l’habitat ; dans pas mal de secteurs qui font que la randonnée est un vivier de plaidoyers autant pour les pouvoirs publics que pour les populations ». Dans l’éducation, la Fédération est en négociations très avancées avec le responsable des Sports au ministère de l’Education nationale. Et dans ce partenariat, le Groupe Ipg avec lequel la Fédération a signé un accord qui sera intégré « dans ce dispositif pour une meilleure vision de ce que nous devions faire ». Des actions pour assurer la massification mais également, œuvrer pour une bonne santé des populations et de la citoyenneté.

Ousseynou POUYE

La Fédération internationale d'athlétisme (Iaaf) a dévoilé hier soir les noms des trois premiers athlètes russes autorisés à concourir au niveau international immédiatement, 15 mois après la suspension de l'athlétisme russe pour dopage institutionnalisé qui l'a privé des JO-2016. Aucun grand nom ne figure dans cette liste, hormis la perchiste Anzhelika Sidorova championne d'Europe en 2014, à huit jours seulement des championnats d'Europe en salle de Belgrade (3-5 mars) auxquels les athlètes nommés auront donc le droit de participer s'ils ont le niveau requis, mais sous drapeau neutre. Outre Sidorova (25 ans), les autres Russes sont la sprinteuse de 19 ans Kristina Sivkova, au palmarès vierge, et le lanceur de marteau de 31 ans Aleksei Sokirskii, 4e aux JO de Londres alors qu'il portait les couleurs ukrainiennes. Sokirskii est depuis devenu Russe en raison de l'annexion de la Crimée, sa résidence, par la Russie.

AFP

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