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CAN 2017

CAN 2017 (278)

La Can 2017 appartient à l’histoire. Et si les Lions, malgré une prestation honorable, n’ont pu réussir à mettre un terme à la série d’échecs, son défenseur central, Serigne Kara Mbodj, a marqué les esprits. Le solide défenseur d’Anderlecht (Belgique) figure dans le 11 type de la Can. Une équipe type, naturellement dominée par le Cameroun, le nouveau champion d’Afrique. Outre le jeune gardien, Joseph Ondoa qui a tenu en échec le Sénégal en quart de finale (0-0, 5 tab 4), le Cameroun est aussi représenté par son défenseur, Ngadeu Ngadjui Michael, et Christian Bassogog, élu meilleur joueur du tournoi.

L’Egypte, finaliste de cette 31e édition, y est représentée par Ahmed Hegazy et Salah. Le Burkina Faso et le Ghana, les finalistes de la petite finales y compte chacun deux joueurs. Il s’agit d’Amartey et Atsu pour le Ghana et Charle Kaboré et Bertrand Traoré pour le Burkina. Le Congolais, Junior Kabananga, le meilleur buteur du tournoi avec 3 buts, complète le 11 type de la Can. A noter l’absence de joueurs évoluant en Ligue 1 française dans cette meilleure équipe du tournoi, alors que le championnat français était le plus représenté.

A. SAMBOU

L’équipe type de la Coupe d’Afrique des Nations 2017 : Ondoa (Cameroun) - Mbodj (Sénégal), Hegazy (Égypte), Ngadeu (Cameroun) - Amartey (Ghana), Kaboré (Burkina Faso), Atsu (Ghana), Salah (Égypte), Bertrand Traoré (Burkina Faso) - Bassogog (Cameroun), Kabananga (République démocratique du Congo).

Il est désormais entré dans le cercle des « Sorciers blancs » qui viennent se faire une publicité en Afrique. Quand la Fédération camerounaise de football avait jeté son dévolu sur cet inconnu, il y a un an, en février 2016 précisément, ils étaient bien nombreux, ceux-là qui pensaient que les autorités fédérales du pays manquaient d’ambition. Mais, au terme de sa première expérience, le Belge a fait l’unanimité dans le pays d’un certain Roger Milla. En effet, avec la victoire inattendue des Lions indomptables en finale de la Can 2017, dimanche, contre l’Egypte (2-1), l’ancien défenseur d’Anderlecht savoure sa revanche sur le monde du football. Hugo Broos a fait mieux que son prédécesseur, l’Allemand Volker Finker.
C’est l’histoire d’un Belge qui arrive au Cameroun et un an après, il gagne la Coupe d’Afrique des Nations. Hugo Broos est, en effet, devenu, dimanche, le premier sélectionneur belge à coucher son nom dans le livre d’or de la biennale du football africain. Avec la victoire des Lions indomptables en finale contre l’Egypte (2-1), c’est aussi l’histoire d’un homme de 64 ans, ancien défenseur d’Anderlecht et des Diables rouges, qui prend humblement sa revanche contre celles et ceux qui l’avaient oublié, à peu près tout le monde.
Blanchi sous le harnais. 

« Cela m’étonne un peu de voir qu’aujourd’hui, tout le monde loue mes qualités en Belgique », a d’ailleurs déclaré dans le journal flamand, Nieuwsbald, l’ancien joueur blanchi sous le harnais, mais svelte comme un jeune homme, les yeux clairs et rusés qui semblent éclairer un éternel petit sourire ironique. « Mes qualités étaient encore remises en doute il y a peu. Cela fait d’ailleurs des années que je n’ai pas reçu ma chance. Personne ne me contacte. On m’a déjà dit que j’étais trop vieux, ou trop cher, alors que durant ces six dernières années, personne ne m’a demandé ce que je voulais comme salaire », a ajouté celui qui vient de rejoindre le cercle des Européens sans grade que l’Afrique tire soudain de l’anonymat.

Arrivé en février 2016 à la tête d’une sélection qui n’avait pas gagné de match en phase finale de la Can depuis 2010, le natif de Humbeek a immédiatement été plongé dans les joies du marigot camerounais : presse intraitable, éternelles bisbilles joueurs/fédération sur le montant des primes, sans oublier les rodomontades de Roger Milla sur le thème du « c’était mieux de mon temps ».

« On ne m’a pas donné ma chance »
« Ce n’est pas agréable, certainement pas », assure Broos, critiqué jusqu’au début de la Can. Je n’ai pas compris pourquoi au début on ne m’a pas donné ma chance. Un journaliste doit être critique mais il faut rester correct. Et la correction n’était pas toujours là. »

Flegmatique, Broos a résisté aux assauts venus de toutes parts en restant fidèle à lui-même : « Je fais à ma manière. Si cela ne réussit pas, tant pis pour moi. Mais je pense qu’aujourd’hui, cela a réussi », savoure le technicien belge qui a révélé de jeunes talents lors de cette 31e édition de la biennale du football africain. Au chômage depuis plusieurs années, le Belge a su constituer un groupe avec des joueurs pour la plupart inconnus, pour parer aux défections de sept cadres, qui doivent se mordre les doigts de n’être pas venus au Gabon.
Alain Giresse, Hervé Renard, voire un nouveau retour de Claude Le Roy, on voyait plutôt très classiquement l’un de ces Français, de préférence avec une expérience en Afrique, pour remplacer l’Allemand Volker Finke début 2016 à la tête du Cameroun. Mais la Fédération a dribblé tout le monde. En bien que critiqué pour leur choix, les fédéraux camerounais ont raison sur tous.

Les joies de l’expatriation
Difficultés financières de la Fédération, dans un pays qui connaît comme le reste de l’Afrique centrale un ralentissement de son économie ? Toujours est-il que le choix des dirigeants s’est porté sur un entraîneur belge (Fc Bruges, Excelsior Mouscron, Anderlecht, Genk...), qui avait découvert sur le tard les joies de l’expatriation, avec de brèves expériences de clubs en Turquie, aux Emirats arabes unis, ainsi qu’en Algérie à la JSK où il ne reste que quelques mois. « Evidemment, la pression est peut-être un peu plus forte ici, dans ce grand pays. Mais vous êtes habitué à cette pression lorsque vous avez entraîné des clubs en Belgique comme Anderlecht ou le Fc Bruges », a-t-il insisté, sans convaincre grand monde à l’époque.

Avec deux matches nuls initiaux contre l’Afrique du Sud, Broos met en place sa méthode : faire tourner les joueurs, miser sur le collectif plutôt que sur des fortes individualités, donner leur chance à des nouveaux venus comme Christian Bassogog (Aalborg/Danemark), désigné meilleur joueur du tournoi alors qu’il n’a été sélectionné pour la première fois qu’en novembre dernier.

Sur les coups de 22h00 ce dimanche à Libreville, le sexagénaire a couru comme un gamin pour venir partager la joie de ses joueurs sur le stade de l’Amitié. La revanche des Lions, qui commençaient à subir le désamour de tout un pays, est aussi celle qu’il prend sur son propre parcours.

Le Monde et AFP

La Confédération africaine de football (Caf) a révélé dimanche, en marge de la finale de la Can 2017, qu’aucun contrôle antidopage positif n’a été recensé. Les données sont basées sur 120 tests effectués conformément aux règles antidopage de la Caf sur les 26 premiers matches, soit au soir du 28 janvier, après les deux quarts de finale.

Par ailleurs, la Caf a ajouté que l’âge moyen des joueurs de la Can 2017 est de 25,2 ans contre 26 ans lors de la précédente édition, en Guinée Equatoriale, il y a deux ans. Le Cameroun et l’Ouganda ont la moyenne d’âge la plus basse : 24 ans.

Clap de fin !

06 Fév 2017
115 times

Les rideaux de la 31e édition sont tombés hier, dans la soirée. Et pour une clôture, les Lions camerounais ont offert un beau spectacle au monde africain en particulier et à la planète toute entière en général. Le football, sport universel, ne laissant personne indifférent, le Gabon a retenu l’attention du monde sportif, trois semaines durant. A l’arrivée un beau champion ! Car, sans plusieurs de ses cadres qui ont préféré ne pas répondre à l’appel de la Nation, le technicien belge, Hugo Bross, a fait avec une sélection de fortune. Un pari risqué, osé, pour ce technicien qui a su gérer intelligemment la compétition. En effet, laborieux en match de poule, avec une seule victoire et deux nuls, les « Lions indomptables » ont frôlé l’élimination face au Sénégal, en quarts de finale (0-0, puis 5-4 tab). En fait, le Cameroun s’est libéré au fil de ses sorties, pour enfin prendre sa revanche sur un adversaire qui l’a toujours dompté en finale.

Avec des joueurs sans grade, qui ont ainsi saisi l’occasion pour prouver qu’ils existent. Et que dans deux ans, à domicile, il faudra compter sur eux pour réduire davantage le gap sur l’Egypte au sommet du classement général avec ses sept couronnes. Des Egyptiens qui ont particulièrement tiré profit de leur expérience de la haute complétion. Les Etalons, autre autres équipes qui a laissé une forte impression dans cette 31e édition, en a été victime. A l’image des Burkinabé, les Sénégalais ont aussi tenu leur rang de favoris, mais le football n’étant pas une science exacte, Sadio Mané et ses coéquipiers ne sont pas allés jusqu’au bout. La faute à ces Camerounais qui ont confirmé leur surnom d’«Indomptable ». Au chapitre des déceptions, c’est particulièrement l’Algérie et la Côte d’Ivoire, championne sortante, occupent les premières places. Malgré leurs énormes potentiels, les deux équipes ont été larguées dès le premier tour. Quant au Mali, les Can se suivent et se ressemblent. Le Ghana dont le 4e et dernier titre remonte à 1982, soit 35 ans de disette, doit encore repasser. Et la prochaine fois, ce sera au Cameroun dans deux ans. Un pari difficile, voire impossible pour tous les prétendants à la succession des nouveaux rois de l’Afrique. Mais encore une fois, le football est loin d’être une science exacte. Le Cameroun sur lequel personne n’osait miser le moindre centime l’a prouvé.

Ansoumana SAMBOU

Des cris de joie ont accompagné la victoire des Lions indomptables face aux Egyptiens à l’Ambassade du Cameroun au Sénégal. Pour la circonstance, son excellence Jean Koé Ntonga a invité hier des ambassadeurs de plusieurs pays africains et la communauté camerounaise vivant au Sénégal chez lui.

Une inquiétude a gagné la salle après le but égyptien, mais les Camerounais ont cru en leur équipe. L’ambiance festive s’est installée après l’égalisation des coéquipiers de Benjamin Moukandjo. Et c’était l’apothéose quand l’équipe a inscrit son deuxième but par Vincent Aboubacar. Des chants et des cris de joie ont accompagné la prouesse des Lions indomptables. « Nous avons gagné. Nous sommes les meilleurs », a lancé un jeune supporter. « Nous étions inquiets au début. Mais les Lions ont montré qu’ils sont de vrais lions », a renchéri un autre jeune camerounais.

Félicité par ses collègues ambassadeurs, Jean Koé Ntonga n’a pas caché sa joie. « La victoire est fabuleuse. Les lions indomptables ont montré, une fois de plus, qu’ils sont sur le toit de l’Afrique avec leur combativité. Et ceci, grâce à la cohésion nationale et au fair-play. Nous avons dominé les Egyptiens. Ils ont fait ce qu’ils ont pu faire. Ils ont bien joué, mais le meilleur a gagné », a lancé l’ambassadeur. « Les Lions indomptables sont les meilleurs. Nous remercions le président Paul Biya qui a mis tous les moyens pour qu’il y ait une renaissance de l’équipe nationale du Cameroun. Nous sommes heureux. Un seul mot, il faut continuer. Nous sommes fiers », ajoute le diplomate, qui a rendu un vibrant hommage à l’Etat camerounais.

B. DIONE

Clôture en beauté !

06 Fév 2017
102 times

Après 21 jours de compétition, la 31e édition de la coupe d’Afrique des nations de football a été clôturée hier dans un stade de l’Amitié en ébullition. Feux d’artifice, étalage des drapeaux des 16 nations participantes au milieu de la pelouse, graffitis pétaradants qui illuminaient le ciel du stade de l’Amitié, tout y était. Auparavant les quatre chanteuses africaines, Josey (Côte d’Ivoire), Charlotte Dipanda (Cameroun), Pamelo Badjogo (Gabon), Rokia Traoré (Mali) et Coumba Gawlo Seck (Sénégal) avaient interprété des titres tirés de leur répertoire (Cf. Hors champ).

Dans la deuxième partie du spectacle, le logo de la Can 2017 plus les drapeaux des 16 nations qualifiées ont été exposés sur l’aire de jeu. Ensuite un jeune garçon portant le fameux trophée que se disputaient les 16 nations est venu exposer l’objet de tous les désirs sur la pelouse. Le tout en présence du chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo, entouré du président de la Fifa, Gianni Infantino, ainsi que de la Caf, Issa Hayatou. Après 21 jours de compétition donc la Can 2017 a pris fin avec ce sentiment que le jeu l’a emporté sur l’enjeu, le fair-play s’est imposé aux uns et autres au grand bénéfice du football africain. Rendez-vous est pour dans deux ans an … Cameroun.

C. F. KEITA (envoyé spécial)

Un amour de coup franc depuis la droite qui va se nicher dans la lucarne opposée à la 89ème mn. Alain Traoré a propulsé, samedi à Port-Gentil, les « Etalons » du Burkina Faso sur la 3ème marche du podium continental lors de la « petite finale ». Apparemment Paulo Duarte, le coach portugais du Burkina, tenait plus à cette médaille de bronze que son alter ego israélien d’en face. Avram Grant avait, en effet, considérablement fait tourner son effectif, là où le sélectionneur des « Etalons » avait fait confiance à l’essentiel de son groupe de base.

Malgré tout, la partie a été plutôt équilibrée, chacune des deux équipes ayant eu l’occasion de faire pencher la balance de son côté. Et c’est alors qu’on s’acheminait tranquillement vers les tirs au but (le règlement ne prévoyant pas de prolongations pour le match de classement pour la 3ème place) que le dénouement est survenu. Un missile aussi puissant que joli d’Alain Traoré est allé nettoyer proprement la lucarne gauche du portier ghanéen Richard Afori, l’un des 7 « nouveaux » alignés au coup d’envoi. C’en était fini des ambitions des « Black Stars » (si tant est qu’elles n’aient jamais existé) de décrocher le lot de consolation. A l’inverse, les Burkinabé le voulaient vraiment et l’on eu. Ils pouvaient jubiler, danser, exulter. Ils venaient de boucler la compétition, invaincus dans le jeu (ils ont perdu en demi-finale aux tirs au but face à l’Egypte). Et ont pris rendez-vous pour l’avenir. Il faudra désormais compter avec eux. Avis aux « Lions », leurs prochains adversaires en éliminatoires du Mondial « Russie 2018 », le 28 août à Dakar. Actuel leader du groupe D avec 4 points, « Etalons » du Burkina sont de sérieux prétendants au ticket de la qualification.

B. K. N.

Coumba Gawlo messagère d’une Afrique unie et de la lutte contre le cancer.
Cinq divas de la chanson africaine pour donner le ton de la cérémonie de clôture de la 31ème CAN de football ! Il fallait y penser et le COCAN de « Gabon 2017 » l’a fait. Avec en super star Coumba Gawlo Seck, qui a pour l’occasion interprété pour la première fois son titre « Pour nos sœurs et pour nos mères » spécialement conçu pour l’occasion. Accompagnée de ses sœurs, l’Ivoirienne Josey, la Camerounaise Charlotte Dipanda et la Gabonaise Pamela Badjogo, CGS, ambassadeur de bonne volonté de l’UNDP pour la lutte contre la pauvreté (entre autres engagements pour la bonne cause), a enflammé le public du stade de l’Amitié de Libreville.

Auparavant, ces trois chanteuses s’étaient chacune illustrées en interprétant un de leurs morceaux fétiches. « Diplôme » pour la première, « Elle n’a pas vu » pour la deuxième fortement applaudie par ses nombreux compatriotes camerounais qui attendaient une victoire de leurs « Lions indomptables », et « Koulé » pour la troisième, gabonaise vivant au Mali. La « compatriote » de cette dernière, la géniale Rokia Traoré, elle, a eu droit à deux chansons : « Kenia » et « Tu voles » avant que Coumba Gawlo monte sur la scène pour son inusable « Nieweul nio fétch » et son « Allez Africa » spécialement commis pour la circonstance.

Puis ce fut le moment le plus attendu : l’exécution du titre « Pour nos sœurs et pour nos mères », spécialement composé en collaboration avec l’immense Lokua Kanza. Et pendant que les quatre sublimes voix montaient dans la nuit tombante de Libreville (bientôt rejointe par Rokia Traoré), une superbe chorégraphie sur l’aire de jeu du stade de l’Amitié reconstituait d’abord le ruban rose symbole universel de la lutte contre le cancer et le continent africain. Au lendemain de la célébration (le 4 janvier) de la journée mondiale de lutte contre le cancer, c’était bien pensé de faire porter le message par cinq voix féminines parmi les plus belles du continent.

« La culture et le sport sont les deux meilleurs vecteurs du message de la Paix », a lancé notre Gawlo nationale en redescendant les marches du podium. Les artistes pouvaient quitter la scène pour laisser la place aux sportifs pour la finale Egypte – Cameroun. La fête ne faisait que commencer.

D’un de nos envoyés spéciaux, B. Khalifa NDIAYE

Deux fois par le passé, l’Egypte avait croisé le Cameroun en finale. Et deux fois, les « Pharaons » s’étaient imposés. En 1986 au Caire (0 – 0 et 5 tirs au but à 4), puis en 2008 au Ghana (1 – 0). Si bien qu’au moment de se retrouver hier pour la troisième fois à l’ultime étape de la compétition sportive majeure en Afrique, les superstitieux avaient vite fait de convoquer l’histoire. Et d’évoquer l’adage selon lequel « jamais deux sans trois ». Mais, ce Cameroun pourtant amputé de pas moins de 5 cadres, a débarqué en finale en conquérant. Après le déclic lors du dernier match de groupe face au Gabon, dans la chaude ambiance du stade de l’Amitié de Libreville, Moukandjo et ses frères ont rusé en quart de finale pour envoyer à la maison le Sénégal, l’équipe qui avait fait la meilleure impression du premier tour. Dès lors, ils ne se sentaient aucune limite. Tout adversaire qui se présenterait devant eux était susceptible d’être « mis dans la sauce », ainsi que le chantaient leurs supporters dans les rues de Franceville et de Libreville.

Et comme un adage n’est pas vérité d’Evangile, les « Lions indomptables » sont allés tous crocs dehors et crinière au vent à l’assaut de ce dicton qui les donnait perdants. Ils ont mis toute une mi-temps à chercher la solution. Mais, la clé était dans les godasses des « anciens », Nkoulou et Aboubacar sortis du banc des remplaçants pour faire mentir ce dicton et en confirmer un autre dont la sagesse sénégalaise attribue la paternité à Kocc Barma : « Mak mat na bayyi ci reew » (il est toujours utile d’avoir un ancien).

B. K. N.

Le couteau dans la plaie

06 Fév 2017
105 times

Le Cameroun champion d’Afrique pour la cinquième fois ! Tel est l’épilogue de la 31ème CAN, hier nuit au stade de l’Amitié de Libreville. Et ce n’est que pour raviver les regrets du Sénégal.

Que pour remuer le couteau dans une plaie qui avait du mal à se cicatriser ! Car, l’équipe du Sénégal avait largement les moyens et les occasions de passer l’obstacle camerounais. Faute d’en avoir profité, elle a quitté le Gabon, sans gloire, dès les quarts de finale ; et a, en même temps, donné aux Camerounais, de bonnes raisons d’y croire. A juste titre ! Qui élimine l’équipe considérée comme la meilleure du tournoi peut logiquement nourrir les ambitions les plus folles.

Ce Cameroun au mode diésel, poussif d’entrée, courageux et vaillant face au pays hôte le Gabon pour se sortir de son Groupe A, puis frileux et très calculateur face au Sénégal en quarts de finale ! Et puis après, la transformation radicale. Offensifs à souhait contre le Ghana en demi-finale, les « Lions indomptables » ont peiné toute une mi-temps hier en finale, se montrant incapables de trouver la solution à la même équation tactique qu’ils avaient posée au Sénégal. Avant de passer à la surmultipliée après la pause et de s’imposer sans aucune contestation possible.

Un tel dénouement n’est que pour mettre en lumière le gâchis sénégalais. Là où Broos, le technicien belge des « Lions indomptables », a su trouver la clé pour faire sauter le verrou égyptien, Cissé, son alter ego sénégalais, avait indéfiniment buté sur le mur camerounais sans avoir la solution. Dès après avoir mis en échec le Sénégal, Broos avait péremptoirement annoncé que son équipe « méritait de jouer la finale ». Elle a fait mieux puisqu’elle l’a remportée face à des « Pharaons » d’Egypte qui semblaient filer tout droit vers un huitième titre continental.

Mais, le mental des Camerounais – en dépit des nombreuses absences de cadres dans leur Tanière – ajouté à la … sauce tactique d’un entraîneur éclairé a fini par faire pencher la balance de leur côté. Les « Lions » du Sénégal s’en mordront longtemps la crinière d’avoir laissé filer une aussi belle opportunité.

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

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